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Quinze jours à velo en France en famille English translation pending
Salut le voyageurs
Avec ma femme et ma fille qui aura 1 an cet été, nous aimerions partir entre 10 et 15 jours sur le territoire.
Quel seraient vos suggestions et vos experience d un voyage avec un enfant?
merci
Avec ma femme et ma fille qui aura 1 an cet été, nous aimerions partir entre 10 et 15 jours sur le territoire.
Quel seraient vos suggestions et vos experience d un voyage avec un enfant?
merci
Rencontre à Paris dimanche 21 janvier 2007 English translation pending
Bonjour à toutes et à toutes et excellente année 2007 🙂
Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.
🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?
😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.
😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...
Qu'en dites vous ?
Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.
🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?
😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.
😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...
Qu'en dites vous ?
Tranporter son vélo en avion English translation pending
BONJOUR
JE PART EN AVION EN AOUT 07 EN TURQUIE EN VACANCE
MAIS CETTE FOIX CI JE PREND MON VELO, QUI FAIT PARTIE DES VALISES.
J'AI FAIT UN ACHAT D'UNE VALISE SPECIALE POUR TRANSPORT DE VELO, PART AVION.
JE PART DE BRUXELLES ZAVENTEM.
EST CE QUE IL Y AURAI DES PERSONNES, QUI POURRAI ME DIRE SI ILS ONT EU DES PROBLEMES,
GENRES:BAGUAGE MAL TRAITER OU RAYONS PLIER OU CASSER OU AUTRE CASSES OU D'AUTRES PROBLEMES DURANT LE TRANSPORT.
MERCI POUR VOS BONS CONSEILS QUE JE SUIVRAI.
Le jeu des photos (suite) English translation pending
Coucou!
Alors voilà, où est ce et qu'est ce donc?
Alors voilà, où est ce et qu'est ce donc?
Nosy Be: lieu de prostitution? English translation pending
que pensez vous de nosy be ? est ce que c"est vraiment un lieu de prostitution?
Thaïlande: le gouvernement lance un guide de bonnes manières pour les touristes English translation pending
Société : Le gouvernement lance un guide de bonnes manières pour les touristes.-
Le ministère de la Culture devrait prochainement distribuer aux touristes étrangers un manuel de poche sur les 10 choses à faire et à ne pas faire en Thaïlande. Les autorités espèrent ainsi sensibiliser les visiteurs du royaume sur les tabous siamois afin d’éviter certaines situations inappropriées voire choquantes pour les Thaïs provoquées par des vacanciers peu avertis. Parmi les nombreuses plaintes déposées beaucoup concerneraient l’utilisation des représentations du Bouddha ou encore la tenue vestimentaire et le comportement dans les temples. Le manuel devrait être distribué dans les ambassades, les hôtels, l’aéroport de Suvarnabhumi et à bord des vols internationaux de la Thai Airways. Le petit journal de Bangkok . mercredi 6 décembre 2006
Le ministère de la Culture devrait prochainement distribuer aux touristes étrangers un manuel de poche sur les 10 choses à faire et à ne pas faire en Thaïlande. Les autorités espèrent ainsi sensibiliser les visiteurs du royaume sur les tabous siamois afin d’éviter certaines situations inappropriées voire choquantes pour les Thaïs provoquées par des vacanciers peu avertis. Parmi les nombreuses plaintes déposées beaucoup concerneraient l’utilisation des représentations du Bouddha ou encore la tenue vestimentaire et le comportement dans les temples. Le manuel devrait être distribué dans les ambassades, les hôtels, l’aéroport de Suvarnabhumi et à bord des vols internationaux de la Thai Airways. Le petit journal de Bangkok . mercredi 6 décembre 2006
Sainte Catherine English translation pending
😉😉😉😉 A TOUTES LES CATHERINES ET CATHERINETTES BONJOUR ET BONNE FÊTE
UN MARI DANS L'ANNEE POUR CELLES QUI LE DESIRENT, MESSIEURS, A VOS GARDES.
ET UNE PHOTO POUR VOUS UN FEU D'ARTIFICE
UN MARI DANS L'ANNEE POUR CELLES QUI LE DESIRENT, MESSIEURS, A VOS GARDES.
ET UNE PHOTO POUR VOUS UN FEU D'ARTIFICE
À partir du 6 novembre 2006: mesures de restrictions sur les liquides en cabine English translation pending
Vous devez désormais lors des contrôles de sûreté présenter séparément dans un sac en plastique transparent fermé d’un format d’environ 20 cm sur 20 cm, vos flacons et tubes de 100 ml maximum chacun.
Ce qu'il faut savoir · Quels sont les vols concernés ? Tous les vols partant des aéroports de l’Union européenne (ainsi que de la Norvège, l’Islande et la Suisse) quelle que soit leur destination, y compris les vols intérieurs, et quelle que soit la nationalité de la compagnie aérienne. · Les passagers en correspondance Si votre premier vol vient d’un pays de l’Union Européenne et que votre second vol s’effectue au départ d’un aéroport européen (ainsi que de Norvège, d’Islande et de Suisse) : Vous pouvez effectuer des achats en vol ou dans les boutiques des aéroports. Ceux-ci seront alors sécurisés dans un sac plastique scellé. Si vous avez une correspondance ultérieure dans un pays en dehors de l’Union Européenne : Vous devez vous informer au préalable, auprès de la compagnie aérienne, des restrictions éventuelles qui vous seront imposées. Si votre premier vol arrive d’un pays non européen et que votre second vol s’effectue au départ d’un aéroport européen (ainsi que de Norvège, d’Islande ou de Suisse) : Nous vous conseillons, avant le départ, de placer tous vos liquides dans vos bagages de soute, y compris ceux achetés dans les boutiques des aéroports hors de l’Union Européenne ; sinon ils seront confisqués au contrôle de sûreté lors de votre correspondance, à l’exception de ceux tenant dans le sac plastique fermé d'envrion 20 x 20 cm. · Quels sont les produits interdits ? Les liquides, les aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… · Quelle est la taille maximale de chaque flacon ou tube que l’on peut emporter en cabine ? Aucun flacon ne peut dépasser 100 ml. · Quelle taille maximum doit faire le sac plastique ? Ce sac en plastique transparent (type sachet à congélation) doit mesurer 20 cm sur 20 cm environ. Un sachet peut contenir plusieurs objets, tubes, flacons, aérosols. · Comment se procurer ce sac plastique ? Vous pouvez vous procurer ce sac plastique (type sac de congélation) dans les commerces et les grandes surfaces. La plupart des aéroports européens proposeront aussi sur place des sacs. Toutefois, il s’agit d’un service rendu aux passagers et non d’une obligation, il n’est donc pas garanti que ces sacs soient disponibles partout et tout le temps. Nous vous conseillons de prendre vos dispositions avant le départ. · Quelles sont les exceptions autorisées ?
Les médicaments liquides
Vous pouvez emporter en cabine des médicaments liquides (insuline, sirops…) à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation, ou une ordonnance à votre nom.
Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gelules).
Les aliments liquides pour bébés
Il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments !
Vous pouvez emporter en cabine des médicaments liquides (insuline, sirops…) à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation, ou une ordonnance à votre nom, stipulant que vous avez besoin d’avoir ces médicaments en permanence auprès de vous. Le passage du contrôle de sûreté : Retirez votre veste ou votre manteau. Présentez à part : Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD… Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes. Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation. Vos aliments liquides pour bébé. Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez vous avant de faire vos achats. Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières.
Attention cependant à vos correspondances : renseignez-vous avant tout achat. Rappel :
Important
De façon générale, mettez tous vos liquides dans vos bagages de soute, sauf les produits absolument indispensables pendant le vol.
Si vous voyagez sans bagages de soute et uniquement avec des bagages de cabine, il faudra placer vos liquides dans un sac plastique type sac de congélation d'environ 20 cm x 20 cm.
Ce qu'il faut savoir · Quels sont les vols concernés ? Tous les vols partant des aéroports de l’Union européenne (ainsi que de la Norvège, l’Islande et la Suisse) quelle que soit leur destination, y compris les vols intérieurs, et quelle que soit la nationalité de la compagnie aérienne. · Les passagers en correspondance Si votre premier vol vient d’un pays de l’Union Européenne et que votre second vol s’effectue au départ d’un aéroport européen (ainsi que de Norvège, d’Islande et de Suisse) : Vous pouvez effectuer des achats en vol ou dans les boutiques des aéroports. Ceux-ci seront alors sécurisés dans un sac plastique scellé. Si vous avez une correspondance ultérieure dans un pays en dehors de l’Union Européenne : Vous devez vous informer au préalable, auprès de la compagnie aérienne, des restrictions éventuelles qui vous seront imposées. Si votre premier vol arrive d’un pays non européen et que votre second vol s’effectue au départ d’un aéroport européen (ainsi que de Norvège, d’Islande ou de Suisse) : Nous vous conseillons, avant le départ, de placer tous vos liquides dans vos bagages de soute, y compris ceux achetés dans les boutiques des aéroports hors de l’Union Européenne ; sinon ils seront confisqués au contrôle de sûreté lors de votre correspondance, à l’exception de ceux tenant dans le sac plastique fermé d'envrion 20 x 20 cm. · Quels sont les produits interdits ? Les liquides, les aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… · Quelle est la taille maximale de chaque flacon ou tube que l’on peut emporter en cabine ? Aucun flacon ne peut dépasser 100 ml. · Quelle taille maximum doit faire le sac plastique ? Ce sac en plastique transparent (type sachet à congélation) doit mesurer 20 cm sur 20 cm environ. Un sachet peut contenir plusieurs objets, tubes, flacons, aérosols. · Comment se procurer ce sac plastique ? Vous pouvez vous procurer ce sac plastique (type sac de congélation) dans les commerces et les grandes surfaces. La plupart des aéroports européens proposeront aussi sur place des sacs. Toutefois, il s’agit d’un service rendu aux passagers et non d’une obligation, il n’est donc pas garanti que ces sacs soient disponibles partout et tout le temps. Nous vous conseillons de prendre vos dispositions avant le départ. · Quelles sont les exceptions autorisées ?
Les médicaments liquides
Vous pouvez emporter en cabine des médicaments liquides (insuline, sirops…) à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation, ou une ordonnance à votre nom.
Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gelules).
Les aliments liquides pour bébés
Il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments !
Vous pouvez emporter en cabine des médicaments liquides (insuline, sirops…) à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation, ou une ordonnance à votre nom, stipulant que vous avez besoin d’avoir ces médicaments en permanence auprès de vous. Le passage du contrôle de sûreté : Retirez votre veste ou votre manteau. Présentez à part : Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD… Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes. Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation. Vos aliments liquides pour bébé. Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez vous avant de faire vos achats. Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières.
Attention cependant à vos correspondances : renseignez-vous avant tout achat. Rappel :
Important
De façon générale, mettez tous vos liquides dans vos bagages de soute, sauf les produits absolument indispensables pendant le vol.
Si vous voyagez sans bagages de soute et uniquement avec des bagages de cabine, il faudra placer vos liquides dans un sac plastique type sac de congélation d'environ 20 cm x 20 cm. Séjour d'une semaine à Istanbul et hébergement en mai 2007 English translation pending
Bonsoir,
Mon conjoint et moi envisageons un séjour d'une semaine à Istanbul en mai 2007 ; l'idée est de ne faire que la ville et ses proches environs et éviter de faire trop de kms.
Nous pensons prendre une location (si pas trop cher) ou un hôtel, mais avec le petit déjeûner uniquement.
Pouvez-vous nous dire si 1 semaine suffit pour bien s'imprégner de cette ville et quels bons plans pour le logement ?
Merci d'avance.
Croisière sur le Norwegian Spirit en février/mars 2007 (urgent) English translation pending
Bonjour.
J'ai l'intention de faire une croisière au mois de février ou mars 2007 sur le norwegian spirit. Itinéraire:New-york, St-thomas, Tortola, Samana, New-york. Qu'en pensez-vous?? Êtes-vous déjà allé à ces endroits??Sa va être ma première fois sur un bateau de croisière et je trouve le prix très abordable.(1089$ pour une cabine intérieure avec le transport de montréal-new york inclus) Me conseillez-vous une cabine intérieur ou une vue sur la mer(c'est un peu plus cher). Pouvez-vous me donner vos commentaires sur le bateau et avons nous le temps de tout visiter lors de l'arret sur les villes (tortola, samana et st-thomas) J'ai peur de ne pas avoir le temps de tout faire. Une dernière question: Lorsque nous arrêtons aux villes, pour le diner et le souper, retournons-nous sur le bateau ou nous mangeons dans la ville??
Merci catherine
J'ai l'intention de faire une croisière au mois de février ou mars 2007 sur le norwegian spirit. Itinéraire:New-york, St-thomas, Tortola, Samana, New-york. Qu'en pensez-vous?? Êtes-vous déjà allé à ces endroits??Sa va être ma première fois sur un bateau de croisière et je trouve le prix très abordable.(1089$ pour une cabine intérieure avec le transport de montréal-new york inclus) Me conseillez-vous une cabine intérieur ou une vue sur la mer(c'est un peu plus cher). Pouvez-vous me donner vos commentaires sur le bateau et avons nous le temps de tout visiter lors de l'arret sur les villes (tortola, samana et st-thomas) J'ai peur de ne pas avoir le temps de tout faire. Une dernière question: Lorsque nous arrêtons aux villes, pour le diner et le souper, retournons-nous sur le bateau ou nous mangeons dans la ville??
Merci catherine
Le Québec en novembre: pourquoi les touristes viennent-ils? English translation pending
Bonjour je suis Québécois et il y a une question que je me demande :Qu'es ce qui peut attiré les touristes dans mon pays au mois de novembre ?? Moi j'adore mon pays avec ses quatre saisons bien distinctes Même ses hivers peuvent parfois nous donné des spectacles féeriques Mais novembre : il n'y a rine en novembre, les journées sont courtes trop froid pour les vêtements d, automnes trop chaud pour ceux d'hiver Les belle couleurs d'octobre sont parties, les décorations de fêtes ne sont pas encore faites ! Alors s v p expliquez-moi Oui j'adore mon pays mais novembre je me suis toujours demandé a quoi il servait !!
Des photos , toujours des photos. English translation pending
Et ça redémarre .
L'Inde, est-ce aussi difficile d'y voyager, sale et voleur qu'on le dit? English translation pending
Bonjour tous! Nous avons fait le Pérou, la Bolivie, l'Équateur, l'Amérique centrale, la Thailande, l'Indonésie et maintenant nous voulons faire l'Inde.
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Jeu des photos (suite) English translation pending
Tout le monde connait le principe ...
Quel pays ? quelle ville ?
Quel pays ? quelle ville ?
Vos commentaires sur Air France? English translation pending
Que pensez vous d'Air France ?
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
Comment s'habiller en Egypte? English translation pending
bonjour,
avec mon amie cela fait quelque temsp que l'on se tate pour un voyage en egypte, on aimerai bine le beau rivage a hurghada, moi pour la plongée au tuba et les poissons, et madame pour flanner et se baigner occasionnellement.
seul ic, il parrait que les femmes doivent mettre des pantalons longs et des tee-shirts cachant les epaules?
la mienne n'est pas du genre mini jupe, mais aime comme moi se promener en tee-shirt, short et basquettes, et je voie mal lui imposer un pantalon long pour les croyances des autres sous 30°c, plutot choisir autre chose, alors j'en appel a vous qui avez de l'experience, les femmes doivent elle être cachées pour visiter ce pays?
Espace Affaires et Espace Première sur Air France English translation pending
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.
Itinéraire... IV: la Grèce du Nord (20 photos) English translation pending
Après avoir passé la frontière macédonienne, dans le premier village grec traversé, Niki (la victoire !), un couple de cigogne nous accueillt du haut de son nid, perché sur un poteau électrique;
Passé Florina, nous prîmes la route de Thessalonique : cette route, une nationale passant régulièrement à 3 voies, est excellente.
Le paysage macédonien grec n'est pas montagneux, ici, des collines avec une végétation basse et discontinue encadrent la route.
En arrivant à Edessa, elle se rétrécit et serpente, puis en traverse le centre moderne et animé.
La route redevient très bonne ensuite et comme il y a peu de circulation, aucun radar, je fonce !
Toutefois, la nuit tombe, peu avant Thessalonique. C'est là que les choses vont se compliquer un peu. Voici le problème : on a aucun idée de l'endroit où ont va dormir or, Thessalonique a une banlieue tantaculaire où il n'est pas toujours facile de se repérer, surtout de nuit. J'avais regardé les prix des hotels sur internet, inutile de songer dormir dans le centre-ville. je taplais sur des hotels type formule 1, mais je n'en ai pas trouvé un seul. cela fait 45 minutes qu'on est sur cette rocade, on se demande si on va pas continuer vers l'Est jusqu'à Asprovalta. Finalement, je continue sur ce périph' direction la Chalcidique. On trouve par hasard un hotel tout neuf, à 50€ la nuit. On est fatigué, on en a marre, on prend ! Finalement, il n'est pas si bien que cela et ne mériterait pas plus de 30/35€ la nuit. Comme d'habitude, je rédige quelques notes sur mon carnet de voyage avant de me coucher.
Deuxième jour en Grèce
Le matin, j'ai une mauvaise surprise. Comme souvent en grèce (restos, essence, hotels), mon hôte refuse ma carte bleue, ne voulant que de l'espèce ! Je dois aller chercher dee l'espèce à 5 km de là ! J'arrive au distributeur, deuxième mauvaise surprise ! j'ai dépacé le plafond de tretrait par semaine, je ne peux plus retirer un € ! Je dois appeler ma banque pour qu'elle retire ce bloquage... Et l'hôtel ? Mon amie peut retirer, elle, alors qu'elle est a découvert. En tout, sa banque, que je cite, le crédit agricole, lui volera 70€ de frais en refusant des paiements (le chèque du salaire de mon amie était dans notre boite aux lettres, à Clamart !)
Arrivé dans le centre de Thessalonique, j'appelle papa/maman pour qu'ils appellent à leur tour notre banque commune. Ils le font, et la banque indique qu'ils ont débloqué et que je pourrai retirer dans quelques heures (il est alors environ 10h du matin). Ce n'est pourtant que le début d'un problème qui durera plus de 48h !
En attendant, on a le temps de visiter la ville, à condition de ne pas payer !
Visite de la ville de Thessalonique Cette ville, visitée par Saint-Paul au Ier siècle (Epitre...) fut un des plus grandes villes de l'Empire byzantin. Elle fut pillée par les Arabes tardivement, en 904, puis prise par les Turcs au XV esiècle. Pendant la Première guerre mondiale, elle fut le centre de l'armée française d'orient (cf le superbe film Capitaine Conan). Vers 1943, les Nazis déportèrent et exterminèrent sa population juive, nombreuse. bien des grecs en profitèrent pour récupérer des meubles ou des apparts.
Deuxième ville de Grèce par sa population et son rôle économique, très étendue, elle ne manque toutefois pas de charme, dans son centre historique.
Nous y avons visité les principales curiosités :église byzantine Sainte-Sophie (VIIIe-Xe)Palais de l'empreur romain Galère (impressionnantes ruines du IVe, en plein centre ville, entourées d'immeubles. Visite gratuite !)Arc de triomphe de Galère, qui possède des bas-reliefs assez bien conservés, représentants notamment allégoriquement la capitulation de l'Arménie et de la MésopotamieMausolée de Galère (Rotonda):il fut conveti en mosquée par les Turcs, le minaret subsiste, l'intérieur est en travaux.
J'avais déjà visité également en 1999 le Musée archéologique, très intéressant (attention, le trésor de Vergina -tombe probable de Philippe II, le père d'Alexandre le grand- n'y est pas !) et la Tour blanche, ottomane, énorme, qui domine le port.
On peut se promener le long du quaie mais la vue n'est pas exceptionnelle. Par contre, on peut y prendre un verre dans un des nombreux bars branchés du Front de mer. Tous sont équipés de terrasses avec des canapets au design très divers voire farfelu. J'avais déjà constaté ce phénomène à ohrid, je le reverai encore jusqu'en Bulgarie. Je vieillis où c'est une mode que l'on retrouve partout ?
Je n'ai toujours pas visité l'acropole et les remparts byzantins, au nord de la ville, en pente, loin des quartiers animés !
On reprend la voiture, laissée dans un parking payant. J'avance à peine que mes pneus font un bruit strident quand je les tourne. Mince ! un pneu dégonflé ou un problème mécanique. Et je n'ai pas de sous pour payer les frais 🏴☠️... Finalement, il s'avère que c'est le revêtement de la route, combiné sans doute à la chaleur, qui provoquent ce phénomène. J'entends plein d'autres voiture faire le même bruit, cela me rassure, ouf ! 🙂
Maintenant, départ vers l'Est pour Asprovalta et sa superbe plage de sable.
Pour s'y rendre, on enmprunte la "Odos egnatia". Cela ne vous dit rien ? odos = route, en grec. Cette voie rapide, très bonne, souvent 2x2 voies, gratuite, rejoint Thessalonique à Istambul. Elle reprend l'itinéraire de l'antique Via Egnatia, d'où le nom !
Asprovalta est une des stations balnéraires les plus importantes de la région. On y trouve 3 campings, de nombreuses boutiques de souvenirs, des tas de restos et surtout une belle plage de sable fin, squattée par des clubs et fréquentée par des Grecs, des Slaves et quelques occidentaux (plus on ira vers Istambul, plus on en verra !!!).
L'endroit est idéal pour faire une pause pour piquer une tête lorsque vous roulez vers Istambul.Cela fait au moins 4 fois que j'y passe.
Mon souci est d'abord de retirer de l'argent. J'essaie 2 distributeurs, de toutes les manières possible, rien ! On est au milieu de l'après-midi. Cela fait des heures que le problème aurait dû être réglé ! Forcément, je suis énervé, je rappelle mes parents pour qu'ils rappellent...etc. Reste à attendre.
On visite 2 campings. Bof, nous ne sommes pas inspirés, et puis on en a assez, on part, direction l'est, car je sais, via internet, qu'il y a un bon camping à Alexandroupolis, endroit où je comptais faire une pause de quelques jours.
Mon amie prend le volant et fonce ! Il ne lui faudra pas longtemps pour faire les 200km entre les deux villes.
En passant, la route contourne (enfin ! les travaux ont duré 10 ans) la belle ville de Kavala, ou je m'étais déjà arrêté en 2002 notamment. De la route en hauteur, on a une belle vue sur Kavala. Un peu plus loin, on voit une usine pétrochimique. En effet, les grecs exploitent du pétrole dans la mer Egée, entre l'ile de Thassos et Kavala.
La route, toujours aussi belle, contourne Xanthi (qui est qualifiée pour une coupe d'Europe de football 😉), dont la région montagneuse mériterait un arrêt. Outre la rando, on peut y voir une belle forteresse macédonienne de 2300ans en très bonne état, dans la montagne, 15 km au N-O.
Komotini est également évitée. La plaine laisse place à une petite montagne puis nous arrivons à Alexandroupolis, il ne fait même pas nuit !
J'entre dans une région que je connais bien. J'y suis passé en 1998, en 1999 (tout seul avec un sac à dos, ce ne fut pas facile) et en 2002 notamment. Tout simplment parce que j'ai fais de la recherche sur l'histoire de cette région et de l'ile de Samothrace pendant l'antiquité. Autrement dit, je vais pouvoir vous fournir des infos et des bons plans que vous ne trouverez dans aucun guide ! 😎 Bon, c'est vrai, aucun guide touristique ne parle de cette région, 🤪 même pas le Guide du routard qui n'est pas fais pour les routards qui vont hors des entiers battus, visiblement. On a l'impression, dans ces guides, que la Grèce n'a pas récupéré la Thrace en 1913. Cette zone est blanche dans tous les guides. Et pourtant ! mais vous jugerez par vous-mêmes.
Première mission à Alex/Polis (son abréviation officielle) : s'installer dans la camping municipal, à l'entrée du centre ville. Cela commence bien, la dame de l'accueil est parfaitement francophone. Le camping est propre, agréable, les parcelles sont délimitées par des haies, tous les ervices sont présents et surtout les SANITAIRES sont impecables ! Un des batiments n'a que quelques mois ! Une dame lave tout le temps, à tel point qu'elle nous gène ! On ne va pas s'en pleindre. C'est le seul camping "normes européennes" (services, propreté) de mon voyage en dehors de l'Italie. De plus, j'ai oublié de le préciser, il possède une belle plage de sable fin avec des emplacements à l'ombre (sorte de toit). sachant que l'on a plein de choses à faire dans la région, on ne va pas le quitter tout de suite !
Troisième jour
(Désormais, le récit sera illustré de photos)
Après ce début de voyage relativement alerte, la première journée à Alex/Polis est une journée "repos" : linge, plage, puis petit tour dans le centre d'Alex/Polis, ville animée, propre, bien aménagée. J'essaie de retirer de l'argent et je ne peux toujours pas ! J'appelle de nouveau mes parents, qui appellent ma banque...😕 Puis petits délices dans une patisserie orientale, que je vous recommande fortement : Nerim. Grande variété de glaces, baklavas et autres kadaifs, tous très frais et succulents, aussi bons qu'à Istambul, c'est pour dire, voire meilleurs.
La patisserie orientale Nerim (Alexandroupolis) On termine, comme bon nombre de voyageur de notre temps, dans un café Internet !
Quatrième jour
Visite de la région située à l'Ouest d'Alex/Polis.
Avant de partir, j'essaie de nouveau de retirer de l'argent : cela fonctionne enfin ! Cela sera la seule "galère" en un mois de voyage.
On se rend tout d'abord à Makri, sur la côte. Ancienne station romaine de la Via Egnatia, ce gros bourg fut assez important à l'époque byzantine et sous les Turcs. On y trouve une muraille byzatine, souvent englobée dans des bâtiments modernes, des églisses byzantines, un hamam turc, un Tekke (tombeau turc)... Ce bourg ne manque pas de charme. Naturellement, ici, on ne voit aucun touriste occidental.
Ce bourg possède aussi un petit port de pêche/plaisance, dominé par une falaise sur laquelle se situait le site romain (on y voit quelques murs et des sondages d'archéologues entourés de barbelés) et dans laquelle se trouve une grotte connue sous le nom de "Grotte du Cyclope". Elle fut occupée à l'âge préhistorique et bien après. Cette grotte n'a jamais été fouillée, on y accède tout de même librement ! Armez-vous d'une pile, si vous venez dans le coin 😉...
Le port de Makri et la falaise (à l'arrière-plan)
Le champ d'oliviers qui mène au site romain
Le port de Makri vu depuis la Grotte du Cyclope
Nous quittons Makri et prennons une toute petite route, dans un état correct, qui continue vers l'Ouest, le long de la côte. Après avoir traversé des champs d'olivers et un petit bourg, nous arrivons au site archéologique de Mesimvria/Zone.
On décide d'aller d'abord se baigner sur les plages qui se situent en contre-bas du site. Plages de sable fin, avec une personne tous les 400m !
Site antique de Zone, plages et Mont Ismaros Pendant que mon amie "bronze", je vais me balader sur le cap Pyrgos (= de la tour). La côté devient rocheuse, les petites falaises sont parsemées de criques sableuses. Une bande de jeunes Hongrois en squatte une. Je m'enfonce dans le maquis, les jambes "caressées" par les plantes, plus ou moins piquantes, mais l'attrait de trouver la tour de guet byzantine, que je n'ai jamais vu en dépit des mes voyages de 1998 et 1999 dans la région, est plus fort que tout !
La côte rocheuse à l'Ouest de Zone et de la plage Finalement je la trouve, assez bien conservée, elle domine le promontoire rocheux où elle se situe et offre une belle vue sur la côte. On aperçoit l'ile de Samothrace, au loin.
Je retourne sur la plage pour me baigner (ma ballade dans le maquis s'est déroulée en plein soleil) et mon amie m'annonce une nouvelle qui me fait peur ! Elle a aperçu un pervers sur les rochers qui dominent la plage. Celui-ci a "maté" mon amie et les 2 autres femmes présentes dans le secteur pendant 1/2 heure, caché dans des buissons ! Si elle avait été seule, je ne serais pas parti me ballader. Comme quoi, même dans des endroits tout sauf touristique, on peut faire ce genre de rencontre 🙁.
Je me baigne puis on décampe vers la plage située sous le site de Mesimvria/Zone, à 1.5 km de là. Il s'y trouve quelques familles grecques, je peux laisser mon amie faire bronzette et partir visiter le site antique.
Appelé à tort Messimvria, ce site antique est en fait l'antique Zone, ancienne colonie de Samothrace fondée vers -500. Elle a existé pendant au moins 600 ans. Plusieurs auteurs grecs en parlent : Hérodote, Strabon...Le site fut découvert par les Bugares pendant la première Guerre mondiale, lorsqu'ils creusèrent des tranchées dans le secteur.
Cette petite cité grecque est entouréee d'une muraille qui part d'une petite falaise dominant la mer pour grimper sur une colline. Seule une partie a été fouillée. Mais intensivement.
A voir : quelques rues, des quartiers d'habitation, le podium d'un temple d'Apollon de -500, un petit sancturaire de déméter où de nombreuses plaquettes d'or votives ont été retrouvées, une forteresse hellénistique fondée dans la ville et, le plus intéressant, des habitations au sol couvert d'amphores retournées. C'est rarissime pour la grèce antique, on connait 3 exemples seulement. Elles servaient de vide sanitaire, semble t-il.
Zone : la maison grecque aux amphores (vers -400)Parmi les vestiges archaiques (période allant de -750 à - 480, avant l'âge classique, de -480 à -350), on trouve notamment un tronçon d'enceinte des alentours de -500, en appareil dit "lesbien" (pierres vaguement polygonales assemblées sans mortier).
Zone : enceinte en appareil "lesbien" (-500) Sur la plage, on rencontre plusieurs pick-up grecs où s'installèrent des jeunes femmes (très belles) avec des foulards noirs sur la têtes. ce n'étaient pas de Turcs. Des rums ? Je dirais plutôt des Pomaks (Grecs musulmans des Rhodopes). On fait de la plongée avec masque et palmes dans le port antique ! J'ai ramené un souvenir
...Il se met alors à pleuvoir. Les grecs partent. Nous on reste un peu.
Après Zone, on poursuit sur la route qui long la côte, mais celle-ci devient une piste qui rappelle de mauvais souvenirs. Dans un endroit perdu, on croise une église orthodoxe toute neuve, en béton, sur une colline, spectacle insolite au milieu de nul par.
On passe devant une sorte de campement de Rums ou de Pomaks.
On voudrait poursuivre cette piste qui mène à Maronée, ville antique puissante dans l'antiquité (muraille de 10km de long) avec maintes vestiges. Elle est dominée par une petite montagne où se trouve des fortifications pré-grecques (de -1000 environ), sans doute celle d'Ismaros, que Ulysse, de retour de Troie, avait pillé, dixit Homère. Une bonne idée de rando ! Mais mon amie n'est pas décidée. Et la piste devient très moyenne. On décide de repartir par le Nord. Maronée, cela sera pour un prochain voyage.
La région que l'on traverse est assez sauvage, elle parait abandonnée, on voit très peu de gens et de voitures. La route est bonne.
Nous passons devant Petrota, éperon rocheux qui domine une colline qui elle même domine une vallée. Ce site a été habité dès l'époque préhistorique.
La colline et le rocher de Petrota Rappelons que les premiers hommes du néolithique (période révolutionnaire de l'humanité où furent créés agriculture, élevage, poterie, villages...) sont arrivés en Europe par la Thrace.
Nous parvenons sur la voie rapide "Odos Egnatia" et rentrons à Alex/Polis. Par fainéantise, nous mangeons au resto du camping, qui est bien moyen.
Cinquième jour Programme du jour : visiter la région à l'Est d'Alex/Polis. La route est excellente, à travers la plaine d'Alex/Polis. On croise une station service Aegean ou l'essence "unleaded" est à 1.063€/L, ce qui rend reveur (en France elle était à 1.3/1.4€) et supprime une idée reçue (quelques km à l'est, en Turquie, elle est au même prix qu'en France). Nous arrivons à Trajanopolis. Cette localité a été la plus grande ville de Thrace à l'époque romaine et à l'époque byzantine. Malheureusement, les Bulgares l'ont entièrement détruite vers 1015. Très bien située, entre la plaine d'Alex/Polis et le delta du fleuve Hèbre, dominée par une acropole rocheuse, on y aperçoit tout de même une auberge ottomane (XIVe siècle, un des rares monuments turc encore debout en Grèce), des hamams ottomans abandonnés mais en bon état, entourés de bâtiments thermaux récents. Les champs alentours recouvrent de nombreux vestiges et des trésors, ils n'ont jamais été fouillés. On ne peut pas rentrer dans l'auberge ottomane, le Hama (en briques), qui est entouré de grillages. Trajanopolis : les hamams et le hama ottomans On prend une piste, souvent mauvaise, qui mène au sommet de l'acropole de Trajanopolis. J'abandonne ma voiture avant le sommet car la piste devient catastrophique et je patine ! Au sommet, la vue est exceptionnelle. A l'est, on voit le delta de l'Hèbre et, au loin la Turquie et les montagnes d'Enoz. Au Sud, on voit la mer Egée et l'île de Samothrace. A l'est s'étend la plaine d'Alexandroupolis. Sur cette acropole se trouve une petite chapelle orthodoxe (saint-George) très bien entretenue et richement décorée d'icônes. L'accès est libre.
Vue depuis l'acropole de Trajanopolis, chapelle St-George Lorsque j'étais venu en 1999 dans le coin, avec seulemnt mon gros sac (même pas un sac à dos), un grec sympa (trop sympa 🤪) m'avais déjà enmené ici. Il m'avait montré une inscription antique inconnue, qui trainait sur l'acropole. J'ai tout fait pour la retrouver ! J'ai couru entre les pierres, évitant les vipères, et je l'ai trouvé ! Il s'agit d'un piédestal de statue antique, avec une inscription grecque de l'époque romaine. Dommage que ma voiture était trop éloignée
...
Piédestal de statue avec une inscription d'époque romaine Un peu plus loin, se trouve une source recouverte par des dalles de béton (une source à cette altitude explique pourquoi l'homme, dès l'époque préhistorique, a dû s'installer sur cette colline rocheuse), ainsi qu'un puits dont la margelle parait ancienne.
L'acropole dominant le delta de l'Hèbre, l'ancien puits Enfin, de nombreuses pierre de construction jonchent le sol, on devine même le plan carré de plusieurs bâtiments, peut-être byzantins, voire romains. Nous quittons l'acropole et redescendons vers Alex/Polis, pour déjeuner. On s'arrête au supermarché Champion, à l'entrée est de la ville. Je croyais que l'on en trouvait uniqument en France ! L'après-midi, nous nous rendons au centre de visite du delta de l'Hèbre, de l'autre côté du cours d'eau qui longe les édifices thermaux. On voudrait visiter cette réserve ornithologique exceptionnelle (classée Ramsar). Mais le bus est déjà parti. Avec une heure d'avance ! Euh, pas tout à fait, en fait...nous n'avons pas tenu compte du décallage horaire, en grèce, c'est +1 ! La honte
... Précisons que jusque là, nous n'avons jamais ressenti le moindre problème horaire. Ni en Albanie, ni à Thessalonique. Lorsque l'on sort de l'avion, c'est facile d'y penser. Là, cela faisait déjà un certain temps que nous avions quitté la France. D'ailleurs, même en Pologne il n'y a pas de changement d'heure. Bref, on décide de revenir le lendemain. On retourne au camping pour se baigner. Puis on se venge sur des patisseries orientales chez Nerim (ah! cette glace maison à la pistache, sur lit de cheveux d'ange...🙂) Le soir, on se rend dans l'un des nombreux bars branchés du centre-ville. Chaque bar a des canapets particuliers sur sa terrasse. Les prix sont assez chers. Sixième jour Ce dimanche 30 juillet, Nous retournons au centre de visite du delta de l'Hèbre. Le camion 4x4 nous attends, cette fois ! On prend des petits chemins qui s'enfoncent dans le delta (zone militaire à accès contrôlé, puisque la Turquie est de l'autre côté), en direction de la mer. On croise bien peu d'oiseaux, il est vrai que ce n'est pas la grande période des migrations mais quand même ! On arrive dans une sorte de petit port. ON monte par groupe de 4 dans des caiques. Le guide grec, anglophone, est sympa. Je le comprends régulièrement... On se dirige vers la mer Egée, croisant des maisons de pêcheurs.
Petites maisons de pêcheurs, sur un des bras de l'Hèbre On aperçoit de nombreuses mouettes (ce qui m'a permis de comprendre qu'on les appelait "seaguards" en anglais !), des cormorans et des bécasses. J'ai tout de même été déçu. On revient au port, puis on se dirige vers un observatoire possédant une lunette spéciale. On observe un étang à 1 km de là, où on est censé voir notamment un pélican. Le guide ne le voit pas. les autres non plus. Qui va le trouver, à votre avis ? 😎 Au final, on aura traversé qu'une partie infime du delta. c'est dommage, mais l'expérience reste intéressante. Nous étions les seuls touristes occidentaux (mais il y avait quelques Grecs travaillant en Allemagne)
Vue du delta de l'Hèbre Avant d'aller se baigner au camping, je pars résoudre un problème qui a hanté mes nuits en 1999, trouver le site antique de Doriskos. Cette place stratégique, fortifiée par les Perses, reprise par les Grecs, qui était une étape obligatoire entre l'Occident et l'Orient pendant l'antiquité. En 1999, j'étais à pieds. Je n'ai pas pu visiter toutes les collines du coin. Sous le solei, j'en avais déjà fait 2. Il n'y avait pas le moindre tesson de céramique antique. J'étais vraiment déçu. En 2006, j'avais ma voiture, et cela a tout changé, quelle belle revanche ! Au bout du deuxième chemin, je commence à bien sentir les choses. J'avais une petie photo en couleur de la colline du site. Près de la voie de chemin de fer, je le repère enfin. Le site antique de Doriskos (la colline du fond) et la via Egnatia Deux chemins y mènent. L'un des deux est un vestige de la vraie Via Egnatia romaine que l'on suit depuis Durres, en Albanie. Je prend le premier en voiture. Il n'est pas bon. Arrivé au pied de la colline, des gros chiens de berger hurlent ! Je fais demi-tour, difficilement. Je vais contourner l'obstacle à pieds, en longeant la voie ferrée. Et ça marche, les chiens ne me voient pas. J'arrive au pied de la colline identifiée comme étant celle de la forteresse de Doriskos (ce n'est pas prouvé à 100%). Je grimpe et j'arrive dans un endroit plat. Quel plaisir : il est recouvert de tessons de céramique antique ! Ici, un fragment grec à figure noir du IVe siècle av J-C, là, un tesson de céramique sigillée gauloise du IIème siècle av J-C ! Des milliers de tessons ! Quelques grosses pierres de construction. Avec un détecteur à métaux, c'est découverte sur découverte assurée. Les archéologues grecs y ont fait quelques sondages, trouvant notamment des restes d'enceinte; mais jamais de vraies fouilles, pour un site historique si riche, où Perses, Grecs, Macédoniens et Romains se sont succédés ! Au cours de cette prospection archéologique, il devait faire plus de 40°C. On repart ensuite manger à Alex/Polis, dans un Goody's (fast-food grec). Au camping, je lave enfin ma voiture, très sale depuis l'Albanie (oui, j'en suis un peu amoureux 😄 !) Ensuite, ayant assez sué pendant les visites, on peut aller se baigner, en faisant bien attention aux coups de soleil (je ne vais pas en avoit un seul pendant un mois !). Septième jour C'est le jour du départ vers la Turquie. On se baigne le matin, puis on part. Je m'arrête devant une banque pour retirer un maximum d'€ avant la Turquie. Ma carte bleue fonctionne de nouveau depuis la veille. Mais c'est trop simple. Trop si facile. Le distributeur de la veille est H-S. Le deuxième en face est inaccessible, les voitures passent tou le temps. Je vais au troisième (Banque de Grèce) et j'introduis ma carte. Légèrement de travers. Trop de travers...le distributeur l'avale ! Argh, je n'en peu plu, j'insulte le pauvre distributeur. Il est 14h, la banque est fermée. J'entre quand même...la porte est ouverte ! Il n'y a personne. J'appelle, pas de réponse. j'appelle de nouveau, un gros monsieur descend. Je lui explique mon problème, il me dit qu'il ne peut ouvrir le distributeur que le lendemain matin, à 8/9h ! Je suis maudit de la carte bleue ! 🙁 Une jeune employée descend peu après. Je sais maintenant pourquoi personne de répondait et pourquoi la porte était encore ouverte alors que la banque était censéee être fermée ! 😄😏 J'ai dû les surprendre, les pauvres... En tous cas, je dois rester à Alex/Polis un jour de plus. Il pleut, beaucoup. Que va t-on faire ? En 1999; j'avais trouvé un hotel, petit mais propre, à 100F/nuit. La dame qui s'en occupait était parfaitement francophone. Elle m'avait bien aidé ! On y retourne, elle ne me reconnait pas. Puis lorsque je lui raconte qui je suis, elle est contente et on bavarde. Son hôtel va être détruit dans quelques mois. j'ai eu de la chance ! Elle nous donne une belle chambre avec un balcon. On traine ensuite dans les rues pour faire passer le temps. Dans u bar branché de luxe, on paye 5.5€ les deux consos ! On va rentabiliser et y rester 2h, pour lire, notamment au sujet d'Istambul. Alexandroupolis et son phare On se fait un resto qui a l'air typique (pour les Grecs moyens) mais il s'avère cher et pas terrible. On a pas trouvé un seul bon resto à Alex/polis, alors que pour les patisseries, c'est autre chose ! La nuit, sans AC, on aura assez chaud et surtout, des camions feront du bruit. Huitième jour Cette fois-ci, ce 1er août 2006, c'est le bon départ pour Istambul. Je dors peu, angoissé par mes histoires de carte bleue. je me rends à la banque à son ouverture, 20 grecs attendent déjà ! Un responsable de la banque me reçoit, il a ma carte bleue, sa seule vue me ravi ! Cette personne ne me fera que peu de problème, et me rendra ma carte au bout de 10 minutes. C'est le vrai départ. On quitte Alex/Polis pour rejoindre lavoie rapide Odos Egnatia, direction la Turquie. Cette double-voie, souvent belle, est déserte ! J'arrive rapidement à la frontière turque Côté grec, c'est assez rapide. On traverse un pont, au-dessus de l'Hèbre, qui marque la frontière même. Soldats grecs et turcs se font face. Au revoir la Grèce ! Frontière entre la grèce et la Turquie à Ipsala
Passé Florina, nous prîmes la route de Thessalonique : cette route, une nationale passant régulièrement à 3 voies, est excellente.
Le paysage macédonien grec n'est pas montagneux, ici, des collines avec une végétation basse et discontinue encadrent la route.
En arrivant à Edessa, elle se rétrécit et serpente, puis en traverse le centre moderne et animé.
La route redevient très bonne ensuite et comme il y a peu de circulation, aucun radar, je fonce !
Toutefois, la nuit tombe, peu avant Thessalonique. C'est là que les choses vont se compliquer un peu. Voici le problème : on a aucun idée de l'endroit où ont va dormir or, Thessalonique a une banlieue tantaculaire où il n'est pas toujours facile de se repérer, surtout de nuit. J'avais regardé les prix des hotels sur internet, inutile de songer dormir dans le centre-ville. je taplais sur des hotels type formule 1, mais je n'en ai pas trouvé un seul. cela fait 45 minutes qu'on est sur cette rocade, on se demande si on va pas continuer vers l'Est jusqu'à Asprovalta. Finalement, je continue sur ce périph' direction la Chalcidique. On trouve par hasard un hotel tout neuf, à 50€ la nuit. On est fatigué, on en a marre, on prend ! Finalement, il n'est pas si bien que cela et ne mériterait pas plus de 30/35€ la nuit. Comme d'habitude, je rédige quelques notes sur mon carnet de voyage avant de me coucher.
Deuxième jour en Grèce
Le matin, j'ai une mauvaise surprise. Comme souvent en grèce (restos, essence, hotels), mon hôte refuse ma carte bleue, ne voulant que de l'espèce ! Je dois aller chercher dee l'espèce à 5 km de là ! J'arrive au distributeur, deuxième mauvaise surprise ! j'ai dépacé le plafond de tretrait par semaine, je ne peux plus retirer un € ! Je dois appeler ma banque pour qu'elle retire ce bloquage... Et l'hôtel ? Mon amie peut retirer, elle, alors qu'elle est a découvert. En tout, sa banque, que je cite, le crédit agricole, lui volera 70€ de frais en refusant des paiements (le chèque du salaire de mon amie était dans notre boite aux lettres, à Clamart !)
Arrivé dans le centre de Thessalonique, j'appelle papa/maman pour qu'ils appellent à leur tour notre banque commune. Ils le font, et la banque indique qu'ils ont débloqué et que je pourrai retirer dans quelques heures (il est alors environ 10h du matin). Ce n'est pourtant que le début d'un problème qui durera plus de 48h !
En attendant, on a le temps de visiter la ville, à condition de ne pas payer !
Visite de la ville de Thessalonique Cette ville, visitée par Saint-Paul au Ier siècle (Epitre...) fut un des plus grandes villes de l'Empire byzantin. Elle fut pillée par les Arabes tardivement, en 904, puis prise par les Turcs au XV esiècle. Pendant la Première guerre mondiale, elle fut le centre de l'armée française d'orient (cf le superbe film Capitaine Conan). Vers 1943, les Nazis déportèrent et exterminèrent sa population juive, nombreuse. bien des grecs en profitèrent pour récupérer des meubles ou des apparts.
Deuxième ville de Grèce par sa population et son rôle économique, très étendue, elle ne manque toutefois pas de charme, dans son centre historique.
Nous y avons visité les principales curiosités :église byzantine Sainte-Sophie (VIIIe-Xe)Palais de l'empreur romain Galère (impressionnantes ruines du IVe, en plein centre ville, entourées d'immeubles. Visite gratuite !)Arc de triomphe de Galère, qui possède des bas-reliefs assez bien conservés, représentants notamment allégoriquement la capitulation de l'Arménie et de la MésopotamieMausolée de Galère (Rotonda):il fut conveti en mosquée par les Turcs, le minaret subsiste, l'intérieur est en travaux.
J'avais déjà visité également en 1999 le Musée archéologique, très intéressant (attention, le trésor de Vergina -tombe probable de Philippe II, le père d'Alexandre le grand- n'y est pas !) et la Tour blanche, ottomane, énorme, qui domine le port.
On peut se promener le long du quaie mais la vue n'est pas exceptionnelle. Par contre, on peut y prendre un verre dans un des nombreux bars branchés du Front de mer. Tous sont équipés de terrasses avec des canapets au design très divers voire farfelu. J'avais déjà constaté ce phénomène à ohrid, je le reverai encore jusqu'en Bulgarie. Je vieillis où c'est une mode que l'on retrouve partout ?
Je n'ai toujours pas visité l'acropole et les remparts byzantins, au nord de la ville, en pente, loin des quartiers animés !
On reprend la voiture, laissée dans un parking payant. J'avance à peine que mes pneus font un bruit strident quand je les tourne. Mince ! un pneu dégonflé ou un problème mécanique. Et je n'ai pas de sous pour payer les frais 🏴☠️... Finalement, il s'avère que c'est le revêtement de la route, combiné sans doute à la chaleur, qui provoquent ce phénomène. J'entends plein d'autres voiture faire le même bruit, cela me rassure, ouf ! 🙂
Maintenant, départ vers l'Est pour Asprovalta et sa superbe plage de sable.
Pour s'y rendre, on enmprunte la "Odos egnatia". Cela ne vous dit rien ? odos = route, en grec. Cette voie rapide, très bonne, souvent 2x2 voies, gratuite, rejoint Thessalonique à Istambul. Elle reprend l'itinéraire de l'antique Via Egnatia, d'où le nom !
Asprovalta est une des stations balnéraires les plus importantes de la région. On y trouve 3 campings, de nombreuses boutiques de souvenirs, des tas de restos et surtout une belle plage de sable fin, squattée par des clubs et fréquentée par des Grecs, des Slaves et quelques occidentaux (plus on ira vers Istambul, plus on en verra !!!).
L'endroit est idéal pour faire une pause pour piquer une tête lorsque vous roulez vers Istambul.Cela fait au moins 4 fois que j'y passe.
Mon souci est d'abord de retirer de l'argent. J'essaie 2 distributeurs, de toutes les manières possible, rien ! On est au milieu de l'après-midi. Cela fait des heures que le problème aurait dû être réglé ! Forcément, je suis énervé, je rappelle mes parents pour qu'ils rappellent...etc. Reste à attendre.
On visite 2 campings. Bof, nous ne sommes pas inspirés, et puis on en a assez, on part, direction l'est, car je sais, via internet, qu'il y a un bon camping à Alexandroupolis, endroit où je comptais faire une pause de quelques jours.
Mon amie prend le volant et fonce ! Il ne lui faudra pas longtemps pour faire les 200km entre les deux villes.
En passant, la route contourne (enfin ! les travaux ont duré 10 ans) la belle ville de Kavala, ou je m'étais déjà arrêté en 2002 notamment. De la route en hauteur, on a une belle vue sur Kavala. Un peu plus loin, on voit une usine pétrochimique. En effet, les grecs exploitent du pétrole dans la mer Egée, entre l'ile de Thassos et Kavala.
La route, toujours aussi belle, contourne Xanthi (qui est qualifiée pour une coupe d'Europe de football 😉), dont la région montagneuse mériterait un arrêt. Outre la rando, on peut y voir une belle forteresse macédonienne de 2300ans en très bonne état, dans la montagne, 15 km au N-O.
Komotini est également évitée. La plaine laisse place à une petite montagne puis nous arrivons à Alexandroupolis, il ne fait même pas nuit !
J'entre dans une région que je connais bien. J'y suis passé en 1998, en 1999 (tout seul avec un sac à dos, ce ne fut pas facile) et en 2002 notamment. Tout simplment parce que j'ai fais de la recherche sur l'histoire de cette région et de l'ile de Samothrace pendant l'antiquité. Autrement dit, je vais pouvoir vous fournir des infos et des bons plans que vous ne trouverez dans aucun guide ! 😎 Bon, c'est vrai, aucun guide touristique ne parle de cette région, 🤪 même pas le Guide du routard qui n'est pas fais pour les routards qui vont hors des entiers battus, visiblement. On a l'impression, dans ces guides, que la Grèce n'a pas récupéré la Thrace en 1913. Cette zone est blanche dans tous les guides. Et pourtant ! mais vous jugerez par vous-mêmes.
Première mission à Alex/Polis (son abréviation officielle) : s'installer dans la camping municipal, à l'entrée du centre ville. Cela commence bien, la dame de l'accueil est parfaitement francophone. Le camping est propre, agréable, les parcelles sont délimitées par des haies, tous les ervices sont présents et surtout les SANITAIRES sont impecables ! Un des batiments n'a que quelques mois ! Une dame lave tout le temps, à tel point qu'elle nous gène ! On ne va pas s'en pleindre. C'est le seul camping "normes européennes" (services, propreté) de mon voyage en dehors de l'Italie. De plus, j'ai oublié de le préciser, il possède une belle plage de sable fin avec des emplacements à l'ombre (sorte de toit). sachant que l'on a plein de choses à faire dans la région, on ne va pas le quitter tout de suite !
Troisième jour
(Désormais, le récit sera illustré de photos)
Après ce début de voyage relativement alerte, la première journée à Alex/Polis est une journée "repos" : linge, plage, puis petit tour dans le centre d'Alex/Polis, ville animée, propre, bien aménagée. J'essaie de retirer de l'argent et je ne peux toujours pas ! J'appelle de nouveau mes parents, qui appellent ma banque...😕 Puis petits délices dans une patisserie orientale, que je vous recommande fortement : Nerim. Grande variété de glaces, baklavas et autres kadaifs, tous très frais et succulents, aussi bons qu'à Istambul, c'est pour dire, voire meilleurs.
La patisserie orientale Nerim (Alexandroupolis) On termine, comme bon nombre de voyageur de notre temps, dans un café Internet !
Quatrième jour
Visite de la région située à l'Ouest d'Alex/Polis.
Avant de partir, j'essaie de nouveau de retirer de l'argent : cela fonctionne enfin ! Cela sera la seule "galère" en un mois de voyage.
On se rend tout d'abord à Makri, sur la côte. Ancienne station romaine de la Via Egnatia, ce gros bourg fut assez important à l'époque byzantine et sous les Turcs. On y trouve une muraille byzatine, souvent englobée dans des bâtiments modernes, des églisses byzantines, un hamam turc, un Tekke (tombeau turc)... Ce bourg ne manque pas de charme. Naturellement, ici, on ne voit aucun touriste occidental.
Ce bourg possède aussi un petit port de pêche/plaisance, dominé par une falaise sur laquelle se situait le site romain (on y voit quelques murs et des sondages d'archéologues entourés de barbelés) et dans laquelle se trouve une grotte connue sous le nom de "Grotte du Cyclope". Elle fut occupée à l'âge préhistorique et bien après. Cette grotte n'a jamais été fouillée, on y accède tout de même librement ! Armez-vous d'une pile, si vous venez dans le coin 😉...
Le port de Makri et la falaise (à l'arrière-plan)
Le champ d'oliviers qui mène au site romain
Le port de Makri vu depuis la Grotte du Cyclope
Nous quittons Makri et prennons une toute petite route, dans un état correct, qui continue vers l'Ouest, le long de la côte. Après avoir traversé des champs d'olivers et un petit bourg, nous arrivons au site archéologique de Mesimvria/Zone.
On décide d'aller d'abord se baigner sur les plages qui se situent en contre-bas du site. Plages de sable fin, avec une personne tous les 400m !
Site antique de Zone, plages et Mont Ismaros Pendant que mon amie "bronze", je vais me balader sur le cap Pyrgos (= de la tour). La côté devient rocheuse, les petites falaises sont parsemées de criques sableuses. Une bande de jeunes Hongrois en squatte une. Je m'enfonce dans le maquis, les jambes "caressées" par les plantes, plus ou moins piquantes, mais l'attrait de trouver la tour de guet byzantine, que je n'ai jamais vu en dépit des mes voyages de 1998 et 1999 dans la région, est plus fort que tout !
La côte rocheuse à l'Ouest de Zone et de la plage Finalement je la trouve, assez bien conservée, elle domine le promontoire rocheux où elle se situe et offre une belle vue sur la côte. On aperçoit l'ile de Samothrace, au loin.
Je retourne sur la plage pour me baigner (ma ballade dans le maquis s'est déroulée en plein soleil) et mon amie m'annonce une nouvelle qui me fait peur ! Elle a aperçu un pervers sur les rochers qui dominent la plage. Celui-ci a "maté" mon amie et les 2 autres femmes présentes dans le secteur pendant 1/2 heure, caché dans des buissons ! Si elle avait été seule, je ne serais pas parti me ballader. Comme quoi, même dans des endroits tout sauf touristique, on peut faire ce genre de rencontre 🙁.
Je me baigne puis on décampe vers la plage située sous le site de Mesimvria/Zone, à 1.5 km de là. Il s'y trouve quelques familles grecques, je peux laisser mon amie faire bronzette et partir visiter le site antique.
Appelé à tort Messimvria, ce site antique est en fait l'antique Zone, ancienne colonie de Samothrace fondée vers -500. Elle a existé pendant au moins 600 ans. Plusieurs auteurs grecs en parlent : Hérodote, Strabon...Le site fut découvert par les Bugares pendant la première Guerre mondiale, lorsqu'ils creusèrent des tranchées dans le secteur.
Cette petite cité grecque est entouréee d'une muraille qui part d'une petite falaise dominant la mer pour grimper sur une colline. Seule une partie a été fouillée. Mais intensivement.
A voir : quelques rues, des quartiers d'habitation, le podium d'un temple d'Apollon de -500, un petit sancturaire de déméter où de nombreuses plaquettes d'or votives ont été retrouvées, une forteresse hellénistique fondée dans la ville et, le plus intéressant, des habitations au sol couvert d'amphores retournées. C'est rarissime pour la grèce antique, on connait 3 exemples seulement. Elles servaient de vide sanitaire, semble t-il.
Zone : la maison grecque aux amphores (vers -400)Parmi les vestiges archaiques (période allant de -750 à - 480, avant l'âge classique, de -480 à -350), on trouve notamment un tronçon d'enceinte des alentours de -500, en appareil dit "lesbien" (pierres vaguement polygonales assemblées sans mortier).
Zone : enceinte en appareil "lesbien" (-500) Sur la plage, on rencontre plusieurs pick-up grecs où s'installèrent des jeunes femmes (très belles) avec des foulards noirs sur la têtes. ce n'étaient pas de Turcs. Des rums ? Je dirais plutôt des Pomaks (Grecs musulmans des Rhodopes). On fait de la plongée avec masque et palmes dans le port antique ! J'ai ramené un souvenir
...Il se met alors à pleuvoir. Les grecs partent. Nous on reste un peu.Après Zone, on poursuit sur la route qui long la côte, mais celle-ci devient une piste qui rappelle de mauvais souvenirs. Dans un endroit perdu, on croise une église orthodoxe toute neuve, en béton, sur une colline, spectacle insolite au milieu de nul par.
On passe devant une sorte de campement de Rums ou de Pomaks.
On voudrait poursuivre cette piste qui mène à Maronée, ville antique puissante dans l'antiquité (muraille de 10km de long) avec maintes vestiges. Elle est dominée par une petite montagne où se trouve des fortifications pré-grecques (de -1000 environ), sans doute celle d'Ismaros, que Ulysse, de retour de Troie, avait pillé, dixit Homère. Une bonne idée de rando ! Mais mon amie n'est pas décidée. Et la piste devient très moyenne. On décide de repartir par le Nord. Maronée, cela sera pour un prochain voyage.
La région que l'on traverse est assez sauvage, elle parait abandonnée, on voit très peu de gens et de voitures. La route est bonne.
Nous passons devant Petrota, éperon rocheux qui domine une colline qui elle même domine une vallée. Ce site a été habité dès l'époque préhistorique.
La colline et le rocher de Petrota Rappelons que les premiers hommes du néolithique (période révolutionnaire de l'humanité où furent créés agriculture, élevage, poterie, villages...) sont arrivés en Europe par la Thrace.
Nous parvenons sur la voie rapide "Odos Egnatia" et rentrons à Alex/Polis. Par fainéantise, nous mangeons au resto du camping, qui est bien moyen.
Cinquième jour Programme du jour : visiter la région à l'Est d'Alex/Polis. La route est excellente, à travers la plaine d'Alex/Polis. On croise une station service Aegean ou l'essence "unleaded" est à 1.063€/L, ce qui rend reveur (en France elle était à 1.3/1.4€) et supprime une idée reçue (quelques km à l'est, en Turquie, elle est au même prix qu'en France). Nous arrivons à Trajanopolis. Cette localité a été la plus grande ville de Thrace à l'époque romaine et à l'époque byzantine. Malheureusement, les Bulgares l'ont entièrement détruite vers 1015. Très bien située, entre la plaine d'Alex/Polis et le delta du fleuve Hèbre, dominée par une acropole rocheuse, on y aperçoit tout de même une auberge ottomane (XIVe siècle, un des rares monuments turc encore debout en Grèce), des hamams ottomans abandonnés mais en bon état, entourés de bâtiments thermaux récents. Les champs alentours recouvrent de nombreux vestiges et des trésors, ils n'ont jamais été fouillés. On ne peut pas rentrer dans l'auberge ottomane, le Hama (en briques), qui est entouré de grillages. Trajanopolis : les hamams et le hama ottomans On prend une piste, souvent mauvaise, qui mène au sommet de l'acropole de Trajanopolis. J'abandonne ma voiture avant le sommet car la piste devient catastrophique et je patine ! Au sommet, la vue est exceptionnelle. A l'est, on voit le delta de l'Hèbre et, au loin la Turquie et les montagnes d'Enoz. Au Sud, on voit la mer Egée et l'île de Samothrace. A l'est s'étend la plaine d'Alexandroupolis. Sur cette acropole se trouve une petite chapelle orthodoxe (saint-George) très bien entretenue et richement décorée d'icônes. L'accès est libre.
Vue depuis l'acropole de Trajanopolis, chapelle St-George Lorsque j'étais venu en 1999 dans le coin, avec seulemnt mon gros sac (même pas un sac à dos), un grec sympa (trop sympa 🤪) m'avais déjà enmené ici. Il m'avait montré une inscription antique inconnue, qui trainait sur l'acropole. J'ai tout fait pour la retrouver ! J'ai couru entre les pierres, évitant les vipères, et je l'ai trouvé ! Il s'agit d'un piédestal de statue antique, avec une inscription grecque de l'époque romaine. Dommage que ma voiture était trop éloignée
...Piédestal de statue avec une inscription d'époque romaine Un peu plus loin, se trouve une source recouverte par des dalles de béton (une source à cette altitude explique pourquoi l'homme, dès l'époque préhistorique, a dû s'installer sur cette colline rocheuse), ainsi qu'un puits dont la margelle parait ancienne.
L'acropole dominant le delta de l'Hèbre, l'ancien puits Enfin, de nombreuses pierre de construction jonchent le sol, on devine même le plan carré de plusieurs bâtiments, peut-être byzantins, voire romains. Nous quittons l'acropole et redescendons vers Alex/Polis, pour déjeuner. On s'arrête au supermarché Champion, à l'entrée est de la ville. Je croyais que l'on en trouvait uniqument en France ! L'après-midi, nous nous rendons au centre de visite du delta de l'Hèbre, de l'autre côté du cours d'eau qui longe les édifices thermaux. On voudrait visiter cette réserve ornithologique exceptionnelle (classée Ramsar). Mais le bus est déjà parti. Avec une heure d'avance ! Euh, pas tout à fait, en fait...nous n'avons pas tenu compte du décallage horaire, en grèce, c'est +1 ! La honte
... Précisons que jusque là, nous n'avons jamais ressenti le moindre problème horaire. Ni en Albanie, ni à Thessalonique. Lorsque l'on sort de l'avion, c'est facile d'y penser. Là, cela faisait déjà un certain temps que nous avions quitté la France. D'ailleurs, même en Pologne il n'y a pas de changement d'heure. Bref, on décide de revenir le lendemain. On retourne au camping pour se baigner. Puis on se venge sur des patisseries orientales chez Nerim (ah! cette glace maison à la pistache, sur lit de cheveux d'ange...🙂) Le soir, on se rend dans l'un des nombreux bars branchés du centre-ville. Chaque bar a des canapets particuliers sur sa terrasse. Les prix sont assez chers. Sixième jour Ce dimanche 30 juillet, Nous retournons au centre de visite du delta de l'Hèbre. Le camion 4x4 nous attends, cette fois ! On prend des petits chemins qui s'enfoncent dans le delta (zone militaire à accès contrôlé, puisque la Turquie est de l'autre côté), en direction de la mer. On croise bien peu d'oiseaux, il est vrai que ce n'est pas la grande période des migrations mais quand même ! On arrive dans une sorte de petit port. ON monte par groupe de 4 dans des caiques. Le guide grec, anglophone, est sympa. Je le comprends régulièrement... On se dirige vers la mer Egée, croisant des maisons de pêcheurs.Petites maisons de pêcheurs, sur un des bras de l'Hèbre On aperçoit de nombreuses mouettes (ce qui m'a permis de comprendre qu'on les appelait "seaguards" en anglais !), des cormorans et des bécasses. J'ai tout de même été déçu. On revient au port, puis on se dirige vers un observatoire possédant une lunette spéciale. On observe un étang à 1 km de là, où on est censé voir notamment un pélican. Le guide ne le voit pas. les autres non plus. Qui va le trouver, à votre avis ? 😎 Au final, on aura traversé qu'une partie infime du delta. c'est dommage, mais l'expérience reste intéressante. Nous étions les seuls touristes occidentaux (mais il y avait quelques Grecs travaillant en Allemagne)
Vue du delta de l'Hèbre Avant d'aller se baigner au camping, je pars résoudre un problème qui a hanté mes nuits en 1999, trouver le site antique de Doriskos. Cette place stratégique, fortifiée par les Perses, reprise par les Grecs, qui était une étape obligatoire entre l'Occident et l'Orient pendant l'antiquité. En 1999, j'étais à pieds. Je n'ai pas pu visiter toutes les collines du coin. Sous le solei, j'en avais déjà fait 2. Il n'y avait pas le moindre tesson de céramique antique. J'étais vraiment déçu. En 2006, j'avais ma voiture, et cela a tout changé, quelle belle revanche ! Au bout du deuxième chemin, je commence à bien sentir les choses. J'avais une petie photo en couleur de la colline du site. Près de la voie de chemin de fer, je le repère enfin. Le site antique de Doriskos (la colline du fond) et la via Egnatia Deux chemins y mènent. L'un des deux est un vestige de la vraie Via Egnatia romaine que l'on suit depuis Durres, en Albanie. Je prend le premier en voiture. Il n'est pas bon. Arrivé au pied de la colline, des gros chiens de berger hurlent ! Je fais demi-tour, difficilement. Je vais contourner l'obstacle à pieds, en longeant la voie ferrée. Et ça marche, les chiens ne me voient pas. J'arrive au pied de la colline identifiée comme étant celle de la forteresse de Doriskos (ce n'est pas prouvé à 100%). Je grimpe et j'arrive dans un endroit plat. Quel plaisir : il est recouvert de tessons de céramique antique ! Ici, un fragment grec à figure noir du IVe siècle av J-C, là, un tesson de céramique sigillée gauloise du IIème siècle av J-C ! Des milliers de tessons ! Quelques grosses pierres de construction. Avec un détecteur à métaux, c'est découverte sur découverte assurée. Les archéologues grecs y ont fait quelques sondages, trouvant notamment des restes d'enceinte; mais jamais de vraies fouilles, pour un site historique si riche, où Perses, Grecs, Macédoniens et Romains se sont succédés ! Au cours de cette prospection archéologique, il devait faire plus de 40°C. On repart ensuite manger à Alex/Polis, dans un Goody's (fast-food grec). Au camping, je lave enfin ma voiture, très sale depuis l'Albanie (oui, j'en suis un peu amoureux 😄 !) Ensuite, ayant assez sué pendant les visites, on peut aller se baigner, en faisant bien attention aux coups de soleil (je ne vais pas en avoit un seul pendant un mois !). Septième jour C'est le jour du départ vers la Turquie. On se baigne le matin, puis on part. Je m'arrête devant une banque pour retirer un maximum d'€ avant la Turquie. Ma carte bleue fonctionne de nouveau depuis la veille. Mais c'est trop simple. Trop si facile. Le distributeur de la veille est H-S. Le deuxième en face est inaccessible, les voitures passent tou le temps. Je vais au troisième (Banque de Grèce) et j'introduis ma carte. Légèrement de travers. Trop de travers...le distributeur l'avale ! Argh, je n'en peu plu, j'insulte le pauvre distributeur. Il est 14h, la banque est fermée. J'entre quand même...la porte est ouverte ! Il n'y a personne. J'appelle, pas de réponse. j'appelle de nouveau, un gros monsieur descend. Je lui explique mon problème, il me dit qu'il ne peut ouvrir le distributeur que le lendemain matin, à 8/9h ! Je suis maudit de la carte bleue ! 🙁 Une jeune employée descend peu après. Je sais maintenant pourquoi personne de répondait et pourquoi la porte était encore ouverte alors que la banque était censéee être fermée ! 😄😏 J'ai dû les surprendre, les pauvres... En tous cas, je dois rester à Alex/Polis un jour de plus. Il pleut, beaucoup. Que va t-on faire ? En 1999; j'avais trouvé un hotel, petit mais propre, à 100F/nuit. La dame qui s'en occupait était parfaitement francophone. Elle m'avait bien aidé ! On y retourne, elle ne me reconnait pas. Puis lorsque je lui raconte qui je suis, elle est contente et on bavarde. Son hôtel va être détruit dans quelques mois. j'ai eu de la chance ! Elle nous donne une belle chambre avec un balcon. On traine ensuite dans les rues pour faire passer le temps. Dans u bar branché de luxe, on paye 5.5€ les deux consos ! On va rentabiliser et y rester 2h, pour lire, notamment au sujet d'Istambul. Alexandroupolis et son phare On se fait un resto qui a l'air typique (pour les Grecs moyens) mais il s'avère cher et pas terrible. On a pas trouvé un seul bon resto à Alex/polis, alors que pour les patisseries, c'est autre chose ! La nuit, sans AC, on aura assez chaud et surtout, des camions feront du bruit. Huitième jour Cette fois-ci, ce 1er août 2006, c'est le bon départ pour Istambul. Je dors peu, angoissé par mes histoires de carte bleue. je me rends à la banque à son ouverture, 20 grecs attendent déjà ! Un responsable de la banque me reçoit, il a ma carte bleue, sa seule vue me ravi ! Cette personne ne me fera que peu de problème, et me rendra ma carte au bout de 10 minutes. C'est le vrai départ. On quitte Alex/Polis pour rejoindre lavoie rapide Odos Egnatia, direction la Turquie. Cette double-voie, souvent belle, est déserte ! J'arrive rapidement à la frontière turque Côté grec, c'est assez rapide. On traverse un pont, au-dessus de l'Hèbre, qui marque la frontière même. Soldats grecs et turcs se font face. Au revoir la Grèce ! Frontière entre la grèce et la Turquie à Ipsala
Logement au Québec quand on est huit personnes? English translation pending
Nous avons le projet (été 2007) de faire un voyage au Québec.
Nous n'avons rien décidé pour l'instant (durée, parcours, ...), nous n'en sommes pas là.
Nous souhaitons le faire en "autotours".
La particularité est que nous sommes 8.
Avez vous des retours d'expérience ou des conseils notemment en ce qui concerne le logement pour un tel nombre?
(pour l'instant nous ne souhaitons pas choisirs les lieux mais plus choisir le style de logement qui conviendrait le mieux : gîtes, auberges, ... )
(j'ai lu beauoup de messages postés mais ils sont surtout adaptés à un faible nombre de personne).
Merci d'avance
Merci d'avance
Itinéraire... II: l'Albanie English translation pending
II. L'Albanie
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !
J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.
On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.
On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
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On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !

Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️
Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
.On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !


Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Photos encore et toujours? English translation pending
Pour suivre le conseil de glidule, j'ouvre un nouveau chapitre sur le même thème.
Et, pour récapituler, l'image ci-dessous ne représente pas un endroit en Indonésie, ni aux Philippines, ni en Australie. Ce n'est pas Vancouver. Et ce n'est pas au Canada.
Et, pour récapituler, l'image ci-dessous ne représente pas un endroit en Indonésie, ni aux Philippines, ni en Australie. Ce n'est pas Vancouver. Et ce n'est pas au Canada.
Mésaventure en République Dominicaine: que la mienne serve à d'autres! English translation pending
Bonjour, je voudrais attirer votre attention sur un problème (d'arnaque) que j'ai eu lors de nos vacances fin avril début mai 2006 en République Dominicaine (hôtel Grand Paradise Bavarro amhsa marina) à Punta Cana. Après quelques jours à l'hôtel, nous avons été solicité par des rabatteurs employés à cet effet qui nous demande de leurs acccorder quelques instants pour un sondage sur notre séjour. En définitive nous sommes acceillis dans une salle à l'écart des autres touristes et une autre personne prend le relais et pendant 2 à 3 heures essaye de vous vendre un' Pack vacances révolutionnaire'. C'est à dire avec des prestations supérieures à notre séjour (via notre agence de voyage) mais 50% moins cher, avec chiffre à l'appui. Ce type de vacance devait nous permettre de voyager partout dans le monde à n'importe quelle date, plusieurs fois par an pour les mêmes conditions. Nous sommes méfiant, alors intervient une 3ème personne qui se présente comme le directeur du Club de vacances et nous fait une proposition beaucoup plus alléchantes, qu'il est le seule à pouvoir nous faire cette proposition, mais elle n'est valable que quelques heures et qu'il faut conclure le contrat rapidement avec le paiement. Après réflexion et fatigue d'être dans cette salle et bourrage de crâne nous acceptons ce contrat, avec visite des chambres spécifiques VIP. Nous devions régler 50% immédiat et le reste à payer sur 1 an par mensualité, au total 9800 dollars. Au niveau du paiement notre carte bancaire ne passait pas. Nous avons effectué un chèque en euros. A notre retour en France, nous devions attendre notre inscription auprès d'une société internationnale RCI afin d'obtenir un N° d'adhérent pour ces 37 semaines acquises. Nous l'avons obtenu non pas au bout de 16 semaines comme mentionné sur le contrat, mais au bout de 3 semaines. Et c'est à partir de là, que nous nous sommes rendus compte que pas de prestations supérieures, que l'on ne pouvait disposer que d'un seul voyage par an en République Dominicaine, sinon faire une demande d'échange, en espérant que cela est posible, le vol en avion devait nous revenir aux alentours de 1300 euros. Hors les vols que l'on nous propose pour 3 adultes et 1 enfant de moins de 12 ans s'élèvent aux environs de 5000 euros. Bref on découvre l'étendu des dégâts, surtout que lorsque l'on téléphone à l'hôtel en demandant le club de vacances on n'arrive plus à les avoirs. Et lorsque on arrive à les avoirs on nous fait attendre au téléphone ou de rappeler. Et ceci sur plusieurs semaines. Nous leurs avons envoyé différents mails dont j'ai gardé les traces, dont pour certains ils ont répondu. Après des recherches sur internet, nous nous sommes rendu compte que d'autres personnes s'étaient faites arnaquer sur le même principe et dans d'autre pays. Pour eux le contrat est respecté, et voir avec RCI pour le reste. Actuellement cette société 'OVAC opciones vacacionales' est situé à Saint Domingue et à des points dans différents hôtel du pays. Je ne vous embêterais pas plus longtemps à lire cette histoire qui est déja bien longue, mon bilan aujourd'hui : -de lourdes factures de téléphone ( divers appels vers la république) -perte de 4261 Euros -ne plus pouvoir emmener mes enfants en vacances cet été puisque ces escrocs sont partis avec mes économies Le but de mon message sur ce forum est d'avertir les prochains touristes via la république dominicaine de ne contracter aucun contrat dans cet hôtel via l'organisme VRC vacaciones qui pratique une sorte de timeshare mal fait dont certains sites déjà dénoncent. Dommage que je n'ai pas eu l'opportunité d'avoir ces renseignements avant. Il faut que ce genre de choses cessent car chaque jour des touristes de tout horizon se font piéger par ces escrocs qui n'hésitent pas à mettre des familles sur la paille. Je ne peux plus pour l'instant partir en vacances mais à ceux qui partent bonnes vacances et surtout soyez vigilant !
Toujours des photos, tout l'été! English translation pending
Voici la photo
Qui a fixé cette limite de 500 réponses ???
Qui a fixé cette limite de 500 réponses ???
Migrations des homosapiens English translation pending
C'est la saison des migrations
En europe, l'été, les homosapiens sont profusion
Après avoir travaillé, consommé et pollué
Pour leur boite ou leur patron
Dans les grandes villes bétonnées
Utilisent leur argent, recompense comme un os a son chien
Pour aller envahir et consommer les plages en profiteurs citadins
Ou autres lieux touristiques dans le monde
La surpopulation humaine augmentant a chaque seconde
Comme les mammifères, phoques ou morses
Comme les gros bourges qui vont frimer en corse
A Ibiza ou autres lieux devenus corruption
La nature ayant été remplacé par des boites et autres perversions
Ils vont s'ammasser a la saison d'accouplement
Sur les plages et se griller au soleil, comme un regiment
(Soleil devenu dangereux a cause du rechauffement
climatique et cause de cancers futurs pour ces homosapiens en rut)
Donc fric, sexe et consommations à outrance
Sans respect ni bienveillance
Juste l'égoisme et l'avidité de consommer avant de mourir
Les males les plus frimeurs vont sortir leur porte monnaie
Leurs voitures de sports et leur virilité dépravée
Les femelles vont afficher leurs hormones fecondables
Dans le but de s'accoupler a la chaine, et pour certaines se faire engrosser
Usines de consommation actuelle, les femmes sont devenus le reflet
De cette société de consommation -pollution, qu'elles alimentent chaque jour
Avec de nouvelles naissances de pauvres enfants humains
Qui se demandent comment ils vont bien pouvoir embarquer dans ce train
Les femmes multiplient donc les relations kleenex, pour le sexe souvent
Et les hommes qu'elles convoient ou consomment sont du meme fonctionnement
Des machos frimeurs sans coeur, qui les utilisent autant qu'elles
Les réveurs, réservés, romantiques n'ont pas leur place dans cette société poubelle
Ils sont donc souvent out of system ou society
Pour leur chance, malchance ou leur survie
Chaque jour alors, la paix, l'amour et la nature
Reculent devant ces homosapiens produisant toujours plus d'ordures
Les femelles ne se rappellent meme plus le nombre de leurs "ex"
Produits jettables comme cette société spontex
Et de nouvelles gestations et ventres gonflés
Se preparent sans cesse a augmenter ce flot d'insensés
Toujours assoifés on ne sait vers où
A part vers leur fin, qui est toujours la meme, ici ou ailleurs, partout
Choc culturel chez moi... (Québec) English translation pending
Salut, oui je sais, long time no see...
Je vous écris aujourd'hui pour partager avec vous des réflexions qui me traverse l'esprit vu ce que je vis en ce moment...
Comme beaucoup d'entre vous qui me connaissez, vous savez que j'habite à Istanbul depuis 2 ans. Et bien pour la première fois depuis mon arrivée, je suis de retour au pays... 2 semaines de vacances back home...
Le CHOC!!!
Premièrement, Je parle en turc au gens autour de moi, je demande des prix en turc, ma famille se paie ma tête... je comprend tout ce que les gens disent autour de moi, et je pensais que j'aimerais cela, mais non, cela m'énerve au plus au point... Je n'arrive pas à me couper du monde, j'entend parler de chose qui ne m'intéresse pas, des commentaires qui ne méritent pas d'attention, etc... Il fait 30 degrés à l'ombre, tout le monde autour de moi est en sueur, moi je trouve que c'est un peu frisquet....
Ensuite, je réalise à quel point les gens ici sont gros!!!! Je n'en reviens pas, c'est vraiment un problème de société inquiétant. Et de voir comment certains montrent tout ce surplus sans honte... Je vois des filles en shorts ( quelque chose qui était normal pour moi avant) et bien je suis choquée et éberluée de voir des filles si peu vêtues...
Depuis 2 ans que je rêvais de certains repas, resto, etc. Et bien maintenant que j'ai la possibilité d'en manger, j'ai l'impression que le désir était plus juteux que le produit même...
Je suis partie depuis 5 jours, je ne rêve que de mes déjeuners turcs, mon café, mes simits, mes marchands, mes rues en mauvais états, les odeurs de poissons du bazar, des enfants dans les rues qui crient après leur mère à tue-tête: Aaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnne!!!!
Docteur, quel est le diagnostique? J'aime mon pays, mais l'image que j'ai en tête depuis 2 ans, et ce que je vois aujourd'hui, n'est pas pareil. C'est comme si par mal du pays, j'avais idéalisé tout ce qui me manquait et que une fois devant tout cela, je me rend compte que ce n'est pas si super que cela et que là ou je suis en ce moment, malgré les problèmes, malgré les défauts (et il y en a en quantités industrielles), j'y suis tellement bien... Et aussi weird que cela puisse paraitre, le fait que la vie soit plus difficile en Turquie, fait que j'aime encore plus cela, je trouve cela trop facile la vie ici, pas de challenge....
Soupir....
Nil
Je vous écris aujourd'hui pour partager avec vous des réflexions qui me traverse l'esprit vu ce que je vis en ce moment...
Comme beaucoup d'entre vous qui me connaissez, vous savez que j'habite à Istanbul depuis 2 ans. Et bien pour la première fois depuis mon arrivée, je suis de retour au pays... 2 semaines de vacances back home...
Le CHOC!!!
Premièrement, Je parle en turc au gens autour de moi, je demande des prix en turc, ma famille se paie ma tête... je comprend tout ce que les gens disent autour de moi, et je pensais que j'aimerais cela, mais non, cela m'énerve au plus au point... Je n'arrive pas à me couper du monde, j'entend parler de chose qui ne m'intéresse pas, des commentaires qui ne méritent pas d'attention, etc... Il fait 30 degrés à l'ombre, tout le monde autour de moi est en sueur, moi je trouve que c'est un peu frisquet....
Ensuite, je réalise à quel point les gens ici sont gros!!!! Je n'en reviens pas, c'est vraiment un problème de société inquiétant. Et de voir comment certains montrent tout ce surplus sans honte... Je vois des filles en shorts ( quelque chose qui était normal pour moi avant) et bien je suis choquée et éberluée de voir des filles si peu vêtues...
Depuis 2 ans que je rêvais de certains repas, resto, etc. Et bien maintenant que j'ai la possibilité d'en manger, j'ai l'impression que le désir était plus juteux que le produit même...
Je suis partie depuis 5 jours, je ne rêve que de mes déjeuners turcs, mon café, mes simits, mes marchands, mes rues en mauvais états, les odeurs de poissons du bazar, des enfants dans les rues qui crient après leur mère à tue-tête: Aaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnne!!!!
Docteur, quel est le diagnostique? J'aime mon pays, mais l'image que j'ai en tête depuis 2 ans, et ce que je vois aujourd'hui, n'est pas pareil. C'est comme si par mal du pays, j'avais idéalisé tout ce qui me manquait et que une fois devant tout cela, je me rend compte que ce n'est pas si super que cela et que là ou je suis en ce moment, malgré les problèmes, malgré les défauts (et il y en a en quantités industrielles), j'y suis tellement bien... Et aussi weird que cela puisse paraitre, le fait que la vie soit plus difficile en Turquie, fait que j'aime encore plus cela, je trouve cela trop facile la vie ici, pas de challenge....
Soupir....
Nil
Toujours des photos! (suite) English translation pending
🙂 C'est reparti !
Avec ceci : où suis-je lorsque je contemple ceci ? ville + lieu exact...
Avec ceci : où suis-je lorsque je contemple ceci ? ville + lieu exact...
Que de photos! (suite) English translation pending
Allo averibodi🙂
Suite ne nos tribulations planétaires à la poursuite des lieux photographiés🙂.
Où a été prise celle-ci ?
Bon jeu à tous.
Suite ne nos tribulations planétaires à la poursuite des lieux photographiés🙂.
Où a été prise celle-ci ?
Bon jeu à tous.
Vivre, travailler, voyager, être... English translation pending
Salut à tous,
Très souvent, on peut lire dans de nombreux messages les louanges de pays, de populations, de cultures ; et ceci concerne de nombreux pays à la politique discutable : Chine, Cuba, Birmanie, Maroc, Tunisie, etc... (la liste n'est pas exhaustive).
Le fait de voyager, dans un premier temps, dans ces pays ne semble pas poser de problèmes a beaucoup de monde !
Le fait d'y vivre, d'y travailler non plus !
De ce fait (et vu que je n'ai pas la science infuse, cela se saurait depuis le temps😕), j'aimerai connaitre votre etat d'esprit par rapport a ces pays, comment envisagez vous votre voyage ou votre vie dans ces pays, comment vous positionnez vous par rapport aux locaux ? Quel impact votre presence a t'elle?
Et dans le cas contraire, pourquoi refusez vous d'aller dans ces pays, et que proposez vous pour changer la situation politique, sociale, economique de ces pays sans y mettre les pieds ?
Voila, je sais que la question a ete abordé plusieurs fois, mais je ne crois pas de facon si directe (desolé si je me trompe).
Très souvent, on peut lire dans de nombreux messages les louanges de pays, de populations, de cultures ; et ceci concerne de nombreux pays à la politique discutable : Chine, Cuba, Birmanie, Maroc, Tunisie, etc... (la liste n'est pas exhaustive).
Le fait de voyager, dans un premier temps, dans ces pays ne semble pas poser de problèmes a beaucoup de monde !
Le fait d'y vivre, d'y travailler non plus !
De ce fait (et vu que je n'ai pas la science infuse, cela se saurait depuis le temps😕), j'aimerai connaitre votre etat d'esprit par rapport a ces pays, comment envisagez vous votre voyage ou votre vie dans ces pays, comment vous positionnez vous par rapport aux locaux ? Quel impact votre presence a t'elle?
Et dans le cas contraire, pourquoi refusez vous d'aller dans ces pays, et que proposez vous pour changer la situation politique, sociale, economique de ces pays sans y mettre les pieds ?
Voila, je sais que la question a ete abordé plusieurs fois, mais je ne crois pas de facon si directe (desolé si je me trompe).
Des photos, des photos, encore des photos! English translation pending
Et hop c'est reparti pour un tour ! 😉
Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Votre avis sur un pré-circuit de neuf jours à Montréal et à Québec? English translation pending
Bonjour tt le monde,
J'ai fait quelques recherches sur la région du québéc pour voir ce que je pouvais faire en quelques jours. J'ai privilégié les villes Montréal et Québéc, par manque de temps et pas d'auto je préfère y aller doucement pour mon premier voyage au canada. Plus tard peut être je serais plus aventurier :p
Bien sur, il faut prendre en compte les imprévus qui peuvent faire changer le programme, mais c'est déjà pour me donner un ligne à suivre, des visite prévues le jour 1 pourraient se faire le jour 3 et ainsi de suite, rien n'est fixé, on est pas à l'armée :D bref
J'ai suivi les conseils qu'on m'a donné ici et là ( wapiti74 ;) )
Vous en pensez quoi ? n'hésitez pas à dire ce qui est plus important où ce qui est à ne pas rater, ne connaissant pas les lieux...
merci pour vos avis ;)

J'ai fait quelques recherches sur la région du québéc pour voir ce que je pouvais faire en quelques jours. J'ai privilégié les villes Montréal et Québéc, par manque de temps et pas d'auto je préfère y aller doucement pour mon premier voyage au canada. Plus tard peut être je serais plus aventurier :p
Bien sur, il faut prendre en compte les imprévus qui peuvent faire changer le programme, mais c'est déjà pour me donner un ligne à suivre, des visite prévues le jour 1 pourraient se faire le jour 3 et ainsi de suite, rien n'est fixé, on est pas à l'armée :D bref
J'ai suivi les conseils qu'on m'a donné ici et là ( wapiti74 ;) )
Vous en pensez quoi ? n'hésitez pas à dire ce qui est plus important où ce qui est à ne pas rater, ne connaissant pas les lieux...
merci pour vos avis ;)
