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Portez-vous un casque en vélo? English translation pending
Lors de vos longs voyages en vélo, prenez vous un casque avec vous ?
Vic.
Vic.
Mangez-vous salé et sucré à la fois? English translation pending
Bonsoir,
J'ai reçu à dîner un français en visite au Québec. Nous discutions de nos habitudes alimentaires. Or, puisque nous venions tout juste de terminer la saison du sirop d'érable, je lui ai donné un menu de cabane à sucre. Il était surpris par le fait que nous mettions du sirop d'érable avec des aliments salés. Ainsi, je lui ai donné une recette de jambon au sirop d'érable et ananas. Il avait des difficultés à imaginer manger un mets semblable.
Donc, je vous pose la question, principalement aux gens vivant à l'extérieur du Québec, mangez-vous salé et sucré à la fois?
Si oui, pouvez-vous donner vos mets préférés avec la recette?
Je commence en vous offrant celle-ci. (Voir le site qui suit)
http://www.recettes.qc.ca/recettes/index.php?id=2431
J'ai reçu à dîner un français en visite au Québec. Nous discutions de nos habitudes alimentaires. Or, puisque nous venions tout juste de terminer la saison du sirop d'érable, je lui ai donné un menu de cabane à sucre. Il était surpris par le fait que nous mettions du sirop d'érable avec des aliments salés. Ainsi, je lui ai donné une recette de jambon au sirop d'érable et ananas. Il avait des difficultés à imaginer manger un mets semblable.
Donc, je vous pose la question, principalement aux gens vivant à l'extérieur du Québec, mangez-vous salé et sucré à la fois?
Si oui, pouvez-vous donner vos mets préférés avec la recette?
Je commence en vous offrant celle-ci. (Voir le site qui suit)
http://www.recettes.qc.ca/recettes/index.php?id=2431
questions Equateur et trajet equateur/amérique centrale? English translation pending
Bonjour,
Petite question à ceux qui ont bourlingué entre Amérique centrale et latine sur le trajet suivant.
Je souhaite aller en Equateur (mi-juin 05), y rester environ 2 mois, puis me rendre en Amérique centrale (visite d’un ami au Salvador, peut être si ça vaut le coup, m’arrêter qlq jours au Costa Rica au passage), puis me rendre au Mexique où j’ai peut être une opportunité de boulo.
Pouvez –vous me conseiller sur le trajet : Equateur / Amérique Centrale. (Salvador, Costa Rica ou direct Mexique).
Je préfère ne pas faire trop de pays quitte à rester plus longtemps dans ceux choisis (surtout Equateur et Mexique).
- Donc comment fait-on pour rejoindre directement le Mexique ?
- Ou directement le Costa Rica (ou Salvador) ?
- Faut-il prendre l’avion ? Avez-vous une idée (estimation) d’un prix ? c’est direct sur place la réservation ? Ou puis-je me renseigner ?
- Ou, on peut quand même tenter traversée Colombie puis Panama ? et comment alors ? pour quel temps et argent ??
Merci pour vos contributions !……
D’ailleurs, petite questions subsidiaires ! :
En fait, je voudrais commencer par l’équateur, parce que ce pays m’attire (diversité, politiquement, petit pays, contrastes naturels….) et deuxièmement pour apprendre l’espagnol avant de me rendre au Mexique pour travailler ! (ça serait mieux !) J’ai qlq base de 2 ans d’espagnol il y a 10 ans ! mais motivé ! Est –ce que vous connaissez des combines, lieux, systèmes, organismes, pas trop cher, pour me remettre à flot en arrivant et avant de poursuivre mon voyage dans e pays ???
Deuxième question subsidiaire : en Equateur, le deuxième mois, je voudrais partir découvrir et vivre un ptit bout de temps près d’un peuple de la forêt amazonienne. Ce monde naturel inconnu, ces sociétés/cultures liées à la nature m’intéresse. (Dans un autre registre, je suis aussi les mouvements des communautés face à la pensée du développement économique/marchandisation et les relations internationales qui pèsent sur ce pays, FMI etc…).
Mais là, ça serait pour vivre cette expérience de rencontre simple avec ce milieu naturel et une de ses sociétés.
Pouvez-vous me conseillez déjà comment me renseigner ?, Ou il est possible d’aller ? Quelles possibilités existent-ils de se rendre dans un lieu préservé ?, Quels sont les moyens ou façon de réaliser ce souhait sans pour autant dépenser fortune pour récolter un voyage organisé ? (Précision : j’ai déjà un peu voyagé, travailler (en france) sur les méfaits à la fois écologique et culturel du tourisme, travaille depuis qlq années dans un asso d’échanges interculturel… bref, je suis sensible aux différences et respectueux… tout ça pour vous dire que j’essaye de faire un peu attention ! par ailleurs, je suis prêt à un peu de démerde, peut échanger mes mains s’il faut fournir un peu de travail pour la communauté en échange d’un toit ….. ) Voilà, donc peut être est-il possible d’échanger un peu sur des endroits accessibles, intéressant que vous connaissez.
Voili, voilà, en vous remerciant pour votre temps passé à l’échange, a bientôt,
Tom
Petite question à ceux qui ont bourlingué entre Amérique centrale et latine sur le trajet suivant.
Je souhaite aller en Equateur (mi-juin 05), y rester environ 2 mois, puis me rendre en Amérique centrale (visite d’un ami au Salvador, peut être si ça vaut le coup, m’arrêter qlq jours au Costa Rica au passage), puis me rendre au Mexique où j’ai peut être une opportunité de boulo.
Pouvez –vous me conseiller sur le trajet : Equateur / Amérique Centrale. (Salvador, Costa Rica ou direct Mexique).
Je préfère ne pas faire trop de pays quitte à rester plus longtemps dans ceux choisis (surtout Equateur et Mexique).
- Donc comment fait-on pour rejoindre directement le Mexique ?
- Ou directement le Costa Rica (ou Salvador) ?
- Faut-il prendre l’avion ? Avez-vous une idée (estimation) d’un prix ? c’est direct sur place la réservation ? Ou puis-je me renseigner ?
- Ou, on peut quand même tenter traversée Colombie puis Panama ? et comment alors ? pour quel temps et argent ??
Merci pour vos contributions !……
D’ailleurs, petite questions subsidiaires ! :
En fait, je voudrais commencer par l’équateur, parce que ce pays m’attire (diversité, politiquement, petit pays, contrastes naturels….) et deuxièmement pour apprendre l’espagnol avant de me rendre au Mexique pour travailler ! (ça serait mieux !) J’ai qlq base de 2 ans d’espagnol il y a 10 ans ! mais motivé ! Est –ce que vous connaissez des combines, lieux, systèmes, organismes, pas trop cher, pour me remettre à flot en arrivant et avant de poursuivre mon voyage dans e pays ???
Deuxième question subsidiaire : en Equateur, le deuxième mois, je voudrais partir découvrir et vivre un ptit bout de temps près d’un peuple de la forêt amazonienne. Ce monde naturel inconnu, ces sociétés/cultures liées à la nature m’intéresse. (Dans un autre registre, je suis aussi les mouvements des communautés face à la pensée du développement économique/marchandisation et les relations internationales qui pèsent sur ce pays, FMI etc…).
Mais là, ça serait pour vivre cette expérience de rencontre simple avec ce milieu naturel et une de ses sociétés.
Pouvez-vous me conseillez déjà comment me renseigner ?, Ou il est possible d’aller ? Quelles possibilités existent-ils de se rendre dans un lieu préservé ?, Quels sont les moyens ou façon de réaliser ce souhait sans pour autant dépenser fortune pour récolter un voyage organisé ? (Précision : j’ai déjà un peu voyagé, travailler (en france) sur les méfaits à la fois écologique et culturel du tourisme, travaille depuis qlq années dans un asso d’échanges interculturel… bref, je suis sensible aux différences et respectueux… tout ça pour vous dire que j’essaye de faire un peu attention ! par ailleurs, je suis prêt à un peu de démerde, peut échanger mes mains s’il faut fournir un peu de travail pour la communauté en échange d’un toit ….. ) Voilà, donc peut être est-il possible d’échanger un peu sur des endroits accessibles, intéressant que vous connaissez.
Voili, voilà, en vous remerciant pour votre temps passé à l’échange, a bientôt,
Tom
Corse ou Malte? English translation pending
je n'arrive pas a me decider pour l'une de ces deux destinations qui me semblent merveilleuses, je suis à la recherche de personnes pouvant me faire partager leurs experiences (bonnes ou mauvaises 😉 ) pour m'aider à faire pencher la balance .....
ps : je compte me deplacer à pied sur place (le bus et le stop n'étant pas exclu !)
merci d'avance
ps : je compte me deplacer à pied sur place (le bus et le stop n'étant pas exclu !)
merci d'avance
Sécurité au Panama? English translation pending
Bonjour à tous nous partons en septembre pour l'amérique centrale et voudrions savoir si après le nicaragua et le costa rica nous pouvons finir notre voyage à panama dans des conditions de sécurité accéptables...
merci
merci
L'Algérie: jusqu'à Djanet et l'Erg Admer, vraiment à faire? English translation pending
Cela fait déja quelque temps que je connais et cotoie des Algériens en France, et c'est un grand plaisir.
Un récent voyage au Mali, avec Air Algérie, via Alger pour une escale a encore renforcé les très bonnes impressions que j'ai sur cette jeune Nation.
Lors de mes deux passages à Alger, l'accueil a été exemplaire : sympathique, courtois, juste ce qu'il faut de sérieux, même de la part du personnel de l'aeroport.
Cela m'encourage vivement à aller y faire un tour
Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
La drague en Tunisie English translation pending
Bonjour tout le monde..
J'ai décidé de démarrer un nouveau sujet, car on discutait de la drague sur le forum du Kef....ce qui est loin du sujet..
Alors je voulais avoir d'autres opinions sur ce sujet...
Donc celles qui ont été témoin de la drague tunisienne...ou encore qui se posent des question, c'est la place.
Moi je vis avec ça tous les jours quand je me promène en Tunisie...je suis blonde aux yeux pâles...sauf que je suis curieuse de savoir si ça arrive aux brunes, rousse...etc...
J'attends vos opinions avec impatience.
J'ai décidé de démarrer un nouveau sujet, car on discutait de la drague sur le forum du Kef....ce qui est loin du sujet..
Alors je voulais avoir d'autres opinions sur ce sujet...
Donc celles qui ont été témoin de la drague tunisienne...ou encore qui se posent des question, c'est la place.
Moi je vis avec ça tous les jours quand je me promène en Tunisie...je suis blonde aux yeux pâles...sauf que je suis curieuse de savoir si ça arrive aux brunes, rousse...etc...
J'attends vos opinions avec impatience.
J'ai vécu l'Everest English translation pending
J'ai lu sur le sujet "livre culte" que beaucoup d'entre vous aviez lu et aimé Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer.
Etant amateur de livre de montagnes j'avais bien entendu repéré depuis longtemps ce livre à la fnac mais je repoussai sans cesse son achat sous le pretexte idiot que je trouvais le titre un peu commercial. De surcroit je craignais que le livre ne soit qu'un mauvais plagiat de Fascination du K2 de Jim Currian qui relate de façon poignante l'été 1986 sur le deuxième toit du monde.
Malgré mes craintes j'ai suivi vos conseils et je ne le regrette pas. Tragédie à l'Everest est un témoignage sincère, tragique et émouvant. Je remercie donc ceux qui l'ont conseillé.
A noter que le titre original 'Into thin air' est beaucoup moins racoleur que dans la version française.
Pour les spécialistes et anglophiles, il faut noter aussi que le guide de l'expédition "Madness Mountain", Anatoli Boukreev, qui s'est senti mis en cause par Krakauer a écrit sa version des évènements dans un livre "The climb" qui n'a guère été traduit. Je ne me suis pas encore procuré l'ouvrage.
Sur ma lancée j'ai lu " J'ai vécu l'Everest" de Pierre Paperon Quelle déception !!! Un navet, mal écrit, ou l'auteur, un cadre supérieur de DANONE, ancien fondateur d'ALTAVISTA n'arrete pas de se plaindre des mauvaises conditions de vie camp de base de l'everest (qu'il compare à un camp de concentration dont le gardien serait son chef d'expédition). Il expose ses vues intolérentes sur les sherpas, la "bouffe népalo-tibétaine" le tout au milieu d'un charabia incompréhensible où se mêle ascension dans l'entreprise, pseudo-spiritualité. L'auteur nous dit sans fausse honte, qu'il a lâché ses compagnons, préférant monter s'acclimater seul plus haut, avant de s'étonner que ceux ci l'oublient en cours de route et gravissent le sommet sans l'encombrant donneur de leçon. Au retour, dépité de son échec, il les lâche à nouveau, fuyant le camp de base, pour éviter les "bla bla bla habituels des vainqueurs de l'Everest"car il "prétend connaitre le processus de fabriquation des épopées individuelles et collectives".
Enfin il nous avoue qu'il y reviendra peut être pour "ne pas laisser un espace libre à ses enfants", afin que ceux ci ne soient pas tenté d'accomplir ce que leur père aurait échoué. (qu'est ce qu'il ne va pas s'inventer comme pretexte !!!). Le tout est pitoyable et décevra les amateurs de ce genre de récits. Si je ne vous ai pas convaincu et que vous désiriez lire ce livre, ne l'achetez pas je vous l'offre.
Cependant je vous conseillerais plutot les autres livres cités plus hauts ou encore "la mort suspendue " de Joe Simpson.
Etant amateur de livre de montagnes j'avais bien entendu repéré depuis longtemps ce livre à la fnac mais je repoussai sans cesse son achat sous le pretexte idiot que je trouvais le titre un peu commercial. De surcroit je craignais que le livre ne soit qu'un mauvais plagiat de Fascination du K2 de Jim Currian qui relate de façon poignante l'été 1986 sur le deuxième toit du monde.
Malgré mes craintes j'ai suivi vos conseils et je ne le regrette pas. Tragédie à l'Everest est un témoignage sincère, tragique et émouvant. Je remercie donc ceux qui l'ont conseillé.
A noter que le titre original 'Into thin air' est beaucoup moins racoleur que dans la version française.
Pour les spécialistes et anglophiles, il faut noter aussi que le guide de l'expédition "Madness Mountain", Anatoli Boukreev, qui s'est senti mis en cause par Krakauer a écrit sa version des évènements dans un livre "The climb" qui n'a guère été traduit. Je ne me suis pas encore procuré l'ouvrage.
Sur ma lancée j'ai lu " J'ai vécu l'Everest" de Pierre Paperon Quelle déception !!! Un navet, mal écrit, ou l'auteur, un cadre supérieur de DANONE, ancien fondateur d'ALTAVISTA n'arrete pas de se plaindre des mauvaises conditions de vie camp de base de l'everest (qu'il compare à un camp de concentration dont le gardien serait son chef d'expédition). Il expose ses vues intolérentes sur les sherpas, la "bouffe népalo-tibétaine" le tout au milieu d'un charabia incompréhensible où se mêle ascension dans l'entreprise, pseudo-spiritualité. L'auteur nous dit sans fausse honte, qu'il a lâché ses compagnons, préférant monter s'acclimater seul plus haut, avant de s'étonner que ceux ci l'oublient en cours de route et gravissent le sommet sans l'encombrant donneur de leçon. Au retour, dépité de son échec, il les lâche à nouveau, fuyant le camp de base, pour éviter les "bla bla bla habituels des vainqueurs de l'Everest"car il "prétend connaitre le processus de fabriquation des épopées individuelles et collectives".
Enfin il nous avoue qu'il y reviendra peut être pour "ne pas laisser un espace libre à ses enfants", afin que ceux ci ne soient pas tenté d'accomplir ce que leur père aurait échoué. (qu'est ce qu'il ne va pas s'inventer comme pretexte !!!). Le tout est pitoyable et décevra les amateurs de ce genre de récits. Si je ne vous ai pas convaincu et que vous désiriez lire ce livre, ne l'achetez pas je vous l'offre.
Cependant je vous conseillerais plutot les autres livres cités plus hauts ou encore "la mort suspendue " de Joe Simpson.
l'agréssivité du monde occidental English translation pending
Bonjour,
J'ai eu l'occasion dans ma vie de visiter pas mal de pays et ce que j'observe c'est la terrible agressivité de l'occident. Les sociétés occidentales veulent imposer aux monde entier leur mode de vie extrêmement réglementé, déshumanisé et veulent réduire les autres cultures à un simple ensemble de folklores.
Connaisez vous une association qui lutte contre ce pouvoir de l'occident, contre ce pouvoir de l'argent, contre ces multinationales, contre la plupart des ONG en oeuvre dans beaucoup de pays qui veulent imposer ce mode de vie unique ?
Merci,
J'ai eu l'occasion dans ma vie de visiter pas mal de pays et ce que j'observe c'est la terrible agressivité de l'occident. Les sociétés occidentales veulent imposer aux monde entier leur mode de vie extrêmement réglementé, déshumanisé et veulent réduire les autres cultures à un simple ensemble de folklores.
Connaisez vous une association qui lutte contre ce pouvoir de l'occident, contre ce pouvoir de l'argent, contre ces multinationales, contre la plupart des ONG en oeuvre dans beaucoup de pays qui veulent imposer ce mode de vie unique ?
Merci,
Cuba: nouveau délire d'un dictateur sénile... English translation pending
Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences.
Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
Nouvelles du Népal N°2 (la presse) English translation pending
Vendredi 18 février 2005, mis à jour à 12:49
Népal
Triste célébration de la "Journée de la démocratie"
L'EXPRESS.fr avec AFP
Le Népal célébrait vendredi sa "Journée de la démocratie", fête nationale dans le royaume, en dépit d'un état d'urgence toujours en vigueur, de la concentration des pouvoirs entre les seules mains du roi, de centaines d'opposants en prison, d'une presse censurée...
Dans une déclaration prononcée en l'honneur de l'événement, célébré au Népal depuis 1951, le roi Gyanendra a appelé les Népalais à "rester dévoués à la promotion, la préservation et l'exercice prudent de la démocratie, la forme de gouvernement exemplaire pour la civilisation humaine".
Le gouvernement, essentiellement formé de fidèles et directement sous sa férule, a de son côté annoncé la libération de 150 prisonniers qui ont purgé les deux tiers de leur peine. Diverses festivités ont été organisées dans le petit royaume himalayen coincé entre Chine et Inde, réunissant des écoliers et des sportifs. Des milliers de personnes se sont rassemblées à Katmandou, faisant la queue pour saluer le roi et la reine Komal, qui célébrait en même temps son 55e anniversaire.
"Chacun sait que la politique privée de normes et de valeurs démocratiques a provoqué désespoir et confusion au sein de la population avec, pour conséquence, un désenchantement grandissant pour la démocratie elle-même", a ajouté le roi. "Les activités terroristes, associées à une politique nettement éloignée de l'homme de la rue, ont stimulé l'instabilité dans la nation, mettant en danger la démocratie", a estimé le monarque. Celui-ci a pris les pleins pouvoirs le 1er février en accusant le gouvernement d'alors d'avoir été incapable de mettre un terme à la guérilla maoïste qui sévit depuis 1996.
Les partis politiques d'opposition, eux, n'ont vu aucune raison de faire la fête, préférant se consacrer à la préparation de manifestations contre l'état d'urgence instauré également le 1er février en même temps que la privation des libertés fondamentales et l'arrestation d'un "millier" d'opposants, selon des partis pro-démocratie.
Six syndicats estudiantins de gauche et militant pour la démocratie étudiaient leur participation aux manifestations, qui devraient réunir une faction du Parti népalais du Congrès ainsi que le Parti communiste du Népal-Marxiste léniniste unifié, ont indiqué des opposants sans plus de précisions, de peur d'interventions policières.
Tout rassemblement reste interdit au Népal et, vendredi, une quinzaine de militants de l'opposition ont été interpellés en différents endroits de la capitale tandis qu'ils tentaient de manifester. Parallèlement, le blocus décrété dimanche par la rébellion maoïste continuait à paralyser le transport entre Katmandou et la campagne.
Jeudi, l'organisation Amnesty International a appelé les pays étrangers à suspendre leur aide militaire, ce qui sera "sérieusement envisagé" par Washington, Bruxelles et New Delhi, a indiqué dans la capitale américaine l'émissaire américain pour le Népal, James Moriarty. L'aide est essentielle pour le pays, un des plus pauvres au monde, et en particulier l'assistance militaire dont dépend beaucoup l'armée dans son combat contre la guérilla.
Au moins 43 maoïstes ont été tués mercredi et jeudi, a affirmé le quotidien Himalayan Times, citant des sources militaires : notamment 25 lors d'opérations des forces de sécurité dans l'ouest et douze par des habitants d'un village du sud-ouest qui exigeaient la libération de deux hommes que les maoïstes étaient accusés d'avoir enlevés.
L'EXPRESS.fr avec AFPLe Népal célébrait vendredi sa "Journée de la démocratie", fête nationale dans le royaume, en dépit d'un état d'urgence toujours en vigueur, de la concentration des pouvoirs entre les seules mains du roi, de centaines d'opposants en prison, d'une presse censurée...
Dans une déclaration prononcée en l'honneur de l'événement, célébré au Népal depuis 1951, le roi Gyanendra a appelé les Népalais à "rester dévoués à la promotion, la préservation et l'exercice prudent de la démocratie, la forme de gouvernement exemplaire pour la civilisation humaine".
Le gouvernement, essentiellement formé de fidèles et directement sous sa férule, a de son côté annoncé la libération de 150 prisonniers qui ont purgé les deux tiers de leur peine. Diverses festivités ont été organisées dans le petit royaume himalayen coincé entre Chine et Inde, réunissant des écoliers et des sportifs. Des milliers de personnes se sont rassemblées à Katmandou, faisant la queue pour saluer le roi et la reine Komal, qui célébrait en même temps son 55e anniversaire.
"Chacun sait que la politique privée de normes et de valeurs démocratiques a provoqué désespoir et confusion au sein de la population avec, pour conséquence, un désenchantement grandissant pour la démocratie elle-même", a ajouté le roi. "Les activités terroristes, associées à une politique nettement éloignée de l'homme de la rue, ont stimulé l'instabilité dans la nation, mettant en danger la démocratie", a estimé le monarque. Celui-ci a pris les pleins pouvoirs le 1er février en accusant le gouvernement d'alors d'avoir été incapable de mettre un terme à la guérilla maoïste qui sévit depuis 1996.
Les partis politiques d'opposition, eux, n'ont vu aucune raison de faire la fête, préférant se consacrer à la préparation de manifestations contre l'état d'urgence instauré également le 1er février en même temps que la privation des libertés fondamentales et l'arrestation d'un "millier" d'opposants, selon des partis pro-démocratie.
Six syndicats estudiantins de gauche et militant pour la démocratie étudiaient leur participation aux manifestations, qui devraient réunir une faction du Parti népalais du Congrès ainsi que le Parti communiste du Népal-Marxiste léniniste unifié, ont indiqué des opposants sans plus de précisions, de peur d'interventions policières.
Tout rassemblement reste interdit au Népal et, vendredi, une quinzaine de militants de l'opposition ont été interpellés en différents endroits de la capitale tandis qu'ils tentaient de manifester. Parallèlement, le blocus décrété dimanche par la rébellion maoïste continuait à paralyser le transport entre Katmandou et la campagne.
Jeudi, l'organisation Amnesty International a appelé les pays étrangers à suspendre leur aide militaire, ce qui sera "sérieusement envisagé" par Washington, Bruxelles et New Delhi, a indiqué dans la capitale américaine l'émissaire américain pour le Népal, James Moriarty. L'aide est essentielle pour le pays, un des plus pauvres au monde, et en particulier l'assistance militaire dont dépend beaucoup l'armée dans son combat contre la guérilla.
Au moins 43 maoïstes ont été tués mercredi et jeudi, a affirmé le quotidien Himalayan Times, citant des sources militaires : notamment 25 lors d'opérations des forces de sécurité dans l'ouest et douze par des habitants d'un village du sud-ouest qui exigeaient la libération de deux hommes que les maoïstes étaient accusés d'avoir enlevés.
Aller à Papeete en bateau, cargo, autre? English translation pending
salut à tous
je dois me rendre en polynésie à papeete rejoindre mon fils qui y habite depuis 10 ans et je vais être grand mère😄 d'un beau bb polynésien, pour y habiter définitivement j'aimerai savoir si plutôt que l'avion trés cher et inconfortable, il est possible d'y aller en grande partie en bateau..je ne suis pas en bonne santé et au moins je pourrai être dans la cabine même si le voyage prend beaucoup plus de temps, je n'ai pas trouvé pour l'instant de renseignements.....merci à tous d'avance😎
je dois me rendre en polynésie à papeete rejoindre mon fils qui y habite depuis 10 ans et je vais être grand mère😄 d'un beau bb polynésien, pour y habiter définitivement j'aimerai savoir si plutôt que l'avion trés cher et inconfortable, il est possible d'y aller en grande partie en bateau..je ne suis pas en bonne santé et au moins je pourrai être dans la cabine même si le voyage prend beaucoup plus de temps, je n'ai pas trouvé pour l'instant de renseignements.....merci à tous d'avance😎
Offre infos sur l'apnée English translation pending
Bonjour à tous, étant initiateur de plongée en apnée (et pas bouteille!) je suis à votre service pour toutes questions sur cette discipline (physiologie, pratique, comment débuter, ...) dans la mesure où j'aurais les réponses. Si je peux aider certains d'entre vous c'est avec plaisir!
Bonne plonge....🙂
Bonne plonge....🙂
Airbus A380! English translation pending
J'aimerais récolter votre avis sur l'A380! ( UNE PHOTO )-->le prix du siège sera t'il moins cher que sur un 747 car il y'a plus de monde à bord?-->La consommation sera de 3 l de kerosene/pax et aux 100 km conter 3.5 ou 4l pour un 747! Est-ce que cela jouera sur les tarifs?-->Avion plus gros = plus de personnes à embarquer = plus d'équipement sur l'aéroport = plus de temps à l'embarquement! Pensez vous que cela jouera sur les taxes d'aéroport / déja tyres élevées pour Air France / ?
Si d'autres remarques vous viennent en tête, n'hesitez pas à en parler sur le forum ou a m'envoyer un message Privé!
Merci à tous... Aurélien....
Si d'autres remarques vous viennent en tête, n'hesitez pas à en parler sur le forum ou a m'envoyer un message Privé!
Merci à tous... Aurélien....
Expat un jour, expat toujours? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pense que cette réfflexion n'a jamais été posée comme telle ...c'est pourquoi je lance le sujet (qui me tient à coeur)
Quant on a été expats ... enfant d'expats, qu'on a passé la 1/2, le 1/3 de sa vie à crapahuter dans d'autres horizons, comment vit on et ressent on aujourd'hui cette tranche de vie passée ailleurs ?
Arrive t-on à s'adapter dans le pays (celui de la nationalité qui figure sur sa CI) ? Cherche t-on a repartir, dans d'autres pays (proches de ceux que l'on a connu ou totalement différents ?) ... Souhaite t-on retourner sur cette terre qui nous a a vu grandir ou évoluer ? Ou bien au contraire, n'en a-t-on pas la force, de peur de boulverser des souvenirs intacts mais si lointains ?
Je pose ici quelques pistes ... Sans vraiment les affiner pour ne pas cloisonner la réflexion!😉
Pour ma part, j'ai eu la grande chance de vivre 18 ans sous les cieux de l'Afrique centrale et de l'est (Merci aux parents)... Je ne peux et n'arrive pas à me détacher de cet ailleurs qui a forgé ma vie, la construite un peu différement de celle de certains de mes compatriotes du plat pays ... Mon intérieur (belgo belge) respire la terre ocre ...Que je vis par procuration (quand je ne suis pas sur les routes!)
Je pensais pouvoir me passer de ces cieux étoilés ...mais je n'y arrive pas! Depuis j'apprends à découvrir ou redécouvrir l'Afrique autrement, par le biais des voyages que j'entreprends (avec un regard d'adulte (quoique!😛) en m'immergeant aussi dans d'autres régions, que celles que j'ai connues)
Je sais que parmi tous ces pays africains ...un me tient particulièrement à coeur : le Rwanda! (Et cela fait 20 ans!) Je ne sais pas si j'aurais un jour la force d'y retourner, bien qu'il fut à l'origine de ma vie!
Je pense que cette réfflexion n'a jamais été posée comme telle ...c'est pourquoi je lance le sujet (qui me tient à coeur)
Quant on a été expats ... enfant d'expats, qu'on a passé la 1/2, le 1/3 de sa vie à crapahuter dans d'autres horizons, comment vit on et ressent on aujourd'hui cette tranche de vie passée ailleurs ?
Arrive t-on à s'adapter dans le pays (celui de la nationalité qui figure sur sa CI) ? Cherche t-on a repartir, dans d'autres pays (proches de ceux que l'on a connu ou totalement différents ?) ... Souhaite t-on retourner sur cette terre qui nous a a vu grandir ou évoluer ? Ou bien au contraire, n'en a-t-on pas la force, de peur de boulverser des souvenirs intacts mais si lointains ?
Je pose ici quelques pistes ... Sans vraiment les affiner pour ne pas cloisonner la réflexion!😉
Pour ma part, j'ai eu la grande chance de vivre 18 ans sous les cieux de l'Afrique centrale et de l'est (Merci aux parents)... Je ne peux et n'arrive pas à me détacher de cet ailleurs qui a forgé ma vie, la construite un peu différement de celle de certains de mes compatriotes du plat pays ... Mon intérieur (belgo belge) respire la terre ocre ...Que je vis par procuration (quand je ne suis pas sur les routes!)
Je pensais pouvoir me passer de ces cieux étoilés ...mais je n'y arrive pas! Depuis j'apprends à découvrir ou redécouvrir l'Afrique autrement, par le biais des voyages que j'entreprends (avec un regard d'adulte (quoique!😛) en m'immergeant aussi dans d'autres régions, que celles que j'ai connues)
Je sais que parmi tous ces pays africains ...un me tient particulièrement à coeur : le Rwanda! (Et cela fait 20 ans!) Je ne sais pas si j'aurais un jour la force d'y retourner, bien qu'il fut à l'origine de ma vie!
Malaria en République Dominicaine English translation pending
Bonjour je planifie un voyage en RD en janvier et je dois avouer que les nouvelles d'hier à propos des risques de malaria (paludisme) sont très inquiétantes. Je voulais savoir si vous avez plus de détails en ce qui concerne cette maladie, des risques d'un voyage en RD et surtout des médicaments pouvant être pris afin d'éviter d'attraper la maladie. Il paraît que ces médicaments ont beaucoup d'effets secondaires. Qu'est ce qu'il en est vraiment? Merci
Birmanie - Novembre 2004 English translation pending
Je rentre d'un voyage de 3 semaines en Birmanie.
Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Comme souvent, nous avons pris l'option d'en faire moins (ni MraukU, ni trek, ni plage ...) pour bénéficier de longues étapes et visiter chaque région tranquillement. Ce rythme nous a permis d'encaisser facilement les très longs transferts en bus et de quitter chaque région avec nostalgie mais sans regret.
Ven 5 Nov - Vols Singapore Airlines et SilkAir Paris/Yangon via Singapour - Sam - Arrivée à Yangon vers midi Départ pour Mandalay à 18h00 (bus : 7$ - durée 15 heures) - Nuit dans le bus Dim - Arrivée à Mandalay à 8h40 Petit tour en ville et monastère de Shwé Nan Daw (vélo : 1 500 Ks) - Nuit à Mandalay Lun - Pagode Maha Muni - Amarapura (vélo) - Nuit à Mandalay Mar - Pagode Shwé Inbin - Inwa - Sagaing (taxi bleu : 10 000 Ks) - Nuit à Mandalay Mer - Po Win Daung (taxi : 50 $) - Nuit à Mandalay Jeu - Mingun (bateau : 1 500 Ks) - Pagodes au Nord de Mandalay (vélo) - Nuit à Mandalay Ven - Descente de l'Irrawady (Express Boat : 16 $ - durée 10 heures) - Nuit à Bagan Sam - Bagan (vélo : 1 000 Ks) - Nuit à Bagan Dim - Bagan (vélo) - Nuit à Bagan Lun - Bagan (vélo) - Nuit à Bagan Mar - Départ pour le lac Inlé à 5h00 (taxi : 100$ à 4 - durée 9 heures) - Mont Popa - Nuit à Nyaung Shwé Mer - Nyaung Shwé (vélo : 1 400 Ks) - Balade sur les canaux (canoë à rames : 1 500 Ks/h) - Nuit à Nyaung Shwé Jeu - Pindaya (taxi : 30 $) - Nuit à Nyaung Shwé Ven - Journée sur le lac (pirogue à moteur : 11 000 Ks) - Nuit à Nyaung Shwé Sam - Kakku - Festival de Taungyi (taxi : 35 $) - Nuit à Nyaung Shwé Dim - Départ pour Yangon à 13h (bus : 7 000 Ks - durée 20 heures) - Nuit dans le bus Lun - Arrivée à Yangon (downtown) vers 8h00 - Nuit à Yangon Mar - Rocher d'Or (bus : 2 500 Ks + camion-bus : 500 Ks/p) - Nuit à Kin Pun Camp Mer - Départ pour Yangon à 11h30 (bus : 2 500 Ks) - Nuit à Yangon Jeu - Marché Bogyoke - Musée - Pagode Shwé Dagon - Nuit à Yangon Ven - Marché indien - Pagode Shwé Dagon bis ... - Nuit à Yangon Sam 27 Nov - Vols SilkAir et Singapore Airlines Yangon/Paris via Singapour -
BUDGET :
Rappel : à ce jour, pas d'obligation de changer des US$ en FEC à l'arrivée toujours aucune transaction possible par carte bancaire (ni paiement, ni retrait) pas de change possible avec les traveler cheques. Vous l'avez compris, il faut venir avec du cash et rien que du cash ... Cela dit, rassurez-vous, on voyage serein tant le risque de vol est faible (soyez quand même attentifs mais ne vous inquiétez pas outre mesure ...) Nous n'avions pris que des $ en billets neufs : quelques grosses coupures de 100 $ pour le change et un bon paquet de petites coupures (20, 10 et 1$) pour le "quotidien". Je ne peux pas dire si l'Euro est facilement changeable, je ne m'en suis pas préoccupée ...
Nous avons changé 200 US$ à Mandalay et 100 US$ à Bagan au cours de 900 Kyats (Ks, prononcez tchiat) pour 1 US$. Change effectué à l'hôtel à chaque fois. Ca a couvert nos 3 semaines, les grosses dépenses (hôtels et taxi) étant payées directement en US$.
Sur place (et pour nous 2) 995 $ dépensés, répartis en 341 $ d'hôtel pour 19 nuits 120 $ d'entrée de sites 534 $ de repas, boissons, transport ... (je ne compte pas les achats de souvenirs)
GUIDES :
Guide du Routard 2004 - logistique - Très à jour. Pour une fois ! Lonely Planet version française 4è édition (Rocher d'Or en couverture) - N'est plus du tout à jour quant aux tarifs et aux informations générales : quasiment inutilisé. Guide Bleu Evasion 2002 - culturel - De bonnes infos logistiques également.
TRANSPORTS :
1 - Vols
Nous avons fait le choix de Singapore Airlines : bonne compagnie, fiable et confortable (écran individuel, grand choix de films, documentaires, jeux ...). L'escale à Singapour est toujours un vrai bonheur. Billets d'avion achetés en Juin sur Internet auprès de Go Voyages : http://www.govoyages.comRécupérés sans frais à leur agence rue de Cléry à Paris. Prix = 787 Euros l'A/R Taxe d'aéroport au retour : 10 $/p
2 - Bus
Yangon-Mandalay : 7$ par la compagnie Mann Shwe Pyi Express (durée 14, 5 heures) Achat du billet directement à la gare le jour même grâce à l'aide précieuse du chauffeur de taxi. Départ à 18h00 - Arrivée à 8h40 à la gare routière de Mandalay, à 11km du centre (3 000Ks en taxi bleu pour se rendre au centre) Bon confort - A/C - Bouteille d'eau fournie - Pas de vidéo ni de cassette à tue tête - Nous avons bien dormi et n'avons eu ni chaud, ni froid. Plusieurs arrêts pour se restaurer et se soulager.
Nous avons enchaîné le transfert en bus Yangon-Mandalay dès notre arrivée à Yangon. Pour éviter une nuit à Yangon, parce que nos bagages étaient déjà tout prêts, parce qu'on avait le rythme ... bref, ce qui sur le papier nous avait paru un peu fou s'est finalement fait tout seul ! On a dormi dans le bus, plutôt bien, et le dimanche à 9h, on était à l'hôtel, à Mandalay. On ne regrette pas cet effort qui finalement n'en fut un que dans la tête : celui de se dire, à l'atterrissage à Yangon, qu'on n'était pas encore arrivés ... Pour ce faire, nous avons demandé au chauffeur de taxi de nous emmener à la gare routière pour Mandalay. Il nous annonce que la gare routière proche de l'aéroport de Yangon est désormais fermée et qu'elle a été déplacée à l'Aung Mingalar Bus Stadium. Beaucoup plus loin. C'est cela, oui !... Très dubitatifs au départ, nous avons fini par nous laisser emmener quand même et, il s'est av��ré que toutes nos arrivées à Yangon (de Inlé ou de Golden Rock) nous ont finalement ramenés dans cette "nouvelle" gare routière (qui n'a rien de neuf, d'ailleurs). On n'a jamais vu de gare routière près de l'aéroport ... On a donc fini par y croire 😛... N'ayant que des $ en poche, le chauffeur de taxi a payé nos billets de bus en Ks et nous l'avons remboursé en $.
Inlé-Yangon : 7 000 Ks par la compagnie Eastern State Express (durée 19 heures) Achat du billet par notre hôtel Départ à 13h00 à Shwé Nyaung, à qq km de Nyaung Shwé (5 000 Ks en taxi pour s'y rendre) Arrivée à Yangon, downtown, après s'être arrêté à l'Aung Mingalar Bus Stadium qu'on a reconnu (2 000 Ks en taxi pour se rendre à l'hôtel). Plus rustique - A/C - Bouteille d'eau - Vidéo assommante - Pas de pb de chaud ou de froid non plus. Plusieurs arrêts aussi bien sûr.
Yangon-Kin Pun Camp (Rocher d'Or) : 2 500 Ks par la compagnie Win Express (durée 4 heures) Achat du billet directement à la gare routière le jour même, juste avant d'embarquer. Départ à 7h00 de l'Aung Mingalar Bus Stadium (3 500 Ks de taxi depuis le centre ville) - Arrivée à KPC à 11h00 devant le Sea Sar, sympathique petit restaurant qui fait aussi guesthouse. Bon confort - A/C - Vidéos de karaoké assourdissantes (j'ai mis des boules Quiès !) Attention au retour. (Même prix - Achat du billet effectué par le jeune patron de notre guesthouse plein d'attentions). Nous sommes partis à 11h30. Nous avions choisi cet horaire pour pouvoir encore profiter de ce petit village avant de rentrer vers la bruyante capitale. Or, le bus ne disposait pas de rideaux aux fenêtres et nous avons énormément souffert. En plus, il a été plus lent qu'à l'alller, il a mis 4h30. Ce fut assez pénible.
PS1 - Les places des bus sont numérotées. Si vous le pouvez, évitez d'aller trop à l'arrière où l'on est davantage secoué. Pas d'embrouille, les réservations sont respectées. PS2. N'oubliez pas de prévoir votre papier toilette pour les arrêts, il n'y en a jamais 😛. Une lampe de poche peut aussi être utile ...
3 - Express Boat
Mandalay-Bagan : 16 $ (durée 10 heures) Achat du billet par l'hôtel Départ à 6h00 (transfert gracieux depuis l'hôtel) - Arrivée à 16h00 (transfert gracieux à l'hôtel puisqu'il était réservé) On n'a pas aimé ce transfert 🙁... Sans intérêt, bateau de touristes, quelques rares birmans, isolés. De plus, le voyage a peu d'intérêt, les paysages sont quelconques. Grosse, grosse déception ... Si c'était à refaire, on prendrait le bus depuis Mandalay ou peut-être depuis Po Win Daung (encore qu'il parait que l'hébergement à Po Win Daung est vraiment très spartiate). Bref, ça ne vaut pas les 16 $ investis ! Le bus, c'est beaucoup plus sympa.
4 - Taxi longue distance
Attention, pour les grandes distances, ça revient vite assez cher . Excursion à Po Win Daung depuis Mandalay : 50 $ (8 heures de route A/R) Bagan-Inlé via Mont Popa (arrêt de 2 heures) : 100 $ (9 heures de route) à partager, nous étions 2 couples - Partis à 5h00, arrivés à Nyaung Shwé vers 18h. Voiture genre microbus (7 places) -désolée, je suis nulle en marque de voiture, je n'ai pas noté ...- Confortable. Lors de nos périples dans Bagan, des rabatteurs nous proposaient ce même périple pour 70 $ ... Mais peut-être pas pour 4 personnes ce qui revient au même .... à vérifier ... Excursion Pindaya depuis Nyaung Shwé (Inlé) : 30 $ (7 heures de route A/R) Excursion Kakku depuis Nyaung Shwé (Inlé) : 35 $ (6 heures de route A/R) Partis à 11h, de retour à 19h car nous avons raté le festival de Taungyi (il nous a semblé (?) que le chauffeur ne savait pas vraiment où se tenaient les attractions de ballons, ou peut-être n'était-ce pas encore commencé ...) Bref, beaucoup de monde, trop à notre goût, trop longtemps à attendre avant ... on ne savait pas trop quoi ... un feu d'artifice peut-être ?... Bôf, on rentre ... Sans le festival deTaungyi, l'excursion aurait dû coûter moins cher (20$ peut-être ...) Un beau raté 😕 !
5 - Taxi en ville
A Yangon, ce sont des voitures avec enseigne sur le toit. Pas de compteur bien sûr ... Se mettre d'accord sur le prix avant la course. Aéroport - Gare routière (Aung Mingalar Bus Stadium) : 3 $ - Sortez de l'aéroport, évitez les prépaid et négociez bien à l'arrivée. Les chauffeurs proposent du change mais il n'est pas intéressant (enfin, ce n'est pas une grosse arnaque non plus : 850 Ks le $) - Bien sûr, ils acceptent d'être payés en $ mais du coup, la négociation est moins fine ... Centre ville - gare routière (Aung Mingalar Bus Stadium) : 3 500 Ks Centre ville - Aéroport : 3 000 Ks Course en ville : entre 800 et 2 000 Ks selon la distance
A Mandalay, ce sont des camionnettes bleues (blue taxi) où l'on monte à l'arrière Gare routière - centre ville (11 km) : 3 000 Ks Journée Inwa, Sagaing ... avec autant d'arrêts que l'on souhaite : 11 000 Ks Course en ville : 1 800 Ks Course Trishaw : 500 Ks (on a pris un trishaw chacun, ayant des scrupules ... nous sommes un peu plus lourds qu'eux ...)
A Nyaung Shwé, voiture particulière de l'hôtel Nyaung Shwé à Shwé Nyaung (pour prendre le bus vers Yangon) : 5 000 Ks. On n'a pas discuté mais, ça me parait beaucoup trop cher ...
6 - Vélo
1 500 Ks/j à Mandalay (loué à l'hôtel) 1 000 Ks/j à Bagan (loué à l'hôtel) 1 400 Ks/j à Nyaung Shwé (loué en ville) - Ceux-ci étaient tout neufs ! Nous avons crevé régulièrement (1 fois par jour). Ce qui n'est pas un problème, on trouve partout des petits ateliers qui vous réparent votre vélo pour 50 ou 100 Ks (à votre bon coeur). Même en ville ... Pas de problème ! Les Birmans sont tellement serviables que l'un d'eux a été jusqu'à emmener notre vélo en camionnette auprès du mécano à quelques centaines de mètres. Gracieusement .... Ces petits inconvénients laissent vraiment de bons souvenirs !
HEBERGEMENT :
Nous avons recherché des hôtels en gamme de prix moyens. Chambres toujours spacieuses, sanitaires (douches et wc) privés, eau chaude, A/C sauf à Nyaung Shwé (où c'est inutile). Nous avons toujours payé en US$, les prix indiqués sont par nuit, ttc et petit déjeuner inclus. Sans doute à tort, nous n'avons jamais cherché à négocier les prix annoncés.
Mandalay : Le Golden Mandalay Hotel (20 $) - ref GDR 🙂🙂 Anciennement le Yadanar Su Pon. Tenu par U Ko Ko et son adorable fille Tanzy (je ne suis pas sûre de l'orthographe ...). Un vrai coup de coeur. Petit ensemble de quelques bungalows, face à une mare couverte de nénuphars et gardée bruyamment par Amélie et Amélia 😉, 2 oies blanches et jacassantes. Chambre très spacieuse et très joliment décorée de bambou. Petit déjeuner servi dans le jardin face à la mare. Eau en bouteille à volonté, offerte. Petite assiette de fruits frais au retour. Accueil et service très familial, sans lourdeur. Tanzy est souriante du matin au soir et se met en 4 pour répondre à tous vos besoins. Elle s'occupe de tout : elle vous trouve des vélos, elle vous réserve les taxis, le bateau, vous fait du change ... Un vrai bonheur. Elle fut notre premier contact avec la Birmanie (après nos 16 heures de bus depuis Yangon) et a illuminé notre séjour à Mandalay. La famille de U Ko Ko mérite de beaucoup la pub que je me suis promise de leur faire !
Bagan : Golden Express Hotel (20 $) à Wet Kyi Inn - recommandé et réservé par Tanzy. Grand complexe sans aucun charme (bungalows et hotel) avec plusieurs niveaux de chambre : 18, 20, 24 et 30 $. Nous avons choisi une chambre en bungalow. Literie et sanitaires propres. Petite piscine agréable. Location de vélos. Service d'e-mail (1$ par mail envoyé). Excellente situation pour visiter les temples.
Nyaung Shwé (Lac Inlé) : View Point Inn (12 $) - ref GDR 🙂 Sur le canal, 4 bungalows sur pilotis de 2 chambres chaque. Chambre spacieuse mais spartiate, sanitaires vétustes ... Petite terrasse devant la chambre donnant sur le canal. Petit déj (pancakes absolument délicieux !) servi sur une terrasse haute dominant le canal où il fait bon observer l'animation naissante du matin. Beaucoup de charme - Bien situé - Tour du lac organisé par l'hôtel très très bien. Beaucoup d'animation (donc de bruit dès 5h30) sur le canal ... Ça ne nous a pas gêné mais je préviens ... C'est pas là qu'il faut prévoir de faire des grasses mat'!
Kin Pun Camp (Rocher d'Or) : Sea Sar Guesthouse (13 $) - ref GDR 🙂 Restaurant du même nom face à l'arrêt du bus qui arrive de Yangon. On va manger et on repart avec une chambre ... C'est pratique. Le jeune patron est sympa. La chambre est très très propre et spacieuse. A/C ! Rien à redire ! Une bonne adresse. En plus, le petit village est très vivant. Etape bien agréable.
Yangon : Queen's Park Hotel (22 $) Grand hotel sans charme. Situé downtown à 25 minutes de Paya Sulé et de Bogyoke Market. Les 2 hôtels dans le coin cités par le GDR étaient complets ... Accueil chaleureux et serviable - Ils nous ont gardé nos bagages (gratuitement bien sûr) lors de notre excursion au Rocher d'Or) Propre - A/C - Eau chaude, très très chaude - Ici, nous avons payé notre eau ... (raisonnable 200Ks). C'est une bonne adresse à défaut ...
REPAS :
On trouve très facilement, en plus de la cuisine birmane, de la cuisine chinoise et parfois de la cuisine indienne.
Un repas birman est constitué de riz (à volonté), éventuellement d'un petit curry de viande (nous sommes toujours restés au poulet) : 3 ou 4 morceaux cuisinés dans une sauce parfumée et épicée (mais pas pimentée), d'un bouillon et d'une quantité impressionnante de petites assiettes garnies de légumes, d'épices, de condiments divers et variés. Certains sont délicieux, d'autres plus surprenants ... Attention à la pâte de crevettes, forte en goût et en odeur ! Dès qu'une assiette est vide, elle est regarnie ... Finalement, seule la viande n'est pas à volonté. C'est très sympathique et très convivial. Ce genre de repas est très économique, autour de 1 000 Ks. Le thé birman est gratuit, à disposition sur les tables. Bonne adresse : dans Old Bagan, le Mar Lar Thein Gi (GDR) ...
Les cartes chinoises proposent les traditionnels Fried Rice et Fried Noddles avec ou sans viande. C'est toujours extrêment copieux, parfois garnis d'un oeuf. Vous y trouverez aussi des légumes fris délicieux (brocolis, choux-fleurs, pois gourmands ...) Bonnes adresses : à Mandalay, le Myanmar Lion Restaurant ; à Wet Kyi Inn (Bagan), le Pyi Sone (juste à côté du Golden Express Hotel), goûtez le Coconut Rice 🙂 au poulet à commander la veille (2 500 Ks), c'est divin !
Enfin, vous trouverez de bons restaurants indiens proposant thali, biryanis, chapatis ... avec toujours le riz à volonté. Bonnes adresses : à Yangon, le New Dehli (GDR) ; à Nyaung Shwé, l'Aroma(GDR)
En résumé, on mange facilement, bien, (sans se régaler comme en Indonésie) et à un prix dérisoire. Clairement, ce qui coûte le plus cher dans les repas, ce sont les boissons (Coca ou bière - la Myanmar à la pression est une merveille de douceur et de fraîcheur ! Je suis sûre que Parvat ne me contredira pas 😉!!).
Nous n'avons jamais discuté les prix des plats dans les petites gargottes. Ils sont indiqués sur les cartes et sont relativement les mêmes partout :
1 canette de Coca : 450 (en superette) à 700 (dans la rue, au restau) Ks 1 bouteille de Star Cola (leur Coca Cola local) : 100 Ks (c'est plus sirupeux que le Coca mais pas mauvais du tout) 1 litre d'eau en bouteille : 100 (en superette) à 200 Ks (dans la rue, dans les gargottes) - La marque Alpine est bonne. 1 demi de Myanmar pression : 325 Ks (Amateurs de bière, ne la ratez pas, elle est vraiment bonne. Elle m'a rappelé la Grimbergen). 1 bouteille de bière Mandalay (620 ml !! Attention !) : 1200 à 2000 Ks 1 assiette de riz blanc (quand il est payant ...) : 100 à 200 Ks 1 fried rice ou fried noddle au poulet : 700 Ks 1 chicken curry : 500 à 1 700 Ks (selon la préparation et le type du restaurant) Ainsi, un repas simple dans une petite gargotte nous revenait pour nous 2, hors boisson à 1 500-2 000 Ks. Un "repas de fête" à Yangon, pour mon anniv, nous a couté 11 000 Ks (au Shan Kan (GDR) - très sympa le soir, vue sur Shwé Dagon - Excellent Roasted Duck) avec 2 bouteilles de bière (anniv oblige 😊!) incluses.
Pour un petit encas, vous trouverez dans les rues des vendeurs de fruits : pastèques, ananas, papaye (pas testé, on déteste tous les 2 la papaye ...). Ils découpent votre portion en petits quartiers et les servent dans une petite poche plastique avec un pic en bois. Pratique, rafraîchissant et délicieux. Vous trouverez aussi des vendeurs de noix de coco fraîches (buvez d'abord le lait, puis mangez la pulpe). Essayez aussi le jus de canne à sucre servis avec du citron vert et, à la demande, de la glace. C'est dynamisant. Toutes ces petites douceurs tournent toujours autour de 100 à 200 Ks ...
Dans les maisons de thé, vous trouverez ... du thé (au lait ou nature) et encore des petites gâteries. Des samossas, aux légumes ou aux oignons, des beignets à tremper dans une sauce pimentée ... Tout ça est très bon. Seul inconvénient : pour les grands et gros que nous sommes, la pause peut s'avérer compliquée car les tabourets sont miniatures et il faut être adroits pour s'y asseoir et s'en relever sans s'étaler 😛 ... C'est bien connu : nous n'avons pas leur souplesse pour nous accroupir ... ce qui d'ailleurs les amuse beaucoup ...
SITES :
En Birmanie, il ne s'agit plus d'aimer seulement les vieilles pierres ... il faut aimer ... les pagodes !! Car, vous allez en voir ! Des anciennes, des récentes, des sobres, des moins sobres, des vraiment trop kitsches, des dorées ... Et des bouddhas !... Assis, dans la position de prise de la terre à témoin, parfois couchés, rarement debout ... Blancs, rouges, dorés ... voire boursouflés pour certains tellement ils sont couverts d'or ... Et c'est pieds nus que vous devrez voir toutes ces merveilles. Chaussez-vous en conséquence. Nous avions des sandales à scratch. Pratique tant pour faire du vélo que pour se déchausser facilement. Vous trouverez parfois des consignes à l'entrée des pagodes. On ne les a jamais utilisées : on laissait nos chaussures avec les tongs des Birmans, on les a toujours retrouvées.
Budget total entrées des sites : 60 $/p - Aucun supplément n'est demandé pour les appareils photo (sauf Pindaya).
Mandalay et ses environs Pass Mandalay : 10$ (validité 5 jours)dont Inwa Pass Sagaing/Mingun : 3 $ Mandalay : à ne pas rater, monastères Shwé Nandaw et Shwé Inbin et pagode Maha Muni. Nous n'avons pas visité le palais ... On s'est contenté d'admirer ses murailles. Nous ne sommes pas non plus monté en haut de la colline. J'ai bien aimé me promener en vélo dans cette ville facile et calme. Amarapura : prévoir 1 journée de vélo - Facile depuis Mandalay - La journée est d'ailleurs, à mon goût, plus intéressante pour la balade que pour les pagodes ... Nous avons déjeuné près du Pont U Bein dans une petite gargotte installée au bord du lac. Magnifique et reposant. Ne manquez pas la traversée du pont à pied (pas pieds nus !!). Nous y sommes revenus le lendemain (lors de notre excursion Inwa/Sagaing avec notre taxi bleu) en fin de journée pour profiter d'une plus belle lumière. Très photogénique. Inwa : on y a va en taxi bleu, puis on prend une barge qui traverse le fleuve (500 Ks/p) et accoste sur l'ile. Là, il faut négocier une calèche pour faire le tour. Nous avons demandé le grand tour (2h30) et payé 5 000 Ks pour nous 2. Belle promenade dans cette île très vivante et couverte de ... pagodes. Là encore, la balade au rythme du trot du cheval dans cette campagne enjouée est aussi intéressante si ce n'est plus que les pagodes en elles-mêmes. A ne pas rater. Sagaing : dans la même journée, on va en taxi bleu à Sagaing pour gravir un long escalier (à couvert) aboutissant à une pagode moderne et vraiment trop kitsch ! Certes, le panorama 360° est très beau mais ... on peut se passer de cette visite. Mingun : un bateau part à 9h et revient à 13h (1 heure à l'aller, 45 minutes au retour) : 1500 Ks/p Mingun est un beau site, présentant une pagode inachevée gigantesque et une autre éclatante de blancheur et d'une grande originalité. De nombreux artisans vous permettent de patienter jusqu'à 13h. Belles peintures (aquarelle, huile, pastel) à tous les prix (de qq milliers de Ks à plusieurs dizaines de $), certaines absolument magnifiques. Comme on regrette aujourd'hui de ne pas s'être laissés tenter !...
Po Win Daung Entrée = 2$ Excursion en taxi depuis Mandalay - 8 heures de taxi - 50 $ Attirés par un article paru dans un vieil exemplaire de Géo Magazine, nous tenions absolument à voir ce site. Des dizaines de grottes, plus ou moins grandes et dans chacune d'elles, des bouddhas, mais surtout des peintures murales magnifiques, très très bien conservées. La visite se fait avec un guide. J'aime mon autonomie mais là, je reconnais qu'il est indispensable. Trop de grottes pour savoir laquelle aller voir, laquelle ne pas rater, laquelle négliger. Lui sait les choisir avec un intérêt crescendo, la visite est bien menée. Anglais approximatif mais suffisant. Et comme toujours une grande sollicitude et une grande gentillesse. En 2 heures, on voit le principal. Organisée depuis Mandalay en taxi, c'est une excursion coûteuse en temps et en argent. Difficile de dire si ça les vaut ... nous, on n'a pas regretté mais c'est encore des bouddhas ...vous voila avertis.
Bagan Pass illimité 10$Musée 3$ Comme pour Angkor, nous avons loué des vélos ... Quel bonheur de visiter à son rythme, de prendre les chemins de traverse, de piocher dans ce champ de pagodes celle qui retient un peu plus notre attention et dont on va s'approcher ... Un bus de touristes ? Passons à la suivante, on y reviendra ! Mauvaise lumière ? On y repassera ce soir ! J'adore ces visites à vélo qui vous offrent cette liberté totale. Un bon plan (on en trouve partout à 500 Ks), une boussole (et encore !) et on trouve toutes les pagodes qu'on cherche. On n'a jamais eu aucune difficulté. On a même pris des raccourcis à travers les rizières. C'est fabuleux !... Les vélos possèdent un petit panier à l'avant, un antivol intégré, ils sont vieux et couinent beaucoup mais ils roulent. On crève ? Et alors ? Là, juste à côté, il y a un petit atelier en plein air qui va réparer en 10 minutes et 50 Ks la chambre à air ! Et c'est reparti ! "A demain, ami mécano pour la roue arrière !..." Nous avons passé 3 jours pleins à Bagan. 3 jours de bonheur. Nous avons vu le principal ... Mais Bagan a cela de commun avec Angkor qu'au dela de "voir le principal", il y a, après, l'envie de profiter de l'atmosphère. Et là on ne voit plus, on ressent ... Nous avions prévu d'y passer 1 jour de plus, pour le plaisir, pour l'ancrage comme je dis. Une opportunité de partager un taxi nous a fait revoir nos plans ... Un petit regret quand même ... je serais bien restée encore 1 jour ... La plus belle lumière, à mon goût (avis personnel !), était vers 16h00. Là le bleu du ciel, le rouge des briques des pagodes et le vert des rizières claquent vraiment ! Le matin, l'ambiance est magique mais c'est un peu voilé pour les photos. La nuit tombe vite, attention, à 18h00, il fait nuit noire ... Comme pour les pagodes en activité, il faut se déchausser. Les marchands du temple envahissent de plus en plus les pagodes. Ils vont maintenant jusqu'à l'intérieur. C'est un peu dommage ... Ils sont un peu collants, il faut l'avouer mais toujours souriants et très aimables. Aucune agressivité, jamais. Et puis, l'artisanat est beau, un artisanat de laques notamment pas mal du tout !... C'est ici, à Bagan que vous aurez le plus grand choix : achetez ici ! Nous on a trop attendu (toujours dans l'idée de voyager léger le plus longtemps possible) et on a regretté ! Boissons fraîches partout sur le site. Par contre, pas de toilettes.
Mont Popa Entrée = ?? Je n'ai rien noté et ne me souviens plus s'il s'agit ou non d'un oubli ... Bôf ... peut-être y sommes nous arrivés trop tôt (il était 6h30) ... les chappelles ouvraient à peine, personne en haut ... pas d'ambiance. Dans ces conditions, 1h30 nous ont largement suffi mais, encore une fois, je pense qu'on n'y était pas au meilleur moment. Tout au long de l'ascension (escalier facile, à couvert), vous serez accompagnés de dizaines de singes vifs et malicieux. Scènes de jeux très amusantes. Restez néanmoins sur vos gardes ... Il était donc 8h00 environ quand nous sommes redescendus et, là, nous avons adoré la vie, l'animation de début de journée de ce petit bourg. Les moines qui font leur tournée du matin, les boutiques de racines et d'herbes qui ouvrent ... Moment très agréable.
Pindaya Entrée = 3 $ + 200 Ks / app photos Une grande grotte (avec stalactites et stalacmites comme il se doit) encombrée de bouddhas dorés de toute taille. 8093 il parait. Excursion organisée depuis Nyaung Shwé à défaut d'avoir passé la nuit à Kalaw. Il me semble plus simple de passer la nuit à Kalaw et de faire Pindaya en allant de Kalaw à Nyaung Shwé. On y gagne en temps et en fatigue. C'est ce que nous avions prévu initialement (le chauffeur acceptait de passer la nuit à Kalaw en majorant son prix de 20$) mais l'opportunité de partager le taxi avec un autre couple nous a amenés à changer nos plans. Je reste convaincue que l'option "étape à Kalaw" aurait été plus confortable et moins redondante ... 1 bonne heure suffit pour compter les 8093 bouddhas.
Lac Inlé Accès : 3 $ (validité illimitée) Ah, quel régal ! Ah, quel bonheur ! Ah, quelle beauté, quelle sérénité ! Nous avons passé 5 nuits à Nyaung Shwé, petit bourg au Nord du lac. Là encore, j'aurais aimé y passer 1 journée de plus, pour le plaisir des yeux. Cette petite localité, à fleur d'eau, vit du tourisme : restau, quelques boutiques, guesthouses et hôtels, embarcadère pour les balades sur les canaux et sur le lac, location de vélo ... tout est facile. De Nyaung Shwé, nous avons aussi organisé les excursions vers Pindaya et Kakku. Nous avons passé 1 journée à nous promener dans Nyaung Shwé. Ne ratez pas le superbe monastère en bois Shwé Yan Pyay, qui abrite une communauté de bonzes jeunes et gais, à 2 km de la ville sur la route d'Hého et surtout la pagode juste à côté, toute décorée de motifs en pâte de verre et de bouddhas d'albâtre. On la dirait à l'abandon mais elle a une âme comme nous en avons rarement trouvé dans les pagodes. En vélo, c'est facile et tout plat. En plus, on longe des canaux où les familles se baignent. Belles images. Petite balade très sympa. Petits vendeurs de souvenirs en face où on a trouvé de jolies gravures sur bambous. Balade sur les canaux en canoë à rames : 1 500 Ks/h - On a fait 2h ... ça ne nous a pas transportés mais on aurait peut-ête dû mieux expliquer ce qu'on voulait : juste glisser sur des canaux entre les maisons sur pilotis pour profiter de la fin de journée. En fait, nous sommes passés d'une fabrique de cheerots, à un vieux stupas, à un monastère ... Nous avons passé autant de temps sur la terre ferme que dans la barque. Ce n'était pas l'idée que je m'en faisais .... Je n'avais qu'à le dire ! Pas grave, ce n'était quand même pas une galère non plus .... Et nous avons fait le tour du lac, en pirogue à moteur. Départ à 7h15 de l'hôtel (qui donne sur le canal), retour à 17h45 après le coucher du soleil - Grand tour avec Inn Dein : 11 000 Ks pour nous 2. Excursion réservée et organisée par l'hôtel (nous avions bien expliqué ce qu'on voulait voir et il n'y a eu aucune embrouille). Alors là, une journée magique !! La plus belle du voyage ! La plus esthétique, la plus sereine, la plus dépaysante ! Nous n'étions que tous les 2 dans la longue pirogue, petit luxe bien agréable ... La balade a duré toute la journée, à travers les villages de pêcheurs aux magnifiques maisons sur pilotis se réflétant dans une eau claire, à travers les lotus, à travers les jardins flottants et avec les arrêts chez les artisans que nous avions demandé à voir : ombelles, soie, bronze, argent, ... Un arrêt également à un marché semi-touristique semi-local où les locaux portent de beaux kramas (c'est le nom au Cambodge, peut-être n'est-ce pas le bon vocable ici) oranges sur la tête ... Le soir un arrêt au monastère des chats sauteurs, petite attraction amusante que nous avons ratée de peu tellement nous avions flâné ailleurs mais qu'un gentil bonze nous a montrée, pour nous, tout seuls : les chats sont dressés à sauter dans un cerceau. C'est mignon .... On rentre au soleil couchant, en ne manquant pas de photographier les Inthas qui rament en enroulant leur jambe autour de leur gaffe, en un geste à la fois gracieux et puissant. Une journée, en plein air (prévoyez la crème solaire, avec la réverbération sur la lac, ça tape !), dans un cadre naturel magnifique. C'est incontournable !!
Kakku Entrée = 3 $/p + 5 $ pour le guide obligatoire ... Ma petite excursion préférée ! Excursion organisée depuis Nyaung Shwé. ½ journée peut suffire. Sur la route, on s'arrête à Taungyi pour payer le droit d'entrée à Kakku et pour emmener un guide Pa O, obligatoire que l'on paye 5$ (pour nous 2). Le guide ne sert strictement à rien mais Kakku est géré par les PaO et le guide obligatoire fut la condition qu'ils ont posée pour ouvrir le site au plublic. Qu'importe. Nous voila en route pour 1h30 depuis Taungyi avec un guide qui, pensant nous plaire, parlait à moitié anglais, à moitié français ... Ce qui rendait son discours totalement incompréhensible ! Allez comprendre un mot mal prononcé en français quand vous supposez que c'est de l'anglais 🤪 !!... Arrivés à Kakku, ils nous a donné 2 mots d'explication et nous a lâchés sur ce site. Tant mieux finalement ... Des centaines de stupas alignés, plus ou moins décorés ... Certaines statues gardent encore de jolies traces de peintures. C'est vraiment fabuleux et on se promène dans ce dédale de stupas (pieds nus bien sûr) avec délices. La route pour y arriver traverse des villages de maisons de teck et de bambous harmonieusement tressés. On devine une région agricole un peu plus riche qu'ailleurs ... Ne ratez pas ça, c'est fabuleux et bien moins touristique que Pindaya.
Rocher d'Or Entrée = 6 $ En préparant notre voyage, nous avions hésité ... Cette excursion depuis Yangon nous paraissait bien galère pour ... peu de chose ... Au final, c'est ultra simple et intéressant. Pour y aller depuis Yangon, bus (voir § bus plus haut) puis à Kin Pun Camp, on s'installe confortablement 😛 dans la benne de ce qu'ils appellent le camion-bus, serrés avec 50 autres passagers ... Et c'est parti pour 30 minutes de montagnes russes ! Mieux qu'à Disney : ça dure plus longtemps et c'est moins cher mais je vous assure que les sensations y sont très semblables, les éclats de rire aussi ! Cette douce folie coûte 500 Ks. Le camion nous déverse au pied du Rocher que l'on gravit péniblement (c'est la montée la plus dure qu'on ait eu à faire) en 30-40 minutes. Là haut : le Rocher et toute la foule de pélerins venus s'y recueillir. L'ambiance y est très enjouée : les gamins jouent, les adultes rient, mangent, prient. Grande ferveur n'excluant pas une grande bonne humeur (mais ça c'est vrai partout en Birmanie : ils s'autorisent à prier et à rire dans un même lieu, mélange impie inconnu chez nous). Retour par le même manège à Kin Pun Camp vers 18h (la dernière benne -décidément, je n'arrive pas à appeler ça un camion-bus ! - part à 19h) où nous avions réservé notre petite chambre. Petite soirée agréable dans le petit bourg animé comme d'une fête foraine. Nuit au calme ... Le bilan : c'est une excursion qui prend du temps, certes (pas beaucoup d'argent) mais qui est intéressante. Le Rocher vaut d'être vu ... La vie dans le petit village est authentique. Cela dit, en tout honnêteté, je n'ai pas ressenti une grosse émotion. Si vous avez le temps (et en 3 semaines, on a le temps ! ), ne le manquez pas ; sinon ... Mais si c'était à refaire, n'aurais-je pas préféré passer 1 journée de plus à Bagan et 1 journée de plus à Inlé ?... Difficile ... Les durs choix des voyages ! Allez, il y a des décisions plus dures que ça dans la vie ! Haut les coeurs 🙂 !
Yangon Pagode Botahtaung : 2 $ Pagode Shwé Dagon : 5 $ Musée de Yangon : 5 $ Yangon, c'est la capitale ... Après 15 jours dans les champs, dans les villages, sur l'eau ... C'est moins agréable ... néanmoins, la vie n'y est pas stressante. Ne ratez pas la pagode Shwé Dagon et le marché Bogyoke, couvert, aéré, agréable. Le musée n'intéressera que les passionnés.
DIVERS :
Logistique : n'hésitez pas à vous adresser à votre hôtel pour tous vos besoins. Ils ont un sens du service hors du commun. Les photos : trop faciles ! Aucun pb pour les portraits, tous s'y prêtent volontiers, enfants, hommes, femmes, bonzes ... Sourire aux lèvres et nous remerciant après coup ! Du coup, tout le monde se remercie, c'est vraiment sympa ! Un vrai bonheur. Et personne n'a jamais réclamé de bakchich ... D'un point de vue pratique, je suis encore à l'argentique. J'ai pris du 200 Asa et aucun filtre. Je suis très satisfaite du résultat, la Birmanie est très photogénique et les couleurs pètent ! Le palu : après de longues hésitations et pour éviter le Lariam, nous avons fini par prendre de la Doxycycline, recommandé par l'institut Pasteur. C'est en fait un antibiotique (il faut donc une ordonnance médicale et s'y prendre à l'avance, la pharmacie renâclant à fournir toutes les boites d'un seul coup). Aucun effet secondaire (pour l'instant !). Consultez le site de l'Institut Pasteur pour plus de détails : http://www.pasteur.fr/externe L'artisanat : attention, n'attendez pas Yangon pour faire vos achats, vous le regretteriez. Nous avons vu les plus belles marionnettes à Mandalay (en face de la Shwé NanDaw ou sur la route d'Inwa) ; les plus belles laques à Bagan (visitez un workshop dans New Bagan, c'est instructif et sympa) ; les plus belles aquarelles à Mingun et près du Pont Ubein. Nous avons trouvé de jolies sculptures sur bois à Yangon, dans la pagode Shwé Dagon. Et des tas de bricoles partout, pour 3 francs 6 sous ... On est revenu avec un sac plein !! Prévoyez de la place ! C'est un régal. Globalement, nous avons payé nos achats 1/3 de moins que le prix initial. Marchandage facile et sans agressivité. Gardez toujours le sourire, ça facilite énormément la négociation. Petite astuce : si les ombrelles en papier vous intéressent (vous en verrez de jolies à Pindaya et sur le lac Inlé), sachez que j'ai trouvé (totalement par hasard !) dans une superette à Yangon une authentique ombrelle de moine, rouge, grande, pour 800 Ks ... A acheter sans doute en dernier car c'est un peu pénible à transporter ....mais quel effet dans le salon ! Info de toute dernière minute ... J'ai porté ce week end un petit ensemble en coton que j'ai acheté à Bagan (petite tunique col mao et pantalon à ceinture coulissante). Pas de mauvaise surprise au lavage et je confirme qu'ils disent vrai quand ils affirment que le coton s'assouplit au lavage. Agréable à porter, pour 4 000 Ks, c'est du plus bel effet !
On a beaucoup aimé : Leur jovialité, leur amabilité, leur gentillesse et leur sollicitude vis à vis de nous ... Pouvoir se promener dans les villages ou dans les villes, à pied ou à vélo, à toute heure, en toute sécurité et en toute sérénité. La beauté du Lac Inlé. Les nombreux chiens et chats, qui vivent en bonne entente avec les gens. Les chevaux et les buffles sont également bien traités. La Myanmar Beer à la pression !
On a moins aimé : Les crachats rouges dûs au bétel. L'odeur et le goût de la pâte de crevette.
En conclusion ... La junte militaire a eu raison de l'évolution économique de ce pays mais pas du sourire des gens ! Un accueil, une serviabilité, une sollicitude, rencontrées nulle part ailleurs, ont rendu ce voyage facile et émouvant. Un voyage où l'on partage, un court instant, leur mode vie et où l'on profite de leurs richesses culturelles et naturelles. Pagodes, maisons sur pilotis et éclats de rire sont désormais, pour moi, associés au Myanmar. Un des voyages les plus enrichissants et les plus dépaysants qu'on ait faits.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Comme souvent, nous avons pris l'option d'en faire moins (ni MraukU, ni trek, ni plage ...) pour bénéficier de longues étapes et visiter chaque région tranquillement. Ce rythme nous a permis d'encaisser facilement les très longs transferts en bus et de quitter chaque région avec nostalgie mais sans regret.
Ven 5 Nov - Vols Singapore Airlines et SilkAir Paris/Yangon via Singapour - Sam - Arrivée à Yangon vers midi Départ pour Mandalay à 18h00 (bus : 7$ - durée 15 heures) - Nuit dans le bus Dim - Arrivée à Mandalay à 8h40 Petit tour en ville et monastère de Shwé Nan Daw (vélo : 1 500 Ks) - Nuit à Mandalay Lun - Pagode Maha Muni - Amarapura (vélo) - Nuit à Mandalay Mar - Pagode Shwé Inbin - Inwa - Sagaing (taxi bleu : 10 000 Ks) - Nuit à Mandalay Mer - Po Win Daung (taxi : 50 $) - Nuit à Mandalay Jeu - Mingun (bateau : 1 500 Ks) - Pagodes au Nord de Mandalay (vélo) - Nuit à Mandalay Ven - Descente de l'Irrawady (Express Boat : 16 $ - durée 10 heures) - Nuit à Bagan Sam - Bagan (vélo : 1 000 Ks) - Nuit à Bagan Dim - Bagan (vélo) - Nuit à Bagan Lun - Bagan (vélo) - Nuit à Bagan Mar - Départ pour le lac Inlé à 5h00 (taxi : 100$ à 4 - durée 9 heures) - Mont Popa - Nuit à Nyaung Shwé Mer - Nyaung Shwé (vélo : 1 400 Ks) - Balade sur les canaux (canoë à rames : 1 500 Ks/h) - Nuit à Nyaung Shwé Jeu - Pindaya (taxi : 30 $) - Nuit à Nyaung Shwé Ven - Journée sur le lac (pirogue à moteur : 11 000 Ks) - Nuit à Nyaung Shwé Sam - Kakku - Festival de Taungyi (taxi : 35 $) - Nuit à Nyaung Shwé Dim - Départ pour Yangon à 13h (bus : 7 000 Ks - durée 20 heures) - Nuit dans le bus Lun - Arrivée à Yangon (downtown) vers 8h00 - Nuit à Yangon Mar - Rocher d'Or (bus : 2 500 Ks + camion-bus : 500 Ks/p) - Nuit à Kin Pun Camp Mer - Départ pour Yangon à 11h30 (bus : 2 500 Ks) - Nuit à Yangon Jeu - Marché Bogyoke - Musée - Pagode Shwé Dagon - Nuit à Yangon Ven - Marché indien - Pagode Shwé Dagon bis ... - Nuit à Yangon Sam 27 Nov - Vols SilkAir et Singapore Airlines Yangon/Paris via Singapour -
BUDGET :
Rappel : à ce jour, pas d'obligation de changer des US$ en FEC à l'arrivée toujours aucune transaction possible par carte bancaire (ni paiement, ni retrait) pas de change possible avec les traveler cheques. Vous l'avez compris, il faut venir avec du cash et rien que du cash ... Cela dit, rassurez-vous, on voyage serein tant le risque de vol est faible (soyez quand même attentifs mais ne vous inquiétez pas outre mesure ...) Nous n'avions pris que des $ en billets neufs : quelques grosses coupures de 100 $ pour le change et un bon paquet de petites coupures (20, 10 et 1$) pour le "quotidien". Je ne peux pas dire si l'Euro est facilement changeable, je ne m'en suis pas préoccupée ...
Nous avons changé 200 US$ à Mandalay et 100 US$ à Bagan au cours de 900 Kyats (Ks, prononcez tchiat) pour 1 US$. Change effectué à l'hôtel à chaque fois. Ca a couvert nos 3 semaines, les grosses dépenses (hôtels et taxi) étant payées directement en US$.
Sur place (et pour nous 2) 995 $ dépensés, répartis en 341 $ d'hôtel pour 19 nuits 120 $ d'entrée de sites 534 $ de repas, boissons, transport ... (je ne compte pas les achats de souvenirs)
GUIDES :
Guide du Routard 2004 - logistique - Très à jour. Pour une fois ! Lonely Planet version française 4è édition (Rocher d'Or en couverture) - N'est plus du tout à jour quant aux tarifs et aux informations générales : quasiment inutilisé. Guide Bleu Evasion 2002 - culturel - De bonnes infos logistiques également.
TRANSPORTS :
1 - Vols
Nous avons fait le choix de Singapore Airlines : bonne compagnie, fiable et confortable (écran individuel, grand choix de films, documentaires, jeux ...). L'escale à Singapour est toujours un vrai bonheur. Billets d'avion achetés en Juin sur Internet auprès de Go Voyages : http://www.govoyages.comRécupérés sans frais à leur agence rue de Cléry à Paris. Prix = 787 Euros l'A/R Taxe d'aéroport au retour : 10 $/p
2 - Bus
Yangon-Mandalay : 7$ par la compagnie Mann Shwe Pyi Express (durée 14, 5 heures) Achat du billet directement à la gare le jour même grâce à l'aide précieuse du chauffeur de taxi. Départ à 18h00 - Arrivée à 8h40 à la gare routière de Mandalay, à 11km du centre (3 000Ks en taxi bleu pour se rendre au centre) Bon confort - A/C - Bouteille d'eau fournie - Pas de vidéo ni de cassette à tue tête - Nous avons bien dormi et n'avons eu ni chaud, ni froid. Plusieurs arrêts pour se restaurer et se soulager.
Nous avons enchaîné le transfert en bus Yangon-Mandalay dès notre arrivée à Yangon. Pour éviter une nuit à Yangon, parce que nos bagages étaient déjà tout prêts, parce qu'on avait le rythme ... bref, ce qui sur le papier nous avait paru un peu fou s'est finalement fait tout seul ! On a dormi dans le bus, plutôt bien, et le dimanche à 9h, on était à l'hôtel, à Mandalay. On ne regrette pas cet effort qui finalement n'en fut un que dans la tête : celui de se dire, à l'atterrissage à Yangon, qu'on n'était pas encore arrivés ... Pour ce faire, nous avons demandé au chauffeur de taxi de nous emmener à la gare routière pour Mandalay. Il nous annonce que la gare routière proche de l'aéroport de Yangon est désormais fermée et qu'elle a été déplacée à l'Aung Mingalar Bus Stadium. Beaucoup plus loin. C'est cela, oui !... Très dubitatifs au départ, nous avons fini par nous laisser emmener quand même et, il s'est av��ré que toutes nos arrivées à Yangon (de Inlé ou de Golden Rock) nous ont finalement ramenés dans cette "nouvelle" gare routière (qui n'a rien de neuf, d'ailleurs). On n'a jamais vu de gare routière près de l'aéroport ... On a donc fini par y croire 😛... N'ayant que des $ en poche, le chauffeur de taxi a payé nos billets de bus en Ks et nous l'avons remboursé en $.
Inlé-Yangon : 7 000 Ks par la compagnie Eastern State Express (durée 19 heures) Achat du billet par notre hôtel Départ à 13h00 à Shwé Nyaung, à qq km de Nyaung Shwé (5 000 Ks en taxi pour s'y rendre) Arrivée à Yangon, downtown, après s'être arrêté à l'Aung Mingalar Bus Stadium qu'on a reconnu (2 000 Ks en taxi pour se rendre à l'hôtel). Plus rustique - A/C - Bouteille d'eau - Vidéo assommante - Pas de pb de chaud ou de froid non plus. Plusieurs arrêts aussi bien sûr.
Yangon-Kin Pun Camp (Rocher d'Or) : 2 500 Ks par la compagnie Win Express (durée 4 heures) Achat du billet directement à la gare routière le jour même, juste avant d'embarquer. Départ à 7h00 de l'Aung Mingalar Bus Stadium (3 500 Ks de taxi depuis le centre ville) - Arrivée à KPC à 11h00 devant le Sea Sar, sympathique petit restaurant qui fait aussi guesthouse. Bon confort - A/C - Vidéos de karaoké assourdissantes (j'ai mis des boules Quiès !) Attention au retour. (Même prix - Achat du billet effectué par le jeune patron de notre guesthouse plein d'attentions). Nous sommes partis à 11h30. Nous avions choisi cet horaire pour pouvoir encore profiter de ce petit village avant de rentrer vers la bruyante capitale. Or, le bus ne disposait pas de rideaux aux fenêtres et nous avons énormément souffert. En plus, il a été plus lent qu'à l'alller, il a mis 4h30. Ce fut assez pénible.
PS1 - Les places des bus sont numérotées. Si vous le pouvez, évitez d'aller trop à l'arrière où l'on est davantage secoué. Pas d'embrouille, les réservations sont respectées. PS2. N'oubliez pas de prévoir votre papier toilette pour les arrêts, il n'y en a jamais 😛. Une lampe de poche peut aussi être utile ...
3 - Express Boat
Mandalay-Bagan : 16 $ (durée 10 heures) Achat du billet par l'hôtel Départ à 6h00 (transfert gracieux depuis l'hôtel) - Arrivée à 16h00 (transfert gracieux à l'hôtel puisqu'il était réservé) On n'a pas aimé ce transfert 🙁... Sans intérêt, bateau de touristes, quelques rares birmans, isolés. De plus, le voyage a peu d'intérêt, les paysages sont quelconques. Grosse, grosse déception ... Si c'était à refaire, on prendrait le bus depuis Mandalay ou peut-être depuis Po Win Daung (encore qu'il parait que l'hébergement à Po Win Daung est vraiment très spartiate). Bref, ça ne vaut pas les 16 $ investis ! Le bus, c'est beaucoup plus sympa.
4 - Taxi longue distance
Attention, pour les grandes distances, ça revient vite assez cher . Excursion à Po Win Daung depuis Mandalay : 50 $ (8 heures de route A/R) Bagan-Inlé via Mont Popa (arrêt de 2 heures) : 100 $ (9 heures de route) à partager, nous étions 2 couples - Partis à 5h00, arrivés à Nyaung Shwé vers 18h. Voiture genre microbus (7 places) -désolée, je suis nulle en marque de voiture, je n'ai pas noté ...- Confortable. Lors de nos périples dans Bagan, des rabatteurs nous proposaient ce même périple pour 70 $ ... Mais peut-être pas pour 4 personnes ce qui revient au même .... à vérifier ... Excursion Pindaya depuis Nyaung Shwé (Inlé) : 30 $ (7 heures de route A/R) Excursion Kakku depuis Nyaung Shwé (Inlé) : 35 $ (6 heures de route A/R) Partis à 11h, de retour à 19h car nous avons raté le festival de Taungyi (il nous a semblé (?) que le chauffeur ne savait pas vraiment où se tenaient les attractions de ballons, ou peut-être n'était-ce pas encore commencé ...) Bref, beaucoup de monde, trop à notre goût, trop longtemps à attendre avant ... on ne savait pas trop quoi ... un feu d'artifice peut-être ?... Bôf, on rentre ... Sans le festival deTaungyi, l'excursion aurait dû coûter moins cher (20$ peut-être ...) Un beau raté 😕 !
5 - Taxi en ville
A Yangon, ce sont des voitures avec enseigne sur le toit. Pas de compteur bien sûr ... Se mettre d'accord sur le prix avant la course. Aéroport - Gare routière (Aung Mingalar Bus Stadium) : 3 $ - Sortez de l'aéroport, évitez les prépaid et négociez bien à l'arrivée. Les chauffeurs proposent du change mais il n'est pas intéressant (enfin, ce n'est pas une grosse arnaque non plus : 850 Ks le $) - Bien sûr, ils acceptent d'être payés en $ mais du coup, la négociation est moins fine ... Centre ville - gare routière (Aung Mingalar Bus Stadium) : 3 500 Ks Centre ville - Aéroport : 3 000 Ks Course en ville : entre 800 et 2 000 Ks selon la distance
A Mandalay, ce sont des camionnettes bleues (blue taxi) où l'on monte à l'arrière Gare routière - centre ville (11 km) : 3 000 Ks Journée Inwa, Sagaing ... avec autant d'arrêts que l'on souhaite : 11 000 Ks Course en ville : 1 800 Ks Course Trishaw : 500 Ks (on a pris un trishaw chacun, ayant des scrupules ... nous sommes un peu plus lourds qu'eux ...)
A Nyaung Shwé, voiture particulière de l'hôtel Nyaung Shwé à Shwé Nyaung (pour prendre le bus vers Yangon) : 5 000 Ks. On n'a pas discuté mais, ça me parait beaucoup trop cher ...
6 - Vélo
1 500 Ks/j à Mandalay (loué à l'hôtel) 1 000 Ks/j à Bagan (loué à l'hôtel) 1 400 Ks/j à Nyaung Shwé (loué en ville) - Ceux-ci étaient tout neufs ! Nous avons crevé régulièrement (1 fois par jour). Ce qui n'est pas un problème, on trouve partout des petits ateliers qui vous réparent votre vélo pour 50 ou 100 Ks (à votre bon coeur). Même en ville ... Pas de problème ! Les Birmans sont tellement serviables que l'un d'eux a été jusqu'à emmener notre vélo en camionnette auprès du mécano à quelques centaines de mètres. Gracieusement .... Ces petits inconvénients laissent vraiment de bons souvenirs !
HEBERGEMENT :
Nous avons recherché des hôtels en gamme de prix moyens. Chambres toujours spacieuses, sanitaires (douches et wc) privés, eau chaude, A/C sauf à Nyaung Shwé (où c'est inutile). Nous avons toujours payé en US$, les prix indiqués sont par nuit, ttc et petit déjeuner inclus. Sans doute à tort, nous n'avons jamais cherché à négocier les prix annoncés.
Mandalay : Le Golden Mandalay Hotel (20 $) - ref GDR 🙂🙂 Anciennement le Yadanar Su Pon. Tenu par U Ko Ko et son adorable fille Tanzy (je ne suis pas sûre de l'orthographe ...). Un vrai coup de coeur. Petit ensemble de quelques bungalows, face à une mare couverte de nénuphars et gardée bruyamment par Amélie et Amélia 😉, 2 oies blanches et jacassantes. Chambre très spacieuse et très joliment décorée de bambou. Petit déjeuner servi dans le jardin face à la mare. Eau en bouteille à volonté, offerte. Petite assiette de fruits frais au retour. Accueil et service très familial, sans lourdeur. Tanzy est souriante du matin au soir et se met en 4 pour répondre à tous vos besoins. Elle s'occupe de tout : elle vous trouve des vélos, elle vous réserve les taxis, le bateau, vous fait du change ... Un vrai bonheur. Elle fut notre premier contact avec la Birmanie (après nos 16 heures de bus depuis Yangon) et a illuminé notre séjour à Mandalay. La famille de U Ko Ko mérite de beaucoup la pub que je me suis promise de leur faire !
Bagan : Golden Express Hotel (20 $) à Wet Kyi Inn - recommandé et réservé par Tanzy. Grand complexe sans aucun charme (bungalows et hotel) avec plusieurs niveaux de chambre : 18, 20, 24 et 30 $. Nous avons choisi une chambre en bungalow. Literie et sanitaires propres. Petite piscine agréable. Location de vélos. Service d'e-mail (1$ par mail envoyé). Excellente situation pour visiter les temples.
Nyaung Shwé (Lac Inlé) : View Point Inn (12 $) - ref GDR 🙂 Sur le canal, 4 bungalows sur pilotis de 2 chambres chaque. Chambre spacieuse mais spartiate, sanitaires vétustes ... Petite terrasse devant la chambre donnant sur le canal. Petit déj (pancakes absolument délicieux !) servi sur une terrasse haute dominant le canal où il fait bon observer l'animation naissante du matin. Beaucoup de charme - Bien situé - Tour du lac organisé par l'hôtel très très bien. Beaucoup d'animation (donc de bruit dès 5h30) sur le canal ... Ça ne nous a pas gêné mais je préviens ... C'est pas là qu'il faut prévoir de faire des grasses mat'!
Kin Pun Camp (Rocher d'Or) : Sea Sar Guesthouse (13 $) - ref GDR 🙂 Restaurant du même nom face à l'arrêt du bus qui arrive de Yangon. On va manger et on repart avec une chambre ... C'est pratique. Le jeune patron est sympa. La chambre est très très propre et spacieuse. A/C ! Rien à redire ! Une bonne adresse. En plus, le petit village est très vivant. Etape bien agréable.
Yangon : Queen's Park Hotel (22 $) Grand hotel sans charme. Situé downtown à 25 minutes de Paya Sulé et de Bogyoke Market. Les 2 hôtels dans le coin cités par le GDR étaient complets ... Accueil chaleureux et serviable - Ils nous ont gardé nos bagages (gratuitement bien sûr) lors de notre excursion au Rocher d'Or) Propre - A/C - Eau chaude, très très chaude - Ici, nous avons payé notre eau ... (raisonnable 200Ks). C'est une bonne adresse à défaut ...
REPAS :
On trouve très facilement, en plus de la cuisine birmane, de la cuisine chinoise et parfois de la cuisine indienne.
Un repas birman est constitué de riz (à volonté), éventuellement d'un petit curry de viande (nous sommes toujours restés au poulet) : 3 ou 4 morceaux cuisinés dans une sauce parfumée et épicée (mais pas pimentée), d'un bouillon et d'une quantité impressionnante de petites assiettes garnies de légumes, d'épices, de condiments divers et variés. Certains sont délicieux, d'autres plus surprenants ... Attention à la pâte de crevettes, forte en goût et en odeur ! Dès qu'une assiette est vide, elle est regarnie ... Finalement, seule la viande n'est pas à volonté. C'est très sympathique et très convivial. Ce genre de repas est très économique, autour de 1 000 Ks. Le thé birman est gratuit, à disposition sur les tables. Bonne adresse : dans Old Bagan, le Mar Lar Thein Gi (GDR) ...
Les cartes chinoises proposent les traditionnels Fried Rice et Fried Noddles avec ou sans viande. C'est toujours extrêment copieux, parfois garnis d'un oeuf. Vous y trouverez aussi des légumes fris délicieux (brocolis, choux-fleurs, pois gourmands ...) Bonnes adresses : à Mandalay, le Myanmar Lion Restaurant ; à Wet Kyi Inn (Bagan), le Pyi Sone (juste à côté du Golden Express Hotel), goûtez le Coconut Rice 🙂 au poulet à commander la veille (2 500 Ks), c'est divin !
Enfin, vous trouverez de bons restaurants indiens proposant thali, biryanis, chapatis ... avec toujours le riz à volonté. Bonnes adresses : à Yangon, le New Dehli (GDR) ; à Nyaung Shwé, l'Aroma(GDR)
En résumé, on mange facilement, bien, (sans se régaler comme en Indonésie) et à un prix dérisoire. Clairement, ce qui coûte le plus cher dans les repas, ce sont les boissons (Coca ou bière - la Myanmar à la pression est une merveille de douceur et de fraîcheur ! Je suis sûre que Parvat ne me contredira pas 😉!!).
Nous n'avons jamais discuté les prix des plats dans les petites gargottes. Ils sont indiqués sur les cartes et sont relativement les mêmes partout :
1 canette de Coca : 450 (en superette) à 700 (dans la rue, au restau) Ks 1 bouteille de Star Cola (leur Coca Cola local) : 100 Ks (c'est plus sirupeux que le Coca mais pas mauvais du tout) 1 litre d'eau en bouteille : 100 (en superette) à 200 Ks (dans la rue, dans les gargottes) - La marque Alpine est bonne. 1 demi de Myanmar pression : 325 Ks (Amateurs de bière, ne la ratez pas, elle est vraiment bonne. Elle m'a rappelé la Grimbergen). 1 bouteille de bière Mandalay (620 ml !! Attention !) : 1200 à 2000 Ks 1 assiette de riz blanc (quand il est payant ...) : 100 à 200 Ks 1 fried rice ou fried noddle au poulet : 700 Ks 1 chicken curry : 500 à 1 700 Ks (selon la préparation et le type du restaurant) Ainsi, un repas simple dans une petite gargotte nous revenait pour nous 2, hors boisson à 1 500-2 000 Ks. Un "repas de fête" à Yangon, pour mon anniv, nous a couté 11 000 Ks (au Shan Kan (GDR) - très sympa le soir, vue sur Shwé Dagon - Excellent Roasted Duck) avec 2 bouteilles de bière (anniv oblige 😊!) incluses.
Pour un petit encas, vous trouverez dans les rues des vendeurs de fruits : pastèques, ananas, papaye (pas testé, on déteste tous les 2 la papaye ...). Ils découpent votre portion en petits quartiers et les servent dans une petite poche plastique avec un pic en bois. Pratique, rafraîchissant et délicieux. Vous trouverez aussi des vendeurs de noix de coco fraîches (buvez d'abord le lait, puis mangez la pulpe). Essayez aussi le jus de canne à sucre servis avec du citron vert et, à la demande, de la glace. C'est dynamisant. Toutes ces petites douceurs tournent toujours autour de 100 à 200 Ks ...
Dans les maisons de thé, vous trouverez ... du thé (au lait ou nature) et encore des petites gâteries. Des samossas, aux légumes ou aux oignons, des beignets à tremper dans une sauce pimentée ... Tout ça est très bon. Seul inconvénient : pour les grands et gros que nous sommes, la pause peut s'avérer compliquée car les tabourets sont miniatures et il faut être adroits pour s'y asseoir et s'en relever sans s'étaler 😛 ... C'est bien connu : nous n'avons pas leur souplesse pour nous accroupir ... ce qui d'ailleurs les amuse beaucoup ...
SITES :
En Birmanie, il ne s'agit plus d'aimer seulement les vieilles pierres ... il faut aimer ... les pagodes !! Car, vous allez en voir ! Des anciennes, des récentes, des sobres, des moins sobres, des vraiment trop kitsches, des dorées ... Et des bouddhas !... Assis, dans la position de prise de la terre à témoin, parfois couchés, rarement debout ... Blancs, rouges, dorés ... voire boursouflés pour certains tellement ils sont couverts d'or ... Et c'est pieds nus que vous devrez voir toutes ces merveilles. Chaussez-vous en conséquence. Nous avions des sandales à scratch. Pratique tant pour faire du vélo que pour se déchausser facilement. Vous trouverez parfois des consignes à l'entrée des pagodes. On ne les a jamais utilisées : on laissait nos chaussures avec les tongs des Birmans, on les a toujours retrouvées.
Budget total entrées des sites : 60 $/p - Aucun supplément n'est demandé pour les appareils photo (sauf Pindaya).
Mandalay et ses environs Pass Mandalay : 10$ (validité 5 jours)dont Inwa Pass Sagaing/Mingun : 3 $ Mandalay : à ne pas rater, monastères Shwé Nandaw et Shwé Inbin et pagode Maha Muni. Nous n'avons pas visité le palais ... On s'est contenté d'admirer ses murailles. Nous ne sommes pas non plus monté en haut de la colline. J'ai bien aimé me promener en vélo dans cette ville facile et calme. Amarapura : prévoir 1 journée de vélo - Facile depuis Mandalay - La journée est d'ailleurs, à mon goût, plus intéressante pour la balade que pour les pagodes ... Nous avons déjeuné près du Pont U Bein dans une petite gargotte installée au bord du lac. Magnifique et reposant. Ne manquez pas la traversée du pont à pied (pas pieds nus !!). Nous y sommes revenus le lendemain (lors de notre excursion Inwa/Sagaing avec notre taxi bleu) en fin de journée pour profiter d'une plus belle lumière. Très photogénique. Inwa : on y a va en taxi bleu, puis on prend une barge qui traverse le fleuve (500 Ks/p) et accoste sur l'ile. Là, il faut négocier une calèche pour faire le tour. Nous avons demandé le grand tour (2h30) et payé 5 000 Ks pour nous 2. Belle promenade dans cette île très vivante et couverte de ... pagodes. Là encore, la balade au rythme du trot du cheval dans cette campagne enjouée est aussi intéressante si ce n'est plus que les pagodes en elles-mêmes. A ne pas rater. Sagaing : dans la même journée, on va en taxi bleu à Sagaing pour gravir un long escalier (à couvert) aboutissant à une pagode moderne et vraiment trop kitsch ! Certes, le panorama 360° est très beau mais ... on peut se passer de cette visite. Mingun : un bateau part à 9h et revient à 13h (1 heure à l'aller, 45 minutes au retour) : 1500 Ks/p Mingun est un beau site, présentant une pagode inachevée gigantesque et une autre éclatante de blancheur et d'une grande originalité. De nombreux artisans vous permettent de patienter jusqu'à 13h. Belles peintures (aquarelle, huile, pastel) à tous les prix (de qq milliers de Ks à plusieurs dizaines de $), certaines absolument magnifiques. Comme on regrette aujourd'hui de ne pas s'être laissés tenter !...
Po Win Daung Entrée = 2$ Excursion en taxi depuis Mandalay - 8 heures de taxi - 50 $ Attirés par un article paru dans un vieil exemplaire de Géo Magazine, nous tenions absolument à voir ce site. Des dizaines de grottes, plus ou moins grandes et dans chacune d'elles, des bouddhas, mais surtout des peintures murales magnifiques, très très bien conservées. La visite se fait avec un guide. J'aime mon autonomie mais là, je reconnais qu'il est indispensable. Trop de grottes pour savoir laquelle aller voir, laquelle ne pas rater, laquelle négliger. Lui sait les choisir avec un intérêt crescendo, la visite est bien menée. Anglais approximatif mais suffisant. Et comme toujours une grande sollicitude et une grande gentillesse. En 2 heures, on voit le principal. Organisée depuis Mandalay en taxi, c'est une excursion coûteuse en temps et en argent. Difficile de dire si ça les vaut ... nous, on n'a pas regretté mais c'est encore des bouddhas ...vous voila avertis.
Bagan Pass illimité 10$Musée 3$ Comme pour Angkor, nous avons loué des vélos ... Quel bonheur de visiter à son rythme, de prendre les chemins de traverse, de piocher dans ce champ de pagodes celle qui retient un peu plus notre attention et dont on va s'approcher ... Un bus de touristes ? Passons à la suivante, on y reviendra ! Mauvaise lumière ? On y repassera ce soir ! J'adore ces visites à vélo qui vous offrent cette liberté totale. Un bon plan (on en trouve partout à 500 Ks), une boussole (et encore !) et on trouve toutes les pagodes qu'on cherche. On n'a jamais eu aucune difficulté. On a même pris des raccourcis à travers les rizières. C'est fabuleux !... Les vélos possèdent un petit panier à l'avant, un antivol intégré, ils sont vieux et couinent beaucoup mais ils roulent. On crève ? Et alors ? Là, juste à côté, il y a un petit atelier en plein air qui va réparer en 10 minutes et 50 Ks la chambre à air ! Et c'est reparti ! "A demain, ami mécano pour la roue arrière !..." Nous avons passé 3 jours pleins à Bagan. 3 jours de bonheur. Nous avons vu le principal ... Mais Bagan a cela de commun avec Angkor qu'au dela de "voir le principal", il y a, après, l'envie de profiter de l'atmosphère. Et là on ne voit plus, on ressent ... Nous avions prévu d'y passer 1 jour de plus, pour le plaisir, pour l'ancrage comme je dis. Une opportunité de partager un taxi nous a fait revoir nos plans ... Un petit regret quand même ... je serais bien restée encore 1 jour ... La plus belle lumière, à mon goût (avis personnel !), était vers 16h00. Là le bleu du ciel, le rouge des briques des pagodes et le vert des rizières claquent vraiment ! Le matin, l'ambiance est magique mais c'est un peu voilé pour les photos. La nuit tombe vite, attention, à 18h00, il fait nuit noire ... Comme pour les pagodes en activité, il faut se déchausser. Les marchands du temple envahissent de plus en plus les pagodes. Ils vont maintenant jusqu'à l'intérieur. C'est un peu dommage ... Ils sont un peu collants, il faut l'avouer mais toujours souriants et très aimables. Aucune agressivité, jamais. Et puis, l'artisanat est beau, un artisanat de laques notamment pas mal du tout !... C'est ici, à Bagan que vous aurez le plus grand choix : achetez ici ! Nous on a trop attendu (toujours dans l'idée de voyager léger le plus longtemps possible) et on a regretté ! Boissons fraîches partout sur le site. Par contre, pas de toilettes.
Mont Popa Entrée = ?? Je n'ai rien noté et ne me souviens plus s'il s'agit ou non d'un oubli ... Bôf ... peut-être y sommes nous arrivés trop tôt (il était 6h30) ... les chappelles ouvraient à peine, personne en haut ... pas d'ambiance. Dans ces conditions, 1h30 nous ont largement suffi mais, encore une fois, je pense qu'on n'y était pas au meilleur moment. Tout au long de l'ascension (escalier facile, à couvert), vous serez accompagnés de dizaines de singes vifs et malicieux. Scènes de jeux très amusantes. Restez néanmoins sur vos gardes ... Il était donc 8h00 environ quand nous sommes redescendus et, là, nous avons adoré la vie, l'animation de début de journée de ce petit bourg. Les moines qui font leur tournée du matin, les boutiques de racines et d'herbes qui ouvrent ... Moment très agréable.
Pindaya Entrée = 3 $ + 200 Ks / app photos Une grande grotte (avec stalactites et stalacmites comme il se doit) encombrée de bouddhas dorés de toute taille. 8093 il parait. Excursion organisée depuis Nyaung Shwé à défaut d'avoir passé la nuit à Kalaw. Il me semble plus simple de passer la nuit à Kalaw et de faire Pindaya en allant de Kalaw à Nyaung Shwé. On y gagne en temps et en fatigue. C'est ce que nous avions prévu initialement (le chauffeur acceptait de passer la nuit à Kalaw en majorant son prix de 20$) mais l'opportunité de partager le taxi avec un autre couple nous a amenés à changer nos plans. Je reste convaincue que l'option "étape à Kalaw" aurait été plus confortable et moins redondante ... 1 bonne heure suffit pour compter les 8093 bouddhas.
Lac Inlé Accès : 3 $ (validité illimitée) Ah, quel régal ! Ah, quel bonheur ! Ah, quelle beauté, quelle sérénité ! Nous avons passé 5 nuits à Nyaung Shwé, petit bourg au Nord du lac. Là encore, j'aurais aimé y passer 1 journée de plus, pour le plaisir des yeux. Cette petite localité, à fleur d'eau, vit du tourisme : restau, quelques boutiques, guesthouses et hôtels, embarcadère pour les balades sur les canaux et sur le lac, location de vélo ... tout est facile. De Nyaung Shwé, nous avons aussi organisé les excursions vers Pindaya et Kakku. Nous avons passé 1 journée à nous promener dans Nyaung Shwé. Ne ratez pas le superbe monastère en bois Shwé Yan Pyay, qui abrite une communauté de bonzes jeunes et gais, à 2 km de la ville sur la route d'Hého et surtout la pagode juste à côté, toute décorée de motifs en pâte de verre et de bouddhas d'albâtre. On la dirait à l'abandon mais elle a une âme comme nous en avons rarement trouvé dans les pagodes. En vélo, c'est facile et tout plat. En plus, on longe des canaux où les familles se baignent. Belles images. Petite balade très sympa. Petits vendeurs de souvenirs en face où on a trouvé de jolies gravures sur bambous. Balade sur les canaux en canoë à rames : 1 500 Ks/h - On a fait 2h ... ça ne nous a pas transportés mais on aurait peut-ête dû mieux expliquer ce qu'on voulait : juste glisser sur des canaux entre les maisons sur pilotis pour profiter de la fin de journée. En fait, nous sommes passés d'une fabrique de cheerots, à un vieux stupas, à un monastère ... Nous avons passé autant de temps sur la terre ferme que dans la barque. Ce n'était pas l'idée que je m'en faisais .... Je n'avais qu'à le dire ! Pas grave, ce n'était quand même pas une galère non plus .... Et nous avons fait le tour du lac, en pirogue à moteur. Départ à 7h15 de l'hôtel (qui donne sur le canal), retour à 17h45 après le coucher du soleil - Grand tour avec Inn Dein : 11 000 Ks pour nous 2. Excursion réservée et organisée par l'hôtel (nous avions bien expliqué ce qu'on voulait voir et il n'y a eu aucune embrouille). Alors là, une journée magique !! La plus belle du voyage ! La plus esthétique, la plus sereine, la plus dépaysante ! Nous n'étions que tous les 2 dans la longue pirogue, petit luxe bien agréable ... La balade a duré toute la journée, à travers les villages de pêcheurs aux magnifiques maisons sur pilotis se réflétant dans une eau claire, à travers les lotus, à travers les jardins flottants et avec les arrêts chez les artisans que nous avions demandé à voir : ombelles, soie, bronze, argent, ... Un arrêt également à un marché semi-touristique semi-local où les locaux portent de beaux kramas (c'est le nom au Cambodge, peut-être n'est-ce pas le bon vocable ici) oranges sur la tête ... Le soir un arrêt au monastère des chats sauteurs, petite attraction amusante que nous avons ratée de peu tellement nous avions flâné ailleurs mais qu'un gentil bonze nous a montrée, pour nous, tout seuls : les chats sont dressés à sauter dans un cerceau. C'est mignon .... On rentre au soleil couchant, en ne manquant pas de photographier les Inthas qui rament en enroulant leur jambe autour de leur gaffe, en un geste à la fois gracieux et puissant. Une journée, en plein air (prévoyez la crème solaire, avec la réverbération sur la lac, ça tape !), dans un cadre naturel magnifique. C'est incontournable !!
Kakku Entrée = 3 $/p + 5 $ pour le guide obligatoire ... Ma petite excursion préférée ! Excursion organisée depuis Nyaung Shwé. ½ journée peut suffire. Sur la route, on s'arrête à Taungyi pour payer le droit d'entrée à Kakku et pour emmener un guide Pa O, obligatoire que l'on paye 5$ (pour nous 2). Le guide ne sert strictement à rien mais Kakku est géré par les PaO et le guide obligatoire fut la condition qu'ils ont posée pour ouvrir le site au plublic. Qu'importe. Nous voila en route pour 1h30 depuis Taungyi avec un guide qui, pensant nous plaire, parlait à moitié anglais, à moitié français ... Ce qui rendait son discours totalement incompréhensible ! Allez comprendre un mot mal prononcé en français quand vous supposez que c'est de l'anglais 🤪 !!... Arrivés à Kakku, ils nous a donné 2 mots d'explication et nous a lâchés sur ce site. Tant mieux finalement ... Des centaines de stupas alignés, plus ou moins décorés ... Certaines statues gardent encore de jolies traces de peintures. C'est vraiment fabuleux et on se promène dans ce dédale de stupas (pieds nus bien sûr) avec délices. La route pour y arriver traverse des villages de maisons de teck et de bambous harmonieusement tressés. On devine une région agricole un peu plus riche qu'ailleurs ... Ne ratez pas ça, c'est fabuleux et bien moins touristique que Pindaya.
Rocher d'Or Entrée = 6 $ En préparant notre voyage, nous avions hésité ... Cette excursion depuis Yangon nous paraissait bien galère pour ... peu de chose ... Au final, c'est ultra simple et intéressant. Pour y aller depuis Yangon, bus (voir § bus plus haut) puis à Kin Pun Camp, on s'installe confortablement 😛 dans la benne de ce qu'ils appellent le camion-bus, serrés avec 50 autres passagers ... Et c'est parti pour 30 minutes de montagnes russes ! Mieux qu'à Disney : ça dure plus longtemps et c'est moins cher mais je vous assure que les sensations y sont très semblables, les éclats de rire aussi ! Cette douce folie coûte 500 Ks. Le camion nous déverse au pied du Rocher que l'on gravit péniblement (c'est la montée la plus dure qu'on ait eu à faire) en 30-40 minutes. Là haut : le Rocher et toute la foule de pélerins venus s'y recueillir. L'ambiance y est très enjouée : les gamins jouent, les adultes rient, mangent, prient. Grande ferveur n'excluant pas une grande bonne humeur (mais ça c'est vrai partout en Birmanie : ils s'autorisent à prier et à rire dans un même lieu, mélange impie inconnu chez nous). Retour par le même manège à Kin Pun Camp vers 18h (la dernière benne -décidément, je n'arrive pas à appeler ça un camion-bus ! - part à 19h) où nous avions réservé notre petite chambre. Petite soirée agréable dans le petit bourg animé comme d'une fête foraine. Nuit au calme ... Le bilan : c'est une excursion qui prend du temps, certes (pas beaucoup d'argent) mais qui est intéressante. Le Rocher vaut d'être vu ... La vie dans le petit village est authentique. Cela dit, en tout honnêteté, je n'ai pas ressenti une grosse émotion. Si vous avez le temps (et en 3 semaines, on a le temps ! ), ne le manquez pas ; sinon ... Mais si c'était à refaire, n'aurais-je pas préféré passer 1 journée de plus à Bagan et 1 journée de plus à Inlé ?... Difficile ... Les durs choix des voyages ! Allez, il y a des décisions plus dures que ça dans la vie ! Haut les coeurs 🙂 !
Yangon Pagode Botahtaung : 2 $ Pagode Shwé Dagon : 5 $ Musée de Yangon : 5 $ Yangon, c'est la capitale ... Après 15 jours dans les champs, dans les villages, sur l'eau ... C'est moins agréable ... néanmoins, la vie n'y est pas stressante. Ne ratez pas la pagode Shwé Dagon et le marché Bogyoke, couvert, aéré, agréable. Le musée n'intéressera que les passionnés.
DIVERS :
Logistique : n'hésitez pas à vous adresser à votre hôtel pour tous vos besoins. Ils ont un sens du service hors du commun. Les photos : trop faciles ! Aucun pb pour les portraits, tous s'y prêtent volontiers, enfants, hommes, femmes, bonzes ... Sourire aux lèvres et nous remerciant après coup ! Du coup, tout le monde se remercie, c'est vraiment sympa ! Un vrai bonheur. Et personne n'a jamais réclamé de bakchich ... D'un point de vue pratique, je suis encore à l'argentique. J'ai pris du 200 Asa et aucun filtre. Je suis très satisfaite du résultat, la Birmanie est très photogénique et les couleurs pètent ! Le palu : après de longues hésitations et pour éviter le Lariam, nous avons fini par prendre de la Doxycycline, recommandé par l'institut Pasteur. C'est en fait un antibiotique (il faut donc une ordonnance médicale et s'y prendre à l'avance, la pharmacie renâclant à fournir toutes les boites d'un seul coup). Aucun effet secondaire (pour l'instant !). Consultez le site de l'Institut Pasteur pour plus de détails : http://www.pasteur.fr/externe L'artisanat : attention, n'attendez pas Yangon pour faire vos achats, vous le regretteriez. Nous avons vu les plus belles marionnettes à Mandalay (en face de la Shwé NanDaw ou sur la route d'Inwa) ; les plus belles laques à Bagan (visitez un workshop dans New Bagan, c'est instructif et sympa) ; les plus belles aquarelles à Mingun et près du Pont Ubein. Nous avons trouvé de jolies sculptures sur bois à Yangon, dans la pagode Shwé Dagon. Et des tas de bricoles partout, pour 3 francs 6 sous ... On est revenu avec un sac plein !! Prévoyez de la place ! C'est un régal. Globalement, nous avons payé nos achats 1/3 de moins que le prix initial. Marchandage facile et sans agressivité. Gardez toujours le sourire, ça facilite énormément la négociation. Petite astuce : si les ombrelles en papier vous intéressent (vous en verrez de jolies à Pindaya et sur le lac Inlé), sachez que j'ai trouvé (totalement par hasard !) dans une superette à Yangon une authentique ombrelle de moine, rouge, grande, pour 800 Ks ... A acheter sans doute en dernier car c'est un peu pénible à transporter ....mais quel effet dans le salon ! Info de toute dernière minute ... J'ai porté ce week end un petit ensemble en coton que j'ai acheté à Bagan (petite tunique col mao et pantalon à ceinture coulissante). Pas de mauvaise surprise au lavage et je confirme qu'ils disent vrai quand ils affirment que le coton s'assouplit au lavage. Agréable à porter, pour 4 000 Ks, c'est du plus bel effet !
On a beaucoup aimé : Leur jovialité, leur amabilité, leur gentillesse et leur sollicitude vis à vis de nous ... Pouvoir se promener dans les villages ou dans les villes, à pied ou à vélo, à toute heure, en toute sécurité et en toute sérénité. La beauté du Lac Inlé. Les nombreux chiens et chats, qui vivent en bonne entente avec les gens. Les chevaux et les buffles sont également bien traités. La Myanmar Beer à la pression !
On a moins aimé : Les crachats rouges dûs au bétel. L'odeur et le goût de la pâte de crevette.
En conclusion ... La junte militaire a eu raison de l'évolution économique de ce pays mais pas du sourire des gens ! Un accueil, une serviabilité, une sollicitude, rencontrées nulle part ailleurs, ont rendu ce voyage facile et émouvant. Un voyage où l'on partage, un court instant, leur mode vie et où l'on profite de leurs richesses culturelles et naturelles. Pagodes, maisons sur pilotis et éclats de rire sont désormais, pour moi, associés au Myanmar. Un des voyages les plus enrichissants et les plus dépaysants qu'on ait faits.
Plongée à Koh Tao (Thailande) English translation pending
1eres impressions
Je suis toujours en vie mais j'ai mal. je sais pas ce qui se passe, je n'ai pas bu d'eau du robinet, je ne suis pas alle faire crac-crac avec l'autochtone (meme si l'incitation etait forte, voir plus loin) et je me tape quand meme des crampes d'estomac pas possibles, les muqueuses a l'envers. Du coup aujourd'hui j'ai du decoller de mon bouge vers 15H. Et si je parle de bouge ce n'est pas a cause du niveau des prestations (conformes aux standards europeens) mais bien parceque je suis tombe sur un bordel industriel. Le "Nana Hotel" porte magnifiquememt son nom. Il est meme dote d'un night-club au premier dans lequel on ne rencontre que deux especes : les nymphettes (endemiques) et les gras du bide (ou "farangs", c'est a dire "occidentaux" en idiome local. Comme c'est derive de "francais", j'ai bien peur que ce soit pejoratif...). Passons. Finalement, je crois que ca doit etre les glacons. j'ai pas fait attention a la gueule des glacons dans mon seven up; le guide du routard etait pourtant clair a ce sujet : Des glacons en cube, toujours, jamais de glace pilee. Bref, a l'heure qu'il est mon tube digestif doit etre devenu le repaire de millions de thais clandestins et microscopiques. Pas de panique, j'ai embarque quelques tablettes de charbon actif, ca devrait me remettre d'equerre assez rapidement. En tout cas, d'equerre ou pas, apres demain c'est adieu "Nana" et bonjour Kho Tao . merde, je trouve pas le point d'exclamation sur ce putain de clavier thai. Ah la vache, y a pas de trema non plus ? Passons. Bon, je reviens d'une petite ballade dans Chinatown et c'est exactememt comme dans les films (en plus chaud, humide et puant). Je me suis installe dans une gargote pour faire comme l'autochtone et je me suis penche sur la carte le coeur au bord des levres. Il faut tout de meme dire qu'elle est bien foutue la carte, avec des images qui valent mieux que tous les beaux discours (en tout cas pour ceux qui ne comprennent ni les discours en thailandais ni ceux en chinois). Le probleme, c'est que je n'ai a peu pres rien reconnu sur leurs images, que des potages ou des fritures a base d'aliments inconnus sur ma planete. A un moment, j'ai quand meme cru reconnaitre des raviolis chinois, alors j'ai timidememt pointe la photo du doigt, avec un petit sourire plein d'espoir.. Grave erreur : je ne sais toujours pas ce que j'ai bouffe, si ce n'est que ca avait plutot une gueule de friture de moules entourees de panure. Le gout est indescriptible, je ne vais donc meme pas essayer... Passons. Demain est un autre jour qui verra Gwenn partir a l'assaut des khlongs (les canaux du coin), que l'on parcourt en tail-boats. Des que j'ai compris pourquoi ils appellent comme ca leurs barques a moteur je vous explique. J'aimerais bien aussi cloturer mon apres-midi par un match de boxe thaie.... Et apres demain Kho Tao donc. Le Guide en fait une description feerique moins un. Le "moins un" signifie qu'il est tout de meme fait mention de petits foyers de paludisme se ranimant a la saison des pluies. A 6 mois pres j'etais mal. Bien, il est temps que j'aille refaire provision de charbon actif. Mais je repasserai.
Après 3 jours
Ca y est, je sais pourquoi ils appellent ca des tail-boats : c'est en rapport avec le moteur installe a l'arriere du bateau, tout au bout d'une longue tige metallique, si bien qu'on a effectivement l'impression que l'engin dispose d'une sorte de queue. Il faudra que je vous montre les photos... Les khlongs (les canaux du coin) sont vraiment depaysants : il s'agit d'un enchevetrement bordelique de cabanes sur pilotis, d'humains innombrables et de barques chargees de poisson, viande, riz, fleurs, arrosoirs, PQ, auto-radios, enfants, chiens, chats, bref de tout mais il faut chercher... Point tres positif : c'est la premiere fois depuis trois jours que j'ai eu l'impression de respirer sans difficultes a l'air libre. Autre moment fort - et j'en suis encore tout emu - il m'aura fallu parcourir 10 000 bornes mais ca y est, je l'ai vu : Steven Seagall m'est apparu. Ca fait un choc hein ? j'etais tranquillement en train de compter les coups que s'echangeaient deux tares insensibles a la douleur au Ratchadomnoen Thai Boxing Stadium, lorsqu'a la faveur d'une pause entre deux rounds une ombre gigantesque a recouvert le ring. Le mec a deja une certaine carrure dans l'absolu mais lorsqu'on le fait poser pour la photo a cote des deux thais superweight ca devient carrement un monstre. Et quand je vois la clameur que cet acteur de serie Z a reussi a soulever dans le stade, j'ai du mal a imaginer les mouvements de foule qu'un demi-dieu comme David Beckham pourrait provoquer. Il faut dire que les mecs sont tous litteralement passionnes par la "premiere league" anglaise. J'ai vraiment l'air d'un naze lorsque je commence a parler football avec un conducteur de tuk-tuk et qu'il me sort des noms d'anglais dont j'ai jamais entendu parler ( c'est qui Roy Mc Coy ? c'est une equipe Aston Villa ?). Alors je me rabats invariablement sur Arsenal, vantant les merites de Thierry Henri, Sylvain Villtorde ou Robert Pires. Je sais, c'est pathetique mais il n'y a que de cette maniere que Je recupere plus ou moins le controle de la conversation. Et vous n'imaginez pas a quel point c'est important d'avoir le controle dans une conversation avec un thai (enfin la je parle uniquement des deux pour cent qui comprennent quelques mots d'anglais, sinon c'est peine perdue) parceque si tu arrives a peu pres a te faire comprendre, capter ce qu'ils te repondent en retour releve de la pure gageure ; Ils ont vraiment un accent a chier, ils bouffent toutes les terminaisons. Exemple : "A wha tam u wan to co u ?" (Il fallait bien sur comprendre : "At what time do you want me to call you"). Je crois que je vais finir par repondre invariablement "yes" et attendre de voir si ce "yes" implique une sortie de thune. Il sera toujours temps alors de me retracter... Quoi moi raconter d'autre a vous ? je prends le bus pour Chumphon dans deux heures, ou je vais passer la nuit. Demain matin de bonne heure je prends le speed boat pour l'ile de Koh Tao, puis le taxi boat jusqu'au Coral View Resort : c'est une chtite crique ou je devrais etre tranquille. Apres trois jours a Bangkok, c'est la seule chose a laquelle j'aspire...
A bientot.
Auprès de mon ile
Bonjour Public,
Maintenant que je suis arrive sur mon ile et que ca ressemble vraiment a un film d'Elvis avec des guirlandes autour du cou, je peux y aller franco et vous reveler clairement ce qui devait jusqu'a present etre lu entre les lignes : Bangkok C'EST PAS BEAU. Alors, oui, c'est depaysant, il y a des temples dans chaque pate de maison et des autels a tous les coins de rue, ca grouille, ca exulte, ca s'engueule, ca vit intensement, tout ca c'est vrai je suis temoin. Mais ca a aussi toutes les tares de la ville champignon, tu sens que le developpement a ete fulgurant et par consequent totalement anarchique : y a des milliards de bagnoles, de velos, de motos, de camions, de tuk-tuk qui empuantissent tellement l'athmosphere que tous les conducteurs "a l'air libre" portent un masque, il fait chaud, y a un boucan assourdissant, Les fils electriques sont tendus par grappes de soixante-quinze et rarement a plus d'un metre quatre-vingt du sol (eux ils s'en foutent mais moi je me les prends en pleine gueule) et le truc pire que tout c'est cette extreme pauvrete offerte au regard - les thais vivent sur le pas de leurs portes et y bouffent itou - obligee de cohabiter avec le luxe tapageur des nouveaux riches. Ca fait un peu cliche, cette tirade sur les ecarts de niveau de vie dans les pays du tiers monde, mais quand ca se passe sous tes yeux.... Bref, je me suis barre hier a quinze heures, confiant en ma bonne etoile et en mon bus. Le programme etait pourtant simple : tu restes dans le bus jusqu'a Chompung, ensuite tu descends et t'attends le bateau. Alors la tu le prends et lorsque tu vois la plage et les palmiers, c'est que t'es arrive. Mais ca s'est pas passe comme ca. Chompung, c'etait a deux heures du matin et personne ne m'a reveille. Faut me comprendre : j'en avais bave pour trouver une position a peu pres confortable (en foetus avec une couverture sur la tete), j'avais marque mon nom et mon arret sur un bout de papier, ca ne pouvait pas merder. Et pourtant j'arrive a Khurat-tani a cinq heures du matin en me demandant ce que je fous la. Bref, prochain ferry boat a huit heures du mat' (encore trois heures d'attente sur un quai plus quatre heures de traversee) et changement de bateau a Koh Phangan pour une arrivee finale a Koh Tao vers 12H30. J'ai perdu 6 heures et une bonne partie de mon flegme dans l'histoire. Honnetement, je crois que ca en valait la peine : l'ile est magnifique ? en trois mots : petite, montagneuse, luxuriante - et les bungalows ne sont pas chers (60 F par jour). En debarquant, j'ai a peine mis le pied sur le ponton qu'un banc de poissons passait dessous. Cinq minutes plus tard je detalais devant des papillons gros comme mon poing ; heureusement, c'etait un peu a l'ecart du village et je crois que personne ne m'a vu. Je commence la plongee sous-marine demain : deux jours d'enseignement theorique puis quatre plongees sur deux jours, entre 12 et 18 M de profondeur. Peut-etre un peu juste pour choper un requin baleine, quoique... Melanie et Pascal, j'ai bien recu vos messages, ca fait d'autant plus plaisir que je n'ai pas lu ou parle francais depuis mon depart, et apparemment y a pas un francais sur l'ile. Je fais donc de l'immersion aquatique ET linguistique. Je n'ai qu'un truc a dire : continuez.
A suivre.
J-1
Comment ca va chez vous ? De mon cote, ca s'ameliore tous les jours. Mais reprenons dans l'ordre chronologique : Lorsque je suis arrive, une des premieres choses qui m'a frappe, c'est l'attachement delirant des thailandais pour la monarchie. C'est vraiment quelquechose dont les Windsor, les Bourbons ou les Sturm und Taxis peuvent etre jaloux. Bien sur, j'en avais deja eu un avant-gout a Bangkok avec tous ces panneaux geants a la gloire du roi, mais apres tout (et toutes proportions gardees) c'est un phenomene dont on peut aussi etre temoin a Bagdad ou a Tripoli (sic). A Koh tao, le roi est venu en villegiature il y a une trentaine d'annees, il y a laisse une stele sur la plage en souvenir de son passage. Aujourd'hui encore, c'est un defile constant d'iliens honorant la memoire de leur monarque, certains allumant des batonnets d'encens, d'autres epoussetant consciencieusement le granite, d'autres enfin se contentant d'un "wai" esquisse avant de poursuivre leur route. Le "Wai" est le salut traditonnel thai, les deux mains jointes devant soi. Plus les mains sont elevees et plus la marque de respect est grande. Devant la stele on a l'impression que les mecs essaient de decrocher une etoile. Une autre caracteristique thaie est leur sens inne du commerce (seulement depasse parait-il par les vietnamiens, mais eux ont carrement une reputation de crapule) : le soir de mon arrivee j'etais desesperement a la recherche d'une montre afin de ne pas louper le premier cours du lendemain que ces batards du "Crystal Diving Resort" avaient arbitrairement fixe a 9H du mat'. L'ile nest pas bien grande et assez isolee, si bien que certains articles sont assez difficiles a trouver. Au bout d'un moment j'en deniche une cependant, adaptee au gout thaie - enorme et doree, en un mot tres laide - mais qui fait bien mon affaire. Le mec voulait me l'echanger contre la bague du grand pere. Il a fallu que je lui conte par le menu tout son historique familial pour qu'il finisse par accepter mes 600 bahts. De toute maniere je compte bien la lui revendre avant de partir, et ainsi transformer l'affaire en simple location, pas question de revenir en France avec cette horreur au poignet. En parlant de la France j'ai tout de meme fini par denicher des compatriotes : ils tiennent l'unique pizzeria de la rue principale. Ce soir je leur ai ramene une tablee de 9 personnes, ce qui m'a permis de diner a l'oeil. Comme quoi les Farangs aussi savent faire des affaires... Aujourd'hui, premier plongeon avec des bouteilles. Je suis arrive a la bourre malgre la montre. Il faut dire que j'ai assez mal dormi la nuit derniere etant donne qu'il m'a fallu tenir un siege contre la fourmiliere du coin. Sous les tropiques, ne jamais garder de la bouffe dans son bungalow si on n'a pas de frigo pour l'y entreposer. Qui plus est, une enieme panne des generateurs de l'ile nous a tous prives de ventilateur jusqu'au reveil. Mais ce qui m'a instantanement tout fait oublier, c'est qu'en recompense des 8 heures d'enseignement theoriques ingurgitees depuis hier matin concernant les bouteilles, les moderateurs de pression, les respirateurs, les jauges, les lests, les mesures de securite, les paliers de decompression, les problemes de sinus et d'oreille interne et j'en passe, notre petit groupe a pu enfin tester le materiel cet apres midi dans une petite crique d'1 metre cinquante au nord de l'ile. Et demain c'est parti pour 12 metres. Matt, le cockney qui nous chaperonne, est assez content de lui : les deux norvegiens, les deux suisses allemands, la canadienne, les deux hollandais, l'israeliennne et le frenchie qui composent ce groupe colore s'en sont globalement bien tires. Et pourtant, il nous a un soumis a rude epreuve : a un moment donne il m'a meme coupe l'arrivee d'oxygene pour simuler une asphyxie et voir comment je m'en sortais. J'aurais pu le baffer. Une derniere anecdote pour la route ? Pour se rappeler des differentes etapes du chek-up, le PADI (bouquin officiel edite par la federation intenationale de "scuba diving") enseigne a ses etudiants un moyen mnemotechnique : les initiales de ces etapes (respectivement "Bcd", "Weights", "Releases", "Air" et "Final ok") peuvent etre retenues grace a la phrase assez debile qui suit : "Begin With Review And Friends". Quand a moi, je prefere celle que Matt m'a sussuree : "Bangkok Women Rarely Are Fellows". Pour les non anglophones, ce veut a peu pres dire : "les petites femmes de Bangkok sont rarement des travelos". Il y a quelques jours, j'ai eu personnellement la preuve du contraire, mais chut... Demain matin, le cours est a huit heures. Il est bientot minuit ici, alors bonne nuit mes enfants.
A suivre.
Dites bonjour a un nouveau diplome
Coucou tous,
Comme prevu, mes quatres premieres plongees ont eu lieu hier et aujourd'hui, suivies d'un examen final, et je peux maintenant vous l'annoncer : a mon retour a Paris, vous aurez devant vous un homme-grenouille diplome. J'hesite maintenant quant a la suite des evenements : passer "l'advanced open-water" qui me permettrait de descendre jusqu'a 30 M et me specialiser un peu (plonger dans les grottes ou les epaves, plonger de nuit, plonger dans les lacs de montagne, etc..etc..) ou bien m'en tenir la. Un plan plus economique - et c'est la solution vers laquelle je penche pour le moment - serait de louer une moto demain afin de visiter (enfin) Koh Tao, faire deux plongees supplementaires apres-demain et peut etre me barrer pour Koh Phangan dans 3 jours ou, parait-il, de grosses fetes sont organisees sur la plage a peu pres un soir sur deux. Plutot que de changer d'ile, je pourrais egalement elargir mon horizon et me decider enfin! ! a faire ce trip au Laos dont j'avais parle a certains avant mon depart. C'est ce que me conseille Stephane, mon pote Francais qui habite le coin depuis 7 ans. Il y est alle lui-meme et a fait cette fameuse croisiere sur le Mekong qui me fait tant saliver. Par contre, comme il s'avere finalement impossible de relier Luang Prabang a Vientiane en bateau, j'emprunterais putot le fleuve jusqu'au nord de la Thailande. La, on m'a parle d'une riviere que tu peux descendre sur des boudins durant une apres-midi entiere, ca a l'air amusant comme tout. Bref, pour l'instant je suis un peu dans le brouillard et ce dont j'ai besoin apres toute cette debauche energetique c'est surtout d'une petit cure de sommeil. Donc, la maniere dont je vois les choses pour demain, c'est dodo jusqu'a midi puis ballade a moto dans la jungle.
Les plongees se sont super bien passees : j'ai croise des trucs incroyables (limaces de mer, poissons pierre, murenes, grosses bestioles colorees dont je ne connaitrai jamais le nom) et eprouve des sensations inedites qui, selon les pros, se rapprochent assez de l'apesanteur. Mais plutot que des descriptions forcement imparfaites, je vous ramene une video dans mes bagages. On m'y voit faire le con sous l'eau, tout ca. Bon, pendant ce temps la il y avait une raie manta a quinze metres mais je l'ai loupee ; c'est ca l'emmerdant quand on ne peut pas siffler ses potes pour leur dire "eh ramene toi et vise un peu ce que j'ai trouve"... Une speciale dedicace pour Titi : j'ai plonge deux fois quarante minutes sur un spot paradisiaque que les mecs appellent.....Twin Peaks. Decidement j'apprecie de plus en plus David Lynch.
Pour terminer sur une note un peu moins descriptive, un petit conseil : si mes mails vous donnemt envie de vous rendre compte par vous meme de la geule de l'endroit d'ou je vous ecris, magnez vous. Pour le moment, Koh Tao n'est pas vraiment urbanise mais ca pourrait changer rapidement. Le village ou je creche, de taille respectable, n'existait pas il y a 10 ans. Et le mec qui avait essaye de mettre un cadastre au point, avec permis de construire et tutti quanti, s'est fait flinguer de 5 balles l'annee derniere.
Bienvenue au Far East.
Laisser les bons temps rouler
Sabai deeeeee,
J'ai note un truc interressant au fil de mes rencontres avec d'autres Farangs : La moitie d'entre eux sont au milieu de trips de deux mois minimum, plus souvent de cinq ou six et parfois de plusieurs annees. Presque pas de francais dans le lot mais une floppee d'anglo-saxons, de scandinaves et d'israeliens. Pour ces derniers, je comprends : c'est tellement la merde chez eux en ce moment que des qu'ils en on l'opportunite - entre deux affectations dans Tsahal par exemple - ils se barrent le plus loin et le plus longtemps possible. Par contre, concernant les scandinaves et les anglo-saxons, il doit y avoir derriere tout ca une explication d'ordre culurel qui m'echappe encore. N'empeche, ils ont tout compris. Fidele a mon programme, j'ai donc loue une moto hier pour faire un peu de "sightseeing". Naivement, je pensais pouvoir trouver des petits scooters de 50 cc ; Ils m'ont mis entre les pattes un truc petaradant avec plein de vitesses, j'ai cru faire une attaque. Apparemment je ne dois pas etre le premier blaireau a qui ca arrive, la petite thaie que j'avais en face de moi a donc essaye de me rassurer du mieux qu'elle a pu : "very easy to shif? gear. You no scarry". Elle avait presque reussi son coup mais l'etat des pistes et le sable genereusement repandu dessus ont failli me faire verser dans le fosse au bout de cinquante metres. Vu que les mecs ne semblent pas connaitre les principes de base de l'Assurance sur cette ile et que le moindre pet sera pour ma pomme, j'ai crachote vraiment pepere jusqu'a Buddah Rock, un rocher en forme de buddah donc, a la pointe sud de l'ile et aussi sacre pour les iliens que trois autres cascades et quinze autres steles du coin. J'etais accompagne de Jahrun (un batave sympa), de Jori (une tcheque qui a etudie les medecines douces pendant quatre ans a Brisbane et qui part bientot s'installer a Tel-Aviv pour rejoindre son fiance. Elle fait super bien les massages) et de jani, Joseph et Z'e'ela (3 israeliens jamais a court de cigarettes qui font rire). On a passe une apres-midi entiere dans un joli lagon avec masque, palmes et tuba. Ce matin, reveil vers 07:15 pour deux autres plongees, j'ai vu mes premiers baraccudas et suis descendu a -22 M. Mon compagnon de plongee du jour (un moniteur du Crystal) etait tellement relax qu'il m'a encore occasionne un coup de flippe ; Voila a peu pres l'echange - en langage des signes bien sur - qu'on a eu sous quinze metres de flotte : "il te reste combien la ?" "60" " tu vas bientot etre a court" "je sais" "agrechnoupf slop rugh" (La, en fait, c'est que je me refuse a comprendre un truc qui m'etonne un peu. Euphemisme) "euh...quoi ?" "file moi ton equipement. On echange" Petit moment de solitude mais bon, finalement, je ne regrette pas, ca a ete marrant et il avait du super materiel.
Je vous embrasse.
Laisser les bons temps rouler (part 2)
Hello everybody, everybody hello.
Ces deux derniers jours ont ete riches en emotions.
Ca a commence lorsque le distributeur ATM a bouffe ma carte de credit mercredi dernier. Ma premiere reaction a ete d'essayer de bouffer le distributeur a mon tour. J'avais deja une pizza dans le bide, ca promettait d'etre assez indigeste, je me suis fait une raison. "Quel pourrait etre le prochain smoothe move ?" me suis alors demande ? Reponse : quand tu as un probleme sur l'Ile, vas voir Mr J. Ainsi que le proclament les panneaux plantes sur les cocotiers entourant son domaine "need some cash ? Ask Mr J. The rate is up to you" ou encore "Mr J likes vikings. Because they're never angry. And they don't bargain". Il y en a toute une floppee de la meme veine. Bon, je suis donc alle faire appel a ses services d'usurier, d'autant que c'est le seul mec sur l'ile qui a un accord avec Western Union. Apres 36 heures de demarches laborieuses et de coups de fils intercontinentaux, me voila donc redevenu un homme riche (merci Bibou, merci Yannosch). Maintenant, il faut juste que je pense a ne pas me faire piquer ma thune. Vous tremblez pour moi ? Y a de quoi.
Apres cette merde et quelques autres (on m'a tire mes pompes. Mr J s'est paye sur la bete a hauteur de 50 dollars), j'ai eprouve le besoin subit d'aller me retourner la tete. Tous les bars a biere etant squattes par les instructeurs britanniques du coin, je me suis retourne vers le happy daze. Appelez cela comme vous voudrez, un sixieme sens, une narine puissante, l'endroit m'a d'emblee semble prometteur : un etroit passage pour y acceder, des lumieres tamisees, uen terrasse sur la mer, quelques inscriptions au look psychedelique. Et de fait, je ne fus pas decu : "What is on the menu ?" "soft drinfks, fruit shakes, cocktails....", puis dans un souffle : "...opium and weed". J'ai donc chope un peu de beuh avant de monter au premier etage, intrigue. Vous vous rappelez la fumerie d'opium dans le premier Emmamuelle ? Piece sombre et sans fenetres, juste quelques rais de lumieres qui filtrent a travers les planches, mecs avachis sur des nattes, volutes de fumee prenant lentement possession de l'espace, un thai accroupi hachant son herbe sur une planchette en bois, gueule fantomatique mise en relief par une petite source de lumiere venant du sol. J'y etais. Je l'ai vu. Un bong plus tard, j'etais comme tout le monde, c'est a dire par terre. Je suis reparti au bout d'une heure, non sans avoir du decliner quelques pipes a opium dans l'intervalle. Ai fait 100 M avant de m'ecrouler sur mon lit. Fin de l'histoire.
J'ai rendu ma chambre ce matin et m'apprete a me diriger avec Zeela vers le lagon ou nous avons fait halte il y a quelques jours, avec palmes, masque et tuba. Un decor enchanteur, le calme, quelques shakes a la noix de coco, la tranquillite, une petite israelienne partageant ma couche, la paix et l'harmonie. Je vous previens que Gwenn rentre en hibernation pour quelques jours : il a trouve ce qu'il cherchait, il se met sur "off" et profite. Ne vous etonnez donc pas si la frequence de mes mails decroit. Ca veut dire Bonheur.
PS : c'est le nouvel an chinois demain. Je me bougerai peut-etre a cette occasion, on verra bien.
PPS : Raphael et Lorita, j'ai bien recu vos mails. Je vous envoie une pensee tropicale.
J-1 (avant retour sur Bangkok)
Bon finalement, je n'ai pas fait la moitie de ce que j'avais prevu (pas de Chang-Mai, de Luang-Prabang ou d'Angkor Vat) et meme pour le nouvel an chinois je n'ai pas decolle de ma natte; mais il faut dire que sur l'ile les festivites se sont resumees aux traditionnels fireworks et autres firecrackles, avec une intensite a peine superieure a un soir ordinaire.
Je rapporte quelques jolis photos de mon lagon, j'ai encore plonge ce matin et ce soir sera ma derniere soiree "calme et volupte". Je vais surement la passer sur la terrasse en bois d'un bungalow a flanc de montagne, les yeux alternativement diriges sur les lumieres de la baie et celles de la voute nocturne. On va commander quelques beignets a la banane et ce sera bien.
Demain, retour sur Bangkok (seul) : depart a 09:00, arrivee a 21:00. Esperons que je ne louperai pas la station cette fois. Honnetement, la perspective du retour a la civilisation ne m'enchante qu'a moitie - vous savez ce que je pense de Bangkok - mais je vais tout de meme essayer de me trouver un coin different et, dans la mesure du possible, aborder la ville avec un regard neuf. De toute maniere, je n'ai pas vraiment le choix puisque Luna se produit au Meridien de Bangkok apres-demain soir (dans un numero d'equilibriste) et nous avions convenu que je l'y rejoindrais a cette occasion.
Sinon, quelles nouvelles ? Je viens de recuperer ma carte de credit (APPLAUSE) j'ai fait du Kayak de mer toute l'apres-midi d'hier. C'est pas bon du tout pour les bras ce truc. Plus jamais. Je pratique un peu l'allemand avec des mecs de Stuttgart, de Hamburg et de Leipzig. Comme ils ne se comprennent pas entre eux, ils parlent tous Hochdeutsch, ce qui me convient parfaitement. Il me reste plus de 20 000 bahts pour finir mon voyage (billet d'avion deja paye). N'ayons pas peur des mots : Gwenn se revele un gestionnaire remarquable. Et a la troisieme personne parcequ'il le merite. Je vous aime. Je veux rester la. Vous etes mes amis. Envoyez moi de la thune. Vous etes trop geniaux Timbres acceptes.
Dernier contact avant rentrée dans l?atmosphère
Shalom,
J'atterris dimanche soir a Paris, avec de grosses chances de rentrer directement en hypothermie a ma descente de l'avion. Je crains aussi les ampoules (je vis pieds nus depuis 2 semaines), sans parler de ma premiere douche chaude depuis 22 jours (mon pauvre coeur tiendra-t-il le choc ?). Pire que tout, que va-t-il se passer dans l'avion ? Peut-etre vais-je me faire prendre en hotage par des terroristes qataris ? ou cambodgiens ? Peut-etre vais-je me taper un hotel a Gonesse ? Tout cela peut VRAIMENT arriver, j'en veux pour preuve la destruction du bateau qui me ramenait a Chumphon avant-hier. J'etais a ce moment la dans la cabine interieure, occupe a mater d'un oeil morne une serie japonaise doublee en thai, lorsque le plafond est parti. Dans un grand CRAK, il est reste scotche a un pont sous lequel le pilote pensait pouvoir passer. Eclatement du bois au-dessus de ma tete, fils electriques sectionnes projetant des etincelles, cris et odeur de poudre...vachement plus marrant que la merde japonaise, vous pouvez me croire.
J'ai trouve une petite pension de famille sur Kao San, artere a touristes dont les guesthouses figurent parmi les moins cheres de la ville. Bois patine et portes coulissantes, tables basses et niches a offrande, chasses d'eau "manuelles" (un seau d'eau) et gekkos sur les murs, pas de doute : on est a Bangkok. Au premier etage, le salon est construit autour d'un arbre. A l'interieur, quelques jeunes japonais defonces (on reconnait leur etat a la frequence de leurs pouffements : Hi hi hi hi hi) et un clone de Cocodile Dundee, avec rides et Stetson, qui vous parle de l'amour de sa vie : une jeune cambodgienne de 28 ans qu'il prevoit d'aller retrouver a Phnom Penh pour la Saint Valentin, les poches pleines de billets. Inutile de vous dire qu'une partie de la somme servira a payer la Mama San, afin de dispenser la demoiselle de turbin durant le sejour de notre amoureux transi.
Hier, j'ai failli causer un incident diplomatique : je suis tombe sur une affiche du roi (taille standard : 4x2m) se rendant a la plage. Lorsque j'ai vu les pains flottants a sa ceinture, explosion de rire. Mais je me suis vite repris afin d'eviter le lynchage et j'ai deguerpi devant les regards ouvertement hostiles que les autochtones continuaient a me lancer. Que voulez-vous, c'est un fait avere : les thailandais ne savent pas nager. A mon retour a la pension, le fils de la famille, 30 ans et legerement demeure, s'est mis en tete de me faire parier sur des combats de poissons empereurs. Devant mon incomprehension, il a sorti quelques bouteilles de derriere les fagots ; les bouteilles etaient en fait des bocaux, dont les contenus ont ete rapidemenbt transvases dans un seau hygienique, arene improvisee de nos paris. Et j'ai paume 50 bahts contre un cretin.
Voila donc les derniers rebondissements d'un sejour en Thailande qui s'acheve ;
Je vous bise,
Cretin et demi.
Je suis toujours en vie mais j'ai mal. je sais pas ce qui se passe, je n'ai pas bu d'eau du robinet, je ne suis pas alle faire crac-crac avec l'autochtone (meme si l'incitation etait forte, voir plus loin) et je me tape quand meme des crampes d'estomac pas possibles, les muqueuses a l'envers. Du coup aujourd'hui j'ai du decoller de mon bouge vers 15H. Et si je parle de bouge ce n'est pas a cause du niveau des prestations (conformes aux standards europeens) mais bien parceque je suis tombe sur un bordel industriel. Le "Nana Hotel" porte magnifiquememt son nom. Il est meme dote d'un night-club au premier dans lequel on ne rencontre que deux especes : les nymphettes (endemiques) et les gras du bide (ou "farangs", c'est a dire "occidentaux" en idiome local. Comme c'est derive de "francais", j'ai bien peur que ce soit pejoratif...). Passons. Finalement, je crois que ca doit etre les glacons. j'ai pas fait attention a la gueule des glacons dans mon seven up; le guide du routard etait pourtant clair a ce sujet : Des glacons en cube, toujours, jamais de glace pilee. Bref, a l'heure qu'il est mon tube digestif doit etre devenu le repaire de millions de thais clandestins et microscopiques. Pas de panique, j'ai embarque quelques tablettes de charbon actif, ca devrait me remettre d'equerre assez rapidement. En tout cas, d'equerre ou pas, apres demain c'est adieu "Nana" et bonjour Kho Tao . merde, je trouve pas le point d'exclamation sur ce putain de clavier thai. Ah la vache, y a pas de trema non plus ? Passons. Bon, je reviens d'une petite ballade dans Chinatown et c'est exactememt comme dans les films (en plus chaud, humide et puant). Je me suis installe dans une gargote pour faire comme l'autochtone et je me suis penche sur la carte le coeur au bord des levres. Il faut tout de meme dire qu'elle est bien foutue la carte, avec des images qui valent mieux que tous les beaux discours (en tout cas pour ceux qui ne comprennent ni les discours en thailandais ni ceux en chinois). Le probleme, c'est que je n'ai a peu pres rien reconnu sur leurs images, que des potages ou des fritures a base d'aliments inconnus sur ma planete. A un moment, j'ai quand meme cru reconnaitre des raviolis chinois, alors j'ai timidememt pointe la photo du doigt, avec un petit sourire plein d'espoir.. Grave erreur : je ne sais toujours pas ce que j'ai bouffe, si ce n'est que ca avait plutot une gueule de friture de moules entourees de panure. Le gout est indescriptible, je ne vais donc meme pas essayer... Passons. Demain est un autre jour qui verra Gwenn partir a l'assaut des khlongs (les canaux du coin), que l'on parcourt en tail-boats. Des que j'ai compris pourquoi ils appellent comme ca leurs barques a moteur je vous explique. J'aimerais bien aussi cloturer mon apres-midi par un match de boxe thaie.... Et apres demain Kho Tao donc. Le Guide en fait une description feerique moins un. Le "moins un" signifie qu'il est tout de meme fait mention de petits foyers de paludisme se ranimant a la saison des pluies. A 6 mois pres j'etais mal. Bien, il est temps que j'aille refaire provision de charbon actif. Mais je repasserai.
Après 3 jours
Ca y est, je sais pourquoi ils appellent ca des tail-boats : c'est en rapport avec le moteur installe a l'arriere du bateau, tout au bout d'une longue tige metallique, si bien qu'on a effectivement l'impression que l'engin dispose d'une sorte de queue. Il faudra que je vous montre les photos... Les khlongs (les canaux du coin) sont vraiment depaysants : il s'agit d'un enchevetrement bordelique de cabanes sur pilotis, d'humains innombrables et de barques chargees de poisson, viande, riz, fleurs, arrosoirs, PQ, auto-radios, enfants, chiens, chats, bref de tout mais il faut chercher... Point tres positif : c'est la premiere fois depuis trois jours que j'ai eu l'impression de respirer sans difficultes a l'air libre. Autre moment fort - et j'en suis encore tout emu - il m'aura fallu parcourir 10 000 bornes mais ca y est, je l'ai vu : Steven Seagall m'est apparu. Ca fait un choc hein ? j'etais tranquillement en train de compter les coups que s'echangeaient deux tares insensibles a la douleur au Ratchadomnoen Thai Boxing Stadium, lorsqu'a la faveur d'une pause entre deux rounds une ombre gigantesque a recouvert le ring. Le mec a deja une certaine carrure dans l'absolu mais lorsqu'on le fait poser pour la photo a cote des deux thais superweight ca devient carrement un monstre. Et quand je vois la clameur que cet acteur de serie Z a reussi a soulever dans le stade, j'ai du mal a imaginer les mouvements de foule qu'un demi-dieu comme David Beckham pourrait provoquer. Il faut dire que les mecs sont tous litteralement passionnes par la "premiere league" anglaise. J'ai vraiment l'air d'un naze lorsque je commence a parler football avec un conducteur de tuk-tuk et qu'il me sort des noms d'anglais dont j'ai jamais entendu parler ( c'est qui Roy Mc Coy ? c'est une equipe Aston Villa ?). Alors je me rabats invariablement sur Arsenal, vantant les merites de Thierry Henri, Sylvain Villtorde ou Robert Pires. Je sais, c'est pathetique mais il n'y a que de cette maniere que Je recupere plus ou moins le controle de la conversation. Et vous n'imaginez pas a quel point c'est important d'avoir le controle dans une conversation avec un thai (enfin la je parle uniquement des deux pour cent qui comprennent quelques mots d'anglais, sinon c'est peine perdue) parceque si tu arrives a peu pres a te faire comprendre, capter ce qu'ils te repondent en retour releve de la pure gageure ; Ils ont vraiment un accent a chier, ils bouffent toutes les terminaisons. Exemple : "A wha tam u wan to co u ?" (Il fallait bien sur comprendre : "At what time do you want me to call you"). Je crois que je vais finir par repondre invariablement "yes" et attendre de voir si ce "yes" implique une sortie de thune. Il sera toujours temps alors de me retracter... Quoi moi raconter d'autre a vous ? je prends le bus pour Chumphon dans deux heures, ou je vais passer la nuit. Demain matin de bonne heure je prends le speed boat pour l'ile de Koh Tao, puis le taxi boat jusqu'au Coral View Resort : c'est une chtite crique ou je devrais etre tranquille. Apres trois jours a Bangkok, c'est la seule chose a laquelle j'aspire...
A bientot.
Auprès de mon ile
Bonjour Public,
Maintenant que je suis arrive sur mon ile et que ca ressemble vraiment a un film d'Elvis avec des guirlandes autour du cou, je peux y aller franco et vous reveler clairement ce qui devait jusqu'a present etre lu entre les lignes : Bangkok C'EST PAS BEAU. Alors, oui, c'est depaysant, il y a des temples dans chaque pate de maison et des autels a tous les coins de rue, ca grouille, ca exulte, ca s'engueule, ca vit intensement, tout ca c'est vrai je suis temoin. Mais ca a aussi toutes les tares de la ville champignon, tu sens que le developpement a ete fulgurant et par consequent totalement anarchique : y a des milliards de bagnoles, de velos, de motos, de camions, de tuk-tuk qui empuantissent tellement l'athmosphere que tous les conducteurs "a l'air libre" portent un masque, il fait chaud, y a un boucan assourdissant, Les fils electriques sont tendus par grappes de soixante-quinze et rarement a plus d'un metre quatre-vingt du sol (eux ils s'en foutent mais moi je me les prends en pleine gueule) et le truc pire que tout c'est cette extreme pauvrete offerte au regard - les thais vivent sur le pas de leurs portes et y bouffent itou - obligee de cohabiter avec le luxe tapageur des nouveaux riches. Ca fait un peu cliche, cette tirade sur les ecarts de niveau de vie dans les pays du tiers monde, mais quand ca se passe sous tes yeux.... Bref, je me suis barre hier a quinze heures, confiant en ma bonne etoile et en mon bus. Le programme etait pourtant simple : tu restes dans le bus jusqu'a Chompung, ensuite tu descends et t'attends le bateau. Alors la tu le prends et lorsque tu vois la plage et les palmiers, c'est que t'es arrive. Mais ca s'est pas passe comme ca. Chompung, c'etait a deux heures du matin et personne ne m'a reveille. Faut me comprendre : j'en avais bave pour trouver une position a peu pres confortable (en foetus avec une couverture sur la tete), j'avais marque mon nom et mon arret sur un bout de papier, ca ne pouvait pas merder. Et pourtant j'arrive a Khurat-tani a cinq heures du matin en me demandant ce que je fous la. Bref, prochain ferry boat a huit heures du mat' (encore trois heures d'attente sur un quai plus quatre heures de traversee) et changement de bateau a Koh Phangan pour une arrivee finale a Koh Tao vers 12H30. J'ai perdu 6 heures et une bonne partie de mon flegme dans l'histoire. Honnetement, je crois que ca en valait la peine : l'ile est magnifique ? en trois mots : petite, montagneuse, luxuriante - et les bungalows ne sont pas chers (60 F par jour). En debarquant, j'ai a peine mis le pied sur le ponton qu'un banc de poissons passait dessous. Cinq minutes plus tard je detalais devant des papillons gros comme mon poing ; heureusement, c'etait un peu a l'ecart du village et je crois que personne ne m'a vu. Je commence la plongee sous-marine demain : deux jours d'enseignement theorique puis quatre plongees sur deux jours, entre 12 et 18 M de profondeur. Peut-etre un peu juste pour choper un requin baleine, quoique... Melanie et Pascal, j'ai bien recu vos messages, ca fait d'autant plus plaisir que je n'ai pas lu ou parle francais depuis mon depart, et apparemment y a pas un francais sur l'ile. Je fais donc de l'immersion aquatique ET linguistique. Je n'ai qu'un truc a dire : continuez.
A suivre.
J-1
Comment ca va chez vous ? De mon cote, ca s'ameliore tous les jours. Mais reprenons dans l'ordre chronologique : Lorsque je suis arrive, une des premieres choses qui m'a frappe, c'est l'attachement delirant des thailandais pour la monarchie. C'est vraiment quelquechose dont les Windsor, les Bourbons ou les Sturm und Taxis peuvent etre jaloux. Bien sur, j'en avais deja eu un avant-gout a Bangkok avec tous ces panneaux geants a la gloire du roi, mais apres tout (et toutes proportions gardees) c'est un phenomene dont on peut aussi etre temoin a Bagdad ou a Tripoli (sic). A Koh tao, le roi est venu en villegiature il y a une trentaine d'annees, il y a laisse une stele sur la plage en souvenir de son passage. Aujourd'hui encore, c'est un defile constant d'iliens honorant la memoire de leur monarque, certains allumant des batonnets d'encens, d'autres epoussetant consciencieusement le granite, d'autres enfin se contentant d'un "wai" esquisse avant de poursuivre leur route. Le "Wai" est le salut traditonnel thai, les deux mains jointes devant soi. Plus les mains sont elevees et plus la marque de respect est grande. Devant la stele on a l'impression que les mecs essaient de decrocher une etoile. Une autre caracteristique thaie est leur sens inne du commerce (seulement depasse parait-il par les vietnamiens, mais eux ont carrement une reputation de crapule) : le soir de mon arrivee j'etais desesperement a la recherche d'une montre afin de ne pas louper le premier cours du lendemain que ces batards du "Crystal Diving Resort" avaient arbitrairement fixe a 9H du mat'. L'ile nest pas bien grande et assez isolee, si bien que certains articles sont assez difficiles a trouver. Au bout d'un moment j'en deniche une cependant, adaptee au gout thaie - enorme et doree, en un mot tres laide - mais qui fait bien mon affaire. Le mec voulait me l'echanger contre la bague du grand pere. Il a fallu que je lui conte par le menu tout son historique familial pour qu'il finisse par accepter mes 600 bahts. De toute maniere je compte bien la lui revendre avant de partir, et ainsi transformer l'affaire en simple location, pas question de revenir en France avec cette horreur au poignet. En parlant de la France j'ai tout de meme fini par denicher des compatriotes : ils tiennent l'unique pizzeria de la rue principale. Ce soir je leur ai ramene une tablee de 9 personnes, ce qui m'a permis de diner a l'oeil. Comme quoi les Farangs aussi savent faire des affaires... Aujourd'hui, premier plongeon avec des bouteilles. Je suis arrive a la bourre malgre la montre. Il faut dire que j'ai assez mal dormi la nuit derniere etant donne qu'il m'a fallu tenir un siege contre la fourmiliere du coin. Sous les tropiques, ne jamais garder de la bouffe dans son bungalow si on n'a pas de frigo pour l'y entreposer. Qui plus est, une enieme panne des generateurs de l'ile nous a tous prives de ventilateur jusqu'au reveil. Mais ce qui m'a instantanement tout fait oublier, c'est qu'en recompense des 8 heures d'enseignement theoriques ingurgitees depuis hier matin concernant les bouteilles, les moderateurs de pression, les respirateurs, les jauges, les lests, les mesures de securite, les paliers de decompression, les problemes de sinus et d'oreille interne et j'en passe, notre petit groupe a pu enfin tester le materiel cet apres midi dans une petite crique d'1 metre cinquante au nord de l'ile. Et demain c'est parti pour 12 metres. Matt, le cockney qui nous chaperonne, est assez content de lui : les deux norvegiens, les deux suisses allemands, la canadienne, les deux hollandais, l'israeliennne et le frenchie qui composent ce groupe colore s'en sont globalement bien tires. Et pourtant, il nous a un soumis a rude epreuve : a un moment donne il m'a meme coupe l'arrivee d'oxygene pour simuler une asphyxie et voir comment je m'en sortais. J'aurais pu le baffer. Une derniere anecdote pour la route ? Pour se rappeler des differentes etapes du chek-up, le PADI (bouquin officiel edite par la federation intenationale de "scuba diving") enseigne a ses etudiants un moyen mnemotechnique : les initiales de ces etapes (respectivement "Bcd", "Weights", "Releases", "Air" et "Final ok") peuvent etre retenues grace a la phrase assez debile qui suit : "Begin With Review And Friends". Quand a moi, je prefere celle que Matt m'a sussuree : "Bangkok Women Rarely Are Fellows". Pour les non anglophones, ce veut a peu pres dire : "les petites femmes de Bangkok sont rarement des travelos". Il y a quelques jours, j'ai eu personnellement la preuve du contraire, mais chut... Demain matin, le cours est a huit heures. Il est bientot minuit ici, alors bonne nuit mes enfants.
A suivre.
Dites bonjour a un nouveau diplome
Coucou tous,
Comme prevu, mes quatres premieres plongees ont eu lieu hier et aujourd'hui, suivies d'un examen final, et je peux maintenant vous l'annoncer : a mon retour a Paris, vous aurez devant vous un homme-grenouille diplome. J'hesite maintenant quant a la suite des evenements : passer "l'advanced open-water" qui me permettrait de descendre jusqu'a 30 M et me specialiser un peu (plonger dans les grottes ou les epaves, plonger de nuit, plonger dans les lacs de montagne, etc..etc..) ou bien m'en tenir la. Un plan plus economique - et c'est la solution vers laquelle je penche pour le moment - serait de louer une moto demain afin de visiter (enfin) Koh Tao, faire deux plongees supplementaires apres-demain et peut etre me barrer pour Koh Phangan dans 3 jours ou, parait-il, de grosses fetes sont organisees sur la plage a peu pres un soir sur deux. Plutot que de changer d'ile, je pourrais egalement elargir mon horizon et me decider enfin! ! a faire ce trip au Laos dont j'avais parle a certains avant mon depart. C'est ce que me conseille Stephane, mon pote Francais qui habite le coin depuis 7 ans. Il y est alle lui-meme et a fait cette fameuse croisiere sur le Mekong qui me fait tant saliver. Par contre, comme il s'avere finalement impossible de relier Luang Prabang a Vientiane en bateau, j'emprunterais putot le fleuve jusqu'au nord de la Thailande. La, on m'a parle d'une riviere que tu peux descendre sur des boudins durant une apres-midi entiere, ca a l'air amusant comme tout. Bref, pour l'instant je suis un peu dans le brouillard et ce dont j'ai besoin apres toute cette debauche energetique c'est surtout d'une petit cure de sommeil. Donc, la maniere dont je vois les choses pour demain, c'est dodo jusqu'a midi puis ballade a moto dans la jungle.
Les plongees se sont super bien passees : j'ai croise des trucs incroyables (limaces de mer, poissons pierre, murenes, grosses bestioles colorees dont je ne connaitrai jamais le nom) et eprouve des sensations inedites qui, selon les pros, se rapprochent assez de l'apesanteur. Mais plutot que des descriptions forcement imparfaites, je vous ramene une video dans mes bagages. On m'y voit faire le con sous l'eau, tout ca. Bon, pendant ce temps la il y avait une raie manta a quinze metres mais je l'ai loupee ; c'est ca l'emmerdant quand on ne peut pas siffler ses potes pour leur dire "eh ramene toi et vise un peu ce que j'ai trouve"... Une speciale dedicace pour Titi : j'ai plonge deux fois quarante minutes sur un spot paradisiaque que les mecs appellent.....Twin Peaks. Decidement j'apprecie de plus en plus David Lynch.
Pour terminer sur une note un peu moins descriptive, un petit conseil : si mes mails vous donnemt envie de vous rendre compte par vous meme de la geule de l'endroit d'ou je vous ecris, magnez vous. Pour le moment, Koh Tao n'est pas vraiment urbanise mais ca pourrait changer rapidement. Le village ou je creche, de taille respectable, n'existait pas il y a 10 ans. Et le mec qui avait essaye de mettre un cadastre au point, avec permis de construire et tutti quanti, s'est fait flinguer de 5 balles l'annee derniere.
Bienvenue au Far East.
Laisser les bons temps rouler
Sabai deeeeee,
J'ai note un truc interressant au fil de mes rencontres avec d'autres Farangs : La moitie d'entre eux sont au milieu de trips de deux mois minimum, plus souvent de cinq ou six et parfois de plusieurs annees. Presque pas de francais dans le lot mais une floppee d'anglo-saxons, de scandinaves et d'israeliens. Pour ces derniers, je comprends : c'est tellement la merde chez eux en ce moment que des qu'ils en on l'opportunite - entre deux affectations dans Tsahal par exemple - ils se barrent le plus loin et le plus longtemps possible. Par contre, concernant les scandinaves et les anglo-saxons, il doit y avoir derriere tout ca une explication d'ordre culurel qui m'echappe encore. N'empeche, ils ont tout compris. Fidele a mon programme, j'ai donc loue une moto hier pour faire un peu de "sightseeing". Naivement, je pensais pouvoir trouver des petits scooters de 50 cc ; Ils m'ont mis entre les pattes un truc petaradant avec plein de vitesses, j'ai cru faire une attaque. Apparemment je ne dois pas etre le premier blaireau a qui ca arrive, la petite thaie que j'avais en face de moi a donc essaye de me rassurer du mieux qu'elle a pu : "very easy to shif? gear. You no scarry". Elle avait presque reussi son coup mais l'etat des pistes et le sable genereusement repandu dessus ont failli me faire verser dans le fosse au bout de cinquante metres. Vu que les mecs ne semblent pas connaitre les principes de base de l'Assurance sur cette ile et que le moindre pet sera pour ma pomme, j'ai crachote vraiment pepere jusqu'a Buddah Rock, un rocher en forme de buddah donc, a la pointe sud de l'ile et aussi sacre pour les iliens que trois autres cascades et quinze autres steles du coin. J'etais accompagne de Jahrun (un batave sympa), de Jori (une tcheque qui a etudie les medecines douces pendant quatre ans a Brisbane et qui part bientot s'installer a Tel-Aviv pour rejoindre son fiance. Elle fait super bien les massages) et de jani, Joseph et Z'e'ela (3 israeliens jamais a court de cigarettes qui font rire). On a passe une apres-midi entiere dans un joli lagon avec masque, palmes et tuba. Ce matin, reveil vers 07:15 pour deux autres plongees, j'ai vu mes premiers baraccudas et suis descendu a -22 M. Mon compagnon de plongee du jour (un moniteur du Crystal) etait tellement relax qu'il m'a encore occasionne un coup de flippe ; Voila a peu pres l'echange - en langage des signes bien sur - qu'on a eu sous quinze metres de flotte : "il te reste combien la ?" "60" " tu vas bientot etre a court" "je sais" "agrechnoupf slop rugh" (La, en fait, c'est que je me refuse a comprendre un truc qui m'etonne un peu. Euphemisme) "euh...quoi ?" "file moi ton equipement. On echange" Petit moment de solitude mais bon, finalement, je ne regrette pas, ca a ete marrant et il avait du super materiel.
Je vous embrasse.
Laisser les bons temps rouler (part 2)
Hello everybody, everybody hello.
Ces deux derniers jours ont ete riches en emotions.
Ca a commence lorsque le distributeur ATM a bouffe ma carte de credit mercredi dernier. Ma premiere reaction a ete d'essayer de bouffer le distributeur a mon tour. J'avais deja une pizza dans le bide, ca promettait d'etre assez indigeste, je me suis fait une raison. "Quel pourrait etre le prochain smoothe move ?" me suis alors demande ? Reponse : quand tu as un probleme sur l'Ile, vas voir Mr J. Ainsi que le proclament les panneaux plantes sur les cocotiers entourant son domaine "need some cash ? Ask Mr J. The rate is up to you" ou encore "Mr J likes vikings. Because they're never angry. And they don't bargain". Il y en a toute une floppee de la meme veine. Bon, je suis donc alle faire appel a ses services d'usurier, d'autant que c'est le seul mec sur l'ile qui a un accord avec Western Union. Apres 36 heures de demarches laborieuses et de coups de fils intercontinentaux, me voila donc redevenu un homme riche (merci Bibou, merci Yannosch). Maintenant, il faut juste que je pense a ne pas me faire piquer ma thune. Vous tremblez pour moi ? Y a de quoi.
Apres cette merde et quelques autres (on m'a tire mes pompes. Mr J s'est paye sur la bete a hauteur de 50 dollars), j'ai eprouve le besoin subit d'aller me retourner la tete. Tous les bars a biere etant squattes par les instructeurs britanniques du coin, je me suis retourne vers le happy daze. Appelez cela comme vous voudrez, un sixieme sens, une narine puissante, l'endroit m'a d'emblee semble prometteur : un etroit passage pour y acceder, des lumieres tamisees, uen terrasse sur la mer, quelques inscriptions au look psychedelique. Et de fait, je ne fus pas decu : "What is on the menu ?" "soft drinfks, fruit shakes, cocktails....", puis dans un souffle : "...opium and weed". J'ai donc chope un peu de beuh avant de monter au premier etage, intrigue. Vous vous rappelez la fumerie d'opium dans le premier Emmamuelle ? Piece sombre et sans fenetres, juste quelques rais de lumieres qui filtrent a travers les planches, mecs avachis sur des nattes, volutes de fumee prenant lentement possession de l'espace, un thai accroupi hachant son herbe sur une planchette en bois, gueule fantomatique mise en relief par une petite source de lumiere venant du sol. J'y etais. Je l'ai vu. Un bong plus tard, j'etais comme tout le monde, c'est a dire par terre. Je suis reparti au bout d'une heure, non sans avoir du decliner quelques pipes a opium dans l'intervalle. Ai fait 100 M avant de m'ecrouler sur mon lit. Fin de l'histoire.
J'ai rendu ma chambre ce matin et m'apprete a me diriger avec Zeela vers le lagon ou nous avons fait halte il y a quelques jours, avec palmes, masque et tuba. Un decor enchanteur, le calme, quelques shakes a la noix de coco, la tranquillite, une petite israelienne partageant ma couche, la paix et l'harmonie. Je vous previens que Gwenn rentre en hibernation pour quelques jours : il a trouve ce qu'il cherchait, il se met sur "off" et profite. Ne vous etonnez donc pas si la frequence de mes mails decroit. Ca veut dire Bonheur.
PS : c'est le nouvel an chinois demain. Je me bougerai peut-etre a cette occasion, on verra bien.
PPS : Raphael et Lorita, j'ai bien recu vos mails. Je vous envoie une pensee tropicale.
J-1 (avant retour sur Bangkok)
Bon finalement, je n'ai pas fait la moitie de ce que j'avais prevu (pas de Chang-Mai, de Luang-Prabang ou d'Angkor Vat) et meme pour le nouvel an chinois je n'ai pas decolle de ma natte; mais il faut dire que sur l'ile les festivites se sont resumees aux traditionnels fireworks et autres firecrackles, avec une intensite a peine superieure a un soir ordinaire.
Je rapporte quelques jolis photos de mon lagon, j'ai encore plonge ce matin et ce soir sera ma derniere soiree "calme et volupte". Je vais surement la passer sur la terrasse en bois d'un bungalow a flanc de montagne, les yeux alternativement diriges sur les lumieres de la baie et celles de la voute nocturne. On va commander quelques beignets a la banane et ce sera bien.
Demain, retour sur Bangkok (seul) : depart a 09:00, arrivee a 21:00. Esperons que je ne louperai pas la station cette fois. Honnetement, la perspective du retour a la civilisation ne m'enchante qu'a moitie - vous savez ce que je pense de Bangkok - mais je vais tout de meme essayer de me trouver un coin different et, dans la mesure du possible, aborder la ville avec un regard neuf. De toute maniere, je n'ai pas vraiment le choix puisque Luna se produit au Meridien de Bangkok apres-demain soir (dans un numero d'equilibriste) et nous avions convenu que je l'y rejoindrais a cette occasion.
Sinon, quelles nouvelles ? Je viens de recuperer ma carte de credit (APPLAUSE) j'ai fait du Kayak de mer toute l'apres-midi d'hier. C'est pas bon du tout pour les bras ce truc. Plus jamais. Je pratique un peu l'allemand avec des mecs de Stuttgart, de Hamburg et de Leipzig. Comme ils ne se comprennent pas entre eux, ils parlent tous Hochdeutsch, ce qui me convient parfaitement. Il me reste plus de 20 000 bahts pour finir mon voyage (billet d'avion deja paye). N'ayons pas peur des mots : Gwenn se revele un gestionnaire remarquable. Et a la troisieme personne parcequ'il le merite. Je vous aime. Je veux rester la. Vous etes mes amis. Envoyez moi de la thune. Vous etes trop geniaux Timbres acceptes.
Dernier contact avant rentrée dans l?atmosphère
Shalom,
J'atterris dimanche soir a Paris, avec de grosses chances de rentrer directement en hypothermie a ma descente de l'avion. Je crains aussi les ampoules (je vis pieds nus depuis 2 semaines), sans parler de ma premiere douche chaude depuis 22 jours (mon pauvre coeur tiendra-t-il le choc ?). Pire que tout, que va-t-il se passer dans l'avion ? Peut-etre vais-je me faire prendre en hotage par des terroristes qataris ? ou cambodgiens ? Peut-etre vais-je me taper un hotel a Gonesse ? Tout cela peut VRAIMENT arriver, j'en veux pour preuve la destruction du bateau qui me ramenait a Chumphon avant-hier. J'etais a ce moment la dans la cabine interieure, occupe a mater d'un oeil morne une serie japonaise doublee en thai, lorsque le plafond est parti. Dans un grand CRAK, il est reste scotche a un pont sous lequel le pilote pensait pouvoir passer. Eclatement du bois au-dessus de ma tete, fils electriques sectionnes projetant des etincelles, cris et odeur de poudre...vachement plus marrant que la merde japonaise, vous pouvez me croire.
J'ai trouve une petite pension de famille sur Kao San, artere a touristes dont les guesthouses figurent parmi les moins cheres de la ville. Bois patine et portes coulissantes, tables basses et niches a offrande, chasses d'eau "manuelles" (un seau d'eau) et gekkos sur les murs, pas de doute : on est a Bangkok. Au premier etage, le salon est construit autour d'un arbre. A l'interieur, quelques jeunes japonais defonces (on reconnait leur etat a la frequence de leurs pouffements : Hi hi hi hi hi) et un clone de Cocodile Dundee, avec rides et Stetson, qui vous parle de l'amour de sa vie : une jeune cambodgienne de 28 ans qu'il prevoit d'aller retrouver a Phnom Penh pour la Saint Valentin, les poches pleines de billets. Inutile de vous dire qu'une partie de la somme servira a payer la Mama San, afin de dispenser la demoiselle de turbin durant le sejour de notre amoureux transi.
Hier, j'ai failli causer un incident diplomatique : je suis tombe sur une affiche du roi (taille standard : 4x2m) se rendant a la plage. Lorsque j'ai vu les pains flottants a sa ceinture, explosion de rire. Mais je me suis vite repris afin d'eviter le lynchage et j'ai deguerpi devant les regards ouvertement hostiles que les autochtones continuaient a me lancer. Que voulez-vous, c'est un fait avere : les thailandais ne savent pas nager. A mon retour a la pension, le fils de la famille, 30 ans et legerement demeure, s'est mis en tete de me faire parier sur des combats de poissons empereurs. Devant mon incomprehension, il a sorti quelques bouteilles de derriere les fagots ; les bouteilles etaient en fait des bocaux, dont les contenus ont ete rapidemenbt transvases dans un seau hygienique, arene improvisee de nos paris. Et j'ai paume 50 bahts contre un cretin.
Voila donc les derniers rebondissements d'un sejour en Thailande qui s'acheve ;
Je vous bise,
Cretin et demi.
S'installer à Shenzhen en Chine English translation pending
bonjour a tous, je vais d'ici peu de temps, m'installer en chine à shenzhen, mais j'ai beaucoup de points qui ne sont pas éclairés
Tout d'abord je souhaite trouver un appartement sur shenzhen, ( je ne connais pas du tout le niveau de la vie, si elle coute chere )
et je ne sais pas ou m'adresser pour trouver un appartement
Pour l'avion je viens de paris / hk ou de paris /shenzhen je ne connais pas du tout cela
Je travaille avec des fabriquants situés sur shenzhen et j'aimerai créer une société sur shenzhen et je ne sais pas non plus vers qui me tourner pour avoir ces informations
Si quelqu'un connait un peu Shenzhen ( vie sur place ? vivre sur hk est préférable ? ) merci de m'aider
Bonne soirée !!
Tout d'abord je souhaite trouver un appartement sur shenzhen, ( je ne connais pas du tout le niveau de la vie, si elle coute chere )
et je ne sais pas ou m'adresser pour trouver un appartement
Pour l'avion je viens de paris / hk ou de paris /shenzhen je ne connais pas du tout cela
Je travaille avec des fabriquants situés sur shenzhen et j'aimerai créer une société sur shenzhen et je ne sais pas non plus vers qui me tourner pour avoir ces informations
Si quelqu'un connait un peu Shenzhen ( vie sur place ? vivre sur hk est préférable ? ) merci de m'aider
Bonne soirée !!
Sécurité au Salvador? English translation pending
Bonjour,
Il est bien possible que je parte au Salvador en fin avril pour 3 ou 4 mois pour faire du dev.
Je connais bien le Nicaragua, le Costa Rica, je parle aussi bien espagnol mais je connais aucunement ce pays.
On m'a dit que c'était dangereux (ouais... on dit aussi que c'est dangereux de marcher à 1h du mat à Mtl mais bon, ça ne veut pas dire que ce l'est vraiment...), alors c'est quoi qu'il y a vraiment de dangereux là-bas?????
De plus, quels sont les attraits de ce pays?
Mercccccccccccciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii😄
Léa
Il est bien possible que je parte au Salvador en fin avril pour 3 ou 4 mois pour faire du dev.
Je connais bien le Nicaragua, le Costa Rica, je parle aussi bien espagnol mais je connais aucunement ce pays.
On m'a dit que c'était dangereux (ouais... on dit aussi que c'est dangereux de marcher à 1h du mat à Mtl mais bon, ça ne veut pas dire que ce l'est vraiment...), alors c'est quoi qu'il y a vraiment de dangereux là-bas?????
De plus, quels sont les attraits de ce pays?
Mercccccccccccciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii😄
Léa
Deux mois en Amérique Centrale: que choisir? English translation pending
Bonjour,
nous sommes Patrice et Carine de Toulouse et partons l'été prochain visiter l'Amérique centrale pendant deux mois. Normalement nous arriverons a Cancun (Beurk) avant de rejoindre le Belize, le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama (puis retour case départ). Je suis en train de préparer une petite boucle sympa, mais en deux mois il faut bien faire des choix! Donc si jamais vous avez une bonne experience des voyages en amerique centrale peut etre pouvez vous nous conseiller quelques endroits fantastiques a ne pas louper (voir un circuit possible sans vouloir abuser...)
Merci d'avance!
nous sommes Patrice et Carine de Toulouse et partons l'été prochain visiter l'Amérique centrale pendant deux mois. Normalement nous arriverons a Cancun (Beurk) avant de rejoindre le Belize, le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama (puis retour case départ). Je suis en train de préparer une petite boucle sympa, mais en deux mois il faut bien faire des choix! Donc si jamais vous avez une bonne experience des voyages en amerique centrale peut etre pouvez vous nous conseiller quelques endroits fantastiques a ne pas louper (voir un circuit possible sans vouloir abuser...)
Merci d'avance!
Népal au fil des jours English translation pending
🤪mardi 28 septembre 2004, 12h23 Le Népal en partie paralysé par une grève générale décrétée par les maoïstes
agrandir la photo
KATMANDOU (AFP) - Le Népal était en partie paralysé mardi par une grève générale de deux jours décrétée par la rébellion maoïste qui était moins suivie que d'habitude même si les rebelles ont, selon les autorités, perpétré des actes de violences pour faire pression sur la population.La plupart des commerces étaient fermés dans la capitale Katmandou et dans les autres villes de l'est du pays, et les bus assurant les liaisons longue-distance étaient à l'arrêt.
Toutefois selon la police, il y avait davantage de circulation à Katmandou que lors des précédentes grèves générales décrétées par la rébellion maoïste et les vendeurs de rue continuaient leurs activités.
Le gouvernement a menacé les fonctionnaires qui n'utiliseraient pas leur véhicule de fonction de le leur retirer.
Les grèves décrétées par les rebelles, en lutte armée depuis 1996 pour obtenir l'abolition de la monarchie, entraînent généralement une paralysie totale du pays et les véhicules en circulation sont détruits.
Des actes de violence, attribués à la rébellion, ont néanmoins été perpétrés dans la banlieue de la capitale et dans le centre, dans le but de faire pression sur la population pour que la grève générale soit suivie, selon les autorités.
Dans la matinée, une bombe artisanale a explosé devant une branche de la Banque Nepal-Bangladesh à Lalitpur brisant des fenêtres mais ne faisant ni victime ni dégât, a indiqué la police.
"Deux maoïstes qui circulaient dans un taxi se sont arrêtés à l'extérieur de la banque et le chauffeur a jeté un sac rempli d'explosif causant l'explosion. Les maoïstes ont essayé d'effrayer la population pour qu'elle observe la grève", a dit le chef de la police de Lalitpur, Thaneswore Devkota.
Dans le centre, district de Dhading, de présumés rebelles ont incendié dix véhicules d'un convoi de militants asiatiques en tournée depuis un mois dans le pays pour l'obtention du droit à la terre. Il n'y a pas eu de victime, a indiqué la police.
Ce premier jour de grève coïncide avec le deuxième jour des festivités en l'honneur de Kumari, une petite fille adorée comme une déesse, qui marquent le début des moissons. La guérilla a promis de ne pas gêner les festivités.
Les rebelles ont affirmé la semaine dernière avoir décrété cette grève pour protester contre la mort de deux de leurs dirigeants le 3 septembre dans le district de Siraha (sud-est) - ce que l'armée a nié.
La guérilla maoïste a accentué sa pression sur le gouvernement népalais depuis un mois avec un blocus de la capitale d'une semaine fin août et la fermeture forcée de 47 entreprises qui ont finalement rouvert plusieurs semaines après à l'issue de négociations.
En outre début septembre, la capitale a été le théâtre d'émeutes consécutives à l'annonce de la mort de 12 travailleurs népalais tués par leurs ravisseurs islamistes en Irak.
Quelque 10.000 personnes sont mortes depuis le début de la guerre civile en 1996.😉
agrandir la photoKATMANDOU (AFP) - Le Népal était en partie paralysé mardi par une grève générale de deux jours décrétée par la rébellion maoïste qui était moins suivie que d'habitude même si les rebelles ont, selon les autorités, perpétré des actes de violences pour faire pression sur la population.La plupart des commerces étaient fermés dans la capitale Katmandou et dans les autres villes de l'est du pays, et les bus assurant les liaisons longue-distance étaient à l'arrêt.
Toutefois selon la police, il y avait davantage de circulation à Katmandou que lors des précédentes grèves générales décrétées par la rébellion maoïste et les vendeurs de rue continuaient leurs activités.
Le gouvernement a menacé les fonctionnaires qui n'utiliseraient pas leur véhicule de fonction de le leur retirer.
Les grèves décrétées par les rebelles, en lutte armée depuis 1996 pour obtenir l'abolition de la monarchie, entraînent généralement une paralysie totale du pays et les véhicules en circulation sont détruits.
Des actes de violence, attribués à la rébellion, ont néanmoins été perpétrés dans la banlieue de la capitale et dans le centre, dans le but de faire pression sur la population pour que la grève générale soit suivie, selon les autorités.
Dans la matinée, une bombe artisanale a explosé devant une branche de la Banque Nepal-Bangladesh à Lalitpur brisant des fenêtres mais ne faisant ni victime ni dégât, a indiqué la police.
"Deux maoïstes qui circulaient dans un taxi se sont arrêtés à l'extérieur de la banque et le chauffeur a jeté un sac rempli d'explosif causant l'explosion. Les maoïstes ont essayé d'effrayer la population pour qu'elle observe la grève", a dit le chef de la police de Lalitpur, Thaneswore Devkota.
Dans le centre, district de Dhading, de présumés rebelles ont incendié dix véhicules d'un convoi de militants asiatiques en tournée depuis un mois dans le pays pour l'obtention du droit à la terre. Il n'y a pas eu de victime, a indiqué la police.
Ce premier jour de grève coïncide avec le deuxième jour des festivités en l'honneur de Kumari, une petite fille adorée comme une déesse, qui marquent le début des moissons. La guérilla a promis de ne pas gêner les festivités.
Les rebelles ont affirmé la semaine dernière avoir décrété cette grève pour protester contre la mort de deux de leurs dirigeants le 3 septembre dans le district de Siraha (sud-est) - ce que l'armée a nié.
La guérilla maoïste a accentué sa pression sur le gouvernement népalais depuis un mois avec un blocus de la capitale d'une semaine fin août et la fermeture forcée de 47 entreprises qui ont finalement rouvert plusieurs semaines après à l'issue de négociations.
En outre début septembre, la capitale a été le théâtre d'émeutes consécutives à l'annonce de la mort de 12 travailleurs népalais tués par leurs ravisseurs islamistes en Irak.
Quelque 10.000 personnes sont mortes depuis le début de la guerre civile en 1996.😉
Le mal d'être English translation pending
Est-ce que le mal d'être ne concerne que les occidentaux en général ? Ou est-ce que c'est relatif à tout un chacun ? Les valeurs sont différentes d'un pays à un autre, parfois des fossés énormes semblent contredire, assener la vérité, que sais-je ?
Dans le pub où je travaille, j'ai l'extrême plaisir de rencontrer différentes nationalités tout au long de l'année et il s'avère qu'un jour, j'avais aperçu un vieil homme d'Asie du Sud entré au bar... Nos regards s'étaient croisés furtivement, un sourire éclairait son visage... Visiblement, il voulait me commander à boire au lieu de s'adresser à un de mes collègues... Peut-être parce qu'entre étrangers dans un pays étranger, il y a un lien indescriptible qui noue les esprits... Je me suis dirigée vers lui et je lui ai servi le café qu'il m'avait demandé... Puis, comme si nous nous connaissions depuis longtemps, nous avions conversé... Moi, curieuse d'en apprendre plus sur ses origines et lui sur les miens... Cette personne était Sri-lankaise et organisait des voyages pour les Européens dans son pays.
J'étais en train de négliger mon travail pour boire ses paroles, il me donnait l'impression d'être un vieux sage venu au fin fond des contrées pour me narrer les mystères de ce monde et de ses impressions sur l'Occident, il m'a dit : " Tu sais en Inde, les gens ne peuvent pas se permettre de déprimer... La dépression est un mot qui n'existe quasiment pas dans le vocabulaire indien bien que je constate qu'avec la vitesse à laquelle le monde se développe, il se peut très bien qu'on y passe... "
" Mais pourquoi est-ce que la dépression n'est pas courante en Inde ? "
" Tout simplement parce que les gens sont trop occupés à travailler pour survivre... Ils ont déjà tellement de mal à nourrir leur famille, comment peuvent-ils déprimer ? Se permettent-ils une larme au soir pour se sentir mieux ? Oui, je le crois... Mais se laisser aller avec toutes les responsabilités qui leur incombent, dans quelle force vont-ils y puiser ? Alors, toi... Vis... "
Il m'avait dit ça si soudainement que je ne savais pas quoi y répondre... Le travail me ramenait sur terre, je devais reprendre du service... Je ne l'ai croisé qu'une seule et unique fois... Mais je repense à ce qu'il m'a dit plus d'une fois... Je me remets en question, je doute mais une chose est sûre, cette rencontre m'a bousculée dans ma façon de penser... Il n'y a pas de conclusion, juste une incitation à faire encore plus de rencontres de ce genre...
Dans le pub où je travaille, j'ai l'extrême plaisir de rencontrer différentes nationalités tout au long de l'année et il s'avère qu'un jour, j'avais aperçu un vieil homme d'Asie du Sud entré au bar... Nos regards s'étaient croisés furtivement, un sourire éclairait son visage... Visiblement, il voulait me commander à boire au lieu de s'adresser à un de mes collègues... Peut-être parce qu'entre étrangers dans un pays étranger, il y a un lien indescriptible qui noue les esprits... Je me suis dirigée vers lui et je lui ai servi le café qu'il m'avait demandé... Puis, comme si nous nous connaissions depuis longtemps, nous avions conversé... Moi, curieuse d'en apprendre plus sur ses origines et lui sur les miens... Cette personne était Sri-lankaise et organisait des voyages pour les Européens dans son pays.
J'étais en train de négliger mon travail pour boire ses paroles, il me donnait l'impression d'être un vieux sage venu au fin fond des contrées pour me narrer les mystères de ce monde et de ses impressions sur l'Occident, il m'a dit : " Tu sais en Inde, les gens ne peuvent pas se permettre de déprimer... La dépression est un mot qui n'existe quasiment pas dans le vocabulaire indien bien que je constate qu'avec la vitesse à laquelle le monde se développe, il se peut très bien qu'on y passe... "
" Mais pourquoi est-ce que la dépression n'est pas courante en Inde ? "
" Tout simplement parce que les gens sont trop occupés à travailler pour survivre... Ils ont déjà tellement de mal à nourrir leur famille, comment peuvent-ils déprimer ? Se permettent-ils une larme au soir pour se sentir mieux ? Oui, je le crois... Mais se laisser aller avec toutes les responsabilités qui leur incombent, dans quelle force vont-ils y puiser ? Alors, toi... Vis... "
Il m'avait dit ça si soudainement que je ne savais pas quoi y répondre... Le travail me ramenait sur terre, je devais reprendre du service... Je ne l'ai croisé qu'une seule et unique fois... Mais je repense à ce qu'il m'a dit plus d'une fois... Je me remets en question, je doute mais une chose est sûre, cette rencontre m'a bousculée dans ma façon de penser... Il n'y a pas de conclusion, juste une incitation à faire encore plus de rencontres de ce genre...
Les tribulations d'un Vfestiste en Chine English translation pending
Bonsoir a tous ...
Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....
19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄
Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...
Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...
Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)
Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏
Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)
Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....
Pleins de gros bisous à tous ...
Philo
Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....
19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄
Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...
Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...
Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)
Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏
Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)
Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....
Pleins de gros bisous à tous ...
Philo
Les Philippines, pour changer English translation pending
Dimanche 19/10/2003
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Rentrer au sénégal avec une voiture de plus de 5 ans sans carnet de douane? English translation pending
Bonjour, j'ai l'intention d'aller au Sénégal en voiture pdt le mois de septembre puis aller revendre le vénicule en Mauritanie ou au mali car il a + de 5 ans.
On m'a dit que l'on pouvait rentrer au Sénégal sans carnet de douane, pour cela, il faut adresser une lettre de demande d'admission temporaire exceptionnelle au Directeur général des douanes avec une copie de la carte grise du véhicule.
Je pourrais ainsi venir avec pour 3 mois maximum et après, il faudra que le véhicule soit réexporté ou alors il sera confisqué par la douane et vendu aux enchères.
Est-ce que cette information est-exacte? De quel directeur général des douanes s'agit-il?
Merci d'avance tanck
On m'a dit que l'on pouvait rentrer au Sénégal sans carnet de douane, pour cela, il faut adresser une lettre de demande d'admission temporaire exceptionnelle au Directeur général des douanes avec une copie de la carte grise du véhicule.
Je pourrais ainsi venir avec pour 3 mois maximum et après, il faudra que le véhicule soit réexporté ou alors il sera confisqué par la douane et vendu aux enchères.
Est-ce que cette information est-exacte? De quel directeur général des douanes s'agit-il?
Merci d'avance tanck
Inde: Calcutta - Orissa - Darjeeling - Vallée du Gange English translation pending
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
Louer une moto ou une voiture en République Dominicaine? English translation pending
Bonjour a tous, je serais dans la région de la romana, mais je peus me déplacer pour aller chercher l'engin qui me permettra de m'évader de mon hotel qui est trés isolé...
Si vous avez un commentaire positif ou négatif, je suis impatient... et Merci de votre aide
henri
Si vous avez un commentaire positif ou négatif, je suis impatient... et Merci de votre aide
henri
Pourquoi partir en tour du monde? English translation pending
salut a vous
question bien simple. pourquoi parter vous comme ca pour un tour du monde? quelque son les raisons sentimental ou logique qui vous pousse a cette aventure? que chercher vous si vous chercher quelque chose en vous? (bon ok c'etait plusieurs questions)
phil
question bien simple. pourquoi parter vous comme ca pour un tour du monde? quelque son les raisons sentimental ou logique qui vous pousse a cette aventure? que chercher vous si vous chercher quelque chose en vous? (bon ok c'etait plusieurs questions)
phil
Euros ou dollars pour le Pérou? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir si il vaut mieux emporter des euros ou des dollars au Perou ? Les guides de voyages indiquent que le dollars est plus accepte mais peut etre cela a t'il change ?
Merci par avance pour vos reponses !🙂
Emilie