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La Bretagne avec le Jacques Cartier "Ponant" du 18 au 25 juillet 2020 English translation pending
by PapiJP35 · 2020-08-28 · 183 replies
Bonjour J'avais envisagé d'attendre début Octobre et notre retour à Rennes pour faire le C/R de notre croisière " La Bretagne : entre côtes sauvages et phares " Mais tout compte fait , je change d'avis et démarre ce C/R dès maintenant : Au retour de notre 20 ème croisière , fin Novembre 2019 , ( Transat de Marseille à Miami sur le MSC Divina ) , nous avions décidé de faire une (petite ) pause pour les croisières et donc de ne rien réserver avant plusieurs mois . Sage décision en fait au vu des évènements sanitaires du Printemps puisque nous avons échappé aux problèmes subis par nombre de touristes qui se sont retrouvés avec des avoirs qu'il ne pourront utiliser ( au mieux ) que dans plusieurs mois . A la fin de l'an dernier , je m'étais inscrit à la newsletter de Ponant , plus pour rêver qu'autre chose . Mais début Juin , alors que toutes les croisières sont annulées les unes après les autres , Ponant , profitant notamment de la capacité réduite de ses navires et du retour en France métropolitaine de presque tous , met en place 2 itinéraires en Méditerranée et 3 en Manche et Atlantique . La croisière au départ de Nice pour contourner la Corse nous plaisait bien mais rejoindre Nice posait , à ce moment là , problème . Nous décidons donc de nous rabattre sur la croisière au départ de St Malo car là , pas de souci pour nous y rendre 🙂 Les raisons de notre choix : de mémoire , St Malo est fréquemment une ville d'escale pour les bateaux de croisière mais quasiment jamais une ville d'embarquement ( et là aussi de débarquement ) , donc autant en profiter . De plus l'itinéraire nous plait avec la visite d'iles connues ( mais que nous reverrons avec plaisir ) et de vraies découvertes dont les Scilly , au large de la Cornouaille britannique . Mi Juin , nous décidons de réserver la croisière au départ de St Malo du 18 Juillet , sachant que nous avons la possibilité d'annuler , sans pénalités , jusqu'à 72 heures avant le départ . L'annulation , nous y avons pensé quand , fin Juin , nous avons appris que l'escale aux Scilly était supprimée 😠 , remplacée par Ouessant , une escale à Groix se substituant à celle de Hoëdic . Toutes les autres croisières étaient aussi affectées par la suppression des escales à l'étranger pour raisons sanitaires ( jours de quarantaine ) Nous trouverons donc peut-être une autre occasion pour nous rendre aux Scilly Comme d'habitude , je m'égare avec ce préambule un peu long . Je vais donc faire une pause avant de vous embarquer sur le Jacques Cartier . A plus Jean-Pierre
Do you ever feel jaded when you travel?
by Lecoeurestun · 2020-08-17 · 37 replies
I find myself feeling more and more jaded when I travel these days. Boredom sets in. I’m not saying I don’t like boredom, but long-term... So, I end up thinking traveling doesn’t really make much sense anymore. Do you ever feel this way?

Nat
La Zambie en été, parcours et distances English translation pending
by Ellobo · 2020-05-16 · 85 replies
Bonjour, dans mon cerveau, l'Afrique Australe me relance (j'espère que ce n'est pas grave !) et du coup je me dis que la Zambie pourrait être une destination à connaitre au vu des quelques carnets parcourus. J'en suis aux balbutiements. et donc je voudrais voir d'abord dans les grandes lignes si le parcours est jouable dans mon timing, car j'ai lu que les distances sont importantes en Zambie et je ne voudrais pas construire un trip trop chronophage en km par rapport au temps passé dans les parcs. Bien entendu c'est en 4*4 avec tentes que je veux faire ce parcours. J'ai visité la Namibie (3 semaines) de cette façon en étant le chauffeur. Je n'ai pas une très grande expérience de 4*4 (l'autre fois c'était à Oman, deux semaines), mais je ne pense pas non plus être un lapin de 3 semaines. Au Botswana, j'avais un chauffeur, donc ça compte pas, même si j'ai bien observé sa façon de faire. A mon avis l'arrivée à Lusaka semble un bon compromis (je suis allé à Victoria Falls côté Zimbawe, donc cela me permet de ne pas caler forcément Livingstone). Les parcs que j'ai envie de voir sont Kafue, North Luangwa, South Luangwa et Lower Zambezi. Sur le dernier c'est qu'il me semble être sur la route entre Lusaka et South Luangwa, mais ce n'est pas celui qui est prioritaire. Il y a peut être d'autres lieux à conseiller ... A la louche j'ai compté 3 jours par parc (c'est une moyenne car peut êrte certains méritent plus et d'autres moins), ce qui fait 12 jours en parc et comme je veux partir 3 semaines cela reste 9 jours pour caler les vols Europe/Afrique et les trajets entre parcs. D'où la première question : C'est jouable ? Deuxième question : Le loueur de voiture. J'ai vu Hemingway basé sur Livingstone. J'imagine qu'ils acheminent des véhicules sur Lusaka J'ai lu aussi que Bushlore pouvait d'AFS faire un transfert jusqu'en Zambie dans des prix corrects. Y-a-t-il d'autres possibilités ? Troisième question: Quand commencer le gros du boulot (réservations) ?

Merci à tous a+
A quand l'ouverture des frontières dans l'espace Schengen? (à vélo) English translation pending
by Pluton2070 · 2020-04-23 · 378 replies
Hello,

C'est un peu la question qu'on se pose et qui nous oblige à revoir nos plans, pour l'instant c'est très flou, visiblement ce ne serait pas avant Septembre voir même pas envisageable cette année, mais si vous avez des infos de ce côté là n'hésitez pas à les partager.

Gilles
Demande de remboursement suite à un vol annulé French Bee English translation pending
by Cesaryo · 2020-03-26 · 92 replies
Bonjour à tous,

Je viens vers vous et je ne pense pas être le seul dans notre cas. Suite aux récentes actualités sur le blocage des frontières à cause du Covid-19 nous devions aller à San Francisco avec ma conjointe le 10 avril 2020. Donald Trump ayant bloqué les frontières aux européens ayant séjourné plus de 14 jours dans l’espace Schengen.

La compagnie que nous avions prise FrenchBee a annulé notre vol et nous a proposé deux solutions :

· Report du vol. · Avoir.

Effectivement la première (Report du vol) est un arrangement commercial de la compagnie le deuxième (Avoir) est légal mais sous la validation signé du client mais ils se sont bien tenu de parler de la dernière qui est le remboursement total et qui est soumis à la réglementation française et européennes dont voici les extraits :

· Code du tourisme - Article L211-14 Alinéa III :

« -L’organisateur ou le détaillant peut résoudre le contrat et rembourser intégralement le voyageur des paiements effectués, mais il n'est pas tenu à une indemnisation supplémentaire, si : »

· Règlement (CE) n° 261/2004 – Article 8 Assistance : droit au remboursement ou au réacheminement :

« 1. Lorsqu'il est fait référence au présent article, les passagers se voient proposer le choix entre: a) — le remboursement du billet, dans un délai de sept jours, selon les modalités visées à l'article 7, paragraphe 3, au prix auquel il a été acheté, pour la ou les parties du voyage non effectuées et pour la ou les parties du voyage déjà effectuées et devenues inutiles par rapport à leur plan de voyage initial, ainsi que, le cas échéant, — un vol retour vers leur point de départ initial dans les meilleurs délais; »

Je souligne également les modalités de remboursement liée à l’article 8.1.a ci-dessus :

· Règlement (CE) n° 261/2004 – Article 7 Droit à indemnisation :

« 3. L'indemnisation visée au paragraphe 1 est payée en espèces, par virement bancaire électronique, par virement bancaire ou par chèque, ou, avec l'accord signé du passager, sous forme de bons de voyage et/ou d'autres services. »

J’ai envoyé un mail le mardi 24/03/2020 en expliquant que nous ne souhaitons ni le report de vol ni un avoir mais bien un remboursement total de ce fait je leurs ai rappelé leurs obligations dans ce cas en énonçant le volet législatif ci-dessus. Depuis aucune réponse d’accusé de réception par mail (Au pire un retour en expliquant que leur boite mail est saturé…mais bien sûr), ils ne répondent pas au téléphone (Pour cause de confinement…y’a même par le stricte minimum) en clair autruche total de leur part.

Dans le mail dans lequel ils nous annoncent que le vol est annulé il faut qu’on leur donne une réponse avant le 31 mars pour le report de vol ou l’avoir.

Etant donné qu’on a aucun retour de leurs part (On ne sait pas s’ils ont reçu notre mail) mais je pense que si car on a reçu un mail « Boite mail saturé » mais que pour nous nous voulons le remboursement vous pensez qu’il faut qu’on attende gentiment un « retour à la normale des services » pour réclamer notre remboursement en laissant passer la date butoir de demande d’avoir ?

Dans tout les cas notre vol ne décolleras pas.

Merci d’avance pour vos retours.
On the Silk Road: Chronicles of a Sixty-Something Traveling Completely Independently
by Sarana · 2020-03-07 · 73 replies
From Beijing to Khiva: China, Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan Chronicle of anecdotes, highlights, and other adventures that marked this eight-week journey in 2018.



The Chinese Far West More than 30 years after my first trip to eastern China, I finally fulfilled an old dream: traveling solo from Beijing to the far west, discovering Xinjiang, the Uyghur people and the oppression they endure, the oases of Turpan and Kashgar, the Taklamakan Desert, the end of the Great Wall... The route was covered by train.

MENU PART 1: CHINA

1- Beijing (Jiankou) : the authentic Great Wall, without tourists 2- Cycling in Beijing, the best way to get around 3- Beijing : departure for the far west 4- Jiayuguan : getting by without English 5- Jiayuguan : scams and heritage 6- Dunhuang : abundance in the middle of the desert 7- Turpan : the Uyghurs under heavy surveillance 8- Kashgar : love at first sight for the old city 9- Kashgar : China’s recipe for controlling the populace 10- Tashkurgan : what on earth was I thinking going there! Kyrgyz border: a surreal epic Photo album from the 80s, contributions from other travelers (page 2)

1- JIANKOU Finding the authentic Great Wall, without tourists or a guide Friday, August 24, 2018 Thirty years later, I didn’t feel like revisiting the Great Wall at Badaling or any other overcrowded site. I chose to explore it at Jiankou, in its wildest, most authentic, and unrestored section, starting from a lost village deep in a valley—though it wasn’t *that* lost, since it had everything for communication.



No need to pay for a taxi to get there—by timing it right, you can take the bus for just a few yuan. You have to get off at Xizhazi, the bus terminus. Be careful, there are only two buses a day in each direction. At the Xizhazi bus stop, I met a young couple who’d arrived with zero information about what to expect. We hiked the three of us toward the restored section of Mutianyu.

Still, be cautious With GPS and a topographic map (OpenTopoMap), you can set off without a problem or guide. The trail up to Jiankou is easy and well-marked. The trails down are too. But be careful—once you’re on the Wall, it’s real mountain hiking, with easy but dangerous climbing sections (over sheer drops). Not for amateurs or those afraid of heights! But what a reward. The Wall all to yourself, where it’s at its most daring. Truly mesmerizing.

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2- BEIJING The best way to get around the capital Sunday, August 26 The best way to explore the city is still by bike. Most are in a bike-share system, but you need to use an app—WeChat, the app that does everything, like monitoring your every move. No way I was installing that.



I found one at a rental shop near the hostel. The key is to quickly learn local traffic customs to minimize risks. Bike lanes are wide along the avenues.

But you still have to: - Watch out for anything parked on the bike paths—the most annoying are people napping or talking on the phone in their cars - Keep an eye on everything coming the wrong way—the list is long - The worst is right turns on red, which in Chinese traffic rules seem to have priority Once you get the hang of it, it’s fine. The city is huge but flat, so you can just wing it.

3- BEIJING By train to the far west Sunday, August 26 Beijing West Station is the size and operates like an airport. With your e-ticket from the agency, you first have to pick up your ticket at the special "English" counter, after passing through security. With your ticket in hand, you have to exit and enter through the boarding waiting area—not the platform—after a second security check.

Then you find the right hall and wait for the sign to finally access the platform. In the end, it works pretty well given the incredible number of passengers to manage. Everywhere in Beijing, I saw that the Chinese have mastered crowd flow management.

Nice surprise: second-class carriages are clean, air-conditioned, and bright. Perfect, since I was in for 20 hours. One uniformed attendant per carriage, mobile meal service—luxury! Small downside: no luggage space. Hauling your suitcase up to the top bunk is quite a workout. I was in the middle, so it wasn’t too bad. The landscape, though, whether rural or urban, is pretty bleak. That should change once we leave the eastern plains.

Of course, I got my first police visit, with a thorough passport check and bag search. I was warned—going to the Chinese far west exposes you to this kind of hassle. But they were polite and respectful.

The Chinese Far West

4- JIAYUGUAN Getting by without English Monday, August 27 At the gates of two deserts (Gobi and Taklamakan) and at the foot of the Tibetan highlands, the Great Wall ends at Jiayuguan. Here, I found the deeper China I’d somewhat rediscovered during my bike ride, even if now everyone gets around on electric bikes and I’m no longer stared at like an alien.



Prices are nothing like Beijing: you can find a full meal for 2 €, and my bike cost 7 € for two days. Plus, few people speak English—neither the owner of the HI hostel where I stayed, nor the ticket sellers at the sites, let alone the servers at the small eateries where I ate. Everything is written in Chinese. So I had to use the little Chinese I know to communicate about essentials. It makes the locals laugh to see a European trying to speak their language, but it earns respect. With Google Translate’s help, I managed.

Rant: With their avenues blocked for construction for kilometers without warning, and new roads not yet on maps, I must’ve taken 15 km of detours. More photos...

5- JIAYUGUAN Scams and heritage Tuesday, August 28 The Great Wall doesn’t exactly end at the fort I visited yesterday but 10 km further, at the entrance to a river gorge at the foot of the mountains. All that’s left is a badly damaged tower (more like a mound of earth) and a section of clay wall, similar to the one I biked yesterday.



This morning, I hopped on my bike, determined to venture into the desert to see this highly symbolic site. First, you access it via a wide, brand-new road with not a soul in sight. Just before the site, I came across a grand welcome gate, very period-style, but it’s actually the inevitable toll booth.

Behind the gate, the road continues straight to the site, which you can see in the distance—at least 2 km away—the remains of the tower and wall. I had to leave my bike here. Fine. I went to the ticket counter and asked the price: 120 yuan! I couldn’t believe it—over 15 € for a simple mound of earth.

I showed my displeasure to the attendant, who couldn’t care less, and immediately turned back. 120 yuan—that’s the price for a new road, a fancy gate planted 2 km before the site just to force you to take a shuttle, and employees with nothing to do all day... Now I understand why I didn’t meet anyone!

Heritage China is a bit pricey Generally, sites are expensive for the country’s standard of living, but travelers are supposed to have money, so why hold back? I even gave up on the Forbidden City—reservations required days in advance (or on the black market at an impossible price). I prefer to keep the memory of my first visit, when entry must’ve cost a few dozen cents, and there were only a handful of visitors.

This morning, I took a taxi to see remarkable tombs of common people from the 3rd to 6th centuries. They’re small vaulted caves made of painted bricks, depicting scenes of daily life. Very pretty and moving. But even here, though the price was more reasonable, I was left wanting—only one of the 16 tombs is open to visitors, and it’s apparently not the most beautiful.

The authentic China—at least what’s left of it... Wandering the impersonal avenues of the city, you stumble upon a market. There, you still find traditional China—small shops with questionable hygiene, Go players, musicians, and even a dental prosthetist. The last refuge for those untouched by modernity. More photos...

6- DUNHUANG Abundance in the middle of the desert Wednesday, August 29 Well, I thought the landscape would be less bleak as I headed west. Nope. The only distraction in this expanse of dark, clayey sand is the forests of pylons and wind turbines, plus wild camels racing each other.

However, Dunhuang, the gateway to the Taklamakan, is by far the most pleasant Chinese city I know. There’s a real city center you can explore on foot. It’s hot but not unbearable, with a light, dry breeze. Much nicer than Beijing. The Han Chinese are still the majority, but the Muslim Uyghurs are more numerous, and the muezzin’s call to prayer echoes around the mosque.

The most surprising thing is the abundance and diversity of fruits and vegetables. You wonder how it all grows here. Well-irrigated, the desert sands are very fertile. Here, raisins have subtle, mysterious flavors, and the lamb really tastes like lamb.

Today, I visited the must-see Mingshashan, a dune complex next to which Pila is a molehill. The Basque Country, but covered in sand... More photos...

7- TURPAN The Uyghurs under heavy surveillance Friday, August 31 Surveillance cameras everywhere in the city, armed police stationed at intersections, in front of public buildings, at the entrance and inside tourist sites, police stations on every corner, patrols on foot or by car, khaki uniforms even for middle schoolers... here, the Han Chinese are in the minority, and you can feel it. Turpan feels like a city under siege.



To enter the youth hostel where I stayed, there’s even a security gate, and the receptionist (a Han, like everyone in tourism) wears a bulletproof vest! Reassuring. Still, you don’t feel particularly threatened here, especially as a European. The troublemakers are the Chinese, not the Uyghurs. Generally, China is a very safe country for visitors.

Smile, you’re on camera! I was biking on an avenue when the car in front of me got flashed for driving slowly. I quickly understood why when I got flashed too.

Here, the official time is Beijing time, but it gets dark two hours later. It’ll be even worse in Kashgar. Trickier to manage: everything is displayed in Chinese and Arabic. Nothing in English. Choosing a menu is a shot in the dark. Apart from a few young Chinese, no one here speaks English, and my Chinese doesn’t seem very understandable...

Mogao, the end of the road for the Han Yesterday, near Dunhuang, I went to Mogao, a complex of decorated caves with Buddha sculptures and paintings. Stunning, but so crowded! Luckily, here in Turpan, Chinese tourists barely venture out. So I visited a Silk Road ghost town with only a handful of other visitors and under a howling wind.

The modern Chinese city is swallowing up the old Uyghur neighborhoods—only a museum-like district remains in the center, and pockets of resistance on the outskirts are doomed to disappear soon. More photos...

8- KASHGAR A (relative) love at first sight for the old city Sunday, September 2 After three overnight trains, here I am in the far west of China, nearly 4,000 km from the capital. Despite the omnipresent police and an old city preserved UNESCO-style, Kashgar is my Chinese love at first sight.



Finally, Chinese... well, sort of, because we’re in Uyghur territory here—a Turkic people with nothing culturally in common with the Han, the eastern Chinese. It started badly yesterday at Turfan station, where after three security gate passes, at least five passport checks, and a bag search, three adorable policewomen confiscated my antibacterial lotion because it had a flammable logo...

Then came the welcoming committee of armed cops at Kashgar station. Once all that was over, they left me alone—except you still have to go through security checks like everyone else to enter the old city, the bazaar, the livestock market... The further west you go, the more the siege mentality is evident. Luckily, the border isn’t far...

Despite the inevitable destruction-reconstruction, the city center has been well preserved. Thankfully, because it’s a very original style, a mix of local and colonial. I love it, even if it’s a bit too artificial, sanitized, and watered-down, and rather empty of residents. On the Silk Road, the city was famous for its great food. And it still is—rarely have I seen such richness and abundance of food! And not just scorpions or snakes. More photos...

9- KASHGAR China’s recipe for controlling the populace Saturday, September 1 Xinjiang, along with Tibet, is a "sensitive" area of rebellion in the eyes of Chinese authorities. As a result, the state has these regions and their populations under total control. Tourists also feel the consequences, even if they’re not at risk of re-education camps.

- Putting barbed wire and anti-ramming barriers around sensitive sites (schools, big hotels, government buildings...) - Installing traffic surveillance gates with cameras and photo flashes (for all vehicles passing, including bikes) throughout the city and even in the countryside - Posting uniformed guards with tasers, batons, or huge baseball bats every 100 meters - Training the Han population (ethnic Chinese) in self-defense with sticks, preferably in the morning on the street. Men and women of all ages - Starting school with the national anthem, doing military exercises, and receiving political indoctrination, all neatly lined up in the courtyard. (The dream school for any teacher) - Placing a snitch in uniform (a pseudo-guard) in public gathering places, like youth hostels. Mine spends the day loafing around the courtyard - Putting Chinese flags everywhere on the streets to remind everyone who’s in charge - Installing security gates at every entrance to areas frequented by tourists (thanks for that) but not just there - Never photographing cops, or else! I tried, but it’s not easy...

With all that, you can stroll around safely Not much crime! As for the amount the Chinese state spends to maintain such a system, it’s staggering! A third of the Han living in Xinjiang work in security. Today, I wandered freely around old Kashgar, which is quite large after all. More photos...

10- TASHKURGAN What on earth was I thinking going there! Wednesday, September 5 First, there’s the taxi—pretty crappy, with a driver who doesn’t speak a word of English and won’t stop smoking. Over six hours in that... shared with a completely out-of-it American.



Then there are all the checkpoints along the way. I won’t go on—you know the drill by now.

After that, there’s Tashkurgan—a town with nothing to see, nothing to do. Deserted as soon as night falls. There’s this huge youth hostel and a few lost Chinese tapping away on their smartphones, chain-smoking. This lost American-European crowd, swapping tips on how to enter Pakistan or Tajikistan.

Luckily, there’s the Chinese Pamir Highway, lined with peaks over 7,000m. There’s the feeling of no longer being in China, with a population whose features are Middle Eastern. And these Tajik women with their stunning hairstyles and vibrant costumes. There’s the fact of having reached the westernmost Chinese city, far from crowds and tourist sites. A sort of end of the world. More photos...

11- KYRGYZ BORDER A surreal epic Thursday, September 6 The road from Kashgar to the Kyrgyzstan border is a little over 200 km and passes through beautiful landscapes of colorful, desert-like mountains with acrobatic folds. That’s the bucolic part of the trip.

Yesterday, I managed to gather four people to rent a minibus to reach the border more easily: a Spaniard and an Argentine I’d already met in Turpan, and two New Zealanders who responded to the ad left at the hostel.

Absurdity and paranoia of Chinese authorities The highlight was crossing the town of Wuqia, 50 km past Kashgar. After tallying up with my fellow sufferers, we must’ve passed about ten checkpoints with: - Passport checks: 14 times, sometimes by two cops side by side - Bag checks: 4 times - Smartphone checks: 2 times, with deletion of "non-compliant" photos, and registration of your IMEI in the exit log!... Absurd and surreal at the same time, since my camera stayed in my bag, my apps are in French, and my photos have been online for ages...

With all that, we arrived just as the last checkpoint before the no man’s land marking the border between the two countries was on lunch break. And bam! Another 1.5-hour wait, alongside truckers who were much more used to this than we were.

What to think? The cops themselves aren’t fooled. They play the role they’re asked to, but sometimes you can coax a smile out of them—they realize how ridiculous the situation is.

What’s the point? That’s the big question my companions and I were tempted to answer with "to piss people off." To show you your place isn’t here, but with the other tourists, over there in the east, in Shanghai, Xi’an, or Guangzhou.

As for you, a traveler from a democratic country, you really experience this as aggression, humiliation, a violation of your private space. And yet, I’m respected, they speak to me properly. Today, I better understand what a Palestinian or a citizen of an occupied country might feel daily. A unique experience! Thanks, China.

And to top it off, the cherry on the cake! It’s still this glowing button you press to rate your passage after clearing the last obstacle before the exit stamp. I was so surprised it turned off before I could react. The Spaniard, with great humor and irony, had time to vote "excellent." In the end, he wasn’t wrong—you can hardly do better!

PS: I ditched my buddies at the border. They didn’t want to pay for a taxi to continue. So I took a direct taxi to Osh. The first 100 km are fabulous. I couldn’t take many photos, but I’ll be back on Monday to go to Tajikistan.

More photos...

The rest of the Silk Road, Part 2, in these travel journals: Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan.
Tanzanie – Février 2020 English translation pending
by Nancy · 2020-03-05 · 10 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

C’est pour assister à la Grande Migration des gnous que nous avons choisi cette période, cette destination et ces parcs. Nous voulions un safari entièrement axé sur l’observation des animaux. Juma, responsable d’une agence locale, a parfaitement répondu à nos attentes.

NOTRE SAFARI DE 11 JOURS :

Mar 18 Février – Vol Ethiopian Airlines Paris/Addis Abeba/Kilimandjaro - Arrivée à 12:50pm – Hôtel Tulia à Arusha Mer – PN Arusha – Hôtel Tulia à Arusha Jeu – PN Tarangire – Sangaiwe Tented Lodge Ven – PN Tarangire – Eileen’s Trees Inn Sam – PN Tarangire – Bougainvillea Safari Lodge Dim – PN Serengeti - Seronera – Into Wild Africa Tented Lodge Lun – PN Serengeti - Seronera – Into Wild Africa Tented Lodge Mar – PN Serengeti – Seronera et Ndutu – Savannah Camp Mer – PN Serengeti - Ndutu – Savannah Camp Jeu – PN Serengeti - Ndutu – Savannah Camp Ven – PN Ngorongoro Crater – Marera Valley Lodge Sam – PN Lake Manyara – Hôtel Tulia à Arusha Dim 1er Mars – Vol de retour à 5:35pm

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols Ethiopian Airlines : 645 € l’A/R Visa : 50 $ /p

Dépenses sur place : Prestation Safari : 8 000 $ Tips Driver : 325 $ Autres (boissons + tips lodges) : 120 €

J’avais changé 100 € en shillings dans un petit bureau de change à Arusha. Ils m’ont été bien utiles pour les petites dépenses dans les lodges (boissons et staff tip). Cela dit, ce n’était pas indispensable, on peut tout régler en US$. Pensez dans ce cas à avoir des petites coupures.

Budget total tout compris (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : 9 000 € Oui, c’est une grosse somme. C’est un voyage qui se prévoit. On arrive à un tel montant pour 3 raisons : la longue durée du safari (11 jours dans les Parcs Nationaux), le choix de privatiser un 4X4 à 2, la qualité des lodges. C’est un luxe qui se paie mais ça vaut le coup.

GUIDES (papier) : Aucun. J’ai obtenu toutes les informations que je cherchais en fouillant sur internet. Et j’ai délégué toute l’organisation à Juma.

VISAS : J’ai fait la demande en ligne ici :
https://eservices.immigration.go.tz/visa Fiable et rapide.

VOLS : Vols réguliers sur Ethiopian Airlines, avec escale à Addis Abeba. Horaires intéressants. Achetés directement sur leur site. Le petit aéroport Kilimandjaro (JRO) est situé à 1h de route de Arusha, proche des parcs du Nord de la Tanzanie. Attention, l’aéroport est sous-dimensionné. Prévoyez de la marge pour votre retour, les formalités prennent du temps (sécurité, check-in, douanes, re-sécurité …)

PRESTATION : Après plusieurs demandes de devis, j’ai fini par confier notre projet à Juma qui gère la petite agence locale Sumbi Extra Miles Safari avec 4 véhicules et 4 guides. C’est d’ailleurs sur VF que j’ai trouvé les coordonnées de Juma. Son excellente réputation (sur VF, Trip Advisor, GdR) n’est pas surfaite. Nous avons concocté notre programme ensemble par échange de mails quelques mois à l’avance. Échanges en français, rapide et efficace. Juma a su être à l’écoute de nos demandes particulières. Paiement d’un acompte de 30% par virement (en passant par notre banque) pour assurer la prestation. Le reste est payé sur place en US$ cash à l’arrivée. Aucune mauvaise surprise. En dehors des pourboires et de la petite bière du soir, tout est inclus, de l’arrivée à l’aéroport jusqu’à son retour.

Le pourboire du guide : c’est un budget important qu’il ne faut pas négliger. Juma nous avait conseillé de donner 25$ par jour de safari, pour nous 2. Tellement contents de la prestation d’Issa, notre chauffeur, nous avons été un peu plus généreux.

LODGE : On parle souvent de lodge. C’est en fait un ensemble de bungalows, en dur ou en toile de tente. Toutes les chambres que nous avons eues (que ce soit en dur ou en tente) étaient très spacieuses (vraiment spacieuses, parfois >30m² !) et disposaient de toutes les commodités en termes de sanitaires. Nous y avions de nombreuses prises électriques pour pouvoir recharger nos appareils, sauf à Savannah Camp où les prises étaient rassemblées sous la tente commune de restauration (et là, un chargeur multiple USB est bien utile). Tous disposent du wifi dans les parties communes. La qualité de tous ces lodges a de loin dépassé nos attentes. Sans être luxueux, c’est du très très bon niveau, confortables, plaisants, charmants, dans de beaux endroits.

Hôtel Tulia à Arusha Hôtel classique ici. Simple mais confortable. Trop excentré pour pouvoir profiter de la ville. Belle piscine agréable. Wifi partout y compris dans la chambre (c’est la seule fois).

Sangaiwe Tented Lodge Magnifique ensemble de tentes accrochées à flanc de montagne. Chaque tente est montée sur pilotis et terrasse de bois d’où l’on a une magnifique vue sur le lac Manyara. Piscine. Très proche d’une entrée du PN Tarangire. Une superbe adresse. C’était notre premier lodge, on a véritablement halluciné !

Eileen’s Trees Inn Ici, c’est du dur (pas des tentes). Chambre immense, toute confort, un poil monacal. Belle piscine dans un beau jardin. Un peu trop loin du PN Tarangire d’où nous venions et où nous retournions le lendemain. Nous aurions vraiment préféré rester au Sangaiwe mais manque de dispo nous a expliqué Juma.

Bougainvillea Safari Lodge Encore un ensemble en dur. Et encore une très belle piscine dans un beau jardin. Très jolie chambre, superbement décorée.

Into Wild Africa Tented Lodge Une grande tente commune pour les repas et les tentes des clients de part et d’autre pour y dormir. En pleine brousse ! D’ailleurs, après le repas, par sécurité, un membre du staff nous raccompagne jusqu’à notre tente. Devant notre entrée, nous découvrons un hippopotame, bien occupé à brouter. On s’incline et retournons prendre un thé à la tente commune en attendant que Monsieur veuille bien nous laisser rentrer chez nous ! Pas banal !

Savannah Camp Il s’agit ici d’un camp de tentes plus spartiate mais bourré de charme. Bien sûr, nous disposons toujours de WC, lavabo et douche. Néanmoins, la douche se prévoit puisqu’il faut demander à remplir le réservoir d’eau (mais le responsable devine et devance notre besoin). On est ici aussi en pleine savane. La sécurité est assurée par 2 adorables Masais. C’est ici que nous avons passé nos nuits les plus animés par les animaux (lions, hyènes, …) et dégusté nos meilleurs repas le soir.

Marera Valley Lodge En dur. Un gros coup de cœur pour ce magnifique lodge. Quasi luxueux. Grande piscine.

REPAS : Tous les repas sont inclus dans le coût du safari. Matin : petit déjeuner buffet (sauf à Savannah Camp mais on commandait ce qu’on voulait). Midi : lunch box, boite picnic fourni par le lodge. C’est copieux, un peu répétitif quand même au bout de 11 jours … Au Eileen’s et au Marera, on constitue sa boite soi-même à partir d’un buffet. C’est sympa. Dans les parcs, il existe des sites de picnic qui permettent de se dégourdir les jambes. Soir : repas au lodge. Toujours délicieux. La bière Serengeti est douce, la bouteille de 500ml est généralement à 3 $. Une remarque sur l’eau : nous n’en avons jamais manqué. Toutes les chambres sont garnies de bouteilles d’eau offertes, encore une bouteille dans le lunch box et une grosse provision dans le 4x4. Impossible d’être à court. On peut regretter toutefois l’utilisation massive des petites bouteilles en plastique. Nous avions apporté des gourdes pour un usage plus écolo. Elles sont restées dans le sac.

LE SAFARI : Les 4X4 sont quasiment tous les mêmes. Ce sont des Toyota Land Cruisers de 8 ou 9 places selon qu’ils disposent ou non d’une glacière : une place passager à côté du chauffeur puis 3 rangs de sièges (2, 2 et 3 places). A l’arrière, un hayon permet de charger nos sacs qu’Issa a toujours recouverts d’une couverture pour les protéger efficacement de la poussière. Le grand toit plat est escamotable. Dès l’entrée du parc, Issa le remonte en le soulevant verticalement de 60-70 cm. Debout, on peut ainsi profiter pleinement de la vue. Pour les plus petits (comme moi), il suffit de grimper sur les sièges pour avoir la tête et les bras à l’air libre. N’ayez pas de scrupule, tout le monde le fait. A 2 dans un 4X4, nous avions une liberté totale, naviguant entre les 3 rangées pour profiter du meilleur angle. Même quand le 4X4 roulait, nous restions debout, cheveux (ou ce qu’il en reste 😛) au vent. C’est magique ! Et grâce au toit qui reste en place, nous étions protégés du soleil. Les 4X4 disposent de prises électriques qui permettent de recharger les appareils. Pensez quand même à avoir un adaptateur (prise anglaise). Le nôtre ne disposait pas de glacière, ça ne nous a pas manqué.

Issa nous promène dans les parcs à un rythme lent qui permet de débusquer les animaux. Une CIBI l’aide à communiquer avec ses collègues et à être prévenu d’un bon plan (entendez par là, des fauves !). Dans ce cas, les 4X4 vont arriver et s’agglutiner autour des animaux en bonne harmonie. Personne ne se gêne. L’observation peut durer autant qu’on le souhaite : pour attendre que le léopard descende de son arbre, que la lionne accepte un nouveau câlin de son lion, que les guépards reprennent leurs jeux, que les éléphants terminent leur bain de boue, que les tisserins finissent l’élaboration de leur nid ou simplement, que la lumière soit meilleure pour la 36ème photo … La patience paie. A l’abri du soleil dans notre 4X4, nous avons ainsi profité de magnifiques scènes de vie. Parfois à quelques mètres des sujets.

Quelques conseils : - Vérifiez bien que votre 4X4 dispose d’un toit ouvrant. C’est essentiel. - Lors des safaris, portez des sandales, plus faciles et plus rapides à retirer pour monter sur les sièges. - Que vous soyez ou non amateurs de photos, procurez-vous une bonne paire de jumelles. Un téléobjectif ne les remplace pas. Pour l’occasion, nous avions acheté des Bushnell 10X42 (120€ environ). Parfaitement adaptées et, encore une fois, nécessaires. - Le cas échéant, apportez des serviettes de toilette qui permettront de protéger vos appareils photos de la poussière quand vous ne les utiliserez pas. - Soyez bien conscients qu’on passe de très longues heures à l’intérieur du 4X4 et qu’à 6, 7 ou 8, la liberté de mouvement et la facilité d’observation ne sont pas les mêmes qu’à 2, 3 ou 4. Bien sûr, le budget n’est pas le même.

Quelques mots sur les Parcs : PN Arusha : petit parc dans une belle forêt tropicale. Nous y verrons avec bonheur plusieurs groupes de remarquables singes colobes guérézas noir et blanc (seul endroit où les voir). PN Tarangire : le paradis des éléphants et des baobabs. PN Serengeti : la région centrale (Seronera) est très différente du sud (Ndutu). Nous voulions profiter de la Grande Migration et, à cette époque, les grands troupeaux de gnous sont dans le Ndutu pour la mise bas. C’est un spectacle unique. Attention, la Grande Migration est une boucle que les immenses troupeaux de gnous suivent immuablement tout au long de l’année. À chaque période de l’année correspond une région pour les y trouver. Cratère du Ngorongoro : très impressionnant, avec une belle diversité d’animaux. On s’y trouve un peu comme sur l’arche de Noé. PN de Manyara : splendide parc autour du grand lac Manyara. L’épaisse forêt tropicale y est splendide, peuplée de calaos à joues argent (quel nom !) et de grands groupes de singes (vervets, bleus, babouins) dont les facéties nous ont amusés pendant de longs moments.

Les parcs Tarangire et Serengeti sont suffisamment grands pour que, même en y passant plusieurs jours, on ne refasse pas le même circuit. Par exemple, le spectacle de la migration des gnous nous a occupés une grosse matinée. L’après-midi et le lendemain ont été consacrés à d’autre parties de la région. Une petite journée suffit pour descendre et traverser le Cratère du Ngorongoro. Les parcs d’Arusha et Manyara sont plus petits. Il nous a plu de commencer et de terminer par ces 2 parcs, moins riches en animaux mais tout mignons. Belle introduction en la matière, belle conclusion en douceur.

Chaque parc a son intérêt, sa végétation, ses spécificités et ses animaux de prédilection. Nous avons aussi apprécié la diversité des paysages, certains endroits sont absolument magnifiques. Nous avons eu la chance de voir tous les animaux que nous espérions observer dont de nombreux lions et lionnes (quasiment tous les jours), des léopards (à 4 reprises) et une fratrie de 3 jeunes guépards. Pour ne parler que des fauves. Soyez patients, attendez qu’ils se réveillent et qu’ils bougent. C’est alors toujours magique. Nous avons été très surpris de voir aussi nombre d’oiseaux multicolores merveilleux : rollier, choucador, barbican … tous plus colorés les uns que les autres. On n’y pense pas forcément quand on prépare un safari en Afrique.

Nous n’avons pas visité de villages Masai. C’était un choix délibéré. Notre objectif était l’observation des animaux, et cela seul.

SI C’ÉTAIT À REFAIRE : Même programme, même prestataire, même guide ! Rien à redire, pour nous, ce fut un sans-faute ! Non, 11 jours de safari ne nous ont pas lassés. Pas une seule minute. Les jours se suivent sans jamais se ressembler. Et c’est le cœur lourd que nous avons quitté Manyara, heureux mais jamais rassasiés de toutes ces belles rencontres. Nous sommes particulièrement sensibles au monde animal et très contemplatifs. Nous pourrions passer des heures à regarder les singes vervets s’amuser entre eux. Et plus d’une fois, les larmes me sont montées aux yeux tant la scène était belle et émouvante. Nous nous sommes souvent félicités d’avoir apporté des jumelles (vous remarquerez que j’insiste).

Comme notre vol était à 17h35, plutôt que de dormir à Arusha, nous aurions pu rester une nuit supplémentaire au Marera Valley Lodge (bien plus agréable que l’hôtel Tulia) tout proche du Lac Manyara, et être déposés le lendemain directement à l’aéroport. Mais c’est juste un détail.

DIVERS : L’accueil : très amical et très souriant. Nous avons vite appris quelques mots : jambo (bonjour), karibu (bienvenue), hakuna matata (pas de souci), asante (merci), polé polé (doucement) … La carte bancaire : inutilisée ! Je crois que c’est le 1er voyage où je n’ai pas eu besoin de la sortir. Le climat à cette époque : très agréable : 20-22°C en journée, un peu plus frais matin et soir. De fortes pluies pendant quelques nuits, rien dans la journée. Mais on sentait que la saison des pluies arrivait. Je pense que c’était limite. Malgré le toit, protégez-vous du soleil, notamment les avant-bras. Vêtements : lors des sorties, dans le 4X4 ouvert, on se salit beaucoup. Transpiration, vent et poussière ne font pas bon ménage. Le soir, un petit gilet peut parfois être le bienvenu mais polaire inutile L’affluence touristique à cette époque : on était en basse saison, et pourtant on croise déjà pas mal de 4X4 dans certains coins des grands parcs. Alors, qu’est-ce que ça doit être en haute saison ?... Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : une vraie calamité ! On s’est fait dévorer ! Protégez-vous avec du 5/5 noir ou mieux … couvrez-vous. Des chaussettes notamment. Photos : vive le numérique ! Pour cette occasion, nous avions investi dans du gros matériel. On est rentré avec près de 4 000 photos ! On en a pour des semaines à les trier (zut) et à revivre notre voyage (chouette). Électricité : adaptateur pour prise anglaise. Pensez au chargeur USB multiple, le LENCENT 4 ports est à 15 € sur Amazon. L'artisanat : peu de boutiques en brousse.

ON A BEAUCOUP AIME : 🙂 La gentillesse de l’accueil des locaux partout Les rencontres avec toute cette vie animale, du plus gros au plus petit La variété et la beauté des paysages, la douceur du climat, la pureté de l’atmosphère, la lumière de l’Afrique Rouler debout dans le 4X4, la tête au vent, à admirer ces paysages grandioses et à attendre la prochaine rencontre

ON A MOINS AIME : 😕 La voracité des moustiques Me prendre un méchant coup de soleil sur les avant-bras lors de notre première sortie dans le PN Arusha (pourtant en pleine forêt). Comme une débutante ! Ça m’a vexée !

EN CONCLUSION : Pour beaucoup, c’est le voyage d’une vie. Et c’est un bon choix. Que d’émotions, au pluriel. Et qu’il est dur de quitter ces animaux si attachants, ces paysages si variés, cette lumière si pure, ces ciels si particuliers. Nous qui sommes de grands amateurs de cultures anciennes et de vieilles pierres, nous avons trouvé ici une autre forme d’émotion. Face à la vie.
Une semaine "plage" à Phuket ou Koh Samui? English translation pending
by Chanel5 · 2020-01-18 · 36 replies
Bonjour à tous, nous partons du 1 au 15 décembre d'abord 4 jours à Dubaï puis 4 à Bangkok pensez-vous que ce soit assez 4 à Bangkok? Ensuite nous aimerions faire une semaine "plage", je le met entre "" car nous aimons bouger, voir des choses, ne pas rester à ne rien faire sur une plage justement… Nous voulions aller à Phuket, mais lorsque je regarde je trouve que les hôtels et paysages ont l'air bien plus beaux à Koh Samui, mais j'ai peur que l'on s'y ennuie, c'est pe ridicule et vous allez me dire qu'il n'y a pe pas grand chose à faire de plus à Phuket, que me conseillez-vous? Si vous connaissez des hôtels sympas à prix raisonnable, n'hésitez pas 😉, un grand merci pour vos conseils!!
12 jours au Botswana en self-drive en 2019: une année faste! English translation pending
by Kat71 · 2019-12-08 · 58 replies
Bonjour,

Voici un petit retour de notre dernier séjour au Botswana en self-drive sous la forme d’un carnet de voyage (mon premier, donc je compte sur votre indulgence !).

Adeptes du self-drive, nous arpentons les pistes d’Afrique australe de manière assidue depuis 2013 que ce soit en famille (avec nos deux filles de 16 et 18 ans maintenant) ou en duo. En 2016, nous avons fait l’acquisition d’un Land Rover Defender qui est stationné à Johannesburg (chez KlipKop) et qui nous permet d’assouvir notre passion pour cette partie du monde.

Après avoir effectué un Cap Town-Johannesburg (en passant par le Lesotho) en avril avec les filles et une boucle de 10 jours Blyde-Krüger NP avec un couple d’amis au mois de mai, nous voilà de retour à Johannesburg le 31 août 2019 (vol parfait avec Air France).

Nous récupérons notre voiture chez Bushlore qui a procédé à une réparation sur celle-ci. Après quelques échanges cordiaux avec Mark (le patron ) et Dieter (qui s’occupe de toute la paperasse pour nous), Rochelle (qui s’est chargée d’une bonne partie de nos réservations) nous remet nos vouchers pour Lekhubu, Ihaha, Savuti, Khwai et Xakanaka (réservations faites une année à l’avance).

L’itinéraire prévu est le suivant :

Afrique du Sud : · Entabeni Safari Conservancy – Lakeside Lodge · Moriti Bush Camp (à 3 km de Martin’s Drift Border Post)

Botswana : · Makgadikgadi NP - Lekhubu Island · Gweta - Planet Baobab · Kasane - Senyati · Chobe - Ihaha · Chobe - Mwandi View · Chobe - Savuti · Moremi - Khwai · Moremi - Xakanaka · Motopi - Leopard Plains · Serowe - Khama Rhino

Afrique du Sud : · Marakele NP – Bontle Camp · Mabula Game Reserve – Mabula Game Lodge

31.08.19 / Johannesburg- Entabeni Safari Conservancy

Nous arrivons sans encombre vers 15h00 à l’entrée d’Entabeni (réserve que nous ne connaissons pas encore mais qui nous a été recommandée par des Danois croisés l’année dernière au Pilanesberg). Les paysages sont de toute beauté ….et dire qu’il y a 24 heures nous étions encore en Suisse ! Quel contraste saisissant ! Le lodge est très joli et la vue sur le lac est magnifique.



Nous prenons possession de notre bungalow et sautons dans la voiture de safari qui nous attend (comme nous sommes arrivés un peu tard, les autres clients sont déjà partis et nous avons droit à un safari privé). Les cheveux au vent, nous profitons de sublimes paysages et ne tardons pas à voir deux rhinos blancs. Zèbres, gnous, kudus, bubales et hippos viendront compléter cette affiche.









A la nuit tombée, nous assisterons à une tentative de chasse de la part d’une lionne sur un gnou bleu…que demander de mieux comme entrée en matière ? La fatigue du voyage commence à se faire sentir et après un agréable repas, nous nous couchons en appréciant particulièrement la couverture chauffante de notre lit bien douillet.

01.09.19 / Entabeni Safari Conservancy- Moriti Bush Camp (Nyala) Après une bonne nuit de sommeil, un nouveau safari matinal et un solide petit-déjeuner, nous reprenons la route, direction la frontière avec le Botswana. Nous avons prévu de nous arrêter juste avant la frontière avec dans l’idée de la passer à la première heure le lendemain. Nous empruntons la R516 entre Marken et Baltimore, l’une des pires routes qu’il nous ait été donné de pratiquer jusque-là….c’est une route asphaltée mais il y a plus de nids de poule que d’asphalte….il faut faire preuve de dextérité et d’imagination pour zigzaguer entre les « potholes » à une vitesse très très réduite. Heureusement, nous ne croisons que peu de voitures. Une fois cette redoutable épreuve franchie, nous faisons quelques courses pour le braai du soir et arrivons au Moriti Bush Camp vers 14h00. La propriétaire, Adéle, nous accueille chaleureusement. Notre emplacement au bord de la rivière Limpopo est juste splendide ! Il s’agit d’un endroit super bien aménagé et intime qui comprend un bloc sanitaire/cuisine privatif. L’endroit est vraiment top.

Nous montons notre tente de toit sous le grand arbre et procédons à quelques aménagements au niveau de notre véhicule nécessaires avant d’entreprendre la suite de notre périple. Nous installons notre table et nos chaises sur un petit promontoire duquel nous avons une belle vue dégagée sur la rivière et savourons notre premier braai en admirant quelques antilopes et un crocodile solitaire qui monte et redescend la rivière.

L’endroit est paisible, une étape parfaite avant d’entrer au Botswana.

02.09.19 / Moriti Bush Camp-Lekhubu Island (Kubu) Nous nous levons aux aurores pour passer la douane. De nombreuses personnes font déjà la queue, certaines enveloppées dans des couvertures.



Il nous faudra environ 1 heure pour passer la frontière. Nous faisons le plein d’essence à la première station que nous rencontrons (l’année dernière nous avions frôlé la panne sèche sur le tronçon entre la frontière et Khama Rhino, cela nous a servi de leçon). Nous avons plus de 500 km à parcourir aujourd’hui, nous devons aussi faire quelques courses, trouver du bois et retirer des pulas. Nous nous arrêtons à Lethlakane avant de prendre la direction des pans. Comme l’année dernière, nous sommes émerveillés par la beauté des paysages qui s’offrent à nous. Nous ne nous lassons pas de traverser ces étendues infinies quasiment lunaires. Nous nous arrêtons au milieu du pan pour faire quelques photos.





Nous verrons quelques impalas dont on se demande comment ils font pour survivre tant la terre est aride et l’environnement hostile.



Nous atteignons Lekhubu et allons nous annoncer à la réception du camping. L’accueil est super chaleureux, nous sommes invités à nous installer à l’emplacement de notre choix. Les meilleurs sites sont déjà occupés et nous portons finalement notre dévolu sur le no 12 (que nous connaissons déjà). Il se trouve au bord du pan et la vue y est bien dégagée : la promesse d’un beau coucher de soleil ! Avant de nous y installer pour la soirée, nous partons faire un tour de l’île afin de faire quelques photos des majestueux baobabs qui s’y dressent entre les rochers. Ce paysage est vraiment unique, il s’en dégage une atmosphère presque mystique !





De retour à notre emplacement, nous nous installons pour prendre l’apéritif en profitant du spectacle qui s’offre à nous.

Enchantés, nous poursuivons la soirée autour du feu en dégustant une délicieuse viande grillée accompagnée d’un très bon vin sud-africain. Nous allons nous coucher sous un ciel étoilé, tellement heureux et émus d’être de retour sur ces terres africaines qui nous bouleversent tant !
Croisière tour monde MSC 2021 English translation pending
by Montousse · 2019-11-03 · 361 replies
Bonjour Nous avons réservé une croisière tour du monde en...2021. Je reconnais qu.il y a encore plusieurs mois avant le départ mais j.aimerais échanger avec d.autres croisiéristes faisant le même voyage (navire Poesia et trajet passant par Panama).
Et si on arrêtait les croisières English translation pending
by Bibi1506 · 2019-07-03 · 241 replies
Les navires de croisière, plus nocifs que toutes les voitures d’Europe réunies Les croisières sont de plus en plus populaires. Une tendance qui constitue un problème pour l’environnement. La plupart des gens seraient aujourd’hui conscients de l’impact négatif des transports aériens pour l’environnement. Selon une étude récente, la honte de partir en croisière est pourtant tout aussi appropriée que celle de prendre l’avion. «Selon l’Association internationale des compagnies de croisière, environ 2% seulement de la population suisse a déjà réservé une croisière», a relevé Dominika Lange, PDG et directrice marketing de Costa/AIDA, dans un article de travelnews. début 2019. «Nous continuons donc de voir un grand potentiel de croissance ici», a-t-elle déclaré, optimiste face au boom des croisières internationales – il suffisait ainsi de déconstruire «les préjugés sur les croisières qui persistent au sein de la population», a-t-elle précisé. Ceci devrait justement s’avérer plus difficile à l’avenir pour Dominika Lange et ses employés. D’après une nouvelle étude réalisée par Transport and Environment, les 47 navires de luxe du Groupe Carnival, auquel Costa/AIDA appartient également, ont dégagé en 2018 dix fois plus de polluants dans le ciel européen que l’ensemble des plus de 260 millions de voitures des Européens. Dans leur étude, les chercheurs de l’organisation cadre qui regroupe diverses organisations non gouvernementales européennes du secteur des transports durables se sont principalement intéressés aux émissions d’oxydes de soufre. Dans les cinq villes qui souffrent le plus de la pollution de l’air causée par les navires de croisière, l’exposition aux oxydes de soufre émis par les navires est nettement supérieure au chiffre pour les voitures qui circulent dans les villes en question. Transport and Environment

Les hôteliers et les restaurateurs du coin bénéficient peu de l’afflux de touristes provoqué par les croisières, puisqu’au final, la plupart des voyageurs réservent des formules all inclusive. Ce sont principalement les marchands de souvenirs qui en profitent – mais l’environnement en paie le prix fort, comme le relève ARD: au cours des escales, les navires laissent tourner leurs moteurs pour produire de l’électricité et émettent durant ces périodes plus de gaz d’échappement que 10 000 véhicules diesel au point mort.
Discussions sur le thème du mois de juillet 2019: "Le vin dans le monde" English translation pending
by Pyrene64 · 2019-06-30 · 207 replies
Ici le fil de discussion autour du thème du mois, commentaires, questions et photos Off...

Retour au concours ici : https://voyageforum.com/v.f?post=9688856;
Contes et légendes du Vietnam English translation pending
by Asia7 · 2019-06-15 · 42 replies
Bonjour, Voici quelques contes et légendes, au Vietnam ils sont omniprésents, différents parfois dans la forme mais toujours en fond de vie.. ils décrivent la société à travers ses croyances, ses traditions et ... Certains contes font même partie de l'Histoire du pays.

Tam et Cam, Il y était une fois deux demi-sœurs l'une nommée Tam et l'autre Cam. Tam était la fille du père de la première épouse. Celle ci était morte lorsque l'enfant était encore jeune et son père prit une deuxième épouse. Quelques années plus tard, le père décèda en laissant Tam vivre seule avec sa belle-mère et sa demi-soeur.

La belle-mère et la demi-soeur traitaient la jeune fille sévèrement. Tam avait du travail toute la journée et jusque tard dans la nuit. Alors qu'il faisait complètement noir, elle devait s'occuper de porter de l'eau pour la cuisine, faire la lessive, cueillir des légumes et ramasser de la fougère d'eau pour la donner à manger aux porcs. Toute la nuit, elle passait beaucoup de temps à décortiquer le riz. Pendant que Tam travaillait sa soeur n'avait rien d'autre à faire que de jouer. Elle était très bien habillée et mangeait toujours les meilleurs aliments.

Un matin, la belle mère donna deux nasses une à Tam et une à Cam et leur a dit d'aller à la rizière pour capturer de minuscules crevettes et crabes. "Je donnerais un yem de tissu rouge à celle qui ramènera un panier rempli " promit t-elle.

Tam était très habile pour trouver des crevettes et des crabes dans la rizière et elle rempli rapidement son panier de pêche. Cam marcha à travers les rizière mais elle ne pu rien attraper. Elle regarda Tam et lui dit: "Oh, ma chère soeur, vos cheveux sont couvert de boue. Plongez dans l'étang pour vous laver ou vous serez réprimandé par notre mère à notre retour à la maison."

Croyant ce que sa sœur lui disait, Tam précipita dans l'étang pour se laver. Dès qu'elle fut parti, Cam vida le contenu du panier dans son propre panier de pêche et se hâta de rentrer à la maison demander le yem de tissu rouge.

Quand elle eut fini de se laver et au vu son panier vide Tam éclata en sanglots.

Un Bouddha qui était assis sur un lotus dans le ciel entendit ses sanglots et descendit près d'elle. «Pourquoi pleures-tu ?" demanda le Bouddha.

Tam, lui dit tout ce qui s'était passé et le la réconforta. "Sèches tes larmes. Regardes dans ton panier de pêche et de vois s'il reste quelque chose."

Tam se pencha sur le panier et le Bouddha dit: "Il y avait seulement une minuscule poisson "bông".(Goujon)

«Prends le poisson et met le dans l'étang près de chez toi. A chaque repas, tu devras y jeter un bol de riz pour le nourrir. Si tu souhaites qu'il monte à la surface pour manger le riz, tu devras l'appeler comme ceci :

Chers bông, chers bông, Remonte pour manger mon riz doré, Sans cela personne d'autre ne trouvera le goût agréable.

Au revoir mon enfant, je te souhaite bonne chance. "Après avoir dit cela le Bouddha disparu.

Tam mit le poisson dans l'étang comme on lui avait recommandé de le faire et chaque jour, après le déjeuner et le repas du soir, elle prit du riz pour le nourrir. Jour après jour, ainsi le poisson bông et la jeune fille devinrent de bons amis.

A voir Tam prendre du riz et le jeter dans l'étang, après chaque repas, la belle-mère eut des soupçons et dit à Cam de l'espionner. Cam s'était caché dans un buisson près de l'étang, quand Tam appela bông poissons elle mémorisa ses paroles et se sont précipités à sa mère pour lui dire le secret.

Ce soir-là, la belle-mère dit à Tam que demain elle devrait conduire les buffles à paître dans les champs en dehors de la ville.

"C'est maintenant la saison pour les légumes. Les Buffles ne peuvent pas paître dans le village. Demain, tu devras emmener les buffles à l'extérieur de la ville. Si tu vas paître dans le village, ils seront pris par les notables."

Tam se leva très tôt le lendemain matin pour conduire les buffles aux champs lointains. Quand elle eut disparu, Cam et sa mère prirent du riz et allèrent à l'étang, où elles appelèrent le poisson bông. Il monta à la surface où la femme l'attrapa. Ensuite elle le cuisina puis le mangea.

Le soir venu, Tam revint et après avoir mangé pris un peu de riz et se dirigea vers l'étang pour nourrir son ami. Elle a appela et appela encore et encore, mais elle ne vit que des gouttes de sang à la surface de l'eau. Tam su que quelque chose de terrible s'était passé et se mit à pleurer.

Le Bouddha apparu à ses côtés de nouveau. «Pourquoi pleures-tu cette fois-ci, mon enfant?"

Tam lui raconta toute l'histoire et le Bouddha dit "Ton poisson a été pêché et mangé. Maintenant, ne pleure plus. Il faut trouver les arrêtes du poissons et de les mettre dans quatre pots. Après avoir fait cela, tu devras enterrer les pots et en placer un à chacun des pieds de ton lit."

Tam chercha et chercha les arrêtes de son cher ami, mais ne les trouvait nulle part. Alors qu'elle cherchait encore et encore un coq est venu vers elle lui disant :

Cock-a-doodle-do, cock-a-doodle-do, Une poignée de riz, Et je trouve les arrêtes pour vous.

Tam lui donna du riz et quand il eut mangé se précipita dans la cuisine. En peu de temps, l'élégant volaille revint avec les arrêtes qu'il déposa aux pieds de Tam. La jeune fille mis les arrêtes dans quatre pots et en enterra un à chacun des pieds de son lit.

Quelques mois plus tard, le roi a proclama l'existence d'un grand festival. Tous les habitants du village de Tam allaient y participer et la route était bondé avec des gens richement vêtus en route vers la capitale. Cam et de sa mère parés de leurs plus beaux vêtements était prêtent à se joindre à eux. Lorsque la femme vit que Tam voulait également participer à la soirée de gala fit un clin d'oeil à Cam. Puis elle mélangea un panier de riz brut avec le panier de décortiqué, le riz que Tam avait trié la veille au soir. "Tu iras à la fête quand tu auras séparés chacun de ces grains de riz. Si il n'y a pas de riz lorsque nous rentrerons ce soir je te battrait."

Puis elle et sa fille rejoignirent les gens heureux sur le chemin de la fête laissant Tam solitaire à sa tâche. Elle commença à séparer le riz, mais elle savait que cela était désespérée et elle se mit à pleurer.

Une fois encore, le Bouddha apparu à ses côtés. "Pourquoi y a t-il des larmes dans les yeux?" a t-il demandé.

Tam lui expliqua que les grains de riz devaient être séparées et que le festival serait terminé avant qu'elle ait fini.

"Apportes tes paniers dans la cour"dit le Bouddha. "Je vais appeler les oiseaux pour t'aider. "

Les oiseaux virent picorer et voleter jusqu'à ce qu'en un rien de temps, ils eut divisé le riz et la cosse en deux paniers. différent. Pas un seul grain ils ne mangèrent mais lorsqu'ils s'envolèrent Tam se mit à pleurer de nouveau.

«Maintenant, pourquoi tu pleures?" demanda le Bouddha.

"Mes vêtements sont trop pauvres, je vous remercie pour votre aide, mais je ne peux pas aller habillé comme ça."

"Vas déterrer les quatre pots" ordonna le Bouddha. "Ensuite, tu auras tout ce qu'il te faut."

Tam obéi, déterra et ouvrit les pots. Dans le premier elle trouva une belle robe en soie, un Yem en soie et une écharpe du même tissu. Dans le deuxième pot elle trouva une paire de chaussures brodées qui d'une ruse de sa conception lui allait parfaitement. Quand elle ouvrit le troisième pot elle fut surprise d'y trouver un cheval miniature. Une fois dehors il grandi pour devenir un noble coursier. Dans le quatrième il y avait une selle richement. Elle alla laver et brosser ses cheveux jusqu'à ce qu'ils brille. Puis elle mit ses merveilleux vêtements neufs et se dirigea vers le festival.

Sur le chemin, elle a dû traverser un ruisseau, et une de ses chaussures brodées tomba à l'eau et coula. Elle était tellement pressé qu'elle ne pouvait pas s'arrêter pour chercher sa chaussure, alors elle enveloppa l'autre chaussure dans son foulard.

Peu de temps après, le roi et son entourage mené par deux éléphants, arriva à ce même endroit. Les éléphants refusèrent d'entrer dans l'eau baissèrent leurs défenses en barrissements. Le roi ordonna à ses disciples d'aller les chercher dans l'eau. L'un d'entre eux trouva la chaussure brodée et la porta au roi qui la regarda de près.

Enfin, il dit "La jeune fille qui portait une chaussure aussi belle que celle ci doit elle-même être très belle. Allons à la fête et retrouvons. la. Celle qui pourra la porter deviendra ma femme."

Il y eut beaucoup d'émotion quand toutes les femmes apprirent la décision du roi, toutes attendaient impatiemment leur tour pour essayer la chaussure.

Cam et sa mère essayèrent aussi mais sans succès, et quand ils virent Tam attendre patiemment près de là, elles commencèrent à la dénigrée. "Comment quelqu'un d'aussi commun que toi pourrait être la propriétaire d'une telle chaussure ? Et où as-tu voler ces beaux vêtements ?" Nous rentrons à la maison et s'il n'y a pas de riz à cuire je te battrais sévèrement."

Tam ne dit rien mais quand vint son tour d'essayer la chaussure elle lui alla parfaitement. Puis elle montra l'autre chaussure qu'elle avait soigneusement enveloppé dans son foulard et tout le monde sut qu'elle serait la future reine.

Le roi a ordonna à ses fonctionnaires d'emmener Tam au le palais dans un palanquin, elle fut emmené loin des regards furieux et jaloux de sa belle-mère et de sa demi-soeur.

Tam été très heureuse de vivre dans la citadelle avec le roi, mais elle n'avait jamais oublié son père. Comme la date anniversaire de sa mort était proche elle demanda au roi si elle pouvait retourner dans son village pour préparer une offrande.

Quand Cam et sa mère virent que Tam était de retour, jalouse elles échafaudèrent un mauvais plan. "Tu dois faire une offre de bétel à ton père" déclara la belle-mère. "Cet arbre de noix d'arec a les meilleures écrous. Tu grimpe vraiment bien, tu dois aller en haut de l'arbre et en rapporter quelques-unes."

Tam escalada l'arbre et quand elle se trouva à son sommet la belle-mère pris une hache commença à couper le tronc. Elle le secoua et Tam cria en alarme "Que se passe t'il ? Pourquoi secouez vous l'arbre de cette sorte ?"

"Il y a beaucoup de fourmis ici" dit la belle-mère. "Je suis en train de les chasser."

Elle continua à couper l'arbre jusqu'à ce qu'il tombe. Il se renversa dans un étang profond et la belle jeune femme se noya. Les deux méchant assassins prirent les vêtements de Tam et se rendirent à la citadelle. Là la belle mère expliqua le terrible «accident» au roi et lui offrit Cam en remplacement. Le roi était très malheureux mais il ne dit rien.

Tam une fois décédée s'était transformée en un oiseau Vang Anh. L'oiseau de retour au palais vit Cam laver les vêtements du roi près du puits. Elle appela "Ce sont les vêtements de mon mari. Sécher les vêtements sur le poteau et non pas sur la clôture de peur qu'ils ne soient déchirés."

Puis elle se rendit à la fenêtre de la chambre du roi en chantant. L'oiseau le suivait partout et le roi à qui Tam manquait grandement lui parla d'elle "Chers oiseaux, chers oiseaux, si vous êtes ma femme, s'il vous plaît venez à mon bras."

L'oiseau sauta sur sa manche. Le roi aimait tellement l'oiseau qu'il avait souvent oublié de manger ou de dormir et avait fait une cage en or. Il l'écoutait jour et nuit ignorait complètement Cam.

Cam alla parler à sa mère de l'oiseau. La femme affirma qu'elle devait le tuer et le manger puis trouver une histoire à raconter au roi. Cam attendit jusqu'à ce que le roi fut absent alors elle fit comme sa mère lui avait conseillé et jeta les plumes dans le jardin.

Quand le roi fut de retour il demanda des nouvelles de l'oiseau et Cam répondit : "J'ai eu une grande faim d'oiseau, j'ai eu tellement peu de viande pour le repas." Le roi ne dit rien.

Les plumes poussèrent dans un arbre et chaque fois que le roi venait sous les branches, se penchant il lui faisait un parasol d'ombre. Il fit placé un hamac sous l'arbre et chaque jour venait s'y reposer.

Cam n'était pas heureuse et encore une fois alla demander à sa mère quelques conseils :

"Il faut abattre l'arbre en secret. Utiliser le bois pour faire un métier à tisser et dis au roi que tu aimerais lui tisser une étoffe."

Un jour de tempête Cam abattit l'arbre et le transforma en un métier à tisser. Quand le roi lui demanda ce que cela signifiat elle dit que le vent avait soufflé trop fort et que maintenant elle tisserait pour lui sur ce métier fait du bois de son arbre. Quand elle s'assit au métier à tisser, il lui parla "Klick Klack, Klick Klack, vous avez pris mon mari. Je vais prendre vos yeux."

Le Cam terrifiée répéta à sa mère les mots du métier à tisser "Brûle le métier à tisser et porte ses cendres loin du palais" dit elle à sa fille.

Cam fit comme elle avait dit et jeta les cendres sur le côté de la route à une grande distance de la maison du roi. Les cendres alimentèrent un arbre qui à la belle saison se couvrit d'un enorme fruit doté d'une flagrance qui pouvait être senti de loin.

Une vieille femme qui a vendait de l'eau potable à proximité attiré par l'odeur vint sous l'arbre. Elle examina les fruits ouvrit sa poche et appela avec nostalgie "Chère Thi, tombe dans ma poche, je te garderai pour l'odeur, jamais je ne te mangerait."

Le fruit tomba dans sa poche et elle l'aima et le chéri, le conserva dans sa chambre pour regarder et sentir son parfum.

Chaque jour, la vieille femme se rendait à son étal, alors Tam quitta le fruit et nettoya la maison, mit les choses en ordre, le riz à cuire et fit une soupe de légumes du jardin. Puis elle est redevint toute petite et retourna à l'intérieur du fruit Thi.

La vieille femme curieuse était décidé à découvrir venait l'aider. Un matin, elle fit semblant d'aller à son stand et se cacha derrière un arbre près de la porte de derrière. Elle regarda à travers une fissure et vu sortir Tam du fruit Thi et grandir jusqu'à devenir une belle jeune fille. La vieille femme très heureuse se sont précipita dans la maison , décida de l'adopter. Elle déchira la peau du fruit et le jeta dehors. Tam vécu heureuse avec la vieille femme en l'aidant à la maison tous les jours. Elle préparait également des gâteaux et du bétel à vendre sur le stand.

Un jour, le roi a quitta sa citadelle traversant la campagne à cheval, il arriva à l'ancienne ferme. La vieille femme lui offrit de l'eau et du bétel et lorsqu'il l'accepta, il a vit que le bétel était rouler comme les ailes d'un aigle. Il se souvint que sa femme préparait bétel exactement de cette façon.

"Qui a préparé ce bétel ?" demanda t'il.

"Il a été fait par ma fille" répondit la vieille femme.

"Où est ta fille ? Permettez-moi de la voir."

La vieille femme appelée Tam. Quand elle arriva le roi reconnu son épouse bien-aimée. Le roi était très heureux et lorsque la vieille femme lui eut raconté toute l'histoire, il envoya ses serviteurs apporter une riche palanquin pour transporter sa femme à la citadelle.

Quand Cam vit que Tam était revenu, elle devint encore plus craintive, un jour elle demanda à sa demi-soeur le secret de sa grande beauté

"Veux tu devenir vraiment très belle ? demanda Tam. "Vient je vais te montrer comment faire." Tam demanda ses serviteurs de creuser un trou et de préparer un gros pot d'eau bouillante. "Si tu veux être belle, tu doit aller dans ce trou" dit Tam à la méchante demi-soeur.

Lorsque Cam fut dans le trou Tam es fonctionnaires versèrent l'eau bouillante dans le trou et sa demi-sœur rencontra la mort. Tam fit de sa chair un "mam", une délicieuse sauce et l'a envoyé à sa belle-mère en disant que c'était un cadeau de sa fille.

Chaque jour, la femme prenait ses accompagné de cette sauce, tout en commentant le délicieux goût. Un corbeau vint à sa maison, perchée sur le toit il dit "Délicieux ! La mère mange la chair de sa propre fille, Donnez-moi en un peu."

La belle-mère très en colère chassa l'oiseau au loin, mais le jour où le pot de "mam" fut presque vide, elle vit le crâne de sa fille et tomba raide morte.

L'arbalète Magique Grâce à l'arc offert par un génie, le roi An Duong Vuong arriva à défaire l'armée chinoise. Ne pouvant lutter à armes égales avec ce dernier, le général Chinois Triêu Dà dut faire la paix eté dépêcha son fils Trong Thuy à la cour de Au-Lac en gage de bonnes relations entre les deux apys. Trong Thuy arriva à conquérir le coeur de la fille du roi An Duong Vuong et devint ainsi le conseiller intime du roi.

Malgré l'affection et l'amour qu'il portait à sa femme My Chau, il ne perdait pas de vue la mission dont l'avait investi son père : neutraliser l'arme magique qui permettait d'assurer la suprématie du roi An Duong Vuong. Cet engin miraculeux était bien gardé dans un endroit connu seulement par le roi et sa fille. Celle ci, après maintes demandes insistantes de Trong Thuy, lui montra cette arme magique dont la gâchette était constituée par une griffe de la Tortue d'Or. Profitant d'un moment d'innatention de la princesse, Trong Thuy résussit à décrocher la griffe de la Tortue d'Or et la remplacer par un imitation similaire.

Puis, peu de temps après il prétextât la mauvaise santé de son père et demanda au roi de lui permettre de rentrer dans son pays. Avant son départ, il demanda à sa femme "Comment nous retrouver en cas de séparation brusquée ?" ; "Tu peux me repérer facilement car en cas d'urgence, je jetterai sur mon passage, les duvets blancs de mon manteau, lui répondit elle.

Convaincu que l'arme magique ne possédait plus les vertus dévastatrices, le général Chinois se lança à l'attaque du royaume de Au Lac. Toujours confiant en la puissance de son arc magique, le roi An Duong Vuong alla chercher son arme pour détruire les ennemis. Ayant constaté que l'arme était détraquée, le roi prit la fuite en sautant sur son cheval et en emmenant sa fille en croupe en direction de la mer. Arrivé près du rivage, il s'écria "Génie de la Tortue d'Or, venez à mon secours". Celui ci apparut aussitôt et pointa son index vers le roi en disant "L'ennemi est derrière vous, sur la croupe du cheval." Le roi se retourna, vit sa fille avec la traînée de plumes blanches semées sur la route qu'il avait suivie.

Furieux, il sortit son épée, tua My Chau et suivit le génie de la Tortue d'Or dans la mer. Guidé par les plumes d'oie, Trong Thuy vit le corp de sa femme morte sur la place. Le sang qui s'échappait fut ingrgité par les huîtres et se transforma en des perles. Désespéré Trong Thuy ramena le corps de sa femme à Co Loa et se suicida en se guêtrant dans un puits près de la tombe de My Châu.

Le gâteau du têt Le roi Hùng-Vuong avait trois épouses. Chacune d’elles donnèrent naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième épouse, Van, vivait avec sa grand-mère maternelle car sa mère était décédée. Il s’occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand-mère le maria à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse. Le couple menait une vie modeste mais heureuse. Van et son épouse furent un jour convoqués par le roi. A la cour, Van vit ses frères et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Tout le monde se moquait d’eux et leur reprochèrent de se présenter au roi sous une apparence si modeste. Mais le roi se montra affectueux envers son fils Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et fatigué par un règne de 50 ans, le roi décida alors de céder le trône à celui capable de préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands, confiantes en leur talent culinaire, étaient persuadées de gagner. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets.

Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère. Celle-ci lui annonça qu’il serait l’élu du trône. Pour cela, il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande et de la graisse au milieu qui symboliserait le cœur. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de confectionner ce gâteau, puis de le faire bouillir dans une marmite en argile cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier ne trouva rien d’exceptionnel à tous ces mets. Quant au gâteau offert par Van et Xuân, il ravit le roi par sa délicatesse et les symboles qu’il représentait. Le souverain combla Van de louanges et le désigna comme son digne successeur. Car, avant tout, il s’agissait de trouver la personne la plus à même de gouverner le pays avec sagesse.

Pourquoi la mer est saléeIl y a fort longtemps vivaient en Chine deux frères. Wang, l'aîné, était le plus fort et brimait sans cesse son cadet. À la mort de leur père, les choses ne s'arrangèrent pas et la vie devint intenable pour Wang-cadet. Wang-l'aîné accapara tout l'héritage du père : la belle maison, le buffle et tout le bien. Wang-cadet n'eut rien du tout et la misère s'installa bientôt dans sa maison.Un jour, il ne lui resta même plus un seul grain de riz. Il fut donc obligé de se rendre chez son frère pour ne pas mourir de faim. Arrivé sur place, il le salua et lui parla en ces termes : « Frère aîné, prête-moi un peu de riz. » Mais son frère, qui était très avare, refusa tout net de l'aider et le cadet repartit bredouille. Ne sachant que faire, Wang-cadet s'en alla pêcher au bord de la mer jaune. La chance n'était pas de son côté, car il ne parvint pas à attraper le plus petit poisson. Il rentrait chez lui les mains vides, la tête basse, le cœur lourd quand soudain, il aperçut une meule au milieu de la route. « Ça pourra toujours servir ! » pensa-t-il en ramassant la meule, et il la rapporta à la maison. Dès qu'elle l'aperçut, sa femme lui demanda : « As-tu fait bonne pêche ? Rapportes-tu beaucoup de poissons ? — Non, femme ! Il n'y a pas de poisson. Je t'ai apporté une meule. — Wang-cadet, tu sais bien que nous n'avons rien à moudre : il ne reste pas un seul grain à la maison. » Wang-cadet posa la meule par terre et, de dépit, lui donna un coup de pied. La meule se mit à tourner, à tourner et à moudre. Et il en sortait du sel, des quantités de sel. Elle tournait de plus en plus vite et il en sortait de plus en plus de sel. Wang-cadet et sa femme étaient tout contents de cette aubaine tandis que la meule tournait, tournait et le tas de sel grandissait, grandissait. Wang-cadet commençait à avoir peur et se demandait comment il pourrait bien arrêter la meule. Il pensait, réfléchissait, calculait, il ne trouvait aucun moyen. Soudain, il eut enfin l'idée de la retourner, et elle s'arrêta. À partir de ce jour, chaque fois qu'il manquait quelque chose dans la maison, Wang-cadet poussait la meule du pied et obtenait du sel qu'il échangeait avec ses voisins contre ce qui lui était nécessaire. Ils vécurent ainsi à l'abri du besoin, lui et sa femme. Mais le frère aîné apprit bien vite comment son cadet avait trouvé le bonheur et il fut assailli par l'envie. Il vint voir son frère et dit : « Frère-cadet, prête-moi donc ta meule. » Le frère cadet aurait préféré garder sa trouvaille pour lui, mais il avait un profond respect pour son frère aîné et il n'osa pas refuser. Wang-l'aîné était tellement pressé d'emporter la meule que Wang-cadet n'eut pas le temps de lui expliquer comment il fallait faire pour l'arrêter. Lorsqu'il voulut lui parler, ce dernier était déjà loin, emportant l'objet de sa convoitise. Très heureux, le frère aîné rapporta la meule chez lui et la poussa du pied. La meule se mit à tourner et à moudre du sel. Elle moulut sans relâche, de plus en plus vite. Le tas de sel grandissait, grandissait sans cesse. Il atteignit bien vite le toit de la maison. Les murs craquèrent. La maison allait s'écrouler. Wang-l'aîné prit peur. Il ne savait pas comment arrêter la meule. Il eut alors l'idée de la faire rouler hors de la maison, qui était sur une colline. La meule dévala la pente, roula jusque dans la mer et disparut dans les flots. Depuis ce temps-là, la meule continue à tourner au fond de la mer et à moudre du sel. Personne n'est allé la retourner. Et c'est pour cette raison que l'eau de la mer est salée.
Les grandes plaines du Nord argentin à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2019-06-14 · 57 replies
Après notre échec à traverser sur le Chili par le col de San Francisco nous avons réorienté notre voyage à travers le nord de l’Argentine. Rien n’avait été programmé, et à l’improviste et à l’inspiration nous sommes partis durant un mois à travers ces territoires gigantesques très peu peuplés. Sensation étrange de devoir bouleverser un voyage tracé dans les grandes lignes depuis pas mal de temps mais une curiosité renforcée à l’idée de nouvelles aventures dans des contrées sur lesquelles nous n’avons pratiquement aucun renseignement nous attire. La non-programmation et les décisions au jour le jour sont une forme d’aventure qui nous convient. Nous allons prendre conscience une fois de plus du gigantisme de ce pays et de la faible densité humaine de ces plaines qui viennent buter contre les premiers contreforts des Andes.



Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent

31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux. On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le top

Nous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.





Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.

Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partout

Cette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.



1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.

Les grands espaces argentins

Ce qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.

En mémoire des morts de la route

Est-il mort à vélo?

Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au monde

Dans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.

Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.

Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.



La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.

J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.

Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!! La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.
Randonnée folle dans plus de un mètre de neige, nuit dans la cabine de luxe dans les bois English translation pending
by WalkingNatur · 2019-02-13 · 13 replies
Suivez-nous sur cette randonnée insensée où nous testons notre endurance en plongeant constamment dans la neige et en conquérant la montagne escarpée sans équipement particulier. Rejoignez-nous également pour une nuit chaleureuse dans la belle cabane dans les bois où nous vous ferons faire une visite détaillée de ce lieu merveilleux.

La journée a commencé par un temps ensoleillé et nous avons parcouru le sentier bien connu menant au sommet du Puigmal. Mais cette fois, notre objectif était de nous rendre à la cabane "Refuge de la Matte" cachée quelque part dans la forêt que nous avons trouvée l’automne dernier et nous avons décidé de revenir ici en hiver. Le timing ne pourrait pas être plus parfait pour cette randonnée. Nous avons subi d'importantes chutes de neige et des températures glaciales pendant plus d'une semaine et nous avons pensé que ce serait une excuse idéale pour passer la nuit dans la cabane de la forêt en profitant du conte de fées de l'hiver.

Nous avons donc facilement parcouru la partie de la route sur laquelle se trouvait la voiture et nous nous sommes dirigés vers le sentier forestier avec une neige intacte. Au début, il y avait quelques pistes de ski, puis elles ont rapidement disparu et notre plaisir de la neige a commencé. Nous plongions tout le temps dans la neige mais ce n’était rien comparé à ce qui a commencé plus tard. En passant, nous ne portions aucun équipement spécial, comme des raquettes ou des cieux, car nous n’avions tout simplement pas assez d’expérience et un peu d’expérience que nous n’avions pas réussi.

Nous sommes donc bien arrivés à la rivière, déjà un peu mouillés. Et puis, seule la montée escarpée était devant nous, que nous devions vaincre pour pouvoir nous rendre à la cabine. Et il est à noter que même sans la neige de l’automne dernier, nous ne pouvions trouver aucune trace du sentier qui existe hypothétiquement là-bas. En nous fiant uniquement à notre carte GPS hors ligne et au point marqué que nous avons utilisé pour trouver cette cabine très éloignée, nous avons pu déterminer notre emplacement et notre direction. Et nous nous demandions en permanence comment cette cabine avait été construite et comment tous les matériaux avaient été transportés jusqu'à cet endroit éloigné. Seul l'hélicoptère nous vient à l'esprit compte tenu des sentiers très durs, voire inexistants, qui y menaient.

Dès le début, nous tombions lourdement dans la neige et nous avons réalisé que ce serait une folle aventure de randonnée. Mais nous n’allions pas nous arrêter de toute façon car nous avions un but pour la journée et nous devions le faire. Bien sûr, lorsque nous avons décidé de faire ce voyage, nous ne savions pas que ce serait si difficile, nous espérions avoir des pistes de ski ou de raquette, mais apparemment, ce n'était pas le cas, nous avons donc dû nous en occuper.

Nous ne savons pas combien de fois nous sommes tombés et sommes montés et descendus et notre esprit féroce était sur le point d'abandonner, mais nous l'avons fait. Nous étions complètement mouillés et misérables après 3 heures d’escalade; nos mains et nos jambes étaient gelées et nous avons regretté de ne pas avoir les bâtons de ski pour nous soutenir. Mais néanmoins nous l'avons fait. Et nous avions le sentiment que nous faisions quelque chose d'impossible en repoussant les limites physiques de l'homme. Mais c'était un beau sentiment d'accomplissement. Quand nous sommes arrivés à la cabine, nous avons constaté qu'il y avait déjà beaucoup de bois ramassé par quelqu'un pour lequel nous nous sentions très reconnaissants. Pour que nous puissions allumer un feu immédiatement et commencer à sécher nos vêtements et à nous réchauffer. Ensuite, tout ce que nous faisions était de dîner et d’être à l’aise, bien au chaud et endormi.

La cabine elle-même est une construction relativement récente (construite il y a seulement 5 ou 6 ans) en bois et assez bien isolée. Nous avons aimé le fait que tout était en bois - il est resté chaud pendant très longtemps. Tous les meubles à l'intérieur n'étaient pas neufs, mais ils conféraient à l'intérieur l'aspect et la sensation authentiques de la vraie cabane forestière. Il a à peu près tout ce dont vous avez besoin de la hache à la quantité de matériel de cuisine et de nourriture. Il y avait des tas de casseroles et de vêtements de cuisine, d'eau, de riz, de café, d'épices, de bougies et même du gaz de camping. Donc, si vous étiez dans les bois sans fournitures, cette cabine vous sauverait la vie. La zone de couchage est située au deuxième étage, l’endroit le plus chaud de la cabine et dispose d’un très grand espace avec des tapis. De plus, nous avons adoré la cheminée qui dégageait assez bien la fumée et dégageait tellement de chaleur en même temps. Donc, à notre avis, il s'agit d'un exemple parfait et d'un excellent modèle pour toutes les cabanes dans les bois.

Nous avons donc passé une nuit très chaude et au début il faisait trop chaud, nous avons donc dû éteindre le feu. Mais le reste de la nuit fut beau et chaud et même le matin, le petit feu continuait encore. Nous avons filmé la visite rapide en cabine, pris notre riz aux champignons et notre petit-déjeuner, puis avons commencé à réfléchir à la façon dont nous allons descendre cette colline au retour. Nous ne voulions plus être tout mouillés, alors nous avons décidé d'utiliser les sacs à ordures (c'était tout ce dont nous disposions) pour emballer nos bottes pour au moins un peu de protection. Nous avons donc dit au revoir et merci à la petite maison qui nous a chaleureusement accueillis et a commencé à redescendre.

La descente nous a pris la moitié du temps mais nous ne pouvons pas dire que c'était plus facile. C’était vraiment contester les autres muscles du corps et l’équilibre et nous avons probablement chuté encore 100 fois et glissions beaucoup sur nos fesses. La journée était plus chaude, la neige était donc un peu plus glissante. Au moment de notre descente, nous avions perdu un tapis, déchiré plusieurs objets, mais nous pensions que ce n'était pas si grave et qu'au moins nous étions en bonne santé.

Ce fut sans aucun doute l'expérience la plus difficile que nous ayons eu jusqu'à présent. Ces quelques kilomètres de montée dans la neige étaient plus difficiles que de conquérir le sommet (ce qui nous paraissait le plus difficile). Cette expérience a donc repoussé nos limites et mis à l'épreuve notre niveau d'endurance. On s'en souviendra longtemps. Le plus beau souvenir de l'hiver 2019.

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/deKuG6Ia23s N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

Nous espèrons que vous avez apprécié notre vidéo! Laissez-nous un commentaire si vous avez d'autres questions ou souhaitez simplement partager votre expérience. Nous aimerions lire vos commentaires - c'est très important pour nous!
Si tu vas à Rio..., ce n'est pas pour Bolsonaro!! English translation pending
by Solene40 · 2019-01-06 · 92 replies
Coucou les amis, comment que ça va t'y ?

Êtes vous prêt à suivre les nouvelles aventures de Chouchou et Loulou 😎 ?

Je vous préviens, cette fois ci, on a voulu changer un peu de l'ordinaire ; on en avait marre des démocraties paradisiaques 😂.

Bon, on a du bol, parce qu'en ce moment, le choix est vaste : l'Amérique de Trump, la Corée de Kim jong un, la Turquie d'Erdogan.. . voyez le genre quoi !!

Finalement, rien de tout ça parce que nous, on aime la fraîcheur et que " le Bolsonaro" du Brésil , il est vraiment tout neuf vu qu'il a été élu quelques jours seulement avant notre arrivée ( et bien après qu'on ait acheté nos billets, évidemment ! !).

Bon, étant courageux mais pas trop téméraires, on débarque quasi 2 mois avant son investiture (en novembre 2018 donc) , histoire de s'échapper avant qu'ils soient tous armés jusqu'aux dents (déjà que !!!).

Alors, je suis bien d'accord, on n'est pas là pour faire de la politique mais vu les idées du bonhomme et de ses millions d'électeurs, ça a carrément modifié la vision que j'avais de ce pays ( qu'on avait un peu parcouru en 2015 du coté de Bahia ) et presque calmé mes ardeurs de découverte des Cariocas ( où il a explosé les scores ! ) .

Après mûre réflexion , on a pris une décision : ne parler qu'aux gauchistes, blacks, homos ou athées et si possible les 4 à la fois 🤣. Autour de quelques Caipirhinas, sur des airs de Samba, on s'est dit que ça allait le faire !!

Le programme c'est donc un peu de "Rio la mythique" et une location de voiture durant 10 jours pour explorer l'état du même nom, au Nord, à l'ouest et au Sud ( et non, à l'Est on ferait plouf 😋).

Si ça vous dit de nous accompagner dans notre virée :

BEM-VINDO AO BRASIIIIIL 😉

Concours Photo du mois de janvier 2019: "Que la montagne est belle" English translation pending
by Montagnard74 · 2019-01-01 · 173 replies
Bonjour à tous . Tout d’abord, pas d’inquiétude, je ne fais pas d’insomnie post réveillon, il est bientôt 10h de la terrasse de la Homestay à Udaipur d’ou je vous écris, le soleil commence à réchauffer la terre et les oiseaux s’en donne à cœur joie .... Bon j’avoue, de la brume il n’y en a pas que dans la plaine, mon crâne l’est encore un peu ....

Permettez-moi de vous souhaiter à tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, qu’elle soit remplie de bonnes choses pour tous, et surtout de beaux voyages !

Vous l’avez compris, puisque ma victoire m’octroie l’honneur de démarrer cette nouvelle année par un nouveau concours, j’ai décidé, et j’avoue que la vidéo postée par notre ami obeo de la chanson de Jean Ferrat m’a inspiré, de faire preuve d’un peu de chauvinisme...

Le thème du concours sera donc « Que la montagne est belle  » . En hiver ou en été, de chez nous ou d’ailleurs, je veux voir des sommets !! Et pour corser un peu le tout, et comme c’est moi qui décide 😉, il faudra qu’on retrouve, à l’instar du thème de Solene, une présence humaine dans votre photo Essayons d'éviter tout de même la file de votre dernière remontée mécanique à Chamonix, mais il faut que l’humain soit présent sur votre cliché.

Le concours démarre donc right now, et la date limite pour poster vos photos est fixée au vendredi 18 à 23.59 Vote du samedi 19 0h01 jusqu’au samedi 26 janvier 23h59 et j’essaierais d’etre au rendez-vous le 27 ( 28 au plus tard, promis)

Comme d’hab, 3 photos maxi, numérotées et légendés, si possible dans 3 messages .

Pour les discussions, hors sujet et vidéos, c’est là :
https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-janvier-2019-que-montagne-est-belle-d9264140/

Et pour le diaporama, si quelq’un peut m’aider ....😕

Voilà, je crois j’ai tout bon, enfin, j’ai essayé... Alors, à vous de nous faire grimper au sommet ! Namaste !



Ça, c’etait mon réveillon et croyez-moi, ça a envoyé du bois ! 😊
Photo: votre "best of" 2018 English translation pending
by Pierre · 2018-12-02 · 494 replies
L'année 2018 touche à sa fin. Ayant subi de multiples pressions 😉, je lance cette nouvelle discussion faisant honneur à vos/nos meilleurs clichés de l'année 2018.

Quelques principes: - 10 photos numérotées maximum par membre (le Best Of, le Top 10, la crème de la crème...) postées dans un ou plusieurs messages - Photos prises en vadrouille ou voyage en 2018 - Ce n'est pas un concours (pas de vote) mais un partage de photos pouvant être soumises aux critiques et autres commentaires positifs et négatifs de la communauté 😉.

En répondant à ce message, vous acceptez les conditions générales d'utilisation et le fait que quelqu'un puisse aimer ou pas votre photo 🙂

A vos disques durs !
Traversée Amérique du Sud 2018 English translation pending
by Titi77310 · 2018-11-05 · 34 replies
🙂😉😛 TRAVERSEE AMERIQUE DU SUD (12/10/18>>>02/11/18)

INFORMATIONS GENERALES : >>>22 jours >>>4 pays >>>4 capitales >>>27150 kms en avion en 10 vols >>>2190 kms en bus en 9 bus >>>480 kms en 4X4 >>>7 sites UNESCO >>>6 heures de pirogue >>>de nombreux taxis

à suivre.................. titi77310
Sur la trace des blindés de Koursk English translation pending
by Zorba · 2018-10-03 · 46 replies
J’écris ce carnet pour les quelques rares amateurs de voyages historico-militaires. En effet Je n’ai trouvé aucune information sur la visite du champ de bataille de Koursk sur le Net, à part des programmes de voyage extrêmement coûteux d’Agences Anglo-saxonnes. Si ces amateurs souhaitent entreprendre un voyage à Koursk, j’espère leur apporter une base de départ pour leurs projets.

Pour les autres qui voudront bien me lire, ils auront la possibilité d’avoir quelques impressions sur la Russie profonde et sur les pensées des quelques Russes rencontrés lors de ce voyage, en particulier sur le traumatisme encore présent provoqué par la 2ème guerre mondiale, et le patriotisme des Russes. Il est assez paradoxal que le pays le plus étendu de la Terre, ne soit visité en général que pour sa capitale actuelle et son ancienne. A l’heure où l’on se plaint de la surpopulation touristique, la Russie offre un terrain de jeu infini.

Qu’aller visiter, comment et que reste t’il des batailles? Les batailles sont essentiellement des batailles de chars qui sur la durée ne laissent aucune empreinte sur le sol. S’ils ont pu être détruits au combat, tout aura été nettoyé ; s’ils ont occasionné des destructions, dans la région de Koursk tout aura été reconstruit, comme à Stalingrad. Il reste bien les ouvrages défensifs anti-char sur un territoire extrêmement étendu. Il faudrait sans doute en contempler l’étendue en avion, mais l’intérêt en est bien réduit. Alors il fallait bien s’y résoudre, il reste la visite des lieux de mémoire, et surtout rencontrer des Russes : Des guides, et des anciens combattants, ces silhouettes vacillantes en uniformes constellés de décorations.

1er Jour : Paris - Zurich – Moscou Pour 159 Euros AR, sans bagages en soute, j’embarque sur SWISS. Arrivé en soirée à Domodiedovo, le temps est maussade, les Russes pas souriants et affairés comme à l’habitude. Bon, je ne m’attendais pas à être accueilli avec un collier de fleurs. Je sais pourquoi je fais la gueule, c’est parce que j’ai peur de prendre le train et de me tromper.

J’étais venu la dernière fois pour le 9 Mai 2015 pour le défilé de la Victoire. Je n’avais pas supporté l’affront que notre Président d’alors avait fait à la mémoire de 25 millions de Soviétiques en refusant de venir aux commémorations. Toute ma jeunesse j’avais été éduqué dans l’idée que les Américains avaient gagné la Guerre, et que l’URSS était le diable. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que l’Union Soviétique avait porté l’essentiel de l’effort de guerre au prix d’un sacrifice monstrueux et avait finalement vaincu l’ordre nazi.

Trois ans après, je suis immédiatement frappé par rapport à 2015, par la taille du dispositif de sécurité : Il y a peut être deux fois plus de policiers ou de vigiles ; ici et plus tard dans la ville, au métro et dans les gares l’usage des scanners à bagages est généralisé. Le pays a pris la mesure de la menace terroriste après les attentats du métro, de l’aéroport Domodiédovo, de la gare de Volvograd , du Moscou – St Petersbourg et du métro de Moscou. L’Aéroexpress pour Paveletskaïa est tout beau, tout neuf. Les vieux wagons sans âge ont été remisés. Les messages à bord et toute la signalisation avant d’aborder le train sont en russe et en anglais. La Russie entre dans la modernité. A Paveletskaïa, je prends le Métro et je suis balayé comme un fétu de paille parmi cette multitude de voyageurs. Il y en aurait deux fois plus qu’il y a 3 ans ? J’étais devenu un expert en Métro moscovite, mais ce soir là j’ai perdu ma science, j’arrive quand même à Kourskaïa pour prendre le train de Koursk. J’arrive à mon compartiment, il ne fallait pas s’en faire autant, on y arrive malgré tout. La « Provonidtsa » du wagon a l’air moyennement renfrogné, il y a eu pire.

Auparavant j’avais pris mon billet douillettement de chez moi devant mon ordinateur ; plus besoin d’essayer de se faire comprendre par les caissières à la gare. (Je n’ai pas encore tapé sur le site des chemins de fer russes le mot magique « Vladivostok » pour faire un essai et rêver). Comme la vie peut être facile parfois : Réserver un Transibérien depuis ma cambrousse : la magie à portée de tous !

Question Kupé ou Pladzkart ? (2ème classe ou 3ème classe)

Les guides papiers et peut être les forums s’accordent pour affirmer que le Pladzkart (3éme classe, avec compartiment ouvert, c’est à dire que vous pouvez entendre les ronflement des 35 autres passagers) sont le moyen idéal pour rencontrer les Russes en voyage. En fait je n’ai eu que 2 expériences positives en Pladzkart; l’une en rencontrant des anciens élèves d’un institut de Petrozavodzk ; j’ai partagé avec eux la joie de la retrouvaille, mais j’ai eu besoin d’aide le lendemain pour repérer ma gare de destination, tant la vodka avait coulé. Une autre fois je vois un fils installer son vieux père en uniforme et cliquetis de médailles ; le fils dit à son père d’être sage, il fait ses dernières recommandations et s’éclipse. Le père repère un compère, ils sortent chacun une petite bouteille de vodka et des petites victuailles et engagent un dialogue à la russe dans la nuit. Tout se termine par un concert de ronflement titanesque des deux compères. Durant mes autres voyages, on se regardait en chien de faïence entre passagers et aucun dialogue n’a jamais été engagé. Enfin si vous avez le malheur de tomber sur les couchettes du couloir, trop courtes, vous sentirez vos courbatures toute la journée.

Par contre en Kupé, je me souviens d’un voyage Riga-SPB avec un polisseur d’ambre de la Baltique qui se rendait à Sarkoié Sélo pour travailler au cabinet d’ambre ; et d’un voyage Moscou – SPB aves deux Russes, très classe et d’un Japonais bout entrain (Ca existe !). Je préfère nettement le Kupé pour son confort aussi.

Et là maintenant je me retrouve une jeune Demoiselle de Voronej dans le compartiment Kupé et nous sommes seuls.
La Réunion: les trois cirques et le Sud English translation pending
by Corserandos · 2018-08-31 · 5 replies
Une première découverte éblouissante qui appelle un retour



Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 14 jours effectué du 18 octobre au 1er novembre 2009 : traversée des trois cirques à pied, visites en voiture ensuite dans le sud.

Participants: couple de 54 et 56 ans

Déplacements : à pied dans les cirques, quelques trajets effectués en voiture avec le correspondant local de notre agence et transport de nos bagages, en voiture de location pour la suite.

Logements : gîtes réservés par notre agence.

Observations :

- Les indications sur les logements datent de 2009 et ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.

Les trois cirques

- La traversée des cirques est réservée à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comporte aucune véritable difficulté technique. Elle est éprouvante mais offre des paysages époustouflants, permet de belles rencontres, et laisse un souvenir impérissable.

- Dans chaque îlet, il y a moyen d’acheter un peu de nourriture et l’eau est potable.

- Il vaut mieux partir tôt le matin et prendre son temps en faisant des haltes le long des rivières ou à de beaux points de vue.

- Il est conseillé de fractionner le repas de midi pour avoir l’occasion de reprendre des forces plusieurs fois au cours de ces longues journées.

- Mieux vaut arriver tôt dans les gîtes pour choisir sa chambre et avoir une douche chaude.

Piton de la Fournaise :

Il faut être très souple quand on visite cette région car la météo y est très capricieuse. Le brouillard et la pluie empêchent souvent de réaliser les visites prévues.

Jour 1 : Arrivée à St-Denis de la Réunion – Hell-Bourg a.m. : - arrivée à St-Denis - trajet vers Hell-Bourg. - déjeuner à la Cristophine p.m. : - Visite du village, du cimetière paysager et de la maison Folio. - Nuit à Hell-Bourg.

Arrivée à St-Denis à 9h30. Beau temps. 25°. Le correspondant de notre agence vient nous chercher à l’aéroport pour nous amener à Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie. Rien que le long de la route, les paysages nous impressionnent. Végétation luxuriante, fougères arborescentes, bambous, bananiers et autres arbres tropicaux. Notre chauffeur nous montre les plantes grimpantes qui produisent les chouchous, légumes qu’on prépare à toutes les sauces et dont on mange aussi les feuilles. Ça se développe comme des mauvaises herbes. Arrivée à Hell-Bourg vers 11h15 et installation à notre gîte. Déjeuner très agréable sur la terrasse du restaurant voisin, « La Cristophine ». Il y a beaucoup de petits restos dans le village mais peu de terrasses. Le village est animé avec quelques belles maisons créoles, joyeusement peintes, mais, pour devenir « plus beau village de France » (ce que les habitants souhaitent), il y a encore du boulot.



Plusieurs petits « guetali », pavillons d’angle en bois destinés à guetter les mouvements de la rue sans être vu.



L’après-midi, nous partons visiter le cimetière, sans doute le plus beau qu’on ait jamais vu. Un cimetière paysager avec des petites tombes couvertes et entourées de fleurs. Le tout encadré par des fougères arborescentes, des bambous et autres arbres, et sur fond de « pains de sucre ». Un régal ! On en sort des images plein la tête.



Visite de la maison Folio, jolie maison créole avec un beau jardin. Dommage que ce soit une visite guidée car les commentaires sont interminables et pas d’un grand intérêt.



Petit tour des magasins sans rien acheter encore. On commande les sandwiches pour le lendemain à la boulangerie. Retour à « la Cristophine » pour boire un verre, puis à l’hôtel pour préparer nos affaires pour le lendemain. Il commence à faire noir vers 18h30. Souper à 19h à l’auberge « Chez Alice », repas pantagruélique précédé d’un ponch et suivi d’un rhum arrangé ! Et avec du vin en plus ! Accueil très sympathique de l’aubergiste qui adore faire la cuisine et gaver ses clients. Il nous raconte que les lentilles qu’on mange ici ne sont pas celles, réputées, produites sur l’île à Cilaos, car beaucoup trop chères et destinées à l’exportation, principalement au Japon. Et on en mange à tous les repas ! C’est désolant. Nuit à l’auberge « Chez Alice », chambres rudimentaires couvertes de bois avec sanitaires privés.

Jour 2 : Hell-Bourg – Grand Ilet - 5h de marche, 600 m de dénivelé positif, 400 m de dénivelé négatif - Nuit à Grand Ilet.

Réveil à 6h30 ! On va chercher les sandwichs commandés la veille. Petit-déjeuner à la première heure possible, soit 7h15, aussi pantagruélique que le dîner. On laisse nos gros bagages à l’auberge pour ne prendre que des sacs à dos pour la journée. Le correspondant de l’agence viendra nous les apporter à Grand Ilet. Départ 8h15. Il fait beau et déjà très chaud. Le chemin commence par les anciens thermes, site en ruines mais bien entretenu et très fleuri. Végétation luxuriante.





On traverse plusieurs fois des ruisseaux où poussent des chouchous.

On dépasse des promeneurs en tongs et talons aiguilles ! On franchit une passerelle, hyper moderne, au bout de laquelle se trouve une mini-chapelle.



Beaucoup de petites fermes avec des cultures. La montée est rude et en plein soleil. Il fait torride à 9h du matin ! (30° à l’ombre !). On nous avait prévenus que cette première journée était dure, mine de rien, à cause de la chaleur. On a du mal à s’imaginer dans les mêmes conditions pendant 5h30. On fait une pause de 1/4h à l’ombre en prenant un petit en-cas reconstituant. Il y a de plus en plus de nuages et de vent et il fait beaucoup plus agréable. La pire grimpette est passée aussi. Que de contrastes ! Alternance de végétation luxuriante, de forêt de filaos (sorte de pin) dans des endroits très plats où on se croirait dans les Landes. On traverse une première rivière avec de petites cuves et on arrive à une plus grande, la rivière des fleurs jaunes, avec des cascades et une assez grande cuve où on pourrait se baigner mais il n’y a pas de soleil et il ne fait pas assez chaud. L’endroit est agréable même si la vue est limitée et on y prend notre pique-nique. Il y a des petits oiseaux, l’un au ventre roux, l’autre au dos roux, qui tournent sans cesse autour de nous. Ils viennent manger nos miettes. Ce sont des tecs-tecs, des oiseaux connus pour accompagner les randonneurs.



De l’autre côté de la rivière, on aperçoit des gros blocs de basalte. Et puis le paysage s’adoucit de nouveau. Belles vues sur le cirque de Salazie, cirque assez doux et vert, pas très tourmenté.



On arrive finalement à Grand Ilet en moins de 5h (5h30 prévues). C’est sûrement grâce au ciel couvert qu’on a été si vite. On est à 14h au gîte. On va faire des courses au village pour les deux jours suivants. La boulangerie est derrière une assez belle église recouverte de tuiles de bois.



On y force un peu la porte car elle est encore fermée. Trois épiceries aussi mal fournies les unes que les autres, pas de produits frais mais des boîtes. On finit quand-même par trouver du jambon. C’est beaucoup moins joli et animé que Hell-Bourg, mais aussi beaucoup moins touristique. Repos agréable dans le jardin du gîte. Pas de table d’hôte ici. Nous allons donc dans un restaurant pas très loin. On goûte enfin aux fameux chouchous, en salade. C’est vrai que ça n’a pas beaucoup de goût (entre la courgette et l’eau, nous disait notre chauffeur) mais c’est frais et la consistance est très agréable, en tout cas beaucoup plus digeste qu’un concombre. Rôti de porc et pintade à la vanille, le tout servi avec du riz et une sauce aux haricots blancs, et, bien sûr, un petit bol de rougaille pour pimenter le tout si le cœur vous en dit. Puis tarte coco avec une boule de glace. Tout ça est fort bon. Le patron nous décrit les participants du grand raid, appelé aussi la « Diagonale des Fous », c’est tout dire. Ils sont 2.500 et on va les avoir sur notre chemin dans la descente vers Cilaos ! Il nous raconte beaucoup d’histoires sur la région et les gens qui ont décidé d’y vivre mais son accent ne nous empêche de comprendre tout ce qu’il raconte. Dommage car ces conversations sont bien sympathiques et intéressantes. Retour à notre chambre à 20h30, en plein brouillard. Heureusement qu’on avait les frontales parce que les rues ne sont pas fort éclairées. Nuit au gîte « Arlette Maillot », pavillons sympathiques dans un jardin très fleuri. Plusieurs chambres, correctes, avec sanitaires communs et salle commune pour le petit déjeuner. Boules Quiès utiles avec des voisins de chambre bruyants et pour éviter les chants des coqs et les aboiements des chiens au lever du jour.

Jour 3 : Grand Ilet - Marla - 6h15 de marche – 800 m de dénivelé positif – 600 m de dénivelé négatif - Nuit à Marla

Lever à 6h10. Petit déjeuner à 6h30 (pas très nourrissant) pour prendre le bus de 7h15 près de l’église pour nous mener au « Bélier » (parce qu’il n’y a pas de bus pour le col des Bœufs aujourd’hui). Ensuite, on fait du stop pour aller jusqu’au kiosque, un peu au-dessus du chemin de Haut Mafate qui monte au Col de Fourche. On nous avait annoncé une très belle vue du kiosque, jusqu’au port. On le voit tout juste avant que les nuages arrivent.



On redescend donc un peu la route et on prend le chemin à droite. De ce côté-là, tout disparait dans les nuages. Très dure grimpette dans une forêt tropicale particulièrement luxuriante et magnifique, mais vue inexistante sur le cirque de Salazie à cause du brouillard.





Beaucoup de marches, parfois assez hautes, et de rondins. La préparation et l’entretien des sentiers nous épatent. On voit deux petites bestioles sur le chemin, ressemblant à des bébés taupes, qui semblent être tombées de leur « nid ». Ce sont probablement des tangues, animal typique de l’île mais qui vit principalement la nuit. Arrivée au Col de Fourche où on passe dans le cirque de Mafate. Brouillard opaque, on ne voit rien ! La vue doit être splendide sur les deux cirques, mais surtout impressionnante du côté de Mafate. Quelle frustration ! Surtout après une pareille montée ! La descente est presque aussi dure que la montée, avec marches et rondins. La végétation est magnifique mais c’est tout ce qu’on voit. De temps en temps, une petite trouée dans les nuages nous permet d’apercevoir un piton. Arrivée sur un grand plateau de forêt de « tamarins des Hauts », sorte d’acacia endémique à La Réunion. Les arbres sont très tordus et ont une écorce très claire. C’est superbe.



Il y a beaucoup de monde ici, des promeneurs qui viennent en famille depuis La Nouvelle. Ça fait un peu promenade du dimanche. Beaucoup de locaux visiblement. Comme on se sent en forme et qu’on a bien avancé, on décide de faire une boucle en passant par le village de La Nouvelle. La descente, censée durer 3/4h, nous prend 1h15 et est plus dure que prévu. Ça fait 4h qu’on est parti et on n’a pas encore mangé. La Nouvelle ne présente aucun intérêt et le détour d’environ 2h n’en vaut sans doute pas la peine. Un peu au-delà du village, on s’arrête enfin pour pique-niquer, un peu n’importe où parce qu’on n’en peut plus. Encore une bonne grimpette. Il fait nettement plus clair mais la lumière n’est pas belle. On est en face des falaises (remparts) du cirque de Mafate mais on n’en voit pas le sommet.





Avant de monter vers Marla, on traverse une rivière toute bordée de grosses fleurs blanches, des arums. C’est magnifique.



Arrivée à notre gîte à l’extrémité du village. Il y a quelques magasins où il n’y a quasiment rien et tout est hors de prix. Comme aucune route n’arrive ici, tout doit être amené par hélicoptère. On est fort déçus et frustrés par cette journée où on n’a quasiment rien vu alors que le cirque de Mafate semble grandiose. Dîner au gîte à 19h sur de grandes tables communes : purée de pomme de terre à l’ail, cari poulet et rougaille saucisse (enfin deux plats typiques de l’île !), cake à la banane. Nuit au gîte « Chez César », petits bungalows de deux chambres rudimentaires mais bien et propres, avec sanitaires impeccables, communs aux deux chambres. Il fait vachement froid et on est bien sous la couette.
Kerala attachant et fabuleux pays English translation pending
by Macripa13 · 2018-08-19 · 16 replies
29 novembre arrivée à Kochi Mon nom sur une pancarte ....Un indien entre deux âges , Harry , souriant de toutes ses dents manquantes me récupère et me conduit à sa voiture ...modèle d’une autre époque ... »ambassador « blanche dont la portière a failli m’éjecter à plusieurs reprises ...il a même fallu s’arrêter sur «  l’autoroute «  pour la refermer » That’s india «  !!!!

Une bonne heure de route pour arrivée à Fort kochi.....toujours les Klaxons mais un peu moins présents que dans mon souvenir ...proportionnels au nombre de voitures évidemment et ici la circulation paraît un peu moins dense ...

Fort Cochin occupe la partie nord est de la péninsule de Mattancherry . C’est la zone la plus ancienne de la ville de Kochi et son cœur historique . Elle a été créé en 1503 par les portugais et fut ainsi la première colonie européenne en Inde . Le navigateur portugais , Vasco de Gama a été le premier à relier l’Europe à l’Inde . Il y est mort en 1524 et a été enterré dans st Francis’s Church , la plus ancienne église de l’Inde avant d’être rapatrié au Portugal , en 1538 . Cette église a d’abord été construite en bois puis les franciscains portugais la remplacèrent par cette bâtisse en pierre , dénuée de charme. A l’intérieur le toit à la forme d’une coque de bateau inversée .

Le Master’s art café est un lieu de rencontre paisible auquel est accolée une petite agence de voyages , Travellers Paradise , qui accueille les touristes en les logeant chez l’habitant et peut organiser des séjours dans des familles en bord de mer ou en montagne , ainsi que des circuits sur mesure dans le Kerala , des visites de la ville , des cures ayurvediques , des croisières sur les backwaters ......Bref , tout ce qui peut faire le bonheur de leurs visiteurs ....

Un atelier de couture solidaire y est associé ...Il fabrique et vend des objets en tissu , permettant ainsi à des femmes dans le besoin de faire vivre leur famille . Une taxe de 15% est prélevée pour faire fonctionner cette association. Très belle idée qui s’est mise en place progressivement dans la tête et le cœur de ce couple franco - indien généreux et ouvert aux autres , Sophie artiste et styliste et Jude professeur de yoga .

Je suis logée à deux pas dans la maison d’hôte de Sheeba ....

Nous sommes à Fort Cochin ... c’est un quartier , calme et provincial où la vie se déroule lentement ... où chacun prend le temps de vivre .... C’est aussi le quartier chrétien et de nombreuses églises remplacent les temples habituels ... surprenant ... un petit coin d’Inde un peu à part ...

De jolies maisons coloniales cernent une placette où les élèves de l’école d’en face jouent au cricket , au football où s’entraînent à la course .. Le quartier s’étire jusqu’au port animé où on peut admirer les célèbres filets de pêche chinois qui font en partie la réputation de Fort Cochin ...

Le long du port , des échoppes vendent le poisson fraîchement pêché ...

Des marchands «  de tout «  s’étalent le long de la promenade et on peut y déguster des jus de coco frais encore dans leur coque , des fritures genre samoussas ou plus prosaïquement des sodas .

Le plus étonnant est d’avoir découvert au Kerala des marionnettes rapportées du Rajasthan !!!!! Tout est bon pour attirer le touriste ... Les tuctucs , noir et jaune ceux là , attendent le client en discutant ou en téléphonant...rien de bien différent sous les cieux keralais .... Ce premier soir , un peu fatiguée , juste un petit tour sur le port ..clic clac les filets sont dans la boîte !!!

A sept heures , je retrouve Sophie et Jude pour un moment de méditation et d’amour ...je partage leur repas avec plaisir mais c’est bien contente que je rentre retrouver mon lit .....

Le 30 novembre Le lendemain , journée au ralenti...je prends mes marques, je récupère du décalage horaire .... La journée d’hier a été une journée de mise en place , de pris de repères , d’assimilation de décalage horaire ...donc pas très productive !!!

La journée commence par un petit déjeuner au « Master Art Cafe « ....

Rituel bien agréable car cuisiné par les mains expertes de Sheena et Sonya . Ce sont des spécialités keralaises qui mettent de bonne humeur dès le matin accompagné d’un bon café et d’un jus de fruit frais ...hum un délice....

Après renseignement pris auprès de Cécile , je décide de faire un peu de marche jusqu’à Mattancherry et de rejoindre ainsi le Dutch Palace .....

Première visite réservée à St Francis’s Church maintenant église anglicane ...

Direction le port et son animation pour continuer le long de Calvathy ( bazar Road ) qui s’étire à l’infini un peu en retrait de la mer , le port marchand en face ..... De très beaux hôtels succèdent à des maisons délabrées avant d’arriver dans le quartier des grossistes en épices dont certains , au vue du luxe de leurs édifices, ont réussi à se faire une place au soleil "..

Une petite chapelle avec sa marchande de cierges ....

Une curieuse église ( catholique après renseignement ) où se préparait quelque mystérieuse cérémonie et un nom étrange gravé à l’entrée «  our lady of Life Church « , sans doute dédiée à la vierge Marie....

Un antiquaire qui n’avait pas que sa marchandise d’antique ....

Quatre km pour rater l’embarcadère de Mattancherry annoncé à 1,2 km et le Dutch Palace à 2,5 !!!!! Retour à pied , désespérant les « tuctucs espérant « une cliente !!!! Je fais un détour pour saluer la « Santa Cruz cathédral basilica » , elle aussi massive et sans charme ...d’abord portugaise et église en 1595 , elle devient cathédrale en 1558 . Détruite en 1785 , elle est reconstruite en style baroque tardif en 1887 et devient basilique en 1984 lors de Jean Paul II au Kerala .... Deux grandes flèches blanchies à la chaux lui donnent un peu de légèreté et à intérieur diverses statues un peu «  kitsch«  ainsi qu’un tableau au dessus de l’autel représentant la cène qui n’est pas sans rappeler celui de Léonard de Vinci .

Un dernier détour par le port pour admirer le coucher du soleil .

Je ne suis pas la seule à avoir cette idée ...de nombreux indiens viennent s’y attarder seul ou à plusieurs , discutant ou contemplant le spectacle qui émerveille notre regard ...

De nombreux touristes s’y mêlent et chacun a l’air de savourer ce moment plein de magie ....et c’est des lumières plein les yeux que je regagne ma sweat-room...après une nouvelle méditation intense ( pendant ) et chaleureuse ( après )

1 er décembre. C’est après une nuit écourtée par des touristes nouveaux-arrivés et indélicats ...et par un coq qui confond la nuit et le petit matin ...que j’émerge à......10 h 30.... Ce n’est pas grave ...je suis en vacances .... Petit déjeuner tardif .... Je savoure le spectacle de la rue peu animée au regard des quartiers «  plus indiens «  où du port ... Des enfants jouent au foot sur le terrain .... ...

Un marchand ambulant de chaï que j’aurai l’occasion de goûter un peu plus tard ....

La fin de la matinée est consacrée à la visite de l’atelier de Sophie qui foisonne d’idées et de réalisations colorées et joyeuses ...

Retour au café , achat de fruits pour équilibrer mon régime alimentaire, discussion intéressante avec Cécile ....je déjeune à .... 16 heures .....

La journée s’étire sans se presser ....revisite du port à la tombée de la nuit et ses lumières multicolores m’enchantent encore et encore ....

Je rebrousse chemin déçue car la plage est fermée suite à une tempête qui pendant la nuit a envahi d’eau le sable et représente un danger pour quiconque prendrait le risque de s’y aventurer ...

Le décalage horaire sévissant malgré tous mes efforts , je rentre me coucher... une bonne nuit sera la bienvenue et demain sera un autre jour .

Le 2 décembre Aujourd’hui c’est l’enterrement de la belle mère de mon hôtesse ..le corps est exposé dans son cercueil depuis la veille et les amis défilnt pour prier et lui dire adieu ...pendant une heure de la musique religieuse est diffusée par des hauts parleurs . Puis le prêtre arrive pour bénir le corps avant l’enterrement proprement dit ...rien de bien différent de chez nous étant donné que la famille est chrétienne comme 20% de la population du Kerala ( 10 fois plus que la moyenne nationale ) .En effet ce sont les portugais qui ont débarqué en premier au Kerala suivi des jésuites .... A cela s’ajoute 25% de musulmans , le reste de la population étant majoritairement hindouiste . A aucun moment nous ne ressentons de tension entre les différentes communautés et tout ce petit monde est un bel exemple de cohabitation pacifique ....

Le Kerala a été le premier état à élire un représentant marxiste et souvent le drapeau avec la faucille et le marteau s’associe au drapeau national indien ..

Avec les filles de bureau d’accueil , nous nous mêlons à la famille pour honorer le corps avant qu’il ne soit emporté ..

A nouveau , cette envie irrésistible d’aller me «  perdre «  dans le quartier indien, histoire de m’immerger et de respirer l’odeur de cette Inde vivante et colorée , qui fait un peu défaut à ce coin de province calme et « anglisé « ....

Un tuctuc me conduit à deux pas de Dutch Palace et je décide de remettre ma visite à plus tard afin de parcourir la très longue «  Palace road «  ....

L’Inde , la vraie , celle des échoppes , les bien rangées , les désordonnées, les propres , les moins propres ......

Des boutiques ....toutes sortes ...comme ...en Inde !!!!

La vraie .., celle qui vit , qui respire, qui palpite ... C’est le quartier des hindouistes .... De vraies boutiques succèdent aux échoppes étroites et sombres ...... Un temple hindouiste modeste et fermé ...c’est le premier que je vois depuis mon arrivée ..Seules quelques bougies brûlent à l’extérieur.Sans doute dédié à Shiva car on peut y voir sa monture , le taureau Nandi ...

La chaleur humide se faisant de plus en plus prégnante , je reprends un tuctuc pour rejoindre le quartier plus calme et plus aéré de ma guest house .

Je repère la rue d’où je viens et à pied , la reprend en sens inverse et ai le plaisir de déguster un samossa ainsi qu’une autre variété de délicieux beignets servis dans du papier journal !!!! Je passe devant un des hôpitaux de la ville et dans un terrain vague voisin , tiens tiens des revenantes!!! Nos amies les vaches qui se font plus rares dans ce coin de l’Inde car ce ne pas elles qui déambulent le long des rues mais ..... »de sympathiques...biquettes !!!!!

Je rejoins le port. ...

Un homme assis en tailleur sculpte des peignes dans une corne de buffle...avec une scie , il sépare les dents et le résultat est un joli peigne en corne en forme de poisson ... Admirative , je lui en achète un et lui promets de revenir ...

Un déjeuner tardif Master Art cafe et l’après midi s’écoule sereinement dans ce coin de l’Inde si particulier et si attachant ... Quelques fruits composeront mon repas du soir et au lit car demain , mon amie Josephine arrive ...ouahhhhh!!!!! Un dernier tour sur le port pour aller goûter l’animation et regarde encore une fois ce spectacle sans arrêt renouvelé...et ces filets de pêche chinois qui en sont la principale attraction et nécessitent 7 ou 8 hommes pour les manipuler .... La plage est toujours recouverte d’eau et de détritus suite à une grosse tempête plus au sud et des barrières de sécurité nous empêche de passer ..... Nous apprendrons le lendemain que dans le sud du pays , de nombreux morts et pêcheurs disparus en mer font un bien triste bilan .

Le 3 déc. arrivée de la belle Nous sommes dimanche ...lever ‪à 6 h du matin‬ ..direction aéroport .... Une quarantaine de km nous séparent de l’aéroport international ... A cette heure matinale il fait encore bon et la circulation n’est pas trop dense ...Durant une bonne partie de la route , nous longeons la ligne de métro qui comporte sept stations .... A terme , elle devrait arriver jusqu’à l’aéroport .. Je récupère mon amie et direction Fort Cochin où la vie tranquille nous surprend ... Il fait bon vivre à Fort Cochin ... Petit déjeuner , installation , petite sieste ...et direction le port ..sur notre chemin , nous nous arrêtons pour admirer la belle cathédrale basilique Santa Cruz qui en fin de compte retrouve grâce à mes yeux .

Aujourd’hui la vierge est ornée d’une torsade de fleurs rouges du plus bel effet Quelle dévotion et quel respect ont ces indiens catholiques ....je ressent une émotion intense que je ne discerne plus beaucoup dans nos églises françaises .

Nous avons la chance d’assister aux baptêmes de deux enfants et José s’émerveille devant les jolies tenues endimanchées des petites filles qui ressemblent à de petites princesses ....en fin de compte toutes les petites filles du monde aimeraient être des princesses ....

Nous sommes dimanche , notre café de la place est fermé ...nous nous régalons d’un plat délicieux pour la modique somme de .... 3 euros ... St Francis’s church est fermée... nous déambulons jusqu’à la galerie David hall , face au ground où une exposition de peinture nous fait découvrir de jolis tableaux inventifs qui nous émerveillent ...

‪A 18 h nous avons rendez avec Cécile et le reste de la troupe pour aller assister à une fête hindouiste au Dutch temple , centre du quartier hindou et départ de l’interminable Palace Road ..‬ Les rues intérieures sont décorées au sol par des dessins blancs faits de farine de riz et éclairés de petites lampes à huile ...le résultat est magique ..

La surface du ground qui s’étend entre la grille d’entrée et le Dutch palace est entièrement recouverte rangées de petites lampes à huile que les indiens rallument régulièrement.....au fond le temple mais nous , non hindouistes , n’avons pas le droit d’y pénétrer...seule Cécile a eu le privilège d’être accepter et d’assister aux prières et aux rituels ...

Quelques musiciens tapent sur leurs tambours et scandent de la musique rythmée et lancinante aux sons de laquelle des danseurs se démènent et qui n’est pas sans me rappeler la techno de nos boites de nuit !!!!! Nous attendons un défilé hypothétique avec des éléphants ....rien ne se passe et nous décidons de retourner dans notre coffe shop de la rue princesse ... c’est la rue la plus touristique de Fort Cochin ... Les boutiques tenues pas des «  cashemiris «  sont à touchetouche et tous essaient d’attirer notre attention ...la concurrence est rude et les touristes ne se bousculent pas ... c’est pourtant le début de la saison touristique ...mais la rumeur de la tempête en a découragé plus d’un .... Il est ‪20 h40‬ et notre restaurant ne sert plus .. Nous nous rabattons sur un restaurant un plus plus international ... et surprise !! Les «  noodles «  aux crevettes sont délicieuses .. Encore une journée de passer ... à prendre son temps

4 déc lundi Le rituel .....petit déjeuner au Art’s Master coffee ...tous les jours nous goûtons une spécialité keralaise ...aujourd’hui ce sont des «  iddiyappam , nouilles de riz cuites à la vapeur avec des légumes cuits dans une sauce délicieuse légèrement épicée ....

Aujourd’hui nous décidons de jouer les touristes ....nous irons vers Marrancherry admirer le Dutch Palace (1557)devenu un musée et la synagogue Pardesi qui est la plus vieille synagogue d’Inde ...

Comme tous les jours le temps passe trop vite et finalement nous embarquons dans un tuctuc aussi bien décoré que le propriétaire est jovial ...

Nous commençons par la synagogue ..au passage , malgré nos protestations, nous nous arrêtons dans deux boutiques d’objets indiens de luxe où le chauffeur doit avoir une commission ..

La plupart , en effet , servent de rabatteurs et touchent un bakchich quand les clients achètent ...

Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer des panneaux de bois sculptés et peints , de magnifiques échiquiers aux figurines finement ciselées en os de chameau , des tapis , de nombreuses représentations de Shiva , Ganesh ...en bois , en bronze , métal .... Bref beaucoup de tentations ...un vrai bonheur pour celui qui a envie de marchander ... Pour ma part , je préfère acheter directement aux petits commerçants ou dans des échoppes où les intermédiaires sont réduits au minimum ... A la troisième boutique nous râlons sec ...et notre chauffeur nous explique que de toutes façons , la synagogue n’ouvre qu’‪à 15 h‬ !!!! Imparable !!!!mais nous insistons pour descendre et arpenter les boutiques du quartier et ce n’est pas ce qui manque ....

Nous rentrons dans une de ces boutiques luxueuses où un des vendeurs sur le pas de la porte nous fait miroiter des prix « moins que pas chers « !!!! Mon amie négocie âprement une statuette en métal et le vendeur finit par céder en simulant comiquement qu’il est étranglé !!!! Dans la rue menant à la synagogue , les boutiques les échoppes et les marchands ambulants sont collées les uns aux autres ...nous sommes bien dans un quartier touristique ....les touristes ne sont pas pléthores et nous sommes sollicitées en permanence ...cet afflux de marchandises est un peu déroutant et aurait plutôt tendance à me faire fuir ...mais devant un pas de porte !!!!! La même statuette en métal ....sans discuter , je l’acquiers pour un prix deux fois moindre !!!!!! Je m’amuse beaucoup devant la déconfiture de mon amie qui essaie de se persuader que la sienne est plus belle !!! Que nenni ...la seule différence réside dans l’instrument de musique qu’ils ont entre leurs mains ...

Nous arrivons devant la synagogue ...quelques touristes indiens ( les indiens visitent beaucoup leur pays ) et étrangers attendent l’ouverture des portes

La synagogue Pardesi date de 1568 et a été en partie détruite par les portugais en 1662 puis reconstruite lors de l’arrivée des Hollandais .

A Cochin il y a deux communautés juives , une plus ancienne , les « Juifs noirs «  et les « Juifs blancs d’origine plus récente .

C’est la plus ancienne synagogue du monde( !!!??!!) On y pénètre par une petite cour où se trouve la tour de l’horloge datant de 1760 , date à laquelle elle fut agrandie .

Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur .

Dans le hall d’entrée , une série de tableaux raconte l’histoire de l’arrivée des juifs en Inde et leur intégration ....

En 1805 le maharadjah de Travancore offre une couronne en or pour la Torah :

Destruction de Cranganore en 1524 ....

Elle est éclairée par des lustres provenant de Belgique, on peut y admirer une chaire dorée et au sol des carreaux bleus et blancs peints à la main de toute beauté et provenant d’une communauté juive de Canton au XV eme siècle . On peut y admirer une Torah du 16eme siècle . Désormais les services religieux ne sont plus organisés que pendant les principales fêtes juives . Après cette visite nous sommes épuisées par la chaleur ( exceptionnelle pour un mois de décembre ) et affamées !!!! Nous reprenons les rues pleines de tentations et admirons au passage quelques jolies maisons restaurées avec leur cour intérieure ... peut être un hôtel ou un musée ?

Rapidement nous sommes rassasiées de tuniques , pantalons , statuettes en métal , en bois , ...colliers , bracelets ... Tous les mêmes ... la plupart des boutiques sont tenus par «  les cachemiris «  et nous avons les mêmes dans Fort cochi rue princesse .. Toutefois vers la synagogue , les boutiques avaient un nom juif et on pouvait y trouver des objets religieux juifs . Nous reprenons un tuctuc pour retrouver le calme de notre « fort » !!!! un déjeuner - dîner rapide et au lit car demain une grande journée nous attend !!!!!

Le 5 décembre Aujourd’hui nous avons décidé de prendre un tuctuc affrété par l’association pour aller faire une visite un peu approfondie et détaillée des quartiers de Fort Cochin et Mattancherry ... Un charmant conducteur anglophone nous attend devant le Master Art Cafe ...

Il nous emmène d’abord devant Santo Cruz qui m’émeut à chaque fois un peu plus ...sur les bas côtés , les vitrines de la vierge , de St Joseph , les statues des différents saints comme St Antoine ont une naïveté propre à celle que l’on retrouve chez ces chrétiens keralais ....

Puis St Francis’s Church autre incontournable de la péninsule ....datant de 1503 , en bois puis en pierre (milieu du 16 eme siècle ), on peut encore y voir l’endroit au fond et à droite où Vasco de Gama a été enterré lors de sa mort en 1524 avant d’être transféré 14 ans plus tard à Lisbonne . Le plus étonnant pour une église chrétienne , c’est qu’il faut enlever ses chaussures pour y pénétrer ....nous sommes en indes, n’est ce pas !!!!

Puis nous passons devant «  le Dutch cimetery consacré en 1724 , fermé et à travers les grilles duquel on peut voir la végétation qui a envahi les tombes sur lesquelles les inscriptions sont en partie effacées .

Puis nous nous arrêtons devant un énorme banian dont les racines aériennes sont vraiment spectaculaires ...pose , la photo obligatoire clic clac ..nous repartons ...

Cette fois nous arrêtons et visitons la blanchisserie «  Dhobi Khana » ( public laundry ) ...impressionnant !!!! Cette blanchisserie a été crée en 1720 pour laver les uniformes de l’armée Hollandaise et les ancêtres de cette communauté Vannar Sangham viennent du Tamil Nadu voisin et de la côte Malabar . Les hollandais leur avaient alloué 13 acres de terrain à cet effet . La blanchisserie été construite en 1976 . C’est là que sont lavés séchés et repassés tous les textiles des hôtels et des particuliers .... Des étendoirs immenses où le linge est mis à sécher à moins que ce ne soit directement sur l’herbe .... Avant cela , il est lavé dans de nombreux petits lavoirs en pierre où il est tordu , essoré , frappé et cela de nombreuses fois avant d’être rincé , mis à séché et repassé... Un autre bâtiment abrite une succession de tables à repasser où la dextérité des manipulateurs de ces gros fer à repasser chauffés par des braisée de noix de coco , est époustouflante... Une sacré entreprise impressionnante par son organisation qui paraît être sans faille !!!!

Tout au long des rues , le spectacle de la vie indienne animée et variée comme je l’aime tant ....des petites échoppes de vendeur de billets de loterie aux voitures ambulantes des vendeurs de chaï , de samossas ou autres délices frits ou jus de cannes à sucre à moins que que ce ne soit de cacahuètes grillées , elles aussi vendues dans un cornet de journal ....

Puis nous arrivons au marché , le plus important de Fort Cochin avec ses étals de poisson séché , de fruits et de légumes connus et inconnus , comme les «  doigts de demoiselle «  longs filaments verts de section carrée , délicieux ....un spécialiste des oignons est assis à même de sol pour les trier ....Un spectacle sans cesse renouvelé ... Puis le bâtiment des bouchers avec ses stands de volaille , de bœuf , de chèvre ...un peu plus loin des stands de coquillage ...entre deux clients certains lisent le journal ...L’odeur est prégnante aussi j’interromps ma visite pour respirer dehors !!!!

Et au milieu de tout cela , entre un volailler et un marchand de riz , un tailleur «  excellent «  dit le panneau ...

Puis nous arrivons devant un temple dédié à Shiva fermé aux «  non hindouistes «  Nous ne pouvons l’admirer , ainsi que son «  arbre à offrandes «  que de derrière la grille ...un dessin de Shiva entouré de Parvati et de Ganesh signifie que nous sommes bien chez des hindouistes ...sur la gauche un petit autel avec ses guirlandes pour les honorer ...un peu plus loin , un autre petit temple où l’on peut reconnaître les sculptures de Ganesh et autres divinités sur le fronton ...

Puis le temple Jaïn avec sa croix reconnaissable entre toute puisque les nazis l’ont récupérée pendant la guerre pour en faire leur symbole mais en l’inversant ...malgré tout , la regarder me fait froid dans le dos .. Nous enlevons nos chaussures pour la visite , nous laissons nos sacs à l’entrée et les photos ne sont autorisées qu’à l’extérieur des bâtiments . C’est un bâtiment tranquille à l’atmosphère sereine ...peut être que si nous revenions ‪aux alentours de midi‬ , il en serait autrement car le temple est curieusement un lieu de rassemblement d’une centaine de pigeons que des moines nourrissent quotidiennement...ceci a sans doute un rapport avec leur attachement à la non violence absolue envers tous les êtres vivants ...ils pratiquent donc un végétarisme poussé puisque ils ne mangent même pas les végétaux à racine pour ne pas tuer les vers de terre et ne pas empêcher la plante de repousser ....la communauté Jaïn a fondé en Inde plusieurs hôpitaux destinés aux animaux ...Notamment à Delhi , il y a un hôpital jaïn pour les oiseaux ...

Mêmes principes que l’hindouisme et le bouddhisme ...à savoir atteindre l’illumination afin de sortir du cycle des incarnations ....leur culte consiste à réciter des mantras et faire des offrandes ( Puja) dans les temples .Ils pratiquent aussi le jeûne ....et essentiel , respectent TOUTES les formes de vie pour ne pas accumuler du karma ...

Puis nous nous dirigeons vers un des lieus les plus connus et visités de la péninsule...Le Dutch Palace .....situé dans Mattancherry au SE de Fort Cochin ...pour y parvenir on traverse le quartier des grossistes en épices où on peut aussi longer «  bazar road «  le long de la côte ... Les négoces en gros d’épices alternent avec les luxueux magasins de souvenirs tenus par les «  cachemiris  » qui reversent des commissions aux chauffeurs qui leurs amènent des clients ....des effluves de cardamome , de clous de girofle , de gingembre , de cumin ...nous chatouillent agréablement les narines ....nous avons visité l’entrepôt de « la vieille usine de gingembre » où le gingembre est étalé dans la cour au soleil pour sécher , trié , réduit en en poudre par frottement sur de grosses pierres , tamisé , mis en sac pour être transporté et livré .... En haut d’un escalier bancal , une boutique où nous dégustons un délicieux «  thé aux herbes «  et autres infusions pour nous encourager à acheter ....

Le Dutch Palace où musée hollandais ....photos interdites ...nous entrons par un escalier et redescendons par un autre ...une petite queue se forme ... Ce palais fut offert par les portugais au Raja de Cochin en 1555 en échange de concessions ...Il fut rénové en 1663 à l’arrivée des hollandais d’où son nom ...pourtant à l’extérieur, il n’a rien d’un palais !!! Mais à l’intérieur, les fabuleuses peintures murales contant des épisodes du Ramayana ....48 datant du 16 eme siècle me font changer d’avis ! Au premier étages , Lakshmi , Vichnu , Shiva , Parvati nous font des clins d’œil depuis leurs compositions murales ....de plus , outre les portraits des maharadjas depuis 1864 par des artistes locaux , une belle collection de palanquins , de costumes de cérémonie incrustés de pierreries , d’ombrelles royales ....les plafonds sculptés nous donnent une idée de la richesse de ces «  gens là « !!!!! A côté deux temples , l’un dédié à «  lord Krisna «  et l’autre «  lord Shiva «  interdits au non- hindouistes ... Puis nous nous arrêtons devant une église à l’architecture « on ne peut plus inconventionnelle «  !!!!étonnante , surprenante , c’est l’église syrienne St George de Fort Cochin ...

Un corridor couvert avec de nombreux vitraux dont les sommants représentent des scènes de la vie du Christ , de le Vierge , des apôtres .. A l’extérieur un curieux bas relief représentant «  le serment de La Croix penchée «  

Notre chauffeur nous propose de déjeuner dans un restaurant keralais peu fréquenté par les touristes ....il fait sombre , de nombreux hommes d’affaire se pressent et nous dégustons ...pour 4,5 euros , un «  biryani «  de chèvre absolument succulent ....nous nous régalons et pendant notre dégustation, un homme à la peau couverte d’étranges grosseurs , tend sa gamelle au caissier qui la lui fait remplir aux cuisines ....il nous a semblé qu’il lui tendait un papier ? Peut être un bon d’échange ?? Nous rentrons au bureau , ravie de notre promenade afin de préparer avec Cécile et Sanitha la suite de notre séjour ... En effet , nous avons l’intention de séjourner plusieurs jours en bord de mer ...de façon à découvrir d’autres paysages et de se reposer de la chaleur lourde et humide de Fort Cochin ....

Le 6 ‪7 et 8 décembre‬ Notre cher Harry nous attend devant le bureau , son «  ambassador «  astiquée et rutilante ...

Une quarantaine de kilomètres pour parvenir à Marari beach , petite station balnéaire à dix km au nord d’ Allepey , point de départ de la plupart des croisières sur les backwaters . Quarante km c’est peu ...en distance oui mais en temps !!! c’est une autre histoire ...en Inde , on raisonne en temps et non en kilomètres ....les routes sont encombrées , les ralentissements et les embardées sont fréquentes car les chauffeurs doivent éviter les trous ...de plus tuctucs , vélos , deux roues , voitures , cars , quand ce ne sont pas les piétons ou les vaches qu’il faut éviter ...et tout ce petit monde conduit en évitant les autres et pour cela il faut se faire entendre ....à coup de klaxons ....bien entendu !!!!! Aaaaahhhhh les klaxons en Inde .....quel bruit mélodieux !!! Ils nous cassent les oreilles ...à croire que les indiens sont nés avec un klaxon greffé dans la main !!!! Tout au long de la route , nous pouvons observer la préparation des fêtes de Noël qui consiste en la pose de guirlandes diverses et variées tant pour la forme que pour la couleur ..

Nous arrivons sans encombre à Marari beach.....un petit chemin serpentant vers la plage et dans un jardin , notre bungalow nous attend ...

le propriétaire des lieux nous reçoit et un charmant monsieur âgé l’accompagne.., son père ....il veut nous porter nos bagages ...il sera souvent avec nous et la communication se fera aisément mais par signes .....il ne parle que le dialecte kéralais , le malayalam.. Le nom de l’état vient de ce dialecte ...c’est le nom de l’ancien royaume tamoul des«  chera «  ... Kera signifie «  palmier de coco et alam «  terre ou pays «  d’où le nom en malayalam «  terre des palmiers de coco « Les habitants sont des «  malayalis «  , des «  kératites «  où des «  kéralais et c’est l’un des états le plus linguistiquement homogène... Le Malayalam d’origine dravidienne est la langue officielle du kerala , au même titre que l’anglais ...elle est parlée par 97% de la population. Il faut savoir qu’au Kerala , le taux d’alphabétisation est record par rapport à la moyenne nationale . Il fait chaud , la plage est à deux pas , la mer nous tend les bras ...aussitôt dit aussitôt fait ...une centaine de mètres nous sépare d’une immense plage de sable fin et blanc , bordée de cocotiers à perte de vue ... Peu de touristes , quelques parasols locaux et de petites cabanes en bois servant une cuisine simple et goûteuse ... La mer est incroyablement chaude , les rouleaux nous portent , nous enlèvent et nous ramènent ...inlassablement nous plongeons et replongeons ...un vrai bonheur .... Une omelette kéralaise me rassasie , une discussion avec la seule cliente de la cabane la plus proche , une petite sieste à l’ombre , un autre bain ... , l’‪après midi‬ se déroule lentement et nous allons marcher en admirant le coucher du soleil ...les pêcheurs ont rentré leur bateau coloré ...le long de la plage , on peut observer quelques canaux de backwaters débouchant directement .

De loin en loin , une grande et simple croix plantée dans le sable nous rappelle que les chrétiens sont nombreux dans cette région de l’Inde .

Nous rejoignons notre bungalow ...José fait un peu la grimace devant les deux tables sous la véranda ....notre restaurant ...au moins nous ne serons pas dérangées par les voisins !!! mais par les moustiques ...oui ...heureusement , « Insect écran «  est là et .....bien utile .... Notre hôte vient nous servir une délicieuse et abondante cuisine de la région , concoctée par son épouse que nous aurons à peine l’occasion de croiser ... Nous mangeons du poisson à chaque repas , du thon pourtant cher mais sans doute pour nous honorer et nous faire faire plaisir ...des légumes ,  du riz , des galettes et de la bière qu’il est allé gentiment nous chercher à vélo au village voisin ..... Il nous a expliqué qu’il s’était conducteur de tuctuc et qu’il avait arrêté cette activité pour recevoir des hôtes ...mais ce n’est pas facile ... En effet notre bungalow avait deux chambres mais nous étions les seules à l’occuper ...

Une bonne nuit après discussion animée pour choisir notre lit en fonction de sa position par rapport au ventilateur et à la moustiquaire !!!! Demain , même journée après un petit déjeuner continental et déjeuner sur la plage ...du poisson et du crabe épicé chez un charmant jeune couple dont la petite fille venait jouer à cache cache avec nous .... Le nom du restaurant «  Carol’days restaurant «  était d’ailleurs en son honneur .

Nous faisions de nombreuses et longues promenades le long de la plage ... La plage s’étendait à l’infini et le matin tôt nous pouvions admirer les barques colorées des pêcheurs au retour de leur pêche ....souvent, pas loin d’une dizaine d’hommes était nécessaire pour la tirer sur la plage après une longue et difficile manœuvre ...

puis le poisson était décroché des filets , la barque nettoyée et un ou deux hommes se dirigeaient vers le chemin d’accès où ils savaient trouver des clients ...particuliers , guest houses ou hôteliers ...

Le soir au coucher du soleil de nombreux indiens venaient en famille , goûter les saveurs du crépuscule et de la mer ...

Ils s’asseyaient , attendaient et comme nous , admiraient les couleurs rougeoyantes du roi des astres qui semblait disparaître dans l’eau à l’horizon...

Une glace avant de rentrer ...

La journée , nous croisions souvent des couples d’amoureux qui marchaient , comme tous les amoureux du monde , main dans la main en parlant d’amour et d’avenir ...un clin d’œil , un sourire et nous étions heureux ...

Du repos , du bonheur ...un bel endroit à conseiller pour qui veut passer quelques jours à l’écart de la civilisation , de la cohue et des stations balnéaires touristiques....

‪Le 9 décembre départ pour Varkala ‬

‪Nous avons encore la journée pour profiter de la plage car notre train ne part qu’à 17 h ....‬ ‪Moyennant un petit supplément , nous pouvons disposer de notre chambre pour entreposer nos bagages et prendre une douche .‬ ‪Nous débutons notre dernière journée par une grande balade le long de la plage pour observer , une dernière fois , les barques des pêcheurs rentrant et déchargeant le produit de leur pêche ...‬

‪A midi nous déjeunons dans un restaurant au bord de l’eau , d’un byriani de poisson , ici , maquereau , absolument succulent ...ils ont la gentillesse de nous garder nos sacs pendant que nous savourons un dernier bain sur cette plage paradisiaque ...‬ ‪C’est un endroit idyllique , une rupture nécessaire quand on voyage de ville en ville , de site en site ....un détour intéressant quand on vient découvrir les backwaters au départ de « Allepey , dix km plus bas donc , à une petite demi-heure en tuctuc ...‬

‪Un dernier adieu à notre plage et à notre grand père kéralais qui nous «  embrasse «  pour l’occasion !!! Son fils , notre hôte , est parti accompagner son fils de 9 ans à l’hôpital pour une affection respiratoire...ici les médecins généralistes n’existent pas , quand un problème survient c’est directement l’hôpital et son service d’urgence ..un peu comme en France !!!!‬

‪Il est l’heure ...un tuctuc nous attend ...direction la gare d’Allepey ...la route est évidemment encombrée ....Klaxons , slaloms , nous finissons par arriver à bon port en admirant au passage les préparatifs de Noël ...les guirlandes se déploient dans les villages traversés et donnent envie de revenir fêter noël avec eux ...‬

‪Notre train arrive ...wagon sans réservation ...quelques bonbons offerts créent des liens et bientôt nous discutons avec les autres passagers , curieux de notre origine «  where do you come from ? » What do you do ?.....‬ ‪Ils sont vraiment gentils ces indiens , prêts à partager , à renseigner , aider quand c’est nécessaire, toujours le sourire et cette gentillesse , hum!!!!! et ce oui qui semble dire non ...déstabilisant au début ....‬ ‪L’un d’entre eux , intrigué, passe et repasse dans le couloir , puis revient avec son fils ensommeillé pour discuter avec nous ...‬

‪Nous arrivons à Varkala ...station après Kolaam ...ils sont dix à nous dire ..oui c’est ici ..au revoir , à bientôt et c’est avec plaisir que nous nous reverrons ...peut être ...un jour .....‬ ‪Sur le quai notre chauffeur de tuctuc nous accueille joyeusement....nous le suivons et nous traversons les voies pour accéder à notre carrosse...‬ ‪La traversée de Varkala nous semble un peu longue ...nous arrivons à notre hôtel et nous promettons de le rappeler lors de notre départ car il est vraiment sympathique !!!!‬ ‪Cette fois ci c’est un hôtel qui nous accueille le Jicky’s hôtel , tout blanc avec ses deux étages dont les murs sont joliment décorés de fleurs , oiseaux , paysage, ainsi que l’intérieur de nos chambres , œuvre vraisemblable de quelque artiste local ‬

‪Il est déjà un peu tard et le gardien de nuit nous accompagne à travers un dédale de ruelles au restaurant végétarien de l’hôtel ...nous nous régalons , l’une d’un potage , l’autre d’une salade ....un petit tour le long de la falaise surplombant la plage et couverte de boutiques ( toujours les mêmes «  cashmiris « !!!!), de bars et de restaurants avec leurs étals extérieurs où le client choisi son poisson avant de s’installer.....‬

‪Varkala nous paraît beaucoup plus touristique que Marari beach ...nous en aurons la confirmation dès le lendemain matin en cherchant un endroit pour petit déjeuner ...‬

‪En attendant bien contentes de retrouver notre lit , nous nous endormons , bercées par le ronronnement du ventilateur !!!!‬

Les 10 11 et 12 décembre Varkala suite Le lendemain matin nous nous mettons en quête d’un café ou d’un restaurant pour prendre notre petit déjeuner ....nous retrouvons notre chemin ...nous sommes près de la plage de Papanasham , principale plage accessible par deux escaliers dont les marches hautes et glissantes incitent à la prudence ...

Nous jetons notre dévolu sur un petit café restaurant , le Heart café , «  organic «  c’est à dire bio ... C’est calme , reposant , confortable avec ses grands canapés dans lesquels il fait bon se lover et prendre son temps , cuisine délicieuse, avec une jolie vue sur la mer et dont le code internet «  peace and love « me paraît être de bon augure .... Tous les matins nous débuterons la journée en leur compagnie... La plage se trouve à cinq minutes de notre hôtel , il est donc commode de se déplacer ....cinquante fois par jour , nous passons et repassons devant les mêmes boutiques qui nous interpellent pour y pénétrer ...un hochement de tête suffit souvent à les décourager ... La plage est en contrebas de falaises de couleur ocre et le contraste avec celle que nous venons de quitter est saisissant ...aussi bien dans les paysages que dans l’atmosphère... Ici tout est fait pour le «  bien être «  !!!! des touristes et de vrais loueurs avec de vrais parasols et de vrais chaises longues ... En effet à Marari beach , souvent quelques chaises et parasols ....quand ce n’était pas les propres lits des indiens qui étaient sortis durant la journée et proposés à la location .... À côté de nous , une indienne et son grand couteau dépeçaient des noix de coco , ananas , papayes et autres délices ...dommage ce n’était pas la saison des mangues qui commençaient à peine à mûrir sur les manguiers ...

La même mer chaude , les mêmes rouleaux , peut être même un peu plus impressionnants qu’à Marari ...de jeunes indiens s’entraînaient avec leur planche de surf et il fallait être vigilant pour ne pas être heurtée ... Quelques jeunes filles se baignaient toutes habillées ...les garçons eux avaient des bermudas mais la plupart d’entre eux ne savaient pas nager ... La plage était surveillée et les maîtres nageurs avaient le sifflet sonore , rageur et efficace quand le comportement de quelques baigneurs laissait à désirer ...

Le matin , José disparaissait un très long moment pour marcher le long de la plage ....le deuxième jour , m’a vu en faire autant quand j’ai réalisé que nous allions regagner Fort Cochin et que la plage ....ce serait sans doute terminé.... Mon courage me revient dans l’urgence de profiter afin de ne rien regretter !!!! Je débutais ainsi une longue promenade en longeant la plage ...au bout une «  succursale «  du temple d’en haut que nous visiterons un peu plus tard dans l’après midi . Un groupe de collégiens s’amusaient à enterrer l’un des leurs comme nous l’avions tous fait un jour ou l’autre ...cela les amusait beaucoup et je leur ai demandé l’autorisation de les photographier...les vivants et le mort ont été ravi de poser !!!! Et un étonnant spectacle peu commun en Inde , un pêcheur à la ligne !!!! En dépassant la pointe , nous arrivions à un éboulis de très gros rochers ocres barrant la plage et nous obligeant à marcher dans l’eau entre deux vagues ...le paysage est superbe ....la mer déchaînée, la plage de sable blanc , les énormes rochers posés ça et là , comme des morceaux de falaise détachés et surplombant tout cela , la végétation plutôt luxuriante avec ses cocotiers et ses palmiers se découpant dans le ciel ... Deux anglaises descendues de leur luxueux hôtel , m’ont encouragé à emprunter l’escalier visible dans la paroi ....arrivée en haut , une grille qui s’ouvrait sur les cinq étoiles d’un palace , où une femme entre deux âges se reposait sans doute de ses soins ayurvediques .....

A mon retour , j’assistai sur la plage sacrée de Papanasham à une cérémonie d’élévation des âmes des défunts c’est à dire que les Hindous viennent apporter des offrandes à leurs chers défunts pour la paix de l’âme car il ne faut pas contrarier les âmes qui ont un pouvoir de malédictions sur une famille et pour cela ils sont aidés d’un prêtre....nous aurons l’occasion d’y participer le lendemain...

Il est assez étonnant de marcher sans but le long de la plage et de tomber sur des prêtres( ou gourous ), colliers de pèlerin autour du cou , installés sous des parasols avec leurs «  instruments «  ( autel portatif , feuilles de bananier , fleurs , encens , théière , seau d’eau , riz cru , riz cuit ...et parmi tout ce fatras ...l’indispensable portable !!!! Nous sommes en Inde ...mais en 2017 !!!! ) Les fidèles , les hanches entourées d’un linge blanc et la taille d’une ceinture rouge ..... étaient assis face à l’officiant , en position du lotus , paumes tendues et offertes et récitaient à tour de rôle d’étranges prières , reprises en chœur par l’assemblée debout .... Un cérémonial qui consistait à prendre ce que le prêtre leur donnait ...boulettes de riz , riz cru , fleurs ...puis ils faisaient trois fois le tour de leur tête avec les offrandes , à la fin on coupait la ficelle attaché autour de leur doigt et ils partaient , la feuille de bananier et les fleurs sur la tête pour aller les jeter à la mer avant de se mouiller ....

Étrange et envoûtant ...sur le moment je ne savais pas à quoi cela correspondait ....je l’ai su bien après de même que cette partie de la plage était un lieu sacré ...j’ai compris alors pourquoi , m’étant assise sur un coin de pierre à même le sol , ressemblant à un énorme « cendrier pour cigare «  , j’ai vu arriver vers moi un indien qui m’invectivait en «  malayalam «  ...j’avais du profaner un lieu de culte ....

Je remontais et retrouvais ma co-turne pour prendre un tuctuc afin de visiter le temple hindou «  à voir «  Janardhana Swami temple , datant de 2000 ans . C’est un temple très important et c’est pour cela que Varkala est appelée la «  Benarès du sud «  Après avoir négocié âprement le prix de la course , le tuctuc nous a laissé devant le temple et sa piscine extérieure pour ablutions et purification .....il était trop tôt pour le visiter et en redescendant, je me suis aperçu que José avait raison et que c’était bien le temple du bout de la plage ...j’étais vexée !!! Et les chauffeurs ont du bien rire ...

17 h visite autorisée pour les étrangers !!! A l’entrée le préposé aux chaussures m’affirme que les photos sont autorisées ...on emprunte l’escalier , et après avoir payé , le préposé à l’entrée tire «  un coup de feu «  qui nous autorise à rentrer ... En haut des marches nous passons sous une porte sculptée de divinités colorées comme on en voit au Tamil Nadu . A l’intérieur , un énorme banian ... Divers sanctuaires réservés aux Hindous ...sur l’un des murs on reconnaît Shiva , le dieu danseur et presqu’en face , sa monture , le taureau Nandi , une couronne de fleurs autour du cou . Je commence à prendre quelques photos ... un indien me fait comprendre en malayalam que c’est interdit ...forte de mon autorisation d’en bas , j’insiste et la visite se transforme en «  course- poursuite «  avec mon indien furieux qui m’invective à chaque fois que je le croise ...décidément cele devient une habitude !!!! Sur l’un des murs on peut voir une étoile ....l’étoile de David ? Ce temple est principalement dédié à Vishnu mais on peut y retrouver aussi Ganesh , Garuda , Shiva , Hanuman et autres divinités peintes de brillantes couleurs . Les pèlerins viennent y effectuer les derniers rituels pour leurs décédés . De toutes façons ce temple présente un intérêt moindre , une fois que l’on connaît Maduraï et autres temples du Tamil Nadu ....

Nos soirées consistent à dîner dans un restaurent de poissons ...notre préférence va à la salle du premier étage pour sa vue sur la mer et les centaines de petits lumignons des bateaux partis pêcher de nuit . Après avoir choisi soit un poisson soit des grosses crevettes , nous retrouvons notre choix cuisiné dans notre assiette ...un régal ... Un soir notre voisin de table , professeur d’anglais à Londres et écrivain à ses heures perdues , nous a fait goûter un peu de vin blanc local ....nous l’avons retrouvé à plusieurs reprises et au regard de sa diction parfaite , je le comprenais et faisait des efforts pour me faire comprendre , ce qui amusait beaucoup mes interlocuteurs.... En dehors de mon accent «  très français » trahissant notre nationalité dès que j’ouvrais la bouche , un autre anglais de Londres , mi-anglais mi-indien , trader dans la City , rencontré sur la plage , nous a aussi affirmé que nous avions , nous , les françaises , «  un petit quelque chose «  qui trahissait notre origine ... Nos trois jours sont passés tellement vite et agréablement, que ma Jojo a décidé de prolonger d’une journée ..... »ok à condition que tu te débrouilles «  ... Aussi dit aussitôt fait , coup de téléphone à Biju de l’agence pour reculer notre excursion sur les backwaters waters ... Je m’occupe de la chambre que nous gardons et la petite agence s’occupe de reprendre des billets de train . Un jour de plus au bord de la plage ...pourquoi pas....nous aurons bien assez de temps pour transpirer à Fort Cochin !!!! Le dernier soir , pendant que José était restée à discuter avec notre professeur anglais , je marchais le long de la falaise découvrant , surprise , les nombreux restaurants , bars , centres ayurvediques et leur hôtel , les échoppes et vraies boutiques ...incroyable !!!!un vrai paradis pour «  touristes branchés «  !! pour moi , c’est un peu «  too much «  et je me suis surprise à regretter la sérénité de Mararibeach ...il en faut pour tous les goûts ...

Dernière nuit , épuisée par la marche , les baignades et la visite du temple nous nous endormons le cœur dans les étoiles ravies de notre séjour balnéaire .

Le 13 décembre retour à Fort Cochin Heart café ....dernier petit déjeuner ...jus de fruit , omelette kéralaise et café , nous sommes prêtes..

La veille au soir , le loueur de parasol nous a invité à les rejoindre sur la partie sacrée de la plage de Papanasham c’est à dire près de la « succursale « du « temple d’en haut « .... Nous sommes surprises !!!!! Des stands !!!! Des parasols et dessous ..des prêtres .... à côté , un autel avec des divinités hindoues ..je reconnais Shiva sous sa forme de danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes et ....Boudha !!! Je sais bien qu’il est un avatar de Vishnu mais que fait il parmi les Hindouistes ...je m’approche et regarde , intriguée ... La veille déjà , avant la visite du temple , j’étais restée longtemps à les observer ...sans vraiment comprendre .... Les mêmes cérémonials que ceux d’hier ... Tout à coup l’un d’eux , en peine de client , m’interpelle ... il m’invite à m’asseoir face à lui ... plante trois bâtonnets ... Son aide , un indien âgé me noue un fil autour de l’annulaire , puis il m’offre des fleurs ( des œillets d’Inde souvent utilisés pour les guirlandes ou les offrandes ) , je les prends avec les deux mains et dois faire trois fois le tour de ma tête comme pour mimer une auréole ...puis en récitant des incantations il me rince les mains avec l’eau du seau puisée à l’aide d’une théière ... Ensuite il me tend une poignée de lentilles....même scénario puis encore la même chose avec du riz cru ( deux fois. ) puis une boulette de riz cuit puis à nouveau du riz cru et des fleurs ...... Chaque offrande est déposée sur une feuille de bananier posée sur le sable ... L’aide de camp ( son père ) me dénoue le fil entourant mon doigt et le pose sur le paquet c’est à dire la feuille de bananier et les offrandes ... Un feu est allumé , de l’encens brûle....je dois poser mes mains trois fois avant de les porter au front et au visage .. Puis je me lève , fais trois fois le tour du feu les offrandes sur la tête ... L’accompagnant m’entraîne vers la mer pour y jeter mon paquet et me verse de l’eau sur la tête ....j’appris un peu plus tard que les eaux de cette plage étaient considérées comme «  saintes «  et lavaient les péchés...ce qui explique pourquoi cet endroit est un important centre de pèlerinage. Si j’ai bien compris dans le côté sacré de cet endroit, Il y a deux notions , la première qui consiste à se tremper dans l’eau pour se laver de ses péchés et la deuxième qui consiste à faire des offrandes aux morts afin que son âme repose en paix .....

Papanasham signifie «  wash away sins «  il est dit que se plonger dans les eaux sacrées de cette plage nous lave des péchés de toute une vie .... nous allons donc rentrer sacrément purifiées étant donné que nous avons passé presque cinq jours dans l’eau !!!!!

Retour vers le parasol ... Mon officiant , Sivacouma , me dessine deux traits blancs sur le front et un point rouge et noir au milieu.... Pour terminer je dois manger une banane . Sur le côté du matelas sur lequel il est installé en tailleur ( ou en lotus ) , un petit foyer en bois au centre duquel un feu est entretenu dans une coupelle en bronze et ce , surmonté de ... Boudha !!!! Un morceau de tissu blanc autour des hanches et un orange couvert d’inscriptions sur les épaules , des traits blancs et jaune ainsi qu’un point rouge sur son front ..les mêmes traits blancs sur sa poitrine ...il est beau et fort sympathique... Une offrande me libère de ma dette envers lui ...il me fait comprendre qu’une partie est reversée à son père ...il faut bien que tout le monde gagne sa vie !!!!

Subjuguée , je suis restée pour observer ce curieux «  spectacle «  quand j’ai vu José revenir de sa promenade . .. aussitôt je lui présente Sivacouma , mon gourou dont les affaires tournaient un peu du ralenti ...

Ce n’est que le lendemain , de retour à Cochin , que nous avons su que cette cérémonie s’appelait «  l’élévation des morts «  cela ne pouvait pas mieux tomber car José venait d’enterrer son papa ...mais cela aurait été peut être plus efficace si nous l’avions su , nous aurions pu nous concentrer un peu plus et prier pour son âme .... Un peu plus loin sur la plage une petite statue dorée d’une divinité jouant de la flûte ...évidemment nous faisons comme tout le monde et posons à côté ... Puis une barque dont les filets sont pleins de grosses moules ...nous n’avons jamais eu l’occasion d’en voir à l’affiche des restaurants ...

Retour à l’hôtel ...il est temps de rendre la chambre ...en arrivant de belles indiennes montent l’escalier devant nous , un paquet de linge sur la tête...impressionnant je ne puis m’empêcher de les admirer à cause de leur courage et de leur port de tête mais je les plains aussi car même habituées , ce ne doit pas être facile tous les jours ...

Les bagages prêts , un dernier repas au Heart café et un petit tour le long de la falaise afin d’acheter des «  attrapes rêves «  que j’y avais repérer la veille ...

Notre souriant chauffeur arrive à l’heure .....les indiens ont plutôt tendance à être en avance ...est ce dans leur mentalité ou est ce parce que la concurrence est rude et pas question de décevoir un client ?

Attente à la gare après avoir repéré notre quai ( il n’y en qu’un !!!) ....un tableau d’affichage indique les numéros de train et les horaires ...cinquante fois je vérifie et demande à mon voisin indien si le train qui arrive n’est pas le notre ...il me rassure et aussitôt sa voisine regarde sur l’application de son smartphone et confirme ....nous sommes assis sur un banc abrité car une pluie diluvienne s’est mise à tomber ...juste pour notre départ afin de ne rien regretter ... Nous montons dans le wagon correspondant à notre repère mais c’est la partie sans réservation ....un indien nous explique que dans deux stations nous serons à Kollam et que nous aurons assez de temps pour changer et regagner nos places ...ce n’est pas grave , nous sommes assises et le spectacle est plus animé dans cette partie ...A Kollam il empoigne spontanément nos bagages ...et là c’est le luxe !!!! Un vendeur de chaï ...quel délice et le retour s’effectue sans encombre .... A l’arrivée , nous ne trouvons pas notre chauffeur de taxi ...nous finissons par prendre un tuctuc non sans avoir fait la queue derrière une multitude de pèlerins à colliers qui s’entasse dans les tuctucs...le retour nous paraît long et nous regrettons notre taxi ... Il est minuit , la grille est fermée et nous craignons de passer la nuit dehors ...heureusement Sheeba veille et nous ouvre ...ouf ...

Le 14 décembre départ pour les backwaters 8 h 30 nous finissons le petit déjeuner au Master Art Cafe , un minibus vient nous chercher pour une journée à sillonner les backwaters qui constituent l’un des principaux attraits du Kerala .

Nous allons récupérer dans Cochin , un couple anglophone qui en plus des trois femmes déjà présentes , feront partie de notre groupe de visite.... Une bonne heure de route pour arriver ...notre guide nous attend et restera toute la journée avec nous , nous expliquant la vie sur ces canaux . Les backwaters sont des lagunes et des lacs d’eau saumâtre en retrait de la côte de malabar .Un réseau , constitué de plus de 1000 km de canaux naturels ou artificiels , les relie entre eux . La ville de Cochin se trouve au débouché du plus grand lac , le lac Vembanad , sur la mer des Laquedives . Les backwaters waters sont alimentés par une quarantaine de rivières serpentant vers la côte et descenant des ghats occidentaux . Ces canaux sinuent à l’intérieur des terres en suivant le littoral et pendant longtemps ont été les seules voies de circulation . Les embarcations utilisées , les kettuvalams ou housesboats permettaient de relier les villages entre eux et transportaient les produits issus de la noix de coco, comme le coprah , les noix de cajou et tout ce qui pouvait et devait être convoyé . Elles sont faites de planches en bois , reliées par des ficelles en fibre de coco , avec un toit de bambou et de feuilles de palme enduites d’huile de noix de cajou , excellent isolant . Ce type de transport est encore d’actualité. Nous embarquons dans une de ces barques , deux petites plateformes à l’avant et à l’arrière sur lesquelles deux indiens d’un certain âge se tiennent pour faire avancer l’embarcation , en plantant chacun une longue perche en bois dans le fond de la rivière .

Le paysage est sublime et nous savourons en rêvant ce glissement silencieux....

Des maisons plus ou grandes , plus ou moins belles , peintes en rose ou en jaune , jalonnent le rivage ...la première possède un escalier en pierre qui descend jusqu’à l’eau pour embarquer directement ...

De nombreuses plantes aquatiques apportent une note colorée ...des lys , des jacinthes , des lotus ..mais le développement anarchique de certaines ( jacinthes ) recouvrant entièrement la surface de l’eau , obstrue les voies de communication, gêne la navigation et à terme empêcheront les hommes comme les oiseaux de pêcher .....Il peut être "considéré, comme une puissance colonisatrice , prédatrice et dévastatrice qui dégrade l’écosystème aquatique ... Dans certaines régions , ce peut même être un frein au développement socio-économique voire même une véritable catastrophe pour l’écologie des plans d’eau .

Dans la région des backwaters , un autre problème s’ajoute ...la pollution croissante due à la circulation des bateaux à moteurs qui , peu à peu , remplacent les barques à rames ......pour les plus riches et aussi pour les touristes ..... certains ont un étage , sont de véritables hôtels - restaurants flottants et font le bonheur du tourisme de masse ...

Nous n’avons pas embarqué à Allepey pour éviter ce gente de désagrément ..

La région où nous avons choisi de naviguer , est calme et plutôt déserte ce qui fait le désespoir de nos conducteurs ... Le silence et la tranquillité nous permettent de savourer le paysage extraordinaire qui se déroule devant nos yeux se renouvelant sans cesse .

Un pêcheur dans sa barque devant sa maison , un chien faisant sa sieste au calme ...dans une barque ...une femme lavant son linge , une autre l’étendant , des cueilleurs de noix de coco dont toutes les parties sont utilisées et qui seront ensuite transportées sur l’eau ... On utilise TOUT dans la noix de coco . Quand elle est orange ou verte , on peut boire l’eau de coco . Au fur et à mesure de sa maturation , la pulpe se densifie et peut être transformée en copeaux, en huile ou en lait .... Les fibres de sa coque ou bourre peuvent être utilisées pour la fabrication de corde ou de tapis . En pharmacie , la coque brûlée réduite en poudre est un excellent charbon végétal , absorbant des gaz . Pour l’heure , les paysages magnifiques ne cessent de défiler , nous émeuvent ...nos appareils photos s’activent ....ici une scène de la vie courante , une barque que l’on croise , un signe de la main , le parapluie qui leur sert d’ombrelle ou la serviette sur la tête les protègent du soleil , les oiseaux , les barques à l’ombre des cocotiers , une famille canard se déplaçant en groupe ...certaines pirogues ont ET un moteur ET des rames.... Les cocotiers s’élancent vers le ciel et forment une voûte presque céleste qui se reflète dans l’eau et à chaque instant le miracle se renouvelle...

Certains canaux sont entièrement recouverts de végétation et à l’entrée de certains d’entre eux , on peut voir des cordes sur lesquelles sont accrochées des bouteilles en plastique de façon à en freiner la prolifération...c’est bien la première fois que ces bouteilles se rendent utiles au lieu d’être éparpillées sur toute la surface de la planète . Des manguiers bordent les rives ...on pourrait presque cueillir les mangues en tendant la main ...dommage elles ne sont pas encore mûres ...

A midi , nous stoppons pour déjeuner de riz et de légumes servis sur une feuille de bananier .... la guide nous explique comment se fabriquent les cordes en fibre de coco ... Nous repartons après quelques emplettes artisanales ... Des massifs de fleurs rouges , jaunes ...une chèvre attachée à un piquet , un élégant pêcheur à la ligne , son serviteur et son fauteuil pliant de part et d’autre ...bientôt nous empruntons des canaux de plus en plus étroits ...le spectacle de cette nature exubérante continue de nous émerveiller .... De retour sur la terre ferme, nous quittons à regret nos conducteurs non sans les avoir chaleureusement remercié ... Ce fut une parenthèse magique qui est un incontournable du Kerala expliquant l’engouement justifié des touristes.... ‪

Le 15 décembre Kathakali‬ Trois jours encore .....il ne reste que trois jours pour emmagasiner le maximum de souvenirs .‬ ‪Encore un tour sur le port toujours plein de surprises ....il fait chaud , très chaud ...un marchand de billets de loto ...toujours autant de succès ..les indiens adorent acheter des tickets de loterie ....Ils ont toujours espoir de sortir de leur vie difficile... comme pour nous !!!!‬

‪Puis nous nous arrêtons devant la représentation d’une énorme ancre juchée sur un socle de pierre portant une inscription sur une plaque en marbre noir ayant trait à lord Wellington et à une de ses quatre ancres ...‬

‪Lord Wellington a participé à l’élaboration du port de cochin aidé pour cela par un ingénieur , spécialiste des ports , Robert Bristol arrivé en 1920 ...‬

‪L’après midi passa en attendant notre soirée typique Keralaise ...‬

‪En fin d’après midi nous devons assister à un spectacle de Kathakali, sorte de théâtre dansé ( ou danse théâtrale !!!) caractéristique du Kerala et vieux de cinq siècles ...‬ ‪Le katakhali raconte des épisodes tirés des épopées hindoues du Mahâbhârata et ramayana et de la vie de khrisna . C’est un mélange de drame , de danse , de théâtre , de rituel accompagné de musique ....qui peut durer toute la nuit mais nous assisterons à spectacle «  raccourci «  « spécial touristes «  ...‬ ‪Les thèmes interprétés sont classiques ...courage , vertu , paix , amour ou au contraire vice , pleutrerie , guerre....‬ ‪Les maquillages et les costumes élaborés sont somptueux et codés en fonction du personnage interprété ... Dieu , prince , héros , démon , femme ...‬ ‪Tous les personnages , masculins ou féminins , sont joués par des hommes .‬ ‪Nous arrivons tôt au Kerala Kathakali centre ....nous essayons de nous placer dans les premiers rangs afin de profiter au maximum du spectacle et prendre des photos ...‬ ‪La première heure consiste à admirer les acteurs en train de se maquiller ...étonnant !!!! ils arrivent sur scène les uns après les autres en fonction de l’importance de leur maquillage ...‬ ‪La scène et les murs sont recouverts de bois , peu de décor , de grands chandeliers en cuivre ...‬

‪Devant , deux petites avancées portant , Ganesh à droite et Shiva le danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes , à gauche ...‬ ‪Nous devons assister à un épisode du Mahâbhârata.‬ ‪Le premier acteur arrive , c’est le personnage central , jouant le rôle de Bhima , le héros .‬ ‪C’est le personnage dont le masque est le plus fréquemment reproduit ....le plus souvent en bois mais grossièrement peint de couleurs vives ....le visage est vert , les yeux et sourcils soulignés de noir, la bouche de rouge , la tête surmontée d’une énorme coiffe striée et multicolore et une curieuse collerette blanche entourant le menton ...‬

‪Un deuxième homme arrive ...pour aider l’acteur à se maquiller ...celui ci s’allonge et le reste du maquillage se fera dans cette position ...‬

‪Un autre acteur arrive ....s’assied en tailleur et s’enduit le visage d’une couleur aussi orange que le vert de son coéquipier est ..vert !‬ ‪«  L’homme qui aide « l’aide à son tour ...‬ ‪Il jouera le rôle de «  l’ennemi «  , le singe Hanuman .‬ ‪Puis un troisième et dernier larron vient se maquiller sur la scène devant nos yeux , ébahis ....celui ci jouera le rôle d’une femme , Panchali .‬ ‪Leurs vêtements sont très colorés et très chargés ....les personnages portent tous des jupons recouverts de nombreux galons , des bijoux volumineux , colliers , bracelets ...des écharpes , des coiffes très ornementées et lourdes ...‬

‪Pendant le premier quart d’heure , Panchali assise , mime .....les expressions du visage , les regards , les gestes des mains ( mudras ) . ..‬ ‪toute son énergie est concentrée dans le mime et apporte ainsi une explication symbolique de tous les événements qui vont être raconté et une réponse à toutes les questions que les spectateurs se posent immanquablement ...‬ ‪Les acteurs ne s’expriment jamais oralement mais toujours par la gestuelle , les mimiques et la danse .‬ ‪C’est un travail très physique qui utilise les méthodes de concentration enseigné dans l’art Martial du Kerala , le kalarippayatt .‬

‪C’est une pièce en deux scènes ... un rideau multicolore est tendu entre les scènes ...‬

A gauche s’installent deux joueurs de tambour , chenda ( instrument de percussion ou tambour vertical à deux peaux ) et maddalam( tambour horizontal en tonneau à deux faces )‬ ‪A droite , au fond le récitant avec ses cymbales ( ilathaam )‬ ‪Le spectacle peut commencer ....‬

‪Un feuillet explicatif en anglais nous est distribué ...‬ ‪La pièce s’appelle « Kalyanasougandhikam «  et est écrite par Kottayath Thampuran.‬ ‪Le personnage principal , le héros Bhima , le plus fort de pandavas ( une des familles du Mahâbhârata combattant les Kaurava , autre famille du Mahâbhârata. ) est chargé par sa femme Panchali d’aller cueillir des fleurs dans la forêt . Il y rencontre un vieux singe , Hanuman , autre Dieu et en réalité, frère de Bhima .‬ ‪Premier scène Bhima et Panchali‬

‪Deuxième scène Bhima et Hanuman‬ ‪La colère de Bhima après l’agression d’Hanuman se transforme quand il découvre que le singe est en réalité son frère ...réconciliation et beaux sentiments...tout est bien qui finit bien ..‬ ‪Tout le spectacle est rythmé par le battement des tambours et la mélopée du récitant accompagnée de ses cymbales .‬ ‪Nous avons presque tout compris et nous sortons enchantées de notre soirée ...que de talent....maquillages , mimes , musique mis en œuvre dans cet art ancestral ...‬ ‪Retour au bercail après un dernier tour sur le port , évidemment , pour ressentir encore une fois cette vie indienne qui est là et qui palpite ... .‬ ‪A Kochi , les hommes viennent volontiers se promener sur le port à la tombée de la nuit ...des cacahuètes grillées dans un cornet de journal enchantent nos papilles et nous régalent ...quoi de mieux pour ressentir cette Inde que j’aime tant , que se mêler à la foule et essayer de partager leur distraction‬

Le 16 décembre‬ Il fait chaud et humide ......inhabituel pour un mois de décembre , me confirme Sophie ...nous décidons donc de passer notre « presque dernier jour » à la plage ... ‪Pour y parvenir nous devons prendre le ferry pour gagner l’île de Vypeen et l’une de ses plages à plus d’une heure de bus .... le sud de l’île démarre devant Fort Cochin et s’étire le long de la mer d’Oman face à Ernakulam .‬ ‪Le port est envahi de plantes d’eau qui s’étendent qui un jour peut être , gêneront les activités portuaires...‬ ‪Pour quelques roupies , nous embarquons sur le ferry....les gens se bousculent pour monter et descendre ...‬ ‪nous sommes touristes , eux c’est leur quotidien...je joue à cache cache avec le bébé devant moi dans les bras de sa maman ...‬ ‪et après une traversée de cinq minutes nous débarquons sur l’île ...pas ou peu de tuc tuc!!! étonnant !!!!Nous nous renseignons auprès d’un taxi qui nous demande plus de cinq cent roupies pour la plage de Cherai qui est une des plus belles ....nous optons pour le bus et aidées par un jeune indien qui se renseigne , nous nous asseyons sur le bord du trottoir pour l’attendre ....‬ ‪enfin le bon bus arrive ...plein à craquer , nous parvenons à monter .....au bout d’un moment un jeune indien se lève pour me donner sa place .....mon statut d’étrangère doit y être pour quelque chose car il reste près de moi et , curieux , me pose des questions sur le pays d’où je viens , si j’aime l’Inde , où nous résidons ... le temps passe plutôt agréablement et le bus se vide ...le receveur nous fait signe qu’il reste encore dix minutes avant d’arriver ...mais !!!!!!nous devons emprunter un tuctuc pour les deux derniers km ...un village , des boutiques de plage avec sodas , noix de coco , gâteaux , fritures et nous longeons la route du bord de mer.... la plage est étroite , presque déserte bordée de cocotiers ..l’eau est chaude je me trempe seulement les jambes car revenir pleine de sel ne me dit rien ...une cabane nous protège du soleil et la journée s’étire agréablement. ..en fin d’après midi , nous décidons de marcher jusqu’à l’arrêt de bus ...en cours de route nous achetons des bananes , de gros gâteaux vendus dans des bocaux ...le bus arrive et le chauffeur , malgré la circulation , confond la route avec un circuit de ćourse ...et en moins d’une demi heure nous arrivons au ferry ....encore quelques gâteaux pour tromper l’attente nous reprenons le ferry ...je me désole d’avoir perdu la jolie pochette à fleurs achetée le matin pour remplacer celle de l’appareil photo perdue la veille au spectacle .....José baisse les yeux et devant ses pieds ? la pochette dépassant du banc attendait sagement que je la récupère au retour !!! Incroyable ce fil conducteur ...même place qu’au départ malgré le monde empruntant le ferry . ..‬

‪Nous sommes ravies de cette journée ...la plage mais aussi le ferry , le bus qui nous a permis de nous mêler à cette foule indienne dense , colorée , bruyante et joyeuse qui est l’essence même de ce pays si incroyable et si différent , que l’on peut adoré ou détesté ...‬ ‪Nous décidons d’aller dîner dans restaurant un peu plus chic donc plus touristique et plus cher ...à connotation japonaise , décor et cuisine ....je me régale d’une salade de crevettes au soja et d’un délicieux cheese cake ...‬ ‪Nous rentrons à pied , promenade interrompue sans cesse par des tuctucs à la recherche de clients . Nous admirons les décorations de noël qui envahissent les façades des hôtels et les rues ...‬ ‪To morrow, it’s the last !!!!!‬

Le 17 décembre le der des ders Dernier petit déjeuner à notre café préféré , avec nos cuisinières préférées ...les meilleures et les plus gentilles Sheena et Sonya ... Aujourd’hui le menu du dimanche , encore une spécialité :« paalappam » sorte de crêpe à base de farine de riz et de lait de coco , servies avec des légumes en sauce ou un œuf dur .., délicieux ...décidément la cuisine keralaise nous a enchantées pendant tout notre séjour ...

Après nous , elles ferment pour profiter de leur dimanche , leur seul jour de repos ... Avec Biju qui s’occupe de l’agence « paradise traveller’s «  et mari de Sonya , nous prenons nos dernières photos que nous leur enverrons par Whattsapp évidemment !!! Les valises , le port , une tournée dans les boutiques de la rue princesse , nous nous attardons dans une boutique tenue par deux cachemiris fort sympathiques ....

Quelques emplettes plus tard .....la journée passe vite avant un concert prévu vers 18 h à st Francis’s Church ... Nous espérons y voir Sophie Jude et Cécile rentrée ce jour de son périple au Sri Lanka ... L’église est somptueusement décorée d’un immense et grandiose sapin ....

Nous décidons d’arriver tôt pour ne pas risquer d’être debout ...après une balade dans les rues avoisinantes où nous prenons le temps d’échanger avec un directeur de restaurant parlant... allemand et non français !!! dommage ..il nous fait visiter la salle de restaurant et les inscriptions et dessins sur le mur extérieur .....

Une trentaine de choristes arrivent , vêtus de chasubles rouges et blanches ....s’installent de chaque côté pour la durée de la messe ..

Une dizaine d’enfants deux garçons et des filles , chemise et robe bleue , prennent place sous le sapin ....non sans avoir enfilé un bonnet de père noël !!!!

Nous attendons avec impatience que la chorale débute son récital ...intercalé entre entre la messe et le sermon de l’un des prêtres présents qui nous paraît d’une longueur infinie ... Encore quelques chants , puis les enfants arrivent ...un vrai bonheur ..ils chantent de tout leur cœur et l’une des plus jeunes , chante sans l’aide des paroles ...un enchantement.... qu’ils sont charmants , candides , touchants, émouvants ....

Puis , tenaillées par la faim , nous nous dirigeons vers le même restaurant que la veille , pour remanger le même succulent steak de thon rouge ... Sur le parvis de l’église , un autre sapin brille de mille feux et accueille les visiteurs . Et voilà encore une belle journée ...nous n’avons pas vu nos amis mais il estard pour aller leur dire au revoir ....nous devons quitter Fort cochin à 6 h du matin ...c’est Harry qui aura l’honneur de nous accompagner à l’aéroport où nous aurons la bonne surprise de retrouver un couple rencontré à Varkala ..

Un superbe séjour plein de souvenirs merveilleux qui ne nous quitterons pas une fois rentrées en France mais qui me donneront envie d’y retourner bien vite .

Ne pas hésiter à y aller malgré et surtout à cause des terribles inondations d’août 2018 pour les encourager ....
Aller-retour aux chutes du Niagara à partir de Montréal English translation pending
by Jacques78 · 2018-08-18 · 42 replies
Bonjour,

Il s'agit d'une question récurrente que je souhaiterais actualiser : l'AR à Niagara Falls.

Nous serons au Québec du 24 août au 7 septembre. Nous allons nous centrer sur Québec et la région de Charlevoix tout en programmant un AR à Niagara Falls à partir de Montréal.

Voici l'esquisse de notre début de programme : Vendredi 24 août : Arrivée à Montréal. Samedi 25 : Montréal. Dimanche 26 : Avion pour Toronto. Bus pour Niagara Falls. Nuit à Niagara Falls. Lundi 27 : Bus pour Toronto. Avion pour Québec. Mardi 28 : Québec. Mercredi 29 : Location de voiture pour 8 jours.../... Jeudi 6 septembre : Retour Québec. Remise de la voiture. Vendredi 7 septembre. Train pour Montréal. Départ pour Lyon en fin d'après-midi.

Deux questions : 1. Comment organiser l'AR à Niagara Falls ? 2. Quel meilleur plan pour louer une voiture à Québec ?

Merci d'avance les amis !
Tuyaux pour la Thaïlande English translation pending
by Chryslys · 2018-08-15 · 126 replies
- eau : dans tout le pays on trouve des distributeurs d eau potable pure. Ont une vitre qui s ouvre, il faut mettre 1bath, sa bouteille, appuyer sur le bouton... - en août, sauf sur les îles, tout se négocie : hôtels (il ne faut pas l avoir réserve à l avance) surtout si plusieurs nuits, tuc tuc... - train de nuit : pas forcément besoin de clim, ils ont ventilateur et fenêtre ouverte - directement sur place on trouve les hôtels moins chers que sur les sites de réservation et au mois d'août il n'y a pas besoin de réserver (sauf si c'est l'anniversaire du roi tous les habitants de bangkok vont partir en week-end) - les chambres les moins chères sont dans les familles c'est très sympathique et ça coûte 200 à 250 bats la nuit. Ça peut être marqué chambre à louer

Vous pouvez me poser des questions...
Mexique, découverte de la péninsule du Yucatan English translation pending
by Tberney · 2018-06-26 · 92 replies
Après une préparation avortée d'un voyage à Cuba à cause des dommages résiduels laissé par Irma, je me suis rabattu sur la célèbre péninsule mexicaine du Yucatan. En quelques semaines, j'en ai fait le tour par le biais des informations glanées ici et là, et en particulier sur le VoyageForum (merci à tous pour vos précieuses informations). Puis j'ai déterminé mon itinéraire regroupant ce qu'il est possible de faire en un peu plus de 2 semaines. C'est un voyage découverte et non pas un voyage de repos. Ne me dite donc pas que nous en avons trop fait en si peu de temps.... Pour info, le réseau routier est très bon mais la conduite demande un peu d'attention à cause des gendarmes couchés, de quelques trous et de la conduite de certains mexicains. Mais dans l'ensemble la moyenne est très bonne et il n'est pas rare de pouvoir faire des trajets à une moyenne de 100 km/h. Voilà donc ce que je vous propose comme itinéraire, du 22 mars au 10 avril 2018:

22.03 : Vol pour Cancun: Swiss/EDL GVA 11:00 – ZRH 12:45 - CUN 18:35 - voiture Avis - Hampton hill by Hilton - bien 23.03 : Cancun - route vers Valladolid, Cénote Oxman, Ek balam, Rio Lagartos - Hotel Rio Lagartos - bien 24.03 : Rio Lagartos – Sortie en bateau (6h du mat) – Laguna Colorada - Chichen Itza - Hotel Villa Arceologicas Chicehn Itza - bien 25.03 : Chichen Itza - Visite Chichen Itsa - Izamal - Merida 2h 146 km - Chambre d'hôte la Pantera Negra - très bien 26.03 : Visite Merida - Cénote Xbalam - retour à Merida 27.03 : Merida - cénote noh mozon 1h20 60 km- Uxmal 1:45 73km - Campèche 1h57 166 km - hotel Gamma de Fiesta Inn - très bien 28.03 : Campèche - visite le matin - Conhuas, AirBnB cabañas Calakmul - bien 29.03 : Route vers la cité de Calakmul 62 km 1h40- visite : 3h - Route vers Bacalar - 235 km 3h50 - Beautiful Bungalow AirBNB au bord du lac - super 30.03. : Bacalar - sortie en kayak 31.03. : Bacalar Mahahual - hotel Luna de Plata - moyen 01.04. : Mahahual - Nativus Glamping, Tulum - excellent 02.04. : Nativus Glamping - sortie à vélo Punta Yuyum - baignade 03.04. : Nativus Glamping - Coba 04.04. : Nativus Glamping - Tulum - ruine Tulum -Akumal - hotel CLub Akumal Caribe - bien 05.04. : Akumal - snorkeling tortue 06.04. : Akumal - Playa del Carmen - Chikila - Holbbox 2h00 160 km - hotel Villa HM Paraiso del Mar - très bien 07.04. : Holbox - randonnée vers Punta Mosquito 08.04. : Holbox 09.04. : Holbox - Cancun en fin de journée - Décollage 02h20 arrivée le 10.04 19h30 ZRH - DP 20h35 arr GVA 21h35

Si je devais changer quelque chose, je resterais un jour de plus à Bacalar et je supprimerais sans remord Mahahual...

Et pour faire démarrer le sujet, un aperçu du premier jour: Cénote San Lorenzo Oxman, une merveille très peu fréquentée



Albanie - Mai 2018 English translation pending
by Nancy · 2018-05-26 · 28 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Voyage particulier, en 2 temps. D’abord une randonnée équestre, avec un petit groupe d’amis cavaliers, dans les montagnes à l’Est de Girokastra. Puis une boucle d’une semaine en voiture, juste nous 2, mon mari et moi, pour approfondir la connaissance de ce beau pays. La rando, réservée auprès de Cheval d’Aventure, fut très réussie. Je n’en parlerai pas ici, ce n’est pas le lieu et je n’ai aucune valeur ajoutée puisque tout était (parfaitement) organisé. Il n’en reste pas moins que j’encourage chaudement tous les cavaliers à penser à ce pays tant cette rando est belle. Je vais me concentrer sur notre road trip, là où je peux apporter quelque chose.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 5 Mai – Vol Transavia – Paris Orly/Tirana Dim à Ven – Rando équestre autour de Girokastra Sam 12 Mai– Récupération d’une voiture de location à l’aéroport de Tirana à 10h – 2 nuits à Berat Dim – Berat : citadelle, Mangalem, Gorica Lun – Site d’Apollonia (à l’Ouest de Fier) – Nuit à Butrint Mar – Site de Butrint – Riviera albanaise – Nuit à Vlora Mer – Monastère d’Ardenica (au Nord de Fier) – Shkodra : pont de Mes, mosquée de plomb, citadelle – 2 nuits à Shkodra Jeu – Croisière sur le Lac de Koman Ven – Lagune de Patok – Krujë – Nuit près de l’aéroport Sam 19 Mai – Vol Transavia Tirana/Paris Orly

Ne soyez pas surpris de ne pas voir Girokastra dans le road trip, nous avons eu l’occasion de visiter cette jolie ville lors de notre rando équestre. En effet, nous y avons dormi la 1ère et la dernière nuit (Hôtel Old Bazaar, très bien !) et avons eu largement le temps d’y flâner.

BUDGET : Cours du lek : 100 lekë = 0,8 €

Dépenses préalables (hors rando) : Vols Transavia : 324 €/p l’A/R. Location voiture AVIS : 210 €

Dépenses sur place (hors rando) : 60 000 lekë en un seul retrait cash à l’aéroport (480 €) Hébergement : 369 € pour 7 nuits Paiement en € très souvent accepté (monnaie rendue en €) CB bien acceptée également

Budget total tout compris (hors rando) : Notre budget total a été de 1 860 € (vols inclus) pour notre semaine du 12 au 19 Mai. Ce budget ne comprend pas le coût de la rando équestre que nous avions réservée et payée intégralement auprès de Cheval d’Aventure. Montagnes secrètes d'Albanie - Cheval d'Aventure

GUIDES et CARTES : Petit futé Pas le choix … Carte Reise Know-How Au 1:220 000, commandée sur Amazon Application Android Maps.me Application GPS gratuite que nous avons découverte depuis peu. Fonctionne hors connexion. Vraiment ultra pratique, notamment pour se repérer dans les villes, trouver des sites un peu à l’écart, en voiture ou à pied. Booking.com propose même maintenant un itinéraire jusqu’à l’hôtel réservé via Maps.me. Je suis devenue une fervente amatrice. La carte routière papier n’en reste pas moins utile, ne serait-ce que pour voir le type de route (belle voie asphaltée ou piste de terre …). Et puis, elle permet une vue d’ensemble bien utile parfois.

TRANSPORTS :

1 – Vols Réservés sur Transavia, compagnie Low Cost d’Air France qui propose un vol direct. Le bagage en soute est payant. 19 € pour 15kg. Prix de l’aller le 5 Mai (212 €) bien plus cher que le retour (74 €). Choisissez bien vos dates !

2 – Voiture Réservée et payée en ligne quelques semaines à l’avance à l’agence AVIS de l’aéroport. Nous avons opté pour une Opel Astra. 210 € pour 7 jours en km illimités. Assurances obligatoires incluses. Nous n’avons pas pris les complémentaires. Pas de frais cachés, pas de mauvaise surprise. Et pas pointilleux sur l’état des lieux au retour. Juste un petit tour rapide pour s’assurer qu’on n’avait pas eu d’accident. Des stations d’essence PARTOUT. 175 lekë le litre d’essence. Nous avons dépensé environ 10 000 lekë (80 €) pour notre périple.

3 – Les routes Lors de notre périple, nous avons toujours roulé sur des routes asphaltées, la plupart du temps, en bon état, parfois des portions plus abimées mais qui jamais n’auraient justifié un 4X4. A ce titre, il est bon de consulter GoogleMaps ou d’avoir une carte papier qui donne une idée du type de route (ce que ne fait pas Maps.me). Les nids de poule, les motos en sens inverse, les troupeaux de moutons, les radars, les contrôle de police, les chauffards qui doublent à 3 de front, tout ça appelle à la plus grande prudence. Nous avons été très vigilants : pas de conduite de nuit et respect des limites de vitesse (un peu moins aux croisements, toujours limités à 40, voire à 20). Partant de là, tout s’est très bien passé, sans stress et sans problème. GoogleMaps est très fiable sur la durée à prévoir. Pas Maps.me … A titre indicatif, voici nos performances : Aéroport-Berat : 130km - 2h Berat-Butrint (via Fier) : 245 km – 5h Butrint – Vlora : 150 km – 4h30 car gros brouillard au passage du col. Vlora – Shkodra : 240 km – 4h Shkodra – Krujë : 100 km – 2h Donc, une moyenne de 50-60 km/h. Ça se fait, nous n’avons jamais trouvé les journées pénibles. Et pourtant seul Philippe conduisait. Les paysages traversés sont souvent très beaux.

Nous avons été arrêtés une seule fois par la police lors d’un contrôle de routine (où toutes les voitures étaient arrêtées). Après avoir vérifié notre n° d’immatriculation, ils nous apprennent qu’il subsiste une vieille amende non payée (plus d’un an …). Aussi décident-ils de garder les papiers de la voiture pour régler ça directement avec AVIS et nous invitent à poursuivre notre route. Euh ? Sans papiers ? Il rigole ou quoi le garçon ? … Et si on se fait arrêter un peu plus loin, on fait comment ? Après un peu d’hésitation, ils ont fini par estimer que nos craintes étaient légitimes et nous ont rendu les papiers en nous demandant de prévenir AVIS de cette vieille amende. Je ne sais pas quoi penser de cette histoire. C’était vrai ? C’était une arnaque ? Je ne sais pas … Toujours est-il qu’on a gardé notre calme et notre sourire et que ça s’est réglé vite et bien. Sans bakchich.

HEBERGEMENTS : J’indique le prix par nuit. En dehors de Berat, nous avons réservé nos hôtels au fil de l’eau, du jour au lendemain, voire le matin même, nous laissant ainsi une liberté totale. Merci Booking ! Nous n’étions pas en haute saison, les hôtels étaient toujours quasi vides, nous aurions même pu ne pas réserver du tout. Wifi gratuit partout. Partout, l’accueil fut extrêmement chaleureux.

Berat Hôtel Castle Park Réservé sur Booking plusieurs semaines à l’avance – 70 € pdej inclus. Superbe hôtel, situé sur Gorica, au sommet d’une colline boisée. Nous avons dérogé à notre règle habituelle de toujours choisir un hôtel au cœur de la ville. Celui-ci est très excentré, voiture indispensable. Les critiques, tant sur l’hébergement que sur la nourriture, nous avaient tentés. Sans regret ! Accueil très chaleureux, service et confort irréprochables. Le Petit Futé note le petit déj de cet hôtel dans ses immanquables de la région Centre. C’est un peu exagéré … mais il est très bon. Malgré le peu de clients à l’hôtel à cette époque, nous avons eu droit à un buffet. Tous les produits sont frais et faits maison (confitures, jus de fruits, œufs cuisinés, gâteaux …). Ici pas de confiture en barquette plastique. Une très belle et bonne adresse.

Butrint Hotel Livia 35 € pdej inclus. Paiement cash. Le seul à Butrint, juste à côté du site. Nous sommes captifs, pour autant, la qualité du diner est bonne et les prix raisonnables. Chambre spacieuse au confort simple. Nous avons choisi de loger à Butrint plutôt qu’à Saranda. Les 2 extrêmes … Venez ici si vous voulez être au calme. Mais attention, rien à faire, en dehors du site archéologique.

Vlora Hotel Brooklyn 40 € pdej inclus. Hôtel entièrement rénové qui vient de ré-ouvrir. Immense chambre, très confortable, vue sur mer. Bon repas le soir (linguine aux fruits de mer – 800 lekë) mais petit déj archi dégueu (mauvaise charcuterie et confiture industrielle en barquette – beurk)

Shkodra Petit Hotel Elita 38 € + 5€/p pour le pdej qui se prend dans un restaurant à quelques centaines de mètres. Bien situé dans une petite rue étroite, à quelques pas du centre piéton. Très confortable : excellente literie et grande douche très agr��able.

Aéroport de Tirana Ark Hotel - Best Western 68 € pdej buffet inclus servi dès 6h30. Aucun charme particulier mais service et confort d’un Best Western. Sans surprise. On rejoint l’aéroport à pied en 5 minutes, bien pratique pour un vol matinal.

REPAS : Forte influence grecque. Salade concombre/tomate/féta quasiment à tous les repas y compris au pdej. Pas pour nous déplaire ! L’eau est potable (l’Albanie regorge de sources), bouteille d’eau à disposition dans tous nos hôtels.

Quelques prix indicatifs :

Salade mixte : 150-200 lekë Salade César : 400 Plat de viande ou de poisson : 500-1200 Plat de boulettes : 500 Plat de légumes grillés : 400 Pâtes (linguine) aux fruits de mer : 800 Assiette de frites : 200 Pizza : 600 Coca : 150 Bouteille de vin blanc : de 1400 à 2500. Goûtez le Çobo, délicieux vin de la région de Berat.

Goûtez également au chocolat chaud qui tient plus de la Danette que du Banania tellement il est onctueux ! Le thé des montagnes est en fait une infusion de plantes. Différent d’un endroit à l’autre, toujours très bon.

On mangeait (hors vin) pour moins de 1000 lekë/p.

Quelques adresses sympas (ou pas) :

- Hotel Castle Park - Berat Les petits pains faits maison sont divins ! Prix tout à fait raisonnables. Si vous êtes amateurs de vin blanc, ne manquez pas de boire ICI (à Berat j’entends) une bouteille de Çobo (1400 lekë). Vous la paierez bien plus cher ailleurs (2500 à Butrint !)

- Restaurant Porto Palermo Un grand restau ouvert, face à la forteresse et au minuscule port de pêche. Délicieux poissons grillés : daurade et rouget.

- Vila Bekteshi - Shkodra Une belle maison ancienne, de très bons plats, un accueil agréable et des prix doux.

- Restaurant Emiliano - Citadelle de Kruje Jolie maison d’hôtes, en haut de la citadelle avec un restaurant dont les tables dominent un magnifique panorama.

- Restaurant Onufri – Citadelle de Berat Pourtant vanté par le Petit Futé, nous n’avons vraiment pas aimé ce restaurant. Les plats étaient vraiment très gras, les boulettes n’étaient que du steak haché sans aucun goût et l’accueil même pas sympa.

NOS VISITES :

Girokasta Visitée pendant 2 ½ journées, au début et à la fin de notre rando équestre. Jolie vieille ville : maisons aux toits de lauze et aux rues pavées de pierres noires, blanches et roses. Bien entretenue, il fait bon s’y promener et regarder les artisans travailler (graveur sur bois, sur pierre, brodeuses …) Maison Skëndulaj (2€) : visite guidée en Anglais, très intéressante.

Berat De part et d’autre de la rivière Osum, les maisons blanches s’accrochent et s’agglutinent sur les collines, desservies par un labyrinthe de ruelles pavées, escarpées et étroites. Mangalem d’un côté, Gorica de l’autre, ces 2 quartiers sont reliés par 2 ponts piétions. Magnifiques sous le soleil ! Ici, les toits sont couverts de tuiles romaines. La citadelle domine Mangalem. D’en haut, très belles vues sur Gorica. Par ailleurs, la citadelle est un havre de paix, petit village hors du temps. Nous y avons passé plus de 4 heures. Le musée Onufri mérite très largement une visite. Malheureusement, les petites églises sont fermées, faute de personnel … Dommage. En bas, la mosquée du roi et le tekké Halveti voisin se visitent librement (une offrande est appréciée). Le gardien vous donnera quelques explications en italien (ou en grec, à votre convenance).

Attention, pour rejoindre Gorica en voiture (dont l’hôtel Berat), il faut passer par un pont en aval de la rivière. (Masp.me n’est pas à jour et indique le vieux pont ottoman, aujourd’hui rendu piétonnier).

Apollonia Grosse déception. Pas grand-chose en dehors de l’odéon et des colonnes du bouleutérion. Ajouté à cela aucun fléchage en dehors de quelques grands plans d’ensemble, des panneaux explicatifs vandalisés et un groupe de boutonneux braillards plus occupés à faire des selfies qu’à réfléchir à l’architecture grecque ! Notre visite en fut un peu gâchée. L’église byzantine et le musée sont néanmoins intéressants.

Butrint Nous y passons plus de 3 heures. Magnifique site, qu’on rejoint à pied depuis l’hôtel, au cœur d’une forêt de chênes et d’eucalyptus. Très bien aménagé, parcours fléché, superbes et nombreux panneaux explicatifs très instructifs. Et les vestiges sont bien restaurés. Bien sûr, nous regrettons que la belle mosaïque du baptistère soit recouverte de sable pour la protéger … A ne pas rater.

Riviera albanaise Saranda : beurk. Grosse ville sans aucun charme, très compacte, très hétérogène : hôtels décrépis ou flambant neufs, maisons en ruine, belles demeures typiques, bâtiments en cours de construction qui semblent abandonnés … tout se côtoie, s’enchevêtre, s’agglutine … l’un remplaçant l’autre, sans projet d’ensemble. L’effet est bien tristounet. Nous avions prévu d’y manger, nous avons passé notre chemin. Je ne peux pas parler de la plage, pas vu. Porto Palermo : un tout petit port de pêche, face à une forteresse. De l’autre côté de la rue, un restau sympa (excellent poisson) et un centre d’infos. C’est tout. Vuno, Dhermi, Orikum : jolies petites villes accrochées à la montagne. Col de Llogara : purée de pois, on ne voyait pas à 5 mètres … Vlora : grosse ville. Le front de mer a été rénové dernièrement par l’Union Européenne. C’est plutôt réussi, très aéré, même si c’est ultra bétonné de l’autre côté de l’avenue. Ici, les hôtels s’alignent et ne dépassent pas 8 étages, bien entretenus. les rues sont larges. La plage n’est pas très engageante : sable ocre sombre, malheureusement assez sale et une énorme canalisation qui déverse on ne sait trop quoi. Nous ne viendrions pas ici en vacances mais y passer une nuit ne nous a pas déplu.

Monastère d’Ardenica Autant Apollonia nous a déçus, autant Ardenica nous a enchantés. En effet, l’église est couverte de fresques en bon état. Un gentil monsieur se fait un plaisir de donner quelques explications et propose une petite brochure que nous avons achetée 200 lekë d’autant plus volontiers que l’entrée est gratuite. Nous y étions seuls, rejoints seulement par un autre couple tout aussi émerveillé que nous.

Shkodra Ville moderne, colorée, animée, très plaisante plus que vraiment jolie. Quelques belles rues piétonnes investies par de nombreux petits restaurants. Il est très agréable d’y flâner. Il faut y prévoir 2 nuits : une ½ journée pour visiter le pont et la citadelle, 1 journée pleine pour la croisière sur le lac. Et 2 soirées sympas en prime ! C’est une étape très agréable. Pont de Mes La photo du Petit Futé (p.17) m’a fait rêver. C’est donc avec beaucoup d’émotion que nous y sommes arrivés. On a dû prendre 50 photos tant il est photogénique ! Mosquée de plomb L’intérieur n’a pas d’intérêt. Et elle est bien plus belle vue de haut, depuis la citadelle. Y descendre ne représente donc pas une nécessité. Citadelle Juste au-dessus de la mosquée. Ne vous fiez pas au grand panneau lumineux indiquant la fermeture du site à 17h. Nous allions repartir quand le gardien nous a rappelés, nous confirmant que ça ne fermait pas avant 20h … Chouette. Pas grand-chose à voir mais de très très belles vues sur les montagnes, les rivières, les vallées …

Lac Koman Sur le papier, la croisière paraissait bien compliquée à organiser. In fine, ça s’est fait tout seul. Le mercredi soir, nous passons à l’Office du Tourisme de Shkodra (à côté de l’hôtel Rozafa) en quête d’infos. On nous renseigne. Ultra simple : 1 – se rendre à Koman (1h30-2h de route) en voiture ou par un minibus – 5€ 2 – A 9h, prendre le ferry jusqu’à Fierzë (2h de navigation) – 5€ 3 – pause à Fierzë (2h) 4 – A 13h, reprendre le même ferry pour rentrer (2h) – 5€ 5 – revenir à Shkodra en voiture ou en minibus (1h30-2h) – 5€ On choisit de se la jouer cool, on ne prendra pas notre voiture, la route n’étant pas bonne. Cette excursion tout inclus nous revient donc à 20€/p. Le minibus local part le matin à 6h45. On le prend devant l’hôtel Rozafa. Un seul autre touriste, les autres sont des locaux, des écoliers. La route est splendide, elle longe lacs et rivières. Mais elle n’est vraiment pas bonne. Gros nids de poule. Le chauffeur roule au pas. On dépasse les voitures individuelles … On ne regrette pas notre choix. A 8h45, on arrive à l’embarcadère. Là, on paie l’intégralité : (5+5+5+5)X2 en €. Et on embarque sur le ferry Berisha. Déjà, quelques camping-cars, quelques motos, quelques voitures ont envahi la cale. Nous grimpons sur le pont supérieur bien aménagé : bancs sur tout le pourtour et auvent pour protéger du soleil. Nous sommes une trentaine au total. A 9h pétantes, nous partons. Les 2 heures de navigation sont splendides. Nous avons la chance d’avoir un très beau temps, soleil et grand ciel bleu. Le lac s’étrécit et devient fjord. De toute beauté. A Fierzë, il n’y a … rien ! Juste un petit café qui sert du café, des gâteaux secs ou des sandwichs qui ne nous ont pas inspirés. Le site est enchanteur et la pause est bien agréable. A 13h, de nouveaux venus embarquent et les quelques touristes qui font la boucle (comme nous) remontent. Et on repart. 2 nouvelles heures. La lumière n’est pas la même, c’est différent, peut-être encore plus beau. A 15h, on débarque et on grimpe dans le minibus qui nous attend. La route est longue et fatigante mais cette belle croisière mérite bien ce petit effort. A 17h, nous sommes de retour au centre de Shkodra.

Ambiance particulière sur le ferry. Moyenne d’âge plutôt élevée, des marcheurs, des motards, des campeurs, des voyageurs individuels. Tous, sourire aux lèvres, nez en l’air. Beaucoup d’appareils photos reflex classiques, pas de smartphones. Et pas un seul selfie ! Au fil de l’eau et du temps, des petits groupes se forment et se racontent leurs découvertes (d’ici ou d’ailleurs) tout en profitant du paysage. Au débarcadère, chacun de se souhaiter une bonne continuation.

Pas de regret sur le choix minibus plutôt que voiture. Certes, ça nous a coûté 20 € mais on était serein et surtout on a pu profiter des paysages plutôt que d’avoir le nez rivé sur la route pour éviter les trous. Je recommande vivement cette croisière, s’il fait beau … Couvrez-vous : pull et coupe-vent. Même s’il fait beau. A cette époque, réservation inutile. Je pense qu’il n’en va pas de même en haute saison …

komanilakeferry.com/en/services/

Lagune de Patok Il faisait bien gris en ce vendredi matin. Du coup, les paysages de marais avec ces cabanes de pêcheurs sur pilotis et ces carrelets ne nous ont pas impressionnés comme ils l’auraient sans doute fait sous le soleil.

Krujë Encore une jolie ville accrochée à la montage (une de plus !). Dans la citadelle, un musée ethnologique. En fait, une très belle maison ottomane, entièrement meublée qui complète avantageusement celle de Girokastra.

Tirana Par choix, nous n’y avons pas mis les pieds.

SI C’ETAIT A REFAIRE : Initialement, nous n’avions pas prévu de monter jusqu’à Shkodra. Mais devant l’état des routes (bien meilleur que ce qu’on pensait), nous avons revu notre programme pour l’inclure. Et quelle heureuse idée ! C’est sans doute l’étape qui m’a le plus plu ! A cette époque de l’année, il est parfaitement envisageable de ne pas réserver d’hôtel à l’avance. Liberté totale ! Apollonia et Ardenica ne nécessitent pas une étape à Fier (la ville est très kitsch, pas très jolie). Les 2 sites peuvent se visiter en cours de route et, du coup, offrent une pause intéressante. Il est facile d’inclure Girokastra dans ce road trip d’une semaine. Une seule nuit à Berat peut suffire. Le lendemain, fin de la visite de Berat et route vers Girokastra (on peut même exclure Apollonia …) qui pourra être visitée en soirée et le lendemain, avant de rallier Butrint. C’est juste un peu plus dense mais ça tient.

DIVERS : L’accueil : très agréable et très serviable. Partout. La langue : l’anglais n’est pas encore parlé par tous mais on s’en sort. Ceux qui le parlent le parlent généralement très bien. La carte bancaire : bien acceptée. Tout comme les €. Le climat à cette époque : doux mais pas mal de pluie. Quelques très belles journées. Vêtements : gilet et K-way. L’affluence touristique à cette époque : bien peu de monde. Les photos : ràs Les problèmes de santé : ràs. L’eau est potable. Les moustiques : ràs Internet : wifi gratuit répandu (hôtel et restaurant), plus ou moins rapide. Electricité : leurs prises sont compatibles avec nos prises plates. Adaptateur inutile. Les achats perso : peu de choses. A Girokastra, auprès d’artisans, gravure sur bois, sur pierre. A Krujë, la rue qui descend de la citadelle est bordée de boutiques d’artisanat et de merdouilles.

On a beaucoup aimé : 🙂 Girokastra, Berat, Butrint, Ardenica, Shkodra … presque tout en fait Les magnifiques paysages (montagnes enneigées, collines boisées, vallées verdoyantes, rivières bleu turquoise …) Les grandes vallées sans clôture où paissent de grands troupeaux de moutons et de chèvres, en toute liberté L’abondance de fleurs : genêts, chardons, jasmins, coquelicots, fleurs des champs … La grande tolérance entre les cultes religieux Les cerises L’accueil Les prix doux partout

On a moins aimé : 😕 Apollonia, Saranda Les anciens bunkers qui dénaturent parfois de si beaux paysages Quelques décharges sauvages Etre pris dans un brouillard épais au col de Llogara … dommage !

En conclusion : L’Albanie pâtit encore d’une image bourrée d’a priori et de clichés. C’est une rando équestre qui nous a donné l’envie de la découvrir. Pays de montagnes, de lacs, de rivières pures, de canyons, de grandes prairies sans clôture où les moutons et les chèvres font tinter leurs grosses cloches à qui mieux-mieux. Pays aussi de jolies petites villes accrochées à la montagne, Girokastra la grise, Berat la blanche … Et Shkodra, moderne mais tellement plaisante … La féta si moelleuse quand elle est toute fraîche, les tomates si goûteuses, les concombres si rafraîchissants accompagnent chacun de nos repas de grillades. L’accueil est chaleureux, souriant, et tous ont à cœur de nous faire découvrir ce beau pays trop longtemps fermé et encore bien mal connu. Les sites grecs, les églises byzantines aux merveilleuses fresques nous en disent long sur l’histoire de ce pays au carrefour de grandes civilisations. C’est un pays où j’aimerais retourner.
Itinéraire 3 semaines pour un premier voyage en Chine English translation pending
by 27fifi · 2018-05-02 · 66 replies
Bonjour à tous,

Je réfléchis déjà à notre prochain voyage en famille en 2019. La Chine nous attire beaucoup pour la diversité des paysages. En quelques mots, nous sommes une famille de 4 avec nos deux filles qui auront 19 et 17 ans, les découvertes des paysages et de la faune sont nos centres d'intérêts principaux, mais nous aimons également découvrir la culture du pays. Pas le choix pour la période, cela sera juillet ou août... impossible sinon de partir 3 semaines d'affilée et je pense que c'est un minimum pour un premier voyage !

Voici la première ébauche d'itinéraire :

3 nuits Pékin, transfert à Xi'an en train (Grande muraille, cité interdite, etc) 2 nuits Xi'an, transfert à Chengdu en train (armée souterraine, vieille ville, etc) 3 nuits Chengdu, transfert à Lijiang en avion (Bouddha Leshan, Dujiangyan pour les pandas) 2 nuits Lijiang, transfert à Dali en voiture, taxi possible ? (Blue Moon Valley, etc) 2 nuits Dali, transfert à Kunming en train (Lac Erhai, temple, village Xizjou) 1 nuit Kunming, transfert à Guilin en avion, (forêt de pierres) 2 nuits Guilin (rizières Longji, village Pingan, croisière jusqu'à Yangshuo sur la rivière Li) 3 nuits Yangshuo (ou autre ?) visite tranquille de la région (colline des couleurs accumulée, radeau, etc)

Ensuite, je ne sais pas... soit

3 nuits Shanghaï ou 3 nuits Hong Kong

ou encore

2 nuits Zhangjiajie (ça serait super !) 3 nuits Shanghaï

Là cela ferait 23 nuits, c'est possible dans le planning. Zhangjiajie a l'air magnifique mais je n'arrive pas à savoir si c'est possible. et comment y aller ! Est-ce que ce parcours serait imaginable sans passer par une agence ? J'ai demandé un devis et c'est vraiment très cher... nous avons l'habitude d'organiser nos vacances par nous-mêmes, mais là, il me semble que c'est plus compliqué que pour d'autres pays.

Un grand merci pour votre aide et avis. Bonne journée à tous.
Quel véhicule pour visiter le parc Lauca et ses environs? (Chili) English translation pending
by Ali3 · 2018-04-10 · 72 replies
Bonjour à tous,

en juin nous serons dans le Nord Chili. Nous comptons louer une voiture au départ d'Arica mais hésitons sur le modèle. Ce serait pour 5 jours dans la région pour voir le parc Lauca, Salar Surire et les environs avant de prendre un bus de nuit pour San Pedro d'Atacama. Je ne sais pas encore si nous passerons par Iquique.

Pour cette partie du voyage, quel véhicule nous conseillez-vous sachant qu'on aime l'aventure et être autonome. Un véhicule du type nissan xtrail ou un pick-up 4x2 ou pick-up 4x4 ou encore un autre modèle? j'ai lu qq part de prendre une "camionetta" à quel type de véhicule cela correspond-il?

Merci d'avance
Escapade à Taïwan, destination très confidentielle English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-04-08 · 85 replies
Bonjour,

Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante. TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant. Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ). A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai. Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est. Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.

Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement. Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.

Détails Pratiques Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour. Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables. On arrive en milieu d'après-midi à Taipei. Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ). Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam. Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple. A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.

Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !

Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash. Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs. Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.

Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !

Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment ! J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout. En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD. Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux. Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.

En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions. Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale. Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien. Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer. Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos. La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible. Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ). Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko. Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei. Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit. Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.

Déroulement du voyage Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei. Arrivée le 23 mars à 15 h 30. Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier. Taipei : du 23 au 27 mars Puis circuit de 6 jours 1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang 2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan 3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai ) 4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung 5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko 6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )

Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet

Moana

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