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Deux mois en stop en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Zekameleon · 2008-05-30 · 4 replies
salut tout le monde, juste un petit carnet de route sur un periple en nouvelle caledonie ( je l'ecrit car il n'y en a qu'un pour l'instant, et celui ci n'est pas du tout du meme genre ! ), histoire de donner quelques infos a ceux qui en cherchent.

tout commence le 31 decembre 2005, j'atteri a noumea en provenance de bangkok, car la meilleure facon que j'ai trouvé de ne pas payer 1500€ l'aller/retour, c'est encore de l'inclure dans un billet tour du monde ( du coup c'est un peu plus cher, mais on fait le tour de la planete.. ), a la base j'ai choisi cette destination pour quitté la metropole et voir comment la vie se passait dans le pacifique sud.. ( dans l'ideal ca aurait été thaiti, mais trop compliqué et plus cher..).

j'ai prevu 2 mois pour cette escapade, et un tout petit budget ( 1000€ ! ), en gros j'ai fait mon tour du monde avec 15€ / j, en asie et en amerique du sud ca le fait ( a peu pres ..), par contre ici ca n'a rien a voir, je savais que le niveau de vie etait beaucoup plus cher, mais bon on fait avec les moyens du bord.. donc ca sera camping ( j'ai choisi la saison des pluies histoire de... mais on peut pas tout avoir non plus ), auto stop, et la cerise sur le gateau, je mangerai le poisson que je peche ( ca c'etait pas vraiment prevu .. ), j'ai perdu du poid en effet, ca a un peu été mon " koh lanta " a moi, sans le pognon a la clef, mais plus enrichissant.

donc, auberge de jeunesse a noumea, pendant quelques jours, jour de l'an dans les rues avec défilé, de 4x4 et autre 505 plateau avec des enceintes empilées dessus, musique a fond, la bonne année quoi ! une visite de parc, je me rapel plus le nom, de la prise d'information, un petit vaccin pour l'amerique du sud, et apres direction yaté dans le sud est de l'ile, avec clement un kine rencontré a l'auberge qui va faire un remplacement la bas, tout ca en voiture de loc ( la sienne bien sur ).

arrivé a yaté, un petit camping au bord des flots, et premiere impression, c'est representé par un gros point sur la carte, mais c'est asser petit, ca regroupe 4 tribues ( je croit ), sur un territoire tres étalé . un dispensaire, une école ( c'est les grandes vacances ), un terrain de foot, une epicerie, quelques autres batiments, et voila, y a des maisons aussi ;~) donc, premiere peche, dans un trou d'eau, apres avoir marché un bout de temps sur les coraux, quelques touches, et la... ca mort, un petit poisson rouge avec des taches jaunes et des piquants partout !! et comment je chope ca moi maintenant ! ah quel c.., je m'attendais a quoi aussi ! je l'assome avec baton ( pour info, le poisson, il s'avera que c'est une loche, mesure une quinzaine de cm .. ), et du coup remonte a mon campement avec mon petit poisson et un petit coquillage trouvé en route, quel festin !! au camping je demande a des kanak si ca ce mange ( quand meme ), oui oui y a pas de probleme " mais tu vas pas manger grand chose la dessus ! ", ils reviennent de pecher au harpon dans le tombant, et du coup me donne le meme poisson, mais la maman, 3-4 fois plus gros, merci beaucoup . dans les jours qui suivent je vais au dispensaire, pour me faire examiner, gros mal de dents avec les gencives qui saignent et la peau qui blanchie et gonfle a coté des dents, depuis quelques jours ca m'empeche de dormir .. prise de sang, antibio ou anti-inflamatoire, ou les deux . ca va en s'ammeliorant, ca n'a rien avoir avec le poisson ou autre nourriture, c'est plutot un souvenir d'une rencontre en thailande .. donc du coup encore moins de sous ! ca tombe bien j'en avais deja de trop..

je serai gracieusement acceuillie par une famille kanak, dont clement soignait la maman . pendant une semaine ma toile de tente, sera dans leur jardin ( sous un citronier ), je mangerai tous les jours avec eux, nous iront pecher la sardinne a l'epervier avec valentin, un vrai pro !! juste a regarder l'eau, il jette le filet, et hop, un quart de sceau de 25 l de rempli !! ca sert aussi d'apat pour la peche a la ligne : bec de canne, un petit baracuda ( serieux ), et de petites murenes... ca c'est moins cool, en plus on les mange pas, mais pas de carangue, dommage j'aurais bien aimé savoir a quoi ca ressemble . ceuillir les mangues, papayes, coco, fruits de la passion ( pommes lianes ), bananes, tout ca dans le jardin ! boire le cava dans un nakamal ( je suis plus trop sur du nom ), petite cabane en tole, avec des bancs, boisson qui a un peu un gout de terre ( provient d'une racine ), un peu amere aussi, on verse la fin de la selle ( coupelle faite a partir d'une coquille de coco ) par terre, pour dame nature, et on boit un verre de sirop pour faire passer le gout . bref, que de bons souvenirs, beaucoup de chance de tomber sur des gens comme ca, un grand merci a la famille kourevi de la tribu des touahourou, valentin, francis, martin ..., et leur cousine germaine ( qui tiens l'epicerie ), je suis pas pres de vous oublier, encore merci .

c'est parti, je prends la ligne de brousse yaté-nouméa, avec francis qui en est le chauffeur, direction, la sortie du nord de noumea pour commencé mon tour en auto-stop . c'est long.. tres long... quelqu'un s'arrete enfin, prochaine etape : boulouparis un peu plus au nord sur la cote ouest . probleme, sur cette cote la route principale est a une 10e de km de la plage, donc du camping .. re-auto-stop, c'est long encore, mais j'y arriverai quand meme. camping gratuit, peche et bbq quand il fait beau ; quant il pleut, sardinne en boite, biscotte et surement un petit dessert qui craint pas grand chose ( je me rapel plus exactement, juste que c'etait frugal ). pas grand chose dans le secteur, quelques jours et c'est reparti..

prochaine etape : bourail, toujours la meme histoire avec l'auto-stop, plante ma tente dans un camping payant, mais ou le lagon est protégé, donc pas de peche, donc juste une nuit.. a bourail, le bonhomme ( un gros cailluox ), la baie au tortues ( pas de tortues a l'heure ou j'y etais ), une grande et belle plage avec de belles vagues, et surtout l'endroit ou c'etait le plus dur de faire du stop .

prochaine etape : kone, et ses ( ou sa ? ) ferme (s) aquacole(s) de crevettes . a peine planté la tente il se met a pleuvoir, galere .. heureusement j'ai des bouquins, mais bon.. un petit camp de vacances juste derriere moi, avec des jeunes qui font de la voile et autre.. week end bien pluvieux, j'ai quand meme reussi a faire grillé quelques petits poissons, tellement pluvieux que le marais derriere nous deborde, et que le moniteur du camp vient me voir le soir et me dit qu'ils ont appelés les pompiers pour se faire evacuer, car ils ont 20 cm d'eau dans les tentes ! et me demande si je veux pas etre du voyage? c'est t'y ( excusez je suis au quebec actuellement ) une drole de blague que tu me fais la ? je sors et la ... tabernak ! y a de l'eau partout, j'ai eu la chance de planter ma tente sur une petite bosse ! on se fait evacuer par les pompiers, et on dormira a l'office municipale des sports ( ou un truc comme ca ) pour ce soir, un vrai matelas!! avec un oreiller! le lendemain, on y retourne, la toile de tente est encore la, une bonne partie du chemin a été emporter par l'eau, rendant la couleur de l'eau marron . il est temps de partir..

prochaine etape : voh, et son celebre coeur ( la photo hyper connue vue du ciel ), et aussi ses celebres moustiques, oh tabarouette !! y en a un paquet, le temps de planter la tente et tu deviens le plat principal de tous ces gloutons ! incroyable . je me promene un peu et part demain du coup ! j'aime pas les moustiques..

prochaine etape : poum, la baie est tres jolie, il y a toujours autant de truc a faire .., et pour l'auto-stop c'est toujours 2h d'attente . une nuit et je part je me suis fait emmerder part des jeunes qui n'aimaient pas les blancs...

prochaine etape : poingam, et la c'est vraiment la pointe nord de la grande terre, d'ailleurs ca s'apelle le relais de poingam, tres calme, bien ammenagé, proprios sympas, paumer, enfin cool quoi. j'y passe une dizaine de jours les doigts de pieds en eventailles, quelques balades, a pecher ( ca aussi ca a pas changé ), de petits coquillages se ramasse a la main a 5 cm de la surface du sable, un peu comme les pignons sur la cote vendeenne, il y a aussi une plante grasse qui se mange et qui pullule, les crabes de terre sortent au coucher du soleil ( koh lanta a coup de baton taillé en pointe ) et vous presentent leurs grosses pinces histoire de dire : tu veux te la mettre ? je t'attends . un gros benitier finira dans mon estomac, et la coquille en cadeau a un breton . les raies sont au bord de l'eau, en s'approchant a pas de velour on voit leurs aiguillons noir qui reposent sur le sable . le camping se vide, que se passe t­-il ? une depression approche, ah.. il va encore pleuvoir quoi .. non, non, ici une depression, c'est l'etape d'avant la tempete tropicale ou le cyclone je sais plus de trop, oh p.... et j'ai pas de voiture! les proprios me laisseront dormir dans une chambre en dur, pas fier quand meme, la depression passe a 200 km au nord, mais ca souffle quand meme . au petit matin, ma toile de tente est encore la, ca c'est cool, non c'est le fun pardon. du coup il y a encore plus de moustiques qu'avant, et m... c'est reparti..

prochaine etape : je me rapel plus trop le nom, sur la cote est, au nord mais pas trop, car mosquitos.. voyage plus facile, car au camping j'ai rencontré une francaise qui a une voiture de location, qui flippe toute seule et qui cherche un compagnon de route a l'occas, ca c'est un bon plan !

je me rapelle plus trop des noms de patelins sur la cote est ( apres un mois de voyage seul autour de l'ile le moral a commencé a chuter..), mais je sais qu'il me reste trois semaines, un mois avant mon decollage de noumea pour sydney ..

on s'arrete a hiengene, et sa fameuse poule couveuse, on se separe ici quelques jours plus tard, elle me depose a ma prochaine etape qui est tiendanite, la tribu de jean marie djibaou, située dans la chaine a une bonne 20e de km de hiengene. j'y reste une petite semaine, pas de peche, petites visites dans la montagne avec un jeune de la tribu, baignade dans la riviere, et depart pour la prochaine etape: touho

arrivé a touho je plante la tente, au bord de l'eau encore, rencontre un couple de metros sympas avec leurs enfants, ils habitent sur moindou-la foa sur la cote ouest, ils me proposent de m'arreter chez eux au retour si j'ai le temps, c'est noté . une petite promenade a pied dans les hauteurs pour avoir une belle vue du lagon . de ce coté ci du caillou, la route est tres proche de l'ocean car la montagne "tombe" presque litterallement dans la mer, ca rend la chose plus facile, entre le point de chute du stop et l'acces au camping.

prochaine etape : poindimié, toujours sur la cote est un peu plus au sud, quelques jours en tribu dans la chaine, ils ont un emplacement pour acceuillir les touristes, de petites promenades en montagne, et vamos ..

prochaine et derniere etape sur cette cote : tiakan le camping est une cocoterai ( si ca se dit ? ) a lui tout seul ! beaucoup de vent, donc tout les soirs t'entends des cocos et feuilles de palmiers tomber a quelques m de la toile de tente, pas trop rassurant tout ca.. j'y passe quelques jours, a pecher, me baigner ( dure la vie.. ), et c'est tout .pas de promenade, pas de rencontre.

je repart vers le nord, pour prendre la transversale koné-tiwaka et rallier la cote ouest ou je compte bien aller voir jean-michel et marielle ( le couple de metros rencontré a touho ). pourquoi ne pas continuer vers le sud, vers canala et kouhaha, alors que c'est réputé etre si beau ? simplement parce qu'en tant que blanc qui me promene tout seul en auto-stop j'ai plus de chance de me faire emmerder qu'autre chose dans ce fief nationaliste . he oui ce sont les conseils de kanak que j'ai rencontré, donc je vais les suivre, comme je suivrait le conseil qui m'a été donné le plus souvent par tout le monde, a savoir : evite de trop trainer le week end, les kanaks on le vin tres mauvais, picolent pas mal en fin de semaine, se promenent avec des sabres d'abattis ( sorte de machette ), et meme si t'es un pote ca peut mal finir . on me la repeter tellement souvent que j'ai meme pas pris le temps de verifier, alors vérité ou pas ? je m'y risquerai pas, le seul kanak bourré que j'ai croisé c'etait a yaté, il pesait au moins 120 kg, et avait une dents contre les zoreilles ( c'est nous les blancs, les mechants colonialistes ! ), avait bu au moins 2l de whisky dans sa nuit ( ca c'est juste le whisky ), et parlait tellement mal qu'il faisait honte meme a sa famille, heureusement que les autres etait sobres . l'alcool delie les langues et ca c'est universel.

je passe une semaine chez jean michel et marielle, ca me fait du bien, quelques promenades a velo, un tour dans la tribu la plus reculée de nouvelle caledonie parait -il, la tribu de table rond ou quelque chose comme ca ( désolé.. ), baignade dans des trous d'eau, vol de roussettes au coucher du soleil, ...

et voila mon tour de la grande terre en auto stop, avec mon petit budget est fini et je part retrouver l'oppulence a l'occidentale..

bilan :pas asser de sous donc j'ai raté beaucoup de chose : les iles, activitées aquatiquessorti du "grand noumea" c'est la brousse !la nature est genereuse quant elle est preservéeles kanaks sont sympas, mais certains te font bien sentir que t'es blanc, donc un colonialiste, un voleur de terre.. ( on a nos fachos aussi, et y en dans tout les pays )il fait beau, il fait chaud, les fonds marins sont riches, meme proche du rivagepas grand chose a faire, mais beaucoup a decouvrir du travail, mais emploi local privilegié..du potentiel vous l'aurez comprisl'emboucanement, sorte de "vaudou" local, apparement ca existe vraiment et ca marche..toutes les tribues ont un totem : le geiko, la raie.., ... des rencontes et des contacts de prient ( pour l'avenir ? ) une bonne experience, mais pas assez bonne pour decider de m'installer la bas ( pour l'instant ..)

voila les grandes lignes, j'ai raté beaucoup de chose, j'ai en ai decouvert pas mal, c'est possible de le faire en stop, pas facile mais possible, et avec un petit budget en etant debrouillard et pret a faire des sacrifices. et je m'excuse pour les fautes d'ortographe ( ca a jamais été une vocation )

si ca vous a donnez envie, c'est deja ca.. bon voyage
Location de matériel de camping à Nouméa? (Nouvelle-Calédonie) English translation pending
by Jefferson · 2008-02-20 · 13 replies
Bonjour tout le monde !

Juste une petite question d'ordre pratique ... Je prevois d'aller passer 3 semaines en Nouvelle Caledonie et compte tenu du prix de l'herbegement, je souhaiterai camper tout le long. Mon probleme est que je ne souhaite pas acheter tout le materiel de camping et espere donc pouvoir le louer sur place.

Connaissez vous des endroits a Noumea ou je pourrais louer tente, matelas, et tout le materiel de camping (rechaud, casserole, etc..). ?

J'espere vraiment que quelqu'un aura une reponse pour moi !

Merci d'avance !

Jef
Seize jours à Madagascar English translation pending
by Sisi30 · 2007-09-24 · 23 replies
nous partons a mada le 26 decembre jusqu au 11.01.06. nous devons passer une semaine a tamatave et aimerions avoir des conseils pour la suite de notre voyage. ce voyage est important pour nous car il s agit d un premier retour au source pour notre fils de 8 ans, né a tamatave et d origine malgache. on veut pas se planter et faire n importe quoi à n importe quel prix, et en voir un max en peu de temps. faisant la premiere semaine une halte a tamatave ou nous ferons les pangalanes, ivoloina, les lacs, la ville et ses marches, et jusqu à foulpointe, mais recherchons pour la suite du typique... merci de vos reponses
Iinéraire pour deux ou trois semaines en France English translation pending
by Youkettte · 2007-08-20 · 114 replies
Bonjour je suis nouvelle 🙂

Nous planifions un voyage en France pour 2 ou 3 semaines en juin prochain....

Bon... j'étudie par dessus la tête...

J'étudie les cartes, visite les nombreux sites internet qui parlent de voyages.... me suis achetée les guides du routard de la Provence et celui de la Côte d'Azur mais... plus je lis....plus j'ai des questions

Premièrement, nous nous cherchons un itinéraire

Deuxièmement, nous ne sommes pas trop chauds à l'idée de louer une voiture car la conduite est, paraîtrait-il, très différente de la nôtre ainsi que les routes, surtout dans les grosses villes et c'est là que se trouvent les aéroports...

Mais... si nous ne louons pas une voiture, serons-nous confinés seulement dans les grandes villes? Je sais qu'il y a les TGV... c'est une avenue que je vais explorer...

Serions-nous mieux de choisir 2 villes où il y a un aéroport, se déplacer en car ou à pieds et afin de pouvoir visiter entre les deux, se louer une voiture?

Ah... autre point.... se peut-il que les restos et bistrots soient beaucoup plus dispendieux en Provence et sur la Côte d'Azur qu'au Québec?... Mes références viennent du guide du routard...

Vos commentaires et expériences me seraient d'un grand secours...

Je parles de Provence et Côte d'Azur mais si mon budget ne me permet pas ces destinations, je suis prête à visiter tout pays de l'Europe...

Je ne connais rien, mais rien du tout, au delà de la grande mare...

Que me suggérez-vous? Tout sera en fonction de l'itinéraire...

Ah... oui pour l'hébergement, est-ce vraiment mieux de tout réserver à l'avance, à la journée près ou est-ce facile, rendus sur place, de trouver des hébergements à la dernière minute. Nous désirons voyager en chambres d'hôtes, ce qui est l'équivalent ici du bed and breakfast... Pour nous, les contacts avec les gens sont importants et rassurants...compte tenu que nous sommes néophytes...

Ouf que de questions (gênée)

Merci de vos réponses
Croisière aux Maldives avec Terre d'aventure English translation pending
by Ericlaurence · 2007-08-19 · 2 replies
Bonjour,

Nous voulons faire cette croisière pour notre voyage de noce. Merci de nous donner vos impressions si vous avez effectués cette dernière et des photos pour nous mettre en appêtit Merci par avance Eric😎
Calanques de Marseille English translation pending
by Isaber · 2007-06-11 · 6 replies
Nous serons en juin en Provence et nous n'allons pas manquer l'occasion de voir les calanques. Nous hésitons toutefois entre deux croisières proposées. Laquelle vaut plus le coup que l'autre? La première: départ de Marseille quai des Belges (durée de 4 heures 25 euros) elle fait l'aller retour Marseille Cassis sans escale ou bien celle au départ de Cassis qui nous montre 8 calanques (durée de 1 heure 30, 17 euros) On se demande quelle est la différence entre les deux et laquelle serait le meilleur choix pour nous. On ne fera pas les deux mais bien une seule. S'il y a un écart de 2 heures et demie entre les deux croisières eh bien j'imagine qu'il doit y avoir une bonne raison. Est-ce que la croisière de 4 heures couvre TOUTES les calanques car nous voulons toutes les voir?
Voyage à moto en duo en Corse début juin English translation pending
by Cargol69 · 2007-04-04 · 15 replies
bonjour a tous

voila, nous voulons partir en corce pour 10 jours nous partons le mardi 5 et retour le samedi 16 maxi (nous avons un consert le 18 a lyon) quel est le mieux pour traversser les routes sonts parait il tres dengereuses, est ce vrais, nous savons que celles ci sont tres totueuses, nous avons un shadow 750, est ce la moto ideale!! nous ne voulons pas tous voir, mais bien voir pour nous loger nous ne savons pas encore et bien si quelqun peut nous renseigner un peut ce serait bien

salut a tous j-m et e
Plonger en Corse English translation pending
by Kinoumimie · 2007-03-30 · 2 replies
Bonjour,

Je viens bientôt avoir 25 ans et cela fait 3 ans qu'avec mon ami, on plonge en apnée à St Cast (22). Pour mon anniversaire, il cherche avec ma famille et mes amis à me faire plaisir, et on voudrait donc se faire un week-end plongée (kdo qui me sera donc offert)!!! On habite à Rennes et pour un budget de 1000 - 1200 €, on voudrait partir le week-end du lundi de Pentecôte (du 22 au 25 juin) et s'en prendre plein les yeux !!!! Moi j'ai fais mon premier baptême de plongée en Corse et j'en garde un super souvenir ! Mais où devrait-on aller, quelles plages ??? Et que nous conseillez-vous comme hébergement ???

Vous avez peut-être d'autres destinations à nous conseiller en sachant que c'est pour un week-end et que notre budget c'est tout compris (voyage, dodo, manger ...). Merci pour toutes vos infos, une dernière précision, on ne fait que de la plongée en apnée car je fais de l'asthme d'effort, donc c'est important pour moi que ce soit des bons sites pour les plongeurs en apnée !!!

Un grand merci😉 pour vos infos !
Où partir trois-quatre jours en Europe avec deux jeunes enfants? English translation pending
by Louwe · 2007-02-05 · 8 replies
Hello,

J'avais laissé un post c/un petit voyage à Amsterdam avec nos deux garçons de 5 ans. En fait, je cherche une destination pas trop lointaine par rapport à la Suisse, où on pourrait faire un aller en avion et un retour en train de nuit. Amsterdam me semblait convenir, et puis j'ai beaucoup aimé cette ville. Seulement j'ai l'impression, après avoir lu quelques discussions, que ce n'est pas forcément la destination idéale avec des enfants, rapport aux activités que l'on peut faire avec eux. L'important, c'est qu'il y ait des parcs, des endroits style aquarium, des possibilités de passer des journées détente sans courir visiter.

Nous ne sommes pas fixés sur un mois en particulier, je pensais à mai, juin ou septembre, octobre.

Avez-vous des idées ?

Merci d'avance
Une semaine en train dans le sud de France English translation pending
by Limas · 2007-01-27 · 9 replies
où dois-je visiter dans le sud de france? je fais des études à toulouse; j'ai une semaine de vacances entre les deux semestres, et j'ai un eurrail pass pour le train, mais je sais pas où je veux aller. j'ai pas de voiture.. j'ai déjà visiter la plupart d'Aquitaine, Albi, Carcasonne, Narbonne, et Nice.. alors.. pays basque? où? ou provence? ou côte d'azur?

merci en avance..
Plongée à Sihanoukville au Cambodge English translation pending
by Jcharparis · 2006-11-06 · 11 replies
bonjour à tous nous partons enfin plus que quelques jours de labeur.

Finalement nous commencons notre séjour de Bangkok, en direction de Sinahoukville. Quelqu'un a-t-il déjà plongé là bas ? Nous avons envie de profiter un peu de la mer et restons 3 jours.
Créer une entreprise à Madagascar English translation pending
by Basse · 2006-09-12 · 19 replies
Bonjour je recherche une personne qui serai eventuellement interessé par un projet d'investissement en commun a madagascar, ayant un projet en main, ou desirant en developper un. le but est de creer son entreprise et de vivre sur place Ou aider a prospecter sur Madagascar pour identifier un projet realisable. si vous etes sur place ou vous souhaitez y creer unenetreprise local conactez moi Mr Alain BASSE

aera12th a r o b a s e y_a_h_o_o point FR
Température à Phuket ou à Ko Samui présentement? (fin juillet) English translation pending
by Bellocatzo · 2006-07-31 · 22 replies
Salut à toutes et à tous ! Profitons joyeusement de ce forum qui nous relie à tous les points du globe. Y a t i l des membrres de vf actuellement sur Phuket et alentours ou sur Samui et alentours (Tao, Phan gan). Faites nous rêver, ou pas.. Il fait quel temps là bas ???
Travailler comme guide de pêche à Madagascar English translation pending
by Sly17 · 2006-07-26 · 14 replies
je souhaite partir quelques mois a madagascar et afin de financer mon voyage, je recherche un petit boulot a madagascar dans la pêche sportive en tant que guide et accompagnateur afin d'acceullir la clientele francaise mais aussi etrangere! j'ai une experience en tant que guide de 4 ans avec quelques voyage notamment au mexique, egypte, djibouti, irlande.... je suis a l'ecoute de toutes propositions! mail: sly17@club-internet.fr

a bientot
Hôtel à Aïn Benian (Algérie)? English translation pending
by Louisgab · 2006-05-16 · 20 replies
bonjour, je cherche à savoir s'il existe un hotel à Aïn Bénian ou dans ses environs très proches. Ma famille est en effet de Guyotville et je souhaiterais y venir qq jours pour découvrir les lieux de leur jeunesse. merci d'avance, guillaume
Bus pour les calanques de Marseille English translation pending
by Laurence020 · 2006-05-16 · 10 replies
Bonjour!

Pour voir les calanques de Marseille, quel autobus doit-on prendre et d'ou part-il? Merci!

Laurence
Calanques de Cassis (France) English translation pending
by Momi52 · 2006-04-25 · 5 replies
bonjour, qui me donner des renseignements sur la distance, la difficulte, le temps qu'il faut et les moyens de bivouhac pour partir des goudes (au depart de Marseille) et arriver a Cassis. trois jours sont ils suffisants. Merci a tous et bonnes balades😏
Destinations pour les grandes vacances? English translation pending
by Sofymusic · 2006-04-25 · 13 replies
ça y est nous y voici ! il est grand temps de reserver des vacances pour les enfants, 4 et 9 ans, qui tous les jours vous posent la question alors ou çé qu'on va cet été ????? bein, on sait pas encore !!!! ou etre surs de trouver le soleil, la plage a 30 metres, un mini club, des piscines correctes, une qualité de bouffe minimale et le tout pour moins de 3000 euros en formule inclusive ???? on a deja fait le maroc, la tunisie, les canaries, l'italie, l'espagne, l'egypte....on ne veut pas la turquie... H E L P !!!!!
Toujours des méduses à Carry et Marseille? English translation pending
by ZeBadGuy · 2005-09-01 · 18 replies
tout est dans le titre. pou ceux qui sont pas au courant, je vous conseille de faire gaffe avant de sauter à l'eau du coté de marseille, cassis, carry, etc... J'ai testé poru vous, les piqures de méduse ça afit mal
Tarif d'une journée de pêche au Costa Rica? English translation pending
by Baltick · 2005-07-28 · 4 replies
Bonjour, avec mon mari, nous allons nous rendre au costa rica en janvier. Nous aimerions savoir les tarifs d'une journée (ou demi-journée) de pêche au gros du côté de Samara. Pensez-vous qu'il y a beaucoup de poisson à cette période ? 😛 Merci !
plongée aux Maldives English translation pending
by Turquoise64 · 2005-03-23 · 9 replies
Bonjour.

Mon mari et moi adorons la plongée (palmes masque tuba). Nous aimrions beaucoup avoir quelques tyuaux!!!

Mon rêve serait Rihiveli. Les tarifs les moins chers sont au mois de juin. Est-ce qu'à cette pèriode le temps est si mauvais que ça. Nous ne parlons pas très bien l'anglais, est-ce un gros handicap?

Certains d'entre vous sont-ils partis en réservant eux mêmes leur voyage sans passer par un tour opérator? Est-ce vraiment intérressant?

Bref!!!! Je prends tous les renseignements que vous voudrez bien me donner et qui peuvent vous paraître utiles.

Merci d'avance à tous
peche a madagascar English translation pending
by Tony13 · 2005-03-10 · 10 replies
😉 salut..je serais a tulear a partir du 16 mars, j aimerais avoir des conseils sur le materiel que je dois emporter . je precise que c est pour la petite peche cotiere (pas la peche au gros) merci d avance😉
11 jours en Corse avec bébé: le Nebbio et Porto Vecchio English translation pending
by Desman · 2020-08-14 · 1 reply
Bonjour voici un petit compte-rendu rapide de notre séjour en Corse en cet été 2020 un peu particulier. On le repétera jamais assez : c'est LA bonne année pour découvrir la Corse en haute saison. Le plus dur sera peut-être d'arriver à mettre le pied en Corse, les vols et ferrys étant en service minimum cette année. Mais une fois là-bas vous pourrez découvrir la Corse sans la foule. Plages de rêve, restaurants, hôtels, gîtes à moitié vide... La Corse sans personne en plein été ? Vous en rêviez la covid l'a fait !

Seul dans l'eau à Palombaggia, qui l'eût cru ?

Nos points de chute : Berbi Rosse (gîte) à Saint-Florent/Oletta On a adoré. On recommande. Hôtes très accueillants et disponibles. Prêts à rendre service si besoin. Gîte 1 chambre bien rénové, tout en bois. Moustiquaires aux fenêtres :) Belle terrasse ombragée. Terrain arboré. Pas au bord de la mer mais bien situé, à 5 minutes de la plage en voiture, à 2 min du supermarché.

Lisa Maria (centre de vacances) à Favone Bof. Côté plus : Appart correct et grand. Avec clim. Belle piscine et presque personne ;) Côté moins : Pas de wifi ! Meubles pas adapté à la loc. (3 penderies dans le logement et aucune étagère... euh c'est pour les costards des vacanciers? ) Route dangereuse à traverser pour aller à pied à la plage. Grande terrasse mais orientée plein sud. Même avec le parasol après 11h le matin c'est surchauffé. Bon plan : logements numéro 53 et 54 ont la terrasse ombragée ;) Pas mal situé si vous voulez faire surtout de la plage ou rester aux environs de Porto Vecchio. Pour visiter le sud c'est un peu excentré : Bonifacio à 1h de route, Cucuruzzu 1h30, Palombaggia 50 min...

Déplacements Europcar Nombreuse voitures, pas de pénurie. La flotte est constituée de Renault neuves. RAS si ce n'est que le siège bébé ne correspondant pas à mes attentes en matière de sécurité. Toutes les voitures proposées à la loc sont compatibles isofix (ce qui pour moi est le miminum en matière de sécurité) mais les sièges proposés sont avec le vieux système d'enfilade de la ceinture...

Volotea Le gros point noir du voyage Vol retour Bastia-Toulouse annulé sans nous en informer !!! Je m'en suis rendu compte en me connectant pour imprimer les cartes d'embarquement du vol aller 3 jours avant le départ. Pratique tout simplement inacceptable ! Panique à bord : Car notre réservation a été reportée sur un autre vol 2 jours plus tôt. Sans aucune option : ni bagages, ni sièges, ni bébé ! J'essaie de les remettre moi-même via le site internet mais notre dossier est bloqué, avec une mention "en attente". Il faut trouver une autre solution. Pas de chat disponible, il reste donc le téléphone. Je passe donc la journée de vendredi au téléphone pour essayer de joindre Volotea. Une dizaine d'appel plus tard, et 52 euros de facture de téléphone !, je réussis finalement à avoir quelqu'un pour faire rétablir les options manquantes. J'en profite pour changer la date. On rentrera 2 jours plus tard que prévu, au lieu de 2 jours plus tôt. Ce n'est pas cette bande de goujats qui nous gâchera les vacances. Rester 2 jours plus longtemps est plutôt positif in fine. Mais c'est bien la seule chose comparé aux emm**des engendrées, car il faut aussi modifier la loc de la voiture, trouver un hébergement...Et accessoirement rallonger d'une cinquantaine d'euros car cette date est plus chère.

Arrivés à l'aéroport de Toulouse on se présente à l'embarquement : pas de bébé enregistré ! Et l'employée ne peut pas le faire sur son ordinateur, il faut aller au comptoir Volotea à l'autre bout du hall ! Re-panique à bord. C'est semble t-il un oubli de la personne que j'ai eu au téléphone. Mais cela s'arrange... moyennant 30 euros à payer sur la champ. Ah bon mais dans ma réservation initiale (que j'avais pris le soin d'imprimer) il y a bien un bébé avec 2 adultes. Mais apparemment ce n'est pas le problème de l'employée de l'aéroport. Il faut payer pour pouvoir décoller, et faire réclamation plus tard. Donc en gros on pays ou pas de vacances... L'employée me précise qu'il faudra faire la même manip avant le vol retour, donc ne pas oublier d'arriver un peu en avance à l'aéroport de Bastia.

Vol retour : je vais donc au comptoir Satab (qui regroupe et sous-traite les services pour plusieurs compagnies aériennes). L'employée rajoute bébé dans le dossier avec l'aide d'une collègue car visiblement elle ne sait pas comment faire. Comme je m'y attendais il faut de nouveau payer 30 euros... On se présente au comptoir d'enregistrement, et là coup de théâtre : pas de bébé dans le système informatique ! J'explique à l'employée la manip que j'ai faite 15 minutes avant au bureau Satab. Elle me répond que le bébé est dans le dossier mais n'a pas de carte d'embarquement. Il faut donc retourner au bureau et payer pour pouvoir faire embarquer bébé !!! Re-re-panique à bord, et surtout beaucoup d'énervement ! Je tape du poing sur la table, ou plutôt de la paume sur le comptoir ! (oui ça fait un peu mal, mais ça marche) Tout en exprimant clairement mais poliment que j'en ai marre de leurs histoires, que c'est pas moi qui ai annulé le vol retour est foutu le b*rdel dans notre dossier où plus rien n'est à la bonne place. La panique change de camp. Elle me répond qu'elle doit aller voir sa superviseur. S'en suivra plusieurs aller-retour entre son poste et celui de sa superviseur, l'air visiblement perdue, cela pendant 40 minutes... 40 minutes à regarder ce spectacle qui aurait pu être comique si nous n'avions pas un bébé fatigué dans les bras. A la décharge de cette employée visiblement débutante sa superviseur ne l'a pas beaucoup aidé. Cette dernière n'a pas daigné se lever une seule fois pour venir voir par elle même l'écran ou le dossier... Finalement nous embarquons sans rien payer de plus. Vol retour sans encombre mais Volotea c'est fini pour nous. Avec bébé plus jamais ! En cas de problème site internet inefficace et SAV inexistant.
Retour aux Marquises: les îles méridionales Hiva Oa, Tahuata et Fatu Iva English translation pending
by Vaikeaiti · 2020-08-07 · 34 replies
INTRO En ces temps épidémiques troublés, la Polynésie Française - et en particulier l' archipel des Marquises - ont des atouts exceptionnels en matière de tourisme. A ce jour, l' épidémie de Coronavirus a juste effleuré le Territoire -presque uniquement Tahiti et Moorea - dont les îles éloignées ont été strictement confinées dès le départ, les offres sanitaires et hospitalières sur place étant très limitées. Pour l' instant, la situation est sous contrôle. Le tourisme retrouve lentement ses marques depuis la mi-juillet. Il s'agit actuellement plus de tourisme local que de tourisme international, bien que la destination Polynésie / Marquises soit attirante : beauté et unicité des paysages, authenticité d'un archipel, certes situé à 4 heures d'avion ATR de Tahiti, mais que l' on peut facilement découvrir en solo et donc en dehors de la très onéreuse croisière sur l' Aranui, sécurité physique mais aussi sanitaire. Les Européens - dont une majorité de Français - arrivent... Ils avaient déjà leurs billets depuis des mois et l' entrée sur le territoire est facilitée. Nous devions faire ce second voyage aux Marquises en mai dernier, mais il fut annulé jusqu'à la reprise progressive des vols en interne. Nous avons simplement acheté un billet Air Tahiti en ligne, sans utiliser le Pass Marquises qui ne permet pas de visiter les deux îles les plus méridionales, à savoir Tahuata et Fatu Iva, dépourvues d'aéroport. On ne peut y aller qu' en bateau, en excursion à la journée ( ou plus bien sur ) pour Tahuata et en navette municipale au départ de Hiva Oa pour aller à Fatu Iva. Les horaires changeant fréquemment, la première chose à faire est de se renseigner sur les jours de passage vers Fatu Iva. En ce moment, il y en a trois : le lundi ( départ à 2 heures du matin ), le mardi ( départ à 6 heures ) et le samedi ( départ à 6 heures également ). Mais tout cela aura peut-être changé dans 3 mois. Il faut donc une stratégie d'approche ! On peut rajouter la visite de ces deux îles à celles qui sont incluses dans le Pass, à savoir Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa. Prévoir alors une extension de 8 jours environ, à partir de Hiva Oa. Pourquoi vouloir absolument visiter ces deux îles peu accessibles ? Justement parce qu'il faut les mériter ! Elles demeurent très différentes. L' une, Tahuata, a un lagon, des plages de sable blanc, des falaises abruptes, des baies échancrées ourlées d'une végétation luxuriante, des couleurs uniques dans les bleus et turquoise et culmine à plus de 1000 mètres. L' autre, Fatu Iva , est une beauté sauvage et altière avec ses à-pics qui dévalent vers l' océan bleu outremer ( ou 'moana' en tahitien ), connue surtout pour sa fameuse baie des Vierges, considérée par beaucoup - en particulier les navigateurs - comme la plus belle île de Polynésie. Dans mon premier carnet sur les Marquises, j' avais déjà mentionné notre séjour à Hiva Oa, un peu trop court. Cette fois, entre notre arrivée et notre retour, nous passerons 4 nuits à Hiva Oa et 4 nuits à Fatu Iva. Une journée et demie sera consacrée aussi à Hiva Oa. Avant de partir à la découverte de ces îles polynésiennes lointaines et peu visitées, quelques chiffres édifiants qui montrent que les Marquises ont échappé de peu à l' oubli, à la perte de leur identité singulière et à la disparition de leur culture. L' archipel comptait 20000 habitants en 1842, seulement 2000 en 1920, environ 8000 actuellement en 2020. Au début des années 1920, c'est grâce à la politique nataliste du Dr Rollin, administrateur des Marquises de l' époque, que la situation commença lentement à s' améliorer. Ensuite et paradoxalement, ce fut un évêque, Mgr Lecleac'h, qui s'érigea en animateur engagé du réveil identitaire, via la sauvegarde du patrimoine, la reconnaissance de la langue marquisienne ( et non tahitienne ), les danses ( jugées trop lascives par les missionnaires ), les chants, le tatouage, enfin l' artisanat inspiré des motifs et des symboles de la culture ancienne. L' icône du renouveau marquisien est sans conteste le tiki, demi-dieu et créateur de l' homme. En lui réside la divinité et les ancêtres légendaires.



TAHUATA ou Île Lumière

DANS LA LEGENDE DES MARQUISES C' est la plus petite île habitée des Marquises dont le nom signifie l' aube en marquisien. J' aurai, plus tard, l' occasion de revenir sur la légende de la création des Marquises : dans cette légende, Tahuata représente le dernier acte de la construction avant l' aube. La symbolique de son nom est liée à l' arrivée de la lumière du jour, signifiant la fin de la construction de la 'Grande Maison', alias l' archipel des Marquises.

UN PEU DE GEOLOGIE Tahuata et Fatu Iva sont soeurs géologiquement parlant. Ce sont des îles plus jeunes que celles du nord de l' archipel ( de 5, 5 millions d'années au Nord-Ouest à seulement 1,2 million d'années au Sud-Est ) L' activité volcanique passée s' est matérialisée sous la forme de volcans dits boucliers, différents des volcans hawaiïens ou tahitiens, qui , suite à des secousses sismiques violentes et répétées, se sont peu à peu effondrés, disparaissant sous les flots de la moitié voire davantage des boucliers initiaux. Résultat : les calderas sont imbriquées l'une dans l' autre , la caldeira initiale étant dotée d'un volcan interne plus petit et plus récent. C 'est le cas à Fatu Iva par exemple.

UN PEU DE GEOGRAPHIE

Située à seulement 4 kms de Hiva Oa , on ne peut rejoindre Tahuata que par mer après 40 à 60 mn de navigation selon le temps ( il existe un catamaran communal, le Tahuata Nui mais qui est souvent en panne pour une durée indéterminée... ). On choisira entre l' excursion à la journée ou le passage simple en speedboat privé, assez cher. Ou si l' on doit résider à Tahuata, on s'arrangera au préalable avec la pension de famille choisie pour discuter des modalités et du prix de la course aller-retour entre Tahuata et Hiva Oa. Le canal dit du Bordelais qui est emprunté par les bateaux peut être extrêmement agité par des courants violents et rallonger un peu la course. (Petite digression sur ce fameux canal du Bordelais... Qui est donc ce Bordelais ? Un certain Joseph Capri ( ou Kabri ou Kabris ), originaire de Bordeaux même, initialement matelot de son état sur un bâtiment baleinier qui fait naufrage sur la côte de Nuku Hiva. Kabri , capturé par les guerriers du roi anthropophage de NH, s'apprête à mourir et à finir rôti à la broche, mais est sauvé in extremis par la fille du roi qui demande sa grâce. Celle-ci est accordée, il épouse la belle dans la foulée, le roi tatoue son gendre lui-même, lui offre des parures en tapa et mousse et le nomme grand juge du pays. Il tue, torture, garrotte, découpe en morceaux. Il pacifie à sa manière ! La vie est douce et belle, il a six enfants de sa princesse marquisienne ... Et puis un jour où il sommeille dans la nature, il est kidnappé par le navigateur russe Krunsenstern qui, à coups de knout, le ramène au navire puis à St Petersbourg pour y être interrogé et jugé. Kabri parvient à s' échapper vers Paris, demande à rencontrer Louis XVIII qu'il traite comme son cousin. Ce dernier - contre toute attente - le reçoit et lui donne un peu d'argent, mais la chance a définitivement tourné pour Kabri qui se retrouve à Valenciennes, gagnant son pain comme bête de foire. Il mourra à 42 ans, épuisé et sans avoir pu repartir vers son île marquisienne et vers sa famille nombreuse. Les autorités lui éviteront post mortem l' infamie d'une exhumation et d'un empaillage, son tatouage corporel et facial ayant conquis un amateur !!! JB Kabri le Tatoué, dessin publié dans le livre de Von Langsdorff

Retour à Tahuata... L' île n'est entourée que partiellement de récifs coralliens ( comme Mangareva aux îles Gambier ) , et est agrémentée de magnifiques plages de sable blanc, en particulier celle de Hanamoenoa. Avec ses versants escarpés se terminant en falaises, des vallées étroites et profondes ouvrant sur des baies échancrées à la végétation dense telles celles jumelles de Iva Iva Nui et de Iva Iva Iti, Tahuata surprend et attire. ' C'est une des rares fois où j' eus le désir de posséder de la terre ', écrivit en son temps le navigateur Alain Gerbault, conquis par une île qu'il qualifiait d'enchanteresse. Son relief est très accidenté et les communications terrestres - sur des pistes improbables - entre les vallées sont difficiles. L' île culmine au Mont Tumu-Mea-Ufa à 1050 m. Sa superficie est de 60 km2, avec une population de 650 à 700 habitants environ. L' île comporte 4 villages : Vaitahu, petit port historique, avec son église aux murs de galets et un magnifique vitrail, son musée d'art et d'histoire, et sa proximité avec des sites archéologiques; Hapatoni, autre village avec sa voie pavée ou ' allée de la reine ', construite sur ordre de la reine Vaekehu II au 19ème siècle, bordée d'arbres centenaires de tamanu plantés par les anciens , et ses ' me'ae ' ( ou ' marae ' en tahitien). Egalement Motopu et Hanatetena, deux plus petits villages. Il y a d'autres chemins pavés dans l' île, à Hapatoni en particulier, et des pétroglyphes à Hanatahua. On peut donc passer plus d'une journée à Tahuata, y séjourner dans l' une de ses pensions. Les chemins et pistes de l' île se prêtent parfaitement à la randonnée pédestre.

UN PEU D HISTOIRE

Plusieurs édifices du village de Vaitahu commémorent un passé souvent tragique. On peut y voir les trois stèles érigées en souvenir de l' arrivée des Espagnols en 1595, puis de celle de militaires français en 1838 et enfin de la prise de possession de l' archipel par l' amiral Abel Dupetit-Thouars en 1842. Alvaro de Mendaña y Neira jeta l' ancre à Vaitahu en 1595, un premier contact avec ceux que l' on appelait à l' époque dans les mers du Sud et ailleurs ' les naturels ' qui tourna rapidement au massacre par les soldats espagnols de 200 villageois, guerriers et civils mélangés. On peut comprendre, dans ce contexte, que l' arrivée d'Occidentaux au 18ème siècle et au début du 19ème siècle ait suscité beaucoup de méfiance, d'animosité et d'hostilité de la part des habitants de Tahuata, et des autres îles également. Les premières tentatives d' évangélisation protestante d'abord en 1797 puis catholique en 1839 se soldèrent par un échec retentissant ( le gouvernement français avait l' habitude d'envoyer les missionnaires en éclaireurs afin de tâter le terrain.. ). Le religieux ayant failli à sa mission, il restait donc le politique et le militaire : l' expédition Dupetit-Thouars arrive en vue de Tahuata mi - avril 1842. Les Français sont dans un premier temps plutôt bien reçus par le chef / roi Iotete qui a récemment subi la pression de la marine américaine et qui se dit que la France le protégera. On attribue donc un terrain en hauteur aux Français pour la construction d'un fortin et d'une garnison. Dupetit-Thouars veut aller vite et propose à Iotete de se mettre sous la protection du roi de France, Louis-Philippe. Iotete accepte et, le 1er mai, est organisée une cérémonie pour la prise de possession officielle des îles Sud de l' archipel des Marquises - et par extension de tout l' archipel - par la France en pr��sence des missionnaires et du neveu de Iotete, Maheono, également chef de Hanatetena. Et puis rapidement, un malaise grandissant s'installe, l' ambiance se dégrade, Iotete devient peu accommodant et versatile, ne supportant pas de se voir privé de son autorité de chef incontesté. Il fugue dans la montagne, organise la résistance aux Français que l' on vient pourtant de fêter, et finit par assiéger le fortin à moitié achevé avec ses guerriers. Résultat : des morts et des blessés des deux côtés et un chaos inattendu. Après palabres et promesses, l' amiral, fidèle à sa stratégie initiale, convainc Iotete - contacté et ramené à la raison par son neveu - de revenir à la table des négociations, et les termes d' une paix durable sont établis définitivement. Iotete a tenté de lutter mais a perdu et la guerre et son pouvoir, son ' mana '. Il mourra l' année suivante, une fin triste et sans avenir pour un chef qui ne sera pas élevé au rang de dieu le jour de ses funérailles.

Prise de possession officielle de Tahuata De g. à d. : Maheono, Iotete ( en habit militaire d'apparat à galons d'or époque Louis XV ), le père Baudichon, Abel Dupetit-Thouars

Iotete le 1er Mais 1842 ( portrait par Max Radiguet ) Iotete le 1er mai 1842 ( portrait par Max Radiguet )

Maheono, neveu de Iotete et son saisissant tatouage facial

Guerriers marquisiens 19ème siècle

L' amiral repart bientôt sur son navire La Reine Blanche vers Tahiti où il va obtenir le 9 septembre 1842 de la reine Pomaré IV son acceptation formelle de placer son île sous protectorat français. C' est ainsi que Les Marquises alias La Terre des Hommes ( ou Te Fenua Enata en marquisien ) devient la première colonie française dans le Pacifique Sud un peu avant Tahiti.

FAUNE ET FLORE Depuis sa disparition de Hiva Oa, suite à l' introduction malheureuse d'un rapace nocturne, le grand-duc de Virginie ( ou Bubo Virginiasus en latin ), la seule population survivante de ' pahi ' ou martin-chasseur des Marquises, vit à Tahuata, en grand danger d'extinction, car en déclin lent mais constant. il ne resterait que 300 individus au mieux. La destruction du grand-duc est autorisée à cause de son impact fatal sur la faune aviaire locale. Des excursions à pied et à cheval, en excursion à la demi-journée ou à la journée entière, à la découverte du ' pahi ' sont possibles. Contacter le comité de tourisme de Tahuata.

ACTIVITES TRADITIONNELLES

Il y a à Tahuata plusieurs centres d'artisanat et ce dernier est le plus réputé des Marquises, en particulier pour la sculpture sur os. Dans l' île, on est souvent sculpteur de père en fils; les hommes travaillent le bois de rose, l' os de cheval, de chèvre et de mouton et le rostre d'espadon. Dans la vallée d'Hapatoni, ce sont surtout d' expertes sculptrices qui sont à l' oeuvre, souvent depuis des années. Au travail de l' os ou du rostre d'espadon, elles ajoutent la confection de bijoux originaux. La culture du coprah est bien présente à Tahuata et permet aux agriculteurs de gagner un revenu fixe. Les cultures vivrières et les récoltes d'agrumes tels les pamplemousses, très réputés permettent l' autosuffisance alimentaire des habitants de l' île et un peu d'exportation vers le marché et les supermarchés de Papeete ( via la diaspora marquisienne installée à Tahiti ). Pêche et chasse participent également, pleinement, de ce désir d'autosuffisance. La nature est généreuse et tout pousse à profusion et l' on vit simplement mais plutôt bien à Tahuata comme ailleurs aux Marquises, d'autant que désormais, les cargos mixtes apportent régulièrement de Tahiti ce qui manque aux îliens.

Fatu Iva L' île de tous les superlatifs / L'île érotique





Guerrier marquisien tatoué originaire de Fatu Iva 19ème siècle On notera sur sa poitrine les motifs reconstitués d'une tête de tiki, que l' on retrouve aussi sur la crosse du casse-tête ( ou ' u'u ' en marquisien ), arme réservée au guerrier. Cette tête est supposée augmenter le ' mana ' ( alias la puissance ), les yeux en amande évoquent cette puissance surnaturelle tandis que la bouche étirée où apparaissent parfois langue et dents, est censée défier l' adversaire.

SELON LA LEGENDE Dans la légende de la construction de l' archipel des Marquises, selon laquelle chaque île est partie intégrante de la Maison des Dieux, Fatu Iva représente la toiture faite de 9 ( Iva ) tresses ( Fatu ) de feuilles de palmier. Elle s'est aussi appelée Santa Magdalena, nom donné par Alvaro de Mendaña en l' honneur de la sainte du même nom.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Fatu Iva est une île située à 75 kms de Hiva Oa, d'une superficie de 84 km2. Longue de 10 kilomètres et large de 4, elle a la forme d'un croissant ou d'un haricot. Elle culmine au Mont Touaouoho à 960 mètres et héberge une population d'environ 600 habitants. C' est l' île la plus australe de l' archipel, la plus isolée aussi car il est impossible d'y construire un aéroport en raison du relief accidenté ou même un aérodrome comme à Ua Pou par exemple. C' est aussi la plus pluvieuse, étant la plus proche du tropique du Capricorne. Les pluies étant abondantes, l' île est recouverte d'une végétation luxuriante en particulier en son centre où prospère une forêt primaire tropicale dense. C' est aussi l'île la plus sauvage et la plus spectaculaire de l' archipel. Géologiquement parlant, elle est constituée de deux caldeiras volcaniques enchâssées l' une dans l' autre. La première date de 2 millions d'années environ, la seconde, deux fois plus petite est née d'une énorme éruption, comme en témoignent les massives chandelles basaltiques qui montent au ciel tout autour de la baie de Hanavave, dite baie des Vierges. Initialement appelée baie des Verges par les Marquisiens, elle a été rebaptisée par de pudibonds missionnaires, effarouchés par l' imagerie locale et ses sous-entendus. Fatu Iva n' a que deux villages situées chacun sur le bord extérieur des deux caldeiras : Hanavave aux colonnes basaltiques et Omoa, chef-lieu de l' île , village surplombé par un piton rocheux qui surprend par son profil rappelant la tête d'un moai de l' île de Pâques.

UN PEU D'HISTOIRE Comme les autres îles de l' archipel, Fatu Iva fut initialement peuplée par des Polynésiens venus de l' ouest. Les rivalités entre tribus étaient au départ incessantes et donnèrent lieu à des batailles sanglantes. C' est en juillet 1595 que l'île - tout comme celle de Tahuata - fut abordée pour la première fois par un occidental, le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña de Neira , le premier du genre à avoir établi des contacts avec des populations polynésiennes. Mais il n' y débarqua pas. Il crût tout d'abord avoir découvert les Iles Salomon, le but ultime de son voyage, mais se rendit rapidement compte qu' il avait découvert une nouvelle terre dans un archipel d' îles auxquelles il donna le nom de ' Marquesas de Mendoza ' pour remercier le Vice-Roi du Pérou - alias Garcia Hurtado de Mendoza y Maurique, IV marquis de Cañete - qui l' avait aidé à monter et financer son expédition, et pour honorer en même temps son épouse et ses filles. En 1935, l' anthropologue norvégien Thor Heyerdahl - et futur aventurier du Kon Tiki - aborda Fatu Iva avec l' idée bien ancrée d' en faire son éden. Il y vécut un an avec sa femme, d'abord à Omoa, puis à Ouia, une vallée inconfortablement située sur la côte au vent et désormais retournée à l' état naturel, ayant été abandonnée par ses quelques habitants. Heyerdahl avait à l' époque avancé l' hypothèse erronée que les Maori descendaient des Indiens d'Amérique du Sud alors qu'ils sont originellement arrivés en pirogue de l' Asie du Sud-Est, et plus particulièrement de Taïwan. ( Je vous renvoie à mon carnet sur Taïwan où j' aborde ce sujet )

De 1960 à 1966, une majorité d'hommes de Fatu Iva partirent travailler au CEP de Mururoa, participant ainsi de l' émigration économique ayant commencé à l' époque, et s'étant poursuivie jusqu'à nos jours, les perspectives en termes d' emploi étant plus que limitées si l' on ne veut pas rester ou devenir agriculteur ou coprahculteur comme ses parents ou grands-parents.

FAUNE ET FLORE L' île est une terre d'abondance pour les agrumes, les fruits en général et les fleurs... Tout pousse ou presque. Elle possède une espèce endémique très menacée aujourd'hui : le Monarque ( ou oma'o ke'eke'e en marquisien ', dont il ne restait il y a peu que 6 couples au monde ! Le rat noir et le chat haret ont littéralement décimé cette espèce, dévorant oeufs, oisillons et même femelles en couvaison. Un programme de sauvegarde de l' espèce a été mis en place, avec des résultats encourageants, le nombre de couples ayant augmenté ces dernières années.

ECONOMIE L' île est ravitaillée uniquement par bateau. Une unique route partiellement bétonnée des deux côtés, et partiellement à l' état de piste, et longue de 17 kilomètres relie les deux villages. On peut également aller d'un village à l' autre par la mer en un quart d'heure de navigation. Le secteur primaire prévaut à Fatu Iva, en particulier la culture du coprah, et puis la pêche au thon, à l' espadon et au thazard. On y a cultivé le noni à outrance à une certaine époque mais celle-ci est un peu révolue, les bienfaits miraculeux du noni n' ayant pas vraiment été prouvés scientifiquement. Comme à Rurutu, on a abandonné la culture du café qui était pourtant prometteuse il y a une quarantaine d'années. En revanche, on trouve davantage de vergers et des vanillières. La chasse aux cochons et aux chèvres permet l' auto-suffisance en viande quand le ravitaillement venu de Tahiti vient à manquer ou arrive irrégulièrement. L' artisanat s'est développé grâce au tourisme et aux expositions semestrielles organisées à Papeete. La spécialité - principalement féminine - de Fatu Iva est le tapa dont les dessins s'inspirent des anciens tatouages marquisiens. La sculpture sur bois ou os ou noix de coco est plutôt réservée aux hommes, nourrie des anciennes figures et des symboles centenaires : tikis sculptés en bois de rose ou en bois noir, casse-tête, plats de présentation.

Suivez-moi en page 2.....
The most beautiful mountain hikes in France?
by Jerome72 · 2020-07-09 · 65 replies
Hi everyone,

I usually travel abroad in the summer, but given the circumstances, I think this year I’ll be staying in France. I’d love to know which places you’d recommend for the most stunning mountain landscapes and the best hikes.

Thanks in advance for your help!

😉
Du nord au sud de l'archipel philippin avec un détour par Singapour English translation pending
by Rjulie95 · 2020-03-21 · 262 replies
Bonjour,

Ce carnet qu'en principe je n'aurais pas du faire, il m'a été soufflé par certains membres de VF et en ces temps troublés de Covid-19, nous en avons justement du temps, quoi que pour certains pour une fois ils croulent sous le travail (il se reconnaîtra 😇)

Je vais vous conter (un bien grand mot pour moi, vu que je ne suis pas très à l'aise avec les mots) ce périple vous amènera à Banaue et ses magnifiques rizière en terrasses, au sud sur l'île de Siargao et au centre à sur l'île de Panglao

Il n'y aura pas d'animaux pétrifiés, de rochers à perte de vue et de champignons hallucinogènes (elle se reconnaitra)

Il a commencé par un vol à destination de Manilles via Doha,



Une photo qui aurait eu sa place sur sans problème sur passenger shaming, ils nous a fait une très grande prestation jusqu'à Doha





On se retrouve bientôt à Manille 🙂
L'archipel des Tuamotu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-10-19 · 22 replies
ANA'A , L'ÎLE FABULEUSE

INTRODUCTION AUX TUAMOTU

Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.

DE L'USAGE DU COCOTIER

Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.

Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.

INTRODUCTION A ANA'A

UN PEU DE GEOGRAPHIE

L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.

A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.

Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.

Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.

LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.

La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.

Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.

Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.

La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.

L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.

Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.

On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.

L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.

UN PEU D HISTOIRE

Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.

L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.

C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.

ANA'A AUJOURD'HUI

L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.





Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.

DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...

NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.

Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !

17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.

















Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.







Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.



Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.

18 octobre

Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.

19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.









La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.



Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.

Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !





On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.

Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.



Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...



Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.

Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.

Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.

20 octobre ( dimanche )

Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.

On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.

Suivez moi en page 2...
L'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte English translation pending
by Valmichel86 · 2019-10-08 · 55 replies
Jour1 : dimanche 25 août 2019 Introduction J'avais pensé appeler ce carnet "l'Abruzzo, une région qui gagne à être connue", mais ce titre est déjà pris par un carnet sur la région voisine "les Marches" (le Marche) rédigé il y a quelques années ; ce sera donc "l'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte". L'Abruzzo, nous n'en entendons parler que quand un malheur (tremblement de terre) est arrivé. C'est une région d'Italie centrale avec une façade sur l'Adriatique, la région où l'Apennin est le plus haut. J'y ai voyagé du 25 août 2019 (arrivée dans la région) au 28 septembre 2019 (départ de la région) en caravane. Pour les personnes tentées par le voyage de septembre en camping, il y a une seule précaution à prendre ; les campings commencent à fermer dès les premiers jours de septembre, peu sont ouverts après le 15 Septembre. Renseignez-vous sur les dates de fermeture de façon à bien savoir ce qui sera ouvert la seconde quinzaine du mois. Je n'établis pas de programme journalier à l'avance ; je prépare le voyage à l'aide d'internet en constituant une liste de points d'intérêt ; sur place, je vais dans les offices de tourisme (IAT : Informazioni e Accoglienza Turistiche), en général assez bien signalés en Italie, pour me documenter. Je décide le soir le programme du lendemain (forme d'improvisation).

Première demi-journée Je suis la "via adriatica" (SS16) qui longe toute la côte et je vais aller jusqu'à Pineto (20 kms au nord de Pescara) au camping "Pineto beach" (un nom pas très italien). J'arrive juste à temps pour m'installer avant l'heure de la sieste, moment de la journée pendant lequel il est interdit de s'installer sur les emplacements. Ayant beaucoup roulé, ce sera une demi-journée de récupération. Je vais trouver la piscine,



tester la plage.



Puis je vais aller en vélo jusqu'au pays (Pineto) pour une promenade (plage : "lidi", "Via D'Annunzio" : la rue commerçante) et des courses ; ce sera tout pour la journée. Je posterai un message par jour de voyage ; j'utiliserai beaucoup la fonction "modifier" pour ne pas perdre, pour compléter et pour corriger ce que j'aurai fait. Les photos seront celles prises le jour du récit ; je tricherai pour quelques unes (endroits où je suis allé plusieurs fois, meilleures conditions). Exemple : les 2 photos ci-dessus prises un matin quelques jours plus tard.
Cinq jours à Marseille? English translation pending
by Gumbinette · 2019-05-20 · 27 replies
Bonjour à tous !

Je serai 5 jours à Marseille avec une amie. Voici que que nous avons prévu de faire.. 1 journée à visiter les calanques et Cassis 1 jour de visite de Marseille 1 jour d'excursion ( vignoble et champ de lavande) Que me conseillez-vous d'autre? Nous n'aimons pas les musées. Merci beaucoup

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