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Un mois au Pérou: budget, auberge jeunesse et trajet? English translation pending
Bonjour,
Je quittent pour le Pérou le 30 avril pour 1 mois avec ma copine, nous avons une liste de place et attrait que nous voulons voir , mais je viens ici pour avoir vos ''in'' place ou coucher (auberge ou bien chez habitant ) on va voyager avec notre sac a dos , donc on en recherche pas le confort mais surtout une place fiable , j'aimerai aussi savoir votre budget pour un voyage semblable au notre (billet d'avion exclus du prix ), exemple nous on pensais a 1500 $ canadien pour deux ( bus, coucher, manger ) est-ce raisonnable ? donc j'attend de vos nouvelles merci beaucoup pour vos information !!!!!
nos arrivons a lima et pensons faire ica- nasca-atiquipa-arequipa-lac titicaca- cusco- machu pichu et si on a le temps le nord du Pérou aussi
Donc gêner vous pas plus d'information je vais avoir mieux je vais pourvoir visiter ce magnifique pays ;)
un petit bonjour du Québec
nos arrivons a lima et pensons faire ica- nasca-atiquipa-arequipa-lac titicaca- cusco- machu pichu et si on a le temps le nord du Pérou aussi
Donc gêner vous pas plus d'information je vais avoir mieux je vais pourvoir visiter ce magnifique pays ;)
un petit bonjour du Québec
Cherche bénévolat en Afrique, Amérique Latine... English translation pending
BON J'AI CHERCHE QUELQUES ASSOCIATIONS MAIS J'AI TROUVE LES PRIX DECOURAGEANT ..JE DOIS PAYER LE BILLET D'AVIONS ET L'HEBERGEMENT EN SACHANT QUE JE CHERCHE DU BENEVOLAT .
JE MENTIONNE QUE J'HABITE AU MAROC ETQUE JE SUIS ETUDIANTE DONC J'AI PAS ASSEZ DE MOYENS ä
😕😕😕😕😕 J'AIMERAIS PARTICIPER A UN STAGE HUMANITAIRE EN AFRIQUE EN AMERIQUE LATINE .......
😕😕😕😕😕 J'AIMERAIS PARTICIPER A UN STAGE HUMANITAIRE EN AFRIQUE EN AMERIQUE LATINE .......
Choisir trois villes pour dix-sept jours en Italie? English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a deux semaine j'ai fait plusieurs discussions parce que j'avais besoin d'aide pour mon voyage en juin.
J'ai acheté mon billet d'avion, je pars 17 jours en Italie.
Au départ je voulais faire Rome, Florence, venise et Cinque Terre, le problème est que je vais manquer d'argent, alors je voudrais savoir les 3 villes que vous garderiez...et combien de temps vous les visiteriez. J'arrive en avion et je repars de Rome.
Merci!!!
Il y a deux semaine j'ai fait plusieurs discussions parce que j'avais besoin d'aide pour mon voyage en juin.
J'ai acheté mon billet d'avion, je pars 17 jours en Italie.
Au départ je voulais faire Rome, Florence, venise et Cinque Terre, le problème est que je vais manquer d'argent, alors je voudrais savoir les 3 villes que vous garderiez...et combien de temps vous les visiteriez. J'arrive en avion et je repars de Rome.
Merci!!!
Tuk tuk à Siem Reap English translation pending
salut a vous les baroudeurs et les voyageurs. Si vous avez besoin d un tuk tuk pour visiter les temples d angkors, des pagodes, etc... voici un bon numero 012450511 . Il s appelle Rady , appeler le de ma part Pascal , sur place pour le reserver ou de france comme vous voulez.
et si vous souhaitez aller dans les villages kherms n hesitez pas a le lui demander , ( il n y a pas touristes)
Itinéraire d'environ vingt-quatre jours au Japon English translation pending
BOnjour,
Je pars au Japon en août pour environ 24 jours. Ce sera mon premier voyage dans ce pays. Beaucoup de questions subsistent. J'aurai un budget de 1500 euros pour profiter du pays et peut être plus. Je pense prendre le JRP mais je me demande s'il me sera nécessaire. Je voudrais passer le moins de temps possible dans les transports. Je souhaite voir:
- Tokyo et ses alentours: puis-je faire à chaque fois des AR pour ne pas dépenser au niveau de l'hébergement? - le Kansai: combien de temps dois-je y passer? Et quels sont les villes à ne surtout pas rater... - le Honshu: hormis Kanazawa, Nagoya et Nagano, que voir? - Hokkaido: Sapporo: inévitable? - Hiroshima, Nagasaki...
En gros je voudrais faire à le tour de chaque "région" du Japon.
- Avec le JRP, les déplacements seront-ils rapides? - Pour le logement loin de Tokyo, dois-je vraiment réserver à l'avance? Je n'ai pas de date fixe pour chaque départ
Si vous avez des suggestions à me proposer pour compléter mon circuit...
Merci d'avance.
Je pars au Japon en août pour environ 24 jours. Ce sera mon premier voyage dans ce pays. Beaucoup de questions subsistent. J'aurai un budget de 1500 euros pour profiter du pays et peut être plus. Je pense prendre le JRP mais je me demande s'il me sera nécessaire. Je voudrais passer le moins de temps possible dans les transports. Je souhaite voir:
- Tokyo et ses alentours: puis-je faire à chaque fois des AR pour ne pas dépenser au niveau de l'hébergement? - le Kansai: combien de temps dois-je y passer? Et quels sont les villes à ne surtout pas rater... - le Honshu: hormis Kanazawa, Nagoya et Nagano, que voir? - Hokkaido: Sapporo: inévitable? - Hiroshima, Nagasaki...
En gros je voudrais faire à le tour de chaque "région" du Japon.
- Avec le JRP, les déplacements seront-ils rapides? - Pour le logement loin de Tokyo, dois-je vraiment réserver à l'avance? Je n'ai pas de date fixe pour chaque départ
Si vous avez des suggestions à me proposer pour compléter mon circuit...
Merci d'avance.
Logement au Pérou English translation pending
Bonjour,
Nous partons 2 mois de juillet à août au Pérou soit 2 adultes et 2 enfants (3 et 8 ans ). Nous comptons partager notre séjour entre l'amazone et la cordillère.
Nous sommes à la recherche de bons plans pour nous loger. Soit de petits hôtels sympas à prix abordables Soit la possibilité de profiter de l' hospitalité locale.
Si d'expérience, vous disposez d'un carnet d'adresses sur ce sujet, merci de nous communiquer et de nous faire partager vos infos.
Nous disposerons également d'un excédant de poids bagages de 40 kg que nous n'utiliserons pas mais que nous sommes disposés à exploiter pour emporter des choses assez basiques afin de d'en faire profiter ceux qui en auraient besoin. Nous pensons à des vêtements d'enfant et des médicament ( essentiellement des anti-inflamatoire). Au sujet des médocs, y a t il une procédure pour déclarer ce genre de produit à l'embarquement et/ou au débarquement à Lima ?
Aussi, voyez vous d'autres choses essentielles qui vaille la peine pour remplir ce "coli" .
D'ores et déjà merci pour vos réponses et remarques.
Hughes
Nous partons 2 mois de juillet à août au Pérou soit 2 adultes et 2 enfants (3 et 8 ans ). Nous comptons partager notre séjour entre l'amazone et la cordillère.
Nous sommes à la recherche de bons plans pour nous loger. Soit de petits hôtels sympas à prix abordables Soit la possibilité de profiter de l' hospitalité locale.
Si d'expérience, vous disposez d'un carnet d'adresses sur ce sujet, merci de nous communiquer et de nous faire partager vos infos.
Nous disposerons également d'un excédant de poids bagages de 40 kg que nous n'utiliserons pas mais que nous sommes disposés à exploiter pour emporter des choses assez basiques afin de d'en faire profiter ceux qui en auraient besoin. Nous pensons à des vêtements d'enfant et des médicament ( essentiellement des anti-inflamatoire). Au sujet des médocs, y a t il une procédure pour déclarer ce genre de produit à l'embarquement et/ou au débarquement à Lima ?
Aussi, voyez vous d'autres choses essentielles qui vaille la peine pour remplir ce "coli" .
D'ores et déjà merci pour vos réponses et remarques.
Hughes
Préparation d'un vélo pour faire de longs trajets English translation pending
Bonjour, je prépare un long voyage a vélo, j ai déjà un vélo complétement équipé, seulement il me reste plusieurs point a éclaircir, je connais assez bien les vélos mais je n et pas l' expérience des longs trajets.
premier point, ma sacoche fixée sur le guidon n' a pas fixation rigide, seulement des sangles, de ce fait elle appuie sur les gaine des freins et dérailleurs, je me demandais si a la longue ça n' allais pas engendrer une usure prématurée des câbles et des gaines ?
deuxième point, comment ajuster au mieux la pression de pneus en fonction du poids sachant que je n ai pas de manomètre ?
Et enfin pour finir, et il nécessaire d' utiliser des par-boue avant et arrière ou seulement un a l' avant ( je me suis dis que les sacoches arrières me protégerais des projections d' eau ) ou voire aucun part boue pour éviter les embourbemments ?
Merci pour vos réponses !!!!
Fabien
Bed and Breakfast à Cusco (Pérou) English translation pending
Bonjour a tous,
Nombreuses sont les personnes qui postent sur ce forum pour avoir un avis sur des hotels à Cusco. J´en profite donc pour vous conseiller un bed and breakfast tenu par une jeune hollandaise et son copain péruvien. Le principe est simple: Ils ont un appartemenent et louent deux des trois chambres à des personnes de passage, que cela soit une nuit à plusieurs mois. Le prix pour une personne est de 10 dollar par nuit, 18 pour un couple, incluant petit déjeuner, et possibilié d´utilisation de la cuisine, machine a laver...
l´appartement est situé dans un condominium sécurisé pres de l´avenida de la cultura, à 5mn du centre en taxi (3 soles). les chambres sont bien équipées, spacieuses et confortables.
Ana et Paul sont très sympa, disponibles, et vous feront volontier visiter la ville. Ils organisent ègalement des tours dans la vallée sacrée... Ils partagent également volontier leur repas, montrent oú apprendre à danser la salsa avec leurs amis ou juste passer une bonne soirée.
pour plus d´informations vous pouvez me contacter ou contacter directement ana: annolola@hotmail.com ou 084974746683
le site web est en cours de construction, je le posterai dès qu´il sera terminé.
Cherche personnes pour la création d'une association humanitaire en Afrique English translation pending
je suis une française d'origine africaine je recherche des partenaires pour création projet humanitaire en Afrique
Cours de français pour Thai sur Chiang Mai? English translation pending
Bonjour,
Je viens vous demander vos lumieres apres une recherche infructueuse...
Peut etre m'y suis je mal pris (mots cles...)😊😊
J'ai rencontre une femme Thai sur Chiang Mai et nous partageons de plus en plus jour apres jour... Cela devient serieux...
Malheureusement, je repars en France la semaine prochaine et souhaite continuer de rester en contact avec elle et preparer un avenir commun. Pour l'instant, nous echangeons en anglais. Moi, je parle celui des chansons et elle un anglais plus que basique, en Thai, c'est moi qui suis plus que plus que basique...en francais, elle ne connais que 2 ou 3 mots...nous avons chacun notre dico anglais thai et inversement...
Bref, je cherche des cours de francais pour elle sur Chiang Mai. Je pense que tant qu'a apprendre une langue, autant que cela soit la mienne et en plus si elle peut venir en France...
Je suis alle a l'alliance francaise: le moins qu on puisse dire est qu ils n ont pas le sens de l accueil...peut etre suis je tombe le mauvais jour.. bref, apres avoir "quemander" quelques renseignements :il y a des cours de francais par trimestre : le prochain est de avril a juin 3 * 1h15 par semaine pour 2500 thb + 950 thb de fournitures de books...Le gars m'a repondu que le prof etait qualifie en France... J'ai lu par ailleurs sur ce forum que les profs de l'alliance francaise ne parlait pas un mot de thai... Moi, ca me parait nul pour apprendre une langue si tu ne peux pas te faire comprendre de l'eleve... Je suis ouvert a toutes suggestions ou experiences, Merci d'avance
Le Dim.
PS : tant que j'y suis, j'en profites pour demander au cas ou quelqu'un connaisse des cours de Thai sur Lyon, a vot bon coeur !!
Je viens vous demander vos lumieres apres une recherche infructueuse...
Peut etre m'y suis je mal pris (mots cles...)😊😊
J'ai rencontre une femme Thai sur Chiang Mai et nous partageons de plus en plus jour apres jour... Cela devient serieux...
Malheureusement, je repars en France la semaine prochaine et souhaite continuer de rester en contact avec elle et preparer un avenir commun. Pour l'instant, nous echangeons en anglais. Moi, je parle celui des chansons et elle un anglais plus que basique, en Thai, c'est moi qui suis plus que plus que basique...en francais, elle ne connais que 2 ou 3 mots...nous avons chacun notre dico anglais thai et inversement...
Bref, je cherche des cours de francais pour elle sur Chiang Mai. Je pense que tant qu'a apprendre une langue, autant que cela soit la mienne et en plus si elle peut venir en France...
Je suis alle a l'alliance francaise: le moins qu on puisse dire est qu ils n ont pas le sens de l accueil...peut etre suis je tombe le mauvais jour.. bref, apres avoir "quemander" quelques renseignements :il y a des cours de francais par trimestre : le prochain est de avril a juin 3 * 1h15 par semaine pour 2500 thb + 950 thb de fournitures de books...Le gars m'a repondu que le prof etait qualifie en France... J'ai lu par ailleurs sur ce forum que les profs de l'alliance francaise ne parlait pas un mot de thai... Moi, ca me parait nul pour apprendre une langue si tu ne peux pas te faire comprendre de l'eleve... Je suis ouvert a toutes suggestions ou experiences, Merci d'avance
Le Dim.
PS : tant que j'y suis, j'en profites pour demander au cas ou quelqu'un connaisse des cours de Thai sur Lyon, a vot bon coeur !!
Projet de partir deux ans pour me faire balader d'ONG en ONG sans résultat concret English translation pending
Bonjour, je suis aide soignant en cancérologie (soins palliatifs). J'ai commencé par m'occuper de personnes âgées en maison de retraite (cette première expérience m'a donné gout et motivation pour aider chaque personne dans le besoin, quelque soit le besoin). J'ai également travaillé en traumatologie donc j'ai pas mal de notion sur le squelette humain ainsi que travaillé en chirurgie neurologique et enfin exercé dans un service d'urgence.
Mon travail a consisté et consiste à travailler en subordination/coordination avec les infirmières ainsi que le corps médical.
Mon souci est que je n'ai pas les moyens de me payer un billet d'avion au prix excessifs qu'ils le sont. (Sachant que c'est pour DONNER, AIDER quiconque dans le besoin et non pas venir en touriste !!!
J'ai fais des dizaines de démarche pour consolider des projets humanitaires, SANS RÉSULTAT !!
Ce dont je ne comprends pas c'est que je suis quelqu'un de motivé, prêt à donner corps et âme pour aider son prochain, alors pourquoi rencontrer autant de difficultés: Trouver une ONG ou une association, envoyant des aides soignants, DEVOIR payer son billet d'avion pour aider son prochain, au même prix qu'un touriste qui vient se promener !!!😕
J'aimerai beaucoup faire parti de votre équipe afin de vous aider dans votre, notre combat du quotidien.
Amicalement.
Amicalement.
De Hanoï à Sapa, l'anti-moto-école English translation pending
Pas facile de se remettre à l'écriture, d'autant plus que je sors de 39 de fièvre...
Heureusement que je te parles d'un temps où tout allait comme on mange des Ovomaltines sous le soleil du Vietnam, enfin quand il brille...
C'est un jour à marquer d'une pierre blanche que je n'espère pas tombale, jour à se mettre sur son 31 si on était pas sûr qu'il soit déjà tout sale au coucher du soleil. Aujourd'hui, comme il était prévu déjà la veille, on part en mission motorisée vers le nord vietnamien le coeur bien accroché et la confiance un brin douteuse. C'est mon baptème de conduite en mode vitesses et embrayage et à voir mon passé de voltigeur en mode automatique, ça promets déjà!! Gare à vous 'tites nenfants, veaux, vaches, cochons, le cavalier boiteux arrive!! Tous aux abris!!
Mais avant ça, il va falloir se lancer. Nous sommes toujours quatre à Hanoï, Marius est parti la veille et c'est aujourd'hui le tour de Nat de nous dire au revoir. C'est à 7h que la journée commence, les coqs ont déjà poussé leur premier râle ce à quoi on est déjà habitué. Ce qui sort plus de l'ordinaire, c'est que de l'autre côté du mur de notre chambre, le mur le plus prêt de nos têtes bien sûr, c'est un concert de marteau et de perceuse qui débute. C'est assez assourdissant pour qu'on se demande tous si les ouvriers ne vont pas passer à travers le mur pour nous apporter un petit déjeuner garni de pépites de ciment. Moi perso, c'est seulement à 8h que je me fais cette réflexion car c'est seulement à ce moment que la case "ils en font un boucan!" se coche dans ma tête. Avant je dormais au grand étonnement du reste de la chambrée... Ils devraient déjà s'être rendus compte depuis le temps mais bref... On a tous les yeux ouverts pour ce qui devrait être pour Dani, Jo et moi, notre dernier réveil à Hanoï avant le prochain, une grosse dizaine de jours plus tard. Et quand on dit réveil à Hanoï, qu'est ce qu'on dit aussi? Mau? Mauso? Mausolée d'Ho Chi Minh bien sur!! Après tous nos rendez-vous manqués, ce salHo n'a plus le choix, il devra nous ouvrir la porte étant donné qu'on connait toutes règles entravant une éventuelle visite. En plus, on lui fait le privilège de lui dédier la première étape de notre parcours moto, alors si avec tout ça il est pas content!!!
Il faut d'abord s'occuper d'aller chercher les motos... Retenant de nos erreurs passées à se perdre dans un verre d'eau, on s'équipe chacun d'une carte de visite contenant le nom de l'hotel et son adresse afin d'être vraiment sur de ne pas passer la journée à retomber sur nos pattes. Une petite collation plus tard, nous voilà rendus au garage et comme tout est déjà règlé, il n'y a plus qu'à enfourcher et fendre la bise! Fendre la bise? T'en a de bonnes toi!! Notre première obligation, en plus de respecter le code de la route et de ne pas se foutre en l'air, est d'aller remplir nos réservoir d'essence. On tente donc de partir en formation serrée dans cette fourmillière qu'on appelle la rue. C'est déjà peine perdue. Aujourd'hui pour Bibi, passer la première est plus difficile que de botter le cul des allemands en 39, c'est mission impossible! Une fois, deux fois, trois fois, les autres sont déjà loins que je m'énerve déjà. Et puis je transpire aussi dans ce cocktail de coups de talon matinés d'énervement. Stressssssss!!!!!!!! Voyant le tableau, un des garagistes vient me sortir de là et démarre la moto lui même. Je lui propose de nous suivre sur tout le périple pour me prêter assistance à chaque arrêt contraint et forcé, et lui, ça le fait bien marrer d'un rire ni contraint ni forcé! Je suis donc finalement en première, en route mauvaise troupe! Il va maintenant s'agir de retrouver les deux compères, direction la station service. Passage de seconde. Surréaliste!! Du premier coup!!! Champagne! Ou pas... Je conduis, je peux pas tout faire et puis on est au Vietnam, pas confortablement blotti à vos côté avec un Nicolas en bas de la rue.
J'arrive à la station service. Les deux gars sont en train de tenter de faire le plein. Je dis bien tenté car il faut faire comprendre à l'employé local que la mécanique russe de nos machines a besoin d'un mélange d'huile et d'essence pour fonctionner. Bon courage!! Après moultes tentatives d'explications doublés de mîme, c'est quand même fait. Ne reste plus qu'à rejoindre l'hotel, prendre nos sacs et faire nos adieux à Nat qui nous y attend déjà, depuis le temps que je galère. La liaison est une nouvelle fois pavée de bonnes intentions mais y'a pas à dire, sur une échelle de pilotage de zéro à dix, je pars des zones négatives!! En gros, c'est la merde pour passer les vitesses, pour rétrograder, pour ne pas caler, pour tout ce qui fait de la conduite une activité dont il faut un permis pour la pratiquer. Les autres sont donc constamment en train de m'attendre étant donné qu'en plus, j'arriverais à me perdre dans mon propre chez-moi si ce n'était pas un 20m².
On arrive quand même à l'hotel. Et on est encore à peu près dans les temps pour l'oncle Ho, c'est donc qu'on avance quand même. Nat est là toute triste, il faut dire que ça fait plusieurs mois qu'elle voyage avec Jo et qu'elle va redécouvrir le voyage en solo jusqu'à son retour en France prévu peu de temps après. On commence donc les embrassades quand, exactement au même moment, le tonnerre déchire la quiétude toute relative des environs. Les embrassades continuent les yeux un peu plus tournés vers le ciel, quand une première goutte s'abat sur le sol. Il est en fait impossible de déterminer laquelle est la première goutte tant c'est une purge qui tombe sur la ville sans coup férir. Nos motos sont là, garées à l'extérieur, Ho Chi Minh un peu plus loin à rire de nous, et nous, on se demande ce qu'on a fait pour mériter ça. Innimaginable de prendre la route dans ces conditions dantesques, on se retrouve suspendu au bon vouloir de Dame Nature.
Après une heure, c'est toujours le même cirque. Ho chi Minh m'a tuer... Après une heure trente enfin, c'est l'accalmie et le retour des embrassades, cette fois-ci c'est la bonne, pas question de rater cette fenêtre d'éclaircies. Chacun se promet de ne pas se perdre de vue, on récupère nos sacs et on se visse les fesses sur la selle. Finies les répétitions, place au road-trip dans toute sa démesure, "A la Che" comme dit Jo. On part donc à la traversée d'Hanoï de part en part. Notre itinéraire urbain se fait sur de larges avenues ponctuées de feux tricolores. Une fois sur cinq, je calle car ma moto ne supporte pas que je lache les commandes au point mort comme elle le devrait pourtant. Ca pourrait ne pas être gênant outre mesure mais lorsque cela se produit au passage au feu vert et qu'ils sont plusieurs centaines derrière à klaxonner, c'est la zénitude qui se fait la malle. Revers de la médaille, quand tout tourne rond parce que ça arrive plus de fois que tu ne dois le penser, c'est un bonheur de se laisser porter par le flot des deux roues qui fourmillent. On trouve facilement notre bon de sortie d'Hanoï, il ne pleut plus et comme la route est asphaltée, même si c'est mouillé, c'est encore pas trop gênant.
Enfin, vers 13h, on quitte enfin le centre-ville même si le traffic ne se clarsème pas pour autant. Il n'y a plus de feux, plus de raisons de s'arrêter tous les cinq cents mètres. Mais pour les remplacer, un autre challenge se profile, tous les camions qu'on ne voit pas en ville, on les voit ici; et les camions au Vietnam, c'est ce qui se fait de plus rapide et de plus irresponsable entre tous les véhicules. Ca double même quand il y a du monde en face, à toi de trouver une place où passer. Ca conduit à gauche même s'il faut conduire à droite. Ca accélère dans les flaques même si tu passes à côté. C'est le mastodonte dans toute sa splendeur au milieu des frêles mobylettes qui continuent de pulluler de partout.
Après quatre heures de conduite, on s'est enfin extrait du bordel principal, ça sent bon, c'est plus vert que gris, c'est enfin la campagne. On en profite donc pour faire un premier arrêt pour débrieffer ces premiers tours de roues et que chacun raconte là où il a failli se prendre un bus, un camion ou un chien. C'est aussi l'occasion de faire retomber la concentration parce que quatre heures consécutives de slalom entre les accidents potentiels, ça vous froisse un cerveau!
Ensuite, on repart pour trois nouvelles heures. C'est à mon tour de me créer des histoires à raconter quand le soir sera venu avec un veau sans doute bercé trop près du mur qui n'a rien trouvé d'autre à faire que de passer d'une position couchée à une position course effreinée quasimment sous mes roues. Il s'en est fallu d'un museau que je l'entrecote!!
A mesure que la journée défile, le paysage change passant des plaines, aux plateaux, aux montagnes. La configuration de la route change aussi parallèlement en étant maintenant à flanc de montagne jusqu'à dominer les nuages. Il fait même un peu frisquet. Les virages se suivent à rythme modéré, la conduite s'effectue à rythme soutenu.
Enfin, on arrive à Mai Chau, notre étape pour la nuit avant qu'on y voit plus rien. C'est l'occasion de prendre une énorme claque car Mai chau, c'est enorme de beauté. C'est niché au beau milieu des rizières d'un vert transcendant, entouré de sublimes montagnes. Ca vaut le déplacement qui se valait déjà de lui-même. L'occasion est trop belle de profiter du moment en buvant un coup en laissant reposer nos derrières meurtris par sept heures de selle rebondissante. On s'attèle à la tache jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, puis on part à la recherche de la meilleure option couchette possible. C'est à nouveau l'occasion pour Jo et Dani d'hésiter et de faire jouer la concurrence à tout va pendant une heure mais je m'en fous, je suis VIVANT et la moto INTACTE!! Les "que choisir" finissent par se mettre d'accord et on se retrouve à trois, à l'étage sans cloisons intérieurs, d'une grande maison sur pilotis, où la famille finit d'installer nos paillasses et notre dîner. Celui-ci nous sera livré "en chambre" peu de temps après. C'est copieux, goutus, parfait pour nos corps et nos esprits fourbus.
Et puis comme on en a jamais assez, on est ressorti boire un bière et faire quelques parties de billard sur une table qui passe sa vie dehors à la merci des intempéries. Jamais vu une table pareille, même au Népal pendant le trek à 2800m, c'était plus praticable malgré un tapis fendu sur un demi-mètre de long! La table est même tellement ravagée que c'est la raison pour laquelle on finit nos boissons rapidement et qu'on va se mettre au lit. Et j'ai beau être d'un naturel nocturne, comme je suis VIVANT, je m'en contente largement!!!
Le lendemain, c'est la pluie qui sonne le réveil. Il est 9h et il pleut averse. Comme c'est toujours inconcevable de conduire dans ces circonstances où, même si on a pas d'accident on attrape quand même une pneumonie, on remet le départ à la fin de la mousson. Ca nous laisse tout loisir de déguster le petit déjeuner fait exclusivement de pain et d'oeuf et de se dire que la douche est en option puisqu'elle est de toute façon dehors sous les trombes d'eau qui s'abattent de manière anarchique et qu'elle est froide.
A 10h30 enfin, on peut se mettre tous cylindres dehors. Pour Dani et moi, ça prend dix minutes sans raisons valables hormi le fait que nos bécanes ne veulent rien savoir, les feignasses! On serpente ensuite au milieu des rizières un peu au petit bonheur la chance à la recherche des meilleurs points de vue en essayant au maximum d'éviter les chemins boueux. Une fois quand même, il faut qu'on franchisse un courte côte mais une côte abrupte. Jo se lance avec succès. Dani s'élance à son tour, c'est cahun-caha mais ça passe. Pour moi, bien sur, c'est la tuile, je reste bloqué au milieu. Comme la moto est quand même bien lourde et la pente bien pentue, je ne m'imagine pas la descendre en marche arrière sans la prendre sur la figure. Et pour la finir en marche avant, il faudrait déjà que j'apprennes à faire un démarrage en côte!! Je suis donc super mal barré quand une vieille femme sort de sa maison à quelques mètres de là sans doute alerté par les rires des zouaves germano-belges. Je la vois retrousser ses manches alors qu'elle se tient debout derrière moi en équilibre précaire. Tout en gestes, elle me fait signe que tout va bien se passer, qu'il suffit que j'enclenche et qu'elle s'occupe du reste. Et en effet, ce petit bout de force de la nature m'a littéralement issé hors de mon misérabilisme. Dans un sourire emprunt de respect, je lui fais ma plus belle révérance avant de filer dans un nuage de fumée.
Jusqu'à la fin de la matinée, on reste donc autour de Mai Chau à profiter, à glisser. Je suis content chaque fois qu'une difficulté est derrière nous. C'est l'expérience qui rentre et le souvenir des chutes laossiennes qui s'éloignent... Puis on finit par retrouver la route goudronnée, toujours entre montagnes et rizières. A l'heure du déjeuner, on traverse un village où on convient de s'arrêter pour reprendre des forces. Seulement, c'est vraiment rural, extrèmement difficile de se faire comprendre, quasiment impossible de trouver à manger. On déniche quand même d'abord une petite boutique où on ne vend, bizarrement, que des yahourts. Difficile de se satisfaire de ça même si c'est bon. On déniche alors encore un nouvel endroit qui ne mérite même pas de porter le nom de gargotte. La seule chose qu'on arrive à se faire proposer, c'est de la peau de poulet et du gras de poulet, heureusement avec du riz pour aider à faire descendre le tout. Espérons que pour le dîner, on parviennent à trouver quelque chose d'un peu plus digeste...
Toute l'après-midi ou presque se fait sous un soleil radieux. La route est faite de larges courbes qu'on peut prendre à vive allure au milieu d'un traffic nul. C'est le paradis de la conduite! Au final, on passe six nouvelles heures sur nos chevaux mécaniques jusqu'à l'arrivée à Son La qui se fait sur une cinq voie complètement déserte, ridicule, à fond de quatrième pour finir de tester la mécanique. Nos fesses auraient, comme la veille, bien besoin d'un massage. Nos estomacs auraient bien envie d'être maintenant remplis de belle manière. On part donc depuis notre nouvel hotel à la découverte de la ville et à la recherche d'un énième restaurant. Seulement, là où se situe notre GH, il n'y a rien autour et comme des idiots, on a tellement faim et on pense tellement trouver de quoi festoyer dans un court rayon, qu'on en oublie de prendre nos bécanes. Après 20 minutes de marche, on passe devant un premier établissement. C'est un restaurant, à n'en pas douter. Il est ouvert pour sûr. On entre. On demande à voir le menu. C'est peine perdue, il n'y a rien à manger, et quand je dis rien, c'est nada, peau d'balle, nib, que dalle, zéro, quéquette... Les gens qui se trouvent là à ne rien faire nous disent quand même qu'on peut s'adresser de l'autre côté de la rue. On traverse. - Vous avez à manger? Manger? Non? Quoi en face? Qu'on aille demander en face? Sûr? On passe alors 5 minutes à traverser la rue, les vietnamiens à se refourguer la responsabilité de nourrir nos estomacs affamés, sans compter que un kilomètre à pieds, ça use, ça use... Peine perdue, on poursuit. Peine perdue, on désèspère. Vingt nouvelles minutes pendant lesquelles on s'éloigne encore de l'hotel. Puis à l'horizon, de la lumière. Quoi? Une superette!!!! On fait donc le plein comme si le scénario devait se reproduire pendant dix jours!! Gateaux, noisettes, pain, vache qui rit, tout le paquetage du parfait Troupe de Marine en campagne!! On est donc supers contents, même si on se dit quand même que Son La est au moins dix fois plus grand que Mai Chau et qu'il est inconcevable qu'on y trouve que du paté pour chien! On continue donc à marcher, j'en ai pleins les pattes. ET ENFIN, après plus d'une heure d'atermoiments, l'oasis au milieu du désert, le centre ville autour duquel on a finalement fait que tourner!! Et qui dit centre-ville, dit restaurant. Et qui dit restorant, dit double ration de spaguettis bolognaises pour tout le monde, ça devrait nous calmer!! Et oui, c'est vrai! Ca calme!! On est tellement calmé qu'on rentre à l'hotel en taxi pour s'éviter une nouvelle transumance, avec sous le bras, notre trésor de guerre, des cocheneries à grignotter jusqu'à plus soif. Il est minuit quand on ferme les écoutilles en n'oubliant pas que ça fait maintenant deux jours qu'on est parti et qu'on est toujours VIVANT!!
Mets pas tes roues en canard, c'est la chenille qui redémarre, on avance bien et tant mieux, j'apprécie quand j'me fais pas d'bleus!!
Ca fait deux jours que je m'initie aux joies et aux frissons de la conduite avec boite manuelle sur deux roues. On a laissé les embouteillages à Hanoï. Devant nous, ce ne sont que routes désertes qui s'offrent comme des sirènes à Ulysse. Mais gare à la tentation d'aller trop vite, la sirène est une sacrée traitresse!!
Je commence enfin à maîtriser mon sujet. Les problèmes liés à l'apprentissage s'évaporent comme Brice au soleil. Les 164 kilomètres qui s'annoncent pour cette journée placée sous le signe du beau temps devraient n'être qu'une partie de plaisir; une de plus. Attention tout de même à ne pas baisser la garde, on a levé le camp à Sonla depuis moins d'une heure que je manque de me manger un cochonnot suicidaire. C'est la loi de la route au Vietnam comme il en va dans les autres pays d'Asie du Sud-Est, la route appartient avant toute chose au bestiaire qui peuple champs et maisons. Les cochons sont des rois, les vaches des reines et les volailles des ducs de Bourgogne, ou pas.
Ici, la chaussée est plutôt bonne et lisse mais à mesure qu'on progresse, on rencontre de plus en plus chantiers en tous genres. Apparemment, tout le réseau routier vietnamien est en réfection ce qui est une bonne chose pour les motards qui passeront par là dans quelques mois, mais pour nous par moments, il faut traverser des kilomètres de terrains vagues où la seule possibilité pour s'en sortir si on ne veut pas se vautrer dans les grandes largeurs ou s'enfoncer les pieds dans des flaques sans fonds, c'est de suivre les sillons laissés par les pneus des voitures. Je n'en emmène pas large car il n'y a pas beaucoup de place. Chaque fois qu'on dévie ne serait-ce que d'un pouce du sillon, ce sont les glissades qui reviennent au galop. Autre changement également dans la configuration de la route, plus on avance vers le nord, plus les montagnes nous entourent, plus les courbes laissent la place à des virages en épingles dans lesquels il est bien difficile de s'amuser tant il faut les aborder avec prudence.
A midi, c'est le moment idéal pour attraper un bon coup de soleil en s'arrêtant au beau milieu des rizières sachant que c'est bien difficile de se protéger derrière une pousse de riz haute comme trois pommes. Et puis, de toute façon, au diable le soleil!! L'endroit est réellement magnifique et mérite largement qu'on y attrape un bonne suée! Pendant cette pause, pleins de vietnamiens passent à côté de nous à vélo, et à chaque fois, c'est l'interrogation qui se lit sur leur visage autant que la joie se lit dans leur sourire et leur façon de nous saluer sans exceptions.
L'après-midi s'effectue au même rythme, peinard. Les virages sont toujours aussi traitres et je me garde bien de faire la course voire même d'essayer de suivre Jo et Dani qui s'en donnent à coeur joie en flirtant avec les lois de la gravité, s'inclinant autant que possible dans les virages pour garder une allure de pilote. Tous les dix kilomètres environs, ils sont obligés de m'attendre pour savoir si je suis seulement en retard ou si je n'ai pas une une relation suivie avec un gouffre. Ce petit manège se poursuit jusqu'au soir mise à part les vingt derniers kilomètres qui sont une longue descente continue vers Muong Lai où on compte bien trouver un hotel pour la nuit. L'ultime descente s'entame comme une course contre la nuit et étant donné mon rythme de sénateur, il est dors et déjà dit que je vais finir à la lanterne. Dès les premiers tournants, les furieux sont déjà loins. Je suis semé comme le bon grain. Je les rejoins en bas quarante minutes plus tard dans la nuit d'encre. Ils sont là à bailler aux corneilles, ils ont déjà fumé une voire deux cigarettes. Je me fais traiter de grand-père. Voilà pour l'esprit... Mais comme je suis vivant avec toutes mes mains, tous mes coudes et toutes mes fesses, je me garde bien de leur en tenir rigueur à ces garnements...
Arrivés à Muong Laï, on fait tout le tour du bled pour comparer les hotels. On tourne, on tourne et on tourne encore. En fin de compte, il faut se rendre à l'évidence, la ville n'en compte qu'un qu'on a d'abord visité un première fois avant d'aller voir ailleurs étant donné les prix pratiqués. On a bien essayé d'aller dormir chez l'habitant mais on s'est fait proposer une étable où les cafards sont plus nombreux que les brins de paille donc on est retourné la queue entre les jambes à l'hotel à proprement parler dans lequel on partage un lit double pour trois avec les pieds qui dépassent puisqu'on est obligé pour tous tenir dans le sens de la largeur. Qu'à cela ne tienne, on est crevé et ma propension à dormir dans toutes les circonstances ne s'est jamais aussi bien portée donc... Banco, on fait banquette.
Le jour suivant, on continue notre progression vers le nord. Aujourd'hui doit être une journée pépère car on a que dans les cents kilomètres à rugir. Enfin pépère, c'est vite dit car comme la route est à nouveau plus en courbes qu'en virages, comme on voit qui vient en face des centaines de mètres à l'avance et que de toute façon il n'y a personne, c'est à fond de quatrième qu'on fait défiler le paysage. Comme tout se prête à la confiance, j'ouvre la route la poignée dans l'angle, c'est à mes lascars d'essayer de me suivre!! On vient à bout du parcours en trois heures et quelques, c'est la première fois depuis qu'on est parti qu'on ne lutte pas pour finir avant la disparition du soleil. Ce n'est pas tant que ça fasse une différence majeure en terme d'occupation de la fin d'après-midi puisqu'on en fait rien de spécial, mais c'est toujours plaisir quand on peut minimiser les heures passées sur la selle tant, à force, on finit par avoir des culs rouges et durs comme ceux des babouins.
En chemin, le moment de frayeur quotidien est la traversée d'un nouveau chantier. Alors qu'il fallait passer à côté d'un tractopelle, je m'engage. C'est pile-poil le moment également choisi par le conducteur pour faire pivoter son engin. Je manque de me retrouver les quatre fers en l'air car la pelle me frole à quelques centimètres sans que ça ne choque qui que ce soit. Or, un Braïce, c'est 62-63kg. Un tractopelle, c'est X tonnes!!! Différence notable et vision effrayante!!!
Ce jour également, on reste bloqué pas loin d'une heure devant une barrière car ils sont en train de refaire le goudron sur toute la largeur de la route!! Ils ne pourraient pas commencer par un côté, laisser sècher, et passer ensuite à l'autre côté; non, tout en même temps, c'est nettement plus simple, d'autant plus quand il faut rouler ensuite lorsque la barrière se lève, sur l'asphalte encore chaud et à moitié liquide!
Enfin bon... On est arrivé à Lai Chau et c'est ça qui compte. On est dans un hotel qui n'a rien à voir avec celui de la veille : on a une salle de bain avec de l'eau chaude, chacun un lit, pour un peu, on aurait presque l'impression que c'est du luxe!
A l'heure du dîner, comme on a pas envie de faire comme deux jours auparavent, c'est à dire errer pendant plus d'une heure avant de trouver une table, et comme on a pas non plus envie de faire comme la veille, c'est à dire donner nos dollars à des hoteliers aux factures oligarques, on fait confiance au LP qui nous promet la gargotte la plus accueuillante de la ville. Et en effet, Le patron nous donne l'accolade malgré le fait qu'il lui manque les deux bras, c'est vous dire. Les gens parlent un anglais approximatif mais un anglais quand même. Et, top du top, il y a un menu, c'est Bizance!! Donc résultat, on a beau mangé local, c'est bon, pas 100% graisseux, en portions de vikings, et le tout pour pas plus cher qu'une canette dans le métro parisien. Après le repas, on se sent tellement bien qu'on discute de longues longues minutes avec le patron et comble de chance, on rentre chez nous juste avant que se déclenche l'orage qui durera jusqu'au matin. Dans la chambre, on passe près d'une heure à rire sur les programmes qui passent à la télévision vietnamienne. Pour vous donner, tous les programmes étrangers sont doublés par une seule et même personne!!! Et, si dans une même scène, vous avez des hommes et des femmes, ça ne fait pas de différence, une seule voix!! A mourir de rire!! Jusqu'à l'heure du dodo.
Le lendemain, c'est le départ ultime vers notre destination finale : "Sapa" où on pourra enfin s'alanguir puisqu'on devrait y passer au moins trois nuits. Ca va faire du bien d'avoir un quartier général au lieu de toujours avancer et recommencer chaque soir la quète d'une couche, d'un couvert, etc... En plus, comme on a que 65km à faire, on a le temps de partir la fleur au fusil. Le rythme est tranquille, personne n'est pressé. Il ne vaut pour eux ne pas l'être car ma moto commence à montrer des signes de fatigue évidents. J'ai par exemple toutes les peines du monde à changer les vitesses ce qui est pourtant bien pratique quand on doit sans cesse enchaîner courtes lignes droites et virages serrés. Ca pourrait aller mais comme aujourd'hui on doit franchir le plus haut col d'Asie du sud-est en partant de la vallée, j'aimerais autant que possible que ça se passe sans heurts... Jo et Dani ont donc repris leurs bonnes vieilles habitudes, à savoir rouler devant. Et chaque fois qu'on s'arrête, je leur fais part de mes mésaventures. A tel point que, alors qu'on est aux pieds de l'ascension, je les rejoints et les entends me brailler : - T'arrêtes pas! De toutes façons on te rejoint!!! Il n'en fallait pas plus pour m'échauder et transcender l'esprit de compétition qui parfois me caractérise. "On te rejoint"... On va bien voir... J'entame alors la montée avec la même rengaine qu'Attila : si la route était faite d'herbe, pas moyen qu'elle ne repousse après mon passage! Je me cale donc en troisième sachant que la quatrième n'offre aucune sorte de reprise étant donné l'angle de la pente, et je suis parti tel un diable quasiment alongé sur mon guidon. Je double camions, voitures, motos, rien ne me résiste, c'est comme si j'étais sur un tapis volant. Parfois, je peux voir en contrebas la route que j'ai parcourue quelques minutes auparavant afin de repérer les provocateurs. Mais comme jamais je ne les aperçois, je suis toujours à me dire qu'ils sont juste derrière et j'en remets une couche. Les bornes kilométriques qui affichent les kilomètres me séparant de Sapa défilent : 35, 30, 25km, et toujours pas une grande gueule dans ma roue. C'est d'autant plus plaisant que j'ai beau être pleine bourre, je suis en controle total, pas une frayeur sur toute la montée. Peut-être une petite quand en arrivant proche du sommet je remarque les nuages qui gravissent eux aussi la pente. Ils faut dire qu'ils sont poussés pas un vent d'enfer qui les fait avancer encore plus vite que moi. Les salauds... Suréaliste!! Mais impossible de lutter... J'ai juste besoin de passer en plein phare alors qu'il est 13h et de continuer la maestria!! Vroum!!
Pas la peine que je me fatigue à vous dire que je coupe la ligne le premier en arrivant au sommet, merde, je viens de le faire, ne reste plus qu'à attendre mes petits camarades fanfarons. J'en profite pour enfiler mon coupe vent ainsi qu'une polaire pour la première fois depuis l'hiver népalais, ça fait bizarre mais c'est nécessaire. Avec le vent qui souffle, il ne fait que dans les 12°. Toujours personne? J'en profite pour aller poser ma pêche dans les fourrés. Toujours personne? Pause cigarette, pause photo. Toujours personne? Mais qu'est ce qu'ils foutent? Une demie heure que je suis là!! Je me remets donc en selle et fais demi tour. En fait, les bougres sont une centaine de mètre derrière le cul posé sous une tente où une jeune femme fait des brochettes et sert le thé chaud. Les salauds! Ils ont cru que j'allais jusqu'à Sapa le nez dans le guidon et ils en profitent pour faire un gueuleton!! Heureusement qu'il reste des brochettes pour moi!! On se fait donc un mini déjeuner iconoclaste en se demandant parfois si la tente ne va pas s'envoler à cause du vent qui souffle en rafales bretonnes ou si on va pouvoir retrouver les bécanes à dix mètres de là tant les nuages nous entourent.
A l'issue de ce frichti au milieu de rien, il est temps d'achever cette mi-boucle commencée il y a cinq jours. On est tous équipé de quasiment tous les vêtements qu'on transporte quand on prend la route de la descente. On convient de se suivre à allure modeste pour faire une entrée triomphale et groupée dans les rues du village tant désiré. Et donc, quand on arrive à ses portes, le sentiment d'accomplissement est immense. Les croisés ont atteint Jérusalem, tant mieux pour eux. Nous ont a fait Hanoï - Sapa, et c'est pas mal non plus!! A Sapa justement, on entre dans le village à côté du lac. La vue est idyllique, c'est sûr que ça va nous plaire. Et puis on a pas longtemps à attendre avant de trouver notre GH. Alors qu'on est en train d'effectuer le tour du lac, une femme en scooter se met à notre hauteur et nous propose de la suivre jusqu'à son hotel. En même pas cinq minutes, nos sacs sont posés, nos corps à l'horizontal la tête sur l'oreiller et nos esprits en paix. Enfin pas longtemps car on est pas venu jusqu'ici pour dormir instantanément. Au lieu de ça, on préfère faire le tour du bled à pieds pour mieux en apprécier les attraits. Et ils ne manquent pas. Il y a partout des restos au dessus de notre moyenne personnelle, des bars sympathiques avec musiques de qualité et tables de billard, des marchés en plein air pleins de couleurs. Il y a quand même un revers à cette médaille. Qui dit bars et restos dit touristes à gogo. Dans les rues, la moitié des gens a quelques souvenirs à acheter et l'autre moitié a quelques souvenirs à vendre. en fait, on ne peut quasiment pas faire un pas sans qu'une vieille femme ou qu'une gamine ne vienne et vous suive sur quelques mètres pour vous proposer bracelets, chapeaux, etc... Ca pourrait être pesant mais comme tout se fait dans des sourires, c'est courtois et bon enfant. On a tôt fait d'oublier tout ce cirque pour apprécier l'endroit à sa juste valeur. C'est charmant encore et plus.
On s'en délecte donc jusqu'au soir en enchainant en trois heures déjeuner et dîner. Ensuite, on s'en retrouve à boire quelques coups dans un bar dont la politique est de fermer quand le dernier client quitte les lieux ce qui est bien urbain!! Dans le bar, on rencontre Antoine, un français qui vit à Sapa depuis six mois et travaille dans un hotel. Les deux jours suivants sont ses jours de repos et comme il est autant content de nous rencontrer que l'inverse, il propose d'être notre guide motorisé pour les deux journées qui viennent. Vous avez dit hospitalité? On se quitte vers 2h après quelques parties de billard contre des filles des tribus locales à la langue bien pendue et à la répartie humoristiquement assérée. Demain, c'est plus de chemins de traverse, de rizières, de cascades. Elle est pas belle la vie??
Pour t'en convaincre, jète un oeil aux photos, j'en reviens toujours pas que c'est moi qui les prends!!
C'est un jour à marquer d'une pierre blanche que je n'espère pas tombale, jour à se mettre sur son 31 si on était pas sûr qu'il soit déjà tout sale au coucher du soleil. Aujourd'hui, comme il était prévu déjà la veille, on part en mission motorisée vers le nord vietnamien le coeur bien accroché et la confiance un brin douteuse. C'est mon baptème de conduite en mode vitesses et embrayage et à voir mon passé de voltigeur en mode automatique, ça promets déjà!! Gare à vous 'tites nenfants, veaux, vaches, cochons, le cavalier boiteux arrive!! Tous aux abris!!
Mais avant ça, il va falloir se lancer. Nous sommes toujours quatre à Hanoï, Marius est parti la veille et c'est aujourd'hui le tour de Nat de nous dire au revoir. C'est à 7h que la journée commence, les coqs ont déjà poussé leur premier râle ce à quoi on est déjà habitué. Ce qui sort plus de l'ordinaire, c'est que de l'autre côté du mur de notre chambre, le mur le plus prêt de nos têtes bien sûr, c'est un concert de marteau et de perceuse qui débute. C'est assez assourdissant pour qu'on se demande tous si les ouvriers ne vont pas passer à travers le mur pour nous apporter un petit déjeuner garni de pépites de ciment. Moi perso, c'est seulement à 8h que je me fais cette réflexion car c'est seulement à ce moment que la case "ils en font un boucan!" se coche dans ma tête. Avant je dormais au grand étonnement du reste de la chambrée... Ils devraient déjà s'être rendus compte depuis le temps mais bref... On a tous les yeux ouverts pour ce qui devrait être pour Dani, Jo et moi, notre dernier réveil à Hanoï avant le prochain, une grosse dizaine de jours plus tard. Et quand on dit réveil à Hanoï, qu'est ce qu'on dit aussi? Mau? Mauso? Mausolée d'Ho Chi Minh bien sur!! Après tous nos rendez-vous manqués, ce salHo n'a plus le choix, il devra nous ouvrir la porte étant donné qu'on connait toutes règles entravant une éventuelle visite. En plus, on lui fait le privilège de lui dédier la première étape de notre parcours moto, alors si avec tout ça il est pas content!!!
Il faut d'abord s'occuper d'aller chercher les motos... Retenant de nos erreurs passées à se perdre dans un verre d'eau, on s'équipe chacun d'une carte de visite contenant le nom de l'hotel et son adresse afin d'être vraiment sur de ne pas passer la journée à retomber sur nos pattes. Une petite collation plus tard, nous voilà rendus au garage et comme tout est déjà règlé, il n'y a plus qu'à enfourcher et fendre la bise! Fendre la bise? T'en a de bonnes toi!! Notre première obligation, en plus de respecter le code de la route et de ne pas se foutre en l'air, est d'aller remplir nos réservoir d'essence. On tente donc de partir en formation serrée dans cette fourmillière qu'on appelle la rue. C'est déjà peine perdue. Aujourd'hui pour Bibi, passer la première est plus difficile que de botter le cul des allemands en 39, c'est mission impossible! Une fois, deux fois, trois fois, les autres sont déjà loins que je m'énerve déjà. Et puis je transpire aussi dans ce cocktail de coups de talon matinés d'énervement. Stressssssss!!!!!!!! Voyant le tableau, un des garagistes vient me sortir de là et démarre la moto lui même. Je lui propose de nous suivre sur tout le périple pour me prêter assistance à chaque arrêt contraint et forcé, et lui, ça le fait bien marrer d'un rire ni contraint ni forcé! Je suis donc finalement en première, en route mauvaise troupe! Il va maintenant s'agir de retrouver les deux compères, direction la station service. Passage de seconde. Surréaliste!! Du premier coup!!! Champagne! Ou pas... Je conduis, je peux pas tout faire et puis on est au Vietnam, pas confortablement blotti à vos côté avec un Nicolas en bas de la rue.
J'arrive à la station service. Les deux gars sont en train de tenter de faire le plein. Je dis bien tenté car il faut faire comprendre à l'employé local que la mécanique russe de nos machines a besoin d'un mélange d'huile et d'essence pour fonctionner. Bon courage!! Après moultes tentatives d'explications doublés de mîme, c'est quand même fait. Ne reste plus qu'à rejoindre l'hotel, prendre nos sacs et faire nos adieux à Nat qui nous y attend déjà, depuis le temps que je galère. La liaison est une nouvelle fois pavée de bonnes intentions mais y'a pas à dire, sur une échelle de pilotage de zéro à dix, je pars des zones négatives!! En gros, c'est la merde pour passer les vitesses, pour rétrograder, pour ne pas caler, pour tout ce qui fait de la conduite une activité dont il faut un permis pour la pratiquer. Les autres sont donc constamment en train de m'attendre étant donné qu'en plus, j'arriverais à me perdre dans mon propre chez-moi si ce n'était pas un 20m².
On arrive quand même à l'hotel. Et on est encore à peu près dans les temps pour l'oncle Ho, c'est donc qu'on avance quand même. Nat est là toute triste, il faut dire que ça fait plusieurs mois qu'elle voyage avec Jo et qu'elle va redécouvrir le voyage en solo jusqu'à son retour en France prévu peu de temps après. On commence donc les embrassades quand, exactement au même moment, le tonnerre déchire la quiétude toute relative des environs. Les embrassades continuent les yeux un peu plus tournés vers le ciel, quand une première goutte s'abat sur le sol. Il est en fait impossible de déterminer laquelle est la première goutte tant c'est une purge qui tombe sur la ville sans coup férir. Nos motos sont là, garées à l'extérieur, Ho Chi Minh un peu plus loin à rire de nous, et nous, on se demande ce qu'on a fait pour mériter ça. Innimaginable de prendre la route dans ces conditions dantesques, on se retrouve suspendu au bon vouloir de Dame Nature.
Après une heure, c'est toujours le même cirque. Ho chi Minh m'a tuer... Après une heure trente enfin, c'est l'accalmie et le retour des embrassades, cette fois-ci c'est la bonne, pas question de rater cette fenêtre d'éclaircies. Chacun se promet de ne pas se perdre de vue, on récupère nos sacs et on se visse les fesses sur la selle. Finies les répétitions, place au road-trip dans toute sa démesure, "A la Che" comme dit Jo. On part donc à la traversée d'Hanoï de part en part. Notre itinéraire urbain se fait sur de larges avenues ponctuées de feux tricolores. Une fois sur cinq, je calle car ma moto ne supporte pas que je lache les commandes au point mort comme elle le devrait pourtant. Ca pourrait ne pas être gênant outre mesure mais lorsque cela se produit au passage au feu vert et qu'ils sont plusieurs centaines derrière à klaxonner, c'est la zénitude qui se fait la malle. Revers de la médaille, quand tout tourne rond parce que ça arrive plus de fois que tu ne dois le penser, c'est un bonheur de se laisser porter par le flot des deux roues qui fourmillent. On trouve facilement notre bon de sortie d'Hanoï, il ne pleut plus et comme la route est asphaltée, même si c'est mouillé, c'est encore pas trop gênant.
Enfin, vers 13h, on quitte enfin le centre-ville même si le traffic ne se clarsème pas pour autant. Il n'y a plus de feux, plus de raisons de s'arrêter tous les cinq cents mètres. Mais pour les remplacer, un autre challenge se profile, tous les camions qu'on ne voit pas en ville, on les voit ici; et les camions au Vietnam, c'est ce qui se fait de plus rapide et de plus irresponsable entre tous les véhicules. Ca double même quand il y a du monde en face, à toi de trouver une place où passer. Ca conduit à gauche même s'il faut conduire à droite. Ca accélère dans les flaques même si tu passes à côté. C'est le mastodonte dans toute sa splendeur au milieu des frêles mobylettes qui continuent de pulluler de partout.
Après quatre heures de conduite, on s'est enfin extrait du bordel principal, ça sent bon, c'est plus vert que gris, c'est enfin la campagne. On en profite donc pour faire un premier arrêt pour débrieffer ces premiers tours de roues et que chacun raconte là où il a failli se prendre un bus, un camion ou un chien. C'est aussi l'occasion de faire retomber la concentration parce que quatre heures consécutives de slalom entre les accidents potentiels, ça vous froisse un cerveau!
Ensuite, on repart pour trois nouvelles heures. C'est à mon tour de me créer des histoires à raconter quand le soir sera venu avec un veau sans doute bercé trop près du mur qui n'a rien trouvé d'autre à faire que de passer d'une position couchée à une position course effreinée quasimment sous mes roues. Il s'en est fallu d'un museau que je l'entrecote!!
A mesure que la journée défile, le paysage change passant des plaines, aux plateaux, aux montagnes. La configuration de la route change aussi parallèlement en étant maintenant à flanc de montagne jusqu'à dominer les nuages. Il fait même un peu frisquet. Les virages se suivent à rythme modéré, la conduite s'effectue à rythme soutenu.
Enfin, on arrive à Mai Chau, notre étape pour la nuit avant qu'on y voit plus rien. C'est l'occasion de prendre une énorme claque car Mai chau, c'est enorme de beauté. C'est niché au beau milieu des rizières d'un vert transcendant, entouré de sublimes montagnes. Ca vaut le déplacement qui se valait déjà de lui-même. L'occasion est trop belle de profiter du moment en buvant un coup en laissant reposer nos derrières meurtris par sept heures de selle rebondissante. On s'attèle à la tache jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, puis on part à la recherche de la meilleure option couchette possible. C'est à nouveau l'occasion pour Jo et Dani d'hésiter et de faire jouer la concurrence à tout va pendant une heure mais je m'en fous, je suis VIVANT et la moto INTACTE!! Les "que choisir" finissent par se mettre d'accord et on se retrouve à trois, à l'étage sans cloisons intérieurs, d'une grande maison sur pilotis, où la famille finit d'installer nos paillasses et notre dîner. Celui-ci nous sera livré "en chambre" peu de temps après. C'est copieux, goutus, parfait pour nos corps et nos esprits fourbus.
Et puis comme on en a jamais assez, on est ressorti boire un bière et faire quelques parties de billard sur une table qui passe sa vie dehors à la merci des intempéries. Jamais vu une table pareille, même au Népal pendant le trek à 2800m, c'était plus praticable malgré un tapis fendu sur un demi-mètre de long! La table est même tellement ravagée que c'est la raison pour laquelle on finit nos boissons rapidement et qu'on va se mettre au lit. Et j'ai beau être d'un naturel nocturne, comme je suis VIVANT, je m'en contente largement!!!
Le lendemain, c'est la pluie qui sonne le réveil. Il est 9h et il pleut averse. Comme c'est toujours inconcevable de conduire dans ces circonstances où, même si on a pas d'accident on attrape quand même une pneumonie, on remet le départ à la fin de la mousson. Ca nous laisse tout loisir de déguster le petit déjeuner fait exclusivement de pain et d'oeuf et de se dire que la douche est en option puisqu'elle est de toute façon dehors sous les trombes d'eau qui s'abattent de manière anarchique et qu'elle est froide.
A 10h30 enfin, on peut se mettre tous cylindres dehors. Pour Dani et moi, ça prend dix minutes sans raisons valables hormi le fait que nos bécanes ne veulent rien savoir, les feignasses! On serpente ensuite au milieu des rizières un peu au petit bonheur la chance à la recherche des meilleurs points de vue en essayant au maximum d'éviter les chemins boueux. Une fois quand même, il faut qu'on franchisse un courte côte mais une côte abrupte. Jo se lance avec succès. Dani s'élance à son tour, c'est cahun-caha mais ça passe. Pour moi, bien sur, c'est la tuile, je reste bloqué au milieu. Comme la moto est quand même bien lourde et la pente bien pentue, je ne m'imagine pas la descendre en marche arrière sans la prendre sur la figure. Et pour la finir en marche avant, il faudrait déjà que j'apprennes à faire un démarrage en côte!! Je suis donc super mal barré quand une vieille femme sort de sa maison à quelques mètres de là sans doute alerté par les rires des zouaves germano-belges. Je la vois retrousser ses manches alors qu'elle se tient debout derrière moi en équilibre précaire. Tout en gestes, elle me fait signe que tout va bien se passer, qu'il suffit que j'enclenche et qu'elle s'occupe du reste. Et en effet, ce petit bout de force de la nature m'a littéralement issé hors de mon misérabilisme. Dans un sourire emprunt de respect, je lui fais ma plus belle révérance avant de filer dans un nuage de fumée.
Jusqu'à la fin de la matinée, on reste donc autour de Mai Chau à profiter, à glisser. Je suis content chaque fois qu'une difficulté est derrière nous. C'est l'expérience qui rentre et le souvenir des chutes laossiennes qui s'éloignent... Puis on finit par retrouver la route goudronnée, toujours entre montagnes et rizières. A l'heure du déjeuner, on traverse un village où on convient de s'arrêter pour reprendre des forces. Seulement, c'est vraiment rural, extrèmement difficile de se faire comprendre, quasiment impossible de trouver à manger. On déniche quand même d'abord une petite boutique où on ne vend, bizarrement, que des yahourts. Difficile de se satisfaire de ça même si c'est bon. On déniche alors encore un nouvel endroit qui ne mérite même pas de porter le nom de gargotte. La seule chose qu'on arrive à se faire proposer, c'est de la peau de poulet et du gras de poulet, heureusement avec du riz pour aider à faire descendre le tout. Espérons que pour le dîner, on parviennent à trouver quelque chose d'un peu plus digeste...
Toute l'après-midi ou presque se fait sous un soleil radieux. La route est faite de larges courbes qu'on peut prendre à vive allure au milieu d'un traffic nul. C'est le paradis de la conduite! Au final, on passe six nouvelles heures sur nos chevaux mécaniques jusqu'à l'arrivée à Son La qui se fait sur une cinq voie complètement déserte, ridicule, à fond de quatrième pour finir de tester la mécanique. Nos fesses auraient, comme la veille, bien besoin d'un massage. Nos estomacs auraient bien envie d'être maintenant remplis de belle manière. On part donc depuis notre nouvel hotel à la découverte de la ville et à la recherche d'un énième restaurant. Seulement, là où se situe notre GH, il n'y a rien autour et comme des idiots, on a tellement faim et on pense tellement trouver de quoi festoyer dans un court rayon, qu'on en oublie de prendre nos bécanes. Après 20 minutes de marche, on passe devant un premier établissement. C'est un restaurant, à n'en pas douter. Il est ouvert pour sûr. On entre. On demande à voir le menu. C'est peine perdue, il n'y a rien à manger, et quand je dis rien, c'est nada, peau d'balle, nib, que dalle, zéro, quéquette... Les gens qui se trouvent là à ne rien faire nous disent quand même qu'on peut s'adresser de l'autre côté de la rue. On traverse. - Vous avez à manger? Manger? Non? Quoi en face? Qu'on aille demander en face? Sûr? On passe alors 5 minutes à traverser la rue, les vietnamiens à se refourguer la responsabilité de nourrir nos estomacs affamés, sans compter que un kilomètre à pieds, ça use, ça use... Peine perdue, on poursuit. Peine perdue, on désèspère. Vingt nouvelles minutes pendant lesquelles on s'éloigne encore de l'hotel. Puis à l'horizon, de la lumière. Quoi? Une superette!!!! On fait donc le plein comme si le scénario devait se reproduire pendant dix jours!! Gateaux, noisettes, pain, vache qui rit, tout le paquetage du parfait Troupe de Marine en campagne!! On est donc supers contents, même si on se dit quand même que Son La est au moins dix fois plus grand que Mai Chau et qu'il est inconcevable qu'on y trouve que du paté pour chien! On continue donc à marcher, j'en ai pleins les pattes. ET ENFIN, après plus d'une heure d'atermoiments, l'oasis au milieu du désert, le centre ville autour duquel on a finalement fait que tourner!! Et qui dit centre-ville, dit restaurant. Et qui dit restorant, dit double ration de spaguettis bolognaises pour tout le monde, ça devrait nous calmer!! Et oui, c'est vrai! Ca calme!! On est tellement calmé qu'on rentre à l'hotel en taxi pour s'éviter une nouvelle transumance, avec sous le bras, notre trésor de guerre, des cocheneries à grignotter jusqu'à plus soif. Il est minuit quand on ferme les écoutilles en n'oubliant pas que ça fait maintenant deux jours qu'on est parti et qu'on est toujours VIVANT!!
Mets pas tes roues en canard, c'est la chenille qui redémarre, on avance bien et tant mieux, j'apprécie quand j'me fais pas d'bleus!!
Ca fait deux jours que je m'initie aux joies et aux frissons de la conduite avec boite manuelle sur deux roues. On a laissé les embouteillages à Hanoï. Devant nous, ce ne sont que routes désertes qui s'offrent comme des sirènes à Ulysse. Mais gare à la tentation d'aller trop vite, la sirène est une sacrée traitresse!!
Je commence enfin à maîtriser mon sujet. Les problèmes liés à l'apprentissage s'évaporent comme Brice au soleil. Les 164 kilomètres qui s'annoncent pour cette journée placée sous le signe du beau temps devraient n'être qu'une partie de plaisir; une de plus. Attention tout de même à ne pas baisser la garde, on a levé le camp à Sonla depuis moins d'une heure que je manque de me manger un cochonnot suicidaire. C'est la loi de la route au Vietnam comme il en va dans les autres pays d'Asie du Sud-Est, la route appartient avant toute chose au bestiaire qui peuple champs et maisons. Les cochons sont des rois, les vaches des reines et les volailles des ducs de Bourgogne, ou pas.
Ici, la chaussée est plutôt bonne et lisse mais à mesure qu'on progresse, on rencontre de plus en plus chantiers en tous genres. Apparemment, tout le réseau routier vietnamien est en réfection ce qui est une bonne chose pour les motards qui passeront par là dans quelques mois, mais pour nous par moments, il faut traverser des kilomètres de terrains vagues où la seule possibilité pour s'en sortir si on ne veut pas se vautrer dans les grandes largeurs ou s'enfoncer les pieds dans des flaques sans fonds, c'est de suivre les sillons laissés par les pneus des voitures. Je n'en emmène pas large car il n'y a pas beaucoup de place. Chaque fois qu'on dévie ne serait-ce que d'un pouce du sillon, ce sont les glissades qui reviennent au galop. Autre changement également dans la configuration de la route, plus on avance vers le nord, plus les montagnes nous entourent, plus les courbes laissent la place à des virages en épingles dans lesquels il est bien difficile de s'amuser tant il faut les aborder avec prudence.
A midi, c'est le moment idéal pour attraper un bon coup de soleil en s'arrêtant au beau milieu des rizières sachant que c'est bien difficile de se protéger derrière une pousse de riz haute comme trois pommes. Et puis, de toute façon, au diable le soleil!! L'endroit est réellement magnifique et mérite largement qu'on y attrape un bonne suée! Pendant cette pause, pleins de vietnamiens passent à côté de nous à vélo, et à chaque fois, c'est l'interrogation qui se lit sur leur visage autant que la joie se lit dans leur sourire et leur façon de nous saluer sans exceptions.
L'après-midi s'effectue au même rythme, peinard. Les virages sont toujours aussi traitres et je me garde bien de faire la course voire même d'essayer de suivre Jo et Dani qui s'en donnent à coeur joie en flirtant avec les lois de la gravité, s'inclinant autant que possible dans les virages pour garder une allure de pilote. Tous les dix kilomètres environs, ils sont obligés de m'attendre pour savoir si je suis seulement en retard ou si je n'ai pas une une relation suivie avec un gouffre. Ce petit manège se poursuit jusqu'au soir mise à part les vingt derniers kilomètres qui sont une longue descente continue vers Muong Lai où on compte bien trouver un hotel pour la nuit. L'ultime descente s'entame comme une course contre la nuit et étant donné mon rythme de sénateur, il est dors et déjà dit que je vais finir à la lanterne. Dès les premiers tournants, les furieux sont déjà loins. Je suis semé comme le bon grain. Je les rejoins en bas quarante minutes plus tard dans la nuit d'encre. Ils sont là à bailler aux corneilles, ils ont déjà fumé une voire deux cigarettes. Je me fais traiter de grand-père. Voilà pour l'esprit... Mais comme je suis vivant avec toutes mes mains, tous mes coudes et toutes mes fesses, je me garde bien de leur en tenir rigueur à ces garnements...
Arrivés à Muong Laï, on fait tout le tour du bled pour comparer les hotels. On tourne, on tourne et on tourne encore. En fin de compte, il faut se rendre à l'évidence, la ville n'en compte qu'un qu'on a d'abord visité un première fois avant d'aller voir ailleurs étant donné les prix pratiqués. On a bien essayé d'aller dormir chez l'habitant mais on s'est fait proposer une étable où les cafards sont plus nombreux que les brins de paille donc on est retourné la queue entre les jambes à l'hotel à proprement parler dans lequel on partage un lit double pour trois avec les pieds qui dépassent puisqu'on est obligé pour tous tenir dans le sens de la largeur. Qu'à cela ne tienne, on est crevé et ma propension à dormir dans toutes les circonstances ne s'est jamais aussi bien portée donc... Banco, on fait banquette.
Le jour suivant, on continue notre progression vers le nord. Aujourd'hui doit être une journée pépère car on a que dans les cents kilomètres à rugir. Enfin pépère, c'est vite dit car comme la route est à nouveau plus en courbes qu'en virages, comme on voit qui vient en face des centaines de mètres à l'avance et que de toute façon il n'y a personne, c'est à fond de quatrième qu'on fait défiler le paysage. Comme tout se prête à la confiance, j'ouvre la route la poignée dans l'angle, c'est à mes lascars d'essayer de me suivre!! On vient à bout du parcours en trois heures et quelques, c'est la première fois depuis qu'on est parti qu'on ne lutte pas pour finir avant la disparition du soleil. Ce n'est pas tant que ça fasse une différence majeure en terme d'occupation de la fin d'après-midi puisqu'on en fait rien de spécial, mais c'est toujours plaisir quand on peut minimiser les heures passées sur la selle tant, à force, on finit par avoir des culs rouges et durs comme ceux des babouins.
En chemin, le moment de frayeur quotidien est la traversée d'un nouveau chantier. Alors qu'il fallait passer à côté d'un tractopelle, je m'engage. C'est pile-poil le moment également choisi par le conducteur pour faire pivoter son engin. Je manque de me retrouver les quatre fers en l'air car la pelle me frole à quelques centimètres sans que ça ne choque qui que ce soit. Or, un Braïce, c'est 62-63kg. Un tractopelle, c'est X tonnes!!! Différence notable et vision effrayante!!!
Ce jour également, on reste bloqué pas loin d'une heure devant une barrière car ils sont en train de refaire le goudron sur toute la largeur de la route!! Ils ne pourraient pas commencer par un côté, laisser sècher, et passer ensuite à l'autre côté; non, tout en même temps, c'est nettement plus simple, d'autant plus quand il faut rouler ensuite lorsque la barrière se lève, sur l'asphalte encore chaud et à moitié liquide!
Enfin bon... On est arrivé à Lai Chau et c'est ça qui compte. On est dans un hotel qui n'a rien à voir avec celui de la veille : on a une salle de bain avec de l'eau chaude, chacun un lit, pour un peu, on aurait presque l'impression que c'est du luxe!
A l'heure du dîner, comme on a pas envie de faire comme deux jours auparavent, c'est à dire errer pendant plus d'une heure avant de trouver une table, et comme on a pas non plus envie de faire comme la veille, c'est à dire donner nos dollars à des hoteliers aux factures oligarques, on fait confiance au LP qui nous promet la gargotte la plus accueuillante de la ville. Et en effet, Le patron nous donne l'accolade malgré le fait qu'il lui manque les deux bras, c'est vous dire. Les gens parlent un anglais approximatif mais un anglais quand même. Et, top du top, il y a un menu, c'est Bizance!! Donc résultat, on a beau mangé local, c'est bon, pas 100% graisseux, en portions de vikings, et le tout pour pas plus cher qu'une canette dans le métro parisien. Après le repas, on se sent tellement bien qu'on discute de longues longues minutes avec le patron et comble de chance, on rentre chez nous juste avant que se déclenche l'orage qui durera jusqu'au matin. Dans la chambre, on passe près d'une heure à rire sur les programmes qui passent à la télévision vietnamienne. Pour vous donner, tous les programmes étrangers sont doublés par une seule et même personne!!! Et, si dans une même scène, vous avez des hommes et des femmes, ça ne fait pas de différence, une seule voix!! A mourir de rire!! Jusqu'à l'heure du dodo.
Le lendemain, c'est le départ ultime vers notre destination finale : "Sapa" où on pourra enfin s'alanguir puisqu'on devrait y passer au moins trois nuits. Ca va faire du bien d'avoir un quartier général au lieu de toujours avancer et recommencer chaque soir la quète d'une couche, d'un couvert, etc... En plus, comme on a que 65km à faire, on a le temps de partir la fleur au fusil. Le rythme est tranquille, personne n'est pressé. Il ne vaut pour eux ne pas l'être car ma moto commence à montrer des signes de fatigue évidents. J'ai par exemple toutes les peines du monde à changer les vitesses ce qui est pourtant bien pratique quand on doit sans cesse enchaîner courtes lignes droites et virages serrés. Ca pourrait aller mais comme aujourd'hui on doit franchir le plus haut col d'Asie du sud-est en partant de la vallée, j'aimerais autant que possible que ça se passe sans heurts... Jo et Dani ont donc repris leurs bonnes vieilles habitudes, à savoir rouler devant. Et chaque fois qu'on s'arrête, je leur fais part de mes mésaventures. A tel point que, alors qu'on est aux pieds de l'ascension, je les rejoints et les entends me brailler : - T'arrêtes pas! De toutes façons on te rejoint!!! Il n'en fallait pas plus pour m'échauder et transcender l'esprit de compétition qui parfois me caractérise. "On te rejoint"... On va bien voir... J'entame alors la montée avec la même rengaine qu'Attila : si la route était faite d'herbe, pas moyen qu'elle ne repousse après mon passage! Je me cale donc en troisième sachant que la quatrième n'offre aucune sorte de reprise étant donné l'angle de la pente, et je suis parti tel un diable quasiment alongé sur mon guidon. Je double camions, voitures, motos, rien ne me résiste, c'est comme si j'étais sur un tapis volant. Parfois, je peux voir en contrebas la route que j'ai parcourue quelques minutes auparavant afin de repérer les provocateurs. Mais comme jamais je ne les aperçois, je suis toujours à me dire qu'ils sont juste derrière et j'en remets une couche. Les bornes kilométriques qui affichent les kilomètres me séparant de Sapa défilent : 35, 30, 25km, et toujours pas une grande gueule dans ma roue. C'est d'autant plus plaisant que j'ai beau être pleine bourre, je suis en controle total, pas une frayeur sur toute la montée. Peut-être une petite quand en arrivant proche du sommet je remarque les nuages qui gravissent eux aussi la pente. Ils faut dire qu'ils sont poussés pas un vent d'enfer qui les fait avancer encore plus vite que moi. Les salauds... Suréaliste!! Mais impossible de lutter... J'ai juste besoin de passer en plein phare alors qu'il est 13h et de continuer la maestria!! Vroum!!
Pas la peine que je me fatigue à vous dire que je coupe la ligne le premier en arrivant au sommet, merde, je viens de le faire, ne reste plus qu'à attendre mes petits camarades fanfarons. J'en profite pour enfiler mon coupe vent ainsi qu'une polaire pour la première fois depuis l'hiver népalais, ça fait bizarre mais c'est nécessaire. Avec le vent qui souffle, il ne fait que dans les 12°. Toujours personne? J'en profite pour aller poser ma pêche dans les fourrés. Toujours personne? Pause cigarette, pause photo. Toujours personne? Mais qu'est ce qu'ils foutent? Une demie heure que je suis là!! Je me remets donc en selle et fais demi tour. En fait, les bougres sont une centaine de mètre derrière le cul posé sous une tente où une jeune femme fait des brochettes et sert le thé chaud. Les salauds! Ils ont cru que j'allais jusqu'à Sapa le nez dans le guidon et ils en profitent pour faire un gueuleton!! Heureusement qu'il reste des brochettes pour moi!! On se fait donc un mini déjeuner iconoclaste en se demandant parfois si la tente ne va pas s'envoler à cause du vent qui souffle en rafales bretonnes ou si on va pouvoir retrouver les bécanes à dix mètres de là tant les nuages nous entourent.
A l'issue de ce frichti au milieu de rien, il est temps d'achever cette mi-boucle commencée il y a cinq jours. On est tous équipé de quasiment tous les vêtements qu'on transporte quand on prend la route de la descente. On convient de se suivre à allure modeste pour faire une entrée triomphale et groupée dans les rues du village tant désiré. Et donc, quand on arrive à ses portes, le sentiment d'accomplissement est immense. Les croisés ont atteint Jérusalem, tant mieux pour eux. Nous ont a fait Hanoï - Sapa, et c'est pas mal non plus!! A Sapa justement, on entre dans le village à côté du lac. La vue est idyllique, c'est sûr que ça va nous plaire. Et puis on a pas longtemps à attendre avant de trouver notre GH. Alors qu'on est en train d'effectuer le tour du lac, une femme en scooter se met à notre hauteur et nous propose de la suivre jusqu'à son hotel. En même pas cinq minutes, nos sacs sont posés, nos corps à l'horizontal la tête sur l'oreiller et nos esprits en paix. Enfin pas longtemps car on est pas venu jusqu'ici pour dormir instantanément. Au lieu de ça, on préfère faire le tour du bled à pieds pour mieux en apprécier les attraits. Et ils ne manquent pas. Il y a partout des restos au dessus de notre moyenne personnelle, des bars sympathiques avec musiques de qualité et tables de billard, des marchés en plein air pleins de couleurs. Il y a quand même un revers à cette médaille. Qui dit bars et restos dit touristes à gogo. Dans les rues, la moitié des gens a quelques souvenirs à acheter et l'autre moitié a quelques souvenirs à vendre. en fait, on ne peut quasiment pas faire un pas sans qu'une vieille femme ou qu'une gamine ne vienne et vous suive sur quelques mètres pour vous proposer bracelets, chapeaux, etc... Ca pourrait être pesant mais comme tout se fait dans des sourires, c'est courtois et bon enfant. On a tôt fait d'oublier tout ce cirque pour apprécier l'endroit à sa juste valeur. C'est charmant encore et plus.
On s'en délecte donc jusqu'au soir en enchainant en trois heures déjeuner et dîner. Ensuite, on s'en retrouve à boire quelques coups dans un bar dont la politique est de fermer quand le dernier client quitte les lieux ce qui est bien urbain!! Dans le bar, on rencontre Antoine, un français qui vit à Sapa depuis six mois et travaille dans un hotel. Les deux jours suivants sont ses jours de repos et comme il est autant content de nous rencontrer que l'inverse, il propose d'être notre guide motorisé pour les deux journées qui viennent. Vous avez dit hospitalité? On se quitte vers 2h après quelques parties de billard contre des filles des tribus locales à la langue bien pendue et à la répartie humoristiquement assérée. Demain, c'est plus de chemins de traverse, de rizières, de cascades. Elle est pas belle la vie??
Pour t'en convaincre, jète un oeil aux photos, j'en reviens toujours pas que c'est moi qui les prends!!
Jours tranquilles à Sukhumvit (Bangkok) English translation pending
Voici un récit d’un passé pas trop lointain….
Vendredi En début de soirée, je prends le vol de Singapore Airlines à Heathrow, direction Singapour. Le siège n’est-il pas assez confortable ou serait-ce peut-être plutôt l’excitation mentale que je n’arrive pas à modérer? Je suis poursuivi par tout un tas de pensées à la suite de ce que j’ai fait ces derniers jours en Europe et il me faut plusieurs heures avant de pouvoir m’endormir. Le petit déjeuner servi deux bonnes heures avant l’atterrissage à Singapour coupe court un sommeil qui n’a pas duré plus de 3 ou 4 heures.
Samedi L’avion a du retard et je dois courir pour joindre l’avion pour Bangkok, qui heureusement part du même terminal mais tout à fait à l’autre bout. J’ai une petite sueur, moins de 45 minutes entre deux avions ! 🤪 Le chef de service à bord du vol pour Bangkok vient me voir juste avant le décollage pour me confirmer que mes bagages ont bien été transférés! On ne peut pas rêver meilleur service et plus efficace. 😎🙂
J’arrive à Bangkok en fin d’après-midi et descends au Majestic Grande, dans soï 2 tout à fait au début de Sukhumwit et à deux pas de la station de « skytrain » Phloen Chit. J’ai eu beau expliquer à Y au téléphone où se situait l’hôtel, elle s’est obstinée à ne pas vouloir comprendre. J’aurais dû choisir un hôtel portant un nom plus simple ! On peut répéter « Majestic » 100 fois, pour une oreille thaïe, c’est tout simplement incompréhensible. Les Thaïs ne peuvent pas prononcer un « s » à la fin d’une syllabe, ils sont obligés de dire « t » : « plat-sa-tic », « hut-sa-band », « Aut-sa-trey-lia » pour « plastic », « husband » et « Australia ». Quand je demande à Y ce qu’elle se verse d’une bouteille sur sa nourriture, elle me dit « sawt », et je crois que c’est un de ces mots monosyllabiques typiques de la langue mais non ! c’est « sauce » mal prononcé ! La meilleure, c’est qu’elle dit « isse » pour « eat » (manger), « goss » pour « goat » (chèvre) ou pour « gold » (l’or). C’est comme si elle s’imaginait que pour dire un « t » final en Thaï on aurait peut-être bien écrit « s », et comme si elle faisait un effort intellectuel inversé pour bien prononcer ce « s » qui n’a jamais existé ! 😇 Mais n’allons pas plus avant dans les arcanes de la prononciation thaïe. Suffit-il de dire qu’il n’est pas à la portée du premier « farang » venu de s’y retrouver !
Je finis par la retrouver une heure plus tard. Elle est assise devant l’hôtel, me parlant dans son portable, pratiquement en pleurs parce qu’elle se demandait où j’avais bien pu disparaître ! Tournons la page !
Vendredi En début de soirée, je prends le vol de Singapore Airlines à Heathrow, direction Singapour. Le siège n’est-il pas assez confortable ou serait-ce peut-être plutôt l’excitation mentale que je n’arrive pas à modérer? Je suis poursuivi par tout un tas de pensées à la suite de ce que j’ai fait ces derniers jours en Europe et il me faut plusieurs heures avant de pouvoir m’endormir. Le petit déjeuner servi deux bonnes heures avant l’atterrissage à Singapour coupe court un sommeil qui n’a pas duré plus de 3 ou 4 heures.
Samedi L’avion a du retard et je dois courir pour joindre l’avion pour Bangkok, qui heureusement part du même terminal mais tout à fait à l’autre bout. J’ai une petite sueur, moins de 45 minutes entre deux avions ! 🤪 Le chef de service à bord du vol pour Bangkok vient me voir juste avant le décollage pour me confirmer que mes bagages ont bien été transférés! On ne peut pas rêver meilleur service et plus efficace. 😎🙂
J’arrive à Bangkok en fin d’après-midi et descends au Majestic Grande, dans soï 2 tout à fait au début de Sukhumwit et à deux pas de la station de « skytrain » Phloen Chit. J’ai eu beau expliquer à Y au téléphone où se situait l’hôtel, elle s’est obstinée à ne pas vouloir comprendre. J’aurais dû choisir un hôtel portant un nom plus simple ! On peut répéter « Majestic » 100 fois, pour une oreille thaïe, c’est tout simplement incompréhensible. Les Thaïs ne peuvent pas prononcer un « s » à la fin d’une syllabe, ils sont obligés de dire « t » : « plat-sa-tic », « hut-sa-band », « Aut-sa-trey-lia » pour « plastic », « husband » et « Australia ». Quand je demande à Y ce qu’elle se verse d’une bouteille sur sa nourriture, elle me dit « sawt », et je crois que c’est un de ces mots monosyllabiques typiques de la langue mais non ! c’est « sauce » mal prononcé ! La meilleure, c’est qu’elle dit « isse » pour « eat » (manger), « goss » pour « goat » (chèvre) ou pour « gold » (l’or). C’est comme si elle s’imaginait que pour dire un « t » final en Thaï on aurait peut-être bien écrit « s », et comme si elle faisait un effort intellectuel inversé pour bien prononcer ce « s » qui n’a jamais existé ! 😇 Mais n’allons pas plus avant dans les arcanes de la prononciation thaïe. Suffit-il de dire qu’il n’est pas à la portée du premier « farang » venu de s’y retrouver !
Je finis par la retrouver une heure plus tard. Elle est assise devant l’hôtel, me parlant dans son portable, pratiquement en pleurs parce qu’elle se demandait où j’avais bien pu disparaître ! Tournons la page !
Dans 10 ans, la Thaïlande, vous la voyez comment? English translation pending
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet n'existaient pas ou presque, pourraient temoigner que c'etait quel que soit l'endroit ou on se trouvait un "vrai paradis"..Il est donc naturel que la nostalgie grandisse quand on voit dans quel sens et a quelle vitesse les choses evoluent.😕
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Démarrer une activité en Thaïlande English translation pending
bonjour a tous si je me permet de mettre un nouveau post sur un sujet 10000 fois rabattu est justement pour donner un élan un peut plus réaliste des membres qui veulent s'établir au pays du sourire perdu ..
perso je vois tellement de doux rêveurs qui désire s'implanter . ou pire qui le font .. avec des idées peut être géniales mais mal adapter .. que il serais bon que des membres donne des indications realistes .. des plans realistes .. des réussites réaliste .. car il n'y a rien de plus triste que de revoir sur vf ses membres haineux de ce pays simplement parce que ils ont rien compris de commet sa marche .. ou ont suivie leur instinct sans voir ce qui se passe réellement ..
je précise que je ne poste pas pour dire sa c'est bien et pas cela .. ( je le laisse aux autres .. ) simplement je suis ravi que des membres réussisse dans le coin ..
un exemple .. la restauration .. on se dit c'est facile .. mais très peut y arrivent .. je propose une idée .. la création de un moukata .. ces restos populaires qui sont quasiment plein ( de thais essentiellement ) .. pourquoi un étranger ne pourrais pas le faire ? bien il est possible .. je peut vous présenter un expert dans la matière .. il peut vous prendre en charge de a a z .. cette façon de voir les affaires est la bonne .. avoir un expert a ses côtés pour vous guider éviter les faux pas , les pièges . et prendre les raccourcis . ( anglais indispensable ...) ( je précise que je n'ai aucun intérêt financier je le fait car je suis persuadé que l'implantation est possible . si on suit certaines règles .. mon souhait est que ce post apporte des idées nouvelles .. realistes .. a bientôt .. thuan
un exemple .. la restauration .. on se dit c'est facile .. mais très peut y arrivent .. je propose une idée .. la création de un moukata .. ces restos populaires qui sont quasiment plein ( de thais essentiellement ) .. pourquoi un étranger ne pourrais pas le faire ? bien il est possible .. je peut vous présenter un expert dans la matière .. il peut vous prendre en charge de a a z .. cette façon de voir les affaires est la bonne .. avoir un expert a ses côtés pour vous guider éviter les faux pas , les pièges . et prendre les raccourcis . ( anglais indispensable ...) ( je précise que je n'ai aucun intérêt financier je le fait car je suis persuadé que l'implantation est possible . si on suit certaines règles .. mon souhait est que ce post apporte des idées nouvelles .. realistes .. a bientôt .. thuan
Baie-James: Route du nord et Transtaiga à vélo (Québec) English translation pending
Bonjour a vous,
je recherche des infos sur ces deux routes en vue d'un voyage en velo l'ete prochain.
Merci et salut!
Merci
je recherche des infos sur ces deux routes en vue d'un voyage en velo l'ete prochain.
Merci et salut!
Merci

Aller chercher un stage à Los Angeles: est-ce le ramassage assuré? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en France, diplômé d’un master, j’ai alterné études en France, travail en Angleterre (ouvrier agricole), à Sydney (commercial), Shanghai (publicité dans le luxe), et études aux USA (business).
J’ai décidé de quitter la France début janvier 2010 et de ne plus jamais (tenter d')y chercher du travail. Ma décision est prise et je ne ferai pas marche arrière.
A la question de savoir l'endroit où je souhaite vivre / travailler, je n'ai qu'une seule réponse et elle est extrêmement claire pour moi : Los Angeles.
J’envisage donc 2 scénarios :
1. Aller cherche un stage à Los Angeles (j’ai repris en septembre une inscription universitaire, je pense donc pouvoir bénéficier du visa J-1 (?) )
Si je dois attendre 6 mois pour trouver quelque chose et obtenir les papiers, ce n’est même pas la peine d'envisager cette solution.
2. Retourner à Shanghai, me faire une expérience qui me permettra de prétendre à de meilleurs jobs, et surtout ...attendre que l'économie Californienne reparte.
Aller à L.A tout de suite, je ne le sens pas du tout... (j’ai prospecté depuis la France, je n’ai reçu aucune proposition, je n'ai pas de réel plan d’action sur place et je ne compte pas y aller pour faire de la vente BtoC, sur des produits bas de gamme, en étant à l'age de pierre au niveau de la relation client, comme je l'ai fait à Sydney). Compte tenu du rapport entre l’offre et la demande ...je pense me ramasser la figure à L.A. – d’un autre coté ne pas y vivre me rend complètement malade et Shanghai ce n'est pas un eldorado (pour la qualité de vie et les salaires), mais mon (unique) réseau professionnel s'y trouve.
Je pense donc choisir de retourner en Chine.
Si vous connaissez bien le marché du travail en Californie, auriez-vous des conseils ou des suggestions ?
Merci par avance 😛
Je suis actuellement en France, diplômé d’un master, j’ai alterné études en France, travail en Angleterre (ouvrier agricole), à Sydney (commercial), Shanghai (publicité dans le luxe), et études aux USA (business).
J’ai décidé de quitter la France début janvier 2010 et de ne plus jamais (tenter d')y chercher du travail. Ma décision est prise et je ne ferai pas marche arrière.
A la question de savoir l'endroit où je souhaite vivre / travailler, je n'ai qu'une seule réponse et elle est extrêmement claire pour moi : Los Angeles.
J’envisage donc 2 scénarios :
1. Aller cherche un stage à Los Angeles (j’ai repris en septembre une inscription universitaire, je pense donc pouvoir bénéficier du visa J-1 (?) )
Si je dois attendre 6 mois pour trouver quelque chose et obtenir les papiers, ce n’est même pas la peine d'envisager cette solution.
2. Retourner à Shanghai, me faire une expérience qui me permettra de prétendre à de meilleurs jobs, et surtout ...attendre que l'économie Californienne reparte.
Aller à L.A tout de suite, je ne le sens pas du tout... (j’ai prospecté depuis la France, je n’ai reçu aucune proposition, je n'ai pas de réel plan d’action sur place et je ne compte pas y aller pour faire de la vente BtoC, sur des produits bas de gamme, en étant à l'age de pierre au niveau de la relation client, comme je l'ai fait à Sydney). Compte tenu du rapport entre l’offre et la demande ...je pense me ramasser la figure à L.A. – d’un autre coté ne pas y vivre me rend complètement malade et Shanghai ce n'est pas un eldorado (pour la qualité de vie et les salaires), mais mon (unique) réseau professionnel s'y trouve.
Je pense donc choisir de retourner en Chine.
Si vous connaissez bien le marché du travail en Californie, auriez-vous des conseils ou des suggestions ?
Merci par avance 😛
Circuit de trois semaines au Canada avec deux enfants l'été prochain English translation pending
Bonsoir,
Avec l'aide de votre forum, voici le circuit que j'envisage (voiture, 2 enfants de 13 et 15 ans, nous randonnons beaucoup d'habitude) :
Vancouver Port Hardy Le Passage Intérieur Prince Rupert
Stewart
Smithers
Prince George Parc National de Jasper Lac Louise Parc National de Banff Calgary
Cela vaut-il le coup de rallonger vers Waterton et Glacier park, ou cela fait-il assez de km ? Ou vaut-il mieux descendre vers Waterton et Glacier et laisser tomber Stewart vers le nord ?
Je n'ai pas encore regardé l'aspect logement, que me conseillez vous ?
Merci pour vos retours,
Cordialement. 🙂
Vancouver Port Hardy Le Passage Intérieur Prince Rupert
Stewart
Smithers
Prince George Parc National de Jasper Lac Louise Parc National de Banff Calgary
Cela vaut-il le coup de rallonger vers Waterton et Glacier park, ou cela fait-il assez de km ? Ou vaut-il mieux descendre vers Waterton et Glacier et laisser tomber Stewart vers le nord ?
Je n'ai pas encore regardé l'aspect logement, que me conseillez vous ?
Merci pour vos retours,
Cordialement. 🙂
Hôtel Sirenis la Salina: distance entre la plage et le lobby? English translation pending
Je suis très intéressé à aller à cet hotel en mars prochain et j'ai quelques questionnements.
Ce qui me fait un peu peur, c'est la grandeur du site. J'ai visité plusieurs forums de discussions et la distance de marche entre la plage et le lobby varie beaucoup d'un commentaire à l'autre. Certains parlent de 7 minutes de marche, d'autre de 10 minutes, d'autres de 15 à 20 minutes. J'ai même lu un commentaire à l'effet qu'il y avait 30 minutes de marche entre la plage et le lobby. Comme chacun marche à son rythme, pouvez-vous me dire plus spécifiquement en pieds ou en mètres quelle est approximativement la distance entre la plage et le lobby.
J'aimerais aussi savoir s'il y a des parasols et/ou de l'ombre près des piscines.
Sur le bord de la plage, est-ce qu'avec un pourboire, il est plus facile d'avoir des chaises? (Toutes les fois que je suis allé à Cuba, c'était ce qu'il fallait faire pour avoir des chaises)
Finalement, est-ce que le théatre où se tiennent les spectacles est à aire ouverte.
Merci à l'avance de vos réponses, cela sera très apprécié.
Ce qui me fait un peu peur, c'est la grandeur du site. J'ai visité plusieurs forums de discussions et la distance de marche entre la plage et le lobby varie beaucoup d'un commentaire à l'autre. Certains parlent de 7 minutes de marche, d'autre de 10 minutes, d'autres de 15 à 20 minutes. J'ai même lu un commentaire à l'effet qu'il y avait 30 minutes de marche entre la plage et le lobby. Comme chacun marche à son rythme, pouvez-vous me dire plus spécifiquement en pieds ou en mètres quelle est approximativement la distance entre la plage et le lobby.
J'aimerais aussi savoir s'il y a des parasols et/ou de l'ombre près des piscines.
Sur le bord de la plage, est-ce qu'avec un pourboire, il est plus facile d'avoir des chaises? (Toutes les fois que je suis allé à Cuba, c'était ce qu'il fallait faire pour avoir des chaises)
Finalement, est-ce que le théatre où se tiennent les spectacles est à aire ouverte.
Merci à l'avance de vos réponses, cela sera très apprécié.
Voyage au Québec à petits prix avec ma fille de quinze ans English translation pending
Bonjour à tous,
voilà, je vis seule avec ma fille de 15 ans, je souhaiterais l'emmener au Québec, l'année prochaine si Dieu le veut... Nous avons traversé des moments difficiles😕 ces dernières années et ce voyage compte énormément pour nous, pour pas mal de raisons...😊 Malheureusement, comme beaucoup de gens, je ne dispose pas de grands moyens financiers alors tout ça nous semble un joli rêve!Nous n'avons jamais voyagé ensemble jusque là.Malgré tout, je viens vers vous pour avoir des bons plans, des astuces, des infos...etc tout ce que vous pourrez partager avec moi sera le bienvenu!😉 Nous souhaiterions loger chez l'habitant (je ne suis pas du genre "touriste en hôtel") et de préférence chez une femme, seule ou avec enfants. Je vous remercie d'avance, vous n'imaginez pas ce que ce voyage représente pour ma fille et moi...
voilà, je vis seule avec ma fille de 15 ans, je souhaiterais l'emmener au Québec, l'année prochaine si Dieu le veut... Nous avons traversé des moments difficiles😕 ces dernières années et ce voyage compte énormément pour nous, pour pas mal de raisons...😊 Malheureusement, comme beaucoup de gens, je ne dispose pas de grands moyens financiers alors tout ça nous semble un joli rêve!Nous n'avons jamais voyagé ensemble jusque là.Malgré tout, je viens vers vous pour avoir des bons plans, des astuces, des infos...etc tout ce que vous pourrez partager avec moi sera le bienvenu!😉 Nous souhaiterions loger chez l'habitant (je ne suis pas du genre "touriste en hôtel") et de préférence chez une femme, seule ou avec enfants. Je vous remercie d'avance, vous n'imaginez pas ce que ce voyage représente pour ma fille et moi...
De retour d'une semaine de vacances à Dubaï... English translation pending
... et je suis ouvert à toute question !
J'ai passé 7 jours sur place mi-novembre avec ma ptite amie.
Bises à tous
Etats-Unis: passage aux douanes et réponses aux question de l'agent English translation pending
Bonjour,
après avoir lu des tas de choses sur le passage de la douane aux USA, j'ai une question certes pas primordiale mais bon c'est toujours bon a savoir pour éviter la boulette.
Quand on attend pour passer au contrôle et répondre aux questions de l'immigration et que c'est a notre tour, peut on passer en couple ou doit on passé un par un?
Si je pose cette question c'est que ma femme ne parle pas du tout Anglais et que je me demande comme elle va faire pour répondre aux questions de l'agent.
Vos expériences sont les bienvenues.
Merci
après avoir lu des tas de choses sur le passage de la douane aux USA, j'ai une question certes pas primordiale mais bon c'est toujours bon a savoir pour éviter la boulette.
Quand on attend pour passer au contrôle et répondre aux questions de l'immigration et que c'est a notre tour, peut on passer en couple ou doit on passé un par un?
Si je pose cette question c'est que ma femme ne parle pas du tout Anglais et que je me demande comme elle va faire pour répondre aux questions de l'agent.
Vos expériences sont les bienvenues.
Merci
Photos de voyages - Quelques principes? English translation pending
Les photos de Steve McCurry ont beacuoup fait pour me rendre Angkor fascinant. Un moine orange judicieusement placé vient opportnément renforcer chacune de ses compositions. Or beaucoup des ces temples n'abritent pas de sanctuaires bouddhistes contemporains. Ce ne sont que des vielles pierres visitées par les touristes.
Dans le grand temple d'Angkor Vat, le moindre moine orange-fluo qui se pointe est instantanément mitraillé par tous les touristes .. à vous faire honte d'avoir un appareil photo. Et alors Steve McCurry lui, comment fait-il pour trouver des moines oranges sur les points forts de ses compositions, hein ?
J'en était à ces réflexions quand je vois ces japonais glisser un billet à ce jeune garçon. Pour gagner le droit de le trimballer de temple en temple, juste pour la photo. J'ai shooté aussi. La photo est pas mal, mais un peu salie tout de même. Et McCurry, ses moines il les a payés ?
Ca vous arrive de faire comme ces japonais ?
Dans le grand temple d'Angkor Vat, le moindre moine orange-fluo qui se pointe est instantanément mitraillé par tous les touristes .. à vous faire honte d'avoir un appareil photo. Et alors Steve McCurry lui, comment fait-il pour trouver des moines oranges sur les points forts de ses compositions, hein ?
J'en était à ces réflexions quand je vois ces japonais glisser un billet à ce jeune garçon. Pour gagner le droit de le trimballer de temple en temple, juste pour la photo. J'ai shooté aussi. La photo est pas mal, mais un peu salie tout de même. Et McCurry, ses moines il les a payés ?
Ca vous arrive de faire comme ces japonais ?
Arnaques aux visas à la sauvette en Mauritanie English translation pending
je lance cet appel à tous les voyageurs en directions de la mauritanie d'etre tres vigilans aux arnnaques installèes à la frontiere .mefiez vous des gens qui vous proposent des visas à la sauvette .nul ne peut vous delivrer un visa dans ce pouri desert .c'est devenu un marchè fructeu à cause de la suppression des visas à la frontiere merci
Il n'y a plus de Mc Do en Islande! English translation pending
C'est ce que disent tous les journaux... oui c'est vrai, l'enseigne quitte le pays qui a vu la valeur de la couronne islandaise fortement baisser depuis le début de la crise mais les 3 restaurants visés resteront ouverts... sous l'enseigne Metro !
Alors si vous visitez ce pays, vous pourrez toujours manger de bons - ou mauvais, c'est selon - hamburgers !
Mais comme tout le monde le sait, le malheur des uns fait le bonheur des autres... l'Islande devient très attractif pour les voyageurs en provenance de la zone euro... c'est peut-être le moment d'aller visiter l'Islande ?
Alors si vous visitez ce pays, vous pourrez toujours manger de bons - ou mauvais, c'est selon - hamburgers !
Mais comme tout le monde le sait, le malheur des uns fait le bonheur des autres... l'Islande devient très attractif pour les voyageurs en provenance de la zone euro... c'est peut-être le moment d'aller visiter l'Islande ?
Inde du Sud: adresses de guest houses non signalées par les guides? English translation pending
bonjour à tous,
Nous sommes deux et nous partons le 10 novembre pour une durée d'un mois en Inde du sud. Nous allons entre autres passer par chennai, Mamallapuram, Pondichéry, Madurai, kovalam, Varkala et kochi . Concernant les guest-houses , nous voulons éviter au maximum les guettos à touristes et sommes plutôt à la recherche d'authenticité . Il y a biensûr toutes les guest-houses signalées par les guides et il y a toutes les autres..... Auriez vous quelques bonnes adresses à nous faire partager sur cet itinéraire. merci d'avance pour votre aide et tous vos conseils sont les bienvenus. 😊
Nous sommes deux et nous partons le 10 novembre pour une durée d'un mois en Inde du sud. Nous allons entre autres passer par chennai, Mamallapuram, Pondichéry, Madurai, kovalam, Varkala et kochi . Concernant les guest-houses , nous voulons éviter au maximum les guettos à touristes et sommes plutôt à la recherche d'authenticité . Il y a biensûr toutes les guest-houses signalées par les guides et il y a toutes les autres..... Auriez vous quelques bonnes adresses à nous faire partager sur cet itinéraire. merci d'avance pour votre aide et tous vos conseils sont les bienvenus. 😊
Rencontre VF à New York au Washington Square Park, Manhattan le 26 décembre 2009 English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Je m'appelle Jérôme, j'ai 30 ans et je suis amoureux de New York. J'ai la chance de pouvoir me rendre à New York assez facilement et j'y passe justement les fêtes de cette fin d'année 2009.
Je propose aux français (et autres bien sûr) résident à Manhattan ou tout simplement étant présent à cette date de nous retrouver afin de passer un moment sympa. Le RDV serait fixé à Washington Square, à hauteur de la 5eme avenue et de Washington Square North à 18h. Le 26 étant un samedi, cela nous permettra de garder la main pour le réveillon du 31...
Je pense qu'il y a moyen de passer une soirée tranquille, de faire connaissance et d'échanger...
Prenons contact alors !!! 😉😉😉
@ bientôt
Je m'appelle Jérôme, j'ai 30 ans et je suis amoureux de New York. J'ai la chance de pouvoir me rendre à New York assez facilement et j'y passe justement les fêtes de cette fin d'année 2009.
Je propose aux français (et autres bien sûr) résident à Manhattan ou tout simplement étant présent à cette date de nous retrouver afin de passer un moment sympa. Le RDV serait fixé à Washington Square, à hauteur de la 5eme avenue et de Washington Square North à 18h. Le 26 étant un samedi, cela nous permettra de garder la main pour le réveillon du 31...
Je pense qu'il y a moyen de passer une soirée tranquille, de faire connaissance et d'échanger...
Prenons contact alors !!! 😉😉😉
@ bientôt
Erreur de taille sur le passeport biométrique (voyage aux États-Unis) English translation pending
Bonjours,
Je viens de remarquer sur le passeport biométrique d'un ami avec qui je pars à New-York le 13 novembre (tout est réservé) que la taille indiqué est 1.98M. Hors ce dernier mesure 1.88M. Ca fait tout de même une différence et même assis le douanier remarque facilement que mon ami ne frôle pas les 2mètres.
Le passeport a été délivré il y a environ un mois. L’origine de l’erreur est en fait due à la carte d’identité. En effet, la taille indiquée sur celle-ci est 1.98M et il avait préféré laisser cette faute plutôt que de faire les démarches pour la modifier. Il avait signalé ce « détaille » à l’employée de mairie quand il à fait son passeport mais elle ne l’a pas pris en compte ou tout simplement oublié, et lui, il n’a pas vérifié correctement les informations qu’elle a indiqué. Du coup il ne peut pas présenter sa carte d’identité au douanier pour prouver que c’est simplement une erreur.
Je m'inquiète un peu car j'ai entendu dire un peu partout que l'entrée aux Etats-Unis n'est pas une chose si simple. Je ne sais pas si en étant aussi proche du départ il peut faire changer son passeport, en sachant que malheureusement avec ses horaires de travail il ne pourra aller à la mairie avant le samedi 24, ce qui réduit encore les délais avant le départ. Et moins important, (si quand même un peu :p) mais est-ce-que si il le fait changer cela sera gratuit ? La faute est imputable à l’employé mais comme je l’ai dis plus haut il n’a pas vérifié les toutes les informations indiquées sur le passeport et donc il est fautif aussi sur le coup. Merci par avance de vos réponses.
Thierry.
Je m'inquiète un peu car j'ai entendu dire un peu partout que l'entrée aux Etats-Unis n'est pas une chose si simple. Je ne sais pas si en étant aussi proche du départ il peut faire changer son passeport, en sachant que malheureusement avec ses horaires de travail il ne pourra aller à la mairie avant le samedi 24, ce qui réduit encore les délais avant le départ. Et moins important, (si quand même un peu :p) mais est-ce-que si il le fait changer cela sera gratuit ? La faute est imputable à l’employé mais comme je l’ai dis plus haut il n’a pas vérifié les toutes les informations indiquées sur le passeport et donc il est fautif aussi sur le coup. Merci par avance de vos réponses.
Thierry.
Besoin de conseils pour projet humanitaire en Afrique English translation pending
Bonjous! Je suis actuellement étudiante en premiere année de licence d'anthropologie. Il se trouve que mon année à la fac a plutôt mal commencé pour des raisons personnelles. Je songe donc a arrêter. Or il se trouve que depuis ma plus tendre enfance, je rêve de faire du bénévolat en afrique. Je pense donc que c'est le bon moment. Malheureusement, je ne dispose que de peu de moyens financier. J'aimerais donc des conseils pour monter un projet de ce genre, savoir qui contacter, quel budget...
Merci d'avance!
Quel tourisme pour l’Afrique de l‘Ouest? English translation pending
Bonjour,
Voilà plusieurs voyages que je me déplace en Afrique de l’Ouest (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo, Sénégal).
Lorsque qu’une fois rentré je dis à mes amis "je vais souvent en Afrique et j’aime ce pays" je sens bien que les réponses exprimées ou pas d’ailleurs par des gens qui ne connaissent cette région du globe ressemblent à "je ne suis pas très attiré par ces pays"
… Et pourtant !
Pourquoi ? Que dire en réponse ? Dans le fond, n’ont-ils pas raison ?
Lors du premier voyage je me suis posé la question suivante "vais-je y revenir"?. Je n’en étais pas certain du tout car j’étais très souvent entre deux sentiments : l’attachement et l’irritation et pourtant j’y retourne comme attiré par un aimant. Et vous ? Votre expérience ?
A l’heure de la «crise» cette destination reste un budget assez important et je me pose mille questions sur le devenir touristique de cette partie du continent. Ai-je raison ? Écroulement ? Destination qui peut devenir à la mode ? Comment ? Non, je suis contre, ce tourisme doit rester confidentiel pour ne pas devenir un tourisme dit de masse ?
Et avec Internet n‘y a-t-il pas une «autre» façon de faire connaître ces pays ? Donner une envie autre ?
Et ces peuples ne doivent-il pas réfléchir au développement de LEUR tourisme et ne pas se calquer toujours sur le modèle des agences de voyage traditionnelles ? Que devrait-il changer ?
Et vous vous avez une opinion ?
Pourquoi ? Que dire en réponse ? Dans le fond, n’ont-ils pas raison ?
Lors du premier voyage je me suis posé la question suivante "vais-je y revenir"?. Je n’en étais pas certain du tout car j’étais très souvent entre deux sentiments : l’attachement et l’irritation et pourtant j’y retourne comme attiré par un aimant. Et vous ? Votre expérience ?
A l’heure de la «crise» cette destination reste un budget assez important et je me pose mille questions sur le devenir touristique de cette partie du continent. Ai-je raison ? Écroulement ? Destination qui peut devenir à la mode ? Comment ? Non, je suis contre, ce tourisme doit rester confidentiel pour ne pas devenir un tourisme dit de masse ?
Et avec Internet n‘y a-t-il pas une «autre» façon de faire connaître ces pays ? Donner une envie autre ?
Et ces peuples ne doivent-il pas réfléchir au développement de LEUR tourisme et ne pas se calquer toujours sur le modèle des agences de voyage traditionnelles ? Que devrait-il changer ?
Et vous vous avez une opinion ?