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Corée du Nord
by Yangguizi · 2005-01-16 · 289 replies
En octobre 2003, je suis parti en vacances en Corée du Nord, dans le cadre d'un voyage bien évidemment organisé qui a duré cinq ou six jours. Extrêmement dense, ce voyage fut étonnant à tous les égards, même si je n'ai évidemment vu que ce qu'on m'autorisait à voir. Ces visites, ainsi que la propagande omniprésente qui nous était assenée ont fait de ces quelques jours mon expérience de voyage la plus dépaysante: voyage dans un pays étonnant bien sûr, mais surtout voyage dans le temps. A quelques petits détails près, on se serait cru dans l'Europe de l'Est des années 60, et c'est bel et bien "une autre planète" que j'avais l'impression de visiter.

A mon retour, j'ai donc rédigé un carnet de route - ce que je ne fais en principe jamais -, tant que mes souvenirs étaient encore frais, et y ai noté presque tous les détails de ce voyage. Je l'ai posté sur le forum généraliste que j'ai l'habitude de fréquenter, et l'ai divisé en 27 chapitres. Vous le voyez, c'est plutôt long pour un voyage de même pas une semaine! Puisque je vois ici qu'on a l'habitude de poster ses carnets de voyage, je vais aussi vous en faire profiter, en vous demandant d'être indulgent pour les nombreuses maladresses de style et les idées parfois quelque peu extravagantes qui me traversent l'esprit. Je ne vais tout poster d'un coup, car il faut que j'épure le récit initial (pas mal de fautes à corriger, et des références à l'autre forum - réponses à des intervenants à supprimer).

Naturellement, vos commentaires sont les bienvenus.
Pourquoi aller en Irak et Afghanistan?
by Ouchanga · 2003-08-17 · 58 replies
Je suis toujours partante pour découvrir de nouveaux horizons, mais je ne comprends pas très bien l'envie de certains de se rendre dans des zones à hauts risques comme l'Irak ou l'Afghanistan... Quel est l'intérêt de partir en voyage dans des endroits où on risque de se faire tirer dessus ou de marcher sur une mine anti-personnelle? J'avoue que ça me laisse perplexe!!! Y-a-t-il des amateurs de ce genre de trips qui pourraient m'éclairer sur ce sujet?
Un mois dingue en Bolivie et au Pérou
by Patbill · 2019-11-26 · 184 replies
Voici le récit de notre extra voyage d’1 mois en Bolivie- Perou sac à dos, mon pote Christian et moi, Patrick (chacun 58 ans)

Tout d’abord le circuit fait en juillet 2017- oui je sais j’ai mis du temps à cette mise en ligne mais depuis j’ai été au Myanmar, Canada, Oman, Vietnam. Et maintenant que notre futur trip en Namibie l’été prochain est booké, je me lance dans ce retour arrière de 2 ans. Après énormément de recherches sur de nombreux blogs perso, carnets de voyages et forum de voyages, on a finalisé notre circuit :

J1 : départ de Bruxelles J2 :arrivée La Paz- transfert le soir sur Uyuni J3 :Uyuni-Tupiza J4 :Tupiza J5 :Tupiza- sud Lipez J6 :sud Lipez J7 :sud Lipez J8 :sud Lipez- Uyuni-La Paz J9 :La Paz-Rurrenabaque J10 :Amazonie J11 :Amazonie J12 :Amazonie J13 :Amazonie J14 :Amazonie J15 :Amazonie-Rurrenabaque J16 :Rurrenabaque-La Paz- Copacabana J17 :Copacabana-isla del sol J18 :isla del sol-Puno J19 :Puno- Cusco J20 :Cusco J21 :Cusco-Ollantaytambo J22 :Ollantaytambo- Pisac J23 :Pisac- Cusco J24 :inca trail J25 :inca trail J26 :inca trail J27 :Machu picchu- Cusco J28:Cusco J29 :Cusco-La paz J30 :La Paz- départ J31 :arrivée

Croisière Costa Diadema Savone - Dubaï en novembre 2019
by Fanfangege · 2019-03-04 · 61 replies
Qui embarque sur le Diadema le 2 Novembre 2019 de Savone.? Merci .. Cordialement.. Françoise..
3 semaines en Ukraine (Kiev, Lviv, Odessa)
by MirandaMouse · 2016-06-25 · 61 replies
J'entame ce carnet pour un voyage de 3 semaines en Ukraine, entre Kiev, Lviv, et Odessa. Notre but, comme souvent, n'est pas de courir un marathon touristique mais de prendre notre temps, nous imprégner de l'atmosphère d'une ville, flâner, se poser, etc.

Je ne détaillerai peut-être pas chaque journée si ça va faire beaucoup 😛

EDIT : vous pouvez retrouver le résumé de mes aventures, plus de photos et infos pratiques sur mon blog www.lasourisglobe-trotteuse.eu/ukraine/

Nous sommes partis jeudi, depuis Roissy avec la compagnie Ukraine International Airlines. À savoir qu'il est impossible d'imprimer sa carte d'embarquement lorsqu'on part de Paris, nous avons donc du poireauter 45 mn au comptoir alors que nous n'enregistrions pas de bagage. Le couac est surtout venu après, au contrôle des passeports... deux fois que je fais du non-Schengen à Roissy et deux fois que c'est la merde ! Juste deux personnes pour contrôler, une longe file d'attente, ça n'avance pas... En Europe il n'y a que là que j'ai vu ça. Du coup la moitié de l'avion se retrouve bloquée dans la queue, l'avion est sympa et nous attend, nous partirons donc avec 40 mn de retard et pas mal de gens stressés pour leur correspondance. Beaucoup d'étrangers qui trouvaient ça inadmissibles, je suis d'accord avec eux et en tant que Français j'avais honte 😕 Petite parenthèse, on va critiquer Ryanair et Beauvais mais en deux ans d'utilisation régulière des deux je n'ai jamais eu un merdier pareil ! On peut imprimer sa carte d'embarquement et donc s'éviter de poireauter encore au comptoir, et la gestion des contrôles aux frontières est mieux foutue à Beauvais. Fin de la parenthèse.

À bord pas de repas inclus il faut payer, un peu abusé vu le prix du billet (il s'agit de la compagnie nationale et pas de low-cost) mais heureusement ce n'est pas cher. Rien à dire de plus, le vol se passe bien. Ce ne sont pas les prestations d'Air France mais peu importe, on arrive à bon port. on passe assez rapidement l'immigration.

Je précise que le taux de change à l'aéroport est très avantageux, plus qu'en ville en fait ! Vous pouvez donc sans souci changer vos euros (ou autres).

Nous prenons le bus pour la gare centrale. Expérience typique, il s'agit d'un assez vieux tacot qui va très lentement (nous ne saurons pas à combien, le compteur kilométrique ne fonctionnant pas !) On met environ 1h pour arriver, les banlieues de Kiev sont vraiment moches mais c'est le cas de toutes les grandes villes, celles de Paris ne sont pas folichonnes non plus (je précise car souvent cette image des banlieues soviétiques choque les gens).

La gare n'est pas en plein centre, notre hôte Airbnb nous appelle une voiture type Uber, on teste la conduite locale (on respecte pas les feux, on double n'importe comment, on va super vite...) et on arrive à bon port.

Il est déjà presque 22h heure locale ! On ressort manger dans un resto géorgien repéré en arrivant, vraiment délicieux, on aime bien ce type de cuisine !

Hier vu la chaleur que nous supportons mal nous ne sommes pas sortis tôt... nous étions aussi fatigués car la veille nous avons fait une quasi nuit blanche (toujours du stress avant de partir en voyage et surtout de Roissy). Après un repas dans un "bar à lait" (petite cantine vraiment pas chère et plats faits maison) nous allons nous balader tranquillement en ville, en passant d'abord par le marché couvert de Bessarabie, puis par l'avenue principale Khreschatik (ça s'écrit et se prononce plus simplement en cyrillique 😛) et les rues derrière, vers la "maison des chimères" à la décoration particulière. Partout des kiosques vendent boissons fraîches, cafés, glaces...











Nous ferons plus tard une pause dans un café sympa, pour gouter aux limonades maison et à la bière locale (dur de trouver des limonades maison en France...).

Nous reprenons la flânerie pour aller voir la Porte d'Or, dans un style très byzantin, avant d'aller voir le très bel opéra et d'acheter des places pour dimanche, et nous dirigeons vers les MAGNIFIQUES églises Sainte-Sophie, la plus ancienne, et Saint-Michel-aux-toits-d'or, en fait un superbe monastère ! Nous ne les visiterons pas aujourd'hui mais ça fait longtemps que je rêvais de les voir et même si ça fait bête je me suis sentie envahie d'une certaine émotion !









Nous redescendons ensuite la descente Saint-André, le "Montmartre local", où on peut aussi admirer la superbe église baroque Saint-André (de l'architecte italien Rastrelli), malheureusement en partie en travaux (là aussi j'en rêvais donc un peu déçue des échafaudages mais en fait on voyait plutôt bien de loin). L'endroit est vraiment sympa et vivant !





Plus bas nous arrivons sur une grande place où se tient un concert ou du moins une animation musicale. Nous prenons un verre dans un "café-bus" (ancien bus aménagé en café) vraiment très sympa !







Puis nous retournons manger dans l'espèce de bar à lait (c'est une mini chaine) avant de se balader tranquillement pour rejoindre le métro.

Mon avis sur la ville : et bien c'est vraiment très sympa et joli ! Je ne m'attendais pas à aimer autant en fait, l'hyper-centre est vraiment pas mal, avec de très beaux bâtiments, des statues en fonte un peu originales qui jalonnent le parcours, il y a de grands axes mais derrière c'est souvent tranquille. Les gens ne font pas la gueule contrairement aux clichés ! Les églises sont magnifiques et rien que pour ça, ça vaut le déplacement ! Il faut savoir que Kiev est la capitale historique du monde orthodoxe russe, la Rus' de Kiev, et que bon nombre de Russes viennent voir ses églises.

Il y a justement peu de touristes (après la Croatie, on respire !) et d'un côté c'est dommage que ce pays ne soit pas plus connu, car il y a vraiment des merveilles à découvrir !

La vie sur place n'est vraiment pas chère ! Pour les petits budgets le bar à lait c'est très bien, on en a eu pour 4€ à deux ! (sans manger énormément il est vrai, mais ça vous donne une idée).

Nous alternerons avec des endroits plus chers (tout étant relatif, nous ne dînerons pas au resto pour oligarques).
Deuxième fois à Marrakech: c'est le souk bis, mais excellent séjour!
by Laury13 · 2016-05-03 · 28 replies
Salut à toutes/tous :

Me voici rentrée d'un mini séjour à Marrakech dont voici mon mini report :

J'ai acheté mes billets via le site web de la Royal Air Maroc au mois de janvier : 154 eur AR pour un vol direct.

Personnellement, à l'achat, je n'ai pas trouvé le prix trop excessifs pour un vol direct Marseille-Marrakech. La cie nationale semble elle aussi devoir s'aligner sur les tarifs pratiqués par Ryanair qui effectue des vols sur plusieurs villes marocaines via sa plate forme Marseillaise.

Le jour du départ, il y avait une grêve en France des aiguilleurs du ciel, nous sommes donc partis avec 1h de retard.

J'ai trouvé le service à bord correct, c'était surtout du personnel d'origine sénégalaise, hôtesses sympas, j'ai pu avoir 2 plateaux repas, peut-être que cela a été possible car il y avait quelques places de libres et nous n'étions plus en période de vacances de printemps de l'Académie de Marseille.

Venons-en à présent sur mon ressenti vis-à-vis de Marrakech :

Météo : excellente, j'ai eu durant les 4 jours, du soleil et des températures entre 28 et 34° le jour de mon retour.

Dés mon organisation du séjour, je ne tenais pas à séjourner dans un hôtel car je voulais expérimenter un séjour en Riad. J'ai bien fait, car j'ai beaucoup apprécié le personnel et le confort du riad.

Lors de mes diverses sorties et visites dans la ville, à aucun moment je me suis sentie en insécurité. Bien au contraire, je dirais même que je me suis sentie plus en sécurité au Maroc qu'en France... Je dis cela au cas où certaines personnes hésiteraient à se rendre au Maroc parce qu'ils-elles auraient des craintes. Allez-y !!

Concernant l'entrée dans les aéroports, depuis plusieurs jours, il est interdit à tout accompagnant de pénétrer à l'intérieur des aéroports marocains, seuls les voyageurs munis d'un titre de transport sont autorisés à rentrer dans l'aéroport.

Dans la ville, bien sûr, j'y ai vu beaucoup de mendicité, mais ceux qui connaissent Marrakech savent qu'à Marrakech, la mendicité est un "sport national", on vous tend souvent la main pour vous demander une pièce, j'ai toujours refuser. La seule fois où j'ai donné une pièce, c'est à une personne qui m'a accompagné jusqu'à mon riad car je ne m'y retrouvais plus parmi toutes ces ruelles, sinon, par principe, je refuse.

Concernant les souks, comme il a été dit dans un précédent post, j'ai trouvé pénible toutes ces mobylettes et ces vélos qui vont et viennent devant et derrière vous. C'est la seule chose que j'ai trouvé pénible à Marrakech. Après, pour tout le reste, je dirais que c'est aussi "çà" le charme de Marrakech...

Quant aux sollicitations de vous demander sans cesse de bien vouloir rentrer dans les échoppes pour voir ce qu'il y a à vendre, je répondais par un "non" si cela ne m'intéressais pas, voire si je me décidais à y rentrer, je prévenais le vendeur d'entrée de jeu, que je ne lui achèterais rien et je n'ai rencontrer aucun souci à ce sujet. Car il faut bien reconnaître que certains insistent à tout prix afin que vous rentriez dans leur boutique.

Plusieurs fois, près de lieux touristiques ou du moins là où il y avait quelque chose à voir, les gens m'arrêtaient pour me dire que par là il y avait le Mellah et la Synagogue, par là Les Jardins Majorelles... sans pour autant me demander quelque chose en retour. D'ailleurs, ces mêmes personnes m'indiquaient le chemin tout en marchant dans le sens inverse du mien. J'ai trouvé çà comme une forme de politesse afin d'encourager les touristes à ne plus bouder le Maroc.

J'ai entamé plusieurs fois la discussion avec des marocains sur le tourisme, ils sont conscients qu'il y a eu une baisse des touristes français et ils sont contents d'en rencontrer. D'ailleurs, je leur ai dit qu'à mon retour, je prônerai du positif à ceux qui hésitent encore de se rendre au Maroc.

J'ai vu que les espagnols et anglais étaient nombreux, bien que j'ai croisé beaucoup de français aussi, je n'ai pas entendu parler italien, par contre, j'ai vu tout un groupe d'asiatiques qui pour certains d'entre eux portaient un masque sur la bouche. Peut-être des japonais ?

Pour tous celles et ceux qui connaissent ce pays, je ne vous fais pas les louanges de l'excellente cuisine marocaine, je me suis fait un mini séjour gastronomique à vouloir manger, tajines, crêpes marocaines, pain, jus d'oranges, pâtisseries et thé à la menthe.

Je dois dire que sur place, on apprécie encore plus ses succulents mets, le décor, l'ambiance aidant. Quant à tous les petits détails de la vaisselle marocaine, j'ai adoré.

Donc, vous l'aurez compris, j'ai bien aimé ce court séjour de 4 jours à Marrakech et j'espère bien pouvoir y retourner à la demi-saison.
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes...
by Etchelecou · 2015-12-15 · 11 replies
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Octobre 2014, première fois dans l'Ouest américain
by Mach85 · 2015-10-05 · 80 replies
Présentation

Moi, c’est Christophe, bientôt 33 ans, Vendéen, je suis développeur informatique dans le jeu-vidéo. Il y a un an jour pour jour, le 05 Octobre 2014, je partais pour mon premier vrai voyage à l'étranger : 3 semaines dans l'ouest des Etats-Unis ! En voici l’histoire.

Les Préparations

L’aventure commença en Mars/Avril 2014 ou l’envie me prend de partir, faire un break, me changer les idées. Je décide donc de réaliser un rêve que j’ai depuis longtemps, faire un tour aux Etats-Unis et plus particulièrement l’Est, New-York/Washington/Miami. Je n’ai personne pour m’accompagner, c’est la première fois que je m’organise un voyage, je commence donc à regarder ce que propose internet, circuits organisés, tarifs etc…

Mais cela ne me convient pas puis je commence à regarder les blogs pour avoir plus d’infos et découvre qu’il existe des sites/forums qui proposent de placer des annonces pour rencontrer d’autres personnes ayant les même projets. C’est à ce moment que je découvre le site du routard, voyage-forum et d’autres. Peu de personnes proposent l’Est alors je réponds à des annonces pour l’Ouest puis poste la mienne, très vite je rentre en contact avec une dizaine de personnes dont deux sortent très vite du lot, Alexandre et Yoann qui veulent eux aussi faire un road trip dans l’ouest.

Après plusieurs mails et sessions Skype nous nous rencontrons une journée à Bordeaux fin juin, nous discutons, apprenons à nous connaître, parlons des lieux à visiter etc… Nous sommes tous les trois ok pour partir ensemble, je propose un éventuel quatrième compagnon afin d’alléger les prix, ils sont d’accord. Je remis alors une annonce et répondu à d’autres et une personne accepte très vite de nous accompagner : Olivia. Elle prévoit un plus long voyage mais sera sur la côte ouest sur la même période.

Nous continuons nos échanges, préparons un trajet etc… Puis Alexandre se désiste pour des raisons personnelles. Olivia, Yoann et moi décidons alors de rechercher un remplaçant, et rencontrons Séverine. A ce moment-là nous cherchons et réservons les logements, la voiture, les billets d’avions. Mais à une semaine du départ, elle nous annonce qu’elle ne pourra venir, elle a une blessure au pied qui l’oblige à avoir des béquilles, elle ne pourra pas conduire et ne veut pas nous ralentir. Nous serons donc au final que trois et cela ne sera pas plus mal.

Le Trajet

Pour le parcours nous avons décidé de laisser faire nos envies et selon les événements prévus ou imprévus et surtout par rapport aux dates que nous avons fixé, en effet nous avons réservé uniquement dans les grandes villes.

- 05 : Maison – Nantes – Paris – San Francisco - 06-07-08 : San Francisco - 09 : San Francisco – Oakhurst - 10 : Yosemite – Mammoth Lakes - 11 : Mammoth Lakes – Death Valley – Las Vegas - 12 : Las Vegas - 13 : Las Vegas – Springdale - 14 : Zion - Hatch - 15 : Bryce Canyon – Page - 16 : Lac Powell - 17 : Antelope Canyon – Mexican Hat - 18 : Monument Valley – Four Corner – Monticello - 19 : Canyon Land – Moab - 20 : Arches – Flagstaff - 21 : Grand Canyon – Williams - 22 : Williams – Seligman – Bagdad Cafe – Los Angeles - 23/24 : Los Angeles - 25/26 : Los Angeles – Paris – Nantes – Maison

Le départ

Le 05 Octobre 2014, c’est le jour du départ, je me lève très tôt, l’aéroport de Nantes est à une heure de route, c’est ma sœur et mon beau-frère qui m’amène et je dois y être pour 6 H du matin, l’avion décollant à 8 H direction Paris Charles de Gaulle. C’est la première fois que je prends l'avion. Je suis ravi, mais la sensation d'oreilles bouchées après le décollage me perturbe, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de bien méchant me dit ma voisine de siège, c'est l'altitude, il faut juste bailler ou faire sembler et les oreilles se débouchent. Premier point positif, je n'ai pas peur de l'avion et j'aime plutôt ça. Arrivé à Paris, j'attends Yoann, qui lui arrive de Bordeaux une heure après moi, puis nous nous rendons à la porte d’embarquement de notre prochain vol, Il me guide car il connaît déjà et nous patientons calmement. Puis l’heure est enfin arrivé, nous montons à bord du plus gros avion actuellement en circulation : l’A380.



Tout se passe bien, l’avion part à l’heure, pour m’occuper je commence à regarder ce que propose l’écran devant moi, jeux, films, le plan de vol et même une vue de l’avion en vol.



Les repas sont bons, je ferme les yeux pour me reposer mais je n’arrive pas à dormir. Puis je regarde de temps à autre à travers le hublot et là que dire, c’est magnifique, nous sommes au-dessus de l’Islande avec ses montagnes enneigées.



Après 11 heures de vol, le commandant de bord indique qu’il commence la descente, je ne lâche plus le hublot et regarde admirativement les paysages que nous survolons. Des grandes étendues désertiques, des montagnes, des lacs, des villes et puis La Ville : San Francisco et son fameux Golden Gates. Merveilleux, ça y’est enfin j’arrive.





L’atterrissage se passe très bien, nous passons l’immigration assez rapidement, récupérons nos bagages et voilà nous sortons de l’aéroport pour fouler le sol américain, la première fois pour moi, que du bonheur.



A suivre ...
Petite analyse du mal du pays: qu'en pensez-vous?
by MysterTravel · 2013-06-18 · 39 replies
http://rock-and-world.net/bad-blues-traveler/

Bonjour amis voyageur !

Nous sommes un jeune couple actuellement en tour du monde. On dit souvent que le mal du pays arrive en général au bout du 3 ème mois de voyage. Et bim nous sommes en plein dedans !

Pour comprendre pourquoi cela nous arrive nous avons tenté une petite analyse du phénomène par ce que nous vivons.

Que pensez vous de cette analyse ?  Ceux qui ont déjà subi ce mal pourront peut être nous en dire plus ou bien étayer notre analyse !

L 'article en question est le lien de début de discussion.

Amicalement et vive le voyage !

Arou et Flo
Mon voyage de dix semaines à San Diego (retour)
by Destroya · 2013-01-18 · 9 replies
Bonjour à tous !

J'ai enfin le courage et le temps surtout de pouvoir vous raconter mon expèrience de 10 semaines à San Diego. J'étais sur le forum car j'avais beaucoup de questions et j'ai surtout eu beaucoup de réponses alors pour ceux que cela intèresse de partir, je prend le temps de voux expliquer un peu mon séjour. Aussi veuillez m'excuser pour les fautes que je vais pouvoir faire, j'écris vite et je ne me relis pas forcèmenet, je sais c'est mal ^^ !

Tout d'abord je voulais partir aux USA parce que c'était mon rêve depuis toujours, j'ai préparé ce voyage pendant de long mois pour enfin partir le 27 août 2012 et revenir le 4 novembre 2012. C'était evidement pour apprendre l'anglais aussi, et découvrir la culture des Américains.

Au tout début je voulais faire Los Angeles mais sans voiture apparement c'est galère et c'est super grand, alors j'ai regardé San Francisco parce que c'était une ville culturelle et qui me plaisait bien, voyant le prix j'ai regardé une autre ville qui serait aussi agréable que SF est moins cher alors je suis tombée sur San Diego, j'ai fais des recherches et j'ai finalisé mon inscription. J'ai 20 ans et c'est la première fois que je partais aussi loin de ma famille et mes amis, à l'autre bout du monde, j'arrive pas à y croire et j'étais surtout très contente de pouvoir partir et voir autre chose :)

L'Ecole : J'ai choisis une école "Converse International" pour suivre des cours le matin de 9h à 12h40 avec une pause de 20 minutes. Le reste du temps j'étais libre. Si vous voulez partir à SD je la conseille, c'était tout simplement GENIAL ! Le premier jour vous faite un test avec 100 questions en 1h30 ensuite vous êtes libre et le lendemain on vous donne votre niveau, on vous dépose ensuite à votre classe. Je suis arrivée au niveau 3. on est 8 maximum par classe et c'est vraiment bien cela nous permet de nous exprimer plus facilement surtout pour les gens timide, d'avoir plus de temps. On avait une partie Grammaire, oral, lecture, ecriture et jeux, le professeur était compétent et drôle et surtout parfois il parlait des américains, d'Obama, des villes aux usa etc. Tous les matins on devait dire ce qu'on avait fait la veille, ce qu'on avait mangé... ce qu'on allait faire l'après midi et avec qui. J'ai fais beaucoup de progrès, nous sommes passé au niveau 4, un mois après mon arrivé et avant de partir je pouvais partir dans le niveau 5. Alors oui le fait de partir aux usa aide vraiment beaucoup, j'ai l'impression d'avoir beaucoup plus progressé en partant 10 semaines que toutes mes années scolaires en France... c'est pour dire ! Ils organisaient aussi beaucoup beaucoup d'activités, des sorties, des acitivités pour Halloween, et ils étaient en contact avec des organismes pour des voyages comme Vegas, Los Angeles ou encore San Francisco.

La Résidence : La résidence Vantaggio se situe dans le quartier de Little Italy c'est le logement le moins cher et c'est vraiment bien situé. à Côté du Trolley, il y a des restaurants et nous sommes à 20 minutes à pieds de l'école il y avait souvent des évènements dans le quartier c'était bien animé. Il faut savoir qu'il n'y avait pas beaucoup d'Américains dedans plus des etrangers, beaucoup de Suisse, de Brésiliens mais pas beaucoup de français. J'étais dans une chambre double avec une roomate, j'ai eu de la chance lle était sympa même si à la fin parfois elle me tapé sur les nerfs mais elle était très gentille tout de même, puis tous les soirs quasiment il y avait des soirées en bas, j'étais au deuxième étage, juste côté fenêtre, vue sur l'entrée alors parfois je n'arrivais pas à dormir a cause de la musique à fond mais après on fini par s'y faire puis au moins mon wi-fi marché bien, si vous êtes au 4eme c'est plus compliqué. Le week end pareil c'était des grosses fiesta, mais il y avait un couvre feu pour le bruit maximum minuit, je ne sais pas vous dire si c'était bien ou pas je ne faisais n'y allée pas ce n'était pas trop mon délire :). Niveau confor on avait une salle de bain que je trouve grande, avec baignoire, wc et armoire un coin cuisine avec un evirer des armoires, une armoire à vêtement pour deux (la notre elle était grande), deux lits un bureau entre les deux lits, une armoire avec une télé plus une armoire au dessus.

Rencontres : Au début étant timide, j'avais du mal la première semaine j'allais à la résidence après les cours et je resté devant mon pc. Après j'ai sympathisé avec tous les gens de ma classe plus des gens en dehors et surtout après un mois à SD j'ai vu une fille que je connaissais grâce a mes contacts alors je faisais pas mal de chose avec eux, plages, magasins, week end. C'était vraiment génial parce que tous les jours on mangeait ensemble, on prevoyait ce qu'on allait faire.

San Diego : Il y a beaucoup de chose à faire à San Diego, déjà les plages qui ne sont pas loin, suffisait de prendre le trolley et le bus et c'est comme dans les films, j'ai fais Pacific Beach, Coronado (que je recommande à tous si vous allez à San Diego obligatoire d'y aller), Mission Beach, Ocean Beach et Mission Bay. il y a aussi le parc aquatic Sea Wolrd que je n'ai pas fait, le Balboa Parc, Le Zoo, et si vous êtes attirés par les magasins il faut fait un tour juste à la frontière méxicaine à Las America un outlet avec beaucoup de magasins et de bons prix dans certains magasins (par exemple deux tee shirt converse pour 25$), il y a aussi juste un peu plus bas que l'école un centre commercial avec boutiques et restaurants, beaucoup de restaurant dans Downtown, et le port... Pour faire les courses il y avait un magasins ou on pouvait trouver de tout pour manger, par contre fallait pas prendre 10l de boissons parce que c'était quand même a 25 min environs à pieds. Par semaines on va dire que j'en avais environs pour 25/30$ mais avec la carte j'avais des réduction à chaque fois entre 4 et 6$ immédiates ! Pour le transport une carte au moisn coûte 72$ mais on pouvait utiliser le train, le bus et le trolley !

en dehors de San diego. J'ai pu faire Las Vegas, Los angeles, Universal Studio (+ la soirée Horror pour Halloween, moi qui adore Halloween c'était énorme) , Disneyland et Six flags... ce genre de parc qu'on a pas en France c'est incroyable leurs coasters...

Maintenant j'aimerais vraiment y retourner, je prévois 9 jours à New York, mais San Diego maintenant à mes yeux est ma deuxième ville, je veux y retourner le plus vite possible.

j'ai du oublier des choses surtout n'hésitez pas si vous avez des questions, j'y répond avec grand plaisir.

Nadia
Royalton Cayo Santa Maria (informations)
by James0077 · 2012-12-11 · 52 replies
Bonjour à tous. Voici un aperçu du tout nouvel hôtel qui a ouvert ses portes à Cayo Santa Maria, le Royalton. Tout d'abord nous sommes arrivés de Québec vers minuit le jour de l'ouverture (deuxième vol en tout, le premier de Toronto était arrivé en journée). Environ 16 chambres étaient occupées sur les 122 pour le premier soir. Voici diverses impressions:

Tout d'abord le service. Impeccable sur tous les niveaux, même pour un nouvel hôtel, les employés étaient compétents et souriants. Certains employés étaient au Memories avant. Il y a un service de majordome qui vient nous rencontrer tous les matins pour savoir si tout va bien, s'il nous manque quelque chose et prendre notre réservation de restaurant pour le soir.

La chambre. Nous avions lit king avec vue sur la mer. Encore une fois impeccable, très grande chambre, avec grand balcon. Salle de bain de grande dimension aussi, avec bain et douche indépendante. Nous avions des chaises de plastiques sur le balcon (les ensembles en osiers n'étaient pas encore arrivés).

Nourriture. Superbe bien aussi. Il y a 3 restaurants en tout. Un snack qui est ouvert 24h et 2 restaurants à la carte. Pour déjeuner il y a un petit buffet et une partie à la carte, dîner il y a un restaurant à la carte d'ouvert et pour le soir les 2 restaurants étaient ouverts. Au menu, langouste, fruits de mer, poissons, poulet, boeuf. Vraiment excellent comme nourriture par contre ça manquait de variété et ils le savent. Ils ont eu des problèmes d'approvisionnement pour cette première semaine, mais éventuellement ils veulent élaborer 7 menus différents par semaine. Les clients du Royalton ont accès à toutes les installations du Memories. Le vin est très bien aussi, dans le vin rouge, nous avons gouté à au moins 4 sortes différentes.

Plage. Très belle plage, sans cailloux, beau sable fin digne de Cuba. Il y avait environ 20 palapas de terminé lors de notre première journée à la plage (nous étions 4 personnes sur le plage). On a compté 97 palapas terminé lors de notre dernière journée et il y en avait d'autres en construction, donc il y aura probablement autant de palapas que de chambres.

Piscines. Deux magnifiques piscines avec des transats et de grands lits pour s'étendre. Il y a aussi un jacuzzi. La végétation partout sur le site était très bien, on aurait dit que l'hôtel était ouvert depuis plusieurs mois.

Le Royalton offre la navette aux gens qui réservent aux restos du Memories. Nous avions réservé à l'Italien et la chauffeur de la navette nous a fait couper la file d'attente au restaurant et passer devant tout le monde. Il nous a demandé à quelle heure venir nous reprendre.

Le site est petit et se marche très bien. Tout est près. Dans les restaurants à la carte le soir, ce sont des musiciens qui jouent et ils sont très bons. Je vous le conseille vraiment si vous cherchez la tranquillité en amoureux.
4 semaines à la découverte de l'Ouest américain - Complet
by Lilouty · 2012-07-01 · 46 replies
Au printemps, j'ai (enfin!) terminé mon carnet de voyage de l'été 2010. Oui, je sais, j'ai pris mon temps … Le résultat prend la forme d'un joli livre photo et du compte-rendu ci-dessous. Ce voyage a eu lieu en juin / juillet 2010 et reste à ce jour l'un de mes plus beaux souvenirs grâce aux conseils avisés des voyageurs rencontrés sur ce forum.

Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).



Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...



Chiche!

Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.

Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...

Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.

Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!



Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!



On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!

Jeudi 24 juin:

Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !





Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.



Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.





Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.



A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!







Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont ��té aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.





Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.

Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?

Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!

Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.





Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!

Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …



Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.









Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!

Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.





Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!

Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.









Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.

Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!









La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!



Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!

A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!

A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!

Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!

Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très décadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait! Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque!

Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
Fermeture ou non des régions tibétaines du Sichuan et Gansu (Chine)?
by UnLion · 2012-06-22 · 57 replies
Je prévois êrtre au Sichuan vers la mi-juillet et comptais passer par Ganzi , Serxi (shiqu) et traverser au Qinghai pour rejoindre Xining par la route. Est-ce que quelqu'un sait les régions qui sont en ce moment fermées ?

Je vois que l'an dernier toute la préfecture de Ganzi avait été fermée de même que Aba, mais que Songpan était ouvert. Quelqu'un sait si cette année la situation semble la même ?

Et est-ce que cela est valide pour Litang et Kangding de la même façon ?

Bref savez-vous comment on peut savoir autrement qu'à l'auberge en arrivant à Chengdu ?

Merci
Problèmes pratiques pour ma croisière sur le Celebrity Solstice le 23 mai
by PAP86 · 2012-03-09 · 25 replies
Bonjour à tous !

Moi, vous me connaissez, j'adore recueillir les renseignements pratique à la source...

Alors j'ai appelé Latitude Sud, qui est le distributeur officiel à Paris des Croisières, et j'ai obtenu un interlocuteur que j'appellerai C (comme Celebrity), je pense (sans être sûr... mon enregistreur n'a pas fonctionné 😕) qu'il m'a donné son nom en ouverture de communication, mais j'ai oublié...

Je retranscris donc ici non pas le verbatim de la communication, mais son esprit...

PAP - Bonjour Monsieur, je suis PAP (je décline mes coordonnées), je pars prochainement, le 23 mai sur le Solstice, et j'aurais besoins de quelques renseignements pratiques. Je suis médecin biologiste, et je publie les C/R de mes croisières en direct par Internet sur un forum auquel je participe beaucoup. j'ai 25 croisières à mon actif depuis 1998, et je suis "VIP" chez Costa, pour diverses raisons, dont 16 croisières, toujours en suites, mais c'est là ma première croisière Celebrity : j'ai réservé, par mon agence habituelle dont je suis extrêmement satisfait, une Celebrity Suite et je me pose quelques questions et problèmes techniques, auxquels je n'ai trouvé de réponse si dans vos brochures (en français ou en anglais), ni sur votre site (en anglais)...

C - Bonjour Monsieur, vous avez réservé par une agence, donc en principe, je devrais vous renvoyer à cette agence. Mais Celebrity est une compagnie de luxe, tout au service de ses clients, donc je vais vous répondre

PAP - Mon premier problème, majeur, est que si je me débrouille tant bien que mal en lecture d'un texte anglais écrit, je suis très handicapé au niveau "oral" face à l'anglais.

C - Ne vous inquiétez pas, nous sommes une compagnie de luxe, tout au service de ses clients, et l'anglais n'est pas un problème, même pour des clients ne parlant pas du tout l'anglais. On trouve toujours des solutions pour le fonctionnement au quotidien. Il se peut aussi que, par hasard, certains de nos personnels parlent français, cela arrive. Le seul point que nous ne pouvons pas résoudre pour vous, ce sera les excursions, car là, tous nos guides sont anglophones, ce qui s'explique par le faible nombre de passagers francophones (rarement plus de 30, canadiens compris). Mais vous disposez, sur demande au Maitre d'hôtel d'un menu en Français et du journal de bord en français, ainsi que d'un hôte francophone qui sera votre relai principal pour tout problème à bord.

PAP - Mais n'est-ce pas un cercle vicieux, cette anglophonie générale, même en Europe ? car vous ne semblez pas en effet faire d'efforts particuliers pour attirer la clientèle française... ou européenne en général.

C - Pourquoi voulez vous que nous fassions une effort, alors que nos bateaux sont toujours pleins ?

PAP - Pourtant, vous vendez en Europe vos croisières en Euros, pas en Dollars.

C - Effectivement, vous ne pouvez pas payer votre billet en Dollars, mais la monnaie à bord est le Dollar US.

PAP - Mais si un groupe francophone de 500 passagers réservait, bien sûr suffisamment à l'avance, envisageriez vous un effort côté francophonie ?

C - Vous êtes ici au service réservation, je ne peux vous répondre sur les décisions stratégiques que prendrait alors la Direction...

PAP - et pour l'exercice d'alerte ? il n'est qu'en anglais ? ou il y a des documents écrits en français ?

C - Il n'est qu'en anglais. Il n'y a pas de documents écrit en français. Mais bon, vous savez, ces exercices d'alerte...

PAP - ben peut-être plus depuis les récents évènements, surtout pour des croisières en Europe... et pour des passagers qui ne comprennent absolument pas l'anglais, vous ne trouvez pas qu'il y a là quelque chose de surréaliste ?

C - Vous êtes ici au service réservation, je ne peux vous donner mon avis sur des procédures définies par la direction... MAis je vous rappelle que même pour des croisières en Europe, il y a extrêmement peu d'Européens... Mais de toutes façon, il y a toujours l'hôte francophone. Comme vous êtes très peu nombreux, il a beaucoup plus de temps à vous consacrer que sur les compagnies bas de gamme

PAP - Sur la télévision en cabine, y a-t-il une ou plusieurs chaines francophones, pour les croisières en Europe ?

C - Il y en a au moins une, pour plus de précisions, il faut que votre agence le demande. Je ne peux vous répondre

PAP - Je suis un gros utilisateur Internet à bord. Le Wifi marche-t-il en cabines ? et quels sont les tarifs des forfaits ? Y a t-il des forfaits genre "24 heures" comme chez MSC ?

C - Ca ne marche pas dans toutes les cabines, mais vous êtes en suite, donc il ne devrait pas y avoir de problème. Le principal forfait est un "240 minutes", et puis je crois qu'il y a aussi un forfait de "600 minutes". Mais rien au dela. Pour les tarifs, il faut que votre agence le demande. Je ne peux vous répondre, mais je sais que c'est au moins trois fois plus cher que chez les compagnies bas de gamme comme Costa ou MSC.

PAP - Vous avez une excellente brochure de 90 pages pour les excursions j'ai vu que vos prix d'excursions sont également de l'ordre du double de Costa ou MSC. Mais je suis peu concerné, puisque je me bornerai sans doute aux simple "transferts" pour Florence ou pour Rome.

C - Nous sommes une compagnie de luxe, donc ce n'est pas comparable.

PAP - Ah ? ce ne sont pas les mêmes tour-opérators locaux ? ce sont des cars de luxe ?

C - ...

PAP - Ce n'est pas grave, mais c'est sûr que le simple transfert à Rome pour 90 $ et à Pise-Florence pour 100 $, c'est largement le double... Après, j'ai noté que même pour l'excursion "de la journée en voiture privée pour deux français avec chauffeur et guide", pour 1940 $ le guide est toujours anglophone, et vous ne cherchez pas même pour ce cas précis de guide francophone.

C - Effectivement, les guides francophones ne sont pas prévus même pour les voitures privées Mais la réservation de ce type d'excursion est extrêmement rare...

PAP - On parle parfois de surclassement : est-ce envisageable s'il reste une Suite Royale que je sois surclassé en suite Royale ?

C - Il ne reste jamais de suite Royale.

PAP - Vous parlez de forfaits tout compris de boissons plus ou moins "complets" (le "premium" et le "standard", avec ou sans alcools). existe-t-il aussi des forfaits quantitatifs genre "20 boissons sans alcool" ou "10 bouteilles d'eau".

C - Je ne peux pas vous renseigner, il faut que votre agence le demande.

PAP - Bon, eh bien je vois que je vais faire travailler mon agence... Je pense que je serai satisfait de votre compagnie, les témoignages de mon forum sont unanimes. Au revoir Monsieur, et merci.

C - Nous sommes effectivement une compagnie de luxe, et vous n'aurez plus envie, après, de retourner chez Costa ou MSC. Au revoir Monsieur, et je vous souhaite une excellente croisière à bord du Celebrity Solstice.
Déception en Thaïlande
by Michaloud · 2012-01-23 · 102 replies
Chers confrères voyageurs,

J'écris ce poste pour vous faire part de mon ressenti que je vis actuellement en Thaïlande. Je vous avoue être hyper déçu par l'accueil de ce pays ou j'ai vraiment comme nul par ailleurs ressenti le fait d'être un billet sur pâte et le sentiment d'être escroquer. Je prend énormément de recul vis à vis du tourisme de masse mais vu tout ce que j'avais lu comme commentaires élogieux sur la Thaïlande je ne comprend pas... L'insécurité à Bangkok, les vols, le comportement des thaïlandais en zone touristique est loin d'être digne d'un pays si visité. Les services de transport en dehors de l'avion sont vraiment nul et limite niveau sécurité. De plus j'ai cru entendre que les minorités ethniques sont vraiment mal traité et on moins de droits que les "Thaï" est ce vrai?Avez vous des infos? En bref j'attend vos avis qui peuvent être intéressant pour compléter ma réflexion.
Tous les à-côtés du concours Photo VF de janvier 2012: Insolite
by Masterpo · 2012-01-03 · 139 replies
Bonsoir,

Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Photographie et vidéo en voyage. Il s'intitule Insolite, drôle de monde et se trouve ici.

Seules les photos doivent y être postées et à compter du 22, seuls les votes. Il était donc aussi urgent qu'impératif d'ouvrir un fil associé pour recevoir toutes les remarques impromptues ou les critiques constructives que vous voudrez bien émettre.

Ce fil est donc la tribune que vous attendiez / espériez / craigniez. Il est là pour que vous vous l'appropriez !
Option sur la croisière inaugurale du MSC Divina
by Desbell83 · 2011-04-01 · 200 replies
Ce matin nous avons pris une option sur la croisière inaugurale de la Divina

Sortie des Chantiers de St Nazaire -- > Marseille

Baptême a Marseille

Puis Départ Marseille --> Venise ( option prise sur ce trajet après le Baptême qui dure une journée et sur invitation.

et d'ici là pourquoi pas St Nazaire --Marseille --> Venise 😏
Hôtel Esmeralda à Punta Cana: un lustre fragile
by Paddy · 2011-03-22 · 22 replies
Nous sommes de retour d'un deuxième séjour à L'Esméralda de Punta Cana. Le premier s'était déroulé sans aucun anicroche et les commentaires que j'avais émis étaient très élogieux. Ce deuxième séjour m'a également comblé mais m'a aussi permis de voir les dessous de ce coin de paradis.

La nourriture est toujours aussi délicieuse, raffinée et abondante. Le service est impeccable et sans reproche. Les gens qui y travaillent sont toujours aussi gentils, affables et dévoués. Il faut presque courir après eux pour leur donner le pourboire qu'ils méritent tellement ils n'attendent pas après. Je dirais sans trop me tromper que la plus grande richesse de l'Esméralda est son personnel. Ils se démarquent des autres 5 étoiles. Il y a eu cependant beaucoup de roulement de personnel et cela m'a étonné. Très peu de gens qui y étaient l'an passé y sont demeurés. Je ne sais pourquoi. Ils étaient tous et toutes très gentils. Ceux et celles qui y travaillent le sont tout autant mais je ne comprends pas pourquoi ils ont tant changé le personnel. J'en ai revu quelques uns sur le site du Grand Bahia Principe. Ils semblaient mal à l'aise quand je leur posait la question. Toujours est-il que le service n'en a pas souffert et qu'il est demeuré excellent.

La végétation du site a mûri et promets de devenir luxuriante. Le site est toujours aussi propre et bien entretenu. Rien ne traine. Tout est systématiquement nettoyé. Même l'extérieur des bâtisses passait au brossage lors de notre séjour.

Bref, faites un copier/coller de mes commentaires de l'an passé et le positif est écrit. Mais, malheureusement, il y des choses à améliorer et aussi du négatif.

Côté chose à améliorer, la musique est un des points faibles de l'Esméralda. Pendant toute les deux semaines, le même disque, seul et unique a tourner au bar de la piscine, et ça, de l'ouverture du bar à 10 heures, jusqu'à sa fermeture à 18 heures. Tannés de ce disque pensez-vous ? Au resto Bella Italia et au buffet Jasmin, le même disque que l'an passé. Correct parce que c'est un genre de musique d'ascenseur mais toujours le même disque quand même.

La section de plage réservée à l'Esméralda ne va pas à la mer. Il y a un bon espace de réservé avec suffisamment de palapas et d'ombre mais cette section ne va pas jusqu'à la mer. Donc, si vous voulez passer la journée à la plage sur le bord de la mer, vous devrez jouer du coude avec tout le complexe.

Les petits surplombs qui bordent les palmiers qui ornent la piscine devront être revus. L'an passé, bien du monde se cognait les orteils contre ces petits blocs de ciment. Cette année, nous somme 3 à s'être fracturé les orteils, sans compter ceux et celles que l'on a vu se les péter sans savoir le résultat des blessures.

Les zones d'ombres à la piscine devraient être doublés. Se faire cuire au gros soleil sur le bord de la piscine sans avoir d'ombre devient vite suffoquant. L'intérêt de la piscine est de trouver des coins à l'ombre avec possibilité de prendre un peu de soleil et se rafraichir de temps en temps dans la piscine. Mais le problème c'est que tout le monde veut ces coins trop rares et on doit se lever de plus en plus tôt pour réserver ces coins. Au cours de ma première semaine, si j'arrivais après 6 heures du matin pour mettre ma serviette sur des chaises, j'arrivais trop tard. Plus de coins à l'ombre. mais, dans la deuxième semaine, c'est vers 3 heures du matin qu'il fallait y aller. Sans farces ! Se lever à 3 heures du matin en vacances, pas vraiment drôle ! Donc, multiplier les zones ombragées à la piscine devient une nécessité sans cela, la guerre va pogner sous les palapas. Déjà, il y a quelques place qui se sont fait squattées. Un jour, une dame est venu s'installer à côté de nous sous le palapa sans nous demander notre avis et a monopoliser la zone d'ombre à elle seule. Elle n'a jamais répondu à nos questions, n'a jamais réagi à nos remarques et faisait la sourde oreille à nos demandes. Seule la prendre et la tasser aurait porter fruits mais nous aurions passer pour méchants de tasser une dame sans défenses. Nous avons donc attendu gentiment qu'elle se lève pour faire disparaitre sa chaise. La veille, elle avait importuné une autre personne sous le palapa d'à côté pendant toute une après-midi. Le soir, au buffet, elle s'assoyait avec n'importe qui sans invitation et raccontait ses bobos. Un autre jour, un vieux monsieur est venu lire sur la chaise d'un amis mais n'est pas demeuré longtemps. Ces situations risquent de se répéter et dégénérer.

Durant deux jours, deux ou trois familles de je ne sais trop où, ( ça sonnait Italien ou Portugais ) avec plusieurs enfants, complètement indisciplinés, on fait fermer la piscine parce qu'ils ch..... dedans. No jokes. Ils ch.... dans la piscine et trouvaient ça drôle. 2 jours d'affilé. Les gardiens de sécurité n'en venaient pas à bout. Il n'y avait rien à faire pour les raisonner. Ils courraient partout, plongeaient dans la piscine, criaient...Pendant ce temps-là, les parents prenaient des photos. J'ai demandé à l'hôtel de me dire ce qu'ils avait prévu pour que ceci arrête et quels étaient les mesures qu'ils avaient prises pour que cela ne se produisent plus mais je n'ai pas eu de réponses. Le problème s'est réglé de lui-même quand ces familles sont parties. Mais je peux vous dire que quand j'allais dans la piscine, je n'étais pas longtemps et je regardais s'il n'y avait pas des choses brunes qui flottaient près de moi.

D'autres familles sont arrivées avec des ados aux cullotes slackes et grandes calottes, vous voyez le genre ? Et bien, ils se sont mis à crier comme seuls des ados sur la brosse peuvent le faire à partir d'un balcon côté piscine. Évidemment, les autorités de l'hôtel ont réagi tout de suite mais à tous les soirs, lors de la fermeture des bars et de la disco, des évènements étranges se produisaient dans les corridors. Comme, un extincteur qui se retrouve devant une porte, des plaques de numéros de chambres qui disparaissent, des bruits excessifs bref, des choses qui se rapprochent plus d'un trois étoiles que d'un cinq.

Je ne dis pas que les autorités de l'hôtel sont responsables de tout cela mais ils devront sélectionner un peu mieux leur clientèle. Je ne sais comment car l'Esméralda est victime de sa grande popularité et de son rapport qualité/prix. Une clientèle de 3 ou 4 étoiles qui arrive dans un 5, ça créé de drôle de situations. Je ne dis pas ça par mépris et encore moins par snobisme. J'ai déjà été dans des 3 et 4 étoiles et va fort probablement y retourner. Sauf que quand je suis dans un 5, je comprends qu'il y a un certain ''standing'' qui accompagne ce choix. Je ne peux être dans un 5 et me comporter comme dans un 3. Comme je ne peux être dans un 3 et être difficile comme dans un 5.

Finalement, les vendeurs de ''time sharring'' sont tipyques des vendeurs Dominicains, hachalants, harrassants, envahissants. Ceux et celles qui se sont fait prendre à accepter leur offre de cadeaux en ont été quitte pour perdre une demi journée à entendre leurs arguments de vente et à essayer de leur expliquer que cela ne les intéressaient pas. Ils sont tous revenus en cr........

Bref, l'Esméralda a certes du lustre, mais c'est un lustre fragile. Je ne suis pas déçu de ce séjour mais je me demande combien de temps l'Esméralda pourra résister à ces assauts en gardant sa réputation et ce haut standard de qualité.
Hôtel Odyssée à Zarzis en mai 2011
by Mlacou · 2011-03-17 · 13 replies
Je vais partir pour 2 semaines en vacances à Zarzis avec mon mari à l'Hôtel Odyssée à partir du 28 mai 2011. Pouvez-vous me dire si il y a des risques encourus durant cette période vu que l'endroit se situe près de la Lybie et la situation actuelle dans ce pays n'est vraiment pas bonne.

Ose-t-on aussi aller faire des visites dans les environs mais en étant accompagné ou y-t-il des risques comme Matmata, Douz, Tozeur etc.

Merci de me rassurer.
Voyage en Iran en juillet 2011 et actualité?
by Mai64 · 2011-02-20 · 115 replies
Bonjour à tous !

J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !

Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).

Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider

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