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Croisière MSC Magnifica voyage vers le Spitzberg English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence un post pour avoir des conseils pour notre croisière de cet été (départ le 19 juillet d' Hambourg) : voyage vers le Spitzberg et le cap nord.
Comme la plupart des "forumeurs", je recherche des infos sur les escales, en particulier pour le CAP NORD et le SPITZBERG. Nous pensons visiter BERGEN ET TROMSO sans passer par MSC. Par contre, il me semble inévitable de prendre une excursion MSC pour aller au fameux globe du CAP NORD.
Nous partons avec 2 ados : ma fille qui aura 18 ans juste après la croisière et notre fils qui va avoir 15 ans. Ce serait bien qu'un groupe de jeunes puisse se former rapidement sur le navire, car nous aurons une journée en mer dès le lendemain.
Enfin, nous serons au pont 12 en ambiance AUREA, comme cela est assez nouveau, si certains l'ont testée, je veux bien les impressions.... Dernier point: nous avons réservé le park and cruise au port d'Hambourg, mais je n'arrive pas à avoir plus de précisions de la part de MSC (si le parking est situé loin du navire, le prix exact, la gestion des valises....)
merci à tous pour vos futurs commentaires
nini78
Enfin, nous serons au pont 12 en ambiance AUREA, comme cela est assez nouveau, si certains l'ont testée, je veux bien les impressions.... Dernier point: nous avons réservé le park and cruise au port d'Hambourg, mais je n'arrive pas à avoir plus de précisions de la part de MSC (si le parking est situé loin du navire, le prix exact, la gestion des valises....)
merci à tous pour vos futurs commentaires
nini78
Shanti India: Aurangabad + Gujarat:) English translation pending
Ca doit être mon quinzième voyage en Inde si je ne me trompe pas.
J'emmène ma tante / marraine adorée: Anne. Nous n'avons que neuf ans de différence et devenons d'avantage des amies qu'une nièce et une tante...
C'est son premier voyage sac a dos, son premier voyage en Inde.
Elle m’a donné carte blanche, j’ai choisi principalement le Gujarat, et plus spécifiquement le Saurashtra, sud d’Ahmedabad, que je ne connais pas encore.
Le Gujarat est un état oublié des touristes, plus « authentique » ai-je envie de dire. Cependant il est varié et regorge de merveilles.
5/2 : Nous atterrissons à Goa après une longue escale à Bombay. Des amis communs, qui habitent près de Benaulim 6 mois par an, nous accueillent dès l’aéroport. 3 jours tranquilles, confortables, pas loin d’une plage peu fréquentée…

Anne décompresse, elle a un boulot relativement stressant et a bien besoin de repos avant de réellement commencer « l’Inde ».

8/2 : En fin de journée nous prenons le train en direction des grottes d’Ellora et Ajanta, encore inconnues à nos yeux. Je suis ravie de quitter Goa. Le voyage peut vraiment commencer. On partage le compartiment A/C avec trois femmes qui mangent sans arrêt. Ensuite elles ronflent sans arrêt… On ne dormira pas beaucoup… On s’arrête à Ahmednagar au petit matin, et de là on prend un bus pour Aurangabad à 1h 30 de là. Le bus n’est heureusement pas bondé, nous avons réussi à avoir deux places assises à l’avant de ce vieux bus brinquebalant. Anne est à l’aise, son beau sourire éclate ! Ensuite rickshaw pour se trouver un guest house. Là, son sourire éclate moins… Ses yeux fixés sur la route, la circulation, je ne la sens pas trop à son aise mais le rickshaw est bien speedé… Le Shree Maya est fermé pour rénovation, bon tant pis, on prend le premier hôtel correct venu, un peu cher, 1100 rps pour nous deux (13€, on a de la chance, l’euro est à 85 rps !) de toute façon, on ne reste que deux nuits et on ne voyage pas pour 6 mois. Après une bonne douche, on sort de l’hôtel et allons vers les rickshaws.

« Daulatabad, ketnè roupiah? Return? 400!. Ok. » (Le fort est à 16 km d’ici, je n’ai pas envie de perdre du temps et de m’embêter à chercher un bus) Je m’amuse à voir Anne, les yeux toujours fixés sur la route et la circulation bruyante, sur les bus, les vélos, les motos et autres charrettes à bœuf. Parfois elle fait l’une ou l’autre photo des camions tout colorés ou il est toujours inscrit un Hare Krishna ou autre Jai Mataji en haut du pare brise, pour se protéger des dangers de la route.
Le fort Deogiri, la montagne des dieux, date du 11eme siècle et est construit sur une colline isolée, il est l’un des forts médiévaux les mieux conservés. Rebaptisé Daulatabad au 14eme, il a eu son importance. Les premières murailles sont épaisses d’un mètre et font 5 km de long.

On accède au sommet par un labyrinthe creusé dans la roche, et on grimpe, on grimpe, ce fort est gigantesque, qu’est ce qu’on grimpe.

Nous sommes les seuls touristes occidentaux, parmi les centaines et centaines de touristes indiens, des écoles, des familles, des amis, et toute cette foule bigarrée parle fort, hurle et bouscule allègrement. Ca demande, ou ca demande pas, pour nous prendre en photos avec chacun d’entre eux… On début, comme tout le monde ( ?), on se prête au jeu, puis au bout de la 347eme fois, on laisse tomber et devons refuser devant des têtes déconfites et pas méchantes du tout. « Welcome in India! » ou « Namasté! » entendons nous souvent 🙂
./...
5/2 : Nous atterrissons à Goa après une longue escale à Bombay. Des amis communs, qui habitent près de Benaulim 6 mois par an, nous accueillent dès l’aéroport. 3 jours tranquilles, confortables, pas loin d’une plage peu fréquentée…

Anne décompresse, elle a un boulot relativement stressant et a bien besoin de repos avant de réellement commencer « l’Inde ».

8/2 : En fin de journée nous prenons le train en direction des grottes d’Ellora et Ajanta, encore inconnues à nos yeux. Je suis ravie de quitter Goa. Le voyage peut vraiment commencer. On partage le compartiment A/C avec trois femmes qui mangent sans arrêt. Ensuite elles ronflent sans arrêt… On ne dormira pas beaucoup… On s’arrête à Ahmednagar au petit matin, et de là on prend un bus pour Aurangabad à 1h 30 de là. Le bus n’est heureusement pas bondé, nous avons réussi à avoir deux places assises à l’avant de ce vieux bus brinquebalant. Anne est à l’aise, son beau sourire éclate ! Ensuite rickshaw pour se trouver un guest house. Là, son sourire éclate moins… Ses yeux fixés sur la route, la circulation, je ne la sens pas trop à son aise mais le rickshaw est bien speedé… Le Shree Maya est fermé pour rénovation, bon tant pis, on prend le premier hôtel correct venu, un peu cher, 1100 rps pour nous deux (13€, on a de la chance, l’euro est à 85 rps !) de toute façon, on ne reste que deux nuits et on ne voyage pas pour 6 mois. Après une bonne douche, on sort de l’hôtel et allons vers les rickshaws.

« Daulatabad, ketnè roupiah? Return? 400!. Ok. » (Le fort est à 16 km d’ici, je n’ai pas envie de perdre du temps et de m’embêter à chercher un bus) Je m’amuse à voir Anne, les yeux toujours fixés sur la route et la circulation bruyante, sur les bus, les vélos, les motos et autres charrettes à bœuf. Parfois elle fait l’une ou l’autre photo des camions tout colorés ou il est toujours inscrit un Hare Krishna ou autre Jai Mataji en haut du pare brise, pour se protéger des dangers de la route.
Le fort Deogiri, la montagne des dieux, date du 11eme siècle et est construit sur une colline isolée, il est l’un des forts médiévaux les mieux conservés. Rebaptisé Daulatabad au 14eme, il a eu son importance. Les premières murailles sont épaisses d’un mètre et font 5 km de long.

On accède au sommet par un labyrinthe creusé dans la roche, et on grimpe, on grimpe, ce fort est gigantesque, qu’est ce qu’on grimpe.

Nous sommes les seuls touristes occidentaux, parmi les centaines et centaines de touristes indiens, des écoles, des familles, des amis, et toute cette foule bigarrée parle fort, hurle et bouscule allègrement. Ca demande, ou ca demande pas, pour nous prendre en photos avec chacun d’entre eux… On début, comme tout le monde ( ?), on se prête au jeu, puis au bout de la 347eme fois, on laisse tomber et devons refuser devant des têtes déconfites et pas méchantes du tout. « Welcome in India! » ou « Namasté! » entendons nous souvent 🙂
./...Spécialités culinaires thaïlandaises et bonnes adresses à Bangkok pour bien manger English translation pending
Bonjour,
Dans 6 mois, je serais à Bkk. J'ai bien sur acheté des guides mais rien ne vaut l'avis de personnes qui connaissent. Des conseils, des adresses, à conseiller ou à éviter pour les gourmands?
Merci.
Dans 6 mois, je serais à Bkk. J'ai bien sur acheté des guides mais rien ne vaut l'avis de personnes qui connaissent. Des conseils, des adresses, à conseiller ou à éviter pour les gourmands?
Merci.
Discussion autour du concours photo mars 2014 "sur le chemin de l'école" English translation pending
Pour tous les commentaires autour du concours mars 2014 "sur le chemin de l'école" c'est ici que ça se passe !
A vos cartables... 😉
Ryanair prévoit des vols pour les États-Unis à moins de 10 euros English translation pending
Le dirigeant de la compagnie, Michael O'Leary, frappe un nouveau coup en annonçant des billets à 10 euros pour New York ou Boston. Avant cela, la compagnie aérienne doit s'équiper ... d'avions long-courrier. Lire la suite
Croisière de France pour les fjords norvégiens English translation pending
Bonjour,
Nous avons souscrit une croisière sur l'Horizon de Croisières de France début aout 2014 pour les fjords norvégiens au départ de Calais. Nous avons déjà voyagé 2 fois avec MSC Croisières🙂 et 1 fois avec COSTA Croisières😕 , par contre c'est la première fois avec CDF et d'après les commentaires que nous lisons dans le forum, une certaine appréhension😐 est née car dans l'ensemble les avis sont plutôt négatifs.
Si d'autres futurs participants de cette croisière lisent cette discution, nous aimerions leur avis et/ou leurs conseils.
Avec nos remerciements,
Cordialement,
Swagman
Nous avons souscrit une croisière sur l'Horizon de Croisières de France début aout 2014 pour les fjords norvégiens au départ de Calais. Nous avons déjà voyagé 2 fois avec MSC Croisières🙂 et 1 fois avec COSTA Croisières😕 , par contre c'est la première fois avec CDF et d'après les commentaires que nous lisons dans le forum, une certaine appréhension😐 est née car dans l'ensemble les avis sont plutôt négatifs.
Si d'autres futurs participants de cette croisière lisent cette discution, nous aimerions leur avis et/ou leurs conseils.
Avec nos remerciements,
Cordialement,
Swagman
Qui a voyagé sur le Sarfaq Ittuk? (Groenland) English translation pending
Bonjour,
L'un d'entre vous aurait-il déjà voyagé à bord du Sarfaq ittuk, l'express côtier groenlandais ?
Nous souhaiterions quelques infos sur la vie à bord, les couchettes...
D'avance merci.
L'un d'entre vous aurait-il déjà voyagé à bord du Sarfaq ittuk, l'express côtier groenlandais ?
Nous souhaiterions quelques infos sur la vie à bord, les couchettes...
D'avance merci.
L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Destination soleil en février English translation pending
bonjour
je suis littéralement effondrée !!! depuis un bon petit moment je recherche une destination de vacances au soleil , je me suis dirigée vers la thailande puis également republique dominicaine (2 endroits que nous n avons pas encore eu l occasion d aller )nous devons partir pour les vacances de fevrier nous etions 3 a la bas mon mari ma fille et moi mais attendant que mon mari me donne son approbation (question boulot il ne sait jamais si oui ou non il va pouvoir partir ) voila maintenant que nous ne somme plus que 2 ma fille et moi mais je ne trouve rien dans mon budget !!! une semaine voir 2 a 3 jours de plus si plus loin en pension complete a compter du 23 /02 pour un budget de 1300 maximum et bien rien !!!! si ou alors les circuits ! mais ma fille ne veut pas faire 400 km par jour elle veut profiter du soleil et se balader sans devoir se lever aux aurores quelles autres destinations pourrais je cibler ?? quelqu un peut il me donner un filon pour trouver ? je pensais que plus on attendait et plus on avait de chance de trouver moins cher mais je m aperçois que rien de tout ca n est vrai meme en Belgique les agences sont aussi cheres voir plus alors qu ils ne sont pas en vacances !!!!
merci a vous toutes les propositions m intéressent a partir du moment ou elles ne dépassent pas mon budget
😉
je suis littéralement effondrée !!! depuis un bon petit moment je recherche une destination de vacances au soleil , je me suis dirigée vers la thailande puis également republique dominicaine (2 endroits que nous n avons pas encore eu l occasion d aller )nous devons partir pour les vacances de fevrier nous etions 3 a la bas mon mari ma fille et moi mais attendant que mon mari me donne son approbation (question boulot il ne sait jamais si oui ou non il va pouvoir partir ) voila maintenant que nous ne somme plus que 2 ma fille et moi mais je ne trouve rien dans mon budget !!! une semaine voir 2 a 3 jours de plus si plus loin en pension complete a compter du 23 /02 pour un budget de 1300 maximum et bien rien !!!! si ou alors les circuits ! mais ma fille ne veut pas faire 400 km par jour elle veut profiter du soleil et se balader sans devoir se lever aux aurores quelles autres destinations pourrais je cibler ?? quelqu un peut il me donner un filon pour trouver ? je pensais que plus on attendait et plus on avait de chance de trouver moins cher mais je m aperçois que rien de tout ca n est vrai meme en Belgique les agences sont aussi cheres voir plus alors qu ils ne sont pas en vacances !!!!
merci a vous toutes les propositions m intéressent a partir du moment ou elles ne dépassent pas mon budget
😉
Budget en Egypte à 4 personnes English translation pending
Bonjour,
nous aimerions savoir avec ma femme si vous pensez que notre envie du moment est réalisable ou pas... Nous aimerions partir en Egypte afin de passer une journée au Caire puis 5/6 jours à Louxor Nous partirions à 4 avec nos enfants adolescent.
Voici comment nous aimerions organiser notre voyage : Jour 1 Départ de Paris en soirée pour une arrivée le matin du jour 2 au Caire Jour 2 Visite du plateau de Gizeh et départ le soir pour Louxor, le soir hotel Louxor Jour 3 Visite de la vallée des rois, le soir hotel Louxor Jour 4 Visite Karnak et temples de Louxor puis direction Hurghada, le soir hotel Hurghada Jour 5 Journée baignade et plongée à Hurghada, le soir hotel Hurghada Jour 6 Départ de Hurghada vers le Caire puis vol vers Paris.
Voila bon si j'en reste là vous aller me répondre que oui c'est tout à fait possible mais il reste la question du budget....2500€....ça vous semble réalisable ?
D'après mes renseignements, le vol Paris / La Caire en AR pour 4 on devrait pouvoir trouver vers les 1600€ Il reste donc 900€ pour les visites, les transport et les 2 hotels.
Je vais appel à vos connaissance du terrain pour nous aider.
Pour infos si cela peut être utile, nous ferions notre voyage durant la semaine du 26 Avril au 3 Mai
Merci
nous aimerions savoir avec ma femme si vous pensez que notre envie du moment est réalisable ou pas... Nous aimerions partir en Egypte afin de passer une journée au Caire puis 5/6 jours à Louxor Nous partirions à 4 avec nos enfants adolescent.
Voici comment nous aimerions organiser notre voyage : Jour 1 Départ de Paris en soirée pour une arrivée le matin du jour 2 au Caire Jour 2 Visite du plateau de Gizeh et départ le soir pour Louxor, le soir hotel Louxor Jour 3 Visite de la vallée des rois, le soir hotel Louxor Jour 4 Visite Karnak et temples de Louxor puis direction Hurghada, le soir hotel Hurghada Jour 5 Journée baignade et plongée à Hurghada, le soir hotel Hurghada Jour 6 Départ de Hurghada vers le Caire puis vol vers Paris.
Voila bon si j'en reste là vous aller me répondre que oui c'est tout à fait possible mais il reste la question du budget....2500€....ça vous semble réalisable ?
D'après mes renseignements, le vol Paris / La Caire en AR pour 4 on devrait pouvoir trouver vers les 1600€ Il reste donc 900€ pour les visites, les transport et les 2 hotels.
Je vais appel à vos connaissance du terrain pour nous aider.
Pour infos si cela peut être utile, nous ferions notre voyage durant la semaine du 26 Avril au 3 Mai
Merci
Avis sur notre circuit (monté perso) en Laponie English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord je souhaite a tout les futurs lecteurs de ce post une merveilleuse année 2014, riche en voyages, en découvertes.. et en aventures humaines!
Avec un copain, nous souhaiterions aller en Laponie en Mars prochain. Pas d'objectif precis si ce n'est de découvrir les paysages, peut-etre observer une aurore boréales, des ballades raquettes et pourquoi une p'tite ballade en chien de traineau (mais va surtout dépendre du budget!).
Nous souhaitons avant tout découvrir la vie locale, et les activités habituelles de ces endroit. Nous n'avons pas un gros budget, nous avons donc essayer de monter nous même notre circuit (on cherche encore des billets d'avion low cost) Nous dormirons principalement en Couchsurfing, Auberge de jeunesse et refuges.
Voici donc notre première idée, n'hésitez-pas à me donner votre avis. Nous avons 15 jours de vacances
-Vol vers Helsinki (au sud de la finlande), notre idée est de visiter Helsinki et surtout de prendre le train qui traverse tout le pays pour rejoindre Rovaniemi. Il existe un train de nuit, mais nous préférons le prendre en journée pour admirer les paysages traversés.
-Arrivée a Rovaniemi en Train. se Garder une a deux journées pour visiter a pieds la ville. Puis nous louerons une voiture pour pouvoir être autonome sur le reste du voyage. Notre Trajet: Rovaniemi - Kemi - Tornio -lulea -gammelstadt -Boden -vuollerim -Jokkmok- Porjus -Gallivare- Jukkasjarvi - Kiruna -Abisko - Narvik -Tromso - Alta -Hammerfest-
ensuite la partie des pointes du Nord est encore flou, car nous n'aurons pas le temps de tout faire et il faut choisir.
- plan a: Alta/inari en passant par une des baies du Nord. -plan b: decider entre: Honningsvag / Gjesvaer:/ Kamoyvaer/ skarvag:/ Kjollefjord:/ Gamvik / Kongsfjord / Berlevag/ Vardo/ Vadso/ Kirkenes/
ensuite la dernière partie est plus claire: Inari - nellim -Ivalo -Saariselkä - Kakslauttanen - Sodankyla -Luosto -Pyhätuntur et retour a Rovaniemi. (rendre la voiture et prendre l'avion pour rentrer)
Il ya t-il des endroits a absoluments aller et qui ne sont pas dans notre programme ou au contraire des detours que nous faisons et qui n'apporte rien a part nous ralonger le circuit nous faire faire de la route..
J'ai un peu peur que notre circuit comporte trop de kilometres et que nous aurons pas assez de temps pour profiter vraiment des paysages et des gens. Le but de ce voyage n'etant pas de passer notre temps en voiture.
En vous remerciant beaucoup pour vos réponses, Bonne journée a tous,
Avec un copain, nous souhaiterions aller en Laponie en Mars prochain. Pas d'objectif precis si ce n'est de découvrir les paysages, peut-etre observer une aurore boréales, des ballades raquettes et pourquoi une p'tite ballade en chien de traineau (mais va surtout dépendre du budget!).
Nous souhaitons avant tout découvrir la vie locale, et les activités habituelles de ces endroit. Nous n'avons pas un gros budget, nous avons donc essayer de monter nous même notre circuit (on cherche encore des billets d'avion low cost) Nous dormirons principalement en Couchsurfing, Auberge de jeunesse et refuges.
Voici donc notre première idée, n'hésitez-pas à me donner votre avis. Nous avons 15 jours de vacances
-Vol vers Helsinki (au sud de la finlande), notre idée est de visiter Helsinki et surtout de prendre le train qui traverse tout le pays pour rejoindre Rovaniemi. Il existe un train de nuit, mais nous préférons le prendre en journée pour admirer les paysages traversés.
-Arrivée a Rovaniemi en Train. se Garder une a deux journées pour visiter a pieds la ville. Puis nous louerons une voiture pour pouvoir être autonome sur le reste du voyage. Notre Trajet: Rovaniemi - Kemi - Tornio -lulea -gammelstadt -Boden -vuollerim -Jokkmok- Porjus -Gallivare- Jukkasjarvi - Kiruna -Abisko - Narvik -Tromso - Alta -Hammerfest-
ensuite la partie des pointes du Nord est encore flou, car nous n'aurons pas le temps de tout faire et il faut choisir.
- plan a: Alta/inari en passant par une des baies du Nord. -plan b: decider entre: Honningsvag / Gjesvaer:/ Kamoyvaer/ skarvag:/ Kjollefjord:/ Gamvik / Kongsfjord / Berlevag/ Vardo/ Vadso/ Kirkenes/
ensuite la dernière partie est plus claire: Inari - nellim -Ivalo -Saariselkä - Kakslauttanen - Sodankyla -Luosto -Pyhätuntur et retour a Rovaniemi. (rendre la voiture et prendre l'avion pour rentrer)
Il ya t-il des endroits a absoluments aller et qui ne sont pas dans notre programme ou au contraire des detours que nous faisons et qui n'apporte rien a part nous ralonger le circuit nous faire faire de la route..
J'ai un peu peur que notre circuit comporte trop de kilometres et que nous aurons pas assez de temps pour profiter vraiment des paysages et des gens. Le but de ce voyage n'etant pas de passer notre temps en voiture.
En vous remerciant beaucoup pour vos réponses, Bonne journée a tous,
Cours de l'ariary: l'euro à 3 100 ariary English translation pending
Bonjour à tous
En ce début d'année 2014 je voudrais vous signaler que l'ariary continue sa dégringolade.Il ne faut pas avoir peur de dire que la monnaie malgache est encore une fois entrain d'être dévaluer. La monnaie est à son plus haut niveau depuis son introduction cela veut dire que le prix des produits de première nécessité augmentent encore. Certes, le sous-développement du pays ne s’explique pas uniquement par la dévaluation de la monnaie, mais celle-ci y contribue beaucoup. Ce fort cours de la monnaie n'est pas bénéfique pour le pauvres peuples malgaches(bien sur il y a toujours des exceptions) je ne citerais personne. Espérons simplement que le touriste qui aura encore plus d'ariary en poche le dépensera aussi sur l'ile rouge.
Bonne année 2014 à tous
En ce début d'année 2014 je voudrais vous signaler que l'ariary continue sa dégringolade.Il ne faut pas avoir peur de dire que la monnaie malgache est encore une fois entrain d'être dévaluer. La monnaie est à son plus haut niveau depuis son introduction cela veut dire que le prix des produits de première nécessité augmentent encore. Certes, le sous-développement du pays ne s’explique pas uniquement par la dévaluation de la monnaie, mais celle-ci y contribue beaucoup. Ce fort cours de la monnaie n'est pas bénéfique pour le pauvres peuples malgaches(bien sur il y a toujours des exceptions) je ne citerais personne. Espérons simplement que le touriste qui aura encore plus d'ariary en poche le dépensera aussi sur l'ile rouge.
Bonne année 2014 à tous
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déj�� entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déj�� entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Vivre du voyage à vélo English translation pending
Et t il possible de vivre du voyage a vélo ?
Si oui comment m y prendre , je pense que dormir sous la tente toute l année doit être possible . merci pour vos reponse
Si oui comment m y prendre , je pense que dormir sous la tente toute l année doit être possible . merci pour vos reponse
Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne English translation pending
Bonjour à tous
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
Où aller vivre? (tout continent) English translation pending
Bonjour.
Voilà, j'ai décidé de quitter la France.
Je me donne un an pour tout vendre, appartement, voiture.
J'ai déjà été expatrié donc je sais ce que c'est de partir. Mais cette fois je ne reviendrais pas.
Pour le moment, j'envisage la Thaïlande et le vietnam. Mais je regarde aussi l'amerique du sud. L'europe de l'est aussi.
Je cherche un pays qui soit l'antithèse de la France. J'ai voyagé mais je ne connais pas le monde entier. Lol
Mes critères:
La vie pas chère: Un loyer pas cher, cad pas comme a paris ou a londres ou les prix sont abuse, les clopes pas chers, l'alcool pas cher, pouvoir aller au resto pour 5 euros et la possibilité de boire et fumer sans qu'on te dise rien, qu'on ne viennent pas te donner des leçons d'écologie à deux balles, qu'on te prennent pas pour un criminel si tu roules un peu vite en voiture, qu'on puisse s' amuser et faire la fête mais aussi bosser ( c'est à dire avoir un visa de travail sans trop de difficulté) pour subvenir à tes besoins. bref la tranquillité. Un pays qui ne te les cassent pas. Pas comme la France qui te pète les C et qui en plus te vole ton pognon...Avis personnel, passons.
Je bois de l'alcool et je mange du jambon donc ça exclu les pays musulmans. Je n'aime pas l'afrique ni l'inde. Je connais. Donc c'est pas là où j'irais. Le système politique n'est pas important pour moi mais je n'irais pas en coree du nord lol. Le climat n'est pas important non plus même si je préfère l'été à l'hiver, le soleil à la pluie.
Je ne suis pas un fan de la sécurité à tout prix mais j'exclu les pays où il y a des terroristes pour eviter de finir comme certains journalistes de radio france.
Quoi qu'il en soit, je partirais en reperage dans toutes les destinations qui m'attirent avant de partir pour de bon. Pour me faire une idée.
On m'a aussi parlé de la bulgarie. Mais je ne connais pas. J'ai vu aussi un reportage cet été sur un jeune qui vit en Ukraine. Je sais que le climat politique est tendu en ce moment là bas mais ca ne m'impressionne pas et en france c'est pas mieux.
Donc si vous avez vécu dans un pays répondant à ces critères, n'hésitez pas à me parler.
A+
Voilà, j'ai décidé de quitter la France.
Je me donne un an pour tout vendre, appartement, voiture.
J'ai déjà été expatrié donc je sais ce que c'est de partir. Mais cette fois je ne reviendrais pas.
Pour le moment, j'envisage la Thaïlande et le vietnam. Mais je regarde aussi l'amerique du sud. L'europe de l'est aussi.
Je cherche un pays qui soit l'antithèse de la France. J'ai voyagé mais je ne connais pas le monde entier. Lol
Mes critères:
La vie pas chère: Un loyer pas cher, cad pas comme a paris ou a londres ou les prix sont abuse, les clopes pas chers, l'alcool pas cher, pouvoir aller au resto pour 5 euros et la possibilité de boire et fumer sans qu'on te dise rien, qu'on ne viennent pas te donner des leçons d'écologie à deux balles, qu'on te prennent pas pour un criminel si tu roules un peu vite en voiture, qu'on puisse s' amuser et faire la fête mais aussi bosser ( c'est à dire avoir un visa de travail sans trop de difficulté) pour subvenir à tes besoins. bref la tranquillité. Un pays qui ne te les cassent pas. Pas comme la France qui te pète les C et qui en plus te vole ton pognon...Avis personnel, passons.
Je bois de l'alcool et je mange du jambon donc ça exclu les pays musulmans. Je n'aime pas l'afrique ni l'inde. Je connais. Donc c'est pas là où j'irais. Le système politique n'est pas important pour moi mais je n'irais pas en coree du nord lol. Le climat n'est pas important non plus même si je préfère l'été à l'hiver, le soleil à la pluie.
Je ne suis pas un fan de la sécurité à tout prix mais j'exclu les pays où il y a des terroristes pour eviter de finir comme certains journalistes de radio france.
Quoi qu'il en soit, je partirais en reperage dans toutes les destinations qui m'attirent avant de partir pour de bon. Pour me faire une idée.
On m'a aussi parlé de la bulgarie. Mais je ne connais pas. J'ai vu aussi un reportage cet été sur un jeune qui vit en Ukraine. Je sais que le climat politique est tendu en ce moment là bas mais ca ne m'impressionne pas et en france c'est pas mieux.
Donc si vous avez vécu dans un pays répondant à ces critères, n'hésitez pas à me parler.
A+
Croisière MSC Musica Antilles/Caraïbes départ le 3 décembre 2013 English translation pending
Bonjour à tous, nous avons atteints plus de 1000 messages, et le forum me conseille de recréer un nouvelle discution donc je fais suite à:
"Qui part pour les Caraïbes à bord du Musica le 3 décembre 2013?".
http://voyageforum.com/discussion/qui-part-caraibes-bord-musica-3-decembre-2013-d5831588/
En la renommant différemment.
Restez fidèle à cette discution en postant pour arriver au même niveau merci encore à tous et à bientôt.😉
Inde: à propos des chauffeurs et autres élucubrations English translation pending
Ce forum, comme tous les autres, et surtout celui du Routard, regorge de récits (vrais ou faux) et questions (vraies ou fausses) sur le thème du chauffeur.
Ça a le don de m'énerver. Non pas que les gens choisissent ce mode de tourisme, non. (Même si ça ne me plait pas car les relents de colonialisme m'y semblent trop forts, mais bon, chacun son choix). Ce que je déteste, c'est cette publicité cachée sous forme de récit véridique. Je vous assure, je suis bien placée pour en parler, les agences, les voyages, les excursions, les guides, c'était mon job pendant des années. Une scribouillarde quelconque (euh, ça peut être un mec aussi) , souvent une stagiaire d'ailleurs, est payée (très mal, en plus) pour raconter son voyage. Voyage qu'elle n'a pas vécu non plus, of course. A coups de dépliants touristiques et de google, elle vous pond un texte plus faux que nature où l'unique objectif est de mettre en valeur Le trop bon chauffeur et La trop bonne agence, en faisant semblant que oui, franchement, quel bon chauffeur prudent et intéressant! C'est sournois.
Beaucoup de voyageurs choisissent le système voiture + chauffeur en Inde car les prix bas proposés pour ce genre de service sont très attractifs (impossible de faire la même chose dans d'autres pays à ce tarif). L'Inde a mauvaise réputation quant à la longueur des transports, le fait d'y être entassés, la longueur des files d'attente, plus récemment quant à la soi-disante impossibilité de réserver, et je dois en oublier. Il est donc bien plus facile de se payer un chauffeur pour éviter ce genre de déboires. Mais viennent les déboires düs au fait que ce chauffeur est un être humain et qu'en plus il bosse pour qlq'un d'autre, et il est bien loin, ce qlq'un d'autre! Comme avec tout être humain, donc, on n'est pas du tout sûrs de s'entendre. (la diffèrence de culture, la chaleur, la pauvreté... le porte monnaie sur pattes, blablabla) La relation avec le dit chauffeur est de toute façon faussée car comment équilibrer une relation vacanciers-friqués (même si on n'est vraiment pas riche de notre point de vue) et travailleur-pauvre? Et ceci quasimment 24h/24h, sachant qu'en plus, lui, il a la possibilité de récupèrer des commissions sur les hotels, les restau, les achats, les pompes à essence..., si, et seulement si, c'est Lui qui nous y emmène, et que ce qu'il touche à la fin du séjour par son employeur, c'est la même chose, qu'il fasse ou non des heures de boulot en plus pour trouver "notre" hotel. Ça peut marcher, of course, certains d'entre nous ne sont pas des bètes et certains des chauffeurs ne sont pas des casse-pieds... De toute manière, On en arrive donc au dilemne douloureux: on la ferme et on subit ce que l'on ne veut pas (mais ce sont nos vacances, merde!) ou on rentre en conflit et c'est pas cool, avec le chauffeur ou sa boite ou les deux (mais c'est aussi nos vacances, merde!). Bon, il y a aussi l'attente du pourboire au moments des adieux qui peut influencer dans le bon sens. ( le bon sens? hum, toujours le fric, mais s'il fait bien son boulot, pourquoi pas? Mais alors, c'est quoi un bon pourboire? valeur occidentale ou valeur indienne? c'est un autre débat). On peut trouver de nombreux récits pour illustrer tout cela. Mais attention, l'excès inverse existe aussi: le stagiaire en question parle de son épouvantable chauffeur qui bosse avec une agence pourrie... la concurrence. Les relations " voyageurs - monde du tourisme" passent de toute manière par le fric. Faut pas se leurrer. Hoteliers, guides, restaurateurs, conducteurs divers. Alors, évidemment, c'est plus facile que se débrouiller tout seul et on perd moins de temps. C'est le maitre mot: "perte de temps". C'est sûr que ceux qui partent un mois ou plus, ont plus de temps pour faire la queue aux divers guichets que ceux qui n'ont qu'une ou 2 semaines. Pour ceux-là, je n'ai pas de solution. Une semaine en Inde? Peux pas imaginer. Bien-sûr, j'ai galèré des dizaines de fois avec des rickshaws, des taxis, et j'en passe. Oui, j'ai parfois dû essayer, 2, 3, 4, 5 hotels, ou plus, pour trouver celui qui me convenait, j'ai parfois juré-promis-craché que je ne remettrai plus les pieds dans ce restau pourri qui m'a rendue malade... Et puis, ça passe. Car dans les files d'attente, combien de fois ai-je rencontré des gens super sympas, touriste ou indien, avec qui je me suis liée d'amitié? Et en cherchant un hôtel, combien de fois ai-je repèré inconsciemment les lieux? Et dans les trains bondés d'indiens bruyants et envahissants, n'ai-je pas aussi appris... l'Inde? Cette perte de temps, c'est le bonus du voyage. C'est là que naissent les émotions, les coups d'adrénaline. Quand tout est servi sur un plat, c'est l'ennui. Manque plus que la tv écran plat dans la chambre où on peut mater ses séries hebdomadaires, et continuer une vie par procuration, quand, la vie, la vraie, elle est en bas, dans la rue, dans un bar, dans un bazar. Mais il faut "se metre en danger". Pas en danger physique, en danger psychologique: oser. Oser parler à des inconnus, oser avancer seul dans l'inconnu, oser dormir dans un hôtel non répertorié dans le lonely planet... Oser attendre à une table le déclic qui ponctuera la journée de rencontres. Oser ne rien faire, aussi, le plus grand luxe, sûrement.
Bon, je me suis un peu égarée. Que les dieux du voyage soient avec vous tous!
Une rubrique: Inde avec chauffeur, ce serait peut-être pas mal, François?
Beaucoup de voyageurs choisissent le système voiture + chauffeur en Inde car les prix bas proposés pour ce genre de service sont très attractifs (impossible de faire la même chose dans d'autres pays à ce tarif). L'Inde a mauvaise réputation quant à la longueur des transports, le fait d'y être entassés, la longueur des files d'attente, plus récemment quant à la soi-disante impossibilité de réserver, et je dois en oublier. Il est donc bien plus facile de se payer un chauffeur pour éviter ce genre de déboires. Mais viennent les déboires düs au fait que ce chauffeur est un être humain et qu'en plus il bosse pour qlq'un d'autre, et il est bien loin, ce qlq'un d'autre! Comme avec tout être humain, donc, on n'est pas du tout sûrs de s'entendre. (la diffèrence de culture, la chaleur, la pauvreté... le porte monnaie sur pattes, blablabla) La relation avec le dit chauffeur est de toute façon faussée car comment équilibrer une relation vacanciers-friqués (même si on n'est vraiment pas riche de notre point de vue) et travailleur-pauvre? Et ceci quasimment 24h/24h, sachant qu'en plus, lui, il a la possibilité de récupèrer des commissions sur les hotels, les restau, les achats, les pompes à essence..., si, et seulement si, c'est Lui qui nous y emmène, et que ce qu'il touche à la fin du séjour par son employeur, c'est la même chose, qu'il fasse ou non des heures de boulot en plus pour trouver "notre" hotel. Ça peut marcher, of course, certains d'entre nous ne sont pas des bètes et certains des chauffeurs ne sont pas des casse-pieds... De toute manière, On en arrive donc au dilemne douloureux: on la ferme et on subit ce que l'on ne veut pas (mais ce sont nos vacances, merde!) ou on rentre en conflit et c'est pas cool, avec le chauffeur ou sa boite ou les deux (mais c'est aussi nos vacances, merde!). Bon, il y a aussi l'attente du pourboire au moments des adieux qui peut influencer dans le bon sens. ( le bon sens? hum, toujours le fric, mais s'il fait bien son boulot, pourquoi pas? Mais alors, c'est quoi un bon pourboire? valeur occidentale ou valeur indienne? c'est un autre débat). On peut trouver de nombreux récits pour illustrer tout cela. Mais attention, l'excès inverse existe aussi: le stagiaire en question parle de son épouvantable chauffeur qui bosse avec une agence pourrie... la concurrence. Les relations " voyageurs - monde du tourisme" passent de toute manière par le fric. Faut pas se leurrer. Hoteliers, guides, restaurateurs, conducteurs divers. Alors, évidemment, c'est plus facile que se débrouiller tout seul et on perd moins de temps. C'est le maitre mot: "perte de temps". C'est sûr que ceux qui partent un mois ou plus, ont plus de temps pour faire la queue aux divers guichets que ceux qui n'ont qu'une ou 2 semaines. Pour ceux-là, je n'ai pas de solution. Une semaine en Inde? Peux pas imaginer. Bien-sûr, j'ai galèré des dizaines de fois avec des rickshaws, des taxis, et j'en passe. Oui, j'ai parfois dû essayer, 2, 3, 4, 5 hotels, ou plus, pour trouver celui qui me convenait, j'ai parfois juré-promis-craché que je ne remettrai plus les pieds dans ce restau pourri qui m'a rendue malade... Et puis, ça passe. Car dans les files d'attente, combien de fois ai-je rencontré des gens super sympas, touriste ou indien, avec qui je me suis liée d'amitié? Et en cherchant un hôtel, combien de fois ai-je repèré inconsciemment les lieux? Et dans les trains bondés d'indiens bruyants et envahissants, n'ai-je pas aussi appris... l'Inde? Cette perte de temps, c'est le bonus du voyage. C'est là que naissent les émotions, les coups d'adrénaline. Quand tout est servi sur un plat, c'est l'ennui. Manque plus que la tv écran plat dans la chambre où on peut mater ses séries hebdomadaires, et continuer une vie par procuration, quand, la vie, la vraie, elle est en bas, dans la rue, dans un bar, dans un bazar. Mais il faut "se metre en danger". Pas en danger physique, en danger psychologique: oser. Oser parler à des inconnus, oser avancer seul dans l'inconnu, oser dormir dans un hôtel non répertorié dans le lonely planet... Oser attendre à une table le déclic qui ponctuera la journée de rencontres. Oser ne rien faire, aussi, le plus grand luxe, sûrement.
Bon, je me suis un peu égarée. Que les dieux du voyage soient avec vous tous!
Une rubrique: Inde avec chauffeur, ce serait peut-être pas mal, François?
Récit de notre voyage Inde du Nord septembre 2013 English translation pending
Je profite de ce forum pour faire un retour d'expérience sur notre voyage de 3 semaines en Inde du Nord du (21/08/13 au 12/09/13). Pour préparer ce voyage les avis des autres voyageurs nous ont été très utiles, donc à notre tour de faire partager notre expérience !
Contexte : premier voyage dans ce pays. L'itinéraire que nous avons choisi est classique : Rajasthan, Vârânasî, Delhi. Nous avons fait les étapes suivantes :Mandawa (1 nuit), Bikaner (1 nuit), Khuri (Nuit dans le désert du Thar), Jaisalmer (2 nuit), Jodhpur (2 nuits), Ranakpur (1 nuit), Udaipur (3 nuits), Bundi (1 nuit), Jaipur (1 nuit), Agra (1 nuit), Vârânasî (2 nuits), Delhi (2 nuits)Nous avons passé 2 semaines avec un chauffeur, (tour du Rajasthan + Agra), et la dernière semaine seul (A/R Vârânasî en train + Delhi)
Vol : Nous avons voyagé pendant la basse saison (c'est la fin de la mousson, les températures atteignent 35/40°C dans le désert) donc les vols de province vers Delhi sont abordables. Nous avons pris nos billets avec Air France deux mois avant notre départ, et 700€ / pers, grave erreur ! Le vol n'étant pas plein à cette saison, les prix des billets sont descendus a 580€ / pers un mois avant notre départ… Lors de notre séjour, nous avons rencontrés pas mal de voyageurs qui se déplaçaient uniquement en bus / train. Il faut faire avec les retards et autres annulations qui sont courant dans les transports publics locaux. Étant donnée que nous avions que 3 semaines, nous avons choisi « d'optimiser le temps sur place » en choisissant de se déplacer avec un chauffeur.
Après pas mal de recherches sur ce forum (entre autre!) nous avons sélectionnés l'agence de Randhir Singh (chauffeureninde). Trois choses nous ont convaincu de partir avec eux : taille restreinte (moins de 10 chauffeurs indépendants – nous apprendrons sur place que les grandes agences trouvées rapidement sur google ne sont en fait que des intermédiaires qui dispatchent ensuite les clients dans des petites agences locales, d’où la surprise de certains…), Nous avons pu choisir nous-même nos hôtels (suivant le Lonely Planet et TA) et ainsi adapter nos hébergements en fonction de notre budget.L' associée de Randhir, Dominique (Dom), est française, ce qui facilite grandement les échanges lors de la préparation du voyageL'agence propose des itinéraires, mais nous avons demandé un devis avec nos propres étapes. Il n'y a pas eu de soucis, Dom a été très réactive et de bons conseils dans la préparation du voyage (durée des étapes etc…). Nous avons été pris en charge dès notre arrivée à l'aéroport par notre chauffeur (Subhaj). Il est resté avec nous durant deux semaines, il connaît très bien le Rajasthan, c'est un très bon conducteur avec « de bons freins, un bon klaxon et beaucoup de chance ! Personnage discret, il était là au moindre problème, quelqu'un de confiance sur qui on pouvait vraiment compter. Nous avons suivi ses conseils pour acheter cadeaux et souvenirs. Nous vous conseillons de faire de même puisque leur but est de satisfaire le client et non de l'escroquer ! Tout les chauffeurs prennent des commissions, celal fait parti du jeux. De même pour les visites, le chauffeur nous a modifié notre itinéraire pour voir des temples et des forts que nous n'avions pas prévu de visiter, et nous n'avons pas été déçu. Seul bémol, lors des longues étapes, il nous arrêtait dans des resto à touristes, ou la nourriture est chère (au moins 5 fois le prix d'un resto pour les locaux) et pas très bonne… Seulement tous les chauffeurs font ça car ils mangent gratuitement, et ils ont bien besoin de faire une pause après 4/5h de conduite sur les routes indienne! Retour sur les étapes / hôtels :
Mandawa : (environ 6h de, route) Après une première et courte nuit sur Delhi, départ à 8h du matin pour Mandawa. Premier contact avec les routes indiennes… Bouchon, nid de poule, vaches et autres animaux, c’est sur on est bien en Inde! Arrivé sur place nous posons nos valises au "Paawana Haveli". Très bel hôtel, avec des chambres grandes et propres, et un excellent resto. Nous avons mangé un de nos meilleurs Thali dans celui-ci. Dès notre arrivée nous partons avec un employé de l'hotel visiter les havelis de la ville. Celle-ci est calme et plutôt agréable.
Bikaner : Sur la route, visite du temple de Karni Matra à Deshnoke. A ne pas louper! Ce temple ou les rats sont vénérés (et loger / nourris) est complètement impensable pour nous occidentaux! Arrivée au "Hotel Bhairon Vilas". Nous sommes les seuls clients et avons l'impression de déranger les quelques employés présents… Nous négocions le prix de la chambre, celle-ci est petite et quelconque, la sdb, propre, sans plus. Cet hôtel est un coup de cœur du Lonely planet, mais il doit y avoir possibilité de trouver mieux. Les repas et petit dej ne sont pas inoubliables non plus. Visite du Fort de Junagarh. Très beau de l'extérieur et les diverses pièces de vie du maharadja sont magnifiques. L'audioguide en français est pas mal fait. Nous visitons ensuite le old bikaner avec un tuc-tuc conseillé pas notre chauffeur (200 rps pour 3h de visite). Nous nous baladons et visitons un premier temple jain ainsi qu'un haveli transformé en hôtel…. Le lendemain longue journée de route (7h) pour arriver à khuri dans le désert du Thar. Nous avons suivi Subhaj qui nous a amené dans une guest house organisant des safari en dromadaire et nuit dans le désert à la belle étoile (1500 rps / pers). Nous ne sommes pas les seuls, donc je n'imagine pas le monde qu'il doit y avoir en pleine saison… Après le repas et un spectacle de danse traditionnelle Rajahsthani, puis nous partons avec 3 autres personnes dormir au pied des dunes a la belle étoile. A savoir en fin de mousson, le désert est envahi par de petites mouches qui rendent les nuits difficiles!
Jaisalmer : Nous logeons à l'hotel "Pleasant haveli" que nous recommandons! Le personnel et le patron sont très sympa et toujours disponible . La chambre est grande, la sdb est nikel, les repas et petit dej sont excellents. Le tout pour un prix correct, rien à redire ! Jaisalmer est une citadelle magnifique perdue au milieu du désert. Visite du fort de bon matin, ruelles étroites et temple Jains (ceux dans le désert sont plus beaux). Ne pas louper les 3 haveli dans la ville qui offre une vue magnifique sur le fort. Visiter le 3ieme car il est entretenu par le gouvernement, l'entrée est gratuite et on n'essaye pas de vous vendre tout et n'importe quoi, contrairement au deux premier ! Nous allons voir les "royal cenotafe" au soleil couchant, c'est magnifique ! Puis nous retournons dans la ville et nous achetons des bijoux en argent dans le quartier musulman de la ville, où 300 familles vivent de cela.
Jodphur : Nous logeons au "Singhvi's Haveli" dans la vielle ville, au bas du fort de Meherangarh (5 min à pied). Toujours un coup de cœur du lonely planet, mais nous avons réservé pour 2 nuits arrivons un jour en avance… Le patron veut nous faire payer 3 nuits au lieu de deux, et un supplément car il n'y a de la place que dans les chambres de catégories supérieures…S'ensuit d'âpres négociations et au final nous ne payerons que deux nuits.Hotel correct mais patron vraiment pas sympathique. Visite du Fort de Meherangarh, (superbe vue sur la ville bleue, l'audio guide en français est pas mal. L'après-midi balade dans la vielle ville, achats de quelques souvenir et cadeaux. Visite du marché de la clock tower et achat de beaucoup (trop!) d'épices et de thé dans une boutique juste à côté de l'entrée de la clock tower et de la vielle ville ("suncity spices" dans les prix, 200 rps les 200 gr d'épices).
Départ pour Ranakpur : Changement complet de paysage, on passe du désert aux forêts denses remplis de singe ! Sur la route visite du fort de Kumbhalgarh qui possède la deuxième plus grande muraille du monde, après celle de chine. La vue en haut du fort est magnifique, nous visitons 3 temples indous dans la forteresse. Ensuite nous allons voir les temples jains de Ranakpur. Ces 3 temples (dont un avec 1440 colonnes de marbres sculptées…) sont magnifiques et à ne surtout pas manquer. Le soir, nous pensions dormir sur le site. Certains voyageurs ont pu le faire, sur le moment notre chauffeur nous dit que c'est fini, que les moines n'acceptent plus d'étrangers pour la nuit. Nous sommes sceptiques mais l'écoutons… Arrivé à l'hôtel Roopan nous négocions le prix de la chambre et posons nos valises dans une chambre correcte, la sdb et propre et il y a de l'eau chaude. Nous passerons la fin de l'après-midi à nous balader au bord du lac proche de l'hôtel et croiserons même deux bergers Raikas (les mêmes que dans l'émission de FR2 !). Nous assisterons le soir au spectacle d'une famille singe allant se coucher !
Le lendemain départ pour Udaipur. Certainement la meilleure étape pour nous ! Le city palace est à faire surtout pour ses des miniatures, elles sont magnifiques ! A la sortie, évitez les magasins au pied du fort (soit disant une association aidée par le maharana local) les produits (écharpes, chemises …) sont chère et de qualité plus que douteuse (on c'est fait avoir....)! Udaipur est la ville des miniatures. Les rabatteurs des boutiques ne cesseront de vous solliciter. Nous avons acheté les notre a l'emporium d'état a la sortie du City Palace. Les prix sont fixes, et pas très élevés pour une bonne qualité (60% du prix de vente revient aux peintres). Ne pas hésiter a visiter le jagdish temple et faire un tour de bateau sur la lac Pichola (200 rps / pers). Prenez un tuctuc pour aller au téléphérique en dehors de la vielle ville qui offre une vue magnifique sur le lac et la ville. Nous avons dormi au "devraj nivas hotel" (sur lal ghat). Nous étions en basse saison, nous avons payé 1800 rps (au lieu de 3000 en haute saison) la chambre. Hormis la vue directe sur le lac, elle ne vaut pas 3000 rps /nuit. L'ensemble est propre et l'eau chaude est disponible sur demande (!), il faut appeler l'accueil 10 min avant de prendre sa douche pour qu'ils activent le ballon! Le restaurant est correct mais un peu cher. Nous avons mangé les midis dans le restaurant à côté de l'hôtel – le rainbow - (aussi en roof top avec vue directe sur le lac) qui est bien moins cher et aussi bon.
Le lendemain départ pour bundi. Sur la route visite du fort de Chittogargh, le plus grand fort du rajasthan. Effectivement la visite d'un monument à un autre se fait en voiture. Il faut être amateur de vieille pierre car le fort est en ruine, Nous finissons par la visite du temple et du palais des reines qui offre une vue sympa sur le lac. Nous repartons un peu déçu de la visite (trop de monde et sûrement de la fatigue accumulée). Pour arriver à Bundi nous prenons une route plus que cahoteuse; il faudra 2h30 pour faire 50 km. Nous arrivons tard et visitons le city palace avant la fermeture. Le palais n'a rien d'extraordinaire en lui-même car il n'est plus trop entretenu, par contre la salle des peintures vaut le coup car celles-ci sont bien conservées! Nous dormons au "Bundi haveli hotel" qui est très bien. La chambre ayant un problème de clim, le patron nous a changé de chambre sans problème nous avons même été surclassé! La nourriture est bonne et le personnel très sympathique.
Nous repartons le lendemain vers Jaipur et regrettons de ne pas être resté une journée de plus pour visiter la vielle ville… Avant de poser nos valiser au "pearl palace" qui est un bon hôtel au rapport qualité prix très correct pour Jaipur (chambre + sdb propre & eau chaude a foison!) nous allons visiter le fort d'Amber. En très bon état les salles et collections sont à voir. L'audio guide est bien fait. Le soir nous allons enfin voir un film de bollywood au Raj Mandir, ne pas hésiter, cela reste un de nos meilleurs souvenirs du voyage! Nous avons acheté les tapis dans une fabrique locale au prix correct (environ 12000 rps pour un tapis de 130 x 90 en laine cachemir). Nous partons le lendemain pour Agra. Sur la route nous visitons le fort d'Akbar le grand" Fatepur Sikri et sa mosquée. L'audioguide n'est qu en anglais donc nous n'en prenons pas. Nous refusons tous les guides qui nous accostent (et demandent 500 rps pour la visite!) et entrons. Après qques minutes, un n-ième guide nous aborde dans un français parfait et nous propose la visite pour 100 rps… Nous acceptons et nous ne le regrettons pas car nous apprendrons énormément de choses sur l'histoire du fort et aussi sur l'intégration de la religion musulmane dans la culture indienne. Par contre faire attention au retour du bus, une horde d'indien nous harcèle sur le parking pour nous vendre des bibelots le temps que nous retrouvions notre chauffeur. C'est la seule fois du voyage ou nous nous sentirons aussi peu en sécurité…
Agra : Arrivé à l'hôtel - proche de l'entrée du Taj Mahal – Les chambres sont propres, la sdb est correcte, les repas sont corrects mais cher. Le lendemain matin nous allons à l'ouverture grilles (6h) voir le Taj. C'est devant ce monument que l'on comprend pourquoi les indiens nous en parle autant depuis notre arrivée… C'est exactement comme l'on se l'imagine : grandiose, magnifique surtout au lever du soleil avec ces couleurs rose / orangé !!!! L'après-midi nous visitons le red fort d'Agra, avec un guide qui parle français (150 rps). Après le Taj Mahal et Fatepur Sikri, celui-ci est forcément moins impressionnant mais vaut quand même le détour! Une seule nuit Agra est largement suffisant, car hormis ces deux monuments il n'y a pas grand-chose à faire dans la ville.
Départ le soir pour Vârânasî en train, dernier repas avec notre chauffeur que nous quittons à la gare avec un petit pincement au cœur… Mais nous sommes immédiatement remis dans le bain une fois entré dans le train ! Nous avions réservé en 2nd AC tier (par manque de place en première) via l'agence de chauffeur car prendre les billets sur internet est très compliqué… A notre arrivée un employé de l'auberge où nous avions réservé vient nous chercher. Nous passons deux nuits au "Ganpati Guest House". La chambre que nous avons a une vue sur le Gange (qui était en crue à cette période de l'année). L'auberge est très bien placée sur les ghats, le restaurant est de très bon rapport qualité / prix . Le personnel est très sympa, et comme dans toute auberge nous pourrons prendre une douche sans supplément avant de prendre le train de nuit lors de notre départ. Une fois installé nous prenons un tuctuc pour visiter Sarnath (payé 400 rps, mais c'est cher, normalement c'est autour de 200 / 300 rps). Le conducteur nous dépose à l'entrée de divers temples bouddhiste, nous finissons par la visite du temple de Dhamekh Stupa. Se perdre dans le labyrinthe que forme la vielle ville de Vârânasî est surprenant le premier jour, mais une fois quelques repères pris, cela devient facile. Cependant deux choses à retenir sur notre visite des ghats : concernant Manirkanika ghat (le "burning ghat") ne pas suivre les rabatteurs qui vous proposeront de monter dans un immeuble environnant. Ceux-ci vous demanderons de l'argent à la fin pour aider les plus pauvres à acheter du bois (500 rps le kg). Bien évidement l'argent va directement dans leurs poches... Ne pas hésiter à monter, tout en précisant bien que vous ne voulez aucune aide! Attention les photos des crémations sont interdites. Si vous voulez voir une cérémonie hindoue, fuyez celle de 19h sur Dasaswamedh ghat : vous verrez plus de touristes que de locaux! Les plus belles cérémonies que nous avons vues étaient dans les temples (à Udaipur en particulier).
De retour sur Delhi nous passons nos deux derniers jours au Lifetree B&B, situé dans le quartier afghan, que nous avait conseillé l'agence. La chambre est très propre et bien aménagée, la patronne et son fils sont très sympas ! La guesthouse se trouve à 10 min à pied du métro et proche d'un bazar ou nous ferons nos dernier achats. Nous avons visité "Humayun’s Tomb" (tombeau qui a inspiré le Taj Mahal) moins impressionnant que son successeur mais quand même très beau ! Tout proche se trouve "Qutab Minar" avec un impressionnant minaret de 76m. La maison de Gandhi est a voir, avec une exposition permanente retraçant l'ensemble de sa vie. Vous pourrez suivre ces derniers pas avant qu'il soit assassiné.. L'ensemble de la visite est assez prenante. Si vous aimez les musés, prévoyez de passer au moins une ½ journée au National Museum. Il y a entre autre une exposition de peinture miniature magnifique! Le Fort Rouge est à faire, mais est moins impressionnant une fois que l'on a vu Fathepur Sikri. Nous ne sommes pas montés en haut du minaret de la mosquée Juma Masjid, très proche du fort rouge. Nous nous sommes également baladé (et perdu!) dans le old delhi, qui est immense et haut en couleur! Si vous voulez retrouver un peu d'occidentalisme, rendez-vous a Connaught Place ou toutes les marques et chaines de fast-food que nous connaissons sont présentes…
Bref, pour résumer (!) nous ne regrettons pas grand-chose de ce magnifique voyage et avons adoré. A choisir nous serions peut être resté une journée de plus à Bundi et plus négocié le prix des hôtels au début du voyage…
Vol : Nous avons voyagé pendant la basse saison (c'est la fin de la mousson, les températures atteignent 35/40°C dans le désert) donc les vols de province vers Delhi sont abordables. Nous avons pris nos billets avec Air France deux mois avant notre départ, et 700€ / pers, grave erreur ! Le vol n'étant pas plein à cette saison, les prix des billets sont descendus a 580€ / pers un mois avant notre départ… Lors de notre séjour, nous avons rencontrés pas mal de voyageurs qui se déplaçaient uniquement en bus / train. Il faut faire avec les retards et autres annulations qui sont courant dans les transports publics locaux. Étant donnée que nous avions que 3 semaines, nous avons choisi « d'optimiser le temps sur place » en choisissant de se déplacer avec un chauffeur.
Après pas mal de recherches sur ce forum (entre autre!) nous avons sélectionnés l'agence de Randhir Singh (chauffeureninde). Trois choses nous ont convaincu de partir avec eux : taille restreinte (moins de 10 chauffeurs indépendants – nous apprendrons sur place que les grandes agences trouvées rapidement sur google ne sont en fait que des intermédiaires qui dispatchent ensuite les clients dans des petites agences locales, d’où la surprise de certains…), Nous avons pu choisir nous-même nos hôtels (suivant le Lonely Planet et TA) et ainsi adapter nos hébergements en fonction de notre budget.L' associée de Randhir, Dominique (Dom), est française, ce qui facilite grandement les échanges lors de la préparation du voyageL'agence propose des itinéraires, mais nous avons demandé un devis avec nos propres étapes. Il n'y a pas eu de soucis, Dom a été très réactive et de bons conseils dans la préparation du voyage (durée des étapes etc…). Nous avons été pris en charge dès notre arrivée à l'aéroport par notre chauffeur (Subhaj). Il est resté avec nous durant deux semaines, il connaît très bien le Rajasthan, c'est un très bon conducteur avec « de bons freins, un bon klaxon et beaucoup de chance ! Personnage discret, il était là au moindre problème, quelqu'un de confiance sur qui on pouvait vraiment compter. Nous avons suivi ses conseils pour acheter cadeaux et souvenirs. Nous vous conseillons de faire de même puisque leur but est de satisfaire le client et non de l'escroquer ! Tout les chauffeurs prennent des commissions, celal fait parti du jeux. De même pour les visites, le chauffeur nous a modifié notre itinéraire pour voir des temples et des forts que nous n'avions pas prévu de visiter, et nous n'avons pas été déçu. Seul bémol, lors des longues étapes, il nous arrêtait dans des resto à touristes, ou la nourriture est chère (au moins 5 fois le prix d'un resto pour les locaux) et pas très bonne… Seulement tous les chauffeurs font ça car ils mangent gratuitement, et ils ont bien besoin de faire une pause après 4/5h de conduite sur les routes indienne! Retour sur les étapes / hôtels :
Mandawa : (environ 6h de, route) Après une première et courte nuit sur Delhi, départ à 8h du matin pour Mandawa. Premier contact avec les routes indiennes… Bouchon, nid de poule, vaches et autres animaux, c’est sur on est bien en Inde! Arrivé sur place nous posons nos valises au "Paawana Haveli". Très bel hôtel, avec des chambres grandes et propres, et un excellent resto. Nous avons mangé un de nos meilleurs Thali dans celui-ci. Dès notre arrivée nous partons avec un employé de l'hotel visiter les havelis de la ville. Celle-ci est calme et plutôt agréable.
Bikaner : Sur la route, visite du temple de Karni Matra à Deshnoke. A ne pas louper! Ce temple ou les rats sont vénérés (et loger / nourris) est complètement impensable pour nous occidentaux! Arrivée au "Hotel Bhairon Vilas". Nous sommes les seuls clients et avons l'impression de déranger les quelques employés présents… Nous négocions le prix de la chambre, celle-ci est petite et quelconque, la sdb, propre, sans plus. Cet hôtel est un coup de cœur du Lonely planet, mais il doit y avoir possibilité de trouver mieux. Les repas et petit dej ne sont pas inoubliables non plus. Visite du Fort de Junagarh. Très beau de l'extérieur et les diverses pièces de vie du maharadja sont magnifiques. L'audioguide en français est pas mal fait. Nous visitons ensuite le old bikaner avec un tuc-tuc conseillé pas notre chauffeur (200 rps pour 3h de visite). Nous nous baladons et visitons un premier temple jain ainsi qu'un haveli transformé en hôtel…. Le lendemain longue journée de route (7h) pour arriver à khuri dans le désert du Thar. Nous avons suivi Subhaj qui nous a amené dans une guest house organisant des safari en dromadaire et nuit dans le désert à la belle étoile (1500 rps / pers). Nous ne sommes pas les seuls, donc je n'imagine pas le monde qu'il doit y avoir en pleine saison… Après le repas et un spectacle de danse traditionnelle Rajahsthani, puis nous partons avec 3 autres personnes dormir au pied des dunes a la belle étoile. A savoir en fin de mousson, le désert est envahi par de petites mouches qui rendent les nuits difficiles!
Jaisalmer : Nous logeons à l'hotel "Pleasant haveli" que nous recommandons! Le personnel et le patron sont très sympa et toujours disponible . La chambre est grande, la sdb est nikel, les repas et petit dej sont excellents. Le tout pour un prix correct, rien à redire ! Jaisalmer est une citadelle magnifique perdue au milieu du désert. Visite du fort de bon matin, ruelles étroites et temple Jains (ceux dans le désert sont plus beaux). Ne pas louper les 3 haveli dans la ville qui offre une vue magnifique sur le fort. Visiter le 3ieme car il est entretenu par le gouvernement, l'entrée est gratuite et on n'essaye pas de vous vendre tout et n'importe quoi, contrairement au deux premier ! Nous allons voir les "royal cenotafe" au soleil couchant, c'est magnifique ! Puis nous retournons dans la ville et nous achetons des bijoux en argent dans le quartier musulman de la ville, où 300 familles vivent de cela.
Jodphur : Nous logeons au "Singhvi's Haveli" dans la vielle ville, au bas du fort de Meherangarh (5 min à pied). Toujours un coup de cœur du lonely planet, mais nous avons réservé pour 2 nuits arrivons un jour en avance… Le patron veut nous faire payer 3 nuits au lieu de deux, et un supplément car il n'y a de la place que dans les chambres de catégories supérieures…S'ensuit d'âpres négociations et au final nous ne payerons que deux nuits.Hotel correct mais patron vraiment pas sympathique. Visite du Fort de Meherangarh, (superbe vue sur la ville bleue, l'audio guide en français est pas mal. L'après-midi balade dans la vielle ville, achats de quelques souvenir et cadeaux. Visite du marché de la clock tower et achat de beaucoup (trop!) d'épices et de thé dans une boutique juste à côté de l'entrée de la clock tower et de la vielle ville ("suncity spices" dans les prix, 200 rps les 200 gr d'épices).
Départ pour Ranakpur : Changement complet de paysage, on passe du désert aux forêts denses remplis de singe ! Sur la route visite du fort de Kumbhalgarh qui possède la deuxième plus grande muraille du monde, après celle de chine. La vue en haut du fort est magnifique, nous visitons 3 temples indous dans la forteresse. Ensuite nous allons voir les temples jains de Ranakpur. Ces 3 temples (dont un avec 1440 colonnes de marbres sculptées…) sont magnifiques et à ne surtout pas manquer. Le soir, nous pensions dormir sur le site. Certains voyageurs ont pu le faire, sur le moment notre chauffeur nous dit que c'est fini, que les moines n'acceptent plus d'étrangers pour la nuit. Nous sommes sceptiques mais l'écoutons… Arrivé à l'hôtel Roopan nous négocions le prix de la chambre et posons nos valises dans une chambre correcte, la sdb et propre et il y a de l'eau chaude. Nous passerons la fin de l'après-midi à nous balader au bord du lac proche de l'hôtel et croiserons même deux bergers Raikas (les mêmes que dans l'émission de FR2 !). Nous assisterons le soir au spectacle d'une famille singe allant se coucher !
Le lendemain départ pour Udaipur. Certainement la meilleure étape pour nous ! Le city palace est à faire surtout pour ses des miniatures, elles sont magnifiques ! A la sortie, évitez les magasins au pied du fort (soit disant une association aidée par le maharana local) les produits (écharpes, chemises …) sont chère et de qualité plus que douteuse (on c'est fait avoir....)! Udaipur est la ville des miniatures. Les rabatteurs des boutiques ne cesseront de vous solliciter. Nous avons acheté les notre a l'emporium d'état a la sortie du City Palace. Les prix sont fixes, et pas très élevés pour une bonne qualité (60% du prix de vente revient aux peintres). Ne pas hésiter a visiter le jagdish temple et faire un tour de bateau sur la lac Pichola (200 rps / pers). Prenez un tuctuc pour aller au téléphérique en dehors de la vielle ville qui offre une vue magnifique sur le lac et la ville. Nous avons dormi au "devraj nivas hotel" (sur lal ghat). Nous étions en basse saison, nous avons payé 1800 rps (au lieu de 3000 en haute saison) la chambre. Hormis la vue directe sur le lac, elle ne vaut pas 3000 rps /nuit. L'ensemble est propre et l'eau chaude est disponible sur demande (!), il faut appeler l'accueil 10 min avant de prendre sa douche pour qu'ils activent le ballon! Le restaurant est correct mais un peu cher. Nous avons mangé les midis dans le restaurant à côté de l'hôtel – le rainbow - (aussi en roof top avec vue directe sur le lac) qui est bien moins cher et aussi bon.
Le lendemain départ pour bundi. Sur la route visite du fort de Chittogargh, le plus grand fort du rajasthan. Effectivement la visite d'un monument à un autre se fait en voiture. Il faut être amateur de vieille pierre car le fort est en ruine, Nous finissons par la visite du temple et du palais des reines qui offre une vue sympa sur le lac. Nous repartons un peu déçu de la visite (trop de monde et sûrement de la fatigue accumulée). Pour arriver à Bundi nous prenons une route plus que cahoteuse; il faudra 2h30 pour faire 50 km. Nous arrivons tard et visitons le city palace avant la fermeture. Le palais n'a rien d'extraordinaire en lui-même car il n'est plus trop entretenu, par contre la salle des peintures vaut le coup car celles-ci sont bien conservées! Nous dormons au "Bundi haveli hotel" qui est très bien. La chambre ayant un problème de clim, le patron nous a changé de chambre sans problème nous avons même été surclassé! La nourriture est bonne et le personnel très sympathique.
Nous repartons le lendemain vers Jaipur et regrettons de ne pas être resté une journée de plus pour visiter la vielle ville… Avant de poser nos valiser au "pearl palace" qui est un bon hôtel au rapport qualité prix très correct pour Jaipur (chambre + sdb propre & eau chaude a foison!) nous allons visiter le fort d'Amber. En très bon état les salles et collections sont à voir. L'audio guide est bien fait. Le soir nous allons enfin voir un film de bollywood au Raj Mandir, ne pas hésiter, cela reste un de nos meilleurs souvenirs du voyage! Nous avons acheté les tapis dans une fabrique locale au prix correct (environ 12000 rps pour un tapis de 130 x 90 en laine cachemir). Nous partons le lendemain pour Agra. Sur la route nous visitons le fort d'Akbar le grand" Fatepur Sikri et sa mosquée. L'audioguide n'est qu en anglais donc nous n'en prenons pas. Nous refusons tous les guides qui nous accostent (et demandent 500 rps pour la visite!) et entrons. Après qques minutes, un n-ième guide nous aborde dans un français parfait et nous propose la visite pour 100 rps… Nous acceptons et nous ne le regrettons pas car nous apprendrons énormément de choses sur l'histoire du fort et aussi sur l'intégration de la religion musulmane dans la culture indienne. Par contre faire attention au retour du bus, une horde d'indien nous harcèle sur le parking pour nous vendre des bibelots le temps que nous retrouvions notre chauffeur. C'est la seule fois du voyage ou nous nous sentirons aussi peu en sécurité…
Agra : Arrivé à l'hôtel - proche de l'entrée du Taj Mahal – Les chambres sont propres, la sdb est correcte, les repas sont corrects mais cher. Le lendemain matin nous allons à l'ouverture grilles (6h) voir le Taj. C'est devant ce monument que l'on comprend pourquoi les indiens nous en parle autant depuis notre arrivée… C'est exactement comme l'on se l'imagine : grandiose, magnifique surtout au lever du soleil avec ces couleurs rose / orangé !!!! L'après-midi nous visitons le red fort d'Agra, avec un guide qui parle français (150 rps). Après le Taj Mahal et Fatepur Sikri, celui-ci est forcément moins impressionnant mais vaut quand même le détour! Une seule nuit Agra est largement suffisant, car hormis ces deux monuments il n'y a pas grand-chose à faire dans la ville.
Départ le soir pour Vârânasî en train, dernier repas avec notre chauffeur que nous quittons à la gare avec un petit pincement au cœur… Mais nous sommes immédiatement remis dans le bain une fois entré dans le train ! Nous avions réservé en 2nd AC tier (par manque de place en première) via l'agence de chauffeur car prendre les billets sur internet est très compliqué… A notre arrivée un employé de l'auberge où nous avions réservé vient nous chercher. Nous passons deux nuits au "Ganpati Guest House". La chambre que nous avons a une vue sur le Gange (qui était en crue à cette période de l'année). L'auberge est très bien placée sur les ghats, le restaurant est de très bon rapport qualité / prix . Le personnel est très sympa, et comme dans toute auberge nous pourrons prendre une douche sans supplément avant de prendre le train de nuit lors de notre départ. Une fois installé nous prenons un tuctuc pour visiter Sarnath (payé 400 rps, mais c'est cher, normalement c'est autour de 200 / 300 rps). Le conducteur nous dépose à l'entrée de divers temples bouddhiste, nous finissons par la visite du temple de Dhamekh Stupa. Se perdre dans le labyrinthe que forme la vielle ville de Vârânasî est surprenant le premier jour, mais une fois quelques repères pris, cela devient facile. Cependant deux choses à retenir sur notre visite des ghats : concernant Manirkanika ghat (le "burning ghat") ne pas suivre les rabatteurs qui vous proposeront de monter dans un immeuble environnant. Ceux-ci vous demanderons de l'argent à la fin pour aider les plus pauvres à acheter du bois (500 rps le kg). Bien évidement l'argent va directement dans leurs poches... Ne pas hésiter à monter, tout en précisant bien que vous ne voulez aucune aide! Attention les photos des crémations sont interdites. Si vous voulez voir une cérémonie hindoue, fuyez celle de 19h sur Dasaswamedh ghat : vous verrez plus de touristes que de locaux! Les plus belles cérémonies que nous avons vues étaient dans les temples (à Udaipur en particulier).
De retour sur Delhi nous passons nos deux derniers jours au Lifetree B&B, situé dans le quartier afghan, que nous avait conseillé l'agence. La chambre est très propre et bien aménagée, la patronne et son fils sont très sympas ! La guesthouse se trouve à 10 min à pied du métro et proche d'un bazar ou nous ferons nos dernier achats. Nous avons visité "Humayun’s Tomb" (tombeau qui a inspiré le Taj Mahal) moins impressionnant que son successeur mais quand même très beau ! Tout proche se trouve "Qutab Minar" avec un impressionnant minaret de 76m. La maison de Gandhi est a voir, avec une exposition permanente retraçant l'ensemble de sa vie. Vous pourrez suivre ces derniers pas avant qu'il soit assassiné.. L'ensemble de la visite est assez prenante. Si vous aimez les musés, prévoyez de passer au moins une ½ journée au National Museum. Il y a entre autre une exposition de peinture miniature magnifique! Le Fort Rouge est à faire, mais est moins impressionnant une fois que l'on a vu Fathepur Sikri. Nous ne sommes pas montés en haut du minaret de la mosquée Juma Masjid, très proche du fort rouge. Nous nous sommes également baladé (et perdu!) dans le old delhi, qui est immense et haut en couleur! Si vous voulez retrouver un peu d'occidentalisme, rendez-vous a Connaught Place ou toutes les marques et chaines de fast-food que nous connaissons sont présentes…
Bref, pour résumer (!) nous ne regrettons pas grand-chose de ce magnifique voyage et avons adoré. A choisir nous serions peut être resté une journée de plus à Bundi et plus négocié le prix des hôtels au début du voyage…
Quel président pour Madagascar? English translation pending
Qui voyez vous comme président Malgache .
Donner vos avis
Découvrir Cuba English translation pending
Bonjour !
Nous souhaitons découvrir Cuba ... Pendant 15 jours environs qu'est que vous nous conseillez . merci
Récit d'un voyage d'un mois - Vietnam et Cambodge English translation pending
Salut à tous !
Voici le récit du périple que nous avons effectué récemment, avec mon amie, au Vietnam et au Cambodge. Nous souhaitons ainsi le partager, notamment afin que les potentiels vacanciers y trouvent de quoi nourir leur programme. Je suis disponible pour toute question pouvant vous aider à préparer un voyage extraordinaire, dans ces deux pays qui ne le sont pas moins !
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Compte rendu voyage Tibet (Ü-Tsang-Ngari-Amdo) English translation pending
Je souhaiterais partager avec vous un bref compte rendu de mon expérience lors de mon voyage au Tibet en novembre de 2011. Pourquoi si tard? Je ne suis pas adepte de comptes rendus de voyage, mais il me semble nécessaire de prendre du temps de faire profiter à d'autres voyageurs de mon expérience, mes conseils, mes recommandations, du fait des nombreuses interrogations suscitées par la complexité de voyager au "Pays des Neiges." J'ai eu moi même beaucoup de mal à trouver une agence fiable, bon marché, basée au Tibet et administrée 100% par des tibétains. Je n'ai d'ailleurs pas trouvé d'information très fiable sur le forum pour construire mon voyage, il me semble donc juste de pouvoir faire profiter même très tardivement au forumistes qui souhaitent découvrir cette merveilleuse région du globe.
Le plateau tibétain, situation géographique et géopolitiques
Le plateau tibétain est un immense plateau qui s'étend entre les Monts Kunlun, au Nord, le Karakoram, à l'Ouest, et l'Himalaya au Sud. L'est du Tibet est constitué de nombreuses chaînes chaotiques entre lesquelles s’engouffrent les plus grand fleuves d'Asie de l'Est et du Sud-Est: Mékong, Yang Tse Kiang, Salouen, Irrawady. Il est s'est formé par la collision de la plaque Indienne et de la plaque eurasienne. Son altitude varie considérablement selon la région: les vallées du Tsang sont situées à moins de 4000 mètres d'altitude, alors que les grandes étendues de l'Est et du Nord (Ngari, Chang Tang) s'élèvent à plus de 4500 mètres. Le plateau Aksai Chin aujourd'hui sous dominion chinois atteint même des altitudes de plus de 5500 mètres. La zone du canyon de la Sutlej ou Zanda - Tsamda, dans lequel s'est développé le mythique royaume de Gugé, est pour sa part située un peu plus bas que les hauts plateaux au pied du Kailash (3700 mètres), tout comme les grands espaces de l'Amdo, connus pour ses grandes plaines verdoyantes l'été (3000 mètres).

Le Tibet est littéralement le château d'eau de l'Asie, nécessaire à la survie de plus de 2 milliards d'êtres humains. Outre les fleuves cités plus haut, qui s'écoulent tous vers le Sud de la Chine et l'Asie du Sud-Est, l'Indus, la Sutlej et le Bhramapoutre prennent tous leurs sources dans les plaines situées au Nord de la chaîne de l'Himalaya, traversent parfois des centaines de kilomètres le long des failles géologiques, avant de franchir les plus hautes chaînes montagneuses du monde à travers des gorges vertigineuses avant de rejoindre les grandes plaines du sous continent indien.

L'immensité du haut plateau fait que le Tibet comprend des paysages et des climats très diversifiés. Les plateaux de l'Amdo connaissent une saison de pluies abondantes l'été et des précipitations fréquentes hors de la saison, transformant ces hautes plaines en de grands pâturages où paissent de grands troupeaux de yaks notamment autour de Labrang, et s'étendant en partie sur le Gansu, le Nord du Sichuan et la partie Nord-Est de l'immense Qinghai. La région Ü-Tsang est constituée de massifs et de chaînes arrondies et entrecoupées par de vastes vallées arrosées durant l'été, la mousson traversant l'Himalaya jusqu'au début de l'automne (octobre, même si les "queues" de mousson se produisent maintenant parfois encore plus tard dans la saison). L'automne est une superbe saison pour la lumière, les températures n'ayant pas encore chuté, et le ciel souvent bien bleu pour le plus grand plaisir des photographes. Au contraire, l'été est très pluvieux, et connaît souvent de grandes crues dans la vallée du Yarlung Tsangpo connu comme le Bhramapoutre lorsqu'il arrive dans l'état indien de l'Assam après avoir franchi l'Himalaya au pied de la Namcha Barwa. Du fait de sa latitude très méridionale, Lhasa est une ville aux températures plutôt chaudes l'été, ayant même des températures plus clémentes que la glaciale Pékin en hiver, bien loin des clichés. En revanche, les grandes étendues du Ngari, du Chang Tang et la région des lacs est une terre inhospitalière qui connaît des températures glaciales durant une grande partie de l'année. Le Chang Tang et le Nord-Ouest du Qinghai sont traversés par un grand plateau désertique enneigé une grande partie de l'année et abritant de grandes populations d'antilopes et de gazelles tibétaines, et même les derniers yaks sauvages. Il n'est pas rare d'observer des loups tibétains lors du voyage en train entre Xining et Naqchu, suivant la grand migration des antilopes vers la réserve de Kekexili. La cuvette de Gugé est un monde minéral bien particulier qui connaît également la moisson en été et des températures plus chaudes l'automne et l'hiver. Le pays Podpa est très arrosé l'été et connaît même un climat subtropicale, abritant de grandes forêts malheureusement surexploitées par les chinois, juste au Nord de la Grande Boucle du Yarlung Tsangpo, au fond de la plus haute gorge au monde. Enfin, le Kham qui est entièrement situé dans la région administrative du Sichuan, est la partie la plus pluvieuse du Tibet, entrecoupée de larges vallées partiellement boisé par de belles forêts de conifères, et des forêts subtropicales de bambous dans les piémonts à son extrême Est.
Il faut d'ailleurs bien distinguer l'entité culturelle et géographique du Tibet de la Province administrative du Tibet ou TAR (acronyme pour Tibet Autonomous Region), cœur de la civilisation tibétaine dans laquelle se trouvent les grandes villes Lhasa, Gyantse ou encore Shigatse en rapide processus de sinisation. Siège de grandes transformations culturelles, c'est aussi une zone de grandes ressources minières dont l'exploitation devrait s’accélérer avec le développement de la voie ferrée. Elle est le lieu de grands changement démographiques et culturels, avec la colonisation des peuples Han ou sinisation, et oubli de la culture monastique et plus globalement tibétaine sous l'effet de programmes de sinisation massifs orchestrés par le Gouvernement central de Pékin. Autour, les parties tibétaines des provinces du Qinghai, du Sichuan et du Gansu ont pour le moment réussi à préserver leur culture et traditions millénaires, c'est à mon sens le but de tout voyageur désirant découvrir le vrai Tibet aux traditions souvent encore intactes, Lhasa étant la destination de voyageurs souhaitant plutôt connaître le patrimoine et la richesse exceptionnelle du Tibet historique qui ont fleuri durant la main-mise des ordres Sakyapas puis surtout Gelugpa.

Je souhaiterais d'ailleurs rappeler à tous voyageurs que si les zones tibétaines du Sichuan, Qinghai et Gansu souffrent parfois de fermetures au tourisme sans préavis de l’administration chinoise, ce sont pas des zones à l'accès limité au contraire de la province administrative du Tibet ou TAR, où sévissent les contraintes sous forme de permis contraignants. Il est donc tout à fait possible de visiter les vastes régions tibétaines du Kham et de l'Amdo depuis Kunming, Chengdu ou encore Lanzhou ou Xining, sans devoir incorporer un groupe de même nationalité et autres formalités décourageantes pour le touriste désireux de se rendre au Tibet.
Voici quelques photos des différentes régions culturelles du Tibet:
L'Amdo (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)




Je vous invite à découvrir également l'album de mon ami David Ducoin, guide conférencier spécialiste du Tibet et de l'Himalaya, qui accompagne de nombreux voyages chez l'agence de trekking Allibert: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157622933215210/ David cherche chaque année à construire de nouveaux itinéraires innovants, dans des régions en dehors des sentiers battus.
Le Kham (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)



Les albums de David son éloquents, le Kham est une région authentique, aux traditions bien vivantes, au contraire du Tibet Central ou Ü-Tsang en fort procesus de sinisation: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157633185430516/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634500911919/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634864963193/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157625651289151/
Le Far Ouest Tibétain (photos personnelles)






Il faut également jeter un œil sur l'album de David sur la Kora du Kailash durant la Saga Dawa: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157630318582852/
Je ne poste pas de photos du Tibet Central ici, étant donné que vous pourrez observer de nombreuses photos de cette région au cours de la lecture de ce récit.
Voici les liens d'images des cartes utilisées dans ce post: http://image.chinatour360.com/map/tibet.jpg http://www.yowangdu.com/...Orgplateaumap_lg.jpg http://tibetantrekking.com/.../Tibet-Map-Large.jpg
Le plateau tibétain, situation géographique et géopolitiques
Le plateau tibétain est un immense plateau qui s'étend entre les Monts Kunlun, au Nord, le Karakoram, à l'Ouest, et l'Himalaya au Sud. L'est du Tibet est constitué de nombreuses chaînes chaotiques entre lesquelles s’engouffrent les plus grand fleuves d'Asie de l'Est et du Sud-Est: Mékong, Yang Tse Kiang, Salouen, Irrawady. Il est s'est formé par la collision de la plaque Indienne et de la plaque eurasienne. Son altitude varie considérablement selon la région: les vallées du Tsang sont situées à moins de 4000 mètres d'altitude, alors que les grandes étendues de l'Est et du Nord (Ngari, Chang Tang) s'élèvent à plus de 4500 mètres. Le plateau Aksai Chin aujourd'hui sous dominion chinois atteint même des altitudes de plus de 5500 mètres. La zone du canyon de la Sutlej ou Zanda - Tsamda, dans lequel s'est développé le mythique royaume de Gugé, est pour sa part située un peu plus bas que les hauts plateaux au pied du Kailash (3700 mètres), tout comme les grands espaces de l'Amdo, connus pour ses grandes plaines verdoyantes l'été (3000 mètres).

Le Tibet est littéralement le château d'eau de l'Asie, nécessaire à la survie de plus de 2 milliards d'êtres humains. Outre les fleuves cités plus haut, qui s'écoulent tous vers le Sud de la Chine et l'Asie du Sud-Est, l'Indus, la Sutlej et le Bhramapoutre prennent tous leurs sources dans les plaines situées au Nord de la chaîne de l'Himalaya, traversent parfois des centaines de kilomètres le long des failles géologiques, avant de franchir les plus hautes chaînes montagneuses du monde à travers des gorges vertigineuses avant de rejoindre les grandes plaines du sous continent indien.

L'immensité du haut plateau fait que le Tibet comprend des paysages et des climats très diversifiés. Les plateaux de l'Amdo connaissent une saison de pluies abondantes l'été et des précipitations fréquentes hors de la saison, transformant ces hautes plaines en de grands pâturages où paissent de grands troupeaux de yaks notamment autour de Labrang, et s'étendant en partie sur le Gansu, le Nord du Sichuan et la partie Nord-Est de l'immense Qinghai. La région Ü-Tsang est constituée de massifs et de chaînes arrondies et entrecoupées par de vastes vallées arrosées durant l'été, la mousson traversant l'Himalaya jusqu'au début de l'automne (octobre, même si les "queues" de mousson se produisent maintenant parfois encore plus tard dans la saison). L'automne est une superbe saison pour la lumière, les températures n'ayant pas encore chuté, et le ciel souvent bien bleu pour le plus grand plaisir des photographes. Au contraire, l'été est très pluvieux, et connaît souvent de grandes crues dans la vallée du Yarlung Tsangpo connu comme le Bhramapoutre lorsqu'il arrive dans l'état indien de l'Assam après avoir franchi l'Himalaya au pied de la Namcha Barwa. Du fait de sa latitude très méridionale, Lhasa est une ville aux températures plutôt chaudes l'été, ayant même des températures plus clémentes que la glaciale Pékin en hiver, bien loin des clichés. En revanche, les grandes étendues du Ngari, du Chang Tang et la région des lacs est une terre inhospitalière qui connaît des températures glaciales durant une grande partie de l'année. Le Chang Tang et le Nord-Ouest du Qinghai sont traversés par un grand plateau désertique enneigé une grande partie de l'année et abritant de grandes populations d'antilopes et de gazelles tibétaines, et même les derniers yaks sauvages. Il n'est pas rare d'observer des loups tibétains lors du voyage en train entre Xining et Naqchu, suivant la grand migration des antilopes vers la réserve de Kekexili. La cuvette de Gugé est un monde minéral bien particulier qui connaît également la moisson en été et des températures plus chaudes l'automne et l'hiver. Le pays Podpa est très arrosé l'été et connaît même un climat subtropicale, abritant de grandes forêts malheureusement surexploitées par les chinois, juste au Nord de la Grande Boucle du Yarlung Tsangpo, au fond de la plus haute gorge au monde. Enfin, le Kham qui est entièrement situé dans la région administrative du Sichuan, est la partie la plus pluvieuse du Tibet, entrecoupée de larges vallées partiellement boisé par de belles forêts de conifères, et des forêts subtropicales de bambous dans les piémonts à son extrême Est.
Il faut d'ailleurs bien distinguer l'entité culturelle et géographique du Tibet de la Province administrative du Tibet ou TAR (acronyme pour Tibet Autonomous Region), cœur de la civilisation tibétaine dans laquelle se trouvent les grandes villes Lhasa, Gyantse ou encore Shigatse en rapide processus de sinisation. Siège de grandes transformations culturelles, c'est aussi une zone de grandes ressources minières dont l'exploitation devrait s’accélérer avec le développement de la voie ferrée. Elle est le lieu de grands changement démographiques et culturels, avec la colonisation des peuples Han ou sinisation, et oubli de la culture monastique et plus globalement tibétaine sous l'effet de programmes de sinisation massifs orchestrés par le Gouvernement central de Pékin. Autour, les parties tibétaines des provinces du Qinghai, du Sichuan et du Gansu ont pour le moment réussi à préserver leur culture et traditions millénaires, c'est à mon sens le but de tout voyageur désirant découvrir le vrai Tibet aux traditions souvent encore intactes, Lhasa étant la destination de voyageurs souhaitant plutôt connaître le patrimoine et la richesse exceptionnelle du Tibet historique qui ont fleuri durant la main-mise des ordres Sakyapas puis surtout Gelugpa.

Je souhaiterais d'ailleurs rappeler à tous voyageurs que si les zones tibétaines du Sichuan, Qinghai et Gansu souffrent parfois de fermetures au tourisme sans préavis de l’administration chinoise, ce sont pas des zones à l'accès limité au contraire de la province administrative du Tibet ou TAR, où sévissent les contraintes sous forme de permis contraignants. Il est donc tout à fait possible de visiter les vastes régions tibétaines du Kham et de l'Amdo depuis Kunming, Chengdu ou encore Lanzhou ou Xining, sans devoir incorporer un groupe de même nationalité et autres formalités décourageantes pour le touriste désireux de se rendre au Tibet.
Voici quelques photos des différentes régions culturelles du Tibet:
L'Amdo (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)




Je vous invite à découvrir également l'album de mon ami David Ducoin, guide conférencier spécialiste du Tibet et de l'Himalaya, qui accompagne de nombreux voyages chez l'agence de trekking Allibert: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157622933215210/ David cherche chaque année à construire de nouveaux itinéraires innovants, dans des régions en dehors des sentiers battus.
Le Kham (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)



Les albums de David son éloquents, le Kham est une région authentique, aux traditions bien vivantes, au contraire du Tibet Central ou Ü-Tsang en fort procesus de sinisation: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157633185430516/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634500911919/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634864963193/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157625651289151/
Le Far Ouest Tibétain (photos personnelles)






Il faut également jeter un œil sur l'album de David sur la Kora du Kailash durant la Saga Dawa: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157630318582852/
Je ne poste pas de photos du Tibet Central ici, étant donné que vous pourrez observer de nombreuses photos de cette région au cours de la lecture de ce récit.
Voici les liens d'images des cartes utilisées dans ce post: http://image.chinatour360.com/map/tibet.jpg http://www.yowangdu.com/...Orgplateaumap_lg.jpg http://tibetantrekking.com/.../Tibet-Map-Large.jpg
Ouest américain en septembre 2013: que de pistes fermées! English translation pending
Je n'avais pas prévu de faire un carnet de voyage cette année. En effet, pour ce 7ème voyage, il n'y avait pas de secteur nouveau, pas de lieux inconnu, pas de parc dont le forum ne soit déjà inondé de photos. Non, c'était juste un circuit classique avec des musts de la Californie, Nevada, Utah et Arizona, un circuit de 3 semaines début septembre destiné à faire découvrir le Grand West à un couple d'amis.
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.
Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitif
Le lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand Grove
General Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress Tree
Pas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NP
SUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitifLe lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand GroveGeneral Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress TreePas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NPSUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve English translation pending
Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
5ème voyage dans l'ouest américain... et certainement pas le dernier English translation pending
Hello à tous,
Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:
J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193
J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127
J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597
J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029
J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416
J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810
J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310
J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668
J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790
J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662
J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147
J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698
J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566
J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512
J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594
Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)
Circuit de 3500 km
Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....
Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...
En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...
Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.
Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:
J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193
J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127
J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597
J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029
J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416
J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810
J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310
J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668
J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790
J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662
J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147
J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698
J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566
J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512
J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594
Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)

Circuit de 3500 km

Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....
Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...
En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...
Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.
Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Drakensberg ou St Lucia avec enfants 1 et 4 ans, hébergement English translation pending
Bonjour,
Je reprends ma discussion après avoir été bien conseillée sur divers points pour établir notre circuit. Nous sommes donc 4 adultes + 2 jeunes enfants (1 et 4 ans) partant pour l'AFS début novembre pour 15 jours (sauf 2 qui restent 1 mois) nous aimons la nature, les ballades etc...merci d'ailleurs à tous ceux qui m'ont répondu. Donc nous pensons partir après être arrivés à Johanesbourg (1 nuit à prétoria), partir pour blyde river canyon, puis nous avons réservé 3 nuits pour le parc Kruger (merci à ceux qui m'ont dit de réserver dès maintenant car c'était déja bien pris)ensuite nous pensons prendre un vol à durban pour le cap. Mais après avoir quittés le parc Kruger par la porte Sud, je ne sais pas encore s'il vaut mieux faire Santa Lucia ou faire le drakensberg avec deux jeunes enfants, (au niveau du km c'est environ 600km)...sachant que nous y resterons 2 ou 3 nuits.. 1)Quel partie du drakensberg est mieux adaptée pour les enfants, quel logement bon rapport qualité prix me conseillez vous? 2)Même question pour st Lucia, quel hebergement ? la ballade en bateau vaut elle le coup ? faut il aller à cape vidale ?? 3)Ensuite donc nous resterons 4 jours au Cap, j'ai lu que Hout Bay était bien pour rayonner autour, avez vous des adresses de logement du style selfcatering comme nous sommes 6 ? 4)Et enfin pour les 2 qui restent 15 jours de plus et qui doivent rejoindre Johanesbourg en voiture, y aura t'il des endroits à voir hors des circuits classiques (les petits ne seront plus du voyage).. ? cote ouest par ex ou centre du pays ? ou faire la wild coast..? Merci pour tous vos bons conseils, ils sont bien utiles pour préparer un voyage...
Je reprends ma discussion après avoir été bien conseillée sur divers points pour établir notre circuit. Nous sommes donc 4 adultes + 2 jeunes enfants (1 et 4 ans) partant pour l'AFS début novembre pour 15 jours (sauf 2 qui restent 1 mois) nous aimons la nature, les ballades etc...merci d'ailleurs à tous ceux qui m'ont répondu. Donc nous pensons partir après être arrivés à Johanesbourg (1 nuit à prétoria), partir pour blyde river canyon, puis nous avons réservé 3 nuits pour le parc Kruger (merci à ceux qui m'ont dit de réserver dès maintenant car c'était déja bien pris)ensuite nous pensons prendre un vol à durban pour le cap. Mais après avoir quittés le parc Kruger par la porte Sud, je ne sais pas encore s'il vaut mieux faire Santa Lucia ou faire le drakensberg avec deux jeunes enfants, (au niveau du km c'est environ 600km)...sachant que nous y resterons 2 ou 3 nuits.. 1)Quel partie du drakensberg est mieux adaptée pour les enfants, quel logement bon rapport qualité prix me conseillez vous? 2)Même question pour st Lucia, quel hebergement ? la ballade en bateau vaut elle le coup ? faut il aller à cape vidale ?? 3)Ensuite donc nous resterons 4 jours au Cap, j'ai lu que Hout Bay était bien pour rayonner autour, avez vous des adresses de logement du style selfcatering comme nous sommes 6 ? 4)Et enfin pour les 2 qui restent 15 jours de plus et qui doivent rejoindre Johanesbourg en voiture, y aura t'il des endroits à voir hors des circuits classiques (les petits ne seront plus du voyage).. ? cote ouest par ex ou centre du pays ? ou faire la wild coast..? Merci pour tous vos bons conseils, ils sont bien utiles pour préparer un voyage...
Concours Photos VF Septembre 2013: "Les Taxis du monde" English translation pending
Le jeux Concours photos VF de Septembre 2013 est lancé !
Le thème ? « Les Taxis du monde »
Souvent les Taxis ont un aspect très différent d’un pays à l’autre : décoration, couleurs, modèle et même type de véhicules (voitures motorisées sur roues, bateaux, motos … ou cycles tractés à la force des mollets …). Bien entendu, dans le cadre de ce concours VF « Taxis », il faut absolument que le fait d’être un taxi soit bien évident avec un trajet que l’on pense payant … Les transports en communs ne sont pas souhaités … sauf si le fait d’être un taxi collectif est bien évident. Le taxi doit être un point fort de la photo et l’environnement dépaysant afin de nous faire voyager la situation originale si possible, l’angle de vue, la composition, les présences humaines …. Tous ces aspects seront appréciés et feront très certainement la différence au moment des votes. A vous de nous présenter vos photos à propos des taxis dans le monde : plan large, cadrage serré, gros plan, vue extérieure ou intérieure, vue du chauffeur ou pas, situation originale ou cocasse, rue déserte ou embouteillée, sous le soleil ou sous la pluie, de jour ou de nuit, présentation en couleur ou en noir&blanc … Amateurs de voyages et de photos vous devez avoir dans vos archives de photos des vues qui correspondent à ce thème …
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.
Dépôt des photos jusqu’au dimanche 22 Septembre 2013 inclus.
Début des votes à partir du Lundi 23 jusqu’au dimanche 29 Septembre 2013 inclus. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF d’Octobre 2013.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6151651;live=1;
Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama de synthèse des photos participantes) Voici le lien pour septembre
A vos photos … et bonne chance !
Jean
Le thème ? « Les Taxis du monde »
Souvent les Taxis ont un aspect très différent d’un pays à l’autre : décoration, couleurs, modèle et même type de véhicules (voitures motorisées sur roues, bateaux, motos … ou cycles tractés à la force des mollets …). Bien entendu, dans le cadre de ce concours VF « Taxis », il faut absolument que le fait d’être un taxi soit bien évident avec un trajet que l’on pense payant … Les transports en communs ne sont pas souhaités … sauf si le fait d’être un taxi collectif est bien évident. Le taxi doit être un point fort de la photo et l’environnement dépaysant afin de nous faire voyager la situation originale si possible, l’angle de vue, la composition, les présences humaines …. Tous ces aspects seront appréciés et feront très certainement la différence au moment des votes. A vous de nous présenter vos photos à propos des taxis dans le monde : plan large, cadrage serré, gros plan, vue extérieure ou intérieure, vue du chauffeur ou pas, situation originale ou cocasse, rue déserte ou embouteillée, sous le soleil ou sous la pluie, de jour ou de nuit, présentation en couleur ou en noir&blanc … Amateurs de voyages et de photos vous devez avoir dans vos archives de photos des vues qui correspondent à ce thème …
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.
Dépôt des photos jusqu’au dimanche 22 Septembre 2013 inclus.
Début des votes à partir du Lundi 23 jusqu’au dimanche 29 Septembre 2013 inclus. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF d’Octobre 2013.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6151651;live=1;
Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama de synthèse des photos participantes) Voici le lien pour septembre
A vos photos … et bonne chance !
Jean
Retour d'expérience visa B2 Etats-Unis English translation pending
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
Un mois en Nouvelle-Zélande, en camping car, avec 2 bébés: c'est possible! English translation pending
Voici notre carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Il n'a d'autre objectif de rassurer les parents qui hésitent encore à partir à l'autre bout du monde avec un ou des bébés. Nous sommes donc partis un mois en Nouvelle-Zélande en avril 2012, ma femme, mes deux petits jumeaux alors âgés de 16 mois, et moi. Nous avons choisi la formule camping-car pour plus de liberté, et surtout pour plus de facilités et de commodités avec les loulous : pas besoin de charger et décharger les bagages chaque soir, un frigo à dispo 24/24, possibilité de cuisiner à tout moment ...
Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
L'itinéraire :

Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
L'itinéraire :
