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À voir et à faire à Chiang Mai? English translation pending
Bonsoir
Partant tres prochainment pour chiang mai je voulais savoir si vous aviez des choses a voir , activité a faire a me conseiller
🙂🙂
Merci :D
A choisir, deux nuits à Grand Canyon, Page ou Bryce Canyon? English translation pending
A choisir, est-ce mieux de rester 2 jours à Page (pour visiter les environs), Grand Canyon (pour faire 2 randonnées) ou Bryce Caynon?
Merci :)
Merci :)
À la découverte du nord-est des États-Unis en train English translation pending
Bonjour tout le monde, suite à vos conseils je me suis enfin décidé à choisir une destination plus précise pour les Etats Unis: LE NORD EST.
Pour 22 jours, de Chicago, Détroit, Buffalo, Boston, New-York, Philadelphie, Atlantic City, Washington.
J'aimerai le visiter en train, est-ce que c'est possible ou alors ça prendra trop de temps??
Merci à vous
A voir aux alentours de Nakhon Phanom? English translation pending
Bonjour
Connaissez vous des endroits interessants a voir dans les alentours de nakhon phanom ? Il y a quelques cascades j ai lu et le Phu Langka National Park. Quelqu un a t il deja visite ce parc ?
Merci
Connaissez vous des endroits interessants a voir dans les alentours de nakhon phanom ? Il y a quelques cascades j ai lu et le Phu Langka National Park. Quelqu un a t il deja visite ce parc ?
Merci
À la recherche d'une mission humanitaire en Afrique English translation pending
Bonjour à tous,
Je me présente, Romain, j'ai 18 ans et depuis plusieurs mois je suis à la recherche d'une mission humanitaire en Afrique, principalement le Kenya.
Petit Problème : Les Ong sont multiples sur le Web avec toutes des offres différentes et j'ai donc du mal à faire un choix juste. De plus, je trouve le prix pour partir aider un pays est relativement chère.
Pourriez vous m'eclairsir ? svp
Voilà maintenant j'attends vos réponses. Merci d'avance ;)
Pourriez vous m'eclairsir ? svp
Voilà maintenant j'attends vos réponses. Merci d'avance ;)
A voir, à faire à l'est de Montréal? English translation pending
Bonjour,
Nous passerons nos 2 derniers jours de vacances chez une amie à Brigham (début aout). A ce propos j'ai un doute : Est-ce en Montérégie ou bien dans les cantons de l'est ?
1) Que me conseilleriez vous de voir ou faire pour l'un de ces 2 jours, un incontournable du coin, un truc que l'on a pas chez nous, une activité dans un parc à faire en famille. ?
J'ai déjà quelques idées (j'ai regardé sur "Bonjour Québec" et le site de la SEPAQ) mais pas bien précises et je ne sais pas me décider :
- Un tour au lac de MAGOG (et quoi faire là bas)? - Parc du Mont ORFORD ? (découverte en randonnée ou canot ?) - Parc YAMASKA ? (découverte en randonnée ou canot ?) - autre ????
Nous aimons les balades où l'on peut voir des animaux en pleine nature (j'aimerais tellement croiser un élan...), les balades dans les villages animés, les rencontres avec les gens du coin.
Je vous cite aussi ce qui ne nous interesse pas : Les vergers (je suis normande alors je connais), les vignobles (on connait aussi et on ne boit pas de vin). J'"évacue" le zoo de Granby vu que l'on aura vu celui de St Félicien. J'ai vu aussi qu'il y avait FORT LENNOX mais comme on aura déjà vu les citadelles de Halifax et Québec, la forteresse de Louisbourg et j'ai peur que ça soit un peu fort en fort.
2) Autre question : Impossible de revenir du continent américain sans avoir fait notre provision de levi's !!! Comme ma fille et moi sommes des inconditionnelles du shopping, où pourrions nous nous rassasier dans ce secteur ? Un centre commercial près de Granby , des magasins d'usines ? ou bien faut-il aller spécialement à Montreal ?
Merci d'avance
Nous passerons nos 2 derniers jours de vacances chez une amie à Brigham (début aout). A ce propos j'ai un doute : Est-ce en Montérégie ou bien dans les cantons de l'est ?
1) Que me conseilleriez vous de voir ou faire pour l'un de ces 2 jours, un incontournable du coin, un truc que l'on a pas chez nous, une activité dans un parc à faire en famille. ?
J'ai déjà quelques idées (j'ai regardé sur "Bonjour Québec" et le site de la SEPAQ) mais pas bien précises et je ne sais pas me décider :
- Un tour au lac de MAGOG (et quoi faire là bas)? - Parc du Mont ORFORD ? (découverte en randonnée ou canot ?) - Parc YAMASKA ? (découverte en randonnée ou canot ?) - autre ????
Nous aimons les balades où l'on peut voir des animaux en pleine nature (j'aimerais tellement croiser un élan...), les balades dans les villages animés, les rencontres avec les gens du coin.
Je vous cite aussi ce qui ne nous interesse pas : Les vergers (je suis normande alors je connais), les vignobles (on connait aussi et on ne boit pas de vin). J'"évacue" le zoo de Granby vu que l'on aura vu celui de St Félicien. J'ai vu aussi qu'il y avait FORT LENNOX mais comme on aura déjà vu les citadelles de Halifax et Québec, la forteresse de Louisbourg et j'ai peur que ça soit un peu fort en fort.
2) Autre question : Impossible de revenir du continent américain sans avoir fait notre provision de levi's !!! Comme ma fille et moi sommes des inconditionnelles du shopping, où pourrions nous nous rassasier dans ce secteur ? Un centre commercial près de Granby , des magasins d'usines ? ou bien faut-il aller spécialement à Montreal ?
Merci d'avance
A ne pas manquer à St-Martin? English translation pending
bonjour, je serai à st-martin au début mai, pouvez-vous me renseigner sur les chose à ne pas manquer sur cette ile, merci de me répondre,
À partir de quand peut-on plaisanter sans choquer? English translation pending
Voilà, tout est dit dans le titre, ou presque...Le sujet à peut-être déjà été évoqué sur VF, je l'ai pas trouvé (et puis ça permettra de discuter tout simplement pour ceux qui vont à coup sûr me dire " y a déjà eu plein de sujets dans le style..."). C'est la discussion relative au séïsme japonais qui m'a donné envie de poser cette question. Je me demande s'il y a une durée raisonnable à respecter, entre un évênement grave comme celui-ci par exemple, et le moment où l'on peut recommencer à déconner...Combien de temps doit-on attendre pour pouvoir se rebaigner sur une plage où il y a eu des morts ? Je sais que des images de touristes ayant réservé, et ne voulant pas perdre leur argent, (et ça peut se comprendre) ou leurs congés annuels, n'ont pas tardé à réinvestir les plages de koh Phi Phi, ou de Phuket par exemple, peu de temps après le tsunami de 2006...Je n'attend pas de réponse définitives, je ne crois pas qu'elle surgira sur VF en tous cas ; je voudrais connaître les différents avis tout simplement. Je sais que c'est un sujet délicat, mais si ça peut faire avancer le schmilblick....🙂
Présentez vos éléments de bagagerie English translation pending
A la manière de "Présentez vos tentes", voici le sujet concernant les sacoches, les portes sacoches, remorques, tout ce qui concerne la bagagerie pour les voyages à vélo. Sacoches étanches ? Sacoches imperméables avec couverture de protection en cas de pluie ? Seulement sur l'arrière, à l'avant, plutôt une remorque. Quels sont les avantages de vos modèles, les inconvénients...
Y en a marre du «vrai»! English translation pending
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation revient plus fréquemment lorsqu'on parle des pays en voie de développement. Comme si un pays avait un vrai et un faux visage! Chaque endroit du monde possède des citoyens qui vivent dans une extrême pauvreté, dans un état de désespoir... tandis que d'autres citoyens (du même pays) nagent dans un luxe incroyable... mais tous les deux sont vrais!
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Air France pourrait déplacer son trafic Antilles à l'aéroport Charles-de-Gaulle English translation pending
A lire
... et bien sur reste au conditionnel mm si sur le fond ce transfert (pour toute ou partie des vols) a une certaine logique pour le trafic en correspondance
http://www.pros-du-tourisme.com/actualites/detail/31226/air-france-priee-de-desservir-les-antilles-de-roissy-cdg.htmlA
Prise de poids en rentrant du voyage à vélo? English translation pending
A chaque retour de voyage, c'est toujours la même angoisse pour moi. Est-ce que je vais réussir à limiter la prise de poids en reprenant ma vie de sédentaire ? Car pendant le voyage je mange plus (même si la dépense d'énergie est plus grande) et mon estomac s'habitue aux grosses portions de pâtes et de riz. Une fois rentrée c'est difficile de les diminuer d'un coup sans avoir une fringale dans la journée. Qu'en est-il pour vous ?
A quel mois venir au Québec? English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami, nous allons avoir la possibilité d’aller un mois au Québec à l’hiver ou au printemps prochain. J’aurai donc voulu savoir quel est le meilleur moment pour venir et quels sont les activités ou événements à ne pas manquer en fonction de la période ?
Egalement, si jamais nous venons l’hiver, est-ce facile de se déplacer (sachant que nous venons d’une région où il neige rarement 🙂) ?
Merci à l’avance pour votre aide.
Avec mon ami, nous allons avoir la possibilité d’aller un mois au Québec à l’hiver ou au printemps prochain. J’aurai donc voulu savoir quel est le meilleur moment pour venir et quels sont les activités ou événements à ne pas manquer en fonction de la période ?
Egalement, si jamais nous venons l’hiver, est-ce facile de se déplacer (sachant que nous venons d’une région où il neige rarement 🙂) ?
Merci à l’avance pour votre aide.
A Donsol (Philippines), l'équipe Cousteau présente: Le requin-baleine! English translation pending
L'impatience n'est bonne qu'à être assouvie.
C'est par cette maxime digne d'un éphéméride météorologique que je t'invites à me suivre dans les profondeurs exquises des Philippines dont je quitte enfin la capitale.
A Manille, c'est pollué, c'est gris et ça sent le pêché capital à longueur de rue avec une tendance certaine pour la luxure échangeable en pesos.
En province, c'est calme, c'est vert et ça sent aussi le pêché capital avec, cette fois-ci, une préférence assumée pour la paresse partagée gratuitement.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
A ceux qui ont voyagé au Sénégal sans vaccinations English translation pending
et sans produits anti-palu... (je ne demande pas la réponse des autres, je l'ai déjà lue 😉 je respecte la position de tout le monde mais je ne voudrais pas que ce post tourne à la polémique stérile 🏴☠️ genre "tu es débile de..." ou "tu es folle de ne pas..." et autre joyeuseté que j'ai lu par là)
Bref
Avez-vous attrapé une maladie, finalement?
Et si oui, comment l'avez-vous soignée?
Je ne veux pas faire le vaccin contre la fièvre jaune. Je ne veux pas non plus prendre les médicaments anti-palu
Je pense faire attention, me proteger des moustiques (pas tant pour les maladies que pour le désagrément, d'ailleurs) et tout simplement me faire soigner si un problème arrive.
Merci de vos réponses
Bref
Avez-vous attrapé une maladie, finalement?
Et si oui, comment l'avez-vous soignée?
Je ne veux pas faire le vaccin contre la fièvre jaune. Je ne veux pas non plus prendre les médicaments anti-palu
Je pense faire attention, me proteger des moustiques (pas tant pour les maladies que pour le désagrément, d'ailleurs) et tout simplement me faire soigner si un problème arrive.
Merci de vos réponses
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
À partir de quelle heure ne pas faire des balades de nuit à Fès? English translation pending
Bonjour,
Dans bon nombre de guides sur Fès, il est indiqué que les balades de nuit à Fès, médina ou nouvelle ville sont fortement déconseillées.
Pour un voyage en janvier, à partir de quelle heure c'est "déconseillé" car la tombée de la nuit est aux alentours de 17H.
Donc la médina et ville est "déconseillé" à partir de quelle heure?
Merci à vous!
Dans bon nombre de guides sur Fès, il est indiqué que les balades de nuit à Fès, médina ou nouvelle ville sont fortement déconseillées.
Pour un voyage en janvier, à partir de quelle heure c'est "déconseillé" car la tombée de la nuit est aux alentours de 17H.
Donc la médina et ville est "déconseillé" à partir de quelle heure?
Merci à vous!
À quand le service de courrier postal fiable entre Cuba et le Canada? English translation pending
Bonjour à vous tous et toutes,
Êtes-vous en mesure de me répondre ? Pour votre information, je vous mentionne ici qu’une lettre en recommandée, postée de Varadero en direction de Marti, en date du 3 mai de cette année n’est pas encore livrée. Elle contenait sept photos. D'après vous, puis-je savoir avec mon accusé réception où est passé cette lettre ?
Merci de vos informations et de votre aide - Louis1
C U B A La Havane. 18 Septembre 2009
Déclaration à la presse de la délégation cubaine aux conversations avec les USA sur le service de courrier postal entre les deux pays
• LE 17 septembre 2009 ont débuté les conversations entre les représentants de Cuba et des Etats-Unis en vue de la normalisation du service de courrier postal entre les deux pays. La délégation cubaine était présidée par Josefina Vidal Ferreiro, directrice du Département Amérique du Nord du ministère des Relations extérieures, et celle des Etats-Unis par Bisa Williams, vice secrétaire adjointe par intérim pour les affaires de l’hémisphère occidental du Département d’Etat.
Pendant l’entretien, Cuba a transmis à la partie nord-américaine son évaluation de la situation actuelle du service postal universel entre Cuba et les Etats-Unis, et elle présenté plusieurs propositions de solutions aux difficultés qui se posent dans ce secteur. La délégation cubaine a également abordé des sujets qui doivent être pris en compte pour le rétablissement du courrier postal direct entre les deux pays, y compris le transport du courrier, la sécurité postale et les modes de paiement pour ce service.
La chef de la délégation cubaine a déclaré: «Nous sommes satisfaits du déroulement de cette première réunion, qui a permis d’examiner les sujets qui entravent la normalisation des échanges postaux entre Cuba et les Etats-Unis, et d’étudier un ensemble de propositions spécifiques destinées à surmonter ces obstacles». Elle a qualifié de vastes et utiles les échanges soutenus entre les fonctionnaires des administrations postales de Cuba et des Etats-Unis, dont l’objectif est d’identifier les secteurs où l’on devra travailler pour adopter des accords bilatéraux en matière de service postal.
La délégation cubaine a insisté en particulier sur l’importance de la levée des restrictions discriminatoires dérivées de la politique de blocus des Etats-Unis contre Cuba, pour permettre une reprise de l’envoi directe de courrier postal entre les deux pays, sur la base des principes et des normes établis par l’Union postale universelle, dont les deux pays sont membres.
Les deux délégations sont tombées d’accord sur la nécessité de poursuivre les conversations au cours des prochains mois. La délégation cubaine était composée en outre de Silvia Munarriz Mon, vice-ministre de l’Informatique et des Communications; et de Eliecer Blanco Prieto, président de l’entreprise Correos de Cuba, entre autres fonctionnaires.
Êtes-vous en mesure de me répondre ? Pour votre information, je vous mentionne ici qu’une lettre en recommandée, postée de Varadero en direction de Marti, en date du 3 mai de cette année n’est pas encore livrée. Elle contenait sept photos. D'après vous, puis-je savoir avec mon accusé réception où est passé cette lettre ?
Merci de vos informations et de votre aide - Louis1
C U B A La Havane. 18 Septembre 2009
Déclaration à la presse de la délégation cubaine aux conversations avec les USA sur le service de courrier postal entre les deux pays
• LE 17 septembre 2009 ont débuté les conversations entre les représentants de Cuba et des Etats-Unis en vue de la normalisation du service de courrier postal entre les deux pays. La délégation cubaine était présidée par Josefina Vidal Ferreiro, directrice du Département Amérique du Nord du ministère des Relations extérieures, et celle des Etats-Unis par Bisa Williams, vice secrétaire adjointe par intérim pour les affaires de l’hémisphère occidental du Département d’Etat.
Pendant l’entretien, Cuba a transmis à la partie nord-américaine son évaluation de la situation actuelle du service postal universel entre Cuba et les Etats-Unis, et elle présenté plusieurs propositions de solutions aux difficultés qui se posent dans ce secteur. La délégation cubaine a également abordé des sujets qui doivent être pris en compte pour le rétablissement du courrier postal direct entre les deux pays, y compris le transport du courrier, la sécurité postale et les modes de paiement pour ce service.
La chef de la délégation cubaine a déclaré: «Nous sommes satisfaits du déroulement de cette première réunion, qui a permis d’examiner les sujets qui entravent la normalisation des échanges postaux entre Cuba et les Etats-Unis, et d’étudier un ensemble de propositions spécifiques destinées à surmonter ces obstacles». Elle a qualifié de vastes et utiles les échanges soutenus entre les fonctionnaires des administrations postales de Cuba et des Etats-Unis, dont l’objectif est d’identifier les secteurs où l’on devra travailler pour adopter des accords bilatéraux en matière de service postal.
La délégation cubaine a insisté en particulier sur l’importance de la levée des restrictions discriminatoires dérivées de la politique de blocus des Etats-Unis contre Cuba, pour permettre une reprise de l’envoi directe de courrier postal entre les deux pays, sur la base des principes et des normes établis par l’Union postale universelle, dont les deux pays sont membres.
Les deux délégations sont tombées d’accord sur la nécessité de poursuivre les conversations au cours des prochains mois. La délégation cubaine était composée en outre de Silvia Munarriz Mon, vice-ministre de l’Informatique et des Communications; et de Eliecer Blanco Prieto, président de l’entreprise Correos de Cuba, entre autres fonctionnaires.
À Bali la vie suit son cours tranquille English translation pending
Bonjour
Une petite pensée pour dire que j'ai décidé de quitter la france debut 2009, le temps de tout mettre en place et voila que le
20 aout 2009 je me retrouve à bali avec ma femme et mes 2 enfants (5 et 7 ans) et franchement le seul regret : pourquoi n'ai je pas pris cette décision plut tot ?... Je ne peux pas dire que tout le monde se plairait ici, mais en tout cas pour nous
nous avons simplement trouvé le paradis, les gens sont formidables, toujours prêts à vous aider et , malheureusement les gens dont il faut le plus se méfier : les expatriés, qu'ils soient français ou autres... Sinon la vie n'est vraiment pas chere, le soleil donne le meilleur de lui-même et là on vit simplement pour vivre...
Si vous souhaitez d'infos pour venir s'installer...
À la recherche d'un circuit au Pérou English translation pending
😉 Hello, Je viens de m'inscrire sur ce site et au forum.. Je cherche à partir au Pérou (avec mon époux en mars/avril 2010) nous ne parlons pas l'Espagnol, ni Anglais, en conséquence nous cherchons un circuit de 10 à 15 jours (maxi) (pas trop BCBG) et également ne faisant pas des kilomêtres en bus tous les jours (400 kms) pour voir un site et repartir). Nous cherchons à voir quelques principaux sites ( Macchu Picchu , Cusco etc..) nous savons que le Pérou est grand et il n'est pas question de voir tout et surtout au pas de charge !!! Qui veux bien nous parler (en gros) de son séjour au Pérou et nous donner une adresse agence, circuit de voyage ? Merci d'avance et bien cordialement à vous.
P.S : si j'ai tout compris voyageForum.com : on peut s'y inscrire ?
P.S : si j'ai tout compris voyageForum.com : on peut s'y inscrire ?
À la découverte de l'Asie: quinze jours en Thaïlande du 5 au 20 juillet 2009 English translation pending
Le carnet de voyage est devenu un rituel : il permet de regrouper toutes les notes prises sur le vif et de peut aider d'autres voyageurs dans la préparation de leur voyage.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet �� 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.
Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.


Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.


Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.

A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!
Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.

Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.

Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.



En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !






Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !

Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.

Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.


Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants


puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.
Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!



L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.

Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).

Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.
Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !

Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.

Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.

Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !

Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.

La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !

Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.
Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !
Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.

L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.

A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...

Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...

Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet �� 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.

Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.


Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.


Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.

A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!

Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.

Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.

Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.



En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !






Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !

Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.

Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.


Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants


puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.

Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!



L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.

Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).

Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.

Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !

Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.

Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.
Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !

Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.

La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !

Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.

Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !

Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.

L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.

A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...

Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...

Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
À ceux qui ont eu un gros coup de coeur pour la Nouvelle-Calédonie... English translation pending
Bonjour,
Je rentre tout juste d'un séjour fantastique en Nouvelle-Calédonie et je n'ai qu'une envie : y retourner ! Et y rester ! J'ai eu un gros coup de coeur pour le pays, mais surtout pour les gens !!! Le problème... je suis partie là-bas sans mon mari, qui ne pouvait pas prendre de vacances... Et il ne peut pas comprendre mon coup de coeur, puisqu'il ne connaît pas la Nouvelle-Calédonie !
Y'a-t-il des personnes ici qui comme moi, se sont retrouvées tiraillées entre la vie privée en métropole, et l'attirance pour une aventure sur le Caillou ? Comment cela s'est-il passé pour vous ? Avez-vous renoncé à la Nouvelle-Calédonie ? Ou bien avez-vous réussi à convaincre votre moitié de tenter l'aventure ? Il est évident que je ne repartirai pas sans mon mari... mais d'un autre côté j'aimerais vraiment qu'il soit motivé pour me suivre, lui aussi... même si la distance l'effraie...
Dur dur de se défaire du Caillou, quand on y a goûté ! :)
Merci d'avance pour vos témoignages !
A-t-on le droit de prendre la couverture distribuée dans l'avion? English translation pending
Bonjour , je me demandais si nous avions le droit d'emporter la couverture mise a notre disposition dans l'avion . De meme pour le contenu de la pochette du siege a t'on le droit de l'emporter ?
Merci
Merci
À quoi reconnaît-on un touriste à Paris en été? English translation pending
Le titre dit tout!! 🤪
Sur la rue, quand il fait 26c à Paris en été, comment reconnaître un touriste d'un banlieusard ou d'un provincial??
Le reconnaît-on à ses sandales (made in China), à son étiquette de vol d'avion sur sa casquette des Mets de NY (YUL867), à ses bermudas à mi-cuisses(et son petit bedon rond), à son accent (américain, espagnol ou même si léger😛, québécois?), parce qu'il donne un pourboire même si tout cela est déjà compris dans l'addition, parce qu'il est gentil avec tout le monde même Odette, ou pour quoi au juste? 😇
Allez-y comme vous le sentez car, comme vous l'avez si bien décrypté, ce sujet peut aussi être délirant...
Au plaisir de vous (dé)lire...
"OO" +++
ps: la démarche se veut bien évidemment anthropologique avant tout... 😎
Sur la rue, quand il fait 26c à Paris en été, comment reconnaître un touriste d'un banlieusard ou d'un provincial??
Le reconnaît-on à ses sandales (made in China), à son étiquette de vol d'avion sur sa casquette des Mets de NY (YUL867), à ses bermudas à mi-cuisses(et son petit bedon rond), à son accent (américain, espagnol ou même si léger😛, québécois?), parce qu'il donne un pourboire même si tout cela est déjà compris dans l'addition, parce qu'il est gentil avec tout le monde même Odette, ou pour quoi au juste? 😇
Allez-y comme vous le sentez car, comme vous l'avez si bien décrypté, ce sujet peut aussi être délirant...
Au plaisir de vous (dé)lire...
"OO" +++
ps: la démarche se veut bien évidemment anthropologique avant tout... 😎
A faire ou pas un circuit en Inde du Sud pour sept semaines? English translation pending
Bonjour,
Je vous envoie ce message, car nous ne savons toujours pas 😕si nous allons faire ce voyage en Inde, qui se situerait en janvier et février 2010.
Nous sommes un couple de 60ans, et nous voyageons en individuels mon mari et moi, en ne réservant à la base, que l'avion, et l'hotel à l'arrivée.
Nous avons déjà fait la Chine, l'Indonésie, la Thailande, le Mexique, le Brésil, Mada etc.
Depuis longtemps nous hésitons sur l'Inde, car je redoute le bruit, la foule toujours omniprésente, et peut-etre l'insalubrité.
Les routards que nous avons pu rencontrer au cours de nos diverses vacances, nous ont dit que l'Inde restait un de leur plus beau souvenir.
ON SE DISAIT QUE AVEC UN BON CIRCUIT, A FAIRE SUR 7 SEMAINES (peut-etre trop long??), ON POURAIT ENVISAGER NOUS AUSSI, DE CONNAITRE L'INDE.
Merci de me dire ce que vous en pensez, et d'avance merci 😊
ON SE DISAIT QUE AVEC UN BON CIRCUIT, A FAIRE SUR 7 SEMAINES (peut-etre trop long??), ON POURAIT ENVISAGER NOUS AUSSI, DE CONNAITRE L'INDE.
Merci de me dire ce que vous en pensez, et d'avance merci 😊
A quelle vitesse avez-vous roulé dans le centre de l'Islande? English translation pending
Bonjour,
Après avoir lu quelques topics, je me rends compte que les gens roulent au pas dans cette région vu les courtes distances et les temps de trajet généralement évoqués. Juste pour avoir une idée, à quelle vitesse moyenne, et maximum, avez-vous roulé sur les routes vers le Kerlingarfjöll, le Landmannalaugar et autres points d'intérêt du centre (je me doute bien sûr que cela dépend un peu, mais pour avoir une idée...).
(Pour ma part, j'ai fait une réservation pour un 4*4 suzuki jimmy).
Merci d'avance 😛
Après avoir lu quelques topics, je me rends compte que les gens roulent au pas dans cette région vu les courtes distances et les temps de trajet généralement évoqués. Juste pour avoir une idée, à quelle vitesse moyenne, et maximum, avez-vous roulé sur les routes vers le Kerlingarfjöll, le Landmannalaugar et autres points d'intérêt du centre (je me doute bien sûr que cela dépend un peu, mais pour avoir une idée...).
(Pour ma part, j'ai fait une réservation pour un 4*4 suzuki jimmy).
Merci d'avance 😛
À gauche toute? English translation pending
Lorsqu'on aime flâner, rêver, vadrouiller, partager,
Lorsqu'on aime rencontrer les populations locales, les minorités ethniques,
Lorsqu'on aime les longs trajets en bus locaux,
Lorsqu'on aime manger dans des gargottes, dans les marchés,
Lorsqu'on aime l'artisanat local,
Lorsqu'on aime se retrouver dans des petits bars intimes à écouter de la musique et refaire le monde ............
.................................. en Afrique, dans les Amériques, en Asie ou ailleurs ...
Lorsqu'on aime tout simplement voyager "comme ça*",
Est-on forcément de Gauche?
* L'objectif n'étant pas d'être exhaustif dans la façon de voyager, ce peu de ligne permet juste de catégoriser l'état d'esprit de ce type de voyageur.
.................................. en Afrique, dans les Amériques, en Asie ou ailleurs ...
Lorsqu'on aime tout simplement voyager "comme ça*",
Est-on forcément de Gauche?
* L'objectif n'étant pas d'être exhaustif dans la façon de voyager, ce peu de ligne permet juste de catégoriser l'état d'esprit de ce type de voyageur.
A deux jours du départ: avis sur mon programme aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Voilà je vous joins notre parcours finalisé mais il reste à remplir certaines journées par des visites.
j'aimerais avoir des conseils sur comment optimiser notre temps à chaque endroit.
Notamment la journée dans les villes et les soirées dans les parcs.
Je vous rappelle que nous sommes 4 jeunes adultes.
Merci pour vos avis toujours éclairés!
Jour 1 Vendredi 24 avril Arrivée à LA à 19h00 Voiture de loc ? CELEBRITY HOTEL (cf résa pour adresse) empreinte bancaire- somme totale à régler sur place.
Jour 2 Samedi 25 avril PDJ Hotel Visites quartier Beverly hills – Agence Star line tours départ Chinese theatre????
Jour 3 Dimanche 26 avril PDJ Hotel Journée universal studios – déj sur place
Jour 4 Lundi 27 avril PDJ Hotel Restitution chambre Départ pour aéroport voiture ou navette Vol pour SF à 12h57 Arrivé SF à 14h00 Navette Hotel AMERICANIA –empreinte bancaire, somme totale à régler sur palce (cf programme voyage forum)
Jour 5 Mardi 28 avril
Programme .... Jour 6 Mercredi 29 avril
Location de voiture et départ pour MONTEREY possible dans la journée???? Visite de l’aquarium Retour et restitution voiture
Jour 7 Jeudi 30 avril
Vol LV à 13h00 Location voiture aéroport Direction LUXOR (montants déjà débités) Déj ? Farniente piscine + visite LV Downtown Soir Dîner Luxor et visite du Strip (boire un verre depuis la Stratosphère)
Jour 8 Vendredi 01 mai PDJ LV Départ entre 08h00 et 09h00 pour Grand Canyon : 4 h de route Arrivée YAVAPAI Lodge (montant déjà débité) Déjeuner au délicatessen sur Market place Plans au visitor center Visite du GC : rando sur South RIM Soirée ??
Jour 9 Samedi 2 mai PDJ au delicatessen sur market place Départ vers 9h00 pour Monument Valley : 2h30 route Arrivée KAYENTA Hotel HOLIDYA INN (empreinte bancaire Laurent, va être prélevé) Déjeuner puis départ pour visite du parc Fin de journée rando à cheval photos coucher de soleil Diner à Mexican Hat ou Kayenta ?
Jour 10 Dimanche 3 mai Départ à 08h00 pour Antelope Canyon (2 heures de route) Achat ticket pour Upper visite de 11h30 Après la Visite départ pour Page Hotel BEST WESTERN ARIZONA INN Déjeuner à Page Infos au visitor center et visite du lac Diner et soirée country?????
Jour11 Lundi 4 mai Pdj hotel Départ pour Las Vegas (04-05h00 de route) Déj en chemin ou à Vegas HOTEL THE VENETIAN (empreintes bancaires, 1ère nuit réglée, solde à régler sur place) AM visite hotel farniente Repas gastro Soirée casinos du Strip
Jour 12 Mardi 5 mai Journée Shopping outlets et Farniente Soirée Downtown
Jour 13 Mercredi 6 mai
Route vers Death Valley (2h30 de route) Journée DV Soir retour LV Nuit au LUXOR
Jour 14 Jeudi 7 mai Journée Vegas ????????
Jour 15 départ aéroport Restitution voiture Vol à 09h00
Jour 1 Vendredi 24 avril Arrivée à LA à 19h00 Voiture de loc ? CELEBRITY HOTEL (cf résa pour adresse) empreinte bancaire- somme totale à régler sur place.
Jour 2 Samedi 25 avril PDJ Hotel Visites quartier Beverly hills – Agence Star line tours départ Chinese theatre????
Jour 3 Dimanche 26 avril PDJ Hotel Journée universal studios – déj sur place
Jour 4 Lundi 27 avril PDJ Hotel Restitution chambre Départ pour aéroport voiture ou navette Vol pour SF à 12h57 Arrivé SF à 14h00 Navette Hotel AMERICANIA –empreinte bancaire, somme totale à régler sur palce (cf programme voyage forum)
Jour 5 Mardi 28 avril
Programme .... Jour 6 Mercredi 29 avril
Location de voiture et départ pour MONTEREY possible dans la journée???? Visite de l’aquarium Retour et restitution voiture
Jour 7 Jeudi 30 avril
Vol LV à 13h00 Location voiture aéroport Direction LUXOR (montants déjà débités) Déj ? Farniente piscine + visite LV Downtown Soir Dîner Luxor et visite du Strip (boire un verre depuis la Stratosphère)
Jour 8 Vendredi 01 mai PDJ LV Départ entre 08h00 et 09h00 pour Grand Canyon : 4 h de route Arrivée YAVAPAI Lodge (montant déjà débité) Déjeuner au délicatessen sur Market place Plans au visitor center Visite du GC : rando sur South RIM Soirée ??
Jour 9 Samedi 2 mai PDJ au delicatessen sur market place Départ vers 9h00 pour Monument Valley : 2h30 route Arrivée KAYENTA Hotel HOLIDYA INN (empreinte bancaire Laurent, va être prélevé) Déjeuner puis départ pour visite du parc Fin de journée rando à cheval photos coucher de soleil Diner à Mexican Hat ou Kayenta ?
Jour 10 Dimanche 3 mai Départ à 08h00 pour Antelope Canyon (2 heures de route) Achat ticket pour Upper visite de 11h30 Après la Visite départ pour Page Hotel BEST WESTERN ARIZONA INN Déjeuner à Page Infos au visitor center et visite du lac Diner et soirée country?????
Jour11 Lundi 4 mai Pdj hotel Départ pour Las Vegas (04-05h00 de route) Déj en chemin ou à Vegas HOTEL THE VENETIAN (empreintes bancaires, 1ère nuit réglée, solde à régler sur place) AM visite hotel farniente Repas gastro Soirée casinos du Strip
Jour 12 Mardi 5 mai Journée Shopping outlets et Farniente Soirée Downtown
Jour 13 Mercredi 6 mai
Route vers Death Valley (2h30 de route) Journée DV Soir retour LV Nuit au LUXOR
Jour 14 Jeudi 7 mai Journée Vegas ????????
Jour 15 départ aéroport Restitution voiture Vol à 09h00
Pourquoi sommes-nous tant à désirer quitter la France? English translation pending
... à désirer quitter la France? ( En ce qui me concerne pour la ThaÏlande)...nous y sommes nés, nous y avons notre famille, notre travail, nos amis...Un certain confort...
Faites part de votre état d'esprit...Discussion ouverte...
A propos de la Nouvelle-Calédonie English translation pending
Passage éclair à Nouméa du 26 fév au 12 Mars 09, pas vraiment pour le plaisir !
Après 2 ans de vie parisenne, j'ai trouvé Nouméa fort jolie, quelques nouveaux immeubles ont poussé à droite et à gauche, donnant un petit air de neuf à la ville. Le nouveau plan de circulation m'a semblé efficace à l'heure ou j'ai circulé, 2 jours de suite. La promenade de l'Anse vata et la bd sont pas mals non plus.
Entre les averses des cinq 1er jours ( rien de changer de ce coté ) dont un grain d'enfer à ne pas mettre sa belle mère dehors, j'ai pu revoir quelques amis et qlques ex-collegues. Curieusement 2 des sujets de conversation qui sont revenus à chaque repas furent les embouteillages et les dépressions nerveuses. Preuve s'il en faut que tout n'est pas rose sur ce petit caillou du bout du monde. Autre soucis que rencontrent les automobilistes, les nids de poules qui se forment à chaque averse, (ceux de la sortie de carrfour devaient bien faire leur 25cm de profondeur sur 40 de diametre ). De ce point de vu, rien a évolué !! ça a le mérite d'assurer du boulot à l'entreprise qui refait les routes.
Sinon que dire d'autre, les "dawas" grillés, le gratin de crabe de palétuvier et les crevettes flambées au pastis m'ont rappelé quelques mémorables parties de pêche !!
Petite manif du collectif contre la vie cher le jour du départ, à Tontouta, les mobiles ont dégagé la route et dispersé l'attroupement à coup de lacrimogènes.
Conflit à Air calin également, ennui technique sur l'A330 au départ...2h de retard
la routine quoi... Mike
Après 2 ans de vie parisenne, j'ai trouvé Nouméa fort jolie, quelques nouveaux immeubles ont poussé à droite et à gauche, donnant un petit air de neuf à la ville. Le nouveau plan de circulation m'a semblé efficace à l'heure ou j'ai circulé, 2 jours de suite. La promenade de l'Anse vata et la bd sont pas mals non plus.
Entre les averses des cinq 1er jours ( rien de changer de ce coté ) dont un grain d'enfer à ne pas mettre sa belle mère dehors, j'ai pu revoir quelques amis et qlques ex-collegues. Curieusement 2 des sujets de conversation qui sont revenus à chaque repas furent les embouteillages et les dépressions nerveuses. Preuve s'il en faut que tout n'est pas rose sur ce petit caillou du bout du monde. Autre soucis que rencontrent les automobilistes, les nids de poules qui se forment à chaque averse, (ceux de la sortie de carrfour devaient bien faire leur 25cm de profondeur sur 40 de diametre ). De ce point de vu, rien a évolué !! ça a le mérite d'assurer du boulot à l'entreprise qui refait les routes.
Sinon que dire d'autre, les "dawas" grillés, le gratin de crabe de palétuvier et les crevettes flambées au pastis m'ont rappelé quelques mémorables parties de pêche !!
Petite manif du collectif contre la vie cher le jour du départ, à Tontouta, les mobiles ont dégagé la route et dispersé l'attroupement à coup de lacrimogènes.
Conflit à Air calin également, ennui technique sur l'A330 au départ...2h de retard
la routine quoi... Mike