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Mini croisière sur l'horizon (Croisières de France) du 16 au 20 mai 2012 English translation pending
coucou les amis
ne pouvant plus attendre et comme on commence a envahir le post de lounaa , j'ouvre avec une joie non dissimulé cette discution qui va etre j'espere tres animé d'ici le mois de mai 😄
donc pour cette mini croisiere on decouvrira le nouveau navire amiral de croisiere de france :l' horizon .
a ce jour nous sommes deja plusieurs membres de vf a avoir reservé .
rct = 3 + 7 amis barriaux = 2 + beaucoup d'amis 😉 cathou 30= 2 cricri 83390= 7
j'invite tous ceux qui sont aussi inscrit a cette croisiere de partager avec nous ce post .
en avant toute 😎
ne pouvant plus attendre et comme on commence a envahir le post de lounaa , j'ouvre avec une joie non dissimulé cette discution qui va etre j'espere tres animé d'ici le mois de mai 😄
donc pour cette mini croisiere on decouvrira le nouveau navire amiral de croisiere de france :l' horizon .
a ce jour nous sommes deja plusieurs membres de vf a avoir reservé .
rct = 3 + 7 amis barriaux = 2 + beaucoup d'amis 😉 cathou 30= 2 cricri 83390= 7
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Prague: les incontournables et insolites English translation pending
Bonjour tout le monde,
je fais appel à vos souvenirs sur Pragues Quels sont les endroits incontournables(chateau, vieille ville............) et surtout les endroits insolites que vous avez découvert à Pragues
merci pour vos réponses
Val
je fais appel à vos souvenirs sur Pragues Quels sont les endroits incontournables(chateau, vieille ville............) et surtout les endroits insolites que vous avez découvert à Pragues
merci pour vos réponses
Val
Maroc, Tunisie ou Égypte pour la balance entre l'aventure et le confort? English translation pending
Bonjour,
Voilà, mon conjoint et moi aimerions partir pour l'Afrique du Nord au mois de novembre prochain, pour environ 5 ou 6 semaines. Nous sommes encore incertains en ce qui a trait au choix du pays (ou des pays) que nous aimerions visiter. Ce sera notre premier voyage dans ce coin du monde.... Plusieurs intérêts nous attirent dans en Afrique du Nord, soit le désir de voir des civilisations anciennes, une certaine curiosité envers l'islam, l'envie de voir à quoi ressemble le désert, etc.
J'aimerais donc avoir vos suggestions: Maroc, Tunisie ou Égypte? Nous souhaitons faire un voyage d'aventure, avec toutefois un certain niveau de confort étant donné qu'il se pourrait que je sois enceinte à ce moment. Est-il souhaitable de combiner la visite de deux pays, en reprenant l'avion une fois en Afrique? La culture de ces trois pays est-elle suffisamment différente pour justifier un tel choix?
Merci,
Sophie
Voilà, mon conjoint et moi aimerions partir pour l'Afrique du Nord au mois de novembre prochain, pour environ 5 ou 6 semaines. Nous sommes encore incertains en ce qui a trait au choix du pays (ou des pays) que nous aimerions visiter. Ce sera notre premier voyage dans ce coin du monde.... Plusieurs intérêts nous attirent dans en Afrique du Nord, soit le désir de voir des civilisations anciennes, une certaine curiosité envers l'islam, l'envie de voir à quoi ressemble le désert, etc.
J'aimerais donc avoir vos suggestions: Maroc, Tunisie ou Égypte? Nous souhaitons faire un voyage d'aventure, avec toutefois un certain niveau de confort étant donné qu'il se pourrait que je sois enceinte à ce moment. Est-il souhaitable de combiner la visite de deux pays, en reprenant l'avion une fois en Afrique? La culture de ces trois pays est-elle suffisamment différente pour justifier un tel choix?
Merci,
Sophie
Les villes d'Europe où on mange le mieux English translation pending
Bonjour !
J'aimerais que l'on partage ici de bonnes expériences culinaires en Europe, avec une évocation des villes où vous avez le mieux mangé, voire même un petit classement... J'entends par là la nourriture qu'on trouve bien sûr, mais aussi la variété culinaire (si on mange de bonnes choses mais que ça se limite à 4 plats c'est vite soulant...), le meilleur rapport qualité-prix (bien sûr il faut prendre en compte le coût de la vie dans le pays), la variété de prix aussi (y en a-t-il pour tous les budgets ?), etc...
Alors de mes expériences en tête je dirais quand même Paris, non pas par chauvinisme mais parce qu'on y trouve presque tout ! Des restos italiens, russes, japonais, indiens, mexicains, géorgien, iranien, grecs, thai, marocains... on a le choix ! Sans parler de la cuisine française (finalement c'est ce que je mange le moins, mais elle existe) notamment les cuisines de nos régions. Bien sûr le bémol c'est le prix... mais heureusement on peut se faire plaisir en passant par des sites qui proposent des réductions, personnellement je ne sors plus que comme ça ! Autre bémol, le manque de petits salons de thé sympas ouverts jusqu'à tard le soir, et pas chers...
Ensuite vient Madrid, on y a vraiment très bien mangé ! Vaste choix de tapas et de cuisines étrangères, surtout sud-américaines (bien plus qu'à Paris, logique), on s'est régalé avec des escalopes argentines/uruguayennes notamment ! Moins chère que Paris et là encore on peut s'en sortir grâce aux sites de réductions. On y trouve plus d'endroits où gouter et des cafés un peu originaux...
Autre super souvenir culinaire, Plovdiv, en Bulgarie. On s'est régalé de plats typiques pour vraiment une bouchée de pain ! Il y avait pas mal de choix à Sofia aussi. Mais c'est surtout de la cuisine locale, après les plats sont variés et bons, même si on trouve aussi quelques autres cuisines. À Plovdiv nous avons mangé dans un très bon resto russe...
Pour le moment c'est surtout ça qui me vient à l'esprit, même si j'ai bien mangé plus ou moins partout, le reste se détache moins au final. J'imagine qu'à Londres on trouve un peu de tout aussi, mais je n'ai pas été tant que ça au resto là-bas à cause des prix... Barcelone semble être un peu comme Madrid, on y trouve une nourriture variée, mais un poil moins de choix...
J'adore Séville pour ses tapas variées et pas chères, ses pâtisseries ou salons de thé, après pour y manger "étranger" c'est plus dur, et peu de "vrais" restos dans le centre (ou alors pour les touristes) mais il y a tellement de choix de tapas (carrément des mini plats !) qu'on se lasse pas (bon si j'y vivais je dis pas). Un peu déçue par la nourriture portugaise même si à Lisbonne on a été dans un excellent resto de Rodizio à volonté à des prix attractifs, et à Porto dans un très bon resto du Mozambique (mais du coup ce qui nous a le plus plu n'était pas la nourriture portugaise), mais on avait pas forcément cherché de super restos, y allant avec un petit budget.
J'ai bien aimé la cuisine hongroise aussi, mais elle n'est pas si variée que ça, et même dans le centre de Budapest je n'ai pas trouvé beaucoup de restos autres que hongrois... et un peu déçue par les prix là-bas vu le niveau de vie.
De bonnes choses à Prague et Cracovie mais bon ce ne sont pas les meilleures cuisines (pour moi)
Voilà pour mon résumé du moment !
J'aimerais que l'on partage ici de bonnes expériences culinaires en Europe, avec une évocation des villes où vous avez le mieux mangé, voire même un petit classement... J'entends par là la nourriture qu'on trouve bien sûr, mais aussi la variété culinaire (si on mange de bonnes choses mais que ça se limite à 4 plats c'est vite soulant...), le meilleur rapport qualité-prix (bien sûr il faut prendre en compte le coût de la vie dans le pays), la variété de prix aussi (y en a-t-il pour tous les budgets ?), etc...
Alors de mes expériences en tête je dirais quand même Paris, non pas par chauvinisme mais parce qu'on y trouve presque tout ! Des restos italiens, russes, japonais, indiens, mexicains, géorgien, iranien, grecs, thai, marocains... on a le choix ! Sans parler de la cuisine française (finalement c'est ce que je mange le moins, mais elle existe) notamment les cuisines de nos régions. Bien sûr le bémol c'est le prix... mais heureusement on peut se faire plaisir en passant par des sites qui proposent des réductions, personnellement je ne sors plus que comme ça ! Autre bémol, le manque de petits salons de thé sympas ouverts jusqu'à tard le soir, et pas chers...
Ensuite vient Madrid, on y a vraiment très bien mangé ! Vaste choix de tapas et de cuisines étrangères, surtout sud-américaines (bien plus qu'à Paris, logique), on s'est régalé avec des escalopes argentines/uruguayennes notamment ! Moins chère que Paris et là encore on peut s'en sortir grâce aux sites de réductions. On y trouve plus d'endroits où gouter et des cafés un peu originaux...
Autre super souvenir culinaire, Plovdiv, en Bulgarie. On s'est régalé de plats typiques pour vraiment une bouchée de pain ! Il y avait pas mal de choix à Sofia aussi. Mais c'est surtout de la cuisine locale, après les plats sont variés et bons, même si on trouve aussi quelques autres cuisines. À Plovdiv nous avons mangé dans un très bon resto russe...
Pour le moment c'est surtout ça qui me vient à l'esprit, même si j'ai bien mangé plus ou moins partout, le reste se détache moins au final. J'imagine qu'à Londres on trouve un peu de tout aussi, mais je n'ai pas été tant que ça au resto là-bas à cause des prix... Barcelone semble être un peu comme Madrid, on y trouve une nourriture variée, mais un poil moins de choix...
J'adore Séville pour ses tapas variées et pas chères, ses pâtisseries ou salons de thé, après pour y manger "étranger" c'est plus dur, et peu de "vrais" restos dans le centre (ou alors pour les touristes) mais il y a tellement de choix de tapas (carrément des mini plats !) qu'on se lasse pas (bon si j'y vivais je dis pas). Un peu déçue par la nourriture portugaise même si à Lisbonne on a été dans un excellent resto de Rodizio à volonté à des prix attractifs, et à Porto dans un très bon resto du Mozambique (mais du coup ce qui nous a le plus plu n'était pas la nourriture portugaise), mais on avait pas forcément cherché de super restos, y allant avec un petit budget.
J'ai bien aimé la cuisine hongroise aussi, mais elle n'est pas si variée que ça, et même dans le centre de Budapest je n'ai pas trouvé beaucoup de restos autres que hongrois... et un peu déçue par les prix là-bas vu le niveau de vie.
De bonnes choses à Prague et Cracovie mais bon ce ne sont pas les meilleures cuisines (pour moi)
Voilà pour mon résumé du moment !
Vaccin contre l'hépatite A obligatoire ou pas pour Istanbul? English translation pending
bonjour à tous cet été je compte partir une semaine à istanbul je ne sais pas si je dois me faire vacciner contre l hépatite A en sachant que je ne vais rester qu une semaine est ce que ça vaut vraiment le coup?je n ai pas de problème de santé par ailleurs quels médicaments dois je emmener?merci pour vos réponses
Été 2011: compte rendu des "outlets" en Californie et à Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Après avoir consulté avec intérêt les différents fils de discussion consacrés aux Outlets de Californie et du Nevada avant mon départ, il m'a semblé logique de revenir ici pour faire un point sur le sujet à l'issue de mon voyage entrepris à la fin juillet 2011.
A cette occasion, j'ai pu visiter quatre des outlets les plus cités sur ces pages : Gilroy, Las Vegas North, Primm et Barstow. Je vous propose une petite analyse thématique, selon la situation géographique, les enseignes disponibles, l'aspect des lieux, le choix et les prix.
Elle n'engage naturellement que moi et (notamment en ce qui concerne les prix) est évidemment susceptible de variations. J'attends vos commentaires éventuels. S'agissant d'un point qui se veut "d'actualité", les commentaires se rapportant à des voyages 2010/2011 me semblent à privilégier !
1. Situation:
- le Premium Outlet de Gilroy se trouve à 1h au sud de San Francisco, 1h de Monterey ou encore 30mn de San José, sur la Highway 101. - le Premium Outlet Las Vegas North -comme son nom l'indique - est situé à Vegas, non loin des Hôtels-Casinos du centre-ville. - le Fashion Outlet de Primm se situe sur la route LV-LA (I-15) à la frontière séparant le Nevada de la Californie. - le Tanger Outlet de Barstow se situe en Californie, à mi-chemin de LV et LA, toujours sur l'I-15.
2. Enseignes:
Des quatres outlets visités, Las Vegas North est le mieux achalandé et celui où l'on trouve les marques les plus diverses, des très chic Burberry et Brooks Brothers (+quelques bijoutiers) à des marques plus mainstream comme GAP ou les équipementiers sportifs, en passant par des marques d'habillement US moins (ou pas) connues en France.
Je plaçerais Primm sur la seconde marche du podium. Il compte également de très nombreuses enseignes, peut-être plus orientées clientèle US. Quelques magasins discounts (où l'on trouve de la marque à prix cassés), pas de magasins très chic comme à Vegas, mais les classiques Ralph Lauren, Tommy Hifliger, Timberland, GAP et les équipementiers sportifs (que l'on retrouve partout).
Gilroy vient en troisième, avec une diversité comparable à celle de Primm. Je le place un peu derrière car moins pratique (voir plus loin) pour le shopping.
Enfin, je place Barstow en queue de peloton. On y retrouve la plupart des grandes enseignes, mais il y en a un peu moins que dans les trois autres, l'ensemble étant plus petit.
3. Aspect des lieux:
Gilroy est organisé autour de quatre grandes galeries à arcades, qui entourant de grandes zones réservées au stationnement. Le problème est qu'il faut reprendre sa voiture pour passer d'une zone à l'autre, ce qui le rend moyennement pratique. Mais le cadre est plutôt agréable, d'autant que plusieurs restaurants de chaînes sont situé à proximité immédiate, ce qui, avec les traditionnelles stations-services, en fait une possibilité d'étape sur la route menant de SF à LA ou de SF à Monterey. Boutiques de taille standard US.
Las Vegas North est un outlet comportant plusieurs allées en plein air, exclusivement piétonnes. On s'y gare dans de grands parkings à l'extérieur (l'un couvert et donc à l'ombre, très fréquenté, les autres au soleil) et l'on s'y déplace à pied. Plutôt agréable, même s'il peut y faire très chaud, malgré les nombreux brumisateurs. Pas grand'chose à faire autour, mais on est en plein coeur de Las Vegas et plusieurs restaurants se trouvent au sein de l'outlet (dont un asiatique AYCE). Grandes boutiques. Attention à ne pas confondre avec le Premium Outlet de LV Sud, même chaîne mais proposant moins de marques.
Contrairement aux trois autres, Primm ressemble plus à un grand "mall intérieur" qu'à un patio. L'avantage, c'est qu'il y fait frais. Vu qu'on se situe en plein désert, ce n'est pas plus mal. Quelques restaux de chaîne, deux stations-services, un casino (on n'est pas pour rien à la frontière du Nevada...). A considérer comme une étape en allant ou en revenant de Las Vegas, surtout au regard des prix pratiqués (voire plus bas). Grandes boutiques.
Enfin, Barstow est un patio à arcades structuré en "U" autour de son parking. Un peu moins d'enseignes que dans les trois autres, cela dit. Nombreux restaurants de chaîne et stations-services à proximité. A une centaine de mètres se situe le "Barstow Factory Outlet", qui a dû avoir son heure de gloire il y a une dizaine d'années, mais semble tomber en complète déshérence: attention de ne pas confondre, vous risqueriez d'être déçus. Boutiques de taille standard US.
4. Les prix:
Commençons par un truisme: oui, les prix sont nettement moins cher qu'en France. Déjà à la base. Puis vient se greffer la réduction "outlet". Puis les promotions de saison (1 article acheté, XX% sur le deuxième ou carrément des réductions supplémentaires allant de 20% à 70%). Vient enfin pour les européens la réduction mécanique liée au cours euro/dollar, pour mémoire 1USD=0,7EUR au moment où j'écris ces lignes.
Les prix varient en fonction des chaînes, mais également de la politique des différentes marques et des périodes ou vous vous y rendez. Sachant qu'on retrouve systématiquement une demi-douzaine de marques dans les quatres outlets visités (Ralph Lauren, Tommy Hifliger, Timberland, GAP, Levi's...), je vous propose un petit panorama de celles-ci. Si pour la plupart, les prix sont comparables d'un site à l'autre, pour l'une (Ralph Lauren) la différence entre les site me semble plus particulièrement significative.
Tommy Hifliger, GAP, Timberland: peu de variation entre les différents outlets, promotions similaires. Intéressantes chez Timberland (réductions directes, parfois importantes) moins chez Hifliger (qui faisait plutôt du "1 article acheté, 50% sur le second"), pas vraiment chez GAP (réductions directes, mais sur une partie du magasin seulement). D'ailleurs, il vaut parfois mieux aller chez Old Navy (filiale US de GAP) pour avoir des produits de qualité et de design comparables à des prix moindres et défiant parfois toute concurrence (magasins à Primm, Barstow et sur Market Street à SF).
Levi's: Le 501 coûte à peu près 30 euros. Les outlets ne sont pas nécessairement les moins chers, les boutiques officielles Levi's des centres-villes (notamment celle de Union Square à San Francisco) pouvant proposer des discounts similaires - voire ponctuellement plus attractifs - pour un choix de gamme plus important.
Ralph Lauren: si chez Ralph Lauren les discounts sont (comme chez les autres) très intéressants au regard des prix pratiqués en Europe, j'ai pu en revanche observer dans cette enseigne des variations très importantes selon les sites dans la même dizaine de jours et hors période de soldes.
- A Gilroy, RL proposait 25% de réduction directe (en plus du prix outlet bien sûr) sur certains articles (polos monocolores inclus). - A Las Vegas North, ces 25% s'appliquaient à l'ensemble de la boutique. - A Barstow, cette réduction montait à 30% sur l'ensemble des produits. - A Primm, elle était de -40%... Le décalage est donc non négligeable pour cette marque selon les lieux fréquentés.
5. Le choix:
La règle du jeu, c'est que dans les outlets, on ne trouve pas nécéssairement LA référence que l'on cherche et qu'il y a parfois de la B-Quality ou des gammes des années précédentes. Pas de souci cependant pour y trouver, avec moult réduction, des classiques comme les polos RL ou TH dans toutes leurs nuances, la collection GAP du moment, les modèles Levi's ou Diesel mainstream. Chez les équipementiers sportifs, pas de souci non plus: la quasi-totalité des références y figure, mais les réductions supplémentaires sur les modèles de l'année en cours, notamment les chaussures, sont rarement au rendez-vous (le moindre coût de l'habillement aux US et la parité USD/EUR contribuent tout de même à rendre ces modèles plus accessibles...).
6. En résumé:
Si votre voyage dans l'Ouest se limite à l'axe LA-SF, Gilroy est le plus central des outlets. S'il ne semble pas offrir pas des réductions aussi discount que les autres, il n'en demeure pas moins très complet en terme de marques proposées. Je n'ai pas fait Camarillo, au nord de LA, mais je suppose (vu que c'est aussi un Premium Outlet) qu'il se situe sur le même créneau.
Si vous restez à LA (mais pourquoi faire ???), Barstow (à 1h30 de route) semble plus intéressant que Camarillo (un peu plus proche) en terme de prix. Mais comme je l'indiquais, Barstow est un peu plus petit et l'on n'y trouve pas toutes les grandes marques (pas de Nike, notamment, si mes souvenirs sont exacts). Mais sans doute des prix plus attractifs.
Si vous restez à LV, je pense honnêtement que le voyage jusqu'à Primm (1h de route, il y a des navettes pour ceux qui ne sont pas motorisés) vaut le coup au regard de ses prix et du choix complémentaire que cet outlet offre par rapport à ceux de Vegas, et notamment le Premium Outlet de LV North. Ce dernier demeure, si ce n'est le plus intéressant, du moins le plus complet en terme de marques internationales.
Si vous faites un circuit passant par LV et empruntant l'I-15, des étapes à Barstow et/ou Primm sont évidemment à privilégier.
Après avoir consulté avec intérêt les différents fils de discussion consacrés aux Outlets de Californie et du Nevada avant mon départ, il m'a semblé logique de revenir ici pour faire un point sur le sujet à l'issue de mon voyage entrepris à la fin juillet 2011.
A cette occasion, j'ai pu visiter quatre des outlets les plus cités sur ces pages : Gilroy, Las Vegas North, Primm et Barstow. Je vous propose une petite analyse thématique, selon la situation géographique, les enseignes disponibles, l'aspect des lieux, le choix et les prix.
Elle n'engage naturellement que moi et (notamment en ce qui concerne les prix) est évidemment susceptible de variations. J'attends vos commentaires éventuels. S'agissant d'un point qui se veut "d'actualité", les commentaires se rapportant à des voyages 2010/2011 me semblent à privilégier !
1. Situation:
- le Premium Outlet de Gilroy se trouve à 1h au sud de San Francisco, 1h de Monterey ou encore 30mn de San José, sur la Highway 101. - le Premium Outlet Las Vegas North -comme son nom l'indique - est situé à Vegas, non loin des Hôtels-Casinos du centre-ville. - le Fashion Outlet de Primm se situe sur la route LV-LA (I-15) à la frontière séparant le Nevada de la Californie. - le Tanger Outlet de Barstow se situe en Californie, à mi-chemin de LV et LA, toujours sur l'I-15.
2. Enseignes:
Des quatres outlets visités, Las Vegas North est le mieux achalandé et celui où l'on trouve les marques les plus diverses, des très chic Burberry et Brooks Brothers (+quelques bijoutiers) à des marques plus mainstream comme GAP ou les équipementiers sportifs, en passant par des marques d'habillement US moins (ou pas) connues en France.
Je plaçerais Primm sur la seconde marche du podium. Il compte également de très nombreuses enseignes, peut-être plus orientées clientèle US. Quelques magasins discounts (où l'on trouve de la marque à prix cassés), pas de magasins très chic comme à Vegas, mais les classiques Ralph Lauren, Tommy Hifliger, Timberland, GAP et les équipementiers sportifs (que l'on retrouve partout).
Gilroy vient en troisième, avec une diversité comparable à celle de Primm. Je le place un peu derrière car moins pratique (voir plus loin) pour le shopping.
Enfin, je place Barstow en queue de peloton. On y retrouve la plupart des grandes enseignes, mais il y en a un peu moins que dans les trois autres, l'ensemble étant plus petit.
3. Aspect des lieux:
Gilroy est organisé autour de quatre grandes galeries à arcades, qui entourant de grandes zones réservées au stationnement. Le problème est qu'il faut reprendre sa voiture pour passer d'une zone à l'autre, ce qui le rend moyennement pratique. Mais le cadre est plutôt agréable, d'autant que plusieurs restaurants de chaînes sont situé à proximité immédiate, ce qui, avec les traditionnelles stations-services, en fait une possibilité d'étape sur la route menant de SF à LA ou de SF à Monterey. Boutiques de taille standard US.
Las Vegas North est un outlet comportant plusieurs allées en plein air, exclusivement piétonnes. On s'y gare dans de grands parkings à l'extérieur (l'un couvert et donc à l'ombre, très fréquenté, les autres au soleil) et l'on s'y déplace à pied. Plutôt agréable, même s'il peut y faire très chaud, malgré les nombreux brumisateurs. Pas grand'chose à faire autour, mais on est en plein coeur de Las Vegas et plusieurs restaurants se trouvent au sein de l'outlet (dont un asiatique AYCE). Grandes boutiques. Attention à ne pas confondre avec le Premium Outlet de LV Sud, même chaîne mais proposant moins de marques.
Contrairement aux trois autres, Primm ressemble plus à un grand "mall intérieur" qu'à un patio. L'avantage, c'est qu'il y fait frais. Vu qu'on se situe en plein désert, ce n'est pas plus mal. Quelques restaux de chaîne, deux stations-services, un casino (on n'est pas pour rien à la frontière du Nevada...). A considérer comme une étape en allant ou en revenant de Las Vegas, surtout au regard des prix pratiqués (voire plus bas). Grandes boutiques.
Enfin, Barstow est un patio à arcades structuré en "U" autour de son parking. Un peu moins d'enseignes que dans les trois autres, cela dit. Nombreux restaurants de chaîne et stations-services à proximité. A une centaine de mètres se situe le "Barstow Factory Outlet", qui a dû avoir son heure de gloire il y a une dizaine d'années, mais semble tomber en complète déshérence: attention de ne pas confondre, vous risqueriez d'être déçus. Boutiques de taille standard US.
4. Les prix:
Commençons par un truisme: oui, les prix sont nettement moins cher qu'en France. Déjà à la base. Puis vient se greffer la réduction "outlet". Puis les promotions de saison (1 article acheté, XX% sur le deuxième ou carrément des réductions supplémentaires allant de 20% à 70%). Vient enfin pour les européens la réduction mécanique liée au cours euro/dollar, pour mémoire 1USD=0,7EUR au moment où j'écris ces lignes.
Les prix varient en fonction des chaînes, mais également de la politique des différentes marques et des périodes ou vous vous y rendez. Sachant qu'on retrouve systématiquement une demi-douzaine de marques dans les quatres outlets visités (Ralph Lauren, Tommy Hifliger, Timberland, GAP, Levi's...), je vous propose un petit panorama de celles-ci. Si pour la plupart, les prix sont comparables d'un site à l'autre, pour l'une (Ralph Lauren) la différence entre les site me semble plus particulièrement significative.
Tommy Hifliger, GAP, Timberland: peu de variation entre les différents outlets, promotions similaires. Intéressantes chez Timberland (réductions directes, parfois importantes) moins chez Hifliger (qui faisait plutôt du "1 article acheté, 50% sur le second"), pas vraiment chez GAP (réductions directes, mais sur une partie du magasin seulement). D'ailleurs, il vaut parfois mieux aller chez Old Navy (filiale US de GAP) pour avoir des produits de qualité et de design comparables à des prix moindres et défiant parfois toute concurrence (magasins à Primm, Barstow et sur Market Street à SF).
Levi's: Le 501 coûte à peu près 30 euros. Les outlets ne sont pas nécessairement les moins chers, les boutiques officielles Levi's des centres-villes (notamment celle de Union Square à San Francisco) pouvant proposer des discounts similaires - voire ponctuellement plus attractifs - pour un choix de gamme plus important.
Ralph Lauren: si chez Ralph Lauren les discounts sont (comme chez les autres) très intéressants au regard des prix pratiqués en Europe, j'ai pu en revanche observer dans cette enseigne des variations très importantes selon les sites dans la même dizaine de jours et hors période de soldes.
- A Gilroy, RL proposait 25% de réduction directe (en plus du prix outlet bien sûr) sur certains articles (polos monocolores inclus). - A Las Vegas North, ces 25% s'appliquaient à l'ensemble de la boutique. - A Barstow, cette réduction montait à 30% sur l'ensemble des produits. - A Primm, elle était de -40%... Le décalage est donc non négligeable pour cette marque selon les lieux fréquentés.
5. Le choix:
La règle du jeu, c'est que dans les outlets, on ne trouve pas nécéssairement LA référence que l'on cherche et qu'il y a parfois de la B-Quality ou des gammes des années précédentes. Pas de souci cependant pour y trouver, avec moult réduction, des classiques comme les polos RL ou TH dans toutes leurs nuances, la collection GAP du moment, les modèles Levi's ou Diesel mainstream. Chez les équipementiers sportifs, pas de souci non plus: la quasi-totalité des références y figure, mais les réductions supplémentaires sur les modèles de l'année en cours, notamment les chaussures, sont rarement au rendez-vous (le moindre coût de l'habillement aux US et la parité USD/EUR contribuent tout de même à rendre ces modèles plus accessibles...).
6. En résumé:
Si votre voyage dans l'Ouest se limite à l'axe LA-SF, Gilroy est le plus central des outlets. S'il ne semble pas offrir pas des réductions aussi discount que les autres, il n'en demeure pas moins très complet en terme de marques proposées. Je n'ai pas fait Camarillo, au nord de LA, mais je suppose (vu que c'est aussi un Premium Outlet) qu'il se situe sur le même créneau.
Si vous restez à LA (mais pourquoi faire ???), Barstow (à 1h30 de route) semble plus intéressant que Camarillo (un peu plus proche) en terme de prix. Mais comme je l'indiquais, Barstow est un peu plus petit et l'on n'y trouve pas toutes les grandes marques (pas de Nike, notamment, si mes souvenirs sont exacts). Mais sans doute des prix plus attractifs.
Si vous restez à LV, je pense honnêtement que le voyage jusqu'à Primm (1h de route, il y a des navettes pour ceux qui ne sont pas motorisés) vaut le coup au regard de ses prix et du choix complémentaire que cet outlet offre par rapport à ceux de Vegas, et notamment le Premium Outlet de LV North. Ce dernier demeure, si ce n'est le plus intéressant, du moins le plus complet en terme de marques internationales.
Si vous faites un circuit passant par LV et empruntant l'I-15, des étapes à Barstow et/ou Primm sont évidemment à privilégier.
Que pensez-vous de ma liste de matériel pour un TDM? English translation pending
Bonjour, vous devez me justifier pourquoi selon vous cette pièce est de trop ou manquante.Voici la liste du matériel que j'apporterai lors de mon voyage autour du monde dans un an. Cette liste a été conçu pour un homme (donc sans serviette sanitaire et ses amies). Je ne suis pas allé dans les détails de chacunes des pièces d'équipement et des quantités nécessaires. De plus elle est conçu pour une personne qui travaillera le long du voyage. Si vous souhaitez utilisez cette liste, faites vous plaisir. Cette liste servira entre-autre à venir en aide à d'autres voyageurs qui seront initiés à la préparation au voyage par l'entremise d'atelier.
Liste dumatériel nécessaire pour le voyage
Vêtements
Espadrille
Soulier propre
Sandale
Botte de marche
Lacet de rechange
Liquide protecteur pour botte
Bas
Sous-vêtement (culotte)
T-Shirt de coton
Chandail à manche longue Bi-polar
Caleçon Bi-polar
Polar
Pantalon/short
Pantalon propre
Chemise propre
Chemise à manche longue
Chandail à manche longue
Costume de bain
Chapeau
Manteau coupe-vent (imperméable)
Lunette de soleil avec cordon
Tuque
Gant chaud
Ceinture
Montre
Premiers soins
Gel pour maux de dent
Pilules contre la malaria
Bandage adhésif (Band-aid)
Compresse stérile
Bandage élastique
Diachylon
Teinture d’iode
Épingle à couche
Condom
Moleskine (coussin contre les ampoules)
Seringue et aiguille jetable
Tylenol
Imodium
Gravol
Crème antibiotique
Codéine avec acétaminophène (Tylenol #3)
Solution de réhydratation orale (Gastrolyte)
Stérigel
Étui à premier soin
Couverture de survie
Crème anti-itch Band aid
Matériel de camping
Tente
Matelas de sol (bleu)
Sac de couchage
Couverture de soie En poche à patate
Sac à dos 105 litres
Sac de jour
Bâche bleu
Couteau suisse
Lampe frontale
Batteries de rechange pour lampe frontale
Support à batterie pour lampe frontale
Ampoule de rechange pour lampe frontale
Briquet
Allumettes (Strike anywhere)
Contenant de pellicule photo (pour allumettes)
Pierre de magnésium
Allumes feux
Brûleur
Sac à brûleur
Kit réflecteur pour brûleur
Kit de réparation pour brûleur
Bombonne à combustible
Casseroles
Spatule de plastique
Gourde nalgène
Contenant transparent Ziploc hermétique en plastique
Assiette
Tasse de plastique
Cuillère, fourchette, couteau
Sac en filet pour ustensiles et assiette
Contenant multi-épice
Laine d’acier
Papier d’aluminium
Bâtons de marche
Longues vues
Sac pour longues vues
Cordon 10 mètres de longueur
Mousqueton
Coussin en mousse bleu
Guenille
Sifflet
Crayon
Papier
Sac Ziploc petit
Sac Style Ziploc pour vêtements
Pristine
Filtre à café
Sac en plastique pour déchet
Sac à poubelle orange
Baladeur
Écouteur
Casette 90 minutes
Batterie AA de rechange
Duke Tape
Crayon de feutre à pointe large noir
Petit cadenas à combinaison
Chandelle
Lampe pour chandelle
Boussole Avec déclinaison magnétique
Aiguille de couture
Fil à coudre
Boucle de plastique de rechange
Moustiquaire de lit
Calculatrice
Jeu de carte
Jeu de société de poche
Cache yeux
Bouchon d’oreille
Bouchon plat universel en caoutchouc
Roman de poche
Petit réveil matin
Matériel photographique
Appareil photo
Batterie de rechange pour l’appareil photo
Pellicules
Filtre polariseur
Capuchon de protection pour la lentille
Nettoyeur à lentille
Trépied compacte
Sacoche
Sachet pour l’absorption de l’humidité
Chasse-moustique (avec deet)
Papiers et documents
Passeport
Visa
Photocopie du passeport et cartes d’identités
Carnet de vaccination
Permit de conduire international
Permis de conduire
Baptistère
Carte d’identité
Carte d’assurance sociale
Carte d’assurance maladie
Carte de guichet
Porte feuille avec chaîne de sécurité
Carte visas
Carte d’auberges jeunesses
Carnet de chèque
Chèque de voyage
Curriculum Vitae (anglais et français)
Lettre de référence (anglais et français)
Tube de plastique pour protéger les documents
Pochette de plastique 8 ½ x 11
Guide de voyage
Dictionnaire de langue (anglais/français et espagnol/français)
Carnet de voyage avec adresses importantes
Album photo du Québec
Mots du médecin pour transport de médicament
Billet d’avion
Etui de taille pour passeport
Carte d’appel
Carte de plongée
Hygiène
Verres de contact
Liquide à verres de contact
Boîtier pour verres de contact
Lunette
Boîtier à lunette
Dentifrice
Brosse à dent
Boîtier pour la brosse à dent
Fil dentaire
Coupe ongle
Pince à cils
Brosse à cheveux
Shampoing
Savon pour le corps
Boîtier à savon
Débarbouillette
Serviette de plage
Savon à linge
Petite brosse à linge
Rasoir à barbe
Lame de rechange pour rasoir
Crème à raser
Déodorisant
Etui pour accessoires d’hygiène
Lotion solaire
Q-Tips
Papier de toilette
Autres
Masque de plongée
Tuba
Produite par Patrick Nadeau 21/02/2004
Liste dumatériel nécessaire pour le voyage
Vêtements
Espadrille
Soulier propre
Sandale
Botte de marche
Lacet de rechange
Liquide protecteur pour botte
Bas
Sous-vêtement (culotte)
T-Shirt de coton
Chandail à manche longue Bi-polar
Caleçon Bi-polar
Polar
Pantalon/short
Pantalon propre
Chemise propre
Chemise à manche longue
Chandail à manche longue
Costume de bain
Chapeau
Manteau coupe-vent (imperméable)
Lunette de soleil avec cordon
Tuque
Gant chaud
Ceinture
Montre
Premiers soins
Gel pour maux de dent
Pilules contre la malaria
Bandage adhésif (Band-aid)
Compresse stérile
Bandage élastique
Diachylon
Teinture d’iode
Épingle à couche
Condom
Moleskine (coussin contre les ampoules)
Seringue et aiguille jetable
Tylenol
Imodium
Gravol
Crème antibiotique
Codéine avec acétaminophène (Tylenol #3)
Solution de réhydratation orale (Gastrolyte)
Stérigel
Étui à premier soin
Couverture de survie
Crème anti-itch Band aid
Matériel de camping
Tente
Matelas de sol (bleu)
Sac de couchage
Couverture de soie En poche à patate
Sac à dos 105 litres
Sac de jour
Bâche bleu
Couteau suisse
Lampe frontale
Batteries de rechange pour lampe frontale
Support à batterie pour lampe frontale
Ampoule de rechange pour lampe frontale
Briquet
Allumettes (Strike anywhere)
Contenant de pellicule photo (pour allumettes)
Pierre de magnésium
Allumes feux
Brûleur
Sac à brûleur
Kit réflecteur pour brûleur
Kit de réparation pour brûleur
Bombonne à combustible
Casseroles
Spatule de plastique
Gourde nalgène
Contenant transparent Ziploc hermétique en plastique
Assiette
Tasse de plastique
Cuillère, fourchette, couteau
Sac en filet pour ustensiles et assiette
Contenant multi-épice
Laine d’acier
Papier d’aluminium
Bâtons de marche
Longues vues
Sac pour longues vues
Cordon 10 mètres de longueur
Mousqueton
Coussin en mousse bleu
Guenille
Sifflet
Crayon
Papier
Sac Ziploc petit
Sac Style Ziploc pour vêtements
Pristine
Filtre à café
Sac en plastique pour déchet
Sac à poubelle orange
Baladeur
Écouteur
Casette 90 minutes
Batterie AA de rechange
Duke Tape
Crayon de feutre à pointe large noir
Petit cadenas à combinaison
Chandelle
Lampe pour chandelle
Boussole Avec déclinaison magnétique
Aiguille de couture
Fil à coudre
Boucle de plastique de rechange
Moustiquaire de lit
Calculatrice
Jeu de carte
Jeu de société de poche
Cache yeux
Bouchon d’oreille
Bouchon plat universel en caoutchouc
Roman de poche
Petit réveil matin
Matériel photographique
Appareil photo
Batterie de rechange pour l’appareil photo
Pellicules
Filtre polariseur
Capuchon de protection pour la lentille
Nettoyeur à lentille
Trépied compacte
Sacoche
Sachet pour l’absorption de l’humidité
Chasse-moustique (avec deet)
Papiers et documents
Passeport
Visa
Photocopie du passeport et cartes d’identités
Carnet de vaccination
Permit de conduire international
Permis de conduire
Baptistère
Carte d’identité
Carte d’assurance sociale
Carte d’assurance maladie
Carte de guichet
Porte feuille avec chaîne de sécurité
Carte visas
Carte d’auberges jeunesses
Carnet de chèque
Chèque de voyage
Curriculum Vitae (anglais et français)
Lettre de référence (anglais et français)
Tube de plastique pour protéger les documents
Pochette de plastique 8 ½ x 11
Guide de voyage
Dictionnaire de langue (anglais/français et espagnol/français)
Carnet de voyage avec adresses importantes
Album photo du Québec
Mots du médecin pour transport de médicament
Billet d’avion
Etui de taille pour passeport
Carte d’appel
Carte de plongée
Hygiène
Verres de contact
Liquide à verres de contact
Boîtier pour verres de contact
Lunette
Boîtier à lunette
Dentifrice
Brosse à dent
Boîtier pour la brosse à dent
Fil dentaire
Coupe ongle
Pince à cils
Brosse à cheveux
Shampoing
Savon pour le corps
Boîtier à savon
Débarbouillette
Serviette de plage
Savon à linge
Petite brosse à linge
Rasoir à barbe
Lame de rechange pour rasoir
Crème à raser
Déodorisant
Etui pour accessoires d’hygiène
Lotion solaire
Q-Tips
Papier de toilette
Autres
Masque de plongée
Tuba
Produite par Patrick Nadeau 21/02/2004
Recherche randonneuse pour traverser la France English translation pending
bonjour,
je pars le mois prochain pour une traversée de la france - paris-perpignan.
ce sera mon premier voyage a vélo. 🤪
je recherche une randonneuse pour faire cela. au depart je m'étais fixé max 1000e.... donc j'étais initialement parti initialement sur le riverside 7 de D4 mais au dire de tout le monde ce ne serait peut être pas la meilleur solution... surtout si ce voyage n'est que le premisse de bien d'autres... fourche suspendu, pas de portebagage avant.. etc... j'ai un peu fouillé de partout, tout le monde parle du fahrrad manufactur TX400 a 1349e... sinon le cyclo randonnée 1195e http://www.cyclo-randonnee.fr/...A8le-deore-1198.html ou celui de cyclo rando a 999e ( porte bagage dynamo etc en extra...) http://www.rando-cycles.fr/basic.html le cyclo rando en rajoutant tout l'accastillage me mettrait a plus de 1500e equipé en deore.... le cyclo randonné aussi equipé en deore mais avec des pneu big apple et une dynamo premier prix... une question... est ce qu'il ne vaut mieux pas se serrer la ceinture et acquérir le fahrrad???
est ce que ca vaut vraiment le coup....
ou encore.. pour 1000 euros auriait il d'autres solutions....??
peut on acheter d'occasion et ou?? ( j'ai fait le tour mais je ne trouve rien..)
merci en tout cas pour votre aide...
autre question .. ou trouver un bon itineraire pour faire paris bordeau perpignan.... est ce que passer par le massif central est si chaud que ca??....
je recherche une randonneuse pour faire cela. au depart je m'étais fixé max 1000e.... donc j'étais initialement parti initialement sur le riverside 7 de D4 mais au dire de tout le monde ce ne serait peut être pas la meilleur solution... surtout si ce voyage n'est que le premisse de bien d'autres... fourche suspendu, pas de portebagage avant.. etc... j'ai un peu fouillé de partout, tout le monde parle du fahrrad manufactur TX400 a 1349e... sinon le cyclo randonnée 1195e http://www.cyclo-randonnee.fr/...A8le-deore-1198.html ou celui de cyclo rando a 999e ( porte bagage dynamo etc en extra...) http://www.rando-cycles.fr/basic.html le cyclo rando en rajoutant tout l'accastillage me mettrait a plus de 1500e equipé en deore.... le cyclo randonné aussi equipé en deore mais avec des pneu big apple et une dynamo premier prix... une question... est ce qu'il ne vaut mieux pas se serrer la ceinture et acquérir le fahrrad???
est ce que ca vaut vraiment le coup....
ou encore.. pour 1000 euros auriait il d'autres solutions....??
peut on acheter d'occasion et ou?? ( j'ai fait le tour mais je ne trouve rien..)
merci en tout cas pour votre aide...
autre question .. ou trouver un bon itineraire pour faire paris bordeau perpignan.... est ce que passer par le massif central est si chaud que ca??....
Périple de Denver à Denver 2013 English translation pending








Bonjours,Composition de ma famille, mon épouse Liliane habituée aux vacances dans l'Ouest US depuis 2002 lors de notre premier séjour ensemble, notre fils Deshawn né en 2005 qui voyage avec nous depuis 2006 et moi Daniel.
Départ le 4 juin de Marseille, via Londres, Londres-denver avec british airways. Arrivés à 18h30 à Denver, récupération des bagages et direction la navette jusqu'à l'agence Dollar. Notre choix se porte sur une jeep liberty, choisi parmi plusieurs modèles équivalents, 4 roues motrices et pneus en bon états.
Départ sous une pluie fine vers Utah et plus précisément Globin Valley, nous roulerons toute la nuit mis à part un arrêt dans un Walmart pour l'achat de vivres pour les premiers jours (beaucoup de gallons d'eau).
Arrivés à 6 h 00 pour un petit dèj bien mérité sur les tables de pic nique avec vue sur le parc.
Première petite rando, nous partons vers la gauche du parking pour s'enfoncer un peu à l'extrémité du parc puis ballade à l'intérieur à essayer de trouver des formes animales ou autres de tous ces lutins sous un beau soleil.
Ensuit direction Little Wild horse canyon pour un A/R de 3 h expérience très ludique avec plusieurs passages étroits et une roche en gruyère. Rencontre avec un groupe composé de beaucoup d'enfants et quelques accompagnateurs.
Nous voici sur la route de Capitol Reef NP et son visiteur center pour se renseigner sur la possibilité de traverser la river Ford. Tout est ok, rafraichissement au bord de la rivière, mais le taons nous font fuir.
Passage sans problème de la rivière et du sable juste après. Arrêt aux différents points de vues, et nuit au camping de Cathrédral Valley, installation de la tente, et vue depuis le camping sur les monolithes de la vallée au Sunset. Au repas du soir, salade de tomates, Tbone au barbecue et fruits. Nous sommes seul jusqu'à l'arrivé de deux 4/4 à la tombée de la nuit. Fin d'une journée très très bien remplie en total immersion avec la nature, beau rêve...........
Vols intérieurs en Indonésie? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons un voyage en Indonésie : JAVA / BALI / SULAWESI
VOYAGEURS DU MONDE, à qui nous avons demandé un Devis, nous ont informés qu'ils ne pouvaient pas nous préparer ce circuit car les compagnies aériennes pour les vols intérieurs sont inscrites sur liste rouge.
Avez-vous des infos ?
Comment faire pour visiter SULAWESI, si nous ne pouvons pas prendre l'avion ?
A vous lire
Merci d'avance
Eve 🙂
Voyager à vélo léger et pas cher: vos trucs et idées pratiques English translation pending
Bonjour à tous,
Vous roulez lointain et léger, et vous avez sûrement développé des trésors d'ingéniosité pour que vos affaires servent à plusieurs choses. Ou alors vous avez bricolé une béquille super-légère avec un tube de toile de tente (mail vu l'an dernier). Ou alors vous avez mis au point la recette du biscuit bourratif, préparé en 20 secondes et qui sert aussi de rustine ? Enfin bref, peut-être qu'on pourrait mettre en commun nos astuces ? Je commence : moi j'utilise mes sacoches Ortlieb, bien étanches, en vaches à eau, bien pratiques pour ramener l'eau au bivouac et avec deux sacoches, l'une d'eau chaude, l'autre d'eau froide, c'est le grand luxe. Plus besoin de douche solaire qui fuit ou qui foire. On les supend pour la nuit la tête en bas et l'intérieur sèche super vite, même sous la pluie. Autre idée de ménagère qu'a pas le sou : j'emmène toujours un bouchon d'évier (1, 50€ chez Monoprix). Vous savez, le truc blanc qui fait ventouse et qui bouche les éviers ? Parce que vous l'avez peut-être remarqué, amis routards crasseux, mais quand l'eau est chaude ET gratuite, dans un WC public ou un camping par exemple, il n'y a JAMAIS de bouchon pour boucher la bonde et permettre ainsi au Lumpen Proletariat de faire sa petite lessive discrètement. Ca fait certes 100 grammes, mais au bout de 15 jours de crasse ça finit par être utile, surtout dans les pays qui font payer la douche 2€ (cf la Norvège). préparer des itinéraires pas chers : si vous avez un PC et que vous êtes arrivés à vous connecter sur EMule (bon courage, c'est pas gagné) il existe toutes les cartes IGN de France de rando 25 000/1 en "accès libre". Me demander des infos en mail privé. ne JAMAIS bivouaquer à l'arrache avec un matelas autogonflant en le posant directement sur le sol nu. Avec la nuit vous allez le faire bouger un peu, il va donc frotter contre les graviers et en 15 nuits vous avez un beau matelas avec 12 micro-trous dedans (vécu avec un Décathlon bas de gamme). Toujours mettre un tapis de sol dessous.
A vous de continuer si le jeu vous amuse ! Florence
Vous roulez lointain et léger, et vous avez sûrement développé des trésors d'ingéniosité pour que vos affaires servent à plusieurs choses. Ou alors vous avez bricolé une béquille super-légère avec un tube de toile de tente (mail vu l'an dernier). Ou alors vous avez mis au point la recette du biscuit bourratif, préparé en 20 secondes et qui sert aussi de rustine ? Enfin bref, peut-être qu'on pourrait mettre en commun nos astuces ? Je commence : moi j'utilise mes sacoches Ortlieb, bien étanches, en vaches à eau, bien pratiques pour ramener l'eau au bivouac et avec deux sacoches, l'une d'eau chaude, l'autre d'eau froide, c'est le grand luxe. Plus besoin de douche solaire qui fuit ou qui foire. On les supend pour la nuit la tête en bas et l'intérieur sèche super vite, même sous la pluie. Autre idée de ménagère qu'a pas le sou : j'emmène toujours un bouchon d'évier (1, 50€ chez Monoprix). Vous savez, le truc blanc qui fait ventouse et qui bouche les éviers ? Parce que vous l'avez peut-être remarqué, amis routards crasseux, mais quand l'eau est chaude ET gratuite, dans un WC public ou un camping par exemple, il n'y a JAMAIS de bouchon pour boucher la bonde et permettre ainsi au Lumpen Proletariat de faire sa petite lessive discrètement. Ca fait certes 100 grammes, mais au bout de 15 jours de crasse ça finit par être utile, surtout dans les pays qui font payer la douche 2€ (cf la Norvège). préparer des itinéraires pas chers : si vous avez un PC et que vous êtes arrivés à vous connecter sur EMule (bon courage, c'est pas gagné) il existe toutes les cartes IGN de France de rando 25 000/1 en "accès libre". Me demander des infos en mail privé. ne JAMAIS bivouaquer à l'arrache avec un matelas autogonflant en le posant directement sur le sol nu. Avec la nuit vous allez le faire bouger un peu, il va donc frotter contre les graviers et en 15 nuits vous avez un beau matelas avec 12 micro-trous dedans (vécu avec un Décathlon bas de gamme). Toujours mettre un tapis de sol dessous.
A vous de continuer si le jeu vous amuse ! Florence
Merci CCI English translation pending
Juste un petit mot pour féliciter CCI. Le festival de cette année était un grand cru, projections diverses et variées, excellente organisation malgré le manque d'espace, des stands voyageurs très intéressants et des rencontres superbes. Continuez !
Endroits sympas à visiter au Rajasthan? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons avec mon ami en Inde de la mi-août et ce jusqu'à début septembre, soit un peu moins de 3 semaines. Nous aimerions visiter le rajasthan...Quels endroits ou villes pourriez-vous nous conseiller? Des "spots" à ne pas manquer? Merci pour vos réponses, nous sommes friands de vos expériences!
L'importance des voyages pour vous English translation pending
Bonjour
Nous sommes bien sûr tous des voyageurs et c'est ce qui nous rassemble ici.
Mais nous avons tous une vision différente du voyage et n'y accordons pas la même importance.
Quelle place accordez vous au voyage dans votre vie ?
Est ce un loisir comme un autre ? Une passion ? Un vrai besoin ? Pouvez vous vous en passer facilement ?
Nous sommes bien sûr tous des voyageurs et c'est ce qui nous rassemble ici.
Mais nous avons tous une vision différente du voyage et n'y accordons pas la même importance.
Quelle place accordez vous au voyage dans votre vie ?
Est ce un loisir comme un autre ? Une passion ? Un vrai besoin ? Pouvez vous vous en passer facilement ?
La tendance des voyages "en immersion, authentique, etc" chez les tour opérateurs: vous en pensez quoi? English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'aimerais connaître votre avis sur ces agences de voyage et tour opérateurs qui proposent des voyages "hors des sentiers battus", "authentiques", en immersion totale dans un pays. Ne trouvez-vous pas que c'est un peu paradoxal le fait de vendre une offre touristique en proposant des activités soit-disant "authentiques"? je suis d'accord sur le fait que les agences puissent proposer des voyages un peu différents, mais où se trouve la spontanéité des rencontres quand celle ci est organisée? J'ai fait l'expérience dernièrement en contactant un TO, j'ai eu l'impression qu'ils s'intéressaient plus à ce côté "expérience" de voyage, et à nos envies plutôt qu'à nos habitudes de voyage ou nos choix de type de voyage (genre balnéaire, ou ville ce genre de choses...). Est-ce purement marketing? ou une réelle prise de conscience des nouvelles envies des touristes français? Je pense que le sujet peut partir loin mais je trouvais intéressant de partager avec vous cette idée !
J'aimerais connaître votre avis sur ces agences de voyage et tour opérateurs qui proposent des voyages "hors des sentiers battus", "authentiques", en immersion totale dans un pays. Ne trouvez-vous pas que c'est un peu paradoxal le fait de vendre une offre touristique en proposant des activités soit-disant "authentiques"? je suis d'accord sur le fait que les agences puissent proposer des voyages un peu différents, mais où se trouve la spontanéité des rencontres quand celle ci est organisée? J'ai fait l'expérience dernièrement en contactant un TO, j'ai eu l'impression qu'ils s'intéressaient plus à ce côté "expérience" de voyage, et à nos envies plutôt qu'à nos habitudes de voyage ou nos choix de type de voyage (genre balnéaire, ou ville ce genre de choses...). Est-ce purement marketing? ou une réelle prise de conscience des nouvelles envies des touristes français? Je pense que le sujet peut partir loin mais je trouvais intéressant de partager avec vous cette idée !
Retour de croisière sur le MSC Fantasia depuis Gênes English translation pending
Bonjour à tous ...
Voici donc mes impressions et diverses remarques sur ce voyage qui nous laisse de très bons souvenirs dans l'ensemble. Nous étions 4 , Madame , mes 2 filles de 11 et 14 ans, et moi même pour une première croisière d'une semaine en méditerranée. Le but de ce compte rendu étant avant tout de rassurer (ou d'inquieter encore un peu plus :) les primo-croisieristes comme moi qui partent un peu vers l'inconnu n'ayant jamais fait ce type de voyage.
Le départ
Au moment de la réservation , il n'y avait plus de place pour un départ de Marseille .. nous avons donc opté pour le port de Genes le lendemain . Notre agence nous avait proposé la navette depuis Nice dès 10 h le matin pour un embarquement dans la journée à Genes . Nous avions comme impératif de ne pouvoir quitter la région parisienne avant la veille au soir , ce qui supposait un voyage de nuit . La distance Paris Nice et Paris Genes étant sensiblement la même , nous avons opté pour un départ directement depuis l'Italie , ce qui nous permettait d'avoir plus de temps en cas de soucis mécanique ou autre panne de sommeil. Comme annoncé dans un post précedent, j'avais eu un peu de mal avec la réservation du parking. Après avoir réservé 3 fois chez autolisport (70 euros la semaine) et n'ayant reçu aucune confirmation de leur part , je m'étais décidé à réserver directement depuis le site msc (90 euros ).
Le voyage s'est passé sans encombre , la quasi totalité se faisant sur autoroute. Après le passage du mont blanc, je me suis accordé une petite sieste de quelques heures. Et je pense que j'ai vraiment bien fait .... Les paysages de ce coté de la frontière sont superbes. Un sacré contraste avec les quelques heures que nous venions de passer à traverser les montagnes de nuit sans pouvoir profiter de la vue. L'arrivée à Genes est assez surprenante .. votre gps vous dit que vous n'êtes plus qu'a quelques km de la mer et pourtant vous êtes toujours au beau milieu des montagnes. Et en effet , la dernière descente est très courte et vous donne un très beau panorama sur cette ville cotière. Nous voyons assez rapidement les panneaux nous indiquant la direction du port. C'est assez simple à trouver sauf peut être vers la fin ou vous traversez un bon nombre de carrefours et autres passerelles qui vous font douter, à savoir si vous n'en avez pas raté un .
Arrivée au port - Le Parking
Nous voici donc devant ce qui ressemble à un grand parking (vide à ce moment de la journée) bordé de panneaux msc. Des tonnelles sont alignées .. chacune semblant correspondre à un service donné et où patientent 2 ou 3 personnes. Un "gentil monsieur" (oui, à partir de maintenant , vous ne rencontrerez que des gentils messieurs ou gentilles dames prêts à vous renseigner) posté devant un grand nombre de valises en attente, me fait de grands signes et m'invite à me diriger vers lui. Je me gare donc à son niveau , il vérifie les papiers d'embarquement et m'invite à déposer mes bagages . Ce que je fais , sentant qu''il ne faut pas que ça traine . Mon premier conseil donc à ceux qui arriveraient en voiture .. si vous ne voulez pas commencer à vous disputer avec madame ni stresser le gentil monsieur , pensez à ce que vous allez emporter dans votre bagage à main . Evitez de chercher l'appareil photo bien rangé dans la valise sous peine d'être le grain de sable qui va bloquer le rouage qui semble si bien huilé. Les véhicules arrivent à grand pas et le mot d'ordre general semble être ... on se dépeche et on embouteille pas. Cette même personne m'indique ensuite la direction du parking , non sans m'avoir fait comprendre que le bon usage voulait qu'on laisse un petit "quelque chose" à celui qui avait pris en charge mes bagages . Je ne vais pas m'étendre, je suis du style à laisser des pourboires aux personnes qui me rendent "vraiment" service mais pas à ceux qui m'ont juste fait un signe de la main et montré ou je devais déposer "moi même " mes bagages :) ... j'ai donc feint de ne pas trop comprendre sa remarque (mais avec le sourire bien entendu) et me dirigeais vers l'endroit indiqué où devait dormir la voiture pendant cette semaine. Un autre "gentil monsieur" (j'insiste , ce n'est pas péjoratif .. ils ont tous été vraiment accueillant ..) me demande de sortir de la voiture, qu'ils vont s'en occuper ... et me demande donc de régler ... 70 euros ... Que ceux qui ont suivi lèvent la main ... 70 euros c'est chez autolisport (ceux qui n'ont jamais donné signe de vie suite à mes contacts et différentes réservations). Je cherche donc à expliquer dans mon plus beau Franco-Anglo-Italien que je risquais de ne pas payer puisque , sans nouvelles de leur part, j'avais finalement réservé chez MSC (et là c'était payé d'avance). Les mines souriantes changent un peu .. le ton monte également , il tiens à m'expliquer qu'ils m'ont bien envoyé une confirmation ... ça dure bien 5 mn .. et pendant ce temps .. les voitures suivantes attendent et s'impatientent ... Au final, je dois faire demi tour et me rendre sur le parking MSC (juste en face des valises :) c'est à dire 50 metres derrière moi mais dans un sens qui n'est pas du tout prévu à cette heure là de la journée .. normalement tout le monde rentre dans les parkings .. personne n'en sort. Je me faufile donc comme je peux entre les voitures , les tonnelles , et les gens qui ont déjà quitté leurs véhicules pour rejoindre le responsable du parking MSC .... qui ne trouve aucune trace de ma réservation . Là je vous avoue que j'hésite entre tuer quelqu'un et laisser ma voiture au beau milieu de cette fourmilière. Toujours avec mon grand sourire (oui, en vacances , je souris beaucoup), je lui donne donc le formulaire que j'ai heureusement imprimé avant le départ confirmant la réservation du parking. Environ 5 mn après (ca semble etre le temps maxi qui leur est donné pour prendre une décision) , il me confirme que je peux me garer 10 m plus loin en lui laissant les clefs. Je m'execute et je rejoins Mme et les filles qui suivaient la scène de loin sans y comprendre grand chose , en essayant de ne pas penser au retour et si la voiture y serait toujours ...
Mon conseil pour le parking (spécifique à Genes pour le coup) : En fait pas vraiment de conseil vu que je pense avoir vraiment tout fait avant le départ pour éviter ce genre de situation... Sinon, imprimez tout les mails de correspondance concernant votre voyage et gardez les sur vous (et non pas dans les valises ) :)
L'embarquement
Beaucoup de personnes n'ayant jamais fait de croisière se demandent à quoi peut bien ressembler un hall d'embarquement de bateau. Je faisais partie de ceux là . Est ce que ça tiens de l'aeroport ou au contraire d'un aérodrome , d'une gare ? Est ce à l'intérieur , à l'exterieur ? C'est un peu un mélange de tout , mais au final, ça correspondrait à un aéroport de province moyen. Vous ne risquez donc pas de vous perdre puisque , de ce que j'en ai vu à chaque escale, ça ne sert très souvent que pour 2 sociétés de croisière en même temps (le batiment se trouve alors entre 2 quais avec un bateau de chaque coté sur la longueur) Nous avions , grâce aux conseils avisés de ce forum, effectué le check-in sur internet depuis le site MSC. Bien nous en à pris , vu que la première personne que nous avons rencontré à un premier guichet nous a dirigé vers le seul guichet vide de queue qui correspondait à ceux qui avaient déjà effectué ces formalités. En fait .. il y avait très peu de monde aux autres guichets mais je n'ai pas eu l'occasion de voir si l'enregistrement prenait beaucoup de temps. Vérification des papiers ... en retour , on me donne un petit papier vert que je m'empresse de perdre dans une poche ... puis direction la salle d'embarquement . Nous passons au beau milieu d'une multitude de mini boutiques proposant les différents forfaits, excursions, club enfants , etc ... Comme à mon habitude (oui, je suis limite rustre des fois ... mais toujours avec le sourire) je passe sans m'arreter, évitant ainsi les discussions trop longues avec des personnes (toujours très gentilles) qui voudraient me vendre des prestations que je savais ne pas prendre. On s'installe donc sur une série de sièges libres dans l'attente du signal qui annoncerait l'embarquement. Un "Jean Dujardin" local (Bronzage maxi , sourire UltraBright mais beaucoup moins de cheveux) fait un peu le tour des passagers pour verifier que nous ayons bien tous les papiers requis (et notamment le petit carton vert que je ne retrouvais plus qui en fait était la lettre d'appel à l'annonce de laquelle nous devions nous présenter. L'attente fut d'environ 20 mn ... mais bon, je sentais que les vacances commenceraient dès le premier pied posé dans la cabine. Nous avons donc patienté tranquillement. Premier appel ... la lettre "A" .. c'est nous ... en fait je m'aperçois que c'est tout le monde vu l'embouteillage qui se crée en moins de 30 sec devant le portique de sécurité :) Ca va assez vite , passage des bagages à main au scanner , on se sent comme dans un aéroport juste avant l'embarquement. Nous nous dirigeons alors vers la porte menant à l'exterieur ... et on fait pour la première fois connaissance avec le "monstre d'acier" qui va nous emmener pendant toute cette semaine . Impressionnant de taille , voir même de beauté. J'adore tout ce qui est démesuré ... je suis servi.
Je m'empresse , comme beaucoup, de sortir le caméscope ... et là j'ai droit à un joli "Card not found" qui clignote dans l'écran :( . Aurais je oublié de remettre la carte mémoire suite au précedent vidage dans le pc ? :) Hum ... j'explique ça rapidement à Mme qui, comme vous pouvez vous en douter , prend cela avec beaucoup d'ironie (sisi , il suffit de la connaitre .. c'est de l'ironie) :) . Juste pour l'anecdote , lors de notre dernier voyage , j'avais juste omis de mettre la batterie dans la sacoche ... je suis donc rentré avec les films pris depuis l'avion à l'aller :)
Bon, pas grave ... il y a des escales tous les jours et je lui promet qu'on rejouera la scène de la découverte du bateau dès demain (en esperant très fort trouver une carte dans le bateau ou en escale ...)
A suivre ... La découverte du Fantasia ...
Voici donc mes impressions et diverses remarques sur ce voyage qui nous laisse de très bons souvenirs dans l'ensemble. Nous étions 4 , Madame , mes 2 filles de 11 et 14 ans, et moi même pour une première croisière d'une semaine en méditerranée. Le but de ce compte rendu étant avant tout de rassurer (ou d'inquieter encore un peu plus :) les primo-croisieristes comme moi qui partent un peu vers l'inconnu n'ayant jamais fait ce type de voyage.
Le départ
Au moment de la réservation , il n'y avait plus de place pour un départ de Marseille .. nous avons donc opté pour le port de Genes le lendemain . Notre agence nous avait proposé la navette depuis Nice dès 10 h le matin pour un embarquement dans la journée à Genes . Nous avions comme impératif de ne pouvoir quitter la région parisienne avant la veille au soir , ce qui supposait un voyage de nuit . La distance Paris Nice et Paris Genes étant sensiblement la même , nous avons opté pour un départ directement depuis l'Italie , ce qui nous permettait d'avoir plus de temps en cas de soucis mécanique ou autre panne de sommeil. Comme annoncé dans un post précedent, j'avais eu un peu de mal avec la réservation du parking. Après avoir réservé 3 fois chez autolisport (70 euros la semaine) et n'ayant reçu aucune confirmation de leur part , je m'étais décidé à réserver directement depuis le site msc (90 euros ).
Le voyage s'est passé sans encombre , la quasi totalité se faisant sur autoroute. Après le passage du mont blanc, je me suis accordé une petite sieste de quelques heures. Et je pense que j'ai vraiment bien fait .... Les paysages de ce coté de la frontière sont superbes. Un sacré contraste avec les quelques heures que nous venions de passer à traverser les montagnes de nuit sans pouvoir profiter de la vue. L'arrivée à Genes est assez surprenante .. votre gps vous dit que vous n'êtes plus qu'a quelques km de la mer et pourtant vous êtes toujours au beau milieu des montagnes. Et en effet , la dernière descente est très courte et vous donne un très beau panorama sur cette ville cotière. Nous voyons assez rapidement les panneaux nous indiquant la direction du port. C'est assez simple à trouver sauf peut être vers la fin ou vous traversez un bon nombre de carrefours et autres passerelles qui vous font douter, à savoir si vous n'en avez pas raté un .
Arrivée au port - Le Parking
Nous voici donc devant ce qui ressemble à un grand parking (vide à ce moment de la journée) bordé de panneaux msc. Des tonnelles sont alignées .. chacune semblant correspondre à un service donné et où patientent 2 ou 3 personnes. Un "gentil monsieur" (oui, à partir de maintenant , vous ne rencontrerez que des gentils messieurs ou gentilles dames prêts à vous renseigner) posté devant un grand nombre de valises en attente, me fait de grands signes et m'invite à me diriger vers lui. Je me gare donc à son niveau , il vérifie les papiers d'embarquement et m'invite à déposer mes bagages . Ce que je fais , sentant qu''il ne faut pas que ça traine . Mon premier conseil donc à ceux qui arriveraient en voiture .. si vous ne voulez pas commencer à vous disputer avec madame ni stresser le gentil monsieur , pensez à ce que vous allez emporter dans votre bagage à main . Evitez de chercher l'appareil photo bien rangé dans la valise sous peine d'être le grain de sable qui va bloquer le rouage qui semble si bien huilé. Les véhicules arrivent à grand pas et le mot d'ordre general semble être ... on se dépeche et on embouteille pas. Cette même personne m'indique ensuite la direction du parking , non sans m'avoir fait comprendre que le bon usage voulait qu'on laisse un petit "quelque chose" à celui qui avait pris en charge mes bagages . Je ne vais pas m'étendre, je suis du style à laisser des pourboires aux personnes qui me rendent "vraiment" service mais pas à ceux qui m'ont juste fait un signe de la main et montré ou je devais déposer "moi même " mes bagages :) ... j'ai donc feint de ne pas trop comprendre sa remarque (mais avec le sourire bien entendu) et me dirigeais vers l'endroit indiqué où devait dormir la voiture pendant cette semaine. Un autre "gentil monsieur" (j'insiste , ce n'est pas péjoratif .. ils ont tous été vraiment accueillant ..) me demande de sortir de la voiture, qu'ils vont s'en occuper ... et me demande donc de régler ... 70 euros ... Que ceux qui ont suivi lèvent la main ... 70 euros c'est chez autolisport (ceux qui n'ont jamais donné signe de vie suite à mes contacts et différentes réservations). Je cherche donc à expliquer dans mon plus beau Franco-Anglo-Italien que je risquais de ne pas payer puisque , sans nouvelles de leur part, j'avais finalement réservé chez MSC (et là c'était payé d'avance). Les mines souriantes changent un peu .. le ton monte également , il tiens à m'expliquer qu'ils m'ont bien envoyé une confirmation ... ça dure bien 5 mn .. et pendant ce temps .. les voitures suivantes attendent et s'impatientent ... Au final, je dois faire demi tour et me rendre sur le parking MSC (juste en face des valises :) c'est à dire 50 metres derrière moi mais dans un sens qui n'est pas du tout prévu à cette heure là de la journée .. normalement tout le monde rentre dans les parkings .. personne n'en sort. Je me faufile donc comme je peux entre les voitures , les tonnelles , et les gens qui ont déjà quitté leurs véhicules pour rejoindre le responsable du parking MSC .... qui ne trouve aucune trace de ma réservation . Là je vous avoue que j'hésite entre tuer quelqu'un et laisser ma voiture au beau milieu de cette fourmilière. Toujours avec mon grand sourire (oui, en vacances , je souris beaucoup), je lui donne donc le formulaire que j'ai heureusement imprimé avant le départ confirmant la réservation du parking. Environ 5 mn après (ca semble etre le temps maxi qui leur est donné pour prendre une décision) , il me confirme que je peux me garer 10 m plus loin en lui laissant les clefs. Je m'execute et je rejoins Mme et les filles qui suivaient la scène de loin sans y comprendre grand chose , en essayant de ne pas penser au retour et si la voiture y serait toujours ...
Mon conseil pour le parking (spécifique à Genes pour le coup) : En fait pas vraiment de conseil vu que je pense avoir vraiment tout fait avant le départ pour éviter ce genre de situation... Sinon, imprimez tout les mails de correspondance concernant votre voyage et gardez les sur vous (et non pas dans les valises ) :)
L'embarquement
Beaucoup de personnes n'ayant jamais fait de croisière se demandent à quoi peut bien ressembler un hall d'embarquement de bateau. Je faisais partie de ceux là . Est ce que ça tiens de l'aeroport ou au contraire d'un aérodrome , d'une gare ? Est ce à l'intérieur , à l'exterieur ? C'est un peu un mélange de tout , mais au final, ça correspondrait à un aéroport de province moyen. Vous ne risquez donc pas de vous perdre puisque , de ce que j'en ai vu à chaque escale, ça ne sert très souvent que pour 2 sociétés de croisière en même temps (le batiment se trouve alors entre 2 quais avec un bateau de chaque coté sur la longueur) Nous avions , grâce aux conseils avisés de ce forum, effectué le check-in sur internet depuis le site MSC. Bien nous en à pris , vu que la première personne que nous avons rencontré à un premier guichet nous a dirigé vers le seul guichet vide de queue qui correspondait à ceux qui avaient déjà effectué ces formalités. En fait .. il y avait très peu de monde aux autres guichets mais je n'ai pas eu l'occasion de voir si l'enregistrement prenait beaucoup de temps. Vérification des papiers ... en retour , on me donne un petit papier vert que je m'empresse de perdre dans une poche ... puis direction la salle d'embarquement . Nous passons au beau milieu d'une multitude de mini boutiques proposant les différents forfaits, excursions, club enfants , etc ... Comme à mon habitude (oui, je suis limite rustre des fois ... mais toujours avec le sourire) je passe sans m'arreter, évitant ainsi les discussions trop longues avec des personnes (toujours très gentilles) qui voudraient me vendre des prestations que je savais ne pas prendre. On s'installe donc sur une série de sièges libres dans l'attente du signal qui annoncerait l'embarquement. Un "Jean Dujardin" local (Bronzage maxi , sourire UltraBright mais beaucoup moins de cheveux) fait un peu le tour des passagers pour verifier que nous ayons bien tous les papiers requis (et notamment le petit carton vert que je ne retrouvais plus qui en fait était la lettre d'appel à l'annonce de laquelle nous devions nous présenter. L'attente fut d'environ 20 mn ... mais bon, je sentais que les vacances commenceraient dès le premier pied posé dans la cabine. Nous avons donc patienté tranquillement. Premier appel ... la lettre "A" .. c'est nous ... en fait je m'aperçois que c'est tout le monde vu l'embouteillage qui se crée en moins de 30 sec devant le portique de sécurité :) Ca va assez vite , passage des bagages à main au scanner , on se sent comme dans un aéroport juste avant l'embarquement. Nous nous dirigeons alors vers la porte menant à l'exterieur ... et on fait pour la première fois connaissance avec le "monstre d'acier" qui va nous emmener pendant toute cette semaine . Impressionnant de taille , voir même de beauté. J'adore tout ce qui est démesuré ... je suis servi.
Je m'empresse , comme beaucoup, de sortir le caméscope ... et là j'ai droit à un joli "Card not found" qui clignote dans l'écran :( . Aurais je oublié de remettre la carte mémoire suite au précedent vidage dans le pc ? :) Hum ... j'explique ça rapidement à Mme qui, comme vous pouvez vous en douter , prend cela avec beaucoup d'ironie (sisi , il suffit de la connaitre .. c'est de l'ironie) :) . Juste pour l'anecdote , lors de notre dernier voyage , j'avais juste omis de mettre la batterie dans la sacoche ... je suis donc rentré avec les films pris depuis l'avion à l'aller :)
Bon, pas grave ... il y a des escales tous les jours et je lui promet qu'on rejouera la scène de la découverte du bateau dès demain (en esperant très fort trouver une carte dans le bateau ou en escale ...)
A suivre ... La découverte du Fantasia ...
Danger en Tunisie? (janvier 2011) English translation pending
BONJOUR TOUT LE MONDE!
JAI un doute je doit aller en Tunisie le 4fevrier au 12 FEVRIER, je doit atterir a TUNIS est apres prendre un louage juska Hammamet , je serais seule c risqué pour ou pas avec les emeutes qui c passe.????
Merci beaucoup
Apprendre l'anglais à 50 ans aux Etats-Unis English translation pending
Attention j'ai 50 ans et comme projet, j'envisage en 2007 de partir quelques mois aux Etats-Unis pour devenir bilingue!!! J'ai besoin de conseils : combien de temps dois je partir ? quelle ville ? quelles écoles ? quel budget ? J'ai visité NYork l'année dernière et j'ai été emballée mais frutrée de ne pouvoir communiquer. Bref avez vous des astuces ?
merci à tous.
10 jours de Catane à Catane: des Ardéchois en Sicile English translation pending
Bonsoir les forumeurs,
En introduction, je dirais : la Sicile en avril, ça le fait ! 😉
Pas spécialement spécialiste du forum Italie, je vous livre le carnet de notre voyage en Sicile pour une boucle d'environ 1650 kms de Catane à Catane, en 10 (trop petits) jours du 7 au 18 avril 2018. Je remercie les contributeurs qui ont avant moi généreusement posté réponses aux questions, conseils, et carnets (Pierroro, par ex), sans oublier Jean (PapJ59) dont j'ai épluché le blog 🙂.
Nous sommes donc une famille de 5, dont 3 jeunes de 12, quasi-15 et 17 ans et demi. Mon mari et moi parlons et comprenons correctement l'italien (mais partout on se fait comprendre en anglais), nous adorons l'Italie où nous sommes déjà allés plusieurs fois mais pour la Sicile c'était la première.
Notre parcours était donc très classique : J0 Privas – Paris – Catane (nuit Agnone) J1 Syracuse, Noto (nuit Noto) J2 Noto, Raguse (nuit Piazza Armerina) J3 Villa romana del Casale, Agrigente (nuit San Leone) J4 Agrigente (valle dei templi), Scala dei Turchi (nuit San Leone) J5 Agrigente (musée archéo), Gibellina vecchia (nuit Castellammare del Golfo) J6 Erice, Réserve du Zingaro (nuit Castellammare del Golfo) J7 Ségeste(nuit Castellammare del Golfo) J8 Monreale (nuit Monreale) J9 Cefalù (nuit Bagheria) J10 Palerme(nuit Bagheria) J11Bagheria – Catane – Paris – Privas
Nous aimons prendre notre temps, donc nous avons volontairement fait l'impasse sur pas mal de choses/lieux (les îles et l'Etna par ex). Et on a aussi fait des concessions pour que les enfants n'aient pas d'indigestion d'églises, de temples et autres musées archéologiques. Il faudra revenir ! 😛
Allez, je commence (ben quand même !).
J0 de Privas à Agnone
Voyage sans souci (voiture+TGV +avion) y compris l’expérience EasyJet (super atterrissage en douceur longuement applaudi). Dès la sortie de l’aéroport on tourne un peu en rond pour trouver notre loueur de voiture Sicily by car. Soit c'est pas super indiqué, soit on est un peu neuneus mais on a peiné à le localiser...🤪
Premier moment de stress au moment de sortir notre carte bancaire pour récupérer la voiture : les 2 familles françaises avant nous se retrouvent à payer 200 ou 300€ de frais parce que leur carte n'est pas une carte de crédit*… gloups. On découvre avec un grand soulagement que notre carte bancaire en est bien une : alléluia et merci le projet de voyage aux States qui nous avait incité à prendre cette carte là ! La voiture est toute neuve et fort heureusement équipée d’un GPS : sans lui on aurait sacrément galéré dès le premier soir pour trouver notre hébergement Airbnb. Direction Agnone. Argh , le GPS ne connaît pas la rue où nous devons nous rendre. 😮 Re-argh je n’ai plus aucun réseau sur mon tél… 🤪 Bon. Pas de panique. On est juste au milieu de presque nulle part, dans une zone résidentielle quasiment déserte à cette période de l'année, sans tél, dans la nuit, et morts de faim. 🏴☠️ Finalement, on est allés au culot sonner chez quelqu’un qui après explication a gentiment téléphoné à notre logeur et nous a remis sur le bonne route. Ouf ! On retrouve le frère du proprio que nous suivons en voiture et vu le dédale pour rejoindre la maison, on aurait eu du mal à le faire seuls. On se couchera sans traîner en ayant partagé pour tout repas 2 pommes et des bichocos (ce qui perturbera beaucoup les enfants...)...🙁
*j'y reviendrai + loin dans la partie "pratique"
En introduction, je dirais : la Sicile en avril, ça le fait ! 😉
Pas spécialement spécialiste du forum Italie, je vous livre le carnet de notre voyage en Sicile pour une boucle d'environ 1650 kms de Catane à Catane, en 10 (trop petits) jours du 7 au 18 avril 2018. Je remercie les contributeurs qui ont avant moi généreusement posté réponses aux questions, conseils, et carnets (Pierroro, par ex), sans oublier Jean (PapJ59) dont j'ai épluché le blog 🙂.
Nous sommes donc une famille de 5, dont 3 jeunes de 12, quasi-15 et 17 ans et demi. Mon mari et moi parlons et comprenons correctement l'italien (mais partout on se fait comprendre en anglais), nous adorons l'Italie où nous sommes déjà allés plusieurs fois mais pour la Sicile c'était la première.
Notre parcours était donc très classique : J0 Privas – Paris – Catane (nuit Agnone) J1 Syracuse, Noto (nuit Noto) J2 Noto, Raguse (nuit Piazza Armerina) J3 Villa romana del Casale, Agrigente (nuit San Leone) J4 Agrigente (valle dei templi), Scala dei Turchi (nuit San Leone) J5 Agrigente (musée archéo), Gibellina vecchia (nuit Castellammare del Golfo) J6 Erice, Réserve du Zingaro (nuit Castellammare del Golfo) J7 Ségeste(nuit Castellammare del Golfo) J8 Monreale (nuit Monreale) J9 Cefalù (nuit Bagheria) J10 Palerme(nuit Bagheria) J11Bagheria – Catane – Paris – Privas
Nous aimons prendre notre temps, donc nous avons volontairement fait l'impasse sur pas mal de choses/lieux (les îles et l'Etna par ex). Et on a aussi fait des concessions pour que les enfants n'aient pas d'indigestion d'églises, de temples et autres musées archéologiques. Il faudra revenir ! 😛
Allez, je commence (ben quand même !).
J0 de Privas à Agnone
Voyage sans souci (voiture+TGV +avion) y compris l’expérience EasyJet (super atterrissage en douceur longuement applaudi). Dès la sortie de l’aéroport on tourne un peu en rond pour trouver notre loueur de voiture Sicily by car. Soit c'est pas super indiqué, soit on est un peu neuneus mais on a peiné à le localiser...🤪
Premier moment de stress au moment de sortir notre carte bancaire pour récupérer la voiture : les 2 familles françaises avant nous se retrouvent à payer 200 ou 300€ de frais parce que leur carte n'est pas une carte de crédit*… gloups. On découvre avec un grand soulagement que notre carte bancaire en est bien une : alléluia et merci le projet de voyage aux States qui nous avait incité à prendre cette carte là ! La voiture est toute neuve et fort heureusement équipée d’un GPS : sans lui on aurait sacrément galéré dès le premier soir pour trouver notre hébergement Airbnb. Direction Agnone. Argh , le GPS ne connaît pas la rue où nous devons nous rendre. 😮 Re-argh je n’ai plus aucun réseau sur mon tél… 🤪 Bon. Pas de panique. On est juste au milieu de presque nulle part, dans une zone résidentielle quasiment déserte à cette période de l'année, sans tél, dans la nuit, et morts de faim. 🏴☠️ Finalement, on est allés au culot sonner chez quelqu’un qui après explication a gentiment téléphoné à notre logeur et nous a remis sur le bonne route. Ouf ! On retrouve le frère du proprio que nous suivons en voiture et vu le dédale pour rejoindre la maison, on aurait eu du mal à le faire seuls. On se couchera sans traîner en ayant partagé pour tout repas 2 pommes et des bichocos (ce qui perturbera beaucoup les enfants...)...🙁

*j'y reviendrai + loin dans la partie "pratique"
D'une côte à l'autre des USA en Harley English translation pending
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.

La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.

A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.
La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.
A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
"Les tribus cachées du Vietnam" sur France Inter le dimanche 18 juillet 2010 English translation pending
dimanche 18 juillet 2010Les tribus cachées du Vietnam
Quatrième volet consacré aux minorités vietnamiennes. Au nord ouest du pays, près de la frontière chinoise, un rempart de montagnes inaccessibles abrite une poignée d’ethnies minoritaires, véritable miracle ethnologique. Sur quelques milliers de km2, 30 ethnies sauvegardent leur mode de vie sans folklore et en toute beauté. Dans ce col perdu, à flanc de coteau, le village des Pat Hen, qui ne sont plus que 4000 dans le monde, fait songer à un village de gaulois retranché derrière des palissades de bambou. Quelques familles rustiques y survivent dans des huttes de torchis sous un toit de paille.. Les Pat Hen perpétuent une tradition ancestrale en revêtant chaque semaine leur costume, le portant fièrement comme un drapeau pour se rendre au marché d’altitude de la région, posé sur un alpage au cœur d’une foret de pierres. Tout au long de la piste, dès 5h du matin, des milliers de silhouettes bariolées, harnachées d’immenses hottes remplies de produis de la terre : feuilles de moutarde, riz, thé, convergent ainsi des collines avoisinantes vers ce lieu de distraction et d’échanges. On s’y précipite pour commercer et oublier pendant quelques heures le labeur quotidien. Aujourd’hui la politique gouvernementale navigue entre une tentative de sauvegarde de ces traditions et une volonté d’intégration, facteur d’unité nationale. Difficile équilibre à trouver. Deja les minorités Thai ou les Mong sont devenues des attractions touristiques, la tradition des dents laquées noires est vendue comme gadget aux voyageurs de passage, et les villages deviennent parfois des centres de vacances avec soirées d’animation folkloriques. Gageons alors que la minorité Pat Hen, grâce à son isolement, puisse conserver longtemps son identité dans un pays où le tourisme est la première richesse.
Pour écouter cette émission :
http://sites.radiofrance.fr/...e/index.php?id=93617
Quatrième volet consacré aux minorités vietnamiennes. Au nord ouest du pays, près de la frontière chinoise, un rempart de montagnes inaccessibles abrite une poignée d’ethnies minoritaires, véritable miracle ethnologique. Sur quelques milliers de km2, 30 ethnies sauvegardent leur mode de vie sans folklore et en toute beauté. Dans ce col perdu, à flanc de coteau, le village des Pat Hen, qui ne sont plus que 4000 dans le monde, fait songer à un village de gaulois retranché derrière des palissades de bambou. Quelques familles rustiques y survivent dans des huttes de torchis sous un toit de paille.. Les Pat Hen perpétuent une tradition ancestrale en revêtant chaque semaine leur costume, le portant fièrement comme un drapeau pour se rendre au marché d’altitude de la région, posé sur un alpage au cœur d’une foret de pierres. Tout au long de la piste, dès 5h du matin, des milliers de silhouettes bariolées, harnachées d’immenses hottes remplies de produis de la terre : feuilles de moutarde, riz, thé, convergent ainsi des collines avoisinantes vers ce lieu de distraction et d’échanges. On s’y précipite pour commercer et oublier pendant quelques heures le labeur quotidien. Aujourd’hui la politique gouvernementale navigue entre une tentative de sauvegarde de ces traditions et une volonté d’intégration, facteur d’unité nationale. Difficile équilibre à trouver. Deja les minorités Thai ou les Mong sont devenues des attractions touristiques, la tradition des dents laquées noires est vendue comme gadget aux voyageurs de passage, et les villages deviennent parfois des centres de vacances avec soirées d’animation folkloriques. Gageons alors que la minorité Pat Hen, grâce à son isolement, puisse conserver longtemps son identité dans un pays où le tourisme est la première richesse.
Pour écouter cette émission :
http://sites.radiofrance.fr/...e/index.php?id=93617
Passer sa vie à voyager... English translation pending
j'ai 20 ans, je suis en classe de terminale cette année.
et une chose revient régulièrement :l'envie de partir, de voyager, de se débrouiller seule, d'aller a la rencontre des autres, decouvrir de nouvelles sensations et de nouveaux paysages, de nouvelles coutumes, et apprendre sur les autres et sur soi.
seulemen voila, quand on a mon âge on a d'abord des obligations "scolaires", je dois finir mon année et entamé des etudes supérieures, pour avoir un metier et travailler, ensuite avoir une famille ect...
seulement je ne conçois pas completement ma vie comme ça, depuis que je suis toute petite j'ai toujours plus ou moins voyagé, mes parents m'emmenaient quelques fois en camping car à l'etranger pendant les grandes vacances. j'ai plus ou moins aimé certains voyages mais je n'ai jamais été déçue, je n'ai pas vraiment fait de voyage entièrement organisé toute seule ect... mais dans le peu que j'ai fait j'ai été pleinement heureuse et j'ai appris sur moi.
je suis fasciné par les emissions de télé sur les voyages (je ne parle pas de pékin express!!!) et les livres de voyageurs (ex le tour du monde a vélo de claude et françoise hervé) me surprennent et me font rever. j'aimerais faire de ma vie un voyage perpétuel à la decouverte des autres et de soi, mais la société dans laquelle on vit n'est pas vraiment faite pour ce genre de vie. j'ai l'impression d'etre prisonnière de ma vie, meme si je ne suis pas a plaindre, je ne peux pas me permettre de partir aussi longtemps que j'en ai envie et ou je voudrais, car il y a aussi le probleme de l'argent qui se pose. et toutes les idées de voyage de vf me font rever mais ne sont vraiment pas pour moi à l'ordre du jour a cause de mes obligations (concours, permis, bac..!)
alors, est il vraiment possible de voyager toute sa vie tout en ayant une vie a peu près "normale " à coté? ou bien est on obliger de passer par un metier du genre "hotesse de l'air"? j'ai l'impression que faire un tour du monde c'est comme aller en vacances a la grande motte... est ce vraiment réalisable par tout le monde? l'argent ne parait pas poser de probleme car je suis tombé sur des sites de jeunes gens l'ayant fait et ayant été sponsorisé... les voyages ne sont ils reservés qu'aux personnes qui travaillent et gagnent leur vie?...
seulemen voila, quand on a mon âge on a d'abord des obligations "scolaires", je dois finir mon année et entamé des etudes supérieures, pour avoir un metier et travailler, ensuite avoir une famille ect...
seulement je ne conçois pas completement ma vie comme ça, depuis que je suis toute petite j'ai toujours plus ou moins voyagé, mes parents m'emmenaient quelques fois en camping car à l'etranger pendant les grandes vacances. j'ai plus ou moins aimé certains voyages mais je n'ai jamais été déçue, je n'ai pas vraiment fait de voyage entièrement organisé toute seule ect... mais dans le peu que j'ai fait j'ai été pleinement heureuse et j'ai appris sur moi.
je suis fasciné par les emissions de télé sur les voyages (je ne parle pas de pékin express!!!) et les livres de voyageurs (ex le tour du monde a vélo de claude et françoise hervé) me surprennent et me font rever. j'aimerais faire de ma vie un voyage perpétuel à la decouverte des autres et de soi, mais la société dans laquelle on vit n'est pas vraiment faite pour ce genre de vie. j'ai l'impression d'etre prisonnière de ma vie, meme si je ne suis pas a plaindre, je ne peux pas me permettre de partir aussi longtemps que j'en ai envie et ou je voudrais, car il y a aussi le probleme de l'argent qui se pose. et toutes les idées de voyage de vf me font rever mais ne sont vraiment pas pour moi à l'ordre du jour a cause de mes obligations (concours, permis, bac..!)
alors, est il vraiment possible de voyager toute sa vie tout en ayant une vie a peu près "normale " à coté? ou bien est on obliger de passer par un metier du genre "hotesse de l'air"? j'ai l'impression que faire un tour du monde c'est comme aller en vacances a la grande motte... est ce vraiment réalisable par tout le monde? l'argent ne parait pas poser de probleme car je suis tombé sur des sites de jeunes gens l'ayant fait et ayant été sponsorisé... les voyages ne sont ils reservés qu'aux personnes qui travaillent et gagnent leur vie?...
Retour de l'Ouest américain, de Yellowstone à Las Vegas English translation pending
Voilà maintenant quelques semaines que nous sommes rentrés des terres lointaines de l'Ouest américain.
Pour ma part, j'ai eu la chance de parcourir ces endroits pour la troisième fois. J'étais accompagnée cette fois de ma mère et de mon frère, qui eux, découvraient toutes ces merveilles pour la première fois.
Nous avons préparé ce voyage pendant plusieurs mois, pour finalement partir du 08 Juin au 01 Juillet 2017. J'en profite pour remercier tous les membres de ce forum qui partagent leurs expériences, cela m'a grandement aidé pour la préparation de mes trois voyages aux USA. Je vais donc à mon tour, partager les expériences positives, et négatives (!!!) de ce voyage, afin peut-être, qu'elles aident d'autres voyageurs !
Voici donc notre parcours en 23 jours :

Pour ma part, j'ai eu la chance de parcourir ces endroits pour la troisième fois. J'étais accompagnée cette fois de ma mère et de mon frère, qui eux, découvraient toutes ces merveilles pour la première fois.
Nous avons préparé ce voyage pendant plusieurs mois, pour finalement partir du 08 Juin au 01 Juillet 2017. J'en profite pour remercier tous les membres de ce forum qui partagent leurs expériences, cela m'a grandement aidé pour la préparation de mes trois voyages aux USA. Je vais donc à mon tour, partager les expériences positives, et négatives (!!!) de ce voyage, afin peut-être, qu'elles aident d'autres voyageurs !
Voici donc notre parcours en 23 jours :

Prestations des vols tardifs "First" et affaires chez Air France? English translation pending
Bonjour, j'ai réussi non sans mal à obtenir 4 billets primes pour Hong Kong avec aller en affaire (vol de 22 h 30) et retour en Première (vol de 23 h 30), Je suppose que les prestations (repas surtout) sont moins élaborées que pour un vol de journée ???😕
Est ce le même menu ? service plus rapide ?
Pour un premier vol en First, j'ai peut être fait une erreur de partir si tard 😕
Mauvais côtés de l'Inde? English translation pending
Bonjour,
Ma copine et moi voudrions partir en Inde (arriver à Mumbai et vadrouiller pendant 2 à 3 semaines à travers le pays pour y revenir le dernier jour). Nous aimons nous balader dans les rues, aller à la rencontre des gens, découvrir de nouvelles cultures, de beaux paysages. En plus de ça nous sommes amoureux de la cuisine indienne depuis quelques années.
Mais avant de partir je voudrais être sur car ça représente un gros budget. Nos peurs nous viennent de notre dernière destination : Marrakech... Je sais que ça n'a rien à voir, mais cette dernière nous a tellement déçus que nous ne voudrions pas retomber dans le même genre de voyage. On nous en avait dit tellement de bien...
Ce que nous avons détesté là bas ? La pollution très forte qui nous a vraiment génée en plein centre ville lorsqu'il n'y avait pas de vent (je suis asthmatique), Les habitants de Marrakech, du moins ceux que nous avons rencontrés. Les seules relations que nous avons eu étaient en fait intéressées voire des arnaques totales : des gamins dans les souks qui font exprès de nous faire perdre et qui exigent des euros pour nous emmener là où nous lui avions demandé dès le départ, le personnel de l'hôtel qui nous force à acheter des produits, les gens dans les marchés qui vous sautent dessus, qui vous suivent et qui vous insultent si vous ne prenez rien, un commerçant qui nous a jeté de son magasin (de verre en plein milieu des souks...) quand nous avons voulu négocier, etc. En fait, on s'est senti totalmeent harcelés par des gens intéressés et mauvais, agressifs. Et le dernier point c'est totalement de ma faute : j'avais réservé une semaine dans un hôtel palace. Alors la visite des souks fait un peu mal au bide après une nuit là bas. Et puis une semaine dans le luxe dans un pays pauvre, je trouve ça un peu indécent.
L'Inde du Sud est elle connue pour ces défauts ou pas ? Qu'est ce qui peut faire qu'on peut détester l'Inde ? Autre chose, question climat, en Octobre yébon ? Un grand merci.
PS : Attention je dis ça de Marrakech et c'est mon ressenti. Je suis également parti à Essaouira et là ... c'était un paradis sur terre avec des gens géniaux, des ruelles superbes, des odeurs merveilleuses, LE REVE ! Donc je n'ai rien contre les Marocains mais tout contre la ville de Marrakech qui ne vit ni à la tradition, ni au plaisir des rencontres mais qui est devenu un endroit pour montrer aux touristes ce qu'ils veulent voir.
Ma copine et moi voudrions partir en Inde (arriver à Mumbai et vadrouiller pendant 2 à 3 semaines à travers le pays pour y revenir le dernier jour). Nous aimons nous balader dans les rues, aller à la rencontre des gens, découvrir de nouvelles cultures, de beaux paysages. En plus de ça nous sommes amoureux de la cuisine indienne depuis quelques années.
Mais avant de partir je voudrais être sur car ça représente un gros budget. Nos peurs nous viennent de notre dernière destination : Marrakech... Je sais que ça n'a rien à voir, mais cette dernière nous a tellement déçus que nous ne voudrions pas retomber dans le même genre de voyage. On nous en avait dit tellement de bien...
Ce que nous avons détesté là bas ? La pollution très forte qui nous a vraiment génée en plein centre ville lorsqu'il n'y avait pas de vent (je suis asthmatique), Les habitants de Marrakech, du moins ceux que nous avons rencontrés. Les seules relations que nous avons eu étaient en fait intéressées voire des arnaques totales : des gamins dans les souks qui font exprès de nous faire perdre et qui exigent des euros pour nous emmener là où nous lui avions demandé dès le départ, le personnel de l'hôtel qui nous force à acheter des produits, les gens dans les marchés qui vous sautent dessus, qui vous suivent et qui vous insultent si vous ne prenez rien, un commerçant qui nous a jeté de son magasin (de verre en plein milieu des souks...) quand nous avons voulu négocier, etc. En fait, on s'est senti totalmeent harcelés par des gens intéressés et mauvais, agressifs. Et le dernier point c'est totalement de ma faute : j'avais réservé une semaine dans un hôtel palace. Alors la visite des souks fait un peu mal au bide après une nuit là bas. Et puis une semaine dans le luxe dans un pays pauvre, je trouve ça un peu indécent.
L'Inde du Sud est elle connue pour ces défauts ou pas ? Qu'est ce qui peut faire qu'on peut détester l'Inde ? Autre chose, question climat, en Octobre yébon ? Un grand merci.
PS : Attention je dis ça de Marrakech et c'est mon ressenti. Je suis également parti à Essaouira et là ... c'était un paradis sur terre avec des gens géniaux, des ruelles superbes, des odeurs merveilleuses, LE REVE ! Donc je n'ai rien contre les Marocains mais tout contre la ville de Marrakech qui ne vit ni à la tradition, ni au plaisir des rencontres mais qui est devenu un endroit pour montrer aux touristes ce qu'ils veulent voir.
Voyageurs, êtes-vous heureux? English translation pending
En parcourant les différents messages de ce forum que je consulte plus que ne fréquente depuis maintenant 2 ans, j'ai la désagréable impression de lire un nombre incalculable de temoignages de gens aigris, tristes pour qui le voyage serait une libération, un moyen d'echapper au "mechant Occident qui mange tout vilain pas beau egoiste"
Ne voyagez vous que pour fuire votre quotidien? Est ce que ça marche? Ne trouvez vous pas surprenant de vouloir fuire et de cracher sur un systeme que les 90 % de la planete nous envie?
Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas un mechant neo liberal, non, je rale aussi, je suis plutot dubitatif (le mot est faible) quant au virement securitaire de notre chere France ... mais voila, je suis globalement heureux ici ... est ce mal? Et le pire, c'est que ça ne m'empeche pas du tout d'avoir envie de voyager loin de la ... mais je ne le fais pas pour fuire.
Bref, ça m'est passé par la tete, pour ceux qui se sentiraient visés, ne le prenez pas mal, je m'interroge juste...
😎
Ne voyagez vous que pour fuire votre quotidien? Est ce que ça marche? Ne trouvez vous pas surprenant de vouloir fuire et de cracher sur un systeme que les 90 % de la planete nous envie?
Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas un mechant neo liberal, non, je rale aussi, je suis plutot dubitatif (le mot est faible) quant au virement securitaire de notre chere France ... mais voila, je suis globalement heureux ici ... est ce mal? Et le pire, c'est que ça ne m'empeche pas du tout d'avoir envie de voyager loin de la ... mais je ne le fais pas pour fuire.
Bref, ça m'est passé par la tete, pour ceux qui se sentiraient visés, ne le prenez pas mal, je m'interroge juste...
😎
Havana, Isla de la Juventud et autres English translation pending
Bonjour à tous,
J'étais à Cuba 3 semaines en décembre 2014; voici mon carnet de voyages en photos.
Itinéraire: Montréal - Varadero, puis Havana, 4 jours à la Isla de la Juventud, retour à La Havane, Varadero, Montréal.

Le rio Canimar vu d'en haut, juste avant l'atterrissage à Varadero.

Le joli patio de ma casa à Varadero, au calme derrière la maison.

L'entrée du Balneario de San Miguel, dans la province de Matanzas.

L'établissement de bains, copie du casino de Monte-Carlo, est maintenant complètement à l'abandon. Plus de fenêtres, de portes, de lavabos; je n'y ai vu qu'une seule baignoire... et quatre chauve-souris.

Autre exemple du faste passé de San Miguel de los Baños: le magnifique carrelage du patio d'une maison de bois centenaire.
Carnet à suivre, prochaine étape: La Havane.
J'étais à Cuba 3 semaines en décembre 2014; voici mon carnet de voyages en photos.
Itinéraire: Montréal - Varadero, puis Havana, 4 jours à la Isla de la Juventud, retour à La Havane, Varadero, Montréal.

Le rio Canimar vu d'en haut, juste avant l'atterrissage à Varadero.

Le joli patio de ma casa à Varadero, au calme derrière la maison.

L'entrée du Balneario de San Miguel, dans la province de Matanzas.

L'établissement de bains, copie du casino de Monte-Carlo, est maintenant complètement à l'abandon. Plus de fenêtres, de portes, de lavabos; je n'y ai vu qu'une seule baignoire... et quatre chauve-souris.

Autre exemple du faste passé de San Miguel de los Baños: le magnifique carrelage du patio d'une maison de bois centenaire.
Carnet à suivre, prochaine étape: La Havane.
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en b��mo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en b��mo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Choix petit camping-car ou fourgonnette à aménager pour 2 English translation pending
Bonjour,
Jusqu'à présent, nous avons fait du camping sauvage avec notre Kangoo , on peut se glisser sur presque tous les petits chemins de campagne, ça nous convient très bien en été.
Arrivant à la retraite, nous voudrions un véhicule un peu plus spacieux, dans lequel on peut aussi cuisiner (un peu), et passer du temps lorsqu'il pleut ou quand le soir tombe.
On envisage de voyager maintenant en toutes saisons...
Nous hésitons entre une fourgonnette à aménager nous-mêmes ou un camping-car "clé sur porte".
Nous voulons quelque chose de petit, capable de rouler sur des chemins agricoles, discret, et fiable.
Avez-vous des idées, des conseils, des expériences à nous transmettre ?
Merci d'avance !
Premium British Airways ou Norwegian? (Paris - Floride) English translation pending
Bonjour,
Je m'oriente, vu nos âges 🙁, et la différence de prix, pour notre prochain voyage en Floride, vers un choix de sièges en éco premium proposés soit par Norwegian soit par British Airways, depuis Paris. Avez-vous eu l'occasion d'expérimenter cette classe dans ces deux compagnies et de les comparer? Je sais simplement que BA impose de faire escale à Londres. Qu'en pensez vous ? Merci d'avance pour vos retours ^
Je m'oriente, vu nos âges 🙁, et la différence de prix, pour notre prochain voyage en Floride, vers un choix de sièges en éco premium proposés soit par Norwegian soit par British Airways, depuis Paris. Avez-vous eu l'occasion d'expérimenter cette classe dans ces deux compagnies et de les comparer? Je sais simplement que BA impose de faire escale à Londres. Qu'en pensez vous ? Merci d'avance pour vos retours ^