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Court road trip en France à petit prix English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai pour projet, avec quelques amis, de partir un peu à l'aventure au mois d'Août. Nous aimerions voyager en France. Etant étudiants (ce qui rime avec "petit budget"!) nous désirons voyager à moindre coût.
Nous partirions d'Avignon, et le trip ressemblerait à ça : Avignon-Auvergne (nous ne savons pas encore quelle ville précisément) Auvergne-La Rochelle La Rochelle- Bordeaux Bordeaux- Bayonne Bayonne- Biarritz Biarritz- Toulouse Toulouse- Carcassonne Carcassonne- Sète Sète- Montpellier Montpellier- Avignon
Nous disposerions d'une dizaine de jours pour cela!
Ainsi, nous aurions besoin de quelques conseils avant de nous lancer, et pour cela voici nos principales questions :
- Les endroits choisis vous semblent-ils cohérents, vis-à-vis des distances et du peu de temps dont nous disposons? - Quel moyen de transport conseillez-vous, qui soit le plus économique/pratique? (nous pensions à faire cela essentiellement en co-coiturage...?) - Quels lieux privilégieriez-vous parmi ceux que nous avons sélectionnés, lesquels élimineriez-vous, dans lesquels passer le plus de temps? Et dans ces lieux, que voir en priorité selon vous?
Merci d'avance pour vos conseils!
J'ai pour projet, avec quelques amis, de partir un peu à l'aventure au mois d'Août. Nous aimerions voyager en France. Etant étudiants (ce qui rime avec "petit budget"!) nous désirons voyager à moindre coût.
Nous partirions d'Avignon, et le trip ressemblerait à ça : Avignon-Auvergne (nous ne savons pas encore quelle ville précisément) Auvergne-La Rochelle La Rochelle- Bordeaux Bordeaux- Bayonne Bayonne- Biarritz Biarritz- Toulouse Toulouse- Carcassonne Carcassonne- Sète Sète- Montpellier Montpellier- Avignon
Nous disposerions d'une dizaine de jours pour cela!
Ainsi, nous aurions besoin de quelques conseils avant de nous lancer, et pour cela voici nos principales questions :
- Les endroits choisis vous semblent-ils cohérents, vis-à-vis des distances et du peu de temps dont nous disposons? - Quel moyen de transport conseillez-vous, qui soit le plus économique/pratique? (nous pensions à faire cela essentiellement en co-coiturage...?) - Quels lieux privilégieriez-vous parmi ceux que nous avons sélectionnés, lesquels élimineriez-vous, dans lesquels passer le plus de temps? Et dans ces lieux, que voir en priorité selon vous?
Merci d'avance pour vos conseils!
Parcours de 2 semaines en Croatie English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 adultes souhaitant partir 2 semaines en croatie cet été (19 juillet - 1er août). On est complètement à la ramasse dans l'organisation de nos vacs cette année! Je précise qu'on ne fera pas de camping : soit hôtel soit chez l'habitant. On aime les parcs nationaux et la rando (mais tranquilou quand même!) et on a également envie de se la couler douce au soleil pour une fois cet été.
J'ai concocté un embryon de parcours : J1 - Paris - Zagreb J2 - Zagreb - Parc de Pltvice J3 - Parc de Plitvice J4 - Plitvice J5 - Plitvice -Parc de Paklenica J6 - Paklenica J7 - Paklenica - Zadar J8 - Zadar? J9 - Zadar - Split J10 - Split J11 - Split - Dubrovnik J12 et J13 Dubrovnik, îles...? J14 - Dubrovnik - Paris
Mes questions : - que pensez-vous du timing du parcours et des choses visitées en général? - où dormir pour les parcs comme Plitvice : chez l'habitant à l'extérieur? D'une manière générale, on peut facilement trouver chez l'habitant, y compris dans les coins plus touristiques? - que faire à Zadar? dois-je prévoir une journée de + ailleurs? - même question pour Split - quelles sont les îles à privilégier depuis Dubrovnik? Miljet à faire dans la journée?
Merci beaucoup pour votre aide! 😇
Nous sommes 2 adultes souhaitant partir 2 semaines en croatie cet été (19 juillet - 1er août). On est complètement à la ramasse dans l'organisation de nos vacs cette année! Je précise qu'on ne fera pas de camping : soit hôtel soit chez l'habitant. On aime les parcs nationaux et la rando (mais tranquilou quand même!) et on a également envie de se la couler douce au soleil pour une fois cet été.
J'ai concocté un embryon de parcours : J1 - Paris - Zagreb J2 - Zagreb - Parc de Pltvice J3 - Parc de Plitvice J4 - Plitvice J5 - Plitvice -Parc de Paklenica J6 - Paklenica J7 - Paklenica - Zadar J8 - Zadar? J9 - Zadar - Split J10 - Split J11 - Split - Dubrovnik J12 et J13 Dubrovnik, îles...? J14 - Dubrovnik - Paris
Mes questions : - que pensez-vous du timing du parcours et des choses visitées en général? - où dormir pour les parcs comme Plitvice : chez l'habitant à l'extérieur? D'une manière générale, on peut facilement trouver chez l'habitant, y compris dans les coins plus touristiques? - que faire à Zadar? dois-je prévoir une journée de + ailleurs? - même question pour Split - quelles sont les îles à privilégier depuis Dubrovnik? Miljet à faire dans la journée?
Merci beaucoup pour votre aide! 😇
Bus New Delhi - Manali English translation pending
Bonjour
Vous savez si il y a un bus de nuit New Delhi - Manali ? A quelle heure part il ? Il se prend dans le quartier routard ? Combien de temps de parcours ?
Merci
Vous savez si il y a un bus de nuit New Delhi - Manali ? A quelle heure part il ? Il se prend dans le quartier routard ? Combien de temps de parcours ?
Merci
Dormir à l'aéroport de Lyon English translation pending
Qui a déjà dormi à l'aéroport de Lyon dans l'attente d'un avion qui partait tôt le matin.Est-ce possible de dormir là, y a t il des endroits dans l'aéroport pour ce faire, ce dernier reste t-il ouvert au public la nuit?
Merci!
Itinéraire de 15 jours au Rajasthan avec 2 enfants English translation pending
Bonjour,
Nous partons en juillet pour 15 jours au Rajasthan.
Voici le parcours que nous pensons effectuer:
jour 1 Arrivée à Delhi et avion direct pour Udaipur jours 2,3 et 4 Udaipur jour 5 départ pour Pushkar en voiture avec chauffeur (jusqu'au bout) jours 6 et 7 Pushkar Jour 8 Pushkar-Bundi jour 9 Bundi jour 10 Bundi - Jaipur jours 11 et 12 Jaipur jour 13 Jaipur - Agra jour 14 Agra jour 15 Agra-Delhi jour 16 avion pour paris
Qu'en pensez-vous ? Je ne sais pas si Bundi et Pushkar sont aussi indispensables, et si tout cela ne va pas etre trop rapide.
Selon vous, est-il nécessaire de prendre un chauffeur ou tout cela est-il faisable en transports en commun ? Par ailleurs, comme il va faire très chaud, surtout pour les enfants, si vous avez de chouettes hotels avec piscine, n'hésitez pas...
merci
Voici le parcours que nous pensons effectuer:
jour 1 Arrivée à Delhi et avion direct pour Udaipur jours 2,3 et 4 Udaipur jour 5 départ pour Pushkar en voiture avec chauffeur (jusqu'au bout) jours 6 et 7 Pushkar Jour 8 Pushkar-Bundi jour 9 Bundi jour 10 Bundi - Jaipur jours 11 et 12 Jaipur jour 13 Jaipur - Agra jour 14 Agra jour 15 Agra-Delhi jour 16 avion pour paris
Qu'en pensez-vous ? Je ne sais pas si Bundi et Pushkar sont aussi indispensables, et si tout cela ne va pas etre trop rapide.
Selon vous, est-il nécessaire de prendre un chauffeur ou tout cela est-il faisable en transports en commun ? Par ailleurs, comme il va faire très chaud, surtout pour les enfants, si vous avez de chouettes hotels avec piscine, n'hésitez pas...
merci
Rafting à Moab: journée ou demi-journée? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous finalisons les dernières activités de notre séjour de cet été, et nous avons prévu de faire du raft a Moab. En parcourant quelques forums et carnet de voyages, je suis assez dubitatif sur l’intérêt de faire une journée complète ou seulement une 1/2 journée de raft a Moab. Nous avons bien compris que de toutes façons cela va être une balade tranquille (et ça nous convient bien). Par contre, j'ai lu que certains déconseillent la journée complète (trop longue, trop de soleil) alors que d'autres n'ont pas apprécié la demi-journée (trop speed, pas de baignade dans le Colorado).
Quel est votre avis ?
Nous finalisons les dernières activités de notre séjour de cet été, et nous avons prévu de faire du raft a Moab. En parcourant quelques forums et carnet de voyages, je suis assez dubitatif sur l’intérêt de faire une journée complète ou seulement une 1/2 journée de raft a Moab. Nous avons bien compris que de toutes façons cela va être une balade tranquille (et ça nous convient bien). Par contre, j'ai lu que certains déconseillent la journée complète (trop longue, trop de soleil) alors que d'autres n'ont pas apprécié la demi-journée (trop speed, pas de baignade dans le Colorado).
Quel est votre avis ?
Attention arnaques Paris English translation pending
Bonjour,
Avis à tout le monde, à Paris hier
Nouvelle technique pour vous arnaquer sans vous en rendre compte aux distributeurs de billets
Ma mère s'est fait voler 400 euros. 3 roms l'ont embêté pour avoir une pièce au distributeur. Et juste après avoir fait son code, en ont profité pour récupéré 400 euros sans qu'elle s'en apercoive !!!! Elle a dû détourner le regard quelques secondes... Elle a récupéré sa carte mais a perdu 400 euros. Elle s'en ai rendu compte lorsqu'elle a voulu retirer de l'argent et que le distributeur lui dise qu'elle a retiré plus que le montant autorisé.
Donc faire très attention et préférez les distributeurs à l'intérieur des banques.
Avis à tout le monde, à Paris hier
Nouvelle technique pour vous arnaquer sans vous en rendre compte aux distributeurs de billets
Ma mère s'est fait voler 400 euros. 3 roms l'ont embêté pour avoir une pièce au distributeur. Et juste après avoir fait son code, en ont profité pour récupéré 400 euros sans qu'elle s'en apercoive !!!! Elle a dû détourner le regard quelques secondes... Elle a récupéré sa carte mais a perdu 400 euros. Elle s'en ai rendu compte lorsqu'elle a voulu retirer de l'argent et que le distributeur lui dise qu'elle a retiré plus que le montant autorisé.
Donc faire très attention et préférez les distributeurs à l'intérieur des banques.
Itinéraire après Grand Canyon sur 5 jours English translation pending
Bonjour,
nous partons fin mai dans l'ouest américain avec notre fils de 2 ans pour 15 jours. Nous avons déjà prévu pas mal de chose sur notre itinéraire et la deuxième partie (2ème semaine) après Los Angeles (avec Yosemite, San Francisco) n'est pas modifiable (diverses contraintes). Nous arrivons de Phoenix et dormons au Grand Canyon le J2 soit le 24 mai (arrivée J1 et nuit à Phoenix) et devons être à Los Angeles le 29 mai (J7). Ca c'est déjà réservé.
La question est donc que faire entre?
Je pensais à ça : J3 départ Grand Canyon le midi pour Bryce Canyon (nuit à BC) J4 Visite Bryce Canyon, encore nuit à Bryce Canyon J5 Route Bryce Canyon >las vegas, nuit à Vegas J6 Journée à Vegas J7 ROute Las Vegas > Los Angeles
Ou alors J5 Route Bryce Canyon >las vegas, nuit à Vegas J6 Journée à Vegas départ Death Valley, nuit à Death Valley J7 Départ Death Valley à la mi-journée puis route vers Los Angeles
Mais, ça ne fait pas un peu beaucoup de route et de changement de lieu en peu de temps? (mon fils est patient en voiture, mais quand même). C'est pour ça que je n'envisage pas de pousser encore plus à l'est (autres parcs) et donc de bouger toutes les nuits jusqu'à J7. A moins que vous ne suggeriez des étapes courtes jusqu'à Vegas (via Page?). Mais je ne veux pas en faire trop au risque de survoler. L'alternative est que rester 2 nuits à Vegas permet de profiter pleinement du resort des hôtels.
Bref, ce n'est pas simple, Merci de vos bons conseils
nous partons fin mai dans l'ouest américain avec notre fils de 2 ans pour 15 jours. Nous avons déjà prévu pas mal de chose sur notre itinéraire et la deuxième partie (2ème semaine) après Los Angeles (avec Yosemite, San Francisco) n'est pas modifiable (diverses contraintes). Nous arrivons de Phoenix et dormons au Grand Canyon le J2 soit le 24 mai (arrivée J1 et nuit à Phoenix) et devons être à Los Angeles le 29 mai (J7). Ca c'est déjà réservé.
La question est donc que faire entre?
Je pensais à ça : J3 départ Grand Canyon le midi pour Bryce Canyon (nuit à BC) J4 Visite Bryce Canyon, encore nuit à Bryce Canyon J5 Route Bryce Canyon >las vegas, nuit à Vegas J6 Journée à Vegas J7 ROute Las Vegas > Los Angeles
Ou alors J5 Route Bryce Canyon >las vegas, nuit à Vegas J6 Journée à Vegas départ Death Valley, nuit à Death Valley J7 Départ Death Valley à la mi-journée puis route vers Los Angeles
Mais, ça ne fait pas un peu beaucoup de route et de changement de lieu en peu de temps? (mon fils est patient en voiture, mais quand même). C'est pour ça que je n'envisage pas de pousser encore plus à l'est (autres parcs) et donc de bouger toutes les nuits jusqu'à J7. A moins que vous ne suggeriez des étapes courtes jusqu'à Vegas (via Page?). Mais je ne veux pas en faire trop au risque de survoler. L'alternative est que rester 2 nuits à Vegas permet de profiter pleinement du resort des hôtels.
Bref, ce n'est pas simple, Merci de vos bons conseils
Activités originales à faire lors d'un road trip sur la côte ouest américaine? English translation pending
Bonjour,
Je ferai un Road Trip d'un mois de mi-septembre à mi-octobre sur la Côte Ouest des USA en passant par les endroits suivants:
Las Vegas - Kingman - Grand Canyon - Monument Valley - Page - Bryce Canyon - Death Valley - Yosemite NP - San Francisco - Pismo Beach (étape intermédiaire entre SF et LA) - Los Angeles - San Diego - Hesperia (Musée de la route 66) - Las Vegas.
j'aimerais avoir votre aide et vos avis à propos d'activités originales à faire sur mon parcours.
J'ai déjà prévu un survol du Grand Canyon et une location de Jeep à Death Valley pour aller voir la Racetrack Playa (apparemment difficilement accessible en voiture sans crevaison) mais ce sont des activités qui n'ont rien de vraiment originales 😕
Donc si vous avez des idées sympas à faire sur la route de mon itinéraire, n'hésitez pas !!!
Je ferai un Road Trip d'un mois de mi-septembre à mi-octobre sur la Côte Ouest des USA en passant par les endroits suivants:
Las Vegas - Kingman - Grand Canyon - Monument Valley - Page - Bryce Canyon - Death Valley - Yosemite NP - San Francisco - Pismo Beach (étape intermédiaire entre SF et LA) - Los Angeles - San Diego - Hesperia (Musée de la route 66) - Las Vegas.
j'aimerais avoir votre aide et vos avis à propos d'activités originales à faire sur mon parcours.
J'ai déjà prévu un survol du Grand Canyon et une location de Jeep à Death Valley pour aller voir la Racetrack Playa (apparemment difficilement accessible en voiture sans crevaison) mais ce sont des activités qui n'ont rien de vraiment originales 😕
Donc si vous avez des idées sympas à faire sur la route de mon itinéraire, n'hésitez pas !!!
Ciruit 15 jours Ouest américain English translation pending
Bonjour,
nous souhaitons partir 15 jours en Californie fin mai/début juin. Autant dire que les réservations urgent un peu. J'aimerais vos avis sur le circuit suivant sachant que : 1/ nous avons une contrainte qui est d'être le samedi 7 juin à Monterey 2/ Un bébé d'un peu plus de 2 ans
J1 (vendredi 23 mai) : arrivée San Francisco J2 SF J3 SF J4 SF=> Yosemite Park J5 Yosemite J6 Yosemite => Bakersfield (via Sequioa) J7 Bakersfield=> Death Valley J8 DV=>Las vegas J9 LV J10 LV=> Grand Canyon J11GC=>Las Vegas J12 Las Vegas=>Palm Springs J13 PM=> Los Angeles J14LA=> Santa Barbara J15 SB=>Monterey J16 MB (donc le 7 juin) => San Francisco J17 Retour
J'ai cru comprendre qu'il ne fallait pas trop espérer que la Tioga pass soit ouverte à cette période, d'où le détour par Bakersfield. De même, j'ai essayé de ne pas faire de trajet trop longs (enfin dans la mesure du possible), d'où l'arrêt à Palm Springs, parce que je sais pas si Las Vegas Los ANgeles est faisable en une journée. (ca permettrait une nuit de plus à LA, ce qui serait plus reposant). De même pour Santa Barbara, s'il est possibel d'aller de LA à Monterey en un coup et donc en faisant juste des haltes pour voir le paysage. J'ai également un "problème" qui est que de passer 2 nuits à Vegas le vendredi et le samedi (ce qui n'est pas top niveau prix hôtels), je peux en supprimer une pour aller au Grand Canyon? Y a-t-il des choses à supprimer?
Merci de votre aide
nous souhaitons partir 15 jours en Californie fin mai/début juin. Autant dire que les réservations urgent un peu. J'aimerais vos avis sur le circuit suivant sachant que : 1/ nous avons une contrainte qui est d'être le samedi 7 juin à Monterey 2/ Un bébé d'un peu plus de 2 ans
J1 (vendredi 23 mai) : arrivée San Francisco J2 SF J3 SF J4 SF=> Yosemite Park J5 Yosemite J6 Yosemite => Bakersfield (via Sequioa) J7 Bakersfield=> Death Valley J8 DV=>Las vegas J9 LV J10 LV=> Grand Canyon J11GC=>Las Vegas J12 Las Vegas=>Palm Springs J13 PM=> Los Angeles J14LA=> Santa Barbara J15 SB=>Monterey J16 MB (donc le 7 juin) => San Francisco J17 Retour
J'ai cru comprendre qu'il ne fallait pas trop espérer que la Tioga pass soit ouverte à cette période, d'où le détour par Bakersfield. De même, j'ai essayé de ne pas faire de trajet trop longs (enfin dans la mesure du possible), d'où l'arrêt à Palm Springs, parce que je sais pas si Las Vegas Los ANgeles est faisable en une journée. (ca permettrait une nuit de plus à LA, ce qui serait plus reposant). De même pour Santa Barbara, s'il est possibel d'aller de LA à Monterey en un coup et donc en faisant juste des haltes pour voir le paysage. J'ai également un "problème" qui est que de passer 2 nuits à Vegas le vendredi et le samedi (ce qui n'est pas top niveau prix hôtels), je peux en supprimer une pour aller au Grand Canyon? Y a-t-il des choses à supprimer?
Merci de votre aide
Vol Francfort - Krabi avec escale 1h30 à Bangkok English translation pending
Bonjour,
Je pars cet ete a krabi au depart de francfort, jai une escale de 1h30 a bangkok avant de redecoller pour krabi, ma question est de savoir si 1h30 est suffisant sachant que c thaiairways pour les 2 vols(dc a priori g pas besoin de recuperer mes bagages et de les reenregistrer!)
Quelles sont les formalités durant le transit?
Merci.
Hôtels à Chennai English translation pending
Est-ce que vous pourriez me suggérer un hôtel près de l'aéroport de Chennai car nous arriverons durant la nuit ? nous ne prévoyons pas rester longtemps à Chennai et nous voulons nous diriger vers Mahabalipuram et Pondicherry par la suite.
Merci
Croisière "Les Capitales Baltes" English translation pending
bonjour a tous je ferais la croisiere les pays baltes en juin sur le luminosa.
peut on faire les visites de stockolm helsinki tallin par soi meme .
merci pour votre aide
Le Corbeau (50 jours à pied en Papouasie, 2ème partie) English translation pending
Second Tome, Chapitre XIII - Le Corbeau
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déj�� les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déj�� les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Une semaine en Islande en mars English translation pending
Bonjour à tous !
Je reviens vers vous pour vous poser quelques questions sur l'Islande. Nous souhaitons partir 1 semaine (7 jours sur place) en Islande avec une copine, mais ne connaissons pas du tout ce pays...
Nos questions : - Cela pose-t-il un problème de partir en mars ? - Cela pose-t-il un problème de partir à deux femmes de 23 ans ? - Que nous conseillez vous pour 7 jours en Islande (nous sommes des amoureux de la nature et des paysages...) ? - Faut-il louer une voiture/4x4 et combien cela coûte-t-il ? - Comment est-il possible de s'herberger ? Connaissez-vous le prix moyen d'une nuit dans une chambre double ?
Je vous remercie par avance pour vos quelques éclaircissements ;-)
Armelle
Je reviens vers vous pour vous poser quelques questions sur l'Islande. Nous souhaitons partir 1 semaine (7 jours sur place) en Islande avec une copine, mais ne connaissons pas du tout ce pays...
Nos questions : - Cela pose-t-il un problème de partir en mars ? - Cela pose-t-il un problème de partir à deux femmes de 23 ans ? - Que nous conseillez vous pour 7 jours en Islande (nous sommes des amoureux de la nature et des paysages...) ? - Faut-il louer une voiture/4x4 et combien cela coûte-t-il ? - Comment est-il possible de s'herberger ? Connaissez-vous le prix moyen d'une nuit dans une chambre double ?
Je vous remercie par avance pour vos quelques éclaircissements ;-)
Armelle
Itinéraire de San Francisco à Los Angeles English translation pending
Bonsoir à tous,
Je suis en train de finaliser l'itinéraire de notre futur voyage dans l'ouest et j'aurais besoin de vos avis éclairés avant de me lancer dans les résas.
Il se déroulera en juillet 2014, ce sera notre 1er séjour dans cette région.
Pour nous situer : nous voyageons à 5 (les parents et 3 enfants de 14,16 et 18 ans).
J'ai opté pour un des itinéraires de Bastinj (mille mercis, quel gain de temps !), celui qui va de San Francisco à Los Angeles :
J1 : Arrivée à San Francisco J2 : SF J3 : SF J4 : Trajet San Francisco-Yosemite + début visite de Yosemite - nuit dans le parc J5 : Traversée complète de Yosemite par la Tioga Road - nuit à la sortie Est du parc (Lee Vining) J6 : Lee Vining - Bodie, Mono Lake, Alabama Hills (Lone Pine) - Death Valley en fin aprem et soir J7 : Death Valley (Visite à l'aube et début de matinée) - Las Vegas - nuit à Vegas J8 : Las Vegas J9 : Las Vegas – Zion (en passant sans y randonner) - Bryce Canyon (début visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit à Bryce J10 : Bryce Canyon (fin de visite) - Page - nuit à Page J11 : Page (Antelope Canyon+ Horseshoe Bend) - Monument Valley (Visite 3H en fin d'après-midi) J12 : Monument Valley - Grand Canyon (visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit au Grand Canyon J13 : Lever de soleil au Grand Canyon - trajet vers LA (8H de route avec arrêts le long de la Rte 66) J14 : LA J15 : retour depuis LA
Comme j'ai la chance de disposer de 17j, je vais ajouter 1 jour en fin de séjour soit 1 jour complet à LA soit : J13 : GC jusqu'en début d'après midi , puis départ pour LA nuit en route J14 : arrivée LA en milieu de journée et après midi LA. J15 : LA J16 : retour depuis LA Que me conseillez vous, est-ce que cette 1/2j supplémentaire à GC vaut le coup ?
Et le 2ème jour de rab, j'hésite entre : - une nuit à Zion (j'ai lu à plusieurs reprise sur ce forum que Zion était chronophage, est-ce qu'une nuit est intéressante? PS : je ne souhaite pas partir aux aurores de Végas, donc je ne ferai pas le détour par Valley of fire) - une 2ème nuit à Bryce - une 2ème nuit à Page (mon idée initiale, mais j'ai eu aujourd'hui un retour d'un ami qui n'avait pas trouvé l'étape de Page agréable donc j'hésite à y passer 2 nuits).
J'aimerais bien dans ce laps de temps supplémentaire caser une rando sympa (pas trop longue quand même ! ma fille n'aime pas et en plus, craint la grosse chaleur - 4h environ serait un bon compromis).
Alors merci d'avance de votre aide.
J1 : Arrivée à San Francisco J2 : SF J3 : SF J4 : Trajet San Francisco-Yosemite + début visite de Yosemite - nuit dans le parc J5 : Traversée complète de Yosemite par la Tioga Road - nuit à la sortie Est du parc (Lee Vining) J6 : Lee Vining - Bodie, Mono Lake, Alabama Hills (Lone Pine) - Death Valley en fin aprem et soir J7 : Death Valley (Visite à l'aube et début de matinée) - Las Vegas - nuit à Vegas J8 : Las Vegas J9 : Las Vegas – Zion (en passant sans y randonner) - Bryce Canyon (début visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit à Bryce J10 : Bryce Canyon (fin de visite) - Page - nuit à Page J11 : Page (Antelope Canyon+ Horseshoe Bend) - Monument Valley (Visite 3H en fin d'après-midi) J12 : Monument Valley - Grand Canyon (visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit au Grand Canyon J13 : Lever de soleil au Grand Canyon - trajet vers LA (8H de route avec arrêts le long de la Rte 66) J14 : LA J15 : retour depuis LA
Comme j'ai la chance de disposer de 17j, je vais ajouter 1 jour en fin de séjour soit 1 jour complet à LA soit : J13 : GC jusqu'en début d'après midi , puis départ pour LA nuit en route J14 : arrivée LA en milieu de journée et après midi LA. J15 : LA J16 : retour depuis LA Que me conseillez vous, est-ce que cette 1/2j supplémentaire à GC vaut le coup ?
Et le 2ème jour de rab, j'hésite entre : - une nuit à Zion (j'ai lu à plusieurs reprise sur ce forum que Zion était chronophage, est-ce qu'une nuit est intéressante? PS : je ne souhaite pas partir aux aurores de Végas, donc je ne ferai pas le détour par Valley of fire) - une 2ème nuit à Bryce - une 2ème nuit à Page (mon idée initiale, mais j'ai eu aujourd'hui un retour d'un ami qui n'avait pas trouvé l'étape de Page agréable donc j'hésite à y passer 2 nuits).
J'aimerais bien dans ce laps de temps supplémentaire caser une rando sympa (pas trop longue quand même ! ma fille n'aime pas et en plus, craint la grosse chaleur - 4h environ serait un bon compromis).
Alors merci d'avance de votre aide.
Seychelles: En catamaran d'îles en îles... English translation pending
Existe-t-il un meilleur moyen pour découvrir les Seychelles qu’une navigation entre les nombreuses îles de l’archipel ? Pas sûr ! Aussi, je vous propose d’embarquer à bord d’un catamaran et, voiles au vent, de vagabonder (virtuellement) d’escales en escales et de plages en plages …
Sept îles sont au programme, on peut y ajouter quelques îlots, des séances de snorkeling … et tout au long du périple, un dépaysement au charme fou.
Cependant, le voyage commence à bord d’un avion … Depuis le hublot de cet appareil d’Air Seychelles, l’immense horizon marin s’est longtemps confondu avec le ciel. A présent, on devine quelques îles perdues au milieu du vaste Océan Indien. L’avion amorce sa descente et survole toujours la belle bleue … ce n’est seulement que quelques instants avant l’atterrissage qu’apparaît enfin le tarmac de l’aéroport, il est situé juste au bord de l’océan. çà y est nous y sommes ! A nous maintenant la découverte de l’archipel des Seychelles.

Mahé
Comme le départ de la navigation est programmé dans l’après-midi, cela laisse un peu de temps pour aller faire un tour en ville. Victoria est une petite ville typique des îles tropicales ; 20 000 habitants y vivent mais pour les Seychelles, Victoria constitue l’agglomération la plus importante de tout l’archipel, et surtout, c’est la capitale du territoire.

En matinée, le lieu le plus fréquenté est bien sûr le marché du centre ville. Une halle couverte rassemble les marchands dont les étalages sont bien achalandés ainsi que quelques particuliers qui proposent leur production personnelle. Les régimes de petites bananes y sont en nombre, les piments et les épices aussi. Des œufs, enfin des monticules d’œufs disposés en pyramides attendent les acheteurs comme tous ces poissons bien alignés sur les présentoirs. Ici, les poissons se vendent par paquets, plusieurs lots de poissons sont ainsi attachés par un lien dans l’attente d’être choisis. Détail amusant, un vendeur vide ses poissons devant les yeux envieux d’un oiseau blanc qui se fera un régal des viscères … un vrai oiseau éboueur !


Parmi les allées déambule une foule bigarrée en quête de provisions mais aussi, semble-t-il, de conversations. Les échanges en créole vont bon train, on se dit « Bonzour ! », on se donne des nouvelles, on parle des uns et des autres … une atmosphère classique de marché local aux couleurs tropicales. La vue de toutes ces marchandises exotiques vous donne l’envie d’y goûter. Comme il est difficile de manger un poisson sur le pouce, je me laisse séduire par quelques fruits … les minuscules bananes m’amusent, c’est combien M’dame ? Comme je n’ai pas encore bien compris le taux de change entre les Euros et les Roupies seychelloises, j’ai du me faire avoir … rien de grave, la marchande était sympathique et souriante et moi content de mon achat. Quant à la saveur des bananes du pays ? Cela ferait bien de vous dire qu’elles étaient succulentes … Soyons honnête en avouant qu’elles avaient une saveur habituelle de bananes !
A quelques pas du marché et au bord d’une place trône un imposant monument. Sa tour, haute en couleurs, est décorée de centaines de statuettes de divinités hindoues.

Construit en 1992, il est le seul temple Hindou de Mahé et de toutes les Seychelles. Le Arul Mihu Navasakthi Vinayagar, c’est son nom (presque plus facile à recopier qu’à prononcer !) vénère Vinayagar, le Dieu Hindou de la sécurité et de la prospérité. A l’extrémité de la ruelle du marché couvert, un autre édifice arbore quelques teintes éclatantes sous le soleil, mais là, il s’agit d’un bâtiment bien moins spirituel puisqu’il est dédié au commerce de rue.

En se baladant dans Victoria on s’aperçoit que les habitations, les petits immeubles et les bâtiments sont de styles très différents … cela va du bric-à-brac de bois et de tôles aux constructions sans charme en béton. Quelques belles bâtisses coloniales contrastent dans cet ensemble bien hétéroclite. A l’angle de la grande Avenue de l’Indépendance, l’ancien Palais de Justice en est un splendide exemple. Mais la vétusté et l’exigüité des pièces ont fait que le Tribunal a délaissé, il y a de cela quelques années, ces locaux traditionnels pour s’installer plus loin dans des bâtiments plus fonctionnels.

Un tour de ville … enfin d’une capitale et si petite soit-elle se doit de présenter une église, c’est habituel. Bien que multiethnique, la population de cette ville (et de l’archipel) est principalement catholique, une grande cathédrale honore cette religion un peu excentrée, je n’ai pas poussé la promenade jusqu’à sa façade ! En revanche, je me suis arrêté pour photographier la cathédrale de confession anglicane, St Paul ses murs sont d’un blanc éblouissant et avec ses tours l’édifice a un bel aspect.

Un peu plus loin, au milieu d’un carrefour, un monument emblématique de Victoria ne passe pas inaperçu : la Clocktower ou « Lorloz » comme l’on dit ici en Créole ! C’est un souvenir de la période coloniale britannique. A l’époque, le Gouverneur Ernest Sweet Escott avait voulu pour son île ultramarine une réplique de la tour de l’horloge située à la station Victoria de Londres. C’est ainsi que fut érigée en 1903 cette drôle de tour à la teinte argentée et auréolée à son sommet de lanternes. On croirait voir là un mini Big Ben !


Tant que nous y sommes, poursuivons la visite des monuments commémoratifs de la capitale avec à cet autre carrefour l’imposant Monument National du Bicentenaire de l’Indépendance. Si vous vous demandez ce qu’il symbolise … j’ai la réponse. Ces trois paires d’ailes blanches évoquent l’origine ethnique des seychellois, ils sont issus de trois continents : l’Afrique, l’Europe et l’Asie. En arrière-plan flotte au vent le drapeau tout en couleurs des Seychelles, avec ses cinq bandes obliques : bleue, jaune, rouge, blanc et verte. Nous sommes ici au bout de la grande avenue de l’Indépendance, bien peu animée en ce samedi matin. Evidemment les bâtiments administratifs sont fermés ainsi que les nombreuses banques qui bordent l’avenue. En effet, en parcourant les artères de Victoria, on constate que les établissements bancaires ont pignon sur rue … aux Seychelles, on fait les yeux doux aux investisseurs étrangers. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les multiples projets immobiliers proposés à la vente.

Un bon exemple est situé à seulement quelques kilomètres du centre ville, juste en bord de mer. Eden Island est une île artificielle gagnée sur le territoire maritime. Comme à Dubaï, mais toutes proportions gardées, on a construit sur ces langues de terre. Par bonheur il n’y a bien sûr aucun gratte ciel (ici on reste raisonnable) mais un ensemble de résidences de tourisme. Cela donne un peu un aspect de lotissement de luxe avec des habitations dont le style architectural rappelle celui des îles. Des lagons ont été dessinés, eaux turquoise, bancs de sable clair et palmiers … ce lieu est privé et sécurisé. Une allure de paradis, assurément, mais un peu trop artificiel !
Les heureux propriétaires ou locataires bénéficient de plaisantes vues, soit sur le paisible lagon soit sur la mer. Certains ont pour horizon une partie de la baie … mais avec ces éoliennes en point de mire ! On imagine la polémique engendrée par l’installation de ces immenses pylônes juste en face de Victoria et donc d’Eden Island. Au final, l’incontournable besoin d’énergie électrique a gagné la partie au détriment de l’esthétique du paysage, c’est ainsi !

Ce début de dépaysement avec la visite (à terre) de Victoria et d’Eden Island a son intérêt mais je dois reconnaître que c’est surtout pour la découverte des îles et le périple en catamaran que cette destination m’a séduit.

Le temps est donc venu de quitter la marina, de prendre la mer … et de naviguer le long de la côte nord de Mahé en direction d’un mouillage abrité. Notre skipper tient le cap, nous faisons voile vers Beau Vallon. La baie immense est bordée par une sympathique plage de sable fin, elle s’étend sur environ trois kilomètres. Un lieu si charmant est bien sûr très fréquenté, par les touristes mais également par les Seychellois. Par bonheur, il n’y a pas (encore ?) de front de mer trop bétonné entre les palmiers, cocotiers et autres arbres comme les takamakas, on remarque quelques hôtels mais aussi de somptueuses villas créoles, à vous rendre envieux !


Côté Océan, une silhouette se détache à l’horizon, celle de Silhouette … en effet c’est le nom original de cette île ! Peu à peu la plage se vide, il ne reste à présent que quelques enfants jouant sur le sable alors qu’une luminosité dorée de fin d’après-midi illumine le rivage et les cocotiers. Encore quelques minutes et le spectacle du coucher de soleil nous sera offert. Un ciel embrasé et un soleil qui joue à cache-cache avec les nuages. Place à d’inoubliables moments de contemplation … et à quelques photos.


Au petit matin, le chaleureux soleil de la veille a disparu, de nombreux nuages encombrent le ciel au dessus de la baie de Beau Vallon. Nous levons l’ancre et quittons Mahé en direction d’autres îles de l’archipel. Juste à la suite d’une averse, les rayons d’un soleil qui sous ces latitudes n’est jamais très loin nous offrent un lumineux bout d’arc en ciel.

L’îlot en face de la Pointe Glacis est en vue. Un amoncellement de rochers typiquement seychellois avec ses énormes blocs granitiques coiffés d’une touffe de cocotiers. Superbe !

La suite de la traversée vers l’île Curieuse ? Euh ! Du vent, une mer agitée, de la houle, des creux et des vagues, quelques gouttes par moments … au total, quatre heures passées en grande partie allongée sur le dos dans l’attente de l’arrivée à terre.
Suite du voyage (îles Curieuse, St Pierre, Cousin ...) message suivant
Cependant, le voyage commence à bord d’un avion … Depuis le hublot de cet appareil d’Air Seychelles, l’immense horizon marin s’est longtemps confondu avec le ciel. A présent, on devine quelques îles perdues au milieu du vaste Océan Indien. L’avion amorce sa descente et survole toujours la belle bleue … ce n’est seulement que quelques instants avant l’atterrissage qu’apparaît enfin le tarmac de l’aéroport, il est situé juste au bord de l’océan. çà y est nous y sommes ! A nous maintenant la découverte de l’archipel des Seychelles.

Mahé
Comme le départ de la navigation est programmé dans l’après-midi, cela laisse un peu de temps pour aller faire un tour en ville. Victoria est une petite ville typique des îles tropicales ; 20 000 habitants y vivent mais pour les Seychelles, Victoria constitue l’agglomération la plus importante de tout l’archipel, et surtout, c’est la capitale du territoire.

En matinée, le lieu le plus fréquenté est bien sûr le marché du centre ville. Une halle couverte rassemble les marchands dont les étalages sont bien achalandés ainsi que quelques particuliers qui proposent leur production personnelle. Les régimes de petites bananes y sont en nombre, les piments et les épices aussi. Des œufs, enfin des monticules d’œufs disposés en pyramides attendent les acheteurs comme tous ces poissons bien alignés sur les présentoirs. Ici, les poissons se vendent par paquets, plusieurs lots de poissons sont ainsi attachés par un lien dans l’attente d’être choisis. Détail amusant, un vendeur vide ses poissons devant les yeux envieux d’un oiseau blanc qui se fera un régal des viscères … un vrai oiseau éboueur !


Parmi les allées déambule une foule bigarrée en quête de provisions mais aussi, semble-t-il, de conversations. Les échanges en créole vont bon train, on se dit « Bonzour ! », on se donne des nouvelles, on parle des uns et des autres … une atmosphère classique de marché local aux couleurs tropicales. La vue de toutes ces marchandises exotiques vous donne l’envie d’y goûter. Comme il est difficile de manger un poisson sur le pouce, je me laisse séduire par quelques fruits … les minuscules bananes m’amusent, c’est combien M’dame ? Comme je n’ai pas encore bien compris le taux de change entre les Euros et les Roupies seychelloises, j’ai du me faire avoir … rien de grave, la marchande était sympathique et souriante et moi content de mon achat. Quant à la saveur des bananes du pays ? Cela ferait bien de vous dire qu’elles étaient succulentes … Soyons honnête en avouant qu’elles avaient une saveur habituelle de bananes !
A quelques pas du marché et au bord d’une place trône un imposant monument. Sa tour, haute en couleurs, est décorée de centaines de statuettes de divinités hindoues.

Construit en 1992, il est le seul temple Hindou de Mahé et de toutes les Seychelles. Le Arul Mihu Navasakthi Vinayagar, c’est son nom (presque plus facile à recopier qu’à prononcer !) vénère Vinayagar, le Dieu Hindou de la sécurité et de la prospérité. A l’extrémité de la ruelle du marché couvert, un autre édifice arbore quelques teintes éclatantes sous le soleil, mais là, il s’agit d’un bâtiment bien moins spirituel puisqu’il est dédié au commerce de rue.

En se baladant dans Victoria on s’aperçoit que les habitations, les petits immeubles et les bâtiments sont de styles très différents … cela va du bric-à-brac de bois et de tôles aux constructions sans charme en béton. Quelques belles bâtisses coloniales contrastent dans cet ensemble bien hétéroclite. A l’angle de la grande Avenue de l’Indépendance, l’ancien Palais de Justice en est un splendide exemple. Mais la vétusté et l’exigüité des pièces ont fait que le Tribunal a délaissé, il y a de cela quelques années, ces locaux traditionnels pour s’installer plus loin dans des bâtiments plus fonctionnels.

Un tour de ville … enfin d’une capitale et si petite soit-elle se doit de présenter une église, c’est habituel. Bien que multiethnique, la population de cette ville (et de l’archipel) est principalement catholique, une grande cathédrale honore cette religion un peu excentrée, je n’ai pas poussé la promenade jusqu’à sa façade ! En revanche, je me suis arrêté pour photographier la cathédrale de confession anglicane, St Paul ses murs sont d’un blanc éblouissant et avec ses tours l’édifice a un bel aspect.

Un peu plus loin, au milieu d’un carrefour, un monument emblématique de Victoria ne passe pas inaperçu : la Clocktower ou « Lorloz » comme l’on dit ici en Créole ! C’est un souvenir de la période coloniale britannique. A l’époque, le Gouverneur Ernest Sweet Escott avait voulu pour son île ultramarine une réplique de la tour de l’horloge située à la station Victoria de Londres. C’est ainsi que fut érigée en 1903 cette drôle de tour à la teinte argentée et auréolée à son sommet de lanternes. On croirait voir là un mini Big Ben !


Tant que nous y sommes, poursuivons la visite des monuments commémoratifs de la capitale avec à cet autre carrefour l’imposant Monument National du Bicentenaire de l’Indépendance. Si vous vous demandez ce qu’il symbolise … j’ai la réponse. Ces trois paires d’ailes blanches évoquent l’origine ethnique des seychellois, ils sont issus de trois continents : l’Afrique, l’Europe et l’Asie. En arrière-plan flotte au vent le drapeau tout en couleurs des Seychelles, avec ses cinq bandes obliques : bleue, jaune, rouge, blanc et verte. Nous sommes ici au bout de la grande avenue de l’Indépendance, bien peu animée en ce samedi matin. Evidemment les bâtiments administratifs sont fermés ainsi que les nombreuses banques qui bordent l’avenue. En effet, en parcourant les artères de Victoria, on constate que les établissements bancaires ont pignon sur rue … aux Seychelles, on fait les yeux doux aux investisseurs étrangers. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les multiples projets immobiliers proposés à la vente.

Un bon exemple est situé à seulement quelques kilomètres du centre ville, juste en bord de mer. Eden Island est une île artificielle gagnée sur le territoire maritime. Comme à Dubaï, mais toutes proportions gardées, on a construit sur ces langues de terre. Par bonheur il n’y a bien sûr aucun gratte ciel (ici on reste raisonnable) mais un ensemble de résidences de tourisme. Cela donne un peu un aspect de lotissement de luxe avec des habitations dont le style architectural rappelle celui des îles. Des lagons ont été dessinés, eaux turquoise, bancs de sable clair et palmiers … ce lieu est privé et sécurisé. Une allure de paradis, assurément, mais un peu trop artificiel !
Les heureux propriétaires ou locataires bénéficient de plaisantes vues, soit sur le paisible lagon soit sur la mer. Certains ont pour horizon une partie de la baie … mais avec ces éoliennes en point de mire ! On imagine la polémique engendrée par l’installation de ces immenses pylônes juste en face de Victoria et donc d’Eden Island. Au final, l’incontournable besoin d’énergie électrique a gagné la partie au détriment de l’esthétique du paysage, c’est ainsi !

Ce début de dépaysement avec la visite (à terre) de Victoria et d’Eden Island a son intérêt mais je dois reconnaître que c’est surtout pour la découverte des îles et le périple en catamaran que cette destination m’a séduit.

Le temps est donc venu de quitter la marina, de prendre la mer … et de naviguer le long de la côte nord de Mahé en direction d’un mouillage abrité. Notre skipper tient le cap, nous faisons voile vers Beau Vallon. La baie immense est bordée par une sympathique plage de sable fin, elle s’étend sur environ trois kilomètres. Un lieu si charmant est bien sûr très fréquenté, par les touristes mais également par les Seychellois. Par bonheur, il n’y a pas (encore ?) de front de mer trop bétonné entre les palmiers, cocotiers et autres arbres comme les takamakas, on remarque quelques hôtels mais aussi de somptueuses villas créoles, à vous rendre envieux !


Côté Océan, une silhouette se détache à l’horizon, celle de Silhouette … en effet c’est le nom original de cette île ! Peu à peu la plage se vide, il ne reste à présent que quelques enfants jouant sur le sable alors qu’une luminosité dorée de fin d’après-midi illumine le rivage et les cocotiers. Encore quelques minutes et le spectacle du coucher de soleil nous sera offert. Un ciel embrasé et un soleil qui joue à cache-cache avec les nuages. Place à d’inoubliables moments de contemplation … et à quelques photos.


Au petit matin, le chaleureux soleil de la veille a disparu, de nombreux nuages encombrent le ciel au dessus de la baie de Beau Vallon. Nous levons l’ancre et quittons Mahé en direction d’autres îles de l’archipel. Juste à la suite d’une averse, les rayons d’un soleil qui sous ces latitudes n’est jamais très loin nous offrent un lumineux bout d’arc en ciel.

L’îlot en face de la Pointe Glacis est en vue. Un amoncellement de rochers typiquement seychellois avec ses énormes blocs granitiques coiffés d’une touffe de cocotiers. Superbe !

La suite de la traversée vers l’île Curieuse ? Euh ! Du vent, une mer agitée, de la houle, des creux et des vagues, quelques gouttes par moments … au total, quatre heures passées en grande partie allongée sur le dos dans l’attente de l’arrivée à terre.
Suite du voyage (îles Curieuse, St Pierre, Cousin ...) message suivant
Sécurité pour un voyage en Iran en transports en commun English translation pending
Bonjour,
nous projetons de partir en Iran début avril pour 15 jours sans passer par une agence ni prendre de chauffeur mais des bus pour les déplacements. Comme toujours le site du ministère des affaires étrangères est très alarmiste, mais nous avons des amis iraniens qui vivent en France mais dont la famille vit à Teheran qui nous assurent qu'un voyage la bas ne pose aucun pb.
Quelqu'un pourrait il nous faire part d'une expérience récente d'un voyage non encadre dans ce pays?
Merci!
nous projetons de partir en Iran début avril pour 15 jours sans passer par une agence ni prendre de chauffeur mais des bus pour les déplacements. Comme toujours le site du ministère des affaires étrangères est très alarmiste, mais nous avons des amis iraniens qui vivent en France mais dont la famille vit à Teheran qui nous assurent qu'un voyage la bas ne pose aucun pb.
Quelqu'un pourrait il nous faire part d'une expérience récente d'un voyage non encadre dans ce pays?
Merci!
Great Ocean road + The Grampians + Philipp Island English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai une bonne série de question à vous poser. Je viens d'arriver à Melbourne il y a 5 jours et je ne sais pas encore ce qui vaut plus le coup entre : prendre un tour organisé, prendre le bus (greyhound) et payer une fois là bas l'entrée s'il y a lieu ou trouver d'autres personnes avec qui partir et partager l'essence. Je suis avec mon amie et nous avons pas de voiture. Voici notre série de question :
- Pensez vous que les tours soit une bonne solution pour visiter le great ocean road ? Avec quel agence êtes vous partis ? Et pour Philipp Island et les grampians est-ce vraiment utile ? Ne vaut-il pas mieux prendre le bus et faire le tour nous même ?
- Y a t-il des bus pour se déplacer dans Philipp Island ?
- Nous aimerions trouver des gens avec qui partir, de préférence étranger, car nous aimerions pratiquer notre anglais. Savez vous où puis-je poster une annonce ?
- Quelqu'un à-t-il voyager avec greyhound ? Nous pensions prendre un forfait kilométrique, mais est-ce vraiment rentable ? Je pense que sur place nous devrons encore prendre d'autre transport.
- Dernière question : Quels sont les endroits à ne pas manquer sur ces trois terrains ?
Merci et bonne journée !
J'ai une bonne série de question à vous poser. Je viens d'arriver à Melbourne il y a 5 jours et je ne sais pas encore ce qui vaut plus le coup entre : prendre un tour organisé, prendre le bus (greyhound) et payer une fois là bas l'entrée s'il y a lieu ou trouver d'autres personnes avec qui partir et partager l'essence. Je suis avec mon amie et nous avons pas de voiture. Voici notre série de question :
- Pensez vous que les tours soit une bonne solution pour visiter le great ocean road ? Avec quel agence êtes vous partis ? Et pour Philipp Island et les grampians est-ce vraiment utile ? Ne vaut-il pas mieux prendre le bus et faire le tour nous même ?
- Y a t-il des bus pour se déplacer dans Philipp Island ?
- Nous aimerions trouver des gens avec qui partir, de préférence étranger, car nous aimerions pratiquer notre anglais. Savez vous où puis-je poster une annonce ?
- Quelqu'un à-t-il voyager avec greyhound ? Nous pensions prendre un forfait kilométrique, mais est-ce vraiment rentable ? Je pense que sur place nous devrons encore prendre d'autre transport.
- Dernière question : Quels sont les endroits à ne pas manquer sur ces trois terrains ?
Merci et bonne journée !
Voyage en Inde avec 2 enfants, août 2014 English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un séjour en Inde pour le mois d'août 2014 avec nos 2 enfants (11 et 8 ans), durant environ 3 semaines. Pourriez vous nous indiquer quel est le meilleur moyen de transport pour visiter le pays ? Auriez vous un itinéraire à nous conseiller ? Au niveau du logement, qu'est il préférable : les hotels, les home stays ?
par avance, merci pour votre aide.
Nous envisageons un séjour en Inde pour le mois d'août 2014 avec nos 2 enfants (11 et 8 ans), durant environ 3 semaines. Pourriez vous nous indiquer quel est le meilleur moyen de transport pour visiter le pays ? Auriez vous un itinéraire à nous conseiller ? Au niveau du logement, qu'est il préférable : les hotels, les home stays ?
par avance, merci pour votre aide.
Six semaines au Cambodge: est-ce trop? English translation pending
Bonjour à vous!
Nous partons au Cambodge du 9 février au 26 mars 2013.
Je me demandais, si cela est trop même si on aime bien prendre notre temps et aller hors des sentiers battus.
On arrive et repart de Bangkok. On a déjà fait un mois en Thailande et deux mois au Laos. Le Vietnam éclair ça ne nous intéresse pas, on reviendra;)
J'attend vos commentaires!
Alex
Nous partons au Cambodge du 9 février au 26 mars 2013.
Je me demandais, si cela est trop même si on aime bien prendre notre temps et aller hors des sentiers battus.
On arrive et repart de Bangkok. On a déjà fait un mois en Thailande et deux mois au Laos. Le Vietnam éclair ça ne nous intéresse pas, on reviendra;)
J'attend vos commentaires!
Alex
La galère de l'aéroport de Mumbai pour les voyageurs en provenance de l'étranger English translation pending
Le 08 Novembre 2013
Bonjour,
Si vous passez par l'Inde pour visiter ou faire une correspondance, il est préférable de ne jamais faire une autre correspondance par avion par l'aéroport de Bombay ou Mumbaï car cela demande beaucoup de temps, rien n'est structuré et surtout le contrôle à la douane est au moins 3 fois et pratiqué d'une manière rude; de plus, vous arrivez par l'aéroport international et souvent, sauf Air India et là il faut au préalable se renseigner, il faut se diriger vers l'aéroport domestique en récupérant tous vos bagages et la distance est d'au moins 8 km entre ces 2 aéroports et on la parcourt par une navette qui roule très lentement, toutes les 1/2 heures et met au moins 15 à 20 minutes avec tous vos bagages; et là, de nouveau, faire l'enregistrement de vos bagages avec une longue queue des gens et contrôle douanier soutenu!
Je ne conseille pas de prendre AIR FRANCE qui se contente de larguer ses clients sur Mumbaï et ne s'occupe de rien après, même si vos billets Air France sont payés pour Ahmedabad , qui passe le relais à une autre compagnie comme Jet Airways qui n'amène aucunement vos bagages et c'est aux passagers de le s faire enregistrer, de nouveau, pour Ahmedabad et ceci sans aucune aide ou précision!
Avant d'acheter des billets pour voyager, il faut s'assurer au préalable de l'agrément des différentes compagnies, du réel service dispensé aux voyageurs (enregistrement des bagages directement d'une manière s écurisante) et surtout la distance entre les différentes "haltes", le temps donné par les compagnies pour faire le changement d'avion et la clarté des informations donnée par les différentes villes où vous stationnez pendant un moment.
Le Jet Airways est un bon avion, excellent service à bord si tout le trajet parcouru est assuré par cette même compagnie sans intervention d'une autre durant le trajet.
Si vous achetez les billets par Air India, et au niveau du trajet, vous avez Air France, ce n'est pas grave car il faut s'assurer qu'il ne stoppe pas sur Mumbaï pour vous forcer à prendre la correspondance de Mumbaï pour Ahmedabad; si Air France s'arrête en relais sur Delhi, c'est OK car le nouveau aéroport à Delhi est bien conçu et reçoit correctement tous les passagers, qui n'est pas le cas de Mumbaï où tout est à droite, à gauche, très éparpillé avec des agents n'ayant aucune compétence dans la prise en charge des voyageurs et il faut parcourir de longues distances dans cet aéroport vieux de l'époque coloniale qui à la fin amènent les touristes à l'exténuation; de plus, lors de l'enregistrement des bagages et avant le passage à la douane, à Mumbaï, très peu de chaises sont disponibles pour les voyageurs et il faut passer presque 3 à 4 heures debout à attendre que les différents services d'enregistrement des bagages s'ouvrent !
Des fois, Qatar Airways ou Etihah sont classés bons car ils s'occupent de tout et ils vous amènent directement de Paris sur Ahmedabad ou Delhi et leurs aéroports offrent un excellent service d'accueil pour les foreigners avec des panneaux de précision partout dans l'aéroport
Par contre, si vous venez par Air France pour Mumbaï sans prendre de correspondance, c'est bien car après vous prenez le train de Mumbaï pour aller à votre endroit désiré et vous évitez cette galère de Mumbaï entre les deux aéroports et les douaniers extrêmement soupçonneux
Espérons que ces quelques lignes de partage vous aideront pour votre voyage prochain.
Bonjour,
Si vous passez par l'Inde pour visiter ou faire une correspondance, il est préférable de ne jamais faire une autre correspondance par avion par l'aéroport de Bombay ou Mumbaï car cela demande beaucoup de temps, rien n'est structuré et surtout le contrôle à la douane est au moins 3 fois et pratiqué d'une manière rude; de plus, vous arrivez par l'aéroport international et souvent, sauf Air India et là il faut au préalable se renseigner, il faut se diriger vers l'aéroport domestique en récupérant tous vos bagages et la distance est d'au moins 8 km entre ces 2 aéroports et on la parcourt par une navette qui roule très lentement, toutes les 1/2 heures et met au moins 15 à 20 minutes avec tous vos bagages; et là, de nouveau, faire l'enregistrement de vos bagages avec une longue queue des gens et contrôle douanier soutenu!
Je ne conseille pas de prendre AIR FRANCE qui se contente de larguer ses clients sur Mumbaï et ne s'occupe de rien après, même si vos billets Air France sont payés pour Ahmedabad , qui passe le relais à une autre compagnie comme Jet Airways qui n'amène aucunement vos bagages et c'est aux passagers de le s faire enregistrer, de nouveau, pour Ahmedabad et ceci sans aucune aide ou précision!
Avant d'acheter des billets pour voyager, il faut s'assurer au préalable de l'agrément des différentes compagnies, du réel service dispensé aux voyageurs (enregistrement des bagages directement d'une manière s écurisante) et surtout la distance entre les différentes "haltes", le temps donné par les compagnies pour faire le changement d'avion et la clarté des informations donnée par les différentes villes où vous stationnez pendant un moment.
Le Jet Airways est un bon avion, excellent service à bord si tout le trajet parcouru est assuré par cette même compagnie sans intervention d'une autre durant le trajet.
Si vous achetez les billets par Air India, et au niveau du trajet, vous avez Air France, ce n'est pas grave car il faut s'assurer qu'il ne stoppe pas sur Mumbaï pour vous forcer à prendre la correspondance de Mumbaï pour Ahmedabad; si Air France s'arrête en relais sur Delhi, c'est OK car le nouveau aéroport à Delhi est bien conçu et reçoit correctement tous les passagers, qui n'est pas le cas de Mumbaï où tout est à droite, à gauche, très éparpillé avec des agents n'ayant aucune compétence dans la prise en charge des voyageurs et il faut parcourir de longues distances dans cet aéroport vieux de l'époque coloniale qui à la fin amènent les touristes à l'exténuation; de plus, lors de l'enregistrement des bagages et avant le passage à la douane, à Mumbaï, très peu de chaises sont disponibles pour les voyageurs et il faut passer presque 3 à 4 heures debout à attendre que les différents services d'enregistrement des bagages s'ouvrent !
Des fois, Qatar Airways ou Etihah sont classés bons car ils s'occupent de tout et ils vous amènent directement de Paris sur Ahmedabad ou Delhi et leurs aéroports offrent un excellent service d'accueil pour les foreigners avec des panneaux de précision partout dans l'aéroport
Par contre, si vous venez par Air France pour Mumbaï sans prendre de correspondance, c'est bien car après vous prenez le train de Mumbaï pour aller à votre endroit désiré et vous évitez cette galère de Mumbaï entre les deux aéroports et les douaniers extrêmement soupçonneux
Espérons que ces quelques lignes de partage vous aideront pour votre voyage prochain.
L'aéroport de Manille a "le pire terminal du monde", Beauvais le 5e English translation pending
Cauchemardesque. C'est ainsi que qualifie Le Guide pour dormir dans les aéroports le terminal 1 de l'aéroport de Manille, aux Philippines, tant en termes de confort et d'équipement que de propreté et de service.
Les commentaires laissés sur le site évoquent des "bâtiments dégradés", des temps d'attente importants, ainsi que des employés malhonnêtes ou désagréables. "C'est de l'histoire ancienne", a réagi le responsable du terminal, Dante Basanta, affirmant que des mesures avaient été prises pour améliorer l'accueil et les infrastructures. Lire la suite
Itinéraire de 3 semaines en septembre en Argentine English translation pending
Bonjour, nous sommes 3 amis à partir en Argentine au mois de Septembre. Je voudrais avoir un avis sur l'itinéraire à choisir. Nous hésitons entre 2 choix possibles: buenos aires (4 jours), iguazu (4 jours), region de mendoza (5 jours) et re-buenos aires (4 jours) plus les temps de transports en bus entre chaque.
ou buenos aires (4 jours) iguazu ( 4jours), possible halte entre iguazu et salta, region de salta ( 8 jours + louer une voiture?) retours buenos aires avec possible halte. On aimerait au maximum voyager de nuit en bus, je pense que c'est facilement réalisable.
La question est: laquelle est la plus intéressante? plutôt la région de salta ou plutôt celle de mendoza? est-ce réalisable en temps (on est présent du 8 au 29) ?
Si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas.
Merci de me dire ce que vous en pensez.
La question est: laquelle est la plus intéressante? plutôt la région de salta ou plutôt celle de mendoza? est-ce réalisable en temps (on est présent du 8 au 29) ?
Si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas.
Merci de me dire ce que vous en pensez.
Retour de Nouvelle Ecosse English translation pending
Bonjour,
Ce compte rendu de notre séjour en Nouvelle écosse, 18 jours cet été en mode « road trip », est une première pour moi alors je sollicite l'indulgence des éventuels lecteurs...
Avant de commencer, je remercie les forumistes qui, par leurs interventions et conseils directs ou indirects, nous ont permis de bien cibler le voyage; je pense notamment à Dugber pour ces liens-entre autres- relatifs à la baie de Fundy , et aux différents carnets de voyage (en particulier celui de Cendryon). J'ai également pioché bon nombre d'informations sur le site novascotia.com (et sur leur brochure), vraiment très bien fait; par contre je n'ai jamais réussi à réserver sur leur site et ai donc contacté directement les hébergements.
Pourquoi la Nouvelle Ecosse ?
Après nos dernières escapades en terrain « roches noires et/ou terres arides », et l'annulation pour la seconde fois d'un projet Afrique Australe, l'envie de « vert » (en particulier celui du Canada), a refait surface. Nous avions adoré les différentes régions du Québec (visité à 3 reprises) et les provinces maritimes nous tentaient bien pour cette fois. Après consultation familiale (nous voyageons avec un ado de 13 ans) et validation de cette destination, il nous a fallu faire un choix car la boucle entière Nova Scotia/Nouveau Brunswick/Ile du Prince Edouard représentait trop de kms à notre gout; la baie de Fundy avec notamment ses oiseaux migrateurs et l'ile du cap breton nous attirant plus particulièrement, ce sera la Nouvelle Ecosse.
L' itinéraire : il répond à notre logique et est loin d'être optimisé mais il nous a convenu parfaitement; 2400 km prévus, presque 3500 de réalisés, en raison de quelques allers-retours non prévus liés à la météo sur la cabot trail, et des innombrables chemins « de traverse » empruntés juste pour le plaisir... Afin de rester plusieurs jours au même endroit sans devoir courir, nous ne ferons pas le tour complet. En résumé (sans compter les transits): 1 jour Hopewell Rocks, 3 jours région Parsborro, 1 semaine ile du Cap Breton (4 jours région Hautes terres, 1 jour Louisbourg, 1 jour Bras d'or et St Peters), 3 jours Bassin Minas en baie de Fundy, 3 jours South Shore.
Dans le détail :
J1 Arrivée tardive à Halifax, récupération de la voiture pour ne pas perdre de temps le lendemain matin, et nuit près de l'aéroport
J2 : petite dérogation à la Nouvelle Ecosse : nous partons pour les Hopewells Rocks, les fameux rochers pots de fleurs, que je tiens absolument à voir; en chemin, vu que nous sommes (pour une fois) partis plus tôt que prévu, nous nous arrêtons aux falaises fossilifères de Joggins; vraiment très intéressant (que ce soit le musée ou la visite du site) mais heureusement que les guides sont là car il faut vraiment un oeil averti pour distinguer les différents fossiles. Nous verrons aussi sur cette plage planer notre première pygargue à tête blanche.
Les Hopewells Rocks : les avis étaient mitigés sur l'intérêt de ce site, nous l'avons adoré. Marée basse à notre arrivée en fin d'après-midi, nous crapahutons sur la plage (beaucoup de monde) au milieu de ces rochers si caractéristiques; l'orientation des rayons du soleil ne permettent pas la prise de photos correctes mais le spectacle en vrai est superbe et inhabituel; la couleur de l'eau (certains disent marron, je dirai chocolat) semble ne pas plaire aux autres touristes autour de moi, elle est pourtant bien typique de la baie de Fundy. A l'heure limite nous remontons, enchantés de cette première journée, puis dinons au motel sur place (du homard bien sûr, que nous consommerons assez souvent lors du séjour);
J3 : retour aux rochers, marée haute cette fois-ci, et l'effet est tout aussi agréable pour les yeux;
ballade vers les deux plages accessibles : sur l'une nous observerons bon nombre de faucons, sur l'autre notre premier ballet de bécasseaux semi palmés (enfin on pense qu'il s'agit de cette espèce, il n'y a personne pour nous le confirmer); mes hommes sont ravis...
Nous repartons ensuite vers la Nouvelle Ecosse (petit stop à la côte magnétique à Moncton pour le coté « fun » et qui est quand même assez bluffant), direction Parsborro, pour 2 nuits.
J4 et 5 : Advocate Harbour, Cap d'or et randonnées sont initialement prévus; nous nous arrêterons au phare du cap d'or tellement la pluie tombe fort; nous mangeons d'ailleurs sur place pensant que ça s'arrangerait mais non... en plus nous sommes trempés (j'avais oublié les pantalons de pluie), tant pis ! Le lendemain légère accalmie, nous nous promenons à Five Islands, où les falaises apparaissent plus rouges, et cette fois nous sommes seuls ;
Sur la route vers Antigonish, détour à Pictou et à un parc indiqué par une vendeuse où nous pourrions observer (encore et toujours) bon nombre d'oiseaux (malheureusement pas vus)
J6 : départ pour Chéticamp, sous la pluie, par le Ceilidh trail; visite (entre autres) de la distillerie Glenora, repas en musique celtique bien sûr; le mauvais temps ne permet pas trop de haltes « en extérieur ».
J7/8/9 : 3 jours basés dans le village acadien de Chéticamp ; la météo nous joue beaucoup de tours et nous devons improviser sur les visites et les randonnées. Le village en lui même est charmant, les habitants vraiment très attachants et nous y avons été « chouchoutés »; nous avons également profité des concerts de musique acadienne; Pour le reste, eh bien le musée Graham Bell bien sûr (Baddeck), les rives de la rivière Margaree, l'excursion baleine malheureusement ratée , la cabot trail sous le soleil, la pluie, le brouillard, tout quoi mais absolument fantastique. Le début de la skyline (trop mouillés pour faire la totalité), des rencontres avec des orignaux, de nombreux oiseaux..., les petits villages de pêcheurs de la côte nord, les roches de granit rose du coté d'Ingonish... TOUT très bien; Chéticamp
Margaree valley
Sur la cabot trail


J10 nuit à Ingonish et route vers Louisbourg; il pleut (tiens donc !) et nous ne pourrons pas aller à Bird Island voir les macareux; un mal pour un bien, la perspective de remonter sur un canot après le flop de l'excursion baleine ne nous enchantait guère; les alentours de Sydney sont très embouteillés de voitures (ça nous change) et nous filons du coup vers le sud sans nous arrêter;
Le temps revenant au beau nous faisons un petit détour au parc faunique de Two Rivers, donné comme le plus beau de Nouvelle Ecosse; même si le site est attrayant (rivières Mira et Salmon);
au final nous sommes assez déçus car il s'agit d'une sorte de zoo (nous ne l'avions pas compris avant).
J11 : Forteresse de Louisbourg : classé incontournable, et complètement justifié; nous y passons une bonne partie de la journée; c'était vraiment super, on est vraiment plongé dans l' atmosphère particulière du 18 ème siècle (et aussi dans un brouillard bien profond qui ne se lèvera pas du tout mais au moins il ne pleut pas).
Nous quittons pour passer la nuit à St Peters (route longeant le lac du Bras d'or, pas dans le brouillard mais sous la pluie donc pas panoramique ce jour).
J12 : Canal de St Peters, puis on laisse l'ile du Cap Breton pour filer directement sur Truro. Les horaires des marées collant encore avec notre timing, et comme il fait beau (enfin), nous partons observer le fameux mascaret de la rivière Shubenacadie à South Maitland; encore une fois, le site est magnifique : toujours cette couleur chocolat voire dorée avec le soleil tombant, avec des falaises rouges portant des sapins verts à leur sommet... Le tidal sera moins impressionnant que prévu mais le point de vue en valait largement la peine;

Pourquoi la Nouvelle Ecosse ?
Après nos dernières escapades en terrain « roches noires et/ou terres arides », et l'annulation pour la seconde fois d'un projet Afrique Australe, l'envie de « vert » (en particulier celui du Canada), a refait surface. Nous avions adoré les différentes régions du Québec (visité à 3 reprises) et les provinces maritimes nous tentaient bien pour cette fois. Après consultation familiale (nous voyageons avec un ado de 13 ans) et validation de cette destination, il nous a fallu faire un choix car la boucle entière Nova Scotia/Nouveau Brunswick/Ile du Prince Edouard représentait trop de kms à notre gout; la baie de Fundy avec notamment ses oiseaux migrateurs et l'ile du cap breton nous attirant plus particulièrement, ce sera la Nouvelle Ecosse.
L' itinéraire : il répond à notre logique et est loin d'être optimisé mais il nous a convenu parfaitement; 2400 km prévus, presque 3500 de réalisés, en raison de quelques allers-retours non prévus liés à la météo sur la cabot trail, et des innombrables chemins « de traverse » empruntés juste pour le plaisir... Afin de rester plusieurs jours au même endroit sans devoir courir, nous ne ferons pas le tour complet. En résumé (sans compter les transits): 1 jour Hopewell Rocks, 3 jours région Parsborro, 1 semaine ile du Cap Breton (4 jours région Hautes terres, 1 jour Louisbourg, 1 jour Bras d'or et St Peters), 3 jours Bassin Minas en baie de Fundy, 3 jours South Shore.
Dans le détail :
J1 Arrivée tardive à Halifax, récupération de la voiture pour ne pas perdre de temps le lendemain matin, et nuit près de l'aéroport
J2 : petite dérogation à la Nouvelle Ecosse : nous partons pour les Hopewells Rocks, les fameux rochers pots de fleurs, que je tiens absolument à voir; en chemin, vu que nous sommes (pour une fois) partis plus tôt que prévu, nous nous arrêtons aux falaises fossilifères de Joggins; vraiment très intéressant (que ce soit le musée ou la visite du site) mais heureusement que les guides sont là car il faut vraiment un oeil averti pour distinguer les différents fossiles. Nous verrons aussi sur cette plage planer notre première pygargue à tête blanche.
Les Hopewells Rocks : les avis étaient mitigés sur l'intérêt de ce site, nous l'avons adoré. Marée basse à notre arrivée en fin d'après-midi, nous crapahutons sur la plage (beaucoup de monde) au milieu de ces rochers si caractéristiques; l'orientation des rayons du soleil ne permettent pas la prise de photos correctes mais le spectacle en vrai est superbe et inhabituel; la couleur de l'eau (certains disent marron, je dirai chocolat) semble ne pas plaire aux autres touristes autour de moi, elle est pourtant bien typique de la baie de Fundy. A l'heure limite nous remontons, enchantés de cette première journée, puis dinons au motel sur place (du homard bien sûr, que nous consommerons assez souvent lors du séjour);
J3 : retour aux rochers, marée haute cette fois-ci, et l'effet est tout aussi agréable pour les yeux;
ballade vers les deux plages accessibles : sur l'une nous observerons bon nombre de faucons, sur l'autre notre premier ballet de bécasseaux semi palmés (enfin on pense qu'il s'agit de cette espèce, il n'y a personne pour nous le confirmer); mes hommes sont ravis...
Nous repartons ensuite vers la Nouvelle Ecosse (petit stop à la côte magnétique à Moncton pour le coté « fun » et qui est quand même assez bluffant), direction Parsborro, pour 2 nuits.
J4 et 5 : Advocate Harbour, Cap d'or et randonnées sont initialement prévus; nous nous arrêterons au phare du cap d'or tellement la pluie tombe fort; nous mangeons d'ailleurs sur place pensant que ça s'arrangerait mais non... en plus nous sommes trempés (j'avais oublié les pantalons de pluie), tant pis ! Le lendemain légère accalmie, nous nous promenons à Five Islands, où les falaises apparaissent plus rouges, et cette fois nous sommes seuls ;
Sur la route vers Antigonish, détour à Pictou et à un parc indiqué par une vendeuse où nous pourrions observer (encore et toujours) bon nombre d'oiseaux (malheureusement pas vus)J6 : départ pour Chéticamp, sous la pluie, par le Ceilidh trail; visite (entre autres) de la distillerie Glenora, repas en musique celtique bien sûr; le mauvais temps ne permet pas trop de haltes « en extérieur ».
J7/8/9 : 3 jours basés dans le village acadien de Chéticamp ; la météo nous joue beaucoup de tours et nous devons improviser sur les visites et les randonnées. Le village en lui même est charmant, les habitants vraiment très attachants et nous y avons été « chouchoutés »; nous avons également profité des concerts de musique acadienne; Pour le reste, eh bien le musée Graham Bell bien sûr (Baddeck), les rives de la rivière Margaree, l'excursion baleine malheureusement ratée , la cabot trail sous le soleil, la pluie, le brouillard, tout quoi mais absolument fantastique. Le début de la skyline (trop mouillés pour faire la totalité), des rencontres avec des orignaux, de nombreux oiseaux..., les petits villages de pêcheurs de la côte nord, les roches de granit rose du coté d'Ingonish... TOUT très bien; Chéticamp
Margaree valley
Sur la cabot trail


J10 nuit à Ingonish et route vers Louisbourg; il pleut (tiens donc !) et nous ne pourrons pas aller à Bird Island voir les macareux; un mal pour un bien, la perspective de remonter sur un canot après le flop de l'excursion baleine ne nous enchantait guère; les alentours de Sydney sont très embouteillés de voitures (ça nous change) et nous filons du coup vers le sud sans nous arrêter;
Le temps revenant au beau nous faisons un petit détour au parc faunique de Two Rivers, donné comme le plus beau de Nouvelle Ecosse; même si le site est attrayant (rivières Mira et Salmon);
au final nous sommes assez déçus car il s'agit d'une sorte de zoo (nous ne l'avions pas compris avant).J11 : Forteresse de Louisbourg : classé incontournable, et complètement justifié; nous y passons une bonne partie de la journée; c'était vraiment super, on est vraiment plongé dans l' atmosphère particulière du 18 ème siècle (et aussi dans un brouillard bien profond qui ne se lèvera pas du tout mais au moins il ne pleut pas).
Nous quittons pour passer la nuit à St Peters (route longeant le lac du Bras d'or, pas dans le brouillard mais sous la pluie donc pas panoramique ce jour).J12 : Canal de St Peters, puis on laisse l'ile du Cap Breton pour filer directement sur Truro. Les horaires des marées collant encore avec notre timing, et comme il fait beau (enfin), nous partons observer le fameux mascaret de la rivière Shubenacadie à South Maitland; encore une fois, le site est magnifique : toujours cette couleur chocolat voire dorée avec le soleil tombant, avec des falaises rouges portant des sapins verts à leur sommet... Le tidal sera moins impressionnant que prévu mais le point de vue en valait largement la peine;


Planning de 2 jours à Londres English translation pending
Bonjour à tous :)
Tout est dans le titre , j’aurai besoin de votre avis sur les visites que j’ai prévues pour 2 jours à Londres, en sachant que nous connaissons déjà les 'classiques' de la ville et que nous voulons voir des choses qui changent.
Notre hotel est à notting hill (nous ne connaissons pas le quartier) et nous aimerions visiter hampstead ainsi que le parc, et le cimetière de highgate. Nous aimerions également voir le quartier de bricklane avec son marché et si nous avons le temps aller à camden et faire une petite visite éclair au centre pour achat rapide de souvenir (forbidden planet, top shop...^^)
En gros voilà à quoi je pensais : - samedi : bricklane le matin et notting hill l'après-midi - dimanche : cimetière de highgate le matin, traverser le parc hampstead heath via parliament hill pour la vue et finir au village d'hampstead.
Je ne sais pas trop où placer camden et la visite éclair au centre, pensez-vous que nous aurions plus le temps de faire ça le 1er jour, peut-être entre bricklane et notting hill ? ou le 2ème jour après le parc ? Sachant que nous reprenons l'eurostar le dimanche soir vers 20h.
Merci d'avance pour vos conseils !
Tout est dans le titre , j’aurai besoin de votre avis sur les visites que j’ai prévues pour 2 jours à Londres, en sachant que nous connaissons déjà les 'classiques' de la ville et que nous voulons voir des choses qui changent.
Notre hotel est à notting hill (nous ne connaissons pas le quartier) et nous aimerions visiter hampstead ainsi que le parc, et le cimetière de highgate. Nous aimerions également voir le quartier de bricklane avec son marché et si nous avons le temps aller à camden et faire une petite visite éclair au centre pour achat rapide de souvenir (forbidden planet, top shop...^^)
En gros voilà à quoi je pensais : - samedi : bricklane le matin et notting hill l'après-midi - dimanche : cimetière de highgate le matin, traverser le parc hampstead heath via parliament hill pour la vue et finir au village d'hampstead.
Je ne sais pas trop où placer camden et la visite éclair au centre, pensez-vous que nous aurions plus le temps de faire ça le 1er jour, peut-être entre bricklane et notting hill ? ou le 2ème jour après le parc ? Sachant que nous reprenons l'eurostar le dimanche soir vers 20h.
Merci d'avance pour vos conseils !
Train Casablanca - Marrakech English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai savoir si il y'a une gare a l’aéroport de Casablanca.
aussi les horaires de départ vers Marrakech pour le mois de septembre.
merci a vous😉
Je souhaiterai savoir si il y'a une gare a l’aéroport de Casablanca.
aussi les horaires de départ vers Marrakech pour le mois de septembre.
merci a vous😉
Royan à Lacanau à vélo English translation pending
bonjour,
Petite question... nous partons vendredi, nous sommes prêts, mais je voulais connaître vos avis sur un détail du parcours. On m'a dit que le tronçon Royan - Lacanau n'était pas terrible et surtout long... ? En fait nous voulons aller jusqu'à Lacanau pour traverser jusqu'à Bordeaux et prendre le train jusqu'à Agen. Du coup nous hésitons à aller directement à Saintes à côté de Royan pour prendre le train jusqu'à Agen. Cela raccourci notre parcours en vélo mais cela nous permet de profiter un peu plus sur l'ile de ré et l'ile d'Oleron ... Qu'en pensez vous ?
Merci de votre aide
Petite question... nous partons vendredi, nous sommes prêts, mais je voulais connaître vos avis sur un détail du parcours. On m'a dit que le tronçon Royan - Lacanau n'était pas terrible et surtout long... ? En fait nous voulons aller jusqu'à Lacanau pour traverser jusqu'à Bordeaux et prendre le train jusqu'à Agen. Du coup nous hésitons à aller directement à Saintes à côté de Royan pour prendre le train jusqu'à Agen. Cela raccourci notre parcours en vélo mais cela nous permet de profiter un peu plus sur l'ile de ré et l'ile d'Oleron ... Qu'en pensez vous ?
Merci de votre aide
Suceava, qu'en pensez vous? (Roumanie) English translation pending
Bonjour,
L'année derniere j'ai visité le sud de la Roumanie Quel dépaysement, pas total ca reste l'europe. J'ai adoré, les gens, la vie En Septembre je veux faire le nord apres avoir connu le sud. J'ai pensé allé a Suceava. Evidemment j'ai été influencer pour aller labas pour avoir connu une personne de labas. Je connais rien de ce coin. Connaissez vous cette ville et ses alentours? Etes vous deja allé en Roumanie en bus? Merci pour votre experience
L'année derniere j'ai visité le sud de la Roumanie Quel dépaysement, pas total ca reste l'europe. J'ai adoré, les gens, la vie En Septembre je veux faire le nord apres avoir connu le sud. J'ai pensé allé a Suceava. Evidemment j'ai été influencer pour aller labas pour avoir connu une personne de labas. Je connais rien de ce coin. Connaissez vous cette ville et ses alentours? Etes vous deja allé en Roumanie en bus? Merci pour votre experience
Le Vietnam à scooter English translation pending
Bonjour à tous !
Juste un petit topic pour témoigner de mon expérience de voyage au Vietnam. Je trouve en effet bien utile de trouver des informations sur certains thèmes donc je partage mon expérience.
Nous avons donc avec ma copine voyager 3 semaines au Vietnam en scooter.
Pour commencer, voici comment procéder pour acheter et vendre le scooter :
Achat : Nous sommes arrivés en avion à Hanoi. Nous avons trouver un petit hôtel et nous sommes tout de suite mis à la recherche d'un scooter. Pour cela, pas bien compliqué : nous avons demander au gérant de notre hôtel comment l'on pouvait s'y prendre : le lendemain à 8 heures du matin il nous emmenait dans une sorte de grand marché à scooter. En clair, parler à des personnes de votre projet, ils vous mèneront vers les bonnes personnes. Des centaines de scooter en vente, difficile de faire son choix. Le gérant de l'hôtel est resté avec nous tout le long de notre recherche, nous lui avons demandé de nous aider dans notre quête. Cela permet qu'il discute etc, et de ne pas vous faire (trop) pigeonner. En gros nous lui avons fait comprendre que nous lui donnerions une commission pour qu'il s'occupe de l'achat.
Les points auxquels il faut faire attention ici :
la "côte" du scooter que vous achetez. Il vaut mieux avoir une idée à l'avance du scooter que l'on va acheter. Pour cela il faut tenter d'en savoir le plus possible : quelle valeur pour quel scooter ? Lesquels se revendent le mieux etc. Nous avons opté pour un Honda Wave rsx 110 cc. Prix : 500 dollars
Trajet :
Nous avons fait tout le trajet à 2 sur le scooter, avec un grand sac à dos sur le porte bagage. Celui-ci était fait maison par nous même : une grille en feraille, fixée aux poignées arrières du scooter. (possibilité de photos pour ceux qui veulent). Nous avons parcouru tout le Vietnam, en faisant différentes haltes dans les villes les plus célèbres : Baie d'Halong, Hue, Munie, Hoian ...
Nous sommes descendus ainsi vers Ho Chi Minh. Bref, 3 semaines de voyage, environ 2000 km parcourus.
Ici , nous préférons prévenir : il faut être habitué à conduire un 2 roues. Très sincèrement, ne vous lancez pas là-dedans sans avoir d'expérience. Après, oui on rencontre toujours des gens qui nous disent : on l'a tenté alors qu'on avait jamais touché à une moto etc. Je le déconseille fortement. Des qualités de conduites sont réellement nécessaires : esquive, freinage d'urgence, regard partout, maîtrise du véhicule sur chemins boueux, équilibre lors des dérapages ... La conduite au Vietnam est périlleuse. Les camions doublent n'importe où : que vous soyez en face ou non, c'est à vous de vous ranger. Les klaxons sont incessants partout. Dans les grandes villes, inutile de vous décrire : c'est une fourmillère de scooters.
Je conseille (c'est un conseil vrai dès que l'on est en moto)n sur les routes de toujours rouler à bonne allure, ne traînez pas entre les camions.
Nos conseils: préférez les trajets en montagne, c'est plus long mais beaucoup plus calme que les grands axes tumultueux. Plus sauvage également. Vigilance constante sur les routes (je pense que c'est inutile de le préciser ...). En effet, il faut avoir les yeux partout tout le temps : éviter les trous, esquiver les camions qui déboulent de partout.
Pour l'essence, on en trouve un peu partout.
Vente Pour la vente, nous l'avons vendu a Mune. En effet, nous avons opté pour cette option, car nous préférions le vendre tranquillement plutôt que de devoir affronter la fourmillière qu'est Saigon (Ho Chi Minh). Nous avons demandé à quelques personnes à droite à gauche. Pas de succès. En se baladant, nous tombons sur un petit garage. Nous discutons, marquons sur un papier la somme que nous souhaitons etc. 20 minutes plus tard, le scooter était vendu. Lorsque vous le revendez, prenez votre temps, ne lâchez pas la clé avant d'être sûr que tout est ok. Il faut rester zen, il y a souvent du monde qui vient voire ce qu'il se passe etc. C'est vous le vendeur, vous qui avez les papiers etc. C'est vous qui décidez de quand vous donnez la clé (attendez d'avoir l'argent c'est mieux). Prix de vente : 430 dollars (70 dollars de moins que l'achat, mais cela permet de régler l'affaire rapidement).
Si certains ont des questions, n'hésitez pas je me ferai un plaisir de vous répondre !
Juste un petit topic pour témoigner de mon expérience de voyage au Vietnam. Je trouve en effet bien utile de trouver des informations sur certains thèmes donc je partage mon expérience.
Nous avons donc avec ma copine voyager 3 semaines au Vietnam en scooter.
Pour commencer, voici comment procéder pour acheter et vendre le scooter :
Achat : Nous sommes arrivés en avion à Hanoi. Nous avons trouver un petit hôtel et nous sommes tout de suite mis à la recherche d'un scooter. Pour cela, pas bien compliqué : nous avons demander au gérant de notre hôtel comment l'on pouvait s'y prendre : le lendemain à 8 heures du matin il nous emmenait dans une sorte de grand marché à scooter. En clair, parler à des personnes de votre projet, ils vous mèneront vers les bonnes personnes. Des centaines de scooter en vente, difficile de faire son choix. Le gérant de l'hôtel est resté avec nous tout le long de notre recherche, nous lui avons demandé de nous aider dans notre quête. Cela permet qu'il discute etc, et de ne pas vous faire (trop) pigeonner. En gros nous lui avons fait comprendre que nous lui donnerions une commission pour qu'il s'occupe de l'achat.
Les points auxquels il faut faire attention ici :
la "côte" du scooter que vous achetez. Il vaut mieux avoir une idée à l'avance du scooter que l'on va acheter. Pour cela il faut tenter d'en savoir le plus possible : quelle valeur pour quel scooter ? Lesquels se revendent le mieux etc. Nous avons opté pour un Honda Wave rsx 110 cc. Prix : 500 dollars
Trajet :
Nous avons fait tout le trajet à 2 sur le scooter, avec un grand sac à dos sur le porte bagage. Celui-ci était fait maison par nous même : une grille en feraille, fixée aux poignées arrières du scooter. (possibilité de photos pour ceux qui veulent). Nous avons parcouru tout le Vietnam, en faisant différentes haltes dans les villes les plus célèbres : Baie d'Halong, Hue, Munie, Hoian ...
Nous sommes descendus ainsi vers Ho Chi Minh. Bref, 3 semaines de voyage, environ 2000 km parcourus.
Ici , nous préférons prévenir : il faut être habitué à conduire un 2 roues. Très sincèrement, ne vous lancez pas là-dedans sans avoir d'expérience. Après, oui on rencontre toujours des gens qui nous disent : on l'a tenté alors qu'on avait jamais touché à une moto etc. Je le déconseille fortement. Des qualités de conduites sont réellement nécessaires : esquive, freinage d'urgence, regard partout, maîtrise du véhicule sur chemins boueux, équilibre lors des dérapages ... La conduite au Vietnam est périlleuse. Les camions doublent n'importe où : que vous soyez en face ou non, c'est à vous de vous ranger. Les klaxons sont incessants partout. Dans les grandes villes, inutile de vous décrire : c'est une fourmillère de scooters.
Je conseille (c'est un conseil vrai dès que l'on est en moto)n sur les routes de toujours rouler à bonne allure, ne traînez pas entre les camions.
Nos conseils: préférez les trajets en montagne, c'est plus long mais beaucoup plus calme que les grands axes tumultueux. Plus sauvage également. Vigilance constante sur les routes (je pense que c'est inutile de le préciser ...). En effet, il faut avoir les yeux partout tout le temps : éviter les trous, esquiver les camions qui déboulent de partout.
Pour l'essence, on en trouve un peu partout.
Vente Pour la vente, nous l'avons vendu a Mune. En effet, nous avons opté pour cette option, car nous préférions le vendre tranquillement plutôt que de devoir affronter la fourmillière qu'est Saigon (Ho Chi Minh). Nous avons demandé à quelques personnes à droite à gauche. Pas de succès. En se baladant, nous tombons sur un petit garage. Nous discutons, marquons sur un papier la somme que nous souhaitons etc. 20 minutes plus tard, le scooter était vendu. Lorsque vous le revendez, prenez votre temps, ne lâchez pas la clé avant d'être sûr que tout est ok. Il faut rester zen, il y a souvent du monde qui vient voire ce qu'il se passe etc. C'est vous le vendeur, vous qui avez les papiers etc. C'est vous qui décidez de quand vous donnez la clé (attendez d'avoir l'argent c'est mieux). Prix de vente : 430 dollars (70 dollars de moins que l'achat, mais cela permet de régler l'affaire rapidement).
Si certains ont des questions, n'hésitez pas je me ferai un plaisir de vous répondre !