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Je reviens d'un mois au Pérou English translation pending
by Airesuradour · 2013-12-04 · 18 replies
Bonjour, Je reviens d'un mois au Pérou (retour en France le 25.11.2013).J'ai pu bénéficier sur ce forum des bons tuyaux . A mon tour de pouvoir aider dans la mesure de mes moyens ceux qui préparent leur voyage. Mon voyage initialement prévu était le suivant : LIMA-PARACAS-NAZCA-CHALA-AREQUIPA-TACNA-PUNO- la Bolivie 10 jours - CUSCO et retour LIMA. Malheureusement, bien qu'étant montagnard, j'ai eu de gros problèmes dûs au soroche à PUNO et j'ai du revoir mon voyage. J'ai donc dû annuler la Bolivie et suis revenu sur CUSCO, ABANCAY, LIMA puis la côte Nord jusqu'à TUMBES en passant par MANCORA, TRUJILLO, HUANCHACO. N'hésitez pas à me contacter. Cordialement
L'Inde et ses voyeurs... English translation pending
by Simon4872 · 2013-12-01 · 212 replies
Bonjour, Après un mois en Chine, nous venons de passer le mois de novembre 2013 en Inde. C'était mon premier séjour dans ce pays, le sixième pour mon conjoint qui n'y était pas revenu depuis 15 ans ! J'ai découvert un pays à l'abandon, corrompu, sale, bruyant, je m'y attendais et je m'y suis habitué assez rapidement.Ce qui m'a semblé par contre insupportable, difficile à vivre, ce sont les regards lourds et constants des innombrables voyeurs. Mieux qu'un long discours, regardez les deux photos ci-dessous, la première je l'ai prise juste après l'arrivée de cette jeune femme sur la plage de Kovalam, la seconde dix minutes plus tard ! Si le guide du routard mentionne bien que l'on doit s'habituer aux regards insistants des voyeurs, j'ai fini par ne plus quitter la piscine de l'hôtel. Impossible de les ignorer, ils me suivaient jusque dans l'eau, me photographiaient, venaient se planter à deux mètres de moi, me touchaient parfois , que je sois seule ou avec mon conjoint. Certains indiens m'ont dit: c'est de la simple la curiosité, ce n'est pas ce que j'ai ressenti, c'était des regards qui violaient mon intimité, sales et insistants ! C'était ma première visite dans ce pays, c'était aussi la dernière, je veux pouvoir me promener dans la rue normalement, me baigner sans être obligé de porter un sari... l'Inde est un monde sans femmes, �� Ahmedabad, nous avons passé une semaine sans en croiser plus d'une dizaine, dans le métro de New Delhi, un soir, j'ai fait remarqué à mon chéri que sur les trois cent personnes qui attendaient sur le quai, j'étais la seule représentante du sexe féminin. Par contre j'ai adoré la Chine...nous avons un blog sur nos voyages en Asie, le temps de classer nos notes et les 3000 photos prises en deux mois , vous y trouverez le récit de ce dernier voyage... zzacky.eklablog.com



Pérou juillet 2014 - Se débrouiller English translation pending
by Justelily · 2013-11-25 · 29 replies
Bonjour à tous.

Nous aimerions partir au Pérou avec mon compagnon sans agence en juillet 2014. Pas encore de dates ni de durée bien définies. On ferais probablement : Lima - Paracas - Nasca - Arequipa - Puno - Cusco - Aguas Calientes (pour le MP) et retour Lima.

Ce que j'aimerai savoir, c'est s'il est facile de trouver les stations de bus, de se repérer, et s'il y en a beaucoup. Je précise que mon compagnon parles espagnol 🙂. Puis s'il est nécessaire de réserver les hotels avant le départ, vos avis sur l'itinéraire etc... Enfin, tous les conseils que vous pourrez nous donner sont les bienvenus... 😉
Choix de destination pour un safari English translation pending
by Cagnon · 2013-11-16 · 80 replies
Bonjour,

Nous hésitons sur prochaine destination pour faire un SAFARI

Voici comment nous voyons les choses et nos intérrogations , merci de nous dire si on se trompe:

KENYA: - pays à risque depuis attentats?? - pays à risque pour la fièvre jaune?? nous ne pouvons pas faire ce vaccin car contre indication médicale. Vaccin obligatoire pour autorités ET/OU par réel risque de maladie - possibilité d'avoir raner francophone?? - A voir: masai mara , amboseli, tsavo, mont kenya et meru

Le réel avantage que nous voyons pour ce pays (outre le safari en lui meme) c'est que c pas trop aussi contraignant au niveau nombre d'heure d'avion en comparaison par ex au Botswana et pareillement au niveau du prix si on le compare à ce dernier pays.

TANZANIE: - Vaccin fievre obligatoire pas obligatoire sauf si on vient d'un pays à risque ou si on va à zanzibar - possible d'avoir ranger francophone - A voir : serenheti, tarangire, ngonrongoro Arusha manyara

ca commence à se corser au niveau du prix 🤪

BOTSWANA + chutes - pas de vaccin fievre jaune obligatoire - diversité dans la façon de faire le safari: mokoro , bateau , 4x4 , petit avion dessus l'Okavango et helico au dessus des chute - beaucoup d'heures et de changements d'avion

TRES TRES CHER : au moins du 5000 euro par personne si on veut voir les principales choses, NON?? meilleure période : aout pour le delta et à partir de septembre les chutes se "tarissent "

MERCI DE NOUS DIRE SI ON EST DANS LE VRAI

Hébergements et bungalows romantiques au Brésil English translation pending
by Befasisi · 2013-10-25 · 5 replies
Bonjour à tous,

Mon futur voyage aura pour destination l’Argentine puis le Brésil, mes étapes au brésil seront Iguaçu, Rio ainsi qu’un petit coin de paradis au bord de l’eau …

J’aimerais connaitre vos expériences ainsi que des conseils sur des hébergements romantiques ou insolites dans ces différents lieux. (surtout pas de chaine hôtelière ni de grosse structure SVP)

Pour la destination "plage", il y a quelques coins sympas mais touristiques : Paraty, Angra dos reis et Ilha grande. J’aimerai en connaitre un peu plus sur ces 3 station balnéaires, ainsi que sur quelques coins perdus qui pourraient se trouver dans la région (- de 5h de bus de Rio). L'idéal serait une petite structure isolée de qques chambres ou bungalows "les pieds dans l'eau" à qques kilomètres d'un centre touristique pour les restos et l'animation.

Tous vos conseils sont les bienvenus, les bons comme les mauvais !!
Agence de voyage pour circuit de 15 jours au Pérou English translation pending
by Marie42 · 2013-10-24 · 6 replies
Bonjour à tous.

Bon je me lance pour venir demander conseils. J'envisage un voyage au Pérou avec ma maman (cadeau qu'elle a eu pour ses 60 ans). Plutôt qu'elle parte seule (dans un voyage organisé) je me suis proposée de partir avec elle, ça tombe bien j'adore voyager, je rêve d'aller en Amérique du Sud, c'est donc l'occasion.

Elle a choisi le Pérou tout simplement car elle veut y aller depuis longtemps (pays de son grand père et donc de mon arrière grand père!).

Nous ne parlons ni l'une ni l'autre pas un seul mot d'espagnol (ni bonjour, ni au revoir pas un mot!) et je ne me sens pas de partir à deux à l'aventure, encore moins avec ma mère qui n'a jamais trop voyagé!! (nous avons une différence d'âge de 32 ans.)

Je lui ai proposé de trouver un voyage organisé en petit groupe (il est hors de question que je sois dans un bus de 50 personnes). Je ne suis jamais partie en voyage organisé, je n'ai aucune idée de comment ça se déroule. Mais nous nous sommes mis d'accord que ça pourrait être sympa de faire le voyage avec un groupe de 10-15 personnes max.

Compte tenu que je travaille, nous partirions pour un circuit classique de 13-14 nuits la bas (Lima, Paracas, Arequipa, Canyon de Colca, Puno, Cusco, Machu Picchu), qui semble le circuit de toutes les agences soit en juin, juillet ou Aout.

J'ai regardé les circuits groupe proposés par Paprika Tours (14 nuits), Tirawa (12 nuits), Amerik Aventure (15 nuits), Pérou Tours (14 nuits), voyage Incas (14 nuits), Viventura (13 nuits). Ils se ressemblent tous dans l'ensemble.

Paprika propose 2 nuits vers le Canyon de Colca contrairement aux autres. Certains font le trajet Nazca-Arequipa en bus de nuit, certains prévoient une nuit à Aguas Caliente avant le Machu Picchu d'autre à Ollantyatambo, certains une nuit sur l'ile Taquile, enfin des petits différences de ce genre. Certains s'occupent des billets d'avion international, Paprika et Pérou Tour eux ne gèrent pas (ce qui en soit n'est pas un problème ca ne me fait rien de prendre mes billets à part)

Parmi toutes ces agences je suis un peu perdue et aurait voulu récolter des avis soit sur les circuits qu'ils proposent, ce que vous pensez du rythme, soit avoir des avis de personne qui sont partis en petit groupe avec l'un de ces organismes. Comment se déroule de ce genre de voyage organisé...a-t-on un peu de liberté ou c'est vraiment le stéréotype "voyage moutons".

Merci d'avance pour vos précieux conseils et info.

Bonne journée 😉
Retour de croisière de Vancouver à Tianjin sur le Diamond Princess, septembre 2013 English translation pending
by 4yne · 2013-10-18 · 247 replies
Bonjour à tous,

De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.

Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)

11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.

Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.

Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).

Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.

Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.



Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...

Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.



Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...





Et rejoignons ensuite le Waterfront





Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :



Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.







Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...

Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...

Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville



Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.



Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.

Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.

Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
Pratique: Les principales maladies du voyageur English translation pending
by VoyageForum · 2013-10-15 · 3 replies
Tour d'horizon d'une quinzaine de maladies récurrentes au niveau voyages: amibiase, bilharziose, choléra, chikungunya, dengue, diarrhées et turista, encéphalite japonaise, fièvre jaune, grippe aviaire, hépatites A et B, méningite, paludisme, rage, typhoïde.

Amibiase

L'amibiase (cf. détails) est une maladie infectieuse due à un parasite microscopique qui fait chaque année plusieurs milliers de morts dans le monde auprès de populations locales.- Origine: parasite via de l'eau ou des aliments contaminés, mais aussi par contact direct avec des mains ou objets souillés.- Régions concernées: zones tropicales.- Symptômes: fièvre, diarrhée parfois sanglante, vomissements, douleurs abdominales.- Protection: règles d'hygiène.Bilharziose

La bilharziose (cf. détails) est une maladie tropicale, essentiellement rurale, responsable d'après l'OMS de 250 à 300 000 décès par an sur environ 200 millions de personnes infectées.- Origine: parasite via un petit vers qui s'incruste dans la peau suite au contact avec une eau douce souillée (mares, lacs, petites rivières et même certaines piscines). De façon générale, plus l'eau est stagnante et plus les risques sont élevés.- Régions concernées: zones tropicales et subtropicales d'Afrique, d'Amérique et d'Asie.- Symptômes: fièvre, diarrhée, douleurs abdominales, démangeaisons, rougeurs et éruptions cutanées.- Protection: éviter de se baigner en eau douce dans les régions infectées.Choléra

Même si le choléra (cf. détails) existe de façon endémique dans plusieurs endroits de la planète très très peu de voyageurs l'attrapent.- Origine: bactérienne via le manque d'hygiène alimentaire ou autre, et une transmission entre autres d'individu à individu.- Régions concernées: hors Europe, Pacifique et Amérique du Nord, tous les pays sont plus ou moins concernés mais de façon le plus souvent ponctuelle ou ciblée géographiquement.- Symptômes: diarrhée, petite fièvre, vomissements, douleurs abdominales.- Protection: règles d'hygiène strictes. Depuis 2005 existe aussi un (nouveau) vaccin contre le choléra.Chikungunya

Le "Chik" (cf. détails) est une maladie tropicale pouvant s'avérer mortelle sur les sujets les plus fragiles dont on a surtout entendu parler en 2005/2006.- Origine: virale via la piqûre d'un moustique.- Régions concernées: essentiellement l'Océan Indien et l'Asie du Sud-est.- Symptômes: forte fièvre, douleurs musculaires et articulaires, éruptions cutanées.- Protection: éviter les piqûre (répulsifs et autres).Dengue

Moins "médiatique" que le paludisme, la dengue (cf. détails) touche quand même d'après l'OMS une cinquantaine de millions de personnes sur terre.- Origine: virale via la piqûre d'un moustique.- Régions concernées: toute la zone tropicale avec une extension progressive vers par exemple le sud de l'Europe ou des USA.- Symptômes: forte fièvre, douleurs musculaires et mal de tête.- Protection: avant tout éviter de se faire piquer (répulsifs et autres).Diarrhées et turista

Quasiment une personne sur deux voyageant dans des pays à niveau d'hygiène moindre est victime de diarrhées et turista (cf. détails) plus ou moins graves. Un malade sur quatre devra rester au lit un ou deux jours pendant son séjour à cause de cela.- Origine: bactérienne, virale ou parasite selon les types. L'eau et les crudités contaminées en sont la cause principale même si une diarrhée peut être aussi un symptôme d'une autre maladie, voire simplement de l'anxiété.- Régions concernées: il n'y a pas forcément de régions épargnées même si dans les pays occidentaux les risques sont très très faibles.- Symptômes: selles anormalement molles avec fièvre possible pour les diarrhées les plus graves.- Protection: en plus d'une bonne hygiène alimentaire, un anti-diarrhéique, une diète et une bonne hydratation suffisent dans la majorité des cas.Encéphalite japonaise

L'encéphalite japonaise (cf. détails) est une maladie qui sévit en milieu rural en Asie et dont le voyageur (séjournant assez longtemps dans ces zones) peut se prémunir par un vaccin.- Origine: virale via la piqûre d'un moustique essentiellement en zone de rizières et en période de pluies.- Régions concernées: l'Asie.- Symptômes: forte fièvre, frissons, mal de tête.- Protection: éviter les piqûres (répulsifs et autres) et vaccination préalable.Fièvre jaune

La fièvre jaune (cf. détails) est une maladie mortelle mais dont le voyageur peut facilement se prémunir via un vaccin fiable valable 10 ans. Attention, ce vaccin ne peut être effectué que dans des centres agréés.- Origine: virale via la piqûre d'un moustique.- Régions concernées: le centre et le nord de l'Amérique du Sud plus, en Afrique, la zone inter-tropicale. Il n'y a pas de fièvre jaune en Asie- Symptômes: fièvre, douleurs musculaires et dans le dos, maux de tête, yeux rouges et accessoirement vomissements.- Protection: vaccination dans des centres agréés.Grippe aviaire (H5N1)

Le H5N1 (cf. détails) est une maladie qui infecte les oiseaux sauvages et domestiques et peut se transmettre ensuite à l'homme. On en parle surtout depuis 2004.- Origine: virale par le contact avec un animal infecté.- Régions concernées: essentiellement l'Asie du Sud-est.- Symptômes: entre autres fortes fièvres et douleurs musculaires et des articulations.- Protection: règles d'hygiène plus éviter tout contact avec les animaux, à commencer par les oiseaux et volailles, dans les zones concernées.Hépatite A

L'Hépatite A (cf. détails) est une maladie qui attaque le foie. C'est la plus fréquente des maladies virales du voyageur.- Origine: virale via l'eau et les aliments contaminés, mais aussi par contact direct (voie fécale-orale).- Régions concernées: partout où l'hygiène est précaire.- Symptômes: fatigue, fièvre, douleurs et courbatures puis ensuite jaunisse.- Protection: règles d'hygiène et vaccination.Hépatite B

L'Hépatite B (cf. détails) est la troisième maladie infectieuse au monde en terme de mortalité avec un million de morts/an. Nombre de voyageurs sont aussi porteurs de cette maladie sans jamais la développer.- Origine: virale par contact avec d'autres personnes, notamment sexuels ou sanguins.- Régions concernées: Afrique sub-saharienne, Chine, Asie Centrale et du Sud-est, bassin amazonien.- Symptômes: inflammation du foie, troubles digestifs, nausées et vomissements pour la forme aiguë. Pour la forme chronique avant tout fatigue, petite fièvre, troubles digestifs, jaunisse.- Protection: vaccination.Méningite A/C

La Méningite A/C (cf. détails) est une maladie assez rare en Europe mais qui sévit ailleurs, notamment en Afrique.- Origine: virale avec une contamination inter-humaine.- Régions concernées: localement en Asie et Amérique du Sud et plus généralement en zone équatoriale en Afrique.- Symptômes: fièvre, mal de tête, vomissements, raideur de la nuque.- Protection: vaccination.Paludisme

Le paludisme (cf. détails), appelé aussi malaria, est la maladie parasitaire la plus répandue au monde. Elle tue chaque année entre un et trois millions de personnes sur les centaines de millions de contaminées. Le paludisme touche aussi nombre de voyageurs; chaque année une quinzaine de français en meurent.- Origine: parasite via la piqûre du moustique anophèle.- Régions concernées: zones tropicales et subtropicales en dessous de 1 500 m environ.- Symptômes: fièvre, frissons, sueurs, fatigue, maux de tête, vomissements, courbatures, diarrhées.- Protection: éviter les piqûres (répulsifs et autres) et traitement préventif.Rage

Même si c'est très rare, des cas de rage (cf. détails) sont détectés chaque année chez des voyageurs. Cela dit le vaccin préventif est surtout utile dans le cas d'un séjour prolongé ou circuit aventureux en zone reculée sujette régulièrement à des cas de rage.- Origine: virale via la morsure ou accessoirement griffure d'un animal infecté.- Régions concernées: théoriquement tous les pays sont concernés mais la rage sévit surtout en Europe de l'Est, Afrique de l'Est, Asie, Chine, Thaïlande et Amérique du Sud.- Symptômes: troubles des fonctions cérébrales, anxiété, agitation, hallucinations, insomnies, plus surproduction de salive.- Protection: éviter évidemment les morsures et la vaccination.Typhoïde

Bien présente en divers endroits du globe, le voyageur peut se protéger facilement de la typhoïde (cf. détails) par vaccination préalable.- Origine: bactérienne via l'eau et les aliments contaminés, mais aussi par contact direct (voie fécale-orale).- Régions concernées: l'Afrique, l'Asie et accessoirement l'Amérique Latine.- Symptômes: entre autres forte fièvre et diarrhée.- Protection: règles d'hygiène et vaccination.- © VoyageForum -
Manger chez l'habitant au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Lucataraaude · 2013-10-14 · 8 replies
Bonjour,

Mon mari et moi partons fin de semaine prochaine pour 22 jours au Pérou puis en Bolivie. Nous voyageons par nous-mêmes et nous débrouillerons sur place pour trouver des trucs sympas à faire car nous aimons notre liberté.

Nous aimerions bien pouvoir manger au moins une fois chez l'habitant quand nous serons au PEROU, puis en BOLIVIE mais sachant que nous ne maîtrisons pas trop bien l'espagnol (juste quelques souvenirs scolaires bien lointains...). Et déjeuner avec un dictionnaire sur la table, ce serait franchement moyen et pas très pratique pour échanger avec nos hôtes. L'idéal serait de trouver une table d'hôtes avec des locaux parlant un peu français ou au moins anglais...

Quelqu'un parmi vous a-t-il des adresses sympas, où un tel repas convivial serait possible ?

Merci d'avance pour vos prochaines réponses... A bientôt à vous lire ! Claudine
6 mois en Asie du Sud-Est: que prendre dans son sac? English translation pending
by Kouroukouko · 2013-10-09 · 8 replies
Bonjour à tous, je pars le 16 novembre pour partir à l'aventure pendant 3-6 mois en asie du sud-est, je compte faire la thailande, le laos, le cambodge ...

Je suis en train de préparer la liste des affaires que je prendrais, et je souhaiterai savoir si des personnes pensent à des choses que j'aurais pu éventuellement oublié de prendre en considération, voici une petite liste des choses que je compte prendre, n'hésitais pas à me donner votre avis (sachant que j'aimerai partir le plus léger que possible)

Vêtement: 2 T-shirt + 1 T-shirt manche longue 1 pantalon + short 3 boxers + 3 paires de chausettes

- adaptateur - appareil photo - carte des pays que je compte visiter - écouteurs - petite lampe - clé usb (avec mes documents importants scannés + sur boite mail) - Numéro de téléphone important - Je ne pense pas prendre mon téléphone j'en achèterai un petit la-bas - tabac + briquet - ficelle pour éteindre le linge - lessive à main -Gel douche + brosse à dent + crème hydratante + gel - couteau suisse (si ça ne pose pas de problème avec l'avion) - Petit carnet pour tenir un journal + 1 stylo

- Médicament - Dolipranes - médicaments pour le ventre - Aspi venin - Retir tic - traitement paludisme

Concernant le choix de mon sac, j'hésite à en prendre un volumineux (mais le moins possible) pour mettre ces affaires dedans + un autre petit sac lorsque je voudrais me balader, à ce propos j'aimerai savoir pour les gens qui ont l'habitude de partir comme je compte le faire comment ça se passe pour laisser son sac sur place dans les guest housse, il y a t-il des astuces pour ne pas se le trimballer à longueur de journée ?? est prudent de le laisser dans une guest housse ?

Merci énormément à ceux qui prendront la peine de répondre

Cordialement
Choisir une destination English translation pending
by Eliegirl21 · 2013-10-05 · 23 replies
Bonjour tout le monde!

J'aimerais partir un mois pendant l'été 2014, MAIS la destination est difficile à choisir. J'aurais besoin de vos conseils et expérience.

J'ai déjà voyagé plusieurs fois à travers l'Europe (Ça ne m’intéresse pas de m'y rendre encore) et en Australie. Maintenant, j'aimerais un voyage qui me changerait de la culture Occidentale, je suis plus que prête à vivre un choc culturel. Donc, j'hésite plus ou moins entre le Pérou, la Bolivie, le Népal et la Turquie... Je sais, c'est complètement différent de l'un à l'autre.. En fait, ce que j'aimerais c'est d'explorer une nouvelle culture, religion, mode de vie.. Puis, je suis une passionnée de randonnée pédestre (C'est pour ça que mes choix ce sont arrêté au Népal et au Pérou notamment.) et j'aimerais vraiment en faire une durant ce séjour. Puis, je cherche une place qui n'est pas cher du tout dut à mon moindre budget! En même temps, je partirais avec une amie, donc nous serions seulement deux jeunes filles donc, je me demandais si le Népal ou le Pérou était assez sécuritaire?!

Merci énormément :)
Ile Maurice en octobre ou décembre? English translation pending
by Mimile21 · 2013-10-04 · 20 replies
Bonjour à tous,

Nous allons réserver notre séjour pour l'île Maurice (l'année prochaine). Nous hésitons entre le mois d'octobre et décembre ? Que me conseillez-vous ?

Merci
Concours photo octobre 2013: "Intérieurs" English translation pending
by Renaldito · 2013-10-03 · 170 replies
Amis voyageurs-photographes, bonjour, c'est le lancement du Concours photo d'octobre 2013!

Après avoir regardé la liste des thèmes des concours précédents (voir ce lien:
http://herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html merci Herikles!),

je me suis demandé quels étaient en ce moment mes défis, mes satisfactions, mes plaisirs en tant que voyageur-photographe, ou amateur de photos de voyage... Ce qui correspond le mieux:

"Intérieurs"

tant dans le sens concret d'un lieu, que dans celui plus abstrait d'intimité.

Chambres, ruines, palais, cuisines, cases, tentes, je pense d'abord à des domiciles, mais on peut inclure d'autres intérieurs évocateurs, théâtres fantômes, bureaux administratifs interdits, salles communes inusitées. Je suggère des témoignages visuels de vos rencontres, découvertes, lieux inédits, au-delà du spectacle de la rue. Évidemment halls et chambres d'hôtels, musées, lieux d'expositions publiques et autres endroits infiniment faciles d'accès ne devraient pas figurer à notre concours, en principe. Allons vers l'intime, le caché, voire le secret!

Le règlement du Concours est identique aux précédents :

- 3 photos (maximum) par participant, postées chacune dans un message différent. - N’oubliez pas de numéroter vos photos. - Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. - On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.

Dépôt des photos jusqu’au jeudi 24 octobre 2013, 16h, heure de Montréal, 22h, heure de Paris (directement en réponse à ce message)

Début des votes à partir du vendredi 25 jusqu’au mercredi 30 octobre, 18h, heure de Montréal, 22h, heure de Paris (toujours directement en réponse au présent message).

Pour le vote, pensez à bien indiquer :

- Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! - 1ère photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt - Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). - En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! - Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF de novembre 2013.

Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6197851;live=1;

Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama!): https://picasaweb.google.com/...Gv1sRgCJuukqSqxu...

Au plaisir!
Peur de tout quitter et partir voyager English translation pending
by Alexnat · 2013-10-02 · 16 replies
Bnjour je me présente je m'appel Alexis et j'ai 18 ans je souhaite partir faire le Tour de la France à pied dans un premier temps mais j'ai peur de faire le pas et de me lancer, malgré mon envie plus que forte de partir . J'ai toujour eu l'appel du voyage, de l'aventure et je souhaite vivre enfin se rêve car je n'apprécie pas du tout la société dans laquelle nous vivons qui est beaucoup trop matérialiste , où l'argent et au Coeur de toute les discutions et qui rend les gens " sale de mentalité" pour la plupart, je veux montrer à travers mon voyage que nous pouvons vivre et être heureux avec peu sans avoir tous se que l'on à aujourd'hui. Voila mais j'ai peur de faire se pas de tous laisser derrière moi et de décevoir ma famille . J'aimerais bien avoir des avis pour m'aider a murir mon choix et savoir si se premier voyage est une bonne idée. Merci de laisser vos avis sa serais vraiment sympa 🙂
Anti-paludisme en tour du monde English translation pending
by Florette1810 · 2013-09-16 · 27 replies
Bonjour,

Nous partons en octobre pour : La Thailande, le Cambodge, les Philippines, l'Indonésie, la Nouvelle Zélande, petit stop en Polynésie française, sud du Brésil, Pérou et Equateur. (durée totale: environ 10 mois)

Nous avons consulté la médecine des voyages de notre région, comme nous passons dans des zones à risques, nous prendrons un traitement à plusieurs endroits (notamment en amérique du sud). Cela fait pas mal de boites de médicaments à prendre.

Je me demandais est-ce que vous acheter tout en France avant? est-ce que vous acheter tout en France mais que vous vous envoyer les traitements par colis? ou bien est-ce que vous en acheter une partie avant et une partie sur place? Si oui, est-ce moins cher sur place?

Merci
Incontournables au Nicaragua English translation pending
by Seb77 · 2013-09-09 · 33 replies
Bonjour,

Je pars presque un mois au Nicaragua cet automne en mode "backpacker", je ne pense pas trop préparer mon voyage à l'avance et aller un peu où le vent me porte sur place... Toutefois, si certains ont déjà parcouru le pays et souhaitent me recommander un village où m'arrêter, une hospitaje où dormir absolument, une rando à faire ou des gens sympas à rencontrer, je suis ouvert à toute suggestion/proposition!

Merci d'avance à la communauté!

Seb
Voyage de 8 mois en Argentine, Bolivie et Pérou English translation pending
by Samuel30 · 2013-08-10 · 14 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Après pas mal de recherche sur Internet ( google, blog, site de voyage et bien sûr Voyageforum!! ), il me reste quelques questions auxquelles je ne sais toujours pas répondre... Je vais vous résumer mes envies et ma situation afin que vous puissiez me répondre le plus justement possible et je suis dans l'impatience de lire vos réponses, commentaires et conseils!!!

Partant huit mois, je pense avoir relativement le temps de prendre mon temps ;-) . Je pars seul avec un sac à dos, je parle espagnol et je souhaite dormir chez les locaux ou en auberge de jeunesse et voyager en bus et peut-être en stop!! Je mangerai ce que mange les locaux et j'irai sur les marchés, je ne me refuserai pas une chambre individuelle ou un restaurant de temps en temps mais toujours chez les locaux!! Je souhaite concilier dans mon voyage la vie hors des sentiers touristiques avec les incontournables touristiques ;-)

N'ayant toujours pas acheter de billets d'avions ( départ fin septembre ), je ne sais toujours pas si il vaut mieux arriver à Buenos aires et repartir de Lima ou l'inverse??? Ou s'il vaut mieux partir de Buenos Aires monter jusqu'en haut du Pérou et redescendre jusqu'à Buenos Aires, cette deuxième option ne permettrait pas de mieux apprécier ces magnifiques pays en permettant d'avoir la possibilité d"aller à chaque fois deux fois aux mêmes endroits et d'avoir ainsi des contacts suivis avec la populations locales?

J'ai fais sur google maps une esquisse des endroits que je souhaites visiter, je vous laisse le lien si vous souhaiter la consulter, c'est ici . N'hésitez pas à lâcher vos commentaires, et vos idées, tout est bien venu :-)

Ayant un budget d'environs 30 euros par jour ( les billets aller et retour vers la France seront déjà payés ), qui devra couvrir toutes mes dépenses ( logement, nourriture, transport, visite et loisir ), qu'en pensez-vous?

Et la dernière et une question ouverte et non déterminée pour que vous me donniez tous vos ressentis, astuces, et conseils sur le voyage?

Samuel, un voyageur novice pleins de rêves.
Voyager en voiture au Brésil English translation pending
by Sthy · 2013-08-02 · 18 replies
Bonjour,

J'aimerais me louer une voiture et j'aimerais savoir quel est l'état du réseau routier au Brésil.

J'aimerais surtout savoir si c'est sécuritaire, peut-on s'arrêter faire une sieste dans les haltes routières en toute sécurité?

Combien coûte l'essence et les péages?

Merci pour vos réponses!

sthy
Meilleure période pour voyager au Pérou English translation pending
by Castors07 · 2013-07-30 · 14 replies
BONJOUR A TOUS nous sommes 4 amis à la recherche d'un voyage sur le PEROU souhaitant éviter les agences , est il possible de passer par un guide sur place quels sont les endroits à éviter, que faut il faire et ne pas faire ? durée prévue sur 15 à 17 jours quelle est la meilleure pérIode ? nous ne voudrions pas suivre tous les touristes mais découvrir le pays hors des sentiers battus déplacements souhaités avec les moyens locaux et peut etre l'avion pour gagner du temps MERCI pour vos infos qui nous seront précieuses
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
by Naps · 2013-07-15 · 27 replies
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE

- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -

Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...

Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...

Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...

Swangi, Professionnalisme.

Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...

(à suivre...)
Quels pays pour un tour du monde? English translation pending
by Coterie33 · 2013-07-13 · 47 replies
Bonjour amis voyageurs, nous sommes un jeune couple de 25 ans: Laureline, infirmière, et Romain, charpentier. Nous avons comme projet de faire le tour du monde durant 1 an (minimum) à partir du mois de mars 2014. Comme tout novice en la matière, nous aimerions quelques conseils et astuces. Tout d'abord, nous envisageons de partir de Bordeaux/Paris en direction du Népal. S'en suit le Tibet, l'Inde, le Vietnam et l'Indonésie. C'est là que la première question intervient: Nous hésitons à passer en plus en Birmanie, Cambodge ou Laos. Pouvez-vous nous donner votre avis? De l'Indonésie, nous nous envolerons direction Madagascar, avant de se lancer dans le périple africain. Ce continent nous attire mais nous savons que les situations politiques changent régulièrement... Comme nous serons à Madagascar, nous envisageons de partir vers le sud de l'Afrique, sans savoir réellement quel pays découvrir? Tanzanie? Mozambique? Namibie? Zimbabwe? Afrique du sud? ... Nous aimerions également découvrir la région entre le Sénégal (Casamance) et le Bénin. En effet, notre projet initial était de descendre en voiture jusqu'au Sénégal, mais la Mauritanie (inévitablement sur le trajet) est très peu recommandée. Chers amateurs de l'Afrique, pourriez vous nous éclairer sur ce si beau continent? Nous souhaitons finir notre périple en Amérique du sud. Les pays ne sont pas encore définis, mais le Pérou, le Paraguay, l'Equateur et le Chili nous attirent particulièrement. Si vous avez des idées, nous sommes preneurs 😉 Sachant pour finir que nous sommes partis pour découvrir les pays où la dépense journalière n'excède pas 25E/pers/jours tout compris. Nous avons évalué notre budget pour 1an entre 6000 et 10000/pers. (Le woofing, couchsurfing, auberge de jeunesses, autostop et bateau stop sont envisagés).

Ce voyage n'a pas de véritable date(s) de retour, nous nous laisserons guider par les rencontres et les partages au fil des pays. Ainsi, les opportunités qui s'offrirons à nous (professionnelles ou non), nous feront pourquoi pas rester plus longtemps à un endroit. Pensez vous qu'il est possible de travailler dans ces pays (infirmière/charpentier)?

Nous vous remercions grandement pour vos avis. A bientôt sur les routes, au gré du vent et des rencontres... Amicalement, Rolo!
Itinéraire à vélo de six mois en famille en Asie du Sud-Est de septembre à mars English translation pending
by Taonature · 2013-07-09 · 34 replies
Bonjour, Je prépare un voyage de 5-6 mois à vélo seule avec mes deux enfants de 8 ans et 2 ans et demi (tandem adapté pour la grande plus carriole derrière pour le petit)de septembre à février à travers l'asie du sud est et souhaiterais élaborer un itinéraire adéquat en fonction du climat. Je souhaite me concentrer essentiellement sur le Vietnam, Loas, cambodge mais pourquoi pas une petite escursion en chine et/ou thailande... Je me pose beaucoup de questions... Sur l'itinéraire tout d'abord en fonction du climat et des saisons: Nord vers sud ou l'inverse? Quelles zones éviter? Quelles zones adéquates (vraiment pas trop de dénivelé car le tandem et la carriole tirent vers l'arrière dès que la pente est très importante; et le minimum de pistes car c'est compliqué avec le tandem)? Et à quel mois être dans tel ou tel pays? Sur les visas ensuite: Avez vous pris les visas à l'avance? Sur les devises: Avez vous changé facilement au fur et à mesure? Avec quel argent et moyen de paiement êtes vous partis? Sur l'hebergement: J'ai un budget vraiment limité...est ce possible de trouver facilement un hébergement pas cher? Je pensais prendre ma tente (légère) pour être autonome avec les enfants. Qu'en pensez vous? Sinon Avez vous des contacts sur place? Des coin à ne pas rater? Des régions à éviter? Des astuces et conseils?

A partir de l'itinéraire je vais aussi me poser les questions d'un éventuel billet d'avion (car je n'ai pas l'opportunité de voyager plus longtemps en train...et j'ai testé à plusieurs reprises le tandem dans le train avec deux petits c'est TRES compliqué!!) ... Je vais chercher un billet d'avion avec un aller arrivée dans un pays et un départ d'un autre pays...Mais si vous avez des conseils de quelle compagnie ou agence est la plus adaptée? J'ai déjà l'expérience d'itinérance à vélo avec les petis en France (Loire puis vendée avec le même équipage) et seule à l'étranger (afrique du nord)...mais là je me pose beaucoup de questions. Merci de tous vos conseils ! Claire
Itinéraire Pérou Sud + Nord: qu'en pensez-vous? English translation pending
by Aureleeloo · 2013-06-20 · 10 replies
Bonjour,

Je suis en train de préparer un itinéraire au Pérou (25 jours) pour cet été, sud + nord. Je sais bien que chaque région mériterait à elle seule au moins un mois, mais vu qu'on n'est pas sûrs de pouvoir un jour retourner au Pérou, on a décidé d'aller au sud puis au nord pour découvrir différents aspects du pays, quitte à finir sur les rotules. Les messages du forum m'ont bien aidée (merci!), mais ce serait utile d'avoir les avis de ceux qui connaissent le Pérou :

J1 arrivée Lima

J2 : Lima puis bus de nuit (Excluciva 180° ? Cruz del Sur ?)

J3, J4 Arequipa. Si nous en avons le temps le 2ème jour, nous avons repéré le village de Yura et sa rando jusqu'à la cascade de Capua : connaissez-vous ?

J5 Arequipa-Puno (est-ce possible de continuer les visites le matin et de prendre le bus l'après-midi, ou doit-on forcément quitter Arequipa le matin ?)

J6 Puno et Sillustani

J7, J8 Llachon J9 Llachon-Juliaca-Cuzco (Est-ce possible ? Ou mieux vaut-il rentrer à Puno la veille et prendre un bus touristique ?) OU (?) : J7 Llachon, J8 bus Llachon-Juliaca-Raqchi (possible ?) et nuit à Raqchi, J9 visite de Raqchi puis bus Raqchi-Cuzco

J10 J11 J12 J13 J14 J15 : 6J complets à Cuzco / Vallée Sacrée (pour cette partie les infos ne manquent pas, ça devrait aller, on a déjà réservé le Machu Picchu et le train)

J16 Vols Cuzco-Tarapoto (8h45 -> 13h30, correspondance à Lima). J17 Tarapoto - Pedro Ruiz - Chachapoyas OU : vaut-il le coup de se contenter de 5J complets au lieu de 6J à Cuzco / Vallée Sacrée pour rajouter ici 1J1N à Tingana, près de Moyobamba ?

J18, J19, J20, J21, J22 : 5J complets Chachapoyas et ses environs J22 soir : bus de nuit pour Trujillo.

J23, J24 : 2J Trujillo et environs. J24 soir : bus de nuit pour Lima.

J25 Lima (îles de Callao ?)

J26, J27 voyage retour

Qu'en dites-vous ? Merci pour votre aide !
Colombie et Mexique: dangers, réels ou supposés? English translation pending
by Marceldudu · 2013-06-15 · 86 replies
Bonjour à tous,

Je prévois de partir, à l'automne, pour 7 ou 8 mois, entre Mexique et Colombie. J'entends dire des tas de choses sur les dangers de ces pays. J'ai pas mal roulé ma bosse, et je sais que le site d'"aide aux voyageurs", du ministère des affaires étrangères, n'est pas crédible. Il annonçait des horreurs, aussi bien en Indonésie, qu'aux Philippines, au Chili, en Bolivie, ou ailleurs encore!!! On a le sentiment que tout ça n'a pour but que de vous faire rester à la maison, ou donner du fric à des "voyagistes". Mon voyage, c'est le sac à dos, et le guide dans la poche. Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il a vraiment ressenti des risques encourus dans ces pays? D'autre part, j'ai lu, sur le forum, qu'il est difficile, voire plus, de passer du Panama à la Colombie par voie terrestre. Je ne comprends pas bien! Merci à tous ceux qui pourront m'éclairer un peu Marceldudu
Itinéraire au Paraguay English translation pending
by Quiestu · 2013-06-12 · 31 replies
Bonjour, Je prépare un tour en Amérique Latine 😎 qui passerai donc par le Paraguay. Pouvez-vous me donnez votre avis sur mon itinéraire : Passage e la frontière Resistencia (Argentine) direction Encarnacion. Puis les missions jésuites, Itaipu, Chutes d'Igazu (possible de passer par le Paraguay pour les voirs, et faire du côté argentin et brésilien ?), Lago Ypacarai, Asuncion, Concepcion, Loma Plata, Fortin Boqueron, Pedro Juan Caballero pour la frontière brésilienne. 😉
Buying a cheap converted truck in Brazil?
by Lesyouchons · 2013-05-29 · 16 replies
Hey everyone, currently in Brazil. We're on a world trip and we'd like to buy a truck to continue our journey. Ideally, we're looking for something equipped and not too expensive. The question is: where can we find a cheap, good second-hand small truck? Also, how complicated is the paperwork for the registration, etc.?

Thanks for your replies! Cheers
Du voyage éco-responsable... English translation pending
by Yellowmop · 2013-05-10 · 166 replies
🙂 Bonjour Camarades Forumistes,

Je viens vous parler de voyage, de respect de l'environnement et de responsabilisation & action individuelles.

Mais avant de poursuivre, je tiens à souligner 3 petites choses: 1-Je n'ouvre pas ici le débat de l'Ecologie;Aussi, Merci d'avance aux personnes soit ininterressées par le sujet, soit septiques ou autres hostiles, de ne pas "polluer" la discussion que j'aimerais positive, concrète, pratique et inspirante. 2-Je ne me pose pas en donneur-de-leçons, je suis moi-même perfectible en la matière et il m'arrive, je le confesse, de faire des écarts d'"éco- conduite"; 3-Je ne représente aucune des marques mentionnées ci-dessous (héhé).

Voilà, chacun de nous ne peut plus dire aujourd'hui:je ne sais pas.Je ne sais pas que la Planète souffre, je ne sais pas que chacun, à titre individuel, en toute responsabilité, peut et doît agir.Chez soi et en voyage.Tant de pages de journaux, d'images à la tv etc... nous le rappellent quotidiennement.

Alors, je pense qu'il serait utile, dans cette discussion, que chacun témoigne de son action éco-responsable afin, notamment, de s'enrichir mutuellement de nos pratiques et pourquoi pas encourager, susciter des comportements plus respectueux de la Nature.

Perso, j'utilise un savon liquide et un shampooing biodégradabes de chez The Body Shop (gamme Earth Lovers) au format pratique (250ml), aux parfums sympas (moi le concombre-menthe pour le savon héhé), aux prix raisonnables (promos régulières du style 2 pour le prix d'1).Ils me semblent "indispensables" notamment en bords de mer et de rivière (qui nous aimantent...), ou bien en bivouac par exemple.

Un geste simple aussi que je préconise: refuser le sac en plastique du commerçant.Notre petit-sac-à-dos sert à ça!!!! Un conseil:penser à chaque fois à l'"île de plastiques" qui flotte au milieu du Pacifique, on a tous entendu parler de ça!!!

Ramener aussi ses piles usagées, médicaments par exemple, ou tous déchêts non-biodégradables à la maison, les pays dits "pauvres" n'ont pas les mêmes moyens que nous, Occidentaux, pour les traîter/recycler.

Privilégier le transport terrestre (le vélo c'est l'idéal, sinon si possible bus public ou train) ou maritime (si possible ferry public) à l' aérien (très pollueur, cf Lonely Planet).

Privilégier les agences de tourisme, dans son pays ou à destination (si vous utilisez leurs services), qui valorisent l'éco-tourisme.Se comporter, à titre individuel, à chaque instant, dans le respect de l'environnement (ne pas jeter parterre -surtout en campagne-, ne pas soulever les coraux, ne pas souiller la plage-mégots de cigarette, emballages plastique...-, ne pas allumer de feu sans autorisation, ne pas gaspiller l'eau des douches, boycotter les produits à base d'huile de palme -déforestation- etc, etc...).

Privilégier les hébergements éco-responsables (c'est la mode) ou en tous cas, de visu, qui respectent leur environnement.Halte au bêtonnage!!!

Utiliser, autant que possible, des répulsifs anti-moustiques naturels (essences naturelles) ou les moins nocifs possible pour l'environnement.Idem pour les crèmes solaires.

Voilà un début d'inventaire qui ne demande qu'à être étoffé !!!

Alors, chers camarades Forumistes "concernés" par la chose, à vos claviers et surtout à vos bonnes recettes, infos, astuces, recommendations, expériences.Je vous invite à être très "pratique" et à citer des marques, références, indices (ce serait notre "Que Choisir" à nous) nous permettant d'emporter en voyage le bagage le plus éco-friendly possible et d'avoir le meilleur comportement possible envers la Planète, en particulier en séjour à l'Etranger.

J'espère, notamment, des renseignements précis sur les anti-moustiques& crèmes solaires (quelles essences naturelles/huiles essentielles? quels critères éco-responsables pour choisir son répulsif et sa crème?).Quelqu'un(e), également, connaîtrait-il/elle des sites sur le web d'éco-tourisme?N'hésitez pas, également, à promouvoir ici tels ou tels hébergement, activité, agence de tourisme ou autres, locaux, oeuvrant/développant l'éco-tourisme, que vous auriez "testé/approuvé" en voyage, qu'importe la destination.

Ensemble, diffusons la bonne attitude!!!!

Cordialement,

Yellowmop (Gard/France).😉
Première mutation d'enseignant en Guyane English translation pending
by Eve973 · 2013-05-09 · 22 replies
Bonjour ,

Voilà , la 1ère étage est franchie ! Les billets d'avion sont réservés. Y est indiqué "bagages autorisés en soute : 002 PC (23kg par adulte). La compagnie est Air Caraïbes. Quelqu'un peut-il me confirmer qu'il s'agit bien de 2 bagages pour un poids total de 23 kg ? Nous attendons avec beaucoup d'appréhension de connaître le lieu exact de la mutation pour entreprendre une recherche d'appart.et toutes les démarches administratives qui s'imposent. On nous a dit que tout cela serait très difficile , prendrait un temps fou , que 'le blanc' est (à tout le moins) malvenu , qu'il y a des vols et cambriolages .... Nous n'avons cependant pas l'intention de nous retirer dans des ghettos résidentiels pour "métros". Y a-t-il parmi vous des personnes qui ont vécu/qui vivent cette expérience et voudraient bien nous la faire partager ? D'avance un grand merci.
Traversée des cordillères Apolobamba et Royale (Bolivie) English translation pending
by Etiennefert · 2013-04-26 · 36 replies
Bonjour,

Je pars prochainement pour une traversée des cordillères Apolobamba et Royale et j'ai deux petites questions pratiques: - Je souhaite prendre le bus pour aller au point de départ à Pelecucho: quelle est la fréquence des bus, heure de départ, lieu de départ et compagnie (éventuellement téléphone). - J'ai lu sur un forum et un topo qu'il y a avait un risque de vol/racket sur la lagune San Francisco au sud-ouest de l'Illampu dans la cordillère Royale. Est-ce toujours d'actualité et donc, est-ce préférable de passer par le nord du massif de l'Illampu?

Merci d'avance si quelqu'un peut m'aider sur ces deux question.

Etienne

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