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Taïwan - Avril 2017 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.
Taïwan ? Pourquoi Taïwan ? Voilà la question qu’on nous a régulièrement posée, tant avant notre départ que pendant le voyage. Il est vrai que Taïwan ne fait pas partie du Top 10 des destinations touristiques en France. Parce qu’une amie en revenait et nous a vanté ses trésors cachés, nous avons commencé à creuser l’idée. Internet a fait le reste et nous a rapidement convaincus. Et pour nous qui connaissons (un peu) Chine et Japon, Taïwan a pris tout son sens, comme étant la pièce manquante du puzzle entre ces 2 régions.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Dim 26 Mars – Vol China Eastern : Paris CDG / Taipei via Shanghai - Arrivée du vol à 14h00 – 3 nuits à Taipei Lun – Taipei Mar – Jiufen - Jinguashi Mer – HSR + bus (arrivée vers midi) – 2 nuits à Sun Moon Lake Jeu – Tour du lac à vélo Ven – Bus + HSR + bus (arrivée vers midi) – 3 nuits à Tainan Sam – Tainan Dim – Anping Lun – TRA + HSR + TRA (arrivée à 15h) – 3 nuits à Taroko Village Mar – Gorges de Taroko à vélo Mer – Rando Jhuilu Old Trail Jeu – TRA (arrivée vers midi) – 2 nuits à Taipei Ven – Taipei Sam 8 Avril – Vol China Eastern : départ à 18h40
BUDGET : Cours du NT$ : 100 NT$ = 3,1 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur China Eastern via Shanghai : 587 €/p l’A/R Train HSR Taipei-Taichung : 35,11 €/2p Train HSR Taichung-Tainan : 40,85 €/2p Train HSR Tainan-Taipei : 84,47 €/2p
Dépenses sur place : Hébergement : 956 € (30 845 NT$) pour 13 nuits (2 373 NT$/nuit soit 74€) Autre : 925 €
Budget total tout compris : environ 3 216 € (hors achats perso) Nous avons choisi des hébergements milieu de gamme, on peut trouver moins cher. Pas de folie quant aux autres dépenses (repas dans la rue et transports locaux). Et pas de mojitos.😛
GUIDES : Guide Lonely Planet – 9e Ed – En anglais. Un peu vieux, trop d’infos plus à jour.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Voyages-sncf.com pour son bon rapport horaires/durée/prix malgré une escale assez longue à Shanghai. Pas de frais de dossier masqués, pas de changement de prix à la dernière minute.
2 – HSR Trains rapides (High Speed Railway) Réservation et paiement effectués sur internet avec la carte Mastercard : www.thsrc.com.tw/index_en.html?force=1 Très simple et efficace. Il nous a suffi ensuite d’échanger nos 3 vouchers aux guichets HSR de la Main Station de Taipei contre les tickets. Malgré une longue queue qui m’avait déprimée, service ultra rapide. En 10 minutes, tout était réglé. Nous avons également pu, sans aucune difficulté et sans frais, modifier un trajet le jour même pour partir plus tôt que prévu. De nouveau, service rapide, efficace et aimable. Que ce voyage fut facile !
3 – TRA Trains standards www.railway.gov.tw/en/booking.aspx?n=19679 Je n’ai pas réussi à réserver via internet (pb de carte bancaire, je n’ai pas insisté …). Par contre, j’ai imprimé les horaires des trains qui nous intéressaient et nous avons réglé l’achat de nos A/R Taipei/Xincheng sans tarder, dès notre arrivée à Taipei. Là encore, tout fut réglé en quelques minutes. La jeune-fille au guichet parlait bien anglais. Paiement par CB, cette fois sans problème.
Main Station accueille le métro (MTR), les TRA les HSR. Du coup, correspondance ultra rapide entre un HSR et un TRA. Aucun problème pour trouver le quai où prendre les trains (HSR ou TRA). Tout est très clairement indiqué en Anglais. Conservez votre ticket, il servira à valider votre sortie. Dans les trains (HSR et TRA), les stations sont annoncées et affichées en Chinois et en Anglais. Aucune inquiétude, aucun risque de rater son arrêt. Un conseil, essayez de retenir le nom de la station précédent votre destination, ça aide. Tous les trains que nous avons pris étaient parfaitement à l’heure.
4 – MTR Métro. english.metro.taipei/...=70241&mp=122036 Ultra simple. Ultra propre. Et quelle discipline ! Ils font sagement la queue devant les portes, devant les escalators … Ca repose. Il existe plusieurs formules de pass. Prenez le temps de lire les différences pour acheter celui qui vous convient le mieux (fiche en Anglais à tous les points de vente aux entrées de métro). L’EasyCard est un porte-monnaie électronique, le pass 2 days donnent accès à certains bus et prend fin à minuit du jour 2, le pass 48h (pas d’accès au bus) prend fin 48h après la 1ère utilisation … Quel que soit votre choix, une carte est vraiment pratique.
5 – Bus Si vous n’avez pas un pass qui vous donne accès aux bus, alors il faut payer cash en glissant les pièces dans la boite transparente près du chauffeur. Et faire l’appoint puisqu’il n’est pas prévu de rendre la monnaie. Avec un pass, il faut valider en montant et en descendant.
HEBERGEMENTS : Effectués sur booking.com (sauf Taroko) courant Janvier. Aucun pré-paiement. Prix indiqués par nuit, pdéj buffet inclus. Choix d’hôtels milieu de gamme. Tous ont en commun d’être confortables et très propres. Mon critère de choix principal est la situation géographique de l’hôtel (et l’annulation gratuite). Aucun coup de cœur.
Taipei Taipei M Hotel 2300 NT$/nuit Chambre petite et aveugle. Pdéj asiatique uniquement. Situation vraiment idéale à 100m de Taipei Main Station.
Sun Moon Lake Shui Sha Lian Hotel 2500 NT$/nuit A côté du Visitor Center, de Giant (bike rental) et de l’arrêt du bus pour Taichung HSR
Tainan Cambridge Tainan Hotel 2373 NT$/nuit Super pdéj. Enfin des fruits ! A 15-20 min à pied de TRA station.
Taroko Village Taroko Lodge rihang.wordpress.com/.../11/03/taroko-lodge/ Réservation effectuée auprès de Rihang par email 2500 NT$/nuit à payer cash, pdéj (pas buffet) inclus Séjour totalement organisé par Rihang. Aucune inquiétude à avoir même si l’Anglais de Jin ou Rihang est approximatif. Don’t worry comme ils l’écrivent et le répètent sans arrêt. A juste titre. Je consacre un paragraphe complet plus bas.
REPAS :
Taïwan est le royaume du street food et des night markets. Osez ! Moins cher qu’au Japon mais plus que dans les autres pays d’Asie du SE. Vous mangerez pour quelques €. Coca cola difficile à trouver. On s’en est passé, tout comme des mojitos !
Quelques adresses :
Dans la tour (saumon et vert) Shin Kong Mitsukoshi, face à Main Station à Taipei. Au B1 (1er sous-sol), tout un ensemble de stands propose une cuisine simple et variée. Tables au centre pour accueillir tous les clients. Ambiance cantine mais c’est bon et surtout facile pour démarrer …
Fort Gelato Cafe 206 Yongfu Rd à Tainan De très bonnes glaces.
Et le méga coup de cœur :
Din Tai Fung à Taipei www.dintaifung.tw/store/en-taiwan.html C’est la fameuse chaîne à succès de Dim Sum. Créée à Taiwan. C’est une tuerie !!! Mais soyez prêt à faire la queue pendant laquelle vous remplirez votre fiche de commande. Il y en a un au pied de la Taipei 101 … A combiner avec la visite de la tour. D’une pierre deux coups !
TAIPEI : A l’arrivée à l’aéroport international de Taoyuan, nous suivons les indications du LP et le parcours fléché dans l’aéroport vers City Bus pour prendre le bus 1819 (125 NT$) qui nous dépose à Main Station. Nickel ! Pour le retour, nous avons trouvé une solution encore plus simple : nous avons pris le tout nouveau Express MRT Taoyuan. Le LP n’en parle pas. Dans Main Station, suivre les indications Taoyuan Airport MRT (porte K12). Départ toutes les 15 minutes, 35 minutes de trajet, 160 NT$, confortable et sûr ! Super bon plan.
Taipei n’est pas une jolie ville. Aucun édifice qui ne mérite un "3 étoiles" ou qui justifie à lui seul le voyage. L’architecture y est quelconque, voire ringarde. Certains quartiers regroupent des tours sans aucun charme, les unes sur les autres. Aucune vieille ville. Même les temples sont tous rénovés. Rien n’est vraiment ancien … La faute à la guerre et à la Nature qui n’épargne pas l’île. Nous, grands amateurs de vieilles pierres, nous aurions dû rester sur notre faim … Et pourtant … nous avons adoré Taipei ! En effet, de jour comme de nuit, l’ambiance y est douce. Des restaus dans les rues, partout, apportent une odeur alléchante (sauf quand il s’agit de stinky tofu). Les boutiques sont toujours grandes ouvertes et débordent sur les trottoirs. Les néons recouvrent les façades et, à la nuit tombée, illuminent les rues de mille couleurs. Les marchés de nuit regorgent de bonnes choses. On s’y perd avec bonheur en toute sécurité. Les locaux vivent dehors, mangent, prient, chantent … Partout, une ambiance sereine et joyeuse. Nulle part, nous ne nous sommes sentis agressés ou en danger, pas de klaxon, pas d’altercation, pas de graffiti, pas de saleté, tout est propre, bien entretenus … A défaut d’être anciens. En voyage, nous sommes de vrais bonnets de nuit, nous aimons vivre au rythme du soleil et nous coucher tôt. Taipei nous a secoués ! Les marchés de nuit y sont pour quelque chose.
Nous y avons passé 3 jours pleins et 3 ½ journées, bien occupés, bien chargés jusque tard en soirée. J’ai aimé, beaucoup. Beaucoup de nostalgie en partant.
Tour 101 (600 NT$) Les tickets s’achètent au 5ème étage. Les étages inférieurs accueillent de belles boutiques de luxe dans un cadre somptueux. Et Din Tai Fung au RdC !... Miam !! Nous y sommes montés à la nuit tombée. L’ascenseur est un des plus rapides du monde. Au 89ème étage, la vue 360° de nuit est imprenable. D’autant que nous avions la chance d’avoir une nuit très claire. Au 91ème, on admire l’ingénieux contre-poids. C’est une belle visite.
3 vieilles demeures chinoises : Lin An Tai House (gratuit) Lin Family Mansion & Garden (gratuit) Lee Residence House (100 NT$) Je les ai notées dans l’ordre de notre préférence. Si votre temps est compté, la Lin An Tai House est la mieux restaurée, la plus grande, la plus intéressante. Mais il y a du monde. Attention, adresse erronée dans le LP pour la Lee Residence House. Elle se situe dans la Lane 243 de la Zhongzheng Road.
3 temples remarquables (parmi beaucoup d’autres) : Bao’an Temple Confucius Temple Longshan Temple Magnifiques ! Les orchidées sont impressionnantes. Les 3 valent d’être vus. Le LP décrit par le menu le Bao’an, dans le chapitre consacré aux temples de Taiwan (en fin de volume). Ca vaut le coup de commencer par celui-ci et de prendre le temps de faire une visite studieuse pour mieux comprendre les spécificités de l’architecture religieuse taiwanaise qu’on retrouvera dans tous les temples.
Maokong (120X2 NT$) Voici une belle sortie ! Métro jusque Taipei Zoo au bout de la ligne marron. De là, à pied on rejoint le téléphérique et ses œufs. 120 NT$ pour aller jusqu’en haut. On embarque. On a notre "gondola" pour nous tout seuls. Nous voici partis pour une longue balade au-dessus d’une végétation dense et tropicale. Après 3 arrêts, on arrive dans le quartier des plantations et des maisons de thé. Ambiance petit village. Quelques randos faciles permettent de s’approcher des plantations de thé et des jardins potagers. De nombreux petits restaurants permettent de goûter le thé et tout ce qui tourne autour. Pour redescendre, on rachète un ticket (120 de nouveau). Cette fois, on choisit d’attendre pour être dans une "Crystal Gondola" dont le fond est transparent. C’est le même prix que les autres mais il y en a très peu. Il faut donc être prêts à patienter. Comme toujours, conservez bien votre ticket. Vous en aurez besoin pour sortir. Rien que la balade en téléphérique justifie cette sortie. Par ailleurs, l’ambiance en haut est très agréable. On peut y passer facilement plusieurs heures, entre balades et restau.
National Palace Museum (250 NT$) Pour s’y rendre, il faut prendre un bus (15 NT$), juste à la sortie du métro Shilin. C’est bien fléché. Magnifique musée d’objets anciens, de calligraphie, d’estampes. Il y en a pour tous les goûts et certaines pièces sont fabuleuses. On y a passé plus de 2 heures. Bon plan : le vendredi, il fait nocturne.
Jiufen – Jinguashi Bus Keelung 1062 (au métro Zhongxiao Fuxing, sortie 1) jusqu’à Jiufen : 100 NT$ Bus Jiufen-Jinguashi : 24 NT$ Bus Jinguashi – Taipei : 109 NT$ Jiufen ne m’a pas plu. Je n’y ai trouvé rien d’authentique, rien d’original. C’est juste quelques rues ultra touristiques, sans aucune âme, même pas jolies. J’attendais autre chose. Jinguashi a un intérêt patrimonial. Une vieille mine d’or et les bâtiments attenants ont été transformés en musée (80 NT$). Intéressant. Cette balade nous a pris une grosse ½ journée (retour à Taipei à 15h). Nous regrettons ce choix, il y a sûrement mieux à faire (Yeliu, Beitou, Yangmingshan Park ??...).
SUN MOON LAKE : Bus 6670 depuis la gare HSR de Taichung. 175 NT$. Très bien fléché dans la gare. 1h15 pour arriver à Shueishe (ou Sun Moon Lake). Même chose au retour. Nous avions prévu de la marge pour ne pas rater notre Train HSR vers Tainan. Moi, je suis du style plan A, plan B et plan C. Et je préfère me lever tôt plutôt que de m’en vouloir. Enfin bref, peut-être que des fois, j’abuse un peu quand même … Du coup, comme le bus n’a pas crevé, qu’il n’y a pas eu de bouchon, qu’il n’y avait pas de manifestation, ni de typhon … on est arrivé à la gare HSR avec … 3 heures d’avance … Philippe ronchonne … Tu vois, on avait largement le temps de déjeuner ! Je ne la ramène pas trop … Je file aux guichets HSR pour tenter de faire modifier nos billets. Bingo ! Gratuit ! On part dans 15 minutes ! Philippe jubile ! Et moi, je respire !
Sun Moon Lake nous a un peu déçus. Sans doute dû au fait que nous avons eu un temps couvert, donc, aucun coucher de soleil. Nous avons fait le tour du lac en vélo en louant chez Giant, à côté du Visitor Center de Shueishe Village. 150 NT$ la journée. Passeport laissé en garantie. Vélo pépère, confortable (large selle et panier à l’avant) mais un peu lourd. Et malgré ses 7 vitesses, on a dû s’assoir sur notre ego et mettre pied à terre à chaque montée. Départ à 8h30, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Le Wenwu Temple vaut vraiment la peine de s’y arrêter. Ne manquez surtout pas d’aller à l’arrière voir le magnifique portique avec ses pierres vertes toutes ornées de sculptures en méplat.
Attention à ne pas rater l’embranchement vers Shueishe après avoir passé le Xuan Gang Temple. Ça descend, c’est agréable, ça file, il fait bon, un tunnel, un 2ème … et zou … on l’a raté. Du coup il faut remonter ! L’embranchement est juste avant le 1er tunnel, à droite. Donc, surtout pas de tunnel ! Cette piste cyclable permet de longer le lac. Mieux qu’un tunnel non !?!
Vélos rendus à 15h.
Mon conseil : n’allez à SML que s’il fait beau.
Un petit restau très sympa : MoonCafé juste après l’hôtel Shui Sha Lian.
TAINAN : Pour rejoindre le centre de Tainan depuis la gare HSR, nous avons (toujours sur les conseils du LP) cherché (et trouvé) la navette gratuite qui nous a déposés au Confucius Temple. Au retour, beaucoup plus simple : nous avons opté pour le train pris à la gare TRA (25 NT$). C’est la ligne Tainan-Shalun. Shalun c’est la gare HSR et c’est le terminus. Facile, rapide (23 minutes). Un train toutes les ½h. Je recommande, c’est bien plus facile que le bus. Et il y a un Starbucks sympa dans la gare de Tainan pour déjeuner et patienter (ben oui, j’avais encore pris trop de marge …). Mais bon, qu’on patiente là ou à l’hôtel, c’est pareil, non ?... Non, je ne l’ai pas convaincu.
Tainan. On espérait une vieille ville, tout au moins une vieille partie historique pour nous rappeler les villes chinoises qu’on a tant aimées comme Lijiang ou Pingyao … On en est loin. Tainan reste résolument moderne et diffère assez peu de Taipei. Cela dit, les temples et Anping valent le coup et on ne regrette pas notre visite. 2 jours pleins suffisent et permettent de ne pas courir.
Anping. Pour s’y rendre : bus 88 ou 99 à prendre devant le Chihkan Tower (18 NT$, il faut l’appoint).
Anping Tree House (50 NT$) Impressionnant. Une grande maison désaffectée qui se fait engloutir par des banyans. C’est très surprenant avec un petit côté épouvante … Pour peu, on verrait les racines grandir !
Ne manquez pas de vous promener dans les petites ruelles charmantes après Matsu Temple. Et ne ratez pas l’emblème de la ville : un lion avec un sabre entre les dents. Enfin, je ne vois pas comment on pourrait le rater !...
GORGES de TAROKO : Pour y aller, nous avons choisi l’option train. De Tainan, on remonte à Taipei en HSR puis on enchaine avec un TRA jusque Xincheng. HSR et TRA sont au même niveau de Main Station. Nous avions 1h entre les deux, c’est bien plus qu’il n’en faut. 10 minutes suffisent. Nous sommes arrivés à Xincheng à 15h. Le fait de remonter à Taipei peut étonner. On revient sur ses pas, c’est agaçant. Mais c’est l’option qui nous a paru la plus rapide et la plus fiable. Si vous avez du temps, la traversée de l’île est sans aucun doute un meilleur choix (en bus ou en voiture). Les paysages sont superbes parait-il.
Taroko. Le clou du voyage ! La principale raison de notre venue à Taïwan ! Eh bien, aucune déception ! Au contraire. Tout d’abord, le choix de notre lodge. A Taroko Village plutôt qu’à Hualien. Bien plus proche des gorges. Desservi par le TRA, station Xincheng, 2 ou 3 heures depuis Taipei (selon le type de train). Ensuite et surtout, Rihang et Jin (le père et le fils), les hôtes du lodge s’occupent de tout. Nous voulions descendre les gorges à vélo et faire le Jhuilu Old Trail (pour lequel il faut un permis), j’ai fait mes demandes par email. A notre arrivée, tout était prêt.
Nous voici donc à la gare de Xincheng, lundi à 15h. Jin nous attend, avec mon nom sur un petit papier à la main. Pas grand risque d’erreur, nous sommes les seuls Occidentaux.
Le lendemain mardi, c’est la journée vélo. Avec son microbus, Jin nous emmène avec nos vélos (cette fois, ce sont de vrais VTC). Un petit arrêt au Seven-Eleven du village pour y faire provisions d’eau et d’un petit picnic. Puis, Jin nous monte en haut des gorges. En route, il nous indique les arrêts, les points de vue, les trails qu’il ne faut pas rater. Un petit plan complète les repérages. A 10h30, il nous laisse près de l’entrée de Baiyang Trail. A nous de jouer ! Objectif : rejoindre le lodge par nous-mêmes en faisant les quelques petites randos que nous aurons choisies (il y en a plus que nécessaire). Et, vous l’aurez deviné, ça descend tout le temps !... C’est de la rando pépère ! Nous commençons par Baiyang Trail. On pose vélos et casques devant le tunnel où démarre la rando. Pas de cadenas, ça ne craint rien ! Le long tunnel est tout droit, on aperçoit la lumière au bout. C’est faisable même sans torche. Le chemin tout plat amène à une plateforme de bois avec un joli point de vue sur une cascade. Attention, l’accès au rideau d’eau est fermé actuellement. La balade vaut néanmoins le coup. A/R en 1h15. C’est une bonne mise en jambe. Nous choisissons ensuite de parcourir le Lüshui Trail. Le sentier est superbe. Il grimpe à travers une végétation tropicale puis il suit la falaise. Vues splendides sur la rivière grise en contre bas. Boucle d’1h environ qui se termine par 7-8 min sur la route pour retrouver nos vélos en amont. Plus loin, petit arrêt au Yue Fei Pavillon pour profiter d’une jolie vue sur la gorge depuis un pont suspendu. Argh … les grenouilles dans le ventre !! Nous arrivons ensuite à Swallow Grotto (swallow=hirondelle). Une route (en sens unique) longe la gorge en parallèle d’un tunnel (lui, à double sens). Avec nos vélos, nous empruntons le sens interdit et nous nous émerveillons devant l’étroitesse de la gorge. Au bout de cette voie, on rejoint le tunnel et on repère le départ de la Jhuilu Old Trail. Ce sera pour demain. On poursuit notre descente à vélo. Toujours sans coup de pédales ! Nous évitons le long tunnel qu’a emprunté Jin ce matin : nous rejoignons Changchun Shrine. Les 3 temples accrochés dans la falaise sont de toute beauté. On poursuit cette petite déviation jusqu’à rejoindre la route principale (# 8) à la sortie du tunnel qu’on a évité plus haut. Voilà, il ne reste plus qu’à rentrer. Nous arrivons bien vite au cœur de Taroko Village. On passe devant le 7/11 de ce matin. L’affreuse cimenterie nous sert de point de repère. On la contourne pour grimper (non ?! si !) jusqu’au lodge. Les points de repère sont nombreux. GPS inutile. Nous étions de retour à 16h30. Enchantés ! Et même pas mal aux fesses.
Mercredi matin, nous repartons avec Jin dans les gorges, sans vélo cette fois. A Swallow Grotto, nous présentons notre passeport. C’est bon, nous sommes bien inscrits. On vient donc nous ouvrir la porte cadenassée qui permet d’accéder au très long pont suspendu qui marque le début du Jhuilu Old Trail. 3,1 km pour arriver au bout. On ne peut plus aller au-delà. Mais rien que ces 3100 mètres sont fabuleux. On démarre par un pont suspendu pour passer de l’autre côté de la rivière. Puis 2km de grimpette, avec de belles marches en bois. On démarre tranquillou. La végétation se raréfie, on commence à apercevoir les falaises. On parcourt encore 500 mètres quasiment à plat. Et on arrive aux falaises proprement dites. A partir de là et sur les derniers 500 mètres, le sentier est creusé à flanc de falaise. Tout du long, une corde, côté falaise, pour s’assurer et se rassurer. Parfois, le sentier ne dépasse pas les 70 cm de large. La plupart du temps, aucune protection côté vide. Maintenant, sauf à vouloir se suicider (et là c’est facile) il n’y a aucun danger. Juste un peu d’émotion pour ceux qui, comme moi, souffre de vertige. Les photos prises me prouvent à quel point tout se joue dans la tête car franchement il n’y avait vraiment pas de quoi se coller à la paroi comme je l’ai fait. Bref, même si vous avez le vertige, faites cette rando ! Elle est incroyable, unique, extraordinaire. Avec des paysages à couper le souffle, qu’on a rarement l’occasion d’admirer de cette façon, dans notre société hyper sécurisée … C’est une magnifique expérience avec un petit côté dépassement de soi (pour certains seulement). Et pour tout dire, quand nous avons quitté cette falaise, je me suis surprise à penser "zut, c’est fini". Partis à 10h30, nous arrivons au bout de la rando à midi. Retour (par le même chemin) très lent pour ménager nos vieux genoux. Nous serons sur le parking de Swallow Grotto à 14h10. 2,5l d’eau pour nous 2 et un paquet d’Oreos ont suffi. A ce rythme, aucun bobo, aucune courbature. A 15h, comme prévu, Rihang arrive pour nous récupérer. Nickel !
Ces 2 belles journées ont un coût. Journée vélo : 1 050 NT$/p (transfert + vélo) Jhuilu Old Trail : 1 200 NT$/p (permis + transferts) C’était très précisément ce qui m’avait été dit par email. Aucune mauvaise surprise. Paiement cash à Rihang. Tout comme la chambre. Les transferts à la gare sont gratuits.
Le soir, Rihang emmènent tous les hôtes de son lodge dans un restaurant du village. A 18h30. Menu fixe, autant de plats que de convives qu’on partage. Et c’est un vrai régal. Nous y sommes allés les 3 soirs (avec des comparses différents à chaque fois). Et on s’est régalés à chaque fois. Ce restaurant fait partie de nos meilleurs souvenirs culinaires. Rihang nous laissent dîner entre nous et revient nous chercher 1h-1h30 plus tard. Avec la bière, on tournait autour de 220 NT$ par personne.
Rihang est d’une gentillesse et d’une attention remarquables.
Cette étape reste mon meilleur souvenir. J’aurais aimé rester une journée de plus. Nous aurions pu pousser jusqu’à la plage en vélo, faire le Shakadang Trail ou un autre, profiter du calme du lodge et de la si belle nature environnante. En tous cas, 2 jours pleins me paraissent un minimum.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Je remplacerais Jiufen et Jinguashi par autre chose. Peut-être une journée de plus à Taroko. Peut-être une journée de plus à Taipei, tant de choses à voir.
DIVERS : L’accueil : Chaleureux, souriants, aimables et très serviables. Que du bonheur ! La langue : l’Anglais est souvent et bien parlé. La carte bancaire : utilisation très répandue. ATM partout (y compris dans les Seven-Eleven et les Family Mart). Le climat à cette époque : idéal. Autour de 22-25 en moyenne. Pas de pluie (on a eu beaucoup de chance, pour preuve : le nombre de magasins de parapluies à Taipei). Vêtements : un bon gilet pour les matinées et les soirées, ça suffit. L’affluence touristique à cette époque : surtout des touristes asiatiques. Peu d’Européens. Pas encore très connu. Les problèmes de santé : prévoyez imodium et ercefuryl. Eau capsulée partout. Offertes dans tous les hôtels (tout au moins ceux qu’on avait choisis). Les moustiques : à Taroko surtout. Internet : wifi gratuit partout. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA. Les achats perso : de beaux articles de cuisine (plateaux, dessous de plat, bols …) en bois dans Dihua Street.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les marchés de nuit à Taipei Le respect et la discipline dont les Taiwanais font preuve
On a moins aimé : 😕 Leur goût pour les karaokés L’odeur du stinky tofu
En conclusion : Ile encore bien méconnue et préservée du tourisme de masse, Taïwan est un joli trait d’union entre la Chine et le Japon, tant en termes de culture que de gastronomie. Voyage facile et facilité par la gentillesse des Taïwanais.
Taïwan ? Pourquoi Taïwan ? Voilà la question qu’on nous a régulièrement posée, tant avant notre départ que pendant le voyage. Il est vrai que Taïwan ne fait pas partie du Top 10 des destinations touristiques en France. Parce qu’une amie en revenait et nous a vanté ses trésors cachés, nous avons commencé à creuser l’idée. Internet a fait le reste et nous a rapidement convaincus. Et pour nous qui connaissons (un peu) Chine et Japon, Taïwan a pris tout son sens, comme étant la pièce manquante du puzzle entre ces 2 régions.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Dim 26 Mars – Vol China Eastern : Paris CDG / Taipei via Shanghai - Arrivée du vol à 14h00 – 3 nuits à Taipei Lun – Taipei Mar – Jiufen - Jinguashi Mer – HSR + bus (arrivée vers midi) – 2 nuits à Sun Moon Lake Jeu – Tour du lac à vélo Ven – Bus + HSR + bus (arrivée vers midi) – 3 nuits à Tainan Sam – Tainan Dim – Anping Lun – TRA + HSR + TRA (arrivée à 15h) – 3 nuits à Taroko Village Mar – Gorges de Taroko à vélo Mer – Rando Jhuilu Old Trail Jeu – TRA (arrivée vers midi) – 2 nuits à Taipei Ven – Taipei Sam 8 Avril – Vol China Eastern : départ à 18h40
BUDGET : Cours du NT$ : 100 NT$ = 3,1 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur China Eastern via Shanghai : 587 €/p l’A/R Train HSR Taipei-Taichung : 35,11 €/2p Train HSR Taichung-Tainan : 40,85 €/2p Train HSR Tainan-Taipei : 84,47 €/2p
Dépenses sur place : Hébergement : 956 € (30 845 NT$) pour 13 nuits (2 373 NT$/nuit soit 74€) Autre : 925 €
Budget total tout compris : environ 3 216 € (hors achats perso) Nous avons choisi des hébergements milieu de gamme, on peut trouver moins cher. Pas de folie quant aux autres dépenses (repas dans la rue et transports locaux). Et pas de mojitos.😛
GUIDES : Guide Lonely Planet – 9e Ed – En anglais. Un peu vieux, trop d’infos plus à jour.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Voyages-sncf.com pour son bon rapport horaires/durée/prix malgré une escale assez longue à Shanghai. Pas de frais de dossier masqués, pas de changement de prix à la dernière minute.
2 – HSR Trains rapides (High Speed Railway) Réservation et paiement effectués sur internet avec la carte Mastercard : www.thsrc.com.tw/index_en.html?force=1 Très simple et efficace. Il nous a suffi ensuite d’échanger nos 3 vouchers aux guichets HSR de la Main Station de Taipei contre les tickets. Malgré une longue queue qui m’avait déprimée, service ultra rapide. En 10 minutes, tout était réglé. Nous avons également pu, sans aucune difficulté et sans frais, modifier un trajet le jour même pour partir plus tôt que prévu. De nouveau, service rapide, efficace et aimable. Que ce voyage fut facile !
3 – TRA Trains standards www.railway.gov.tw/en/booking.aspx?n=19679 Je n’ai pas réussi à réserver via internet (pb de carte bancaire, je n’ai pas insisté …). Par contre, j’ai imprimé les horaires des trains qui nous intéressaient et nous avons réglé l’achat de nos A/R Taipei/Xincheng sans tarder, dès notre arrivée à Taipei. Là encore, tout fut réglé en quelques minutes. La jeune-fille au guichet parlait bien anglais. Paiement par CB, cette fois sans problème.
Main Station accueille le métro (MTR), les TRA les HSR. Du coup, correspondance ultra rapide entre un HSR et un TRA. Aucun problème pour trouver le quai où prendre les trains (HSR ou TRA). Tout est très clairement indiqué en Anglais. Conservez votre ticket, il servira à valider votre sortie. Dans les trains (HSR et TRA), les stations sont annoncées et affichées en Chinois et en Anglais. Aucune inquiétude, aucun risque de rater son arrêt. Un conseil, essayez de retenir le nom de la station précédent votre destination, ça aide. Tous les trains que nous avons pris étaient parfaitement à l’heure.
4 – MTR Métro. english.metro.taipei/...=70241&mp=122036 Ultra simple. Ultra propre. Et quelle discipline ! Ils font sagement la queue devant les portes, devant les escalators … Ca repose. Il existe plusieurs formules de pass. Prenez le temps de lire les différences pour acheter celui qui vous convient le mieux (fiche en Anglais à tous les points de vente aux entrées de métro). L’EasyCard est un porte-monnaie électronique, le pass 2 days donnent accès à certains bus et prend fin à minuit du jour 2, le pass 48h (pas d’accès au bus) prend fin 48h après la 1ère utilisation … Quel que soit votre choix, une carte est vraiment pratique.
5 – Bus Si vous n’avez pas un pass qui vous donne accès aux bus, alors il faut payer cash en glissant les pièces dans la boite transparente près du chauffeur. Et faire l’appoint puisqu’il n’est pas prévu de rendre la monnaie. Avec un pass, il faut valider en montant et en descendant.
HEBERGEMENTS : Effectués sur booking.com (sauf Taroko) courant Janvier. Aucun pré-paiement. Prix indiqués par nuit, pdéj buffet inclus. Choix d’hôtels milieu de gamme. Tous ont en commun d’être confortables et très propres. Mon critère de choix principal est la situation géographique de l’hôtel (et l’annulation gratuite). Aucun coup de cœur.
Taipei Taipei M Hotel 2300 NT$/nuit Chambre petite et aveugle. Pdéj asiatique uniquement. Situation vraiment idéale à 100m de Taipei Main Station.
Sun Moon Lake Shui Sha Lian Hotel 2500 NT$/nuit A côté du Visitor Center, de Giant (bike rental) et de l’arrêt du bus pour Taichung HSR
Tainan Cambridge Tainan Hotel 2373 NT$/nuit Super pdéj. Enfin des fruits ! A 15-20 min à pied de TRA station.
Taroko Village Taroko Lodge rihang.wordpress.com/.../11/03/taroko-lodge/ Réservation effectuée auprès de Rihang par email 2500 NT$/nuit à payer cash, pdéj (pas buffet) inclus Séjour totalement organisé par Rihang. Aucune inquiétude à avoir même si l’Anglais de Jin ou Rihang est approximatif. Don’t worry comme ils l’écrivent et le répètent sans arrêt. A juste titre. Je consacre un paragraphe complet plus bas.
REPAS :
Taïwan est le royaume du street food et des night markets. Osez ! Moins cher qu’au Japon mais plus que dans les autres pays d’Asie du SE. Vous mangerez pour quelques €. Coca cola difficile à trouver. On s’en est passé, tout comme des mojitos !
Quelques adresses :
Dans la tour (saumon et vert) Shin Kong Mitsukoshi, face à Main Station à Taipei. Au B1 (1er sous-sol), tout un ensemble de stands propose une cuisine simple et variée. Tables au centre pour accueillir tous les clients. Ambiance cantine mais c’est bon et surtout facile pour démarrer …
Fort Gelato Cafe 206 Yongfu Rd à Tainan De très bonnes glaces.
Et le méga coup de cœur :
Din Tai Fung à Taipei www.dintaifung.tw/store/en-taiwan.html C’est la fameuse chaîne à succès de Dim Sum. Créée à Taiwan. C’est une tuerie !!! Mais soyez prêt à faire la queue pendant laquelle vous remplirez votre fiche de commande. Il y en a un au pied de la Taipei 101 … A combiner avec la visite de la tour. D’une pierre deux coups !
TAIPEI : A l’arrivée à l’aéroport international de Taoyuan, nous suivons les indications du LP et le parcours fléché dans l’aéroport vers City Bus pour prendre le bus 1819 (125 NT$) qui nous dépose à Main Station. Nickel ! Pour le retour, nous avons trouvé une solution encore plus simple : nous avons pris le tout nouveau Express MRT Taoyuan. Le LP n’en parle pas. Dans Main Station, suivre les indications Taoyuan Airport MRT (porte K12). Départ toutes les 15 minutes, 35 minutes de trajet, 160 NT$, confortable et sûr ! Super bon plan.
Taipei n’est pas une jolie ville. Aucun édifice qui ne mérite un "3 étoiles" ou qui justifie à lui seul le voyage. L’architecture y est quelconque, voire ringarde. Certains quartiers regroupent des tours sans aucun charme, les unes sur les autres. Aucune vieille ville. Même les temples sont tous rénovés. Rien n’est vraiment ancien … La faute à la guerre et à la Nature qui n’épargne pas l’île. Nous, grands amateurs de vieilles pierres, nous aurions dû rester sur notre faim … Et pourtant … nous avons adoré Taipei ! En effet, de jour comme de nuit, l’ambiance y est douce. Des restaus dans les rues, partout, apportent une odeur alléchante (sauf quand il s’agit de stinky tofu). Les boutiques sont toujours grandes ouvertes et débordent sur les trottoirs. Les néons recouvrent les façades et, à la nuit tombée, illuminent les rues de mille couleurs. Les marchés de nuit regorgent de bonnes choses. On s’y perd avec bonheur en toute sécurité. Les locaux vivent dehors, mangent, prient, chantent … Partout, une ambiance sereine et joyeuse. Nulle part, nous ne nous sommes sentis agressés ou en danger, pas de klaxon, pas d’altercation, pas de graffiti, pas de saleté, tout est propre, bien entretenus … A défaut d’être anciens. En voyage, nous sommes de vrais bonnets de nuit, nous aimons vivre au rythme du soleil et nous coucher tôt. Taipei nous a secoués ! Les marchés de nuit y sont pour quelque chose.
Nous y avons passé 3 jours pleins et 3 ½ journées, bien occupés, bien chargés jusque tard en soirée. J’ai aimé, beaucoup. Beaucoup de nostalgie en partant.
Tour 101 (600 NT$) Les tickets s’achètent au 5ème étage. Les étages inférieurs accueillent de belles boutiques de luxe dans un cadre somptueux. Et Din Tai Fung au RdC !... Miam !! Nous y sommes montés à la nuit tombée. L’ascenseur est un des plus rapides du monde. Au 89ème étage, la vue 360° de nuit est imprenable. D’autant que nous avions la chance d’avoir une nuit très claire. Au 91ème, on admire l’ingénieux contre-poids. C’est une belle visite.
3 vieilles demeures chinoises : Lin An Tai House (gratuit) Lin Family Mansion & Garden (gratuit) Lee Residence House (100 NT$) Je les ai notées dans l’ordre de notre préférence. Si votre temps est compté, la Lin An Tai House est la mieux restaurée, la plus grande, la plus intéressante. Mais il y a du monde. Attention, adresse erronée dans le LP pour la Lee Residence House. Elle se situe dans la Lane 243 de la Zhongzheng Road.
3 temples remarquables (parmi beaucoup d’autres) : Bao’an Temple Confucius Temple Longshan Temple Magnifiques ! Les orchidées sont impressionnantes. Les 3 valent d’être vus. Le LP décrit par le menu le Bao’an, dans le chapitre consacré aux temples de Taiwan (en fin de volume). Ca vaut le coup de commencer par celui-ci et de prendre le temps de faire une visite studieuse pour mieux comprendre les spécificités de l’architecture religieuse taiwanaise qu’on retrouvera dans tous les temples.
Maokong (120X2 NT$) Voici une belle sortie ! Métro jusque Taipei Zoo au bout de la ligne marron. De là, à pied on rejoint le téléphérique et ses œufs. 120 NT$ pour aller jusqu’en haut. On embarque. On a notre "gondola" pour nous tout seuls. Nous voici partis pour une longue balade au-dessus d’une végétation dense et tropicale. Après 3 arrêts, on arrive dans le quartier des plantations et des maisons de thé. Ambiance petit village. Quelques randos faciles permettent de s’approcher des plantations de thé et des jardins potagers. De nombreux petits restaurants permettent de goûter le thé et tout ce qui tourne autour. Pour redescendre, on rachète un ticket (120 de nouveau). Cette fois, on choisit d’attendre pour être dans une "Crystal Gondola" dont le fond est transparent. C’est le même prix que les autres mais il y en a très peu. Il faut donc être prêts à patienter. Comme toujours, conservez bien votre ticket. Vous en aurez besoin pour sortir. Rien que la balade en téléphérique justifie cette sortie. Par ailleurs, l’ambiance en haut est très agréable. On peut y passer facilement plusieurs heures, entre balades et restau.
National Palace Museum (250 NT$) Pour s’y rendre, il faut prendre un bus (15 NT$), juste à la sortie du métro Shilin. C’est bien fléché. Magnifique musée d’objets anciens, de calligraphie, d’estampes. Il y en a pour tous les goûts et certaines pièces sont fabuleuses. On y a passé plus de 2 heures. Bon plan : le vendredi, il fait nocturne.
Jiufen – Jinguashi Bus Keelung 1062 (au métro Zhongxiao Fuxing, sortie 1) jusqu’à Jiufen : 100 NT$ Bus Jiufen-Jinguashi : 24 NT$ Bus Jinguashi – Taipei : 109 NT$ Jiufen ne m’a pas plu. Je n’y ai trouvé rien d’authentique, rien d’original. C’est juste quelques rues ultra touristiques, sans aucune âme, même pas jolies. J’attendais autre chose. Jinguashi a un intérêt patrimonial. Une vieille mine d’or et les bâtiments attenants ont été transformés en musée (80 NT$). Intéressant. Cette balade nous a pris une grosse ½ journée (retour à Taipei à 15h). Nous regrettons ce choix, il y a sûrement mieux à faire (Yeliu, Beitou, Yangmingshan Park ??...).
SUN MOON LAKE : Bus 6670 depuis la gare HSR de Taichung. 175 NT$. Très bien fléché dans la gare. 1h15 pour arriver à Shueishe (ou Sun Moon Lake). Même chose au retour. Nous avions prévu de la marge pour ne pas rater notre Train HSR vers Tainan. Moi, je suis du style plan A, plan B et plan C. Et je préfère me lever tôt plutôt que de m’en vouloir. Enfin bref, peut-être que des fois, j’abuse un peu quand même … Du coup, comme le bus n’a pas crevé, qu’il n’y a pas eu de bouchon, qu’il n’y avait pas de manifestation, ni de typhon … on est arrivé à la gare HSR avec … 3 heures d’avance … Philippe ronchonne … Tu vois, on avait largement le temps de déjeuner ! Je ne la ramène pas trop … Je file aux guichets HSR pour tenter de faire modifier nos billets. Bingo ! Gratuit ! On part dans 15 minutes ! Philippe jubile ! Et moi, je respire !
Sun Moon Lake nous a un peu déçus. Sans doute dû au fait que nous avons eu un temps couvert, donc, aucun coucher de soleil. Nous avons fait le tour du lac en vélo en louant chez Giant, à côté du Visitor Center de Shueishe Village. 150 NT$ la journée. Passeport laissé en garantie. Vélo pépère, confortable (large selle et panier à l’avant) mais un peu lourd. Et malgré ses 7 vitesses, on a dû s’assoir sur notre ego et mettre pied à terre à chaque montée. Départ à 8h30, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Le Wenwu Temple vaut vraiment la peine de s’y arrêter. Ne manquez surtout pas d’aller à l’arrière voir le magnifique portique avec ses pierres vertes toutes ornées de sculptures en méplat.
Attention à ne pas rater l’embranchement vers Shueishe après avoir passé le Xuan Gang Temple. Ça descend, c’est agréable, ça file, il fait bon, un tunnel, un 2ème … et zou … on l’a raté. Du coup il faut remonter ! L’embranchement est juste avant le 1er tunnel, à droite. Donc, surtout pas de tunnel ! Cette piste cyclable permet de longer le lac. Mieux qu’un tunnel non !?!
Vélos rendus à 15h.
Mon conseil : n’allez à SML que s’il fait beau.
Un petit restau très sympa : MoonCafé juste après l’hôtel Shui Sha Lian.
TAINAN : Pour rejoindre le centre de Tainan depuis la gare HSR, nous avons (toujours sur les conseils du LP) cherché (et trouvé) la navette gratuite qui nous a déposés au Confucius Temple. Au retour, beaucoup plus simple : nous avons opté pour le train pris à la gare TRA (25 NT$). C’est la ligne Tainan-Shalun. Shalun c’est la gare HSR et c’est le terminus. Facile, rapide (23 minutes). Un train toutes les ½h. Je recommande, c’est bien plus facile que le bus. Et il y a un Starbucks sympa dans la gare de Tainan pour déjeuner et patienter (ben oui, j’avais encore pris trop de marge …). Mais bon, qu’on patiente là ou à l’hôtel, c’est pareil, non ?... Non, je ne l’ai pas convaincu.
Tainan. On espérait une vieille ville, tout au moins une vieille partie historique pour nous rappeler les villes chinoises qu’on a tant aimées comme Lijiang ou Pingyao … On en est loin. Tainan reste résolument moderne et diffère assez peu de Taipei. Cela dit, les temples et Anping valent le coup et on ne regrette pas notre visite. 2 jours pleins suffisent et permettent de ne pas courir.
Anping. Pour s’y rendre : bus 88 ou 99 à prendre devant le Chihkan Tower (18 NT$, il faut l’appoint).
Anping Tree House (50 NT$) Impressionnant. Une grande maison désaffectée qui se fait engloutir par des banyans. C’est très surprenant avec un petit côté épouvante … Pour peu, on verrait les racines grandir !
Ne manquez pas de vous promener dans les petites ruelles charmantes après Matsu Temple. Et ne ratez pas l’emblème de la ville : un lion avec un sabre entre les dents. Enfin, je ne vois pas comment on pourrait le rater !...
GORGES de TAROKO : Pour y aller, nous avons choisi l’option train. De Tainan, on remonte à Taipei en HSR puis on enchaine avec un TRA jusque Xincheng. HSR et TRA sont au même niveau de Main Station. Nous avions 1h entre les deux, c’est bien plus qu’il n’en faut. 10 minutes suffisent. Nous sommes arrivés à Xincheng à 15h. Le fait de remonter à Taipei peut étonner. On revient sur ses pas, c’est agaçant. Mais c’est l’option qui nous a paru la plus rapide et la plus fiable. Si vous avez du temps, la traversée de l’île est sans aucun doute un meilleur choix (en bus ou en voiture). Les paysages sont superbes parait-il.
Taroko. Le clou du voyage ! La principale raison de notre venue à Taïwan ! Eh bien, aucune déception ! Au contraire. Tout d’abord, le choix de notre lodge. A Taroko Village plutôt qu’à Hualien. Bien plus proche des gorges. Desservi par le TRA, station Xincheng, 2 ou 3 heures depuis Taipei (selon le type de train). Ensuite et surtout, Rihang et Jin (le père et le fils), les hôtes du lodge s’occupent de tout. Nous voulions descendre les gorges à vélo et faire le Jhuilu Old Trail (pour lequel il faut un permis), j’ai fait mes demandes par email. A notre arrivée, tout était prêt.
Nous voici donc à la gare de Xincheng, lundi à 15h. Jin nous attend, avec mon nom sur un petit papier à la main. Pas grand risque d’erreur, nous sommes les seuls Occidentaux.
Le lendemain mardi, c’est la journée vélo. Avec son microbus, Jin nous emmène avec nos vélos (cette fois, ce sont de vrais VTC). Un petit arrêt au Seven-Eleven du village pour y faire provisions d’eau et d’un petit picnic. Puis, Jin nous monte en haut des gorges. En route, il nous indique les arrêts, les points de vue, les trails qu’il ne faut pas rater. Un petit plan complète les repérages. A 10h30, il nous laisse près de l’entrée de Baiyang Trail. A nous de jouer ! Objectif : rejoindre le lodge par nous-mêmes en faisant les quelques petites randos que nous aurons choisies (il y en a plus que nécessaire). Et, vous l’aurez deviné, ça descend tout le temps !... C’est de la rando pépère ! Nous commençons par Baiyang Trail. On pose vélos et casques devant le tunnel où démarre la rando. Pas de cadenas, ça ne craint rien ! Le long tunnel est tout droit, on aperçoit la lumière au bout. C’est faisable même sans torche. Le chemin tout plat amène à une plateforme de bois avec un joli point de vue sur une cascade. Attention, l’accès au rideau d’eau est fermé actuellement. La balade vaut néanmoins le coup. A/R en 1h15. C’est une bonne mise en jambe. Nous choisissons ensuite de parcourir le Lüshui Trail. Le sentier est superbe. Il grimpe à travers une végétation tropicale puis il suit la falaise. Vues splendides sur la rivière grise en contre bas. Boucle d’1h environ qui se termine par 7-8 min sur la route pour retrouver nos vélos en amont. Plus loin, petit arrêt au Yue Fei Pavillon pour profiter d’une jolie vue sur la gorge depuis un pont suspendu. Argh … les grenouilles dans le ventre !! Nous arrivons ensuite à Swallow Grotto (swallow=hirondelle). Une route (en sens unique) longe la gorge en parallèle d’un tunnel (lui, à double sens). Avec nos vélos, nous empruntons le sens interdit et nous nous émerveillons devant l’étroitesse de la gorge. Au bout de cette voie, on rejoint le tunnel et on repère le départ de la Jhuilu Old Trail. Ce sera pour demain. On poursuit notre descente à vélo. Toujours sans coup de pédales ! Nous évitons le long tunnel qu’a emprunté Jin ce matin : nous rejoignons Changchun Shrine. Les 3 temples accrochés dans la falaise sont de toute beauté. On poursuit cette petite déviation jusqu’à rejoindre la route principale (# 8) à la sortie du tunnel qu’on a évité plus haut. Voilà, il ne reste plus qu’à rentrer. Nous arrivons bien vite au cœur de Taroko Village. On passe devant le 7/11 de ce matin. L’affreuse cimenterie nous sert de point de repère. On la contourne pour grimper (non ?! si !) jusqu’au lodge. Les points de repère sont nombreux. GPS inutile. Nous étions de retour à 16h30. Enchantés ! Et même pas mal aux fesses.
Mercredi matin, nous repartons avec Jin dans les gorges, sans vélo cette fois. A Swallow Grotto, nous présentons notre passeport. C’est bon, nous sommes bien inscrits. On vient donc nous ouvrir la porte cadenassée qui permet d’accéder au très long pont suspendu qui marque le début du Jhuilu Old Trail. 3,1 km pour arriver au bout. On ne peut plus aller au-delà. Mais rien que ces 3100 mètres sont fabuleux. On démarre par un pont suspendu pour passer de l’autre côté de la rivière. Puis 2km de grimpette, avec de belles marches en bois. On démarre tranquillou. La végétation se raréfie, on commence à apercevoir les falaises. On parcourt encore 500 mètres quasiment à plat. Et on arrive aux falaises proprement dites. A partir de là et sur les derniers 500 mètres, le sentier est creusé à flanc de falaise. Tout du long, une corde, côté falaise, pour s’assurer et se rassurer. Parfois, le sentier ne dépasse pas les 70 cm de large. La plupart du temps, aucune protection côté vide. Maintenant, sauf à vouloir se suicider (et là c’est facile) il n’y a aucun danger. Juste un peu d’émotion pour ceux qui, comme moi, souffre de vertige. Les photos prises me prouvent à quel point tout se joue dans la tête car franchement il n’y avait vraiment pas de quoi se coller à la paroi comme je l’ai fait. Bref, même si vous avez le vertige, faites cette rando ! Elle est incroyable, unique, extraordinaire. Avec des paysages à couper le souffle, qu’on a rarement l’occasion d’admirer de cette façon, dans notre société hyper sécurisée … C’est une magnifique expérience avec un petit côté dépassement de soi (pour certains seulement). Et pour tout dire, quand nous avons quitté cette falaise, je me suis surprise à penser "zut, c’est fini". Partis à 10h30, nous arrivons au bout de la rando à midi. Retour (par le même chemin) très lent pour ménager nos vieux genoux. Nous serons sur le parking de Swallow Grotto à 14h10. 2,5l d’eau pour nous 2 et un paquet d’Oreos ont suffi. A ce rythme, aucun bobo, aucune courbature. A 15h, comme prévu, Rihang arrive pour nous récupérer. Nickel !
Ces 2 belles journées ont un coût. Journée vélo : 1 050 NT$/p (transfert + vélo) Jhuilu Old Trail : 1 200 NT$/p (permis + transferts) C’était très précisément ce qui m’avait été dit par email. Aucune mauvaise surprise. Paiement cash à Rihang. Tout comme la chambre. Les transferts à la gare sont gratuits.
Le soir, Rihang emmènent tous les hôtes de son lodge dans un restaurant du village. A 18h30. Menu fixe, autant de plats que de convives qu’on partage. Et c’est un vrai régal. Nous y sommes allés les 3 soirs (avec des comparses différents à chaque fois). Et on s’est régalés à chaque fois. Ce restaurant fait partie de nos meilleurs souvenirs culinaires. Rihang nous laissent dîner entre nous et revient nous chercher 1h-1h30 plus tard. Avec la bière, on tournait autour de 220 NT$ par personne.
Rihang est d’une gentillesse et d’une attention remarquables.
Cette étape reste mon meilleur souvenir. J’aurais aimé rester une journée de plus. Nous aurions pu pousser jusqu’à la plage en vélo, faire le Shakadang Trail ou un autre, profiter du calme du lodge et de la si belle nature environnante. En tous cas, 2 jours pleins me paraissent un minimum.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Je remplacerais Jiufen et Jinguashi par autre chose. Peut-être une journée de plus à Taroko. Peut-être une journée de plus à Taipei, tant de choses à voir.
DIVERS : L’accueil : Chaleureux, souriants, aimables et très serviables. Que du bonheur ! La langue : l’Anglais est souvent et bien parlé. La carte bancaire : utilisation très répandue. ATM partout (y compris dans les Seven-Eleven et les Family Mart). Le climat à cette époque : idéal. Autour de 22-25 en moyenne. Pas de pluie (on a eu beaucoup de chance, pour preuve : le nombre de magasins de parapluies à Taipei). Vêtements : un bon gilet pour les matinées et les soirées, ça suffit. L’affluence touristique à cette époque : surtout des touristes asiatiques. Peu d’Européens. Pas encore très connu. Les problèmes de santé : prévoyez imodium et ercefuryl. Eau capsulée partout. Offertes dans tous les hôtels (tout au moins ceux qu’on avait choisis). Les moustiques : à Taroko surtout. Internet : wifi gratuit partout. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA. Les achats perso : de beaux articles de cuisine (plateaux, dessous de plat, bols …) en bois dans Dihua Street.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les marchés de nuit à Taipei Le respect et la discipline dont les Taiwanais font preuve
On a moins aimé : 😕 Leur goût pour les karaokés L’odeur du stinky tofu
En conclusion : Ile encore bien méconnue et préservée du tourisme de masse, Taïwan est un joli trait d’union entre la Chine et le Japon, tant en termes de culture que de gastronomie. Voyage facile et facilité par la gentillesse des Taïwanais.
Road trip 4 semaines avec 4 enfants (Maroc - Portugal - Espagne) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous programmons notre premier road trip en voiture pour l'an prochain, avec nos 4 enfants.
Ils auront donc respectivement: 17, 16, 14, et 10. D'ailleurs trois d'entre eux fêteront leurs anniversaires pendant le voyage, y compris Monsieur et moi :-) Nous sommes tous de juillet sauf le grand....
Les dates retenues sont du 30 juin au 30 juillet 2018.
Nous aimerions un truc sympa pour marquer le coup à chaque fois et rendre ses anniversaires inoubliables, avez vous des idées ? Des conseils d'organisation ?
Nous envisageons de descendre par le Portugal en longeant la côte avec visite de Lisbonne, puis ferry côte atlantique du Maroc jusqu'en bas à la frontière mauritanienne où nous nous avons vu une superbe plage appelée plage blanche à côté de Sidi Ifnit (Guelmin) et Legzira, puis remontée par Marrakech, visite d'ouzoud, Beni Mellal, ainsi que la vallée de Dadès avec les gorges de Todra et nuit à la belle étoile à Merzouga.
Sur l'itinéraire, il y aura si possible: (dans le désordre)
Meknès, Fés, Volubilis, Chefchaouen, Rabat, Casablanca, Essaouira, (+ plage du Diabet) Merzouga, Beni Mellal, Sdi Ifnit (guelmin) avec Legzira et nuit à Mirleft, (+2 plages) une halte plage après Tanger à Assilah, et une sur le retour à Fnideq (Belyounech),
et Marrakech (que nous connaissons déjà plutôt bien puisque mon mari est originaire de cette ville, donc nous y ferons une simple halte d'une nuit pour profiter de l'animation de Jemaa El Fna le soir, tombeaux saadiens et palais bahia; car le reste nous l'avons déjà fait à plusieurs reprises)
Donc, nous avons retenus 5 plages parmi le plus belles du Maroc, pour alterner route, repos, visites le matin plage l'après midi et repos .
Nous avons vu deux hébergements (pas encore pris les renseignements) un à Mirleft Hotel des trois chameaux, et un à Essaouira Baoussala.
Sur le retour, nous longerons la côte espagnole si nous avons le temps, sinon se sera une rentrée directe par l'autoroute avec des pauses; nous pouvons également supprimer le passage par le Portugal si trop court niveau temps....
Pensez vous que cela est faisable en 4 semaines ? Maroc avec Portugal et Espagne ? ou bien vaut il mieux faire uniquement que le Maroc ? Car nous souhaitons quand même pas trop rouler en journée, maxi 2 à 3 heures par jour, pour avoir le temps de profiter, donc on se fixe des étapes sur lesquelles on passera plus de temps, un jour ou deux.
Rien n'est fixe, se sera surtout en fonction du feeling sur place, on peut très bien modifier en fonction des rencontres etc....
Nous avons quand même privilégié les baignades afin de ne pas trop souffrir de la chaleur, donc pas mal de points d'eau...
Avez vous des recommandations de lieux particulièrement sympa à voir ?
Autre question hyper importante, concernant les moyens de paiements, nous ne souhaitons pas nous promener avec une grosse somme en liquide, nous avons lu que sur les retraits d'espèce les frais sont assez élevés; est ce pareil pour les paiements chez les commerçants ? Une CB particulière, banque, assurance etc à conseiller ?
Peut on par exemple sans trop de frais payer le carburant à la pompe, les courses, hotels restaurants par CB et avoir du liquide pour les activités, achats souvenirs et éventuellement dormir chez l'habitant ?
Concernant les hébergements, cela se fera vraiment sur place, au feeling, nous n'avons pas spécialement prévu de lieux où dormir, on préfère voir avec les marocains si ils ont de bonnes choses à nous proposer au moment venu, on n'est pas trop inquiet de ce côté là, il y a toujours moyens de trouver. Nous aimerions beaucoup dormir chez l'habitant si nous avons la chance de faire des rencontres qui nous le permettent.
Merci de vos réponses par avance, désolée de la longueur du message.
Nous programmons notre premier road trip en voiture pour l'an prochain, avec nos 4 enfants.
Ils auront donc respectivement: 17, 16, 14, et 10. D'ailleurs trois d'entre eux fêteront leurs anniversaires pendant le voyage, y compris Monsieur et moi :-) Nous sommes tous de juillet sauf le grand....
Les dates retenues sont du 30 juin au 30 juillet 2018.
Nous aimerions un truc sympa pour marquer le coup à chaque fois et rendre ses anniversaires inoubliables, avez vous des idées ? Des conseils d'organisation ?
Nous envisageons de descendre par le Portugal en longeant la côte avec visite de Lisbonne, puis ferry côte atlantique du Maroc jusqu'en bas à la frontière mauritanienne où nous nous avons vu une superbe plage appelée plage blanche à côté de Sidi Ifnit (Guelmin) et Legzira, puis remontée par Marrakech, visite d'ouzoud, Beni Mellal, ainsi que la vallée de Dadès avec les gorges de Todra et nuit à la belle étoile à Merzouga.
Sur l'itinéraire, il y aura si possible: (dans le désordre)
Meknès, Fés, Volubilis, Chefchaouen, Rabat, Casablanca, Essaouira, (+ plage du Diabet) Merzouga, Beni Mellal, Sdi Ifnit (guelmin) avec Legzira et nuit à Mirleft, (+2 plages) une halte plage après Tanger à Assilah, et une sur le retour à Fnideq (Belyounech),
et Marrakech (que nous connaissons déjà plutôt bien puisque mon mari est originaire de cette ville, donc nous y ferons une simple halte d'une nuit pour profiter de l'animation de Jemaa El Fna le soir, tombeaux saadiens et palais bahia; car le reste nous l'avons déjà fait à plusieurs reprises)
Donc, nous avons retenus 5 plages parmi le plus belles du Maroc, pour alterner route, repos, visites le matin plage l'après midi et repos .
Nous avons vu deux hébergements (pas encore pris les renseignements) un à Mirleft Hotel des trois chameaux, et un à Essaouira Baoussala.
Sur le retour, nous longerons la côte espagnole si nous avons le temps, sinon se sera une rentrée directe par l'autoroute avec des pauses; nous pouvons également supprimer le passage par le Portugal si trop court niveau temps....
Pensez vous que cela est faisable en 4 semaines ? Maroc avec Portugal et Espagne ? ou bien vaut il mieux faire uniquement que le Maroc ? Car nous souhaitons quand même pas trop rouler en journée, maxi 2 à 3 heures par jour, pour avoir le temps de profiter, donc on se fixe des étapes sur lesquelles on passera plus de temps, un jour ou deux.
Rien n'est fixe, se sera surtout en fonction du feeling sur place, on peut très bien modifier en fonction des rencontres etc....
Nous avons quand même privilégié les baignades afin de ne pas trop souffrir de la chaleur, donc pas mal de points d'eau...
Avez vous des recommandations de lieux particulièrement sympa à voir ?
Autre question hyper importante, concernant les moyens de paiements, nous ne souhaitons pas nous promener avec une grosse somme en liquide, nous avons lu que sur les retraits d'espèce les frais sont assez élevés; est ce pareil pour les paiements chez les commerçants ? Une CB particulière, banque, assurance etc à conseiller ?
Peut on par exemple sans trop de frais payer le carburant à la pompe, les courses, hotels restaurants par CB et avoir du liquide pour les activités, achats souvenirs et éventuellement dormir chez l'habitant ?
Concernant les hébergements, cela se fera vraiment sur place, au feeling, nous n'avons pas spécialement prévu de lieux où dormir, on préfère voir avec les marocains si ils ont de bonnes choses à nous proposer au moment venu, on n'est pas trop inquiet de ce côté là, il y a toujours moyens de trouver. Nous aimerions beaucoup dormir chez l'habitant si nous avons la chance de faire des rencontres qui nous le permettent.
Merci de vos réponses par avance, désolée de la longueur du message.
Road trip en Sicile English translation pending
Bonjour à tous,
Mon compagnon et moi partons début mai en Sicile. Auriez-vous des conseils ou de bonnes adresses à nous recommander? Je ne connais pas du tout la Sicile donc je sais pas trop quelle région mérite un gros détour et quelle région, on peut se permettre d'ignorer ou de garder pour un autre voyage. Mon compagnon est plus axé ville et architecture tandis que moi je suis beaucoup plus intéressée par la nature. Nous commencerons par 2 nuits à Trapani. Dans mes recherches j'ai repérer le musée du sel avec visite des salines.
Ensuite nous prenons la direction de Gangi où nous passerons également 2 nuits. Par contre là j'ai pas trouvé énormément d'informations sur cette région si vous avez des idées d'activités ou de visites, je suivrais volontier vos conseils.
Ensuite à nouveau deux nuits dans la région de Taormina, pour moi le clou du voyage l'Etna. J'ai déjà trouvé une rando d'une demi journée sur l'Etna. Mais pour le reste j'ai pas d'idées si je m'écoutais je resterais bien uniquement sur l'Etna mais mon compagnon est bien moins fan que moi des volcans. Connaîtriez-vous de bons coins photo de l'Etna?
Et pour terminer une dernière nuit dans la région de Trapani.
Mon compagnon et moi partons début mai en Sicile. Auriez-vous des conseils ou de bonnes adresses à nous recommander? Je ne connais pas du tout la Sicile donc je sais pas trop quelle région mérite un gros détour et quelle région, on peut se permettre d'ignorer ou de garder pour un autre voyage. Mon compagnon est plus axé ville et architecture tandis que moi je suis beaucoup plus intéressée par la nature. Nous commencerons par 2 nuits à Trapani. Dans mes recherches j'ai repérer le musée du sel avec visite des salines.
Ensuite nous prenons la direction de Gangi où nous passerons également 2 nuits. Par contre là j'ai pas trouvé énormément d'informations sur cette région si vous avez des idées d'activités ou de visites, je suivrais volontier vos conseils.
Ensuite à nouveau deux nuits dans la région de Taormina, pour moi le clou du voyage l'Etna. J'ai déjà trouvé une rando d'une demi journée sur l'Etna. Mais pour le reste j'ai pas d'idées si je m'écoutais je resterais bien uniquement sur l'Etna mais mon compagnon est bien moins fan que moi des volcans. Connaîtriez-vous de bons coins photo de l'Etna?
Et pour terminer une dernière nuit dans la région de Trapani.
Réservations obligatoires en camping pour la Namibie en octobre? English translation pending
Bonsoir,
Je cherche à me faire une idée à travers vos réponses de ce qu'il en est de la réservation en camping.
Certains y vont avec résa. d'autres sans....
Pour ma part, je visiterai la Namibie en octobre ou novembre : à cette époque, les campings sont ils pleins ?
Merci par avance de votre participation.
Nat🙂
Je cherche à me faire une idée à travers vos réponses de ce qu'il en est de la réservation en camping.
Certains y vont avec résa. d'autres sans....
Pour ma part, je visiterai la Namibie en octobre ou novembre : à cette époque, les campings sont ils pleins ?
Merci par avance de votre participation.
Nat🙂
Cherche guide chauffeur à son compte au Maroc English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais faire un voyage de 15 jours au Maroc avec guide et chauffeur privé.
Ou un guide qui soit également chauffeur. Le grand tour du Maroc sous toutes ses formes pour ne pas avoir à y retourner.
Les européens n'ont pas la même notion du voyage que les locaux, donc des guides des agences de voyage ne m'intéressent pas. Je préfère un guide qui travaille à son compte si vous connaissez.
Si vous avez la même notion du voyage que moi, nous pouvons faire ce voyage ensemble.
Merci d'avance.
Cordialement,
Idées circuit vélo sud-est Provence pour une semaine English translation pending
Bonjour à tous.
J'ai envie de me faire un trip de 7 à 10 jours dans cette région de France, avec vtt et la tente 2 secondes et tout le barda sur le porte baguage. Région de France qui ne manque pas de coins charmants et de dénivelés.
Je veux arriver, en train, et repartir en train avec mon vélo (bon courage me direz-vous), donc mes points arrivées et départs doivent être des grandes villes avec de préférence des l’intercités (ça se complique déjà ...), pour remonter jusqu'a Nantes.
J'ai également tracés deux estimations vol d'oiseaux, très très au doigt levés et très aproximatifs - ça ne suit pas du tout les routes - des endroits que j'aimerais visiter le Verdon, et un p'tit coucou au Mt Ventoux ou voir les champs de lavandes aussi ça serait chouette, ( je ne fais pas vraiment de plan, je me donne juste une direction et une date retour).
Quelque chose me dit que je sous estime largement les distances et les dénivelés dans la régions. J'ai l'habitude de l'EV6 notamment la jonction des pays de loire, qu'est chiante comme la mort et plate comme un billard, c'est certainement pas la même limonade dans ce coin là :D
Pöur le premier trajet depuis Valence plus je le regarde et plus je me dis qu'il me faudrait au moins 15 jours ... Le second depuis Avignon à l'air plus viable ....
Si quelqu'un a des conseils avisés sur d'éventuels parcours dans ce secteurs (en prennant son temps, j'suis là pour flanner m'arrêter prendre des photos etc), je prends avec plaisir !
Merci

J'ai envie de me faire un trip de 7 à 10 jours dans cette région de France, avec vtt et la tente 2 secondes et tout le barda sur le porte baguage. Région de France qui ne manque pas de coins charmants et de dénivelés.
Je veux arriver, en train, et repartir en train avec mon vélo (bon courage me direz-vous), donc mes points arrivées et départs doivent être des grandes villes avec de préférence des l’intercités (ça se complique déjà ...), pour remonter jusqu'a Nantes.
J'ai également tracés deux estimations vol d'oiseaux, très très au doigt levés et très aproximatifs - ça ne suit pas du tout les routes - des endroits que j'aimerais visiter le Verdon, et un p'tit coucou au Mt Ventoux ou voir les champs de lavandes aussi ça serait chouette, ( je ne fais pas vraiment de plan, je me donne juste une direction et une date retour).
Quelque chose me dit que je sous estime largement les distances et les dénivelés dans la régions. J'ai l'habitude de l'EV6 notamment la jonction des pays de loire, qu'est chiante comme la mort et plate comme un billard, c'est certainement pas la même limonade dans ce coin là :D
Pöur le premier trajet depuis Valence plus je le regarde et plus je me dis qu'il me faudrait au moins 15 jours ... Le second depuis Avignon à l'air plus viable ....
Si quelqu'un a des conseils avisés sur d'éventuels parcours dans ce secteurs (en prennant son temps, j'suis là pour flanner m'arrêter prendre des photos etc), je prends avec plaisir !
Merci

4x4 ou pas en Namibie? English translation pending
bonjour
J'étais partie sur l'idée de louer un véhicule "classique" étant donné le coût d'un 4x4 sur un mois. Seulement, je ne sais plus si c'est le bon choix. En effet, en voyageant avec un véhicule classique, il faut ajouter les campings.
Avec un 4x4, peut on s'arrêter à peu près où l'on veut pour dormir ou doit on aller en camping obligatoirement ?
Les 4x4 sont ils aménagés de manière à pouvoir cuisiner et se laver ?
A combien revient la location d'un "4x4" aménagé comprenant, si ça existe, un coin cuisine, un coin pour se laver + une tente sur le toit pour un mois ?
🙂
J'étais partie sur l'idée de louer un véhicule "classique" étant donné le coût d'un 4x4 sur un mois. Seulement, je ne sais plus si c'est le bon choix. En effet, en voyageant avec un véhicule classique, il faut ajouter les campings.
Avec un 4x4, peut on s'arrêter à peu près où l'on veut pour dormir ou doit on aller en camping obligatoirement ?
Les 4x4 sont ils aménagés de manière à pouvoir cuisiner et se laver ?
A combien revient la location d'un "4x4" aménagé comprenant, si ça existe, un coin cuisine, un coin pour se laver + une tente sur le toit pour un mois ?
🙂
Hors des sentiers touristiques habituels (Provence-Côte d'Azur) English translation pending
Salut les forumeux/voyageux , moi et ma compagne allons vous rendre visite en septembre prochain pour 3 belle semaine donc voici notre itinéraire approx: départ de montréal vers le 4/5 septembre arrivée sur paris , récuperation de la voiture et direction Lyon pour 2/3 jours chez ma belle soeur qui habite pomain , ensuite direction cote d'azur pour 8/9 jours , ensuite retour sur paris pour 3/4 jours ,
Quel sont les incontournable selon vous dans la région de la provence cote d'azur des chose qui ne sont pas néçesserment des attrape touriste , du hors de l'ordinaire ,
Yunnan: mon itinéraire, en solo, deuxième fois en Chine English translation pending
Bonjour, je suis partie moi même en Chine en 2015, j'avais fait le guangxi seul et le guizhou avec un guide...j'avais bien préparer ma feuille de routes avec les noms des villes en caractères chinois pour demander aux gens, ça m'a aidé deux fois tout de même pour prendre le bon bus.
Cette fois j'aimerais tenter l'aventure sans guide...
Alors je compte passer la 1er semaine sur Pékin puis filer en vol interne à Kunming et visiter donc une partie du Yunnan sur deux semaines:
J'ai mes dates:
9 septembre au 16 sept > Semaine 1> Pekin et muraille 16 sept > Pékin > KUNMING 17sept : KUNMING > YUANYANG 18 sept : YUANYANG / village de Tuanshan , JIANSHUI 19 sept : Route vers ZHONGDIAN 20 sept : ZHONGDIAN 21 sept : ZHONGDIAN > LIJIANG 22 sept : LIJIANG 23 sept : LIJIANG 24 sept : Route vers JIANCHUAN 25 sept: JIANCHUAN 26 sept : route vers SHAXI 27 sept : SHAXI 28 sept : SHAXI > KUNMING 29 sept : KUNMING > pekin 30 sept : vol retour depuis pekin ( je part juste avant la golden week )
Cela vous semble t'il jouable? En timing je pense oui, par contre pour organiser ça seul, prendre les transports moi même entre ces villes et villages? Ou-puis-je trouver des informations concernant les transports entre ces villes? Finalement ca fait que 4 stops, je m'inquiàte moins pour trouver mon chemin et des transports pour filer vers Lijiang depuis Zhongdian, par contre pour aller à Jianchuan et Shaxi en bus, j'ai un peu plus de doutes...je ne parle bien sur pas Chinois.😎
Bien à vous.
Cette fois j'aimerais tenter l'aventure sans guide...
Alors je compte passer la 1er semaine sur Pékin puis filer en vol interne à Kunming et visiter donc une partie du Yunnan sur deux semaines:
J'ai mes dates:
9 septembre au 16 sept > Semaine 1> Pekin et muraille 16 sept > Pékin > KUNMING 17sept : KUNMING > YUANYANG 18 sept : YUANYANG / village de Tuanshan , JIANSHUI 19 sept : Route vers ZHONGDIAN 20 sept : ZHONGDIAN 21 sept : ZHONGDIAN > LIJIANG 22 sept : LIJIANG 23 sept : LIJIANG 24 sept : Route vers JIANCHUAN 25 sept: JIANCHUAN 26 sept : route vers SHAXI 27 sept : SHAXI 28 sept : SHAXI > KUNMING 29 sept : KUNMING > pekin 30 sept : vol retour depuis pekin ( je part juste avant la golden week )
Cela vous semble t'il jouable? En timing je pense oui, par contre pour organiser ça seul, prendre les transports moi même entre ces villes et villages? Ou-puis-je trouver des informations concernant les transports entre ces villes? Finalement ca fait que 4 stops, je m'inquiàte moins pour trouver mon chemin et des transports pour filer vers Lijiang depuis Zhongdian, par contre pour aller à Jianchuan et Shaxi en bus, j'ai un peu plus de doutes...je ne parle bien sur pas Chinois.😎
Bien à vous.
17 jours en Australie et "stopover" de 2 jours à Hong Kong avec mes 2 filles English translation pending
Bonjour,
Moi et Mes 2 filles ( 14ans et 17ans) vont partir en Australie d'ici 4mois
Départ le 10 Juillet 2017 avec un Stopover à Hong kong 11 au 13 Juillet.
Nous serions à Sydney le 14 Juillet et Retour Sydney à Paris le 1Août ( billet AR réservé)
17 Jours sur place pour visiter une partie des Grandes Villes Australiennes avec Vol interne pour se déplacer et Bus , ou train une fois sur place.
Ma question: Connaissez vous les itinéraires possibles, avec un climat tempéré ou chaud, les itinéraires des villes à visiter intéressants, pour les ados, les hébergements...svp? Toutes vos expériences et infos seront les bienvenues En vous remerciant pour toutes vos réponses
Départ le 10 Juillet 2017 avec un Stopover à Hong kong 11 au 13 Juillet.
Nous serions à Sydney le 14 Juillet et Retour Sydney à Paris le 1Août ( billet AR réservé)
17 Jours sur place pour visiter une partie des Grandes Villes Australiennes avec Vol interne pour se déplacer et Bus , ou train une fois sur place.
Ma question: Connaissez vous les itinéraires possibles, avec un climat tempéré ou chaud, les itinéraires des villes à visiter intéressants, pour les ados, les hébergements...svp? Toutes vos expériences et infos seront les bienvenues En vous remerciant pour toutes vos réponses
Les greniers fortifiés au Maroc English translation pending
Ces greniers représentent à mes yeux, l'une des plus belles richesses du patrimoine marocain.Je les ai découverts tout à fait par hasard sur des cartes postales en vente à Ouarzazate. J'ai tout de suite cherché à en savoir davantage. J'ai trouvé beaucoup d'informations sur le site de Michel Terrier. Ça m'a permis de les localiser et d'en visiter quelques uns . Ces greniers permettaient de mettre en sécurité les papiers officiels, les bijoux, les armes, les céréales. ..
En voici certains :
D'abord celui d'Imichguiguilne, à une soixantaine de kms d'Agadir tout près d'Aït Baha.C'est un grenier qui a été restauré en partie.Nous avons eu la chance de le visiter avec M'Barek et sa femme Saadia. Ils nous ont donné beaucoup d'informations très intéressantes qui nous permettront ensuite d'apprécier la visite des différents greniers que nous verrons par la suite.
Si je peux me fier aux notes que j'avais prises au moment de ma visite, ce grenier est âgé de plus de 680 ans et il compte 130 cases, sur 3 étages.Chaque case est fermée par une porte en bois et cadenassée. Chaque case fait 9m de profondeur le mur de pierres de chacune est toujours percé d'un trou pour permettre au chat d'y entrer chasser les souris.

Le grenier était gardé par une personne n'appartenant pas au village et le gardien était payé en nature. Quand un propriétaire venait chercher du blé , il en donnait une partie au gardien.
Lors de la construction d'un grenier, on commençait toujours par construire la forge pour faire la poudre à canon. Ensuite, c'était la mosquée et la prison. Quand un voleur était pris la main dans le sac, il était enfermé 3 jours et 3 nuits attaché au poteau, sans dormir, sans boire et sans manger. Avec un travail à effectuer obligatoirement. Il paraît que c'était efficace !
A suivre bientôt. Et n'hésitez pas à me corriger si je "délire un peu ". N'hésitez pas non plus à compléter mes dires.
En voici certains :
D'abord celui d'Imichguiguilne, à une soixantaine de kms d'Agadir tout près d'Aït Baha.C'est un grenier qui a été restauré en partie.Nous avons eu la chance de le visiter avec M'Barek et sa femme Saadia. Ils nous ont donné beaucoup d'informations très intéressantes qui nous permettront ensuite d'apprécier la visite des différents greniers que nous verrons par la suite.
Si je peux me fier aux notes que j'avais prises au moment de ma visite, ce grenier est âgé de plus de 680 ans et il compte 130 cases, sur 3 étages.Chaque case est fermée par une porte en bois et cadenassée. Chaque case fait 9m de profondeur le mur de pierres de chacune est toujours percé d'un trou pour permettre au chat d'y entrer chasser les souris.
Le grenier était gardé par une personne n'appartenant pas au village et le gardien était payé en nature. Quand un propriétaire venait chercher du blé , il en donnait une partie au gardien.
Lors de la construction d'un grenier, on commençait toujours par construire la forge pour faire la poudre à canon. Ensuite, c'était la mosquée et la prison. Quand un voleur était pris la main dans le sac, il était enfermé 3 jours et 3 nuits attaché au poteau, sans dormir, sans boire et sans manger. Avec un travail à effectuer obligatoirement. Il paraît que c'était efficace !
A suivre bientôt. Et n'hésitez pas à me corriger si je "délire un peu ". N'hésitez pas non plus à compléter mes dires.
De retour d'Ouganda: nos impressions English translation pending
Bonjour,
Nous avons passé 11 jours en Ouganda fin janvier. J'avais suivi vos conseils et contacté Paul Ssenkungu comme guide, ne pouvant s'occuper directement de nous, il nous a confié à un de ses employés, Moses. Voici notre carnet de route pour 2 personnes, 35 ans, budget éco-moyenne gamme
J 0 - arrivée à Entebbe, nuit à l'Entebbe Backpackers (sommaire, mais convenable, proche aéroport) J 1 - départ pour le massif du Mont Elgon - route trèèèès difficile, pause pour déjeuner à Mbale. Puis activité marche voir les cascades de Sipi Falls, baignade dans bassin naturel d'eau cristalline Magique! Nuit au Lacam Lodge en flanc de falaise (panorama et lieu incroyable, à couper le souffle...) repas délicieux J 2 - Journée de route vers Murchinson NP - Nuit à Heritage Lodge, bandas vue sur le Nil (magnifique, très propres, mais très chaud) nourriture très bonne J 3 - Game drive dans Murchinson NP - des vastes étendues, les bords verdoyants du Nil, très beau parc, paradis pour les animaux. Nous avons vu 4 lionnes et 2 hyènes. Après midi "croisière" en bateau jusqu'aux cascades de Murchinson. rien d'exceptionnel. Pour toutes les personnes un minimum sportives, je vous encourage à finir la croisière en escaladant les cascades, sinon la simple croisière est super décevante (on ne s'approche pas bcp des chutes). La marche est dure selon la température mais se fait très bien, le sentier est bien fait et ce n'est pas long. Une fois arrivés près des chutes les points de vue sont Extraordinaires. Ce sont vraiment des cascades d'une puissance hallucinante. Route pour sortir du parc (très belle au milieu de la forêt) Nuit à Boomu Women (espèce de campement tenu par une association de femmes dont la vocation est de subvenir aux besoins des femmes agées) très très sommaire, uniquement à utiliser pour les petits budgets, bruyant (musique toute la nuit (pourtant à 5km!), coq à 4h du matin) J 4 - Route Murchinson - Fort Portal On retrouve enfin des températures supportables!! Très belle région assez développée avec les cultures de thé magnifiques Marche jusqu'aux cratères, escalade des collines avec panoramas splendides à 360°, calme Nuit à Rwenzori Guest House, tout le confort nécessaire, repas pris "en famille" avec tous les guest réunis autour de la tablée J 5 - Route Fort Portal - Queen Elizabeth NP Déjeuner à Mweya, vue splendide en hauteur sur le Kazinga Channel, on aperçoit les allées venues des buffles, élephants, qui descendent des plateaux pour aller boire, magique et apaisant Croisière sur le Kazinga Channel, très chouette pour voir les animaux de près, et jusqu'au village de pêcheur à l'entrée du Lac Edward Nuit à Mweya hostel, extrêmement chaud... J 6 - Game drive sur la plaine de Kasenyi... on a été super déçus.. rien vu, pas de vie, tout plat, sans intérêt. Il y a les lacs salés à voir Route (difficile) var Kyambura Lodge incroyable Parc View Resort, vue panoramique sur la savane, piscine... personne, calme, sublime A partir de là, on retrouve des températures normales J 7 - nous avions prévu une marche dans les gorges de Kyambura, mais annulé car pas de ranger armé pour nous accompagner (risque de croiser éléphant) route difficle vers Ishasha, en même temps game drive Nuit à Enjojo Lodge, très calme et arboré, belle vue sur point d'eau J 8 - Game drive en espérant voir les lions dans les arbres (ratés) Route MAGIQUE, SUBLIME à travers la forêt de Bwindi vers Kabale, à flanc de montagne, des vues imprenables sur les cultures sur les collines, la forêt.. une des plus belles routes du monde!! Nuit à Byonna Amagara, une des 30 iles du Lac Bunyonyi.. bouffe super bonne J 9 - journée tranquille sur l'ile (possibilité de canoe etc), journée off, de repos, calme olympien ça va sans dire... J 10 - Route vers le lac M'Buro, game drive dans ce parc super sympa, qui respire la vie, alterne la plaine, la forêt... seul endroit pour voir les zèbres, on s'y sent très bien Nuit à l'hotel Eagle's Nest.. que dire ? c'est une vue à couper le souffle. Hotel posé en haut d'une colline qui permet de voir les animaux qui paissent et se déplacent à 2km à la ronde.. superbe.. nuit dans des très grandes tentes abritées en dur très bien pensées J 11 - Route vers Entebbe, arrêt à l'Equateur, arrêt pour se balader sur une des plages du lac Victoria, arrêt pour faire un petit marché d'artisanat entre guillemets..
Bilan : des gens très ouverts qui te demandent systématiquement si tout s'est bien passé, si tu vas bien, si tu as bien dormi... Une destination authentique, avec du potentiel, qui va certainement bcp se développer dans les années à venir, un peu déçue par les parcs mais on sait qu'avec les animaux rien n'est jamais garanti Le réseau routier devra évoluer (c'est en cours notamment près de Fort Portal), ainsi que l'offre des hotels Un peu de manque d'activités physiques de part la chaleur accablante les premiers jours et du fait d'être vraiment dans des parcs nationaux (précaution avec les animaux sauvages) Evidemment, regret de ne pas faire les gorilles, mais budget trop important pour des "jeunes" comme nous Je m'attendais à de très beaux paysages, mais j'ai été surprise de tomber sur des endroits aussi incroyables et je pèse vraiment mes mots, des panoramas exceptionnels. La nourriture est globalement très bonne et surtout saine (pas gras), bien assaisonnée Pas plus de moustiques que ça Un pays où malgré les étendues, on ne se sent jamais seuls, on entend toujours de la vie où que l'on soit, cela a un côté rassurant (je compare avec la Namibie..) Coût : 3300€ + 1000€ de billets d'avion (pour 2)
Nous avons passé 11 jours en Ouganda fin janvier. J'avais suivi vos conseils et contacté Paul Ssenkungu comme guide, ne pouvant s'occuper directement de nous, il nous a confié à un de ses employés, Moses. Voici notre carnet de route pour 2 personnes, 35 ans, budget éco-moyenne gamme
J 0 - arrivée à Entebbe, nuit à l'Entebbe Backpackers (sommaire, mais convenable, proche aéroport) J 1 - départ pour le massif du Mont Elgon - route trèèèès difficile, pause pour déjeuner à Mbale. Puis activité marche voir les cascades de Sipi Falls, baignade dans bassin naturel d'eau cristalline Magique! Nuit au Lacam Lodge en flanc de falaise (panorama et lieu incroyable, à couper le souffle...) repas délicieux J 2 - Journée de route vers Murchinson NP - Nuit à Heritage Lodge, bandas vue sur le Nil (magnifique, très propres, mais très chaud) nourriture très bonne J 3 - Game drive dans Murchinson NP - des vastes étendues, les bords verdoyants du Nil, très beau parc, paradis pour les animaux. Nous avons vu 4 lionnes et 2 hyènes. Après midi "croisière" en bateau jusqu'aux cascades de Murchinson. rien d'exceptionnel. Pour toutes les personnes un minimum sportives, je vous encourage à finir la croisière en escaladant les cascades, sinon la simple croisière est super décevante (on ne s'approche pas bcp des chutes). La marche est dure selon la température mais se fait très bien, le sentier est bien fait et ce n'est pas long. Une fois arrivés près des chutes les points de vue sont Extraordinaires. Ce sont vraiment des cascades d'une puissance hallucinante. Route pour sortir du parc (très belle au milieu de la forêt) Nuit à Boomu Women (espèce de campement tenu par une association de femmes dont la vocation est de subvenir aux besoins des femmes agées) très très sommaire, uniquement à utiliser pour les petits budgets, bruyant (musique toute la nuit (pourtant à 5km!), coq à 4h du matin) J 4 - Route Murchinson - Fort Portal On retrouve enfin des températures supportables!! Très belle région assez développée avec les cultures de thé magnifiques Marche jusqu'aux cratères, escalade des collines avec panoramas splendides à 360°, calme Nuit à Rwenzori Guest House, tout le confort nécessaire, repas pris "en famille" avec tous les guest réunis autour de la tablée J 5 - Route Fort Portal - Queen Elizabeth NP Déjeuner à Mweya, vue splendide en hauteur sur le Kazinga Channel, on aperçoit les allées venues des buffles, élephants, qui descendent des plateaux pour aller boire, magique et apaisant Croisière sur le Kazinga Channel, très chouette pour voir les animaux de près, et jusqu'au village de pêcheur à l'entrée du Lac Edward Nuit à Mweya hostel, extrêmement chaud... J 6 - Game drive sur la plaine de Kasenyi... on a été super déçus.. rien vu, pas de vie, tout plat, sans intérêt. Il y a les lacs salés à voir Route (difficile) var Kyambura Lodge incroyable Parc View Resort, vue panoramique sur la savane, piscine... personne, calme, sublime A partir de là, on retrouve des températures normales J 7 - nous avions prévu une marche dans les gorges de Kyambura, mais annulé car pas de ranger armé pour nous accompagner (risque de croiser éléphant) route difficle vers Ishasha, en même temps game drive Nuit à Enjojo Lodge, très calme et arboré, belle vue sur point d'eau J 8 - Game drive en espérant voir les lions dans les arbres (ratés) Route MAGIQUE, SUBLIME à travers la forêt de Bwindi vers Kabale, à flanc de montagne, des vues imprenables sur les cultures sur les collines, la forêt.. une des plus belles routes du monde!! Nuit à Byonna Amagara, une des 30 iles du Lac Bunyonyi.. bouffe super bonne J 9 - journée tranquille sur l'ile (possibilité de canoe etc), journée off, de repos, calme olympien ça va sans dire... J 10 - Route vers le lac M'Buro, game drive dans ce parc super sympa, qui respire la vie, alterne la plaine, la forêt... seul endroit pour voir les zèbres, on s'y sent très bien Nuit à l'hotel Eagle's Nest.. que dire ? c'est une vue à couper le souffle. Hotel posé en haut d'une colline qui permet de voir les animaux qui paissent et se déplacent à 2km à la ronde.. superbe.. nuit dans des très grandes tentes abritées en dur très bien pensées J 11 - Route vers Entebbe, arrêt à l'Equateur, arrêt pour se balader sur une des plages du lac Victoria, arrêt pour faire un petit marché d'artisanat entre guillemets..
Bilan : des gens très ouverts qui te demandent systématiquement si tout s'est bien passé, si tu vas bien, si tu as bien dormi... Une destination authentique, avec du potentiel, qui va certainement bcp se développer dans les années à venir, un peu déçue par les parcs mais on sait qu'avec les animaux rien n'est jamais garanti Le réseau routier devra évoluer (c'est en cours notamment près de Fort Portal), ainsi que l'offre des hotels Un peu de manque d'activités physiques de part la chaleur accablante les premiers jours et du fait d'être vraiment dans des parcs nationaux (précaution avec les animaux sauvages) Evidemment, regret de ne pas faire les gorilles, mais budget trop important pour des "jeunes" comme nous Je m'attendais à de très beaux paysages, mais j'ai été surprise de tomber sur des endroits aussi incroyables et je pèse vraiment mes mots, des panoramas exceptionnels. La nourriture est globalement très bonne et surtout saine (pas gras), bien assaisonnée Pas plus de moustiques que ça Un pays où malgré les étendues, on ne se sent jamais seuls, on entend toujours de la vie où que l'on soit, cela a un côté rassurant (je compare avec la Namibie..) Coût : 3300€ + 1000€ de billets d'avion (pour 2)
Itinéraire de 2 semaines à l'été au Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
J'écris ici pour avoir des informations sur des itinéraires possibles pour le Maroc. Nous partons à 2 couples à partir de Montréal vers Casablanca en vol direct. La date de départ sera vers la fin juillet. Nous sommes ouvert à toutes vos suggestions. Des hautes montagnes, en passant par le désert et le bord de mer. Nous sommes prêt à louer une voiture pour la plupart de nos déplacements. Notre budget n'est pas restreint, donc toutes les suggestions de logement sont les bienvenues.
Merci d'avance pour vos idées et suggestions.
Olivier
J'écris ici pour avoir des informations sur des itinéraires possibles pour le Maroc. Nous partons à 2 couples à partir de Montréal vers Casablanca en vol direct. La date de départ sera vers la fin juillet. Nous sommes ouvert à toutes vos suggestions. Des hautes montagnes, en passant par le désert et le bord de mer. Nous sommes prêt à louer une voiture pour la plupart de nos déplacements. Notre budget n'est pas restreint, donc toutes les suggestions de logement sont les bienvenues.
Merci d'avance pour vos idées et suggestions.
Olivier
Voyage de jeunes en Australie English translation pending
Bonjour à tous
Ce forum est vraiment d'un grand secours pour organiser un voyage.
Et voila après avoir écumé beaucoup de sites et de blogs magnifiques , nous sommes fin prêts pour finaliser notre périple en Australie mais il nous reste quelques détails à peaufiner.
Nous pensons débuter notre périple a PERTH en louant un camping car direction DARWIN . (Visites des parcs : combien de temps pensez-vous que nous devions rester aux alentours de DARWIN? (nous nous sommes fixés 30/35 jours de PERTH A DARWIN )
Et nous avions l'intention de faire ensuite DARWIN /ADELAIDE.
Mais voila mon problème , pensez vous que ce périple ne soit pas un peu trop fatiguant.
Peut être est-ce plus raisonnable de faire Darwin / Alice Springs en avion puis reprendre un camping car pour faire Alice Springs/Adelaïde , qu'en pensez vous ou alors Darwin/Alice Springs en camping car et l'autre partie en avion.
Pour ce périple nous avons prévu 2 mois voir un peu plus car nous sommes deux jeunes nouveaux retraités.
Si vous avez des conseils à nous donner, nous sommes preneurs.
Notre voyage débutera en septembre pour se terminer en novembre.
Merci pour l'aide que vous pourrez m'apporter .
Coup de coeur dans la région du Cap English translation pending
Quels sont vos Coups de coeur au alentours de Cape Town?
Quartiers? Randonnée sportive? Faune?
Table Mountain ou Lion Head ou les 2 Robben Island ca vaut le coup et le temps?
Nous sommes très sportifs, nous aimons l'histoire, la nature et les animaux.
Table Mountain ou Lion Head ou les 2 Robben Island ca vaut le coup et le temps?
Nous sommes très sportifs, nous aimons l'histoire, la nature et les animaux.
Séjour à Agadir avec escapade à Tafraout English translation pending
Bonjour,
Voici le récit de notre escapade de 4 jours durant notre séjour de 7 jours sur AGADIR, Vendredi 20 arrivée, installation à l’hôtel, repos, samedi 21 ballade au souk, sur esplanade et repos. Dimanche 22, prise de notre véhicule de location et route pour IMOUSANE, joli petit port, Nous y avons déjeuné de poissons frais cuit au barbecue, Endroit prisé des surfeurs. Nous avons remarqué de grands changements dans le secteur de TAGHAZOUT, beaucoup de constructions, déviation, Retour à l'hôtel en soirée.
Lundi 23, départ pour TAFRAOUT en passant par TIZNIT, nous apprécions un y arrêter, Arrivée dans l'APM à l'hôtel les arganiers des Ammelns, Sur les conseils d'Hamed, très agréable et serviable, nous avons fait la boucle des villages de la vallée via HAD TAHALA et passage aux Rochers bleus, Nous avons eu quelques difficultés à trouver la piste.
Mardi 24, petit tour au souk, ils ne sont pas encore tous ouverts et départ pour les gorges d'AIT MANSOUR, route sinueuse mais magnifique, retour en sens inverse, Comme nous avons un peu de temps avant la tombée de la nuit, nous poussons jusqu'au très beau village d'OUMESNAT, Nous posons notre voiture à l'entrée et continuons à pieds puis pose sur la terrasse de l'hôtel qui surplombe la vallée, très reposant.
Mercredi 24, retour à AGADIR par AIT BAHA, En trois ans la route a bien changée, plus large, Arrêt et visite de la KASBAH et maison d'hôte TIZOURGANE, joli travail de rénovation, mais tout n'est pas terminé ce qui donne un certain charme, Jolie vue de la vallée sur la terrasse, Par contre nous n'avons pas pu visiter le grenier d'IMCHGUIGUILNE car le gardien était absent, vraiment dommage.
Nous avons beaucoup apprécié notre séjour à TAFRAOUT mais nous sommes bien conscients qu'il était trop court et nos visites trop rapides pour savourer tous ces moments, Janvier n'est pas la meilleure période non plus, journées courtes, fraîches malgré le soleil mais , ,, ,
Nous y reviendrons en faisant notre propre voyage, l'heure de la retraite approche et nous nous sommes rendus compte que cela est aisé bien que l'on passe du temps sur les routes.
Merci à tous pour vos récits qui nous nous beaucoup aidés à organiser le nôtre. Je vais essayer un peu plus tard de mettre des photos, je ne l'ai encore jamais fait.
Marie
Voici le récit de notre escapade de 4 jours durant notre séjour de 7 jours sur AGADIR, Vendredi 20 arrivée, installation à l’hôtel, repos, samedi 21 ballade au souk, sur esplanade et repos. Dimanche 22, prise de notre véhicule de location et route pour IMOUSANE, joli petit port, Nous y avons déjeuné de poissons frais cuit au barbecue, Endroit prisé des surfeurs. Nous avons remarqué de grands changements dans le secteur de TAGHAZOUT, beaucoup de constructions, déviation, Retour à l'hôtel en soirée.
Lundi 23, départ pour TAFRAOUT en passant par TIZNIT, nous apprécions un y arrêter, Arrivée dans l'APM à l'hôtel les arganiers des Ammelns, Sur les conseils d'Hamed, très agréable et serviable, nous avons fait la boucle des villages de la vallée via HAD TAHALA et passage aux Rochers bleus, Nous avons eu quelques difficultés à trouver la piste.
Mardi 24, petit tour au souk, ils ne sont pas encore tous ouverts et départ pour les gorges d'AIT MANSOUR, route sinueuse mais magnifique, retour en sens inverse, Comme nous avons un peu de temps avant la tombée de la nuit, nous poussons jusqu'au très beau village d'OUMESNAT, Nous posons notre voiture à l'entrée et continuons à pieds puis pose sur la terrasse de l'hôtel qui surplombe la vallée, très reposant.
Mercredi 24, retour à AGADIR par AIT BAHA, En trois ans la route a bien changée, plus large, Arrêt et visite de la KASBAH et maison d'hôte TIZOURGANE, joli travail de rénovation, mais tout n'est pas terminé ce qui donne un certain charme, Jolie vue de la vallée sur la terrasse, Par contre nous n'avons pas pu visiter le grenier d'IMCHGUIGUILNE car le gardien était absent, vraiment dommage.
Nous avons beaucoup apprécié notre séjour à TAFRAOUT mais nous sommes bien conscients qu'il était trop court et nos visites trop rapides pour savourer tous ces moments, Janvier n'est pas la meilleure période non plus, journées courtes, fraîches malgré le soleil mais , ,, ,
Nous y reviendrons en faisant notre propre voyage, l'heure de la retraite approche et nous nous sommes rendus compte que cela est aisé bien que l'on passe du temps sur les routes.
Merci à tous pour vos récits qui nous nous beaucoup aidés à organiser le nôtre. Je vais essayer un peu plus tard de mettre des photos, je ne l'ai encore jamais fait.
Marie
Martinique: excursion dans le Nord en voiture et randonnée English translation pending
bonjour nous arrivons en Février pour 10 jours en Martinique et logeons au Sud à Petite Anse
Nous louons une voiture et aimerions faire une excursion dans le Nord, sur les forums la randonnée au le canal de beauregard a l'air interdite en ce moment, la route après le saut du gendarme fermée?
Quelle est la durée de voiture de Petite Anse pour monter à Saint Pierre? En fait je ne sais pas trop comment organiser cette journée et je suis preneuse d'idées :randos, plages, sports d'eau...
J aurai aimé une sortie dauphins à la journée qui permettait d'aller à Saint Pierre des 3 îlets mais je ne suis pas fan de la musique et danseS à bord des bateaux et je crois bien que l'on ne peut pas y échapper? merci
J aurai aimé une sortie dauphins à la journée qui permettait d'aller à Saint Pierre des 3 îlets mais je ne suis pas fan de la musique et danseS à bord des bateaux et je crois bien que l'on ne peut pas y échapper? merci
Trajet Hiroshima - Tokyo avec enfants English translation pending
Bonjour,
Nous repartons dans quelques semaines au Japon, et pour la première fois avec nos 2 enfants (10 et 13 ans), et nous avons 2 jours "à combler" dans notre itinéraire entre Hiroshima et Tokyo. J'aimerai profiter de ce trajet pour m'arrêter 1 nuit (ou 2) à 1 (ou 2) endroits 🙂. Nous voyagerons léger, la valise étant envoyée directement d'Hiroshima à Tokyo par le service Takkyubin.
J'ai pensé à l'île de Naoshima (en février, ça peut le faire ?), à Kobe, à Nara, à Kyoto (je "connais " déjà un peu), Nagoya, Hakone ? (pas Osaka parce que nous y passons déjà 2 nuits à l'aller). Au départ je voulais remonter vers Tottori par Okayama, et... puis j'ai regardé les distances et les temps de trajet, et j'ai laissé tomber. Si seulement j'avais pu prendre un retour par l'aéroport du Kansaï au lieu de Tokyo, ça aurait été plus simple. Bref, avez-vous des suggestions ?
Merci pour vos réponses :)
Nous repartons dans quelques semaines au Japon, et pour la première fois avec nos 2 enfants (10 et 13 ans), et nous avons 2 jours "à combler" dans notre itinéraire entre Hiroshima et Tokyo. J'aimerai profiter de ce trajet pour m'arrêter 1 nuit (ou 2) à 1 (ou 2) endroits 🙂. Nous voyagerons léger, la valise étant envoyée directement d'Hiroshima à Tokyo par le service Takkyubin.
J'ai pensé à l'île de Naoshima (en février, ça peut le faire ?), à Kobe, à Nara, à Kyoto (je "connais " déjà un peu), Nagoya, Hakone ? (pas Osaka parce que nous y passons déjà 2 nuits à l'aller). Au départ je voulais remonter vers Tottori par Okayama, et... puis j'ai regardé les distances et les temps de trajet, et j'ai laissé tomber. Si seulement j'avais pu prendre un retour par l'aéroport du Kansaï au lieu de Tokyo, ça aurait été plus simple. Bref, avez-vous des suggestions ?
Merci pour vos réponses :)
Découverte du Maroc: Merzouga ou Taroudant? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rends au Maroc pour la première fois à la fin du mois de février pour quelques jours (arrivée à Marrakech le 23/02 au soir, retour le 01/03 au soir ). Ne connaissant absolument pas le pays, je m'en remet à vous et viens vous demander conseil...... Mon compagnon et moi ne souhaitons pas passer trop de temps à Marrakech. Pour le moment, nous avons deux possibilités pour lesquelles nous hésitons:
-Aller à Taroudant (des connaissances pourraient nous loger là bas) et rayonner en bus depuis cette ville dans les alentours. -Aller à Merzouga découvrir le désert (si cela est possible fin février).
Que conseilleriez vous pour un jeune couple qui souhaite découvrir ce pays et ses paysages ? Savez-vous si des compagnies de bus font le trajet Marrakech/Merzouga de nuit (afin de ne pas perdre deux jours de voyage)? J'ai beaucoup entendu parler de Merzouga et j'aimerais savoir si le trajet vaut vraiment le coup ou si c'est un piège à touristes ?
Je vous remercie par avance de vos très précieux conseils ! :))
Je me rends au Maroc pour la première fois à la fin du mois de février pour quelques jours (arrivée à Marrakech le 23/02 au soir, retour le 01/03 au soir ). Ne connaissant absolument pas le pays, je m'en remet à vous et viens vous demander conseil...... Mon compagnon et moi ne souhaitons pas passer trop de temps à Marrakech. Pour le moment, nous avons deux possibilités pour lesquelles nous hésitons:
-Aller à Taroudant (des connaissances pourraient nous loger là bas) et rayonner en bus depuis cette ville dans les alentours. -Aller à Merzouga découvrir le désert (si cela est possible fin février).
Que conseilleriez vous pour un jeune couple qui souhaite découvrir ce pays et ses paysages ? Savez-vous si des compagnies de bus font le trajet Marrakech/Merzouga de nuit (afin de ne pas perdre deux jours de voyage)? J'ai beaucoup entendu parler de Merzouga et j'aimerais savoir si le trajet vaut vraiment le coup ou si c'est un piège à touristes ?
Je vous remercie par avance de vos très précieux conseils ! :))
Finalisation d'un voyage au Maroc en hiver English translation pending
Salut à tous et bonne année,
Comment s'appelle ce site aux abords de Tata dans le sud marocain? C'est à l'entrée de Tata sur la P1805. J'ai récupéré la photo ci dessous sur google earth, elle est de Mhamed Zarkouane.
J'ai lu quelque part que la route entre Taliouine et foum zguid était plus intéressante en passant par Igherm et Tata. Il y a plein de sites à visiter dans le coin de Tata. Lequel serait à privilégier? J'ai entendu parler des grottes de Messalit...
Que se passe-t-il les jours de souks dans les villes? Est-ce gênant pour les visites? Le lac d'ifni entre Taliouine et Imlil vaut-il le détour et est-il accessible en hiver?
Comment s'appelle ce site aux abords de Tata dans le sud marocain? C'est à l'entrée de Tata sur la P1805. J'ai récupéré la photo ci dessous sur google earth, elle est de Mhamed Zarkouane.

J'ai lu quelque part que la route entre Taliouine et foum zguid était plus intéressante en passant par Igherm et Tata. Il y a plein de sites à visiter dans le coin de Tata. Lequel serait à privilégier? J'ai entendu parler des grottes de Messalit...
Que se passe-t-il les jours de souks dans les villes? Est-ce gênant pour les visites? Le lac d'ifni entre Taliouine et Imlil vaut-il le détour et est-il accessible en hiver?
Voyage au Québec: Lac-Saint-Jean, Gaspésie, etc English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir au Québec entre le 26/07 et le 11/08 avec mon compagnon.
Nous sommes en train de préparer les différentes étapes, mais il y a tellement de choses à voir que nous sommes un peu dans le flou.
Voici le road trip auxquel nous avons pensé... Pourriez-vous nous donner votre avis? Nous aimerions profiter du voyage et ne pas devoir faire un "rallye photos" où nous passerions plus de temps en voiture qu'à profiter des choses à voir. Nous avons pensé à aller faire un tour de la Gaspésie, prendre un traversier et puis aller jusqu'au lac saint Jean pour aller, notamment visiter le zoo.
26-29 Séjour à Montréal (3nuits) Partir par la rive Sud jusqu'a Montmagny (1 nuit) Continuer jusqu'à Rimouski avec le parc du Bic (1 nuit) Aller à Mont Saint Anne (1 nuit) Gaspé (1 nuit) pour le parc de Forillon Percé ( 2 nuits) pour l'ile de Bonaventure Saint Alexis de Matapédia (1 nuit) Repartir jusqu'à Trois Pistole et faire la traversée vers Les Escoumins pour dormir à Grandes Bergeronnes (1 nuits) A Grande Bergeronne, nous irions voir les baleines. Partir à Saguenay (1 nuit) Monter jusqu'à Saint Félicien (2 nuits) Redescendre jusqu'à la ville de Québec (2 nuits) Retour le 11 au matin à Montréal pour reprendre l'avion.
Nous craignons que le programme est trop chargé. Quel est votre avis?
SI c'est effectivement trop chargé, quelle région est la mieux et qu'est ce que vous supprimeriez? Ne pas aller jusqu'au bout de la Gaspésie ou ne pas aller au lac Saint Jean et descendre par Charlevoix?
Merci pour vous avis...
Bonne soirée
Nous envisageons de partir au Québec entre le 26/07 et le 11/08 avec mon compagnon.
Nous sommes en train de préparer les différentes étapes, mais il y a tellement de choses à voir que nous sommes un peu dans le flou.
Voici le road trip auxquel nous avons pensé... Pourriez-vous nous donner votre avis? Nous aimerions profiter du voyage et ne pas devoir faire un "rallye photos" où nous passerions plus de temps en voiture qu'à profiter des choses à voir. Nous avons pensé à aller faire un tour de la Gaspésie, prendre un traversier et puis aller jusqu'au lac saint Jean pour aller, notamment visiter le zoo.
26-29 Séjour à Montréal (3nuits) Partir par la rive Sud jusqu'a Montmagny (1 nuit) Continuer jusqu'à Rimouski avec le parc du Bic (1 nuit) Aller à Mont Saint Anne (1 nuit) Gaspé (1 nuit) pour le parc de Forillon Percé ( 2 nuits) pour l'ile de Bonaventure Saint Alexis de Matapédia (1 nuit) Repartir jusqu'à Trois Pistole et faire la traversée vers Les Escoumins pour dormir à Grandes Bergeronnes (1 nuits) A Grande Bergeronne, nous irions voir les baleines. Partir à Saguenay (1 nuit) Monter jusqu'à Saint Félicien (2 nuits) Redescendre jusqu'à la ville de Québec (2 nuits) Retour le 11 au matin à Montréal pour reprendre l'avion.
Nous craignons que le programme est trop chargé. Quel est votre avis?
SI c'est effectivement trop chargé, quelle région est la mieux et qu'est ce que vous supprimeriez? Ne pas aller jusqu'au bout de la Gaspésie ou ne pas aller au lac Saint Jean et descendre par Charlevoix?
Merci pour vous avis...
Bonne soirée
Maroc 15 jours en février English translation pending
bonjour
nous partons au maroc en février 15 jours pour rester 2 jours à marrakech et ensuite le désert; j'aimerai vos conseils pour
- quelle agence centre marrakech pour louer voiture ? faut il 4x4 sachant que nous allons vers désert
- nous souhaitons passer par Ai Ben hatou, merzouga, skoura, Tazarine et Alnif, qu'en pensez vous ? route praticable ?
- je doute des températures en journée et soirée; faut il prendre doudoune ?
- est ce mieux de retirer argent sur place ou faire change ?
- avez vous des conseils d'hebergements dans endroit sympa pas trop cher mais typique et accuiellant ?
- quel est le nombre d'heures de vol entre nice et marrakech ?
Merci d'avance pour vos conseils précieux
Le Maroc en MP3 400 (scooter 3 roues) English translation pending
Bonjour à tous
J'envisage de retourner au Maroc, ce printemps, avec un Piaggio MP3 400cc. Pas de pistes, mais du goudron jusqu'à Zagora, Agadir, en passant par Fès, Meknès, Ouarzazate, Marrakech etc...
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce voyage avec ce genre de véhicule ? Ce qui m'inquiète c'est de savoir si, en cas de panne, je trouverai un mécano qui connait ce modèle, la marque et éventuellement les pièces de rechanges.
J'ai déjà fait ce voyage avec une Yamaha, pas de problèmes, Piaggio n'a pas la même fiabilité.
Merci pour vos réponses.
Circuit andalou au départ de Gérone English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Nous envisageons avec un couple d'amis un périple (en voiture perso) en Andalousie au départ de Girona où nous serons début juin 2017.
Nous pensions faire le circuit suivant en sachant que nous ne sommes pas tenus par un nombre de jours; malgré tout, je souhaite le réaliser en une dizaine de jours.
Jour 1: Girona/Grenade nuit hôtel (1000 kms)
jour 2; Grenade visite de l'Alhambra, la Cathédrale et le centre historique
jour 3; Grenade, visite des quartiers de l'Albaicine et du Sacromonte
jour 4; Grenade/Ronda visite de la vieille ville et de la plaza de Toros . Route vers Séville (127 kms)
jour 5; Séville visite de l'Alcazar et de la Cathédrale
jour 6; Seville visite du quartier Santa Cruz, plaza de España et plaza de toros
jour 7; Seville visite de la Giralda et route vers Cordoba ( 142 kms)
jour 8; Cordoba visite de la Mezquita, du quartier juif et de la calle de las flores.
jour 9; Cordoba/Girona. ( 950 kms)
Si j'enlève les deux jours de trajets aller et retour cela fait 7 jours pleins sur place dont 2 à Grenade et 3 à Seville.
D'après les connaisseurs de cette région, est-ce suffisant ou mal équilibré? J'aurais pu rajouter Malaga à ce circuit mais je ne sais pas si cette ville vaut le détour.
Amis du forum, j'attends vos suggestions et commentaires pour nous aider à peaufiner ce voyage.
Je souhaiterais également avoir vos avis quand aux hôtels faut-il les prendre en centres villes (pour Grenade et Seville) problème de parking?
Voila, je suppose que ce circuit est ultra classique mais j'attends malgré tout que vous y apportiez vos "lumières".
Cordialement
Trek dans les dunes de Merzouga et la palmeraie de Skoura au Maroc English translation pending
Aux portes du désert du Sahara se trouvent les dunes de Merzouga. C'est l'un des deux plus grands ergs du Maroc avec celui de Chegaga mais c'est ici qu'on trouve les plus hautes dunes de sable du pays puisque certaines atteignent les 150 m de dénivelé positif. L'endroit est parfait pour y réaliser un trek permettant de découvrir la vie dans le désert.
Et puis, il y a les chameliers accompagnés de leurs dromadaires qui transportent les bagages, le cuisinier qui prépare d'excellents plats, le thé désaltérant à chaque étape, la tente nomade sous laquelle le groupe se réunit, parfois le feu de bois pour préparer le "mela", sorte de pain cuit sous la braise, pour parfaire le dépaysement.
J'ai réalisé cette randonnée de 8 jours avec un voyagiste connu sur le marché français. Avant le retour à Ouarzazate, il y a une étape dans la palmeraie de Skoura. En fonction de la météo, on marche au fond des gorges du Dadès ou dans la palmeraie pour y découvrir de très nombreuses kasbahs (maisons fortifiées).
Difficulté : aucune si on apprécie la marche dans le sable et la vie « rustique » dans le désert. Attention, les nuits sont froides en novembre, décembre, janvier et février. Prévoir un bon duvet pour dormir à la belle étoile ou sous la tente …. Par contre, il peut faire très chaud la journée à partir de la fin avril.
Marche : environ 60 km dans les dunes de Merzouga et 10 km dans la palmeraie de Skoura.
1er jour : départ de France
Voyage Paris Orly - Ouarzazate en 3h00 pour une distance de 2 130 km.

2ème jour : Ouarzazate - erg Znaigui Trajet de plus de 380 km effectué en minibus sur une durée de 6h00 environ puis marche de 1h15 pour arrivée au bivouac.

3ème jour : erg Znaigui- djebel Begâa Temps de parcours = 4h30 de marche Traversée de l'erg Znaigui avec de belles dunes à franchir.

4ème jour : Djebel Begâa - erg Chebbi Temps de parcours = 6h30 de marche Traversée d'un immense plateau pour atteindre l'erg Chebbi plus communément appelé "dunes de Merzouga". Bivouac au lieu dit "Hassi Merdani".


5ème jour : erg Chebbi Temps de parcours = 5h00 de marche La randonnée démarre avec l'ascension d'une des plus hautes dunes de l'erg Chebbi (dénivelé positif de 140 m).



6ème jour : erg Chebbi - route Temps de parcours = 2h00 de marche Comme la veille, le parcours se fait dans le sable jusqu'à la route où nous attendent les minibus pour effectuer un trajet de plus de 306 km effectué sur une durée de 5h00 environ.

7ème jour : palmeraie de Skoura puis retour à Ouarzazate Temps de parcours = 4h00 de marche dans la palmeraie de Skoura au milieu des "mille" kasbahs et des champs d'oliviers (récolte fin novembre - début décembre). Après le pique-nique, retour à Ouarzazate. Fin de journée libre.


8ème jour : dernier jour et retour en France
Comme l’avion ne décolle qu’en fin d’après midi, il y a suffisamment de temps libre pour visiter la kasbah de Taourirt ainsi que la médina.

Pour voir plus de photos et avoir plus d'informations sur ce trek, voici l'article que j'ai écrit sur mon blog :
http://www.hunza.pro/2016/12/trek-dans-les-dunes-de-merzouga-et-la-palmeraie-de-skoura-au-maroc.html
Bon voyage
Difficulté : aucune si on apprécie la marche dans le sable et la vie « rustique » dans le désert. Attention, les nuits sont froides en novembre, décembre, janvier et février. Prévoir un bon duvet pour dormir à la belle étoile ou sous la tente …. Par contre, il peut faire très chaud la journée à partir de la fin avril.
Marche : environ 60 km dans les dunes de Merzouga et 10 km dans la palmeraie de Skoura.
1er jour : départ de France
Voyage Paris Orly - Ouarzazate en 3h00 pour une distance de 2 130 km.

2ème jour : Ouarzazate - erg Znaigui Trajet de plus de 380 km effectué en minibus sur une durée de 6h00 environ puis marche de 1h15 pour arrivée au bivouac.

3ème jour : erg Znaigui- djebel Begâa Temps de parcours = 4h30 de marche Traversée de l'erg Znaigui avec de belles dunes à franchir.

4ème jour : Djebel Begâa - erg Chebbi Temps de parcours = 6h30 de marche Traversée d'un immense plateau pour atteindre l'erg Chebbi plus communément appelé "dunes de Merzouga". Bivouac au lieu dit "Hassi Merdani".


5ème jour : erg Chebbi Temps de parcours = 5h00 de marche La randonnée démarre avec l'ascension d'une des plus hautes dunes de l'erg Chebbi (dénivelé positif de 140 m).



6ème jour : erg Chebbi - route Temps de parcours = 2h00 de marche Comme la veille, le parcours se fait dans le sable jusqu'à la route où nous attendent les minibus pour effectuer un trajet de plus de 306 km effectué sur une durée de 5h00 environ.

7ème jour : palmeraie de Skoura puis retour à Ouarzazate Temps de parcours = 4h00 de marche dans la palmeraie de Skoura au milieu des "mille" kasbahs et des champs d'oliviers (récolte fin novembre - début décembre). Après le pique-nique, retour à Ouarzazate. Fin de journée libre.


8ème jour : dernier jour et retour en France
Comme l’avion ne décolle qu’en fin d’après midi, il y a suffisamment de temps libre pour visiter la kasbah de Taourirt ainsi que la médina.

Pour voir plus de photos et avoir plus d'informations sur ce trek, voici l'article que j'ai écrit sur mon blog :
http://www.hunza.pro/2016/12/trek-dans-les-dunes-de-merzouga-et-la-palmeraie-de-skoura-au-maroc.html
Bon voyage
Bali ou Malaisie pour couple de 30 ans? English translation pending
Bonjour,
je me permets de mettre un petit message sur ce post car nous sommes un peu perdus dans le choix de notre futur voyage (circuits avec quelques jours farniente) d'une douzaine de jours (fin août- 10 septembre). Nous sommes un couple de 30 ans à la recherche de vacances alliant belles plages, snorkeling +++, marchés, temple+ rizières ++, découverte de la faune et la flore locale +++, dans un cadre authentique. Du coup au fil des recherches on a pensé à Bali (menjangan island, ubud, munduk, amed, gili), mais j'ai cru comprendre que c'est assez pollué et que pour le snorkeling la malaisie (perhentians island) est mieux.
Aussi on a quelques questions en tête: - Est ce la bonne période pour partir en malaisie? Côte est et intérieur des terres? (Taman Negara) - La malaisie est-elle moins "polluée" (déchets, sac plastique sur les plages...) que Bali? - Avez vous des agences locales sérieuses à nous conseiller?
Si vous avez des infos sur ces destinations on est preneurs :-). Un grand merci pour votre aide!! Et bonne année!!🙂
Elodie et Charles.
je me permets de mettre un petit message sur ce post car nous sommes un peu perdus dans le choix de notre futur voyage (circuits avec quelques jours farniente) d'une douzaine de jours (fin août- 10 septembre). Nous sommes un couple de 30 ans à la recherche de vacances alliant belles plages, snorkeling +++, marchés, temple+ rizières ++, découverte de la faune et la flore locale +++, dans un cadre authentique. Du coup au fil des recherches on a pensé à Bali (menjangan island, ubud, munduk, amed, gili), mais j'ai cru comprendre que c'est assez pollué et que pour le snorkeling la malaisie (perhentians island) est mieux.
Aussi on a quelques questions en tête: - Est ce la bonne période pour partir en malaisie? Côte est et intérieur des terres? (Taman Negara) - La malaisie est-elle moins "polluée" (déchets, sac plastique sur les plages...) que Bali? - Avez vous des agences locales sérieuses à nous conseiller?
Si vous avez des infos sur ces destinations on est preneurs :-). Un grand merci pour votre aide!! Et bonne année!!🙂
Elodie et Charles.
Itinéraire Paris - Algarve - Andalousie en 15 jours English translation pending
Bonjour!
J'envisage un voyage dans ces régions en mars pour fuir l'hiver québécois!
Je serai avec ma mère et nous souhaitons surtout profiter des plages/ plein air. L'architecture n'est pas notre intérêt principal.
Voici donc mon itinéraire probable :
Québec - Paris - Lisbonne (avion)...2-3 jours à Lisbonne
Lisbonne - Lagos (bus)
.....Quelques jours dans cette région
Algarve - Andalousie (bus/train)
...Quelques jours dans cette région
Adalousie - Paris (avion)...2-3 jours à Paris
C'est plutôt ce que j'ai mis en Italique qui m'embête. Je ne sais pas trop où aller pour profiter de l'ambiance/ plages. Quelles sont les itinéraires/ incontournables que vous me proposeriez pour profiter de l'exérieur? Merci :)
C'est plutôt ce que j'ai mis en Italique qui m'embête. Je ne sais pas trop où aller pour profiter de l'ambiance/ plages. Quelles sont les itinéraires/ incontournables que vous me proposeriez pour profiter de l'exérieur? Merci :)
Retour d'Ethiopie - 12 jours au nord du pays en octobre 2016 English translation pending
Hello tous,
Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....









Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....










Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins
De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella
Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto
Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar
Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero
Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun
De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei
Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales
Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas
Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Acad��mie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye
Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin
FIN
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
===============================================================================Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Acad��mie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin

FIN
Itinéraires trek de 7 jours en sac à dos au Maroc English translation pending
Bonjour,
Je prévois de partir 2 semaines au Maroc en février 2017 avec mon ami. Dans l'idéal nous voulons consacrer 7 jours à la rando en indépendants et 7 jours pour visiter la ville (Fès fait partie de celles que nous ne voulons pas manquer). Nous sommes étudiants donc nous avons un budget vraiment très limité pour ce séjour.
Compte tenu de ces infos, avez-vous des itinéraires peu touristiques et où il est facile de bivouaquer à me conseiller ?
Un grand merci d'avance! :) Ju
NB: J'ai déjà épluché le site de Martin Pierre mais les infos commencent à être vieilles et je me demande si elles sont toujours d'actualité?
Je prévois de partir 2 semaines au Maroc en février 2017 avec mon ami. Dans l'idéal nous voulons consacrer 7 jours à la rando en indépendants et 7 jours pour visiter la ville (Fès fait partie de celles que nous ne voulons pas manquer). Nous sommes étudiants donc nous avons un budget vraiment très limité pour ce séjour.
Compte tenu de ces infos, avez-vous des itinéraires peu touristiques et où il est facile de bivouaquer à me conseiller ?
Un grand merci d'avance! :) Ju
NB: J'ai déjà épluché le site de Martin Pierre mais les infos commencent à être vieilles et je me demande si elles sont toujours d'actualité?