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Pourquoi j'aime voyager... et vous?
Passer trois heures sur une aire d'autoroute en Allemagne à faire du stop, Manger un sandwich au maquereau sur le bord d’une nationale en Ardèche, Attendre trois heures à la frontière roumaine, Faire 1000 km et trois états en une journée au US, galérer une semaine à cause d'un ennui mécanique en Hongrie, Manger du poulet et du riz tous les jours au Mexique, Attendre un bus improbable en plein cagnard en Équateur, Se réveiller stressé dans un bus de nuit la main sur son portefeuille en Colombie, Se faire offrir des pommes fripés par une mémé édentées au Portugal, Se faire contrôler trois fois dans la même journée par la guardia civil en Espagne, Se faire inviter pour la rupture du Jeune en Turquie, attendre le ventre creux son mandat Western Union en Equateur, Manger du poisson au milieu d’un nuage de mouches en Roumanie, Défoncer sa voiture sur les topes au Mexique, Évincer un vendeur de lunettes de soleil alors qu’on en porte sur le nez au Maroc, Ramasser des roches volcaniques en Sicile, Manger du Gouda en Hollande, ou alors lire un roman dans un Hamac en face du Pacifique. Pour tout ça et tant d’autres raisons, voila pourquoi j’aime voyager.
ET VOUS?
Trois jours dans le Cañon de Colca en autonomie début septembre (Pérou)
Nous prévoyons de passer trois jours dans le cañon de Colca (nuits à Chivay, San Juan de Chuccho et Sangalle) en autonomie début septembre. Nous avons passé la soixantaine, mais sommes habitués à marcher en montagne. Le faire seuls nous permet de le faire à notre rythme.
Est-ce dangereux? Difficile? Le chemin est-il difficile à trouver?
Merci de votre aide, car les infos en ligne sont plutôt contradictoires.
Tour du monde à partir de septembre 2011: notre programme
Bonjour à tous,
après avoir lu mille et un posts sur voyageforum, je vous soumets notre projet de tour du monde à 2 à partir de mi septembre 2011 ! On est chaud comme la braise, mais c'est évidemment un énorme casse-tête et on se dit qu'il faudrait trois fois plus de temps ...
J'ai indiqué les vols et les moyens de transport locaux qu'on envisage
19 sept. : London-Nairobi - 3 semaines en Tanzanie 10 oct. : arrivée à Cape Town - 1 mois de voiture/camping le long de la côté est de l'Afrique du Sud, arrivée à Johannesburg 7 novembre : Johannesburg-Kathmandou - 3 semaines au Népal incluant un trek 28 novembre : Kathmandou - Bangkok - l'Asie du Sud Est, par voie terrestre et avion low cost- Thailande, Myanmar, Laos, Cambodge, Vietnam, Bali -au total 21 semaines 20 avril : Bali - Cairns - 1 mois le long de la cote jusqu'à Sydney en voiture/camping 20 mai : Sydney - Christchurch - 3 semaines en voiture/camping dans l'Ile du Sud 13 juin : NZ - Ile de Paques - 1 semaine sur place 20 juin : Ile de Paques - Santiago du Chili - 2 mois en Chili, Argentine a priori en bus 20 août : Buenos Aires - London
Les questions qu'on se pose :
- est-ce un bon compromis pour les saisons ? ou l'arrivée en Océanie et Amérique Latine est trop tardive ? vaudrait-il mieux commencer par le Népal et finir par l'Afrique ? - est-ce trop ambitieux en termes de nombre de pays ?
Pour les inévitables suggestions : je connais déjà Bolivie/Pérou/Equateur/Paraguay d'où un passage assez bref en Amérique Latine.
Merci d'avance pour votre opinion éclairée !!!
Papy
après avoir lu mille et un posts sur voyageforum, je vous soumets notre projet de tour du monde à 2 à partir de mi septembre 2011 ! On est chaud comme la braise, mais c'est évidemment un énorme casse-tête et on se dit qu'il faudrait trois fois plus de temps ...
J'ai indiqué les vols et les moyens de transport locaux qu'on envisage
19 sept. : London-Nairobi - 3 semaines en Tanzanie 10 oct. : arrivée à Cape Town - 1 mois de voiture/camping le long de la côté est de l'Afrique du Sud, arrivée à Johannesburg 7 novembre : Johannesburg-Kathmandou - 3 semaines au Népal incluant un trek 28 novembre : Kathmandou - Bangkok - l'Asie du Sud Est, par voie terrestre et avion low cost- Thailande, Myanmar, Laos, Cambodge, Vietnam, Bali -au total 21 semaines 20 avril : Bali - Cairns - 1 mois le long de la cote jusqu'à Sydney en voiture/camping 20 mai : Sydney - Christchurch - 3 semaines en voiture/camping dans l'Ile du Sud 13 juin : NZ - Ile de Paques - 1 semaine sur place 20 juin : Ile de Paques - Santiago du Chili - 2 mois en Chili, Argentine a priori en bus 20 août : Buenos Aires - London
Les questions qu'on se pose :
- est-ce un bon compromis pour les saisons ? ou l'arrivée en Océanie et Amérique Latine est trop tardive ? vaudrait-il mieux commencer par le Népal et finir par l'Afrique ? - est-ce trop ambitieux en termes de nombre de pays ?
Pour les inévitables suggestions : je connais déjà Bolivie/Pérou/Equateur/Paraguay d'où un passage assez bref en Amérique Latine.
Merci d'avance pour votre opinion éclairée !!!
Papy
Les Causses à vélo en juin 2011
650 km sur les Causses à vélo
Juin 2011
Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.
Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.
Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.
Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km
Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.
Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.
Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.
Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.
Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.
En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.
Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.
Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km
L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.
Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :
« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».
Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.
Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.
Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.
Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures
Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.
Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km
Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.
Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.
Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.
Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.
Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !
Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.
Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km
Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.
La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.
Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.
Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.
Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.
Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km
Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;
L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.
Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.
Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.
Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km
Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.
Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.
Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.
Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.
Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.
Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !
Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.
Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km
Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.
Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !
Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.
Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !
Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.
Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.
Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km
Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.
Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !
Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km
Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.
Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !
Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.
Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.
Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.
Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.
J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Juin 2011
Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.
Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.
Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.
Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km
Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.
Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.
Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.
Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.
Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.
En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.
Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.
Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km
L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.
Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :
« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».
Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.
Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.
Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.
Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures
Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.
Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km
Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.
Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.
Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.
Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.
Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !
Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.
Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km
Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.
La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.
Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.
Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.
Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.
Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km
Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;
L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.
Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.
Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.
Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km
Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.
Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.
Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.
Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.
Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.
Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !
Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.
Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km
Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.
Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !
Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.
Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !
Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.
Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.
Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km
Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.
Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !
Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km
Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.
Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !
Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.
Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.
Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.
Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.
J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Recherche contacts pour l'Argentine à moto
Salut!
Je part en septembre pour Buenos Aires avec un poto . Pays de départ pour un road trip à moto. J'aimerai rencontrer quelqu'un qui pourrai me conseiller un peu. Achat des motos sur place, administratif ...
Si y'a une bonne âme ! merci ça m'aiderai beaucoup !
De retour de l'île d'Ikaria (Grèce)
Kalimera à tous,
Et bien voila, je suis rentré de ce séjour de 15 jours sur l'île d'Ikaria où nous avons essentiellement randonné. Je connaissais quelques îles grèques notamment dans les cyclades: Amorgos, Sérifos, Santorin, etc, et je m'attendais à trouver un peu le même paysage et le même type d'habitat (maisons blanches éclatantes, volets bleus azur) et bien pas du tout! cette île est très montagneuse (point culminant à 1040m) couverte de forêts, maquis, fougères bref, c'est très vert et cela ressemble à la Corse pour ceux qui connaissent.Ikaria se situe au nord-est des Cyclades, proche de l'île de Samos (réputée pour son vin doux naturel) et donc proche des côtes turques.Quand à l'habitat il ressemble un peu à celui des Cyclades mais en nettement moins bien entretenu; les chapelles sont aussi nombreuses mais tout ça manque de soins . La "capitale" de l'île se nomme Agios Kirikos et se trouve sur la côte sud. Sur la côte nord le port d'Evdilos et Armenistis.Il y a environ 8000 habitants sur Ikaria.Il existe un ferry régulier (Hellenic seaways) qui effectue la liaison avec Le Pirée via Siros et Mykonos et dessert le port d'Evdilos et Agios Kirikos. Durée du voyage 6h30.
Pour la rando, il existe 11 itinéraires balisés (plus ou moins bien) permettant de parcourir l'île en tout sens; toutefois, il faut faire attention ces sentiers sont dangereux ( une amie qui m'accompagnait a chutée et s'est cassé le bras)et les sujets au vertige devront s'abstenir.Pour la petite histoire, mon amie a été très bien soignée et les frais de médecin, le transport en ambulance et la radiographie totalement gratuits; il parait que c'est toujours le cas en cas d'accident même pour un étranger! Cette île n'a pas trop l'habitude des touristes et les habitants semblent indifférents mais dès que le contact est fait, ils sont très accueillants.
Nous logions sur Arménistis où nous avions loués des studios face à la mer très bien équipés four, plaques de cuisson réfrigérateur, toaster, etc, pour 25€ par jour. C'est vraiment très correct comme prix et je recommanderai volontiers cette adresse. La location de voiture est incontournable sur Ikaria si vous voulez visiter l'île. La location d'un véhicule type Hyundaï ou Daihatsu revient à 18€ par jour et encore, vous pouvez négocier pour une durée plus importante ou la location de plusieurs véhicules. La cuisine est traditionelle mais bonne et copieuse et je pourrai recommandé à ceux qui le souhaitent de bons petits restos sympas et pas chers.
Enfin pour finir sur une note moins plaisante, de retour à Athènes, nous nous sommes fait dépouillés de nos passeports, cartes bleues et argent dans le métro. Pourtant nous savions qu'il y avait beaucoup de voleurs à la sauvette mais malgré cela nous nous sommes fait avoir; alors attention à vous pauvres touristes dans le métro athénien!! Heureusement tout c'est bien terminé puisque nous avions emporté des photocopies de nos pièce d'identités et avons pu reprendre l'avion.
Pour ceux que cela interesse je pourrais fournir adresses et renseignements divers.
Et bien voila, je suis rentré de ce séjour de 15 jours sur l'île d'Ikaria où nous avons essentiellement randonné. Je connaissais quelques îles grèques notamment dans les cyclades: Amorgos, Sérifos, Santorin, etc, et je m'attendais à trouver un peu le même paysage et le même type d'habitat (maisons blanches éclatantes, volets bleus azur) et bien pas du tout! cette île est très montagneuse (point culminant à 1040m) couverte de forêts, maquis, fougères bref, c'est très vert et cela ressemble à la Corse pour ceux qui connaissent.Ikaria se situe au nord-est des Cyclades, proche de l'île de Samos (réputée pour son vin doux naturel) et donc proche des côtes turques.Quand à l'habitat il ressemble un peu à celui des Cyclades mais en nettement moins bien entretenu; les chapelles sont aussi nombreuses mais tout ça manque de soins . La "capitale" de l'île se nomme Agios Kirikos et se trouve sur la côte sud. Sur la côte nord le port d'Evdilos et Armenistis.Il y a environ 8000 habitants sur Ikaria.Il existe un ferry régulier (Hellenic seaways) qui effectue la liaison avec Le Pirée via Siros et Mykonos et dessert le port d'Evdilos et Agios Kirikos. Durée du voyage 6h30.
Pour la rando, il existe 11 itinéraires balisés (plus ou moins bien) permettant de parcourir l'île en tout sens; toutefois, il faut faire attention ces sentiers sont dangereux ( une amie qui m'accompagnait a chutée et s'est cassé le bras)et les sujets au vertige devront s'abstenir.Pour la petite histoire, mon amie a été très bien soignée et les frais de médecin, le transport en ambulance et la radiographie totalement gratuits; il parait que c'est toujours le cas en cas d'accident même pour un étranger! Cette île n'a pas trop l'habitude des touristes et les habitants semblent indifférents mais dès que le contact est fait, ils sont très accueillants.
Nous logions sur Arménistis où nous avions loués des studios face à la mer très bien équipés four, plaques de cuisson réfrigérateur, toaster, etc, pour 25€ par jour. C'est vraiment très correct comme prix et je recommanderai volontiers cette adresse. La location de voiture est incontournable sur Ikaria si vous voulez visiter l'île. La location d'un véhicule type Hyundaï ou Daihatsu revient à 18€ par jour et encore, vous pouvez négocier pour une durée plus importante ou la location de plusieurs véhicules. La cuisine est traditionelle mais bonne et copieuse et je pourrai recommandé à ceux qui le souhaitent de bons petits restos sympas et pas chers.
Enfin pour finir sur une note moins plaisante, de retour à Athènes, nous nous sommes fait dépouillés de nos passeports, cartes bleues et argent dans le métro. Pourtant nous savions qu'il y avait beaucoup de voleurs à la sauvette mais malgré cela nous nous sommes fait avoir; alors attention à vous pauvres touristes dans le métro athénien!! Heureusement tout c'est bien terminé puisque nous avions emporté des photocopies de nos pièce d'identités et avons pu reprendre l'avion.
Pour ceux que cela interesse je pourrais fournir adresses et renseignements divers.
Périple en Amérique du Sud: contrat assurance/assistance Raqvam de la Maif
Bonjour !
Je pars en octobre pour un périple en Amérique du sud, et je suis actuellement entrain de chercher une assurance-assistance-rc intéressante. Après moultes allers-retours sur les forums, j'ai été séduit par le contrat RAQVAM de la MAIF qui propose une rc à l'étranger en plus de l'IMA pour un voyage n'excedant pas 12 mois.
Le Hic, c'est que je suis actuellement à la MACIF et que la date anniversaire de mon contrat est passée, donc impossible de résilier. J'ai été voir la MAIF avec mes gros sabots, et j'ai déballé mon projet de voyage sur la table... résultat, ils ont freiné des fers en me disant que c'était trop risqué pour eux de me faire un contrat uniquement car je souhaitais une rc pour l'étranger dans le cadre de mon voyage. Il m'ont conseillé de m'orienter vers des compagnies d'assurances spécialisées dans le voyage. Si j'avais su, je l'aurais joué plus fine... De là ont germé dans ma tête plusieurs questions:
Primo: peut-on être assuré en même temps chez deux assureurs différents, est-ce légal? Deuzio: Si oui, un assureur a-t-il le droit de refuser de faire signer un contrat s'il estime que les risques encourus sont trop grands? Tercio: Dans le cas où je signe un contrat rc à la MAIF, y'a-t-il une période de latence avant que je puisse obtenir la rc pour l'étranger, où prend-elle immédiatemment effet? (question importante...)
Je pensais revenir à la MAIF (en espérant ne pas tomber sur la même personne) et souscrire un contrat RAQVAM de base (sans dire un mot sur mon projet de voyage).
Mais voilà ce que j'ai lu récemment dans les conditions générales du contrat RAQVAM: "En cas d"absence de déclarations de circonstances nouvelles constituant... des créations de risques, nous pouvons invoquer la nullité du contrat si votre mauvaise foi est établie ou la réductions des indemnités si vous êtes de bonne foi". Or, je l'avoue à voix basse, je suis dans le cas présent d'une fort mauvaise foi!!
Je me disais qu'après avoir souscris le contrat, je leur passerai un petit coup de fil un mois et demi avant le départ pour leur dire comme ça: "Tiens, l'idée m'a pris y'a quelques jours de plier bagage et de me ballader sur les routes d'amérique du sud pour une année!" J'ai peur qu'alors, la close citée plus haut corresponde parfaitement à mon cas et qu'on me demande gentiment (ou pas) d'aller voir ailleurs...
Ceux qui auront eu le courage de tout lire, qu'en pensez-vous? Je devrais sans doute tirer un trait là-dessus, et m'orienter vers une assurance type AVI ou AVA...
Bon, en tout cas je lance un petit conseil à vous, futurs voyageurs: Ne laissez pas passer la date anniversaire de votyre contrat si vous souhaitez changer d'assurance!
Sim
Je pars en octobre pour un périple en Amérique du sud, et je suis actuellement entrain de chercher une assurance-assistance-rc intéressante. Après moultes allers-retours sur les forums, j'ai été séduit par le contrat RAQVAM de la MAIF qui propose une rc à l'étranger en plus de l'IMA pour un voyage n'excedant pas 12 mois.
Le Hic, c'est que je suis actuellement à la MACIF et que la date anniversaire de mon contrat est passée, donc impossible de résilier. J'ai été voir la MAIF avec mes gros sabots, et j'ai déballé mon projet de voyage sur la table... résultat, ils ont freiné des fers en me disant que c'était trop risqué pour eux de me faire un contrat uniquement car je souhaitais une rc pour l'étranger dans le cadre de mon voyage. Il m'ont conseillé de m'orienter vers des compagnies d'assurances spécialisées dans le voyage. Si j'avais su, je l'aurais joué plus fine... De là ont germé dans ma tête plusieurs questions:
Primo: peut-on être assuré en même temps chez deux assureurs différents, est-ce légal? Deuzio: Si oui, un assureur a-t-il le droit de refuser de faire signer un contrat s'il estime que les risques encourus sont trop grands? Tercio: Dans le cas où je signe un contrat rc à la MAIF, y'a-t-il une période de latence avant que je puisse obtenir la rc pour l'étranger, où prend-elle immédiatemment effet? (question importante...)
Je pensais revenir à la MAIF (en espérant ne pas tomber sur la même personne) et souscrire un contrat RAQVAM de base (sans dire un mot sur mon projet de voyage).
Mais voilà ce que j'ai lu récemment dans les conditions générales du contrat RAQVAM: "En cas d"absence de déclarations de circonstances nouvelles constituant... des créations de risques, nous pouvons invoquer la nullité du contrat si votre mauvaise foi est établie ou la réductions des indemnités si vous êtes de bonne foi". Or, je l'avoue à voix basse, je suis dans le cas présent d'une fort mauvaise foi!!
Je me disais qu'après avoir souscris le contrat, je leur passerai un petit coup de fil un mois et demi avant le départ pour leur dire comme ça: "Tiens, l'idée m'a pris y'a quelques jours de plier bagage et de me ballader sur les routes d'amérique du sud pour une année!" J'ai peur qu'alors, la close citée plus haut corresponde parfaitement à mon cas et qu'on me demande gentiment (ou pas) d'aller voir ailleurs...
Ceux qui auront eu le courage de tout lire, qu'en pensez-vous? Je devrais sans doute tirer un trait là-dessus, et m'orienter vers une assurance type AVI ou AVA...
Bon, en tout cas je lance un petit conseil à vous, futurs voyageurs: Ne laissez pas passer la date anniversaire de votyre contrat si vous souhaitez changer d'assurance!
Sim
Vos sites préférés à travers le monde?
Salut à tous,
Je vais me préparer dans l'organisation d'un tour du monde en 5, voir 6 ans à l'horizon 2015. Pour la première fois, j'aimerai m'organiser un minimum pour le départ, et fixer quelques incontournables...
J'aimerai savoir quels sont pour vous : - les deux plus magnifiques paysages, ainsi que les deux plus magnifiques monuments de chaque continent - région que vous avez visité.
- et les deux plus extravagantes expériences que vous avez vécu sur chaque continent... (sport, vie locale, animation, ...)
C'est une sorte de petit sondage dédié à toute la famille voyage forum :)
Une seule petite règle, essayez de commenter pourquoi ces choix, et ne pas critiquer le choix des autres, chacun ses goûts 😉
Merci à tous Jérôme
Je vais me préparer dans l'organisation d'un tour du monde en 5, voir 6 ans à l'horizon 2015. Pour la première fois, j'aimerai m'organiser un minimum pour le départ, et fixer quelques incontournables...
J'aimerai savoir quels sont pour vous : - les deux plus magnifiques paysages, ainsi que les deux plus magnifiques monuments de chaque continent - région que vous avez visité.
- et les deux plus extravagantes expériences que vous avez vécu sur chaque continent... (sport, vie locale, animation, ...)
C'est une sorte de petit sondage dédié à toute la famille voyage forum :)
Une seule petite règle, essayez de commenter pourquoi ces choix, et ne pas critiquer le choix des autres, chacun ses goûts 😉
Merci à tous Jérôme
Voyage d'un an en Amérique Latine dès septembre 2012
Bonjour,
Je m’appelle Margaux, j'ai 20 ans.
J'aimerai partir 1 an en amérique latine, pour visiter ce continent qui m'attire, partir à la rencontre des populations locales, découvrir tout ces paysages magnifiques et si différents les uns et les autres!
Dans l'idéal j'aimerai passer par tous les pays mais en priorité l'Argentine, le Chili, le Bolivie et le Pérou. Je voudrais savoir qu'elles sont les démarches administratives que je doit faire (passeport, visa?, autres?), et combien de temps en avance?
J'envisage de partir en septembre 2012, pour le moment je suis seule pour partir, mais je suis ouverte à toute proposition pour partir avec quelqu'un et/ou faire un petit bout de route avec quelqu'un. Au niveau du logement, je pense aller dans des auberges de jeunesses ou bien loger chez l'habitant afin de faire des rencontres.. Pouvez vous me faire partager vos expériences? Les tarifs moyens?
D'autre part, je suis étudiante infirmière, je serait diplômée en novembre 2011. Je voudrais donc travailler 1 an et France pour financer mon voyage et puis si besoin pourquoi ne pas travailler un peu là-bas, aider les populations en difficulté...Je voudrais savoir si quelqu'un en sait un peut plus sur les éventuelles équivalences du diplôme d'infirmière dans ses pays et s'il y a des offres d'emplois? Combien pensez vous que je doive mettre d'argent de coté pour vivre correctement là-bas pendant un an tout en visitant un peu chaque pays?
Merci
Je m’appelle Margaux, j'ai 20 ans.
J'aimerai partir 1 an en amérique latine, pour visiter ce continent qui m'attire, partir à la rencontre des populations locales, découvrir tout ces paysages magnifiques et si différents les uns et les autres!
Dans l'idéal j'aimerai passer par tous les pays mais en priorité l'Argentine, le Chili, le Bolivie et le Pérou. Je voudrais savoir qu'elles sont les démarches administratives que je doit faire (passeport, visa?, autres?), et combien de temps en avance?
J'envisage de partir en septembre 2012, pour le moment je suis seule pour partir, mais je suis ouverte à toute proposition pour partir avec quelqu'un et/ou faire un petit bout de route avec quelqu'un. Au niveau du logement, je pense aller dans des auberges de jeunesses ou bien loger chez l'habitant afin de faire des rencontres.. Pouvez vous me faire partager vos expériences? Les tarifs moyens?
D'autre part, je suis étudiante infirmière, je serait diplômée en novembre 2011. Je voudrais donc travailler 1 an et France pour financer mon voyage et puis si besoin pourquoi ne pas travailler un peu là-bas, aider les populations en difficulté...Je voudrais savoir si quelqu'un en sait un peut plus sur les éventuelles équivalences du diplôme d'infirmière dans ses pays et s'il y a des offres d'emplois? Combien pensez vous que je doive mettre d'argent de coté pour vivre correctement là-bas pendant un an tout en visitant un peu chaque pays?
Merci
Parcours le plus réaliste de trois semaines à un mois en Amérique du Sud?
Bonjour
Je projete de voyager en amerique du sud l'été prochain et j'ai besoin de conseils :
En trois semaines-un mois quel parcours serait le plus réaliste afin d'avoir le temps de voir des choses et dans un budget raisonnable???
Tour du monde: choisir l'Amérique du Sud ou du Nord?
Bonjour à tous !
Je suis face à un gros dilemme pour mon voyage, et j'aimerais avoir des conseils des voyageurs que vous êtes ! Je vous explique rapidement le projet : Nous partons le 10 octobre, en couple, pour un voyage de 10 mois autour du monde.
Nous partirons de Londres pour aller jusqu'a Bangkok, ensuite de Bangkok à Bali par nos propres moyens (overland), puis à Sydney, à Auckland et... c'est là que tout se complique. Etant donné que notre voyage a des visées humanitaires (reportages vidéos et photos dans plusieurs pays d'Asie déjà plannifiés), il nous semblait logique de finir en traversant l'Amerique du Sud afin de faire encore une dose d'humanitaire sur ce continent. Initialement, nous devions aller de Auckland à Santiago, et ensuite partir à Buenos Aires en car, en passant par la Patagonie. Sachant que nous serons sur ces régions entre le 15 avril et le 15 juillet.
Cependant, après étude, la différence de prix entre l'amérique du Sud et l'Amérique du nord est assez conséquente puisque notre billet coute 2100€ si on fait Santiago - Overland Buenos Aires, alors qu'il nous coute 1500€ si on fait Los Angeles - Overland New York.
Alors voila ou est la problématique de ce voyage. Je rêve de visiter l'Amérique du Sud, mais j'aurais largement le temps de le refaire plus tard, et peut-etre de manière plus approfondie. Et d'un autre coté, la perspective de 3 mois aux USA ne me déplait pas non plus. Je sais que ces deux destinations n'ont absolument rien à voir, mais je vous avoue que sur ce coup là, on est vraiment guidés par notre BUDGET !
Donc est-ce que ça vaut le coup d'économiser 600€ sur le billet d'avion, si la traversée des USA nous coute 600€ de plus que celle de l'Amérique du Sud ? J'espère que je suis compréhensible... :)
Merci beaucoup pour votre aide et vos réponses, ça serait vraiment très cool d'avoir des avis, car je croule sous les devis etc, et je commence un peu à en perdre mon latin ! :)
Bonne journée à tous, et bon voyage pour les prochains :)
Je suis face à un gros dilemme pour mon voyage, et j'aimerais avoir des conseils des voyageurs que vous êtes ! Je vous explique rapidement le projet : Nous partons le 10 octobre, en couple, pour un voyage de 10 mois autour du monde.
Nous partirons de Londres pour aller jusqu'a Bangkok, ensuite de Bangkok à Bali par nos propres moyens (overland), puis à Sydney, à Auckland et... c'est là que tout se complique. Etant donné que notre voyage a des visées humanitaires (reportages vidéos et photos dans plusieurs pays d'Asie déjà plannifiés), il nous semblait logique de finir en traversant l'Amerique du Sud afin de faire encore une dose d'humanitaire sur ce continent. Initialement, nous devions aller de Auckland à Santiago, et ensuite partir à Buenos Aires en car, en passant par la Patagonie. Sachant que nous serons sur ces régions entre le 15 avril et le 15 juillet.
Cependant, après étude, la différence de prix entre l'amérique du Sud et l'Amérique du nord est assez conséquente puisque notre billet coute 2100€ si on fait Santiago - Overland Buenos Aires, alors qu'il nous coute 1500€ si on fait Los Angeles - Overland New York.
Alors voila ou est la problématique de ce voyage. Je rêve de visiter l'Amérique du Sud, mais j'aurais largement le temps de le refaire plus tard, et peut-etre de manière plus approfondie. Et d'un autre coté, la perspective de 3 mois aux USA ne me déplait pas non plus. Je sais que ces deux destinations n'ont absolument rien à voir, mais je vous avoue que sur ce coup là, on est vraiment guidés par notre BUDGET !
Donc est-ce que ça vaut le coup d'économiser 600€ sur le billet d'avion, si la traversée des USA nous coute 600€ de plus que celle de l'Amérique du Sud ? J'espère que je suis compréhensible... :)
Merci beaucoup pour votre aide et vos réponses, ça serait vraiment très cool d'avoir des avis, car je croule sous les devis etc, et je commence un peu à en perdre mon latin ! :)
Bonne journée à tous, et bon voyage pour les prochains :)
Fille seule: le choc de l'Inde?
Bonjour,
J'envisage de partir 4 mois en Inde. L'objectif serait de commencer par un volontariat dans une association type concordia ou jeunesse et reconstruction (si vous en connaissez d'autres...). Puis de rejoindre le nord de l'Inde et de séjourner dans un centre bouddhiste pour apprendre le yoga ou la méditation (idem si vous avez des plans.... De voyager entre les deux. Et de terminer par un reportage à Auroville. Mon programme doit vous paraître simpliste, c'est normal, je commence à peine à me renseigner 🙂
J'ai effectué l'an dernier 6 mois seule en sac à dos en Amérique du sud, de l'Equateur à Ushuaia. Volontariat dans des communautés indigènes en Equateur, Pérou, Bolivie, tourisme au sud du Brésil et Argentine, en privilégiant le contact avec les locaux. Ce voyage s'est extrêmement bien passé (rencontres, paysages...) et j'en rêve tous les jours.
J'aimerai, avant d'avoir un vrai boulot, faire un deuxième voyage "plus difficile". Je pense que je vais être servie avec l'Inde. J'aimerai me dépasser, progresser, me confronter à l'inconnu. Le problème, c'est que je ne veux pas non plus passer les pires moments de ma vie, être refroidie par les voyages ou mettre ma vie en danger. J'entends tellement de choses malheureusement négatives sur l'Inde que me curiosité n'en est que plus attisée.
Mais j'ai quelques questions précises : - Est-il ou non possible de fréquenter des hôtels backpaker ou routard pour rencontrer d'autres touristes, créer des liens et voyager avec eux si la solitude pèse, comme c'est le cas en Amérique du sud ? - J'ai fait un mois au Maroc en sac à dos (avec mon copain cette fois) et cela s'est très mal passé : je ne supportais pas du tout que tout le monde me saute dessus pour me vendre quelque chose d'un ton mielleux. Et surtout les allusions que la femme blanche est une p***. Est-ce le genre de choses que l'on retrouve en Inde ? Quelles zones éviter ? Faut-il s'inquiéter de la mysoginie ou la femme blanche est-elle respectée comme en Amérique du sud ?
Je ne pense pas être très délicate sur les odeurs, l'hygiène, la chaleur...Et je pense pouvoir le surmonter (enfin j'espère !) Ce qui m'inquiète c'est vraiment d'être entourée de gens fermés d'esprit, sans possibilité de me tourner vers d'autres voyageurs ?
Enfin, dans l'hyppothèse où le voyage se passerait vraiment mal, le Népal est-il un bonne solution pour poursuivre l'aventure ?
Merci d'avance pour vos témoignages et vos adresses, Bonne soirée
PS : Si vous avez des questions sur l'Amérique du sud, n'hésitez pas !!!
J'envisage de partir 4 mois en Inde. L'objectif serait de commencer par un volontariat dans une association type concordia ou jeunesse et reconstruction (si vous en connaissez d'autres...). Puis de rejoindre le nord de l'Inde et de séjourner dans un centre bouddhiste pour apprendre le yoga ou la méditation (idem si vous avez des plans.... De voyager entre les deux. Et de terminer par un reportage à Auroville. Mon programme doit vous paraître simpliste, c'est normal, je commence à peine à me renseigner 🙂
J'ai effectué l'an dernier 6 mois seule en sac à dos en Amérique du sud, de l'Equateur à Ushuaia. Volontariat dans des communautés indigènes en Equateur, Pérou, Bolivie, tourisme au sud du Brésil et Argentine, en privilégiant le contact avec les locaux. Ce voyage s'est extrêmement bien passé (rencontres, paysages...) et j'en rêve tous les jours.
J'aimerai, avant d'avoir un vrai boulot, faire un deuxième voyage "plus difficile". Je pense que je vais être servie avec l'Inde. J'aimerai me dépasser, progresser, me confronter à l'inconnu. Le problème, c'est que je ne veux pas non plus passer les pires moments de ma vie, être refroidie par les voyages ou mettre ma vie en danger. J'entends tellement de choses malheureusement négatives sur l'Inde que me curiosité n'en est que plus attisée.
Mais j'ai quelques questions précises : - Est-il ou non possible de fréquenter des hôtels backpaker ou routard pour rencontrer d'autres touristes, créer des liens et voyager avec eux si la solitude pèse, comme c'est le cas en Amérique du sud ? - J'ai fait un mois au Maroc en sac à dos (avec mon copain cette fois) et cela s'est très mal passé : je ne supportais pas du tout que tout le monde me saute dessus pour me vendre quelque chose d'un ton mielleux. Et surtout les allusions que la femme blanche est une p***. Est-ce le genre de choses que l'on retrouve en Inde ? Quelles zones éviter ? Faut-il s'inquiéter de la mysoginie ou la femme blanche est-elle respectée comme en Amérique du sud ?
Je ne pense pas être très délicate sur les odeurs, l'hygiène, la chaleur...Et je pense pouvoir le surmonter (enfin j'espère !) Ce qui m'inquiète c'est vraiment d'être entourée de gens fermés d'esprit, sans possibilité de me tourner vers d'autres voyageurs ?
Enfin, dans l'hyppothèse où le voyage se passerait vraiment mal, le Népal est-il un bonne solution pour poursuivre l'aventure ?
Merci d'avance pour vos témoignages et vos adresses, Bonne soirée
PS : Si vous avez des questions sur l'Amérique du sud, n'hésitez pas !!!
Faisabilité du voyage Lima - Mexico en six mois?
Passionné de voyage et de l'amérique Latine, ma copine te moi, preparons un voyage de six mois entre Lima et Mexico, a partir de septembre jusque debut Mars.
Nos preparatifs avancent même si il nous reste encore beaucoup de temps et que nos plans serotn adapaté une bonne centaine de fois d'ici la et sur place.
Pour le moment nous nous sommes essentiellement concentré sur la budgetisation du voyage ainsi que sur la repartition du temps que nous allouons a chaque pays (même si nous savons que cela reste flexibl et que cela le sera tres certainement, c'est pour avoir une idée de ce qui est réalisable et de ce qui est completement utopiste)
voila notre plan initial
Arrivée a Lima, Perou pour 3 semaine avec sans doute une descente sur la bolivie Equateur 3 semaines: ma copine y a résider pendant un certain temps et nous allouons un peu plus de temps pour rendre visite a certaines de ses connaissances sur place Colombie deux semaines Panama: 2 semaines Costa Rica: 2 Semaines Nicaragua: 2 Semanies Honduras: 3 semaines, cette fois c'est moi qui ai résidé sur place pendant plus d'un an, d'ou la semaine' extra allouer a ce pays Guatemala 3 semaines: je suis très intéresser par tout ce qui est site Maya MExico 3 semaines
Notre budget est de 6000€ par personne prix des deux vols compris ce qui nous donne un budget par personne de 200€ par semaine pour ce voyage. Nous pensons voyager au maximum avec les transports locaux et chicken bus, les logements rudimentaires ne nous font pas peur, tant qu'on peut rester vivant😉.
Je solicite votre avis sur la faisabilité du voyage, et sur tout renseignement que vous pourriez partager avec nous sur les endroits sympa a decouvrir
Nous nous sommes dejà renseigner sur le point chaud de notre voyage qui sera de passer de colombie jusqu'au Panama, mais toutes expériences additionnel sera la bienvenue
En vous remerciant d'avance
Nos preparatifs avancent même si il nous reste encore beaucoup de temps et que nos plans serotn adapaté une bonne centaine de fois d'ici la et sur place.
Pour le moment nous nous sommes essentiellement concentré sur la budgetisation du voyage ainsi que sur la repartition du temps que nous allouons a chaque pays (même si nous savons que cela reste flexibl et que cela le sera tres certainement, c'est pour avoir une idée de ce qui est réalisable et de ce qui est completement utopiste)
voila notre plan initial
Arrivée a Lima, Perou pour 3 semaine avec sans doute une descente sur la bolivie Equateur 3 semaines: ma copine y a résider pendant un certain temps et nous allouons un peu plus de temps pour rendre visite a certaines de ses connaissances sur place Colombie deux semaines Panama: 2 semaines Costa Rica: 2 Semaines Nicaragua: 2 Semanies Honduras: 3 semaines, cette fois c'est moi qui ai résidé sur place pendant plus d'un an, d'ou la semaine' extra allouer a ce pays Guatemala 3 semaines: je suis très intéresser par tout ce qui est site Maya MExico 3 semaines
Notre budget est de 6000€ par personne prix des deux vols compris ce qui nous donne un budget par personne de 200€ par semaine pour ce voyage. Nous pensons voyager au maximum avec les transports locaux et chicken bus, les logements rudimentaires ne nous font pas peur, tant qu'on peut rester vivant😉.
Je solicite votre avis sur la faisabilité du voyage, et sur tout renseignement que vous pourriez partager avec nous sur les endroits sympa a decouvrir
Nous nous sommes dejà renseigner sur le point chaud de notre voyage qui sera de passer de colombie jusqu'au Panama, mais toutes expériences additionnel sera la bienvenue
En vous remerciant d'avance
Voyage en Inde du Sud dès avril
Bonjour,
Je pars en Inde du Sud dans 2mois avec une amie, mon premier voyage aussi loin, depuis quelques temps je fais des recherches afin d'avoir les ressenties, pour le moment tout ce que je peux lire diabolise un peu ce voyage(oppression, maladie, symdrôme du fou) ce qui éffectivement crée des peurs, je n'ais rien eu de motivant même si ce voyage est l'un de mes rêves il se transforme avant le départ en psychose! j'aimerai beaucoups avoir des avis plus positives pour recréer une dynamique. Je vous remercie de vos témoignages. Zh
Je pars en Inde du Sud dans 2mois avec une amie, mon premier voyage aussi loin, depuis quelques temps je fais des recherches afin d'avoir les ressenties, pour le moment tout ce que je peux lire diabolise un peu ce voyage(oppression, maladie, symdrôme du fou) ce qui éffectivement crée des peurs, je n'ais rien eu de motivant même si ce voyage est l'un de mes rêves il se transforme avant le départ en psychose! j'aimerai beaucoups avoir des avis plus positives pour recréer une dynamique. Je vous remercie de vos témoignages. Zh
Vol Air Europa Paris - Madrid - Buenos Aires?
Je viens de réserver un vol PARIS-ORLY - MADRID - BUENOS-AIRES fin Avril. Je m'inquiète quand je lis les messages sur la compagnie AIR EUROPA. Y-a-t-il des personnes qui ont déjà voyagé avec cette compagnie et qui n'ont pas eu de problèmes ? les places sont-elles serrées ? comment sont les repas ?
J'arrive à Madrid à 22h 35 et je repars à 23h 55. Faut-il beaucoup de temps pour changer de Terminal (2 à 1), est-ce compliqué ? je ne connais pas du tout l'aéroport de Madrid et ne parle pas espagnol........faut-il se faire réenregistrer au comptoir Air Europa ?
Merci d'avance pour vos précieux renseignements
Visiter les îles Galapagos pendant quatre jours?
Bonjour,
Initialement nous avions prévu de partir seulement au Pérou, mais j'ai eu comme cadeau d'anniversaire un long week end aux iles galapagos. Nous faisons Paris Guyaquil le semedi 30 juillet, départ le dimanche pour les iles et retour le jeudi, vendredi départ pour Lima
Est-il complètement débile de partir pour 4 jours là-bas ? Si non, qu'est ce qu'on peut y faire ? Pouvons nous aller sur des iles "un peu lointaines" y-a-il des escursions à la journée immanquables?
Merci pour vos retours
Maha
Initialement nous avions prévu de partir seulement au Pérou, mais j'ai eu comme cadeau d'anniversaire un long week end aux iles galapagos. Nous faisons Paris Guyaquil le semedi 30 juillet, départ le dimanche pour les iles et retour le jeudi, vendredi départ pour Lima
Est-il complètement débile de partir pour 4 jours là-bas ? Si non, qu'est ce qu'on peut y faire ? Pouvons nous aller sur des iles "un peu lointaines" y-a-il des escursions à la journée immanquables?
Merci pour vos retours
Maha
Faire du vélo au Togo?
bonjour
je vais en juillet à Dapaong au Togo et je souhaiterais savoir si il est possible de louer des vélos (x3) sur place? je souhaiterais savoir le prix et si c'est pas dangereux sur les routes, car je suis déjà aller la bas deux fois et je me suis aperçu que c'est un peu l'anarchie sur la route
merçi de vos conseils
😉
je vais en juillet à Dapaong au Togo et je souhaiterais savoir si il est possible de louer des vélos (x3) sur place? je souhaiterais savoir le prix et si c'est pas dangereux sur les routes, car je suis déjà aller la bas deux fois et je me suis aperçu que c'est un peu l'anarchie sur la route
merçi de vos conseils
😉
Budget pour un tour du monde?
Bonjour à tous!
Avant tout, je vous souhaite à tous d excellentes fêtes de fin d'année! 🙂 Et oui on est en plein dedans!
Alors voila, cela fait déjà plusieurs mois que l'on prépare mon ami et moi notre tour du monde! Comme chacun le sait, c'est du boulot! Des heures passées dans les bouquins, des weekend complet a éplucher les forums, les carnets de voyages! On est a l'affut de la moindre info! 🤪
Notre itinéraire et définit (perou (1.5 mois)/bolivie (1.5 mois)/nord argentine (1 mois)/New Zealand (2 mois)/cambodge/laos/tahilande/vietnam/indonesie (1 mois dans chaque) C est plutôt le budget qui nous inquiète! On a établi un budget de 15000€ chacun. Un peu au pif, au vu des expériences passées trouvées sur le net et les prix indiqués sur les lonely planet. Seulement, les bouquins ne sont pas toujours très très récents! En général édition de 2008 / 2009. Pareil pour les forums et carnet de voyage... il y a de tout! Du coup, après vérification sur le net, sur les sites... en Amérique du sud, les prix on doublés voir triplé par rapport aux infos que j'avais relevé!! Que ce soit pour les logements, transport ou randonnées avec guides. Le trek pour aller au macchu pichu et juste hors de prix! La cordillera blanca (trek de santa cruz) était indiqué a 100$ par pers. Après devis demandé dans des agences d huarraz, je n'ai que des propositions entre 300 et 400$) Et c est la meme choses pour TOUT! Faire un tour dans la jungle, c'est un sacré budget! Aller voir les chutes d'Iguazu... pareil! Le sud de l argentine, je n'en parle meme pas, on a laissé tombé l'idée! On se dit que ca sera un prochain voyage. Les sites de bus en argentines par exemple (omnilineas)... c est l horreur! ca coute un bras comparé a ce qui est indiqué sur les bouquins! Apparemment l'Asie du sud n'est pas si bon marché que ca non plus! Je m'attendais franchement (un peu naivement) à vivre comme une princesse pour presque rien! lol Alors on ne veux pas une vie de luxe, mais je sais pour l avoir déjà vécue qu'une année en mode routs ca Use! lol! Alors on aurait souhaité alterner chambre d'hotel correct, nuit chez l'habitant, backpackers... on mangera le plus souvent dans les petits commerce locaux, marchés..un p'tit resto de temps en temps... mais ca serai dommage de ce priver de tout pendant ce voyage exceptionnel! On a aussi envi de faire des belles randos, de la plongée...
Donc voila, les infos se croisent et se contredisent parfois, on se posent des questions, on doute, on craint d'être trop positifs car on veut absolument partir, et se retrouver au final a galérer et devoir se priver trop souvent.
Donc voila un petit résumé de nos prévisions de dépenses: (tout en € et pour 1 personne)
Budget billet d avion :2500€ (travel nation) Heathrow - Madrid Madrid - lima lima - cuzco Iguassu Falls - Buenos Aires Santiago - Auckland Christchurch - Sydney Sydney - Bangkok Bangkok - Jakarta Jakarta - Bangkok Bangkok - Heathrow
BudgetVAN New Zealand : 1150€ (par personne pour 2 mois avec SpaceShips) Budget essence new zealand : 1000€ (=1800 NZ$ pour 12000 kms) Budget NZ : 1000€ (=1800 NZ$ pour 2 mois - nourriture/extra/camping de tps en tps) Budget Amerique du sud : 4500€ (=2000 US$ par pays tout compris, trek, transport, logement, extra...) Budget assurance santé : 300€
Je ne compte pas le matériel, vêtement, appareil photo, sac a dos... que l'on achète au fur a mesure et qui ne seront donc pas déduit de notre budget de 15000€
Je n'est pas non plus compté les visas (pas encore étudié) mais au premier abord, on n'en a pas besoin de bcp et ca va pas exploser le budget... enfin j espère!!!
A ce jour, je me dit qu'il nous reste donc:
15000 -10500 (2500+1150+1000+1000+4500+300) = reste environ 5000€
Il reste donc 5000€ pour faire 5 pays en asie du sud en 5 mois .... Ca fait 1000€ par mois et par pays
Alors oui, il y a des budgets pour chaque voyageur, mais est ce que celui ci est réalisable? Est ce que c'est une bonne moyenne? Je pense que oui!
J ai besoin de vos avis et conseils! Ca me rassurera dans mes choix et m'aidera a enfin sauter le pas... ou se m'évitera de faire des bétises! Est ce que j'ai oublié un budget important? Et ce que je rêve les yeux ouverts? est ce que c'est carrément faisable?
Vos réponses, aides et conseils seront mon cadeaux de Noël!! 🙂
Mille mercis d'avance!!! Et j'espère a très vite!!! 😛😛😛
By by! Aurélie
Avant tout, je vous souhaite à tous d excellentes fêtes de fin d'année! 🙂 Et oui on est en plein dedans!
Alors voila, cela fait déjà plusieurs mois que l'on prépare mon ami et moi notre tour du monde! Comme chacun le sait, c'est du boulot! Des heures passées dans les bouquins, des weekend complet a éplucher les forums, les carnets de voyages! On est a l'affut de la moindre info! 🤪
Notre itinéraire et définit (perou (1.5 mois)/bolivie (1.5 mois)/nord argentine (1 mois)/New Zealand (2 mois)/cambodge/laos/tahilande/vietnam/indonesie (1 mois dans chaque) C est plutôt le budget qui nous inquiète! On a établi un budget de 15000€ chacun. Un peu au pif, au vu des expériences passées trouvées sur le net et les prix indiqués sur les lonely planet. Seulement, les bouquins ne sont pas toujours très très récents! En général édition de 2008 / 2009. Pareil pour les forums et carnet de voyage... il y a de tout! Du coup, après vérification sur le net, sur les sites... en Amérique du sud, les prix on doublés voir triplé par rapport aux infos que j'avais relevé!! Que ce soit pour les logements, transport ou randonnées avec guides. Le trek pour aller au macchu pichu et juste hors de prix! La cordillera blanca (trek de santa cruz) était indiqué a 100$ par pers. Après devis demandé dans des agences d huarraz, je n'ai que des propositions entre 300 et 400$) Et c est la meme choses pour TOUT! Faire un tour dans la jungle, c'est un sacré budget! Aller voir les chutes d'Iguazu... pareil! Le sud de l argentine, je n'en parle meme pas, on a laissé tombé l'idée! On se dit que ca sera un prochain voyage. Les sites de bus en argentines par exemple (omnilineas)... c est l horreur! ca coute un bras comparé a ce qui est indiqué sur les bouquins! Apparemment l'Asie du sud n'est pas si bon marché que ca non plus! Je m'attendais franchement (un peu naivement) à vivre comme une princesse pour presque rien! lol Alors on ne veux pas une vie de luxe, mais je sais pour l avoir déjà vécue qu'une année en mode routs ca Use! lol! Alors on aurait souhaité alterner chambre d'hotel correct, nuit chez l'habitant, backpackers... on mangera le plus souvent dans les petits commerce locaux, marchés..un p'tit resto de temps en temps... mais ca serai dommage de ce priver de tout pendant ce voyage exceptionnel! On a aussi envi de faire des belles randos, de la plongée...
Donc voila, les infos se croisent et se contredisent parfois, on se posent des questions, on doute, on craint d'être trop positifs car on veut absolument partir, et se retrouver au final a galérer et devoir se priver trop souvent.
Donc voila un petit résumé de nos prévisions de dépenses: (tout en € et pour 1 personne)
Budget billet d avion :2500€ (travel nation) Heathrow - Madrid Madrid - lima lima - cuzco Iguassu Falls - Buenos Aires Santiago - Auckland Christchurch - Sydney Sydney - Bangkok Bangkok - Jakarta Jakarta - Bangkok Bangkok - Heathrow
BudgetVAN New Zealand : 1150€ (par personne pour 2 mois avec SpaceShips) Budget essence new zealand : 1000€ (=1800 NZ$ pour 12000 kms) Budget NZ : 1000€ (=1800 NZ$ pour 2 mois - nourriture/extra/camping de tps en tps) Budget Amerique du sud : 4500€ (=2000 US$ par pays tout compris, trek, transport, logement, extra...) Budget assurance santé : 300€
Je ne compte pas le matériel, vêtement, appareil photo, sac a dos... que l'on achète au fur a mesure et qui ne seront donc pas déduit de notre budget de 15000€
Je n'est pas non plus compté les visas (pas encore étudié) mais au premier abord, on n'en a pas besoin de bcp et ca va pas exploser le budget... enfin j espère!!!
A ce jour, je me dit qu'il nous reste donc:
15000 -10500 (2500+1150+1000+1000+4500+300) = reste environ 5000€
Il reste donc 5000€ pour faire 5 pays en asie du sud en 5 mois .... Ca fait 1000€ par mois et par pays
Alors oui, il y a des budgets pour chaque voyageur, mais est ce que celui ci est réalisable? Est ce que c'est une bonne moyenne? Je pense que oui!
J ai besoin de vos avis et conseils! Ca me rassurera dans mes choix et m'aidera a enfin sauter le pas... ou se m'évitera de faire des bétises! Est ce que j'ai oublié un budget important? Et ce que je rêve les yeux ouverts? est ce que c'est carrément faisable?
Vos réponses, aides et conseils seront mon cadeaux de Noël!! 🙂
Mille mercis d'avance!!! Et j'espère a très vite!!! 😛😛😛
By by! Aurélie
Voyage de quatre mois en Amérique du Sud de fin avril à fin août
Bonjour à tous,
Nous allons partir 4 mois en Amérique du sud, nous sommes deux filles, de fin avril à fin août 2010, nous en sommes au début des recherches (idée pour nous de faire Argentine, chili, bolivie, Pérou) mais comme il ne faut pas poser des questions trop générales voici mes premières questions Quelqu'un a t-il fait ce même voyage aux mêmes dates? La meilleure formule pour voyager ? le meilleur rapport qualité/prix pour les compagnies aériennes est quoi selon vous ? (faut il mieux prendre un A/R de la même ville?) Le meilleur moyen de se loger selon vous ? (faut compter en moyenne quel prix pour une nuit?) Votre budget de voyage s'élevait à combien environ ?
Merci beaucoup par aance pour vos retours
A+
Les filles!
Nous allons partir 4 mois en Amérique du sud, nous sommes deux filles, de fin avril à fin août 2010, nous en sommes au début des recherches (idée pour nous de faire Argentine, chili, bolivie, Pérou) mais comme il ne faut pas poser des questions trop générales voici mes premières questions Quelqu'un a t-il fait ce même voyage aux mêmes dates? La meilleure formule pour voyager ? le meilleur rapport qualité/prix pour les compagnies aériennes est quoi selon vous ? (faut il mieux prendre un A/R de la même ville?) Le meilleur moyen de se loger selon vous ? (faut compter en moyenne quel prix pour une nuit?) Votre budget de voyage s'élevait à combien environ ?
Merci beaucoup par aance pour vos retours
A+
Les filles!
Guatemala ou Guatemala et Mexique?
Nous voudrions aller au Gauatemala en aout 2011 pendant environ trois semaines. D'habitude, lors de nos voyages, nous aimons visiter le pays mais aussi passer quelques jours en fin de séjour dans un endroit calme où on peut se baigner et se détendre avant la frénésie au retour. Je pense que 3 semaines suffisent à peine pour visiter ce pays et je me demandais donc si on pouvais trouver un endroit calme au bord d'un lac ou si il était envisageable d'aller finir le voyage au Belize ou même repartir du Mexique. Nous adorons l'architecture et la nature mais aussi le snorkeling ou simplement la baignade. Donc, que faire ? Vos conseils sont utiles dés maintenant car nous hésitons à prendre un vol A/R pour le Guatemala ou éventuellement repartir de Cancun.
Merci d'avance.
Véronique











