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Changer de l'argent au Guatemala? English translation pending
Bonjour à vous chers voyageurs!
Je planifie tranquillement mon futur voyage au Guatemala. J'ai l'intention de partir environ 6 semaines, les 4 premières pour suivre des cours d'espagnol à Antigua et le reste pour visiter le pays.🙂
Ma question concerne l'échange d'argent...je compte partir avec de l'argent américain pour payer mes cours et l'hébergement en famille d'accueil. Mais pour acheter des quetzals, qu'est-ce qui est le plus avantageux? Les changer à partir du US ou du Canadien? Aussi, est-il possible de me servir de ma carte de guichet à Antigua?
Merci beaucoup à l'avance pour vos réponses, Mélanie😎
Je planifie tranquillement mon futur voyage au Guatemala. J'ai l'intention de partir environ 6 semaines, les 4 premières pour suivre des cours d'espagnol à Antigua et le reste pour visiter le pays.🙂
Ma question concerne l'échange d'argent...je compte partir avec de l'argent américain pour payer mes cours et l'hébergement en famille d'accueil. Mais pour acheter des quetzals, qu'est-ce qui est le plus avantageux? Les changer à partir du US ou du Canadien? Aussi, est-il possible de me servir de ma carte de guichet à Antigua?
Merci beaucoup à l'avance pour vos réponses, Mélanie😎
Sécurité au Guatemala? English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de partir au Guatemala hors agence de tourisme en novembre-décembre 2012, mais j'ai vu qu'il y a eu des agressions récemment d'étrangers sur les sites touristiques et que le ministere des affaires étrangères déconseille de s'y rendre. Quelqu'un a-t-il été au Guatemala récemment pour me dire le sentiment sur place?
Merci beaucoup!
Itinéraire pour deux semaines à Sumatra? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaiterions obtenir des informations et vos expériences concernant un itinéraire de 2 semaines sur l'ile de Sumatra. Arrivée à Singapour le 25 Aout avec comme idée de se rendre à Bali ensuite depuis Sumatra.
Merci pour vos conseils
H.
Nous souhaiterions obtenir des informations et vos expériences concernant un itinéraire de 2 semaines sur l'ile de Sumatra. Arrivée à Singapour le 25 Aout avec comme idée de se rendre à Bali ensuite depuis Sumatra.
Merci pour vos conseils
H.
Ascension du mont Kinabalu English translation pending
Hi,
Nous préparons actuellement un itinéraire pour un séjour de 3 semaines environ fin juillet/début août 2012 à Bornéo en amoureux.
Nous avons très envie de faire l'ascension du Mont Kinabalu mais les prix sont 'dissuasifs'. A priori, il est obligatoire d'avoir une réservation au refuge de Laban Rata pour pouvoir accéder à cette ascension. Or, sur le site de Sutera Sanctuary Lodge, il est obligatoire de réserver 2 nuits minimum, et c'est 1 adult per room max (est-ce que je comprends bien??). Donc au total, cela revient à 3492 RM pour deux, soit 890€ !!!!!!
http://reservations.directwithhotels.com/reservation/showFlexible/859/en/0/0/0/0
Quelqu'un a-t-il fait l'ascension récemment? J'ai trouvé quelques posts sur le sujet mais pas d'infos très récentes... Si oui, est-ce bien le seul moyen de faire ce trek, auquel cas on devra faire une croix dessus :-( ?
Mariebenj
Nous préparons actuellement un itinéraire pour un séjour de 3 semaines environ fin juillet/début août 2012 à Bornéo en amoureux.
Nous avons très envie de faire l'ascension du Mont Kinabalu mais les prix sont 'dissuasifs'. A priori, il est obligatoire d'avoir une réservation au refuge de Laban Rata pour pouvoir accéder à cette ascension. Or, sur le site de Sutera Sanctuary Lodge, il est obligatoire de réserver 2 nuits minimum, et c'est 1 adult per room max (est-ce que je comprends bien??). Donc au total, cela revient à 3492 RM pour deux, soit 890€ !!!!!!
http://reservations.directwithhotels.com/reservation/showFlexible/859/en/0/0/0/0
Quelqu'un a-t-il fait l'ascension récemment? J'ai trouvé quelques posts sur le sujet mais pas d'infos très récentes... Si oui, est-ce bien le seul moyen de faire ce trek, auquel cas on devra faire une croix dessus :-( ?
Mariebenj
Livres en français en Isan et club de plongée sur Ko Chang? English translation pending
Bonsoir,
Je reviens sur ce forum car je voudrais savoir s'il est facile de se procurer des livres en Français en Isan car c'est dans cette région que je vais passer le plus de temps et je souhaiterais ne pas trop remplir de bouquins mon sac à dos. De même dans les guest avez vous pu échanger des livres. Autre question : connaissez vous un club de plongée su Ko Chang. Merci par avance et bonne soirée.
Je reviens sur ce forum car je voudrais savoir s'il est facile de se procurer des livres en Français en Isan car c'est dans cette région que je vais passer le plus de temps et je souhaiterais ne pas trop remplir de bouquins mon sac à dos. De même dans les guest avez vous pu échanger des livres. Autre question : connaissez vous un club de plongée su Ko Chang. Merci par avance et bonne soirée.
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Apr��s le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Apr��s le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Intérêt de Valparaiso - Uspalata et Uspalate - Cafayate English translation pending
Bonjour à tous,
actuellement en voyage en Amérique du Sud, nous allons bientôt remonter vers Valparaiso puis repasser en Argentine par le paso Cristo Redentor pour remonter vers les pays andins.
Valparaiso - Uspalata :
Comme cette route est un axe majeur entre le Chili et l'Argentine, on se demande si ça vaut le coup de le faire à vélo. On se doute bien que les paysages sont superbes (surtout côté argentin apparemment) mais si c'est pour rouler au milieu de centaines de camions c'est déjà moins sympa. Alors petite question pour ceux qui sont passés par là à vélo : comment est la circulation ? Est ce que ça craint niveau sécurité au milieu des camions ?
Uspalata - Cafayate :
Une fois à Uspalata, on se demande aussi si ça vaut le coup jusqu'à Cafayate car ça nous parait pas mal désertique et ça, on a déjà donné (Mendoza jusqu'à la région des lacs). Y'a t'il plus de villages qu'au sud de Mendoza ? Y a t'il moyen de rouler en trouver un petit peu d'ombre de temps en temps ? (de Mendoza jusqu'à Las Lajas, c'est quasi impossible) ... Peut-on se ravitailler en eau ?
Ce qui est sûr, c'est qu'on compte rouler à partir de Cafayate pour explorer cette région et remonter vers la Bolivie. Pour la portion plus au sud, on s'interroge ... Faut dire qu'on souhaite passer un max de temps dans les pays andins jusqu'en Colombie, et que ça fait déjà 5 mois qu'on voyage au Chili et en Argentine :-)
Merci!
actuellement en voyage en Amérique du Sud, nous allons bientôt remonter vers Valparaiso puis repasser en Argentine par le paso Cristo Redentor pour remonter vers les pays andins.
Valparaiso - Uspalata :
Comme cette route est un axe majeur entre le Chili et l'Argentine, on se demande si ça vaut le coup de le faire à vélo. On se doute bien que les paysages sont superbes (surtout côté argentin apparemment) mais si c'est pour rouler au milieu de centaines de camions c'est déjà moins sympa. Alors petite question pour ceux qui sont passés par là à vélo : comment est la circulation ? Est ce que ça craint niveau sécurité au milieu des camions ?
Uspalata - Cafayate :
Une fois à Uspalata, on se demande aussi si ça vaut le coup jusqu'à Cafayate car ça nous parait pas mal désertique et ça, on a déjà donné (Mendoza jusqu'à la région des lacs). Y'a t'il plus de villages qu'au sud de Mendoza ? Y a t'il moyen de rouler en trouver un petit peu d'ombre de temps en temps ? (de Mendoza jusqu'à Las Lajas, c'est quasi impossible) ... Peut-on se ravitailler en eau ?
Ce qui est sûr, c'est qu'on compte rouler à partir de Cafayate pour explorer cette région et remonter vers la Bolivie. Pour la portion plus au sud, on s'interroge ... Faut dire qu'on souhaite passer un max de temps dans les pays andins jusqu'en Colombie, et que ça fait déjà 5 mois qu'on voyage au Chili et en Argentine :-)
Merci!
Tenue vestimentaire à Bali English translation pending
Bonjour,
Je pars dans une semaine et aurait une question concernant la tenue vestimentaire homme et femme à Bali afin de ne pas choquer les Balinais. Ce qui est choquant pour un pays ne l'est pas forcément pour un autre et je prefererai éviter les impairs...
Biensur, je parle de la vie quotidienne et non de la visite des temples, car j'ai bien compris qu'il fallait pour cela avoir les épaules et les jambes couvertes.
J'ai lu pas mal de chose mais les avis divergent bien souvent, et parlent surtout de Java...Or je n'y vais pas....
Nous allons dans les villes suivantes : Seminiak / Legian (arrivée), puis Ubud, Amed, Padangbai, Bukit...
Pour une femme tout d'abord ....? Donc, à Bali, puis-je porter des shorts, débardeurs et robes courtes. sachant que je n'ai plus 15 ans et ne porterai pas des vetements trés courts (1 seul short court et sinon toutes mes tenues robes ou jupes sont au max mi-cuisses)....?
Faut-il impérativement des tee-shirts manches courtes, plutot que des débardeurs ?
Le soir, faut-il s'habiller plus "chic" pour aller manger et sortir ?
Et pour les hommes ? Quelles tenues ?
Concernant les moustiques, j'ai lu qu'il fallait des la tombée du jour se couvrir avec tee-shirt manches longues, pantalon long et chaussures fermées !! quelles vilaines bebetes !!! Je vais mourir de chaud !! non ?! Est-ce reellement necessaire ou un anti moustique suffit il ?
Merci par avance, car je ne sais plus trop quoi emporter !
Je pars dans une semaine et aurait une question concernant la tenue vestimentaire homme et femme à Bali afin de ne pas choquer les Balinais. Ce qui est choquant pour un pays ne l'est pas forcément pour un autre et je prefererai éviter les impairs...
Biensur, je parle de la vie quotidienne et non de la visite des temples, car j'ai bien compris qu'il fallait pour cela avoir les épaules et les jambes couvertes.
J'ai lu pas mal de chose mais les avis divergent bien souvent, et parlent surtout de Java...Or je n'y vais pas....
Nous allons dans les villes suivantes : Seminiak / Legian (arrivée), puis Ubud, Amed, Padangbai, Bukit...
Pour une femme tout d'abord ....? Donc, à Bali, puis-je porter des shorts, débardeurs et robes courtes. sachant que je n'ai plus 15 ans et ne porterai pas des vetements trés courts (1 seul short court et sinon toutes mes tenues robes ou jupes sont au max mi-cuisses)....?
Faut-il impérativement des tee-shirts manches courtes, plutot que des débardeurs ?
Le soir, faut-il s'habiller plus "chic" pour aller manger et sortir ?
Et pour les hommes ? Quelles tenues ?
Concernant les moustiques, j'ai lu qu'il fallait des la tombée du jour se couvrir avec tee-shirt manches longues, pantalon long et chaussures fermées !! quelles vilaines bebetes !!! Je vais mourir de chaud !! non ?! Est-ce reellement necessaire ou un anti moustique suffit il ?
Merci par avance, car je ne sais plus trop quoi emporter !
Les Açores du 26 juillet au 9 août 2012 English translation pending
Bonjour,
Nous partons en couple le 26 juillet 2012 aux Açores pour une durée de 2 semaines. Nous atterrissons à Terceira et c'est également là que nous reprendrons l'avion à la fin des vacances.
Notre voyage se fera avec sacs à dos, tente, sacs de couchage... Bref ROOTS quoi..!!
Nous aimerions savoir les endroits à ne pas louper sur l'île de Terceira, les campings pour poser la tente, et d'autres informations pratiques.
Plusieurs personnes parlent d'un pass bateau pour visiter les autres îles qui permettrait de payer moins cher mais impossible de le trouver. Est ce que quelqu'un en saurait plus sur ce sujet? Est il plus avantageux de prendre l'avion?
Nous souhaitons ensuite visiter une autre île mais nous avons encore besoin de conseils.. Nous sommes preneurs de renseignements en ce qui concerne les autres. ( hébergements, randonnées, plages, touristique )
Merci d'avance.!
Nous partons en couple le 26 juillet 2012 aux Açores pour une durée de 2 semaines. Nous atterrissons à Terceira et c'est également là que nous reprendrons l'avion à la fin des vacances.
Notre voyage se fera avec sacs à dos, tente, sacs de couchage... Bref ROOTS quoi..!!
Nous aimerions savoir les endroits à ne pas louper sur l'île de Terceira, les campings pour poser la tente, et d'autres informations pratiques.
Plusieurs personnes parlent d'un pass bateau pour visiter les autres îles qui permettrait de payer moins cher mais impossible de le trouver. Est ce que quelqu'un en saurait plus sur ce sujet? Est il plus avantageux de prendre l'avion?
Nous souhaitons ensuite visiter une autre île mais nous avons encore besoin de conseils.. Nous sommes preneurs de renseignements en ce qui concerne les autres. ( hébergements, randonnées, plages, touristique )
Merci d'avance.!
Frontière du Mexique vers le Belize à pied, papiers, taxes, visa, etc? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me demandais comment ça fonctionnait à la frontière du Mexique vers Belize...Papiers, taxes, visa, etc ? Est-ce qu'il y a des entourloupes que vous avez vécu ? Des trucs à éviter. Est-ce qu'ils demandent d'acheter eux aussi un billet d'autobus pour prouver que vous ne resster pas au pays ? (j'avais vécu ça à la frontière Costa Rica-Panama)
Je vais être à pied avec ma mère.
De plus, nous allons arriver par avion au Mexique. C'est quoi le temps maximum qu'on peut y rester...Est-ce qu'il faut payer pour un visa ? (je suis canadienne)
Ensuite, nous traverson la frontière à pied vers Bélize... Nous pouvons y rester combien de temps ?
Merci :)
Je me demandais comment ça fonctionnait à la frontière du Mexique vers Belize...Papiers, taxes, visa, etc ? Est-ce qu'il y a des entourloupes que vous avez vécu ? Des trucs à éviter. Est-ce qu'ils demandent d'acheter eux aussi un billet d'autobus pour prouver que vous ne resster pas au pays ? (j'avais vécu ça à la frontière Costa Rica-Panama)
Je vais être à pied avec ma mère.
De plus, nous allons arriver par avion au Mexique. C'est quoi le temps maximum qu'on peut y rester...Est-ce qu'il faut payer pour un visa ? (je suis canadienne)
Ensuite, nous traverson la frontière à pied vers Bélize... Nous pouvons y rester combien de temps ?
Merci :)
Itinéraire sur la Thaïlande en dix-huit jours English translation pending
Bonjour,
Je pars en thailande pendant 15 jours avec ma soeur. Nous prévoyons un itinéraire mais j'ai besoin de conseil. Nous voudrions que celui ci ne soit pas trop touristique...
Nous pensons partir de Bangkok puis direction Khorat afin d'explorer le parc Khao Yai puis Khon Kaen. Voir le parc de Phu Kradung, aller a Chiang Khan longer le Mékong jusqu'à Nong Khai.
Retour à Bangkok afin de se rendre vers les iles mais lesquelles??? Soit vers Ko Chang.... Soit vers Ko Tao et Ko Phan Ngnan... Nous voulons tout de même profiter des merveilleuses plages..pr 3 4 jours....mais sans trop de touristes....
Iitinearaire chargé mais possible? Si vous avez des infos concernant le temps nécessaire en transport...
Merci pr vos infos je sais j'en demande beaucoup :)
Je pars en thailande pendant 15 jours avec ma soeur. Nous prévoyons un itinéraire mais j'ai besoin de conseil. Nous voudrions que celui ci ne soit pas trop touristique...
Nous pensons partir de Bangkok puis direction Khorat afin d'explorer le parc Khao Yai puis Khon Kaen. Voir le parc de Phu Kradung, aller a Chiang Khan longer le Mékong jusqu'à Nong Khai.
Retour à Bangkok afin de se rendre vers les iles mais lesquelles??? Soit vers Ko Chang.... Soit vers Ko Tao et Ko Phan Ngnan... Nous voulons tout de même profiter des merveilleuses plages..pr 3 4 jours....mais sans trop de touristes....
Iitinearaire chargé mais possible? Si vous avez des infos concernant le temps nécessaire en transport...
Merci pr vos infos je sais j'en demande beaucoup :)
Tarifs des hébergements sur Bali English translation pending
Bonjour,
je cherche des logements "familiaux" sur Bali (2 adultes + 2 enfants) et tout ce que je trouve est quand meme relativement cher. Combien faut-il compter au minimum pour 2 chambres communicantes en Roupies ? j'ai l'impression que le change n'est pas très favorable en ce moment...
Merci, Puyin
je cherche des logements "familiaux" sur Bali (2 adultes + 2 enfants) et tout ce que je trouve est quand meme relativement cher. Combien faut-il compter au minimum pour 2 chambres communicantes en Roupies ? j'ai l'impression que le change n'est pas très favorable en ce moment...
Merci, Puyin
Safari de 30 jours en Namibie et Bostwana en 4x4, tente sur le toit English translation pending
Chers membres de ce site,
Je poste cette demande pour la 3ème fois en 2 ans pour la bonne raison que ce voyage a été repoussé en fin 2013 (au lieu de fin 2012). Auparavant ont m’avait déjà bien aidé et je vous en remercie. Je vous expose mon programme de ce voyage en espérant attirer le plus de conseil et critique pour que ce voyage soit le plus parfait possible. Je crois déjà un peu savoir quels membres vont me répondre ;-)
Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek - Sesriem Jour 3 Sesriem canyon- Namib Park Jour 4 Namib Park – Swakopmund Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund - Spitzkoppe Jour 7 Spitzkoppe - Twyfelfontein Jour 8 Twyfelfontein - Palmwag Jour 9 Palmwag - Opuwo Jour 10 Opuwo - Epupa Falls Jour 11 Epupa Jour 12 Epupa - Hobatere Jour 13 Hobatere – Etosha (Okaukuejo) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)- Etosha (Halali) Jour 15 Etosha (Halali) – Etosha (Namutoni) Jour 16 Etosha (Namutoni) – Rundu Jour 17 Rundu – Divundu Jour 18 Divundu – Kongola Jour 19 Kongola – Victoria falls, par la frontière du Zimbabwe Jour 20 Victoria falls Jour 21 Victoria falls - Chobe (Ihaha) Jour 22 Chobe(Ihaha) - Chobe(Savuti) Jour 23 Chobe(Savuti) – Khwaï (North Gate Camp site) (Delta de l’Okavango) Jour 24 Khwaï (North Game Camp site) - Xakanaxa Camp site Jour 25 Xakanaxa Jour 26 Xakanaxa Jour 27 Xakanaxa - Third Bridge Jour 28 Third Bridge - Maun Jour 29 Maun – Mamuno (frontière bostwana-Namibie) Jour 30 Mamuno - Windhoek (Env. 315km – 4h00) J’ai pue me procurer de superbes cartes bien détaillées, avec noms, sites web, emplacements et horaire sur la Namibie, bostwana, le parc Chobe et le région de Morémi grâce à mon récent voyage en Afrique du Sud.
Nous seront normalement 3 jeunes de 22 à 27ans à faire ce splendide voyage (1 voiture)
Nous sommes à la recherche de découvertes, cultures, faunes et flores. Ainsi que tout campings ou lodges.
Les principales questions qui me viennent à l’esprit sont :
- Est ce que octobre et novembre sont de bon mois pour faire cela ? - Est-ce que ce programme peu concorder ? (Distance, temps de parcours, choses à voir) - Jour 2 : Sesriem, dormir à l’intérieur du parc ? - Jour 19 : comment faut-il procéder pour passer la frontière ? Y à t-il des choses à savoir ? Combiens coûte le passage ?
Et tout autres commentaires sont les bienvenues…
Je vous remercie d’avance pour toute l’aide apportée et pour vos commentaires.
Je poste cette demande pour la 3ème fois en 2 ans pour la bonne raison que ce voyage a été repoussé en fin 2013 (au lieu de fin 2012). Auparavant ont m’avait déjà bien aidé et je vous en remercie. Je vous expose mon programme de ce voyage en espérant attirer le plus de conseil et critique pour que ce voyage soit le plus parfait possible. Je crois déjà un peu savoir quels membres vont me répondre ;-)
Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek - Sesriem Jour 3 Sesriem canyon- Namib Park Jour 4 Namib Park – Swakopmund Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund - Spitzkoppe Jour 7 Spitzkoppe - Twyfelfontein Jour 8 Twyfelfontein - Palmwag Jour 9 Palmwag - Opuwo Jour 10 Opuwo - Epupa Falls Jour 11 Epupa Jour 12 Epupa - Hobatere Jour 13 Hobatere – Etosha (Okaukuejo) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)- Etosha (Halali) Jour 15 Etosha (Halali) – Etosha (Namutoni) Jour 16 Etosha (Namutoni) – Rundu Jour 17 Rundu – Divundu Jour 18 Divundu – Kongola Jour 19 Kongola – Victoria falls, par la frontière du Zimbabwe Jour 20 Victoria falls Jour 21 Victoria falls - Chobe (Ihaha) Jour 22 Chobe(Ihaha) - Chobe(Savuti) Jour 23 Chobe(Savuti) – Khwaï (North Gate Camp site) (Delta de l’Okavango) Jour 24 Khwaï (North Game Camp site) - Xakanaxa Camp site Jour 25 Xakanaxa Jour 26 Xakanaxa Jour 27 Xakanaxa - Third Bridge Jour 28 Third Bridge - Maun Jour 29 Maun – Mamuno (frontière bostwana-Namibie) Jour 30 Mamuno - Windhoek (Env. 315km – 4h00) J’ai pue me procurer de superbes cartes bien détaillées, avec noms, sites web, emplacements et horaire sur la Namibie, bostwana, le parc Chobe et le région de Morémi grâce à mon récent voyage en Afrique du Sud.
Nous seront normalement 3 jeunes de 22 à 27ans à faire ce splendide voyage (1 voiture)
Nous sommes à la recherche de découvertes, cultures, faunes et flores. Ainsi que tout campings ou lodges.
Les principales questions qui me viennent à l’esprit sont :
- Est ce que octobre et novembre sont de bon mois pour faire cela ? - Est-ce que ce programme peu concorder ? (Distance, temps de parcours, choses à voir) - Jour 2 : Sesriem, dormir à l’intérieur du parc ? - Jour 19 : comment faut-il procéder pour passer la frontière ? Y à t-il des choses à savoir ? Combiens coûte le passage ?
Et tout autres commentaires sont les bienvenues…
Je vous remercie d’avance pour toute l’aide apportée et pour vos commentaires.
La trilogie Papoue (films) English translation pending
Impossible de laisser cette merveille sous silence plus longtemps. Certainement le meilleur documentaire ethnologique que j'ai jamais vu et l'un des meilleurs films tout court que j'ai jamais vu... Et en plus il y en a trois.
FIRST CONTACT: Dans les années trente des chercheurs d'or partent en petit avion dans les hauts plateaux et ramènent d'incroyables images filmées de rencontre avec des peuples qui se croyaient seuls au monde. cinquante ans plus tard les memes papous et les memes chercheurs d'or devenus des vieillards se souviennent de ce jour devant les images. JOE LEAHY'S NEIGHBOORS: Le fils métis d'un des chercheurs d'or, élevé a l'occidentale, revient au village pour fonder une plantation de café en partenariat avec les habitants, la rigolade commence BLACK HARVEST:Je n'en dit pas plus parce qu'en plus il y as du suspense, mais c'est l'apothéose
ici un lien sur un site australien qui présente les films avec trois courts extraits pour chaque épisode http://aso.gov.au/titles/documentaries/first-contact/ Le peu qu'on y voit est déja inestimable, pour en voir plus il faut mettre la main a la poche, j'ai vu l'intégrale sur à ma zone pour 50 euros. Si quelqu'un veut me l'offrir je prends😏
FIRST CONTACT: Dans les années trente des chercheurs d'or partent en petit avion dans les hauts plateaux et ramènent d'incroyables images filmées de rencontre avec des peuples qui se croyaient seuls au monde. cinquante ans plus tard les memes papous et les memes chercheurs d'or devenus des vieillards se souviennent de ce jour devant les images. JOE LEAHY'S NEIGHBOORS: Le fils métis d'un des chercheurs d'or, élevé a l'occidentale, revient au village pour fonder une plantation de café en partenariat avec les habitants, la rigolade commence BLACK HARVEST:Je n'en dit pas plus parce qu'en plus il y as du suspense, mais c'est l'apothéose
ici un lien sur un site australien qui présente les films avec trois courts extraits pour chaque épisode http://aso.gov.au/titles/documentaries/first-contact/ Le peu qu'on y voit est déja inestimable, pour en voir plus il faut mettre la main a la poche, j'ai vu l'intégrale sur à ma zone pour 50 euros. Si quelqu'un veut me l'offrir je prends😏
Onze jours en Corse du Sud (juin 2012) English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un voyage dans le sud de la corse en juin 2012, pour une durée de 11 jours. Nous avons prévu une voiture de location au départ et retour d'Ajaccio (aéroport d'arrivée et de retour). Billet Paris-Ajaccio (A/R) = 200€ pour 2. Voiture 10 jours = 400€
Pourriez-vous me donner quelques tuyaux sur le tour à effectuer (grandes étapes et jours nécessaires) ainsi que de bonnes adresses "anti-arnaque touristes" pour dormir et manger?
Nous sommes évidemment ouverts à toutes autres formes de bons conseils...😄
Grand merci d'avance à tous!
Sophie et Julien
Nous prévoyons un voyage dans le sud de la corse en juin 2012, pour une durée de 11 jours. Nous avons prévu une voiture de location au départ et retour d'Ajaccio (aéroport d'arrivée et de retour). Billet Paris-Ajaccio (A/R) = 200€ pour 2. Voiture 10 jours = 400€
Pourriez-vous me donner quelques tuyaux sur le tour à effectuer (grandes étapes et jours nécessaires) ainsi que de bonnes adresses "anti-arnaque touristes" pour dormir et manger?
Nous sommes évidemment ouverts à toutes autres formes de bons conseils...😄
Grand merci d'avance à tous!
Sophie et Julien
Traversée du Pérou en bus (Nazca-Arequipa): dangereux? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer l'itinéraire de mon prochain voyage en Amérique du Sud. J'ai déjà voyagé au Pérou en 2003 mais à voir toutes les mises en garde de sécurité actuelles, je me dis que je devais être très inconsciente à l'époque! 🙂
Plus sérieusement, nous serons 2 jeunes femmes, et on voudrait absolument aller voir les lignes de Nazca et Arequipa depuis l'Equateur en nous rendant au Chili. Est-ce que ça craint vraiment au niveau sécurité? C'est surtout pour mon matos photo que je m'inquiète. Qu'en est-il exactement? Avez-vous des compagnies de bus à nous conseiller? Comment ça se passe au niveau des frontières?
Sinon, combien de jours prévoir pour la région Nazca-Arequipa-Colca? Qu'est-ce qui vaut vraiment la peine d'être vu dans ce coin?
Un grand merci d'avance!
Marylin
Je suis en train de préparer l'itinéraire de mon prochain voyage en Amérique du Sud. J'ai déjà voyagé au Pérou en 2003 mais à voir toutes les mises en garde de sécurité actuelles, je me dis que je devais être très inconsciente à l'époque! 🙂
Plus sérieusement, nous serons 2 jeunes femmes, et on voudrait absolument aller voir les lignes de Nazca et Arequipa depuis l'Equateur en nous rendant au Chili. Est-ce que ça craint vraiment au niveau sécurité? C'est surtout pour mon matos photo que je m'inquiète. Qu'en est-il exactement? Avez-vous des compagnies de bus à nous conseiller? Comment ça se passe au niveau des frontières?
Sinon, combien de jours prévoir pour la région Nazca-Arequipa-Colca? Qu'est-ce qui vaut vraiment la peine d'être vu dans ce coin?
Un grand merci d'avance!
Marylin
Voyage au Pérou dès le 11 octobre English translation pending
Bonjours! Je suis censé partir au Perou le 11 octobre. Je suis un peu stressé car soy habla espagnol en poco. Aussi ce serait mon premier voyage hors de l'amérique du nord. Je suis en train de lire plusieurs discussions sur le site. Et le Lonely Planet.
J'aimerais savoir les opinions des lecteurs du site. Si j'arrive a Lima pour le 12 et je doit etre a cuzco pour le 16 car le 17 tot je pars dans un trek. Quels sont vos conseils.
Voici mes questions en fait. Est ce que c'est important de réservé des chambres a l'avance? Pour les autobus, c'est pareil? Aussi est ce que c'est possible arrêter a Arequipa dans ce court laps de temps?
Merci beaucoup.
J'aimerais savoir les opinions des lecteurs du site. Si j'arrive a Lima pour le 12 et je doit etre a cuzco pour le 16 car le 17 tot je pars dans un trek. Quels sont vos conseils.
Voici mes questions en fait. Est ce que c'est important de réservé des chambres a l'avance? Pour les autobus, c'est pareil? Aussi est ce que c'est possible arrêter a Arequipa dans ce court laps de temps?
Merci beaucoup.
Seize jours au Guatemala: avis sur itinéraire English translation pending
Bonjour à tous,
Après de nombreuses interrogations sur la destination de notre prochain voyage, nous avons finalement acheté nos billets d'avion pour le Guatemala ! Je connais déjà l'Amérique du sud, et le Mexique, mais je n'ai encore jamais mis les pieds en Amérique centrale.
J'ai composé un itinéraire de 16 jours assez complet, et je voudrais avoir des avis de connaisseurs avant de me lancer. Je n'aime pas faire la course, mais j'aime quand même découvrir les sites principaux, donc ça ne me gêne pas de défaire et refaire mes valises tous les 2 jours.
Date de départ : 26/10/2011. Pour infos, je compte faire tous les trajets en bus.
J1 : Arrivée à GUA vers 20h. Hôtel. J2 : Matinée à GUA pour flâner dans le centre (cathédrale etc), puis bus dans l'après-midi pour Antigua. J3 : Antigua J4 : Antigua = pas trop long à Antigua ? Quoi à faire aux alentours ? J5 : Antigua / Chichicastenango /Panajachel : je tiens absolument à voir le marché de Chichi le dimanche. Savez-vous si on peut réserver au départ d'Antigua un Tour qui passe par Chichi puis continue vers Panajachel ? J6 : Lac Atitlan = faire les villages alentours (SF el Alto, Zunil...) J7 : Panajachel / Quetzaltenango : cette étape vaut-elle le coup de faire un détour ? J8 : Quetzaltenango J9 : Quetzal/Coban J10 : Coban/Tikal J11 : Tikal J12 : Tikal / Rio Dulce = je crois que les lanchas pour Livingston ne partent que le matin, donc nuit obligatoire à Rio Dulce. J13 : Livingston J14 : J15 : J16 : = je ne sais pas comment profiter de ces 3 derniers jours, le seul impératif étant d'être à GUA le soir. Peut-être les immiscer dans le programme ? J17 : vol retour le matin
Pour Livingston, j'ai vu que les avis étaient très partagés... Pour ma part, j'adore la musique Garifuna (connaissez-vous Andy Palacio and The Garifuna Collective?), c'est ma principale motivation pour y aller... Je ne sais d'ailleurs pas s'il est possible d'écouter des musiciens là-bas ?
Merci d'avance pour vos précieux conseils !
Après de nombreuses interrogations sur la destination de notre prochain voyage, nous avons finalement acheté nos billets d'avion pour le Guatemala ! Je connais déjà l'Amérique du sud, et le Mexique, mais je n'ai encore jamais mis les pieds en Amérique centrale.
J'ai composé un itinéraire de 16 jours assez complet, et je voudrais avoir des avis de connaisseurs avant de me lancer. Je n'aime pas faire la course, mais j'aime quand même découvrir les sites principaux, donc ça ne me gêne pas de défaire et refaire mes valises tous les 2 jours.
Date de départ : 26/10/2011. Pour infos, je compte faire tous les trajets en bus.
J1 : Arrivée à GUA vers 20h. Hôtel. J2 : Matinée à GUA pour flâner dans le centre (cathédrale etc), puis bus dans l'après-midi pour Antigua. J3 : Antigua J4 : Antigua = pas trop long à Antigua ? Quoi à faire aux alentours ? J5 : Antigua / Chichicastenango /Panajachel : je tiens absolument à voir le marché de Chichi le dimanche. Savez-vous si on peut réserver au départ d'Antigua un Tour qui passe par Chichi puis continue vers Panajachel ? J6 : Lac Atitlan = faire les villages alentours (SF el Alto, Zunil...) J7 : Panajachel / Quetzaltenango : cette étape vaut-elle le coup de faire un détour ? J8 : Quetzaltenango J9 : Quetzal/Coban J10 : Coban/Tikal J11 : Tikal J12 : Tikal / Rio Dulce = je crois que les lanchas pour Livingston ne partent que le matin, donc nuit obligatoire à Rio Dulce. J13 : Livingston J14 : J15 : J16 : = je ne sais pas comment profiter de ces 3 derniers jours, le seul impératif étant d'être à GUA le soir. Peut-être les immiscer dans le programme ? J17 : vol retour le matin
Pour Livingston, j'ai vu que les avis étaient très partagés... Pour ma part, j'adore la musique Garifuna (connaissez-vous Andy Palacio and The Garifuna Collective?), c'est ma principale motivation pour y aller... Je ne sais d'ailleurs pas s'il est possible d'écouter des musiciens là-bas ?
Merci d'avance pour vos précieux conseils !
Mexique/Guatemala/Belize: itinéraires, transports et budget? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir avec 2 coequipiers traverser le mexique/guatemala/belize a noel.
Point de depart: Mexico city Arrivé: Cancun
J'avais dans l'idée de passez une semaine au mexique. Partir de mexico, rejoindre acapulco, puis remonter sur oaxaca pour ensuite se diriger vers Guatemala ciudad. Arrivé au guatemala, je pensais rester qql jours dans la region de la capital pour visiter et ensuite remonter dans le nord-est du pays pour rejoindre la frontiere du Belize. Apres cela je pense prendre 3 jours pour traverser le Belize en direction de Cancun airport.
Je vous solicite pour avoir des idées d'itineraires peut etre un peu plus precis, et obtenir qqls infos, notamment sur la question des transports, du budget?
Merci a vous
Je compte partir avec 2 coequipiers traverser le mexique/guatemala/belize a noel.
Point de depart: Mexico city Arrivé: Cancun
J'avais dans l'idée de passez une semaine au mexique. Partir de mexico, rejoindre acapulco, puis remonter sur oaxaca pour ensuite se diriger vers Guatemala ciudad. Arrivé au guatemala, je pensais rester qql jours dans la region de la capital pour visiter et ensuite remonter dans le nord-est du pays pour rejoindre la frontiere du Belize. Apres cela je pense prendre 3 jours pour traverser le Belize en direction de Cancun airport.
Je vous solicite pour avoir des idées d'itineraires peut etre un peu plus precis, et obtenir qqls infos, notamment sur la question des transports, du budget?
Merci a vous
Madagascar sur Arte du 19 au 22 septembre English translation pending
Bonsoir,
Sur la chaîne Arte, quatre reportages seront diffusés de 19 h 55 à 20h 40 sur Madagascar
- lundi 19 septembre : l'île aux merveilles - mardi 20 septembre : terres extrêmes - mercredi 21 septembre : survivre à la saison sèche - jeudi 22 septembre : la biodiversité menacée
Sur la chaîne Arte, quatre reportages seront diffusés de 19 h 55 à 20h 40 sur Madagascar
- lundi 19 septembre : l'île aux merveilles - mardi 20 septembre : terres extrêmes - mercredi 21 septembre : survivre à la saison sèche - jeudi 22 septembre : la biodiversité menacée
Papouasie début octobre 2011 English translation pending
Salut
Nous sommes rendus 3 routards qui partons en Papouasie début octobre....pourquoi pas un 4e mousquetaire?!
C'est pourquoi je vous invite à partager les premières semaines d'octobre avec nous, une française, un québécois et une québécoise!!! Le plan: On se rejoind à Bali début octobre et achetons nos billets d'avions pour Jayapura. Nous allons à Wamena comme départ et visiterons la vallée du Balliem. Rendu sur place on verra les possibilités et organiserons sur place nos visites des villages selon nos goûts 🙂
Pour ma pars, je pars le 29 aout pour Bali et j, ai prévu 2 semaines à Sulawesi (Pays Toraja+îles Togian) avec une copine...vous êtes aussi les bienvenus!
Aussi, on a au programme d'aller voir les orangs-Outangs (kalimantan) après Sulawesi!!!
a+
Nous sommes rendus 3 routards qui partons en Papouasie début octobre....pourquoi pas un 4e mousquetaire?!
C'est pourquoi je vous invite à partager les premières semaines d'octobre avec nous, une française, un québécois et une québécoise!!! Le plan: On se rejoind à Bali début octobre et achetons nos billets d'avions pour Jayapura. Nous allons à Wamena comme départ et visiterons la vallée du Balliem. Rendu sur place on verra les possibilités et organiserons sur place nos visites des villages selon nos goûts 🙂
Pour ma pars, je pars le 29 aout pour Bali et j, ai prévu 2 semaines à Sulawesi (Pays Toraja+îles Togian) avec une copine...vous êtes aussi les bienvenus!
Aussi, on a au programme d'aller voir les orangs-Outangs (kalimantan) après Sulawesi!!!
a+
Témoignage: compagnie Cruz del Sur au Pérou English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partager la mésaventure que nous avons eu avec Cruz del Sur.
J’ai acheté mes 5 billets par internet en Février pour le mois de Juin.
En juin, une grève paralyse l’est du pays et notamment les frontières avec la Bolivie. Ce qui nous oblige à repenser notre itinéraire …
Je contacte Cruz del Sur 5 jours avant notre trajet prévu avec eu entre Puno et Arequipa pour leur demander comment faire pour se faire rembourser et si jamais il rembourse. Je reçois une réponse m’invitant à aller voir une agence dans une grande ville desservie par la compagnie. Ca sera Arequipa, nous rencontrons le directeur de l’agence après 1h d’attente qui nous dit qu’il n’y a pas de problème que l’on sera remboursé … mais que pour le moment la caisse n’est pas ouverte et nous invite à repasser en soirée …
Bien sur le soir personne (il est parti d’urgence à l’hôpital !!!), nous avons affaire avec une odieuse guichetière nous demandant de quitter les lieux … Nous revenons la voir avec un policier (en l’occurrence le commissaire) partons pour 2 heures d’explications … Après plusieurs appels impossible de nous rembourser sur le champ …
Au passage nous apprenons que le trajet a été remis en vente … donc vendu deux fois et pas remboursé …
Nous décidons de contacter iPeru qui sont là pour assister les touristes dans leurs démarches de litiges … Sans résultat jusqu’à aujourd’hui (2mois après les faits). Le virement a soit disant eu lieu, n° de transfert Visanet bidon que Visa ne connait pas et que ma banque ne trouve pas…
Donc conclusion sur la compagnie Cruz del Sur :
- Menteur
- Voleur
- Allez voir ailleurs : Flores que nous avons utilisé nous semble une bonne compagnie avec des bus neufs, des terminaux privés sans taxes, propres et sûr.
De façon générale, pas besoin de reserver plus de 2 jours à l'avance, il y a de la place et beaucoup de choix.
En espérant que ce témoignage pourra vous orienté pour votre choix
Je souhaite partager la mésaventure que nous avons eu avec Cruz del Sur.
J’ai acheté mes 5 billets par internet en Février pour le mois de Juin.
En juin, une grève paralyse l’est du pays et notamment les frontières avec la Bolivie. Ce qui nous oblige à repenser notre itinéraire …
Je contacte Cruz del Sur 5 jours avant notre trajet prévu avec eu entre Puno et Arequipa pour leur demander comment faire pour se faire rembourser et si jamais il rembourse. Je reçois une réponse m’invitant à aller voir une agence dans une grande ville desservie par la compagnie. Ca sera Arequipa, nous rencontrons le directeur de l’agence après 1h d’attente qui nous dit qu’il n’y a pas de problème que l’on sera remboursé … mais que pour le moment la caisse n’est pas ouverte et nous invite à repasser en soirée …
Bien sur le soir personne (il est parti d’urgence à l’hôpital !!!), nous avons affaire avec une odieuse guichetière nous demandant de quitter les lieux … Nous revenons la voir avec un policier (en l’occurrence le commissaire) partons pour 2 heures d’explications … Après plusieurs appels impossible de nous rembourser sur le champ …
Au passage nous apprenons que le trajet a été remis en vente … donc vendu deux fois et pas remboursé …
Nous décidons de contacter iPeru qui sont là pour assister les touristes dans leurs démarches de litiges … Sans résultat jusqu’à aujourd’hui (2mois après les faits). Le virement a soit disant eu lieu, n° de transfert Visanet bidon que Visa ne connait pas et que ma banque ne trouve pas…
Donc conclusion sur la compagnie Cruz del Sur :
- Menteur
- Voleur
- Allez voir ailleurs : Flores que nous avons utilisé nous semble une bonne compagnie avec des bus neufs, des terminaux privés sans taxes, propres et sûr.
De façon générale, pas besoin de reserver plus de 2 jours à l'avance, il y a de la place et beaucoup de choix.
En espérant que ce témoignage pourra vous orienté pour votre choix
Itinéraire de trois semaines dans le Yucatan? (boucle de Cancun) English translation pending
Bonjour, nous partons 3 semaines au Mexique au mois de septembre pour la première fois. L'avion nous dépose et nous reprend à Cancun.
Notre type de voyage est sac à dos, logement chez l'habitant (pas de problème pour trouver). Nous sommes très intéressés par la visite des sites archéologiques et la découverte du pays, mais pourquoi pas faire une ou deux journées de snorkeling.
Les sites que nous prévoyons de visiter son isla Cuzumel ou isla mujeres, les sites de : Tulum, Uxmal, Mayapan, Chichen-Itza. Nous pensions également aller faire un petit tour au Bélize.
Le problème est que je n'ai aucune idée du temps à prévoir pour le transport et je ne sais pas jusqu'où étendre la boucle de notre itinéraire. Par exemple je ne pense pas avoir le temps d'aller jusqu'à Palenque.
Quelqu'un a-t-il déjà effectué un itinéraire similaire et pourrait me conseiller ? Avez vous d'autres sites à me conseiller dans la région ? Merci
Les sites que nous prévoyons de visiter son isla Cuzumel ou isla mujeres, les sites de : Tulum, Uxmal, Mayapan, Chichen-Itza. Nous pensions également aller faire un petit tour au Bélize.
Le problème est que je n'ai aucune idée du temps à prévoir pour le transport et je ne sais pas jusqu'où étendre la boucle de notre itinéraire. Par exemple je ne pense pas avoir le temps d'aller jusqu'à Palenque.
Quelqu'un a-t-il déjà effectué un itinéraire similaire et pourrait me conseiller ? Avez vous d'autres sites à me conseiller dans la région ? Merci
Traverser l'Amérique Centrale: sécurité? English translation pending
Bonjour à tous,
mon fiancé et moi avons pour projet de traverser l'Amérique Centrale du Panama au sud du Mexique au mois de novembre prochain.
Mais voila, plus je me renseigne sur la sécurité de ces pays (notamment Honduras, Guatemala, Nicaragua et Mexique) plus je vois notre rêve s'éloigner !
Je meurs d'envi de découvrir ces pays mais j'ai vraiment trop peur qu'il nous arrive qlq ch ... On comptait tout traverser avec le Ticabus... Peut-être quil vaudrait mieux passer par un réceptif touristique pour traverser les pays assez risqués ... En connaissez-vous ?
Je me doute de ce qu'on va me répondre : de toute façon, on est à l'abris nul, on peut très bien se faire agresser dans le RER parisien mais ça nempeche que si les agressions de touristes sont si fréquente que ça, je ne souhaite pas que notre superbe projet se transformeen cauchemard...
Je me suis renseigner auprès du site du quai d'Orsay mais bien évidemment à lire leur recommandation on reste chez soit (et encore)
Merci de me répondre
Bonne journée
Lola
Mais voila, plus je me renseigne sur la sécurité de ces pays (notamment Honduras, Guatemala, Nicaragua et Mexique) plus je vois notre rêve s'éloigner !
Je meurs d'envi de découvrir ces pays mais j'ai vraiment trop peur qu'il nous arrive qlq ch ... On comptait tout traverser avec le Ticabus... Peut-être quil vaudrait mieux passer par un réceptif touristique pour traverser les pays assez risqués ... En connaissez-vous ?
Je me doute de ce qu'on va me répondre : de toute façon, on est à l'abris nul, on peut très bien se faire agresser dans le RER parisien mais ça nempeche que si les agressions de touristes sont si fréquente que ça, je ne souhaite pas que notre superbe projet se transformeen cauchemard...
Je me suis renseigner auprès du site du quai d'Orsay mais bien évidemment à lire leur recommandation on reste chez soit (et encore)
Merci de me répondre
Bonne journée
Lola
État de siège dans le nord du Guatemala? English translation pending
bonjour,
Je voulais savoir si il y avait du monde en ce moment dans la région du pétan au Guatemala, car l'état de siège à été décrété depuis quelques jours suite à l'assassinat de 27 personnes.
Je compte me rendre dans cette région dans 3 semaines 1/2 et je voulais savoir si il était vraiment risqué d'y allé.
Je voulais savoir si il y avait du monde en ce moment dans la région du pétan au Guatemala, car l'état de siège à été décrété depuis quelques jours suite à l'assassinat de 27 personnes.
Je compte me rendre dans cette région dans 3 semaines 1/2 et je voulais savoir si il était vraiment risqué d'y allé.
Avis sur itinéraire/budget pour hui mois en Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permets de venir vers vous pour vous exposer mon itinéraire de 8 mois en Asie, ainsi que mon budget. Je pense que mon itinéraire est correct, les jours passés dans chaque pays aussi, mais jaimerais avoir votre avis sur mon budget. Jai fais pas mal de recherche à ce sujet, et je tombe parfois sur de gros écarts de dépenses quotidiennes, malgré des conditions de voyage comparable.
Je vais essayer de faire court :
- Inde : 2 mois => 1200 €, soit 20€/jour - Thaillande : 2 semaines => 600 €, soit environ 43€/jour - Cambodge : 25 jours => 625 €, soit 25€/jour - Laos : 25 jours => 625 €, soit 25€/jour - Vietnam : 25 jours => 625 €, soit 25€/jour - MalaIsie : 4 jours => 100€, soit 25€/jour - Thaillande : 1 mois => 1300€, soit 43€/jour - Japon : 10 jours => 800 €, soit 80€/jour - Indonésie : 25 jours => 625 €, soit 25€/jour - Thaillande : 3 semaines => 900€, soit 43€/jour
Soit un total de 7400 € pour un peu moins de 8 mois.
Ce total ne comprends uniquement que les frais sur place en hébérgement, nourriture, etc... Il ne comprends que les transports en bus ou vélo, ou tuktuk etc. Les trajets en avion ( que je vais limiter un maximum, les visas, etc, ne sont pas inclus dans ce total) Je voyage en mode routard, sac a dos, mange dans la rue et dors en guethouse ou en dortoir. Par contre, jaime bien aussi faire la fete, boire lapero, sortir un peu, un ptit massage de temps en temps, etc.
Pensez vous que mon budget, ainsi que mon itinéraire soit cohérent ?
Merci d'avance pour vos réponses :)
Je me permets de venir vers vous pour vous exposer mon itinéraire de 8 mois en Asie, ainsi que mon budget. Je pense que mon itinéraire est correct, les jours passés dans chaque pays aussi, mais jaimerais avoir votre avis sur mon budget. Jai fais pas mal de recherche à ce sujet, et je tombe parfois sur de gros écarts de dépenses quotidiennes, malgré des conditions de voyage comparable.
Je vais essayer de faire court :
- Inde : 2 mois => 1200 €, soit 20€/jour - Thaillande : 2 semaines => 600 €, soit environ 43€/jour - Cambodge : 25 jours => 625 €, soit 25€/jour - Laos : 25 jours => 625 €, soit 25€/jour - Vietnam : 25 jours => 625 €, soit 25€/jour - MalaIsie : 4 jours => 100€, soit 25€/jour - Thaillande : 1 mois => 1300€, soit 43€/jour - Japon : 10 jours => 800 €, soit 80€/jour - Indonésie : 25 jours => 625 €, soit 25€/jour - Thaillande : 3 semaines => 900€, soit 43€/jour
Soit un total de 7400 € pour un peu moins de 8 mois.
Ce total ne comprends uniquement que les frais sur place en hébérgement, nourriture, etc... Il ne comprends que les transports en bus ou vélo, ou tuktuk etc. Les trajets en avion ( que je vais limiter un maximum, les visas, etc, ne sont pas inclus dans ce total) Je voyage en mode routard, sac a dos, mange dans la rue et dors en guethouse ou en dortoir. Par contre, jaime bien aussi faire la fete, boire lapero, sortir un peu, un ptit massage de temps en temps, etc.
Pensez vous que mon budget, ainsi que mon itinéraire soit cohérent ?
Merci d'avance pour vos réponses :)
Voyage de dernière minute: choisir Phuket et Ko Phi Phi? English translation pending
bonjour ,
je me retrouve confronté à moi meme , je dois decider , j'en connais qui aimerai etre a ma place.
voila je dois prendre mes vacances avant fin juin sinon je vais les perdre, j'ai 15 jours .
phuket et ko phi phi me tente vraiment mais apres de longues recherches sur les forums je n'arrive pas a me decider,
effectivement je trouve plein d'avis tres differents, par exemple pour la meteo certains disent qu'il fait super beau quelques averse mais rien de grave et d'autres disent que c'est la catastrophe avec vent, pluie et mer agité .
voila je ne sais pas quoi faire ,
sinon il y a la malaisie et ces iles ,
ou un club en grece etc....
mon premier choix ce porte sur phuket mais j aimerai vraiment que quelqun me dise clairement comment est le climat actuel et en juin.
merci d'avance pour votre aide.
cordialement.
Campings aux Açores? English translation pending
Qui a des adresses (s 'il y en a ....) de campings aux açores (
pico, Faial)
merci
Trois semaines pour la Malaisie, l'Indonésie, Singapour, Brunei? English translation pending
Bonjour,
Nous arrivons mi-mai 2011 à kuala lumpur pour 3 semaines, est-ce possible de faire un circuit Malaisie, Indonésie, Singapour, Brunei en si peu de temps? Sachant que c'est la première fois que nous découvrons cette partie du globe!
Que faut-il supprimer? que faut-il voir?
Nous préférons la verdure, les beaux paysages, la Nature!
Quel budget compter pour des hôtels de moyens standing et repas locaux pour 2 personnes?
Le plus important est le trajet, si quelqu'un peux nous proposer un parcours haut en couleurs! pour le reste ont peut se débrouiller il y a tellement d'infos sur le forum.
Merci à tous pour vos contributions.
Karim
Nous arrivons mi-mai 2011 à kuala lumpur pour 3 semaines, est-ce possible de faire un circuit Malaisie, Indonésie, Singapour, Brunei en si peu de temps? Sachant que c'est la première fois que nous découvrons cette partie du globe!
Que faut-il supprimer? que faut-il voir?
Nous préférons la verdure, les beaux paysages, la Nature!
Quel budget compter pour des hôtels de moyens standing et repas locaux pour 2 personnes?
Le plus important est le trajet, si quelqu'un peux nous proposer un parcours haut en couleurs! pour le reste ont peut se débrouiller il y a tellement d'infos sur le forum.
Merci à tous pour vos contributions.
Karim
Pérou, Equateur, Galapagos en six semaines English translation pending
Bonjour ,
Nous préparons notre prochain voyage , nous avons réservé nos billets d'avion mais nous pouvons encore effectuer des modifications Nous arriverions à Quito fin juin et devrions repartir de Lima mi Aout et nous voudrions au milieu caser les galapagos alors bien sûr il est évident que l'on ne peut pas tout voir en 6 semaines, mais est ce que cela vaut la peine et quel parcours peut on prévilégier ?
nous avons la possibilité de modifier nos billets d'avion en faisant une arrivée et un retour à Quito , à ce moment là nous ferions que équateur Galapagos je pense que l'on peut aussi faire que le pérou
je précise que nous voyageons en famille avec notre fils de 11 ans , nous avons l'habitude de voyager mais nous ne voulons pas non plus passer trop de temps dans des transports longs et fatiguants
et quelques questions : le coût de la vie est il plus élevé en équateur ? est il facile de passer la frontière équateur /pérou en bus ? (l'avion c'est trop cher ) vous avez préférez l'équateur/galapagos ou pérou ? en Juillet /Aout ou est il plus agréable de voyager (équateur /pérou)
merci , Virginie
Nous préparons notre prochain voyage , nous avons réservé nos billets d'avion mais nous pouvons encore effectuer des modifications Nous arriverions à Quito fin juin et devrions repartir de Lima mi Aout et nous voudrions au milieu caser les galapagos alors bien sûr il est évident que l'on ne peut pas tout voir en 6 semaines, mais est ce que cela vaut la peine et quel parcours peut on prévilégier ?
nous avons la possibilité de modifier nos billets d'avion en faisant une arrivée et un retour à Quito , à ce moment là nous ferions que équateur Galapagos je pense que l'on peut aussi faire que le pérou
je précise que nous voyageons en famille avec notre fils de 11 ans , nous avons l'habitude de voyager mais nous ne voulons pas non plus passer trop de temps dans des transports longs et fatiguants
et quelques questions : le coût de la vie est il plus élevé en équateur ? est il facile de passer la frontière équateur /pérou en bus ? (l'avion c'est trop cher ) vous avez préférez l'équateur/galapagos ou pérou ? en Juillet /Aout ou est il plus agréable de voyager (équateur /pérou)
merci , Virginie