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Retour de 4 jours et demi à Rome English translation pending
nous avons une carte nous permettant pour 99E par an d'aller à volonté à l'hotel pendant un an sous condition de prendre un petit déjeuner et un repas à un prix fixé par chaque hotel pour un séjour de 3 nuits , 2 dans certains hotels; où aller en fevrier sans avoir plus froid qu'à marseille et pas trop loin pour une semaine ? en fonction des hotels disponibles , nous décidons Rome ; j'y suis allé des tas de fois , mais depuis quelques années jamais plus d'un jour ; je ne peux pas dire que j'ai tout vu , mais j'en ai vu beaucoup ; le thème du voyage sera d'en voir un maximum ( sans musées pour la plupart déjà faits) en 4 jours et demi
Nous partons de Marseille le mardi 25 fevrier pour faire une étape à Tirrenia en sortant de l'autoroute les 150 derniers kilometres , quartier balnéaire de Pise .Nuit à l'hotel Garden , très correct , wifi gratos, pt déjeuner 48 E ( par booking); repas au resto Cavaliere , presque plein d'autochtones ( la crise ? quelle crise)
1 hors d'oeuvre varié , 1 moules et clovisses marinière , 2 cacciuco ( ragout de poisson toscan) , 1/2 l de vin , 59 Euros , prix justifié
le mercredi 26 départ pour Rome sous la pluie par une 2X2 voies gratos ( sauf 3 tronçons de 5 ou 6 km); la visite , avec photos , va commencer
à suivre ....
Croisière Médina 2014 English translation pending
Bonjour à tous, je viens de réserver cette croisière à bord du Zenith, (la 3ème avec CDF), au pont 10, qui peut me donner des renseignements sur la croisière ainsi que sur les cabines de ce pont.
Merci
Cordialement 😉
Cinq jours à Copenhague English translation pending
Bonjour
Nous venons de réserver vols + hôtel pour cinq jours à Copenhague avec mon épouse, pour le mois d'avril. Nous y allons un peu en freestyle... Notre hôtel a l'air assez bien situé (hôtel Ibsens). Alors bien entendu, nous irons voir Rosenborg, la petite sirène... Mais à part ça, avez vous de bons conseils, de bons plans pour un court séjour dans cette ville qui a l'air fort belle? Le métro est il clean? Y a t il des îles intéressantes à visiter? Merci d'avance
Nous venons de réserver vols + hôtel pour cinq jours à Copenhague avec mon épouse, pour le mois d'avril. Nous y allons un peu en freestyle... Notre hôtel a l'air assez bien situé (hôtel Ibsens). Alors bien entendu, nous irons voir Rosenborg, la petite sirène... Mais à part ça, avez vous de bons conseils, de bons plans pour un court séjour dans cette ville qui a l'air fort belle? Le métro est il clean? Y a t il des îles intéressantes à visiter? Merci d'avance
Colors of Iceland 2013 English translation pending
Trois semaines en Islande, du 19 août au 6 septembre 2013
Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !
Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.
Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort
Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.
19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05
Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la légère et bien cela se vérifie.
Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…
Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.


Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).

Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.
Première journée et déjà ce pays nous séduit !
20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides
Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.




Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.

Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet écrin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.

Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.

Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.




La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.
Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.


Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.
Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…


Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).

Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.
Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.
21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs
La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.
C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.



Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.

Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous décidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.
Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !

Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.
L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !
Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !
22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir
Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.


Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.
Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.



Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.

Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !
Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.



De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.


En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.


Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.

Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.

A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.
Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.
Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.
Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.
23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous
Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.

Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.
En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :
Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.
(sources : http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)
La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !
Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.

La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.
Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.
Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :

Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.

Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.

En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.


Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.
24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires
Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.
9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !)
Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 !
Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche.
Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre.
Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.

10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.

Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.

Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…
Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.
Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.

Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !

Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.

Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :



Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.

Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.
Sur le parking de la station essence :
Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.
Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.
Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.
Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.
25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice
Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.
Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.
Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.

Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.

Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :
Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).
Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !

Ce n’est qu’un au revoir…

Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.
Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,

menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.

Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.


De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.

Remarquez les roches fendues par le gel.

Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.



Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…


Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.


Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.
26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde
Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.


Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.
Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :

Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :

Quelle taille !

Un peu de "vie", juste pour l'échelle :

De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !




Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !
Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.
Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.




De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.




Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.

Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries

Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.
De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !
27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores
Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.
Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !
Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.
Les deux cottages :

Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.
Mjóifjörður :

Klifbrekkufossar :

Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :

Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.


Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.

C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.



Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.
On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.

Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.
Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.
Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.

Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.




Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.

L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.

Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.
Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.


Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.
28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature
Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !




La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.
Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.
Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.
Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.

Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.


Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.
En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).

En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.
De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.


Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :

La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).

Pschhhhh
Bloup, bloup

De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.

Cette zone très active est un festival de couleurs.


Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.
Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.
29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune
Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.

Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.

Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.

Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.

Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.
Skútustaðir :

La zone du Krafla :

Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.

A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.


Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.




Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.


Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.



La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !


Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.
La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.
30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…
Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.


Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.



Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.

Orque :
Baleine à bosse :
Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.
L'Hverfjall, gravi hier :
Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.
De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !
Stong :
Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.
31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars
Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.

Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.


Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.


Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.

Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.
Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.

De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.



Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.
Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.
01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau
La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.
Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.


Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.

A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.

L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.



Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !

De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.



Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.



Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.


La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.
Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !

Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.
02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale
Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.


En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !

On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.


Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.
Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.

Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.

Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.
Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !
03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues
Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.
Sur le parking, David et Goliath :

A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.
Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !
Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.


Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).
Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).

Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.
Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.
04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale
Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.
100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.

Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.

Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.



Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.
Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.
Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.


La journée se termine en déambulant au hasard des rues.
Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.
05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes
Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.
Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.



Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.

A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.

Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).

Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.


On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.
Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.
Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.

06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation
Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.

Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.
Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.

Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.
Nos impressions :
L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.
L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.
Nous avons adoré : Tout
- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords
Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)
Hébergement / Restauration :
Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).
Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.
Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :


Infos pratiques :
- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond
Remerciements :
Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.
Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.
Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !
Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.
Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort
Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.
19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05
Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la légère et bien cela se vérifie.
Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…
Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.


Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).


Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.
Première journée et déjà ce pays nous séduit !
20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides
Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.




Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.

Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet écrin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.

Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.

Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.




La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.
Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.


Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.
Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…


Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).

Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.
Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.
21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs
La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.
C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.



Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.

Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous décidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.
Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !

Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.
L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !
Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !
22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir
Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.


Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.
Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.



Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.

Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !
Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.



De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.


En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.


Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.

Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.

A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.
Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.
Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.
Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.
23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous
Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.

Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.
En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :
Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.(sources : http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)
La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !
Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.

La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.
Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.
Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :

Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.

Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.

En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.


Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.
24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires
Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.
9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !)
Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 !
Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche.
Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre.
Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.
10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.

Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.

Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…
Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.
Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.

Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !

Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.

Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :



Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.

Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.
Sur le parking de la station essence :
Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.
Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.
Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.
25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice
Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.
Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.
Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.

Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.

Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :
Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !

Ce n’est qu’un au revoir…

Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.
Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,

menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.

Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.


De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.

Remarquez les roches fendues par le gel.

Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.



Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…


Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.


Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.
26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde
Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.


Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.
Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :

Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :

Quelle taille !

Un peu de "vie", juste pour l'échelle :

De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !




Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !
Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.
Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.




De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.




Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.

Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries

Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.
De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !
27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores
Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.
Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !
Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.
Les deux cottages :

Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.
Mjóifjörður :

Klifbrekkufossar :

Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :

Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.


Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.

C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.



Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.
On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.

Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.
Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.
Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.

Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.




Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.

L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.

Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.
Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.


Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.
28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature
Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !




La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.
Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.
Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.
Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.

Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.


Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.

En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).

En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.
De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.


Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :

La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).

Pschhhhh

Bloup, bloup


De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.

Cette zone très active est un festival de couleurs.


Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.
Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.
29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune
Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.

Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.

Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.

Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.

Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.
Skútustaðir :

La zone du Krafla :

Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.

A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.


Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.




Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.


Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.



La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !


Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.
La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.
30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…
Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.


Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.



Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.

Orque :

Baleine à bosse :

Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.
L'Hverfjall, gravi hier :

Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.
De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !
Stong :

Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.
31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars
Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.

Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.


Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.


Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.

Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.
Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.

De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.



Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.
Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.
01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau
La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.
Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.


Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.

A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.

L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.



Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !

De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.



Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.



Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.


La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.
Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !

Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.
02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale
Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.


En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !

On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.


Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.
Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.

Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.


Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.
Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !
03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues
Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.
Sur le parking, David et Goliath :

A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.
Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !
Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.


Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).
Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).

Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.
Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.
04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale
Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.
100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.

Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.

Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.



Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.

Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.
Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.


La journée se termine en déambulant au hasard des rues.
Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.
05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes
Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.
Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.



Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.

A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.

Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).

Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.


On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.
Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.
Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.

06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation
Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.

Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.
Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.

Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.
Nos impressions :
L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.
L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.
Nous avons adoré : Tout
- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords
Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)
Hébergement / Restauration :
Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).
Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.
Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :


Infos pratiques :
- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond
Remerciements :
Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.
Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.
Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Croisière sur le Fantasia du 25 novembre (12 jours/11 nuits) English translation pending
Bonsoir à tous!
Ca y est!!!! je suis sur le point de signer pour une nouvelle croisière!!!!😎 mais, avant, les amis, je vais à mon tour, avoir besoin de vous!: Je vais essayer d'être brève et concise!:
Donc voilà: croisière prévue au départ de Gênes le 25 novembre sur le Fantasia. C'est une croisière de 12 jours, sur le Fantasia (je ne connais que le Splendida) escales: Nice, Gênes, Katakolon, Heraklion, Haïfa, Haïfa, Athènes / Le Pirée, Civitavecchia (Rome), Gênes, Nice, cette croisière s'intitule: Cités antiques et Terre Sainte.
Ma question la plus importante est: Peut-on entrer en Israël avec juste sa carte d'identité????????(en tant que croisiériste bien sur!)
Nous avons (presque ) réservé avec Webcroisières, (qu'en pensez vous????????) il me semble avoir lu récemment, qu'un jeune couple avait eu des problèmes pour embarquer suite à ce genre de soucis! (mais je ne retrouve plus l'info!)
Merci également pour les liens, infos, C/R que vous pourrez me faire parvenir sur le bateau, les escales......
Donnez moi vos avis, ils sont précieux!
Merci d'avance.
Bien cordialement.
Lala.(Laurence)
Votre région préférée de la France English translation pending
Quel est votre région préférée de la France (excluant Paris et ses environs ) et pourquoi ? ( Nature, culture, nourriture...)
Croisière sur le MSC Splendida English translation pending
Bonjour a tous.
Nous faisons une croisière sur le MSC SPLENDIDA en méditerranée départ le 06/10/2013 au départ de Marseille. les escales sont: Barcelone, Valence, la Goulette, Civitavecchia, Gênes. Pourriez nous renseigner sur les astuces pour les transports a la descente du bateau pour faire les excursions librement . "Nous avons déjà fait deux croisières une sur le COSTA MEDITERRANEA et une sur L'ATLANTICA". Merci
À savoir avant de partir un mois en Thaïlande? English translation pending
Bonjour a tous , je debute sur ce site .
Je creé ce forum car je pars en Thailande durant tout le mois de novembre avec ma copine et un ami . Nous sommes tout les 3 agés de 21 - 22 et 25 ans .
Voilà c'est la premiere fois tout les trois qu'on part aussi loin et aussi longtemps .
J'aurai aimer avoir un max d'info sur ce qu'il faut savoir avant de partir , en fait toutes les infos , moindre conseil m'interesse !
La bas , on compte partir un peu en " freestyle " avec un sac à dos , et visiter et bouger le plus possible !
Merci beaucoup ! & Bon week end avec ce beau soleil ( pour ceux qui l'ont ! ;) )
Pierro .
Voilà c'est la premiere fois tout les trois qu'on part aussi loin et aussi longtemps .
J'aurai aimer avoir un max d'info sur ce qu'il faut savoir avant de partir , en fait toutes les infos , moindre conseil m'interesse !
La bas , on compte partir un peu en " freestyle " avec un sac à dos , et visiter et bouger le plus possible !
Merci beaucoup ! & Bon week end avec ce beau soleil ( pour ceux qui l'ont ! ;) )
Pierro .
Préparatifs croisière MSC Lirica - Méditerranée orientale English translation pending
Bonjour,
Nous repartons avec le MSC LIRICA le 7 juillet pour le tour méditerranée orientale (Nice-Gênes, Rome, Messine, Rhodes, Limassol, Haifa, Zante, Gênes-Nice).
Je suis en train de finaliser mes carnets de voyage.
Comme beaucoup recherche des infos sur cette croisière (avec parfois une différence d'escale), je vais vous mettre ci-après, par escale, les infos que j'ai récolté sur VF ou d'autres forums à toute fin utile.
Catherine
Nous repartons avec le MSC LIRICA le 7 juillet pour le tour méditerranée orientale (Nice-Gênes, Rome, Messine, Rhodes, Limassol, Haifa, Zante, Gênes-Nice).
Je suis en train de finaliser mes carnets de voyage.
Comme beaucoup recherche des infos sur cette croisière (avec parfois une différence d'escale), je vais vous mettre ci-après, par escale, les infos que j'ai récolté sur VF ou d'autres forums à toute fin utile.
Catherine
Voyage cool en groupe... Thaïlande ou Philippines? English translation pending
Bonjour,
Je vais au mariage de mon frère à Hong Kong en décembre 2013. Toutes la famille se retrouve et on désire se retrouver entre cousins (25-40 ans + 2 enfants) pour fêter Noël 1 semaine. On pensait louer une villa (10-15 personnes), visiter (un peu), faire de la plongée, être cool , ...😛😛
On avait penser à la Thaïlande et on vient récemment de me parler des Philippines.
Qu'en pensez vous et avez vous des adresses à me proposer?
Dans l'attente de vos réponses,
Boi
Je vais au mariage de mon frère à Hong Kong en décembre 2013. Toutes la famille se retrouve et on désire se retrouver entre cousins (25-40 ans + 2 enfants) pour fêter Noël 1 semaine. On pensait louer une villa (10-15 personnes), visiter (un peu), faire de la plongée, être cool , ...😛😛
On avait penser à la Thaïlande et on vient récemment de me parler des Philippines.
Qu'en pensez vous et avez vous des adresses à me proposer?
Dans l'attente de vos réponses,
Boi
Croisière sur le Costa Serena le 13 avril 2013 English translation pending
On vient de réserver, ma femme et moi, notre première croisière sur le Costa Serena qui par le 13 avril de Marseille pour faire Savone, Rome, Palerme, Palma, Valence puis retour à Marseille.
En cherchant un peu sur le net je viens de trouver ce forum que je trouve génial et très constructif, je me suis donc empressé de m'inscrire pour récolter dans un premier temps des informations sur les croisières puis ensuite vous livrer notre expérience sur notre propre croisière et ainsi aider les inexpérimentés comme moi à bien préparer leur voyage.
Bien sûre on se pose beaucoup de question, nous avons déjà mené une petite réflexion pour profiter au mieux de cette croisière, voici où nous en somme:
Forfait: Nous pensons prendre le forfait all-inclusive boisson (19,5 Euros/Jour/pers), on n’a pas envie de ce prendre la tête à chaque fois qu'on voudra prendre un café, un cocktail, un apéritif.
Excursion: Pas trop d'idée pour l'instant, l'excursion sur la visite du Vatican à Rome nous semble intéressante malgré sont prix élevé, mais ca je me suis fait à l'idée, les excursions sont chers alors autant les choisir judicieusement.
Voilà c'est tout pour l'instant, mais j’attends vos commentaire avec impatience et peu être que certain d'entre vous serons aussi sur cette croisière.
A bientôt
Antho37
Forfait: Nous pensons prendre le forfait all-inclusive boisson (19,5 Euros/Jour/pers), on n’a pas envie de ce prendre la tête à chaque fois qu'on voudra prendre un café, un cocktail, un apéritif.
Excursion: Pas trop d'idée pour l'instant, l'excursion sur la visite du Vatican à Rome nous semble intéressante malgré sont prix élevé, mais ca je me suis fait à l'idée, les excursions sont chers alors autant les choisir judicieusement.
Voilà c'est tout pour l'instant, mais j’attends vos commentaire avec impatience et peu être que certain d'entre vous serons aussi sur cette croisière.
A bientôt
Antho37
Cabine ou junior suite à bord du CDF Horizon? English translation pending
bonjour
nous partons en septembre sur le CDF Horizon et nous hésitons entre une cabine type prestige ou junior suite...
la différence de prix est elle vraiment justifiée ? par ailleurs il parait qu'avec la junior suite il y a des avantages : embarquement + rapide à marseille, débarquements idem lors des escales etc ...
est-ce valable en fin de compte ?
merci
la différence de prix est elle vraiment justifiée ? par ailleurs il parait qu'avec la junior suite il y a des avantages : embarquement + rapide à marseille, débarquements idem lors des escales etc ...
est-ce valable en fin de compte ?
merci
Croisière "Passage vers l'Est sur le Costa Mediterranea du 3 au 17 juin 2013 English translation pending
De Cergy, ns partons pour notre 1iére Croisiére sur le "Costa Méditerranea" du 3 au 17 juin 2013.
Ns serions heureux discuter avec d'autres participants expérimentés ou comme nous, "débutants"....😉.
Dans l'attente de vous rencontrer, bien convivalement
J-Jacques & Lou
J-Jacques & Lou
Trek dans le désert et chambre d'hôtel à Oman, agence? English translation pending
Bonjour,
Je suis toute nouvelle sur Forum Voyage et dans l'organisation de "grands voyages" par moi-même !!! J'espère que mes questions n'ont pas été déjà traitées dans d'autres discussions (j'en ai quand même lu pas mal...)
J'ai l'intention d'aller à Oman fin février-début mars pour 2 semaines environ, essentiellement pour faire un treck dans le désert. Je souhaiterais m'adresser à une organisation omanaise, plutôt que de passer par une agence française. Pour les raisons suivantes : je préfère être cliente directement des organismes locaux pour que leur marge soit plus élevé et pour que ça me fasse moins cher (mais peut-être que je me trompe ???) et aussi parce que je n'ai pas trouvé de simples trecks, cad que je voudrais marcher sans prendre de 4 x 4 tous les jours et sans faire d'excursion. Mon but n'est pas de couvrir le plus de régions possible, mais de marcher dans le désert (quel qu'il soit). Auriez-vous une organisation omanaise à me recommander ?
Ma 2è question : mon ami britannique qui habite en Arabie Saoudite va me rejoindre à Muscat pour 3 jours. Peut-on partager une chambre sans être mariés ? Là aussi, ma préférence va aux petits hôtels omanais, dans la vieille ville par exemple, et à Niswat, que nous allons visiter.
Merci par avance
Pascale
Bagages pour une croisière Hurtigruten en février? English translation pending
Bonjour, Est-il judicieux de mettre dans la valise :des crampons, des batons de marche un parapluie et un maillot de bain?A part les après-skis que prendre comme chaussures?La nuit sur le pont à guetter les aurores combien d'epaisseurs faut il superposer?Peut-on facilement avoir sur le bateau une "luge patinette"?Nous sommes avec un enfant de 5 ans.
Merci
Guides ou contacts francophones sur Dubaï, Abu Dhabi et Oman? English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais faire un séjour aux EAU, Dubai, Abu Dhabi et Oman sur une douzaine de jours.
Si vous avez des bons plans ou des infos (location de voiture, passage de douane, excursions etc...)
et éventuellement un guide francophone ou des contacts francophones dans ces pays, je sais je suis exigeant...
Merci
Croisière MSC Splendida du 24 fevrier au 4 mars 2013 English translation pending
recherche personne qui fait croisere sur msc splendida du 24 fevrier 2013 au 4 mars, je suis seule avec 2 ados de 17 et 13 ans, et plus sympa de ne pas etre seule, surtout pour les enfants, merci
florence
Bigoodi chez Dixie et les Yankees – Boucle du sud-est des Etats-Unis depuis Washington English translation pending
Bigoodi chez Dixie et les Yankees – Boucle du sud-est des Etats-Unis depuis Washingtown
Celà faisait longtemps que nous n’étions pas retournés au Etats-Unis… Après un 1er voyage à New York fin 98, puis un gros mois passé dans l’ouest au printemps 99, j’avais un peu boycotté la destination tant que Bush y était encore président… Puis nous avons attendu l’opportunité d’un taux de change intéressant pour nous décider à visiter le grand Sud-est cette fin d’année 2011… Au départ j’étais partie pour aller voir les états du Sud uniquement (Louisiane, Floride, Carolines, Géorgie…), mais le prix des billets d’avion en a décidé autrement : 800 € environ pour Miami et 435 € TTC départ de Lyon pour Washington (par personne)… Nous n’avons pas hésité longtemps ! Type de voyage : Voyage en couple, location de voiture et 2 premières nuits d’hôtels réservées depuis France itinéraire préparé à grosses mailles avant le départ, et ensuite voyage au jour le jour ! Préparatifs : - Billets d’avion pris en direct sur le site de Lufthansa en juin (pour un départ début novembre) - Voiture réservée environ un mois avant le départ sur e-locationdevoiture.fr. C’est la première fois que j’utilisais leurs services : ma fois, bon rapport qualité prix, délais de réponse par mail très corrects, et pas d’obligation d’appeler un n° excessivement surtaxé pour le moindre renseignement (suivez mon regard !). 39 jours, Hyundai accent 5 portes : 792 € soit 20.3 € par jour km illimités et assurances incluses Voiture - Les petits moins : - Le loueur était Alamo : si j’avais su, j’aurais pris sur internet la voiture économique 3 portes : Ils n’en ont pas sur le parc, et nous nous serions retrouvés dans la même gamme pour un peu moins cher. Je craignais d’avoir un coffre trop petit pour nos bagages, mais pour 2 adultes, la Hyundai était parfaite, bien que la vendeuse ait essayé de nous refiler le modèle au-dessus. .La voiture n’était pas très propre à l’intérieur et nous avons du rajouter du liquide pour la direction assistée en cours de route (entretien laissant à désirer de ce point de vue). .Nous étions sensés avoir une assurance dépannage mais la vendeuse à l’accueil voulait nous la vendre quand même en supplément, donc je ne suis pas sure de ce qui se serait passé en cas de panne… (nous ne l’avons pas prise) .Enfin, ils facturent un plein au départ, il faut donc penser à rendre la voiture vide au retour. -Hôtel : Comme il n’y a pas de métro direct entre l’aéroport et le centre de Washington, et vu le prix des navettes pour 2, j’ai finalement opté pour la solution de prendre la voiture dès la sortie de l’aéroport… Se pose alors la question du parking… J’ai donc choisi de passer les 2 premières nuits au Travelodge d’Alexandria : il propose un parking gratuit, n’est pas très loin du centre d’Alexandria et de la station de métro qui vous emmène au centre de Washington en moins de 30 mn…101 USD la nuit TTC petit (très petit) déjeuner inclus. Pas très glamour, un peu vieillot, mais propre et d’un rapport qualité-prix, il me semble, assez correct pour le secteur.
Itinéraire approximatif
1/11 – Washington DC – Alexandria Nous atterrissons à 16h30 comme prévu, mais le temps de récupérer les bagages, chercher un distributeur (tous étaient HS ce jour-là aux arrivées), aller chez Alamo (par une navette gratuite, leurs bureaux sont à 5 mn de l’aéroport), faire les formalités pour récupérer la voiture, nous taper les bouchons de fin de journée (nous n’avons pas pris la route à péage, c’est sans doute une erreur), il est environ 19H quand nous posons enfin nos valises au Travelodge. Pas de folie ce soir ! Nous allons à pied dans le centre d’Alexandria (15 mn environ) et cassons la croute au O’ Donnell : pub sympa et bonne Guiness !
2/11 – Alexandria - Washington DC – centre – Georgetown Alexandria : Nous nous levons de bonne heure et après un petit déj léger, nous voila partis à pied en direction du Potomac. Les berges sont bien aménagées, il fait frais mais beau, la lumière est dorée et la ballade sympathique. Puis nous remontons la rue principale jusqu’à la station de métro : c’est commerçant et le look assez british (beaucoup de maisons en briques). Nous voilà arrivés au métro : il faut prendre son ticket au distributeur, mais heureusement qu’un employé fort sympathique nous aide… Il faut choisir sa destination, le tarif qui correspond à l’heure de pointe ou pas, ne pas se tromper sur le nombre de tickets, et choisir soi même le bon prix… un peu prise de tête la 1ère fois! Washington DC. Nous décidons de commencer par l’est et descendons à eastern market environ 30 mn plus tard. Les stations se ressemblent toutes, sont tristounettes mais propres et fonctionnelles. Je peux vous dire que nous aurons bien marché ce jour là ! Quartier de capitol Hill, résidentiel et sympa avec toutes les décos d’halloween en prime, puis la bibliothèque du congrès, le capitole (extérieur seulement car il y avait une conférence ce jour là ), le mall : nous entrons seulement au museum d’histoire naturelle faute de temps, mais c’est un sacrilège de n’avoir pas visité les autres musées… je sais ! une autre fois surement… La maison blanche, puis sur notre lancée nous partons à Georgetown (sympa aussi, ça ressemble un peu à l’ambiance d’Alexandria), et nous revenons fourbus en longeant le Potomac jusqu’à la station de Foggy botom. Nous n’aurons pas le courage de continuer sur les mémoriaux aujourd’hui… C’est un peu speed, il faut se lever tôt, mais c’est faisable en une journée. Je pense qu’en prenant son temps et en visitant de beaux musées on doit pouvoir passer facilement 3-4 jours à Washington s’en s’ennuyer. A noter : à Alexandria un trolley gratuit vous emmène du métro jusqu’au centre par le rue principale.. Sympa, sauf qu’on n’a pas pris la bonne rue pour redescendre… Mais nous n’en sommes plus à ça près de marche à pied… Soirée à nouveau à Alexandria où nous optons pour le restaurant «la tasca » : buffet de tapas a volonté pour 100 USD pour 2 avec de la bière, bon mais quand même un peu cher pour la qualité…
3/11 – Virginie :Shenandoah NP – Skyline Drive– Charloteville (210 miles -> pour mémoire 1 Mile = 1.6 km, en gras dans les titres, la ville où nous faisons escale pour la nuit) La boucle qui nous attend est longue, aussi nous avons décidé de ne pas passer plus de temps à Washington au départ. Nous voila donc partis ce matin, en voiture cette fois, direction Shenandoah. Aucun problème pour sortir de Washington DC… Les directions sont bien indiquées et la co-pilote est parfaite (c’est moaaaaaaaa) ! Nous nous arrêtons au visitor center de Front Royal pour obtenir des infos sur le parc et la skyline drive parkway. Ils nous donnent une carte, les temps de parcours, les endroits où s’arrêter… Tip top ! A savoir : en règle générale n’hésitez pas à vous rendre dans les visitor centers, la plupart du temps ils seront très accueillants et vous donneront de bons conseils, ils ont parfois internet et PC à disposition (denrée de plus en plus rare dans les hôtels : on ne trouve souvent que l’accès wifi), des coupons pour les hôtels, enfin, vous y trouverez parfois des discounts ou la gratuité sur les parkings. Ils peuvent aussi vous fournir de bonnes cartes routières de leur état (parfois de l’état d’à coté mais c’est plus rare)… Et détail pratique : les toilettes sont quasiment toujours propres ! Bon, nous voilà donc partis sur la mythique skyline drive road : nous avons raté les week ends surchargés d’automne (il parait qu’il y a foule pour voir les forêts colorées), mais c’est encore très joli : beaux panoramas, nombreux points de vues très dégagés sur la forêt, et au moins nous sommes tranquilles (entrée dans le parc 15$ pour la voiture). Nous faisons aussi quelques petites balades à pied conseillées sur la carte (forêt, rivières), puis sortons en fin de journée à Charloteville, 1ère halte parmi les villes ‘historiques’ du secteur s’étant distinguées pendant la guerre de sécession. La ville est étendue et nous trouvons le visitor center in extremis avant la fermeture. Ils nous donnent 2h de parking gratuit et nous conseillent le holiday inn ou le sleep inn. Nous optons pour le Sleep Inn un peu moins cher (93$ : la plupart des prix que j’indiquerai pour les hôtels sont pour 2 avec le parking et 2 petits dej le plus souvent très corrects, sinon je le précise). C’est bien mais si avions su, nous serions allés au nord de la ville sur l’axe où tous les motels se trouvent et sont meilleurs marché, car de toutes façons, même depuis le sleep inn, il faut prendre la voiture pour se rendre dans le centre. Visite à pied de « la » rue commerçante : nous tombons pendant un festival de cinéma et c’est assez animé. Nous dinons au Commonwealth au bout de la rue commerçante, bar resto branchouille, bondé, sympa, bon, mais bruyant et un peu chérot…
4/11 - Fredericksburg – Richmond- Williamsburg (199 M) - Virginie Nous allons faire un tour au must du coin “Monticello” demeure de Jefferson. Le site à l’air sympa mais ça nous parait un peu cher (17$) pour visiter une maison « historique » de 1800 et quelques, et en plus, je ne suis déjà pas fan de vieilles bicoques en général… Nous préférons continuer. Nous voila un peu plus tard au nord est à Fredericksburg : 2h de parking gratuit (système de contrôle ‘bizarre’ par une voiture qui circule et filme les gens qui se gare en enregistrant leur heure d’arrivée). Nous visionnons un petit film sur la ville et le secteur au visitor center et allons faire un tour : petits commerces coquets et centre plutôt résidentiel. Richmond : franchement, la ville nous a paru sinistre et peu rassurante malgré le sympathique accueil du welcome center, et une arrivée pourtant en plein jour. Bref, nous n’avons pas du tout envie de passer la soirée ici même si Spielberg est en train d’y tourner, et nous nous sauvons direction Williamsburg. Là c’est sympa, on ne s’y attendait pas mais c’est un « véritable village historique » avec figurants costumés, reconstitution de scènes de batailles etc… On se croirait dans un décor de film. La visite de la ville est gratuite (si l’on n’entre pas dans les demeures ‘historiques’), nous la parcourons au pas de course car la nuit tombe. Puis nous retournons dans la zone commerciale qui fait office de « vraie » ville et prenons une nuit au Comfort Inn, 52$ petit dej inclus, nous mangeons à coté au Fireside Chophouse (bonne viande, mais accueil assez froid).
5/11- Jamestown - Petersburg – Bedford – Ronaoke – (227M) Le lendemain, nous retournons faire un tour à pied (et à la lumière du jour) dans Williamsburg puis partons jusqu’à Jamestown, un peu plus au sud. Là aussi, c’est historique et reconstitué (coté bateaux), mais payant… Et en dehors du parc d’attraction il n’y a rien à voir, nous repartons donc à l’est en suivant la jolie route 5, le long de la james river, direction Petersburg. Là aussi l’accueil du visitor center (une vieille banque reconvertie) est sympathique, mais le tour du centre est vite fait et on arrive rapidement dans des quartiers plutôt délabrés. C’est franchement bizarre ce secteur du sud de Washington : on dirait un genre d’apartheid (certes le mot est un peu fort…quoique), avec des villes pauvres de noirs, dans certains cas des quartiers plus riches de blancs juste à coté, mais surtout pas de mélange. Et quand on traverse les banlieues en voiture, ça sent franchement la dèche… Tout ça nous laisse une drôle d’impression. Nous continuons la route vers le parc des Great Smoky Mountains. Arrêt rapide à Bedford (mémorial de la 2eme guerre mondiale que nous ne visiterons pas) avant d’arriver à Ronaoke, d’où nous pourrons reprendre la suite de la skyline drive : la blue ridge parkway. Nous allons poser nos bagages au sud de la ville au Quality inn (65$), visitons le centre (market street est sympa), et dinons au Quarter resto cajun, bonne ambiance, repas correct (47$ pour 2 avec la bière).
6/11 – Blue ridge parkway – Blowing rock – Asheville (316M)- Caroline du Nord Ce matin, le pare brise est gelé. Et aujourd’hui nous allons changer de fuseau horaire, d’état (Caroline du Nord) et passer les 1000 1ers miles. Première étape le long de la route au visitor center de rocky knob histoire de récupérer des infos sur les points à voir, puis halte un peu plus au sud à Mabry Mill, joli moulin, l’un des sites les plus photographiés de l’état. Nous continuons direction blowing rock : agréable station touristique de montagne, puis direction Asheville. Pas de chance, la route est coupée… Qui plus est la jauge d’essence commence à entamer dangereusement la réserve et autant vous dire que les stations ne sont pas pléthores dans le coin (dans tous les parcs d’ailleurs, il est fortement conseillé d’entrer avec le plein). Nous faisons donc un détour par le lac tahoma et trouvons une station in extremis, avant de rejoindre Asheville. Nuit au Days’Inn (59$) et repas à la Lexington avenue brewery dans le centre (37$)
7/11 – Great Smoky Mountains – Cheerokee- Knoxville – Tennessee (219M) Nous commençons par un arrêt rapide à Cherokee. Le nom est évocateur mais la ville et ses alignements de boutiques à touristes beaucoup moins… Nous entrons dans le parc par Oconaluftee (gratuit) et c’est parti pour une journée d’exploration dans le parc : jolie ballades à pied notamment au Clingmans Dome d’où la vue est spectaculaire et vaut bien la grimpette, le alum cave trail est sympa aussi. Par contre je ne conseille pas la loop de cades cove, où nous nous sommes retrouvés à faire la queue (en voiture) sur une petite route de terre sans rien d’extraordinaire. Nous sortons du parc vers 16h30 et poursuivons jusqu’à Knoxville. En chemin Sevierville : ville /parc d’attraction inattendue à cet endroit. Le centre ville de Knoxville est animé, nous dormons au red roof Inn ( 62$ sans petit dej), et dinons au Downtown Inn and Brewerie…décidément on s’abonne aux breweries (repas 30$ pour 2, y compris la bière bien sur).
8/11 – Nasheville !!! (208M) Très Sympa : l’arrivée dans Nashville est plutôt impressionnante avec tous ces buildings et le “batman” qui les surplombe (building à Oreilles de chauve souri). On trouve une place à proximité du visitor center sur broadway : encore un accueil tip top, le préposé nous indique toutes les animations gratuites et leurs heures, nous montre sur une carte le parcours touristique à faire à pied et nous dit où se situent les motels bon marché et le parking le moins cher du centre ville (7eme avenue vers la library, nous paierons 8$ pour l’après midi et la soirée). 1ère mission : poser les bagages à l’hôtel, nous partons vers le sud et optons pour le Red Roof lodge 65$. Pas très glamour, dans une zone industrielle en bordure d’autoroute, mais bon rapport qualité prix et à ¼ d’heure du centre ville en voiture… Nous n’en demandons pas plus ! Nous repartons vagabonder dans Nashville : super ambiance, du monde et de la musique de partout, en plus pour un mois de novembre, il fait chaud et nous nous promenons en tee shirt. Un petit tour le long du riverfront, une bière au BB King Bar, déambulation sur Broadway, puis nous nous mettons en quête d’un resto : tout est plein, nous trouvons une jolie place à la fenêtre du Margaritaville : music live (country évidemment), fenêtre ouverte sur Broadway street, tip top ribs… que demande le peuple ? (60$) A noter : nous avions gagné une heure aujourd’hui mais le soleil se couche à 17h15… Désormais les jours sont courts
9/11 Franklin – Leipers fork – Memphis (246M) Nous prenons la Natchez trace parkway vers le sud : 1ere étape à Franklin. C’est joli mais il pleut des cordes ce matin, aussi, nous ne nous attardons pas. Petite Halte à Leipers’ Fork sur la route : jolie maisons et boutiques d’antics, puis nous mettons le cap à l’ouest. L’arrivée à Memphis est moins sympa. Au bord du Mississippi (quand même !), le visitor center est l’un des rares peu accueillants sur lequel nous soyons tombés (surement un mauvais jour…), mais ils nous parlent de l’éconolodge en centre ville, pas très cher avec un coupon. C’est là que nous découvrons les coupons : des magazines, par état généralement, qui vous permettent d’obtenir des réductions dans les hôtels (environ 10 $ par nuit) : la plupart du temps si vous ne réservez pas, et hors vendredis, samedis et jours fériés. Par contre il vaut mieux demander d’abord s’ils ont une chambre disponible, car sinon ils vous disent souvent qu’ils n’ont plus de place quand ils vous voient débouler le coupon à la main… L’éconolodge est bien placé mais la fille qui nous accueille est plutôt désagréable… pas moyen de voir la chambre avant 15 H (elle allait sans doute bientôt arrêter son service)… On se dit qu’on va faire un tour et qu’on verra bien. On trouve à se garer pas loin de Beale street et nous allons faire un tour à pied, mais là aussi c’est plutôt mort et pas franchement accueillant : le blues quoi ! Après notre petit tour nous tentons quelques hôtels, tous chers et retournons à l’éconolodge : miracle, la fille est partie et le nouveau réceptionniste est beaucoup plus sympa, la chambre est correcte : 80 $ avec petit déjeuner (léger) et parking. C’est surtout sympa de se dire qu’on n’aura pas besoin de reprendre la voiture pour une fois. Nous repartons à pied, visitons la ville (pas géniale). Nous nous arrêtons à l’hôtel Peabody vers 17h pour voir la foire aux canards : des canards dressés qui tous les jours à la même heure sortent de la fontaine du lobby du palace sur un tapis rouge pour prendre l’ascendeur et retrouver leurs quartiers, avec tout un cérémonial organisé par le concierge… et des tonnes de curieux qui regardent ! ça vaut le coup d’œil… Encore un petit tour sur Beale street qui commence quand même à s’animer, puis nous allons diner au Charles vergo’s rib’s rendez vous : le roi du cochon. C’est dans une petite rue toute moche derrière le holiday inn et non loin du peabody : C’est sympa pour l’ambiance et le décorum, et le prix est correct, mais ne vous attendez pas à de la haute gastronomie… Ils mettent du cumin dans la sauce barbecue des rib’s, voila tout (enfin je pense)…46$ le repas pour 2. Retour à pied à l’hôtel, la ville nous a paru moins festive que Nashville…c’est sans doute le blues qui veut ça !
10/11 – Mississippi - Claksdale – Vicksburg (314M) En route vers le sud, le long du Mississippi ! Eh bien je ne m’attendais pas à ça… Les champs de coton, c’est sympa au début, mais c’est plat et morne au bout d’un moment quand même… Les villes sont pauvres et peu attrayantes…On comprend pourquoi ils se sont rabattus sur la musique dans un coin pareil ! Clarksdale ne nous emballe pas du tout, nous continuons par la route 1 sur Vicksburg que nous avons par contre bien aimé (magasin, antics, ambiance tranquille, belles demeures …). Nous prenons une chambre à l’éconolodge équipé, miracle, d’internet avec PC (60$) et bon poisson chez Rusty (70$ avec du vin si je me souviens bien…). Pour info, nous avions aussi demandé au casino (bateau à aube sur le fleuve) s’ils avaient des chambres mais elles étaient à 79$.
11/11 – Jackson – Port Gibson – Natchez (188M) Visite de Jackson pour commencer la journée, ne ratez pas le chouette musée des beaux arts, gratuit qui plus est. Les tableaux de Glenray Tutor notamment, très colorés et hyper réalistes m’ont interpellée. Nous quittons Jackson par la fin de la Natchez trace parkway (aujourd’hui, nous franchissons les 2000 miles). Une étape à Port Gibson (multitudes d’églises et de belles maisons), puis nous arrivons dans l’après midi à Natchez : Cette ville là, nous l’aurons bien aimé : visitor center encore tip top et avec du coca gratuit ! Belles demeures « antebellum », jolie ballade « historique » à faire (circuits à pied et en voiture), bon hôtel (best western 70$) face au Mississippi, et bon petit resto : Breaud’s top ribs (53$). Une étape vraiment sympa… A noter, si vous ne trouvez pas d’hôtel à Natchez, il semble y en avoir aussi en face, de l’autre coté du pont…
12/11 – Louisiane - Baton rouge – St Francisville – Breaux Bridge (263 M) Toujours cap au sud. St Francisville pour commencer : Sympa, de jolies maisons. Un peu plus tard, nous voila à Baton rouge…Well well well, c’est une grande ville, morte, aucune ambiance en ce 12/11 férié. Mais c’est quand même bien de pouvoir monter au sommet du capitole et profiter de la vue panoramique (gratuit). Ensuite, nous nous sauvons à l’ouest, cap sur les les bayous ! La route vaut le coup à elle seule : une sorte d’autoroute sur pilotis (2 en fait, 1 par sens de circulation), et d’immenses marécages autour… Nous suivons le panneau du welcome center de l’Atchafalaya et nous faisons bien : un petit film sympa sur le bassin, des expositions chouettes et un accueil sensationnel : nous repartons avec des cartes, des conseils sur les visites, les restos, une tentative de parler français et un CD de musique cajun en prime ! Bref : le tip top de tous les visitor centers que nous ayons vus…et on en a vus ! Il est déjà tard, le visitor center nous a indiqué où aller voir le coucher de soleil : sur le lake Martin, sur la 31 entre Breaud bridge et St Martinsville…tourné vers l’ouest, mousse espagnole et reflet des cyprès dans l’eau… C’est vrai que c’est beau. Nous ne cherchons donc pas longtemps l’hôtel pour ne pas perdre de temps et nous retrouvons au Super 8 de breaux bridge : à éviter ! à bruyant et pas très net. 56$. Nous allons manger à Pont Breaux genre de guinguette cajun dans une grange reconstituée, musique live et bonne ambiance (62$).
13/11 – Henderson – Butte la rose - St Martinsville – Lake fausse pointe – Lafayette (163 M) – pays Cajun Aujourd’hui, nous arpentons les petites routes du pays cajun : j’adooooooore ce coin. Nous allons nous promener au lake fausse point state park entrée 2$ : nous nous promenons à pied, mais il est possible de louer des canoés un jour moins venteux… nous voyons quelques alligators, des tatous, et le paysage est agréable. A Lafayette nous nous posons à la Quinta (62$) Bonne chaine hôtelière, bon rapport qualité prix parmi toutes celles que nous aurons pu tester. Nous retournons diner en bord de bayou chez Pat’s à Henderson (67$) : salle de danse et resto. L’accueil est superbe, Dee, notre serveuse inoubliable, et l’ambiance bon enfant. Ils font hôtel aussi à coté, ça doit être pas mal mais toutes les chambres économiques étaient prises lors de notre passage. (72 à 95$). Dans ce genre de resto avec music live à Lafayette, on nous a aussi conseillé Randols et Préjean mais nous n’avons pas eu l’occasion de tester.
14/11 - Pays cajun toujours – Environs de New Iberia (81M) Nous allons voir le musée Jean Lafitte à vermillon ville, qui raconte l’histoire du pays cajuns, entre Québec et Louisiane, le village reconstitué est fermé le lundi mais le musée est très bien. Nous allons aussi faire un tour de l’autre coté au sud ouest de la ville à l’acadian village, c’est mort et décevant, à mon avis même un jour plus animé…. Nous allons ensuite à New ibéria, visiter la fabrique de Tabasco (très sympa) et les jungle gardens à coté (16$ pour deux, bien aussi : nous verrons de gros alligators mais malheureusement ce n’est pas la saison des oiseaux), les jardins sont très chouettes et la promenade en voiture bien agréable. Nous finissons la journée au magasin de konriko (producteur de riz) : c’est un genre d’épicerie touristique genre celle qu’on voit dans la petite maison dans la prairie, très bon accueil ! Faites-y un tour même si vous n’allez pas visiter la fabrique. Nous dormons au Day inn (77$, la ville est plus agréable mais plus chère que Lafayette) et dinons au Little River inn (80$, bon repas). J’en profite pour faire un petit point non exhaustif sur la gastronomie cajun : étouffée (écrevisses et riz), alligator, poisson chat et Tabasco !
15/11 – Cypress Mort state park – Houma – Cocodries – Thibodeaux (240M) Allez, on va voir jusqu’au bout ce que ça donne ! Direction Cypressmort State park (entrée 2$). La route 319 est sympa, au bout c’est plutôt désert hormis des maisons sur pilotis, quelques pêcheurs, un ponton et une loutre. Après un petit tour à Franklin (sympa), nous repartons sur Houma. La ville n’est pas agréable et le tour vite fait. Nous partons donc sur Cocodries. La route est très chouette mais c’est la fin de saison et nous ne trouvons pas de chambre. Nous remontons donc chercher un gite à Thibodeaux : ce sera finalement le Day’s Inn (78$) et un repas rapide à Foundry on the bayou (35$)…nous sommes claqués !
16/11 – Lac des allemands – lac du bœuf – Grand Isle – la Métairie (banlieue New orleans) (221 M) Je me disais bien que nous trouverions l’occasion de faire un tour en bateau sur les bayous… Eh bien ce sera pour aujourd’hui avec Raplh Zam’s tour, sur le lac du bœuf : très sympa, il parle cajun, prend le temps de nous expliquer, nous montre ses alligators, nous passons 1h30 bien agréable en sa compagnie (50$ pour 2, il n’y a que nous sur le bateau). Sinon j’aurais bien aimé essayer aussi sur le lac Martins avant le coucher du soleil, ça doit valoir le coup (panneau indiquant des tours à coté de la jetée), mais l’occasion ne s’est pas présentée. Nous descendons ensuite jusqu’à grand Isle state park (2$), des petits airs de fin du monde en cette arrière saison : nous ne trouvons pas à nous loger et reprenons la route 1 vers le nord, le long du bayou Lafourche. Il est tard, nous ne trouvons rien à Larose et prenons donc la direction de la Nouvelle Orléans. Nous ne voulons pas chercher en centre ville à cette heure ci et optons pour la Quinta de la Métairie, zone industrielle dans la banlieue ouest de NO (62$). Diner au NO Hamburger non loin de là 25$ (sympa et bon rapport qualité prix).
17/11 - New Orleans (15M) Nous y voilà ! Nous préférons chercher une chambre dans le centre ce début de matinée plutôt qu’hier soir dans la nuit. Après un petit tour au visitor center de basin, nous testons sans succès plusieurs hôtels chers ou n’ayant (soit disant) plus de chambres avec coupons comme le best western par exemple (coupon à 55$, mais pas de chambre en dessous de 149$…). Nous finissons par trouver une très jolie chambre au NO Courtyard, toujours grâce aux coupons (69$) : la chambre n’est pas très grande, mais donne sur un joli patio au calme, nous pouvons garer la voiture gratuitement à 2 pas dans la rue, et le centre est facilement accessible à pied (sinon avec le visitor center il y avait un pkg en centre ville à 10$ , la journée). Nous nous posons rapidement et avons donc toute la journée pour découvrir la ville : c’est chouette, agréable : nous tombons à un moment pas trop bondé mais quand même animé, ça nous va bien ! Beaucoup de galeries, de jolies boutiques, des rues telle qu’on les as dans la tête avant de venir, avec musique (jazz cette fois) et balcons en fer forgé… Nous tombons sous le charme. Un sympathique peintre toulousain qui expose là nous conseille de diner chez Antoine, l’une des institutions de la ville : c’est ce que nous faisons mais nous sommes bien déçus : le service est parfait, le décorum y est, c’est certes très chic, mais l’addition est franchement trop salée pour ce qu’on trouve dans les assiettes, je déconseille vivement … (154$ avec le vin et le pourboire imposé de 15 ou 20%).
18/11 - Plantation Laura – Biloxi (225M) – Mississippi à nouveau L’hôtel est très bien, mais nous avons eu la mauvaise surprise de dormir dans la chambre voisine d’un couple de tarés de l’Alabama (le mot n’est pas trop faible) qui a passé toute la nuit à s’insulter malgré nos quelques coups de gueule… le réveil est un peu dur… Après un dernier petit tour en ville, puis un passage par les quartiers de Trémé, faubourg marigny et garden district, nous partons sur la route des plantations. La R18 n’a rien de très intéressant et nous sommes contents d’atteindre « Laura » (18$ par personne), la visite est intéressante : histoire de la plantation, de la famille, des créoles, vie des esclaves etc… ça vaut le coup d’en voir au moins une. Nous reprenons ensuite la route 10, plus directe vers l’est, et quittons la Louisiane pour faire halte à Biloxi. Bye Bye bayous mais c’est aussi un plaisir de longer la mer à partir de Bay St Louis sur la 90. Très bonne étape : nuit au Quality inn, face à la mer sur la 90 (80$) et bon repas au Back Bay Seafood resto à quelques miles de là sur la 605 (56$).
19/11 – Ocean’s springs –Dauphin island – Mobile (166M) Alabama Visite d’Ocean Springs : très sympa aussi bien coté plage que coté centre (shearwater pottery, et dreampainters : artiste accueillante et très agréable). Juste après la limite avec l’Alabama, nous descendons à Dauphin Island : ballade nature d’une heure environ, entre forêt et rivage, très chouette. Nous arrivons à Mobile en fin de journée. Un tour au visitor center, en centre ville (rapide, pas grand-chose à voir), et nous allons prendre une chambre en banlieue ouest à la Quinta (63$). Retour au centre pour une dégustation d’huitres à toutes les sauces, miam, chez le fameux Wintzell’s (73$). Entre l’hôtel et le resto, nous passons par government road : très belle avenue bordée par de grands chênes et de belles maisons à colonnades.
20/11 – Fairhope – Montrose - Pensacola (149 M) - Floride Cette route cotière est bien agréable (alternative 98), et les petites villes traversées aussi : Fairhope, Point clear, l’eau devient claire, le sable blanc, ça sent la Floride même si nous sommes toujours en Alabama. Gulf shores au sud : grosse station balnéaire A Pensacola (Floride), l’office du tourisme (difficile à trouver : vers le pont direction 98) nous conseille d’aller voir le musée aéronaval. A la base, nous ne sommes pas emballés mais décidons d’aller y faire un tour quand même… Heureusement ! C’est tip top, et, même pour les non passionnés (comme nous) d’histoire militaire ou d’aviation, on se laisse prendre : ce serait vraiment dommage de passer par là sans s’arrêter. Prévoir tout de même un peu de temps car il y a plusieurs grands hagards à parcourir. En sortant il y a aussi un phare et une jolie plage à aller voir un peu plus loin sur la base militaire. Nous ne voulons pas revenir en ville et repayer le toll (1$) et restons donc de ce coté de l’ile de santa rosa : nous faisons bien car nous trouvons un super Days’inn (santa rosa 67$ sans coupons un dimanche soir), nous n’avons pas la vue sur mer mais sommes juste à coté. Nous allons voir le coucher de soleil, il y a aussi une route payante 8$, mais si vous vous garez juste avant, vous avez le même soleil ! (sinon la route vous conduit à l’extrémité ouest de l’ile). Diner au non moins tip top Flounder’s (belle déco genre caraïbes, bonne ambiance et bon repas de poissons, 73$) à Très bonne étape ! Hôtel et resto sont à proximité du pont (un peu à l’est).
21/11 – Grayton – Seaside – Mexico beach – Panama city – Apalachicola (185 M) Nous continuons vers l’est par la très jolie route 399 puis rejoignons la 98 à hauteur de Navarre. C’est trop tentant : petite baignade à Grayton beach (5$ quand même pour l’accès). Nous poursuivons le long de la cote : seaside (genre de ‘Pleasantville’), puis nous suivons la la route 30A jusqu’à Panama city : grandes tours en bord de mer qui ne nous inspirent guère, Mexico beach, Port St Joe… Aucun hôtel ne retient notre attention, nous ferons donc étape à Apalachicola ce soir : la petite ville est jolie, les chambres d’hôtes ‘historiques’ ne sont pas données : Nuit au best western (93$) un peu moins cher mais cher, quand même… Le seul autre motel du coin, plus bas de gamme, ne donne pas franchement envie… Repas au Boss Oyster house (73$), le long de la rivière. Aujourd’hui nous avançons à nouveau les montres d’une heure et franchissons les 4000 miles.
22/11- Talahassee – Wakula springs Edward Ball NP – Crystal river (297 M) Voilà une étape que je ne conseille pas du tout de faire comme ça… 1er arrêt du jour à Talahassee (moyen), mais là aussi le visitor center est mal indiqué, décidément ça se répète Floride ! Autre étape un peu plus au sud au Edward Bell Park (6$) et nos 1ers dugongs ! (vaches marines / lamentins / manatees). L’eau est très claire, une plate forme est aménagée pour qu’on puisse les voir d’en haut, des ballades en bateau sont possibles aussi avec les rangers. Petite promenade dans le parc, et nous reprenons la route vers Crystal river. Cette route 98 est monotone et vraiment trop longue après Wakula springs, et il n’y a pas beaucoup de localités le long et rien à visiter. A la réflexion nous aurions peut être dû continuer vers l’est et faire escale vers Lake city pour voir Okefenokee wildlife refuge ou la forêt du coin, puis une autre étape au sud à Ocala et sa forêt avant de rejoindre Tampa. Il est donc tard quand nous arrivons à Crystal river, et nous nous arrêtons sans trop chercher à l’éconolodge (59$). Diner au Cracker’s (26$, sympa).
23/11 – Ybor - St Petersburg / Tampa – Sarasota (229M) L’éconolodge de Crystal river… Quelle erreur ! Le lendemain matin, ils ont la bonne idée de faire venir les plombiers pour vérifier leur chaudière à 8h00, résultat pas de douche possible, une réceptionniste incompétente, même pas d’excuses ni de discount (bien sûr, le chef n’est pas là, pas joignable, et l’informatique est en panne aussi… pourtant la carte bancaire est bien passée hier soir, elle !). Et il n’y a plus de café après 9H00 car l’heure du petit déj est passée puisque nous avons perdu notre temps à parlementer. Bref nous sommes surement tombés au mauvais moment mais l’adresse est à éviter absolument, ils sont trop nazes ! Nous nous sauvons donc de ce trou sans regrets… Bon, notons qu’il y a sans doute quand même de jolis tours à faire (beaucoup de pubs pour nager avec les dugongs… nous n’avons pas testé) Nous voilà à Ibor, ville sympa à dominance cubaine : cigares, cafés, architecture et ambiance latino St Petersburg et Tampa sont en fait quasiment la même ville, nous n’y ferons qu’un tour en voiture : il pleut. La côte est assez moche dans ce coin : grandes barres d’immeubles- résidences de vacances sans aucun charme. C’est un peu mieux en continuant sur le sud : Anna maria, Longboat key, Lido. Escale du soir au vieux Day’s Inn de Sarasota (50$), centre commerçant... Repas chez Barnacle (61$)
24/11 – Sanibel/Captiva – Naples (216M) Poursuite vers le sud par siesta beach : bien aménagée, surveillée (petite cabines genre alerte à Malibu), grande, mais pas très belle. Casey key est parsemée de belles villas : ça vaut le coup de voir ça mais très peu d’accès à la mer. Puis arrivent Sanibel et Captiva, là ça devient carrément chicos : les 2 iles séparées seulement par un petit pont, sont plus tranquilles que la côte : villas de luxe, plages célèbres pour leurs coquillages, mais les hôtels sont chers… trop chers (130$ mini pour une chambre plutôt médiocre) ! Tout est cher en fait : 6$ pour entrer et on ne peut même pas se garer sans payer (2$ par heure)… ou se faire aligner (nous y avons échappé de justesse mais avons bien repéré les pervenches locales). Allez, on repart, pour finir la journée à Naples, juste à temps pour le coucher de soleil sur la plage, apparemment une institution ! La ville regorge de belles demeures à l’italienne et de boutiques de luxe (un petit air de cote d’azur)… Un peu ‘m’as-tu vu’, mais disons que c’est mon côté ‘mauvaise langue’… Nuit à la Quinta 7 miles plus loin sur la 951, très bon rapport qualité prix à 57$ avec les coupons. Pizza en centre ville pour le diner (50$) .
25/11 – Marco Island – everglades ouest – Homestead – Florida City (214M) Nous continuons notre route par un petit crochet sur Marco Island…Pas la peine : c’est moche ! (parkings payants, plages privées, condos..). Nous ne trainons donc pas plus avant d’arriver à la porte ouest des Everglades (westcoast). En effet, le parc est immense et se compose de plusieurs points d’entrée : l’ouest où nous commençons est plutôt un point d’entrée maritime. J’hésite à prendre le tour en bateau…A l’accueil, un ranger sympa nous indique que même en voiture nous verrons de jolis coins, des oiseaux et des crocos. En plus il y a du vent ce jour là, donc pour les dauphins ça risque d’être rapé… Nous voilà donc repartis en voiture avec la bonne carte des rangers (la blanche) et les points où s’arrêter. Ce coin là est Top ! Magnifique ! Une belle lumière dorée, des alli, des crocos, des oiseaux, des ciprières en veux-tu en voilà ! Prenez les petites routes ‘graveled’ dans ce coin, ça vaut bien la poussière ! Et arrêtez-vous tout au long du chemin dans les visitors centers qui proposent souvent des balades ou aménagements sympas à proximité immédiate. En fin d’après midi nous avions pour idée de dormir dans la banlieue de Miami : 1er hôtel complet, 2eme hôtel, complet…ouuuh ça sent pas bon ! Même à l’aéroport, une des rares chambres qui reste est à 100$. En fait, il y a une gay pride + le black Friday (supers soldes nocturnes), ce jour là… Bref tout est booké… Donc changement de programme ! Nous décidons d’aller voir + tôt que prévu les Everglades est, et Miami attendra ! Il fait donc nuit quand nous prenons la route 1 pour Homestead… Pas grand chose en vue, mais nous aimerions bien nous poser… Nous poursuivons jusqu’à la dernière ville avant la route des Keys : Florida city. C’est finalement là que nous resterons 2 nuits, au comfort Inn (68$ par nuit). Nous sommes trop vannés à direction le wendy’s en face de l’hôtel et fast food ce soir (14$) !
26/11 – Everglades est - Florida City (124M) De ce coté-ci, l’accès au parc est payant (10$ pour 2 avec la voiture), nous nous promenons toute la journée : il faut descendre dans les divers visitors centers (Ernest Coe, flamingo). Il y a souvent des parcs aménagés sympas pour des photos de crocos /alligators de près, des expos ou simplement des infos sur les coins à visiter. Attention ! Dans certains coins, les moustiques sont coriaces, ils nous obligent à rebrousser chemin (on croise au passage 2 pêcheurs emmitouflés jusqu’en haut du crâne, même leurs yeux et leurs dents ne se voient pas !). Dans le visitor center suivant, nous apprendrons que c’est dans cette zone que l’armée teste ses répulsifs à moustiques… Une bonne journée, même si le coin est moins magique que le côté ouest où nous sommes passés hier (pas mal de vent aussi aujourd’hui). Repas chez Sonny’s (44$)
27/11 – Key West ! (141M) Une route mythique nous attend aujourd’hui, mais ça commence mal, après le chek out nous découvrons un pneu complètement à plat au moment de mettre les bagages dans la voiture…Heureusement, super Archie est là : le patron de l’hôtel nous demande les papiers de la voiture, appelle l’assistance d’Alamo (heureusement parce qu’entre le tapez 1, tapez 2, tapez 12 selon tous les cas de figure possibles, avec des termes de mécanique au milieu, je crois qu’on aurait eu du mal…). Il nous laisse la chambre autant qu’on veut tant que le problème n’est pas réglé, c’est sympa car d’habitude, les motels sont plutôt vigilants sur l’heure du check out (heureusement que ce n’est pas arrivé à l’éconolodge d’où vous savez)…L’un de ses employés nous aide à mettre la roue de secours, et Archie nous fait un plan pour nous indiquer où aller faire réparer (selon les accords avec Alamo). Ça n’est pas très loin mais ça prend un temps fou en paperasse. En plus ils nous conseillent de trouver un centre auto pour remettre du liquide pour la direction assistée (qu’ils n’ont pas)… La roue crevée ne nous aura donc rien couter sauf du temps. Sinon si j’ai bien compris, je crois qu’alamo propose aussi de vous envoyer quelqu’un pour réparer là ou vous êtes pour 40$, je ne sais pas s’il faut quand même faire réparer la roue crevée en plus… Avec toutes ses mésaventures il est quasiment midi quand nous finissons par prendre la route. Merci Archie !!!!!!!!!!!!!! Allez au Comfort Inn de Florida city !!!! Les keys : la route est belle. Je m’attendais à une succession de ponts genre viaduc de Millau au-dessus de la mer des caraïbes, mais pas du tout, il s’agit plutôt d’une nationale qui traverse une succession de petites iles et un grand pont à peu près au milieu… Il y a pas mal de vent, c’est foutu pour le snorkeling aujourd’hui, et en plus comme nous sommes partis tard, nous faisons seulement de petites haltes à anne’s beach, Islamorada et Sombrero beach avant d’arriver au bout du bout : Key West. L’ambiance est tout de suite sympa en arrivant (à part le visitor center ‘privé’ plutôt avare en infos, surtout quand il se rend compte qu’on ira voir les chambres par nous-mêmes), il vaut peut être mieux tenter l’officiel sur Duval street. On fait un tour en voiture et essayons de négocier les hôtels/ chambres d’hôtes… glourp c’est cher dans les 130$ (ou très moche à 80$)… J’ai bien quelques coupons…tentons ! Les 1ers ne donnent rien (hôtels miteux) et puis, bonne pioche ! Nous nous retrouvons un peu au nord du centre (qui reste quand même accessible en 20 mn à pied) dans un joli petit hôtel, Harborside motel, sur une marina à 74$ : à ce prix on a juste le café mais il y a un frigo dans la chambre et l’apéro / petit dej sur le ponton est bien sympa, le patron aussi ! Le parking étant gratuit à l’hotel, nous partons à pied nous balader en ville et le long du port… On en a plein les pattes mais c’est cool. Diner chez Mickael’s, sur margaret street, bon mais un peu cher, et trop de moustiques en terrasse. Crabe, canard, chocolate volcano pour 106$, dont pourboire de 18% d’office. Louie’s backyard sur vernon street nous a été recommandé aussi (cher également).
28/11 - Key west – Pigeon key – Coral gables – Miami Downtown (183M) Ce matin, nous repartons flâner sur le vieux port, au bahamian village, puis faisons un petit tour sur la plage (uniquement du sable apporté d’ailleurs, à cause des cyclones), avant de reprendre tranquillement la route dans l’autre sens. Toujours pas mal de vent…tant pis pour le snorkeling du coté de key largo… Nous nous arrêtons à Pigeon key où il est possible de se balader à pied sur un vieux pont désaffecté qui jouxte le nouveau. Puis nous remontons doucement sur Miami. L’arrivée est assez impressionnante : on entre dans le centre aux multiples buildings ultra modernes, bien loin de l’image du quartier art déco qu’on a tous en tête. Toujours en voiture, nous faisons un crochet par le beau quartier de Coral Gables / granada boulevard, puis little havana, avant d’arriver à Miami Beach (le quartier art déco en bord de mer). Toujours avec nos coupons, nous allons au Day’s Inn no 4299 sur collins avenue (80$ sans petit dej) un peu plus au nord : l’accueil est moyen, mais l’hôtel est un peu excentré sur le nord mais bien placé : jolie piscine, balade du front de mer à 2 pas. .. et nous avons la chance de trouver une place de parking dans la rue (gratuit la nuit de 18h à 8h00, ensuite 1$ par heure). Nous nous posons, puis prenons l’apéro sur le front de mer dans le jardin de l’hôtel (nous avons nos réserves de pastis et prenons soin d’acheter régulièrement les cacahuètes, ce qui fait que nous nous retrouvons souvent à trinquer dans des coins bien sympas !). Et c’est parti pour longer la plage jusqu’au quartier art déco. Bon, c’est sûr que ça faisait plus court en voiture, on en aura plein les pattes au retour !.De beaux hôtels se succèdent en bord de mer et le quartier art déco, au sud, est sympa, coloré et animé (beaucoup de restos), par contre aucun resto ne nous inspire vraiment et nous dinons au Friday (37$). Retour à l’hôtel par l’intérieur mais la rue bien que sans à priori danger particulier dans ce coin la nuit, n’est pas très agréable à pied…et longueeeeeeeeee ! (nous nous sommes rencardés au préalable, il vaut mieux être prudent à Miami semble t’il…)
29/11 – Miami – Key Biscane- Coconut grove – Fort Lauderdale (74M) Allez, retour à Miami beach (en voiture cette fois), puis visite des environs : retour par le centre et direction south beach, key biscane et coconut grove, 2 quartiers résidentiels et riches, puis nous remontons la côte en direction du nord. Holywood semble plus décontractée, sympa. Il fait beau et la mer donne envie : nous nous arrêtons de bonne heure à Fort Lauderdale pour profiter un peu de la plage cet après midi. Hôtel moyen, mais sur la rue en bord de mer, on traverse en maillot : Waterfront Inn (78 $ avec un petit dej très réduit et incluant 10$ de parking). A l’hôtel, nous rencontrons un couple du Texas qui a économisé pour partir en croisière du genre âge tendre et tête de bois avec ZZ Top, et d’autres stars dont on se souvenait des tubes mais aux noms qui ne nous disaient rien. Ils semblent assez amers sur l’évolution de l’économie américaine et sur la politique menée par O’Bama et trouvent qu’il y a moins de travail qu’avant, surtout dans les zones touristiques et que la population s’appauvrit au fil des années… Fort Lauderdale est posée sur toute une ramification de canaux bordés par de belles villas avec leur petit ponton et leur petit (ou gros) bateau. Nous partons vers l’intérieur en quête d’un resto et ‘tombons’ sur Chima brazilian steakhouse : beau, chic, cher et très bon ! Menu unique avec viande à volonté (161$ pour 2 avec le vin). Voila le concept : il y a un buffet (légumes, salades, fromage etc…) et les serveurs sont chacun spécialisés dans un type de viande : quand vous voulez les appeler, vous placez un repère à coté de votre assiette et ils accourent avec une brochette géante dans les bras : vous pouvez choisir la cuisson que vous préférez et vous abstenir sur des morceaux dont vous n’avez pas envie, mais reprendre plusieurs fois vos préférés, la viande est délicieuse et le repas gargantuesque, nous ne regretterons pas l’addition cette fois ci !
30/11 – Palm Beach – Pelican Island – Cocoa beach (206M) Nous remontons toujours vers le nord…Riviera beach, Pompano, Boca raton …Ici c’est une succession impressionnantes de magnifiques villas calfeutrées derrière leurs hautes grilles, sur des dizaines de kilomètres, peu d’accès à la mer, c’en est indécent toute cette richesse concentrée ici… Nous faisons un tour dans Palm beach mais ne sommes pas emballés, on trace ! Ensuite la route 1A est assez monotone, arrêt à Pelican island pour voir la plage (pas mal). Nous arrivons à Cocoa Beach en fin d’après midi, nous passons la nuit au days inn (72$), cap canaveral est en face, l’hôtel ne donne pas sur la plage, mais il y a un ‘pier’ à 5 mn à pied où nous cassons la croute (30$) en regardant les surfeurs : étape sympa.
01/12 – Kennedy Space center – Daytona Beach(88 M) Vous l’aurez remarqué, il fallait faire un choix et nous avons donc zappé les parcs d’attraction de Floride. Mais nous sommes quand même à Cap canaveral et c’est mythique ! celui là ne nous échappera pas… (92$ pour 2). Ça nous a plu : visite guidée en bus des différents sites, expositions de nombreuses fusées et équipements divers et variés, simulation de décollage… La journée passe très vite et nous n’avons pas tout vu ! Prévoyez du temps (plus d’une demie journée) ! Nous n’irons donc pas bien loin ce soir : arrêt à Daytona days inn sympa à 55$ près de la plage, un peu au nord du pont où passe la 421, Kitchenette, internet : bon hôtel. La plage est agréable, il est autorisé de rouler dessus dans un périmètre bien défini. Nous retraversons le pont pour diner à Aunt Catfish, sur la rivière (bon rapport qualité prix aussi à 54$).
02/12 - St Augustine – Jacksonville – Fernandina beach (165M) Tout le monde nous parle de St Augustine…eh bien nous sommes déçus : village ‘historique’ à la Disney, beaucoup de monde, ça sent le graillon à tous les coins de rue, tout cela nous semble bien artificiel… on se sauve ! Un tour à Jacksonville (grande plage), puis nous suivons la très jolie 105 / 1A (amelia island), et nous terminons cette journée à Fernandina beach : très sympa, aussi bien dans le centre que coté plage. Nous dormons en bord de plage au Seaside amelia inn (71$), repas dans le centre au mexicain du coin, Pepper (35$)…
03/12 – Jekyll island –Savannah – Brunswick - Tybee island (212M) - Georgie Nous quittons la Floride pour la Georgie. Un petit arrêt au bord de la 95 pour récupérer cartes et coupons au welcome center : ceux situés en bordure de nationale à l’entrée des états sont mieux achalandés à ce niveau là que ceux des centre villes depuis la Floride. 5$ pour aller voir Jekyll island : plutôt chouette, notamment la pointe sud en bord de mer. Nous remontons par Brunswick : joli pont avant d’arriver par la R25, tour rapide par le centre et direction Savannah par la 95 (il devient impossible de longer la cote dans ce secteur). Malheureusement il y a une fête ce soir et nous ne trouvons pas de motel, il est déjà assez tard mais nous nous décidons quand même d’aller un peu plus loin à l’est sur Tybee island : nous avons bien fait, c’est une petite station balnéaire agréable, l’Howard Johnson est très correct pour 70$... et nous nous régalons au ‘crab shak’ le long de la rivière : spicy crabs et autres dégustations aquatiques (59$). Ils ont aménagé une sorte d’étang autour du resto où barbotent 2 gros alligators : à faire si vous êtes dans le secteur !
04/12 – Savannah – Beaufort – Port royal – Charleston (157M) – Caroline du Sud Nous voilà en pleine patrie de Pat Conroy, qui m’a donné depuis longtemps envie de découvrir cette partie du globe à travers ses romans. Nous commençons par une bonne ballade dans les rues de Savannah : belles demeures, petits quartiers un peu à l’anglaise, mousse espagnole, nombreux parcs, Savannah river, la ville a du charme et nous nous laissons séduire. Puis nous poursuivons au nord en longeant plus ou moins la côte, très découpée à ce niveau : Port royal (le tour est vite fait), puis Beaufort. Beaucoup de casernes et de bases militaires dans cette zone : nous arrivons à Beaufort au moment de la parade de Noel : défilé militaire, fanfare, clubs sportifs, commerçants, politique… On dirait que toute la ville s’est donné rendez-vous pour défiler sur les ‘chars’. Beaucoup de monde et circulation bloquée…au début on trouve ça marrant, mais 2 heures plus tard nous avons hâte de voir les pompiers clôturer la marche ! Du coup nous arrivons assez tard à Charleston et en plus l’accès est assez bizarre (Ponts, sens uniques, signalisation pas évidente…). Après avoir fait un tour en voiture et pu récupéré une carte de la ville au visitor center (fermé mais ils en laissent en général à disposition dehors). Nous ressortons du centre et optons pour le Sleep Inn - 58$. Les coupons sont difficiles à trouver dans cette zone : il faut les demander aux offices de tourisme de l’état (sur la nationale à l’entrée dans l’état), les visitor centers de centre ville n’en distribuent pas par ici… retour en ville pour diner au Roogan’s porch (63$ atmosphère et cadre agréable, repas correct).
05/12 – Charleston – Mont Pleasant – Georgetown – North Myrtle beach (160M) Puisque nous n’avons pas vu grand chose hier soir, ce matin nous repartons découvrir Charleston un peu mieux : à pied et de jour. Nous nous garons au visitor center (6$ pour quelques heures). Le bus est gratuit comme souvent dans les villes touristiques, et tout comme Savannah, la ville est très plaisante : bord de rivière, belle maisons et jardins, ruelles à l’européenne, halles : ça change un peu des villes stéréotypées que nous avons vues très –trop- souvent… Et c’est reparti vers le nord par la R17 : Mont pleasant et sullivan’s Island : successions de petites maisons en bord de plage, georgetown, Pawleys Island : entre rivière et Océan, maisons sur pilotis, pontons pour la pêche à la crevette, Surfside beach, myrtle beach…stations balnéaires sans grand charme : immeubles- hotels en bord de mer, boutiques à touristes…. Bof, nous faisons halte sans conviction à Noth myrtle beach désertée à cette époque : Ocean’s Drive resort en bord de mer à la hauteur de Main street. 57$ très bon rapport qualité prix avec balcon sur l’Océan, sans petit dej, mais avec une kitchenette. Hamburger le long de la route principale chez logan’s 28$... On nous avait conseillé Benett’s seafood buffet, mais nous ne l’avons trouvé qu’en repartant le lendemain…
6/12 – Wilmington – Topsail - Atlantic beach (186M) – North Carolina 1er arrêt de la journée au visitor center sur la 17 à hauteur de Shalotte et de la doc sur la Caroline du Nord où nous venons d’entrer. Ensuite, halte rapide à Wilmington : petite ville animée, rues pavé et waterfront agréable. Puis nous faisons un crochet sur la 210 pour voir les jolies plages de Topsail et nous terminons la journée à Atlantic beach en calculant d’être suffisamment proche du ferry demain matin sans avoir à se lever aux aurores. Nuit au Windjammer (57$ sans petit dej mais il y a toujours un frigo et de quoi faire thé ou café) à coté du sheraton : sur la plage, jolie vue, cadre très sympa : nous avons du bol, ils ferment demain pour la saison ! Repas dans un cadre agréable sur l’eau au Channel marker à coté du pont vers Morehead (82$).
7/12 – Outter bank’s – Nag head’s (154M) Nous remontons par Beaufort (sympa) puis prenons la la jolie route 70 pour prendre le ferry à Cedar Island aujourd’hui pour traverser les ‘banks’ (15$, pas besoin de réservation à cette époque de l’année, le visitor center précédent nous a donné les horaires, il y en a 4 par jour). Les banks consistent en une enfilade de petites îles sauvages parsemées de quelques villages qui s’animent sans doute beaucoup plus en été. Les iles sont en longueur : au milieu, une route et du sable de chaque coté, des phares : sauvage et plutôt chouette. Ocracoke isalnd et le phare de cape Hatteras, pea island, bodie Island…Nous terminons la journée à Nags head au blue héron (63$ sans petit dej)… Il y avait beaucoup plus de motel au nord si nous avions poursuivi ¼ d’heure de plus mais tan pis… Nous sommes sur la plage et dinons au Blue Moon dans la petite zone commerciale du surfside plazza, beach road, un peu plus au nord (très bon, 65$).
8/12 ––– Manteo - Back bay -Virginia Beach (191M) - Virginie Visite de Manteo : centre ville et waterfront mignons : une étade sans doute plus agréable que Nags head si nous avions su… Puis nous remettons cap au Nord direction Norfolk qui ne nous inspire pas du tout… Nous repartons donc en direction de la cote à Virginia Beach : grosse station touristique. Nous allons directement au 4 sails sur les conseils du visitor center : c’est sans doute le meilleur rapport qualité prix du voyage : 57$ sans petit dej pour un petit studio avec balcon sur l’atlantique et une chambre séparée donnant sur la ville. Kitchenette, parking, baignoire balnéo… que demander de plus ! Nous partons visiter la réserve de back bay : ce n’est pas vraiment la bonne époque pour les oiseaux mais tant pis, le cadre est joli et très bientôt nous devrons dire au revoir à l’Océan alors profitons-en…. Apéro sur ‘notre’ balcon sur l’océan et repas chez Tautoy’s (62$). Au retour nous prenons par le front de mer (à pied) pour regarder de nombreuses animations en néon sur plusieurs centaines de mètres : un peu plus tôt de nombreuses voitures défilaient au pas pour voir ça. Nous apprenons par la réception de l’hôtel que c’est une institution ici…et que c’est payant normalement…mais nous sommes passés à travers !
9/12- Chincoteage - St Mickaels (254M) - Maryland Ce matin nous prenons le plus long pont tunnel du monde qui traverse la baie de Cheasapeake par la R13… Ce sera l’un des rares péages significatifs lors de ce voyage, mais justifié (19$). Un petit tour sur la très jolie Chincoteage island où nous nous baladons dans la réserve : c’est la saison des oies sauvages. Ca sent le retour… Nous décidons de faire une dernière étape à St Mickael… C’est très joli, mais cher, et en plus il y a la grande parade de Noel demain (encore !). Tan pis, les villes les plus proches sont trop loin, et nous dormons au Best Western pour 108$... repas au Town dock (78$, lui aussi cher pour ce qu’on a)
10/12 Annapolis – Washington Dulles (119M) Allez un petit tour de bonne heure dans St Mickaels avant le début de la parade de peur de nous retrouver encore une fois coincés… (c’est qu’on a un avion à prendre ce soir !). C’est quand même joli, et là aussi, la parade à l’air d’un évènement : de nombreux bus arrivent, tout le monde prépare des chaises sur le trottoir, on commence à voir de vieilles guimbardes décorées se préparer…Ouuuuuh ça sent la route bloquée : nous ne demandons pas notre reste et n’en verrons pas plus… Ah si, quand même, sur la route du retour, une déco de Noêl géniale : imaginez, dans un champ, un avion à réaction grandeur nature qui a éperonné le traineau du père noël... Les rennes et les paquets parsèment les alentours et notre pauvre Père noël assis sur un gros cadeau, se gratte la tête tout abasourdi ! Génial ! Encore une petite visite : Annapolis, sympa : le port, la rue commerçante, le campus militaire… Et c’est la fin : nous prenons par le centre de Washington pour le revoir une dernière fois en voiture, cette fois, et nous retrouvons à l’aéroport sans encombre… Finished !
Impressions générales… Presque 1 an plus tard !
Comment dire ? Notre ressenti est mitigé…
Bien sûr, le pays est magnifique, on trouve des parcs sympas, de beaux paysages encore vierges et le voyage est facile : les visiters centers sont très pros, donnent beaucoup d’infos gratuites et avec une carte bancaire tout est ‘easy going’ : les routes, les hôtels et les repas à n’importe quelle heure… ce n’est vraiment pas une destination ‘prise de tète’… idéal pour un premier voyage individuel !
Au niveau budget nous avons eu de la chance de tomber à une période où l’euro est plutôt fort…
Pour le reste, nous avions eu une meilleure impression générale coté ouest, mais c’est peut être, aussi que nous vieillissons et avons plus de références maintenant… Globalement nous avons été assez déçus par les rencontres : la plupart du temps nous avons trouvé les américains assez fermés, très tournés sur eux mêmes, sûrs d’avoir raison sur tout : pas beaucoup d’autocritique, ni d’humilité, et un rejet assez systématique de ce qui ne leur ressemble pas… Ceci explique peut être cela : on rencontre aussi un patriotisme plutôt poussé, il faut dire que dans ce secteur, on ne peut pas faire 2 pas sans rencontrer une base militaire, un mémorial, un musée militaire, quelqu’un qui a été militaire ou qui nous parle d’un militaire dans sa famille…
Ceci dit, le voyage a tout de même été très sympa, et j’ai adoré la Louisiane et les cajuns !
Si c’était à refaire je passerais peut être plus de temps pour visiter ocala et okanofee forest en Floride, les everglades coté ouest, amelia island, hunting island, cumberland island entre la Caroline du sud et la Georgie…
7280 miles au compteur quand même, mais ça roule très bien et il y a très souvent des choses à voir en cours d’étape.
Les motels : dans notre gamme de prix les Days inn, Comfort inn et la Quinta étaient en général très corrects.
Budget total de 6360 euros pour 2 tout compris, sur la base d’un euro à 1.35$
Lectures pendant le voyage :
Le retour de Jim Lamar, de Lionel Salaun : j’ai bien aimé : une histoire de fraternité dans le Mississippi – très - profond
Famille modèle, d’Eric Puchner : tranches de vie d’une famille ruinée en californie
Le Pont des soupirs, de Richard Russo : Un épicier qui fait la rétrospective de sa vie : là aussi un bouquin qui permet de s’imprégner et de comprendre un peu mieux les mentalités américaine.
Et aussi… (ceux lus avant qui me viennent à l’esprit) - Les superbes Beach Music et Prince des marées de Pat Conroy qui m’ont depuis longtemps donné envie de découvrir Caroline et Géorgie… et plus récemment Charleston sud - le tip top Miraculeux destin d’Edgar Mint de Braddy Udall (il vient d’en ressortir un nouveau ! enfin !) - Les Barbra Kingsolver qui ont souvent une dimension écologique et se lisent tous seuls - Les James Frey et ses galeries de personnages improbables
Films : - La veille du départ nous tombons sur « j’irai dormir à Hollywood » de Antoine de Maximy, j’ai bien aimé… on the road ! - Dans l’avion : la couleur des sentiments (the help). La vie des « maids » dans le Mississippi il n’y a pas de cela si longtemps et qui donne à réfléchir…
Celà faisait longtemps que nous n’étions pas retournés au Etats-Unis… Après un 1er voyage à New York fin 98, puis un gros mois passé dans l’ouest au printemps 99, j’avais un peu boycotté la destination tant que Bush y était encore président… Puis nous avons attendu l’opportunité d’un taux de change intéressant pour nous décider à visiter le grand Sud-est cette fin d’année 2011… Au départ j’étais partie pour aller voir les états du Sud uniquement (Louisiane, Floride, Carolines, Géorgie…), mais le prix des billets d’avion en a décidé autrement : 800 € environ pour Miami et 435 € TTC départ de Lyon pour Washington (par personne)… Nous n’avons pas hésité longtemps ! Type de voyage : Voyage en couple, location de voiture et 2 premières nuits d’hôtels réservées depuis France itinéraire préparé à grosses mailles avant le départ, et ensuite voyage au jour le jour ! Préparatifs : - Billets d’avion pris en direct sur le site de Lufthansa en juin (pour un départ début novembre) - Voiture réservée environ un mois avant le départ sur e-locationdevoiture.fr. C’est la première fois que j’utilisais leurs services : ma fois, bon rapport qualité prix, délais de réponse par mail très corrects, et pas d’obligation d’appeler un n° excessivement surtaxé pour le moindre renseignement (suivez mon regard !). 39 jours, Hyundai accent 5 portes : 792 € soit 20.3 € par jour km illimités et assurances incluses Voiture - Les petits moins : - Le loueur était Alamo : si j’avais su, j’aurais pris sur internet la voiture économique 3 portes : Ils n’en ont pas sur le parc, et nous nous serions retrouvés dans la même gamme pour un peu moins cher. Je craignais d’avoir un coffre trop petit pour nos bagages, mais pour 2 adultes, la Hyundai était parfaite, bien que la vendeuse ait essayé de nous refiler le modèle au-dessus. .La voiture n’était pas très propre à l’intérieur et nous avons du rajouter du liquide pour la direction assistée en cours de route (entretien laissant à désirer de ce point de vue). .Nous étions sensés avoir une assurance dépannage mais la vendeuse à l’accueil voulait nous la vendre quand même en supplément, donc je ne suis pas sure de ce qui se serait passé en cas de panne… (nous ne l’avons pas prise) .Enfin, ils facturent un plein au départ, il faut donc penser à rendre la voiture vide au retour. -Hôtel : Comme il n’y a pas de métro direct entre l’aéroport et le centre de Washington, et vu le prix des navettes pour 2, j’ai finalement opté pour la solution de prendre la voiture dès la sortie de l’aéroport… Se pose alors la question du parking… J’ai donc choisi de passer les 2 premières nuits au Travelodge d’Alexandria : il propose un parking gratuit, n’est pas très loin du centre d’Alexandria et de la station de métro qui vous emmène au centre de Washington en moins de 30 mn…101 USD la nuit TTC petit (très petit) déjeuner inclus. Pas très glamour, un peu vieillot, mais propre et d’un rapport qualité-prix, il me semble, assez correct pour le secteur.
Itinéraire approximatif
1/11 – Washington DC – Alexandria Nous atterrissons à 16h30 comme prévu, mais le temps de récupérer les bagages, chercher un distributeur (tous étaient HS ce jour-là aux arrivées), aller chez Alamo (par une navette gratuite, leurs bureaux sont à 5 mn de l’aéroport), faire les formalités pour récupérer la voiture, nous taper les bouchons de fin de journée (nous n’avons pas pris la route à péage, c’est sans doute une erreur), il est environ 19H quand nous posons enfin nos valises au Travelodge. Pas de folie ce soir ! Nous allons à pied dans le centre d’Alexandria (15 mn environ) et cassons la croute au O’ Donnell : pub sympa et bonne Guiness !
2/11 – Alexandria - Washington DC – centre – Georgetown Alexandria : Nous nous levons de bonne heure et après un petit déj léger, nous voila partis à pied en direction du Potomac. Les berges sont bien aménagées, il fait frais mais beau, la lumière est dorée et la ballade sympathique. Puis nous remontons la rue principale jusqu’à la station de métro : c’est commerçant et le look assez british (beaucoup de maisons en briques). Nous voilà arrivés au métro : il faut prendre son ticket au distributeur, mais heureusement qu’un employé fort sympathique nous aide… Il faut choisir sa destination, le tarif qui correspond à l’heure de pointe ou pas, ne pas se tromper sur le nombre de tickets, et choisir soi même le bon prix… un peu prise de tête la 1ère fois! Washington DC. Nous décidons de commencer par l’est et descendons à eastern market environ 30 mn plus tard. Les stations se ressemblent toutes, sont tristounettes mais propres et fonctionnelles. Je peux vous dire que nous aurons bien marché ce jour là ! Quartier de capitol Hill, résidentiel et sympa avec toutes les décos d’halloween en prime, puis la bibliothèque du congrès, le capitole (extérieur seulement car il y avait une conférence ce jour là ), le mall : nous entrons seulement au museum d’histoire naturelle faute de temps, mais c’est un sacrilège de n’avoir pas visité les autres musées… je sais ! une autre fois surement… La maison blanche, puis sur notre lancée nous partons à Georgetown (sympa aussi, ça ressemble un peu à l’ambiance d’Alexandria), et nous revenons fourbus en longeant le Potomac jusqu’à la station de Foggy botom. Nous n’aurons pas le courage de continuer sur les mémoriaux aujourd’hui… C’est un peu speed, il faut se lever tôt, mais c’est faisable en une journée. Je pense qu’en prenant son temps et en visitant de beaux musées on doit pouvoir passer facilement 3-4 jours à Washington s’en s’ennuyer. A noter : à Alexandria un trolley gratuit vous emmène du métro jusqu’au centre par le rue principale.. Sympa, sauf qu’on n’a pas pris la bonne rue pour redescendre… Mais nous n’en sommes plus à ça près de marche à pied… Soirée à nouveau à Alexandria où nous optons pour le restaurant «la tasca » : buffet de tapas a volonté pour 100 USD pour 2 avec de la bière, bon mais quand même un peu cher pour la qualité…
3/11 – Virginie :Shenandoah NP – Skyline Drive– Charloteville (210 miles -> pour mémoire 1 Mile = 1.6 km, en gras dans les titres, la ville où nous faisons escale pour la nuit) La boucle qui nous attend est longue, aussi nous avons décidé de ne pas passer plus de temps à Washington au départ. Nous voila donc partis ce matin, en voiture cette fois, direction Shenandoah. Aucun problème pour sortir de Washington DC… Les directions sont bien indiquées et la co-pilote est parfaite (c’est moaaaaaaaa) ! Nous nous arrêtons au visitor center de Front Royal pour obtenir des infos sur le parc et la skyline drive parkway. Ils nous donnent une carte, les temps de parcours, les endroits où s’arrêter… Tip top ! A savoir : en règle générale n’hésitez pas à vous rendre dans les visitor centers, la plupart du temps ils seront très accueillants et vous donneront de bons conseils, ils ont parfois internet et PC à disposition (denrée de plus en plus rare dans les hôtels : on ne trouve souvent que l’accès wifi), des coupons pour les hôtels, enfin, vous y trouverez parfois des discounts ou la gratuité sur les parkings. Ils peuvent aussi vous fournir de bonnes cartes routières de leur état (parfois de l’état d’à coté mais c’est plus rare)… Et détail pratique : les toilettes sont quasiment toujours propres ! Bon, nous voilà donc partis sur la mythique skyline drive road : nous avons raté les week ends surchargés d’automne (il parait qu’il y a foule pour voir les forêts colorées), mais c’est encore très joli : beaux panoramas, nombreux points de vues très dégagés sur la forêt, et au moins nous sommes tranquilles (entrée dans le parc 15$ pour la voiture). Nous faisons aussi quelques petites balades à pied conseillées sur la carte (forêt, rivières), puis sortons en fin de journée à Charloteville, 1ère halte parmi les villes ‘historiques’ du secteur s’étant distinguées pendant la guerre de sécession. La ville est étendue et nous trouvons le visitor center in extremis avant la fermeture. Ils nous donnent 2h de parking gratuit et nous conseillent le holiday inn ou le sleep inn. Nous optons pour le Sleep Inn un peu moins cher (93$ : la plupart des prix que j’indiquerai pour les hôtels sont pour 2 avec le parking et 2 petits dej le plus souvent très corrects, sinon je le précise). C’est bien mais si avions su, nous serions allés au nord de la ville sur l’axe où tous les motels se trouvent et sont meilleurs marché, car de toutes façons, même depuis le sleep inn, il faut prendre la voiture pour se rendre dans le centre. Visite à pied de « la » rue commerçante : nous tombons pendant un festival de cinéma et c’est assez animé. Nous dinons au Commonwealth au bout de la rue commerçante, bar resto branchouille, bondé, sympa, bon, mais bruyant et un peu chérot…
4/11 - Fredericksburg – Richmond- Williamsburg (199 M) - Virginie Nous allons faire un tour au must du coin “Monticello” demeure de Jefferson. Le site à l’air sympa mais ça nous parait un peu cher (17$) pour visiter une maison « historique » de 1800 et quelques, et en plus, je ne suis déjà pas fan de vieilles bicoques en général… Nous préférons continuer. Nous voila un peu plus tard au nord est à Fredericksburg : 2h de parking gratuit (système de contrôle ‘bizarre’ par une voiture qui circule et filme les gens qui se gare en enregistrant leur heure d’arrivée). Nous visionnons un petit film sur la ville et le secteur au visitor center et allons faire un tour : petits commerces coquets et centre plutôt résidentiel. Richmond : franchement, la ville nous a paru sinistre et peu rassurante malgré le sympathique accueil du welcome center, et une arrivée pourtant en plein jour. Bref, nous n’avons pas du tout envie de passer la soirée ici même si Spielberg est en train d’y tourner, et nous nous sauvons direction Williamsburg. Là c’est sympa, on ne s’y attendait pas mais c’est un « véritable village historique » avec figurants costumés, reconstitution de scènes de batailles etc… On se croirait dans un décor de film. La visite de la ville est gratuite (si l’on n’entre pas dans les demeures ‘historiques’), nous la parcourons au pas de course car la nuit tombe. Puis nous retournons dans la zone commerciale qui fait office de « vraie » ville et prenons une nuit au Comfort Inn, 52$ petit dej inclus, nous mangeons à coté au Fireside Chophouse (bonne viande, mais accueil assez froid).
5/11- Jamestown - Petersburg – Bedford – Ronaoke – (227M) Le lendemain, nous retournons faire un tour à pied (et à la lumière du jour) dans Williamsburg puis partons jusqu’à Jamestown, un peu plus au sud. Là aussi, c’est historique et reconstitué (coté bateaux), mais payant… Et en dehors du parc d’attraction il n’y a rien à voir, nous repartons donc à l’est en suivant la jolie route 5, le long de la james river, direction Petersburg. Là aussi l’accueil du visitor center (une vieille banque reconvertie) est sympathique, mais le tour du centre est vite fait et on arrive rapidement dans des quartiers plutôt délabrés. C’est franchement bizarre ce secteur du sud de Washington : on dirait un genre d’apartheid (certes le mot est un peu fort…quoique), avec des villes pauvres de noirs, dans certains cas des quartiers plus riches de blancs juste à coté, mais surtout pas de mélange. Et quand on traverse les banlieues en voiture, ça sent franchement la dèche… Tout ça nous laisse une drôle d’impression. Nous continuons la route vers le parc des Great Smoky Mountains. Arrêt rapide à Bedford (mémorial de la 2eme guerre mondiale que nous ne visiterons pas) avant d’arriver à Ronaoke, d’où nous pourrons reprendre la suite de la skyline drive : la blue ridge parkway. Nous allons poser nos bagages au sud de la ville au Quality inn (65$), visitons le centre (market street est sympa), et dinons au Quarter resto cajun, bonne ambiance, repas correct (47$ pour 2 avec la bière).
6/11 – Blue ridge parkway – Blowing rock – Asheville (316M)- Caroline du Nord Ce matin, le pare brise est gelé. Et aujourd’hui nous allons changer de fuseau horaire, d’état (Caroline du Nord) et passer les 1000 1ers miles. Première étape le long de la route au visitor center de rocky knob histoire de récupérer des infos sur les points à voir, puis halte un peu plus au sud à Mabry Mill, joli moulin, l’un des sites les plus photographiés de l’état. Nous continuons direction blowing rock : agréable station touristique de montagne, puis direction Asheville. Pas de chance, la route est coupée… Qui plus est la jauge d’essence commence à entamer dangereusement la réserve et autant vous dire que les stations ne sont pas pléthores dans le coin (dans tous les parcs d’ailleurs, il est fortement conseillé d’entrer avec le plein). Nous faisons donc un détour par le lac tahoma et trouvons une station in extremis, avant de rejoindre Asheville. Nuit au Days’Inn (59$) et repas à la Lexington avenue brewery dans le centre (37$)
7/11 – Great Smoky Mountains – Cheerokee- Knoxville – Tennessee (219M) Nous commençons par un arrêt rapide à Cherokee. Le nom est évocateur mais la ville et ses alignements de boutiques à touristes beaucoup moins… Nous entrons dans le parc par Oconaluftee (gratuit) et c’est parti pour une journée d’exploration dans le parc : jolie ballades à pied notamment au Clingmans Dome d’où la vue est spectaculaire et vaut bien la grimpette, le alum cave trail est sympa aussi. Par contre je ne conseille pas la loop de cades cove, où nous nous sommes retrouvés à faire la queue (en voiture) sur une petite route de terre sans rien d’extraordinaire. Nous sortons du parc vers 16h30 et poursuivons jusqu’à Knoxville. En chemin Sevierville : ville /parc d’attraction inattendue à cet endroit. Le centre ville de Knoxville est animé, nous dormons au red roof Inn ( 62$ sans petit dej), et dinons au Downtown Inn and Brewerie…décidément on s’abonne aux breweries (repas 30$ pour 2, y compris la bière bien sur).
8/11 – Nasheville !!! (208M) Très Sympa : l’arrivée dans Nashville est plutôt impressionnante avec tous ces buildings et le “batman” qui les surplombe (building à Oreilles de chauve souri). On trouve une place à proximité du visitor center sur broadway : encore un accueil tip top, le préposé nous indique toutes les animations gratuites et leurs heures, nous montre sur une carte le parcours touristique à faire à pied et nous dit où se situent les motels bon marché et le parking le moins cher du centre ville (7eme avenue vers la library, nous paierons 8$ pour l’après midi et la soirée). 1ère mission : poser les bagages à l’hôtel, nous partons vers le sud et optons pour le Red Roof lodge 65$. Pas très glamour, dans une zone industrielle en bordure d’autoroute, mais bon rapport qualité prix et à ¼ d’heure du centre ville en voiture… Nous n’en demandons pas plus ! Nous repartons vagabonder dans Nashville : super ambiance, du monde et de la musique de partout, en plus pour un mois de novembre, il fait chaud et nous nous promenons en tee shirt. Un petit tour le long du riverfront, une bière au BB King Bar, déambulation sur Broadway, puis nous nous mettons en quête d’un resto : tout est plein, nous trouvons une jolie place à la fenêtre du Margaritaville : music live (country évidemment), fenêtre ouverte sur Broadway street, tip top ribs… que demande le peuple ? (60$) A noter : nous avions gagné une heure aujourd’hui mais le soleil se couche à 17h15… Désormais les jours sont courts
9/11 Franklin – Leipers fork – Memphis (246M) Nous prenons la Natchez trace parkway vers le sud : 1ere étape à Franklin. C’est joli mais il pleut des cordes ce matin, aussi, nous ne nous attardons pas. Petite Halte à Leipers’ Fork sur la route : jolie maisons et boutiques d’antics, puis nous mettons le cap à l’ouest. L’arrivée à Memphis est moins sympa. Au bord du Mississippi (quand même !), le visitor center est l’un des rares peu accueillants sur lequel nous soyons tombés (surement un mauvais jour…), mais ils nous parlent de l’éconolodge en centre ville, pas très cher avec un coupon. C’est là que nous découvrons les coupons : des magazines, par état généralement, qui vous permettent d’obtenir des réductions dans les hôtels (environ 10 $ par nuit) : la plupart du temps si vous ne réservez pas, et hors vendredis, samedis et jours fériés. Par contre il vaut mieux demander d’abord s’ils ont une chambre disponible, car sinon ils vous disent souvent qu’ils n’ont plus de place quand ils vous voient débouler le coupon à la main… L’éconolodge est bien placé mais la fille qui nous accueille est plutôt désagréable… pas moyen de voir la chambre avant 15 H (elle allait sans doute bientôt arrêter son service)… On se dit qu’on va faire un tour et qu’on verra bien. On trouve à se garer pas loin de Beale street et nous allons faire un tour à pied, mais là aussi c’est plutôt mort et pas franchement accueillant : le blues quoi ! Après notre petit tour nous tentons quelques hôtels, tous chers et retournons à l’éconolodge : miracle, la fille est partie et le nouveau réceptionniste est beaucoup plus sympa, la chambre est correcte : 80 $ avec petit déjeuner (léger) et parking. C’est surtout sympa de se dire qu’on n’aura pas besoin de reprendre la voiture pour une fois. Nous repartons à pied, visitons la ville (pas géniale). Nous nous arrêtons à l’hôtel Peabody vers 17h pour voir la foire aux canards : des canards dressés qui tous les jours à la même heure sortent de la fontaine du lobby du palace sur un tapis rouge pour prendre l’ascendeur et retrouver leurs quartiers, avec tout un cérémonial organisé par le concierge… et des tonnes de curieux qui regardent ! ça vaut le coup d’œil… Encore un petit tour sur Beale street qui commence quand même à s’animer, puis nous allons diner au Charles vergo’s rib’s rendez vous : le roi du cochon. C’est dans une petite rue toute moche derrière le holiday inn et non loin du peabody : C’est sympa pour l’ambiance et le décorum, et le prix est correct, mais ne vous attendez pas à de la haute gastronomie… Ils mettent du cumin dans la sauce barbecue des rib’s, voila tout (enfin je pense)…46$ le repas pour 2. Retour à pied à l’hôtel, la ville nous a paru moins festive que Nashville…c’est sans doute le blues qui veut ça !
10/11 – Mississippi - Claksdale – Vicksburg (314M) En route vers le sud, le long du Mississippi ! Eh bien je ne m’attendais pas à ça… Les champs de coton, c’est sympa au début, mais c’est plat et morne au bout d’un moment quand même… Les villes sont pauvres et peu attrayantes…On comprend pourquoi ils se sont rabattus sur la musique dans un coin pareil ! Clarksdale ne nous emballe pas du tout, nous continuons par la route 1 sur Vicksburg que nous avons par contre bien aimé (magasin, antics, ambiance tranquille, belles demeures …). Nous prenons une chambre à l’éconolodge équipé, miracle, d’internet avec PC (60$) et bon poisson chez Rusty (70$ avec du vin si je me souviens bien…). Pour info, nous avions aussi demandé au casino (bateau à aube sur le fleuve) s’ils avaient des chambres mais elles étaient à 79$.
11/11 – Jackson – Port Gibson – Natchez (188M) Visite de Jackson pour commencer la journée, ne ratez pas le chouette musée des beaux arts, gratuit qui plus est. Les tableaux de Glenray Tutor notamment, très colorés et hyper réalistes m’ont interpellée. Nous quittons Jackson par la fin de la Natchez trace parkway (aujourd’hui, nous franchissons les 2000 miles). Une étape à Port Gibson (multitudes d’églises et de belles maisons), puis nous arrivons dans l’après midi à Natchez : Cette ville là, nous l’aurons bien aimé : visitor center encore tip top et avec du coca gratuit ! Belles demeures « antebellum », jolie ballade « historique » à faire (circuits à pied et en voiture), bon hôtel (best western 70$) face au Mississippi, et bon petit resto : Breaud’s top ribs (53$). Une étape vraiment sympa… A noter, si vous ne trouvez pas d’hôtel à Natchez, il semble y en avoir aussi en face, de l’autre coté du pont…
12/11 – Louisiane - Baton rouge – St Francisville – Breaux Bridge (263 M) Toujours cap au sud. St Francisville pour commencer : Sympa, de jolies maisons. Un peu plus tard, nous voila à Baton rouge…Well well well, c’est une grande ville, morte, aucune ambiance en ce 12/11 férié. Mais c’est quand même bien de pouvoir monter au sommet du capitole et profiter de la vue panoramique (gratuit). Ensuite, nous nous sauvons à l’ouest, cap sur les les bayous ! La route vaut le coup à elle seule : une sorte d’autoroute sur pilotis (2 en fait, 1 par sens de circulation), et d’immenses marécages autour… Nous suivons le panneau du welcome center de l’Atchafalaya et nous faisons bien : un petit film sympa sur le bassin, des expositions chouettes et un accueil sensationnel : nous repartons avec des cartes, des conseils sur les visites, les restos, une tentative de parler français et un CD de musique cajun en prime ! Bref : le tip top de tous les visitor centers que nous ayons vus…et on en a vus ! Il est déjà tard, le visitor center nous a indiqué où aller voir le coucher de soleil : sur le lake Martin, sur la 31 entre Breaud bridge et St Martinsville…tourné vers l’ouest, mousse espagnole et reflet des cyprès dans l’eau… C’est vrai que c’est beau. Nous ne cherchons donc pas longtemps l’hôtel pour ne pas perdre de temps et nous retrouvons au Super 8 de breaux bridge : à éviter ! à bruyant et pas très net. 56$. Nous allons manger à Pont Breaux genre de guinguette cajun dans une grange reconstituée, musique live et bonne ambiance (62$).
13/11 – Henderson – Butte la rose - St Martinsville – Lake fausse pointe – Lafayette (163 M) – pays Cajun Aujourd’hui, nous arpentons les petites routes du pays cajun : j’adooooooore ce coin. Nous allons nous promener au lake fausse point state park entrée 2$ : nous nous promenons à pied, mais il est possible de louer des canoés un jour moins venteux… nous voyons quelques alligators, des tatous, et le paysage est agréable. A Lafayette nous nous posons à la Quinta (62$) Bonne chaine hôtelière, bon rapport qualité prix parmi toutes celles que nous aurons pu tester. Nous retournons diner en bord de bayou chez Pat’s à Henderson (67$) : salle de danse et resto. L’accueil est superbe, Dee, notre serveuse inoubliable, et l’ambiance bon enfant. Ils font hôtel aussi à coté, ça doit être pas mal mais toutes les chambres économiques étaient prises lors de notre passage. (72 à 95$). Dans ce genre de resto avec music live à Lafayette, on nous a aussi conseillé Randols et Préjean mais nous n’avons pas eu l’occasion de tester.
14/11 - Pays cajun toujours – Environs de New Iberia (81M) Nous allons voir le musée Jean Lafitte à vermillon ville, qui raconte l’histoire du pays cajuns, entre Québec et Louisiane, le village reconstitué est fermé le lundi mais le musée est très bien. Nous allons aussi faire un tour de l’autre coté au sud ouest de la ville à l’acadian village, c’est mort et décevant, à mon avis même un jour plus animé…. Nous allons ensuite à New ibéria, visiter la fabrique de Tabasco (très sympa) et les jungle gardens à coté (16$ pour deux, bien aussi : nous verrons de gros alligators mais malheureusement ce n’est pas la saison des oiseaux), les jardins sont très chouettes et la promenade en voiture bien agréable. Nous finissons la journée au magasin de konriko (producteur de riz) : c’est un genre d’épicerie touristique genre celle qu’on voit dans la petite maison dans la prairie, très bon accueil ! Faites-y un tour même si vous n’allez pas visiter la fabrique. Nous dormons au Day inn (77$, la ville est plus agréable mais plus chère que Lafayette) et dinons au Little River inn (80$, bon repas). J’en profite pour faire un petit point non exhaustif sur la gastronomie cajun : étouffée (écrevisses et riz), alligator, poisson chat et Tabasco !
15/11 – Cypress Mort state park – Houma – Cocodries – Thibodeaux (240M) Allez, on va voir jusqu’au bout ce que ça donne ! Direction Cypressmort State park (entrée 2$). La route 319 est sympa, au bout c’est plutôt désert hormis des maisons sur pilotis, quelques pêcheurs, un ponton et une loutre. Après un petit tour à Franklin (sympa), nous repartons sur Houma. La ville n’est pas agréable et le tour vite fait. Nous partons donc sur Cocodries. La route est très chouette mais c’est la fin de saison et nous ne trouvons pas de chambre. Nous remontons donc chercher un gite à Thibodeaux : ce sera finalement le Day’s Inn (78$) et un repas rapide à Foundry on the bayou (35$)…nous sommes claqués !
16/11 – Lac des allemands – lac du bœuf – Grand Isle – la Métairie (banlieue New orleans) (221 M) Je me disais bien que nous trouverions l’occasion de faire un tour en bateau sur les bayous… Eh bien ce sera pour aujourd’hui avec Raplh Zam’s tour, sur le lac du bœuf : très sympa, il parle cajun, prend le temps de nous expliquer, nous montre ses alligators, nous passons 1h30 bien agréable en sa compagnie (50$ pour 2, il n’y a que nous sur le bateau). Sinon j’aurais bien aimé essayer aussi sur le lac Martins avant le coucher du soleil, ça doit valoir le coup (panneau indiquant des tours à coté de la jetée), mais l’occasion ne s’est pas présentée. Nous descendons ensuite jusqu’à grand Isle state park (2$), des petits airs de fin du monde en cette arrière saison : nous ne trouvons pas à nous loger et reprenons la route 1 vers le nord, le long du bayou Lafourche. Il est tard, nous ne trouvons rien à Larose et prenons donc la direction de la Nouvelle Orléans. Nous ne voulons pas chercher en centre ville à cette heure ci et optons pour la Quinta de la Métairie, zone industrielle dans la banlieue ouest de NO (62$). Diner au NO Hamburger non loin de là 25$ (sympa et bon rapport qualité prix).
17/11 - New Orleans (15M) Nous y voilà ! Nous préférons chercher une chambre dans le centre ce début de matinée plutôt qu’hier soir dans la nuit. Après un petit tour au visitor center de basin, nous testons sans succès plusieurs hôtels chers ou n’ayant (soit disant) plus de chambres avec coupons comme le best western par exemple (coupon à 55$, mais pas de chambre en dessous de 149$…). Nous finissons par trouver une très jolie chambre au NO Courtyard, toujours grâce aux coupons (69$) : la chambre n’est pas très grande, mais donne sur un joli patio au calme, nous pouvons garer la voiture gratuitement à 2 pas dans la rue, et le centre est facilement accessible à pied (sinon avec le visitor center il y avait un pkg en centre ville à 10$ , la journée). Nous nous posons rapidement et avons donc toute la journée pour découvrir la ville : c’est chouette, agréable : nous tombons à un moment pas trop bondé mais quand même animé, ça nous va bien ! Beaucoup de galeries, de jolies boutiques, des rues telle qu’on les as dans la tête avant de venir, avec musique (jazz cette fois) et balcons en fer forgé… Nous tombons sous le charme. Un sympathique peintre toulousain qui expose là nous conseille de diner chez Antoine, l’une des institutions de la ville : c’est ce que nous faisons mais nous sommes bien déçus : le service est parfait, le décorum y est, c’est certes très chic, mais l’addition est franchement trop salée pour ce qu’on trouve dans les assiettes, je déconseille vivement … (154$ avec le vin et le pourboire imposé de 15 ou 20%).
18/11 - Plantation Laura – Biloxi (225M) – Mississippi à nouveau L’hôtel est très bien, mais nous avons eu la mauvaise surprise de dormir dans la chambre voisine d’un couple de tarés de l’Alabama (le mot n’est pas trop faible) qui a passé toute la nuit à s’insulter malgré nos quelques coups de gueule… le réveil est un peu dur… Après un dernier petit tour en ville, puis un passage par les quartiers de Trémé, faubourg marigny et garden district, nous partons sur la route des plantations. La R18 n’a rien de très intéressant et nous sommes contents d’atteindre « Laura » (18$ par personne), la visite est intéressante : histoire de la plantation, de la famille, des créoles, vie des esclaves etc… ça vaut le coup d’en voir au moins une. Nous reprenons ensuite la route 10, plus directe vers l’est, et quittons la Louisiane pour faire halte à Biloxi. Bye Bye bayous mais c’est aussi un plaisir de longer la mer à partir de Bay St Louis sur la 90. Très bonne étape : nuit au Quality inn, face à la mer sur la 90 (80$) et bon repas au Back Bay Seafood resto à quelques miles de là sur la 605 (56$).
19/11 – Ocean’s springs –Dauphin island – Mobile (166M) Alabama Visite d’Ocean Springs : très sympa aussi bien coté plage que coté centre (shearwater pottery, et dreampainters : artiste accueillante et très agréable). Juste après la limite avec l’Alabama, nous descendons à Dauphin Island : ballade nature d’une heure environ, entre forêt et rivage, très chouette. Nous arrivons à Mobile en fin de journée. Un tour au visitor center, en centre ville (rapide, pas grand-chose à voir), et nous allons prendre une chambre en banlieue ouest à la Quinta (63$). Retour au centre pour une dégustation d’huitres à toutes les sauces, miam, chez le fameux Wintzell’s (73$). Entre l’hôtel et le resto, nous passons par government road : très belle avenue bordée par de grands chênes et de belles maisons à colonnades.
20/11 – Fairhope – Montrose - Pensacola (149 M) - Floride Cette route cotière est bien agréable (alternative 98), et les petites villes traversées aussi : Fairhope, Point clear, l’eau devient claire, le sable blanc, ça sent la Floride même si nous sommes toujours en Alabama. Gulf shores au sud : grosse station balnéaire A Pensacola (Floride), l’office du tourisme (difficile à trouver : vers le pont direction 98) nous conseille d’aller voir le musée aéronaval. A la base, nous ne sommes pas emballés mais décidons d’aller y faire un tour quand même… Heureusement ! C’est tip top, et, même pour les non passionnés (comme nous) d’histoire militaire ou d’aviation, on se laisse prendre : ce serait vraiment dommage de passer par là sans s’arrêter. Prévoir tout de même un peu de temps car il y a plusieurs grands hagards à parcourir. En sortant il y a aussi un phare et une jolie plage à aller voir un peu plus loin sur la base militaire. Nous ne voulons pas revenir en ville et repayer le toll (1$) et restons donc de ce coté de l’ile de santa rosa : nous faisons bien car nous trouvons un super Days’inn (santa rosa 67$ sans coupons un dimanche soir), nous n’avons pas la vue sur mer mais sommes juste à coté. Nous allons voir le coucher de soleil, il y a aussi une route payante 8$, mais si vous vous garez juste avant, vous avez le même soleil ! (sinon la route vous conduit à l’extrémité ouest de l’ile). Diner au non moins tip top Flounder’s (belle déco genre caraïbes, bonne ambiance et bon repas de poissons, 73$) à Très bonne étape ! Hôtel et resto sont à proximité du pont (un peu à l’est).
21/11 – Grayton – Seaside – Mexico beach – Panama city – Apalachicola (185 M) Nous continuons vers l’est par la très jolie route 399 puis rejoignons la 98 à hauteur de Navarre. C’est trop tentant : petite baignade à Grayton beach (5$ quand même pour l’accès). Nous poursuivons le long de la cote : seaside (genre de ‘Pleasantville’), puis nous suivons la la route 30A jusqu’à Panama city : grandes tours en bord de mer qui ne nous inspirent guère, Mexico beach, Port St Joe… Aucun hôtel ne retient notre attention, nous ferons donc étape à Apalachicola ce soir : la petite ville est jolie, les chambres d’hôtes ‘historiques’ ne sont pas données : Nuit au best western (93$) un peu moins cher mais cher, quand même… Le seul autre motel du coin, plus bas de gamme, ne donne pas franchement envie… Repas au Boss Oyster house (73$), le long de la rivière. Aujourd’hui nous avançons à nouveau les montres d’une heure et franchissons les 4000 miles.
22/11- Talahassee – Wakula springs Edward Ball NP – Crystal river (297 M) Voilà une étape que je ne conseille pas du tout de faire comme ça… 1er arrêt du jour à Talahassee (moyen), mais là aussi le visitor center est mal indiqué, décidément ça se répète Floride ! Autre étape un peu plus au sud au Edward Bell Park (6$) et nos 1ers dugongs ! (vaches marines / lamentins / manatees). L’eau est très claire, une plate forme est aménagée pour qu’on puisse les voir d’en haut, des ballades en bateau sont possibles aussi avec les rangers. Petite promenade dans le parc, et nous reprenons la route vers Crystal river. Cette route 98 est monotone et vraiment trop longue après Wakula springs, et il n’y a pas beaucoup de localités le long et rien à visiter. A la réflexion nous aurions peut être dû continuer vers l’est et faire escale vers Lake city pour voir Okefenokee wildlife refuge ou la forêt du coin, puis une autre étape au sud à Ocala et sa forêt avant de rejoindre Tampa. Il est donc tard quand nous arrivons à Crystal river, et nous nous arrêtons sans trop chercher à l’éconolodge (59$). Diner au Cracker’s (26$, sympa).
23/11 – Ybor - St Petersburg / Tampa – Sarasota (229M) L’éconolodge de Crystal river… Quelle erreur ! Le lendemain matin, ils ont la bonne idée de faire venir les plombiers pour vérifier leur chaudière à 8h00, résultat pas de douche possible, une réceptionniste incompétente, même pas d’excuses ni de discount (bien sûr, le chef n’est pas là, pas joignable, et l’informatique est en panne aussi… pourtant la carte bancaire est bien passée hier soir, elle !). Et il n’y a plus de café après 9H00 car l’heure du petit déj est passée puisque nous avons perdu notre temps à parlementer. Bref nous sommes surement tombés au mauvais moment mais l’adresse est à éviter absolument, ils sont trop nazes ! Nous nous sauvons donc de ce trou sans regrets… Bon, notons qu’il y a sans doute quand même de jolis tours à faire (beaucoup de pubs pour nager avec les dugongs… nous n’avons pas testé) Nous voilà à Ibor, ville sympa à dominance cubaine : cigares, cafés, architecture et ambiance latino St Petersburg et Tampa sont en fait quasiment la même ville, nous n’y ferons qu’un tour en voiture : il pleut. La côte est assez moche dans ce coin : grandes barres d’immeubles- résidences de vacances sans aucun charme. C’est un peu mieux en continuant sur le sud : Anna maria, Longboat key, Lido. Escale du soir au vieux Day’s Inn de Sarasota (50$), centre commerçant... Repas chez Barnacle (61$)
24/11 – Sanibel/Captiva – Naples (216M) Poursuite vers le sud par siesta beach : bien aménagée, surveillée (petite cabines genre alerte à Malibu), grande, mais pas très belle. Casey key est parsemée de belles villas : ça vaut le coup de voir ça mais très peu d’accès à la mer. Puis arrivent Sanibel et Captiva, là ça devient carrément chicos : les 2 iles séparées seulement par un petit pont, sont plus tranquilles que la côte : villas de luxe, plages célèbres pour leurs coquillages, mais les hôtels sont chers… trop chers (130$ mini pour une chambre plutôt médiocre) ! Tout est cher en fait : 6$ pour entrer et on ne peut même pas se garer sans payer (2$ par heure)… ou se faire aligner (nous y avons échappé de justesse mais avons bien repéré les pervenches locales). Allez, on repart, pour finir la journée à Naples, juste à temps pour le coucher de soleil sur la plage, apparemment une institution ! La ville regorge de belles demeures à l’italienne et de boutiques de luxe (un petit air de cote d’azur)… Un peu ‘m’as-tu vu’, mais disons que c’est mon côté ‘mauvaise langue’… Nuit à la Quinta 7 miles plus loin sur la 951, très bon rapport qualité prix à 57$ avec les coupons. Pizza en centre ville pour le diner (50$) .
25/11 – Marco Island – everglades ouest – Homestead – Florida City (214M) Nous continuons notre route par un petit crochet sur Marco Island…Pas la peine : c’est moche ! (parkings payants, plages privées, condos..). Nous ne trainons donc pas plus avant d’arriver à la porte ouest des Everglades (westcoast). En effet, le parc est immense et se compose de plusieurs points d’entrée : l’ouest où nous commençons est plutôt un point d’entrée maritime. J’hésite à prendre le tour en bateau…A l’accueil, un ranger sympa nous indique que même en voiture nous verrons de jolis coins, des oiseaux et des crocos. En plus il y a du vent ce jour là, donc pour les dauphins ça risque d’être rapé… Nous voilà donc repartis en voiture avec la bonne carte des rangers (la blanche) et les points où s’arrêter. Ce coin là est Top ! Magnifique ! Une belle lumière dorée, des alli, des crocos, des oiseaux, des ciprières en veux-tu en voilà ! Prenez les petites routes ‘graveled’ dans ce coin, ça vaut bien la poussière ! Et arrêtez-vous tout au long du chemin dans les visitors centers qui proposent souvent des balades ou aménagements sympas à proximité immédiate. En fin d’après midi nous avions pour idée de dormir dans la banlieue de Miami : 1er hôtel complet, 2eme hôtel, complet…ouuuh ça sent pas bon ! Même à l’aéroport, une des rares chambres qui reste est à 100$. En fait, il y a une gay pride + le black Friday (supers soldes nocturnes), ce jour là… Bref tout est booké… Donc changement de programme ! Nous décidons d’aller voir + tôt que prévu les Everglades est, et Miami attendra ! Il fait donc nuit quand nous prenons la route 1 pour Homestead… Pas grand chose en vue, mais nous aimerions bien nous poser… Nous poursuivons jusqu’à la dernière ville avant la route des Keys : Florida city. C’est finalement là que nous resterons 2 nuits, au comfort Inn (68$ par nuit). Nous sommes trop vannés à direction le wendy’s en face de l’hôtel et fast food ce soir (14$) !
26/11 – Everglades est - Florida City (124M) De ce coté-ci, l’accès au parc est payant (10$ pour 2 avec la voiture), nous nous promenons toute la journée : il faut descendre dans les divers visitors centers (Ernest Coe, flamingo). Il y a souvent des parcs aménagés sympas pour des photos de crocos /alligators de près, des expos ou simplement des infos sur les coins à visiter. Attention ! Dans certains coins, les moustiques sont coriaces, ils nous obligent à rebrousser chemin (on croise au passage 2 pêcheurs emmitouflés jusqu’en haut du crâne, même leurs yeux et leurs dents ne se voient pas !). Dans le visitor center suivant, nous apprendrons que c’est dans cette zone que l’armée teste ses répulsifs à moustiques… Une bonne journée, même si le coin est moins magique que le côté ouest où nous sommes passés hier (pas mal de vent aussi aujourd’hui). Repas chez Sonny’s (44$)
27/11 – Key West ! (141M) Une route mythique nous attend aujourd’hui, mais ça commence mal, après le chek out nous découvrons un pneu complètement à plat au moment de mettre les bagages dans la voiture…Heureusement, super Archie est là : le patron de l’hôtel nous demande les papiers de la voiture, appelle l’assistance d’Alamo (heureusement parce qu’entre le tapez 1, tapez 2, tapez 12 selon tous les cas de figure possibles, avec des termes de mécanique au milieu, je crois qu’on aurait eu du mal…). Il nous laisse la chambre autant qu’on veut tant que le problème n’est pas réglé, c’est sympa car d’habitude, les motels sont plutôt vigilants sur l’heure du check out (heureusement que ce n’est pas arrivé à l’éconolodge d’où vous savez)…L’un de ses employés nous aide à mettre la roue de secours, et Archie nous fait un plan pour nous indiquer où aller faire réparer (selon les accords avec Alamo). Ça n’est pas très loin mais ça prend un temps fou en paperasse. En plus ils nous conseillent de trouver un centre auto pour remettre du liquide pour la direction assistée (qu’ils n’ont pas)… La roue crevée ne nous aura donc rien couter sauf du temps. Sinon si j’ai bien compris, je crois qu’alamo propose aussi de vous envoyer quelqu’un pour réparer là ou vous êtes pour 40$, je ne sais pas s’il faut quand même faire réparer la roue crevée en plus… Avec toutes ses mésaventures il est quasiment midi quand nous finissons par prendre la route. Merci Archie !!!!!!!!!!!!!! Allez au Comfort Inn de Florida city !!!! Les keys : la route est belle. Je m’attendais à une succession de ponts genre viaduc de Millau au-dessus de la mer des caraïbes, mais pas du tout, il s’agit plutôt d’une nationale qui traverse une succession de petites iles et un grand pont à peu près au milieu… Il y a pas mal de vent, c’est foutu pour le snorkeling aujourd’hui, et en plus comme nous sommes partis tard, nous faisons seulement de petites haltes à anne’s beach, Islamorada et Sombrero beach avant d’arriver au bout du bout : Key West. L’ambiance est tout de suite sympa en arrivant (à part le visitor center ‘privé’ plutôt avare en infos, surtout quand il se rend compte qu’on ira voir les chambres par nous-mêmes), il vaut peut être mieux tenter l’officiel sur Duval street. On fait un tour en voiture et essayons de négocier les hôtels/ chambres d’hôtes… glourp c’est cher dans les 130$ (ou très moche à 80$)… J’ai bien quelques coupons…tentons ! Les 1ers ne donnent rien (hôtels miteux) et puis, bonne pioche ! Nous nous retrouvons un peu au nord du centre (qui reste quand même accessible en 20 mn à pied) dans un joli petit hôtel, Harborside motel, sur une marina à 74$ : à ce prix on a juste le café mais il y a un frigo dans la chambre et l’apéro / petit dej sur le ponton est bien sympa, le patron aussi ! Le parking étant gratuit à l’hotel, nous partons à pied nous balader en ville et le long du port… On en a plein les pattes mais c’est cool. Diner chez Mickael’s, sur margaret street, bon mais un peu cher, et trop de moustiques en terrasse. Crabe, canard, chocolate volcano pour 106$, dont pourboire de 18% d’office. Louie’s backyard sur vernon street nous a été recommandé aussi (cher également).
28/11 - Key west – Pigeon key – Coral gables – Miami Downtown (183M) Ce matin, nous repartons flâner sur le vieux port, au bahamian village, puis faisons un petit tour sur la plage (uniquement du sable apporté d’ailleurs, à cause des cyclones), avant de reprendre tranquillement la route dans l’autre sens. Toujours pas mal de vent…tant pis pour le snorkeling du coté de key largo… Nous nous arrêtons à Pigeon key où il est possible de se balader à pied sur un vieux pont désaffecté qui jouxte le nouveau. Puis nous remontons doucement sur Miami. L’arrivée est assez impressionnante : on entre dans le centre aux multiples buildings ultra modernes, bien loin de l’image du quartier art déco qu’on a tous en tête. Toujours en voiture, nous faisons un crochet par le beau quartier de Coral Gables / granada boulevard, puis little havana, avant d’arriver à Miami Beach (le quartier art déco en bord de mer). Toujours avec nos coupons, nous allons au Day’s Inn no 4299 sur collins avenue (80$ sans petit dej) un peu plus au nord : l’accueil est moyen, mais l’hôtel est un peu excentré sur le nord mais bien placé : jolie piscine, balade du front de mer à 2 pas. .. et nous avons la chance de trouver une place de parking dans la rue (gratuit la nuit de 18h à 8h00, ensuite 1$ par heure). Nous nous posons, puis prenons l’apéro sur le front de mer dans le jardin de l’hôtel (nous avons nos réserves de pastis et prenons soin d’acheter régulièrement les cacahuètes, ce qui fait que nous nous retrouvons souvent à trinquer dans des coins bien sympas !). Et c’est parti pour longer la plage jusqu’au quartier art déco. Bon, c’est sûr que ça faisait plus court en voiture, on en aura plein les pattes au retour !.De beaux hôtels se succèdent en bord de mer et le quartier art déco, au sud, est sympa, coloré et animé (beaucoup de restos), par contre aucun resto ne nous inspire vraiment et nous dinons au Friday (37$). Retour à l’hôtel par l’intérieur mais la rue bien que sans à priori danger particulier dans ce coin la nuit, n’est pas très agréable à pied…et longueeeeeeeeee ! (nous nous sommes rencardés au préalable, il vaut mieux être prudent à Miami semble t’il…)
29/11 – Miami – Key Biscane- Coconut grove – Fort Lauderdale (74M) Allez, retour à Miami beach (en voiture cette fois), puis visite des environs : retour par le centre et direction south beach, key biscane et coconut grove, 2 quartiers résidentiels et riches, puis nous remontons la côte en direction du nord. Holywood semble plus décontractée, sympa. Il fait beau et la mer donne envie : nous nous arrêtons de bonne heure à Fort Lauderdale pour profiter un peu de la plage cet après midi. Hôtel moyen, mais sur la rue en bord de mer, on traverse en maillot : Waterfront Inn (78 $ avec un petit dej très réduit et incluant 10$ de parking). A l’hôtel, nous rencontrons un couple du Texas qui a économisé pour partir en croisière du genre âge tendre et tête de bois avec ZZ Top, et d’autres stars dont on se souvenait des tubes mais aux noms qui ne nous disaient rien. Ils semblent assez amers sur l’évolution de l’économie américaine et sur la politique menée par O’Bama et trouvent qu’il y a moins de travail qu’avant, surtout dans les zones touristiques et que la population s’appauvrit au fil des années… Fort Lauderdale est posée sur toute une ramification de canaux bordés par de belles villas avec leur petit ponton et leur petit (ou gros) bateau. Nous partons vers l’intérieur en quête d’un resto et ‘tombons’ sur Chima brazilian steakhouse : beau, chic, cher et très bon ! Menu unique avec viande à volonté (161$ pour 2 avec le vin). Voila le concept : il y a un buffet (légumes, salades, fromage etc…) et les serveurs sont chacun spécialisés dans un type de viande : quand vous voulez les appeler, vous placez un repère à coté de votre assiette et ils accourent avec une brochette géante dans les bras : vous pouvez choisir la cuisson que vous préférez et vous abstenir sur des morceaux dont vous n’avez pas envie, mais reprendre plusieurs fois vos préférés, la viande est délicieuse et le repas gargantuesque, nous ne regretterons pas l’addition cette fois ci !
30/11 – Palm Beach – Pelican Island – Cocoa beach (206M) Nous remontons toujours vers le nord…Riviera beach, Pompano, Boca raton …Ici c’est une succession impressionnantes de magnifiques villas calfeutrées derrière leurs hautes grilles, sur des dizaines de kilomètres, peu d’accès à la mer, c’en est indécent toute cette richesse concentrée ici… Nous faisons un tour dans Palm beach mais ne sommes pas emballés, on trace ! Ensuite la route 1A est assez monotone, arrêt à Pelican island pour voir la plage (pas mal). Nous arrivons à Cocoa Beach en fin d’après midi, nous passons la nuit au days inn (72$), cap canaveral est en face, l’hôtel ne donne pas sur la plage, mais il y a un ‘pier’ à 5 mn à pied où nous cassons la croute (30$) en regardant les surfeurs : étape sympa.
01/12 – Kennedy Space center – Daytona Beach(88 M) Vous l’aurez remarqué, il fallait faire un choix et nous avons donc zappé les parcs d’attraction de Floride. Mais nous sommes quand même à Cap canaveral et c’est mythique ! celui là ne nous échappera pas… (92$ pour 2). Ça nous a plu : visite guidée en bus des différents sites, expositions de nombreuses fusées et équipements divers et variés, simulation de décollage… La journée passe très vite et nous n’avons pas tout vu ! Prévoyez du temps (plus d’une demie journée) ! Nous n’irons donc pas bien loin ce soir : arrêt à Daytona days inn sympa à 55$ près de la plage, un peu au nord du pont où passe la 421, Kitchenette, internet : bon hôtel. La plage est agréable, il est autorisé de rouler dessus dans un périmètre bien défini. Nous retraversons le pont pour diner à Aunt Catfish, sur la rivière (bon rapport qualité prix aussi à 54$).
02/12 - St Augustine – Jacksonville – Fernandina beach (165M) Tout le monde nous parle de St Augustine…eh bien nous sommes déçus : village ‘historique’ à la Disney, beaucoup de monde, ça sent le graillon à tous les coins de rue, tout cela nous semble bien artificiel… on se sauve ! Un tour à Jacksonville (grande plage), puis nous suivons la très jolie 105 / 1A (amelia island), et nous terminons cette journée à Fernandina beach : très sympa, aussi bien dans le centre que coté plage. Nous dormons en bord de plage au Seaside amelia inn (71$), repas dans le centre au mexicain du coin, Pepper (35$)…
03/12 – Jekyll island –Savannah – Brunswick - Tybee island (212M) - Georgie Nous quittons la Floride pour la Georgie. Un petit arrêt au bord de la 95 pour récupérer cartes et coupons au welcome center : ceux situés en bordure de nationale à l’entrée des états sont mieux achalandés à ce niveau là que ceux des centre villes depuis la Floride. 5$ pour aller voir Jekyll island : plutôt chouette, notamment la pointe sud en bord de mer. Nous remontons par Brunswick : joli pont avant d’arriver par la R25, tour rapide par le centre et direction Savannah par la 95 (il devient impossible de longer la cote dans ce secteur). Malheureusement il y a une fête ce soir et nous ne trouvons pas de motel, il est déjà assez tard mais nous nous décidons quand même d’aller un peu plus loin à l’est sur Tybee island : nous avons bien fait, c’est une petite station balnéaire agréable, l’Howard Johnson est très correct pour 70$... et nous nous régalons au ‘crab shak’ le long de la rivière : spicy crabs et autres dégustations aquatiques (59$). Ils ont aménagé une sorte d’étang autour du resto où barbotent 2 gros alligators : à faire si vous êtes dans le secteur !
04/12 – Savannah – Beaufort – Port royal – Charleston (157M) – Caroline du Sud Nous voilà en pleine patrie de Pat Conroy, qui m’a donné depuis longtemps envie de découvrir cette partie du globe à travers ses romans. Nous commençons par une bonne ballade dans les rues de Savannah : belles demeures, petits quartiers un peu à l’anglaise, mousse espagnole, nombreux parcs, Savannah river, la ville a du charme et nous nous laissons séduire. Puis nous poursuivons au nord en longeant plus ou moins la côte, très découpée à ce niveau : Port royal (le tour est vite fait), puis Beaufort. Beaucoup de casernes et de bases militaires dans cette zone : nous arrivons à Beaufort au moment de la parade de Noel : défilé militaire, fanfare, clubs sportifs, commerçants, politique… On dirait que toute la ville s’est donné rendez-vous pour défiler sur les ‘chars’. Beaucoup de monde et circulation bloquée…au début on trouve ça marrant, mais 2 heures plus tard nous avons hâte de voir les pompiers clôturer la marche ! Du coup nous arrivons assez tard à Charleston et en plus l’accès est assez bizarre (Ponts, sens uniques, signalisation pas évidente…). Après avoir fait un tour en voiture et pu récupéré une carte de la ville au visitor center (fermé mais ils en laissent en général à disposition dehors). Nous ressortons du centre et optons pour le Sleep Inn - 58$. Les coupons sont difficiles à trouver dans cette zone : il faut les demander aux offices de tourisme de l’état (sur la nationale à l’entrée dans l’état), les visitor centers de centre ville n’en distribuent pas par ici… retour en ville pour diner au Roogan’s porch (63$ atmosphère et cadre agréable, repas correct).
05/12 – Charleston – Mont Pleasant – Georgetown – North Myrtle beach (160M) Puisque nous n’avons pas vu grand chose hier soir, ce matin nous repartons découvrir Charleston un peu mieux : à pied et de jour. Nous nous garons au visitor center (6$ pour quelques heures). Le bus est gratuit comme souvent dans les villes touristiques, et tout comme Savannah, la ville est très plaisante : bord de rivière, belle maisons et jardins, ruelles à l’européenne, halles : ça change un peu des villes stéréotypées que nous avons vues très –trop- souvent… Et c’est reparti vers le nord par la R17 : Mont pleasant et sullivan’s Island : successions de petites maisons en bord de plage, georgetown, Pawleys Island : entre rivière et Océan, maisons sur pilotis, pontons pour la pêche à la crevette, Surfside beach, myrtle beach…stations balnéaires sans grand charme : immeubles- hotels en bord de mer, boutiques à touristes…. Bof, nous faisons halte sans conviction à Noth myrtle beach désertée à cette époque : Ocean’s Drive resort en bord de mer à la hauteur de Main street. 57$ très bon rapport qualité prix avec balcon sur l’Océan, sans petit dej, mais avec une kitchenette. Hamburger le long de la route principale chez logan’s 28$... On nous avait conseillé Benett’s seafood buffet, mais nous ne l’avons trouvé qu’en repartant le lendemain…
6/12 – Wilmington – Topsail - Atlantic beach (186M) – North Carolina 1er arrêt de la journée au visitor center sur la 17 à hauteur de Shalotte et de la doc sur la Caroline du Nord où nous venons d’entrer. Ensuite, halte rapide à Wilmington : petite ville animée, rues pavé et waterfront agréable. Puis nous faisons un crochet sur la 210 pour voir les jolies plages de Topsail et nous terminons la journée à Atlantic beach en calculant d’être suffisamment proche du ferry demain matin sans avoir à se lever aux aurores. Nuit au Windjammer (57$ sans petit dej mais il y a toujours un frigo et de quoi faire thé ou café) à coté du sheraton : sur la plage, jolie vue, cadre très sympa : nous avons du bol, ils ferment demain pour la saison ! Repas dans un cadre agréable sur l’eau au Channel marker à coté du pont vers Morehead (82$).
7/12 – Outter bank’s – Nag head’s (154M) Nous remontons par Beaufort (sympa) puis prenons la la jolie route 70 pour prendre le ferry à Cedar Island aujourd’hui pour traverser les ‘banks’ (15$, pas besoin de réservation à cette époque de l’année, le visitor center précédent nous a donné les horaires, il y en a 4 par jour). Les banks consistent en une enfilade de petites îles sauvages parsemées de quelques villages qui s’animent sans doute beaucoup plus en été. Les iles sont en longueur : au milieu, une route et du sable de chaque coté, des phares : sauvage et plutôt chouette. Ocracoke isalnd et le phare de cape Hatteras, pea island, bodie Island…Nous terminons la journée à Nags head au blue héron (63$ sans petit dej)… Il y avait beaucoup plus de motel au nord si nous avions poursuivi ¼ d’heure de plus mais tan pis… Nous sommes sur la plage et dinons au Blue Moon dans la petite zone commerciale du surfside plazza, beach road, un peu plus au nord (très bon, 65$).
8/12 ––– Manteo - Back bay -Virginia Beach (191M) - Virginie Visite de Manteo : centre ville et waterfront mignons : une étade sans doute plus agréable que Nags head si nous avions su… Puis nous remettons cap au Nord direction Norfolk qui ne nous inspire pas du tout… Nous repartons donc en direction de la cote à Virginia Beach : grosse station touristique. Nous allons directement au 4 sails sur les conseils du visitor center : c’est sans doute le meilleur rapport qualité prix du voyage : 57$ sans petit dej pour un petit studio avec balcon sur l’atlantique et une chambre séparée donnant sur la ville. Kitchenette, parking, baignoire balnéo… que demander de plus ! Nous partons visiter la réserve de back bay : ce n’est pas vraiment la bonne époque pour les oiseaux mais tant pis, le cadre est joli et très bientôt nous devrons dire au revoir à l’Océan alors profitons-en…. Apéro sur ‘notre’ balcon sur l’océan et repas chez Tautoy’s (62$). Au retour nous prenons par le front de mer (à pied) pour regarder de nombreuses animations en néon sur plusieurs centaines de mètres : un peu plus tôt de nombreuses voitures défilaient au pas pour voir ça. Nous apprenons par la réception de l’hôtel que c’est une institution ici…et que c’est payant normalement…mais nous sommes passés à travers !
9/12- Chincoteage - St Mickaels (254M) - Maryland Ce matin nous prenons le plus long pont tunnel du monde qui traverse la baie de Cheasapeake par la R13… Ce sera l’un des rares péages significatifs lors de ce voyage, mais justifié (19$). Un petit tour sur la très jolie Chincoteage island où nous nous baladons dans la réserve : c’est la saison des oies sauvages. Ca sent le retour… Nous décidons de faire une dernière étape à St Mickael… C’est très joli, mais cher, et en plus il y a la grande parade de Noel demain (encore !). Tan pis, les villes les plus proches sont trop loin, et nous dormons au Best Western pour 108$... repas au Town dock (78$, lui aussi cher pour ce qu’on a)
10/12 Annapolis – Washington Dulles (119M) Allez un petit tour de bonne heure dans St Mickaels avant le début de la parade de peur de nous retrouver encore une fois coincés… (c’est qu’on a un avion à prendre ce soir !). C’est quand même joli, et là aussi, la parade à l’air d’un évènement : de nombreux bus arrivent, tout le monde prépare des chaises sur le trottoir, on commence à voir de vieilles guimbardes décorées se préparer…Ouuuuuh ça sent la route bloquée : nous ne demandons pas notre reste et n’en verrons pas plus… Ah si, quand même, sur la route du retour, une déco de Noêl géniale : imaginez, dans un champ, un avion à réaction grandeur nature qui a éperonné le traineau du père noël... Les rennes et les paquets parsèment les alentours et notre pauvre Père noël assis sur un gros cadeau, se gratte la tête tout abasourdi ! Génial ! Encore une petite visite : Annapolis, sympa : le port, la rue commerçante, le campus militaire… Et c’est la fin : nous prenons par le centre de Washington pour le revoir une dernière fois en voiture, cette fois, et nous retrouvons à l’aéroport sans encombre… Finished !
Impressions générales… Presque 1 an plus tard !
Comment dire ? Notre ressenti est mitigé…
Bien sûr, le pays est magnifique, on trouve des parcs sympas, de beaux paysages encore vierges et le voyage est facile : les visiters centers sont très pros, donnent beaucoup d’infos gratuites et avec une carte bancaire tout est ‘easy going’ : les routes, les hôtels et les repas à n’importe quelle heure… ce n’est vraiment pas une destination ‘prise de tète’… idéal pour un premier voyage individuel !
Au niveau budget nous avons eu de la chance de tomber à une période où l’euro est plutôt fort…
Pour le reste, nous avions eu une meilleure impression générale coté ouest, mais c’est peut être, aussi que nous vieillissons et avons plus de références maintenant… Globalement nous avons été assez déçus par les rencontres : la plupart du temps nous avons trouvé les américains assez fermés, très tournés sur eux mêmes, sûrs d’avoir raison sur tout : pas beaucoup d’autocritique, ni d’humilité, et un rejet assez systématique de ce qui ne leur ressemble pas… Ceci explique peut être cela : on rencontre aussi un patriotisme plutôt poussé, il faut dire que dans ce secteur, on ne peut pas faire 2 pas sans rencontrer une base militaire, un mémorial, un musée militaire, quelqu’un qui a été militaire ou qui nous parle d’un militaire dans sa famille…
Ceci dit, le voyage a tout de même été très sympa, et j’ai adoré la Louisiane et les cajuns !
Si c’était à refaire je passerais peut être plus de temps pour visiter ocala et okanofee forest en Floride, les everglades coté ouest, amelia island, hunting island, cumberland island entre la Caroline du sud et la Georgie…
7280 miles au compteur quand même, mais ça roule très bien et il y a très souvent des choses à voir en cours d’étape.
Les motels : dans notre gamme de prix les Days inn, Comfort inn et la Quinta étaient en général très corrects.
Budget total de 6360 euros pour 2 tout compris, sur la base d’un euro à 1.35$
Lectures pendant le voyage :
Le retour de Jim Lamar, de Lionel Salaun : j’ai bien aimé : une histoire de fraternité dans le Mississippi – très - profond
Famille modèle, d’Eric Puchner : tranches de vie d’une famille ruinée en californie
Le Pont des soupirs, de Richard Russo : Un épicier qui fait la rétrospective de sa vie : là aussi un bouquin qui permet de s’imprégner et de comprendre un peu mieux les mentalités américaine.
Et aussi… (ceux lus avant qui me viennent à l’esprit) - Les superbes Beach Music et Prince des marées de Pat Conroy qui m’ont depuis longtemps donné envie de découvrir Caroline et Géorgie… et plus récemment Charleston sud - le tip top Miraculeux destin d’Edgar Mint de Braddy Udall (il vient d’en ressortir un nouveau ! enfin !) - Les Barbra Kingsolver qui ont souvent une dimension écologique et se lisent tous seuls - Les James Frey et ses galeries de personnages improbables
Films : - La veille du départ nous tombons sur « j’irai dormir à Hollywood » de Antoine de Maximy, j’ai bien aimé… on the road ! - Dans l’avion : la couleur des sentiments (the help). La vie des « maids » dans le Mississippi il n’y a pas de cela si longtemps et qui donne à réfléchir…
Croisière sur le MSC Preziosa du 27 avril au 4 mai 2013 English translation pending
Bonjour,
Après une croisière réussie sur le Splendida cet été nous repartons au mois d'avril 2013! Si quelqu'un fait cette croisière et souhaite échanger avec nous ce sera avec plaisir!
🙂
Circuit de dix-huit jours en Provence English translation pending
Bonjour à tous,
Nous nous préparons pour un voyage en Provence pour une durée de 21 jours (2 jours de vol) et nous voulons, soit partir de Lyons ou de Toulouse pour se rendre à Nice. Nous louerons une voiture et nous ne voulons pas prendre les autoroures mais les routes provinciales pour pouvoir visiter les villages. Nous adorons l'histoire et l'architecture et ne voulons pas trop de visite de musée. Nous aimons flâner sur les terrasses pour prendre un bol de café et regarder la vie autour de nous. Y-a-t-il quelqu'un qui peut nous donner des points de base et des endroits à ne pas manquer, bien entendu les classiques comme Avignon, St-Tropez, Cannes, Monaco feront partis de notre visite mais nous sommes ouverts à toutes propositions. Nous prévoyons partir mi-mai ou début juin 2013. PS: le litre d'essence est à quel prix en ce moment? Est-ce réaliste de prévoir environ 75euros pour une nuitée et environ 75euros pour les repas de la journée (pas trop de gastronomie).
Merci.
Nous nous préparons pour un voyage en Provence pour une durée de 21 jours (2 jours de vol) et nous voulons, soit partir de Lyons ou de Toulouse pour se rendre à Nice. Nous louerons une voiture et nous ne voulons pas prendre les autoroures mais les routes provinciales pour pouvoir visiter les villages. Nous adorons l'histoire et l'architecture et ne voulons pas trop de visite de musée. Nous aimons flâner sur les terrasses pour prendre un bol de café et regarder la vie autour de nous. Y-a-t-il quelqu'un qui peut nous donner des points de base et des endroits à ne pas manquer, bien entendu les classiques comme Avignon, St-Tropez, Cannes, Monaco feront partis de notre visite mais nous sommes ouverts à toutes propositions. Nous prévoyons partir mi-mai ou début juin 2013. PS: le litre d'essence est à quel prix en ce moment? Est-ce réaliste de prévoir environ 75euros pour une nuitée et environ 75euros pour les repas de la journée (pas trop de gastronomie).
Merci.
Compte rendu de la croisière MSC Armonia au départ de Venise du 3 au 10 août 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes rentrés 😕 le 10 août dernier de la croisière sur le MSC Armonia au départ de Venise et je me lance dans un compte-rendu.
Avant le récit des escales quelques impressions d’ensemble rapides.
Nous ne connaissions pas l’Armonia : c’est un bateau ancien mais bien entretenu, les quelques dégradations que nous avions remarquées en début de croisière dans les parties publiques ont été réparées durant la semaine.
Nous avions une suite😎 au pont 10 à tribord à l’avant sous le SPA (sur l’Armonia seules les suites ont un balcon, ceci explique cela) et les enfants une cabine intérieure au même pont mais à l’arrière, nous avons donc beaucoup parcouru les coursives🏴☠️. La suite était très agréable, spacieuse et à cet endroit-là très calme. Il n’y a toutefois pas de salon séparé mais plutôt un coin salon. Nous avons eu droit à deux corbeilles de fruits😮, peut être une liée à la suite et l’autre au fait que nous soyons membres du MSC Club.
A notre arrivée dans la cabine, la clim. ne fonctionnait pas et la chaleur était insupportable🤪 (il faisait près de 35° à Venise). Nous avons appelé la réception qui nous a dit qu’une intervention n’était pas possible dans l’immédiat tout le personnel étant mobilisé pour l’embarquement😠. Finalement, le problème s’est réglé dans l’heure qui a suivi sans que nous sachions si la clim s’était remise en marche toute seule (le balcon était mal fermé à notre arrivée) ou si quelqu’un était intervenu😐.
En revanche nous avons eu deux coups de fil à 2 jours d’intervalle pour savoir si le problème avait bien été réglé plus un mot d’excuses dans la cabine le jour même : l’effet suite😇 ?
Nous avons aussi signalé un problème d’ampoule dans la cabine des enfants qui a été traité rapidement.
Concernant les repas, moi qui suis une adepte des buffets, j’ai été vraiment déçue😕😕. Il y avait peu de choix et ce n’était pas très bon, en tout cas vraiment un cran au-dessous de ce que nous avions eu sur l’Opéra la semaine précédente. Le thé nature était particulièrement insipide🙁. En outre, les stations d’eau étaient régulièrement fermées à l’intérieur du buffet obligeant les passagers à sortir au coin grill ou pizzeria pour avoir de l’eau😠. C’est sans doute destiné à favoriser la consommation de bouteilles d’eau mais particulièrement mesquin😛. D’ailleurs au restaurant, il n’est pas possible d’avoir de l’eau en carafe🤪 alors que cela n’avait pas posé de problème sur l’Opéra la semaine d’avant.
Nous nous sommes fait une raison et nous avons pris nos repas au restaurant, ce qui en définitive nous a parfaitement convenu. Cela nous a permis le midi de rencontrer des croisiéristes d’un peu partout et c’était très sympathique😄 de baragouiner un peu en anglais, un peu en allemand et même un peu en italien. Globalement, la qualité des repas au restaurant nous a semblée bonne (nous ne sommes pas très exigeants toutefois), surtout les pâtes et les glaces😊😊.
Pour ce qui est des escales, c’était une croisière un peu particulière puisqu’il n’y a pas de jour en mer et des escales plutôt courtes soit le matin soit l’après-midi. J’étais un peu dubitative sur cette organisation😐. Finalement, nous avons trouvé ça très bien😎. Cela nous a permis de profiter du bateau et du balcon, de faire la grasse matinée certains jours et de passer des après-midi au calme certains autres. Nous avons eu le temps de faire les visites que nous avions préparées sans nous presser.
Au final, une croisière vraiment agréable avec la magie du départ de Venise, le bleu merveilleux de la mer dans les iles grecques et la chaleur au rendez-vous plus la surprise de la beauté de Kotor.
Compte-rendu à suivre…
Quelques photos (photo 3 : le MSC sur lequel nous n'étions pas😉).
Nous sommes rentrés 😕 le 10 août dernier de la croisière sur le MSC Armonia au départ de Venise et je me lance dans un compte-rendu.
Avant le récit des escales quelques impressions d’ensemble rapides.
Nous ne connaissions pas l’Armonia : c’est un bateau ancien mais bien entretenu, les quelques dégradations que nous avions remarquées en début de croisière dans les parties publiques ont été réparées durant la semaine.
Nous avions une suite😎 au pont 10 à tribord à l’avant sous le SPA (sur l’Armonia seules les suites ont un balcon, ceci explique cela) et les enfants une cabine intérieure au même pont mais à l’arrière, nous avons donc beaucoup parcouru les coursives🏴☠️. La suite était très agréable, spacieuse et à cet endroit-là très calme. Il n’y a toutefois pas de salon séparé mais plutôt un coin salon. Nous avons eu droit à deux corbeilles de fruits😮, peut être une liée à la suite et l’autre au fait que nous soyons membres du MSC Club.
A notre arrivée dans la cabine, la clim. ne fonctionnait pas et la chaleur était insupportable🤪 (il faisait près de 35° à Venise). Nous avons appelé la réception qui nous a dit qu’une intervention n’était pas possible dans l’immédiat tout le personnel étant mobilisé pour l’embarquement😠. Finalement, le problème s’est réglé dans l’heure qui a suivi sans que nous sachions si la clim s’était remise en marche toute seule (le balcon était mal fermé à notre arrivée) ou si quelqu’un était intervenu😐.
En revanche nous avons eu deux coups de fil à 2 jours d’intervalle pour savoir si le problème avait bien été réglé plus un mot d’excuses dans la cabine le jour même : l’effet suite😇 ?
Nous avons aussi signalé un problème d’ampoule dans la cabine des enfants qui a été traité rapidement.
Concernant les repas, moi qui suis une adepte des buffets, j’ai été vraiment déçue😕😕. Il y avait peu de choix et ce n’était pas très bon, en tout cas vraiment un cran au-dessous de ce que nous avions eu sur l’Opéra la semaine précédente. Le thé nature était particulièrement insipide🙁. En outre, les stations d’eau étaient régulièrement fermées à l’intérieur du buffet obligeant les passagers à sortir au coin grill ou pizzeria pour avoir de l’eau😠. C’est sans doute destiné à favoriser la consommation de bouteilles d’eau mais particulièrement mesquin😛. D’ailleurs au restaurant, il n’est pas possible d’avoir de l’eau en carafe🤪 alors que cela n’avait pas posé de problème sur l’Opéra la semaine d’avant.
Nous nous sommes fait une raison et nous avons pris nos repas au restaurant, ce qui en définitive nous a parfaitement convenu. Cela nous a permis le midi de rencontrer des croisiéristes d’un peu partout et c’était très sympathique😄 de baragouiner un peu en anglais, un peu en allemand et même un peu en italien. Globalement, la qualité des repas au restaurant nous a semblée bonne (nous ne sommes pas très exigeants toutefois), surtout les pâtes et les glaces😊😊.
Pour ce qui est des escales, c’était une croisière un peu particulière puisqu’il n’y a pas de jour en mer et des escales plutôt courtes soit le matin soit l’après-midi. J’étais un peu dubitative sur cette organisation😐. Finalement, nous avons trouvé ça très bien😎. Cela nous a permis de profiter du bateau et du balcon, de faire la grasse matinée certains jours et de passer des après-midi au calme certains autres. Nous avons eu le temps de faire les visites que nous avions préparées sans nous presser.
Au final, une croisière vraiment agréable avec la magie du départ de Venise, le bleu merveilleux de la mer dans les iles grecques et la chaleur au rendez-vous plus la surprise de la beauté de Kotor.
Compte-rendu à suivre…
Quelques photos (photo 3 : le MSC sur lequel nous n'étions pas😉).
Corse: bons plans autour de Porto Vecchio et de Calvi? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Dans quelques jours et pour 2 semaines ( 2 premières de septembre ) nous allons visiter la Corse !
La première semaine, nous serons du coté de Sainte Lucie de P-V et la seconde à quelques km de Calvi.
Mes amies sont plutôt friandes de belle plages, d' eaux turquoise, de belle criques …
Mes amis, plutôt sportif, ne seraient pas contre de belles randonnées sur la journée, en VTT ou à pied…
Nous aimerions louer un bateau (type zodiac) sur une journée, pour une belle balade en mer .
Si jamais vous avez de bons plans à faire partager, n’hésitez pas.
Merci d’avance.
Bonne reprise pour ceux qui rentrent de congé.
Loïc
Dans quelques jours et pour 2 semaines ( 2 premières de septembre ) nous allons visiter la Corse !
La première semaine, nous serons du coté de Sainte Lucie de P-V et la seconde à quelques km de Calvi.
Mes amies sont plutôt friandes de belle plages, d' eaux turquoise, de belle criques …
Mes amis, plutôt sportif, ne seraient pas contre de belles randonnées sur la journée, en VTT ou à pied…
Nous aimerions louer un bateau (type zodiac) sur une journée, pour une belle balade en mer .
Si jamais vous avez de bons plans à faire partager, n’hésitez pas.
Merci d’avance.
Bonne reprise pour ceux qui rentrent de congé.
Loïc
Croisière Hurtigruten en octobre? (Norvège) English translation pending
Bonjour,
Je vois beaucoup de connaisseurs des croisières Hurtigruten dans le coin, j'en appelle à vos conseils avisés.
J'envisage une croisière Bergen-Kirkenes-Bergen courant octobre. Est-ce une bonne idée?
Le peu d'ensoleillement par jour va-t-il poser problème pour profiter des paysages et des escales?
Merci par avance pour votre aide
Départ sur le MSC Preziosa le 13 avril 2013 au départ de Marseille English translation pending
Bonjour à tous et toutes
je viens d"ouvrir un lien pour rassembler les personnes qui partirons le 13 avril 2013 sur le MSC Préziosa de Marseille, faites vous connaitre sur cette page et sur le calendrier de notre ami TITI Cordialement à tous Patrick et Cyrille
je viens d"ouvrir un lien pour rassembler les personnes qui partirons le 13 avril 2013 sur le MSC Préziosa de Marseille, faites vous connaitre sur cette page et sur le calendrier de notre ami TITI Cordialement à tous Patrick et Cyrille
Croisière MSC Fantasia le 23 juillet 2012 au départ de Gênes English translation pending
Bonjour à tous.
Il est grand temps maintenant que je commence à m'occuper de nos prochaines vacances qui prendra la forme d'une première croisière. Ce sera donc le MSC FANTASIA , au départ de Genes le 22 juillet en direction de Naples, Palerme, Tunis , Barcelone et Marseille. Pont 12 , cabine avec balcon (située vers l'arrière du bateau) Nous serons accompagnés , ma femme et moi (la quarantaine), de nos 2 filles (10 et 14 ans).
Le projet initial prévoyait un départ de Marseille la veille mais nos enfants rentreront d'un premier séjour le 21 après midi. Notre agence nous a donc proposé une arrivée à Nice le lendemain matin pour transfert vers Genes et départ en fin d'après midi. Vu le peu de temps dont nous disposerons et les aléas éventuels de la sncf ou des compagnies aériennes, nous avons finalement fait le choix de rejoindre Genes directement en voiture. Au depart de la région Parisienne, ca risque d'etre long et un peu pénible de nuit mais au moins , je pense que j'apprecierai d'autant la première nuit sur le bateau.
Comme beaucoup, je m'appuie énormement sur vos différents avis pour préparer au mieux cette croisière. Je ne suis pas du genre à stresser sur les moindres détails et je pense donc que je trouverais la majorité des réponses à mes questions dans ces compte rendus.
Actuellement , il me reste à voir :
- Réservation du parking - Choix des escales - Forfaits éventuels à prendre en avance - Choix des tenues qui rempliront les valises - ... - ... (Ces lignes sont à vous si vous pensez que j'oublie quelque chose d'important)
J'essaierai de mettre à jour ce sujet au fur et à mesure de l'évolution des préparatifs. Je prévois ensuite d'emmener l'ordinateur portable pour y remplir un carnet de bord qui sera au mieux envoyé depuis le bateau, au pire dès notre retour.
Au plaisir de partager ce sujet avec vous.
Il est grand temps maintenant que je commence à m'occuper de nos prochaines vacances qui prendra la forme d'une première croisière. Ce sera donc le MSC FANTASIA , au départ de Genes le 22 juillet en direction de Naples, Palerme, Tunis , Barcelone et Marseille. Pont 12 , cabine avec balcon (située vers l'arrière du bateau) Nous serons accompagnés , ma femme et moi (la quarantaine), de nos 2 filles (10 et 14 ans).
Le projet initial prévoyait un départ de Marseille la veille mais nos enfants rentreront d'un premier séjour le 21 après midi. Notre agence nous a donc proposé une arrivée à Nice le lendemain matin pour transfert vers Genes et départ en fin d'après midi. Vu le peu de temps dont nous disposerons et les aléas éventuels de la sncf ou des compagnies aériennes, nous avons finalement fait le choix de rejoindre Genes directement en voiture. Au depart de la région Parisienne, ca risque d'etre long et un peu pénible de nuit mais au moins , je pense que j'apprecierai d'autant la première nuit sur le bateau.
Comme beaucoup, je m'appuie énormement sur vos différents avis pour préparer au mieux cette croisière. Je ne suis pas du genre à stresser sur les moindres détails et je pense donc que je trouverais la majorité des réponses à mes questions dans ces compte rendus.
Actuellement , il me reste à voir :
- Réservation du parking - Choix des escales - Forfaits éventuels à prendre en avance - Choix des tenues qui rempliront les valises - ... - ... (Ces lignes sont à vous si vous pensez que j'oublie quelque chose d'important)
J'essaierai de mettre à jour ce sujet au fur et à mesure de l'évolution des préparatifs. Je prévois ensuite d'emmener l'ordinateur portable pour y remplir un carnet de bord qui sera au mieux envoyé depuis le bateau, au pire dès notre retour.
Au plaisir de partager ce sujet avec vous.
Croisière "Les rivages du soleil" sur le Costa Serena le 28 juillet 2012 English translation pending
Bonjour
Nous partons pour notre 1° croisière en famille départ Marseille le 28/07/2012.
Qui connait le COSTA SERENA et a fait le parcours "Les Rivages du Soleil"?
Quels st les bons conseils pour les "débutants"?
Merci d'avance
Catherine
Guest house à Chiang Mai qui ne cherche pas à vendre un "tour"? English translation pending
Bonjour,
J'ai bien compris la logique économique des GH de Chiang Mai qui proposent des chambres à prix bas et font ensuite des bénéfices sur les multiples activités (tours, éléphants, treks...) qu'elles vendent à leurs clients.
Mais je suis stupéfaite par les commentaires que je lis ! Nombre d'entre vous racontent les pressions dont ils ont fait l'objet et dénoncent l'attitude fort désagréable des hôteliers vis-à-vis des clients qui ne prennent pas de tours auprès de leur GH.
Or, je n'ai envie ni de me sentir obligée à quoi que ce soit, ni de raser les murs en rentrant le soir .... et encore moins de supporter un accueil glacial parce que j'organise mes activités toute seule !!
Est-ce que certains d'entre vous pourraient me conseiller une GH qui ne fait pas de forcing ? Connaissez vous Anong House qui semble-t-il répondrait à ces critères ?
Merci d'avance pour votre aide
Tour du Monde 2013 du Costa Deliziosa: 2ème édition English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je lance cette discussion à la demande de l'équipe des TDMondistes 2013, nous souhaitons marcher dans les pas de nos prédécesseurs qui viennent de rentrer avec des supers beaux souvenir qu'ils partagent avec nous dans leurs C/R remarquables. Les questions vont fuser auprès de nos initiateurs, nous avons 9 mois .............😉.
Amitié à toutes et tous, a bientôt "A bord" 🙂🙂
Viviane
Je lance cette discussion à la demande de l'équipe des TDMondistes 2013, nous souhaitons marcher dans les pas de nos prédécesseurs qui viennent de rentrer avec des supers beaux souvenir qu'ils partagent avec nous dans leurs C/R remarquables. Les questions vont fuser auprès de nos initiateurs, nous avons 9 mois .............😉.
Amitié à toutes et tous, a bientôt "A bord" 🙂🙂
Viviane
Croisière sur le Costa Luminosa du 18 août au 25 août 2012 English translation pending
Bonjour à tous
Tout d'abord, qui va avoir le bonheur de faire cette croisière ?🙂
Ensuite, pour celles et ceux qui ont déjà fait cette croisière merci d'avance pour vos remarques sur les excursions proposées et sur les possibilités de se débrouiller seul😉
Tout d'abord, qui va avoir le bonheur de faire cette croisière ?🙂
Ensuite, pour celles et ceux qui ont déjà fait cette croisière merci d'avance pour vos remarques sur les excursions proposées et sur les possibilités de se débrouiller seul😉
Catégories Aqua Class ou Concierge Class pendant une croisière Celebrity Cruises? English translation pending
Bonjour,
Merci aux personnes qui ont expérimenté les catégories AQUA CLASS ou CONCIERGE CLASS pendant une croisière Celebrity cruises de me faire part de leur expérience.
Est-ce que cela vaut la peine ( la différence de prix est minime).
merci