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Indonésie: 51 compagnies aériennes interdites English translation pending
51 compagnies aériennes interdites en Europe, ce qui peut poser problème...
http://www.vacancespratiques.net/Aller-en-Indonesie, -la-quatrature-du-cercle-!_a6285.html
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Sécurité en Indonésie pour femme seule English translation pending
Bonjour,
Je vais partir 6 mois en Asie du Sud-est et je compte aller en Indonésie. Ces histoires d'emprisonnement d'européens me font un peu peur même si je ne consomme pas de drogue. Autour de moi, on me dit de faire attention à mes sacs, que des personnes mal intentionnées pourraient cacher quelque chose dedans, on me parle du cas de Michael Blanc ... bref la psychose autour de moi alors que je ne suis pas trop du genre à m'inquiéter. Ils commencent tous à me donner la frousse ... Est-ce que c'est si dangereux que cela? Est ce que si je voyage seule cela craint plus?
Je vais partir 6 mois en Asie du Sud-est et je compte aller en Indonésie. Ces histoires d'emprisonnement d'européens me font un peu peur même si je ne consomme pas de drogue. Autour de moi, on me dit de faire attention à mes sacs, que des personnes mal intentionnées pourraient cacher quelque chose dedans, on me parle du cas de Michael Blanc ... bref la psychose autour de moi alors que je ne suis pas trop du genre à m'inquiéter. Ils commencent tous à me donner la frousse ... Est-ce que c'est si dangereux que cela? Est ce que si je voyage seule cela craint plus?
Thaïlande: plages sans tourisme de masse? English translation pending
Nous avons croisé l'an passé des personnes les yeux pétillant de bonheur après avoir séjourné sur la côte au sud de Chumphong. Je suis déjà rassuré que les guides n'en parlent pas (juste une page dans le Lonely) .J'aimerais en savoir plus car nous y séjournerons cet été en prenant une voiture à Surathani pour 3 semaines. Nous repasserons aussi vers Kanom ( un coup de foudre) et nous finirons à Koh Phayam les pieds dans l'eau et les yeux dans les étoiles....
Quel pays choisir en Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjour
Suite a un séjour en Inde, J'ai 3 semaines en décembre pour me ballader dans un de ces différents pays : Thailande - Indonésie - Malaisie - Sri Lanka
Je voudrais savoir quel serait votre choix en considérant les + et les - de chacuns de ces pays. En ce qui me concerne, j'apprècie etre près de la mer, pouvoir faire un peu de snorkelling, rencontrer des locaux et éventuellement sortir avec les pecheurs. Enfin pourquoi pas un peu de surf. Je ne recherche pas les lieux pour la fete, ni les endroits surpeuplés de touristes.
Enfin si il y en avait un a retenir pour cette fois, quel pays choisiriez vous ? Merci pour vos expériences et conseils.
Malak
Suite a un séjour en Inde, J'ai 3 semaines en décembre pour me ballader dans un de ces différents pays : Thailande - Indonésie - Malaisie - Sri Lanka
Je voudrais savoir quel serait votre choix en considérant les + et les - de chacuns de ces pays. En ce qui me concerne, j'apprècie etre près de la mer, pouvoir faire un peu de snorkelling, rencontrer des locaux et éventuellement sortir avec les pecheurs. Enfin pourquoi pas un peu de surf. Je ne recherche pas les lieux pour la fete, ni les endroits surpeuplés de touristes.
Enfin si il y en avait un a retenir pour cette fois, quel pays choisiriez vous ? Merci pour vos expériences et conseils.
Malak
Vivre au Maroc English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà ma maman vit seule et souhaite partir s'installer au Maroc, ce pays est magnifique mais ce qu'elle recherche c'est une vie plus simple qu'en France pourquoi pas dans un village par exemple. Elle a passé sa petite enfance en Afrique du Nord et aimerait y retourner, voudrait vivre de la même façon que les marocains, aprrendre leur culture... et peut vivre de manière "rustique" .Malheureusement, dans mes recherches sur Internet pour l'aider, je ne trouve que des locations pour touristes et même pour plusieurs mois les prix sont beaucoup trop élévés pour elle... Est-ce que des marocains ou des français connaissant bien le pays pourraient me renseigner? Elle n'a pas un lieu ou une ville précise, ce sera selon les occasions... Quelle est le prix moyen des locations (bien sur cela dépend de l'endroit mais pour avoir une idée) pour un habitant marocain? Est-ce que c'est possible pour une française de s'integrer dans la vie marocaine?
Toute aide serait vraiment appréciée....On désépère un peu ;-) Est- ce encore possible de vivre simplement la-bas avec l'explosion du tourisme?
Merci d'avance de vos réponses
Et a bientôt
Ordures à Kho Phi Phi? English translation pending
Bonjour,
je vais passer 4 jours en septembre à Kho Phi Phi. sur la plage de Laem Tong en principe. on m'a prêté le guide du national geographic et ce que j'ai lu ne m'a pas rassuré, à savoir : les ordures sont stockées puis ensuite jetées au large !!!
si certains ont des infos là-dessus ...
je vais passer 4 jours en septembre à Kho Phi Phi. sur la plage de Laem Tong en principe. on m'a prêté le guide du national geographic et ce que j'ai lu ne m'a pas rassuré, à savoir : les ordures sont stockées puis ensuite jetées au large !!!
si certains ont des infos là-dessus ...
Travailler en Australie English translation pending
Bonjour a tous et a toutes
Jai 41 ans. Pour l instant je reside en thailane et je desire partir en AUSTRALIE pour y travailler. Je voudrais savoir quel type de visa dois je avoir pour travailer en AUSTRALIE et si puis je le faire a l ambassade d AUSTRALIE en thailande. Merci SVP
Jai 41 ans. Pour l instant je reside en thailane et je desire partir en AUSTRALIE pour y travailler. Je voudrais savoir quel type de visa dois je avoir pour travailer en AUSTRALIE et si puis je le faire a l ambassade d AUSTRALIE en thailande. Merci SVP
Indonésie: chez l'habitant et les plongées? English translation pending
Coucou...
Mon mari et moi voulons partir en Indonésie en été 2007 (je sais je m'y prends très tôt:-)) J'aimerais vraiment vivre cette aventure chez l'habitant, je ne suis pas pour ces grands hotels.
Par contre, je ne connais pas du tout ce pays, j'imagine qu'il y à des tonnes de choses à voir, mais au niveau budget, on doit y aller cool.
Nous comptons partir +au- 6à7semaines...
Est-ce que vous avez des idées d'itinéraires à prix raisonables?
Nous sommes aussi fanas de plongées quelles sont les sites à ne pas manquer?
J'attends de vos news
Kiss
Barcelo Bavaro Palace avec Switch/Partirpascher English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
J'ai trouvé sur internet, sur le site partir pas cher un séjour qui m'interresse au barcelo bavaro palace à Punta cana.Le prix est vraiment plus interressant que par mon agence de voyage.Les chambres proposées par SWITCH sont t'elles les mêmes que dans les agences de voyages?
Si vous êtes déja parti par cette agence j'aimerai avoir vos comentaires sur la qualité des prestations.
Merci
Toraja - Indonésie English translation pending
Le meilleur moment d'aprés vous pour visiter le pays Toraja ?? 🙂
La RD en club a déconseillé aux routards! English translation pending
Bonjour,
nous sommes revenus de notre semaine à Punta Cana!
Je ne pouvais pas croire ce que l'on me disait qu'il n'y a rien a faire, mais maintenant je le sais, si tu ne pars pas avec pas mal d'argent a dépenser en excursions, tu peux aller sur n'importe quelle plage des antilles, ce sera la même chose car quand tu es dans ton hôtel on t'interdit de sortir de l'enceinte de l'hotel, en dehors des excursions ou accompagné d'un taxi!
Pour les excursions c'est cher mais c'est partout pareil. A faire le Bavaro Runner (75 Euros par personnes il me semble). Nous avons fait catalina, mais c'est l'usine et des plages comme ça, en corse elles sont aussi belles!) Tout le monde parle de Saona, mais c'est l'usine (catalina aussi d'ailleurs, plage paradisiaque 2000000000000000000000 de touristes!).
Pour ce qui est de la bouffe dans les excursions, c'est très moyen et à l'hôtel : encore plus que moyen. Peut être vaut il mieux choisir une chaine française (la bouffe pour les français est plus importante), car là, tout est fait pour les americains, et les canadiens, et c'est franchement médiocre.
Ne vous faites pas avoir par le restaurant "Pirates des Caraibes" ou le menu langouste est a 35 euros (apero, salade de fruits de mer "frais", c'est eux qui le disent, langoustes grillée a la crème d'ail, riz, et banane flambée). Si vous n'avez jamais mangé de langouste, peut être que vous trouverez cele-ci bonne, mais la chaire de la langouste doite être bien ferme, or, là elle est spongieuse, la salade de fruits de mer, moyenne, et le mieux c'est la banane flambée.
Bon, on s'est reposé, on a rencontré des gens très sympa mais ce n'est pas une destination que je conseille. Faites plutôt cuba dans le même style. On l'a fait il ya 12 ans c'est bien mieux.
Ou pour rien faire, faite saint martin. Nous y étions en 98, hôtel Netlé Bay hôtel. Jolie chambre, bon petit dej. Nous y avions loué une voiture et tous les jours nous changions de plages. Elles sont magnifiques. Le soir nous sortions car il y a des soirées tout au long de la semaine dans des lieux différent, des casinos, boites à Streap Tease. Pas grand chose à visité, mais plus fête. Bref j'ai préféré. Voilà mon avis sur la RD.
Mais vous me direz, je ne l'ai pas fait dans des conditions idéal. Le mieux c'est circuit pour faire le tour de l'ile et voire d'autres choses que les TO nous obligent à voir!
A vous de voir!
Cela dit le soleil ça fait du bien, où que l'on soit!
Barbara
Barbara
Quel pays en Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjour,
Ma copine et moi sommes allés en Thaïlande l'été dernier. Nous avons tous simplement adoré, en fait difficile de faire autrement à moins d'avoir une grosse malchance.
Nous cherchons une autres destination en Asie du sud-est qui pourrait nous offrir les mêmes avantages (soit un côté plus traditionnel comme le Nord de la Thailande et un endroit avec des belles plages comme le sud) De plus nous avons trouvé la Thaïlande très abordable au point de vue financier.
Sur tout et surtout en fait j'aurais dû commencer par cet aspect, les Thaïlandais sont tellement sympathiques et gentils et respectueux, etc... Est-ce une caractéristique généralisée des gens d'Asie du sud-est?
Nous avions pensé au Vietnam? (voir autre message) Que pensez-vous de notre choix, avez-vous d'autres suggestions?
Alors nous attendons vos suggestions et nous sommes très ouverts à vos propositions de voyage.
P.S: Nous désirons encore partir avec notre sac à dos, un voyage organisé ne nous intéresse pas pour l'instant.
Laurent
Ma copine et moi sommes allés en Thaïlande l'été dernier. Nous avons tous simplement adoré, en fait difficile de faire autrement à moins d'avoir une grosse malchance.
Nous cherchons une autres destination en Asie du sud-est qui pourrait nous offrir les mêmes avantages (soit un côté plus traditionnel comme le Nord de la Thailande et un endroit avec des belles plages comme le sud) De plus nous avons trouvé la Thaïlande très abordable au point de vue financier.
Sur tout et surtout en fait j'aurais dû commencer par cet aspect, les Thaïlandais sont tellement sympathiques et gentils et respectueux, etc... Est-ce une caractéristique généralisée des gens d'Asie du sud-est?
Nous avions pensé au Vietnam? (voir autre message) Que pensez-vous de notre choix, avez-vous d'autres suggestions?
Alors nous attendons vos suggestions et nous sommes très ouverts à vos propositions de voyage.
P.S: Nous désirons encore partir avec notre sac à dos, un voyage organisé ne nous intéresse pas pour l'instant.
Laurent
Région de l'Irian Jaya en Indonésie English translation pending
j'aimerai aller dans les partie les plus recullées de l'irian jaya...
qui peut m'aider a faire ce voyage et avec qui partir ?
merci
qui peut m'aider a faire ce voyage et avec qui partir ?
merci
Dépenses à Maurice English translation pending
bonjour à tous, spécialeùment les mauricien(ne)s;
je voudrai offrir à ma futur femme des vacances de rêve, mais il y a un hic c'est que je ne connais pas le tarifs et les bons plans, j'ai entendu dire que il y a des bungalows qui fournissent tout comme rechaud et autres ustensil de cuisine, car mon budget est très limite🙁.
si vous avez des bonnes adresse et autre veuillez me les transmettres
merci d'avance
Ramiaraka, tuléar madagascar
je voudrai offrir à ma futur femme des vacances de rêve, mais il y a un hic c'est que je ne connais pas le tarifs et les bons plans, j'ai entendu dire que il y a des bungalows qui fournissent tout comme rechaud et autres ustensil de cuisine, car mon budget est très limite🙁.
si vous avez des bonnes adresse et autre veuillez me les transmettres
merci d'avance
Ramiaraka, tuléar madagascar
Les Philippines, pour changer English translation pending
Dimanche 19/10/2003
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Itinéraire de 3 semaines en Éthiopie English translation pending
Bonjour
Nous envisageons de partir pour 3 semaines au mois de Juin pour l’Ethiopie. Déjà est-ce que cette durée n’est pas trop longue ? Pourtiez-vous nous conseiller un itinéraire avec aucun risque de sécurité.Le but serait de rencontrer la population faire de belles randonnées, admirer de beaux paysages, observer les bêtes sauvages ... Sans faire que de la route sans arrêt mais savoir se poser et apprécier. Est-ce qu’un périple sur Djibouti est intéressant ? Je sais que si on part avec Ethiopian Airlines les vols intérieurs sont moins chers donc cela serait un gain de remps Merci pour vos recommandations et votre aide. A bientôt Gilles
Nous envisageons de partir pour 3 semaines au mois de Juin pour l’Ethiopie. Déjà est-ce que cette durée n’est pas trop longue ? Pourtiez-vous nous conseiller un itinéraire avec aucun risque de sécurité.Le but serait de rencontrer la population faire de belles randonnées, admirer de beaux paysages, observer les bêtes sauvages ... Sans faire que de la route sans arrêt mais savoir se poser et apprécier. Est-ce qu’un périple sur Djibouti est intéressant ? Je sais que si on part avec Ethiopian Airlines les vols intérieurs sont moins chers donc cela serait un gain de remps Merci pour vos recommandations et votre aide. A bientôt Gilles
Croisière MSC Splendida 11 novembre 2018 Shanghai - Dubaï English translation pending
Bonjour a tous
J'ouvre le post de cette croisiére du Msc Splendida qui partira de Shanghai dans 224 jours le temps encore pour échanger les bons plans .
Joyeuses Pâques
Mich74
Mich74
Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs English translation pending
Après avoir un été un lecteur assidu mais discret de ce forum pendant des années, et avoir allègrement usé de la masse d'informations disponible grâce à ses membres, je me demandais de quelle manière je pouvais y contribuer à mon tour.
Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.
Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.
De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.
Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.
Pourquoi le Bangladesh ?
Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.
Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?
J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.
Informations pratiques
· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.
Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?
Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.
Quel est le niveau d’hygiène ?
Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.
Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.
La minute chien errant
Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.
Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?
Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).
Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.
Accueil de la population ?
Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.
Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.
Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagnée. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.
Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.
Facile de communiquer avec la population ?
Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.
Quel a été mon itinéraire ?
· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h
Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?
Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.
Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?
Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.
Budget
C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.
Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.
De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.
Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.
Pourquoi le Bangladesh ?
Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.
Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?
J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.
Informations pratiques
· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.
Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?
Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.
Quel est le niveau d’hygiène ?
Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.
Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.
La minute chien errant
Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.
Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?
Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).
Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.
Accueil de la population ?
Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.
Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.
Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagnée. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.
Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.
Facile de communiquer avec la population ?
Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.
Quel a été mon itinéraire ?
· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h
Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?
Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.
Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?
Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.
Budget
C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
Vacances en ville, à Singapour! English translation pending
Bonjour à tous ,
Voici donc la suite de notre récit : après Kuala Lumpur, nous sommes basés pour 5 jours à Singapour .
Nous avons profité d'un séjour dans l'hôtel emblématique de la Cité-Etat : par son architecture et par sa situation à la pointe Sud de la ville . Il est entre le lac et l'Océan et est entouré de jardins qui, à eux seuls, valent la visite .

Nous ne sommes cependant pas demeurés dans l'hôtel mais avons tenté de découvrir les vieux quartiers , les parcs et l'architecture spectaculaire de la ville . En voici un résumé ; les photos parleront d'elles - mêmes !
J1 : installation et découverte .
Arrivés en début d'après - midi, le check in se fait rapidement et la réceptionniste nous confie à un 'majordome' qui va nous faire découvrir le fonctionnement de notre logis ... : absolument nécessaire, nous le comprendrons ensuite ! Il faut, en effet , s'orienter dans le dédale des indications ( Tower1,2,3, ..., Gardens , Niveau B1, ... ) et les différents ascenseurs qui vous hissent rapidement vers les étages supérieurs, toujours munis de votre clé : c'est le sésame indispensable ... Nous avons eu ainsi l'occasion de découvrir la fameuse piscine du 57ème étage et les Supertrees du jardin, vus d'en haut : j'y reviendrai .
Malgré la taille et le nombre d'occupants, le grand hall d'entrée n'a cependant pas l'impersonnalité d'un hall de gare : peut-être avons nous eu de la chance mais chacun nous a accueilli d'un petit mot sympathique et, dans les endroits déjà fréquentés, nous étions reconnus et accueillis par notre nom dès le second jour : c'est assez rare en Europe !
Nous prenons possession de la chambre : vue merveilleuse sur la ville, qui sera plus spectaculaire en soirée .

Nous passons rapidement dans le centre commercial, très ( trop ? ) luxueux, accolé à l'hôtel, puis, après un repas léger, sommes attirés à l'extérieur par des lumières colorées : le soir est tombé et c'est le spectacle au laser sur le Lake Gardens et sur la façade ; on en profite encore mieux depuis la ville .


Le Musée "ArtScience" tout proche est illuminé : c'est une énorme fleur de lotus !

Par un chemin improbable ( nous n'avons pas encore bien saisi l'orientation, les entrées , ... ), nous revenons au hall d'entrée : ce sont déjà les décorations de Noël et le grand sapin scintillant nous accueille : ce sera un excellent point de repère, les jours suivants !

Nous avons profité d'un séjour dans l'hôtel emblématique de la Cité-Etat : par son architecture et par sa situation à la pointe Sud de la ville . Il est entre le lac et l'Océan et est entouré de jardins qui, à eux seuls, valent la visite .

Nous ne sommes cependant pas demeurés dans l'hôtel mais avons tenté de découvrir les vieux quartiers , les parcs et l'architecture spectaculaire de la ville . En voici un résumé ; les photos parleront d'elles - mêmes !
J1 : installation et découverte .
Arrivés en début d'après - midi, le check in se fait rapidement et la réceptionniste nous confie à un 'majordome' qui va nous faire découvrir le fonctionnement de notre logis ... : absolument nécessaire, nous le comprendrons ensuite ! Il faut, en effet , s'orienter dans le dédale des indications ( Tower1,2,3, ..., Gardens , Niveau B1, ... ) et les différents ascenseurs qui vous hissent rapidement vers les étages supérieurs, toujours munis de votre clé : c'est le sésame indispensable ... Nous avons eu ainsi l'occasion de découvrir la fameuse piscine du 57ème étage et les Supertrees du jardin, vus d'en haut : j'y reviendrai .
Malgré la taille et le nombre d'occupants, le grand hall d'entrée n'a cependant pas l'impersonnalité d'un hall de gare : peut-être avons nous eu de la chance mais chacun nous a accueilli d'un petit mot sympathique et, dans les endroits déjà fréquentés, nous étions reconnus et accueillis par notre nom dès le second jour : c'est assez rare en Europe !
Nous prenons possession de la chambre : vue merveilleuse sur la ville, qui sera plus spectaculaire en soirée .

Nous passons rapidement dans le centre commercial, très ( trop ? ) luxueux, accolé à l'hôtel, puis, après un repas léger, sommes attirés à l'extérieur par des lumières colorées : le soir est tombé et c'est le spectacle au laser sur le Lake Gardens et sur la façade ; on en profite encore mieux depuis la ville .


Le Musée "ArtScience" tout proche est illuminé : c'est une énorme fleur de lotus !

Par un chemin improbable ( nous n'avons pas encore bien saisi l'orientation, les entrées , ... ), nous revenons au hall d'entrée : ce sont déjà les décorations de Noël et le grand sapin scintillant nous accueille : ce sera un excellent point de repère, les jours suivants !

Raja Ampat: compte-rendu détaillé, infos pratiques et... beaucoup d'émotions English translation pending
1ere partie :
Longtemps on en a rêvé. Longtemps on se l'est interdit. La Papouasie. Trop loin, trop cher, trop aventureux. Et puis un jour l'envie dépasse la peur sur la balance, et le coeur s'emballe si fort que plus rien ne sert à l'arrêter
On se fout alors soudainement du " Mais pourquoi pas la Thaïlande à la place ?" du docteur consulté avant. Celui-la même qui nous a prescrit une pharmacopée à traiter un pays entier. On se fout soudainement de la malaria, de la dengue, des hydrozoaires et de la multitude de parasites qui nous attendent forcément au rendez-vous dixit les éminents savants. On se fout de la distance, des moustiques, de la chaleur, de l'inconfort et même presque au passage des dangers de cette jungle si redoutable, l'une des plus intacte de notre planète, cet écosystème situé juste sous l'equateur qui bruisse d'une telle multitude d'animaux qu'elle en devient une musique, . Et par dessus tout on se fout de notre présumée incapacité à nous adapter à ce peuple, l'un des plus sauvages et coupés du monde qui soit. Comme nous présumions mal à ce sujet.
Car vous savez quoi ?
Cent fois, mille fois et même un trillion de fois, nous avons eu raison de partir à la rencontre de ces hommes.. Les êtres les plus chaleureux, solidaires et généreux que je n'ai jamais rencontré. Hommes, femmes et enfants ne semblent avoir qu'un seul objectif : vivre exclusivement tournés vers l'essentiel. Cet essentiel tient en peu de mots : Chaque jour bien manger, se protéger des dangers environnants, se respecter et se consoler mutuellement. Toujours et inlassablement. Célébrer la vie enfin à tout moment, au coeur de la jungle ou sur une pirogue avec chants, danses et musiques quotidiennes. Car ils l'ont bien compris, comme le disait un lointain blanc (Jean Giono) ; " La vie est un fruit et notre rôle est de le manger ". A nous pales occidentaux, oserai-je le dire ? Ce peuple a apprit le bonheur. Les pages qui vont suivre relatent mon expérience d'enseignante dans le village de Sapokrenk, île de Waigeo, notre découverte de l'archipel et de ses extraordinaires habitants, ainsi que la plongée de James mon mari, mon meilleur ami à la vie comme en voyage. Il comporte aussi un maximum d'infos pratiques, utiles je l'espere à d'autres qui un jour feraient eux aussi le grand saut...
Et puis entre les lignes, tout ce que je n'ai pas pu traduire avec mes mots blancs d'occidentale si impropres, toute l'affection et l'immense reconnaissance que je porte à ce peuple papou qui m'a accueilli comme l'une des leurs, jusqu'à me faire oublier ma couleur de peau.
Ce compte-rendu tout entier est dédié à Papa Olfam. Papa Olfam ne sait ni lire ni écrire. Il ne sait même pas son âge. Mais je sais que dans son village du bout du monde, quelqu'un lui lira mes lignes dans sa langue et ça me rend heureuse. En mémoire des animaux sauvages qu'il me fit découvrir dans la jungle en pleine nuit après les avoir cherché longtemps pour moi. Pour m'avoir fait découvrir son monde et tout fait pour que je m'y sente bien. Pour sa multitude de connaissances qui se foutent bien d'un livre ou d'un crayon. Pour cet inoubliable tour de pirogue impromptu, pour avoir sans cesse voulu me protéger et pour m'avoir traité comme la reine que je ne suis pas.
Papa Olfam m'a donné deux oiseaux de paradis sculptés de ses mains avant mon départ. Un pour que j'ai du plaisir à me souvenir, et un autre qui puisse me demander à l'avenir de revenir. Je tiendrais ma promesse à ton oiseau Papa Olfam, je reviendrai.
Longtemps on en a rêvé. Longtemps on se l'est interdit. La Papouasie. Trop loin, trop cher, trop aventureux. Et puis un jour l'envie dépasse la peur sur la balance, et le coeur s'emballe si fort que plus rien ne sert à l'arrêter
On se fout alors soudainement du " Mais pourquoi pas la Thaïlande à la place ?" du docteur consulté avant. Celui-la même qui nous a prescrit une pharmacopée à traiter un pays entier. On se fout soudainement de la malaria, de la dengue, des hydrozoaires et de la multitude de parasites qui nous attendent forcément au rendez-vous dixit les éminents savants. On se fout de la distance, des moustiques, de la chaleur, de l'inconfort et même presque au passage des dangers de cette jungle si redoutable, l'une des plus intacte de notre planète, cet écosystème situé juste sous l'equateur qui bruisse d'une telle multitude d'animaux qu'elle en devient une musique, . Et par dessus tout on se fout de notre présumée incapacité à nous adapter à ce peuple, l'un des plus sauvages et coupés du monde qui soit. Comme nous présumions mal à ce sujet.
Car vous savez quoi ?
Cent fois, mille fois et même un trillion de fois, nous avons eu raison de partir à la rencontre de ces hommes.. Les êtres les plus chaleureux, solidaires et généreux que je n'ai jamais rencontré. Hommes, femmes et enfants ne semblent avoir qu'un seul objectif : vivre exclusivement tournés vers l'essentiel. Cet essentiel tient en peu de mots : Chaque jour bien manger, se protéger des dangers environnants, se respecter et se consoler mutuellement. Toujours et inlassablement. Célébrer la vie enfin à tout moment, au coeur de la jungle ou sur une pirogue avec chants, danses et musiques quotidiennes. Car ils l'ont bien compris, comme le disait un lointain blanc (Jean Giono) ; " La vie est un fruit et notre rôle est de le manger ". A nous pales occidentaux, oserai-je le dire ? Ce peuple a apprit le bonheur. Les pages qui vont suivre relatent mon expérience d'enseignante dans le village de Sapokrenk, île de Waigeo, notre découverte de l'archipel et de ses extraordinaires habitants, ainsi que la plongée de James mon mari, mon meilleur ami à la vie comme en voyage. Il comporte aussi un maximum d'infos pratiques, utiles je l'espere à d'autres qui un jour feraient eux aussi le grand saut...
Et puis entre les lignes, tout ce que je n'ai pas pu traduire avec mes mots blancs d'occidentale si impropres, toute l'affection et l'immense reconnaissance que je porte à ce peuple papou qui m'a accueilli comme l'une des leurs, jusqu'à me faire oublier ma couleur de peau.
Ce compte-rendu tout entier est dédié à Papa Olfam. Papa Olfam ne sait ni lire ni écrire. Il ne sait même pas son âge. Mais je sais que dans son village du bout du monde, quelqu'un lui lira mes lignes dans sa langue et ça me rend heureuse. En mémoire des animaux sauvages qu'il me fit découvrir dans la jungle en pleine nuit après les avoir cherché longtemps pour moi. Pour m'avoir fait découvrir son monde et tout fait pour que je m'y sente bien. Pour sa multitude de connaissances qui se foutent bien d'un livre ou d'un crayon. Pour cet inoubliable tour de pirogue impromptu, pour avoir sans cesse voulu me protéger et pour m'avoir traité comme la reine que je ne suis pas.
Papa Olfam m'a donné deux oiseaux de paradis sculptés de ses mains avant mon départ. Un pour que j'ai du plaisir à me souvenir, et un autre qui puisse me demander à l'avenir de revenir. Je tiendrais ma promesse à ton oiseau Papa Olfam, je reviendrai.
Visite de temples d'Angkok English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterai savoir les temples que vous me conseillez de voir sachant que l'on va prendre un pass 7 jours. On sera 4 jours dans les temples avec une journée Beng Melea. J'ai vu sur le forum, plusieurs post sur les temples avec plein d'informations.
Hébergement à Siem Reap tous les soirs.
Avez vous un programme pour une visite de 4 jours dans les temples ? Avec une journée supplémentaire : Beng Melea, Benteay Srei et la rivière des mille lingas. Possible ? comment ? avec Tuktuk ?
Autre question : Est-il possible d'aller dans la journée sur Kompong Cham pour voir le pont de bambou depuis Siem Reap ? Bus ? voiture ? temps estimé ? prix ?
Merci d'avance de votre aide. Cordialement Jean-Bernard
Je souhaiterai savoir les temples que vous me conseillez de voir sachant que l'on va prendre un pass 7 jours. On sera 4 jours dans les temples avec une journée Beng Melea. J'ai vu sur le forum, plusieurs post sur les temples avec plein d'informations.
Hébergement à Siem Reap tous les soirs.
Avez vous un programme pour une visite de 4 jours dans les temples ? Avec une journée supplémentaire : Beng Melea, Benteay Srei et la rivière des mille lingas. Possible ? comment ? avec Tuktuk ?
Autre question : Est-il possible d'aller dans la journée sur Kompong Cham pour voir le pont de bambou depuis Siem Reap ? Bus ? voiture ? temps estimé ? prix ?
Merci d'avance de votre aide. Cordialement Jean-Bernard
Chauffeur à Flores English translation pending
De retour de Flores après une semaine totalement improvisée, j'ai eu la chance de croiser la route d'un chauffeur guide d'une grande honnêteté et d'un grand professionnalisme.
De plus Theo est très sympathique et se met en 4 pour aider. Il connait les bonnes adresses de guesthouses et de restaurants. Son contact : "theotanggu@yahoo.com" tel : +6281337426425
En revanche à éviter dans le village de Moni, se méfier du chauffeur guide "Jake". Il demande des prix totalement prohibitifs et il est de plus peu aimable, l'opposé de Theo.
Inde: Arnaque à l'aéroport English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en Inde, et nous nous sommes faits arnaqués... Arrivés à 1h du matin, nous prenons un taxi prépayé. Il doit nous amener à l'hôtel, mais la route pour y aller est soit disant fermée (elle est en effet fermée mais un détour est forcément envisageable). Il s'exprime très mal anglais, nous ne comprenons rien et il nous emmène a l'office du tourisme. La, un homme nous accueille et appelle notre hôtel pour connaître l'endroit exact. Mais la personne au téléphone lui affirme que notre chambre a été donnée a quelqu'un d'autre et qu'ici en inde, booking est mal vu car ils ne demandent pas de prépaiement. Bref, il nous conduit dans un hôtel pas terrible, 60 euros la nuit, et le lendemain il appelle les hôtels réservés via booking pour nous pour vérifier que nos réservations sont bien maintenues. Évidemment elles ne le sont pas, il nous file l'hôtel au téléphone, et c'est en effet soit disant bien annulé. Il nous propose donc son trip tout compris. Je refuse 5 fois de suite en disant que je veux payer moi même mes hôtels et les choisir, paye la nuit d'hôtel, et prend un chauffeur par son biais car il nous affirme qu'il n'y a plus de train (preuve a l'écran) et je le crois car j'avais lu sur internet qu'il fallait parfois s'y prendre 15 jours l'avance.
Avec du recul, je trouve ça louche, d'autant plus qu'après vérification sur internet il reste des places dans les hôtels qui avaient soit disant annulé. Du coup, je vérifie les mails reçus par booking et je vois que l'annulation m'a été facturée ... En fait ce n'est pas l'hôtel qui a annulé mais bien moi! Évidemment tout paraissait très louche et je me sens super bête, je ne me fais jamais avoir en général. Mais là, tout était très bien fait, le chauffeur était a moitié bourré donc le fait qu'il nous amène a l'office ne m'a pas étonné, il appelait et parlait en anglais directement, avait des fausses confirmations booking pour montrer les gens qui se sont faits avoir... et comme j'avais tout réservé a l'avance et que je n'accepte jamais de suivre des gens dans la rue ou autre, je n'ai pas pensé à vérifier les arnaques...
Bref. On a payé par carte la bas, y'a t'il un risque qu'ils gardent l'empreinte ? Y'a t'il un moyen de se faire rembourser les sommes d'annulation? A ce jour que fait on? On se tait? On va les voir? On porte plainte?
Merci pour vos réponses ... Et épargnez moi les commentaires sur ma naïveté a tout épreuve, j'en ai bien conscience :p pour ma défense, nous étions crevés!
Bonne soirée a tous :)
Nous sommes en Inde, et nous nous sommes faits arnaqués... Arrivés à 1h du matin, nous prenons un taxi prépayé. Il doit nous amener à l'hôtel, mais la route pour y aller est soit disant fermée (elle est en effet fermée mais un détour est forcément envisageable). Il s'exprime très mal anglais, nous ne comprenons rien et il nous emmène a l'office du tourisme. La, un homme nous accueille et appelle notre hôtel pour connaître l'endroit exact. Mais la personne au téléphone lui affirme que notre chambre a été donnée a quelqu'un d'autre et qu'ici en inde, booking est mal vu car ils ne demandent pas de prépaiement. Bref, il nous conduit dans un hôtel pas terrible, 60 euros la nuit, et le lendemain il appelle les hôtels réservés via booking pour nous pour vérifier que nos réservations sont bien maintenues. Évidemment elles ne le sont pas, il nous file l'hôtel au téléphone, et c'est en effet soit disant bien annulé. Il nous propose donc son trip tout compris. Je refuse 5 fois de suite en disant que je veux payer moi même mes hôtels et les choisir, paye la nuit d'hôtel, et prend un chauffeur par son biais car il nous affirme qu'il n'y a plus de train (preuve a l'écran) et je le crois car j'avais lu sur internet qu'il fallait parfois s'y prendre 15 jours l'avance.
Avec du recul, je trouve ça louche, d'autant plus qu'après vérification sur internet il reste des places dans les hôtels qui avaient soit disant annulé. Du coup, je vérifie les mails reçus par booking et je vois que l'annulation m'a été facturée ... En fait ce n'est pas l'hôtel qui a annulé mais bien moi! Évidemment tout paraissait très louche et je me sens super bête, je ne me fais jamais avoir en général. Mais là, tout était très bien fait, le chauffeur était a moitié bourré donc le fait qu'il nous amène a l'office ne m'a pas étonné, il appelait et parlait en anglais directement, avait des fausses confirmations booking pour montrer les gens qui se sont faits avoir... et comme j'avais tout réservé a l'avance et que je n'accepte jamais de suivre des gens dans la rue ou autre, je n'ai pas pensé à vérifier les arnaques...
Bref. On a payé par carte la bas, y'a t'il un risque qu'ils gardent l'empreinte ? Y'a t'il un moyen de se faire rembourser les sommes d'annulation? A ce jour que fait on? On se tait? On va les voir? On porte plainte?
Merci pour vos réponses ... Et épargnez moi les commentaires sur ma naïveté a tout épreuve, j'en ai bien conscience :p pour ma défense, nous étions crevés!
Bonne soirée a tous :)
La Thaïlande en baisse touristique English translation pending
La Thailande enregistre une grosse baisse touristique en mai du au coup d'état militaire et en particulier au couvre feu qui rebute les touristes. D'ailleurs le prix des billets d'avions baissent, on en trouve à partir de 387€ A/R en class éco suivant les dates de départ. C'est aussi peut etre le moment d'y aller à moindre dépense.
Il ne faudrait pas que la situation dure, car la mane touristique représente 10% du PIB Thailandais.
Autostop vers l'Australie English translation pending
Bonjour chers internautes,
Première discussion sur VoyageForum. Soyez indulgents :-) Je prévoie de partir en Australie sous peu, j'ai déjà pris mon visa au mois de février. En fait, je vais y aller en stop et ça fait un moment que j'aurais voulu partir, mais je me suis un peu pris la tête pour tout ce qui est paperasse. Saletés de visas... J'aurais donc quelques questions pour des personnes ayant réalisé ce genre de voyage (et étant un peu plus douées que moi pour les questions administratives). Mon premier problème, le visa russe. En fait, pour obtenir le visa russe, on doit faire la démarche à partir de la France et donner une date d'arrivée sur le territoire et une date de sortie. Le problème, c'est que je ne sais pas trop quand je vais arriver en Russie (étant donné que j'y vais en stop), et je ne tiens pas spécialement à me presser pour traverser les pays avant la Russie, en fonction du feeling. En plus, la durée du visa est de 1 mois, ce qui peut être court pour traverser la Russie. Ensuite, je compte prendre le transsibérien en 3ème classe de Moscou jusqu'à Pékin. Je me posais donc aussi la question pour le visa mongole et le visa chinois (comment procéder pour les obtenir alors qu'on voyage en transsibérien?).
Voilà voilà. Merci d'avance,
Première discussion sur VoyageForum. Soyez indulgents :-) Je prévoie de partir en Australie sous peu, j'ai déjà pris mon visa au mois de février. En fait, je vais y aller en stop et ça fait un moment que j'aurais voulu partir, mais je me suis un peu pris la tête pour tout ce qui est paperasse. Saletés de visas... J'aurais donc quelques questions pour des personnes ayant réalisé ce genre de voyage (et étant un peu plus douées que moi pour les questions administratives). Mon premier problème, le visa russe. En fait, pour obtenir le visa russe, on doit faire la démarche à partir de la France et donner une date d'arrivée sur le territoire et une date de sortie. Le problème, c'est que je ne sais pas trop quand je vais arriver en Russie (étant donné que j'y vais en stop), et je ne tiens pas spécialement à me presser pour traverser les pays avant la Russie, en fonction du feeling. En plus, la durée du visa est de 1 mois, ce qui peut être court pour traverser la Russie. Ensuite, je compte prendre le transsibérien en 3ème classe de Moscou jusqu'à Pékin. Je me posais donc aussi la question pour le visa mongole et le visa chinois (comment procéder pour les obtenir alors qu'on voyage en transsibérien?).
Voilà voilà. Merci d'avance,
Mariage avec une Indonésienne English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi souhaitons nous marier car nous n'en pouvons plus de vivre séparés. J'ai lu tous les posts sur le forum, et je dois bien avouer que je suis un peu perdu. Je crois comprendre que la solution la plus "simple" serait de se marier en indonésie. Je précise qu'elle est de confession musulmane, et moi non. je ne peux pas faire des aller retour perpétuels entre la France et l'Indonésie, raison financière, mais bon j'ai de l'argent de côté. quelle visa a telle besoint pour venir en france Merci à vous de vos conseils précieux. je compte sur vous tous.
Mon amie et moi souhaitons nous marier car nous n'en pouvons plus de vivre séparés. J'ai lu tous les posts sur le forum, et je dois bien avouer que je suis un peu perdu. Je crois comprendre que la solution la plus "simple" serait de se marier en indonésie. Je précise qu'elle est de confession musulmane, et moi non. je ne peux pas faire des aller retour perpétuels entre la France et l'Indonésie, raison financière, mais bon j'ai de l'argent de côté. quelle visa a telle besoint pour venir en france Merci à vous de vos conseils précieux. je compte sur vous tous.
Résumé de trois belles semaines passées au Québec et en Ontario English translation pending
Bonjour à tous,
Nous rentrons de 3 belles semaines de voyage au Québec et en Ontario, en famille, avec nos filles de 11 et 13 ans.
Tous mes remerciements à ceux qui dans ce forum donnent de leur temps pour permettre à d’autres de voir plein de belles choses et un grand MERCI aussi aux Canadiens en général et aux Québécois en particulier pour leur gentillesse et bonne humeur. Ils ont beaucoup contribué à la réussite de ces vacances.
Pour le vol, le choix a été simple puisque seul AirTransat assure un vol direct Nice - Montréal. Pour la réservation des hôtels et de la voiture, nous sommes passés par Authentik Canada, une agence canadienne basée à Montréal. Le surcoût est négligeable par rapport à tout faire soit même et nous avons été très satisfaits de leur travail.
J 1 : Montréal Après un vol matinal et un passage de l’immigration rapide et agréable (rien à voir avec la version US !), nous avons eu la chance d’être accueillis à l’aéroport par une amie française fraichement installée à Montréal. Nous avons bien sûr commencé notre visite par le Vieux Montréal, qui est très agréable à arpenter à pied, d’autant plus qu’il n’est pas très étendu. La rue St-Paul est particulièrement belle mais j’ai surtout été étonnée par la Basilique Notre Dame dont l’intérieur est unique. La promenade s’est poursuivie dans le Vieux Port, jusqu’à la tour de l’horloge. Puis retour à l’hôtel en passant par le quartier chinois (sans intérêt) et la rue Sainte Catherine où l’œil des filles s’est mis à briller en voyant une telle quantité de magasins !

J 2 : Montréal Le réveil ayant été très matinal (merci le décalage horaire), nous sommes partis découvrir à 8h du matin le Montréal souterrain avant l’arrivée de notre copine. Cela s’est avéré très économique puisqu’à cette heure là, tout est fermé ! Les filles ont dû se contenter d’admirer les vitrines en se demandant si je ne l’avais pas fait exprès… La matinée a été ensuite consacrée à visiter le Biodôme qui a plu a tout le monde. Nous sommes également montés à la tour d’observation qui est par contre très chère pour la vue lointaine qu’elle offre sur Montréal. Notre copine ayant eu pitié de ces pauvres enfants privées de magasinage, nous sommes allés déjeuner dans un grand centre commercial à Rockport avant de partir découvrir Montréal du haut du Mont-Royal. En plus de la vue, on croise dans ce beau parc des écureuils et même des ratons laveurs, ce qui évidement nous a beaucoup amusé. Puis avantage d’être avec une presque Montréalaise, nous avons passé la soirée dans son quartier à Outremont, ce qui à amené ma fille ainée à décider que la vie à Montréal a l’air très agréable et qu’elle viendrait y faire ses études. Chouette ! On pourra revenir lui rendre visite.
Vue sur Montréal du Mont Royal
J 3 : La Mauricie Aujourd’hui on récupère la voiture chez Avis, une Chrysler « Town and country (tout à fait la même taille que ma Clio que je dois pouvoir garer dedans !) et direction la Mauricie. Premier arrêt à Mokotakan, un site qui permet de se familiariser avec les différentes cultures amérindiennes. La visite a été passionnante et instructive. Puis traversée du Parc de la Mauricie comme « des Japonais », en s’arrêtant à tous les points de vue pour faire une photo. Inutile de préciser que ce n’est pas le meilleur moyen de voir le parc mais nous avons tout de même eu la surprise de voir au bord de la route, deux renards aussi curieux que nous. A la sortie du parc, dernier arrêt à St-Jean des Piles où j’avais réservé une observation de l’ours. J’avais posé la question sur ce forum sur l’intérêt d’une telle observation avec un ours attiré par de la nourriture. Et bien voilà mon impression : on voit très bien l’ours, à environ 5 mètres mais si on va par la suite au Zoo St-Félicien, ce n’est pas indispensable.
rencontres dans le parc de la Mauricie
J 4 : La Mauricie Petite visite matinale du village de bucherons à Grandes-Piles à côté de notre hôtel. Une erreur de casting, les filles se sont élégamment fait suer en écoutant les explications détaillées de la vie des bucherons mais j’imagine que ça peut intéresser du monde. Puis route pour la Seigneurie du Triton, un lieu exceptionnel avec un arrêt à la Tuque, au Parc des chutes de la petite rivière Bostonnais, un très joli endroit avec une cascade, une tour d’observation, un centre d’information sur la fourrure où l’on peu admirer une belle collection d’animaux naturalisés ( le seul endroit où l’on peut poser à côté d’un orignal …) et en plus le tout est gratuit ! Après quelques kilomètres d’une route en montagnes russes (l’estomac de ceux qui la connaissent doit s’en souvenir), on arrive au bout du monde sur un parking où d’autres personnes attendent déjà et un bateau vient nous chercher pour aller à la pourvoirie, située au milieu de lacs et de rivières. C’est juste magique !
route inoubliable pour aller à la Seigneurie du Triton
J 5 : La Mauricie La Seigneurie du Triton, c’est un peu pour un Européen, l’image d’Epinal du Canada. A perte de vue des forêts, des lacs, le calme, bref, un lieu merveilleux où l’on peut à volonté se promener, faire du canoë, du kayak, du pédalo, du rabaska … Les filles s’en sont donné à cœur joie. A midi, on va sur une île où un déjeuner barbecue est servi et le soir, on a droit à un bon repas dans le bâtiment historique de la Pourvoirie où un jour Roosevelt et Churchill sont venus (bon, à l’époque, ce n’était pas ouvert aux péquenots comme nous !). Pas de télé, mais des jeux de société et un vieux piano où les filles ont été ravies de jouer. Vous l’avez compris, j’ai adoré cet endroit-là.

J 6 : Lac St-Jean Arrivée en début d’après-midi à Chambord, sur le bord du lac et visite du village abandonné de Val-Jalbert. Une après-midi agréable sans plus.

J 7 : Lac St-Jean Visite du zoo St-Félicien. L’attrait réside surtout dans son train grillagé qui permet de voir les animaux, dont des ours, dans un cadre naturel en oubliant que l’on est dans un zoo. Le reste est plus classique mais les animaux sont dans un joli cadre, ont de l’espace et il est d’ailleurs difficile de les apercevoir en dehors des heures des repas. Une belle journée pour tous.

J 8 : Les Escoumins Du lac St-Jean jusqu’au Fjord du Saguenay, la route est magnifique. Nous avons beaucoup apprécié notre pose pique-nique à Sainte-Rose du Nord, en haut du belvédère avec vue sur le fjord. La dame qui s’occupe de l’office du tourisme à l’entrée du village est très agréable et indique tout ce qu’il y a à y faire. Arrivés à Tadoussac, nous avions une croisière d’observation des baleines réservée. Je ne me faisais pas beaucoup d’illusions sur son intérêt et donc je n’ai pas été déçue de ne voir qu’un banc de phoques et quelques petits rorquals de loin. Par contre, j’avais bien fait de prévoir des vêtements chauds pour tous. Donc, avec l’impression de ne pas avoir vu grand-chose, nous avons rejoint aux Escoumins la réserve Essipit où nous logions dans des condos avec vue sur la mer. Et là, surprise, nous avions à peine posé les valises, que depuis les fenêtres en quelques minutes, nous avions vu plus de rorquals passer qu’en trois heures de croisière. C’était incroyable, dehors, il était possible de voir et d’entendre le souffle des baleines passant tout près. Si vous prévoyez d’aller dans le coin, je ne peux que vous recommander de loger aux condos Natakam, c’est un endroit extraordinaire.

J 9 : Les Escoumins J’avais tellement envie de voir les baleines, que je me suis levée à 7h pour sortir déjeuner sur la terrasse. Quel spectacle ! J’ai vu plusieurs fois une énorme baleine et son souffle que l’on entendait parfaitement et plusieurs petits rorquals, tout ça dans un cadre magnifique. J’avais prévu pour faire plaisir aux filles, une après-midi de kayak en mer avec « Mer et Monde ». Ils sont très pros, tout l’équipement est fourni et on doit juste avoir son maillot de bain. Au final, mon mari et moi-même avons adoré mais les filles qui avaient voulu se mettre ensemble en ont bavé à cause de la houle et sont reparties beaucoup moins enthousiastes.
J 10 : Charlevoix En route pour la région de Charlevoix après avoir pris le traversier de la baie Ste-Catherine. Nous avons passé quelques heures au parc des Hautes Gorges qui est très, très beau. On dirait un petit fjord. On s’est contenté d’une petite marche mais l’idéal serait de louer un canoë. En fin de journée, nous avons découvert la Baie St-Paul et sa très animée rue st-Jean-Baptiste où les galeries et restaurants se succèdent. Un endroit bien agréable même sous un parapluie.
Parc des Hautes-Gorges
J 11 : Charlevoix Aujourd’hui, journée consacrée au parc des Grands Jardins et départ pour la randonnée du Pioui. Après avoir grimpé environ deux heures dans un joli petit sentier en forêt, sous une pluie fine, nous sommes enfin arrivés sur le plateau d’où l’on domine toute la région de Charlevoix. La vue doit être extraordinaire ! Je dis « doit » car il s’est mis à tomber des trombes d’eau qui nous laissaient à peine assez de visibilité pour voir le marquage au sol. Ce déluge s’est enfin arrêté lorsque nous avons rejoint le sentier du Mont des Cygnes (large et très emprunté) pour finir la randonnée.

J 12 : Québec Toujours sous la pluie, départ pour Québec avec un arrêt aux chutes Montmorency qui m’ont davantage impressionnée par leur surexploitation commerciale que par les chutes elles-mêmes. Et enfin Québec que je me faisais une joie de revoir. Même sous des bourrasques de vent, sous la pluie et avec 17°C (la prochaine fois, on reviendra en été …), le Vieux Québec est un petit bijou. La rue très touristique du petit Champlain est particulièrement belle, et les fleurs qui ornent les façades rendent encore plus belles les vieilles pierres. Sur le haut de la place de l’hôtel de ville rue de Buade, il faut entrer dans « La Boutique du Père Noël » si vous avez des enfants. On y vend des décorations magnifiques mais la boutique est en elle-même à voir. La rue St-Jean, très animée est des plus agréables et je ne vous dis pas ma frustration de ne pas avoir pu m’installer sur une terrasse de la Grande Allée, désertée sous la pluie.

Boulet rue Saint Louis
J 13 : Québec Aujourd’hui, temps nuageux mais pas de pluie. Nous partons voir la citadelle mais apprenant que la relève de la garde est annulée pour cause de mauvais temps, nous repartons voir la vieille ville. L’après-midi départ pour Valcartier pour faire du rafting avec « Rafting Valcartier ». Ils sont très drôles et très pros. Nous avons passé une après-midi inoubliable. La pluie des jours précédents avait bien gonflé la rivière (il fallait bien qu’elle serve à quelque chose !) et les rapides niveaux III et IV ont été excellents. Au final, un des temps forts du voyage.
J14 : Mont Tremblant Pour couper la route, j’avais prévu un arrêt aux factoreries de St-Sauveur. J’avais bien prévenu les filles que la taille et les prix n’avaient rien à voir avec les Outlets Américains et j’avais bien raison. Par contre, la station Mont-Tremblant nous a beaucoup plu avec ses couleurs vives et ses rues piétonnes pavées. L’été on peut y faire une descente en luge sur roulette ainsi que d’autres activités, les filles ont adoré. Juste un petit conseil, il faut aller aux parkings gratuits du bas car nous, nous nous sommes garés la première fois dans un parking du haut à 3 $/h ce qui fait cher au final.
J 15 : Mont-Tremblant Troisième parc au programme, celui du Mont-Tremblant offre de superbes vues dès que l’on monte un peu (exemple la randonnée «La Roche») et en plus cette fois, il ne pleuvait pas à l’arrivée en haut. Pour finir la journée, nous sommes retournés à la Station du Mont-Tremblant faire un peu de luge.
Station du Mt tremblant et Parc du Mt Tremblant sous la grisaille
J 16 : Ottawa Arrivée à Ottawa en fin de matinée et visite du Musée des Civilisations à Gatineau qui est au Québec alors qu’Ottawa, de l’autre côté du fleuve est en Ontario. Très beau et grand musée, en trois heures nous n’en avons pas fait le tour complet. J’ai beaucoup aimé la ville elle-même. S’y promener est très agréable et y vivre certainement aussi. Le marché By est à voir ainsi que les écluses du canal rideau. Seul regret, le spectacle Mosaika que nous comptions voir a été annulé ce soir là.

J 17 : Toronto Une longue route jusqu’à Toronto (presque 5 heures) et une grande surprise en découvrant la rue Yonge où se trouvait notre hôtel. Après le calme d’Ottawa, autant de monde, de gratte-ciels, de lumières, ça a fait un petit choc ! Mais bon, on a adoré. Sans perdre de temps, on est allé prendre le ferry qui dessert les îles. Là, c’est tout le contraire de ce que j’ai précédemment décrit : du calme, des jardins magnifiques et une vue imprenable sur la ville.
Yonge street et vue de Toronto depuis les îles
J 18 : Toronto Journée consacrée à rendre visite à des amis Américano-Canadiens vivant à 1 h de Toronto. Une excellente journée toute en anglais et en fin de journée, balade dans le quartier de Kensington, le quartier chinois (beaucoup plus grand que celui de Montréal mais, on ne rate rien si on n’y passe pas) et la rue Queen West, très commerçante.
J 19 Niagara A la question qui se pose souvent sur le forum de savoir si le long trajet en vaut la peine, je réponds OUI, sans hésiter. D’une part, Toronto vaut à elle seule le déplacement et les chutes du Niagara sont magnifiques. Le soir, elles sont illuminées et comme nous étions vendredi, il y avait en prime un feu d’artifice à 10h. Que demander de plus ? Les voir sans la cohue ? Et bien, il suffit d’y revenir le lendemain matin à 9 h, et on est presque seul.
chutes Américaines et Canadiennes
J 20 Gananoque Après un arrêt à Kingstown (on fait vite le tour), une très belle croisière dans les Mille-Îles au départ de Rockport. Sous le soleil, c’est très beau et on se prend à rêver …

J 21 Snif, Snif, il faut rentrer Avant de reprendre l’avion à Montréal en fin de journée, un arrêt de quelques heures à Upper Village qui est un village reconstitué avec de vraies maisons des années 1850, beaucoup de figurants, on s’y croit vraiment. Il a plu davantage aux filles que Val-Jalbert.

En conclusion : des vacances sans stress et sans moustiques (ça c’était la bonne surprise !). Des gens partout agréables et des paysages magnifiques surtout en Mauricie, dans le Saguenay et la région de Charlevoix. Voici la lite des hôtels testés : Montréal : Delta Montréal (excellent à tout point de vue) Mauricie : Auberge le Bôme (calme mais vieillot) Seigneurie du Triton (magnifique endroit, réserver bien à l’avance pour avoir des chambres avec salle de bains) Lac st-Jean : Condos du Lac ( juste au bord du lac, très beaux et bien équipés mais les enfants ne pourront utiliser la piscine que de 8h à 13h et avec un supplément de 8 ou 10 $) Les Escoumins : Condos Natakam (Magnifique endroit ! Condos très bien équipés, il y a même des jumelles !) Baie St-Paul : Auberge Belle Plage (à part l’excellent petit-déjeuner et l’accueil sympathique, pas grand-chose de positif à dire sur les chambres) Québec : Delta Québec (moins bien que le Delta Montréal et attention au parking. Il vaut vieux le payer directement que de passer par l’hôtel. Mais c’est un très bon hôtel). Mont-Tremblant : Gite le Voyageur (endroit agréable mais bruyant côté route) Ottawa : Best Western Victoria Park (très bien, à environ 20 min à pied de la colline du parlement) Toronto : Marriott Downtown Toronto (excellent, petit-déjeuner fantastique et à côté du métro). Niagara : Hampton Inn at the Falls ( chambres à rénover mais bien dans l’ensemble et proche des chutes à pied) Gananoque : Holiday Inn (très bien)
En ce qui concerne la restauration, nous avons mangé beaucoup de hamburgers et pizzas mais il y a quelques endroits qui m’ont bien plu. A Québec, la boulangerie Paillard sur la rue St-Jean. Ils préparent des sandwiches délicieux qui sortent de l’ordinaire Aux Escoumins, le restaurant « La poissonnerie », le homard était bon (heureusement, je l’ai attendu 1h …). A Baie St-Paul, le café des artistes propose de bonnes pizzas. A Toronto, un endroit extraordinaire au vrai sens du terme et pas cher qui s’appelle « Marché » au 181 Bay St. A ne pas rater !!!
Pour le vol, le choix a été simple puisque seul AirTransat assure un vol direct Nice - Montréal. Pour la réservation des hôtels et de la voiture, nous sommes passés par Authentik Canada, une agence canadienne basée à Montréal. Le surcoût est négligeable par rapport à tout faire soit même et nous avons été très satisfaits de leur travail.
J 1 : Montréal Après un vol matinal et un passage de l’immigration rapide et agréable (rien à voir avec la version US !), nous avons eu la chance d’être accueillis à l’aéroport par une amie française fraichement installée à Montréal. Nous avons bien sûr commencé notre visite par le Vieux Montréal, qui est très agréable à arpenter à pied, d’autant plus qu’il n’est pas très étendu. La rue St-Paul est particulièrement belle mais j’ai surtout été étonnée par la Basilique Notre Dame dont l’intérieur est unique. La promenade s’est poursuivie dans le Vieux Port, jusqu’à la tour de l’horloge. Puis retour à l’hôtel en passant par le quartier chinois (sans intérêt) et la rue Sainte Catherine où l’œil des filles s’est mis à briller en voyant une telle quantité de magasins !

J 2 : Montréal Le réveil ayant été très matinal (merci le décalage horaire), nous sommes partis découvrir à 8h du matin le Montréal souterrain avant l’arrivée de notre copine. Cela s’est avéré très économique puisqu’à cette heure là, tout est fermé ! Les filles ont dû se contenter d’admirer les vitrines en se demandant si je ne l’avais pas fait exprès… La matinée a été ensuite consacrée à visiter le Biodôme qui a plu a tout le monde. Nous sommes également montés à la tour d’observation qui est par contre très chère pour la vue lointaine qu’elle offre sur Montréal. Notre copine ayant eu pitié de ces pauvres enfants privées de magasinage, nous sommes allés déjeuner dans un grand centre commercial à Rockport avant de partir découvrir Montréal du haut du Mont-Royal. En plus de la vue, on croise dans ce beau parc des écureuils et même des ratons laveurs, ce qui évidement nous a beaucoup amusé. Puis avantage d’être avec une presque Montréalaise, nous avons passé la soirée dans son quartier à Outremont, ce qui à amené ma fille ainée à décider que la vie à Montréal a l’air très agréable et qu’elle viendrait y faire ses études. Chouette ! On pourra revenir lui rendre visite.
Vue sur Montréal du Mont RoyalJ 3 : La Mauricie Aujourd’hui on récupère la voiture chez Avis, une Chrysler « Town and country (tout à fait la même taille que ma Clio que je dois pouvoir garer dedans !) et direction la Mauricie. Premier arrêt à Mokotakan, un site qui permet de se familiariser avec les différentes cultures amérindiennes. La visite a été passionnante et instructive. Puis traversée du Parc de la Mauricie comme « des Japonais », en s’arrêtant à tous les points de vue pour faire une photo. Inutile de préciser que ce n’est pas le meilleur moyen de voir le parc mais nous avons tout de même eu la surprise de voir au bord de la route, deux renards aussi curieux que nous. A la sortie du parc, dernier arrêt à St-Jean des Piles où j’avais réservé une observation de l’ours. J’avais posé la question sur ce forum sur l’intérêt d’une telle observation avec un ours attiré par de la nourriture. Et bien voilà mon impression : on voit très bien l’ours, à environ 5 mètres mais si on va par la suite au Zoo St-Félicien, ce n’est pas indispensable.
rencontres dans le parc de la MauricieJ 4 : La Mauricie Petite visite matinale du village de bucherons à Grandes-Piles à côté de notre hôtel. Une erreur de casting, les filles se sont élégamment fait suer en écoutant les explications détaillées de la vie des bucherons mais j’imagine que ça peut intéresser du monde. Puis route pour la Seigneurie du Triton, un lieu exceptionnel avec un arrêt à la Tuque, au Parc des chutes de la petite rivière Bostonnais, un très joli endroit avec une cascade, une tour d’observation, un centre d’information sur la fourrure où l’on peu admirer une belle collection d’animaux naturalisés ( le seul endroit où l’on peut poser à côté d’un orignal …) et en plus le tout est gratuit ! Après quelques kilomètres d’une route en montagnes russes (l’estomac de ceux qui la connaissent doit s’en souvenir), on arrive au bout du monde sur un parking où d’autres personnes attendent déjà et un bateau vient nous chercher pour aller à la pourvoirie, située au milieu de lacs et de rivières. C’est juste magique !
route inoubliable pour aller à la Seigneurie du TritonJ 5 : La Mauricie La Seigneurie du Triton, c’est un peu pour un Européen, l’image d’Epinal du Canada. A perte de vue des forêts, des lacs, le calme, bref, un lieu merveilleux où l’on peut à volonté se promener, faire du canoë, du kayak, du pédalo, du rabaska … Les filles s’en sont donné à cœur joie. A midi, on va sur une île où un déjeuner barbecue est servi et le soir, on a droit à un bon repas dans le bâtiment historique de la Pourvoirie où un jour Roosevelt et Churchill sont venus (bon, à l’époque, ce n’était pas ouvert aux péquenots comme nous !). Pas de télé, mais des jeux de société et un vieux piano où les filles ont été ravies de jouer. Vous l’avez compris, j’ai adoré cet endroit-là.

J 6 : Lac St-Jean Arrivée en début d’après-midi à Chambord, sur le bord du lac et visite du village abandonné de Val-Jalbert. Une après-midi agréable sans plus.

J 7 : Lac St-Jean Visite du zoo St-Félicien. L’attrait réside surtout dans son train grillagé qui permet de voir les animaux, dont des ours, dans un cadre naturel en oubliant que l’on est dans un zoo. Le reste est plus classique mais les animaux sont dans un joli cadre, ont de l’espace et il est d’ailleurs difficile de les apercevoir en dehors des heures des repas. Une belle journée pour tous.

J 8 : Les Escoumins Du lac St-Jean jusqu’au Fjord du Saguenay, la route est magnifique. Nous avons beaucoup apprécié notre pose pique-nique à Sainte-Rose du Nord, en haut du belvédère avec vue sur le fjord. La dame qui s’occupe de l’office du tourisme à l’entrée du village est très agréable et indique tout ce qu’il y a à y faire. Arrivés à Tadoussac, nous avions une croisière d’observation des baleines réservée. Je ne me faisais pas beaucoup d’illusions sur son intérêt et donc je n’ai pas été déçue de ne voir qu’un banc de phoques et quelques petits rorquals de loin. Par contre, j’avais bien fait de prévoir des vêtements chauds pour tous. Donc, avec l’impression de ne pas avoir vu grand-chose, nous avons rejoint aux Escoumins la réserve Essipit où nous logions dans des condos avec vue sur la mer. Et là, surprise, nous avions à peine posé les valises, que depuis les fenêtres en quelques minutes, nous avions vu plus de rorquals passer qu’en trois heures de croisière. C’était incroyable, dehors, il était possible de voir et d’entendre le souffle des baleines passant tout près. Si vous prévoyez d’aller dans le coin, je ne peux que vous recommander de loger aux condos Natakam, c’est un endroit extraordinaire.

J 9 : Les Escoumins J’avais tellement envie de voir les baleines, que je me suis levée à 7h pour sortir déjeuner sur la terrasse. Quel spectacle ! J’ai vu plusieurs fois une énorme baleine et son souffle que l’on entendait parfaitement et plusieurs petits rorquals, tout ça dans un cadre magnifique. J’avais prévu pour faire plaisir aux filles, une après-midi de kayak en mer avec « Mer et Monde ». Ils sont très pros, tout l’équipement est fourni et on doit juste avoir son maillot de bain. Au final, mon mari et moi-même avons adoré mais les filles qui avaient voulu se mettre ensemble en ont bavé à cause de la houle et sont reparties beaucoup moins enthousiastes.
J 10 : Charlevoix En route pour la région de Charlevoix après avoir pris le traversier de la baie Ste-Catherine. Nous avons passé quelques heures au parc des Hautes Gorges qui est très, très beau. On dirait un petit fjord. On s’est contenté d’une petite marche mais l’idéal serait de louer un canoë. En fin de journée, nous avons découvert la Baie St-Paul et sa très animée rue st-Jean-Baptiste où les galeries et restaurants se succèdent. Un endroit bien agréable même sous un parapluie.
Parc des Hautes-GorgesJ 11 : Charlevoix Aujourd’hui, journée consacrée au parc des Grands Jardins et départ pour la randonnée du Pioui. Après avoir grimpé environ deux heures dans un joli petit sentier en forêt, sous une pluie fine, nous sommes enfin arrivés sur le plateau d’où l’on domine toute la région de Charlevoix. La vue doit être extraordinaire ! Je dis « doit » car il s’est mis à tomber des trombes d’eau qui nous laissaient à peine assez de visibilité pour voir le marquage au sol. Ce déluge s’est enfin arrêté lorsque nous avons rejoint le sentier du Mont des Cygnes (large et très emprunté) pour finir la randonnée.

J 12 : Québec Toujours sous la pluie, départ pour Québec avec un arrêt aux chutes Montmorency qui m’ont davantage impressionnée par leur surexploitation commerciale que par les chutes elles-mêmes. Et enfin Québec que je me faisais une joie de revoir. Même sous des bourrasques de vent, sous la pluie et avec 17°C (la prochaine fois, on reviendra en été …), le Vieux Québec est un petit bijou. La rue très touristique du petit Champlain est particulièrement belle, et les fleurs qui ornent les façades rendent encore plus belles les vieilles pierres. Sur le haut de la place de l’hôtel de ville rue de Buade, il faut entrer dans « La Boutique du Père Noël » si vous avez des enfants. On y vend des décorations magnifiques mais la boutique est en elle-même à voir. La rue St-Jean, très animée est des plus agréables et je ne vous dis pas ma frustration de ne pas avoir pu m’installer sur une terrasse de la Grande Allée, désertée sous la pluie.

Boulet rue Saint LouisJ 13 : Québec Aujourd’hui, temps nuageux mais pas de pluie. Nous partons voir la citadelle mais apprenant que la relève de la garde est annulée pour cause de mauvais temps, nous repartons voir la vieille ville. L’après-midi départ pour Valcartier pour faire du rafting avec « Rafting Valcartier ». Ils sont très drôles et très pros. Nous avons passé une après-midi inoubliable. La pluie des jours précédents avait bien gonflé la rivière (il fallait bien qu’elle serve à quelque chose !) et les rapides niveaux III et IV ont été excellents. Au final, un des temps forts du voyage.
J14 : Mont Tremblant Pour couper la route, j’avais prévu un arrêt aux factoreries de St-Sauveur. J’avais bien prévenu les filles que la taille et les prix n’avaient rien à voir avec les Outlets Américains et j’avais bien raison. Par contre, la station Mont-Tremblant nous a beaucoup plu avec ses couleurs vives et ses rues piétonnes pavées. L’été on peut y faire une descente en luge sur roulette ainsi que d’autres activités, les filles ont adoré. Juste un petit conseil, il faut aller aux parkings gratuits du bas car nous, nous nous sommes garés la première fois dans un parking du haut à 3 $/h ce qui fait cher au final.
J 15 : Mont-Tremblant Troisième parc au programme, celui du Mont-Tremblant offre de superbes vues dès que l’on monte un peu (exemple la randonnée «La Roche») et en plus cette fois, il ne pleuvait pas à l’arrivée en haut. Pour finir la journée, nous sommes retournés à la Station du Mont-Tremblant faire un peu de luge.
Station du Mt tremblant et Parc du Mt Tremblant sous la grisailleJ 16 : Ottawa Arrivée à Ottawa en fin de matinée et visite du Musée des Civilisations à Gatineau qui est au Québec alors qu’Ottawa, de l’autre côté du fleuve est en Ontario. Très beau et grand musée, en trois heures nous n’en avons pas fait le tour complet. J’ai beaucoup aimé la ville elle-même. S’y promener est très agréable et y vivre certainement aussi. Le marché By est à voir ainsi que les écluses du canal rideau. Seul regret, le spectacle Mosaika que nous comptions voir a été annulé ce soir là.

J 17 : Toronto Une longue route jusqu’à Toronto (presque 5 heures) et une grande surprise en découvrant la rue Yonge où se trouvait notre hôtel. Après le calme d’Ottawa, autant de monde, de gratte-ciels, de lumières, ça a fait un petit choc ! Mais bon, on a adoré. Sans perdre de temps, on est allé prendre le ferry qui dessert les îles. Là, c’est tout le contraire de ce que j’ai précédemment décrit : du calme, des jardins magnifiques et une vue imprenable sur la ville.
Yonge street et vue de Toronto depuis les îlesJ 18 : Toronto Journée consacrée à rendre visite à des amis Américano-Canadiens vivant à 1 h de Toronto. Une excellente journée toute en anglais et en fin de journée, balade dans le quartier de Kensington, le quartier chinois (beaucoup plus grand que celui de Montréal mais, on ne rate rien si on n’y passe pas) et la rue Queen West, très commerçante.
J 19 Niagara A la question qui se pose souvent sur le forum de savoir si le long trajet en vaut la peine, je réponds OUI, sans hésiter. D’une part, Toronto vaut à elle seule le déplacement et les chutes du Niagara sont magnifiques. Le soir, elles sont illuminées et comme nous étions vendredi, il y avait en prime un feu d’artifice à 10h. Que demander de plus ? Les voir sans la cohue ? Et bien, il suffit d’y revenir le lendemain matin à 9 h, et on est presque seul.
chutes Américaines et CanadiennesJ 20 Gananoque Après un arrêt à Kingstown (on fait vite le tour), une très belle croisière dans les Mille-Îles au départ de Rockport. Sous le soleil, c’est très beau et on se prend à rêver …


J 21 Snif, Snif, il faut rentrer Avant de reprendre l’avion à Montréal en fin de journée, un arrêt de quelques heures à Upper Village qui est un village reconstitué avec de vraies maisons des années 1850, beaucoup de figurants, on s’y croit vraiment. Il a plu davantage aux filles que Val-Jalbert.

En conclusion : des vacances sans stress et sans moustiques (ça c’était la bonne surprise !). Des gens partout agréables et des paysages magnifiques surtout en Mauricie, dans le Saguenay et la région de Charlevoix. Voici la lite des hôtels testés : Montréal : Delta Montréal (excellent à tout point de vue) Mauricie : Auberge le Bôme (calme mais vieillot) Seigneurie du Triton (magnifique endroit, réserver bien à l’avance pour avoir des chambres avec salle de bains) Lac st-Jean : Condos du Lac ( juste au bord du lac, très beaux et bien équipés mais les enfants ne pourront utiliser la piscine que de 8h à 13h et avec un supplément de 8 ou 10 $) Les Escoumins : Condos Natakam (Magnifique endroit ! Condos très bien équipés, il y a même des jumelles !) Baie St-Paul : Auberge Belle Plage (à part l’excellent petit-déjeuner et l’accueil sympathique, pas grand-chose de positif à dire sur les chambres) Québec : Delta Québec (moins bien que le Delta Montréal et attention au parking. Il vaut vieux le payer directement que de passer par l’hôtel. Mais c’est un très bon hôtel). Mont-Tremblant : Gite le Voyageur (endroit agréable mais bruyant côté route) Ottawa : Best Western Victoria Park (très bien, à environ 20 min à pied de la colline du parlement) Toronto : Marriott Downtown Toronto (excellent, petit-déjeuner fantastique et à côté du métro). Niagara : Hampton Inn at the Falls ( chambres à rénover mais bien dans l’ensemble et proche des chutes à pied) Gananoque : Holiday Inn (très bien)
En ce qui concerne la restauration, nous avons mangé beaucoup de hamburgers et pizzas mais il y a quelques endroits qui m’ont bien plu. A Québec, la boulangerie Paillard sur la rue St-Jean. Ils préparent des sandwiches délicieux qui sortent de l’ordinaire Aux Escoumins, le restaurant « La poissonnerie », le homard était bon (heureusement, je l’ai attendu 1h …). A Baie St-Paul, le café des artistes propose de bonnes pizzas. A Toronto, un endroit extraordinaire au vrai sens du terme et pas cher qui s’appelle « Marché » au 181 Bay St. A ne pas rater !!!
Koh Phi Phi: l'enfer au paradis English translation pending
Bonjour à tous les VFistes et lecteurs/lectrices de passage !
Je viens écrire ce post pour parler de mon récent séjour à Koh Phi Phi.
Certains ici me connaissent un peu car à une époque je postais beaucoup sur le forum, et également via mon site internet. Pour faire simple, j'ai dans la trentaine, je viens depuis 7 ans en Thailande, pour les études, le travail, et bien sûr pour voyager.
J'ai vadrouillé un peu partout dans le pays (Isan mis à part, mais ça va venir), et je voyage toujours avec mon amie Thai. Nous voyageons donc dans les coins touristiques bien sûr, mais aussi bien dans des coins pour touristes étrangers que pour touristes Thais (si si, il y a bien les deux).
Tout ça pour dire que je pense avoir une bonne vision d'ensemble du paysage touristique en Thailande, d'un point de vue étranger, et local, sans pour autant être un expert.
Alors voilà, après 7 ans à venir et vivre en Thailande, je n'ai toujours pas été à Koh Phi Phi. J'ai fait plein d'autres endroits, mais pas celui-là. Pourquoi ? C'est relativement loin de Bangkok, et comme je n'ai souvent que des weekends, ça fait trop court. Et l'avion étant assez cher en weekends… bref, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller.
Ce weekend était un weekend de 3 jours en Thailande, pour la fête des mères (bonne fête maman !). Avec mon amie nous cherchions donc à passer 3 jours sur une ile, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait ça.
Koh Samet ? On connait déjà très bien. On adore mais on veut du changement. Koh Chang ? Mon île préférée il y a 7 ans, mais j'ai été très déçu l'année passée, les hôtels ayant défiguré la plupart des plages. Ca reste une ile sympa, mais je connais très bien aussi. Koh Samui ? Déjà fait, et nous n'avions pas trop aimé, disons que la distance pour s'y rendre ne justifiait pas de ne pas aller à Samet plutôt. Koh Phangan ? Très bien (au nord), mais loin, et déjà fait. Koh Lanta ? Fait l'année dernière, vraiment rien de terrible. Encore une fois l'ile ne justifie pas un si long voyage (les 4 jours de pluie n'avaient pas aidé, certe). Pattaya ? Ma copine étant originaire de cette région, pas très exotique comme voyage. Kanchanaburi, Chiang Mai, Ayutthaya, etc… déjà tous fait plusieurs fois. Sympa, très sympa même, mais non ! On veut de l'eau et du sable cette fois-ci !
Bref, ce rapide bilan fait, une évidence se présentait: c'était l'occasion tant attendue d'aller vers Phuket, ou Koh Phi Phi. Enfin, après 7 ans en Thailande je verrais cette île dont tout le monde parle. 😉
Ni une ni deux, le vendredi soir, on saute dans un BUS VIP pour Phuket, depuis la gare des bus du sud de Bangkok. Les avions étaient tous complets, ou à des horaires qui ne collaient pas. Cette gare est très bien, sachant qu'il y a 7 ans elle ressemblait plus à un marché au poisson géant où il fallait une boussole et beaucoup d'instinct pour trouver le bon guichet et réussir à avoir un ticket. Le plus gros souci de cette gare, c'est qu'en période de pointe, il faut presque 2H pour s'y rendre tellement les bouchons sont incroyables.
Bus VIP 24 sièges pour 1058 baths par personne, très propre, silencieux, glacial (mais on est en Thailande, le pays du froid intérieur), bon service, et arrêt à une aire d'autoroute avec repas gratuit à volonté. Bref, un long voyage en bus de 12H, mais dans des conditions optimales à prix modique.
Nous arrivons à la gare des bus de Phuket. Un peu enfarinés, fatigués, mais encore dans un état présentable. Nous n'avions rien réservé, et ne savions même pas encore si nous allions à Phuket ou Phi Phi. Vu qu'on a que 3 jours, direction Phi Phi directement, sinon ça fera trop court.
Comme à l'accoutumée, je laisse ma copine discuter avec le guichet d'information et les taxis et autres moto taxis sur place. C'est parti, on monte dans une voiture privée qui pour 200 Bahts nous amène au port. Petite étape avant à l'agence de voyage de l'ami de l'ami du frère du tonton de la personne qui nous a renseigné à la gare des bus, pour nous vendre des tickets de bateau. Bref, depuis le temps que je voyage ici, ça m'aurait surpris que ça se passe autrement. Mais bon, c'est rapide, et ma copine gère tout ça très bien (heureusement). 😛
Le demi-cousin du frère du propriétaire de l'agence nous emmène au port. Là, 4 individus non identifiés nous demandent où on va, avec la politesse d'un serveur parisien en heure de pointe. En fait, ces 4 "lascars" en jean/t-shirt/cigarette au bec sont l'équipage du bateau. Oh capitaine mon capitaine ! Une fois l'allure passée, ils sont en fait très sympas.
Ticket en poche, autocollant collé sur la poitrine, on monte sur le bateau, qui se remplit vite de jeunes farangs (étrangers) qui se précipitent pour s'allonger en plein soleil à l'avant ou l'arrière pour profiter de chaque milliseconde de soleil. Nous, on va à l'intérieur, mon amie étant Thai, il faut du froid, de l'ombre, et un siège. Parfait, ça me va aussi !
2h de bateau, et entre temps, une personne s'est assuré de nous réserver une guest house sur Koh Phi Phi. Parfait, ça de moins à faire ! C'était surement un ami du capitaine, et tout le monde du bus jusqu'à la guest house doit toucher sa commission. Ca les arrange, nous aussi.
Le moment tant attendu arrive, nous débarquons. Et là surprise, ce n'est pas 40 ou 50 personnes que nous voyons au port, mais 300 ou 400 touristes entassés sur le ponton, avec valises, dans un bazar indescriptible. Du jamais vu ! La personne du bateau nous y retrouve, et interpelle des "porteurs" de valises qui nous emmèneront à notre guest house.
Avant, il faut payer 20 bahts par personne pour la "taxe de parc national". Pourquoi pas, c'est la même chose à Koh Samet (sauf que c'est 200 Bahts à Koh Samet).
Nous marchons, et traversons alors des petites ruelles, avec partout, absolument partout autour de nous des farangs de tous bords, des boutiques de tous types, et des centaines de touristes marchant de tous les côtés. Autant de monde qu'au quartier Siam de Bangkok un vendredi soir. Nous sommes dubitatifs, pour ne pas dire désenchantés, mais on positive en se disant que ce soit être comme ça au port uniquement. 🤪
On marche une bonne quinzaine de minutes, avec une petite famille de français qui vont à la même guest house. Le père est apparemment très déçu et énervé par ce qu'il voit de l'île, il s'attendait à quelque chose de plus "nature". Nous aussi !
Ces 15 minutes de marche sont troublantes: un dédale de petites rues bondées de monde, de farangs torses nus ou en bikinis, des déchets partout par terre, des constructions anarchiques, des odeurs nauséabondes, de la musique plein pot dans les bars (il n'est que 13H), et pratiquement aucun Thai à l'horizon à part ma copine et les employés des boutiques (et encore). 🏴☠️
On arrive enfin à la guest house (Chunut house), un peu dans les terres. Ce sont des bungalows en bois, avec clim et… c'est tout ! Strict minimum, aucune décoration, salle de bain digne d'un bungalow à 300 bahts la nuit, bref, déception, pour 1500 bahts la nuit. A l'accueil la jeune femme est désagréable, et veut vite en finir avec nous pour retourner à ses activités.
Ile surpeuplée, guest house médiocre, long voyage… ça part mal. 😐
Une douche plus tard, on part se promener. On file vers la plage la plus proche pour se restaurer. Surprise, la mer est littéralement un parking géant pour bateaux, et il y a une minuscule zone de baignade délimitée par des bouées. L'eau est claire, mais les déchets sur la plage font vite oublier la possible beauté du lieu. Les restaurants sont tous fermés (il est 14H…), et personne dans aucun restaurant ne vient nous accueillir pour nous servir à manger. On y arrive tant bien que mal, la nourriture est chère, et vraiment pas terrible. Ma copine a même du mal à trouver un plat Thai dans le menu.
On se sauve vite, et on décide d'aller au fameux "View Point" de l'île. On marche, marche, marche très très longtemps, et ça grimpe à n'en plus finir dans la forêt. Un petit chemin de montagne ? Non, une hideuse route bétonnée, jonchée de détritus. Elle se termine par un chemin de terre, à peine balisé, où on croise des locaux qui visiblement non pas eu la chance de faire fructifier leur business comme d'autres sur l'ile.
Après 45 minutes de grimpette, on arrive enfin au View Point. Honnêtement, c'est sympa, belle vue sur les iles, endroit propre, et les gens qui posent pour la photo. Nous aussi ! On en profite 30 minutes, et on redescend… par un autre chemin, en fait le "vrai" chemin, bien plus court que celui que nous avions pris. Bien fait pour nous, on n'avait qu'à demander.
Nous revoilà donc dans la "ville", le soleil descend, on veut profiter un peu de la plage. On se dirige donc vers la plage, non sans être littéralement dégoutés par un amas de déchets de près de 20 mètres de long, en train de brûler… si si, ils brulaient les déchets au milieu de tout le monde, à 50m de la plage. Du jamais vu. 😕
Arrivés sur la plage, nous retrouvons un schéma très classique, des bars roots/reggae pour jeunes farangs en train de cuver de la veille, des déchets de partout sur le sable, et même… clou du spectacle… un "bateau poubelle", en plein milieu de la baie. Une sorte de barque géante en acier qui sert de camion poubelle. Apparemment ça ne gênait personne de se baigner à côté.
Trop c'est trop, on retourne à la guest house. Après une douche, on part pour diner. Quelle mission ! Les restaurant ferment à 21H30 ou 22H, et il est extrêmement difficile de trouver autre chose que des pizzas ou des steaks. Ma copine étant avide de fruits de mer, on va dans un restaurant de fruit de mer qui a pignon sur rue, et vue sur la plage. Il n'a aucun charme, mais faute de mieux… Surprise, c'est une farang qui nous amène à notre table… ah tiens, grande nouveauté en Thaïlande. On s'assoit, et on attend 20 bonnes minutes. Personne ne vient nous servir, visiblement ça ferme, et on dérange. Certe il est un peu tard, mais le minimum serait de venir nous le dire. On s'en va sans avoir mangé. Ca commence mal.
On ère 1H pour enfin trouver un restaurant, enfin un espèce de bar tenu par un japonais (toujours pas de Thai), qui serve encore à manger. C'était pas mal, mais le hip hop à fond les manettes dans les enceintes, non merci.
Ca y est, cela fait 9H que nous sommes sur l'ile, et nous n'avons envie que d'une seule chose, partir, au plus vite. On trouve un cyber café, et on réserve nos billets d'avion pour le retour à Bangkok. On est encore mieux chez nous dans notre appartement de Bangkok qu'ici !
Sur le retour pour aller nous coucher, des dizaines de jeunes farangs bourrés, à errer entre les bars. L'un d'eux, allongé devant le 7/11 avec sa 12ème bière à la main, nous voit et nous dit "attention elle va te ruiner ta gonzesse", pour ensuite faire une remarque désobligeante sur mon physique. Ayant plus de peine pour lui qu'autre chose, je lui souris poliment, et passe mon chemin, content que ma copine ne l'ait pas entendu.
Vivre en Thailande m'a appris à me contenir et à garder mon calme en apparence, et visiblement ce jeune garçon va passer une plus mauvaise soirée que moi. Mais si nous avions été dans un endroit normal en Thailande, c'est-à-dire avec des Thais et pas 99% de farangs, ce jeune homme ne serait pas resté plus de 2 minutes allongé comme un ivrogne à insulter les gens (et surtout une Thaie) devant le 7/11. Là, il aurait passé une très, très mauvaise nuit, et serait surement dans le prochain avion. Mais bon passons, il y a des cons partout (enfin surtout ici).
Nous voila à la guest house, nous nous écroulons sur le lit après ce long périple.
Le lendemain, nous devons repartir de l'ile à 14H pour avoir notre avion à 21H à Phuket.
Nous avons donc la matinée. Nous détestons ce qui nous entoure, mais nous nous trouvons un peu bête de ne même pas avoir vu Maya Bay ou fait du snorkeling. Si ça se trouve on est mal tombés jusqu'ici, et on est passé à côté de belles choses.
On réserve donc rapidement un long tail boat juste pour nous deux, qui nous fait un petit tour de 2H entre les iles. 🙂
Enfin, un truc sympa, entre nous, et un peu de nature ! Le capitaine du Long tail boat est sympathique, et nous dépose sur Maya Bay. Sans surprise, la baie ressemble plus à la baie de Monaco, les yachts étant remplacés par des speed boats. Il y a peut-être 30 ou 40 bateaux entassés sur cette magnifique baie. Quelle horreur. Mais bon, après tout nous aussi on est là.
Le long tail boat se gare sur la plage… entre les déchets flottants sur l'eau… oui oui, Maya Baie, si vous regardez de près, c'est surement l'eau la plus sale que j'ai vu en Thailande. Elle est en effet d'un bleu turquoise magnifique, mais la canette de coca qui y flotte est bien rouge et blanche.
On paye 200 bahts de taxe à un monsieur sur la plage (gratuit pour ma copine car Thaie), et nous avons le droit de rester seulement 20 minutes montre en main. On fait comme tout le monde (les 500 autres personnes avec nous), on va voir la baie, on prend des photos, et on repart.
Oui, c'est beau, oui l'eau est turquoise, oui on voit des poissons par milliers, mais les dizaines de bateaux, les centaines de touristes, les déchets à la tonne, ça prend le dessus. Sans parler de ces speed boats qui passent à fond les manettes près de gens en train de faire du snorkeling.
On revient à terre, pour se précipité dans le bateau, et on rentre, direction l'aéroport. 😏
Alors voilà la fin de notre très, très bref périple à Koh Phi Phi. Cette ile est une beauté, ou du moins l'était. C'est désormais un ghetto pour touristes en mal de fête, d'alcool, et de "j'y étais, regarde la photo". Les constructions sont anarchiques, c'est extrêmement pollué par les déchets, ça pue les égouts presque partout, les touristes sont irrespectueux des coutumes Thais (enfin ce n'est plus vraiment la Thailande), et comble du comble, ma copine était pratiquement la seule touriste Thaie de l'ile. Presque à chaque fois les locaux étaient surpris qu'elle parle Thai… et bien si, je vais vous l'apprendre (enfin pas à vous lecteurs), mais il y a des Thais en Thailande.
En 7 ans en Thailande, je n'ai jamais vu ça. Oui les Thais ne sont pas réputés pour leur gestion optimale du développement touristique, mais là, on a atteint un niveau hors norme. Et c'est la faute autant des Thais que des touristes.
Koh Samet, Koh Lanta, Koh Chang, Koh Phangan (pas le ghetto au sud) pour ne citer que les plus célèbres, sont infiniment mieux, moins belles certes, mais vivables, avec encore des coins beaux et propres. Pour n'en citer qu'une, la plage d'Ao Phrao à Koh Samet est un bijou comparé à Koh Phi Phi.
Le pire de tout ça, c'est que nous étions en basse saison… je n'ose imaginer le désastre en haute saison. 😕
Bref, passez votre chemin, oubliez les images vues sur internet ou dans un célèbre film, vous les verrez ailleurs, ce n'est pas ce qui manque.
Malgré la beauté de l'ile, il n'y aucune raison de s'infliger la visite d'un tel lieu, ou alors de passage éclair pour du snorkeling sans poser le pied à terre. Mais il faut croire que certains aiment… tant mieux ! Qu'ils restent là-bas, au moins on sait où ils sont.
Et au moment ou j'écris ces lignes, un resort gigantesque est en construction sur l'ile, et en train d'arracher tous les arbres de ce qu'il restait de nature à ce bout de terre. Si si, ce n'est pas terminé.
Voila, désolé pour autant de négativité, ce n'est pas dans mes habitudes. Mais jamais ne n'aurais cru un tel spectacle possible. 😠
Pour conclure, voici les mots de ma copine sur l'ile:
"Tu as remarqué, il n'y a pas de Buddha sur l'ile, ou du moins aucun signe ne l'indiquant. C'est mauvais signe ça."
Un peu de superstition Thai me redonne toujours le sourire, quand le "Mai pen Rai" ne suffit plus. 😉
Cordialement,
Je viens écrire ce post pour parler de mon récent séjour à Koh Phi Phi.
Certains ici me connaissent un peu car à une époque je postais beaucoup sur le forum, et également via mon site internet. Pour faire simple, j'ai dans la trentaine, je viens depuis 7 ans en Thailande, pour les études, le travail, et bien sûr pour voyager.
J'ai vadrouillé un peu partout dans le pays (Isan mis à part, mais ça va venir), et je voyage toujours avec mon amie Thai. Nous voyageons donc dans les coins touristiques bien sûr, mais aussi bien dans des coins pour touristes étrangers que pour touristes Thais (si si, il y a bien les deux).
Tout ça pour dire que je pense avoir une bonne vision d'ensemble du paysage touristique en Thailande, d'un point de vue étranger, et local, sans pour autant être un expert.
Alors voilà, après 7 ans à venir et vivre en Thailande, je n'ai toujours pas été à Koh Phi Phi. J'ai fait plein d'autres endroits, mais pas celui-là. Pourquoi ? C'est relativement loin de Bangkok, et comme je n'ai souvent que des weekends, ça fait trop court. Et l'avion étant assez cher en weekends… bref, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller.
Ce weekend était un weekend de 3 jours en Thailande, pour la fête des mères (bonne fête maman !). Avec mon amie nous cherchions donc à passer 3 jours sur une ile, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait ça.
Koh Samet ? On connait déjà très bien. On adore mais on veut du changement. Koh Chang ? Mon île préférée il y a 7 ans, mais j'ai été très déçu l'année passée, les hôtels ayant défiguré la plupart des plages. Ca reste une ile sympa, mais je connais très bien aussi. Koh Samui ? Déjà fait, et nous n'avions pas trop aimé, disons que la distance pour s'y rendre ne justifiait pas de ne pas aller à Samet plutôt. Koh Phangan ? Très bien (au nord), mais loin, et déjà fait. Koh Lanta ? Fait l'année dernière, vraiment rien de terrible. Encore une fois l'ile ne justifie pas un si long voyage (les 4 jours de pluie n'avaient pas aidé, certe). Pattaya ? Ma copine étant originaire de cette région, pas très exotique comme voyage. Kanchanaburi, Chiang Mai, Ayutthaya, etc… déjà tous fait plusieurs fois. Sympa, très sympa même, mais non ! On veut de l'eau et du sable cette fois-ci !
Bref, ce rapide bilan fait, une évidence se présentait: c'était l'occasion tant attendue d'aller vers Phuket, ou Koh Phi Phi. Enfin, après 7 ans en Thailande je verrais cette île dont tout le monde parle. 😉
Ni une ni deux, le vendredi soir, on saute dans un BUS VIP pour Phuket, depuis la gare des bus du sud de Bangkok. Les avions étaient tous complets, ou à des horaires qui ne collaient pas. Cette gare est très bien, sachant qu'il y a 7 ans elle ressemblait plus à un marché au poisson géant où il fallait une boussole et beaucoup d'instinct pour trouver le bon guichet et réussir à avoir un ticket. Le plus gros souci de cette gare, c'est qu'en période de pointe, il faut presque 2H pour s'y rendre tellement les bouchons sont incroyables.
Bus VIP 24 sièges pour 1058 baths par personne, très propre, silencieux, glacial (mais on est en Thailande, le pays du froid intérieur), bon service, et arrêt à une aire d'autoroute avec repas gratuit à volonté. Bref, un long voyage en bus de 12H, mais dans des conditions optimales à prix modique.
Nous arrivons à la gare des bus de Phuket. Un peu enfarinés, fatigués, mais encore dans un état présentable. Nous n'avions rien réservé, et ne savions même pas encore si nous allions à Phuket ou Phi Phi. Vu qu'on a que 3 jours, direction Phi Phi directement, sinon ça fera trop court.
Comme à l'accoutumée, je laisse ma copine discuter avec le guichet d'information et les taxis et autres moto taxis sur place. C'est parti, on monte dans une voiture privée qui pour 200 Bahts nous amène au port. Petite étape avant à l'agence de voyage de l'ami de l'ami du frère du tonton de la personne qui nous a renseigné à la gare des bus, pour nous vendre des tickets de bateau. Bref, depuis le temps que je voyage ici, ça m'aurait surpris que ça se passe autrement. Mais bon, c'est rapide, et ma copine gère tout ça très bien (heureusement). 😛
Le demi-cousin du frère du propriétaire de l'agence nous emmène au port. Là, 4 individus non identifiés nous demandent où on va, avec la politesse d'un serveur parisien en heure de pointe. En fait, ces 4 "lascars" en jean/t-shirt/cigarette au bec sont l'équipage du bateau. Oh capitaine mon capitaine ! Une fois l'allure passée, ils sont en fait très sympas.
Ticket en poche, autocollant collé sur la poitrine, on monte sur le bateau, qui se remplit vite de jeunes farangs (étrangers) qui se précipitent pour s'allonger en plein soleil à l'avant ou l'arrière pour profiter de chaque milliseconde de soleil. Nous, on va à l'intérieur, mon amie étant Thai, il faut du froid, de l'ombre, et un siège. Parfait, ça me va aussi !
2h de bateau, et entre temps, une personne s'est assuré de nous réserver une guest house sur Koh Phi Phi. Parfait, ça de moins à faire ! C'était surement un ami du capitaine, et tout le monde du bus jusqu'à la guest house doit toucher sa commission. Ca les arrange, nous aussi.
Le moment tant attendu arrive, nous débarquons. Et là surprise, ce n'est pas 40 ou 50 personnes que nous voyons au port, mais 300 ou 400 touristes entassés sur le ponton, avec valises, dans un bazar indescriptible. Du jamais vu ! La personne du bateau nous y retrouve, et interpelle des "porteurs" de valises qui nous emmèneront à notre guest house.
Avant, il faut payer 20 bahts par personne pour la "taxe de parc national". Pourquoi pas, c'est la même chose à Koh Samet (sauf que c'est 200 Bahts à Koh Samet).
Nous marchons, et traversons alors des petites ruelles, avec partout, absolument partout autour de nous des farangs de tous bords, des boutiques de tous types, et des centaines de touristes marchant de tous les côtés. Autant de monde qu'au quartier Siam de Bangkok un vendredi soir. Nous sommes dubitatifs, pour ne pas dire désenchantés, mais on positive en se disant que ce soit être comme ça au port uniquement. 🤪
On marche une bonne quinzaine de minutes, avec une petite famille de français qui vont à la même guest house. Le père est apparemment très déçu et énervé par ce qu'il voit de l'île, il s'attendait à quelque chose de plus "nature". Nous aussi !
Ces 15 minutes de marche sont troublantes: un dédale de petites rues bondées de monde, de farangs torses nus ou en bikinis, des déchets partout par terre, des constructions anarchiques, des odeurs nauséabondes, de la musique plein pot dans les bars (il n'est que 13H), et pratiquement aucun Thai à l'horizon à part ma copine et les employés des boutiques (et encore). 🏴☠️
On arrive enfin à la guest house (Chunut house), un peu dans les terres. Ce sont des bungalows en bois, avec clim et… c'est tout ! Strict minimum, aucune décoration, salle de bain digne d'un bungalow à 300 bahts la nuit, bref, déception, pour 1500 bahts la nuit. A l'accueil la jeune femme est désagréable, et veut vite en finir avec nous pour retourner à ses activités.
Ile surpeuplée, guest house médiocre, long voyage… ça part mal. 😐
Une douche plus tard, on part se promener. On file vers la plage la plus proche pour se restaurer. Surprise, la mer est littéralement un parking géant pour bateaux, et il y a une minuscule zone de baignade délimitée par des bouées. L'eau est claire, mais les déchets sur la plage font vite oublier la possible beauté du lieu. Les restaurants sont tous fermés (il est 14H…), et personne dans aucun restaurant ne vient nous accueillir pour nous servir à manger. On y arrive tant bien que mal, la nourriture est chère, et vraiment pas terrible. Ma copine a même du mal à trouver un plat Thai dans le menu.
On se sauve vite, et on décide d'aller au fameux "View Point" de l'île. On marche, marche, marche très très longtemps, et ça grimpe à n'en plus finir dans la forêt. Un petit chemin de montagne ? Non, une hideuse route bétonnée, jonchée de détritus. Elle se termine par un chemin de terre, à peine balisé, où on croise des locaux qui visiblement non pas eu la chance de faire fructifier leur business comme d'autres sur l'ile.
Après 45 minutes de grimpette, on arrive enfin au View Point. Honnêtement, c'est sympa, belle vue sur les iles, endroit propre, et les gens qui posent pour la photo. Nous aussi ! On en profite 30 minutes, et on redescend… par un autre chemin, en fait le "vrai" chemin, bien plus court que celui que nous avions pris. Bien fait pour nous, on n'avait qu'à demander.
Nous revoilà donc dans la "ville", le soleil descend, on veut profiter un peu de la plage. On se dirige donc vers la plage, non sans être littéralement dégoutés par un amas de déchets de près de 20 mètres de long, en train de brûler… si si, ils brulaient les déchets au milieu de tout le monde, à 50m de la plage. Du jamais vu. 😕
Arrivés sur la plage, nous retrouvons un schéma très classique, des bars roots/reggae pour jeunes farangs en train de cuver de la veille, des déchets de partout sur le sable, et même… clou du spectacle… un "bateau poubelle", en plein milieu de la baie. Une sorte de barque géante en acier qui sert de camion poubelle. Apparemment ça ne gênait personne de se baigner à côté.
Trop c'est trop, on retourne à la guest house. Après une douche, on part pour diner. Quelle mission ! Les restaurant ferment à 21H30 ou 22H, et il est extrêmement difficile de trouver autre chose que des pizzas ou des steaks. Ma copine étant avide de fruits de mer, on va dans un restaurant de fruit de mer qui a pignon sur rue, et vue sur la plage. Il n'a aucun charme, mais faute de mieux… Surprise, c'est une farang qui nous amène à notre table… ah tiens, grande nouveauté en Thaïlande. On s'assoit, et on attend 20 bonnes minutes. Personne ne vient nous servir, visiblement ça ferme, et on dérange. Certe il est un peu tard, mais le minimum serait de venir nous le dire. On s'en va sans avoir mangé. Ca commence mal.
On ère 1H pour enfin trouver un restaurant, enfin un espèce de bar tenu par un japonais (toujours pas de Thai), qui serve encore à manger. C'était pas mal, mais le hip hop à fond les manettes dans les enceintes, non merci.
Ca y est, cela fait 9H que nous sommes sur l'ile, et nous n'avons envie que d'une seule chose, partir, au plus vite. On trouve un cyber café, et on réserve nos billets d'avion pour le retour à Bangkok. On est encore mieux chez nous dans notre appartement de Bangkok qu'ici !
Sur le retour pour aller nous coucher, des dizaines de jeunes farangs bourrés, à errer entre les bars. L'un d'eux, allongé devant le 7/11 avec sa 12ème bière à la main, nous voit et nous dit "attention elle va te ruiner ta gonzesse", pour ensuite faire une remarque désobligeante sur mon physique. Ayant plus de peine pour lui qu'autre chose, je lui souris poliment, et passe mon chemin, content que ma copine ne l'ait pas entendu.
Vivre en Thailande m'a appris à me contenir et à garder mon calme en apparence, et visiblement ce jeune garçon va passer une plus mauvaise soirée que moi. Mais si nous avions été dans un endroit normal en Thailande, c'est-à-dire avec des Thais et pas 99% de farangs, ce jeune homme ne serait pas resté plus de 2 minutes allongé comme un ivrogne à insulter les gens (et surtout une Thaie) devant le 7/11. Là, il aurait passé une très, très mauvaise nuit, et serait surement dans le prochain avion. Mais bon passons, il y a des cons partout (enfin surtout ici).
Nous voila à la guest house, nous nous écroulons sur le lit après ce long périple.
Le lendemain, nous devons repartir de l'ile à 14H pour avoir notre avion à 21H à Phuket.
Nous avons donc la matinée. Nous détestons ce qui nous entoure, mais nous nous trouvons un peu bête de ne même pas avoir vu Maya Bay ou fait du snorkeling. Si ça se trouve on est mal tombés jusqu'ici, et on est passé à côté de belles choses.
On réserve donc rapidement un long tail boat juste pour nous deux, qui nous fait un petit tour de 2H entre les iles. 🙂
Enfin, un truc sympa, entre nous, et un peu de nature ! Le capitaine du Long tail boat est sympathique, et nous dépose sur Maya Bay. Sans surprise, la baie ressemble plus à la baie de Monaco, les yachts étant remplacés par des speed boats. Il y a peut-être 30 ou 40 bateaux entassés sur cette magnifique baie. Quelle horreur. Mais bon, après tout nous aussi on est là.
Le long tail boat se gare sur la plage… entre les déchets flottants sur l'eau… oui oui, Maya Baie, si vous regardez de près, c'est surement l'eau la plus sale que j'ai vu en Thailande. Elle est en effet d'un bleu turquoise magnifique, mais la canette de coca qui y flotte est bien rouge et blanche.
On paye 200 bahts de taxe à un monsieur sur la plage (gratuit pour ma copine car Thaie), et nous avons le droit de rester seulement 20 minutes montre en main. On fait comme tout le monde (les 500 autres personnes avec nous), on va voir la baie, on prend des photos, et on repart.
Oui, c'est beau, oui l'eau est turquoise, oui on voit des poissons par milliers, mais les dizaines de bateaux, les centaines de touristes, les déchets à la tonne, ça prend le dessus. Sans parler de ces speed boats qui passent à fond les manettes près de gens en train de faire du snorkeling.
On revient à terre, pour se précipité dans le bateau, et on rentre, direction l'aéroport. 😏
Alors voilà la fin de notre très, très bref périple à Koh Phi Phi. Cette ile est une beauté, ou du moins l'était. C'est désormais un ghetto pour touristes en mal de fête, d'alcool, et de "j'y étais, regarde la photo". Les constructions sont anarchiques, c'est extrêmement pollué par les déchets, ça pue les égouts presque partout, les touristes sont irrespectueux des coutumes Thais (enfin ce n'est plus vraiment la Thailande), et comble du comble, ma copine était pratiquement la seule touriste Thaie de l'ile. Presque à chaque fois les locaux étaient surpris qu'elle parle Thai… et bien si, je vais vous l'apprendre (enfin pas à vous lecteurs), mais il y a des Thais en Thailande.
En 7 ans en Thailande, je n'ai jamais vu ça. Oui les Thais ne sont pas réputés pour leur gestion optimale du développement touristique, mais là, on a atteint un niveau hors norme. Et c'est la faute autant des Thais que des touristes.
Koh Samet, Koh Lanta, Koh Chang, Koh Phangan (pas le ghetto au sud) pour ne citer que les plus célèbres, sont infiniment mieux, moins belles certes, mais vivables, avec encore des coins beaux et propres. Pour n'en citer qu'une, la plage d'Ao Phrao à Koh Samet est un bijou comparé à Koh Phi Phi.
Le pire de tout ça, c'est que nous étions en basse saison… je n'ose imaginer le désastre en haute saison. 😕
Bref, passez votre chemin, oubliez les images vues sur internet ou dans un célèbre film, vous les verrez ailleurs, ce n'est pas ce qui manque.
Malgré la beauté de l'ile, il n'y aucune raison de s'infliger la visite d'un tel lieu, ou alors de passage éclair pour du snorkeling sans poser le pied à terre. Mais il faut croire que certains aiment… tant mieux ! Qu'ils restent là-bas, au moins on sait où ils sont.
Et au moment ou j'écris ces lignes, un resort gigantesque est en construction sur l'ile, et en train d'arracher tous les arbres de ce qu'il restait de nature à ce bout de terre. Si si, ce n'est pas terminé.
Voila, désolé pour autant de négativité, ce n'est pas dans mes habitudes. Mais jamais ne n'aurais cru un tel spectacle possible. 😠
Pour conclure, voici les mots de ma copine sur l'ile:
"Tu as remarqué, il n'y a pas de Buddha sur l'ile, ou du moins aucun signe ne l'indiquant. C'est mauvais signe ça."
Un peu de superstition Thai me redonne toujours le sourire, quand le "Mai pen Rai" ne suffit plus. 😉
Cordialement,
Avis sur itinéraire de deux semaines Bornéo / une semaine en Malaisie en juin 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir très souvent parcouru les différents forums (Indonésie / Pérou et Bolivie), je me lance et poste pour la 1ère fois afin d'avoir votre avis sur notre itinéraire. Nous sommes 3 potes de 30 ans (2 filles, 1 mec) et partons en sac à dos découvrir la Malaisie.
Notre objectif n'est pas de tout voir (ce qui veut dire faire des choix) mais d'alterner entre nature/parc/jungle, plage/plongée et villes. Nous avons fait une 1ère ébauche d'itinéraire mais n'ayant pas forcément la notion des distances, je compte un peu sur vous pour avoir votre avis !
• dredi 15/06 - Arrivée à Singapour (vers 18h30) > direction chez des amis • samedi 16/06 - Singapour (2 d'entre nous ont déjà eu l'occasion de venir à Singapour, nous ne nous attarderons pas trop) • dimanche 17/06 - Vol pour Bornéo / Kuching (départ 11h45 - arrivée 13h15 - 23€) // balade dans Kuching l'après-midi >> Hotel à booker : Singgahsana Lodge ? • lundi 18/06 - Parc Bako • mardi 19/06 - Parc Bako >> Parc Bako : réserver notre trip de 2 jours / 1 nuit - y a-t-il un organisme/guesthouse à contacter en particulier ? Faut-il réserver ? • mercredi 20/06 - Journée transports afin d'aller de l'autre côté de Bornéo : Vol depuis Kuching pour Kinabalu (départ 06h00 - arrivée 07h25 - 22€) puis vol pour Tawau (départ 15h45 - arrivée 16h35 - 14€) >> Sachant que nous allons avoir un peu de temps à tuer entre nos 2 vols, est-il possible/judicieux de bouger de l'aéroport pour aller faire un petit tour dans Kinabalu ou autre aux environs de l'aéroport ? >> Voir aussi avec notre centre de plongée si possible de nous récupérer à l'aéroport de Tawau (Scuba junkie ? Mail envoyé en attente de leur réponse sur les dispo ET le prix) - sinon comment faire, des conseils ? • jeudi 21/06 - Plongée jour 1 Mabul / Sipadan • dredi 22/06 - Plongée jour 2 Mabul / Sipadan • samedi 23/06 - Plongée jour 3 Mabul / Sipadan >> A voir comment on part ensuite de Mabul / Semporna pour se rendre vers l'uncle tan / rivière Kinabatangan River - qqn l'a-t-il fait ?? • dimanche 24/06 - Uncle Tan Wildlife adventures • lundi 25/06 - Uncle Tan Wildlife adventures • mardi 26/06 - Uncle Tan Wildlife adventures puis retour vers Kinabalu pour un vol pour Kuala Lumpur (départ 21h05 - arrivée 23h45 - 33€) • mercredi 27/06 - Kuala Lumpur • jeudi 28/06 - Journée à Malacca (A/R en bus, j'ai vu qu'il y avait pas mal de départs de bus tout au long de la journée) / Nuit à Kuala Lumpur • dredi 29/06 - Vol pour Kota Bharu (départ 06h00 - arrivée 07h35 - 14€) // Bateau pour Iles Perenthian (repos avant retour en France) >> Hotel à booker : D'Lagoon ? • samedi 30/06 - Iles Perenthian • dimanche 01/07 - Iles Perenthian • lundi 02/07 - Départ iles Perenthian le matin / Vol pour KL (départ 12h20 - arrivée 13h20 - 14€) / nuit à KL • mardi 03/07 - Journée à KL / Vol pour Paris à 20h35
Il est vrai que nous n'allons pas bcp profiter de la Malaisie Peninsulaire, mais bon il fallait faire des choix, nous sommes donc partis là-dessus ! Nous faisons notamment l'impasse sur Cameron Highlands et Teman Negara ... Est-ce "grave" ? Je pense qu'avec Bako et Uncle tan, nous allons avoir un bon aperçu de la faune et flore que peut offrir la Malaisie. Quel est votre avis ?
Merci d'avance pour vos comments !!! N'hésitez pas à nous dire que nous avons été un peu optimistes 😉 (on le prendra pas mal ! c'est à ça que sert le forum)
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Sumatra - Nias - Vous pouvez m'enfiler cette aiguille? English translation pending
"Peu de carnets sur l'Indonesie. Nias est une destination peu connue."
Muhamad m'a chatouille l'envie de glisser ici quelques souvenirs de mon sejour a Nias cet ete.
Bon, le commentaire ci-dessus ne m'etait pas adresse. La derniere discussion de RaGamuffin avait un peu derape au gout de certain(e)s. Alors, il lui suggerait de mettre en valeur sa plume pour nous conter son sejour a Nias sans trop nous gaver de prix. (Minta ampun harga harga di sini. Pitie! Tant de prix, ca fait tourner la tete et aussi la page...😛)
Je vais devancer un peu Raga en esperant qu'il ne m'en tiendra pas rigueur. La couronne lui appartient incontestablement. Nos deux experiences et relations a l'ile devraient au contraire se completer.
Nias, ca commence le soir par l'achat du billet ferry a Sibolga. Apres un long trajet en bus de Parapat (5 heures de route), je me rends directement a l'embarcadaire.
Depuis quelques temps, il n'y a plus 3 departs par semaine pour Teluk Dalam, au Sud de Nias. La traversee ne se fait plus qu'une fois par semaine (souvent annulee). Il ne reste qu'a prendre le ferry pour Gunung Sitoli, au nord: depart tous les jours, sauf le dimanche.
D'habitude, je ne fais pas dans le luxe, mais la, je me prends un billets Executive (100 000rp au lieu de 66 000 en eco), petit luxe appreciable. En Eco, en journee, je veux bien, mais je viens de me faire vendaliser ma valise dans le bus de Parapat (cerita yang lain - ca, c'est une autre histoire), et au guichet, on m'a bien dit de surveiller mon sac.
Petit detail pour ceux qui envisagent de prendre ce ferry: il faut 2 photocopies de passeport, une pour l'aller et une pour le retour. Si vous n'en avez pas, quelqu'un se fera une piece en vous conduisant a une photcopieuse d'un coup de moto..
Et aussi, en plus du billet, a l'entree du port, vous aurez une taxe a payer, je crois de 4000rp.
Pres de l'embarcadaire, il y a un restau ou on peut manger ou acheter quelque chose pour le bateau.
Classe eco: Ca grouille de partout. On se croirait dans la calle du Titanic. Quoi que chacun a son siege "inclinable", probablement en piteux etat.
Classe executive: petite salle fermee avec TV et air conditionne.... Aiaiailllle!!! Miracle, la clim est tres bien reglee. On la sent a peine. La tele, par contre..... Au volume de rigueur mais je suis tres patiente.
Je m'installe comme tout le monde. He he! Ici, c'est le bon plan. La salle est a moitier vide. On a 3 sieges par personne. Un tiers des passagers, et ce sont principalement des femmes, se preparent un petit coin par terre pour la nuit. Elles etalent leur natte, moi je m'etale sur mes trois sieges. Elles ont amene leur gros oreiller, moi, mon appui-tete gonflable pour l'avion. Elles ont leur paniers remplis de virtuailles, moi ma valise cadenassee a mon siege. Elles enlevent leur voile pour dormir, moi, mes verres de contact.
Ils ont tous besoin de la tele a fond pour dormir, MOI PAS!
Depart officiel a 20h. Ca commence a bouger a 21h, pour une longue traversee de 10 heures.
La tele etouffe le bruit du moteur. (La mer est calme. On oublie qu'on est dans un bateau.) La nouvelle du jour en boucle parle du terroriste Malaisien mais je n'y comprends rien. Qu'y a-t-il de plus frustrant? Le bruit qui empeche de dormir ou l'envie non assouvie de comprendre ce qui se repete avec insistance a la tele. La tele restera a fond toute la nuit... Au retour, je peux vous dire que je me suis levee pour la baisser. A l'aller, je n'avais pas ose.
Arrivee a Gunung Sitoli vers 7h30 du matin. Je ne vous ai pas encore dit le but de mon voyage. La plupart des touristes viennent a Nias pour faire du surf. Pourtant, je ne m'attendais pas a voir autant de surfeurs... Moi, ce sont les villages traditionnels qui m'ont mene ici. Au Nord, il y a les maisons ovales, et au sud, les maisons en forme de navires. Ne restant que 4 jours sur l'ile, je me suis limitee aux maisons du sud. Donc, arrivee a Gunung Sitoli apres 5 heures de bus, 10 heures de ferry, je prends le premier "panier-motorise" (il y a plus de legumes et de marchandise dans le bus que d'humains) pour encore pres de 4 heures de route. Bonne nouvelle: les routes ont ete en partie refaites apres le tsunami de 2004. Un jour, je me suis fait cette reflexion: MIEUX VAUT-IL ETRE A L'INTERIEUR DU BRUIT OU A L'EXTERIEUR DU BRUIT?" Il faudra que je lance le debat sur le forum. Allez, je vois le bout du tunnel. En 20mn de moto, je suis a Pantai Sorake. La moto me depose devant quelques bungalows en beton!!! Aucun charme. J'ai du tirer le mauvais chiffre. J'ai atterri a la case "Faites demi-tour, vous vous etes trompee de paradis" ou d'ile. Pour la premiere fois, je commence a faire la grimace.... Le bunga-beton est tout poussiereux. Oulala, je suis dans le site "fantomes en Indonesie"!!! Prete a reprendre ma valise pour je ne sais ou, une jeune femme insiste pour que je visite SON bunga-beton, petit frere de l'autre. Meme style, meme epoque "aftertsunami", tout neuf... ca sent encore l'humidite...Et puis, et puis non... la terrace est super sympa, vue sur la mer a 2 pas. La Vague a surfeurs que je decouvrirai le lendemain est a 100m a droite, la plage de sable dore a 100m a gauche. Juste en face, c'est roquailleux mais tres beau. Je disais La Vague a surfeurs, car ils sont tous agglutines sur quelques vagues. Je me demande pourquoi ils sont venus jusqu'ici. Au moins, ils font vivre une petite partie de l'ile. Je decouvre aussi le lendemain que mon bungalow sur pilotis est un des premiers d'une longue succession de bungalows sur la plage. Et de notre cote, c'est calme, car un peu plus loin, les surfeurs, a la hauteur de leur reputation, sont de bruyants fetards. Mais ici, ce n'est pas Kuta-Bali. Rien a voir. Ici, pas de boite de nuit, pas de shopping. Ca reste paisible. Mauvaise surprise depuis que je suis a Sumatra: les locations de moto, avec ou sans chauffeur sont beaucoup plus cheres qu'a Bali ou Jogja. 300 000rp pour une journee avec chauffeur, plus dejeuner pour deux, ca depasse mon budjet. Surtout que les journees finissent souvent vers 3h... Donc, je decidais de me deplacer a pied et en bus. Les gens sont tres complaisants. Ils te donnent toutes les indications necessaires pour que tu puisses te debrouiller toute seule. Le LP mentionnait que le personnel des hotels n'etait pas tres accueillant. Je ne sais pas ce qu'il en est des autres hotels, mais le jeune couple qui tient le bungalow ou j'etais est adorable: Linda et Sikomi, Hotel Toho.
VISITES DES VILLAGES AUX MAISONS-NAVIRES Premier village: HILIAMAETA En longeant le plage de l'hotel, on rejoint un village de pecheurs. De la, il faut traverser la route et suivre le long chemin en ligne droite jusqu'au sommet de la colline.
- Vous allez ou? - La-haut. - Au village! - Et oui, au village. Ce qui compte toujours et avant tout, c'est le parcours, la balade, les rencontres, plus que la destination. Pas de maisons-navires mais ce que je vois me surprend agreablement: de jolies maisons sur pilotis face a la falaise. Et puis BOUM! En haut, une plateforme et le choc: un village fantastique comme on n'en voit que dans les reves. (Connaissez-vous le film "Reves" de Kurosawa?) Je suis propulsee dans un monde parallele. Chaque voyage a CE momemt magique qui surgit au coin du chemin. Je n'en dirai pas plus. Il faut le decouvrir par soi-meme. Juste une ou deux photos peut-etre en esperant ne pas gacher le bonheur de decouvrir. La, un jeune homme me propose de rentrer dans sa maison. Il me presente sa famille puis me propose de m'amener visiter d'autres villages. Nous nous mettons d'accord pour le prix. La journee etant bien entamee, tarif demi-journee. Il reste encore aujourd'hui beaucoup de villages aux maisons-navires, toujours situees en haut des collines. Bawomataluo, Hilisimaetano, Babunahunu, Botohilitano... Il y a beaucoup a voir et le mieux est d'etre accompagne par quelqu'un d'un des villages.
Mon jeune "guide", Tao (qui n'est pas guide, en fait) me propose de sejourner chez lui avec sa famille afin de partager la vie du village. Nous nous mettons d'accord cote finances. Connaissant l'engrenage dans lequel on peut tomber lorsqu'on est "invite" en Indonesie, voici ce que je lui propose: Au losmen, je paie 50, pour manger, beaucoup moins, alors 100 000rp pour une journee et une nuit tout compris, ca te va? Pour eux, c'est une somme non negligeable et je ferai en sorte de la lui donner le lendemain afin qu'il ne la depense pas pour faire un festin en mon honneur. Je precise que je ne veux pas qu'ils fassent quoi que ce soit de special pour moi. Tao ajoute qu'ils sont tres pauvres et que le repas sera simple. Accord conclu et rendez-vous au losmen dans deux jours. Je passerai ma derniere nuit chez eux. Lendemain: plage et promenade a pied dans les environs. Surlendemain: Tao vient me chercher. Arrive chez lui, il me confie a sa soeur de 20 ans, Yerinulo avant de partir travailler. Il travaille dans un des hotels de la plage et touche un salaire miserable. Tous les enfants et les jeunes filles du village viennent me faire la fete. Je leur apprends a faire des origami avec du papier rapporte du Japon. Ils me chantent des chansons d'eglise (Ils sont tous chretiens sur cette ile) Moi, je suis a peine baptisee, alors je leur apprends "Tombe la pluie". Vous savez? "Ya que mon p'tit freeeere qu'est sous la goutieeeere..." Si vous entendez cette chanson a Hiliamaeta, vous saurez d'ou ca vient. Il y a aussi oncles, tantes, cousins, voisins... J'ai du mal a comprendre qui est qui et ce n'est que le soir que, chacun rentrant chez lui, je me retrouve avec ceux qui vivent sous ce toit. Il y a 3 freres, leur femme et leurs enfants et une soeur pas mariee et aussi les parents. La cuisine se fait dans la maison au feu de bois (ou plutot de noix de coco) (ma serviette de toilette embaumera demain!). J'aurais aime aider et les voir preparer le repas, mais on me dit de me reposer en compagnie des autres. Le repas est en effet tres simple, peu releve: un bouillon avec du poisson et aussi ce legume vert que l'on retrouve partout (ce sont en verite des feuilles d'arbre bouillies). Le tout bien-sur servi avec du riz. Le soir, Yerinulo m'installe un matelas, des draps tout propres et une moustiquaire. J'ai beau insister pour qu'ils ne se donnent pas de peine, on prend bien soin de moi. Le lendemain, moment inoubliable: le bain a la riviere. Au village, il n'y a pas l'eau courante. IL faut aller la chercher a la riviere. Alors, lorsqu'on va au bain, on amene des jerricans. La encore, je me sens un vrai boulet (bule boulet). Je comprendrai vite pourquoi je n'ai pas droit a mon jerrican: j'appartiens a "l'espece derapante". Yerinulo et ma petite copine de 5 ans qui me suit partout m'accompagnent a la riviere.Il faut suivre un sentier pendant 10mn. Nous sommes devorees par les moustiques. Il a plu la veille toute la journee et toute la nuit. "Licin!" Ca glisse! Yerinulo me tient fermement. (Une main de libre en moins, un jerrican de moins pour le village). Apres quelques derapages de ma part, nous voila enfin arrivees a la petite clairiere deja animee de femmes frottant le linge tout en papotant. Le bain a la riviere, en fait, ca se passe comme ca: un baquet en beton a ete construit pour recueillir l'eau qui ruisselle de la montagne. Et voila le "mandi"! Par terre, ils ont aussi fait une plaque de beton mais ca glisse enormement. Il faut rester pres du baquet. Ca n'a pas manque, une fois lavee, rincee, un pas en arriere, et zoun elle (moi) s'etale sur la plaque verdatre de mousse et de vegetation... Aussitot redressee, une multitude de mains s'empressent de me debarasser de ces immondices - une nuee de parasites gloutons me restituant une peau de bule tachetee de piqures de moustiques... Elles etaient toutes sur moi, hilares. Retour. Nous retrouvons le long escalier qui ramene au village. Tous les hommes se sont mis au travail. La tache consiste a descendre de lourdes pierres de taille. Protege de son t-shirt ou bien torse nu, chacun fait plusieurs aller-retour. Mais d'ou viennent ces pierres? Que vont-ils en faires? Construire une pyramide en bas? Je reste muette et mes questions en suspend. Je vais faire un tour dans le village. Les gens me regardent, m'interpellent, une dame m'appelle: - "Vous pouvez m'enfiler cette aiguille?" Ah! Au moins, j'aurais servi a quelque chose en ce village: J'ai enfile une aiguille. En debut d'apres-midi, Yerinulo m'accompagne a Teluk Dalam d'ou je reprends mon voyage en sens inverse.
Sur la deuxieme photo, on apercoit un homme descendant l'escalier une grosse pierre sur le dos.
Arrivee a Gunung Sitoli vers 7h30 du matin. Je ne vous ai pas encore dit le but de mon voyage. La plupart des touristes viennent a Nias pour faire du surf. Pourtant, je ne m'attendais pas a voir autant de surfeurs... Moi, ce sont les villages traditionnels qui m'ont mene ici. Au Nord, il y a les maisons ovales, et au sud, les maisons en forme de navires. Ne restant que 4 jours sur l'ile, je me suis limitee aux maisons du sud. Donc, arrivee a Gunung Sitoli apres 5 heures de bus, 10 heures de ferry, je prends le premier "panier-motorise" (il y a plus de legumes et de marchandise dans le bus que d'humains) pour encore pres de 4 heures de route. Bonne nouvelle: les routes ont ete en partie refaites apres le tsunami de 2004. Un jour, je me suis fait cette reflexion: MIEUX VAUT-IL ETRE A L'INTERIEUR DU BRUIT OU A L'EXTERIEUR DU BRUIT?" Il faudra que je lance le debat sur le forum. Allez, je vois le bout du tunnel. En 20mn de moto, je suis a Pantai Sorake. La moto me depose devant quelques bungalows en beton!!! Aucun charme. J'ai du tirer le mauvais chiffre. J'ai atterri a la case "Faites demi-tour, vous vous etes trompee de paradis" ou d'ile. Pour la premiere fois, je commence a faire la grimace.... Le bunga-beton est tout poussiereux. Oulala, je suis dans le site "fantomes en Indonesie"!!! Prete a reprendre ma valise pour je ne sais ou, une jeune femme insiste pour que je visite SON bunga-beton, petit frere de l'autre. Meme style, meme epoque "aftertsunami", tout neuf... ca sent encore l'humidite...Et puis, et puis non... la terrace est super sympa, vue sur la mer a 2 pas. La Vague a surfeurs que je decouvrirai le lendemain est a 100m a droite, la plage de sable dore a 100m a gauche. Juste en face, c'est roquailleux mais tres beau. Je disais La Vague a surfeurs, car ils sont tous agglutines sur quelques vagues. Je me demande pourquoi ils sont venus jusqu'ici. Au moins, ils font vivre une petite partie de l'ile. Je decouvre aussi le lendemain que mon bungalow sur pilotis est un des premiers d'une longue succession de bungalows sur la plage. Et de notre cote, c'est calme, car un peu plus loin, les surfeurs, a la hauteur de leur reputation, sont de bruyants fetards. Mais ici, ce n'est pas Kuta-Bali. Rien a voir. Ici, pas de boite de nuit, pas de shopping. Ca reste paisible. Mauvaise surprise depuis que je suis a Sumatra: les locations de moto, avec ou sans chauffeur sont beaucoup plus cheres qu'a Bali ou Jogja. 300 000rp pour une journee avec chauffeur, plus dejeuner pour deux, ca depasse mon budjet. Surtout que les journees finissent souvent vers 3h... Donc, je decidais de me deplacer a pied et en bus. Les gens sont tres complaisants. Ils te donnent toutes les indications necessaires pour que tu puisses te debrouiller toute seule. Le LP mentionnait que le personnel des hotels n'etait pas tres accueillant. Je ne sais pas ce qu'il en est des autres hotels, mais le jeune couple qui tient le bungalow ou j'etais est adorable: Linda et Sikomi, Hotel Toho.
VISITES DES VILLAGES AUX MAISONS-NAVIRES Premier village: HILIAMAETA En longeant le plage de l'hotel, on rejoint un village de pecheurs. De la, il faut traverser la route et suivre le long chemin en ligne droite jusqu'au sommet de la colline.
- Vous allez ou? - La-haut. - Au village! - Et oui, au village. Ce qui compte toujours et avant tout, c'est le parcours, la balade, les rencontres, plus que la destination. Pas de maisons-navires mais ce que je vois me surprend agreablement: de jolies maisons sur pilotis face a la falaise. Et puis BOUM! En haut, une plateforme et le choc: un village fantastique comme on n'en voit que dans les reves. (Connaissez-vous le film "Reves" de Kurosawa?) Je suis propulsee dans un monde parallele. Chaque voyage a CE momemt magique qui surgit au coin du chemin. Je n'en dirai pas plus. Il faut le decouvrir par soi-meme. Juste une ou deux photos peut-etre en esperant ne pas gacher le bonheur de decouvrir. La, un jeune homme me propose de rentrer dans sa maison. Il me presente sa famille puis me propose de m'amener visiter d'autres villages. Nous nous mettons d'accord pour le prix. La journee etant bien entamee, tarif demi-journee. Il reste encore aujourd'hui beaucoup de villages aux maisons-navires, toujours situees en haut des collines. Bawomataluo, Hilisimaetano, Babunahunu, Botohilitano... Il y a beaucoup a voir et le mieux est d'etre accompagne par quelqu'un d'un des villages.
Mon jeune "guide", Tao (qui n'est pas guide, en fait) me propose de sejourner chez lui avec sa famille afin de partager la vie du village. Nous nous mettons d'accord cote finances. Connaissant l'engrenage dans lequel on peut tomber lorsqu'on est "invite" en Indonesie, voici ce que je lui propose: Au losmen, je paie 50, pour manger, beaucoup moins, alors 100 000rp pour une journee et une nuit tout compris, ca te va? Pour eux, c'est une somme non negligeable et je ferai en sorte de la lui donner le lendemain afin qu'il ne la depense pas pour faire un festin en mon honneur. Je precise que je ne veux pas qu'ils fassent quoi que ce soit de special pour moi. Tao ajoute qu'ils sont tres pauvres et que le repas sera simple. Accord conclu et rendez-vous au losmen dans deux jours. Je passerai ma derniere nuit chez eux. Lendemain: plage et promenade a pied dans les environs. Surlendemain: Tao vient me chercher. Arrive chez lui, il me confie a sa soeur de 20 ans, Yerinulo avant de partir travailler. Il travaille dans un des hotels de la plage et touche un salaire miserable. Tous les enfants et les jeunes filles du village viennent me faire la fete. Je leur apprends a faire des origami avec du papier rapporte du Japon. Ils me chantent des chansons d'eglise (Ils sont tous chretiens sur cette ile) Moi, je suis a peine baptisee, alors je leur apprends "Tombe la pluie". Vous savez? "Ya que mon p'tit freeeere qu'est sous la goutieeeere..." Si vous entendez cette chanson a Hiliamaeta, vous saurez d'ou ca vient. Il y a aussi oncles, tantes, cousins, voisins... J'ai du mal a comprendre qui est qui et ce n'est que le soir que, chacun rentrant chez lui, je me retrouve avec ceux qui vivent sous ce toit. Il y a 3 freres, leur femme et leurs enfants et une soeur pas mariee et aussi les parents. La cuisine se fait dans la maison au feu de bois (ou plutot de noix de coco) (ma serviette de toilette embaumera demain!). J'aurais aime aider et les voir preparer le repas, mais on me dit de me reposer en compagnie des autres. Le repas est en effet tres simple, peu releve: un bouillon avec du poisson et aussi ce legume vert que l'on retrouve partout (ce sont en verite des feuilles d'arbre bouillies). Le tout bien-sur servi avec du riz. Le soir, Yerinulo m'installe un matelas, des draps tout propres et une moustiquaire. J'ai beau insister pour qu'ils ne se donnent pas de peine, on prend bien soin de moi. Le lendemain, moment inoubliable: le bain a la riviere. Au village, il n'y a pas l'eau courante. IL faut aller la chercher a la riviere. Alors, lorsqu'on va au bain, on amene des jerricans. La encore, je me sens un vrai boulet (bule boulet). Je comprendrai vite pourquoi je n'ai pas droit a mon jerrican: j'appartiens a "l'espece derapante". Yerinulo et ma petite copine de 5 ans qui me suit partout m'accompagnent a la riviere.Il faut suivre un sentier pendant 10mn. Nous sommes devorees par les moustiques. Il a plu la veille toute la journee et toute la nuit. "Licin!" Ca glisse! Yerinulo me tient fermement. (Une main de libre en moins, un jerrican de moins pour le village). Apres quelques derapages de ma part, nous voila enfin arrivees a la petite clairiere deja animee de femmes frottant le linge tout en papotant. Le bain a la riviere, en fait, ca se passe comme ca: un baquet en beton a ete construit pour recueillir l'eau qui ruisselle de la montagne. Et voila le "mandi"! Par terre, ils ont aussi fait une plaque de beton mais ca glisse enormement. Il faut rester pres du baquet. Ca n'a pas manque, une fois lavee, rincee, un pas en arriere, et zoun elle (moi) s'etale sur la plaque verdatre de mousse et de vegetation... Aussitot redressee, une multitude de mains s'empressent de me debarasser de ces immondices - une nuee de parasites gloutons me restituant une peau de bule tachetee de piqures de moustiques... Elles etaient toutes sur moi, hilares. Retour. Nous retrouvons le long escalier qui ramene au village. Tous les hommes se sont mis au travail. La tache consiste a descendre de lourdes pierres de taille. Protege de son t-shirt ou bien torse nu, chacun fait plusieurs aller-retour. Mais d'ou viennent ces pierres? Que vont-ils en faires? Construire une pyramide en bas? Je reste muette et mes questions en suspend. Je vais faire un tour dans le village. Les gens me regardent, m'interpellent, une dame m'appelle: - "Vous pouvez m'enfiler cette aiguille?" Ah! Au moins, j'aurais servi a quelque chose en ce village: J'ai enfile une aiguille. En debut d'apres-midi, Yerinulo m'accompagne a Teluk Dalam d'ou je reprends mon voyage en sens inverse.
Sur la deuxieme photo, on apercoit un homme descendant l'escalier une grosse pierre sur le dos.