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Validation de mon road trip de 29 jours dans l'Est canadien English translation pending
Bonjour,
Je pars dans vraiment pas longtemps (ahem) faire mon petit road trip en solo de 29 jours au Canada et je viens faire valider mon trajet qui je pense respecte les standards que j'ai pu trouver sur le forum. Un contretemps profressionnel a bien entame mon capital temps pour préparer ce voyage proprement mais j'ai quand meme fouillé à droite à gauche pour ne pas me mettre en tete des choses irréalisables Quelques étapes ne sont pas totalement arrétées, notamment où dormir et les diverses randonnées que je souhaite faire. Une partie me chiffone toujours : Le zoo Saint Felicien... Y aller me fait reprendre la meme route à contre sens et "perdre" 2 bons jours sur mon périple. Même si j'ai lu du bien sur Val Jabert que je visiterai au passage, cela vaut il vraiment le coup ? Je serai pret à réallouer ces quelques jours ailleurs, notamment dans la region de Charlevoix si on me file un coup de pouce pour repérer ce que j'aurais pu rater.
Niveau gouts : je suis plus interessé par le côté nature que je pourrais trouver que par la visite des villes. Une auberge perdue au milieu de la cambrousse où le cadre sera à tomber m'attire 10 fois plus qu'un hotel 4* dans une ville. A ce sujet, j'ai cru comprendre que la periode ne serait pas hautement frequentée donc je ne compte pas réserver a l'avance mais je ne serai pas contre une petite confirmation.
Le total approche les 3000kms mais j'ai essayé de ne pas faire d'étapes trop longues à une ou deux exceptions près (que voulez vous... ces Européens, il faut qu'ils fassent des kms quand ils viennent 🙂).
Je prends tous conseils sur les petites choses que je n'aurais pas pu trouver. Quelqu'un connaitrait un site ou telecharger des traces GPX pour les randonnees. J'en ai trouvé quelques uns mais l'offre est immense et il ne me reste que quelques jours pour tout trier. Des avis sont donc les bienvenus.
Mon trajet : 1/05: Montreal 2/05: Montreal 3/05: Montreal >> Quebec (250km - 4h30) Voiture de location à partir de midi départ pour Quebec, soirée et nuit à Quebec. 4/05: Quebec 5/05: Chutes Montmorency - Ile Orleans (Nuit sur l'ile ?) 6/05: Orleans >> Temiscouata via Riviere du Loup, route 132 (270kms - 4h30) 7/05: Temiscouata (randos) 8/05: Temiscouata >> Rimouski (125kms - 2h) J'aimerais faire le parc du Bic, Rimouski et Mont Joli, quel serait le meilleur endroit pour dormir et eviter trop d'A/R ? 9/05: Rimouski/Le Bic/Mont Joli 10/05: Rimouski >> ~Campbelton (200kms - 3h) Arret à Amqui nuit à definir (vers Nouvelle ? pres du PN de Miguasha) 11/05: Visite du PN de Miguasha, Nuit à Carleton 12/05: Carleton >> Bonnaventure (105kms - 2h) Peut être dormir à Paspebiac si plus intéressant ? 13/05: Bonnaventure >> Percé (100kms - 2h) 14/05: Percé / Ile Bonne aventure Nuit à Percé 15/05: Percé >> Cap des rosiers (100kms - 2h) Arrêt à Gaspé 16/05: PN Forillon : randos 17/05: Cap des rosiers >> St Anne des monts (200kms - 3h) 18/05: PN Gaspégie: Mont chic choc et autres randos à déterminer 19/05: PN Gaspégie: randos à déterminer 20/05: Saint Anne des Monts >> Matane (85kms - 1h30) Traversier vers Baie Comeau, départ 14h > arrivée 16h30 Nuit a Betsiamites (60kms - 1h) (ou ailleurs selon conseils) 21/05: Betsiamites >> Tadoussac (150km - 3h) 22/05: Tadoussac >> Saguenay (120kms - 2h) via rive Nord Arret à Ste rose du Nord pour rando avec vue sur fjord 23/05: Saguenay >> Roberval (100kms - 2h) (ou ailleurs si meilleur endroit) Visite Val Jabert, Nuit à Roberval (ou autre) 24/05: Zoo St Félicien (~30kms pour le rejoindre) Nuit à La Baie (150kms - 3h) : le zoo ferme à 17h, l'arrivée serait donc vers 20h, est-ce correct ? 25/05: PN Saguenay (secteur Riviere Eternite) (45kms pour rejoindre) j'ai lu des recommandations sur ce secteur mais je suis ouvert aux propositions. Nuit à St Simeon (90kms - 1h30) 26/05: La Malbaie, Eboulement Nuit à Baie St Paul (85kms en plusieurs étapes) 27/05: Baie St Paul, Isle aux Coudres Puis s'avancer vers Montreal pour une nuit étape à definir 28/05: Etape entre Québec/Montreal : vers Grand Mere par exemple ? 29/05: Montreal - retour voiture à midi
Ce qui correspond à ceci sur une carte : http://i.imgur.com/g7thmm7.png
Merci d'avance :)
Je pars dans vraiment pas longtemps (ahem) faire mon petit road trip en solo de 29 jours au Canada et je viens faire valider mon trajet qui je pense respecte les standards que j'ai pu trouver sur le forum. Un contretemps profressionnel a bien entame mon capital temps pour préparer ce voyage proprement mais j'ai quand meme fouillé à droite à gauche pour ne pas me mettre en tete des choses irréalisables Quelques étapes ne sont pas totalement arrétées, notamment où dormir et les diverses randonnées que je souhaite faire. Une partie me chiffone toujours : Le zoo Saint Felicien... Y aller me fait reprendre la meme route à contre sens et "perdre" 2 bons jours sur mon périple. Même si j'ai lu du bien sur Val Jabert que je visiterai au passage, cela vaut il vraiment le coup ? Je serai pret à réallouer ces quelques jours ailleurs, notamment dans la region de Charlevoix si on me file un coup de pouce pour repérer ce que j'aurais pu rater.
Niveau gouts : je suis plus interessé par le côté nature que je pourrais trouver que par la visite des villes. Une auberge perdue au milieu de la cambrousse où le cadre sera à tomber m'attire 10 fois plus qu'un hotel 4* dans une ville. A ce sujet, j'ai cru comprendre que la periode ne serait pas hautement frequentée donc je ne compte pas réserver a l'avance mais je ne serai pas contre une petite confirmation.
Le total approche les 3000kms mais j'ai essayé de ne pas faire d'étapes trop longues à une ou deux exceptions près (que voulez vous... ces Européens, il faut qu'ils fassent des kms quand ils viennent 🙂).
Je prends tous conseils sur les petites choses que je n'aurais pas pu trouver. Quelqu'un connaitrait un site ou telecharger des traces GPX pour les randonnees. J'en ai trouvé quelques uns mais l'offre est immense et il ne me reste que quelques jours pour tout trier. Des avis sont donc les bienvenus.
Mon trajet : 1/05: Montreal 2/05: Montreal 3/05: Montreal >> Quebec (250km - 4h30) Voiture de location à partir de midi départ pour Quebec, soirée et nuit à Quebec. 4/05: Quebec 5/05: Chutes Montmorency - Ile Orleans (Nuit sur l'ile ?) 6/05: Orleans >> Temiscouata via Riviere du Loup, route 132 (270kms - 4h30) 7/05: Temiscouata (randos) 8/05: Temiscouata >> Rimouski (125kms - 2h) J'aimerais faire le parc du Bic, Rimouski et Mont Joli, quel serait le meilleur endroit pour dormir et eviter trop d'A/R ? 9/05: Rimouski/Le Bic/Mont Joli 10/05: Rimouski >> ~Campbelton (200kms - 3h) Arret à Amqui nuit à definir (vers Nouvelle ? pres du PN de Miguasha) 11/05: Visite du PN de Miguasha, Nuit à Carleton 12/05: Carleton >> Bonnaventure (105kms - 2h) Peut être dormir à Paspebiac si plus intéressant ? 13/05: Bonnaventure >> Percé (100kms - 2h) 14/05: Percé / Ile Bonne aventure Nuit à Percé 15/05: Percé >> Cap des rosiers (100kms - 2h) Arrêt à Gaspé 16/05: PN Forillon : randos 17/05: Cap des rosiers >> St Anne des monts (200kms - 3h) 18/05: PN Gaspégie: Mont chic choc et autres randos à déterminer 19/05: PN Gaspégie: randos à déterminer 20/05: Saint Anne des Monts >> Matane (85kms - 1h30) Traversier vers Baie Comeau, départ 14h > arrivée 16h30 Nuit a Betsiamites (60kms - 1h) (ou ailleurs selon conseils) 21/05: Betsiamites >> Tadoussac (150km - 3h) 22/05: Tadoussac >> Saguenay (120kms - 2h) via rive Nord Arret à Ste rose du Nord pour rando avec vue sur fjord 23/05: Saguenay >> Roberval (100kms - 2h) (ou ailleurs si meilleur endroit) Visite Val Jabert, Nuit à Roberval (ou autre) 24/05: Zoo St Félicien (~30kms pour le rejoindre) Nuit à La Baie (150kms - 3h) : le zoo ferme à 17h, l'arrivée serait donc vers 20h, est-ce correct ? 25/05: PN Saguenay (secteur Riviere Eternite) (45kms pour rejoindre) j'ai lu des recommandations sur ce secteur mais je suis ouvert aux propositions. Nuit à St Simeon (90kms - 1h30) 26/05: La Malbaie, Eboulement Nuit à Baie St Paul (85kms en plusieurs étapes) 27/05: Baie St Paul, Isle aux Coudres Puis s'avancer vers Montreal pour une nuit étape à definir 28/05: Etape entre Québec/Montreal : vers Grand Mere par exemple ? 29/05: Montreal - retour voiture à midi
Ce qui correspond à ceci sur une carte : http://i.imgur.com/g7thmm7.png
Merci d'avance :)
Les meilleurs circuits moto à partir de Mégève English translation pending
Fin juin, nous avons la possibilité de passer une semaine sur Megève. Quelqu'un a t'il des circuits au départ de cette ville pour nous faire découvrir les plus belles routes à moto ? D'avance un grand merci
Jérusalem-Haïfa-Acre le jour de Shabbat English translation pending
Bonsoir tout le monde.
Je suis en pleine préparation de mon voyage en Israel qui se déroulera début mai et j'aimerai l'avis de certains concernant une de mes escapades. En effet, je compte me rendre à Haifa depuis Jérusalem tôt le samedi matin. Ma chambre d'hotel sera disponible dès 11h. Je compte simplement déposer mes affaires pour me rendre rapidement à St Jean d'Acre et visiter cette ville mythique. Pensez vous que cela soit réalisable ( trajet jusqu'à Haifa et visite de St Jean d'Acre l'après midi) ? Avez vous un itinéraire particulier à me conseiller ?
Je ne compte pas visiter Haifa si ce n'est le Mont Carmel dimanche matin. Ma priorité est St Jean d'Acre qui je pense présente beaucoup plus d'intérêts. (Le dimanche après midi je dois être de retour sur Jérusalem pour prendre la direction de Massada. C'est la raison pour laquelle je n'ai malheureusement pas plus de temps à accorder à la visite de St Jean d'Acre que je veux malgré tout visiter lors de mon séjour)
Merci d'avance pour vos réponses et vos conseils.
Je suis en pleine préparation de mon voyage en Israel qui se déroulera début mai et j'aimerai l'avis de certains concernant une de mes escapades. En effet, je compte me rendre à Haifa depuis Jérusalem tôt le samedi matin. Ma chambre d'hotel sera disponible dès 11h. Je compte simplement déposer mes affaires pour me rendre rapidement à St Jean d'Acre et visiter cette ville mythique. Pensez vous que cela soit réalisable ( trajet jusqu'à Haifa et visite de St Jean d'Acre l'après midi) ? Avez vous un itinéraire particulier à me conseiller ?
Je ne compte pas visiter Haifa si ce n'est le Mont Carmel dimanche matin. Ma priorité est St Jean d'Acre qui je pense présente beaucoup plus d'intérêts. (Le dimanche après midi je dois être de retour sur Jérusalem pour prendre la direction de Massada. C'est la raison pour laquelle je n'ai malheureusement pas plus de temps à accorder à la visite de St Jean d'Acre que je veux malgré tout visiter lors de mon séjour)
Merci d'avance pour vos réponses et vos conseils.
Quoi visiter à Montréal & rencontre VF à Québec le 5 avril English translation pending
Bonjour,
L'été dernier j'ai pondu une petite liste de lieux intéressants à visiter à Montréal. J'ai pensé vous la partager aujourd'hui. Si vous avez d'autres bonnes suggestions d'endroits, je serai très heureux d'enrichir ma liste.
Si vous voulez échanger des bons plans de voyages et que vous-êtes dans la ville de Québec le 5 avril prochain, une rencontre aura lieu au restaurant Shogun, pour plus de détails et vous inscrire, veuillez consulter le lien suivant: http://voyageforum.com/v.f?post=6479144;page=unread#unread
Voici ma liste pour une visite efficace de Montréal en utilisant le métro: http://www.stm.info/fr/infos/reseaux/metro Note: Si vous avez peu de temps pour visiter la ville, j'ai inscrit des étoiles pour cibler les lieux importants à visiter en premier. Ce jugement est toutefois relatif, car tout dépend de vos intérêts.
LIGNE ORANGE
Métro Jean-Talon - La petite Italie et Marché Jean-Talon
Métro Mont-Royal - Le parc du Mont-Royal, Plateau Mont-Royal *** - Visiter les rues: St-Denis, Boul. St-Laurent, etc. ***
Métro Sherbrooke - Parc Lafontaine
Métro Berri-UQAM - Le quartier Latin. Marcher sur la rue St-Denis ***
Métro Champs-De-Mars - Le vieux Montréal & le vieux-port *** - La Basilique Notre-Dame *** - Marché Bonsecour, Hotel de Ville, Place Jacques-Cartier, Place Royale, etc. *** - Musée Pointe-à-Calière - Le quartier International
Métro Place d'Armes - Le quartier Chinois ***
Métro Square-Victoria - Le quartier des Affaires
Métro Bonaventure - La gare centrale - Square Dorchester et Place du Canada - Le centre Bell
=============================================== LA LIGNE VERTE
Métro Place des Arts - Place des arts et le quartier des spectacles *** - Visiter le Centre-ville en marchant sur la rue St-Catherine en direction des métro: McGill et Peel ***
Métro McGill - Université McGill *** - Le Musée Redpath - Plusieurs boutiques & grands magasins
Métro Peel - Musée des Beaux-Arts de Montréal
Métro Pie-IX - Parc Olympique - Le Jardin Botanique *** - Le biodôme de Montréal ***
=============================================== LIGNE JAUNE
Metro Jean-Drapeau - Parc Jean-Drapeau *** - La ronde (en été)
=============================================== LIGNE BLEU
Métro Côte-des-Neiges Oratoire Saint-Joseph ***
En espérant que ça puisse vous aider! 🙂
L'été dernier j'ai pondu une petite liste de lieux intéressants à visiter à Montréal. J'ai pensé vous la partager aujourd'hui. Si vous avez d'autres bonnes suggestions d'endroits, je serai très heureux d'enrichir ma liste.
Si vous voulez échanger des bons plans de voyages et que vous-êtes dans la ville de Québec le 5 avril prochain, une rencontre aura lieu au restaurant Shogun, pour plus de détails et vous inscrire, veuillez consulter le lien suivant: http://voyageforum.com/v.f?post=6479144;page=unread#unread
Voici ma liste pour une visite efficace de Montréal en utilisant le métro: http://www.stm.info/fr/infos/reseaux/metro Note: Si vous avez peu de temps pour visiter la ville, j'ai inscrit des étoiles pour cibler les lieux importants à visiter en premier. Ce jugement est toutefois relatif, car tout dépend de vos intérêts.
LIGNE ORANGE
Métro Jean-Talon - La petite Italie et Marché Jean-Talon
Métro Mont-Royal - Le parc du Mont-Royal, Plateau Mont-Royal *** - Visiter les rues: St-Denis, Boul. St-Laurent, etc. ***
Métro Sherbrooke - Parc Lafontaine
Métro Berri-UQAM - Le quartier Latin. Marcher sur la rue St-Denis ***
Métro Champs-De-Mars - Le vieux Montréal & le vieux-port *** - La Basilique Notre-Dame *** - Marché Bonsecour, Hotel de Ville, Place Jacques-Cartier, Place Royale, etc. *** - Musée Pointe-à-Calière - Le quartier International
Métro Place d'Armes - Le quartier Chinois ***
Métro Square-Victoria - Le quartier des Affaires
Métro Bonaventure - La gare centrale - Square Dorchester et Place du Canada - Le centre Bell
=============================================== LA LIGNE VERTE
Métro Place des Arts - Place des arts et le quartier des spectacles *** - Visiter le Centre-ville en marchant sur la rue St-Catherine en direction des métro: McGill et Peel ***
Métro McGill - Université McGill *** - Le Musée Redpath - Plusieurs boutiques & grands magasins
Métro Peel - Musée des Beaux-Arts de Montréal
Métro Pie-IX - Parc Olympique - Le Jardin Botanique *** - Le biodôme de Montréal ***
=============================================== LIGNE JAUNE
Metro Jean-Drapeau - Parc Jean-Drapeau *** - La ronde (en été)
=============================================== LIGNE BLEU
Métro Côte-des-Neiges Oratoire Saint-Joseph ***
En espérant que ça puisse vous aider! 🙂
Avis itinéraire 3 semaines Denver/Yellowstone/Seattle English translation pending
Bonjour à tous,
En premier lieu, je tiens à remercier les "membres actifs" passionnés qui sont une mine d'informations. Je me régale en lisant les carnets de voyage, avec mon bloc-note toujours "à portée de fusil" pour les bons plans. Pour moi, le dépaysement commence toujours par ces lectures. Nous sommes un couple de sportifs, trentenaires. Ce projet de voyage sera notre 3ème voyage aux USA après New York/Washington DC et la boucle "classique" Los Angeles/ SF par Grand Canyon, Moab, Las Vegas, Yosemite (etc).
Je vous sollicite afin de savoir si cet itinéraire est cohérent et judicieux. Sachant que nous sommes bien branchés nature/randos mais qu'on aime aussi la ville (et le shopping). Pour ce dernier, surtout mon amoureuse.... La diversité des paysages et l'alternance des centres d'intérêt est un objectif.
Voici le programme:
J1: Arrivée à Denver.Fin d'après midi et nuit à Boulder J2: Visite Denver. Nuit Boulder J3: Rocky Mountain NP. Nuit Boulder J4: Route pour Keystone (journée voiture). Nuit Keystone J5: Mont Rushmore + Custer Park. Nuit Keystone J6: Badlands + Rapid City. Nuit Keystone ou Wall J7: Deadwood + Devil's Tower NM. Nuit à Buffalo ou Sheridan J8: Route pour Yellowstone. Visite Cody. Nuit Cody ou Yellowstone J9 à J13 soit 5 jours pleins: Yellowstone J14: Grand Teton. Nuit Jackson J15: Route pour Glacier NP (journée voiture). Nuit Glacier NP J16. Glacier NP. Nuit Glacier NP J17: Route pour Spokane. En route, arrêts lacs et forêts. Nuit Spokane ou Coeur d'Alene J18: Route vers la côte Ouest (Journée voiture) Nuit Astoria ou Mont Rainier J19: Olympic NP. Nuit Olympic NP J20: Olympic NP + côte (ex Rialto Beach, Port Angeles...). Nuit Olympic NP J21: Route pour Seattle. Nuit Seattle J22: Seattle. J23: Seattle J24 et 25: Retour France
Voici mes premières interrogations ou remarques:Le choix de Boulder pour être + tranquille. Judicieux?Ne vaut-il pas mieux voir Grand Teton avant Yellowstone afin d'être encore plus émerveillé?La visite de Cody est elle indispensable? Peur du piège à touriste... Si oui doit-on y passer la soirée? Si non, alors la route pourrait être de faire Keystone à Jackson en "zappant" Cody et commencer par Grand TetonSpokane est-elle une bonne ville étape? Coeur d'Alene peut être plus sympa?Dois je enlever ue journée à Seattle (qui sert aussi à se poser en fin de circuit) au profit de Mont Rainier?Tous vos remarques ou retours d'expérience sont les bienvenus. Toujours preneur de bons plans hôtels, restos, ou spots hors des sentiers battus.
Merci à tous
Julien
En premier lieu, je tiens à remercier les "membres actifs" passionnés qui sont une mine d'informations. Je me régale en lisant les carnets de voyage, avec mon bloc-note toujours "à portée de fusil" pour les bons plans. Pour moi, le dépaysement commence toujours par ces lectures. Nous sommes un couple de sportifs, trentenaires. Ce projet de voyage sera notre 3ème voyage aux USA après New York/Washington DC et la boucle "classique" Los Angeles/ SF par Grand Canyon, Moab, Las Vegas, Yosemite (etc).
Je vous sollicite afin de savoir si cet itinéraire est cohérent et judicieux. Sachant que nous sommes bien branchés nature/randos mais qu'on aime aussi la ville (et le shopping). Pour ce dernier, surtout mon amoureuse.... La diversité des paysages et l'alternance des centres d'intérêt est un objectif.
Voici le programme:
J1: Arrivée à Denver.Fin d'après midi et nuit à Boulder J2: Visite Denver. Nuit Boulder J3: Rocky Mountain NP. Nuit Boulder J4: Route pour Keystone (journée voiture). Nuit Keystone J5: Mont Rushmore + Custer Park. Nuit Keystone J6: Badlands + Rapid City. Nuit Keystone ou Wall J7: Deadwood + Devil's Tower NM. Nuit à Buffalo ou Sheridan J8: Route pour Yellowstone. Visite Cody. Nuit Cody ou Yellowstone J9 à J13 soit 5 jours pleins: Yellowstone J14: Grand Teton. Nuit Jackson J15: Route pour Glacier NP (journée voiture). Nuit Glacier NP J16. Glacier NP. Nuit Glacier NP J17: Route pour Spokane. En route, arrêts lacs et forêts. Nuit Spokane ou Coeur d'Alene J18: Route vers la côte Ouest (Journée voiture) Nuit Astoria ou Mont Rainier J19: Olympic NP. Nuit Olympic NP J20: Olympic NP + côte (ex Rialto Beach, Port Angeles...). Nuit Olympic NP J21: Route pour Seattle. Nuit Seattle J22: Seattle. J23: Seattle J24 et 25: Retour France
Voici mes premières interrogations ou remarques:Le choix de Boulder pour être + tranquille. Judicieux?Ne vaut-il pas mieux voir Grand Teton avant Yellowstone afin d'être encore plus émerveillé?La visite de Cody est elle indispensable? Peur du piège à touriste... Si oui doit-on y passer la soirée? Si non, alors la route pourrait être de faire Keystone à Jackson en "zappant" Cody et commencer par Grand TetonSpokane est-elle une bonne ville étape? Coeur d'Alene peut être plus sympa?Dois je enlever ue journée à Seattle (qui sert aussi à se poser en fin de circuit) au profit de Mont Rainier?Tous vos remarques ou retours d'expérience sont les bienvenus. Toujours preneur de bons plans hôtels, restos, ou spots hors des sentiers battus.
Merci à tous
Julien
Forfait boisson MSC Lirica English translation pending
bonjour,
je souhaite savoir s'il faut vraiment choisir prendre le forfait de boisson durant cette croisière,
car j'ai remarqué que c'est pas donné du tout.
est il possible d'en acheter ( deux ou trois bouteilles d'eau ou cannettes de coca )une fois on est sur terre dans chaque escale ?
merci pour infos,
lise
Voyage au Portugal en camping-car English translation pending
Voulant partir en Juin 2014, au portugal en camping-car, je voudrai avoir quelques renseignements afin de faire un agréable voyage:
sur le stationnement,
sur les visite a faire , et aussi sur un itinéraire au départ de bayonne.
Merçi
Voyage familial au Québec English translation pending
Bonjour
Après avoir lu plusieurs guides de voyages et visiter plusieurs forum, je n'arrive plus à organiser mon séjour. Je prévois un voyage familial (2 adultes+ 1 adolescent + 1 enfant) sur le Québec pour nos prochaines vacances mais avec toutes les informations lues je vais tout simplement dire que mon cerveau n'y arrive plus. Votre aide et/ou expérience seraient les bienvenues.
Voici un itinéraire que j'ai plus ou moins définis.
Arrivée à Montréal, récupération du véhicule de location pour Québec Grosse différence de prix sur le billet d'avion si arrivée sur Québec (200 € x 4 en plus)
3 nuits Québec (1 nuit repos + 2 jours visite de la ville)
Petite escale entre Québec et Val Jalbert à me conseiller ?
1 nuit Val Jalbert - Visite du Village
1 nuit zoo st Félicien – Visite zoo
2 nuits Saguenay – ferme 5* (Visite fjords + excursion baleine)
1 nuit Charleroi
Retour sur Montréal, où je prévois la location d'un appartement (1 semaine). On se pose avec des visites se trouvant entre 1 h 00 et 2 h 00 maximum de route (3 jours Montréal, Mont tremblant, Ottawa) je pense que cela peut également être intéressant.
Vous remerciant de votre précieuse aide.😉
Après avoir lu plusieurs guides de voyages et visiter plusieurs forum, je n'arrive plus à organiser mon séjour. Je prévois un voyage familial (2 adultes+ 1 adolescent + 1 enfant) sur le Québec pour nos prochaines vacances mais avec toutes les informations lues je vais tout simplement dire que mon cerveau n'y arrive plus. Votre aide et/ou expérience seraient les bienvenues.
Voici un itinéraire que j'ai plus ou moins définis.
Arrivée à Montréal, récupération du véhicule de location pour Québec Grosse différence de prix sur le billet d'avion si arrivée sur Québec (200 € x 4 en plus)
3 nuits Québec (1 nuit repos + 2 jours visite de la ville)
Petite escale entre Québec et Val Jalbert à me conseiller ?
1 nuit Val Jalbert - Visite du Village
1 nuit zoo st Félicien – Visite zoo
2 nuits Saguenay – ferme 5* (Visite fjords + excursion baleine)
1 nuit Charleroi
Retour sur Montréal, où je prévois la location d'un appartement (1 semaine). On se pose avec des visites se trouvant entre 1 h 00 et 2 h 00 maximum de route (3 jours Montréal, Mont tremblant, Ottawa) je pense que cela peut également être intéressant.
Vous remerciant de votre précieuse aide.😉
Itinéraire de 4 semaines au Canada de l'Est English translation pending
Bonjour à tous,
pouvez vous me dire si cet itineraire est coherent, certaines etapes me paraissent un peu grosses ? y a-t-il des endroits ou on reste trop longtemps et d'autres pas assez ? bref, peut on optimiser cet itineraire ?
merci d'avance pour vos réponses.
J1-Ma 8 Juil : Arrivée Montréal à 17 h 30 J2-Merc 9 Juil : Ottawa J3-Je 10 Juil : Toronto J4-Ve 11 Juil : Toronto J5-Sa 12 Juil : Niagara Falls, Niagara Falls on the Lake J6-Di 13 Juil : Syracuse, Milles iles, Lawrence Nat. Park, nuit à Kingston J7-Lu 14 Juil : Montreal J8-Ma 15 Juil : Montreal J9-Merc 16 Juil : Roberval (Lac St Jean) J10-Je 17 Juil : Zoo St Félicien J11-Ve 18 Juil : Val Jalbert J12-Sa 19 Juil : Val Jaseux – Saguenay J13-Di 20 Juil : Les Escoumins (Natakam, reserve Essipit) J14-Lu 21 Juil : Quebec J15-Ma 22 Juil : Quebec J16-Merc 23 Juil : Le Bic (Rimouski) – passage riviere du loup ? J17-Je 24 Juil : Mont St Pierre, Ste Anne des monts, Parc de la Gaspésie J18- Ve 25 Juil : Parc Forillon, Gaspé J19-Sa 26 Juil : Iles Bonaventure, Percé J20-Di 27 Juil : Iles Bonaventure, Percé J21-Lu 28 Juil : Caraquet J22-Ma 29 Juil : Bouctouche J23-Merc 30 Juil : Cheticamp J24-Je 31 Juil : Cap Breton (Cabot Trail, White Point) J25- Ve 1 Août : Little Lorraine, Louisbourg (Forteresse), Nuit à St Peter’s J26- Sa 2 Août : Halifax J27- Di 3 Août: Hopewell Rocks J28-Lu 4 Août : Riviere du Loup J29-Ma 5 Août : ?? J30-Merc 6 Août : Retour vers Montréal – Départ 19 h 50
pouvez vous me dire si cet itineraire est coherent, certaines etapes me paraissent un peu grosses ? y a-t-il des endroits ou on reste trop longtemps et d'autres pas assez ? bref, peut on optimiser cet itineraire ?
merci d'avance pour vos réponses.
J1-Ma 8 Juil : Arrivée Montréal à 17 h 30 J2-Merc 9 Juil : Ottawa J3-Je 10 Juil : Toronto J4-Ve 11 Juil : Toronto J5-Sa 12 Juil : Niagara Falls, Niagara Falls on the Lake J6-Di 13 Juil : Syracuse, Milles iles, Lawrence Nat. Park, nuit à Kingston J7-Lu 14 Juil : Montreal J8-Ma 15 Juil : Montreal J9-Merc 16 Juil : Roberval (Lac St Jean) J10-Je 17 Juil : Zoo St Félicien J11-Ve 18 Juil : Val Jalbert J12-Sa 19 Juil : Val Jaseux – Saguenay J13-Di 20 Juil : Les Escoumins (Natakam, reserve Essipit) J14-Lu 21 Juil : Quebec J15-Ma 22 Juil : Quebec J16-Merc 23 Juil : Le Bic (Rimouski) – passage riviere du loup ? J17-Je 24 Juil : Mont St Pierre, Ste Anne des monts, Parc de la Gaspésie J18- Ve 25 Juil : Parc Forillon, Gaspé J19-Sa 26 Juil : Iles Bonaventure, Percé J20-Di 27 Juil : Iles Bonaventure, Percé J21-Lu 28 Juil : Caraquet J22-Ma 29 Juil : Bouctouche J23-Merc 30 Juil : Cheticamp J24-Je 31 Juil : Cap Breton (Cabot Trail, White Point) J25- Ve 1 Août : Little Lorraine, Louisbourg (Forteresse), Nuit à St Peter’s J26- Sa 2 Août : Halifax J27- Di 3 Août: Hopewell Rocks J28-Lu 4 Août : Riviere du Loup J29-Ma 5 Août : ?? J30-Merc 6 Août : Retour vers Montréal – Départ 19 h 50
Avis sur itinéraire 2 semaines départ Montréal arrivée Toronto English translation pending
Bonjour à tous,
Comme pour mon dernier "grand voyage", je viens vous exposer mon ébauche d'itinéraire pour mon prochain périple, afin de le valider et de pouvoir commencer les réservations d'hébergement. ( je vous "dois" d'ailleurs toujours mon récit de voyage, toujours pas fait presque 1 an et demi après .. ahem ! )
Les billets d'avion sont déjà pris : on arrive à Montréal le vendredi 15 août à 12h15 et on repart de Toronto le samedi 30 août à 18h40 ( billets pris chez Air France ). Je précise qu'on est deux à voyager.
Voilà donc mon ébauche à partir de ces deux points de chute de départ et d'arrivée. Je me suis beaucoup aidé de ce récit de voyage, très bien fait au passage.
JOUR 1 / Ven 15 : Arrivée à Montréal 12h15, après midi et soirée à Montréal JOUR 2 / Sam 16 : Journée à Montréal JOUR 3 / Dim 17 : Journée à Montréal JOUR 4 / Lun 18 : Prise de la voiture vers 12h, route vers Mokotakan, route à travers le parc de La mauricie, nuit dans la région de Grand Mère JOUR 5 / Mar 19 : Route jusqu'au Lac Saint Jean, arrêt à la Tuque et ailleurs ?, où loger sur la rive Sud Est du Lac ? fin d'après midi et soirée autour du Lac JOUR 6 / Mer 20 : Journée sur la route jusqu'à Tadoussac avec de nombreux arrêts, où exactement ?, nuit à Tadoussac JOUR 7 / Jeu 21 : Route vers le Parc de Grands Jardins, nuit à la Baie St Paul JOUR 8 / Ven 22 : Route vers Québec, arrêt aux chutes Montmorency, après midi et soirée à Québec JOUR 9 / Sam 23 : Journée à Québec JOUR 10 / Dim 24 : Matin route vers Mont Tremblant, arrêt à St Sauveur, fin d'après midi et soirée à Mont Tremblant JOUR 11 / Lun 25 : Matinée à Mont Tremblant, début d'après midi départ vers Ottawa, fin d'après midi et soirée à Ottawa JOUR 12 / Mar 26 : Journée à Ottawa JOUR 13 / Mer 27 : Matinée à Ottawa, début d'après midi départ vers le coin de Kingston, où dormir ? JOUR 14 / Jeu 28 : Matin départ vers Toronto, si possible dans la foulée aller retour jusqu'à Niagarra Falls, afin de pouvoir rendre la voiture tout de suite et ne pas avoir à se garer à Toronto JOUR 15 / Ven 29 : Journée à Toronto JOUR 16 / Sam 30 : Matinée et début d'après midi à Toronto, puis retour en France en fin d'après midi
Voilà, vous voyez en gras les points sur lesquels j'ai encore des doutes, des questions.
Concernant la location de voiture, on a tous les deux en dessous de 25 ans encore donc on devra payer la surcharge jeune conducteur, mais j'ai cru comprendre que chez Avis ou Hertz ( me rappelle plus ) les frais étaient moindres selon la taille de la voiture et l'âge exact du conducteur ( c'est seulement mon copain qui roulera, qui aura alors 24 ans ). Est ce que vous avez des infos à ce propos ? J'ai cru comprendre aussi qu'il n'y avait pas de frais d'abandon entre le Québec et l'Ontario, vous me le confirmez ?
Je suis preneuse de tous vos conseils, remarques.
Merci beaucoup !
Emilie
Comme pour mon dernier "grand voyage", je viens vous exposer mon ébauche d'itinéraire pour mon prochain périple, afin de le valider et de pouvoir commencer les réservations d'hébergement. ( je vous "dois" d'ailleurs toujours mon récit de voyage, toujours pas fait presque 1 an et demi après .. ahem ! )
Les billets d'avion sont déjà pris : on arrive à Montréal le vendredi 15 août à 12h15 et on repart de Toronto le samedi 30 août à 18h40 ( billets pris chez Air France ). Je précise qu'on est deux à voyager.
Voilà donc mon ébauche à partir de ces deux points de chute de départ et d'arrivée. Je me suis beaucoup aidé de ce récit de voyage, très bien fait au passage.
JOUR 1 / Ven 15 : Arrivée à Montréal 12h15, après midi et soirée à Montréal JOUR 2 / Sam 16 : Journée à Montréal JOUR 3 / Dim 17 : Journée à Montréal JOUR 4 / Lun 18 : Prise de la voiture vers 12h, route vers Mokotakan, route à travers le parc de La mauricie, nuit dans la région de Grand Mère JOUR 5 / Mar 19 : Route jusqu'au Lac Saint Jean, arrêt à la Tuque et ailleurs ?, où loger sur la rive Sud Est du Lac ? fin d'après midi et soirée autour du Lac JOUR 6 / Mer 20 : Journée sur la route jusqu'à Tadoussac avec de nombreux arrêts, où exactement ?, nuit à Tadoussac JOUR 7 / Jeu 21 : Route vers le Parc de Grands Jardins, nuit à la Baie St Paul JOUR 8 / Ven 22 : Route vers Québec, arrêt aux chutes Montmorency, après midi et soirée à Québec JOUR 9 / Sam 23 : Journée à Québec JOUR 10 / Dim 24 : Matin route vers Mont Tremblant, arrêt à St Sauveur, fin d'après midi et soirée à Mont Tremblant JOUR 11 / Lun 25 : Matinée à Mont Tremblant, début d'après midi départ vers Ottawa, fin d'après midi et soirée à Ottawa JOUR 12 / Mar 26 : Journée à Ottawa JOUR 13 / Mer 27 : Matinée à Ottawa, début d'après midi départ vers le coin de Kingston, où dormir ? JOUR 14 / Jeu 28 : Matin départ vers Toronto, si possible dans la foulée aller retour jusqu'à Niagarra Falls, afin de pouvoir rendre la voiture tout de suite et ne pas avoir à se garer à Toronto JOUR 15 / Ven 29 : Journée à Toronto JOUR 16 / Sam 30 : Matinée et début d'après midi à Toronto, puis retour en France en fin d'après midi
Voilà, vous voyez en gras les points sur lesquels j'ai encore des doutes, des questions.
Concernant la location de voiture, on a tous les deux en dessous de 25 ans encore donc on devra payer la surcharge jeune conducteur, mais j'ai cru comprendre que chez Avis ou Hertz ( me rappelle plus ) les frais étaient moindres selon la taille de la voiture et l'âge exact du conducteur ( c'est seulement mon copain qui roulera, qui aura alors 24 ans ). Est ce que vous avez des infos à ce propos ? J'ai cru comprendre aussi qu'il n'y avait pas de frais d'abandon entre le Québec et l'Ontario, vous me le confirmez ?
Je suis preneuse de tous vos conseils, remarques.
Merci beaucoup !
Emilie
Québec 15 jours en mai 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
je sollicite vos différentes expériences afin de m'éclairer sur la préparation de mon voyage.
je dois me rendre au Québec du 8 au 24 Mai et ai prévu de louer un petit van pour pouvoir aller faire des randonnées et autres découvertes. j'aimerais quand même pouvoir passer 3 jours à montréal en fin de séjour. Ce qui fait environ 12 jours pour aller à la découverte. Je sais que ça fait peu... J'ai ciblé le sud du Saint Laurent, je voulais aller jusqu'en Gaspésie mais je pense que ça va faire un peu juste, qu'en pensez-vous ?
De plus quels parcs me conseillez vous ? j'aimerais de petits arrêts dans chacuns d'entre-eux. max 2 jours.
Merci à tous pour vos conseils.
je sollicite vos différentes expériences afin de m'éclairer sur la préparation de mon voyage.
je dois me rendre au Québec du 8 au 24 Mai et ai prévu de louer un petit van pour pouvoir aller faire des randonnées et autres découvertes. j'aimerais quand même pouvoir passer 3 jours à montréal en fin de séjour. Ce qui fait environ 12 jours pour aller à la découverte. Je sais que ça fait peu... J'ai ciblé le sud du Saint Laurent, je voulais aller jusqu'en Gaspésie mais je pense que ça va faire un peu juste, qu'en pensez-vous ?
De plus quels parcs me conseillez vous ? j'aimerais de petits arrêts dans chacuns d'entre-eux. max 2 jours.
Merci à tous pour vos conseils.
Que voir en... Israël English translation pending
Que voir en Israël ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
On peut diviser Israël (hors territoires palestiniens) en trois zones avec le nord (dont notamment la Galilée), le Centre et le Sud.
1- LE NORDAchziv : sur la commune de Nahariya, à côté d'Acre. Ce petit parc national abrite les vestiges d'une cité antique ainsi qu'un plage assez fréquentée où viennent pondre des tortues marines en juillet-août.Acre : l'ancienne Saint-Jean d'Acre des Croisés est classée à l'UNESCO pour sa vieille ville témoin des différentes civilisations qui s'y croisèrent et le Mausolée de Baha'u'llah qui est un lieu saint baha'ie. Beït Shéan : cette très ancienne ville de Galilée abrite les imposants vestiges d'une cité romano-byzantine. Plusieurs kibboutz dans la vallée voisine.Beït Shéarim : le site archéologique d'une ancienne cité antique et nécropole proche de Nazareth. Bethléem de Galilée : ce village de Galilée construit au début du XXe siècle par des colons protestants allemands a gardé plusieurs maisons et édifices de style germanique. Il existe d'autres villages de ce style en Israël comme Wilhelma ou Sarona.Château de Montfort : les restes d'une forteresse Croisée.Chemin de Jésus : un chemin de randonnée et de pèlerinage d'une soixantaine de kilomètres sur les traces du Christ au départ de Nazareth.Forteresse de Belvoir : les ruines d'un château Croisé, situé au sud du lac de Tibériade. On peut également voir sur le site les vestiges archéologiques d'anciens villages juifs et arabes.Geva : un kibboutz créé il y a presque un siècle par des migrants russes et polonais qui accueille des volontaires intéressés par l'expérience communautaire.Golan : ce plateau rocheux entre le lac de Tiberiade et la Syrie a été occupé par Israël en 1967 puis annexé en 1981. Il est une source de conflit permanent. Malgré la situation parfois chaotique, un secteur touristique s'y est développé avec des possibilités de rando (pas mal de cascades) et même de ski (Mont Hermon), la visite de plusieurs sites anciens (temple de Banias, monastère de Kursi, forteresse de Nimrod, village de Umm el Kanatir...), les sources chaudes de Hamat Gader et, accessoirement, les vignobles les plus réputés du pays.Haïfa : ce port industriel du nord est la troisième ville d'Israël. Au niveau touristique elle est surtout connue pour ses plages, son animation culturelle et le Mont Carmel qui abrite le Mausolée du Bab inscrit à l'UNESCO en tant que lieu saint baha'ie.Nahariya : petite station balnéaire proche de la frontière libanaise.Nazareth : c'est la ville de Jésus et la principale localité arabe d'Israël. Plusieurs sites religieux (notamment chrétiens) à voir dont la Basilique de l'Annonciation, plus dans les environs un village traditionnel galiléen ainsi que plusieurs vestiges archéologiques (Sepphoris, Beït-Shéarim, Megiddo). C'est aussi de Nazareth que part la Route du pèlerinage (et le Chemin de Jésus) classée à l'UNESCO qui mène jusqu'à Bethléem.Rosh Pina : c'est la plus ancienne localité juive du nord du pays, pas loin du lac de Tibériade. Plusieurs édifices de la fin du XIXe siècle racontent ses débuts.Safed : la plus haute ville d'Israël possède plusieurs vieilles synagogues et un centre ancien dominé par une forteresse Templière datant des Croisades.Sepphoris : un petit site archéologique (villa romaine) des environs de Nazareth connu pour ses mosaïquesTels bibliques de peuplement de peuplement (Megiddo, Hazor, Beer Sheva) : sous ce label sont regroupés trois petits sites archéologiques (des "tertres") inscrits au patrimoine de l'UNESCO. Megiddo et Hazor sont situés en Galilée alors que Beer Sheva est au sud du pays.Tibériade : en bordure du lac du même nom, c'est à la fois une ville historique (édifices religieux, musée, vestiges romains ou autres...) et touristique (station "balnéaire").Patrimoine naturel Lac de Tibériade : appelé aussi Mer de Galilée, ce grand lac traversé par le Jourdain est à 200 m en dessous du niveau de la mer. Plusieurs sites religieux juifs et chrétiens en rapport avec la vie de Jésus sur son pourtour, de même que des possibilités plus récréatives avec ses plages et la station de Tibériade.Massif du Carmel : cette petite montagne côtière possède une végétation luxuriante et de nombreuses grottes dont celles de Nahal Me'arot qui ont valeur archéologique et sont classées UNESCO. On peut y randonner et découvrir de petits villages druzes.Mont Méron : c'est le point culminant d'Israël (hors Golan). Il est à la fois une zone naturelle dans laquelle on peut randonner, et un lieu de pèlerinage juif (à Meron) très fréquenté.Rosh Haniqra : de belles falaises blanches et des grottes marines situées à la frontière libanaise. L'ensemble est classé parc naturel.Vallée de la Houla : à l'extrême nord d'Israël, frontalière du Liban, une zone en partie faite de petits lacs et de marécages appréciée des oiseaux migrateurs.2- LE CENTREAshdod : grand port industriel entre Tel Aviv et Gaza. Quelques plages, des dunes et des oiseaux dans ses environs.Ashkelon : station balnéaire à quelques kilomètres au nord de Gaza.Beth Guvrin - Maresha : c'est le site archéologique de l'ancienne cité romaine de Eleutheropolis. Il abrite divers vestiges et grottes aménagées de cette époque.Césarée : située sur la côte entre Tel Aviv et Haïfa, l'endroit accueille d'impressionnants vestiges d'une ville antique de même que des monuments des époques romaines et médiévales. Plusieurs plages aux alentours.Colonies israéliennes : ces colonies/zones d'occupation israélienne comptent plus de 150 implantations (500 000 habitants) sur le territoire de Cisjordanie et sont une source de conflit récurrent entre les deux parties. Ces localités n'ont pas forcément de vocation touristique.Jérusalem : la ville est la capitale d'Israël, mais aussi celle revendiquée de l'état palestinien pour ce qui est de sa partie Est. Cité d'Histoire, de cultures et de religions (juifs, chrétiens et musulmans), Jérusalem est un incontournable pour ses musées et surtout sa vieille ville avec ses remparts classée au patrimoine de l'UNESCO.Modiin : (grande) ville nouvelle à mi-chemin entre Tel Aviv et Jérusalem. On peut y voir une réserve de singes et un parc proposant plusieurs centaines de répliques d'édifices significatifs du pays.Netanya : station balnéaire au nord de Tel Aviv.Ramla : petite ville proche de Tel Aviv avec quelques vestiges de l'époque médiévale.Tel Aviv : la seconde agglomération d'Israël est jeune et dynamique avec une forte activité économique. C'est aussi la principale porte d'entrée aérienne du pays. Outre pour son côté agréable et vivant, on y vient aussi pour son "'architecture années (19)30 de sa Ville blanche" inscrite à l'UNESCO, la vieille ville de Jaffa et ses plages.3- LE SUDArad : la ville aux portes du Neguev est avant tout une base pour explorer le désert (trek et tourisme écologique). Juste à côté quelques vestiges de l'Arad antique.Beer Sheva : ville biblique et capitale du Neguev, Beer Sheva possède cependant une architecture récente si on excepte sa vieille partie turque.Eilat : sur la Mer Rouge, coincée entre l'Egypte et la Jordanie, la ville balnéaire est réputée pour ses plages et la plongée. C'est un des lieux les plus touristiques du pays.Ein Gedi : belle oasis (et station balnéaire) en bordure de la Mer Morte. Une jolie cascade, un parc national abritant notamment des antilopes, plus quelques vestiges archéologiques dans ses environs où on peut également randonner.Forteresse de Masada : superbe site perché au dessus de la Mer Morte constitué de palais et de fortifications antiques. L'ensemble, qui a aussi une forte valeur historique, est classé à l'UNESCO.Route de l'encens des villes nabatéennes du désert du Néguev : cet itinéraire touristique au coeur du Neguev permet de découvrir les beaux vestiges de quatre cités nabatéennes (Avdat, Haluza, Mamshit, Shivta). L'ensemble est classé à l'UNESCO.Patrimoine naturelDésert de Judée : située en Palestine et Israël, en bordure de la Mer Morte et dans le prolongement du Neguev, cette zone très aride offre de superbes paysages et quelques sites remarquables comme Masada. On peut y randonner.Désert du Neguev : cette immense région aride du sud, aux superbes paysages, occupe quasiment la moitié du pays. Un tourisme d'aventure s'y est développé et on peut y randonner à pied, à vélo, en 4x4, à cheval ou en méharée.Ein Avdat : très beau canyon dans le sud du Neguev.Makhtesh Ramon : long d'une quarantaine de kilomètres, c'est un important cirque naturel creusé par l'érosion dans le désert du Neguev. On peut randonner dans ses environs.Mer Morte : à cheval entre Israël/Palestine et la Jordanie, c'est le point le plus bas de la terre (- 427 m) et une des étendues d'eau parmi les plus salées au monde (on y flotte en permanence). C'est aussi une des principales attractions côté jordanien et israélien.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Le Nord : Acre; Beït Shéan; Chemin de Jésus; Lac de Tibériade; Nazareth; Rosh Haniqra.
Le Centre : Césarée; Jérusalem; Tel Aviv.
Le Sud : Eilat; Forteresse de Masada; Désert de Judée; Désert du Neguev; Mer Morte; Route de l'encens des villes nabatéennes du désert du Néguev.
- © VoyageForum -
On peut diviser Israël (hors territoires palestiniens) en trois zones avec le nord (dont notamment la Galilée), le Centre et le Sud.
1- LE NORDAchziv : sur la commune de Nahariya, à côté d'Acre. Ce petit parc national abrite les vestiges d'une cité antique ainsi qu'un plage assez fréquentée où viennent pondre des tortues marines en juillet-août.Acre : l'ancienne Saint-Jean d'Acre des Croisés est classée à l'UNESCO pour sa vieille ville témoin des différentes civilisations qui s'y croisèrent et le Mausolée de Baha'u'llah qui est un lieu saint baha'ie. Beït Shéan : cette très ancienne ville de Galilée abrite les imposants vestiges d'une cité romano-byzantine. Plusieurs kibboutz dans la vallée voisine.Beït Shéarim : le site archéologique d'une ancienne cité antique et nécropole proche de Nazareth. Bethléem de Galilée : ce village de Galilée construit au début du XXe siècle par des colons protestants allemands a gardé plusieurs maisons et édifices de style germanique. Il existe d'autres villages de ce style en Israël comme Wilhelma ou Sarona.Château de Montfort : les restes d'une forteresse Croisée.Chemin de Jésus : un chemin de randonnée et de pèlerinage d'une soixantaine de kilomètres sur les traces du Christ au départ de Nazareth.Forteresse de Belvoir : les ruines d'un château Croisé, situé au sud du lac de Tibériade. On peut également voir sur le site les vestiges archéologiques d'anciens villages juifs et arabes.Geva : un kibboutz créé il y a presque un siècle par des migrants russes et polonais qui accueille des volontaires intéressés par l'expérience communautaire.Golan : ce plateau rocheux entre le lac de Tiberiade et la Syrie a été occupé par Israël en 1967 puis annexé en 1981. Il est une source de conflit permanent. Malgré la situation parfois chaotique, un secteur touristique s'y est développé avec des possibilités de rando (pas mal de cascades) et même de ski (Mont Hermon), la visite de plusieurs sites anciens (temple de Banias, monastère de Kursi, forteresse de Nimrod, village de Umm el Kanatir...), les sources chaudes de Hamat Gader et, accessoirement, les vignobles les plus réputés du pays.Haïfa : ce port industriel du nord est la troisième ville d'Israël. Au niveau touristique elle est surtout connue pour ses plages, son animation culturelle et le Mont Carmel qui abrite le Mausolée du Bab inscrit à l'UNESCO en tant que lieu saint baha'ie.Nahariya : petite station balnéaire proche de la frontière libanaise.Nazareth : c'est la ville de Jésus et la principale localité arabe d'Israël. Plusieurs sites religieux (notamment chrétiens) à voir dont la Basilique de l'Annonciation, plus dans les environs un village traditionnel galiléen ainsi que plusieurs vestiges archéologiques (Sepphoris, Beït-Shéarim, Megiddo). C'est aussi de Nazareth que part la Route du pèlerinage (et le Chemin de Jésus) classée à l'UNESCO qui mène jusqu'à Bethléem.Rosh Pina : c'est la plus ancienne localité juive du nord du pays, pas loin du lac de Tibériade. Plusieurs édifices de la fin du XIXe siècle racontent ses débuts.Safed : la plus haute ville d'Israël possède plusieurs vieilles synagogues et un centre ancien dominé par une forteresse Templière datant des Croisades.Sepphoris : un petit site archéologique (villa romaine) des environs de Nazareth connu pour ses mosaïquesTels bibliques de peuplement de peuplement (Megiddo, Hazor, Beer Sheva) : sous ce label sont regroupés trois petits sites archéologiques (des "tertres") inscrits au patrimoine de l'UNESCO. Megiddo et Hazor sont situés en Galilée alors que Beer Sheva est au sud du pays.Tibériade : en bordure du lac du même nom, c'est à la fois une ville historique (édifices religieux, musée, vestiges romains ou autres...) et touristique (station "balnéaire").Patrimoine naturel Lac de Tibériade : appelé aussi Mer de Galilée, ce grand lac traversé par le Jourdain est à 200 m en dessous du niveau de la mer. Plusieurs sites religieux juifs et chrétiens en rapport avec la vie de Jésus sur son pourtour, de même que des possibilités plus récréatives avec ses plages et la station de Tibériade.Massif du Carmel : cette petite montagne côtière possède une végétation luxuriante et de nombreuses grottes dont celles de Nahal Me'arot qui ont valeur archéologique et sont classées UNESCO. On peut y randonner et découvrir de petits villages druzes.Mont Méron : c'est le point culminant d'Israël (hors Golan). Il est à la fois une zone naturelle dans laquelle on peut randonner, et un lieu de pèlerinage juif (à Meron) très fréquenté.Rosh Haniqra : de belles falaises blanches et des grottes marines situées à la frontière libanaise. L'ensemble est classé parc naturel.Vallée de la Houla : à l'extrême nord d'Israël, frontalière du Liban, une zone en partie faite de petits lacs et de marécages appréciée des oiseaux migrateurs.2- LE CENTREAshdod : grand port industriel entre Tel Aviv et Gaza. Quelques plages, des dunes et des oiseaux dans ses environs.Ashkelon : station balnéaire à quelques kilomètres au nord de Gaza.Beth Guvrin - Maresha : c'est le site archéologique de l'ancienne cité romaine de Eleutheropolis. Il abrite divers vestiges et grottes aménagées de cette époque.Césarée : située sur la côte entre Tel Aviv et Haïfa, l'endroit accueille d'impressionnants vestiges d'une ville antique de même que des monuments des époques romaines et médiévales. Plusieurs plages aux alentours.Colonies israéliennes : ces colonies/zones d'occupation israélienne comptent plus de 150 implantations (500 000 habitants) sur le territoire de Cisjordanie et sont une source de conflit récurrent entre les deux parties. Ces localités n'ont pas forcément de vocation touristique.Jérusalem : la ville est la capitale d'Israël, mais aussi celle revendiquée de l'état palestinien pour ce qui est de sa partie Est. Cité d'Histoire, de cultures et de religions (juifs, chrétiens et musulmans), Jérusalem est un incontournable pour ses musées et surtout sa vieille ville avec ses remparts classée au patrimoine de l'UNESCO.Modiin : (grande) ville nouvelle à mi-chemin entre Tel Aviv et Jérusalem. On peut y voir une réserve de singes et un parc proposant plusieurs centaines de répliques d'édifices significatifs du pays.Netanya : station balnéaire au nord de Tel Aviv.Ramla : petite ville proche de Tel Aviv avec quelques vestiges de l'époque médiévale.Tel Aviv : la seconde agglomération d'Israël est jeune et dynamique avec une forte activité économique. C'est aussi la principale porte d'entrée aérienne du pays. Outre pour son côté agréable et vivant, on y vient aussi pour son "'architecture années (19)30 de sa Ville blanche" inscrite à l'UNESCO, la vieille ville de Jaffa et ses plages.3- LE SUDArad : la ville aux portes du Neguev est avant tout une base pour explorer le désert (trek et tourisme écologique). Juste à côté quelques vestiges de l'Arad antique.Beer Sheva : ville biblique et capitale du Neguev, Beer Sheva possède cependant une architecture récente si on excepte sa vieille partie turque.Eilat : sur la Mer Rouge, coincée entre l'Egypte et la Jordanie, la ville balnéaire est réputée pour ses plages et la plongée. C'est un des lieux les plus touristiques du pays.Ein Gedi : belle oasis (et station balnéaire) en bordure de la Mer Morte. Une jolie cascade, un parc national abritant notamment des antilopes, plus quelques vestiges archéologiques dans ses environs où on peut également randonner.Forteresse de Masada : superbe site perché au dessus de la Mer Morte constitué de palais et de fortifications antiques. L'ensemble, qui a aussi une forte valeur historique, est classé à l'UNESCO.Route de l'encens des villes nabatéennes du désert du Néguev : cet itinéraire touristique au coeur du Neguev permet de découvrir les beaux vestiges de quatre cités nabatéennes (Avdat, Haluza, Mamshit, Shivta). L'ensemble est classé à l'UNESCO.Patrimoine naturelDésert de Judée : située en Palestine et Israël, en bordure de la Mer Morte et dans le prolongement du Neguev, cette zone très aride offre de superbes paysages et quelques sites remarquables comme Masada. On peut y randonner.Désert du Neguev : cette immense région aride du sud, aux superbes paysages, occupe quasiment la moitié du pays. Un tourisme d'aventure s'y est développé et on peut y randonner à pied, à vélo, en 4x4, à cheval ou en méharée.Ein Avdat : très beau canyon dans le sud du Neguev.Makhtesh Ramon : long d'une quarantaine de kilomètres, c'est un important cirque naturel creusé par l'érosion dans le désert du Neguev. On peut randonner dans ses environs.Mer Morte : à cheval entre Israël/Palestine et la Jordanie, c'est le point le plus bas de la terre (- 427 m) et une des étendues d'eau parmi les plus salées au monde (on y flotte en permanence). C'est aussi une des principales attractions côté jordanien et israélien.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Le Nord : Acre; Beït Shéan; Chemin de Jésus; Lac de Tibériade; Nazareth; Rosh Haniqra.
Le Centre : Césarée; Jérusalem; Tel Aviv.
Le Sud : Eilat; Forteresse de Masada; Désert de Judée; Désert du Neguev; Mer Morte; Route de l'encens des villes nabatéennes du désert du Néguev.
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Aller de Haïfa à Jerusalem sur une journée le 22 décembre 2013 English translation pending
Sommes à Haïfa pour 2 jours en décembre (22 et 23 ) , souhaitons aller à Jérusalem . Est ce envisageable de le faire par ses propres moyens ou est il préférable de le faire en groupe?
Quelles propositions de sites intéressant à visiter, y a t'il des arnaques, que faut-il éviter ...
Suis vraiment à la bourre pour préparer cette visite aussi merci merci par avance pour tous vos précieux conseils.
A très bientôt de lire vos réponses.
Ghislaine
De retour après 6 semaines en Afrique du Sud, avec une incursion au Lesotho English translation pending
Je prends enfin le temps de raconter à mon tour notre voyage en Afrique du Sud, en remerciant encore tous ceux qui m'ont aidée dans la préparation.
Quand ? du 28 Septembre 2013 au 13 Novembre Itinéraire Paris- Johannesburg (vol Etihad) JNB - Graskop Blyde river Canyon Kruger Park Swaziland Hluhluwe Underberg (Drakensberg sud) Lesotho (Sani Pass, Thaba Tseka, Semonkong) au lieu d'une incursion, il faudrait plutôt parler d'une aventure😉 Ladybrand Drakensberg Nord Durban - VOL Port Elizabeth Plettenberg Gansbaai Cape Town Franschhoek Cederberg Mountain Branvlei - Upington Augrabies NP Kgalgadi Transfrontier Park Vryburg - JNB
C'est avec impatience que nous prenons l'avion pour Johannesburg.Nous sommes accros à l'Afrique du Sud et c'est notre 5ème voyage mais nous aimons toujours autant ce pays 😉 Nous sommes 2 couples. Nos amis vont découvrir l'Afrique pour la 1ère fois et se reposent sur nous. Notre programme est assez chargé car nous avons envie de leur montrer un maximum de choses (et pourtant, on a "zappé" des endroits où on aurait aimé aller). Nous allons donc faire JNB-Le Cap sur un mois, Brigitte devant reprendre le travail. Nous continuerons donc notre voyage à 3. J1 29 Sept Nous arrivons très tôt à Johannesburg le dimanche matin. Heureusement parce que faire les papiers pour prendre la voiture prend beaucoup de temps. Nous avons fait le choix d'une voiture assez grosse, avec un grand coffre pour pouvoir mettre 4 bagages et les courses puisque nous avons choisi des guest house. C'est bien une Toyota Avanza qui nous attend (Budget 496€ du 29/9 au 11/10). Pas vraiment de reprise, et une position conducteur inconfortable pour qui a de grandes jambes.. Le soleil est bien là et nous partons vers Graskop. Mais le temps se dégrade, le vent souffle fort, puis le brouillard et la pluie s'en mêlent. Heureusement, entre 2 nappes de brouillard, on peut voir les magnifiques paysages. On arrivera même à aller voir les Bridal Veil Falls
et les MacMac Falls

1ère nuit à Graskop, Blyde Chalets. Nous y arrivons sous la pluie, fatigués et … tout est fermé, personne ne nous attend ! 🤪 On trouve enfin quelqu'un… Pas de réservation à notre nom 🤪 Aïe, aïe, ça commence bien ! Et dire que c'est moi qui ai tout organisé 🤪 🤪 🤪 Finalement, tout s'arrange, un chalet est libre. 😏 La réservation était notée pour le mois d'Octobre!
J2 30 Sept Peu de km.Ce soir, nous dormons au Forever Blyde River Canyon, environ 30 km plus loin. Nous allons pouvoir visiter les magnifiques panoramas de la région. Le temps s'est amélioré. Petite balade pour aller voir God's Window

Nous allons aussi voir les chutes qui sont sur notre chemin et que Patrice et moi n'avons jamais vues. Et nous ne sommes pas déçus!

Lisbon Falls

Berlin Falls

Bourke's potholes, des marmites creusées dans la roche aux couleurs orangées
Les rondavels

Juste à côté...
Brigitte et Philippe sont émerveillés par les paysages. Arrivés au bungalow, nous irons d'ailleurs voir les rondavels en haut du Resort. La marche en vaut vraiment la peine.
J3 1er OctobreDirection Nyala Lodge, safari privé Lever tranquillement à 7h. Un énorme babouin passe près de notre bungalow! Nous prenons la route panoramique pour se rendre à Hoedspruit. Nous pouvons enfin quitter nos polaires et sortir bermuda, tee-shirt et tondues ! Le paysage change. Plus de forêts mais des cultures et des orangeraies. On met moins de temps que prévu. Petit arrêt dans un parc aux reptiles.
Nous sommes attendus pour 14H au lodge. Nous faisons nos courses (le lodge est self-catering) et nous sommes en avance. Pas de souci, un petit coup de fil et nous arrivons plus tôt. Ca sera pique-nique sur le ponton du lodge 😎 Bien plus chouette que le bord de la route!

Et en plus, dès l'entrée dans le parc, on a la chance de voir des éléphants, des bushbucks, un zèbre et des phacochères 😏
Petit briefing de la part de Bill le proprio du lodge, qui nous explique qu'il n'y a plus de barrières avec le Kruger et que les animaux peuvent circuler librement. Mais… du coup, des centaines d'éléphants sont venus et les dégâts sont considérables
Il n'y a que nous 4 et Gideon nous prend en charge. Et c'est parti pour notre 1er safari
Et c'est vrai qu'on voit bien que les éléphants sont passés par là. C'est un vrai spectacle de désolation tant il y a d'arbres au sol! Impression sûrement renforcée par la sécheresse de la végétation.
Voilà un des responsables! Toujours aussi impressionnant !
Nous ne voyons que peu d'animaux, mais ce n'est pas grave. C'est toujours aussi magique de se laisser transporter à leur recherche 😏 Et le rire de Gideon est contagieux…
Le braai est prêt à notre retour et la table est mise. Nous n'avons plus qu'à faire cuire notre "poulet à plat" et à le déguster. Eh oui, self-catering, mais de luxe… La table et le brai sont prêts. Interdiction de laver la vaisselle😉 Lizzy et Goodness s'en occupe
J4 2 Oct Réveil à 5h30 et départ matinal à 6h Peu d'animaux au début mais ils vont finir par sortir. Tant pis si on ne voit pas le rhinocéros que cherche Gideon, qui est plus déçu que nous.😉 Nous, on est content. On a même vu mon animal favori, les girafes.
Et comme elles étaient un peu loin, on est descendu de la voiture et on a marché à leur rencontre. Moment magique pour tout le monde !😏😏😏 Tellement magique et tellement d'émotion que les photos sont toutes ratées! Surexposées !🤪
Nous nous préparons pour le safari de l'après-midi quand soudain...des girafes au point d'eau sous le ponton… Trop fort!😏

Puis, safari riche en animaux. On a vraiment de la chance, éléphants, impalas, zèbres, kudus, chacal et hyènes.
Celui-là va tenter de nous intimider en agitant ses oreilles. Ca marche très bien avec Philippe et surtout Brigitte 😛
C'est vrai que c'est toujours impressionnant de voir ces grosses bêtes s'avancer vers vous en agitant les oreilles, encore plus quand c'est la 1ère fois...

Et on va finir la journée en beauté avec l'approche à pied d'un énorme rhinocéros. Notre coeur bat la chamade. Et encore une fois, maladresse, mauvaise réglage de l'appareil photo et photos ratées🤪 Cela restera dans nos têtes 😉
J5 3 Oct Aujourd'hui, safari voiture puis marche dans le bush Journée très riche Grosse rigolade quand Philippe sort de son sac à dos son attirail offert par ses filles (sifflet/boussole/thermomètre)
Petite mésaventure quand on reprend la voiture, crevaison ! La 1ère (et j'espère la dernière!) de tous nos voyages...
Gideon éclate de rire quand Patrice puis Philippe se joignent à lui pour la réparation 😉
évènement principal de la journée : approche à pied de 3 rhinocéros ...

Gideon est déçu de ne pas avoir trouvé les lions, mais ce n'est vraiment pas grave. Nous avons déjà tant vu !
J6 4 Oct Dernière matinée à Nyala Lodge avant de partir au Kruger Gideon nous appelle…les lions sont venus cette nuit rôder près de la porte d'entrée du lodge!🤪 Dire qu'on les a chercher la veille! On ne verra d'ailleurs pas 🤪 …pas grave, c'est comme ça 😉 Encore plein d'animaux et….

une hyène encore couverte du sang de son dernier (et probablement récent) repas
et son bébé
Quand ? du 28 Septembre 2013 au 13 Novembre Itinéraire Paris- Johannesburg (vol Etihad) JNB - Graskop Blyde river Canyon Kruger Park Swaziland Hluhluwe Underberg (Drakensberg sud) Lesotho (Sani Pass, Thaba Tseka, Semonkong) au lieu d'une incursion, il faudrait plutôt parler d'une aventure😉 Ladybrand Drakensberg Nord Durban - VOL Port Elizabeth Plettenberg Gansbaai Cape Town Franschhoek Cederberg Mountain Branvlei - Upington Augrabies NP Kgalgadi Transfrontier Park Vryburg - JNB
C'est avec impatience que nous prenons l'avion pour Johannesburg.Nous sommes accros à l'Afrique du Sud et c'est notre 5ème voyage mais nous aimons toujours autant ce pays 😉 Nous sommes 2 couples. Nos amis vont découvrir l'Afrique pour la 1ère fois et se reposent sur nous. Notre programme est assez chargé car nous avons envie de leur montrer un maximum de choses (et pourtant, on a "zappé" des endroits où on aurait aimé aller). Nous allons donc faire JNB-Le Cap sur un mois, Brigitte devant reprendre le travail. Nous continuerons donc notre voyage à 3. J1 29 Sept Nous arrivons très tôt à Johannesburg le dimanche matin. Heureusement parce que faire les papiers pour prendre la voiture prend beaucoup de temps. Nous avons fait le choix d'une voiture assez grosse, avec un grand coffre pour pouvoir mettre 4 bagages et les courses puisque nous avons choisi des guest house. C'est bien une Toyota Avanza qui nous attend (Budget 496€ du 29/9 au 11/10). Pas vraiment de reprise, et une position conducteur inconfortable pour qui a de grandes jambes.. Le soleil est bien là et nous partons vers Graskop. Mais le temps se dégrade, le vent souffle fort, puis le brouillard et la pluie s'en mêlent. Heureusement, entre 2 nappes de brouillard, on peut voir les magnifiques paysages. On arrivera même à aller voir les Bridal Veil Falls

et les MacMac Falls

1ère nuit à Graskop, Blyde Chalets. Nous y arrivons sous la pluie, fatigués et … tout est fermé, personne ne nous attend ! 🤪 On trouve enfin quelqu'un… Pas de réservation à notre nom 🤪 Aïe, aïe, ça commence bien ! Et dire que c'est moi qui ai tout organisé 🤪 🤪 🤪 Finalement, tout s'arrange, un chalet est libre. 😏 La réservation était notée pour le mois d'Octobre!
J2 30 Sept Peu de km.Ce soir, nous dormons au Forever Blyde River Canyon, environ 30 km plus loin. Nous allons pouvoir visiter les magnifiques panoramas de la région. Le temps s'est amélioré. Petite balade pour aller voir God's Window

Nous allons aussi voir les chutes qui sont sur notre chemin et que Patrice et moi n'avons jamais vues. Et nous ne sommes pas déçus!

Lisbon Falls

Berlin Falls

Bourke's potholes, des marmites creusées dans la roche aux couleurs orangées
Les rondavels

Juste à côté...
Brigitte et Philippe sont émerveillés par les paysages. Arrivés au bungalow, nous irons d'ailleurs voir les rondavels en haut du Resort. La marche en vaut vraiment la peine.
J3 1er OctobreDirection Nyala Lodge, safari privé Lever tranquillement à 7h. Un énorme babouin passe près de notre bungalow! Nous prenons la route panoramique pour se rendre à Hoedspruit. Nous pouvons enfin quitter nos polaires et sortir bermuda, tee-shirt et tondues ! Le paysage change. Plus de forêts mais des cultures et des orangeraies. On met moins de temps que prévu. Petit arrêt dans un parc aux reptiles.
Nous sommes attendus pour 14H au lodge. Nous faisons nos courses (le lodge est self-catering) et nous sommes en avance. Pas de souci, un petit coup de fil et nous arrivons plus tôt. Ca sera pique-nique sur le ponton du lodge 😎 Bien plus chouette que le bord de la route!

Et en plus, dès l'entrée dans le parc, on a la chance de voir des éléphants, des bushbucks, un zèbre et des phacochères 😏
Petit briefing de la part de Bill le proprio du lodge, qui nous explique qu'il n'y a plus de barrières avec le Kruger et que les animaux peuvent circuler librement. Mais… du coup, des centaines d'éléphants sont venus et les dégâts sont considérables
Il n'y a que nous 4 et Gideon nous prend en charge. Et c'est parti pour notre 1er safari

Et c'est vrai qu'on voit bien que les éléphants sont passés par là. C'est un vrai spectacle de désolation tant il y a d'arbres au sol! Impression sûrement renforcée par la sécheresse de la végétation.
Voilà un des responsables! Toujours aussi impressionnant !Nous ne voyons que peu d'animaux, mais ce n'est pas grave. C'est toujours aussi magique de se laisser transporter à leur recherche 😏 Et le rire de Gideon est contagieux…
Le braai est prêt à notre retour et la table est mise. Nous n'avons plus qu'à faire cuire notre "poulet à plat" et à le déguster. Eh oui, self-catering, mais de luxe… La table et le brai sont prêts. Interdiction de laver la vaisselle😉 Lizzy et Goodness s'en occupe
J4 2 Oct Réveil à 5h30 et départ matinal à 6h Peu d'animaux au début mais ils vont finir par sortir. Tant pis si on ne voit pas le rhinocéros que cherche Gideon, qui est plus déçu que nous.😉 Nous, on est content. On a même vu mon animal favori, les girafes.

Et comme elles étaient un peu loin, on est descendu de la voiture et on a marché à leur rencontre. Moment magique pour tout le monde !😏😏😏 Tellement magique et tellement d'émotion que les photos sont toutes ratées! Surexposées !🤪
Nous nous préparons pour le safari de l'après-midi quand soudain...des girafes au point d'eau sous le ponton… Trop fort!😏

Puis, safari riche en animaux. On a vraiment de la chance, éléphants, impalas, zèbres, kudus, chacal et hyènes.
Celui-là va tenter de nous intimider en agitant ses oreilles. Ca marche très bien avec Philippe et surtout Brigitte 😛
C'est vrai que c'est toujours impressionnant de voir ces grosses bêtes s'avancer vers vous en agitant les oreilles, encore plus quand c'est la 1ère fois...

Et on va finir la journée en beauté avec l'approche à pied d'un énorme rhinocéros. Notre coeur bat la chamade. Et encore une fois, maladresse, mauvaise réglage de l'appareil photo et photos ratées🤪 Cela restera dans nos têtes 😉
J5 3 Oct Aujourd'hui, safari voiture puis marche dans le bush Journée très riche Grosse rigolade quand Philippe sort de son sac à dos son attirail offert par ses filles (sifflet/boussole/thermomètre)
Petite mésaventure quand on reprend la voiture, crevaison ! La 1ère (et j'espère la dernière!) de tous nos voyages...
Gideon éclate de rire quand Patrice puis Philippe se joignent à lui pour la réparation 😉évènement principal de la journée : approche à pied de 3 rhinocéros ...

Gideon est déçu de ne pas avoir trouvé les lions, mais ce n'est vraiment pas grave. Nous avons déjà tant vu !
J6 4 Oct Dernière matinée à Nyala Lodge avant de partir au Kruger Gideon nous appelle…les lions sont venus cette nuit rôder près de la porte d'entrée du lodge!🤪 Dire qu'on les a chercher la veille! On ne verra d'ailleurs pas 🤪 …pas grave, c'est comme ça 😉 Encore plein d'animaux et….

une hyène encore couverte du sang de son dernier (et probablement récent) repas
et son bébé
L'Inde et ses voyeurs... English translation pending
Bonjour,
Après un mois en Chine, nous venons de passer le mois de novembre 2013 en Inde. C'était mon premier séjour dans ce pays, le sixième pour mon conjoint qui n'y était pas revenu depuis 15 ans !
J'ai découvert un pays à l'abandon, corrompu, sale, bruyant, je m'y attendais et je m'y suis habitué assez rapidement.Ce qui m'a semblé par contre insupportable, difficile à vivre, ce sont les regards lourds et constants des innombrables voyeurs. Mieux qu'un long discours, regardez les deux photos ci-dessous, la première je l'ai prise juste après l'arrivée de cette jeune femme sur la plage de Kovalam, la seconde dix minutes plus tard !
Si le guide du routard mentionne bien que l'on doit s'habituer aux regards insistants des voyeurs, j'ai fini par ne plus quitter la piscine de l'hôtel. Impossible de les ignorer, ils me suivaient jusque dans l'eau, me photographiaient, venaient se planter à deux mètres de moi, me touchaient parfois , que je sois seule ou avec mon conjoint. Certains indiens m'ont dit: c'est de la simple la curiosité, ce n'est pas ce que j'ai ressenti, c'était des regards qui violaient mon intimité, sales et insistants !
C'était ma première visite dans ce pays, c'était aussi la dernière, je veux pouvoir me promener dans la rue normalement, me baigner sans être obligé de porter un sari...
l'Inde est un monde sans femmes, à Ahmedabad, nous avons passé une semaine sans en croiser plus d'une dizaine, dans le métro de New Delhi, un soir, j'ai fait remarqué à mon chéri que sur les trois cent personnes qui attendaient sur le quai, j'étais la seule représentante du sexe féminin.
Par contre j'ai adoré la Chine...nous avons un blog sur nos voyages en Asie, le temps de classer nos notes et les 3000 photos prises en deux mois , vous y trouverez le récit de ce dernier voyage... zzacky.eklablog.com




Préparation de voyage au Pérou English translation pending
Je suis en retraite dans 1 mois, je me fais opérer du genou et je prépare mon premier voyage de retraité pour 2015 au Pérou.
Accompagné de ma femme de mon frère et de ma belle-soeur notre souhait serait de prendre un vol sec A/R et de partir à la découverte du Pérou 3 semaines avec un guide, loger chez l'habitant etc...
Est-ce que quelques personnes pourraient me guider en me racontant comment ils ont organisé leur voyage dans le même style. Trouver le guide, les hébergements et le circuit idéal.
Merci de vos réponses.
Aller dans les Alpes en train English translation pending
Bonjour à tous!!!
je prévois aller passer une semaine à Paris l'été prochain. J'ai une folle envie d'aller voir les Alpes. Est-ce possible d'aller voir les Alpes françaises ou suisses en train à partir de Paris et ce pour une promenade d'une journée? Existe t-il une compagnie ferroviaire qui offre cette opportunité? j'ai fouillé sur internet mais je ne trouve pas de circuit. Est-ce que c'est parce que ça n'existe pas? Que me conseillez-vous sinon? Je n'ai pas le choix de faire une escale pour la nuit? Je voudrais juste aller voir les paysages aux alentours de la France.....Il me semble que j'avais déjà vu ça à la télé....
merci de prendre quelques minutes pour me donner vos conseils!!!🙂
marmousse
je prévois aller passer une semaine à Paris l'été prochain. J'ai une folle envie d'aller voir les Alpes. Est-ce possible d'aller voir les Alpes françaises ou suisses en train à partir de Paris et ce pour une promenade d'une journée? Existe t-il une compagnie ferroviaire qui offre cette opportunité? j'ai fouillé sur internet mais je ne trouve pas de circuit. Est-ce que c'est parce que ça n'existe pas? Que me conseillez-vous sinon? Je n'ai pas le choix de faire une escale pour la nuit? Je voudrais juste aller voir les paysages aux alentours de la France.....Il me semble que j'avais déjà vu ça à la télé....
merci de prendre quelques minutes pour me donner vos conseils!!!🙂
marmousse
Québec: que faire entre Ottawa et la Malbaie English translation pending
Bonjour à tous. Je dois partir en vacances au Québec en juillet 2014 avec mme et nos filles de 13 et 9 ans et suis à la recherche d'infos pour organiser notre voyage. Hébergement en chalet au bord de l'eau à prix raisonnable( 100 euros par nuit), hebergement sur Montréal et toute info sur que faire, que voir. Merci beaucoup pour vos réponses. Norbert
Les Philippines plus belles que les Françaises... la preuve! English translation pending
Miss Philippines, Megan Young, a remporté samedi le titre de Miss Monde, juste devant Marine Lorphelin Miss France, au cours d'une cérémonie sur l'île indonésienne de Bali.
Félicitations à toutes les deux. 😎 😎
Félicitations à toutes les deux. 😎 😎
Notre voyage à Paris English translation pending
Dernièrement je vous ai posé des questions sur Paris les appartements et le transport. Nous sommes revenu le 17 août et nous avons fait un superbe voyage. J'avais loué un appart dans le coins des Gobelins, très bon emplacement. Proche de tous les commerces et des métros et bus. Un coup que j'ai compris le fonctionnement des trajets de métro aucun problème. Nous avons eu que du beau temps. Nous avons visité les champs Élysées, la tour Eiffel, Trocadéro, Notre Dame, le Louvre, Disney, Montmartre, le cimetière du Père Lachaise, Versailles, St-Germain des Prés, le Luxembourg, jardins des plantes, Quartier latin etc......je fut surprise par le nombre de SDF et de mendiants rencontré un peu partout. J'ai bien apprécié le bon vin qui coûte pas cher. Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont répondu à mes questions. Vous êtes super!!
3 semaines au Pérou en août 2013 English translation pending
Salut,
ben voilà c'est terminé.
Comme pour tous mes grands voyages j'ai écrit un carnet avec des conseils plus que mes histoires personnelles.
Le contexte : Nous devions partir à deux couples, et pour des raisons de santé nos amis n'ont pu venir, donc on est parti à deux. De plus ma chère et tendre s'est fait une méchante entorse de la cheville en mars et la souplesse n'est pas revenue, donc les treks prévus ont été annulés.
Je commencerai par le carnet de bord, puis l'avis sur les hôtels et enfin divers conseils.
Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.
Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.
Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.
Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.
Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
Premier séjour au Japon English translation pending
Bonjour,
Vu qu'il y a de bons connaisseurs du Japon j'en profite pour y avoir quelques suggestions sur notre parcours. Nous partirons avec notre fille de 8 ans un peu plus de 3 semaines (sur place) en mars 2014 et j'avais comme idee de faire a peu pres ce circuit sans vraiment avoir verifier le mode de transport mais quand je regarde je pense que c'est assez logique. Il s'agit d'un sejour classique mais vu que c'est une premiere on va deja explorer avant de courir...
J1 a J6 - Tokyo J7 a J8 - Mont Fuji, est-il interessant d'y dormir une nuit ou y partir pour la journee depuis Tokyo a plus de sens. Nous ferons pas de grimpette sur le volcan mais si fin mars nous avons possibilite de prendre le telepherique ou/et le bateau sur le lac se rait tres bien. Maintenant quelle ville est la plus interessante si on part pour 2 jours (Hakone?) ou pour la journee ? Fuji-Yoshida ou Kawagushi-ko J8 a J10 - Takayama J11 a J13 - Kanazawa J14 a J18 - Kyoto J19 - Osaka
Il me reste donc 6 jours de plus a rajouter, est-ce que je les inclus dans une des villes ou je tente de descendre plus au sud ? Nous arriverons sur Tokyo le 23 mars et repartirons le 17 avril. Compte tenu que nous ne parlons pas japonais je ne sais pas si on devrait s'aventurer plus loin et surtout dans plus de villes. Nous aimons surtout la nature, les animaux, et sommes tres interesses ar les cultures diverses. Nous avons effectue un premier sejour en Asie il y a 2 ans pendant 5 mois (Thailande, Laos, Cambodge, Vietnam, Malaysie) et l'annee derniere nous nous sommes aventures en Mongolie pendant 1 mois et 2 semaines en Coree du Sud. Pas de probleme pour trouver notre route, nous sommes assez debrouillard mais j'avoue que le Japon me rend un peu plus nerveuse !
Merci a ceux/celles qui voudront bien me donner quelques idees sur ce parcours !!
Vu qu'il y a de bons connaisseurs du Japon j'en profite pour y avoir quelques suggestions sur notre parcours. Nous partirons avec notre fille de 8 ans un peu plus de 3 semaines (sur place) en mars 2014 et j'avais comme idee de faire a peu pres ce circuit sans vraiment avoir verifier le mode de transport mais quand je regarde je pense que c'est assez logique. Il s'agit d'un sejour classique mais vu que c'est une premiere on va deja explorer avant de courir...
J1 a J6 - Tokyo J7 a J8 - Mont Fuji, est-il interessant d'y dormir une nuit ou y partir pour la journee depuis Tokyo a plus de sens. Nous ferons pas de grimpette sur le volcan mais si fin mars nous avons possibilite de prendre le telepherique ou/et le bateau sur le lac se rait tres bien. Maintenant quelle ville est la plus interessante si on part pour 2 jours (Hakone?) ou pour la journee ? Fuji-Yoshida ou Kawagushi-ko J8 a J10 - Takayama J11 a J13 - Kanazawa J14 a J18 - Kyoto J19 - Osaka
Il me reste donc 6 jours de plus a rajouter, est-ce que je les inclus dans une des villes ou je tente de descendre plus au sud ? Nous arriverons sur Tokyo le 23 mars et repartirons le 17 avril. Compte tenu que nous ne parlons pas japonais je ne sais pas si on devrait s'aventurer plus loin et surtout dans plus de villes. Nous aimons surtout la nature, les animaux, et sommes tres interesses ar les cultures diverses. Nous avons effectue un premier sejour en Asie il y a 2 ans pendant 5 mois (Thailande, Laos, Cambodge, Vietnam, Malaysie) et l'annee derniere nous nous sommes aventures en Mongolie pendant 1 mois et 2 semaines en Coree du Sud. Pas de probleme pour trouver notre route, nous sommes assez debrouillard mais j'avoue que le Japon me rend un peu plus nerveuse !
Merci a ceux/celles qui voudront bien me donner quelques idees sur ce parcours !!
Itinéraire de 2-3 semaines en France English translation pending
En juin prochain, moi et ma copine allons passer 2 à 3 semaines en France. Nous commencons à établir un itinéraire mais n'avons pas encore décidé sur le temps et les régions mise à part entre 5-7 jour à Paris.
J'aimerais d'abord et avant tout avoir vos expérience sur le temps requis pour bien visiter chacune des régions puis vos recommandation à propos de ses régions.
-Le Havre -Caen -Saint-Malo -Saint-Brieuc -Brest -Quimper -Nantes -Angers -Bordeaux -Le Mans -Tours -Limoges -Reims -Dijon -Lyon -Grenoble -Montpellier -Toulouse -Marseille -Nice -Cannes
Bien sur je n'irai pas visiter tous ces régions mais je veut me faire un petit itinéraire pour quelque une si possible.
Merci
-Le Havre -Caen -Saint-Malo -Saint-Brieuc -Brest -Quimper -Nantes -Angers -Bordeaux -Le Mans -Tours -Limoges -Reims -Dijon -Lyon -Grenoble -Montpellier -Toulouse -Marseille -Nice -Cannes
Bien sur je n'irai pas visiter tous ces régions mais je veut me faire un petit itinéraire pour quelque une si possible.
Merci
Bons plans en Guadeloupe English translation pending
Bonjour
Voila , je vais partir en Guadeloupe "que je ne connais pas, pour 2 semaines
en février (St francois) 4 adultes.
Sachant que j'ai une voiture pour la durée du séjour qu'elles sont les choses a faire
(visite , excursions , petite randos , resto pas trop cher , plages tranquille etc, etc.)
Merci a vous tous pour vos réponses
Visite de Montréal en un jour English translation pending
salut
je serai à Montreal pour le boulot.
j'aimerais en profiter pour visiter la ville. EN pratique je serai libre une soirée et toute la journée du lendemain.
est-ceje sais que c'est pas suffisant pour vraiment connaitre la ville mais est-il possible d'avoir un apercu de la ville pendant ce temps? que conseillez-vous?
merci
merci
Retour de la mer Noire sur le Deliziosa du 29 juin au 12 juillet 2013 English translation pending
Bonjour,
Cette fois, je ne vais pas effectuer un récit détaillé, d'autant que cat1505 a donné des informations nombreuses sur ce parcours.
Impressions générales :
L'itinéraire nous a beaucoup plu et personnellement, j'ai été agréablement surpris, car j'étais un peu inquiet par rapport à certains commentaires.
Nous avons bénéficié d'un temps excellent et pas trop chaud, malgré la saison (29/06 au 12/07).
Le Deliziosa, déjà emprunté l'année dernière à l'occasion d'une croisière dans les fjords est un bateau agréable malgré sa taille.
A la différence de notre précédente croisière, il était complet, environ 2700 p (1500 italiens et 500 français) dont beaucoup d'enfants compte tenu des vacances scolaires...
Hormis la piscine qui était quelque peu "squattée" par les enfants, ce qui est bien compréhensible, ils m'ont semblé bien raisonnables.
A noter que nous occupions une cabine balcon et que nous fréquentions assez peu les espaces publics.
Le personnel "proche"(cabiniers et restaurants) a été parfait, tant par leur amabilité que par leur professionalisme.
La nourriture était convenable, mais sans plus, comme sur la plupart des bateaux de croisières, mais nous ne faisons pas des croisières pour la gastronomie.
Après mon expérience un peu décevante sur Celebrity et bien que n'étant pas un grand amateur des animations, j'ai retrouvé une ambiance beaucoup plus festive, avec de véritables soirées de gala, totalement inexistantes sur Celebrity.
Les escales : Katakolon Escale obligée qui ne présente pas d'intérêt particulier si l'on a déjà visité Olympie (d'autant que nous avions également déjà visité un peu l'arrière pays).
Mikonos Débarquement en chaloupes. Charmant petit port Grec avec ses maisons blanches et ses moulins.
Izmir Ayant déjà eu l'occasion d'y faire plusieurs escales où nous étions allés à Ephèse et visité la ville, nous nous sommes contentés d'une grande promenade à pieds jusqu'à la tour de l'horloge par le bord de mer.
Istambul Ville magnifique aux multiples facettes. Cette fois, nous avons choisi une promenade en bateau jusqu'à Eoyu, pour nous rendre au café Pierre Loti et déguster un "café Turc" avec une vue magnifique sur la corne d'or. Nous nous sommes ensuite rendus au sommet de la tour de Galata d'où l'on bénéficie d'une vue exceptionnelle à 360° sur Istambul. Repas au bord du Bosphore et après avoir traversé le pont de galata avec ses pécheurs et ses restaurants, nous avons visité la mosquée Eyudi, moins célèbre mais également très intéressante. Après avoir passé un moment dans le bazar Egyptien, nous sommes retournés admirer encore une fois, de l'extérieur, la mosquée bleue et Sainte Sophie. A noter que la visite d'Istambul s'effectue facilement en utilisant les bateaux et le tramway.
Les escales : Katakolon Escale obligée qui ne présente pas d'intérêt particulier si l'on a déjà visité Olympie (d'autant que nous avions également déjà visité un peu l'arrière pays).
Mikonos Débarquement en chaloupes. Charmant petit port Grec avec ses maisons blanches et ses moulins.
Izmir Ayant déjà eu l'occasion d'y faire plusieurs escales où nous étions allés à Ephèse et visité la ville, nous nous sommes contentés d'une grande promenade à pieds jusqu'à la tour de l'horloge par le bord de mer.
Istambul Ville magnifique aux multiples facettes. Cette fois, nous avons choisi une promenade en bateau jusqu'à Eoyu, pour nous rendre au café Pierre Loti et déguster un "café Turc" avec une vue magnifique sur la corne d'or. Nous nous sommes ensuite rendus au sommet de la tour de Galata d'où l'on bénéficie d'une vue exceptionnelle à 360° sur Istambul. Repas au bord du Bosphore et après avoir traversé le pont de galata avec ses pécheurs et ses restaurants, nous avons visité la mosquée Eyudi, moins célèbre mais également très intéressante. Après avoir passé un moment dans le bazar Egyptien, nous sommes retournés admirer encore une fois, de l'extérieur, la mosquée bleue et Sainte Sophie. A noter que la visite d'Istambul s'effectue facilement en utilisant les bateaux et le tramway.
Que voir au sud de Grenoble? English translation pending
Bonjour,
nous partons en Août pour une dizaine de jours au sud de Grenoble.
Nous devrions planter notre tente dans la commune de Vif.
Que nous conseillez-vous d'aller voir ? Sachant qu'on sera en plein rush touristique.
Nous avons 3 enfants (donc randos 10-15km maxi) et un chien (donc pas de parc naturels nationaux).
Nous aimons l'histoire, les vieux métiers, les vieilles pierres, les beaux villages et les paysages.
Le petit train de la Mure sera sans doute bondé à cette époque ?
Vous auriez des visites un peu en dehors des sentiers battus (et pas hors de prix) à nous conseiller ?
Merci d'avance.
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
Randonnée de deux jours en montagne accessible depuis Paris en train? English translation pending
Bonjour à tous!
Je souhaite faire une randonnée de 2 jours (3 jours si la destination est proche de Paris) pour le week-end du 15 août.
Je partirai de Paris en train donc je cherche un itinéraire facilement accessible en train (ou autre transport public), en montagne de préférence, mais peu importe l'endroit en France. J'aime beaucoup marcher donc je ne suis pas effrayée par quelques passages un peu difficiles (tant qu'ils ne sont pas dangereux et à la limite de l'escalade), s'ils permettent de voir de superbes paysages (montagnes, lacs...). Mais j'adore la photographie donc le but n'est pas non plus de faire une course en marchant 12h / jour.
L'idée serait de dormir dans des refuges ou sous la tente, le but étant de payer le moins cher possible (nous serons 2 étudiants à partir).
J'ai également une question qui peut paraître stupide : en montagne, peut-on poser sa tente n'importe où pour la nuit ?
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de répondre !
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de répondre !
Rencontre avec les Berbères dans le Haut-Atlas Marocain English translation pending
RENCONTRE AVEC LES BERBERES😎
Ce voyage est organisé pour me vider la tête, me ressourcer, me rétablir de ma rupture.
J’espère quitter le Maroc ayant fait mon deuil en bouclant le circuit (jargon de globe-trotter): la boucle de mon amour fini.
Je choisi le Haut Atlas pour ses paysages grandioses; je sais que ça m’aidera.
Un petit mot sur les Berbères. Ils sont marocains mais pas Arabes et sont vexés si on dit qu‘ils sont Arabes.. En fait, ils occupaient le Maroc bien avant les Arabes venus d’Arabie, etc… Ils parlent Berbère mais connaissent l’Arabe car ce n’est que depuis deux ans que le Berbère est permis à l’école. Ils sont accueillants mais toutefois, toujours un peu intéressés…. je crois moins que l’arabe. C’est mon avis personnel; mais comme partout, Il y a des biens et des moins biens.
Lundi 6 mai
A 17 heures, j’arrive à MARRAKECH, ville que je connais bien et que j’aime. Ce ne sera pas la dernière fois que j’y viendrais même si le circuit de l’amour est bouclé.
Je me rends à l’hôtel Ali pour changer mes devises avant de faire mon apparition à l’hôtel Faouzi où j’ai mes petites habitudes; l’accueil est chaleureux et les chambres propres. Je mange sur la grand place avant de me plonger dans un sommeil profond.
Mardi 7 mai
Je parcours la rue des Princes pour aller déjeuner à mon café habituel. Puis, je prends un bus pour aller à Supratours réserver un billet de bus pour Skoura. On me dit qu’il n’y a pas d’arrêt là; je partirai donc avec CTM. J’achète mon billet à 90 dirhams (9€). Un seul départ à 7H30 du matin. Ceci étant fait, je me balade à Bab Doukala espérant trouver un coordonier pour réparer mes baskets. Le travail est fait pour 30 dirhams. En attendant, je bois un thé à la menthe. Après avoir récupéré mes baskets, je rentre à pied par la médina. De nouvelles échoppes sont apparues, d’autres ont disparu.
J’achète de l’huile d’argan pour hydrater ma peau. Il fait très chaud. Après-midi, je fais un hammam de haute qualité et un massage chez Didi où je vais chaque fois.
J’ai organisé une rencontre OVS au café l’Atlas à 18H. Je sors du massage et file direct vers le bus pour me rendre à mon lieu de rencontre. Nous sommes cinq: deux françaises vivant à Marrakech, une marocaine, un marocain de Casa et moi la belge.
Après la rencontre, je vais boire seule une bière à l’intérieur. A cet instant, je me rends compte que c’est là que j’ai bu pour la première fois une bière avec Alain. Est-ce un hasard? Là aussi, je clôture… Je n’y retournerai plus.
Je finis la journée sur la place animée; je mange du mouton et bois un thé aux épices.
Mercredi 8 mai
Debout à 5H45. Je prends un taxi pour CTM; en bus, il y a un bout de chemin à pied.
Je déjeune à la gare. Départ à 7H30. Assise à côté d’un vieux monsieur, il me raconte plein de choses intéressantes sur la région de Skoura. J’ai oublié les 3/4. C’est trop à la fois. Je dois écrire pour retenir. Il rentrait après une opération du cœur à Rabat.
Arrivée à SKOURA à 13H. J’appelle le proprio de la kasbah la Datte d’Or, qui vient me chercher. C’est une bonne petite adresse mais je pensais qu’elle se trouvait dans la palmeraie mais elle est dans le village. Je me détend dans ma chambre jusque 16H. Puis, je me force à sortir sous le soleil de plomb. Je me lance dans la première partie de la palmeraie. Je longe un chemin pierreux sous la chaleur étouffante avant de bifurquer vers un sentier au bout duquel j’analyse la texture d’une vieille kasbah en ruine; c’est du pisé soit de la terre, du foin et quelques pierres par ci par là; le tout mélangé faisait tenir les mille et une kasbahs de la vallée du Dadès!
Je continue à aller et venir, me perdant dans la palmeraie sans perdre de vue le plan dans ma tête afin de ne pas m’éloigner trop. Après deux heures, je fais une pause méditative avant de rebrousser chemin pour rentrer sous le soleil plombant.
Après la douche, je descends me détendre au jardin en sirotant un thé à la menthe et attendant le repas du soir qui sera une tagine maison copieuse et délicieuse. Le personnel n’est pas très souriant; c’est dommage…
Jeudi 9 mai
Ce matin, je compte aller marcher dans la grande palmeraie mais Abdel, le patron du gîte, demande à un jeune couple si je peux les accompagner aux gorges Sidi Flat. Je suis un peu gênée mais le courant passe et nous partons vers 10H.
Après un chemin de piste, nous entamons une descente à pied vers les petites mais jolies gorges décorées au passage par des lauriers roses. Les semelles de mes baskets sont lisses; je fais attention de ne pas glisser. Boum! je m’étale m’éraflant le genou.
Profitant que le couple pousse un peu plus loin que moi la randonnée, je me baigne dans la rivière limpide; je n’ai pas de maillot; je me déshabille discrètement et suis nue sous mon paréo. Mais, il n’y a pas une âme aux alentours. Le courant de la rivière est très fort; je me régale mais j‘ai du mal à résister car je me fais emporter. J’ai beaucoup de difficultés à rejoindre la berge sous l’œil attentif mais lointain du jeune couple qui vient me chercher ayant trouvé un coin d’ombre sur les rochers volcaïques. On y pic nique puis on se repose. La détente est assurée; nous sommes tous trois en osmose, profitant du silence et du paysage, piquant un petit somme.
Le pire est le démarrage car le soleil plus brûlant que jamais. Après une heure de marche, on retrouve la voiture plutôt dire le sauna roulant. Quelle belle aventure!
Au retour, nous passons dans un village berbère authentique puis prenons la piste durant dix kilomètres. A plusieurs reprises, nous voyons des lézards énormes de couleur jaune-vert-orange: magnifiques; difficile à photographier car ils se sauvent après nous avoir narguer. Ils mordent si on les ennuie et ne lâchent pas leur proie…
Le soir, nous mangeons ensemble un copieux couscous.
Vendredi 10 mai
Je pense repartir avec le bus CTM mais à cause du festival des roses, il est complet. Je prends un taxi collectif qui m’emmène en 1 heure à EL KEELA EL GOUNA.
Un cousin de Youssef, proprio de la kasbah, vient me chercher avec un ami. Nous mangeons une tagine, faisons des achats de produits de roses avant d’arriver à la Kasbah AMNAY à 26 km. C’est la vallée des roses à BOUTAGHAR. L’endroit est magnifique. C’est le calme que je voulais, vraiment l’endroit recherché. Je suis seule dans l’établissement. Le paradis. L’accueil est chaleureux.
Samedi 11 mai
A 11H, départ pour un circuit pédestre de 4H dans la vallée des roses accompagnée d’un guide de fortune. Il n’y a pas de mots assez forts pour dire combien c’est beau. Je suis fatiguée mais vraiment heureuse d’avoir fait cette marche de dix kilomètres.
J’ai vu des roses mais pas trop toutefois en cet endroit, beaucoup de figuiers, des amandiers, des hautes vignes, des dames lavant leur linge dans la rivière. J’ai joué au funambule pour passer le pont qui n’était qu’un fin tronc d’arbre. Cette rando m’a vidé la tête pour faire place au plaisir des yeux au milieu de cette vallée entourée de montagnes. J'ai des piqûres de puces ou de moustiques!
Je descends au jardin et rencontre un pharmacien d’El Keela venu se relaxer fuyant le festival surpeuplé.
Il a amené des bières, m’en propose, j’accepte volontiers.
Nous soupons avec Hassan, maître des lieux. Dernière soirée dans cet Eden. J’ai promis d’y revenir au retour!!! Hassan est content!!!!
Dimanche 12 mai
C’est la fête des mères en Belgique. Je téléphone à maman qui me dit qu’il fait froid. je vais déjeuner sur la terrasse où là, il fait bien chaud. Je me relaxe sur les pierres et m’endors un moment. C’est le départ. Le pharmacien m’emmène à mon nouveau hôtel.
En passant par El Kelaa m'Gouna où il fait bondé, j’achète des produits de soin à base de roses.
Je suis maintenant dans la vallée du Dadès dans le douar (village) de TAZAKHT à 30 Km. Je ne suis plus au calme; l’hôtel Mandar Saghrou Tazakht est situé le long de la seule route qui relie Ouarzazate à Errachidia.
Fin d’après-midi, Hassan me rejoind avec un cousin pour faire un petit tour dans les champs remplis de roses. Je mange une tagine pas trop bonne dans ma chambre... pas marrant ça... Journée pas très enrichissante… Fatigue de hier et retour au bruit…
Lundi 13 mai
Hassan qui est de cette région vient me chercher pour visiter les champs; il connait tous les détours par cœur; c’est là qu’il a grandi. Seule je me serais perdue ou je n’y serais pas allée. Au cours de ma balade de 3H, je vois de nombreuses roses, assiste à la cueillette et à la pesée. Lorsque les femmes ont ramassé les roses, elles les portent à un peseur qui les payera 13 dirhams (1,3€) le kilo…. Celles-ci sont envoyées en usine pour extraire l‘huile essentielle qui sera exportée à l‘étranger pour y faire des parfums de qualité.
Les produits faits à El Keela m’Gouna sont fait par de petits industriels et n‘ont aucun label de qualité d‘où le prix attractif.
Aux champs, les femmes cueillent les roses, arrachent les herbes dans le blé et les hommes chargent les ânes et les mules.
Hassan me fait voir le cimetière juif puis m’emmène dans sa famille manger la tagine. Les femmes m’offrent des roses séchées qui arrivent chez moi en état de poudre... Ben oui 😠 quoi, après un circuit d'un mois...
Son frère est instituteur comme lui l’a été ainsi que leur père. L’école se trouve à côté de la maison. Je suis invitée à m’y rendre. Surprise en passant la tenture de l’école, les 25 élèves se lèvent et chantent pour moi. Gros moment d’émotion car je n'ai jamais eu droit à un tel privilège😄 . Ils comptent en français, récitent l’alphabet sous l’œil vigilant du prof. J’achète 25 gâteaux et du fanta à boutique voisine. C’est la fête pour eux. Moi, je me remets de mes émotions.
Je vais en ville où le calme est revenu vu que le festival est terminé. J'y visite l’usine de roses, achète de l’eau de rose.
Il y avait ici une terrible prison qui renfermait les hommes ayant des opinions opposées au roi Hassan II. Les prisonniers vivaient dans le noir, étaient piqués des scorpions, ne savaient la date que de festival en festival. Les pratiques étaient austères. Quand le roi fut questionné par une journaliste d’Algésiras, il s’est contenté d’allumer son cigare et répondre: madame, ici c’est la capitale de la rose…
Petit tour à la rivière puis retour à l’hôtel. Journée bien remplie...
Mardi 14 mai
Départ pour la vallée du Dades, gîte des Jardins de Dades à 6 km de BOUMALNE. Très mauvaise adresse; le personnel est glacial, le matelas dur, la nourriture infecte.
Hassan a décidé de ne pas me quitter!!! nous marchons 3 H en passant par le village et en montant voir l’autre côté de la montagne… Je suis fière de moi quand même. Quand Hassan part, je continue à vagabonder dans les champs avant de rejoindre l’auberge. A ce moment, Je ne compte pas faire les gorges car déjà faites avant.
Mercredi 15 mai
J’ai très mal dormi sur ce matelas dur comme une planche. Départ pour la maison d’hôte Valentine dans les gorges de Thodra. J’attends un taxi devant l’auberge mais ce sont des français qui finalement me chargeront jusqu’à Boumalne. De là, je prends le bus local pour TINGHIR. Le paysage tout au long de la route est magnifique. Dans la ville, je prends un taxi collectif pour les gorges de Toudra. A la maison d’hôte, je refuse la chambre trop petite et fenêtre très haut placée. Karim me transfère. Après un bref repos, je mets mes chaussures de marche et direction les gorges. 4 H parmi ce décor féérique. Je les trouve plus jolies que celles de Dades.
On me propose de faire le tour de la montagne pour voir les nomades. Trop dur… Je refuse...
Je fais une balade dans les gorges d’une splendeur inexplicable. Beauté à l’état pur!
Le soir, après la tagine, je bois du vin à la terrasse avec Aissam sous le ciel étoilé.Jeudi 16 mai
Après une courte nuit, je vais me promener dans la palmeraie avec Aissam qui me guidera. Heureusement, seule je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait. Par de petits chemins qui n’en sont pas, en fait, j’arrive à la source des poissons sacrés. On fait du stop pour rentrer. Après-midi, je pars seule refaire les gorges, toujours émerveillée…
Vendredi 17 mai
Je pars à IMILCHIL, ville où les fiancés se marient tous ensemble lors d’un grand festival en septembre. On les marie en 3 min du moment qu’ils ont leurs papiers.
Je compte aller en bus mais Aissam veut m’accompagner et trouve une voiture. Je me laisse séduire par la proposition qui finalement je regrette car ce n’était prévu dans mon budget. Mais bon, l’erreur est humaine…
Avant de partir, je rejoins la rivière par les jardins de la palmeraie jusqu’aux gorges.
Départ à 2H. La vue tout le long du chemin est spectaculaire. Des montagnes à perdre de vue, des petits villages d‘un autre monde...
Après 2H30, arrivée à Imilchil. Il y a deux lacs: selon une légende, il y a le lac de la femme et celui de l‘homme. On voit le premier mais le lac de l’homme doit se faire à pied ou en 4/4. Sous réserve: propos d‘Aissam…donc on ne le fait pas...😠 trop froid et vent.
Aissam propose qu’on loge à TAMTATOUCHE (19 km des gorges) à l’auberge des Amis. Confort au rendez-vous; le prix aussi!!!!
Samedi 18 mai
Je retourne à BOUMALNE et décide finalement de faire les gorges du DADES pour voir la différence avec celles de TOUDRA.
Après un conflit avec Aissam qui me réclame plus d‘argent que prévu (qu'il n'aura pas bien entendu), j’embarque dans un taxi collectif pour Boumalne puis dans un second pour arriver aux gorges.
Je tente l’auberge TISSADRINE. Je suis bien accueillie et le prix me convient. Je me repose un peu puis prend la route vers le col; j’abandonne vite et continue en stop. J’arrive au bord de l’oued; j’y étais déjà venue il y a 2 ans avec une copine canadienne. J’admire l’endroit majestueux et me lance alors le défit de retourner à pied: 7 km avec des difficultés et route en lacets. Je m’arrête régulièrement pour ne fatiguer ni le cœur ni les pieds. Je fais de nombreux arrêts, VIVE le plaisir de voyager seule… Malgré qu’on propose de m’emmener, je refuse et continue ma randonnée. Je suis fière de moi; j’ai gagné le défit. Je dors la nuit comme un bébé.
Dimanche19 mai
Je décide de rester là une 2ème nuit. Le garçon m’explique une balade à faire le long de l’oued. La randonnée dure 6 H et se fait dans un calme étourdissant, rien que le bruit de la rivière et mon souffle. Je traverse la rivière sur un tronc d’arbre tel un funambule, bras à l'horizontale pour garder l'équilibre. J'arrive au bout de mon tronc de 4 mètres de long qui paraît 4 kilomètres... ça relève du miracle!
Je croise des enfants en arrivant au village où je fais du stop pour me rendre 18 km plus loin visiter la kasbah du GLAOUI à Ait-Moutel. Amine, le jeune marocain de Rabat qui me prend en stop est en visite lui-même. Je lui explique que nous allons passer devant la falaise de TAMLALT qu’on appelle vallée des doigts de singes ou vallée des corps humains. Il fera la visite de la kasbah avec moi.
Je fais du stop pendant 4 km afin d’aller voir les cascades. Je me fais expliquer le chemin par le patron de l’hôtel des cascades. Ca parait rude mais j’y vais. A mi-chemin, je rencontre 2 filles m’induisent en erreur et me font monter voir la source; elles ont confondu avec cascades. Je râle. Je dois redescendre accompagnée d’un marocain cette fois pour arriver à la première cascade. Je n’irais pas voir les suivantes car il faut escalader. Je reste là un moment pour prendre un bain de pieds et profiter du bruit de l'eau.
Re-départ pour l’ascension afin de rejoindre la route. Taxi pour l’hôtel où un festin m’attend.
Lundi 20 mai
Je quitte les gorges de Dades à midi; l’endroit était sympa. J’y serais encore restée mais j’ai un autre engagement: repasser par BOUTAGRAR: la vallée des roses.
Je fais la première partie du trajet avec le jeune homme de l’hôtel qui me laisse au village pour prendre le taxi collectif de Boumalne. Puis bus pour El Keela m’Gouna; enfin, taxi collectif jusqu’à la kasbah. C’est le parcours du combattant…Il fait chaud.
Après le thé, j’apprends des mots français à Haida; ça relève du défit…On se marre! Je vais au village recharger les piles de mon appareil photo, me doucher et me détend en attendant la tagine (hé oui, encore 😐) et l’eau de vie que je ne boirai pas.
Mardi 21 mai
Ce matin, avec Saïda, la femme de ménage de 22 ans, j’escalade une montagne pour arriver sur un plateau d’où on peut voir tous les versants. 3H pour faire l’aller-retour. L’ascension et la descente sont périlleuses; on glisse plusieurs fois. J’ai vu deux énormes sauterelles: une verte la plus petite et une énorme que j’ai cru être une pierre car elle était grise; je l’ai un peu assommée en lui jetant une pierre dessus pour m’assurer que c’était une bête. Elle ne savait plus s’envoler et je m’en suis voulue mais à force de l’aider en la poussant, elle est repartie…. ouf... J'ai eu peur.
Après-midi, Saîda me fait un bon massage à la crème de rose. Quoi de plus naturelle dans la vallée des roses!
Le soir, un bon couscous mais comme à mon habitude, j’ai mangé trop vite car trop bon…. Résultat…. Tout le monde, le connaît!!!!
Mercredi 22 mai
Je quitte Boutharar pour me rendre à l’oasis de Fint à 15 Km de OUARZAZATE dont 10 km de piste…Pour m’y rendre: taxi collectif de Boutharar à El Kelaa m’Gouna, puis taxi collectif pour Ouarzazate; c’est dur; le chemin est long, il fait chaud; on est serré comme des sardines. A Ouarzazate, ça se complique car pour l’oasis de Fint, pas de taxis collectifs. Les privés demandent 300 dirhams. Je téléphone au gîte; il m’envoie un client français pour venir me chercher. Je n’aime pas Ouarzazate. J’arrive en fin d’après-midi à Fint. Effectivement, ce petit oasis est une merveille mais je découvrirais demain….
Le soir, nous fêtons le départ de l’hôte français qui a séjourné un mois là-bas!
Jeudi 23 mai
Découverte de l’oasis de Fint. Je croise un paysan avec qui je poursuis la visite durant 4H. S’il y a un endroit qui ressemble au paradis, c’est ici. Entre montagnes, rivières, petites cascades, lauriers roses, arbres fruitiers, il y a le silence. Il doit certainement aussi avoir le serpent 😉 mais en tout cas, il y a le bruit des grenouilles, des oiseaux et d’un animal qui aboie dans la montagne; je fini par l’apercevoir. Il est roux, a la taille d’un renard et descend de la montagne pour venir boire. En chemin, je mange des petits abricots. Je termine la boucle en passant par l’école des trois villages du Fint. Le paysan m’invite à boire le thé et à manger chez lui. Je rentre et m’endort pendant 3H. Je commence à être très fatiguée…
Vendredi 24 mai
Je quitte l’oasis de Fint à 9H, profitant qu’Abdou doit se rendre à Ouarzazate car il n’y a qu’un bus et il est passé depuis longtemps. De là, je prends un taxi collectif pour TELOUET à 85 km. Je dormirai au Lion d’Or; bâtiment datant de 5 siècles avant la construction de la kasbah qui a 2 siècles. Le paysage est surprenant, changeant de couleur avec un décor différent à chaque instant. Ce village est renommé pour la kasbah du pacha El-Glaoui. On voit toujours le salon, le harem, la chambre à coucher avec des décorations en mosaïque et des tapis de soie au mur. Je fais un tour dans la vallée. Ali me fait voir le village des esclaves et un autre avec son hôpital. On passe par la kasbah du grand père du Sultan; il ne reste qu'un pan de mur... difficile de se rendre compte...
Le samedi 25 mai
J’ai décidé de ne pas marcher aujourd’hui mais à 2H, je ne tiens plus; j’enfile mes chaussures et vais faire une marche méditative dans la montagne. Je fais une boucle de 3-4 km qui me fait psychologiquement le plus grand bien.
Je comprends lors de cette méditation que mon objectif principal est atteint.😉
Je me suis retrouvée face à moi-même durant 18 jours et ça fait réfléchir.
Le dimanche 26 mai
Je prends le bus de 6H30 ce matin pour me rapatrier sur Marrakech. La route est magnifique. Je passe le col du Tichka d’où la vue vertigineuse coupe le souffle. A Marrakech, je vais à mon hôtel habituel (Faouzi).
Le lundi 27 mai
Hammam et massage chez Didi avant de conduire de or chez le bijoutier juif que m’a renseigné Hassan de Boutharar. C’est dans le quartier du Mélah. Je lui parle des photos que j’ai fait dans le cimetière juif de M’Gouna dont il est responsable; il est content.
Il agrandi ma bague, répare mes boucles d’oreilles et un bracelet pour 50 euros. Je vais à mon herboristerie habituelle. Je fais encore réparer mes baskets. Je me fais couper les cheveux 😛 puis passe à l’Escale boire une bière avant d'aller imprimer mon billet d’avion.
Mardi 28 mai
Bus pour la vallée d’Ourika à 11H30; taxi collectif pour SITI FATMA où j’ai réservé une chambre à la maison d’hôte Au bord de l’eau.
L’accueil de Martine (une compatriote) et de Poulou (portugais) est chaleureu. L’établissement est pimpant et la petite chambre sac ) dos magnifique; je me sens à l’aise. Apéro puis Poulou me cuisine un filet de viande de la vallée qui fond dans la bouche. Toutefois, les prix sont un peu excessifs surtout qu'ils ne sont pas précisés. Dommage...😕
Mercredi 29 mai
Je fais les cascades avec Brahim, un guide que Martine me conseille. La montée est rude mais le paysage de toutes ses montagnes est grandiose. A un moment, on voit les quatre premières cascades. J’arrête ma montée à la 5ème cascade. trop pour moi d’aller jusqu’à la 7ème. Pour faire ce tour, je mets 6H avec des arrêts réguliers. Je suis contente d’avoir fait ce trek: cerise sur le gâteau…
Jeudi 30 mai
Départ pour Marrakech pour ma dernière journée; je fais mes derniers achats.
Vendredi 31 mai
Retour en Belgique.
Ce voyage aura magnifique. Je suis contente d’avoir pris la décision de venir au Maroc plutôt que de retourner en Espagne.
J’ai raté mon objectif de partir léger et ai dépassé un peu mon budget.
J’ai réussi le plus grand objectif qui était de me vider la tête, me ressourcer et faire le deuil d'un amour fini.
Merci la vie pour ce cadeau…😉
Marie