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Les sept nouvelles Merveilles du Monde: qu'en pensez-vous? English translation pending
Que pensez vous de ce choix ?
Les avez -vous vues ( moi, une 😊 ! La grande muraille de Chine!!)
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Hello
J'ai la chance de voyager dans un cadre professionnel ces derniers temps, alors j'en profite pour vous raconter. Je viens de passer dix jours à Brasilia, la capitale fédérale du Brésil. Encore un endroit singulier, où les voyageurs ne restent en général que 2-3 jours au maximum, s'ils s'intéressent à l'architecture ou s'ils doivent régler des questions administratives.
Depuis Paris, il faut compter 10 heures d'avion jusqu'à Saõ Paulo, puis 1h30 jusqu'à Brasilia, pour arriver dans une utopie de ville, construite ex-nihilo, fruit de la volonté politique d'une nation en plein essor, et des visions conceptuelles d'un urbaniste et d'un architecte acquis à la Modernité et à l'Avant-garde. Pas le Brésil de la Samba et de la playa donc. Et pourtant, si ce n'est pas le coeur du Brésil, cela ressemble plus à son système nerveux. Ici sont regroupés les ministères, le congrès, le sénat, la banque centrale, les ambassades etc. Le plan général de la ville est dessiné selon un axe routier nord/sud à vocation d'habitation et un axe routier est/ouest d'administrations et de bureaux. Le point de jonction de ces deux axes est la gare de bus, qui bruisse des flux quotidiens des nombreux travailleurs employés dans la ville mais vivant dans les quartiers plus périphériques. L'axe est/ouest comporte plusieurs édifices/sculptures du grand maître d'oeuvre de Brasilia, l'architecte Oscar Niemeyer: le Planalto (bâtiment présidentiel), l'Ita Maraty (ministère des affaires étrangères), le Congrès, le Sénat, la Cathédrale, ou plus récemment le musée national, et la bibliothèque nationale... L'axe nord/sud comporte 10 voies routières, organisées en 3 parties. 1 route à 3 voies centrale, et deux routes à 2 voies de part et d'autre. Ces voies externes sont bordées par un ensemble de bâtiments longilignes formant des "superquadras", des petits quartiers résidentiels mitoyens. L'organisation interne de chaque superquadra est différente pour chaque bloc, identifiable par son numéro, mais l'organisation générale des blocs entre eux respecte une ordination tout à fait claire. À deux blocs qui se suivent succède une petite artère commerçante, perpendiculaire à l'axe routier, qui regroupe selon les cas des restaurants, des bars, des pharmacies, des teinturiers, des commerces quoi. Et ainsi de suite jusqu'au bout de l'axe. De blocs en intersections, de superquadras en artères commerçantes, on peut se sentir un peu perdu, car les endroits se ressemblent, les rues et les blocs sont des numéros et des lettres. En en même temps, on finit par se faire à ce systématisme.
Ce qui ma particulièrement frappé c'est l'omniprésence du ciel dans le paysage. Les espacements entre les bâtiments, entre chacun des éléments urbains, construisent un décor très lumineux. Et aussi très vert, car Brasilia est très végétale. Je me demande combien de jardiniers oeuvrent quotidiennement pour maintenir cette profusion de verdure, dans un endroit aussi sec.
Le corollaire de cette utopie urbanistique est évidemment l'impérieuse nécessité de la bagnole. Se déplacer à pied est une gageure. Traverser l'axe monumental est une promenade d'endurance. Traverser l'axe nord/sud à pied est toujours une tentative quasi suicidaire. On voit des piétons errer sur les bordures, guettant un ralentissement du trafic. On voit les voitures avancer, sans feu pour les arrêter, à cinquante ou soixante à l'heure. Sortir même des axes routier impose une certaine clairvoyance: il faut d'abord sortir à droite, en empruntant la boucle qui mène à la voie transversale qui passe sous la route, puis tourner tout de suite à droite pour remonter sur la route et prendre le sens opposé, et sortir tout de suite à droite en empruntant à nouveau une boucle qui mène à nouveau à la voie transversale que l'on venait de quitter, mais dans le bon sens cette fois. Oui je sais ça a l'air un peu complexe, mais à vrai dire ça l'est un peu, et en même temps, c'est une vraie trouvaille de rationalisation de l'espace et de la fluidité du trafic. Attention quand même si on est pas assez attentif, car ça devient un peu hallucinatoire à la longue!
Les gens vivent ici malgré tout. On les voit le soir dans les bars et les restos, dans les "kilo" le midi (on paye au poids). On les voit en bas des superquadras, mener leur vie de quartier, rythmée par l'architecture. On les croise aussi aux "conjuntos", les centres commerciaux, qui sont les véritables aimants populaires de Brasilia. Et on les croise surtout à la gare des bus. Ce n'est pas si grand, mais c'est impressionnant, tout à coup autant de monde, toutes ces petites échoppes, les badauds, cette atmosphère un peu étouffante due aux pots d'échappements des autobus.
Dans le secteur bancaire, il y a les banques. Dans les secteurs hôteliers, de part et d'autre de l'axe monumental, il y a les hôtels. Quelques "pousadas", modestes établissement, mais surtout des grands hôtels quadri et pentaéoilés. Car la ville est une capitale, ne l'oublions pas, et accueille les officiels nationaux et étrangers, les hommes d'affaire (et aussi, mais plus rarement, les intermittents du spectacle - je partais en tant qu'opérateur de prises de vues ;-)
Le truc vraiment auquel je ne m'attendais pas, mais en même temps je ne connaissais pas le Brésil, et c'est toujours le cas, c'est le barricadage systématique. Ce fut particulièrement voyant dans les villes satellites, à Ceilandia, ou Taguatinga je me rappelle plus. On y a fait un petit tour rapide, mais ça donne une idée assez réaliste de la chose.
Mises à part les pures favelas, telles qu'on peut se les imaginer, les villes satellites comportent autant des immeubles d'une dizaine d'étage sans intérêt, que des petites villas, ou encore des pavillons d'un étage ou de plain-pied. Et ces villas, ou ces pavillons, ont besoin d'être protégés, car comme on ne s'en rend pas forcément compte à Brasilia, le Brésil est un pays très inégalitaire, et donc quelque peu violent. La version locale des gated communities (quartiers fermés), ce sont les "condominiums", qui ferment des rues entières et sécurisent ainsi les villas qui s'y trouvent. La multiplication des condominiums, les uns à la suite des autres produit un certain effet, créant une espèce de no man's land devenu une sorte de only cars land. Mais le symbole de cette violence, de l'insécurité, ce sont les kilomètres de grilles qui protègent le moindre espace privé. Des rues entières, et les rues entières qui les suivent, alignent des grilles de toutes formes, de toutes les couleurs, jamais en dessous de 2, 50 m. Ces rues en apparence paisibles, ces petits jardinets, ou ces pas de porte qui servent de garages, sont tous derrière les barreaux. Les balcons des premiers étages sont eux aussi sécurisés, et les barreaux montent jusqu'au plafond! J'avais jamais vu ça, c'est assez troublant.
Ce dont je me rappellerai également, paradoxalement, c'est la coolness des brésiliens. Nous n'avons pas eu de probl��mes avec la caméra même dans les endroits très fréquentés, ce que je redoute toujours un peu, et d'une manière générale, les gens se montrent conciliants, le pouce en l'air: no problem! Même les deux flics qui nous ont stoppé sur l'autoroute avec la caméra et deux gringos à l'arrière du pick-up (ce qui est parfaitement interdit et passible d'amende) n'ont pas fait tant de difficultés.
Bref, si par hasard vous êtes pas loin, faites un crochet par Brasilia, ça ne ressemble à rien, et comme utopie globale de la ville vue des années 60, on n'a pas fait mieux!
* ****************************
Au passage je vous fais profiter d'un retour de mail d'un ami qui a pas mal bougé, ça me paraissait intéressant de vous en faire part, histoire de continuer le(s) voyage(s):
* *****************************
ça me rappelle mon ptit voyage à Sao paolo, c'est bien agreable de lire ton texte.
Atour de Sao Paolo il y a carrément des villes entières barricadées auxquelles on accède par des autoroutes privées payantes qui longent les celles publiques. Arrivés las bas, c'est plusieurs villes uniquement résidentielles entourés de remparts gardés par des "agents de securité". une sorte de Val d'Europe (près d'Eurodisney) au milieu des forets. Fouille des voitures à l'entrée (qui n'est possible que sur invitation), rondes dans allées entre les pavillons, camera de video surveillance en veux tu en voilà ... un arsenal pour se rassurer. C'est pas des rues, mais plusieurs villes sur plusieurs collines à perte de vue qui sont barricadées. Pas de grilles entre les maisons ni de barreaux, l'impression d'être dans un quartier pavillonnaire chiant d'une ville moyenne des etats unis.
Ce qui est plus drôle, après avoir discutés avec des familles qui vivent dans ces villes, c'est que cette protection se retourne contre ses créateurs. En effet, il n'y a rien, mais alors vraiment, rien à faire pour la jeunesse dorée (pas de bars, de cine, de rien du tout ...). Alors ils se droguent pas mal, cherchent un peu d'action, et attirent les dealers et leurs familles qui installent des favelas dans les forets alentours. Les jeunes cambriolent de l'interieur pour payer la drogue, renseignent les trafiquants, qui du coup gagnent pas mal d'argent ET: Ils achetent des maisons dans la gated community ou ils sont bien à l'abri de la police (qui n'a qu'un accès très restreint à ce genre de ville) et les responsables de ces villes se gardent bien d'en parler sous peine de voir leur bien immobilier colossal fondre à vue d'oeil. Et la boucle est bouclée.
Toutes les grandes metropoles en voie de dvt sont confrontées à cette nouvelle urbanisation sécuritaire: Le Caire, Chicago, Mexico, Johannesburg, chaque pays a sa version. Et je doit dire, pour les avoirs visités, que j'en retiens surtout un enorme nouveau marché pour des entrepreneurs de service de secu et de gardiennage et autre. Ca ne regle en rien la violence quotidienne de ces pays et attire plutôt les problèmes puisque cela concentre l'argent, ni meme la qualité de vie des habitants qui de toute façon vivent toujours dans la peur de l'autre, même comme ça ... La France n'est pas en reste et quelques gated comunities sont construites en Ile de france ( surtout vers Marne la Vallée ).
Quand aux balcons du premier étage barricadés, à Johannesburg, il n'y a pas de rues à proprement parler (à part dans le centre ville, trop dangereux pour s'y promener à pied), les Africaners vivent dans des maisons qu'on ne voit pas à cause des murs d'enceintes qui entourent chaque propriété, y compris les entreprises / bureaux, sortent forcement en voiture pour se rendre dans des centres commerciaux qui concentrent toutes l'activité de loisir. parking maison -> route -> parking commercial. point. Les noirs, eux, marchent sur les bords des routes (il n'y a pas de trottoirs du coup ..). en meme temps si tu regardes Johannesburg depuis une hauteur, tu ne vois qu'une magnifique foret.
Il y a une rue (300 metres) où on peut boire des coups en terrasse en marché sur un trottoir tranquille, mais me demande pas pourquoi, j'ai toujours pas compris ....
Paradoxalement, si tu vas à Soweto, où il n'y a pas d'afrikaners, à part le dénuement total des gens qui y vivent, c'est la coolness totale comme tu dis ... en tout cas j'y était bien plus à l'aise.
Si par hasard tu as l'occasion, vas faire un tour à Johannesburg/Soweto.
* ****************************
En attendant Soweto, je reviendrais bien faire un tour au Brésil, ptêt un peu plus sur la côte ;-)
J'ai la chance de voyager dans un cadre professionnel ces derniers temps, alors j'en profite pour vous raconter. Je viens de passer dix jours à Brasilia, la capitale fédérale du Brésil. Encore un endroit singulier, où les voyageurs ne restent en général que 2-3 jours au maximum, s'ils s'intéressent à l'architecture ou s'ils doivent régler des questions administratives.
Depuis Paris, il faut compter 10 heures d'avion jusqu'à Saõ Paulo, puis 1h30 jusqu'à Brasilia, pour arriver dans une utopie de ville, construite ex-nihilo, fruit de la volonté politique d'une nation en plein essor, et des visions conceptuelles d'un urbaniste et d'un architecte acquis à la Modernité et à l'Avant-garde. Pas le Brésil de la Samba et de la playa donc. Et pourtant, si ce n'est pas le coeur du Brésil, cela ressemble plus à son système nerveux. Ici sont regroupés les ministères, le congrès, le sénat, la banque centrale, les ambassades etc. Le plan général de la ville est dessiné selon un axe routier nord/sud à vocation d'habitation et un axe routier est/ouest d'administrations et de bureaux. Le point de jonction de ces deux axes est la gare de bus, qui bruisse des flux quotidiens des nombreux travailleurs employés dans la ville mais vivant dans les quartiers plus périphériques. L'axe est/ouest comporte plusieurs édifices/sculptures du grand maître d'oeuvre de Brasilia, l'architecte Oscar Niemeyer: le Planalto (bâtiment présidentiel), l'Ita Maraty (ministère des affaires étrangères), le Congrès, le Sénat, la Cathédrale, ou plus récemment le musée national, et la bibliothèque nationale... L'axe nord/sud comporte 10 voies routières, organisées en 3 parties. 1 route à 3 voies centrale, et deux routes à 2 voies de part et d'autre. Ces voies externes sont bordées par un ensemble de bâtiments longilignes formant des "superquadras", des petits quartiers résidentiels mitoyens. L'organisation interne de chaque superquadra est différente pour chaque bloc, identifiable par son numéro, mais l'organisation générale des blocs entre eux respecte une ordination tout à fait claire. À deux blocs qui se suivent succède une petite artère commerçante, perpendiculaire à l'axe routier, qui regroupe selon les cas des restaurants, des bars, des pharmacies, des teinturiers, des commerces quoi. Et ainsi de suite jusqu'au bout de l'axe. De blocs en intersections, de superquadras en artères commerçantes, on peut se sentir un peu perdu, car les endroits se ressemblent, les rues et les blocs sont des numéros et des lettres. En en même temps, on finit par se faire à ce systématisme.
Ce qui ma particulièrement frappé c'est l'omniprésence du ciel dans le paysage. Les espacements entre les bâtiments, entre chacun des éléments urbains, construisent un décor très lumineux. Et aussi très vert, car Brasilia est très végétale. Je me demande combien de jardiniers oeuvrent quotidiennement pour maintenir cette profusion de verdure, dans un endroit aussi sec.
Le corollaire de cette utopie urbanistique est évidemment l'impérieuse nécessité de la bagnole. Se déplacer à pied est une gageure. Traverser l'axe monumental est une promenade d'endurance. Traverser l'axe nord/sud à pied est toujours une tentative quasi suicidaire. On voit des piétons errer sur les bordures, guettant un ralentissement du trafic. On voit les voitures avancer, sans feu pour les arrêter, à cinquante ou soixante à l'heure. Sortir même des axes routier impose une certaine clairvoyance: il faut d'abord sortir à droite, en empruntant la boucle qui mène à la voie transversale qui passe sous la route, puis tourner tout de suite à droite pour remonter sur la route et prendre le sens opposé, et sortir tout de suite à droite en empruntant à nouveau une boucle qui mène à nouveau à la voie transversale que l'on venait de quitter, mais dans le bon sens cette fois. Oui je sais ça a l'air un peu complexe, mais à vrai dire ça l'est un peu, et en même temps, c'est une vraie trouvaille de rationalisation de l'espace et de la fluidité du trafic. Attention quand même si on est pas assez attentif, car ça devient un peu hallucinatoire à la longue!
Les gens vivent ici malgré tout. On les voit le soir dans les bars et les restos, dans les "kilo" le midi (on paye au poids). On les voit en bas des superquadras, mener leur vie de quartier, rythmée par l'architecture. On les croise aussi aux "conjuntos", les centres commerciaux, qui sont les véritables aimants populaires de Brasilia. Et on les croise surtout à la gare des bus. Ce n'est pas si grand, mais c'est impressionnant, tout à coup autant de monde, toutes ces petites échoppes, les badauds, cette atmosphère un peu étouffante due aux pots d'échappements des autobus.
Dans le secteur bancaire, il y a les banques. Dans les secteurs hôteliers, de part et d'autre de l'axe monumental, il y a les hôtels. Quelques "pousadas", modestes établissement, mais surtout des grands hôtels quadri et pentaéoilés. Car la ville est une capitale, ne l'oublions pas, et accueille les officiels nationaux et étrangers, les hommes d'affaire (et aussi, mais plus rarement, les intermittents du spectacle - je partais en tant qu'opérateur de prises de vues ;-)
Le truc vraiment auquel je ne m'attendais pas, mais en même temps je ne connaissais pas le Brésil, et c'est toujours le cas, c'est le barricadage systématique. Ce fut particulièrement voyant dans les villes satellites, à Ceilandia, ou Taguatinga je me rappelle plus. On y a fait un petit tour rapide, mais ça donne une idée assez réaliste de la chose.
Mises à part les pures favelas, telles qu'on peut se les imaginer, les villes satellites comportent autant des immeubles d'une dizaine d'étage sans intérêt, que des petites villas, ou encore des pavillons d'un étage ou de plain-pied. Et ces villas, ou ces pavillons, ont besoin d'être protégés, car comme on ne s'en rend pas forcément compte à Brasilia, le Brésil est un pays très inégalitaire, et donc quelque peu violent. La version locale des gated communities (quartiers fermés), ce sont les "condominiums", qui ferment des rues entières et sécurisent ainsi les villas qui s'y trouvent. La multiplication des condominiums, les uns à la suite des autres produit un certain effet, créant une espèce de no man's land devenu une sorte de only cars land. Mais le symbole de cette violence, de l'insécurité, ce sont les kilomètres de grilles qui protègent le moindre espace privé. Des rues entières, et les rues entières qui les suivent, alignent des grilles de toutes formes, de toutes les couleurs, jamais en dessous de 2, 50 m. Ces rues en apparence paisibles, ces petits jardinets, ou ces pas de porte qui servent de garages, sont tous derrière les barreaux. Les balcons des premiers étages sont eux aussi sécurisés, et les barreaux montent jusqu'au plafond! J'avais jamais vu ça, c'est assez troublant.
Ce dont je me rappellerai également, paradoxalement, c'est la coolness des brésiliens. Nous n'avons pas eu de probl��mes avec la caméra même dans les endroits très fréquentés, ce que je redoute toujours un peu, et d'une manière générale, les gens se montrent conciliants, le pouce en l'air: no problem! Même les deux flics qui nous ont stoppé sur l'autoroute avec la caméra et deux gringos à l'arrière du pick-up (ce qui est parfaitement interdit et passible d'amende) n'ont pas fait tant de difficultés.
Bref, si par hasard vous êtes pas loin, faites un crochet par Brasilia, ça ne ressemble à rien, et comme utopie globale de la ville vue des années 60, on n'a pas fait mieux!
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Au passage je vous fais profiter d'un retour de mail d'un ami qui a pas mal bougé, ça me paraissait intéressant de vous en faire part, histoire de continuer le(s) voyage(s):
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ça me rappelle mon ptit voyage à Sao paolo, c'est bien agreable de lire ton texte.
Atour de Sao Paolo il y a carrément des villes entières barricadées auxquelles on accède par des autoroutes privées payantes qui longent les celles publiques. Arrivés las bas, c'est plusieurs villes uniquement résidentielles entourés de remparts gardés par des "agents de securité". une sorte de Val d'Europe (près d'Eurodisney) au milieu des forets. Fouille des voitures à l'entrée (qui n'est possible que sur invitation), rondes dans allées entre les pavillons, camera de video surveillance en veux tu en voilà ... un arsenal pour se rassurer. C'est pas des rues, mais plusieurs villes sur plusieurs collines à perte de vue qui sont barricadées. Pas de grilles entre les maisons ni de barreaux, l'impression d'être dans un quartier pavillonnaire chiant d'une ville moyenne des etats unis.
Ce qui est plus drôle, après avoir discutés avec des familles qui vivent dans ces villes, c'est que cette protection se retourne contre ses créateurs. En effet, il n'y a rien, mais alors vraiment, rien à faire pour la jeunesse dorée (pas de bars, de cine, de rien du tout ...). Alors ils se droguent pas mal, cherchent un peu d'action, et attirent les dealers et leurs familles qui installent des favelas dans les forets alentours. Les jeunes cambriolent de l'interieur pour payer la drogue, renseignent les trafiquants, qui du coup gagnent pas mal d'argent ET: Ils achetent des maisons dans la gated community ou ils sont bien à l'abri de la police (qui n'a qu'un accès très restreint à ce genre de ville) et les responsables de ces villes se gardent bien d'en parler sous peine de voir leur bien immobilier colossal fondre à vue d'oeil. Et la boucle est bouclée.
Toutes les grandes metropoles en voie de dvt sont confrontées à cette nouvelle urbanisation sécuritaire: Le Caire, Chicago, Mexico, Johannesburg, chaque pays a sa version. Et je doit dire, pour les avoirs visités, que j'en retiens surtout un enorme nouveau marché pour des entrepreneurs de service de secu et de gardiennage et autre. Ca ne regle en rien la violence quotidienne de ces pays et attire plutôt les problèmes puisque cela concentre l'argent, ni meme la qualité de vie des habitants qui de toute façon vivent toujours dans la peur de l'autre, même comme ça ... La France n'est pas en reste et quelques gated comunities sont construites en Ile de france ( surtout vers Marne la Vallée ).
Quand aux balcons du premier étage barricadés, à Johannesburg, il n'y a pas de rues à proprement parler (à part dans le centre ville, trop dangereux pour s'y promener à pied), les Africaners vivent dans des maisons qu'on ne voit pas à cause des murs d'enceintes qui entourent chaque propriété, y compris les entreprises / bureaux, sortent forcement en voiture pour se rendre dans des centres commerciaux qui concentrent toutes l'activité de loisir. parking maison -> route -> parking commercial. point. Les noirs, eux, marchent sur les bords des routes (il n'y a pas de trottoirs du coup ..). en meme temps si tu regardes Johannesburg depuis une hauteur, tu ne vois qu'une magnifique foret.
Il y a une rue (300 metres) où on peut boire des coups en terrasse en marché sur un trottoir tranquille, mais me demande pas pourquoi, j'ai toujours pas compris ....
Paradoxalement, si tu vas à Soweto, où il n'y a pas d'afrikaners, à part le dénuement total des gens qui y vivent, c'est la coolness totale comme tu dis ... en tout cas j'y était bien plus à l'aise.
Si par hasard tu as l'occasion, vas faire un tour à Johannesburg/Soweto.
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En attendant Soweto, je reviendrais bien faire un tour au Brésil, ptêt un peu plus sur la côte ;-)
Rencontre le 31 mars 2007 à Paris English translation pending
Coucou,
Avec une amie qui a eu l occasion tout comme moi de terminer un tour du monde l annee derniere nous souhaitons echanger avec d autres personnes ayant vecue ce type d experience et meme ceux qui ont la meme passion pour les longs voyages sont les bienvenus
Alors tenez moi au courant et on se retrouvera autour d un verre avec tous nos souvenirs et projets a partager
Ciao
Avec une amie qui a eu l occasion tout comme moi de terminer un tour du monde l annee derniere nous souhaitons echanger avec d autres personnes ayant vecue ce type d experience et meme ceux qui ont la meme passion pour les longs voyages sont les bienvenus
Alors tenez moi au courant et on se retrouvera autour d un verre avec tous nos souvenirs et projets a partager
Ciao
Arnaque aux bijoux en Thaïlande, encore un... English translation pending
je rentre juste a linstant de thailande,
j'ai moi meme rencontré un belge accompagné d'un anglais qui m'ont parlé de leur bon plan, suite a une balade en touk que nous ne voulions pas faire d'ailleurs ... mais bon on essaie de faire plaisir, quand le touk nous parle de son arrangement pour avoir du petrole gratuit;;;
la combine des 2 lascards consistait a acheter des bijoux dans une bijouterie spécialisée en export, qui ouvrait leurs portes aux particuliers qu'une semaine par an. Ils m'ont expliqué que les bijouteries en europe devaient payer 195 pourcents de taxes alors que s'ils nous les rachetaient a nous, ils nous en paieraient que la moitié (taxes). c'était notre derniere soirée a bankok avant le depart pour la france, alors on a craqué pour une bague en saphir et diamant payé 2600 eur. Le directeur de la bijouterie nous a refiler son chauffeur pour la soirée en jeep etc... à la fin de la soirée nous sommes tombés sur le premier post de cette discution qui nous a déprimés, ma copine qui n'avais pas le meme vol a réussi a se faire rembourser 80 pourcent de cette valeur avec un paiement inverse par carte qu on devrait recevoir j'espere;;;
c'est la 4 eme fois que je vais en thailande je n'avais jamais entendu parler de cette combine moi non plus, je ne jette pas la pierre au pays ni a sa population qui nont pas d'argent, et qui ont un passif lourd aux niveau de tous les problemes qu'on connait ( srass, attentats, tzunami, grippe avaire, prostitution etc...)
il faut quand meme bien comprendre que ce genre d'embrouille n'est pas orchestré par les gentils vendeurs de brochettes à 20 baths dans la rue a qui on laisse la monnaie par ce quil est sympa, mais par un bijoutier surement plus riches que nous tous reunis, qui est capable de rémunérer des salaires attirants des personnes venues d'europe, de payer les touks, les gars qui nous ouvrent ces fameux temples fermés et certainement la police aussi, en bref un mafioso. alors si sa combine est légale comme je l'ai lu précédemment, je vous signale que celle qui nous propose elle l'est aussi, sauf qu on nous berne sur le prix de la marchandise.
Je suis certains qu on peut retrouvé en europe des annonces pour etre embauché en thailande en tant que bijoutiers, je préviens d'ailleurs tous ceux que ca tante de convaincre des etrangers d'aller faire cette combine que la prochaine fois que je vais a bangkok, dés je croiseais quelqu'un, de n'importe qu'elle pays que se soit, qui me parle de son fameux plan, je l'arrose direct, je me defoulerais à hauteur de l'argent que j'ai perdu.
ce qui est encore pire que le fait de nous avoir volé, nous européens, qui allons nous en remettre de toutes manieres, c'est de continuer encore plus à dégouter des gens de venir ou de revenir dans ce pays, de bafouer cette population qui a besoin du tourisme pour vivre, à cause de réputations que quelques hommes ont lancés. travel, just to do it
la combine des 2 lascards consistait a acheter des bijoux dans une bijouterie spécialisée en export, qui ouvrait leurs portes aux particuliers qu'une semaine par an. Ils m'ont expliqué que les bijouteries en europe devaient payer 195 pourcents de taxes alors que s'ils nous les rachetaient a nous, ils nous en paieraient que la moitié (taxes). c'était notre derniere soirée a bankok avant le depart pour la france, alors on a craqué pour une bague en saphir et diamant payé 2600 eur. Le directeur de la bijouterie nous a refiler son chauffeur pour la soirée en jeep etc... à la fin de la soirée nous sommes tombés sur le premier post de cette discution qui nous a déprimés, ma copine qui n'avais pas le meme vol a réussi a se faire rembourser 80 pourcent de cette valeur avec un paiement inverse par carte qu on devrait recevoir j'espere;;;
c'est la 4 eme fois que je vais en thailande je n'avais jamais entendu parler de cette combine moi non plus, je ne jette pas la pierre au pays ni a sa population qui nont pas d'argent, et qui ont un passif lourd aux niveau de tous les problemes qu'on connait ( srass, attentats, tzunami, grippe avaire, prostitution etc...)
il faut quand meme bien comprendre que ce genre d'embrouille n'est pas orchestré par les gentils vendeurs de brochettes à 20 baths dans la rue a qui on laisse la monnaie par ce quil est sympa, mais par un bijoutier surement plus riches que nous tous reunis, qui est capable de rémunérer des salaires attirants des personnes venues d'europe, de payer les touks, les gars qui nous ouvrent ces fameux temples fermés et certainement la police aussi, en bref un mafioso. alors si sa combine est légale comme je l'ai lu précédemment, je vous signale que celle qui nous propose elle l'est aussi, sauf qu on nous berne sur le prix de la marchandise.
Je suis certains qu on peut retrouvé en europe des annonces pour etre embauché en thailande en tant que bijoutiers, je préviens d'ailleurs tous ceux que ca tante de convaincre des etrangers d'aller faire cette combine que la prochaine fois que je vais a bangkok, dés je croiseais quelqu'un, de n'importe qu'elle pays que se soit, qui me parle de son fameux plan, je l'arrose direct, je me defoulerais à hauteur de l'argent que j'ai perdu.
ce qui est encore pire que le fait de nous avoir volé, nous européens, qui allons nous en remettre de toutes manieres, c'est de continuer encore plus à dégouter des gens de venir ou de revenir dans ce pays, de bafouer cette population qui a besoin du tourisme pour vivre, à cause de réputations que quelques hommes ont lancés. travel, just to do it
Croisière sur le Carnival Miracle English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis nouvelle sur le forum. J'ai, dans le passé, fais des voyages en Amérique centrale, Cuba et République Dominicaine mais pour mon conjoint et moi ce sera notre première croisière le 21 janvier prochain soit dans 8 jours, nous fêtons notre vingtième anniversaire de mariage, nous partons sur le Miracle de Carnival avec comme escale Grand caïman, Belize, Costa Maya et Cozumel. J'aimerais savoir si certains d'entre-vous connaissez le Miracle. Si oui, j'aimerais avoir votre appréciation sur le service, la nourriture etc.. . Si certains d'entre-vous avez des suggestions sur les excursions concernant mes escales ce serait le bienvenue car après plusieurs recherches je ne m'y retrouve plus. Je crois que j'ai le syndrôme de la première croisière. C'est à dire que j'ai peur de manquer quelque chose.
Merci à vous tous . Chanterel.😉
Je suis nouvelle sur le forum. J'ai, dans le passé, fais des voyages en Amérique centrale, Cuba et République Dominicaine mais pour mon conjoint et moi ce sera notre première croisière le 21 janvier prochain soit dans 8 jours, nous fêtons notre vingtième anniversaire de mariage, nous partons sur le Miracle de Carnival avec comme escale Grand caïman, Belize, Costa Maya et Cozumel. J'aimerais savoir si certains d'entre-vous connaissez le Miracle. Si oui, j'aimerais avoir votre appréciation sur le service, la nourriture etc.. . Si certains d'entre-vous avez des suggestions sur les excursions concernant mes escales ce serait le bienvenue car après plusieurs recherches je ne m'y retrouve plus. Je crois que j'ai le syndrôme de la première croisière. C'est à dire que j'ai peur de manquer quelque chose.
Merci à vous tous . Chanterel.😉
Avoir autant de temps pour voyager? English translation pending
Bonjour,
Oui, c'est un post juste histoire de ... 😎 Car je lis pas mal de bouquins sur des "nomades" et eux n'ont pas de travaille fixe, mais voyage enormement, et comme ils disent tous, c'est ca la Liberté. Et je suis carrement d'accord... J'aimerais juste savoir ce que vous en pensez...
Pour ma part j'ai 21 ans je suis "militaire" (a que je deteste l'armée en plus...) et j'essaie de partir 2 mois dans l'année...
Oui, c'est un post juste histoire de ... 😎 Car je lis pas mal de bouquins sur des "nomades" et eux n'ont pas de travaille fixe, mais voyage enormement, et comme ils disent tous, c'est ca la Liberté. Et je suis carrement d'accord... J'aimerais juste savoir ce que vous en pensez...
Pour ma part j'ai 21 ans je suis "militaire" (a que je deteste l'armée en plus...) et j'essaie de partir 2 mois dans l'année...
Week-end organisé à New York English translation pending
Bonjour, je suis sur le point de réserver un week-end organisé pour la fin de semaine de l'action de Grâce, ici au Québec c'est du 7 au 9 octobre, pour aller à New York. Vu que c'est la première fois que nous y allons, nous avons décidé de faire un voyage organisé; autocar, hôtel, déjeuner, visites etc. Mais je me demande si quelqu'un sur ce site aurait déjà expérimenter l'expérience, j'aimerais bien avoir quelques commentaires la dessus svp. J'hésite entre les tours suivants; Frenzy tours, Beltours ou Solazur. Si quelqu'un a déjà fait ce tours, n'hésitez pas à me donner vos commentaires. On y tient à le faire organisé car on ne veut pas se casser la tête pour la première fois et aussi voir le plus de chose possible en 3 jours. Les fois suivantes nous irons pas nos propres moyens.Merci😎
Quel hôtel choisir à San Andres? English translation pending
🤪 Bonjour !
Nous sommes un jeune couple de mariés ( 29 ans de marriage ) moi j'ai 53 ans et ma conjointe 49 ans nous sommes déjà allé en République Dominicaine 4 fois et a Cuba 1 fois .
Quel hôtel choisir ? La musique et les party ne nous dérange pas du tout car on aime bien faire la fête a l'occasion .
Nous prévoyons partir en fin mars 2007 pour 2 semaines, nous aimons faire de la plongée en apnée, marcher sur la plage, visiter et prendre contact avec la population locale .
Voiçi quelques questions que l'on se pose : La température en fin mars. La monaie utilisé là-bas . La langue parlée par la population et a l'hôtel . Il y as-il de l'eau en bouteille dans les chambres. Les clients donnent-ils des pourboire, a la femme de chambre, au bar et aux restaurents a la carte et combien . La température de l'eau dans la mer est-elle comparable de celle à Cuba et en R.D.
Merçi a l'avance de vos réponses.
Nous sommes un jeune couple de mariés ( 29 ans de marriage ) moi j'ai 53 ans et ma conjointe 49 ans nous sommes déjà allé en République Dominicaine 4 fois et a Cuba 1 fois .
Quel hôtel choisir ? La musique et les party ne nous dérange pas du tout car on aime bien faire la fête a l'occasion .
Nous prévoyons partir en fin mars 2007 pour 2 semaines, nous aimons faire de la plongée en apnée, marcher sur la plage, visiter et prendre contact avec la population locale .
Voiçi quelques questions que l'on se pose : La température en fin mars. La monaie utilisé là-bas . La langue parlée par la population et a l'hôtel . Il y as-il de l'eau en bouteille dans les chambres. Les clients donnent-ils des pourboire, a la femme de chambre, au bar et aux restaurents a la carte et combien . La température de l'eau dans la mer est-elle comparable de celle à Cuba et en R.D.
Merçi a l'avance de vos réponses.
Croisière en Croatie: budget restreint pour la nourriture? English translation pending
Hey,
Nice time isn't it ?
Organisant une croisière en Croatie à bord d'un voilier pour des potes sans le sou, je suis obligé de leur fixer un budget nourriture bien économe et réaliste, mais toutefois appétissant. J'ai bien lu les autres infos sur le site, et j'en ai tiré que les prix en pleine saison seraient proches de ceux de St.Tropez en plein été. Pour l'info: A bord, nous disposons de tout ce qu'il faut pour cuisiner nous-même, de plus, nous serons 10 coéquipiers à nous répartir quotidiennement les dépenses. I will suggest you: D'une part, vous pourriez m'aider en m'indiquant, pour ceux qui en ont eu l'incomensurable honneur, quel budget nourriture prévoir par personne, si l'on se fait sa cuisinne soi-même et que l'on fait ses courses à St.Tropez en plein été. En effet, j'en ai déduit que le montant d'un avitaillement au supermarché Croate de la Marina du coin devrait pouvoir être comparé à celui d'une superette locale à St.Trope-ou-autre-coin-du-style. (Nos habitudes culinaires sont simples, de loin pas du luxe, cependant nous privilégierions les produits frais plutôt que des boîtes de conserves autant que possible; deux verres de vin par jour/pers ne sont pas non plus à exclure. En bref, nous souhaiterions profiter d'une nourriture variée, saine, simple et équilibrée, sans être non plus accros forcément à la viande, poissons, fromages, vins et autres produits parfois surtaxés. A noté que, la mer ça creuse !, mais que les pâtes, ça ne coûte pas trop cher... Les fruits par contre, c'est essentiel !, mais pas les jus, cocca, Kellog's ça on en a pas besoin c'est du surplus, ça risquerait de ralentir le bateau...) => Vos évaluations sont les bienvenues, à défaut d'une redirection vers un autre site.De mon côté, je suis arrivé à 160.- Euros /pers/2semaines, ça vous parait correspondre: 1) C'est du Luxe. 2)Très largement. 3)Largement. 4) C'est tout juste étant donné les contraintes imposées. 5) Nous courons à notre perte ?
D'autre part, si qqn partait en Croatie en voiture autour du 07 Octobre (de même pour le retour autour du 23 octobre), je/eux/nous serions heureux de partager avec vous une partie des frais d'essence.
A +
Charles
Nice time isn't it ?
Organisant une croisière en Croatie à bord d'un voilier pour des potes sans le sou, je suis obligé de leur fixer un budget nourriture bien économe et réaliste, mais toutefois appétissant. J'ai bien lu les autres infos sur le site, et j'en ai tiré que les prix en pleine saison seraient proches de ceux de St.Tropez en plein été. Pour l'info: A bord, nous disposons de tout ce qu'il faut pour cuisiner nous-même, de plus, nous serons 10 coéquipiers à nous répartir quotidiennement les dépenses. I will suggest you: D'une part, vous pourriez m'aider en m'indiquant, pour ceux qui en ont eu l'incomensurable honneur, quel budget nourriture prévoir par personne, si l'on se fait sa cuisinne soi-même et que l'on fait ses courses à St.Tropez en plein été. En effet, j'en ai déduit que le montant d'un avitaillement au supermarché Croate de la Marina du coin devrait pouvoir être comparé à celui d'une superette locale à St.Trope-ou-autre-coin-du-style. (Nos habitudes culinaires sont simples, de loin pas du luxe, cependant nous privilégierions les produits frais plutôt que des boîtes de conserves autant que possible; deux verres de vin par jour/pers ne sont pas non plus à exclure. En bref, nous souhaiterions profiter d'une nourriture variée, saine, simple et équilibrée, sans être non plus accros forcément à la viande, poissons, fromages, vins et autres produits parfois surtaxés. A noté que, la mer ça creuse !, mais que les pâtes, ça ne coûte pas trop cher... Les fruits par contre, c'est essentiel !, mais pas les jus, cocca, Kellog's ça on en a pas besoin c'est du surplus, ça risquerait de ralentir le bateau...) => Vos évaluations sont les bienvenues, à défaut d'une redirection vers un autre site.De mon côté, je suis arrivé à 160.- Euros /pers/2semaines, ça vous parait correspondre: 1) C'est du Luxe. 2)Très largement. 3)Largement. 4) C'est tout juste étant donné les contraintes imposées. 5) Nous courons à notre perte ?
D'autre part, si qqn partait en Croatie en voiture autour du 07 Octobre (de même pour le retour autour du 23 octobre), je/eux/nous serions heureux de partager avec vous une partie des frais d'essence.
A +
Charles
Recevoir des Français au Québec English translation pending
Bonjour!
Je me pose des questions, j'ai dans la famille de ma fille, de gens de la France. Ceux-ci veuillent organiser un genre d'affaire ( non payante) qui ferait que quand des français qu'ils connaissent descenderaient à Québec, ceux-ci vont être héberger par des québecois au lieu de dans des hotels?
Je me demande quand vous êtes en visite chez des québecois vous les français, vous attendez-vous à avoir les petits plats dans les grands plats souvent, que l'on passe son temps à inviter des gens, que l'on vous fasse visiter la ville ect...
Moi, je serais pour agir normalement, non?
Pour ce qui est des repas, je me dis que vous venez dans notre pays c'est pour voir comment on agit non?
Vous voulez manger ce que l, on mange et à l, heure que nous nous mangeons non?
Je remarque que quand la parenté de ma fille dessendent, c'est les soupers à 19 heures, le vin à tous les repas, le fromage à la fin et les raisins .
Nous les québecois, on ne fait pas cela.
On mange ( souper ) à 17.30 heures et on finit à 18 au gros max. On grinotte des chips ( croustille), des toasts ect... dans la soirée.
Vous sentiriez-vous mal reçu si on agiraient comme à notre habitude, vous faire manger les mets que l'on mange ( saucisse, pâté chinois, poutine ect...) . Si on vous laisseraient vous organisez pour les visites sans vous accompagner ( car on travaille ou on a déja vu) ect...
Moi, je ne veux pas insulter le monde mais avant de dire oui, je veux savoir si je me donne tout ce trouble et me faire critiquer quand même par en arrière.
Pour ce qui est du vice-versa, je pense que je risque de plus recevoir que d, être reçu.
Je suis encore indécis .
Depuis la Mongolie English translation pending
From nowhere 4
Dans rien je prends tout
Je pense parfois à ce tout enfoui dans ma mémoire. Dans la solitude d’une chambre d’hôtel, le soir je fais défiler mes peurs, mes erreurs, le visage de mes parents, de mes amis, de mon alcoolisme sevré et de mes soucis d’argent. Il n’y a pas de paix quand on cherche l’absolue. Je finis toujours par penser, à la simplicité d’une journée remplie de rien, cela me suffit. Paulo Nozolino
From nowhere : un goût de déjà bu
Les premiers désagréments, on m’a volé une trousse d’échantillon de parfum dans ma chambre d’hôtel ainsi que le bon œil posé sur mon sac à l’aéroport. Rien de grande valeur. Quand on sait que bien mal acquit ne profite jamais. Toujours des problèmes et l’attente dans un aérogare qui ne correspond pas au pays car trop moderne sur certain point. J’avais oublié qu’il n’y avait pas que Airbus et Boeing qui s’était attribué le ciel. Mais il y a aussi : Tupolev et Antonov. Le même coucou qu’en Afghanistan. Donc pas de télévision, pas de musique à écouter dans son casque, d’ailleurs pas de casque et un raffut monstre et plein de vibration. Il nous restera un luxe, le plateau repas qui certainement mieux garnit que d’autres compagnies fortunées. De la neige, des montagnes et des appréhensions. J’ai faillit encore une fois pour avoir prit les transports aériens et je m’aperçois qu’il y a des Jeeps et des autobus qui font l’aller retour avec le Kazakhstan. Mais le prix d’un visa pour moi vaut à lui seul le prix du billet d’avion. L’avion s’arrête dans la dernière ville et on doit tous descendre pour passer la douane. Je ne me suis pas fait inscrire en rentrant dans le pays. Alors grosse taxe attendre moi à la sortie. Devant la douanière, je décroche mon plus sourire, et la caméra enregistre mon faciès nier. J’attends. Un coup, deux coups de tampon. Ca y est, je suis passé. Il y a un an, Noël un ami voyageur septuagénaire venu seul en ses terres lointaines m’avait témoigner de la rudesse des lieux. Vu du ciel, des formes géométriques emboîtées les unes aux autres. Une piste en terre battue et de la vie au milieu de nulle part. Les ombres, les couleurs, le froid, une sensation de bien être m’envahis, un peu comme si je revenais dans un chez moi laissé le temps d’une saison. Je commence l’écriture de ce mail dans mon petit chez moi d’un soir, dans une vallée perdue à l’Ouest de la Mongolie. La vue sur l’Altaï et les steppes enneigées, écoutant une symphonie kazakh sous le soleil printanier, que demander d’autre, si une bière et du jus pour l’ordinateur. Ce que j’aime, c’est de voir qu’on vit le quotidien dans les fameuses yourtes ou un préfabriqué de bois. Qu’on a déposé des containers, des palissades pour séparer. Qu’on a pas chercher à apprivoiser ou domestiquer la nature ! On se contente de ce qu’elle donne. Et le jour ou il n’y a plus d’argent et bien on s’en va et on la laisse reprendre ses droits. Un quotidien aux gestes immuables : Allumer le feu, entretenir le feu. Aller chercher l’eau, faire bouillir l’eau. Tamiser la farine, pétrir la pâte, et de paradoxale pour des bouddhistes, decouper la viande. Ce tous les jours qui se méritent. Ce tous les jours qui pour nous, est tout inclus les taxes avec. Ce tous les jours que l’on ne sait plus savourer que lorsqu’il n’y en a plus. Notre nourriture qui sort de boite plastique le plus souvent. Que nous restent-ils de nos gestes à nous ? Des kazakhs en terre mongole. Pour me faire comprendre, je dois parler en 3 langues. Je fais la formule de politesse en russe, demande le prix en mongole et annonce les chiffres en kazakh. La place centrale et son monument, autour 4 bâtisses, la mairie, la poste, la banque, et la discothèque. Un carré de route goudronné et de la piste à perte de vue. Le bazar, tous les matins chacun prend sa place, chacun est là pour un peu d’argent. Des camions d’anthracite viennent tous les jours pour fournir l’énergie. Des hommes avec des balances romaines et une peau de renard accroché attendent les chasseurs et le cérémonial de la simplicité commencent. On négocie dans le creux de l’oreille à l’abri d’un container et de ça, il y en a des centaines, mais aussi, réservoir, cabine, wagon font office d’échoppe. Les livres se vendent au kilo, comme les morceaux de métal, le sel et les matières premières. Des tables de billard à profusion. Le vice du jeu avec cette unique table de casino improvisé des chiffres marqués au ruban adhésif, un ordinateur à qui on ne demande plus grand chose si ce n’est que de faire défiler des chiffres. Les gamins de 7 à 15 ans adorent et jette la monnaie comme si cela était facile de gagner. Je viens d’acheter l’unique présent de mon voyage une chapka kazakh.
Saturday night fever ; La plus importante soirée de la semaine, ici ou là-bas. Alors tout commence à 19H30 au théâtre de la ville pour recevoir le groupe « Ice Peak », directement venu de la capitale rien que pour vous pour 65 centimes d’Euro. La salle est pleine pour écouter du Rap mongole ou les grands titres repris, comme : Vive le vent d’hiver, etc. . On exploite la production locale de chanteur et chanteuse. 3 jeux de lumière suffisent et même pas de pied pour les micros qu’on dépose à même le sol. Ils ne peuvent pas se déplacer trop loin car il n’y a pas assez de longueur de fil. Les groupies envahissent la scène pour remette fleur et présent que les acteurs délaissent sur le sol. Le play-back part trop tôt et saute en même temps que le groupe se déploie sur le parquet. Des gamins galbés comme des bâtons de sucette, habillés en XXL répète les gestes vues sur les chaînes musicales du satellite. Dans la salle, tout le monde est plus occupé à envoyer des SMS ou appelé machin truc. Ensuite un restaurant pour 60 centimes et finir en discothèque pour la modique somme de 20 centimes, arrosé d’une bière à 70 centimes. Cela nous fait donc un samedi soir à 2 Euros et 15 centimes. Mais que demande le peuple, je vous le demande !
Dans les témoignages et récits de voyage de l’époque. On marquait les dangers, les difficultés rencontrées et on ne décrivait jamais les paysages comme on le fait aujourd’hui, pour nous faire partir voir tel ou tel endroit. Pour moi en dehors des paysages qui se ressemblent depuis plusieurs semaine. J’essaye de raconter le quotidien avec un certain point de vue. Mes dires tournent surtout autour de la modernité qui envahir tous ces lieux. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir une bourgade sans eau courante, mais avec des antennes relais pour téléphone portable. Alors ou se trouvent les priorités ? Car à créer du besoin, engendra obligatoirement des rentrées d’argent et deux façons de subsister : Travailler ou Voler.
Un hôtel agréable, sans salle d’eau mais avec un Sao, pas le : Service Authorized Only mais le Sauna Avec Organisation. Car ici aussi le luxe d’un sauna est très appréciable, mais il n’y pas d’eau chaude au robinet, alors on doit récupérer l’eau qui à couler entre les pierres, pour la douche. Pas de miroir, alors pas de rasage. Une rencontre, puis des rencontres avec de jeune américain venu du : Peacecorps organisation humanitaire ou des jeunes en ont signé pour 2 ans en tant que professeur d’anglais. La ville que je connais et l’attente s’installe pour un véhicule qui partira pour la capitale. On attend devant le bazar pour un départ quand on a envie, pas d’organisation pour enregistrer, réguler, partager. On attend. Mon (sois disant ) chauffeur me promet un départ dans les 3 jours et il attend lui aussi. Le temps n’est rien… Nouvelle rencontre, et je me retrouve dans une première famille et le soir dans une autre. Ca rigole, je fais le fou avec les petits et je me retrouve invité pour les jours à venir. Mardi soir, grande soirée c’est la journée de la femme. Alors elles sont toutes de sortie prenant possession des salles VIP des différents restaurant de la ville. Moi tout seul à ma table, je les regarde danser sur quatre musiques qu’on passera en boucle pendant 3 heures. Encore une fois je lève mon verre trop souvent… Je crains énormément la traversé de la Mongolie car tout le monde me dit de prendre l’avion. Mais je désire voir des paysages et vivre le quotidien des gens. Mercredi matin, encore malade de la veille et le sol de ma chambre est recouvert de mes exces. J’ai cette sensation d’en avoir marre de ne pas trouver mes limites, marre d’être obliger de quitter des places ou je me sens bien, mais que je le veuille ou non je vie avec un laissé passé d’un mois. 11H00, le van n’est pas là mais les passagers kazakhs attendent dans la poussière que le vent lève. Je viens de perdre la place à côté du chauffeur pour une mère et son bébé, pour la première fois, je ne vais pas faire d’histoire. Je prends place sur un banc métallique recouvert d’une petite mousse. Le coffre est remplit, sous nos pieds des sacs de viande, un essieu et encore des bagages ainsi que des colis. Nous sommes neuf à vivre dans un cube de 190 cm de long sur 170 cm de large et 150 cm de haut. Recroqueviller sur moi, car je n’ai pas été assez vite comme eu pour me faire ma petite place et être égoïste au possible. J’appréhende énormément. Le chauffeur promet deux jours de route. Deux petites heures de retard seulement avant de s’engager sur les pistes. Je ne peux pas voir le paysage car les vitres son trop bas et je suis dos au chauffeur. Au début des arrêts tous les deux heures, un bien énorme pour relaxer les jambes dans ces décors de carte postale. La chaîne de l’Altaï au fond, glacier, rivière gelée et le vent toujours omniprésent. Au soir venu on s’arrête dans la première habitation isolée que l’on croise pour se restaurer. Je ne peux continuer dans ces conditions trop rudes pour moi et mon mètre 93. J’ai l’estomac noué et ne mange pas, je demande au chauffeur de pouvoir changer de place pour survivre. Il accepte, mais les autres refusent et je me bouscule le temps d’un instant avec mon voisin. Je demande de faire sortir mon sac. Car je préfère faire demi-tour et attendre un transport pour rejoindre Olgi et ensuite prendre un avion. Je n’ai plus la force de lutter contre cette vie. Quelqu’un cède sa place pour qu’au moins mes jambes puissent toucher le sol et avoir une assise correcte. On repart dans la nuit glacée et prend sur moi mon sac de victuailles et ma musette pour rester droit. Je ne dors pas et occupe mon esprit pendant toute la nuit. Le soleil se lève fasse à nous, mais nous ne voyons plus rien car les vitres sont gelées. Nous traversons la première ville depuis notre départ. Heureux je suis, car on décharge 4 colis. On boit le thé, puis on repart. Le chauffeur ne s’arrête pas tous les 4 heures mais quand il a faim. Alors 3 fois par jours. Le gèle colle aux vitres toute la journée. Voilà un peu plus de 24 heures de passé et le chauffeur toujours les yeux ouverts face au danger de la piste. On s’arrête n’importe où tant qu’il y a une yourte. Je viens de finir mes cadeaux de France, alors je fais de l’origami pour offrir aux plus petits. Pendant qu’on prépare le repas qui est le même à chaque fois soupe de viande et de pâte maison. Une petite fille sort sa dînette et me prépare mon repas. On se parle dans nos langues respectives et cela ne nous dérangent le moins du monde parti dans nos messe basse. L’expérience la plus dure est de faire ses besoins naturels dehors par un vent de force 7 et par moins zéro. On repart toujours pleine Est sur des pistes. Je ne peux pas lire à cause des vibrations alors je ferme les yeux et à chaque secousse je me réveille. Minuit, dur de trouver une yourte au milieu de nulle part. Voilà 36 heures que le chauffeur roule. Il décide de stopper quatre heures. On réveille un couple : « Bonsoir ! on est 12 et on a faim. » On se ru sans partage sur les deux lits disponibles pour prendre une position couchée et relaxée les membres tétanisés. On relance le feu avec de la bouse de chameau pour commencer par faire chauffer une grande bassine d’eau pour le thé qu’on effrite à coup de marteau. Les feuilles bouillent et on rajoute le lait en poudre. Pendant ce temps, les hôtes attendent qu’on coupe la viande, épluche les pommes de terre. On balance tout dans la marmite, puis on rajoute de l’eau et des épices. On laisse cuir. La yourte, la même disposition. En rentrant du pied droit se trouve de chaque côté la réserve d’eau et de l’autre le petit évier. Ensuite deux lits, puis à gauche coiffeuse ou son accroché des photos de la famille et des souvenir. A droite ces coffres en bois recouvert de très belle peinture et poser dessus la petite chapelle dédier à Bouddha. Lampe à huile, moulin à prière, offrande, photo et écrits. Pas de chance car il n’y a pas assez de place pour loger tout le monde à l’intérieur. Quatre hommes doivent aller dormir dehors dans le van par moins dix degrés Celcius. On se serre comme on peut et quand on vient nous réveiller on claque tous des dents, mon duvet à prix l’humidité et il est gelé. Chauffage à fond et on reste serré les uns aux autres. Attendre et s’occuper l’esprit. Repenser à un rêve, des problèmes, ma jeunesse, mes proches, à demain. Le vent souffle de plus en plus fort. Tempête de sable ou de neige. Le gris s’est installé autour de nous et nous avançons au pas. Pour une fois je n’ai jamais été aussi heureux de les voir dégainer leur portable à l’approche d’une ville. Il ne reste plus qu’une heure pour rentrer dans la capitale. Vendredi, 18H30, on nous largue à l’entrée de la ville. Un peu moins de 54 heures, le chauffeur avait raison. Depuis mon départ, je me relis et raconte des exploits à mes yeux. Mais ils ne sont que peu de chose dans le temps qui passe. Seul au fond de moi s’est écoulé l’éternité. Aujourd’hui, l’exploit n’est pas dans l’Ascension d’une montagne, d’une course, d’une nage, d’exploit surhumain d’un être sur les autres dans un temps ou une période donné. Mais de voir l’évolution du monde moderne et d’accepter ces gens qui s’accrochent à des exploits que l’on répète inlassablement tous les jours.
Mes amis souvenez-vous ! U.B guesthouse, j’y suis, on se souvient de moi, on prend des nouvelles de Noël qui a marquer les esprits. Une douche, une lessive et je suis seul dans la cuisine, face à la carte d’Asie. La melancolie m’envahie. Cette cuisine qui était pleine de vie. Je me souviens de notre naïveté lors de bataille de boule de neige. De refaire le monde à la cafétéria et de s’oublier devant une bouteille de vodka en discothèque.
Demain que sera ? Certainement un scoop, alors rester en ligne…
Dans rien je prends tout
Je pense parfois à ce tout enfoui dans ma mémoire. Dans la solitude d’une chambre d’hôtel, le soir je fais défiler mes peurs, mes erreurs, le visage de mes parents, de mes amis, de mon alcoolisme sevré et de mes soucis d’argent. Il n’y a pas de paix quand on cherche l’absolue. Je finis toujours par penser, à la simplicité d’une journée remplie de rien, cela me suffit. Paulo Nozolino
From nowhere : un goût de déjà bu
Les premiers désagréments, on m’a volé une trousse d’échantillon de parfum dans ma chambre d’hôtel ainsi que le bon œil posé sur mon sac à l’aéroport. Rien de grande valeur. Quand on sait que bien mal acquit ne profite jamais. Toujours des problèmes et l’attente dans un aérogare qui ne correspond pas au pays car trop moderne sur certain point. J’avais oublié qu’il n’y avait pas que Airbus et Boeing qui s’était attribué le ciel. Mais il y a aussi : Tupolev et Antonov. Le même coucou qu’en Afghanistan. Donc pas de télévision, pas de musique à écouter dans son casque, d’ailleurs pas de casque et un raffut monstre et plein de vibration. Il nous restera un luxe, le plateau repas qui certainement mieux garnit que d’autres compagnies fortunées. De la neige, des montagnes et des appréhensions. J’ai faillit encore une fois pour avoir prit les transports aériens et je m’aperçois qu’il y a des Jeeps et des autobus qui font l’aller retour avec le Kazakhstan. Mais le prix d’un visa pour moi vaut à lui seul le prix du billet d’avion. L’avion s’arrête dans la dernière ville et on doit tous descendre pour passer la douane. Je ne me suis pas fait inscrire en rentrant dans le pays. Alors grosse taxe attendre moi à la sortie. Devant la douanière, je décroche mon plus sourire, et la caméra enregistre mon faciès nier. J’attends. Un coup, deux coups de tampon. Ca y est, je suis passé. Il y a un an, Noël un ami voyageur septuagénaire venu seul en ses terres lointaines m’avait témoigner de la rudesse des lieux. Vu du ciel, des formes géométriques emboîtées les unes aux autres. Une piste en terre battue et de la vie au milieu de nulle part. Les ombres, les couleurs, le froid, une sensation de bien être m’envahis, un peu comme si je revenais dans un chez moi laissé le temps d’une saison. Je commence l’écriture de ce mail dans mon petit chez moi d’un soir, dans une vallée perdue à l’Ouest de la Mongolie. La vue sur l’Altaï et les steppes enneigées, écoutant une symphonie kazakh sous le soleil printanier, que demander d’autre, si une bière et du jus pour l’ordinateur. Ce que j’aime, c’est de voir qu’on vit le quotidien dans les fameuses yourtes ou un préfabriqué de bois. Qu’on a déposé des containers, des palissades pour séparer. Qu’on a pas chercher à apprivoiser ou domestiquer la nature ! On se contente de ce qu’elle donne. Et le jour ou il n’y a plus d’argent et bien on s’en va et on la laisse reprendre ses droits. Un quotidien aux gestes immuables : Allumer le feu, entretenir le feu. Aller chercher l’eau, faire bouillir l’eau. Tamiser la farine, pétrir la pâte, et de paradoxale pour des bouddhistes, decouper la viande. Ce tous les jours qui se méritent. Ce tous les jours qui pour nous, est tout inclus les taxes avec. Ce tous les jours que l’on ne sait plus savourer que lorsqu’il n’y en a plus. Notre nourriture qui sort de boite plastique le plus souvent. Que nous restent-ils de nos gestes à nous ? Des kazakhs en terre mongole. Pour me faire comprendre, je dois parler en 3 langues. Je fais la formule de politesse en russe, demande le prix en mongole et annonce les chiffres en kazakh. La place centrale et son monument, autour 4 bâtisses, la mairie, la poste, la banque, et la discothèque. Un carré de route goudronné et de la piste à perte de vue. Le bazar, tous les matins chacun prend sa place, chacun est là pour un peu d’argent. Des camions d’anthracite viennent tous les jours pour fournir l’énergie. Des hommes avec des balances romaines et une peau de renard accroché attendent les chasseurs et le cérémonial de la simplicité commencent. On négocie dans le creux de l’oreille à l’abri d’un container et de ça, il y en a des centaines, mais aussi, réservoir, cabine, wagon font office d’échoppe. Les livres se vendent au kilo, comme les morceaux de métal, le sel et les matières premières. Des tables de billard à profusion. Le vice du jeu avec cette unique table de casino improvisé des chiffres marqués au ruban adhésif, un ordinateur à qui on ne demande plus grand chose si ce n’est que de faire défiler des chiffres. Les gamins de 7 à 15 ans adorent et jette la monnaie comme si cela était facile de gagner. Je viens d’acheter l’unique présent de mon voyage une chapka kazakh.
Saturday night fever ; La plus importante soirée de la semaine, ici ou là-bas. Alors tout commence à 19H30 au théâtre de la ville pour recevoir le groupe « Ice Peak », directement venu de la capitale rien que pour vous pour 65 centimes d’Euro. La salle est pleine pour écouter du Rap mongole ou les grands titres repris, comme : Vive le vent d’hiver, etc. . On exploite la production locale de chanteur et chanteuse. 3 jeux de lumière suffisent et même pas de pied pour les micros qu’on dépose à même le sol. Ils ne peuvent pas se déplacer trop loin car il n’y a pas assez de longueur de fil. Les groupies envahissent la scène pour remette fleur et présent que les acteurs délaissent sur le sol. Le play-back part trop tôt et saute en même temps que le groupe se déploie sur le parquet. Des gamins galbés comme des bâtons de sucette, habillés en XXL répète les gestes vues sur les chaînes musicales du satellite. Dans la salle, tout le monde est plus occupé à envoyer des SMS ou appelé machin truc. Ensuite un restaurant pour 60 centimes et finir en discothèque pour la modique somme de 20 centimes, arrosé d’une bière à 70 centimes. Cela nous fait donc un samedi soir à 2 Euros et 15 centimes. Mais que demande le peuple, je vous le demande !
Dans les témoignages et récits de voyage de l’époque. On marquait les dangers, les difficultés rencontrées et on ne décrivait jamais les paysages comme on le fait aujourd’hui, pour nous faire partir voir tel ou tel endroit. Pour moi en dehors des paysages qui se ressemblent depuis plusieurs semaine. J’essaye de raconter le quotidien avec un certain point de vue. Mes dires tournent surtout autour de la modernité qui envahir tous ces lieux. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir une bourgade sans eau courante, mais avec des antennes relais pour téléphone portable. Alors ou se trouvent les priorités ? Car à créer du besoin, engendra obligatoirement des rentrées d’argent et deux façons de subsister : Travailler ou Voler.
Un hôtel agréable, sans salle d’eau mais avec un Sao, pas le : Service Authorized Only mais le Sauna Avec Organisation. Car ici aussi le luxe d’un sauna est très appréciable, mais il n’y pas d’eau chaude au robinet, alors on doit récupérer l’eau qui à couler entre les pierres, pour la douche. Pas de miroir, alors pas de rasage. Une rencontre, puis des rencontres avec de jeune américain venu du : Peacecorps organisation humanitaire ou des jeunes en ont signé pour 2 ans en tant que professeur d’anglais. La ville que je connais et l’attente s’installe pour un véhicule qui partira pour la capitale. On attend devant le bazar pour un départ quand on a envie, pas d’organisation pour enregistrer, réguler, partager. On attend. Mon (sois disant ) chauffeur me promet un départ dans les 3 jours et il attend lui aussi. Le temps n’est rien… Nouvelle rencontre, et je me retrouve dans une première famille et le soir dans une autre. Ca rigole, je fais le fou avec les petits et je me retrouve invité pour les jours à venir. Mardi soir, grande soirée c’est la journée de la femme. Alors elles sont toutes de sortie prenant possession des salles VIP des différents restaurant de la ville. Moi tout seul à ma table, je les regarde danser sur quatre musiques qu’on passera en boucle pendant 3 heures. Encore une fois je lève mon verre trop souvent… Je crains énormément la traversé de la Mongolie car tout le monde me dit de prendre l’avion. Mais je désire voir des paysages et vivre le quotidien des gens. Mercredi matin, encore malade de la veille et le sol de ma chambre est recouvert de mes exces. J’ai cette sensation d’en avoir marre de ne pas trouver mes limites, marre d’être obliger de quitter des places ou je me sens bien, mais que je le veuille ou non je vie avec un laissé passé d’un mois. 11H00, le van n’est pas là mais les passagers kazakhs attendent dans la poussière que le vent lève. Je viens de perdre la place à côté du chauffeur pour une mère et son bébé, pour la première fois, je ne vais pas faire d’histoire. Je prends place sur un banc métallique recouvert d’une petite mousse. Le coffre est remplit, sous nos pieds des sacs de viande, un essieu et encore des bagages ainsi que des colis. Nous sommes neuf à vivre dans un cube de 190 cm de long sur 170 cm de large et 150 cm de haut. Recroqueviller sur moi, car je n’ai pas été assez vite comme eu pour me faire ma petite place et être égoïste au possible. J’appréhende énormément. Le chauffeur promet deux jours de route. Deux petites heures de retard seulement avant de s’engager sur les pistes. Je ne peux pas voir le paysage car les vitres son trop bas et je suis dos au chauffeur. Au début des arrêts tous les deux heures, un bien énorme pour relaxer les jambes dans ces décors de carte postale. La chaîne de l’Altaï au fond, glacier, rivière gelée et le vent toujours omniprésent. Au soir venu on s’arrête dans la première habitation isolée que l’on croise pour se restaurer. Je ne peux continuer dans ces conditions trop rudes pour moi et mon mètre 93. J’ai l’estomac noué et ne mange pas, je demande au chauffeur de pouvoir changer de place pour survivre. Il accepte, mais les autres refusent et je me bouscule le temps d’un instant avec mon voisin. Je demande de faire sortir mon sac. Car je préfère faire demi-tour et attendre un transport pour rejoindre Olgi et ensuite prendre un avion. Je n’ai plus la force de lutter contre cette vie. Quelqu’un cède sa place pour qu’au moins mes jambes puissent toucher le sol et avoir une assise correcte. On repart dans la nuit glacée et prend sur moi mon sac de victuailles et ma musette pour rester droit. Je ne dors pas et occupe mon esprit pendant toute la nuit. Le soleil se lève fasse à nous, mais nous ne voyons plus rien car les vitres sont gelées. Nous traversons la première ville depuis notre départ. Heureux je suis, car on décharge 4 colis. On boit le thé, puis on repart. Le chauffeur ne s’arrête pas tous les 4 heures mais quand il a faim. Alors 3 fois par jours. Le gèle colle aux vitres toute la journée. Voilà un peu plus de 24 heures de passé et le chauffeur toujours les yeux ouverts face au danger de la piste. On s’arrête n’importe où tant qu’il y a une yourte. Je viens de finir mes cadeaux de France, alors je fais de l’origami pour offrir aux plus petits. Pendant qu’on prépare le repas qui est le même à chaque fois soupe de viande et de pâte maison. Une petite fille sort sa dînette et me prépare mon repas. On se parle dans nos langues respectives et cela ne nous dérangent le moins du monde parti dans nos messe basse. L’expérience la plus dure est de faire ses besoins naturels dehors par un vent de force 7 et par moins zéro. On repart toujours pleine Est sur des pistes. Je ne peux pas lire à cause des vibrations alors je ferme les yeux et à chaque secousse je me réveille. Minuit, dur de trouver une yourte au milieu de nulle part. Voilà 36 heures que le chauffeur roule. Il décide de stopper quatre heures. On réveille un couple : « Bonsoir ! on est 12 et on a faim. » On se ru sans partage sur les deux lits disponibles pour prendre une position couchée et relaxée les membres tétanisés. On relance le feu avec de la bouse de chameau pour commencer par faire chauffer une grande bassine d’eau pour le thé qu’on effrite à coup de marteau. Les feuilles bouillent et on rajoute le lait en poudre. Pendant ce temps, les hôtes attendent qu’on coupe la viande, épluche les pommes de terre. On balance tout dans la marmite, puis on rajoute de l’eau et des épices. On laisse cuir. La yourte, la même disposition. En rentrant du pied droit se trouve de chaque côté la réserve d’eau et de l’autre le petit évier. Ensuite deux lits, puis à gauche coiffeuse ou son accroché des photos de la famille et des souvenir. A droite ces coffres en bois recouvert de très belle peinture et poser dessus la petite chapelle dédier à Bouddha. Lampe à huile, moulin à prière, offrande, photo et écrits. Pas de chance car il n’y a pas assez de place pour loger tout le monde à l’intérieur. Quatre hommes doivent aller dormir dehors dans le van par moins dix degrés Celcius. On se serre comme on peut et quand on vient nous réveiller on claque tous des dents, mon duvet à prix l’humidité et il est gelé. Chauffage à fond et on reste serré les uns aux autres. Attendre et s’occuper l’esprit. Repenser à un rêve, des problèmes, ma jeunesse, mes proches, à demain. Le vent souffle de plus en plus fort. Tempête de sable ou de neige. Le gris s’est installé autour de nous et nous avançons au pas. Pour une fois je n’ai jamais été aussi heureux de les voir dégainer leur portable à l’approche d’une ville. Il ne reste plus qu’une heure pour rentrer dans la capitale. Vendredi, 18H30, on nous largue à l’entrée de la ville. Un peu moins de 54 heures, le chauffeur avait raison. Depuis mon départ, je me relis et raconte des exploits à mes yeux. Mais ils ne sont que peu de chose dans le temps qui passe. Seul au fond de moi s’est écoulé l’éternité. Aujourd’hui, l’exploit n’est pas dans l’Ascension d’une montagne, d’une course, d’une nage, d’exploit surhumain d’un être sur les autres dans un temps ou une période donné. Mais de voir l’évolution du monde moderne et d’accepter ces gens qui s’accrochent à des exploits que l’on répète inlassablement tous les jours.
Mes amis souvenez-vous ! U.B guesthouse, j’y suis, on se souvient de moi, on prend des nouvelles de Noël qui a marquer les esprits. Une douche, une lessive et je suis seul dans la cuisine, face à la carte d’Asie. La melancolie m’envahie. Cette cuisine qui était pleine de vie. Je me souviens de notre naïveté lors de bataille de boule de neige. De refaire le monde à la cafétéria et de s’oublier devant une bouteille de vodka en discothèque.
Demain que sera ? Certainement un scoop, alors rester en ligne…
Sécurité des déplacements dans Sao Paulo au Brésil English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars pour 15 jours au Brésil la semaine prochaine (Sao Paulo) pour un déplacement professionnel. J'ai également prévu de faire un tour à Rio le WE (joindre l'utile à l'agréable... 😉)
Je n 'ai jamais été au Brésil et je sais que ce thème est souvent abordé dans le forum, mais j'aimerais avoir un éclairage averti de vous tous globe-trotters et habitants du pays sur les conditions de sécurité dans Sao Paulo. On entend le tout et son contraire entre les récits des personnes ayant été victime d'agression, des paranoiaques aigus qui ne regardent que la télé et à l'inverse d'inconscients utopistes. Certes, n'importe où dans le monde et n'importe quand on peut mal tomber. Mais est-ce que plus qu'ailleurs il faut faire attention dans le centre de Sao Paulo ? J'ai calculé que je devais mettre environ 10/15mn à pied pour me rendre de mon hôtel à Igienopolis sur le lieu de travail à Angelica avenue (avec un ordinateur portable sous le bras). Est-ce risqué ou bien puis-je quand même m'abstenir de prendre un taxi pour ces malheureuses 10 mn à pied ? Et ailleurs dans Sao Paulo ? Quels endroits sont à éviter ? Et sinon, quels endroits à voir?
Merci d'avance
Bipbip75
Je pars pour 15 jours au Brésil la semaine prochaine (Sao Paulo) pour un déplacement professionnel. J'ai également prévu de faire un tour à Rio le WE (joindre l'utile à l'agréable... 😉)
Je n 'ai jamais été au Brésil et je sais que ce thème est souvent abordé dans le forum, mais j'aimerais avoir un éclairage averti de vous tous globe-trotters et habitants du pays sur les conditions de sécurité dans Sao Paulo. On entend le tout et son contraire entre les récits des personnes ayant été victime d'agression, des paranoiaques aigus qui ne regardent que la télé et à l'inverse d'inconscients utopistes. Certes, n'importe où dans le monde et n'importe quand on peut mal tomber. Mais est-ce que plus qu'ailleurs il faut faire attention dans le centre de Sao Paulo ? J'ai calculé que je devais mettre environ 10/15mn à pied pour me rendre de mon hôtel à Igienopolis sur le lieu de travail à Angelica avenue (avec un ordinateur portable sous le bras). Est-ce risqué ou bien puis-je quand même m'abstenir de prendre un taxi pour ces malheureuses 10 mn à pied ? Et ailleurs dans Sao Paulo ? Quels endroits sont à éviter ? Et sinon, quels endroits à voir?
Merci d'avance
Bipbip75
Questionnement à propos de la France English translation pending
bonjour a tous!..
il y a une question qui me trotte depuis longtemps mais je n'ai jamais ose en parler en commite!...😊peur qu'elle soit deplacee peut etre!..
ds bp de discussions (sur ce merveilleux forum) qui derivent svt sur des polemiques, je m'apercois que notre chers nation en prend vraiment pour son grade!...critique sur son fonctionnement, du point de vu social le plus souvent!...
et ca je n'arrive pas a le concevoir !...je voudrais qu'on m'explique pourquoi il y a tant de critique, alors que ce pays est le plus social de la planete??on entre a tout les coup ds le "negativisme"!...on pointe tjs ce qu'il ne va pas ???je sais que certains vont me dire que cela permet d'avancer ou comme nakata 😛qu'ils sont perfectionnistes mais qd meme!..!..la france ne merite t'elle pas d'etre montree aussi comme un pays qui a su prendre de bonnes initiatives!...meme si cela remonte a tres loin!..
merci pour vos lumieres!...
Pékin 2008 English translation pending
Bonjour,
C'est la première fois que nous partons en chine c'est un voyage de 15 jours (couple avec un enfant), on voudrait quelques infos, les formalités, les hotels moins cher ou chez l'habitat, endroit à faire et à éviter en Chine. On part pour pékin en 2008 donc j'ai le temps d'économisé, le problème c'est que le mois que nous avons décidés de partir tombe pendant les Jeux Olympiques de Pékin à Beijing (corrigez-moi si c'est pas ça le nom) et peut-être nous allons faire un tour dans un stade pendant les J.O (puisqu'on est là bas tant cas faire hein !!!). Je rassure tout le monde on reste pas sur Pékin, on voudrait visiter un peu partout. Est-ce qu'il faut s'y prendre des années à l'avance ou pas pour organiser notre voyage ?
C'est la première fois que nous partons en chine c'est un voyage de 15 jours (couple avec un enfant), on voudrait quelques infos, les formalités, les hotels moins cher ou chez l'habitat, endroit à faire et à éviter en Chine. On part pour pékin en 2008 donc j'ai le temps d'économisé, le problème c'est que le mois que nous avons décidés de partir tombe pendant les Jeux Olympiques de Pékin à Beijing (corrigez-moi si c'est pas ça le nom) et peut-être nous allons faire un tour dans un stade pendant les J.O (puisqu'on est là bas tant cas faire hein !!!). Je rassure tout le monde on reste pas sur Pékin, on voudrait visiter un peu partout. Est-ce qu'il faut s'y prendre des années à l'avance ou pas pour organiser notre voyage ?
Cambodge, un million de touristes en huit mois English translation pending
Thuan dans un précédent post nous avait déjà parlé de l'engouement croissant de ce pays pour les voyageurs que nous sommes, et il faut s'en réjouir ..... et vous trouverez ici quelques chiffres qui montre que le tourisme est en bonne voie au royaume khmer, mais cependant il est bon de noter également que cet accroissement ne va pas sans une autre forme de tourisme qui se développe de plus en plus, et qui est le tourisme sexuel auprés de jeunes enfants, et contre lequel il faut absolument lutter .......
Prés d’un million de touristes étrangers en huit mois
AKP Phnom Penh, 28 septembre 2005 --
Dunant les huit premiers mois de cette année, 912 490 touristes sont venus visiter le Cambodge. Ce nombre représente un accroissement de 38 pour cent, en comparaison avec la même période de l’année précédente.
Nuth Nin Doeurn, secrétaire d’Etat au Tourisme, a fait savoir l’enregistrement de ce nombre de tourisme, à l’occasion de la proclamation de la mise en application d’un projet de rehaussement de la ligne politique de sécurité des enfants dans le domaine touristique.
La journée de proclamation du projet organisée le 22 septembre par le ministère de Tourisme en coopération avec les deux organisations non-gouvernementales ICO et IPEC, a pour but d’empêcher le trafic des enfants et des filles jeunes au Cambodge pour des fins sexuelles de spéculation de la main-d’œuvre.
Un signe négatif, a dit Nuth Nin Doeurn, s’est manifesté à travers le domaine touristique, malgré son développement très fructueux.
La plupart de touristes étrangers viennent au Cambodge pour s’informer des mœurs et coutumes des populations cambodgiennes, pour visiter les sites ou les patrimoines culturels du Cambodge. Mais, un nombre mineur de ces étrangers profitent de leur visite au Cambodge pour détruire l’environnement naturel, les belles mœurs et coutumes de nos populations, a déploré le secrétaire d’Etat au Tourisme.
Il a cependant confiance en la mise à exécution du « projet de la politique de sécurité des enfants dans le domaine touristique »en vue d’empêcher le trafic des enfants et des filles jeunes pour des fins sexuelles et de spéculation.
« Nous devons poursuivre à faire toutes les activités, juridiquement et moralement, pour empêcher tous les effets négatifs, pouvant porter préjudice à nos enfants qui sont les ressources les plus importantes de notre pays », a enfin souligné le secrétaire d’Etat au Tourisme.--AKP
Pour ceux que celà intéresse, je vous renvoie également dans le forum " Carnets de voyage " ou je parle à la suite d'un voyage fait au Cambodge et d'une expérience vécue là bas, de l'enfer des bordels cambodgiens ...... à lire ne serait ce que pour avoir pleinement conscience de ce qui se passe là bas, même si vous le savez tous pour la plupart, mais il est bon de le rappeler encore et encore .......
Merci pour votre attention,
Prés d’un million de touristes étrangers en huit mois
AKP Phnom Penh, 28 septembre 2005 --
Dunant les huit premiers mois de cette année, 912 490 touristes sont venus visiter le Cambodge. Ce nombre représente un accroissement de 38 pour cent, en comparaison avec la même période de l’année précédente.
Nuth Nin Doeurn, secrétaire d’Etat au Tourisme, a fait savoir l’enregistrement de ce nombre de tourisme, à l’occasion de la proclamation de la mise en application d’un projet de rehaussement de la ligne politique de sécurité des enfants dans le domaine touristique.
La journée de proclamation du projet organisée le 22 septembre par le ministère de Tourisme en coopération avec les deux organisations non-gouvernementales ICO et IPEC, a pour but d’empêcher le trafic des enfants et des filles jeunes au Cambodge pour des fins sexuelles de spéculation de la main-d’œuvre.
Un signe négatif, a dit Nuth Nin Doeurn, s’est manifesté à travers le domaine touristique, malgré son développement très fructueux.
La plupart de touristes étrangers viennent au Cambodge pour s’informer des mœurs et coutumes des populations cambodgiennes, pour visiter les sites ou les patrimoines culturels du Cambodge. Mais, un nombre mineur de ces étrangers profitent de leur visite au Cambodge pour détruire l’environnement naturel, les belles mœurs et coutumes de nos populations, a déploré le secrétaire d’Etat au Tourisme.
Il a cependant confiance en la mise à exécution du « projet de la politique de sécurité des enfants dans le domaine touristique »en vue d’empêcher le trafic des enfants et des filles jeunes pour des fins sexuelles et de spéculation.
« Nous devons poursuivre à faire toutes les activités, juridiquement et moralement, pour empêcher tous les effets négatifs, pouvant porter préjudice à nos enfants qui sont les ressources les plus importantes de notre pays », a enfin souligné le secrétaire d’Etat au Tourisme.--AKP
Pour ceux que celà intéresse, je vous renvoie également dans le forum " Carnets de voyage " ou je parle à la suite d'un voyage fait au Cambodge et d'une expérience vécue là bas, de l'enfer des bordels cambodgiens ...... à lire ne serait ce que pour avoir pleinement conscience de ce qui se passe là bas, même si vous le savez tous pour la plupart, mais il est bon de le rappeler encore et encore .......
Merci pour votre attention,
Retour de Malaisie English translation pending
bonjour
je reviens de la malaisie . je suis arrivée hier . je suis partie de Singapour en remontant par l'ouest( malaca, kuala lumpur, cameron highland, penang et langkawi)
si vous voulez des renseignements je reste à votre disposition
super voyage
nath
Voyage dans le nord du Pérou English translation pending
Bonjour
Je pars en aout faire un voyage de 5 semaines dont deux seront consacrée au Nord et l'Amazonie. Je me doute que cela constitue peu de tps pr un tel projet mais c'est malheureusement tt ce que j'ai.
En gros, j'aimerai profiter en priorité de Chachapoyas (Kuelap et le trek de la lagune des momies ou de los condores), las Lagunas avec Pacay Samiria ainsi qu'Iquitos (sejour dans un lodge pdt 3 jours).
J'ai ainsi plusieurs questions:
1) ce parcours est il faisable en 15 jours sachant que je dois faire Lima - Iquitos - Lima? (je prendrai l'avion s'il le faut) 2) est il possible de joindre Yurimaguas directement de Chachapoyas? Je n'ai pas l'impression que ce soit mentionné dans les guides. Combien de tps faut il ds ce cas? 3) J'ai l'intention d'aller jusqu'Iquitos en prenant le bateau en passant par Pacay Samiria. Le bateau s'arrete t il forcement ou faut il le reserver avant à las Lagunas? 4) Pensez vous que ca vaille le coup de prendre les lodges. Que faire dans ce cas à Iquitos?
Dans mon itinéraire, j'ai conscience de passer à coté de Chiclayo et Trujillo. Est preferable de ne pas aller jusqu'Iquitos pour voir ces villes?
Je suis ouvert toute proposition
Merci d'avance
Josephcha
Je pars en aout faire un voyage de 5 semaines dont deux seront consacrée au Nord et l'Amazonie. Je me doute que cela constitue peu de tps pr un tel projet mais c'est malheureusement tt ce que j'ai.
En gros, j'aimerai profiter en priorité de Chachapoyas (Kuelap et le trek de la lagune des momies ou de los condores), las Lagunas avec Pacay Samiria ainsi qu'Iquitos (sejour dans un lodge pdt 3 jours).
J'ai ainsi plusieurs questions:
1) ce parcours est il faisable en 15 jours sachant que je dois faire Lima - Iquitos - Lima? (je prendrai l'avion s'il le faut) 2) est il possible de joindre Yurimaguas directement de Chachapoyas? Je n'ai pas l'impression que ce soit mentionné dans les guides. Combien de tps faut il ds ce cas? 3) J'ai l'intention d'aller jusqu'Iquitos en prenant le bateau en passant par Pacay Samiria. Le bateau s'arrete t il forcement ou faut il le reserver avant à las Lagunas? 4) Pensez vous que ca vaille le coup de prendre les lodges. Que faire dans ce cas à Iquitos?
Dans mon itinéraire, j'ai conscience de passer à coté de Chiclayo et Trujillo. Est preferable de ne pas aller jusqu'Iquitos pour voir ces villes?
Je suis ouvert toute proposition
Merci d'avance
Josephcha
Croisière sur le sapphire (parfum des iles grecques) English translation pending
bonjour !! je pars en croisiere le 16 aout 2005 sur le sapphire pour une croisiere qui s apelle parfum des iles grecques et je voudrai savoir si il y a des gens qui feront la meme croisiere ou si y en a qui l ont deja faite et ce qui en ont pense !!! merci !!!
Philippines: liaisons aériennes El-Nido/Manila? Coron/Manila? conseils sur Palawan English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis a cebu, je vais a palawan (Puerta) le 8 juin, je pense rester 8 jours a Palawan et repartir vers manille a partir du nord de l'ile. Savez vous s'il y a des liaisons regulieres entre el-Nido et manille? et entre coron et manille? que me conseillez vous? est ce que ca vaut le coup d' aller jusque coron (je ne suis pas plongeur)?
Quel est le moyen le + sple pour aller vers le nord de l'ile?
tous les renseignements concernants palawan me sont utiles (transports, hotels avec un minimum de conforts et pas trop chers a puerta, el nido, coron...)! merci a vous
Je suis a cebu, je vais a palawan (Puerta) le 8 juin, je pense rester 8 jours a Palawan et repartir vers manille a partir du nord de l'ile. Savez vous s'il y a des liaisons regulieres entre el-Nido et manille? et entre coron et manille? que me conseillez vous? est ce que ca vaut le coup d' aller jusque coron (je ne suis pas plongeur)?
Quel est le moyen le + sple pour aller vers le nord de l'ile?
tous les renseignements concernants palawan me sont utiles (transports, hotels avec un minimum de conforts et pas trop chers a puerta, el nido, coron...)! merci a vous
Canton pas cher (Chine) English translation pending
je pars a guangzhou ( canton ) pour 2 mois du 29 mai au 30 juillet, mais j'aurai souhaité bouger un peu et ne pas rester sur canton pendant tout le séjour. Est ce que qqun peut me renseigner sur les tarifs les moins chers pour se rendre a shangai et pékin ? et les moyens de transports kil vaut mieux utiliser? 🙂 je voudrai aller a shangai pour rendre visite a trois amis et a Pékin pour bien sur faire kks visites type muraille de chine et citée interdite...
Est ce long d'aller de Canton à HK ?
Merçi pour vos réponses
Laure 😛
Est ce long d'aller de Canton à HK ?
Merçi pour vos réponses
Laure 😛
Étiez-vous sur Phi Phi Island le 26 décembre (Thaïlande)? English translation pending
Bonjour,
J'étais sur Phi Phi Island le jour du Tsunami. Nous étions au PP Princess, magnifique resort qui n'est plus maintenant qu'unn champs de ruine (voir ppprincess.com). Nous étions 4 (deux couples) et sommes rentrés au pays à 3 assez solidement blessés. Ce fut terrible.
Si vous étiez à Phi Phi island ce jour-là, j'aimerais qu'on se mette en contact. Pour comparer pour essayer de comprendre, pour remercier ceux qui nous ont aidé... Bref, pour essayer d'exorciser tout ça.
Et on n'est pas obligé de faire ça sur le forum. On pourra éventuellement faire ça dans l'intimité de notre souffrance.
Sébastien, victime du tsunami.
J'étais sur Phi Phi Island le jour du Tsunami. Nous étions au PP Princess, magnifique resort qui n'est plus maintenant qu'unn champs de ruine (voir ppprincess.com). Nous étions 4 (deux couples) et sommes rentrés au pays à 3 assez solidement blessés. Ce fut terrible.
Si vous étiez à Phi Phi island ce jour-là, j'aimerais qu'on se mette en contact. Pour comparer pour essayer de comprendre, pour remercier ceux qui nous ont aidé... Bref, pour essayer d'exorciser tout ça.
Et on n'est pas obligé de faire ça sur le forum. On pourra éventuellement faire ça dans l'intimité de notre souffrance.
Sébastien, victime du tsunami.
El Portillo Hôtel English translation pending
El Portillo rouvre le lundi 15 novembre. Apparemment les gars ont bossé de 6h du matin à minuit pour tout rénover.
Il faut que les premiers vacanciers à séjourner dans cet hotel nous donnent leurs impressions.
Il faut que les premiers vacanciers à séjourner dans cet hotel nous donnent leurs impressions.
Compte-rendu Iberostar Hacienda Dominicus English translation pending
Me voila de retour parmis la civilisation, je ne parle pas de la RD mais des montagnes autrichiennes!
OK donc donc comme promis voila mon compte rendu de mon sejour la IBEROSTAR HACIENDA DOMINICUS a Bayahibe du 8 au 23 aout....
J ai voyage avec thomas cook, vol TB a part 4H de retard a l aller mais bon c est les vacances...Bouffe tb et personnel tres sympa! 5h du mat (heure francaise) arrivee a l hotel, tres bon accueil sauf que l hotel est gigantesque qu il fait nuit et qu on vs dit que votre chbre est tout droit a droite. Oui ok mais il y a 500 chbres, c est pas grave on visite et l hotel est magnifique! Junior suite tb, grande salle de bain et vue sur la mer. Il faut savoir qu il n y a que le batiment 4 qui est sur la plage. Seul probleme il y a un projecteur, style projecteur hallogene ds les stade de foot qui est en face de notre chbre et meme rideaux fermes il y fait jour. Il a fallu 6jrs pour que ce probleme soit regle, tous les jrs la reception ns disait "ok pas de probleme on s en occupe" et rien n etait fait. Il a fallu aller voir le directeur pour que ca bouge, ca faisait quand meme 6jrs qu on dormait 2h par nuit a cause de cette lumiere.... NOURITURE: Bonne mais pas variees, souvent plats en sauce et riz et frites, peu de poissons, jamais de crustace, pas de crevette pas de langoustes. Il faut savoir que le CORAL CANOA a cote fait tous les vendredis soirs diner langoustes a volonte sur la plage, compris ds le all inclusif.
BOISSONS: Pardonnez moi, mais "degueulasse"! Pour le vin c est rouge ou blc mais il n ont ds la main qu une btle de rouge et une btle de blc, pas de choix, et souvent le vin etait du vinaigre inbuvable. Aux bars tous les jus de fruits et coktails st a base de sirops ou jus en poudre style tang, le jus d orange n est meme pas du jus en brick (au pire, car aux caraibes on s attend a du jus de fruits frais) mais un truc chimique en poudre que meme un enfant de 5ans ne boirait pas. Leur frozen drinks de la piscine et de la plage st pareil degueulasses chimiques blindees de sucre. Le seul truc sympa qu on a decouvert c est le "health bar" ou on vs fait des jus de fruits frais presses: banane, annanas, carottes, melon etc... Le seul probleme c est que le barman a la flemme d aller chercher des fruits ds la journee(c est lui meme qui ns l a dit, le gag!) donc il n y a jms de fruits ou au mieux pommes et raisins. Ca c est des fruits tropicaux! Idem pour le lobby bar, ils vs annoncent une dizaine de coktails sur la carte mais la moitie n est pas dispo car ils n ont pas de jus d annanas, ni de bannane etc... A savoir qu il y en a des tonnes ds le resto principal...mais ca doit etre trop loin pour aller en chercher... Idem ds ce resto, souvent plus de d eau gazeuze et de coca ou coca light et quand vs demander on vs dit de chercher le resp du resto pour lui dire, car les serveurs ne veulent pas le faire ou ne pense pas que c est a eux de le faire je ne sais pas et quand vs trouvez le resp il vs dit qu il n y a plus de soda ni de coca et ca un soir sur 2! On m a meme sortis qu il n y avait pas de petite cuillere un midi, c est pas excellent ca!
RESTAURANTS A LA CARTE: Dans l ensemble ca peut aller, au steak housse la viande est bonne, le mexicain est moyen et le japonnais est bon seul probleme on vs apporte le riz puis 15mtes apres la viande puis 20mtes apres les crevettes (c est cense etre un plat) donc tout est froid. Et puis la aussi a la carte 7 plats mais 1 seul est dispo parceque vs comprenez ils ont fait tomber le wok par terre donc il est casse...Bonjour la 4eme dimension...
ANNIMATION: Tres franchement on a regarde un soir le debut de soiree ou le jeu etait de se mettre une piece ds le cul et de faire 10 pas pour la faire tomber ds un verre. Puis l annimateur tous les soirs fait repeter 1 2 3 ds ttes les langues "one two three. una dos tres(je ne c pas comment ca s ecrit), ein zwei drei" et tous les soirs tt le monde repet, ouah c est trop drole! Franchement si vs avez vu le film "les bronzes" la version ete, c est le meme niveau... La journee c est pareil la sono a fond qui gresille on dirait qu elle va exploser avec de la techno italienne des annees 90, la meme chanson pendant 45mtes avec 2 faux profs qui n ont jms du donner de cours de leur vie qui font faire un semblant de cours de gym. Si un jour ils ont un accident ils vt etre ds la merde. Encore une fois ce n est pas de leur faute a eux, ils font du mieux qu ils peuvent et surtout ils font ce qu on leurs a dit de faire, c est le managment qui est en cause. Et puis leur "eh cherie tu viens avec moi" ttes les 5mtes, c est franchement moyen...
PISCINE: grande et jolie.
PLAGE: Jolie, plein de transats (mettez votre serviette le matin car tt le monde fait ca), mais comme je l ai deja dit ne fait pas plage des caraibes avec sable blc et plein de palmiers. Mais ne jettons pas la pierre je suis tout de meme de bonne fois, les palmiers c est parceque l hotel n a que 3ans et on voit qu ils en plantent, le sable il est comme ca a bayahibe il a ete importe. Pour ceux qui st septiques ce st les dominicains de bayahibe qui ns l ont dit et quand vs verrez la cote vs comprendrez, il n y a pas de sable c est des rochers. Mais la plage est tres bien, tres jolie, juste que je m attendais a des plages comme en guadeloupe vrmt caraibes c est tout... La mer je l ai dit pas de bol, charley plus la tempete tropicale ns ont un peu salope le cote mer d huile. Elle etait agitee et souvent avec des algues mais on s est achete un wakboard donc c etait fun...
Le bemol c est vrmt le spa, c est une honte! Le hammam est une piece de 2m2, une piece comme les toilettes a cote mais pas un hammam, avec un vieux banc en bois et de l eau chaude qui ne marche que de temps en temps et avec aucune aromatherapy, ce qui est fait que c est un hammam normalement sinon vs pouvez faire la meme chose ds votre salle de bain. Et qui dit pas d eucalyptus dit bjr les microbes... Les massages st fait ds une tte petite piece avec une enorme clim apparente au dessus de votre tete, aucune deco ni bougie ni encens et un poste avec la radio locale. La masseuse ne savait pas masser et vs arrachait le dos avec une serviette reche...Il faut savoir qu un massage coute entre 60 et 100dollars, alors c est vrmt ennervant.Le CASA DEL MAR fait ses massages au milieu de cascades d eau avec des bougies de l encens et de la musique thai et cet hotel est moins cher que l IBEROSTAR.
BEAUTE DU SITE: Rien a dire ca c est le point fort de l hotel, il est tres beau tres luxieux, chaque jardins decores differement, des annimaux des plantes des lustres des vases du marbre partout.Meme jusqu aux toilettes tout en marbre avec des fleurs des miroirs baroques etc....Proprete incroyable, femmes de chbres adorables!
Sachez que ns n avons pas eu de piscine pendant 3jrs car ils ont du la vider car le reremplissage de l eau ne se faisait plus, la piscine etait bouillante car ils n arrivaient plus a changer l eau ce qui a vallu une epidemie d ottite mais ca c est evident.
C est un tres bel hotel qui pourrait vrmt etre top mais le managment est nul. le service aussi et l annimation cheap et insupportable et abaisse vrmt le niveau de l hotel. Je trouve qu il est tres bien pour des familles mais absolument pas pour un couple encore moins pour un voyage de noce. Encore une fois pas de pannique, c est beau, tres beau, c est propre et vs y serez tres bien mais si vs cherchez quelque chose d authentique avec du charme n allez pas la bas, c est l usine mais j ai peur que ce soit comme ca en RD, on m a dit d essayer samana pour l authenticite j essaierai peut etre!
Bon je v essayer de telecharger des photos car c etait quand meme jolie la bas! Je trouve juste que cet hotel se la joue grande classe et que le managment et le niveau des prestations est tout autre et d un niveau moyen et ca je l avais lu sur le forum ULYSSE mais je me suis dit que les gens ne sont jms satisfaits...Ehp j aurai p´t´etre du les ecouter...
OK donc donc comme promis voila mon compte rendu de mon sejour la IBEROSTAR HACIENDA DOMINICUS a Bayahibe du 8 au 23 aout....
J ai voyage avec thomas cook, vol TB a part 4H de retard a l aller mais bon c est les vacances...Bouffe tb et personnel tres sympa! 5h du mat (heure francaise) arrivee a l hotel, tres bon accueil sauf que l hotel est gigantesque qu il fait nuit et qu on vs dit que votre chbre est tout droit a droite. Oui ok mais il y a 500 chbres, c est pas grave on visite et l hotel est magnifique! Junior suite tb, grande salle de bain et vue sur la mer. Il faut savoir qu il n y a que le batiment 4 qui est sur la plage. Seul probleme il y a un projecteur, style projecteur hallogene ds les stade de foot qui est en face de notre chbre et meme rideaux fermes il y fait jour. Il a fallu 6jrs pour que ce probleme soit regle, tous les jrs la reception ns disait "ok pas de probleme on s en occupe" et rien n etait fait. Il a fallu aller voir le directeur pour que ca bouge, ca faisait quand meme 6jrs qu on dormait 2h par nuit a cause de cette lumiere.... NOURITURE: Bonne mais pas variees, souvent plats en sauce et riz et frites, peu de poissons, jamais de crustace, pas de crevette pas de langoustes. Il faut savoir que le CORAL CANOA a cote fait tous les vendredis soirs diner langoustes a volonte sur la plage, compris ds le all inclusif.
BOISSONS: Pardonnez moi, mais "degueulasse"! Pour le vin c est rouge ou blc mais il n ont ds la main qu une btle de rouge et une btle de blc, pas de choix, et souvent le vin etait du vinaigre inbuvable. Aux bars tous les jus de fruits et coktails st a base de sirops ou jus en poudre style tang, le jus d orange n est meme pas du jus en brick (au pire, car aux caraibes on s attend a du jus de fruits frais) mais un truc chimique en poudre que meme un enfant de 5ans ne boirait pas. Leur frozen drinks de la piscine et de la plage st pareil degueulasses chimiques blindees de sucre. Le seul truc sympa qu on a decouvert c est le "health bar" ou on vs fait des jus de fruits frais presses: banane, annanas, carottes, melon etc... Le seul probleme c est que le barman a la flemme d aller chercher des fruits ds la journee(c est lui meme qui ns l a dit, le gag!) donc il n y a jms de fruits ou au mieux pommes et raisins. Ca c est des fruits tropicaux! Idem pour le lobby bar, ils vs annoncent une dizaine de coktails sur la carte mais la moitie n est pas dispo car ils n ont pas de jus d annanas, ni de bannane etc... A savoir qu il y en a des tonnes ds le resto principal...mais ca doit etre trop loin pour aller en chercher... Idem ds ce resto, souvent plus de d eau gazeuze et de coca ou coca light et quand vs demander on vs dit de chercher le resp du resto pour lui dire, car les serveurs ne veulent pas le faire ou ne pense pas que c est a eux de le faire je ne sais pas et quand vs trouvez le resp il vs dit qu il n y a plus de soda ni de coca et ca un soir sur 2! On m a meme sortis qu il n y avait pas de petite cuillere un midi, c est pas excellent ca!
RESTAURANTS A LA CARTE: Dans l ensemble ca peut aller, au steak housse la viande est bonne, le mexicain est moyen et le japonnais est bon seul probleme on vs apporte le riz puis 15mtes apres la viande puis 20mtes apres les crevettes (c est cense etre un plat) donc tout est froid. Et puis la aussi a la carte 7 plats mais 1 seul est dispo parceque vs comprenez ils ont fait tomber le wok par terre donc il est casse...Bonjour la 4eme dimension...
ANNIMATION: Tres franchement on a regarde un soir le debut de soiree ou le jeu etait de se mettre une piece ds le cul et de faire 10 pas pour la faire tomber ds un verre. Puis l annimateur tous les soirs fait repeter 1 2 3 ds ttes les langues "one two three. una dos tres(je ne c pas comment ca s ecrit), ein zwei drei" et tous les soirs tt le monde repet, ouah c est trop drole! Franchement si vs avez vu le film "les bronzes" la version ete, c est le meme niveau... La journee c est pareil la sono a fond qui gresille on dirait qu elle va exploser avec de la techno italienne des annees 90, la meme chanson pendant 45mtes avec 2 faux profs qui n ont jms du donner de cours de leur vie qui font faire un semblant de cours de gym. Si un jour ils ont un accident ils vt etre ds la merde. Encore une fois ce n est pas de leur faute a eux, ils font du mieux qu ils peuvent et surtout ils font ce qu on leurs a dit de faire, c est le managment qui est en cause. Et puis leur "eh cherie tu viens avec moi" ttes les 5mtes, c est franchement moyen...
PISCINE: grande et jolie.
PLAGE: Jolie, plein de transats (mettez votre serviette le matin car tt le monde fait ca), mais comme je l ai deja dit ne fait pas plage des caraibes avec sable blc et plein de palmiers. Mais ne jettons pas la pierre je suis tout de meme de bonne fois, les palmiers c est parceque l hotel n a que 3ans et on voit qu ils en plantent, le sable il est comme ca a bayahibe il a ete importe. Pour ceux qui st septiques ce st les dominicains de bayahibe qui ns l ont dit et quand vs verrez la cote vs comprendrez, il n y a pas de sable c est des rochers. Mais la plage est tres bien, tres jolie, juste que je m attendais a des plages comme en guadeloupe vrmt caraibes c est tout... La mer je l ai dit pas de bol, charley plus la tempete tropicale ns ont un peu salope le cote mer d huile. Elle etait agitee et souvent avec des algues mais on s est achete un wakboard donc c etait fun...
Le bemol c est vrmt le spa, c est une honte! Le hammam est une piece de 2m2, une piece comme les toilettes a cote mais pas un hammam, avec un vieux banc en bois et de l eau chaude qui ne marche que de temps en temps et avec aucune aromatherapy, ce qui est fait que c est un hammam normalement sinon vs pouvez faire la meme chose ds votre salle de bain. Et qui dit pas d eucalyptus dit bjr les microbes... Les massages st fait ds une tte petite piece avec une enorme clim apparente au dessus de votre tete, aucune deco ni bougie ni encens et un poste avec la radio locale. La masseuse ne savait pas masser et vs arrachait le dos avec une serviette reche...Il faut savoir qu un massage coute entre 60 et 100dollars, alors c est vrmt ennervant.Le CASA DEL MAR fait ses massages au milieu de cascades d eau avec des bougies de l encens et de la musique thai et cet hotel est moins cher que l IBEROSTAR.
BEAUTE DU SITE: Rien a dire ca c est le point fort de l hotel, il est tres beau tres luxieux, chaque jardins decores differement, des annimaux des plantes des lustres des vases du marbre partout.Meme jusqu aux toilettes tout en marbre avec des fleurs des miroirs baroques etc....Proprete incroyable, femmes de chbres adorables!
Sachez que ns n avons pas eu de piscine pendant 3jrs car ils ont du la vider car le reremplissage de l eau ne se faisait plus, la piscine etait bouillante car ils n arrivaient plus a changer l eau ce qui a vallu une epidemie d ottite mais ca c est evident.
C est un tres bel hotel qui pourrait vrmt etre top mais le managment est nul. le service aussi et l annimation cheap et insupportable et abaisse vrmt le niveau de l hotel. Je trouve qu il est tres bien pour des familles mais absolument pas pour un couple encore moins pour un voyage de noce. Encore une fois pas de pannique, c est beau, tres beau, c est propre et vs y serez tres bien mais si vs cherchez quelque chose d authentique avec du charme n allez pas la bas, c est l usine mais j ai peur que ce soit comme ca en RD, on m a dit d essayer samana pour l authenticite j essaierai peut etre!
Bon je v essayer de telecharger des photos car c etait quand meme jolie la bas! Je trouve juste que cet hotel se la joue grande classe et que le managment et le niveau des prestations est tout autre et d un niveau moyen et ca je l avais lu sur le forum ULYSSE mais je me suis dit que les gens ne sont jms satisfaits...Ehp j aurai p´t´etre du les ecouter...
Lac Baïkal - 2004 English translation pending
Voici le récit de 3 merveilleuses semaines passées au lac. Avec Laurent, ça fait déjà un mois et demi qu'on est à Moscou pour nos études. Histoire de profiter d'être déja si loin, on s'est dit " Pourquoi ne pas bouger plus loin après ? ". Et en regardant la carte, on a vu le Baïkal. On ne savait vraiment pas tout ce qui nous attendait là-bas, toutes les merveilles que nous allions découvrir...
Le Transsibérien
Tout a commence à Moscou le 20, avec ce fameux train dans lequel on pensait s’ennuyer comme jamais auparavant. En plus de 90h, il y avait vraiment moyen ! On a eu peur en arrivant de nos voisines, 2 russes qui pouffaient entre elles dès qu'on leur demandait quelque chose, se disant l’une l’autre « je n'ai pas compris... Ah Ah » . La perspective de longues conversations avec elles était donc impossible... Heureusement, de l’autre côté nous avons eu des voisins plus loquaces, tous originaires de Sibérie et parlant volontiers des us et coutumes du coin, en particulier Marina, devouchka de notre âge, fort charmante et énigmatique. Le paysage sinon était assez sympathique : forêt, forêt, forêt, et parfois une ville, tous les 100km des qu’on est entré en Sibérie, une fois passé l’Oural. Les arrêts, 20-30mn toutes les 7 ou 8h, étaient par contre plus intéressant, car chaque ville a son combinat spécialisé et donc sa production particulière. Ça se voit en descendant du train au nombre de babouchkas qui vendent la même chose : poisson séché, noix de cèdres, laines... Idéal pour tester la gastronomie locale ! Le tout accompagné de thé noir, la boisson préférée des russes, préparé à l’aide du samovar, grosse réserve à eau chaude dont sont équipées les maisons russes mais aussi notre wagon. Le 2ème soir, nous avons eu droit a un spectacle d’une rare beauté : à travers les vitres du train, nous avons assisté pendant plus de 5 heures à un déluge d’éclairs. En moyenne toutes les 4 ou 5 secondes, un éclair tombait et illuminait la taïga d’une lumière électrique et irréelle. Notre contrôleur, grand sexagénaire chauve et à la dentition émaillée d’or, est originaire de Severobaikalsk et nous invite à prendre le thé. Nous passons d’agréables moments avec lui à l’écouter parler du lac qu’il connaît bien. A un arrêt, Laurent, grand amateur de photographie, en profite pour réaliser sa plus belle photo, et nous échangeons nos adresses. Au final le voyage est passe très vite et nous ne l avons pas vu passer, excepté la journée a 35 degrés dans le wagon ! Pourtant, aux descriptions de voyageurs que j’avais pu lire auparavant, je m'attendais à une rude épreuve, nerveuse et olfactive, mais pour nous le voyage fut comme un enchantement, entraîné que nous étions vers l’inconnu et la nature a n’en plus finir.
Enfin, le lac !
Après, arrivée à Severobaikalsk. Enfin, le lac ! Un peu déçu au début, sûrement parce que j’habite à 2km de la Manche. On a trouvé un logement par l’intermédiaire de Natalia Raspoutina. Elle travaille à la toute nouvelle office de tourisme et s’exprime dans un français excellent. Nous avons passé une nuit assez sympathique dans le bungalow qu’une famille de NijniAngarsk a tout juste fini de construire pour accueillir des touristes. On a pu profiter de leur « bania », le bain russe. Il consiste en une pièce chauffée par un gros poêle à bois sur lequel sont placées des pierres. Pour faire circuler le sang, on se fouette avidement de branches de bouleaux, puis on sort dehors a défaut de douche froide, mais pas trop car des qu on a repris une température normale les moustiques arrivent. Seule déception, le comportement trop intéressé de nos hôtes :
- Venez manger ! - Merci il est 15h on a mangé à midi on n’a vraiment pas faim. - Ouh là là impossible ! On est en Russie, ça ne se refuse pas ! Vous êtes nos invités, on ne refuse pas une invitation !
...
- 100p chacun SVP. - Mais on n’a mangé qu’une soupe tellement on avait pas faim ! - Ah oui mais il a bien fallu qu’on aille au produkti et qu’on prépare et ici c’est une gastinitsa il faut payer, vous êtes Français de toute façon qu'est-ce que ça peut vous faire de nous donner ça c’est rien pour vous !
Expérience un peu décevante donc et nous avons rapidement passé notre chemin !
Le Transsibérien
Tout a commence à Moscou le 20, avec ce fameux train dans lequel on pensait s’ennuyer comme jamais auparavant. En plus de 90h, il y avait vraiment moyen ! On a eu peur en arrivant de nos voisines, 2 russes qui pouffaient entre elles dès qu'on leur demandait quelque chose, se disant l’une l’autre « je n'ai pas compris... Ah Ah » . La perspective de longues conversations avec elles était donc impossible... Heureusement, de l’autre côté nous avons eu des voisins plus loquaces, tous originaires de Sibérie et parlant volontiers des us et coutumes du coin, en particulier Marina, devouchka de notre âge, fort charmante et énigmatique. Le paysage sinon était assez sympathique : forêt, forêt, forêt, et parfois une ville, tous les 100km des qu’on est entré en Sibérie, une fois passé l’Oural. Les arrêts, 20-30mn toutes les 7 ou 8h, étaient par contre plus intéressant, car chaque ville a son combinat spécialisé et donc sa production particulière. Ça se voit en descendant du train au nombre de babouchkas qui vendent la même chose : poisson séché, noix de cèdres, laines... Idéal pour tester la gastronomie locale ! Le tout accompagné de thé noir, la boisson préférée des russes, préparé à l’aide du samovar, grosse réserve à eau chaude dont sont équipées les maisons russes mais aussi notre wagon. Le 2ème soir, nous avons eu droit a un spectacle d’une rare beauté : à travers les vitres du train, nous avons assisté pendant plus de 5 heures à un déluge d’éclairs. En moyenne toutes les 4 ou 5 secondes, un éclair tombait et illuminait la taïga d’une lumière électrique et irréelle. Notre contrôleur, grand sexagénaire chauve et à la dentition émaillée d’or, est originaire de Severobaikalsk et nous invite à prendre le thé. Nous passons d’agréables moments avec lui à l’écouter parler du lac qu’il connaît bien. A un arrêt, Laurent, grand amateur de photographie, en profite pour réaliser sa plus belle photo, et nous échangeons nos adresses. Au final le voyage est passe très vite et nous ne l avons pas vu passer, excepté la journée a 35 degrés dans le wagon ! Pourtant, aux descriptions de voyageurs que j’avais pu lire auparavant, je m'attendais à une rude épreuve, nerveuse et olfactive, mais pour nous le voyage fut comme un enchantement, entraîné que nous étions vers l’inconnu et la nature a n’en plus finir.
Enfin, le lac !
Après, arrivée à Severobaikalsk. Enfin, le lac ! Un peu déçu au début, sûrement parce que j’habite à 2km de la Manche. On a trouvé un logement par l’intermédiaire de Natalia Raspoutina. Elle travaille à la toute nouvelle office de tourisme et s’exprime dans un français excellent. Nous avons passé une nuit assez sympathique dans le bungalow qu’une famille de NijniAngarsk a tout juste fini de construire pour accueillir des touristes. On a pu profiter de leur « bania », le bain russe. Il consiste en une pièce chauffée par un gros poêle à bois sur lequel sont placées des pierres. Pour faire circuler le sang, on se fouette avidement de branches de bouleaux, puis on sort dehors a défaut de douche froide, mais pas trop car des qu on a repris une température normale les moustiques arrivent. Seule déception, le comportement trop intéressé de nos hôtes :
- Venez manger ! - Merci il est 15h on a mangé à midi on n’a vraiment pas faim. - Ouh là là impossible ! On est en Russie, ça ne se refuse pas ! Vous êtes nos invités, on ne refuse pas une invitation !
...
- 100p chacun SVP. - Mais on n’a mangé qu’une soupe tellement on avait pas faim ! - Ah oui mais il a bien fallu qu’on aille au produkti et qu’on prépare et ici c’est une gastinitsa il faut payer, vous êtes Français de toute façon qu'est-ce que ça peut vous faire de nous donner ça c’est rien pour vous !
Expérience un peu décevante donc et nous avons rapidement passé notre chemin !
Nouvelle-Zélande - Novembre 2002 English translation pending
Je rentre d'un voyage de 4 semaines en NZ. Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer ce magnifique voyage.
Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.
TRANSPORTS :
1 - Vols Nous avons fait le choix de Singapore Airlines : http://www.singaporeair.com/saa/app/saa Billets achetés auprès de Voyageurs du Monde (Charlotte Lesartre) : http://www.vdm.com/vdm/index.asp A l'aller Paris/Singapour/Christchurch (8 ou 9 heures d'escale à Singapour - Hôtel et navette mis �� disposition gracieusement par Singapor Airline - Nous a permis la visite de la ville) Au retour Auckland/Singapour/Paris (2 heures d'escale) Environ 24 heures de vol (hors escale) à chaque voyage. Pas forcément le moins cher (1300 € l'A/R), mais un des plus rapides par une compagnie fiable et en vol de nuit.
2 - Ferry inter ïles A réserver à l'avance, surtout s'il faut passer un camping car http://www.interislandline.co.nz/ Simple et pratique via internet ; attention, ils encaissent le montant dès la réservation
3 - Sur place Nous avions opté pour la location de voiture. Catégorie B (Ka, Ford - 2 portes !) chez Hertz (environ 1700 NZ$ pour 4 semaines) Professionalisme de Hertz - voiture quasi neuve Présent dans les aéroports et aux ports d'embarquement des ferrys (pas de passage de la voiture sur le ferry) Permis internationaux nécessaires - Pas de surcoût pour le conducteur additionnel Réservation effectuée en France par tel au 01.39.38.38.38 Essence : 1 litre = 1NZ$ Réseau routier excellent - Pompes à essence fréquentes, un peu moins dans le sud de l'île du Sud Conduite à gauche - Facile même en ville, les NZ sont cools au volant. Location de camping car également très répandue.
BUDGET :
1 NZ$ = 0, 5 € Distributeurs de cash partout - Paiement avec CB très très répandu (Visa-Eurocard-un peu moins fréquent Amex) Niveau de vie élevé. Un des moyens pour limiter les dépenses est de faire soi-même ses repas. A la différence des USA, l'entrée dans les Parcs Nationaux est gratuite, les randonnées sont elles-aussi gratuites. Par contre, les sites volcaniques de l'ile du N sont payants et chers (toutes les activités payantes sont chères). C'est globalement un voyage qui coûte cher (en comparaison à l'Asie ou l'Amérique du Sud) ...
HEBERGEMENT : Les B&B sont chers (100 - 150 $) Motels : pour les camping cars, les tentes ou les voitures !.... Chaîne Holiday Park Top 10 - Carte Club à 20$ = 10% de réduc (+ réduc sur bcp de sites dans lîle du N), hyper rentable Logements spacieux (de 30 à 50 m2 : 1 coin salon, 1 parfois 2 chambres, 1sdb, 1 cuisine équipée), modernes, pratiques, bon marché (45 à 95 $, 70 $ en moyenne) Réservation indispensable assurée par leurs soins, gratuitement et toujours très gentiment Possibilité de louer des cabines : logement simple avec lit et matelas uniquement. Ca suppose qu'on a un sac de couchage et qu'on utilise les parties communes (toujours propres)
REPAS :
Restaurants chers : plat principal autour de 20 $ Gastronomie quelconque, anglo-saxone : pané et frit ... pas géniale ... Fast food, surtout MacDo, Pizza Hut, Kentucky Fried Chicken très présents Bons plans : les chinois et les indiens (notamment la chaine Little India, excellente qualité), Pizza Hut formule à volonté pas chère ... Le diner se tient plus tôt que chez nous : les restaurants ouvrent le soir parfois à 17h30 ! Possibilité de cuisiner dans les logements des motels (cuisine perso complète : plaques électriques, micro-onde, frigo, vaiselle ...) Eau du robinet potable et bonne. Vins agréables, très souvent vendus au verre (entre 6 et 8 $ le verre), à partir de 15 $ une bonne bouteille au supermarché. Pratique répandue du BYO (Bring Your Own) qui consiste à apporter sa propre bouteille de vin au restaurant. En bons Français, ... on ne l'a jamais fait ... à tort !
ACTIVITES :
Un bon réflexe : dès l'arrivée dans un nouveau coin, aller faire un tour au DOC (Visitors Center). Ce sont des mines d'informations, très agréables. Ils proposent, entre autres, pour chaque région des brochures détaillant les randos du coin. Aucune brochure en Français. Attention, ils ferment parfois très tôt (16h30). De nombreuses possibilités de randonnées, partout. De 10 minutes à plusieurs heures, voire plusieurs jours (mais, dans ce cas, résa des gîtes à l'avance nécessaire) Les randos sont toujours bien fléchées, propres (ultra propres !), extrêmement agréables et toujours gratuites !
Les points forts de notre voyage :
D'une façon générale, la beauté et la variété des paysages, les sommets enneigés, la Rain Forest, les phénomènes volcaniques, la beauté et le soin avec lequel les randonnées sont aménagées, la qualité de vie (douceur et serviabilité des NZ).
L'ile du N et l'ile du S sont très différentes et très complémentaires. Je n'ai pas de préférence ...
ILE DU SUD
Punakaïki : en plus des Pancakes Rocks, rando sympa le long du torrent. Un petit café/restau, en face du sentier menant à Pancakes Rocks a l'excellente idée de servir des ... pancakes ... absolument délicieuses !
Glaciers (Franz Joseph et Fox Glacier) : attention, on reste à qq dizaines de mètres du front des glaciers ... un peu frustrant. Pour aller plus loin, il faut prévoir une rando accompagnée (et payante) sur le glacier. Pas fait ... (trop mauvais temps)
Fjordland : Croisière sur Milford Sound - Incontournable s'il fait beau ! En plus, la route jusqu'à Milford Sound est très belle.
Pas fait Doubtful Sound. Un peu cher ...
Grotte de Te Anau : glowworm (vers luisants) : cher (traversée du lac) et moins spectaculaire que Waitomo (Ile du N) -
Catlins NP et Southern Scenic Drive : attention, assez longue partie de la route gravillonnée (pénible surtout par mauvais temps - prévoir du temps). Nous, on a fait Te Anau/Dunedin par cette route en une seule étape, c'était épuisant !
Nugget Point : colonie de fur seals et de sea lions en contre bas (prévoir jumelles et coupe-vent !). Ils sont loin mais nombreux et dans un très bel environnement. Sympa.
Péninsule d'Otago : paysages superbes ! Le DOC de Dunedin offre une carte de la péninsule indiquant les endroits où se trouve la faune. Nous avons réussi à voir les fameux mais craintifs Yellow Eyed Pingouins dans une réserve, en milieu naturel. Assez cher (27 $ je crois) mais seul moyen pour nous ... Mieux et gratuit pour ceux qui ont le temps : sur les plages, mais seulement en fin d'apm quand ils remontent de leur journée de pêche en mer ...
Moeraki Boulders : phénomène géologique extraordinaire. De gros rochers hémi-sphériques ou sphériques parsemés sur une plage. Surréaliste et très photogénique !
Kaikoura : petite ville balnéaire "offrant" (!) la logistique pour approcher les mammifères marins (baleines et dauphins) Nous avions réservé depuis Paris un tour pour nager avec les dauphins (plus petits que Flipper !) : http://www.dolphin.co.nz/ (98 $ / p) Réservation obligatoire - Départ dépendant des conditions météo ... Carte débitée après l'activité. Moment magique mais attention au mal de mer !!... . Pas vu de baleines : http://www.whalewatch.co.nz/ - Trop cher.
Abel Tasman NP : superbes plages dorées ... où les touristes portaient, non pas un maillot de bain, mais des chaussures de marche ! Rando le long de la côte magnifique. Incontournable. Rando à la journée possible en organisant son transport avec Aqua Taxi. Résa conseillée (les bateaux sont tout petits !) Rando Bark Bay - Torrent Bay splendide !! Prévoir un bon bouquin pour attendre ensuite la navette. Dans un tel cadre, c'est un plaisir.
ILE DU NORD
Tongariro NP : Le DOC de Whakapapa fournit une excellente brochure sur la Tongariro Crossing, the most famous NZ's one day trek ! Logistique assurée à Whakapapa pour cette randonée INCONTOURNABLE S'IL FAIT BEAU !! Paysages hallucinants, à couper le souffle. 17 km, 800 mètres de dénivelé, 6h30 de marche, 2 pentes très raides dont une sur des scories ... Chaussures de marche indispensables, bonne condition physique (pas besoin d'être marathonien non plus ...) et plusieurs pellicules photos ! Cette randonnée, à elle seule, justifie le voyage en NZ. S'il fait beau !
Tama Lakes : rando de 5 heures dans un paysage de buissons (tussocks). 2 beaux lacs récompensent l'effort fourni. Bonne préparation pour la TCrossing.
Rotorua : Petite ville, morte après 18h, au coeur d'une région volcanique. Nombreux parcs (payants, assez chers, entre 15 et 20 $). Prévoir 2 heures pour chacun, un peu plus pour Wai O Tapu. Wai O Tapu (Le geyser Lady Knox, à qq km du parc, est déclenché "manuellement" tous les jours à 10h15). Parc désert avant 10h15 (et on peut y retourner après Lady Knox) - Le plus coloré, très photogénique - A ne pas manquer. Whakawerawera : attention 2 entrées distinctes qui ne communiquent pas. Entrer par l'institut et non pas par le village pour voir de près l'attraction majeure, le Pohutu, beau geyser. La visite du village n'est pas intéressante sauf pour y voir le petit concert maori (30 minutes). Hell's Gate : ambiance démoniaque assurée. A faire, même s'il pleut. Orakei Korako : accès sympathique par un petit bateau (qq minutes pour traverser un petit lac). En retrait, peu de monde. Craters of the moon (dans Wharakei NP - Taupo - entrée libre) : de vrais grands cratères. Encore une balade dans un paysage tourmenté et vaporeux. Waimangu : pas vu (mauvais temps) mais je pense que le grand lac bouillonnnant vaut le coup.
Waitomo Caves : à 2 heures à l'Ouest de Rotorua. Une grotte que l'on découvre d'abord à pied, puis dans un canot. Voute couverte de glowworms. Entrée chère (25$). Vraiment surprenant et assez émouvant. Petit film au musée expliquant le phénomène. Par ailleurs, à quelques km, une randonnée en boucle dans le bush permet d'admirer les glowworms dans un autre environnement (sur les falaises, sous les roches, dans des tunnels naturels) à la nuit tombée. Ambiance garantie. Gratuit. Spectacle inoubliable et finalement aussi impressionnant (plus peut-être) que la grotte. L'intérêt de cette rando par rapport à la grotte : on peut voir les glowworms de tout près en leur mettant un coup de torche dans la figure et voir les fameux "fils de pêche". Autre intérêt, majeur à mon goût : on est seul !
Les points faibles :
D'une façon générale, la gastronomie, la pluie trop fréquente et les petites villes sans charme et bien peu animées. L'artisanat de qualité est absolument hors de prix et ce qui est abordable est assez banal ... Enfin, 4 semaines, c'est encore trop court et on n'a pas eu le temps de faire un tour dans le Northland (Nord de l'ile du N) ....
Wellington : le musée Te Papa ne nous a pas plu. Pas suffisamment didactique à notre goût, notamment concernant l'histoire et la culture des Maoris.
Rotorua : Whakarewarewa, côté village et surtout la soirée Hangi (concert et repas traditionnel). Le concert est à peine mieux que celui du village de Whaka (gratuit !) et le repas traditionnel est un buffet sympathique mais qui n'a rien de traditionnel !.... Le seul vrai regret de notre voyage.
Bon voyage à tous !!
TRANSPORTS :
1 - Vols Nous avons fait le choix de Singapore Airlines : http://www.singaporeair.com/saa/app/saa Billets achetés auprès de Voyageurs du Monde (Charlotte Lesartre) : http://www.vdm.com/vdm/index.asp A l'aller Paris/Singapour/Christchurch (8 ou 9 heures d'escale à Singapour - Hôtel et navette mis �� disposition gracieusement par Singapor Airline - Nous a permis la visite de la ville) Au retour Auckland/Singapour/Paris (2 heures d'escale) Environ 24 heures de vol (hors escale) à chaque voyage. Pas forcément le moins cher (1300 € l'A/R), mais un des plus rapides par une compagnie fiable et en vol de nuit.
2 - Ferry inter ïles A réserver à l'avance, surtout s'il faut passer un camping car http://www.interislandline.co.nz/ Simple et pratique via internet ; attention, ils encaissent le montant dès la réservation
3 - Sur place Nous avions opté pour la location de voiture. Catégorie B (Ka, Ford - 2 portes !) chez Hertz (environ 1700 NZ$ pour 4 semaines) Professionalisme de Hertz - voiture quasi neuve Présent dans les aéroports et aux ports d'embarquement des ferrys (pas de passage de la voiture sur le ferry) Permis internationaux nécessaires - Pas de surcoût pour le conducteur additionnel Réservation effectuée en France par tel au 01.39.38.38.38 Essence : 1 litre = 1NZ$ Réseau routier excellent - Pompes à essence fréquentes, un peu moins dans le sud de l'île du Sud Conduite à gauche - Facile même en ville, les NZ sont cools au volant. Location de camping car également très répandue.
BUDGET :
1 NZ$ = 0, 5 € Distributeurs de cash partout - Paiement avec CB très très répandu (Visa-Eurocard-un peu moins fréquent Amex) Niveau de vie élevé. Un des moyens pour limiter les dépenses est de faire soi-même ses repas. A la différence des USA, l'entrée dans les Parcs Nationaux est gratuite, les randonnées sont elles-aussi gratuites. Par contre, les sites volcaniques de l'ile du N sont payants et chers (toutes les activités payantes sont chères). C'est globalement un voyage qui coûte cher (en comparaison à l'Asie ou l'Amérique du Sud) ...
HEBERGEMENT : Les B&B sont chers (100 - 150 $) Motels : pour les camping cars, les tentes ou les voitures !.... Chaîne Holiday Park Top 10 - Carte Club à 20$ = 10% de réduc (+ réduc sur bcp de sites dans lîle du N), hyper rentable Logements spacieux (de 30 à 50 m2 : 1 coin salon, 1 parfois 2 chambres, 1sdb, 1 cuisine équipée), modernes, pratiques, bon marché (45 à 95 $, 70 $ en moyenne) Réservation indispensable assurée par leurs soins, gratuitement et toujours très gentiment Possibilité de louer des cabines : logement simple avec lit et matelas uniquement. Ca suppose qu'on a un sac de couchage et qu'on utilise les parties communes (toujours propres)
REPAS :
Restaurants chers : plat principal autour de 20 $ Gastronomie quelconque, anglo-saxone : pané et frit ... pas géniale ... Fast food, surtout MacDo, Pizza Hut, Kentucky Fried Chicken très présents Bons plans : les chinois et les indiens (notamment la chaine Little India, excellente qualité), Pizza Hut formule à volonté pas chère ... Le diner se tient plus tôt que chez nous : les restaurants ouvrent le soir parfois à 17h30 ! Possibilité de cuisiner dans les logements des motels (cuisine perso complète : plaques électriques, micro-onde, frigo, vaiselle ...) Eau du robinet potable et bonne. Vins agréables, très souvent vendus au verre (entre 6 et 8 $ le verre), à partir de 15 $ une bonne bouteille au supermarché. Pratique répandue du BYO (Bring Your Own) qui consiste à apporter sa propre bouteille de vin au restaurant. En bons Français, ... on ne l'a jamais fait ... à tort !
ACTIVITES :
Un bon réflexe : dès l'arrivée dans un nouveau coin, aller faire un tour au DOC (Visitors Center). Ce sont des mines d'informations, très agréables. Ils proposent, entre autres, pour chaque région des brochures détaillant les randos du coin. Aucune brochure en Français. Attention, ils ferment parfois très tôt (16h30). De nombreuses possibilités de randonnées, partout. De 10 minutes à plusieurs heures, voire plusieurs jours (mais, dans ce cas, résa des gîtes à l'avance nécessaire) Les randos sont toujours bien fléchées, propres (ultra propres !), extrêmement agréables et toujours gratuites !
Les points forts de notre voyage :
D'une façon générale, la beauté et la variété des paysages, les sommets enneigés, la Rain Forest, les phénomènes volcaniques, la beauté et le soin avec lequel les randonnées sont aménagées, la qualité de vie (douceur et serviabilité des NZ).
L'ile du N et l'ile du S sont très différentes et très complémentaires. Je n'ai pas de préférence ...
ILE DU SUD
Punakaïki : en plus des Pancakes Rocks, rando sympa le long du torrent. Un petit café/restau, en face du sentier menant à Pancakes Rocks a l'excellente idée de servir des ... pancakes ... absolument délicieuses !
Glaciers (Franz Joseph et Fox Glacier) : attention, on reste à qq dizaines de mètres du front des glaciers ... un peu frustrant. Pour aller plus loin, il faut prévoir une rando accompagnée (et payante) sur le glacier. Pas fait ... (trop mauvais temps)
Fjordland : Croisière sur Milford Sound - Incontournable s'il fait beau ! En plus, la route jusqu'à Milford Sound est très belle.
Pas fait Doubtful Sound. Un peu cher ...
Grotte de Te Anau : glowworm (vers luisants) : cher (traversée du lac) et moins spectaculaire que Waitomo (Ile du N) -
Catlins NP et Southern Scenic Drive : attention, assez longue partie de la route gravillonnée (pénible surtout par mauvais temps - prévoir du temps). Nous, on a fait Te Anau/Dunedin par cette route en une seule étape, c'était épuisant !
Nugget Point : colonie de fur seals et de sea lions en contre bas (prévoir jumelles et coupe-vent !). Ils sont loin mais nombreux et dans un très bel environnement. Sympa.
Péninsule d'Otago : paysages superbes ! Le DOC de Dunedin offre une carte de la péninsule indiquant les endroits où se trouve la faune. Nous avons réussi à voir les fameux mais craintifs Yellow Eyed Pingouins dans une réserve, en milieu naturel. Assez cher (27 $ je crois) mais seul moyen pour nous ... Mieux et gratuit pour ceux qui ont le temps : sur les plages, mais seulement en fin d'apm quand ils remontent de leur journée de pêche en mer ...
Moeraki Boulders : phénomène géologique extraordinaire. De gros rochers hémi-sphériques ou sphériques parsemés sur une plage. Surréaliste et très photogénique !
Kaikoura : petite ville balnéaire "offrant" (!) la logistique pour approcher les mammifères marins (baleines et dauphins) Nous avions réservé depuis Paris un tour pour nager avec les dauphins (plus petits que Flipper !) : http://www.dolphin.co.nz/ (98 $ / p) Réservation obligatoire - Départ dépendant des conditions météo ... Carte débitée après l'activité. Moment magique mais attention au mal de mer !!... . Pas vu de baleines : http://www.whalewatch.co.nz/ - Trop cher.
Abel Tasman NP : superbes plages dorées ... où les touristes portaient, non pas un maillot de bain, mais des chaussures de marche ! Rando le long de la côte magnifique. Incontournable. Rando à la journée possible en organisant son transport avec Aqua Taxi. Résa conseillée (les bateaux sont tout petits !) Rando Bark Bay - Torrent Bay splendide !! Prévoir un bon bouquin pour attendre ensuite la navette. Dans un tel cadre, c'est un plaisir.
ILE DU NORD
Tongariro NP : Le DOC de Whakapapa fournit une excellente brochure sur la Tongariro Crossing, the most famous NZ's one day trek ! Logistique assurée à Whakapapa pour cette randonée INCONTOURNABLE S'IL FAIT BEAU !! Paysages hallucinants, à couper le souffle. 17 km, 800 mètres de dénivelé, 6h30 de marche, 2 pentes très raides dont une sur des scories ... Chaussures de marche indispensables, bonne condition physique (pas besoin d'être marathonien non plus ...) et plusieurs pellicules photos ! Cette randonnée, à elle seule, justifie le voyage en NZ. S'il fait beau !
Tama Lakes : rando de 5 heures dans un paysage de buissons (tussocks). 2 beaux lacs récompensent l'effort fourni. Bonne préparation pour la TCrossing.
Rotorua : Petite ville, morte après 18h, au coeur d'une région volcanique. Nombreux parcs (payants, assez chers, entre 15 et 20 $). Prévoir 2 heures pour chacun, un peu plus pour Wai O Tapu. Wai O Tapu (Le geyser Lady Knox, à qq km du parc, est déclenché "manuellement" tous les jours à 10h15). Parc désert avant 10h15 (et on peut y retourner après Lady Knox) - Le plus coloré, très photogénique - A ne pas manquer. Whakawerawera : attention 2 entrées distinctes qui ne communiquent pas. Entrer par l'institut et non pas par le village pour voir de près l'attraction majeure, le Pohutu, beau geyser. La visite du village n'est pas intéressante sauf pour y voir le petit concert maori (30 minutes). Hell's Gate : ambiance démoniaque assurée. A faire, même s'il pleut. Orakei Korako : accès sympathique par un petit bateau (qq minutes pour traverser un petit lac). En retrait, peu de monde. Craters of the moon (dans Wharakei NP - Taupo - entrée libre) : de vrais grands cratères. Encore une balade dans un paysage tourmenté et vaporeux. Waimangu : pas vu (mauvais temps) mais je pense que le grand lac bouillonnnant vaut le coup.
Waitomo Caves : à 2 heures à l'Ouest de Rotorua. Une grotte que l'on découvre d'abord à pied, puis dans un canot. Voute couverte de glowworms. Entrée chère (25$). Vraiment surprenant et assez émouvant. Petit film au musée expliquant le phénomène. Par ailleurs, à quelques km, une randonnée en boucle dans le bush permet d'admirer les glowworms dans un autre environnement (sur les falaises, sous les roches, dans des tunnels naturels) à la nuit tombée. Ambiance garantie. Gratuit. Spectacle inoubliable et finalement aussi impressionnant (plus peut-être) que la grotte. L'intérêt de cette rando par rapport à la grotte : on peut voir les glowworms de tout près en leur mettant un coup de torche dans la figure et voir les fameux "fils de pêche". Autre intérêt, majeur à mon goût : on est seul !
Les points faibles :
D'une façon générale, la gastronomie, la pluie trop fréquente et les petites villes sans charme et bien peu animées. L'artisanat de qualité est absolument hors de prix et ce qui est abordable est assez banal ... Enfin, 4 semaines, c'est encore trop court et on n'a pas eu le temps de faire un tour dans le Northland (Nord de l'ile du N) ....
Wellington : le musée Te Papa ne nous a pas plu. Pas suffisamment didactique à notre goût, notamment concernant l'histoire et la culture des Maoris.
Rotorua : Whakarewarewa, côté village et surtout la soirée Hangi (concert et repas traditionnel). Le concert est à peine mieux que celui du village de Whaka (gratuit !) et le repas traditionnel est un buffet sympathique mais qui n'a rien de traditionnel !.... Le seul vrai regret de notre voyage.
Bon voyage à tous !!
Retour d'une croisière Ponant sur les côtes bretonnes English translation pending
Bonjour à tous,
Bienvenue à tous si vous souhaitez embarquer une seconde fois cette saison* pour cette magnifique croisière sur les côtes françaises. Elle nous a conduit sur quelques-unes des très belles îles de la Bretagne et fait découvrir des paysages remarquables.
*CR de PapiJP35
Samedi 29 août 2020, embarquement
Nous sommes depuis deux jours à Saint-Malo, et après qu’il ait plu toute la nuit, le ciel de ce matin est bas, lourd et noir. Nous nous y étions mentalement préparés. J’avais choisi cette semaine en prenant garde d’éviter celle des grandes marées (souvent propice au mauvais temps), mais la météo nous annonce tout de même une semaine catastrophique. Notre première préoccupation est d’aller vérifier que le bateau est bien arrivé. Rituel tellement plaisant, qui gonfle le cœur de joie.
Nous marchons le long du port de plaisance sous ce lourd ciel breton, et oui, le Jacques Cartier est bien amarré au pied des remparts. La balade est très plaisante, le bateau est beau et parait imposant dans ce petit port à taille humaine, la ville est belle…. Et je monte sur mon petit nuage de bonheur pour ne plus en redescendre avant une semaine.
Pour la durée de la croisière Ponant nous a proposé de laisser la voiture sur un parking qui se situe à 2.7 km du port, le prix est de 3.30€ par jour et des navettes sont mises en place pour transférer les passagers jusqu’au bateau.
Nous avons cependant préféré laisser notre voiture au parking Qpark juste devant la porte d’entrée principale de la vieille ville parce que c’est un parking couvert, nous avons payé 55€ pour la semaine et nous sommes à 5 minutes à pieds du bateau (600m). Très bien, s’il ne pleut pas.
Après une très belle averse en début d’après-midi qui a vidé les rues de la ville en quelques minutes, nous embarquons à 16 h sous le soleil. Des tentes sont installées sur le port en guise de terminal de croisière, et dès notre arrivée nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse et de prévenance.
En dépit des mesures covid, nous arrivons à notre cabine en 20 minutes et nos bagages nous ont déjà précédés. Nous avons à ce moment le grand plaisir de découvrir que nous avons été surclassés au pont 4. Nous devons ce cadeau au Directeur des Départements Hôteliers de PONANT. En effet ce Monsieur était avec nous sur le LYRIAL en Corse, en télé travail 😉. Souvent mon mari a discuté avec lui et à la fin de la croisière il a dit qu’il nous réservait une surprise pour notre Croisière en Bretagne. Nous n’y pensions plus, et nous avons été contents et très touchés de cette généreuse surprise.
La différence entre les cabines du pont 3 et celles du pont 4 se porte au niveau du balcon. Au pont 3, la partie au-dessous de l’appui en bois est pleine et l’on ne voit pas la mer. Au pont 4 cette partie sous l’appui en bois est en verre et cela donne plus de lumière et une jolie vue lorsque l’on est assis.
Le bateau est tout neuf, dans des tons très harmonieux, reposants, et clairs. La décoration est épurée dans des matières naturelles aux tons doux et confortables.
Très beau et original le plafond miroir du grand salon.
Et très lumineux le salon panoramique avec de larges baies vitrées qui permettent une vue très dégagée.
En juillet nous avions sur le LYRIAL des produits Hermès en petits flacons individuels, cette fois ce sont des produits Clarins en distributeurs, les marques françaises sont très présentes, dans tous les domaines, partout sur le bateau, y compris à table et dans la boutique.
Cette fois, nous sommes 68 passagers à embarquer sur cette croisière pour 107 membres d’équipage. Des naturalistes nous avons appris que la compagnie espérait 70 passagers par croisière pour être satisfaite de ces croisières dans les conditions hors normes et exceptionnelles de cet été 2020. Ils nous ont dit aussi que si cet objectif était atteint cette destination pourrait être reconduite l’année prochaine. Cette version est bien différente de ce que peuvent écrire certains journalistes et me semble plus cohérente. Qui a pu croire que des bateaux feraient le plein un été comme celui-ci ? Ces bateaux-là, eux, ne sont pas restés vides et à quai.
Ce programme sur les côtes françaises a été monté en trois mois, entre les contacts à prendre et les autorisations à obtenir, quand il faut deux ans habituellement pour établir un nouvel itinéraire. Ce qui est plutôt une belle prouesse.
*CR de PapiJP35

Samedi 29 août 2020, embarquement
Nous sommes depuis deux jours à Saint-Malo, et après qu’il ait plu toute la nuit, le ciel de ce matin est bas, lourd et noir. Nous nous y étions mentalement préparés. J’avais choisi cette semaine en prenant garde d’éviter celle des grandes marées (souvent propice au mauvais temps), mais la météo nous annonce tout de même une semaine catastrophique. Notre première préoccupation est d’aller vérifier que le bateau est bien arrivé. Rituel tellement plaisant, qui gonfle le cœur de joie.
Nous marchons le long du port de plaisance sous ce lourd ciel breton, et oui, le Jacques Cartier est bien amarré au pied des remparts. La balade est très plaisante, le bateau est beau et parait imposant dans ce petit port à taille humaine, la ville est belle…. Et je monte sur mon petit nuage de bonheur pour ne plus en redescendre avant une semaine.Pour la durée de la croisière Ponant nous a proposé de laisser la voiture sur un parking qui se situe à 2.7 km du port, le prix est de 3.30€ par jour et des navettes sont mises en place pour transférer les passagers jusqu’au bateau.
Nous avons cependant préféré laisser notre voiture au parking Qpark juste devant la porte d’entrée principale de la vieille ville parce que c’est un parking couvert, nous avons payé 55€ pour la semaine et nous sommes à 5 minutes à pieds du bateau (600m). Très bien, s’il ne pleut pas.
Après une très belle averse en début d’après-midi qui a vidé les rues de la ville en quelques minutes, nous embarquons à 16 h sous le soleil. Des tentes sont installées sur le port en guise de terminal de croisière, et dès notre arrivée nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse et de prévenance.
En dépit des mesures covid, nous arrivons à notre cabine en 20 minutes et nos bagages nous ont déjà précédés. Nous avons à ce moment le grand plaisir de découvrir que nous avons été surclassés au pont 4. Nous devons ce cadeau au Directeur des Départements Hôteliers de PONANT. En effet ce Monsieur était avec nous sur le LYRIAL en Corse, en télé travail 😉. Souvent mon mari a discuté avec lui et à la fin de la croisière il a dit qu’il nous réservait une surprise pour notre Croisière en Bretagne. Nous n’y pensions plus, et nous avons été contents et très touchés de cette généreuse surprise.La différence entre les cabines du pont 3 et celles du pont 4 se porte au niveau du balcon. Au pont 3, la partie au-dessous de l’appui en bois est pleine et l’on ne voit pas la mer. Au pont 4 cette partie sous l’appui en bois est en verre et cela donne plus de lumière et une jolie vue lorsque l’on est assis.
Le bateau est tout neuf, dans des tons très harmonieux, reposants, et clairs. La décoration est épurée dans des matières naturelles aux tons doux et confortables.
Très beau et original le plafond miroir du grand salon.
Et très lumineux le salon panoramique avec de larges baies vitrées qui permettent une vue très dégagée.
En juillet nous avions sur le LYRIAL des produits Hermès en petits flacons individuels, cette fois ce sont des produits Clarins en distributeurs, les marques françaises sont très présentes, dans tous les domaines, partout sur le bateau, y compris à table et dans la boutique.Cette fois, nous sommes 68 passagers à embarquer sur cette croisière pour 107 membres d’équipage. Des naturalistes nous avons appris que la compagnie espérait 70 passagers par croisière pour être satisfaite de ces croisières dans les conditions hors normes et exceptionnelles de cet été 2020. Ils nous ont dit aussi que si cet objectif était atteint cette destination pourrait être reconduite l’année prochaine. Cette version est bien différente de ce que peuvent écrire certains journalistes et me semble plus cohérente. Qui a pu croire que des bateaux feraient le plein un été comme celui-ci ? Ces bateaux-là, eux, ne sont pas restés vides et à quai.
Ce programme sur les côtes françaises a été monté en trois mois, entre les contacts à prendre et les autorisations à obtenir, quand il faut deux ans habituellement pour établir un nouvel itinéraire. Ce qui est plutôt une belle prouesse.
Seul l'exotisme fait l'effet du voyage English translation pending
J en ai connus qui ne supporteraient pas, ou plus, de prendre des vacances ou de voyager hors de leur pays, en Belgique en Suisse ou en France. Ou en Europe.
je ne suis pas de ceux là. Il me faut un cadre qui m eloigne de tout ce que je connais visuellement parlant. Des paysages radicalement differents, une tout autre restauration, des visages et un langage qui appartiennent a un "ailleurs". D autres coutumes une autre monnaie une autre musique. Sinon mon esprit ne ressent pas l apaisement la distraction et je ne sens pas les bienfaits de ce repos 1 fois dans une annee. Oh on arrive a s en passer mais il manque quelque chose. Les bienfaits de l exotisme, des alizees, des tropiques, un autre gout de vin ou de whisky.
nous voila drogués du voyage et en ce moment a la fois libres et en prison.
Balade au Cap Ferret English translation pending

En cette année si particulière où les idées de voyage au-delà de nos frontières sont difficilement envisageables … l'occasion nous est donnée de « voyager » plus près de chez nous. Avec ce récit très illustré, je vous invite à découvrir (ou à redécouvrir) un de nos plus beaux sites du Sud-Ouest : le Cap Ferret. Entre les eaux du Bassin d'Arcachon et les vagues de l'Océan Atlantique, ma balade (photographique) suivra les rivages, de plages en dunes et traversera la pinède jusqu'au phare. J'ai choisi de vous présenter ces lieux que j'apprécie tout particulièrement depuis de nombreuses années mais en essayant d'éviter l'affluence estivale … Vous l'avez donc compris, ce sera ce coin de nature privilégiée qui sera à l'honneur mais sans l'agitation et la surfréquentation de la haute saison ! Certaines des photos présentées ont été prises à la fin de ce printemps, d'autres sont plus anciennes mais toutes vous feront partager, je le souhaite, le charme fou de cette si plaisante presqu'île.
……………………………………………………… ………………………………………………………..

Au Cap-Ferret, un privilège des lèves-tôt consiste à assister parfois au spectacle de l'embrasement du ciel avant le lever du soleil … avec un plus, celui de contempler les nuances sur le miroir d'eau du Bassin d'Arcachon. Des lumières et des teintes dévoilées dans un superbe fondu enchaîné. De minutes en minutes, les tonalités varient passant comme ce matin-là de l'orangé au rose jusqu'à ce que le soleil inonde le paysage marin de sa lumière dorée. Splendide et éblouissant.

Je me trouve sur la plage du phare et il suffit de se retourner pour voir côté terre, le fameux phare avec sa lanterne encore allumée. Le phare du Cap Ferret qui veille sur cette extrémité de presqu'île sera un peu un fil rouge au cours de cette balade qui va vous mener du rivage côté Bassin jusqu'au littoral côté Océan. Un fil rouge … ou plutôt rouge et blanc à l'image des couleurs de sa haute colonne. Un phare qui domine toute cette extrémité de la presqu'île, on l'aperçoit de presque partout, aussi il sera présent sur plusieurs de mes photos de ce récit. En bordure de plage, les villas avec vue marine nous offrent à l'aurore un second miroir avec des reflets d'or sur leurs surfaces vitrées.


Un peu plus loin et un peu plus tard dans la matinée, nous voici à l'entrée du Quartier des pêcheurs que l'on pourrait également qualifier de quartier des ostréiculteurs. Un site classé pour le pittoresque de ses cabanes en bois. A côté de cette cabane, une pinasse, l'embarcation traditionnelle des lieux, vient de se refaire une beauté à coups de pinceaux. Elle attend sagement la prochaine mise à l'eau. Ici règne une atmosphère d'authenticité, celle des travailleurs de la mer et des parcs ostréicoles.


Dans ce hameau on prépare les fameuses huîtres du Bassin que l'on peut même déguster sur des terrasses aménagées avec vue imprenable sur l'étendue d'eau de la baie du Mimbeau.

C'est la dernière cabane ostréicole, tout au bout du quartier des pêcheurs, une cabane avec ici une vue dégagée sur la célèbre Dune du Pilat. J'aime bien cette atmosphère surannée donnée par cette ancienne Aronde des années 50/60. La présentation de la photo en sépia convient parfaitement en renforçant cette impression rétro … mais c'est peut-être dommage de se priver des jolies teintes jaunes des genêts en fleurs ! Bon, une précision, la photo n'a été prise qu'il y a deux ans seulement.

Faisons maintenant un bref crochet à proximité des cabanes des ostréiculteurs en passant parmi les pins. Avec ce soleil matinal et cette photo prise à contre-jour, les pins allongent leurs ombres sur le sol, un bel effet photogénique, je m'empresse de le capturer.

Un autre point de vue depuis ce bosquet. Ici, entre les pins et leurs lignes verticales s'invite la colonne toute droite du phare. Entre deux troncs elle s'immisce et tranche avec sa teinte claire par rapport à celle plus sombre de l'écorce des troncs de résineux.
On remonte le temps: Népal 2000, Camp de base de l'Everest English translation pending
Allez on se retrouve en Asie cette fois pour tutoyer le toit du monde 😛 Là internet commençait à pointer le bout de son nez, VF en 1999 je sais pas si ça existait, en tout cas je ne connaissait pas 🙂. Il y avait la possibilité de partir tout seul et de trouver un guide, des porteurs sur place ..... J'ai préféré passer par un agence spécialisée dans le trekking pour réaliser se voyage !
C'est un voyage de 22 jours que je vais vous conter !
Le groupe est constitué de 15 personnes, dont l'age va de 23 à 62 ans. Mise à part un couple particulièrement pénible tout le monde à fait les efforts nécessaires pour que le voyage se passe bien. Des parties acharnées de Uno tous les soirs ont grandement contribué à la bonne humeur du groupe et des porteurs qui ne comprenaient pas pourquoi un jeu de carte pouvait nous faire autant rire.
Le guide un accompagnateur en haute montagne, c'est en grande partie grâce à lui si le voyage c'est aussi bien passé il a toujours était disponible pour tout le monde et il a su désamorcer tous les petits conflits, inhérent à ce type de voyage, dans l’œuf.
Vendredi 21/04/2000 : Paris Katmandou
Le rendez vous est fixé 20 heures à l'aéroport Charles de Gaulle, pour un décollage à 23h30 la compagnie que nous allons prendre est Pakistan Airlines ce qui est loin d'être le top. Nous partons finalement avec 1 heure de retard. J'adore les consignes qui sont ponctués avec un à la grâce de dieu 🤪, J'ai dormi tout le long du vol, dors du sommeil du juste jusqu'à notre première escale Islamabad, capitale du Pakistan. Maintenant j'ai plus de mal à dormir en avion pas parce que j'en ai peur, mais avec l'age j'ai besoin d'un peux plus de confort 😇
Nous allons prendre notre deuxième avion à destination de Katmandou terminus de notre voyage, bonjour les formalités dans l'aéroport 4 contrôles de passeport et des bagages de soute, alors que nous sommes toujours dans la zone franche. Nous atterrissons à l'aéroport de Katmandou, un court transfert en car nous fait découvrir la ville, les premières impressions sont la pauvreté et la pollution qui entourent la ville, nous finissons par arriver dans un magnifique Hotel, dans le centre de la ville, vers 17 h 50. Le temps de déposer nos affaires, nous descendons manger et direction le lit.
Là vous vous dites quelle mémoire, ben non faut pas croire, j'ai pris des notes pour ce voyage et je les ai encore 🙂
Pour le moment mon record d'altitude ( 5 895 m) va-t-il être battu ? Vous le saurez en me suivant
A demain
C'est un voyage de 22 jours que je vais vous conter !
Le groupe est constitué de 15 personnes, dont l'age va de 23 à 62 ans. Mise à part un couple particulièrement pénible tout le monde à fait les efforts nécessaires pour que le voyage se passe bien. Des parties acharnées de Uno tous les soirs ont grandement contribué à la bonne humeur du groupe et des porteurs qui ne comprenaient pas pourquoi un jeu de carte pouvait nous faire autant rire.
Le guide un accompagnateur en haute montagne, c'est en grande partie grâce à lui si le voyage c'est aussi bien passé il a toujours était disponible pour tout le monde et il a su désamorcer tous les petits conflits, inhérent à ce type de voyage, dans l’œuf.
Vendredi 21/04/2000 : Paris Katmandou
Le rendez vous est fixé 20 heures à l'aéroport Charles de Gaulle, pour un décollage à 23h30 la compagnie que nous allons prendre est Pakistan Airlines ce qui est loin d'être le top. Nous partons finalement avec 1 heure de retard. J'adore les consignes qui sont ponctués avec un à la grâce de dieu 🤪, J'ai dormi tout le long du vol, dors du sommeil du juste jusqu'à notre première escale Islamabad, capitale du Pakistan. Maintenant j'ai plus de mal à dormir en avion pas parce que j'en ai peur, mais avec l'age j'ai besoin d'un peux plus de confort 😇
Nous allons prendre notre deuxième avion à destination de Katmandou terminus de notre voyage, bonjour les formalités dans l'aéroport 4 contrôles de passeport et des bagages de soute, alors que nous sommes toujours dans la zone franche. Nous atterrissons à l'aéroport de Katmandou, un court transfert en car nous fait découvrir la ville, les premières impressions sont la pauvreté et la pollution qui entourent la ville, nous finissons par arriver dans un magnifique Hotel, dans le centre de la ville, vers 17 h 50. Le temps de déposer nos affaires, nous descendons manger et direction le lit.
Là vous vous dites quelle mémoire, ben non faut pas croire, j'ai pris des notes pour ce voyage et je les ai encore 🙂
Pour le moment mon record d'altitude ( 5 895 m) va-t-il être battu ? Vous le saurez en me suivant
A demain
Kirghizistan juillet 2019 English translation pending

C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici: https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/

Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes
et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!
Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.
Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.
Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !).
Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.
Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!
Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.
Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.
A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.
Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.
Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.
Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.
Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)!
Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur).
Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il.
Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma.
Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux.
Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée.
Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication.
Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous.
Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion.
On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée.
Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là!
Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher.
Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!
C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres!
C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver.
Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.
Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.
Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.
L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.
Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent.
Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose.
Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands….
Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout.
Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz .
Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac.
De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière.
Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord.
Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.
Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir.
Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre.
Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage.
Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.
Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon.
Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons.
Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard.....
Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize.
Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux.
Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres!
La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles.
Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.
Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!
Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu���ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.
Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?)
Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire
Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus.
Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente.
Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue».
Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé!
Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service?
Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!!
En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.
Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....
Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier.
Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache.
Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près.
Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête.
En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable.
Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille....
Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route.
La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....
Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.
La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac.
Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc.
C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel!
Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent.
Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.
Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.
Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C!
La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée.
Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.
Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.
Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.
Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!
Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.
Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo.
C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose!
Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.
Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.