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Conseils pour circuit Dakota du Sud vers le Nevada English translation pending
Bonjour à tous
Conquis et émerveillés par le circuit de 10 jours réalisé "en solitaire"en septembre 2011 aux USA (Nouveau Mexique, Arizona, Utah, Nevada), mon mari et moi aimerions effectué un périple de + ou - 11 jours en avril-mai 2012.
Nous avons préétabli le programme suivant et aimerions beaucoup pouvoir profiter de votre expérience et de vos judicieux conseils.
Pourriez-vous nous transmettre vos astuces et conseils.
Pour les formalités administratives (esta, passeport, .....) nous connaissons déjà la procédure
Vol Bruxelles-Rapid City Hotel à Rapid City 3 nuits ?????? Visite Mont Rushmore- Black Hills- Custer State Park-Badlands National Park Hotel à Cody 1 nuit Visite Yellowstone National Park Hotel sur le site ????? 1 nuit Visite Grand Teton National Park Hotel à Jackson 1 nuit Hotel à Salt Lake City 1 nuit (pas grand chose à voir ???????? d'après votre forum) Hotel à Moab 1 nuit Visite Arches National Park Hotel à Kanab 3 nuits ????? Visite Marble Canyon, Bryce Canyon et Coyote Buttes (Si on gagne à la loterie sur le site !!!!!!!), Zion Park Hotel à Death Valley Visite Death Valley National Park et Calico Ghost Town Regional Park
Y-a-il dans notre première sélection des erreurs, des oublis, du temps perdu ??????? S.V.P. Faites-le nous savoir !!!!!!!!! Mon mari aimerait "m'offrir" une nuit chez les Indiens sous tente !!!!!!!!!!!! Est-ce réalisable ? N'est-il pas préférable de faire deux circuits et de prendre l'avion pour traverser l'Utah et reprendre une voiture depuis Las Vegas pour continuer ????? Merci d'avance pour tous vos conseils et vos liens remplis d'astuces et d'expériences.
Chamane8
Vol Bruxelles-Rapid City Hotel à Rapid City 3 nuits ?????? Visite Mont Rushmore- Black Hills- Custer State Park-Badlands National Park Hotel à Cody 1 nuit Visite Yellowstone National Park Hotel sur le site ????? 1 nuit Visite Grand Teton National Park Hotel à Jackson 1 nuit Hotel à Salt Lake City 1 nuit (pas grand chose à voir ???????? d'après votre forum) Hotel à Moab 1 nuit Visite Arches National Park Hotel à Kanab 3 nuits ????? Visite Marble Canyon, Bryce Canyon et Coyote Buttes (Si on gagne à la loterie sur le site !!!!!!!), Zion Park Hotel à Death Valley Visite Death Valley National Park et Calico Ghost Town Regional Park
Y-a-il dans notre première sélection des erreurs, des oublis, du temps perdu ??????? S.V.P. Faites-le nous savoir !!!!!!!!! Mon mari aimerait "m'offrir" une nuit chez les Indiens sous tente !!!!!!!!!!!! Est-ce réalisable ? N'est-il pas préférable de faire deux circuits et de prendre l'avion pour traverser l'Utah et reprendre une voiture depuis Las Vegas pour continuer ????? Merci d'avance pour tous vos conseils et vos liens remplis d'astuces et d'expériences.
Chamane8
Voyage estival 2012 dans la région de Washington D.C. English translation pending
salut tout le monde !
je commence déjà a travailler sur mon voyage estival 2012 ....Je voudrais aller visiter la région de Washington D.C . J'ai commencée ma recherche pour les musées et beaux sites mais je ne trouve pas de camping proche de cette ville? Je les vois dans l'état de Maryland ou la Virginie !
Faut-il se servir du métro au lieu de prendre la camionnette pour visiter les lieux ? y'a -t-il des stationnements ou on peut laisser la camionnette et visiter autour en prenant soit le métro ou en marchant ? merci de vos réponses car je ne connais pas du tout le secteur !
Normalement on accorde combien de temps pour visiter raisonnablement la ville de Washington ? je vais faire quelques musées et voir les beaux monuments importants .
Que me conseillez-vous de voir ensuite dans cette région qui soit intéressant ? car j, ai 3 semaines de vacances (musées, parc. histoire , nature etc..)
J'amerais savoir aussi combien de temps ca prend pour se rendre dans cette région venant de la région de Montréal ? une journée ou deux ? Je vous remercie a l'avance pour vos renseignements 😎 au plaisir de vous lire
je commence déjà a travailler sur mon voyage estival 2012 ....Je voudrais aller visiter la région de Washington D.C . J'ai commencée ma recherche pour les musées et beaux sites mais je ne trouve pas de camping proche de cette ville? Je les vois dans l'état de Maryland ou la Virginie !
Faut-il se servir du métro au lieu de prendre la camionnette pour visiter les lieux ? y'a -t-il des stationnements ou on peut laisser la camionnette et visiter autour en prenant soit le métro ou en marchant ? merci de vos réponses car je ne connais pas du tout le secteur !
Normalement on accorde combien de temps pour visiter raisonnablement la ville de Washington ? je vais faire quelques musées et voir les beaux monuments importants .
Que me conseillez-vous de voir ensuite dans cette région qui soit intéressant ? car j, ai 3 semaines de vacances (musées, parc. histoire , nature etc..)
J'amerais savoir aussi combien de temps ca prend pour se rendre dans cette région venant de la région de Montréal ? une journée ou deux ? Je vous remercie a l'avance pour vos renseignements 😎 au plaisir de vous lire
Nourriture à la douane américaine? English translation pending
Bonjour a tous. Nous quittons pour Wildwood dans 2 jours et je voulais savoir si on peut amener avec nous des mets préparé sans avoir de problème a la douane. Il s'agit de lasagne et de sauce a spaghetti a la viande. MErci de vos réponses et bonne journée.
Monter son vélo par / pour les nuls... English translation pending
Salut à tous.
Pour ceux qui m'ont aidé dans mon choix de cadre, et pour les autres, je me propose de vous faire un petit topo du montage de mes vélos, étape par étape si cela vous intéresse.
Je l'ai intitulé "Monter son vélo par / pour les nuls..." tout simplement parce que je n'y connais rien. Je connais la mécanique bien sûr donc j'ai quelques compétences, mais pas franchement en mécanique vélo.
Donc voilà, je démarre ça en espérant que ça pourra servir à certains (es), et pis pasque ça me fait plaisir ! 🙂
Ainsi commence donc la génèse de nos 2 vélos de voyage, sur base de cadre Surly Long Haul Trucker, montés en Shimano SLX (et Deore V-brakes pour les freins), avec dynamo dans le moyeu avant, porte-bagages, garde-boue, etc....
Les éléments sont en cours de commande chez divers fournisseurs, le plus gros étant Bike Components que vous connaisez sûrement.
Les premiers composants ont été commandés chez le désormais célèbre Cyclo-randonnée dont je dois souligner la rapidité : à peine commandé sur le site, déjà dans la boite !!!! 😄
Donc voici les premiers morceaux reçus :
Bon euh..., désolé, j'arrive pas à insérer les photos en cours de route, regardez en bas de page !
- les feux AVANT Büsch & Müller Lumotec IQ - les feux ARRIERE Büsch & Müller Toplight - les kits de câblage arrière Zefal - les cale-pieds Zefal - les axes de roues antivol Zefal (pas mal ce truc, il faut retourner le vélo pour ôter les roues, pas facile pour le malfrat dans la rue quand le vélo est attaché au lampadaire...)
Voilà, la suite dès que je reçois des pièces.
Tontonfredo
Pour ceux qui m'ont aidé dans mon choix de cadre, et pour les autres, je me propose de vous faire un petit topo du montage de mes vélos, étape par étape si cela vous intéresse.
Je l'ai intitulé "Monter son vélo par / pour les nuls..." tout simplement parce que je n'y connais rien. Je connais la mécanique bien sûr donc j'ai quelques compétences, mais pas franchement en mécanique vélo.
Donc voilà, je démarre ça en espérant que ça pourra servir à certains (es), et pis pasque ça me fait plaisir ! 🙂
Ainsi commence donc la génèse de nos 2 vélos de voyage, sur base de cadre Surly Long Haul Trucker, montés en Shimano SLX (et Deore V-brakes pour les freins), avec dynamo dans le moyeu avant, porte-bagages, garde-boue, etc....
Les éléments sont en cours de commande chez divers fournisseurs, le plus gros étant Bike Components que vous connaisez sûrement.
Les premiers composants ont été commandés chez le désormais célèbre Cyclo-randonnée dont je dois souligner la rapidité : à peine commandé sur le site, déjà dans la boite !!!! 😄
Donc voici les premiers morceaux reçus :
Bon euh..., désolé, j'arrive pas à insérer les photos en cours de route, regardez en bas de page !
- les feux AVANT Büsch & Müller Lumotec IQ - les feux ARRIERE Büsch & Müller Toplight - les kits de câblage arrière Zefal - les cale-pieds Zefal - les axes de roues antivol Zefal (pas mal ce truc, il faut retourner le vélo pour ôter les roues, pas facile pour le malfrat dans la rue quand le vélo est attaché au lampadaire...)
Voilà, la suite dès que je reçois des pièces.
Tontonfredo
Réservation des hôtels nécessaire pour circuit dans l'Ouest américain en juin? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais partir du 4 au 24 juin dans l'Ouest américain avec pour itinéraire Los Angeles, grand canyon, Bryce Canyon, Monument Valley, Las Vegas, San Francisco, puis retour à LA.
J'ai lu pas mal de sujets sur le forum à propos de personnes désireuses de réserver tel ou tel hotel, souvent complets.
A vrai dire, je comptais uniquement réserver mes hôtels pour LA et SF, le reste à trouver au jour le jour...
Est ce vraiment nécessaire de réserver ses hôtels en avance ? Je risque de passer mes nuits dans la voiture?
La réservation d'hotel en avance m'obligerait à garder coûte que coûte un programme préétabli sans droit à l'erreur et c'est ça qui me fait un peu peur...
Merci.
Je vais partir du 4 au 24 juin dans l'Ouest américain avec pour itinéraire Los Angeles, grand canyon, Bryce Canyon, Monument Valley, Las Vegas, San Francisco, puis retour à LA.
J'ai lu pas mal de sujets sur le forum à propos de personnes désireuses de réserver tel ou tel hotel, souvent complets.
A vrai dire, je comptais uniquement réserver mes hôtels pour LA et SF, le reste à trouver au jour le jour...
Est ce vraiment nécessaire de réserver ses hôtels en avance ? Je risque de passer mes nuits dans la voiture?
La réservation d'hotel en avance m'obligerait à garder coûte que coûte un programme préétabli sans droit à l'erreur et c'est ça qui me fait un peu peur...
Merci.
États-Unis le 23 mars 2011: Route 1 fermée à Big Sur, et Yosemite inaccessible à cause de neige English translation pending
Des problemes routiers en Californie grace au mauvais temps. La route 1 est fermee au sud de Carmel a cause d'une chute du terrain. Pour regarder une photo:
http://www.montereycountyweekly.com/weblogs/news-blog/2011/mar/22/update-highway-1-damage-impact-big-sur/
Et pour l'instant, toutes les routes a Yosemite (meme de l'ouest) sont fermees a cause de neige, et le parc n'a pas d'electricite non plus. Le website du parc a le suivant:
Date: March 22, 2011 All roads into Yosemite National Park remain closed due to a severe winter storm on March 19 through March 20. Yosemite Valley received over three feet of snow and all power is out within the park and surrounding areas. There is no anticipated date or time for roads to reopen and power to be stored.
Et la pluie et la neige continue cette semaine en Californie. A mon avis, c'est presque certain que Tioga Pass ne sera pas ouvert avant juin cette annee.
Je crois que Yosemite sera accessible dans quelques jours. Mais la fermeture de la route au sud de Carmel durera plus que ca, probablement. On a des problemes comme celui-ci assez souvent en hiver en Californie quand une abondance de pluie arrive.
http://www.montereycountyweekly.com/weblogs/news-blog/2011/mar/22/update-highway-1-damage-impact-big-sur/
Et pour l'instant, toutes les routes a Yosemite (meme de l'ouest) sont fermees a cause de neige, et le parc n'a pas d'electricite non plus. Le website du parc a le suivant:
Date: March 22, 2011 All roads into Yosemite National Park remain closed due to a severe winter storm on March 19 through March 20. Yosemite Valley received over three feet of snow and all power is out within the park and surrounding areas. There is no anticipated date or time for roads to reopen and power to be stored.
Et la pluie et la neige continue cette semaine en Californie. A mon avis, c'est presque certain que Tioga Pass ne sera pas ouvert avant juin cette annee.
Je crois que Yosemite sera accessible dans quelques jours. Mais la fermeture de la route au sud de Carmel durera plus que ca, probablement. On a des problemes comme celui-ci assez souvent en hiver en Californie quand une abondance de pluie arrive.
Ouest canadien en camping-car English translation pending
Bonjour
Je vais passer septembre dans l' ouest canadien, Calgary banff jasper walls grey revelstoke yoho retour calgary en camping car pendant 19 jours puis les jours restants victoria l' ile de vancouver en location voiture et hôtels.
Pour visiter les parcs le camping car est-il le meilleur moyen? Je ne réserve aucun camping, sont-ils complets début septembre , la saison touristique est-elle passée? Peut-on manger à l' interieur du camping car sans attirer les ours et laisser de la nourriture dans le camping car ?Nous louerons le camping car: quels sont les modeles les mieux adaptés (passe partout , chauffage sans borne electrique, compagnie sans histoires..)Sinon la tente et voiture à cette periode sont-elles une bonne solution (déjà nettement moins chères !), sans réserver; ou en dernier recours voiture tout le mois avec hôtels est-ce mieux ?
Merci de me faire part de vos experiences avec infos.
Crisss
Etats-Unis: avis sur planning de vingt jours et quatre états? English translation pending
Bonjour,
Je voulais partager avec vous mon planning prévu pour 2011, fin août début Sept. Nous sommes 2, et le soir nous avons prévu des Best Western, sauf dans les parcs bien évidement.
Pouvez vous me donner votre avis pour ceux qui l'ont déjà fait ? J'ai parcouru la Californie et la Floride si je peux vous aider en retour...
Merci d'avance
PLANNING entre 15 et 20 jours, à définir :
Denver Grand Junction
Moab
Monument valley (2 jours)
Capitol Reef
Salt Lake City
Jackson
Grand Téton
Yellowstone NP (3 jours)
Cody
Deadwood
Mont Rushmore
Cheyenne
Denver 😊 encore merci d'avance pour votre aide Savannah
PLANNING entre 15 et 20 jours, à définir :
Denver Grand Junction
Moab
Monument valley (2 jours)
Capitol Reef
Salt Lake City
Jackson
Grand Téton
Yellowstone NP (3 jours)
Cody
Deadwood
Mont Rushmore
Cheyenne
Denver 😊 encore merci d'avance pour votre aide Savannah
Des nouvelles du Wyoming/Dakota/etc... (août 2010) English translation pending
Salut à tous les forumeurs.
Ca y est, on y est !
Avant de commencer, je tiens à remercier Itat, Sedonax, Vazyvite, Cendryon et bien d'autres qui m'ont aidé à construire mon voyage.
Je ne vais pas faire un carnet tel que Cendryon nous a fait il y a peu, car je n'ai pas ses capacités, mais en donnant des nouvelles j'espère pouvoir aider à construire d'autres projets .
Départ de Lyon pour Francfort puis Denver avec Lufthansa . Vol sans soucis avec une très très bonne compagnie.
Arrivée à Denver, passage de l'immigration assez rapide et direction Alamo avec une légère crainte vu les dernières discussions.
Bon j'avais vu un peu juste au niveau de l'auto et des bagages et eux n'ont pas fait de gros efforts. Donc après discussion j'ai pu changé de catégorie en négociant le prix ( je pensais pas cela possible aux USA)
Une fois la family chargée direction le centre et là le big orage avec de plus un gros bouchon. Pas ce que l'on souhaite après une telle journée; c'est pas grave, un bain en arrivant à la piscine de l'hôtel et hop dodo pour tout le monde.
A+
Quand effectuer ses réservations de camping, avion et voiture dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour,
Après quelques semaines à avoir partagé les infos que vous m'avez donné pour en discuter avec mes compagnons de voyage, je me tourne de nouveau vers vous. En effet, j'aimerai savoir combien de temps à l'avance faut-il réserver: les campings aux USA (Yellowstone et Grand Teton en particulier), le vol et la voiture??? J'ai lu quelque part que certains campings ne se réservaient pas. Est ce le cas de tous les campings? Les premiers arrivés sont les premiers servis? Vers quelle heure faut il y arriver alors?
Nous partirons à 6/7 en juillet ou aout 2011 pour 25 jours environ pour un trip qui suivrait ce parcours:
- Etape 1: Salt Lake City: récupération de la voiture, Grand Lake Salé, Antelope Island: 2 jours
- Etape 2: Craters of the moon : 1 journée
- Etape 3: Grand Teton NP: 3/4 jours
- Etape 4: Yellowstone: 5/6 jours
- Etape 5: Cody: 1 jour
- Etape 6: Bighorn Moutain: 1 ou 2 jours (rando + sites de l'histoire indienne)
- Etape 7: Route vers Rapid City, Devils Tower et Deadwood: 1 jour
- Etape 8: The Black Hills (Mont Rushmore, Crazyhorse Monument, Custer Park, Badlands, route the Needles):2/3 jours
- Etape 9: Etape à Cheyenne: 1 jour
- Etape 10: Route et installation à Vernal (Utah): Dinosaur NM, Flaming Gorge... (3/4 jours)
- Etape 11: retour à Salt Lake, le centre ville
Merci par avance
Ju
Achat d'un camping-car aux États-Unis: motorhome ou RV? English translation pending
Bonjour à tous,
Vous êtes nombreux à me contacter pour l'achat d'un RV aux USA, je réponds via Voyageforum pour en faire profiter d'autres visiteurs...
1/ Oui vous pouvez immatriculer un RV à votre nom aux USA. Nous l'avons fait en février.
- Pour cela il vous faut une adresse dans l'Etat où vous immatriculer votre RV et votre permis international.
- Certains Etats sont plus souples, par ex : La Floride où l'adresse du rv park ou d'un ami suffit.
- Le coût pour immatriculer le rv est d'environ 400 $ (plaque provisoire et plaque définitive plus certificat)
- N'oubliez pas que lorsque vous achetez vote RV il y 6% de taxe en plus pour l'Etat
2/ Oui vous pouvez l'assurer à votre nom, coût environ 490 $ pour un an. Si vous résiliez le contrat en cours le solde des mois non assurés vous est remboursé directement sur votre compte. N'oubliez pas la carte bleu pour régler!
3/ Oui nous vendons notre RV, notre voyage se termine à los Angeles,
- C’est un Fourwinds Classe C 29 E. Construit sur un châssis de Ford, 4000 micrio Onana. Il est immatriculé et assuré à notre nom. Il y a 6 couchages et possibilité de 2 couchages sup.
- Son prix sera intéressant 12 000$ tout inclus, vaisselle, couchages, 4 vtt, gps, TV, micro-onde, frigo, divers outillage etc.. les pneus sont neufs, les courroies de distribution changées..et la vidange sera faite.
Vous n'aurez qu'à embarquer..juste une journée ou deux dans un rv park pour vous familiariser avec les différents circuits, eau, électricité, groupe électrogène, gaz etc..
Bien amicalement à tous
Stéphane
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Voyager en autonomie en Tanzanie English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons à finaliser un projet de voyage pour cet été en Juillet 2010. Nous prévoyons d'arriver au Kenya, y louer un 4x4 équipé camping avec tente sur le toit et partir à la découverte de la Tanzanie.
Après de nombreuses recherches sur internet, il n'apparaît pas clairement que ce type de voyage soit possible, notamment le voyage "sans guide" et "sans ranger" dans les parcs nationaux.
Merci de vos conseils avisés, Michèle
Merci de vos conseils avisés, Michèle
Dix/quinze jours sur la voie verte du littoral aquitain English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 familles soit 4 adultes et 6 enfants qui auront entre 4 et 9 ans l'été prochain. Notre projet est de partir 10 - 15 jours sur cette voie verte. Sachant que nous prévoyons royalement une quinzaine de kms par jour... Quelle est la portion la plus intéressante ?
L'idée serait de faire J1 + J2 : vélo et nuit en chambre d'hôtes, J3 : repos et 2 nuits en camping, puis J4+J5 vélo... ainsi de suite. On opte finalement pour une voiture suiveuse : le conducteur part de J1 pour la poser en J3, au camping, avec tout le matériel... et fait le chemin à vélo en sens inverse.
Merci de me donner votre avis, ... et vos bonnes adresses de camping et de chambre d'hôtes;-)
Nous sommes 2 familles soit 4 adultes et 6 enfants qui auront entre 4 et 9 ans l'été prochain. Notre projet est de partir 10 - 15 jours sur cette voie verte. Sachant que nous prévoyons royalement une quinzaine de kms par jour... Quelle est la portion la plus intéressante ?
L'idée serait de faire J1 + J2 : vélo et nuit en chambre d'hôtes, J3 : repos et 2 nuits en camping, puis J4+J5 vélo... ainsi de suite. On opte finalement pour une voiture suiveuse : le conducteur part de J1 pour la poser en J3, au camping, avec tout le matériel... et fait le chemin à vélo en sens inverse.
Merci de me donner votre avis, ... et vos bonnes adresses de camping et de chambre d'hôtes;-)
Voyage de dix-huit jours en camping-car au Québec English translation pending
Bonjour à Tous
je pense partir en juillet 2010 environ 18 jours en camping -car au Quebec.
c'est ma première expérience en camping car!
Quelqu'un peut il me dire combien il faut compter environ pour une nuitée en Camping ( emplacement commodités etc...)( TTC)? Avez vous des suggestions de campings "bien" sur les sites suivants: TADOUSSAC, parc de la MAURICIE, lac ST JEAN, QUEBEC ville, fjord SAGUENAY( baie éternité), parc Jacques CARTIER, GASPESIE...? Est il nécessaire en juillet de réserver d'avance?
Quel est le prix d'entrée moyen dans les parcs nationaux cités plus haut? Enfin...toute aide et conseils bienvenus! un grand merci d'avance Corinne
c'est ma première expérience en camping car!
Quelqu'un peut il me dire combien il faut compter environ pour une nuitée en Camping ( emplacement commodités etc...)( TTC)? Avez vous des suggestions de campings "bien" sur les sites suivants: TADOUSSAC, parc de la MAURICIE, lac ST JEAN, QUEBEC ville, fjord SAGUENAY( baie éternité), parc Jacques CARTIER, GASPESIE...? Est il nécessaire en juillet de réserver d'avance?
Quel est le prix d'entrée moyen dans les parcs nationaux cités plus haut? Enfin...toute aide et conseils bienvenus! un grand merci d'avance Corinne
Où s'arrêter entre Black Hills National Forest et Yellowstone? (États-Unis) English translation pending
Je suis en train de préparer un petit circuit pour 2010 et je bloque sur ce secteur que je ne connais absolument pas...
Est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer un endroit sympa où m'arrêter entre les deux étapes : Black hills national forets et Yellowstone ?
Est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer un endroit sympa où m'arrêter entre les deux étapes : Black hills national forets et Yellowstone ?
Voitures "made in USA" en location English translation pending
Bonjour à tous,
Vu la météo du jour... je me suis livré à une mini compilation des voitures de conception US que l'on peut - peut être - trouver en location aux USA et Canada. Prudemment je cite ma source : un grand magazine auto, édition annuelle "toutes les voitures du monde". Ce tableau n'est nullement exhaustif et donc est incomplet ! De plus, la ventilation des catégories tient plus de mon expérience que de la science exacte ou des pratiques de tel ou tel loueur. Vous aurez compris que je prends toutes les précautions possibles pour éviter les critiques😛 Par contre si vous pouvez le compléter "positivement"... ne vous en privez pas 😎😉
Vu la météo du jour... je me suis livré à une mini compilation des voitures de conception US que l'on peut - peut être - trouver en location aux USA et Canada. Prudemment je cite ma source : un grand magazine auto, édition annuelle "toutes les voitures du monde". Ce tableau n'est nullement exhaustif et donc est incomplet ! De plus, la ventilation des catégories tient plus de mon expérience que de la science exacte ou des pratiques de tel ou tel loueur. Vous aurez compris que je prends toutes les précautions possibles pour éviter les critiques😛 Par contre si vous pouvez le compléter "positivement"... ne vous en privez pas 😎😉
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car? English translation pending
Bonjour,
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Voyage dans le Montana et escapade dans le park de Yellowstone English translation pending
Bonjour à tous et meilleurs voeux pour 2009 avec de merveilleux voyages.
Ma question est simple, j'aimerais effectuer une douzaine de jours au Montana : 3 jours à Glacier National Park (hébergement dans une auberge de jeunesse) 2 jours à visiter Hells canyon (Idaho) 2 jours à Yellowstone park
Mon séjour aurait lieu à partir de mi mai : bien que je ne sois pas frileux, j'hésite un peu à cause de la température que l'on m'annonce particulièrement fraiche. En résumé, je ne voudrais pas circuler sur des routes partiellement enneigées avec froids "polaires".
Sinon j'aurais l'option "Arizona" : une douzaine de jours pour visiter le grand canyon, puis dans l'Utah voir Monument valley, Bryce...tout les grands parcs nationaux. Je me dis que le climat serait peut-être meilleur.
Merci de vos réponses
Ma question est simple, j'aimerais effectuer une douzaine de jours au Montana : 3 jours à Glacier National Park (hébergement dans une auberge de jeunesse) 2 jours à visiter Hells canyon (Idaho) 2 jours à Yellowstone park
Mon séjour aurait lieu à partir de mi mai : bien que je ne sois pas frileux, j'hésite un peu à cause de la température que l'on m'annonce particulièrement fraiche. En résumé, je ne voudrais pas circuler sur des routes partiellement enneigées avec froids "polaires".
Sinon j'aurais l'option "Arizona" : une douzaine de jours pour visiter le grand canyon, puis dans l'Utah voir Monument valley, Bryce...tout les grands parcs nationaux. Je me dis que le climat serait peut-être meilleur.
Merci de vos réponses
Voyages organisés pour aller à Graceland? (Memphis) English translation pending
Bonjour,
Mon mari à toujours eu comme rêve d'aller voir la maison d'Elvis à Graceland !! Est-ce que vous savez si il existe des voyages organisés pour aller à cet endroit ?
Merci !
Mon mari à toujours eu comme rêve d'aller voir la maison d'Elvis à Graceland !! Est-ce que vous savez si il existe des voyages organisés pour aller à cet endroit ?
Merci !
Location d'un Chevrolet Equinox à Salt Lake City: exclusions de garantie English translation pending
Location de chevrolet equinox via internet chez Nouvelle frontiere passsant par Holyday auto à salt lake city
L'option rachat de franchise de mondiale assistance (84euros a rajouter pour 3 semaines) LES EXCLUSIONS DE GARANTIE
• les véhicules de loisirs, les véhicules à 2 ou 3 roues, camping-cars, caravanes, véhicules tout-terrain.
ça m'en bouche un coin!!!!!!!!!! les vehicules tout terrain moi je pense que le chevrolet Equinox en fait parti....🤪🤪🤪...... Pourquoi vendre une assurance sur ce vehicule si il y a une clause au contrat Vous connaissez Holyday auto? Bon je vais regarder mon contrat carte premier peut être je n'ai pas besoin du rachat franchise.
L'option rachat de franchise de mondiale assistance (84euros a rajouter pour 3 semaines) LES EXCLUSIONS DE GARANTIE
• les véhicules de loisirs, les véhicules à 2 ou 3 roues, camping-cars, caravanes, véhicules tout-terrain.
ça m'en bouche un coin!!!!!!!!!! les vehicules tout terrain moi je pense que le chevrolet Equinox en fait parti....🤪🤪🤪...... Pourquoi vendre une assurance sur ce vehicule si il y a une clause au contrat Vous connaissez Holyday auto? Bon je vais regarder mon contrat carte premier peut être je n'ai pas besoin du rachat franchise.
Idée de circuit dans le Wyoming? (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous,
et si l'on parlait un peu du WYOMING ! !
Cet état me semble intéressant (la conquête de l'Ouest, les cowboy et les indiens !!!), mais encore...
A PART les incontournables (bien sûr prévus): du nord-Ouest: Grand teton et yellowstone. du sud Ouest: Flaming gorge et Dinosaur NM.
Que pouvez vous me proposer comme sites, routes, et autres choses intéressantes dans CET état.
J'imagine un circuit au départ de SLC, montant vers yellowstone, piquant vers l'est, et descendant vers Denver. Durée 18/20j en août 2010 (ce n'est pas une farce, parce que celui de 08/2009 est lancé, et c'est l'Utah...de gauche à droite et de haut en bas).
j'ai quelques idées après avoir (déja) parcouru les sites internet bien connus...maintenant c'est à vous !
MERCI, et à vos plumes imaginatives. Jean
Que pouvez vous me proposer comme sites, routes, et autres choses intéressantes dans CET état.
J'imagine un circuit au départ de SLC, montant vers yellowstone, piquant vers l'est, et descendant vers Denver. Durée 18/20j en août 2010 (ce n'est pas une farce, parce que celui de 08/2009 est lancé, et c'est l'Utah...de gauche à droite et de haut en bas).
j'ai quelques idées après avoir (déja) parcouru les sites internet bien connus...maintenant c'est à vous !
MERCI, et à vos plumes imaginatives. Jean
Voyage seule à Bangkok English translation pending
Bonjour,
la presse française a relayé ces derniers temps des infos plutôt catastrophistes sur l'ambiance à Bangkok, et les menaces d'attentats quotidiens.
J'ai une tendance à être légèrement méfiante quant à l'ampleur réelles des infos et faits relatés par la presse française.
Je pars faire 4 mois dans le coin en débutant par la Thailande début janvier. Y'a-t-il des gens habitant Bangkok qui pourraient me donner leur avis sur le degré effectif d'insécurité (ou de sentiment d'insécurité) lié à la politique / tensions dans les grosses villes?
Je voyage toute seule, et forcément tous les gens autour de moi me communiquent uniquement les infos les plus terribles! (si je les écoute, mon tour du monde devrait pouvoir avoir lieu entre le cantal et la creuse, et encore, en évitant les départementales...)
Je pars faire 4 mois dans le coin en débutant par la Thailande début janvier. Y'a-t-il des gens habitant Bangkok qui pourraient me donner leur avis sur le degré effectif d'insécurité (ou de sentiment d'insécurité) lié à la politique / tensions dans les grosses villes?
Je voyage toute seule, et forcément tous les gens autour de moi me communiquent uniquement les infos les plus terribles! (si je les écoute, mon tour du monde devrait pouvoir avoir lieu entre le cantal et la creuse, et encore, en évitant les départementales...)
Témoignages sur les pistes 4x4 dans l'Ouest américain? English translation pending
Chers amis,
Notre départ approche, dans 10 jours c'est le grand saut. 4 mois de préparation, mais on règle encore les petits détails.
J'ai loué un SUV type Ford Explorer. 4x4 ou 2x4, je ne sais pas encore, j'aurais la surprise à l'aéroport (Hertz Los Angeles).
Un petit truc me chiffonne, c'est que j'ai découvert récemment que ma carte premier de couvrait pas la location d'un 4x4... Bon.
J'ai aussi bien conscience car le sujet a été de nombreuses fois abordé, que le loueur de voiture n'assure pas les DIRT ROADS. Ok.
Seulement évidement, on va pas rester sur le goudron pendant un mois.
Alors je sais bien que la piste de Monument Valley est très tranquille... Celle-là ne m'inquiète pas ! Celle de valley of the gods non plus !
Mais j'ai prévu dans mon programme la SHAFER TRAIL, ainsi que CATHEDRAL VALLEY.
J'aurais voulu quelques témoignages avant de partir de ceux qui ont parcouru ces pistes car je n'ai pas d'expérience 4x4.
Et aussi... des témoignages de ceux qui ont eu des problèmes mécaniques, crevaisons, plantage etc. sur ces pistes. Comment ont-ils géré le problème avec le loueur ? Ont-ils été bons pour 15 ans de travaux forcés et 3 milliards de dollards d'amende ? 😕
Merci ! 🙂
Notre départ approche, dans 10 jours c'est le grand saut. 4 mois de préparation, mais on règle encore les petits détails.
J'ai loué un SUV type Ford Explorer. 4x4 ou 2x4, je ne sais pas encore, j'aurais la surprise à l'aéroport (Hertz Los Angeles).
Un petit truc me chiffonne, c'est que j'ai découvert récemment que ma carte premier de couvrait pas la location d'un 4x4... Bon.
J'ai aussi bien conscience car le sujet a été de nombreuses fois abordé, que le loueur de voiture n'assure pas les DIRT ROADS. Ok.
Seulement évidement, on va pas rester sur le goudron pendant un mois.
Alors je sais bien que la piste de Monument Valley est très tranquille... Celle-là ne m'inquiète pas ! Celle de valley of the gods non plus !
Mais j'ai prévu dans mon programme la SHAFER TRAIL, ainsi que CATHEDRAL VALLEY.
J'aurais voulu quelques témoignages avant de partir de ceux qui ont parcouru ces pistes car je n'ai pas d'expérience 4x4.
Et aussi... des témoignages de ceux qui ont eu des problèmes mécaniques, crevaisons, plantage etc. sur ces pistes. Comment ont-ils géré le problème avec le loueur ? Ont-ils été bons pour 15 ans de travaux forcés et 3 milliards de dollards d'amende ? 😕
Merci ! 🙂
Porte-bagage sur vélo de route English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis étudiant en fac de sport, rugbyman mais aussi cycliste pour le plaisir, et projette de partir cet été 15j en cyclo-camping avec un ami. Le souci est que je roule habituellement avec un vélo de route (compétion) Lapierre et que je n'ai pas d'autre moyen de locomotion pour partir. Il me faut donc équiper en cyclotourisme un vélo de 10 kg...ce qui n'est pas, vous en conviendrez, l'idéal en terme de confort et de robustesse. Mais bon, c'est comme ça.
Je recherche donc des infos pour pouvoir monter des portes-bagages à l'avant et à l'arrière, sachant que bien sur, je n'ai pas d'œillets. On m'a parlé de montages possible avec des couronnes, mais avec certaines limites de poids...Par conséquent connaissez vous d'autres solutions? Avez vous des conseilles à me donner concernant le montage ou l'achat du matériel (porte-bagage + sacoches), sachant que mon budget est très court et que je ne peux pas trop investir dans le long terme?
Merci à tous pour le partage de votre expérience!
Je suis étudiant en fac de sport, rugbyman mais aussi cycliste pour le plaisir, et projette de partir cet été 15j en cyclo-camping avec un ami. Le souci est que je roule habituellement avec un vélo de route (compétion) Lapierre et que je n'ai pas d'autre moyen de locomotion pour partir. Il me faut donc équiper en cyclotourisme un vélo de 10 kg...ce qui n'est pas, vous en conviendrez, l'idéal en terme de confort et de robustesse. Mais bon, c'est comme ça.
Je recherche donc des infos pour pouvoir monter des portes-bagages à l'avant et à l'arrière, sachant que bien sur, je n'ai pas d'œillets. On m'a parlé de montages possible avec des couronnes, mais avec certaines limites de poids...Par conséquent connaissez vous d'autres solutions? Avez vous des conseilles à me donner concernant le montage ou l'achat du matériel (porte-bagage + sacoches), sachant que mon budget est très court et que je ne peux pas trop investir dans le long terme?
Merci à tous pour le partage de votre expérience!
Fort Lauderdale en RV: trouver des terrains gratuits ou pas cher? (Floride) English translation pending
Nous partons pour Fort Lauderdale le 5 janv 2008 pour 2 mois. Nous avons une roulotte de 31 pieds et aimerons nous stationnement sur des terrains ou c'est gratuit ou sur des terrains privés et payer 10.00 jours pour l'eau et éléctricité. Je ne sais pas si nous trouverons.
Nous voyageons toujours en nomade mais en floride je crois que cela peut etre plus difficile de trouver qque choses.
Pouvez vous nous aider? merci
Etat de la route de Apache Trail (Etats-Unis) English translation pending
A la réflexion, il semble que la route (ou chemin caillouteux plutôt) qui mène de Tortilla Flat à Roosevelt ne soit pas facile à passer même en 4x4. Mon projet consiste dans la journée à relier Apache junction - Roosevelt jusqu'au barrage puis Globe via la 188 et ensuite redescendre vers Tucson par la 77.
Ca me semble plus sympa que de faire l'aller retour Phoenix - Apache junction et de redescendre ensuite à Tucson via la US 110.
Des infos sur l'état de la route ?
Visiter le Colorado et les montagnes Rocheuses cet été English translation pending
Je souhaite visiter le colorado et les montagnes rocheuses cet été .Merci de me renseigner sur les beaux coins et les bons plans
Rupture d'un support de sacoche Ortlieb English translation pending
Nous voulions profiter du weekend prolongé de l'assencion pour nous entrainer. Nous avons chargé les vélos pratiquement à l'identique de ce nous allons avoir à Cuba. Au bout de 20 Km en passant à 15 Km/h un gendarme chouché un des supports de la sacoche avant droite a cassé net. La sacoche est allée immédiatement se mettre dans les rayons. J'ai freiné tout ce que j'ai pu et je n'ai rien abimé de vital.
Nous avons du rentrer car je me voyais très mal effectuer 4 jours encore avec une seule sacoche à l'avant. Surtout je n'étais pas tranquile n'arrivant pas a déterminer pourquoi ce support avait cassé. La sacoche est neuve c'est une ortlieb front roller classic. Elle contient environ 10 Kg de charge essentiellement la nourriture pour nous trois. La sacoche est "lourde" mais ne semble pas très chargée vue de l'exterieur. Elle vient s'accrocher sur un tubus tara
Après une bonne nuit de sommeil et quelques heures de bricolage voici l'analyse du problème. L'ordre des points cités n'est pas celui de leur d'importance. 1) Problème de qualité de fabrication du support En regardant de très pret la pièce et ma surface où elle a cassé on appreçoit des petites bulles dans le plastique. Mon frère est passé à la maison pour me donner un coup de main. il est concepteur de pièces plastiques et de moules. Pour lui c'est problème de la fabrication (moule ou matière trop chaud...). Ce qui veut dire qu'une série de pièce possède ce problème.(voir photo)
2) Jeu dans la fixation
En regardant de plus pret la sacoche front roller sur le Tubus Tara est mal tenue! Il y a un jeu important et la sacoche peut coulisser le long barre superieure sur pres d'un cm. Celà ne vient pas du réglage car les support sont réglés au plus large (je suis en buté). J'ai ajouté un bout de tuyau en plastique pour faire l'arret en translation (voir photo)
3) Dynamique du vélo
J'ai constaté que les sacoches avant bougaient beaucoup quand la roue arrière encaisse un choc. Est le poids important dans la remorque et sur l'ensemble du vélo qui font remonter une grosse vibration dans l'avant? Vue d'ensemble du chargement ici
4) Charge dans la sacoche
La sacoche n'est pas assez pleine. Son contenu peut bouger et donc prendre de la vitesse et créer un "impact" lors d'un choc.
J'ai cherché en vain dans le forum des casses similaires Avez vous eu des problèmes du genre?
Avez vous eu déjà recours, au service SAV de Ortlieb? Si oui par quel canal?
Bonne route!
Gones en SAV
Nous avons du rentrer car je me voyais très mal effectuer 4 jours encore avec une seule sacoche à l'avant. Surtout je n'étais pas tranquile n'arrivant pas a déterminer pourquoi ce support avait cassé. La sacoche est neuve c'est une ortlieb front roller classic. Elle contient environ 10 Kg de charge essentiellement la nourriture pour nous trois. La sacoche est "lourde" mais ne semble pas très chargée vue de l'exterieur. Elle vient s'accrocher sur un tubus tara
Après une bonne nuit de sommeil et quelques heures de bricolage voici l'analyse du problème. L'ordre des points cités n'est pas celui de leur d'importance. 1) Problème de qualité de fabrication du support En regardant de très pret la pièce et ma surface où elle a cassé on appreçoit des petites bulles dans le plastique. Mon frère est passé à la maison pour me donner un coup de main. il est concepteur de pièces plastiques et de moules. Pour lui c'est problème de la fabrication (moule ou matière trop chaud...). Ce qui veut dire qu'une série de pièce possède ce problème.(voir photo)
2) Jeu dans la fixation
En regardant de plus pret la sacoche front roller sur le Tubus Tara est mal tenue! Il y a un jeu important et la sacoche peut coulisser le long barre superieure sur pres d'un cm. Celà ne vient pas du réglage car les support sont réglés au plus large (je suis en buté). J'ai ajouté un bout de tuyau en plastique pour faire l'arret en translation (voir photo)
3) Dynamique du vélo
J'ai constaté que les sacoches avant bougaient beaucoup quand la roue arrière encaisse un choc. Est le poids important dans la remorque et sur l'ensemble du vélo qui font remonter une grosse vibration dans l'avant? Vue d'ensemble du chargement ici
4) Charge dans la sacoche
La sacoche n'est pas assez pleine. Son contenu peut bouger et donc prendre de la vitesse et créer un "impact" lors d'un choc.J'ai cherché en vain dans le forum des casses similaires Avez vous eu des problèmes du genre?
Avez vous eu déjà recours, au service SAV de Ortlieb? Si oui par quel canal?
Bonne route!
Gones en SAV
Cellule amovible English translation pending
salut a tous, je suis nouveau sur le forum.
j'habite à AJACCIO depuis plusieurs années et je viens de me séparer de mon vieux VW joker (24 ans) pour, peut être passer à une cellule sur pick-up. J'ai lu les differentes discussions sur le sujet, avantages, inconvénients ... merci de me faire partager vos nombreuses expériences sur le sujet.
plus particulièrement je voudrais avoir des renseignements sur les sujets suivants: que pensez vous des cellules TISCHER (neuves). Sur un double cabine, qu'est ce qu'il est raisonnable d'envisager, quel est le poids a ne pas depasser ? Que penser des toilettes/douche sur cellule ?
Bref, tout quoi !
nous voyagons en couple avec 2 enfants de 4 et 7 ans.
merci pour vos futures réponses
PACE E SALUTE