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Des cimes du Lesotho aux abysses d'Aliwal Shoal, un voyage au Sud de l'Afrique English translation pending
On y monte enfin dans cet avion, on y va enfin dans ce pays, depuis le temps que je le prépare ce voyage, c'est pas trop tôt !
Lufthansa , Boeing747 , équipage teutonique peu avenant mais efficace, fauteuils très durs, le cul du Germain est sans doute couvert d'un cuir tanné le rendant totalement insensible à l'appui prolongé et le mettant à l'abri de l'escarre...il n'en va pas de même du mien.
Heureusement Greta et Hilde, si elle ne sont plus toutes jeunes restent très efficaces. C'est un mystère cet équipage, jamais vu une moyenne d'âge aussi élevée sur un vol long courrier, comme si l'avion avait été fourni avec ses hôtesses.
Tout se passe bien et on arrive à l'heure, changement un peu short à Francfort mais ça le fait, tout ça pour 800€ AR, il y a moins cher, mais ces départs le soir avec arrivée le matin me conviennent.
Joburg Joburg Joburg : nous voici !
Personne ne nous attend ? Ha ! Si, là , derrière , un panneau pour nous , le taxi qui doit nous conduire chez bushtrackers
Nous sommes très bien accueillis, nous avons réservé un Hilux 2.5 Toyota, vrai 4x4 mais pas très puissant, suffisant pour passer la plupart des pistes du Lesotho, assez haut pour faire un game drive confortable. Ce n'est pas donné bien sûr : environs 17 000 Rands pour 17 jours de location. je ne regretterai pas ce choix même si nous aurions pu nous en passer et économiser dans les 500 € en choisissant un autre véhicule.
Mais un tel véhicule a des inconvénients outre son prix, il est extrêmement volumineux et assez peu manoeuvrant, de plus ils n'en disposent pas avec vitesse automatique, il faut donc passer les vitesses main gauche, on s'y fait vite mais se faire la main dans une grande ville comme Joburg/Pretoria n'est pas simple...Bien, nous commençons par naviguer dans le quartier pour faire les courses, nous n'avons pas de tente de toit mais nous avons un frigo à bord, ce qui est bien pratique.
Quartier de blancs, quartier blindé, quartier gardé, quartier fliqué, quartier vidéo surveillé, quartier fil de fer barbelé , quartier armé , quartier bien calme pourtant...nous allons au super marché le plus proche et faisons nos courses, des employés vous aident à vous garer à remplir votre coffre, à sortir de votre place , tout ça avec force sourires, c'est agréable.
La pauvreté est là, à chaque carrefour on mendie.
Nous quittons la ville, au sud quelques bidonvilles et des quartiers en dur de petites maisons toutes pareilles qui contrastent avec les quartiers surprotégés.
L'Afrique du Sud est en pleine mutation, les mendiants ne sont pas tous des noirs...
Nous ferons le plein près de Villiers le réservoir fait 150 l et la jauge commence à baisser quand vous en avez consommé 90. L'essence n'est pas chère, moins de 1€ le l mais avec cette bagnole, c'est un budget.
Les paysages de plaine commencent à se hérisser de petites montagnes, puis de plus grandes, nous arrivons à la frontière du Lesotho ( prononcer Lisoutou) à Caledonspoort, nous dormirons à Camelroc guestfarm (chalet 10)

, un endroit très sympathique fréquenté par des familles sudaf en WE. Un bel endroit.
Le confort n'est pas optimal, les chambres sont exigües , la literie moyenne, la cuisine et la salle de bain pas bien grandes non plus mais on y est bien dans cette petite baraque éloignée des autres. Il est intéressant de noter que la petite piste qui conduit à notre logement est tellement défoncée que la plupart des petites voitures 2 roues motrices ne passeraient pas !
Nous verrons des Blesbock et nos premiers oiseaux tisserands, très beaux oiseaux ubiquitaires dans le pays, c'est le printemps, on refait les nids.

Orage et pluies diluviennes dans la nuit
Les propriétaires sont très sympathiques et nous quitterons ce lieu presque à regret.
Mais le Lesotho nous attend.
Le passage de la frontière est simple et rapide, au delà, l'ambiance change, nous arrivons rapidement à Butha Buthe, premier contact avec ces petites villes Basotho et leurs multiples échoppes, beaucoup de monde, circulation très lente, ambiances.
Le Lesotho est sec et les fortes pluies de la veille ont fait du bien, les gens sont heureux, les flaques d'eau sont une réjouissance , ici on souhaite la pluie aux autres comme on leur souhaiterait le bonheur ou la fortune.
Ce pays est avant tout agricole, l'eau y est donc indispensable, pas d'eau , pas de pâturages et les bêtes meurent en nombre, pas d'eau et le maïs ne pousse pas, pas d'eau et pas de papa : cette farine de maïs mélangée à de l'eau bouillante, plat de base du basotho.
Les enfants le mangent dans la rue.
Paysages de plateaux,
nous sommes à 1600 m. Nous nous arrêtons à Leribe au craft center pour acheter quelques lainages mohair locaux de belle qualité, nous prendrons aussi une petite carte papier du pays qui s'avèrera précieuse et plus fiable que T4A.
A Teyateyaneng nous bifurquons à gauche vers Ha Kome caves, non que nous ayons envie de visiter ce lieu qui ne me semble pas très indispensable, mais juste pour quitter cette route principale pas mal fréquentée.
Jusqu'à Ha Kome, la route est magnifique, toute neuve, quand nous prenons la direction sud, c'est une gravel road en assez bon état mais avec quelques passages plus délicats, les pluies provoquent un ravinement qui laisse apparaître la roche sous-jacente, on s'en fout : on a un quaquat' !
Des bergers partout.
Et des villages
Ici, nous devenons beaucoup plus incongrus, exotiques, inhabituels, nous provoquons la curiosité, sourires, saluts, rires des enfants. Bientôt l'heure du picnic arrive et nous nous arrêtons. Rapidement, 2 jeunes bergers arrivent et se plantent à 10 m : ils nous observent.
Je vais les trouver armé de quelques biscuits et d'un coca, ils sont ravis, ils me photographient avec mon propre appareil, je fais de même, échange de bons procédés...
Puis d'autres bergers approchent, encore plus jeunes, distribution générale !
Ca rit, ça parle fort , les chiens s'en mêlent et se battent en eux, les vaches faméliques en profitent pour s'éloigner, un gamin part en courant et en gueulant pour récupérer son troupeau. Nous décidons de partir.
Et je l'ai vu.
Il a fini sa canette et l'a tout simplement jetée par terre, tache rouge obscène dans ce paysage magnifique...que faire, m'arrêter, la ramasser sans rien dire et repartir ? Lui faire la leçon ? Qui suis-je pour ça ? Alors je l'ai laissée par terre, souvenir peu glorieux de mon passage sur cette terre magnifique.
Nous nous éloignons dans la balèze auto, laissant un Lesotho un peu plus sale.
Dans la voiture, il se sent moins à l'aise Otto euh pardon Erwan, un peu comme une femme qui aurait perdu les eaux tôt...Ha!Ha!Ha!
Bon, OK , j'arrête.
Nous rejoignons la route près de Nazareth...Halleluïa !!!
J'ai déjà entendu ce nom là quelque part me dit Fanny...bon sang, c'est une honte me dis-je, mes enfants ne sont même pas baptisés et sont religieusement complètement incultes.
C'est normal, lui dis-je, c'est là qu'est né Boudha.
Boudha est né là au Lesotho ?
C'est pas plutôt Jésus ? Avance Sabine mon épouse qui ne s'est pas contentée de regarder la Bible : elle l'a ouverte !
Ah ! Oui, bien sûr, pas Boudha : Jésus !
Mais il n'est pas né au Lesotho ? Si ? Tente timidement Camille.
Heu, non, en fait il est né à Nazareth en Galilée, et comme ils sont croyants ici, ils ont appelé leur ville Nazareth en l'honneur du Christ...si ça se trouve, il y a aussi une statue de lui quelque part...
Ah! Roma à gauche, je tourne.
De forts belles falaises et une université, nous traversons direction Semonkong, la route est magnifique jusqu'à 40 km du but...ça se corse, la piste est bonne , mais il y a parfois des zones de travaux, la route est en construction ce qui rend parfois l'état de la piste franchement scabreux, la pluie n'a pas arrangé les choses et ça patine, par endroit il faut passer en 4x4.
Nous montons toujours, les paysages se font plus rudes, les villages plus isolés.


Une dame et une enfant font du stop dans la montagne, nous comprenons enfin en voyant une voiture s'arrêter pour d'autres, que ce signe l'index levé n'est pas un salut local, mais bel et bien le signe local de l'auto stoppeur.
En repensant à tous ces gens à qui nous avons bêtement répondu par le même signe, un sourire niais barrant nos visages d'Européens mal dégrossis, le rouge nous monte aux joues...aux moins, ces 2 là profiteront de notre avancée culturelle...elles vont à Semonkong, nous les déposerons au village. le dialogue se fera par signes, elles ne parlent pas du tout l'anglais.
Semonkong est un bled tout moche assez étalé, nous aurons du mal à trouver la "High school" que nous indique la dame et le chemin conduisant au lodge n'est pas fléché, honte suprême pour le grand mâle occidental, je me vois contraint de DEMANDER MON CHEMIN ! Les filles rient sous cape, ça fait longtemps qu'elles ont proposé cette solution, mais mon égo, ma culture, mes gènes , mes ancêtres, mon karma , mon orgueil et mon modjo : bref tout, absolument tout me hurlait qu'il ne fallait pas.
Pourtant je le fis : " excusez moi monsieur, pourriez vous m'indiquer le chemin qui mène au Semonkong lodge s'il vous plaît ? Car voyez vous, je ne le retrouve pas, je suis une larve , un moins que rien , un inutile , un parasite." demandais-je contrit à un local. A ma grande surprise, celui-ci m'indique la route sans me lancer le moindre regard méprisant ni même ironique.
Je retrouve la réception tout seul bien aidé en cela par un énorme panneau : l'homme de tout à l'heure les aura prévenus de mon arrivée et ils ont fait le nécessaire.
Les gros sont souvent des gens avenants, joviaux et accueillants, cet axiome a été battu en brèche par le dessinateur Cabu qui a créé les beaufs à Cabu, espèce de gros moustachus désagréables et , pour tout dire, très cons.
Je me retrouve face à un beauf à Cabu, le patron du Semonkong Lodge. Sa blonde épouse est juste à côté, elle ne dira pas un mot, c'est dommage : elle est francophone et son sympathique mari se montre impatient que nous remplissions les formalités ( N° de passeports, N° d'immatriculation etc...ça prend du temps...).
Bon, je reste détendu afin de nous donner une chance de ne pas gâcher tout notre passage ici, nous devons y rester 2 nuits tout de même...
Merde ! Un beauf à Cabu : ici, à l'autre bout du monde !
Une charmante employée nous conduit à nos Rondavels, ils sont superbes, confortables, aménagés avec goût : une très bonne surprise après cet accueil glacial.

Choix itinéraire pour Moremi English translation pending
Que ferait-on sans les forums. Nous sommes en fin de préparation de notre circuit de 30 jours Namibie Botswana, avec Tourmaline. Départ prévu courant novembre 2014.
Nous avons loué , comme presque tout le monde un 4x4 Toyota Hilux avec tente. Nous souhaiterions au départ de Maun passer 2 jours plein dans le parc de Moremi. Le TO me dissuade car trop de risque et me conseille de prendre un "mobil camp" pour la modique somme de 800€/pers, ce que je trouve excessif.
Est-il si dangereux et difficile de faire un self drive et de réserver seuls dans un camp site dans le parc. J'avais pense au Xakanaxa camp site. Il me conseille éventuellement le camp site à south gate.
Avons besoin de vos expériences et conseils pour prendre la décision la plus raisonnable.
Grand merci par avance Martimaure
Grand merci par avance Martimaure
Retour d'Iran octobre/novembre 2013 English translation pending
Je rentre d'un voyage en solo de quatre semaines . L'hospitalité légendaire des iraniens n'est pas un vain mot... et ce séjour fût très riche en rencontres.
Je me suis déplacé en bus ou en taxi sur cet itinéraire :
Téhéran 2 jours à l'arrivée, logé dans une famille Kashan 250 km au sud, 2 nuits Shiraz (bus de nuit) 3 nuits. Persépolis en taxi à la journée Bushehr sur le golfe persique 1 nuit Ile Queshm (trajet Bushehr/Bandar Abbas de nuit) 3 nuits dans le petit village de Tabl Kerman 4 nuits Rayen Mahan et les Kaluts en taxi Yazd 3 nuits alentours en taxi Ispahan 3 nuits Bandar Anzali au bord de la caspienne (bus de nuit depuis Ispahan) invité 3 jours par la famille qui m'avait accueilli à l'arrivée
Les transports en bus sont très confortables et faciles et (je me répète...) l'accueil exceptionnel !
J'avais 3 guides : un en anglais, très bien, et deux en français (un premier assez nul et un deuxième, très bien mais malheureusement plus édité à ce jour)
Je peux répondre à des questions et donner quelques tuyaux (budget hôtels transports...)
Ce voyage étant tout frais...
Je me suis déplacé en bus ou en taxi sur cet itinéraire :
Téhéran 2 jours à l'arrivée, logé dans une famille Kashan 250 km au sud, 2 nuits Shiraz (bus de nuit) 3 nuits. Persépolis en taxi à la journée Bushehr sur le golfe persique 1 nuit Ile Queshm (trajet Bushehr/Bandar Abbas de nuit) 3 nuits dans le petit village de Tabl Kerman 4 nuits Rayen Mahan et les Kaluts en taxi Yazd 3 nuits alentours en taxi Ispahan 3 nuits Bandar Anzali au bord de la caspienne (bus de nuit depuis Ispahan) invité 3 jours par la famille qui m'avait accueilli à l'arrivée
Les transports en bus sont très confortables et faciles et (je me répète...) l'accueil exceptionnel !
J'avais 3 guides : un en anglais, très bien, et deux en français (un premier assez nul et un deuxième, très bien mais malheureusement plus édité à ce jour)
Je peux répondre à des questions et donner quelques tuyaux (budget hôtels transports...)
Ce voyage étant tout frais...
Croisière "Magie grecque et orientale" (MSC Preziosa) le 26 avril 2014 English translation pending
bonjour,
j'ouvre ce sujet pour trouver des infos sur cette croisiere au depart de venise
avec comme escales:
Bari
Katakolon
Izmir
Istanbul
Dubrovnik
merci à vous tous
sandra
Trois mois dans l'Ouest départ de Las Vegas English translation pending
Bonjour
Voici mon projet pour avril 2014, un grand tour dans l'ouest en VTT avec remorque.Au menu, routes, pistes, randonnées à pied.
Départ de Las Végas et boucle en huit. Je suis preneur de toutes infos sur les endroits à ne pas louper, de traces GPS de vos randos à pied, des bonnes adresses ou manger et dormir. Je vais camper la plupart du temps, mais je vais aussi prendre quelques nuitées en motel quand le besoin s'en fera ressentir. Mon VTT ne sera pas équipé "rando" afin de pouvoir faire des visites locales une fois la tente plantée. Je vais consulter les températures aux endroits ou je vais passer. Quel type de duvet dois je acheter?
Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter?
Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?
Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires?
Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.
Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter?
Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?
Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires?
Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.Chiang Mai et alentours English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de réfléchir à mon itinéraire et programme en Thaïlande. Je prévois de rester 2 semaines complètes début mars 2014.
J'irai à Chiang Mai mais voilà au fil des recherches, je dois faire des choix concernant le programme et les lieux et je m'aperçois que j'ai un timing assez serré. Je peux consacrer 4 jours pleins à Chiang Mai et alentours, voire 5 jours pleins suivant le reste de mon itinéraire/mes choix. J'aimerais donc avoir vos précieux conseils et avis concernant le timing et le côté pratique: accès des lieux, routes, déplacements et le choix des activités.
Voilà à quoi j'ai pensé et mes questions:
J1: arrivée par le train de nuit, visite de la ville, des temples, Doi Suthep Est-ce que c'est faisable en une journée? J2: Trek à Mae Taeng (activités du genre balade à dos d'éléphant, rafting et nuit sur place). J'hésite avec une journée dans un parc d'éléphants mais je ne sais pas quoi choisir, peut-être que je peux le faire ailleurs. J3 Chiang Mai: détente (cours de cuisine? Massage?), Doi Inthanon, marchés de nuit. ça me parait chargé donc il faut faire des choix, des conseils? J4 Chiang Rai, est-ce mieux d'y dormir ou de revenir à Chiang Mai?
J'aimerais bien aller à Mae Hong Son pour avoir un aperçu de la culture et de l'art de Birmanie mais je manque de temps... Est-ce que ce serait possible en excursion d'une journée? Vu le temps de route, ça me parait difficile... ou alors est-ce que le trek serait mieux là? Lampang est-ce sympa? Je n'ai pas le temps non plus à priori. Bref je dois faire des choix, je suis prête à ajouter une journée complète dans la région si ça m'aide à faire des choix. Je ne sais pas ce qui mérite le plus un détour, ce que je peux ajouter ou éliminer selon mes intérêts sachant que veux voir et faire des choses différentes de Bangkok.
Merci d'avance pour vos avis et votre aide.
Je suis en train de réfléchir à mon itinéraire et programme en Thaïlande. Je prévois de rester 2 semaines complètes début mars 2014.
J'irai à Chiang Mai mais voilà au fil des recherches, je dois faire des choix concernant le programme et les lieux et je m'aperçois que j'ai un timing assez serré. Je peux consacrer 4 jours pleins à Chiang Mai et alentours, voire 5 jours pleins suivant le reste de mon itinéraire/mes choix. J'aimerais donc avoir vos précieux conseils et avis concernant le timing et le côté pratique: accès des lieux, routes, déplacements et le choix des activités.
Voilà à quoi j'ai pensé et mes questions:
J1: arrivée par le train de nuit, visite de la ville, des temples, Doi Suthep Est-ce que c'est faisable en une journée? J2: Trek à Mae Taeng (activités du genre balade à dos d'éléphant, rafting et nuit sur place). J'hésite avec une journée dans un parc d'éléphants mais je ne sais pas quoi choisir, peut-être que je peux le faire ailleurs. J3 Chiang Mai: détente (cours de cuisine? Massage?), Doi Inthanon, marchés de nuit. ça me parait chargé donc il faut faire des choix, des conseils? J4 Chiang Rai, est-ce mieux d'y dormir ou de revenir à Chiang Mai?
J'aimerais bien aller à Mae Hong Son pour avoir un aperçu de la culture et de l'art de Birmanie mais je manque de temps... Est-ce que ce serait possible en excursion d'une journée? Vu le temps de route, ça me parait difficile... ou alors est-ce que le trek serait mieux là? Lampang est-ce sympa? Je n'ai pas le temps non plus à priori. Bref je dois faire des choix, je suis prête à ajouter une journée complète dans la région si ça m'aide à faire des choix. Je ne sais pas ce qui mérite le plus un détour, ce que je peux ajouter ou éliminer selon mes intérêts sachant que veux voir et faire des choses différentes de Bangkok.
Merci d'avance pour vos avis et votre aide.
Récit de notre voyage Inde du Nord septembre 2013 English translation pending
Je profite de ce forum pour faire un retour d'expérience sur notre voyage de 3 semaines en Inde du Nord du (21/08/13 au 12/09/13). Pour préparer ce voyage les avis des autres voyageurs nous ont été très utiles, donc à notre tour de faire partager notre expérience !
Contexte : premier voyage dans ce pays. L'itinéraire que nous avons choisi est classique : Rajasthan, Vârânasî, Delhi. Nous avons fait les étapes suivantes :Mandawa (1 nuit), Bikaner (1 nuit), Khuri (Nuit dans le désert du Thar), Jaisalmer (2 nuit), Jodhpur (2 nuits), Ranakpur (1 nuit), Udaipur (3 nuits), Bundi (1 nuit), Jaipur (1 nuit), Agra (1 nuit), Vârânasî (2 nuits), Delhi (2 nuits)Nous avons passé 2 semaines avec un chauffeur, (tour du Rajasthan + Agra), et la dernière semaine seul (A/R Vârânasî en train + Delhi)
Vol : Nous avons voyagé pendant la basse saison (c'est la fin de la mousson, les températures atteignent 35/40°C dans le désert) donc les vols de province vers Delhi sont abordables. Nous avons pris nos billets avec Air France deux mois avant notre départ, et 700€ / pers, grave erreur ! Le vol n'étant pas plein à cette saison, les prix des billets sont descendus a 580€ / pers un mois avant notre départ… Lors de notre séjour, nous avons rencontrés pas mal de voyageurs qui se déplaçaient uniquement en bus / train. Il faut faire avec les retards et autres annulations qui sont courant dans les transports publics locaux. Étant donnée que nous avions que 3 semaines, nous avons choisi « d'optimiser le temps sur place » en choisissant de se déplacer avec un chauffeur.
Après pas mal de recherches sur ce forum (entre autre!) nous avons sélectionnés l'agence de Randhir Singh (chauffeureninde). Trois choses nous ont convaincu de partir avec eux : taille restreinte (moins de 10 chauffeurs indépendants – nous apprendrons sur place que les grandes agences trouvées rapidement sur google ne sont en fait que des intermédiaires qui dispatchent ensuite les clients dans des petites agences locales, d’où la surprise de certains…), Nous avons pu choisir nous-même nos hôtels (suivant le Lonely Planet et TA) et ainsi adapter nos hébergements en fonction de notre budget.L' associée de Randhir, Dominique (Dom), est française, ce qui facilite grandement les échanges lors de la préparation du voyageL'agence propose des itinéraires, mais nous avons demandé un devis avec nos propres étapes. Il n'y a pas eu de soucis, Dom a été très réactive et de bons conseils dans la préparation du voyage (durée des étapes etc…). Nous avons été pris en charge dès notre arrivée à l'aéroport par notre chauffeur (Subhaj). Il est resté avec nous durant deux semaines, il connaît très bien le Rajasthan, c'est un très bon conducteur avec « de bons freins, un bon klaxon et beaucoup de chance ! Personnage discret, il était là au moindre problème, quelqu'un de confiance sur qui on pouvait vraiment compter. Nous avons suivi ses conseils pour acheter cadeaux et souvenirs. Nous vous conseillons de faire de même puisque leur but est de satisfaire le client et non de l'escroquer ! Tout les chauffeurs prennent des commissions, celal fait parti du jeux. De même pour les visites, le chauffeur nous a modifié notre itinéraire pour voir des temples et des forts que nous n'avions pas prévu de visiter, et nous n'avons pas été déçu. Seul bémol, lors des longues étapes, il nous arrêtait dans des resto à touristes, ou la nourriture est chère (au moins 5 fois le prix d'un resto pour les locaux) et pas très bonne… Seulement tous les chauffeurs font ça car ils mangent gratuitement, et ils ont bien besoin de faire une pause après 4/5h de conduite sur les routes indienne! Retour sur les étapes / hôtels :
Mandawa : (environ 6h de, route) Après une première et courte nuit sur Delhi, départ à 8h du matin pour Mandawa. Premier contact avec les routes indiennes… Bouchon, nid de poule, vaches et autres animaux, c’est sur on est bien en Inde! Arrivé sur place nous posons nos valises au "Paawana Haveli". Très bel hôtel, avec des chambres grandes et propres, et un excellent resto. Nous avons mangé un de nos meilleurs Thali dans celui-ci. Dès notre arrivée nous partons avec un employé de l'hotel visiter les havelis de la ville. Celle-ci est calme et plutôt agréable.
Bikaner : Sur la route, visite du temple de Karni Matra à Deshnoke. A ne pas louper! Ce temple ou les rats sont vénérés (et loger / nourris) est complètement impensable pour nous occidentaux! Arrivée au "Hotel Bhairon Vilas". Nous sommes les seuls clients et avons l'impression de déranger les quelques employés présents… Nous négocions le prix de la chambre, celle-ci est petite et quelconque, la sdb, propre, sans plus. Cet hôtel est un coup de cœur du Lonely planet, mais il doit y avoir possibilité de trouver mieux. Les repas et petit dej ne sont pas inoubliables non plus. Visite du Fort de Junagarh. Très beau de l'extérieur et les diverses pièces de vie du maharadja sont magnifiques. L'audioguide en français est pas mal fait. Nous visitons ensuite le old bikaner avec un tuc-tuc conseillé pas notre chauffeur (200 rps pour 3h de visite). Nous nous baladons et visitons un premier temple jain ainsi qu'un haveli transformé en hôtel…. Le lendemain longue journée de route (7h) pour arriver à khuri dans le désert du Thar. Nous avons suivi Subhaj qui nous a amené dans une guest house organisant des safari en dromadaire et nuit dans le désert à la belle étoile (1500 rps / pers). Nous ne sommes pas les seuls, donc je n'imagine pas le monde qu'il doit y avoir en pleine saison… Après le repas et un spectacle de danse traditionnelle Rajahsthani, puis nous partons avec 3 autres personnes dormir au pied des dunes a la belle étoile. A savoir en fin de mousson, le désert est envahi par de petites mouches qui rendent les nuits difficiles!
Jaisalmer : Nous logeons à l'hotel "Pleasant haveli" que nous recommandons! Le personnel et le patron sont très sympa et toujours disponible . La chambre est grande, la sdb est nikel, les repas et petit dej sont excellents. Le tout pour un prix correct, rien à redire ! Jaisalmer est une citadelle magnifique perdue au milieu du désert. Visite du fort de bon matin, ruelles étroites et temple Jains (ceux dans le désert sont plus beaux). Ne pas louper les 3 haveli dans la ville qui offre une vue magnifique sur le fort. Visiter le 3ieme car il est entretenu par le gouvernement, l'entrée est gratuite et on n'essaye pas de vous vendre tout et n'importe quoi, contrairement au deux premier ! Nous allons voir les "royal cenotafe" au soleil couchant, c'est magnifique ! Puis nous retournons dans la ville et nous achetons des bijoux en argent dans le quartier musulman de la ville, où 300 familles vivent de cela.
Jodphur : Nous logeons au "Singhvi's Haveli" dans la vielle ville, au bas du fort de Meherangarh (5 min à pied). Toujours un coup de cœur du lonely planet, mais nous avons réservé pour 2 nuits arrivons un jour en avance… Le patron veut nous faire payer 3 nuits au lieu de deux, et un supplément car il n'y a de la place que dans les chambres de catégories supérieures…S'ensuit d'âpres négociations et au final nous ne payerons que deux nuits.Hotel correct mais patron vraiment pas sympathique. Visite du Fort de Meherangarh, (superbe vue sur la ville bleue, l'audio guide en français est pas mal. L'après-midi balade dans la vielle ville, achats de quelques souvenir et cadeaux. Visite du marché de la clock tower et achat de beaucoup (trop!) d'épices et de thé dans une boutique juste à côté de l'entrée de la clock tower et de la vielle ville ("suncity spices" dans les prix, 200 rps les 200 gr d'épices).
Départ pour Ranakpur : Changement complet de paysage, on passe du désert aux forêts denses remplis de singe ! Sur la route visite du fort de Kumbhalgarh qui possède la deuxième plus grande muraille du monde, après celle de chine. La vue en haut du fort est magnifique, nous visitons 3 temples indous dans la forteresse. Ensuite nous allons voir les temples jains de Ranakpur. Ces 3 temples (dont un avec 1440 colonnes de marbres sculptées…) sont magnifiques et à ne surtout pas manquer. Le soir, nous pensions dormir sur le site. Certains voyageurs ont pu le faire, sur le moment notre chauffeur nous dit que c'est fini, que les moines n'acceptent plus d'étrangers pour la nuit. Nous sommes sceptiques mais l'écoutons… Arrivé à l'hôtel Roopan nous négocions le prix de la chambre et posons nos valises dans une chambre correcte, la sdb et propre et il y a de l'eau chaude. Nous passerons la fin de l'après-midi à nous balader au bord du lac proche de l'hôtel et croiserons même deux bergers Raikas (les mêmes que dans l'émission de FR2 !). Nous assisterons le soir au spectacle d'une famille singe allant se coucher !
Le lendemain départ pour Udaipur. Certainement la meilleure étape pour nous ! Le city palace est à faire surtout pour ses des miniatures, elles sont magnifiques ! A la sortie, évitez les magasins au pied du fort (soit disant une association aidée par le maharana local) les produits (écharpes, chemises …) sont chère et de qualité plus que douteuse (on c'est fait avoir....)! Udaipur est la ville des miniatures. Les rabatteurs des boutiques ne cesseront de vous solliciter. Nous avons acheté les notre a l'emporium d'état a la sortie du City Palace. Les prix sont fixes, et pas très élevés pour une bonne qualité (60% du prix de vente revient aux peintres). Ne pas hésiter a visiter le jagdish temple et faire un tour de bateau sur la lac Pichola (200 rps / pers). Prenez un tuctuc pour aller au téléphérique en dehors de la vielle ville qui offre une vue magnifique sur le lac et la ville. Nous avons dormi au "devraj nivas hotel" (sur lal ghat). Nous étions en basse saison, nous avons payé 1800 rps (au lieu de 3000 en haute saison) la chambre. Hormis la vue directe sur le lac, elle ne vaut pas 3000 rps /nuit. L'ensemble est propre et l'eau chaude est disponible sur demande (!), il faut appeler l'accueil 10 min avant de prendre sa douche pour qu'ils activent le ballon! Le restaurant est correct mais un peu cher. Nous avons mangé les midis dans le restaurant à côté de l'hôtel – le rainbow - (aussi en roof top avec vue directe sur le lac) qui est bien moins cher et aussi bon.
Le lendemain départ pour bundi. Sur la route visite du fort de Chittogargh, le plus grand fort du rajasthan. Effectivement la visite d'un monument à un autre se fait en voiture. Il faut être amateur de vieille pierre car le fort est en ruine, Nous finissons par la visite du temple et du palais des reines qui offre une vue sympa sur le lac. Nous repartons un peu déçu de la visite (trop de monde et sûrement de la fatigue accumulée). Pour arriver à Bundi nous prenons une route plus que cahoteuse; il faudra 2h30 pour faire 50 km. Nous arrivons tard et visitons le city palace avant la fermeture. Le palais n'a rien d'extraordinaire en lui-même car il n'est plus trop entretenu, par contre la salle des peintures vaut le coup car celles-ci sont bien conservées! Nous dormons au "Bundi haveli hotel" qui est très bien. La chambre ayant un problème de clim, le patron nous a changé de chambre sans problème nous avons même été surclassé! La nourriture est bonne et le personnel très sympathique.
Nous repartons le lendemain vers Jaipur et regrettons de ne pas être resté une journée de plus pour visiter la vielle ville… Avant de poser nos valiser au "pearl palace" qui est un bon hôtel au rapport qualité prix très correct pour Jaipur (chambre + sdb propre & eau chaude a foison!) nous allons visiter le fort d'Amber. En très bon état les salles et collections sont à voir. L'audio guide est bien fait. Le soir nous allons enfin voir un film de bollywood au Raj Mandir, ne pas hésiter, cela reste un de nos meilleurs souvenirs du voyage! Nous avons acheté les tapis dans une fabrique locale au prix correct (environ 12000 rps pour un tapis de 130 x 90 en laine cachemir). Nous partons le lendemain pour Agra. Sur la route nous visitons le fort d'Akbar le grand" Fatepur Sikri et sa mosquée. L'audioguide n'est qu en anglais donc nous n'en prenons pas. Nous refusons tous les guides qui nous accostent (et demandent 500 rps pour la visite!) et entrons. Après qques minutes, un n-ième guide nous aborde dans un français parfait et nous propose la visite pour 100 rps… Nous acceptons et nous ne le regrettons pas car nous apprendrons énormément de choses sur l'histoire du fort et aussi sur l'intégration de la religion musulmane dans la culture indienne. Par contre faire attention au retour du bus, une horde d'indien nous harcèle sur le parking pour nous vendre des bibelots le temps que nous retrouvions notre chauffeur. C'est la seule fois du voyage ou nous nous sentirons aussi peu en sécurité…
Agra : Arrivé à l'hôtel - proche de l'entrée du Taj Mahal – Les chambres sont propres, la sdb est correcte, les repas sont corrects mais cher. Le lendemain matin nous allons à l'ouverture grilles (6h) voir le Taj. C'est devant ce monument que l'on comprend pourquoi les indiens nous en parle autant depuis notre arrivée… C'est exactement comme l'on se l'imagine : grandiose, magnifique surtout au lever du soleil avec ces couleurs rose / orangé !!!! L'après-midi nous visitons le red fort d'Agra, avec un guide qui parle français (150 rps). Après le Taj Mahal et Fatepur Sikri, celui-ci est forcément moins impressionnant mais vaut quand même le détour! Une seule nuit Agra est largement suffisant, car hormis ces deux monuments il n'y a pas grand-chose à faire dans la ville.
Départ le soir pour Vârânasî en train, dernier repas avec notre chauffeur que nous quittons à la gare avec un petit pincement au cœur… Mais nous sommes immédiatement remis dans le bain une fois entré dans le train ! Nous avions réservé en 2nd AC tier (par manque de place en première) via l'agence de chauffeur car prendre les billets sur internet est très compliqué… A notre arrivée un employé de l'auberge où nous avions réservé vient nous chercher. Nous passons deux nuits au "Ganpati Guest House". La chambre que nous avons a une vue sur le Gange (qui était en crue à cette période de l'année). L'auberge est très bien placée sur les ghats, le restaurant est de très bon rapport qualité / prix . Le personnel est très sympa, et comme dans toute auberge nous pourrons prendre une douche sans supplément avant de prendre le train de nuit lors de notre départ. Une fois installé nous prenons un tuctuc pour visiter Sarnath (payé 400 rps, mais c'est cher, normalement c'est autour de 200 / 300 rps). Le conducteur nous dépose à l'entrée de divers temples bouddhiste, nous finissons par la visite du temple de Dhamekh Stupa. Se perdre dans le labyrinthe que forme la vielle ville de Vârânasî est surprenant le premier jour, mais une fois quelques repères pris, cela devient facile. Cependant deux choses à retenir sur notre visite des ghats : concernant Manirkanika ghat (le "burning ghat") ne pas suivre les rabatteurs qui vous proposeront de monter dans un immeuble environnant. Ceux-ci vous demanderons de l'argent à la fin pour aider les plus pauvres à acheter du bois (500 rps le kg). Bien évidement l'argent va directement dans leurs poches... Ne pas hésiter à monter, tout en précisant bien que vous ne voulez aucune aide! Attention les photos des crémations sont interdites. Si vous voulez voir une cérémonie hindoue, fuyez celle de 19h sur Dasaswamedh ghat : vous verrez plus de touristes que de locaux! Les plus belles cérémonies que nous avons vues étaient dans les temples (à Udaipur en particulier).
De retour sur Delhi nous passons nos deux derniers jours au Lifetree B&B, situé dans le quartier afghan, que nous avait conseillé l'agence. La chambre est très propre et bien aménagée, la patronne et son fils sont très sympas ! La guesthouse se trouve à 10 min à pied du métro et proche d'un bazar ou nous ferons nos dernier achats. Nous avons visité "Humayun’s Tomb" (tombeau qui a inspiré le Taj Mahal) moins impressionnant que son successeur mais quand même très beau ! Tout proche se trouve "Qutab Minar" avec un impressionnant minaret de 76m. La maison de Gandhi est a voir, avec une exposition permanente retraçant l'ensemble de sa vie. Vous pourrez suivre ces derniers pas avant qu'il soit assassiné.. L'ensemble de la visite est assez prenante. Si vous aimez les musés, prévoyez de passer au moins une ½ journée au National Museum. Il y a entre autre une exposition de peinture miniature magnifique! Le Fort Rouge est à faire, mais est moins impressionnant une fois que l'on a vu Fathepur Sikri. Nous ne sommes pas montés en haut du minaret de la mosquée Juma Masjid, très proche du fort rouge. Nous nous sommes également baladé (et perdu!) dans le old delhi, qui est immense et haut en couleur! Si vous voulez retrouver un peu d'occidentalisme, rendez-vous a Connaught Place ou toutes les marques et chaines de fast-food que nous connaissons sont présentes…
Bref, pour résumer (!) nous ne regrettons pas grand-chose de ce magnifique voyage et avons adoré. A choisir nous serions peut être resté une journée de plus à Bundi et plus négocié le prix des hôtels au début du voyage…
Vol : Nous avons voyagé pendant la basse saison (c'est la fin de la mousson, les températures atteignent 35/40°C dans le désert) donc les vols de province vers Delhi sont abordables. Nous avons pris nos billets avec Air France deux mois avant notre départ, et 700€ / pers, grave erreur ! Le vol n'étant pas plein à cette saison, les prix des billets sont descendus a 580€ / pers un mois avant notre départ… Lors de notre séjour, nous avons rencontrés pas mal de voyageurs qui se déplaçaient uniquement en bus / train. Il faut faire avec les retards et autres annulations qui sont courant dans les transports publics locaux. Étant donnée que nous avions que 3 semaines, nous avons choisi « d'optimiser le temps sur place » en choisissant de se déplacer avec un chauffeur.
Après pas mal de recherches sur ce forum (entre autre!) nous avons sélectionnés l'agence de Randhir Singh (chauffeureninde). Trois choses nous ont convaincu de partir avec eux : taille restreinte (moins de 10 chauffeurs indépendants – nous apprendrons sur place que les grandes agences trouvées rapidement sur google ne sont en fait que des intermédiaires qui dispatchent ensuite les clients dans des petites agences locales, d’où la surprise de certains…), Nous avons pu choisir nous-même nos hôtels (suivant le Lonely Planet et TA) et ainsi adapter nos hébergements en fonction de notre budget.L' associée de Randhir, Dominique (Dom), est française, ce qui facilite grandement les échanges lors de la préparation du voyageL'agence propose des itinéraires, mais nous avons demandé un devis avec nos propres étapes. Il n'y a pas eu de soucis, Dom a été très réactive et de bons conseils dans la préparation du voyage (durée des étapes etc…). Nous avons été pris en charge dès notre arrivée à l'aéroport par notre chauffeur (Subhaj). Il est resté avec nous durant deux semaines, il connaît très bien le Rajasthan, c'est un très bon conducteur avec « de bons freins, un bon klaxon et beaucoup de chance ! Personnage discret, il était là au moindre problème, quelqu'un de confiance sur qui on pouvait vraiment compter. Nous avons suivi ses conseils pour acheter cadeaux et souvenirs. Nous vous conseillons de faire de même puisque leur but est de satisfaire le client et non de l'escroquer ! Tout les chauffeurs prennent des commissions, celal fait parti du jeux. De même pour les visites, le chauffeur nous a modifié notre itinéraire pour voir des temples et des forts que nous n'avions pas prévu de visiter, et nous n'avons pas été déçu. Seul bémol, lors des longues étapes, il nous arrêtait dans des resto à touristes, ou la nourriture est chère (au moins 5 fois le prix d'un resto pour les locaux) et pas très bonne… Seulement tous les chauffeurs font ça car ils mangent gratuitement, et ils ont bien besoin de faire une pause après 4/5h de conduite sur les routes indienne! Retour sur les étapes / hôtels :
Mandawa : (environ 6h de, route) Après une première et courte nuit sur Delhi, départ à 8h du matin pour Mandawa. Premier contact avec les routes indiennes… Bouchon, nid de poule, vaches et autres animaux, c’est sur on est bien en Inde! Arrivé sur place nous posons nos valises au "Paawana Haveli". Très bel hôtel, avec des chambres grandes et propres, et un excellent resto. Nous avons mangé un de nos meilleurs Thali dans celui-ci. Dès notre arrivée nous partons avec un employé de l'hotel visiter les havelis de la ville. Celle-ci est calme et plutôt agréable.
Bikaner : Sur la route, visite du temple de Karni Matra à Deshnoke. A ne pas louper! Ce temple ou les rats sont vénérés (et loger / nourris) est complètement impensable pour nous occidentaux! Arrivée au "Hotel Bhairon Vilas". Nous sommes les seuls clients et avons l'impression de déranger les quelques employés présents… Nous négocions le prix de la chambre, celle-ci est petite et quelconque, la sdb, propre, sans plus. Cet hôtel est un coup de cœur du Lonely planet, mais il doit y avoir possibilité de trouver mieux. Les repas et petit dej ne sont pas inoubliables non plus. Visite du Fort de Junagarh. Très beau de l'extérieur et les diverses pièces de vie du maharadja sont magnifiques. L'audioguide en français est pas mal fait. Nous visitons ensuite le old bikaner avec un tuc-tuc conseillé pas notre chauffeur (200 rps pour 3h de visite). Nous nous baladons et visitons un premier temple jain ainsi qu'un haveli transformé en hôtel…. Le lendemain longue journée de route (7h) pour arriver à khuri dans le désert du Thar. Nous avons suivi Subhaj qui nous a amené dans une guest house organisant des safari en dromadaire et nuit dans le désert à la belle étoile (1500 rps / pers). Nous ne sommes pas les seuls, donc je n'imagine pas le monde qu'il doit y avoir en pleine saison… Après le repas et un spectacle de danse traditionnelle Rajahsthani, puis nous partons avec 3 autres personnes dormir au pied des dunes a la belle étoile. A savoir en fin de mousson, le désert est envahi par de petites mouches qui rendent les nuits difficiles!
Jaisalmer : Nous logeons à l'hotel "Pleasant haveli" que nous recommandons! Le personnel et le patron sont très sympa et toujours disponible . La chambre est grande, la sdb est nikel, les repas et petit dej sont excellents. Le tout pour un prix correct, rien à redire ! Jaisalmer est une citadelle magnifique perdue au milieu du désert. Visite du fort de bon matin, ruelles étroites et temple Jains (ceux dans le désert sont plus beaux). Ne pas louper les 3 haveli dans la ville qui offre une vue magnifique sur le fort. Visiter le 3ieme car il est entretenu par le gouvernement, l'entrée est gratuite et on n'essaye pas de vous vendre tout et n'importe quoi, contrairement au deux premier ! Nous allons voir les "royal cenotafe" au soleil couchant, c'est magnifique ! Puis nous retournons dans la ville et nous achetons des bijoux en argent dans le quartier musulman de la ville, où 300 familles vivent de cela.
Jodphur : Nous logeons au "Singhvi's Haveli" dans la vielle ville, au bas du fort de Meherangarh (5 min à pied). Toujours un coup de cœur du lonely planet, mais nous avons réservé pour 2 nuits arrivons un jour en avance… Le patron veut nous faire payer 3 nuits au lieu de deux, et un supplément car il n'y a de la place que dans les chambres de catégories supérieures…S'ensuit d'âpres négociations et au final nous ne payerons que deux nuits.Hotel correct mais patron vraiment pas sympathique. Visite du Fort de Meherangarh, (superbe vue sur la ville bleue, l'audio guide en français est pas mal. L'après-midi balade dans la vielle ville, achats de quelques souvenir et cadeaux. Visite du marché de la clock tower et achat de beaucoup (trop!) d'épices et de thé dans une boutique juste à côté de l'entrée de la clock tower et de la vielle ville ("suncity spices" dans les prix, 200 rps les 200 gr d'épices).
Départ pour Ranakpur : Changement complet de paysage, on passe du désert aux forêts denses remplis de singe ! Sur la route visite du fort de Kumbhalgarh qui possède la deuxième plus grande muraille du monde, après celle de chine. La vue en haut du fort est magnifique, nous visitons 3 temples indous dans la forteresse. Ensuite nous allons voir les temples jains de Ranakpur. Ces 3 temples (dont un avec 1440 colonnes de marbres sculptées…) sont magnifiques et à ne surtout pas manquer. Le soir, nous pensions dormir sur le site. Certains voyageurs ont pu le faire, sur le moment notre chauffeur nous dit que c'est fini, que les moines n'acceptent plus d'étrangers pour la nuit. Nous sommes sceptiques mais l'écoutons… Arrivé à l'hôtel Roopan nous négocions le prix de la chambre et posons nos valises dans une chambre correcte, la sdb et propre et il y a de l'eau chaude. Nous passerons la fin de l'après-midi à nous balader au bord du lac proche de l'hôtel et croiserons même deux bergers Raikas (les mêmes que dans l'émission de FR2 !). Nous assisterons le soir au spectacle d'une famille singe allant se coucher !
Le lendemain départ pour Udaipur. Certainement la meilleure étape pour nous ! Le city palace est à faire surtout pour ses des miniatures, elles sont magnifiques ! A la sortie, évitez les magasins au pied du fort (soit disant une association aidée par le maharana local) les produits (écharpes, chemises …) sont chère et de qualité plus que douteuse (on c'est fait avoir....)! Udaipur est la ville des miniatures. Les rabatteurs des boutiques ne cesseront de vous solliciter. Nous avons acheté les notre a l'emporium d'état a la sortie du City Palace. Les prix sont fixes, et pas très élevés pour une bonne qualité (60% du prix de vente revient aux peintres). Ne pas hésiter a visiter le jagdish temple et faire un tour de bateau sur la lac Pichola (200 rps / pers). Prenez un tuctuc pour aller au téléphérique en dehors de la vielle ville qui offre une vue magnifique sur le lac et la ville. Nous avons dormi au "devraj nivas hotel" (sur lal ghat). Nous étions en basse saison, nous avons payé 1800 rps (au lieu de 3000 en haute saison) la chambre. Hormis la vue directe sur le lac, elle ne vaut pas 3000 rps /nuit. L'ensemble est propre et l'eau chaude est disponible sur demande (!), il faut appeler l'accueil 10 min avant de prendre sa douche pour qu'ils activent le ballon! Le restaurant est correct mais un peu cher. Nous avons mangé les midis dans le restaurant à côté de l'hôtel – le rainbow - (aussi en roof top avec vue directe sur le lac) qui est bien moins cher et aussi bon.
Le lendemain départ pour bundi. Sur la route visite du fort de Chittogargh, le plus grand fort du rajasthan. Effectivement la visite d'un monument à un autre se fait en voiture. Il faut être amateur de vieille pierre car le fort est en ruine, Nous finissons par la visite du temple et du palais des reines qui offre une vue sympa sur le lac. Nous repartons un peu déçu de la visite (trop de monde et sûrement de la fatigue accumulée). Pour arriver à Bundi nous prenons une route plus que cahoteuse; il faudra 2h30 pour faire 50 km. Nous arrivons tard et visitons le city palace avant la fermeture. Le palais n'a rien d'extraordinaire en lui-même car il n'est plus trop entretenu, par contre la salle des peintures vaut le coup car celles-ci sont bien conservées! Nous dormons au "Bundi haveli hotel" qui est très bien. La chambre ayant un problème de clim, le patron nous a changé de chambre sans problème nous avons même été surclassé! La nourriture est bonne et le personnel très sympathique.
Nous repartons le lendemain vers Jaipur et regrettons de ne pas être resté une journée de plus pour visiter la vielle ville… Avant de poser nos valiser au "pearl palace" qui est un bon hôtel au rapport qualité prix très correct pour Jaipur (chambre + sdb propre & eau chaude a foison!) nous allons visiter le fort d'Amber. En très bon état les salles et collections sont à voir. L'audio guide est bien fait. Le soir nous allons enfin voir un film de bollywood au Raj Mandir, ne pas hésiter, cela reste un de nos meilleurs souvenirs du voyage! Nous avons acheté les tapis dans une fabrique locale au prix correct (environ 12000 rps pour un tapis de 130 x 90 en laine cachemir). Nous partons le lendemain pour Agra. Sur la route nous visitons le fort d'Akbar le grand" Fatepur Sikri et sa mosquée. L'audioguide n'est qu en anglais donc nous n'en prenons pas. Nous refusons tous les guides qui nous accostent (et demandent 500 rps pour la visite!) et entrons. Après qques minutes, un n-ième guide nous aborde dans un français parfait et nous propose la visite pour 100 rps… Nous acceptons et nous ne le regrettons pas car nous apprendrons énormément de choses sur l'histoire du fort et aussi sur l'intégration de la religion musulmane dans la culture indienne. Par contre faire attention au retour du bus, une horde d'indien nous harcèle sur le parking pour nous vendre des bibelots le temps que nous retrouvions notre chauffeur. C'est la seule fois du voyage ou nous nous sentirons aussi peu en sécurité…
Agra : Arrivé à l'hôtel - proche de l'entrée du Taj Mahal – Les chambres sont propres, la sdb est correcte, les repas sont corrects mais cher. Le lendemain matin nous allons à l'ouverture grilles (6h) voir le Taj. C'est devant ce monument que l'on comprend pourquoi les indiens nous en parle autant depuis notre arrivée… C'est exactement comme l'on se l'imagine : grandiose, magnifique surtout au lever du soleil avec ces couleurs rose / orangé !!!! L'après-midi nous visitons le red fort d'Agra, avec un guide qui parle français (150 rps). Après le Taj Mahal et Fatepur Sikri, celui-ci est forcément moins impressionnant mais vaut quand même le détour! Une seule nuit Agra est largement suffisant, car hormis ces deux monuments il n'y a pas grand-chose à faire dans la ville.
Départ le soir pour Vârânasî en train, dernier repas avec notre chauffeur que nous quittons à la gare avec un petit pincement au cœur… Mais nous sommes immédiatement remis dans le bain une fois entré dans le train ! Nous avions réservé en 2nd AC tier (par manque de place en première) via l'agence de chauffeur car prendre les billets sur internet est très compliqué… A notre arrivée un employé de l'auberge où nous avions réservé vient nous chercher. Nous passons deux nuits au "Ganpati Guest House". La chambre que nous avons a une vue sur le Gange (qui était en crue à cette période de l'année). L'auberge est très bien placée sur les ghats, le restaurant est de très bon rapport qualité / prix . Le personnel est très sympa, et comme dans toute auberge nous pourrons prendre une douche sans supplément avant de prendre le train de nuit lors de notre départ. Une fois installé nous prenons un tuctuc pour visiter Sarnath (payé 400 rps, mais c'est cher, normalement c'est autour de 200 / 300 rps). Le conducteur nous dépose à l'entrée de divers temples bouddhiste, nous finissons par la visite du temple de Dhamekh Stupa. Se perdre dans le labyrinthe que forme la vielle ville de Vârânasî est surprenant le premier jour, mais une fois quelques repères pris, cela devient facile. Cependant deux choses à retenir sur notre visite des ghats : concernant Manirkanika ghat (le "burning ghat") ne pas suivre les rabatteurs qui vous proposeront de monter dans un immeuble environnant. Ceux-ci vous demanderons de l'argent à la fin pour aider les plus pauvres à acheter du bois (500 rps le kg). Bien évidement l'argent va directement dans leurs poches... Ne pas hésiter à monter, tout en précisant bien que vous ne voulez aucune aide! Attention les photos des crémations sont interdites. Si vous voulez voir une cérémonie hindoue, fuyez celle de 19h sur Dasaswamedh ghat : vous verrez plus de touristes que de locaux! Les plus belles cérémonies que nous avons vues étaient dans les temples (à Udaipur en particulier).
De retour sur Delhi nous passons nos deux derniers jours au Lifetree B&B, situé dans le quartier afghan, que nous avait conseillé l'agence. La chambre est très propre et bien aménagée, la patronne et son fils sont très sympas ! La guesthouse se trouve à 10 min à pied du métro et proche d'un bazar ou nous ferons nos dernier achats. Nous avons visité "Humayun’s Tomb" (tombeau qui a inspiré le Taj Mahal) moins impressionnant que son successeur mais quand même très beau ! Tout proche se trouve "Qutab Minar" avec un impressionnant minaret de 76m. La maison de Gandhi est a voir, avec une exposition permanente retraçant l'ensemble de sa vie. Vous pourrez suivre ces derniers pas avant qu'il soit assassiné.. L'ensemble de la visite est assez prenante. Si vous aimez les musés, prévoyez de passer au moins une ½ journée au National Museum. Il y a entre autre une exposition de peinture miniature magnifique! Le Fort Rouge est à faire, mais est moins impressionnant une fois que l'on a vu Fathepur Sikri. Nous ne sommes pas montés en haut du minaret de la mosquée Juma Masjid, très proche du fort rouge. Nous nous sommes également baladé (et perdu!) dans le old delhi, qui est immense et haut en couleur! Si vous voulez retrouver un peu d'occidentalisme, rendez-vous a Connaught Place ou toutes les marques et chaines de fast-food que nous connaissons sont présentes…
Bref, pour résumer (!) nous ne regrettons pas grand-chose de ce magnifique voyage et avons adoré. A choisir nous serions peut être resté une journée de plus à Bundi et plus négocié le prix des hôtels au début du voyage…
Ouest américain avec un voyagiste English translation pending
Bonjour,
Vente Privée propose un voyage dans l'OUEST AMERICAIN.
Avez-vous déjà réservé sur Vente Privée et connaissez-vous le
voyagiste qui est AmériGo ?
Merci à tous.
Gujurat: que choisir? English translation pending
Bonjour 🙂
J'emmène ma tante/marraine en Inde en février prochain, et je voudrais que son voyage soit nickel. Aussi j'aime prendre mon temps, je ne tiens pas à visiter au pas de course... Je dois donc choisir, et j'ai vraiment du mal... :)
Parmi tous ces sites, lesquels sont vos préférés?
Combien de temps y rester pour être relax? ( 3 semaines mais 4 ou 5 jours à Junagadh pour la Shivaratri) Sachant que je vais d'office à Patan, Ahmedabad, Dwarka et Junagadh. (pas le temps de retourner à Bhuj et Mandvi...)
- Vadodara & Alentours - Gondal - Palitana - Whadwan - Meshana - Vadnagar - Siddhpur - Taranga Hill - Becharaji - Dhrangadhra - safari dans le little rann? - Wankaner - Jamnagar & alentours - Dwarka - Porbandar - Somnath - Sasan gir, mais cher (1000 rps p/pers + jeep!)
Merci 😎
J'emmène ma tante/marraine en Inde en février prochain, et je voudrais que son voyage soit nickel. Aussi j'aime prendre mon temps, je ne tiens pas à visiter au pas de course... Je dois donc choisir, et j'ai vraiment du mal... :)
Parmi tous ces sites, lesquels sont vos préférés?
Combien de temps y rester pour être relax? ( 3 semaines mais 4 ou 5 jours à Junagadh pour la Shivaratri) Sachant que je vais d'office à Patan, Ahmedabad, Dwarka et Junagadh. (pas le temps de retourner à Bhuj et Mandvi...)
- Vadodara & Alentours - Gondal - Palitana - Whadwan - Meshana - Vadnagar - Siddhpur - Taranga Hill - Becharaji - Dhrangadhra - safari dans le little rann? - Wankaner - Jamnagar & alentours - Dwarka - Porbandar - Somnath - Sasan gir, mais cher (1000 rps p/pers + jeep!)
Merci 😎
Inde du Nord: harcèlement en train English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais partir seul en Inde du Nord (Delhi, Agra, Lucknow ?, Varanasi par le train, Kolkatta par avion) en décembre et je commence à appréhender en lisant tous les retours concernant la mendicité, le harcèlement permanent, les arnaques etc ...
Afin de finaliser mon itinéraire, je me demande si dans une grande ville peu touristique comme Lucknow ça serait pire (peu de touristes en vue donc dès qu'un arrive il est pris pour cible) ou plus tranquille (habitants n'ont pas (encore ?) pris cette sale habitude) ?
Enfin est-il possible ou naïf d'espérer pouvoir se poser tranquillement dans des lieux touristiques (forts, Taj Mahal, ghats de Varanasi) pour savourer l'ambiance tranquillement sans être en permanence sollicité ?
Merci pour vos idées =)
Je vais partir seul en Inde du Nord (Delhi, Agra, Lucknow ?, Varanasi par le train, Kolkatta par avion) en décembre et je commence à appréhender en lisant tous les retours concernant la mendicité, le harcèlement permanent, les arnaques etc ...
Afin de finaliser mon itinéraire, je me demande si dans une grande ville peu touristique comme Lucknow ça serait pire (peu de touristes en vue donc dès qu'un arrive il est pris pour cible) ou plus tranquille (habitants n'ont pas (encore ?) pris cette sale habitude) ?
Enfin est-il possible ou naïf d'espérer pouvoir se poser tranquillement dans des lieux touristiques (forts, Taj Mahal, ghats de Varanasi) pour savourer l'ambiance tranquillement sans être en permanence sollicité ?
Merci pour vos idées =)
Croisière sur le Fantasia du 25 novembre (12 jours/11 nuits) English translation pending
Bonsoir à tous!
Ca y est!!!! je suis sur le point de signer pour une nouvelle croisière!!!!😎 mais, avant, les amis, je vais à mon tour, avoir besoin de vous!: Je vais essayer d'être brève et concise!:
Donc voilà: croisière prévue au départ de Gênes le 25 novembre sur le Fantasia. C'est une croisière de 12 jours, sur le Fantasia (je ne connais que le Splendida) escales: Nice, Gênes, Katakolon, Heraklion, Haïfa, Haïfa, Athènes / Le Pirée, Civitavecchia (Rome), Gênes, Nice, cette croisière s'intitule: Cités antiques et Terre Sainte.
Ma question la plus importante est: Peut-on entrer en Israël avec juste sa carte d'identité????????(en tant que croisiériste bien sur!)
Nous avons (presque ) réservé avec Webcroisières, (qu'en pensez vous????????) il me semble avoir lu récemment, qu'un jeune couple avait eu des problèmes pour embarquer suite à ce genre de soucis! (mais je ne retrouve plus l'info!)
Merci également pour les liens, infos, C/R que vous pourrez me faire parvenir sur le bateau, les escales......
Donnez moi vos avis, ils sont précieux!
Merci d'avance.
Bien cordialement.
Lala.(Laurence)
Retour de croisière "Terre sainte" sur le Pacifica du 9 au 20 octobre English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord un grand MERCI aux forumeurs/croisiéristes rencontrés sur ce forum et en vrai sur la croisière, ce fut une joie de faire votre connaissance, certains se sont croisés régulièrement d'autres au hasard des couloirs, des amitiés sont nées, donc n'hésitez pas à vous donner rdv sur le bateau pour rencontrer ceux qui partent sur la même croisière que vous !
Nous voici de retour de notre 1ère croisière en terre sainte (Grèce, Turquie, Israël, Italie). Je vais vous faire un petit point sur la croisière. Je ne veux pas influencer en quoi que ce soit sur l'idée que vous pourrez vous faire de ce voyage, je vous dirais simplement ce que j'ai pensé des services de Costa, des excursions etc...Ces avis sont personnels, certains seront d'accord avec moi d'autres pas.
Arrivée à Nice :
R.d.v. à l'aéroport pour prendre la navette Costa à 12h45 selon l'agence, nous décidons d'y être à 10h00 en sachant que les 1ers bus Costa arrivent à 10h00 environ pour déposer ceux qui débarquent, effectivement les bus étaient là, donc n'hésitez pas à y aller un peu plus tôt. Arrivée à Savonne 1h30 plus tard, longue attente pour l 'embarquement. On nous donne un n° par groupe, il faut attendre qu'on vous appelle, on file vers le bateau, plusieurs passages devant les membres de Costa, photographe y compris. Vous laissez vos passeports, on vous donne un carton vert en échange, ne le perdez pas il vous servira à récupérer vos passeports avant l'escale en Israël.
Arrivée dans le bateau :
Grandiose ! Ça brille de partout, un véritable hôtel digne de Las Vegas ! Il vous faudra 2 jrs pour arriver à vous repérer dans le bateau. 12 étages ça en fait des escaliers à monter et descendre, pas de panique les ascenseurs sont là, il faut juste de la patience, la patience est d'ailleurs le maître mot à bord et ce pour quoi que ce soit !
Les chambres : Valises déjà déposées dans notre chambre à notre arrivée. Il y a aussi le To Day, les cartes costa etc...Nous avons une cabine intérieure, assez grande, salle de bain parfaite, de la place, le gel douche est un distributeur dans la douche, si vous voulez du shampoing il faut le demander à votre cabinier. Des penderies et des tiroirs en nombre suffisant pour nous, un coffre pour ranger les documents, les bijoux et argent. Une bouteille d'eau et divers boissons dans le mini bar (le tout payant), un sèche cheveux. Une télé qui sert pour le to day, contrôler votre carte, louer des films, acheter différents services (excursions etc, ,) et pour regarder la télé aussi ( 3 chaînes françaises, France 24, la 5 et ...je ne sais plus...Nous étions au 1er étage, literie excellente, chambre 1233 très calme. Nous avons 2 grosses valises, elles glissent facilement sous le lit.
Les salons :
Différents salons/bars sur le bateau, tous avec de la musique (rock, classique, danse etc...), le bruit est très (trop) présent sur le bateau, la majeur partie du temps les gens se donnent rdv au salon du 3ème, qui est en fait l'accueil du bateau. Un piano est présent dans les bars, avec un chanteur et une bande son qui l'accompagne, dommage pour un bateau consacré à la musique !
Animations :
Vous aurez des animations tous les jours, personnellement aucune à notre goût, trop de monde et de bruit, impossible de voir les démonstrations tant les gens sont agglutinés devant les animations.
Exemple d'animations, tous les jours à peu prés les mêmes :
-8h30 marche matinale -9h00 gymnastique -10h00 atelier manuel « peignons ensemble » - 16h00 « parfumeur de linge » -10h00 défi du matin -10h15 quiz : simulateur de F1 -10h30 leçon de danse -10h45 quiz : Trivial -11h00 volley-ball -11h00 on parie que... -12h00 Spécialité gastronomique du pêcheur (foule immense, impossible d'approcher, je pars) -15h30 quiz : « bel paese, italie » (un quiz sur l’Italie) -15h30 baby foot -16h00 leçon de danse -16h00 vidéo quiz : les fromages -16h00 volley ball -16h30 jeu : tutti i frutti -17h00 aérobic -17h30 gym relaxante Voilà une idée des animations, les sujets des quiz changent mais elles restent les mêmes, donc si vous n'êtes pas sportifs, que vous vous foutez des quiz et des fleurs en papier et bien c'est l'ennui mortel sur le bateau et les 3 jrs en mer de navigation se transforment en longues heures interminables pour beaucoup de passagers, reste la bronzette sur les ponts (si vous trouvez de la place) ! Une animation que je voulais absolument voir : sculpture sur glace, fruits et légumes qui à eu lieu à ...minuit, non merci !!!!
Spectacle au théâtre à 19h15 pour le service de 21h00, et à 21h30 pour ceux de service de 18h30, nous en avons vu quelques-uns, mais ce n'est pas trop notre tasse de thé, je ne jugerai donc pas !
Pour les fumeurs :
3 salons fumeurs sur le bateau, au pont 3 (accueil) une partie est fumeur, au bar Rhapsody pont 5 une partie fumeur, le casino entièrement fumeur et les ponts extérieurs qui disposent à certains endroits de cendriers. Cigarettes en vente sur le bateau le soir à partir de 19h00, uniquement par cartouches (Fortuna, les moins chères à 23,99 ttc) les marlboro sont, je crois à 30 euros, mais attendez d'être à terre, à la sortie du bateau il y a des shops dutty free (sauf en Israël), les cigarettes sont moins chères qu'à bord.
Divers : Les photos sont assez chères, pas toutes géniales, pas de photos soldées à -50% le dernier jour ! Pour les cartes postales, si vous ne trouvez pas de boites aux lettres à quai, soit vous postez à bord avec un timbre européen acheté dehors dans ce cas Costa postera votre carte à l'escale suivante (10 jrs environ), soit vous faites oblitérer votre carte par Costa, il vous en coûtera 1,80 par timbre et votre carte est postée dés que Costa est à quai !
Boissons :
Pas de forfait pour nous, mais nous avons dépenser l’équivalent, l'avantage pour nous c'est que ça nous a freiné dans notre consommation. Ceux qui avaient des forfaits avez tendance à consommer plus que de raison, l'ennui aidant les gens passent leur temps à consommer, certains commencent les cocktails alcoolisés à partir de 16h00. Ceci dit, il existe des forfaits divers (café ou eau ou alcool etc, ,, ) ATTENTION, si vous prenez le forfait All exclusives, sur les cartes les consommations marquées d'un * sont payantes. A vous de voir. A la chocolaterie la boite de chocolat à offrir est à 13 euros les 9 chocolats.
Exemple de prix en ttc : Bouteille d'eau 1litre 3,39 Café expresso 1,73 Thé au lait 2,30 Cappuccino 2,88 Cocktail avec alcool 8,00 Bière 4,31 Bouteille de vin à table « Mateus rouge » 25,30/ Chianti 23,00
Il y a bien, si vous le demandez une carafe d'eau à table, elle est juste imbuvable, sauf si vous aimez l'eau de mer dessalée !
Ambiance générale du bateau :
3000 passagers environ, 900 français, quelques espagnols, allemands, anglais et une grande majorité d'italiens ! Si vous n'avez jamais voyager avec des Italiens votre séjour à bord vous laissera comme une envie de meurtre de masse sur les Italiens !!! Je tiens à m'excuser d'avance sur les propos, non racistes, que je vais tenir sur les italiens et qui ne reflètent nullement la majorité de ceci mais juste la majorité présente sur le pacifica et je pense que bon nombre, sinon la majorité des « autres nationalités » seront d'accord avec moi.
Alors comment dire ? Un italien ça va, au delà bonjour les dégâts ! Ils ne parlent pas, ils hurlent ! Dans les files d'attente ils vous passent devant en toute impunité ! Si ils vous bousculent n'attendez pas d'excuses, ils ignorent ce mot ! Ils envahissent littéralement votre espace vital, ils s'installent avec vous sans demander si les fauteuils sont occupés ou libres, au théâtre ils n'hésitent pas à réserver 10 sièges pour leurs amis et malheur à vous si vous voulez vous asseoir, ils vous éjectent manu-militari ! Bref, des gens difficiles à supporter, sachez garder votre clame si vous ne voulez pas gâcher votre croisière ! Sinon, sans les italiens, ambiance sympa !
Restauration :
Pour la cafétéria le midi allez-y vers 11h30, installez-vous à une table, attendez patiemment, allez au buffet dés l'ouverture sinon, tjrs nos italiens, se ruent sur le buffet raflent tout ce qui se trouve devant eux et tant pis si il n'y a plus rien pour vous ! Les gens prennent des tonnes de nourriture, et bien souvent n'en mangent pas la moitié, c'est juste écœurant ! La nourriture de la cafète le midi est très moyenne, du type Flunch en moins bon, c'est notre avis ! Petit déjeuner correct et varié. Salé ou sucré, croissants pas terribles. Je pensais trouver des buffets magnifiques, décorés comme sur les photos, et bien non, juste des plats en inox, dommage !
Notre service du soir est à 18h30, trop tôt à notre goût, l'autre service est à 21h00. Très jolie salle de restaurant, le menu change tous les soirs, les plats sont très bons, superbement présentés, à la hauteur d'un restaurant gastronomique, que du bonheur ! Un grand merci à notre serveur Lambert et à son second Arun qui m'a offert une jolie fleur en papier confectionnée de ses mains, que de bons souvenirs avec eux ! Merci aussi à notre adorable cabinier qui nous faisait chaque soir de jolies déco avec les serviettes de toilettes !!
Le personnel :
Si il y avait un paradis de la gentillesse il serait à bord du costa ! Agréable, souriant, serviable, gentil, attentionné, les adjectifs manquent pour définir le personnel, serveurs, barmans, cabiniers, hommes de ponts, animateurs, hommes de ménage etc, tous ont un sourire ou un bonjour pour vous, nos italiens devraient prendre des leçons d'humilité avec eux !
Le temps :
Chaleur et soleil en Israël, idem en Grèce, en Italie et en Turquie ! 1 jour ½ de mauvais temps en mer, le bateau a changé de trajet en raison d'un vent fort et d'une mer agitée, beaucoup de personnes malades, moi y compris malgré les comprimés ! Attention à la clim très forte par endroit sur le bateau, angine et rhume garantis, j'ai dû annuler ma visite de Jérusalem/Bethléem en raison d'une grosse angine, il y avait foule à la pharmacie du Costa, dans les bus beaucoup toussaient ou éternuaient ! Tjrs prévoir un gilet/écharpe sur le bateau.
Les excursions :
Un conseil d'ami, ne prenez pas les excursions Costa : Trop chères et mal organisées, trop vite, pas le temps de voir quoi que ce soit et certaines dont : Jérusalem/Jaffa sont une véritable arnaque ! Suite à cette visite le bureau des excursions s'est transformé en bureau des lamentations et des réclamations !
A Izmir, au pied du bateau des taxi à 10 euros pour 4 vous déposent où vous voulez, un peu plus chers si ils vous accompagne dans vos visites, n'hésitez pas à demander ! Dutty free pour les cigarettes intéressant ! ATTENTION, prévoir des billets de 5, 10 et 20 euros, ils ne prennent pas les pièces en euros !! Possibilité de faire de la monnaie en billets à l'information/accueil au pont 3. Bazar (souk) accès sur les vêtements principalement, capitale de la robe de mariée, cocktail et costumes. N'achetez pas de sacs ou blousons en cuir de marque (contre-façons) même si c'est de bonne qualité !
Athènes et Katakolon : Katakolon : Au pied du bateau, une rue commerçante, des souvenirs, des cafés, restos, une petite halte sympa, pas chère. Une boite aux lettres se trouve à l'entrée de Katakolon juste avant l'entrée du port ! Athènes : Visite de l'Acropole avec Costa, notre guide Maria très sympa et passionnée, mais qui parle beaucoup, beaucoup ...Elle nous laisse du temps pour acheter quelques souvenirs et boire un café !
Jérusalem et Bethléem : D'après mon père et mon mari qui ont fait l'excursion, très beau mais très rapide, guide pas génial, visite obligatoire dans un magasin de pierres précieuses, les participants du bus se sont retrouvés enfermés à clé dans la boutique, mon mari a voulu sortir, impossible !!! En raison d'un trop grand nombre de touriste la visite du tombeau du christ s'est faite à travers ...un trou dans le mur !!!!!!!!!! 1 touriste de perdu dans leur bus, 7 pour un autre bus, c'est dire si ça va vite !!
Tel Aviv /Jaffa :
Une vraie fumisterie !!! Nous avons parcouru le petit port de Jaffa ainsi qu'un petit quartier très joli, c'est après que ça se gatte ! Après avoir vu des bâtiments délabrés encore et encore, nous parcourons les rues avec des bâtiments délabrés en cours de reconstructions encore et encore, les gens commencent à râler. Direction le marché, en gros un vide grenier d'une vingtaine d'exposants qui vendent des trucs usagés et inutiles ! Encore des bâtiments délabrés et reconstruits ! Direction Tel Aviv, enfin ! Nous parcourons, en bus, une grande avenue. La guide nous vante les magnifiques plages de Tel Aviv, on en verra jamais la couleur, un autre bus avec une autre guide interdit carrément au croisiéristes de descendre sur la plage pour faire des photos pour cause de ...requins ! Sur la plage ?! Bref, revenons à notre guide, celle-ci nous explique qu'à Tel Aviv les mamans promènent les enfants dans les parcs tandis que mr sort le chien...! Ils sont à la pointe de la technologie en mettant en service dans la ville des "Vélib" ...Les Français ont l'air si cons que ça ? Arrêt shopping dans un centre, 3 boutiques dont 1 dédiée aux produits de la mer morte ( 1 tube de crème 45 euros) on laisse tomber. Direction le seul café, ils ne prennent pas les euros, on ne boira pas de café ! Le reste des magasins est fermé. Nous apprendrons plus tard que nous étions dans un centre où beaucoup de jeunes branchés viennent faire la fête la nuit, le centre est ouvert de 22h00 à 10h00 du matin, nous sommes arrivés à 10h30...!!! Arnaque ! On remonte dans le bus direction la stèle de Yizhak Rabin, interdiction de descendre du bus, pas le temps, les photos seront prises de l'intérieur du bus pour ceux qui ont de la chance d'être à droite !! On rentre, dépités, dégoûtés ! Le soir même des dizaines de personnes vont se plaindre au bureau des excursions, pas de remboursements ou d'arrangements possible !
Rome :
Excursion Rome en liberté. Départ du bateau en bus à 9h30, 1h30 de trajet, arrivée à Rome à 11h00. La guide très gentille nous laisse Piazza del Popolo, nous sommes 4, buvons un café sur une terrasse, 20 euros les 4 cafés ! Pizza énormes et bonnes, pas chères dans les petites rues, environ 10 euros. Ballade dans les rues de Rome, direction le Vatican, beaucoup de monde. Il y avait aussi des calèches 100 euros le petit tour, on a pas demandé le prix du grand...Pour nous ça sera retour en taxi, 27 euros, prix fixe. Rdv avec la guide à 16h30 sur la même place, ça laisse peu de temps, c'est sûr nous reviendrons à Rome par nous même pour plusieurs jours !
Voilà en gros ce que je peux dire, pour des points plus précis n'hésitez pas à poser des questions, des forumeurs ou moi-même répondrons à vos questions si possible ! Une impression mitigée sur les croisières, pas sûrs que nous en ferons une autre, ambiance trop bruyante, trop peu de temps pour visiter, beaucoup de temps passer en bus, trop de jours en mer, manque d'animations variées etc...Pas trop à notre goût, mais c'est personnel !
Tout d'abord un grand MERCI aux forumeurs/croisiéristes rencontrés sur ce forum et en vrai sur la croisière, ce fut une joie de faire votre connaissance, certains se sont croisés régulièrement d'autres au hasard des couloirs, des amitiés sont nées, donc n'hésitez pas à vous donner rdv sur le bateau pour rencontrer ceux qui partent sur la même croisière que vous !
Nous voici de retour de notre 1ère croisière en terre sainte (Grèce, Turquie, Israël, Italie). Je vais vous faire un petit point sur la croisière. Je ne veux pas influencer en quoi que ce soit sur l'idée que vous pourrez vous faire de ce voyage, je vous dirais simplement ce que j'ai pensé des services de Costa, des excursions etc...Ces avis sont personnels, certains seront d'accord avec moi d'autres pas.
Arrivée à Nice :
R.d.v. à l'aéroport pour prendre la navette Costa à 12h45 selon l'agence, nous décidons d'y être à 10h00 en sachant que les 1ers bus Costa arrivent à 10h00 environ pour déposer ceux qui débarquent, effectivement les bus étaient là, donc n'hésitez pas à y aller un peu plus tôt. Arrivée à Savonne 1h30 plus tard, longue attente pour l 'embarquement. On nous donne un n° par groupe, il faut attendre qu'on vous appelle, on file vers le bateau, plusieurs passages devant les membres de Costa, photographe y compris. Vous laissez vos passeports, on vous donne un carton vert en échange, ne le perdez pas il vous servira à récupérer vos passeports avant l'escale en Israël.
Arrivée dans le bateau :
Grandiose ! Ça brille de partout, un véritable hôtel digne de Las Vegas ! Il vous faudra 2 jrs pour arriver à vous repérer dans le bateau. 12 étages ça en fait des escaliers à monter et descendre, pas de panique les ascenseurs sont là, il faut juste de la patience, la patience est d'ailleurs le maître mot à bord et ce pour quoi que ce soit !
Les chambres : Valises déjà déposées dans notre chambre à notre arrivée. Il y a aussi le To Day, les cartes costa etc...Nous avons une cabine intérieure, assez grande, salle de bain parfaite, de la place, le gel douche est un distributeur dans la douche, si vous voulez du shampoing il faut le demander à votre cabinier. Des penderies et des tiroirs en nombre suffisant pour nous, un coffre pour ranger les documents, les bijoux et argent. Une bouteille d'eau et divers boissons dans le mini bar (le tout payant), un sèche cheveux. Une télé qui sert pour le to day, contrôler votre carte, louer des films, acheter différents services (excursions etc, ,) et pour regarder la télé aussi ( 3 chaînes françaises, France 24, la 5 et ...je ne sais plus...Nous étions au 1er étage, literie excellente, chambre 1233 très calme. Nous avons 2 grosses valises, elles glissent facilement sous le lit.
Les salons :
Différents salons/bars sur le bateau, tous avec de la musique (rock, classique, danse etc...), le bruit est très (trop) présent sur le bateau, la majeur partie du temps les gens se donnent rdv au salon du 3ème, qui est en fait l'accueil du bateau. Un piano est présent dans les bars, avec un chanteur et une bande son qui l'accompagne, dommage pour un bateau consacré à la musique !
Animations :
Vous aurez des animations tous les jours, personnellement aucune à notre goût, trop de monde et de bruit, impossible de voir les démonstrations tant les gens sont agglutinés devant les animations.
Exemple d'animations, tous les jours à peu prés les mêmes :
-8h30 marche matinale -9h00 gymnastique -10h00 atelier manuel « peignons ensemble » - 16h00 « parfumeur de linge » -10h00 défi du matin -10h15 quiz : simulateur de F1 -10h30 leçon de danse -10h45 quiz : Trivial -11h00 volley-ball -11h00 on parie que... -12h00 Spécialité gastronomique du pêcheur (foule immense, impossible d'approcher, je pars) -15h30 quiz : « bel paese, italie » (un quiz sur l’Italie) -15h30 baby foot -16h00 leçon de danse -16h00 vidéo quiz : les fromages -16h00 volley ball -16h30 jeu : tutti i frutti -17h00 aérobic -17h30 gym relaxante Voilà une idée des animations, les sujets des quiz changent mais elles restent les mêmes, donc si vous n'êtes pas sportifs, que vous vous foutez des quiz et des fleurs en papier et bien c'est l'ennui mortel sur le bateau et les 3 jrs en mer de navigation se transforment en longues heures interminables pour beaucoup de passagers, reste la bronzette sur les ponts (si vous trouvez de la place) ! Une animation que je voulais absolument voir : sculpture sur glace, fruits et légumes qui à eu lieu à ...minuit, non merci !!!!
Spectacle au théâtre à 19h15 pour le service de 21h00, et à 21h30 pour ceux de service de 18h30, nous en avons vu quelques-uns, mais ce n'est pas trop notre tasse de thé, je ne jugerai donc pas !
Pour les fumeurs :
3 salons fumeurs sur le bateau, au pont 3 (accueil) une partie est fumeur, au bar Rhapsody pont 5 une partie fumeur, le casino entièrement fumeur et les ponts extérieurs qui disposent à certains endroits de cendriers. Cigarettes en vente sur le bateau le soir à partir de 19h00, uniquement par cartouches (Fortuna, les moins chères à 23,99 ttc) les marlboro sont, je crois à 30 euros, mais attendez d'être à terre, à la sortie du bateau il y a des shops dutty free (sauf en Israël), les cigarettes sont moins chères qu'à bord.
Divers : Les photos sont assez chères, pas toutes géniales, pas de photos soldées à -50% le dernier jour ! Pour les cartes postales, si vous ne trouvez pas de boites aux lettres à quai, soit vous postez à bord avec un timbre européen acheté dehors dans ce cas Costa postera votre carte à l'escale suivante (10 jrs environ), soit vous faites oblitérer votre carte par Costa, il vous en coûtera 1,80 par timbre et votre carte est postée dés que Costa est à quai !
Boissons :
Pas de forfait pour nous, mais nous avons dépenser l’équivalent, l'avantage pour nous c'est que ça nous a freiné dans notre consommation. Ceux qui avaient des forfaits avez tendance à consommer plus que de raison, l'ennui aidant les gens passent leur temps à consommer, certains commencent les cocktails alcoolisés à partir de 16h00. Ceci dit, il existe des forfaits divers (café ou eau ou alcool etc, ,, ) ATTENTION, si vous prenez le forfait All exclusives, sur les cartes les consommations marquées d'un * sont payantes. A vous de voir. A la chocolaterie la boite de chocolat à offrir est à 13 euros les 9 chocolats.
Exemple de prix en ttc : Bouteille d'eau 1litre 3,39 Café expresso 1,73 Thé au lait 2,30 Cappuccino 2,88 Cocktail avec alcool 8,00 Bière 4,31 Bouteille de vin à table « Mateus rouge » 25,30/ Chianti 23,00
Il y a bien, si vous le demandez une carafe d'eau à table, elle est juste imbuvable, sauf si vous aimez l'eau de mer dessalée !
Ambiance générale du bateau :
3000 passagers environ, 900 français, quelques espagnols, allemands, anglais et une grande majorité d'italiens ! Si vous n'avez jamais voyager avec des Italiens votre séjour à bord vous laissera comme une envie de meurtre de masse sur les Italiens !!! Je tiens à m'excuser d'avance sur les propos, non racistes, que je vais tenir sur les italiens et qui ne reflètent nullement la majorité de ceci mais juste la majorité présente sur le pacifica et je pense que bon nombre, sinon la majorité des « autres nationalités » seront d'accord avec moi.
Alors comment dire ? Un italien ça va, au delà bonjour les dégâts ! Ils ne parlent pas, ils hurlent ! Dans les files d'attente ils vous passent devant en toute impunité ! Si ils vous bousculent n'attendez pas d'excuses, ils ignorent ce mot ! Ils envahissent littéralement votre espace vital, ils s'installent avec vous sans demander si les fauteuils sont occupés ou libres, au théâtre ils n'hésitent pas à réserver 10 sièges pour leurs amis et malheur à vous si vous voulez vous asseoir, ils vous éjectent manu-militari ! Bref, des gens difficiles à supporter, sachez garder votre clame si vous ne voulez pas gâcher votre croisière ! Sinon, sans les italiens, ambiance sympa !
Restauration :
Pour la cafétéria le midi allez-y vers 11h30, installez-vous à une table, attendez patiemment, allez au buffet dés l'ouverture sinon, tjrs nos italiens, se ruent sur le buffet raflent tout ce qui se trouve devant eux et tant pis si il n'y a plus rien pour vous ! Les gens prennent des tonnes de nourriture, et bien souvent n'en mangent pas la moitié, c'est juste écœurant ! La nourriture de la cafète le midi est très moyenne, du type Flunch en moins bon, c'est notre avis ! Petit déjeuner correct et varié. Salé ou sucré, croissants pas terribles. Je pensais trouver des buffets magnifiques, décorés comme sur les photos, et bien non, juste des plats en inox, dommage !
Notre service du soir est à 18h30, trop tôt à notre goût, l'autre service est à 21h00. Très jolie salle de restaurant, le menu change tous les soirs, les plats sont très bons, superbement présentés, à la hauteur d'un restaurant gastronomique, que du bonheur ! Un grand merci à notre serveur Lambert et à son second Arun qui m'a offert une jolie fleur en papier confectionnée de ses mains, que de bons souvenirs avec eux ! Merci aussi à notre adorable cabinier qui nous faisait chaque soir de jolies déco avec les serviettes de toilettes !!
Le personnel :
Si il y avait un paradis de la gentillesse il serait à bord du costa ! Agréable, souriant, serviable, gentil, attentionné, les adjectifs manquent pour définir le personnel, serveurs, barmans, cabiniers, hommes de ponts, animateurs, hommes de ménage etc, tous ont un sourire ou un bonjour pour vous, nos italiens devraient prendre des leçons d'humilité avec eux !
Le temps :
Chaleur et soleil en Israël, idem en Grèce, en Italie et en Turquie ! 1 jour ½ de mauvais temps en mer, le bateau a changé de trajet en raison d'un vent fort et d'une mer agitée, beaucoup de personnes malades, moi y compris malgré les comprimés ! Attention à la clim très forte par endroit sur le bateau, angine et rhume garantis, j'ai dû annuler ma visite de Jérusalem/Bethléem en raison d'une grosse angine, il y avait foule à la pharmacie du Costa, dans les bus beaucoup toussaient ou éternuaient ! Tjrs prévoir un gilet/écharpe sur le bateau.
Les excursions :
Un conseil d'ami, ne prenez pas les excursions Costa : Trop chères et mal organisées, trop vite, pas le temps de voir quoi que ce soit et certaines dont : Jérusalem/Jaffa sont une véritable arnaque ! Suite à cette visite le bureau des excursions s'est transformé en bureau des lamentations et des réclamations !
A Izmir, au pied du bateau des taxi à 10 euros pour 4 vous déposent où vous voulez, un peu plus chers si ils vous accompagne dans vos visites, n'hésitez pas à demander ! Dutty free pour les cigarettes intéressant ! ATTENTION, prévoir des billets de 5, 10 et 20 euros, ils ne prennent pas les pièces en euros !! Possibilité de faire de la monnaie en billets à l'information/accueil au pont 3. Bazar (souk) accès sur les vêtements principalement, capitale de la robe de mariée, cocktail et costumes. N'achetez pas de sacs ou blousons en cuir de marque (contre-façons) même si c'est de bonne qualité !
Athènes et Katakolon : Katakolon : Au pied du bateau, une rue commerçante, des souvenirs, des cafés, restos, une petite halte sympa, pas chère. Une boite aux lettres se trouve à l'entrée de Katakolon juste avant l'entrée du port ! Athènes : Visite de l'Acropole avec Costa, notre guide Maria très sympa et passionnée, mais qui parle beaucoup, beaucoup ...Elle nous laisse du temps pour acheter quelques souvenirs et boire un café !
Jérusalem et Bethléem : D'après mon père et mon mari qui ont fait l'excursion, très beau mais très rapide, guide pas génial, visite obligatoire dans un magasin de pierres précieuses, les participants du bus se sont retrouvés enfermés à clé dans la boutique, mon mari a voulu sortir, impossible !!! En raison d'un trop grand nombre de touriste la visite du tombeau du christ s'est faite à travers ...un trou dans le mur !!!!!!!!!! 1 touriste de perdu dans leur bus, 7 pour un autre bus, c'est dire si ça va vite !!
Tel Aviv /Jaffa :
Une vraie fumisterie !!! Nous avons parcouru le petit port de Jaffa ainsi qu'un petit quartier très joli, c'est après que ça se gatte ! Après avoir vu des bâtiments délabrés encore et encore, nous parcourons les rues avec des bâtiments délabrés en cours de reconstructions encore et encore, les gens commencent à râler. Direction le marché, en gros un vide grenier d'une vingtaine d'exposants qui vendent des trucs usagés et inutiles ! Encore des bâtiments délabrés et reconstruits ! Direction Tel Aviv, enfin ! Nous parcourons, en bus, une grande avenue. La guide nous vante les magnifiques plages de Tel Aviv, on en verra jamais la couleur, un autre bus avec une autre guide interdit carrément au croisiéristes de descendre sur la plage pour faire des photos pour cause de ...requins ! Sur la plage ?! Bref, revenons à notre guide, celle-ci nous explique qu'à Tel Aviv les mamans promènent les enfants dans les parcs tandis que mr sort le chien...! Ils sont à la pointe de la technologie en mettant en service dans la ville des "Vélib" ...Les Français ont l'air si cons que ça ? Arrêt shopping dans un centre, 3 boutiques dont 1 dédiée aux produits de la mer morte ( 1 tube de crème 45 euros) on laisse tomber. Direction le seul café, ils ne prennent pas les euros, on ne boira pas de café ! Le reste des magasins est fermé. Nous apprendrons plus tard que nous étions dans un centre où beaucoup de jeunes branchés viennent faire la fête la nuit, le centre est ouvert de 22h00 à 10h00 du matin, nous sommes arrivés à 10h30...!!! Arnaque ! On remonte dans le bus direction la stèle de Yizhak Rabin, interdiction de descendre du bus, pas le temps, les photos seront prises de l'intérieur du bus pour ceux qui ont de la chance d'être à droite !! On rentre, dépités, dégoûtés ! Le soir même des dizaines de personnes vont se plaindre au bureau des excursions, pas de remboursements ou d'arrangements possible !
Rome :
Excursion Rome en liberté. Départ du bateau en bus à 9h30, 1h30 de trajet, arrivée à Rome à 11h00. La guide très gentille nous laisse Piazza del Popolo, nous sommes 4, buvons un café sur une terrasse, 20 euros les 4 cafés ! Pizza énormes et bonnes, pas chères dans les petites rues, environ 10 euros. Ballade dans les rues de Rome, direction le Vatican, beaucoup de monde. Il y avait aussi des calèches 100 euros le petit tour, on a pas demandé le prix du grand...Pour nous ça sera retour en taxi, 27 euros, prix fixe. Rdv avec la guide à 16h30 sur la même place, ça laisse peu de temps, c'est sûr nous reviendrons à Rome par nous même pour plusieurs jours !
Voilà en gros ce que je peux dire, pour des points plus précis n'hésitez pas à poser des questions, des forumeurs ou moi-même répondrons à vos questions si possible ! Une impression mitigée sur les croisières, pas sûrs que nous en ferons une autre, ambiance trop bruyante, trop peu de temps pour visiter, beaucoup de temps passer en bus, trop de jours en mer, manque d'animations variées etc...Pas trop à notre goût, mais c'est personnel !
Taxis d'Istanbul, des escrocs English translation pending
50 TL demandés par le 1er taxi pour aller de Taksim à Sultanhammet , je sors de la voiture et en reprends un plus loin , qui met son taximeter à zéro et qui passé le pont Galata me demande 30 TL (incrits comme par magie au compteur TRAFIQUE) alors que nous ne sommes mêmes pas arrivés à l'hotel, j'ai failli lui foutre sur la tronche, ma femme ne voulant pas d'histoires j'ai payé, j'ai pas pris la peine de relever son numéro.
A titre indicatif ça vaut entre 15 et 20 TL.
Les pires voleurs , même si la somme reste modeste, c'est le fait de se faire prendre pour des cons.
MSC Divina de Rio à Miami (14 juillet - 2 août 2014) English translation pending
Hello,
le MSC Divina servira d'hôtel pendant la Coupe du Monde de Football en juin et juillet 2014. Il restera donc au port de Rio durant les 4 semaines de compétition.
Le 14 juillet il se repositionnera vers Miami avec une croisière de 19 nuits entre Rio de Janeiro et Miami.
Serons à bord (couple avec un enfant)...🙂
Qui d'autre ?
le MSC Divina servira d'hôtel pendant la Coupe du Monde de Football en juin et juillet 2014. Il restera donc au port de Rio durant les 4 semaines de compétition.
Le 14 juillet il se repositionnera vers Miami avec une croisière de 19 nuits entre Rio de Janeiro et Miami.
Serons à bord (couple avec un enfant)...🙂
Qui d'autre ?
Zanskar, Dolpo ou Mustang pour un trek accessible aux débutants English translation pending
Bonjour,
Je suis une grande amoureuse des Himalayas du Nord indien ( Ladakh, Nubra, Spiti, Himachal Pradesh, Rupshu, Lahaul ), mais je ne connais pas encore le Zanskar ni le Dolpo et le Mustang au Népal, régions qui m'attirent aussi terriblement. Jusqu'à présent, je n'ai voyagé en Himalaya qu'en alternant marches d'une journée et jeep, mais j'aimerais effectuer un trek l'été prochain et j'hésite sur la destination car je sais que ces hautes-terres demandent souvent une grande endurance et une expérience certaine. Pourriez-vous aiguiller mes choix sur des treks de plusieurs jours qui soient accessibles aux débutants tout en offrant des paysages grandioses ? Merci pour votre aide.
Julley !
Je suis une grande amoureuse des Himalayas du Nord indien ( Ladakh, Nubra, Spiti, Himachal Pradesh, Rupshu, Lahaul ), mais je ne connais pas encore le Zanskar ni le Dolpo et le Mustang au Népal, régions qui m'attirent aussi terriblement. Jusqu'à présent, je n'ai voyagé en Himalaya qu'en alternant marches d'une journée et jeep, mais j'aimerais effectuer un trek l'été prochain et j'hésite sur la destination car je sais que ces hautes-terres demandent souvent une grande endurance et une expérience certaine. Pourriez-vous aiguiller mes choix sur des treks de plusieurs jours qui soient accessibles aux débutants tout en offrant des paysages grandioses ? Merci pour votre aide.
Julley !
Casse-tête pour 1 mois au Rajasthan English translation pending
Bonsoir,
Je galère pour trouver un parcours pour 1 mois, en utilisant, le train, l'avion, ou le bus. Nous connaissons déja Jaipur, c'est pourquoi je l'ai zappé sur le planning.
J'aurai aimé faire les étapes qui suivent, mais je pense, que j'ai prévu de trop, en sachant, que nous voulons terminer par 1 semaine à Goa.
En résumé voici le "projet", et si vous voyez des étapes, qui peuvent être supprimées, je suis preneuse pour les commentaires.
- 22 février Delhi - Amristar en avion arrivée à 10h matin 23 février Amristar 24 février retour Delhi - 25 février Delhi - 26 février Delhi - Ajmer train 12015 et bus pour Puskar - arrivée en principe vers 14h - 27 février Puskar - 28 février Puskar - 1er mars Puskar-Ajmer pour Udaipur en train - 5 heures de train - 2 mars Udaipur - 3 mars Udaipur - 4 mars Udaipur - Jodhpur en bus 6 a 8 heures de bus - 5 mars Jodhpur - 6 mars Jodhpur - 7 mars Jodhpur pour Jaisalmer en bus 5 a 6 h de bus ou train ??? - 8 mars Jaisalmer et ballade dans le désert et peut-etre nuit - 9 mars Jaisalmer - 10 mars Jaisalmer et 5/6 h de bus pour Jodhpur et avion pour Delhi - 11 mars Delhi et avion pour Goa - 20 mars Goa pour Delhi - du 21 au 23 mars Delhi et retour Paris.
Nous connaissons déjà Delhi, c'est pourquoi nous n'y restons que 3 jours.
Merci de me dire ce que vous en pensez, si c'est assez dans les villes, et un périple pas trop épuisant. Déja, nous trouvons que ne rester que 2 jours pleins dans une ville, c'est un peu la course. MAIS QUOI SUPPRIMER ??? 😕
A bientot, je l'espère avec vos commentaires. 😊
Je galère pour trouver un parcours pour 1 mois, en utilisant, le train, l'avion, ou le bus. Nous connaissons déja Jaipur, c'est pourquoi je l'ai zappé sur le planning.
J'aurai aimé faire les étapes qui suivent, mais je pense, que j'ai prévu de trop, en sachant, que nous voulons terminer par 1 semaine à Goa.
En résumé voici le "projet", et si vous voyez des étapes, qui peuvent être supprimées, je suis preneuse pour les commentaires.
- 22 février Delhi - Amristar en avion arrivée à 10h matin 23 février Amristar 24 février retour Delhi - 25 février Delhi - 26 février Delhi - Ajmer train 12015 et bus pour Puskar - arrivée en principe vers 14h - 27 février Puskar - 28 février Puskar - 1er mars Puskar-Ajmer pour Udaipur en train - 5 heures de train - 2 mars Udaipur - 3 mars Udaipur - 4 mars Udaipur - Jodhpur en bus 6 a 8 heures de bus - 5 mars Jodhpur - 6 mars Jodhpur - 7 mars Jodhpur pour Jaisalmer en bus 5 a 6 h de bus ou train ??? - 8 mars Jaisalmer et ballade dans le désert et peut-etre nuit - 9 mars Jaisalmer - 10 mars Jaisalmer et 5/6 h de bus pour Jodhpur et avion pour Delhi - 11 mars Delhi et avion pour Goa - 20 mars Goa pour Delhi - du 21 au 23 mars Delhi et retour Paris.
Nous connaissons déjà Delhi, c'est pourquoi nous n'y restons que 3 jours.
Merci de me dire ce que vous en pensez, si c'est assez dans les villes, et un périple pas trop épuisant. Déja, nous trouvons que ne rester que 2 jours pleins dans une ville, c'est un peu la course. MAIS QUOI SUPPRIMER ??? 😕
A bientot, je l'espère avec vos commentaires. 😊
Routes praticables en VTC en Islande English translation pending
Bonjour,
Nous comptons partir en Islande l'été prochain. J'ai déjà lu les discussions sur les avantages et les inonvénients des VTC et des VTT (http://voyageforum.com/v.f?post=1339405;search_string=islande). Cela étant, nous avons des "VTC" (1 Giant Escape 2 et 1 Surly LHT, pneus Schwalbe Marathon basiques).
Plutôt que de soumettre un itinéraire tracé au pif à vos critiques, nous souhaitons savoir quelles sont les routes et pistes impraticables avec un VTC.
Nous souhaitons également savoir quelles sont les routes à éviter en raison de la circulation.
Merci d'avance pour vos retours d'expérience
Nous comptons partir en Islande l'été prochain. J'ai déjà lu les discussions sur les avantages et les inonvénients des VTC et des VTT (http://voyageforum.com/v.f?post=1339405;search_string=islande). Cela étant, nous avons des "VTC" (1 Giant Escape 2 et 1 Surly LHT, pneus Schwalbe Marathon basiques).
Plutôt que de soumettre un itinéraire tracé au pif à vos critiques, nous souhaitons savoir quelles sont les routes et pistes impraticables avec un VTC.
Nous souhaitons également savoir quelles sont les routes à éviter en raison de la circulation.
Merci d'avance pour vos retours d'expérience
Evénements à Nosy Be English translation pending
Les évènements - apparemment particulièrement sordides - qui semblent être survenus depuis hier à NOSY BE ne vous sans doute pas améliorer la fréquentation touristique, ni inciter les malgaches à se montrer mieux disposés à l'égard des étrangers.
J'ai eu un compte-rendu assez détaillé d'une personne fiable sur place.
D'autres en ont-ils ?
J'ai eu un compte-rendu assez détaillé d'une personne fiable sur place.
D'autres en ont-ils ?
Retour de la croisière Costa Club du 15 septembre, Pacifica English translation pending
Bonsoir à tous,
Ouf, le retour au travail est dur ! Mais bon, ce fut une super croisière. Tout d’abord ça a commencé avec la réservation… petit problème, le prix en single avait beaucoup augmenté en peu de temps en juin 😠. Je suis donc passée par la Belgique car le prix y était beaucoup plus raisonnable, et j’ai trouvé une agence en ligne qui m’avait l'air sympa... avec des personnes compétentes. Réservation donc faite en juillet.
Départ de Paris en train le 14 septembre et nuit à l’hôtel… le lendemain, une forumeuse m'a prévenue qu'il y avait déjà des cars en place. J’avais prévu d’y être à 10h30… je me suis donc dépêchée et j’ai réussi à monter dans un car qui est parti à 10h30.
Ca sent bon les vacances… 2 heures plus tard avec le Pacifica en face de nous… ca commence à sentir moins bon !!! En effet, il y avait une queue de cars et ça ne bougeait pas. Seuls les cars pour le Serena pouvaient passer. Les autres, attente, et attente, et … et 3/4 d’heure plus tard, enfin, c’est notre tour. Une hôtesse monte dans le car et nous donne le numéro 15 pour le passage vers le bateau… et pas la peine de demander un autre numéro puisque nous sommes très nombreux à être Costa Club… Mais qui ne demande rien n’a rien et je demande donc quand même au comptoir. Et j’ai eu… le 11 😏. Donc re-attente, puis montée sur le bateau. Avec tout ca, je pense qu’il était 14h bien passé. Certains passagers sont arrivés beaucoup plus tard. Passage à la cabine qui était prête, et passage au buffet.
Et le soir… j’arrive à ma table… Des belges… pas francophones. Oops. Puis arrivent 2 personnes de plus… Oswald avec qui j'avais discuté sur le forum (Lowaly52). Il me reconnait tout de suite grâce à ma photo. Première rencontre super sympa. Et ils sont à ma table. Encore des belges ?! et là je comprends… et oui, je suis belge… ayant réservé par la Belgique ! Oswald et Patricia sont les premières personnes du forum que j'ai rencontrées, mais pas les dernières. Mais avoir des personnes du forum à ma table par hasard... c'est top, et en plus super sympas... c'est méga top 🙂
Suite avec la journée suivante 😉
Pascale
Ouf, le retour au travail est dur ! Mais bon, ce fut une super croisière. Tout d’abord ça a commencé avec la réservation… petit problème, le prix en single avait beaucoup augmenté en peu de temps en juin 😠. Je suis donc passée par la Belgique car le prix y était beaucoup plus raisonnable, et j’ai trouvé une agence en ligne qui m’avait l'air sympa... avec des personnes compétentes. Réservation donc faite en juillet.
Départ de Paris en train le 14 septembre et nuit à l’hôtel… le lendemain, une forumeuse m'a prévenue qu'il y avait déjà des cars en place. J’avais prévu d’y être à 10h30… je me suis donc dépêchée et j’ai réussi à monter dans un car qui est parti à 10h30.
Ca sent bon les vacances… 2 heures plus tard avec le Pacifica en face de nous… ca commence à sentir moins bon !!! En effet, il y avait une queue de cars et ça ne bougeait pas. Seuls les cars pour le Serena pouvaient passer. Les autres, attente, et attente, et … et 3/4 d’heure plus tard, enfin, c’est notre tour. Une hôtesse monte dans le car et nous donne le numéro 15 pour le passage vers le bateau… et pas la peine de demander un autre numéro puisque nous sommes très nombreux à être Costa Club… Mais qui ne demande rien n’a rien et je demande donc quand même au comptoir. Et j’ai eu… le 11 😏. Donc re-attente, puis montée sur le bateau. Avec tout ca, je pense qu’il était 14h bien passé. Certains passagers sont arrivés beaucoup plus tard. Passage à la cabine qui était prête, et passage au buffet.
Et le soir… j’arrive à ma table… Des belges… pas francophones. Oops. Puis arrivent 2 personnes de plus… Oswald avec qui j'avais discuté sur le forum (Lowaly52). Il me reconnait tout de suite grâce à ma photo. Première rencontre super sympa. Et ils sont à ma table. Encore des belges ?! et là je comprends… et oui, je suis belge… ayant réservé par la Belgique ! Oswald et Patricia sont les premières personnes du forum que j'ai rencontrées, mais pas les dernières. Mais avoir des personnes du forum à ma table par hasard... c'est top, et en plus super sympas... c'est méga top 🙂
Suite avec la journée suivante 😉
Pascale
De retour de Kalimantan (Bornéo) English translation pending
Bonjour à tous!
De retour de Kalimantan, enfin depuis fin août, mais le temps de mettre en forme le blog...
Bref, voila notre récit, un mois sur place, de Pontianak à Derawan, en passant voir les orang utan, Banjarmasin, Balikpapan, la jungle...
http://paulinemoussa.blogspot.fr/p/kalimantan-2013-venir.html
Vous y trouverez également toutes les info pratiques (et oui, parce qu'attention, le LP est bourré d'erreurs)
Bonne lecture!
Bonne lecture!
Mon tour d'Europe à vélo English translation pending
Bonjour !
Alors voila, je m'appelle Antoine et j'ai un projet un peu fou (encore que !), qui me trotte dans la tête depuis un moment, celui de faire le tour de l'Europe, au sens large, pour l'année prochaine, avec mon vélo, ma petite guitare, mon harmonica et une bonne dose de motivation ! Je bosse actuellement histoire de financer ce grand voyage dont le départ serait fixé symboliquement au 1er janvier 2014. Mon expérience dans le voyage à vélo reste pour le moment assez limitée, malgré un génial tour de France l'année dernière, sur 1 mois et demi, mais je n'ai encore jamais mis les roues à l'étranger. Faut dire que j'ai tout juste 21 ans et ne fait du vélo que depuis 2-3 ans, mais une fois que le virus est pris, difficile de s'en passer !
Mon itinéraire me fera partir de Grenoble, puis dans les pays suivants, afin de rejoindre, à peu de choses près, les 4 points cardinaux de l'Europe :
-Espagne (jusqu'à la pointe de Tarifa) -Portugal (passage par le Cabo Da Roca, extrémité ouest de l'Europe) -Royaume-uni (dont l'Ecosse) -Pays-bas -Allemagne -Danemark -Norvège (jusqu'au Cap Nord) -Finlande -Estonie -Lettonie -Lituanie -Pologne -Ukraine -Roumanie -Bulgarie -Turquie (jusqu'à Istanbul) -Grèce -Albanie -Monténégro -Bosnie -Croatie -Slovénie -Autriche -Suisse
Et le retour en France, prévu si tout se passe bien pour fin septembre, soit plus ou moins 9 mois de voyage !
Je suis actuellement en pleine phase de préparation, et j'aurai quelques questions histoire d'être plus tranquille par rapport à tout ça (tout organiser, c'est excitant mais aussi un peu stressant !).
1/ D'abord sur la faisabilité du départ en hiver : je fais route vers le sud de l'Europe (Espagne et Portugal), et me dis que ca devrais passer, mais qu'en est-il réellement ? Des retours d'expériences dans la région ? Et concernant la route de l'Espagne, sachant que l'idée est d'atteindre le sud du pays (pointe de Tarifa). J'imagine bien que passer par les montagnes n'est pas une bonne idée en cette saison, mais j'ai aussi entendu dire que la cote méditerranéenne n'était pas terrible à vélo non plus... Bref, si ya des connaisseurs de ce pays qui m'est totalement inconnu, je suis preneur !
2/ Question pratique : aurai-je besoin d'un passeport concernant les pays hors de l'union européenne ? Ou une carte d'identité est suffisante ?
3/ J'ai déjà une bonne partie de l'équipement, mais il me manque l'essentiel : le vélo. Après avoir parcouru la France avec un vélo Décathlon, j'aimerai cette fois me tourner vers quelque chose de plus robuste, d’autant que mon Riverside accuse désormais le poids des kilomètres. Idéalement, je me dirigeais vers un modèle Déore, sur le site de Cyclo-Randonnée, à 1500€. Le problème, c'est que mon budget est fortement limité et même si ce vélo me plait beaucoup, je préférerai trouver quelque chose autour des 1000€. J'ai cherché un peu sur internet mais sans trouver grand chose de probant dans ces prix là. Des idées ?
4/ Toujours sur l'équipement, j'hésite entre 2 sacs de couchages : le Cat's Meow de The North Face et le Performance-5 de Nanok. Les deux sont annoncés grosso modo en confort entre -5°c et -10°c, ce qui je pense devrait être suffisant pour affronter l'hiver dans le sud. Alors si certains d'entre vous possèdent l'un de ces deux là, j'apprécierais beaucoup des retours là dessus.
5/ Plus anecdotique : pas trop dur de trouver des points wi-fi en Europe ? J'ai l'intention de créer un blog que je mettrais à jour en trouvant du wi-fi, mais quid de la faisabilité de la chose ?
6/ Finalement, niveau budget, 10€ par jour, sachant que je me contente de très peu et que j'alternerais entre bivouacs et warm-showers/couchsurfing, ça vous semble raisonnable ? Encore une fois je suis limité par le budget, mais j'ai pas envie de laisser ce "détail" m'empêcher de vivre mon rêve. J'ai envie de croire que peu importe les moyens (ou presque !), quand on veut, on peut, et j'ai sacrément envie d'aller au bout de mon rêve !
Voila, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment, même si j'aurais probablement d'autres questions avant de partir. Merci d'avance pour votre aide dans la réalisation de ce projet qui me tient tellement à cœur, et vive le vélo !
Alors voila, je m'appelle Antoine et j'ai un projet un peu fou (encore que !), qui me trotte dans la tête depuis un moment, celui de faire le tour de l'Europe, au sens large, pour l'année prochaine, avec mon vélo, ma petite guitare, mon harmonica et une bonne dose de motivation ! Je bosse actuellement histoire de financer ce grand voyage dont le départ serait fixé symboliquement au 1er janvier 2014. Mon expérience dans le voyage à vélo reste pour le moment assez limitée, malgré un génial tour de France l'année dernière, sur 1 mois et demi, mais je n'ai encore jamais mis les roues à l'étranger. Faut dire que j'ai tout juste 21 ans et ne fait du vélo que depuis 2-3 ans, mais une fois que le virus est pris, difficile de s'en passer !
Mon itinéraire me fera partir de Grenoble, puis dans les pays suivants, afin de rejoindre, à peu de choses près, les 4 points cardinaux de l'Europe :
-Espagne (jusqu'à la pointe de Tarifa) -Portugal (passage par le Cabo Da Roca, extrémité ouest de l'Europe) -Royaume-uni (dont l'Ecosse) -Pays-bas -Allemagne -Danemark -Norvège (jusqu'au Cap Nord) -Finlande -Estonie -Lettonie -Lituanie -Pologne -Ukraine -Roumanie -Bulgarie -Turquie (jusqu'à Istanbul) -Grèce -Albanie -Monténégro -Bosnie -Croatie -Slovénie -Autriche -Suisse
Et le retour en France, prévu si tout se passe bien pour fin septembre, soit plus ou moins 9 mois de voyage !
Je suis actuellement en pleine phase de préparation, et j'aurai quelques questions histoire d'être plus tranquille par rapport à tout ça (tout organiser, c'est excitant mais aussi un peu stressant !).
1/ D'abord sur la faisabilité du départ en hiver : je fais route vers le sud de l'Europe (Espagne et Portugal), et me dis que ca devrais passer, mais qu'en est-il réellement ? Des retours d'expériences dans la région ? Et concernant la route de l'Espagne, sachant que l'idée est d'atteindre le sud du pays (pointe de Tarifa). J'imagine bien que passer par les montagnes n'est pas une bonne idée en cette saison, mais j'ai aussi entendu dire que la cote méditerranéenne n'était pas terrible à vélo non plus... Bref, si ya des connaisseurs de ce pays qui m'est totalement inconnu, je suis preneur !
2/ Question pratique : aurai-je besoin d'un passeport concernant les pays hors de l'union européenne ? Ou une carte d'identité est suffisante ?
3/ J'ai déjà une bonne partie de l'équipement, mais il me manque l'essentiel : le vélo. Après avoir parcouru la France avec un vélo Décathlon, j'aimerai cette fois me tourner vers quelque chose de plus robuste, d’autant que mon Riverside accuse désormais le poids des kilomètres. Idéalement, je me dirigeais vers un modèle Déore, sur le site de Cyclo-Randonnée, à 1500€. Le problème, c'est que mon budget est fortement limité et même si ce vélo me plait beaucoup, je préférerai trouver quelque chose autour des 1000€. J'ai cherché un peu sur internet mais sans trouver grand chose de probant dans ces prix là. Des idées ?
4/ Toujours sur l'équipement, j'hésite entre 2 sacs de couchages : le Cat's Meow de The North Face et le Performance-5 de Nanok. Les deux sont annoncés grosso modo en confort entre -5°c et -10°c, ce qui je pense devrait être suffisant pour affronter l'hiver dans le sud. Alors si certains d'entre vous possèdent l'un de ces deux là, j'apprécierais beaucoup des retours là dessus.
5/ Plus anecdotique : pas trop dur de trouver des points wi-fi en Europe ? J'ai l'intention de créer un blog que je mettrais à jour en trouvant du wi-fi, mais quid de la faisabilité de la chose ?
6/ Finalement, niveau budget, 10€ par jour, sachant que je me contente de très peu et que j'alternerais entre bivouacs et warm-showers/couchsurfing, ça vous semble raisonnable ? Encore une fois je suis limité par le budget, mais j'ai pas envie de laisser ce "détail" m'empêcher de vivre mon rêve. J'ai envie de croire que peu importe les moyens (ou presque !), quand on veut, on peut, et j'ai sacrément envie d'aller au bout de mon rêve !
Voila, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment, même si j'aurais probablement d'autres questions avant de partir. Merci d'avance pour votre aide dans la réalisation de ce projet qui me tient tellement à cœur, et vive le vélo !
Voyage organisé aux Etats-Unis octobre 2013 English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous partons dans 26 jours maintenant ( Oui on compte les jours .. :D ) aux Etats Unis en TO avec Vacances Transat au circuit " Il était une fois dans l'Ouest " .
J'aurais plusieurs questions à poser, Premièrement est-il obligatoire d'avoir un cadenas TSA ?
Deuxièmement, niveau météo en Octobre que dois-je prévoir comme vêtements ? ( j'ai déjà regarder les forums mais octobre est peu présent dans les sujets et/ou les infos ne sont pas trop précises. ) Je regarde sur internet la météo, mais je n'ai pas envie de me charger de trop car je compte acheter pas mal de vêtements là-bas ! J'ai vu qu'a San Francisco, Flagstaff et Page il y avait une possibilité plus importante de pluie, que prendre dans ce cas la ?
Troisièmement, les Outlets valent-ils vraiment le coup ? Quelqu'un a t'il déjà été à celui de Las Vegas North ? Niveau budget sachant que c'est un tout compris ( sauf 4 repas ) que devrions nous prendre ?
Quatrièmement, voyage par compagnie aérienne Lufthansa correct ? Siège spacieux ? Et le bus lors du circuit est agréable ? Les siège sont confortable ?
Je me pose un tas de question mais c'est notre premier grand voyage ( Nous avons 22 ans, ne sommes pas partis depuis plus d'un an et avons économisés toute l'année pour pouvoir faire ce magnifique voyage )
Dernières questions, les Hôtels sont-ils vraiment bien ? Quelqu'un revient de ce circuit effectué en septembre ? Changement d’hôtel par rapport au programme d'été ?
Je suis impatiente d'avoir quelques réponses à mes questions pour pouvoir attaquer sereinement ce voyage.
Nous partons dans 26 jours maintenant ( Oui on compte les jours .. :D ) aux Etats Unis en TO avec Vacances Transat au circuit " Il était une fois dans l'Ouest " .
J'aurais plusieurs questions à poser, Premièrement est-il obligatoire d'avoir un cadenas TSA ?
Deuxièmement, niveau météo en Octobre que dois-je prévoir comme vêtements ? ( j'ai déjà regarder les forums mais octobre est peu présent dans les sujets et/ou les infos ne sont pas trop précises. ) Je regarde sur internet la météo, mais je n'ai pas envie de me charger de trop car je compte acheter pas mal de vêtements là-bas ! J'ai vu qu'a San Francisco, Flagstaff et Page il y avait une possibilité plus importante de pluie, que prendre dans ce cas la ?
Troisièmement, les Outlets valent-ils vraiment le coup ? Quelqu'un a t'il déjà été à celui de Las Vegas North ? Niveau budget sachant que c'est un tout compris ( sauf 4 repas ) que devrions nous prendre ?
Quatrièmement, voyage par compagnie aérienne Lufthansa correct ? Siège spacieux ? Et le bus lors du circuit est agréable ? Les siège sont confortable ?
Je me pose un tas de question mais c'est notre premier grand voyage ( Nous avons 22 ans, ne sommes pas partis depuis plus d'un an et avons économisés toute l'année pour pouvoir faire ce magnifique voyage )
Dernières questions, les Hôtels sont-ils vraiment bien ? Quelqu'un revient de ce circuit effectué en septembre ? Changement d’hôtel par rapport au programme d'été ?
Je suis impatiente d'avoir quelques réponses à mes questions pour pouvoir attaquer sereinement ce voyage.
Yazd: Silk Road Hotel versus Zein O Din English translation pending
Bonjour à tous,
Nous comptons passer 3 nuits à Yazd: 1 au Silk Road Hotel et 2 au Zein O Din Caravansérail. Or, j'ai cru comprendre que le caravansérail était loin de Yazd...quelqu'un peut confirmer?
Du coup, ça veut dire profiter de Yazd seulement une journée pour 2 jours dans le désert. Pour ceux qui sont passer par Yazd, est-ce que vous trouvez ça dommage ou pas? Est-ce que le désert vaut le coup d'y passer 2 jours au détriment de la ville de Yazd?
Merci d'avance pour vos réponses 😛
Nous comptons passer 3 nuits à Yazd: 1 au Silk Road Hotel et 2 au Zein O Din Caravansérail. Or, j'ai cru comprendre que le caravansérail était loin de Yazd...quelqu'un peut confirmer?
Du coup, ça veut dire profiter de Yazd seulement une journée pour 2 jours dans le désert. Pour ceux qui sont passer par Yazd, est-ce que vous trouvez ça dommage ou pas? Est-ce que le désert vaut le coup d'y passer 2 jours au détriment de la ville de Yazd?
Merci d'avance pour vos réponses 😛
Compte-rendu croisière Fjords Islande sur le Brilliance of the Seas 27 juillet au 7 août 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Je démarre le CR de notre croisière estivale sur le Brilliance of the seas.
Un grand merci à Monique😉 grâce à qui je sais désormais insérer des images directement dans le texte...
Samedi 27 juillet 2013 :Embarquement à Harwich Il est 2h30 du matin, le réveil sonne🏴☠️. Je maudis intérieurement encore une fois M.Croisifan😠😠 qui sous prétexte de boulot n’a pas voulu partir la veille😛. Mais comme je ne suis pas rancunière et que nos ados se lèvent et s’habillent illico sans râler (les bras m’en tombent😮😮), nous sommes prêts à partir à 3h tapantes. Nous roulons sans encombre jusqu’à Calais où nous avons réservé le shuttle d’Eurotunnel pour 7h50. Comme nous sommes largement en avance, la gentille borne d’enregistrement nous propose le départ de 6h50. Va pour 6h50. Le temps d’un café/croissant/pain au chocolat/tartines…😄qui fait émerger les Croisifan juniors de leur sommeil léthargique🏴☠️ et il est temps d’embarquer.35 minutes plus tard, nous posons le pied (en l’occurrence plutôt 4 roues) sur le sol anglais : il est 6h25 du matin heure locale🤪🤪, il y a peu de risque que nous loupions le départ du bateau prévu à 16h😇. En revanche, la température s’est nettement rafraichie et on est loin des 19°C affichés ce matin en France à l’aube du départ😕. Nous prenons la route d’Harwich, M. Croisifan maîtrisant parfaitement la conduite à gauche😉depuis que nous sommes partis de Southampton en octobre dernier sur Indy. Direction le Nord Est de Londres par la M20 puis la M25 (oui, je fais copilote😛), passage sous la Tamise par le tunnel de Dartford et nous arrivons sans coup férir à Harwich sur les environs de 8h30. Nous nous dirigeons vers le port, arrivons au parking de croisière où il est mentionné que l’entrée se fera à partir de 11h. Mais comme nous sommes français😎😎, nous entrons quand même. Un charmant monsieur s’enquiert de ce que nous faisons là alors que manifestement, les passagers de la croisière précédente sont en train de récupérer leurs valises et leurs voitures. Nous demandons donc innocemment à quelle heure ouvre le parking😇. Le charmant monsieur se renseigne obligeamment et nous informe qu’il faut revenir à partir de 11h (ah oui…). Compatissant, vu l’heure, il nous propose de retourner vers un petit centre commercial pour prendre un café en attendant🙁. (le port de croisière d'Harwich)
Nous voilà donc partis pour un deuxième café chez Morrison’s à deux minutes du port. Le jeune Croisifan en profite pour tester le « sausage sandwich »😉 proposé au menu du petit déjeuner, son croissant+pain au chocolat matinal étant visiblement déjà loin. Bon, il est 9h30 et il nous reste 1h30 avant de pouvoir laisser la voiture au parking. Le centre commercial se limitant à 3 boutiques😐, je suggère à M. Croisifan de risquer une petite visite à Harwich même. Nous sommes agréablement surpris par la ville et son petit port, sa jetée mignonette et ses ruelles typiques agrémentée d’une belle exposition de voitures anciennes🙂🙂. Il ne manque que le soleil et quelques degrés de plus…
C’est pas tout, mais il est 11h et le parking nous attend...(à suivre).
Samedi 27 juillet 2013 :Embarquement à Harwich Il est 2h30 du matin, le réveil sonne🏴☠️. Je maudis intérieurement encore une fois M.Croisifan😠😠 qui sous prétexte de boulot n’a pas voulu partir la veille😛. Mais comme je ne suis pas rancunière et que nos ados se lèvent et s’habillent illico sans râler (les bras m’en tombent😮😮), nous sommes prêts à partir à 3h tapantes. Nous roulons sans encombre jusqu’à Calais où nous avons réservé le shuttle d’Eurotunnel pour 7h50. Comme nous sommes largement en avance, la gentille borne d’enregistrement nous propose le départ de 6h50. Va pour 6h50. Le temps d’un café/croissant/pain au chocolat/tartines…😄qui fait émerger les Croisifan juniors de leur sommeil léthargique🏴☠️ et il est temps d’embarquer.35 minutes plus tard, nous posons le pied (en l’occurrence plutôt 4 roues) sur le sol anglais : il est 6h25 du matin heure locale🤪🤪, il y a peu de risque que nous loupions le départ du bateau prévu à 16h😇. En revanche, la température s’est nettement rafraichie et on est loin des 19°C affichés ce matin en France à l’aube du départ😕. Nous prenons la route d’Harwich, M. Croisifan maîtrisant parfaitement la conduite à gauche😉depuis que nous sommes partis de Southampton en octobre dernier sur Indy. Direction le Nord Est de Londres par la M20 puis la M25 (oui, je fais copilote😛), passage sous la Tamise par le tunnel de Dartford et nous arrivons sans coup férir à Harwich sur les environs de 8h30. Nous nous dirigeons vers le port, arrivons au parking de croisière où il est mentionné que l’entrée se fera à partir de 11h. Mais comme nous sommes français😎😎, nous entrons quand même. Un charmant monsieur s’enquiert de ce que nous faisons là alors que manifestement, les passagers de la croisière précédente sont en train de récupérer leurs valises et leurs voitures. Nous demandons donc innocemment à quelle heure ouvre le parking😇. Le charmant monsieur se renseigne obligeamment et nous informe qu’il faut revenir à partir de 11h (ah oui…). Compatissant, vu l’heure, il nous propose de retourner vers un petit centre commercial pour prendre un café en attendant🙁. (le port de croisière d'Harwich)

Nous voilà donc partis pour un deuxième café chez Morrison’s à deux minutes du port. Le jeune Croisifan en profite pour tester le « sausage sandwich »😉 proposé au menu du petit déjeuner, son croissant+pain au chocolat matinal étant visiblement déjà loin. Bon, il est 9h30 et il nous reste 1h30 avant de pouvoir laisser la voiture au parking. Le centre commercial se limitant à 3 boutiques😐, je suggère à M. Croisifan de risquer une petite visite à Harwich même. Nous sommes agréablement surpris par la ville et son petit port, sa jetée mignonette et ses ruelles typiques agrémentée d’une belle exposition de voitures anciennes🙂🙂. Il ne manque que le soleil et quelques degrés de plus…
C’est pas tout, mais il est 11h et le parking nous attend...(à suivre).Croisière transatlantique (MSC Musica) en mars 2014 English translation pending
bonjour
qui participe à la croisière aux antilles puis à la transat sur le msc musica du 18 mars au 4 avril 2014?
ce sera ma 6ème croisière mais ma première avec MSC et ma première hors europe
gérard
Croisière "Terre Sainte" sur le Pacifica du 20 octobre chez Costa English translation pending
où en etes vous de votre apprehension de cette croisiere terre sainte du 20 octobre
avec les problemes syrie croyez vous qu 'on va partir et quel dedommagement si on ne peut pas voir les sites principaux
avec les problemes syrie croyez vous qu 'on va partir et quel dedommagement si on ne peut pas voir les sites principaux
Traversée Inde-Birmanie-Thaïlande et vice versa en camping-car English translation pending
Bonjour
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Népal Haut Mustang English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier.
Bonne lecture!
Marie
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Circuit en Thaïlande avec agence ou par soi-même English translation pending
Bonjour
je prépare notre voyage pour la thailande pdt les vacances de fevrier 2014 , nous serons 3 adultes et pour partir la bas je me dis autant faire un circuit afin de visiter mais est il plus judicieux de prendre directement un circuit en agence ou peut on une fois la bas se debrouiller seul !!! en terme de prix quelle solution est plus abordable ?? on me dit que la bas ca n est pas cher mais qu appelle t on pas cher ?? doit on louer une voiture ou passer par des excursions extérieures a l hotel ?
ma fille de 17 ans vient avec nous et le fait de tjrs partir la gene un peu, elle voudrait également profiter de quelques jours de plage et bronzage a cet age je peux comprendre ! j ai contacte une agence qui m a donne comme hotel en demi pension le Emerald beach resort a KHAO LAK 1250 € pers , l agence ne m a pas encore envoye de reponses pour un circuit existe t il une solution pour faire moitié moitié 4 jours de circuit et 4 jours de plage ? on peut tjrs faire devis sur mesure avec certaines agences mais je ne veux pas exploser le budget non plus il faut savoir se raisonner
qu en pensez vous pour ceux qui sont déjà allés la bas pourriez vous me donner vos hôtels et agences par lesquels vous etes passés 🙂 merci a tous
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ma fille de 17 ans vient avec nous et le fait de tjrs partir la gene un peu, elle voudrait également profiter de quelques jours de plage et bronzage a cet age je peux comprendre ! j ai contacte une agence qui m a donne comme hotel en demi pension le Emerald beach resort a KHAO LAK 1250 € pers , l agence ne m a pas encore envoye de reponses pour un circuit existe t il une solution pour faire moitié moitié 4 jours de circuit et 4 jours de plage ? on peut tjrs faire devis sur mesure avec certaines agences mais je ne veux pas exploser le budget non plus il faut savoir se raisonner
qu en pensez vous pour ceux qui sont déjà allés la bas pourriez vous me donner vos hôtels et agences par lesquels vous etes passés 🙂 merci a tous
Retour d'une première randonnée vélo au long cours (bilan) English translation pending
Après avoir passé beaucoup de temps à lire les expériences des autres sur ce forum, et suite à un changement de cap professionnel qui m'a permis de prendre congé tout l'été, je m'étais destiné à accomplir un tour de France. Malheureusement, les circonstances m'ont obligé à revoir le périple à la baisse avec quand même au final une superbe première expérience qui m'a conduit de la Belgique à l'Ile de Ré puis à un tour de Bretagne. Voici mes réflexions qui pourront peut-être aider les débutants en quête de conseils.
1. Le vélo: mon biclou est mon vélotaf, un cadre alu avec fourche suspendue de 17 ans d'âge, pas un foudre de guerre, un vélo décent que j'ai payé 190 euros en seconde main, équipé petit à petit d'une potence haute, d'un guidon papillon, de garde-boue décents, de pédales plates. Le gros budget étant pour une paire de pneus Schwalbe Marathon Tour Plus. Plus que suffisant, les premiers jours étaient durs, mais je me suis habitué à rouler chargé relativement vite, pas d'ennuis mécaniques si ce n'est une vilaine cassure de 5 rayons qui m'a obligé à écourter le voyage. Pas besoin d'un Surly ou d'un Koga, mon vélo quelconque a très bien fait l'affaire.
2. Les sacoches: des Air avant et arrière de chez Julien, achetées sur son site cyclo-randonnée, montées sur des porte-bagages Zéfal, le tout pour un budget plancher, elles se sont révélées parfaites, la pluie de juillet n'a pas réussi à percer le tissu, les housses sont bien pensées, le tout offrant un volume important, et surtout, elles sont faciles à laver après plusieurs jours de boue/poussière. J'avais voulu économiser sur la sacoche de guidon en bricolant un système d'attache de mon sac photo, étant photographe amateur passionné, mais ça n'a pas tenu et j'ai dû acheter une sacoche Vaude Road I de 6L à l'arrache, payée très cher et d'un volume qui n'est pas adapté à mon Nikon D7000. Une économie qui m'aura coûté cher au final...
3. La tente et le matos camping: une Coleman de 46 euros sur Amazon, volume ample, très bonne tenue au vent, parfaitement étanche, qui a séché au vent en quelques minutes sous le soleil d'après-midi après avoir dû la rouler trempée le matin. Un matelas thermarest d'occase payé 10 euros (de 10 ans!) qui a très bien fait l'affaire, un sac de couchage Meru acheté en Allemagne l'été précédent que j'ai plus utilisé comme duvet. Les rares nuits froides, un T-shirt supplémentaire a fait l'affaire. Tout le petit matos de camping était souvent du premier prix de chez D4 et a parfaitement marché, exception faite de la lanterne à piles qui pesait une tonne et qui a très peu servi, la nuit tombant tard l'été et j'étais alors souvent endormi.
4. Les vêtements: grosse erreur... J'avais emporté beaucoup trop de vêtements, mal adaptés (3 cuissards, 2 shorts, 5 T-shirts, batterie de sous-vêtements) qui ont monopolisé une sacoche entière. À refaire, un tiers de ce que j'avais emporté aurait largement suffi. Cantonné à la France, il m'était possible de laver le linge partout en peu de temps, voire de trouver un D4 pour acheter à moindre coût ce qui m'aurait manqué. Heureusement, ma compagne m'a retrouvé sur l'Ile de Ré et j'ai pu me débarrasser du superflu. J'ai gardé un pantalon long et une chemise pour mes visites de villes.
5. La planification du trajet: J'ai repris l'an dernier des études, et les examens et les stages pratiques de mai et juin ne m'ont pas permis de peaufiner mon trajet. De plus, mon budget final était nettement moindre que prévu. J'ai dû revoir le trajet complet, refait en une soirée et sans recherches trop approfondies. Cela m'a un peu déçu, car je suis passé à côté de quelques sites et villes qui auraient valu le détour. Je m'étais cantonné à circuler sur les départementales, un Michelin plastifié m'a amplement suffi, les cartes détaillées m'étant fournies gratuitementau fur et à mesure aux offices de tourisme des régions traversées.
1. Le vélo: mon biclou est mon vélotaf, un cadre alu avec fourche suspendue de 17 ans d'âge, pas un foudre de guerre, un vélo décent que j'ai payé 190 euros en seconde main, équipé petit à petit d'une potence haute, d'un guidon papillon, de garde-boue décents, de pédales plates. Le gros budget étant pour une paire de pneus Schwalbe Marathon Tour Plus. Plus que suffisant, les premiers jours étaient durs, mais je me suis habitué à rouler chargé relativement vite, pas d'ennuis mécaniques si ce n'est une vilaine cassure de 5 rayons qui m'a obligé à écourter le voyage. Pas besoin d'un Surly ou d'un Koga, mon vélo quelconque a très bien fait l'affaire.
2. Les sacoches: des Air avant et arrière de chez Julien, achetées sur son site cyclo-randonnée, montées sur des porte-bagages Zéfal, le tout pour un budget plancher, elles se sont révélées parfaites, la pluie de juillet n'a pas réussi à percer le tissu, les housses sont bien pensées, le tout offrant un volume important, et surtout, elles sont faciles à laver après plusieurs jours de boue/poussière. J'avais voulu économiser sur la sacoche de guidon en bricolant un système d'attache de mon sac photo, étant photographe amateur passionné, mais ça n'a pas tenu et j'ai dû acheter une sacoche Vaude Road I de 6L à l'arrache, payée très cher et d'un volume qui n'est pas adapté à mon Nikon D7000. Une économie qui m'aura coûté cher au final...
3. La tente et le matos camping: une Coleman de 46 euros sur Amazon, volume ample, très bonne tenue au vent, parfaitement étanche, qui a séché au vent en quelques minutes sous le soleil d'après-midi après avoir dû la rouler trempée le matin. Un matelas thermarest d'occase payé 10 euros (de 10 ans!) qui a très bien fait l'affaire, un sac de couchage Meru acheté en Allemagne l'été précédent que j'ai plus utilisé comme duvet. Les rares nuits froides, un T-shirt supplémentaire a fait l'affaire. Tout le petit matos de camping était souvent du premier prix de chez D4 et a parfaitement marché, exception faite de la lanterne à piles qui pesait une tonne et qui a très peu servi, la nuit tombant tard l'été et j'étais alors souvent endormi.
4. Les vêtements: grosse erreur... J'avais emporté beaucoup trop de vêtements, mal adaptés (3 cuissards, 2 shorts, 5 T-shirts, batterie de sous-vêtements) qui ont monopolisé une sacoche entière. À refaire, un tiers de ce que j'avais emporté aurait largement suffi. Cantonné à la France, il m'était possible de laver le linge partout en peu de temps, voire de trouver un D4 pour acheter à moindre coût ce qui m'aurait manqué. Heureusement, ma compagne m'a retrouvé sur l'Ile de Ré et j'ai pu me débarrasser du superflu. J'ai gardé un pantalon long et une chemise pour mes visites de villes.
5. La planification du trajet: J'ai repris l'an dernier des études, et les examens et les stages pratiques de mai et juin ne m'ont pas permis de peaufiner mon trajet. De plus, mon budget final était nettement moindre que prévu. J'ai dû revoir le trajet complet, refait en une soirée et sans recherches trop approfondies. Cela m'a un peu déçu, car je suis passé à côté de quelques sites et villes qui auraient valu le détour. Je m'étais cantonné à circuler sur les départementales, un Michelin plastifié m'a amplement suffi, les cartes détaillées m'étant fournies gratuitementau fur et à mesure aux offices de tourisme des régions traversées.