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L'Allemagne: les Français se font des idées English translation pending
by Xiaoan · 2011-03-22 · 140 replies
bonjours

voilà je suis vraiment un germanophile et j'aimerai vraiment que certains français changent leur manière de penser car il y a bien des choses à découvrir chez les allemands

je suis en ce moment à Berlin que je vais malheureusement quitter et j'ai rencontré des francais qui aiment l'allemand et l'allemagne du coup de me suis sentie rassurer car j'ai beaucoup d'amis qui baraguinent péniblement l'anglais alors quand je dis que j'aime l'allemand j'en ai marre de me sentir comme un OVNI

et puis j'aime la vie dans ce pays

les gens ne sont froids qu'au début à la fin ils ont plus envie de nous laisser partir la langue est dure ok mais comme toute les langues il faut du travail c'est tout les allemands sont rigides certes ils respectent les règles d'une facon stricte mais c'est agréable

il y a de réelles possibilités de travail pour les francais et ils peuvent nous former car chez eux rien est cloisonné comme les études par exemple on peut faire de tout!

voilà ca et les Bretzels la bière :D et je m'installe en allemagne des que je peux!!
Mariage franco-camerounais English translation pending
by Mino18 · 2011-03-11 · 42 replies
Bonjour, J'ai effectué une demande de mariage avec une camerounaise ; nous avons passée les auditions, les bans ont été publiés mais le consulat a refusé la transcription de notre mariage car il juge que l'acte de naissance de ma fiancée est apocryphe, en d'autres termes, ils est faux. Le consulat a envoyé notre dossier au tribunal de grande instance à Nantes . Ma fiancée a obtenu des documents officiels attestant que son acte est vrai . J'aimerais savoir quelles sont les démarches à effectuer auprès du parquet de Nantes et du consulat afin qu'on puisse attester de notre bonne foi . Je vous remercie d'avance , Domi
Changement d'escales sur la croisière Costa "Retour en Terre Sainte" English translation pending
by Poupou10 · 2011-03-08 · 405 replies
COSTA vient de rechanger l'itineraire des croisieres sur le pacifica plus d'escales en ISRAEL !!!!!!! c'est remplacé par RHODES CHYPRE MARMARIS quel dommage, cette croisiere sans l Egype et l'Israel !!!! ils n'ont pas fini de brader ces croisieres qui ne se remplissent pas
Voyager en bus en Turquie? English translation pending
by Maralbert · 2011-02-24 · 16 replies
Bonjour ! Je prévois faire un backpack au Proche et Moyen-Orient en september, et terminer le tout par un petit détour en Turquie. J'y suis déjà allée deux fois, mais c'Était plutôt organisé. Là, je pars seule, et je veux voir des coins qui sont moins connus et qui sont un peu plus hors des circuits touristiques habituels.

De Syrie, je vais me rendre en Turquie, ou j'ai deux semaines à passer. En premier, à SanliUrfa. Ensuite, je ne sais pas trop. J'aimerais bien aller jusqu'à Mardin, voir même Hasankeyf... Ça, c'est relativement faisable en bus et je sais comment m'y prendre. Mais c'est loin du côté est, et ça me rallonge par la suite... Donc oui, Mardin, mais pas obligatoire. La suite m'embête un peu plus...

J'aimerais aller jusqu'à Amasya et Safranbolu, au nord. Il faudrait que je traverse la Turquie de bas en haut... Je prendrais le bus soit à Sanliurfa, Mardin ou Diyarbakir... Quel itinéraire serait le meilleur ? Je sais déjà que je me complique la vie. Pas besoin de me le redire !!!

Je sais aussi que dans le pire des cas, je pourrais aller prendre l'Avion de Diyarbakir jusqu'à Ankara, et ensuite prendre le bus pour Amasya, ce qui est quand même relativement raisonnable. Mais de Amasya? Si je veux aller à Safranbolu, je fais comment ? Tout ce que je trouve, c'est des bus qui repassent par Ankara, puis montent vers Safranbolu... et je voudrais éviter Ankara de nouveau !!!

Sinon, j'aurais l'option de monter de Mardin à Trabzon en bus... mais c'est hyper loin, et faire ensuite Trabzon-Amasya-Ankara-Safranbolu-Istanbul. Je veux maximiser mon temps le plus possible... mais en même temps, je comprends la contrainte de mon itinéraire. Sinon, de Kayseri, est-ce que je peux prendre des bus vers Amasya ? Parce que mon autre option, c'est Diyarbakir-Kayseri en bus, et ensuite monter vers Amasya...

Oh la la ! Je suis confuse !!!! Help me !!!! 😉

Je suis très flexible sur l'itinéraire... mais je tiens vraiment à faire au moins Amasya et Safranbolu, ainsi que Sanliurfa... Mais Mardin aussi !!!

Merci d'avance !
Problèmes de "Spring Break" à l'hôtel Caribe Club Princess Punta Cana? English translation pending
by Zazariridodo · 2011-02-23 · 25 replies
bonjour nous avons réserve du 5 au 19 mars au caribe club princess a punta cana en chambre caribe suite ; et je viens de lire sur le forum les problemes du spring break (étudiants en vacances par centaines)

pouvez vous me rassurer sur le choix de cet hôtel? EST CE QU EN DEMANDANT UNE CHAMBRE AU CALME ON SERAIT EPARGNE DU BRUIT ? MERCI POUR VOS REPONSES
Circuit à moto dans l'ouest des États-Unis: avis sur cette agence? English translation pending
by Loupiots25 · 2011-02-15 · 157 replies
Bonjour !

On envisage un circuit moto de 15 jours début septembre 2011 avec LARIVIERE VOYAGE dans l'Ouest US avec 6 couples. Quelqu'un a t'il déjà testé cette agence et peut il nous dire si les tarifs plus bas que d'autres agences ne sont pas synonymes de prestations de piètre qualité.😕 De plus nous envisageons de ne louer que 5 motos et de nous passer à tour de rôle le van d'assistance et de bagages. N'y aura t'il pas des pbs d'assurances motos et van ? En gros, peut on se passer sans problème les guidons et le volant du van ? Enfin que choisir : Road King ou Electra Glide. J'ai une Diversion 900 qui est déjà assez lourde mais l'Electra Glide sans marche AR... je suis dubitatif ? Merci de vos conseils !
Conseils pour Yellowstone et Arches English translation pending
by Poupinette33 · 2011-02-09 · 15 replies
Bonjour,

Nous prévoyons avec ma femme et notre petite (qui aura alors 13 mois) d'aller à Yellowstone fin juin / début Juillet. Nous partons de Los Angeles (c'est là que nous habitons) et en voiture. Le parcours est le suivant (à priori) :

Vendredi 24 Juin : LA -> Saint George Nuit Saint George (hips !) Samedi 25 Juin : Saint George -> Moab Nuit Moab Dimanche 26 Juin : Arches et Canyonlands Nuit Moab Lundi 27 Juin : Moab -> Grand Teton Nuit Jackson Mardi 28 Juin : Grand Teton Nuit Jackson Mercredi 29 Juin : Grand Teton -> Yellowstone / Yellowstone Nuit Yellowstone Jeudi 30 Juin : Yellowstone Nuit Yellowstone Vendredi 1 Juillet : Yellowstone Nuit Yellowstone Samedi 2 Juillet : Yellowstone Nuit Saint Anthony Dimanche 3 Juillet : Saint Anthony -> Saint George Nuit Saint George (un dernier pour la route !!) Lundi 4 Juillet : Saint George -> LA Nuit chez nous

1) Est-ce jouable selon vous de marcher à Arches tôt le matin et tard le soir (pour préserver la petite des grosses chaleurs) et du coup de faire un saut (en voiture) à Canyonlands entre 11h et 16h ?

2) A Yellowstone, y a-t-il un danger particulier pour un jeune enfant à se promener dans les vapeurs de souffres etc... Est-ce que l'odeur est très forte ?

3) A Yellowstone, en dehors des "classiques", Upper geyser basin, midway Geyser Basin, Grand canyon, Norris etc... on aimerait beaucoup se balader dans la nature... J'ai trouvé ici ou là quelques idées : Monument Geyser Basin (zone non aménagée, c'est bien ça qui m'intéresse 😉) ou encore une partie du Mary Mountain Trail ou de la Lamar Valley pour essayer d'apercevoir quelques gros animaux ou quelques ours... en marchant dans les vertes prairies. Avez-vous d'autres randos / balades dans le même genre à nous conseiller (on aime bien les animaux !! et la nature sauvage)

4) Pour notre départ de Yellowstone, on voudrait commencer à avancer un petit peu la route... on pensait s'arrêter à Saint Anthony... Quelqu'un connait ? C'est sympa ou il y a mieux dans le coin ?

Merci d'avance pour vos réponses,

Sylvain
Voyage France-Espagne en camping-car avec un bébé de 3 mois? English translation pending
by Lili1973 · 2011-02-06 · 16 replies
Bonsoir!

Nous souhaitons faire un voyage d'environ dix jours avec nos deux enfants àagés de cinq ans et quatre ans et un bébé de trois mois pour avril, notre destination est l'espagne avec des escapades en vendée, bordeaux, le gers , perpignan, et rosas et retour ensuite, nous voulons pas trop rouler pas plus de quatre heures par jours pour faire des activités avec les enfants et souffler. Est ce que çà sera pas trop pénible pour bébé et les enfants? Connaissez vous des étapes tranquilles pour stationnés voir gratuite aux endroits indiqués? Je sais pas si des stationnements pour camping car est le mieux pour nous sachant que c'est que des parking et pas d'espaces pour les enfants?si le contraire dites moi des emplacements avec espace pour que les enfants puissent jouer ?

merci pour vos réponses.
Renforcement des compagnies aériennes du Golfe en Europe! English translation pending
by BobduNord · 2011-02-06 · 57 replies
Bonsoir,

Les deux grandes compagnies aériennes du Golfe Emirates Airlines et Etihad Airways ont obtenu le droit d’opérer 22 vols supplémentaires vers et depuis la France d’ici 2013, dont 14 vers la province. L’octroi de créneaux de vols supplémentaires pour les compagnies émiraties, sujet ô combien sensible à en croire la situation entre le Canada et les Emirats, semble se passer assez sereinement en France. Selon le quotidien La Tribune, Emirates et Etihad ont obtenu au bout de deux jours de négociations le droit d’ajouter huit départs depuis Paris et 14 depuis la province d’ici l’année 2013. Emirates et Etihad disposeraient dans l’immédiat d’un vol supplémentaire vers la province. Emirates, déjà présente à Nice, pourrait soit renforcer cette liaison soit se poser à Lyon, alors que la rumeur donne Toulouse comme favorite du premier vol hors Paris d’Etihad. A Paris – Charles de Gaulle, les deux compagnies pourront ajouter un vol dès l’hiver prochain, et trois supplémentaires d’ici 2013. Pas encore de réaction de la compagnie nationale Air France, qui en octobre dernier avait pris la tête de la fronde des transporteurs européens tels que Lufthansa et British Airways pour empêcher les compagnies du Golfe d’obtenir des créneaux de vols supplémentaires dans leurs pays respectifs. La France, qui ne demandait aucun droit, devrait donc échapper à la guéguerre que se livrent Canada et Emirats Arabes Unis sur le même sujet.

http://www.air-journal.fr/2011-01-28-compagnies-du-golfe-22-vols-de-plus-vers-la-france-dici-2013-524463.html

http://www.air-journal.fr/2011-02-03-emirates-se-renforce-en-europe-524774.html

La compagnie aérienne Emirates Airlines a annoncé le renforcement de ses fréquences sur les vols reliant Dubaï à Vienne et Hambourg. A partir du 27 mars 2011, Emirates va ajouter quatre vols par semaine à sa liaison quotidienne vers la capitale autrichienne. Les vols supplémentaires auront lieu le mardi, mercredi, vendredi et dimanche, à bord d’Airbus A340-500 offrant 12 suites en première classe, 42 sièges-lits en affaires et 204 places en économie, d’après les détails publiés par le comparateur billet avion et spécialiste du billet pas cher Bourse des vols. Cette route avait été lancée en 2004. D’autre part Emirates passera de un à deux vols par jour entre Dubaï et Hambourg, le deuxième vol étant assuré à bord de Boeing 777-200 configuré en trois classes. Emirates opère vers Hambourg depuis 2006. La compagnie émiratie avait déjà annoncé le lancement en 2011 de deux nouvelles routes européennes, avec un Dubaï – Genève quotidien en Boeing 777 qui sera inauguré le 1er juin, et une route également quotidienne vers Copenhague qui sera opérée en Airbus A330 à partir du 1er août. Emirates opère désormais vers 67 pays avec une flotte de 146 avions dont quinze Airbus A380 (sur les 90 achetés). Elle a en outre commandé 119 autres appareils, plus 50 en options.

Bonne soirée.
Compte rendu de Mer Rouge sur Costa Marina English translation pending
by Camphi · 2011-01-31 · 29 replies
salut à tous les croisièristes, 1) RESUME: je suis rentré d'Egypte ce jeudi 27/01/2011 après une croisière Costa de 8 jours qui a démarré le jeudi 20/01. J'ai trouvé cette croisière dans les Last minute des sites français habituels pour le prix de 499 EUR au lieu des 1290 annoncés. Sauf en Tunisie, mais on ne parlait pas encore de troubles en Egypte le 20/1. Nous en serons informé par la télé de bord sur TV5 Europe. C'était ma 1ère croisière avec Costa (bien que déjà 6 avec NCL) et bien que le Marina soit une pas récente et petite embarcation (800 pax), "elle a tout d'une grande" et j'en suis revenu enchanté. Tant du service Costa, que de l'organisation, de la super bonne cuisine, et ma femme a surtout apprécié que le français est parlé à bord. Enfin, par les officiers, la Réception, le bureau des excursions, les animateurs. Quand aux serveurs, en majorité Philippins ou Indonésiens, c'est un peu des phrases toutes faites apprises par coeur et ils sont très contents si vous pouvez revenir à l'anglais, ce qui est mon cas. Donc TRES CONTENT de tout.

2) LE VOYAGE ALLER: Départ de Roissy, Terminal 3: ça j'ai dû le chercher avec Google car pas indiqué sur les documents Costa, pas plus que la compagnie Air Cairo (filiale de EgyptAir) qui assure le vol charter pour Costa. Sur le document Costa il y a juste un logo où le nom de la compagnie est illisible. Lorsque l'on arrive dans le terminal 3, rien n'est indiqué comme desk pour le check-in sur le moniteur. Sans doute faut-il attendre ? Heureusement nous partons vers la gauche et nous découvrons un stand mobile Costa à gauche du desk d'information. Formalité de check-in sans problème. Attente sans beaucoup de précision avec juste "delayed" sans savoir quel sera le retard, dans un terminal T3 où l'on gelait (est-il chauffé ?). Un heure de retard c'est pas trop grave sauf que l'on arrivera à 23h45 au lieu de 22h45 à Sharm El Sheikh. Repas chaud à bord, simple mais bon pour un charter et qui nous change des "pasta or chicken" des vols américains.

2) ACCUEIL A SHARM: beaucoup de personnel Costa pour vous montrer le chemin dans l'aéroport, pour les formalités (carte de désembarcation à remplir). Pour les pays membres des C.E. le visa d'entrée est compris dans le prix. Pour les autres c'est 30$ et ce n'est pas compris ! Ce qui sera le cas pour un couple bien sympathique que nous avions pris pour des Martiniquais. Mais ils n'avaient pas la nationalité française et on les a fait attendre à l'immigration ... et par conséquence nous avec, dans le car, car bien évidemment il fallait les attendre pour rejoindre le bateau ! De l'aéroport aux 2 cars, des porteurs se proposent de porter des bagages en vous disant "Staff, staff" (= nous faisons partie de l'équipe), mais évidemment ils attendent un pourboire. Donc les tirer vous-même sur 100m si vous en êtes capables.

3) ACCUEIL A BORD: vous êtes (bien) attendus, on prend votre passeport dès l'entrée, on va vous montrer votre cabine et tous les papiers sont sur votre lit: la carte Costa, la clé d'entrée de votre cabine, le journal de bord du lendemain (le ToDay) en français, de la documentation, ... Puis on vous montre le buffet qui vous attend au pont 7 ... , chaud et splendide, et on en profite bien car on est affamé: il est presque une heure du matin et tout le personnel nécessaire est là, très accueillant. Le lendemain il faudra aller faire valider votre carte de crédit ou déposer du cash à la Réception.

4) LE PREMIER JOUR: A QUAI A SHARM EL SHEIKH il fait super beau dehors et déjà très bon. Très beau buffet de petit-déjeuner au 7è que l'on peut prendre dehors. Les viennoiseries sont toutes fraîches, les ananas et fruits frais sont super bons, omelettes sur mesure ou oeufs au plat (cuit seulement d'un côté à l'européenne = "sunny side up"). Ensuite pour 6 EUR A/R (qui seront débités de votre compte Costa) un bus vous dépose à Naama Bay près du magasin Duty Free Shop, très central. Tout près, beaucoup de restaurants, de magasins, et le sentier de bord de mer qui longe de nombreuses plages privées et de beaux hôtels. Mais si vous ne voulez pas payer un transat, étendez-vous sur votre serviette de plage Costa et on ne vous réclamera rien. Au bout des embarcadères on y voit déjà de très nombreux poissons très colorés: qu'est ce que cela doit être en plongée ? Ne ratez pas la dernière navette qui pour nous était à 16h. Dîner à 19h (1er service). Tenue de ville "casual". Très beau menu en italien et en français. Verre de vin à 5 EUR, pichet blanc ou rouge à 8,50 EUR, bouteille à partir de 20 EUR que l'on peut terminer le lendemain. Tout à payer avec la carte Costa. Mais de l'eau fraiche gratuite est diponible. A 20h30 on se fait éjecter afin de préparer le 2ème service de 20h45. Spectacle tous les soirs, orchestres pour danser aussi (2 pistes) et DJ ensuite. Dans la salle de danse, grâce aux vibrations on sent bien que le moteur n'est pas en panne ! Mais dans notre cabine B614 à l'avant rien n'est perceptible. La mer Rouge est une mer calme: aucun roulis ni tangage sensible. A 23h30 buffet de mignardises pour ceux qui ont encore faim.

5) A EILAT EN ISRAEL Visites en car (coûteuses) jusqu'à Jérusalem possibles. Sinon une navette gratuite vous dépose à la sortie du port. Nous irons à pied du port à la ville toute proche. A 15 minutes à pieds déjà de petites plages privées avec toilettes et buvette. Nous continuerons jusqu'à la ville à encore 15 minutes. Là nous paierons 5 EUR ou 6 $ pp pour un transat et parasol avec une boisson gratuite. Le préposé parle bien l'anglais. Toilettes et restaurant sur place. Attention: comme souvent, si vous n'avez pas le compte juste ils vous rendent en monnaie locale. Il y a des échoppes toutes proches pour acheter des boissons et des snacks avec la monnaie, la tenancière parle le français. Nous avions prévus de nous faire des sandwiches le matin sur le bateau. Sur la plage beaucoup de Russes qui ne semblent pas disposés à payer le transat. Ils se mettent à l'ombre des parasols mais sur leur serviette et ne paient pas le transat: c'est comme partout on dirait. Comme nous sommes samedi c'est le shabat pour les Israéliens et des danses spontanées s'organisent sur la place sur de la musique israélienne très entraînante. On cherche après Rika Zaraï ... Mais les échoppes ferment tôt. Il faut être rentré pour deux heures du matin pour ceux qui veulent (re)sortir mais à 16h30 il fait noir. L'aéroport d'Eilat est tout tout proche et les avions à l'atterissage nous rasent. Retour à pieds dans le noir en 30' sans aucun sentiment d'insécurité. Des voitures de la Tourist Police circulent pour nous protéger sans nous importuner. Cette escale nous a plu.

6) AQUABA EN JORDANIE Beaucoup vont voir le site naturel de Pétra, un peu loin (2 heures de car) et cher pour ce que l'on voit au pas de course. Nous prenons la navette gratuite qui nous dépose au centre ville tout près d'un Tourist Information Center qui distribue des cartes et de la doc. Il répond en anglais et nous indique la plage toute proche sans nous dire que c'est une plage publique où les femmes restent voilées et même certaines en nickab. Ma femme en short et épaules nues n'osera pas se mettre en maillot de bain car tout le monde nous regarde déjà et les enfants rigolent. Nous nous éloignons vers le bout de la plage moins fréquentée mais c'est pareil: ce n'est visiblement pas l'endroit pour se dévoiler et quelques autres européennes restent habillées. Quel dommage avec ce temps. Un taximen, assez collant, nous dit qu'il nous faut aller à South Beach où c'est propre, safe, et maillots autorisés. 10 EUR la course. Oui mais ce sera combien pour rentrer dans le probable Resort ? Nous rentrons bronzer au bateau et nous profiterons du beau buffet de midi. Un autre couple du bateau a vu le chauffeur de la navette se faire alpaguer verbalement par des policiers moustachus en civil. Comme ils avaient vécu en Syrie ils ont compris tout de suite le style du pays, ne sont pas descendus de la navette et sont rentrés immédiatement au bateau. Nous n'avons pas gardé un bon souvenir d'Aquaba. Par contre ceux qui ont été à Pétra étaient contents même s'il faut beaucoup marcher et si la température y descend à 8° (prévoir une petite laine).

8) SAFAGA, port industriel à 50 km de Hurghada Donne accès en bus à Louxor où nous étions l'an dernier pour une semaine. Pour 24 EUR Costa nous emmène en bus à Hurghada, l'autre ville de villégiature, que j'ai surnommée "la ville aux mille gravats" car il y a plein d'immeubles dont la construction est arrêtée (la crise ?) ! Pas très propre non plus avec des sacs en plastique et des ordures partout, sauf sur le boulevard en bord de mer où là c'est propre. Mais pas de plage publique: faut payer dans les hôtels. Par l'accès à la rade vers le sous-marin Sindbad nous pénétrons dans l'enceinte du Resort Sindbad. Il est 11h. Plein de Russes sur les transats. Tous portent un bracelet "all inclusive", nous on n'en a pas mais on s'installe quand même sur un transat en se faisant discret. Vers 14h30 on se fait interpeller par un garde en civil, walkie-talkie en main et on se fait emmener manu-militari à la Réception où on nous réclame 25 EUR pp pour rester sur cette plage. Ca va pas non ? On s'en sort en disant que l'on attend vers 15h des amis pour aller ensemble au sous-marin: on peut les attendre sur les fauteuils de la Réception mais plus sur la plage. Ouf ! Après quelques minutes on se casse vers le boulevard. On cherche une plage publique: que nenni. On boit un verre à une terrasse: 1 EUR pour un Coca c'est donné et les toilettes sont propres. On fait du shopping sur le boulevard. A 17h le car nous attend au rond-point et nous refait traverser ce chantier à ciel ouvert. Pas bonne impression d'Hurghada.

9) SOKHNA, port industriel pas loin de l'embouchure du Canal de Suez. Rien à y faire. Accès en excursion Costa au Caire. Mais les troubles ont déjà commencé et le Muséum n'est déjà plus accessible mais les pyramides oui. Est-ce que Costa a réduit le prix de l'excursion ? Sais pas. Une navette gratuite nous emmène à la sortie du Port qui est immense. Des taxis nous tombent dessus à la sortie, très insistant. Il est interdit de continuer à pieds. 10 EUR pp A/R vers un Resort où il y a moyen d'aller à la plage. Nous sommes 8 et je négocie en anglais à 50 EUR pour nous 8. Mais pas moyen de savoir combien il faudra payer dans le Resort: "this is not our business" dit le chef des taxi. On embarque et après 15 minutes et moults ralentisseurs et contrôles (au lieu de 15 km annoncés) on arrive à un énorme Resort perdu au milieu de nulle part mais avec une plage privée. A la Réception ils nous réclament 25 EUR sans repas et 45 avec. On refuse. Mais la plupart des autres passagers, des Italiens, paient contraints et forcés car le taxi est repartit. On déambule dans le resort, vide à cette saison, et en passant par la droite on finit par voir la mer. Mais il y a des surveillants à la barrière. On fait semblant de ne pas comprendre l'anglais et ils nous laissent passer, nous croyant des clients du resort. On se fait discret et on reste sur nos serviettes de plage près du Diving center et de ses toilettes, sans approcher de l'hôtel. La mer est froide pour aller se baigner. Il y a une grande jetée. A 15 heures le soleil est voilé et le temps fraîchit: nous rentrons vers le point de rendez-vous par un chemin différent mais toujours sans passer par la Réception: le minibus est là et nous rentrons sans encombre.

10) LE DEPART VERS L'AEROPORT (il y a eu la veille une séance d'information en français) Les valises dans le couloir avant 1h du matin avec un bracelet de couleur, noir pour notre vol de 11h30. Lever à 7h00 (on peut demander à la Réception d'être réveillé par téléphone), petit-déjeuner aussi copieux que d'habitude à 7h45, chambre doit être libérée à 8h, rendez-vous à 8h30 dans un salon pour y récupérer votre passeport. Ne l'oubliez pas car d'ici à l'avion on vous le demandera au moins 10 fois. Votre valise est dehors dans un enclos qui correspond à votre couleur. Deux bus pour l'aéroport. A la sortie du port le bus doit attendre. Des agents (des Douanes ? De la Sécurité ?) en civil ressortent du bus certains sacs pas trop lourds et les emmènent (pour une fouille ?) dans un local tout près mais sans en faire venir les propriétaires. Je n'aime pas du tout le procédé qui permet tous les vols. Les bagages reviennent bien vite et sont réinstallés par eux dans les soutes: on peut y aller. Non, car on appelle ma femme (blonde) dans le bus pour vérifier son passeport. Vérification de quoi car le visa a déjà été vérifié 3 fois depuis que l'on a quitté le bateau ? Rien à signaler et on y va. 20 minutes jusqu'à l'aéroport. Les agents "Staff, staff" essaient à nouveau de transporter les valises mais nous répondons "no need" (pas besoin). Bel aéroport, propre et tout bien indiqué, mais aussi bien surveillé: incessant contrôle des passeports par des militaires débonnaires pas nerveux pour un sou (pourtant les troubles ont bien commencés au Caire, à Alexandrie, et à Suez). L'avion pour Paris est prévu au gate 3 mais soudain transhumance du groupe pour le 2 où pourtant Bruxelles est affiché ? Dernier contrôle avant de prendre le bus pour l'avion de Air Cairo. Vol de 5h20 qui nous amènera à 15h45 à Roissy au lien de 14h45 prévu. Le froid et le vent nous accueillent au sortir de l'avion, les bagages arrivent vite, ces vacances d'hiver bien agréables sont terminées. Est-ce que les suivants qui repartent avec l'avion auront notre chance ? Je leur souhaite bien entendu. Philippe et Chantal
Traverser le GR 10 (Pyrénées) en une seule randonnée? English translation pending
by Omrak · 2011-01-29 · 52 replies
salut à tous ,

j'ai l'intention de me faire cette fameuse traversée des Pyrénées par le gr 10 , je voudrais démarrer fin juin pour une période indéterminée encore .... il aurait t'il quelqu'un qui aurait tenté cette aventure en solo et en bivouac ? est t'il possible de se ravitailler régulièrement tout le long du chemin ? j'aimerais prendre le départ de hendaye pour arriver à banyuls dois-je prévoir plusieurs jours supplémentaires à mon périple pour me réapprovisionner ? si oui , à quelle fréquence environ ? car la nourriture lyophilisée , ça creuse à la longue 😛😛😛 merci d'avance...😉
Visiter l'île de Skye et l'île de Mull en bus locaux? (Écosse) English translation pending
by Amadahy · 2011-01-27 · 7 replies
Bonjour, j'aimerais savoir si nous pouvons visiter les 2 iles de Skye et de Mull en Ecosse en utilisant seulement les bus locaux, si d'autres voyageurs ont utilisé ce mode de déplacement je souhaiterais avoir leurs commentaires sur la fréquence des bus, les coûts. D'avance merci !
Qu'est-ce qui vous pousse à retourner encore et encore dans l'Ouest américain? English translation pending
by Virginath · 2011-01-24 · 53 replies
Bonjour à tous,

La question me taraude depuis que je fréquente le forum, et les multiples discussions qui fleurissent dernièrement "Xème voyage dans l'Ouest" m'ont donné envie de la poser "à haute voix". 😏 L'Ouest, c'est magnifique, grandiose, prenant, tout ce qu'on veut... on est bien d'accord là-dessus. 🙂 Et donne envie d'y retourner, c'est sûr (j'y suis moi-même allée 2 fois - petite joueuse par rapport à d'autres 😏). Mais de là à y retourner plusieurs années de suite ? Je sais que certains d'entre vous ont la chance de faire d'autres voyages dans l'année, mais pour ceux dont c'est "LE" voyage de l'année : n'avez-vous pas envie de voir d'autres régions (ou pays), de découvrir autre chose ? Je prends mille pincettes pour dire ça, je sais que quand on retourne dans l'Ouest, on approfondit, on voit toujours "autre chose" (en plus de ce qu'on a déjà vu 😏), et je ne veux absolument pas juger qui que ce soit, mais... ça m'étonne, c'est tout. 🙂
Circuit au Québec du 15 avril au 28 avril 2011 English translation pending
by Beuns007 · 2011-01-23 · 18 replies
Bonjour à tous,

Premièrement je vous souhaite à tous une très bonne année , de beaux voyages mais surtout une bonne santé.

Voilà, je pars avec ma femme et mon fils de 22 mois pour le Québec du 15 avril au 28 avril 2011. Nous avons mis au point un parcours (pas du tout définitif) et je souhaiterais avoir votre point de vue, vos bonnes adresses pour manger et dormir, etc.

Arrivée le 15 avril à Montréal: 15-16-17-18: Montréal (3 nuits)

18: location de voiture jusqu'au 27 avril 18-19: Mont-Tremblant (1 nuit)

19-20-21: Saint-Alexis-des-Monts (2 nuits)

21-22-23: Saint-Félicien (2 nuits)

23-24: Tadoussac (1 nuit)

24-25-26-27:Québec (3 nuits)

27-28: Restitution voiture, Montréal airport (1 nuit) Retour France (snif)

Merci d'avance pour vos réponse.

Bon dimanche.
Partir faire un stage au Canada sans visa English translation pending
by Partircvital · 2011-01-16 · 46 replies
bon pour faire court: départ pour un stage non rémunéré de 4 mois à montréal dans 15jours... je n'ai pas demandé de visa puisque mes "prédécesseurs" (tout les an un étudiant de ma fac bénéficie de ce stage) et la fac m'avaient assuré que c'était inutile.. bref maintenant il est beaucoup trop tard pour demander un visa "stage" (délais de 8 semaines annoncé sur le site de l'ambassade) donc ma question est simple : dois-je mentir à l'immigration en déclarant que je vais faire du tourisme uniquement ou prendre le risque de dire la vérité et de me faire refouler? quels genres de questions pose l'agent de l'immigration si on déclare aller faire du tourisme ?
Quelle ville choisir pour travailler au Canada? English translation pending
by Klr44 · 2011-01-08 · 30 replies
bonjours a tous amis voyageurs!!

voilà je pars pour le canada d'ici 2 mois (pas de date précise encore) mais je ne sais plus quelle ville choisir tellement il y en a !!! je souhaite faire le tour du canada si mes moyens me le permettent mais il me faut un point de chute dans un premier temps! pouvez vous me conseiller sachant que je ne veut pas être dans une grande ville (priorité a la nature!) mais qu'il me faut quand même du travail (vente, commerce, restauration...) ! a savoir qu'une/des rencontre(s) la-bas me ferait très plaisir si cela interesse quelqu'un!

merci d'avance les amis

claire
Trois semaines en Syrie: mai 2010 English translation pending
by Eustache · 2011-01-07 · 10 replies
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Mardi 04 mai : le voyage. Départ aux aurores. Il faut être à l’aéroport à 06h.30. On passe au bureau de Turkisch Airlines parce que l’orthographe du nom de famille de Francine est incorrecte. Plus moyen de corriger. On nous dit que, en principe, cela ne devrait pas poser de problème. Nous ne sommes rassurés qu’à moitié. 08 h. 00, l’avion décolle. Pas très neuf. La nourriture et le service sont quelconques. Escale à Istamboul où on s’emmêle pes pinceaux avec le décalage horaire. Des files un peu partout. L’embarquement dure longtemps et nous ne décollons qu’à 15 h.30. Cette fois, le service, c’est vraiment Bysance : apéro, vin, mezze, …avion impeccable, hôtesses souriantes. Et c’est la même compagnie avec un vol non européen ! Atterrissage en douceur à Damas. Il est 17h.00, heure locale. Si les deux files à l’immigration sont assez longues, les formalités sont rapides. Pas de fouille des bagages, pas de questions. Dans le hall des arrivées, pas de harcèlement non plus de la part des chauffeurs de taxi comme c’est trop souvent le cas. Comme nous expliquons que nous prenons le bus, on nous conduit au guichet et c’est le conducteur du bus lui-même qui nous achète les billets voyant que nous ne maîtrisons pas encore la monnaie locale. Bref, le premier contact avec la Syrie est encourageant. Au terminal du bus, on retrouve l’ambiance des gares routières avec des chauffeurs de taxi qui se disputent le client. On négocie le prix. Nouvelle discussion pour imposer notre hôtel (que nous avons réservé), le chauffeur voulant nous emmener ailleurs. Comme toujours, quand on reste ferme et calme, tout s’arrange avec même le sourire. Premier couac, pas de trace de notre réservation au Salam Hotel qui affiche « complet » J’explique vaille que vaille que j’ai envoyé deux courriels - l’ordinateur est « kaput !» - , que j’ai aussi téléphoné – « fallait confirmer par fax ! » – Le dialogue de sourd avec la mauvaise foi en prime. Comme nous restons à la réception – tactique souvent efficace - et que, semble-t-il, nous pertubons la sieste de l’employé, un garçon d’étage nous emmène à un autre hôtel, le Sultan Hôtel , à quelques pas du premier. Complet aussi, mais si nous acceptons, il reste une toute petite chambre sans commodités. Mieux vaut un tien que deux tu l’auras, on accepte et on ajoute qu’on pourrait séjourner quelques jours à Damas. C’est le sésame. Le lendemain, on nous trouvera une autre chambre. Ce qui fut fait et nous ne le regretterons pas. 19 h.30, après une bonne douche, premier contact avec la ville. Faudra s’habituer à la circulation totalement anarchique. Feux de signalisations, passages pour piétons et agents de la circulation (c’est quoi ça ?) sont purement décoratifs. Tactique : suivre une dame (pas un homme habitué à slalomer entre les voitures), ne pas paniquer ni se laisser impressionner par les coups de klakson. Après avoir fait le tour de quelques banques, on en trouve enfin une qui accepte las cartes Visa, Master Card et même Maestro. La soirée se termine dans une sorte de café dans une rue assez sombre où on fume le narguilé. Manifestement, ce n’est pas un endroit fréquenté par les étrangers et encore moins par les femmes. L’aacueil y sera fabuleux. Les serveurs, nombreux, sont sans cesse près de nous, nous posent des questions, ils ont déjà entendu parler de la Belgique (Vous parlez français ou autre chose ?) Et le café turc y est sublime.

Mercredi 05 : Damas. Petit déjeuner à l’hôtel, déménagement des bagages, ensuite, direction du musée qui n’est pas très loin. Le musée est un peu vieillot, poussiéreux, mais contient de belles pièces pas toujours bien mises en valeur. Le plus remarquable est l’ancienne synagogue avec ses superbes fresques. Visite agréable puis petit café dans le parc tout aussi agréable. Retour à l’hôtel où nous prenons possession de notre nouvelle chambre, au 5e étage (avec ascenseur, heureusement), calme confortable avec une belle vue sur la ville. L’après-midi, on se dirige vers la mosquée des Omeyades. Pour l’atteindre, il faut traverser le souk, tout en contrastes. A côté – ou plutôt en face – de boutiques qui présentent des niqabs, on rencontre des dessous de toutes les couleurs plus affriolants les uns que les autres. Et les acheteuses, qui discutent ferme les pris avec les vendeurs (toujours des hommes) sont très souvent des femmes voilées de la tête au pied. Cela fait rêver… (et, à entendre les rires étouffés, elles rêvent semble-t-il). Le souk grouille de monde mais, contrairement aux souks marocains, l’étranger n’est pas harcelé ; on peut regarder à son aise sans être interpellé ; si on se bouscule, on se sourit. On flane jusqu’à la mosquée que nous ne visiterons pas aujourd’hui. On se renseigne sur la façon de se vêtir. Les femmes peuvent louer de grandes robes à capuchon pour se voiler la tête. A l’entrée, un cerbère, bon enfant, veille au respect de la tenue vestimentaire. En attendant on visitera le superbe palais Azrem puis on continuera jusqu’à la porte Bab Charqui située à l’autre extrémité de la vieille ville, traversant le quartier chrétien avec ses vieilles ruelles et ses magasins d’allure plus riches. En passant on visitera encore l’église souterraine d’Aramée. Cela fait quelques kilomètres de marche et c’est avec plaisir qu’on trouve un restaurant situé aussi dans une vieille maison. La carte n’est pas riche, mais les mets proposés sont de qualité et servis en abondance. L’addition nous laissera pantois. Peu de monde ; des jeunes gens qui jouent aux cartes et deux femmes (mère et fille) qui fument le narguilé. Comme c’est notre premier jour, cela nous étonne quelque peu (Ah les préjugés, ils sont tenaces même quand on croit s’en être débarrassé). Mais nous nous habituerons vite.

Jeudi 06 : Damas. On ne se lève pas trop tôt car il faut passer à la banque. Démarche inutile car j’ai stupidement oublié après l’avoir noté dans le carnet de voyage que le 6 avril est un jour férié et, pour arranger les affaires, le lendemain, vendredi, est aussi férié. Il faudra donc utiliser nos cartes de crédit, ce qui n’était pas prévu, si tôt du moins. On se consolera en allant boire notre café pour tuer le temps en attendant l’ouverture de la mosquée et surtout du vestiaire dont le fonctionnaire, zélé, n’autorisera l’accès qu’à 10 h.00 pile bien que les portes soient ouvertes. On commencera par la visite du tombeau de Saladin, puis on entre dans la mosquée. Le choc ! On avait bien vu des photos, mais la réalité dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. L’immense cour, les mosaïques d’une beauté extraordinaire, les tapis de prière. On en a plein la vue. Et puis le monde… Beaucoup sont des visiteurs, pas mal d’Iraniennes reconnaissables à leur tchador et…à leur guide muni de son petit drapeau, qui veille à ce qu’aucune brebis de son troupeau ne s’égare. A l’intérieur, un affichage électronique donne en permanence l’heure exacte ainsi que la température (elle passera de 25 à 28° le temps de notre visite). On y prie, on lit, on s’y repose, on photographie, on bavarde, on écoute des prêches (femmes d’un côté, homme de l’autre), on y dort même. Au centre, le tombeau de Saint-Jean que les pèlerins viennent toucher. Dans une pièce adjacente, un autre tombeau. Là, c’est de l’hystérie, on se bouscule pour toucher le tombeau ; la pièce est petite et la chaleur accablante. A la sortie des femmes entièrement voilées se frappent la poitrine sous la direction d’un « maître de cérémonie » qui, tel un officier des galères, donne le rythme. Impressionnant. Nous ne nous lasserons pas de cette ambiance. Finalement, nous aurons passé toute la matinée dans la mosquée des Omeyades. L’après-midi, on se rend au souk de l’artisanat, pas loin de l’hôtel. Il est installé dans une ancienne madrassa dlont les chambres d’étudiants ont été transformées en petites ateliers que l’on peut visiter. On regarde, on apprécie, mais si on manifeste clairement qu’on n’a pas l’intention d’acheter, qu’on est là seulement pour regarder, les artisans n’insistent pas, restent aussi souriants et accueillants. A la fin de notre séjour, nous y ferons quelques achats. Le marchandage est de rigueur, mais il sera d’autant plus facile que les artisans nous avaient reconnus. En fin de journée, nous montons au terminal des bus pour acheter nos billets pour nous rendre à Boshra le lendemain. Démarche parfaitement inutile, qui nous permettra d’apprécier une fois de plus l’amabilité des Syriens toujours prêts à vous aider. Le soir, nous dînerons a l’Abu Kamal, renseigné par le Routard, restaurant un rien kitch, réputé pour son limon be nana, un mélange de jus de citron vert et de feuilles de menthes. Délicieux (comme le repas d’ailleurs), le meilleur que nous ayons bu en Syrie. Et l’addition est douce.

Vendredi 07 : Boshra. Taxi jusqu’au terminal situé assez loin. En route, comme c’est vendredi, tout est fermé. Le bus, ponctuel, part à 10 h.00 précises et une heure trente après, nous sommes à Boshra, sous un soleil de plomb. Le bus fait descendre tout le monde avant le terminal, ce qui nous pose un problème car il est bien recommandé d’acheter immédiatement les billets de retour. Comme on nhésite sur la marche à suivre, le patron ( ???) d’un restaurant nous propose son aide, téléphone au terminal où on lui répond ( ???) que le bus de 18 h.00 est déjà complet qu’il reste, ait deux places dans celui de 16 h.00. Il se charge de les réserver et on payera quand le bus arrivera. Cela sent l’arnaque, d’autant plus que nous rencontrerons d’autres touristes qui, eux aussi, ont des places réservées dans le même bus achetées dans d’autres restaurants. Bon, pas moyen de faire autrement, on verra bien. On visite donc Boshra, le magnifique théâtre romain, quelques belles mosaïques, et l’ancienne ville romaine encore partiellement habitée avec sa mosquée et quelques églises en ruines. En attendant l’hypothétique bus, on se régale de jus de fruits et de thé aux pétales de roses sous une terrasse ombragée. 15 h.45, on va aux nouvelles, là où le bus devrait nous prendre. On retrouve notre personnage et d’autres clients détenteurs aussi des « deux dernières places ». Une certaine inquiétude règne, les soupçons d’arnaque montent de quelques degrés. On nous fait bien comprendre qu’il ne faut pas s’inquiéter, mais quand même… Pas facile de se loger à Boshra en cas de pépin. Le bus arrive, notre personnage discute avec le chauffeur, ne nous réclame rien et nous invite à monter à bord ; les autres montent aussi. On est un peu serrés, mais l’essentiel est d’y être. On payera dans le bus, moins cher que le billet aller. Quant aux autres passagers, ils avaient payé le billet à l’avance…au même tarif. Encore une bonne leçon pour notre méfiance européenne. Comme tous les soirs, avant de rejoindre l’hôtel, nous allons boire notre jus de pamplemousse au petit snack du coin de la rue.

Samedi 08 : Damas-Maaloula- Saidnaya ; les monastères chrétiens. On pensait partir tôt après être passés à la banque censée ouvrir à 09 h.00. En fait, elle n’ouvrira qu’à 09 h.30 et il faudra encore attendre que tout le monde soit en place pour que le public puisse enfin accéder au guichet. On comblera le retard en prenant un taxi pour le terminal des microbus qui vont à Maaloula. A peine arrivés, déjà partis. Comme apparemment il y a des horaires à respecter, on n’attend pas que le véhcule soit rempli comme c’est souvent le cas dans d’autres pays. Le village est très joli, très coloré contrairement à la plupart des villages syriens dont les maisons sont grises, de la couleur de la terre. Le monastère de Santa Tecla, construit sous la roche, n’a rien de remarquable, si ce n’est la grotte et la source bien gardée de sorte que personne ne souille l’eau qui en jaillit - Santa Tecla est une sainte honorée tant par les musulmans que par les chrétiens. Plus intéressant est le monastère de Saint Serge que l’on atteint après une jolie promenade dans un défilé fort étroit creusé par une rivière asséchée à ce moment de l’année. Nous suivons un groupe de jeunes filles entièrement vêtues de noir qui ont l’air de s’amuser follement, prennent des photos et nous accueillent avec des sourires que l’on devine à l’éclat de leurs yeux. Le monastère contient quelques belles icônes et une table d’autel, ancienne table de sacrifices païens, interdite comme table d’autel après le Concile de Nicée. Un moine polyglotte nous explique dans un français impeccable l’originalité et la symbolique des deux principales icônes avant de réciter le Notre Père en araméen, la langue du Christ encore parlée, mais non écrite, à Maaloula et dans un village proche. On ne comprend pas, évidemment, mais il faut reconnaître que c’est assez surprenant. D’après la carte, Saidnaya n’est pas très éloignée. Comme il nous reste du temps, en y allant aujourd’hui, on pourrait gagner une journée. On négocie le prix avec le chauffeur de taxi local. Il se débrouille un peu en anglais et nous expliquera qu’il comprend encore l’araméen, mais ne le parle plus, à la différence de ses parents. Encore une langue en voie de disparition. En une vingtaine de minutes, il nous dépose devant le couvent Notre-Dame de Saydnaya, un couvent de femmes de rite orthodoxe perché sur un rocher. Moins beau, plus moderne que les précédents, mais un vrai labyrinthe avec quelques mosaïques et la petite chapelle de l’icône de la vierge, un lieu plein de de recueillement où une nonette trempe des bouts de coton dans l’huile sainte, bouts de coton qui auraient la propriété de favoriser l’enfantement. Nous ne tenterons pas l’expérience. Nous suivons une autre nonette qui a l’air bien pressée ; rien de religieux dans sa quête, elle allait tout bêtement s’acheter une glace. En redescendant, nous voyons la caverne des idoles et ses statues taillées dans la roche, spectacle impressionnant qui nous avait échappé en faisant la montée en taxi. Retour à Damas en minibus. Le soir, au restaurant, parmi la clientèle notre attention est attirée par un cheik sorti tout droitd’une super production américain : grand, aristocratique, vêtu d’un habit blanc immaculé, coiffé de son keffieh accompagné de son épouse ( ???) en jean T-shirt moulé et basket. Après le synchrétisme religieux, le synchrétisme vestimentaire orient-occident.

Dimanche 09 : Damas-Palmyre : Le bus part à 10 h.00 précises. Voyage confortable, mais le paysage est monotone. Désert de pierres. Le bus s’arrête devant un restaurant routier au milieu de nulle part. Pause- café. Des jeunes tentent de nous faire comprendre que nous sommes à Palmyre. Le chauffeur ne nous disant rien on remonte dans le bus. Nouvelles discussions. Des passagers nous font signe que nous devons descendre. On s’exécute ; à l’horizon, on ne voit que quelques palmiers. Comme il ne reste plus personne, sauf les deux jeunes et…une voiture, il ne nous reste qu’une solution : embarquer. Par habitude, on n’accepte pas le prix demandé, rediscussion, marchandage et accord sur le prix. En route, le conducteur connaît – évidemment – un hôtel. J’ai pointé un nom dans notre guide – l’hôtel Ishtar -, mais il n’en démord pas. Moi non plus. Un dialogue s’installe ( ??) - Cet hôtel n’existe plus - Faux. Je sais qu’il existe - Oui, mais il est complet - On verra. Le coup est classique. Ces « démarcheurs », comme dans beaucoup de pays, reçoivent un pourboire quand ils amènent des clients. Il nous débarque devant l’hôtel fantôme, un grand sourire et « welcome in Palmyra » Quant au prix du taxi, après le marchandage, j’avais payé ni plus ni moins que le tarif « officiel » Hôtel impeccable avec accès à internet ce qui nous permet d’avoir les premières nouvelles de Belgique. On y fait la rencontre d’un vieux Suisse qui voyage seul, extrêmement sympa mais un rien barjo… Il est en grande conversation en anglais avec un monsieur propriétaire d’une voiture. Ce dernier nous propose un marché : pour 1000 livres (env. 17 € ) il nous conduira le visiter les deux tombeaux qui n’ouvrent qu’à certaines heures, billets d’entrée compris ;entre les visites, une petite promenade dans la palmeraie et, le soir, il viendra nous prendre pour nous conduire voir le coucher de soleil à la citadelle. Le surlendemain, il nous conduira à l’arrêt des bus qui vont directement à Hama et nos places seront réservées. Le payement : quand nous prendrons le bus. Le programme est respecté avec la différence que le Suisse qui devait nous accompagner ne s’est pas présenté. La visite des tombeaux, des hypogées plutôt, ne manque pas d’intérêt, mais, comme ils n’ouvrent pas toute la journée, on s’y bouscule. L’intérêt de venir avec une voiture particulière permet d’attendre des moments où il y a moins de monde.Tout se passe comme prévu, …sauf le soleil qui ne sera pas au rendez-vous masqué par un vent de sable et, évidemment, tintin pour le coucher de soleil. Beaucoup de monde là-haut, malgré tout, cela sent le raki, because un buffet destiné à un groupe de français. La vue sur Palmyre est impressionnante.

Lundi 10 : Palmyre, la merveilleuse. Le site restant ouvert jour et nuit, on se lève tôt. A 07 h.00 notre petit déjeuner est déjà prêt (on aurait pu se lever encore plus tôt). Nous serons donc sur le site avant l’arrivée des voyages organisés. Grandiose. On en a le souffle coupé. Cela dépasse ce que nous avions imaginé. On y flânera pendant presque 5 heures, la faim, la soif – nous avons mal évalué notre réserve d’eau - et la chaleur nous incitant à revenir vers notre hôtel. Pendant cette première promenade, nous aurons l’occasion d’aider une bédouine dans tous ses états : elle est à la recherche des deux chèvres qu’elle devait garder. Elle nous fait comprendre qu’elle recevra une solide semonce si elle ne les récupère pas. Comme nous avions remarqué ces chèvres peu de temps auparavant et grâce à nos jumelles, nous pourrons lui indiquer quelle direction prendre. On aura même fait une bonne action. Une petite frayeur aussi quand, voulant me rendre à des tombeaux aperçus dans le lointain, je tombe sur deux énormes molosses qui faisaient leur sieste à l’ombre d’une petit rocher. Manifestement leurs grognements signifiaient plutôt qu’ils ne voulaient pas être dérangés. J’ai pris acte et fais un long détour pour leur plus grand bien et pour le mien. Douche, repas, petit repos bien mérité et, en fin de journée, on y retourne. C’est chouette pour les photos car on dispose d’une autre lumière. Nous ne quittons le site qu’après le coucher de soleil, décevant, comme la veille, mais quel bonheur, quel calme quand, dans le site ne restent que quelques touristes silencieux, les gardes qui s’en retournent leur journée terminée avec leurs chameaux qui, eux aussi, ont besoin de repos. Contrairement à ce que nous appréhensions, pas de harcèlement, pas d’offres de « souvenirs ». On est loin des sites touristiques où on est accroché sans cesse par des démarcheurs. La journée se terminera avec un délicieux « mansaf » - le plat traditionnel des bédouins – un vrai, à l’agneau et non avec des restes de poulets comme nous en avons vu dans les restos. (en général, ces restos ne sont pas fameux et il vaut mieux manger à l’hôtel).

Mardi 11 : Palmyre-Hama. A l’heure dite, notre chauffeur est là et il nous conduit au point d’arrêt du bus que nous aurions eu bien du mal à trouver par nos propres moyens. Comme prévu aussi, nos places sont réservées. Heureusement car le bus sera complet. On voyagera avec 1 Autrichien, 1 Allemand et une Hollandaise, ce qui permettra d’échanger quelques informations. Excellent bus, ponctuel – il part à 11 h. précises - climatisé, bon chauffeur… A 14 h. nous sommes à Hama, ville très animée. Nos trois amis ont réservé par téléphone des chambres à l’hôtel où nous comptions aller et on leur a répondu que c’était complet. Un taxi nous emmène dans la rue où se trouvent tous les hôtels. Le Noria ne nous paraît pas sympa parce que le gars qui nous y emmène prend nos bagages sans nous laisser le choix. Je proteste, je l’enjoins de laisser là nos bagages et…je vais voir plus loin. Je retouve nos trois amis à l’hôtel Ryad qui n’était donc pas complet et où il restait même de la place. Pas le temps de souffler car on s’arrange pour partir en excursion pour Apamée qu’il vaut mieux voir en fin de journée quand il ne fait plus trop chaud. Départ à 15 h.30. Dans le minibus, nous ne sommes que 5 avec un chauffeur très sympa qui, ayant remarqué que nous nous intéressions beaucoup aux paysages, aux vieilles pierres et à la photographie (notre ami autrichien étant un véritable artiste en la matière) fera plusieurs arrêts en cours de route, notamment pour voir une noria perdue dans les champs dans un endroit idyllique à souhait. On y passera un bon bout de temps à faire des photos et à s’en mettre plein les yeux. Quand nous arrivons à Apamée, il est passé 17 h.. Il fait encore chaud, mais il ya une petite brise bien agréable. Et…pas un chat dans le site. On mettra 1 H.30 pour parcourir l’immense colonnade de deux km. Très différent de Palmyre et moins enchanteur. Au retour, on traverse une plaine très fertile qui est un peu le grenier à blé de la région. On ne rentrera à l’hôtel qu’à la nuit tombée. Même pas le temps de prendre une douche si on veut aller manger au restaurant Azpasia. Le luxe à petits prix (pour nous Européens), cuisine très fine dans un cadre superbe.

Mercredi 12 : Villes mortes et château de Saladin. Le départ est fixé à 08 h30. Cette fois, nous sommes 6. 2 Tchèques, 2 Françaises et nous deux. Nos amis d’hier ayant choisi d’aller au Krak des chevaliers. Le chauffeur est taciturne et la communication n’est pas aisée. Il se montre aussi moins attentif à ce que nous voulons photographier. La journée sera bien remplie. On commence par le musée de Maarat al Noman, un musée superbe qui possède une collection extraordinaire de mosaïques bysantines. Interdiction de photographier les mosaïques et surtout pas la place face au musée où se trouvent les services de la police secrète. Puis on se dirige ensuite vers la première des villes mortes Sergilla. Impressionnant, belle promenade dans des ruines d’une ville qui semble avoir été bombardée et qui garde de beaux restes. De Segilla, on se rend à Al Bara ; moins de choses à voir, mais deux très beaux tombeaux pyramidaux. Le château de Saladin, vu du dessous est vraiment impressionnant, mais la visite de l’intérieur nous laisse sur notre faim, hormis une citerne remarquable. Le retour se fera à grande vitesse, notre chauffeur semblant pressé de rentrer. On dîne au grand restaurant près de l’aqueduc. Nourriture quelconque, serveur peu agréable. On comprend qu’il n’y ait pas beaucoup de monde.

Jeudi 13 : Hama -Qas Ihn Wardan – Al Scounje et citadelle de Missiaf. Comme le départ n’est prévu que pour 15 h.00, nous consacrons la matinée à la visite de la vieille ville de Hama, avec ses ruelles, son palais Al Azem et ses norias. De belles photos, mais il manquera le son. Le bois à l’air de gémir continuellement dans un boucan incroyable. Les « 4 norias »se trouvent beaucoup plus loin dans le haut de la ville. Superbe. Thé sur une terrasse avec vue sur les norias. La rivière, le bruit des norias , moins fort que celles qui sont en ville et le spectacle. Le plaisir des yeux et des oreilles. Il nous reste du temps pour aller au musée, mais aucun chauffeur de taxi ne connaît pas, ni les gens auwquels on s’adresse dans notre arabe plus que basique. Finalement on nous dépose devant une mosquée (problème évident de communication) à la grande suprise de notre taximan étonné de voir des étrangers avides de prière à cette heure. A 15 h. on embarque, en compagnie de deux français et de jeunes qui s’avèrent être des compatriotes. Malheureusement, on hérite du même chauffeur que la veille.. Premier arrêt, la forteresse de Qas Ihn Wardan, une ancienne forteresse bysantine au milieu de nulle part, très belle avec ses pierres où l’ocre alterne avec le noir du basalte. Très beaux restes de la basilique. Bref, une visite fort intéressante. Deuxième arrêt, le village de Skrounje avec ses maisons en pain de sucre, faites de pisé et recouvertes de peinture ocre.. Aujourd’hui, elles servent de remises pour les animaux. On nous invite à passer à l’intérieur d’une d’entre elles, soi-disant encore habitée, mais cela se révèle un attrape-touristes. Dommage parce que du point de vue de l’architecture, de la ventilation et du confort, ces maisons méritent d’être vues. Le thé qu’on nous « offre » se révèle « payant », événement exceptionnel dans un pays où, lorsqu’on est accueilli, le thé est la première chose qui est offerte à l’étranger. Bien sûr, le coût est minime, mais le geste choque car il est contraire à la culture de ce peuple si accueillant. Avant de quitter cette « maison », je vais en voir d’autres un rien plus loin, guidé par des enfants qui ne demandent qu’une chose avec leur grand sourire : qu’on les prenne en photos. Le chauffeur n’est pas très content parce qu’il a dû attendre plus longtemps que prévu. Sur le chemin du retour, ascension à la citadelle de Missiaf, un tas de ruines haut perchées avec une vue imprenable à 360° et un magnifique coucher de soleil. C’était d’ailleurs le but de la visite. Au retour, on longe des villages avec des maisons semblables à celles de Skroungé – et en plus grand nombre – mais le chauffeur se montre sourd à nos appels. On prendra le repas du soir dans un grand restaurant au bord de l’Oronte, renseigné dans notre guide, un restaurant très kitch, où les habitants de Hama viennent en famille. Excellent repas à prix doux. On flâne ensuite dans le parc, très fréquenté le soir. Beaucoup de femmes en nikab. Hama semble être une ville plus conservatrice.

Vendredi 14 : Hama-Alep. Un taxi jusqu’au terminal assez éloigné du centre. Voyage très confortable en moins de 2 heures. Le terminal d’Alep est assez loin du centre lui aussi et il faut impérativement prendre un taxi. Un chauffeur se précipite, exige 400 livres (le tarif normal oscille entre 100 et 200). Je veux refuser, mais pas question de s’adresser à un autre taxi : il est policier et me montrer sa carte. Il ne connaît pas l’adresse de notre hôtel et veut absolument que nous allions à l’hôtel Baron. Flic ou pas flic, je le somme de nous laisser à un coin de rue. Je laisse Francine avec les bagages et je me mets à la recherche de l’hôtel que nos compatiotes nous avaient recommandéen essayant de me fixer des repères. Personne ne connaît. Cela dure un certain temps. Finalement quelqu’un croit savoir et m’y emmène. L’hôtel étant nouveau et sa façade étroite écrasée entre deux immeubles, il n’était pas évident de le découvrir. Je réserve la chambre, démarche inutile car les clients y sont rares. Problème : où ai-je laissé Francine ? Comme j’ai pas mal tourné dans le secteur, impossible de retrouver mes repères. Et cela va durer une demi heure. Tout est bien qui finit bien. L’hôtel est impeccable, tout neuf, dans une vieille maison qui vient d’être rénovée de fond en comble. En face un câprier et la terrasse pittoresque d’un bistro où on vient fumer le narguilé. Café et thé de bien venue, douche et direction du musée qui se trouve à 500 mètres de l’hôtel, dans la même rue. Très beau musée avec des pièces très intéressantes, notamment des sculptures taillées dans le basalte. Parfois l’éclairage est déficient, mais cela n’enlève rien à notre plaisir.

Samedi 15 : Alep. On se lève tôt pour être à la citadelle à l’ouverture de celle-ci à 9 heures. Cela a l’air loin, il faut traverser tout le souk. Comme il est en légère pente et qu’on ne s’y bouscule pas à ces heures, le parcours ne nous paraît pas difficile. A la sortie du souk, la vue sur la citadelle est impressionnante. On peut prendre ses photos à son aise, pas un seul touriste à l’horizon. La visite en soi nous prendra deux bonnes heures. Rien à voir avec le château de Saladin. L’intérieur est vraiment intéressant, bien mis en valeur.. A la sortie, il était prévu de visiter le hammam mais il était fermé et, à voir les détritus qu’il y avait devant la porte, il n’atait pas fermé de la veille.. Tant pis, on s’attardera dans le souk et on visitera la grande mosquée. Très belle aussi, pas autant que la mosquée des Omeyades bien sûr : une immense place publique où on bavarde, où on mange, voire on y fait la sieste. Le long de la mosquée un quartier où on vend essentiellement des douceurs. Un marchand, très habile et très sympa nous fait déguster « un peu de tout ». C’est tentant et c’est si bon. Un touriste turc, à nos côtés, qui manifestement connaisait l‘adresse, en remplit tout un sac. Comme nous ne sommes pas là pour acheter, du moins ce jour-là, on demande à notre marchand de nous laisser sa carte. Bien volontiers ; il ne se fait pas d’illusions : le touriste qui va revenir, il connaît. Il sera agréablement surpris le surlendemain de nous revoir (pourtant pas facile à retrouver dans le souk). Mais on ne pouvait pas se priver de ses friandises dont nous ne retrouverons jamais l’équivalent. Au retour, on fait le détour vers le quartier Jdeidé, le quartier chrétien d’Alep. Un autre monde où, quasi simultanément nous entendrons sonner les cloches et résonner le muezzin. On visitera quelques églises, mais on ne s’y retrouve guère entre les maronites, les chétiens syriaques et les arméniens. On verra magnifiques tableaux dans l’église arménienne, notamment celui des quarante martyrs, mais le diacre qui baragouine un peu le français et l’anglais nous semble un rien borné et nous prendrons congé de lui très diplomatiquement. Le quartier est beaucoup plus calme, plus riche aussi semble-t-il avec ses ruelles bordées de maisons de pierres. C’est là que se trouvent de bons petits restaurants mais, après cette longue journée, nous ne sommes pas très présentables et nous nous contenterons d’un aubergine farcie, délicieuse, dans un restaurant turc populaire et archi sympathique malgré la chaleur qui se dégage des fourneaux. Et qui est là ? Notre Suisse de Palmyre qui nous conte son voyage en train. Bonne nouvelle en revenant à l’hôtel : le patron a négocié pour un très bon prix un taxi pour la matinée de demain.

Dimanche 16 : Saint-Siméon, Ain Darah –Mouchabbak- Alep. Le taxi nous attend à 8 h.30. Notre chauffeur, très sympathique ne connaît que quelques mots d’anglais, ce qui le rend bien malheureux. J’insiste parce que, un peu partout, les Syriens sont avides de communiquer, mais la barrière des langues les en empêche, tout comme nous avec les quelques mots arabes que nous avons appris et qu’il est parfois difficile de placer ; mais cela leur fait tellement plaisir. Reste les sourires si sympathiques et si parlants. Bref, il suit à la lettre les consignes qui lui ont été données à l’hôtel, notamment celle de ne pas rouler trop vite. L’ennui, c’est que nous ne sommes plus habitués à rouler si lentement. C’est d’ailleurs peut-être plus dangereux car malgré leur conduite en apparence assez folle, tous les chauffeurs, qu’ils soient des chauffeurs de bus ou de taxis sont extrêment habiles et n’ont jamais commis d’imprudences inutiles, même à Damas où tout ce qui ressemble à une atteinte à la liberté de circuler (feux rouges, passages piétonniers, agents de circulation, …) est considéré comme élément décoratif. Bref on se sent plus sûr en voiture qu’à pieds. Bon, nous mettrons une heure pour atteindre Saint-Siméon. Déjà beaucoup de groupes, mais il suffit de faire la visite en sens inverse. Superbe basilique, très beaux chapiteaux et magnifique ensemble. Notre chauffeur nous accompagnera tout au long de notre visite tout aussi émerveillé que nous (cela devait être la première fois qu’il y allait ; d’ailleurs il a dû demander plusieurs fois le chemin). Ce sera la même chose pour se rendre à Ain Darah, un site dont il ne reste pas grand-chose mais le peu qui reste vaut le détour : quelques beaux bas-relief en basalte et des traces de pieds aussi grandes qu’étranges dans ce qui reste d’un temple dédié à Ishtar. On bavarde comme on peut avec des gamins qui vendent un excellent sirop de grenade. Au retour, on demande au chauffeur de nous conduire, si c’est possible, dans une église que nous avions aperçue de loin. C’est la basilique paleochrétienne de Mouchabbak, relativement bien conservée, une des plus belles dit-on du Moyen Orient. Nous aurons la chance de voir arriver un berger avec son troupeau de moutons qui viennent s’abreuver à des puits très profonds que nous n’aurions sans doute pas vus sans sa présence. Une ouverture étroire par laquelle le berger puise pour remplir un abreuvoir. Un peu plus loin, entraîné par la curiosité, je descendrai par un couloir taillé dans la roche jusqu’à la nappe phréatique. Retout à Alep vers 14 h. Et chaque fos qu’on repasse par l’hôtel on s’arrête pour boire ces délicieux jus de fruits qu’on sert dans les échoppes de la rue adjacente où on finit par nous connaître. L’après-midi sera consacrée par une dernière promenade dans les souks et les premiers achats. Le marchandage est de rigueur, évidemment. On en profite pour chercher la fabrique de savon. Après plusieurs demandes et des réponses souvent contradictoires, un gamin qui travaille dans une fabrique de chaussures reçoit l’autorisation de nous y conduire. Pas facile à trouver en effet, d’autant plus qu’à cette époque, la fabrique ne fonctionne pas ; c’est le moment du séchage. On s’y promènera seuls, au milieu de milliers de briques de savon entassées dans de belles caves voûtées. Dans les environs, quelques belles ruelles étroites où nous sommes accostés par une jeune fille qui nous demande si on veut voir « la fabrique ». Etonnement, puisque nous en sortons. Dans le fond, ce qu’elle veut, c’est nous faire visiter sa maison. On attendra quelques instants devant la porte, le temps que les femmes qui sont à l’intérieur se couvrent la tête (très beaux foulards d’ailleurs). La maison, en effet est digne d’être vue, avec son patio, sa petite fontaine, les grilles aux fenêtres et les savons habilement agencés en guise de décoration. Elle nous raconte que son père est (était ?) aussi un fabricant de savons. Sa sœur nous apportera le thé puis une boisson rafraichissante faite « maison » à base de citron. Encore un excellent souvenir. Au retour, on s’arrêtera encore pour voir un ancien asile psychiatrique installé dans une belle demeure. Je m’aperçois que je n’ai plus assez d’argent liquide. Les distributeurs automatiques ne prennent que les cartes locales ou…ne fonctionnent pas. Me voilà obligé de faire ce que je ne fais jamais : changer de l’argent dans la rue. On a vite fait de me trouver quelqu’un qui m’entraîne dans une arrière-boutique. Le taux de change ne me convient évidemment pas ; comme je connais le taux officiel, je commence à marchander (eh oui, même le change se marchande). L’entreprise n’est pas facile. Je fais donc mine de partir. Comme le gars a semble-t-il fort envie de mes dollars, il accepte un taux très proche du taux officiel. Je vérifie quand même les coupures. Le compte y est, pas d’arnaque. On se sourit, on se sert la main. Tout le monde est satisafait. Mais, après coup, on se dit, une fois de plus, que nous, les Européens, nous sommes d’indécrottables gens méfiants. Après cette longue journée, on retourne dans le quartier chrétien là où sont les bons restaurants. On hésite à entrer chez Sissi, le restaurant le plus renommé de Syrie. On demande pour voir la carte… stupéfaction. Pour un cadre pareil, les plats, l’ambiance…c’est à ne pas rater. Je goûte au Kebab aux griottes, la spécialité de la maison…hmmm. Petit problème au moment de payer : la machine refuse la carte visa. Heureusement que nous avions deux cartes. La Mastercard ne posant pas de problèmes. Au retour, on se laisse séduire par la vitrine d’une pâtisserie près de notre hôtel. On entre, on déguste, on achète. Le patron nous explique que c’est une, si pas la plus ancienne d’Alep et nous demande de faire une photo avec lui. Bien volontiers. Nous l’avons envoyée par courriel en espérant qu’il l’aura reçue.

Lundi 17 : Alep-Krak des Chevaliers. Taxi pour nous rendre au terminal (deux fois moins cher que celui du chauffeur flic lors de notre arrivée) L’attente ne sera pas longue (elle ne l’est jamais). Le vendeur de billets nous conduit au bus et emmène nos passeports. Le bus démarre et c’est un peu un instant de panique. Le chauffeur s’en f. Finalement, les passeports nous sont rendus à la sortie du terminal. C’est la première fois, à l’exception du taximan-policier-arnaqueur d’Alep, qu’on prend conscience que la police est omniprésente. Excellent bus jusqu’à Tartous. La gare des bus se trouve assez loin du cente à côté d’un immense marchés aux légumes. Ici, pas une seule femme voilée. Comme notre destination est le Krack ou nous avons l’intention de loger, reste à trouver un moyen de locomotion. Après un thé bien mérité, je trouve enfin quelqu’un qui m’indique un bus antédiluvien qui irait vers le Krak. Avant de monter dans ce bus bondé, nouveau contôle policier avec enlèvement et restitution des passeports à la sortie. On ne panique plus cette fois même si on se demande si la personne qui s’empare de vos passeports est un vrai policier ou un quidam qui passait par là. Le bus est archiplein, très peu confortable – c’est le moins qu’on puisse dire – Tout le monde nous regarde, avec curiosité, sans plus. Un vieillard assis à mes côtés me tient de longs discours auxquels je ne comprends rien, bien entendu, mais la situation reste embarrassante car ce brave homme ne semble pas avoir conscience qu’on puisse parler une autre langue que la sienne. Cahin-caha, au sens propre, on emprunte l’autoroute et on roule, on roule ; j’ai l’impression qu’on retourne à Hama. Soudain, le bus s’arrête brutalement au-dessus d’un pont et le chauffeur le nous fait signe de descendre. Le bus repart…sans nous et nous voilà, avec nos sacs, sur une pont. En regardant en-dessous, je vois une route. Un petit chemin sur le talus nous indique que l’endroit est parfois fréquenté. Et sur la route, miracle, un panneau indicateur : Krak des Chevaliers. A peine a-t-on mis le pied sur cette route qu’une voiture vient dans notre direction et nous invite à monter, moyennement payement, bien sûr. C’est un taxi sauvage. On marchande, comme d’habitude et tout le monde est satisfait. Mais la voiture, dont j’ignore la marque était ou très ancienne ou conçue seulement pour le seul conducteur, toujours est-il que jusqu’au Krack, je me suis demandé quand je devrais sortir pour la pousser. Je donne l’adresse de l’hôtel, le chauffeur connaît. On voit le Krack, on passe devant le Krack, on s’éloigne du Krak…Où va-t-on ? On m’avait pourtant dit que de l’hôtel on avait une vue imprenable sur le Krak. Et c’était vrai, après moults détours, on atteint l’hôtel Beibars, la merveille. Une chambre confortable sur la colline en face du Krak. Faut-il dire que le coucher de soleil était un spectacle aussi fascinant qu’inoubliable. Drôle d’hôtel, bâti au flanc de la colline où la réception est en haut et es chambres en bas numérotées -1, -2, -3. Après nous être installés et douchés, premier contact avec le Krak. Il faut vingt minutes pour l’atteindre. Il fait un vent épouvantable, de surplus, de face, ce qui rend la marche un peu difficile. On se contente de faire le tour par l’extérieur, de prendre quelques photos et on rentre à l’hôtel pour dîner et admirer le coucher de soleil. Le repas est un immense buffet où on se sert à volontiers de mezzés, de kebab et de fruits. Dommage, avec ce vent, il fait trop froid pour manger sur la terrasse. Mais on ne peut pas tout avoir.

Mardi 18 : Krak des Chevaliers. Excellent petit dejeuner sous forme de buffet aussi : fromage blanc, fromage en portions, confiture, tomates, olives, pain à volonté. Avant de partir, je demande de négocier un taxi pour visiter les environs dans l’après-midi. A 9 h. , nous sommes à l’entrée du Krak. On cherche un guide parlant français. D’autres touristes nous avaient conseillé de prendre un guide pour s’y retrouver dans ce labyrinthe et profiter de la visite. Coup de chance, s’amène un couple de français à la recherche aussi d’un guide. On finira par en trouver un, marchander, comme d’habitude, et partager les frais. La solution est la bonne. Sans guide, on aurait raté des salles importantes tant le krak est un dédale de coiuloirs, de salles, d’écuries, de citernes…Magnifique. Le guide ayant accompli sa besogne, il nous reste du temps pour flâner dans cet immense monument. De retour à l’hôtel, le taxi nous attend. Le ciel est gris et il fait froid. Notre chauffeur-guide est un jeune homme de la famille (dans cet hôtel, tout se fait en famille). On visite en premier lieu le Monastère orthodoxe de Saint-Georges qui abrite deux églises, l’ancienne et la nouvelle. Dans l’ancienne, une remarquable iconostase en ébène, très travaillée et une belle collection d’icones. Pendant que nous visitons, le chauffeur s’en va. On espère qu’il reviendra. La visite teminée, le chauffeur revient : il nous a acheté des glaces (pas facile à manger en voiture). En chemin vers Safita, il se perd plusieurs fois ; on ne se plaint pas, cela nous permet de bien voir le pays, une région très verte, très vallonnée, d’emprunter de jolies petites routes, … On arrive quand même à Safita. La tour que nous souhaitons visiter se trouve en haut du vieux quartier (très beau en la demeure). La côte est raide, les pavés usés, la rue étroite…mais le chauffeur s’entête et veut nous emmener au sommet en voiture alors que nous préférerions faire le trajet à pied pour admirer les vieilles maisons. Finalement, on coupera la poire en deux, lui en voiture, nous à pied et…quand on arrive, la tour est fermée, tout le monde a perdu de vue que musées et monuments sont fermés le mardi. Notre chauffeur tentera bien l’impossible, mais en vain. On aura vu de beaux paysages et un chouette monastère. La journée n’a pas été perdue.

Mercredi 19 : Krak-Tartous. Avant de partir, petite inquiétude. Je paye l’hôtel avec un billet de cent dollars reçu à la banque avant de partir. Un client (un policier ???) qui déjeunait demande en anglais à voir mon billet. Sans réfléchir, je m’exécute. Il me déclare que mon billet est faux ; je lui rétorque qu’il vient de la banque. Il n’en démord pas et il me le rend. Je paye évidemment avec un autre billet, déclaré vrai, celui-ci. A ce moment me prend un doute. Et si le gars avait subtilisé mon billet pour le remplacer par un autre, un vrai faux celui-là. Trop tard. Fallait pas être naïf. P lus tard, je serai rassuré, mon billet était vrai et je suis tombé sur un c. qui voulait faire l’intéressant devant le patron de l’hôtel. Mais, à l’avenir, je ne remettrai jamais un billet à un inconnu, du moins sans en avoir relevé le numéro au préalable Un autre cousin – dans ce patelin il n’y a apparemment qu’une seule famille – nous emmène en taxi à Tartous. Si on calcule bien, un taxi jusqu’à l’autoroute, puis arrêter un bus problématique (quand ils sont pleins, ils ne s’arrêtent pas), c’est un sacré gain de temps. La région que nous traversons est très vallonnée avec beaucoup de serres (tomates, haricots à rame, … Arrivés à Tartous, nous nous installons à l’hôtel Daniel qui semble vivre ses derniers jours : vieillot, peinture écaillée, photos d’une époque qui devait être merveilleuse, …Accueil chaleureux, thé de bienvenue, mais ambiance tristounette. Cela sent l’eau de javel, preuve que l’entretien se fait. Les chambres sont confortables, une bonne literie, une salle de bains nikel, partout une propreté impeccable ( ayant séjourné trois nuits, on constatrea que, en effet, tout est nettoyé de fond en comble chaque jour. Que s’est-il passé pour que cet hôtel, chaleureusment recommandé dans les guides anciens soit dans un tel déclin ? Nous ne le sauronsjamais. Installation, douche et on visite la ville, pas très grande. La très belle ancienne cathédrale abrite aujourd’hui un superbe musée. On flâne. Malheureusement le bord de mer est désastreux. Apparemment, il est en travaux et sera séparé des restaurants et des terrasses par une avenu à 4 bandes. Bonjour les piétons !!! On se met à la recherche d’un restaurant de poissons. La visite de celui renseigné par le guide, n’est pas alléchante. Les poissons ont l’œil glauque et semblent avoir quitté leur habitat marin depuis un certain laps de temps. Pas un client à l’intérieur – mauvais signe – on pense à l’expression « pas un chat », comme si ce petit félidé avide pourtant de poissons évitait cette adresse. Les restos du bord de mer, avec nos clichés de touristes, nous paraissent du genre « pour gros budgets ». Un coup d’oeuil à la carte, une invitation à voir les poissons – le regard vif, et le teint frais, ceux-ci – et on se décide pour le Tic-Tac, nom curieux, peu syrien, mais bon… Le patron pèse les poissons devant nous…Repas superbe, salade grecque, hommos, mezzés, sauce à l’ail et au citron…à se lécher les babines et l’addition, …légère (moins de 12 € par personne ; bien sûr, pour la moyenne des locaux, le prix n’est sans doute pas donné, mais pour nous, Européens, on imagine ce qu’un tel repas nous aurait coûté dans n’importe quel pays d’Europe. Nous déciderons d’ailleurs de faire du tic-tac notre resto pour tout le séjour (le reste des plats, notemment le poulet grillé, étant à l’avenant. Le thé et le café, nous les prendrons au bistro « Le Moulin à vent » lieu de rencontre des joueurs de cartes et des fumeurs de narghilé. Comme nous y retournerons maintes fois, nous sommes adoptés – on nous amène nos consommations sans même nous demander ce que nous souhaitons, comme si nous étions des clients fidèles ; je serai même invité à jouer aux cartes, mais le jeu nous paraît compliqué et comment se faire expliquer les règles.

Jeudi 20 : Tartous-Marqab. Notre but aujourd’hui est de visiter la citadelle de Markab. On devrait prendre un collectif pour Banya. Le chauffeur du taxi qui nous avait emmené un peu plus tôt à la poste et que nous retrouvons garé dans la rue par où passent les collectifs en arrêtent plusieurs, mais ils sont tous complets. C’est bien la première fois que nous avons affaire à un chauffeur de taxi qui, au lieu de nous offrir ses services, se met en quête d’un transport en commun. On finit par trouver un collectif. Le chauffeur roule vite, mais bien et ¾ d’heures plus tard, nous sommes à Banyas. Changement de décor ; beaucoup de femmes voilées ici, contrairement à Tartous et nous nous sentons l’objet de la curiosité des gens, une curiosité très affable. On nous renseigne un « garaj » de collectifs et, bien que nous soyons les seuls clients – le chauffeur nous emmène sans attendre de remplir son bus (cela aurait pu durer longtemps, le château n’attirant que de très rares touristes individuels.) Restera un problème : comment revenir ? Mais la question se posera plus tard. De la citadelle, haut perchée, la vue est impressionnante, mais les restaurations le sont moins et les joints sont un peu trop apparents. Nous ferons la visite en compagnie d’un monsieur, qui ne se dit pas guide, mais souhaite améliorer son français et d’ajouter de nouveaux mots à son vocabulaire (dit-il). Il ne s’en tire pas mal et nous donne beaucoup d’explications. Comme l’église est en restauration, l’équipe d’archéologues hongrois chargés de celle-ci sont partis avec la clé –même s’ils avaient été là, je pense que le chantier aurait été interdit – Dommage car il y a une jolie fresque à l’intérieur et on la devine difficilement. Qu’importe, notre guide improvisé fera des acrobaties pour faire des photos afin que nous ayions quand-même une idée de la fresque, remarquable en effet. Ce « guide » ne nous demandera rien, mais nous lui laisserons le pourboire qu’il a bien mérité. En se promenant sur le chemin de ronde, nous rencontrons un couple de touristes syriens qui, en anglais, nous posent les questions traditionnelles, « d’où êtes-vous ? avez-vous des enfants ? Que faites-vous dans la vie ? …Chacun repart de son côté et, à la sortie du château, ils nous attendent pour nous redescendre et, en cours de route, nous proposent de les accompagner à Lattaquié dont ils sont originaires, ce qui nous permettrait de voir le châteu de Saladin. Pas de chance, on l’a déjà vu. Ils nous déposeront donc là où s’arrêtent les transports en commun pour Tartous. Pas plus de cinq minutes après, un collectif vide se présente. On fera le plein de voyageurs en chemin.

Vendredi 21 : Tartous-Arouad : Aujourd’hui, c’est…dimanche en Syrie. Pas grand-chose à faire si ce n’est aller jusqu’à l’ïle d’Arouad. Beaucoup de monde, bien entendu. C’est le jour où on s’y déplace en famille pour aller manger au restaurant. Alors qu’il est impossible de faire autre chose qu’un aller-retour, la police en civil (mais facile à repérer à leur aspect rébarbatif) est présente en nombre et exige de contrôler nos passeports et de savoir à quel hôtel nous sommes descendus. On embarque et une vingtaine de minutes plus tard on aborde dans un tout petit port assez joli. On fait un premier tout de l’île, ce qui ne prendra qu’une trentaine de minutes. On y voit des chantiers navals, quelques ruines, … Au deuxième tour, on passe par les ruelles assez labyrinthiques, mais qui ne sont pas très longues, on fait le tour de l’ancienne citadelle, puis on revient au port. C’est une promenade agréable, mais il n’y a strictement rien à voir. C’est plus beau de loin que de près (façades de maisons mal –ou pas- entretenues, détritus un peu partout, surtout quand on s’approche des rochers ; seuls les endroits près des restaurants ont été nettoyés) On reprend le bateau. Plutôt que de ne rien faire, on se rend à la station de taxis face à la cathédrale afin de nous renseigner sur le prix d’un taxi qui nous conduirait sur le site d’Amrit à 7 ou 8 km. De Tartous. Bonne idée car un tarif officiel est même de mise : 350 livres pour nous conduire avec une heure d’attente sur le site. La visite du temple et du stade, en flânant nous prend une heure. De retour au taxi, nous pensions qu’il allait nous ramener. C’était perdre de vue (par ignorance, rien dans les guides) qu’il y avait une autre partie du site à voir, avec deux tombeaux-tours dont l’un, resté en bon état, est digne d’intérêt. Le chauffeur nous accompagne, nous aide à descendre sous les tours. Il nous fait comprendre que la plus grande prudence s’impose, qu’il ne s’agit pas de s’éloigner car le site est juste à côté d’un domaine militaire (une partie du site semble même être à l’intérieur) et que ces militaires sont particulièrement chatouilleux de la gachette.`La visite terminée – elle aura duré près de deux heures – il nous ramène à la station. Les autres chauffeurs nous invitent à leur table et nous offrent le…maté. Assez étonnés de trouver ici cette boisson typiquement argentine. On nous explique que, en effet, le maté vient d’Argentine en bateau et qu’il y a pas mal d’amateurs de ce breuvage en Syrie. Ce qui nous sera confirmé dans la suite de notre voyage. Le patron, très sympathique qui parle un peu l’anglais et qui est fana du football m’entraîne sur ce terrain. Il connaît les équipes européennes et même certaines équipes belges, Anderlecht, le Standard. Il est plus calé que moi dans ce domaine où il est intarrissable. Dernier dîner au Tic-Tac avec une autre sorte de poisson encore meilleur (et oui, cela se peut) que celui de la veille)

Samedi 22 : Tartous-Damas. Dernier thé au Moulin à vent. Tout le monde nous dit au revoir. La station des bus Kadmous (de loin la meilleure compagnie) n’est pas trop loin, mais il faut quand même prendre un taxi. Un car toutes les heures ; contôle habituel des passeports et embarquement. Comme le trajet comporte le temps de midi, on bénéficie d’un arrêt dans un restaurant de la compagnie Kadmous et à 13 h.30, nous retrouvons l’hôtel où nous avions débarqué il y a trois semaines déjà. On consacre l’après-midi à faire des repérages dans le souk pour les derniers achats avant notre départ. On en profite aussi pour explorer les à-côtés du souk et faire des photos un peu plus originales, comme ces femmes entièrement voilées en extase devant des dessous féminins plutôt coquins en grande discussion (marchandage ? Mode d’emploi ?) avec le vendeur, bien évidemment masculin. Arrêt, presque obligatoire à la pâtisserie Bakdash- on ne peut pas la rater, les Syriens y font la file - pour goûter le fameux mohallabia. Bof ! Ce n’est pas désagréable, mais, sans plus (question de goût, bien sûr), visite d’endroits que nous n’avions pas eu le temps (ou que nous avions délibérément laisser pour la f ) de visiter les premiers jours de notre arrivée.

Dimanche 23 : Deir mar Mussa. L’endroit que je rêvais de voir mais que Francine redoutait avec une ascension de plus de 400 marches dans la montagne, en plein soleil. Comme elle redoute cette « épreuve », on décide d’aller voir et, si c’est réellement trop difficile, on décidera de faire autre chose. Donc, on se lève tôt. Taxi vers la station des taxis collectifs et des bus de ligne. On prendra celui pour Alep, plus rapide. Comme il ne part pas tout de suite, on boit un café et on constate que…Francine a oublié son passeport à l’hôtel, que sa carte d’identité est restée dans un sac…à l’hôtel également. Pas de pièces d’identité donc et la police est présente. Bon, on risque le tout pout le tout. Elle présente au policier un document sans valeur officielle reçu à l’aéroport sur lequel se rouve son nom, sans plus. Et cela passe. Ouf. Après une heure de route on nous débarque à l’entrée du chemin qui mène à Al Nabek. Un taxi y attend un voyageur potentiel. Pas besoin de négocier le prix, il y a un tarif officiel et on le respecte. Reste à parcourir une quinzaine de km sur une piste de terre dans une région très aride, inondée de soleiL Et on arrive au pied du monastère. Pas question pour celui qui ne voudrait, ou ne pourrait pas monter, d’attendre en-dessous. Rien, nada, pas un poil d’ombre. On commence donc l’ascension qui, au bout du compte, est mloins pénible que ce qu’on avait imaginé car les marches ne sont pas hautes et les paliers sont fréquents. Et enfin, …la première récompense, une vue extraordinaire sur la plaine désertique avec, dans le dos, les premiers bâtiments du monastère. L’accueil est des plus chaleureux. Ce monastère est un lieu œcuménique cél èbre en Syrie où se rencontrent chrétiens de toutes obédiences et musulmans. Cela nous fera un peu penser aux moines de Tibérine en Algérie. Nous arrivons à l’heure du petit déjeuner pour ceux qui y ont passé la nuit. Nous sommes invités à partager le repas et à boire le thé. Ensuite on découvre l’église. Le choc. Une toute petite église des 11e-12e siècles dont les murs sont entièrement recouverts de fresques dans un état de conservation extraordinaire. C’est fabuleux. On n’a pas envie de sortir ; on prend des photos. Avant de quitter définitvement le monastère, on reviendra encore admirer ces fresques vraiment uniques. Ensuite une jeune Française résidant au Liban nous fait visiter la partie réservée aux femmes. Cela monte encore un peu plus haut avec un passage sur une passerelle qui donne le vertige. Là, c’est le calme absolu. La fromagerie est malheureusement fermée. On revient au bâtiment principal. Le père Paolo discute avec des jeunes qui font une sorte de retraite. Il est omniprésent, parle très bien plusieurs langues (arabe, français, anglais, italien, espagnol) et répond à toutes les questions. Ceux qui ont séjourné préparent collectivement le repas auquel nous sommes conviés. Nous n’avons pas faim mais, par courtoisie, nous mangerons un des petits biscuits préparés poiur l’anniversaire d’un moine. Pendant que Francine profite du calme et du repos, je m’éloigne un peu. Tout autour se trouvent des grottes qui furent habitées par des ermites dans le passé. J’apprendrai que le moine dont on fête l’anniversaire a passé un an dans une de ces grottes avant d’intégrer la communauté. Inimaginable. Les ermites du désert qui nous apparaissaient plutôt comme des personnages légendaires existent donc toujours. Pour le retour, le père Père Paolo appelle le village (il y a un téléphone qui permet de ne pas être entièrement coupé du monde) et commande un minibus pour emmener les six personnes, dont nous, qui souhaitent partir. C’est avec regret que nous allons quitter ce lieu magique. Le temps de redescendre (une grosse demie-heure) et le minibus arrivait. Al Najek un bus pris au passage nous ramène à Damas. Une journée fabuleuse qui marquera dans nos souvenirs. Comme on se prépare tout doucement au départ, on fait quelques courses dans le quartier avant de se rendre au restaurant.

Lundi 24 : Shahba-Qanavat-Souweia. En regardfant la carte, nous nous rendons compte qu’il y a encore quelques sites intéressants au Sud de Damas que nous avions négligés, faute de temps quand nous sommes allés à Boshra. On s’organise pour voir Shabha et, si c’est possible, Qanavat et Souweiha. Cela va dé pendre des moyens de transport. On verra sur place. Un collectif nous amène à Shahba dont le musée est construit autour de mosaïques réputées parmi les plus belles de Syrie. Bien qu’abritées, elles sont donc « in situ ». Des balustrades permettent de les admirer. Pas de bol, en me penchant, guide et documents tombent…sur les mosaïques. Pas fier, pas question de descendre…C’est avec le sourire pourtant qu’un des gardiens ira chercher une échelle et descendra récupérer mes affaires. Chez nous, j’aurais eu droit à une solide eng. Et à des remarques désobligeantes (et méritées). En sortant du musée, on trouve facilement un taxi qui nous conduit à Qanavat. Dès que l’on sort des sentiers battus ou des grands centres, , il n’est plus nécessaire de négocier le prix. Qanavat est une toute petite ville, une bourgade, construites sur et dans les ruines (des colonnes servent d’appui aux grilles des maisons), une petite ville très fleurie avec un beau théâtre antique et les restes d’un grand temple. Toute la ville est un musée. On prend un café et on mange quelques petites choses locales, ce qui a l’air d’amuser et de faire plaisir aux gens qui nous saluent, nous souhaitent un bon séjour. Attiré par de bizarres pierres sculptées au milieu d’un jardin, on s’approche pour les voir de plus près, une dame agée, une Druze, reconnaissable à son habit, nous fait entrer chez elle pour nous montrer sa maison et nous offrir le thé, ce qui nous permet de voir l’intérieur d’une maison traditionnelle où on vit encore comme au bon vieux temps, avec ses tapis, ses coussins, ses couvertures et…une réserve de matelas, sans doute pour quand il y a beaucoiup d’invités. La vieille a un visage magnifique et rit continuellement en regardant jouer ses deux petites filles qui s’amusent comme des diables en voyant ces étrangers qui parlent une drôle de langue. Elle meurt d’envie de faire la conversation, et, par gestes, on comprend que les gamines sont ses petites-filles, que son fils travaille, … Il faudra bien se quitter. Nouveau taxi pour Souweida. Le chauffeur emmène un autre passager qui sait où se trouve exactement le musée. Heureusement car, s’il est sur notre chemin, il faut le trouver et il reste pas mal de route pour arriver au centre de la ville. Le musée est intéressant, bien aménagé, très didactique. Nous sommes les seuls visiteurs et un gardien nous accompagne surtout pour surveiller si non ne prend pas de photos et accessoirement pour nous guider dans les salles. Quelques belles mosaïques également. On se dirige à pied vers le centre ville. C’est long, en effet et, rapidement on trouve un collectif pour revenir à Damas. Le policier de service a bien du mal à consulter notre passeport et encore plus à tenter de réécrire les informations en écriture arabe. De guère lasse, il abandonne et nous rend nos papiers. Mardi 25. Damas. Notre dernier jour. On laisse les bagages à l’hôtel. On tuera le temps à flâner dans les souks, à faire quelques achats. Je me laisse tenter par de très belles chemises – on est dans le quartier - de bonne qualité, faites en Syrie à des prix qui, pour nous, défient toute concurrence. On trouve encore des choses à voir (Damas est inépuisable) et nous irons prendre notre dernier repas du soir tout au bout qu quartier chrétien au restaurant L’Oriental, pas facile à trouver. Accueil chaleureux, décor magnifique. Juste ce qu’il fallait avant de repartir.

Mercerdi 26 : Vol de nuit, Damas-Istanbul-Bruxelles où nous aterrissons aux environs de 10 h.00 du matin.

Conclusions : trois semaines, c’est suffisant et pas assez. C’est pourquoi nous avions d’emblée rejeter le choix d’aller à Petra et au Wadi Rum. Nous ne l’avons pas regretté. Nous avons rencontré d’autres touristes, surtout en tours organisés qui étaient sur les genoux, circulaient des aurores au coucher de soleil en galopant, s’étonnaient de nous voir bien reposés et de nous retrouver quelques jours après aux mêmes endroits qu’eux qui circulaient en bus climatisés. D’une part, en relisant ce journal, je trouve que nous avons vu beaucoup de choses, en visitant pourtant à notre aise. Nous le devons à la qualité et à la fréquence des transports en commun et à l’amabilité des chauffeurs de taxi qui ont toujours eu la patience et la gentillesse de nous attendre le temps qu’il fallait, sans jamais demander le moindre supplément ni accepter le moindre pourboire. D’autre part, nous n’avons pas eu le temps de visiter le nord-est, c’est-à-dire la vallée de l’Euphrate. Il nous aurait fallu quatre ou cinq jours supplémentaires. Nous aurions aimé aussi séjourner plus longtemps à certains endroits pour mieux entrer en contact avec les gens. Combien de fois n’avons-nous pas été invités à prendre le thé, à fumer même le narghilé, .. Mais nous devions trop souvent quitter nos hôtes et leur formidable hospitalité parce qu’il y avait encore ceci ou cela à voir. Nous avons surtout regretté de ne pas avoir fait un peu plus d’effort avant de partir pour essayer d’avoir une connaissance un peu meilleure dela langue arabe la plus basique, sans se faire trop d’illusions, l’arabe, pour nous, n’étant pas une langue facile à appréhender. Bref, nous avons passé trois semaines merveilleuses, sans aucun souci, sans aucun pépin grâce, à l’accueil, la gentillesse et l’attention des Syriens. Je ne pourrais jamais assez le répéter. Evidemment, il faut apprendre à respecter les gens et leurs coutumes. Se déchausser pour entrer non seulement dans une mosquée (c’est élémentaire me direz-vous, mais nous avons vu des touristes récalcitrants : et si on leur volait leurs souliers ???!!!!) mais aussi quand on pénètre chez l’habitant. Pas de souci en ce qui concerne la tenue vestimentaire, tout est accepé en principe, mais il y a des limites à respecter surtout dans des villes comme Hama, plus religieuse semble-t-il à voir le nombre de femmes voilées ; s’y promener en short est insultant et…du plus haut ridicule. Si la personne qui vous a rendu service refuse le pourboire, ne pas insister. Nous avons assisté à un incident à Palmyre où une touriste avait donné, sans aucune raison, de l’argent à un enfant qui ne demandait rien. Comme nous avons pu comprendre, les parents sont intervenus en faisant comprendre qu’ils avaient été offensés, qu’ils n’étaient pas des mendiants. Le guide de ce groupe a d’ailleurs copieusement sermonné cette touriste. Evidemment, nous n’avons qu’une vue très superficielle du pays. On aimerait en savoir plus. La langue est hélas une barrière. Eux aussi voudraient en savoir plus sur nous, notre façon de vivre. C’est ce qu’on devine quand ils nous interrogent. Ils savent très bien que, dans l’ensemble, nous avons des préjugés. Notre embarras lorsque, invités à prendre un thé sur le trottoir, nos hôtes nous ont demandé « pourquoi vous, les Européens, vous n’aimez pas les Arabes ? » Comme nous voulions relativiser les choses, ils ont poursuivi « Et pourquoi alors ne pouvons-nous pas voyager dans vos pays comme vous le faites dans le nôtre ? » Toute cette discussion dans la plus grande sérénité, sans la moindre trace d’hostilité envers nous (mais bien d’amertume) Tout n’est pas idyllique en Syrie, bien sûr. Et on en a conscience. Il y a des sujets tabous, il faut être prudent pour prendre des photos non pas des gens, à condition d’avoir leur accord, mais c’est en général l’inverse : c’est eux qui demandent à ca qu’on les photographie, par contre faire attention le long des routes. Gare à ceux qui prennent des photos aux abords d’une zone militaire. En général, les chauffeurs de taxi, surtout, mais aussi de bus ont l’œil sur nos appareils photos et préviennent du danger que tout le monde court. C’est pourquoi à Amrit, comme je le signalais plus haut, il est préférable d’y aller en taxi, le chauffeur sachant jusqu’où on peut pé nétrer dans le site. Nous avons l’intention de retourner en Syrie, cette fois en combinant Syrie-Jordanie en ne complétant la Syrie que par une incursion le long de l’Euphrate.
Vietnam: champion de l'optimisme English translation pending
by Kimtwo · 2011-01-03 · 89 replies
Bonjour à tous,

Une enquête de BVA, réalisée à titre mondial, vient de mettre la France Premier pays pessimiste... et le Vietnam, premier pays pour l'optimisme et la foi en l'avenir ...😉😉😉je m'abstiendrai de tout commentaire et je laisse ce sondage, tout à fait sérieux, à la réflexion de tous :

Pour ce qui me concerne, cela explique sans doute, en partie, le bonheur de certains à découvrir le Vietnam.. et la désillusion d'autres - on ne réagit qu'en fonction de son "moi" interne sans doute 🙁

Quoi qu'il en soit, Bonne année 2011 à tous celles et ceux qui me liront ...... pourquoi ne pas aller jeter un clin d'oeil sur ce Pays qui est si "optimiste" ??😏😏

Cordialement - Kimtwo -
Trouver un forfait de dernière minute pour le Mexique durant la relâche 2011? English translation pending
by Lucka15 · 2010-12-30 · 11 replies
bonjour j'aimerais aller au Mexique pour la fin février début mars mais je sais que c'est la relâche on est 2 personnes et je me demande si je suis capable de poigner un prix dernière minute a peut près dans les 1200$ à 1300$ gros max j'aimerais un hôtel de 4* et j'ai pu constater que les prix dernière minute pour la période des fêtes etaient quand même assez pas, alors si vous avez des informations à me suggérer j'apprécierais beaucoup merci et j'attend de vos nouvelles bye bye
Deux otages en Afghanistan: comme s'il n'y avait qu'eux? English translation pending
by Cleastre · 2010-12-29 · 115 replies
Bonjour,

365 jours que 2 journalistes de Fr 3 sont pris en otages en Afghanistan, = 365 jours que toutes les chaines du service public français nous martellent du matin au soir et du soir au matin, de penser particulièrement à eux tout en évoquant chaque fois de manière très brève les autres otages, comme pour se donner bonne conscience et de ne pas sembler faire une simple fixation sur leurs 2 collègues de télévision...

Sans vouloir sous-estimer le mérite de ces 2 journalistes, n'est-il pas selon vous dérangeant de les montrer comme des victimes prioritaires, alors qu'ils sont partis en pleine connaissance des risques encourus, contrairement aux simples voyageurs pris au même piège alors que rien ne pouvait les prédisposer aux mêmes traitements avant leur départ ???

Merci de points de vue...
Qui a déjà fait la croisière Miami-Honduras-Mexique sur le Carnival Valor? English translation pending
by Luluphanie · 2010-12-26 · 19 replies
Bonjour à tous, je pars avec mon conjoint fin Février pour une croisière sur la Carnival Valor destination Miami, Honduras, Iles Caiman et Mexique. Qui a déjà fait cette croisière et peut me donner ses impressions? Comment ça se passe à bord pour les Français, j'ai cru comprendre que nous étions peu nombreux? De plus c'est une croisière en pension compléte mais hors boissons semble t-il, les consommations sont elles cheres sur le bateau? Concernant les excursions les quelles me conseilleriez vous? Merci pour vos réponses et sugestions...😉

Luluphanie60
Travailler dans le milieu hospitalier et coût de la vie à Edmonton? English translation pending
by Sistasita · 2010-12-25 · 6 replies
Bonjour, a tous, Je souhaitrai me renseigner sur la vie a Edmonton, est-ce que quelqu'un pourrais m'aider? Je voudrai savoir comment on appelle une Preposee aux Beneficiaires en anglais? Est-ce qu'elles sont bien payees la-bas? Et comment est le cout de vie? Il y a t-il un bon reseaux de transport en commun? Bus, metro et tramway? Est-ce que les changements sur le permis de conduire a Montreal sont les meme la-bas? Ou est-ce qu'ils en sont toujours a leurs anciennes lois? (ex: permis a 200$, pas d'obligation de prendre de lecon de pratique) Est-ce que le taux de chomage est plus eleve la-bas qu'ici? Je travaille dans le milieu hospitalier, est-ce que la-bas ils sont autant en demande qu'ici? Merci por vos reponses.
Quatre semaines en Inde fin 2011: bonne période et budget? English translation pending
by Hanaid · 2010-12-16 · 17 replies
Bonjour j'aimerais passer 4 semaines en inde pour fin 2011, faire un tour entre le nord et le sud de l'inde, mais je ne sais pas si le mois de novembre et décembre sont propices pour un tel voyage, et partant d'un budget de 1500€(sans billet d'avion) vous pensez que c'est suffisant pour un tel projet? je fais appel à vos expériences en la matière et si vous avez des intinéraire à me proposer je suis toute ouie. merci
Promenade en Alsace fin avril-début mai: gîtes accessibles aux 20 km? English translation pending
by Bicoise1 · 2010-12-08 · 12 replies
Bonjour à tous Je prévois faire une longue longue promenade (sac au dos) fin avril début mai en Alsace...Vous pouvez me conseiller, les gîtes sont accessibles aux 20 km? J'apprécierais avoir des conseils, des recommandations, et vous en remercie d'avance. Bonne soirée...au Québec il est 20h10!
Itinéraire à vélo Kirghizistan-Chine-Asie Sud-Est avec deux enfants en tandem remorque? English translation pending
by Taonature · 2010-12-07 · 24 replies
Bonjour,

Je compte partir 6 mois en tandem+ remorque enfant avec ma fille de 6 ans sur le tandem et mon fils qui aura alors 5-6 mois dans la remorque à partir du mois d'aout jusqu'en février à travers le kirghizistan, puis la Chine puis l'Asie du sud est. Mais j'ai beaucoup de mal à choisir l'itinéraire, sachant qu'il ma faut un itinéraire ou je puisse impérativement trouver du ravitaillement en eau minimum tous les 40 kms car ne suis pas sure que les étapes puissent être vraiment plus longues avec mes deux petits. Si vous avez silloné ces pays là et des conseils à me donner pour choisir mon itinéraire et éventuellement des endroits à absolument aller voir, des routes à éviter, des saisons à préférer...et savoir si certaines jonctions sont préférables à faire en train et s'il est facile d'y mettre un vélo...merci de me faire un retour!

Claire😉
Tour d'Asie Centrale en camion d'avril 2011 à février 2012 English translation pending
by Panpan44 · 2010-12-06 · 345 replies
Salut salut!!!

Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!

Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.

Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.

puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.

Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..

Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..

voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !

Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Voyager seule en Algérie? English translation pending
by Baaya · 2010-12-05 · 63 replies
Bonjour, Je souhaite aller en Algérie , du 26 février au 12 mars, je pense me rendre en Kabylie et éventuellement un peu le sud. Mes parents sont originaires de Kabylie. Je ne connais pas du tout. Je voyage seule depuis un moment déjà. Est ce que c'est possible pour une femme seule. Est ce que c'est une bonne saison ? j'aimerais aussi quelques infos sur l'hébergement.

merci pour vos réponses.
Délai entre le dépôt de dossier de mariage aux autorités philippines et l'obtention de la licence? English translation pending
by FuturPapa · 2010-11-18 · 25 replies
Salut,

est ce que vous pouvez me dire combien de temps il faut compter entre le dépôt du dossier mariage aux autorités filipino (donc quand j'aurais le legal capacity) et l'obtention de la licence pour se marier. En résumer, j'en ai fini avec les démarches côté français (même si j'attends que la mairie en france veuille bien envoyer le certificat de non opposition) et le mariage est prévu pour début décembre...🤪

Merci d'avance (pas à la mairie en France !!! bande d'abrutis qui publie les bans 3 semaines après l'ambassade et qui attendent je sais pas quoi pour envoyer un papier alors qu'ils savent que la date prévue pour le mariage est dans moins de 3 semaines....et qui ne veut pas faxer le document à Miss Audrey alors qu'ils savent qu'elle est d'accord pour commencer à faire les papiers dès qu'elle aura le fax...je sais c'est un peu long comme parenthèse, mais j'avais besoin de me défouler, et comme je peux pas leur dire ce que je pense d'eux...😛)
Votre avis sur environ vingt-sept jours dans l'ouest des États-Unis en juin 2011? English translation pending
by Dusty35 · 2010-11-16 · 145 replies
Bonjour,

Ca y est, le rêve se concrétise 🙂, départ prévu le 4 juin.

Quelques explications après le résumé

Voici l’itinéraire prévu :



J1 (4 juin) : Vol Rennes>PAR>LA (arrivée 13h), loc monospace, après midi à Santa Monica (nuit sur la côte) J2 (5 juin) : Visite de LA Downtown, UCLA, Beverly Hills, Hollywood (nuit vers Universal, Burbank?) J3 (6 juin) : Universal Studios, Griffith en fin début de soirée (nuit vers Universal, Burbank?) J4 (7 juin) : Matin à LA puis route vers Las Vegas (arrivée en fin d’après midi) (Nuit sur le strip. Paris ?) J5 (8 juin) : Matin à Vegas (location mustang cab’) puis route vers le Grand Canyon (arrivée fin d’AM) (nuit à définir) J6 (9 juin) : Matin au grand Canyon, survol en hélico puis route vers Page (arrivée fin d’AM) (nuit à définir) J7 (10 juin) : Les 2 Antelope le matin et détente plage/jetski l’AM (nuit à définir) J8 (11 juin) : Horseshoe Bend le matin puis route vers Monument Valley (arrivée milieu d’AM) (Nuit au The View) J9 (12 juin) : Le matin, route vers Moab (arrivée en début d’AM) (nuit à Moab) J10 (13 juin) : Moab (nuit à Moab) J11 (14 juin) : Moab (nuit à Moab) J12 (15 juin) : Moab puis route vers Capitol Reef (arrivée début d’AM)(nuit à définir) J13 (16 juin) : Le matin Capitol Reef puis route vers Bryce via UT 12 (arrivée en milieu d’AM) (nuit dans le parc) J14 (17 juin) : Bryce Canyon (nuit dans le parc) J15 (18 juin) : le Matin, route vers Zion (nuit à définir) J16 (19 juin) : Le matin à Zion puis route vers Las Vegas en passant par Valley Of Fire (arrivée en fin d’AM) (nuit en apart’hotel) J17 (20 juin) : Las Vegas, achats, outlets, détente (nuit en apart’hotel) J18 (21 juin) : Le matin, restitution Mustang puis route vers Death Valley (arrivée en milieu d’AM) (nuit à définir) J19 (22 juin) : Départ tôt vers Yosemite via Tioga Pass si possible ! (arrivée milieu d’AM) J20 (23 juin) :Yosemite (nuit à définir) J21 (24 juin) : Le matin à Yosemite puis route vers San Luis Obispo ou plus bas ? (nuit à définir) J22 (25 juin) : Route de la côte vers Monterey via Big Sur (nuit à Monterey) J23 (26 juin) : Route de la côte vers San Francisco (arrivée en milieu d’AM) (nuit au Grosvenor Suites jusqu'à la fin) J24 (27 juin) : San Francisco (Fisherman Warf, China Town, Painted ladies, … les classiques) J25 (28 juin) : San Francisco & Alcatraz J26 (29 juin) : San Francisco J27 (30 juin) : Vol vers Paris puis Rennes

- Voyage en famille 3 couples d’adultes de 25, 30 et 55 ans.

- Pas de grosses rando mais plutôt les points de vues et quelques « ballades » de 3/4km max

- Rien n’est réservé pour le moment

- Pourquoi 2 voitures à partir de Vegas ? La mustang pour la vue 360°, le soleil, le vent, et bien sur... le mythe 😎! et le monospace pour la place, le confort et le côté pratique. D’où le double passage à Vegas. Le monospace sera rendu le 27 pour faire ensuite SF en transport en commun.

- Nous tenons à passer un peu par la côte car après ces 2 semaines de désert, ça fera un peu d’air frais 😛. C’est peut être un peu court pour la côte ?

- J’hésite à ajouter un jour à Vegas entre J4 et J5 pour souffler un peu de la route de la veille et du lendemain et supprimer une nuit à Bryce.

- J’ai repéré pas mal d’hôtel ou apart’hotel que je n’ai pas forcément noté ici (pas facile de trouver pour 6 adultes 😕 !)

- J’ai déjà une idée de comment remplir les journées

- J'hésite à supprimer la région de Moab pour aérer le reste 🤪, c'est surement une erreur... vos avis?

Merci à vous de me confirmer que ce planning tient la route 😇

A+
Suisse: différence entre les jours fériés et les jours chômés? English translation pending
by Djinn · 2010-11-10 · 6 replies
bonsoir à toutes et tous,

en cherchant la liste des jours fériés en Suisse, je tombe sur un tableau avec "jours fériés" et "jours chômés". quelle différence vous faites entre ces deux dénominations?

par exemple demain 11 novembre, en France, c'est férié et par conséquent chômé puisqu'on ne travaille pas.

😮

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