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Escapade à Huang Shan avec une agence de voyage chinoise English translation pending
by Glechinoisg · 2010-01-22 · 136 replies
Bonjour, Je suis en train de m'organiser à partir de Shanghai une escapade à HuangShan (Montagnes jaunes). Je suis en contact avec une agence de voyage chinoise qui s'appelle China highlights qui me fait une bonne proposition mais à 650 € (avec voyage en avion). J'ai deux questions : - Peut-on faire l'escapade à HuangShan seul sans assistance locale chinoise (guide - voiture) ? - Quelqu'un a-t-il déjà utilisé l'agence China highlights ? Peut-on lui faire confiance? J'ai une certain habitude des voyages en Chine mais prinicpalement dans les grandes villes. Merci de vos réponses. G le chinois
Plusieurs propositions de voyage au Vietnam: votre avis? English translation pending
by Parmenion · 2010-01-12 · 26 replies
Bonjour, Je pense partir début avril au Vietnam avec ma femme. Je dois dire qu'au début je pensais au Cambodge mais j'ai cru comprendre que ce n'était pas la meilleure période car trop chaud et couleur du ciel plutôt blanche..donc pas formidable pour les photos. Ma femme aime pouvoir se reposer un ou deux jours, je sais que quand on a que 15 jours c'est peut être dommage de faire ce type de stop mais bon.. En ce qui me concerne je pense qu'une journée devrait suffire (vu que je m'ennuie pas mal sur une plage mais il parfois faire des compromis.).

Me voilà donc à envisager un séjour de 15 jours (je ne peux pas plus en raison du boulot). J'ai donc pris contact avec trois agence locales et vais vous soumettre leur propositions :

Pourriez vous me dire ce que vous en pensez, les programmes semblent assez complet (sf peut être POZAO qui n'a rien prévu sur MAI CHAU ou SAPA (d'ailleurs que choisir entre MAI CHAU ou SAPA ?) mais ne connaissant pas bien le pays je préfère avoir vos avis :)

L'agence 3 prévoit un croisière sur la baie d'along en individuel ce qui semble pas mal plutôt que se retrouver dans une jonque pleine de touristes bruyant.. Pour la pause repos, POZAO prévoit un séjour sur l'île de la baleine, j'ai cru comprendre que le lieu était très joli..? alors que l'agence 2 nous arrête sur Hoi An tout comme la troisième qui je trouve laisse deux après midi au farniente ce qui permet de s'occuper le matin.

Que penser des hôtels..? J'ai lu que la guesthouse chez Loan était très bien, pour le reste j'ai lu des avis sur tripadvisor que je consulte souvent mais j'aimerai vos avis.

Sur certains programmes je compte zapper les visites des musées et du mausolée. Merci de vos réponses. :)

La première : POZAO J1 : arrivée Hanoi : première découverte de la ville ou repos J2 : Viste de Hanoi (village Duong Lam, pagode Mia la matin et ap midi petit lac ou lac de l'épee, temple literrérature, pagode Tran Quoc et Temple Quan Thanh J3 : Hanoi - Tam Coc : Le matin Ninh Binh, visite pagode Bai Dinh, sampan pour découvrir Trang An puis fin journée visite pagode Bich Dong J4 : Tam Coc - Halong : visite de la baie vis Thai Binh et Nam Dinh, puis embarquement sur un bateau (probablement un gros truc) pour visiter les iles de Dinh Huong, de Ga Choi, du chien... de la grotte de surprise. J'ai l'option kayak également à 20 € J5 : Baie d'Along - Hanoi - Hue : visite village pecheur le matin au mileu baie Lan Ha puis direction Baie Bai Tu Long. Retour Hanoi vers fin matinée, visite village céramique Dong Tireu puis vol vers Hue. J6 : Hue visite : balade sur la rivière de parfum, marché Dong Ba, pagode de Thien Mu, village Thuy Bieu, cours cuisine chez un habitant du village. Visite en vélo ou marche, pagode Luong Quan et des maisons jardinière. J7 : Hue Danang Hai AN : citadelle interdite, Tombeau Tu DUc et Minh Mang ; ap midie : en direction de Hoi An, route Mandarine via le Col des Nuages, montagne de marbre, village de sculpture sur pierre à danang. J8 : visite Hoi An : visite le matin de la vieille ville, musée antiquité, pong japonais, maison assembleuse de Phuc Kien, Trieu Chau, Temple Quan Cong, pagode Thuc Tranh. Ap midi : libre J9 : Hoi an - Danang - Nha Trang : vol de DaNang vers Nha Trang. Après midi : institut océanographique de Nha Trang, pagode Long Son, temple Ponagar des Cham J10 : Nha Trang - ile de la baleine J11 : Ile de la baleine J12 : Ile de la baleine - Nha Trang - Saigon par avion J13 : visite le matin du delta du mékong, sampan pour visiter l'ile du Dragon, ile de la Licorne ou Tortue), ferme écotourisque, balade vélo sur l'ile. Nuit en bungalow J14 : Cai Be - Saigon : sampan pour marché flottant Cai Be, visite d'un village de métier traditionnel, ferme croco puis fin ap midi départ pour la France.

Les hôtels proposés : Ha Noi : Phuc Loi** Halong : Bateau Huong Hai*** ou Bai Tho*** Tam Coc : Chez Loan (j'ai cru comprendre que c'était très bien.. :) ) Hue : Thanh Lich*** Hoi An : Phuoc An River Hotel*** Nha Trang : Green*** Saigon : Lanlan

La seconde : GT Travel

Endroits: Hanoi, Duong Lam, Mai Chau, Ninh Binh, Halong, Quan Lan, Hue, Da Nang, Hoi An, My Son, Saigon, Delta du Mékong.

jour 01: Hanoi – arrivée (-/-) Dès votre arrivée à l’aéroport de Hanoi, accueil et transfert au centre de Hanoi. Temps libre pour vous reposer après un long voyage et pour la découverte personnelle la vieille ville de Hanoi. Nuit à l’hôtel.

jour 02: Hanoi – Village Duong Lam – Hanoi (P, Dé) Départ de votre hôtel à 08.00 Am et transfert au village Duong Lam à l'ouest de Hanoï, un village agricole au nord des plains du Fleuve Rouge, là où les maisons de 100 ans sont réservées encore. Ce sera votre expérience unique quand vous baladez le long des allées étroites, visitez le temps Mong Phu dans l'hameau Mong Phu-l'hameau unique où la porte principal du village qui démeure intact, consacre au culte des héros nationaux. Avoir des conversations avec les habitants dans leur maison antiques. Déjeuner les plats vietnamiens dans une maison antique puis conduction vers la pagode Mia (l'autre hameau dans le village Duong Lam), construit au 15ème siècle et admirons 287 statues de toutes les tailles, certains parmi d'eux sont les statues célèbres telles que la statue de Bouddha en Himalaya et les statues des huit déités de Vajra. En fin, visiter le temple Ngo Quyen et le temple Phung Hung où on fait culte respectivement 2 héros nationaux Ngo Quyen et Phung Hung. Nuit à l’hôtel à Hanoi.

jour 03: Hanoi – Mai Chau (P, Dé, D) Après le petit déjeuner, en route pour Mai Chau à travers les rizières et d’où l’on peut apprécier de magnifiques paysages de montagnes, sans compter les nombreux villages tout au long du chemin. Sur le chemin, arrêt pour contempler lez rizières en terrasse et faire les photos. Arrivée à Mai Chau, déjeuner puis visite des villages des minorités situés au coeur d’une charmante vallée, encerclée de rizières et fourmillant de petites fermes traditionnelles. La soirée, vous participerez au spectacle de la musique traditionnelle des Thai Blancs. Nuit chez l’habitant des minorités Thai.

jour 04: Mai Chau – Ninh Binh (P, Dé) Balade pour la dernière visite des hameaux et découverte de la vie très matinale des habitants locaux. Puis en route pour Ninh Binh. Déjeuner dans un restaurant local. L’après-midi, croisière de visite du centre éco touristique Trang An et puis route pour la plus grande pagode du Nord Vietnam et même de l’Indochine, la pagode Bai Dinh. Retour à l’hôtel en fin de l’après-midi. Nuit à l’hôtel.

jour 05: Ninh Binh – Halong (P, Dé) Après le petit déjeuner, départ pour Halong. L’arrivée est prévue vers 12h00, enregistrement et embarquement à bord d’une jonque de luxe Hai Long. Cocktail de bienvenue et déjeuner sur le bateau. La croisière vous emmènera vers des îles aux formes étranges: chien, urne funéraire, coq de combat, et vous explorerez les mystères de la grotte Sung Sot (grotte des surprises). Baignade et farniente sur la plage de Titop. Dîner et nuit sur le bateau.

jour 06: Halong – Hanoi – Hue (P, Dé) Petit déjeuner puis ballade en petit bateau de bambou pour visiter la grotte Luon. Croisière jusqu'à la baie Bai Tu Long, et aperçu de l’île du feu, l’île de la tête d’homme et du village de pêcheurs. Déjeuner sur le bateau et arrivée à Ha Long vers 12h00. Débarquement puis transfert direction à l’aéroport pour le vol en direction de Hue. A votre arrivée, accueil et transfert à l’hôtel. Nuit à Hue.

jour 07: Hue – visite de la ville (P, Dé) Promenade en bateau sur la Rivière des Parfums jusqu'à la Pagode de la Dame Céleste. Située au bord de la Rivière des Parfums, elle se reconnaît de loin grâce à sa tour octogonale. Visite guidée de la citadelle qui a été construite à partir de 1804 sous les ordres du premier empereur Gia Long. Elle est composée de trois parties la cité capitale (Kinh Thanh), la cité impériale (Hoang Thanh) et la cité interdite (Cam Thanh). L’après-midi, visite du tombeau de Tu Duc, somptueux tombeau situé à 7km de Hué au milieu de frangipaniers et de pins. Puis visite du tombeau de Khai Dinh qui renferme un bel autel et le portrait du roi. En fin de l’après-midi, visite du marché Dong Ba. Retour à Hué. Dîner. Logement à l'hôtel.

jour 08: Hue – Da Nang – Hoi An (P, Dé) Petit déjeuner à l’hôtel puis en route à destination de Danang par le Col des Nuages à 496 mètres d’altitude en empruntant une route corniche d'où vous découvrirez de sublimes panoramas sur les rizières et la mer. Traversée également de deux autres cols, parsemés de villages de pêcheurs, de rizières, de marchés et de paysannes aux chapeaux coniques. En cours de route, arrêt dans un village de tailleurs de pierre au pied de la Montagne de Marbres et puis visite du musée Cham. Arrivée à Hoian, Installation à l'hôtel, puis visite de la ville de Hoi An avec ses beaux sites incontournables comme le pont Japonais, la maison commune de la congrégation Phuc Kien et la maison d’architecture ancienne Tan Ky…. Nuit à l’hôtel.

jour 09: Hoi An – My Son – Hoi An (P, Dé) Petit déjeuner puis départ pour la “Terre Sainte” de My Son, un ensemble de temples et de sanctuaires en ruine édifiés dans une cuvette à 60km de Da Nang, un des 5 sites classés Patrimoine Mondial au Vietnam. Après-midi, temps libre pour la découverte personnelle ou pour le repos sur la plage de Cua Dai.... Nuit à l'hôtel.

jour 10: Hoi An – libre sur la plage (P) – Sans guide Complètement libre pour profiter de la plage. Nuit à l’hôtel.

jour 11: Hoi An – libre sur la plage – Saigon (P) – Sans Guide Journée libre pour profiter de la plage. En fin de l’après-midi, transfert à l’aéroport pour le vol en direction de Saigon. A l’arrivée, accueil et transfert à l’hôtel, enregistrement et nuit à l’hôtel.

jour 12: Saigon – Cai Be – Can Tho (P, Dé) Départ matinal pour Vinh Long: Embarquement à Cai Be pour une ballade en sampan dans son marché flottant. Continuation de la croisière tout le long des canaux qu'enjambent de fragiles ponts de bambou. Traversée de villages de pêcheurs, de fermes et vergers produisant mangues, ramboutans, jacquiers, durians, et autres fruits exotiques. Arrêt dans un verger avec dégustation de fruits. Déjeuner dans une ferme. En route pour Can Tho en empruntant le bac. Dîner et nuit chez l’habitant.

jour 13: Can Tho – Saigon (P, Dé) Promenade en bateau sur le très coloré marché flottant de Cai Rang, Phong Dien au carrefour de sept canaux. Retour vers Ho Chi Minh. Déjeuner dans un restaurant local. Arrêt au temple caodaïste. Nuit à l’hôtel.

jour 14: Saigon, libre – départ (P) – sans guide Temps libre pour la découverte personnelle la ville de Saigon puis transfert à l’aéroport pour le vol en direction de votre pays natal.

Le prix comprend: Guide parlant français, sauf les jours libres. Voiture privée avec le chauffeur compétent. Hébergement en chambre double dans les hôtels comme mentionnés dans le programme ou les hôtels avec la qualité équivalente. Hébergement chez l’habitant comme mentionné dans le programme. Repas comme mentionnés entre parenthèses (P – petit déjeuner, Dé – déjeuner, D – Dîner) Frais de visite. Vol domestique: Hanoi – Hue, Da Nang – Saigon avec les taxes d’aéroport. Bateau privé pour le trajet Halong – Quan Lan – Halong.

Liste des hébergements: Destination Nom de l’hôtel Notes Hanoi Thang Long Opera 3*
http://thanglongopera.com/ Ninh Binh Hôtel chez Loan Pas de site d’internet Mai Chau Chez l’habitant

Halong Jonque de luxe Hailong http://www.bestvietnamtravel.com/modules.php?name=Content&opcase=Details&id=156&mcid=84 Hue Duy Tan hotel 3* http://duytanhotel.com.vn/ Hoi An Thuy Duong 3 * http://www.thuyduonghotel-hoian.com/ Saigon Lavender 3* http://www.thuyduonghotel-hoian.com/ Can Tho Chez l’habitant

Enfin la troisième : Parfum d'automne

J1.: Arrivée à Hanoi (dîn. inclus) Arrivée à l’aéroport de Noi Bai, accueil et transfert en ville par le chauffeur de taxi, sans guide. En fonction du temps, vue panoramique de la ville : Balade à pied dans les 36 rues corporatives du vieux quartier d’Hanoi. Visite libre des commercants. Spectacle de marionnettes sur l’eau (tous les jours). Nuit à chez habitant a Hanoi. J2 HANOI – NINH BINH – Baie d’Halong terrestre – HANOI – LAO CAI, train de nuit (petit-dej., dej., din. inclus) 8h00 : Départ pour Ninh Binh (100kms- 2h de route). Promenade à vélo dans les villages de 5km à 15km en fonction de votre souhait (hors des sentiers battus). En fonction du temps, si vous le désirez, une promenade sur barque en béton, puis à pied à la découverte du village lacustre de Dong Dinh et ses habitants (Vietnam profond). Déjeuner chez l’habitant. Promenade en sampan traditionnel (côté touristique) pour découvrir la vie quotidienne dans la baie d’Halong terrestre, de même paysage que la baie d’halong mais dans des eaux moins profondes (Van Long). Retour a Hanoi vers 18h00. Le soir: Transfert à la gare avec le chauffeur (sans guide) pour prendre le train de nuit pour Lao Cai vers 21h15. Nuit en train (cabine pour 4 personnes, couchette molle et climatisée). J3 LAO CAI - Marché de Cao Son des minorités ethniques – SAPA (petit-déj., déj. inclus) Arrivée à 5h20 à Lao Cai. Accueil à la gare par le chauffeur et le guide. Petit - déjeuner, puis visite du marché des minorités ethniques: marché de Coc Ly (le mardi) avec une promenade en bateau sur la rivière de Chay, marché de Cao Son (le mercredi), marché de Lung Khau Nhin (le jeudi), marché de Can Cau (le Samedi), marché de Muong Hum ou marché de Bac Ha (le dimanche). Pique-nique ou déjeuner au restaurant local. Départ pour Sapa, dans les montagnes à 1.600m d’altitude. Nuit à l’hotel Fanxipan View ou l’hotel Royal View***.

J4: SAPA – villages de LAO CHAI et TA VAN – LAO CAI – HANOI, train de nuit (petit-déj., déj. inclus) Après le petit-déjeuner, promenade à pied pour visiter les villages de Lao Chai et Ta Van. Passage à flanc de coteau le long du ruisseau Muong Hoa pour atteindre le village de Lao Chai. Traversée des rizières en terrasses pour arriver au 3ème village de la minorité Dzay (TaVan). Déjeuner au village de Ta Van. Retour à Sapa en Jeep, puis à Lao Cai pour prendre le train pour Hanoi vers 20h15. Nuit en train, (cabine pour 4 personnes, couchette molle et climatisée). J5.: Visite de HANOI (petit-dej., dej. inclus) Arrivée à Hanoi vers 4h35 du matin. Le moins onéreux est de prendre le taxi vous même à la gare pour aller à l’hôtel (environ 2 euros). (Si vous demeurez chez Parfum d’automne, chambre disponible à 5h du matin). Petit repos. 8h00: Visite du quartier de Ba Dinh : Palais du Gouverneur général d’Indochine, Mausolée d’Hô Chi Minh (sauf lundi et vendredi), sa maison sur pilotis, Pagode du Pilier Unique, Temple de la littérature, temple de Quan Thanh, pagode de Tran Quoc. Déjeuner composé de plats traditionnels d’Hanoi. Visite du musée d’ethnographie. Nuit à chez habitant a Hanoi. J6.: HANOI – HAI PHONG – CAT BA – baie d’Halong et baie de Lan Ha (pet-dej., déj., dîn. inclus) Départ à 7h00 pour Haiphong – Dinh Vu (135km – 2h 30 de route), bateau local rapide climatisé à 10h30 pour Phu Long - Cat Ba. Promenade à moto d’une heure (avec chauffeur) à travers l’île (environ 30km), hors des sentiers battus. Vers 12h30 embarquement sur la jonque privée, traditionnelle, authentique de Parfum d’Automne . Visite de la grotte Hang Ca et petite balade de découverte en kayak, du village des pécheurs. Possibilité de se baigner et de pêcher. Lâcher de lanternes. Déjeuner et dîner de la fondue vietnamienne composés des fruits de mer à bord. Nuit à bord dans une crique pour vous seuls au milieu de la baie. J7.: CAT BA – HAI PHONG – HANOI (petit-dej., dej. inclus) Poursuite de la promenade dans la baie d’Halong, visite facultative de la grotte Sung Sot (touristique). En fonction du vent, couper la moteur pour voguer avec les voiles. Débarquement sur l’ile de Cat Ba vers 11h30. Bateau local rapide climatisé à 14h45 pour rejoindre Hai Phong. Retour à Hanoi en voiture, arrivée vers 18h00. Nuit à chez habitant a Hanoi. J8.: HANOI – HUE, en avion (petit-dej., dej. inclus) Transfert à l’aéroport de Noi Bai par le chauffeur, sans guide, une heure de vol pour Hue, sur Vietnam Airlines. Arrivée à Hue, accueil à l’aéroport et visite de la cité impériale de Hué : la porte du Midi, le Palais de la paix suprême, le pavillon de lecture royal, les temples de la dynastie Nguyen, le théâtre traditionnel et son spectacle. Nuit à l’hotel Nhu Phu ou l’hotel Queen*** a Hue.

J9.: HUE – HOI AN (petit-dej., dej. inclus) 8h00: Promenade en sampan sur la rivière des Parfums, découverte de paysages pittoresques. Visite de la pagode Thien Mu, du tombeau de l’empereur de Tu Duc. Puis visite et déjeuner végétarien à la pagode Dong Thuyen. Départ pour Hoi An (130 kms de Hué, 3h de route) en passant par le Col des Nuages et la plage magnifique de Lang Co. Arrivée à Hoi An. Temps libre a la plage. Nuit à l’hotel An Hoi ou Indochine*** a Hoi An.

J10.: HOI AN libre (petit-dej., dej. inclus) Matin: visite de la vieille ville: l’ancien port des pêcheurs de Faifo, le marché typique, le pont couvert japonais, le temple chinois, la maison ancienne de Tan Ky... Dans l’après-midi, temps libre à la plage. Nuit à Hoi An. J11.: HOI AN – DANANG – SAI GON, en avion (petit-dej., dej. inclus) Après le petit déjeuner, transfert à l’aéroport de Danang, une heure de vol pour Saigon, sur Vietnam Airlines. Arrivée à Saigon, visite de la ville de Ho Chi Minh : le Théâtre Municipal, l’Église Notre-Dame, la Poste centrale, le Palais de la Réunification, la pagode Thien Hau, pagode Ngoc Hoang. Découverte de la fabrication de la laque. Promenade dans le quartier chinois de Cho Lon. Nuit à l’hotel Mai ou Tan Hai Long*** a Saigon.

J12.: SAIGON – MY THO – BEN TRE – CAN THO (petit-dej., dej., dîn. inclus) 8h00: Départ pour My Tho. Croisière sur le fleuve Tien Giang (Mékong supérieur), en passant par les îles du Dragon, de la Licorne, de la Tortue, du Phœnix. Arrêt sur l’île du Phœnix pour goûter aux fruits tropicaux, au thé, au vin au miel en écoutant la musique traditionnelle du Sud. Visite de l’île de la Tortue, du village artisanal (fabrique de bonbons au lait de coco et de galettes de riz). Promenade en voiture à cheval jusqu’au jardin An Khanh. Petite balade à travers les vergers locaux avant le déjeuner. Embarquement pour une promenade en barque métallique locale. Transfert à Can Tho. Nuit à l’hotel My Khanh ou Kim Tho*** à Can Tho. J13.: CAN THO – visite du marché flottant – SAIGON (petit dej., dej. inclus) Après le petit-déjeuner, promenade en bateau et visite du marché flottant de Cai Rang, découverte des commerces et des habitants. Retour à Saigon, visite du temple Caodaïste et de la pagode Vinh Trang en chemin. Arrivée à Saigon vers 18h00. Nuit à Saigon. J14.: DÉPART (petit-dej. inclus) Temps libre pour les découvertes personnelles. Transfert à l’aéroport Tan Son Nhat pour le vol de retour en France.
Où dormez-vous lors de vos voyages à vélo en France? English translation pending
by Loic4459 · 2009-12-09 · 24 replies
Bonjour! J'envisage un voyage a vélo de 2 semaines en début d'année prochaine, d'Angers jusqu'a la frontière Suisse. Pour les questions sur le matériel, j'ai pu trouver toutes mes réponses sur le forum, merci dailleurs. Mais il y a une question qui me reste... Ou dormez-vous lors de vos voyages a vélo... En france, le problème me parait moins compliqué car on peut noter sur une carte les campings ou auberges avant le départ... Mais lors des voyages en autonomie en France ou a l'étranger (en Asie par ex) ou autre région du monde, VOUS DORMEZ OU ???Et la Toilette??? Vous campez "sauvage" sur le bord de la route? En France, ca me parait faisable mais pour l'étranger...

Ma question sera peut-être bête mais je vous la pose!!! Merci

"Le plus stupide est celui qui fait semblant de savoir"
Avis sur circuit au Cambodge du 15 au 26 septembre? English translation pending
by Alexde · 2009-08-18 · 8 replies
bonsoir je voudrais avoir votre avis sur ce circuit est il assez complet ? manque t'il des incontournable a ce programe ? si oui les quels merci d'avance

15 Septembre / jour 2 : Arrivée à PHNOM PENH à 09h05 vol TG696 Arrivée à Phnom Penh. A l'arrivée à Phnom Penh, accueil à l'aéroport par un membre de notre bureau et transfert à l'hôtel au centre de Phnom Penh. Début des visites accompagnées (avec guide et véhicule privé). La Pagode du Wat Phnom, le musée national (riche en statues provenant d'Angkor), le Palais Royal et la Pagode d’Argent. Coucher de soleil en bateau au confluent du Tonlé Sap et du Mékong. Nuit hôtel

16 Septembre / jour 3 : PHNOM PENH / UDONG / KOMPONG CHAM Petit déjeuner. Départ avec voiture et guide privé en passant par Udong l’ancienne capitale Royale du Cambodge pour Kompong Cham, En route découverte de Skun, petit village connu pour une spécialité culinaire, les araignées frites. A Kompong Cham, visite du temple Vat Nokor, puis découverte des plantations d'Hévéas de la région de Chhup, dont certains arbres ont été plantés par Michelin en 1930et de la petite usine (datant des années 30) de transformation du latex (fermée en Juillet et Août). Nuit hôtel tres simple

17 Septembre / jour 4: KOMPONG CHAM / KOMPONG THOM/ SAMBOR PREI KUK Petit déjeuner. Départ avec guide et véhicule privé pour Kompong Thom et ses routes bordées de palmiers à sucre. En chemin visite de Vat Kuk Nokor ( 12e siecle). Découverte de l’ancienne capitale et des temples de Sambor Prei Kuk, certainement les plus beaux exemples de l'art PréAngkorien du VIIe siècle. Certains temples en partie effondrés sont maintenus debout par les racines de banians et lianes. La végétation est totalement imbriquée dans les temples. Nuit hôtel

18 Septembre / Jour 5: KOMPONG THOM / SIEM REAP Petit déjeuner. Départ par la route (5 h) avec guide et véhicule privé pour Siem reap (les portes d'Angkor) ou se trouve le site mythique d'Angkor. Après installation à l'hôtel, on assistera au coucher du soleil depuis Phnom Bakend, et vue extérieure du Temple D'Angkor Vat, très bien éclairé en fin d'après midi.

19 Septembre / jour 6 : SIEM REAP (ANGKOR) Petit déjeuner. Le matin, avec guide et véhicule priv

é, découverte des sites d'Angkor Thom : le temple-montagne du Bayon, le Baphuon, la Terrasse du Roi Lépreux, l'ancien Palais Royal, et la Terrasse des Eléphants. Après midi, Visite du célèbre temple d'Angkor Vat "la ville qui devint une pagode". Le soir spectacle de danses traditionnelles Khmer avec repas (buffet)

20 Septembre / jour 7: SIEM REAP (ANGKOR). Petit déjeuner. Le matin, avec guide et véhicule privé, visite des temples préangkoriens (9e siècle) des Roluos : le Bakong, le Prah Ko, et Lolei suivi par la visite des temples les plus étonnants de l'ensemble du site d'Angkor, le Ta Prohm, le Ta keo, perdus dans une végétation luxuriante, ainsi que les temples de Neak Pean, du Preah Khan, et du Thomanon, ainsi que les grands bassins (les Baray). 21 Septembre / jour 8: BANTEAY SREI / KOBAL SPIEN Petit déjeuner. Excursion avec guide et véhicule privé au temple de Banteay Srei la "Cité des Femmes", un bijou de grés rose entièrement sculpté, dédié à Shiva et construit au 10e siècle par le roi Jayavarman V, en passant par le temple en briques d’argile de Prasat Kravan construit en l'an 921, suivi par la visite de Kobal Spien, "La rivière aux mille Lingas. (40 minutes de marche pour arriver a la rivière dont le lit est sculpté sur sa plus grande partie). L'après-midi, visite des sites du Baray Oriental construits par Rajendravarman : Banteay Kdey, Pré Rup, Preasat Khleang, Mébon Oriental. .

22 Septembre / jour 9: BENG MEALEA Petit déjeuner. Excursion de la journée, avec guide et véhicule privé au temple de Beng Mealea (environ 3h de route dans la campagne), un des temple des plus intéressants hors du site d'Angkor, presque aussi grand qu'Angkor Vat mais passablement effondré par endroit. Ce temple est en grande partie envahi par la jungle ce qui en fait un lieu extrêmement romantique et tel que l’ont rencontré les découvreurs d'Angkor il y a plus de cent ans et conservé en l’état. Au retour à Siem reap, visite d'une pagode-monastere actuelle ou les jeunes moines étudient et visite des Chantiers Ecoles ou une association apprend aux jeunes des villages, à sculpter sur pierre et bois dans le plus pur style Khmer

23 Septembre / jour 10 : LAC TONLE SAP / VILLAGES FLOTANTS / PREK TOAL/ BATTAMBANG Petit déjeuner. Départ le matin tôt pour le quai de Siem Reap au bord du lac Tonlé Sap. Départ en bateau sur le lac (environ 6h de bateau public, sans guide), au passage découverte du village flottant vietnamien et arrivée à Prek Toal (beau village flottant), continuation par la rivière Shanker pour arriver à Battambang. Tout au long de ce voyage vous apercevrez des petits villages sur les rives, des élevages de poissons, les riverains qui se baignent, les troupeaux dans l’eau, des pécheurs au filets carrés chinois et des scènes d’agriculture sur les 2 rives. (pendant la saison sèche, voyage en petit bateau hors bord) A l’arrivée à Battambang vous êtes attendus et transfert et installation à l’hôtel, fin d’après midi libre.

24 Septembre / jour 11: BATTAMBANG Petit déjeuner. Avec guide et voiture privée visite de la partie coloniale bien conservée de Battambang (2eme ville du Cambodge) et du marché central. Visite du temple de Phnom Sampeou lieu de pèlerinage Khmer juché sur une colline ou l’on trouve des grottes d’eau salée et des temples grottes bouddhistes. Au retour à Battambang, visite de la belle pagode de Vat Damrei Sâ construite au début du 20e siècle et qui a survécu aux Khmers Rouges. Les murs sont un mélange de chaux et de résine avec de beaux bas reliefs. Visite du petit musée au bord de la rivière, avec quelques belles pièces Angkoriennes, 25 Septembre / jour 12: BATTAMBANG / PURSAT / KOMPONG LUONG / KOMPONG CHHNANG/ PHNOM PENH Petit déjeuner. Avec guide et voiture privée départ pour Phnom penh en passant par la ville de Pursat située a mi chemin de Phnom penh. et visite a 40 km de Pursat du grand village flottant de Kompong Luong (12000 habitants) sur le lac Tonlé Sap, visite en bateau privé (barque). Cette ville flottante comporte des médecins, bars, karaokés, etc. Continuation par le village de Kompong Chhnang et ses ventes de poteries locales au bord des quais. Arrivée le soir à Phnom penh. 26 Septembre / jour 13: PHNOM PENH Petit déjeuner. Avec guide et voiture privée, visite du marché central, du musée du génocide et du marché russe ou l’on trouve de tout, antiquités, T shirts, disques, vêtements, nourriture, etc. c’est un marché toujours envahi et coloré. Nuit Hôtel.
À la découverte de l'Asie: quinze jours en Thaïlande du 5 au 20 juillet 2009 English translation pending
by So75014 · 2009-07-24 · 19 replies
Le carnet de voyage est devenu un rituel : il permet de regrouper toutes les notes prises sur le vif et de peut aider d'autres voyageurs dans la préparation de leur voyage.

Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!

15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.

Jour 0 : départ le 4 juillet 2009

Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.

Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.

Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.

Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.

Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...

Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok

Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.

Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (
http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet à 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.

En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).

Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.

Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.





Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.





Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.

Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok

Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.



A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.

Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!

Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...

Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya

Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.



Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.



Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.







En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.

Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai

Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.

Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai

J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !













Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !



Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.



Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.





Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.

Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai

- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !

On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.

Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.

Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.

Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.

Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !

La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.

Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne

A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.

Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants





puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.

Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!







L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.



Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).



Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.

Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.

Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.

Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !

Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !



Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.



Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.

Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.

De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.

Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ... petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.



Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.

Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai

Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !



Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.

Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.



La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).

Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire

Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.

Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !

Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !

A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.

Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.

Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam

Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !



Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.

Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui

Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !

Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !

Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.

Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.

La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !

La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.

La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.

Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !

Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao

A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.

A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.

Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!

Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !

Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao

Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".

Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.



L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.

Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.

Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.



A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.

Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !

Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit

Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.

Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...



Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour

Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.

Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !

Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...

Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !

Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...



Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.

Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...

Bilan du voyage :

Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.

Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Japon - Avril 2009 English translation pending
by Nancy · 2009-04-26 · 24 replies
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Que de clichés sont tombés en 2 trop courtes semaines ! Harmonie, raffinement, respect … voilà les mots qui me viennent aujourd’hui pour qualifier ce pays. 2 semaines de repos. Oui de repos. Aucune agression d’aucune sorte : pas de bruit, pas de klaxon, pas de bousculade, pas d’arnaque, pas de graffitis … jusqu’aux sonneries des métros tellement plus douces et agréables que les stressantes cornes de brume de nos RER … Tout en étant bien consciente de la perception forcément partielle que j’ai eue en 2 semaines de tourisme, je garde du Japon, l’image raffinée d’une splendide estampe.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 28 Mars – Vol Air France Paris / Osaka Dim – Arrivée à Kansai Airport à 9h05 - KYOTO - Nuit 1 à Kyoto Lun – KYOTO - Nuit 2 à Kyoto Mar – KYOTO - Nuit 3 à Kyoto Mer – HIMEJI – Nuit 4 à Kyoto Jeu – NARA - Nuit 5 à Kyoto Ven – KYOTO - Nuit 6 à Kyoto Sam – KANAZAWA - Nuit à Kanazawa Dim – OGIMACHI - Nuit à Ogimachi Lun – TAKAYAMA - Nuit 1 à Takayama Mar – TAKAYAMA - Nuit 2 à Takayama Mer – TOKYO (Arrivée à 14h10) - Nuit 1 à Tokyo Jeu – TOKYO - Nuit 2 à Tokyo Ven – NIKKO - Nuit 3 à Tokyo Sam – KAMAKURA - Nuit 4 à Tokyo Dim 12 Avril – TOKYO - Vol Air France Tokyo / Paris – Départ de Narita Airport à 21h55

BUDGET : 1 000 Yens = 8, 00 € en achat de cash à Paris Un peu moins cher en paiement par CB, autour de 7, 90 € Retrait cash à un ATM de Kyoto à 7, 87 € (pour un retrait unique et massif de 100 000 Yens)

Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Osaka – Tokyo/Paris : 1 132 €/p achetés par tel auprès d’AF JR Pass 14 jours : 389 €/p achetés auprès de Voyageurs du Monde

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 3 153 € dont 1 709 € pour l’hébergement, le reste étant réparti entre les repas, les entrées de sites (entre 300 et 600 Yens), les quelques transports non couverts par le JR Pass. J’avais apporté 125 000 Yens changés en France. On a retiré 100 000 Yens à un ATM en une seule fois (pour minimiser les frais forfaitaires). Pour le reste, on a payé en CB, très bien acceptée.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 6 195 € pour nous 2 pour 15 jours.

Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins mais, ici au Japon, on peut aussi dépenser vraiment beaucoup plus. On ne s’est pas privé mais on a quand même fait bien plus attention que dans tout autre pays d’Asie …

GUIDES : Guide bleu – Ed 2008 - Sans surprise, culturel et complet. LP Kyoto en anglais - Décevant. Guide Michelin Voyager pratique - Un bon compromis entre culture et logistique.

Internet est une mine d’informations qui m’a permis de préparer dans le détail mon voyage. J’ai tout particulièrement parcouru et apprécié :
http://www.tourisme-japon.fr/ notamment les pdf à télécharger, comme ici par exemple : http://www.tourisme-japon.fr/...oto-higashiyama.... et http://www.japan-guide.com/

Jamais je n’ai autant préparé un voyage. Internet le permet. Et … j’adore ça !!! On m’avait avertie que le Japon est assez peu anglophone ; l’écriture m’est totalement hermétique ; les habitudes ne sont pas les nôtres … J’ai donc beaucoup, beaucoup, beaucoup lu avant de partir. Sur tout. Au-delà de la préparation classique du programme de visites, j’ai potassé !... Comment prendre le métro, le bus, le train, les bonnes manières dans un ryokan, dans un restaurant, comment prendre son bain dans un o furo, comment utiliser les toilettes japonaises, où trouver à manger pas cher … Je connaissais quasi par cœur le plan de métro de Kyoto … J’exagère à peine … Etait-ce indispensable ?... Bien sûr que non, mais 1-ça m’a beaucoup amusée, 2-ça m’a rassurée, 3-ça n’a fait de mal à personne … Et cela étant dit, je pense quand même que, sans être indispensable, ça nous a permis de gagner du temps (c’est surtout ça en fait l’intérêt) et ça nous a évité quelques galères et quelques fautes de savoir-vivre. A mon avis, l’indispensable c’est l’accès aux hébergements et les horaires des trains grâce à hyperdia.com (encore que, si vous avez du temps, vous pourrez voir ça sur place). Le reste n’est que gourmandise …

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Osaka – Tokyo/Paris – Air France Achetés début septembre par téléphone auprès d’Air France à 1 132 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais réguliers et directs. Entre 11 et 12h heures de vol confortable.

Arrivée à 09h05 à Osaka : Kansai Airport (KIX) : http://www.kansai-airport.or.jp/...train/index.h... http://www.japan-guide.com/e/e2033.html Pas de souci à l’aéroport, il est très fonctionnel, les indications majeures sont écrites en anglais, les pictogrammes sont internationaux … Ouf !... On récupère très vite notre bagage. On cherche un peu le bureau d’échange pour le JR Pass. Pas bien longtemps … En quelques minutes, l’échange est fait et nous prenons notre réservation pour le prochain train vers Kyoto. Kansai Airport >> Kyoto Station - Ltd (Limited) Express Haruka (1h15) A 11h30, nous étions arrivés à la gare de Kyoto, prêts à démarrer ce fabuleux périple !

Départ à 21h55 de Tokyo : Narita Airport (NRT) : http://www.narita-airport.jp/en/ http://www.japan-guide.com/e/e2027.html Pas tenus de prendre des trains JR puisque nos JR Pass avaient expiré depuis la veille, nous avons choisi la Keisei Line. Depuis Nippori, nous arrivons en un peu plus d’1h à Narita Airport (1 000 Y, sans réservation). A ne pas confondre avec le Keisei SkyLiner, plus rapide, plus confortable (ô combien !) mais 2 fois plus cher (et réservation obligatoire). C’est selon … nous, nous avions le temps … Nippori Station >> Narita Airport – Ltd Express Keisei Line (un peu plus d’1h – 1 000Y/p) Le site internet de l’aéroport indique le terminal de départ. Pour nous, c’était le terminal 1 (terminus du train), North Wing, 4th floor. Attention, à mon grand étonnement, l’aéroport est tristounet et à partir de 20h, plus grand chose d’ouvert, quelques restaurants déprimants.

2 – Le train et le JR Pass Le JR Pass est à acheter impérativement en France. Je vous renvoie sur Internet pour en savoir plus http://www.japanrailpass.net/fr/fr007.html et pour le commander http://www.voyjapon.net/...?session=&lng=fr Ne pas oublier qu’il est aussi valable sur les trains JR à Tokyo dont la fameuse Yamanote Line, grand circulaire de Tokyo qu’on a beaucoup utilisé. On n’a pas regretté notre investissement, même si dans notre cas, il n’était peut-être pas rentable (je n’ai pas vérifié) mais il facilite tellement les choses ...

Le train fait partie d’un voyage au Japon. Facile, fréquent, fiable, confortable … A Tokyo, on prend le shinkansen (TGV) comme on prend le métro chez nous … C’est très impressionnant, c’est devenu un plaisir et ça reste un moment très fort de notre voyage. Serow, membre sur ce forum, est un passionné du train au Japon (je le remercie pour son aide dans ma préparation d’ailleurs), je comprends maintenant qu’on le devienne. Nous avons croisé un couple ayant loué une voiture. Je crois que c’est dommage …

Je vous renvoie sur hyperdia, le fameux site magique qui permet de préparer tous les voyages en train : http://www.hyperdia.com/...english/hyperWeb.cgi D’une totale fiabilité, on y trouve les horaires, les noms, les types de trains. On peut même pousser le plaisir jusqu’à obtenir le numéro du quai … Ca aide dans la préparation du voyage pour s’assurer de la faisabilité du planning. Sur place, ça aide également pour réserver : je présentais à l’agent les horaires imprimés en indiquant le ou les trains souhaités : nos réservations nous ont toujours pris moins d’une minute (sérieux !). En fait, comme toujours, c’est surtout intéressant si, comme nous, vous avez peu de temps et souhaitez optimiser la moindre journée. Sinon, vous pouvez évidemment tout improviser sur place.

3 – Sur place Nous n’avons jamais pris le taxi, jamais eu besoin. Nous avons utilisé les bus (à Kyoto notamment), les métros, les trains (de l’omnibus au shinkansen), le vélo et surtout nos 2 jambes.

Dès notre arrivée à la gare de Kyoto, nous avons rejoint le Bus Information Center (juste à la sortie de la gare) pour y acheter une Traffica Kyo Card (carte prépayée de 1 000 Y qui facilite l’utilisation du métro et du bus) et récupéré un plan de bus. Par la suite, comme des grands, nous avons acheté nos Traffica Kyo Card aux automates des gares de métro. Le bus est très pratique et bien plus facile d’utilisation qu’on peut le supposer … Quant au métro, Kyoto est traversée par 2 lignes, vraiment pas de quoi se perdre. Je vous renvoie sur ce lien pour en savoir plus : http://www.city.kyoto.jp/...ccess/transport.html J’ai beaucoup hésité à louer des vélos à Kyoto. On a préféré finalement le bus et la marche.

A Tokyo, c’est plus subtil …… nous n’avons pas acheté de carte prépayée (PASMO ou SUICA) car tous nos déplacements ou presque se sont faits grâce à la JR Yamanote Line (couverte par nos JR Pass). Pour les quelques fois où nous avons emprunté le métro, nous avons acheté nos tickets à l’unité aux automates. Nous avions 10 jours d’expérience, et c’était devenu de la rigolade … Même tout écrit en japonais ! http://www.tokyometro.jp/...n/service/index.html

Nous avons parcouru Takayama en vélo. Un vrai bonheur, ça s’y prête très très bien. Et c’était indispensable pour nous, vu l’éloignement du minshuku. Vélos mis à disposition (gratuitement) par le minshuku d’ailleurs.

HEBERGEMENT : Pour info, centrales de réservation pour l’hébergement : http://www.itcj.jp/ http://www.japaneseguesthouses.com/index.htm

Pour une telle destination, j’ai préféré assurer en réservant. Ainsi étais-je sûre d’avoir ce que je voulais et de ne pas galérer sur place. Au final, sans croire que c’était une nécessité, ça nous a quand même bien simplifié la vie … Réservation facile et fiable sur internet fin décembre, sans paiement d’avance. Pour chaque lieu, j’avais imprimé le plan d’accès, toujours très précis. Celui de l’hôtel de Kanazawa remporte la palme, avec une description quasi pas à pas et des photos du quartier ! J’avais également en main la confirmation par mail de la réservation (jamais réclamée, totalement inutile …)

J’ai beaucoup cherché ! Je voulais absolument des chambres japonaises sans pour autant devoir casser ma tirelire à chaque nuit. Du charme, pas du luxe. J’ai donc choisi, tout au moins pour Kyoto et Tokyo, des ryokans modernes qui, s’ils n’ont plus rien de traditionnels en extérieur, ont recréé au niveau des chambres une ambiance parfaitement japonaise. A Kyoto, le jardin intérieur et le o furo complétaient parfaitement l’illusion. Tout en étant conscients qu’il s’agissait d’un compromis, ça nous a permis d’approcher les habitudes de vie japonaises (tatamis, futon, tables basses, o furo, yukatas) sans dépenser de trop grosses sommes (déjà que !…). Bien sûr, les vrais ryokans traditionnels tout en bois ont sans doute un charme que n’auront jamais ces bâtiments modernes. Mais trop chers pour nous. L’expérience en minshuku (chambre chez l’habitant) à Ogimachi était, elle, beaucoup plus authentique même si les échanges avec les propriétaires sont restés très limités … Partout : check in vers 15 ou 16h, les bagages sont mis de côté jusqu’à cette heure ; internet gratuit (sauf à Ogimachi) ; paiement en CB (sauf à Ogimachi).

Quelques mots sur le o furo. Lors de mes recherches, la présence, a fortiori la qualité, du o furo n’a pas été un critère. Ce fut une erreur. Nous avons beaucoup aimé cette habitude du bain commun (non mixte) qui offre l’espace d’une immense pièce de douches (où chacun se douche assis devant une grande glace), la détente d’un grand bain très chaud, le raffinement et le calme d’un endroit agréable. N’hésitez surtout pas à profiter de ces bains. Osez, il n’y a que la première fois qui coûte. Après, quand on a laissé son yukata, sa serviette et sa pudeur au vestiaire, ce n’est que du bonheur. A Kyoto, les o furo donnaient sur la cascade du jardin. Splendide. A Ogimachi, le o furo était tout petit, donc mixte et privé : on l’utilisait en couple. 2 douches et une grande baignoire tout en bois. A Takayama, les o furo des hommes et des femmes étaient si différents que l’accès était inversé soir et matin pour que chacun puisse profiter des 2. Et quelle ne fut notre déception d’apprendre que le Katsutaro de Tokyo n’en avait pas … Mais la salle de bain privée était conçue dans cet esprit et nous a consolés … Nous n’avons pas testé de sento (bains publics en ville) ni de onsen (bains publics naturels alimentés par une source thermale). On se garde ces plaisirs pour le prochain voyage.

Kyoto : Ryokan Nishiyama Réservation faite sur leur site (cliquer ici) Entre 18 et 20 000 Y la nuit, sans aucun repas. Gloups … et on est encore loin du haut de gamme … Notre gros coup de cœur. Hôtel moderne sur 4 étages. Les grandes chambres de style japonais sont spacieuses, belles et très propres. Petit jardin intérieur avec cascade. O furo superbe. Très bien situé en centre ville, à quelques minutes d’un métro et à 2 pas des arcades de Sanjo. Nous y avons pris un seul petit déjeuner japonais, servi au 1er étage, dans une très belle salle aux tables japonaises. Très bien mais trop cher pour tous les jours (1 500 Y/p) … Nous y avons également testé le kaïseki. J’y reviens plus loin.

Kanazawa : Castel Inn Kanazawa Réservation faite via une centrale de réservation (cliquer ici) 10 400 Y la nuit avec les 2 pdej. Hôtel classique, sans aucun charme. Chambre occidentale correcte. O furo glauque d’après Philippe, pas utilisé. Pourquoi lui ? Parce qu’à 5 min à pied de la gare et des bus pour Ogimachi/Takayama. Un avantage : le petit dej (japonais) inclus sous forme de buffet. Waouh, quel régal !

Ogimachi : Minshuku Kidoya Réservation faite via la centrale de réservation Japanese Guest House (cliquer ici) 16 800 Y la nuit, les 2 dîners et les 2 pdej. Sans aucun doute, le meilleur rapport qualité/prix ! Dans le village, maison traditionnelle au toit de chaume. Simple et authentique. O furo rustique, privé, tout en bois. Repas du soir et petit déjeuner inclus dans la prestation. Copieux et délicieux. Un grand souvenir !

Takayama : Minshuku Iwatakan Réservation faite sur leur site (cliquer ici) 11 000 Y la nuit et les 2 pdej. Belle maison à un étage, o furo agréable, vélo gratuit à disposition (indispensable car excentré) Pdej servi dans un joli salon japonais. De la gare, on l’a rejoint à pied : 20 grosses minutes de marche. Ca se fait bien, c’est tout plat. Retour plus confortable par la navette gratuite de l’hôtel. Je n’ai pas bien compris pourquoi cet hébergement avait l’appellation minshuku et non ryokan. Avec sa douzaine de chambres, ça se rapproche plus du ryokan que du minshuku … Peut-être est-ce simplement parce que les gérants sont les propriétaires et habitent sur place ?…

Tokyo : Annex Katsutaro Ryokan Réservation faite sur leur site(cliquer ici) 12 600 Y la nuit seule. Hôtel moderne sans charme (déco grise sobre que j’ai trouvée plus tristounette que raffinée) mais les chambres japonaises sont bien agréables, très spacieuses. Pas de o furo mais une sdb privée japonaise (petit banc pour se doucher assis). Situé dans un quartier très populaire, très animé, près d’Ueno, à quelques min d’une station de métro, du JR Yamanote Line et de la Keisei Line (direct pour Narita Airport).

J’ai été très satisfaite de ces hébergements. En dehors du Castel Inn de Kanazawa plus pratique que charmant, je les recommande tous sans hésitation.

REPAS : Ceux qui connaissent mes carnets le savent : on est des gourmands. La découverte de la gastronomie fait toujours partie de nos voyages et ici, au Japon, ce fut un voyage dans le voyage ! Beaucoup de choses différentes. Nos repas (y compris le petit dej) furent toujours de très bons moments. Encore faut-il laisser le palais s’habituer à ces saveurs, à ces textures et à ces odeurs nouvelles. Un mot sur les sushis. Nous sommes tous les 2 de très grands amateurs de suhsis. Des gourmands même … Allez, disons-le, des goinfres ! On m’avait prévenue que j’aurais sûrement du mal à en trouver au Japon. C’est faux, on en trouve. Mais pas plus que d’autres repas bien plus originaux. Nous avons essayé de goûter à tout … sauf à la baleine. Affaire de conviction. Pour en savoir plus, internet : http://www.tourisme-japon.fr/...irs/gastronomie.... http://www.japan-guide.com/e/e2036.html

Globalement, il est difficile de faire un repas pour moins de 600 Yens (on peut … mais on a faim 1 heure après). Sauf cas particuliers, on tournait autour de 1 000/ 1 200 Yens chacun hors boisson. Comme souvent, le verre de bière plombe l’addition (autour de 500 Y). On s’est régalé de poisson et avons consommé bien peu de viande (gourmands, oui, mais pas gros mangeurs de viande).

Quelques adresses qu’on a particulièrement aimées (ou pas) :

Kyoto : Kaïseki du ryokan Nishiyama (cliquer ici) Nous avons testé le réputé kaïseki de notre ryokan. 7 000 Y/p. Pas cher par rapport à ce qu’on peut trouver par ailleurs. J’ai vraiment regretté qu’il soit servi dans la salle à manger du rdc, sur des tables occidentales. Le charme n’y était pas et à ce prix là, c’est dommage. Sans compter qu’en plus ce soir là, une famille de 6 Français avait une attitude grossière (fou rire déplacé, délire ridicule sur les plats, manque d’égard envers les dames qui servaient …) attitude qui nous a vraiment mis mal à l’aise et gâché notre plaisir. J’ai aussi regretté de ne pas réussir à en savoir plus auprès des dames sur ce qu’on mangeait et comment le manger. Le cadre, l’ambiance, l’atmosphère, rien n’y était ; en 35 minutes, nous avions englouti notre kaïseki. C’était raté … c’est dommage. Souvenir mitigé et colère contre ces malotrus … L’irrespect est un des comportements que je supporte le plus mal. Le kaïseki est une véritable expérience, un événement, une aventure dans le pays du goût et de l’élégance qui mérite donc un environnement propice. Alors, plutôt que de mégotter comme on l’a fait, trouvez-vous une belle adresse, mettez le prix, et profitez de toute votre soirée. Ne vous précipitez pas le premier jour néanmoins, laissez votre palais se préparer à accueillir ces délices.

Musashi Sushi (cliquer ici) C’est un kaiten-zushi, un sushi-train où toutes les assiettes qui défilent sur un tapis roulant devant vous sont ici au même prix : 137 Y ttc. Pas de surprise au moment de l’addition. On est plus tranquille au 1er étage qu’au rdc. Ce ne sont pas les meilleurs sushis qu’on ait mangés mais le meilleur rapport qualité/prix/ambiance. Il est à quelques minutes de notre ryokan et nous y sommes allés plusieurs fois. Avec une dizaine d’assiettes chacun (souvent 2 sushis par assiette), on ressortait repus ! Je vous le disais, des goinfres … Comme dans tous les kaiten-zushi, thé vert, gingembre, sauce soja et wasabi sont à volonté.

Okutan Restaurant (cliquer ici) Au Nord du temple Nanzen-ji, un menu unique à 3 150 Y tout à base de tofu. Maison traditionnelle tout en bois et bambou. Magnifique. Expérience culinaire extraordinaire mais on l’a fait trop tôt dans notre voyage (dès le 2ème jour). Notre palais n’était pas encore ouvert à la subtilité du tofu. On garde néanmoins un beau souvenir de ce moment unique.

Ogimachi : Hakusien (n° 57 sur le plan fourni à votre arrivée à Ogimachi, au Centre d’Infos) Dans une maison traditionnelle, on mange assis sur des tatamis. Menus de sobas et de bœuf hida grillé sur la feuille de magnolia. Nous choisissons un soba spécial au poisson (980 Y) et un soba tofu (650 Y). On s’est vraiment régalé.

Le dîner servi (à 18h pétantes !) dans notre minshuku était excellent. Bœuf hida, un poisson (entier, à dépiauter aux baguettes, courage !), des tempura, des pickles, du tofu, de la soupe miso … J’en garde un bien meilleur souvenir que le kaïseki de Kyoto, même si culinairement ce n’est pas le même niveau. Le repas nous a été servi dans un salon japonais (évidemment, là il n’y avait que cela), juste en face de notre chambre. 2 cloisons à faire glisser pour s’y rendre, un pur bonheur. Le cadre était parfait et personne pour nous gâcher ce bon moment. Ne ratez pas cette expérience d’une nuit à Ogimachi.

Takayama : Nous avons 2 excellentes adresses, dans la même rue.

Depuis la gare, gare dans votre dos, prenez la rue principale vers la gauche puis, face au grand bâtiment HEIWA –je pense que c’est un parking-, prenez à droite. Vous passez un 1er carrefour et trouverez sur votre gauche Le Koma Restaurant (il est référencé dans le Guide Michelin) C’est un okonomiyaki (clic) (nous, on disait aussi teppanyaki) une plaque chauffante devant vous vous permet de cuire votre "omelette" ou vos nouilles à votre façon. C’est original, excellent, pas cher (autour de 600 Y le plat), chacun y trouve son compte. On a adoré les teppanyaki, celui-ci a eu notre préférence.

Dans la même rue, 2 carrefours plus loin, toujours sur la gauche : Le Kazuhiko Nakasai C’est un sushi-ya, restau de sushis. 1 600 Y le plateau de 7 sushis + 6 makis. 800 Y la petite bouteille de saké (30 cl) pour accompagner divinement le poisson cru. Bien sûr c’est bien plus cher qu’au Musashi Sushi de Kyoto mais ça n’a rien à voir au niveau qualité. Le poisson est succulent et les tranches sont énormes ! Nos meilleurs sushis. De très loin. A 18h, ce mardi soir, le restau était bourré de Japonais. Nous avons mangé au comptoir. Ce qui n’est pas mal pour commander à l’unité et faire des tas d’essais …

Tokyo : Au Tsukiji Market, le Daiwa Sushi est très réputé et … très cher. Une bonne trentaine de personnes attendent déjà, sagement alignées. On ne recule pas et nous faisons la queue ½h (finalement, ça va assez vite) avant d’être installés, collés serrés au comptoir, et de commander nos sushis. Quelle déception ! Nous n’en étions pas à nos premiers sushis et donc, nous étions en mesure de comparer. Les boules de riz ne se tenaient pas et le poisson était bon mais sans plus. Bref, réputation surfaite …

Partout : Enfin, n’oublions pas les bentos : repas tout prêts dans de jolies boîtes de carton ou de bambou, plus ou moins élaborés, toujours très frais, toujours très bons. On en trouve dans les superettes (Lawson, Family Mart, Seven Eleven …), les gares, les sous-sols des grands magasins, … Très pratiques lors des trajets en train. Les baguettes sont toujours fournies. Et ce n’est vraiment pas cher. Nous avons aussi acheté de cette façon des sushis à emporter. Pour moins de 500 Y, vous trouvez des boites de 10 sushis. Très bons ! Le sous-sol du grand magasin Mitsukoshi (à Tokyo) est une véritable caverne d’Ali Baba de bouffe. Nous y avons acheté quelques bentos "de luxe". Même là, ça reste tout à fait abordable. Et quel plaisir des yeux ! On s’est fait un pique-nique absolument divin avec ces boites ! Pensez-y, c’est un bon plan.

L’ITINERAIRE : Le Japon, pays des temples, des maisons en bois, des jardins, de la gastronomie. Entre autres. C’est ce que nous, nous allions y chercher. Autant de domaines où nous allons pouvoir mesurer leur sens de l’harmonie. Maintes fois j’ai été interpellée par une image parfaite : l’œil se pose, par hasard, à un endroit, et vous avez devant vous un tableau harmonieux, cohérent, abouti. Le regard glisse, rien ne l’arrête. A aucun moment, on ne se dit : "Ah tiens, ça c’est dommage …". Rien n’est le fruit du hasard : les pierres posées dans le jardin zen n’ont pas d’autres places que la leur … Pourtant, en ce qui me concerne, j’ai mis un certain temps à m’habituer à ces jardins secs. De grandes étendues de sable ratissé, des rochers, de ci, de là … Le premier m’a laissée sceptique face à ce dénuement, face à ce rien. Comme toujours, en sachant donner du temps au temps, en sachant laisser son œil s’habituer, en se laissant apprivoiser, on finit par ressentir, par percevoir … J’ai fini par éprouver devant ces jardins un sentiment de sérénité, de plénitude mais surtout de bien-être. Les jardins de mousse sont plus flatteurs, plus faciles à aborder. Les lanternes sont magnifiques, tellement évocatrices du Japon ! Lors de la préparation de ce voyage, je pensais qu’avec un peu de chance, peut-être, en verrai-je une ?!… Si j’avais su !… Maintenant, je sais. Aucun autre pays ne m’a jamais laissé cette impression d’aboutissement. Cette maîtrise de l’harmonie, du raffinement, du sobre, de l’esthétisme dans le dépouillement, qu’elle soit pour un jardin, pour une maison traditionnelle, pour un kaïseki, m’a laissée pantoise d’admiration. Harmonie jusque dans le bruit feutré de la cloison en bambou et papier de riz qui glisse pour découvrir un jardin, jusque dans cette sensation que l’on a quand on marche en chaussettes sur un tatamis, mélange de souplesse et de fermeté, jusque dans la ligne des toits, ni rectiligne, ni courbe mais un doux mélange des 2 … Harmonie aussi dans la présentation des plats d’un kaïseki. Quel raffinement ! Et que dire du tofu ? La première fois, comme pour un jardin sec, on a l’impression d’avoir avalé un … rien. Et puis notre palais s’affine. Texture, douceur, finesse du goût, nous sommes là encore dans le domaine du très subtil, de la délicatesse. Quel sens n’est pas touché par l’harmonie et le raffinement qui règnent au Japon ? Le Japon nous oblige à faire attention à ce que l’on voit, à ce que l’on entend, à ce que l’on goûte (mangeriez-vous un kaïseki aussi goulûment qu’un hamburger ?) … Souvent, je me suis trouvée balourde (d’engloutir mon sushi comme une vulgaire boulette de viande, de le couvrir de wasabi, de ne pas prendre le temps de m’asseoir au bord de ce jardin, ne pas écouter le bruit de cette fontaine, de visiter, guide à la main, plutôt que de ressentir …). Le Japon est bien plus qu’un voyage culturel, c’est un voyage de sensations, presqu’un voyage d’introspection. Sans doute, le voyage le plus riche qu’on ait fait. Tout ici invite à la sérénité, au calme et sans doute à terme (trop court 2 semaines !) à la méditation. Le Japon m’a touchée, dans mes tripes.

Allez, redescendons … 2 semaines, c’est donc très court … Nous avons fait un choix d’itinéraire ultra classique mais allégé pour avoir le temps de nous imprégner. Je voulais par ailleurs privilégier Kyoto par rapport à Tokyo. Le choix de commencer par Kyoto m’avait été recommandé (à juste titre) car Kyoto est plus facile "d’utilisation". Plus petite, plus tranquille, bus et métro y sont simples d’utilisation. Ca permettait de démarrer en douceur avant d’arriver dans les labyrinthes de Tokyo. Enfin, le prix du billet d’avion est le même avec un retour de Kyoto ou de Tokyo … Pour une fois et sans vanité, je crois que si je devais le refaire, je ne changerais rien à cet itinéraire. Il faut dire que j’y avais passé des heures !… Simplement, l’idéal aurait sans doute été de partir une semaine plus tard pour avoir des cerisiers plus fleuris sur Kyoto et peut-être un peu moins froid …

L’entrée des temples varie entre 300 et 600 Y. A la longue, ça finit par chiffrer. Souvent quand on parle de temple, il s’agit de complexe comprenant plusieurs grands bâtiments dont le temple principal. Comme une sorte de béguinage. Le meilleur exemple est le temple Daitoku-ji à Kyoto qui est en fait un complexe regroupant une vingtaines de temples … On peut y passer plusieurs heures … Comme toujours, une boussole est très utile, mais pensez bien que les plans japonais ont rarement le Nord en haut !... Enfin, après s’être fait prendre une fois (voire 2 …), on est plus attentif …

Aucun intérêt à décrire nos visites par le menu. Comme je l’ai dit plus haut, la préparation (en amont ou sur place) est facile, les sources d’informations nombreuses. Chacun fera ses choix selon ses goûts, ses aspirations. J’ai juste envie de partager quelques points forts ou faibles. Pour le reste, à chacun son voyage.

Kyoto : Des dizaines de temples, autant de jardins, des petites rues pittoresques, une gastronomie variée et raffinée, … Kyoto a beaucoup à offrir. Pour autant, Kyoto reste une très grande ville avec de grands immeubles, de larges avenues commerçantes, des quartiers très modernes, une gare futuriste magnifique. Globalement, on pourrait juger que la ville manque de charme. Ce fut en tout cas notre sentiment quand nous sommes arrivés tout en haut de la gare, sur le toit terrasse. On a été déçu. Mais, il suffit alors de redescendre de ce toit terrasse et de se perdre dans tous ces petits quartiers qui, eux, sont bourrés de charme. Les balades le long de la rivière Shirakawa ou de la rivière Kamo sont enchanteresses. Les quartiers, même très touristiques, de Gion, de Ponto-cho méritent leur renommée … Même si la première impression est surprenante (et peut-être décevante), le charme de Kyoto opère dès qu’on s’y enfonce. Perdez-vous dans ses petites rues au détour desquelles vous ne manquerez sûrement pas d’apercevoir quelques jolies apprenties geishas … Je voulais vraiment y passer du temps. L’un des moyens a été de visiter Himeji et Nara en A/R depuis Kyoto. Je ne regrette pas. Après 6 jours à Kyoto, nous en sommes partis avec beaucoup de nostalgie.

Himeji : Kyoto >> Himeji - Shinkansen Hikari (1h) Nous avions réservé nos places aller ; avec le JR Pass, la réservation est gratuite donc … ça ne mange pas de pain … ; retour sans réservation. De la gare de Himeji, nous sommes montés au château à pied (15 min) Le château justifie à lui seul l’A/R. Il n’y a pas redondance avec le château Nijo-jo de Kyoto. Au contraire, ils se complètent. On y trouve des points communs et de belles différences. Ne négligez pas le bâtiment Ouest (en fin de visite) qui offre des vues splendides sur le château. A défaut d’un grand ciel bleu idéal, nous avons eu la chance d’avoir un ciel orageux, ce qui, avec les cerisiers roses et les façades blanches et noires du château, n’était pas mal non plus ! Nous avons passé à Himeji une grosse matinée, nous étions de retour à Kyoto vers 15h.

Nara : Kyoto >> Nara – JR Nara Line (1h) Pas de réservation pour ce type de train local. Nous partons tôt, train vers 7h. Petit dej dans le train. C’est tellement propre qu’on est super attentif à nos miettes … A la sortie de la gare de Nara, des bus attendent les passagers. Pas compliqué … 180 Y/p pour arriver à l’entrée du parc et voir les premiers daims. Pas sauvages pour 2 sous. Habitués à l’homme. On les caresse comme on caresserait un chien. Très surprenant. Nous arrivons au grand Todaï-ji vers 9h. C’est un peu tard (il ouvre à 7h30, c’est dire !) car il y a déjà pas mal de monde, principalement des Japonais. Le Todaï-ji n’est pas décevant ! Nous déambulons ensuite dans le parc et terminons par le temple Kasuga Taisha dont l’allée est bordée de 3 000 (dit-on) lanternes de bois, de pierre, de bronze. Certaines sont gigantesques, d’autres, toutes moussues, patinées par le temps, ont presqu’une âme. C’en est émouvant. Le quartier Naramachi ne nous a pas transportés. Certes, les vieux temples sont splendides, comme toujours, mais enchevêtrés dans un quartier un peu trop moderne à notre goût. De retour à la gare de Nara, nous sautons dans le premier train, un rapide vers Kyoto. 47min au lieu de 68. C’est bien, on est content mais on réalise trop tard que, du coup, le train ne marque pas l’arrêt à Inari où nous avions prévu de descendre pour aller voir le Fushimi Inari Shrine, longue succession de portails rouges qui m’avait paru impressionnante. Tant pis … On ne fera pas le chemin en arrière. Notre précipitation nous a joué un tour ! Nous étions de retour à Kyoto vers 16h30

Kanazawa : Kyoto >> Kanazawa - Ltd Exp Thunderbird (2h) A la sortie de la gare, ne manquez pas les jets d’eau qui affichent l’heure. C’est tout simple et simplement superbe. Nous avons visité Kanazawa sous une pluie incessante. C’est là qu’on teste son sens de l’abnégation et sa résistance aux imprévus du voyage !… Le Loop Bus nous conduit d’abord dans le pittoresque quartier des geishas. Puis direction le marché aux poissons, très authentique où nous déjeunerons dans un délicieux kaiten-zuschis. Il y en a pleins, il suffit d’en choisir un où il y a la queue. Malgré la pluie, le jardin Kenrokuen est extraordinaire. On va s’y promener près de 2 heures sans voir le temps passer. Et pourtant, il pleut !!! Le quartier des Samouraïs nous éblouit (bien davantage que celui des geishas). Ici, les maisons sont très grandes. Gros coup de cœur pour celle du clan Nomura que l’on visite. Pour finir, on rentre à pied jusqu’à notre hôtel en longeant le canal. La pluie n’altère ni notre courage ni notre enthousiasme ! Et la beauté de ce canal vigoureux nous paie de nos efforts ! Je pensais que Kanazawa serait une étape sans intérêt dans notre programme. Il n’en fut rien. Dès notre arrivée à Kanazawa, nous avions acheté nos billets de bus pour Shirakawa-go. 1 800 Y/p. Les bus se trouvent à la sortie de la gare. Le guichet pour Takayama et Shirakawa-go est à gauche. Bref, c’est facile.

Shirakawa-go - Ogimachi : Kanazawa >> Shirakawa-go - Bus (1h20 - 1 800 Y/p) On arrive donc à Shirakawa-go à 10h. Aussitôt, on réserve nos billets de bus pour Takayama, départ le lendemaine à 10h45. On va déposer notre sac dans le minshuku réservé. La journée est à nous. Oui, je le dis, ça vaut le coup d’y dormir une nuit. D’abord pour avoir vraiment le temps de flâner dans ce magnifique petit village avec les Alpes Japonaises en toile de fond. Ensuite, pour l’expérience de la nuit et du dîner en minshuku. Nous avons visité le village reconstitué. 500 Y l’entrée. Il regroupe de vieilles maisons récupérées d’un peu partout. Nous y passerons plus de 2 heures. Cette fois, la maison japonaise n’a plus de secret pour nous. Economisez la visite de la Wada House si vous comptez visiter ce parc-musée. Il y a redondance … A cela près que la Wada House a une histoire. Mais bon … Le lendemain matin, avant le départ pour Takayama, nous avons encore eu largement le temps de flâner dans le village, quasiment seuls, avec la gelée et la brume matinales et l’odeur des chaumes. Un très beau souvenir !

Takayama : Shirakawa-go >> Takayama - Bus (50 min - 2 400 Y/p) Adorable petite ville de province, très bien préservée avec de grands quartiers de maisons encore tout en bois. A vrai dire, c’est ainsi que j’imaginais Kyoto, oubliant la taille et le modernisme de Kyoto … Le Morning Market est sympathique sans être extraordinaire … Ne manquez pas, plein Est, la promenade dans Higashiyama à pied. Très bien fléchée, elle enchaîne toute une collection de petits temples pleins de majesté. Ambiance surprenante et souvenir unique. Ayant passé 1 journée pleine à Ogimachi, nous n’avons pas été visiter le Hida Folk Village.

Tokyo : Takayama >> Nagoya - Ltd Exp Hida (2h30) Nagoya >> Tokyo - Shinkansen Hikari (1h50) Nous avions pris quelques minutes (à peine !) à la gare de Takayama pour réserver nos trains : départ de Takayama à 9h37, arrivée à Nagoya à 12h01 puis correspondance à Nagoya à 12h22 (shinkansen) pour Tokyo. J’espérais bien (un poil inquiète quand même !) que 20 minutes pour la correspondance suffiraient. Montre en main, il nous en aura fallu … 3 !! C’est vraiment beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine. Arrivés à Tokyo, notre première activité fut de grimper en haut de la mairie (extraordinaire building cathédrale de 50 étages) pour profiter de la vue sur Tokyo. C’est gratuit, ça vaut le coup. Et c’est magnifique. Le temps était trop couvert pour qu’on aperçoive le Fujiyama mais nous avions eu la chance de le voir depuis le shinkansen (choisissez des places à gauche). Ensuite, nous avions envisagé de faire le tour de la ville par la JR Yamanote Line (ligne gratuite avec le JR Pass, aérienne, et qui fait sa boucle en 1h environ). On a abandonné, c’est sans intérêt. La ligne est trop encaissée, on manque de recul pour profiter et puis s’il y a du monde, difficile de dire aux gens "dégagez les fenêtres, je veux voir !…" Donc, mauvaise idée … Tsujiki Market : on a raté notre visite, on y est arrivé bien trop tard. Vers 10h, on a surtout vu des caisses blanches de polystyrène … Nous, les lève-tôt, nous étions un peu vexés … Tant pis. Maintenant, vu tout le sang qu’il restait encore et ce que j’ai pu lire, je ne suis pas sûre de le regretter complètement. Je pense qu’il y avait une forme inconsciente mais volontaire de protection dans cet acte manqué. Jardin Hama Rikyu-teien : il faut y aller ! Ce beau jardin entouré de gratte ciel est ... improbable. Qui met qui en valeur ? Mi Avril, avec les cerisiers et le colza en fleurs, on a fait des photos surréalistes !

J’avais prévu Tokyo dans mon programme car, quand même, je ne pouvais pas l’éviter … Mais, je n’étais vraiment pas très heureuse de devoir passer les 4 dernières journées de notre voyage dans cette mégalopole que j’imaginais bruyante, polluée, trépidante, laide, oppressante … Elle est tout le contraire ! Très peu de circulation, pas de coups de klaxon, du monde bien sûr mais sans aucune bousculade, des quartiers qui, pour certains, ressemblent à de petits villages, des pots de fleurs qui égayent les fenêtres ou les pas de portes, des temples préservés, disséminés un peu partout … bref, vous avez compris, même ici, à Tokyo, j’ai été époustouflée par tant de sérénité. Dimanche, nous avons passé nos dernières heures dans le parc d’Ueno. Ambiance de fête : tous les cerisiers en fleurs ombrageaient des familles en pique-nique, des orchestres animaient les places, des stands vendaient des snacks à grignoter au bord de l’eau … quel crève-cœur de quitter un tel endroit pour retourner travailler. Bouh, gros coup de blues …

Nikko : Ueno >> Utsonomiya – Shinkansen Yamabiko (45 min) Utsonomiya >> Nikko – JR Nikko Line (40 min) Depuis la gare, on a rejoint les temples à pied (une bonne ½ h) car les bus sont peu nombreux. A moins qu’on ait mal regardé … c’est bien possible … «L’on ne connaît pas le beau, si l’on ne connaît pas Nikko» dit le proverbe. C’est vrai. C’est inouï. Même si la débauche de couleurs vives est surprenante et donne parfois un côté un peu kitsch assez décalé, on reste pantois devant ces sculptures de bois coloré. Nikko est une apothéose. Ne pas manquer aussi la balade Gammanga Fuchi et son alignement de dizaines, centaines (? personne ne sait) de petites statues (jizo) de pierre, toutes parées d’un bavoir rouge et d’un bonnet au crochet rouge. Très original. Très mignon. Torrent mugissant à droite. Belle balade.

Kamakura : Tokyo >> Kita Kamakura - JR Yokosuka Line (1h) On part très très tôt. Au point d’arriver à Kita-Kamakura à 7h50 … On monte vers le Kencho-ji qui n’ouvre qu’à 8h30. Si le guichet était fermé, le temple n’en est pas moins ouvert. Bel état esprit, n’est-ce pas ! Nous avançons et, pendant plus d’½ h, nous aurons le lieu pour nous tout seuls. Un vrai bonheur ! Nous paierons sagement notre entrée … lors de notre sortie. Ce temple de Kencho-ji est, de loin, celui qui nous a le plus plu (ici, à Kamakura). J’ai beaucoup aimé aussi Engaku-ji, remarquable pour son cimetière enchevêtré, un peu brouillon, étagé sur une petite colline. Ambiance zen. Retour à la gare de Kita-Kamakura, une station vers Kamakura, puis un petit coup de navette ferroviaire vers Hase. Le temple de Hase Dera ne m’a pas du tout plu. Même la surprenante grotte qui abrite quelques statues ne m’emballe pas. Par contre, le Grand Bouddha est spectaculaire. Tous les regards sont tournés vers le ciel. Quelle majesté ! La visite de Kamakura permet par ailleurs de traverser une jolie campagne.

DIVERS : L’accueil : même s’ils sont peu nombreux, ceux qui parlent anglais se précipiteront pour vous aider s’ils vous voient dans l’embarras. Avec les autres, on se débrouille très bien avec des gestes, des sourires … Plusieurs fois, nous avons montré dans notre guide le nom en japonais du lieu que nous cherchions. Nous avons toujours reçu une réponse amicale et pertinente. L’un d’eux a même été jusqu’à utiliser son portable pour mieux nous renseigner ! Ils se mettent en 4. Lors de la première utilisation des automates dans une station de métro, un agent nous a accompagnés pour nous apprendre. Sans faire à notre place ! Pédagogue, en plus ! Et sans un mot d’anglais. La langue n’est pas un barrage si infranchissable. La carte bancaire : largement acceptée. Nombreux ATM en ville. Malgré tout, il faut quand même prévoir du cash. Le climat à cette époque : nous avons eu très très froid la première semaine à Kyoto. Je pense que nous étions largement sous les 10°C. Un vent glacial complétait le tableau. Soleil néanmoins mais nous avons regretté des gants ! La 2ème semaine a été bien plus clémente avec des températures autour de 15-18°C. Cela dit, une seule journée de pluie et malgré le froid, nous rentrons tout bronzés ! Vêtements : à Kyoto, on portait 1 tee-shirt, 2 polaires et un coupe vent ! On ne se salit pas du tout. Ni par la saleté, ni par la transpiration … on peut voyager très léger. On avait des chaussures de marche et rien d’autre. Les tongs sont totalement superflues car des pantoufles nous ont systématiquement été prêtées dans tous nos hébergements (voire dans les temples, il faut dire qu’il y fait très froid …). L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de Japonais qui, comme nous, visitent Kyoto à la période des cerisiers en fleurs. Les problèmes de santé : pas le moindre. Eau potable partout. WC partout, ultra propres, gratuits. Les moustiques : pas le moindre non plus Photos : nous n’avions pas acheté d’adaptateur pour recharger notre APN. Les hôtels en prêtent (sauf à Ogimachi). Cool ! L'artisanat : tout est cher … ça limite les achats … on a quand même acheté 2 yukatas (kimono d’intérieur en coton, environ 3 500 Yens chacun) et quelques babioles mais rien d’extraordinaire. De très belles théières de fonte mais pas dans notre budget. Une magnifique gouttière de cuivre comme dans les temples à 19 000 Yens. La dame m’expliquait que ça ferait un beau cadeau … tu m’étonnes !

On a beaucoup aimé :🙂 Participer à la vie japonaise : dormir sur des futons, se doucher assis, se baigner dans les o furo, marcher sur des tatamis, faire glisser une paroi coulissante, manger la soupe miso avec des baguettes, faire la queue sagement pour monter dans les trains, rouler à vélo sur les trottoirs, s’asseoir en tailleur (enfin, comme on peut) devant un jardin, regarder les Japonais s’émerveiller devant la beauté des fleurs de cerisiers, s’émerveiller soi-même devant la beauté des fleurs de cerisiers, … ne pas courir, ne pas stresser, ne rien craindre … être totalement détendus pendant 15 jours.

On a moins aimé :😕 Je cherche encore …

En conclusion ... Peu de voyages nous ont laissé une telle émotion. Quand on me demande, "alors le Japon, qu’avez-vous vu ?" j’ai du mal à répondre. Non pas qu’on n’ait rien vu, non … mais ce n’est finalement pas cela qui est important. Quand vous rentrez de Rome, vous pensez au Colisée … Mais du Japon ?... Moi, je pense à la sérénité d’un jardin, je pense à l’âme d’une lanterne, aux lignes épurées d’un temple ou d’une maison …. Où ? Lesquels ? Qu’importe … Je reviens du Japon avec une écaille de vernis d’esprit zen. Enrichissement autant intérieur que culturel. Notre album photos, si réussi soit-il, ne reflètera pas notre voyage.
Endroits à ne pas rater en Guadeloupe? English translation pending
by Ptitedine · 2009-03-29 · 21 replies
😉salut à tous!!! Voilà après un séjour l'année dernièer en république dominicaine cette année nous partons en guadeloupe mais cette fois pas en club car nous avons de la famille qui réside là-bas depuis peu (septembre 2008) donc nous en profitons pour aller les voir et découvrir cette ile!!!

nous partons 1 semaine et demi (du 28 mars au 15 avril), nous serons à sainte-anne et je voudrais savoir quels sont les endroits qu'il ne faut pas rater...nous aimons beaucoup les superbes plages, apparemment il y a beaucoup de cascades, des promenades dans la foret tropicale et bien d'autres choses encore que faut-il privilégier si vous connaissez les meilleurs sites pas forcément touristiques!!!

nous souhaitons louer une voiture sur place, quelqu'un connait-il un loueur pas trop cher?? quels sont les tarifs de bus ou taxi???

j'ai vu aussi des excursions sur des petites iles alentours en bateau cela vaut-il le coup ou y a-t-il la possibilite d'y aller seul???

je voudrais acheter un appareil photo "jetable" pour prendre des photos sous l'eau est-ce bien???

à cette période dois-je prévoir une bombe antimoustique et des chapeaux???

merci à tout ceux qui me répondront....à bientot!!!
Camino de la Plata: Séville-Santiago English translation pending
by Eze · 2009-02-23 · 20 replies
Bonjour,

Après le Camino Francès, depuis chez nous (1800 kms), le Norte depuis San Sebastian jusqu'à Santiago et enfin la promenade Eze (Nice)- Rome, nous avons arrêté l'idée de re-partir pour Santiago depuis Séville (Camino de la Plata). Nous pensons n'en faire que la partie Séville-Salamanca en septembre prochain et le reste en mai 2010;

Avez vous quelque expérience ou lien à nous proposer décrivant ce parcours effectué à pied par des randonneurs/pèlerins ?

Merci
Kaiping (Guangdong - Chine), des infos pratiques English translation pending
by Ragamuffin · 2008-11-13 · 6 replies
Kaiping, des infos pratiques.

Hong Kong 8h30 bateau 220$HK trajet 1h50 Port formalités douanieres 20' bus (inclus dans les 200$) pour Kaiping fin du trajet de 2h a l'ancien port a l'est du centre taxi 25Y 😕 bus numéro 4 a 10' a pied (en sortant du parking de l'ancien port tourner a gauche au grand carrefour prendre a droite dans Xingang Lu et tout droit sur environ 400 metres arret du bus 200 metres apres le carrefour entre Xingang Lu et Hongqiao Lu - je sais c'est pas simple mais c'est la Chine et dire qu'en sortant du parking de l'ancien port il y a en face un arret de bus avec le numvro 4 mais ... le bus ne passe plus par la 🤪) Apres une douzaine de minutes et autants de zigzags vous arrivez a la gare des bus. Prenez en face la Xi Jiao Lu, longez le KFC 🙁, puis le Mac Do 🙁 20 metres plus loin un hotel avec des single a 50Y (tres simple/sobre), toujours sur le trottoir de gauche et pratiquement en face de l'hotel Overseas ... il y a le Guangshi Jiudian avec single a 100Y (apres discount) Chambre super confort (TV, A/C, douche, ...) mais avec le bruit de vos voisins 😠 inclus. Recommandé. Bonne bouffe pas cher un peu plus loin sur le meme trottoir avec table "en terrasse" (plat de nouilles avec légumes et "viande" + biere pour ... 10Y) évitez le resto bateau bouffe insipide et patrons encore plus chiants que moi 🏴‍☠️ et pas sympas (vous taxent 1Y pour le verre d'eau 🤪).

Les diaolous, les tours de guet, les villas, les vieilles villes et tout le tin toin c'est pour ca que vous etes venu, non peut etre ?

Achetez un plan de la ville et de ses environs a la réception de l'hotel pour 5Y

En vente deux brochures (Kaiping Diaolous China et Kaiping Diaolous and Villages); 25Y chaque; bien illustrées; dans une librairie de Xin Hua Lu au sud de la riviere.

Mes visites :

coté pratique bus municipaux numéro 4 ou 13 a l'entrée de Qiaoyuan Lu pres de la gare des bus; 3Y ou 4Y suivant la distance

1. Zili village, la "plus forte concentration" de tours et de villas; 50y de droit d'entrée; le site a visiter si vous n'avez pas beaucoup de temps. Le bus 4 ou 13 s'arrete au carrefour a 5Km; au carrefour il y a un bus bleu qui vous rapprochera a environ 1 Km de Zili (a 2 Km du carrefour il y a le Li Garden - pas visité); moi j'ai fait l'erreur de répondre aux sollicitations d'un chauffeur a moto qui m'a pressé/stressé dans ma visite en venant me chercher pour pouvoir repartir le plus tot possible et quand je lui ai refilé 25Y il en voulait plus 🤪 Retour a Kaiping.

2. Manjianglong (gros bourg avec vie de village dans des maisons agrémentées de décorations en haut-relief colorés + quelques tours et villas bien sur); tres intéressant. Le bus 13 (uniquement) s'arrete a Bai He a 1Km du village. Droit d'entrée 50Y. Retour a Bai He et re-bus pour ...

3. ... Jin Jiang Li. Le bus vous arrete au carrefour qui mene au village; ne pas prendre la route, trop longue, mais le petit sentier a droite de la route; 10' a pied; petit village avec 3 tours; pas de droit d'entrée mais un zig avec les clés d'une tour qui vous presse 🤪 pour que vous visitiez la tour et lui refiliez des thunes 🤪 Ensuite a pied et au pifometre pour rejoindre par les champs et rizieres ...

4. ... XianGang un gros bourg avec une ou deux rues avec de vieilles maisons a pignons; je me serais cru a Bruxelles ou dans une ville de Flandre mais c'était tellememt trsh et dégueulasse partout que tres vite j'ai réalisé que j'étais bien en Chine. Superbe malgré l'état délabré. Regagnez la route et retour en bus 13 a Kaiping.

5. bus 13 ou 6 ou 9 pour Chikan, gros bourg avec le meme type de maisons qu'a Xian Gang mais avec en plus tout un bord de "riviere/égout" avec front de vieilles maisons plus un grand batimemt avec une tour d'horloge; possibllité de visiter (20Y) des studios de cinéma avec un intérieur assez kitch; bons restos en front de "riviere"

6. Kaiping, la ville meme; "affreuse", insipide et comme toutes les villes chinoises dans sa partie nord mais plus intéressante au sud de la riviere avec le Feng Cai Temple ou Charisma Hall et les rues a l'est, Xin Hua Lu et Yung Fu Lu; encore des maisons a pignons.

Bon trip
Un projet fou de tour du monde English translation pending
by LordAnonymo · 2008-11-10 · 133 replies
Bonjour à tous,

J'ai quasiment 30 ans, une petite famille avec 2 enfants (actuellement 3 ans et 6 mois) et je projette de faire un tour du monde en quelques années. Quand je dis "tour du monde", je m'intéresse surtout à l'Afrique, le Proche Orient et si possible l'Asie. Ce n'est pas pour l'immédiat, mais plutôt d'ici 5-10 ans car j'ai un projet "de folie" (comme beaucoup ici) à mettre en place, et que je vais détailler plus loin.

Mais d'abord, pourquoi cette envie de voyager?

Mes grands parents avaient déjà la bougeotte dans les années 60. Ils ont parcouru la Scandinavie, le Maroc, la Turquie, l'Iran, la Grèce... en voiture lors de leurs congés, pendant 1 mois ou 1 mois et demi à chaque fois. Mes parents nous ont baladé, mes frères et soeurs, du Portugal jusqu'en Norvège également. Peu de pays d'Europe de l'Ouest ont échappé à notre présence. En plus de cela, il se trouve que je suis un inconditionnel de Jules Verne, qui m'a certainement inspiré plus d'une idée de Voyage Extraordinaire... Et puis surtout: pour casser avec notre vie actuelle (travail, vie en appartement, routine trop bien établie), et pour "respirer un peu la vraie vie".

Quand j'avais 11-12 ans, j'avais déjà des projets de voyages aux longs cours en Afrique, car ce continent m'a toujours attiré. Je me voyais passer de village en village, faire de la piste difficile, aller à la rencontre de peuples et de coutumes différentes des nôtres. Vers 16 ans, le projet s'est davantage précisé: j'envisageais alors de parcourir tout le continent eurasiatique en suivant les côtes, ce qui ferait faire le tour de la Méditerranée, suivre les côtes de l'Afrique, du Moyen Orient, de l'Inde, de l'Asie du Sud est, de la Chine, Corée(s), Russie pour revenir par la Finlande, la Norvège, Suède, les pays Baltiques et revenir en France. Un projet d'envergure, mais trop difficilement réalisable je pense, et trop aléatoire (je pense au passage en Chine, Corée, et tout le nord de la Russie)...

Il se trouve que je suis maintenant marié avec une malgache depuis plus de 5 ans. L'occasion pour moi de découvrir l'Afrique en vrai, même si les malgaches admettent difficilement qu'ils sont africains... Les pistes, les conditions de vie, les rencontres, cela m'a passionné et me passionnera toujours je crois. J'y suis allé 3 fois, j'ai goûté aux joies de l'administration africaine, de l'organisation et de tous les désagréments que cela peut provoquer... J'ajouterais que si je n'avais pas été marié, je serais probablement mécanicien dans le maritime, et peut être déjà sur les routes du monde.

Une idée est née suite à ma découverte de Madagascar: refaire la Croisière Noire, que Citroën avait entrepris dans les années 30 avec des autochenilles avant de réaliser la fameuse Croisière Jaune, bien mieux connue. En clair: j'avais pour idée de rallier Tananarive en voiture en partant depuis Paris, avec une auto modifiée au minimum: surélevée, protections inférieures et filtre à air supplémentaire. J'ai toujours ce projet en tête et je pense que je le réaliserai un jour.

Je suis déjà depuis un bon moment le site de Géraldine et Yann: Les chemins du monde et j'ai également découvert depuis peu que de nombreux voyageurs n'hésitent pas à se lancer à la découverte de notre globe en famille, et ce, sans forcément être millionnaire au Loto. Par exemple La Tortue Sélène ou bien encore Ballade à quatre... Et je me suis dit: pourquoi pas nous?

Je voudrais donc voyager, principalement en Afrique, pendant un long moment, dont l'échelle se compterait en années. L'originalité de ce projet se trouvera essentiellement dans son moyen de transport puisqu'il consistera à voyager en... tracteur. Non, vous n'hallucinez pas, j'ai bien écrit: un TRACTEUR, genre ce que vous voyez dans les champs (ou presque). Je lierais ainsi 2 passions qui m'animent depuis très longtemps. D'autres fous l'ont déjà fait, voir le site de TRAKTODAK même si le projet est bien différent. J'en vois déjà qui rigolent au fond, et attendez ce n'est pas fini! Ce tracteur, en plus d'être un moyen de transport "lent", est un ancien tracteur, et là il est temps que je commence à donner des précisions.

Pourquoi un tracteur? Parce que déjà, ça me passionne depuis un temps... que je ne compte même plus. Parce qu'un tracteur ça passe partout, surtout celui que je compte employer. Parce que ce tracteur, il a une mécanique simple, réparable en toutes circonstances. Et puis d'abord, parce que j'ai envie, que je suis un peu excentrique et que si certains font le tour du monde à vélo, pourquoi pas en tracteur? Mais quel est ce tracteur? Le voici en image:



1959, donc c'est un ancien. Y'a pas la clim... C'est un forestier, donc 4 roues motrices, et qui peut être 4 roues directrices aussi en cas de besoin (débrayable, ce qui donne un rayon de braquage de 4m50 entre murs). Mine de rien, cet engin monte à 50 km/h environ et un de ses avantages, c'est qu'il ne pèse pas trop lourd, à peu près 3 tonnes avec le treuil. Il ne sera donc pas trop lourd, comme certains camions aménagés que d'autres voyageurs utilisent, et aura une capacité de franchissement que n'égale aucun 4*4. Autre avantage? Ce tracteur possède des amortisseurs, contrairement à la plupart de ses congénères, il est donc relativement confortable. Il a un régulateur de vitesse (en fait un accélérateur à main qu'on peut bloquer à la position voulue) idéal pour garder toute sa concentration sur la trajectoire à adopter en conditions très difficiles. Quel meilleur 4*4 pour de la piste très difficile en saison des pluies? Il était construit pour sortir des fûts de bois dans de rudes conditions, il sera bien capable de nous tirer d'une mauvaise passe. La mécanique? Simple, fiable et robuste. La consommation? Une journée de travail dans le bois, avec la route pour y accéder, utilisait une dizaine de litres de gasoil, pas plus. Sur route en continu ça doit pomper un peu plus, mais mon grand père me disait qu'il était plus économique qu'une 2CV et même s'il exagère un peu, je pense qu'on n'est pas très loin de la vérité. Le bruit? Pas plus que dans une ancienne camionnette diesel peu insonorisée, même si ça semble difficilement croyable (je pense aux vans Mazda à moteur central). Par contre ça vibre, donc tous les silents block sont à réétudier. Sa taille? Moins de 5m de long, moins de 2m de large, et moins de 2m50 de hauteur, donc maniable comme une auto à peu de choses près.

Bien entendu, il ne prendrait la route qu'une fois entièrement rénové et aménagé pour faire un voyage dans des conditions correctes. Evidemment, tant qu'on sera en Europe, ça ne sera pas le pied pour voyager sur nos grandes routes, mais une fois que le continent africain sera abordé, je pense que les conditions seront bien différentes.

Le véhicule dans lequel je projette de faire une habitation serait une remorque, un peu à l'image d'une caravane mais avec 4 roues, et avec des capacités de franchissement égales à celles du tracteur. Dans mon idée, cette remorque habitable serait construite sur un châssis de ce type de tracteur avec les mêmes roues, la même garde au sol, le même amortissement et une cellule ancré sur 3 points et correctement amortie de façon à contourner les problèmes de torsion. Equipé, je pense qu'il est possible de s'en tirer pour un peu moins de 3 tonnes.

Le trajet? Indéfini pour le moment, mais dans ma première idée, parcourir l'Afrique de l'Ouest et arrivé à la hauteur du Gabon, passer à l'Est si les conditions politiques au Congo sont favorables. Remonter la vallée du Nil, rejoindre le Moyen Orient et passer en Asie. Je chercherai à éviter le transport maritime sauf impossibilité absolue.

Le projet? Recueillir les musiques du monde, et les faire connaitre via un DVD (films, extraits), un livre et site Internet. A définir davantage, je ne sais pas si c'est bien original...

Date de départ? Indéfini, mais d'ici 5 à 10 ans. Je veux attendre que mes enfants soient sortis de la maternelle au moins, et avant qu'ils soient au lycée. Ca me laissera le temps de bien préparer le projet et de faire des économies pour le réaliser.

Le financement? Indéfini. Probablement des économies et peut être un peu de sponsoring? Je n'en sais rien. Je me lierais bien aussi à un projet humanitaire, genre réalisation de forages et implantation de pompes de forage solaires. Peut être aussi aider au travail en certains lieux où la mécanisation n'est pas arrivée, la présence d'un tracteur peut donner quelques idées aux autochtones.

Voici dans les grandes lignes ce que je compte faire... Il se peut que le projet tombe à l'eau à un moment donné pour une raison X ou Y, ce que j'écris ici n'engage que moi, mais peut être aussi que j'y arriverai... Peut être aussi que je donnerai des idées à d'autres...

1) Convaincre mon épouse et ma famille... Vous êtes peut être passé par là et comprenez ce que cela signifie. 2) Remettre le tracteur à neuf et l'équiper pour de la longue distance. Actuellement 2 places assises. Il faudra le modifier en 4 (ou mieux: 6) places assises, donc installer un banc supplémentaire et confortable, bien capoter l'ensemble (fibre composite?) et bien ventiler tout en pouvant maintenir l'étanchéité en cas de vents de sable. A mon avis une des grosses difficultés à ce niveau, car il faudra très probablement passer le tracteur à la DRIRE pour la réception en 4 (ou 6) places assises. Cet engin a toujours sa carte grise normale, et le barré rouge est également disponible même si la marque n'existe plus. Donc même dans le cas où le projet est avorté, au moins le tracteur aura été rénové, et ça ne sera pas perdu, puisque quoi qu'il advienne, cette rénovation fait partie de mes projets. 3) Contruire la remorque sur le châssis d'un tracteur de ce type. Il faudra donc que j'étudie la faisabilité de ce projet avec un ingénieur de la DRIRE... Je compte la concevoir et l'aménager moi-même, j'envisage une surface au sol d'environ 12m² en essayant de ne pas excéder 3 tonnes. Je sais également qu'il y a une norme à respecter pour la construction d'une remorque ainsi que pour son aménagement. Le freinage de cette remorque sera pneumatique, assuré par le circuit pneumatique du tracteur (freins type Westinghouse). 4) Toutes ces étapes étant passées, il sera temps de songer à tout l'aspect administratif que toute personne ayant entamé un tour du monde est amenée à découvrir: 5) Définir précisément le projet, trouver un partenariat si possible, du sponsoring si possible 6) Partant de là, définir une ébauche de parcours et prévoir des "points de passage obligatoires" afin de revenir en famille en avion de temps en temps 7) Préparer correctement le départ (démarches, assurances, couverture assurance maladie, carnet de passage en douane, passeports, vaccination, enseignement pour les enfants, préparation site internet...) 8) Partir!

Voilà donc le projet excentrique d'un fêlé.

Avantages du tracteur: assez rapide malgré tout (quand on voit les moyennes permises en Afrique...) léger très bon rayon de braquage grip au sol inégalé à priori consommation assez faible confort (à relativiser)

Inconvénients du tracteur Lent sur bonne route (45 à 50 km/h) Confort incertain sur longue distance Pas de clim! Cabine à construire et étanchéifier Réception DRIRE pour le nombre de places assises... Direction dure à très petite vitesse, (mais vraiment dure!), mais tout de même une possibilité de l'assister

Mes atouts: Bon mécanicien Ingénieux (je pense) Persévérant (sinon je ne serais pas marié avec ma femme!) Assez prévoyant et réfléchi Mon calme dans toutes les situations

Mes défauts: Opiniâtre, voire têtu Souvent trop optimiste Pas peur du risque Fêlé du bocal et a des idées de voyages impossibles.

Pour finir avant que de vous laisser la parole et que vous me disiez ce que vous pensez du projet, je citerai Marcel Pagnol:

"Tout le monde disait que c'était impossible à faire. Un idiot est venu qui ne le savait pas, et il l'a fait!"

A vous la parole!

PS destiné aux modérateurs, si vous pensez que je ne suis pas dans la bonne section (voyage en Afrique, en Famille, en camping car), le sujet peut être déplacé!
Les parcs de l'Ouest américain en Harley Davidson English translation pending
by Leslandes · 2008-08-03 · 30 replies
Voici le récit d' une aventure dont la préparation a débuté début 2007. Nous sommes deux couples d' amis, passionnés des US, de Country Music et de motos Harley Davidson. Nous sommes tous les 4 dans la cinquantaine, membres d' un petit Club Breton de Motos Harley Davidson, nous avons fait déjà un voyage ensemble en 2000 sur San Francisco, Yosemite et Death Valley, mais en voiture. Depuis nous ne parlions que de revenir un jour, mais cette fois de rouler sur nos montures préférées, des Harleys. Maryse et Francis : Nous Nous avons fait plusieurs voyages aux US, toujours en voiture ou en 4x4 : Seattle, Los Angeles, San francisco 2x, Las vegas et les parcs 3x, Nashville et la Fan Fair. Nous sommes jeunes motards (8 ans de permis) et heureux, car "vieux motards que jamais" ! Martine et Pierrick : Nos Amis et compagnons de voyage Ils sont tous les deux motards confirmés (2 Harley-Davidson) et Danseurs de Country dans un club . Nous avons commencé à bâtir notre projet en février 2007 : Un tour des parcs à partir de Las Vegas, avec les conseils avisés des Forumeurs qui se reconnaîtront et que je remercie vivement au passage.. Nous avons pris nos billets NWairlines en Septembre, réservé nos motos chez EagleRider en Novembre. Séjour de 19 jours du 16 Avril au 4 Mai 2008 Trip en moto de 2 semaines Budget 2500 euros par personne (transports, locations, logements, bouffe, entrées diverses, hors dépenses personnelles) : Budget tenu ! Si, si ! Pour le logement, le moins de réservations possible pour rester libres : 3 nuits à l'arrivée, au Four Queens, 3 nuits au milieu du séjour à Moab et 2 nuits à L'Imperial Palace avant le retour.Puis nous avons planché très dur sur le road book. Certes nous faisons un tour des parcs, mais notre objectif était avant tout de profiter de chaque lieu, chaque instant.

Nous avons établi notre circuit avec des étapes courtes, pour chaque ville ou lieu, relevé tous les points d' intérêts tel que les bons steakHouses, les Clubs Country, les événements etc.. Avec l'aide d'un guide connus des Routards... et les infos du Net et de VF bien sûr.

Nous avions aussi prévu les itinéraires bis en cas de météo défavorable ou incident de parcours.. Ce qui n' arriva nullement : Les seuls désagréments du voyage furent: pour la météo, un vent fort plusieurs jours et autrement : une selle de passagère un poil trop dure qui valut l' achat d' un coussin pour adoucir le contact fessier...

Donc le mercredi 16 Avril 2008, après 24 heures de voyage, nous voilà débarqués à Las Vegas. Après avoir pris notre voiture de loc à l' aéroport (Eh oui, j'ai bien dit voiture de loc.... pour 2 jours, le temps de digérer le jetlag, visiter et prendre en mains nos rutilantes machines.

Le Four Queens : Notre Hôtel pour 3 nuits, en plein coeur du Frémont, nous avons choisi cette localisation pour l'arrivée et logerons sur le Strip au retour.

Jeudi 17 avril :

Et nous voila lâchés Sur le LAS VEGAS BOULEVARD : La fille qui se retourne sur les 2 beaux gosses, .... c' est Martine !!



Nous ne sommes pas venus depuis 10 ans dans la Sin City ....Le New York New York n' a pas pas changé comme le MGM, Le Flamingo ... Mais que de chantiers en cours !! Tiens ! le Frontier à disparu ? le Stardust aussi !



Et puis, on y fait toujours ces rencontres étonnantes .. C' est notre 1ère journée de visite, la découverte pour Martine et Pierrick. Bon ça surprend la 1 ère fois, toute cette démesure, cette débauche architecturale, c' est fascinant et perturbant à la fois. On a parfois l' impression d' un immense décor de théâtre dont les coulisses ne sont pas toujours reluisantes .... En arpentant les trottoirs on comprend vite pourquoi ce surnom de Sin City.

On se pourrait se laisser prendre au jeu (dans les 2 sens du terme) mais l' on sent bien qu' il nous faut rester spectateurs, en profiter et passer à autre chose !.. On avons été émerveillés par des Hôtels comme le Bellagio, le Wynn ou encore le Venetian qui à nos yeux est la plus belle réalisation.

Bien sûr, nous sommes allés visiter la concession Harley Davidson (The World Largest), le Dylans Country Club et le Harley Davidson Café .... Passions obligent.





Vendredi 18 avril : Il nous faut aller Quérir nos machines chez le loueur : Pour nos amis ce sera l'Heritage Softail, pour nous, l'Electra Glide. Peu d' imagination dans tout cela, ce sont nos motos respectives en France. Ce qui nous a bien aidé à la préparation pour simuler les chargements....

Car ce n' est pas une mince affaire que de prévoir ses bagages pour 2 semaines à deux sur une moto par tous les temps possibles (nous sommes en avril et nous passerons des cols à 3000 mètres). EagleRider à 9 heures du matin : Nos motos sont prêtes, on décharge la voiture au profit des motos, opération très simple, puisque Martine et Pierrick ont emmené un sac qui s' adapte au sissi-bar de l'HS et nous sommes partis avec nos sacs intérieurs de sacoches et Top Case ..... Y' a qu' a glisser dedans... Que du bonheur !

Et c' est parti, pour une ballade vers Red Rock Canyon, un petit tour de 40 miles pour tester nos montures et nos équipements. Premières visions de paysages désertiques décorés de rochers rouges et 1 ère question d' intendance : Il est midi, qu' est-ce qu' on mange ? Pierrick avait repéré un Ranch quelques miles avant le stop Photo, demi tour...On y va ! C' est le Bonnie Springs Ranch.. Si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut le coup. On a mangé pas cher, les serveuses sont sympas, la déco western du restau est un brin déjantée, je ne vous proposerai que l' entrée des toilettes car l' intérieur ne se décrit pas, il faut le voir .. c' est à pisser de rire. 😊 Retour sur Las Vegas. Le test des motos est concluant, à part pour Martine qui trouve sa selle de passagère un peu dure.. Tout le monde essaye, en effet c' est un vrai bout de bois, nous verrons celà demain avec le loueur. Il nous faut rendre la voiture, petite soirée sur Fremont Street et repas au Tony Romas. conseillé par le Routard pour le rapport Qualité/prix mais bonjour la file d' attente !! Le Fremont Street Experience, spectacle de rue gigantissime à coup d' images et de décibels époustouflants nous a déversé jusque dans nos chambres des "We Will Rock You " à n' en plus vouloir. 😠 Bien sur, nous avons visité quelques casinos du Strip dont nous vous ferons grâce des photos maintes fois diffusées sur ce forum. Nous avons adoré, les montées et descentes successives du Strip sur nos vrombissantes et rutilantes machines..

Bon le Strip comporte un nombre incalculable de feux tricolores dont les attentes au rouge, conjugués aux 30 degrés celsius ambiants transforment nos V Twins en Barbecue redoutables ..

Samedi 19 avril : Il est temps maintenant que nous sommes bien retapés de quitter Las Vegas pour 2 semaines on the road. Passage par le loueur : rien à faire pour la selle de Martine ... La moto est ainsi faite ! On y va comme ça !

J'ai glissé mon CD MP3 de country dans le lecteur de l'Electra, et c' est parti "L' AMERIQUE EST A NOUS !"

Nous prenons vers le Sud, direction Boulder, le Barrage Hoover Dam (pas de photos géniales à vous présenter), nous quittons le Nevada pour entrer en Arizona. A mi route, un vent latéral d' ouest se lève, il se fera de plus en plus fort, au point de nous faire ralentir, bien en deçà de la vitesse autorisée. Même pas grave !! On a le temps !! Notre 1ère Halte entre Las Vegas et Kingman, au milieu de nulle part, un troquet, bazar de souvenirs, et plus étonnant, un groupe de musiciens dans la cour nous balance un savoureux "Sweet Home Alabama" . Nous qui avions préparé notre trip en relevant un max d' adresses country .... Mais pas celle-là ! Pour un début, c' est un bon début ! Arrivés à Kingman vers midi, nous nous posons au 1er Motel qui se présente, un Motel6 avec un petit restaurant Calico à côté, parfait.

Puis on reprend la route pour les Blacks Mountains, direction Oatman, une ancienne ville minière. La route est magnifique des qu' on attaque les contreforts, les premières vraies sensations de motards... Pas de photos là non plus car dans ces virolos, les filles avaient plutôt le camescope au poignet.

Oatman c'est the Ghost Town on Historic Route 66. Eh oui nous avons fait nos premiers miles sur la mythique Mother Road.. Oatman est donc une ancienne ville minière. En fait de Ghost Town, elle est bien vivante la ville, pour les touristes .... C' est la mine qui est fantôme ! Pour extraire l' or, on utilisait des ânes, qui eux aussi existent encore et peuplent les ruelles pour le plus grand plaisir des touristes que nous sommes...... Très pittoresque !

Quand je vous parlais de rencontres !!

Retour sur Kingman pour la soirée. Comme je vous le disais, nous avions préparé une liste des endroits à privilégier, pour manger ou se distraire. A Kingman nous avions Mr DZ ou le Dambar SteakHouse. C' est sur ce second que nous jetterons notre dévolu. Ambiance western certes, mais soirée DJ. Bon, c' est sympa, y' a du monde, mais l' animation est plutôt Rock et R&B... Martine ne se démonte pas et va soudoyer notre DJ du soir pour obtenir notre petit 1/4 d' heure country ... Le DJ s' est fait un plaisir d' annoncer notre requête incongrue.... Allez comprendre : "4 p'tits Français qui veulent danser de la country" Qu' à cela ne tienne !! Et nos amis ont dansé en ligne, à deux.

C' est pas sale par terre ! 'c' est de la sciure !!!!! Tout ça nous a ouvert l' appétit : New York Steak et Big potatos étaient au rendez-vous.

Dimanche 20 avril : Nous quittons Kingman, direction Flagstaff par la Historic Route 66. Je précise Historic car il s' agit des vestiges de la Mother Road et non l'interstate 40 que l' on aurait pu emprunter .... D'ailleurs en bons motards que nous sommes, nous privilégions toujours les petites routes, aux Interstates, Freeways et autres Highways. Donc nous disons Route 66, la vraie de vraie . : Quel pied de rouler au son de "Don't Rock The Jukebox" en direction de Hackberry: Je ne vous l' ai peut-être déjà précisé, mais je suis parti avec un CD MP3 de mes morceaux country préférés ... 19 heures de country ... Quel bonheur cette Electra ! Le Hackberry Général Store est en fait un musée génial, autant à l' extérieur qu' à l' intérieur. Un régal ! Au son de "Six Days On The Road" ou pourquoi pas "Get your Kicks on route 66" ...... Après tout on est sur la Main Street Of America, la route mythique. On roule vers Seligman .. Même le ptit coin est très convivial !! L'Impala du Delgadillo à Seligman. Ce Gift shop un brin déjanté aussi, mondialement connu, créé par Angel Delgadillo le barbier de Seligman. Sortis de l'Historic Route 66, nous prenons pour quelques dizaines de miles, l'I40 pour une escale à Williams puis cap sur Flagstaff ou nous nous poserons pour 2 nuits. Williams est une petite ville Old West qui méritait bien sa petite visite. Nous voilà à Flagstaff où nous nous poserons pour 2 nuits. Pour nous ce sera la fin de la Route 66 car celle-ci continue vers Albuquerque. Nous nous bifurquerons vers Chinle. Ce soir nous passons au Muséum Club, pas de chance, c' est dimanche "le Zoo" est fermé !! Qu' à cela ne tienne, nous serons encore là demain !!

Lundi 21 Avril : Après une matinée libre en ville ou chacun a pu faire ses emplettes, Chemise western, chapeau etc, et la recherche des derniers souvenirs de la Main Street of America, nous reprenons la route pour la visite de Sedona par Oak Creek. Petit stop pour un pik nik dans coin bucolique. 😉 Merci à Philippe du Lot pour son conseil de monter à l'airport de Sedona.. Vue Impressionnante sur la ville. Quel superbe endroit que cette région de Sedona. Nous y étions passés en 1998, mais juste passés !!! De Phoenix au Grand Canyon, . il nous fallait passer vite car le coucher de soleil ne nous attendrait pas !! Ce passage rapide nous avait quand même marqué, au point que cette fois, nous avons proposé une journée à Sedona plutôt qu' au GC. The Chapel of the Holy Cross Fin de journée, nous reprenons la route par l'Oak Creek pour retrouver notre hotel à Flagstaff. Un Days Inn celui de la Route 66, un peu cher mais trés confortable. Pour la soirée, nous comptons beaucoup sur le Museum Club, c'est quand même la Mecque de la country.. On y retourne et bonheur, la perle de la route 66 nous ouvre ses portes ... Ce soir c'est soirée Karaoké ... oui mais country of course! Quel accueil chaleureux que ces nouveaux patrons nous ont réservé !! Une visite privée de ce lieu mythique et tellement chargé d'histoires, La cheminée, constituée de pierres de la région, incrustée de bois pétrifié, et d' un diamant au coeur de l'avaloir, L' arbre au milieu de la piste dont une balle encore incrustée a eu raison du créateur de ces lieux, les chambres cachées, qui ont vus transiter les produits illicites de la prohibition... A propos du créateur, Le Museum a été construit en 1931 par un Taxidermiste d' où son surnom : "The Zoo" Et cet arbre, abattu et retourné sur place, pour constituer à jamais cette entrée majestueuse ! Allez ! Je ne résiste pas ! un peu d' histoire ... Les photos ne sont pas de nous, bien sur .. mais c' est tellement intéressant ! Super soirée. Promis, on reviendra !

Mardi 22 Avril : Nous quittons Flag, avec un petit pincement, nous avons toujours bien aimé cette ville . Nous sortirons par Santa Fe Ave, l' US66, pour ne prendre l'I40 que le plus tard possible ..... D' ailleurs nous en ressortirons très vite pour pénétrer au coeur des territoires Navajos et Hopis. Les Natives Americans Nations.

Nous prendrons la Leupp Rd direction Sunrise, Dikon, Indians Wells, une région que nous traverserons avec une certaine fébrilité, nous avons lu et relu tant de choses sur ces Natives Americans, en bien et en mal. Nous avons, à la fois, envie et peur de les rencontrer.

Nous sommes curieux et à la fois ne voulons pas être voyeurs .. Les villages sont extrêmement clairsemés, les habitations semblent spartiates, sans décors, sans réel recherche d' esthétique. Sur les longues lignes droites interminables, un départ de chemin avec une grappe de boites aux lettres nous laisse supposer que les maisons sont plus loin dans les vallons, les prairies desséchées, peu sont visibles. Parfois un habitant au bord de la route nous salut d' un signe de la main...

Les bords de routes sont jonchés de bouteilles vides ... Comme un rappel d' un vieux problème toujours présent.... Mais nous croiserons des équipes d' hommes qui font un ramassage de ces déchets, qui remplissent des sacs qu' ils laissent ensuite sur le bord de route, de toute évidence pour un enlèvement ultérieur par un véhicule..Les problèmes sont bien pris en mains..

Curieusement, dans ces territoires désertiques qui semblent très peu peuplés, nous verrons quelques miles avant Burnside une école toute neuve, au milieu de nulle part, moderne et colorée, tant par ses bâtiments que ses équipements de jeux.

Nous voici arrivés à Chinle, à l'heure de la sortie des classes sans doutes, car un cortège de School Bus sortant d' un parking, paralyse toute la circulation. Nous nous rendons directement à l'hotel le plus proche du Canyon de Chelly, le Thunderbird Lodge. De là, nous partons pour une visite du Canyon en 4x4. Visite privilégiée car nous ne sommes que tous les 4 avec notre chauffeur et guide Navajo. Lieu majestueux que ce canyon, dont le fond est au trois quart de sable et d' eau. La végétation qui s' éveille en ce printemps se conjugue avec la lumière de fin de journée pour nous offrir cette magie d' ombres, de lumières et de couleurs. Toujours habité, Il contient un grand nombre de ruines indiennes (environ 700) retraçant 1500 ans de présence humaine. Divisé en deux canyons, le Canyon de Chelly et Canyon del Nuerto, cette région est sacrée pour les indiens Navajo. White House Une famille Navajos nous propose quelques objets d' artisanats de leur confection. Les enfants s' apprêtent à traverser la rivière pour venir à notre rencontre.

Mercredi 23 Avril : Nous quittons le Thunderbird Lodge, Un hotel super bien situé, confortable mais dont le restaurant nous laisse une impression de "cafetaria de supermarché" Dommage ! Un petit tour sur la South Rim avant de prendre la direction de Monument Valley. La route n' est pas longue, à peine 100 miles par Many Farms et Kayenta. Nous essayerons de ne pas perdre de temps car le logement sur Monument Valley est rare.. Nous avons relevé sur le Routard une adresse qui nous attire bien : un Hogan à l' entrée du parc. Si ce Hogan n'est pas disponible, nous nous rabattrons sur l' hôtel Goulding's. Bonheur, le Hogan est disponible !!! Le Hogan est l' habitation traditionnelle des Indiens Navajos de la région. C' est une structure en bois recouverte de terre battue Agnes, qui nous reçois dans son Hogan, nous préviens : le confort est spartiate, c' est comme le camping, matelas sur le sol, l' eau dans la cuvette, pas d' électricité, et un poêle à bois au milieu du logis .. ... .Qu' a cela ne tienne !! l' aventure c' est l' aventure !!

L' endroit est rêvé !!

Elle est pas belle la vie ? ! Pour dormir .. Et pour se laver . Pour le chauffage ... A cet instant nous ne le savions pas encore ! Mais ce poêle va bien nous servir, car la nuit sera des plus fraîche pour ne pas dire froide !! Il est intéressant de noter que cette superbe structure de bois est composée de rondins assemblés sans clous, ni vis, ni chevilles. Tout est autoportant et autobloqué.

😠Fallait sans douter, y' a pas de WiFi !! 😠 Le beau Frère de Agnes, qui habite à côté, nous emmènera visiter Monument Valley Tribal Park. C'est parfait car ce n'est pas trés accessible avec nos moto ... et de plus interdit par notre loueur. Notre sympathique guide nous fera faire le tour traditionnel tout public, plus une boucle vers les habitations. Toujours aussi magique ce lieu, on ne s'en lasse pas.

Fin de la visite, tout le monde est content. Notre guide aussi . Au retour de la ballade, Agnes nous a concocté une salade Navajo, servie à domicile. C'est marrant, la ressemblance entre le guide et Agnes ..ci après! C'est la même famille 😉 Tombée de la nuit, Agnes nous apportera une brassée de bois pour le poêle ... Ca nous fait sourire sur le coup, mais en fait, nous aurons froid cette nuit là ... Et les gars se feront un devoir d' allumer le poêle au petit matin.

Brossage des dents à la fraîche !

Le chien de la maison surveille les vas et vient vers les toilettes ... C' est la petite cabane au milieu du désert !

Un petit déjeuner copieux et un café bien chaud avant de reprendre la route .

Jeudi 24 Avril : Allez, il nous rendre ces lieux, dont nous garderons un souvenir inoubliable. En route pour Durango via Mexican Hat et Bluff. Petit arrêt photo sur cette ligne droite mythique, l' entrée est de Monument Valley. Mexican Hat Gooseneck

Changement radical de paysage. Nous approchons de la région de Durango, nous passerons un col à 2600m d'altitude ou il nous faudra nous vêtir plus chaudement. Nous sommes proches du Parc de Mesa Verde.

DURANGO : Voila une petite ville que allons bien apprécier. Nous nous installons pour 2 nuits au Siesta Motel ... Un peu loin du centre historique, dommage. Nous mangerons ce soir dans un restaurant Mongol. Original, pas cher et délicieux..

Vendredi 25 Avril :



Petit déjeuner au centre ville dans un restaurant minuscule mais tellement sympathique.. Puis petite visite de la ville, sa gare, son train à vapeur qui emmène son lot de touristes vers Silverton, la ville minière. Mesa Verde abrite une énorme concentration d' habitats indiens ancestraux dans des « pueblos » construits du VIe au XIIe siècle. Ici, Cliff Palace, long de 88 mètres et abritant 217 pièces entre 100 et 200 personnes pouvaient y vivre.

Petite visite d' un Pueblo

Il est particulièrement intéressant de descendre au coeur de ces vestiges : L' échelle - l' intérieur - pour moudre le grain Retour à Durango pour la soirée et la nuit. Nous mangerons au Ore House SteakHouse qui est contigu au Wild Horse Saloon. Super soirée..

Samedi 26 Avril : Nous reprenons la route tôt le matin, il nous nous couvrir, nous allons repasser le col, il va faire très froid .... Direction MOAB

Sur la route, un petit arrêt à Cortez pour les derniers achats de souvenirs d' art indien, dorénavant nous nous éloignerons des territoires Navajos et Hopis.

A Moab, nous avons réservé un appartement pour 3 nuits. C' était prudent car en cette saison la ville est très fréquentée par les américains amoureux de sports mécaniques en pleine nature : Autos motos, bateaux etc. De plus ce samedi et Dimanche ce sera le célèbre MOB CAR SHOW Tout le Week-End, on a pu assister à un défilé ahurissant de véhicules extravagants, magnifiques et plus fous les uns que les autres. Un spectacle étonnant, détonnant et affligeant à la fois quand on pense à toute cette démesure créée uniquement pour le plaisir et souvent l' inutile. Ça c' est bien l' Amérique !!

Bien sûr, nous aussi on a fait nos kékés sans casques comme les autres! dans cette folie vrombissante ...😎

Moab c' est aussi sa région et ses parcs naturels. Nous visiterons en deux jours CanyonLands Les Arches, la Byway 128. Des sites magnifiques, pour nous Arches restera le plus magique des Parcs de L' ouest américain.

Dimanche 27 Avril : Les Arches : Balanced Rock Des Paysages époustouflants

45 minutes d' ascension pour la perle de Dame Nature : Delicat Arch

Magnifique, c'est sûr elle se mérite !

Lundi 28 Avril : CanyonLands : Des points de vues à couper le souffle !!

Sur la Scenic Byway 128

Mardi 29 Avril : Nous quittons Moab a grands regrets car avec un sentiment de ne pas avoir tout vu, sa région est magnifique et mérite plus de 3 jours pour la découvrir. Il nous faudra y revenir !

Direction Torrey par le parc de Capitol Reef

Sans le savoir à priori, nous allons traverser des paysages magnifiques, inattendus, chaque miles parcouru est un vrai bonheur !!!

Petite halte déjeuner : La Luna Mesa, une petit restau perdu au milieu de nulle part, un brin décalé du monde .... Comme on les aime quoi !!! Un jeune couple charmant nous accueille; Lui, rivé sur son Macintosh essaie désespérement de se connecter au web, elle nous prépare une salade verte et croquante, si fraîche qu'on se demande d'ou elle sort, au milieu de ce désert !!

Au coeur de Capitol Reef ..

Le soir : dodo à Torrey, charmant petit bourg en bordure de Capitol Reef.

Mercredi 30 Avril : Nous prenons la Scenic ByWay12, des paysages de plus en plus époustouflants, une des plus belles routes des Etats Unis. Nous passerons un col où la neige couvre encore le bord des routes

Cette route est une enfilade de virages de montées et descentes au milieu de forêts et de falaises vertigineuses, le bonheur des motards...😎😎



Au bout de cette route superbe autant qu' inoubliable : la cerise sur le gâteau : L' amphithéâtre de Bryce Canyon. Même si nous arrivons ici pour la 4ème fois, l' impression reste la même, comment la nature a-t-elle pu nous offrir une telle oeuvre?

Bien sûr, il est impensable de visiter Bryce sans descendre dans les entrailles de cette majestueuse sculpture à ciel ciel ouvert.

Au fond de cette vallée, c' est une mélodie de couleurs et de lumières orchestrées par les Hoodoos et la végétation .. Une magie dont on ne se lasse pas!



Ce soir, nous dormirons à l' entrée du parc, au Bryce View Lodge. Nous irons manger Ruby's le concurrent d' en face bien plus touristique mais que de monde. La surprise de la soirée sera la traversée de la route d'un hotel à l'autre : un vent glacial à décasquer un motard !! Pire, quelques flocons de neige nous attendront à la sortie du restaurant.

Jeudi 1er Mai : Nous avons des craintes concernant la météo .. Mais non, ciel bleu toujours et encore, mais quel froid ! -6 degrés celsius et toujours ce vent !! Il nous faudra déplacer les motos pour pouvoir charger les bagages sans attraper l' onglée !!!

Nous quittons donc ce site Magnifique site pour redescendre plus bas en altitude et récupérer quelques degrés, qui avouons-le seront les bienvenus.

ZION sera notre dernier parc traversé, magnifique aussi, nous ne nous arrêterons pas sinon que pour manger car nous devons être ce soir à Las Vegas.

Et nous voila de retour dans la Sin City. La boucle est bouclée !

Vue de nuit de la Stratosphère.

ça c' est le manège suspendu au dessus du vide, à quelques 300 mètres. Encore une démesure Américaine ! .... Je vous rassure c'est pas nous qui sommes dedans !!!

Vendredi 2 Mai :

Il nous faut aller rendre nos machines au loueur. Non sans un pincement, vous vous en doutez ! voila 15 jours qu' elles nous balladent au travers de ces contrées de rêve. Tout celà est passé trop vite bien sûr !

Nous avons reloué une voiture pour profiter un maximum de Vegas pour cette dernière journée de demain avant de reprendre l' avion et bientôt Paris :-))

Et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne toujours depuis plus de deux semaines . Le spectacle d'eau du Bellagio. Bellissimo !

Allez ! Dernière soirée, on se lâche !! Un petit Cocktail à notre santé et notre prochain périple ! 😕

Fallait terminer sur une bonne note . . . de Country Music ! Et quelques pas de Line Dance pour Martine et Pierrick !

Super soirée au Tobby Keith Saloon. Demain matin on reprend l'avion .. sniff !! Mais on a déjà évoqué un éventuel futur périple ... qui pourrait inclure Yellowstone ... Un parc que l' on ne connaît pas encore.

Ce qui est magique avec le voyage c'est qu' il commence dès qu'on l' imagine ...... 🙂😄😎
Vercors la mer à pied en octobre 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-25 · 4 replies
Luc-en-Diois Cassis

Cette région des Préalpes françaises qui borde le flanc est de la vallée du Rhône est tout a fait étonnante. Elle recèle une multitude de bijoux naturels, qu'il s'agisse de massifs montagneux ou de belles rivières enserrées dans de magnifiques gorges parfois impressionnantes. En la traversant en voiture on la trouve sauvage, mais lorsqu'on prend le temps de l'arpenter par les chemins de traverse à pied et cela en dehors des périodes de vacances, on en évalue toute la solitude dès que l'on quitte le fond des vallées. Je vais vous conter ce voyage de 9 jours que j'ai eu le plaisir de faire au mois d'octobre 2007.

Il est deux heures du matin le mercredi dix octobre, comme souvent avant un départ la nuit n'est pas très bonne. Je prends le gros pavé sur Mazarin, qui a été loué par la critique, et cela à juste titre. Mais ma lecture est distraite par le raffut que fait la pluie sur le toit. A l'époque d'Anne d'Autriche les situations politiques internes et externes étaient inextricables, d'où ma difficulté à me concentrer et à suivre le fil de l'action. Je reprendrai la lecture de ce livre dans de meilleures dispositions intellectuelles. Mais ne pouvant dormir, j'en profite pour terminer un récit plus abordable et cependant fort intéressant, d'une jeune écrivain albanaise: le pays où l'on ne meurt jamais. Le bruit de l'eau sur les tuiles ne semble pas se calmer. Je suis un peu inquiet à l'idée de prendre le train de Lyon pour Luc-en-Diois, point de départ de ma balade jusqu'à la mer. Etre mouillé en été cela se gère assez bien, mais mi-octobre cela devient plus délicat. Enfin mon expérience et mon matériel « high tech » devraient me permettre de survivre dans des conditions acceptables.

Vers les sept heures, affublé de mon parapluie je pars prendre le métro. Le train TER, tortillard qui descend la vallée du Rhône est bondé d'une foule hétéroclite, jeunes qui doivent aller à l'école, anciens qui vont à la ville d'à côté, personnes qui partent travailler. Il est toujours étrange d'être habillé en « vacancier » au milieu de gens qui ont pour souci immédiat leurs activités professionnelles de la journée. Les multiples arrêts ne permettent pas toujours à la motrice de bien s'élancer, et j'ai tout loisir de contempler ce merveilleux fleuve et les vignobles réputés qui le dominent, Condrieu, Côtes Roties et Hermitage pour ne citer que les plus fameux. Et dire que le Rhône est durablement contaminé sur tout son cours par une pollution à la dioxine.

Alors que je suis absorbé par ces sombres pensées, le jour se lève franchement, la pluie s'est calmée et de grands morceaux de ciel bleu me donnent les meilleurs espoirs pour les jours à venir. Après un changement en gare de Valence, nous nous engageons dans cette magnifique vallée du Diois. Le soleil se fait très présent et prend le contrôle de la situation. Toutes les teintes vives de l'automne éclatent et sont rehaussées par la magie de l'eau et de la lumière. Des taches rouges aux multiples dégradés accompagnées de touches de jaune en pinceaux élancés ponctuent le vert dominant. Les parcelles les plus petites de vigne de clairette de Die s'insinuent jusqu'au tréfonds des anfractuosités des vallons qui s'accrochent de part et d'autre de la voie ferrée. Les magnifiques et austères parois du Vercors se dévoilent, les Trois Becs appelée aussi la Pelle avec sa très impressionnante paroi nord, et un peu plus loin la bien plus redoutable paroi de Glandasse. Beaucoup de souvenirs remontent.

14h26 Die, encore un gros quart d'heure et ce sera Luc-en-Diois. Je suis toujours impressionné juste au démarrage d'un parcours de plusieurs jours en solitaire. La mer semble loin et je me demande si je vais y arriver. Pourquoi marcher seul? Cet été 2007, j'ai fait en groupe un trek très agréable de12 jours dans le Haut-Atlas marocain. J'ai beaucoup apprécié, les gens avec lesquels je me trouvais étaient particulièrement agréables et je n'ai décelé aucune tension au sein du groupe. Honteusement, je dois cependant avouer que du fait sans doute d'une certaine paresse intellectuelle, lorsque je suis en groupe et que quelqu'un veut mener la danse, tant qu'il n'y a pas de danger je me désintéresse de l'itinéraire, et maintenant en regardant une carte du Maroc, je suis incapable de situer le lieu de notre randonnée. Donc de toute évidence, le fait de partir seul demande de mobiliser ses facultés intellectuelles et cela constitue déjà une bonne raison de pratiquer la balade dans ces conditions.

Le train ralentit et s'arrête à la minuscule gare de Luc. Je suis seul à descendre, rapidement le train s'éloigne et pas âme qui vive en ce lieu. Un léger temps d'adaptation est nécessaire pour faire la transition entre un wagon bondé et bruyant et ce petit quai aux quatre vents. En ce début d'après-midi je traverse le village désert. Par la route en quelques minutes je rejoins le très curieux chaos qui a pour nom le Claps. Il y a quelques dizaines de milliers d'années, voire plus, un gigantesque glissement de terrain s'est produit à partir d'une grande strate calcaire, ce qui a précipité d'énormes blocs au fond de la vallée, qui de ce fait présente une physionomie étonnante. Entre autre dans cet amoncellement de blocs on peut admirer le Saut de la Drôme. Il s'agit en fait d'un ruisseau canalisé, passant sous la route. A la lecture de la carte on pourrait s'attendre à autre chose.

Par une route étroite je rejoins Lesches-en-Diois, petit village à partir duquel le GR9 me conduit à Beaurières. A mon entrée dans ce hameau le crépuscule est imminent, le ciel s'est à nouveau obscurci. Il s'agit plutôt de brouillard que de mauvais temps. J'ai marché assez lentement et me sens fatigué, bien que n'ayant pas fait quinze kilomètres. L'accoutumance nécessite un certain délai, demain tout rentrera dans l'ordre. Le premier habitant rencontré m'enlève tout espoir de trouver un point de chute pour la nuit. Je trouve l'indispensable, une fontaine et remplis mes bouteilles. En passant au centre du village, un bistrot épicerie est ouvert, c'est le Pérou. Je pose à nouveau la question du point de chute pour la nuit. Et là miracle, il m'est répondu que le gérant du village de vacances fermé à cette époque est juste sur le trottoir. Il accepte de me passer un mobile home pour la nuit au prix de 15 euros. Je ne dormirai pas dans la forêt envahie par le brouillard. Soirée calme, un couple occupe une autre habitation. Une douche chaude me fait le plus grand bien. Une soupe épaissie à la purée vite engloutie, j'attaque le livre que j'ai emporté : l'éloge des femmes mûres.

Lever matinal, visibilité réduite, après un petit déjeuner au bistrot je remonte prendre mes affaires et j'attaque la montée du col de Cabre. Il fait très sombre, on se croirait presque en hiver. Cet effet est du à la brume épaisse qui s'est accumulée dans la vallée. Cependant malgré la pénombre, je remarque dans l'étroit cours d'eau que je longe des petites mares, dans lesquelles des truites détalent à mon passage. A l'immobilité de l'air je sens que le temps est très beau et qu'en prenant un peu d'altitude la clarté du ciel va apparaître. En effet un moment plus tard, les bancs de nuages se déchirent et j'émerge en plein soleil. Les derniers mètres entre brouillard et lumière sont féeriques. Par paliers les arbres passent de teintes grises aux couleurs les plus flamboyantes, le tout éclaboussé de rayons lumineux jouant avec les gouttelettes d'eau en suspension.

Je coupe la route goudronnée et que vois-je? Un mastodonte monter à bonne allure, il s'agit d'un camion transportant une belle quantité de mercedes toutes neuves. Décidément la civilisation n'est pas loin. A ce col René Desmaison avait une maison les dernières années de sa vie, j'y pense parce qu'il vient de mourir. D'après ce que j'ai entendu ses cendres vont être dispersées dans le Dévoluy près de montagnes qu'il a beaucoup aimées, le Pic de Bure et la Crête des Bergers, parois que je vais croiser au cours de mon périple.

Du col de Cabre il faut encore monter au col de Valdrôme avant de basculer vers le village du même nom. Le chemin est un enchantement entre brume et soleil, j'ai vraiment l'impression de jouer à saute-nuages. Au milieu d'un champ un arbre étrange, sans doute très vieux, ressemblant à un noyer, étale son feuillage présentant une large palette de couleurs. Certaines feuilles sont encore bien vertes, d'autres un peu marron comme si elles avaient souffert d'un manque d'eau, d'autres par touffes jetées un peu au hasard sont jaunes ou rouges, vraiment étonnant. Une atmosphère vaporeuse stagne à l'arrière plan, de laquelle surgit une jolie crête dont je n'arrive pas à déterminer le nom.

Au village de Valdrôme, le GR part un peu vers l'ouest en évitant la montagne. Cette belle pente me tente et je m'engage plein est afin de gravir ce beau belvédère. Après un tronçon de route goudronnée et un court détour car le chemin est barré à l'entrée d'une propriété, une magnifique sente très sauvage me conduit aux larges espaces des pistes de ski. En suivant un remonte-pente raide j'arrive à proximité du Pas de la Lauze à 1553 mètres d'altitude. L'air est immobile, il se dégage une quiétude prégnante qui va m'accompagner durant neuf jours. Un troupeau de moutons débouche, derrière suit une bergère que je salue. Il est à peu près quatorze heures, c'est la première personne que je rencontre depuis ce matin, le chauffeur du camion je ne l'ai pas vu. Après avoir mangé en prenant mon temps le lieu invitant à la flânerie, je m'engage en descente dans un raidillon où il faut faire attention. Je plonge dans une forêt aux couleurs presque irréelles. Parfois on pense que les peintres forcent sur les teintes et qu'ils osent des contrastes par trop marqués, mais il n'en est rien, il ne font que copier la nature. Un petit coup au moral, un panneau indique Serres, mon point de chute pour ce soir, à 12 ou 14 kilomètres. Mais rapidement l'enchantement du lieu me fait oublier ces contingences bassement matérielles.

Un long vallon en sous-bois tapissé de feuilles, dans lesquelles mes pieds immergés font bruire le tapis végétal, déroule sa pente régulière. Ce contact souple et moelleux au niveau de la plante des pieds est sensuel. Je longe un ruisseau presque asséché, ponctué de temps à autre de petites mares qui attirent à la longue ma curiosité. Je m'approche de l'une d'elles, de taille réduite, trois mètres de long et un de large. L'eau est claire, à chaque extrémité des feuilles couvrent sur une distance de quelques dizaines de centimètres sa surface. Je vois un mouvement provenant de l'un des bords. Une belle truite sort de sous les feuilles et rejoint la partie la plus profonde. Incroyable dans un si faible volume d'eau. Alors de l'autre côté un scénario similaire se produit. La profondeur en bordure est de quelques centimètres seulement. Tandis que je reste sous l'effet de l'étonnement à regarder fixement, la truite qui vient de quitter son abri y retourne. Je me dis qu'il est peut-être temps de tester la pêche à la main. Je m'approche doucement, passe les doigts sous les feuilles et sens la truite dans ma paume. Je la caresse, ne sachant pas de quel côté est la tête. De peur de lui faire mal, n'ayant pas l'intention de la prendre aux ouïes, je me contente de légèrement l'effleurer quelques secondes, puis elle démarre et je vois un magnifique poisson d'une bonne vingtaine de centimètres, tout constellé de points rouges éclatants, regagner le centre de la mare, grande émotion.

Au lieu-dit la Montagne j'abandonne le petit vallon et m'engage à flanc. Rapidement la vue se dégage. Un poirier abandonné offre des fruits tout rabougris. J'en cueille un par curiosité. Il est de chair rêche et dure mais il s'en dégage un jus chaud et admirablement sucré, un délice. Au premier plan en contre-bas le village de Sigottier et sa jolie falaise d'escalade. Au second plan, une vision qui m'émeut profondément. Dans cet air calme et pas très limpide de fin d'après-midi se dévoilent dans leur blancheur les magnifiques parois du Pic de Bure et de la Crête des Bergers, au-dessus desquelles depuis quelques jours l'esprit de René Desmaison a choisi sa dernière demeure. Je reste un long moment au pied de ce poirier la gorge serrée ne pouvant continuer à profiter de ce merveilleux nectar.

Je m'arrache à l'envoûtement du lieu et reprends mon chemin vers la petite ville de Serres. Au détour d'un mouvement de terrain m'apparaît la crête d'Eyglière qui constitue la première partie de mon étape du lendemain. Comme elle semble tranchante et aérienne, un gros morceau de plaisir en perspective. Le chemin rejoint le fond de la vallée et j'entre dans la ville. En passant devant la mairie je peux admirer la beauté de sa porte en bois. Rapidement je choisis un hôtel, dont l'accueil n'est pas des meilleurs et la proximité de la rue implique d'avoir le sommeil profond. A sa seule décharge, le dîner est très correct même bon. Nuit médiocre, qui découle sans doute du cumul d'une étape longue en début de parcours et du passage de gros camions au centre ville.

Vers les huit heures départ en direction de cette belle arête d'Eyglière. Je coupe au plus court, à la sortie de la ville je traverse un champ en contre-bas de la route en direction de la trouée semblant indiquer l'itinéraire. Un petit doute m'assaille, mais rapidement je suis certain d'être sur le bon chemin. La sente en courbes serrées s'élève vers la crête parmi une multitude d' arbustes à feuilles caduques aux teintes les plus variées, jaune, rouge, vert, rose et tous les dégradés passant de l'une à l'autre. Le soleil rasant rehausse les contrastes entre les tons. Je suis sur un sentier comme je ne savais pas qu'il en existait dans le monde réel. Puis succède un passage raide exclusivement rocheux, en calcaire blanc éclatant. Le fil de l'arête est atteint. Elle a fière allure, une grande chevauchée m'attend. La ville blottie au fond de la vallée m'apparaît empanachée d'un brouillard diffus. Plus loin vers le nord, le Dévoluy est encore très présent. Un peu plus à l'est le massif des Ecrins dévoile nombre de ses beaux sommets, parmi lesquels la Barre des Écrins et le Sirac.

L'air est immobile, de grandes herbes dorées m'accompagnent tout au long de la montée. Près du sommet en pleine pente, juste devant moi dans de ce foisonnement couleur or une compagnie de bartavelles décolle. Je suis tellement surpris par leur proximité et le bruit fort de leurs battements d'ailes, que j'en prends un coup d'adrénaline. Marcel Pagnol aurait été à ma place ou plutôt son père, il aurait pu faire au moins un triple coup du roi.

Au sommet, une halte repas me permet de faire le point. Cette cime a pour nom Rocher de Beaumont, elle constitue un belvédère duquel la vue est de tout premier plan dans toutes les directions. Elle domine la vallée d'à peu près mille mètres. Au loin au deuxième plan vers le sud je discerne la montagne de Chabre que je dois dépasser aujourd'hui. Le parcours me semble long, je me dis que je ne vais pas y arriver et instantanément le moral en prend un coup. Vers le nord et l'est comme je l'ai dit, le regard embrasse le Dévoluy et le massif des Écrins. En direction de l'ouest se déroule un moutonnement de collines et de petites montagnes jusqu'à la vallée du Rhône.

En me tournant de nouveau au sud j'étudie précisément le trajet que j'ai à faire avant la nuit. Pour commencer une longue descente conduit au joli village de Trescléoux. Ensuite de l'autre côté de la vallée se dresse fièrement la Montagne de la Garde. J'envisage de la contourner par l'est et le sud et de rejoindre directement la vallée qui mène à Orpierre. Puis dans le lointain barrant l'horizon d'est en ouest la Montagne de Chabre que je dois franchir par le col de l'Ange. La descente en versant sud vers Bârret-sur-Méouge n'est pas visible.

Il faut bien repartir et le premier pas paraît minuscule devant le gigantisme du décor. Le village de Trescléoux grossit et proportionnellement le moral suit. Je quitte la zone peuplée de ces magnifiques grandes herbes aux teintes mordorées. Au détour d'un pré un splendide cheval noir au pelage luisant passe au trot. L'arrivée dans le village est superbe, par un petit chemin schisteux parsemé de touffes de buissons. Il donne vraiment sur le village car on surplombe les toits. A la fontaine, je fais un arrêt de courte durée le temps de prendre de l'eau. J'entame le contournement de la montagne de la Garde. Ma carte au 100 000 manque un peu de précisions pour la traversée de garrigues sans chemin balisé. Rapidement cela se termine à l'intuition, en suivant les courbes de niveau puis le long d'un petit oued à sec et encore par des chemins qui vont dans la direction voulue, tout du moins au début. Après plusieurs détours à cause des sentiers disparaissant dans les fourrés, je débouche directement dans la déchetterie d'Orpierre. J'en reconnais le gardien, car il n'y a pas longtemps nous sommes venus y vider les déchets d'une vieille maison. La route sur quelques kilomètres me conduit au village. J'ai tout loisir d'admirer le fameux Quiquillon présentant une multitude de belles escalades sur une hauteur de cent cinquante mètres. Une fois sur la place centrale, il me faut constater que l'épicerie est fermée et n'ouvrira pas avant seize heures. Je n'ai pas le temps de stationner deux heures, cela compromettrait mon étape du jour.

Après une brève halte je repars directement vers le col de l'Ange. Montée longue et diversifiée, d'abord en forêt puis le long d'une sente pierreuse soutenue qui offre de très beaux points de vue et pour terminer à nouveau la forêt durant une petite heure, et bien entendu pas âme qui vive. L'arrivée au col de l'Ange se fait en présence d'un soleil rasant de fin d'après-midi, donnant tout leur éclat aux magnifiques dalles calcaires qui ornent ce passage. Et toujours cet air calme, assis sur cette arête je peux observer en direction du nord une bonne partie du chemin de la journée et vers le sud ce qui m'attend demain. Il s'agit de deux jolis mouvements de terrain, la montagne de Chanteduc et la montagne de Lure, encore cette impression d'éloignement somme toute trompeuse. Tout à mes réflexions, allongé dans l'herbe, perché entre deux vallées je me laisse bercer par la quiétude du temps, pas un souffle d'air et ce soleil généreux qui caresse la peau. Comment imaginer que nous sommes mi-octobre en fin d'après-midi à mille quatre cent mètres d'altitude. M'arracher à ce bonheur me fait violence. Le village de Bârret-sur-Méouge est quelques kilomètres en contre-bas et l'atteindre est rapide. Un peu avant les maisons, sur un promontoire de faible ampleur les ruines d'une vieille église dressent encore quelques hauts pans de murs. A leur pied un ancien cimetière à l'abandon, peuplé d'herbes folles qui s'allument au soleil couchant, dégage une impression de sérénité qui défie les siècles.

Les premières maisons dépassées, je remarque un robinet et un petit carré d'herbe à proximité caché le long d'une haie. En cas de besoin ce sera l'endroit idéal pour monter la tente. Dans un dernier effort le soleil met le feu aux magnifiques boules de feuillage jaune clair des arbres qui m'entourent. Que ce contraste de lumière avec l'ombre ambiante est prononcé.

Au débouché sur la place centrale, un hôtel manifestement fermé, voire plus exploité depuis un certain temps. Un camping indiqué, je m'y dirige . Je tombe sur deux hommes en train de s'affairer sur le site. L'un d'eux me permet d'installer ma tente pour la nuit mais il me prévient qu'ils viennent de mettre les installations hors gel et qu'il n'y a plus d'eau. Je leur explique que je peux me passer de tout sauf justement d'eau. Donc je le vois sortir son portable et après un bref dialogue, il me demande si un gîte pour la nuit m'intéresse. Je lui fait remarquer qu'à pied je ne désire pas faire trop de chemin. Il me répond « Aucune importance je vous conduis en voiture ». Nous voilà partis pour le hameau de Salérans. Je suis déposé dans un magnifique petit gîte à l'accueil particulièrement sympathique. J'apprendrai que la personne qui m'a si gentiment conduit est le maire du village. Soirée exquise, repas excellent, nuit très bonne; un copieux petit déjeuner pris le propriétaire me ramène devant l'hôtel à l'abandon. Il m'explique que leur gîte étant trop petit, début 2008 ils reprennent son épouse et lui l'exploitation de cet établissement. Effectivement au mois d'avril 2008 de passage dans la région je m'y suis arrêté deux nuits et l'accueil était toujours le même. Je le conseille donc très vivement, il se nomme Hôtel de la Méouge, nom emprunté à la petite rivière qui coule dans cette vallée. Ses gorges sont remarquables, offrant par endroits des points de vue époustouflants. Pour ne rien gâcher un magnifique chemin, souvent plus une sente étroite, de temps à autre aérien, permet de contempler de l'intérieur ces gorges sur une bonne distance. Lieu idéal pour venir se mettre au calme quelques jours.

Me voilà à nouveau sur le chemin. Les conditions météorologiques sont toujours aussi clémentes. En automne les périodes de beau temps sont souvent très stables. Les orages d'après-midi dus à la chaleur n'ont plus lieu. Rapidement je me retrouve en forêt et j'attaque les huit cents mètres de dénivelé qui conduisent au col de Branche. Les couleurs des arbres sont toujours aussi belles, les contrastes des plus étonnants, le jaune le plus tendre qui se découpe sur le vert foncé des sapins. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent à la complexité des teintes qui s'emmêlent. Comme souvent, pris sous le charme de la nature qui sans retenue distribue à celui qui veut les regarder ses plus beaux atours, j'oublie toute idée de position. Soudain je tombe sur un panneau indiquant Ribiers. Manifestement ce n'est pas mon itinéraire. Le col de Branche que je dois franchir est plus à l'ouest, donc il me suffit de monter sur la crête qui me domine et de repartir à sa rencontre. Cette erreur d'itinéraire à part une petite demi-heure de marche supplémentaire, m'offrira un des plus magnifiques paysages que j'ai eus l'occasion d'admirer. Cette arête est un enchantement. Les herbes hautes couleur or, dont les teintes sont mises en exergue par le soleil rasant les éclairant à l'horizontale, se détachent sur le ciel bleu au gré des ondulations du terrain. De part et d'autre le regard porte très loin, et je peux distinguer une multitude de silhouettes de montagnes auxquelles je sais raccrocher un nom et cela me remplit de joie. Au second plan la Montagne de Lure est très impressionnante, sa crête est entaillée par le col Saint-Vincent, passage que je compte emprunter.

Ce parcours conduisant au col de Branche, j'aimerais qu'il ne finisse pas tant l'émotion ressentie à chaque pas est puissante. En pleine pente, une prairie dorée au milieu de laquelle un arbre de petite taille au tronc frêle et au feuillage terni par le manque d'eau se découpe sur le ciel clair. Je reste saisi par l'esthétique du lieu et de la disposition des éléments.

Une courte déclivité et j'aperçois le chemin que j'ai heureusement manqué, je n'aurais jamais parcouru cette sente pendue dans le ciel si j'avais été plus soucieux de l'itinéraire. Encore un col à passer un peu plus loin, aux environs duquel je rencontre un couple de randonneurs stéphanois et quelques chasseurs en quête de sangliers. Puis une longue descente me mène au village de Saint-Vincent-sur-Jabron. Petit village endormi dans lequel seul un bistrot est ouvert. Un steak frites m'est proposé. Les chasseurs rentrent. Manifestement la chasse n'a pas été miraculeuse. Ils m'expliquent qu'avec la sécheresse et l'abandon de la culture du maïs, les cochons sauvages sont partis chercher leur pitance dans d'autres vallées. En effet, j'ai pu constater que les signes de sécheresse sont inquiétants, beaucoup d'arbres de toute évidence en souffrent et en portent les stigmates. La terre, pratiquement tout le long de mon itinéraire, est dure et craquelée. Des champignons en une bonne centaine de kilomètres je n'en ai vus que quelques uns isolés, alors que la saison mycologique bat son plein.

Après une heure agréablement passée avec ces autochtones qui ne se laissent pas abattre le moral par une mauvaise chasse, je repars tout joyeux et le ventre plein en direction de la Montagne de Lure. Quelques détours plus loin, je me trouve au pied du sentier très raide qui se dirige en direction du col Saint-Vincent. Au milieu de la montée je rencontre un promeneur solitaire de la journée. La discussion que nous engageons me montre qu'il connaît admirablement bien la région. Je lui demande donc si dans le village de Lardiers il est possible de trouver un gîte pour la nuit. Il me dit le plus grand bien d'un restaurant au centre du village sans se prononcer sur l'hébergement. L'établissement qu'il m'indique, les chasseurs venaient de m'en parler avec des trémolos dans la voix. De toute évidence il faut absolument que j'y aille.

Le col Saint-Vincent est matérialisé par un petit espace plat et herbeux en forêt. Avec de l'eau ce serait l'endroit rêvé pour bivouaquer, mais cette dernière me manque et les quelques heures de jour me poussent à poursuivre. Souvent dans mes randonnées je dors dehors parce que je n'ai rien trouvé d'autre. Mais paradoxalement les meilleurs souvenirs que je conserve de ces petites aventures ce sont justement ces nuits passées à la belle étoile.

Le vallon que j'emprunte pour descendre du col est orienté plein sud. Étant donné l'heure son versant ouest est inondé d'une belle lumière déjà oblique. La végétation, une fois de plus dans ce bain de soleil aux rayons tangents, révèle un foisonnement de teintes. Le calcaire blanc au gré des pierriers apporte une touche de couleur supplémentaire du meilleur effet. Au débouché du vallon apparaît le premier champ de lavande, le midi j'y suis.

Une fois dans le village, la curiosité avivée depuis plusieurs heures, je recherche ce fameux restaurant qui se situe au centre. La salle est originale et a beaucoup de charme. Je commande une bière. Je peux manger mais pas dormir. Un gîte à la sortie sud du hameau m'est indiqué, donc à regret je m'y dirige, j'aurais bien testé l'art du cuisinier. Rapidement la courte distance est parcourue. Bien que nous soyons samedi soir il y a de la place, seul c'est rarement un problème. L'accueil est excellent. Le repas du soir comprend, entre autre chose, un magnifique gibier accompagné d'une bonne quantité de chanterelles ramassées sur place, un immense régal.

Le lendemain au cours du petit déjeuner, au demeurant fort copieux à base de succulents produits locaux, mon hôtesse, sans rentrer dans de trop grandes précisions, me livrera quelques secrets sur la cueillette d'un champignon mythique, l'amanite des Césars ou oronge. Elle m'indiquera une recette concernant le vin afin d'accompagner au mieux ce produit divin. Une cuillerée à soupe de miel dans une bouteille de vin blanc, quelques heures au frais, le temps que les deux composants se fondent bien, et alors sur ce breuvage toute la palette de saveurs et senteurs de l'oronge vous explose en bouche. Je suis pressé d'essayer, mais hélas cette année du fait du manque d'eau ces merveilleux champignons ne se sont pas montrés.

Départ de ce sympathique gîte, de toute évidence certaines personnes ont des talents pour faire le métier d'accueillir et de faire partager un moment très agréable. Il faut se remettre dans le rythme. L'étape d'aujourd'hui doit me conduire au village de Céreste au nord de la montagne du Lubéron. Durant cette marche, peu de choses marquantes me reviennent en mémoire, alors que les chemins suivis sont très agréables. L'arrivée au Hameau du Petit Gabiau mérite cependant quelques développements. Trois magnifiques arbres marquent l'entrée du lieu, les deux premiers au niveau du panneau, un pommier couvert de beaux fruits rouges brillants et un vieux châtaigner au feuillage en boule, qui arbore une couleur vive jaune presque citron. Puis le premier virage à gauche effectué, un chêne manifestement plus que centenaire emplit tout l'espace et déploie un branchage aux multiples ramifications évoquant des dizaines de pieuvres géantes fouillant le ciel de leurs tentacules emmêlés. Au cours de cette étape peu de côtes, le dénivelé est faible, le sol présente un aspect très sec donc une nature qui souffre du manque d'eau et qui présente généralement des couleurs ternes. Souvent je progresse sur route goudronnée, j'ai manqué l'embranchement qui devait me conduire dans les gorges de l'Oppedette et m'en rends compte trop tard, donc un peu plus de goudron. Avancer c'est toujours bon pour le moral et pour cela je n'hésite pas à parcourir des portions de route même lorsqu'elles sont passantes. J'arrive vers les seize heures un dimanche après-midi dans la petite ville de Céreste. Il n'y a pas grand mouvement. Je trouve un hôtel charmant. J'y dépose mes affaires et vais me promener. Dans l'un des bistrots ouverts je bois une grande bière. La conversation des vieux bergers qui se trouvent dans le lieu mérite d'être écoutée. Il est question d'histoires locales du style du pâtre qui avait un scorpion dans son pantalon au réveil ou qui s'était coupé à la serpe le doigt après une morsure de vipère, le tout raconté avec l'accent chantant du midi, un vrai plaisir. Je retourne à l'hôtel pour le dîner. Le menu est de qualité, le vin choisi charpenté. La patronne m'apprend que ce vignoble donne deux vins aux noms différents. Deux frères qui sont brouillés, chacun possédant une ligne de pieds de vigne en alternance et de ce fait deux noms différents pour une seule vigne.

Départ vers les huit heures, très vite les premières bosses du Lubéron se présentent. Au creux de petits vallons des bancs de brume, prenant de belles couleurs avec le soleil levant, traînent paresseusement. Cette montagne je vais simplement la traverser du nord au sud dans sa partie est. Au détour d'une route une jolie publicité sur le vin de la région annonce « vin du Lubéron un bouquet de lumière ». Par la route au plus court je rejoins la petite ville de la Bastide-des-Jourdans. Dans cette agglomération une erreur d'itinéraire une fois de plus va me permettre d'être le témoin d'une scène étonnante. Dans une ruelle, un premier sens interdit est positionné au niveau d'un muret. Deux chats immobiles comme deux sentinelles, pratiquement à hauteur du panneau, attendent les contrevenants. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau sens interdit avec un petit mur, le tout dans la même configuration, et là ils sont trois bien alignés sur leur derrière à surveiller le civisme du citoyen.

Mon point de passage suivant est constitué par le pont de Mirabeau qui franchit la Durance. Pour y parvenir je vais sur une bonne dizaine de kilomètres me diriger en essayant de garder une orientation sud sud est. La carte au cent mille nécessite de rester bien concentré, par temps de brouillard cela deviendrait très sportif. Avant le joli village de Mirabeau, j'étanche ma soif avec une dernière grappe de raisins surmûris oubliée lors de la vendange qui a du avoir lieu quelques semaines auparavant. Ensuite un chemin étroit et pentu conduit en bordure de la Durance à quelques centaines de mètres du pont. Pas moyen de marcher en dehors de la route, la circulation est importante, heureusement que cela ne dure pas. Ce pont possède une particularité rare, chacune de ses quatre piles est située dans un département différent. Il s'agit me semble-t-il du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence. Ce passage est un véritable nœud de circulation où l'on franchit route et autoroute.

Je me dirige vers Jouques par un chemin agréable à travers la garrigue. Une fois sur place aucune possibilité d'hébergement. Un gîte à quatre kilomètres au lieu-dit le Catalan m'est indiqué. Je m'y rends bien que cela m'écarte de mon chemin. Ces derniers kilomètres m'apparaissent bien longs. Un peu avant de toucher au but, alors que je commence à douter, un coureur me confirme que je suis sur la bonne route. Le site est superbe, l'accueil très gentil, mais il n'y a pas de place. Je demande l'autorisation de camper. Le propriétaire me propose alors dans un minuscule bâtiment en pierres sèches une chambre qu'il réserve habituellement à la famille et aux amis. Elle est pleine de charme. Il ne pourra pas m'assurer le repas du soir mais il m'autorise à aller me servir dans son jardin qui regorge de trésors, tomates de vieilles espèces, fraises, framboises. Je vais faire un véritable festin. Sur une étagère je trouve un reste de bouteille de vin qui ma foi se boit. Ce gîte fait partie des lieux où je reviendrai me mettre au calme quelques jours.

Lever très matinal, l'étape sera longue, je compte aller dormir à Puyloubier sur le versant sud de la Montagne Sainte-Victoire après avoir traversé ses superbes crêtes d'ouest en est. Premier dilemme, soit un chemin évident revenir en arrière soit couper tout droit à travers des reliefs accidentés sur une belle distance avec quasiment aucune information sur ma carte. Rapidement j'opte pour cette deuxième solution, d'abord ce sera plus court ( ce en quoi je me suis trompé) et puis l'aléa de l'itinéraire ajoute au piment de l'aventure.

Une ligne à haute tension se dirige à peu près dans la direction de mon itinéraire. Généralement il est possible de marcher assez facilement sous ce type d'infrastructure. Un peu plus loin elle traverse une immense propriété privée, cependant aucune barrière n'interdit le passage. Je continue donc, j'arrive à proximité de zones cultivées, que je contourne et je reprends mon axe de progression. Là, les choses vont se corser. Trois gros chiens me foncent dessus, deux bergers allemands et un bâtard tout noir. Pendant dix bonnes et longues minutes je m'efforce d'avancer tout en assurant mes arrières. L'un des bergers est très agressif, à plusieurs reprises il fait mine de me sauter dessus, à chaque fois je fais front et il s'arrête à moins d'un mètre. Ne pas se laisser encercler, toujours les garder tous les trois du même côté. L'attaque de l'un d'eux risque de déclencher la curée générale. Si je dois en frapper un avec la grosse pierre que j'ai en main, ce sera impérativement le plus agressif, les autres semblant simplement suivre le mouvement. Le gros noir le premier se replie, puis après un dernier baroud d'aboiements rageurs, les deux autres en font de même. Manifestement j'arrive en limite de la propriété qui s'étale sur plusieurs kilomètres carrés en pleine garrigue. La dernière fois où j'ai été soumis à de tels comportements de chiens, je me trouvais dans des montagnes balkaniques et il s 'agissait de trois gros chiens d'origine turque à poil ras, qui avaient l'aspect de véritables bêtes fauves. C'est en regardant les bergers albanais gérer ce genre de monstres que j'ai appris à garder mon calme, à faire front et à réagir aux moments critiques. Mais on n'est jamais sûr de rien, la moindre erreur et c'est la ruée.

Une sente étroite montant droit dans la pente se dirige vers un sommet qui culmine aux environs des 800 mètres. Ma carte reste avare d'indications, dans le lointain je vois la crête de la montagne Saint-Victoire couronnée de nuages. Vais-je y arriver aujourd'hui.? Après des détours dans des vallons inextricables, des remontées, des traversées au milieu de barres rocheuses parfois verticales et souvent envahies de broussailles, un brin d'espoir renaît. En effet je distingue en contrebas le château du Grand Sambuc. Pas très loin, d'après la carte, un GR passe qui devrait me conduire rapidement à Vauvenargues au pied de la Sainte-Victoire. Mais cet espoir sera de courte durée. En effet je viens buter sur une haute clôture. Après mon expérience du matin je n'envisage pas de la franchir. Je décide de la contourner vers le nord-ouest. Elle semble se prolonger à l'infini et cela me détourne vraiment de mon itinéraire. De plus, du côté extérieur des broussailles de grande taille ne laissent aucun passage pour la longer. Une bataille va s'engager. Par moments je me retrouve en train de ramper complètement immobilisé sous une végétation épaisse et très piquante. Il me faut même, heureusement rarement pousser mon sac devant comme en spéléologie. Des grosses bouffées de doute m'assaillent. C'est foutu je ne pourrais jamais atteindre la Sainte-Victoire aujourd'hui, alors la traverser il ne faut pas y compter. Mais ne pas réfléchir, m'astreindre simplement à négocier le gros buisson qui m'englue dans ses piquants en attendant de me confronter au suivant. Une véritable hargne s'empare de moi. Après quelques kilomètres de cette bagarre de rue j'arrive à un angle de la clôture. Ma nouvelle direction a une bonne composante sud, ce qui est déjà pas mal. Autre amélioration, un chemin longe le grillage en franchissant une multitude de petites collines d'un grand trait bien rectiligne. Je reprends espoir. Puyloubier redevient envisageable pour ce soir. Je me mets à courir à un bon rythme et le moral remonte en flèche. Je me sens pousser des ailes. Dans une descente raide j'accélère en me laissant entraîner par la gravité et mon impatience de récupérer le temps perdu. Alors l'un de mes pieds accroche une pierre et je décolle. Mais les bras n'étant pas des ailes, l'atterrissage, je devrais dire l'écrasement, suit dans la foulée et il s'avère brutal. A priori rien qui ne m'empêchera de continuer. L'avant-bras droit complètement griffé du coude à la main, le genou droit écorché le tibia du même côté bien tuméfié et la peau de la première phalange du pouce gauche partie comme on aurait enlevé une chaussette, des trous un peu partout dans mon pantalon. Je sors mon spray antiseptique et en arrose abondamment toutes les parties blessées. Vite remis sur pieds, sans me poser de questions je reprends ma course et tout de suite les bonnes sensations reviennent. Il me faut simplement faire attention et ne pas m'emballer dans les descentes. J'arrive enfin à un autre coin du grillage et je prends un cap au sud-est qui devrait me permettre d'intercepter le GR allant à Vauvenargues. En effet quelques kilomètres plus loin après avoir suivi au pif des chemins et des petits vallons présentant la direction adéquate, je rencontre enfin les fameuses traces rouges et blanches. Vers quatorze heures trente je suis à Vauvenargues. Un bassin j'en profite pour nettoyer en profondeur mes plaies. Un grand verre de limonade menthe que je paie sept euros et je repars avec l'intention d'arriver à Puyloubier avant la nuit. Il me reste à peu près trois heures, une heure pour arriver au sommet et deux pour la traversée, cela semble faisable. Je commence dans ma précipitation par me tromper au démarrage de la montée pourtant évidente, les vingt premières minutes s'envolent inutilement. Mais rapidement je reviens dans la course et j'atteins le sommet de la croix, après être passé au Prieuré. Le soleil est encore assez haut. Dix minutes de discussion passionnée avec un adepte des gros crapahuts, mais il me faut penser à la suite, le temps s'écoulant inexorablement.

C'est toujours une grande émotion de se trouver au sommet de cette montagne mythique, bien que ce ne soit pas le point culminant de la chaîne. Au nord je peux contempler la partie déjà accomplie de mon périple de la journée. Heureusement que j'y ai cru malgré mes doutes. Le moral c'est l'essentiel, la bête suit. Au sud-ouest je distingue la mer, là aussi c'est psychologiquement très motivant. Dans ce genre de randonnée, le moment où la Grande Bleue apparaît pour la première fois, on a un peu l'impression de toucher au but. Plein sud à vingt cinq kilomètres la Sainte-Baume déploie sa magnifique crête que je pense parcourir après-demain. Pour le moment, bien que mon objectif soit probablement atteint ce soir, il me faut arpenter cette extraordinaire dentelle de calcaire qui se développe sur quelques huit kilomètres, située en permanence autour des mille mètres d'altitude. Le temps est toujours aussi calme. Cette traversée est un enchantement. Le spectacle à partir des nombreux points de vue donnant sur la face sud, qui plonge en de superbes parois verticales et éclatantes de blancheur, est époustouflant. Et comme toujours à cette heure le soleil rasant exacerbe les contrastes, que c'est beau! J'atteins le Pic des Mouches point culminant avec ses 1011 mètres. Un couple, monté par le nord, s'apprête à profiter du spectacle que va prodiguer le crépuscule. Nous échangeons quelques mots. En contrebas le village de Puyloubier est encore baigné de la lumière solaire. Je m'engage dans la descente en faisant attention à l'euphorie qui peut faire oublier la prudence. Une belle pente, par endroits raide, au rocher lumineux et adhérant conduit au village. Je surplombe les toits encore ensoleillés alors que les rues sont déjà plongées dans la pénombre. Rapidement je découvre le gîte communal. Cette journée restera comme l'étape la plus longue et celle qui m'aura demandé le plus de réactivité devant les imprévus. Elle m'aura demandé douze heures d'efforts soutenus avec très peu d'arrêts.

Dans le gîte, trois personnes de nationalité belge. Un jeune couple venu rendre visite à un légionnaire qui passe sa retraite dans la maison prévue à cet effet pour les anciens légionnaires. La soirée sera très agréable et chargée d'émotion. Cet ancien militaire n'a fait qu'un seul saut en parachute dans sa vie et c'était justement sur Diên Biên Phu. Comme bien souvent chez les gens qui ont vécu des expériences exceptionnelles il fait preuve d'une grande humilité. Pour en revenir aux petits problèmes quotidiens, je dois déployer toute une stratégie pour prendre une douche en mouillant le moins possible la multitude de mes petites plaies. Lendemain, traversée de la large plaine entre les deux montagnes, mon but étant l'hostellerie de la Sainte Baume tenue par l'ordre des dominicains. Cette étape par Trets et Saint- Zacharie conduit au pied de la Sainte-Baume. Les dix derniers kilomètres semblent interminables, certes par un chemin pittoresque mais faisant une multitude de détours. Les méfaits de la sécheresse sont de plus en plus visibles, et cela est inquiétant. Enfin l'hostellerie, j'entre et tombe sur une sœur dont le visage dégage une grande sérénité, amplifiée par sa tenue immaculée. A ma question s'il est possible d'être hébergé, elle me demande si j'ai réservé. Je lui réponds que le déplacement à pied sur de longues distances rend toute planification un peu aléatoire. Je précise qu'avec un peu d'eau je peux sans problème aller dormir dehors. Elle m'observe de son regard plein de détermination et de bonté et m'attribue une chambre. La soirée empreinte de quiétude sera un vrai plaisir. Le dîner, accompagné d'un rosé de Provence de grande qualité (détail sans doute) sera très instructif. Nous sommes une petite dizaine de convives à chaque table. J'aurai une discussion intéressante avec un pasteur féminin qui séjourne quelques temps en ce lieu.

Dernier jour, après un petit déjeuner pris aussi en commun, chacun part vaquer à ses occupations de la journée. Avec lenteur sentant le bout du chemin arriver, je monte à la grotte de Sainte Marie Madeleine. Cette forêt de la Sainte-Baume est étonnante. On y voit des houx millénaires, de nombreux arbres sont de grande taille et la pénombre est présente en permanence. Puis, je rejoins la crête, et alors se dévoile un panorama exceptionnel sur trois cent soixante degrés. Au nord la Sainte-Victoire emplit l'espace de toute la splendeur de ses ondulations éclatantes de blancheur, au sud la mer scintille de Toulon jusqu'à Marseille.

Là, pour la première fois depuis mon départ un petit courant d'air souffle. Cette arête en pleine lumière, je la parcours en essayant de m'imprégner encore un peu de la joie qui m'a accompagné durant ces neuf jours d'efforts qui apportent tellement à l'esprit. Plus que par le but final qui se rapproche, ma réflexion est accaparée par le désir de pouvoir continuer à accomplir de grandes chevauchées à pied à travers les montagnes. La signification de la pensée de Saint-Exupéry prend tout son sens, l'importance de la démarche et non du but.
Voyage Ladakh-Zanskar-Spiti dans l'Himalaya indien English translation pending
by Antigma · 2008-06-02 · 24 replies
Salut,

Je recours à votre expérience une dernière fois pour avoir quelques infos sur la deuxième partie de mon voyage, à savoir le Ladakh et le nord de delhi. Tout d'abord il est plus pratique de prendre un vol Delhi-leh pour ensuite redescendre par la route ou l'inverse ? Comme je n'ai pas 1 mois à consacrer à cette merveilleuse région, je pensais prendre un vol pour économiser les distances.

Avec 2 semaines / 2 semaine et demi il serait possible de visiter leh et alentours ( temples, mini treks) et de redescendre sur manali darhamsala et delhi ensuite ? Un trek entre darcha ou kargil jusqu'a manali et facilement organisable ? Le trajet Leh- manali se fait toujours entièrement en bus ou taxi ? J'ai lu quelques informations sur un truc trek dans le zanskar pour rejoindre manali. Je suis un peu perdu la dessus. Vos avez quelques conseils sur cette région ( lieux, petits treks à faire) et sur un itinéraire ?

Je pensais faire en gros Delhi-leh-lamayuru-kargil-padum-manali ( enfin quelque chose dans le genre )

C'est fesable ? et cela en 2 semaines et demi ?

PS: Il est indispensable de reserver un vol à l'avance pour leh ? ou sur place on peut en prendre.. Région très prisée des touristes durant cette période (aout), il n'y a pas de problèmes pour trouver facilement un hôtel sur place ? Merci beaucoup pour votre aide.
Costa Rica: Eden de la Pura Vida English translation pending
by Mida · 2008-04-05 · 23 replies
Le Costa Rica : un paradis surréaliste avec ses volcans en activité entourés de paysages lunaires au fond desquels des lacs d’un vert émeraude dégagent une forte odeur de souffre. Le Costa Rica : un paradis naturel avec sa jungle épaisse, ses forêts primaires immenses à couper le souffle et ses deux océans aux vagues impressionnantes qui déferlent sur des plages de rêves. Certainement le pays d’Amérique latine dont la faune et la flore sont les plus riches et les plus variées. Pas de monuments, ni de vieilles pierres, pas de temples, ni de ruines. Difficile pour nous de choisir un itinéraire pour profiter de ce superbe pays, petit en taille et tellement diversifié.

« Pura Vida », c’est l’expression qui décrit le mieux ce pays qui déborde de vie sous toutes ses formes. La gentillesse et la chaleur des Ticos n’a d’égale que l’extraordinaire richesse de la nature. Un pays de rencontre, des habitants ouverts, accueillants, sans armée depuis 1947, faisant de l’éducation et de la santé une priorité nationale. C’est un pays riche et développé souvent appelé « La Suisse de l’Amérique centrale ». Costa Rica = la côte riche ! Pour nous, voyageurs accoutumés de cette région du globe, c’est le comble du bonheur. Nous sommes malgré tout un peu frustrés de ne pas pouvoir toujours communiquer, notre espagnol est beaucoup trop approximatif. Grande décision : on se met à apprendre l’espagnol dès notre retour !

Comme beaucoup, et par facilité, nous avons choisi de commencer notre périple costaricain par un séjour à Alajuela, plus tranquille que San José, près de l’aéroport et au milieu des fincas de café. Notre point de chute pour visiter la Vallée centrale et découvrir le cœur et le visage authentique du Costa Rica.

Notre première matinée va nous familiariser avec les différents aspects du pays. Ici on vit avec le soleil, on se lève tôt, très tôt. La vie commence à s’agiter dès 6h du matin. Les conditions climatiques varient à une vitesse incroyable, nous sommes à la saison sèche, donc l’été, mais dans la même journée nous pouvons passer d’un soleil magnifique et chaud à un temps brumeux et humide. Polaires alternent avec K-ways et lunette de soleil !

Et nous partons avec notre 4/4 loué à partir de l’hôtel sur les routes. Etroites, sinueuses mais en assez bon état, pour l’instant. Nous avons fait beaucoup de kilomètres les 3 premiers jours, souvent en tournant en rond car il est rare de trouver le nom d’une rue ou des panneaux de signalisation et, encore plus rare de trouver un Tico pour nous indiquer la bonne direction ! Lorsqu’une bonne âme nous renseigne, pleine de bonne volonté, ce n’est pas nécessairement plus facile. Les gens ici, se repèrent par rapport à la route principale (mais on ne sait jamais laquelle) ou un bâtiment, un objet, ou un feu qu’eux seuls connaissent. Mais, perdu pour perdu, nous visitons ! Et nous nous disputons… non c’est à gauche, non ce n’est pas par là ! Je te dis que nous sommes déjà passés par là ! Au Costa Rica les trajets ne se comptent pas en distance mais en temps.

Par un soleil radieux qui ne le restera pas longtemps, nous partons à la découverte du Parc Braulio Carrillo qui nous apporte notre premier dépaysement. Des collines enveloppées d’une épaisse forêt de nuages (il pleut vraiment !) aux plaines verdoyantes et humides. Ce jour-là, par un ciel bas, une barrière de brouillard et beaucoup d’eau, nous nous contentons de faire une grande boucle en voiture (150kms).

Les jardins de La Paz, et les cascades formées par sa rivière se trouvent sur le flanc du Volcan Poas. Les jardins de papillons et d’ornithologie, le jardin d’orchidées et les sentiers faciles qui longent les chutes nous permettent d’approcher de très près la faune et la flore que nous verrons plus tard à l’état sauvage.

Comme tous les guides le conseillent, il faut voir les cratères des volcans très tôt le matin. Nous nous trouvons au Parc national Poas dès l’ouverture. La route pour y arriver est magnifique et ensoleillée, sinueuse et pittoresque. En arrivant une épaisse couche de nuages s’accumule autour de la montagne et les gardiens nous déconseillent l’entrée du parc. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Nous offrons l’abri et la chaleur de la voiture à deux suissesses qui attendent à pied l’entrée, frigorifiées et épuisées. Elles ont pris un taxi de San José à 6 heures du matin qui les a déposé aux grilles du parc. Mais il y a encore un long chemin à parcourir jusqu’à l’entrée du parc. Avis à ceux qui viennent en bus ou taxi de San José ! Le lendemain matin nous profiterons d’un beau ciel bleu et dégagé pour admirer le cratère principale et le lac de soufre d’un vert turquoise, et l’autre cratère couvert d’un lac tranquille et acide et bordé par une végétation exubérante.

Le volcan Irazu qui culmine à 3432m d’altitude est le volcan le plus élevé du pays. Et on l’a bien senti ! Nos oreilles bourdonnent, le souffle est plus court et il fait froid ! Un paysage lunaire de sable volcanique (on prendra du sable chaud pour la collection d’Ilan), une végétation rase et aride et un lac sulfureux. Au sommet quatre cratères, et une vue magnifique. Nous prenons en stop Rebecca, une Israélienne qui peine beaucoup pour descendre et nous passerons le reste de la journée avec elle. Elle veut connaître les noms de nos amis et familles en Israël. Qui sait… elle les connaît peut être !

En descendant du volcan nous visitons les jardins Lankester, connus pour leurs collections d’orchidées, 800 différentes espèces avec des nombreux panneaux explicatifs. Dommage, nous sommes au début de la saison de floraison, donc très peu de fleurs.

Le sol et le climat des hauts plateaux de la Vallée centrale se prêtent parfaitement à la culture du café. Pour ceux qui aiment le café, et pour les autres aussi, par curiosité (dont moi !) la visite d’une entreprise de torréfaction nous fait découvrir l’histoire et tout le cheminement de la graine. Nous arrivons trop tard pour la visite guidée mais en nous promenant sur les lieux, Daniel sympathise avec Omar qui accueille les visiteurs. Normalement il ne doit pas nous servir de guide, mais comme il veut parfaire son anglais il nous accompagne et nous explique les différentes étapes de la production du café, la plantation, le centre de traitement et la différence entre le café ordinaire et biologique. Des senteurs de café nous enveloppent et la dégustation est appréciée. Merci Omar et bonne chance.

Après la vallée centrale direction sud le long de la côte caraïbe : Cahuita. L’âme de la communauté afro-caraïbe qui vit aux rythmes des îles, de la musique reggae. Atmosphère décontractée et cuisine aux saveurs de la noix de coco. Un petit paradis, bordé par Playa Negra, une longue plage de sable noir, balayée par de belle vagues puis nous entrons dans le Parc national de Cahuita, avec, d’un côté la plage et de l’autre un sentier à travers la jungle. Plus loin, une avancée dans la mer entre deux plages de sable fin nous oblige de nous déchausser : un rafraîchissement qui est le bienvenu ! Le sentier côtier, facile à suivre nous mène à travers la jungle, où vivent différents mammifères prédateurs (le raton laveur, le singe capucin, le paresseux, les singes hurleurs aux cris terrifiants) et une flore très riche. Dans ce parc, l’environnement est respecté. Les ponts sont construits uniquement avec un matériel recyclable et aucun bois n’est utilisé. 10 kilomètres à pied…ça use ! En partant très tôt le matin on évite la foule de promeneurs et cyclistes que nous croisons sur notre chemin de retour vers 11h. Grand regret : après notre déjeuner nous n’avons pas le courage de retourner dans le parc, au bord de l’eau, pour se baigner. Sieste dans notre bungalow et on se contentera d’un bain de mer sur la Playa Negra au magnifique sable fin et noir. Pas si mal….

Tortuguero est une zone de forêt tropicale humide, une des régions les plus arrosées du pays. Nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir profiter tout de même de quelques moments d’un beau ciel bleu, du soleil et de la chaleur. Notre trajet en bus jusqu’au port d’embarcations pour les canaux, au milieu des plantations de bananes et de la jungle nous a ravis, malgré le temps de parcours un peu long. Nous admirons le travail des trains de bananes que tirent avec peine les ouvriers. Le commerce de la banane naquit grâce au commerce du café et l’implantation du chemin de fer. A l’époque, l’intérieur des terres n’était que jungle dense et marécageuse infestée et le paludisme obligeait souvent de renouveler la main d’œuvre locale avec des chinois, des prisonniers nord américains et des esclaves affranchis. Pour fournir une alimentation bon marché aux ouvriers, des bananiers sont plantés le long du chemin de fer. Dans l’espoir de démarrer une nouvelle entreprise, la banane fut exportée et le Costa Rica devint, au début du 20e siècle, le premier exportateur mondial, bien avant le café. Intéressante histoire que celle de la banane. Le bananier n’est pas un arbre, il vit et produit une seule récolte. En revanche, chaque arbuste « père » est coupé après la récolte et la sève est transmise à l’arbuste fils… ainsi de suite. Les bananes sont récoltées au bout de 10 semaines pour l’envoi vers les pays lointains (l’Europe et l’Asie) ; elle mûrit pendant le transport et arrivent à destination, prêtes à la consommation. Pour l’Amérique, la récolte se fait au bout de 12 semaines. Aujourd’hui la banane génère moins de ressources pour le Costa Rica à cause des divers insecticides utilisés depuis trop longtemps. La terre n’est plus cultivable et pour protéger l’environnement, il est interdit d’abattre les arbres des forêts. Mais la banane offre aujourd’hui, malgré tout, un travail à beaucoup de Costaricains. Dans des conditions dures et pénibles, certains travaillent de très longues heures sous le soleil et parcourent des kilomètres pour emmener les bananes du lieu de la cueillette jusqu’aux usines de sélection. Avec un harnais autour de la taille, ils tirent des charrettes remplies de bananes accrochées sur des trolleys, souvent dans la boue, sur des chemins cahoteux et pour un salaire mensuel de 400$.

Les célèbres canaux de Tortuguero qui relient des lagunes et des rivières, nous font découvrir la mangrove et sa faune tellement diversifiée. Les plages où viennent pondre les tortues (en juillet et août) sont de toute beauté et les pistes envahies par la jungle nous transportent dans un monde mystérieux. Un grand coup de cœur pour cette étape, parmi tous les oiseaux aquatiques, les iguanes, les singes, les caïmans etc. Nous partons très tôt sur l’eau, un petit crachin qui nous mouille bien nous accompagne à la découverte de ce lieu privilégié et magique. Notre guide et le pilote ont la vue fine. Ils nous montrent une quantité d’animaux que nous n’aurions jamais trouvés sans leur aide. Nous n’avons pas fière allure avec nos cirés jaunes prêtés par le resort, il faut bien se protéger, de bon matin. Retour à 8h au lodge, un petit déjeuner copieux, nous échangeons nos cirés contre des grosses bottes en caoutchouc, le soleil fait son apparition et nous partons pour une magnifique ballade dans la jungle, à la rencontre d’autres d’animaux. Le guide nous demande de ramasser au retour de la promenade les déchets, (capsules, plastique, canettes etc.) amenés par les marées et les rivières qui se déversent dans la mer. Ecologie toujours !

Pour une petite montée d’adrénaline, nous avons cédé à la tentation, accroché nos harnais et sommes partis pour le grand frisson, agrippés sur des câbles des tyroliennes. Toi, Tarzan, moi Jane ! Daniel surmonte sa peur des hauteurs et participe à l’aventure. Un point de vue unique sur la forêt tropicale même si c’est un peu difficile, et quelquefois impossible d’observer quoi que ça soit dans cette végétation si luxuriante ! Excitante impressions par la hauteur, la vitesse et les sensations fortes ! J’ai adoré, Daniel un peu moins, et quand je propose de le refaire à Monteverde, berceau des tyroliennes, j’ai un NON catégorique. Nous opterons plutôt pour une ballade sur le réseau des ponts suspendus.

La Fortuna, célèbre pour son volcan en activité, sa forme conique et ses éruptions régulières : un spectacle permanent. Dès notre arrivée, nous décidons de passer plus de temps ici, séduits par cette paisible bourgade et ses environs. La ville en elle même manque de charme et nous trouverons hébergement dans une des 6 cabinas da la villa Jospiek dans le petit village de Chachagua (j’adore le nom !) Un peu rustique certes, mais donnant sur le volcan, dans un joli jardin avec une belle piscine, calme et si bien accueillis par nos hôtes. Grâce au très beau temps que nous avons pendant notre séjour à La Fortuna, nous avons la chance (si l’on en croit les dires des nombreux voyageurs que nous avons rencontré) de profiter de vues splendides du volcan El Arenal, avec des jets de fumées, des explosions et de terrible grondement : une immense casserole en train de bouillir ! Du côté de Chachagua la végétation a pris le dessus sur la civilisation. La vue de El Castillo, minuscule village bien placé sur le versant nord de la montagne, nous permet d’admirer les belles coulées de lave rouges sur le volcan. Malheureusement pour nous, nos 3 nuits nuageuses ne nous permettrons pas de jouir de ce spectacle nocturne paraît-il féerique. Les gros nuages arrivent tous les fins d’après midi vers 16 heures et cachent le volcan. De belles randonnées sur les sentiers qui longent le volcan et croisent la coulée de lave de 1993. Le sentier, sur 2 kilomètres est facile, plat et couvert de sable qui a été expulsé par le volcan depuis 1968. La végétation est pauvre, principalement des fougères. Au bout du sentier une montée sur la coulée de lave, un peu plus sportive que le reste de la randonnée mais nos efforts sont récompensés par la vue splendide : d’un côté le lac Arenal, à gauche la forêt tropicale et droit devant nous, le volcan. De temps en temps, différentes manifestations, des grondements et des explosions de fumée nous rappelle que le volcan est encore bien actif. L’une des plus grandes curiosités de cette région volcanique en dehors du cratère lui même sont les sources chaudes. L’eau chaude géothermale coule dans les piscines et les cascades naturelles dont la température varie entre 17° et 40°. Le complexe thermal de Eco-Termales (portail sans indication et sur RDV uniquement, fréquenté par beaucoup de Ticos) est d’une grande élégance mais discrète. Assis dans les bassins ou des torrents à l’air libre, c’est un vrai moment de bonheur, de tranquillité et de plaisir. Les singes hurleurs ne nous empêcheront pas de savourer pleinement ces quelques heures. N’oubliez pas gommages, masques et crèmes (visage et corps) pour parfaire l’extraordinaire bien être ressenti. Un pur régal !

La Catarata de la Fortuna est un autre trésor naturel de la Fortuna. Une chute d’eau de 70m qui se déverse dans un canyon à pic bordé de roches volcaniques dans un décor de fleurs et de verdures. Le chemin abrupte vaut le détour pour sa vue spectaculaire, la jungle et la fraîcheur de la baignade dans une eau bleu-vert. Cette formidable cascade dégringole dans un goulet étroit que nous rejoignons très vite. Mais ensuite il faut parcourir le chemin en montée et ça c’est très dur !!! De la route principale pour atteindre l’entrée des chutes sur 7 kilomètres l’état de la route (ou plutôt du chemin) reflète bien certaines routes du Costa Rica en dehors du réseau principal.

Si quelques routes sont goudronnées, d’autres (autour de Monteverde par exemple) sont réservées aux cœurs et corps bien accrochés ! Des chemins de terre escarpés et sinueux remplis de nids-de-poule et de grosses pierres, qui transforment les trajets courts en heures interminables. Nous avons bien apprécié le « confort » de notre 4/4 ! Et c’est sans compter avec les énormes camions qui empruntent la trans-américaine, cet axe routier qui débute au Canada et se dirige droit vers la Patagonie !

El Castillo butterfly conservatory est bien autre chose qu’un jardin aux papillons. Plusieurs petits enclos correspondant à chaque habitat, un jardin botanique, un jardin d’herbes médicinales et une équipe de biologistes passionnées par les cycles de la vie et les schémas d’éclosion de différentes espèces rendent la visite de ce lieu magique particulièrement passionnante. Des papillons magnifiques de plusieurs espèces, des amphibiens minuscules, de couleurs étonnantes, et un moment serein dans un très beau cadre. Je n’oublierai pas cette grenouille minuscule de moins d’un centimètre dont le corps est d’un rouge éclatant et que les pattes arrière toutes bleues lui ont fait attribué le nom de grenouille blue-jean ! Et de là aussi, encore une très belle vue sur le volcan.

Coincé entre deux forêts de nuages, le village Ticos de Santa Elena et le village quaker de Monteverde, destination privilégiée des amoureux de la nature. Les habitants quakers de cette région se battent contre la menace du surdéveloppement et le respect du parc écologique. L’écotourisme est certainement le poumon économique de ce lieu. L’histoire remonte aux années 1930, lorsque quelques familles ticos s’installent dans la montagne pour vivre de l’exploitation du bois et de l’agriculture. Les premiers quakers en 1949 choisissent Monteverde pour 2 raisons : la suppression de l’armée au Costa Rica et le climat plus frais des montagnes idéal pour l’élevage du bétail. La religion des quakers les oblige à être pacifiste et 4 quakers refusant de participer à la guerre de Corée décident par réaction de quitter les Etats Unis avec 11 autres familles et de s’y installer pour une vie simple basée sur la production laitière et la fabrication du fromage. Pour contribuer à la sauvegarde de ce lieu, ligne de partage des eaux (Atlantique – Pacifique), la communauté quaker s’engage à protéger les forêts tropicales qui couvrent les flancs de la montagne. Avec l’arrivée des écologistes des années plus tard, ils découvrent deux écosystèmes différents. A Monteverde les vents alizés chauds et humides venus des Caraïbes balayent les montagnes, se refroidissent et se condensent pour former les nuages qui passent au dessus de la Réserve Santa Elena où les forêts sont plus chaudes de quelques degrés. C’est pourquoi deux espèces propres à chaque écosystème se côtoient suivant le côté de la montagne où nous nous trouvons. Ce paysage unique au monde, attire des quantités de touristes et provoque un choc énorme pour la tranquillité des habitants. Les communautés locales empêchent alors les promoteurs de construire des routes d’accès en dur, et entretiennent soigneusement nids de poule et les énormes pierres qui les couvrent dans le seul but de décourager les touristes et de protéger la région. Surtout n’oubliez pas vos chaussures de marche, vos cirés et vos chapeaux de brousse. Il y a quantités de façons de visiter les forêts : randonnées à cheval ou à pied, parcours dans la canopée accrochés aux câbles des tyroliennes ou promenade sur les ponts suspendus. La forêt de nuage, milieu très humide présente des chemins qui peuvent être très boueux et pour faciliter la marche, les sentiers ont été stabilisés par des blocs de pierre et des planches de bois. Accompagné par un guide, nous parcourons la réserve Biologica Bosque Nuboso de nuit, lampes de poche à la main pour découvrir cette réserve naturelle, où les animaux ont leur place. Nous ne sommes pas au zoo, il ne faut pas s’attendre à voir une quantité d’animaux et pour préserver l’environnement le nombre de visiteurs est limité. Mais nous sommes comblés par cette première expérience nocturne, parmi quelques araignées, grenouilles, scarabées, oiseaux endormis. Un peu stressant mais une belle aventure ! Le bruit court que le matin à l’entrée du parc il y a des quetzals perchés sur un avocatier, dont ils sont très friands. Nous tenterons notre chance le lendemain matin à 6h. Ah, il était bien là mais nous avons eu juste le temps de le voir s’envoler, et bien sûr pas assez de temps pour le prendre en photo ! Le quetzal, cet oiseau mythique, symbole du Guatemala et dont le plumage harmonise magnifiquement le rouge grenat et le vert pomme.

Ce matin une brume nous accompagne et une bruine tombe sur la forêt. Nous allons emprunter un circuit de ponts suspendus dans une forêt primaire et vivre pleinement la beauté et la vue imprenable sur les canopées. Une expérience magnifique et paisible.

Belle randonnée dans le Bosque Eterno de los Ninos sur un sentier long de 3, 5 kilomètres avec une vue très dégagé au cœur d’une forêt pré-montagneuse. Peu de monde, de beaux oiseaux et un moment délicieux.

Après plus de 2 semaines nous ressentons tout de même une certaine overdose de paysages de volcans, de forets et de randonnées. C’est pourquoi nous changeons de cap, quittons Monteverde pour nous diriger vers la côte pacifique toute proche. Après une courte traversée en bac, quelques jours de mer, soleil, sable et farniente à Montezuma, un petit village charmant avec une ambiance très zen, des plages de sable blanc qui s’étendent à perte de vue. Véritable carte postale, nous avons passé quelques jours dans un petit paradis, au Ylang-Ylang Beach resort qui se trouve au nord de la ville et dont l’accès ne peut se faire qu’avec la jeep de l’hôtel. Les bungalows (style tente luxueuse) sont disséminés dans un jardin fleuri juste devant la plage Une magnifique piscine à cascade surplombe la mer. Quelle superbe façon de clore notre périple costaricain.

Des paysages éblouissants, un accueil chaleureux, un littoral pacifique époustouflant et les fameuses forets de nuages ! Le paradis de nombreuses espèces animales et végétales et enfin, cette « vie pure » : La Pura Vida qui symbolise complètement notre séjour au Costa Rica et qui nous amènera certainement à y retourner.

Notre parcours :

Le coût de ce voyage n’est pas compris dans le budget CR car nous avons utilisé des miles pour le vol AR Paris/Miami. Ensuite nous avons passé 12 jours pour plonger à Roatan.

Paris/Miami/San José San José/ Roatan (Honduras) Roatan /Miami/Paris

Vols de Miami/San José//Roatan/Miami : 1174€ (2 personnes)

Location d’une 4/4 au Costa Rica 15 jours : dépôt et pick-up à l’hôtel à Alajuela : 916€ (toutes assurances comprises)

Logement : - Alajeula : Hotel Buena Vista 4 nuits + 1 nuit à la fin de notre voyage - Cahuita : 2 nuits sur Playa Negra - Tortuguero : Pachira Lodge 2 nuits - La Fortuna : Villa Jospiek 3 nuits - Monteverde : Cabinas Don Taco 2 nuits - Montezuma : Ylang-Ylang Beach Resort 3 nuits

Notre budget pour 2 personnes pour 18 jours : qui n’est pas une référence. - Hôtels : 1819$ - Transport : location voiture, essence, ferry (sans l’avion) 1637$ - Excursions : entrées aux parcs, canopée, ponts suspendus, guides, sources thermales etc. 567$ - Nourriture : 979$ - Divers : 189$

Total : 5191$ soit 3320€ (environ)

Nous avons vécu largement, confortablement sans regarder de très près le budget. Ce voyage est faisable bien sûr avec un budget de beaucoup moindre coût.
La Chine sans parler le chinois? English translation pending
by Bengi · 2008-01-17 · 25 replies
Nous souhaitons partir en Chine cet été en "routard". En lisant les discutions nous nous sommes rendu compte que la barrière de la langue est un réel problème. L'an dernier nous avons été en thailande, tout s'est tres bien passé, mais tout le monde parle anglais. En chine est-il possible de faire un voyage en ne parlant pas un mot de chinois ? La langue est-elle un obstacle pour se déplacer, prendre un train, trouver un hotel...? En attente de vos réactions et de votre expérience sur ce sujet. Merci d'avance.
Périple dans l'ouest américain (juillet 2007) English translation pending
by Domi84 · 2007-09-11 · 10 replies
Périple dans l’ouest américain juillet 2007

Introduction : Nous sommes partis dans l’ouest américain du 7 au 27 juillet. Nous, c’est Philippe presque 17 ans, Benoît bientôt 15 ans, Patrick (mon mari) et moi. On en parlait depuis l’été dernier…on voulait faire un « grand » voyage en famille…les enfants grandissent, volent de plus en plus de leur propres ailes (dans tous les sens du terme puisque notre aîné fait de l’aviation !)….donc c’était peut être le dernier à 4 (mais on n’en est pas sûrs du tout !!! Dès qu’on parle de destination lointaine, les garçons ne semblent pas prêts à couper le cordon !!) Au niveau dates, on était coincés entre les résultats du bac et le fait qu’il fallait absolument qu’on soit à Vaison le 28/7…

Remerciements : Un grand MERCI à tous les membres de Voyage Forum qui nous ont aidés à élaborer notre itinéraire. Merci donc à FabienneCA, Thierry38, Doni, senmout, vilcanota, vazyvite…Un merci plus particulier aux « copines » Marie (mlefevre) et Sylvie (grisemote) dont les carnets de voyage très détaillés ont été une aide précieuse. Pour le moment, je ne mets pas de photos (celles de Marie et Sylvie sont splendides)…il faut qu’on fasse le tri dans les 1434 clichés pris !!!

Guides : Le Routard (Californie / Parcs nationaux de l’Ouest américain et Las Vegas) Michelin – Voyager pratique (Sud ouest américain) Ils se complètent très bien. J’avais aussi acheté le Lonely Planet (ouest américain)…on ne l’a pas emmené (à le lire avant le départ, je l’ai trouvé confus et difficile d’usage)Le périple :

V 6/7 : Vaison - Paris S 7/7 - Paris – Los Angeles (via Atlanta) D 8/7 – Los Angeles L 9/7 – Los Angeles – Grand Canyon M 10/7 – Grand Canyon M11/7 – Grand Canyon - Lake Powell (Page) J 12/7 - Lake Powell - Monument Valley V 13/7 - Monument Valley- Moab S 14/7 - Moab (Canyonlands - Arches) D 15/7 - Moab - Capitol Reef L 16/7 - Capitol Reef - Bryce M 17/7 - Bryce - Zion M 18/7 - Zion – Las Vegas J 19/7 – Las Vegas V 20/7 – Las Vegas - Death Valley S 21/7 – Death Valley - Three Rivers D 22/7 – Sequoia Park L 23/7 – Sequoia Park- San Francisco M 24/7 – San Francisco M 25/7 – San Francisco J 26/7 – San Francisco – Paris (direct) V 27/7 – Paris - Vaison

Budget : Vols + voiture + hébergements (chambre quadruple avec ou sans petit déjeuner) réservés depuis la France : 8100€ (les garçons paient plein tarif !!) Essence : 500 $ Nourriture : le midi pique nique ou petit encas, le soir resto (1 plat + 1 salade) 800 $ National Park : 80 $ Extras : Universal Studios à Los Angeles (248 $), Bateau sur Lake Powell ( 210 $ ), Cirque du Soleil à Las Vegas (330$), Vélos à San Francisco (41 $)Transports : Paris-Atlanta avec Delta Air Line sur Boeing 767 : un repas, une glace et une collation…rien à dire. Ecrans individuels. Atlanta – Los Angeles : du vol, on ne peut dire grand-chose…on a tous dormi (en pointillés !!). Collation frugale (gâteaux salés et sucrés) San Francisco – Paris sur Boeing : on était très mal positionnés (à côté des « cuisines »)…du coup on n’a rien dormi entre les bruits de placards et les conversations diverses !! Projection de films nuls !! On avait réservé chez Alamo un 4x4…on a eu (catégorie supérieure….on a dû payer la différence…parait-il qu’ils n’avaient rien d’autres….. ???) un Dodge Durango. On a eu toute la place nécessaire pour caser nos 4 gros sacs … en rabattant les sièges du fond. On l’a gardé 16 jours…dès notre arrivée à San Francisco on l’a rendu (Check out 5 minutes….Bush Street…eh oui, ça ne s’invente pas !!!) On avait emporté notre GPS « Tom Tom »…impeccable. Il nous a conduit où on devait aller…la seule fois où on s’est trompé, il n’était pas branché !!L’avantage aussi, c’est qu’on peut y télécharger de la musique. Patrick avait enregistré 500 chansons (de vieux comme diraient les garçons !! …qui eux avaient leur I Pod et leur lecteur de DVD pour les longs trajets)

Hébergements :

On n’est pas du tout des adeptes du camping….. donc on a privilégié les hôtels et motels. On n’a jamais eu à se plaindre même si certains étaient mieux que d’autres. Notre coup de cœur : Aarchway Inn à Moab. Très sympa. Piscine agréable, excellent petit déjeuner compris, laverie, accès internet…. Los Angeles : Hollyday Inn (à côté d’Hollywood Boulevard). RAS, pas de petit déjeuner, parking payant (20 $ par jour), piscine (pas utilisée) Grand Canyon : Best Western à Tusayan. Petit déjeuner compris. Piscine fermée quand on a voulu y aller. 2 restos. On a été accueillis par une très charmante canadienne parlant français…Benoît n’en est toujours pas remis !!! Lake Powell : Super 8. Motel envahi de français. Piscine « rikiki » !! Petit déjeuner compris et quelconque. Accès internet gratuit. Monument Valley : Holiday Inn à Kayenta. Pas de petit déjeuner compris : on l’a quand même pris sur place : correct…par contre le repas du soir très ordinaire. Piscine sympa. Torrey : Wonderland Inn. Piscine couverte. Correct dans l’ensemble. Pas de petit déjeuner compris. Bryce : Bryce View Lodge. Pas de petit dej compris. Correct. Zion : Best Western. Piscine trop chaude et pas très grande. Pas de petit dej. Las Vegas : Hôtel Excalibur…on a goûté au luxe : le « valet », le voiturier…..Chambre « normale »…on nous a bien proposé mieux avec un supplément…on a refusé. 2 grandes piscines…mais peu profondes (1 mètre) Death Valley : Furnace Creek Ranch…pas trop le choix dans le coin. Rien à dire. Excellent petit déjeuner (payant) Three Rivers : Best Western. Le moins bien…vieillot, pas de salle à manger : on petit déjeune (compris) dans le hall d’entrée…. Et c’est pas terrible !! Accès internet. Piscine petite mais agréable. San Francisco : Hôtel Bijou. Très bien placé (vers Union Square). Les 65 chambres portent toutes le nom d’un film tourné à SF : pour nous, « 9 months » avec H.Grant et J.Moore (Chris Columbus – 1995)…par contre elles sont petites. Le petit déjeuner (compris) est minable…très peu de choix. On l’a zappé 2 matins sur 3. Au jour le jour : Samedi 7 Juillet : On laisse notre voiture chez des amis (les tarifs de parking à Roissy sont prohibitifs) qui nous conduisent à l’aéroport. Le décollage est prévu pour 11 heures…on a bien fait d’arriver tôt : les formalités (enregistrement des bagages, contrôles des passeports et des bagages à main) prendront 2 heures !! Vol sans encombre : on survole le nord de Londres, l’Irlande, sud de l’Islande.…avant de traverser l’Atlantique. On « entre » en Amérique du Nord par le Canada. « Traversée » du lac Erié. Arrivée à Atlanta après 9 heures de vol. On fait la queue pratiquement 1 heure pour passer la douane : contrôles des passeports, empreintes digitales et photo… Pour rejoindre notre porte d’embarquement, il nous faut prendre le « métro » !! Premier contact avec la démesure américaine !! On passera nos 3 heures de transit avachis dans nos fauteuils et la tête dodelinant !! Plus de 4 heures de vol pour rejoindre Los Angeles. On récupère tous nos sacs (ouf, il ne manque rien !! on a le mauvais souvenir de notre voyage au Canada où Patrick et moi avions attendu notre valise 4 jours !! Comme on changeait de lieu chaque jour, on devait appeler tous les jours pour donner le nom de notre hôtel !!) Check in chez Alamo rapide…nous voilà au volant de notre Durango. Pas de souci avec la boîte automatique, on en a une sur la voiture familiale. En ½ heure, notre Tom Tom nous mène à l’hôtel. On s’écroule sur nos lits…plus de 24 heures qu’on est levé !!! Dimanche 8 Juillet : Petit déjeuner sur Hollywood Boulevard avec ses étoiles de stars…pas toutes connues !! On prend le métro pour rejoindre les Studios Universal (sur le plan, ils semblent proches de l’hôtel, à une station de métro….mais on roule un moment) Attention dans le métro, les tickets sont valables 2 heures depuis la station d’achat….on n’a pas fait attention, on en a acheté 8 (aller retour)…tant pis. Pas de queue à l’entrée vu qu’on avait acheté nos entrées depuis la France (62 $ par personne) Sur les conseils d’un des membres de VF, on commence par les attractions du niveau inférieur : Jurassik Park (on est précipité dans une aventure préhistorique très arrosée avec, pour finir, une chute de 25 mètres….super !!), La Revanche de la momie (dans une petite voiture, on est secoué dans tous les sens + marche arrière…je crains ce genre d’attraction…mais je l’ai fait !!), les effets spéciaux, la pyrotechnie avec Backdraft (incendie) Repas dans un snack chinois : on n’est pas encore habitué aux rations américaines…on prend trop, on aurait pu se contenter de 2 plats pour 4. On remonte au niveau supérieur : Shrek en 4D, la maison hantée, Terminator 3D, Waterworld (un superbe spectacle aquatique), circuit en mini bus dans les studios (très intéressant) et enfin Animals Actors (pas terrible). Retour vers l’hôtel : Hollywood Boulevard est fermé à la circulation, des tapis rouges sont déroulés : nouvelle étoile ? On saura plus tard qu’il y avait, en fait, la projection du dernier Harry Potter. Repas italien très correct. Petit détour par le Chinese Theater devant lequel se trouvent les empreintes de mains et de pieds de stars. Lundi 9 Juillet : On trouve glissé sous la porte de la chambre la note du parking !! Autoroute 15…on branche le régulateur de vitesse : 70 m/h (c'est-à-dire 112 km/h). Arrêt à Barstow. Perdus au milieu d’un paysage désertique, des magasins d’usine sont regroupés. On fait une « descente » chez Levis et Vans : les garçons sont équipés pour l’hiver et promettent de ne plus rien réclamer jusqu’au retour !!! On les connaît…l’avenir nous donnera raison !!! On avale les kilomètres…on savait que c’était une très longue étape, mais on a préféré rouler pour gagner une journée !! Juste un arrêt pour prendre de l’essence et acheter un petit frigo (sur les conseils de Marie)…sauf que celui qu’on a trouvé était vraiment petit et pas très performant !! On a, par la suite, investi dans une glacière en polystyrène ; l’avantage de dormir en motel ou hôtel, c’est qu’on avait des glaçons à volonté !! Arrivée en début de soirée à Tusayan. Mardi 10 Juillet : Lever tôt (décalage horaire non assimilé). A 7h30, on est sur le site de Grand Canyon après avoir acheté notre National Park (80 $) qu’on aura rentabilisé au cours du périple. Premier arrêt : Mather Point. On a beau être préparé à la grandeur du lieu, c’est un choc : le minéral à l’état pur. Navette rouge jusqu’à Pina Point. De là, on aperçoit les 11 strates géologiques superposées. On hésite entre faire une partie de la descente de Kaibab Trail ou marcher le long des falaises….la seconde option est retenue…il n’est que 9h et on a déjà très chaud. Pendant plus de 3 heures, on se balade sur le sentier qui longe les falaises. Le point de vue sur le canyon depuis Yavapaï (plus à l’est) est aussi beau. On essuie un orage au moment où on regagne l’hôtel…le seul du séjour !! Heureusement, ça dure peu… Mercredi 11 Juillet : On prend la Desert View Drive (Route 64) qui va vers l’est. Elle dessert plusieurs points de vue et traverse une agréable forêt : Grand View Point, Desert View…. Juste avant Cameron, on rejoint la 89 en direction de Page. Le long de la route, on voit des campements : un mobil home ou une caravane, des voitures pourries, un vague enclos, pas d’ombre….ce sont sûrement des indiens navajos. Quand on arrive à Page, le temps est couvert (brume)…..inutile dans ce cas d’aller à Antelope Canyon qui nécessite le soleil au zénith. On se rabat sur un tour en bateau de 3 heures sur Lake Powell…Né en 1963, suite à la création du barrage, ce lac représente la 2ème réserve d’eau disponible pour le SO américain. Il a fallu 17 ans pour le remplir. Au total, 3150 km de rivage. Les couleurs sont magnifiques…il y a peu de monde qui navigue….quelques jet-ski….mais on passe à côté d’appontements avec d’énormes bateaux qui attendent les marins du week end !! Le mariage de l’eau et de la pierre est tellement harmonieux que ce paysage semble exister depuis longtemps…..mais on voit bien que le niveau a baissé suite à plusieurs années de sécheresse. On retrouve la terre ferme…avec coups de soleil en prime !! Excellent repas au Glen Canyon Steakhouse (décoration saloon)….sauf pour Patrick qui a fait le mauvais choix en prenant du porc au lieu du bœuf !! Jeudi 12 Juillet : Visite du barrage de Lake Powell, du moins les panneaux explicatifs dans le hall d’entrée : très intéressants. A 5 miles de Page, Horseshoe Bend : le Colorado s’enroule autour d’un gros piton rocheux que l’on peut observer depuis la falaise. Pas de parapet : le touriste doit être responsable…et ce qui nous aussi frappé c’est la propreté des sites….les français ont des progrès à faire !! A 11 heures, on est à la guérite de l’Upper Antelope Canyon. Certes c’est cher : 6 $ l’entrée + 20 $ le tour guidé (par personne)…..mais c’est absolument splendide. On est pris en charge par une indienne navajo qui, dans un pick-up bâché et sans amortisseur, nous conduit sur une route sablonneuse jusqu’à l’entrée du canyon à 3 miles. Un navajo mène ensuite notre visite. Les parois sont étonnamment sculptées. Les couleurs changent selon l’inclinaison du soleil…..Fabuleux…Un seul regret : on était nombreux !! Route en direction de Kayenta. Bien qu’on ne soit pas encore dans l’Utah, on est déjà à l’heure navajo : on avance d’une heure. Installation rapide à l’hôtel et on reprend la route. Le copilote (moi en l’occurrence) se plante (Tom Tom pas branché)…ce n’est qu’au bout de 25 miles qu’on s’en rend compte…. !! Ambiance électrique dans la voiture !!! Du coup, il est 19h30 quand on franchit l’entrée de Monument Valley….on choisit de circuler par nos propres moyens : bien nous en a pris, on est seuls sur le site !! Pendant plus d’1 heure 30, on roule sur la piste poussiéreuse…on s’arrête où on veut, quand on veut…le soir tombe doucement….c’est magnifique. On ferme la barrière derrière nous au moment où on s’en va !! Vendredi 13 Juillet : Orage dans la nuit…mais quand on se lève, le soleil est déjà de retour !! Route 163 (on repasse à côté de MV). Arrêt à Goosenecks : point de vue sur les méandres de la San Juan River, canyons profonds de 300 m taillés dans un paysage noir. Un peu plus loin, Valley of the Gods : un petit Monument Valley (désert couleur ocre, fabuleux rochers)…sans personne !! On a apprécié d’avoir un 4x4. On arrive assez tôt à Moab (15 heures…l’heure du check in). On enfile les chaussures de marche et nous voilà partis pour Canyonlands. Ce parc, encadrant le confluent du Colorado et de la Green River, est l’un des plus sauvages de l’ouest. « Island in the sky » : la partie la plus haute (1800 – 1900m) est une immense mesa triangulaire rattachée au reste du plateau par un étroit goulot : le Neck. Petite marche pour atteindre Mesa Arch derrière laquelle se découpe un panorama magnifique. On marche plus longtemps pour découvrir l’Upheaval Dome : un cratère géant de 360 m de profondeur et plus de 4 km de diamètre creusé mystérieusement dans un dôme. On a d’abord pensé que c’était un effondrement dû à la couche de sel ; maintenant les géologues évoquent l’impact d’une météorite…….c’est fabuleux !! Pour finir, au bout de la route, le Grand View Point qui domine un labyrinthe de canyons rouges. Seul bémol : un groupe de 7-8 français…bruyants et grossiers. Dans ces cas là, la stratégie familiale consiste à se regarder et faire silence : surtout ne pas faire comprendre qu’on est, nous aussi, des frenchies !!! Samedi 14 Juillet : On s’ébranle tôt pour Arches…mais il fait déjà chaud. On aurait voulu faire, avec un ranger, Flery Furnace (labyrinthe)….c’est complet. On commence par une petite marche autour de Windows Section : 2 ponts de pierre voisins tout aussi monumentaux l’un que l’autre. Delicate Arch : 45 minutes de montée sans ombre. On marche soit sur un sentier, soit sur des dalles. A l’arrivée au sommet, vue splendide sur cette arche posée comme par miracle au bord de la falaise. On peut même aller dessous. La chaleur est intense…on doit s’arrêter pour boire tous les ¼ heure. Landescape Arch : 30 minutes de marche (0, 8 mile) pour atteindre une des plus longues arches du monde (hauteur 32m, longueur 93m)…superbe. Le sentier se poursuit, en plein cagnard, sur 1, 2 miles en passant sur les rochers à travers des paysages spectaculaires. Patrick oublie l’appareil photo à l’une des pauses….moment de panique quand on s’en rend compte au bout de 15 minutes….Benoît redescend en courant…ouf !! l’appareil n’a pas bougé !! Finalement, on arrive face à Double O Arch…et on est déçu…..on a préféré les précédentes !! Retour pénible à la voiture puis à l’hôtel (on a beaucoup souffert …pourtant on est habitué à randonner, on vit dans le sud….mais ce jour là, on s’en souviendra !!) Mauvaise surprise : la nourriture a gelé dans le frigo de la chambre !!! Ce n’est pas trop grave…on était tellement crevé qu’on n’avait pas faim…. Le soir, dans Moab, au supermarché, je cherche – en vain- des enveloppes (articles introuvables aux USA… je n’en ai pas trouvé une pouvant contenir mes cartes postales). Je m’en inquiète auprès de la caissière…qui m’entraine vers le portique des cartes d’anniversaire…et me donne une vingtaine d’enveloppes !!! Dimanche 15 Juillet : Route 191, puis autoroute 70 et enfin la route 24…on traverse le désert de San Raphaël avant d’arriver dans l’oasis de Fruita. Quelques arrêts rapides : les pétroglyphes indiens gravés à même la falaise …ils auraient près de 1000 ans et seraient l’œuvre des indiens fremont ; l’école de Fruita : petite école d’origine de la communauté mormon. Après un repas rapide, on s’engage sur la piste qui doit nous mener à Cathedral Valley (merci encore Marie !!). On passe aux 4 roues motrices….un gué pour traverser Freemont River…et nous voilà partis pour 56 miles de piste. On retrouve non seulement la conduite islandaise mais aussi les paysages (du moins au début) : Bentonite Hills et South Desert….il ne manque que les fumerolles et l’odeur de soufre !! L’arrivée sur Cathedral Valley est magnifique : ce gros bloc monolithique porte bien son nom. Retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est…. Une « petite » boucle très sympa……le conducteur s’est régalé !! On n’aura croisé qu’un seul 4x4 !!! Lundi 16 Juillet : Excellent petit déjeuner au Coffee Shop en dessous de l’hôtel. On prend la Highway 12 qui relie Capitol reef à Bryce Canyon : elle traverse des contrées escarpées, colorées et désolées …ce qui lui vaut d’être l’une des plus belles routes des USA. Le temps est couvert…il ne fait que 23° !! Route sinueuse dans une forêt de bouleaux et de pins…point culminant 2928m. Juste avant Boulder, Anasazi State Park (6$) abrite les vestiges archéologiques de l’un des plus importants villages anasazis de la région (12ème siècle). Petit musée avec poteries, reconstitutions d’une hutte et de maisons. La section entre Boulder et Escalante est spectaculaire : plusieurs miles de route étroite au sommet d’une crête vertigineuse avec 2 pans de vide. Escalante : petit parc d’Etat…entrée 6$ : il suffit de prendre une enveloppe, de la remplir (n°immatriculation + date), d’y glisser la somme et de mettre le tout dans la boîte prévue à cet effet…le reçu détachable doit être visible derrière le pare-brise…..On ne verrait pas ça en France !!! Petite marche dans la forêt pétrifiée à l’aide d’un dépliant très bien fait. La route entre Escalante et Cannonville est moins belle à notre goût. Arrivée au Bryce View Lodge…ici tout est sous le contrôle du Ruby’s Inn situé en face : piscine, restaurants, activités, magasins, camping…. On préfère s’en éloigner pour aller manger chez Bryce Canyon Pines (en direction de Zion) : excellent repas (viande grillée et pie au citron et à la crème….) Mardi 17 Juillet : Benoît, le cavalier de la famille, découvre Bryce à cheval…pendant ce temps, le reste de la famille marche.Belle et longue boucle (Queen’s Garden, Peekaboo Loop, Bryce Point……) pour observer de près la forêt de hoodoos (aiguilles et tourelles rocheuses)….Un vrai coup de cœur pour moi pour ce parc. L’après midi, la famille étant reconstituée, on se promène dans la partie nord du parc : Black Birah Canyon, Natural Bridge et Bryce Point. On rejoint ensuite Zion. On entre dans le parc par l’est. La route est spectaculaire par les formations naturelles qu’elle traverse : des lignes horizontales et verticales bien distinctes strient les mesas. On loge à Springsdale : petite ville entièrement consacrée au tourisme…une rue principale bordée de motels, hôtels, restos et boutiques de souvenirs. Mercredi 18 Juillet : Zion : la route goudronnée qui traverse le parc est couverte de bitume rouge afin de ne pas jurer avec le paysage. Ce parc ne se visite pas en voiture mais en shuttle…on doit se garer au parking du Visitor Center. Navette jusqu’à The Grotto où on prend un sentier en balcon au-dessus de la rivière (Kayenta trail) pour aboutir à une cascade…pas très impressionnante ! L’avantage est qu’on marche à l’ombre. On reprend la navette à Zion Lodge jusqu’au terminus : Temple of Sinawava. Le défilé des Narrows commence où la route carrossable s’arrête. Au départ, sentier ombragé en bord de rivière…jusqu’au moment où, si on veut continuer, il faut mettre les pieds dans l’eau. On remonte ainsi la rivière : l’eau est claire et absolument pas froide. Les garçons se trempent complètement….2 heures de marche géniales. On n’est pas allé jusqu’au bout. Avec des tennis, c'est sans souci pour marcher....!! On reprend la route pour rejoindre Las Vegas…70 km avant déjà des pancartes annonçant la couleur !! Le thermomètre monte : 45° !! A l’Excalibur, la voiture est prise en charge et le bagagiste prend nos bagages. C’est hallucinant dès l’entrée dans l’hôtel : d’abord la clim à fond (on a été souvent gêné par les différences de température entre l’intérieur et l’extérieur), le monde, les machines partout, les mariés qui traversent le hall presque dans l’indifférence générale…. Petit tour sur le strip malgré la chaleur : MGM Grand avec ses lions en exhibition et New York-New York avec sa réplique de la statue de la liberté….. Repas au buffet du Mirage (24$ par personne) : excellent !! On avait réservé depuis la France (le 20juin) des places pour le spectacle « Mystère » du Cirque du Soleil…il ne faut pas s’y prendre trop tôt car ils ont l’air de remplir la salle par le bas. On était en catégorie 2, section 203, rang KK : en hauteur et de face….l’idéal. Que dire du spectacle ? 90 minutes de féérie : des prouesses physiques mais aussi beaucoup d’humour… Au retour, on s’arrête devant le Bellagio pour voir le spectacle (gratuit) des fontaines…Un monde fou sur le strip.. …. Jeudi 19 Juillet : Journée à Las Vegas. Le matin : les outlets à l’extérieur de la ville !!! Malgré la promesse de Barstow, on n’a pas pu passer à côté des « affaires de l’année » (Converse, Quiksilver, Calvin Klein…)…et c’est les bras chargés qu’on a regagné l’hôtel !!! Après-midi piscine pour se remettre de nos émotions. Balade sur le strip : Paris, Venetian….. Le soir, buffet du Bellagio : c’est parait-il le must….on ne l’a pas trouvé mieux que celui de la veille. On tente notre chance aux machines à sous, celles qui prennent les cents….Patrick glisse 1$....il « monte » jusqu’à 5$. On change de machine…. L’honneur est sauf…on n’a perdu que notre mise…mais on comprend qu’on puisse devenir accro !! Vendredi 20 Juillet : Bye Bye Las Vegas !! Route 160 en direction de Parhump, puis la 372 jusqu’à Shoshone (nom de la tribu indienne délogée en 1933 lors de la création du parc national)…On entre en Californie. On traverse des paysages de western…on s’attend à voir surgir un cow boy à cheval. Entrée dans Death Valley. Badwater : il fait 46° !! C’est le point le plus bas des USA, à 86m au-dessous du niveau de la mer. Le sol d’un blanc immaculé réfléchit le soleil…… Devil’s Golf Course : un champ de sel cristallisé vestige d’un lac asséché depuis 2000 ans. Artists Palette : par une étroite route à sens unique, on accède à un amphithéâtre. Des pigments ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses……… Arrivée au Furnace Creek Ranch : en fait ce « ranch » est un motel qui a le monopole dans la vallée : boutique, épicerie, laverie, poste, musée, piscine, golf….. La moindre activité nécessite l’usage de la voiture tellement on est anéanti par la chaleur !! La piscine est chauffée : un comble !!! Repas sur place : ce n’est pas donné mais c’est très bon.. .., et de toutes façons, il n’y a rien d’autres dans le coin !! A 23 heures, il fait encore 36°…on se couche avec la clim à fond !!! Samedi 21 Juillet : Grand beau mais de la brume (de chaleur bien sûr !!...il fait 41°)…pas trop de vue à Zabrinski Point. Sand Dunes : un morceau de Sahara dans Death Valley. Ces dunes de sable sont l’œuvre des vents qui se rencontrent à ce point précis. On quitte le parc juste avant Panamint Springs, direction sud-est vers Ridgecrest. La route vers Lake Isabella passe parmi des champs de cactus impressionnants avant que la végétation ne redevienne riante au fur et à mesure qu’on s’élève dans la forêt. Dans la plaine, par contre, on voit des champs d’orangers, des oliviers, de la vigne… Three Rivers : intérêt limité et ressources locales réduites !! Il faut faire avec et on y reste 2 nuits !! Repas mexicain très quelconque : personne ne finit son assiette !!! Dimanche 22 Juillet : L’entrée de Sequoia Park est à 6 miles. La route s’élève rapidement : 518m au Visitor Center, + de 2000m à notre premier arrêt : General Sherman Tree. Hauteur 84m, circonférence au sol 31m, diamètre 11m, 1256 tonnes…C’est l’être vivant le plus volumineux sur Terre. Il aurait entre 2300 et 2700 ans. Il fait bon se promener sous ces arbres majestueux avec cette bonne odeur de résine. Crystal cave : on a réservé, dès notre entrée dans le parc, la visite de 12h30. Un sentier abrupt (15 minutes) descend vers la grotte. Des galeries parées de volutes de marbre déploient une féérie de formes et de couleurs. 9-10° : on enfile des pulls !! On fait l’expérience du noir absolu avec, pour seul repère, le bruit de l’eau. Seul bémol : on n’a pas compris toutes les explications du ranger qui parlait très vite. Kings Canyon : parc contigu à Sequoia. General Grant Tree : sentier pavé qui circule au milieu de cette futaie de séquoias démesurés (comme ils ont été, pour beaucoup, découverts après la guerre de Sécession, on leur a donné le nom de généraux illustres) Ce séquoia est cependant moins haut et moins vieux que le précédent. Sur le chemin du retour, on a prévu d’escalader Moro Rock (bloc de granit) situé non loin de Giant Forest. Mais voilà, non loin du parking du Gl Sherman Tree, on voit la navette et des voitures arrêtées. On nous fait signe de regarder et là on voit un OURS !!! Patrick se gare, Benoît jaillit de la voiture pour prendre des photos……Bref, encore une famille qui a vu l’ours !!!! Petite anecdote : un américain nous voyant arrêtés me demande ce qui se passe, je lui répond « a bear »…sauf que « a bear » dit avec l’accent du midi ressemble à « a beer »….il a dû croire que j’allais lui offrir une petite mousse !!!!!! Toutes ces émotions nous ont fait rater l’embranchement de Moro Rock…tant pis !! Le soir, on a mangé italien : bien meilleur que la veille !! Lundi 23 Juillet : C’est sans regret qu’on quitte Three Rivers. Route 198 en direction de Visalia et Tulare, puis la 99 jusqu’à Manteca (on passe à côté de Fresno). Autoroute 205 puis la 530 qui passe à côté d’un magnifique champ d’éoliennes. L’arrivée sur San Francisco est fabuleuse avec le passage d’ Ooakland Bridge (4$) A 14 heures, on est devant l’hôtel Bijou. Petit hôtel sympa. On décharge complètement la voiture avant d’aller la rendre chez Alamo…..2915 miles : 4664 kms……aucun souci. Circuit dans Financial District. C’est le Wall Street de SF : banques, buildings…Mais aussi un petit musée (gratuit) : Wells Fargo History Museum (florissante compagnie californienne qui débuta en exploitant des diligences, puis le transport d’or et sa garde en dépôt…pour finir en banque !!) Balade le long des quais : Fisherman’s Wharf est très fréquenté par les touristes. Il regroupe plusieurs jetées (piers) Pier 39 : ce quai est annoncé par les cris assourdissants des otaries qui ont élu domicile en 1990 (suite au tremblement de terre) sur les pontons flottants. Ce sont surtout des mâles, les femelles sont au large avec les petits. Du coup, tout un complexe touristique s’est créé en avancée sur la mer. Repas au Bubba Gump : spécialités de crevettes mais surtout inspiré du film Forrest Gump avec des allusions constantes au film qui passe en boucle. C’est sympa et correct. Mardi 24 Juillet : Petit déjeuner à l’hôtel minable !! Peu de choix….on est obligé de s’acheter autre chose dans la rue !! Passage à l’office du tourisme pour faire le plein d’informations et acheter un pass 3 jours (18$) pour les transports en commun. China Town : la communauté chinoise de SF est la plus importante au monde, en dehors de la Chine. Old St Mary’s Cathedral (1ère cathédrale de la ville 1854), boutiques typiques (cerf volants, ustensiles de cuisine, plats cuisinés…) On loue des vélos sur Columbus Avenue chez Bike and Roll. Casque obligatoire pour les mineurs. Nous voilà partis le long des quais…et pour rejoindre le Golden Gate ça monte !! Construit entre 1933 et 1937, ce pont- à 67m au dessus de l’eau- relie SF à Marin County. 2, 6km de chaussée avec une voie réservée aux cyclistes et piétons…..c’est fabuleux…malgré le brouillard et le vent !! On fait l’aller retour dans la foulée….l’absence de vue nous a fait renoncer à aller plus loin. Plutôt que reprendre la piste cyclable le long des quais, on monte jusqu’au quartier Presidio. Jackson St….ça monte…et ça descend !!, Van Hess Avenue et enfin une montée très raide (on doit pousser les vélos en appui sur les orteils !!) pour se retrouver en haut de Lombard Street. C’est la rue la plus sinueuse au monde….pour adoucir la pente à 27%, on a construit une chaussée avec 8 virages en épingle à cheveux (16%). Emotion garantie en descendant sur nos vélos, les maisons sont superbes (des hortensias en fleurs). La perspective vue d’en bas est aussi impressionnante. On rend ensuite nos vélos après ces 4 heures de balade sportive !! Cable car pour rejoindre l’hôtel. Bus 21 jusqu’à Alamo square : petit parc entouré de splendides vieilles maisons victoriennes. Les « seven sisters » du côté de Steyner St sont 7 maisons colorées et pittoresques construites à la fin du XIXe siècle. Magnifique vue avec les buildings de SF en arrière plan. Arrêt au Civic Center :quartier de l’hôtel de ville avec sa coupole qui rappelle celle de St Pierre de Rome. On rejoint le centre à pied en traversant Tenderloin : un quartier qui craint surtout le soir vu sa forte concentration de homeless (encore quelque chose qui nous a fortement marqués : le nombre impressionnant de SDF)…les garçons se voient quand même proposer du canabis !! Repas chez Lefty O’Douls : sorte de pub-self où on mange correctement et pas cher !! Mercredi 25 Juillet : Copieux petit déjeuner chez Dottie’s True Blue Cafe (œufs, pancakes…)….c’est réputé donc on fait la queue !! On rejoint les quais et plus particulièrement l’embarcadère pour Alcatraz….on a oublié de réserver depuis la France…..donc pas de place avant 8 jours !!! Tant pis, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes !!! Du coup, on se promène dans les rues, on flâne…. Métro ligne N à Union Square, direction Ocean Beach. On s’arrête à Judah-19th Avenue pour rejoindre le Golden Gate Park . Pendant plus de 2 heures, on se balade au vert. Créé en 1870 (à l’époque c’était une vaste étendue de dunes), un million d’arbres, 6000 variétés. On circule autour du Stow Lake où on peut faire du cabotage. On s’arrête devant De Young Musee qui a ré ouvert en 2005. Avec sa façade recouverte d’une « peau » de cuivre, on croirait un porte avion rouillé…mais avec le temps, le cuivre devrait virer au vert !!! On rejoint le centre….quelques derniers achats. On n’aura pas vu le soleil de la journée…et c’est la seule fois où on aura enfilé une « petite laine » !!! Excellent repas…dans un resto français (Anjou, Campton Place ) !!! Jeudi 26 Juillet : Petit déjeuner en dehors de l’hôtel !! On prépare les sacs…malgré nos nombreux achats dans les outlets, on arrive à tout caser !! On passe au Visitor Center où on avise un jeune couple de français à qui on donne nos pass…vu qu’ils sont encore valables un jour et qu’on ne peut pas les utiliser pour rejoindre l’aéroport. Ils viennent d’arriver et vont faire globalement le même circuit que nous…dans l’autre sens. On prend nos tickets pour le BART (sorte de RER) qui dessert SFO. Le fonctionnement des distributeurs est différent du notre : on paye, on choisit notre destination et on imprime…..Ce qui est sympa, c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider. En ½ heure, on est à l’aéroport. L’enregistrement est interminable…on est derrière un groupe de jeunes français qui terminent un voyage financé par le Conseil Général des Bouches du Rhône….à les voir, on se demande ce qu’ils auront retenu de leur voyage !!!! On décolle à 16 heures…voyage pénible comme je l’ai déjà dit. On arrive même en avance à Roissy (il est 11 heures…vendredi 27 Juillet) et on doit attendre la passerelle !! On récupère notre voiture chez nos amis et, malgré le manque de sommeil, on décide de prendre la route en direction du sud……En se relayant régulièrement au volant, on arrive à 19h30 à Vaison. Bien nous en a pris, le samedi était classé « noir » par Bison Futé !!!

Pour terminer, le décalage horaire au retour est difficile à assimiler !! La première nuit en France, toute la famille était debout à 4 heures du matin !! Il ne faut surtout pas être ensuite tenté par une sieste…. En 3 jours, tout est rentré dans l’ordre.

On a aimé : Benoît : Zion et la marche dans l’eau (Défilé des Narrows) Philippe : Bryce canyon et San Francisco Patrick : Arches et Las Vegas (pourtant il n’a rien gagné !!) Domi : San Francisco (vraiment un coup de cœur pour cette ville….si l’un des garçons pouvait avoir la bonne idée, un jour, d’y aller faire un stage de fin d’études !!!) et Bryce (les couleurs, la randonnée qui nous fait « plonger » à la rencontre des hoodoos.) Mais aussi, l’accueil et la gentillesse des américains.On n’a pas aimé : Le fait d’avoir « loupé » Alcatraz La « croisière » sur Lake Powell (trop longue à notre goût)
Trip Report: Northern India (August 5–23, 2007)
by Cmtm · 2007-08-25 · 29 replies
Hi everyone, I just got back from a trip to Northern India with my family. Given the time it took to organize, I thought future travelers might find this useful.

Context: First time in India. Dates: August 5 to August 23. 2 adults + 2 boys (17 and 11 years old). Itinerary: Delhi - Shekawati (Bagar, Mandawa) - Bikaner - Thar Desert (Kaku) - Jaisalmer - Jodhpur - Udaipur - Bundi - Jaipur - Agra - Delhi. High-end hotels, travel in a Toyota Innova (like a Renault Espace) with a driver. Agency: Atithi Travels, contact: Rajeev, Driver: William. Budget: 3112 € for flights (Air India chartered by Air France and booked through Go Voyages), 1080 US$ per person for hotels with breakfast, car with driver, full-board night in the desert, camel ride, boat on the lake in Udaipur, farewell dinner, 1000 € for on-site expenses (drinks and meals—1 per day / various tips including driver (150 rupees per day) / monuments and outings / personal shopping and gifts (including 2 carpets 1x2m, 1 bedspread, a pair of curtains, 10 shirts, 2 pairs of pants, 2 tablecloths, 5 scarves, 1 small piece of jewelry, and various trinkets...). In short, about 1900 € per person all-inclusive for 17 nights.

Review of Atithi Travels: Very professional and accommodating. They responded quickly to my many prep emails, accepted all my hotel choices—even those they weren’t used to working with (I picked them beforehand using TripAdvisor, VoyageForum, the *Routard* guide, and Ulysses’ Rajasthan guide). They were the only agency out of the nine I consulted that accepted all my choices. Their pricing was reasonable, in the first quartile of the agencies I contacted. They allowed payment in three installments (1/3 at booking by bank transfer, 1/3 upon arrival in India, 1/3 in Udaipur). They checked in throughout the trip to ensure everything was going well with the driver and local reps. They offered a great solution for the night in the desert. My direct contact (Rajeev) personally picked us up at Delhi airport on the evening of the 5th (a Sunday). If I had to do it again, I’d go with Atithi again without hesitation—just negotiate the prices a bit.

Review of the Driver (William): He drove very cautiously (which is super important in this country). He kept his distance from his "guests," which worked perfectly for us. No hard sell to take us to shops or restaurants. Just so you know, the driver gets 150 rupees per day for lodging and meals. When he stops at a tourist restaurant, especially on the road, he eats for free (for you, if you eat there, it’s 2–3 times more expensive than elsewhere). Some shops, especially in Jaipur, give him commissions. Overall, we had an unspoken agreement. The driver would stop halfway through the journey at a tourist restaurant so we could use clean toilets, grab a Coke, and he could eat and rest (after 2.5 hours on the road in India, it’s well-deserved and necessary). After 30 minutes, we’d hit the road again. For shops, he didn’t pressure us, and we were very clear about stopping only at places we’d chosen (via Lonely Planet, for example). Overall, we were happy with his service.

Review of the Stops: Generally speaking, in very touristy places, you’re constantly approached by touts and vendors. As soon as you move away from those spots, Indians are welcoming, friendly, and happy to chat with foreigners. Between each stop, it’s 4–6 hours because the roads are tough—average speed is 50 km/h. Keep this in mind when planning your route. We chose to stay 2 nights in most places to avoid spending all our time in the car. Delhi: Worth seeing, but rough for a first impression—loud in some areas, aggressive, but we don’t regret it. For our first taste of Indian cuisine, we dined at United Coffee House on Connaught Place, a restaurant for the Indian middle class. It was delicious, really nice, and reassured us that we’d enjoy the food. Shekawati: Amazing, off the beaten path, not very touristy, and the people are friendly. Note: Bagar, which we picked after reading an article in *Ulysses*. It’s off the usual routes. Result: we were the only tourists in this small town and had a fantastic evening. Mandawa (just an hour from Bagar) is on all the Shekhawati circuits, so it’s more touristy. But still nice because of the colorful Havelis (go see them alone, without clingy guides trying to charge you extra for every visit without giving all the details—only the rupees matter to them). Note: there’s a great, affordable cobbler on the main street of Mandawa (Main Bazaar), just before Sonathia Gate on the right. Beautiful handmade slippers for 300 rupees. By the end of the trip, I regretted not buying more pairs—the leather is so soft and comfortable. I haven’t seen any as nice since. Bikaner: Good, a necessary stop before crossing the desert if you’re heading to Jaisalmer (recommended). It lets you see the Karni Mata Temple (Temple of the Rats), a camel farm, a first Jain temple, a quiet spice bazaar (take a rickshaw for a morning), and the well-maintained fort. Kaku (night in the Thar Desert): A highlight, absolutely must-do. Nothing like what you’ll find in Jaisalmer. Simple, remote, and wild—no tourist buses, just you and the few Indians taking care of you. Watching the sunset, the starry sky, shooting stars, and sleeping under the stars is unforgettable. It’s neither too cold nor too hot. The toilet facilities are basic but hygienic. It’s fantastic, and the whole family loved it. Jaisalmer: Very exotic, at the edge of Rajasthan, right out of the Thar Desert. A magical little town. Watch the sunset near the cenotaphs, visit Gadi Sagar for a picturesque stop with a temple by the lake, lots of Indians feeding huge catfish, and pedal boats for rent. Nearby, the best lassi of the trip at "Mohan Juice Center." Don’t miss the three Havelis—take the back streets if you want to avoid the touristy areas. As for the classic camel ride at sunset, know that the dune spots are beautiful, but at the same spot, at the same time, hundreds (no exaggeration) of tourists arrive by the busload, each on their own camel (hundreds of them), with vendors selling drinks, trinkets, and impromptu shows. It kills the dream. Jodhpur: The Mehrangarh Fort is EXCEPTIONAL, very well maintained, with a great audio guide in French. The most beautiful fort/palace visit of the whole trip. The restaurant inside is excellent. Spend a morning there, and don’t forget to visit the temple at the end of the ramparts for a top-notch view of the Blue City. Around the Clock Tower, you can try delicious, fresh lassis at Shri Mishrilal Hotel, mostly frequented by locals, and grab a tasty masala omelet on the go at Vicky’s Omelette Shop—he’s always smiling and collects notebooks full of messages from his customers. We found beautiful cashmere scarves at Handloom House, a fixed-price shop with good prices. Ranakpur: Another highlight. An exceptional Jain temple in the middle of nature. We chatted with the high priest, ate in the refectory at 5 PM (meals at 5, 5:30, and 6 PM) with locals (super good, all-you-can-eat for 20 rupees per person). Our only regret: not staying overnight. For just 50 rupees more, you can sleep in simple but clean cells and attend the evening ceremony, see the temple at sunset (otherwise, it closes at 5 PM), and be alone in the middle of nowhere. It’s also a lush place full of non-aggressive monkeys that take what you give them from your hand. Don’t miss it under any circumstances. Udaipur: Unique and charming, our first glimpse of Ghats on this trip with Indians bathing in the morning and doing laundry. The lake is enchanting, and the Hindu temple is special. Dinner at Jagat Niwas Palace Hotel (where we were staying) with a stunning view of the lake. Very good food, reasonable prices, and an exceptional setting. Bundi: First regret. A charming little town off the tourist trail, but dull after Shekawati. Not much to see. Jaipur: Second regret. VERY aggressive, overcrowded, with glaring poverty in the streets, persistent beggars, relentless vendors, deafening traffic, and endless traffic jams. The Hawa Mahal is on a polluted main road, and the Amber Fort is a tourist trap. It’s poorly maintained, and the elephant ride is the ultimate tourist attraction: hundreds of tourists on elephants in a line, 550 rupees for 2 people for a 10-minute ride, with vendors shouting the whole way while the elephant handler reminds you 10 times to tip him. Tourism at its worst. Don’t go unless you’re with young kids who’ll remember riding an elephant forever. Even then, it’s possible in other cities like Udaipur. Don’t believe your driver if he says not to shop before Jaipur because that’s where the best selection and prices are. It’s false. There’s no more selection (except for jewelry), prices aren’t lower, and the quality isn’t better. It’s just a big city with lots of shops that pay commissions to touts. Still, there’s a beautiful textile shop that doesn’t look like much but has fixed prices, is affordable, and offers superb quality: SOMA (
http://www.somashop.com/). The local middle and upper classes shop there for home textiles (tablecloths, bedspreads, sheets, curtains) and clothes. This shop is even mentioned by *Forbes* as one of the "World's Top Shops" (http://www.forbes.com/..._sb_1215feat_ls.html). The one positive in Jaipur: Raj Mandir, a historic, stunning cinema. You can go with your eyes closed—guaranteed atmosphere with Indians cheering, laughing, and taking sides for the characters. Even without speaking the language, we understood everything and had a great family moment. Plus, there’s an intermission to grab a snack. It’s fantastic. The theater is often full, but you can reserve. Nearby, the Galta Temple is picturesque with hundreds of monkeys and kids bathing in the pools. Fun, especially in the late afternoon. If we had to do it again, we’d skip Jaipur—too noisy, too aggressive. Agra: Just before Agra, stop at Fatehpur Sikri. The visit takes about 3 hours. It’s beautiful. I regret not staying overnight to admire Akbar the Great’s city at sunset. In Agra, the Taj Mahal is king. Our best photos were taken from the Yamuna River. From there, the Taj is stunning (its back = its front), and you can stay as long as you want (it’s free). The next day, we visited at 6 AM and stayed for 4 hours—it was peaceful and gorgeous.

Overall, we would’ve liked one more night in Ranakpur, one more in Udaipur, one in Fatehpur Sikri, and just one in Jaipur to see the Hawa Mahal and go to the Raj Mandir.

Review of the Hotels

Delhi / Amaraya Haveli: Clean and nice, run by two French people in a quiet neighborhood of New Delhi. Comfortable rooms, good breakfast, clean, a bit pricey. Satisfaction rating: 3 out of 5

Bagar / Piramal Haveli: A charming stop, a Haveli from the early 20th century, with very large rooms, warm and attentive service, and a GREAT dinner. All for a modest price since it’s off the tourist trail. Highly recommend. Satisfaction rating: 5 out of 5

Mandawa / Desert Resort: Outside the city, at the edge of the desert. Rooms are in "traditional" huts with all the comforts. There’s a pool, and it’s very quiet. Breakfast is mediocre. Avoid dinner—it’s a rip-off (three times more expensive than elsewhere and not good). Satisfaction rating: 4 out of 5

Bikaner / Lallgarh Palace: Former maharaja’s palace, well maintained, gorgeous rooms with marble everywhere, a large art-deco indoor pool, good restaurant, very classy. Worth the price. Satisfaction rating: 5 out of 5

Jaisalmer / Gorbandh Palace: Large modern hotel mimicking local architecture. Big pool, but the rooms are poor—noisy and small. Mediocre breakfast. Satisfaction rating: 2 out of 5

Jodhpur / Ajit Bhawan: Former residence, very classy, Hollywood-style pool with waterfalls and fountains, comfortable rooms tastefully decorated. Great breakfast. Satisfaction rating: 5 out of 5

Udaipur / Jagat Niwas Palace: By the lake, very charming, good food, restaurant with an exceptional view, very romantic, but the room amenities are mediocre. Satisfaction rating: 5 out of 5

Bundi / Braj Bhushanjee: The best hotel in Bundi, in a beautifully decorated old Haveli. The rooms are mediocre and very noisy. Breakfast is average, but the welcome is warm. Satisfaction rating: 2 out of 5

Jaipur / Samode Haveli: Exceptional, very comfortable, gorgeous pool, spacious rooms, attentive and non-pushy service, free Wi-Fi, beautiful restaurant, great breakfast. Satisfaction rating: 5 out of 5

Agra / Howard Park Plaza: A mid-range chain hotel with a small pool. Comfortable enough, limited service, terrible breakfast. Satisfaction rating: 1 out of 5

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Thierry
Itinéraire de vingt jours au Vietnam English translation pending
by Daoust · 2007-07-30 · 36 replies
nous préparons notre voyage pour le Vietnam . La date que nous comptons partir est le 10 janvier, Je lis constamment les discussions sur VF qui mentionnent que la température est froide au nord en janvier. J'ai contactée par courriel l'agence Asiatica travel pour un circuit du Nord au Sud. Elle nous mentionne que la température est de 15 à 20 degré ???? Voici l'itinéraire proposée. 1- Hanoi 2- Hanoi Halong 3- Halong Tam Coc 4- Tam Coc Henh Ga 5- Tamc Coc Mai Chau 6- Mai Chau Lao Cai 7-Lao Cai Sapa 8- Sapa Hanoi 9- Hanoi 10- Hanoi Hue 11- Hue 12- Hue Danang Hoi An 13- Hoi An 14- Hoi An Danang Nha Trang 15- Nha Trang 16- Nha Trang Dalat 17- Dalat Saigon 18- Saigon My Tho Can Tho 19-Can Tho Saigon 20- Saigon Départ J'aimerais vos conseils à savoir si nous pouvons tout faire ce trajet par nous même je sais que ce n'est pas très longs comme temps et nous ne voulons pas non plus perdre trop de temps à chercher des places pour coucher et à réserver les transports. J'attends vos réponses.
Hôtel Marien Coral à Puerto Plata? English translation pending
by Mariereeves · 2006-12-08 · 3 replies
Bonjour à tous!

Je pars pour la république dominicaine, plus précisément au Marien Coral à Puerto Plata, le 8 janvier prochain. J'aimerais avoir du feed-back des gens qui y sont déjà allés. Bouffe, plage, température, propreté...

Merci à l'avance!
Dix jours en Argentine English translation pending
by Ginsissi · 2006-08-14 · 11 replies
Bonjour, En février 2007, j'ai la possibilité d'aller avec mon conjoint en Argentine . Nous sommes sensés voir les endroits suivants :Tigre, Buenos Aires, Rosario, Pompa, Venado Tuerto, Mercedes, San Luis, Mendoza, Cordillères des Andes, Cordon dès Plata, Aconcagua, Puerto Iguazu, la Gorge du diable, Foz do Iguacu, Itaipu . Connaissez-vous ces endroits ? Avez-vous des suggestions à me faire ? des choses intéressantes à voir ? Merci beaucoup de votre aide.
Conseils sur un itinéraire au Québec? English translation pending
by JP69 · 2006-06-09 · 40 replies
J'ai lintention de suivre l'itinéraire suivant à partir du 4 octobre : Montréal => Trois-Rivières par la 138 (vieille ville) => La Tuque (route-promenade goudronnée du Parc de la Mauricie) => Chambord par la 155 sur le Lac Saint-Jean, contournement du Lac par le Sud-Est par la 169 en passant par Saint-Gédéon, Alma, jusqu'à Péribonka. Demi tour 169 puis 172 (rive Nord du fjord Saguenay) jusqu'à Tadoussac _ 138 (traversier) jusqu'à Saint-Siméon, 170 jusqu'à La Baie (rive sud du fjord, Petit-Saguenay, Anse Sain-Jean, Rivière-Eternité) Descente au Sud jusqu'à Baie-Saint-Paul par la 381, => La Malbaie (Parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, croisière1H30 en bateau-mouche ?) Baie Saint-Paul par la 362 168 et 360 jusqu'à Québec (les Sept-Chutes ?, canyon Sainte-Anne ?). Par la 132 Lévis jusquà Mont-Joli par Rivière-du-Loup, Rimouski (Parc du Bic) . Continuation vers la Baie des Chaleurs, Percé (Rocher, Ile Bonaventure (fous de Bassan)), Gaspé (Parc Forillon, Cap Bon-Ami), Sainte-Anne des Monts (Parc de la Gaspésie et Réserve faunique des Chic-Chocs ?), Mont-Joli Retour à Lévis, traversier jusqu'au vieux Québec. Visite de Québec (vieille ville, place Royale, ...), Tour de l'Ile d'Orléans, (chute de Montmorency ?). Retout à Montréal par la 132. Visite de Montréal.

En résumé cela fait donc Montréal, Trois-Rivières, contournement Sud du Lac Saint-Jean, les deux côtés du fjord Sagenay, Bais Saint-Paul, La Malbaie, Québec, contounement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre de la Gaspésie, visite de Québec, visite de Montréal. Je suis conscient qu'il serait préférable de partir une semaine plus tôt pour les couleurs de la nature et pour le temps, mais je ne le peux pas. La question que je me pose est la suivante : dois-je faire mon périple tel qu'il est décrit ou est-il préférable de commencer par la Gaspésie de manière à ne pas être gêné par la neige? Je pense réaliser ceci en 2, 5 semaines ou 3, 5 semaines avec ma femme et en voiture. Quelle serait la durée idéale? Merci pour vos réponses. JP69.
Informations sur les Philippines English translation pending
by Cartman27 · 2006-04-15 · 22 replies
Bonjour à tous,

J'aurais aimé avoir un avis sur les philipines sur différents points:

1. Est-il facile de se déplacer dans le pays ? 2. Est-ce un pays "dangereux" ? 3. Les habitants sont-ils accueillants ? 4. Quelles sont les beautés à découvrir ?

Merci par avance !
Quelques moments à Oman English translation pending
by Yangguizi · 2006-03-26 · 41 replies
C'est un pays qui fait souvent sourciller quand on en parle.

Les francophones croient que quand on va au Mans, on n'est pas loin de Paris. Les anglophones croient que "oh man!" marque la surprise au milieu d'une conversation. Quant aux sinophones, ils sont déroutés par la similitude phonétique entre le nom chinois du Sultanat et son voisin le Yemen ou encore la capitale jordanienne Amman.

Bref, lorsque j'ai accepté l'invitation d'une amie française vivant là-bas à venir lui rendre visite, j'ai souvent dû réexpliquer plusieurs fois mon projet à mes amis. Quant à moi, même si je parvenais sans peine à situer le Sultanat sur une carte, à en citer la capitale et à reconnaître son magnifique hymne national, mes idées sur le pays étaient limitées à quelques puits de pétrole et pas mal de sable. Ce voyage allait donc être une parfaite occasion de me cultiver un peu.

(à suivre)
Compte rendu de notre séjour à L'iberostar Hacienda Dominicus Bayahibe 06/11 au 13/11 English translation pending
by Anghjulina · 2005-11-15 · 96 replies
Compte rendu de notre séjour à l’Iberostar Hacienda Dominicus du 6 au 13 Novembre 2005 :

Nous avons réservé notre voyage 2 mois à l’avance en passant par le T.O Marsans. Pour une semaine en tout inclus au départ de Paris nous avons payé 1087 euros par personne (assurance, hausse de carburant, taxe d’aéroport et carte touristique incluses)

Vêtements : Nous avons emportés des maillots de bain, vêtements légers (shorts, débardeurs), tongs, mais aussi pantalons longs (jeans…), T-shirts, chemises et chaussures fermés (baskets) pour les restos le soir (uniquement pour les hommes). Pas besoin de prendre des gilets car même la nuit il fait très bon.

Pharmacie : Paracetamol type dafalgan ou doliprane, ultra levure, anti diarrhéique, désinfectant, compresses, pansement, pince à épiler (pour les épines d’oursins), crème solaires indice 30 à 60 pour les premières expositions puis indice 20 minimum, lait après soleil, biafine. Spray anti moustiques tropicaux (Repel ou 5/5…).

Autres : Palmes, masques et tubas, environs 50 cahiers et stylos pour les écoles là-bas. Trousse de toilette : brosses à dents, dentifrices, déodorants, gel, rasoirs…

Argent : Pour info quand nous sommes partis, 1€ = 39 pesos et 1$ = 33 pesos Pour une semaine à deux nous avons pris 180 dollars (25 pour les pourboires en billet de 1, 40 pour la taxe de sortie, et le reste pour les premiers achats avant de pouvoir changer les euros en pesos), NB : à l’hôtel le paquet de cigarettes est à 3 euros ou 3 dollars donc mieux vaut avoir un peu de dollars sur soi !) Et nous avons pris 400 euros pour les excursions et pour changer au fur et à mesure en pesos dominicains. Ne pas échanger trop d’euros d’un coup en pesos car le peso dominicain est une monnaie fermée et vous ne pourrez pas la rechanger en euros ou en dollars ! Il ne faut pas changer son argent à l’hôtel car le taux est très desavantageux (1€ =35 pesos), changer votre argent dans une maison de change à Bayahibe. En règle générale, il vaut mieux payer en pesos (rhum, cigarettes, cadeaux, taxi, bus…) car le prix sera beaucoup moins cher (bus Hôtel- Bayahibe 20 pesos ou 1 dollar !) Pour les excursions on peut les payer en euros directement.

Vol : Départ de Paris Orly Sud le 6/11 à 10h40 (rendez vous à l’aéroport à 7h45) Le vol Corsair était prévu direct mais 4 jours avant le départ on a appris qu’il ferait escale à Saint Martin donc au lieu d’arriver à 14h35 (heure locale) nous somme arriver à 16h45à la Romana. Décalage horaire : -5 heures (durée du vol si direct : 9 heures). L’avion est un Airbus 300 et on est assez à l’etroit, si vous êtes deux demander à être au fond de l’appareil sur les côtés dans la rangée ou il n’y a que 2 places au lieu de trois (vous n’aurez pas à déranger tjs une personne pour vous lever) Bus de La Romana jusqu’à l’Hôtel environ 20 minutes. Vol au retour sans escale départ de la Romana à 18h40 heure locale (départ de l’hôtel à 15h15) arrivée à Orly Sud à 08h15 heure de Paris.

Pas de retard ni à l’aller ni au retour.

Le Temps: Une semaine de rêve grand soleil et 30 degrès tous les jours, la mer à 26 degrès, nous avons juste eu 2 petites averses de 30 minutes entre 12h30 et 13h00 jeudi et vendredi.😎

Hôtel : Magnifique et très luxueux, des petits bassins avec des signes, flamands roses, canards…, des volières, des très beaux parcs, la décoration du hall d’entrée est certes un peu rococo mais c’est tout de même très jolie.

Chambres : Il y a sept blocs, de 1 ou 2 étages (sans compter le RDC) au milieu de chaque blocs il y a un petit jardin. Les blocs 4 et 7 ont les plus belles vues (plages et piscines). Le bloc 1 est le plus près de la discothèque et du théâtre donc c’est le plus bruyant. J’avais fait un mail et un fax avant de partir pour demander le bloc 4 avec vue sur mer et grand lit, et nous avons eu le bloc 2 avec vue sur palmier et 2 lits séparés !!!! Donc ils ne prêtent aucune attention à vos demandes. J’ai demandé à changer pour au moins avoir un grand lit et j’ai dû attendre le lendemain à 19h00 pour qu’enfin après de très longues discussions ils nous changent de chambre pour le bloc 3 vue sur palmier mais au moins un grand lit ce qui est quand même mieux quand on part en couple ! La réception est assez inefficace et ils ne parlent quasiment pas le français et très mal l’anglais (contrairement aux animateurs !). Toutes les chambres ont une terrasse avec une table et des chaises et aussi un petit étendoir. Il y a un service de pressing mais je ne connais pas le prix. Le minibar est gratuit et rempli tous les jours et contient des cocas, cocas light, fantas, bières, eau plates et gazeuses Attention le décapsuleur se trouve dans la Salle de bain fixé au mur. Il y a une télévision avec de nombreuses chaine étrangères dont TV5, par contre il n’y a pas de chaine hifi ni de radio pour écouter de la musique, pas de réveil non plus (mais bon comme c’est les vacances…) Il y a aussi un coffre fort que vous pouvez louer pour 2 dollars par jour. SDB : Il y a soit une grande douche (très très grande) soit une baignoire, il y a des distributeurs de shampoing et gel douche mais aussi peigne, lait corporel, savon pour le visage, bonnet de bain. Les toilettes sont dans la SDB, il n’y a pas de bidet. Les serviettes sue vous mettrez dans la baignoire ou dans la douche seront changées les autres seront considérées comme propres.

Les restos : Il y a quatre restaurants avec réservation (La Geisha, Le Colonial, l’Hacienda et le Steak House) ouverts le soir uniquement (une résa par resto et par semaine) le buffet ouvert matin (de 7h00 à 10h00), midi (de 11h30 à 15h00) et soir et le snack de la plage à de 10h00 à La Geisha : restaurant japonais ou vous êtes servis de l’entrée au dessert, petit conseil prenez le riz frit et les assortiments (ex : crevette –poulet) car le chef les cuisinera devant vous, spectacle garantit ! Le Colonial : restaurant français ou là aussi vous êtes servis de l’entrée au dessert Vous mangerez entre autres de très bonnes queues de langoustes et sans aucun complément monétaire ! L’hacienda (fait buffet pour les snacks de 1h00 à 7h00) : restaurant mexicain, l’entrée est sous forme de buffet puis vous choisissez votre plat principal à la carte (tacos…) ainsi que votre dessert. Le Steak House (fait buffet à partir de 10 h00 à 18h00) : entrée sous forme de buffet et plat principal ainsi que dessert à la carte. En règle générale, le buffet est très varié et très bon que ce soit pour le petit déjeuner (milk shake, jus de fruits, fruits frais, bacon, œufs, croissants, pain, Nutella, confiture, yaourts, viennoiserie, sandwich, thé, café, chocolat, céréales…) le déjeuner ou le diner (pizza, frites, steak, poulet, poisson, pates, riz, paella, légumes…). Mais c’est sûr que si on reste 2 semaines ça peut paraitre un peu répétitif. Pour les réservations aux restos on peut en faire 4 à la fois au bureau du guest service qui se trouve entre la réception et le lobby bar.

Les Piscines : La piscine principale est gigantesque, il y a un bar dans un coin de la piscine avec des tabourets pour boire son cocktail tout en ayant de l’eau jusqu’à la taille. Au milieu de cette piscine il y aussi un jacuzzi, mais l’eau est froide (en tout cas plus froide que l’eau de la piscine). Autour de la piscine vous trouverez des transats et des palapas en grands nombres. Sur le côté de la grande piscine se trouve une piscine ronde, mais nous n’y sommes pas allés, d’ailleurs nous avons vu personne s’y baigner (peut-être est-elle réservée pour l’initiation à la plongée ?) Et enfin une piscine rectangulaire et réservée elle pour les jeux (water polo, volley, basket…) Bref rien ne manque !

Plage : MAGNIFIQUE !😎 Très franchement les photos, que j’ai vu ne rendent pas du tout la beauté de la plage. Le sable est fin et blanc (pas blanc comme à Saona, mais pas loin), l’eau est turquoise et pleins de poissons de toutes les couleurs vous y attendent. Vers le bar de la plage (Le Phare) il y a des coraux, n’hésitez pas à prendre votre masque car il y a près des coraux de magnifiques poissons ! La Plage est beaucoup plus large que ce que l’on voit sur les photos, pour vous donner une idée il y a 5 rangées de transats et derrière il y encore des terrains de beach volley et de beach soccer. Cependant elle n’est pas très longue, donc si vous aimez faire de longues ballades sur la plage vous serez un peu déçu. Nous arrivions généralement sur la plage entre 9h et 11h00 et nous avons tjs trouvé des transats libres, pour les palapas c’est un peu plus difficile car vu comme le soleil tape, tout le monde veut de l’ombre mais vers 8h30- 9h00 vous en trouverez un sans problème. Il y donc un bar sur la plage au bord de l’eau en forme de phare pour prendre un verre en regardant le couché du soleil sur la mer (bref le paradis !) Pour les serviettes de plage, on vous donne à votre arrivée une carte qui vous servira à retirer votre serviette à la paillotte qui se trouve à côté du snack de la plage.Vous pouvez donc tous les jours rendre vos serviettes et en prendre des propres avec votre carte le lendemain. Attention de ne perdre ni votre serviette ni votre carte car sinon ça vous coutera 10 dollars.

Activités : Animateurs sont tous très sympas, toujours souriant malgré les 13 heures de travail par jour et ils parlent en plus de l’espagnol, l’anglais, le français, l’italien et l’allemand. Il y a de nombreuses activités toute la journée : Aquagym, Beach Volley, Water Polo, Beach Soccer, Danse : Salsa, Bachata, Merengue, Cours d’espagnol, Basket-ball, Tennis, Vélo, Initiation à la plongée, kayak, catamaran, ping-pong, billard. Tous les soirs un spectacle est donné au théâtre de 21h15 à 23h00. Et à partir de 23h00 la discothèque ouvre jusqu’à 2h00. Bref si vous vous ennuyer c’est que vous le faites exprès ! Il y a aussi des activités payantes, ainsi vous avez la possibilité de louer des speed boat, de faire du parachute ascensionnel ou encore de la banane ou du ski nautique. Le jet ski est interdit par contre.

Excursions : Ne surtout pas passez par votre T.O, nos amis l’ont fait et ils ont été très très déçus : 60 euros pour Saona en étant entassé sur une plage à 400 où des vendeurs de tableaux et autres ne laissent pas tranquille une minute et retour à l’hôtel à 15h00.🤪 Nous somme passée par une petite française installée là-bas est vraiment rien à voir, nous avons fait Saona, Altos de Chavon, et un petit tour à la Romana, sans oublier le repas Langouste dans un resto de Bayahibe et les boites de nuits à Bayahibe toujours. Saona : 50 euros par personnes Départ à 9h30 de Bayahibe en bateau rapide (6 par bateaux), puis arrivée à Saona sur la plage du docteur où nous n’étions que 12 au total, immense plage de sable blanc et fin comme de la farine, eau turquoise aux poissons multicolores. Déjeuner sur la plage : poisson (énorme) au barbecue sur la plage, ananas frais, rhum et boissons fraiches. Farniente, baignade et photos. Vers 15h00 départ pour la piscine naturelle. Assez loin des côtes, on se retrouve dans une véritable piscine naturelle avec de l’eau à la taille et entourée d’étoiles de mer géantes et qui ne ressemblent en rien à nos étoiles de mer. Elles ont un gros corps et de petites branches comme les étoiles qu’on dessine. Dégustation d’ananas et de cuba libre puis arrivée à Bayahibe vers 17h30. Altos de Chavon : 35euros par personne. Départ de Bayahibe vers 13h00 en bateau rapide, passage par Casa de Campo (le village des millardaire où nous avons vu la maison de shakira, de julio Iglesias…) Puis remontée de la rivière Chavon (où a été tourné Apocalypse Now et Rambo). Arrivée en bas du village Altos de Chavon, ascension jusqu’en haut (fatiguant mais très beau) Arrivée enfin au village qui est un village italien du XVIe siècle reconstitué qu’un milliardaire italien à offert à sa fille pour ces 15 ans. Le village est très joli avec ces petites maisons en pierres, son grand amphithéâtre ses fontaines et son Eglise, où d’ailleurs Mickael Jackson s’est marié avec la fille Elvis Presley. Il y a du village une vue imprenable de la rivière Chavon (Rio Chavon). Puis retour au bateau Cuba Libre, ananas et départ pour Bayahibe vers 17h00.

Se Déplacer :La Gagua (petit bus local de 10 place environ)est le moyen le plus économique de se déplacer, pour la prendre il vous suffit de vous rendre à l’arrêt qui se situe sur la droite en sortant de l’hôtel continuer tout droit jusqu’à l’arrêt où vous verrez deux bancs devant l’hôtel Venta Club. Il passe toutes les 15, 20 ou 30 minutes et pour aller à Bayahibe ça coute 20 pesos par personne (0, 50 €). Si vous prenez un taxi ça vous coutera 5 dollars par taxi pour le même trajet (les taxis ressemble au guagua mais ils ont un autocollant sur le capot avant « taxi turistico » (il me semble que c’est ça qui est ecrit). Pour la Romana, la guagua part de Bayahibe est c’est 40 pesos le trajet soit 1 euro. A 19h00 il n’y plus de guagua il ne reste alors plus que les taxis. Les boites de nuits à Bayahibe sont le Big Sur (disco sur la plage avec bcp de touristes et musique internationale) et le Mundo Marino (disco où il y quasiment que des dominicains, très bonne ambiance, bachata, merengue et raggaton au programme, verre à 40 pesos et entrée gratuite)

Achats : Le Rhum, à acheter à la Romana au supermarché type Iberia ou Jumbo 220 pesos (soit 5, 50€) la bouteille de 1 Litre de Brugal Extra Viejo (très bon rhum !) La cartouche de cigarettes Marlboro est à 380 pesos (soit 9, 50 €) à la Romana toujours. Il y a de nombreux peintres qui font de très jolies tableaux d’art naïf le meilleur marché est Jean à Bayahibe qui vous offre un tableau si vous en achetez deux. Dans tous les cas n’hésitez pas à marchander et payer de préférence en pesos. Pour les bijoux, l’arimar (je ne suis pas sûre de l’orthographe) est une pierre bleue qu’on ne trouve qu’en république dominicaine, de préférence achetez là dans une bijouterie car ils font beaucoup de fausses. Nous avons acheté des cigares (de très bonne qualité d’ailleurs) à la vanille dans une boutique à Dominicus (Vivaldi) nous en avons eu 7 pour 20 euros. Après marchandage, le vendeur nous a proposé les 2 boites de 25 cigares pour 100 euros (soit une boite offerte ou 2 euros le cigare), mais nous n’avons pas eu le temps de retourner à la boutique pour les acheter.

Nous avons en fait dépensés 180 dollars et 250 euros en une semaine.

Nous avons passé un excellent séjour, les dominicains sont des gens formidables. Surtout n’hésitez pas à sortir de l’hôtel car il y a tant à découvrir de ce pays et de ces habitants !

Un grand merci à Blopart, Batboy78, Willcox, Mirage, Dominicana24, Romulus, Reze, Florenceh, ddyvelines, Dolimousi, Lizou, Pierre-Alain, Patri… pour m’avoir aidé à si bien préparer ce voyage.

Gros bisous à Christine et Tony, Laurence et Xavier, Christophe et Yannick, Laurent et Amélie, Ludovic et Laurence, Marc et Valérie, Gislaine et Isabelle avec qui nous avons partagés des moments inoubliables. Et bien sûr à la petite française ainsi qu’à ses amis : Cédric, Eugene, Pierre-Alain, le petit Pierre-Alexandre, Johnny Le Capitaine, Jean le Peintre…

😉

Mélody et Manu
Chiang Mai: UNE seule vraie bonne raison d'y aller? English translation pending
by LeTigre · 2005-09-20 · 48 replies
Salut à tous. Je me demande s'il ya une seule vraie bonne raison d'aller a CM ??

A lire le forum je m'aperçoit que tout est (semble ?) totalement artificiel et " spécialement fait pour plaire au touriste lambda ".

J'avais déja décidé que les visites de reserves ethnique se feraient sans nous. On peut faire partout ( enfin dans pas mal d'endroits) des promenade en éléphant. Pour ce qui est de voir la jungle Sawadeekha m'a totalement convaincu d'aller au Khao Yai.

Donc, que reste t-il a CM qu'on ne puisse voir/faire ailleurs ?
Tibet mode d'emploi English translation pending
by Naps · 2005-07-11 · 38 replies
bon alors vu qu il y a un certain nombre de questions recurrentes sur le tibet et vu que c est la saison ou la plupart des gens y vont voici un petit topo, en esperant qu il vous sera utile...

1-tibet or not tibet? ce a quoi nous referons en tant que tibet est la province chinoise appelle xizang et qui a ete "liberee" dans les annees 50 mais qui en fait ne couvre que la partie centrale et occidentale du tibet car l ancien royaume du tibet etait bien plus vaste et englobait aussi la province moderne du qinghai et une partie du ganzu(c est l amdo), ainsi que les parties nord du yunnan et ouest du sichuan(kham tibet). il y a aussi des tibetains en inde du nord, au nepal et au buthan mais nul n est besoin d en parler ici car ces pays(a part le buthan qui est la chasse gardee des milliardaires)ne necessitent pas de permis ou visas speciaux pour etre visites. il en va de meme pour amdo et le kham ou l on jouit d une totale liberte de manoeuvre et peut aller ou bon nous semble. 2-comment y aller? il y a 6 routes pour acceder a lhassa: une qui monte depuis le nepal mais nous n en parlerons pas car il faut payer le racket exige par les chinois pour l emprunter et il est clair que pour des motifs facilement comprehensibles il faut eviter a tout prix de leur filer ne serait ce qu un centime pour les remercier de nous octoyer le droit de visiter un pays qu ils ont envahi et completement ravage...; il y a les 2 "autoroutes" tibet-sichuan(la nord et la sud, qui partent toutes les 2 de cheng du et se divisent a kangding, la sud etant rejointe a un moment par la route qui vient de zhongdian et deqin au yunnan); il y a aussi les 2 routes du qinghai, l une partant de xining et l autre de golmud; et enfin celle qui part du xinjiang, passe par yecheng et ali, c est la plus longue.elle se divise en 2 apres ali et traverse tout le plateau tibetain. on peut aussi y aller en avion depuis chengdu et d autres capitales provinciales mais on est oblige de payer le permis pour ca et nous n en parlerons donc pas pour les raisons evoquees plus haut. 3-t as le permis? pour ceux qui veulent le prendre et que ca ne derange pas de payer des fonctionnares corrompus pour un chiffon de papier sans valeur il est assez facile de passer au tibet en car a partir des routes qui viennent du qinghai et du sichuan, mais c est pas donne! juste un exemple: depuis golmud ca coute dans les 1300 yuans pour le bus et le permis, alors que les locaux payent dans les 300... 4-bon alors comment on fait pour passer sans payer? y a pas 36 solutions, il faut faire du stop et trouver un camion, les chauffeurs sont au courrant de la combine et vous feront descendre avant les points de controle. mais attention, ce sont de vrais vampires et ils vont essayer de vous racketter le maximum, evitez donc de payer la totalite avant d etre arrives a lhassa, ne serait ce que pour etre sur qu ils vous attendront a l endroit convenu apres le check point. la route la plus facile pour ce trip c est celle qui part de golmud car le revetement est en bonne etat, par contre c est pas la plus belle car c est tres monotone, plateau tibetain oblige. celle qui descend de xining et passe par yushu a l air impraticable car quand j y etais il n y avait pas de traffic, meme pas un car qui descende a lhassa alors qu on n en est plus loin, meme les locaux devaient monter a xining et ensuite de la prendre un bus via golmud, mais la situation pourrait evoluer dans les prochaines annees. les routes qui partent de chengdu sont magnifiques, c est montagneux et a mon avis ce sont les plus belles, mais pas celles en meilleur etat, bien que ca bosse dur et que d ici quelques annees elles devraient etre ok. celle qui passe par yecheng et ali est la pire, il n y a plus de route apres kudi(c est a dire juste apres yecheng), le trip de yecheng a ali prend dans les 35-40 heures et de ali a lhassa dans les 70-95 heures par la route nord. cette route n est pas a prendre a la legere car on part de yecheng qui est a environ 1000 m d altitude et grimpe des le 1 er jour un col a 4800 et ensuite attaque des montagnes plus hautes encore et ne descendra plus en dessous de 4000 qui est l altitude ou se trouve ali(apres ali l altitude moyenne est largement au dessus des 4000) en plus, la route n est ouverte que 3 jours par mois a cause des travaux qui se font vers kudi donc quand on a l a commencee on ne peut plus revenir en arriere et on est tres loin du 1 er aeroport... le bon point c est qu il y a des bus couchettes qui font le trajet, ca coute dans les 400-600 yuans suivant votre habilete a marchander. il n y en a donc qu un tous les 10 jours(le 10, le 20 et le 30 approximativement), soyez a yecheng 2-3 jours avant histoire d etre sur. a yecheng, prendre le bus local 2 et descendre a xi zang ali zang ling yang(la compagnie qui va a ali)et acheter son billet. essayer imperativement d avoir une place au debut du bus car ca secoue derriere. ne surtout pas se faire trop remarquer quand on va acheter son billet car c est a ce moment la que ca craint le plus, bien demander a descendre a xi zang ali zang ling yang(qui est en fait une toute petite station de bus qui a l air a moitie desaffectee et ou il n y a personne), et pas a la station de bus plus grande qui se trouve avant. arrive a ali on peut ensuite choisir de prendre la route sud mais ca sera tout en stop, ou la route nord en bus avec la meme compagnie pour de 400 a 500 yuans suivant ou on est dans le bus(un bus tous les 2 ou 3 jours). a ali il est possible de faire une extension de visa mais comme vous y serez arrives sans permis il se peut que vous ayez a le faire, ca coute 50 yuans plus 300 d amende mais les flics sont tibetains et sympas. pour aller a darchen et au mont kailash il n y a pas besoin de permis, aucun controle. pareil si on prend la route nord en bus, les chauffeurs ont la combine et ca le fait facile. par contre il y a pas mal de controles sur la route sud. sachez bien que la plupart des chauffeurs de camions sont assoiffes d argent, surtout sur la route sud car ils savent bien que vous n avez pas le choix et ils vous demanderont donc des sommes astronomiques, mais peut etre serez vous chanceux? 5-et toi naps, qu est ce que tu en as pense de tout ca? pour etre honnete j ai trouve la route qui passe par ali tres monotone et meme ennuyante parce que le plateau tibetain est ma foi plat, et meme si on est a une atitude moyenne de 4500 m et passe des cols a plus de 5000 on ne s en apercoit pas. la bouffe et l hebergement sont assez chers ce qui est normal vu l endroit... y a pas grand chose avoir en chemin a part la region autour du mont kailash... personnellement j ai prefere le kham et l amdo car il n y a pas besoin de permis, que c est moins cher, qu il y a pas mal de trucs a voir, qu il n y a pas de touristes, que les paysages sont beaucoup plus beaux et qu il n y regne pas le mercantilisme que tout le monde deplore au tibet central ou il faut payer pour voir le moindre monastere et ou, surtout a lhassa qui de toute facon est une ville majoritairement chinoise, on voit deja l impact negatif du tourisme de masse sur la population locale... ceci dit lhassa vaut le coup d oeil quand meme, car meme si une fois arrive on retrouve ces bon vieux toutous(dont la plupart sont fraichement debarques de khatmandou ou de cheng du)la ville symbolise toujours la meque pour les tibetains et il y a donc de nombreux pelerins(surtout autour du jokhang), donc certains sont venus de tres loin en se prosternant pendant tout le chemin(j en ai vu, c est kek' chose!!). il y a aussi le sky burial(enterrement tibetain avec les vautours qui depecent des corps humains en direct!), shigatze qui est beaucoup plus tibetaine que sa grande soeur et s enorgueillit d un tres beau monastere(essayez d y etre pendant le festival des thangkas fin juillet), de nombreux monasteres environnants, mais si vous ne voulez pas payer un permis special a chaque fois(et oui, les noiches ont vite compris que les long nez sont prets a payer tres cher)il vous faudra jouer au chat et a la souris et faire du stop tout le temps. pour voir le jokhang gratos(sinon c est 75 yuans)il faut y aller en fin de journee et se meler a la foule des pelerins; pour sera gompa, passe a gauche, longe le mur d enceinte puis en haut de la colline tu verras une entree derobee sur ta droite, va s y a 3 heures car les moines sont occupes et ca maximisera tes chances de succes!; pour drepung va s y en fin de journee, pas de problemes!! par contre le potala j ai essaye, c est mieux garde que la banque de france et a part sortir le matos d escalade je vois pas comment faire!! 6-comment repartir de lhassa? faciiiiile!!! y a plein de bus pour golmud, xining, chengdu et d autres grandes villes et la vous payerez le prix local. il y a aussi l avion, meme histoire. si vous allez sur khatmandou vous pouvez vous mettre avec d autres touristes et prendre une jeep qui vous emmenera a la frontiere en s arretant en chemin la ou vous voudrez(shigatze, monasteres, everest base camp etc)et dont le prix sera en fonction de la duree du trip. allez faire le tour des agences de lhassa qui sont dans les hotels a toutous(banakcho, snowland, kirey pour n en citer que quelques uns), ca coute de 2500 yuans pour un trip direct a plus de 4000 pour plusieurs arrets et le camp de base de l everest. attention, ne croyez pas economiser des sous en prennant un bus local jusqu a shigatze car une fois la il n y plus guere le choix au niveau des agences et ca vous coutera plus cher au final!!! lhaze y a pas grand chose et ce n est pas la peine de s y arreter... c est pas facile pour faire ce trip autrement car il n y a pas de bus locaux jusqu a la frontiere et qu il faut un permis et donc que meme en faisant du stop il ne sera pas facile voire impossible de passer le poste de controle qui est pas loin de tingri car il est situe en rase campagne et je ne vois pas comment on pourrait se faufiler de jour sans se faire voir vu qu il n y pas de vegetation. par contre d apres un gars y a possibilite de trouver des bus depuis lhaze jusqu a zhangmu(la frontiere)mais quand j y etais il n y en avait pas alors c est a vous de voir... la frontiere avec l inde est toujours fermee aux dernieres nouvelles mais recemment les 2 freres ennemis avait l air de vouloir faire la paix et ca pourrait donner une fin heureuse...
Thaïlande, Laos, Cambodge... je récapitule.. English translation pending
by Mawine · 2005-05-23 · 34 replies
bon alors, si j ai tout bien compris, arretez moi sio je me trompe...

je peux arriver a bkk et aller au reno qu est pratique

pi prendre un bus (ou bateau) pour ayutaya (toujours sans l ortho...) pui sy rester deux jours et remonter a sukutai (sans l ortho) et y rester deux jours voire aller a pai/ chiang mai... pareil

je passe au laos facile, j achete mon visa a la frontiere...? tranquilou...

puis je vais a luan prabang ou je reste environ 5 jours... je redescends sur vientiane un peu comme je peux et de la je prends l avion pour paksé ou je fais le sud du laos et ensuite par contre je ne sais pas si je traverse la frontiere du cambodge en avion vers SR ou en bateau vers PP car c est pas pratique pour aller a SR... (mais dans les deux cas mon visa c bon... et il dure plus de 15j...? )

ensuite apres angkor et batan bang je vais a sihanoukville ou (que me conseillez vous de voir la bas ?) je repars en bateau bus etc sur bkk !!! voila...

j ai oublié quelque chose ???
Vos impressions sur le Costa Rica English translation pending
by Setsinala · 2004-08-28 · 15 replies
Encore moi!!!

Comme je vs l'ai dit, on part pour le Costa Rica en novembre...Plus que 2 mois😎!!!!

Ce qu'on aimerais, c'est que tous les chanceux qui ont été ds ce magnifique pays nous donnent, sur ce forum, ce qu'ils retiennent de leur séjour la bas: l'ambiance, les plus et les moins, tout ce que vous avez envie de dire, ici et maintenant....c'est à vous...

Ne vous privez pas, ce sera très utile pour tous ceux, qui comme nous 3, vont y mettre les pieds bientôt..

Merci bcp

bluno 😮 ô

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