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Votre avis sur un mois à Sumatra English translation pending
Bonjour,
Voila, ma question est la suivante, aurais je le temps de faire ceci sur un sejour s'échelonnant du 17 octobre (Arrivée à Banda Aceh) au 12 octobre date à laquelle je reprends mon avion à Jakarta ?
Sachant que de Banda Aceh je souhaite ensuite passer par Meulaboh, Tapaktuan, rejoindre ensuite Bukit Lawang (On peut couper par les montagnes ??) Ensuite le pays Batak avec le lac Toba, puis rejoindre Bukkintinggi pour passer une semaine sur Siberut. Puis retour à Bukkitinggi et rejoindre Jakarta à toute allure pour prendre l'avion le 12.
Je me suis déjà rendu sur Java, Bali, Florès, Lombok et sais que les transports peuvent être aléatoire.
Qu'en pensez vous ?
Gaetan
http://sukaindonesia.com
Voila, ma question est la suivante, aurais je le temps de faire ceci sur un sejour s'échelonnant du 17 octobre (Arrivée à Banda Aceh) au 12 octobre date à laquelle je reprends mon avion à Jakarta ?
Sachant que de Banda Aceh je souhaite ensuite passer par Meulaboh, Tapaktuan, rejoindre ensuite Bukit Lawang (On peut couper par les montagnes ??) Ensuite le pays Batak avec le lac Toba, puis rejoindre Bukkintinggi pour passer une semaine sur Siberut. Puis retour à Bukkitinggi et rejoindre Jakarta à toute allure pour prendre l'avion le 12.
Je me suis déjà rendu sur Java, Bali, Florès, Lombok et sais que les transports peuvent être aléatoire.
Qu'en pensez vous ?
Gaetan
http://sukaindonesia.com
De retour de Bali, Java-Est, Gilis English translation pending
Bonjour, je viens de passer 6 semaines en Indonésie.
J'ai été à Bali, Java-est, et aux Iles Gilis.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
bon voyage!
Rencontre à Bali en juillet 2007 English translation pending
Juillet étant le mois des français à Bali, il ne devrait pas être trop difficile de se retrouver ! Cela dit, c'est vrai que ce n'est pas vraiment ce qu'on cherche quand on va là-bas. Mais bon, ça pourrait être sympa une rencontre VF, qu'en pensez vous ? 

Itinéraire pour deux mois en Indonésie? English translation pending
Bonjour a tous,
quel itineraire conseillez vous pour 2 mois en indo en aout/septembre ?
Le pays etant vraiment immense, on pense faire Java (3 semaines), Sulaweisi (3 semaines) et finir par Bali.
Qu'en pensez-vous ?
Merci beaucoup
Informations sur Sulawesi en Indonésie English translation pending
Nous aimerions aller sur Sulawesi au mois de septembre, nous avons vu de trés beaux sites sur internet, ca a l'air vraiment magnifique, mais qlq'un peut-il nous informer sur le meilleur moyen pour s'y rendre (doit on passer par Bali ou ailleurs?) et toute info est la bien venue (hotel, activités, village, people ...). Merci à vous.
Bons plans pour trois semaines au Mexique (2 familles avec 5 enfants) English translation pending
bonjour,
nous sommes 2 familles d'aix à préparer un voyage de 1 an autour du monde départ sept 2007. Nous sommes 4 adultes et 5 enfants 2 de 12 ans, 10, et 2 de 5 ans.
Nous serons au mexique pour 3 semaines en oct 2007. Nous arrivons à cancun et prévoyons bien sur de visiter playa del carmen, tulum et le yucata. Mais nous ne connaissons pas du tout.
Alors nous aimerions partager vos expériences, vos bons plans et tout ce qui peut nous aider : est ce un pays sur en famille? peut on louer 2 camping car ? ou est ce mieux de louer une voiture et de loger dans des bungalows, ou chez l'habitant, ou chambres d'hote ? donnez nous des adresses car trouver à dormir pour 9 c'est -facile qu'à 3 ou 4 !!!! au niveau des itinéraires que conseillez vous à visiter, sans pour autant faires des milliers de km ? nous sommes fanas de mer, plages, forets, mais aussi civilisations, peuples..... brefs tout nous plait et interesse!!! qu'en est il du palu? comme l'étape d'après est le vénézuela ou il faut prendre une prophilaxie pour le palu, si on pouvait l'éviter au mexique, ça serait que mieux !!!Bon et puis tout ce qui vous semble interressant pour nous! merci par avance
A+ marie
Durée du trajet en bus Lima-Cusco? English translation pending
Je pars le 28 septembre (un jeudi) pour Lima, je dois être à Cusco le 1er octobre (le dimanche) pour commencer une école de langue. J'aimerai vraiment faire le voyage en bus ou en train. Mais est-ce que je peux partir le samedi ou dois-je partir le vendredi? Combien de temps dure le trajet? Ou prendre le billet? Puis-je voir les horairs online? Quel est le trajet le plus court? Merci à vous!!!
La forêt indonésienne English translation pending
Bonjour, je pars en indonésie en septembre mais ne connaît pas encore mon itinéraire exacte. Je souhaiterais si possible voir un peu de jungle, au mieux y faire une escursion avec un guide. A part le nord de Sumatra, est-ce que quelqu'un connaît une autre région d'indonésie pour faire ce genre de truc? y a-t-il un peu de jungle sur Lombock?
Que vaut les prestations proposées à ce propos sur Sumatra? est-ce que cela vaut le détour?
Merci d'avance.
Bons plans pour une semaine bord de mer en bungalow en Indonésie English translation pending
Bonjour a tous,
apres 7 semaines a jouer aux Indiana Johnes en mongolie on part demain pour l'indonesie ou on voudrait bien ne rien faire pendant 1 semaine pour se remettre! se baigner, manger du poisson (ca changera du gras de mouton!), glander, etc...
Oui mais voila l'indonesie c'est immense, on debarque demain soir et je n'ai pas encore lu 1 seule ligne du guide!
On voudrait un bon plan, un endroit magnifique (bien sur!) pas trop touristique, un petit endroit intime sympa ou on pourrait louer un bungalow au bord de la mer... le tout pas trop loin de Jakarta car on arrive par la!!!... et oui le beurre, l'argent du beurre...
Mais on sait jamais, si vous avez un bon plan, je prends!! Alan a parle de "Maumeres" je crois (plus trop sure de l'orth 😊), mais je ne trouve pas ca sur le routard de ... 😠, ou est ce? desolee je sais je suis une bille mais j'ai rien lu encore...🤪
Bref, tous vos conseils pour atteindre cet objectif de glandouille paradisiaque seront les bienvenus, merci!
apres 7 semaines a jouer aux Indiana Johnes en mongolie on part demain pour l'indonesie ou on voudrait bien ne rien faire pendant 1 semaine pour se remettre! se baigner, manger du poisson (ca changera du gras de mouton!), glander, etc...
Oui mais voila l'indonesie c'est immense, on debarque demain soir et je n'ai pas encore lu 1 seule ligne du guide!
On voudrait un bon plan, un endroit magnifique (bien sur!) pas trop touristique, un petit endroit intime sympa ou on pourrait louer un bungalow au bord de la mer... le tout pas trop loin de Jakarta car on arrive par la!!!... et oui le beurre, l'argent du beurre...
Mais on sait jamais, si vous avez un bon plan, je prends!! Alan a parle de "Maumeres" je crois (plus trop sure de l'orth 😊), mais je ne trouve pas ca sur le routard de ... 😠, ou est ce? desolee je sais je suis une bille mais j'ai rien lu encore...🤪
Bref, tous vos conseils pour atteindre cet objectif de glandouille paradisiaque seront les bienvenus, merci!
Philippines ou Indonésie? English translation pending
OK, je m explique deux secondes, car je suppose que la question a deja du etre posee maintes fois.
Voila 8 mois que je baroude en Asie et a vrai dire, j ai besoin de me poser dasn u endroit peperre, loin des sollicitations, des arnaques a tout va et du bordel...
Alors, je vous vois deja sourire: "mec trace ta route, ce ne sera ni en indo, ni aux philippines que tu trouveras ton bonheur".
POurtant c est bien la que je souhaite aller!!
Je voudrais juste quelques spots tranquilles, style "surf, bouffe das la rue et repos du guerrier".
A priori Bali ne ressemble pas a ca, puisque fuyant le bordel nightlif & CO....
ok ca fait beaucoup de choses pour un seul homme.... mais bn je m en remets a vos bons soins
toutasiemutment votre
ok ca fait beaucoup de choses pour un seul homme.... mais bn je m en remets a vos bons soins
toutasiemutment votre
Dilemme sur itinéraire Pérou/Bolivie English translation pending
Bonjour,
J'ai une petite question concernant mon itinéraire de 5 semaines pour le Pérou et la Bolivie :
1) on m'a conseillé d'atterrir à Santiago, monter sur Atacama puis Pérou, Bolivie, redescendre sur le Nord de l'Argentine, Mendoza et retour à Santiago. Je ne suis pas sûr qu'en cinq semaines ce soit jouable ou alors ça va tourner à la course et ça ne sera pas de vraies vacances. Mais l'aller retour Santiago est à 650 euros seulement
2) arrivée à santiago, repartir de Lima, faire en gros Nord du Chili, Nord Argentine, Bolivie, Pérou. 910 euros cette fois... (aïe)
3) arrivée et repartir de Lima, 1000 euros cette fois, mais plus de temps sur place.
J'ai beau éplucher les Lonely Planet que je viens d'acheter et le Routard Argentine et Chili, j'arrive pas à faire un itinéraire correct en tenant compte des temps de déplacements sur place et qui ne soit ni une course contre la montre ni un voyage trop limité à quelques sites...
Donc si une bonne âme de passage avait l'inspiration divine et un conseil à me donner, ce serait avec grand plaisir :)
Buenas noches
So
J'ai une petite question concernant mon itinéraire de 5 semaines pour le Pérou et la Bolivie :
1) on m'a conseillé d'atterrir à Santiago, monter sur Atacama puis Pérou, Bolivie, redescendre sur le Nord de l'Argentine, Mendoza et retour à Santiago. Je ne suis pas sûr qu'en cinq semaines ce soit jouable ou alors ça va tourner à la course et ça ne sera pas de vraies vacances. Mais l'aller retour Santiago est à 650 euros seulement
2) arrivée à santiago, repartir de Lima, faire en gros Nord du Chili, Nord Argentine, Bolivie, Pérou. 910 euros cette fois... (aïe)
3) arrivée et repartir de Lima, 1000 euros cette fois, mais plus de temps sur place.
J'ai beau éplucher les Lonely Planet que je viens d'acheter et le Routard Argentine et Chili, j'arrive pas à faire un itinéraire correct en tenant compte des temps de déplacements sur place et qui ne soit ni une course contre la montre ni un voyage trop limité à quelques sites...
Donc si une bonne âme de passage avait l'inspiration divine et un conseil à me donner, ce serait avec grand plaisir :)
Buenas noches
So
Hamac en Thaïlande English translation pending
J'envisage acheter un hamac comme celui-là: hamac
Est-ce possible de dormir dans un hamac en thailande un peu n'importe où ? Où est-ce qu'il faut trouver un terrain de camping et tout....moi j'aimerais que 2 arbres soient suffisants...
vous en pensez quoi ?
Merci
Max
Est-ce possible de dormir dans un hamac en thailande un peu n'importe où ? Où est-ce qu'il faut trouver un terrain de camping et tout....moi j'aimerais que 2 arbres soient suffisants...
vous en pensez quoi ?
Merci
Max
Conditions sanitaires en Indonésie English translation pending
pouvez vous me dire quelles precautions faut il prendre en indonesie j'ai plutot l'habitude de voyager sans traitement anti palu ...
n'etant pas tres au courant de l'actualite qu'en est il de la grippe aviaire quelles precautions a prendre en indo malaisie thailande . est il risqué de se rendre en ase c'est hiver dec a mars .
merci .
De Jakarta a Bali... English translation pending
Bonjour a tous !
Je devais partir sur Bali en septembre, mais les billets d'avion sont finalement trop cher ( pas en dessous de 800 euros...) et j'ai donc décidé d'attérir directement à Jakarta.
Peux t'on aller de Jakarta à Bali pour pas cher ? ( Bus, bateau, ferry, avion interne ) et si oui avez vous un ordre de prix et surtout le temps que ca met en bateau par exemple !
D'avance, encore une fois, 😉, merci pour vos nombreuses réponses !
Je devais partir sur Bali en septembre, mais les billets d'avion sont finalement trop cher ( pas en dessous de 800 euros...) et j'ai donc décidé d'attérir directement à Jakarta.
Peux t'on aller de Jakarta à Bali pour pas cher ? ( Bus, bateau, ferry, avion interne ) et si oui avez vous un ordre de prix et surtout le temps que ca met en bateau par exemple !
D'avance, encore une fois, 😉, merci pour vos nombreuses réponses !
Prix du visa Bali-Java? English translation pending
bonjour
connaissez vous le prix du visa ? possible d'aller au viet nam ? comment ?combien?
merci bcp
nico
connaissez vous le prix du visa ? possible d'aller au viet nam ? comment ?combien?
merci bcp
nico
Pays à éviter avec les enfants? English translation pending
Bonjour,
Notre petite famille envisage un voyage au long cours à partir de l'été 2006. Nos enfants auront 5 et 7 ans. Certains pays que nous voudrions visiter nous semblent à risque avec des enfants pour des raisons sanitaires et/ou politiques : inde, indonésie, amérique centrale, afrique du sud, kenya/tanzanie.
Qu'en pensez-vous? Certains d'entre vous ont peut-être une expérience dans ces lointaines contrées.
Soyez sympas de nous en faire profiter.
Merci à tous
Anne et Gwen
Merci à tous
Anne et Gwen
Asie ou Russie? English translation pending
Salut à tous,
voila, mon trip en irlande se termine a peine....qu'on pense deja aux prochaines destinations.....
Mais je ne sais pas....d'abord, je voulais partir en Inde, mais cela me risque fort dangereux, tant point de vue maladie, que sécurité. Je viens a peine de terminer mon premier voyage, en tant que voyageur et non touriste.... Quel pays me conseillez vous ? en sachant que je recherche un pays qui ne coute quasiment rien, pour manger et se loger... Je pensais à la russie ? Mais je n'ai aucune idée des prix la bas !!!! Sinon, la thailande, la mongolie, .....
Bref, si vous sauriez m'aider..... me recommander vos meilleurs destinations aux meilleurs prix..... je vous en serai gré !
Greg
voila, mon trip en irlande se termine a peine....qu'on pense deja aux prochaines destinations.....
Mais je ne sais pas....d'abord, je voulais partir en Inde, mais cela me risque fort dangereux, tant point de vue maladie, que sécurité. Je viens a peine de terminer mon premier voyage, en tant que voyageur et non touriste.... Quel pays me conseillez vous ? en sachant que je recherche un pays qui ne coute quasiment rien, pour manger et se loger... Je pensais à la russie ? Mais je n'ai aucune idée des prix la bas !!!! Sinon, la thailande, la mongolie, .....
Bref, si vous sauriez m'aider..... me recommander vos meilleurs destinations aux meilleurs prix..... je vous en serai gré !
Greg
Transports au Pérou + trek English translation pending
salut!
1)quelqu'un peut il me renseigner sur les trajets arequipa/puno puno/cuzco?
Bus ou train (compagnie, prix, confort général
+des sièges, sorroche, durée, beauté des paysages...) de jour ou de nuit, achat des billets, sécurité des bagages...
Ce serait pour la dernière quinzaine de juillet
2)canyon del colca:
au depart de cabanaconde et pour dormir une nuit en bas à l'oasis, il semblerait que le chemin en 2001 soit assez mal indiqué; qu'en est il maintenant?
peut on aller voir la cruz del condor à cheval le matin au départ de cabanaconde?y a t'il des guides et faut il en prendre un?
pour revenir sur aréquipa y a t'il des bus dans l'après midi ou le soir?
merci pour vos sympathiques réponses!!!
1)quelqu'un peut il me renseigner sur les trajets arequipa/puno puno/cuzco?
Bus ou train (compagnie, prix, confort général
+des sièges, sorroche, durée, beauté des paysages...) de jour ou de nuit, achat des billets, sécurité des bagages...
Ce serait pour la dernière quinzaine de juillet
2)canyon del colca:
au depart de cabanaconde et pour dormir une nuit en bas à l'oasis, il semblerait que le chemin en 2001 soit assez mal indiqué; qu'en est il maintenant?
peut on aller voir la cruz del condor à cheval le matin au départ de cabanaconde?y a t'il des guides et faut il en prendre un?
pour revenir sur aréquipa y a t'il des bus dans l'après midi ou le soir?
merci pour vos sympathiques réponses!!!
Quel temps à Bali en novembre? English translation pending
Ayant lu différents avis contradictoires selon les guides ou les témoignages, quelqu'un pourrait-il me dire si Novembre est une bonne période pour profiter pleinement de BALI ; en gros "fait-y beau ou fait-y pas beau ?!) 😎
Je sais que l'Asie a connu un mois de Septembre pourris, alors je me doute qu'on ne peut jamais être sûre du temps qu'il va faire ! Non, ce que je voudrais connaitre, ce sont les tendances générales à cette période, mais plus encore, l'expérience de routard partis à cette période de l'année.
En espérant que quelqu'un pourra me renseigner...😉
(Au fait, c'est assez urgent : date de départ prévue pour le 1er Novembre et plan de secours pour le Brésil si le climat n'est pas propice à Bali !)
Je sais que l'Asie a connu un mois de Septembre pourris, alors je me doute qu'on ne peut jamais être sûre du temps qu'il va faire ! Non, ce que je voudrais connaitre, ce sont les tendances générales à cette période, mais plus encore, l'expérience de routard partis à cette période de l'année.
En espérant que quelqu'un pourra me renseigner...😉
(Au fait, c'est assez urgent : date de départ prévue pour le 1er Novembre et plan de secours pour le Brésil si le climat n'est pas propice à Bali !)
Qui connait les Açores? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerai discuter "Açores" avec vous si vous connaissez un peu l'endroit! 😎
J'avoue, je n'en suis qu'au tout début de la préparation de mon voyage, ça n'est même pas encore décidé (peut-être au printemps 2004?), mais je SAIS que je vais y aller un jour! 😉 Alors de toute façon, si vous avez des conseils, ça me servira, je les note et rien ne sera perdu! A vos bonnes volontés Msieur Dame!
Alors voila, comme il existe assez peu de guides de voyage sur ces ïles (mis à part le Petit Futé que j'ai déjà acheté), je voudrais savoir : quelles îles avez-vous visité? combien de temps? avez-vous visité Corvo et Flores, les îles les plus éloignées? quels moyens de transport inter-îles avez-vous pris : avion? bateau? vous souvenez-vous du budget correspondant? avez-vous testé le camping : sauvage, pas sauvage, j'ai lu qu'il y avait assez peu de terrains aménagés et que sur plusieurs îles c'était sauvage ou bien négocier un bout de terrain chez l'habitant. avez-vous logé chez l'habitant, à l'hotel ? Les prix vous ont ils paru très "touristiques" ou non? avez-vous été en voiture, en bus, en stop, ou bien à pied? et enfin : quelles îles, villes, endroits, randos, ont été vos coups de coeur ? ah oui une petite dernière question pratique : je comptais acheter en ligne le guide de voyage "Bradt" (en anglais) car je n'ai rien trouvé d'autre d'intéressant sur les Açores (notamment pour les itinéraires de rando). Avez-vous un avis sur les guides existants? (celui-là ou un autre que vous me conseilleriez?)
Merci d'avance pour vos réponses, il est tellement difficile de se faire une idée à travers des guides de voyage, que vos expériences peuvent vraiment m'aider à faire le tri ! 😉
J'aimerai discuter "Açores" avec vous si vous connaissez un peu l'endroit! 😎
J'avoue, je n'en suis qu'au tout début de la préparation de mon voyage, ça n'est même pas encore décidé (peut-être au printemps 2004?), mais je SAIS que je vais y aller un jour! 😉 Alors de toute façon, si vous avez des conseils, ça me servira, je les note et rien ne sera perdu! A vos bonnes volontés Msieur Dame!
Alors voila, comme il existe assez peu de guides de voyage sur ces ïles (mis à part le Petit Futé que j'ai déjà acheté), je voudrais savoir : quelles îles avez-vous visité? combien de temps? avez-vous visité Corvo et Flores, les îles les plus éloignées? quels moyens de transport inter-îles avez-vous pris : avion? bateau? vous souvenez-vous du budget correspondant? avez-vous testé le camping : sauvage, pas sauvage, j'ai lu qu'il y avait assez peu de terrains aménagés et que sur plusieurs îles c'était sauvage ou bien négocier un bout de terrain chez l'habitant. avez-vous logé chez l'habitant, à l'hotel ? Les prix vous ont ils paru très "touristiques" ou non? avez-vous été en voiture, en bus, en stop, ou bien à pied? et enfin : quelles îles, villes, endroits, randos, ont été vos coups de coeur ? ah oui une petite dernière question pratique : je comptais acheter en ligne le guide de voyage "Bradt" (en anglais) car je n'ai rien trouvé d'autre d'intéressant sur les Açores (notamment pour les itinéraires de rando). Avez-vous un avis sur les guides existants? (celui-là ou un autre que vous me conseilleriez?)
Merci d'avance pour vos réponses, il est tellement difficile de se faire une idée à travers des guides de voyage, que vos expériences peuvent vraiment m'aider à faire le tri ! 😉
"Ranking" des compagnies de bus ayant le plus d'accidents (Pérou) English translation pending
La Sutran a publié le classement des accidents de bus 2016 (apparemment ils ont un an de retard mais ce n'est pas trop surprenant c'est le Pérou :D).
Bon à savoir avant de prendre des petites compagnies !
http://larepublica.pe/sociedad/1167348-sutran-las-empresas-de-transporte-interprovincial-con-mas-accidentes
Le document pdf avec la liste des entreprises est disponible ici :
http://www.sutran.gob.pe/wp-content/uploads/2017/05/IPA-2016.pdf
On notera tout de même que leur indice de "dangerosité" ne prend pas en compte deux éléments importants : certaines routes sont bien plus dangereuses et meurtrières que d'autres, on ne sais pas non plus si le chauffeur de la compagnie est responsable ou non de l'accident.
Attention, il manque Julsa qui est connue sur les route Arequipa-Puno, ils ont du encore changer de nom commercial ! Une petite recherche sur google image devrait convaincre tout le monde de ne pas utiliser cette compagnie :D
Thomas.
http://larepublica.pe/sociedad/1167348-sutran-las-empresas-de-transporte-interprovincial-con-mas-accidentes
Le document pdf avec la liste des entreprises est disponible ici :
http://www.sutran.gob.pe/wp-content/uploads/2017/05/IPA-2016.pdf
On notera tout de même que leur indice de "dangerosité" ne prend pas en compte deux éléments importants : certaines routes sont bien plus dangereuses et meurtrières que d'autres, on ne sais pas non plus si le chauffeur de la compagnie est responsable ou non de l'accident.
Attention, il manque Julsa qui est connue sur les route Arequipa-Puno, ils ont du encore changer de nom commercial ! Une petite recherche sur google image devrait convaincre tout le monde de ne pas utiliser cette compagnie :D
Thomas.
Vacances en ville, à Singapour! English translation pending
Bonjour à tous ,
Voici donc la suite de notre récit : après Kuala Lumpur, nous sommes basés pour 5 jours à Singapour .
Nous avons profité d'un séjour dans l'hôtel emblématique de la Cité-Etat : par son architecture et par sa situation à la pointe Sud de la ville . Il est entre le lac et l'Océan et est entouré de jardins qui, à eux seuls, valent la visite .

Nous ne sommes cependant pas demeurés dans l'hôtel mais avons tenté de découvrir les vieux quartiers , les parcs et l'architecture spectaculaire de la ville . En voici un résumé ; les photos parleront d'elles - mêmes !
J1 : installation et découverte .
Arrivés en début d'après - midi, le check in se fait rapidement et la réceptionniste nous confie à un 'majordome' qui va nous faire découvrir le fonctionnement de notre logis ... : absolument nécessaire, nous le comprendrons ensuite ! Il faut, en effet , s'orienter dans le dédale des indications ( Tower1,2,3, ..., Gardens , Niveau B1, ... ) et les différents ascenseurs qui vous hissent rapidement vers les étages supérieurs, toujours munis de votre clé : c'est le sésame indispensable ... Nous avons eu ainsi l'occasion de découvrir la fameuse piscine du 57ème étage et les Supertrees du jardin, vus d'en haut : j'y reviendrai .
Malgré la taille et le nombre d'occupants, le grand hall d'entrée n'a cependant pas l'impersonnalité d'un hall de gare : peut-être avons nous eu de la chance mais chacun nous a accueilli d'un petit mot sympathique et, dans les endroits déjà fréquentés, nous étions reconnus et accueillis par notre nom dès le second jour : c'est assez rare en Europe !
Nous prenons possession de la chambre : vue merveilleuse sur la ville, qui sera plus spectaculaire en soirée .

Nous passons rapidement dans le centre commercial, très ( trop ? ) luxueux, accolé à l'hôtel, puis, après un repas léger, sommes attirés à l'extérieur par des lumières colorées : le soir est tombé et c'est le spectacle au laser sur le Lake Gardens et sur la façade ; on en profite encore mieux depuis la ville .


Le Musée "ArtScience" tout proche est illuminé : c'est une énorme fleur de lotus !

Par un chemin improbable ( nous n'avons pas encore bien saisi l'orientation, les entrées , ... ), nous revenons au hall d'entrée : ce sont déjà les décorations de Noël et le grand sapin scintillant nous accueille : ce sera un excellent point de repère, les jours suivants !

Nous avons profité d'un séjour dans l'hôtel emblématique de la Cité-Etat : par son architecture et par sa situation à la pointe Sud de la ville . Il est entre le lac et l'Océan et est entouré de jardins qui, à eux seuls, valent la visite .

Nous ne sommes cependant pas demeurés dans l'hôtel mais avons tenté de découvrir les vieux quartiers , les parcs et l'architecture spectaculaire de la ville . En voici un résumé ; les photos parleront d'elles - mêmes !
J1 : installation et découverte .
Arrivés en début d'après - midi, le check in se fait rapidement et la réceptionniste nous confie à un 'majordome' qui va nous faire découvrir le fonctionnement de notre logis ... : absolument nécessaire, nous le comprendrons ensuite ! Il faut, en effet , s'orienter dans le dédale des indications ( Tower1,2,3, ..., Gardens , Niveau B1, ... ) et les différents ascenseurs qui vous hissent rapidement vers les étages supérieurs, toujours munis de votre clé : c'est le sésame indispensable ... Nous avons eu ainsi l'occasion de découvrir la fameuse piscine du 57ème étage et les Supertrees du jardin, vus d'en haut : j'y reviendrai .
Malgré la taille et le nombre d'occupants, le grand hall d'entrée n'a cependant pas l'impersonnalité d'un hall de gare : peut-être avons nous eu de la chance mais chacun nous a accueilli d'un petit mot sympathique et, dans les endroits déjà fréquentés, nous étions reconnus et accueillis par notre nom dès le second jour : c'est assez rare en Europe !
Nous prenons possession de la chambre : vue merveilleuse sur la ville, qui sera plus spectaculaire en soirée .

Nous passons rapidement dans le centre commercial, très ( trop ? ) luxueux, accolé à l'hôtel, puis, après un repas léger, sommes attirés à l'extérieur par des lumières colorées : le soir est tombé et c'est le spectacle au laser sur le Lake Gardens et sur la façade ; on en profite encore mieux depuis la ville .


Le Musée "ArtScience" tout proche est illuminé : c'est une énorme fleur de lotus !

Par un chemin improbable ( nous n'avons pas encore bien saisi l'orientation, les entrées , ... ), nous revenons au hall d'entrée : ce sont déjà les décorations de Noël et le grand sapin scintillant nous accueille : ce sera un excellent point de repère, les jours suivants !

Stunning Botswana
Well, here goes—I’m taking the plunge. This is my first blog on VF, so I hope I don’t make too many blunders. In advance, you’ll have to excuse me because they’ll definitely happen anyway
Here’s the context of our trip:
- Project started: December 2015 ... yeah, that’s a while ago
- Family of 4: 2 adults, 1 teen (17) and a 10-year-old boy
- First trip to Southern Africa
Originally, we’d planned to go to Namibia. But after watching a TV documentary, we took a slight detour to the right and ended up in Botswana 🙂 Don’t worry, we’ll still do Namibia—just a bit later. It’s definitely not off the table. Quite the opposite!!
After that big decision, the question was: "Should we go alone or with an agency?" Through my son, who’s into music, we were lucky enough to meet some VF members who love Botswana: Marygabrielle and Yves (I won’t name-drop, but you know who you are). They were amazing and helped us with every aspect of our trip. We can’t thank them enough 😉 So, I didn’t even need to ask VF for all my questions 😛
For a first time in Southern Africa, and especially for Botswana, they easily convinced us to use a small local agency for at least part of the tour we wanted to do. After multiple conversations online—and thanks to Marygabrielle acting as our translator (our English is *terrible* )—our itinerary was finalized, and ... we ended up spending our entire vacation with this local agency:
Letsatsi Safaris (email for those interested: letsatsisafaris@gmail.com, website: www.letsatsisafarilodge.com, phone: +267 71692093/71351892) Joe and William (the owners) are brothers and true Batswana.
Since Marygabrielle and Yves knew them well, we set off with them in complete confidence. Everything was planned and paid for in advance, so all we had to do was relax once we arrived. Pure bliss for me—real vacation time without having to prepare meals 😛 and being able to fully enjoy everything. Everything was included: guides (them, in this case), accommodation (mostly in tents), and a cook. All we had to do was help set up and take down the tents. Indiana Jones better watch out—we’re going camping in the wild too 🙂 A dream come true!
Of course, there’s an extra cost compared to traveling solo. But this time, we splurged, and we don’t regret that choice at all.
They were all fantastic—professional, friendly—and it was a huge joy for us. We had an amazing time thanks to them. A big thank you to Joe, William, and all their staff we met: Jonah, Junien, and Doris.
Now, time for the story!
Originally, we’d planned to go to Namibia. But after watching a TV documentary, we took a slight detour to the right and ended up in Botswana 🙂 Don’t worry, we’ll still do Namibia—just a bit later. It’s definitely not off the table. Quite the opposite!!
After that big decision, the question was: "Should we go alone or with an agency?" Through my son, who’s into music, we were lucky enough to meet some VF members who love Botswana: Marygabrielle and Yves (I won’t name-drop, but you know who you are). They were amazing and helped us with every aspect of our trip. We can’t thank them enough 😉 So, I didn’t even need to ask VF for all my questions 😛
For a first time in Southern Africa, and especially for Botswana, they easily convinced us to use a small local agency for at least part of the tour we wanted to do. After multiple conversations online—and thanks to Marygabrielle acting as our translator (our English is *terrible* )—our itinerary was finalized, and ... we ended up spending our entire vacation with this local agency:
Letsatsi Safaris (email for those interested: letsatsisafaris@gmail.com, website: www.letsatsisafarilodge.com, phone: +267 71692093/71351892) Joe and William (the owners) are brothers and true Batswana.
Since Marygabrielle and Yves knew them well, we set off with them in complete confidence. Everything was planned and paid for in advance, so all we had to do was relax once we arrived. Pure bliss for me—real vacation time without having to prepare meals 😛 and being able to fully enjoy everything. Everything was included: guides (them, in this case), accommodation (mostly in tents), and a cook. All we had to do was help set up and take down the tents. Indiana Jones better watch out—we’re going camping in the wild too 🙂 A dream come true!
Of course, there’s an extra cost compared to traveling solo. But this time, we splurged, and we don’t regret that choice at all.
They were all fantastic—professional, friendly—and it was a huge joy for us. We had an amazing time thanks to them. A big thank you to Joe, William, and all their staff we met: Jonah, Junien, and Doris.
Now, time for the story!
Itinéraire 1 mois de Java à Lombok English translation pending
Bonjour a tous,
Je voudrais savoir votre avis sur un itineraire en indonesie
_Samedi 24/09/2016 : départ paris vers 22:00 _Dimanche 25/09/16 : arrivé a Jakarta vers 22:00 _Lundi 26/09/2016 : vol Jakarta 10:30 arrivé a Jogjakarta 11:35 Bus 1:30 toutes les 30 minutes pour arriver aux villages proches de Borobudur. _Mardi 27/09/2016 : visite du temple Borobudur au levé du jour, puis Prambanan et retour à Jogjakarta pour la nuit. _Mercredi 28/09/2016 : prendre un tour 3 jours _Jogjakarta / Mont Bromo _Jeudi 29/09/2016 : Mont Bromo / Ijen _Vendredi 30/09/2016 : Ijen / Bali _Samedi 01/10/2016 :bali _dimanche 02 : Vol Denpasar / Labuan Bajo _Lundi 03: debut de croisiere 4 jours/3 nuits Labuan Bajo/Lombock http://www.kencanaadventure.com/seaadv.html
_Vendredi 07: Route pour le trek RINJANI _Samedi 08 : départ trek Rinjani _Dimanche 09 : trek Rinjani _Lundi 10 : fin trek Rinjani _Mardi 11 :transfere Lombok Bali. _de mercredi 12 jusqu'a samedi 22 a bali sans rien prevoir.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour vos avis
Je voudrais savoir votre avis sur un itineraire en indonesie
_Samedi 24/09/2016 : départ paris vers 22:00 _Dimanche 25/09/16 : arrivé a Jakarta vers 22:00 _Lundi 26/09/2016 : vol Jakarta 10:30 arrivé a Jogjakarta 11:35 Bus 1:30 toutes les 30 minutes pour arriver aux villages proches de Borobudur. _Mardi 27/09/2016 : visite du temple Borobudur au levé du jour, puis Prambanan et retour à Jogjakarta pour la nuit. _Mercredi 28/09/2016 : prendre un tour 3 jours _Jogjakarta / Mont Bromo _Jeudi 29/09/2016 : Mont Bromo / Ijen _Vendredi 30/09/2016 : Ijen / Bali _Samedi 01/10/2016 :bali _dimanche 02 : Vol Denpasar / Labuan Bajo _Lundi 03: debut de croisiere 4 jours/3 nuits Labuan Bajo/Lombock http://www.kencanaadventure.com/seaadv.html
_Vendredi 07: Route pour le trek RINJANI _Samedi 08 : départ trek Rinjani _Dimanche 09 : trek Rinjani _Lundi 10 : fin trek Rinjani _Mardi 11 :transfere Lombok Bali. _de mercredi 12 jusqu'a samedi 22 a bali sans rien prevoir.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour vos avis
40 jours en Asie du Sud-Est English translation pending
Salut, je pars en couple cet été, je voulais vous faire part de mon itinéraire (18 juin au 28 juillet), histoire d'avoir vos avis/conseils..
Genève - Bangkok : arrivée 19 juin
2 jours dans la capitale (je connais déjà, pas ma copine mais je saurai lui montrer l'essentiel)
21 juin au soir : Bangkok - Siem Reap (cambodge) On passera 3 jours pour découvrir tous les sites d'Angkor et visiter les environs. Cela nous donnera une idée de la culture du Cambodge (afin de savoir si nous y retournerons avec plus de jours le prochain été)
24 juin : Siem Reap - Ho chi minh ville (vietnam) Cette fois-ci visite de la ville, sa culture, spécialités culinaires, ses environs etc. (pareil, ça nous donnera peut-être envie pour la prochaine fois pour plus de temps)
28 juin : Ho chi minh ville - Kuala lumpur (Malaisie) également la première fois dans ce pays. Visite brève de la ville, spécialités culinaires, puis tour en quad pour 1 demi journée.
30 juin : Kuala Lumpur - Bali (Indonésie) (billet encore non pris) Déjà venu une fois (avec un ami). 1 jours à Kuta beach pour apprendre le surf puis 2-3 jours à Ubud pour les palmiers les rizières, la détente a côté de la rivière... 2-3 jours optionnels si l'envie nous prend de faire un petit tour de Bali en scooter
~ 5 juillet : Bali - Lombok (Gili Meno ou une autre île de Lombok) 3 jours pour terminer notre formation PADI open water (préalablement commencée à Genève, restera plus que la partie dans l'eau en milieu naturel)
~8 juillet : Gili Meno - Lombok (kota Mataram) - OPTIONEL 3 jours à Lombok : location d'un scooter pour arpenter toute l'île, à la recherche de plages paradisiaques (palmiers + sable blanc) désertes
~ 11 juillet : Lombok - Flores (Labuan Bajo) 4-5 jours depuis Labuan Bajo pour faire de la plongée (s'améliorer à plonger surtout, car nous auront peut-etre 3-4 plongées à notre actif) à Komodo, ses environs, visiter Pulau Rintja (il paraît mieux que komodo) ainsi que des petites îles autour.
~ 16 juillet : on hésite à : - partir pour les îles de Taka Bonerate (sud de sulawesi) pour le reste du temps afin d'apprécier les îles et la plongée - retourner en Thailande pour aller sur Koh Lipe (mais peur du mauvais temps puisque c'est la saison des pluies) le reste du séjour, avant de revenir à Bangkok 2 jours avant le départ - On ne sait pas trop, on constate que le temps passera trop vite, surtout que nous aurions voulu rester plus de temps au soleil sur une belle plage afin de bronzer et se faire masser comme des bons gros touristes ;) - mais il y a une excuse - on a travaillé dur le restant de l'année :p
Ce qu'on ADORE : les massages, le soleil, les belles îles sans une foule de touristes, la nature luxuriante.
Je suis en train de regarder si nous allons modifier notre réservation pour rallonger de 10 jours le voyage. Bon autre critère que vous ne savez pas, c'est notre premier voyage en couple (avec ma copine), on ne sait jamais comme ça se présentera pas vrai ;)
Genève - Bangkok : arrivée 19 juin
2 jours dans la capitale (je connais déjà, pas ma copine mais je saurai lui montrer l'essentiel)
21 juin au soir : Bangkok - Siem Reap (cambodge) On passera 3 jours pour découvrir tous les sites d'Angkor et visiter les environs. Cela nous donnera une idée de la culture du Cambodge (afin de savoir si nous y retournerons avec plus de jours le prochain été)
24 juin : Siem Reap - Ho chi minh ville (vietnam) Cette fois-ci visite de la ville, sa culture, spécialités culinaires, ses environs etc. (pareil, ça nous donnera peut-être envie pour la prochaine fois pour plus de temps)
28 juin : Ho chi minh ville - Kuala lumpur (Malaisie) également la première fois dans ce pays. Visite brève de la ville, spécialités culinaires, puis tour en quad pour 1 demi journée.
30 juin : Kuala Lumpur - Bali (Indonésie) (billet encore non pris) Déjà venu une fois (avec un ami). 1 jours à Kuta beach pour apprendre le surf puis 2-3 jours à Ubud pour les palmiers les rizières, la détente a côté de la rivière... 2-3 jours optionnels si l'envie nous prend de faire un petit tour de Bali en scooter
~ 5 juillet : Bali - Lombok (Gili Meno ou une autre île de Lombok) 3 jours pour terminer notre formation PADI open water (préalablement commencée à Genève, restera plus que la partie dans l'eau en milieu naturel)
~8 juillet : Gili Meno - Lombok (kota Mataram) - OPTIONEL 3 jours à Lombok : location d'un scooter pour arpenter toute l'île, à la recherche de plages paradisiaques (palmiers + sable blanc) désertes
~ 11 juillet : Lombok - Flores (Labuan Bajo) 4-5 jours depuis Labuan Bajo pour faire de la plongée (s'améliorer à plonger surtout, car nous auront peut-etre 3-4 plongées à notre actif) à Komodo, ses environs, visiter Pulau Rintja (il paraît mieux que komodo) ainsi que des petites îles autour.
~ 16 juillet : on hésite à : - partir pour les îles de Taka Bonerate (sud de sulawesi) pour le reste du temps afin d'apprécier les îles et la plongée - retourner en Thailande pour aller sur Koh Lipe (mais peur du mauvais temps puisque c'est la saison des pluies) le reste du séjour, avant de revenir à Bangkok 2 jours avant le départ - On ne sait pas trop, on constate que le temps passera trop vite, surtout que nous aurions voulu rester plus de temps au soleil sur une belle plage afin de bronzer et se faire masser comme des bons gros touristes ;) - mais il y a une excuse - on a travaillé dur le restant de l'année :p
Ce qu'on ADORE : les massages, le soleil, les belles îles sans une foule de touristes, la nature luxuriante.
Je suis en train de regarder si nous allons modifier notre réservation pour rallonger de 10 jours le voyage. Bon autre critère que vous ne savez pas, c'est notre premier voyage en couple (avec ma copine), on ne sait jamais comme ça se présentera pas vrai ;)
Cinquième voyage à l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour ,
Voila l'itineraire de mon prochain voyage en juin 2015.
Un itineraire peut commun en moins d'un mois , avec un grosse part laisser à las vegas mais ca c'est notre choix.
Yellowstone et moab c'est court mais ayant deja fais les deux , à d'autres voyages je ne veux revoir que certaines choses.
Y'a de la route c'est evident mais sa ne me fait pas peur.
1) Bruxelle/las vegas 2)LV 3)LV 4)LV 5)LV/apache Junction 6)Apache junction/apache trail/tucson 7)Tucson/Sonoran museum/Saguaro SP/Tucson 8)Tucson/mission san javier del bac/Tombstone 9)tombstone/almogordo 10)almagordo/turquoise trail /santa fé 11)Santa fé/Custer ( tres grosse journée de route) 12)custer/crazy horse/rushmore/rapid city( ou custer) 13)rapid city/devil tower/ sheridan 14)sheridan/cody 15)cody/West yellowstone 16)Yellowstone 17)yellowstone 18)Jackson/flaming gorge/Vernal 19)Vernal/dinosaur/moab 20)Moab 21)Moab/ las vegas ( grosse route) 22)LV 23)LV 24)LV 25)LV 26)LV/bruxelles
Voila qu'en pensez vous ?
1) Bruxelle/las vegas 2)LV 3)LV 4)LV 5)LV/apache Junction 6)Apache junction/apache trail/tucson 7)Tucson/Sonoran museum/Saguaro SP/Tucson 8)Tucson/mission san javier del bac/Tombstone 9)tombstone/almogordo 10)almagordo/turquoise trail /santa fé 11)Santa fé/Custer ( tres grosse journée de route) 12)custer/crazy horse/rushmore/rapid city( ou custer) 13)rapid city/devil tower/ sheridan 14)sheridan/cody 15)cody/West yellowstone 16)Yellowstone 17)yellowstone 18)Jackson/flaming gorge/Vernal 19)Vernal/dinosaur/moab 20)Moab 21)Moab/ las vegas ( grosse route) 22)LV 23)LV 24)LV 25)LV 26)LV/bruxelles
Voila qu'en pensez vous ?
3 semaines-3 îles en Indonésie? English translation pending
Bonjour,
j'ai reçu un devis de l'agence Bali Ethnik qui me propose de visiter 3 îles en 3 semaines. Quelques jours à Sumatra, ensuite Java pour terminer sur Bali. J'aimerais avoir des avis....devrais-je me concentrer seulement sur une île ou 2? Ce que je recherche dans le voyage est le contact avec la population, sortir des sentiers battus, la nature et l'aventure. J'y serais en mai, est-ce une bonne période côté température? Merci à l'avance!
j'ai reçu un devis de l'agence Bali Ethnik qui me propose de visiter 3 îles en 3 semaines. Quelques jours à Sumatra, ensuite Java pour terminer sur Bali. J'aimerais avoir des avis....devrais-je me concentrer seulement sur une île ou 2? Ce que je recherche dans le voyage est le contact avec la population, sortir des sentiers battus, la nature et l'aventure. J'y serais en mai, est-ce une bonne période côté température? Merci à l'avance!
De Yogyakarta au mont Bromo en voiture sans chauffeur English translation pending
Bonjour,
Comme nous sommes une grande famille de 6 personnes, nous envisageons pour cet été de louer une voiture ( sans chauffeur ) à yogiakarta et de faire notre périple jusqu'à Bali.
J' en suis au démarrage de mon circuit et je me demande si on peut rejoindre yogyakarta au Bromo en une seule étape ( très long? ), s'il est préférable de faire une nuit d'étape, quelle ville pourrait convenir pour un stop dodo?
De m^me pour visiter le volcan Bromo , où est il préférable de séjourner ?
Je vous remercie pour vos réponses
Combien de jours dans la région de Java? English translation pending
Bonjour les gars
j'atteris a jakkarta le 2 fevrier.je prend l'avion jusqu'a Yogyakarta.
combien de jours vous me conseillez de rester dans cette region?
quoi d'interessant a visiter avant de me diriger vers bali?
moi j'utilise toujours le scooter ds la ville.
merci de me repondre
Anysia
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;