Search VoyageForum
FR
Visite du palais Catherine / Tsarskoïe Selo à Saint-Pétersbourg English translation pending
by Golgaff · 2017-08-17 · 38 replies
Bonjour à tous,

En septembre prochain, pendant une croisière, nous faisons escale 2 jours à Saint-Petersourg. Ma femme souhaiterait absolument visiter le Palais Catherine / Tsarkoïe Selo. C'est vrai que ça fait loin "juste pour ça", mais de toute façon en deux jours, on aura pas le temps de voir grand chose (en plus du Palais, on ira voir l'Ermitage, et balade dans la ville).

J'aimerai donc avoir quelques infos / conseils pour ceux qui sont allés le visiter, seuls, sans groupe ni guide, via une croisière ou non.

J'ai lu quelques infos. Sur le site officiel, il est indiqué que le Palais est ouvert de 12h00 à 17h45 mais j'ai lu que le parc n'était pas visitable sans avoir vu le Palais avant. Est-ce vrai ? Ca me parait un peu bizarre puisque le parc est ouvert de 07h à 21h, et que plusieurs musées sont eux ouvert dès 10h ... Nous avons des cartes ICOM car nous travaillons tout les deux dans des musées. Savez-vous si elles sont acceptées (cela donne la gratuité des visites) ? C'est aussi pour ça qu'on achète pas en avance nos billets ... Une fois sur place, peux-t-on acheter nos billets en avance pour le Palais ou est-ce réservé aux horaires d'ouverture ? Pour y aller, quel est le plus simple / le plus fiable ? J'ai lu qu'on pouvait y aller en train (puis bus ou marche à pied), mais les trains dans un pays où la langue n'est pas latine, ça peut être compliqué ... On opterai donc plutôt pour métro jusqu'à Kupchino puis bus 186. Qu'en pensez-vous ?

D'avance merci pour vos réponses et tout vos conseils :)
Premier voyage dans l'Ouest à six... English translation pending
by Adumas4 · 2017-08-07 · 225 replies
Voilà nous sommes rentrés depuis quelques jours les photos commencent à être bien triées et j’avance dans les machines à laver. Il est temps de commencer notre carnet pour raconter notre voyage et surtout remercier tous ce qui nous ont vraiment beaucoup aidé à la réalisation de ce voyage. Beaucoup de personnes se sont moquées de mon énorme roadbook et de tout le temps passé sur les forums mais franchement après coup je ne regrette rien et même si la préparation n’a pas été vu par les autres participants moi je sais que le voyage aurait été bien moins réussi sans tout ce travail préalable.

Au fait nous sommes 6, Nico et Moi (40 ans) et nos 4 enfants A (15 ans) M (13 ans) et S (3ans) nos filles et N (8 ans et demi) nos petit gas. Le parcours : J0 route jusqu’à Dusseldorf (750km !!!) le 10 juillet J1 arrivée 17h trajet -> Gilroy (1h30) J2 Trajet Gilroy -> San simeon J3 Trajet San Simeon -> LA J4 - LA J5 - LA J6 LA -> Kingman J7 Kingman -> GC J8 GC-> MV

J9 MV-> page

J10 page

J11 Page -> Bryce

J12 Bryce -> Zion

J13 Zion -> V of F

J14 V of F -> LV

J15 LV

J16, LV -> DV

J17 DV -> Lee Vinnig

J18 Lee Vinning-> Yosemite

J19 Yosemite

J20 Yosemite -> SF

J21 SF ss voiture

J22 SF voiture

J23 départ SF 19h J24 Arrivée en Allemagne

J25 : retour à la maison …..

Pour ce qui est des tops et des flops, voici pour chacun : N (8ans et demi) 1 – Universal 2- Las vegas 3- Antelop canyon M (13ans) 1-Grand canyon 2- Antelop canyon / Las vegas 3- baignade dans le lac Powel A (15 ans) 1- Las Vegas 2- Venice beach et Santa Monica 3- Baignade lac Powel Soline (3 ans) Elle a aimé les hamburgers et marcher sur les rebords (en bois, en pierre, en béton et en goudron) des chemins Nico 1- Grand Canyon 2- Monument valley 3- San Francisco Moi 1- Vallée of fire 2- Grand canyon 3- Monument vallée et San Francsico

Les flops ou moins vous les verrez dans le carnets : le monde à Zion (nous aurions du choisir d’autres balades), la fermeture de la vallée road qui nous a décalé le planning, annulation du rodéo à cause du temps, le restau Bubba Gump cher et bof …. Et le brouillard à SF !!!!

Les enfants ont préféré l’hotel du Mirage et nous le camping à Vallée of Fire et celui de Monument vallée. A l’unanimité nous avons tous adoré le dinner de Kingman, recommandé par le forum !

Au niveau financier, nous avons fait pas mal attention Avion (4 adultes 2 enfants au départ de Dusseldorf) 3560E Trajet hotel repas -> Dusseldorf 520 E Location voiture (Suburban 22jours) 1555$ Hotel et camping (12j hotel + 10j camping) 2078$ soit 95$ par nuit Visites : 915$ Restau et course : 1900$ soit 86$ par jour pour 6 (dont 150$ de matériel camping – tente, réchaud, glacière) Essence sur place : 428$ Divers 350$ Souvenirs 500$ Soit 11 000E (malheureusement conversion 1E=1.1$ j’aurai du attendre …) seul regret ne pas avoir fait le grand 8 à Las Végas que j’ai trouvé trop cher …

J'espère être à la hauteur car écrire n'est pas forcément mon fort en plus il me reste à peine un mois pour faire mon album photo (promo commandée à l'avance sur internet). A bientôt pour la suite Anne
8 jours en randonnée à vélo sur le Rhin English translation pending
by Lulukat · 2017-08-01 · 1 reply
2 filles en randonnée à vélo de Huningue à Lauterbourg

« ...Cigogne, aux vieilles tours fidèle, Oh ! vole et monte à tire-d'aile De l'église à la citadelle, Du haut clocher au grand donjon.. » (Victor Hugo - Attente)

Depuis les années 1960, les mythiques cigognes d'Alsace ont déserté les plaines et se montrent plus rarement au sommet des églises ou des citadelles à tel point que des programmes de réintroduction ont été décidés. On en rencontre parfois au détour d'un chemin, picorant au milieu des blés ou se la coulant douce dans de grands nids douillets en haut des édifices religieux ou sur les cheminées des maisons, maculant les toitures du blanc de leurs fientes ; ou encore, improbable rencontre, une cigogne égarée dans un village, prête à emprunter une voiture !



Fatigué et quelque peu surchauffé par la longue traversée de deux jours d’Ouest en Est, Arnaldur le petit camion décide de poser sa vieille carcasse à Huningue, près de Bâle pendant que ses deux joyeuses conductrices, chargées comme des ânes bâtés, partent pour une nouvelle aventure à vélo de plus de 400 kms le long du Rhin, avec étape culturo-gastronomique de 2 jours à Strasbourg et quelques incursions en Allemagne juste pour le plaisir de rajouter quelques kilomètres et quelques côtes au compteur d'un parcours extrêmement plat.

Comme mise en bouche et mise en train avant le départ, une petite excursion à Bâle s'impose. Bâle est distante de quelques kilomètres par la passerelle des 3 Pays. Pourquoi ce nom me direz-vous ? La plus longue passerelle au monde exclusivement réservée aux pi��tons et aux cyclos, inaugurée en 2007, est située, comme son nom l'indique, à la frontière des 3 pays que sont l'Allemagne, la France et la Suisse. Voies en site propre ou voies partagées bien matérialisées, panneaux indicatifs, ici en Suisse, tout est fait pour que le cycliste circule en toute sécurité et en toute sérénité. Alors, allons faire un petit tour chez nos amis suisses. Tschuss !

En dehors des pistes cyclables, Bâle est étonnante pour :

la magnificence du Rathaus (Hôtel de ville, pour ceux et celles qui ne pipent pas un mot d'allemand ou pour ceux et celles dont le lycée est un lointain souvenir - pour rappel, Bâle est situé en Suisse alémanique), la beauté de la vieille ville, les rues piétonnes; le Rhin, large, propre et majestueux où des dizaines de personnes se laissent dériver par le courant. Le principe ? Remonter à pied la large avenue piétonne sur un ou deux kilomètres en portant un sac « bouée » (un sac étanche où mettre ses vêtements, sac qui se gonfle quand on le ferme et peut servir de bouée pour les moins téméraires), se mettre à l'eau et se laisser porter par le fleuve jusqu'à l'arrivée, un truc de fou mais génial; les petits bateaux à fond plat reliés à un câble qui permettent de traverser le fleuve à la seule force du courant; les prix...prohibitifs ! Le petit café sur la place du marché à 4,50CHF (soit 4€), sans parler du coût de tous les produits alimentaires, aïe aïe aïe !

Après cette brève escapade précédée d'une petite virée de repérage (40 kms quand même), c'est le jour J. Le camion est stationné juste devant le camping de Huningue, tous volets tirés dans l'attente de nos retrouvailles dans 8 jours. Les pneus sont bien gonflés, les sacoches bien accrochées, les filles équipées, tenue moulante et couche culotte de rigueur, casque hyper sexy. On repasse au pied de la passerelle puis on longe le parc des eaux vives, paradis des amateurs de canoë kayak et c'est parti les kikis par le canal de Huningue !



Etape 1 Huningue Ottmarsheim 45 kms

Très vite, nous pénétrons dans le parc de la petite Camargue Alsacienne. C'est un bel espace protégé où batifolent une multitude d'oiseaux et où étangs et mares foisonnent. Au détour d'un chemin, la pisciculture impériale construite sous Napoléon 3 se dresse au milieu des bois. Il n'y a pas âme qui vive ici, il parait qu'on entend le croassement des grenouilles et le gazouillement des oiseaux. Enfin, c'est ce qu'on me dit et je le crois sur parole !



Le soleil est un compagnon de virée bien agréable pour musarder sur les chemins de halage qui mènent jusqu'à la grande usine hydroélectrique de Kembs et de ses deux immenses écluses construites par Le Corbusier et par Niffer à la liaison du grand canal d'Alsace.

La vélo-route s'écarte pour onduler à travers la campagne jusqu'au château de Hombourg, on devrait même dire jusqu'aux châteaux : d'un côté, une bâtisse remarquable qui accueille un golf et à proximité le château Burrus, bâti comme un véritable château médiéval par l'industriel Maurice... Burrus. Au diable les varices (l'avarice) !

Les premières maisons à colombages typiquement alsaciennes se détachent dans un ciel si gris qu’un canard s'est perdu. C'est le terminus de l'étape à Ottmarsheim et son chef d’œuvre d'art roman, une église en pierre calcaire de forme octogonale magnifiée par une immense tour, avec des voûtes intérieures ornées de superbes fresques colorées.



Etape 2 Ottmarsheim Biesheim 70 kms

L'étape débute sous un chaleureux soleil qui malheureusement se voile la face assez rapidement. En direction de Neuf-Brisach, un embranchement sur la droite permet de découvrir l'église de Bantzenhein puis après la traversée de Chalampé de rejoindre l'autre rive du fleuve en Allemagne pour faire un petit tour sur une île située entre le Rhin et le grand canal d'Alsace. Ce qui ne devait être qu'une petite escapade joyeuse devient un cauchemar. Le ciel vire au gris très foncé prélude sympathique à un orage carabiné qui nous balance des trombes d'eau qui nous transpercent jusqu'aux os. Aucun hangar, aucune cabane, rien pour se mettre à l'abri, le tonnerre gronde et les éclairs nous poussent aux fesses. Jamais pédalé aussi vite !

On se change sous un abribus (c'est tout ce qu'on a trouvé) devant les sourires goguenards de flics allemands en faction sur le parking voisin et bien au sec dans leur voiture, EUX. Nous poursuivons côté allemand, par des chemins boisés et ...humides avant de retraverser le Rhin vers Fessenheim, son usine hydroélectrique aux turbines géantes, ses écluses impressionnantes et sa jolie...centrale nucléaire. Accueil chaleureux (radioactif?) garanti par les défenseurs du nucléaire ! Plus original, à l'entrée du village, un petit musée est consacré à Victor Schoelcher, le père de l'abolition de l'esclavage.

C'est par la porte de Strasbourg qu'on pénètre dans Neuf-Brisach, une superbe citadelle encerclée par les immenses doubles fortifications de Vauban, construites sur ordre du Roi Soleil (qui est revenu - le soleil, pas le Roi !), un vrai chef d’œuvre. Mais Neuf-Brisach brise menu notre enthousiasme : mon pneu arrière est crevé, on ne trouve aucun réparateur vélo dans le secteur et j'ai oublié ma chambre à air de rechange.



Étape 3 : Biesheim Rhinau 65 kms

Quelques kilomètres après le départ, il faut pratiquer une nouvelle opération chirurgicale sur mon vélo. Mon poids (chiche?) ajouté à celui des sacoches a réveillé le petit caillou encore fiché dans mon pneu et responsable de la crevaison la veille. Conclusion : redémontage de roue, trempage de chambre à air dans le ruisseau tout proche, pose de rustine, remontage de roue et mine affligée de ma partenaire...Aléas de l'usage du cyclopède ! La véloroute est ensuite juste bucolique.

Par de petits chemins champêtres, elle suit le canal de Neuf Brisach puis l'ancien canal du Rhône au Rhin, fréquenté aujourd'hui par les vélos, par quelques canards pacifiques qui jouissent ici d'une relative quiétude et par quelques pêcheurs tout aussi tranquilles. Faut dire que le canal regorge de poissons. Ici ou là, quelques casemates jalonnent le chemin.



On est sur la ligne Maginot ! D'ailleurs, le fameux Maginot a sa statue au mémorial de Marckolsheim. Est ce qu'il la mérite le Dédé, à l'origine de la fameuse ligne si dissuasive et infranchissable que les Allemands l'ont passée les doigts dans le nez et la fleur au fusil ? On aurait mieux fait de ressortir Vauban de sa tombe !

Quelques coups de pédale et quelques virages plus loin, les « Jardins de Gaïa » (une entreprise de thé bio) sont posés là comme une invitation au voyage, au beau milieu d'une zone artisanale sans aucun charme. Bluffants ces jardins zen où se délecter les papilles !

Plus loin, c'est l’étonnante église de Neunkirch, haut lieu de pèlerinage alsacien (faut voir l'immense oratoire), plus blanche même que l’immatriculée contraception (immaculée conception, pardon!). Y a pas un chat dans le bourg, pas plus que de pèlerins ! On se croirait seules au monde et sans doute que nous le sommes, les bêtes. On passe au petit port de Boofzheim et on atteint Rhinau au bord du grand canal d'Alsace, terminus de l'étape.



Étape 4 : Rhinau Strasbourg 65 kms

Ce matin, le ciel est aussi gris que mes cheveux, si gris que le canard de tout à l'heure s'est pendu. Tire la bobinette et la chevillette cherra, disait le loup au petit chaperon rouge. Enfilons les capelines et le ciel s'ouvrira, nous disons-nous aussitôt avant de bifurquer vers le château d'Osthouse, de prolonger à la force de nos mollets galbés et puissants jusqu'à Erstein où De Gaulle et Leclerc, nous apprend-on, ont suivi la messe de minuit le 24 décembre 1944 et que ça nous fait une belle jambe .Tout ça avant que nous ne soyons à deux doigts de nous faire catapulter les 4 fers en l'air par un automobiliste pas content de nous voir rouler en sens interdit !

Il pleut comme vache qui pisse mais les cygnes sur le canal sont imperturbables et nous, nous gardons notre appétit, notre sourire humide mais joyeux et restons optimistes. Mais que nenni, la pluie est notre compagne de route toute la journée. On trace fièrement à vitesse grand V sur la véloroute qui longe le canal jusqu'à l'entrée de la capitale alsacienne où l'on se retrouve de plein pied dans la civilisation.

Etape 5 Strasbourg

Strasbourg, capitale de l'Europe, même dans la grisaille, présente un florilège de petits bijoux : la cathédrale Notre Dame, incontournable, le palais des Rohan, la petite France, les anciens ponts couverts, la Neustadt, le parc de l'Orangerie, le barrage Vauban, etc. et plus modernes, les différents édifices de l'Union Européenne. Sans parler de la gastronomie ! A pied ou à vélo (600 kms de pistes cyclables), elle mérite amplement d'être arpentée et de mouiller la chemise. La tour de la cathédrale culmine à 142 m et quand on ose grimper les 332 marches qui mènent à la passerelle (hein Marie ?), on a une vision magistrale de la ville à 360°. Même les cloches qui sonnent ont une autre tonalité (enfin, c'est ce qu'on m'a dit, moi, je ne suis pas montée).



La petite France est un quartier très pittoresque, un petit joyau à lui tout seul avec ses canaux et ses maisons à colombage. En atteste les touristes plus nombreux qu'ailleurs qui s’y agglutinent.

A proximité, le barrage Vauban ((Vauban, toujours Vauban!) et les anciens ponts couverts - qui ne le sont plus vraiment, sont beaux à en tomber raides !



Le quartier européen, moderne voire futuriste, situé à la périphérie de la ville, est gigantesque (y a des euros qui se perdent!). C'est dimanche, il y a beaucoup moins d'effervescence qu'en semaine où élus, assistants, secrétaires, interprètes...tirés à quatre épingles, arpentent couloirs et salles de conférences. Ironie quand même que l'immense bâtiment qui abrite la cour européenne des droits de l'homme quand on connaît l'opposition de certains pays à ouvrir leurs frontières aux réfugiés. Certains d'entre eux campent depuis des années devant cette cour juste dans l'espoir de voir enfin leurs droits reconnus...sans succès.

Etape 6 Strasbourg Stattmatten 68 kms

Après 1 jour et ½ à Strasbourg à arpenter les différents quartiers, après avoir dégusté de bons produits liquides ou solides (ah ! le bibeleskaes, fromage blanc alsacien accompagné de pommes de terre et de jambon), on se remet en selle sans gémir. C'est une étape campagnarde et ensoleillée, agrémentée par le château de Pourtalès, la grande écluse à poisson de Gambsheim et par le village de Sessenheim où Goethe est une icône. Tout ça pourquoi ? Parce qu'étudiant à Strasbourg, venu passer quelques jours avec un copain dans le village, il s’amouracha de Frédérique Brion, la fille du pasteur du village qui du coup est devenue elle aussi la star de la commune (elle a même une rue à son nom, c'est dire !). On a donc : le circuit Goethe, la grange de Goethe, le tumulus de Goethe, le musée Goethe. A part ça, pas grand monde, pas un café ouvert, pas une épicerie, un seul resto fermé le lundi...juste une bonne boulangerie qui dépanne bien en cas de petit creux - c'est le cas) et à l'entrée du bourg une collection originale de vieux tacots Citroën.



Etape 7 Stattmatten Munchausen via Rastatt 71 kms

Que de soleil encore ! Cette avant-dernière étape étant assez courte, vélos, sacoches et fifilles traversent sa majesté le Rhin par le bac pour une nouvelle incursion en territoire allemand, vers Rastatt et le château de Louis-Guillaume de Bade, rose comme un flamand (le château, pas Louis !).

A quelques kilomètres de là, le fameux Louis-Guillaume, riche et néanmoins très amoureux de son épouse Sybilla Augusta, eut la délicate attention de lui construire dans un étonnant parc à l’anglaise, un autre palais plus grandiose encore, appelé sans ironie le château de la favorite. On peut y rencontrer des créatures très pacifiques et des allemands en goguette.



La route serpente par de petites routes campagnardes. On retraverse le Rhin pour rejoindre Munchausen par le delta de la Sauer. Les travaux de modification du cours du fleuve ont métamorphosé le delta, composé de forêts de saules blancs et de prairies humides. C'est un paradis pour la faune (oh ! un cygne noir) et pour les pêcheurs qui se déplacent sur des barques à fond plat.

Etape 8 Munchausen Lauterburg via Berg 42 kms

C'est la dernière étape de la randonnée avant de nouvelles aventures, une étape tranquille sans grand intérêt culturel, mais le Rhin reste notre fidèle compagnon un bon moment avant que la colline de Berg propose quelques petites montées que nous n'avons jamais eues jusque là : la véloroute du Rhin, dans sa partie alsacienne, est plate comme une planche à pain. Retour au point de départ par le train.

Tout commence bien, installation confortable dans le TER au départ de la minuscule gare de Lauterburg puis ça devient vite épique. Au changement de train à Strasbourg, on a 15' : pas d’ascenseur pour les vélos, on se résout à un passage périlleux par l'escalator, on arrive ric-rac sur le quai, on escalade le wagon par 3 marches super hautes, on pose les vélos comme on peut dans un coin et on s'assoit fourbues et dégoulinantes. La descente en gare de Saint Louis près de Bâle est tout aussi rocambolesque ! Tout ça pour dire que rien n'est vraiment fait pour le transport des randonneurs à vélo, ça change de certains autres pays...

Hébergement  Als hôtel à Ottmarsheim Citotel la clef des champs à Biesheim Chambre d'hôtes chez Clémence à Rhinau City résidence Strasbourg Chambre d'hôtes chez Meg à Stattmatten Gîte d'accueil pays rhénan à Munchhausen
Trois semaines pour découvrir des villes moyennes de France en train English translation pending
by Izoux · 2017-07-30 · 20 replies
Bonjour à tous J'ai déjà, pas très loin dans le temps demander de l'aide , pour l'organisation d'un voyage en .France et j'avais arrêté mon choix sur 3 villes, Bordeaux Lyon et Toulouse , et votre aide m'avait été très précieux , quelques uns d'entre vous à ce moment-là me parliez de villes moyennes cela a piqué ma curiosité , j'ai donc fait quelques recherches car j'avoue , j'ignorais se qu'était une ville moyenne donc avant d'arrêter mon choix j'ai décidé de voir les possibilités d'un 3semaines en villes moyennes plutôt qu'en villes de plus grande dimensions car je dois avouer qu'une ville ou l'on se sent plus près des gens a pour moi beaucoup d'attrait

Mon amoureux et moi même sommes d'un certain âge, plutôt d'un âge certain ...quoique en assez bonne forme, j'habite Montreal province de Québec .Je suis un voyageuse assez peu expérimentée. La France que je connais: Paris , la Côte d'Azur, la Provence et le Languedoc. Nous prévoyons 3semaines en mai ou septembre prochain, et les transitions entre les villes ou encore les petites escapades devront se faire en train ou autocar , nous ne voulons pas louer de véhicule , en ce qui a attrait au budget je dirais comme les villes que je veux découvrir, il est plutôt moyen , j'aime beaucoup découvrir les villes et les gens qui y vivent , tout doucement, j'aime marcher dans les petites places et ruelles prendre un café sur une terrasse , les marchés, l'architecture, les églises découvrir de petits restos de quartier et dans chacune d'elles y passer 4à5 jours , prendre son temps pour savourer.

Alors d'abord l'avion devra me déposer dans un aéroport international et il faudra songer au retour j'aimerais bien arrêter mon choix à 3ou 4 villes, une ville où il fai bon vivre "riche" en petits trésors cachés , suffisamment intéressante por y passer 4à5 jours et peut-être avec des possibilités de petites escapades, la distance entre , ses villes pourrait être entre 200 à 300 km.car je ne voudrais pas que le coût des déplacements soit trop élevé.Je suis bien partante entre autres, pour un séjour dans une jolie ville de bord de mer , des villes qui aient un charme différent l'une de l'autre, je suis comblée par les grands espaces au Québec , mais pour ce voyage ci pas de parcs nationaux... J'ignore si il possible de m'aider mais je suis ouverte à vos suggestions Mille fois mercis
Road trip Ouest américain de 22 jours... English translation pending
by Logoffo · 2017-07-28 · 66 replies
...ou comment rater son retour après 15 ans d'absence dans l'Ouest américain! (J'ai cherché pendant quelques temps comment nommer ce carnet car je voulais faire comprendre que notre voyage s'était bine déroulé mais avait été chamboulé par un accident stupide - les accidents ne sont-ils pas stupides par définition 😛 - qui avait provoqué une entorse de la cheville et qui donc avait chamboulé tous les plans soigneusement préparés depuis une année)

Tout d'abord je souhaiterais remercier tous les habituées et - moins habitués - du forum qui ont pris le temps de me donner des conseils et recommandations pour ce voyage. Sans eux nous serions passés à côté de pas mal de choses extraordinaires et surtout utiles lors de ce périple.

Bilan de ce voyage de 3 semaines: 3880kms parcourus, 5 parcs nationaux, 3 villes majeures de la Côte Ouest, des paysages tout simplement magnifiques, des gens toujours aussi agréables, des hamburgers à n'en plus finir et toujours autant de plaisir de revenir sur ce continent.

Ce fut un super voyage malgré le désagrément de mon entorse. On a pu profiter et faire pas mal des choses prévues au planning même si finalement cette blessure nous a forcés à ralentir le tempo ce qui en soit n’était pas plus mal. On a pu profiter de ses moments de « vacances ».

Mon mari, qui n’était pas très chaud au départ, a finalement décrété que c’était un super voyage et il est revenu avec pleins de beaux souvenirs en tête. C’est sûr on y retournera.

Je mettais mis pas mal la pression pour tout organiser, réserver et au final je me suis rendue compte qu'on peut encore faire pas mal de choses sur place sans tout organiser à l’avance. Par exemple on a annulé 1 semaine avant (et sur place) l’hôtel de Monument Valley) et du coup on a dû décaler toutes les autres réservations d’hôtels et d’activités et ben 0 souci, tout a été possible. C’est comme ça que je me suis rendue compte qu’il y avait pas mal de chambres libres que ce soit dans le parc du Grand Canyon, ou à Springdale. C’est sûr que de tout organisé avant aide pour mieux échelonner les dépenses mais je crois que pour le prochain voyage je me laisserai plus de libertés. A cogiter pour le prochain voyage...
Bus ou voiture de Marrakech vers Merzouga English translation pending
by Niko09 · 2017-07-21 · 14 replies
Bonsoir à tous,

je voudrais aller de Marrakech à Merzouga avec ma femme et ma fille (donc 3 personnes). Quel moyen de transport pensez-vous être le plus adapté au niveau des prix? de la commodité?

Je suis tenté de louer une voiture (30 euros/jour) mais je voudrais savoir si ca vaut le coup.

Merci d'avance!

Nicolas
Retour sur un super voyage dans le Grand Ouest English translation pending
by AnneV78 · 2017-07-17 · 42 replies
Bonjour à tous, Cela fait déjà presque un an que l'on est revenu de notre séjour dans le grand ouest américain... mais l’année a été chargée, entre l’achat d’un appartement, le déménagement … Bref je trouve enfin le temps de partager notre voyage pour que les futurs partants y trouvent peut être quelques infos importantes. Je profite beaucoup de ce forum pour faire de mes voyages des souvenirs inoubliables, je trouve ça important de partager ensuite les points positifs et négatifs. Désolée donc pour ce énième compte rendu dans le grand ouest... 😊

Le contexte Cela fait bien une dizaine d’année que je rêve de faire le Grand Ouest. Mais je n’en avais finalement jamais vraiment eu l’occasion. Mon mari, a lui, eu cette chance il y a 8 ans. Il a fait un voyage organisé (en bus) avec son ex-femme et ses 4 enfants. Ils avaient vraiment aimé ce voyage. Depuis qu’on est ensemble, je lui en parle, mais il ne voulait entendre parler que d’un voyage organisé, car selon lui, dans ces voyages, on ne voit que les choses qui sont à voir (les trucs les + intéressants), et surtout, on ne se fatigue pas pour la conduite. Je suis plutôt d’accord avec lui sur le dernier point, mais pas du tout sur le 1er. J’ai mis plusieurs années à le convaincre qu’on pouvait se faire un voyage dans le Grand Ouest tous seuls. Nous avons d’abord fait un voyage à New York à 4 en 2013 (avec 2 de ses enfants), puis un « road trip » en Floride en 2014 (toujours avec les 2 mêmes enfants), puis de nouveau la Floride (avec le 3è de ses fils). Nous avons été également 2 fois en Thaïlande, et à chaque fois c’était mois qui avait préparé le voyage et tout s’est toujours bien passé, on a adoré ces vacances. Et début février, alors qu’on cherche dans quelle région louer une maison cet été, je tombe sur une promo pour des billets d’avion AR pour Los Angeles pour les vacances d’été. Mais bon à 6, ça reste très cher, j’en parle quand même à mon mari, sur le mode « quand on n’aura plus les enfants on pourra se faire de beaux voyages J ». Pour information ces enfants sont maintenant grands puisqu’ils ont entre 18 ans (les jumeaux) et 23 ans. Mais pour les vacances d’été, ils passent toujours un peu de temps avec nous… Et là mon mari, calcule rapidement le coût de location d’une maison pendant 2*15 jours (on les a un mois l’été) et le coût d’un voyage, et il me dit banco, on y va !!!!!!! On demande donc aux 4 enfants s’ils sont partants et disponibles du 17 au 31 août (dates de la promo). Et là, à notre bonheur financier, 2 des enfants renoncent 😛 Nous serons donc 4. Il me reste maintenant à organiser le parcours. Très vite, je propose de rester un peu plus longtemps avec mon mari, car les enfants doivent rentrer pour la rentrée le 1er septembre. Nous prenons donc nos billets d’avion le 8/02 en 2 résa : 2 billets du 17 au 30 août (arrivée à Paris le 31/08) pour les 2 jumeaux qui nous accompagnent, et 2 billets du 17 août au 4 septembre (pour mon mari et moi). Nous repartons en plus par un A380 😛 Pour le détail, nous avons pris nos billets sur Iberia : 450€ l’AR par personne. Nous avons une escale à l’aller : Paris – Madrid, Puis Madrid-Los Angeles (escale de 2h). Et pour le retour, les enfants font escale à Dallas (ce sont des vols American Airlines), et nous à Londres (vols British Airways). Grace aux carnets de voyage de ce forum ou d’autres, et à l’aide de certains forumeurs j’ai bâti mon circuit, que j’ai finalement fait dans l’autre sens pour éviter de se trouver à Las Vegas le we. J’ai réservé les hôtels assez vite, via hotels.com souvent (pour le paiement en avance, je trouve ça génial, cela permet vraiment d’étaler les dépenses, et également pour le pgm de fidélité où on bénéficie d’une nuit gratuite pour 10 nuits achetées), qq fois par booking (mais plus rarement), directement auprès de certains hôtels, notamment The View Hotel, ou via Xanterra pour le Grand Canyon. J’ai utilisé Igraal pour la plupart de nos dépenses, ce qui nous a rapporté un cashback de plus de 100 euros (toujours appréciable). Concernant le parking pour l’aéroport à Paris, nous avons voulu tester Trip N Drive, qui propose un parking gratuit, et la mise en location de notre voiture pendant notre voyage. Le parking est gratuit dans tous les cas. Et si votre voiture est louée pendant votre voyage, vous recevez un (petit) loyer. Nous c’est surtout le parking gratuit qui nous intéresse car nous économisons 150€. A notre retour, nous apprendrons que la voiture a été louée quelques jours, nous empocherons donc quelques euros. 🙂

Nous avons pris 2 locations de voitures car nous avons d’abord une voiture pour les 2 semaines avec les enfants, puis nous avons loué une mustang pour descendre de SF à LA. La 1ère location a été prise assez tôt, et nous avons plus attendu pour la 2è, nous avons donc payé plus cher malheureusement. Ah oui, un petit détail, je ne conduis pas… et donc mon mari est le seul chauffeur du voyage (mais je suis toujours en conducteur additionnel). Les enfants qui nous accompagnent viennent d’avoir leur permis (un mois pour l’un et une semaine pour l’autre au moment du départ), mais ils ne peuvent pas conduire aux USA. Pour ma part, j’ai bien eu mon permis, il y a 20 ans, mais je n’ai jamais conduit depuis… J’ai bien mon permis international et j’amène toujours mon permis avec moi, au cas où, mais j’avoue que si je devais m’en servir je ne sais pas trop comment je m’y prendrais … 🤪 Mon mari était donc assez inquiet de faire tous ces km seuls. J’ai donc privilégié les hôtels dans les parcs pour éviter des allers retours qui peuvent s’avérer éprouvants à la longue. Et j’ai casé plein de petites choses à voir en cours de trajet pour pouvoir faire des pauses si besoin. En lisant les nombreux récits de voyage, j’étais plutôt rassurée car je n’avais jamais vraiment lu des cas de personnes trouvant difficile la conduite (ou fatigante). Quelques infos pratiques J’ai apporté dans nos valises :

Des couverts (pour des éventuels piques nique ou repas dans les chambres d’hôtels) avec couteaux à bouts ronds pour étaler, et couteaux à steak pour les trucs à découper. 2 torchons qui nous ont été très utiles lors de nos repas improvisés Un sac de course solide (ceux qu’on achète qq centimes dans les super U/Auchan et autres carrefour). Très pratique ça me permettait chaque soir de vider de la voiture toutes les bricoles que l’on avait éparpillées dans la journée. Nous avions hésité à apporter une glacière décathlon mais finalement nous l’avons achetée sur place, et nous avons également acheté un entonnoir qui nous a été très utile pour vider les gallons d’eau dans nos bouteilles chaque soir. Au final, je ne regrette pas l’achat sur place de la glacière, même si nous l’avons quittée avec tristesse 😎 , nous avons eu plusieurs fois des « fuites d’eau » des sacs à glaçons, je ne sais pas ce que cela aurait donné dans une glacière souple ? Des sacs ziplock pour mettre les glaçons (inutile, ils étaient de mauvaise qualité, et l’eau des glaçons se vidait en dehors des sacs, on en a racheté sur place) 2 pastilles de lessive, car je comptais faire 2 lessives au milieu du parcours (ce fut une bonne idée car nous n’avons pas trouvé de lessive lors de notre utilisation de la laverie de l’hôtel au lake powell). Un adaptateur USB – allume cigare pour recharger si besoin les portables ou mp3 2 adaptateurs de prise US + une multiprise Un GPS. Nous avons acheté pour notre premier «roadtrip » en Floride un GPS sur le Bon coin. C’est très pratique, car on télécharge les cartes des états visités, et en France on enregistre toutes les adresses des hôtels en les nommant « J1 Hôtel », « J2 hôtel » etc pour les avoir dans l’ordre. Parfois on ajoute d’autres lieux importants. Une fois sur place on ne perd pas de temps pour trouver nos hôtels. Ce GPS permet également de trouver des restos ou des lieux touristiques donc ça nous aide vraiment.

Notre trajet est le suivant J1 – Paris – Madrid – Los Angeles – Chino : Nuit à Chino J2 – Chino – Parc Joshua Tree – Needles : Nuit à Needles J3 – Needles – Grand Canyon : Nuit au Grand Canyon J4 – Grand Canyon – Monument Valley : nuit à Monument Valley J5 – Monument Valley – Page : Nuit à Page J6 – Page – Bryce Canyon : Nuit à Bryce Canyon J7 – Bryce Canyon – Zion : Nuit à Springdale J8 – Zion – Las Vegas : Nuit à Las Vegas J9&J10 : Las Vegas J11 – Las Vegas – Palmdale : Nuit à Palmdale J12 – Palmdale – Six Flags Magic Mountains - Los Angeles : Nuit à Los Angeles J13 – Los Angeles J14 – Los Angeles – Paris via Dallas pour les enfants, et Los Angeles – San Francisco, nuit à San Francisco pour les parents J15 – San Francisco J16 – San Francisco – Monterey : nuit à Monterey J17 – Monterey - Santa Maria : Nuit à Santa Maria J18 – Santa Maria – Ventura : Nuit à Ventura J19 – Ventura – Los Angeles – Paris via Londres.

Pour les présentations : Nous serons donc 4, mon mari, Vincent, 51 ans, ses deux derniers garçons J&T qui ont 18 ans, et moi, Anne, 41 ans. Les enfants sont plutôt sportifs, ils sont très agréables en voyage car ils sont assez partant pour tout. Mon mari est beaucoup moins sportif, il a un gros problème de poids, nous pratiquons donc régulièrement la marche, mais à notre rythme. Nous avons fait plusieurs randos avant le départ pour nous préparer. Moi j’ai moins de mal, je suis plus jeune et je n’ai pas son pb de poids. C’est moi qui ai tout préparé, tout le parcours, les résas d’hôtels, les randos à faire, les activités etc. Mon mari ne regarde rien, il me fait confiance. C’est assez plaisant mais c’est difficile certaines fois quand j’ai des dilemmes, car même si je lui demande son avis, il n’est pas assez au courant du parcours complet pour pouvoir comprendre les avantages et inconvénients de chaque proposition. J’ai pris en compte ce qu’ils avaient déjà fait (mais moi je sais qu’ils n’ont fait que survoler chaque parc), ce que je voulais vraiment voir, des activités pour les grands enfants, etc. Mais bon, j’ai réussi à faire un parcours qui me parait bien équilibré. Il y a 4 choses que je veux absolument voir : - le Coucher de soleil à Monument Valley, - Antelope Canyon - La randonnée Angels Landing - Valley of fire (en vrai j’aimerais trop faire The Wave, mais je trouvais ça trop compliqué à insérer vu le mode d’attribution du permis, j’ai donc remis ça pour une autre fois, et pour ce voyage je me suis programmée Fire Wave🙂 ).

Vais-je réussir à les faire ??? suspense 🙂 en tous cas, ils sont au programme. Je sais aussi que dans mon roadbook de 120 pages, j’ai mis plein de choses que l’on ne pourra pas faire, je le sais, mais parfois ce sera dur de renoncer à certaines choses. Mais bon, ça nous fera l’occasion d’y retourner …

Parmi les péripéties qui nous sont arrivées entre février et notre voyage, il y en a une pas mal : T, 18 ans, était en 1ère année de prépa Ingé à Paris. Il a sa rentrée (2è année) le 1er septembre, c’est pour lui que les deux garçons rentrent le 30 août. J, 18ans, était en 1ère année de médecine à Versailles. Lorsque l’on a pris les billets d’avion, nous ne savions pas ce qu’il ferait en septembre : médecine ? dentaire ? redoublement de 1ère année ? Nous étions plutôt optimistes sur l’obtention de sa 1ère année, mais aucune idée sur la spécialité. Son frère aîné, qui a également fait la 1ère année de médecine, est lui maintenant en dentaire. Nous savions donc qu’en cas de passage en médecine ou dentaire, J. aurait un stage infirmier à réaliser durant l’été : en gros 15 jours entre juillet et septembre. Le choix de la date et du lieu de stage se faisant en fonction du classement. Nous nous étions donc dit que s’il passait, il faudrait juste qu’il évite les 15 derniers jours d’août pour son stage. Et début mai, alors qu’il a terminé son année, et son concours (mais qu’il n’a pas encore les résultats, prévu fin juin), il apprend qu’en cas de passage, il y a du changement cette année, le stage est OBLIGATOIREMENT du 22 août au 15 septembre… En plein sur notre voyage… J’avoue que j’en ai pris un bon coup au moral… il ne peut pas rater ce stage qui est éliminatoire. On en arrive à espérer qu’il redouble…. Ce n’est pas tant pour les 450€ de billets d’avion éventuellement perdus, mais + car partir à 2 adultes avec un seul grand ado, c’est quand même moins sympa (pour l’ado, et pour les parents). Surtout que T. est beaucoup moins bavard que J. , beaucoup plus discret etc. Dès qu’on a cette nouvelle, J. envoie tout de suite un mail à son administration pour prévenir qu’il a un voyage aux USA prévu de longue date avec des billets non annulables, et demande s’il y a des possibilités pour s’arranger. Après qq renvois de mail, on finit par avoir une réponse d’une personne qui nous dit d’attendre d’avoir les résultats mais que l’on devrait pouvoir s’arranger. L’espoir reprends un peu, mais j’avoue que moi, ça me met un peu un coup d’arrêt dans ma préparation. Fin juin, les résultats tombent, J. est pris en dentaire !! on est hyper content car il est primant ! mais par contre ça tombe mal pour le stage. On relance donc les mails, et mi-juillet, c’est bon, nous avons le go de l’université et de l’hôpital pour que J. ne commence son stage qu’en septembre. Ouf !!! Soulagement !! c’est bon, je me remets dans mon roadbook, et je réserve toutes les activités ou nous achetons 4 billets…. Mon roadbook est prêt vivement le 17 août !

Partir au Costa Rica avec une agence spécialisée ou par ses propres moyens English translation pending
by Gabiluis · 2017-07-05 · 21 replies
Bonjour, je suis déjà allée à deux reprises au Costa Rica et je voulais y emmener une amie pour 2 semaines. Il s'avère que cette copine à des attentes plus pointues que moi étant biologiste de formation. Et donc, je me suis dirigée vers Escursia qui organise des séjours/circuits à theme. Mais c'est très cher. Donc, j'aimerais savoir si nous allons sur place par nos propres moyens, pourrions nous trouver aux différents lodges où nous logerons des guides ayant un bonne base pour satisfaire sa curiosité de scientifique tant sur la faune que la flore ? Voilà, notre question. Nous voulons aller entre autres, à Santa Elena, Arenal, Cerro de la Muerte (Lodge Savegre ou Palaiso del Quetzal), Corcovado. Merci à vous, :)
Première étape snorkeling à Jibacoa English translation pending
by Pasqualina · 2017-07-04 · 39 replies
Bonjour les forumistes européens et canadiens.

Ma soeur et moi partons pour 6 semaines cet été à Cuba (ce sera la 2e fois pour moi) et nous sommes fans de snorkeling (masque tuba, sans bouteille). Comme nous sommes très fatiguées par cette année de travail, nous aimerions commencer par une première étape snorkeling de 3 ou 4 nuits, juste après notre arrivée pour nous remettre en forme. Nous continuerons ensuite notre voyage en bus et casas particulares. Les nombreux posts canadiens élogieux sur Jibacoa nous ont décidées à choisir cette première étape, proche de l'aéroport d'arrivée. Mais ce n'est pas si facile pour des européennes de faire une réservation dans cet hôtel, sachant que nous avons déjà notre billet d'avion sec sur Air France. Voici mes questions sur Jibacoa et toute aide sera la bienvenue. 1. Je fais d'habitude mes réservations d'hôtels sur booking.com mais ce site est environ 50 € plus cher par jour que pleins de sites internet auxquels je ne me fie pas du tout car il faut payer en ligne et je ne les connais pas (sur booking on paye à l'hôtel). J'ai trouvé hier le site Memories resort and spa qui gère je crois le Jibacoa Hotel et qui est à un prix correct (115 € la nuit pour deux en all inclusive), téléphone 1-855-744-8372 pour les canadiens, mais leur numéro pour l'Europe (je suis à Madrid) ne fonctionne pas. Ils ne semblent pas non plus répondre aux mails. Donc je suis inquiète et n'ose pas réserver sur leur site. Est-ce que quelqu'un a déjà réservé l'hôtel Jibacoa sur ce site et est-il fiable ? Paye-t-on à la réservation sur internet ou à l'hôtel ? D'avance merci pour toute aide en ce qui concerne la réservation de cet hôtel.

2. J'ai vu dans les posts que s'il y a beaucoup de vent, on ne peut pas nager et snorkeler, quelqu'un est-il allé à Jibacoa en juillet et peut-il me donner des infos à ce sujet ? Je crois qu'en ce qui concerne la pluie à Cuba en été, elle est presque toujours de courte durée, mais s'il y a de grosses vagues, évidemment le snorkeling est impossible, or nous n'y allons que pour ça.

3. Comment aller directement de l'aéroport à Jibacoa ? Nous arriverons à 17h15, mais je suppose qu'avec les bagages, les formalités d'entrée et le change, on peut rajouter 2 ou 3 heures. En taxi ? Pour quel montant approximatif : 45 CUC comme pour La Havane-Jibacoa ? Ou l'hôtel a-t-il une navette ?

4. Quelle est l'heure limite pour le repas du soir à l'hôtel ? Nous risquons d'y arriver entre 20 et 22 heures.

Si quelqu'un a des réponses, merci d'avance. C'est urgent, nous partons dans 10 jours. Encore bravo à tous ceux qui écrivent sur voyageforum et notamment les carnets de voyage, c'est passionnant et instructif. Pasqualina.
Prague, Vienne et Venise English translation pending
by SherpaG · 2017-06-27 · 48 replies
Bonjour, Nous sommes un couple de retraités québécois qui envisagent de souligner nos 70 ans par un circuit de qq belles villes d'Europe en 22 jours à compter du 7 sept. : Prague (7), Vienne (6) et Venise (9). Nous logerons via Airbnb et voyagerons en Flixbus.

J'ai mis 7 jours à Prague à cause du décalage à notre arrivée et envisageons d'aller voir Kutna Hora et / ou le chateau Karlstejn. Les 2 seraient idéal mais sûr que cela soit réalisable...

Je pense que Vienne est un min. de 6 jours si on veut vraiment apprécier.

Vaut-il le coût de prendre des tours "hop-in et hop out" pour les villes de Prague et Vienne ou bien se débrouiller avec le métro ???

J'ai mis un peu plus de jours pour Venise afin de passer une nuit à Florence et aller voir soit Padoue ou Tréviste ou Verone à partir de Venise.

Je pourrais passer moins de jours et ajouter Budapest pour 2 nuits, mais je trouve que cela pénaliserait Venise (7 au lieu de 9) ... Si je figure 5 jours complets à Venise, 2 jour à Florence et ensuite des aller-retour de Venise-Mestre pour une ou deux des petites villes autour... Je crois que cela a plus de cachet pour les visites et moins de monnaie à trimbaler puisque Budapest n'a pas d'euro.

Prague n'est pas une zone d'euro... Vaut-il mieux acheter les couronnes à l'arrivée à l'aéroport ou bien au centre-ville? Quand est-il du coût de la vie ? Un diner moyen (sans fla-fla) pour 2 avec 1 verre de vin / bière = ?? Est-il sécuritaire de s'y promener après 21 h 00 ??

Merci de vos conseils et suggestions.
Retour road trip de 18 jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Vinss37 · 2017-06-24 · 130 replies
Bonjour à tous!

Et voilà, déjà presque 2 semaines que nous sommes rentrés de ce fabuleux voyage!

Je tiens une nouvelle fois à remercier tous les membres qui m'ont prodigué des conseils, directement comme indirectement en farfouillant dans le forum qui est vraiment une mine d'informations!

Pour faire un petit résumé, voici les étapes du voyage:

Jour 1 : Arrivée à Los Angeles Jour 2 : Visite des Studios Universal Jour 3 : Visite de Los Angeles + route jusqu'à Barstow Jour 4 : Route 66 Jour 5 : Grand Canyon Jour 6 : Antelope - HorseShoe Bend - Lake Powell - Monument Valley Jour 7 : Monument Valley - Torrey Jour 8 : Torrey - Bryce Canyon Jour 9 : Bryce - Zion Jour 10 : Zion - Las Vegas Jour 11 : Las Vegas Jour 12 : Las Vegas Death Valley Jour 13 : Death Valley - Sequoia National Forrest Jour 14 : Sequoia NF - Fresno Jour 15 : Fresno - Yosemite - San Francisco Jour 16 : San Francisco Jour 17 : San Francisco Jour 18 : San Francisco

C'est donc au final 4500km de parcourus (pour 3300km prévus initialement!), 480L d'essence engloutis, près de 200km à pied et maintenant des milliers de photos à trier et des souvenirs pleins la tête!

Je vous emmène? C'est parti! 😎

USA 2017, 40 jours de bonheur ou presque English translation pending
by Glll2012New · 2017-06-22 · 198 replies
USA Il y a maintenant pas mal de temps (10 jours au début de l'écriture de ce carnet) que nous sommes rentrés et c’est la première fois que cela se produit avec autant d’intensité, nos têtes avec les quelques neurones qui nous restent, nos pensées, nos yeux, nos cœurs, nos … sont restés en arrière. Et ça dure, ça dure ! Pour le moment, impossible de se reconnecter à notre environnement, le voulons-nous seulement ?

Mais comment commencer ce retour, par où, de quelle manière le présenter ?

En réfléchissant, je constate que mes souvenirs se mélangent déjà un peu (est-ce l’âge ou la durée du voyage ?) donc je vais vous la jouer chronologique et je vais prendre mon temps ! Si certains veulent des informations précises plus rapidement, ils peuvent toujours me contacter directement en MP. Vous trouverez le projet d’origine sous : Projet USA: 2017 presque d'Ouest en Est

Quelques rappels :

· 2007 était l’année des grands classiques, · 2012, un mélange de lieux classiques (nouveaux) et de lieux hors circuits, · 2015 peut se résumer à peu de nouveaux lieux classiques et beaucoup de lieux hors circuits,

Que faire en 2017 pour que la surprise et l'émerveillement soit au rendez-vous ? A la base, n’y avait que des nouvelles choses certaines fois dans des endroits connus bien sûr.

Sans rentrer tout de suite dans les détails, nous ferons la traversée des USA d’ouest en est. Pourquoi ce sens : · Comme on n’aime pas les villes, je préfère finir avec La Nouvelle Orléans · Le vol de retour est plus court de la cote est · Je voulais faire Death Valley, Valley of Fire et la région de St George avec une température moins élevée et prenant un risque pour la Louisiane · Et « Laisser les bons temps rouler » en Louisiane avec la fatigue de fin de voyage · Le 2ème conducteur est gratuit en Californie · Et puis il fallait bien choisir un sens

Nous allons donc traverser : la Californie, le Nevada, l’Utah, le Nouveau Mexique, le Texas, la Louisiane et juste faire une intrusion en Arizona et au Colorado.

Le départ se fait d’Yverdon-les-Bains en Suisse le 2 mai avec une petite heure de train jusqu’à l’aéroport de Genève où nous prendrons un premier vol pour Londres puis après pour Los Angeles dans un A380. Le retour se fera depuis La Nouvelle Orléans sur Londres avec un 787 puis direction Genève avec un chaleureux accueil le 11 juin, à notre arrivée, par nos enfants.

Cette fois encore, c’est avec British Airways que nous allons voyager. Pour les longs vols nous avons pris la classe World Traveller Plus, ce qui sur le A380 se concrétise effectivement avec plus de place pour les jambes et sièges plus larges mais sur le 787 les sièges restent aussi étroits qu’en classe économique. Dans les deux cas la zone dans l’avion était plus petite donc moins de mouvement et de bruit. Le rapport qualité/prix reste très bon pour moi.

Pour la voiture, essentiellement pour des raisons de prix, c’est chez Hertz que nous allons, j’y reviendrais plus tard. Les presque 10000km seront assurés par deux conducteurs.

Ceux qui m’ont suivi pendant la phase de préparation ne seront pas surpris par la durée de celle-ci (plus d’une année) et le nombre de variantes que j’ai fait mais quand on est sur le terrain on se rend compte que cela en valait la peine.

Nous allons prendre notre temps, 40 jours de voyage avec chaque jour une visite principale et plus si l’envie est là, si la fatigue le permet, si nos yeux ne sont pas saturés d’images, si … Prendre notre temps, effectivement notre âge (68 ans) ne nous permet plus de rechercher la performance ou la quantité, il nous reste donc la qualité. Notre mot d’ordre reste toujours : « Voir moins, mais mieux »

J’ai oublié de mentionner que nous partons à trois : moi, mon épouse et son frère.

Cette période de voyage est favorable : moins de monde (hors vacances scolaires), prix un peu plus bas, température moins élevée, ... Le voyage est rythmé selon les mêmes principes que les autres fois :

· une limite à environ 400 km de voiture par jour, · un bon déjeuner, un bon souper et entre les deux très léger, · si possible plusieurs nuits dans le même motel et le Check.In en début l’après-midi ce qui permet, après un léger repos, de repartir tous ensemble ou pas, · une bonne alternance dans les thèmes des visites,

Voilà la mise en route, la suite le plus vite possible !
Voyage à 8 (famille) au Vietnam English translation pending
by Celinemars · 2017-06-21 · 91 replies
Voilà....on s'y prend un peu tard car nous décolerons le 12 juillet pour 1 mois entier du Nord au sud Vietnam avec 6 ados/jeunes adultes de 12 à 22ans...joli troupeau de 8 donc

Comme nous sommes en train de structurer notre voyage, et que le temps manque, nous aimerions des conseils d'autres voyageurs: - une bonne adresse pour l'arrivée à Hanoï? confortable mais pas luxe non plus. - paysages de montagnes/rizières/ethnies : plutôt privilégier la direction de Sapa ou de Cao Bang? - baie d'along...j'entends parler partie terrestre partie cat bat...quoi penser? où se poser pour prendre l'atmosphere tranquillement Est ce facile de se loger à si nombreux ou il vaut mieux reserver d'ici? - pour aller vers Danang : plutot avion ou train de nuit....j'aime bcp varier les moyens de transport quand on visite mais il faut que ce soit un minimum confortable quand même si vous avez des lieux guesthouse ou hotel chouette, je suis preneuse

enfin, j'avais contacté une agence ds un 1er temps mais c'est vraiment très couteux J'ai l'impression que tout pourra s'organiser assez facilement sur place....mais j'ai un doute pour le Nord si on va du coté de Cao Bang: ça ne sera pas plus simple pour être plus en contact avec la population d'avoir un guide, conducteur d'un moyen de transport et facilitateur ....qu'en dites vous?

allez...ensuite...je vous proposerai la répartition des jours entre les différents lieux pour que vous nous aidiez...merci déjà d'avoir lu cette demande Céline
Le Vietnam du sud au nord English translation pending
by Mariespagne · 2017-05-27 · 0 replies
VIETNAM DU SUD AU NORD

Je commence ce récit en évoquant quelques mots sur le pays. Le Vietnam faisait partie de l'Indochine avec le Laos et le Cambodge. On ne peut parler du Vietnam sans penser à la guerre la plus destructrice du monde au 20ème siècle (entre le nord et le sud). Les américains ont répendu sur les trois pays le terrible "agent orange", un liquide à base de dioxine. Ils en ont largué 72 millions de mètres cube dont 60 millions sur le Vietnam. C'est surtout le sud qui a été le plus touché. Treize à quinze millions de bombes et d'explosifs ont également été largués de 1962 à 1975 soit trois à quatre plus que pendant la 2ème guerre mondiale. Deux à quatre millions de personnes ont été atteintes ainsi qu’animaux et forêts (16% des terres). Aujourd'hui encore, des enfants naissent avec des cancers ou des malformations. Le sol vietnamien serait encore bourré de 150.000 tonnes d'engins non encore explosés. Après la chute de Saigon en 1975, on ne sait toujours pas où se trouve le trésor du sud de la république (des tonnes de lingots d'or). Ho Chi Ming (surnommé oncle Ho) qui luttait pour l’indépendance du sud est mort en 1969 et n'aura donc pas assisté à l'indépendance. Des chars d'assaut de l'armée Nord-Vietnamienne (communiste) défoncèrent les lourdes grilles de fer forgé du parc. C'est la fin. 30 années de guerre. Saigon portera désormais le nom de Ho Chi Ming Ville.

Départ le 17 avril 2017 A 19H25 avec Turkish Airlines (3h20 de vol), courte escale à Istanbul puis 10H de vol pour Saigon (Ho Chi Ming). J’arrive le 18. Il me faudra attendre environ 45 minutes pour obtenir le visa (25 USD) et autant pour faire 8 km... (9USD). Je change 100 € à l'aéroport (même taux qu'en ville quasiment). Je prends aussi ma carte Sim à l'aéroport (19USD) pour internet illimité et 4 USD de crédit.

HO CHI MING VILLE que beaucoup appelle encore Saigon est peuplée de 8.000.000 d'habitants. L'air y est très chaud et humide en cette saison (avril). La circulation est vertigineuse tant il y a des motos. Il y aurait 4.000.000 de mobylettes; c’est à couper le souffle quand on arrive pour la première fois; C’est un passage obligatoire pour faire le delta du Mékong.

Le soir, j'ai été prendre l'apéro puis manger deux sandwichs dans la rue, très bons. Dans chaque bar ou resto, il y a des filles en mini jupe qui entraînent les clients à boire.

Je suis à My hôtel, réservé avec booking.com. Il est simple mais très propre et il y a tout ce qu'il faut dans la salle de bain. Le prix sans petit déjeuner est de 19 USD la nuit. Je le recommande vivement. Il se situe dans le quartier des routards où il y a beaucoup de bruit et de musique. C'est à qui va le plus fort! Mais l’hôtel se trouve dans une ruelle calme. Je suis prise par la chaleur et fatiguée du voyage. Je vais faire un massage des pieds pour me détendre.

Le 19 avril C'est chez les aveugles que je fais faire un body-massage d'une heure pour la somme de 3,5€ (en face du marché). Par contre, je ne fais aucune visite et me balade juste un peu. Il me faut un temps d'adaptation à cause de la forte chaleur de 36 degrés à l'ombre. Un avantage de voyager seule; je me repose ou je visite quand je veux… Je rentre à 2H du matin étant prise par l’ambiance; l’hôtel a fermé ses volets. Un petit vent de panique mais je sonne et on vient m’ouvrir.

Le 20 avril: Vu ma virée de hier soir, c'est assez tard que je me mets en route vers le Palais de la Réunification. J’y vais à pied ce qui est pénible car les trottoirs sont en travaux et il y a du trafic de mobylettes et la pollution qui va avec. La visite dure deux heures et coûte 40.000 dongs (1,7€). Avant la réunification, le Vietnam était coupé en deux et c'est le 30/04/1975 que les chars ont arraché la pelouse avec des chenilles. C'est ainsi que la prise du Palais marqua la fin des conflits. La visite est agréable bien que pas trop joyeuse. Je n'ai pas fait le musée de la guerre ni les tunnels de Cu Chi volontairement car trop d'horreurs de la guerre. Je me laisse tenter par un mototaxi qui propose de me faire voir la Pagode de l’Empereur de Jade (en vietnamien Pagode Ngnoc Hoang). Elle est belle et je ne regrette pas. Elle a beaucoup de postures à l‘aspect un peu guignol. L'intérieur est spécial, mélangeant bouddhisme et taoïsme; c‘est l‘intérieur le plus étrange de Saigon. L'étang adjacent est peuplé de centaines de tortues d'espèces différentes. On l’appelle aussi Pagode de tortue. Elle date de 1909, Barak Obama l'a visitée lors de sa venue. Avant de continuer mon récit, je dois expliquer la différence entre une Pagode et un Temple. Dans la Pagode, on vénère le Bouddha et dans le Temple, on vénère les Génies. Toujours en mototaxi, je me rends en direction de la Général Post office d'où j'ai envoyé mes cartes postales. C’est un bijou de l'époque de l'Indochine à l'architecture Française. Elle fut construite de 1886 à 1891. Elle est supportée par une immense charpente métallique œuvre de Mr. Eiffel. Elle se visite et m'a fait penser à la gare Victoria en Inde.... Magnifique. En face, se trouve la Cathédrale Notre-Dame. Il y avait un office et je n'ai pas pu entrer. Je me suis contentée d'admirer l'extérieur. Je regrimpe sur la moto, pour passer devant l'Hôtel de Ville, fermé aussi; l’extérieur est grandiose. Mon chauffeur me rapproche de l'hôtel. J'ai payé 7 USD pour ces quelques heures de visite. Je terminé la journée par un foot massage pour 6€ et un succulent repas. J'adore la cuisine vietnamienne (jusqu'à présent). Je rentre préparer ma valise et écrire mon récit. Demain départ à 8 H pour de nouvelles aventures vers le Delta du Mékong. J’ai décidé de faire le Delta avec l’agence francophone Khoa Viet Travel dont je n’aurais jamais été déçue.

Le 21 avril: Je me lève à 7 H et quand je descends, mon chauffeur et ma guide sont déjà à la réception. Direction Delta du Mékong. Environ deux heures de route pour arriver à MY TO.

Le Delta du Mékong se situe à l'extrémité sud du pays, faisant frontière avec le Cambodge. On l'appelle le grenier du riz. Ma guide francophone me dit qu'il est le 3ème exportateur du monde après la Thaïlande et le sud américain mais le guide du routard dit que le 2ème, c’est l'Inde! Qui a raison??? Les plaines sont très fertiles grâce aux alluvions et aux sédiments du fleuve. Il y a trois récoltes par an contre une récolte par an dans le nord. Ici dans le sud, on sème le riz tandis que dans le nord, on le plante... En cet endroit, le Mékong est reparti en neuf bras appelés les neufs dragons. Le pays aussi a la forme d'un dragon. Dans le Delta, c'est un monde mi-terrain et mi-aquatique, constitué d'arroyos (petits canaux naturels), de rizières et de vergers. Tout se passe au rythme du Mékong aussi bien courses, mariages, cortèges funèbres ...la vie et la mort....et où il est préférable d'avoir une barque qu'un vélo…

De My To, nous passons à BEN TREE sur l'Ile de la Licorne. Il y a aussi l'île de la tortue où l'on pratique principalement la culture maraîchère. Aussi, l'île du dragon où l'on fabrique les bateaux et l'île du Phoenix où l'on cultive la noix de. Coco. Mais je reste sur la plus grande, j'ai cité l'île de la Licorne.

C'est d'abord en bateau à moteur que je rejoins un premier petit village. Là, on y fait des briques à la main. J'ai vu tout le processus de la boue à la brique cuite. Beaucoup de femmes y travaillent. Le four est alimenté d'écorces de riz. La suie est mélangée à je ne sais plus quoi puis est reversée sur les champs de riz. Un cercle de vie écologique.

Au deuxième village, on y travaille la noix de coco de manière artisanale pour les locaux et les touristes. Pour l'exportation, il y a une industrie. On a droit à une démonstration: un ouvrier sort la noix de son écorce. Avec les filaments, ils font des paillassons et des brosses; avec le bois de la noix, ils font du feu ou des ustensiles divers et avec la chair, ils font des confiseries. Il y a une dégustation de plusieurs variantes suivie d'une dégustation de thé au miel et un plateau de fruits exotiques..... Après tout ça, je n'ai déjà plus faim et le diner prévu chez l'habitant approche. Après une marche de 10 minutes, nous prenons un tuc-tuc pour nous rendre dans le troisième village où ils font des nattes, paniers, sous-verres, etc… avec le jonc. C'est là que j'achète mon chapeau conique que j’oublierai plus tard dans une chambre d’hôtel… Nous naviguons dans une petite barque à rame a travers les méandres du Mékong pour aller diner dans le quatrième petit village. Il y aura un petit pont en bambou à traverser après le diner mais pendant que nous mangions, un monsieur bien portant et son guide sont tombés dans l'eau (plutôt la boue) car la vieille rampe en bambou de ce petit pont a cédé.... Pour une fois, je ne suis pas de la partie!!! J'étais spectatrice. Ce pauvre homme n'arrivait pas à en sortir malgré les secours prodigués. Au final, plus de peur que de mal et grosse douche chez habitant (tout habillé) pendant que son épouse tentait de sécher leurs passeports boueux. Ceci étant dit, bon repas local (sauf la carpe grillée). Puis passage sur le fameux petit pont de 40 cm de large dont on a plus ou moins réparé la rampe en bambou. Avec ma guide, nous faisons une agréable balade à pied dans la nature luxuriante. Il fait très chaud. Le long du Mékong, j'aperçois beaucoup de paniers à crevettes faits en palétuvier. Avec cet arbre tropical, on fabrique aussi des piliers pour les maisons sur pilotis ainsi que du papier. Le toit des maisons de villages ruraux sont faits en branches de palmiers. Pour rester dans les arbres, il y a les mangroves dont les racines protègent les terres.

Nous retrouvons notre bateau à moteur qui nous ramène à la voiture. Nous avons encore deux heures de route pour arriver à Ben Tree chez l’habitant à la charmante maison d’hôte" le jardin du Mékong" inaccessible en voiture… une moto viendra chercher nos bagages. Repos dans mon hamac devant mon entrée puis cours de cuisine pour quelques visiteurs et moi: La crêpe de riz au lait de coco farcie. Après le diner, on nous amène un bassin d'eau tiède à la citronnelle et moi perso, en option, petit massage de pieds.

Le 22 avril Ce matin vers 8H45, départ à vélo pour rejoindre le marché de Lach. Ce qui fera un aller-retour de 8 km environ. Ce marché est petit mais agréable. Par contre, faire du vélo en plein soleil relève de l'inconscience. Mais ça va, j’ai mon chapeau et de l’eau. Puis ça m’amuse quand même de parcourir cette nature tropicale. A mon retour, le chauffeur attend pour nous conduire, la guide et moi, à Can Tho que je ne voyais pas comme ça...sais pas pourquoi.

CAN THO se trouve à 160 km de Saigon. Cette région est gravement menacée car chaque année, le fleuve reprend la terre. Il est dit que d'ici 2100, il ne restera pas grand chose de Can Tho.

J'ai visité l'extérieur d'un Temple Cambodgien et l'intérieur d'une Pagode Chinoise. Alors ça, c'est spécial avec les génies à l'entrée (l’équivalent de nos anges à l'Église) et tous les serpentins d'encens au plafond avec les vœux des fidèles. Petit tour au marché de Can Tho pour découvrir la variété saisissante de légumes, fruits et poissons. Arrivée à l'hôtel pour deux nuits, confortable mais un peu éloigné, pas grave!

Le 23 avril Départ à 6h30 pour le marché flottant de CAN RANG qui se trouve à 4 km du centre; je l’ai trouvé plus petit que ce que je ne l’imaginais… Plus de touristes que de barques commerçantes Vietnamiennes. Ça devait être authentique autrefois mais plus maintenant. Il doit avoir mieux. Je le déconseille plutôt attrape touristes

L'embarquement est difficile; la marche de la digue est loin du bateau; de plus, le plancher (si je peux dire) est en aluminium... Mon chapeau géant est tombé dans le Mékong et moi, je suis arrivée tête en avant comme une déesse qui a la souplesse d'un hippopotame. Sur le coup, mal au tibia puis plaie mais ça va, j'ai survécu… Moralité: il ne faut jamais rire des autres car presque comme le gros monsieur d'il y a quelques jours, j'ai failli me retrouver, non pas dans le petit ruisseau boueux mais dans le Mékong.

La visite se poursuit dans les arroyos (petits canaux naturels du Mékong). Puis visite d'une plantation où il y a beaucoup d'arbres fruitiers. Le reste de la journée sera consacrée au repos et aux adieux avec la guide et le chauffeur.

Le 24 avril Ce matin, l’agence m’a envoyé une voiture pour me conduire à l’aéroport de Can Tho où je prends l'avion (Viet jet) pour DANANG dans le centre du pays (même pas une heure de vol). A l’arrivée, un autre chauffeur m’attend pour me conduire dans la jolie ville de HOI AN où je resterai trois jours seule. J'ai pu me balader longuement, voir les boutiques, la vie de cette ville est plus chère que dans le sud. En allant vers le pont japonais, je suis attirée par des chansons de Brassens au café des amis. C'est là-bas que je prendrai mon repas du soir. Ensuite je crois rejoindre le pont japonais mais je m‘apercevrais plus tard que ce n‘est pas ce pont là. Le passage est gratuit après 20H. Je le traverse sous les lampions et apprécie l'ambiance qui y règne ainsi que le marché de nuit de l’autre côté de la rive et toutes les échoppes où l’on mange de tout. Ce n'est pas sans difficulté que je rejoins mon hôtel à 3\4 km de là. J'ai mon plan mais il fait noir et je ne suis pas douée. De surcroît, j'ai mal aux pieds.

Le 25 avril Aujourd'hui, je parcours la ville de long en large. Tout d'abord, je trouve le vrai pont japonais qui est tout petit (20 mètres de long) qui a résisté aux guerres depuis 1593. Autant dire qu'ici, il est vénéré...on le dit indestructible! Ensuite, je visite une panoplie de Temples et/ou Pagodes chinois, japonais, vietnamiens...je ne m'y retrouve plus et j'en ai fait une overdose.... Je visite aussi jusqu’à en avoir assez des anciennes maisons ayant appartenu à une ancienne famille ou l'autre … mais ça se termine toujours par de la vente.... Dans une des maisons, j’ai acheté un livre: la bibliographie de Ho Chi Ming (l’oncle HO). Je me promène au marché central mais c'est franchement désagréable autant je suis abordée avec insistance, au point de me tenir le bras. On dirait qu'ici, c'est pire que dans les autres pays et pourtant je connais l'Inde, le Maroc, etc... Je rentre en moto - taxi car je suis fatiguée. Je passe un accord avec lui pour le lendemain aller voir les environs vu que le centre ville est terminé. En rentrant à l'hôtel: Rhum coca et foot massage!

Le 26 avril Je pars en moto - taxi pour voir le tombeau d'un commerçant japonais en pleine pampa; ce tombeau est dirigé vers le Japon. Pour y arriver, on passe le long des rizières des deux côtés. Après cette courte visite, droit vers la plage d'An Bang à 7 km de Hoi An. On peut avoir un transat gratuit et se changer si on mange au resto. Ceux-ci se succèdent. Le prix est correct. La plage est propre. L'eau est plus que bonne. Après quelques heures, je vais boire un café frappé à la plage de Cua Dai qui est bien aussi.

De retour à l'hôtel, douche puis je loue un vélo pour me balader dans la vieille ville et un peu aussi dans la nouvelle. Je me suis bien amusée jusqu’à la tombée de la nuit où je suis restée un moment à admirer les bateaux et les lanternes voguant sur l’eau. En rentrant, J'ai failli faire un face à face avec une mobylette. J'ai au-moins frôlé 20 piétons. Il y avait un monde fou. Je ne trouvais pas mon chemin pour revenir (pas de lampe au vélo). Toute une histoire!!!

Le 27 avril Départ à 8H du matin en taxi (envoyé par l’agence) pour rejoindre Hué à environ 130 km. Je m'endors jusqu'à la fabrique de statues en marbre provenant de la montagne à 10 km de Danang. Puis le paysage devient de plus en plus beau, surplombant la plage de Lang Co. Puis on arrive au col des nuages (le HAI VAN QUAN). C’est vraiment exceptionnel. On est vraiment dans les nuages… Je m’y arrête, comme tout le monde, pour aller me balader vers le fort construit par la dynastie Nguyen Minh Mang en 1826. Certaines fortifications sont reconstruites par les français pendant la guerre d’Indochine et ensuite par les américains. J’ai adoré cet endroit entre HUE et HOI AN. C’est à mon sens un arrêt indispensable. Arrivée à HUE. Repos puis balade en bateau sur la rivière des parfums. Hué est situé au centre du pays à 20 km du golf du Tonkin. C'est la cité des Empereurs NGUYEN et des Tombeaux Royaux dispersés dans les campagnes au bord des collines. La ville est séparée par la rivière des parfums: d'un côté, les tombeaux royaux, la citadelle avec sa cité impériale et la cité interdite et de l'autre côté, la ville moderne avec ses boutiques, ses hôtels, ses restos et ses marchés.

Le 28 avril Aujourd'hui, je suis accompagnée d’une guide francophone pour me faire découvrir la ville. On part en bateau sur la rivière des parfums pour arriver à la Pagode Thien Mu ou Pagode de la Dame Céleste, avec ses 7 étages dont le dernier renfermait un Bouddha en or qui fut volé. Il est remplacé maintenant par un Bouddha en marbre. Ensuite, visite du tombeau Ming Mang qui est majestueux. Pour y arriver, on doit passer plusieurs étapes pour enfin se trouver face à un immense terrain rond au pied de la montagne. Personne ne sait où est placé exactement le tombeau, afin qu'on ne vienne pas voler les présents qui accompagnent l’Empereur dans la tombe. Ce sont donc des prisonniers à mort qui l'ont enterré. On les exécutait ensuite. Ensuite, arrêt à la Pagode de Ti Hieu. Après-midi, visite de la Cité Impériale dans la Citadelle ainsi que la Cité Interdite beaucoup plus ravagée par la guerre des américains. J'ai terminé la journée par le marché de Dong Ba. La spécialité c'est le chapeau conique brodé. Ils sont harcelants encore une fois. Je n'y ai pas fais long feu.

Le 29 avril Ce matin, après le petit déjeuner: Repos. Après-midi, je désespère car les taxis me demandent une somme folle (y compris les cyclo-pousses) pour aller voir le tombeau de Tu Duc. Je renonce. Je vais manger puis décide de me balader.

Il se trouve qu'il n'y a pas de hasard. Je vois le passage à niveau fermé et comme j'aime les trains, j'attends sur le quai 10 minutes avant qu'il n'arrive. Ensuite, je vais trouver le "chef de gare" pour demander le chemin du musée Ho Chi Ming. Il était accompagné d'un copain qui parlait français. Celui-ci m'a proposé de m'emmener en moto voir le fameux tombeau de l'empereur Tu Duc, sa femme et son successeur. Je n'ai pas regretté. Ensuite, le gars m'a conduit au musée Ho Chi Ming, que je voulais visiter, puis m'a ramené à l'hôtel. 15 USD, pas trouvé mieux. A 18 H, le chauffeur de l’agence est venu me chercher à l'hôtel pour me conduire à l'aéroport de Hué pour un vol sur HANOI où j’ai réservé, sur booking.com, l’hôtel MOON GUESTHOUSE. J’y ferai une halte à chaque retour d’excursions (trois fois).

Le 30 avril Une guide francophone et son mari chauffeur, toujours de l’agence l’agence Khoa Viet Travel viennent me chercher à l’hôtel MOON GUESTHOUSE. Ils ont pris leur petite fille avec car c’est un grand congé et ils n’ont personne pour la garder. Elle ne me dérange pas. Elle est assise devant près de son père.

Départ pour NING MING dite la baie terrestre d'Halong. Beaucoup de trafic vu le long congé pour les vietnamiens. Le 30 avril, c'est la fête de la réunification du pays puis il y a le 1er mai qui est la fête du travail. Et comme le 30 avril tombait un dimanche, ils récupéraient. Donc full partout. En quittant Hanoï, plus on s’approchait, plus le paysage se dessinait de collines les unes après les autres. C'est très très beau. Je visite le Mausolée du premier Roi empoisonné par son frère cadet. A 300 mètres, celui de la femme du 2ème roi et son 2ème mari qui était mandarin avant d'être roi (grâce à son mariage). Après le diner, tour en Sampan (barque à rame) en passant par trois grottes dont une de 500 mètres de long. La rameuse rame avec ses pieds, ça lui donne plus de force. On continue sur un autre bateau vers la vallée des oiseaux mais d’abord, on traverse une grotte à pied sur un pont flottant en bambou qui bouge bien. C’est magnifique. La grotte est illuminée en rouge et bleu. Je passe la nuit dans un charmant hôtel que j’ai réservé sur booking.com: « la belle vie » à TAM COC.

Le 1er mai Nous partons tôt pour le parc national mais on ne pourra jamais y arriver tellement il y a du monde et c'est une petite route unique. Nous sommes en plein bouchon et il reste 15 km. La guide me conseille de renoncer et d’aller plutôt visiter le centre des primates. J'ai été assez déçue car je voulais voir les singes à mon aise mais on était obligé de rester en groupe, accompagné d'un guide local anglophone. Pas même le temps de prendre des photos ni de les regarder jouer. C'était des espèces différentes que je n'avais jamais vues. Je râlais mais pas le choix car pas de visite individuelle surtout avec le monde qu’il y a. Ensuite, le centre des tortues y compris celles aux oreilles rouges qui sont dangereuses et peuvent arracher un doigt.... Cela me passionne moins que les primates; là, c’est visite libre. Retour sur Hanoï et sa pollution, mes adieux à ma guide, mon chauffeur et leur petite fille. Je retourne dormir à MOON GUESTHOUSE pour la 2ème fois.

Le 2 mai Une navette commune vient me chercher à 8h du matin pour la croisière de deux jours à la baie d'Halong. Le guide ne parle qu’anglais et ne fait aucun effort pour que je comprenne les instructions. Il demande à un jeune couple en voyage de noces de tout me traduire. Quand ils m’ont dit ça, j’étais honteuse et ai bien sûr refusé la demande du guide, juste me communiquer les heures de rendez-vous… le chemin est assez long (4 H). A Halong, nous embarquons sur un petit bateau qui nous conduit sur le plus grand: le V’SPIRIT. Nous nous installons dans nos cabines respectives puis le guide nous informe du programme. Je n'ai rien compris. Il y a 10 portugais, 4 indiens, 2 polonaises, 2 argentins, 2 français en voyage de noces que je n'irai pas embêter puis moi belge purement francophone. Nous allons visiter une grotte puis passer une heure et demie sur la plage de TI TOP.

A cause du manque de communication, j'ai passé une journée triste de solitude au milieu de cette beauté naturelle sur terre. Le coucher du soleil entre ces pains de sucre est juste merveilleux. Après le souper, je rentre dans ma cabine. Je n’assiste pas à la pêche aux calamars.

Le 3 mai La journée a commencé par une séance de thaï chi à 6H30 du matin. Aujourd'hui, ceux qui ont pris, comme moi, deux Jours sur le bateau, avons été transférés sur un plus petit bateau à 8h30. Nous avons un autre guide, beaucoup plus sympathique. Nous commençons par voir la cave (non pas la cave à vin) mais la cave grotte de Sung Sot, une des plus belles grottes de la baie. Des passages à franchir à quatre pattes, ce qui m'a valu de perdre mon pull attaché à ma taille. Je m'en suis rendue compte sur le bateau... Ensuite balade en kayak. Étant seule, le guide l'a fait avec moi. Encore bien sinon à ma vitesse, je n’aurais pas été loin, peut-être juste le tour du bateau et encore. Ce moment fut très agréable et dans un silence de plomb, c’était juste du bonheur… Diner puis sieste sur le pont avant d’aller visiter une ferme perlière avant de rentrer sur le grand bateau. La visite de la ferme est intéressante mais ça fini toujours par du commerce. Après le coucher du soleil, je mange à la table des deux jeunes français et de deux jeunes coréens sympathiques. Le chef de cuisine vient faire flamber des crevettes dans le resto! Je suis plus détendue que la veille; j’assiste à la pêche aux calamars.

Le 4 mai Je suis la seule à assister au cours de thaï chi à 6H30. Puis visite d’une très belle grotte classée a l’Unesco, appelée aussi la grotte des surprises. Nous retournons sur le bateau préparer nos bagages pendant que nous naviguons. Ensuite, nous avons un cours de cuisine; le chef nous apprend à faire des nems que nous mangeons au fur et à mesure. Retour en navette vers Hanoï, toujours à MOON GUESTHOUSE;

Le 5 mai J’ai réservé mon séjour en montagne avec l’agence francophone MONVIETNAM ou FLEUR DE LOTUS; c’est Gérard qui dirige les opérations. Il ne peut m’accompagner comme il pensait le faire donc désigne un guide francophone. Il se trouve que ce guide, c’est le patron de l’hôtel « la belle vie à Tam Coc » où j’ai séjourné une nuit. Ce guide s’avère ne pas être un gai luron mais je vais faire avec, pensais-je au départ!!!

Au Vietnam, il y a 54 ethnies minoritaires. La plus grande ethnie est les Viet Minh représentant 84% de la population. Les 16 autres % sont les ethnies minoritaires. J’aurai le bonheur d'en côtoyer quelques unes.

Nous partons à 10H vers HA GIANG mais on s’arrête à mi-chemin pour faire une halte et y passer la nuit. Toan, le guide, m’emmène chez des amis à lui. C’est une maison sur pilotis, comme toutes les autres. J’ai une grande chambre dortoir pour moi seule. Je dors sur un matelas à terre. Il y a une moustiquaire. Le nom de l’ethnie minoritaire où je me trouve s’appelle les Dao aux pantalons noirs. Accueil très sympathique par la maîtresse de maison habillée de ses habits traditionnels. Je vais faire une balade avec le guide puis cours de cuisine au retour. Nous allons couper des feuilles, des épinards et déterrer des racines de curcuma. J’aide à la cuisine en préparant des nems ou rouleaux de printemps dont voici la recette: Emballer dans de jeunes feuilles de courgettes ou feuilles de riz le mélange suivant: champignons noirs, échalotes, vermicelles transparents, ciboulette, ail, œuf entier battu. Le tout coupé en petits morceaux. Autre recette, on peut faire des feuilles de courgettes sautées à l’ail frais et morceaux de gingembre frais coupés. Nous mangeons tous ensemble autour de la table mais là, j'ai une altercation avec le guide. Vu le prix de mon repas, je lui dis qu'en fait, c'est moi qui paye pour tout le monde.... Hou là là, il s'est vexé, s'est mis en colère; Il dit ne pas vouloir continuer le circuit avec moi car je suis une femme difficile et avare…. Car je demande le prix de tout…. Je suis bien embarrassé car le chauffeur n'a jamais fait ce circuit là et ne parle que vietnamien. Gérard, responsable de l'agence, aussi est très embêté et va chercher un autre guide. La nuit portant conseil, tout le monde va dormir. Je suis énervée après cette si belle journée.

Le 6 mai Le matin, le guide me dit qu'il ne pourrait pas me supporter 8 jours, car je ne lui fait pas confiance. dit-il! ...bon voilà, en plein dans la tronche... Je commence à pleurer et là, il a pitié de moi. Il reste. Ce que je ne savais pas, c’est qu’entre-temps, Gérard m’avait trouvé un autre guide. Zut alors, si j’avais su avant de pleurer… Maintenant, j’ai deux guides… Ils se sont arrangés entre-eux et c’est Toan qui est resté. Dommage pour moi…

Nous partons donc à HA GIANG encore chez des amis à lui. Les conditions pour dormir changent car je dois dormir dans la même chambre que la famille, le guide et le chauffeur. Seule une fine tenture nous sépare. Contre toute attente, je dors bien. Là, je suis chez l'ethnie des Tay. Les habits sont différents. Je fais une balade de 20 minutes avec Toan puis il me laisse quartier libre. Je repars seule à la découverte des habitants très sympathiques. Je fais des magnifiques photos. Je rencontre d'autres touristes qui se promènent avec leur guide. J'en fais part à Toan, au risque d'encore le vexer. Il me répond que les autres sont payés mieux que lui et qu’il travaille pour le salaire qu'il a eu....pas marrant le gars! Gérard n’est pas très heureux d’apprendre ça! Pour en revenir à ma balade seule, j’ai quand même vraiment apprécié d’être sans lui et de pouvoir saluer les habitants et faire des photos à mon aise. Le souper est à 20 H. Ils ont cuit un canard à la vapeur. Je ne peux pas avaler une bouchée tellement c'est dur. Je me lance sur les délicieux nems. Le guide est petit et mince mais alors, il mange pour quatre. Il mangera tout le canard avec le chauffeur et le chef de maison.

Le 7 mai Départ pour une longue journée vers DONG VAN, à 150 km de distance, avec des routes serpentées. Le matin, nous faisons d’abord un marché local. Plus on avance, plus les paysages deviennent majestueux. Nous entrons dans les villages de l’ethnie des Dao rouges. On arrive ensuite chez les H'Mongs blancs, un peuple nomade qui vient de Mongolie et qui changent d'endroit tous les vingt ans. Les montagnes deviennent de plus en plus belles. Nous sommes à trois kilomètres de la Chine. On s'arrête pour visiter le Palais du roi des H'Mongs. Il fut bâti en 1859. L'architecture est en partie française et chinoise. Il y a des tombeaux des rois.

Toan me raconte alors (enfin une explication) leurs traditions ici pour les funérailles, valable aussi pour les Vietnamiens en général. Ils ne peuvent pas se faire incinérer. On les enterre deux fois. La première fois, on met le cercueil pendant trois ans dans les rizières puis on ouvre le cercueil, on prend les os pour les transférer dans un autre cercueil et là, ils vont au cimetière pour les urbains et pour les ruraux, ils sont enterrés dans leur champ ou jardin. Toan me raconte qu'il a du aller, à 12 ans, déterrer son grand père avec sa mère. Mais le corps était toujours en décomposition. Ils ont été chercher deux couteaux et racler la chair jusqu'aux os afin de pouvoir le transférer dans le 2ème cercueil. Et dire que j’écris ça juste avant de dormir. On continue notre chemin vers Dong Van où on cultive surtout le mais (mais aussi du cannabis). Arrêt a la porte du ciel où il faut monter 147 marches pour y découvrir un magnifique paysage donnant sur la montagne et la vallée. Nous sommes à 1900 mètres d’altitude.

Après 8 heures de route avec les arrêts, nous arrivons à DONG VAN appelé aussi « plateau de pierre ». C'est un parc géologique unique en Asie, formé de pics et de canyons calcaires;

Le 8 mai Aujourd'hui visite du petit centre historique de Dong Van avant de démarrer. En route pour des paysages encore plus spectaculaire.

Nous voyons les montagnes de la Chine séparée du Vietnam par une rivière. On s'arrête à un point de vue superbe. C'est là que je profite d'acheter des champignons locaux séchés, noirs et marrons, pour faire des nems quand je serai rentrée. J’achète aussi du laurier et du curcuma jaune et blanc (je ne savais pas qu’il y avait du curcuma blanc)… On continue vers MEO VAC où la route est encore plus sauvage. On passe par l’ethnie des San Chi. Le guide m'emmène sous le soleil de plomb de midi faire un petit trek d'une heure. Je suis trempée. On reste dans ce village pour diner. Le reste du parcours, je m'endors un peu puis nous arrivons à BAO LAC. Nous avons parcouru 110 km sur ces serpentées et en mauvais état. Début de soirée, petit tour au marché de Bao Lac où je vois, pour la première fois, du chien découpé en vitrine... J'achète des vermicelles transparents et des feuilles de riz toujours pour faire mes nems au retour. Logement dans un petit hôtel où la clim ne va pas et je dégouline.

Le 9 mai A 7 km de Bao Lac, se trouve l'ethnie des Lo Lo noirs, petite minorité de 4000 habitants. Ils sont originaires du sud de la Chine, arrivés il y a 400 ans. Ils vivent dans des maisons sur pilotis; les animaux en bas; eux à l'unique étage. C'est la seule ethnie qui utilise encore des anciens tambours en bronze lors des cérémonies funéraires. « Terre inconnue » a tourné un documentaire là. Malheureusement, arrivé au moment du trek, le guide m'annonce qu'il y a 7 km de pente raide (idem pour la descente)... Il fait très chaud. J'ai mal au dos. Je ne me sens pas capable de faire ce périple...je regarderai l'émission sur France 2! On continue donc la route faisant un arrêt chez les Man. Petite ethnie sympa. On s'arrête. Les vieilles dames boivent de l'alcool de maïs. Je les prends en photo; elle m'offre un verre de leur breuvage. Je sens où ça passe. C'est plus fort que l'alcool de riz que j'ai bu chez les Dao rouges. J'espère qu'il n'y avait pas de serpent dans la bouteille. Enfin, sinon, c'est trop tard. Je passe à Tinh Tuc où il y a une mine de fer. On s’arrête pour manger. A chaque restaurant, dehors, il y a une table avec un thermo d'eau chaude pour le thé, du tabac et une pipe à l'eau en bois. C'est gratuit. Nous arrivons vers 14 H à CAO BANG où l'on cultive en premier le maïs, puis le riz et enfin, le tabac. A 17 H, je vais au plus grand marché du nord. J'achète des sandales pour 8 €; le guide me dit que normalement c'est 5€ et que je me suis fait arnaquer, j’avais déjà négocié!!!

Le 10 mai Nous partons pour les cascades de BAN GIOC. Ce sont les plus belles du Vietnam. Altercation avec le guide. Il ne veut pas que je fasse un tour en radeau, prétextant que c'est uniquement pour les chinois. Au final, je rencontre des touristes canadiens qui vont faire le tour et m'invite à les suivre. Mon guide raconte n'importe quoi...ce qui l'arrange. Je ne suis pas prête de l'oublier celui-là. Deux kilomètres plus loin, il y a l'immense grotte de Nguom Ngao mais il fait trop chaud et il faut marcher 4 km aller / retour. Je décline. Nous rentrons à Cao Bang pour la nuit.

Le 11 mai En route pour BA BE. On arrive vers 14 H et le guide m'abandonne. Je fais une sieste. Je rencontre un couple suisse et je passe une excellente soirée avec eux et leur guide.

Le 12 mai Je suis à Ba Be où j'ai fait 5 heures de bateau et visité une caverne souterraine. La situation avec mon guide ne s'arrange pas du tout. Il me laisse seule. Fini très tôt son " service". Je serai contente de ne plus le voir. Encore une fois, je rencontre des touristes anglais qui passent la soirée avec leur guide. Le mien, il est parti chez des amis....

Le 13 mai Retour sur Hanoï. Contente de quitter le guide. Il m’a tapé sur les nerfs. Sinon, en ce qui concerne mon circuit dans le nord, ce n’était que du bonheur pour les yeux tous ces magnifiques paysages dans le nord-est du Vietnam. Le chauffeur était prudent et sympa. Gérard toujours soucieux de la situation. Dommage pour le guide!

Cette fois, à HANOI, j’ai changé d’hôtel pour un plus central, proche de la cathédrale et du lac. Je le recommande vraiment, propre, agréable, grande chambre: l’hôtel Golden Land L’après-midi, je prends un cyclo -pousse après 30 minutes de marche pour trouver un atelier de couture pour réparer mon sac qui a cédé sous le poids....

Le soir, je me dirige vers le lac où il y avait une foule incroyable (Samedi). Il y règne une ambiance de fête avec chants, danses, jeux, marché nocturne. J’aperçois sur le lac de l'épée restituée (Toan Kiem) le pont rouge The Huc. Je l'emprunte pour visiter la Pagode Ngoc Son au milieu du lac. Je rentre à pied me perdant à tous les coins de rues.

Depuis que je suis rentrée à Hanoï, harcèlement par Hang, ma guide francophone de la baie terrestre, ex-amie de Toan, pour que j'écrive un commentaire négatif sur lui. Finalement, sous la pression, je l'écrit en fin de soirée et le poste sur facebook. Le lendemain, Toan me harcèle à son tour et j’enlève le commentaire. Qu’ils se débrouillent entre-eux!

Le 14 mai Gérard m’invite à diner. Nous discutons du circuit dans le nord et du guide qu’il n’est pas prêt de réengager, me semble t’il… Ensuite G��rard me guide sur le chemin car je veux me rendre au Musée de la femme vietnamienne. Je retrouve des explications sur les ethnies minoritaires, leurs modes de vie et les magnifiques costumes de cérémonies notamment. On y parle également de la femme pendant la guerre, qui avait une large place au niveau de la résistance. Aussi bien en partant qu’en revenant, je passe devant la Cathédrale St Joseph où il y a beaucoup d’enfants qui s’adonnent à des activités.

Je terminerai ma journée par un massage de pied dans un centre qui m’est renseigné par Gérard, le moins cher d’Hanoï, je pense. Je décide de ne pas aller au Musée ethnographique car j’ai déjà vu les costumes au musée de la femme. Les maisons reconstruites, je les ai vues en vrai dans les villages en montagne.

Le 15 mai Je me lève tôt car j'ai une journée bien remplie. Je pars en mototaxi pour me conduire au lac Ouest voir la plus ancienne et la plus grande Pagode de Hanoï; c'est la Pagode Tran Quoc. Je ne regrette vraiment pas d'y être allée. Elle a un charme particulier. On s'y sent bien surtout que c'est lundi et qu'il n'y a pas beaucoup de monde. Ensuite, je longe le lac à pied pour arriver au Musée de Ho Chi Ming qui ferme à 11H. Je passe devant le Mausolée Ho Chi Ming mais là, c'est fermé... j'aperçois la garde qui s'en va. J'arrive au Musée de Ho Chi Ming que je trouve intéressant puisqu'il me prend l'envie de mieux le connaître depuis mon arrivée à Saigon. J'ai d'ailleurs acheté sa bibliographie. Reste plus qu'à lire!!! En sortant du musée, il drache (comme on dit en Belgique)...donc il pleut fort! Je suis obligée de prendre un taxi pour me conduire au Temple de la Littérature. Il me demande quatre fois le prix...je ne sais pas ce qu'il a magouillé avec son compteur mais je ne lui donne que le tiers. Il rouspète. Je ne m'en soucie guère car je sais qu'il a voulu m'arnaquer. C’est quasi le prix pour arriver à l’aéroport qu’il me demande alors que là, je n’ai fait qu’un petit bout de chemin…

Enfin, me voici au Temple de la Littérature. J'imaginais bêtement que c'était comme une bibliothèque (n'ai pas bien travaillé avant de partir…). En fait, c'est un immense Temple consacré au culte de Confucius. C'est la première Université du Vietnam. Il y a 4 cours. La dernière abritait le Collège. Dans la 3ème, il y a 82 stèles portées par des tortues en pierre. Ce sont les lauréats dont 1307 docteurs. La plus ancienne date de 1442 et la plus récente de 1779. C'est vraiment le lieu à voir à Hanoï....

Je fais une halte pour manger. Je commande un plat dont je crois être des crevettes. Au visuel, ça n'y ressemble pas trop mais c'est une bébête de 5 cm au goût de mer mais pas tendre comme une grosse crevette ou gambas. Je mange. Je suis là pour ça. Mais je ne saurais jamais ce que j'ai mangé (j'ai pris une photo pour les habitués qui pourraient me renseigner)....

Je compte aller à la prison mais en chemin (à pied car il fait soleil), je vois une Pagode cachée. Je traverse la rue au péril de ma vie et je rentre timidement dans la déserte Pagode Chua Thien Phuc. J'ai tout simplement adoré. J'étais seule avec tous ces Bouddhas, ces Génies. Ça sentait bon l'encens. Vrai moment de plaisir et de recueillement. Les touristes ne doivent pas trop connaître ce merveilleux endroit.

Je continue mon chemin, non sans demander dix fois, pour la prison de Hoa La. C'est fou, les gens du coin ont du mal à s'y retrouver eux même...ou c'est moi qui baragouine si bien l'anglais qui doit les perturber. Mais aussi, beaucoup ne parlent pas anglais.

Ceci étant dit, j'arrive à la maison carcérale. C'est une visite assez troublante. On y voit les horreurs de la guerre, les conditions de vie des détenus et détenues. Les cachots, la guillotine etc.... Après la visite, je vais faire un massage.

Le 16 mai

Voilà mon voyage au VIETNAM se termine ici. C’est un beau voyage, plein de belles choses à voir et de beaux paysages. Je consacre une partie de la journée à l’achat de cadeaux et à faire ma valise.

A 18 H, un taxi vient me chercher pour me conduire à l’aéroport.

MARIE Le 25 mai 2017
Retour d'un mois au Vietnam English translation pending
by Mariespagne · 2017-05-18 · 6 replies
Bonjour, Comme à mon habitude, un récit suivra dans les prochains jours. Mais, je voulais d'abord donner une première impression sur mon séjour d'un mois du sud au nord. J'ai d'abord passé trois nuits à SAIGON dans un charmant petit hôtel au calme dans une petite rue, pas loin pourtant de l'agitation. Ensuite, je suis passée par une agence pour faire le Delta du Mekong ( 4 nuits ) avec une dame guide francophone formidable ; ensuite, l'agence m'a organisé mon transfert de CAN THO à DANANG par avion où un chauffeur m'attendait pour me conduire à HOI AN où j'ai séjourné trois nuits et me suis débrouillée seule. Après, un chauffeur de l'agence m'a conduit à HUE et là j'ai eu un guide francophone une journée. J'ai passé deux nuits à Hué. L'agence m'a organisé un vol pour HANOI et ensuite organisé ma croisière de deux nuits à la baie d'Halong (sans guide francophone malheureusement). Ensuite, j'ai continué avec une petite agence à taille humaine d'Hanoi pour faire la montagne nord-est avec un guide francophone. Je n'ai pas été contente de ce guide qui tient également un hôtel à Tam Coc (Toan). Il a voulu tout miser sur l'argent. J'ai été très déçue et le responsable de l'agence l'était tout autant que moi ne sachant que faire pour moi vu que ce n'était pas ce guide qui était prévu au départ mais bien le responsable de l'agence lui-même (suite à un accident, il n'a pas pu). J'ai ensuite visiter HANOI par moi-même durant trois nuits. Mes conclusions sur le VIETNAM: C'est un pays aux paysages magnifiques et magiques mais je n'y retournerai jamais. Je n'aime pas la mentalité surtout dans le nord. LEUR MENTALITE: tu as de l'argent pour venir alors dépense et ne regarde pas au prix....Ils me l'ont dit à plusieurs reprises. Le récit détaillé suivra sous peu. MARIE
Deux mois au Laos, Cambodge et Birmanie English translation pending
by Seb1983 · 2017-05-18 · 14 replies
Hello, Je viens vous demander des conseils.

Je compte partir 2 mois entre ces 3 pays: Laos, Cambodge et Birmanie. Je compte ne pas prendre d'avion entre les pays.

3 semaines au Cambodge, 3 semaines au Laos, 3 semaines en Birmanie, est-ce que ca vous semble equilibrer? Ou conseillez vous de rester plus de temps en Birmanie?

Je precise que je me focalise sur ces pays (pas la peine de me recommander le Vietnam _j'y ai vecu enfant_ ou la Thailande _que je connais bien_).

Merci de vos recommandations, est si vous avez des consiels d'itineraires, ils sont bienvenus!

Cdt
Myanmar as we dreamed it
by Fabhyène · 2017-05-06 · 93 replies
Hi there, This travel journal is to share our trip to Myanmar in January-February 2017 and relive the experience... Six stops: - the economic capital, Yangon, - the ethnic groups in the east around Kengtong, - Inle Lake - Mandalay - Bagan - the Golden Rock and Bago A trip for two, but organized with a local agency. Flight with Vietnam Airlines (Paris/Ho Chi Minh City/Yangon on the way out, Yangon/Hanoi/Paris on the way back)

First stop, Yangon

At last, we arrive! That moment of excitement and impatience we all know when we land in a country we don’t know but have been dreaming about for a while. Butterflies in our stomachs—not just from the long flight! It’s noon, everything goes smoothly (baggage, immigration, currency exchange, pre-booked taxi, ride to Yangon), and by 2:30 PM we check out of our hotel, tired from the journey but eager to explore the city and power through until evening to beat the jet lag. We’re driven by To-Wen. Traffic is pretty heavy, but strangely, no motorbikes or scooters... To-Wen explains that two-wheelers have been banned in Yangon for several years because they’d become too numerous and caused many injuries and fatalities. To compensate, a very developed public transport system has been put in place. Yangon, or Rangoon, isn’t Myanmar’s administrative capital. The official capital was moved to Naypyidaw in 2005 by government decision—some say to distance themselves from potential popular uprisings. Whatever the reason, it cost a fortune, and no one followed (only civil servants, who were forced to go), not even foreign embassies. This ghost capital makes all the Burmese we spoke to chuckle. Yangon is the economic, cultural, and diplomatic capital, and it’s the most populous city (4.5 million people).

What did we see? Well, first we discovered the Sule Pagoda, a funny concept of a "roundabout pagoda" since it’s right in the middle of a busy intersection! Circular, its outer wall houses many tiny stalls. Then comes the miracle: the hustle and bustle of the street contrasts with the calm inside. You leave a noisy roundabout and suddenly find yourself in another world... flowers and fruit in front of the altars, the scent of jasmine mixed with incense... Actually, this pagoda is very old—it’s said to have been founded in 230 BC to enshrine a hair of the Buddha, but it was in the 15th century that the great zedi (a slender stupa) on top reached its current height of 44 meters (see photos). It’s a symbolic site in the fight for democracy, as it was the rallying point for monk protests in 2007.



Next to the Sule Pagoda is Independence Park, which borders the colonial district (very run-down).



Then we had our first wow moment: the stunning Shwedagon Pagoda (see photos). It’s Myanmar’s most sacred Buddhist sanctuary, drawing crowds of devotees. Its stupa rises to 99 meters, surrounded by dozens of temples and zedis... It’s said that successive rulers have been embellishing and expanding it for over 1,500 years.



Believers gather in the many halls and circle the great golden stupa. Here, we encounter for the first time the incredible "quiet fervor" of the Burmese. A kind, open religiosity that doesn’t make us feel like intruders or nuisances—instead, it makes us want to understand their faith better.



If you go, make sure to be there in the late afternoon: the low rays of the setting sun bathe the site in gold and orange. The zedis glow... and everything becomes surreal.





The sun sets early, so we head back to the hotel around 6:30 PM. Lucky for us, it has a stunning view of Yangon by night from the top floor. We settle in to sip our first vacation cocktail. In the foreground, the shadow of Kandawgyi Lake, and in the background, the illuminated Shwedagon Pagoda, which serves as a landmark for the whole city. (See photo.)

Tomorrow, we fly to Kengtung. We’ll be back in Yangon at the end of our trip to explore more.

Time for bed by 10 PM—we need a restful night to adjust to Myanmar time...

Next post: Kengtung and meeting the local ethnic groups.

Les nuitées de mon itinéraire au Maroc English translation pending
by Swig13 · 2017-05-03 · 20 replies
Bonjour, voici une ébauche de nos nuits. La boucle est de Casa à Casa. Nos 2 premières nuits sont loués. Pour le reste avez vous des recommandations, des changements pour le nombre de nuits ou l'endroit (ville) ou nous devrions coucher. Peut-être plus de nuits à un endroit ou moins?

Ébauche des nuits : 21-22 juillet : Marrakech 23-24 juillet : Ait ben Adou 25 juillet : Tineghir 26-27 juillet : Merzouga (dont une nuit dans le désert même) 28 juillet : Midelt 29-30 juillet : Fès 31 juillet – 1er août : Chefchaouen 2-3 août : Medhiya 4 août : Casablanca
Antarctique à la voile English translation pending
by ChantalBara · 2017-05-02 · 29 replies
Bonjour, je démarre cette discussion car quand j'ai voulu partir, je n'ai pas trouvé l'info que je cherchais sur le site. Il y a bien quelques sujets sur les croisières en Antarctique, mais peu sur la voile. Alors, voici quelques réflexions, 3 mois après mon retour.

J'ai donc expérimenté une croisière de 24 jours sur le Vaihéré, goëlette de 24 m, sur la péninsule Antarctique, à partir d'Ushuaïa.



D'abord, les raisons de mon choix : - Si le prix est très cher (comme la plupart des passagers, j'ai cassé ma tirelire pour ça), ramené au prix de la journée, et en plus, au prix de la journée en Antarctique, c'est tout à fait concurrentiel. - Je suis passée par une agence (Terre d'Aventures Nantes - ils ont été au top - relayés par Grand-Nord Grand-Large). On peut s'adresser directement au capitaine du Vaihéré, mais je voulais la sécurité d'un voyage organisé et d'une bonne assurance. Lors de la grève d'Aeroargentinas en arrivant à Buenos-Aires, ils ont tout pris en mains : nouveau vol, hôtel, contact avec le Vaihéré et remboursement des frais de taxi et téléphone. Un très bon boulot d'agence. Mais ça a un prix. - J'ai choisi un "bateau" qui avait de l'expérience (environ 50 croisières comme celle-ci) et des références. C'est à mon retour, pourtant, que j'ai retrouvé un article sur son capitaine, Eric ; - Un bateau assez gros pour avoir un peu de confort. 3 membres d'équipage et 10 passagers, ça permet de se connaître et de trouver des gens avec des points communs. - J'ai choisi les dates pour une meilleure météo, statistiquement bien sûr, et le plus de chances de voir des animaux. Je m'étais renseignée sur Podorange, qui a aussi un bon programme, mais qui partait trop tard à mon goût. Les capitaines se connaissent et Eric nous en a dit du bien. Ce peut être un bon choix (je ne veux pas faire de publicité spécialement pour Vaihéré mais je ne peux juger que ce que j'ai essayé). - Et surtout Noël et jour de l'an avec les pingouins et les phoques, loin de l'Europe et des fêtes traditionnelles.

Et j'ai tout eu : - Un temps splendide : mer calme (trop, car on a presque tout le temps navigué au moteur), un thermomètre qui est monté à 20 ° (je parle bien de °C positifs et de température à l'ombre, mais au-dessus de la cabine. J'ai vérifié un autre jour dans le cockpit pour éviter l'erreur peut-être due au chauffage : 12 °). A l'inverse, on a dû descendre à -1 ou -2 °C. Donc, très loin des températures attendues (pour ne pas dire "espérée"). Peu de vent (juste un retour anticipé de 2 jours - mais on avait déjà notre record de navigation sur place) pour éviter un "coup de chien". Seul bémol : si ça préfigure le réchauffement climatique, c'est très triste.

- L'expérience du skipper et la sécurité : il faut savoir qu'il n'y a ni port, ni quai en Antarctique. On descend à terre en zodiac qu'on accroche à des rochers. Idem pour le voilier. Et s'il n'y a pas de rocher, on reste en "stand-by (quarts de nuit pour surveiller la dérive du bateau et des icebergs). Or, quand on arrivait au mouillage, notre skipper sortait ses notes manuscrites et savait exactement à quel rocher nous accrocher. Cette connaissance du terrain était très rassurante. Question sécurité, il y avait tout à bord (normal). Le bateau est légalement enregistré et possède une radio, plusieurs moteurs et un stock de carburant. Moi qui ai fait pas mal de voile, je suis hyper exigeante sur le sujet. - Sur les animaux : c'est un régal d'approcher ces petits manchots. Les bébés sont nés le 1e janvier. On n'en a vu qu'à un seul endroit, mais tout petits.



Les baleines venaient jouer avec le bateau, et on aurait pu toucher les phoques, mais nous avons respecté les règles d'approche (l'agence et le bateau sont inscrits aux conventions internationales de protection de l'Antarctique). Il y a à bord une bibliothèque d'une grande richesse avec les trace de passage de scientifiques, et les 3 membres de l'équipage ont su nous montrer bien autre chose que les manchots et phoques : tubes de pontes de mollusques, drôles de méduses, phoques traversant des bancs de plancton luminescent et visibles comme des spectres sous l'eau, etc ... Je suis amateure d'astronomie. J'avais à peine levé les yeux que le second s'approchait pour me montrer la croix du sud. Bruno, fan d'histoire, ou Claire, d'alpinisme, avaient aussi réponse à tous leur appétit de connaissance. - le confort ? On a eu la chance d'avoir beau temps. Dans ces cabines minuscules avec des vêtements mouillés, ce doit être moins drôle. Mais il faisait bien chaud à bord. Les quarts étaient un peu longs d'autant plus que rien ne se passait. Mais ça nous faisait sortir du bateau, participer à sa vie, et faire connaissance. Une très bonne chose pour 13 personnes qui ne se connaissent pas et sont renfermés ensemble pendant 24 jours. Et sans trop se laver. Le téléphone et Internet ? éteint au fond du sac. Ca n'a apparemment gêné personne. En cas de problème, il y a la radio à bord. Alors, on se libère l'esprit. Moi, j'ai adoré. - Les gens ? A ce sujet, pour avoir accompagné des voyages "aventure", je savais qu'il y avait un risque. Nous étions pour la plupart de jeunes retraités (la majorité entre 60 et 65 ans) mais il y avait un couple de jeunes "routards" qui avaient travaillé à UshuaÏa pour se payer le voyage. Les gens étaient simples et décontractés. Pas de concours de fringues ou de "rouleurs de mécaniques". On avait tous dû faire de grosses économies pour venir. Bon ! ce n'était pas non plus ce qu'on peut qualifier de "milieu modeste". - L'équipage ? : J'ai trouvé un équipage au top de ses responsabilités, sachant déjouer les éventuels mini soucis qui peuvent se déclarer en vase clos. D'une intelligence et d'une patience extraordinaire de la part de tous les trois (et je sais que moi même, je ne suis ni facile ni patiente) . Et ça, ce n'est pas rien !!!



- Le trajet : les 4 semaines sont prévues pour répondre aux aléas (météo ou ... grève des avions). Avec 13 jours sur place nous avons égalé le record de durée. Nous sommes rentrés de façon à éviter une tempête et quand elle est arrivée, nous étions à l'abri en Terre de Feu. Cela nous a permis une transition en douceur avant le retour à Ushuaïa. Là encore, le skipper connaît très bien le coin. Cependant, en raison des nouvelles relations Argentine / Chili, il n'était pas possible de passer la frontière en bateau (ou sans le déclarer, à ses risques et périls). Le Cap Horn est côté chilien. On l'a vu de loin. Mais ça, ça change tous les ans. Le Vaihéré fait aussi de super croisières dans les canaux de Terre de Feu, quand il le peut. Le trajet dépend aussi des conditions météo. Le soir de Noël, un bloc de glace gros comme une maison était suspendu au-dessus du mouillage. Nous avons dîné en vitesse et dû reprendre nos quarts pour 7 H de plus. Plus au sud, nous n'avons pas pu traverser le canal Lemaire et aller aussi bas qu'on le souhaitait. Mais tout ça c'est normal quand on navigue à la voile dans ce type de pays. Avec 4 semaines, on finit toujours par "en avoir pour son argent".





Que dire de plus : Si ! on a très bien mangé. Et ça, je ne m'y attendais pas. Je m'étais bourrée de vitamines avant de partir, mais nous avions un bon stock de fruits et légumes. Attention ! on ne pêche pas en Antarctique et nous avons été au régime "viande".

Voilà, j'avais envie de vous raconter tout ça. Et si vous avez des questions, je serai hyper contente d'y répondre, si je peux. Je vais essayer de mettre quelques photos. Certaines aussi du site Vaihéré sont de moi ou de mon groupe. Chantal

Le Cap Horn avant la tempête
Du 28 au 28: 31 jours en solo dans l'Ouest! (vidéos) English translation pending
by Yatre · 2017-04-28 · 104 replies
31 jours de voyage 96 pages de roadbook sur-documentées 15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit) 3 lessives 6300 kilomètres en voiture 450 kilomètres à pieds 1 paire de chaussures défoncée sur 3 3 kilos perdus 8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback) 25 € de hors-forfait sur le téléphone 2200 photos 17 heures de vidéo (presque 500 Go) 5 mugs-souvenir ramenés en France 1 abonnement Spotify (9,99 €) 1 seul mec (1 mec seul)

Bonjour !

Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...

Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.

Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.

Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.

Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)

Petit rappel des étapes :

Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco

A suivre...
Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya English translation pending
by Mimimicha · 2017-04-26 · 196 replies
Bonjour à tous!

Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).

Fin juillet, il est temps de se décider.

Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.

JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.

Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.

Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.

C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).

Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.

L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.

« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse

Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Février 2017: Come on down to Florida, I got something for ya English translation pending
by Peggy16 · 2017-04-20 · 252 replies
Titre du carnet bien sûr inspiré d'une chanson de Lana Del Rey...😉

A la genèse de ce voyage, il y avait mon envie d’emmener ma petite famille faire le plein de soleil au mois de février, au moment où on en manque le plus par chez nous… J’avais pensé à plusieurs destinations plutôt européennes et puis finalement, fin août 2016, j’ai eu vent de promos chez American Airlines. Il y avait des vols à moins de 400 € pour Los Angeles par exemple, mais on était dans l’Ouest à peine quelques mois auparavant et on avait envie de découvrir quelque chose de nouveau. Après plusieurs essais avec différentes villes, c’est finalement Miami qui a remporté la mise : 410 € par personne pour un vol de Paris à Miami aller/retour avec un vol direct à l’aller !🙂

Une fois les billets achetés, il fallait penser au circuit, à la voiture et au logement. En ce qui concerne le circuit, on avait envie de voir et faire plein de choses différentes, donc certains d’entre vous penseront peut-être qu’on a été trop gourmands pour 11 jours sur place, mais… on ne regrette rien (si ce n’est peut-être le dernier jour) et cela nous a donné des envies pour + nous poser une prochaine fois !

Voilà le circuit en quelques mots :

Jour 1 : le départ Jour 2 : John Pennekamp SP et repos à l’hôtel Jour 3 : Key West et Bahia Honda SP Jour 4 : Everglades Alligator Farm et Everglades NP Jour 5 : Everglades NP (Shark Valley) et Naples Jour 6 : Fort Myers Beach, Myakka River SP et Siesta Key Jour 7 : Siesta Key, Fort de Soto County Park et Tampa (Ybor City) Jour 8 : kayak sur la Weeki Wachee River et Homosassa Springs Wildlife SP Jour 9 : Universal Studios Jour 10 : Kennedy Space Center Jour 11 : route vers Fort Lauderdale Jour 12 : Fort Lauderdale, Miami Beach, downtown et Coral Gables

Ensuite, il a fallu trouver à se loger. Et là… ça n’a pas été la partie la plus facile ! En effet, la haute saison en Floride est de décembre à avril environ et les hôtels ou locations sont de ce fait plus chères. A titre d’exemple, un hôtel à Naples affiché à environ 100 € au mois de juillet sur Hotels.com était à 250 € en février… Ce n’était vraiment pas possible pour nous !😮 On a donc testé pour la première fois un site dont j’avais déjà entendu parler sur VF, mais que je n’avais jamais essayé : Hotwire. Pour les moins, il y a le fait qu’on ne connaisse le nom de l’hôtel qu’une fois qu’on a réservé et aussi le fait que ce soit non annulable. Pour les plus, il y a les réductions conséquentes qu’on a pu obtenir dans certains hôtels et aussi le fait que Hotwire donne le nom du dernier hôtel obtenu par le client avant nous : cela donne une bonne idée de l’endroit où l’on peut atterrir. On a donc fait un mix entre des réservations avec Hotwire, des réservations non annulables avec Hotels.com et une utilisation de nuit gratuite avec Hotels.com. La moyenne par nuit était de 110 €.

Pour la voiture, pas besoin d’un SUV en Floride. Nous avons décidé d’être raisonnables et de prendre la plus petite voiture possible pour nous 4 : nous avons choisi une berline standard (Chrysler 200). Nous avons annulé et refait une nouvelle réservation à chaque fois que les prix baissaient et nous avons obtenu le meilleur prix lors du Black Friday chez AutoEurope (loueur Alamo) : 243 € pour 11 jours.
Croisière de 22 jours: les Highlands et la mer Baltique English translation pending
by Champagne200 · 2017-04-07 · 62 replies
Bonjour à tous, Lors de la préparation de cette croisière, j'avais apprécié les comptes-rendus que j'avais lus sur ce forum. Alors je trouve normal de retourner l'ascenseur et de partager ces 25 jours de découvertes à travers les Highlands et les capitales de la mer Baltique pour vous remercier.

Préparatifs: Vol: Avec Icelandair moins coûteux pour Copenhague

Navire: Zuiderdam de Holland America

Argent: On est parti avec des dollars US, des Euros, des devises du Danemark, des livres sterling et des roubles(Russie)

Guide: En Russie seulement, on a fait affaire avec "Best Guides". On n'a pas à se soucier du Visa, la guide détient un visa pour le groupe de plus, moins coûteux que l'excursion du navire et excellent service.

Départ: 20 juin de Montréal à 9:05pm 21 juin escale à Reyljavik de 1H45 Arrivée à Copenhague à 12H45pm Durée des vols 7:55

21 juin sous le soleil Un taxi nous attendait à l'aéroport pour se rendre à l'hôtel Maritime. Petit hôtel, chambre mal insonorisé, mais propre, bien située et l'accueil est cordial. L'hôtel est à 30min de marche de la petite sirène

10 min du quartier Nyhavn où se trouve un ancien port commercial avec de magnifiques maisons et plusieurs restos, avec terrasses dont nous avons profité tout en admirant les voiliers qui étaient accostés.









22 juin: temp. 22c Malgré le décalage horaire, lever tôt et visite du port et des alentours.





Gardes du palais



Nous avons quitté l'hôtel en taxi pour se rendre au port. Embarquement vers 12h sur le Zuiderdam. Puis une petite visite rapide vers le Lido Deck pour le buffet. Au souper, une table de 6 nous avait été assignée, mais nous pouvions choisir à chaque soir. Sur le pont, pour notre premier soir, un magnifique coucher de soleil ça commence bien une croisière!🙂

Quelques jours à Bamiyan English translation pending
by Cocottte · 2017-04-05 · 27 replies
L'Afghanistan, c'est un rêve, pour moi comme pour d'autres, depuis des années. J'ai choisi d'y vivre, engagée dans une ONG avec laquelle j'ai signé un contrat d'un an. Fière de l'action qu'on y mène, et rêvant de pouvoir me balader dans le pays à la moindre occasion. J'ai eu une chance inouïe: celle de passer 5 jours de vacances en son cœur, la région de Bamiyan, avec des amis. J'en suis revenue juste.... heureuse.

Le contexte : Nowruz.

Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…

Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.

Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.

En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.

Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.

Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….

Le lieu : Bamiyan

Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….

Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.

Shar-e-Gholghola



Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…

« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.

Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »

Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.

Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.

Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…

Les bouddhas



Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.

« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.

Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »

Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.

Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….

Shar-e-Zohak (la cité rouge)



Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.

J’en suis restée scotchée.

Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.

« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.

Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »

Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.

Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.

Darya Adjahar (la vallée des dragons)



La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.

Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.

Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.

Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.

Band-e-Amir



Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !

« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.

Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.

De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.

Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».

Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.

Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…

Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…

Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.

Et le bonus…

Une balade en raquettes….



Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…

Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !

Une balade à cheval



LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.

Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.

A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….

Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !

« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb
Route australe en Patagonie (4x4) English translation pending
by NicolasT95 · 2017-03-30 · 22 replies
Bonjour à tous

Je prépare un road trip au chili en mars prochain, dans un an. Je voulais savoir si certain ont déjà fait la R7, la route australe, qui part de Puerto Montt et descend jusqu'en Patagonie. Je demande cela parce que c'est une piste, je crois qu'il faut prendre des ferrys... bref je voulais savoir dans quelle mesure c'est praticable en 4x4 et en gros le nombre de jours qu'il faut compter pour descendre jusque Puerto Aisen / Coyhaique.

J'ai cru comprendre que la route 40 côté Argentine est plus rapide... mais aussi moins belle à cet endroit (sans vouloir froisser personne). Autre solution on peut couper en deux, faire la route 40 en Argentine et rejoindre la route australe chilienne plus bas vers Futaleufu. Bref pour résumer j'aimerais faire une partie de la route 7, je ne sais pas laquelle.

Des avis et des conseils ?

Merci
État du chemin Toulouse - Sète (à vélo) English translation pending
by Truitedemer · 2017-03-27 · 19 replies
Bonsoir a tous les avis les plus divers positifs ou négatifs circulant sur différents sites , avez vous un avis récent sur l état cyclable du chemin de halage qui doit jouxter le canal du midi dans la portion Toulouse Séte ? nous sommes un couple de 65ans l humidité ne nous fait pas peur , mais les frondrieres pleines de boue en bordure de l eau oui . nous partirions fin Avril et nous sommes équipés de vélos 26 pouces , shimanos XT triple , pneus Schwalbe marathon , Départ fin Avril 2017 pour 8/10 j Merci ML
Séjour court de 7 jours au Vietnam English translation pending
by Sufyan94 · 2017-03-15 · 19 replies
Hello à tous, xin chao

Je pars avec ma ptite famille pour saigon dit HCMC du 09 au 15 juillet (car on sera en Malaysie entre 2 ) pourriez vous me dire quels sont les activités que vous avez faite et si vous avez des bons tour operateur ?je pense déjà a musée guerre, artinus 3D, cu chi etc... je suis pas retourné depuis 2009 et je voudrai avoir d autres impressions de gens partis récemment Je voudrai bien les amener a Mui né pour les dunes de sable mais la encore quel est le trajet et par quel voie ( train, bus .. ) .(moi jetais parti avec tour operateur sinhcafé a lepoque mais parait que cela s'est degradé et quil y en a d autres tout aussi bien ) Nha trang semble eloigné .. j'ai pensé prendre une location avec chauffeur le temps de faire 2 jours /1 nuit mais si cela ne vaut pas le coup niveau prix.. bref des conseils pour rendre plus agreable le trajet ( car femme et enfant saturont des long trajets et avion.. lol )

merci à tous Sufyan
Première croisière en mer Baltique et escales English translation pending
by Golgaff · 2017-03-10 · 51 replies
Bonjour à tous,

Voilà, avec ma femme, nous sommes intéressés pour faire une croisière en mer baltique, mais c'est tout nouveau pour nous, donc on a pas mal de questions, notamment par rapport aux escales car nous préférerions tout faire nous même.

La croisière que l'on vise est géré par Norwegian Cruise Line et se nomme : "la Scandinavie, la Russie et la Baltique au départ de Copenhague, 9 jours". Le navire sera le Norwegian Gateway. Elle devrait avoir lieu en septembre. Le programme est le suivant : Jour 1 : départ de Copenhague à 17h Jour 2 : Warnemünde, arrivée à 07h30, départ à 22h00 Jour 3 : en mer Jour 4 : Tallin, arrivée à 09h00, départ à 16h30 Jour 5 et 6 : St Petersbourg, arrivée à 07h00, départ à 19h00 Jour 7 : Helsinki, arrivée à 07h00, départ à 16h00 Jour 8 : Stockolm, arrivée à 08h00, départ à 16h00 Nuit ? Jour 10 : en mer Jour 11 : arrivée à Copenhague à 07h00

Voici nos questions : - quel est le temps réel pour les visites ? Par exemple pour Tallin, a quelle heure peut on être au sol, et à quelle heure doit-on être de retour au bateau ? - pour les 5 ports d'escale, comme se passe l'accès aux différents centre ville ? - pour le port de Copenhague, comment est-il accessible ? - on a vu que pour St Petersbourg il fallait un VISA (170€ par personne) sauf si on part en excursion. C'est vraiment galère de faire notre visite seuls ? Car les excursions c'est vraiment pas notre truc - que valent les cabines intérieures ? - et ce bateau, comment est-il ? Certains le connaissent ici ? - je ne sais pas si le programme est buggé, mais entre le jour 8 et le jour 10 il est juste indiqué "nuit". Vous savez pourquoi ?

Voilà déjà pour une première série de questions, je suis sûr que j'en aurai d'autre d'ici là ! :)

Merci en tout cas d'avance pour vos réponses !
Compte-rendu d'un voyage dans l'Ouest américain juin - juillet 2016 English translation pending
by Wlitw · 2017-03-01 · 84 replies
Bonjour !

Après avoir trié les tonnes de photos prises, pris un peu de recul, je vous propose un ( ... Nième je sais !), compte rendu sur notre voyage dans l’Ouest américain, qui s’est déroulé du 23 juin 2016 au 17 juillet 2016. Oui je sais, mon compte-rendu est bien après le voyage (les mauvaises langues diront presque un an), mais c’était important pour moi de le faire, rien que pour remercier les personnes qui avaient répondu à mes nombreuses questions pré-voyage (dont le topic se trouve ici :
https://voyageforum.com/discussion/planning-road-trip-cote-ouest-americaine-en-2016-d7285276/). J’espère qu’il vous plaira et pourra vous aider ou à défaut vous faire rêver un petit peu. Je distillerai les journées au fur et à mesure pour éviter de vous saouler ! 🙂

En préambule, je vais aborder quelques points de logistiques / idées reçues / etc... que l’on peut avoir avant de partir pour un tel voyage :

* le GPS : je comptais utiliser mon téléphone comme GPS, c’est pourquoi j’avais acheté une carte prépayée avec 3Gb de data et 2 heures de téléphone. Comme vous le verrez dans le résumé du premier jour, ce fut une erreur. J’avais par contre aussi installé l’application “HERE we go MAPS” (disponible sur iOS et Androïd) qui permet de télécharger les cartes de tous les pays, et ainsi de profiter d’un GPS offline (c’est à dire sans activer les données téléphoniques). Même si finalement un GPS voiture était inclus dans la location de celle-ci, cette application fut très utile pour trouver certains endroits touristiques non inclus dans le GPS classique (comme par exemple Merced Grove). Donc si vous disposez d’un smartphone, je vous conseille vraiment cette application, qui peut parfaitement et complètement remplacer un GPS, et le tout en offline ! Concernant le côté dispensable ou non d'un GPS, je vais dire que ce n'est pas complètement obligatoire, on s'en sort, mais c'est quand même très pratique et ça fait gagner beaucoup de temps. J'avais également acheté le grand livre Michelin sur les USA, au cas où. Il nous aura servi 2 fois.

* la bouffe : évidemment, les USA ne sont pas réputés pour leur grande cuisine. Il faut avouer que nous n’avons pas vraiment chercher non plus à découvrir des spécialités américaines inconnues. Nous avons fait évidemment beaucoup de fast foods, et surtout tester des fast foods que l’on a pas en France. Nous avons donc évidemment zappé les McDonalds pour en essayer d’autres. Le midi, à partir du 7ème jour, nous mangions des fruits ou salades achetés en supermarché, et le soir fast food ou restaurant bon marché. Ainsi, cela ne revenait vraiment pas cher de manger, et ça permettait de consacrer le reste du budget à autre chose !

* la route dans l’Ouest américain : un vrai bonheur ! Si vous aimez un temps soit peu conduire, vous adorerez conduire dans l’Ouest américain. Les routes y sont larges, même les petites routes style départementales. Et surtout, c’est très dépaysant. En une journée, on peut passer au travers de tellement de décors différents que c’est enivrant. Il nous est très régulièrement arrivé de s’arrêter sur le bord de la route, n’importe où (sauf dans les grandes villes) afin de prendre des photos ou d’admirer le paysage qui s’offrait à nous. L’ouest est tellement immense et sauvage, on se sent si petit au milieu de tout cet espace. C’est un sentiment très particulier et fabuleux ! Pour la conduite en elle-même, rien de particulier à savoir. Les américains conduisent plutôt bien, respectent parfaitement les passages des “Stop” (notamment dans les carrefours à 4 “Stop”), ne klaxonnent pas (en tout cas ils ont été très tolérants avec nous lorsque que nous cherchions notre route). Par contre, contrairement à ce que j’aurais pensé, ils conduisent vite, parfois très vite. Ils se fichent complètement des limitations de vitesse et des lignes continues. Voulant éviter une amende, on a toujours parfaitement respecté les limitations de vitesse, même sur les highway. Et bien nous nous faisions allègrement et copieusement doublés, très souvent.

* les américains sont arrogants et n’aiment pas les étrangers : c’est un sacré cliché (tout comme je pense qu’ils ont le même cliché à l’inverse). Les américains (du moins dans l’Ouest, peut-être est-ce différent ailleurs ?) adorent les touristes. Quand ils repèrent que vous êtes un touriste (en parlant français, on est vite repéré !), beaucoup n’hésitent absolument pas à engager la conversation, à demander d’où on vient, quel voyage on fait, ce qu’on a vu, où on va, ce qu’on pense des USA, ils posent vraiment beaucoup de questions et s’intéressent énormément. Ça nous est arrivé quasiment chaque jour du voyage. Tous ceux qui nous ont parlé ont été adorables avec nous, très sympathiques.

* l’accueil général des touristes : la France aurait énormément à apprendre. Les parcs sont parfaitement prévus pour y accueillir convenablement les touristes. Les Visitor Center de chaque parc fournissent pléthore de renseignements, les rangers sont avenants, n’hésitent pas à vous conseiller en fonction du temps passé sur le parc concerné. Il y a même parfois plusieurs Visitor Center par parcs. Les infrastructures sont aussi pleinement dédiées à un tourisme respectueux dues parcs. On trouve des toilettes à chaque point de vue, et quasiment à chaque départ de randonnée. Les panneaux indicatifs sur la faune et la flore sont très bien entretenus, clairs et intéressants. Les randonnées sont très bien balisées, les plans fournis par les rangers sont très complets à ce sujet. On ne se sent jamais perdus, alors qu’on se trouve dans des parcs immenses. Certains proposent aussi des emplacements de camping tout confort, avec systématiquement une table, un barbecue, et un grand emplacement pour se garer. Contrairement à chez nous, on ne se sent pas les uns sur les autres aux emplacements de camping.

* la glacière américaine : c’est un must-have. Avant de quitter Los Angeles, nous sommes allés acheter une glacière. Nous comptions évidemment acheter de quoi manger, et comme l’on savait que beaucoup de chaleur et de déserts nous attendaient, on n’avait pas d’autre choix que d’en avoir une. Le but était d’en acheter une pas chère, puis de la donner à quelqu’un avant de partir. Notre choix s’est dévolu sur une glacière Coleman, d’un volume de 26 litres. Mais là, c’est la grande surprise, rien à voir avec les glacières françaises. Là où ma glacière française (pourtant de bonne facture) peine à tenir une journée entière avec des glaçons dedans, la glacière américaine n’a aucun mal à maintenir au froid une journée, voire même plus, et pour un prix tout à fait modique (25 dollars). Elle aura parfaitement tenu son rôle tout le long du voyage, ni Joshua Tree, ni la Death Valley (et ses 50° habituels), ni les autres endroits chauds traversés n’auront réussi à la faire chuter, il restait toujours des glaçons dedans, et les denrées stockées étaient toujours parfaitement fraîches/froides. On l’a trouvé tellement de bonne qualité, qu’on l’a carrément ramenée en France (sans surcoût, ça passait comme bagage cabine, merci Air France !).

Après en avoir fini avec ces petits détails, c’est donc parti pour le compte rendu. Bonne lecture !

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display