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Voyage 4x4 de 6 jours au sultanat d'Oman: quel parcours? English translation pending
Bonjour,
Je voyage prochainement avec mon époux au sultanat d'Oman et Dubai. Arrivée à Dubai le 27/04 et nous avons décidé de passer la première semaine à OMAN (Dubai n'étant pas tout nouveau pour nous). Nous avons loué un 4*4 de Dubai pour se rendre à OMAN pour 6 jours soit entre le 27/04 et le 03/05. Cependant nous ne savons pas par quel endroit commencer ni quoi faire en priorité : - Sauriez-vous svp quel itinéraire emprunter et quel chemin faire pour 6 jours? Sachant que nous souhaitons rester principalement au nord du sultanat. - Un GPS est-il utile? Nous avons entendu parler du OMAN OFF-ROAD qui est plus pratique qu'un GPS. - Nous souhaitons principalement camper et passer les nuits à la belle étoiles? Est-il possible de trouver un endroit pour louer du matériel de camping : tente (ouverture facile, type queshua 2 secondes...), glacière, couchage... - De quoi avons-nous besoin? les indispensables... - Comment prendre des douches en pleine nature ? l'eau de la mer est-elle trop fraiche à cette période? - La nourriture y est-elle variée? Bon marché?
Merci pour vos précieux conseils...
Je voyage prochainement avec mon époux au sultanat d'Oman et Dubai. Arrivée à Dubai le 27/04 et nous avons décidé de passer la première semaine à OMAN (Dubai n'étant pas tout nouveau pour nous). Nous avons loué un 4*4 de Dubai pour se rendre à OMAN pour 6 jours soit entre le 27/04 et le 03/05. Cependant nous ne savons pas par quel endroit commencer ni quoi faire en priorité : - Sauriez-vous svp quel itinéraire emprunter et quel chemin faire pour 6 jours? Sachant que nous souhaitons rester principalement au nord du sultanat. - Un GPS est-il utile? Nous avons entendu parler du OMAN OFF-ROAD qui est plus pratique qu'un GPS. - Nous souhaitons principalement camper et passer les nuits à la belle étoiles? Est-il possible de trouver un endroit pour louer du matériel de camping : tente (ouverture facile, type queshua 2 secondes...), glacière, couchage... - De quoi avons-nous besoin? les indispensables... - Comment prendre des douches en pleine nature ? l'eau de la mer est-elle trop fraiche à cette période? - La nourriture y est-elle variée? Bon marché?
Merci pour vos précieux conseils...
Kanab, Moab et Yellowstone en camping English translation pending
Bonjour à tous et merci par avance à l'attention que vous porterez à mes demandes et conseils concernant un voyage de 21 /23 jours dans l 'ouest . Et merci à tous ceux qui par leurs carnets , leurs posts , blogs et conseils permettent de voyager et préparer de belles vacances😄
Mon mari et moi comptons partir en JUIN 2015 pour un deuxième périple américain et lors de notre 1er séjour nous avions vu les sites principaux (Grand Canyon , Lake Powell , Arches , Canyonland , Capitol reef , Bryce, Zion , Las Végas , Death Valley , Yosemite et San Fransisco ). Et nous sommes rentrés enchantés , éblouis et déterminés à revenir pour admirer d'autres sites ! Les randonnées , les grands espaces , on aime!!
Nous souhaitons privilégier les zones de Yellowstone , Moab , la région de Coyotte Buttes( pour the Wave éventuellement.. si la chance sourit...) et inclure peut être le Canyon de Chelly ou Mesa Verde . Voici l'ébauche de l 'itinéraire J1 : PARIS /Las VEGAS ( nuit Las VEGAS) J2 : LAS VÉGAS/VALLEY OF FIRE (nuit VALLEY OF FIRE camping) J3 : VALLEY OF FIRE / GRAND CANYON RIVE NORD ( nuit GRAND CANYON ) J4 : GRAND CANYON /KANAB (nuit KANAB) J5 : KANAB J6 : KANAB J7 : KANAB / MONUMENT VALLEY( nuit à MONUMENT ) J8 : MONUMENT VALLEY / CANYON DE CHELLY/ MESA VERDE ( lever de soleil , route et points de vue sur caynons de chelly , route et nuit à MESA VERDE) . Jouable ou pas ? J9 : MESA VERDE / MOAB ( visite MESA VERDE + route et nuit à MOAB ). J10 : MOAB J11 : MOAB J12 : MOAB / ROCK SPRINGS ( nuit à Rock Spring) J13 : ROCK SRING / CODY J14 : CODY / YELLOWSTONE J15 : YELLOWSTONE J6 : YELLOWSTONE J17 : YELLOWSTONE J18 : YELLOWSTONE J19 : YELLOWSTONE/GRAND TÉTON J20 : GRAND TÉTON J21 : GRAND TÉTON / SALT LAKE CITY J22 : SALT LAKE J23 : SALT LAKE /PARIS
Questions : - où est il possible d' enlever des jours pour tomber à 21 jours ? GRAND TÉTON? ou bien sacrifier CANYON DE CHELLY OU MESA VERDE ? ou bien tracer la route de MOAB à CODY pour supprimer Rock SPRING ?(mais je suis bien consciente que cela fait de la distance🏴☠️)
-La rive nord de Grand Canyon est elle faisable en étant basé à KANAB ce qui ferait un jour de plus pour un essai de loterie pour the WAVE ( mais adieu au coucher et lever de soleil sur le CANYON😐 ) ?
- Le camping nous "tente "pas mal mais j 'ai des craintes concernant la fraicheur nocturne à YELLOWSTONE 🙁 et le fait que certains campings intéressants de par leur situation ne soient pas équipés de douches ....
- Que pensez vous du circuit ? Cohérent , faisable ?J 'attends vos remarques et conseils . MERCI 😏
Mon mari et moi comptons partir en JUIN 2015 pour un deuxième périple américain et lors de notre 1er séjour nous avions vu les sites principaux (Grand Canyon , Lake Powell , Arches , Canyonland , Capitol reef , Bryce, Zion , Las Végas , Death Valley , Yosemite et San Fransisco ). Et nous sommes rentrés enchantés , éblouis et déterminés à revenir pour admirer d'autres sites ! Les randonnées , les grands espaces , on aime!!
Nous souhaitons privilégier les zones de Yellowstone , Moab , la région de Coyotte Buttes( pour the Wave éventuellement.. si la chance sourit...) et inclure peut être le Canyon de Chelly ou Mesa Verde . Voici l'ébauche de l 'itinéraire J1 : PARIS /Las VEGAS ( nuit Las VEGAS) J2 : LAS VÉGAS/VALLEY OF FIRE (nuit VALLEY OF FIRE camping) J3 : VALLEY OF FIRE / GRAND CANYON RIVE NORD ( nuit GRAND CANYON ) J4 : GRAND CANYON /KANAB (nuit KANAB) J5 : KANAB J6 : KANAB J7 : KANAB / MONUMENT VALLEY( nuit à MONUMENT ) J8 : MONUMENT VALLEY / CANYON DE CHELLY/ MESA VERDE ( lever de soleil , route et points de vue sur caynons de chelly , route et nuit à MESA VERDE) . Jouable ou pas ? J9 : MESA VERDE / MOAB ( visite MESA VERDE + route et nuit à MOAB ). J10 : MOAB J11 : MOAB J12 : MOAB / ROCK SPRINGS ( nuit à Rock Spring) J13 : ROCK SRING / CODY J14 : CODY / YELLOWSTONE J15 : YELLOWSTONE J6 : YELLOWSTONE J17 : YELLOWSTONE J18 : YELLOWSTONE J19 : YELLOWSTONE/GRAND TÉTON J20 : GRAND TÉTON J21 : GRAND TÉTON / SALT LAKE CITY J22 : SALT LAKE J23 : SALT LAKE /PARIS
Questions : - où est il possible d' enlever des jours pour tomber à 21 jours ? GRAND TÉTON? ou bien sacrifier CANYON DE CHELLY OU MESA VERDE ? ou bien tracer la route de MOAB à CODY pour supprimer Rock SPRING ?(mais je suis bien consciente que cela fait de la distance🏴☠️)
-La rive nord de Grand Canyon est elle faisable en étant basé à KANAB ce qui ferait un jour de plus pour un essai de loterie pour the WAVE ( mais adieu au coucher et lever de soleil sur le CANYON😐 ) ?
- Le camping nous "tente "pas mal mais j 'ai des craintes concernant la fraicheur nocturne à YELLOWSTONE 🙁 et le fait que certains campings intéressants de par leur situation ne soient pas équipés de douches ....
- Que pensez vous du circuit ? Cohérent , faisable ?J 'attends vos remarques et conseils . MERCI 😏
Organisation/programme de 6 jours à Paris English translation pending
Bonjour à tous
Comme le titre l'indique, je suis en pleine organisation pour un voyage entre mère et fille (26 ans) de 6 jours à Paris.
Nous sommes logé dans le quartier du Marais.
Notre Programme :
Samedi 1er mars :Arrivée à Paris vers 13h30On pose les valises à l'appartementdirection square saint Georges et le marché du livre ancien (on adore bouquiner)ballade en fin de journée trocadéro==> champs de Mars (on ne visitera pas la tour Eiffel, on ne fera qu'y passer)
Dimanche 2 mars : puce de vanvesJardins des plantes Le panthéon Saint germain des prèsLundi 3 mars : musée du Louvre(palais royale) est ce que cela vaut le coup de le visiter ? sinon on restera plus de temps dans le Louvrejardins des TuileriesPlace de la ConcordesAvenue des Champs ÉlyséesMardi 4 Mars : matinée Montmartre : petit café place du tertre + mur des je taimes + musée Dali + sacré coeur + vignes etcaprès midi : notre dame + ile de la cité et iles saint louisMercredi 5 Mars : Centre Pompidoules halles ( hésite à perdre du temps dans les centre commerciaux , vos avis me serais utile ) ballade dans le marais ==> friperies de Paris , shopping, bref on se fait plaisir !!!Jeudi 6Mars : ne sais pas encoreaimerais faire : le musée Rodin + un des nombreux passage à couverts + belleville + palais de la découverte (plutôt pour les enfants, non ?)ne veut pas faire = musée Grevin et d'OrsayComme vous le constatez, j'ai besoin d'aide et de vos suggestions ?
n'hésitez pas à signaler si les journées sont trop chargées ou si au contraire il est possible de faire plus de chose .
Nous sommes des lève tots et nous voulons profiter de chaque moment armé de nos baskets et de nos manteaux
Mutation à Mayotte English translation pending
Bonjour,
Je vais être muté en compagnie de ma famille à Mayotte. Pendant 4 ans, vers le mois de juin 2014. Ma famille se compose de moi + ma femme, d'un ado de 14 ans + jumeaux de 7 ans. Je souhaiterai savoir si l'île est dangereuse ou pas. Comme je lis tout et n'importe quoi sur Mayotte, je m'inquiète pour la sécurité de ma famille.
Cordialement,
Davy
3 semaines en famille au Texas, août 2013 English translation pending
Bonjour,
J'ai passé 3 semaines entières au Texas du 11 août au 01 septembre 2013 avec mon mari et mon fils de 11 ans.
Nous avons adoré cet immense état où il y a pleins de choses à voir... Nous avions le guide "Petit futé" sur le Texas qui est très bien fait et qui nous a bien aidé !!
Notre parcours : Houston puis Dallas, Forth Worth, Waco, Austin, San Antonio, Bandera, Corpus Christi, Galveston et retour à Houston pour rentrer en France.
Nos points d'intérêts :
- Houston :





Le Space Center que j'ai trouvé un peu décevant car il est petit, il y a à l'entrée un grand parc d'attraction dont on se demande pourquoi. Il y a quand même des choses intéressantes à voir mais je n'y retournerai pas, j'ai préféré nettement celui de Cap Canaveral en Floride que j'ai eu la chance de visiter aussi.








La visite de la ville, le Hard Rock Café, K1 Speed pour mon fils (pour faire du kart), le water wall, à voir (l'adresse : 1980 Post Oak Boulevard, Suite 1580 - Houston, le lien : http://www.uptown-houston.com/...page/water-wall... )

Route entre Houston et Dallas :



- Dallas :

J'ai passé 3 semaines entières au Texas du 11 août au 01 septembre 2013 avec mon mari et mon fils de 11 ans.
Nous avons adoré cet immense état où il y a pleins de choses à voir... Nous avions le guide "Petit futé" sur le Texas qui est très bien fait et qui nous a bien aidé !!
Notre parcours : Houston puis Dallas, Forth Worth, Waco, Austin, San Antonio, Bandera, Corpus Christi, Galveston et retour à Houston pour rentrer en France.
Nos points d'intérêts :
- Houston :





Le Space Center que j'ai trouvé un peu décevant car il est petit, il y a à l'entrée un grand parc d'attraction dont on se demande pourquoi. Il y a quand même des choses intéressantes à voir mais je n'y retournerai pas, j'ai préféré nettement celui de Cap Canaveral en Floride que j'ai eu la chance de visiter aussi.








La visite de la ville, le Hard Rock Café, K1 Speed pour mon fils (pour faire du kart), le water wall, à voir (l'adresse : 1980 Post Oak Boulevard, Suite 1580 - Houston, le lien : http://www.uptown-houston.com/...page/water-wall... )

Route entre Houston et Dallas :



- Dallas :


Voyage Thaïlande - Laos: phobie des moustiques English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire un road-trip en Thaïlande et au Laos cet été (en août) avec mes amies. Je ne suis pas habituée aux voyages "roots" mais j'ai décidé de me lancer, seulement je rencontre un petit problème: je suis un peu phobique des moustiques. Je suis incapable de rester en place ou de dormir si il y en a un seul dans la pièce, et je peux faire des crises d'angoisses. C'est pourquoi je suis un peu paniquée à l'idée d'aller dans ces pays où les moustiques sont omniprésents. Je voulais donc savoir si vous aviez des conseils à me donner, des choses à éviter... Certains penseront que si je suis phobique je ne devrai pas aller là-bas, mais j'ai envie de dépasser ma peur, car sinon je n'irais jamais en Asie. Si nous logions dans de beaux hôtels je serai moins stressée mais là mes amies veulent vraiment faire un road trip, donc pas de confort, sac-à-dos ... Je me demande si je ne dois pas annuler, mais ça m'embête de me priver de bons moments et de beaux souvenirs.
Merci de votre aide!
Je souhaite faire un road-trip en Thaïlande et au Laos cet été (en août) avec mes amies. Je ne suis pas habituée aux voyages "roots" mais j'ai décidé de me lancer, seulement je rencontre un petit problème: je suis un peu phobique des moustiques. Je suis incapable de rester en place ou de dormir si il y en a un seul dans la pièce, et je peux faire des crises d'angoisses. C'est pourquoi je suis un peu paniquée à l'idée d'aller dans ces pays où les moustiques sont omniprésents. Je voulais donc savoir si vous aviez des conseils à me donner, des choses à éviter... Certains penseront que si je suis phobique je ne devrai pas aller là-bas, mais j'ai envie de dépasser ma peur, car sinon je n'irais jamais en Asie. Si nous logions dans de beaux hôtels je serai moins stressée mais là mes amies veulent vraiment faire un road trip, donc pas de confort, sac-à-dos ... Je me demande si je ne dois pas annuler, mais ça m'embête de me priver de bons moments et de beaux souvenirs.
Merci de votre aide!
Manifestations en Thaïlande (à l'intention des voyageurs) English translation pending
Hello everybody
Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.
Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.
Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Fjords de Norvège English translation pending
bonjour,
je fais une croisière fin juin, je voudrais savoir s'il est possible de faire des excursions par moi même pour éviter les pièges (tarif excessif) par rapport aux prestations. PARCOURS Kristiansand, hellesylt/geiranger, flaam, stavanger, goteborg
merci pour toutes vos informations🙂
je fais une croisière fin juin, je voudrais savoir s'il est possible de faire des excursions par moi même pour éviter les pièges (tarif excessif) par rapport aux prestations. PARCOURS Kristiansand, hellesylt/geiranger, flaam, stavanger, goteborg
merci pour toutes vos informations🙂
Voyager en Iran au mois d'août English translation pending
Notre projet de départ en avril est à l'eau. Nous aimerions reporter ce séjour en été, mais on nous dit que la chaleur est intenable et que ce n'est pas du tout recommandé en aout. Qu'en dites-vous?
D'autre part, peut-on toujours obtenir les visas à l'arrivée?
Merci pour vos réponses et expériences.
Avis sur parcours de 3 semaines en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à tous ! Le grand moment approche, nous partons dans un petit mois direction la Nouvelle-Zélande. Nous avons choisi la formule du van et le classique 1 semaine au nord, 2 semaines au sud.
Voici l'itinéraire envisagé :
ILE DU NORD Jour 1 : _Samedi 8 Mars : Arrivée à Auckland vers 2h du matin Prise du Camping Car + visite tranquille d'Auckland + courses (+éventuellement aquarium ou zoo ? ) Nuit à proximité d'Auckland
Jour 2 : _Dimanche 9 Mars : Baie des Iles - visite et nage avec les dauphins Départ tranquille d'Auckland direction le Nord via Route 1, arrêt à Whangarei - (158km) Ensuite route 1 vers le nord puis route 11 jusqu'à Paihia + Golfe de Waitangi + Baie des îles (70Km)
Jour 3_Lundi 10 Mars : Waipoua / Dargaville Départ de Pahia route 11 puis 12 direction la forêt de Waipoua (arrêt à Kaikohe?). Midi à Waipoua + visite des Kauri (106km). Redescente vers Matakohe, arrêt aux trois lacs Taharoa, arrêt à Dargaville (107km)
Jour 4_Mardi 11 Mars : Coromandel Départ de Matakohe route 12 puis 1 vers le sud direction Karekare pour midi, puis route 16 pour faire la boucle (147km) Puis direction Coromandel via 1, 2, 25 (200km)
Jour 5_Mercredi 12 Mars : Waitomo Départ de Coromandel vers le sud route 25, 26, 21, 3 jusqu'à Waitomo pour la grotte aux lucioles (220km - 3h de route). Départ en début d'aprem pour Rotorua (147km) Nuit à Rotorua
Jour 6_Jeudi 13 Mars : Rotorua Visite Rotorua et alentours, arrêt à Hot Water Beach et Cathedral Cove, villages Maoris, Wai o tepu… départ vers Taupo via route 5 (81km) Nuit à Taupo
Jour 7_Vendredi 14 Mars : Lac Taupo et volcan Tongariro Visite Taupo et parc Tongariro (volcans, geysers.. voir quelle randonnée faire sur le Tongariro .. ) Départ pour Napier via route 5 Nuit à Napier
Jour 8_Samedi 15 Mars : Journée de route (315km = 4h) Direction Wellington 315km (4h) + Ohiro bay si possible Voir où l'on passe la nuit
Jour 9_Dimanche 16 Mars : Visite Wellington et musée Te Papa Voir où l'on passe la nuit
ILE DU SUD Jour 10_Lundi 17 Mars : Visite Marlborough Sound puis route vers Motueka Prendre le 1er ferry (3h) direction Picton puis route vers Neslon (110km = 1h30) ou plutôt Motueka ? (45 min de plus) Nuit à Motueka ?
Jour 11 + jour 12_Mardi 18 Mars et mercredi 19 mars : Abel Tasman Rando kayak farniente- Abel Tasman
Jour 13_Jeudi 20 Mars : Punakaiki Pancakes rocks Départ pour les Pancake Rocks (parc de Paparoa) - 2h de visite, 264km. Rouler et s'arrêter quelquepart entre Hokitika et Franz Joseph. Nuit à ????
Jour 14_Vendredi 21 Mars : Glaciers Franz Joseph et Fox. Pas de rando sur les glaciers a priori Nuit au lac Matheson
Jour 15_Samedi 22 Mars : Promenade autours des lacs, route vers Queenstown Lake Matheson vers Lake Wanaka puis vers Queestown Nuit à Wanaka
Jour 16_Dimanche 23 Mars : Visite Queenstown + éventuellement balade à cheval à Glenorchy (ça vaut le coup? selon le planning serait un peu décalé) Téléphérique de Bob’s Peak ? avis sur la croisière? Nuit à Te Anau?
Jour 17 Lundi 24 mars : Croisière Milford Sounds Voir si on a fait ou non la route pour Te Anau la veille (Te Anau vers Milford Sound 118km) La croisière vaut-elle le coup? Retour à Te Anau pour la nuit
Jour 18_mardi 25 mars : Catlins Lake Direction Catlins Lake (243km depuis Te Anau) pour visiter Catlins Forest Park (lions de mer, dauphins, pingouins). Nuit dans le coin
Jour 19 mercredi 26 Mars : Dunedin, péninsule d'Otago, Direction Dunedin (113km) puis penguin place après le port d'Otago
Jour 20_Jeudi 27 Mars : Oamaru, Lac Tekapo Départ direction Oamaru (112km) puis Lake Tekapo (221km) Nuit à Tekapo
Jour 21_Vendredi 28 Mars : Christchurch Départ pour Christchurch (243km) visite Péninsule de Banks (à 80km de Christchurch) + Akaora + Okains Bay Match de rugby Christchurch (Crusaders vs Hurricanes)
Jour 22_Samedi 29 : Retour Camping Car (snif snif) Visite de la ville et nuit hôtel Christchurch
Jour 23_Dimanche 30 : 8h55 décollage avion Christchurch > Auckland
Nous prévoyons comme précédemment lus des surprises avec la météo et des temps de trajet plus longs qu'envisagé.. mais malgré toutn est-ce que cela vous semble jouable? Un grand merci pour vos retours ! Orane
ILE DU NORD Jour 1 : _Samedi 8 Mars : Arrivée à Auckland vers 2h du matin Prise du Camping Car + visite tranquille d'Auckland + courses (+éventuellement aquarium ou zoo ? ) Nuit à proximité d'Auckland
Jour 2 : _Dimanche 9 Mars : Baie des Iles - visite et nage avec les dauphins Départ tranquille d'Auckland direction le Nord via Route 1, arrêt à Whangarei - (158km) Ensuite route 1 vers le nord puis route 11 jusqu'à Paihia + Golfe de Waitangi + Baie des îles (70Km)
Jour 3_Lundi 10 Mars : Waipoua / Dargaville Départ de Pahia route 11 puis 12 direction la forêt de Waipoua (arrêt à Kaikohe?). Midi à Waipoua + visite des Kauri (106km). Redescente vers Matakohe, arrêt aux trois lacs Taharoa, arrêt à Dargaville (107km)
Jour 4_Mardi 11 Mars : Coromandel Départ de Matakohe route 12 puis 1 vers le sud direction Karekare pour midi, puis route 16 pour faire la boucle (147km) Puis direction Coromandel via 1, 2, 25 (200km)
Jour 5_Mercredi 12 Mars : Waitomo Départ de Coromandel vers le sud route 25, 26, 21, 3 jusqu'à Waitomo pour la grotte aux lucioles (220km - 3h de route). Départ en début d'aprem pour Rotorua (147km) Nuit à Rotorua
Jour 6_Jeudi 13 Mars : Rotorua Visite Rotorua et alentours, arrêt à Hot Water Beach et Cathedral Cove, villages Maoris, Wai o tepu… départ vers Taupo via route 5 (81km) Nuit à Taupo
Jour 7_Vendredi 14 Mars : Lac Taupo et volcan Tongariro Visite Taupo et parc Tongariro (volcans, geysers.. voir quelle randonnée faire sur le Tongariro .. ) Départ pour Napier via route 5 Nuit à Napier
Jour 8_Samedi 15 Mars : Journée de route (315km = 4h) Direction Wellington 315km (4h) + Ohiro bay si possible Voir où l'on passe la nuit
Jour 9_Dimanche 16 Mars : Visite Wellington et musée Te Papa Voir où l'on passe la nuit
ILE DU SUD Jour 10_Lundi 17 Mars : Visite Marlborough Sound puis route vers Motueka Prendre le 1er ferry (3h) direction Picton puis route vers Neslon (110km = 1h30) ou plutôt Motueka ? (45 min de plus) Nuit à Motueka ?
Jour 11 + jour 12_Mardi 18 Mars et mercredi 19 mars : Abel Tasman Rando kayak farniente- Abel Tasman
Jour 13_Jeudi 20 Mars : Punakaiki Pancakes rocks Départ pour les Pancake Rocks (parc de Paparoa) - 2h de visite, 264km. Rouler et s'arrêter quelquepart entre Hokitika et Franz Joseph. Nuit à ????
Jour 14_Vendredi 21 Mars : Glaciers Franz Joseph et Fox. Pas de rando sur les glaciers a priori Nuit au lac Matheson
Jour 15_Samedi 22 Mars : Promenade autours des lacs, route vers Queenstown Lake Matheson vers Lake Wanaka puis vers Queestown Nuit à Wanaka
Jour 16_Dimanche 23 Mars : Visite Queenstown + éventuellement balade à cheval à Glenorchy (ça vaut le coup? selon le planning serait un peu décalé) Téléphérique de Bob’s Peak ? avis sur la croisière? Nuit à Te Anau?
Jour 17 Lundi 24 mars : Croisière Milford Sounds Voir si on a fait ou non la route pour Te Anau la veille (Te Anau vers Milford Sound 118km) La croisière vaut-elle le coup? Retour à Te Anau pour la nuit
Jour 18_mardi 25 mars : Catlins Lake Direction Catlins Lake (243km depuis Te Anau) pour visiter Catlins Forest Park (lions de mer, dauphins, pingouins). Nuit dans le coin
Jour 19 mercredi 26 Mars : Dunedin, péninsule d'Otago, Direction Dunedin (113km) puis penguin place après le port d'Otago
Jour 20_Jeudi 27 Mars : Oamaru, Lac Tekapo Départ direction Oamaru (112km) puis Lake Tekapo (221km) Nuit à Tekapo
Jour 21_Vendredi 28 Mars : Christchurch Départ pour Christchurch (243km) visite Péninsule de Banks (à 80km de Christchurch) + Akaora + Okains Bay Match de rugby Christchurch (Crusaders vs Hurricanes)
Jour 22_Samedi 29 : Retour Camping Car (snif snif) Visite de la ville et nuit hôtel Christchurch
Jour 23_Dimanche 30 : 8h55 décollage avion Christchurch > Auckland
Nous prévoyons comme précédemment lus des surprises avec la météo et des temps de trajet plus longs qu'envisagé.. mais malgré toutn est-ce que cela vous semble jouable? Un grand merci pour vos retours ! Orane
Compte-rendu croisière Emirats MSC Lirica janvier 2014 English translation pending
Voici le début du compte-rendu promis!
Vous y trouverez plein de détails mais rien sur les excursions proposées car nous n'avons pris aucune préférant tout faire par nous-mêmes.
Nous habitons en région parisienne (ouest), étions en couple, je parle à peu près l'anglais (mon mari le comprend mais n'est pas à l'aise pour le parler) mais on déteste les marchandages ce qui pouvait poser problème en terre arabe...
Nous ne sommes pas de "grands croisiéristes" (1 catamaran aux Grenadines, 1 fluviale en Russie, 1 sur le MSC Musica en juillet 2013 en Norvège). Donc mon seul point de comparaison en matière de grand navire est le Musica.
Le Lirica est un "petit Musica" et il nous convient : rien à redire.
Vendredi 24 au soir : cap sur Roissy en fin d'après-midi avec une bonne avance sur l'horaire du vol (4h) pour être sûrs de voyager côte à côte. Comme MSC fait les réservations en tant que groupe (ici 34 passagers MSC à bord) nous ne pouvons pas effectuer le check-in on-line par nous-mêmes. Pas de hublot disponible mais nous serons ensemble avec un accès couloir. Nous partirons finalement avec 1h de retard. L'avion est magnifique (A380 d'Emirates), l'écran incorporé au siège vous propose un choix immense de films, séries, musique, jeux, le dîner est bon et le service attentionné. Tout roule!
Samedi 25 janvier : Arrivée donc à Dubaï avec une heure de retard et choc attendu devant cet immense aéroport : l'A380 arrive à un terminal d'où vous devez prendre un metro dans l'enceinte même de l'aéroport pour aller récupérer vos valises. Mais, d'abord, il y a les formalités de police et c'est un peu long car beaucoup de vols arrivent en même temps. Beaucoup de travailleurs immigrés dans les files d'attente : pakistanais, phillippins et autres. On récupère les valises et on s'achemine vers la sortie avec au passage arrêt à un distributeur automatique pour prendre des AED (5AED = environ 1€). On retrouve du personnel MSC avec des panneaux bien visibles mais là déception : même si nous sommes rapidement au complet côté passagers on devra attendre le bus effectuant le transfert plus d'une demie-heure, ceci dû certainement au retard de notre avion le bus ayant pris entretemps d'autres croisiéristes arrivés sur d'autres vols. Arrivée au port vers 10h30, formalités d'embarquement assez rapides et découverte de la cabine 92026. C'est assez petit car le lit immense et très confortable prend presque toute la place mais tout est propre. La prochaine fois on reviendra aux cabines avec balcon plus vastes mais, finalement, on passera très peu de temps dans la cabine. Nous montons sur un pont supérieur pour essayer de grignoter quelque chose (pas de petit-déjeuner dans l'avion, pas même une tasse de café et ça c'est critiquable) et là encore le choix est restreint! MSC pourrait penser aux passagers qui arrivent avant le déjeuner et élargir un peu le choix ce jour-là. Pain, viennoiseries et quelques fruits. Ca ira car nous voulons partir au plus vite en ville sans attendre ni le déjeuner ni l'arrivée des valises en cabine. A la sortie du bateau on cherche des yeux la station de taxi et une dame chauffeur qui vient de déposer des passagers nous fait signe : on lui demande un tour d'orientation en ville avec des arrêts photo et...le compteur en marche (prise en charge de 20AED à l'intérieur du port). D'ailleurs elle n'essaie pas de négocier en "hors compteur" comme bcp d'autres taxis. Il y a de la brume sur Dubaï mais c'est quand même incroyable toutes ces tours différentes les unes des autres qui s'élancent vers le ciel : sensation d'un vaste EuroDisney pour grandes personnes mais ceci est une sensation toute personnelle. Arrêts successifs à la mosquée Jumeirah, au pied de la Burj Khalifa, au Madinat Jumeirah , à l'entrée du Burj Al-Arab. On admire les murs et les portails d'entrée des vastes propriétés des riches émiratis et on fait l'avenue principale du Palm jusqu'à l'hôtel Atlantis. Le palm est assez décevant car c'est une vaste succession de blocs d'appartements de part et d'autre de l'avenue centrale. C'est certainement très beau vu du ciel et la prochaine fois (on aimerait faire la croisière "Retour des Emirats" qui fait le passage du canal de Suez) on se constituera une cagnotte helicoptère pour un vol de 25mn au-dessus de la ville (250€ par personne). On retraverse ensuite la ville en sens inverse (les distances sont grandes) : on a demandé à être déposés à Bur Dubai devant le musée, il y a pas mal de traffic. Bilan : 2h15 en taxi pour 250 AED (50€) et le seul chauffeur de taxi de tout le voyage qui parlait correctement anglais. Elle s'appelle Mariah, vient des Philippines et conduit très bien un "ladies taxi", les taxis beige à toit rose réservées en priorité aux femmes et aux familles. Visite du Musée de Dubaï (3 AED) : c'est bien présenté, rapide à visiter et ça donne une première vision d'un tas de petites choses. Jolie salle décrivant le travail des pêcheurs de perles. Pas loin se trouve le quartier de Bastakiya : on admire les tours à vent, l'architecture traditionnelle, les anciens remparts récemment mis à jour mais tout est vide et sans vie. Question d'heure? Possible, car ça doit s'animer en fin de journée. Encore un petit tour dans le coin et c'est l'heure de prendre un taxi pour le bateau car l'exercice de sécurité nous attend. Le taxi ne coûte que 16AED (moins de 4€) jusqu'au bateau qui n'est pas loin. Le port est immense et il y a plusieurs km entre le navire et la sortie du port. En arrivant au bateau on trouve nos valises devant notre cabine et (mauvaise) surprise : on constate la disparition du cadenas d'une des valises et celui de la seconde valise est irrémédiablement cassé. mais tout est intacte! Au départ de l'aéroport de Dubaï les cadenas étaient en parfait état. Je signale que vous pourrez trouver des cadenas au magasin Duty Free du bord. Exercice de sécurité habituel et sans histoire. Départ de Dubaï toujours avec cette brume planante qui empêche d'avoir une belle vision de la ville... Nous sommes au premier service du dîner au restaurant La Boussola et nous faisons connaissance de notre serveuse Runa qui vient de l'Ile Maurice et qui est à bord avec son mari qui est le second serveur de notre table. Service en français et grande gentillesse. Table de 8 occupée par 6 (3 couples). Là, on va avoir la grande chance de notre voyage : nous faisons connaissance d'un couple de niçois avec qui le courant passe rapidement et nous décidons de faire équipe dès le lendemain lors de la visite d'Abu Dhabi. Spectacle au théatre de bonne qualité (excellents danseurs, chanteurs corrects, bons numeros "de force" et d'équilibre) et gros dodo pour récupérer de nos émotions.
Suite au plus vite...
Vendredi 24 au soir : cap sur Roissy en fin d'après-midi avec une bonne avance sur l'horaire du vol (4h) pour être sûrs de voyager côte à côte. Comme MSC fait les réservations en tant que groupe (ici 34 passagers MSC à bord) nous ne pouvons pas effectuer le check-in on-line par nous-mêmes. Pas de hublot disponible mais nous serons ensemble avec un accès couloir. Nous partirons finalement avec 1h de retard. L'avion est magnifique (A380 d'Emirates), l'écran incorporé au siège vous propose un choix immense de films, séries, musique, jeux, le dîner est bon et le service attentionné. Tout roule!
Samedi 25 janvier : Arrivée donc à Dubaï avec une heure de retard et choc attendu devant cet immense aéroport : l'A380 arrive à un terminal d'où vous devez prendre un metro dans l'enceinte même de l'aéroport pour aller récupérer vos valises. Mais, d'abord, il y a les formalités de police et c'est un peu long car beaucoup de vols arrivent en même temps. Beaucoup de travailleurs immigrés dans les files d'attente : pakistanais, phillippins et autres. On récupère les valises et on s'achemine vers la sortie avec au passage arrêt à un distributeur automatique pour prendre des AED (5AED = environ 1€). On retrouve du personnel MSC avec des panneaux bien visibles mais là déception : même si nous sommes rapidement au complet côté passagers on devra attendre le bus effectuant le transfert plus d'une demie-heure, ceci dû certainement au retard de notre avion le bus ayant pris entretemps d'autres croisiéristes arrivés sur d'autres vols. Arrivée au port vers 10h30, formalités d'embarquement assez rapides et découverte de la cabine 92026. C'est assez petit car le lit immense et très confortable prend presque toute la place mais tout est propre. La prochaine fois on reviendra aux cabines avec balcon plus vastes mais, finalement, on passera très peu de temps dans la cabine. Nous montons sur un pont supérieur pour essayer de grignoter quelque chose (pas de petit-déjeuner dans l'avion, pas même une tasse de café et ça c'est critiquable) et là encore le choix est restreint! MSC pourrait penser aux passagers qui arrivent avant le déjeuner et élargir un peu le choix ce jour-là. Pain, viennoiseries et quelques fruits. Ca ira car nous voulons partir au plus vite en ville sans attendre ni le déjeuner ni l'arrivée des valises en cabine. A la sortie du bateau on cherche des yeux la station de taxi et une dame chauffeur qui vient de déposer des passagers nous fait signe : on lui demande un tour d'orientation en ville avec des arrêts photo et...le compteur en marche (prise en charge de 20AED à l'intérieur du port). D'ailleurs elle n'essaie pas de négocier en "hors compteur" comme bcp d'autres taxis. Il y a de la brume sur Dubaï mais c'est quand même incroyable toutes ces tours différentes les unes des autres qui s'élancent vers le ciel : sensation d'un vaste EuroDisney pour grandes personnes mais ceci est une sensation toute personnelle. Arrêts successifs à la mosquée Jumeirah, au pied de la Burj Khalifa, au Madinat Jumeirah , à l'entrée du Burj Al-Arab. On admire les murs et les portails d'entrée des vastes propriétés des riches émiratis et on fait l'avenue principale du Palm jusqu'à l'hôtel Atlantis. Le palm est assez décevant car c'est une vaste succession de blocs d'appartements de part et d'autre de l'avenue centrale. C'est certainement très beau vu du ciel et la prochaine fois (on aimerait faire la croisière "Retour des Emirats" qui fait le passage du canal de Suez) on se constituera une cagnotte helicoptère pour un vol de 25mn au-dessus de la ville (250€ par personne). On retraverse ensuite la ville en sens inverse (les distances sont grandes) : on a demandé à être déposés à Bur Dubai devant le musée, il y a pas mal de traffic. Bilan : 2h15 en taxi pour 250 AED (50€) et le seul chauffeur de taxi de tout le voyage qui parlait correctement anglais. Elle s'appelle Mariah, vient des Philippines et conduit très bien un "ladies taxi", les taxis beige à toit rose réservées en priorité aux femmes et aux familles. Visite du Musée de Dubaï (3 AED) : c'est bien présenté, rapide à visiter et ça donne une première vision d'un tas de petites choses. Jolie salle décrivant le travail des pêcheurs de perles. Pas loin se trouve le quartier de Bastakiya : on admire les tours à vent, l'architecture traditionnelle, les anciens remparts récemment mis à jour mais tout est vide et sans vie. Question d'heure? Possible, car ça doit s'animer en fin de journée. Encore un petit tour dans le coin et c'est l'heure de prendre un taxi pour le bateau car l'exercice de sécurité nous attend. Le taxi ne coûte que 16AED (moins de 4€) jusqu'au bateau qui n'est pas loin. Le port est immense et il y a plusieurs km entre le navire et la sortie du port. En arrivant au bateau on trouve nos valises devant notre cabine et (mauvaise) surprise : on constate la disparition du cadenas d'une des valises et celui de la seconde valise est irrémédiablement cassé. mais tout est intacte! Au départ de l'aéroport de Dubaï les cadenas étaient en parfait état. Je signale que vous pourrez trouver des cadenas au magasin Duty Free du bord. Exercice de sécurité habituel et sans histoire. Départ de Dubaï toujours avec cette brume planante qui empêche d'avoir une belle vision de la ville... Nous sommes au premier service du dîner au restaurant La Boussola et nous faisons connaissance de notre serveuse Runa qui vient de l'Ile Maurice et qui est à bord avec son mari qui est le second serveur de notre table. Service en français et grande gentillesse. Table de 8 occupée par 6 (3 couples). Là, on va avoir la grande chance de notre voyage : nous faisons connaissance d'un couple de niçois avec qui le courant passe rapidement et nous décidons de faire équipe dès le lendemain lors de la visite d'Abu Dhabi. Spectacle au théatre de bonne qualité (excellents danseurs, chanteurs corrects, bons numeros "de force" et d'équilibre) et gros dodo pour récupérer de nos émotions.
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Manifestations à Bangkok (part. 3) English translation pending
Bonjour,
Le fil précédent de cette discussion étant arrivé à saturation, nous vous proposons de continuer celle-ci ici.
L'équipe VoyageForum
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L'équipe VoyageForum
1 nuit ou 2 à Koh Phi Phi? English translation pending
bonjour, j'hesite si je dois rester 1 nuit ou 2 a koh phi phi.
nous avons 4 jours dans le sud .
soit 2 jours a phuket et 1 jour et demi a koh phi,
ou 1 jour et demi a phuket et 2 jours a koh phi phi.
je me prends la tete, car j'ai peur de faire le mauvais choix.
si vous pouvez m'aider, merci beaucoup!
Eric.
Le Corbeau (50 jours à pied en Papouasie, 2ème partie) English translation pending
Second Tome, Chapitre XIII - Le Corbeau
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Valises pour 15 jours aux Philippines English translation pending
bonjour, je pars pour 15jrs en mars au philippines pouvez vous me donner une idée sur la valise à faire? merci d'avance
Hébergement à Khao San Road English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon épouse et nos jumeaux de 9 ans à la mi-février 2014.
le lendemain de notre arrivée nous souhaitions prendre un bus à côté de l'Hôtel Royal pour nous rendre à Kanchanaburi et donc dormir sur Khoa san road.
Avec la situation actuelle est-il raisonnable d'envisager de chercher un hébergement dans ce coin là où est-il préférable d'éviter le secteur.
Si vous nous suggérer d'aller plutôt ailleurs, sachant qu'on arrive à l'aéroport à 18h00 sans bagage en soute (routard), qu'il faut nous rendre à bangkok avec le skyrail (qui me semble être la meilleur solution). Quel serait le secteur d'hébergement le plus adapté tout en étant à proximité du lieu de départ pour Kanchan...
Merci pour vos futurs conseils
USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. English translation pending
Aouh les amis Voyageforumers !
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Visite du Colorado: temps à consacrer English translation pending
Bonjour à tous,
Pouvez-vous m'indiquer la fourchette de temps qu'il faudrait consacrer à la visite du colorado (sud ouest denver jusqu'à sedona + rocky montain). Nous en sommes tout au début de notre étude, et nous souhaiterions incorporer le colorado à notre voyage (arrivée à Denvers).
Si vous pouviez me donner une liste des meilleurs endroits à voir de cet état (pour des petits marcheurs) nous faisons des randos de 3h maximum et nous aimons rouler. Voyage prévu août 2014. Je suis allée voir quelques carnets de voyages et les avis semblent très partagés.
Pour l'instant rien n'est arrêté.
Notre voyage 2013 est toujours dans les cartons, je n'ai pas eu le temps (charge professionnelle!) de faire un carnet, mais pour résumé ce fut super! et la région rapid city à cody nous a beaucoup plu grace à vos conseils nous n'avons pas raté les points importants. merci encore.
CDLT
Canon EOS 70D et objectifs pour la photo animalière English translation pending
Bonjour.
Pour la photo animalière quel objectif (zoom, télé...) choisir ? Un Canon 55-250 IS suffit-il ? Un Tamron 18-270 ? Ou un 28-300 ou xx-300 ? Merci d'avance. (amateur même pas "éclairé")
Pour la photo animalière quel objectif (zoom, télé...) choisir ? Un Canon 55-250 IS suffit-il ? Un Tamron 18-270 ? Ou un 28-300 ou xx-300 ? Merci d'avance. (amateur même pas "éclairé")
Billets d'avion pour le Costa Rica English translation pending
bonjour
nous partons cet été pour le Costa Rica, je regarde de temps en temps le prix des billets , je ne trouve pas moins de 1000euros. N'est ce pas excessif ?
par hasard j'ai cherché par d'autres aéroports ( je suis de Paris ) et j'ai trouvé par Berlin le même vol 250 euros moins cher !!! comment çà se fait ? bon je sais il faut trouver le transport paris berlin... mais est envisageable?
Retour sur un camping-trip de 13 jours à Oman English translation pending
Bonjour,
Quelques jours après notre «atterrissage», voici notre retour sur notre voyage de 13 jours à Oman suivi de 3 jours à Dubaï, du 20 décembre au 6 janvier. Ce fut un voyage vraiment exceptionnel en raison de la beauté du pays visité, bien sûr, mais aussi de la découverte d’un nouveau mode de voyage : le «camping-trip en 4X4». Merci à tous ceux qui nous permis de rêver avant le départ et qui ont contribué à faire de ces quelques jours un moment vraiment unique pour moi et mon fils.
Le 4X4 : je n’ai jamais été très «voiture» mais je dois dire que je n’ai pas regretté une seule seconde le fait d’avoir loué un 4X4. Et nous en avons, c’est mon sentiment, pleinement tiré parti. Le confort de conduite est impressionnant et le sentiment de liberté que confère un tel véhicule est fantastique. Outre les principaux lieux nécessitant un 4X4 (Wadi Ban Awf ou le désert par exemple) nous avons en effet, à de très nombreuses reprises, quitté les pistes principales pour «prendre le chemin des écoliers» et découvrir, au hasard, des lieux qui autrement auraient été inaccessibles (ou alors en ayant peur d’abîmer la voiture ou de rester coincé). Les routes à Oman nous ont vraiment marqué : elles sont souvent dans un état impeccable et, alors que le trafic n’y est pas très important, elles sont même souvent éclairées par des lampadaires. Les Omanais conduisent parfois très vite mais jamais je ne me suis sentie en danger ou victime de machisme et jamais personne ne m’a manqué de respect au volant. Pour les pistes, c’est évidemment autre chose... J’ai parfois un peu peiné mais, dans l’ensemble, je suis très très fière de moi ! Nous avions loué un Nissan Pathfinder 7 places, automatique, pour 688€ pour 13 jours (avec kilométrage limité à 300 kms/jour, ce qui s’est avéré suffisant : nous avons fait au total 2600 kms). Je l’avais loué à la dernière minute chez Autorent (nettement moins cher que le prix de Rentalcars, 1247€ pour la même voiture).
L’hébergement : rien que des bivouacs 5 étoiles (!) et une dernière nuit chez un hôte Omanais. Au départ, nous avions pris la résolution de ne faire que du camping tout en ne sachant pas si nous résisterions à l’envie de dormir à hôtel, de temps à autre. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, nous n’avons jamais eu envie de troquer notre tente pour le confort de l’hôtel. Bien sûr, nous n’avons pas dormi sur les hauteurs, où le froid était vraiment piquant (-7 C par exemple au sommet du Djebel Shams pendant notre séjour). Nous n’avons jamais eu de mal à trouver un lieu où planter notre tente, sauf peut-être aux environs de Fins où il y avait vraiment pas mal de monde (nous étions devenus un peu sauvages à la fin du voyage...). Les cailloux ? Nous avons toujours réussi à faire place nette et, plutôt que d’utiliser les sardines pour ne pas que la tente s’envole (il y avait parfois beaucoup de vent et le terrain pouvait être très dur) nous utilisions le poids de 4 bouteilles d’eau de 6 litres, aux 4 coins de la tente. Nous avons vite adopté un petit rituel : choix du lieu au plus tard vers 17h30, installation de la tente, préparation d’un feu de camp, cuisine d’un repas simple, lecture au coin du feu et, le plus souvent, couché très très tôt. Le bonheur, d’autant plus que nous n’avons pas vu un seul moustique. Il était bien entendu, à cette période de l’année, difficile de se laver sans claquer des dents... Ce ne fut pas la partie la plus agréable de ce «camping-trip» mais, avec un niveau d’exigence pas trop élevé et le recours de temps à autres à des lingettes, c’est tout à fait possible. L’achat du matériel au Carrefour de Seeb : une tente 4 places (correcte pour 2) à 14€ ; deux matelas de sol de 3 cm d’épaisseur avec oreiller intégré à 22 € (cher, mais un excellent confort) ; deux chaises pliantes basses à 5€ ; une grille pour cuisiner sur le feu de bois à 2€ ; une glacière souple à 7€ (pas terrible, elle fuyait) ; 2 nattes à 1,5€ plus une bassine, une caisse et quelques bols en plastique. Nous avions apporté nos duvets, lampe frontale, cantine, corde à linge...
La météo : sur les 13 jours, deux furent plutôt nuageux et nous ont fait craindre quelques gouttes de pluie, qui ne sont jamais venues. Pour le reste, ce fut du soleil et une température, au niveau de la mer, autour de 20 à 24 degrés. En altitude, bien entendu, le temps est beaucoup plus froid et un blouson chaud est loin d’être superflu, même en journée. Les nuits sont parfois très fraîches mais en accumulant les couches de vêtements, et avec un bon duvet pour la nuit, ce fut correct. Quelques degrés en plus auraient toutefois été nécessaires pour être tout à fait confortables. A noter que nous nous sommes baignés à deux reprises, non pas pour nous rafraîchir mais parce que la mer était tellement belle que nous n’avons pas pu résister à son appel.
Le budget : je n’ai pas tenu de budget précis au jour le jour. Mais globalement, avec un billet d’avion à 500€ (420€ si je m’étais décidée une semaine plus tôt), en ayant négocié un 4X4 à 53€/jour et en considérant le prix de l’essence (moins de 90€ pour l’ensemble du voyage), le budget total n’est vraiment pas prohibitif (avec l’option camping, bien entendu). La nourriture est en effet très abordable, que ce soit au resto ou à l’épicerie, et le prix des entrées, dans les forts par exemple, est dérisoire.
L’itinéraire : quelques jours avant le départ, les prévisions météo m’avaient incité à prévoir un itinéraire qui démarrait plutôt par la côte pour finir par les montagnes du Hajar. Mais une fois arrivés sur place, nous sommes revenus à notre première option, le temps semblant au beau fixe. J1 : aéroport, Mosquée, Carrefour, Nakhal et Wadi Mistall J2 : Wukan, Al Rustaq, Wadi Sahtan et Yasab J3 : Wadi Sahtan, Al Rustaq, Wadi ban Awf J4 : Misfat al Abriyyin, Al Hamra, Wadi Ghul, Jabal Shams, Jabrin J5 : Château de Jabrin, Bahla, Plateau de Sayq, Wadi Al Muaydin J6 : Nizwa, Al Mintarib, Wahiba Sands J7 : traversée des Wahibas, Film, Al Khaluf J8 : Sugar Dunes J9 : remontée jusqu’à Asylah J10 : Ras al Hadd, Sur, Fins J11 : Plateau de Salmah J12 : Wadi Tiwi, Wadi Ash Shab, Sinkhole, Seeb J13 : Mascate, Yiti
Les coups de coeur : parce qu’il faut bien choisir... - les paysages du Plateau de Salmah et plus particulièrement la piste à partir de Qurran en direction d’Ibra ; - les Sugar Dunes... et plus globalement les paysages aux alentours d’Al Khaluf ; - le Ghubayrah Bowl dans le Wadi Mistall et le Wadi Sahtan.
La côte est entre Sur et Mascate est probablement ce qui nous a le moins marqué, en raison peut-être d’une urbanisation plus poussée et de la présence d’un nombre plus important de touristes. Nous avons apprécié notre visite des Wadi Tiwi et Wadi Shab, mais sans plus en comparaison avec les sites précédents.
Le prochain voyage... : eh oui, nous avons vraiment envie de retourner à Oman. Nous avons particulièrement apprécié la formule «4X4 + camping» qui donne un sentiment incroyable de liberté et permet d’apprécier pleinement la beauté des sites. Le côté «désolé» de la côte en allant vers le sud nous a conquis et j’aurais bien envie, la prochaine fois, de descendre tranquillement vers le Dhofar pour profiter pleinement de ce décor de «Far-West».
Nos bivouacs en photos... et la vue de notre chambre à Dubaï












Quelques jours après notre «atterrissage», voici notre retour sur notre voyage de 13 jours à Oman suivi de 3 jours à Dubaï, du 20 décembre au 6 janvier. Ce fut un voyage vraiment exceptionnel en raison de la beauté du pays visité, bien sûr, mais aussi de la découverte d’un nouveau mode de voyage : le «camping-trip en 4X4». Merci à tous ceux qui nous permis de rêver avant le départ et qui ont contribué à faire de ces quelques jours un moment vraiment unique pour moi et mon fils.
Le 4X4 : je n’ai jamais été très «voiture» mais je dois dire que je n’ai pas regretté une seule seconde le fait d’avoir loué un 4X4. Et nous en avons, c’est mon sentiment, pleinement tiré parti. Le confort de conduite est impressionnant et le sentiment de liberté que confère un tel véhicule est fantastique. Outre les principaux lieux nécessitant un 4X4 (Wadi Ban Awf ou le désert par exemple) nous avons en effet, à de très nombreuses reprises, quitté les pistes principales pour «prendre le chemin des écoliers» et découvrir, au hasard, des lieux qui autrement auraient été inaccessibles (ou alors en ayant peur d’abîmer la voiture ou de rester coincé). Les routes à Oman nous ont vraiment marqué : elles sont souvent dans un état impeccable et, alors que le trafic n’y est pas très important, elles sont même souvent éclairées par des lampadaires. Les Omanais conduisent parfois très vite mais jamais je ne me suis sentie en danger ou victime de machisme et jamais personne ne m’a manqué de respect au volant. Pour les pistes, c’est évidemment autre chose... J’ai parfois un peu peiné mais, dans l’ensemble, je suis très très fière de moi ! Nous avions loué un Nissan Pathfinder 7 places, automatique, pour 688€ pour 13 jours (avec kilométrage limité à 300 kms/jour, ce qui s’est avéré suffisant : nous avons fait au total 2600 kms). Je l’avais loué à la dernière minute chez Autorent (nettement moins cher que le prix de Rentalcars, 1247€ pour la même voiture).
L’hébergement : rien que des bivouacs 5 étoiles (!) et une dernière nuit chez un hôte Omanais. Au départ, nous avions pris la résolution de ne faire que du camping tout en ne sachant pas si nous résisterions à l’envie de dormir à hôtel, de temps à autre. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, nous n’avons jamais eu envie de troquer notre tente pour le confort de l’hôtel. Bien sûr, nous n’avons pas dormi sur les hauteurs, où le froid était vraiment piquant (-7 C par exemple au sommet du Djebel Shams pendant notre séjour). Nous n’avons jamais eu de mal à trouver un lieu où planter notre tente, sauf peut-être aux environs de Fins où il y avait vraiment pas mal de monde (nous étions devenus un peu sauvages à la fin du voyage...). Les cailloux ? Nous avons toujours réussi à faire place nette et, plutôt que d’utiliser les sardines pour ne pas que la tente s’envole (il y avait parfois beaucoup de vent et le terrain pouvait être très dur) nous utilisions le poids de 4 bouteilles d’eau de 6 litres, aux 4 coins de la tente. Nous avons vite adopté un petit rituel : choix du lieu au plus tard vers 17h30, installation de la tente, préparation d’un feu de camp, cuisine d’un repas simple, lecture au coin du feu et, le plus souvent, couché très très tôt. Le bonheur, d’autant plus que nous n’avons pas vu un seul moustique. Il était bien entendu, à cette période de l’année, difficile de se laver sans claquer des dents... Ce ne fut pas la partie la plus agréable de ce «camping-trip» mais, avec un niveau d’exigence pas trop élevé et le recours de temps à autres à des lingettes, c’est tout à fait possible. L’achat du matériel au Carrefour de Seeb : une tente 4 places (correcte pour 2) à 14€ ; deux matelas de sol de 3 cm d’épaisseur avec oreiller intégré à 22 € (cher, mais un excellent confort) ; deux chaises pliantes basses à 5€ ; une grille pour cuisiner sur le feu de bois à 2€ ; une glacière souple à 7€ (pas terrible, elle fuyait) ; 2 nattes à 1,5€ plus une bassine, une caisse et quelques bols en plastique. Nous avions apporté nos duvets, lampe frontale, cantine, corde à linge...
La météo : sur les 13 jours, deux furent plutôt nuageux et nous ont fait craindre quelques gouttes de pluie, qui ne sont jamais venues. Pour le reste, ce fut du soleil et une température, au niveau de la mer, autour de 20 à 24 degrés. En altitude, bien entendu, le temps est beaucoup plus froid et un blouson chaud est loin d’être superflu, même en journée. Les nuits sont parfois très fraîches mais en accumulant les couches de vêtements, et avec un bon duvet pour la nuit, ce fut correct. Quelques degrés en plus auraient toutefois été nécessaires pour être tout à fait confortables. A noter que nous nous sommes baignés à deux reprises, non pas pour nous rafraîchir mais parce que la mer était tellement belle que nous n’avons pas pu résister à son appel.
Le budget : je n’ai pas tenu de budget précis au jour le jour. Mais globalement, avec un billet d’avion à 500€ (420€ si je m’étais décidée une semaine plus tôt), en ayant négocié un 4X4 à 53€/jour et en considérant le prix de l’essence (moins de 90€ pour l’ensemble du voyage), le budget total n’est vraiment pas prohibitif (avec l’option camping, bien entendu). La nourriture est en effet très abordable, que ce soit au resto ou à l’épicerie, et le prix des entrées, dans les forts par exemple, est dérisoire.
L’itinéraire : quelques jours avant le départ, les prévisions météo m’avaient incité à prévoir un itinéraire qui démarrait plutôt par la côte pour finir par les montagnes du Hajar. Mais une fois arrivés sur place, nous sommes revenus à notre première option, le temps semblant au beau fixe. J1 : aéroport, Mosquée, Carrefour, Nakhal et Wadi Mistall J2 : Wukan, Al Rustaq, Wadi Sahtan et Yasab J3 : Wadi Sahtan, Al Rustaq, Wadi ban Awf J4 : Misfat al Abriyyin, Al Hamra, Wadi Ghul, Jabal Shams, Jabrin J5 : Château de Jabrin, Bahla, Plateau de Sayq, Wadi Al Muaydin J6 : Nizwa, Al Mintarib, Wahiba Sands J7 : traversée des Wahibas, Film, Al Khaluf J8 : Sugar Dunes J9 : remontée jusqu’à Asylah J10 : Ras al Hadd, Sur, Fins J11 : Plateau de Salmah J12 : Wadi Tiwi, Wadi Ash Shab, Sinkhole, Seeb J13 : Mascate, Yiti
Les coups de coeur : parce qu’il faut bien choisir... - les paysages du Plateau de Salmah et plus particulièrement la piste à partir de Qurran en direction d’Ibra ; - les Sugar Dunes... et plus globalement les paysages aux alentours d’Al Khaluf ; - le Ghubayrah Bowl dans le Wadi Mistall et le Wadi Sahtan.
La côte est entre Sur et Mascate est probablement ce qui nous a le moins marqué, en raison peut-être d’une urbanisation plus poussée et de la présence d’un nombre plus important de touristes. Nous avons apprécié notre visite des Wadi Tiwi et Wadi Shab, mais sans plus en comparaison avec les sites précédents.
Le prochain voyage... : eh oui, nous avons vraiment envie de retourner à Oman. Nous avons particulièrement apprécié la formule «4X4 + camping» qui donne un sentiment incroyable de liberté et permet d’apprécier pleinement la beauté des sites. Le côté «désolé» de la côte en allant vers le sud nous a conquis et j’aurais bien envie, la prochaine fois, de descendre tranquillement vers le Dhofar pour profiter pleinement de ce décor de «Far-West».
Nos bivouacs en photos... et la vue de notre chambre à Dubaï












Explosion des prix pour les touristes en Argentine? English translation pending
Bonjour,
Y a t-il une explosion des prix pour les touristes ces derniers temps?
merci d'avance
Y a t-il une explosion des prix pour les touristes ces derniers temps?
merci d'avance
Retour d'une semaine sur la Costa Brava en hiver English translation pending
Lundi 6 janvier 2014 – 1er jour
Départ de Bandol vers 7 h 10.
Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 4 cafés, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 7.75 euros.
Départ vers 8 h
Autoroute pour Marseille, péage 2.20 euros.
8 h 20, début de bouchon et circulation en accordéon depuis Aubagne...
9 h, tunnel Prado-Carénage, péage 2.80 euros
9 h 30, on est sur le pont au dessus de Martigues.
On continue via Fos, Vauvert, Lunel, Montpellier, on s'égare un peu... rte de Palavas, direction Sète, Saint-Jean-de-Védas...
12 h 10, repas à la sortie de Saint-Jean-de-Védas, sur la RN 113, Resto La Fringale. 2 plats du jour, poulet au gingembre et miel, salade, riz, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 28 euros. Le taux de TVA n'a pas encore été changé selon le ticket... L'endroit est un peu « gay friendly », mais c'était un très bon plat du jour... Départ vers 13 h.
On suit la RN 113 pour aller à Béziers via Pézenas.
Vers 14 h 30, on a retrouvé Villeneuve-les-Béziers. Hôtel Première Classe, chambre 10 au rez-de-chaussée, 42 euros + 1.40 euros de taxes de séjour (70 ct par personne). WIFI. On s'installe et on repart à Béziers Centre.
Vers 15 h, on est garé gratuitement Place Montaigne.
A pied, on retourne voir le centre ville qu'on connaît déjà. Allées Riquet, vieille ville, cathédrale et cloître, église Saint-Jean (fermée pour travaux), arènes romaines, magasins...
Départ à env.17 h 30 avec la voiture.
17 h 45, arrêt au centre commercial Auchan, cafétéria Flunch, 2 grandes assiettes de salades, 2 oeufs durs, 1 petit pain, 1 coca light, 2 cafés gourmands = 20.25 euros.
A 18 h 45, nous sommes de retour à l'hôtel.
Mardi 7 janvier 2014 – 2e jour
Départ vers 7 h 10.
7 h 40, arrêt à Coursan. 4 cafés = 5.20 euros, 1 croissant + 1 pain au chocolat = 1.55 euro.
Départ vers 8 h 10.
8 h 35, arrêt près de la Place Voltaire à Narbonne juste pour refaire le marché de fripes du mardi matin tout proche...
Parcomètre (dès 9 h) = 1 euro. On est tranquille jusqu'à 10 h 05.
Marché.
Départ vers 10 h avec la voiture.
11 h, on est garé quai de Barcelone à Perpignan.
Parcomètre = 1.60 euro, gratuit de midi à 14 h.
Petit tour en ville, Castillet, Loge, magasins, vieille ville... On est déjà venu...
Vers 12 h 10, arrêt Brasserie Caffé'in, place des Poilus. 1 entrecôte, 1 magret de canard, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 33.50 euros. Rien de terrible... Départ vers 13 h.
On rejoint la voiture assez proche.
On prend la route du Boulou.
14 h, frontière espagnole.
Le Perthuis
La Jonquera
Figueras
Rosas vers 14 h 30, on tourne un peu vers la citadelle à l'entrée, quelques hôtels fermés...
Hôtel Marina, chambre 110, 2 lits séparés, petit balcon avec 2 chaises, WIFI. Parking gratuit dans la rue devant (si nécessaire garage disponible pour 7 euros) = 58 euros avec le petit déjeuner demain.
Sinon, autre chambre possible avec balcon plus grand (table, etc.) pour 63 euros, ça ne nous sert à rien...
La chambre est parfaite, assez grande ; salle de bain assez grande également avec baignoire.
On s'installe et on ressort à pied vers 15 h.
On longe le quai jusqu'au phare, agréable promenade.
Château de la Trinité au dessus, parties anciennes et parties neuves reconstruites, un peu spécial, on ne monte pas...
On revient en ville, plusieurs rues, on va à la gare routière en haut des Ramblas, magasin de location de vélos à côté et quelques restos, puis église (fermée), quelques magasins s'ouvrent vers les 17 h.
18 h 10, on trouve un resto au bas des Ramblas, resto dénommé « Ci ». On peut déjà y manger, ça nous arrange...
1 poulet, 1 saucisse, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 28 euros. C'est nettement mieux qu'à midi...
Départ vers 19 h 20, retour par le quai.
Vers 19 h 40, on est à l'hôtel. Il fait encore 12 degrés, c'est très agréable, pas de vent...
Mercredi 8 janvier 2014 – 3e jour
Petit déjeuner buffet à 8 h, très bien et varié.
Départ vers 8 h 30.
On tente de longer la côte en direction du nord après le phare où nous étions hier, quelques kilomètres après, cul-de-sac..., on revient à Rosas à 9 h.
On trouve la route arrière pour Cadaques, belle route de montagne avec vues splendides.
9 h 35, on se gare sur le port de Cadaques, petite promenade sur le quai et on monte à l'église qui ouvre à 10 h. Magnifique autel baroque (1 euro pour l'illumination).
1 carte de géographie à la librairie sur le quai = 6.50 euros. Prix des cigarettes, environ de 4.30 à 5 euros, Marlboro = 4.90 euros.
Départ vers 10 h 40 en direction de Llança, puis du monastère de San Pere de Rodos où nous arrivons à 11 h 15, toujours des routes de montagne...
Parking au bas, 5 min. à pied, c'est ouvert de 10 h à 17 h (sauf le lundi). Normalement, 4.50 euros d'entrée par personne, mais ce jour, c'est gratuit, je ne sais pas pourquoi...
Peu de fresques, mais de magnifiques chapiteaux, cloîtres inférieur et supérieur, très sobre et bien mis en valeur par les éclairages. On suit la numérotation pour la visite, mais on abandonne au no 18 (sur 20) devant un escalier assez raide, nous avons presque tout vu et rejoignons la sortie.
Départ avec la voiture vers 12 h 35, nous continuons la route jusqu'à Villajuiga.
12 h 55, à la sortie du village, restaurant El Cau. Menu à 10 euros, entrée, plat principal, buffet dessert, eau, vin. 1 salade mêlée, 1 salade de pâtes, 1 aile de raie, 1 foie de veau, 2 crèmes catalanes, fruits. 1 coca light, 2 cafés = 23.50 euros. Simple, copieux, bon. Pas mal de monde. Départ vers 14 h 10
On continue en direction de Figueres.
Au sud de la ville, Poligone Santa Llogata, essence Petrem Eco, machines avec billets de banque ou cartes de crédit. Essence super sans plomb 95 à 1.325 euro le litre, soit 10 ct de moins au litre que le moins cher près de chez nous à Bandol... Nous en prenons pour 30 euros.
Nous poursuivons en direction de Girona.
Là, j'aurais dû prendre la route pour Palamos, mais j'entre dans Girona... Une très mauvaise idée... on se paume, on reprend finalement la C65 et la C31 en direction de Saint-Feliu-de-Guixols, puis Palafrugell.
16 h, on est devant la résidence où j'ai réservé un appartement pour 7 nuits pour 219 euros + 7 euros de taxes de séjour pour deux personnes.
Résidence Super Stop dans le giratoire sur la route pour Callela. Je règle 137 euros, le reste a été prélevé lors de ma réservation. Il n'est plus du tout question des 150 euros que j'aurais dû laisser en caution. Tant mieux, nous pourrons laisser les clefs dans l'appartement le jour de notre départ et quitter les lieux sans attendre l'arrivée du personnel vers 9 h. C'est parfait. Appartement no 205, 2e étage.
Le salon/cuisine donne sur le giratoire, balcon (sans mobilier extérieur), la chambre à coucher donne sur l'arrière. 2 personnes peuvent dormir sur le canapé gigogne du salon. Cuisine avec 2 plaques vitro céramique, 1 frigo, 1 hotte, 1 micro-onde. 1 machine à café à l'italienne (à faire chauffer sur la plaque de cuisson). Au premier étage, sur l'arrière, une cour intérieure avec un mini-golf, lui-même au dessus du parking souterrain de Carrefour je suppose.
Salle de bain avec WC, lavabo, bidet, baignoire, sèche-cheveux et lavabo supplémentaire pour faire la lessive. Séchoir sur le balcon.
On s'installe, on fait le lit (draps à disposition dans la chambre, 2 couvertures). Nous avons amené les linges de toilette non prévus. Et nous avons avec nous 1 couverture et un duvet...
Chauffage et WIFI, TV avec programmes français.
Parking extérieur gratuit en épi devant (une vingtaine de places) ou sous le bâtiment. On nous remet une clef si l'on veut y entrer, je laisse la voiture dehors (le parking couvert est le parking du supermarché).
En face, de l'autre côté du giratoire, un espace en terre où peuvent se garer gratuitement voitures ou camping-cars.
J'avais lu tout et son contraire sur cette résidence sur internet, mais c'est simple et parfait.
Nous descendons au rez, grand supermarché Carrefour. Achats pour quelques jours = 43 euros.
Petit repas, repos, internet et TV.
Jeudi 9 janvier 2014 – 4e jour
Vers 7 h 40, 4 cafés dans un bar proche = 4 euros, 2 croissants à la boulangerie à côté = 1.60 euros
Départ vers 8 h 30 pour Palafugell centre avec la voiture ; en haut brouillard, on se perd un peu...
8 h 50, nous sommes garés près du Musée du Liège
On part à pied en ville, visite de l'église (rien d'extraordinaire) et des rues piétonnes.
10 h, visite d'une brocante/habits de Caritas près du parking Romapark
10 h 30, on revient visiter le musée du Liège dans une ancienne fabrique. Entrée libre. Très intéressant, outils d'époque et textes en français. L'extérieur du bâtiment est beau (façade) et bien restauré.
On relève un site qui présente le patrimoine industriel de la Catalogne : http://patrimonindustrial.cat/150elements/
Quelques objets inédits en liège en vente à la boutique du musée.
En face, on peut monter sur un château d'eau (180 marches) et visiter un musée d'art moderne (fermé actuellement pour travaux semble-t-il),
11 h 45, on reprend la voiture pour Palamos.
12 h nous sommes garés à Palamos, petit tour en ville, sur le quai, etc.
12 h 45, repas au bar La Parrilla. Quelques problèmes pour comprendre la carte en catalan du menu du jour... Menu à 9.50 euros avec vin et boissons, sans café.
Bon, je me retrouve comme entrée avec des « calçots », très bon et très original. On m'explique comment ça se mange... http://fr.wikipedia.org/wiki/Cal%C3%A7ot
Ensuite, anchois de Palamos (= Boqueron), très bons. Ca ne ressemble pas du tout aux anchois de Collioure...
Un gâteau au citron.
Sinon, pour mon mari, spaghetti carbonara, entrecôte, glace à la fraise, plus simple à comprendre sur le menu...
1 coca light, vin rouge, 2 cafés = 21.40 euros
Départ avec la voiture à 14 h 10
On va à Callonge pour faire la surprise à un copain qui vient de s'y installer...
Arrivée vers 14 h 30, on trouve assez facilement.
On reste avec eux jusqu'à 16 h 45
Retour à l'appartement vers 17 h. 15 direct, sans se tromper...
Quelques courses au magasin Carrefour = 9 euros
Petit en-cas dans l'appartement, internet et TV, repos...
Vendredi 10 janvier 2014 – 5e jour
Départ vers 8 h
Petit arrêt de 10 min. à Mont-Ras pour voir l'église (extérieur seulement, elle est fermée...)
8 h 35 parking à Palamos
2 cafés et 2 croissants dans une boulangerie = 2.90 euros
Promenade à pied dans Palamos, visite de l'église (un peu sombre, rien de notoire)
Vers 11 h 15, on repart pour aller chez nos amis où nous arrivons vers 11 h 30
Ensuite, nous allons à Tossa de Mar pour manger.
13 h, restaurant Sa Murella
1 Ricard, 1 coca light, 4 petites bouteilles de vin, 1 salade mêlée, 1 jambon ibérique, pains avec ail et tomates, 1 magret de canard, 3 Cim-i-Tomba (spécialité locale, poisson, pommes de terre à écraser avec ail). Original... et très bon. 4 cafés = 155 euros.
Explication du plat local :
« L’origine du "cim i tomba" se trouve profondément enraciné à la tradition marinière de Tossa. Anciennement, quand les pêcheurs sortaient à la mer, à la voile ou à la rame, cela signifiait de longues heures hors de chez eux. Ils étaient donc, obligés d’emporter tout le nécessaire pour se faire à manger à bord. Comme toute bonne cuisinière, ils embarquaient tous les ustensiles et ingrédients base de la cuisine méditerranéenne. A l’heure du repas les pêcheurs mettaient leur casserole sur le feu avec l’oignon, des pommes de terre coupées en rondelles, du poivron, des tomates et quelques grains d’ail. Ensuite ils ajoutaient des morceaux de poisson abîmés lors de la pêche. Le tout était recouvert d’eau et d’un généreux filet d’huile d’olive. Pendant que la mélange mijotait, les marins préparaient l’allioli (coulis d’ail pilé avec de l’huile d’olive) et le versaient cinq minutes avant de retirer le "cim i tomba" du feu. Il était un plat simple mais délicieux. Actuellement on prépare le "cim i tomba" avec baudroie, turbot, morue ou raie. »
Départ vers 15 h, on monte à pied voir la vieille ville sans visiter le musée. Très joli et belles vues, belles couleurs des pierres des maisons et de la muraille.
Départ avec la voiture vers 16 h 30, on va à Platja d'Aro.
Arrêt en ville juste pour boire un verre sur une terrasse chauffée. 2 bières, 1 coca light, 1 café = 8 euros
Retour chez notre ami vers 17 h 15.
Retour à l'appartement vers 18 h 45.
Pas faim après les agapes de midi, juste un yaourt...
Samedi 11 janvier 2014 – 6e jour
Départ vers 8 h 30
9 h, on est à Saint-Feliu-de-Guixols.
On monte directement en voiture voir le belvédère de l'Ermitage de Saint Elm, très belles vues sur la ville et la côte. http://ca.wikipedia.org/wiki/Ermita_de_Sant_Elm
On redescend et on se gare près du monastère.
A côté du monastère, Hostal Zurich, 2 cafés, 1 croissant, 1 croissant au chocolat = 5.60 euros.
Un calendrier nous est remis qui nous rappelle que le 11 septembre est un jour férié en Catalogne :
« Le 11 septembre est férié en Catalogne car on y commémore l'affrontement des armées catalanes contre celles de Madrid commandées par le roi Philippe V, à la suite duquel la Catalogne a perdu ses privilèges et son autonomie ; c'était le 11 septembre 1714. Philippe V, neveu du Roi Soleil, fut le premier souverain de la dynastie des Bourbons en Espagne. Né à Versailles en 1683, Philippe a du s'adapter, durant les premières années de son règne, aux coutumes d'un pays qui lui était inconnu et asseoir sa position sur le trône d'Espagne. Une longue guerre de succession le tint occupé durant les premières années de son règne. Marié à Marie-Louise de Savoie, jeune et intelligente, mais décédée prématurément à l'âge de 26 ans en 1714, le roi Philippe V fut pris d'une mélancolie qui ne le quitta pas jusqu'à sa mort en 1746, malgré son remariage avec Isabelle de Farnèse. Un monument a été élevé à l'endroit où ont été enterrés les victimes de ce combat ; c'est le Fossar de les Moreres, situé en face de l'église Santa Maria del Mar dans le quartier du Born à Barcelone. »
On fait le tour de l'extérieur du monastère (notamment le côté ancien) et l'intérieur de l'église (ouverture 9 h 30).
A 10 h, ouverture du musée attenant. 2 euros l'entrée par personne. Montée en ascenseur au 3e étage et on redescend à pied. 3e étage, expo temporaire de peintures, expo-photos Saint-Feliu au siècle dernier, 2e étage, expo sur le liège (pas très intéressante si l'on a déjà vu celle de Palafrugell comme nous), quelques horloges anciennes. 1er étage, le plus intéressant, sur l'historique du monastère + sortie sous les tours, etc.
On s'arrête ensuite dans un bazar en face près de la voiture, achat 1 savon = 55 ct, ça tombe bien...
11 h 15, départ avec la voiture.
11 h 30, parking à l'entrée de Platja d'Aro.
On fait une promenade pour voir les magasins.
12 h 30, repas au restaurant « Bon Dia », menu du jour à 15 euros (+ 3 euros si entrecôte comme plat principal). A nouveau, quelques problèmes de traduction du menu... exprimé, je pense, en espagnol, c'est encore plus difficile pour moi que le catalan... Entrées, mousse de poireaux avec sauce (= pastel de puerros) et salade « sucrette » avec thon (= cogollos con atun) Plats principaux, darne de thon blanc (?) avec légumes (= bonito), entrecôte avec frites 2 salades de fruits fraîches et excellentes... 1 coca light et 1 verre de vin rouge 2 cafés = 35.70 euros Départ vers 13 h 45. On va voir le quai et la plage, très longue, sable et petits graviers. Ce qui est très bien, c'est qu'il n'y a aucune voiture le long de la plage... De beaux pins anciens partout, devant la plage et en ville.
14 h 50, départ avec la voiture.
On va voir le vieux Callonge, église (fermée) et château (fermé). De beaux extérieurs, quelques belles maisons dans la vieille ville à côté (belles fenêtres).
Retour à l'appartement vers 16 h.
Mon mari va revoir à pied un magasin fermé tout à l'heure qui vend de vieilles pierres et de vieux objets en fer.
1 grande baguette de pain = 1.10 euros
Petit repas et repos dans l'appartement.
19 h, on remonte à pied en ville, ça bouge pas mal, samedi soir et match Barcelone-Madrid prévu à 20 h... Magasins ouverts de 17 h à 20 h 30.
3 cafés et 1 petit gâteau = 6.55 euros
Retour à l'appartement vers 20 h 30.
Dimanche 12 janvier 2014 – 7e jour
Départ vers 8 h 15 à pied pour aller voir le marché avec habits au centre ville (au dessus du Musée du Liège).
Rien de notoire...
2 cafés et 2 croissants dans un café dans le marché = 4.60 euros.
On revient à la voiture devant l'appartement.
9 h 20, départ pour Bégur.
On descend voir la plage, il y a un petit chemin piétonnier pour aller à une plage avant Pals, nous ne le prenons pas.
On remonte en centre ville de Bégur avec la voiture.
Visite de la ville, nombreuses maisons construites par des personnes ayant émigré à Cuba au siècle dernier, etc. et qui sont ensuite revenues à Bégur. On monte à pied au château (en ruine), belles vues. Visite de l'église, compliquée par un enterrement (surprenant pour moi un dimanche matin), suivi par une messe, on y arrivera finalement... Eclairage 1 euro, pour voir des fresques assez modernes qui ne nous plaisent pas vraiment...
Repas à midi au restaurant Es Castell sur la place centrale près de l'église. 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 1 grosse salade mêlée pour deux, 2 oeufs au bacon, 1 spaghetti bolognaise, 2 cafés = 28.70 euros.
On reprend la voiture vers 13 h pour aller à Pals, en passant par la plage de Pals.
Parking à l'entrée de Pals vers 13 h 20.
Visite du village, de très belles maisons avec de belles couleurs de pierres.
Vers 15 h, départ pour voir La Bisbal.
15 h 15, on est garé près du pont ancien, vieille ville, moins jolie que Pals, moins touristique... On n'a pas trop aimé, en plus, dimanche tout est fermé, c'est triste...
2 cafés près du château = 2.20 euros.
De nombreux magasins de céramiques (le long de la rue principale qui va à Gérona) et fabriques proches.
15 h 45, on repart pour rentrer à Palafrugell.
En route, bref arrêt vers l'église Sant Climent de Peralta, au bord de la route. C'est plus joli de loin que de près...
Vers 16 h 15, on est à l'appartement.
Repos un moment. Petit repas.
18 h 45, on prend la semi-autoroute qui va à Calella de Palafrugell.
18 h 55, on est garé dans le centre ancien de Calella. Joli village blanc, petit port, plage ; il fait nuit, on fait un petit tour, pas grand chose d'ouvert en ce dimanche soir...
On revient en voiture vers l'appartement.
2 cafés dans le bar à côté = 2 euros
20 h, on est de retour à l'appartement.
Lundi 13 janvier 2014 – 8e jour
Départ vers 8 h 15 avec la voiture pour Gérone, via La Bisbal.
On s'égare à l'entrée de Gérone... on a l'habitude...
9 h 15, on est garé gratuitement devant le parc de La Devesa.
On va à pied place de l'Indépendance.
2 cafés, 3 croissants = 5.30 euros. Café-restaurant La Boira, on est assis à l'intérieur, au bord de la rivière avec vue sur les maisons peintes.
On franchit le pont de Pedra, petit arrêt à l'Office du Tourisme au bout du pont pour un plan. Comme on est lundi, certains musées sont fermés.
On va au Musée d'histoire juive, ouvert à 10 h, on y arrive à l'ouverture. Entrée 4 euros par personne. Très bien expliqué en français. On y reste environ 1 h.
Puis, on va voir les Bains arabes, entrée 2 euros par personne. On y reste environ 15 min.
Ces 2 musées sont ouverts le lundi jusqu'à 14 h. donc on a commencé par eux.
On va ensuite voir l'église de Sant-Pere-de-Galligants transformée en musée et fermée le lundi. Joli portail roman. A côté, chapelle Sant Nicolau (fermée).
Ensuite, visite de la Basilique Sant Feliu, entrée 7 euros par personne pour la basilique et la cathédrale (avec audioguides). Très sobre, notamment beaux sarcophages du IVe siècle encastrés.
12 h 20, repas au bar « el Sitrell ». Menus du jour à 10 euros. 1 macaroni tomate, 1 croquette de champignons avec salade, 2 côtelettes de boeuf, frites, 1 glace vanille, 1 coupe avec truffes au chocolat, 1 coca light, 1 carafe de vin rouge, 2 cafés = 22.20 euros. Départ vers 13 h 30.
Petit tour dans les rues du centre ville.
On passe par hasard devant La Caixa Forum, exposition de tableaux du musée du Prado jusqu'au 26 janvier, entrée libre, on y va. Exposition « Els Objectes parlen ».
Puis, on va visiter la cathédrale, son trésor et son cloître. Superbe.
On monte derrière la cathédrale dans le jardin de la Francesa et, de là, on accède à la muraille (entrée libre), on y grimpe et on va jusqu'à la fin de la muraille (on redescend près de l'office du tourisme). Très belles vues sur la région et sur la ville de là-haut.
On rejoint la voiture et on part à 16 h 15.
On rentre par la C65, direction Saint-Feliu-de-Guixols, Palamos, Palafrugell.
17 h 10, essence sans plomb 95 à l'entrée de Palafrugell, 1.339 euro le litre = 36 euros.
17 h 20, parking devant l'appartement.
Achats au magasin Carrefour = 5.70 euros.
17 h 40, on est à l'appartement.
Repos, petit repas, internet...
Mardi 14 janvier 2014 – 9e jour
8 h 15, 2 cafés et 2 croissants dans le bar au bas de l'hôtel = 3.60 euros
Départ pour Palamos où nous nous garons au bout du marché hebdomadaire vers le stade à 9 h.
Nous traversons le marché, rien d'extraordinaire, puis de la ville et descendons en bord de mer. Comme il y a un grand soleil, nous décidons de longer la plage et d'aller à pied à Sant Antoni de Callonge. Jolie plage tout le long, urbanisme assez discutable, mais pas moche...
2 cafés à Sant Antoni de Callonge = 2.20 euros.
Nous revenons sur nos pas en bord de mer et tournons à gauche à l'entrée de Palamos pour rejoindre la voiture. Départ vers 11 h 45.
Nous allons chez nos amis pour y manger, etc. Arrivée vers 12 h.
Départ à 17 h 45 et arrivée à l'appartement vers 18 h.
Pas faim suite aux agapes de midi... 2 yaourts.
Repos, internet...
Mercredi 15 janvier 2014 – 10e jour
Rangement des valises...
On laisse la clef dans l'appartement comme convenu.
2 cafés dans un bar près de l'hôtel = 2.20 euros, 2 croissants = 1.60 euros
Départ vers 8 h 30 avec la voiture via Figueres, Llança, Port Bou.
Arrêt à 10 h à Port Bou. 2 cafés = 1.60 euro 1 bouteille de vin dans un supermarché = 11 euros. Petit tour, départ à 10 h 45.
11 h, frontière française.
11 h 30, arrivée à Argeles. On tourne un peu pour trouver l'hôtel que j'avais réservé...
11 h 55, hôtel Acajou, chambre 9, 30 euros la nuit avec taxe de séjour (50 ct par personne par nuit) et sans petits déjeuners (5 euros par personne sinon). WIFI gratuit. Je règle les 2 nuits = 60 euros.
On s'installe, on ferme la fenêtre, on allume le chauffage, on branche la TV, on vérifie le WIFI, on trouve comment fermer la porte à clef... 30 min. après, on a résolu nos « problèmes »... et on retourne au centre ville. Le soir, nous reprendrons la réflexion sur le fonctionnement des robinets de la douche...
Chambre au rez avec avant toit pour garer la voiture devant. Lit 140 cm. WC séparé de la salle de bains. WC avec porte, salle de bains avec rideau pour séparer de la chambre. Douche, lavabo. Pas de sèche-cheveux.
12 h 45, restaurant Aqui Sem Be, plat du jour à 10 euros. 1 sauté de porc à la catalane (il y en a pour 2 personnes...), 1 hamburger avec pâtes, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.70 euros.
Départ vers 14 h 10.
On va à Elne revoir le cloître qu'on adore...
On se reperd dans Argeles... 14 h 30, parqués place Kleber dans le vieux Elne, on monte à l'église et au cloître.
2 entrées à 4.50 euros par personne.
Départ vers 16 h 15, on retourne au centre ville d'Argeles.
Petit tour en ville, visite de l'église ouverte à cette heure. 2 cafés = 2.80 euros. Rien d'extraordinaire...
Quelques achats au Carrefour Market = 6.30 euros.
On tente de revenir à l'hôtel, bien sûr on se reperd...
18 h, on l'a retrouvé (sur la D618)...
Repos, petit pique nique, internet, TV...
Jeudi 16 janvier 2014 – 11e jour
Départ vers 7 h 45, on va au centre ville d'Argelès.
4 cafés = 6 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euro.
Départ vers 8 h 15.
8 h 35, on est garé rue du 14 juillet à Banyuls, près du marché (marché jeudi et dimanche). Petit tour en ville, jusqu'à l'observatoire, horrible immeuble neuf construit à côté...
9 h 45, départ avec la voiture.
A 10 h, on est garé à Port Vendres sur le port. Petit tour en ville, obélisque, église (fermée), un peu de soleil... On assiste au chargement et au départ du porte-container BF Esperanza.
11 h 50, sur le port, pizza au feu de bois. 2 pizzas à 10 euros, 1 verre de Banyuls, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 27.80 euros.
12 h 40, départ avec la voiture pour Collioure.
12 h 50, on est garé à Collioure.
2 cafés à l'hôtel des Templiers (pour revoir les tableaux...) = 3.60 euros.
Visite à pied du quai, de l'église, de la chapelle, des rues arrières. Dommage que le petit chemin le long de la mer derrière l'église soit fermé, j'y serais bien retournée moi... grrr...
Entrée au château, 4 euros par personne. De belles vues, on y reste environ 3/4 d'heure.
On va en face voir le quai, l'ancien couvent (en travaux, on n'entre pas, en partie privé, café, magasin).
2 coca light sur le quai = 5 euros.
Avant de repartir, quelques achats au magasin Carrefour = 5.45 euros.
Toujours aussi agréable de se promener en ville... peu de magasins ouverts en janvier, c'est calme.
Départ vers 16 h 15.
16 h 30, retour à l'hôtel.
Repos, internet, petit en-cas...
Vendredi 17 janvier 2014 – 12e jour
Départ vers 7 h 40.
Arrêt au centre ville d'Argelès. 4 cafés = 5.60 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euros.
Départ vers 8 h 15
Perpignan 9 h 15
Narbonne
Béziers 10 h
Essence sans plomb 95 à 1.499 euro le litre = 20 euros
On passe par Sète
Gare de Sète, 11 h.
On continue jusqu'à La Grande Motte.
11 h 45, parking à La Grande Motte. A côté, Café-restaurant La Casa del Sol, très très minimaliste... 1 manchon de canard, 1 pavé de saumon, 1 coca light, 1/4 de vin rouge, 1 glace caramel, 1 fondant au chocolat, 2 cafés = 36.50 euros. 13 h, départ avec la voiture.
On passe par Le Grau du Roi, Aigues-Mortes, Vauvert, Arles, Fos, Martigues
15 h 15, péage sortie du tunnel Prado-Carénage à Marseille, 2.80 euros.
15 h 30, sortie de l'autoroute à La Ciotat, péage 1.20 euros.
16 h, arrivée à Bandol.
Repos quelques jours avant le retour à Genève...
Départ de Bandol vers 7 h 10.
Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 4 cafés, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 7.75 euros.
Départ vers 8 h
Autoroute pour Marseille, péage 2.20 euros.
8 h 20, début de bouchon et circulation en accordéon depuis Aubagne...
9 h, tunnel Prado-Carénage, péage 2.80 euros
9 h 30, on est sur le pont au dessus de Martigues.
On continue via Fos, Vauvert, Lunel, Montpellier, on s'égare un peu... rte de Palavas, direction Sète, Saint-Jean-de-Védas...
12 h 10, repas à la sortie de Saint-Jean-de-Védas, sur la RN 113, Resto La Fringale. 2 plats du jour, poulet au gingembre et miel, salade, riz, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 28 euros. Le taux de TVA n'a pas encore été changé selon le ticket... L'endroit est un peu « gay friendly », mais c'était un très bon plat du jour... Départ vers 13 h.
On suit la RN 113 pour aller à Béziers via Pézenas.
Vers 14 h 30, on a retrouvé Villeneuve-les-Béziers. Hôtel Première Classe, chambre 10 au rez-de-chaussée, 42 euros + 1.40 euros de taxes de séjour (70 ct par personne). WIFI. On s'installe et on repart à Béziers Centre.
Vers 15 h, on est garé gratuitement Place Montaigne.
A pied, on retourne voir le centre ville qu'on connaît déjà. Allées Riquet, vieille ville, cathédrale et cloître, église Saint-Jean (fermée pour travaux), arènes romaines, magasins...
Départ à env.17 h 30 avec la voiture.
17 h 45, arrêt au centre commercial Auchan, cafétéria Flunch, 2 grandes assiettes de salades, 2 oeufs durs, 1 petit pain, 1 coca light, 2 cafés gourmands = 20.25 euros.
A 18 h 45, nous sommes de retour à l'hôtel.
Mardi 7 janvier 2014 – 2e jour
Départ vers 7 h 10.
7 h 40, arrêt à Coursan. 4 cafés = 5.20 euros, 1 croissant + 1 pain au chocolat = 1.55 euro.
Départ vers 8 h 10.
8 h 35, arrêt près de la Place Voltaire à Narbonne juste pour refaire le marché de fripes du mardi matin tout proche...
Parcomètre (dès 9 h) = 1 euro. On est tranquille jusqu'à 10 h 05.
Marché.
Départ vers 10 h avec la voiture.
11 h, on est garé quai de Barcelone à Perpignan.
Parcomètre = 1.60 euro, gratuit de midi à 14 h.
Petit tour en ville, Castillet, Loge, magasins, vieille ville... On est déjà venu...
Vers 12 h 10, arrêt Brasserie Caffé'in, place des Poilus. 1 entrecôte, 1 magret de canard, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 33.50 euros. Rien de terrible... Départ vers 13 h.
On rejoint la voiture assez proche.
On prend la route du Boulou.
14 h, frontière espagnole.
Le Perthuis
La Jonquera
Figueras
Rosas vers 14 h 30, on tourne un peu vers la citadelle à l'entrée, quelques hôtels fermés...
Hôtel Marina, chambre 110, 2 lits séparés, petit balcon avec 2 chaises, WIFI. Parking gratuit dans la rue devant (si nécessaire garage disponible pour 7 euros) = 58 euros avec le petit déjeuner demain.
Sinon, autre chambre possible avec balcon plus grand (table, etc.) pour 63 euros, ça ne nous sert à rien...
La chambre est parfaite, assez grande ; salle de bain assez grande également avec baignoire.
On s'installe et on ressort à pied vers 15 h.
On longe le quai jusqu'au phare, agréable promenade.
Château de la Trinité au dessus, parties anciennes et parties neuves reconstruites, un peu spécial, on ne monte pas...
On revient en ville, plusieurs rues, on va à la gare routière en haut des Ramblas, magasin de location de vélos à côté et quelques restos, puis église (fermée), quelques magasins s'ouvrent vers les 17 h.
18 h 10, on trouve un resto au bas des Ramblas, resto dénommé « Ci ». On peut déjà y manger, ça nous arrange...
1 poulet, 1 saucisse, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 28 euros. C'est nettement mieux qu'à midi...
Départ vers 19 h 20, retour par le quai.
Vers 19 h 40, on est à l'hôtel. Il fait encore 12 degrés, c'est très agréable, pas de vent...
Mercredi 8 janvier 2014 – 3e jour
Petit déjeuner buffet à 8 h, très bien et varié.
Départ vers 8 h 30.
On tente de longer la côte en direction du nord après le phare où nous étions hier, quelques kilomètres après, cul-de-sac..., on revient à Rosas à 9 h.
On trouve la route arrière pour Cadaques, belle route de montagne avec vues splendides.
9 h 35, on se gare sur le port de Cadaques, petite promenade sur le quai et on monte à l'église qui ouvre à 10 h. Magnifique autel baroque (1 euro pour l'illumination).
1 carte de géographie à la librairie sur le quai = 6.50 euros. Prix des cigarettes, environ de 4.30 à 5 euros, Marlboro = 4.90 euros.
Départ vers 10 h 40 en direction de Llança, puis du monastère de San Pere de Rodos où nous arrivons à 11 h 15, toujours des routes de montagne...
Parking au bas, 5 min. à pied, c'est ouvert de 10 h à 17 h (sauf le lundi). Normalement, 4.50 euros d'entrée par personne, mais ce jour, c'est gratuit, je ne sais pas pourquoi...
Peu de fresques, mais de magnifiques chapiteaux, cloîtres inférieur et supérieur, très sobre et bien mis en valeur par les éclairages. On suit la numérotation pour la visite, mais on abandonne au no 18 (sur 20) devant un escalier assez raide, nous avons presque tout vu et rejoignons la sortie.
Départ avec la voiture vers 12 h 35, nous continuons la route jusqu'à Villajuiga.
12 h 55, à la sortie du village, restaurant El Cau. Menu à 10 euros, entrée, plat principal, buffet dessert, eau, vin. 1 salade mêlée, 1 salade de pâtes, 1 aile de raie, 1 foie de veau, 2 crèmes catalanes, fruits. 1 coca light, 2 cafés = 23.50 euros. Simple, copieux, bon. Pas mal de monde. Départ vers 14 h 10
On continue en direction de Figueres.
Au sud de la ville, Poligone Santa Llogata, essence Petrem Eco, machines avec billets de banque ou cartes de crédit. Essence super sans plomb 95 à 1.325 euro le litre, soit 10 ct de moins au litre que le moins cher près de chez nous à Bandol... Nous en prenons pour 30 euros.
Nous poursuivons en direction de Girona.
Là, j'aurais dû prendre la route pour Palamos, mais j'entre dans Girona... Une très mauvaise idée... on se paume, on reprend finalement la C65 et la C31 en direction de Saint-Feliu-de-Guixols, puis Palafrugell.
16 h, on est devant la résidence où j'ai réservé un appartement pour 7 nuits pour 219 euros + 7 euros de taxes de séjour pour deux personnes.
Résidence Super Stop dans le giratoire sur la route pour Callela. Je règle 137 euros, le reste a été prélevé lors de ma réservation. Il n'est plus du tout question des 150 euros que j'aurais dû laisser en caution. Tant mieux, nous pourrons laisser les clefs dans l'appartement le jour de notre départ et quitter les lieux sans attendre l'arrivée du personnel vers 9 h. C'est parfait. Appartement no 205, 2e étage.
Le salon/cuisine donne sur le giratoire, balcon (sans mobilier extérieur), la chambre à coucher donne sur l'arrière. 2 personnes peuvent dormir sur le canapé gigogne du salon. Cuisine avec 2 plaques vitro céramique, 1 frigo, 1 hotte, 1 micro-onde. 1 machine à café à l'italienne (à faire chauffer sur la plaque de cuisson). Au premier étage, sur l'arrière, une cour intérieure avec un mini-golf, lui-même au dessus du parking souterrain de Carrefour je suppose.
Salle de bain avec WC, lavabo, bidet, baignoire, sèche-cheveux et lavabo supplémentaire pour faire la lessive. Séchoir sur le balcon.
On s'installe, on fait le lit (draps à disposition dans la chambre, 2 couvertures). Nous avons amené les linges de toilette non prévus. Et nous avons avec nous 1 couverture et un duvet...
Chauffage et WIFI, TV avec programmes français.
Parking extérieur gratuit en épi devant (une vingtaine de places) ou sous le bâtiment. On nous remet une clef si l'on veut y entrer, je laisse la voiture dehors (le parking couvert est le parking du supermarché).
En face, de l'autre côté du giratoire, un espace en terre où peuvent se garer gratuitement voitures ou camping-cars.
J'avais lu tout et son contraire sur cette résidence sur internet, mais c'est simple et parfait.
Nous descendons au rez, grand supermarché Carrefour. Achats pour quelques jours = 43 euros.
Petit repas, repos, internet et TV.
Jeudi 9 janvier 2014 – 4e jour
Vers 7 h 40, 4 cafés dans un bar proche = 4 euros, 2 croissants à la boulangerie à côté = 1.60 euros
Départ vers 8 h 30 pour Palafugell centre avec la voiture ; en haut brouillard, on se perd un peu...
8 h 50, nous sommes garés près du Musée du Liège
On part à pied en ville, visite de l'église (rien d'extraordinaire) et des rues piétonnes.
10 h, visite d'une brocante/habits de Caritas près du parking Romapark
10 h 30, on revient visiter le musée du Liège dans une ancienne fabrique. Entrée libre. Très intéressant, outils d'époque et textes en français. L'extérieur du bâtiment est beau (façade) et bien restauré.
On relève un site qui présente le patrimoine industriel de la Catalogne : http://patrimonindustrial.cat/150elements/
Quelques objets inédits en liège en vente à la boutique du musée.
En face, on peut monter sur un château d'eau (180 marches) et visiter un musée d'art moderne (fermé actuellement pour travaux semble-t-il),
11 h 45, on reprend la voiture pour Palamos.
12 h nous sommes garés à Palamos, petit tour en ville, sur le quai, etc.
12 h 45, repas au bar La Parrilla. Quelques problèmes pour comprendre la carte en catalan du menu du jour... Menu à 9.50 euros avec vin et boissons, sans café.
Bon, je me retrouve comme entrée avec des « calçots », très bon et très original. On m'explique comment ça se mange... http://fr.wikipedia.org/wiki/Cal%C3%A7ot
Ensuite, anchois de Palamos (= Boqueron), très bons. Ca ne ressemble pas du tout aux anchois de Collioure...
Un gâteau au citron.
Sinon, pour mon mari, spaghetti carbonara, entrecôte, glace à la fraise, plus simple à comprendre sur le menu...
1 coca light, vin rouge, 2 cafés = 21.40 euros
Départ avec la voiture à 14 h 10
On va à Callonge pour faire la surprise à un copain qui vient de s'y installer...
Arrivée vers 14 h 30, on trouve assez facilement.
On reste avec eux jusqu'à 16 h 45
Retour à l'appartement vers 17 h. 15 direct, sans se tromper...
Quelques courses au magasin Carrefour = 9 euros
Petit en-cas dans l'appartement, internet et TV, repos...
Vendredi 10 janvier 2014 – 5e jour
Départ vers 8 h
Petit arrêt de 10 min. à Mont-Ras pour voir l'église (extérieur seulement, elle est fermée...)
8 h 35 parking à Palamos
2 cafés et 2 croissants dans une boulangerie = 2.90 euros
Promenade à pied dans Palamos, visite de l'église (un peu sombre, rien de notoire)
Vers 11 h 15, on repart pour aller chez nos amis où nous arrivons vers 11 h 30
Ensuite, nous allons à Tossa de Mar pour manger.
13 h, restaurant Sa Murella
1 Ricard, 1 coca light, 4 petites bouteilles de vin, 1 salade mêlée, 1 jambon ibérique, pains avec ail et tomates, 1 magret de canard, 3 Cim-i-Tomba (spécialité locale, poisson, pommes de terre à écraser avec ail). Original... et très bon. 4 cafés = 155 euros.
Explication du plat local :
« L’origine du "cim i tomba" se trouve profondément enraciné à la tradition marinière de Tossa. Anciennement, quand les pêcheurs sortaient à la mer, à la voile ou à la rame, cela signifiait de longues heures hors de chez eux. Ils étaient donc, obligés d’emporter tout le nécessaire pour se faire à manger à bord. Comme toute bonne cuisinière, ils embarquaient tous les ustensiles et ingrédients base de la cuisine méditerranéenne. A l’heure du repas les pêcheurs mettaient leur casserole sur le feu avec l’oignon, des pommes de terre coupées en rondelles, du poivron, des tomates et quelques grains d’ail. Ensuite ils ajoutaient des morceaux de poisson abîmés lors de la pêche. Le tout était recouvert d’eau et d’un généreux filet d’huile d’olive. Pendant que la mélange mijotait, les marins préparaient l’allioli (coulis d’ail pilé avec de l’huile d’olive) et le versaient cinq minutes avant de retirer le "cim i tomba" du feu. Il était un plat simple mais délicieux. Actuellement on prépare le "cim i tomba" avec baudroie, turbot, morue ou raie. »
Départ vers 15 h, on monte à pied voir la vieille ville sans visiter le musée. Très joli et belles vues, belles couleurs des pierres des maisons et de la muraille.
Départ avec la voiture vers 16 h 30, on va à Platja d'Aro.
Arrêt en ville juste pour boire un verre sur une terrasse chauffée. 2 bières, 1 coca light, 1 café = 8 euros
Retour chez notre ami vers 17 h 15.
Retour à l'appartement vers 18 h 45.
Pas faim après les agapes de midi, juste un yaourt...
Samedi 11 janvier 2014 – 6e jour
Départ vers 8 h 30
9 h, on est à Saint-Feliu-de-Guixols.
On monte directement en voiture voir le belvédère de l'Ermitage de Saint Elm, très belles vues sur la ville et la côte. http://ca.wikipedia.org/wiki/Ermita_de_Sant_Elm
On redescend et on se gare près du monastère.
A côté du monastère, Hostal Zurich, 2 cafés, 1 croissant, 1 croissant au chocolat = 5.60 euros.
Un calendrier nous est remis qui nous rappelle que le 11 septembre est un jour férié en Catalogne :
« Le 11 septembre est férié en Catalogne car on y commémore l'affrontement des armées catalanes contre celles de Madrid commandées par le roi Philippe V, à la suite duquel la Catalogne a perdu ses privilèges et son autonomie ; c'était le 11 septembre 1714. Philippe V, neveu du Roi Soleil, fut le premier souverain de la dynastie des Bourbons en Espagne. Né à Versailles en 1683, Philippe a du s'adapter, durant les premières années de son règne, aux coutumes d'un pays qui lui était inconnu et asseoir sa position sur le trône d'Espagne. Une longue guerre de succession le tint occupé durant les premières années de son règne. Marié à Marie-Louise de Savoie, jeune et intelligente, mais décédée prématurément à l'âge de 26 ans en 1714, le roi Philippe V fut pris d'une mélancolie qui ne le quitta pas jusqu'à sa mort en 1746, malgré son remariage avec Isabelle de Farnèse. Un monument a été élevé à l'endroit où ont été enterrés les victimes de ce combat ; c'est le Fossar de les Moreres, situé en face de l'église Santa Maria del Mar dans le quartier du Born à Barcelone. »
On fait le tour de l'extérieur du monastère (notamment le côté ancien) et l'intérieur de l'église (ouverture 9 h 30).
A 10 h, ouverture du musée attenant. 2 euros l'entrée par personne. Montée en ascenseur au 3e étage et on redescend à pied. 3e étage, expo temporaire de peintures, expo-photos Saint-Feliu au siècle dernier, 2e étage, expo sur le liège (pas très intéressante si l'on a déjà vu celle de Palafrugell comme nous), quelques horloges anciennes. 1er étage, le plus intéressant, sur l'historique du monastère + sortie sous les tours, etc.
On s'arrête ensuite dans un bazar en face près de la voiture, achat 1 savon = 55 ct, ça tombe bien...
11 h 15, départ avec la voiture.
11 h 30, parking à l'entrée de Platja d'Aro.
On fait une promenade pour voir les magasins.
12 h 30, repas au restaurant « Bon Dia », menu du jour à 15 euros (+ 3 euros si entrecôte comme plat principal). A nouveau, quelques problèmes de traduction du menu... exprimé, je pense, en espagnol, c'est encore plus difficile pour moi que le catalan... Entrées, mousse de poireaux avec sauce (= pastel de puerros) et salade « sucrette » avec thon (= cogollos con atun) Plats principaux, darne de thon blanc (?) avec légumes (= bonito), entrecôte avec frites 2 salades de fruits fraîches et excellentes... 1 coca light et 1 verre de vin rouge 2 cafés = 35.70 euros Départ vers 13 h 45. On va voir le quai et la plage, très longue, sable et petits graviers. Ce qui est très bien, c'est qu'il n'y a aucune voiture le long de la plage... De beaux pins anciens partout, devant la plage et en ville.
14 h 50, départ avec la voiture.
On va voir le vieux Callonge, église (fermée) et château (fermé). De beaux extérieurs, quelques belles maisons dans la vieille ville à côté (belles fenêtres).
Retour à l'appartement vers 16 h.
Mon mari va revoir à pied un magasin fermé tout à l'heure qui vend de vieilles pierres et de vieux objets en fer.
1 grande baguette de pain = 1.10 euros
Petit repas et repos dans l'appartement.
19 h, on remonte à pied en ville, ça bouge pas mal, samedi soir et match Barcelone-Madrid prévu à 20 h... Magasins ouverts de 17 h à 20 h 30.
3 cafés et 1 petit gâteau = 6.55 euros
Retour à l'appartement vers 20 h 30.
Dimanche 12 janvier 2014 – 7e jour
Départ vers 8 h 15 à pied pour aller voir le marché avec habits au centre ville (au dessus du Musée du Liège).
Rien de notoire...
2 cafés et 2 croissants dans un café dans le marché = 4.60 euros.
On revient à la voiture devant l'appartement.
9 h 20, départ pour Bégur.
On descend voir la plage, il y a un petit chemin piétonnier pour aller à une plage avant Pals, nous ne le prenons pas.
On remonte en centre ville de Bégur avec la voiture.
Visite de la ville, nombreuses maisons construites par des personnes ayant émigré à Cuba au siècle dernier, etc. et qui sont ensuite revenues à Bégur. On monte à pied au château (en ruine), belles vues. Visite de l'église, compliquée par un enterrement (surprenant pour moi un dimanche matin), suivi par une messe, on y arrivera finalement... Eclairage 1 euro, pour voir des fresques assez modernes qui ne nous plaisent pas vraiment...
Repas à midi au restaurant Es Castell sur la place centrale près de l'église. 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 1 grosse salade mêlée pour deux, 2 oeufs au bacon, 1 spaghetti bolognaise, 2 cafés = 28.70 euros.
On reprend la voiture vers 13 h pour aller à Pals, en passant par la plage de Pals.
Parking à l'entrée de Pals vers 13 h 20.
Visite du village, de très belles maisons avec de belles couleurs de pierres.
Vers 15 h, départ pour voir La Bisbal.
15 h 15, on est garé près du pont ancien, vieille ville, moins jolie que Pals, moins touristique... On n'a pas trop aimé, en plus, dimanche tout est fermé, c'est triste...
2 cafés près du château = 2.20 euros.
De nombreux magasins de céramiques (le long de la rue principale qui va à Gérona) et fabriques proches.
15 h 45, on repart pour rentrer à Palafrugell.
En route, bref arrêt vers l'église Sant Climent de Peralta, au bord de la route. C'est plus joli de loin que de près...
Vers 16 h 15, on est à l'appartement.
Repos un moment. Petit repas.
18 h 45, on prend la semi-autoroute qui va à Calella de Palafrugell.
18 h 55, on est garé dans le centre ancien de Calella. Joli village blanc, petit port, plage ; il fait nuit, on fait un petit tour, pas grand chose d'ouvert en ce dimanche soir...
On revient en voiture vers l'appartement.
2 cafés dans le bar à côté = 2 euros
20 h, on est de retour à l'appartement.
Lundi 13 janvier 2014 – 8e jour
Départ vers 8 h 15 avec la voiture pour Gérone, via La Bisbal.
On s'égare à l'entrée de Gérone... on a l'habitude...
9 h 15, on est garé gratuitement devant le parc de La Devesa.
On va à pied place de l'Indépendance.
2 cafés, 3 croissants = 5.30 euros. Café-restaurant La Boira, on est assis à l'intérieur, au bord de la rivière avec vue sur les maisons peintes.
On franchit le pont de Pedra, petit arrêt à l'Office du Tourisme au bout du pont pour un plan. Comme on est lundi, certains musées sont fermés.
On va au Musée d'histoire juive, ouvert à 10 h, on y arrive à l'ouverture. Entrée 4 euros par personne. Très bien expliqué en français. On y reste environ 1 h.
Puis, on va voir les Bains arabes, entrée 2 euros par personne. On y reste environ 15 min.
Ces 2 musées sont ouverts le lundi jusqu'à 14 h. donc on a commencé par eux.
On va ensuite voir l'église de Sant-Pere-de-Galligants transformée en musée et fermée le lundi. Joli portail roman. A côté, chapelle Sant Nicolau (fermée).
Ensuite, visite de la Basilique Sant Feliu, entrée 7 euros par personne pour la basilique et la cathédrale (avec audioguides). Très sobre, notamment beaux sarcophages du IVe siècle encastrés.
12 h 20, repas au bar « el Sitrell ». Menus du jour à 10 euros. 1 macaroni tomate, 1 croquette de champignons avec salade, 2 côtelettes de boeuf, frites, 1 glace vanille, 1 coupe avec truffes au chocolat, 1 coca light, 1 carafe de vin rouge, 2 cafés = 22.20 euros. Départ vers 13 h 30.
Petit tour dans les rues du centre ville.
On passe par hasard devant La Caixa Forum, exposition de tableaux du musée du Prado jusqu'au 26 janvier, entrée libre, on y va. Exposition « Els Objectes parlen ».
Puis, on va visiter la cathédrale, son trésor et son cloître. Superbe.
On monte derrière la cathédrale dans le jardin de la Francesa et, de là, on accède à la muraille (entrée libre), on y grimpe et on va jusqu'à la fin de la muraille (on redescend près de l'office du tourisme). Très belles vues sur la région et sur la ville de là-haut.
On rejoint la voiture et on part à 16 h 15.
On rentre par la C65, direction Saint-Feliu-de-Guixols, Palamos, Palafrugell.
17 h 10, essence sans plomb 95 à l'entrée de Palafrugell, 1.339 euro le litre = 36 euros.
17 h 20, parking devant l'appartement.
Achats au magasin Carrefour = 5.70 euros.
17 h 40, on est à l'appartement.
Repos, petit repas, internet...
Mardi 14 janvier 2014 – 9e jour
8 h 15, 2 cafés et 2 croissants dans le bar au bas de l'hôtel = 3.60 euros
Départ pour Palamos où nous nous garons au bout du marché hebdomadaire vers le stade à 9 h.
Nous traversons le marché, rien d'extraordinaire, puis de la ville et descendons en bord de mer. Comme il y a un grand soleil, nous décidons de longer la plage et d'aller à pied à Sant Antoni de Callonge. Jolie plage tout le long, urbanisme assez discutable, mais pas moche...
2 cafés à Sant Antoni de Callonge = 2.20 euros.
Nous revenons sur nos pas en bord de mer et tournons à gauche à l'entrée de Palamos pour rejoindre la voiture. Départ vers 11 h 45.
Nous allons chez nos amis pour y manger, etc. Arrivée vers 12 h.
Départ à 17 h 45 et arrivée à l'appartement vers 18 h.
Pas faim suite aux agapes de midi... 2 yaourts.
Repos, internet...
Mercredi 15 janvier 2014 – 10e jour
Rangement des valises...
On laisse la clef dans l'appartement comme convenu.
2 cafés dans un bar près de l'hôtel = 2.20 euros, 2 croissants = 1.60 euros
Départ vers 8 h 30 avec la voiture via Figueres, Llança, Port Bou.
Arrêt à 10 h à Port Bou. 2 cafés = 1.60 euro 1 bouteille de vin dans un supermarché = 11 euros. Petit tour, départ à 10 h 45.
11 h, frontière française.
11 h 30, arrivée à Argeles. On tourne un peu pour trouver l'hôtel que j'avais réservé...
11 h 55, hôtel Acajou, chambre 9, 30 euros la nuit avec taxe de séjour (50 ct par personne par nuit) et sans petits déjeuners (5 euros par personne sinon). WIFI gratuit. Je règle les 2 nuits = 60 euros.
On s'installe, on ferme la fenêtre, on allume le chauffage, on branche la TV, on vérifie le WIFI, on trouve comment fermer la porte à clef... 30 min. après, on a résolu nos « problèmes »... et on retourne au centre ville. Le soir, nous reprendrons la réflexion sur le fonctionnement des robinets de la douche...
Chambre au rez avec avant toit pour garer la voiture devant. Lit 140 cm. WC séparé de la salle de bains. WC avec porte, salle de bains avec rideau pour séparer de la chambre. Douche, lavabo. Pas de sèche-cheveux.
12 h 45, restaurant Aqui Sem Be, plat du jour à 10 euros. 1 sauté de porc à la catalane (il y en a pour 2 personnes...), 1 hamburger avec pâtes, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.70 euros.
Départ vers 14 h 10.
On va à Elne revoir le cloître qu'on adore...
On se reperd dans Argeles... 14 h 30, parqués place Kleber dans le vieux Elne, on monte à l'église et au cloître.
2 entrées à 4.50 euros par personne.
Départ vers 16 h 15, on retourne au centre ville d'Argeles.
Petit tour en ville, visite de l'église ouverte à cette heure. 2 cafés = 2.80 euros. Rien d'extraordinaire...
Quelques achats au Carrefour Market = 6.30 euros.
On tente de revenir à l'hôtel, bien sûr on se reperd...
18 h, on l'a retrouvé (sur la D618)...
Repos, petit pique nique, internet, TV...
Jeudi 16 janvier 2014 – 11e jour
Départ vers 7 h 45, on va au centre ville d'Argelès.
4 cafés = 6 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euro.
Départ vers 8 h 15.
8 h 35, on est garé rue du 14 juillet à Banyuls, près du marché (marché jeudi et dimanche). Petit tour en ville, jusqu'à l'observatoire, horrible immeuble neuf construit à côté...
9 h 45, départ avec la voiture.
A 10 h, on est garé à Port Vendres sur le port. Petit tour en ville, obélisque, église (fermée), un peu de soleil... On assiste au chargement et au départ du porte-container BF Esperanza.
11 h 50, sur le port, pizza au feu de bois. 2 pizzas à 10 euros, 1 verre de Banyuls, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 27.80 euros.
12 h 40, départ avec la voiture pour Collioure.
12 h 50, on est garé à Collioure.
2 cafés à l'hôtel des Templiers (pour revoir les tableaux...) = 3.60 euros.
Visite à pied du quai, de l'église, de la chapelle, des rues arrières. Dommage que le petit chemin le long de la mer derrière l'église soit fermé, j'y serais bien retournée moi... grrr...
Entrée au château, 4 euros par personne. De belles vues, on y reste environ 3/4 d'heure.
On va en face voir le quai, l'ancien couvent (en travaux, on n'entre pas, en partie privé, café, magasin).
2 coca light sur le quai = 5 euros.
Avant de repartir, quelques achats au magasin Carrefour = 5.45 euros.
Toujours aussi agréable de se promener en ville... peu de magasins ouverts en janvier, c'est calme.
Départ vers 16 h 15.
16 h 30, retour à l'hôtel.
Repos, internet, petit en-cas...
Vendredi 17 janvier 2014 – 12e jour
Départ vers 7 h 40.
Arrêt au centre ville d'Argelès. 4 cafés = 5.60 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euros.
Départ vers 8 h 15
Perpignan 9 h 15
Narbonne
Béziers 10 h
Essence sans plomb 95 à 1.499 euro le litre = 20 euros
On passe par Sète
Gare de Sète, 11 h.
On continue jusqu'à La Grande Motte.
11 h 45, parking à La Grande Motte. A côté, Café-restaurant La Casa del Sol, très très minimaliste... 1 manchon de canard, 1 pavé de saumon, 1 coca light, 1/4 de vin rouge, 1 glace caramel, 1 fondant au chocolat, 2 cafés = 36.50 euros. 13 h, départ avec la voiture.
On passe par Le Grau du Roi, Aigues-Mortes, Vauvert, Arles, Fos, Martigues
15 h 15, péage sortie du tunnel Prado-Carénage à Marseille, 2.80 euros.
15 h 30, sortie de l'autoroute à La Ciotat, péage 1.20 euros.
16 h, arrivée à Bandol.
Repos quelques jours avant le retour à Genève...
Manifestations à Bangkok (part. 2) English translation pending
Bonjour,
Le fil précédent de cette discussion étant arrivé à saturation, nous vous proposons de continuer celle-ci ici.
L'équipe VoyageForum
Le fil précédent de cette discussion étant arrivé à saturation, nous vous proposons de continuer celle-ci ici.
L'équipe VoyageForum
Parc national de Bardia English translation pending
bonjour a tous
est ce que quelqun se serait rendu récemment dans le parc national de bardia
j ai beaucoup de mal a trouver des infos c est pourquoi je suis preneur de tout ce que vous pourrez me dire (transports, hébérgement, guides etc...) je pars dans un mois
merci pour les evntuelles infos 😉
Itinéraire de 14 jours en Afrique du Sud, avril-mai 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai lu de très nombreux post avec beaucoup d'intérêt, je vous soumets aujourd'hui notre itinéraire pour 14 jours en Afrique du Sud fin avril début mai 2014. Je sais que notre programme est chargé mais on a suivi ce que nous proposait une agence, on a pris les billets et finalement, on va faire notre programme et réservations nous-mêmes... Pouvez-vous nous donner votre avis sur le parcours, vos bonnes adresses, vos conseils? Le début du parcours est assez clair mais c'est la fin qui se complique...
Samedi 26 avril 13h : Arrivée au Cap 3 nuits au Cap : table mountain, visite de la péninsule... Où vaut-il mieux loger? Au cap ou à l'extérieur?
Mardi 29 avril : départ pour Knysna et la route des jardins 2 nuits à Knysna Des adresses d'hébergement sympa à Knysna?
Jeudi 1er mai : vol de George à Durban. Arrivée à Durban à 13h Fin d'aprem et nuit à Santa Lucia
Vendredi 2 mai : départ pour le parc de Hluhluwe-Imfolozi On pensait faire les parcs tout seuls, mais vaut il mieux faire des Games? N'est ce pas dur de repérer les animaux sans guide? On pensait faire 2 nuits dans les parcs. Une à Hluhluwe et une à Imfolozi. Qu'en pensez vous? Ou alors on arrive très tôt le 2 mai, on passe la nuit du 2 dans le parc, on continue le parc le samedi 3 mais on dort à l'extérieur? Dans ce cas-là, où dormir?
Samedi 3 : on monte vers le Krüger en passant par le Swaziland. On pensait s'arrêter une nuit au Swaziland.
Dimanche 4 : suite du voyage au Swaziland en nous dirigeant vers le Kruger. L'agence nous avait proposé une nuit au Hippo Hollow Country Estate à Hazyview pour faire une balade à dos d'éléphant. Quelqu'un connaît? L'a-t-il fait? C'est sympa? Sinon où dormir proche du Kruger?
Lundi 5 : partir très tôt et entrer au Kruger. On ne sait pas trop où loger. J'ai vu qu'il y a des réserves privées qui ont l'air top (Éléphant Plains par exemple). Comme on aura déjà fait Hluhluwe et Imfolozi en solo, si on ne voit pas d'animaux (parce qu'on n'est pas doués!) on sera super déçus... Aller dans une réserve privée c'est un peu la "garantie" d'en voir non? Ou au moins avoir plus de chance... Pensez-vous que ce soit possible de rejoindre un lodge en passant par le Kruger en une journée? D'autres lodges à me conseiller? J'ai l'impression que tout est complet... Par quel site passer pour réserver?
Mardi 6 : Safari. Nuit à l'extérieur du parc vers le Blyde River Canyon. On pensait dormir à Zur Alten Mine, recommandé par le routard. Est ce long pour y aller depuis le Kruger (ou une réserve privée)?
Mercredi 7 et jeudi 8 : région du Blyde River Canyon (ça ferait 3 nuits dans la région du BRC, même hôtel)
Vendredi 9 : retour vers Johannesburg. Décollage en soirée. Y a t il quelque chose de sympa à faire sur le chemin?
Voilà, voilà.
Merci d'avance pour vos précieux conseils!
J'ai lu de très nombreux post avec beaucoup d'intérêt, je vous soumets aujourd'hui notre itinéraire pour 14 jours en Afrique du Sud fin avril début mai 2014. Je sais que notre programme est chargé mais on a suivi ce que nous proposait une agence, on a pris les billets et finalement, on va faire notre programme et réservations nous-mêmes... Pouvez-vous nous donner votre avis sur le parcours, vos bonnes adresses, vos conseils? Le début du parcours est assez clair mais c'est la fin qui se complique...
Samedi 26 avril 13h : Arrivée au Cap 3 nuits au Cap : table mountain, visite de la péninsule... Où vaut-il mieux loger? Au cap ou à l'extérieur?
Mardi 29 avril : départ pour Knysna et la route des jardins 2 nuits à Knysna Des adresses d'hébergement sympa à Knysna?
Jeudi 1er mai : vol de George à Durban. Arrivée à Durban à 13h Fin d'aprem et nuit à Santa Lucia
Vendredi 2 mai : départ pour le parc de Hluhluwe-Imfolozi On pensait faire les parcs tout seuls, mais vaut il mieux faire des Games? N'est ce pas dur de repérer les animaux sans guide? On pensait faire 2 nuits dans les parcs. Une à Hluhluwe et une à Imfolozi. Qu'en pensez vous? Ou alors on arrive très tôt le 2 mai, on passe la nuit du 2 dans le parc, on continue le parc le samedi 3 mais on dort à l'extérieur? Dans ce cas-là, où dormir?
Samedi 3 : on monte vers le Krüger en passant par le Swaziland. On pensait s'arrêter une nuit au Swaziland.
Dimanche 4 : suite du voyage au Swaziland en nous dirigeant vers le Kruger. L'agence nous avait proposé une nuit au Hippo Hollow Country Estate à Hazyview pour faire une balade à dos d'éléphant. Quelqu'un connaît? L'a-t-il fait? C'est sympa? Sinon où dormir proche du Kruger?
Lundi 5 : partir très tôt et entrer au Kruger. On ne sait pas trop où loger. J'ai vu qu'il y a des réserves privées qui ont l'air top (Éléphant Plains par exemple). Comme on aura déjà fait Hluhluwe et Imfolozi en solo, si on ne voit pas d'animaux (parce qu'on n'est pas doués!) on sera super déçus... Aller dans une réserve privée c'est un peu la "garantie" d'en voir non? Ou au moins avoir plus de chance... Pensez-vous que ce soit possible de rejoindre un lodge en passant par le Kruger en une journée? D'autres lodges à me conseiller? J'ai l'impression que tout est complet... Par quel site passer pour réserver?
Mardi 6 : Safari. Nuit à l'extérieur du parc vers le Blyde River Canyon. On pensait dormir à Zur Alten Mine, recommandé par le routard. Est ce long pour y aller depuis le Kruger (ou une réserve privée)?
Mercredi 7 et jeudi 8 : région du Blyde River Canyon (ça ferait 3 nuits dans la région du BRC, même hôtel)
Vendredi 9 : retour vers Johannesburg. Décollage en soirée. Y a t il quelque chose de sympa à faire sur le chemin?
Voilà, voilà.
Merci d'avance pour vos précieux conseils!
Excursion en Guadeloupe English translation pending
Salut,
Je suis en train de finaliser mon itinéraire pour 11 jours en Guadeloupe fin Mai et je demande votre avis sur certains points.
J'aimerai faire une journée (ou 1/2 journée) de visite de la mangrove. A quel endroit c'est le mieux ? Nord-Est de Basse-Terre ? ou Nord-Ouest de Grande-Terre ? Ailleurs ? Ou c'est semblable ?
J'ai également de prévu une journée au grand-cul-de-sac-marin pour faire du Snorkeling, voir l'îlet Caret... L'îlet Fajou est t-il absolument à faire ? Sachant que j'ai également prévu déjà une journée aux Saintes (Terre de Haut) et une journée à Petite Terre. Du coup si Fajou n'est pas "mieux" je pourrai zapper la journée au grand-cul-de-sac-marin pour faire autre chose... Certains propose dans la journée Mangrove en Kayak de passer par l'îlet Caret (peut-être aussi l'îlet Fajou mais je suis pas sûr)
Je suis en train de finaliser mon itinéraire pour 11 jours en Guadeloupe fin Mai et je demande votre avis sur certains points.
J'aimerai faire une journée (ou 1/2 journée) de visite de la mangrove. A quel endroit c'est le mieux ? Nord-Est de Basse-Terre ? ou Nord-Ouest de Grande-Terre ? Ailleurs ? Ou c'est semblable ?
J'ai également de prévu une journée au grand-cul-de-sac-marin pour faire du Snorkeling, voir l'îlet Caret... L'îlet Fajou est t-il absolument à faire ? Sachant que j'ai également prévu déjà une journée aux Saintes (Terre de Haut) et une journée à Petite Terre. Du coup si Fajou n'est pas "mieux" je pourrai zapper la journée au grand-cul-de-sac-marin pour faire autre chose... Certains propose dans la journée Mangrove en Kayak de passer par l'îlet Caret (peut-être aussi l'îlet Fajou mais je suis pas sûr)
Taxi entre Tanger et Chefchaouen English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais passer une semaine à Tanger au mois de février, je souhaiterai passer une journée a Chefchaouen, le village bleu. Pouvez vous me dire si une journée est suffisante pour visiter Chefchaouen. Quelle est la durée du trajet et le prix du taxi? Compte tenu de la distance entre Tanger et Chefchaouen, j'envisage éventuellement de passer la nuit sur place et repartir le lendemain après midi sur Tanger afin de profiter pleinement de ma visite. Connaissez vous un hôtel propre et bon marché sur Chefchaouen. Merci
Je vais passer une semaine à Tanger au mois de février, je souhaiterai passer une journée a Chefchaouen, le village bleu. Pouvez vous me dire si une journée est suffisante pour visiter Chefchaouen. Quelle est la durée du trajet et le prix du taxi? Compte tenu de la distance entre Tanger et Chefchaouen, j'envisage éventuellement de passer la nuit sur place et repartir le lendemain après midi sur Tanger afin de profiter pleinement de ma visite. Connaissez vous un hôtel propre et bon marché sur Chefchaouen. Merci
Portugal en camping-car English translation pending
Bonjour à tous ceux qui voyagent aux Portugal en Camping-car.
Nous partons à la fin du mois en direction du Portugal. Nous aimerions juste savoir comment ça se passe pour les bouteilles de gaz ? Sont-elles comme les nôtres ?
Sinon vivement la fin du mois !
Bon voyage à tous, et merci de votre réponse. Et peut-être à un de ces jours sur la route
Bon voyage à tous, et merci de votre réponse. Et peut-être à un de ces jours sur la route
Croisière Musica du 14 au 22 janvier 2014 English translation pending
bonjour
le compte a rebours a commencer j - 12 avant notre départ pour la croisière au départ de fort de France le 14 janvier 2014 jusqu au 22 janvier2014
merci a tous pour vos compte rendu qui vont bien me servir
c est une nouvelle année qui va bien commencer sous le soleil des caraïbes😏
le compte a rebours a commencer j - 12 avant notre départ pour la croisière au départ de fort de France le 14 janvier 2014 jusqu au 22 janvier2014
merci a tous pour vos compte rendu qui vont bien me servir
c est une nouvelle année qui va bien commencer sous le soleil des caraïbes😏