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Tour du Monde 2016 - Costa Luminosa English translation pending
Pour les 70 ans de mon épouse, je prépare notre second tour du monde en 2016 (départ le 7 janvier)...
Comme pour le premier, je souhaite prendre contact avec quelques autres heureux passagers qui vont partager cette croisière et peut-être les faire bénéficier de notre expérience d'un premier tour sur le Princess Danae en 2012
J'espère avoir de nombreux retour pour commencer à échanger nos précieux conseils. L'année de préparation est une année formidable car comme vous le verrez, le temps passe vite, très vite, une fois que l'on a quitté Marseille
Équipement, chaussures, sandales Amérique du Sud, voyage 6 mois English translation pending
Salut,
je pars avec mon homme quelques mois en Amérique du Sud. On commence par la Colombie (mi-juillet) pour terminer en Bolivie mi-décembre.
Je viens d'acheter une paire de sandale (de marche). Est-ce bien utile ou du poids dans le sac pour rien ? J'hésite à les ramener.
Quel est votre avis concernant les chaussures à emmener :
-1) Grosses chaussures de rando (hautes, Gore-TEx) + tongs -2) Bonnes chaussures basses (genre Merell) + chaussures (ballerine/petites baskets pour sortir) + tong -3) Bonnes chaussures basses (Merell) + tong
On aime bien marcher mais pas de grands trecks sur plusieurs jours prévus !!!
Merci Beaucoup !
je pars avec mon homme quelques mois en Amérique du Sud. On commence par la Colombie (mi-juillet) pour terminer en Bolivie mi-décembre.
Je viens d'acheter une paire de sandale (de marche). Est-ce bien utile ou du poids dans le sac pour rien ? J'hésite à les ramener.
Quel est votre avis concernant les chaussures à emmener :
-1) Grosses chaussures de rando (hautes, Gore-TEx) + tongs -2) Bonnes chaussures basses (genre Merell) + chaussures (ballerine/petites baskets pour sortir) + tong -3) Bonnes chaussures basses (Merell) + tong
On aime bien marcher mais pas de grands trecks sur plusieurs jours prévus !!!
Merci Beaucoup !
Formalités de débarquement sur sol US d'une croisière partie de sol US English translation pending
Bonjour, 😎
Joyeux Noël à tous et mes meilleurs vœux pour l'An Neuf. Que 2015 vous apporte la réalisation de tous les voyages dont vous rêvez ...
Je me permets de faire appel à l'expertise des membres de VF pour m'éclairer sur un (petit) point pratique.
Nous participerons d'ici quelques semaines à une croisière sur NORWEGIAN STAR au départ de LOS ANGELES et à destination finale de MIAMI via passage du Canal de Panama et escales sur la côte pacifique du Mexique, du Costa Rica et Cartagena (Colombie), le tout en 2 semaines de navigation.
A cet effet, nous arriverons à Los Angeles airport (LAX) quelques jours avant croisière.
Nous venons de renouveler notre autorisation ESTA (nouvelle formule). Lors de notre passage devant l'officier de la police des frontières US, celui-ci nous accordera (normalement ...) l'accès au sol US pour une durée max de 90 jours. Cette autorisation sera matérialisée par un cachet à date mentionnant cette durée sur notre passeport. Cette durée de 90 jours est suffisante pour couvrir toute notre absence d'Europe.
A l'embarquement de Los Angeles sur le navire, tous les passagers seront en principe en ordre de séjour aux USA puisqu'ils y seront déjà et il est raisonnable de penser qu'ils le seront également lors du débarquement en fin de croisière. Les passagers devraient être constitués d'une très grosse majorité de citoyens US (ou Canadiens), de passagers sous ESTA (comme nous) et de passagers sous visa pour les nationalités hors ESTA.
Ma question porte sur la procédure du contrôle de la police des frontières US au débarquement à Miami tenant compte que nous serons toujours à moins de la moitié de la période de validité de notre autorisation de séjour aux USA accordée à notre atterrissage à Los Angeles.
- Serons nous soumis, malgré tout, à nouveau au contrôle "complet" (interrogatoire, prise de photo, prise des empreintes digitales, ... ) et, dans ce cas, une nouvelle autorisation de séjour d'une nouvelle période de 90 jours sera t elle apposée sur passeport ?
ou bien
- au vu de notre autorisation en cours de validité, serons nous autorisés à entrer à nouveau aux USA sans autre formalité par l'officier US, parce qu'étant toujours dans la période de 90 jours de séjour octroyée par l'officier US de Los Angeles et pour laquelle 60 jours (suffisant pour nous) seront encore valides ?
Ceux qui auraient eu cette expérience pourraient ils bien vouloir m'informer ?
Merci d'avance
Micy
Joyeux Noël à tous et mes meilleurs vœux pour l'An Neuf. Que 2015 vous apporte la réalisation de tous les voyages dont vous rêvez ...
Je me permets de faire appel à l'expertise des membres de VF pour m'éclairer sur un (petit) point pratique.
Nous participerons d'ici quelques semaines à une croisière sur NORWEGIAN STAR au départ de LOS ANGELES et à destination finale de MIAMI via passage du Canal de Panama et escales sur la côte pacifique du Mexique, du Costa Rica et Cartagena (Colombie), le tout en 2 semaines de navigation.
A cet effet, nous arriverons à Los Angeles airport (LAX) quelques jours avant croisière.
Nous venons de renouveler notre autorisation ESTA (nouvelle formule). Lors de notre passage devant l'officier de la police des frontières US, celui-ci nous accordera (normalement ...) l'accès au sol US pour une durée max de 90 jours. Cette autorisation sera matérialisée par un cachet à date mentionnant cette durée sur notre passeport. Cette durée de 90 jours est suffisante pour couvrir toute notre absence d'Europe.
A l'embarquement de Los Angeles sur le navire, tous les passagers seront en principe en ordre de séjour aux USA puisqu'ils y seront déjà et il est raisonnable de penser qu'ils le seront également lors du débarquement en fin de croisière. Les passagers devraient être constitués d'une très grosse majorité de citoyens US (ou Canadiens), de passagers sous ESTA (comme nous) et de passagers sous visa pour les nationalités hors ESTA.
Ma question porte sur la procédure du contrôle de la police des frontières US au débarquement à Miami tenant compte que nous serons toujours à moins de la moitié de la période de validité de notre autorisation de séjour aux USA accordée à notre atterrissage à Los Angeles.
- Serons nous soumis, malgré tout, à nouveau au contrôle "complet" (interrogatoire, prise de photo, prise des empreintes digitales, ... ) et, dans ce cas, une nouvelle autorisation de séjour d'une nouvelle période de 90 jours sera t elle apposée sur passeport ?
ou bien
- au vu de notre autorisation en cours de validité, serons nous autorisés à entrer à nouveau aux USA sans autre formalité par l'officier US, parce qu'étant toujours dans la période de 90 jours de séjour octroyée par l'officier US de Los Angeles et pour laquelle 60 jours (suffisant pour nous) seront encore valides ?
Ceux qui auraient eu cette expérience pourraient ils bien vouloir m'informer ?
Merci d'avance
Micy
Croisière en Alaska et côte ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons une croisiere en septembre 2014 avec Ncl de 28 jours qui part de Seattle , l Alaska et descente de la cote ouest des etats unis, et arrivée a Houston.Nous aimerions savoir si d autres personnes ont déja effectué cette croisiére et quelles sont leurs impressions .Nous aimerions savoir aussi si d autres voyageurs francophones envisagent cette croisiére.
Merci
Nicole
Nous envisageons une croisiere en septembre 2014 avec Ncl de 28 jours qui part de Seattle , l Alaska et descente de la cote ouest des etats unis, et arrivée a Houston.Nous aimerions savoir si d autres personnes ont déja effectué cette croisiére et quelles sont leurs impressions .Nous aimerions savoir aussi si d autres voyageurs francophones envisagent cette croisiére.
Merci
Nicole
Costa: Nouveau tour du monde "Nord" English translation pending
Bonjour à tous,
Voici la lettre qui nous a été adressé à bord du neoRomantica.
«IMPORTANT: NOUVEAU TOUR DU MONDE "NORD" EN PROGRAMMATION
Madame, Monsieur, Nous aimerions informer tous les hôtes effectuant le Tour du Monde Austral que les bureaux de Costa Croisières à Gênes nous ont demandé de prendre les noms des passagers avec leurs adresses email étant intéressés à participer à un éventuel Tour du Monde "Nord" en programmation d'environ 120 jours. Ce nouveau Tour du Monde "Nord" s'il se réalise, effectuera de magnifiques escales comme:
Barcelone, Casablanca, Açores, Boston, New-York, Norfolk, Cap Canaveral, Miami, Cozumel, Costa Rica, Canal de Panama, Mexique, Los Angeles, San Francisco, Vancouver, 2laska, Russie, Japon, Corée du Sud, Chine, Hong-Kong, Vietnam, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Sri Lanka, Inde, Emirats, Oman, Egypte, Israël et Italie.
Afin de noter vos noms et adresses email dans le but que Costa Croisières prennent contact avec vous et vous informe au mieux de cet éventuel nouveau Tour du Monde, je vous prie de venir me voir à mes permanences francophones situées au pint 5 aux horaires indiqués sur le programme du jour Today.
Veuillez agréer Madame Monsieur mes sincères salutations.
Votre Hôte francophone Frédéric Mathieu»
J’ouvre ce nouveau fil pour que chacun puisse apporter son commentaire, son avis et peut-être, qui sait s’inscrire!
Pour ce qui nous concerne, c’est ce que nous avons fait à bord.
Pour l’heure nous ne connaissons ni le bateau, ni la date exacte, ni les villes d’escales.
Je ne manquerais pas de vous apporter d’autres informations, quand Costa apportera des précisions sur ce principe de TDM Nord.
Bien à vous tous
Christian
Voici la lettre qui nous a été adressé à bord du neoRomantica.
«IMPORTANT: NOUVEAU TOUR DU MONDE "NORD" EN PROGRAMMATION
Madame, Monsieur, Nous aimerions informer tous les hôtes effectuant le Tour du Monde Austral que les bureaux de Costa Croisières à Gênes nous ont demandé de prendre les noms des passagers avec leurs adresses email étant intéressés à participer à un éventuel Tour du Monde "Nord" en programmation d'environ 120 jours. Ce nouveau Tour du Monde "Nord" s'il se réalise, effectuera de magnifiques escales comme:
Barcelone, Casablanca, Açores, Boston, New-York, Norfolk, Cap Canaveral, Miami, Cozumel, Costa Rica, Canal de Panama, Mexique, Los Angeles, San Francisco, Vancouver, 2laska, Russie, Japon, Corée du Sud, Chine, Hong-Kong, Vietnam, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Sri Lanka, Inde, Emirats, Oman, Egypte, Israël et Italie.
Afin de noter vos noms et adresses email dans le but que Costa Croisières prennent contact avec vous et vous informe au mieux de cet éventuel nouveau Tour du Monde, je vous prie de venir me voir à mes permanences francophones situées au pint 5 aux horaires indiqués sur le programme du jour Today.
Veuillez agréer Madame Monsieur mes sincères salutations.
Votre Hôte francophone Frédéric Mathieu»
J’ouvre ce nouveau fil pour que chacun puisse apporter son commentaire, son avis et peut-être, qui sait s’inscrire!
Pour ce qui nous concerne, c’est ce que nous avons fait à bord.
Pour l’heure nous ne connaissons ni le bateau, ni la date exacte, ni les villes d’escales.
Je ne manquerais pas de vous apporter d’autres informations, quand Costa apportera des précisions sur ce principe de TDM Nord.
Bien à vous tous
Christian
Carnet de route d'un vagabond: voyages en voilier, en auto-stop... English translation pending
Bonjour,
Cela fait maintenant 6 mois (dans 4 jours !) que je suis partis de France, l'objectif étant de voyager d'une manière différente plus respectueuse de l'environnement et des peuples. Pour cela je me suis fixé 5 contraintes : - Mon voyage devait laisser une empreinte ecologique la plus petite possible - Il devait favoriser la rencontre entre les populations locales - Il devait être aventureux - Il devait être lent - Le tout avec le plus petit budget possible.
Durant ces 6 mois, j'ai traversé l'océan atlantique à la voile puis le canal de Panama, fait du volontariat dans une communauté Kichwa d'Equateur, descendu le Rio Jatun Yaku en kayak, servi d'interprete anglais->espagnol pour des groupes de touristes (ca fait plus d'un mois et j'en ai encore mal a la tete !! Particulièrement déroutant !), fait plus de 1000km en auto-stop dans des pays ou : "Non, mais tu comprends, c'est juste impossible de faire du stop la bas, c'est pas dans leur culture...".
Bref, je publie très irrégulièrement le récit de mon voyage a cette adresse : nicolassaladini.wordpress.com
A quoi s'attendre dans les prochaines semaines/mois/annees : - je vais essayer de rattraper mon retard dans les articles (actuellement j'ai 3 mois de retard) ce qui inclut le récit de la traversée en voilier entre Panama et l'Equateur, mon experience de volontariat chez les Kichwas d'Uchuculin... - Je prevois quelques expeditions dans les prochaines semaines dans le Salar d'Uyuni en Bolivie puis a l'Aconcagua. - Je pars aux alentours du 15 décembre en voilier pour l'Antarctique : Detroit de Magellan -> Ushuaia -> Antarctique-> Cap Horn -> Ushuaia. - Je compte participer activement au projet TWAM de Ludovic Hubler
Voila j'espère vous avoir donner envie de visiter mon blog et n'hesitez pas à laisser des commentaires !
A bientot
Nico
Cela fait maintenant 6 mois (dans 4 jours !) que je suis partis de France, l'objectif étant de voyager d'une manière différente plus respectueuse de l'environnement et des peuples. Pour cela je me suis fixé 5 contraintes : - Mon voyage devait laisser une empreinte ecologique la plus petite possible - Il devait favoriser la rencontre entre les populations locales - Il devait être aventureux - Il devait être lent - Le tout avec le plus petit budget possible.
Durant ces 6 mois, j'ai traversé l'océan atlantique à la voile puis le canal de Panama, fait du volontariat dans une communauté Kichwa d'Equateur, descendu le Rio Jatun Yaku en kayak, servi d'interprete anglais->espagnol pour des groupes de touristes (ca fait plus d'un mois et j'en ai encore mal a la tete !! Particulièrement déroutant !), fait plus de 1000km en auto-stop dans des pays ou : "Non, mais tu comprends, c'est juste impossible de faire du stop la bas, c'est pas dans leur culture...".
Bref, je publie très irrégulièrement le récit de mon voyage a cette adresse : nicolassaladini.wordpress.com
A quoi s'attendre dans les prochaines semaines/mois/annees : - je vais essayer de rattraper mon retard dans les articles (actuellement j'ai 3 mois de retard) ce qui inclut le récit de la traversée en voilier entre Panama et l'Equateur, mon experience de volontariat chez les Kichwas d'Uchuculin... - Je prevois quelques expeditions dans les prochaines semaines dans le Salar d'Uyuni en Bolivie puis a l'Aconcagua. - Je pars aux alentours du 15 décembre en voilier pour l'Antarctique : Detroit de Magellan -> Ushuaia -> Antarctique-> Cap Horn -> Ushuaia. - Je compte participer activement au projet TWAM de Ludovic Hubler
Voila j'espère vous avoir donner envie de visiter mon blog et n'hesitez pas à laisser des commentaires !
A bientot
Nico
Nouveau tour du monde Costa au départ de Chine English translation pending
Bonjour a tous Costa croisiere lance pour 2014 un nouveau tour du monde au depart de Chine 😏...ca va en faire rever plus d, un (d, une) sur le Costa Atlantica le 2 Mars 2014 ci joint l, article de "mer et marine."du 17 mai.le periple n, est pas si mal que ça!!a vos tirelires!!! cordialement!!!
17/05/2013
Pour la première fois, une compagnie de croisière occidentale a décidé de proposer sur le marché chinois un tour du monde en paquebot. Cette traversée, organisée par CostaCroisières, débutera le 2 mars 2014 et durera 83 jours. Un voyage au départ de Shanghai, à bord du Costa Atlantica (85.700 GT, 2680 passagers), qui permettra aux passagers chinois de découvrir 23 escales au sein de 16 pays, notamment le Vietnam (Ho Chi Minh Ville et Vung Tau), la Thaïlande (Phuket), le Sri Lanka (Colombo), les Maldives (Malé), Oman (Salaalah), l’Egypte (Sokhna), la Crète (Héraklion), la Grèce (Santorin et Athènes), l’Italie (Catane), la France (Marseille), l’Espagne (Barcelone), le Portugal (Lisbonne, Funchal), les Etats-Unis (New York, Miami), la Jamaïque (Ocho Rios), le canal de Panama, le Mexique (Manzanillo), Hawaii (Kahului et Honolulu) et l’île de Guam, avant le retour du navire à Shanghai. « En tant que pionnier de l'industrie des croisières en Chine et première ligne de croisières internationale à organiser depuis 2006 des croisières au départ de Shanghai, son port d'attache, nous nous remettons toujours en question pour proposer sur ce marché des options de vacances plus novatrices. Le premier Tour du monde en croisière depuis la Chine en est un parfait exemple et constitue l'axe central de notre stratégie en Asie au cours des prochaines années. Il annonce une nouvelle étape importante dans l'industrie des croisières chinoise. En collaboration avec notre partenaire Shanghai Airlines Tours, nous offrirons aux passagers chinois l'opportunité d'explorer le monde dans des conditions uniques jusqu'alors impossibles », explique Pierluigi Foschi, président du Conseil d’administration de Costa Croisières.
Première compagnie de croisières internationale à pénétrer le marché chinois, Costa a accueilli en Asie, entre 2006 et 2012, plus de 350.000 passagers. En plus du Costa Victoria (75.200 tonneaux, 2394 passagers), désormais exploité à l’année dans la région, l’armateur italien y déploie à partir de ce mois-ci un second paquebot, le Costa Atlantica, qui sera exploité au départ de Singapour et Shanghai jusqu’à son tour du monde l’an prochain, qui suivra son arrêt technique réalisé dans un chantier régiona
17/05/2013
Pour la première fois, une compagnie de croisière occidentale a décidé de proposer sur le marché chinois un tour du monde en paquebot. Cette traversée, organisée par CostaCroisières, débutera le 2 mars 2014 et durera 83 jours. Un voyage au départ de Shanghai, à bord du Costa Atlantica (85.700 GT, 2680 passagers), qui permettra aux passagers chinois de découvrir 23 escales au sein de 16 pays, notamment le Vietnam (Ho Chi Minh Ville et Vung Tau), la Thaïlande (Phuket), le Sri Lanka (Colombo), les Maldives (Malé), Oman (Salaalah), l’Egypte (Sokhna), la Crète (Héraklion), la Grèce (Santorin et Athènes), l’Italie (Catane), la France (Marseille), l’Espagne (Barcelone), le Portugal (Lisbonne, Funchal), les Etats-Unis (New York, Miami), la Jamaïque (Ocho Rios), le canal de Panama, le Mexique (Manzanillo), Hawaii (Kahului et Honolulu) et l’île de Guam, avant le retour du navire à Shanghai. « En tant que pionnier de l'industrie des croisières en Chine et première ligne de croisières internationale à organiser depuis 2006 des croisières au départ de Shanghai, son port d'attache, nous nous remettons toujours en question pour proposer sur ce marché des options de vacances plus novatrices. Le premier Tour du monde en croisière depuis la Chine en est un parfait exemple et constitue l'axe central de notre stratégie en Asie au cours des prochaines années. Il annonce une nouvelle étape importante dans l'industrie des croisières chinoise. En collaboration avec notre partenaire Shanghai Airlines Tours, nous offrirons aux passagers chinois l'opportunité d'explorer le monde dans des conditions uniques jusqu'alors impossibles », explique Pierluigi Foschi, président du Conseil d’administration de Costa Croisières.
Première compagnie de croisières internationale à pénétrer le marché chinois, Costa a accueilli en Asie, entre 2006 et 2012, plus de 350.000 passagers. En plus du Costa Victoria (75.200 tonneaux, 2394 passagers), désormais exploité à l’année dans la région, l’armateur italien y déploie à partir de ce mois-ci un second paquebot, le Costa Atlantica, qui sera exploité au départ de Singapour et Shanghai jusqu’à son tour du monde l’an prochain, qui suivra son arrêt technique réalisé dans un chantier régiona
Into the Southern Wild (Isla Navarino, Patagonie, Chili) English translation pending
Punta Arenas
Après 24 heures de vol et escales depuis l’Europe, me voilà arrivé en Patagonie. A Punta Arenas, précisément. La ville est une grande cité portuaire banale, quadrillée comme les villes américaines. Seul le vent frais qui s'engouffre dans les rues désertes me rappelle ce que je suis venu chercher : le bout du monde. C'est ici, en 1520, que l’illustre navigateur portugais, Fernand de Magellan, découvrit le passage qui devait permettre à ses vaisseaux d'accomplir plus tard le premier tour du monde. Un mois de lutte contre les courants et les tempêtes dans ce dédale de fjords aux eaux sinistres cerné de hautes falaises menaçantes. Le détroit de Magellan, il est là devant mes yeux. Un peu d’eau chargée d'histoire qui a fait rêver des générations d'explorateurs et de voyageurs assoiffés de grands espaces et de nature vierge. Depuis sa découverte, le bras de mer a vu passer les navires marchands du monde entier. Punta Arenas, dernier port avant le Pacifique, a connu un développement rapide avant la création du canal de Panama. Fondée en 1848, la Pointe de Sable vit débarqué de nombreux colons européens venus faire fortune jusqu’à devenir ce grand port de commerce de la Patagonie. On en apprend beaucoup en visitant les cimetières. C'est un lieu qui raconte à sa manière l'histoire d'une ville. En se baladant dans les allées du cimetière communal, on remarque la grandeur de certains mausolées qui témoignent de l’extravagance des pionniers qui firent fortune au début du 20e siècle. Des anglais, des français, des allemands et beaucoup de croates. En bordure de cimetière, loin des riches mausolées, se trouve la statue de l’indien inconnu Indio Desconocido. Cet indien symbolise les différentes tribus qui vivaient encore il y a un siècle dans la région et qui furent exterminés par les actes de cruauté des colonisateurs et les maladies qu’ils amenèrent avec eux. La statue est couverte d’offrandes, on vient prier, demander des grâces. J’ai même vu une dame pleurer en lui baisant la main. Il n’y a plus d’indiens. Punta Arenas est aujourd’hui une ville chilienne, au centre de l’économie de la région Magallanes (Magellan en espagnol) et le lieu d’arrivée de nombreux touristes en Patagonie. Le détroit de Magellan, longtemps considéré comme un lieu maudit inspirant crainte et terreur, voit désormais passé les plus grands navires. Certains paquebots viennent de Rio, d’autres partent pour Ushuaia et le continent blanc. Punta Arenas n’est qu’un port, une ville de passage. Le véritable bout du monde, j’irai le chercher un peu plus loin, de l’autre côté du détroit, en Terre de Feu, Terre des fumées comme l’appelait Magellan. J’y serai dans deux jours normalement, pour effectuer le trek le plus austral : Dientes de Navarino.
Après 24 heures de vol et escales depuis l’Europe, me voilà arrivé en Patagonie. A Punta Arenas, précisément. La ville est une grande cité portuaire banale, quadrillée comme les villes américaines. Seul le vent frais qui s'engouffre dans les rues désertes me rappelle ce que je suis venu chercher : le bout du monde. C'est ici, en 1520, que l’illustre navigateur portugais, Fernand de Magellan, découvrit le passage qui devait permettre à ses vaisseaux d'accomplir plus tard le premier tour du monde. Un mois de lutte contre les courants et les tempêtes dans ce dédale de fjords aux eaux sinistres cerné de hautes falaises menaçantes. Le détroit de Magellan, il est là devant mes yeux. Un peu d’eau chargée d'histoire qui a fait rêver des générations d'explorateurs et de voyageurs assoiffés de grands espaces et de nature vierge. Depuis sa découverte, le bras de mer a vu passer les navires marchands du monde entier. Punta Arenas, dernier port avant le Pacifique, a connu un développement rapide avant la création du canal de Panama. Fondée en 1848, la Pointe de Sable vit débarqué de nombreux colons européens venus faire fortune jusqu’à devenir ce grand port de commerce de la Patagonie. On en apprend beaucoup en visitant les cimetières. C'est un lieu qui raconte à sa manière l'histoire d'une ville. En se baladant dans les allées du cimetière communal, on remarque la grandeur de certains mausolées qui témoignent de l’extravagance des pionniers qui firent fortune au début du 20e siècle. Des anglais, des français, des allemands et beaucoup de croates. En bordure de cimetière, loin des riches mausolées, se trouve la statue de l’indien inconnu Indio Desconocido. Cet indien symbolise les différentes tribus qui vivaient encore il y a un siècle dans la région et qui furent exterminés par les actes de cruauté des colonisateurs et les maladies qu’ils amenèrent avec eux. La statue est couverte d’offrandes, on vient prier, demander des grâces. J’ai même vu une dame pleurer en lui baisant la main. Il n’y a plus d’indiens. Punta Arenas est aujourd’hui une ville chilienne, au centre de l’économie de la région Magallanes (Magellan en espagnol) et le lieu d’arrivée de nombreux touristes en Patagonie. Le détroit de Magellan, longtemps considéré comme un lieu maudit inspirant crainte et terreur, voit désormais passé les plus grands navires. Certains paquebots viennent de Rio, d’autres partent pour Ushuaia et le continent blanc. Punta Arenas n’est qu’un port, une ville de passage. Le véritable bout du monde, j’irai le chercher un peu plus loin, de l’autre côté du détroit, en Terre de Feu, Terre des fumées comme l’appelait Magellan. J’y serai dans deux jours normalement, pour effectuer le trek le plus austral : Dientes de Navarino.
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
Location de voiture à Fort Lauderdale?: réservation? English translation pending
Bonjour,
A la fin de ma croisière sur Celebrity, début avril, je souhaite réserver une voiture à la sortie du bateau à Fort Laudedale, pour deux jours et la rendre à l'aéroport de Miami.
Faut-il réserver à l'avance et y a-t-il une des agences sur place?
Merci pour vos infos et vos conseils éventuels.
Jean-Marie
Croisière Costa ou MSC Brésil/Argentine/Uruguay? English translation pending
Nous sommes interessés par une croisière BRESIL/URUGUAY/ARGENTINE fin février 2013. Costa ou MSC en propose des similaires, mais je ne trouve pas beaucoup de discussions sur ces croisières.
Si l'un d'entre vous a déja fait ce type de croisière, j'aimerai avoir quelques retours :
Sur les escales, sur la vie à bord (y a t-il beaucoup de francophone ?? ), ...
Toutes les inofs sont bonnes à prendre
Merci d'avance
Si l'un d'entre vous a déja fait ce type de croisière, j'aimerai avoir quelques retours :
Sur les escales, sur la vie à bord (y a t-il beaucoup de francophone ?? ), ...
Toutes les inofs sont bonnes à prendre
Merci d'avance
Rejoindre l'Amérique du Sud (Pérou, Argentine) depuis la Martinique? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars pour quelques mois direction l'Amérique du Sud, et je souhaitais y aller en bateau plutôt qu'en avion : la première partie du trajet est bouclée, à bord d'un grand voilier qui va faire Brest - La Martinique en janvier prochain. Rien que ce voyage là me fait déjà rêver d'avance ! :-)
J'arriverai en Martinique aux alentours du 31 janvier. Je cherche ensuite un moyen de rejoindre l'Amérique latine: les destinations que j'ai en tête sont Pérou-Chili-Argentine-Bolivie, et j'aurais préféré éviter la Colombie, Vénézuéla, Brésil, trois pays qui m'attirent moins pour le moment. Même si je sais que ce sont les pays les plus logiques pour aborder l'AM du sud après une transatlantique !
Du coup, si je veux continuer mon trajet en bateau plutôt qu'en avion, j'imaginais un Martinique- Costa Rica, puis traverser le Costa Rica, et de l'autre côté trouver un voilier qui ferait Costa-Rica- Pérou, par exemple. Je ne connais pas grand chose au niveau des routes maritimes : est-ce que cette idée est sensée ?? Est-ce que ce sont des trajets qui se font régulièrement ? Ou bien si je veux "traverser" via l'Amérique centrale, est-ce qu'il faut absolument embarquer au Panama ? Quelles sont les dates vers lesquelles ces trajets sont généralement possibles ? On m'avait indiqué février à avril pour des traversées du Pacifique depuis le canal du Panama, est-ce que cette période s'applique aussi à la redescente le long de l'amérique du sud ?
Question subsidiaire, et non des moindres : combien de temps nécessiteraient grosso modo ces deux trajets ? (je sais que cela dépend du type de voilier, du vent, et tout cela, mais rien qu'une fourchette me permettra déjà de me faire une idée).
Dernière question pour aujourd'hui : si je ne trouve pas de voilier-stop, je serai contrainte de prendre l'avion ... mais les recherches de vols directs depuis la Martinique donnent des prix faramineux (et des trajets débiles qui font repasser par Orly!!! ). Du coup, suite à des lectures sur ce forum, l'un des compromis pourrait être de poursuivre en voilier jusque Sainte Lucie ou Trinidad, et de Trinidad prendre un vol vers Panama City puis vers Lima, Santiago du Chili ou Buenos Aires. Est-ce que cela vous semble faisable ? Combien de temps faudrait-il compter pour faire la Martinique - Trinidad en voilier-stop, en imaginant être embarquée sur un petit voilier ?
Beaucoup beaucoup de questions de ma part pour mon tout premier post sur ce forum ! A très bientôt pour échanger davantage!
Cécile.
je pars pour quelques mois direction l'Amérique du Sud, et je souhaitais y aller en bateau plutôt qu'en avion : la première partie du trajet est bouclée, à bord d'un grand voilier qui va faire Brest - La Martinique en janvier prochain. Rien que ce voyage là me fait déjà rêver d'avance ! :-)
J'arriverai en Martinique aux alentours du 31 janvier. Je cherche ensuite un moyen de rejoindre l'Amérique latine: les destinations que j'ai en tête sont Pérou-Chili-Argentine-Bolivie, et j'aurais préféré éviter la Colombie, Vénézuéla, Brésil, trois pays qui m'attirent moins pour le moment. Même si je sais que ce sont les pays les plus logiques pour aborder l'AM du sud après une transatlantique !
Du coup, si je veux continuer mon trajet en bateau plutôt qu'en avion, j'imaginais un Martinique- Costa Rica, puis traverser le Costa Rica, et de l'autre côté trouver un voilier qui ferait Costa-Rica- Pérou, par exemple. Je ne connais pas grand chose au niveau des routes maritimes : est-ce que cette idée est sensée ?? Est-ce que ce sont des trajets qui se font régulièrement ? Ou bien si je veux "traverser" via l'Amérique centrale, est-ce qu'il faut absolument embarquer au Panama ? Quelles sont les dates vers lesquelles ces trajets sont généralement possibles ? On m'avait indiqué février à avril pour des traversées du Pacifique depuis le canal du Panama, est-ce que cette période s'applique aussi à la redescente le long de l'amérique du sud ?
Question subsidiaire, et non des moindres : combien de temps nécessiteraient grosso modo ces deux trajets ? (je sais que cela dépend du type de voilier, du vent, et tout cela, mais rien qu'une fourchette me permettra déjà de me faire une idée).
Dernière question pour aujourd'hui : si je ne trouve pas de voilier-stop, je serai contrainte de prendre l'avion ... mais les recherches de vols directs depuis la Martinique donnent des prix faramineux (et des trajets débiles qui font repasser par Orly!!! ). Du coup, suite à des lectures sur ce forum, l'un des compromis pourrait être de poursuivre en voilier jusque Sainte Lucie ou Trinidad, et de Trinidad prendre un vol vers Panama City puis vers Lima, Santiago du Chili ou Buenos Aires. Est-ce que cela vous semble faisable ? Combien de temps faudrait-il compter pour faire la Martinique - Trinidad en voilier-stop, en imaginant être embarquée sur un petit voilier ?
Beaucoup beaucoup de questions de ma part pour mon tout premier post sur ce forum ! A très bientôt pour échanger davantage!
Cécile.
Pas de croisières Celebrity en Europe en 2014? English translation pending
Bonjour à tous,
Ce matin, je regardais quelle croisière Celebrity je pourrais bien faire en Europe en 2014... Je suis donc allé sur le site Celebrity, j'ai mis janvier 2014 à octobre 2014 (on peut pas faire plus loin...) et après cette saisie, l'Europe n'est plus proposée dans les destinations...
Bug ? Volonté de ne plus venir en Europe ? Programme actuellement incomplet ? (il faudrait passer en revue tous les bateaux et voir s'il y a des blancs 🤪 )
Quelqu'un aurait l'info ?
Ce matin, je regardais quelle croisière Celebrity je pourrais bien faire en Europe en 2014... Je suis donc allé sur le site Celebrity, j'ai mis janvier 2014 à octobre 2014 (on peut pas faire plus loin...) et après cette saisie, l'Europe n'est plus proposée dans les destinations...
Bug ? Volonté de ne plus venir en Europe ? Programme actuellement incomplet ? (il faudrait passer en revue tous les bateaux et voir s'il y a des blancs 🤪 )
Quelqu'un aurait l'info ?
Compte rendu: retour de croisière sur le Constellation Celebrity dans les Caraïbes (31 décembre 2011 au 14 janvier 2012) English translation pending
Bonsoir à tous et à toutes.
Un petit retour sur nos précedentes escapades.
Février 2004: 8 jours aux Caraïbes sur Radiance OTS RCCL, notre première croisière. ( sommes vaccinés ! ).
Mars 2005: 8 jours aux Caraïbes sur Explorer OTS RCCL, croisière absolument identique à la première. ( tellement on aime !).
Juin 2008: 8 jours en Med sur Bleu de France CDF, ( navire comme nous n'en verrons pas de si tôt ).
Janvier 2009: 15 jours de L.A (USA), Canal de Panama , terminus Santo Domingo sur Vision OTS RCCL, ( notre plus belle
croisière, à tous les points de vue).
Avril 2010:21 jours au départ de Santos Brésil, terminus Amsterdam. (itinéraire incomparable, mais MSC pour nous "basta".
Aout 2011: 8 jours au départ de Venise ( Adriatique ) sur Voyager OTS RCCL . ( pour se reposer à € 452/ personne !!!!).
et la petite dernière: du 31 décembre 2011 au 14 Janvier 2012 au départ de Fort lauderdale ( Floride), 14 nuits Caraïbes du Sud Exotiques ( c'est tout un programme) sur Constellation Celebrity Cruises.
Arrivée à Miami le 30 décembre par vol Corsair ( direct , deux ou trois vols par semaine avec un prix très correcte), 11 heures de vol sur Airbus, cela peut paraitre un peu long à l'aller ( 8 heures au retour), mais il faut savoir souffrir un peu avant les vacances! Super hotel a Blue Lagoon ( à côté de l'aéroport de Miami), vous connaissez l'hôtel " D.S.K" ( NO COMMENT), hotel 4**** pour se remettre du jet lag. Et le lendemain matin, pas trop tôt en route pour PortEverglades ( Fort Lauderdale ). pour l'hotel nous avons eu un prix négocié.
A ce sujet, un grand merci à Titi ( que j'avais mis dans la confidence d'aller nous regarder sur le site de:" portevergladeswebcam.com", car tout le monde peut jeter un oeil sur les entrées et surtout les sorties , du port de Ft Lauderdale, de tous les navires de croisière soit, le samedi soir ou bien le dimanche soir, le tout en live en HD et avec le son. L'essayer c'est l'adopter......... Arrivée donc au port, plus exactement à l'hotel Hyatt Regency ( agence Avis) où nous rendons notre magnifique auto. Attendons shuttle qui stop à chaque Cie de croisière pour débarquer les clients. Notre stop à nous est le dernier, ce qui nous laisse le loisir d'admirer en autre l'Oasis ou l'Allure OTS RCCL Arrivée chez Celebrity. On descend nos valises, on nous saute dessus (les bagagistes) étiquettes en 30 secondes et c'est tout! Plus de valises ou de sacs, service impeccable.( un petit pourboire au passage, c'est comme cela aux USA). Puis direction le hall d'embarquement. Controle comme aux aéroports internationaux, portiques et fouille au corps. Et là : séquence admiration. Des comptoirs à perte de vue ( la sortie des caisses chez Carrefour c'est de la rigolade!) Pour se reperer rien de plus simple, regarder simplement le pont où se trouve votre cabine, ou votre suite. Puis pour chaque pont vous avez une série de guichet ou un employé de la cie vous guide quand c'est votre tour. Empreinte de CB, une signature, votre "seapass" est déjà prête ( pour chaque passager), et en route au premier étage pour embarquement immédiat. Pour la suite un peu de patience car j'ai beaucoup à raconter. @+ Clocloglobe
et la petite dernière: du 31 décembre 2011 au 14 Janvier 2012 au départ de Fort lauderdale ( Floride), 14 nuits Caraïbes du Sud Exotiques ( c'est tout un programme) sur Constellation Celebrity Cruises.
Arrivée à Miami le 30 décembre par vol Corsair ( direct , deux ou trois vols par semaine avec un prix très correcte), 11 heures de vol sur Airbus, cela peut paraitre un peu long à l'aller ( 8 heures au retour), mais il faut savoir souffrir un peu avant les vacances! Super hotel a Blue Lagoon ( à côté de l'aéroport de Miami), vous connaissez l'hôtel " D.S.K" ( NO COMMENT), hotel 4**** pour se remettre du jet lag. Et le lendemain matin, pas trop tôt en route pour PortEverglades ( Fort Lauderdale ). pour l'hotel nous avons eu un prix négocié.
A ce sujet, un grand merci à Titi ( que j'avais mis dans la confidence d'aller nous regarder sur le site de:" portevergladeswebcam.com", car tout le monde peut jeter un oeil sur les entrées et surtout les sorties , du port de Ft Lauderdale, de tous les navires de croisière soit, le samedi soir ou bien le dimanche soir, le tout en live en HD et avec le son. L'essayer c'est l'adopter......... Arrivée donc au port, plus exactement à l'hotel Hyatt Regency ( agence Avis) où nous rendons notre magnifique auto. Attendons shuttle qui stop à chaque Cie de croisière pour débarquer les clients. Notre stop à nous est le dernier, ce qui nous laisse le loisir d'admirer en autre l'Oasis ou l'Allure OTS RCCL Arrivée chez Celebrity. On descend nos valises, on nous saute dessus (les bagagistes) étiquettes en 30 secondes et c'est tout! Plus de valises ou de sacs, service impeccable.( un petit pourboire au passage, c'est comme cela aux USA). Puis direction le hall d'embarquement. Controle comme aux aéroports internationaux, portiques et fouille au corps. Et là : séquence admiration. Des comptoirs à perte de vue ( la sortie des caisses chez Carrefour c'est de la rigolade!) Pour se reperer rien de plus simple, regarder simplement le pont où se trouve votre cabine, ou votre suite. Puis pour chaque pont vous avez une série de guichet ou un employé de la cie vous guide quand c'est votre tour. Empreinte de CB, une signature, votre "seapass" est déjà prête ( pour chaque passager), et en route au premier étage pour embarquement immédiat. Pour la suite un peu de patience car j'ai beaucoup à raconter. @+ Clocloglobe
Croisière sur l'Infinity Celebrity Cruises English translation pending
Bonjour,
Est-ceque des personnes auraient récemment fait une croisière sur le paquebot l'Infinity, celui-ci devait être rénové comme le Constellation il y a 2 ans. Il s'agissait de les remettre aux normes des "solstices" avec nouveaux restos et relookage des bars et cabines.
Il me semble tout de même que cela devait se faire courant Décembre ;peut-être qu'il n'est pas encore terminé.
Nous sommesà l'écoute de toutes personnes faisant la croisière "canal de panama" du 26 mars pour savoir s'ils auraient des infos concernant les escales (faire ou ne pas faire..) à savoir qu'Acapulco est supprimé ; principalement à Colon où il serait déconseillé de descendre!!!de plus rien à voir d'intéressant.
Merci
Crifinic
Est-ceque des personnes auraient récemment fait une croisière sur le paquebot l'Infinity, celui-ci devait être rénové comme le Constellation il y a 2 ans. Il s'agissait de les remettre aux normes des "solstices" avec nouveaux restos et relookage des bars et cabines.
Il me semble tout de même que cela devait se faire courant Décembre ;peut-être qu'il n'est pas encore terminé.
Nous sommesà l'écoute de toutes personnes faisant la croisière "canal de panama" du 26 mars pour savoir s'ils auraient des infos concernant les escales (faire ou ne pas faire..) à savoir qu'Acapulco est supprimé ; principalement à Colon où il serait déconseillé de descendre!!!de plus rien à voir d'intéressant.
Merci
Crifinic
Équipière pour transpacifique fin 2012-début 2013 English translation pending
Bonjour!
Etudiante en 4eme année de médecine je fais une année sabbatique l'année prochaine. Je suis disponible comme équipier pour toute navigation entre novembre 2012 et février 2013 dans le pacifique.
Destination: L’idéale par rapport à mon projet serait une traversée Amérique-Australie. "Simple" traversée ou PLUS (traversée et cabotage).
Expérience: J ai l'A2C1* croisière et navigue depuis petite dans divers bassins. J ai effectué de nombreux stages et j'ai toujours apprécié le mélange des générations! Je suis habituée au rythme de croisière en quarts. Me contacter pour plus d'info.
Motivation: +++++
Sinon quelqu'un connaîtrait la "meilleure" période pour une traversée le pacifique dans ce sens là? Il me semble que c'est a partir de Janvier(?) Merciiii
* premiere partie du monitorat de voile: confirmation des connaissances théoriques et pratiques.
Etudiante en 4eme année de médecine je fais une année sabbatique l'année prochaine. Je suis disponible comme équipier pour toute navigation entre novembre 2012 et février 2013 dans le pacifique.
Destination: L’idéale par rapport à mon projet serait une traversée Amérique-Australie. "Simple" traversée ou PLUS (traversée et cabotage).
Expérience: J ai l'A2C1* croisière et navigue depuis petite dans divers bassins. J ai effectué de nombreux stages et j'ai toujours apprécié le mélange des générations! Je suis habituée au rythme de croisière en quarts. Me contacter pour plus d'info.
Motivation: +++++
Sinon quelqu'un connaîtrait la "meilleure" période pour une traversée le pacifique dans ce sens là? Il me semble que c'est a partir de Janvier(?) Merciiii
* premiere partie du monitorat de voile: confirmation des connaissances théoriques et pratiques.
Comment rejoindre en bateau la Colombie (Carthagène) depuis les Antilles (Fort de France)? English translation pending
Bonjour,
ma traversée de l'Atlantique à la voile s'arrête à Fort-De-France le 29 janvier 2012 mais mon voyage doit continuer en Amérique du Sud pour plusieurs mois. Je cherche à donc à faire idéalement le trajet Fort-de-France => Carthagene en bateau.
Avez vous des idées? Des contacts? Des bons plans?
J'ai deja contacté sans succès des agences qui proposent des voyages en cargo et meme des croisiéristes !
Ma seule solution actuellement est l'avion avec 2 escales en 24h !!! :o(
Paris et New York seront reliés par un train en 2030! English translation pending
"Un espoir pour tous ceux qui rêvent de New York, mais qui ont peur de l'avion : en 2030 vous pourrez prendre un billet de train Paris-Grand Station de New York.
Le Kremlin ayant donné son accord pour un projet de tunnel sous le détroit de Béring entre la Russie et l'Alaska, il sera possible de voyager en train de Paris à New York. Estimé à 70 milliards de dollars, dont 12 pour le seul tunnel, cette ligne aura une voie souterraine deux fois plus longue que celle du tunnel sous la Manche et sera notamment composée de 100 kilomètres de galerie. Le tunnel passera sous les Îles Diomède (Big Diomede et Little Diomede), qui appartiennent à la Russie et aux États-Unis, explique le site Urbanews.
Au total, pas moins de 6 000 kilomètres de voies ferroviaires seront nécessaires pour relier les États-Unis et la Russie par les villes d'Ouelen et Nome. Il s'agira notamment de moderniser le Transsibérien existant pour le prolonger. Les autorités communes aux deux pays comptent optimiser cet investissement énorme en se servant de cette nouvelle voie pour créer des réseaux énergétiques et de fibre optique.
Grâce au trafic ferroviaire des énergies brutes comme le pétrole ou le gaz, qui devrait rivaliser avec celui du Canal de Panama, le coût de ces travaux titanesques sera amorti en seulement 15 ans. Le transport de voyageurs n'est pour l'instant pas d'actualité, même si pour info, il faudrait deux semaines pour relier Paris et New York. La ligne Paris-New York en avion a encore de beaux jours devant elle... "
(Yahoo.fr)
Pierre 🙂
Croisière Ruby Princess en mai 2012 English translation pending
Bonjour
Mon conjoint de mari et moi-même préparons notre prochaine croisière avec le Ruby Princess. Je ne suis pas très familière avec les cruises de Princess et je me demande si comme avec Costa , il est possible de faire les excursions avec un guide francophone. Si quelqu'un a déjà fait cette croisière "Grand Méditerraneau 12 jours départ de Barcelone retour de Venise" et avez des suggestions à nous faire, ce serait très apprécié.
Mon conjoint de mari et moi-même préparons notre prochaine croisière avec le Ruby Princess. Je ne suis pas très familière avec les cruises de Princess et je me demande si comme avec Costa , il est possible de faire les excursions avec un guide francophone. Si quelqu'un a déjà fait cette croisière "Grand Méditerraneau 12 jours départ de Barcelone retour de Venise" et avez des suggestions à nous faire, ce serait très apprécié.
Recherche équipière France - Caraïbes - Polynésie English translation pending
Je recherche une équipière, qui aime la voile et qui n'a pas le mal de mer évidemment🙂et si possible qui parle anglais(à vrai dire je suis nul en anglais). J'ai 29 ans, Mon voilier se trouve dans le sud de la France, c'est un moody 33 (10m) la première partie du voyage, départ de France, escale aux Baléares puis les îles Canaries et enfin la grande traversée jusqu'en Martinique, où je compte y rester quelque temps avant de partir pour la Polynésie par le canal du Panama.
Je comptais faire ce voyage seul mais je pense que ça peut être plus sympa à deux.
Si ce message vous intéresse mais hésitait pas à me contacter afin de faire connaissance.
Croisière sur le Royal Caribbean? English translation pending
Bonjour,
Certaines destinations ne sont pas couvertes par Costa ou MSC, donc nous allons devoir trouver d'autres bateaux.
Plusieurs des croisières que nous souhaitons faire dans les années à venir sont proposées par Royal Caribbean.
Qui a déjà voyagé avec cette compagnie?
Quelles sont vos avis? (nourriture, animation excursions) rapport qualité prix en général.
Y a-t-il différentes catégories de bateaux (anciens-nouveaux; capacité, etc)?
avez vous des photos des bateaux? (cabines décoration en général)
Merci d'avance pour vos réponses
Sylvianne
Tour du monde sur un voilier First 211 English translation pending
Je projette un tour du monde sur un first 211 via Israël en solitaire avec escales.
Le bateau sera équipé pour le programme surtout concernant la sécurité.
Aujourd'hui j'ai besoin de conseil sur le sens du tour du monde et le meilleur
moment. J'ai deux solutions: soit prendre la méditéranée, canal de Suez, nord le l'Australie,
Papette, iles de Pâques, iles Robinson Crusoé, canal de Magellan, cap vert, pointe du Finistère,
le Crouesty ou soit dans l'autre sens.
Au niveau des dates de départ, j'ai la possibilité mars ou avril 2011 ou octobre novembre 2011
je prévois 1an et demi de voyage.
Marseille-Nouméa par tous les moyens sauf l'avion! English translation pending
coucou!!
nous somme un couple de 28 ans et nous projetons de partir vivre a noumea en fin d année, nous souhaiterions nous y rendre par tout les moyens possible sauf l'avion(j'ai peur!!!) quitt a se faire un petit tour du monde nous n avons pas forcement de date precise parcontre nous n avons pas un budget mirobolant! voila si vous avez des infos sur le cout le tps que ca peut nous prendre etc... nous sommes preneur car c est pas evident de s organniser .on pense peut etre a faire une partie en transiberien mais on ne sait vraiment pas combien de tps il faut prevoir , combien d argent et surtout si une fois arrivé a singapour(ou autre!) on trouvera un bateau pour nous mener a noumea!!!
voila merci d avance pour vos infos
aurelie et yann
Croisière sur la Riviera mexicaine: excursions à faire? English translation pending
Bonjour à tous,
Notre prochaine croisière fera escale à Cabo San Lucas, Mazatlan, Acapulco, Ixtapa et Puerto Vallarta.Nous n'avons jamais visité le Mexique de ce côté du pays.Avez vous des excirsions à me conseiller?Que devons-nous voir absolument?
Merci pour vos conseils
Situation des plages à Santa Maria? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai vu sur un forum de discussion que les plages à Santa-Maria était très endommagé depuis le séisme au Chili.
Est-ce qu'il y aurait des personnes parmi vous qui sont revenu de Santa-Maria hier ou avant-hier pour me donner des infos. Je suis inquiète car je pars demain matin soit le 7 mars pour le Sol Cayo Santa-Maria et j'aimerais savoir ce qui se passe au juste au sujet des plages.
Merci beaucoup à l'avance pour vos réponses.
J'ai vu sur un forum de discussion que les plages à Santa-Maria était très endommagé depuis le séisme au Chili.
Est-ce qu'il y aurait des personnes parmi vous qui sont revenu de Santa-Maria hier ou avant-hier pour me donner des infos. Je suis inquiète car je pars demain matin soit le 7 mars pour le Sol Cayo Santa-Maria et j'aimerais savoir ce qui se passe au juste au sujet des plages.
Merci beaucoup à l'avance pour vos réponses.
Retour de croisière sur l'Equinox (15 au 26 février 2010) English translation pending
Bonjour à tous, 😉
De retour de croisière sur l'Equinox, je suis à votre disposition si vous avez des questions. Résumé rapide : le bateau est absolument magnifique, très luxueux, le personnel comme d'habitude très dévoué, faisant tout son possible pour que le séjour soit réussi. Un effort a été fait cette année pour les francophones, nous étions 400 sur 2850 ! donc nous avons pu obtenir quelques excursions en français. Le temps a été un peu frais à Miami (16°) et parfois nuageux, mais nous sommes revenus avec de très bonne mine et d'excellents souvenirs. Il y aurait tant à dire que je préfère répondre à vos questions précises .. bonne journée Ondine14
De retour de croisière sur l'Equinox, je suis à votre disposition si vous avez des questions. Résumé rapide : le bateau est absolument magnifique, très luxueux, le personnel comme d'habitude très dévoué, faisant tout son possible pour que le séjour soit réussi. Un effort a été fait cette année pour les francophones, nous étions 400 sur 2850 ! donc nous avons pu obtenir quelques excursions en français. Le temps a été un peu frais à Miami (16°) et parfois nuageux, mais nous sommes revenus avec de très bonne mine et d'excellents souvenirs. Il y aurait tant à dire que je préfère répondre à vos questions précises .. bonne journée Ondine14
Croisière Costa Deliziosa: tour du monde en cent jours vers fin 2011 English translation pending
bonjour a tous: meretmarine annonce ce jour que le nouveau paquebot costa delizioza prevoi ver fin 2011 de faire un tour du monde 100 jours en 3 principales etapes savone -los angeles-singapour-savone et 37 pays visites pour un prix de depart de 9990 euro quelq, un a t, il plus d, infos? c, est bien que costa renoue un peu avec les grands voyages tour du monde ...et merci si vous avez des info ...on va preparer la tirelire
Brochure des croisières Costa 2011 English translation pending
Quelques lignes sur la nouvelle brochure COSTA 2011 se trouvent sur le blog COSTA
Par contre je ne sais pas quand on pourra la feuilleter en ligne ni même l'avoir dans les mains ???
Par contre je ne sais pas quand on pourra la feuilleter en ligne ni même l'avoir dans les mains ???
Quelles sont les visites incontournables en Amérique Centrale? English translation pending
Je voulais savoir ce qu'il y avait d'incontournable en AM centrale.
Où vivre avec les locaux?
Quels endroits il y a des paysages à couper le souffle?
Sites archéologiques?
Volcans, balade sur la plage, plongée, nourriture !
Nous partons dans quelques jours pour l'Amérique centrale avez-vous des suggestions?
Merci
Meilleure période pour faire une croisière en Europe? English translation pending
Bonsoir
j'aimerais avoir des conseils concernant une croisiere en europe ?
quel periode de l'année est il préférable ...au printemps ou en automne ?
je regarde presentement l'ouest de la méditéranée avec la cie princess
les destinations sont les suivantes :Southampton, Cadiz, Alghero, Rome/Civitavecchia, Livorno, Cannes, Barcelona, Gibraltar, Southampton le départ est le 24 avril
toute information serait apprécier
merci