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Nous repartons, Thaïlande à Noël avec enfants English translation pending
Bonjour à tous
Sa y es on se lance on repart en Thaïlande pour les vacances de noël mais cette fois ci avec les enfants ( 11 et 10 ans).
Nous partons donc du 16 décembre au 6 janvier et j’ai hâte.Nous avons prévue de rester sur Bangkok à l’hôtel Ibis Riverside du 17 au 20 décembre pour pouvoir faire un tour au :
- Chatuchak market - Wat Arun - Wat Po - musée Art in paradise « si quelqu’un connait et peu me donner son avis apparemment il y a de très bon commentaire sur tripadvisor » - Train night market « pareille trouver sur tripadvisor je ne connais pas mais sa a l’air top » Et le 20 décembre départ pour Kanchanaburi a l’hôtel Good Times Resort jusqu’au 24 ou là nous aimerions faire : - Erawan - Riviere kwai Et après ces en pour parler j’attends de voir car l’enfant veulent a tous pris voir les éléphants mais bon moi faire un tour en nacelle non merci après avoir lu beaucoup de commentaire sur le sujet. Du coup je suis tombé sur le site de « tourkanchanaburi.com » ou il propose une activité dans la rivière avec les éléphants et en plus on se rendrait dans un village karen et sa sincèrement sa me tente bien mais bon à voir je n’arrive pas à trouver d’avis sur eux.
Le 24 décembre directions Phuket, je viens enfin de trouver les billets d’avion jusqu’au 4 Janvier. Nous longerons dans une guesthouse « rom yen guest house » à kamala coin qu’on apprécie énormément.
Nous aimerions également louer une voiture pour ces 11 jours car perso je me sens pas à l’aise à conduire un 2 roue la bas avec un enfant derrière moi. Et la programme détente ou nous aimerions faire :
- 2J/1N sur les iles similans « j’ai trouvé sur le site de Rainier l’agence South tours » - Nous referons la baie de phangan avec l’agence two sea tours ou nous avons passé une excellente journée. - Simon Cabaret - Selon le temps si nous avons des jours un peu gris allez voir le Big Boudha . Et puis après on verra directement sur place mais avant tout le repos sur les belles plages de kamala et aussi banana beach )
Et le 4 décembre nous repartons sur Bangkok au même hôtel jusqu’au 6 ou notre avion nous attendras pour revenir chez nous. Et là j’ai prévue de faire un petit tour chez BKK INK TATOO sur khao san road pour mon petit cadeau perso.
Merci à tous de m’avoir lue et merci d’avance à ceux qui peuvent me donner quelque petit suggestion.
- Chatuchak market - Wat Arun - Wat Po - musée Art in paradise « si quelqu’un connait et peu me donner son avis apparemment il y a de très bon commentaire sur tripadvisor » - Train night market « pareille trouver sur tripadvisor je ne connais pas mais sa a l’air top » Et le 20 décembre départ pour Kanchanaburi a l’hôtel Good Times Resort jusqu’au 24 ou là nous aimerions faire : - Erawan - Riviere kwai Et après ces en pour parler j’attends de voir car l’enfant veulent a tous pris voir les éléphants mais bon moi faire un tour en nacelle non merci après avoir lu beaucoup de commentaire sur le sujet. Du coup je suis tombé sur le site de « tourkanchanaburi.com » ou il propose une activité dans la rivière avec les éléphants et en plus on se rendrait dans un village karen et sa sincèrement sa me tente bien mais bon à voir je n’arrive pas à trouver d’avis sur eux.
Le 24 décembre directions Phuket, je viens enfin de trouver les billets d’avion jusqu’au 4 Janvier. Nous longerons dans une guesthouse « rom yen guest house » à kamala coin qu’on apprécie énormément.
Nous aimerions également louer une voiture pour ces 11 jours car perso je me sens pas à l’aise à conduire un 2 roue la bas avec un enfant derrière moi. Et la programme détente ou nous aimerions faire :
- 2J/1N sur les iles similans « j’ai trouvé sur le site de Rainier l’agence South tours » - Nous referons la baie de phangan avec l’agence two sea tours ou nous avons passé une excellente journée. - Simon Cabaret - Selon le temps si nous avons des jours un peu gris allez voir le Big Boudha . Et puis après on verra directement sur place mais avant tout le repos sur les belles plages de kamala et aussi banana beach )
Et le 4 décembre nous repartons sur Bangkok au même hôtel jusqu’au 6 ou notre avion nous attendras pour revenir chez nous. Et là j’ai prévue de faire un petit tour chez BKK INK TATOO sur khao san road pour mon petit cadeau perso.
Merci à tous de m’avoir lue et merci d’avance à ceux qui peuvent me donner quelque petit suggestion.
Road trip thaïlandais entre potes English translation pending
Bonjour !
Nous sommes 3 jeunes de 22-23 ans partant à la découverte de la Thaïlande ! Nous avons pris un vols pour Bangkock du 28 Septembre au 9 Octobre.
Désireux de découvrir la beauté et la culture de ce pays tout en profitant pour faire la fête (et ainsi fêter dignement notre diplôme acquis !), on se poser plusieurs questions :
Pour concilier découverte/visites et fêtes/fiesta, quels trajet/road trip est plus intéressant ?
Sur une période de 10 jours sur places et 11 nuits, quels budgets faut-il prévoir ?
La météo est plutôt bonne à cette saison ?
Merci :)
Nous sommes 3 jeunes de 22-23 ans partant à la découverte de la Thaïlande ! Nous avons pris un vols pour Bangkock du 28 Septembre au 9 Octobre.
Désireux de découvrir la beauté et la culture de ce pays tout en profitant pour faire la fête (et ainsi fêter dignement notre diplôme acquis !), on se poser plusieurs questions :
Pour concilier découverte/visites et fêtes/fiesta, quels trajet/road trip est plus intéressant ?
Sur une période de 10 jours sur places et 11 nuits, quels budgets faut-il prévoir ?
La météo est plutôt bonne à cette saison ?
Merci :)
Thaïlande: Ouvrir un compte à la TMB English translation pending
Bonjour
Hier nous nous sommes renseignés pour ouvrir un compte à JOMTIEN. A LA kASICORN BANK Ils demandent - une autorisation de l'immigration - un dépôt de 10 000 bath pour l'ouverture - 800 bath pour obtenir une carte de retrait - 2500 bath d'assurances!
a la TMB Il demandent - 500 bath de dépôt - 500 bath de frais de carte de retrait
qu'en pensez vous ? Pouvez vous nous donner quelques conseils Nous n'avons pas bien compris comment marche les virements et si à la TMB nous avons accès à la banque en ligne.
Merci de votre aide
Hier nous nous sommes renseignés pour ouvrir un compte à JOMTIEN. A LA kASICORN BANK Ils demandent - une autorisation de l'immigration - un dépôt de 10 000 bath pour l'ouverture - 800 bath pour obtenir une carte de retrait - 2500 bath d'assurances!
a la TMB Il demandent - 500 bath de dépôt - 500 bath de frais de carte de retrait
qu'en pensez vous ? Pouvez vous nous donner quelques conseils Nous n'avons pas bien compris comment marche les virements et si à la TMB nous avons accès à la banque en ligne.
Merci de votre aide
Bangkok: Une bombe explose près d'un centre commercial, au moins 12 morts English translation pending
Une bombe a explosé ce lundi à Erawan Shrine, dans le centre de Bangkok.
Il y aurait au moins 12 morts et 20 blessés.
L'engin a explosé près d'un temple, sur ce grand carrefour de la capitale,
a précisé le chef de la police nationale, Prawut Thawornsiri.
« Je peux confirmer qu'il s'agit d'une bombe, mais je ne peux pas dire de quelle sorte, nous vérifions », a-t-il indiqué. Peu après le drame, plusieurs corps démembrés étaient visibles sur les lieux de l'explosion à l'extérieur du sanctuaire d'Erawan, situé en plein cœur de la capitale thaïlandaise, au milieu d'immenses centres commerciaux et des gratte-ciel. Des médias thaïlandais avaient auparavant fait état d'un bilan de cinq morts et 20 blessés.
source: http://www.ouest-france.fr/bangkok-une-explosion-dans-un-centre-commercial-des-victimes-probables-3626599
a précisé le chef de la police nationale, Prawut Thawornsiri.
« Je peux confirmer qu'il s'agit d'une bombe, mais je ne peux pas dire de quelle sorte, nous vérifions », a-t-il indiqué. Peu après le drame, plusieurs corps démembrés étaient visibles sur les lieux de l'explosion à l'extérieur du sanctuaire d'Erawan, situé en plein cœur de la capitale thaïlandaise, au milieu d'immenses centres commerciaux et des gratte-ciel. Des médias thaïlandais avaient auparavant fait état d'un bilan de cinq morts et 20 blessés.
source: http://www.ouest-france.fr/bangkok-une-explosion-dans-un-centre-commercial-des-victimes-probables-3626599
Qatar Airways à Bangkok English translation pending
Bonjour
J'avais booké un séjour de 10 semaines en Thaïlande avec visa touristique de 60+30. Or je me rends compte que 10 semaines, c'est trop. Je préfère écourter de 3 semaines et faire une autre destination comme cette année j'ai du temps. Car en additionnant les destinations qui m'intéresse, en 7 semaines, c'est largement faisable. J'ai envoyé un mail à ma compagnie mais je voulais savoir si à l'aéroport de Bkk comme je dois y passer Lundi, Qatar Airways a des bureaux pour faire mon changement direct sur place. Voilà, merci.
J'avais booké un séjour de 10 semaines en Thaïlande avec visa touristique de 60+30. Or je me rends compte que 10 semaines, c'est trop. Je préfère écourter de 3 semaines et faire une autre destination comme cette année j'ai du temps. Car en additionnant les destinations qui m'intéresse, en 7 semaines, c'est largement faisable. J'ai envoyé un mail à ma compagnie mais je voulais savoir si à l'aéroport de Bkk comme je dois y passer Lundi, Qatar Airways a des bureaux pour faire mon changement direct sur place. Voilà, merci.
Visa pour la Thaïlande English translation pending
Bonjour,
J'ai lu que le visa pour la Thailande n'était valable que pour un séjour de 60 jours, or le notre sera de 64 jours. Dois je faire une 1ère demande de visa pour 60 jours et renouveler ensuite ? D'autre part, pendant notre séjour en Thailande, nous devons aller 10 jours au Cambodge; la je sais que l'on pourra obtenir le visa à la frontière mais il parait qu'au retour en Thailande, on ne doit pas dépasser 30 jours de séjour. Or, il nous restera plus de 30 jours avant de regagner la France. On fait comment ? Si quelqu'un peut me renseigner , merci à l'avance.
J'ai lu que le visa pour la Thailande n'était valable que pour un séjour de 60 jours, or le notre sera de 64 jours. Dois je faire une 1ère demande de visa pour 60 jours et renouveler ensuite ? D'autre part, pendant notre séjour en Thailande, nous devons aller 10 jours au Cambodge; la je sais que l'on pourra obtenir le visa à la frontière mais il parait qu'au retour en Thailande, on ne doit pas dépasser 30 jours de séjour. Or, il nous restera plus de 30 jours avant de regagner la France. On fait comment ? Si quelqu'un peut me renseigner , merci à l'avance.
Vie nocturne à Saint Domingue English translation pending
Bonjour,
je suis actuellement à Cabarete pour une session de Kite Surf intensif apres 10 jours de vie en ermite ( cabarate est vide) je dois me rendre lundi à Punta cana et j'hésite où passer le week end pour faire la fete. Punta Cana ne m'attire guere ( j'ai déjà fait une soirée à l'Imagine c'est low season c'est calme et pas "local" Santo domingo j'y ai déjà passé une journée à visiter, je pense y arriver le vendredi soir ( kite surf jusqu'au vendredi apres midi).
D'ou ma question : Que me conseillez vous comme boite de nuit sur Saint domingue?
Merci d'avance!
je suis actuellement à Cabarete pour une session de Kite Surf intensif apres 10 jours de vie en ermite ( cabarate est vide) je dois me rendre lundi à Punta cana et j'hésite où passer le week end pour faire la fete. Punta Cana ne m'attire guere ( j'ai déjà fait une soirée à l'Imagine c'est low season c'est calme et pas "local" Santo domingo j'y ai déjà passé une journée à visiter, je pense y arriver le vendredi soir ( kite surf jusqu'au vendredi apres midi).
D'ou ma question : Que me conseillez vous comme boite de nuit sur Saint domingue?
Merci d'avance!
Île proche de Bangkok English translation pending
Bonjour avez-vous une île belle plage proche de Bangkok sans prendre l'avion à nous conseiller avec un enfant de 4 ans.
Merci
Merci
Voyage d'un mois en Thaïlande English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je pars avec ma petite amie pendant un mois en Thailande. Nous partons du 8 Novembre au 8 Décembre avec un budget de 1500€ par personne sachant que nous avons déjà pris nos billets d'avions et qu'ils ne font donc pas parti de ce budget. C'est notre premier voyage à deux. Pour ma part je suis déjà parti un mois à Bali. J'ai plusieurs questions.
Nous avons 24 ans et avons prévu d'aller à Bangkok, puis Chiang Mai puis aller voir les plages paradisiaques du Su de la Thailande et repartir à Bangkok la veille de notre retour en France. L'objectif est de profiter de voir de jolis paysages de belles plages. Nous avons envie de découvrir la Thailande mais pas de passer nos journées à faire des visites. Nous souhaitons profiter au maximum des paysages et du soleil. En bref se faire plaisir au maximum.
Le parcours que nous souhaitions faire est le suivant:
Bangkok: (3 jours maximum) Nous arrivons à Bangkok par avion et pensons y rester 2 ou 3 jours donc deux nuits dans un hotel sympa. Quel hotel pourriez-vous me conseiller sachant qu'on voulait un truc joli au centre ville. Sur place nous pensons faire: visite grand palais, balade Kao San Road, marché flottant et centres commerciaux. On va aussi beaucoup se balader et se perdre dans les rues pour essayer de découvrir plein de jolies choses locales.
Chiang Mai: ( 4 jours maximum) Départ de Bangkok pour Chaing Mai en avion. Quelle companie prendre? On m'a dit que ça coutait environ 50€/personne... Que faire à Chiang Mai?
Ko phi phi:Départ de Chiang Mai en avion direction les plages du Sud. Nous comptions aller à Ko Phi Phi et voir d'autres iles. Que nous conseillez-vous? Où attérir en partant de Chiang Mai? Quelles iles me conseillez-vous? le logement? Les activités?
Pensez-vous qu'il est utile d'aller voir le bord de mer au Sud de Bangkok (Ko Samet, Pattaya...)?
Dans chacun des endroits où nous souhaitons aller, si vous avez des bons plans ou des idées d'endroits, de restau, de logement ou autre n'hésitez pas à m'en faire part! :)
Comme vous l'avez deviné nous avons une vague idée de ce que nous souhaitons voir et faire mais j'ai besoin d'avis de personnes qui y sont dèjà allé pour me guider de façon détaillée.
Merci d'avance pour vos réponses! :)
Je pars avec ma petite amie pendant un mois en Thailande. Nous partons du 8 Novembre au 8 Décembre avec un budget de 1500€ par personne sachant que nous avons déjà pris nos billets d'avions et qu'ils ne font donc pas parti de ce budget. C'est notre premier voyage à deux. Pour ma part je suis déjà parti un mois à Bali. J'ai plusieurs questions.
Nous avons 24 ans et avons prévu d'aller à Bangkok, puis Chiang Mai puis aller voir les plages paradisiaques du Su de la Thailande et repartir à Bangkok la veille de notre retour en France. L'objectif est de profiter de voir de jolis paysages de belles plages. Nous avons envie de découvrir la Thailande mais pas de passer nos journées à faire des visites. Nous souhaitons profiter au maximum des paysages et du soleil. En bref se faire plaisir au maximum.
Le parcours que nous souhaitions faire est le suivant:
Bangkok: (3 jours maximum) Nous arrivons à Bangkok par avion et pensons y rester 2 ou 3 jours donc deux nuits dans un hotel sympa. Quel hotel pourriez-vous me conseiller sachant qu'on voulait un truc joli au centre ville. Sur place nous pensons faire: visite grand palais, balade Kao San Road, marché flottant et centres commerciaux. On va aussi beaucoup se balader et se perdre dans les rues pour essayer de découvrir plein de jolies choses locales.
Chiang Mai: ( 4 jours maximum) Départ de Bangkok pour Chaing Mai en avion. Quelle companie prendre? On m'a dit que ça coutait environ 50€/personne... Que faire à Chiang Mai?
Ko phi phi:Départ de Chiang Mai en avion direction les plages du Sud. Nous comptions aller à Ko Phi Phi et voir d'autres iles. Que nous conseillez-vous? Où attérir en partant de Chiang Mai? Quelles iles me conseillez-vous? le logement? Les activités?
Pensez-vous qu'il est utile d'aller voir le bord de mer au Sud de Bangkok (Ko Samet, Pattaya...)?
Dans chacun des endroits où nous souhaitons aller, si vous avez des bons plans ou des idées d'endroits, de restau, de logement ou autre n'hésitez pas à m'en faire part! :)
Comme vous l'avez deviné nous avons une vague idée de ce que nous souhaitons voir et faire mais j'ai besoin d'avis de personnes qui y sont dèjà allé pour me guider de façon détaillée.
Merci d'avance pour vos réponses! :)
2 semaines en Thaïlande Phuket/Koh Samui English translation pending
Coucou à tous,
Alors voilà nous avons décider de partir, avec une copine, en thailande deux semaines du 14 au 31 août. Nous avons approximativement imaginer un itinéraire. A la base nous devions être sur Phuket, mais parait-il que ce n'est pas le bon côté de la Thailande à cette période. Seulement, quelques aspects de Phuket nous plaisent et nous aimerions voir les "incontournables". Nous avons donc prévu 5 jours sur Phuket et 10 sur Samui. Voici l'itinéraire :
Vendredi 14 août : embarquement à l'aéroport de Paris. Samedi 15 août : arrivée à l'aéroport de Phuket, installation à l'hôtel. Découverte de Patong, et Patong by night (Bangla Road, marché nocturne...) Dimanche 16 août : journée libre à Patong. Farniente. Détour au centre Junceylong en soirée. Lundi 17 août : excursion à Koh Phi Phi. Mardi 18 août : excursion à James Bond Island. Spectacle et diner FantaSea le soir. Mercredi 19 août : Tiger Kingdom le matin. Puis Bangpae Waterfall l'après midi, et Gibbon Project. Croisière diner coucher de soleil sur Jonque. Jeudi 20 août : le matin excursion mini trekk en éléphant de 1h + repas au camp. Détour dans un shooting range puis Visite du Big Buddha, du Wat Chalong, View Point de Puket Town et enfin coucher de soleil à Karon view Point.
Vendredi 21 août : embarquement à l'aéroport de Phuket, transfer vers Koh Samui. Installation à l'hôtel. découvert de Chaweng. Chaweng by night. Samedi 22 août : Journée libre à Chaweng. Farniente. Marché nocturne le soir. Dimanche 23 août : Excursion à Kho Tao. Puis en soirée visite de Lamai, puis marché nocturne de Lamai. Lundi 24 août : Excursion Kho Tan et 5 islands. Puis en soirée boxe thai au Chaweng Boxing stadium. Mardi 25 août : Excursion Mu Ko Ang Thong National Park. Puis balade à cheval en soirée. Mercredi 26 août : Journée en 4X4 : Big Buddha, Grand père et Grand Mère, Temple Kunaram, Magic Buddha Garden, trekk à dos d'éléphant de 30mn, show d'éléphant, d'oiseaux et de serpents. Travail des singes dans la cocoteraie. Baignade dans la cascade Nuamang 2. Plantation caoutchouc. Jeudi 27 août : Excursion Kho Phangan Vendredi 28 août : Le matin Samui aquarium and tiger zoo. L'après midi, la pagode de laem sor, le wat samut tharam si il y a le temps, paradise farm park, hin lad waterfall, laem sor temple, le wat plae laem et terminer par le fishermans village. Samedi 29 août : Le matin Spa Choeng Mon. Après midi farniente. Full Moon le soir. Dimanche 30 août : Farniente le matin. Embarquement pour Paris. Lundi 31 août : arrivée à Paris.
Voilà. Qu'en pensez vous ? Les journées sont elles fesables ? J'ai malgrès tout peur pour le temps sur Phuket. Pensez vous que je devrais orientez plutôt ces 6 jours vers Pattaya ? Ou rester deux semaines sur Koh Samui ? Ou est ce que j'ai peur pour rien et devrais laisser ces jours à Phuket ? Si vous voyez quelques chose à modifier, n'hésitez pas.
Merci d'avance :)
Alors voilà nous avons décider de partir, avec une copine, en thailande deux semaines du 14 au 31 août. Nous avons approximativement imaginer un itinéraire. A la base nous devions être sur Phuket, mais parait-il que ce n'est pas le bon côté de la Thailande à cette période. Seulement, quelques aspects de Phuket nous plaisent et nous aimerions voir les "incontournables". Nous avons donc prévu 5 jours sur Phuket et 10 sur Samui. Voici l'itinéraire :
Vendredi 14 août : embarquement à l'aéroport de Paris. Samedi 15 août : arrivée à l'aéroport de Phuket, installation à l'hôtel. Découverte de Patong, et Patong by night (Bangla Road, marché nocturne...) Dimanche 16 août : journée libre à Patong. Farniente. Détour au centre Junceylong en soirée. Lundi 17 août : excursion à Koh Phi Phi. Mardi 18 août : excursion à James Bond Island. Spectacle et diner FantaSea le soir. Mercredi 19 août : Tiger Kingdom le matin. Puis Bangpae Waterfall l'après midi, et Gibbon Project. Croisière diner coucher de soleil sur Jonque. Jeudi 20 août : le matin excursion mini trekk en éléphant de 1h + repas au camp. Détour dans un shooting range puis Visite du Big Buddha, du Wat Chalong, View Point de Puket Town et enfin coucher de soleil à Karon view Point.
Vendredi 21 août : embarquement à l'aéroport de Phuket, transfer vers Koh Samui. Installation à l'hôtel. découvert de Chaweng. Chaweng by night. Samedi 22 août : Journée libre à Chaweng. Farniente. Marché nocturne le soir. Dimanche 23 août : Excursion à Kho Tao. Puis en soirée visite de Lamai, puis marché nocturne de Lamai. Lundi 24 août : Excursion Kho Tan et 5 islands. Puis en soirée boxe thai au Chaweng Boxing stadium. Mardi 25 août : Excursion Mu Ko Ang Thong National Park. Puis balade à cheval en soirée. Mercredi 26 août : Journée en 4X4 : Big Buddha, Grand père et Grand Mère, Temple Kunaram, Magic Buddha Garden, trekk à dos d'éléphant de 30mn, show d'éléphant, d'oiseaux et de serpents. Travail des singes dans la cocoteraie. Baignade dans la cascade Nuamang 2. Plantation caoutchouc. Jeudi 27 août : Excursion Kho Phangan Vendredi 28 août : Le matin Samui aquarium and tiger zoo. L'après midi, la pagode de laem sor, le wat samut tharam si il y a le temps, paradise farm park, hin lad waterfall, laem sor temple, le wat plae laem et terminer par le fishermans village. Samedi 29 août : Le matin Spa Choeng Mon. Après midi farniente. Full Moon le soir. Dimanche 30 août : Farniente le matin. Embarquement pour Paris. Lundi 31 août : arrivée à Paris.
Voilà. Qu'en pensez vous ? Les journées sont elles fesables ? J'ai malgrès tout peur pour le temps sur Phuket. Pensez vous que je devrais orientez plutôt ces 6 jours vers Pattaya ? Ou rester deux semaines sur Koh Samui ? Ou est ce que j'ai peur pour rien et devrais laisser ces jours à Phuket ? Si vous voyez quelques chose à modifier, n'hésitez pas.
Merci d'avance :)
Séjour de 12 jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais avoir besoin de vos lumières.
En effet je pars en Thailande courant Avril 2015 pour 12 jours. J'ai quelques idées de circuit mais je m'en sors plus tellement il y a de sites, d'avis, de possibilités.
Alors voici mes "contraintes" : - J'arrive le 13 à Bangkok et je vais immédiatement a Chiang Mai pour fêter le nouvel an thai - Je voudrais quitter Chiang Mai le 15 pour une autre destination : Phuket ou Koh Phi Phi ou Krabi - Ensuite je dois revenir à Bangkok le 19 pour un mariage - Enfin du 20 jusquà la fin de mon séjour à Koh Samui entre potes.
En gros le plus flou de mon voyage sera entre le 15 et le 19, l'idéal serait de visiter au max de choses dans un même secteur vers Phuket. Le reste sera moins sport et plus détente.
J'attends vos avis.
Merci d'avance.
Je vais avoir besoin de vos lumières.
En effet je pars en Thailande courant Avril 2015 pour 12 jours. J'ai quelques idées de circuit mais je m'en sors plus tellement il y a de sites, d'avis, de possibilités.
Alors voici mes "contraintes" : - J'arrive le 13 à Bangkok et je vais immédiatement a Chiang Mai pour fêter le nouvel an thai - Je voudrais quitter Chiang Mai le 15 pour une autre destination : Phuket ou Koh Phi Phi ou Krabi - Ensuite je dois revenir à Bangkok le 19 pour un mariage - Enfin du 20 jusquà la fin de mon séjour à Koh Samui entre potes.
En gros le plus flou de mon voyage sera entre le 15 et le 19, l'idéal serait de visiter au max de choses dans un même secteur vers Phuket. Le reste sera moins sport et plus détente.
J'attends vos avis.
Merci d'avance.
Voyager moins cher en Thaïlande English translation pending
salut à tout le monde petit conseil que je viens de tester moi-même à l'instant en réservant mon vol aller retour Paris Bangkok en décembre prochain sur le site voyages SNCF.com est en réservant sur mes trois semaines de vacances une semaine d'hôtel à Bangkok tout inclus vol et hôtel cela m'est revenu TTC à 698 € avec aller retour avec air India
J'ai essayé sur d'autres sites genre edreams lastminute et Cie et les tarifs étaient beaucoup plus haut. Et avec la chute du bath c'est cool d'économiser sur le gros du budget c'est à dire vol et hôtel.
Voilà au cas où certains ne connaissaient pas le système c'est toujours bon de comparer différentes formules. On y perd rarement
De Koh Lipe à Bangkok, aéroports de Hat Yai ou Trang? English translation pending
Bonjour,
Je ne sais quelle est la meilleure solution concernant le trajet le moins long pour arriver à l'aéroport de Trang ou Hat Yai
1. Départ en bateau de Koh Lipe à Hat Yao Pier et ensuite en minibus jusqu'à l aéroport de Trang ou 2. Départ en bateau de Koh Lipe à Pakbara et ensuite en minibus jusqu'à l'aéroport de Hat Yai
J'aimerais également savoir à quelle heure est le dernier départ de Lipe pour Pakbara ou Hat Yao Pier, je n'ai pas envie de trop attendre jusqu'au vol qui serait le soir?
Et peut-on débarquer et trouver facilement des minibus à toutes heures de la journée qui nous emmèneraient à l'aéroport de Hat Yai ou Trang, y'a t il des horaires à respecter ?
Quelqu'un pourrait il me conseiller et me donner un exemple de ce qui serait le mieux😊 ?
D'avance un grand merci !
Soso
Je ne sais quelle est la meilleure solution concernant le trajet le moins long pour arriver à l'aéroport de Trang ou Hat Yai
1. Départ en bateau de Koh Lipe à Hat Yao Pier et ensuite en minibus jusqu'à l aéroport de Trang ou 2. Départ en bateau de Koh Lipe à Pakbara et ensuite en minibus jusqu'à l'aéroport de Hat Yai
J'aimerais également savoir à quelle heure est le dernier départ de Lipe pour Pakbara ou Hat Yao Pier, je n'ai pas envie de trop attendre jusqu'au vol qui serait le soir?
Et peut-on débarquer et trouver facilement des minibus à toutes heures de la journée qui nous emmèneraient à l'aéroport de Hat Yai ou Trang, y'a t il des horaires à respecter ?
Quelqu'un pourrait il me conseiller et me donner un exemple de ce qui serait le mieux😊 ?
D'avance un grand merci !
Soso
Nouveaux kiosques à taxis à l’aéroport Suvarnabhumi (Bangkok) English translation pending
Bonsoir tout le monde ,
Bon à savoir , faut se mettre à jour car ça change vite en Thaïlande . 😉
A l’aéroport international de Bangkok Suvarnabhumi, 10 nouveaux kiosques de gestion automatisée de file d’attente pour les taxis sont opérationnels. L’ancien système où le personnel devait rédiger manuellement sur des bouts de papier la destination des passagers avant qu’un taxi leur soit alloué, est désormais révolu. Les nouveaux kiosques, se trouvent à l’extérieur, portes 4 et 7 au premier étage de l'aéroport et sont conçus pour réduire les temps d'attente à quelques secondes. De plus les passagers voyageant en groupe ou munis de nombreux bagages sont sûrs d’être dirigés vers le véhicule adéquat. Actuellement, du personnel facilite aux visiteurs l’usage de ce nouveau système informatisé dans le cadre duquel les chauffeurs de taxi chargent les clients sur la base du « premier arrivé, premier servi », et ceci pour n’importe quelle destination, qu’il s’agisse de Bangkok centre-ville ou de Pattaya. Au prix de la course calculé par le taximètre, les usagers doivent ajouter un supplément de 50 baht (environ 1,20 euro) pour la prise en charge à l’aéroport. En cas d’objet oublié à bord du taxi, l’imprimé fourni par le nouveau système comporte tous les renseignements nécessaires sur le chauffeur et son véhicule permettant aux autorités de les localiser aisément. Source : Thailandefr .
Bon à savoir , faut se mettre à jour car ça change vite en Thaïlande . 😉
A l’aéroport international de Bangkok Suvarnabhumi, 10 nouveaux kiosques de gestion automatisée de file d’attente pour les taxis sont opérationnels. L’ancien système où le personnel devait rédiger manuellement sur des bouts de papier la destination des passagers avant qu’un taxi leur soit alloué, est désormais révolu. Les nouveaux kiosques, se trouvent à l’extérieur, portes 4 et 7 au premier étage de l'aéroport et sont conçus pour réduire les temps d'attente à quelques secondes. De plus les passagers voyageant en groupe ou munis de nombreux bagages sont sûrs d’être dirigés vers le véhicule adéquat. Actuellement, du personnel facilite aux visiteurs l’usage de ce nouveau système informatisé dans le cadre duquel les chauffeurs de taxi chargent les clients sur la base du « premier arrivé, premier servi », et ceci pour n’importe quelle destination, qu’il s’agisse de Bangkok centre-ville ou de Pattaya. Au prix de la course calculé par le taximètre, les usagers doivent ajouter un supplément de 50 baht (environ 1,20 euro) pour la prise en charge à l’aéroport. En cas d’objet oublié à bord du taxi, l’imprimé fourni par le nouveau système comporte tous les renseignements nécessaires sur le chauffeur et son véhicule permettant aux autorités de les localiser aisément. Source : Thailandefr .
Thaïlande en famille: le prix des hôtels? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de 5 !Nous avons 3 enfants qui auront 8, 5 et 18 mois au moment du départ, à savoir février 2015 ! Nous avons un petit budget et nous n'aimons pas les grands hotels, on aime plutôt l'ambiance chez l'habitant.
Mes questions sont :c'est à partir de quel âge que les enfants payent l’hôtel?et quand il payent est ce que c'est le même tarif que les adultes? Vos réponses m'aideraient plus facilement à établir une idée du budget !!!
Merci d'avance
Les ChrEsLuTiMis
Nous sommes une famille de 5 !Nous avons 3 enfants qui auront 8, 5 et 18 mois au moment du départ, à savoir février 2015 ! Nous avons un petit budget et nous n'aimons pas les grands hotels, on aime plutôt l'ambiance chez l'habitant.
Mes questions sont :c'est à partir de quel âge que les enfants payent l’hôtel?et quand il payent est ce que c'est le même tarif que les adultes? Vos réponses m'aideraient plus facilement à établir une idée du budget !!!
Merci d'avance
Les ChrEsLuTiMis
Thaïlande sans passeport: amende de 20,000 bahts English translation pending
bien le bonsoir un ami qui reviens juste de thaïlande vient de m'informer qu'il valait mieux avoir sur soi le passeport car si vous êtes contrôlé il pourrais vous en cuire d'une amende de 20000 bahts affaire a suivre🤪
Taxi à Samui English translation pending
Bonjour à tous (de Samui)
Depuis le 12/08, les taxis sont "invités " à mettre le compteur pour lutter contre les abus tarifaires. (Décision des militaires)
Dans la pratique cela ne va pas de soi, car beaucoup refusent de mettre leur compteur (meter), en marche.
J'invite tous les touristes, résidents et autres utilisateurs à exercer une pression permanente pour les obliger à respecter les directives de Bangkok.
Ce n'est pas encore une loi, j'essaie de me renseigner mais il faudra faire cesser ce scandale qui fait que par rapport à Bangkok ou autres villes de Thaïlande les tarifs sont 3 à 5 fois plus élevés selon les cas. Il est bien connu qu'à Samui les taxis sont considérés comme une petite mafia et font la loi.
Pour le bien et l'intérêt général, boycottez les Taxis qui refusent de mettre leur compteur!
Formalités exemption de visa Thaïlande English translation pending
Bonjour ou bonsoir à tous,
J'aimerais savoir une petite précision quand à l'exemption de visa... en effet je pars en Thailande un peu plus de 30 jours et je n'ai pas de visa je vais donc obtenir une exemption en arrivant à l'immigration à Bangkok pour 30 jours...
Du fait que je restes quelques jours supplémentaires j'aimerais savoir si la prolongation de séjour de 7 jours contre 1900 baths à l'immigration est toujours valable je penses que oui mais je ne l'ai pas vu écris noir sur blanc malgré mes recherches
Merci par avance de me confirmer cette information et de me rassurer par la même occasion
J'aimerais savoir une petite précision quand à l'exemption de visa... en effet je pars en Thailande un peu plus de 30 jours et je n'ai pas de visa je vais donc obtenir une exemption en arrivant à l'immigration à Bangkok pour 30 jours...
Du fait que je restes quelques jours supplémentaires j'aimerais savoir si la prolongation de séjour de 7 jours contre 1900 baths à l'immigration est toujours valable je penses que oui mais je ne l'ai pas vu écris noir sur blanc malgré mes recherches
Merci par avance de me confirmer cette information et de me rassurer par la même occasion
Plages du coté de Mawlamyine English translation pending
Bonjour a tous,
Voila je voulais savoir si il y avait des plages sympa du coté de Mawlamyine? Et si oui, si il etait possible de s'y rendre et de pouvoir y passer quelques jours?
Merci d'avance pour vos future réponsent.
Voila je voulais savoir si il y avait des plages sympa du coté de Mawlamyine? Et si oui, si il etait possible de s'y rendre et de pouvoir y passer quelques jours?
Merci d'avance pour vos future réponsent.
Thaïlande: la future Constitution maintient la junte au pouvoir English translation pending
par RFI
Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus
En Thaïlande, des journaux locaux ont annoncé les détails de la Constitution provisoire qui va être proclamée sous peu. La junte militaire ne sera pas dissoute après l’instauration d’un gouvernement provisoire, prévu en septembre. Et une Assemblée législative formée en grande partie d’officiers militaires sera mise en place.
La nouvelle architecture politique en Thaïlande doit être dévoilée prochainement par la junte au pouvoir. Mais déjà, les détails de la Constitution provisoire ont filtré dans les médias locaux. Point le plus important : la junte restera en place et conservera la possibilité de prendre des décrets sur toutes les questions touchant à la sécurité nationale. Le gouvernement provisoire lui sera subordonné.
Parallèlement, une Assemblée législative de 200 membres, tous nommés par la junte, sera mise en place. La moitié des membres seront eux-mêmes des militaires d’active. Un conseil de réforme du système politique sera aussi établi.
Retour en arrière Pour la Thaïlande, cette Constitution provisoire est un bond en arrière spectaculaire qui ramène le royaume aux régimes autocratiques des années 1950 et 1960. Lors du dernier coup d’Etat en 2006, la junte de l’époque avait rapidement transféré l’intégralité de ses pouvoirs à un gouvernement nommé, mais celui-ci s’était montré relativement indépendant. Les militaires en ont tiré la leçon.
Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus
En Thaïlande, des journaux locaux ont annoncé les détails de la Constitution provisoire qui va être proclamée sous peu. La junte militaire ne sera pas dissoute après l’instauration d’un gouvernement provisoire, prévu en septembre. Et une Assemblée législative formée en grande partie d’officiers militaires sera mise en place.
La nouvelle architecture politique en Thaïlande doit être dévoilée prochainement par la junte au pouvoir. Mais déjà, les détails de la Constitution provisoire ont filtré dans les médias locaux. Point le plus important : la junte restera en place et conservera la possibilité de prendre des décrets sur toutes les questions touchant à la sécurité nationale. Le gouvernement provisoire lui sera subordonné.
Parallèlement, une Assemblée législative de 200 membres, tous nommés par la junte, sera mise en place. La moitié des membres seront eux-mêmes des militaires d’active. Un conseil de réforme du système politique sera aussi établi.
Retour en arrière Pour la Thaïlande, cette Constitution provisoire est un bond en arrière spectaculaire qui ramène le royaume aux régimes autocratiques des années 1950 et 1960. Lors du dernier coup d’Etat en 2006, la junte de l’époque avait rapidement transféré l’intégralité de ses pouvoirs à un gouvernement nommé, mais celui-ci s’était montré relativement indépendant. Les militaires en ont tiré la leçon.
Pourquoi la Thaïlande c'est si bien? English translation pending
Salut tous le monde🙂!
je me lance:
_les thais ont compris que le tourisme représente pas mal de dévises contrairement à chez nous _la gentillesses des gens état d'esprit plutôt à rechercher l'harmonie que l'opposition _le sens du commerce des thais _le climat _la qualité des infrastructures, tous est bien organisé pour voyager _la propreté des guest house, hôtel pour un excellent rapport qualité prix _une gastronomie raffinée _transports pas cher et confortable pour bouger _on peut se retrouver dans des parcs à touristes ex pattaya ou se retrouver dans des coins paumés avec les thais en totale sécurité.Tous dépend des attentes de chacun...
Le seul pays ou j'ai vu les chats dormir relaxent dans les rues et boutiques!😏
A vivement que j'y retourne!😎
je me lance:
_les thais ont compris que le tourisme représente pas mal de dévises contrairement à chez nous _la gentillesses des gens état d'esprit plutôt à rechercher l'harmonie que l'opposition _le sens du commerce des thais _le climat _la qualité des infrastructures, tous est bien organisé pour voyager _la propreté des guest house, hôtel pour un excellent rapport qualité prix _une gastronomie raffinée _transports pas cher et confortable pour bouger _on peut se retrouver dans des parcs à touristes ex pattaya ou se retrouver dans des coins paumés avec les thais en totale sécurité.Tous dépend des attentes de chacun...
Le seul pays ou j'ai vu les chats dormir relaxent dans les rues et boutiques!😏
A vivement que j'y retourne!😎
Infos sur la gare de Hua Lamphong (Thaïlande) English translation pending
Bonjour , voilà mes questions ! Tout d abord merci a tout ceux ou celle qui prendrons 5 mn pour me répondre ..:-)
C est mon premier séjour en thailande , et bien que je note le maximun d infos , je me sent encore bien perdu ..je m explique
Je serais a BKK le 3 juillet ....
Le 6 je voudrais aller sur kanchanburi ...
J ai lu qu'il y avait mini vans etc ...mais j aurais aussi bien aimer me déplacer en train ......
Donc voilà ma question , je crois ou alors j ai mal lu 😉 qu'il y avait un train le weekend de la gare hua lamphong.....pour kanchanburi ....le 6 sera un dimanche , donc ........si quelqu'un peut me confirmer ce doute ?!
Et combien de temps met ce train spécial....merci
Ensuite , je reviens sur BKK le 8 car j ai un avion le 9 a 10h le matin sur don muang..
Mais la je stress , bien que l on ma confirmer et ça oui je l est bien lu , qu'il y avait un train jusqu'à l aeroport ..mais vu qu'il paraît qu'il prend toujours pas mal de retard ..pensez vous que je serais dans le temps pour mon avion ?
Je doit être présenté 1 h avant ....
Sachant que le premier train est a 7 h je crois ? Ou une autre proposition moins stressante ???
Merci beaucoup a tous
Christelle
Endroits pour faire la fête sur Bornéo English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un groupe d'amis en pleine préparation de nos vacances. Indécis quant à la destination, notre cœur balance entre Bornéo et le Sri Lanka. Personnellement, j.ai une préférence pour Bornéo pour les possibilités de plongée.
En revanche, le reste de mes amis bloque car ils ont peur que nous n'ayons pas d'endroits sympas où sortir ( musique, bonne ambiance) comme on peut trouver par exemple à Koh tao...
Si un membre de la communauté peut nous éclairer tant sur la destination à choisir que sur l'existence de bons plans pour faire la fête, ce serait top. Je vous remercie d'avance.
Si un membre de la communauté peut nous éclairer tant sur la destination à choisir que sur l'existence de bons plans pour faire la fête, ce serait top. Je vous remercie d'avance.
Endroit tranquille en bord de mer au plus près de Bangkok English translation pending
Bonjour,
qui connais un endroit tranquille au bord de la mer. qu'on puisse y accéder en voiture(pas une ile) le plus proche de Bangkok. un endroit ou se reposé avant de repartir pour la civilisation occidental....fin janvier.
j'avais trouvé un endroit près de hua hin mais apparemment en janvier il pleut et y a du vent.
merci
qui connais un endroit tranquille au bord de la mer. qu'on puisse y accéder en voiture(pas une ile) le plus proche de Bangkok. un endroit ou se reposé avant de repartir pour la civilisation occidental....fin janvier.
j'avais trouvé un endroit près de hua hin mais apparemment en janvier il pleut et y a du vent.
merci
Thaïlande: négocier les hôtels/guest houses sur place? English translation pending
Bonjour,
Pour les habitués, les prix sont-ils négociables lorsqu'on arrive sans réservation sur les hotels et GH à bangkok ? Idem dans le sud (Ko Chang, la grande) ?
Si oui, comment s'y prendre ?
Merci pour les tuyaux et bons plans :-)
Pour les habitués, les prix sont-ils négociables lorsqu'on arrive sans réservation sur les hotels et GH à bangkok ? Idem dans le sud (Ko Chang, la grande) ?
Si oui, comment s'y prendre ?
Merci pour les tuyaux et bons plans :-)
Voyager seule en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Un petit message pour celles qui hésitent à partir seules en Thailande.
Je rentre d'un voyage de 3 semaines en Thailande, c'était mon premier voyage solo et après beaucoup d'appréhension, j'en reviens ravie. J'ai choisi un planning plutôt léger pour pouvoir profiter de chaque lieu tranquillement : Bangkok / Sukothai / Chiang Mai / Koh Tao.
Je ne me suis jamais sentie en insécurité de jour comme de nuit. Je suis bien sûr restée prudente et ne me suis pas mise en situation de danger mais je ne pensais pas être aussi à l'aise et sereine.
Bref, j'ai bien sûr quelques regrets, des choses que je ferai différement si j'avais su que ça se passerait aussi bien mais le challenge du voyage solo est accompli et réussi !
Alors, n'hésitez pas, allez-y, foncez ! C'est facile, beaucoup d'autres voyageurs en solo donc des rencontres faciles, et un pays magnifique, une gastronomie top et plein de choses à voir.
Si besoin, n'hésitez pas à me contacter.
Et bon voyage à tous !!
Emma.
Un petit message pour celles qui hésitent à partir seules en Thailande.
Je rentre d'un voyage de 3 semaines en Thailande, c'était mon premier voyage solo et après beaucoup d'appréhension, j'en reviens ravie. J'ai choisi un planning plutôt léger pour pouvoir profiter de chaque lieu tranquillement : Bangkok / Sukothai / Chiang Mai / Koh Tao.
Je ne me suis jamais sentie en insécurité de jour comme de nuit. Je suis bien sûr restée prudente et ne me suis pas mise en situation de danger mais je ne pensais pas être aussi à l'aise et sereine.
Bref, j'ai bien sûr quelques regrets, des choses que je ferai différement si j'avais su que ça se passerait aussi bien mais le challenge du voyage solo est accompli et réussi !
Alors, n'hésitez pas, allez-y, foncez ! C'est facile, beaucoup d'autres voyageurs en solo donc des rencontres faciles, et un pays magnifique, une gastronomie top et plein de choses à voir.
Si besoin, n'hésitez pas à me contacter.
Et bon voyage à tous !!
Emma.
Voyage en Thaïlande, problème au départ English translation pending
Bonjour, je sollicite le forum pour obtenir des reponses, n ayant pas trouvé mon bonheur..
Mon fiancé et moi devons partir la semaine prochaine en Thailande pour 15 jours.
Il a effectué un sejour en maison d arret de 4 mois et est sorti au mois de janvier. Suivi par une SPIP, une sorte d assistance sociale pour les "sorti de prison", il lui a fait par de notre voyage, elle l a informé du fait, qu il devait faire une demande à la juge, et la juge à refusé sa demande, alors qu il suit a la lettre tout ses rendez vous ect ..
Il l a informé du fait qu il comptait partir quand meme ...
Et elle lui a retorquée " qu il prenait ses responsabilités"
Que devons nous faire ? Tout notre voyage est payé...
Ya t il une interdiction de sorti du territoire prononcé? Comment le savoir?
Que peux t il ce passé si l ont part quand meme malgres le refus de la juge ??
Je vous remercie par avance de vos réponses.
Le Corbeau (50 jours à pied en Papouasie, 2ème partie) English translation pending
Second Tome, Chapitre XIII - Le Corbeau
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Voyage en Thaïlande mi-février 2014: manifestations English translation pending
Bonjour,
Voilà je suis assez inquiète car vu les événements qui ont l'air de s'empirer (bombes artisanales, mort par balle ce jour -27/01/14), j'ai peur que nous soyons obligés d'annuler notre voyage....
Nous devons partir le 17 février, atterrissons à Bangkok où nous restons 2 nuits et 1 jour, puis Khao Sok pour 2 jours et 6 jours à Ko Lanta et alentour....
Quelqu'un peut-il me rassurer ou confirmer mes craintes?
Merci
Voilà je suis assez inquiète car vu les événements qui ont l'air de s'empirer (bombes artisanales, mort par balle ce jour -27/01/14), j'ai peur que nous soyons obligés d'annuler notre voyage....
Nous devons partir le 17 février, atterrissons à Bangkok où nous restons 2 nuits et 1 jour, puis Khao Sok pour 2 jours et 6 jours à Ko Lanta et alentour....
Quelqu'un peut-il me rassurer ou confirmer mes craintes?
Merci
15 jours en Thaïlande + hôtel sécurisé English translation pending
Bonjour,
Ma question s'adresse aux véritables habitués de la Thailande. Est ce que 15 jours (délais maxi que je dispose) est suffisant pour "relativement" bien profiter de ce pays ? Sans pour autant en faire tout le tour bien entendu. Autre question, j'ai entendu dire qu'il y avait pas mal de vol dans certains hôtel et même dans les coffres, est ce que cela est le cas dans les hôtel à bas prix ou alors même des hôtel disons à 1500 ou 2000 bath la nuit peut être touché par ce genre de problème. Comment être certain que son argent, passeport et carte bleu ne risque rien. Quelqu'un à t'il quelques bons tuyaux à ce sujet ? Amicalement, fred