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Trois jours / deux nuits à Séville: suffisant? English translation pending
Bonjour
Nous envisageaons un week end un peu improvisé à Séville pour la Toussaint. Pensez vous que 3 jours / 2 nuits sur place soit déjà pas mal pour voir l'essentiel ? alcazar, cathédrale et giralda, centre historique, santa cruz, triana, place d'espagne... Sachant que nous arriverions assez tôt le 1er jour (vers 10h à l'aéroport) et que nous repartirions assez tard le 3è jour (décollage vers 20h). Comment organiser au mieux nos visites et notre itinéraire pendant ces 3 jours ?
Ou bien pensez vous que ça risque d'être la course et que nous devrions vraiment rajouter 1 jour (et donc 1 nuit) supplémentaire ? On veut visiter mais aussi profiter de l'ambiance de la ville et se détendre.
Merci d'avance à tous pour vos conseils.
Nous envisageaons un week end un peu improvisé à Séville pour la Toussaint. Pensez vous que 3 jours / 2 nuits sur place soit déjà pas mal pour voir l'essentiel ? alcazar, cathédrale et giralda, centre historique, santa cruz, triana, place d'espagne... Sachant que nous arriverions assez tôt le 1er jour (vers 10h à l'aéroport) et que nous repartirions assez tard le 3è jour (décollage vers 20h). Comment organiser au mieux nos visites et notre itinéraire pendant ces 3 jours ?
Ou bien pensez vous que ça risque d'être la course et que nous devrions vraiment rajouter 1 jour (et donc 1 nuit) supplémentaire ? On veut visiter mais aussi profiter de l'ambiance de la ville et se détendre.
Merci d'avance à tous pour vos conseils.
Costa Rica, porte de la péninsule Nicoya avec des enfants English translation pending
Bonjour,
mon chum et nos 2 enfants (6 mois & 2 1/2 ans) partons au Costa Rica pour tout le mois de novembre.A Santa teresa, peninsule Nicoya. Voyageant avec un bébé & un petit garçon, j'ai un peu plus de questionnement...
- On veut louer un 4X4. Vous connaissez des bons plans? - J'entends partout parler à quel point la route est mauvaise. Combien de temps avez-vous pris pour faire la route entre: San José & Puntarenas? Paquera & Sant Teresa (Malpais) - Nous venons du Québec, devons-nous avoir un permis de conduire international? - D'autre bon truc à savoir sur la conduite au Costa Rica?
Santa Teresa & la pointe de la péninsule Nicoya. De Curu à Manzanillo environ. On reste là tout le mois, nous avons loué un joli petite cabanas. Ok, il y a le surf, c'est certain qu'on va là entre autre pour ça. À part le surf, quels sont vos coups de coeur? Les places à ne pas manquer, les meilleurs chose à faire, où manger, où acheter des trucs locaux, où trouver son poisson frais, où son les plage les plus belles pour se baigner, etc. Et où ne pas aller (surtout avec des enfants), quel endroit vous à rendu malade, etc.
- Les hôpitaux de San josé parle anglais? Les cliniques médicales de la péninsule Nicoya parle anglais? Je me débrouille au espagnol, mais pas de là a connaitre le langage médical
Qu'est-ce qu'on devrait savoir sur les voyages au Costa Rica, particulièrement avec des enfants? J'ai déjà voyagé en Europe avec mon plus vieux lorsqu'il avait 5 mois. Mais c'est ma première expérience en Amérique central (ou sud).
Merci beaucoup, Valérie
- On veut louer un 4X4. Vous connaissez des bons plans? - J'entends partout parler à quel point la route est mauvaise. Combien de temps avez-vous pris pour faire la route entre: San José & Puntarenas? Paquera & Sant Teresa (Malpais) - Nous venons du Québec, devons-nous avoir un permis de conduire international? - D'autre bon truc à savoir sur la conduite au Costa Rica?
Santa Teresa & la pointe de la péninsule Nicoya. De Curu à Manzanillo environ. On reste là tout le mois, nous avons loué un joli petite cabanas. Ok, il y a le surf, c'est certain qu'on va là entre autre pour ça. À part le surf, quels sont vos coups de coeur? Les places à ne pas manquer, les meilleurs chose à faire, où manger, où acheter des trucs locaux, où trouver son poisson frais, où son les plage les plus belles pour se baigner, etc. Et où ne pas aller (surtout avec des enfants), quel endroit vous à rendu malade, etc.
- Les hôpitaux de San josé parle anglais? Les cliniques médicales de la péninsule Nicoya parle anglais? Je me débrouille au espagnol, mais pas de là a connaitre le langage médical
Qu'est-ce qu'on devrait savoir sur les voyages au Costa Rica, particulièrement avec des enfants? J'ai déjà voyagé en Europe avec mon plus vieux lorsqu'il avait 5 mois. Mais c'est ma première expérience en Amérique central (ou sud).
Merci beaucoup, Valérie
Où aller pour un premier voyage tout-inclus à Cuba? English translation pending
Je suis encore perdue.. Je lis beaucoup les commentaires des voyageurs sur voyagedestination.com et je n'arrive pas à choisir où nous irons passer notre semaine de vacances à Cuba.....
J'avais ciblé le Barcelo Cayo Santa Maria qui semble très bien, mais voilà que je me rend compte qu'il est un peu loin de la ville donc on oublie ça pour aller s'acheter des cigares, alcool ou des babioles/souvenirs..
Nous sommes 2 adultes début trentaine. Ce qui est important pour nous :
très belle plage, belle eau plusieurs restos à la carte et plusieurs bars accès à des activités, baignade avec les dauphins près de la ville /boutiques endroit où on peut se reposer et ne pas entendre de disco 24h/24h ou avoir l'impression d'être à une initiation de collégiens bon rapport qualité/prix ( chambre correcte air climatisée, propre, bouffe correcte) pour environ 800$ pour une semaine en avril.
Où devrions nous aller ??!?!??!?! Ce sera sûrement notre dernier voyage avant plusieurs années alors j'ai peur de ne pas avoir bien choisie et qu'on regrette notre seul voyage !
J'avais ciblé le Barcelo Cayo Santa Maria qui semble très bien, mais voilà que je me rend compte qu'il est un peu loin de la ville donc on oublie ça pour aller s'acheter des cigares, alcool ou des babioles/souvenirs..
Nous sommes 2 adultes début trentaine. Ce qui est important pour nous :
très belle plage, belle eau plusieurs restos à la carte et plusieurs bars accès à des activités, baignade avec les dauphins près de la ville /boutiques endroit où on peut se reposer et ne pas entendre de disco 24h/24h ou avoir l'impression d'être à une initiation de collégiens bon rapport qualité/prix ( chambre correcte air climatisée, propre, bouffe correcte) pour environ 800$ pour une semaine en avril.
Où devrions nous aller ??!?!??!?! Ce sera sûrement notre dernier voyage avant plusieurs années alors j'ai peur de ne pas avoir bien choisie et qu'on regrette notre seul voyage !
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Transport La Havane-Playas del Este, plages? English translation pending
Bonjour,
Je pense passer une semaine complète à la Havane fin avril 2011 et j'aimerai alors découvrir le temps d'une journée les plages de l'est (playas del este). Quelqu'un pourrai-t-il me conseiller sur : - le transport entre La capital et les playas del este - où les plages sont-elles les plus belles ? Santa Maria del Mar ? - les plus animées ? - comment s'organiser sur une journée pour avoir acces à un "vestiaire" pour se changer, à des chaises longues ? - où se restaurer ?
je suis preneuses de tous les bons tuyaux....
Merci d'avance
Je pense passer une semaine complète à la Havane fin avril 2011 et j'aimerai alors découvrir le temps d'une journée les plages de l'est (playas del este). Quelqu'un pourrai-t-il me conseiller sur : - le transport entre La capital et les playas del este - où les plages sont-elles les plus belles ? Santa Maria del Mar ? - les plus animées ? - comment s'organiser sur une journée pour avoir acces à un "vestiaire" pour se changer, à des chaises longues ? - où se restaurer ?
je suis preneuses de tous les bons tuyaux....
Merci d'avance
Quelles villes visiter entre San Francisco et Las Vegas et où séjourner dans un ranch? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon mari et moi préparons un voyage d'un mois dans l'Ouest américain mais je suis un peu perdue avec toutes les infos !
Voilà en fait notre souhait :
On voudrait profiter de San Francisco, descendre sur la côte (Monterey, Santa Barbara ....), visiter une université californienne, séjourner quelques jours dans un vrai ranch, aller s'éclater un peu à Las Vegas.
Aidez moi à y voir plus clair s'il vous plaît !! 😕
Merci d'avance
Mon mari et moi préparons un voyage d'un mois dans l'Ouest américain mais je suis un peu perdue avec toutes les infos !
Voilà en fait notre souhait :
On voudrait profiter de San Francisco, descendre sur la côte (Monterey, Santa Barbara ....), visiter une université californienne, séjourner quelques jours dans un vrai ranch, aller s'éclater un peu à Las Vegas.
Aidez moi à y voir plus clair s'il vous plaît !! 😕
Merci d'avance
Se rendre à Montezuma ou Monteverde après Manuel Antonio? (Costa Rica) English translation pending
Bonsoir,
Apres Manuel Antonio, on hésite entre se rendre à Montezuma ou Monteverde ?
Vos avis svp.
Merci
TATATOU
Apres Manuel Antonio, on hésite entre se rendre à Montezuma ou Monteverde ?
Vos avis svp.
Merci
TATATOU
Retour de deux semaines au sud du Pérou, itinéraire English translation pending
Bonjour,
Je reviens de deux semaines au Perou (et oui c'est peu) pendant lesquelles j'ai fait :
Nasca (survol des lignes)
Arequipa
Canion de Colca
Cusco
Macchu piccu par Santa Theresa et Hydrolelectrica
Puerto maldonado, 3 jours dans la junge
et Lima.
C'est faisable... N'hésitez pas si vous voulez des renseignements (budget, transports, logement, nourriture...).
C'est faisable... N'hésitez pas si vous voulez des renseignements (budget, transports, logement, nourriture...).
Trois choix, trois villes, trois hôtels (Cuba) English translation pending
Bonjour,
Nous ferons notre premier voyage dans le sud, début février. Nous y allons avec des gens qui en ont déjà fait deux. Nous serons 3 ou 4 couples dans la trentaine.
Nous avons déjà parlé avec une agente et elle nous a offert 3 endroits.
Le playa pesquero à Holguin, le Iberostar Azul à Varadero ou le Melia Las Dunas à Santa Clara).
À part le prix, qu'est-ce qui pourrait m'aider à faire un choix ?
J'ai lu qu'il y a des coquerelles à Playa Pesquero. C'est vraiment pas quelque chose que j'ai envie de voir en voyage surtout si je paie ce prix là..
Ça m'a quelque peur refroidie.
Auriez-vous des suggestions ou des commentaires à me donner pour faire un choix éclairé ?
Nous ferons notre premier voyage dans le sud, début février. Nous y allons avec des gens qui en ont déjà fait deux. Nous serons 3 ou 4 couples dans la trentaine.
Nous avons déjà parlé avec une agente et elle nous a offert 3 endroits.
Le playa pesquero à Holguin, le Iberostar Azul à Varadero ou le Melia Las Dunas à Santa Clara).
À part le prix, qu'est-ce qui pourrait m'aider à faire un choix ?
J'ai lu qu'il y a des coquerelles à Playa Pesquero. C'est vraiment pas quelque chose que j'ai envie de voir en voyage surtout si je paie ce prix là..
Ça m'a quelque peur refroidie.
Auriez-vous des suggestions ou des commentaires à me donner pour faire un choix éclairé ?
Attention aux prix des voyages en bus en Colombie! English translation pending
Voyageant depuis deux semaines en Colombie en bus, je n'avais encore eu aucun problème jusqu'à ce que j'arrive à Cartagena.
A peine arrivée dans le terminal, un homme est entré dans le taxi qui m'y emmenait me demandant si j'allais à Santa Marta. Quand je lui ai répondu par l'affirmative, il a demandé au chauffeur de sortir du terminal pour aller me déposer à l'entrée d'un bus qui s'apprêtait à partir.
Je monte donc dans ce bus, paie mon billet à cet homme 40 000 COP (envirion 20 $) avant de m'apercevoir qu'il me faisait payer le double du prix normal. Jusque là arnaque classique du touriste étranger...
je n'en suis pas restée là et me suis plainte aux auxiliaires de bus et au chauffeur, le vendeur de billets ayant disparu avant le départ du bus... Evidemment personne ne pouvait rien faire pour moi...
Je pensais donc avoir perdu 20$ mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le bus devait m'amener à Santa Marta; il était supposé être direct. Soudainement, lorsque nous sommes arrivés à Baranquilla, on nous a fait descendre de ce premier bus pour en prendre un second jusqu'à Santa Marta. Bien entendu, les autres passagers ont été remboursés pour ce deuxième bus, moi je n'ai même pas eu le temps de réclamer, j'ai donc payer ce deuxième bus 10 000 COP jusqu'au terminal de Santa Marta.
Conclusion 50 000 COP pour un trajet qui n'en côute en réalité que 25 000 dans le pire des cas. Après m'être plainte à la compagnie dont le nom figurait sur le ticket à savoir Concorde il s'est avéré que ce bus ne leur appartenait plus, il ne pouvaient donc pas me rembourser... La compagnie qui posséde à présent le bus ne le pouvait pas non plus puisque je n'avais pas le ticket leur correspondant...
En bref, si vous devez prendre le bus entre Cartagena et Santa Marta, prudence renseignez vous avant de partir sur les tarifs, ne suivez pas ceux qui vous interpellent et surtout évitez lles compagnies Concorde et Cooptrans.
Conclusion 50 000 COP pour un trajet qui n'en côute en réalité que 25 000 dans le pire des cas. Après m'être plainte à la compagnie dont le nom figurait sur le ticket à savoir Concorde il s'est avéré que ce bus ne leur appartenait plus, il ne pouvaient donc pas me rembourser... La compagnie qui posséde à présent le bus ne le pouvait pas non plus puisque je n'avais pas le ticket leur correspondant...
En bref, si vous devez prendre le bus entre Cartagena et Santa Marta, prudence renseignez vous avant de partir sur les tarifs, ne suivez pas ceux qui vous interpellent et surtout évitez lles compagnies Concorde et Cooptrans.
Retour de trois semaines dans l'Ouest américain en septembre 2010 English translation pending
Le deuxième jour, samedi 28 aout 2010
Il ne faut pas oublié que nous sommes en week end comme les locaux.
Nous avions programmé Studio universal et plein d'autres choses (malibu, santa monica, venise) mais que nous ne ferons pas. On s'apercevra que la circulation prend beaucoup de temps. Donc nous partons vers universal studio après un petit déjeuné pris à l'hôtel compris dans le prix. Correcte, nous voyons pour la première fois la télé et les actualités.
Sur le trajet nous nous dirigeons vers n beachwood dr pour faire la photo des lettres blanches. Le ciel est gris et les fils électriques feront partie du paysage.
Il n'y a pas trop de détour à faire pour se rediriger sur les studios. A 9h30 nous avions déposé la voiture au parking payé l'entrée pour la journée. Nous avions utilisé les bons de réduction imprimés sur internet avant de partir (valable). Pour l'heure on avait vu sur internet c'est variable selon les jours.
Nous allons direct pour la queue des tableaux de tournage. 1 heure de queue. On s'apercevra plus tard que ce n'était rien. Aux débuts juste de grands bâtiments qui correspond au décor de studio intérieur que l'on ne verra pas. Ensuite les façades de quartier pouvant correspondre à différent pays. Le petit train rentre dans des tunnels ou la les choses deviennent plus sérieuses et l'on comprend l'utilité des lunettes. Sortie 1 heure plus tard après avoir vu les décors de tournage de feuilleton télévisé connu en france aussi.
On part direct chez les simpsons faire une photo avec eux pour ensuite faire leur attraction sympa. Une photo avec Maryline. Le matin nous avions profité pour visiter les cartiers de paris. Nous avons tout de suite vu la différence dans l'après midi. Les américains arrivent, il est plus difficile de se déplacer. Nous évitons les activités à base d'eau. Les appareils n'aiment pas. Mais au dernier spectacle waterworld à voir mais se placer en haut. Mon mari a eu le bon réflexe en voyant écrit sur les bancs zone humide. Sauf si on aime finir trempé.
Retour à la voiture, nous mettons en route le gps pour les destinations suivantes nous prenons la liste sur mon book. Mais à chaque fois il y avait 30 km de chez nous tout parait possible mais là en voyant l'heure et la circulation, nous sommes restés raisonnable. On reprendra la route pour retourné sur sunset bld voir un magasin de guitare pour monsieur. Il y a pris gout depuis NY à un autre voyage.
Mais revenons à la réalité, nous n'avons toujours rien pour manger ni glacière ni de mangé. Nous trouverons notre glacière on fini pour mangé dans une pizzéria et à l'hôtel.
En conclusion il nous a manqué une journée supplémentaire pour visiter los angeles. Je reste un peu sur ma fin car je considère de ne pas connaître cette ville. Mais il faut faire des choix nous sommes deux. Quand vous préparez l'itinéraire vous êtes conscient que les journées vont être longue mais pas forcement pour le conjoint, je comprends qu'il va falloir revoir en cours de circuit le planning. Nous sommes partis assez fatigué ce qui n'est pas un bon point.
Dimanche 29 Aout 2010. le programme fut respecté Direction joshua tree petit déjeuné à 6h30 le décalage horaire joue un peu. On quitte cette circulation de fou. Sauf que Catherine (moi) je donne de mauvaise infos à rentrer dans le gps mais ouf je me rencontre juste à temps. Juste avant la bifurcation. En allant nous renseigner au visitor center nous apprenons que le point le plus beau Keys view est fermé pour raison de feu (on ne serra pas si il y a le feu ou si il faisait l'aménagement pour le feu. Ensuite elle nous dit de reprendre par le nord oasis visitor center que de partir par le sud pour rejoindre la 177 comme j'avais programmé. Pour elle le plus à voir, se trouve au nord du park. Un point à voir CHOLLA. Donc route dans le parc. Nous trouvons sans problème un endroit pour manger avec des tables et des barbecues que nous n'utiliserons pas. Il y a de quoi faire de la varappe. Direction cette foret que nous ne trouverons pas du premier coup. ça valait le détour. Premier parc pour nous. On fait un petit itinéraire dedans mais nous nous apercevrons qu'il ne faut pas les approcher de trop près ces choses pleines d'épines. Maintenant direction Kingman. Au début vous ne comprenez pas pourquoi, la fille de l'agence vous met une étape entre deux parc mais sur place vous êtes bien content de l'avoir. Pour l'hôtel, on ne lui fera pas de pub, il doit y avoir mieux. Mais en tout cas la route 66 ça circule et nous n'avons pas l'habitude. Donc dodo saccadé.
Dimanche 29 Aout 2010. le programme fut respecté Direction joshua tree petit déjeuné à 6h30 le décalage horaire joue un peu. On quitte cette circulation de fou. Sauf que Catherine (moi) je donne de mauvaise infos à rentrer dans le gps mais ouf je me rencontre juste à temps. Juste avant la bifurcation. En allant nous renseigner au visitor center nous apprenons que le point le plus beau Keys view est fermé pour raison de feu (on ne serra pas si il y a le feu ou si il faisait l'aménagement pour le feu. Ensuite elle nous dit de reprendre par le nord oasis visitor center que de partir par le sud pour rejoindre la 177 comme j'avais programmé. Pour elle le plus à voir, se trouve au nord du park. Un point à voir CHOLLA. Donc route dans le parc. Nous trouvons sans problème un endroit pour manger avec des tables et des barbecues que nous n'utiliserons pas. Il y a de quoi faire de la varappe. Direction cette foret que nous ne trouverons pas du premier coup. ça valait le détour. Premier parc pour nous. On fait un petit itinéraire dedans mais nous nous apercevrons qu'il ne faut pas les approcher de trop près ces choses pleines d'épines. Maintenant direction Kingman. Au début vous ne comprenez pas pourquoi, la fille de l'agence vous met une étape entre deux parc mais sur place vous êtes bien content de l'avoir. Pour l'hôtel, on ne lui fera pas de pub, il doit y avoir mieux. Mais en tout cas la route 66 ça circule et nous n'avons pas l'habitude. Donc dodo saccadé.
Visite du sud de la Sardaigne (côté Cagliari) English translation pending
bonjour ami(e)s voyageuses et voyageurs.
Je reviens de 3 jours à Cagliari (départ de Marseille avec Ryanair) à l'hotel Idea Hotel Santa Maria à Cagliari (proche de la voie rapide qui va vers le nord de l'île) et pas excessif en dehors des périodes scolaire (50 euros la nuit pour 2 avec petit dejeuner et 69 euros toujours pour 2 avec le petit dejeuner le week-end).
A Cagliari, on vous conseille pour manger une très bonne pizza (large choix et la meilleure de l'île paraît-il) à Il Fantasmo à la via Santa-Domenico (il y a aussi quasi en face, il fantasmo II...même proprio et même pizza) pour pas cher et vraiment bon ! Gouter aussi le tiramisu trop bon !
Maintenant que l'on s'est bien restauré...partons en visite dans le sud de l'île (je suis parti avec ma compagne et on est pas très musée mais plutôt balade plage)
On a loué une voiture à l'aeroport à notre arrivée (145 euros pour 3 jours avec km illimité et essence comprise) pour être autonome. CAGLIARI
Quartiers :
§ Castello (pour le panorama)
§ Stampace (amphithéâtre romain et la Piazza Yenne qui au centre de la ville)
§ Marina
Il castello, citadelle médiévale avec :
Ø Torre di San Pancrazio
Ø Torre dell’Elefante
Bastione San Remy : fortification la plus importante de Cagliari
Place Yenne (centre ville de Cagliari)
Istituto di Architettura e disegno : voûte
Cattedrale di Santa Maria
Chiesa di Sant’Efisio : église baroque
Cripta di Santa Restituta (grotte)
Chiesa di San Michele
Palazzo Civico : Mairie de Cagliari
Marina èChiesa di San’Eulalia : voie romaine
Poetto et la Sella del Diavola : plages de Cagliari (6 km)
Marina Piccola
Musée archéologique national
Les remparts
Eglise de San Saturno
Eglise de San Domenico
Basilique de Bonaria
Ville de Carbonia
Eglise de Santa Maria
Musée archéologique Villa Sulcis
Quitter Cagliari par la Viale Lungomare del Golfo puis la Viale Leonardo Da Vinci ==> route sur le front de mer A l’EST DE CAGLIARI (SARDAIGNE DU SUD EST)
- Mari Pintau (en venant de Cagliari, avant Geremeas) : plages
- Torre delle Stelle : magnifiques plages
- Solanas : plages La ville Villasimius Musée archéologique
Capo Carbonara à l’ouest de la péninsule
Tour espagnole fortezza vecchia
Spiaggia Del Riso
Spiaggia del Simius : eaux turquoises
- Notteri : Porto Giunco
- Stagno notteri (côté est de la péninsule) : les flamants rose
25 km de Villasimius :
Spiaggia Cala Sinzias
Spiaggia Costa Rei
Spiaggia Piscina Rei
Muravera Torre Salinas
Stagno dei Colostrai : flamants rose
Spiaggia Torre delle Saline A L’OUEST DE CAGLIARI (SARDAIGNE DU SUD OUEST)
Costa Verde / Costa Del Sud /
- Barumini : Nutaghe Su Nuraxi (tour de pierre) => monument classé à l'UNESCO
La ville de Iglesias
Baies d’Iglesiente
- Domusnovas à 10 km d’Iglesias
Ø Grotta di San Giovanni
- Nebida
§ Belvédère
§ Scoglio Pan di Zucchero (rocher de pain de sucre)
§ Laveria La Marmora
- Fluminimaggiore : Temple de Antas (Tempio di Antas)
- Portixeddu
Spiaggia Portixeddu (3 km de plage)
- Costa Verde prendre à Portixeddu la SS126 vers Arbus et Guspini
- Villacidro :
§ Cascata su spendula (ne pas y aller l'été ou en septembre / octobre car pas d'eau !)
§ Spiaggia di Piscinas
§ Torre del Corsari
- Costa del Sud
§ Spiaggia Porto Pino proche de Sant’Anna Arresi
§ Spiaggia Piscinni
§ Cala Teuradda couleur vert émeraude
- Tour et plage de Chia
ð Spiaggia Sa Colonia
ð Spiaggia Su Portu
La route entre Chia et Porto Teulada (magnifiques plages à côté de Teulada)
- Santa Margherita di Pula
- Terme al mare
A Pula il y a le site archéologique de Nora (ruines romaines en bord de mer) 4 km au sud de Pula quand on vient de Teulada...pour entrer sans payer, passer par le long du port et de la plage... 😉 on l'a fait involontairement (on ne savait pas par où rentrer et surtout si c'était payant)
Piaggia à Pula
- Nora et son port
Laguna di Nora :
ð Spiaggia di Nora
ð Spiaggia Su Fuventeddu
- Uta
ð Chiesa di Santa Maria
Voilà, j'espère que ça vous aidera un peu et vous donnera des idées de visite !
Prochaine étape pour nous le nord !
@+ 😛
Je reviens de 3 jours à Cagliari (départ de Marseille avec Ryanair) à l'hotel Idea Hotel Santa Maria à Cagliari (proche de la voie rapide qui va vers le nord de l'île) et pas excessif en dehors des périodes scolaire (50 euros la nuit pour 2 avec petit dejeuner et 69 euros toujours pour 2 avec le petit dejeuner le week-end).
A Cagliari, on vous conseille pour manger une très bonne pizza (large choix et la meilleure de l'île paraît-il) à Il Fantasmo à la via Santa-Domenico (il y a aussi quasi en face, il fantasmo II...même proprio et même pizza) pour pas cher et vraiment bon ! Gouter aussi le tiramisu trop bon !
Maintenant que l'on s'est bien restauré...partons en visite dans le sud de l'île (je suis parti avec ma compagne et on est pas très musée mais plutôt balade plage)
On a loué une voiture à l'aeroport à notre arrivée (145 euros pour 3 jours avec km illimité et essence comprise) pour être autonome. CAGLIARI
Quartiers :
§ Castello (pour le panorama)
§ Stampace (amphithéâtre romain et la Piazza Yenne qui au centre de la ville)
§ Marina
Il castello, citadelle médiévale avec :
Ø Torre di San Pancrazio
Ø Torre dell’Elefante
Bastione San Remy : fortification la plus importante de Cagliari
Place Yenne (centre ville de Cagliari)
Istituto di Architettura e disegno : voûte
Cattedrale di Santa Maria
Chiesa di Sant’Efisio : église baroque
Cripta di Santa Restituta (grotte)
Chiesa di San Michele
Palazzo Civico : Mairie de Cagliari
Marina èChiesa di San’Eulalia : voie romaine
Poetto et la Sella del Diavola : plages de Cagliari (6 km)
Marina Piccola
Musée archéologique national
Les remparts
Eglise de San Saturno
Eglise de San Domenico
Basilique de Bonaria
Ville de Carbonia
Eglise de Santa Maria
Musée archéologique Villa Sulcis
Quitter Cagliari par la Viale Lungomare del Golfo puis la Viale Leonardo Da Vinci ==> route sur le front de mer A l’EST DE CAGLIARI (SARDAIGNE DU SUD EST)
- Mari Pintau (en venant de Cagliari, avant Geremeas) : plages
- Torre delle Stelle : magnifiques plages
- Solanas : plages La ville Villasimius Musée archéologique
Capo Carbonara à l’ouest de la péninsule
Tour espagnole fortezza vecchia
Spiaggia Del Riso
Spiaggia del Simius : eaux turquoises
- Notteri : Porto Giunco
- Stagno notteri (côté est de la péninsule) : les flamants rose
25 km de Villasimius :
Spiaggia Cala Sinzias
Spiaggia Costa Rei
Spiaggia Piscina Rei
Muravera Torre Salinas
Stagno dei Colostrai : flamants rose
Spiaggia Torre delle Saline A L’OUEST DE CAGLIARI (SARDAIGNE DU SUD OUEST)
Costa Verde / Costa Del Sud /
- Barumini : Nutaghe Su Nuraxi (tour de pierre) => monument classé à l'UNESCO
La ville de Iglesias
Baies d’Iglesiente
- Domusnovas à 10 km d’Iglesias
Ø Grotta di San Giovanni
- Nebida
§ Belvédère
§ Scoglio Pan di Zucchero (rocher de pain de sucre)
§ Laveria La Marmora
- Fluminimaggiore : Temple de Antas (Tempio di Antas)
- Portixeddu
Spiaggia Portixeddu (3 km de plage)
- Costa Verde prendre à Portixeddu la SS126 vers Arbus et Guspini
- Villacidro :
§ Cascata su spendula (ne pas y aller l'été ou en septembre / octobre car pas d'eau !)
§ Spiaggia di Piscinas
§ Torre del Corsari
- Costa del Sud
§ Spiaggia Porto Pino proche de Sant’Anna Arresi
§ Spiaggia Piscinni
§ Cala Teuradda couleur vert émeraude
- Tour et plage de Chia
ð Spiaggia Sa Colonia
ð Spiaggia Su Portu
La route entre Chia et Porto Teulada (magnifiques plages à côté de Teulada)
- Santa Margherita di Pula
- Terme al mare
A Pula il y a le site archéologique de Nora (ruines romaines en bord de mer) 4 km au sud de Pula quand on vient de Teulada...pour entrer sans payer, passer par le long du port et de la plage... 😉 on l'a fait involontairement (on ne savait pas par où rentrer et surtout si c'était payant)
Piaggia à Pula
- Nora et son port
Laguna di Nora :
ð Spiaggia di Nora
ð Spiaggia Su Fuventeddu
- Uta
ð Chiesa di Santa Maria
Voilà, j'espère que ça vous aidera un peu et vous donnera des idées de visite !
Prochaine étape pour nous le nord !
@+ 😛
"Returning guest" au Playa Pesquero et Las Dunas? English translation pending
Bonjour à tous,
Je lis le forum avec intérêt depuis déjà longtemps. J'ai toujours trouvé tout ce dont j'avais besoin jusqu'à aujourd'hui.
Nous cherchons un endroit intéressant pour un voyage familial (deux enfants 6 et 9 ans) au début décembre prochain. Nous sommes déjà allés au Playa Pesquero (Holguin) et au Mélia Las Dunas (Cayo Santa Maria). Je me demandais si quelqu'un sait s'il y a des "avantages" (genre plus de restos à la carte ou encore surclassement de chambre) si nous retournons à l'un ou l'autre de ces deux hôtels.
Merci! Caro
Je lis le forum avec intérêt depuis déjà longtemps. J'ai toujours trouvé tout ce dont j'avais besoin jusqu'à aujourd'hui.
Nous cherchons un endroit intéressant pour un voyage familial (deux enfants 6 et 9 ans) au début décembre prochain. Nous sommes déjà allés au Playa Pesquero (Holguin) et au Mélia Las Dunas (Cayo Santa Maria). Je me demandais si quelqu'un sait s'il y a des "avantages" (genre plus de restos à la carte ou encore surclassement de chambre) si nous retournons à l'un ou l'autre de ces deux hôtels.
Merci! Caro
Escale de dix heures à Sao Paulo le 9 octobre 2010 English translation pending
Bonjour !
J'ai une escale de 10h à Sao Paulo le 9 octobre. (J'arrive à 6h à l'aéroport et ne repars qu'à 18h vers Santa Cruz !). Est ce que quelqu'un est concerné par ce même vol et aurait envie de partager ce temps soit pour visiter un petit bout de la ville, soit pour tuer le temps à l'éroport. Je ne suis pas certaine qu'il sera possible de sortir.
Merci !
Botswana en 4x4 du 11 au 22 octobre 2010 English translation pending
à tous les spécialistes d'afrique australe !
En janvier nous avons passé 32 jours en namibie et dans le nord et l'ouest du Botswana , en 4X4 équipé.
Il m'était resté une frustration de ne voir ni Chobe, Savuti, les pans et Lebukhu island , et aussi Moremi , avec juste une nuit à Santa wa ni lodge. Après un chouette voyage dans l'ouest américain en juillet, nous voila reparti au Botswana du 11 au 22 octobre.
Comme d'habitude , à un mois du départ, rien n'est encore réservé ( je compte sur le fait que la période n'est pas surbookée)
L'idée est de se cantonner à la boucle Kasane - Maun par Chobe NP et Moremi, puis retour à Kasane par Les pans et surtout Lebukhu island.
Nous pensons aussi reproduire l'expérience 4X4 équipé.
Mais 2 points nous inquiètent , surtout mon ami : la piste de kasane à maun par les réserves est-elle faisable sans trop galérer en octobre et surtout par un 4X4 seul ? Quid aussi de l'orientation dans les pans et pour se rendre à Lebukhu island ?
merci à tous ceux qui reviennent du coin de me fournir des nouvelles fraiches.
http://picasaweb.google.com/karine.eyermann/VoyageEnNamibieEtBotswanaJanvier2010
http://picasaweb.google.com/karine.eyermann/VoyageEnNamibieEtBotswanaJanvier2010
Côte ouest des Etats-Unis - été 2010 English translation pending
Je voudrais remercier tout particulièrement Jadorry, mais aussi tous ceux qui m'ont aidée à concrétiser mon voyage en famille sur la côte Ouest des USA.
Que dire de cette aventure... que ce fut l'une des plus belles vécue avec nos 3 enfants.
Le parcours (d'une durée de 3 semaines) :
* 22 juillet - paris/SFO ( 5 jours sur place) - Carmel - Santa Barbara - Los angeles (5 jours sur place) - Laughlin - Grand Canyon - Monument Valley - Lake Powell (2 jours) avec une journée bateau sur le lac... - Bryce Canyon - Zion - Las végas * 10 août : retour sur Paris
Tout d'abord le vol sur AF départ de CDG, ponctuel... (et oui, ça peut arriver !) SAN FRANCISCO... exceptionnel, mes deux ados ont adoré. Carmel et Santa Barbara, en longeant la route 1 : à voir. Seul bémol : le temps ! on se serait cru en Bretagne à la Toussaint. Los Angeles : certes, c'est une mégapole, mais c'est à voir absolument. Hollywood, Beverly Hills, walk of fame... autant de noms magiques pour des ados.
Puis en route pour le désert : Grand Canyon (époustouflant) Monument Valley (surement mon plus beau souvenir) c'est pour moi, LE parc incontournable. Lac powell : superbe à voir, encore mieux si on consacre une journée SUR le lac en louant un bateau (ambiance garantie avec les enfants) Bryce Canyon : un peu déçus car moins époustouflant que nous le pensions... Zion : très différent des autres parc, mais magnifique. Las Végas : HORRIBLE, nous avons détesté. sentiment d'insécurité permanente...
Je vous adresse quelques clichés de ce superbe voyage. Encore merci à vous.
Nathalie
* 22 juillet - paris/SFO ( 5 jours sur place) - Carmel - Santa Barbara - Los angeles (5 jours sur place) - Laughlin - Grand Canyon - Monument Valley - Lake Powell (2 jours) avec une journée bateau sur le lac... - Bryce Canyon - Zion - Las végas * 10 août : retour sur Paris
Tout d'abord le vol sur AF départ de CDG, ponctuel... (et oui, ça peut arriver !) SAN FRANCISCO... exceptionnel, mes deux ados ont adoré. Carmel et Santa Barbara, en longeant la route 1 : à voir. Seul bémol : le temps ! on se serait cru en Bretagne à la Toussaint. Los Angeles : certes, c'est une mégapole, mais c'est à voir absolument. Hollywood, Beverly Hills, walk of fame... autant de noms magiques pour des ados.
Puis en route pour le désert : Grand Canyon (époustouflant) Monument Valley (surement mon plus beau souvenir) c'est pour moi, LE parc incontournable. Lac powell : superbe à voir, encore mieux si on consacre une journée SUR le lac en louant un bateau (ambiance garantie avec les enfants) Bryce Canyon : un peu déçus car moins époustouflant que nous le pensions... Zion : très différent des autres parc, mais magnifique. Las Végas : HORRIBLE, nous avons détesté. sentiment d'insécurité permanente...
Je vous adresse quelques clichés de ce superbe voyage. Encore merci à vous.
Nathalie
La pire place à Cuba? English translation pending
Bonjour,
Lorsque nous sommes allés à l'agence de voyage pour réserver notre semaine à Cuba l'année dernière, l'agente de voyage nous avait dit qu'un des Santa était une des places les plus pauvres de Cuba et nous avait déconseillé d'y aller.
Savez-vous c'est lequel des Santa? (Maria, Clara, Lucia?)
Et quel est la meilleure place dans tout Cuba? J'entends par plus belle, les plus belles plages ;-)
Merci
Lorsque nous sommes allés à l'agence de voyage pour réserver notre semaine à Cuba l'année dernière, l'agente de voyage nous avait dit qu'un des Santa était une des places les plus pauvres de Cuba et nous avait déconseillé d'y aller.
Savez-vous c'est lequel des Santa? (Maria, Clara, Lucia?)
Et quel est la meilleure place dans tout Cuba? J'entends par plus belle, les plus belles plages ;-)
Merci
Train Florence - Assise? English translation pending
bonjour à vous,
Je cherche des renseigements sur la façon de faire pour prendre le train en partant de l'aéroport de Florence jusqu'à Assise. grand merci
Je cherche des renseigements sur la façon de faire pour prendre le train en partant de l'aéroport de Florence jusqu'à Assise. grand merci
Traverser à pied le Cap Corse d'est vers l'ouest English translation pending
Après ma traversée de Calenzana vers Moriani via Evisa, il me reste une semaine pour le Cap Corse(2 jours pour le désert des Agriates, 2 jours pour le nord de
Macinaggio à Centuri.Donc avec les 4 jours restants ,
Je voudrais traverser d'est vers l'ouest au départ de Pietracorbara ou Santa Severa ou ....
Et peut on trouver des cartes plus détaillées que les 1:100 000.
Merci
Itinéraire de quatorze jours en Afrique du Sud: réalisable ou trop dense? English translation pending
bonjour,
j'essaye d'établir un itinéraire en Afrique du sud, je me demandais si on pouvait en 14 jours imaginer :
4 nuits cap (la 1ére journée étant courte car arrivée dans l'après midi)
vol vers Durban. 2 nuits santa lucia
2 nuits hluhluwe umfolosi park
1 nuit étape pour la route vers Kruger
3 nuits Kruger
1 nuit Blyderiver
route pour Joburg, vol de retour le soir
cela vous parait trop dense ? j'ai du mal à évaluer les temps de route (nous louerons une voiture) d'avance merci pour vos avis éclairés !
cela vous parait trop dense ? j'ai du mal à évaluer les temps de route (nous louerons une voiture) d'avance merci pour vos avis éclairés !
En direct de l'enfer Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Je vous écris en direct du camping Thousand Lakes de Torrey où ma foi je suis bien, avec une belle vue sur les premières roches de Capitol Reef, seulement voila, hormis les parcs il n'y a rien à faire !! Je vous explique mon périple brièvement : Mardi j'ai visité Los Angeles, Hollywood Bd, Beverly hills, Santa Monica , Griffith observatory, rien de transcendant mais journée bien remplie, pas de soucis. Mercredi LA - Las Vegas, arret à Calico pour les enfants (9, 10 et 11 ans), chaud mais sympa, avec un bon 40° à LV.. Jeudi (et c'est là que ca se gate), je récupère le camping car chez Cruise America, courses au Walmart et file à Valley of Fire (je passe l'épisode du CC qui avance pas, et pleins de petits défaut qui énervent, normal il a 180 000 km le bestiau), j'arrive à VOF à 16h-16H30, trouve l'Atlatl rock Camp facilement mais voila, à 16H30 il fait 42° et pas moyen de se promener avec cette chaleur, je reste donc dans le RV à ne rien faire, la clim à fond faisant un bruit du tonnerre et rafraichissant autant que si j'étais assis sur les genoux d'une nonne. A 18h je me décide à aller faire la White domes trail de 1.2 miles (très sympa) mais un bon 37° au compteur à 20H. Je passe sur la nuit horrible avec le bruit de la clim et la chaleur + les guepes qui nous tournent autour quand on met un nez dehors... Jeudi, tout le monde se lève tôt et on prend la route de Zion où ne nous arreterons peu , c'était , on s'arrête au KOA de Glendale où il y a une piscine et...c'est tout ! Bilan de la journée, on a roulé, roulé et roulé mais rien vu. Vendredi, on décolle de Glendale sans regrêt et direction Bryce Canyon, là c'est magnifique, on fait la boucle Queen Gardens Trail / Navajo loop, tout le monde a aimé même si on a souffert et là c'est le drame... au départ on devait dormir à Escalante ou à Boulder mais au vu de la paumitude (sisi ça existe) de ces 2 bleds, je n'ai franchement pas envie de m'y arrêter et je pousse à Torrey, où je vous écrit qui ressemble à peu près à une ville. Bilan de la journée 320 bornes dans le désert et dans un CC qui se traine lamentablement (sauf au niveau de la conso qui tourne à 27/28 litres au 100 KM) et un moral pas dans les chaussettes mais pas loin.
Il y a sans doute quelque chose que j'ai pas compris dans le déroulement d'un séjour dans l'ouest mais j'étais loin d'imaginer que les viles que j'allais traverser allait être aussi pitoyables (en taille, en habitants). J'en suis à un point où j'ai carrément envie d'aller rendre cette merde et louer une voiture, modifier mon programme, inclure San Francisco et zapper ce qui me reste à faire de parcs (Arches, Canyonlands, MV, GC). Vous parliez d'attraper le virus du grand Ouest mais la je sens que c'est la déprime qui guette, et j'aurai jamais ô grand jamais envie de revenir ici (peut être ne suis pas assez vieux pour être en camping car) .
Cordialement, David.
Je vous écris en direct du camping Thousand Lakes de Torrey où ma foi je suis bien, avec une belle vue sur les premières roches de Capitol Reef, seulement voila, hormis les parcs il n'y a rien à faire !! Je vous explique mon périple brièvement : Mardi j'ai visité Los Angeles, Hollywood Bd, Beverly hills, Santa Monica , Griffith observatory, rien de transcendant mais journée bien remplie, pas de soucis. Mercredi LA - Las Vegas, arret à Calico pour les enfants (9, 10 et 11 ans), chaud mais sympa, avec un bon 40° à LV.. Jeudi (et c'est là que ca se gate), je récupère le camping car chez Cruise America, courses au Walmart et file à Valley of Fire (je passe l'épisode du CC qui avance pas, et pleins de petits défaut qui énervent, normal il a 180 000 km le bestiau), j'arrive à VOF à 16h-16H30, trouve l'Atlatl rock Camp facilement mais voila, à 16H30 il fait 42° et pas moyen de se promener avec cette chaleur, je reste donc dans le RV à ne rien faire, la clim à fond faisant un bruit du tonnerre et rafraichissant autant que si j'étais assis sur les genoux d'une nonne. A 18h je me décide à aller faire la White domes trail de 1.2 miles (très sympa) mais un bon 37° au compteur à 20H. Je passe sur la nuit horrible avec le bruit de la clim et la chaleur + les guepes qui nous tournent autour quand on met un nez dehors... Jeudi, tout le monde se lève tôt et on prend la route de Zion où ne nous arreterons peu , c'était , on s'arrête au KOA de Glendale où il y a une piscine et...c'est tout ! Bilan de la journée, on a roulé, roulé et roulé mais rien vu. Vendredi, on décolle de Glendale sans regrêt et direction Bryce Canyon, là c'est magnifique, on fait la boucle Queen Gardens Trail / Navajo loop, tout le monde a aimé même si on a souffert et là c'est le drame... au départ on devait dormir à Escalante ou à Boulder mais au vu de la paumitude (sisi ça existe) de ces 2 bleds, je n'ai franchement pas envie de m'y arrêter et je pousse à Torrey, où je vous écrit qui ressemble à peu près à une ville. Bilan de la journée 320 bornes dans le désert et dans un CC qui se traine lamentablement (sauf au niveau de la conso qui tourne à 27/28 litres au 100 KM) et un moral pas dans les chaussettes mais pas loin.
Il y a sans doute quelque chose que j'ai pas compris dans le déroulement d'un séjour dans l'ouest mais j'étais loin d'imaginer que les viles que j'allais traverser allait être aussi pitoyables (en taille, en habitants). J'en suis à un point où j'ai carrément envie d'aller rendre cette merde et louer une voiture, modifier mon programme, inclure San Francisco et zapper ce qui me reste à faire de parcs (Arches, Canyonlands, MV, GC). Vous parliez d'attraper le virus du grand Ouest mais la je sens que c'est la déprime qui guette, et j'aurai jamais ô grand jamais envie de revenir ici (peut être ne suis pas assez vieux pour être en camping car) .
Cordialement, David.
Camping-car ou bus au Pérou? English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi souhaitons partir en Amérique du Sud en janvier 2011 jusqu'à mi-mars. Trajet prévu: Pérou (du sud) , Bolivie, Brésil (jusqu'à Salvador). A partir de lima, nous comptons descendre le sud du Pays (Pisco-Cusco-Nazca-Arequipa-Lac Titicaca) poursuivre par la Bolivie (La Paz- Salar de Yuni- santa Cruz) puis la Pantanal et le Brésil par Brasilia jusqu'a Salvador. Nous hésitons à acheter un véhicule type fourgon aménagé à Lima ou se faire l'ensemble du séjour en bus+ hotel. Quel moyen de locomotion vous semble le plus économique?La question est de savoir s'il est facilement possible d'acheter un camion sur Pima? Si oui, dans quels tarifs et quels contacts auriez vous à ce sujet sur Lima où les alentours? Pensez vous que l'ensemble des routes sont praticables à cette période de l'année sur les 3 pays? Quel type d'assurance faut-il pour le camion? Est -elle valable dans les 3 pays? Voilà, beaucoup de questions dont vos réponses me permettront d'y voir plus clair. Merci
Virginie
Circuit de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterais avoir vos avis sur le circuit que je compte faire avec mon amie du 29 Août au 12 Septembre.
Vous semble t-il réalisable ?
Avez vous des conseils à me donnés ?
JOUR 1 Arrivée à LA, Visite Hollywood, Beverly Hills, Santa Monica, Nuit à LA
JOUR 2 Visite Universal Studio ou Disney, Nuit à LA
JOUR 3 Route de LA vers Laughlin, Nuit à Laughlin
JOUR 4 Route de Laughlin vers Grand Canyon , Visite du Grand Canyon, Nuit au Grand Canyon
JOUR 5 Route de Grand Canyon à Monument Valley , Visite de Monument Valley, Nuit à Monument Valley
JOUR 6 Route de Monument Valley à Page , Visite du Barrage de Glen Canyon, Lower Antelope Canyon , Nuit à Page
JOUR 7 Route de Page à Bryce Canyon, Visite de Bryce Canyon, Nuit à Bryce Canyon
JOUR 8 Route de Bryce Canyon à Zion, Visite de Zion, Nuit à Zion
JOUR 9 Route de Zion à Las Vegas, Las Vegas , Nuit à Vegas
JOUR 10 Las Vegas, Nuit à Vegas
JOUR 11 Route de Las Vegas à Furnace Creek , Visite rapide de la vallée de la mort, Route de Furnace Creek à Bakersfield, Nuit à Bakersfield
JOUR 12 Route de Bakersfield à Sequoia National Park, Visite de Sequoia National, Route de Sequoia National Park à Yosemite, Nuit à tosemite
JOUR 13 Route de yosemite à San francisco
JOUR 14 San Francisco
JOUR 15 San francisco
Merci d'avance pour vos réponses
JOUR 1 Arrivée à LA, Visite Hollywood, Beverly Hills, Santa Monica, Nuit à LA
JOUR 2 Visite Universal Studio ou Disney, Nuit à LA
JOUR 3 Route de LA vers Laughlin, Nuit à Laughlin
JOUR 4 Route de Laughlin vers Grand Canyon , Visite du Grand Canyon, Nuit au Grand Canyon
JOUR 5 Route de Grand Canyon à Monument Valley , Visite de Monument Valley, Nuit à Monument Valley
JOUR 6 Route de Monument Valley à Page , Visite du Barrage de Glen Canyon, Lower Antelope Canyon , Nuit à Page
JOUR 7 Route de Page à Bryce Canyon, Visite de Bryce Canyon, Nuit à Bryce Canyon
JOUR 8 Route de Bryce Canyon à Zion, Visite de Zion, Nuit à Zion
JOUR 9 Route de Zion à Las Vegas, Las Vegas , Nuit à Vegas
JOUR 10 Las Vegas, Nuit à Vegas
JOUR 11 Route de Las Vegas à Furnace Creek , Visite rapide de la vallée de la mort, Route de Furnace Creek à Bakersfield, Nuit à Bakersfield
JOUR 12 Route de Bakersfield à Sequoia National Park, Visite de Sequoia National, Route de Sequoia National Park à Yosemite, Nuit à tosemite
JOUR 13 Route de yosemite à San francisco
JOUR 14 San Francisco
JOUR 15 San francisco
Merci d'avance pour vos réponses
Transport pour le trajet de Foz do Iguaçu jusqu'à Sucre? English translation pending
Bonjour,
Quequ'un à t-il déjà fait ce trajet? Quel moyen de transport? Combien de temps? Quel est le coût? Merci d'avance.
Quequ'un à t-il déjà fait ce trajet? Quel moyen de transport? Combien de temps? Quel est le coût? Merci d'avance.
Quel hôtel calme choisir à Cuba? English translation pending
Bonjour a tous!
voila je sais plus lequel choisir.... il y en a beaucoup!
je recherche un hotel avec un beau decor, bonne bouffe et plage connue pour etre souvent calme. nous sommes un couple de la trentaine.
j'ai deja fais El Senador Cayo coco, Hotel paradisus princesa del mar a varadero (excellent) et je viens de faire le Barcelo cayo santa maria, tres bien aussi mais assez de vagues :(
que me suggerez vous d'autres svp?
merci!!
Trajet de Rome à Gènes à vélo: routes recommandées ou à éviter? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 7 québécois a partir pour l'Italie, avec nos vélos. Nous ferons de Rome a Gènes en vélo et reprendront l'avion de Nice. Notre itinéraire est le suivant: Rome-Viterbo-Montepulciano-Sienne-Florence-Livorno-Castelnuovo di Magra-Monteresso al mar / Levanto- sestri levante /santa margarita- Gènes.
Est-ce qu'il y a des routes recommandées ou a évitées? Connaissez-vous une boutique spécialisée qui pourrait nous fournir des boites pour les vélos sur Gènes ou Nice. Que pensez-vous du trajet (cols, routes etc..)
Toutes recommandations, suggestions, a faire ou ne pas faire, est bienvenus!
Nous sommes 7 québécois a partir pour l'Italie, avec nos vélos. Nous ferons de Rome a Gènes en vélo et reprendront l'avion de Nice. Notre itinéraire est le suivant: Rome-Viterbo-Montepulciano-Sienne-Florence-Livorno-Castelnuovo di Magra-Monteresso al mar / Levanto- sestri levante /santa margarita- Gènes.
Est-ce qu'il y a des routes recommandées ou a évitées? Connaissez-vous une boutique spécialisée qui pourrait nous fournir des boites pour les vélos sur Gènes ou Nice. Que pensez-vous du trajet (cols, routes etc..)
Toutes recommandations, suggestions, a faire ou ne pas faire, est bienvenus!
Treks en Bolivie: faire la traversée de la cordillère Royale en octobre/novembre? English translation pending
Bonjour a tous,
Actuellement je suis au Perou, ou je viens de finir un voyage a velo de Cali en Colombie, c'etait superbe !
Maintenant que je n'ais plus le velo (car je l'avais emprunte) je voudrais faire des treks, j'ai fais le Santa Cruz du cote d'Huaraz, je suis a Lima, et vais retourner a Huaraz pour faire le Huyahuash, et ensuite le Vinacota, je me suis procure les cartes hier a Miraflores au South American explorer association (ils ont enormement de cartes !) Si vous l'avez fais pouvez vous me dire vos souvenirs ?
Sinon le but de mon post, est de savoir si je peux faire la traversee de la cordiliere Royale en Octobre ou Novembre ? d'ou part le debut du trek, et d'ou finit-il ? Combien de temps ais-je besoin pour faire cette traversee ?
Existe t-il un trek du Sajama ?
Je vous remercie pour vos reponse !
Bonne journee
Jeremie
Actuellement je suis au Perou, ou je viens de finir un voyage a velo de Cali en Colombie, c'etait superbe !
Maintenant que je n'ais plus le velo (car je l'avais emprunte) je voudrais faire des treks, j'ai fais le Santa Cruz du cote d'Huaraz, je suis a Lima, et vais retourner a Huaraz pour faire le Huyahuash, et ensuite le Vinacota, je me suis procure les cartes hier a Miraflores au South American explorer association (ils ont enormement de cartes !) Si vous l'avez fais pouvez vous me dire vos souvenirs ?
Sinon le but de mon post, est de savoir si je peux faire la traversee de la cordiliere Royale en Octobre ou Novembre ? d'ou part le debut du trek, et d'ou finit-il ? Combien de temps ais-je besoin pour faire cette traversee ?
Existe t-il un trek du Sajama ?
Je vous remercie pour vos reponse !
Bonne journee
Jeremie
Hésitation entre trois hôtels avec deux enfants (5 ans et 4 ans) English translation pending
Bonjour,
Nous désirons aller a Cuba a la fin novembre 2010 avec nos 2 jeunes enfants. Apres quelques recherches nous hésitons entre les hotels suivants:
- Blue Bay Cayo Coco
- Melia Las Dunas Santa Maria
- Tryp Peninsula Varadero
La distance ne nous dérange pas du tout (aéroport-hotel) Nous aimerions une belle plage tranquille (pas trop de vague et pas d'algues) et si possible une section piscine prévue pourles enfants afin qu'ils s'amusent bien et qu'on puisse relaxer sur une chaise longue en les regardant jouer dans une piscine pas creuse... Quel hotel est le mieux ? 🙂
La distance ne nous dérange pas du tout (aéroport-hotel) Nous aimerions une belle plage tranquille (pas trop de vague et pas d'algues) et si possible une section piscine prévue pourles enfants afin qu'ils s'amusent bien et qu'on puisse relaxer sur une chaise longue en les regardant jouer dans une piscine pas creuse... Quel hotel est le mieux ? 🙂
Randonnée de Calenza à Moriani (Corse) English translation pending
Je compte faire le Mare e Monti jusque Evisa en 7 étapes puis remonter vers Moriani par le Mare a Mare (en sens inverse) mes questions: le fléchage est-il dans les deux sens ? et quelle est la plus belle variante Corte --Santa Lucia-di-Mercurio --Sermano ou Corte -- Poggio-di-Venaco -- Sermano ? en 15 jours c'est faisable?
Merci à tous
État de la Shoreline 1 de San Francisco à Mendocino? (nord de la Californie) English translation pending
je dois aller en voiture de san francisco à mendocino ;dans quel état est la shoreline 1 actuellement déjà dégradée et un peu dangereuse aux environ de stinton beach l été dernier;ne vaut il mieux pas passer par santa rosa 101 north et 128 west ou bien 101 north et 116 west jusque jenner puis highway 1???