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Périple à vélo en Finlande
by Marine2 · 2008-02-01 · 18 replies
Bonsoir à tous, Je commence à penser à mon prochain voyage à vélo, pour cet été. J'aimerais bien voir la Laponie, et je comptais retourner en Finlande pour un petit périple de 500-600 km en direction de Rovaniemi (pas plus, car je serai très limitée par le temps). Point de départ: une ville accessible en avion ou en train. Afin de mûrir ce projet, j'aurais besoin de deux informations:Je suppose qu'il faut emprunter les grands axes, car les routes secondaires ne sont que des pistes mal damées et casse-g... à vélo (expérience vécue dans le sud de la Finlande). Quelqu'un peut-il me le confirmer? Quelles sont les routes les plus agréables?Est-il possible d'emporter son vélo dans les trains ou les bus, et à quelles conditions? Merci beaucoup à tous ceux qui peuvent me faire part de leurs expériences! Marine
Tour du monde de trois ans en famille, en camping-car
by MaxiBoud · 2008-01-23 · 32 replies
Hello,

Nous préparons un tour qui devrait commencer entre novembre 2008 et février 2009 pour finir l'été 2011, voire 2012 si on ne veut plus s'arrêter 😛 En famille, avec nos deux enfants qui auront au moment du départ 7.5 ans et 4 ans. En camping car.

J'aimerais échanger avec ceux d'entre vous qui ont plus ou moins le même projet, à savoir un grand tour, avec des enfants, sur une longue période, par la route. On réfléchit en ce moment en particulier sur la période de départ & le parcours + sur le véhicule...

Nous pensons commencer par l'Europe: c'est le plus simple pour commencer (VISA, monnaie, ...), ça nous permettra de nous roder (en particulier sur le véhicule et la vie à 4 dans quelques m²... 🤪), ça fait moins de frais (pas de cargo ni d'avion), ... Mais du coup, nous qui serions prêts à commencer en novembre, on se dit que c'est peut être pas l'idéal pour l'Europe, même en partant vers le Sud. C'est pourquoi on décalerait de quelques mois. En même temps c'est dommage de "perdre" 4 mois à attendre. L'Espagne en décembre, l'Italie en janvier, la Grèce en février: qu'en pensez-vous?

Je poserai mes autres questions si la discussion prend bien. Posez les vôtres, qu'on échange un peu: c'est une façon de commencer le voyage :-) Quel véhicule, quels aménagements, quel parcours, quel thème, ...?

A+
Insécurité à Madagascar: braquage à main armée en plein jour...
by Krilo · 2007-12-29 · 72 replies
Revenant de Madagascar on souhaite porter à la connaissance des futurs voyageurs la mésaventure pas si exceptionnelle qui nous est arrivée.

En effet on a failli se faire buter. Dans un endroit super touristique, dans la forêt des baobabs de Ifaty, dans la région de Tuléar, qui est dans tous les guides touristiques le samedi 17 novembre 2007 à 16h, en plein soleil, accompagnés d'un guide local (le serveur de notre hôtel) et d'un chauffeur de charette à zébus.

4 mecs armés chacun d'un pistolet, avec également une carabine, un coupe-coupe et un bidon d'essence sont arrivés sur nous d'un pas décidé, à visage découvert. On a juste eu le temps de se dire qu'ils avaient une sale gueule et que ça ne sentait pas bons que nos guides étaient à genoux et qu'ils demandaient l'argent. Nos 2 guides se sont retrouvés avec un pistolet contre la tempe et le doigt sur la gâchette !!!! Bien sûr on a donné le peu d'argent qu'on avait sur nous (environ 15 euros), et ils n'avaient pas l'air contents d'un si maigre butin. Ils nous ont fait également mettre à genoux et nous ont fouillé. Ils ont pris l'étui à lunettes et l'ont jeté. Ils ont pris l'appareil photo croyant que c'était un téléphone portable. On a demandé à notre guide qu'il leur demande de nous donner la carte mémoire (car nos agresseurs ne parlaient pas français). Comme ils étaient crétins, ils ne savaient pas de quoi il s'agissait et n'avaient pas l'air de savoir comment fonctionnait un appareil photo! Ils nous ont demandé si nous avions nos passeports, nos billets d'avion... heureusement tout était resté dans la valise fermée à clef à l'hôtel (ce qui est indspensable là-bas....). On redemande au guide pour la carte mémoire, et l'un de nos agresseurs lui shoote dans la tête comme dans un ballon de football lui faisant exploser ses lunettes. Ils nous ont pris nos lunettes de soleil et nos montres. Et puis ils débattaient entre eux. Là, on n'en menait pas large car on s'est dit qu'on allait se faire tabasser: on n'avait rien d'autre à donner..... Ils ont ensuite voulu voler la chevalière en argent de notre guide malgache et comme elle ne passait pas, on a vu un regard vers le coupe-coupe qui nous a fait frémir...

Bien que nous ayons tout donné ils restaient là en nous tenant sous la menace de leurs armes, discutaient de nous séparer des Malgaches, mettaient le pistolet sur la tempe du guide et disaient "boum boum". Le guide suait à grosse gouttes car il comprenait ce qu'ils disaient.On n'a compris qu'un mot: Vazaha ("étranger"), dans la discussion (le guide nous a raconté ensuite qu'il leur avait dit "vous ne pouvez pas faire ça à des vazaha").Manifestement ils discutaient de notre sort. On a demandé au guide ce qui se passait, il nous a dit de nous taire. Nous sommes bien restés 10 mn les genoux à terre attendant d'être fixés sur notre sort... Là on s'est vraiment sentis en danger de mort.On se disait chacun de notre côté que ce n'était pas possible, qu'ils ne pouvaient pas nous butter, que c'était absurde, que notre vie ne pouvait pas s'arrêter là, comme ça bêtement... On sentait vraiment une très forte tension chez eux. Le danger d'une arme à feu est que le coup peut partir et ça peut vite dégénérer et devenir un vrai carnage. Tout à coup 3 des agresseurs sont partis laissant le 4e nous tenir en joue pendant qu'ils séloignaient. Avaient-ils entendu quelque chose? Nous étions trop stressés pour avoir eu l'oreille à l'écoute des bruits environnants. Toujours est-il que 15 secondes après ils ont appelé le 4e qui a décroché. A ce moment, on a entendu à moins de 50 mètres un cri de femme (une touriste)et un coup de feu. On a déguerpi vers le village en courant à travers les broussailles. Ayant rejoint le chemin vers le village, on a croisé quelques touristes avec leurs guides et leurs appareils photos qui se dirigeaient vers la forêt. Ils ont bien entendu rebroussé chemin.

On est arrivés à notre hôtel vers 17 heures alors qu'on avait de la route à faire avant la tombée de la nuit! On avait prévu de partir pour Tuléar à 30 km de piste, on ne voulait pas rester dans nos bungalows isolés en bord de mer sans aucune sécurité (3 gendarmes sans voiture et sans aucun moyen pour surveiller cette station balnéaire très touristique....) Arrivés vers 19h et quelques, on est allé poser nos affaires à l'hôtel puis faire notre déposition à la gendarmerie. L'aventure continue: au fond d'une basse cour sans électricité au milieu des poules et des canards, un mec (un gendarme?) nous a accueillis en maillot de corps dans le noir, à la bougie! Quand on a vu les moyens, on s'est dit que tout le pays devait être aussi dangereux car l'impunité devait être reine! On raconte notre histoire et il nous donne un papier et un stylo pour faire nous mêmes la déclaration par écrit. Ce qu'on fait. Un gradé arrive, en bel uniforme, nous demande ce qu'il y a. Après notre récit il nous incite à ne pas porter plainte. On lui explique que pour l'assurance, on a besoin d'un papier tamponné de leurs services. "Alors si c'est pour l'assurance, faites une déclaration de perte!" On était stupéfaits et on a répondu que c'était hors de question. Il nous a dit alors de mettre en en-tête de la déclaration "à l'attention de Monsieur le commandant de la Brigade de Gendarmerie Nationale de Madagascar de la région de Tuléar"... C'était totalement grotesque et surréaliste! Evidemment pas d'électricité = pas de photocopie. Nous sommes donc retournés le lendemain matin, dimanche 18 novembre, pour apporter un double de notre déclaration que nous avions recopiée à la main, afin d'apposer les fameux tampons. Le gendarme n'était plus le même et il n'était au courant de rien !!!! On recommence notre laïus. Il sort le tampon et l'encrier: encre sèche!!!! Notre chauffeur va chercher de l'eau dans la voiture pour humidifier le tampon encreur et on a notre sésame. Le gendarme nous rend les 2 exemplaires. On lui dit qu'un exemplaire est pour la gendarmerie comme convenu la veille. Il nous répond "pourquoi faire"!!!! Texto. On insiste, il prend la feuille en disant "si ça peut vous faire plaisir". On imagine que le papier est passé à la poubelle dès que nous sommes sortis!

Comme ce braquage est arrivé le 2e jour de notre séjour à Mada, avec une telle réaction des autorités locales, vous imaginez bien comme on a pu se sentir en sécurité pendant les 11 jours suivants de notre séjour... Nous avons tout simplement parié sur le fait qu'on ne pouvait pas avoir la guigne une 2e fois!!!!!

A notre retour à Tana, nous sommes allés voir le conseiller sécurité de l'ambassade. Heureusement que c'était le dernier jour! Il nous a dit que ça arrivait à peu près une fois par semaine partout dans le pays mais que les autorités Malgaches étant très susceptibles il leur était très difficile de communiquer sur la réalité de l'insécurité à Mada. D'ailleurs il a quand même réussi à faire inscrire sur le site su Quai d'Orsay qu'il y avait à Madagascar des attaques par des bandes armées parfois d'une rare violence.... Il y a un an et demi par exemple, le premier secrétaire de l'ambassade (le n°2) organisait dans sa résidence privée dans un quartier central de Tana et plein de diplomates, gardé par la police Malgache, un diner avec le président de la banque mondiale, des huiles internationales et d'autres ambassades. Et bien 10 mecs armés de Kalachnikov ont débarqué et ont dépouillé tout le monde!!! Par ailleurs, il nous a également raconté que lorsque les gens avaient des accidents de la route, la première chose que faisaient le gens y compris les flics c'était de dépouiller les victimes!!! Pas d'appeler les secours... Charmant.

Vous comprendrez bien que dans ces conditions on déconseille vivement de se rendre à Madagascar malgré la beauté des paysages et des rencontres chaleureuses avec des malgaches très sympathiques. En discutant avec les gens sur place on a appris également qu'un bus de touriste s'est fait attaquer également à main armée il y a 5 mois à la fenêtre d'Issalo (également recommandée dans tous les guides) et que peu après notre attaque un grand hôtel de Nosy Be a aussi fait les frais d'un braquage à main armée... On ne peut donc se sentir en sécurité dans aucun endroit de l'ile, les autorités locales faute de moyen sont complétement inefficaces et étouffent les informations pour ne pas nuire au développement du tourisme....

On a encore bien d'autres histoires de vol, arnaques de flics sur la route... mais on préfère s'arrêter là...
Quelle assurance pour vos voyages à vélo au long cours?
by Aspicwc · 2007-12-09 · 10 replies
Salut, Tout est dans le titre... Je pars de france début février pour essayer de rejoindre la mongolie et je ne sais pas quelle assurance choisir? Il y en a des paquets et des tas avec des closes différentes dans chaque contrat et des prix allant du simple au XXXXXXXXXX Vous, vous prennez (vous avez pris) quoi? Que me conseillez/déconseillez vous?

Merci d'avance Francois
Vélo pour faire 10,000 kilomètres vers la Chine?
by Turcomongol · 2007-12-08 · 17 replies
Bonjour je pars pour au moins 10000km (chine) et j ai un gros dilemme il me faut ... un velo. J ai bien lu les post mais bon ce n est pas toujours clair!Je me suis dis qu avec mes questions je pourrais faire un post assez complet pour les debutants et surtout grace a vos reponses si vous le souhaitez.Essayez de rester dans les budgets moyens.

Alors voila je demande vos avis precieux.mon budget velo 450 euros max porte bagage et saccoches comprises (est ce raisonnable?) avec rallonge de 100 e si necessaire. en lisant ce forum je cherche un cadre acier sans suspension mais c est dur a trouver je n ai aucune idée de la position a prendre: plutot vtt ou plutot un velo ou la selle est plus basse que le guidon (du coup le buste se redresse). les cadres acier du genre "triban 3 de decathlon" ca suffirait? ou connaissez vous une autre marque dans mes prix? pour le braquet (je fais 1m82 un peu tordu et peu entrainé) combien de dents? et les derailleurs avec du plastique pour les pinions? les rayons renforcés pour les roues est ce bien utile? enfin je suis preneur de tout ce qui ameloire le confort alors si vous avez des conseil n hesitez pas

En tous les cas je vous remercie chaleureusement pour le cas ou vous me repondrez j espere ne pas avoir abusé messieurs/mesdames les passionnées!je vous tiendrais au courrant de mes preparatifs...

ps:Ah oui et un bon magasins en rhone alpes?
Tracter sa voiture derrière son camping-car?
by Colladeze · 2007-11-28 · 670 replies
je tracte ma voiture derriere mon camping car en toute légalité...et oui c'est permis car nous sommes européens peu de gens le savent. Mon épouse étant handicapée je me suis intéressé au probleme de tracter sa voiture pour les déplacements hors des campings et les visites des sites lorsque nous partons si des personnes sont intérésées je suis a leur dispositions pour montrer le systeme. monCC un RAPIDO962 et ma voiture une AX diesel salutations 😎
Tour du monde à 18 ans
by Axance · 2007-11-13 · 33 replies
Salut à tous!🙂 Je voudrais savoir ce que vous pensez - en tant que voyageurs/backpackers expérimentés - de faire un tour du monde à mon age (je précise que j'aimerai vraiment le faire seule : tellement plus de liberté, de rencontres possibles...). On me dit que je suis folle (que ferais-t-on sans Folie??), je n'ai pas envie d'y croire. Quand on veut on peux, non?? Le problème c'est que juste par écrit il est difficile de montrer toute ma motivation. J'ai besoin de partir vers l'inconnu, l'aventure...Tout ce qu'on nous fait apprendre ça ne sert à rien si on ne fait rien par nous même, si on ne sort pas de notre petit quotidien rassurant et sur-sécurisé. Je veux voir autre chose, faire de Vraies rencontres, il y a tellement à apprendre de moi et des autres... Je sais que ça demande du temps, de l'argent, de l'organisation, de la paperasse. Mais je sais aussi que c'est un question de volonté. Bref, suis-je aveuglée par mes rêves et cet instinct si puissant qui me pousse à voyager, ou bien...est-ce faisable??? Et si vous connaissez des filles dans le même cas, se serait avec plaisir!!😉 Merci beaucoup!
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route
by Mékong · 2007-10-29 · 245 replies
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.

Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route

fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique



PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES

19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul

Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie. Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique Infos pratiques Arrivée à l'aéroport Ataturk prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue. Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar Pour aller au bord de la Mer Noire Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos

SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN

Istanbul-Erzurum 24-25 octobre

Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant. Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉 Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂. Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin. Mes 4 premieres nuits 1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎

Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Traversée en container d'un véhicule France-Montréal
by Cetc · 2007-10-22 · 29 replies
Qui peut me donner des renseignements sur l'éventuelle traversée en container d'un véhicule vers le québec. Nous comptons passer plusieurs mois au Canada et USA et il nous semble que faire traverser notre véhicule est moins cher que la location ou l'achat sur place Christian
Compagnie Aeroflot pour Ulan Bator en Mongolie
by Slom43 · 2007-09-27 · 89 replies
Salut! je suis à planifier un voyage en mongolie vers mai 2008. Je pars de montréal et la plupart des vols que je trouve passe par moscou, avec aeroflot vers ullan. Je me demandais si qqun a pris aeroflot récemment, qu'est-ce que ça dit comme fiabilité des horaires et des avions surtout! Si vous êtes allés en mongolie et avez des recommandations de guide ou d, agence, je suis preneuse de toute info!!!! On ne sait pas encore ce qu'on va faire au juste, on est encore à se chercher des billets d'avion .... !!

stéphanie
Jeu des photos: suite de la suite
by Tylassin · 2007-08-30 · 546 replies
Alors pour commencer ce nouveau fil deux photos pour le prix d'une. Prises de chaque côté de la rivière. Mais où est-ce donc?
Ascension de l'Everest (Tibet)
by Nico111 · 2007-08-19 · 52 replies
Bonjour à tous! Je suis tout nouveau ici et j'aimerais vous demander si ce que je vais vous dire vous parait faisable.

Après quelques voyages effectuer en Egypte, Angleterre, Maroc et Autriche je voudrais aller "tenter" l'ascension de l'Everest! Et je dit bien Everest et non pas le camp de base etc... mais bien d'aller tout en haut du toit du monde à 8848m! J'ai déjà gravi le Mont Blanc en France et le Népal, Tibet me plairait bien.

A votre est-ce réalisable? Si oui comment puis-je faire pour m'organiser? Je ne trouve rien sur internet.

Merci beaucoup d'avance.

Namasté.
Voyage à la découverte de l'Amour
by Yangguizi · 2007-08-06 · 59 replies
L'Amour... Comme nombre de mes semblables, ce mot m'a toujours fait rêver et depuis ma tendre enfance, je rêvais de le connaître, de pouvoir associer un vécu, des souvenirs, des expériences à ce mot si magique. Car à 31 ans, je ne l'avais jamais connu l'Amour avec un grand A, celui que seule une petite minorité de terriens a pu un jour connaître ou tout simplement effleurer. Et si du haut de mes quelques années de vie et de voyages j'ai déjà pu accumuler un certain nombre d'expériences intéressantes, l'Amour restait encore quelque chose pour moi de mystérieux et d'inconnu.

Une semaine de vacances plus ou moins imposées au dernier moment en cet été 2007 allaient représenter une chance unique de partir à la découverte de l'Amour. Et à ce quasi-dépucelage voyagiste allait s'ajouter une autre première en ce qui me concerne: j'allais voyager avec des amis, ce qui était une véritable révolution pour le voyageur solitaire que je suis en général. Un couple d'amis français de passage en Chine, que je désignerai sobrement par les initiales H. et K., étaient tout à fait disposés à m'accompagner dans cette quête de l'Amour. Je savais que je ne risquais pas grand chose en voyageant avec eux. Habitués aux rythmes effrénés, et partageant bon nombre de centres d'intérêts avec moi (surtout H.), ils allaient être les compagnons idéaux pour ce voyage initiatique.

Inutile de préserver le suspense plus longtemps, l'Amour, je peux maintenant dire au terme de ce voyage que je l'ai rencontré. Mais j'y reviendrai plus tard. Si l'Amour était effectivement le but principal de ce voyage, il n'y a quand même pas que ça dans la vie, et il s'est passé bien des choses pendant ces 9 jours, avant et après la rencontre avec l'Amour. Je savais instinctivement que c'est dans le nord-est de la Chine, dans l'ancienne Mandchourie, que je rencontrerais l'Amour. Dans la province du Heilongjiang que je n'avais encore jamais explorée pour être exact, ce qui tombait très bien car en cet été caniculaire, elle devait être une des plus agréables de Chine, d'un point de vue strictement climatique.

Ce voyage a donc commencé un beau et chaud samedi matin par un vol en direction de Pékin où m'attendaient mes amis avec qui nous devions rejoindre ensemble Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, un peu plus tard. Arrivé sans encombres à l'hôtel, j'ai retrouvé H. et K. puis nous nous sommes mis en quête d'un billet de train pour Harbin, ce qui s'est avéré être une opération plus difficile que prévue (ils avaient déjà échoué la veille). Mais ce voyage à la découverte de l'Amour allait être placé sous le signe de la chance, et une aubaine miraculeuse nous fit décrocher trois places en couchette molle le soir même pour Harbin, à un horaire parfait. Cela ne me laissait qu'une demi-journée pour profiter de Pékin, une ville où j'étais déjà allé à plusieurs reprises, mais souvent en coup de vent, et où j'avais plusieurs choses à faire. La première, et aussi bien H. que K. ne pouvaient que m'encourager à assouvir ce vice, consistait à aller déguster un délicieux canard laqué au Yawang, le roi canard, un des restaurants les plus en vue de la ville pour cette spécialité. On a beau rechercher l'Amour avec un grand A, ce n'est pas une raison pour étouffer l'amour de la bonne bouffe!
Retour d'Iran: informations pratiques (mai 2007)
by Ddpn · 2007-06-10 · 36 replies
Après 17 jours passés en Iran, je vous livre un Best Of de ce séjour 😎: http://www.dailymotion.com/.../x283wo_best-of-iran

Mais aussi quelques informations pouvant vous aider à préparer votre futur voyage dans ce fabuleux pays. Donc voici pêle-mêle quelques informations utiles :

En Mai, 1 EUR = 12, 500 rials, 1 USD = 9, 300 rials et 1 GBP = 18, 000 rials

Vie courante

1 bouteille d’eau : 2, 500 rials en général mais il est possible de boire de l’eau potable un peu partout dans les principales villes (devant les mosquées, dans les parcs…) 1 soda (bouteille en verre de 300ml) : 1, 000 rials Glaces : environ 2, 000 rials Jus de fruit : environ 5, 000 rials Shawarmas/ Kebabs : 10 à 20, 000 rials Ticket de bus : 200-250 rials Ticket de metro : 750 rials

Transports

Vols intérieurs : Iran Air. J’ai effectué le vol Teheran Yazd comme sur Air France ou autre en Europe, même type d’avion et très bonne qualité de service (box petit déjeuner et journal en anglais)

Les horaires des vols se trouvent ici : http://www.iranair.com/...load520_file_en.pdf

Bus

Depuis Yazd (merci au Silk Road pour les horaires) Yazd – Esfahan : Mercedes à 6h30 et 13h30 pour 12, 600 rials, Volvo de 6h00 à 23h30 (14 bus, 1 par heure en général) pour 30, 000 rials

Yazd – Kerman : Volvo à 5h30, 6h00, 8h00, 12h30, 16h00 et 17h00 pour 35, 000 rials

Yazd – Shiraz : Mercedes à 20h30 pour 18, 000 rials (j’ai payé 25, 000 rials et la durée du trajet était de 8h), Volvo 8h00, 14h00 et 20h30 pour 40, 000 rials

Yazd – Téhéran : Mercedes à 21h00 pour 27, 000 rials, Volvo 8h30, 10h30, 16h30, 20h30 et 21h00 pour 55, 000 rials

Yazd – Mashad : Mercedes à 16h00 pour 44, 500 rials, Volvo à 16h30 et 17h00 pour 90, 000 rials

Depuis Shiraz Shiraz – Esfahan : Volvo au moins à 22h00 et 23h00 pour 40, 000 rials. La durée du trajet est de 7h. Depuis la gare routière Sofeh au sud d’Esfahan, il suffit de prendre le bus municipal n°301 pour 500 rials.

Depuis Esfahan Esfahan – Kashan : Mercedes à 11h00 pour 10, 000 rials. La durée du trajet est de 3h.

Depuis Kashan Kashan – Qom : Les minibus partent de dès qu’ils sont pleins. Le trajet coûte 5, 500 rials et dure 1h30. Kashan – Téhéran (Gare routière Sud) : Volvo à 14h30 pour 25, 000 rials. Le trajet dure 3h. Pour aller à la gare routière ouest depuis la gare routière Sud : Prendre le métro à 300m de la gare routière sud direction la station Imam Khomeiny, changer de ligne pour aller au terminus Sadeghieh. A Sadeghieh, prendre le bus municipal 8-23 (Prix 200 rials) qui va vers Azidi et le chauffeur vous déposera près de la gare routière. Temps de parcours : 1h15

Depuis Téhéran Téhéran (Gare routière Ouest) – Tabriz : Volvo à 21h pour 59, 000 rials. Le trajet dure 10h. Pour aller en centre ville depuis le terminal de bus de Tabriz : Prendre le bus municipal 160 (250 rials à payer dans le bus)

Depuis Tabriz Tabriz – Rasht : Volvo à 21h pour 45, 000 rials. Le trajet dure plus de 8h. La gare routière est excentrée par rapport au centre mais un bus municipal fait la liaison pour 250 rials.

Train

Depuis Qazvin Qazvin – Teheran : Train à 8h pour 5, 000 rials. Le trajet dure 2h. Depuis la gare de Téhéran, la station de métro la plus proche (Shoush) est au bout de la ligne droite (1, 500m) à droite en sortant de la gare.

Taxis

Demi journée de taxi privé Kashan - Abyaneh et retour à Fin Garden : 120, 000 rials Excursion à Kandovan via avec le frère de Nasser (Tourist Office) : 150, 000 rials Rasht – Fuman en taxi collectif : 5, 000 rials Fuman – Masuleh en taxi collectif : 6, 000 rials Rasht – Qazvin : 40, 000 rials en taxi collectif (style de conduite ici 🤪: http://www.dailymotion.com/...in-iran-en-savari-20) Journée en taxi privé depuis Qazvin pour les chateaux de Lamiasar et Qazvin: 25, 000 rials / heure soit 225, 000 rials ou 25 USD pour 9h (contre 25 USD / personne avec Iran Hotel !!!). Nous avons négocié avec le taxi place Valiasr.

Logement

Yazd Silk Road Hotel – 34, 000 rials / nuit en dortoir (8 lits) Un excellent endroit et le staff se plie en quatre pour répondre à toutes vos questions. Le buffet au petit déjeuner est un régal.

Shiraz Zand Hotel – 60, 000 rials / nuit en single Très bien situé pour une visite à pied de la ville. A deux pas de la citadelle.

Esfahan Amir Kabir Hotel – 35, 000 rials / nuit en dortoir Bon marché et endroit idéal pour rencontrer d’autres backpackers.

Kashan Golestan Hotel – 70, 000 rials / nuit en single (négociation du prix) Le patron est assez spécial mais bon c’est quasi le seul hôtel pas cher de Kashan donc…

Tabriz Hotel Mashhad – 57, 300 rials en single sinon 79, 000 en double + 5, 000 rials / douche Très bien situé en plein centre ville.

Qazvin Iran Hotel – 140, 000 rials en single Pas trop le choix à Qazvin avec 3 hôtels seulement. Le manager cherche les rials et proposent des excursions hors de prix (Alamut et Lamiasar pour 25 USD / personne soit le prix d'une journée en taxi, voir ci-dessus). Khasar Hotel – 90, 000 rials en single Un cran en dessous du précédent.

Teheran Firouzeh Hotel – 120, 000 rials en single. Site : http://www.firouzehhotel.com/ Un excellent manager donc un excellent hotel. Un vrai plaisir de finir le séjour ici.

Divers Kashan: Pour assister au sport national Zurkhaneh, c'est sur la petite place au bout de la rue Azfal (lorsque le bazar s'ouvre sur l'extérieur). Début à 21h00, suivez les percussions pour trouver la porte 😉

Si vous avez des questions n'hésitez pas on est quelques uns à y être allés et à fréquenter ce forum (N'est ce pas Norbert, Sabine, ...😉)

De toute façon un nouveau Lonely Planet va sortir très bientôt Mark Elliott était sur place en Mai.

Have fun !!!!
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre
by Krikri6792 · 2007-05-14 · 15 replies
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.

Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.

Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!



La version accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/

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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.

Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.

Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,

et vers la citadelle.

Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.

A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!

Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).

La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.

Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.

Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.

Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,

le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.

Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.

Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).

Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.

Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.

Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.

Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.

Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.

Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.

Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.

Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.

Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.

Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.

Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.

Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.

Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.

Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.

Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!

Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.

La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.

Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.

Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).

A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.

Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.

puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.

Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.

Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.

Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!

Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.

Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.

Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).

Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.

Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.

Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.

Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.

Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.

Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.

Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).

Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.

Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…

et de drôles de champignons (?).

Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.

Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.

Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.

190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.

Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.

De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.

Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.

Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.

Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.

Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.

Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!

Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.

Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.

Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.

La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.

Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!

Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.

C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.

Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.

Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.

Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE

Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!

Nos conclusions sur :

=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.

=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.

=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.

Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.

=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.

=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.

=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.

Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.



FIN
Tour du monde, année sabbatique: peur de l'impact sur la carrière
by Flobu · 2007-03-16 · 43 replies
Bonjour à tous, Je travaille dans le privé et ma convention collective stipule que au bout de 3 années d'ancienneté dans cette entreprise je peux prendre une année sabatique (il n'est pas fait mention de l'expérience de 6 années) Je comprend donc que je suis en droit de faire une année sabatique. Néanmoins, c'est bête a dire mais j'ai peur des impacts de ce choix. Je viens d'avoir une mutation a un très bon poste. J'ai fait des pied et des mains pour l'avoir et je démarre en Mai. Parrallèlement a cela, mon ami m'annonce qu'il veut quitter sa boite et que c'est l'occasion pour nous avant d'avoir des enfant de enfin faire ce tour du monde. Cela m'obligerait 5 mois après la prise de mon poste(fin sept début oct) a annoncé que je parts en Janvier.

J'ai peur que cela m'ammene au clash avec mon taf : tu a pris tes responsabilité on comptes sur toi tu es pas fiable tu viens juste de reprendre un équipe et eux ils vont en penser quoi a ton avis.

J'ai envie de faire ce TDM car nous sommes dans les dernières années avant d'avoir des enfants. Mais j'ai peur des conflits que cela risque d'occasionner à mon départ et a mon retour dans l'entreprise.🙂🤪😕???

Quels sont vos opinion sur tout cela, quelles ont été vos expériences?

Merci de vos réponses!
Interdiction de fumer dans les lieux publics
by Ulyssea06 · 2007-02-01 · 387 replies
bonsoir! que pensez -vous de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, notamment dans les aeroports puisque nous sommes sur un forum de voyages!😛 alors ça sera pas trop dur? plus d'endroit pour les fumeurs? comme ces petites pieces non ventilees, ou l'on vient fumer une cigarette pour passer le temps! et l'on repart completement asphixie?🏴‍☠️
Aux pays du sourire et des orchidées: (1) Bangkok et Vietnam+photos
by Smouchy · 2007-01-25 · 27 replies
BANGKOK-VIETNAM-CAMBODGE-LAOS, DU 22 OCT. AU 5 DECEMBRE 2006. VOYAGE AUX PAYS DU SOURIRE ET DES ORCHIDEES ! En remerciement pour l’aide apportée par de nombreux membres de VF.

suivez le récit en PHOTOS (pages 4 à 9 album photos:MARCHÉS ETHNIQUES CAN CAU +BAC HA ) sur
http://claudinebeaujean.myphotoalbum.com (bkk +vietnam;le reste plus tard...)

22 OCTOBRE :départ Madrid 13h50, vol TG949 B747-400

23 OCTOBRE :arrivee á BKK à 6h20 apres un vol sans histoire. Les sièges, confortables, de la classe économique laissent plus d’espace pour les jambes que ceux de beaucoup de compagnies occidentales. Trois semaines après son inauguration officielle, nous decouvrons l’immense et luxueux Suvarnabhumi airport, orné d’omniprésentes photos du roi et du couple royal (elles devaient d’ailleurs nous accompagner tout au long du sejour thailandais !). Bagages et douane efficaces :le tout en un peu moins d’une demie heure ! Taxi pour le Marriott resort…les superstructures du sky train sont terminées…il fait dejà tres chaud et humide sous un soleil de plomb. Après deux heures d’un profond sommeil réparateur (nous ne sommes pas là pour dormir !), nous voguons sur le Chao Phraya avec une des navettes, qui relient gratis l’hotel à Saphan Taksim, tête de lignes sky train +river boats, en 10 minutes ;jamais nous n’avons dû l’attendre plus de 5 minutes !

A Saphan Taksim, river express direction Tha Tien pour visiter le Wat Pho et son fameux Buddah couché.Affirmer qu’il fait chaud est un euphémisme :il fait même très chaud !Pendant tout notre voyage (sauf dans région de Sapa/Bac Ha), les températures seront constamment comprises entre 32 et 35ºC, accompagnées d’une humidité de l’air très importante. Le Chao Phraya est en crue…les hautes eaux les plus fortes des 6 dernières années…paraît-il !A Tha Tien, comme dans beaucoup d’autres embarcadères, nous empruntons des pontons surélevés.Les eaux ont envahis les premières échoppes du petit marché…les habitants, manifestement, vivent avec … Enceinte du Wat Pho :gigantesque Buddah couché, 46m de long., recouvert d’une feuille d’or…un fidèle recueillait les aumones déposées dans la centaine de troncs placés sur toute la longueur du bouddha ;le tintement rythmé des monnaies nous accompagnait ainsi jusqu’au moment de remettre nos chaussures...mais aussi beaucoup de moines, 4 chedis surmontés de flèches élancées, une école de massages que l’on dit célèbre…et des farangs ! Le soleil décline vite sous ces latitudes…peu avant 18h, il fait noir…et l’agitation cesse pendant l’execution de l’hymne national !!!scene reellement vécue sur le quai d’une station de skytrain…soudain tout se fige. Pour pouvoir profiter de la clim, nous visitons le nouveau centre commercial Paragon….et tout spécialement sa librairie :section étrangère :surtout en anglais…français, anecdotique…et espagnol, inconnu ! La soiréee se termine au dîner buffet du 78e étage de la tour Baiyoke, la plus haute du royaume.Il y a foule pour goûter plats locaux, internationaux et autres sushis tout en jouissant d’une vue imprenable sur BKK la nuit !

A propos, j’allais oublier le coup d’état du 19 sept…c’est que rien, mais absolument rien, n’évoque, de près ou de loin, »l’évènement » !

24 OCTOBRE : L’hôtel est vraiment idéalement situé sur la rive du Chao Phraya.Nous l’avons choisi après une discussion VF sur les meilleurs petits déj de BKK !Nous n’avons pas été trompés :le merveilleux petit déjeuner buffet est tout simplement somptueux :choix et qualité !(il sera neanmoins dépassé par celui de saigon !!!) Même si le Marriott est grand…on peut affirmer qu’il est presque intime :jamais, nous n’avons ressenti la désagréable impression d’être envahis par des groupes bruyants, d’autant que les bruits sont étouffés par un luxuriant jardin tropical où est cachée une jolie piscine.On peut même rever que l’on est seuls !!!

Par la navette et le boat river, en route ( !) pour Tha Chang, direction Wat Phra Kaew et le grand palais contigu.Toujours accompagné de cette chaleur humide et implacable….qui ne nous abandonnera presque jamais ! Ce jour là, nous n’étions pas vêtus décemment !Du moins selon le critère des cerbères de garde à l’entrée du palais…qu’on en juge !Je portais un pantalon :inacceptable…on m’a loué une robe longue pour mettre par-dessus.Pierre ne valait pas mieux : horreur, un pantalon 4/5e laissait apparaître quelques centimètres de chair au-dessus de la cheville :inacceptable…il a du revêtir un panta…lon(g) ! Le Grand Palais est un ensemble de bâtiments (pantheon, bibliothèque, palais) d’une beauté à la fois spectaculaire et agressive, remplis de sculptures, de décorations, de couleurs et de peintures murales.Dans ses murs, le Wat Phra Keo, le temple du Bouddha d’émeraude, abrite la figure la plus sacrée du pays.Il paraît que le roi, en personne, se déplace pour le changer d’ornements… Nous nous offrons alors une balade en bateau pour profiter de la très relative « fraicheur » des khlongs !le hasard nous emmènera sur le khlong Noi.Sur la rive gauche, la gare de Thonburi…en face nous passons en revue les barges royales rangées dans un hangar sur l’eau, ensuite, nombreux wats les pieds dans l’eau, ou encore protégés par des tas de sacs de sable, maisons sur pilotis visibles ou parfois engloutis, fleurs flottantes emportées par le vigoureux courant, barques epiceries de marchands….on est loin du centre ville et de ses tours…. Visite du wat Arun qui ne manque pas d’attirer tous les regards, depuis le Chao Phraya, avec sa haute tour entièrement recouverte de morceaux de porcelaine cassés et de céramique. Nous terminons cette journée bien remplie, en tuk tuk, par la maison de Jim Thompson :composée de six maisons en teck, derniers exemples de l’authentique architecture intérieure thai, au beau milieu d’un luxuriant jardin. Excellent dîner au Mango Tree, sur les conseils avisés (et toujours d’actualité…ce qui est loin d’être la règle) du Routard, édition 2006. A ce propos, Mango Tree a ouvert un restaurant dans l’aile « départs internationaux » de Suvarnabhumi airport !

25 OCTOBRE 2006 :une journée à Ayuthaya en groupe, avec un guide anglophone, débitant, de mémoire, un texte bien rôdé…mais incapable de comprendre, encore moins de répondre aux questions…no comments !Heureusement, Rtd et LP nous accompagnent…. parc historique d’Ayutthaya :Wat Phra Mahathat et sa célèbre tête de Bouddah prisonnière des racines, Wat Phra Si Sanphet avec ses trois grands chedis. Au N du parc, Wat Na Phramen et son Buddah assis, 6m de haut, vêtu du costume royal. Au S de la ville, Wat Yai Chai Mongkhon et son immense Bouddah couché, à l’air particulièrement serein. Bang Pa In :palais d’été de la famille royale, à visiter seulement si vous disposez de trop de temps.Ensemble de constructions, attribuées aux membres de la famille, éparpillées dans un beau et vaste jardin bien entretenu.Le jardin est protégé du Chao Phraya en crue, par une longue muraille de sacs de sable ;la rue qui mène à la porte d’entrée est inondée… Retour en ville en bateau.

26 OCTOBRE 2006 : visites du temple au lingam, Chao Mae Tuptim :temple entouré de nombreux phallus en bois et en pierre.A ne pas manquer :situé à l’entrée du Raffles, près du khlong. Une fidèle aurait été enceinte, peu après y avoir prié, ce qui lui vaut sa réputation. Marché Thewet Flower :orchidées et fleurs tropicales. Pak Khlong market :immense marché de fruits et légumes, mélange de couleurs et de senteurs.

En fin d’aprem, retour à Suvarnabhumi où nous attend le vol TG684 à destination de Hanoi.

27 OCTOBRE 2006 : nous sommes très satisfait de notre hôtel, en plein dans le vieux quartier de Hanoi, à quelques encablures du lac de l’Epée. Le Classic Hotel, 22A, Pho Ta Hien. Grandes chambres lumineuses, avec sdb, accès gratuit à internet;choisir de préférence une chambre aux deux derniers étages (6 ou 7e) beaucoup plus tranquilles. Organise toutes vos excursions ;réception :on parle français. Seul point faible :petit déj assez quelconque (préférer omelette…éviter œufs frits !).

Quelques impressions, en vrac : - flot ininterrompu de motos, souvent surchargées, 2 à 4 passagers, voire 5 (si, si !).En moto (ou vélo), on transporte littéralement TOUT ce qui peut être transporté et même plus !!! - concert PERMANENT de klaxons ! rétroviseurs inutiles, puisque tout qui fait une manœuvre, klaxonne. - une espèce rare :le piéton absolument INUTILE, pour traverser, d’attendre une accalmie qui n’arrivera jamais. Il faut y aller lentement mais sûrement, sans hésitation :les motos vous éviteront…nous n’avons jamais rencontré la moindre agressivité…ni le moindre télescopage ! Un spectacle qui vaut le coup d’œil :s’installer sur un banc et jouir du spectacle de l’occidental effarouché tentant sa première traversée… - les trottoirs :piétons EXCLUS…servent de parkings aux motos…ou de cuisine aux restos de rues…ou d’étals aux commerces - l’anarchie des centaines de fils électriques aériens - motocyclistes sans casques…mais avec masques !pollution ?se protéger du soleil ? - l’absence presque totale de poteaux, flèches indicateurs de directions.

ensuite, longue marche en suivant l’itinéraire proposé par LP…ponctuée de plusieurs arrets « canette »….. c’est ainsi que nous visiterons le lac de l’Epée restituée, le temple de la montagne de jade, la cathedrale, la pagode de Ba Da, la prison de Hoa Lo (Hanoi Hilton des prisonniers américains), le temple de la littérature…

dîner au Quan Bia Minh, à quelques pas de l’hotel, resto en terrasse surplombant la rue grouillante….

Nous prenons alors le train de 22h pour Lao Cai, 9h de trajet pour un peu plus que 300km !

28 OCTOBRE 2006 : nuit en couchette molle…4 couchettes par cabine !Il parait que nous avons longé le fleuve Rouge pendant la plus grande partie du parcours….il est 6h50 quand nous arrivons.Nous faisons connaissance avec notre « french speaking guide », conscient que son français est pauvre !No comments !

Après plus de 2h d’une route spectaculaire à souhait, col, ravins et vues panoramiques sur les rizières en terrasses, nous atteignons CAN CAU et son marché du samedi. ce petit marché en plein air, en montagne, dans un site extraordinaire, compte, dit-on, parmi les plus extraordinaires du pays ! A 20km au N de Bac Ha et à 7km au S de la frontière chinoise, d’où la présence de nombreux marchands chinois et le commerce des chiens.Filles et garçons, principalement Hmong bariolés, mais aussi quelques Hmongs noirs montent au marché dans l’espoir de rencontrer l’âme sœur.Les échoppes sont tenues uniquement par les femmes, parfois portant leur enfant au dos, dans leurs plus beaux vêtements multicolores.Les hommes se retrouvant autour de tables basses pour boire de l’alcool…très fort (il parait qu’il peut s’enflammer !) et très bon marché (selon les guides). Ce marché restera l’un de nos très bons souvenirs !(d’autant plus, que nous y étions les seuls touristes)

nous redescendons à Bac HA, où nous ferons une promenade de 2h dans les hameaux d’ethnie hmong avoisinants. Nuit à Bac Ha. (600m alt.)

29 OCTOBRE 2006 : Si vous souhaitez visiter l’authentique marché de Bac Ha, faites comme nous :logez sur place. Impossible de ne pas être réveillé à 5h précises par les très nombreux haut-parleurs diffusant pendant plus d’une heure « la voix du vietnam »…dès 8h, le marché bat son plein et les premières hordes de touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h…ce qui vous permet d’avoir le marché pour vous « tout seul » ! Les Hmong qui ornent leurs jupes de couleurs diverses sont dits « bariolés ».Ils sont les plus nombreux sur le marché.Les Hmongs « noirs » portent des jupes unies.La confection est affaire exclusive des femmes ;elles décorent les costumes de toute la famille.Le vêtement est en coton teint à l’indigo, plus ou moins foncé, presque noir, selon le nombre de bains.Leurs mains sont d’ailleurs souvent bleues.Elles sont habillées d’une jupe, d’une veste et de guêtres et portent volontiers de grandes boucles d’oreilles. Le marché de Bac Ha a la réputation d´être le plus coloré du nord vietnam…c’est bien possible, Can Cau l’était tout autant…mais son marché beaucoup moins étendu que ne l’est Bac Ha ;en outre, le premier est dans la nature, hors agglomération, le second, au cœur du village. Beaucoup de sections :vêtements, viandes (têtes de porc, tripes, boudins), légumes, fruits, alcools à base de riz dans de grands bidons de 5L en plastic blanc ;un peu à l’écart on vend des bœufs, des chiens, des porcs… on se rend compte qu’on vient de vivre un grand moment…on quitte à regrets cette extraordinaire ambiance…pour affronter à contre-courant, les premiers flots de touristes qui commencent à submerger les lieux. Il commence à faire très chaud. En route pour Sapa. A nouveau à Lao Cai, on s’arrête au poste frontière sino-vietnamien, face à la ville chinoise de Hekon, sur l’autre rive du Fleuve Rouge.Un intense trafic de marchandises franchit, sans interruption, le pont dans le sens S-N….camions, et surtout motos, vélos lourdement chargés. La route qui monte à Sapa offre quelques très belles échappées sur les rizières en terrasses qui ne font pas oublier celles de la route Lao Cai-Bac Ha-Can Cau, beaucoup plus spectaculaires. Le soir tombe…et la température aussi, quand nous arrivons à Sapa (1600m alt.)…ce sera notre seule soirée fraîche de tout le voyage !

30 OCTOBRE 2006 : En route pour un trek d’une dizaine de km….dont près d’une moitié en escaliersassez raides, souvent sous le soleil et la chaleur humide. En cours de randonnée, nous visiterons deux villages Hmong noirs.A leurs yeux, leurs costumes ne constituent pas une attraction pour touristes.Les familles sont grandes :depuis les grands parents jusqu’aux nombreux enfants.Il n’est pas rare de voir les plus jeunes travaillant dans les champs.Nous avons été suivis tout un temps par une jeune Hmong de 25 ans, mère d’un enfant, qui a tenté, avec succes, de nous vendre ses tissus brodés…Ses contacts fréquents avec des touristes lui ont permis de s’exprimer très bien, j’insiste très bien, en anglais…largement mieux que les guides « anglophones » ! En cours de route, nous franchirons la chute d’eau de Cat Cat, déformation du français « cascade »….comme Sapa, déformation du français « sapin »…souvenirs des colonisateurs ! Il est 18h quand nous quittons Sapa, dans un minibus surchargé et polyglotte, pour rejoindre le train qui quitte Lao Cai pour Hanoi à 21h15….

31 OCTOBRE 2006 : toujours en compagnie de la chaleur accablante…nous poursuivons la visite de Hanoi, sous le signe des pagodes. . * le pont Long Bien, ex pont Paul Doumer :d’aspect, il aurait pu être construit par Eiffel. Le pont a résisté aux bombardements américains.A présent, réservé aux trains, deux roues et piétons.Il franchit le fleuve Rouge dont les rives sont squattées par des logements flottants. * la pagode au piñier unique, qui, comme son nom l’indique, repose sur un unique pilier de pierre. * l’imposant mausolée de Ho Chi Minh :bâtiment du plus pur style soviétique, laid et massif.Sa visite nous sera épargnée :le corps momifié est envoyé en Russie ( ?), pour entretien, une fois l’an en octobre-novembre. Les visites suivantes près du lac de l’ouest : * la pagode Quan Thanh renferme une belle statue d’un génie en bronze noir * le jardin botanique, havre de fraîcheur relative * la pagode Tay Ho, de style naïf. * la pagode Tran Quoc, bâtie sur une presqu’île, une des plus anciennes du pays, et sa haute tour en briques, dont les étages symbolisent les étapes de la vie de Bouddha.

Un conseil pour terminer la promenade :le bar du dernier étage du Sofitel Plaza, tout proche de la dernière pagode.Vous profiterez de la clim et du spectacle offert par le soleil couchant….puis par les lumières de la ville. La journée se termine par un repas mémorable au Cha Ca La Vong, 14, Cha Ca dans le vieux quartier.Au menu, plat unique :Cha Ca=poisson-chat, servi accompagné d’arachides, oignons, herbes et nouilles de riz, brasero sur table…ambiance garantie, tout simplement délicieux ! Mode d’emploi :imiter vos voisins de table…si ce sont des locaux !

1er NOVEMBRE 2006 :une journée autour de Ninh Binh. A propos des tombes que l’on rencontre un peu partout le long des routes, hors des villes : Les cimetières n’existent pas, au sens où nous l’entendons.Les défunts sont enterrés au beau milieu des rizières, des champs, dans toutes les directions, en désordre apparent, n’importe où.En fait, paraît-il, selon leurs dernières volontés.

Après 80km de trajet uniformément plat, apparait à l’horizon, sur fond de ciel bleu, une ligne de roches déchiquetées.Nous atteignons Hoa Lu, ancienne capitale du pays, dont il ne reste debout que 2 temples proches l’un de l’autre. * Dinh Tien Hoang et ses animaux mythiques sensés protéger des mauvais esprits. * Le Da Hanh, son petit frère, en quelque sorte, à la gloire d’une des dynasties.

Nous rejoignons ensuite, Van Lam, but principal de notre excursion.D’ici, partent les nombreuses barques à fond plat remplies de touristes et conduites en majorité par une, voire deux rameuses ;les rameurs étant plus rares.Il n’est pas exceptionnel de les voir ramer à l’aide de leurs pieds…ni de croiser quelque touriste particulièrement courageux…ou compatissant, ramant, lui, de manière traditionnelle ! Les rameurs eux-mêmes, exclusivement des habitants de Van Lam, sont réunis en une coopérative chargée d’organiser les promenades en barque, et donc, la vente de leur production de broderies.Il faut s’attendre à se voir proposer par la rameuse nappes et chemises.Au contact des passagers, elles font mieux que se débrouiller en anglais voire en français ! Il ne faut pas perdre de vue qu’elles n’ont l’occasion de ramer, chacune à tour de rôle, qu’une seule fois, tous les 18 jours…et par la même occasion de vendre leur production propre. La plupart des tissus brodés vendus dans le vieux quartier de Hanoi viennent d’ici. La promenade elle-même, passe sous des ponts très bas, traverse des rizières fermées par d’énormes pitons rocheux, d’oú son surnom de « baie d’Halong terrestre ». On emprunte trois galeries très basses, la plus longue mesurant 127m, séparées par des lacs tranquilles, remplis de végétaux, entre des hautes falaises. On en retiendra un plaisir pour les yeux…une nature extraordinaire…l’effort, la gentillesse et la conviction de la rameuse, des photos…et deux nappes ! On oubliera la densité un peu trop forte, à notre goût, du trafic fluvial.

2 et 3 NOVEMBRE 2006 :la baie d’Halong délibérément, je ne vous décrirai pas par le menu ce qui restera un moment magique, inoubliable….tant d’autres voyageurs l’ont déjà fait, le feront…et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ! * trois heures sur les routes ou impressions sur un parcours vietnamien typique ;en l’occurence, 3 heures de route pour parcourir les 170 km qui séparent Hanoi de Halong. Trois heures à travers les rizières, au milieu des mobylettes et d’un concert ininterrompu de klaxons.Charrettes, vieux chariots de bois, buffles d’eaux….tombeaux éparpillés…hautes maisons étroites dont seule la façade est peinte de couleurs vives (bleue, verte ou rose).Arrêt obligatoire dans un magasin d’Etat, aux prix très surfaits…le pire :certains touristes se laissent tenter ! * 2 jours avec nuit sur la jonque, réservé par une agence à Hanoi…il paraît que, sur place, il est plus difficile de négocier les prix. * Une expérience des plus merveilleuses…nous remercions Bouddha :la météo a été exceptionnelle. * rarement l’expression « tomber sous le charme » n’a été aussi adéquate !Une journée, et une nuit romantique sous la pleine lune.Le charme si grand…nous en étions muets d’admiration, à tel point que le silence fut la note dominante de notre groupe de 30 personnes ! * l’étendue de la baie est telle que, effet du hasard ou volonté délibérée, on se retrouve vraiment seuls, au beau milieu des rochers baignés par les tièdes eaux turquoises. La magie continue d’opérer, lorsque, à la nuit tombante, et alors qu’on s’imaginait seuls, la lune éclaire une trentaine d’autres embarcations silencieuses, comme subjuguées.(les bateaux devraient rester relativement groupés pour des raisons de sécurité….)

Un bémol, pour vous démontrer que je n’ai pas perdu tout esprit critique :on a dû dejeuner, enfermé dans la salle à manger…alors que le spectacle n était pas du tout dans l’assiette, même si la qualité du repas n’était absolument pas en cause !

4 NOVEMBRE 2006 : une journée au parc national de Cuc Phuong (100km S-O de Hanoi), une des dernières forêts tropicales au monde.Elle abriterait plus de 60 espèces de mammifères, certaines uniques…un an après notre voyage en Afrique australe, nous n’en verrons aucune :les animaux craignent les braconniers ! Par contre, le parc contient pas mal de très grands et vénérables arbres de 50m de haut et plus de 1000 ans ;des grottes aussi où on a découvert des grottes préhistoriques. Le plus éprouvant fut le trek de 10km, sous la chaleur moite épuisante et sous la houlette d’un guide qui n’a pas hésité a nous faire gravir un nombre impressionnant d’escaliers en un minimum de temps, moins de trois heures. La visite devait s’achever par le très intéressant Centre d’Aide aux Primates en péril, destiné à améliorer le sort des singes au Vietnam et ainsi éviter, à terme, leur disparition, victimes des chasseurs et braconniers qui les vendent comme animaux de compagnie ou pour leur valeur « médicale ». Parmi les diverses espèces, mention spéciale pour les délicats entelles qui n’acceptent de se nourrir uniquement de feuilles fraîchement coupées…sans cette alimentation essentielle, ils sont condamnés à dépérir. Après un séjour plus ou moins long, tous les pensionnaires du Centre d’Aide sont progressivement relâchés dans la nature.

Nous terminerons la journée à Hanoi par le célèbre spectacle de marionnettes sur l’eau, Mua Roi Can (réserver à l’avance) :en 12 actes, chacun racontant, accompagné d’un petit orchestre, une légende inspirée de l’histoire du pays ou de la vie quotidienne dans les rizières. A chacun son goût…certains l’apprécient énormément…tel ne fut pas notre cas !Probablement plus adapté à un public très jeune ou plus au courant de l’Histoire.

5 NOVEMBRE 2006 : Nous profitons de notre ultime journée à Hanoi pour déambuler une dernière fois dans les rues (pas sur les trottoirs !) du vieux quartier….ambiance :klaxons, motos, vélos, véritables poids lourds…tuk tuk vélos transportant des touristes... mélanges de parfums des fleurs, des bougies, des barbecues, des marchés… Ensuite, direction quartier de l’Opéra, maintenant Théâtre municipal ;avec le Hilton qui le jouxte—l’ensemble ne manque pas d’allure—on s’imaginerait à Paris !Ajoutez `cela, l’ancien Palais du Gouverneur, aujourd’hui résidence des visiteurs officiels… Face au théâtre, Trang Tien, ses galeries d’art, ses librairies, ses grands magasins…

Le soir tombe…direction la gare et le train de la Réunification pour Hue. Jamais nous n’avions imaginé qu’un trajet de 48h manquerait de wagon-restaurant !Heureusement, nous avons pu acheter le nécessaire parmi les échopes, sur le quai même. A 19h pile, le train démarrait.13 heures pour parcourir un peu plus de 800km…mieux que pour Lao Cai !

6 NOVEMBRE : Hue, nous voici…après une « bonne nuit » en couchettes dites « molles ». Après une tentative en vélo peu encourageante…nous arrivons face à la porte principale de la Cité Interdite.Visite de rares vestiges ayant subsistés après le passage de l’armée américaine en 1968…. Le charme de la ville ne tient pas seulement à ses monuments mais aussi à son emplacement, au bord de la rivière des Parfums. Comme la pagode de la Vieille Dame céleste avec sa tour octogonale de 7 étages, emblème de beaucoup d’affiches d’offices de tourisme locaux ou nationaux.Vous y verrez une Austin bleue, conservée comme une relique, avec laquelle en 1963, un bonze se rendit à Saigon pour s’y immoler par le feu, en protestation contre les répressions anti-boudhistes.

7 NOVEMBRE 2006 : journée entière consacrée à quelques tombeaux impériaux des Nguyen.Si l’on veut en visiter un maximum, mieux vaut le faire en voiture accompagné d’un chauffeur connaissant la région….car les mausolées ne sont pas fléchés !En outre, ils sont éparpillés hors de la ville, de part et d’autre de la rivière des Parfums. Le tombeau de Tu Duc, assez romantique, s’ouvre par un parc autour d’un lac rempli de nénuphars…puis par un escalier monumental, on accede au bien nommé ( !) palais de la Modestie (sic) ;au-delà, son mausolée…car il serait inhumé dans une pinède avoisinante, en un lieu tenu secret ! Le tombeau de Khai Dinh, très différent, presque baroque !Pas de parc, mais d’emblée un long escalier monumental, vraiment très raide, en 3 volées entourées de dragons.Première terrasse avec statues de mandarins, de soldats et d’animaux ;deuxième terrasse, le tombeau, arcade renaissance de style européen. A l’intérieur, sous un lourd dai de béton, statue grandeur nature de l’empereur, en bronze doré, offerte par la France !Le tout décoré de tessons multicolores de porcelaine et de verre coulés dans du ciment… Le tombeau de Minh Mang, au contraire du précédent, en harmonie avec la nature, entouré de pièces d’eau, d’esplanades, de portiques…un temple, un pont dit de l’Intelligence…tout au fond une île en forme de pyramide où se trouverait le tombeau qui ne se visite pas. Le tombeau de Thien Tri, dans un cadre très buccolique, sans mur d’enceinte et assez délabré….du même coup, visite très agréable, en solitaire !

8 NOVEMBRE 2006 : se révèlera, par la suite, être le seul jour pluvieux de notre voyage ! par la route, de Hue à Hoi An, via le bien nommé, col des Nuages (496m)….nous aurions autant profité du paysage en empruntant le tout récent tunnel !Nous supposons que le tunnel est payant…ou trop étroit…vu le nombre élevé de camions semi remorques que nous avons rencontrés dans le col ! Après avoir traversé Da Nang et longé la Montagne de Marbre, arrêt « obligé » aux marchands de statuettes de marbre en tous genres et pour tous les goûts, même mauvais, qui nous ont laissés « de marbre » !

9 NOVEMBRE 2006 : Hoi An…inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, donc un site à ne pas manquer ! Hélas, cette vieille ville historique est en train de se transformer en un marché à ciel ouvert de produits à touristes !Le charme est en voie de disparition ! Une ville pour tourisme de masse :les restaurants, les cafés, les hôtels, les magasins de souvenirs et de lanternes, les tailleurs ont envahi les ruelles et remplacent inexorablement les artisanats d’art traditionnel. Restent encore, à flâner et visiter l`élégant pont japonais avec sa mini pagode, le temple Quang Dong avec ses statues de dragons chinois décorés de mosaïques, un magasin de soies, élevage de vers et tissage inclus dont la visite s’achève en magasin de chemises, quelques vieilles maisons, d’accès payant où l’on peut apprécier le mélange des architectures japonaises et chinoises. Bref, Hoi An, un brin décevant, nous laissera sur notre faim.

10 NOVEMBRE 2006 : visite du site archéologique de My Son, situé à 50km de Hué. A effectuer, pour ne pas être déçu, avant la visite du Cambodge, tant le site est délabré par des guerres successives, la dernière en date, et non la moindre, étant celle des américains. Vestiges importants :nous sommes en présence des restes du centre religieux hindouiste du royaume des Chams, envahisseurs d’Angkor.On y retrouve des symboles hindouistes tels des tours carrées à plusieurs niveaux ainsi qu’une statue d’un taureau, monture sacrée de Shiva. Les ruines, en pleine forêt, sont en cours de restauration….un sentier balisé mène aux vestiges les plus significatifs.

11 NOVEMBRE 2006 : ou histoire d’un jour gaspillé…. A l’enregistrement des bagages de l’aéroport de Danang, nous apprenons que notre vol Vietnamairlines prévu à 13h30 partira à 17h45….il ne nous restait plus qu’à visiter une ville que les guides ne recommandent pas spécialement ! Un coup d’œil sur la cathédrale assez banale sauf sa couleur rose bonbon, quelques marchés avec de beaux étals de fruits et légumes, un temple Cao Dai, une religion qui les honore toutes, mettant tous œufs dans le même panier :on y retrouve les pères de toutes les grandes religions Mahomet, Lao Tseu, Jésus, Bouddha et Confucius ;au fond, derrière l’autel, un globe cyclopéen :un œil divin, symbole du caodaïsme. Il est 17h45 pile quand l’avion décolle pour Saigon où nous arriverons la nuit tombée.

12 NOVEMBRE 2006 une journée à Saigon Saigon ne s’appelle Ho Chi Minh Ville que dans les horaires de transports et les documents officiels….le peuple l’appelle Saigon. Encore plus de circulation et de klaxons…qu’à Hanoi !ce n’est pas peu dire ! Les rues sont bordées de commerces de tous genres, hôtels, restaurants, cafés, bars, karaokés, clubs …. Le marché Ben Thanh…ou les Halles centrales du temps de la colonisation.On y trouve vraiment de tout….on peut y boire et manger jusqu’aux délicatement parfumés durians… Le marché de la rue Huynh ThucKhang, à 100m du précédent :vous y trouverez, à même la rue, tout ce qui se mange….plus video et hifi. Un peu plus loin, le temple hindou Mariammam avec son lion, ses deux gardiens sens´s effrayer les mauvais esprits et ses lingams. L’avenueNguyen Hue, véritables Champs Elysées, avec Le Loi, axes principaux, l’hôtel Rex célèbre pour avoir été le repaire des officiers américains en manque d’affection, l’hôtel de ville , plus colonial que ça….impossible, cependant un emblème de Saigon et une colossale statue de Ho Chi Minh, dans son rôle de jeune père, tenant un enfant dans ses bras. Le musée de HCMV, imposante bâtisse de style néo-classique dans un jardin orné entr’autres, d’un hélicoptère américain, d’un tank soviétique et d’un joli canon antiaérien. Le jardin nous ayant suffi, nous escamoterons la visite intérieure. LePalais de la Réunification, ex palais présidentiel du Sud Vietnam, resté absolument tel quel…intérêt historique indéniable….le plus extraordinaire :le bunker installé au sous sol ! La cathédrale …incongrue avec ses statues de saints européens ! La poste centrale , a ne pas rater !Quel style…très rétro, sous une charpente conçue par Eiffel et sous le regard bienveillant de l’oncle Ho ! La pagode de l’empereur de jade….très colorée, une multitude de statues en bois, de style naïf…odeur d’encens omniprésente…un va et vient permanent de fidèles…dans une salle latérale exigüe, des statuettes de femmes et d’enfants représentant les défauts et les qualités de l´être humain…si mes souvenirs sont bons, une douzaine de statuettes seulement !!! Comme toujours visites sous une chaleur humide accablante….heureusement émaillées de chasses à la canette ! Ne ratez pas un des meilleurs buffets dinatoires que nous ayons rencontré….celui du Sofitel Plaza (quartier de la cathédrale) …génial et succulent, même les locaux viennent y déguster, c’est tout dire ! Un régal à prix doux pour une telle qualité !

13 NOVEMBRE 2006 : 3 heures de route pour couvrir les 136km séparant Saigon de Vinh Long où nous embarquons pour une longue et belle balade en bâteau sur le Mékong.Jusqu’au marché les rives du fleuve ne sont que maisons en bois sur hauts pilotis…on dirait parfois des échasses. Direction Cai Be et son marché flottant.Chaque embarcation du marché arbore comme enseigne, une longue perche avec le légume ou le fruit proposé.Un légume ou un fruit par barque. Ensuite l’île, ou plutôt les îlots, de An Bruh que l’on atteint à travers un lacis d’arroyos aux eaux boueuses…étroits couloirs d’eaux brunâtres à travers une végétation exubérante et riche de vergers. Visites d’une pépinière d’arbres fruitiers :durians, mandarines, pamplemousses, caramboles et autres loganes ;d’un jardin de bonsais, et…d’une collection de cartes de visite et de divers objets hétéroclites…sans grand intérêt ;d’une vieille demeure en bois, bien conservée…ou restaurée.

En résumé très belle balade sur le delta, les arroyos…et le marché flottant.La vie des habitants est totalement conditionnée par le Mékong.Le reste….bof !

En route pour Can Tho, à 32km, accessible par bacs…et une longue file d’attente tant le charroi est intense.Une fois sur le bac, magnifique coucher de soleil.

14 NOVEMBRE 2006 : nouvelle balade sur le Mékong pour visiter cette fois le « célèbre » marché flottant de Cai Rang. C’est pour cela que la plupart des touristes font halte à Can Tho…..la raison aussi de notre départ matinal pour éviter le gros des troupes.

A Can Tho, éviter :My Khanh Touring Village, bien que vanté par le Routard....:mal entretenu et très bruyant !....

15 NOVEMBRE 2006 : en route pour Chau (le bien nommé) Doc, près de la frontière cambodgienne, ville joliment située, sur leconfluent du Mekong et du Bassac, bras du Mekong venu de Phnom Penh. En bâteau, visite du village flottant de Phu Chau, maisons batties sur des bidons …dans leur « cave » des nattes immenses où ils élèvent des milliers de poissons chats…leur voracité peut même inspirer la nausée ! Puis Chau Giang, village sur pilotis de musulmans Cham qui tissent la soie ;mosquée. La journée s’achève au Mont Sam (rien à voir avec l’oncle du même nom !) :il fait bien trop chaud et humide pour l’escalader !Par contre au pied du mont, ne pas manquer * le temple de la Reine du Pays, lieu d’un important pèlerinage…vous pouvez lui faire offrande de porc laqué, elle en est très friande :vous pourrez d’ailleurs l’acheter sur place, vous n’aurez que l’embarras du choix ! * la pagode de Tay An mélange hindou-bouddhiste avec 2 éléphants, de nombreux serpents et une foule de statues.

16 NOVEMBRE 2006 :une journée à Ha Tien, aller et retour depuis Chau Doc une très agréable excursion que je ne saurais trop vous conseiller….d’autant que nous avons eu la chance de la faire à bord d’une jeep (décapotée), souvenir de l’armée américaine, complètement restaurée et bichonnée par un jeune passionné local.Aujourd’hui, ce fier véhicule doit valoir une fortune…tant son état doit ressembler à ce qu’il était à sa sortie d’usine !Bref, un bijou ! Si la promenade vous tente, adressez vous, la veille de préférence, à la réception du plus bel hôtel de la ville, au 32, Le Loi.

« Au bout d’une longue route (95km) étroite et belle, on arrive à Ha Thien comme dans un terminus, au bout du monde.Port de pêche de 100000 habitants, la ville est située à l’extrêmité ouest du delta du Mekong, dans un recoin du golf du Siam.La frontière cambodgienne n’est qu’à 8 km.Aux alentours, on peut découvrir les beaux paysages du delta :rizières miroitantes de lumière sous le soleil, rochers calcaires plongés dans la mer turquoise, plages de sable fin, grottes cachant de petits temples…….Ha Thien a trois spécialités :le poisson (nous en avons dégusté), le poivre noir (nous en avons acheté) et les objets fabriqués avec les écailles des tortues marines (on aime moins…) » (Routard 2006 p.240)

commencer la visite par la pagode Tinh Xa Ngoc Tien d’où la vue est splendide.(et les escaliers, raides…sans oublier la chaleur) Traverser le fleuve par le beau pont flottant. Les tombeaux de la famille Mac, famille de pirates à l’origine…grâce à laquelle la ville doit de ne pas être cambodgienne mais bien vietnamienne. La plage de Mui Nai….plage de rêve, soleil, mer d’huile, sable fin…déserte, lors de notre passage…. Le restaurant Xuan Thanh, près du marché, en bord de fleuve, carte alléchante, savoureuse fondue de poisson aux herbes. Le marché pour les amateurs de poivre et de chapeaux !

17 NOVEMBRE 2006 :adieu vietnam, bonjour cambodge ! en bâteau de Chau Doc (départ 7h) à Phnom Penh (arrivée 13h) avec arrêts aux postes frontières…obtention aisée du visa cambodgien. (à suivre…)
Voyageurs solitaires
by Williama · 2007-01-12 · 147 replies
Je suis toujours étonné en voyage lorsque je croise un (une) voyageur solitaire à l'autre bout du monde. Quelles sont ses motivations?

est-ce les circonstances du moment qui l'ont amené à partir seule? un choix délibéré? une thérapie? Comment font-ils pour ne pas avoir envie de partager les émotions d'un voyage?

j'chui curieux de comprendre?

Merci

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