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Récit de voyage - Chine 2014 English translation pending
by Yzaure · 2015-10-26 · 5 replies
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier

Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Discussion autour du concours photo février 2015 "Une photo qui donne envie de changer le monde" English translation pending
by Eversmile · 2015-01-31 · 375 replies
Les questions, les coups de gueule et les délires autour du concours photo de février 2015 : «Une photo qui donne envie de changer le monde» ; c'est bien ici !

🙂

Pour participer au concours; c'est par ici

Le diaporama des photos proposées se trouve : là
Transfert à Stansted English translation pending
by Cecedoux · 2014-10-28 · 11 replies
Bonjour,

J'ai prévu d'aller à Stockholm en janvier, et par souci d'économie j'ai prévu d'effectuer ces vols le vendredi 09/01 : Ryanair : Biarritz - Stansted 17:15/18:15 Ryanair : Stansted - Stockholm 19:50/22:30

Voilà, vous l'aurez compris mon interrogation est au sujet du temps dont je dispose (1h35) entre mon atterrissage à Stansted et mon décollage pour Stockholm. J'ai l'habitude de prendre des petits vols européens, J’arrive souvent juste avant l'heure limite mais maintenant qu'il y a un risque j'avoue que je préfère avoir votre avis surtout que je préférerai prendre un bagage en soute (neige à Stockholm en hiver!). Je n'ai jamais vraimentprêté attention à la taille de cet aeroport et j'ignore si j'aurai assez de temps pour : récupérer ma valise en sout, faire le trajet jusqu'aux départs, passer les contrôles etc... Je pense qu'à ces horaires ça devrait aller mais bon, sans aucune certitude... Merci d'avance de vos précieux conseils avisés. Je vous souhaite une bonne journée à tous.
Rome, Barcelone ou Londres? English translation pending
by Bonheur6 · 2014-01-21 · 10 replies
Bonjour, Je suis un peu embêté pour mes prochaines vacances. J’ai un budget et une durée limités. J'aimerais avec ma femme passer 5 jours, début juin 2014, à l’un ou l’autre des endroits suivants : Rome, Barcelone ou Londres

Que nous suggérez-vous ? Nous avons déjà fait 5 jours à Paris, et nous avions beaucoup aimé. Ma première idée était de faire 3 jours à Rome, prendre le train Rome- Venise, et terminer 2 jours à Venise. Mais, j’ai éliminé cette option car trop de temps dans les transports. Partant de Montréal, nous avons déjà beaucoup d’heures d’avion à faire.

Merci
Escale de croisière à Rome: horaires de trains English translation pending
by Patcyrille · 2014-01-09 · 38 replies
Bonsoir, Si un membre a récemment fait escale à Civitavecchia et s'est rendu à Rome en train, pourrait il me faire part des horaires de train au départ de Civitavecchia à partir de 08h30 et des horaires de retour Termini à partir de 14h30. (si possible les horaires du vendredi) Avec mes remerciements, Bien sincèrement
Séjour Lodz 1 semaine English translation pending
by Rombtz · 2013-12-01 · 4 replies
Salut à tous, On est une bande de 4 potes de biarritz, et on a un membres de notre groupe en erasmus à Lodz en Polska. Donc On aimerai lui rendre visite, mais le seule moment où les partiels sont finis et les TD n'ont pas commencés c'est fin janvier. J'imagine que c'est pas la meilleure des saisons pour y aller, mais en même temps ça doit être assez dépaysant. En ce sens j'aurai quelques questions à vous poser.

On prend le vol AF Paris/Varsovie, aller retour pour 150€ (avec juste un bagage en cabine). On arrivera à Varsovie vers 19h, donc on devra dormir là bas une nuit, je pense qu'on passera une journée à visiter avant de partir à Lodz dans l'après midi. Donc s'en suit mes questions : - Où dormir pour pas trop cher à trois (2 garçons et une filles) pas trop loin du centre de Varsovie ? - J'ai entendu parler du train pour faire Varsovie Lodz, cependant, je suppose que les gares ne sont pas toujours en plein centre des villes, et j'ai pas réussi à trouver la distance de la garde de Lodz et de l'université (notre ami habitant juste en face), auriez vous une idée ?

Juste pour finir, quelles sont les vêtements et autres accessoires indispensables à la vie "par grand froid" ? Collant de ski sous le jeans ou pas la peine ? Voilà ce genre de chose.

Nous sommes ouvert à tout les conseils.

Dziękuję !
Taxi à Pragues: coûts? English translation pending
by Marijanick · 2011-11-10 · 2 replies
pouvez vous me dire combien coûte à peu près le taxi ? est-ce qu'il y a des compagnies à privilégier ? merci beaucoup
Réserver à l'avance les trains en Autriche? English translation pending
by Goua2503 · 2011-04-07 · 3 replies
Bonjour!

Je prévois partir en Autriche en fin août-début septembre prochain, je regardais un peu pour les trains et je me demandais s'il valait la peine de réserver d'avance? Dans le passé je me suis déjà fait avoir à réserver d'avance alors que les prix étaient moins chers rendus là-bas, est-ce que c'est vrai aussi en Autriche ou au contraire est-ce qu'on sauve à réserver d'avance? Aussi en général est-ce qu'on a de la difficulté à avoir nos billets, c-à-d est-ce que je risque de ne pas avoir de place si je décide de réserver seulement rendu là-bas ou est-ce qu'en général ce n'est pas trop un problème?

Merci pour ces infos!🙂
Voyage sac à dos en Europe pour deux femmes seules en mai-juin 2011 English translation pending
by Meliii11 · 2011-02-13 · 4 replies
Bonjour! Nous sommes 2 jeunes femmes québécoise qui partons seule avec notre sac a dos en Mai 2011! Nous partons pour 2 mois! Nous prévoyons attérir a Barcelone, faire la côte d'azur, Rome et Venise en Italie, Viennes en autriche, Prague en république tchèque, berlin et Munich en allemagne et finalement bruxelle et paris.

Évidemment, notre itinéraire va probablement changé un peu entre temps en étant sur place mais j'écris aujourd'hui pour avoir un peu d'information, de conseil etc. sur ces endroits ou peut-être d'autres qui vaillent la peine d'être visités. Des conseils de sécurités, de déplacement, de coûts dans ces pays etc. Toutes informations qui puissent nous être donné sera grandement apprécié puisque nous sommes toute les deux a notre première expérience en backpack!

Merci :) Au plaisir de vous lire.
La fascination des frontières English translation pending
by Stork · 2007-06-26 · 29 replies
J'ai toujours été fasciné par les zones frontalières et à vrai dire je ne sais pas pourquoi. Ou plutot si, chez moi ça évoque l'idée de voyages à l'étranger ou dans une autre région se traduit par un passage obligatoire par ce trait qui sépare 2 pays. Ces zones où en quelques metres on passe d'une culture à une autre, où d'un coup on oublie tous ces soucis alors qu'on va se plonger dans une autre ambiance ou une autre atmosphère. Mais surtout j'envie les gens qui habitent ces frontières qui leur permet parfois de trouver moins cher à l'étranger (alors que c'est à quelques mètres de chez eux), de partager avec le pays voisin une autre langue ou une autre culture, d'autres paysages aussi. D'ailleurs j'invite les frontaliers du forum à me faire partager leur sentiment là-dessus. Finalement ne deviennent-ils pas sédentaires à force de voir "le pays étranger et leur cohorte de touristes" défiler sous leur nez, par lassitude ? N'est-ce pas un inconvénient au final ? Pour info, je vous aurais bien conseillé un site internet sur ce sujet avec plein de photos étonnantes mais il serait infecté par un virus ("des frontières en Europe").
Tour interrail en Europe de l'est English translation pending
by Schmul · 2006-07-21 · 6 replies
Bonjour bonjour,

J'avais prévu de faire un tour en Europe de l'est en aout avec un pote qui s'est décommandé le vilain. Donc me vlà un peu comme un con. Donc si y a des gens qui seraient volontiers accompagnés par une guitare et ma bonne humeur pour leur petit voyage ou un bout de celui-ci (j'ai un peu l'impression de faire la manche dans le métro là) ye souis zouvert à toute propositions. Pour vous situer j'ai 24 ans et je m'accomode bien des campings et auberges cheap. Je suis pas chiant et en général j'aime bien les gens. (Je suis sûr que vous êtes très avancés là)

Voilà - Merci de votre attention

Samuel
Shopping en République Tchèque English translation pending
by Bernicque · 2006-04-20 · 9 replies
Je fais un circuit en République Tchèque cet été, les guides conseillent souvent le shopping où ils ont des commissions et pas forcément les commerces les plus intéressants. Quels sont les souvenirs intéressants à ramener de ce pays, et quels sont les pièges ou endroits à éviter ? Merci de me faire part de vos expériences dans ce domaine.
Ah les préjugés! English translation pending
by Ouais · 2004-03-24 · 170 replies
Qui n'a jamais entendu des préjugés grotesques et qui vous ont fait marrer!!!!!!!!!!!

Voici quelques petits préjugés donc j'ai eu l'honneur d'entendre: Mais au burkina ils ont de l'electricité? Ils doivent tous dormir dans des huttes en bois! En syrie mais ils vont tous te fusillier. Mais il n'y a pas de routes au maroc tu vas te perdre!

Si vous avez eu echos de quelques prejugés n'hesitez pas a les mettre !!
Eurotrip sac à dos en 2015: idées d'excursion? English translation pending
by Olivier2122 · 2015-02-12 · 5 replies
Salut tout le monde!

Je prévois partir en Europe en avril/mai 2015 avec un ami. Nous allons prendre un vol de Montreal vers Bruxelles où je vais rester quelques jours chez l'un de mes amis.

Par la suite :- Amsterdam - Prague - Salzburg ou viennes - Venise - Rome - Cinq terres - Nice/Monaco - Paris (revenir à Montreal)

Nous allons voyager en train avec la passe Eurail 10 jours de transports bon pour 2 mois. Nous avons l'intention de rester de 2 à 5 jours à chaque ville. Nous allons dormir dans les auberges de jeunesse (histoire de rencontrer d'autres voyageur). Nous choisirons des repas pas trop cher histoire d'économiser de l'argent et de pouvoir l'utiliser davantage dans nos activités.

Je vous écrit, car je souhaite avoir des idées d'activités/excursion que nous pouvons faire dans ces différentes villes. Nous ne sommes pas des fans de musée et d'histoire, nous préférons les beaux paysages (pouvoir voir les plus beaux panoramas et prendre les plus belles photos possible) et faire le party avec des gens cool à de beaux endroits.

Donc si vous avez des idées d'excursion que nous pouvons faire qui ne sont pas trop cher (bateaux, randonnée, avec de beaux paysages) ou certaines plus cher (plongée, parapente, etc) pour ces différentes villes, faites moi-en part. Parlez moi des différentes villes que vous avez fait et des éléments que je pourrais aimé dans celles-ci.

De plus, si vous avez des conseils pour voyager en train/ dormir dans les auberges de jeunesse et se promener pack sac, n'hésitez pas à m'en faire part.

Merci d'avance :) Olivier (25 ans)
Compact ou Reflex numérique pour un tour en Europe Centrale en sac à dos? English translation pending
by Achille33 · 2010-09-07 · 16 replies
Bonjour à tout le monde,

Comme je pars dans quelques jours pour un tour en Europe Centrale pendant 3 semaines, je suis en pleine préparation et du coup, je me demande si ça vaut le coup d'embarquer un compact (Canon A560) ou un reflex numérique (Nikkon D60) pour plusieurs villes comme Venise, Vienne, Bratislava, Buda, Craco, Berlin et Prague. J'ai bien peur pour mon reflex que ça soit encombrant et facilement repérable pour les pickpockets à savoir je dormirai dans les auberges de jeunesse pendant ce séjour.

Nota: je prévois un sac à dos de 60 litres de quoi y mettre mes vêtements, ma trousse de toilettes etc. (ce sac sera laissé à l'auberge pendant les visites), un autre sac à dos de 20 litres pour ranger quelques livres touristiques, un peu de bouffe, etc. (il sera utilisé pendant les visites) et un tout p'tit sac pour reflex qui me laisse un peu de place pour mon portefeuille et quelques papiers concernant la réservation pour les auberges.

Quels conseils vous me donnerez?

C'est la première fois que je pars en aventure comme ça et j'essaye de faire en sorte que ça soit mieux organisé.

Merci d'avance.

Cordialement.

Achille.
Quel quartier pour se loger à Budapest? English translation pending
by Papillon83 · 2018-05-30 · 40 replies
bonjour je souhaiterais avoir des conseils en matière d'hébergement pour une semaine à Budapest il y a plusieurs arrondissements que conseillez vous pour être à proximité des sites à visiter et des moyens de transports ? Plutôt un quartier calme et sécure il y a beaucoup d'auberge de jeunesse mais ce serait plutôt soit une chambre d'hôte type airbnb soit un studio qui serait plus dans mes critères si vous avez des adresses sachant que mon budget est de 50e par nuit à 2 environ

Autres questions est ce que la Budapest card est intéressante si on ne fait que le parlement, quelques églises (je ne sais pas si elles sont comprises) une croisière sur le danube et on utilise les transports en commun ?

si vous avez aussi des conseils de visites en dehors des sentiers battus connus je suis preneuse merci d'avance
Venise ou Rome English translation pending
by SherpaG · 2017-08-27 · 19 replies
Bonjour, Nous sommes un couple de retraités québécois qui passeront un mois le printemps prochain sur la Costa Del Sol (26 mars au 26 avril). Nous avions prévu étirer notre séjour du 26 avril au 6 mai à Barcelone mais les derniers évènements nous ont fait changé d'idées. Quoique qu'on ne peut être en sécurité n'importe où !!!

Il y a un vol de retour vers Montréal le 6 mai soit de Venise ou de Rome.... alors pourquoi ne pas exploiter l'une de ces possibilités pour ce printemps. - les inconvénients: 1. Pour Venise c'est un vol avec transit à Rome 2. Il y a un écart de 3-4 degrés entre ces 2 villes où c'est plus chaud à Rome.

- Les avantages: Venise: un plus grands choix dans les visites à faire sauf que les déplacements seront plus dispendieux

Rome ; tout est concentré et se fait à pieds ou en métro sauf pour aller à Tivoli.

J'ai déjà plusieurs infos grâce ce forum concernant Venise où je pourrai facilement meubler mes 9 jours : Venise (3-4 ), Padoue (1), Vicence (1 ) et Florence (2 ), Vérone (1).

Pour Rome, c'est une ville où on peut se planifier différents types de circuits: les villas (Borghese, Medecis, celles de la ville de Tivoli), les fontaines, Vatican, qq musées.

Est-ce qu'il y en a qui ont visité ces 2 villes ? Vos préférence ? Des quartiers à éviter à Rome pour se loger ? À Venise, je pensais me loger à Mestre (moins cher et proche de la gare). Est-ce une période pluvieuse pour ces villes ? Le coût de la vie est-il plus cher à Venise qu'à Rome ? Quelles sont les beaux villages autour de Rome que l'on peut se rendre en autobus ou en train ?

Merci de vos conseils.
10 jours à Budapest: bilan English translation pending
by Audrhey · 2014-01-30 · 10 replies
Retour sur mes 10jours passés à Budapest, en espérant donner des pistes pour certains. Arrivée le 24/12 en fin de journée, 1ère erreur mais surtout merci aux conditions météo qui nous ont offerts leurs 2h de retard en guise de cadeau. Bref, surtout pour préciser que le 24, TOUT s'arrête et ce jusqu'au 26 voir 27/12.

Nous souhaitions prendre le bus+métro et avons finalement opté pour le shuttle partagé. Pour aller dans le centre vers la Basilique, 15€ pour 2, le prix est le même, que vous soyez 1-2-3… Le taxi était plus cher 20 ou 25€, je ne sais plus... Vous pouvez payer par carte pour le shuttle donc ne changez surtout pas vos euros au change de l'aéroport, une pure arnaque. 1€= 230 forints. En ville? 295forints. Ou changez le strict minimum. Si vous souhaitez prendre le bus qui vous emmène au terminus du métro pour rejoindre le centre, il est possible d'acheter son ticket de bus au comptoir-tourisme, le comptoir du shuttle est à droite de ce dernier, une fois vos bagages récupérés et juste avant de sortir de l'aéroport. Si vous achetez votre billet au conducteur, c'est plus cher. Bref. Niveau transport, nous nous sommes cantonnés au carnet de 10tickets (le ticket revient donc à 300) car nous avons beaucoup marché. Si vous prenez le bus puis métro, c'est un ticket pour chaque moyen de transport. Donc pour le retour vers l'aéroport en métro+bus, nous avions gardé 2tickets chacun. Ah et poinçonnez bien votre ticket. Même si le contrôleur vous regarde faire, il vérifiera et ils sont absolument partout !!

Le 24-25-26, les rues de Budapest étaient désertiques de jour comme de nuit, pas un change d'ouvert, restos… sauf si vous tombez par magie sur l'un des marchés de Noël qui était d'ailleurs le seul d'entièrement ouvert avant la réouverture des autres, donc foncez à celui de Deak Ferenc. Nous avions trouvé également le seul change d'ouvert dans cette même rue. Pour le reste du voyage, nous avons changé nos euros sur Deak Ferenc Ter, le change le plus proche du resto "Hachapuri". Nous n'avons pas trouvé meilleur taux durant notre séjour. Il est possible de payer en euro mais inutile de vous expliquer pourquoi je le déconseillerai à tout le monde, idem pour les retraits. Par contre le paiement CB, pour notre part, la commission était vraiment minime.

Niveau logement, nous avions opté pour une location d'appart. 25€ la nuit pour 2 dans un 50metre carrés près de la Basilique, pas de quoi exploser le budget. Il existe beaucoup de supermarchés style Spar, CBA et beaucoup d'épiceries ouvertes H24 donc aucun soucis de ce côté là. Des rayons de salami, de pâtés et saucisses à perte de vue mais question poisson, j'ai pour ma part dû me contenter de rollmops car pas moyen de trouver un rayon poisson. Ah si, au grand marché couvert, j'en reparlerai… ;)

Au final nous n'avons que très peu visité et beaucoup vécu la vie hongroise. 5heures de marche par jour nous ont permis de découvrir des lieux oubliés de tout guide touristique. Pour les bains, je n'ai pas testé, mon ami oui. C'est à faire c'est sûr. Beaucoup vont aux bains Gellert, les hongrois conseillent plutôt les Rudas et l'immense Szechenyi, c'est selon… Nous avons tout de même visité la Basilique, c'est véritablement Versailles, c'est très vraiment très beau. Nous sommes tombés aussi par hasard sur Parisi Udvar…, une galerie marchande encore ouverte au public mais à l'abandon et sans vie et pourtant, plongée dans le noir, elle est juste sublime. Et bien évidemment un petit tour à l'Opéra, ça va de soit. Nous sommes entrés également au Four Seasons (Palais Gresham), sublime; avons arpenté à plusieurs reprises le pont de chaines et le Liberty, fait le quartier du Château… Une heure avant la tombée de la nuit, nous nous sommes rendus en métro au Bastion des Pêcheurs, la vue sur le Parlement en sortant du métro est à voir. Ensuite il vous faudra grimper mais pour les moins vaillants, il existe des bus, pas de panique. La vue depuis le Bastion est superbe mais c'est véritablement Disney Land, des foules et des foules et des foules qui défilent, c'est vite barbant, ce fut notre seul cohue touristique heureusement. Vous pourrez en profiter pour visiter l'église St-Matyas juste derrière (l'entrée est payante). Au niveau des restos, il faut ajouter 10% minimum pour les tips mais c'est souvent inclus à la note et mentionné donc regardez bien. Je déconseille d'ailleurs d'aller chez Gundel, probablement un de mes pires souvenirs de tout mes voyages réunis. Des gens hautains, un service de tortue, une note incluant le pourboire et où l'on ne vous rend pas la monnaie, des crêpes… ah les crêpes à la Gundel. Vous voyez une crêpe? Vous la mettez dans un micro-ondes et voilà, c'est pareil. Le chocolat chaud? de l'eau. Sans parler du jus de fruit 1er prix. A-TROCE !! Oubliez, vraiment. Des salons de thés, des restos à tomber, il en existe un paquet, passez voter chemin. Par contre… combien de goulasch et de champignons farcis, de viandes au paprika, de soupe de saucisses, d'ischler, de pâtisseries, de chocolat chaud. Ahlala, des fois l'hiver à bon dos car le moindre arrêt pour se réchauffer un peu se transforme vite en orgie gargantuesque vu les prix riquiqui. Et pour les mordus de goulasch, ramenez en France la crème de goulasch vendue en tube dans les supermarchés. Un exemple? 1100 à 1400 un bon goulasch / 700 pour des légumes saumurés au marché / 160 à 300 la part de gâteau / 70 la petite bouteille d'eau / 1000 le chocolat chaud à tomber (marché de Noël avec tasse offerte) / 250 l'apple pie Mac Do (ah oui désolée, faut bien faire des entorses) / 350 le macchiato. Ah oui mon autre déception fût pour le marché aux Puces dans Varosliget. L'entrée est payante (150 forint) mais ce n'est pas du tout le problème. Le problème est d'y aller véritablement habillé en pouilleux car il est clair que vu les prix annoncés, ça sentait juste l'arnaque quand les prix n'étaient pas affichés. L'anglais est parfois peu maîtrisé et si vous tentez comme moi de sortir les quelques phrases apprises en hongrois, les gens vous parlent illico dans leur langue et là, accrochez vous pour répondre ;) J'ai d'ailleurs remarqué que peu de Français étaient présents à Budapest, ce que m'a d'ailleurs confirmé un hongrois parlant parfaitement le français. Beaucoup d'Allemands et d'Italiens. Et des tonnes de restos italiens et japonais. Pour en revenir au marché aux Puces: 15€ une boite en fer rouillé qui en couterait 2€. 25€ un objectif en mauvais état qui en couterait 15€ en réalité. Achetez donc quand le prix est affiché ou bataillez mais est-ce bien utile? Et pourtant aucun signe extérieur de richesse, vraiment, un sac à dos, un blouson et basta. Pas de bagouzes, de Vuitton à l'horizon, rien, nada. Très déçue, moi qui aime faire le plein de souvenirs aux marchés aux puces lors de mes voyages, là pour le coup… Il en existe sinon un très grand mais loin du centre et du métro. Mais nous n'avions pas assez de temps.

Sinon pour le 31, pas de feux d'artifices. Les gens se retrouvent et dansent sur les grandes places et près du Danube, ils tirent eux-même leurs propres feux un peu partout dans la ville.

Concernant le grand marché couvert, il est préférable d'y acheter ses souvenirs car en ville, c'est plus cher. A l'étage vous avez les souvenirs et les vendeurs de soupes/saucisses & co mais ça ne vaut vraiment pas un resto. Pour 2€ de plus, le choix est vite vu. Au rdc, vous trouverez tout ce qui est paprika & co + saucisses, légumes, viandes… Et au sous-sol… ah et bien allez-y mais clairement pas pour y acheter du poisson, des légumes saumurés par contre oui. Mais c'est comme le paprika, ça pique (ça arrache oui !!) ou pas, donc demandez conseil.

Pour les restos: j'ai particulièrement aimé Tukory Etterem, vraiment très bon, nous y sommes allés 2fois. Le goulasch de chez Kiado Kocsma . Les langos ne nous ont pas fait envie, par contre les pâtisseries… C'est assez simple, les premiers jours nous ont été fatales. A la diète au retour. Goutez les Makos Retes (=strudel) au pavot de chez Retes Haz, une découverte, un délice !! Ruszwurm est aussi pas mal mais très touristique puisque derrière le Bastion des Pêcheurs. Et pour les bars, il y en a beaucoup mais allez vers les Ruins Bar (l'Instant / Szimpla kert…)

Pour résumer et pour ceux qui hésiteraient peut-être avec Prague. J'ai préféré la vie à Budapest et le tourisme à Prague. J'y étais également restée 10jours et j'avais énormément visité, il y avait beaucoup de sites touristiques. A Budapest, la vie est plus simple, moins chère certes mais plus détendue, plus calme. En période de fêtes et pour 2, sans nous priver, nous avons dépensé 400€ sur 10jours + 250€ en logement + le billet d'avion bien sûr. La cartouche de cigarettes est à 27€ pour ceux qui souhaiteraient entretenir leur cancer. Nous avons failli dévaliser le duty free pour au final courir à la porte d'embarquement les mains vides. Voilà voilà. Alors un conseil, allez-y !! Et ramenez-moi des ischlers à 50centimes dans vos valises please ;)
Suggestions pour un itinéraire de deux semaines en Europe? English translation pending
by Devilmax · 2008-12-10 · 5 replies
Salut à tous

Je planifie un voyage en Europe pour l'été prochain mais je ne veut pas passer deux semaines dans la même ville ou dans le même pays. Nous souhaitons voir du pays des paysages magnifiques des château etc en autant que nous pouvons visiter des choses nous serons heureux. Si vous avez des idées d'ittinéraire qui ne sont pas non plus exhorbitant pour le portefeuille, car nous sommes pres a partir avec un sac a dos et de dormir dans des auberges jeunesses. Je souhaitais p-e me rendre vers l'écosse et l'irlande (est ce fesable en 2 semaines), mais je suis ouvert a toute suggestion.

Merci pour vos réponses

Maxime
Visiter Paris English translation pending
by Shaimashaira · 2008-10-25 · 9 replies
coucou

j'aimerai visiter le pantheon, c'est gratuit pour la visite???

que pourrai-je encore visiter?

merci
Mice in Switzerland, the Other Cheese Country!
by MirandaMouse · 2025-07-27 · 366 replies
I'm starting my first travel journal since VF reopened!

This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.

First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.

I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.

For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.

The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.

So, we're going to explore this area!

We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!

We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.

We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
Bella Napoli: deuxième séjour à Naples English translation pending
by MirandaMouse · 2018-03-11 · 102 replies
Je reviens d'une nouvelle semaine dans cette ville fascinante qu'est Naples ! J'avais déjà eu l'occasion de découvrir cette ville, ainsi que Pompéi et Herculanum, en avril dernier, et j'avais très envie d'y retourner pour approfondir un peu.

Vous trouverez mon premier carnet ici :

voyageforum.com/...herculanum-d8093050/

Et des articles plus détaillés sur mon blog, avec plus de photos :

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/

Pour résumer, l'an dernier nous avions parcouru un peu la vieille ville et quelques églises, le bord de mer à Chiaia et Mergellina, avions visité la Chartreuse et son musée, le musée archéologique, la via Toledo et les quartiers espagnols.

À la base nous voulions y retourner à la même période, en avril, mais les billets d'avion étant très chers à cette période (Pâques et vacances scolaires...) nous avons donc du changer nos plans, et trouvé un AR à 60€ avec Easy jet pour tout début mars. Vu la saison, nous avons un peu hésité, mais au final on s'est dit que connaissant déjà la ville, s'il ne faisait pas toujours beau, ce ne serait pas très grave et il y avait de quoi s'occuper.

Bon, au final, on a vraiment joué de malchance car nous n'avons eu qu'un seul jour de beau temps sur les 6 🤪 Et deux journées vraiment gâchées par la pluie...

J'aurais aimé visiter la Reggia di Caserta et voir l'île de Procida, mais par ce temps, ce n'était pas vraiment possible 😕 Séjour donc un peu gâché, mais pas de regrets pour autant, nous avons tout de même vu des choses intéressantes, et on a bien mangé, ça compense 😛 Il nous faudra de toute façon revenir tant il y a à voir dans la région...

En ce qui concerne l'hébergement, nous avions trouvé un petit studio dans le quartier assez chic de Chiaia, vers le bord de mer, et à 10 mn à pied de la Piazza Amedeo et la ligne 2 du "métro" (plutôt un RER en fait). L'année d'avant nous étions à 15 mn de la gare principale, dans un quartier très populaire, on va dire que le cadre changeait vraiment, cela nous a permis de découvrir différents aspects de la ville. Pour 215€/semaine, cela valait le coup !
Se loger à Varsovie English translation pending
by Cambrousse · 2017-10-01 · 34 replies
bonjour !

un "appel" aux connaisseurs de la ville de Varsovie 🙂

je vais y passer une semaine fin décembre, je vais me loger soit en auberge de jeunesse, soit en location d'appartement :

quel est le quartier le plus "facile" pour partir découvrir la ville : je ne marche plus des heures, je fatigue assez vite, je désire donc me simplifier les parcours. donc quel quartier central et bien desservi par les transports en commun ?

merci de vos conseils et avis.

Béatrice
Pickpockets à Rome? English translation pending
by Snoopette67 · 2015-04-26 · 45 replies
bonjour,

je pars 3 jours à rome le week-end du 1er mai. Est-ce que c'est vraiment vrai l'inquiétude à avoir par rapport aux pickpockets ou c'est + un stress qu'on met aux touristes ? lol

il y'en a toujours dans les grandes villes, mais dès que je dis à quelqu'un que je pars à Rome, on me dit tout de suite "fais attention aux pickpockets".... surtout que j'ai tendance à beaucoup regarder les monuments, les bâtiments, en hauteur..... je suis "cool" quand je visite, je profite de la vue... lol

avez-vous des astuces ? le passeport restera dans ma valise dans le B&B je pensais mettre mon argent liquide dans les poches de mon jean et se le répartir avec mon mari j'ai un sac à main en bandoulière en général, apparemment c'est déconseillé car ils coupent la sangle ?

d'autres conseils ?

je ne cherche pas la polémique, je ne psychose pas du tout mais si je peux éviter d'attirer tous les pickpocket de la ville avec 2-3 astuces ca sera déjà bien :-)
Long week-end à Rome pour une néophyte English translation pending
by Chlochette · 2014-05-01 · 3 replies
Bonjour tout le monde

je fais une surprise à Monsieur (un retour sur la terre de ses anciens) sauf que je ne connais pas Rome.

Je fais donc appel à vos conseils pour un long wd du 14 au 18 août : des incontournables, des visites hors des sentiers touristiques, des petits restos, une pension de famille ...

Un grand merci

Clo

😉
Le jeu des photos est éternel! English translation pending
by Aristomakos · 2013-03-08 · 1047 replies
Le jeu des photos continue ici (mars 2013), puisque nous avons dépassé les 500 messages.

Où se trouve ce paysage ? (pays et région)

Croisière Moscou - Saint-Pétersbourg English translation pending
by Raymondnico · 2012-01-19 · 54 replies
Bonjour, J'envisage de faire une croisière au mois de septembre 2012 dans le sens Moscou St Petersbourg, d'après ce que j'ai pu constater dans différents messages, il est conseillé que la croisière comporte les nuits à Moscou et à St Petersbourg à l'hôtel car les bateaux sont éloignés du centre ville. Je fais appel à celui ou celle qui a fait ce voyage et qui pourra me donner des conseils. Merci par avance. Cordialement
Berlin impressions (live)
by Sinforosa · 2025-12-21 · 52 replies
Hi there,

I arrived in Berlin last night. In another discussion, I shared how much of a "nightmare" the flights from Nice were.

I’ll be posting some impressions here—what I liked and what I didn’t like as much.

This is my first time in Berlin. I’m staying for two weeks. For now, I’m alone, but I’ll be joined by someone in a few days.

Just to clarify, I won’t be posting any photos because my camera gave up the ghost the day before I left. It refused to read memory cards, and I don’t have a smartphone—just a tablet that I leave at the hotel.

Speaking of photos, a few years ago, at the Ducasse d’Ath in Belgium, I met a retired teacher who wasn’t taking any pictures of the festival. I asked her, "You’re not taking any photos?" She told me that during a trip to Nicaragua, she’d photographed howler monkeys and only noticed when looking at the pictures later that the males had huge testicles—something she hadn’t realized in person. She said, "Since then, I don’t bother with photos anymore!" I’ve thought about that often and wonder if I should do the same and stop taking pictures. Still, I’ll probably get a smartphone since it’s hard to go without one these days.
La honte de prendre l'avion? English translation pending
by B737 · 2019-04-08 · 706 replies
J'ai trouvé ceci ce matin sur le site du "Figaro" (n'étant pas abonné, je n'ai pu lire tout l'article) : j'en suis resté assez stupéfait, et je me demande bien ce qu'en pensent les lecteurs de ce forum !

www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407 Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.

Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
Sur la trace des blindés de Koursk English translation pending
by Zorba · 2018-10-03 · 46 replies
J’écris ce carnet pour les quelques rares amateurs de voyages historico-militaires. En effet Je n’ai trouvé aucune information sur la visite du champ de bataille de Koursk sur le Net, à part des programmes de voyage extrêmement coûteux d’Agences Anglo-saxonnes. Si ces amateurs souhaitent entreprendre un voyage à Koursk, j’espère leur apporter une base de départ pour leurs projets.

Pour les autres qui voudront bien me lire, ils auront la possibilité d’avoir quelques impressions sur la Russie profonde et sur les pensées des quelques Russes rencontrés lors de ce voyage, en particulier sur le traumatisme encore présent provoqué par la 2ème guerre mondiale, et le patriotisme des Russes. Il est assez paradoxal que le pays le plus étendu de la Terre, ne soit visité en général que pour sa capitale actuelle et son ancienne. A l’heure où l’on se plaint de la surpopulation touristique, la Russie offre un terrain de jeu infini.

Qu’aller visiter, comment et que reste t’il des batailles? Les batailles sont essentiellement des batailles de chars qui sur la durée ne laissent aucune empreinte sur le sol. S’ils ont pu être détruits au combat, tout aura été nettoyé ; s’ils ont occasionné des destructions, dans la région de Koursk tout aura été reconstruit, comme à Stalingrad. Il reste bien les ouvrages défensifs anti-char sur un territoire extrêmement étendu. Il faudrait sans doute en contempler l’étendue en avion, mais l’intérêt en est bien réduit. Alors il fallait bien s’y résoudre, il reste la visite des lieux de mémoire, et surtout rencontrer des Russes : Des guides, et des anciens combattants, ces silhouettes vacillantes en uniformes constellés de décorations.

1er Jour : Paris - Zurich – Moscou Pour 159 Euros AR, sans bagages en soute, j’embarque sur SWISS. Arrivé en soirée à Domodiedovo, le temps est maussade, les Russes pas souriants et affairés comme à l’habitude. Bon, je ne m’attendais pas à être accueilli avec un collier de fleurs. Je sais pourquoi je fais la gueule, c’est parce que j’ai peur de prendre le train et de me tromper.

J’étais venu la dernière fois pour le 9 Mai 2015 pour le défilé de la Victoire. Je n’avais pas supporté l’affront que notre Président d’alors avait fait à la mémoire de 25 millions de Soviétiques en refusant de venir aux commémorations. Toute ma jeunesse j’avais été éduqué dans l’idée que les Américains avaient gagné la Guerre, et que l’URSS était le diable. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que l’Union Soviétique avait porté l’essentiel de l’effort de guerre au prix d’un sacrifice monstrueux et avait finalement vaincu l’ordre nazi.

Trois ans après, je suis immédiatement frappé par rapport à 2015, par la taille du dispositif de sécurité : Il y a peut être deux fois plus de policiers ou de vigiles ; ici et plus tard dans la ville, au métro et dans les gares l’usage des scanners à bagages est généralisé. Le pays a pris la mesure de la menace terroriste après les attentats du métro, de l’aéroport Domodiédovo, de la gare de Volvograd , du Moscou – St Petersbourg et du métro de Moscou. L’Aéroexpress pour Paveletskaïa est tout beau, tout neuf. Les vieux wagons sans âge ont été remisés. Les messages à bord et toute la signalisation avant d’aborder le train sont en russe et en anglais. La Russie entre dans la modernité. A Paveletskaïa, je prends le Métro et je suis balayé comme un fétu de paille parmi cette multitude de voyageurs. Il y en aurait deux fois plus qu’il y a 3 ans ? J’étais devenu un expert en Métro moscovite, mais ce soir là j’ai perdu ma science, j’arrive quand même à Kourskaïa pour prendre le train de Koursk. J’arrive à mon compartiment, il ne fallait pas s’en faire autant, on y arrive malgré tout. La « Provonidtsa » du wagon a l’air moyennement renfrogné, il y a eu pire.

Auparavant j’avais pris mon billet douillettement de chez moi devant mon ordinateur ; plus besoin d’essayer de se faire comprendre par les caissières à la gare. (Je n’ai pas encore tapé sur le site des chemins de fer russes le mot magique « Vladivostok » pour faire un essai et rêver). Comme la vie peut être facile parfois : Réserver un Transibérien depuis ma cambrousse : la magie à portée de tous !

Question Kupé ou Pladzkart ? (2ème classe ou 3ème classe)

Les guides papiers et peut être les forums s’accordent pour affirmer que le Pladzkart (3éme classe, avec compartiment ouvert, c’est à dire que vous pouvez entendre les ronflement des 35 autres passagers) sont le moyen idéal pour rencontrer les Russes en voyage. En fait je n’ai eu que 2 expériences positives en Pladzkart; l’une en rencontrant des anciens élèves d’un institut de Petrozavodzk ; j’ai partagé avec eux la joie de la retrouvaille, mais j’ai eu besoin d’aide le lendemain pour repérer ma gare de destination, tant la vodka avait coulé. Une autre fois je vois un fils installer son vieux père en uniforme et cliquetis de médailles ; le fils dit à son père d’être sage, il fait ses dernières recommandations et s’éclipse. Le père repère un compère, ils sortent chacun une petite bouteille de vodka et des petites victuailles et engagent un dialogue à la russe dans la nuit. Tout se termine par un concert de ronflement titanesque des deux compères. Durant mes autres voyages, on se regardait en chien de faïence entre passagers et aucun dialogue n’a jamais été engagé. Enfin si vous avez le malheur de tomber sur les couchettes du couloir, trop courtes, vous sentirez vos courbatures toute la journée.

Par contre en Kupé, je me souviens d’un voyage Riga-SPB avec un polisseur d’ambre de la Baltique qui se rendait à Sarkoié Sélo pour travailler au cabinet d’ambre ; et d’un voyage Moscou – SPB aves deux Russes, très classe et d’un Japonais bout entrain (Ca existe !). Je préfère nettement le Kupé pour son confort aussi.

Et là maintenant je me retrouve une jeune Demoiselle de Voronej dans le compartiment Kupé et nous sommes seuls.

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