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Que pensez-vous du virage hyper conservateur aux États-Unis? English translation pending
by Lavinçoune · 2008-09-13 · 222 replies
J'aimerais savoir ce que des voyageurs ou des personnes vivant aux USA pensent de ces élections ? Le dénouement semble en faveur des républicains, Sarah Palin rappelle étrangement Bush jr, en tout cas elle semble avoir les mêmes conseillers. Ceci n'est pas un sujet provocateur mais seulement une interpellation par rapport à l'évolution des choses aux USA. Faut-il en avoir peur ?
Qui est allé sur l'île de Malapascua (Philippines)? English translation pending
by Michaeljj · 2008-08-25 · 56 replies
Bonjour à tous,

Malapascua (fin janvier et début février) vaut-elle vraiment la peine pour la baignade, le farniente, le snorkeling et les ballades en amoureux et le calme? Est elle très touristique ou non?

Cette année je suis allé à panglao et même si j'ai trouvé l'endroit plutot joli, ça n'était pas tout à fait ce que je cherchais. Pour moi un peu trop touristique, fermé et ambiance parc (alona beach).

Merci
Retour d'un voyage d'un mois en Inde: mode d'emploi pour les auto rickshaw (tuk-tuk) English translation pending
by Velivole · 2008-08-20 · 67 replies
Bonjour à tous,

Je reviens d'un fabuleux voyage d'un mois en Inde et tout s'est bien passé sauf avec les auto-rickshaws.

En effet, ceux-ci prennent les touristes pour des portefeuilles ambulants. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'entre nous, sans s'en rendre compte, leur donnent ce qu'ils demandent (par peur, par ignorance...).

Cela m'a valu plusieurs disputes avec les conducteurs d'auto-rickshaws qui demandaient plus que prévu et, deux jours avant de rentrer en France, une agression physique de la part de l'un d'eux car je refusais de payer pour son mensonge (il prétendait que je venais d'une ville à 12km de là alors que je n'avais fait que 800 mètres en ville). Une plainte a été déposée et j'hésite encore à prévenir l'ambassade de France en Inde.

Loin de moi l'idée de jouer les radins, c'est par principe que j'évitais autant que possible de payer le tarif "touriste". Les touristes ne sont PAS des distributeurs de billets de banque ! Si vous teniez une boutique ou conduisiez un taxi, que penseriez-vous des touristes qui vous donnent tout ce que vous demandez mine de rien ?

Alors un bon conseil à tous les voyageurs à destination de l'Inde : EVITEZ de payer plus que prévu ! Pour ce faire, une seule méthode efficace : exiger du conducteur qu'il démarre le compteur sinon interpeller un flic (ils s'exécutent en présence d'un flic). Pas de compteur ? Pareil : le tarif est le tarif (en général 14Rs pour une courte distance, 5Rs si c'est un share auto-rickshaw, reconnaissable par sa taille plus grande que les auto-rickshaws ordinaires). Bon à savoir : si 4ème passager ou trajet de nuit le prix augmente de 50% si ma mémoire est bonne.

Quant à ceux qui remettront en cause les termes du contrat, un seul conseil : REFUSEZ de payer ce qu'ils demandent. N'ayez pas peur, ils ne pourront rien contre vous : le tarif est le tarif. Si le conducteur refuse vos 14 roupies parce qu'il en exige 50 ou 100 pour le petit kilomètre, inutile de discuter : à prendre ou à laisser (dans ce cas, repartez sans le payer : il viendra vous voir et se contentera du tarif "indien", sinon interpeller un flic).

Autre erreur courante des voyageurs : discuter du prix avant de monter (ce que ne font pas les locaux). Je le faisais au début, par ignorance, mais j'ai ensuite pris l'habitude d'embarquer mine de rien et de payer ensuite ce qu'il faut (les indiens m'ont informé sur les tarifs). C'est la méthode la plus efficace : dans la majorité des cas, les conducteurs ne disaient rien. Si vous ignorez le coût d'un trajet, parce qu'il est long par exemple, demandez à un indien combien coûte le trajet que l'on veut faire.

Mais par pitié évitez de montrer que vous êtes des distributeurs de billets de banque à volonté, même si ce n'est que "1 ou 2 euros le kilomètre". Les auto-rickshaws, leurs harcèlements et leurs mensonges ont été mes plus mauvais souvenirs en Inde.

Sur ce bon voyage à tout le monde 🙂
Billets GP Air France bientôt taxés English translation pending
by Lili013 · 2008-07-19 · 171 replies
L'Urssaf veut taxer les avantages en nature des salariés des grandes sociétés nationales dont les billets GP AIRFRANCE Dans le collimateur depuis plusieurs années, les avantages en nature (billets gratuits pour les salariés d'Air France et de la SNCF, ou réductions de tarifs pour ceux d'EDF ou de GDF)pourraient être bientôt taxés. Les syndicats protestent.C'est un dossier explosif qui revient sur le devant de la scène. Selon le Figaro de ce mardi, l'Urssaf aurait en effet l'intention de taxer les privilèges en nature dont disposent les salariés d'Air France, de la SNCF, d'EDF ou de GDF. A savoir ces fameux billets GP (pour "gratuité partielle") qui permettent aux salariés de voyager gratuitement ou pas cher à la SNCF ou chez Air France, ou de profiter d'électricité et de gaz à prix réduit.L'objectif de l'Urssaf serait d'instaurer des cotisations sociales sur ces billets, payées à la fois par l'employeur et le salarié. Dans les textes, le Code de la Sécurité sociale dispose déjà que les avantages en nature constituent une rémunération et doivent donc être taxés. Une dérogation existe pour les réductions tarifaires de moins de 30%, mais ce n'est pas le cas pour les employés d'Air France, de la SNCF, d'EDF et de GDF qui, selon Le Figaro, peuvent bénéficier de tarifs réduits jusqu'à 90%, voire 100%.Reste qu'une taxation, si elle est envisagée depuis plusieurs années, serait difficile à mettre en oeuvre. En effet, selon les entreprises concernées, le billet GP diffère. A la SNCF, les salariés disposent ainsi de billets gratuit tandis que les agents d'Air France paient une partie du transport. Selon Le Figaro, des négociations seraient en cours entre l'Urssaf et les entreprises concernées notamment sur la notion de prix de base.Pour les syndicats des entreprises concernées, la menace sur les privilèges en nature est prise très au sérieux. En particulier à Air France où la direction générale a pris des mesures à la suite d'une lettre d'observation de l'Urssaf sur les facilités de transport. Dans une déclaration commune datée du 26 juin, les organisations syndicales "rappellent que les GP sont un acquis social essentiel, partie intégrante de notre identité AF (Air France) et refusent le projet de la direction qui fait supporter le surcoût aux salariés".Les syndicats "affirment leur volonté partagée d'entamer des démarches avec les organismes extérieurs concernés, et demandent la suspension de la mise en application pour laisser le temps de clarifier et de négocier dans la transparence"
Itinéraire de six semaines en Inde du Sud English translation pending
by Bigoodi · 2008-07-18 · 9 replies
Bonjour à tous !

Ça y est, les billets sont pris et je suis en pleins préparatifs pour un itinéraire de Mumbai à Chennai : 6 semaines cette fin d’année à deux. Pour vous situer mon type de voyage, je pense finalement prendre une voiture avec chauffeur sur tout le parcours et pour les hôtels, nous recherchons des endroits clean et confortables (oui je sais, je suis un peu chochotte…), et nous sommes prêts à dépenser jusqu’à 3000 rs par nuit environ sans réserver à l’avance (nous seront repartis pour les fêtes). Désolée pour ce post un peu (et même franchement) long mais j’ai à la fois des demandes pratiques et d’autres qui concernent l’itinéraire… réponde qui pourra ! (et merci par avance)

1- Questions d’ordre pratique : Fanzi m’a fait connaître le site
http://www.mapmyindia.com/ très pratique pour calculer les distance et temps de trajet entre 2 villes. Cependant, sur pas mal de cas, le temps a l’air beaucoup plus long que celui annoncé en bus par le lonely planet. Est-ce que quelqu’un a déjà expérimenté et comparé le temps donné par mapmy india et la durée réelle du trajet en voiture ? Pellicules… eh oui… j’en suis encore a l’argentique ! Peut on trouver facilement des pellicules de bonne qualité -au moins à Mumbai- et sont elles moins chères qu’en France (5 euros environ par pellicule 34x36, 200 asa, 36 poses) ??? Argent : 2 cartes suffisent elles ou pas ? Habituellement nous ne partons qu’avec nos cartes visa +mastercard et quelques euros au cas où, nous retirons aux distributeurs et payons les hotels par carte : est ce possible en inde du sud ? Le réseau mastercard-visa a l’air développé mais les hotels acceptent ils facilement les cartes et y a-t-il des limitation de montants de retraits aux distributeurs (hormis le plafoind carte bien sur)??? Location de voiture avec chauffeur : j’ai vu sur le site que moshka tours revient assez souvent, avez-vous d’autres coordonnées d’agences à Mumbai afin que je puisse demander plusieurs cotations ?

2- Itinéraire : voici les questions principales que je me pose sur certaines parties du trajet… Je vous transmets ensuite ce que j’ai prévu sachant que nous souhaitons profiter de la liberté que nous offrira la voiture pour modifier le parcours au jour le jour en fonction de ce qui nous plaira plus ou moins, aussi, n’hésitez pas à commenter le trajet en fonction de vos expériences… et à me communiquer vos bonnes adresses ! Le premier soir, nous arrivons tard puis pensons passer 2 jours pleins à mumbai : pensez vous qu’il vaut mieux dormir vers juhu le 1er soir, puis sur colaba/marine drive les 2 autres jours (je me disais que le prix est peut être plus abordables sur juhu et que le trajet sera un peu moins long en arrivant …quoique vers minuit, je ne sais pas si la circulation est toujours dense vers le centre). Est-ce que quelqu’un connaît Trimbak 33km a l’ouest de Nasik et est ce que nasik et la région méritent 1 jour et demie ? Depuis Pune, halte a la station d'Altitude de Mahabaleshwar plutot que chaul-murud sur la cote ? quelqu’un connaît-il les 2 et peut-il m’indiquer sa préférence ? Je pense faire l’impasse sur Jog falls depuis gokarna …est-ce une erreur ? Que voir entre gokarna et badami (hubli ???)

-Etape très difficile à préparer : hampi-hassan-mysore :Après Hampi, je pensais faire limpasse sur bangalore, et partir vers hassan… Mais mapmyindia indique 10h30 de route ! ? si c’est bien vrai que voir, où s’arrêter entre entre hampi et belur-hassan-halebid : halte intermédiaire à chitradurga, jagalur, Chikmagalur ?Sinon où dormir à choisir entre belur-hassan-halebid quelqu’un connaît le coin et de bons hotels ???Est il possible en une seule journée de visiter belur, halebid, sravanabelagola pour arriver à mysore en fin de journée ou est ce vraiment la course ? (je ne mesure pas bien le temps à passer sur chaque site). Goa : je ne mesure pas bien les temps de trajet, peut on se poser dans un même hotel pendant 3 jours, ou vaut il mieux un hotel sur le nord, un sur le centre et un au sud pour bien visiter ? là aussi, les bonnes adresses sont bienvenues ! après Mysore – nuit au parc mudumalai ou à Masinagudi/ bokkapuram. Saison des pluies mi novembre ? vaut il mieux seulement traverser le parc et aller a ooty? Sinon connaissez vous de bons hébergements soit dans le parc soit à coté ? Ooty : le train va-t-il toujours jusqu'à mettupalayam … si oui faut il le réserver a l’avance en novembre ? enfin, il semblerait arriver à mettupalayam vers 18h30 soit une arrivée ensuite a coimbatore verrs 20h. Où me conseillez vous de dormir entre ces 2 villes en tenant compte de cette arrivée tardive ? Trichur : mérite une étape ou une simple visite rapide entre coimbatore et Kochi ? Cherai beach à kochi, quelqu’un a t’il déjà dormi au resort, est il préférable de dormir a fort kochin ? Que voir entre Kanniyakumari et madurai (tiruvelneli, tuticorin?). Là aussi j’ai eu du mal à choisir entre l’itinéraire cotier par varkala-Kanniyakumari et la montagne (peryar-munnar) entre kollam et madurai… avis à ceux qui connaissent les 2 ! (je me suis dis que je verrais déjà ooty et Mahabaleshwar comme stations d’altitude, mais c’est peut être très différent…) Rameshwaram entre madurai et trichy, la ville vaut elle le détour ? (quand même assez long)

Merci encore à ceux qui vont prendre le temps de me répondre et voici ci-dessous mon premier projet d’itinéraire

24/10 arrivée mumbai 23h30

25/10 mumbai (marine drive)

26/10 Mumbai (marine drive)

Lundi 27/10 Kanheri caves parc sanjay ghandi – pandu lena (si assez de temps) - Nasik (160 km-4h) Impasse trimbak 33km ouest nasik ?

Mar 28/10 Trimbak 33km ouest – Pandu lena (si pas vu la veille) - Nasik : cela permet aussi de ne pas arriver à Ellora (sur la route nasik-aurangabad) un mardi, jour de fermeture…

Mer 29/10 Nasik – Ellora – dautalabad - Aurangabad Nashik ellora : 187km – 5h30 ?

Jeu 30/10 aurangabad + Ajanta ok + grottes d’aurangabad+ Bibi-ka-Maqbara – Aurangabad (ellora-ajanta :3h09 ?)

31/10 aurangabad - Pune (278km – 7h55?)

01/11 Pune – Sinhagad - Mahabaleshwar 115km-3h13 Impasse chaul –murud s

02/11 Mahabaleshwar- Ganpatipule (+166km – 5h)

03/11 Goa north (mandrem ?)

04/11 panaji- vehla goa

05/11south goa agonda – patnem – margao

06/11 south goa - Gokarna 123km – 3h13 depuis margao

07/11 goa /gokarna around -jour de securité – impasse jog falls ?

08/11 Gokarna -badami (259km, 6h49) voir entre les deux ? hubli

09/11 Aihole - Pattadakal – badami

10/11 badami – Hampi :142km-4h22

11/11 hampi

12/11 hampi

13/11 hampi – hassan ou chitradurga ou chikmagalur ???(367km-10h30) ou belur (347km-9h42), ou halebid (337km-9h30 peu d’hotels ?)

14/11 hassan – belur- halebid – sravanabelagola –???? Hotel Royal Orchid Brindavan garden 78€ la nuit double ??? ou hotel a Srirangapatnam ?

15/11 Brindavan garden – Srirangapatnam - Somnathpur, Mysore

Dim 16/11 mysore- market-city-chamundi hill… mysore

17/11 mysore - parc mudumalai or Masinagudi/ bokkapuram89km – 2h13 -saison pluie ? (3h30 bus)

18/11 mudumalai - ooty (1h30-2h00)

19/11 train miniature ooty - mettupalayam (15h30 arrivee 18h30) logement ? coimbatore (1h30)-mettupalayam-coimbatore 1h30-39km à arrivée 19h30-20h ???

20/11 coimbatore- trichur – parur – kochi (cherai beach)4h42-188 km

21/11 kochi –fort kochin ou cherai beach

22/11 kochi - allapey (1h30) house boat a voir, sinon nuit allepey ?

23/11 kollam - varkala

24/11 thiruvananthapuram – kovalam

25/11 kovalam - kanyakumari 81km – 2h

26/11 kanyakumari - thirupparankundram ? madurai 242km -6h

27/11 madurai – alarkoil – rameshwaram177km-4h30

28/11 rameshwaram – kanadukathan- fort tirumayam - trichy242km-6h00-122km -3h00 depuis madurai si impasse ramesharam

29/11 trichy – tanjore (1h30)

30/11 tanjore- kumbakonam – chidambaran – puducherry188km-5h30

01/12 –puducherry

02/12- puducherry - auroville – mamallapuram106km – 2h45

03/12 – mamallapuram - tirukkalikundram - mamallapuram

04/12 – mamallapuram – chennai airport (23h00)
A la découverte d'Amsterdam et de la Hollande English translation pending
by Stef2Mars · 2008-06-18 · 40 replies
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Découverte d'Amsterdam & de la Hollande * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * du 29 avril au 5 mai 2008 * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Mardi 29 avril : Pays-Bas, nous voilà !

Il est 13h et des poussières. J’ai aperçu le « Kuip » du Feyenoord, nous venons de passer Rotterdam. Un ciel gris nous accompagne depuis Bruxelles. A la fenêtre, des parcelles de tulipes et des champs à perte de vue : le décor est planté. Les Pays-Bas ne s’appellent pas ainsi par hasard. La Centraal Station annoncée, nous récupérons nos affaires et désertons le Thalys. Il fait bon mais la météo ne présage rien de bien réjouissant. Enfin, pour le moment, il nous faut juste trouver notre logement, situé dans une rue qui fait face à la gare. Au 144 de la Niewezijds Voorburgwal (plus facile à éternuer qu’à prononcer…), nous poussons la porte de l’hôtel Tamara. Un escalier raide et étroit nargue nos pieds. Mon sac sur le dos, j’assure la grimpette. L’ascension s’avère plus compliquée pour Anne, têtue qu’elle est d’avoir emmené une valise lourde comme un âne mort. Ce n’est pourtant pas faute de la supplier avant chaque grand départ d’opter pour un bagage plus pratique, en vain. Au premier étage, une jeune fille nous reçoit dans un anglais parfait. Contre le solde des nuitées, elle nous confie les clés de la chambre, située au 3ème étage. Un lit d’environ 3 m² dans une pièce qui doit en faire guère plus de 6, un minuscule rangement et un lavabo. Un semblant de moquette recouvre le plancher. Faudra pas faire la fine bouche. Du moment que l’on dort bien, on en demandera davantage. Nous tentons d’organiser la pièce comme on peut avant d’aller repérer le quartier. A une dizaine de mètres de l’hôtel se trouve le Magna Plaza, dont la façade imposante ressemble plus à un musée qu’à une galerie commerciale, laquelle se nivelle sur 3 étages. Non loin, nous repérons une supérette siglée « Albert Heijn » (AH pour les intimes), qui sera notre point de ravitaillement durant le séjour. Devant les grilles closes de la Nieuwe Kerk s’étend la Place du Dam. Bordée par le bien terne Palais Royal, nous faisons sa connaissance alors qu’elle est assiégée par une gigantesque fête foraine. Le Monument National, un obélisque en hommage aux victimes de 39-45, trône ici. Nous poursuivons sans but avoué, et c’est sous une pluie de plus en plus insistante que nous arrivons au Begijnhof. J’aurais bien aimé faire quelques clichés, mais les conditions climatiques en décident autrement. Jusqu’en fin d’après-midi, à la merci d’un ciel capricieux, nous avons déambulé dans la ville, utilisant à l’occasion les boutiques de souvenirs comme abri de fortune. Ce ne fut pas une journée mémorable. Ce n’est qu’aux alentours de 19h que les averses cesseront, accordant enfin un peu de liberté à mon numérique. Quelques courses chez AH pour le lendemain puis nous repartons en direction de la gare. Mon objectif s’attarde sur l’immense parking de vélos de Centraal Station. En parlant de deux-roues, une petite parenthèse. Il va falloir s’habituer à leur présence car ici ce sont eux les maîtres des trottoirs et du bitume. On en voit même certains roulant le portable vissé à l’oreille, ou des couples main dans la main ! Si l’on ajoute à cela la circulation automobile, les nombreux tramways et un système de feux tricolores pas toujours très pratique pour le piéton, on peut sans blaguer qualifier la marche à pieds dans Amsterdam de périlleuse pour le non-initié. Il est presque 20h, nous revenons sur nos pas à la recherche d’une table. Dans la rue de notre hôtel, il y en a pour tous les goûts. Un repas rapidement englouti dans un italien ira très bien. Partis le matin même de Paris via Bruxelles, la fatigue commence à se faire sentir. Demain, suite des visites, avec en prime la Fête de la Reine. En espérant que le soleil veuille bien s’y inviter...

Mercredi 30 avril : Vive la Reine ! La nuit a été calme. Depuis la rue, quelques pré-fêtards se sont manifestés, mais pas de quoi troubler notre profond sommeil. Nous délogeons alors qu’il n’est pas encore 9h. La réception est désormais tenue par un type grisonnant, le joint au bec, et qui aime semble-t-il à s’envoler dans des discussions sans fin. Un drôle de personnage. Dehors, les nuages sont toujours aussi menaçants. En guise de petit déjeuner, boissons chaudes et biscuits, dégustés au bord d’un canal. Les rues sont quasiment désertes, et seuls les tintements de vélos se font entendre. Le calme avant la tempête… Puis, comme la veille, nous improvisons une balade. Des stands ont poussé sur les trottoirs, et tout ce qui est orange y est déballé : tee-shirts, écharpes, perruques, gadgets de toutes sortes et chapeaux improbables garnissent les étalages. Aujourd’hui, c’est la « Koninginnedag », traduisez « Jour de la Reine ». Et plus que jamais, la couleur nationale est de sortie. Pour le moment, ce n’est pas encore très animé, mais ça ne devrait pas durer. Nous profitons donc de la quiétude de cette matinée pour longer les canaux et réaliser quelques clichés. 11h. La première barque colorée passe devant nous. Une quarantaine de passagers, dont certains déguisés, laisse présager de la suite. Nous piquons vers Muntplein, envahi par les Amstellodamois et les nombreux visiteurs. Les tenues carnavalesques, plus farfelues les unes que les autres, rivalisent d’originalité. La place est noire (ou plutôt orange) de monde. Dans le canal, sept ou huit énergumènes couleur carotte déboulent sur le « King of Scandinavia », suivis de près par une seconde, puis une troisième embarcation. A bord, les confettis volent, l’alcool coule à flot, et les baffles crachent de la musique électro. Le ton est donné. Un falafel frites grignoté sur le pouce, nous fuyons la cohue pour un coin plus paisible, le quartier de Plantage. Les averses, aussi courtes que fréquentes, rythment cette journée. Les trams sont à l’arrêt en ce jour de festivités, c’est donc à pieds qu’il faut nous y rendre. Même avec un plan entre les mains, nous avons bien du mal à nous orienter. Canaux, ponts, rues, tout se ressemble ici. Je propose à Anne de partir à la recherche du moulin De Gooyer, l’un des rares encore présents dans la capitale. Lorsque nous demandons de l’aide, guide illustré à l’appui, les habitants restent dubitatifs. Un agent de police nous rétorque même un « It’s in Amsterdam ? » Ok, c’est pas dans la fouille. Nous parvenons à atteindre l’objet de notre quête, au prix d’une bonne heure de marche, ponctuée de photos et d’une pause gourmande. Nos pas se dirigent ensuite vers le Musée Maritime Néerlandais (je vous épargne le nom en V.O.) pour apercevoir l’Amsterdam (quel nom original !), réplique d’un trois-mâts du XVIIIème. Nos jambes calent un peu. Nous tirons doucement jusqu’à Centraal puis rejoignons la fête qui bât son plein. C’est à présent une véritable marée humaine qui squatte la ville. Dans certaines ruelles, nous pouvons à peine nous retourner (Ben, tu avais raison…), et c’est avec grand peine que nous fendons les attroupements autour des bistrots. Même les cyclistes n’ont plus aucun pouvoir. Au cœur des canaux, c’est encore bien pire. Le trafic y est si dense que l’on n’aperçoit même plus la surface de l’eau ! Mais visiblement, ça n’a l’air de déranger personne. Devant les ponts trop étroits, les embarcations stagnent les unes contre les autres. Leurs passagers, imbibés pour la plupart, se trémoussent sur de la techno endiablée, bière à la main et pétard à la bouche… La débauche totale, quoi ! Moi qui étais curieux de voir à quoi ressemblait cette fameuse Koninginnedag, je ne suis pas déçu. Tandis que l’on s’éloigne de cette orgie, de timides rayons de lumière transpercent les nuages pour s’offrir à nous. J’ai l’impression que l’on ne voit le soleil que quand il se couche. J’exagère en disant cela, mais force est de constater que depuis notre arrivée nous ne sommes pas très gâtés par la météo. Ce soir, on s’offre un resto indien, une première pour moi. Un régal ! Nous y reviendrons avant la fin du séjour, c’est promis ! Rassasiés et cuits, nous ne veillerons pas tard ce soir-là. La suite, c’est pour demain...

Jeudi 1er mai : Amsterdam au fil de l'eau Il est 8h30. Le petit déjeuner est déjà derrière nous. C’est dans une ville morte que nous entamons la journée. Les camions poubelles ont de quoi s’occuper. Bouteilles vides et déchets jonchent le sol, séquelles de la fiesta de la veille. Pour le moment, il fait beau, mais il ne faut présager de rien, maintenant on sait que ça tourne vite ici. Comme me disait Ben à propos de sa Belgique natale : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il a plu ou qu’il va bientôt pleuvoir ». Un adage qui pourrait parfaitement s’appliquer à sa voisine néerlandaise. Le Begijnhof est enfin à nous. C’est dans un silence quasi-religieux qu’Anne et moi baladons dans cette paisible cour intérieure qui abrite l’une des dernières maisons en bois de la ville. Puis nous arrivons au bord du Singel. Sur l’autre rive, les flèches élancées de l’église De Krijtberg attirent notre attention. Nous traversons le canal pour nous y rendre. Alors qu’une messe est sur le point de débuter, nous apprécions quelques instants l’intérieur de l’édifice. Notre chemin nous mène ensuite jusqu’au Bloemenmarkt. De nombreuses variétés de fleurs sont alignées sur ce marché en équilibre au bord de l’eau. Evidement, Anne ne peut résister à l’achat de quelques bulbes. La Munttoren se dresse au bout de l’allée. Sur Rembrandtplein, il est impossible de s’approcher de la statue en bronze du célèbre peintre néerlandais, emprisonnée par une scène et des échafaudages provisoires. Un concert a sans doute été donné ici même hier soir si l’on en juge par la saleté des trottoirs. Après de multiples clichés ayant pour thème les canaux et les pignons, notre route nous conduit naturellement jusqu’au Magere Brug. Il s’agit du plus célèbre pont de la ville, qui enjambe l’Amstel, et permet par son ingénieux système de bascule le passage des bateaux imposants. Justement, en voici un qui s’approche. Anne et moi, tel deux gosses, observons la scène. Puis nous remontons vers la place pavée du Nieuwmarket et le quartier chinois. D’ici, nous accédons à la Zuidekerk. Renseignements pris, nous participons à la visite du clocher. Seul un couple se joint à nous. Au fur et à mesure des étages, nous apercevons le carillon et les énormes cloches que renferme l’édifice. Au sommet, la vue n’est pas aussi belle que nous l’espérions. Les grands bâtiments surgissent au milieu des toitures, mais l’on ne distingue pas très bien le dessin des canaux. Moyennement satisfaits de cette exploration, il est temps pour nous d’aller remplir nos panses dans un resto asiatique. La météo jusqu’ici peu coopérante, nous hésitions à entreprendre une sortie en bateau-mouche. Mais nous décidons tout de même d’explorer la ville depuis les flots. Une sympathique promenade d’une heure, qui permet d’apprécier Amsterdam sous un autre angle, à travers le dédale de canaux qui serpente au cœur de la cité. Malgré de nouvelles petites averses, je réussis à mettre en boîte quelques images de cette virée fluviale. Nous avons ensuite erré le restant de l’après-midi, selon un itinéraire souvent hasardeux uniquement guidés par notre curiosité. C’est dans un fast food proche de la Place du Dam que nous avons pris le dernier repas du jour. En faisant un aller-retour à notre hôtel pour y déposer nos sacs, un magasin aguiche nos regards. Il se nomme HempShopper et propose du cannabis sous toutes les formes possibles et imaginables. Outre les classiques graines, on y trouve également des tisanes, des tablettes de chocolat et même des sucettes. Avis aux amateurs ! La nuit nous a entraîné dans le Quartier Rouge. Les néons des coffees et des sex-shops éclairent cette sombre artère où les prostituées s’exhibent en vitrine. Certaines sont terriblement jeunes. Ici, l’hypocrisie n’est pas de mise et rien ne se fait en catimini. Amsterdam, capitale du sexe, de la drogue, mais avant tout de la tolérance…

Vendredi 2 mai : Lettres de mon moulin... et de mon stade En cette belle matinée, nous abandonnons A’dam pour la première des trois excursions inscrites à notre programme. Un train nous dépose à la petite gare de Koog-Zaandijk, à moins d’une demi-heure de la capitale. C’est à Zaanse Schans que nous nous rendons, site très prisé pour ses typiques moulins à vent hollandais. Le fléchage nous conduit jusqu’au bord du Zaan, puis un bac nous dépose sur l’autre rive en cinq minutes. Nous nous retrouvons dans un cadre idyllique. De jolies maisons d’un autre temps se reflètent dans un paisible cours d’eau. Une cane promène ses petits sous le regard attendri des promeneurs. Anne et moi traînons un peu dans ce petit hameau dépaysant, intrigués par une délicieuse et persistante odeur de chocolat qui flotte dans l’air… A l’écart du village, vaches et moutons paissent au milieu des polders. Nous voici maintenant sur la Kalverringdijk, un sentier en bordure de la rivière sur lequel s’alignent les fameux moulins à vent. Le premier, dénommé « De Kat » (le chat), se dresse devant nos yeux. Moyennant quelques euros, nous pénétrons les entrailles où le mécanisme, composé d’énormes engrenages, relie les ailes à la meule. Des illustrations d’époque agrémentent les lieux. Au niveau supérieur, devant l’enfilade des moulins le long du Zaan, mon numérique ne résiste pas longtemps. Nous flânons ainsi une heure durant dans ce paysage de carte postale où la nature est reine. Canetons en balade ou héron en quête d’une proie, la faune locale ne semble guère importunée par la présence humaine. De retour au village, nous faisons la tournée des rares commerces plantés là. Une fromagerie organise une démonstration sur la fabrication de ses produits. Un musée-boutique dédié au sabot fait étalage de centaines de paires. Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Nous revenons tranquillement jusqu’au quai en prenant soin de ne rien manquer de ce havre de paix. En direction des moulins, un dernier coup d’œil, un dernier cliché, et le bac nous récupère. A Zaandijk, la présence d’une imposante usine à cacao lève le voile sur le mystérieux parfum qui a enchanté nos narines pendant des heures. En gare, le train pour A’dam ne se fait pas attendre bien longtemps. Il est 14h15 déjà à notre arrivée à Centraal. Un casse-croûte acheté sur place fera office de repas. Anne et moi convenons de programmes différents pour l’après-midi. Un petit bout de chemin ensemble, puis ma bien-aimée file vers le quartier des musées tandis que je rejoins Nieuwmarkt. Pour les déplacements en ville, rien ne vaut le tram. Mais lorsqu’il s’agit de gagner la proche banlieue, le métro s’avère incontournable. A la station, je me fais aider d’une employée pour acheter mon ticket, puis j’emprunte la ligne 54 qui me dépose à Strandvliet. Depuis le quai, j’aperçois en contrebas le dôme de l’ArenA. Je passe devant la porte Noord et arrive aux portes de la boutique du club. A l’accueil, l’hôtesse me délivre le billet d’entrée combinant stade et musée. Ses explications empressées dans la langue de Shakespeare sont un peu trop indigestes pour moi (quand Anne n’est pas là, c’est moins facile…). Par chance, l’une de ses collègues maîtrise pas mal le français. Elle m’explique que le musée ferme ses portes à 16h30, heure à laquelle débute le tour de l’ArenA. Un laps de temps assez court, néanmoins suffisant car il n’est pas excessivement grand. Dans les vitrines, des maillots oranges de la sélection nationale côtoient ceux rouges et blancs de l’Ajax. D’ailleurs, un mur entier est tapissé des portraits des joueurs ayant revêtu les deux tuniques, et pas des moindres : Cruyff, Van Basten, Rijkaard, Bergkamp, Seedorf… Des vidéos retraçant les heures glorieuses de l’Ajax passent en boucle sur des écrans. Enfin, exposés au centre de la pièce, les trophées majeurs et les Coupes européennes. C’est déjà l’heure, je redescends dans le hall. Cinquante à soixante personnes patientent là. Cette mêlée se voit scindée en deux groupes par les organisateurs. Les néerlandophones d’un côte, le reste du monde de l’autre. Mon choix est vite fait. Je me retrouve au milieu de compatriotes, d’italiens et d’anglais. La découverte des infrastructures se déroule sous un soleil radieux, chapeautée par un jeune guide qui doit faire preuve d’une bonne dose de patience et d’humour pour maîtriser un groupe quelque peu indiscipliné. Pour ma part, je reste discrètement en queue de peloton pour shooter en toute liberté tous les coins et recoins de cette magnifique enceinte. Je ne prête pas beaucoup d’attention aux infos en anglais qui nous sont délivrées, préférant emmagasiner aux commentaires les images des très esthétiques gradins multicolores. Le circuit nous conduit successivement dans les tribunes, au bord de la pelouse, dans la salle de commande du toit rétractable, pour s’achever dans la salle de presse. Ce bijou ultramoderne, classé tout de même 5 étoiles par l’UEFA, a été inauguré en 1996 et peut accueillir plus de 51.000 supporters lors de matchs de football. Mais il est aussi le théâtre de nombreux concerts et spectacles. Pour la petite histoire, il avait été pensé à l’origine pour les J.O. de 1992, finalement attribués à Barcelone. Il est 17h45 lorsque j’attrape un métro pour rejoindre le centre-ville. Quelques sms échangés avec Anne que je retrouve une heure plus tard sur la pelouse du Museumplein, visiblement ravie de son passage au Musée Van Gogh. Malgré la fatigue, c’est à pieds que nous prenons la direction de l’hôtel, car nous sommes dans un quartier qui nous est encore inconnu. Longeant l’imposant Rijksmuseum, nous atterrissons à Leidseplein, une place animée par la foule et des artistes de rue. Sur Keizersgracht, nous cherchons le 401, adresse d’un musée de photographies qui s’appelle « Huis Marseille » (Maison de Marseille). Il tire son nom d’une tablette de pierre qui orne son front, placée ici par le propriétaire d’origine, et qui représente le Vieux Port. Nous trouvons assez insolite de voir ce petit morceau de la Cité Phocéenne affiché en plein cœur d’Amsterdam. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. C’est à nouveau dans un resto italien que nous rentrons. Il est rempli, mais par chance l’une des dernières tables disponibles nous est destinée, tandis que de nombreux clients potentiels se voient gentiment refoulés à l’entrée peu de temps après notre arrivée. Les pâtes qui nous sont servies ne sont pas les meilleures du monde, mais nos estomacs sont calés, c’est bien là l’essentiel. Une courte pause digestive sur la Place du Dam, enfin vidée de ses manèges suicidaires, et nous regagnons nos pénates. Une nouvelle excursion nous attend demain, l’heure est au repos…

Samedi 3 mai : Les villages de pêcheurs Nos boissons chaudes dans les mains, nous attrapons de justesse le bus n°111. 45 minutes plus tard, au bout de la digue de Kruisbaakweg, il atteint la presqu’île de Marken et nous dépose devant le petit pont de Beatrixbrug qui marque l’entrée du village. Il est encore tôt. Eloignés de la capitale, nous échappons pour le moment à l’afflux touristique. Comme à Zaanse la veille, l’endroit respire la tranquillité. Un troupeau de moutons par-ci, un chat qui se prélasse par-là, un paisible canal sur lequel glissent quelques canards… La vie ici tourne au ralenti. Les nombreuses maisons sur pilotis témoignent des fréquentes inondations dont a été victime le village par le passé. Si certaines ont conservé cette architecture lacustre, d’autres ont aménagé une pièce au rez-de-chaussée. Dans la petite église, les maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent l’importance du port de Marken. Le port justement, nous y allons. Là aussi, un calme olympien règne en maître. De part et d’autre, une piste cyclable traverse le tapis de verdure pour longer une mer d’huile. Des maisons similaires les unes aux autres sont ordonnées autour des bateaux ancrés. L’une d’entre elles est ouverte au public. Contre une poignée de piécettes, une vieille dame présente aux badauds un intérieur d’époque totalement reconstitué : costumes traditionnels, meubles, vaisselle, accessoires, décoration. Un bel aperçu de la vie d’autrefois. Chez un commerçant voisin, je me procure une jolie paire de sabots décoratifs pour la maison. Des étals de poissons dans une baraque à sandwiches attisent nos appétits, mais pour l’instant nous prenons place à bord du Marken Express. Il est bientôt midi, nous prenons la mer. La traversée n’est pas très longue, et notre destination apparaît doucement à l’horizon. Tandis que la navette s’apprête à accoster, nous avons déjà un aperçu de Volendam. Plus étendue, mais surtout plus fréquentée que sa voisine d’en face. Il y a du monde sur le port, mais également aux terrasses des cafés et restos. Nous achetons de quoi grignoter : moules frites et sandwich au crabe pour Anne, poisson frit pour moi. Nous profitons du joli cadre pour avaler nos repas sur la jetée, au bout de laquelle un héron imperturbable se laisse approcher, pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs numériques. La rue la plus calme, Zuideinde, nous amène à la marina. Pas grand-chose à y voir, nous rebroussons chemin. Anne a flashé sur une babiole dans une boutique et elle souhaite y retourner. Je la quitte momentanément pour me rendre vers le petit stade du FC Volendam non loin de là. Un match de jeunes va bientôt commencer. Je monte dans les tribunes pour quelques photos avant de retrouver Anne sur le port. Un petit tour de lèche-vitrines, et je me fais plaisir à mon tour en m’offrant un t-shirt orange estampillé « HOLLAND ». Le genre de fringue que j’avais déjà repéré dans les échoppes amstellodamoises, sauf qu’ici c’est moitié moins cher. Ravis de nos achats, nous prenons Noordeinde. Une artère garnie d’une flopée de « gifts shops » et d’une foule importante. Un autocar tente même une manoeuvre risquée dans cette étroite rue. La sérénité de Marken me semble déjà bien lointaine et me rendrait presque nostalgique. Nous renonçons à avancer, et par une ruelle dérobée nous tombons sur St-Vincentiuskerk, une église dans laquelle nous trouvons le calme pour quelques instants. Nous voici maintenant à la sortie de Volendam. Notre dernière étape est à moins de 3 km de là, nous y allons à pieds. Une balade dans un cadre agréable qui nous amène, au terme de quarante minutes de marche, aux portes d’Edam. Nous filons droit devant, sur Damplein, une place où sont réunis l’office du tourisme, le petit musée de la ville et un inhabituel pont en forme de dos d’âne qui recouvre le canal. Un peu plus loin se dresse la Speeltoren (Tour du Carillon), unique vestige d’une église aujourd’hui disparue, et qui abrite à présent une galerie d’art. Nous terminons par la Grote Kerk. Alors même qu’un marché aux livres se déroule au cœur de cet édifice, Anne et moi faisons le tour des lieux. Les vitraux représentent les armoiries des diverses villes et régions des Pays-Bas. A l’extérieur, un cimetière jouxte l’église. De nouveaux clichés dans l’escarcelle, nous partons à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. Nous ne patientons pas bien longtemps, le premier à se pointer est le bon. Nous rentrons sur A’dam, la boucle est bouclée. 19h et des poussières. La journée a été longue et fatigante. Malgré ça, nous puisons dans nos dernières ressources pour nous aventurer dans le Vondelpark. 48 hectares de pelouses et de bassins font de cet espace vert le véritable poumon de la ville. Il s’anime, les soirs d’été notamment, lorsque musiciens et artistes s’y produisent. Il est aussi lieu de rendez-vous de la jeunesse Amstellodamoise qui vient s’adonner à la consommation de substances plus ou moins douteuses. Un excellent dîner thaï conclura cette belle journée, riche en découvertes et en images…

Dimanche 4 mai : Flower Power Le ciel est clair. En cette matinée, A’dam n’est pas encore tout à fait réveillée. Seul le défilé des trams anime les rues dépeuplées du centre. Sur le Damrak, les bateaux-mouches dorment encore. Nous prenons un petit-déjeuner rapide près de Centraal Station, puis un train nous convie à son bord. La dernière de nos trois excursions nous conduit ainsi à Leiden. A notre arrivée sur place, nous rejoignons une file déjà bien longue qui s’est formée sur le parking des bus. Le 54 chargé de faire la liaison avec Lisse apparaît bientôt, récupérant tout ce beau monde. Une demi-heure plus tard, le chauffeur dépose ses passagers aux portes du Keukenhof. Un immense orgue de Barbarie trône à l’entrée du parc. Sa musique et ses personnages animés charment les plus petits. Il n’est pas encore 10h15, nous attaquons la visite. Pour vous donner une idée, voici quelques chiffres qui filent le vertige (OK, elle était facile celle-là…). Le parc s’étend sur 32 hectares tapissés de 4, 5 millions de tulipes dont une centaine de variétés, ce qui en fait l’attraction touristique la plus importante des Pays-Bas. Ouvert au public seulement deux mois par an en période printanière, il ne faut pas s’étonner de trouver une foule si nombreuse en cette belle journée. Alors que je commence à m’attarder devant les premiers parterres de tulipes, Anne s’impatiente. Bon c’est vrai, je ne vais pas prendre une photo de chaque fleur, sinon on va en avoir pour la vie des rats… Je fais l’effort, malgré la tentation constante de faire un cliché toutes les dix secondes. Il y a tant de couleurs et d’originalité étalées sous nos yeux qu’il serait dommage de ne pas capturer ces belles images. Anne stoppe net devant une baraque en bois. Ici, on peut commander et se faire livrer des bulbes, trop tentant pour ma bien aimée. Pendant qu’elle feuillette le catalogue, je m’éclipse et profite pour shooter tout ce qui m’entoure. Du mauve, du jaune, du rouge, je m’en mets plein les mirettes… et l’objectif. Des pavillons thématiques abritent également des bouquets et des compositions florales magnifiques. Nous passons près d’un lac, où canards et cygnes mendient auprès des visiteurs de quoi grignoter. Après plus de quatre heures à déambuler au milieu de cet océan multicolore, le bus peut nous rapatrier, tandis que les derniers champs de tulipes se dévoilent au bord de la route. Il est encore tôt. Nous profitons du restant de la journée pour rester à Leiden. Cette « Amsterdam miniature », qui a vu naître Rembrandt, n’est pas très prisée des touristes. C’est pourtant une ville charmante dans laquelle nous avons vadrouillé. Le moulin De Valk, planté au bord d’un canal, pose pour moi. L’imposant bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas mal non plus. Certaines rues sont complètement vides, nous avons l’impression d’être seuls dans les environs. L’église de Pieterskerk est en réfection, nous n’en verrons que les abords. Depuis le pont de Korensbeurbrug, les terrasses flottantes des troquets affichent complet. Nous arrivons au Château de Burcht. Un bien grand mot pour qualifier ce qui n’est en réalité qu’un mur d’enceinte de forme circulaire, érigé sur une butte au centre de la ville. La vue depuis le sommet n’est toutefois pas négligeable. Un dernier détour par un pont à bascule, petite sœur du Magere Brug d’Amsterdam, et nous filons à la gare. De retour dans la capitale, nous tenons notre promesse en dînant à nouveau au resto indien. Rentrés directement à l’hôtel, nous préparons nos bagages. Car demain le voyage prendra fin, quand en soirée nous débarquerons à Marseille. En attendant, c’est la dernière nuit à A’Dam…

Lundi 5 mai : Tot Ziens Holland ! Les bagages déposés à la réception, nous errons une dernière fois dans les alentours. Un joli ciel bleu ensoleillé nous fait l’honneur de sa présence. Lui qui nous avait tant fait défaut au début du séjour s’est bien rattrapé par la suite. Et il est le bienvenue, car ponts, façades et canaux posent pour les ultimes photos du voyage. Des costumes oranges exposés dans une vitrine sont là pour nous rappeler l’insolite Koninginnedag découverte quelques jours auparavant. Dans une librairie du Bloemenmarket, Anne et moi choisissons un livre en français sur Amsterdam. Nous hésitons un petit moment, car les éditions qui nous sont proposés semblent dater d’une vingtaine d’année au moins. Apparemment, il y a belle lurette que les illustrations de ces bouquins n’ont pas été remises au goût du jour. Nous achetons tout de même un exemplaire, dont les photos « vintage » nous amuserons dans le train du retour. De retour vers l’hôtel, nous passons inévitablement par la Place du Dam. Des couronnes de fleurs tricolores s’entassent aux pieds du Monument National, célébrant ainsi l’anniversaire de la fin de la Guerre et de l’occupation nazie. Dans AH, un stock de chocolats et de biscuits, destinés à notre consommation personnelle et celles de nos proches, constituent l’essentiel de nos emplettes. Nous saluons le réceptionniste et quittons définitivement le Tamara pour la gare. Le 13h56 est à l’heure. Tandis que le train laisse Centraal Station derrière lui, nous prenons place et déballons les en-cas prévus pour affronter les trois petites heures qui nous séparent de Bruxelles. Je trie les derniers clichés pour tuer le temps. Moins d’une heure plus tard, comme à l’aller, le Kuip de Rotterdam se montre à la fenêtre. C’est ainsi que la Hollande deviendra bientôt une escapade mémorable dont je retracerai le parcours, relaté par ce récit et un millier d’images... 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
Vous le regardez où l'Euro 2008? English translation pending
by Jcender · 2008-06-13 · 88 replies
Moi a Tokyo, et je viens d'assister en live a notre raclee face a la Hollande. 🤪 meme pas pu chambrer les Hollandais qui y assistez, on c'est vraiment fait crever 🙁
Coût d'un long voyage en Chine? English translation pending
by Costelot · 2008-05-12 · 68 replies
Donc j'ai prevu de faire un long voyage j'aimerai avoir votre avis : Je comte faire Guilin, Yangshuo, un coup de Yunnan, apres Sichuan, ensuite Chengdu apres Xi'an apres Beijin, apres Shanghai et apres retour sur Shenzhen combien pensez vous que cela pourrais coûter si je fais tout en train ou bus et cela est il un trajet logique pour vous. merci d'avance?
Avis sur circuit d'un mois en Australie English translation pending
by Niouthe · 2008-04-28 · 6 replies
Bonjour,

Je pars en australie au mois de novembre 2008, je suis passionné par ce pays depuis que je suis toute petite, et j'ai eu la chance en 2000 de me rendre là bas pour un mois et vivre avec les gens aller à l'école en claire je n'ai rien visité mais j'ai adoré l'expérience que j'ai vécu ( les gens, leur mode de vie...), donc pour notre voyage de noce j'ai décidé de faire visiter ce pays à mon futur, cependant j'ai lu beaucoup de messages où les gens sont revenus déçu et je ne sais plus quoi penser.

On part pendant 1 mois (du 5 novembre au 3 décembre 2008) nous commencons pas Darwin en passant par Alice Spring, Adélaide, Melbourne, Sydney et Cairns, le début du voyage est en circuit afin visiter en Top end et le centre, après nous sommes en autotours, notre programe n'a pas l'air trop chargé (programme ci-dessous )

04/11/2008 • Paris - Darwin En route pour la découverte de ce magnifique pays qu’est l’Australie. Décollage de votre vol sur la compagnie Qantas le soir. 05/11/2008 au 07/11/2008 • Darwin - Hôtel Palm City petit déjeuner inclus Arrivée à Darwin dans la nuit du 05 novembre à 4h00 du matin. Réservation de votre première nuit. Darwin, c'est un autre monde au bord de la mer de Timor, une ville très belle et très moderne. Vous pourrez vous rendre au Museum Art Gallery of the Northern Territory, regroupant une superbe collection d’art aborigène, tant sur la toile, que sur écorces peintes, ainsi que des sculptures. Les marchés de Darwin font partis du style de vie et de l’agrément du Top End. Vous pouvez faire du shopping dans les boutiques bien achalandées en objets d’art. Ne ratez pas le Darwin Botanic Garden avec ses plantes géantes et ses arbres gigantesques. Nous vous suggérons une croisière afin d’admirer le coucher du soleil dans le Port de Darwin. Ville tropicale s'il en est, Darwin vous séduira ! 07/11/2008 • Darwin - Parc National de Kadadu . Bivouac Départ matinal de Darwin avec votre guide en direction le célèbre Parc National de Kakadu. Vous découvrirez les termitières géantes avant de continuer vers les plaines inondables de Kakadu. L'aventure commence avec une croisière sur le fleuve Adelaide. En explorant le système de marées du fleuve, vous aurez la possibilité unique de voir des crocodiles des rivières salés et des oiseaux dans leur habitat naturel. Vous traverserez le fleuve South Alligator pour vous rendre à Ubirr, un site particulièrement intéressant et riche en peinture rupestre. Sur le rocher d’Ubirr, vous aurez une vue imprenable sur les chemins escarpés d’Arnhem Land. Vous apprécierez le coucher de soleil sur la Yellow Waters et votre soirée autour d’un feu de camp. Première nuit en bivouac dans le confort d’un camp permanent. 08/11/2008 • Parc National de Kadadu - Katherine . Bivouac Petit-déjeuner à l'aube avec les chants des oiseaux, avant de partir pour Barramundi Gorge. Vous aurez l’occasion de vous relaxer dans les eaux fraîches ou explorer cette gorge magnifique pour les plus courageux ! Départ vers la ville minière de Pine Creek. Arrivée à Katherine pour une autre nuit sous les étoiles 09/11/2008 • Katherine – Parc National de Litchfield. Bivouac Ce matin, vous explorerez le Parc National de Nitmiluk et ses 13 spectaculaires gorges, une véritable bouffée d’air pur. A vous de choisir, vous découvrirez ses falaises de grès lors d’une croisière ou en canoë. Vous pourrez nager dans les eaux cristallines et tout apprendre sur les histoires des aborigènes Jawoyn. Après le déjeuner, route pour Adelaide River avec un petit arrêt à Edith Falls pour nager et vous rafraîchir. Nuit en campement à Mount Bundy Station surplombant le Parc National de Litchfield. 10/11/2008 • Parc National de Litchfield - Darwin - hôtel Palm City Départ pour le Parc National de Litchfield pour une journée consacrée à des balades inoubliables au milieu de cascades. Vous découvrirez les termitières géantes et nagerez dans les points d’eau à Wangi Falls. Les doubles cascades de Florence Falls sont spectaculaires et les Buley Rockholes sont un autre lieu idéal pour nager et se promener dans la nature. Sur le chemin du retour, un dernier petit arrêt sera prévu dans la petite ville de Batchelor. Arrivée sur Darwin prévue dans la soirée. 11/11/2008 • Darwin - Alice Springs - Hôtel Aurora Resort Cliché classique mais incontournable de l'Australie, Alice Springs est une oasis dans le désert, l'un des plus vastes au monde. La ville a été fondée dans les années 1870 pour servir de relais à la ligne du télégraphe. Imprégnez-vous de son histoire, découvrez la ville et ses vestiges datant de l’époque où l’Australie centrale a été peuplée pour la première fois. Plongez-vous dans cette culture, découvrez l’art des aborigènes d'Australie, ce peuple artiste, en visitant de somptueuses galeries dont l’“Aboriginal Art and Culture Centre”. 12/11/2008 • Alice Springs - Ayers Rock (430 km) . Bivouac Départ vers Ayers Rock avec votre guide. En route, découvrez cette terre de couleur rouge, ces paysages hors du commun et ces rochers impressionnants. Votre premier arrêt se fera à l’Outback Camel Farm, ferme d'élevage de dromadaires. Vous verrez ensuite le majestueux Mont Corner avant d’arriver sur Ayers Rock pour déjeuner à votre campement. Dans l’après-midi, excursion pédestre de trois heures dans la Vallée des Vents afin d’apprécier les Monts Olgas, surprenant conglomérat de rochers en forme de dômes. Retour sur Uluru où vous admirerez le coucher de soleil sur ce rocher sacré. Première nuit en bivouac. 13/11/2008 • Ayers Rock - Kings Canyon (350 km) . Bivouac Lever du soleil sur Uluru, gigantesque bloc de granit, le plus grand monolithe du monde, considéré comme une montagne sacrée par les aborigènes d'Australie. Possibilité de monter en haut de ce roc rouge si le temps le permet et si vous le souhaitez. Retour au camp où il vous sera proposé un survol en avion ou en hélicoptère sur les Monts Olgas et Uluru (en option). Puis, départ pour Kings Canyon et installation à votre campement de Kings Creek Station, immense ranch de 700 km2 où les propriétaires élèvent du bétail et capturent des dromadaires sauvages destinés à l’exportation. 14/11/2008 • Kings Canyon - Alice Springs (350 km) - Hôtel Aurora Resort Départ vers Kings Canyon. Ces gorges entourées de falaises de 270 mètres de haut accèdent à un amphithéâtre naturel presque parfait. Marche inoubliable de 6 Km par le sentier qui court au sommet des falaises et fait le tour de l'amphithéâtre. Cette excursion vous permettra également d'admirer plusieurs immenses cascades qui tombent au fond de la gorge et l'étonnant jardin tropical appelé le jardin d'Éden. Retour à Kings Creek Station pour le déjeuner et route pour Alice Springs par cet immense et beau désert de sable. Vous passerez de l'ocre au vert, du désert à l'oasis ! 15/11/2008 • Alice Springs - Adélaide - Hôtel Mercure Grosvenor Adelaide, située entre les collines du Mount Lofty Ranges et le golfe de Saint-Vincent, n'en finira pas de vous étonner ! Elle est véritablement une “ville à la campagne” au charme très colonial. Ses nombreux parcs, ses bâtiments et monuments historiques, son tramway d'antan qui vous emmène à la plage, les musées des Beaux Arts et de l’Australie du sud, l’Institut National de Culture Aborigène, le Centre National du vin... Cette ville regorge de trésors ! N'oubliez surtout pas de passer boire un verre dans un pub traditionnel... Une ambiance à la fois très "british" avec le charme australien en plus... à ne manquer sous aucun prétexte. 16/11/2008 • Adelaide - Kangaroo Island (30 minutes de vol) . Hôtel Wilderness Retreat petit déjeuner inclus Prise en charge de votre véhicule le matin à Adélaide et route pour Cape Jervis. traversée pour Kangaroo Island de Cape Jervis à Penneshaw. Kangaroo Island offre un aperçu unique de ce qu'était l'Australie il y a des milliers d'années. Avec ses 18 parcs nationaux, cette petite île de 144 Km de long sur 52 Km de large à seulement 16 kilomètres de l'Australie du sud, est un site naturel unique. Falaises escarpées, plages sauvages, océan d'un bleu éclatant, forêts d'eucalyptus, superbes baies, grottes, petits villages hors du temps... cette île est également un paradis pour les animaux que vous pourrez voir et approcher très facilement : koalas, kangourous, échidnés, wallabies, manchots, pingouins... Kangaroo Island reste véritablement notre coup de coeur. 17/11/2008 • Kangoroo Island - Victor Harbor (45 mn de traversée + 60 km) . Hôtel Comfort Inn Colonial Dernière matinée sur l’île de Kangaroo. Vous embarquerez à Penneshaw pour rejoindre le Cape Jervis. Vous traverserez alors la Péninsule de Fleurieu, la côte des peintres, l’occasion pour ceux qui le souhaitent de parcourir les sentiers de randonnées du parc Deep Creek. Vous aurez peut-être la chance d'admirer, les baleines australes qui s’installent au large des côtes, à proximité de Victor Harbor. Vous pourrez emprunter le tramway tiré par un cheval pour vous rendre sur Granite Island et observer le défilé nocturne des petits manchots. 18/11/2008 • Victor Harbor - Robe (335 km) . Hôtel Best Western Melaleuca Motel and Apartments A Goolwa, la majestueuse Murray River se jette dans l’océan, vous pourrez alors faire une croisière pour admirer l’embouchure et les dunes de sable du Coorong. Vous emprunterez à Wellington l'un des derniers bacs à voitures d'Australie encore en activité pour traverser le fleuve Murray. Vous longerez ensuite le Parc National de Coorong, terre du peuple Ngarrindjerri, qui possède de nombreux sites archéologiques reflétant la culture aborigène. Paysage de lagunes, de marais avec de magnifiques criques qui s’étendent sur 130 km face à l’Océan Austral, le Coorong est aussi l’une des plus grandes réserves ornithologiques au monde avec plus de 230 espèces d’oiseaux. Vous longerez ce littoral jusqu’au village de pêcheurs de Robe, célèbre pour ses plages magnifiques et sa côté découpée. A Goolwa, la majestueuse Murray River se jette dans l’océan, vous pourrez alors faire une croisière pour admirer l’embouchure et les dunes de sable du Coorong. Vous emprunterez à Wellington l'un des derniers bacs à voitures d'Australie encore en activité pour traverser le fleuve Murray. Vous longerez ensuite le Parc National de Coorong, terre du peuple Ngarrindjerri, qui possède de nombreux sites archéologiques reflétant la culture aborigène. Paysage de lagunes, de marais avec de magnifiques criques qui s’étendent sur 130 km face à l’Océan Austral, le Coorong est aussi l’une des plus grandes réserves ornithologiques au monde avec plus de 230 espèces d’oiseaux. Vous longerez ce littoral jusqu’au village de pêcheurs de Robe, célèbre pour ses plages magnifiques et sa côté découpée. 19/11/2008 au 21/11/2008 • Kingston - Halls Gap - Hôtel D’Altons Resort Le Parc National des Grampians est situé dans une des régions les plus réputées au monde pour la randonnée et l'escalade. Ces formations rocheuses de grès rouge se fondent dans un paysage entremêlé de forêts, de cascades, de lacs ainsi qu'une faune extrêmement riche. C'est le paradis des oiseaux... Le soir venu, admirer le coucher de soleil sur les “Balconies”. 21/11/2008 • Halls Gap - Port Fairy - Hôtel Comfort Suites Beaches Aujourd’hui, vous pourrez accéder à de nombreuses activités : promenade jusqu'aux superbes cascades McKenzie, observer les peintures rupestres qui garnissent les grottes. Puis, route vers Port Fairy, un joli village de pêche aux airs irlandais. 22/11/2008 • Port Fairy - Apollo Bay (210 km) . Hôtel Cumberland Lorne Resort Vous êtes au début de la Great Ocean Road ! Le Parc National de Port Campbell abrite une multitude de formations calcaires extraordinaires : le rocher des Douze Apôtres, l’un des emblèmes de l’Australie, le Loch Ard Gorge, le London Bridge et bien d’autres merveilles naturelles qui s’étendent jusqu’à la baie des îles. Avant d’arriver au petit village de pêcheurs d’Apollo Bay, ne manquez pas la visite du Parc National d’Otway et sa forêt tropicale entre fougères gigantesques, arbres millénaires et multitudes d’oiseaux. 23/11/2008 • Apollo Bay - Melbourne (195 km) . Hôtel All Seasons Kingsgate Pour le déjeuner, offrez-vous une pause-déjeuner sur la plage de Lorne pour déguster un « fish & chips». La route serpente jusqu’à Anglesea où les joueurs de golf apprécieront une partie en compagnie des kangourous ! Route en direction des plages de Torquay où se déroulent les plus grandes compétitions de surf. Vous rejoindrez Melbourne, ville réputée pour sa vie culturelle, ses loisirs, son shopping et ses manifestations sportives. Nous vous conseillons de sillonner la ville dans l’élégant tramway colonial “City Circle Tram”, un service gratuit pour parcourir les principaux monuments historiques de la ville. En fonction de vos centres d’intérêts, vous pourrez visiter le Melbourne Museum, le Melbourne Aquarium avec ses atolls de corail, ses mangroves et son “oceonarium” où évoluent requins, raies, tortues et crustacés. Vous pourrez aussi flâner dans les marchés colorés comme le Queen Victoria Market ainsi que les nombreux marchés d'art le dimanche. Découvrez Melbourne sous un autre angle avec une promenade en ferry sur la Yarra River... et prenez du bon temps à la terrasse d’un café de cette ville si particulière ! 24/11/2008 au 27/11/2008 • Melbourne - Sydney - Hôtel Sullivan’s Restitution de votre véhicule en début d’après midi à l’aéroport de Melbourne pour votre vol à 14h00. Sydney est une ville extraordinaire, construite sur l’une des plus belles baies du Monde... Ville d’océan et de lumière, de marins et d’hommes d’affaires, la première métropole australienne est à elle seule une invitation pour un voyage aux antipodes. Se situant entre les collines des Blue Mountains et l’Océan Pacifique, la ville offre le parfait exemple de l’art de vivre à l’australienne : plages de surf, banlieues tranquilles, gratte-ciels, cottages victoriens, parcs à l'anglaise, jardins tropicaux et forêts d’eucalyptus… Ville récente mais pleine d’histoires, célèbre pour son Opéra et son pont de fer, Sydney ne se visite pas, elle se découvre et se savoure… 27/11/2008 au 29/11/2008 • Sydney - Cairns -Cape Tribulation - Hôtel Ferntree Rainforest Lodge petit déjeuner inclus Décollage de votre vol à 09h et arrivée à 11h00 à Cairns. Prise en charge de votre véhicule à l’aéroport. Vous suivrez la splendide route du Capitaine Cook qui longe le bord de mer. Vous passerez par les petites stations de plaisance : la reposante Trinity Beach, la discrète Palm Cove et Port Douglas, un petit Saint Tropez version Pacifique. Vous quitterez ensuite les champs de canne à sucre pour arriver après deux heures trente de route dans un site exceptionnel où le vert de la forêt tropicale rejoint à quelques brasses le bleu turquoise du récif corallien. Cape Tribulation est encadré par deux sites classés au Patrimoine Mondial : d'un côté le Parc National Daintree, vieux de 60 millions d'années, et de l'autre la Grande Barrière de Corail, réputée pour être l'un des plus beaux sites de plongée sous-marine au monde. 29/11/2008 • Cape Tribulation - Cairns - Hôtel Bay Village Le Pacifique Sud... Cairns est certainement la cité coloniale tropicale la plus exotique au monde, en bordure de la célèbre Grande Barrière de Corail, avec ses lagons et ses eaux qui varient du bleu presque blanc au turquoise... magique ! Un vrai paradis niché entre la forêt tropicale et une mer d'azur où vous profiterez de nombreuses escapades : à vous de choisir ! 30/11/2008 au 02/12/2008 • Cairns - Green Island - Hôtel Green Island Resort Transfert aller et retour en catamaran inclus. Green Island est située au cœur de la Barrière de Corail à une trentaine de kilomètres de Cairns, environ 45 min en catamaran. Petit îlot de 13 hectares, Green Island est située sur un lagon avec des fonds coralliens extraordinaires. De nombreuses activités sont possibles toute l’année : baignade, sports nautiques ou plongée à la découverte des coraux, des tortues et des poissons multicolores et multiformes. Profitez de ses plages de sable fin pour vous détendre et admirez les inoubliables couchers de soleil sur le Pacifique. 02/12/2008 • Green Island - Cairns - Paris C’est la fin de votre périple en terre australe au pays des kangourous et des koalas. Vol retour sur la compagnie Qantas. Dîner et nuit à bord

Qu'en pensez-vous, et est ce vraiment moins jolie qu'on le dit ?

Merci pour vos réponses .🙂
Sur la route de Zagora (2006) English translation pending
by Mijoperette · 2008-03-24 · 0 replies
Précédents récits, "MARRAKECH, NOUS REVOILA" et "DE OUARZAZATE à MERZOUGA", peut-être un "peu" longs, d'où le troisième volet de notre voyage au Maroc en 2006 ! --

Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !

Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora. Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages.

Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate. Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase ! Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça ! Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ? Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque ! Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille ! Besslâma, Ahmed, Allah i khalik ! On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus ! Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes. Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule. Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe. Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi ! Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver. Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus. Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad ! Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages. C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là ! La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis ! Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent. La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech. Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté ! La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto ! Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons. MERCREDI 6 DECEMBRE Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce ! Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel. On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie !



Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … ! « Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… ! Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ? Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage ! Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix ! Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis. On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n��attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir ! n'est-ce pas, Jean ?

Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis. Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa ! On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim ! Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux. Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante ! Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond ! Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides ! Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!! Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote ! Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence. J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi ! Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison. Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches ! La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .

Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU. Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras ! Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!! Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer ! Et toujours la petite silhouette blanche ! Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa ! « Le Mogadorien ». Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères !

J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !

Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !

Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Trois semaines dans l'Ouest américain en août 2007 English translation pending
by Oliv2019 · 2008-03-24 · 11 replies
En 2007, nous avons décidé de partir dans le grand ouest américain pour la première fois. Notre trip s’est déroulé du 13 Août au 1e septembre 2007 et a suivi le grand circle avec pour point de départ et d’arrivé San Francisco. Voici notre parcours : Distance parcourus : à peu près 5 000 km Nombre de jours : 18 Parcs et lieux visités : Yosémith, Bodie, Death Valley, Las Vegas, Route 66, Grand Canyon, Petrified Forest, Painted Desert, Canyon de Chelly, Monument Valley, Canyonlands the needles, Canyonlans island in the sky, Arches, Capitol Reef, Escalante Staircase (lower Calf creek), Bryce Canyon, Zion, Mammoth Lakes, San Francisco Randonnées : environ 40 heures 13 Août : Arrivée à San Francisco à 21H et petite frayeur à l’aéroport : pas de bagage ! Après prise de renseignements, on nous informe que nos bagages arriveront avec le vol suivant vers 22H. On décide d’attendre sagement en nous restaurant au SubWay : pas super mais on se met direct dans l’ambiance culinaire locale ! Puis, une fois les bagages enfin récupérés nous allons à notre Motel situé juste à coté de l’aéroport à El Bruno. 14 Août : Nous avons prévu de visiter San Francisco à la fin du séjour, donc après une nuit très courte, le décalage horaire aidant, nous partons à 7h du matin en direction de Yosémith. Nous avions un peu peur au début de ne pas trouver facilement le chemin mais finalement pas de soucis, j’avais quand même imprimer tous les itinéraires avec google map avant de partir, ça aide ! Arrêt à Manteca pour prendre le petit déjeuner pancakes/saucisses/œuf/café… on est bien calé pour le reste de la journée ! La route commence à s’élever après le New Don Pedro reservoir, moment où je passe le volant à Malika…première fois qu’elle conduit une voiture automatique et première grosse frayeur car en plein dans la montée vers Big Oak Flat, la voiture pile subitement !! Grosse traînée de pneu sur la route…elle a confondu la pédale de frein avec une pédale d’embrayage, arghh. Bon, je reste zen et confiant, je préfère que ça soit cela que la pédale d’accélération dans un virage… La route 120 qui mène à Yosémith est très agréable, on a l’impression d’être déjà dans le parc alors que celui-ci est encore loin. New Don Pedro Reservoir, Notre Pontiac G6, Big Meadow à l'entrée de Yosémith On rentre dans le parc en passant par Big Oak puis on traverse la Yosemith Valley par la route. Notre objectif est de commencer par Mariposa Grove afin d’admirer les Séquoias géants. On mange vite fait des hot dogs à Wawona et on commence une petite randonnée dans Mariposa Grove jusqu’à Fallen Tunnel Tree. Il y a pas mal de monde et on est surtout déçu que des trucks tirent des espèces de wagons à bestiaux bondés de touristes le long d’une route qui longe la piste de randonnée. Il faut parfois attendre que ceux-ci partent pour profiter de certains endroits avec plus de calme… enfin bon c’est du tourisme à l’américaine et il en faut pour tous les goûts. Deuxième frayeur de la journée, un bruit d’obus se fait entendre alors que nous sommes tranquillement sur le chemin du retour, qu’est ce ? Une pomme de pin vient se planter 1m devant nous mais vu la taille des arbres, vous pouvez imaginer la taille des pommes de pain ! 1m de plus et je pense qu’un de nous deux auraient eu de très gros problèmes. Il faut dire que c’est comme si une pierre de 2 kg tombait de 40m de haut… à méditer pour les prochaines fois ! Valley Portal (yosemith), le Half dome au fond de la yosemith valley, un sequoia géant Petite marche à Mariposa Grove, une petite pomme de pin locale... 18h00, il est temps de rentrer vers El Portal où nous allons passer la nuit au Cedar Lodge. En chemin, nous faisons un crochet vers Glacier Point où nous arrivons juste pour le coucher de soleil qui embrase les monts Lyell, Ritter et Banner Peak et qui met progressivement le Half Dome et la Yosemith Valley dans l’obsurité. Magnifique ! Mais beaucoup trop de monde à notre goût… La nuit tombe rapidement maintenant, malika tombe de fatigue et me redonne le volant avant de s’endormir. Des travaux sur la route nous retarde encore car les américains profitent comme nous du mois d’août pour les réaliser. Finalement nous arrivons à El Portal avec presque plus d’essence. Nous ralentissons l’allure et profitons de la descente pour ne pas utiliser l’accélérateur. De nuit, nous avons eu pas mal de mal à trouver l’hôtel mais après deux demi tours (finalement nous étions pas descendu assez bas) nous voici arrivés. On verra le lendemain pour faire le plein d’essence et nous nous dépêchons d’aller manger avant qu’il ne soit trop tard. Tenaya Lake, Tioga Pass Resort Puis, nous descendons vers Mono Lake où nous nous arrêtons pas et filons directement vers Bodie, ce qui nous occasionne un petit détour de 30 miles. Mais cela en vaut vraiment le coup ! Nous arrivons à 14h à Bodie après une petite piste de 4 miles. Il fait chaud mais l’ambiance ville fantôme est très sympa. Nous visitons pendant 45 min, faisons quelques photos marrantes avec les vieux objets tout rouillés qui traînent et décidons de repartir plein Sud en direction de Death Valley. Quelques photos de la ville fantôme de Bodie à coté du Mono Lake Bodie (2 photos) La route longe la chaîne des hauts sommets du mont whitney avant de bifurquer vers L’Est à Lone Pine rour rentrer dans Death Valley. Sur la route, nous nous arrêtons au point de vue sur Panamint Valley et Rainbow Gorge. La chaleur est déjà très présente, pourtant nous sommes à 1300m d’altitude. On traverse la Panamint Valley et enfin arrivons vers 19h à White sand dunes dans Death Valley. On ouvre la porte de la voiture et là, nous avons l’impression qu’un sèche cheveux géant nous envoie de l’air dans la figure. La nuit tombe et pourtant il fait 114 ° F (44° C) ! Quelques photos, malheureusement trop dans l’ombre, et nous partons vers notre hôtel, le Furnacee Creek Ranch. Il fait nuit mais chaud ! On dépose les valises dans la chambre et on part au restaurant (choix entre 2 restaurants et 1 bar). Il faut attendre 1h pour chacun. On n’a pas le choix, on prend un ticket pour le Steackhouse resto et on attend notre tour pour être placés. Tout autour de nous, ca parle que français, on n’est pas trop dépaysés. Le restaurant est sympa et dégage une bonne odeur de grillade. Par contre, il est cher et en plus, une erreur du serveur nous contraint à attendre 1h supplémentaire avant d’être servi ! On râle et le manager nous fait une remise de 20%, la moindre des choses ! Et pas de pourboire pour ce soir ! Finalement, on se couche vers 23h30 : il fait encore 113°F dehors. Rainbow Gorge à l'entrée de la Panamint Valley, Sand Dunes à Death Valley 16 Août : Le lendemain, on se lève à 5h pour aller voir le lever de soleil à Zabriskie Point. L’endroit est à coté de l’hôtel et on y accède facilement par une route. Il y a déjà des personnes qui attendent à Zabriskie Point, bien sûr des français…Le soleil devait se lever à 6h02 mais les premiers rayons se font attendre, finalement on se rend compte qu’on aurait pu dormir un peu plus. Ca y’est le soleil embrase la chaîne de montagne en face et commence à éclairer le sommet de Zabriskie Point ainsi que les ravines environnantes. L’appareil photo crépite et mémorise les différentes couleurs qui se dégagent au fur et à mesure de l’avancée du soleil. Lever de soleil sur Death Valley, Zabriskie Point (2 photos) Zabriskie Point Nous décidons de partir à Dante’s view qui s’atteint après un court passage à 14%. Heureusement pour le moteur, la température est ici agréable (1 600m d’altitude et 84°F à 8h du matin). Nous faisons une petite marche le long du point de vue qui domine la vallée. En bas se trouve Badwater et Devils Golfe Course. Malheureusement la brume de chaleur rend la visibilité assez réduite sur l’ensemble de la vallée mais au moins on profite de la fraîcheur ! Maintenant les choses sérieuses commencent, on va visiter la vallée de la mort et affronter la chaleur ! Arrêt à Golden Canyon pour faire une petite randonnée mais la chaleur et le manque d’ombre nous font rebrousser chemin au bout de 15 min, cest pas grave, on a vu le principal. Dante's View, Golden Canyon Arrivés à Badwater, il y a de l’eau ! Un panneau nous explique qu’elle n’est pas buvable à cause du sel qu’elle contient, ce qui doit sûrement expliquer qu’elle ne se soit pas évaporée. On imagine les voyageurs des siècles passés qui mourraient de soif dans cet endroit et qui ne pouvaient en boire… Bref, cet endroit est le point le plus bas du continent américain : -86m et l’on peut voir en levant les yeux sur la colline environnante une marque indiquant le niveau de la mer, en effet. La température monte toujours et nous faisons une petite halte à Devil’s Golfe Course pour regarder le sel labouré par le vent. Sur le chemin remontant vers le nord, nous effectuons la petite boucle en voiture de Artiste’s Drive, nous permettant d’admirer la palette de couleur stupéfiante de cet endroit et en plus la route serpentant au milieu des canyons est sublime. Retour à l’hôtel pour prendre le breakfast et acheter de l’eau, et on repart dans le nord de la vallée. On s’arrête dans un premier temps à une ancienne mine de Borax. Il est 11h30 et il fait 120°F (47°C), c’est assez pénible. Puis nous allons à Scottie’s castle et enfin à Ubehebe crater où un vent terrible nous attend. Niveau de la mer à Badwater, Badwater, Devil's Golfe Course Artiste's Drive, Mine de Borax, Scottie's Castle (2 photos) Ubehebe Crater Nous décidons de partir pour Las Vegas et arrivons à 16h30 après avoir suivi une route où il y a absolument rien à voir. On emprunte le Strip Boulevard jusqu’au bout puisque notre hôtel, Le Luxor, est situé tout au Sud. On trouve la pyramide moins impressionnante qu’en photo mais notre sentiment change une fois à l’intérieur. Ca parait immense et assez irréaliste. Une douche, un peu de repos et nous voilà prêts à affronter la civilisation américano-disneynne. Nous arpentons les hôtels du strip cependant notre levée aux aurores nous rattrape et nous n’avons pas le courage d’aller jusqu’au bout. Nous regardons le spectacle des fontaines du Bellagio, la tour Eiffel du Paris Hotel, le Caesar Palace, le New York, le MGM… ça clignote de partout et on est un peu perdu. Nous finissons la soirée par perdre quelques dollars au casino du Luxor et direction le lit ! Las Vegas by night 17 Août : Grasse matinée le lendemain, on veut acheter des jetons de poker mais on trouve cela un peu cher donc on se contentera de jeux de cartes à 0.99$. On reprend la route en direction du Grand Canyon en empruntant une partie de la mythique route 66 entre Kingman et Seligman. Ce trajet n’est pas indispensable et ne présente pas beaucoup d’intérêt. La seule étape intéressante étant la dernière, Seligman, petite ville dont les auteurs du dessin animé « Cars » se sont inspirés. D’ailleurs, on y retrouvera les voitures du film. On arrive à 19h30 à Grand Canyon après une longue route assez ennuyeuse. Il fait nuit donc on décide de découvrir le Grand Canyon le lendemain pour ne pas gâcher la première vue de cet endroit grandiose. Seligman et les voitures de "Cars" sur la mythique route 66 18 Août : Nous nous levons vers 7h30. Le temps de prendre le petit déjeuner, de regarder les prévisions météo au visitor center et de faire des provisions d’eau, il est déjà presque 10h du matin lorsque nous commençons le trail Hermit Road longeant la south rim vers Hermit Rest (10.3 km). Et oui, on n’est pas des foudres de guerre ce matin mais en tous cas, le chemin qui longe le Grand Canyon est très sympa et propose des passages parfois vertigineux. Le colorado s’aperçoit à de nombreux endroits. La foule très présente au début se fait de plus en plus rare, délaissant la randonnée pour les navettes qui desservent les différents points de vue. Cependant, l’omniprésence de la route, accessible uniquement aux navettes, fait perdre un peu de son charme à la beauté du grand canyon et agace… Au bout de 4h30 nous arrivons au bout de Hermit Rest où nous nous rafraîchissons à la buvette. Et oui, il y a une buvette et un magasin de souvenir au bout ! Business is business ici. Nous reprenons la navette pour le retour juste avant qu’un orage se déclenche : nous avons de la chance. Trail de Hermit Road le long de la south rim du Grand Canyon Un petit écureil lézardant en profitant de la vue du Grand Canyon ! Le Colorado serpentant au loin (Photo de droite) Hermit Rest Retour à la chambre pour se reposer un peu et on repart vers 17h pour aller a Shoshone Point, 45 min aller-retour, qui est un (le ?) des seuls points de vue où il n’y a personne. La marche est très facile et passe dans des sous bois. Le point de vue est remarquable et jouit d’une parfaite tranquillité : ça fait du bien. A peine retournée au véhicule qu’un autre orage éclate ! Le dîner aura lieu à la cafétéria du Yavapai Lodge. Shoshone Point Shoshone Point (Grand Canyon), de retour de Shoshone Point 19 Août : La journée est chargée en perspective. Nous nous levons tôt pour être au départ de la randonnée South Kaibab to Cedar Ridge à 7h40. Nous allons descendre un peu dans le Grand Canyon aujourd’hui ! Le sentier creusé dans la roche par les rangers dans les années 20 est magnifique et descend rapidement dans le canyon. Il y a un peu de monde et beaucoup, comme nous, rebroussent chemin à Cedar Ridge car plus loin signifie descendre au fond, et il faut 2 jours. La remontée s’effectue principalement à l’ombre et nous plaignons les gens qui descendent à ce moment là : pour eux la remontée se fera sous un soleil de plomb ! 9h30, fin de la randonnée et nous reprenons la navette pour l’hôtel. South Kaibab to Cedar Ridge South Kaibab to Cedar Ridge Nous quittons maintenant le Grand Canyon pour prendre la direction de Hoolbrook pour aller voir Painted Desert et Petrified Forest. Nous arrivons vers 15H à Painted Desert et faisons quelques arrêts photo aux différents points de vue. Painted Desert (3 photos) Painted Desert (1 photo) A Petrified Forest, nous faisons la petite randonnée de Blue Mesa Trail qui est le meilleur moyen de visiter le parc en profitant au maximum de ce bois pétrifié et de ces mesa aux couleurs suprenantes. Malika n’a pas beaucoup apprécié cet endroit mais je dois dire qu’après le Grand Canyon, on devient vite très exigeant ! Les teepees de Petrified Forest, Les mesas de Blue Mesa trail (2 photos) Du bois pétrifié, aussi lourd que de la pierre ! Blue Mesa Trail (2 photos) Puis nous reprenons la route en direction du Canyon de Chelly où nous arrivons vers 18h30. Notre hôtel Best Western devait proposer une piscine mais celle-ci est fermée ! Nous dînons mexicain au Holiday Inn, c’est plutôt bon. 20 Août : La journée est consacrée à la visite du canyon de Chelly et principalement à la randonnée de White House Trail qui est la seule autorisée dans le canyon sans la présence d’un guide Navajo. La randonnée est très agréable et l’intérêt de ce canyon est qu’il est à taille humaine. On a l’impression de vraiment le découvrir et pas seulement de l’effleurer (comme peut nous le faire penser la visite de Grand Canyon). Au fond du canyon nous découvrons des cultures, en effet celui-ci est encore habité ! A coté des ruines de White House, point final de la randonnée, des indiens Navajos vendent des colliers artisanaux pour les femmes et des peintures pour les hommes. White House Trail à l'intérieur du Canyon de Chelly Canyon de chelly, les ruines de White House, chevaux au fond du Canyon Remontée du White House trail Après cette courte randonnée de 2h, nous effectuons la route longeant la south rim et qui offre de très beaux points de vue sur le canyon, notamment le fameux Spider Rock où d’après la légende une vielle femme emmenait à son sommet les enfants pas sages ! Spider Rock, Vue de la south rim du Canyon de Chelly Vue de la south rim du Canyon de Chelly Nous voici au tiers du parcours, alors je vous propose de deviner quelle était l'activité favorite de ma chérie pendant le voyage ? Quelques indices....A vous de jouer !

Un petit repas au Burger King, pour ne pas changer les bonnes habitudes, et on part en direction de Monument Valley. On arrive vers 16h30, heure idéale pour entamer la boucle de 17 miles en voiture (en effet il ne sert à rien d'arriver trop tard pour le coucher de soleil car l'endroit est alors plongé en partie dans le noir) à travers les buttes aux formes si particulières qui rappellent les films de western de notre enfance. Nous faisons quelques photos avec John Wayne qui est finalement assez disponible. Il y a quand même beaucoup de monde mais cela nous empêche pas de mitrailler.

Monument valley : Nous à John Ford's Point, Malika avec Marion Michael Morrison alias John Wayne, John Ford's Point, Arist's Point (photo de droite)

Monument Valley : Malika devant les Mitten buttes (photo de gauche et du milieu), teepee (photo de droite)

Gooseneck State Park : Noir et blanc ou couleur ?

Finalement, nous arrivons vers 12h30 à Canyonlands the needles. L'heure nous semble assez tardive mais nous demandons qaund même aux rangers du visitor center pour savoir s'il est encore possible de faire Chesler Park loop via joint trail. Pas de problème selon eux, il faut simplement prendre beaucoup d'eau avec nous car la journée promet d'être très chaude (il fera entre 35°C et 42°C) . Nous entâmons donc avec confiance "la" randonnée de notre séjour à 12h50. Il nous faudra 7h de marche pour faire les 18km à travers les slickrocks et les pistes de sable en suivant les cairns (petit monticule de pierre qui sert de balise) disposés le long du chemin. La ballade fut magique, notamment le passage vers joint trail qui permet de passer à travers une fissure pour redéboucher dans Chesler Park, mais alors quelle chaleur ! De plus, le trajet semble beaucoup plus long que les km annoncés car il ne cesse de monter et descendre à travers les slickrocks. Nous sommes retournés à la voiture à 19h50, soit 30 min avant la tombée de la nuit. Nous sommes totalement exténués mais il nous faudra encore 1h30 pour nous rendre à Moab, en évitant différents animaux sur la route, et où nous prendrons nos quartiers pendant 4 nuits. Petit dîner au Pizza Hut pour nous remettre de nos efforts.

Chesler Park loop via Joint trail

Les needles de Canyonlands le long de Chesler Park loop

Chesler Parl loop : Joint trail (photo de gauche), soleil couchant sur les needles (photo de droite)

22 Août : encore une grasse matinée ce matin, nous sommes fatigués et nos pieds aussi ! Il faut dire que je commence à accumuler les ampoules et chaque pas me font mal... Aujourd'hui nous visiterons de manière cool Arch National Park, nous effectuerons simplement les marches de Double Arch (30min) et Delicate Arch (2h) considéré par beaucoup comme la plus belle arche du monde. De retour à l'hôtel, nous profitons de la piscine et du spa ! Dîner chez Zach : pizza à volonté ! On peut dire que c'était une journée de repos

Arche National Park : Double Arch

Arch National Park : Delicate Arch

23 Aôut : la journée sera consacrée à la visite de Canyonlands Island in the sky grâce aux différents points de vue majestueux qu'offre le parc et à des petites randonnées. On commence la matinée par Mesa Arch Trail qui mène à une arche posée au bord de la falaise et qui offre une vue magnifique sur les montagnes La sal au nord-est et sur Buck Canyon juste devant, superbe !

Mesa Arch avec vue sur Buck Canyon

Nous enchainons avec le trail conduisant à Murphy Point (2h en profitant bien du panoama). Le début de la randonnée n'a pas beaucoup d'intérêt puisqu'elle suit un chemin de sable sans vue, mais au bout de 1km, l'attrait change et nous longeons des abrupts qui surplombe les canyons dans lesquels s'écoule la Green River (Lower Basins zone, soda springs basin)

Murphy Point Trail : Dead Horse Canyon (photo de gauche), Lower Basins Zone (photo du milieu), Soda Springs Basin (photo de droite)

Murphy Point Trail : Ma chérie devant Soda Springs Basin (photo de gauche), Vue sur Candlestick et Green River overlook (photo de droite)

Nous terminerons la journée par Grand View Point Trail qui offre une vue grandiose sur le parc. Monument basin en bas ressemble à une ville avec des gratte ciels de terre. Il fait super chaud et nous avons encore envie de terminer la journée à la piscine de l'hôtel !

Grand View Point trail avec vue sur monument basin (photo de gauche), vue sur Jonction butte (photo du milieu)

Grand View Point trail

24 Août : A vrai dire, j'ai un petit trou de mémoire concernant cette journée...alors je vais faire une description simplifiée de notre programme du jour. En début d'après midi, nous sommes retournés à Arches National Park pour faire quelques points de vue : Three Gossips, Balanced Rock, petrified sand dunes

Arches : Petrified Sand Dunes, the three Gossips, Balanced Rock

Après 1h à l'intérieur du parc nous sommes arrivés au début de la randonnée de Devil's Garden (7-8km, 3h30) qui est une superbe balade permettant de découvrir de merveilleuses arches et qui a l'avantage d'être un peu plus à l'abris de la foule dès lors que l'on dépasse Landscape Arch, surtout pas avant ! Puis retour à Moab pour notre dernière nuit sur place.

Entrée de Devil's Garden, Landscape Arch, Wall Arch

Partition Arch, Landscape Arch, Navajo Arch

Devil's Garden Fins, Double O Arch (2 photos)

25 Août : Direction Capitol Reef, nous arrivons vers 13h à peu pès dans le parc et nous voulons faire la randonne de Cohab Canyon (2h) pour commencer. Nous débutons à 13h30, le chemin monte le long de la falaise pour arriver à une entrée spectaculaire du canyon situé en haut de la montagne. On a l'impression de passer au milieu de deux portes géantes entrouvertes. La ballade est très agréable et on passe au milieu de cheeserock dans une végétation assez luxuriante au regard du peu d'eau présente. La randonnée offre aussi des beaux points de vue surplombant le canyon et la fremont river.

Capitol Reef : Cohab Canyon Trail

Capitol Reef : Cohab Canyon Trail

Après cette petite randonnée, nous décidons de faire la Scenic Drive jusqu'à Capitol Gorge que nous atteignons à 16h30. La gorge est l'ancienne route qui permettait aux pionners de traverser cet endroit. Ceux-ci ont gravé leurs passages sur les parois de la gorge. Nous nous arrêterons ici (20 min aller retour) car le temps est menaçant et l'on craint un gros orage.

Capitol Reef : Capitol Gorge

Vers 18h30 nous nous arrêtons à Sunset Point qui offre un point de vue surplombant de 800 pieds les goosenecks de la fremont river. Puis nous allons à Torrey où nous allons passer la nuit au Capitol Reef Inn & Cafe.

Capitol Reef : Sunset Point & Goosenecks

26 Août : Nous reprenons la route en direction de Escalante mais ayant à l'esprit qu'on reveniendra ici pour faire le Burr Trail et la Cathedral Valley. La Highway 12 que nous empruntons est à mon sens la plus belle route de notre voyage. Elle traverse tout d'abord de magnifiques forêts de bouleaux (Boulder mountains) à près de 3 000 m d'altitude puis plonge à partir de Big Country vers Boulder où les paysages changent radicalement. Jusqu'à Escalante, la route suit un magnifique désert de caynons traversé par la rivière Escalante.

Oak Creek overlook le long de la HW12 dans les Boulder Mountains (photo de gauche), changement de végétation en descendant vers boulder (photo du milieu), forêt des Boulder Mountains (photo de droite)

Vue sur Calf Creek Canyon depuis la Highway 12

Nous nous arrêtons pour effectuer la randonnée très facile de Lower Calf Creek que nous débutons vers 10h00 (11km, 3h). La marche le long de la rivière est très agréable et l'intérieur du canyon est comme un petit oasis. Au bout se trouve une magnifique cascade aux couleurs verdatres données par les algues. Un orage s'approche et éclate dans le canyon, heureusement on était déjà parti depuis 15min, encore de la chance !

Quelques photos de Lower Calf Creek



Bryce Canyon sous un temps plutôt maussade

27 Août : Le temps est très variable aujourd'hui et n'incite pas à la sereinité... Nous décidons donc de continuer à photographier et à faire l'ensemble des points de vue. Le soleil joue à cache à cache et nous arrivons dès fois à le surprendre. Pour l'instant il pleuviotte de temps en temps. Une grosse éclaircie se profile à l'horizon, on n'hésite pas, on va essayer de marcher un peu à travers les hoodoos de Bryce. C'est limite si on court pas ! Mais à peine après 10 min un orage commence à approcher. Parait il qu'il ne faut pas traîner ici en cas d'orage à cause de la teneur du sol. Donc on remonte vite fait à la voiture pour se mettre à l'abris. On patiente et on finit même par s'endormir dans la voiture ! Après 1 heure, l'orage s'éloigne mais le sol est maintenant boueux ! Impossible de marcher dans cette boue, on a pas le choix, il nous reste que les points de vue. Bryce est donc finalement notre plus grand regret car nous n'avons vraiment pas pu le visiter à cause du temps. Nous avons passer notre frustration dans les photos (plus de 200 au final) et avons donné rendez-vous l'année prochaine !

Natural Bridge, Agua Canyon (2 photos), Bryce autres points de vue (2 photos)

Très rapide excursion à pied dans Bryce avant que l'orage n'arrive !

Ca devient très boueux après la pluie...

28 Août : Tant pis pour Bryce, nous partons pour le parc de Zion assez tôt pour arriver aux alentours de 9h30. Les formations rocheuses avant l'entrée du parc sont assez stupéfiantes dont notamment la chekboard Mesa. La circulation ets assez dense dans le parc mais la sortie du tunnel qui débouche sur la vallée de Zion est un grand moment. Finalement nous sommes en avance et nous allons directement au motel pour déposer nos bagages. Heureusement, la chambre est déjà disponible. On se restaure rapidement et allons prendre la navette qui permet de déposer les touristes dans le canyon de Zion sachant que celui-ci est interdit aux voitures, mis à part pour ceux qui loge au Zion Lodge situé à l'intérieur du Canyon.

Nous avons prévu 2 randonnées aujourd'hui : Angel's Landing et Emerald pools ou les Narrows. Nous descendons à l'arrêt the grotto et entâmons Angel's Landing vers 12h00 ce qui est, je l'avoue, pas forcément la meilleure heure car la montée se fera en plein soleil avec une chaleur écrasante. J'ai d'ailleurs beaucoup apprecié les batons de randonnées pour la montée ! La montée se fait par des switchbacks jusqu'à l'entrée du refrigerator canyon, qui porte bien son nom, et permet d'entâmer avec plus de sereinité la fameuse montée avec 21 switchbacks d'affilée ingénieusement incrustés dans la falaise. Nous arrivons a Scout Lookout qui offre déjà de très beaux points de vue sur la vallée. Et à ce moment là nous avons l'hésitation que la plupart des personnes ont je pense : on continue ou on arrête ici ? En effet, juste devant nous le chemin de randonnée se transforme en une montée abrupte le long d'une crête montante avec des parties d'escalade et des passages à coté du vide (heureusement des chaines permettent de s'aider). Malika m'attendra ici. Je pars voir jusqu'où je peux monter mais finalement vu la vitesse à laquelle je progresse, je finis par rebrousser chemin pour ne pas que malika m'attende trop longtemps (pas mal l'excuse !)

Angel's Landing : dure la montée sous le soleil ! Dure la dernière montée ! Mais grandiose la vue !

Angel's Landing

Nous nous arrêtons au Zion Lodge pour nous remettre de la chaleur et boire quelques petits sodas bien frais. Humm ca fait du bien.

Vers 15h30 nous commençons la deuxièmre randonnée de la journée (plutôt une marche), Emerald Pools, tout en gardant un oeil sur le temps qui commence à devenir menaçant... Arrivés à la deuxième pool, il commence à pleuvoir et nous préférons ne pas aller jusqu'à la troisième. Ca sera tout pour la journée. On aurait bien aimé tenter de faire les Narrows mais le temps ne s'y prêtait pas en fin de journée. Rendez vous est pris pour l'année prochaine et en tôt le matin pour éviter les risques d'orage. Pour l'heure retour à Springdale où se situe notre motel.

Chute d'eau sur la première pool de Emerald pools (2 photos) et le mauvais temps approchant dans la vallée.

29 Août : Journée de transition qui doit nous rapprocher de San Francisco. Nous avons choisi comme lieu d'étape Mammoth Lake pour trois raisons : la première est qu'elle était idéalement située par rapport à nos heures de route depuis Zion, la deuxième était qu'elle offrait un lieu d'étape agréable dans un endroit de verdure et de montagnes majestueuses (c'est une station de ski) et enfin la troisième c'était qu'il y a Mammoth Lake des magasins d'usine dont Ralph Lauren. Je rajouterai aussi que les routes 266 puis 168 qui rejoignent Big Pine en traversant la Inyo National Forest Bristlecone pines puis la springs valley sont magnifiques ! Un vrai régal qui permet de faire des kilomètres tout en profitant du spectacle de la nature !

C'est finalement la seule journée du séjour pendant laquelle nous n'allons pas faire de photo. De plus, il est trop tard pour profiter de Mammoth Lake qui a l'air pourtant d'être un endroit très agréable.

30 Août : Le temps est vraiment maussade...il pleut un peu. Nous en profitions pour nous reposer un peu le matin car une longue route nous attend pour rejoindre San Francico.

Nous avions decider de retraverser Yosemtith par la Tioga Pass pour profiter de nouveau de la beauté de cette route. Malheureusement, le pluie commence à grossir et ca devient vite très désagréable...donc aucun arrêt, on file, enfin c'est beaucoup dire car la route est vraiment glissante.

Bref, on arrive finalement en fin de journée pour s'installer à notre hotel, le Parc 55 Hotel, qui est très bien situé dans downtown et à coté du cable car.

On s'installe vite fait (le plus dur a été de trouver une place de parking !) et on part visiter San Francisco. Je précise tout de suite que c'est la seule partie du séjour que nous n'avons pas préparé avant de partir donc on marche sans savoir vraiment vers où...

Le soir, on va manger au House of Nanking dans Chinatown, c'est bon mais il y a la queue et en plus beaucoup de bruit à l'intérieur !



quelques photos des ruelles de San Francisco, du china town, de pier 7



Vue du cable car

31 Aout : La journée va commencer par une belle frayeur...en effet, on se gare dans Union Square afin de prendre rapidement un petit dejeuner dans une boulangerie française (et oui les croissants nous manquent au bout de 3 semaines 🙂). A notre retour, soit pas plus de 15 minutes après, plus de voiture 😮 !! On pense tout de suite à un vol mais en s'approchant de l'endroit où était censé nous attendre notre voiture, on remarque à ce moment-là qu'il est interdit de s'y garer excepté pour les trucks et véhicules de livraison.

On repère vite la moto crotte (petite voiturette) que conduit un patrouilleur des rues et après quelques explications il nous indique l'adresse de la fourrière...1h plus tard et delestés d'environ 250 $$ nous récupérons la voiture.

Bref, nous décidons de nous éloigner un peu du centre ville et partons vers le Presidio, parc très sympa qui conduit à Fort Point et au Golden Gate. Nous visitons Fort Point et allons faire des photos du pont à Fort Point lookout.

En début d'après midi, nous partons en direction du Sud de San Francisco afin de trouver des outlets, ce que nous trouverons pas...finalement on se rend à notre hotel et allons faire une reconnaissance du trajet vers l'aéroport car le départ est à 8h le lendemain matin. Sur le trajet nous admirons la brume dévorer les collines environnantes à une vitesse halucinante.



Alcatraz du Presidio, le Golden Gate, Fort Point

Envol de San Francisco le 1e Septembre tôt le matin...

Rendez vous en 2008 pour un trip "off the beaten tracks" !

Olivier & Malika
Une athlète thai refuse de porter la flamme olympique English translation pending
by Salsa3 · 2008-03-24 · 260 replies
J'admire ce geste de bravoure et de défiance (même si il est isolé). Narisa Chakrabongse est une athlète thai qui refuse de porter la flamme olympique en protestation de la répression chinoise au Tibet.

http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php

BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
Dates des manifestations pro-Tibet en France English translation pending
by Louee · 2008-03-24 · 591 replies
Toulouse : mercredi 26 mars à 17h, Place du Capitole Orgaganisateurs : Autodétermination-Tibet 09/31" et le "Cercle Tibet Vérité" et la participation de l’Institut Vajra Yogini. Contact : verneuil.jean@wanadoo.fr

Chambéry :jeudi 27 mars à 18h devant l'Hôtel de Ville et samedi 29 mars à 14h, Jardin du Verney Organisation Savoie Urgence Tibet

Thonon : vendredi 28 mars 18h signatures de pétition (Boycott JO) et de lettres au Président et Ministres des affaires étrangères et Droits de l’Homme 20h Film : "Histoire d’une tragédie", de Luc Segarra 21h Débats sur la situation au Tibet, avec Mme Deki Youdoun de la Communauté Tibétaine de Suisse Contact : objectif-tibet@orange.fr Jean Claude Perréard : 04 66 27 75 23

Caen : vendredi 28 mars et samedi 29 mars :

LIMOGESsamedi 29 mars informations sous peu pour ces deux villes...

Vitrolles 29 mars :Journée de soutien pour le Tibet à la Salle du Roucas (à côté de la Salle des Fêtes) Participation de M. Thupten Gyatso, Président de la Communauté Tibétaine en France L’hymne tibétain sera chanté a capella par Elisabeth. Organisé par Provence Himalaya Tél. 04 42 79 73 54

Journée d’action pour le Tibet GLOBAL DAY lundi 31 mars Cette journée a été retenue comme journée d’action globale pour manifester notre soutien au peuple tibétain. Programmes à venir. En attendant, le symbole de la khatag (écharpe blanche traditionnelle tibétaine) est retenu comme signe distinctif à porter ce jour là.

Aix-en-Provence: jeudi 3 avril à 18h Soirée débat "Les JO et les Droits de l’Homme" dans la salle vidéo de l’institut des Etudes Politiques 25, rue Gaston de Saporta, près de la Cathédrale. organisation Amnesty International avec la participation de Provence Himalaya; contact Tél. 04 42 79 73 54

Pau : 6 avril Le 6 avril à 14h30 "Marche pacifique pour le Tibet" pour accompagner nos amis tibétains dans leur "Marche du Retour". Nous remonterons le long du gave de Pau de Laroin jusqu’au pied du Château de Pau. Contact :
http://membres.lycos.fr/apactpau apactpau@free.fr & Apactpau@aol.com et tél. 05 59 32 70 79 et 06 81 13 97 90

RAPPEL : LONDRES et PARIS les dimanche 6 et lundi 7 avril 2008 LA FLAMME DE LA LIBERTE TIBETAINE- voir photographie en page d"accueil de notre site ( un clic pour le programme complet) - et LA FLAMME OLYMPIQUE en provenance de Londres transportées en l’Eurostar -départ vers 19h de Londres- mais elles ne seront pas forcément dans le même train.

» Lire la suite de cette nouvelle QUE FAIRE ? en solidarité avec les Tibétains qui luttent au Tibet pour le respect de leurs droits les plus fondamentaux? QUE FAIRE?

Une idée importante à relayer : Solliciter de Mr Delanoë, Maire de Paris afin que le drapeau du Tibet soit hissé à l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'à la cessation de la répression chinoise au Tibet .

Ecrire en utilisant cette page : http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lutpage_id=5722&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=12354a mairie de Paris De même dans toutes les municipalités où vous pouvez agir.

Oui. Vous êtes très nombreux à nous envoyer des messages de sympathie par courriel ou téléphone pour soutenir nos amis du Tibet. Nous ne pouvons le faire savoir officiellement, mais ils savent sans aucun doute que la Planète sait maintenant ...

Oui, la période est cruciale. Les Tibétains ont osé affronter une nouvelle fois le dragon, prendre leur destin d'opprimés entre leurs mains. Cela rappelle il y a peu, la résistance du Peuple de

Birmanie, vite écrasée, justement comme c'est bizarre..., grâce au soutien de la Chine et de quelques autres.

Oui, vous souhaitez participer aux actions, même si vous ne pouvez vous déplacer et rejoindre les participants demain à Paris, Bruxelles ou Berne ou dernière minute Valence ...

Alors voici des suggestions, les vôtres, amis lecteurs de notre site, amis sympathisants de cette cause. Elles nous parviennent au fil des heures et les voici à partager et à mettre en pratique, selon vos possibilités.

Bien sûr la liste n'est pas limitative...mais complétée au fil de vos interventions, les plus récentes en début de lecture ... .

MERCI à tous ceux qui se manifestent dans cette solidarité...même si chaque geste paraît une goutte d'eau...

* Ne pas acheter, autant que faire se peut " made in China"
Itinéraires de dix jours entre Perth et Exmouth (Australie) English translation pending
by KarineFD · 2008-03-23 · 33 replies
G'day amis voyageurs,

Je planifie un road trip de perth à exmouth du 17 avril au 27 avril (de retour pour 18h à Perth). J'ai loué une toyota Yaris pour mon voyage. Je souhaite vraiment faire de l'apnée, voir des paysages que seul l'australie pourra m'offrir et je tiens absolument à voir ningaloo reef. Ah oui et j'aimerais voir mes premiers dauphins! J'Ai une liste de questions en têteet si vous pouvez répondre à certaines d'entre elle je vous en remercie!!!

Q: Combien de temps devons nous allouer pour la visite des pinnacles? Q: Est-ce qu'une petite voiture peut aller dans le parc de Kalbarri? Q: Est-ce que passer une journée entière à Monkey Mia vaut vraiment la peine? Q: Comment est le parc National Francois Perron? Q: Quelqu'un à des suggestions d'endroit pour s'arrêter sur la route de Monkey Mia à Coral Bay? Q: Peut-on visiter Ningaloo reef à partir de Coral bay? Q: Est-ce qu'Exmouth est un incontournable ou je devrais me concentrer sur Coral Bay?

J'ai pour l'instant 2 choix d'itinéraire et je ne sais pas lequel choisir:

jour1: Perth-pinnacles(visite)-geraldton(dodo). jour 2: Geraldton-Kalbarri( randonnée et lunch, ) puis hamelin pool(dodo) jour 3: hamelin pool (visite), shell beach (visite) puis monkey mia(visite-dodo) jour 4: monkey mia (visite-dodo) jour 5: Monkey Mia-coral bay(dodo) jour 6: coral bay(visite-dodos) jour 7: coral bay-exmouth(visite-dodo) jour 8: exmouth-carbla (dodo) jour 9: Carbla- cervantes (dodo) jour 10 : Cervantes (visite-perth aéroport)

2e choix d'ittinéraire

1er jour: perth-pinnacles(visite)-geraldton (dodo) 2e jour:geraldton-hamelin pool(visite)-shell beach(visite)-monkey mia(visite et dodo) 3e jour: Monkey mia(visite)-Carnavon(dodo) 4e jour: Carnarvon-coral bay (visite-dodo) 5e jour: coral bay (visite)-exmouth (visite-dodo) 6e jour: exmouth (visite)-coral bay (dodo) 7e jour: coral bay- carbla (dodo) 8e jour: Carbla-kalbarri (visite) 9e jour: Kalbarri (visite)- Cervantes( dodos) 10e jour: Cervantes (visite) - perth aéroport

merci de m'aider à planifier mon dernier voyage dans l'ouest australien!

J'attends de vos nouvelles

karine 😏
Recherche des noms d'artistes reggae English translation pending
by Gratteur22 · 2008-03-07 · 34 replies
bon voila je recherche des noms d'artistes reggae pas trop connu a écouter ( les autres je les connait presque tous lol) si vous avez des idées... suis preneur

a+
Cinq jours à New York en novembre 2008 English translation pending
by Clmm · 2008-03-01 · 29 replies
Bonjour,

Jusqu'à maintenant, avec ma compagne, j'ai souvent voyagé vers les pays d'Europe ou exotiques tels que Pérou, Chine, Kenya... ou j'ai rencontré beaucoup de gens, heureux de me présenter leur pays. Mais jamais dans les pays tels que Canada, USA et je compte bien rattraper ce retard.

Nous aurons l'occasion de séjourner à New York en novembre 2008, pour la première fois et pendant 5 jours sur place. Nos billets et hôtel sont déjà trouvés, donc pas de soucis de ce coté.

J'aimerais juste savoir si il existe des coins particuliers, étonnants et surprenants à voir, hors recommandations des sites touristiques que j'ai parcouru et qui indiquent presque tous les mêmes parcours.

Enfin, peut être qu'une âme charitable saura me guider dans cette ville, à charge de revanche à Paris.

Merci d'avance pour vos conseils.
Retour des Philippines English translation pending
by Piche · 2008-02-12 · 21 replies
Je rentre de 21 jours des Philippines. Que du bonheur Je suis à la disposition de ceux qui ont besoin de renseignements. Je suis au top en ce qui concerne BANAUE et le trek de 3 jours Cambulo/Batad (à ne pas manquer) et l'île de Palawan de Puerto Princesa à el Nido. En vrac, la saison touristique a commencé, les prix sont tous revus à la hausse par rapport aux guides; il fait beau mais pas trop chaud, moustiques présents partout; la nourriture est bonne et variée; les gens sympas, les sites à voir grandioses. Seule ombre au tableau les transports: s'ils sont divers et variés on y passe beaucoup de temps, et si l'on n'a pas bien préparé son voyage vous pouvez vous retrouver bloqué en attendant 3 ou 4 jours la rotation d'un avion, ou d'un bateau. En résumé si l'aventure et le plaisir sont au rendez-vous tous les matins quand vous vous levez et si vous souhaitez voir un maximum de choses, préparez votre voyage à l'avance.
Visite de Shanghai sans guide English translation pending
by Nataly03 · 2008-02-01 · 34 replies
Bonjour

nous prévoyons un voyage un chine pour juillet les vols sont réservés les hotels aussi.

nous avons pris une agence chinoise pour les visites à pekin, les transferts entre shanghai et xian et xian pekin.

par contre j hesite à utiliser les services de l'agence pour shanghai.

Y a t il moyen sans soucis de visiter par ses propres moyens les monuments et la ville? (sans guide?)

et également je voudrai faire suzhou : l'agence demande très cher mais j ai lu sur les forums qu il y avait moyen d'y aller en train et de faire l'aller retour dans la journee.

est ce faisable...est ce compliqué?

comment et ou acheter les billets de train.?

Bref j attend des conseils

nous voyageons avec un enfant de 10 ans...et je ne voudrais pas faire des excursions trop compliqué ou risqué.

merci d'avance.
Visite de trois jours à Chicago English translation pending
by Lolovoyage · 2008-01-28 · 36 replies
bonjour, voila voila je compte visiter chicago vers le 18 fevrier auriez vous des hotels a me conseiller ???? et pouriez vous me dire les choses les plus interessantes a visiter ds cette ville ?????

merci j'attend vos reponses!!
Informations sur les pays du Golfe English translation pending
by Naps · 2008-01-26 · 40 replies
voici quelques infos au sujet des pays du golfe, et pour commencer le yemen.pour ceux qui voyagent sans guide et cherchent des infos generales sur le pays et ses attractions, et aussi pour ceux qui veulent voir quelques belles photos: http://www.yemen-explorers.com/yemen.htmpour y aller pas cher depuis les differents pays du coin mais aussi l inde, le nepal, l armenie, l iran, le pakistan, l afghanistan, le kazakhstan, la syrie, la turquie, l egypte, le soudan: www.airarabia.comune bonne carte du yemen: http://www.lib.utexas.edu/maps/atlas_middle_east/yemen_map.jpgpour se loger a sana'a, je me permets de reproduire ces messages de cupda, pierre 123, et eversmile(j espere qu ils ne me feront pas un proces pour plagiat!😎):

1-Je sais pas ce que tu appelles pas cher, mais si tu partages pas la piaule il va falloir que tu sortes plus d'une dizaine de dollars la nuit pour pieuter dans la vieille ville (du moins si les prix ont pas trop évolué en 2 ans) : y a quatre ou cinq hotels à peu près équivalents dans les murs (taj tahla, golden daar, arabia felix, et les autres je me souviens plus, tous à quelques minutes à pieds les uns des autres). Si c'est pas dans tes prix, pour payer moins cher (2 à 4 euros la nuit), y a un coin pas mal pas trop loin de la vieille ville (trois ou quatre cent mètres à l'ouest), c'est le quartier de Meydune Taheer (la place de la poste) : va voir dans les petites rues au sud de la place, le long du boulevard, les hôtels ont aucun intérêt, mais ils sont nombreux, tu peux trouver quelque chose de vraiment correct (y a deux ans j'avais payé moins de 3 euros pour une piaule avec ac et tv satellite, très propre, pour te dire le standing), et y a plein de restaus dans le quartier. Par contre, c'est plutôt le bordel, faut trouver la bonne rue ou avoir le sommeil lourd. Y en a aussi près de bab al-Yemen, hors les murs, dans les mêmes prix.

2-On a dormi a Sultan Palace Hotel, dans la vieille ville, pas cher ( 10 usd ), simple et très propre. On est arrivé dans la nuit, ils sont venus nous chercher. Leur mail: sultanpalacehotel@yahoo.com, ils répondent rapidement. Il s'agit par ailleurs d'une maison traditionnelle, avec possibilité de monter sur le toit, d'où on peut contempler Sana'a.

3-Essaye peut-être le Taj Sana'a hotel, pas dans la vieille ville mais bien situé, juste à l'opposé de Bab Al Yemen. Environ 4 euros la nuit. voila, c est tout pour aujourd hui, la suite d ici quelques jours, laissez moi le temps d y arriver.
Restaurants pour un circuit de trois semaines dans l'Ouest américain en autotour? English translation pending
by Bruneeje · 2008-01-24 · 18 replies
🙂 Bonjour, nous partons en voyage en Juillet faire un circuit de 3 semaines dans l'ouest Américain, départ LA, retour San Francisco, avec nos deux ados, en Autotour " à la carte". Je me pose la question des repas : A quel prix trouve t'on des restaurants aux USA; Trouve t'on facilement des sandwiches et peut on pique-niquer facilement. A quel prix sont les petits déj. dans le cas où ils ne seraient pas inclus à toutes les étapes. Les carnets personnalisés de Vacances Fabuleuses sont ils bien faits ? Peut on prendre son propre Gps (bien sûr en téléchargeant la carte de l'ouest USA); Quel spectacle à Las Vegas faut il voir ?. Merci de me raconter vos expériences d'autotour. 😉
Trois petites semaines en Thaïlande avec les enfants English translation pending
by Hialle · 2008-01-23 · 20 replies
Exercice difficile, je vais m’atteler à un carnet de voyage que je n’ai jamais écrit et le faire juste avec les souvenirs. Que reste t’il après 6 ans d’un voyage en Thaïlande ? quel est le filtre des années ? A cette époque, il ne me serait pas venu à l’idée d’écrire ce que l’on ressentait, voyait, découvrait. Je comptais sur la mémoire. N’allant sur aucun forum, et connaissant peu d’autres voyageurs, cela me semblait inutile. Le partage de cette petite « aventure » s’était fait au retour brièvement avec quelques anecdotes, puis on parle d’autres choses. La lecture des carnets des uns et des autres dans ce forum me donne l’envie de me replonger dans cette histoire et de la faire partager. Le lecteur n’y trouvera peut être qu’un intérêt limité, mais le mettre en ligne me poussera à aller au bout de l’exercice.

Nous voilà en juillet 2002. N’étant pas téméraires, nous choisissons un pays facile sans trop d’embûches. Destination la Thaïlande avec 3 enfants de 16, 14 et 12 ans pour 3 semaines. Peu de préparation au départ, juste les guides classiques en poche, et nous voilà partis. Une envie, partager avec nos enfants le plaisir de ces voyages lointains que nous faisions auparavant à deux, leurs ouvrir les yeux sur d’autres paysages, sur d’autres modes de vie, leurs donner d’autres repères. Par peur de rater notre premier avion, on arrive très tôt à l’aéroport. Excitation pour tout le monde, les aéroports sont toujours des lieux magiques où se croisent des gens aux destins si différents. On se met à imaginer ce que les personnes rencontrées vont faire. Où vont-elles, vacances, travail, visites de familles ? et on invente des tas d’histoires. Pas de surprises désagréables, tous nos papiers sont en règle, l’avion est à l’heure …. On peut partir.

Une grosse douzaine d’heures plus tard et un changement à Bangkok, nous voici à Chiang Mai. Les enfants ont les yeux, les oreilles, le nez grand ouverts. C’est leur première rencontre avec l’Asie. Beaucoup de monde, de bruit, et surtout, une grosse et lourde chaleur comme si on avait orienté le sèche-cheveux sur nous. Première chose, trouver une GH pour la nuit. Merci le LP, c’est rapidement fait et on arrive dans une petite maison tout en bois avec une petite cour intérieure pleine de plantes en pot, des bassins d’eau et des gens adorables. Deux chambres seront bien suffisantes à cinq. Le lendemain, réveil pour tous avec les yeux vraiment en capote de fiacre. Si cette GH est pleine de charme, les cloisons sont en papier et le bruit est intense. Bruit de la rue d’abord où les motos pétaradent avec force à toute heure du jour et de la nuit. On a l’impression qu’elles traversent les chambres. La Thaïlande devrait davantage subventionner les vélos. Bruit des chambres voisines. On entend même le bruit du briquet qui s’allume et les enfants ont remarqué que leurs voisins étaient très amoureux. Mais on se fait une raison. On n’est pas venu jusque là pour retrouver le silence de notre campagne. Premier objectif, trouver une petite agence de treks qui nous emmènera quelques jours dans les rizières. Vite trouvée. Une petite agence toute jeune avec un jeune homme à peine plus âgé que nos enfants. Il nous inspire confiance, départ le lendemain à l’aube. Première approche de la cuisine thaïlandaise, comme chacun sait, un délice même si le coriandre est un peu fort au goût de certain. Nos pas nous mènent devant des bars à l’intérieur desquels des filles de l’âge des notres, très ou trop maquillées, attendent les clients. Interrogations, discussions … pas toujours facile.
Bangladesh: quinze jours de balade English translation pending
by Laptitmarie · 2008-01-20 · 65 replies
Revenant de 15 jours de balade au Bangladesh, je voudrais partager mon expérience et impressions.

Avant de partir

Ambassade du Bangladesh

En Belgique Rue J. Jordaens 29-31 1000 Bruxelles Tel. 02.640.56.06
http://www.bangladeshembassy.be/index.htm En France 39, rue Erlanger, 75016 Paris Tel. 4651-9033 http://www.ambafrance-bd.org/article.php3?id_article=273 Au Canada Haut-commissariat de la République populaire du Bangladesh 275, rue Bank bureau 302, Ottawa, Ontario, Canada, K2P 2L6 Tel (613) 236-0138, -0139 www.bdhc.org mail : bangla@rogers.com Pour obtenir mon visa à Bruxelles, j’ai du fournir :

1 formulaire de demande dûment rempli sur place 1 copie recto verso de la carte d’identité 1 copie des tickets d’avion aller-retour 1 adresse sur place + l’itinéraire prévu (que j’ai inventé puisque je n’avais rien prévu de précis) 3 photos d’identité 50 €

La demande a été faite le matin et j’ai reçu les visas le lendemain après-midi. En tant que touriste, nous ne savions avoir qu’un visa à entrée simple de 3 mois mais il est spécifiquement stipulé que je n’avais droit d’être sur le territoire qu’entre les 2 dates des tickets d’avion…..

Au Bangladesh

Pour les belges, il faut s’adresser à l’ambassade de France ou à Delhi. Ambassade de Belgique 50-N Shantipath, Chanakyapuri New Delhi 110021 Tel + (91) (11) 42.42.80.00 Fax + (91) (11) 42.42.80.02 E-mail : NewDelhi@diplobel.be Ambassade de France House 18, Road 108, Gulshan, Dhaka Haut-commissariat du CanadaHouse 16A, Road 48 Gulshan – 2 DHaka 1212 Tél. : +880 2 988 7091~7

Ticket d'avion en pleine période rouge avec Qatar Airways : 920€

Quelques chiffres

140.000 d’habitants= 1000 hab./ km2 dont 30% en ville 87% de musulmans-12% de hindous-0.5% de bouddhistes-0.4% de chrétiens

Nombre de visiteurs dans les pays d’Asie en 2006 : Bhoutan 17.000 - Bangladesh 25.000 (inclus voyageurs d’affaires et bénévoles ong) -Mongolie 386.000 visiteurs - Thaïlande 13, 88 millions….

Aujourd’hui, l’Euro vaut 100 takas, le dollar canadien vaut 66 takas.

Les emblèmes du pays

Hymne national : Amar Shonar Bangla Animal : Tigre du Bengale Oiseau : Oriental Magpie Robin (genre de pie) Poisson : Hilsa Fleur : Lotus blanc Fruit : Jack fruit Sport : Kabadi Un des sports les plus anciens de l'histoire, le Kabaddi alterne le jeu d'attaque et de défense entre deux équipes de 6 joueurs. Un chasseur doit aller toucher un adversaire et revenir dans son camp sans se faire toucher. A tout moment, il peut se faire plaquer et risque l'expulsion du terrain. C'est un sport qui s'apparente à la lutte ou encore au rugby.

Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles.

A retenir

Le vendredi est jour de prière, donc, comme le dimanche chez nous. Le deuxième jour « off » est le samedi.

Février 2007

Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.

Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’à cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..

Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...

En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.

Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.

Quelques sites intéressants :

Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htmChemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, des nouvelles images de Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd

L'itinéraire parcouru. En bleu, les trajets en bateau. En noir, les trajets en bus.



Questions existentielles pour le cyclo-campeur English translation pending
by Kangoo72 · 2007-12-11 · 75 replies
Un brin d'intrigue:🙂

Pourquoi retourner son vélo pour le réparer ?

Pourquoi voyager avec un casque si c’est pour le laisser accroché au porte bagage la plupart du temps ?

Pourquoi tant de cyclo nous disent vouloir rouler » cool » et non dans un esprit de compétition ; Alors qu’il n’existe nul par dans le monde de compétition de cyclo voyage ?

Pourquoi les sacoches guidon oertlieb sont elles munie d’une fermeture à clef pour ne pas se défaire de leur support, alors que rien n’empêche un voleur de l’ouvrir pour en dévaliser le contenu ?

Pourquoi toujours dire qu’il est bon de rouler tranquilou en voyage alors que tout le monde est content d’afficher son nombre de km ou de cols réalisés en X jours ???

Pourquoi tant de cyclistes de niveau départemental, régional, national et si peut parmis eux qui deviennent cyclo voyageur ?

…A la limite, les réponses, je m’en moque. Mais si vous avez d’autres questions ; j’aime bien !😛
Voyage dans l'Ouest américain: semaine 1 English translation pending
by Rage2001 · 2007-11-11 · 18 replies
Voilà, c’est fini… 2 semaines dans l’ouest américain en compagnie de mes compères Fabien et Fred qui auront été aussi belles que prévues… Pour immortaliser ce voyage, beaucoup de photos et de films, mais avant tout des souvenirs plein la tête et une forte envie de revoir un jour ces lieux qui regorgent de trésors. Afin de vous faire partager nos sentiments et nos ressentis mais aussi pour convaincre les éventuels indécis, voici quelques mots et quelques photos retraçant grossièrement notre périple.

SEMAINE 1

Samedi 8 septembre : Après une traversée de l’Atlantique sans encombre, nous faisons escale à Detroit où la modernité de l’aéroport me surprend, mes préjugés scolaires sur la crise économique dans le nord-est des Etats-Unis en prennent un coup !



La première immense bannière étoilée est aperçue dans cet aéroport, derrière une fontaine dont la rapidité des jets d’eau joue avec l’objectif de mon appareil photo…



Après un interminable vol interne entre Detroit et Las Vegas, nous arrivons enfin à destination avec plus d’une heure de retard… Les premières joutes verbales (sans compter l’éphémère « conversation » avec le douanier) ont lieu avec une personne de l’agence Alamo, auprès de qui nous avons loué un SUV. Je ne m’en tire pas trop mal, nous pouvons nous diriger vers le parking… Et là, après s’être fait à nouveau assommer par la chaleur (plus de 30°C vers 22h), bonne surprise, comme je l’avais lu à plusieurs reprises, les loueurs font souvent du surbooking. Nous avons donc le droit de choisir parmi toute une rangée de voitures appartenant à une catégorie supérieure. Nous optons pour le Toyota 4Runner. Fred, tout excité, prend le volant de ce monstre et nous nous dirigeons vers l’hôtel « Emerald Suites » que Fabien avait réservé début juin. Un motel classique, c’est-à-dire immense et où la climatisation tourne à plein régime, situé quelques kilomètres au sud du Strip, et où il est surtout temps de se mettre au lit : il est 23h passées, soit 8h du matin en France… Un petit coup de fil à la France qui se lève tôt (!) et puis dodo !

Dimanche 9 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, enfin je parle pour moi car Fred et Fabien me raconteront un peu plus tard comment une arrestation un peu musclée dans une chambre voisine est venue perturber leur sommeil, nous nous réveillons vers 9h (soit une des plus grosses grasses matinées du séjour) et notre premier réflexe est de sortir pour observer les alentours : chaleur écrasante, montagnes dénudées de toute végétation, le Nevada tient bien sa réputation ! Première mission du voyage : faire de grosses provisions car nous savons que les prochains jours nous n’apercevrons pas beaucoup de commerces, sans oublier l’indispensable, à savoir une glacière et des oreillers pour nous trois, les cassés du dos… Etant donné que nous partons en direction de Valley of Fire (au nord-est de Las Vegas), nous traversons Las Vegas de jour. Sin City semble plutôt calme à cette période de la journée. La mission oreillers est plus difficile que prévue mais nous trouvons finalement notre bonheur dans une des multiples « pharmacies » croisées, où des machines à sous sont disposées directement derrière les caisses. Nous quittons donc cette ville édifiée au milieu de nulle part et empruntons la route n°15 construite… au milieu de nulle part. La sécheresse et l’immensité des lieux réussit à nous surprendre malgré tout ce que l’on sait sur le Nevada. Nous pensons alors aux recherches de Steve Fossett, disparu 6 jours plus tôt : c’est pire que chercher une aiguille dans une botte de foin… Nous comprenons que nous nous rapprochons de Valley of Fire lorsque la terre prend une légère teinte rougeâtre.



Pour immortaliser le début de notre périple, un arrêt photo s’impose à l’entrée du parc.



Il y fait très chaud, environ 100°F, soit quasiment 40°C à l’ombre, la Vallée du Feu porte son nom à merveille. Heureusement, le fait qu’il y ait peu voire pas d’humidité dans l’air rend la chose plus supportable. Nous croisons de drôles de formes géologiques rouges, comme si la terre avait expulsé de ses entrailles de gros blocs encore chauds…



Pour dominer un peu tout ce spectacle qui s’offre à nous, je grimpe sur ce que l’on pourrait, avec un peu d’imagination, décrire comme un corps de lion pétrifié dont la tête surveille les visiteurs qui franchissent l’entrée du parc.



Direction le Visitors center où nous jetons rapidement un œil à une expo sur la faune locale avant de grignoter sur un banc en retrait et de faire connaissance avec les premiers chipmunks (tamias en français) du voyage.



La vue s’étire loin et la terre rouge vient superbement contraster avec le vert de la végétation rase.



En possession de diverses cartes, nous décidons de pousser la balade dans le nord du parc, avec un premier arrêt à Rainbow Vista. Le panel de couleurs est encore plus impressionnant et le soleil baissant ajoute une lumière magnifique au panorama. La sinuosité des routes qui semblent se diriger dans l’inconnu s’apparente à une forme de bienvenue dans l’ouest américain.



Une dernière photo de cet endroit magique avant de se rendre vers les White Domes pour une randonnée avant le coucher de soleil.



Après quelques minutes sur une route passant dans des lits de cours d’eau formés par les pluies orageuses (ça secoue !), nous arrivons au point de départ de la randonnée qui nous attend. La pensant courte, nous n’emmenons ni à boire, ni à manger. Cette promenade nous amène sur un ancien lieu de tournage de westerns, où subsistent quelques ruines ayant servi aux différents tournages.



Ce lieu est censé former le point depuis lequel nous attaquons le retour par un autre chemin. Voyant quelques traces de pas dans le sable rouge, nous nous engageons dans un mini canyon. A cet endroit du parc, les différentes strates de roches possèdent des couleurs assez vives et différentes. On dirait qu’elles ont littéralement été peintes.



Quelques dizaines de minutes plus tard, nous nous rendons compte que nous n’avons pas emprunté le bon chemin. Mais nous finissons par apercevoir la route du parc et après une bonne marche, nous regagnons finalement notre voiture. Il était temps, notre soif était grande, nous liquidons dans la foulée un litre de Powerade chacun ! Pour notre première soirée en camping, nous faisons la connaissance d’un drôle de rongeur qui vient chercher quelques chips au pied de notre table, une espèce de souris avec une très longue queue. Il fait nuit depuis un moment déjà, donc trop tard pour aller se doucher car il n’y a pas de lumière dans les sanitaires, même si quelques éclairs lointains et les lumières de Las Vegas (pourtant située à plus de 60 kilomètres à vol d’oiseau !) viennent contrarier un ciel très étoilé. Nous nous couchons mais le sommeil tarde à venir étant donné la chaleur qui règne dans les tentes.

Lundi 10 septembre : Il n’empêche ! Fabien et moi sommes debout dès 6h du matin, tout enchantés par les rochers qui s’enflamment avec les premières lueurs du soleil. Nous décampons vers 7h30, direction Zion National Park. La route qui nous mène vers la sortie est du parc nous offre un paysage désertique…



Dernière étape d’un parc que j’aurais beaucoup aimé pour sa variété de couleurs, Elephant Rock, que je dresse difficilement.



Avant de rejoindre la route n°15, nous traversons Overton et Logandale, 2 villes perdues au nord du Lake Mead. Mais les gros bus jaunes d’écoliers sont là pour nous rappeler que la vie existe, même ici. Puis nous passons à proximité de Mesquite, à la frontière de l’Utah, exactement le type de ville que je m’imaginais avant d’arriver : un Mac Do, un maillage urbain très quadrillé, des lotissements flambant neuf et un golf, tout ça en plein désert ! Nous arrivons vers 11h30 à Springdale qui marque l’entrée sud de Zion National Park, où nous achetons l’Annual Pass qui nous permet d’entrer dans tous les parcs nationaux.



Dans un petit resto de pêcheurs glacé par la climatisation, nous commandons un bon vieux hamburger et une énorme limonade remplie de glaçons. Le temps se dégrade et quelques gouttes de pluie viennent taper sur les carreaux près de Fabien. Notre programme étant chargé, il ne faut pas traîner. Première balade de la journée : Canyon overlook. Après quelques kilomètres au pied de grandes falaises, nous traversons le tunnel du Mont Carmel. Le début de la rando se fait à sa sortie. Une marche facile d’une grosse demi-heure et au bout, un panorama époustouflant sur le canyon de Zion. De plus, la chance est avec nous puisque le soleil pointe le bout de son nez. Nous sommes pris en photo devant ce paysage grandiose par un Breton, le monde est petit…



Nous redescendons dans la vallée pour prendre le bus du parc qui doit nous déposer à l’arrêt « La Grotto ». Le chauffeur, qui lègue quelques commentaires sur les lieux, a une voix étrange, comme droguée par la routine de ses paroles. Nous entamons la West Rim trail avec pour but la fameuse Angels Landing trail, dont j’ai entendu dire qu’elle est très impressionnante. Je deviens impatient de la découvrir, tant j’aime les paysages graves et excessifs. Soudain, sur le sentier, je croise une femme qui sursaute lorsque son regard tombe sur… un crotale, serpent mortel très présent dans le sud-ouest américain. C’est le premier reptile que nous voyons, mais je pense qu’à ce moment-là, nous en avons déjà croisé quelques-uns sans s’en apercevoir ! Au bout d’une bonne heure de marche, nous atteignons le redoutable secteur des Walters Wiggles, un enchaînement d’une vingtaine de lacets sur un chemin à fort dénivelé, qui me rappelle l’ascension d’un certain Mont Olympe en Grèce. Mais la récompense est belle : depuis le Scout Outlook, la route du fond de vallée n’en mène pas large. Et pour cause, elle est 300 mètres plus bas !



C’est ici que débute la vertigineuse Angels Landing trail, c’est aussi ici que Fabien et Fred m’attendront. Ce dernier effort est le plus dur, tant sut le plan physique que sur le plan psychologique. Il s’agit de monter à même la crête les 160 derniers mètres de dénivelé.



Tout au long du parcours, des chaînes sont là pour aider les marcheurs tant le ravin est proche. D’ailleurs, une pancarte avertit que des chutes mortelles se sont déjà produites : rassurant !



Je ne suis pas sujet au vertige, mais un passage apparaît quand même très tendu : le sentier ne fait que 2 ou 3 mètres de large et de chaque côté de celui-ci, un précipice de plus de 400 mètres… Mes jambes flagellent un peu mais j’essaie de faire abstraction du vide. Il fait chaud et le soleil tape désormais. Je m’arrête assez souvent pour boire et pour profiter de ce spectacle.



Peu de personnes sur ce parcours mais à chaque fois que j’en croise ou presque, on me dit « Be safe ». J’atteins enfin le sommet où 6 personnes contemplent le paysage. Une touriste italienne raconte son séjour à un couple d’américains cinquantenaires et pendant ce temps-là, un chipmunk tente d’investir mon sac à dos pour y chiper quelque nourriture.

Je fais 2 ou 3 photos du canyon et dans un élan de maladresse, je fais tomber le pare-soleil de mon appareil photo qui se loge à quelques centimètres du ravin de 500 mètres… Je parviens difficilement à le récupérer et me décide à rejoindre Fabien et Fred, qui m’attendent tranquillement au niveau de Scout Outlook. La redescente nous paraît longue. Vers 18h, après d’âpres négociations avec Fred, nous allons jeter un œil aux cascades de Lower et Middle Emerald Pools qui n’existent quasiment pas en cette fin d’été. Sur le retour, nous croisons quelques cervidés dans les sous-bois, proches de la Virgin river. Une fois de plus, nous mangeons de nuit au camping de Watchman. Nous testons les chips au piment de Fred, échec n°1 ! Fabien se fait un plaisir de goûter à son French Bread, échec n°2 ! Fred et moi essayons le jambon caoutchouteux sous vide, échec n°3 ! On se contente finalement de chips classiques et de boîtes de thon… Pour finir en beauté la journée, on apprend que le camping ne dispose pas de douches. Ayant pas mal sué lors de cette journée, Fred et moi improvisons une douche en regroupant les différentes bouteilles d’eau et en les remplissant au robinet. Mais les nuits de septembre à Zion sont fraîches et ce qui devait être un plaisir se transforme en calvaire. Fabien, nous voyant souffrir, préfère s’endormir sans se laver.

Mardi 11 septembre : Ce matin, pas un nuage dans le ciel. Nous sommes impatients de découvrir le prochain parc. Nous prenons la route tôt le matin car nous sentons déjà que Bryce Canyon va être incroyable. J’ai d’ailleurs prévu plusieurs marches autour et dans l’amphithéâtre. Mais nous n’en sommes pas là ! Nous quittons Zion National Park dont les immenses falaises baignent dans le soleil.



L’est du parc est magnifique et assez différent de ce qu’on a vu de Zion pour l’instant. Nous ne cessons de monter en altitude, le temps est idéal en cette matinée : un ciel d’un bleu très profond et une température parfaite pour rouler et faire quelques arrêts photos (20-25°C).



Nous faisons le premier plein d’essence à Mount Carmel Junction où nombre de bus touristiques jonchent les différents parkings des commerces et autres stations essence. L’addition n’est pas très lourde, une fois divisée par trois et grâce à un dollar très bas ! En terme de villes ou plutôt villages croisés, Orderville et Glendale, puis quasiment plus rien jusqu’à Bryce Canyon, soit environ 80 kilomètres sans urbanisation… Les premiers « hoodoos », ces espèces de pitons rocheux sculptés par l'érosion, apparaissent au niveau de Red Canyon. Un léger avant-goût de ce qui constitue sans doute le plus beau des parcs nationaux de l’Utah. Nous passons dans un tunnel creusé à même la roche, laissons l’aérodrome de Bryce Canyon sur notre gauche et ça y est, nous y sommes. Beaucoup de commerces et de logements pour accueillir ceux qui, comme nous, veulent découvrir cette merveille de la nature. Quelques kilomètres plus loin, nous entrons officiellement dans le parc. Arrêt photo obligatoire.



Nous trépignons d’impatience, c’est pourquoi, avant de revenir déjeuner au Ruby’s Canyon Diner, nous faisons le choix de nous rendre à Sunset Point pour avoir un premier aperçu. Dans ce parc très boisé, beaucoup de cervidés pas farouches, à quelques mètres seulement de la route.



Nous arrivons enfin au parking qui permet d’accéder à Sunset Point. Plein d’énormes camping-cars locatifs sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas les seuls à venir observer ce paradis géologique. Et puis l’émerveillement. Un endroit magique mêlant le rouge de cette terre si caractéristique du sud-ouest américain, le vert des centaines de pins qui occupent les lieux, le bleu du ciel et le blanc des quelques nuages qui bourgeonnent. Nous prenons le temps d’écrire quelques cartes postales devant cet exceptionnel panorama.



Nous sommes le 11 septembre 2007 et j’ai l’impression que la nature essaie de compenser par sa beauté le drame auquel on a assisté 6 ans plus tôt jour pour jour à New York.



Nous prenons la Rim trail. Sur notre droite, une forêt de pins, dont certains arbres ont été calcinés par les incendies de l’été. Sur notre gauche, nous dominons ce qu’on appelle ici l’amphithéâtre. Quelques arbres, dont l’équilibre paraît plus que précaire, s’accrochent à la paroi, comme s’ils avaient fui la violence de ces feux.



Ici, même si les dimensions du parc sont beaucoup plus humaines que celles des voisins Capitol Reef ou encore Grand Canyon, la nature a formé des hoodoos de 30 mètres de haut dont la posture paraît parfois fragile.



Nous continuons notre tour de l’amphithéâtre et apercevons quelques rapaces qui volent fièrement au-dessus de nos têtes.



Depuis Bryce Point, j’observe avec attention ce que j’imagine être les fondations de l’amphithéâtre et me rends compte de la taille des pins qui doivent au moins mesurer 10 mètres de haut. Je n’ose pas imaginer la taille des gros hoodoos…



Nous voilà au point le plus haut de notre séjour : 8 300 pieds, soit précisément 2 530 mètres. Il fait bon mais nous sommes prévenus, à cette altitude, les nuits sont beaucoup plus fraîches.



Nous suivons notre planning qui doit nous guider vers la Peekaboo Loop trail mais une barrière et une pancarte nous indiquent clairement que ce sentier n’est pas accessible ce jour. Nous faisons donc demi-tour pour rejoindre notre point de départ, Sunset Point, d’où l’on décide d’enchaîner les Navajo Loop et Queens Garden trails. C’est une descente dans le cœur du parc au milieu des hoodoos. Les pins, d’ordinaire majestueux, paraissent ridicules à côtés de ces monstres minéraux.



Une fois sur la Queens Garden trail, nous ne croisons plus grand monde. Nous suivons des lits de cours d’eau aujourd’hui à sec, et à un moment, je pense à la violence des éléments qui les ont creusés. Le ciel est par endroits menaçant, je fais soudainement le lien avec l’absence de marcheurs. Mais il n’en est rien, Dame Nature est avec nous, les gros nuages sombres iront déverser leur contenu un peu plus loin, laissant place à une jolie lumière de fin de journée.



Ma dernière photo du jour est pour cette espèce d’animal pétrifié à huit pattes, comme bloqué dans sa progression par tous ces pins qui l’entourent.



Nous quittons (provisoirement) les lieux pour regagner le North campground. Notre emplacement semble isolé, d’autant plus quand nous apprenons que des ours bruns ainsi que des couguars peuplent les environs… Nous nous installons comme à l’accoutumée, en 2 minutes chrono, devant quelques yeux stupéfaits par cette belle invention française qu’est la tente Quechua. Le soleil baisse inexorablement, il est temps pour nous de se mettre à la recherche de pommes de pins et autres branches pouvant alimenter un feu qui sera un confort thermique pour notre dîner.



Ca y est, le soleil est couché, la température baisse à vue de nez. Je pose mon téléphone à l’écart de toute source artificielle de chaleur, son thermomètre confirme cette brutale chute de température. Après un repas comme souvent frugal, nous partons à la recherche des douches annoncées par les brochures du camping. C’est une lutte interminable, non seulement pour trouver l’emplacement du bloc sanitaire, mais aussi pour obtenir les 8 pièces de 0, 25 dollar requises par douche ! Nous y parvenons juste avant l’heure de fermeture fixée à 22h. Bien salis par la quinzaine de kilomètres parcourus dans la journée, nous profitons longuement de cette eau chaude, essayant de faire abstraction du mauvais état hygiénique de ces sanitaires. Dehors, l’air devient vraiment froid, il s’agit de bien se couvrir pour regagner notre emplacement. Je me rends compte qu’un paquet de chips, tentant pour les ours, traîne dans ma tente, mais la flemme me pousse à le caser au fond de mon sac à dos plutôt que d’aller le mettre dans la voiture.

Mercredi 12 septembre : 6h30, le réveil nous presse d’aller un faire un tour à Sunrise Point. Fred reste au lit, Fabien et moi préparons nos appareils photo et nous rendons voir ce magnifique lever de soleil. Et nous ne sommes pas les seuls ! Une multitude d’objectifs est braquée sur l’amphithéâtre que les premiers rayons du soleil embrasent violemment.



La température ne dépasse pas les 4°C, nous sommes frigorifiés, mais le spectacle offert occulte largement cette sensation douloureuse. Après une bonne heure passée à dire au revoir à Bryce Canyon, nous rejoignons Fred au camping qui, lui, émerge tout juste. Nous plions bagage pour prendre la direction du prochain parc national au programme : Capitol Reef. Nous entamons ainsi la fameuse route n°12 en traversant Tropic, Cannonville et Henrieville, villages du sud de l’Utah cernés par nombre de sites naturels très intéressants. Depuis la route, les paysages qui défilent recèlent un panel de couleurs très divers : le jaune de la végétation au premier plan, ensuite le vert des arbustes, puis le gris minéral et enfin le bleu clair d’un ciel complètement dégagé.



Nous voilà dans Grand Staircase National Monument, gigantesque étendue préservée de 6 800 km² où le minéral règne à perte de vue. Certains sommets dépassent allègrement les 3 000 m. Nous faisons un arrêt sur un parking surplombant la route qui nous attend. C’est toujours la route n°12, dont le tracé à même la roche m’impressionne.



Nous passons Escalante, dernière ville avant Boulder, lieu de départ de notre escapade tout terrain. Nous roulons sur une crête depuis laquelle un infini panorama occupe le paysage, aussi bien sur notre gauche que sur notre droite. Par endroits, la visibilité est supérieure à plus de 100 kilomètres ! Il est quasiment midi lorsque nous arrivons à Boulder. Sous les conseils d’un commerçant, nous décidons de déjeuner au Burr Trail Grill. « We apologize for George Bush, we know he’s horrible », voilà les premières paroles de la gérante à notre encontre. Nous commandons un menu classique, basé autour d’un fameux hamburger. Nous ne traînons pas car nous savons qu’une piste longue et difficile, en l’occurrence la Burr Trail road, nous attend. En guise d’avertissement, un panneau indique l’absence totale de services pendant 120 kilomètres. Le ton est donné.



Tout d’abord goudronnée, la Burr Trail road enchaîne de nombreux virages au milieu d’un environnement marqué par la terre rouge mais aussi par l’importante présence de verdure, dont on se demande comment toute cette flore peut bien survivre avec un climat si hostile.



Nous traversons ensuite Long Canyon. Ici, nous ne croisons quasiment personne.



Le canyon débouche soudain sur un panorama exceptionnel, sûrement un des plus beaux du séjour. Au premier plan, la terre est incroyablement rouge, voire violette. Je me demande comment la terre peut prendre des teintes aussi vives. Là encore, la grandeur du paysage s’étire sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.



Nous ne sommes maintenant plus très loin de Capitol Reef National Park. Une espèce de mini-tornade attire notre attention sur notre gauche. Nous nous arrêtons pour filmer ce phénomène et c’est alors que survient le drame : Fred se fait piquer par une guêpe, peut-être la première croisée depuis le début du voyage ! La piqûre entraîne un bel œdème dans son dos, mais heureusement l’application d’une crème calmante vient apaiser la douleur. En plein désert, Fred nous prouve qu’un peu de prévoyance peut être appréciable ! Dans ce coin, pas un bruit et une variété de couleurs encore hallucinante…



Ca y est, nous pénétrons dans Capitol Reef National Park. En guise d’accueil, la route jusque-là goudronnée se transforme en piste caillouteuse.



Fabien et moi, géographes de formation, devenons plus qu’impatients de découvrir le Waterpocket Fold, gigantesque pliure de plus de 150 kilomètres de long et vieille de 65 millions d’années. Nous savions avant notre départ que l’accès à ce site serait conditionné par la météo. Et comme par enchantement, les pluies orageuses qui défoncent habituellement la piste en cette fin d’été n’ont pas sévi depuis maintenant plusieurs semaines. Nous pouvons donc emprunter la lunaire Notom Road sans crainte.



Avant d’entamer la descente dans les entrailles de la Terre, je profite d’un dernier arrêt pour faire une photo des lieux que nous allons traverser.



Malgré le beau temps qui rend possible l’expédition, cet endroit ne se laisse pas apprivoiser facilement. En témoignent les nombreuses courbes de la piste qui nous attend.



Les premiers miles de la Notom Road sont très sablonneux. Nous avons enfin l’impression que notre 4x4 est utile…



Un peu plus loin apparaissent à nouveau des teintes violettes dans la roche.



Nous continuons de remonter la Notom Road vers le nord, avec le Waterpocket Fold sur notre droite. Ici, les talus qui encadrent cette énorme faille sont moins hauts. C’est pourquoi nous tentons une petite escapade pédestre. A travers une végétation basse où la présence de reptiles ne fait aucun doute, nous regardons surtout nos pieds, jusqu’au moment où nous grimpons un petit talus qui domine l’immense Waterpocket Fold.



En regagnant la piste, nous sommes tout surpris de ramasser… une huître ! Mais nous n’y accordons pas plus d’importance que ça (quelques heures plus tard, le Visitor Center du parc nous apprendra qu’il s’agit d’huîtres datant de l’époque secondaire, pendant laquelle une mer intérieure recouvrait ces lieux : cette huître a donc plusieurs millions d’années…). Juste avant de retrouver une route goudronnée que l’on a quittée il y a maintenant 1h30, un nuage se promenant très seulement dans le bleu profond du ciel attire mon attention.



Avec l’asphalte, nous avons l’impression d’un semblant de retour à la civilisation. Mais l’influence de la nature est toujours grande, comme le montre ce sein sculpté à même la roche.



Après un rapide passage par le Visitor Center, nous prenons la direction de la Scenic Drive road.



Notre but est de rejoindre Capitol Gorge, partie de la vallée de la Fremont River que les explorateurs et pionniers mormons colonisèrent à la fin du dix-neuvième siècle afin d'éviter le terrain escarpé du plissement. Pour se faire, nous empruntons une piste jonchée d’obstacles en tous genres.



Avant d’entrer dans Capitol Gorge, nous faisons une pause et nous rafraîchissons car la chaleur est une fois de plus intense.



Difficile d’imaginer qu’au début du 20ème siècle, les pionniers traversaient Capitol Gorge en voiture, tant la piste semble étroite et cabossée ! Après avoir croisé les fameux pétroglyphes, nous continuons à nous enfoncer dans Capitol Gorge. C’est la fin d’après-midi, le soleil va bientôt se coucher, nous en profitons pour jouer une dernière fois avec nos ombres.



Nous n’atteignons pas le bout de la randonnée car le temps presse. Sur le retour, les lumières de fin de journée embellissent un peu plus un paysage pourtant déjà somptueux.



Avant d’attaquer la Scenic Drive road, nous avons pris le soin de réserver un emplacement au camping de Fruita. Et nous avons bien fait car ce soir, il n’y en a plus un de disponible. Comme à notre habitude, nous montons nos tentes made in France en 2 secondes, sous le regard ébahi de nos campeurs voisins. Le dîner est fidèle à lui-même, c’est-à-dire léger et peu diététique. Avant de nous endormir, nous souhaitons nous doucher mais une fois de plus, le camping, pourtant situé le long de la Fremont river, ne dispose pas de douches. Fred et moi optons alors pour une douche improvisée… dans des toilettes handicapées ! Assez précaire mais indispensable au vu de notre état de propreté.

Jeudi 13 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons et commençons notre journée par une dernière balade via la Cohab Canyon trail. Le temps est plus gris ce matin, mais il n’empêche que cette petite randonnée nous offre de jolis points de vue. Avant de quitter le 3ème parc national de notre épopée, je photographie la maison de pionniers mormons située à l’entrée de Fruita.



Les paysages situés entre Fruita et Hanksville sont littéralement lunaires. Rarement je n’ai vu de telles étendues de roches grisâtres.



Très peu de monde sur cette portion de la route n°24 où l’immensité des lieux est vraiment impressionnante.



Nous voilà arrivés à Hanksville, il est temps de faire le plein d’essence, d’acheter un bon vieux sandwich pour le repas du midi et d’appeler Christophe, le frère de Fabien qui aurait tant voulu être de la partie, pour le chambrer un peu… Pendant les 2 heures de route qui nous séparent de Green river, la compilation concoctée par Fabien ainsi que le best of de Led Zeppelin tournent en boucle. Nous déjeunons dans l’abominable ville de Green River, puis nous prenons la direction des Fisher Towers pour finir cette journée de transition. Sur la Dinosaur Diamond Prehistoric Highway nous doublons un camping-car immatriculé en France ! Nous arborons alors fièrement par la fenêtre le drapeau breton. Dans cette région où nous voyons le Colorado pour la première fois, la terre prend une teinte rougeâtre différente de celles croisées depuis 5 jours.



Il est 15h et nous nous approchons enfin des fameuses Fisher Towers. La climatisation tourne à plein régime, le choc est d’autant plus violent lorsque nous quittons la voiture afin de s’essayer à une petite marche vers ces drôles de monolithes. Nous n’atteignons pas le pied des tours tant la lourdeur du climat nous accable.



Nous rebroussons donc chemin, avec un petit sourire malgré tout car nous savons qu’une piscine nous attend au Sleep Inn de Moab. Avant de profiter de cette eau rafraîchissante, nous lançons une lessive à l’hôtel car nos affaires sales s’entassent de plus en plus au fond de nos sacs. En nous dirigeant vers la piscine, nous remarquons la présence d’un spa. Passage obligatoire dans cette eau bouillante en guise de préliminaires… Après ça, l’eau de la piscine nous paraît à peine fraîche tant notre excitation est grande. Un petit concours d’apnée et quelques brasses rythment donc notre fin d’après-midi.



Mais le temps nous est compté. Si nous voulons assister, comme nous l’avons prévu, au coucher du soleil à Dead Horse Point, il ne faut pas tarder car il est déjà 18h et la nuit tombe vite en cette période de l’année dans l’ouest américain... Sur la route de Dead Horse Point, les Monitor et Merrimac Buttes nous imposent un arrêt photo.



La fin du trajet est une véritable course contre la montre. Nous voyons les minutes qui défilent et dans le même temps le soleil qui descend inéluctablement. Et ce qui devait arriver arriva, lorsque nous accédons enfin sur le parvis dominant Islands in the Sky, Dead Horse Point est déjà dans l’ombre. Les derniers rayons du soleil nous proposent tout de même une perspective à couper le souffle.



Un groupe important de Français est également présent pour assister à ce joli crépuscule. Il fait maintenant quasiment nuit, nous reprenons alors la route de Moab. En quittant le parking de Dead Horse Point, nous croisons un ranger qui verbalise un conducteur qui n’a a priori pas payé le droit d’entrée de ce State Park. Un peu plus loin, nous apercevons quelques biches sur notre gauche. En cette fin de journée, la lune pointe enfin le bout de son nez au milieu d’un ciel très coloré.



Vendredi 14 septembre : Après une nuit d’hôtel réparatrice et un petit-déjeuner où l’on avale enfin du bon pain avec de la confiture, nous nous rendons au supermarché pour y faire quelques provisions. Nous sommes d’attaque pour enchaîner notre parcours sur Arches National Park.



Nous jetons tout d’abord un œil aux North et South Windows, 2 arches quasi-similaires. Puis nous nous arrêtons devant Balanced Rock dont l’équilibre paraît hasardeux.



Nous poussons jusqu’au parking de Devils Garden. C’est d’ici que débute la randonnée qui doit nous mener notamment à Landscape Arch et Double O Arch. Après une petite heure de marche, le temps s’est bien couvert. Nous arrivons donc sur une Landscape Arch assez terne, mais ses 89 mètres de long me laissent tout de même sans voix. Nous choisissons cet endroit pour goûter la salade que nous nous sommes préparés quelques heures plus tôt. Nous ne nous attardons pas trop car nous savons que le Devils Garden trail est assez long. Après un passage devant Wall Arch, je tente une photo qui offre une belle perspective au-dessus d’une faille qui mesure 50 cm de largeur pour environ 3 mètres de profondeur. En prenant mon appareil photo dans ma petite sacoche, je fais malencontreusement tomber mon portefeuille dans la crevasse ! La mission s’annonce délicate pour le récupérer mais j’y parviens finalement, après quelques difficultés pour descendre notamment. Nous apercevons Double O Arch vers 14h30. De loin, elle ne semble pas très imposante mais une échelle humaine sur la photo évite tout commentaire.



Nous traînons un peu autour de cette arche curieuse. Dans ce coin, le vent est fort, mais cela n’empêche pas un escaladeur de s’essayer à une paroi verticale. Après être allé faire un tour sur le dessus de l’arche, nous continuons notre chemin et entamons la 2ème moitié de la boucle. Un sentier vraiment agréable où l’on marche très souvent sur des surfaces aplanies de grès. A certains moments, il est très facile d’imaginer l’emplacement des futures arches du parc.



Nous consacrons la fin d’après-midi à Delicate Arch. Après une montée plus longue et plus difficile que nous l’avions prévue, Fabien et moi atteignons un site envahi par les photographes, Fred étant légèrement en retrait. L’endroit est d’autant plus beau que le soleil, assez inexistant aujourd’hui, se fait enfin remarquer.



Nous assistons à une demande en mariage au pied de l’arche. Pour le coup, les nombreux photographes, qui d’ordinaire n’hésitent pas à huer ceux qui s’approchent un peu trop près de la photogénique arche, se morfondent dans un silence de politesse. Fred, lui, a enfilé ses lunettes 8 millions de pixels qui dévoilent l’envers du décor.



Au fur et à mesure que le soleil baisse, le rouge que revêt l’arche devient très vif, à la limite de l’embrasement… A l’arrière-plan, les sommets de La Sal Mountain, qui culminent à plus de 3 500 mètres, se retrouvent dans l’ombre.



La redescente est plus facile, mais il fait quand même quasiment nuit lorsque nous arrivons à la voiture. Nous regagnons Moab sans savoir vraiment où nous dormons ce soir. Le festival de musique country rend nos tentatives vaines auprès des motels de la ville, ceux-ci affichant tous complets ! Nous optons finalement pour le Canyonlands campground, situé en plein centre, mais dont l’amabilité du gérant en aurait fait fuir plus d’un… Le montage des tentes, même s’il est très simple, se fait dans un camping complètement dans l’obscurité. La fatigue, qui commence à se faire ressentir, ajoutée aux douches payantes rend cette fin de journée assez pénible. Seul Fred casse sa tirelire pour bénéficier d’une douche bien chaude, Fabien et moi nous contentons d’un lavage sommaire à l’ancienne.

La 2ème semaine par ici !
Circuit de vingt jours à Madagascar en novembre English translation pending
by Zarkdav · 2007-10-22 · 45 replies
Ca y est, il faut que je parte! Mes dernières, courtes (1 semaine), vacances étaient en Avril, en Autriche. Suite aux conseils d'un ami Malgache, j'ai pris un vol aller-retour départ le 9 Novembre, retour le 30. Objectif: décompression, mais surtout première approche d'un pays mystérieux et que j'avais toujours cru inaccessible (à cause des tarifs aériens surtout, mais ça semble s'être amélioré).

Alors, quelle région me conseillez vous? Est-ce que la période est propice à la plongée? Quelles sont les dates limites des traitement anti-palu et des vaccins (je sens que je vais être juste et mon vaccin contre la fièvre jaune date de 1998)?
Phuket ou Pattaya? ou combiné Thaïlande-Hong Kong English translation pending
by Sslats · 2007-09-12 · 26 replies
salut je compte partir en thailande en fevrier sur differents circuits j'ai remarqué souvent qu'on devait passait par pattaya mais ca m'a l'air de ressembler un peu au piege a touriste classique que me conseillé vous de vraiment voir en thailande au niveau plage quels sont les plus endroit j'ai l'impression que la pointe sud ( ko lanta, phuket...)est pas mal du tout mais je suis pas du tout specialisé la dedans es que kk1 qui connait bien pourrais m'indiquait les choses indispensable a voir ainsi que les plus beau endroit pour la plage

il 'ya aussi un combiné thailande hong kong ki m'a l'air pas mal du tout si kk1 l'a fait pourrais t'il me dire ce qu'il en pense!

merci
Voyage à la découverte de l'Amour English translation pending
by Yangguizi · 2007-08-06 · 59 replies
L'Amour... Comme nombre de mes semblables, ce mot m'a toujours fait rêver et depuis ma tendre enfance, je rêvais de le connaître, de pouvoir associer un vécu, des souvenirs, des expériences à ce mot si magique. Car à 31 ans, je ne l'avais jamais connu l'Amour avec un grand A, celui que seule une petite minorité de terriens a pu un jour connaître ou tout simplement effleurer. Et si du haut de mes quelques années de vie et de voyages j'ai déjà pu accumuler un certain nombre d'expériences intéressantes, l'Amour restait encore quelque chose pour moi de mystérieux et d'inconnu.

Une semaine de vacances plus ou moins imposées au dernier moment en cet été 2007 allaient représenter une chance unique de partir à la découverte de l'Amour. Et à ce quasi-dépucelage voyagiste allait s'ajouter une autre première en ce qui me concerne: j'allais voyager avec des amis, ce qui était une véritable révolution pour le voyageur solitaire que je suis en général. Un couple d'amis français de passage en Chine, que je désignerai sobrement par les initiales H. et K., étaient tout à fait disposés à m'accompagner dans cette quête de l'Amour. Je savais que je ne risquais pas grand chose en voyageant avec eux. Habitués aux rythmes effrénés, et partageant bon nombre de centres d'intérêts avec moi (surtout H.), ils allaient être les compagnons idéaux pour ce voyage initiatique.

Inutile de préserver le suspense plus longtemps, l'Amour, je peux maintenant dire au terme de ce voyage que je l'ai rencontré. Mais j'y reviendrai plus tard. Si l'Amour était effectivement le but principal de ce voyage, il n'y a quand même pas que ça dans la vie, et il s'est passé bien des choses pendant ces 9 jours, avant et après la rencontre avec l'Amour. Je savais instinctivement que c'est dans le nord-est de la Chine, dans l'ancienne Mandchourie, que je rencontrerais l'Amour. Dans la province du Heilongjiang que je n'avais encore jamais explorée pour être exact, ce qui tombait très bien car en cet été caniculaire, elle devait être une des plus agréables de Chine, d'un point de vue strictement climatique.

Ce voyage a donc commencé un beau et chaud samedi matin par un vol en direction de Pékin où m'attendaient mes amis avec qui nous devions rejoindre ensemble Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, un peu plus tard. Arrivé sans encombres à l'hôtel, j'ai retrouvé H. et K. puis nous nous sommes mis en quête d'un billet de train pour Harbin, ce qui s'est avéré être une opération plus difficile que prévue (ils avaient déjà échoué la veille). Mais ce voyage à la découverte de l'Amour allait être placé sous le signe de la chance, et une aubaine miraculeuse nous fit décrocher trois places en couchette molle le soir même pour Harbin, à un horaire parfait. Cela ne me laissait qu'une demi-journée pour profiter de Pékin, une ville où j'étais déjà allé à plusieurs reprises, mais souvent en coup de vent, et où j'avais plusieurs choses à faire. La première, et aussi bien H. que K. ne pouvaient que m'encourager à assouvir ce vice, consistait à aller déguster un délicieux canard laqué au Yawang, le roi canard, un des restaurants les plus en vue de la ville pour cette spécialité. On a beau rechercher l'Amour avec un grand A, ce n'est pas une raison pour étouffer l'amour de la bonne bouffe!
La Chine en sac à dos avec trois enfants: Sichuan & Guizhou English translation pending
by Pierremanue · 2007-07-27 · 5 replies
Nous partons dimanche avec 3 enfants de 3 à 11 ans en Chine : atterrissage à Chengdu, nous pensons nous rendre auprès des pandas, puis à Kangding avant de descendre dans le Guizhou, à la recherche des villages des minorités. ensuite direction Yuangshuo puis île de Hainan, avant de décoller de Hong Kong. en tout : 3 semaines et demi. Peu de temps pour un programme ambitieux... avez-vs des conseils, surtout pour voir de belles fêtes de minorités ou des marchés hauts en couleurs ? les pandas : nous pensons nous limiter au centre de préservation de Chengdu (la réserve de Wolong n'offrant que peu de chances de les voir), mais y a t-il un endroit sauvage où l'on a de vraies chances de les voir en liberté ? L'île de Hainan : avez-vs des infos sur les macaques ? Merci énormément !!! Emmanuelle & Pierre
En direct du Vietnam English translation pending
by Nguyenclaude · 2007-07-06 · 115 replies
Bonjour,

Arrive le 1/07/2007 a Ha Noi sous la pluie et des cordes, chaleur (38 degres) et moiteur (95/100). Tout de suite dans l ambiance.

Jours suivants : Hoa Lu et Baie d`Ha Long avec 1 nuit sur la jonque. Que du beau temps. Je suis beni des Dieux. Feerique. Repos total et convivialite maximale. Desole pour les grincheux et les malchanceux. Et, je ne peux pas vous decrire la cuisine et les saveurs. Il faut les gouter.

A Hue depuis 2 jours (Bonjour ottlpac), c`est le calme et le repos en attendant la suite. J`ai ete aux restaurants Hoa Vien et Y Thao (pour mes femmes). Que du bonheur. Avec du soleil sans la moiteur du Nord.

Demain, depart pour Hoi An.

La suite aux prochaines episodes.

Bon courage en attendant votre tour.

Bien a Vous.

Un bienheureux. Votre serviteur.

Claude.

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