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Vos escales de croisières à Tunis? English translation pending
Bonjour,
Partant avec Costa jeudi prochain, nous avons une escale à Tunis, a votre avis, vu les évènements actuels, comment cela se passe t'il ?
Avez vous déjà vécu un évènement similaire ?
Merci
Partant avec Costa jeudi prochain, nous avons une escale à Tunis, a votre avis, vu les évènements actuels, comment cela se passe t'il ?
Avez vous déjà vécu un évènement similaire ?
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Itinéraire de deux semaines en Islande English translation pending
Bonjour et excellente année aux passionné(e)s d'Islande ,
Je prépare un voyage de deux semaines pour l'été prochain en Islande, et j'aurais besoin de conseils par rapport à l'itinéraire prévu et aux choix d'hébergement. Nous serons deux adultes avec deux enfants de 9 et 12 ans. Nous arriverons en Ferry à Seydisfjordur le 4 Août 2011 et roulerons avec notre propre Scenic. Après de longues recherches et la lecture de plusieurs forums dont celui-ci qui est très instructif, notre projet d'itinéraire est le suivant :
J1 : Arrivée à Seydisfjordur à 7h30. Itinéraire de Seydisfjordur jusqu’à Reykjahlid pour la nuit, détour par Detifoss et Hafragilsfoss, randonnée 24, nuit à Reykjahlid
J2, J3 : Promenades et randonnées autour de Myvatn (randonnées 29, 30, 31), nuits à Reykjahlid
J4 : Itinéraire de Myvatn à Bordeyri pour la nuit, visite de Godafoss et de Akureyri en route, nuit à Bordeyri
J5 : Itinéraire de Bordeyri à Brjanslaekur en passant par Laxardalur (route 59) pour rejoindre la route 60 qui mène à Brjanslaekur pour la nuit. Randonnée 40 (Falaises de Latrabjarg : prions pour que les macareux moines ne soient pas tous partis), nuit à Flokalundur
J6 : Randonnée 38 (Dynjandifoss) et promenade dans les environs, nuit à Flokalundur
J7 : Traversée du Breidafjordur jusqu’à Stykkisholmur, visite de la péninsule de Snaefellsnes, nuit à Hellnar.
J8 : Randonnée 42, visite de la péninsule de Snaefellsnes et itinéraire jusqu’à Reykjavik. Découverte de la ville, nuit à Reykjavik.
J9 : Visite de la ville et , nuit à Reykjavik.
J10 : Péninsule de Reykjanes (randonnée 47) et itinéraire jusqu'à Landmannalaugar, nuit au Refuge de Landmannalaugar
J11 : Randonnée à Landmannalaugar et itinéraire jusqu'à Hella, nuit à Hella
J12 : Itinéraire de Hella jusqu'à Skaftafell, randonnée 11, nuit à Skaftafell
J13 : Réveil très matinal, itinéraire de Skaftafell à Seydisfjordur par Jokulsarlon, nuit Seydisfjordur
J14 : Randonnée 18 et visite de Seydisfjordur, nuit Seydisfjordur
J15 : Départ à 10h de Seydisfjordur.
Par rapport à ce itinéraire, mes questions sont :
- Sachant que pour Landmannalaugar nous avons prévu de nous garer au parking avant le premier gué, est-ce que l'intégralité de ce parcours est réalisable avec notre Scenic ?
- Cet itinéraire vous semble-t-il globalement équilibré ou vous semble-t-il speed ?
- Nous prévoyons de faire l'impasse sur le Cercle d'or qui résonne "trop touriste", pensez-vous que nous manquerons vraiment quelque chose ?
- Que proposeriez-vous comme hébergement (en dur) pour une famille de 4 aux différentes étapes ?
Merci d'avance pour vos réactions et conseils avisés.
A+
GollumDotNet
Je prépare un voyage de deux semaines pour l'été prochain en Islande, et j'aurais besoin de conseils par rapport à l'itinéraire prévu et aux choix d'hébergement. Nous serons deux adultes avec deux enfants de 9 et 12 ans. Nous arriverons en Ferry à Seydisfjordur le 4 Août 2011 et roulerons avec notre propre Scenic. Après de longues recherches et la lecture de plusieurs forums dont celui-ci qui est très instructif, notre projet d'itinéraire est le suivant :
J1 : Arrivée à Seydisfjordur à 7h30. Itinéraire de Seydisfjordur jusqu’à Reykjahlid pour la nuit, détour par Detifoss et Hafragilsfoss, randonnée 24, nuit à Reykjahlid
J2, J3 : Promenades et randonnées autour de Myvatn (randonnées 29, 30, 31), nuits à Reykjahlid
J4 : Itinéraire de Myvatn à Bordeyri pour la nuit, visite de Godafoss et de Akureyri en route, nuit à Bordeyri
J5 : Itinéraire de Bordeyri à Brjanslaekur en passant par Laxardalur (route 59) pour rejoindre la route 60 qui mène à Brjanslaekur pour la nuit. Randonnée 40 (Falaises de Latrabjarg : prions pour que les macareux moines ne soient pas tous partis), nuit à Flokalundur
J6 : Randonnée 38 (Dynjandifoss) et promenade dans les environs, nuit à Flokalundur
J7 : Traversée du Breidafjordur jusqu’à Stykkisholmur, visite de la péninsule de Snaefellsnes, nuit à Hellnar.
J8 : Randonnée 42, visite de la péninsule de Snaefellsnes et itinéraire jusqu’à Reykjavik. Découverte de la ville, nuit à Reykjavik.
J9 : Visite de la ville et , nuit à Reykjavik.
J10 : Péninsule de Reykjanes (randonnée 47) et itinéraire jusqu'à Landmannalaugar, nuit au Refuge de Landmannalaugar
J11 : Randonnée à Landmannalaugar et itinéraire jusqu'à Hella, nuit à Hella
J12 : Itinéraire de Hella jusqu'à Skaftafell, randonnée 11, nuit à Skaftafell
J13 : Réveil très matinal, itinéraire de Skaftafell à Seydisfjordur par Jokulsarlon, nuit Seydisfjordur
J14 : Randonnée 18 et visite de Seydisfjordur, nuit Seydisfjordur
J15 : Départ à 10h de Seydisfjordur.
Par rapport à ce itinéraire, mes questions sont :
- Sachant que pour Landmannalaugar nous avons prévu de nous garer au parking avant le premier gué, est-ce que l'intégralité de ce parcours est réalisable avec notre Scenic ?
- Cet itinéraire vous semble-t-il globalement équilibré ou vous semble-t-il speed ?
- Nous prévoyons de faire l'impasse sur le Cercle d'or qui résonne "trop touriste", pensez-vous que nous manquerons vraiment quelque chose ?
- Que proposeriez-vous comme hébergement (en dur) pour une famille de 4 aux différentes étapes ?
Merci d'avance pour vos réactions et conseils avisés.
A+
GollumDotNet
Trois semaines en 4x4 au Costa Rica en mai 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous voulons passer 3 semaines en Mai 2011. Après avoir pas mal cherché sur ce forum, j'ai quelques questions:
- Existe-t-il des loueurs de 4x4 équipés camping, et est-ce faisable de camper soit en camping soit dans un coin tranquille? - Est-ce une bonne saison pour les tortues? - Les infos concernant la météo sont assez contradictoires, certains parlent de pluies diluviennes d'autres parlent d'averses locales intenses; quelles sont vos points de vue? - Nous détestons tout organiser d'avance, n'est-ce pas risqué de ne pas réserver nos hotels et de tout faire sur place? - Vu que nous serons en 4x4, y a-t-il des "bijoux cachés" loins des hordes touristiques pour passer un bon moment avec la nature et des animaux? - Et quels sont les "attrape-touristes" à éviter et les autres, qui au contraire, sont des "must" à faire même si victimes de leur succès?
Voilà, c'est tout, pour l'instant. Merci à tous et bonnes fêtes!
Kakydanou
Nous voulons passer 3 semaines en Mai 2011. Après avoir pas mal cherché sur ce forum, j'ai quelques questions:
- Existe-t-il des loueurs de 4x4 équipés camping, et est-ce faisable de camper soit en camping soit dans un coin tranquille? - Est-ce une bonne saison pour les tortues? - Les infos concernant la météo sont assez contradictoires, certains parlent de pluies diluviennes d'autres parlent d'averses locales intenses; quelles sont vos points de vue? - Nous détestons tout organiser d'avance, n'est-ce pas risqué de ne pas réserver nos hotels et de tout faire sur place? - Vu que nous serons en 4x4, y a-t-il des "bijoux cachés" loins des hordes touristiques pour passer un bon moment avec la nature et des animaux? - Et quels sont les "attrape-touristes" à éviter et les autres, qui au contraire, sont des "must" à faire même si victimes de leur succès?
Voilà, c'est tout, pour l'instant. Merci à tous et bonnes fêtes!
Kakydanou
Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande English translation pending
VERS CHIANG MAI
C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive.
Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche?
Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime.
Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement.
Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
4x4 trip to Egypt in the Libyan Desert?
Hello,
Taking the boat from VENICE to Alexandria is easier than going through Tunisia and Libya.
We’re putting together a group to split costs for a trip in 2011 or early 2012.
Inshallah.
I’m looking for people who’ve recently crossed the Libyan Desert—sand sea, oases, etc.—with their 4x4s.
Any info is welcome, thanks in advance.
Things like:
Entry formalities for the 4x4.
Agencies and guides for the desert.
Military requirements.
Fuel, etc.
Thanks again.
Saharan greetings.
Croisière MSC Poesia pour les Caraïbes English translation pending
Nous comptons réserver demain pour une croisière sur le MSC Poesia pour les Caraibes. Ceux qui connaissent ce bateau, s.v.p. me donner vos commentaires, les bons et les mauvais.
Merci
Donnez votre avis sur le MSC SPENDIDA English translation pending
😉😉Bonjour à vous tous,
Je lance cette discussion afin d'obtenir des renseignements sur le MSC SPLENDIDA. Je m'adresse, bien entendu, à ceux qui ont fait une croisière sur celui-ci mais je cherche aussi à obtenir des avis francs et généreux sur ce navire. Ces avis bons ou critiques doivent faire apparaître votre ressenti sur tout ce que vous propose cette compagnie.
Entendons-nous bien, le but, n'est pas de faire la différence entre les services rendus par les 2 compagnies MSC et COSTA. Cette discussion doit pouvoir nous préparer, pour ceux qui ne l'ont jamais pris, d'apprécier ce qui est bien fait et ce qui est négligé.
En collationnant les avis de tout un chacun ici sur tel navire, cela peut aussi aider à préparer les futurs nouveaux qui se lancent dans cette aventure, tels que :
- accueil en gare maritime, - accompagnement à bord, - appréciation de la cabine et de l'entretien par le personnel de bord, - satisfaction de la climatisation dans les cabines, - organisation et qualité des repas servis à bord, - organisation des excursions, - qualité des spectacles, - prix des prestations (boissons et autres), facture finale.
Merci pour vos réponses objectives et surtout si l'un de vous a fait la croisière du 19 au 26 septembre 2010, je serais satisfait d'avoir aussi une vision de sa croisière.
Cordialement.
JC

Je lance cette discussion afin d'obtenir des renseignements sur le MSC SPLENDIDA. Je m'adresse, bien entendu, à ceux qui ont fait une croisière sur celui-ci mais je cherche aussi à obtenir des avis francs et généreux sur ce navire. Ces avis bons ou critiques doivent faire apparaître votre ressenti sur tout ce que vous propose cette compagnie.
Entendons-nous bien, le but, n'est pas de faire la différence entre les services rendus par les 2 compagnies MSC et COSTA. Cette discussion doit pouvoir nous préparer, pour ceux qui ne l'ont jamais pris, d'apprécier ce qui est bien fait et ce qui est négligé.
En collationnant les avis de tout un chacun ici sur tel navire, cela peut aussi aider à préparer les futurs nouveaux qui se lancent dans cette aventure, tels que :
- accueil en gare maritime, - accompagnement à bord, - appréciation de la cabine et de l'entretien par le personnel de bord, - satisfaction de la climatisation dans les cabines, - organisation et qualité des repas servis à bord, - organisation des excursions, - qualité des spectacles, - prix des prestations (boissons et autres), facture finale.
Merci pour vos réponses objectives et surtout si l'un de vous a fait la croisière du 19 au 26 septembre 2010, je serais satisfait d'avoir aussi une vision de sa croisière.
Cordialement.
JC

Back to India, août 2010 English translation pending
Amis voyageurs !
Ceci est mon premier "Carnet de voyages" sur ce forum ! Je vais essayer de transmettre un peu de ma passion pour ce pays, de donner des infos pratiques et précises, bref de partager une expérience avec vous ! Merci d'avance pour votre indulgence si je m'égare trop !!!...
On ne choisit pas d'aimer l'Inde...cela arrive............ou pas !..... Dans ce pays où nos repères occidentaux se perdent, on se sent bien ou mal, on adore ou on déteste... Et il faut savoir l'accepter! J'ai rencontré l'Inde en fin 2006 presque par hasard (mais peut-on parler de hasard en Inde ???...), je m'y suis installée pour 1 année en été 2007.......et j'y suis (enfin ) retournée cet été.......L'été n'est vraiment pas la meilleure saison pour l'Inde, mais se confronter à la moiteur de la mousson est aussi une nouvelle façon d'appréhender toutes les facettes de ce pays si multiple........
J'ai vécu 1 année à Delhi, donc je connais mieux le Nord du pays (le Rajasthan, les villes sacrées du Gange et un passage dans les montagnes de l'Himachal), mais j'ai quand même fait des "sauts" dans le Sud, au Tamil Nadu et à Goa (là aussi, un aspect complètement différent de l'Inde...). Pour mon premier message sur le forum, j'ai choisi de cibler sur notre dernier séjour de cet été : Delhi+Kerala.... Et oui, c'est une drôle d'association ! Delhi va rarement avec le Kerala et pour la bonne cause puisqu'elle se trouve à 4h d'avion !!!! Quand même !!! Mais en Inde, rien n'est impossible ! Même traverser le pays lors d'un même voyage de 2 semaines !!! Isn't it ?!! 😎
Donc, retour en Inde après avoir vécu à Delhi pendant 1 année, il était exclu de ne pas repasser par Delhi ! Atterrissage le 8 août dernier à Delhi au petit matin à l'aéroport international flambant neuf aux kilomètres de moquettes immaculées (pour combien de temps ??) et au parking à étages avec places matérialisées au sol (incroyable !!!!). Si la porte d'entrée à Delhi a beaucoup changé en 2 ans, pour cause de Jeux du Commonwealth, et les formalités aux douanes sont effectivement beaucoup plus rapides, fort heureusement passée la sortie de l'aéroport, on retrouve l'odeur poussièreuse de Delhi et sa foule de chauffeurs déjà dense qui attendent les voyageurs...
Le métro reliera bientôt l'aéroport au centre de la ville. La rame est "presque" finie....enfin bientôt........un jour, sûrement !!! Néanmoins, le métro est un bon moyen de transport à Delhi (pour les tronçons existants !). Il est incroyablement propre, climatisé et automatique. C'est un moyen de transport rapide et pas cher (On paye 1 jeton par voyage selon sa destination...Par ex : 6 Rs pour rejoindre Old Delhi (Chandni chowk) de Connaught place (Rajiv chowk)), et pas plus surchargé que le métro parisien ! De plus, la sortie à Old Delhi (Chandni chowk) est assez exceptionnelle de contrastes : en quelques secondes on passe d'un espace aux carrelages impeccables, aux couloirs climatisés et au calme "relatif" à la fournaise moite, assourdissante et odorante de la ville...Une vraie plongée au coeur de Delhi ! Donc en attendant de prendre le métro pour se rendre "en ville", le voyageur peut prendre les "pre-paid taxis". C'est plus cher, mais les prix sont garantis, donc pas d'énergie à perdre en négociation...surtout après les heures de vols...
Delhi en août, c'est très chaud (quoi que......moins qu'en Mai et Juin, les mois les plus rudes, pour cause de pré-mousson), et très moite. Concrètement, on transpire, on dégouline...La poussière s'y colle ! On y ajoute "un peu" de pollution et on se retrouve bien crasseux en fin de journée !!! Mais bon, l'Inde se vit par les sens !!! Delhi est une ville grouillante, bruyante, polluée et poussièreuse, mais que personnellement j'adore !!! Sûrement parce qu'y ayant vécu 1 année, j'ai eu le temps de passer par toutes les émotions (plaisir, énervement, fatalisme...), mais la plupart des voyageurs qui n'y font que passer, voire l'évitent s'ils le peuvent, ne l'aiment guère... Pourtant à Delhi, il y a des coins magnifiques : Humayum Thomb, aussi beau pour moi que le Taj Mahal, et beaucoup moins fréquenté, Lodhi garden, un très beau jardin avec des monunents moghols dans le centre de la ville où se retrouvent les familles indiennes autour d'un pique-nique le dimanche (petit bémol.............on retrouve les restes du pique-nique le dimanche soir !!! Mais la protection de l'environnement n'est pas la priorité en Inde...), le Bangla Sahib Gurudwara (temple sikh moins connu que celui de Old Delhi, mais pour moi, plus beau avec son grand bassin aux ablutions).....et plein d'autres adresses encore qui méritent d'inscrire Delhi en étape dans son voyage ! L'Inde est une terre de contrastes et les grosses villes bruyantes font partie de ses paysages....
Donc 2 jours à Delhi en début et en fin de voyage, avant d'embarquer pour le Kerala. En avion bien sûr, quoiqu'il est possible d'y aller en train !!!! Si on dispose de plusieurs jours à tuer ! 😉
Nous avions acheté tous nos vols intérieurs sur le net en France, de même que le premier billet de train ! Ce qui est assez pratique car on peut ainsi imprimer nos e-tickets...Nous avons voyagé surtout en low-cost (Jetlite, Spicejet)...Les avions sont impeccables, à l'heure... seule la nourriture est absente, comme toujours en low cost !
- Delhi / Cochin / Munnar (2 nuits) : (escale de 30 min à Hyderabad - vol de 4h), puis route vers Munnar (130 km, environ 5h en voiture individuelle). Changement complet de paysages : la végétation est luxuriante, les cascades d'eau surgissent ici ou là, les montagnes se dessinent dans la brume le long de la "snake road" (l'estomac gigote un peu au gré des virages !). Munnar est une ville de montagne (1600 m), à la végétation tropicale et aux plantations de thé. L'air y est frais (une petite vingtaine de degrés...), les fruits y sont gigantesques, la vie y est paisible... Les amateurs de nature et de calme s'y régaleront...Un bon endroit pour se ressourcer... (enfin pour mes compagnons de voyage....Mes intestins sont en vrac ! Bienvenue en Inde ! Et oui, c'est un rituel pour moi !!!! Choc thermique entre le Nord et le Sud ? Air glacé des clims dans les restaus de Delhi ? Ou jus de fruits frais pressés à Old Delhi ??? Je ne saurai jamais ! Mais une chose est sûre, comme toujours, je m'en remets aux médecines locales, toujours plus efficaces (pour moi..... je ne m'avance pas pour les autres .....), riz blanc, "curd" (yahourt) et fruits frais (et oui, en Inde, on soigne les problèmes intestinaux avec yaourth et fruits ??? Etonnant, non ??!!), et me voici sur pied quelques jours plus tard.......) 🙂 A Munnar, nous vous recommandons particulièrement de séjourner à "The Shade homestay" (contacter Santhosh, le propriétaire, www.theshade.in ou info@theshade.in). C'est un logement chez l'habitant dans une maison à flanc de montagne à 2/3 kms de Munnar. Il y a 3 chambres doubles (impeccables ! et avec salle de bain) à 1000 Rs, avec possiblité de prendre le diner (absolument délicieux...) avec la famille pour 150 Rs de plus... Le petit déjeuner est à la mode keralaise (puttu ! mélange de riz et de coco). La famille est adorable et Santhosh se fera un plaisir de vous faire visiter son "spice garden" de 1 hectare (quand même !) où poussent en abondance cardamomes, café, clous de girofle et autres épices.....
- Munnar / Cochin (2 nuits) : Retour vers Cochin par la même route de montagne ! Cochin est une très jolie ville portuaire : l'air sent l'iode et le poisson (la pêche du jour s'étale au bord des routes), la mer est saumâtre, et les "Chinese fishing nets" dressent leurs élégantes silhouettes dans la lumière crépusculaire. Nous résidons à Fort Cochin, malheureusement envahi de nombreux touristes (beaucoup de français d'ailleurs !), mais nous ne pouvons garder l'Inde pour nous ! Il faut partager aussi !!!! Nous logeons à "Sonnetta residency" (www.sonnettaresidency.com ou mail@sonnettaresidency.com ). Au premier abord, nous sommes un peu déçus, car nous espérions une guesthouse et cela s'apparente davantage à un petit hôtel (6 chambres environ), mais les chambres sont nickels (700 Rs avec salle de bain, mais sans petit déjeuner !), et le propriétaire, un vieil homme, est charmant et propose des services (réservation de spectacles de Kathakali, excursions, etc...)... A Fort Cochin prendre le temps de déambuler dans les ruelles, où se succèdent temples hindous, églises catholiques, mosquées et synagogue (bel exemple d'ouverture...), et aussi de traverser la baie en ferry boat (vieux bateau bringuebalant et surchargé avec femmes et hommes séparés, pour 2 Rs !) pour se rendre à Cherai Beach sur l'île de Vypeen (ajouter 45 min de bus local à 11 Rs). Le site est de toute beauté avec les silhouettes de cocotiers qui se détachent le long de la lagune... Le soir, nous nous rendons à un spectacle de Kathakali...100% de touristes sur les bancs et beaucoup de Français reconnaissables entre tous : ils tentent de s'assoir aux premiers rangs (les places sont numérotées !), râlent à voix haute et prennent des photos au flash quand c'est interdit !!!!! Chers compatriotes ! Du coup, on oublie de parler de français, pour ne pas se faire mal voir !!!! No, I am not French !!!! Why ??? 😎 Mis à part le côté très touristique de la chose, le kathakali s'ancre dans une tradition hindoue et le spectacle est de qualité (un peu long peut-être quand même !!!! 200 Rs)
- Cochin / Alleypey (2 nuits ) : Voyage en bus local (55 km, environ 2h, 37 Rs). Le brushing en prend un coup, mais le voyage en bus est une expérience à vivre en Inde ! Les démonstrateurs en tout genre qui vendent leurs gadgets au départ (Stylo multicolore à paillettes ?? why not ! et les affaires marchent ! Les Indiens adorent les gadgets !), les villes qui défilent, les passagers qui montent et descendent sans arrêt (presqu'au sens littéral du terme ! Parfois le bus ralentit sans vraiment s'arrêter !), le bus permet de prendre le pouls de la circulation à l'indienne ! Nous sommes arrivés à Alleypey le 14 août, ce qui était une très mauvaise idée. Journée du "Nerhu trophy courses" (courses annuelles de bateaux sur les canaux du centre d'Alleypey). Non seulement, nous n'avons pas aperçu un bout des bateaux en courses (si ce n'est sur une télé dans un magasin de la ville) tellement la masse compacte (très compacte !) des Indiens nous empêchait même d'apercevoir l'eau, mais en plus nous n'avons pas pû faire de promenade sur les "backwaters" car tout était stoppé à cause des fameuses courses...C'est cela aussi d'arriver à l'improviste sans avoir acheté de billets à l'avance ! Le lendemain par contre, nous avons fait une très belle balade de 3h sur les "backwaters" (bateau public 11 Rs) d'Alleypey à Changanassery...Le bateau public est un peu rafistolé, sa peinture écaillée mais le spectacle à bord est animé. C'est en fait une sorte de "ferry boat" qui permet aux villageois de se rendre de villages en villages... Les familles se succèdent...Rares sont ceux qui font tout le parcours. Le long des backwaters, la vie villageoise se déroule : les femmes battent le linge, les hommes pêchent, les enfants jouent au football (incroyable ! La mode du foot a supplanté (pour un temps !) celle du cricket..) et les silhouettes des villageois se dessinent le long des étroits chemins entre rizières et fleuve..... C'est beau, c'est paisible...La vie se déroule doucement de même que la vitesse de croisière du bateau !!! Retour à Alleypey en soirée en bus local (1h, 30 Rs) A Alleypey nous séjournons dans un joli petit hôtel en bord de mer "White saand beach resort" (www.whitesaandresort@gmail.com), 5 chambres en tout, 1250 Rs avec petit déj en terrasse et salle de bain. On peut même y diner le soir en commandant à l'avance. Par contre, le service est "un peu" (trrrrrrrrès !!!) lent ! Plat par plat, soit d'abord une omelette, puis la suivante, puis le thé, etc !!!! Par contre, la vue sur la mer est très belle et on dort au bruit du ressac des vagues....
- Alleypey / Varkala (1 nuit) : Départ au petit matin en train (100 km, environ 3h, 150 Rs). Petit souci de réservation : plus de places assises...et en Inde les trains sont bondés, donc inutile d'espérer trouver une place à la dernière minute.........sauf en demandant au contrôleur moyennant quelques roupies rapidement disparues dans sa poche.... Il faut donc penser à réserver ses billets de train quelques jours à l'avance....ou alors s'incrire sur la liste d'attente (waiting list)... Varkala n'a pas grand intérêt...beaucoup de touristes... La vue est belle du haut des falaises...mais la mer est assez agitée...De toute façon, je ne recommande pas la baignade en Inde...Ce n'est vraiment pas une habitude culturelle de se baigner (du moins pour les femmes...) et à fortiori, c'est la tenue dénudée du maillot de bain qui rend cette pratique désagréâble... Autant vous promener nue à Paris, vous aurez la même impression ! (Enfin, c'est un avis perso !) Par contre ce qui est spécifique à Varkala, ce sont les massages ayurvédiques...et là les centres fleurissent partout, donc difficiles de faire un choix et à priori le bon ! A l'instinct, nous en avons choisi un que nous vous recommandons ! C'est le "Mother ayurvédic medicines" MAM (www.mamayurvedics.8k.com ou bindhuajay@rediffmail.com). Le docteur Bindu vous reçoit chez elle (apparemment c'est aussi un petit hopital ayurvédique), où se déroulent les massages. Nous avons choisi la formule complète "full body massage + dhara" (écoulement régulier d'huile tiède sur le front), soit 600 Rs pour 2h (après négociation)... Je suis adepte des massages ayurvédiques (que j'ai pas mal testé dans le nord aussi) et je dois dire que celui-là était de très bonne qualité ! Les gestes sont précis et la sensation très relaxante....Certes on ressort "un peu" huileux (!!!), mais l'accueil est très sympathique....même si les locaux restent sommaires....mais ce n'est pas le plus important dans un massage !
Notre séjour dans le Kerala s'achève donc sur un massage, avant de nous envoler pour Delhi via un stop à Bangalore (des amis à visiter !)....Quelques jours à Delhi pour faire des derniers shoppings, (je recommande pour ceux qui aiment les vêtements Indiens "Lajpat Nagar Market" (encore appelé "Center Market"), ou alors "Dilli haat" (où tous les états indiens sont représentés avec leur artisanat...marge de négociation plus étroite, mais belle qualité en général, entrée payante 15 Rs env)...
Nous avons passé une journée à Agra, départ en train par le "Bhopal Shatabdi express" à New Delhi Railway station à 6h15 (env 400 Rs). L'avantage de l'express est qu'il est rapide (2 heures pour aller à Agra) et permet donc l'aller retour dans la journée (retour en soirée vers 20h45). Agra n'est pas une ville agréâble, peut-être même la moins agréâble d'Inde....ultra-touristique, et donc les marchands sont ultra pressants.... Il faut filer dès la sortie de la gare (surtout prendre un rickshaw pre-paid....sinon les prix deviennent vite délirants...) et suivre le conseil du Routard à savoir ne RIEN acheter !!! Tout est hors de prix ! A titre d'exemple, on m'a proposé à l'entrée du fort rouge, une paire de bracelets de cheville à 10......euros !!!! 😠.............qui est descendu à la sortie à 20 Rs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Du grand n'importe quoi ! Et puis souvent ce sont des choses de mauvaise qualité..... Il faut donc se limiter aux visites....Néanmoins le Taj Mahal reste magnifique, même si certains voyageurs se refusent à le visiter, car étant trop touristique...........(c'est leur choix....). Pour moi, le Taj reste le Taj, et son marbre prend les teintes des humeurs du ciel et varie constamment. Cette fois, nous l'avons visité sous un ciel de mousson incroyable bleu marine, le blanc du marbre devenait phosphorescent! Pour ceux qui veulent éviter la foule, et le prix élevé du Taj (750 Rs quand même...), on peut aller "back side" de l'autre côté de la Yamuna river et admirer la vue sur le Taj pour 100 Rs dans les "Mumtal Bargh" gardens....Et en plus on a ainsi une photo du Taj très différente ! 😉
Voilà ! Mon premier "Carnet de voyages" est finalement plus long que prévu ! C'est vrai que je suis intarissable sur le sujet....J'ai essayé d'être pratique et j'espère avoir donné envie d'aller ou de retourner en Inde.... Généralement, quand on aime l'Inde, on y va encore, et encore, et encore............C'est un pays qui rend fidèle où l'on reçoit beaucoup... Merci à ceux qui auront lu jusqu'au bout sans s'endormir ! 🙂 Bonnes préparations de voyage à tous ! En Inde ou ailleurs !
Nath
Ceci est mon premier "Carnet de voyages" sur ce forum ! Je vais essayer de transmettre un peu de ma passion pour ce pays, de donner des infos pratiques et précises, bref de partager une expérience avec vous ! Merci d'avance pour votre indulgence si je m'égare trop !!!...
On ne choisit pas d'aimer l'Inde...cela arrive............ou pas !..... Dans ce pays où nos repères occidentaux se perdent, on se sent bien ou mal, on adore ou on déteste... Et il faut savoir l'accepter! J'ai rencontré l'Inde en fin 2006 presque par hasard (mais peut-on parler de hasard en Inde ???...), je m'y suis installée pour 1 année en été 2007.......et j'y suis (enfin ) retournée cet été.......L'été n'est vraiment pas la meilleure saison pour l'Inde, mais se confronter à la moiteur de la mousson est aussi une nouvelle façon d'appréhender toutes les facettes de ce pays si multiple........
J'ai vécu 1 année à Delhi, donc je connais mieux le Nord du pays (le Rajasthan, les villes sacrées du Gange et un passage dans les montagnes de l'Himachal), mais j'ai quand même fait des "sauts" dans le Sud, au Tamil Nadu et à Goa (là aussi, un aspect complètement différent de l'Inde...). Pour mon premier message sur le forum, j'ai choisi de cibler sur notre dernier séjour de cet été : Delhi+Kerala.... Et oui, c'est une drôle d'association ! Delhi va rarement avec le Kerala et pour la bonne cause puisqu'elle se trouve à 4h d'avion !!!! Quand même !!! Mais en Inde, rien n'est impossible ! Même traverser le pays lors d'un même voyage de 2 semaines !!! Isn't it ?!! 😎
Donc, retour en Inde après avoir vécu à Delhi pendant 1 année, il était exclu de ne pas repasser par Delhi ! Atterrissage le 8 août dernier à Delhi au petit matin à l'aéroport international flambant neuf aux kilomètres de moquettes immaculées (pour combien de temps ??) et au parking à étages avec places matérialisées au sol (incroyable !!!!). Si la porte d'entrée à Delhi a beaucoup changé en 2 ans, pour cause de Jeux du Commonwealth, et les formalités aux douanes sont effectivement beaucoup plus rapides, fort heureusement passée la sortie de l'aéroport, on retrouve l'odeur poussièreuse de Delhi et sa foule de chauffeurs déjà dense qui attendent les voyageurs...
Le métro reliera bientôt l'aéroport au centre de la ville. La rame est "presque" finie....enfin bientôt........un jour, sûrement !!! Néanmoins, le métro est un bon moyen de transport à Delhi (pour les tronçons existants !). Il est incroyablement propre, climatisé et automatique. C'est un moyen de transport rapide et pas cher (On paye 1 jeton par voyage selon sa destination...Par ex : 6 Rs pour rejoindre Old Delhi (Chandni chowk) de Connaught place (Rajiv chowk)), et pas plus surchargé que le métro parisien ! De plus, la sortie à Old Delhi (Chandni chowk) est assez exceptionnelle de contrastes : en quelques secondes on passe d'un espace aux carrelages impeccables, aux couloirs climatisés et au calme "relatif" à la fournaise moite, assourdissante et odorante de la ville...Une vraie plongée au coeur de Delhi ! Donc en attendant de prendre le métro pour se rendre "en ville", le voyageur peut prendre les "pre-paid taxis". C'est plus cher, mais les prix sont garantis, donc pas d'énergie à perdre en négociation...surtout après les heures de vols...
Delhi en août, c'est très chaud (quoi que......moins qu'en Mai et Juin, les mois les plus rudes, pour cause de pré-mousson), et très moite. Concrètement, on transpire, on dégouline...La poussière s'y colle ! On y ajoute "un peu" de pollution et on se retrouve bien crasseux en fin de journée !!! Mais bon, l'Inde se vit par les sens !!! Delhi est une ville grouillante, bruyante, polluée et poussièreuse, mais que personnellement j'adore !!! Sûrement parce qu'y ayant vécu 1 année, j'ai eu le temps de passer par toutes les émotions (plaisir, énervement, fatalisme...), mais la plupart des voyageurs qui n'y font que passer, voire l'évitent s'ils le peuvent, ne l'aiment guère... Pourtant à Delhi, il y a des coins magnifiques : Humayum Thomb, aussi beau pour moi que le Taj Mahal, et beaucoup moins fréquenté, Lodhi garden, un très beau jardin avec des monunents moghols dans le centre de la ville où se retrouvent les familles indiennes autour d'un pique-nique le dimanche (petit bémol.............on retrouve les restes du pique-nique le dimanche soir !!! Mais la protection de l'environnement n'est pas la priorité en Inde...), le Bangla Sahib Gurudwara (temple sikh moins connu que celui de Old Delhi, mais pour moi, plus beau avec son grand bassin aux ablutions).....et plein d'autres adresses encore qui méritent d'inscrire Delhi en étape dans son voyage ! L'Inde est une terre de contrastes et les grosses villes bruyantes font partie de ses paysages....
Donc 2 jours à Delhi en début et en fin de voyage, avant d'embarquer pour le Kerala. En avion bien sûr, quoiqu'il est possible d'y aller en train !!!! Si on dispose de plusieurs jours à tuer ! 😉
Nous avions acheté tous nos vols intérieurs sur le net en France, de même que le premier billet de train ! Ce qui est assez pratique car on peut ainsi imprimer nos e-tickets...Nous avons voyagé surtout en low-cost (Jetlite, Spicejet)...Les avions sont impeccables, à l'heure... seule la nourriture est absente, comme toujours en low cost !
- Delhi / Cochin / Munnar (2 nuits) : (escale de 30 min à Hyderabad - vol de 4h), puis route vers Munnar (130 km, environ 5h en voiture individuelle). Changement complet de paysages : la végétation est luxuriante, les cascades d'eau surgissent ici ou là, les montagnes se dessinent dans la brume le long de la "snake road" (l'estomac gigote un peu au gré des virages !). Munnar est une ville de montagne (1600 m), à la végétation tropicale et aux plantations de thé. L'air y est frais (une petite vingtaine de degrés...), les fruits y sont gigantesques, la vie y est paisible... Les amateurs de nature et de calme s'y régaleront...Un bon endroit pour se ressourcer... (enfin pour mes compagnons de voyage....Mes intestins sont en vrac ! Bienvenue en Inde ! Et oui, c'est un rituel pour moi !!!! Choc thermique entre le Nord et le Sud ? Air glacé des clims dans les restaus de Delhi ? Ou jus de fruits frais pressés à Old Delhi ??? Je ne saurai jamais ! Mais une chose est sûre, comme toujours, je m'en remets aux médecines locales, toujours plus efficaces (pour moi..... je ne m'avance pas pour les autres .....), riz blanc, "curd" (yahourt) et fruits frais (et oui, en Inde, on soigne les problèmes intestinaux avec yaourth et fruits ??? Etonnant, non ??!!), et me voici sur pied quelques jours plus tard.......) 🙂 A Munnar, nous vous recommandons particulièrement de séjourner à "The Shade homestay" (contacter Santhosh, le propriétaire, www.theshade.in ou info@theshade.in). C'est un logement chez l'habitant dans une maison à flanc de montagne à 2/3 kms de Munnar. Il y a 3 chambres doubles (impeccables ! et avec salle de bain) à 1000 Rs, avec possiblité de prendre le diner (absolument délicieux...) avec la famille pour 150 Rs de plus... Le petit déjeuner est à la mode keralaise (puttu ! mélange de riz et de coco). La famille est adorable et Santhosh se fera un plaisir de vous faire visiter son "spice garden" de 1 hectare (quand même !) où poussent en abondance cardamomes, café, clous de girofle et autres épices.....
- Munnar / Cochin (2 nuits) : Retour vers Cochin par la même route de montagne ! Cochin est une très jolie ville portuaire : l'air sent l'iode et le poisson (la pêche du jour s'étale au bord des routes), la mer est saumâtre, et les "Chinese fishing nets" dressent leurs élégantes silhouettes dans la lumière crépusculaire. Nous résidons à Fort Cochin, malheureusement envahi de nombreux touristes (beaucoup de français d'ailleurs !), mais nous ne pouvons garder l'Inde pour nous ! Il faut partager aussi !!!! Nous logeons à "Sonnetta residency" (www.sonnettaresidency.com ou mail@sonnettaresidency.com ). Au premier abord, nous sommes un peu déçus, car nous espérions une guesthouse et cela s'apparente davantage à un petit hôtel (6 chambres environ), mais les chambres sont nickels (700 Rs avec salle de bain, mais sans petit déjeuner !), et le propriétaire, un vieil homme, est charmant et propose des services (réservation de spectacles de Kathakali, excursions, etc...)... A Fort Cochin prendre le temps de déambuler dans les ruelles, où se succèdent temples hindous, églises catholiques, mosquées et synagogue (bel exemple d'ouverture...), et aussi de traverser la baie en ferry boat (vieux bateau bringuebalant et surchargé avec femmes et hommes séparés, pour 2 Rs !) pour se rendre à Cherai Beach sur l'île de Vypeen (ajouter 45 min de bus local à 11 Rs). Le site est de toute beauté avec les silhouettes de cocotiers qui se détachent le long de la lagune... Le soir, nous nous rendons à un spectacle de Kathakali...100% de touristes sur les bancs et beaucoup de Français reconnaissables entre tous : ils tentent de s'assoir aux premiers rangs (les places sont numérotées !), râlent à voix haute et prennent des photos au flash quand c'est interdit !!!!! Chers compatriotes ! Du coup, on oublie de parler de français, pour ne pas se faire mal voir !!!! No, I am not French !!!! Why ??? 😎 Mis à part le côté très touristique de la chose, le kathakali s'ancre dans une tradition hindoue et le spectacle est de qualité (un peu long peut-être quand même !!!! 200 Rs)
- Cochin / Alleypey (2 nuits ) : Voyage en bus local (55 km, environ 2h, 37 Rs). Le brushing en prend un coup, mais le voyage en bus est une expérience à vivre en Inde ! Les démonstrateurs en tout genre qui vendent leurs gadgets au départ (Stylo multicolore à paillettes ?? why not ! et les affaires marchent ! Les Indiens adorent les gadgets !), les villes qui défilent, les passagers qui montent et descendent sans arrêt (presqu'au sens littéral du terme ! Parfois le bus ralentit sans vraiment s'arrêter !), le bus permet de prendre le pouls de la circulation à l'indienne ! Nous sommes arrivés à Alleypey le 14 août, ce qui était une très mauvaise idée. Journée du "Nerhu trophy courses" (courses annuelles de bateaux sur les canaux du centre d'Alleypey). Non seulement, nous n'avons pas aperçu un bout des bateaux en courses (si ce n'est sur une télé dans un magasin de la ville) tellement la masse compacte (très compacte !) des Indiens nous empêchait même d'apercevoir l'eau, mais en plus nous n'avons pas pû faire de promenade sur les "backwaters" car tout était stoppé à cause des fameuses courses...C'est cela aussi d'arriver à l'improviste sans avoir acheté de billets à l'avance ! Le lendemain par contre, nous avons fait une très belle balade de 3h sur les "backwaters" (bateau public 11 Rs) d'Alleypey à Changanassery...Le bateau public est un peu rafistolé, sa peinture écaillée mais le spectacle à bord est animé. C'est en fait une sorte de "ferry boat" qui permet aux villageois de se rendre de villages en villages... Les familles se succèdent...Rares sont ceux qui font tout le parcours. Le long des backwaters, la vie villageoise se déroule : les femmes battent le linge, les hommes pêchent, les enfants jouent au football (incroyable ! La mode du foot a supplanté (pour un temps !) celle du cricket..) et les silhouettes des villageois se dessinent le long des étroits chemins entre rizières et fleuve..... C'est beau, c'est paisible...La vie se déroule doucement de même que la vitesse de croisière du bateau !!! Retour à Alleypey en soirée en bus local (1h, 30 Rs) A Alleypey nous séjournons dans un joli petit hôtel en bord de mer "White saand beach resort" (www.whitesaandresort@gmail.com), 5 chambres en tout, 1250 Rs avec petit déj en terrasse et salle de bain. On peut même y diner le soir en commandant à l'avance. Par contre, le service est "un peu" (trrrrrrrrès !!!) lent ! Plat par plat, soit d'abord une omelette, puis la suivante, puis le thé, etc !!!! Par contre, la vue sur la mer est très belle et on dort au bruit du ressac des vagues....
- Alleypey / Varkala (1 nuit) : Départ au petit matin en train (100 km, environ 3h, 150 Rs). Petit souci de réservation : plus de places assises...et en Inde les trains sont bondés, donc inutile d'espérer trouver une place à la dernière minute.........sauf en demandant au contrôleur moyennant quelques roupies rapidement disparues dans sa poche.... Il faut donc penser à réserver ses billets de train quelques jours à l'avance....ou alors s'incrire sur la liste d'attente (waiting list)... Varkala n'a pas grand intérêt...beaucoup de touristes... La vue est belle du haut des falaises...mais la mer est assez agitée...De toute façon, je ne recommande pas la baignade en Inde...Ce n'est vraiment pas une habitude culturelle de se baigner (du moins pour les femmes...) et à fortiori, c'est la tenue dénudée du maillot de bain qui rend cette pratique désagréâble... Autant vous promener nue à Paris, vous aurez la même impression ! (Enfin, c'est un avis perso !) Par contre ce qui est spécifique à Varkala, ce sont les massages ayurvédiques...et là les centres fleurissent partout, donc difficiles de faire un choix et à priori le bon ! A l'instinct, nous en avons choisi un que nous vous recommandons ! C'est le "Mother ayurvédic medicines" MAM (www.mamayurvedics.8k.com ou bindhuajay@rediffmail.com). Le docteur Bindu vous reçoit chez elle (apparemment c'est aussi un petit hopital ayurvédique), où se déroulent les massages. Nous avons choisi la formule complète "full body massage + dhara" (écoulement régulier d'huile tiède sur le front), soit 600 Rs pour 2h (après négociation)... Je suis adepte des massages ayurvédiques (que j'ai pas mal testé dans le nord aussi) et je dois dire que celui-là était de très bonne qualité ! Les gestes sont précis et la sensation très relaxante....Certes on ressort "un peu" huileux (!!!), mais l'accueil est très sympathique....même si les locaux restent sommaires....mais ce n'est pas le plus important dans un massage !
Notre séjour dans le Kerala s'achève donc sur un massage, avant de nous envoler pour Delhi via un stop à Bangalore (des amis à visiter !)....Quelques jours à Delhi pour faire des derniers shoppings, (je recommande pour ceux qui aiment les vêtements Indiens "Lajpat Nagar Market" (encore appelé "Center Market"), ou alors "Dilli haat" (où tous les états indiens sont représentés avec leur artisanat...marge de négociation plus étroite, mais belle qualité en général, entrée payante 15 Rs env)...
Nous avons passé une journée à Agra, départ en train par le "Bhopal Shatabdi express" à New Delhi Railway station à 6h15 (env 400 Rs). L'avantage de l'express est qu'il est rapide (2 heures pour aller à Agra) et permet donc l'aller retour dans la journée (retour en soirée vers 20h45). Agra n'est pas une ville agréâble, peut-être même la moins agréâble d'Inde....ultra-touristique, et donc les marchands sont ultra pressants.... Il faut filer dès la sortie de la gare (surtout prendre un rickshaw pre-paid....sinon les prix deviennent vite délirants...) et suivre le conseil du Routard à savoir ne RIEN acheter !!! Tout est hors de prix ! A titre d'exemple, on m'a proposé à l'entrée du fort rouge, une paire de bracelets de cheville à 10......euros !!!! 😠.............qui est descendu à la sortie à 20 Rs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Du grand n'importe quoi ! Et puis souvent ce sont des choses de mauvaise qualité..... Il faut donc se limiter aux visites....Néanmoins le Taj Mahal reste magnifique, même si certains voyageurs se refusent à le visiter, car étant trop touristique...........(c'est leur choix....). Pour moi, le Taj reste le Taj, et son marbre prend les teintes des humeurs du ciel et varie constamment. Cette fois, nous l'avons visité sous un ciel de mousson incroyable bleu marine, le blanc du marbre devenait phosphorescent! Pour ceux qui veulent éviter la foule, et le prix élevé du Taj (750 Rs quand même...), on peut aller "back side" de l'autre côté de la Yamuna river et admirer la vue sur le Taj pour 100 Rs dans les "Mumtal Bargh" gardens....Et en plus on a ainsi une photo du Taj très différente ! 😉
Voilà ! Mon premier "Carnet de voyages" est finalement plus long que prévu ! C'est vrai que je suis intarissable sur le sujet....J'ai essayé d'être pratique et j'espère avoir donné envie d'aller ou de retourner en Inde.... Généralement, quand on aime l'Inde, on y va encore, et encore, et encore............C'est un pays qui rend fidèle où l'on reçoit beaucoup... Merci à ceux qui auront lu jusqu'au bout sans s'endormir ! 🙂 Bonnes préparations de voyage à tous ! En Inde ou ailleurs !
Nath
L'éruption du volcan détruira-t-il mes vacances en Islande? English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce site. Je suis très contente d'être parmis des passionnés de cette île...Je suis tombé en amour avec l'Islande en regardant une émission de Art Wolfe et depuis, j'ai le projet de vouloir m'y rendre prochainement. Mais voilà! Cet éruption de Eyjafjöll va-t-il avoir des répercussion sur le tourisme cet été? Je sais que nous ne pouvons prédire l'avenir et il faut surveiller Katla également...mais je n'ose plus rien réserver...Je sais plus. J'aurais aimer visiter le sud, car mes vacances sont de 10 jours. J'attends de vos réponse, s'il y en a!..
Départ pour six mois à Novokouznetsk (Sibérie occidentale) English translation pending
Bonjour,
Je lis depuis très longtemps ce forum et suis très contente d'y participer enfin, cela rime pour moi avec un voyage qui me concerne cette fois ci. Voila je pars en octobre pour 6 mois direction Novokouznetsk en Sibérie occidentale, j'aimerai poser quelques questions sur la Russie, le climat la sécurité et bien sur mes possibilités de voyage depuis ce lieu. Mon lectorat dure 6 mois Ma première question se tournera vers les compagnies aériennes, jusqu’ 'à Moscou pas de réels problèmes mais après pour rejoindre ma destination j'ai vu que S7 Airlines. Or il semble que ce ne soit pas une super compagnie!! Prendre le train seule depuis Moscou est il dangereux ? (je tiens à préciser que ce sont de simples questions que je me pose sans arrières pensées , je suis habituée aux voyages et adore découvrir de nouvelles cultures cependant la Russie est une grande inconnue pour moi ..).J'ai en effet vu que un train en partance de Moscou passait à Novokouznetsk (je pense que c'est le transsibérien ?)
- ensuite je me suis demandée si une jeune fille seule dans cette ville posait problème (par rapport à ce que j'ai pu lire) j'ai un niveau de russe débutant mais j'ai encore le temps de l'améliorer. Et puis je sais que je suis attendue par le personnel de l'université qui m'aidera j'en suis sûre!
- on parle aussi de racisme même si je sais que parfois certaines personnes ont tendance à exagérer je voulais avoir votre avis .Je suis claire de peau mais quand même métisse donc les cheveux bouclés et les traits légèrement typés on me prend souvent pour une espagnole! Est ce réellement un problème personnellement j'en doute, j'ai parcourue ce site et d'autres et si la question est soulevée je n’ai pas une mauvaise impression.
- Je me pose aussi des questions sur la culture, sur les cadeaux que je pourrai amener à mes hôtes, sur le changement culturel qui m'attend (c'est quelque chose que j'aime beaucoup mais qui me tracasse cette fois ci peut être à cause de la langue)
- venons-en au climat ! Je suis frileuse et je sais ce qu'il m'attend mais si vous pouvez m'éclairez sur le style de vêtements à prévoir ou quelques petits conseils.
- parlons voyage! Je vais être proche de la Mongolie du lac Baïkal et de bien d'autres villes et régions intéressantes, même si je compte bien rencontrer des personnes et en profiter pour voyager que me conseillerez-vous ? J'imagine aussi que comme dans n'importe quel pays voyager seule n'est pas l'idéal pour une fille
- j'ai lu aussi que Novokouznetsk était une région très polluée c'est malheureusement la première chose que j'ai lu en tapant ma destination sur Google et c'est bien dommage!! Je suis persuadée qu'il y a bien d'autres choses à dire sur cette ville pour la faire connaitre ! Je me posais donc la question de l'eau et ect même si dans le fond ce n’est pas très important je ferai comme tous le monde !
- Enfin si vous pouvez m'en dire plus sur les habitudes alimentaires la culture et ce serait le bienvenue .Je suis catholique pratiquante je me posais la question du lieu de culte mais une église orthodoxe me convient parfaitement!
J’ai beaucoup voyagé : Philippines, Mexique, Chine etc vécu en Espagne en Argentine et je ne me suis jamais posée toutes ces questions lors de mes départs. Cependant mon départ en Russie me réjouit et me stresse à la fois peut être à cause de ma non connaissance de certaines choses, j'aime me préparer avant mes séjours pour m'acclimater au maximum et en profiter ainsi que de faire connaissance avec de nouvelles personnes dans de bonnes conditions et je pense qu'il faut savoir un peu ou on va pour cela!
J’espère que vous pourrez m'aider !
Merci🙂
Je lis depuis très longtemps ce forum et suis très contente d'y participer enfin, cela rime pour moi avec un voyage qui me concerne cette fois ci. Voila je pars en octobre pour 6 mois direction Novokouznetsk en Sibérie occidentale, j'aimerai poser quelques questions sur la Russie, le climat la sécurité et bien sur mes possibilités de voyage depuis ce lieu. Mon lectorat dure 6 mois Ma première question se tournera vers les compagnies aériennes, jusqu’ 'à Moscou pas de réels problèmes mais après pour rejoindre ma destination j'ai vu que S7 Airlines. Or il semble que ce ne soit pas une super compagnie!! Prendre le train seule depuis Moscou est il dangereux ? (je tiens à préciser que ce sont de simples questions que je me pose sans arrières pensées , je suis habituée aux voyages et adore découvrir de nouvelles cultures cependant la Russie est une grande inconnue pour moi ..).J'ai en effet vu que un train en partance de Moscou passait à Novokouznetsk (je pense que c'est le transsibérien ?)
- ensuite je me suis demandée si une jeune fille seule dans cette ville posait problème (par rapport à ce que j'ai pu lire) j'ai un niveau de russe débutant mais j'ai encore le temps de l'améliorer. Et puis je sais que je suis attendue par le personnel de l'université qui m'aidera j'en suis sûre!
- on parle aussi de racisme même si je sais que parfois certaines personnes ont tendance à exagérer je voulais avoir votre avis .Je suis claire de peau mais quand même métisse donc les cheveux bouclés et les traits légèrement typés on me prend souvent pour une espagnole! Est ce réellement un problème personnellement j'en doute, j'ai parcourue ce site et d'autres et si la question est soulevée je n’ai pas une mauvaise impression.
- Je me pose aussi des questions sur la culture, sur les cadeaux que je pourrai amener à mes hôtes, sur le changement culturel qui m'attend (c'est quelque chose que j'aime beaucoup mais qui me tracasse cette fois ci peut être à cause de la langue)
- venons-en au climat ! Je suis frileuse et je sais ce qu'il m'attend mais si vous pouvez m'éclairez sur le style de vêtements à prévoir ou quelques petits conseils.
- parlons voyage! Je vais être proche de la Mongolie du lac Baïkal et de bien d'autres villes et régions intéressantes, même si je compte bien rencontrer des personnes et en profiter pour voyager que me conseillerez-vous ? J'imagine aussi que comme dans n'importe quel pays voyager seule n'est pas l'idéal pour une fille
- j'ai lu aussi que Novokouznetsk était une région très polluée c'est malheureusement la première chose que j'ai lu en tapant ma destination sur Google et c'est bien dommage!! Je suis persuadée qu'il y a bien d'autres choses à dire sur cette ville pour la faire connaitre ! Je me posais donc la question de l'eau et ect même si dans le fond ce n’est pas très important je ferai comme tous le monde !
- Enfin si vous pouvez m'en dire plus sur les habitudes alimentaires la culture et ce serait le bienvenue .Je suis catholique pratiquante je me posais la question du lieu de culte mais une église orthodoxe me convient parfaitement!
J’ai beaucoup voyagé : Philippines, Mexique, Chine etc vécu en Espagne en Argentine et je ne me suis jamais posée toutes ces questions lors de mes départs. Cependant mon départ en Russie me réjouit et me stresse à la fois peut être à cause de ma non connaissance de certaines choses, j'aime me préparer avant mes séjours pour m'acclimater au maximum et en profiter ainsi que de faire connaissance avec de nouvelles personnes dans de bonnes conditions et je pense qu'il faut savoir un peu ou on va pour cela!
J’espère que vous pourrez m'aider !
Merci🙂
Croisière sur le Bleu de France et les îles bleues à partir de mai 2010 English translation pending
Bonjour à tous les futurs croisièristes de la croisière bleu de france iles bleus qui débute en mai!
Ma question est simple, à votre retour, je souhaiterai connaitre les codes couleurs de chaque soirée organisée afin de bien préparer mes bagages (et surtout pour belle maman qui fera son premier grand voyage avec nous sur ce bateau et qui est très fashion!). Je reste bien sur aussi à l'écoute des petits tuyaux sympathiques des escales prévues. Je connais le bateau et ses prestations, donc c'est plutôt pour les détails pratiques pour lesquels je suis à l'affut.
Merci de vos réponses lors de votre retour!
Première croisière à la voile: bons plans? English translation pending
Bonjour à tous, je prépare une croisière sur un voilier de 15m en juillet prochain. Départ Monastir, arrivée Corfou. N'ayant jamais fait de voile je compte sur vos bons conseils pour préparer cette croisière. Quoi mettre dans mon sac? Que faut-il ne pas oublier? Comment bien vivre la promiscuité... Merci à tous. Marie😎
Quel sac à dos pour cinq semaines en Inde? English translation pending
Bonjour,
Ce sera la première fois que je pars en routard en inde 5 semaines pour faire la vallée du gange de delhi à varanasi puis direction darjeeling et le sikkim. Je n'arrive pas trop à savoir si je dois prendre un sac à dos de 50, 60, 70l ? Comment voyagez vous habituellement ? Auriez-vous quelques conseils à partager avec moi ? ... afin de préparer au mieux mon voyage.
Merci par avance à tous,
Ce sera la première fois que je pars en routard en inde 5 semaines pour faire la vallée du gange de delhi à varanasi puis direction darjeeling et le sikkim. Je n'arrive pas trop à savoir si je dois prendre un sac à dos de 50, 60, 70l ? Comment voyagez vous habituellement ? Auriez-vous quelques conseils à partager avec moi ? ... afin de préparer au mieux mon voyage.
Merci par avance à tous,
Hôtel Club Caribbean World à Monastir English translation pending
Bonjour, pouvez vous me renseigner sur le Carribean World de Monastir...? Des avis récents si possible, nous nous y rendons le 29 Mai 2010 avec notre fille de 4 ans et notre bébé qui aura 8mois... Je m'inquiète surtout de l'équipement puériculture (lit bébé, chaise haute au restaurant ?, eau en bouteille à volonté ? location possible ou non de poussette par exemple...)
L'hygiène ? Le service ? Le All inclusive ?
Merci à tous de vos réponses
a bientôt
Jenny
Faites moi découvrir votre structure humanitaire English translation pending
Bonjour,
Je cherche un contact travaillant à l'étranger pour mes prochaines vacances, je suis infirmier, j'ai bosser dans quelques pays et structures bien différentes...enfant des rues au Bresil, urgences en Guyane, dispensaire au Burkina, Réa-ped en Suisse 🤪 , Club Med au Portugal 🏴☠️
Je ne cherche pas d'hébergement simplement un échange, pouvoir integrer des rencontres lors de mon voyage, partager un peu avec vous sur votre mode de vie et les problemes locaux. Evidemment je suis pret à rendre des services si besoins mais je n'aurais que trois semaines de vacances et mon voyage s'inscrit plus dans la découverte d'organisation sanitaire ou sociale.
je n'ai pas réellement de préférence géographique, si quelqu'un à un peu de temps et envie de me faire découvrir autre chose...contacter moi. Ciao !
Je cherche un contact travaillant à l'étranger pour mes prochaines vacances, je suis infirmier, j'ai bosser dans quelques pays et structures bien différentes...enfant des rues au Bresil, urgences en Guyane, dispensaire au Burkina, Réa-ped en Suisse 🤪 , Club Med au Portugal 🏴☠️
Je ne cherche pas d'hébergement simplement un échange, pouvoir integrer des rencontres lors de mon voyage, partager un peu avec vous sur votre mode de vie et les problemes locaux. Evidemment je suis pret à rendre des services si besoins mais je n'aurais que trois semaines de vacances et mon voyage s'inscrit plus dans la découverte d'organisation sanitaire ou sociale.
je n'ai pas réellement de préférence géographique, si quelqu'un à un peu de temps et envie de me faire découvrir autre chose...contacter moi. Ciao !
Croisière "Joyaux de l'Asie" sur le Costa Romantica le 17 avril 2010 English translation pending
😇Enfin, y a t'il quelqu'un qui va faire cette croisière???
Je voyagerai seule et c'est ma 1ère croisière
Un mois passé à rechercher sur les forums, des partants....et personne
Ou vous cachez-vous?
A Bientot donc pour tous vos conseils
Carnet pratique Égypte English translation pending
Bonjour,
De retour d'un voyage de 3 petites semaines en Egypte, voici quelques infos qui pourront peut être servir à d'autres. D'abord nous et notre façon de voyager: nous sommes un couple franco-belge. Nous voyageons en "routard": sac à dos (9 et 11 kg pour ce voyage), petits hotels simples ou logement chez l'habitant, parfois limites, et puis de temps en temps on se fait plaisir. Nous goutons à la cuisine locale en prenant tout de même un minimum de précautions. Il n'est pas rare que nous ne fassions qu'un vrai repas par jour. Nous voyageons en bus ou train de préférence, il nous arrive d'utiliser des vols intérieurs (mais en l'occurrence pas en Egypte). Nous comprenons tout à fait que certains n'aient pas d'autres choix que de visiter un pays via une agence ou un groupe organisé, mais ça n'est pas trop notre truc. Nous avons l'impression de voyager au plus près de la population locale (sans être dupes, ça n'est évidemment pas en 3 semaines, ni même en 3 mois, que nous devenons experts des conditions de vie d'une population étrangère). Cela n'est cependant pas toujours la solution idéale car nous aimerions parfois avoir l'appui d'un guide pour approfondir (ce qui, en Egypte, est toutefois possible puisque des guides offrent leurs services à l'entrée des sites – sans gage de qualité). Bref, on part du principe que la solution idéale n'existe pas et que celle là -la méthode routard- nous paraît la moins mauvaise. Nous sommes partis le 29 décembre 2009 pour un retour le samedi 16 janvier 2010. Nous avons voyagé avec le Lonely planet (qu'on préfère en général au routard mais qui, pour son édition 2009, a malheureusement présenté davantage d'erreurs que d'habitude, signifiant un manque flagrant de mise à jour) ainsi qu'avec le guide vert Michelin, très apprécié pour son apport culturel détaillé. Coté transport nous avons choisi la SWISSAIR pour un Bruxelles-Zurich-Le Caire et retour, le moins cher à ces dates (315 euros/personne, A-R). Les prix changeant tout le temps, il est conseillé de fouiller un peu sur le net via un comparateur. En Egypte: Ce qui nous a vraiment plu:En premier lieu, le comportement des Egyptiens, leur gentillesse. J'ai une relative expérience en voyages autour du globe et je peux affirmer que je n'ai jamais eu autant de discussions sympas avec les autochtones qu'en Egypte. Certains vous diront qu'ils ont toujours quelque chose à vendre (qu'il y a donc un calcul derrière). C'est souvent vrai, mais pas toujours, loin de là. Et puis, quand une transaction a été conclue on peut discuter très librement avec son interlocuteur. Les Egyptiens plaisantent beaucoup et nous n'en avons jamais croisé d'agressifs. Ils sont nombreux à parler anglais, ou à en avoir au moins quelques notions, cela facilite évidemment les échanges. Ce qui facilite aussi beaucoup les échanges, c'est évidemment le marchandage. A peu près tout se marchande (mais pas: les billets de transports type train/bus/avion, les médocs, les prix affichés - et encore.... il existe souvent une carte « touristes » et une carte « locaux » dans les restos - les visites dans les monuments nationaux où il existe une billeterie nationale, heu...ça doit être à peu près tout ! ). Certains peuvent voir dans le marchandage une bonne occasion de se faire arnaquer. Oui, peut être. Nous y voyons plutôt l'occasion d'un échange. Ca a été souvent l'occasion de blaguer avec les égyptiens. Il ne faut pas hésiter à leur montrer qu'on sait qu'ils essaient de nous avoir. En ce qui nous concerne, ca s'est toujours terminé par des sourires des 2 cotés quelle que soit l'issue du marchandage. Et puis clairement, on n'est jamais obligés d'acheter, même si les vendeurs sont parfois TRES insistants (particulièrement dans les souks à touristes). Les Egyptiens restent toujours courtois (attention toutefois: quand vous avez « conclu » un marché, ne jamais revenir dessus après coup, ça ils n'aiment pas – et nous non plus! - ils fonctionnent davantage qu'en Occident sur des contrats oraux. La seule vraie arnaque qu'on ait eue à subir: un taxi qui nous annonce un prix puis à l'arrivée qui nous dit que c'était le prix par personne. Je vous conseille de faire préciser que le prix s'entent bien (twenty pounds ? Together ?) pour tous les passagers AVANT le début de la course, car c'est une arnaque assez classique là-bas. le coté « sécure » du pays: vous serez beaucoup plus en sécurité en Egypte que n'importe où en Europe, si si. Nous avons pourtant traîné nos bottes dans certains quartiers très pauvres. Le fait qu'on puisse facilement échapper aux flots de touristes dès qu'on s'écarte un peu des sites les plus connus (mais cependant incontournables). Le climat en janvier. Doux comme on l'aime (20 à 25 degrés et parfois plus en mileu de journée). On s'est souvent félicités de ne pas avoir choisi de partir en été où ça doit être infernal. Il fait un peu frais au petit matin ou en soirée (une petite laine polaire fait du bien mais on l'enlève vite), mais c'est très supportable. Les prix. Sur place nous avons dépensé 30 Euros/jour/personne. Sans nous priver. (including tout: Hotels, restos, visites, petits pots en terrasses, backchichs, transports internes...). En janvier 2010, 1Euro= 7.80 Livres Egyptiennes (LE). Une grande bouteille d'eau entre 2, 5 et 5 LE (à marchander sauf face aux sites touristiques). Un awa (café) entre 2 et 5, souvent 4 LE. Un chaï (thé) vaut souvent 2 à 4, parfois plus (à marchander), pareil pour le Karkadé (fleur d'hibiscus en tisane). Un falafel (petit sandwich 'achement bon) de 2 à 4 LE. Un limoun (jus de citron frais, bonjour la turista mais c'est tellement bon) 4 à 5 LE. On a souvent réussi à manger à notre faim pour l'équivalent de 3 euros, mais parfois moins (moins de 2Euros pour 2 repas avec 2 boissons c'est notre record au Caire). Les monuments en général: Il y a en Egypte de pures merveilles. On les a vues 100 fois dans les livres et pourtant...putain ça jette un max !!!! Ce qu'on n'a pas aimé:A quelques endroits (les souks touristiques, les berges du Nil à Louxor et Assouan) le « harcèlement ». Les backchichs demandés par les flics (!) ou les enfants, un contrôleur de train... Nous avons accepté de donner uniquement lorsqu'un service était réellement rendu. Cela augure mal de la corruption qu'on sent présente partout. On peut également se demander où va l'argent laissé par les touristes. Car les accès aux sites sont relativement chers alors que les abords ou les villes qui les proposent sont clairement laissés souvent à l'abandon. Les hotels très bruyants parfois (au Caire évitez les chambres sur les avenues, à Assouan les chambres avec la belle vue sur le Nil mais aussi sur le tintamare de la corniche. Le double vitrage, ils ne connaissent pas) La circulation au Caire. Démentiel. Louer une voiture là-bas, c'est suicidaire. Traverser à pieds une avenue du Caire est extrêmement sportif également. Il y a une technique a acquérir mais au début très déroutant...et dangereux. L'appel à la prière à 5h du mat' quand on a malencontreusement choisi un hotel situé à 30 mètres d'une mosquée...Zen...restons zen.... Ce que j'ai détesté: La tour du Movenpick à Assouan. Juste honteux. Notre voyage : Le Caire – Siwa – Le Caire – Louxor – Assouan – Le Caire par site: - SIWA, désert lybique. On a adoré. Bus de nuit LC-Siwa 60LE. Frigorifique. Les fauteuils sont limites pour la nuit; on dort pas beaucoup. Arrivée à 06h00. Hotel: siwa safari paradise, réservé depuis l'Europe. On déconseille car rapport qualité/prix minable (40Euros/nuit c'est très cher et ça ne les vaut pas). En pleine saison, on aurait pu ne pas réserver, il y avait de la place un peu partout. Cet hotel est un de nos rares regrets. On a aimé Abdu restaurant (repas 48 LE pour 2...soit 6 euros !). Un autre également dans la citadelle effondrée (repas réveillon 93 LE pour 2 avec 4 boissons). Location vélo (20LE/vélo), très chouette ballade à la source fatnas, un de mes endroits préférés en Egypte. Marché très authentique. Gens très sympas. Malheureusement les femmes restent parquées à la maison. Quand elles sortent (rarement) elles sont entièrement voilées. Excursion en 4X4 dans le désert de sable (réservée via Abdu restaurant). Génial (100 LE/pers + 40 LE de permis), coucher de soleil en prime. Peu de touristes.Louxor. Les temples, les tombes...rien que de la démesure et du merveilleux LC-Louxor en train de nuit 1ere classe. Très correct, les fauteuils se penchent bien, on peut dormir. Beaucoup moins cher que les couchettes (mais je n'ai pas noté les prix) On logeait sur la rive occidentale, plus calme. Hotel avec terrasse vue sur le Nil 150 LE/nuit (donc moins de 20 euros) pour 2 petit dej' compris. Ca n'est pas le moins cher mais c'était très propre. Patron et employés sympas. Le ferry entre les deux rives vaut 1LE le trajet. Visites Louxor (50LE) en soirée, Karnak (65 LE) sont incoutournables mais très fréquentées par les bus de touristes. Beaucoup moins de monde dans les vallées des rois (65LE pour 3 tombes), des reines et les tombes des nobles. Attention nombreuses tombes de rois fermées, dont semble-t-il les plus intéressantes (mais à faire quand même). L'état de conservation et la beauté des peintures est incroyable. (accès par taxi 80LE pour l'après-midi et plusieurs trajets entre les sites mais sur ce coup là on a mal marchandé). Le temple d'Hatchepsout (35LE) m'a un peu déçu, mais j'ai beaucoup aimé Medinet Habou (Ramsès III). Au resto Toutankhamon (rive ouest), notre meilleur repas en Egypte. On a également très bien mangé, au bord du Nil, au Ali Baba resto (65 LE pour 2) tout près du Toutankhamon. On a adoré les petites terrasses de la rive ouest dans la rue principale. Ca respire pas le frais mais les gens sont très sympas, beaucoup de petits contacts (et aucun touriste pour client). Le souk de Louxor est touristique, laissez tomber. C'est à Louxor qu'on a été le plus harcelés, faut faire avec, parfois c'est pénible. Assouan, on aime aussi: On a pris le train entre Louxor et Assouan, la seconde classe reste correcte (il paraît que la 3ème est immonde, c'est déjà le cas des toilettes en 1ère). 1er hotel sur la corniche TRES bruyant, ils le sont tous (60 LE pour 2) devant le Nil. On a changé pour le « Al Amir », en 2eme ligne donc moins bruyant, grande chambre propre et tout de même vue sur le Nil (165 LE pour 2 donc 20 Euros). Dommage pas de terrasse, gros coup de cafard dans la salle de resto pour le petit dèj qui mérite un rafraîchissement. Chouettes ruines sur l'île Elephantine (ferry public 1, 5 LE). Le ferry qui va (et revient) au Movenpick est gratuit quand on fait croire qu'on loge à l'hotel ( les chambres sont à plus de 300 dollars pile poil dans notre budget ah ah ah ). Allez à la nubian house Baba dool, derrière le Movenpick, sur Eléphantine. C'est trooop bon de glander sur cette terrasse, face au Nil et aux felouques (repas un peu cher mais on aurait du marchander avant et puis on peut se contenter de boire un verre). Il y a une autre Nubian house, beaucoup plus loin, renseigné sur le Lonely. Accueil déplorable, cher, mais c'est la plus belle terrasse de toute l'Egypte !! On a fait ça en rentrant de Philae. Ensuite on rejoint Assouan à pied par des quartiers nubians assez pauvres (mais sécures c'est sûr). Le Restau Panorama est un des seuls à ne pas avoir de....panorama ! (un bateau de croisière se gare souvent devant la terrasse). On y mange très correctement et un des serveurs est très sympa (il vous accueille avec un « ça farte ou ça gaze ? » en français). 1H30 en felouque nous a couté 75 LE, c'est un très chouette moment que nous vous conseillons. La visite de Philae (50 LE) est sympa. On a payé 20LE par pers la barque pour y aller, trajet partagé avec un allemand pour diminuer les frais. Le taxi nous a pris 50 LE pour l'AR avec 2 heures sur place. Devant la gare, un resto fait de bonnes pizzas pour 30 LE. Train 1ere classe de nuit départ 20 heures pour Louxor (165 LE/pax) Le Caire. On ne pensait pas pouvoir aimer un ville autant polluée et bruyante. Ben si... Le musée égyptien est à faire absolument avec en apothéose le trésor de Toutankhamon. Nous avons fait le souk. Il faut absolument s'écarter des rues touristiques et se perdre dans les ruelles crasseuses. Un autre souk très chouette (avec toute une rue réservée au marché à poissons) à Sayyida zeinab, autour d'une mosquée. Très chouette et garanti zéro touriste. Attention mosquées fermées à la visite le vendredi matin. Bouchez-vous aussi les oreilles ce jour là, chez eux c'est dimanche, bonjour la cacophonie des muezzins. La mosquée Al Azhar est à voir. Les pyramides sont grandioses. Beaucoup de touristes mais c'est un passage obligé. A l'intérieur de la grande pyramide nous n'étions que nous 2 !! (les touristes en bus n'y vont pas beaucoup, c'est un peu cher - 100 LE juste l'intérieur - mais franchement c'est quand la prochaine fois que vous allez vous retrouver tout seul avec votre amoureuse à l'intérieur d'une grande pyramide qui a 3000 ans ?)(à ce propos le saviez-vous ? Il s'est passé plus de temps entre les 1ers pharaons et les derniers qu'entre les derniers pharaons et nous !!!!). On a passé une grosse matinée sur ce site sans voir le temps passer. Coté hôtel on vous conseille l'hôtel Luna 180LE pour 2, en plein centre. Ne prenez pas une chambre sur l'avenue, insomnie assurée, chambres plus calmes à l'arrière. Le pensio Roma est moins agréable mais aussi moins cher. Un taxi nous a pris 65 LE pour aller du centre à l'aéroport, doit y avoir moyen d'avoir ça moins cher (à l'aller dans un bus local tout pourri, on a payé... 4LE pour 2 !!). Enfin, Il y a une consigne à bagages pratique à la gare Ramsès.
L'Egypte.... allez-y !
De retour d'un voyage de 3 petites semaines en Egypte, voici quelques infos qui pourront peut être servir à d'autres. D'abord nous et notre façon de voyager: nous sommes un couple franco-belge. Nous voyageons en "routard": sac à dos (9 et 11 kg pour ce voyage), petits hotels simples ou logement chez l'habitant, parfois limites, et puis de temps en temps on se fait plaisir. Nous goutons à la cuisine locale en prenant tout de même un minimum de précautions. Il n'est pas rare que nous ne fassions qu'un vrai repas par jour. Nous voyageons en bus ou train de préférence, il nous arrive d'utiliser des vols intérieurs (mais en l'occurrence pas en Egypte). Nous comprenons tout à fait que certains n'aient pas d'autres choix que de visiter un pays via une agence ou un groupe organisé, mais ça n'est pas trop notre truc. Nous avons l'impression de voyager au plus près de la population locale (sans être dupes, ça n'est évidemment pas en 3 semaines, ni même en 3 mois, que nous devenons experts des conditions de vie d'une population étrangère). Cela n'est cependant pas toujours la solution idéale car nous aimerions parfois avoir l'appui d'un guide pour approfondir (ce qui, en Egypte, est toutefois possible puisque des guides offrent leurs services à l'entrée des sites – sans gage de qualité). Bref, on part du principe que la solution idéale n'existe pas et que celle là -la méthode routard- nous paraît la moins mauvaise. Nous sommes partis le 29 décembre 2009 pour un retour le samedi 16 janvier 2010. Nous avons voyagé avec le Lonely planet (qu'on préfère en général au routard mais qui, pour son édition 2009, a malheureusement présenté davantage d'erreurs que d'habitude, signifiant un manque flagrant de mise à jour) ainsi qu'avec le guide vert Michelin, très apprécié pour son apport culturel détaillé. Coté transport nous avons choisi la SWISSAIR pour un Bruxelles-Zurich-Le Caire et retour, le moins cher à ces dates (315 euros/personne, A-R). Les prix changeant tout le temps, il est conseillé de fouiller un peu sur le net via un comparateur. En Egypte: Ce qui nous a vraiment plu:En premier lieu, le comportement des Egyptiens, leur gentillesse. J'ai une relative expérience en voyages autour du globe et je peux affirmer que je n'ai jamais eu autant de discussions sympas avec les autochtones qu'en Egypte. Certains vous diront qu'ils ont toujours quelque chose à vendre (qu'il y a donc un calcul derrière). C'est souvent vrai, mais pas toujours, loin de là. Et puis, quand une transaction a été conclue on peut discuter très librement avec son interlocuteur. Les Egyptiens plaisantent beaucoup et nous n'en avons jamais croisé d'agressifs. Ils sont nombreux à parler anglais, ou à en avoir au moins quelques notions, cela facilite évidemment les échanges. Ce qui facilite aussi beaucoup les échanges, c'est évidemment le marchandage. A peu près tout se marchande (mais pas: les billets de transports type train/bus/avion, les médocs, les prix affichés - et encore.... il existe souvent une carte « touristes » et une carte « locaux » dans les restos - les visites dans les monuments nationaux où il existe une billeterie nationale, heu...ça doit être à peu près tout ! ). Certains peuvent voir dans le marchandage une bonne occasion de se faire arnaquer. Oui, peut être. Nous y voyons plutôt l'occasion d'un échange. Ca a été souvent l'occasion de blaguer avec les égyptiens. Il ne faut pas hésiter à leur montrer qu'on sait qu'ils essaient de nous avoir. En ce qui nous concerne, ca s'est toujours terminé par des sourires des 2 cotés quelle que soit l'issue du marchandage. Et puis clairement, on n'est jamais obligés d'acheter, même si les vendeurs sont parfois TRES insistants (particulièrement dans les souks à touristes). Les Egyptiens restent toujours courtois (attention toutefois: quand vous avez « conclu » un marché, ne jamais revenir dessus après coup, ça ils n'aiment pas – et nous non plus! - ils fonctionnent davantage qu'en Occident sur des contrats oraux. La seule vraie arnaque qu'on ait eue à subir: un taxi qui nous annonce un prix puis à l'arrivée qui nous dit que c'était le prix par personne. Je vous conseille de faire préciser que le prix s'entent bien (twenty pounds ? Together ?) pour tous les passagers AVANT le début de la course, car c'est une arnaque assez classique là-bas. le coté « sécure » du pays: vous serez beaucoup plus en sécurité en Egypte que n'importe où en Europe, si si. Nous avons pourtant traîné nos bottes dans certains quartiers très pauvres. Le fait qu'on puisse facilement échapper aux flots de touristes dès qu'on s'écarte un peu des sites les plus connus (mais cependant incontournables). Le climat en janvier. Doux comme on l'aime (20 à 25 degrés et parfois plus en mileu de journée). On s'est souvent félicités de ne pas avoir choisi de partir en été où ça doit être infernal. Il fait un peu frais au petit matin ou en soirée (une petite laine polaire fait du bien mais on l'enlève vite), mais c'est très supportable. Les prix. Sur place nous avons dépensé 30 Euros/jour/personne. Sans nous priver. (including tout: Hotels, restos, visites, petits pots en terrasses, backchichs, transports internes...). En janvier 2010, 1Euro= 7.80 Livres Egyptiennes (LE). Une grande bouteille d'eau entre 2, 5 et 5 LE (à marchander sauf face aux sites touristiques). Un awa (café) entre 2 et 5, souvent 4 LE. Un chaï (thé) vaut souvent 2 à 4, parfois plus (à marchander), pareil pour le Karkadé (fleur d'hibiscus en tisane). Un falafel (petit sandwich 'achement bon) de 2 à 4 LE. Un limoun (jus de citron frais, bonjour la turista mais c'est tellement bon) 4 à 5 LE. On a souvent réussi à manger à notre faim pour l'équivalent de 3 euros, mais parfois moins (moins de 2Euros pour 2 repas avec 2 boissons c'est notre record au Caire). Les monuments en général: Il y a en Egypte de pures merveilles. On les a vues 100 fois dans les livres et pourtant...putain ça jette un max !!!! Ce qu'on n'a pas aimé:A quelques endroits (les souks touristiques, les berges du Nil à Louxor et Assouan) le « harcèlement ». Les backchichs demandés par les flics (!) ou les enfants, un contrôleur de train... Nous avons accepté de donner uniquement lorsqu'un service était réellement rendu. Cela augure mal de la corruption qu'on sent présente partout. On peut également se demander où va l'argent laissé par les touristes. Car les accès aux sites sont relativement chers alors que les abords ou les villes qui les proposent sont clairement laissés souvent à l'abandon. Les hotels très bruyants parfois (au Caire évitez les chambres sur les avenues, à Assouan les chambres avec la belle vue sur le Nil mais aussi sur le tintamare de la corniche. Le double vitrage, ils ne connaissent pas) La circulation au Caire. Démentiel. Louer une voiture là-bas, c'est suicidaire. Traverser à pieds une avenue du Caire est extrêmement sportif également. Il y a une technique a acquérir mais au début très déroutant...et dangereux. L'appel à la prière à 5h du mat' quand on a malencontreusement choisi un hotel situé à 30 mètres d'une mosquée...Zen...restons zen.... Ce que j'ai détesté: La tour du Movenpick à Assouan. Juste honteux. Notre voyage : Le Caire – Siwa – Le Caire – Louxor – Assouan – Le Caire par site: - SIWA, désert lybique. On a adoré. Bus de nuit LC-Siwa 60LE. Frigorifique. Les fauteuils sont limites pour la nuit; on dort pas beaucoup. Arrivée à 06h00. Hotel: siwa safari paradise, réservé depuis l'Europe. On déconseille car rapport qualité/prix minable (40Euros/nuit c'est très cher et ça ne les vaut pas). En pleine saison, on aurait pu ne pas réserver, il y avait de la place un peu partout. Cet hotel est un de nos rares regrets. On a aimé Abdu restaurant (repas 48 LE pour 2...soit 6 euros !). Un autre également dans la citadelle effondrée (repas réveillon 93 LE pour 2 avec 4 boissons). Location vélo (20LE/vélo), très chouette ballade à la source fatnas, un de mes endroits préférés en Egypte. Marché très authentique. Gens très sympas. Malheureusement les femmes restent parquées à la maison. Quand elles sortent (rarement) elles sont entièrement voilées. Excursion en 4X4 dans le désert de sable (réservée via Abdu restaurant). Génial (100 LE/pers + 40 LE de permis), coucher de soleil en prime. Peu de touristes.Louxor. Les temples, les tombes...rien que de la démesure et du merveilleux LC-Louxor en train de nuit 1ere classe. Très correct, les fauteuils se penchent bien, on peut dormir. Beaucoup moins cher que les couchettes (mais je n'ai pas noté les prix) On logeait sur la rive occidentale, plus calme. Hotel avec terrasse vue sur le Nil 150 LE/nuit (donc moins de 20 euros) pour 2 petit dej' compris. Ca n'est pas le moins cher mais c'était très propre. Patron et employés sympas. Le ferry entre les deux rives vaut 1LE le trajet. Visites Louxor (50LE) en soirée, Karnak (65 LE) sont incoutournables mais très fréquentées par les bus de touristes. Beaucoup moins de monde dans les vallées des rois (65LE pour 3 tombes), des reines et les tombes des nobles. Attention nombreuses tombes de rois fermées, dont semble-t-il les plus intéressantes (mais à faire quand même). L'état de conservation et la beauté des peintures est incroyable. (accès par taxi 80LE pour l'après-midi et plusieurs trajets entre les sites mais sur ce coup là on a mal marchandé). Le temple d'Hatchepsout (35LE) m'a un peu déçu, mais j'ai beaucoup aimé Medinet Habou (Ramsès III). Au resto Toutankhamon (rive ouest), notre meilleur repas en Egypte. On a également très bien mangé, au bord du Nil, au Ali Baba resto (65 LE pour 2) tout près du Toutankhamon. On a adoré les petites terrasses de la rive ouest dans la rue principale. Ca respire pas le frais mais les gens sont très sympas, beaucoup de petits contacts (et aucun touriste pour client). Le souk de Louxor est touristique, laissez tomber. C'est à Louxor qu'on a été le plus harcelés, faut faire avec, parfois c'est pénible. Assouan, on aime aussi: On a pris le train entre Louxor et Assouan, la seconde classe reste correcte (il paraît que la 3ème est immonde, c'est déjà le cas des toilettes en 1ère). 1er hotel sur la corniche TRES bruyant, ils le sont tous (60 LE pour 2) devant le Nil. On a changé pour le « Al Amir », en 2eme ligne donc moins bruyant, grande chambre propre et tout de même vue sur le Nil (165 LE pour 2 donc 20 Euros). Dommage pas de terrasse, gros coup de cafard dans la salle de resto pour le petit dèj qui mérite un rafraîchissement. Chouettes ruines sur l'île Elephantine (ferry public 1, 5 LE). Le ferry qui va (et revient) au Movenpick est gratuit quand on fait croire qu'on loge à l'hotel ( les chambres sont à plus de 300 dollars pile poil dans notre budget ah ah ah ). Allez à la nubian house Baba dool, derrière le Movenpick, sur Eléphantine. C'est trooop bon de glander sur cette terrasse, face au Nil et aux felouques (repas un peu cher mais on aurait du marchander avant et puis on peut se contenter de boire un verre). Il y a une autre Nubian house, beaucoup plus loin, renseigné sur le Lonely. Accueil déplorable, cher, mais c'est la plus belle terrasse de toute l'Egypte !! On a fait ça en rentrant de Philae. Ensuite on rejoint Assouan à pied par des quartiers nubians assez pauvres (mais sécures c'est sûr). Le Restau Panorama est un des seuls à ne pas avoir de....panorama ! (un bateau de croisière se gare souvent devant la terrasse). On y mange très correctement et un des serveurs est très sympa (il vous accueille avec un « ça farte ou ça gaze ? » en français). 1H30 en felouque nous a couté 75 LE, c'est un très chouette moment que nous vous conseillons. La visite de Philae (50 LE) est sympa. On a payé 20LE par pers la barque pour y aller, trajet partagé avec un allemand pour diminuer les frais. Le taxi nous a pris 50 LE pour l'AR avec 2 heures sur place. Devant la gare, un resto fait de bonnes pizzas pour 30 LE. Train 1ere classe de nuit départ 20 heures pour Louxor (165 LE/pax) Le Caire. On ne pensait pas pouvoir aimer un ville autant polluée et bruyante. Ben si... Le musée égyptien est à faire absolument avec en apothéose le trésor de Toutankhamon. Nous avons fait le souk. Il faut absolument s'écarter des rues touristiques et se perdre dans les ruelles crasseuses. Un autre souk très chouette (avec toute une rue réservée au marché à poissons) à Sayyida zeinab, autour d'une mosquée. Très chouette et garanti zéro touriste. Attention mosquées fermées à la visite le vendredi matin. Bouchez-vous aussi les oreilles ce jour là, chez eux c'est dimanche, bonjour la cacophonie des muezzins. La mosquée Al Azhar est à voir. Les pyramides sont grandioses. Beaucoup de touristes mais c'est un passage obligé. A l'intérieur de la grande pyramide nous n'étions que nous 2 !! (les touristes en bus n'y vont pas beaucoup, c'est un peu cher - 100 LE juste l'intérieur - mais franchement c'est quand la prochaine fois que vous allez vous retrouver tout seul avec votre amoureuse à l'intérieur d'une grande pyramide qui a 3000 ans ?)(à ce propos le saviez-vous ? Il s'est passé plus de temps entre les 1ers pharaons et les derniers qu'entre les derniers pharaons et nous !!!!). On a passé une grosse matinée sur ce site sans voir le temps passer. Coté hôtel on vous conseille l'hôtel Luna 180LE pour 2, en plein centre. Ne prenez pas une chambre sur l'avenue, insomnie assurée, chambres plus calmes à l'arrière. Le pensio Roma est moins agréable mais aussi moins cher. Un taxi nous a pris 65 LE pour aller du centre à l'aéroport, doit y avoir moyen d'avoir ça moins cher (à l'aller dans un bus local tout pourri, on a payé... 4LE pour 2 !!). Enfin, Il y a une consigne à bagages pratique à la gare Ramsès.
L'Egypte.... allez-y !
Retour de Croisière MSC Spendida en Méditerranée ( 9 au 20 janvier 2010) English translation pending
Bonjour
Je reviens de la Croisiére découverte de la méditerranée, sur le MSC Splendida .
Je suis a voir ecoute si vous souhaitez des conseils ou des renseignements.
Nous avons fait prés de 3500 photos, le temps de les classer et de faire des petits textes, et j'enverrai mon carnet de voyage.
Je suis trés contente de mon séjour
Nos escales, Katakolon, le Pirée, Alexendrie, Héraklion, Rhodes, La valette, Messina, Naples.
Bonne croisiére a tous
Fiora
Bonne croisiére a tous
Fiora
Croisière "Rivages de l'Adriatique" sur l'Orient Queen English translation pending
Bonjour,
Rivages de l'Adriatique sur l'Orient Queen (Marseille-Messine-Kotor-Split-Venise-Dubrovnik-Corfou-Lipari-Civitavecchia-Marseille)
Nous aimerions avoir vos commentaires sur cet itinéraire ainsi que les vos avis sur le bateau.
Si vous avez des suggestions tant qu'au choix des chambres loin du bruit, elles seront bienvenues.
Merci !
Rivages de l'Adriatique sur l'Orient Queen (Marseille-Messine-Kotor-Split-Venise-Dubrovnik-Corfou-Lipari-Civitavecchia-Marseille)
Nous aimerions avoir vos commentaires sur cet itinéraire ainsi que les vos avis sur le bateau.
Si vous avez des suggestions tant qu'au choix des chambres loin du bruit, elles seront bienvenues.
Merci !
Qui est rentré de croisière dans les Caraïbes avec MSC Poésia? English translation pending
Qui est rentré de croisière dans les Caraïbes avec MSC Poésia ? Merci de donner vos ressentis !
Nathgr
Voyage seule en Algérie English translation pending
bonjour à tous ! j aimerais faire un voyage seule en algerie beaucoup me le déconseille alors j aimerais avoir votre avis.ma dèstination serait alger ou tlemcen ou meme oran .j attends vos commentaires merci d avance
Sumatra - "dis Carlos, je me sens un peu gênée avec mon bikini..." English translation pending
Sumatra. Je viens d'arriver a Pantai Bungus (pres de Padang), au Losmen Carlos. Carlos, c'est le patron de l'hotel.
Apres-midi. Personne. Temps superbe pour se baigner. L'hotel donne sur la plage.
- Dis Carlos, je me sens un peu genee avec mon bikini..
- T'inquiete pas, va te baigner. Me repond Carlos.
OK. Apres 10 mn de baignade, je decide d'aller me promener sur la plage. Cette gene me poursuit quand-meme. Cipika en bikini, elle ne vendrait pas une Porsh pourtant. D'habitude, elle se trouve plutot discrete sur la plage. Mais la... elle se sent caremment "a poil". Il y a des pecheurs qui travaillent un peu plus haut. Est-ce le silence? Je ne sais pas.Tres vite, avant que je ne fasse demi-tour, une horde de tout-petits se ruent sur moi. Ils sont 5 ou 6 , moyenne d'age 6, 8 ans. Le petit leadeur, une gamine de 8 ans, commence son interview en indonesien accompane de gestes. Je capte "malu" (genee, timide) et elle se dessine avec les mains un bikini. Tres explicite. Je fais repeter, histoire de tester un peu plus loin mes capacites en indonesien et de preparer une reponse mais le message est bien passe:
- "T'es pas un peu genee de te promener comme ca sur la plage en bikini?"
- Be....un peu quand-meme....car il n'y a pas d'autres filles.
- Alors, si il y avait d'autres filles, tu ne serais pas genee. Et si c'etait des garcons?
- Be.... ca depend....
- ?...Si il est comme lui (elle me montre du doigt un bambin de 6 ans a peine), t'es genee?
- Ah non... la, ca va!
- Et si c'est lui, la-bas, (elle m'indique un pecheur a 50m, occupe a ses filets) t'es genee?
- La oui, un peu.... alors je ne le regarde pas et comme ca, ca va.
Perspicace la gamine avec ses questions.
Malheureusement, la conversation avec ce petit bout de femme pas si innocente et moi, un peu naive en ce pays, donc cette conversation tres instructive est interrompue par un pecheur, un aine dans ce village:
- Madame, vous etes dans un village Minangkabau (groupe ethique de l'ouest-Sumatra). Vous ne pouvez pas marcher ici comme ca. Veuillez faire demi-tour.
Les paroles etaient cinglantes. La, j'avais honte. Et les enfants se sont envoles de peur de se faire reprimander.
- Carloooos! Je me suis fait gronder!!!!
- T'en fais pas. Baigne toi devant l'hotel. Pas de probleme.
J'ai donc appris ma lecon:
1- devant l'hotel, baignade en bikini: OK
2- se deplacer de son bungalow a la plage: avec un pareo, c'est mieux.
3- se promener le long de la plage: au moins un t-shirt.
Tout est question d'ajustement, et lorsqu'on a compris les moeurs du pays qui nous accueille, d'un peu de savoir vivre. Ca m'a pris un quart d'heure et une bonne dose de honte alors je vous presente mon anecdote afin de vous eviter mesdames et mesdemoiselles ce petit embarras.
Le lendemain: Sortie en mer pour snorkling. J'ai bien ajuste les pendules des bons moeurs et me suis enroulee dans mon pareo. Nous accostons sur une petite ile d'ou l'on peut faire du snorkling. C'est merveilleux. Les poissons sont a a peine un metre du bord. "Horreur!". Sur cette plage bordee de bungalows, mesdames se font bronzer la pilule topless! Quoi! Il n'y a pas quelque patrouille de Minangkabau ici pour rhabiller de pudeur ces damoizelles? On n'est pas a Montalivet ici! Ya plus qu'a se mettre a faire du velo a poil comme la-bas. Je DETESTE ces camps de naturistes qui debordent sur NOS plages...Bref... Tout ca pour en venir ou? Pudeur: question de culture? religion? epoque? Ou commence la pudeur? Moi, je me coyais tres correcte en maillot sur la plage. Pourtant, ma tenue etait indecente. De mon cote, que je trouve indecent de s'exposer topless, dans un pays musulman aussi bien qu'au bord d'une piscine en France ou ailleurs. Conclusion: un pareo (ou "sarung" ici) c'est pratique. C'est beau, c'est leger. On s'enroule dedans et on peut meme dormir dedans.
Petit appendix pour notre comptable de service, je nommerai Ragamuffin: des prix. Quoi que je ne pense pas qu'il se soit senti concerne par ces petits problemes de bikini en pays Minangkabau. - Losmen Carlos: 3 cathegories de chambres: 50 000rp (mandi- salle de bain- a l'exterieur), 75 000rp (avec mandi et fan), 125 000rp je crois (avec clim) - snorkling: une journee 200 000rp (tuba, repas, snack et boisons compris) a partir de 3 personnes. - restau: plats entre 10 et 20 000rp - barbecue sur la plage avec feu de bois, guitare... ambiance tres bon enfant: 50 000rp - personnel (hotel tenu par une grande famille): gentillesse, sourires, convivialite, bienveillance en abondance: gratuit Bonheur garanti. On planifie 3 jours, on reste 5.
Le lendemain: Sortie en mer pour snorkling. J'ai bien ajuste les pendules des bons moeurs et me suis enroulee dans mon pareo. Nous accostons sur une petite ile d'ou l'on peut faire du snorkling. C'est merveilleux. Les poissons sont a a peine un metre du bord. "Horreur!". Sur cette plage bordee de bungalows, mesdames se font bronzer la pilule topless! Quoi! Il n'y a pas quelque patrouille de Minangkabau ici pour rhabiller de pudeur ces damoizelles? On n'est pas a Montalivet ici! Ya plus qu'a se mettre a faire du velo a poil comme la-bas. Je DETESTE ces camps de naturistes qui debordent sur NOS plages...Bref... Tout ca pour en venir ou? Pudeur: question de culture? religion? epoque? Ou commence la pudeur? Moi, je me coyais tres correcte en maillot sur la plage. Pourtant, ma tenue etait indecente. De mon cote, que je trouve indecent de s'exposer topless, dans un pays musulman aussi bien qu'au bord d'une piscine en France ou ailleurs. Conclusion: un pareo (ou "sarung" ici) c'est pratique. C'est beau, c'est leger. On s'enroule dedans et on peut meme dormir dedans.
Petit appendix pour notre comptable de service, je nommerai Ragamuffin: des prix. Quoi que je ne pense pas qu'il se soit senti concerne par ces petits problemes de bikini en pays Minangkabau. - Losmen Carlos: 3 cathegories de chambres: 50 000rp (mandi- salle de bain- a l'exterieur), 75 000rp (avec mandi et fan), 125 000rp je crois (avec clim) - snorkling: une journee 200 000rp (tuba, repas, snack et boisons compris) a partir de 3 personnes. - restau: plats entre 10 et 20 000rp - barbecue sur la plage avec feu de bois, guitare... ambiance tres bon enfant: 50 000rp - personnel (hotel tenu par une grande famille): gentillesse, sourires, convivialite, bienveillance en abondance: gratuit Bonheur garanti. On planifie 3 jours, on reste 5.
Laos: se rendre de Houei Say à Muang Sing? English translation pending
Bonjour, 😉
Partant pour le Laos début novembre, et afin de régler notre timing (pour les locations de GH) nous aimerions savoir comment faire pour nous rendre de Houei Say à Muang Sing en passant par Xieng Kok. Existe t il des bateaux réguliers pour Xieng Kok? si oui, quelle est la durée du voyage? Ensuite durée du voyage de Xieng Kok pour Muang Sing par la route? Ou durée totale du voyage par la route de HS à MS Nous avons lu les posts concernant ce parcours mais ceux ci datent de 2007. Cela a peu etre changé depuis? Sinon, je crois avoir vu qu'il est possible de rejoindre Luang Nam Tha en bateau en 2 jours, puis Muang Sing par la route en 2 heures. Si cela est possible, où faut il reserver son billet? Où dormir sur ce parcours?
Merci à tous pour vos précieux conseils.🙂🙂
Didier et Patou
Partant pour le Laos début novembre, et afin de régler notre timing (pour les locations de GH) nous aimerions savoir comment faire pour nous rendre de Houei Say à Muang Sing en passant par Xieng Kok. Existe t il des bateaux réguliers pour Xieng Kok? si oui, quelle est la durée du voyage? Ensuite durée du voyage de Xieng Kok pour Muang Sing par la route? Ou durée totale du voyage par la route de HS à MS Nous avons lu les posts concernant ce parcours mais ceux ci datent de 2007. Cela a peu etre changé depuis? Sinon, je crois avoir vu qu'il est possible de rejoindre Luang Nam Tha en bateau en 2 jours, puis Muang Sing par la route en 2 heures. Si cela est possible, où faut il reserver son billet? Où dormir sur ce parcours?
Merci à tous pour vos précieux conseils.🙂🙂
Didier et Patou
Mariage à Hanoi - que faire et ne pas faire? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous venons d'être invités mon mari -viet Kieu- et moi même - française au mariage assez select d'un membre de notre famille -nous ne voulons pas commettre d'impair et nous aimerions avoir les avis et les conseils d'un Vietnamien ou d'un Viet Kieu plus habitué que nous à vivre avec les coutumes du Vietnam du Nord -Comment s'habiller, qu'offrir à part bien sûr l'équivalent des enveloppes rouges sans doute, envoi de fleurs ? autre cadeau, y a t il une cérémonie civile style mairie (en l'occurence peut-être Uy ban nhan dan ?) à la Pagode ? - enfin je l'avoue je suis nulle et mon mari était beaucoup trop jeune pour se souvenir de quoi que ce soit - tous les conseils seront les bienvenus.
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider (c'est pour novembre on a le temps)
Cordiialement - Kimtwo -
Nous venons d'être invités mon mari -viet Kieu- et moi même - française au mariage assez select d'un membre de notre famille -nous ne voulons pas commettre d'impair et nous aimerions avoir les avis et les conseils d'un Vietnamien ou d'un Viet Kieu plus habitué que nous à vivre avec les coutumes du Vietnam du Nord -Comment s'habiller, qu'offrir à part bien sûr l'équivalent des enveloppes rouges sans doute, envoi de fleurs ? autre cadeau, y a t il une cérémonie civile style mairie (en l'occurence peut-être Uy ban nhan dan ?) à la Pagode ? - enfin je l'avoue je suis nulle et mon mari était beaucoup trop jeune pour se souvenir de quoi que ce soit - tous les conseils seront les bienvenus.
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider (c'est pour novembre on a le temps)
Cordiialement - Kimtwo -
À quoi reconnaît-on un touriste à Paris en été? English translation pending
Le titre dit tout!! 🤪
Sur la rue, quand il fait 26c à Paris en été, comment reconnaître un touriste d'un banlieusard ou d'un provincial??
Le reconnaît-on à ses sandales (made in China), à son étiquette de vol d'avion sur sa casquette des Mets de NY (YUL867), à ses bermudas à mi-cuisses(et son petit bedon rond), à son accent (américain, espagnol ou même si léger😛, québécois?), parce qu'il donne un pourboire même si tout cela est déjà compris dans l'addition, parce qu'il est gentil avec tout le monde même Odette, ou pour quoi au juste? 😇
Allez-y comme vous le sentez car, comme vous l'avez si bien décrypté, ce sujet peut aussi être délirant...
Au plaisir de vous (dé)lire...
"OO" +++
ps: la démarche se veut bien évidemment anthropologique avant tout... 😎
Sur la rue, quand il fait 26c à Paris en été, comment reconnaître un touriste d'un banlieusard ou d'un provincial??
Le reconnaît-on à ses sandales (made in China), à son étiquette de vol d'avion sur sa casquette des Mets de NY (YUL867), à ses bermudas à mi-cuisses(et son petit bedon rond), à son accent (américain, espagnol ou même si léger😛, québécois?), parce qu'il donne un pourboire même si tout cela est déjà compris dans l'addition, parce qu'il est gentil avec tout le monde même Odette, ou pour quoi au juste? 😇
Allez-y comme vous le sentez car, comme vous l'avez si bien décrypté, ce sujet peut aussi être délirant...
Au plaisir de vous (dé)lire...
"OO" +++
ps: la démarche se veut bien évidemment anthropologique avant tout... 😎
Partir seule au Maroc? English translation pending
je pars seule au maroc en septembre
pour me ballader
j'aurais aimé quelques conseils de filles ...
Avis divergents sur le Vietnam English translation pending
Je reviens sur ce forum après une longue absence, et je constate qu’il y a de l’ambiance ! Difficile de prendre le train en marche dans les discussions animées sur des sujets aussi divers, alors je me permets de donner mon point de vue sur deux thèmes qui me paraissent « sensibles », compte tenu de la quantité des réponses et de la passion qui les agitent.
Sylvie n’a pas aimé le Vietnam, et elle le dit. Son avis est respectable, et je ne le mettrais pas en cause. Par contre, ce qui m’intéresse c’est de prendre un peu de hauteur par rapport aux critiques formulées, en essayant de comprendre comment le Vietnam peut donner une telle image de lui, alors que nous somme si nombreux à ne pas le voir ainsi ! Au fond, je pense que tout est question de perception culturelle et touristique. Dans les reproches émis par Sylvie je retrouve ceux des étrangers vis-à-vis des français, dont je le rappelle leur pays accueille le plus de tourisme au monde ! Dans les dernières enquêtes d’opinion réalisées à ce sujet, çà donne à peu près ceci : « la France est un des pays les moins accueillants du monde ! » J’imagine bien ce qu’un touriste venu visiter la France peut exprimer comme critiques dans un forum ! Je pourrais citer d’autres désillusions de touristes ayant voyagé dans de nombreux pays dans le monde : être touriste c’est courir le risque de la déconvenue, parce que on emporte dans ses bagages des rêves qui souvent ne correspondent pas à la réalité. Et ce n’est pas la lecture de guides, de conseils ou de reportages qui peuvent y faire quelque chose… Effectivement, rien ne pouvait préparer Sylvie au harcèlement incessant des loueurs de motos, de taxis, de vendeurs, de circuits, etc… Il faut être du pays, y vivre totalement pour comprendre le mode de fonctionnement des gens, surtout vis-à-vis des touristes. C’est vrai que tout étranger est à priori considéré comme riche. La faute à qui ? Sans doute aux premiers touristes qui se sont laissés aller à payer, sans discuter, cent fois les prix, considérant que de toute façon, même à ce prix là, ils payaient cent fois moins que chez eux…Sans doute à la propagande qui incite les autochtones à investir dans l’industrie sans fumée, en faisant miroiter des bénéfices mirobolant…Sans doute à la télévision qui ne montre de l’occident que les ors et les fastes… Songez que le moindre des vêtements que vous portez vaut près de la moitié du salaire d’un ouvrier, même si vous l’avez acheté dans une friperie ! Et que dire de votre montre, de votre téléphone portable, de vos bijoux, de vos valises, … ? Tous ce que nous montrons, même à notre corps défendant, confirme ce que pense les gens ici : nous avons plus d’argent qu’eux. Il est alors juste, dans la mentalité confucianisme, que l’équilibre soit assuré, en s’enrichissant aussi. D’où une démarche volontariste sur le plan commercial, que nous ne connaissons pas en occident.
Petits conseils à tous les forumistes qui veulent comprendre le pays, avant, pendant et après : lire le livre de Tran Ngoc Them « Recherche sur l’identité de la culture vietnamienne » Bon, faut s’accrocher, car il y en a pour plus de 800 pages ! Lire aussi les Tranches de vie du Dimanche, dans le Courrier du Vietnam, dans la rubrique Société. Des anecdotes sur la vie au Vietnam vu par un français qui s’est installé là-bas. Sylvie, merci d’avoir remuées nos admirations béates, ce qui n’entament en rien les convictions des uns et des autres !
La discussion sur la prostitution au Vietnam m’agace un peu plus ! On peut dire tout et son contraire sur ce qu’on appelle le plus vieux métier du monde. Surtout quand on ne le connaît que comme voyeur ou comme client ! Mes premiers pas au Vietnam, je les ai fait en 1993, dans le cadre d’une mission de lutte contre le tourisme sexuel, notamment contre la pédophilie. Pendant 10 ans j’ai aidé des gosses, des femmes, à sortir de cette galère. Aujourd’hui encore, dans mes consultations de villages de montagnes, je trouve des gamines d’à peine vingt ans atteintes du Sida, que je vois mourir faute de moyens suffisants pour les soigner. Parmi mes étudiantes à Ha Noï, j’en ai plusieurs qui m’ont dit se livrer à la prostitution occasionnelle pour payer leurs études. Salons de massage, hôtels, karaoké, racolage, nha ngi, …je peux affirmer qu’aucune de celles que j’ai eu l’occasion de rencontrer ne fait çà par gaieté de cœur et par « amour du métier ! ». Seulement voilà, il y a les clients, qu’ils soient autochtones ou étrangers ! Un jour je me souviens avoir émis, lors d’une conférence pour la lutte contre la prostitution au Vietnam, une idée complètement hérétique : multiplier par vingt le tarif des « prestations ». Je suis certain que cela ralentirait brusquement le flux de clientèle, et pour continuer dans le cynisme, çà permettrait au moins aux victimes de ce commerce de gagner plus en risquant moins et en se fatiguant moins !!! J’en ai un peu assez des tartuffes qui jouent les pères la pudeur en plein jour et qui se précipitent dans les endroits ad hoc, la nuit venue. L’analyse d’Abalone sur la tradition de la prostitution est en partie juste, mais m’amène à y apporter quelques corrections. Le besoin hormonal du mâle, n’est pas unique au vietnamien, et je souligne que la femme à les mêmes besoins, simplement ils sont liés à des rythmes différents, plus mensuels que journaliers. Bizarre d’ailleurs qu’il n’y ait pas autant de bordels pour femmes que de bordels pour hommes !!! Ne parlons pas d’hypocrisie, car s’il y a bien hypocrisie, c’est plutôt dans un pays comme la France, où on se cache pour aller dans des endroits dont vous trouverez toutes les adresses en lisant les dernières pages de Pariscope, livre destiné je le souligne, aux touristes qui ont envie de sortir à Paris !! Au Vietnam la fréquentation des « claques » se fait presque au grand jour. Les gens y vont, entre copains, pour boire et pour tirer un coup. Sans doute une réminiscence de la polygamie vietnamienne, abolie il y a à peine un siècle. Qu’en pensent les femmes légitimes ? Elles en souffrent, mais le cachent … ou se vengent en trouvant des amants. Certes la fidélité de l’épouse vietnamienne est encore très forte, par rapport à ce que nous connaissons en Occident. Surtout par peur du voisinage. Mais les temps changent, et les mœurs évoluent. Quand à la virginité avant le mariage, je peux vous dire, en tant que médecin, qu’aujourd’hui, les fleurs s’envolent au vent comme au printemps ! Ce qui pose d’autres problèmes pour les mariages, surtout à la campagne… Tout çà pour dire, arrêtons de faire semblant de nous offusquer si des jeunes femmes nous abordent dans la rue, et pensons plutôt à tous les drames humains et les détresses que cachent les maquillages et les minijupes, et que nous alimentons à chaque fois que nous profitons de la misère de ces femmes pour payer leurs charmes ! Un jour, peut-être, je posterai un message qui recensera tout ce que ces femmes pensent de leurs clients, y compris des étrangers frimeurs qui s’imaginent que c’est grâce à « leurs talents » qu’elles poussent des cris d’extase ! Ca risque d’être la débandade…Et puis on pourrait aussi parler d’une prostitution légale : celle qui fait que des laissés pour compte dans leurs pays viennent au Vietnam « acheter » des gamines de 30 ou 40 plus jeunes qu’eux, pour se marier avec elles. Je suis peut-être un peu caustique dans ce post, mais c’est vrai que j’ai vu beaucoup de choses pas trop belles ces dernières semaines, là-haut dans les montagnes du Nord, tellement prisées par les touristes … et qui n’imaginent pas ce qu’ils laissent derrière eux apres leurs departs. Sans rancune !
La discussion sur la prostitution au Vietnam m’agace un peu plus ! On peut dire tout et son contraire sur ce qu’on appelle le plus vieux métier du monde. Surtout quand on ne le connaît que comme voyeur ou comme client ! Mes premiers pas au Vietnam, je les ai fait en 1993, dans le cadre d’une mission de lutte contre le tourisme sexuel, notamment contre la pédophilie. Pendant 10 ans j’ai aidé des gosses, des femmes, à sortir de cette galère. Aujourd’hui encore, dans mes consultations de villages de montagnes, je trouve des gamines d’à peine vingt ans atteintes du Sida, que je vois mourir faute de moyens suffisants pour les soigner. Parmi mes étudiantes à Ha Noï, j’en ai plusieurs qui m’ont dit se livrer à la prostitution occasionnelle pour payer leurs études. Salons de massage, hôtels, karaoké, racolage, nha ngi, …je peux affirmer qu’aucune de celles que j’ai eu l’occasion de rencontrer ne fait çà par gaieté de cœur et par « amour du métier ! ». Seulement voilà, il y a les clients, qu’ils soient autochtones ou étrangers ! Un jour je me souviens avoir émis, lors d’une conférence pour la lutte contre la prostitution au Vietnam, une idée complètement hérétique : multiplier par vingt le tarif des « prestations ». Je suis certain que cela ralentirait brusquement le flux de clientèle, et pour continuer dans le cynisme, çà permettrait au moins aux victimes de ce commerce de gagner plus en risquant moins et en se fatiguant moins !!! J’en ai un peu assez des tartuffes qui jouent les pères la pudeur en plein jour et qui se précipitent dans les endroits ad hoc, la nuit venue. L’analyse d’Abalone sur la tradition de la prostitution est en partie juste, mais m’amène à y apporter quelques corrections. Le besoin hormonal du mâle, n’est pas unique au vietnamien, et je souligne que la femme à les mêmes besoins, simplement ils sont liés à des rythmes différents, plus mensuels que journaliers. Bizarre d’ailleurs qu’il n’y ait pas autant de bordels pour femmes que de bordels pour hommes !!! Ne parlons pas d’hypocrisie, car s’il y a bien hypocrisie, c’est plutôt dans un pays comme la France, où on se cache pour aller dans des endroits dont vous trouverez toutes les adresses en lisant les dernières pages de Pariscope, livre destiné je le souligne, aux touristes qui ont envie de sortir à Paris !! Au Vietnam la fréquentation des « claques » se fait presque au grand jour. Les gens y vont, entre copains, pour boire et pour tirer un coup. Sans doute une réminiscence de la polygamie vietnamienne, abolie il y a à peine un siècle. Qu’en pensent les femmes légitimes ? Elles en souffrent, mais le cachent … ou se vengent en trouvant des amants. Certes la fidélité de l’épouse vietnamienne est encore très forte, par rapport à ce que nous connaissons en Occident. Surtout par peur du voisinage. Mais les temps changent, et les mœurs évoluent. Quand à la virginité avant le mariage, je peux vous dire, en tant que médecin, qu’aujourd’hui, les fleurs s’envolent au vent comme au printemps ! Ce qui pose d’autres problèmes pour les mariages, surtout à la campagne… Tout çà pour dire, arrêtons de faire semblant de nous offusquer si des jeunes femmes nous abordent dans la rue, et pensons plutôt à tous les drames humains et les détresses que cachent les maquillages et les minijupes, et que nous alimentons à chaque fois que nous profitons de la misère de ces femmes pour payer leurs charmes ! Un jour, peut-être, je posterai un message qui recensera tout ce que ces femmes pensent de leurs clients, y compris des étrangers frimeurs qui s’imaginent que c’est grâce à « leurs talents » qu’elles poussent des cris d’extase ! Ca risque d’être la débandade…Et puis on pourrait aussi parler d’une prostitution légale : celle qui fait que des laissés pour compte dans leurs pays viennent au Vietnam « acheter » des gamines de 30 ou 40 plus jeunes qu’eux, pour se marier avec elles. Je suis peut-être un peu caustique dans ce post, mais c’est vrai que j’ai vu beaucoup de choses pas trop belles ces dernières semaines, là-haut dans les montagnes du Nord, tellement prisées par les touristes … et qui n’imaginent pas ce qu’ils laissent derrière eux apres leurs departs. Sans rancune !
Hôtel Ifa Villas Bavaro Ocean Village & Spa? English translation pending
bonjour nous etions a bayahibe pour noel et des amis a nous a punta cana.ils nous ont parle de leur hotel qui a l'air bien mais j'aimerai avoir des renseignements supplementaires.vu que c'est cote ocean est ce que ca bouge beaucoup?on peut faire du snorking?l'eau est calme?et la plage comment est le sable?
j'aimerai plus de details sur l'hotel"ifa villas bavaro ocean village et spa"
surtout la section des villas.est t'il vrai qu'il y a un petit train?
merci d'avance a ceux qui me repondrons.
Faire la route de Apalachicola vers la Nouvelle-Orléans? English translation pending
Bonjour les voyageurs,
cet été je vais en floride : miami, keys, florida, everglades, naples, fort Myers puis je voudrais passer quelques jours à la nouvelle orléans avant de revenir sur Orlando pour renter sur NY.
je voudrais faire la route entre fort Myers et la nouvelles orléans en 2 jours et je ne sais pas où m'arrêter pour passer la nuit et quels ont les points sympa à ne pas manquer de visiter ou peut être simplement des points ayant de très beau paysage. je pensais faire une première journée de trajet de fort myers jusqu'à Apalachicola puis une deuxième journée de apalachicola jusqu'à la nouvelle orléans.
est ce une bonne idée ?
est ce que vous avez des bons conseils à me donner ?
Par ailleurs je compte rester 3 jours pleins en louisiane ... si vous avez des conseils je suis preneur. je voulais faire un tour dans le bayou en bateau ou en barque faire un tour de bateau à aube et bien entendu visiter la ville et écouter de la musique le soir (je veux rester dormir à Nouvelle Orléans) .
merci de votre aide et de vos conseils
Patrick
Par ailleurs je compte rester 3 jours pleins en louisiane ... si vous avez des conseils je suis preneur. je voulais faire un tour dans le bayou en bateau ou en barque faire un tour de bateau à aube et bien entendu visiter la ville et écouter de la musique le soir (je veux rester dormir à Nouvelle Orléans) .
merci de votre aide et de vos conseils
PatrickGuatemala en novembre-décembre English translation pending
Bonjour,
Soyez patients, c'est long... J'habite au Québec ; je projette en nov - déc 2009 un voyage de 3 semaines au Guatemala. Je ne sais pas encore qui m’accompagnera : conjointe, fils de 18 ans ou ami. Peut-être même que j’irai seul, même si ce n'est pas ce que je souhaite. Je suis dans la cinquantaine et en bonne forme.
Je projette un circuit assez classique que j’ai mis sur Internet ; j’y ai mis des noms d’hôtels à titre indicatif : http://coalitionverte.ca/...-trajet-nov-2009.pdf
Comme les vols sont longs, avec le transfert, j'arriverai tard, probablement passé minuit. Aussitôt sorti de l’aéroport, direction Antigua, même à 1h30 du matin. Le minibus de l’hôtel vient nous chercher à 40$ + ou - à pareille heure.
Au début, je projette de passer une semaine, en séparant moitié-moitié, à Antigua et la région du lac Atitlan (Panajachel). Et de là, je souhaite me déplacer en minibus touristique.
Les 2 autres semaines, le transport reste à déterminer; ce sera probablement le minibus touristique, plus cher, mais aussi plus rapide et moins compliqué, en autant qu'il puisse nous mener là où on veut et que ce soit facile d’en trouver. J’ai aussi pensé à la location de voiture, pour la souplesse, mais ça reste à voir…
Mes interrogations et commentaires sont en jaune dans le texte sur le site. Mais voici dans le désordre quelques questions pratiques afin de bien planifier le parcours :
1- Semuc Champey > 6 heures aller-retour de Coban. A-t-on assez de temps pour profiter pleinement de la baignade à Semuc et visiter les grottes de Lanquin ?
2- Tikal : on dit de prévoir 2 jours pour tout voir ; êtes-vous de cet avis ? Combien de temps environ on a à marcher dans la jungle avant d'atteindre les premières pyramides ? De bonnes espadrilles, est-ce que ça fait l'affaire ?
3- Idem pour le volcan Pacaya en ce qui concerne les espadrilles. Sinon louent-ils des bottes de marche ?
4- Guatemala Ciudad (ou Antigua) à Copan Ruinas: en minibus touristique, est-ce que ça se fait bien en une journée, en partant tôt, ou si c’est préférable de coucher à Chiquimula à la place?
5- Copan Ruinas à Puerto Barrios - Livingston : Même chose : en minibus touristique, est-ce que ça se fait bien en une journée, en partant tôt de Copan Ruinas ou si c’est préférable de Chiquimula? On doit arriver pas mal tard à Livingston… ?
6- Livingston - Rio Dulce - Flores: Comme la navette sur le Rio Dulce à partir de Livingston dure plus de 2 heures, j’imagine que la journée du trajet vers Flores, c’est préférable d’y aller directo si on ne veut pas arriver très tard au Peten. Mais là j’imagine qu’on moffe tout le charme de l’excursion, la faune et la flore du secteur… Est-ce que c’est préférable alors de se garder une journée additionnelle à Livingston pour aller faire seulement l’excursion sur le Rio Dulce ? Ça m’embête !
7- Pour être bien positionné pour visiter Tikal ou filer à Coban le dernier jour, est-ce préférable de coucher à El Remate ou Flores ? On serait alors plus près de Tikal mais plus loin de Coban. Sinon le 1er jour à El Remate et l’autre à Flores…
8- El Remate ou Flores - Coban : Le trajet en minibus touristique se fait-il bien sans qu’on arrive trop tard à Coban ?
9- En général, comme je veux voyager en minibus touristique, sera-t-il facile d’en trouver en des lieux plus éloignés comme Copan Ruinas (ou Chiquimula), Rio Dulce, Flores, Coban, Huehuetenango ?
10- Dans Lonely Planet, pour pas mal toutes les excursions, on suggère de prendre un guide, question de sécurité, pour faire une simple randonnée autour du lac Atitlan, vu que des touristes se sont fait attaquer dans le passé, semble-t-il ? Même à Tikal, il faut être sur ses gardes… Je ne sais pas si c'est exagéré ou non, qu’en pensez-vous ?
11- Encore la sécurité... On suggère souvent de ne pas traîner notre argent sur nous ni notre passeport, cartes débit, de crédit, etc., c'est-à-dire dans une ceinture spéciale autour de la taille à l'intérieur de notre pantalon, mais de tout laisser à l'hôtel, sauf ce dont on a besoin pour la journée. S'il y a un coffre-fort, c'est parfait, mais s'il n'y en a pas ? Et quand on va se baigner à Semuc, on laisse tout ce que je viens d'énumérer à l’hôtel sauf un peu d’argent pour la journée !!!
12- Pour retirer de l'argent, utilisez-vous carte débit, de crédit, chèques de voyage? Et dans n’importe quelle ville ? À la banque ou y a-t-il des guichets automatiques ?
13- On dit qu'il faut s'habiller décemment pour ne pas offenser la population locale. Des bermudas, est-ce correct?
Conclusion : Je tiens à voir tout ce que j’ai planifié, mais je me suis gardé des journées flottantes, si jamais je souhaite rester un jour de plus ou de moins à certains endroits, notamment à Coban ou Livingston.
Mais ma principale préoccupation, c’est de trouver sans trop de complications mon transport pour le lendemain, après des trajets de 5 heures en moyenne, quand il faudra se rendre à Puerto Barrios, Flores, Coban, Huehuetenango, Antigua.
Merci.
Soyez patients, c'est long... J'habite au Québec ; je projette en nov - déc 2009 un voyage de 3 semaines au Guatemala. Je ne sais pas encore qui m’accompagnera : conjointe, fils de 18 ans ou ami. Peut-être même que j’irai seul, même si ce n'est pas ce que je souhaite. Je suis dans la cinquantaine et en bonne forme.
Je projette un circuit assez classique que j’ai mis sur Internet ; j’y ai mis des noms d’hôtels à titre indicatif : http://coalitionverte.ca/...-trajet-nov-2009.pdf
Comme les vols sont longs, avec le transfert, j'arriverai tard, probablement passé minuit. Aussitôt sorti de l’aéroport, direction Antigua, même à 1h30 du matin. Le minibus de l’hôtel vient nous chercher à 40$ + ou - à pareille heure.
Au début, je projette de passer une semaine, en séparant moitié-moitié, à Antigua et la région du lac Atitlan (Panajachel). Et de là, je souhaite me déplacer en minibus touristique.
Les 2 autres semaines, le transport reste à déterminer; ce sera probablement le minibus touristique, plus cher, mais aussi plus rapide et moins compliqué, en autant qu'il puisse nous mener là où on veut et que ce soit facile d’en trouver. J’ai aussi pensé à la location de voiture, pour la souplesse, mais ça reste à voir…
Mes interrogations et commentaires sont en jaune dans le texte sur le site. Mais voici dans le désordre quelques questions pratiques afin de bien planifier le parcours :
1- Semuc Champey > 6 heures aller-retour de Coban. A-t-on assez de temps pour profiter pleinement de la baignade à Semuc et visiter les grottes de Lanquin ?
2- Tikal : on dit de prévoir 2 jours pour tout voir ; êtes-vous de cet avis ? Combien de temps environ on a à marcher dans la jungle avant d'atteindre les premières pyramides ? De bonnes espadrilles, est-ce que ça fait l'affaire ?
3- Idem pour le volcan Pacaya en ce qui concerne les espadrilles. Sinon louent-ils des bottes de marche ?
4- Guatemala Ciudad (ou Antigua) à Copan Ruinas: en minibus touristique, est-ce que ça se fait bien en une journée, en partant tôt, ou si c’est préférable de coucher à Chiquimula à la place?
5- Copan Ruinas à Puerto Barrios - Livingston : Même chose : en minibus touristique, est-ce que ça se fait bien en une journée, en partant tôt de Copan Ruinas ou si c’est préférable de Chiquimula? On doit arriver pas mal tard à Livingston… ?
6- Livingston - Rio Dulce - Flores: Comme la navette sur le Rio Dulce à partir de Livingston dure plus de 2 heures, j’imagine que la journée du trajet vers Flores, c’est préférable d’y aller directo si on ne veut pas arriver très tard au Peten. Mais là j’imagine qu’on moffe tout le charme de l’excursion, la faune et la flore du secteur… Est-ce que c’est préférable alors de se garder une journée additionnelle à Livingston pour aller faire seulement l’excursion sur le Rio Dulce ? Ça m’embête !
7- Pour être bien positionné pour visiter Tikal ou filer à Coban le dernier jour, est-ce préférable de coucher à El Remate ou Flores ? On serait alors plus près de Tikal mais plus loin de Coban. Sinon le 1er jour à El Remate et l’autre à Flores…
8- El Remate ou Flores - Coban : Le trajet en minibus touristique se fait-il bien sans qu’on arrive trop tard à Coban ?
9- En général, comme je veux voyager en minibus touristique, sera-t-il facile d’en trouver en des lieux plus éloignés comme Copan Ruinas (ou Chiquimula), Rio Dulce, Flores, Coban, Huehuetenango ?
10- Dans Lonely Planet, pour pas mal toutes les excursions, on suggère de prendre un guide, question de sécurité, pour faire une simple randonnée autour du lac Atitlan, vu que des touristes se sont fait attaquer dans le passé, semble-t-il ? Même à Tikal, il faut être sur ses gardes… Je ne sais pas si c'est exagéré ou non, qu’en pensez-vous ?
11- Encore la sécurité... On suggère souvent de ne pas traîner notre argent sur nous ni notre passeport, cartes débit, de crédit, etc., c'est-à-dire dans une ceinture spéciale autour de la taille à l'intérieur de notre pantalon, mais de tout laisser à l'hôtel, sauf ce dont on a besoin pour la journée. S'il y a un coffre-fort, c'est parfait, mais s'il n'y en a pas ? Et quand on va se baigner à Semuc, on laisse tout ce que je viens d'énumérer à l’hôtel sauf un peu d’argent pour la journée !!!
12- Pour retirer de l'argent, utilisez-vous carte débit, de crédit, chèques de voyage? Et dans n’importe quelle ville ? À la banque ou y a-t-il des guichets automatiques ?
13- On dit qu'il faut s'habiller décemment pour ne pas offenser la population locale. Des bermudas, est-ce correct?
Conclusion : Je tiens à voir tout ce que j’ai planifié, mais je me suis gardé des journées flottantes, si jamais je souhaite rester un jour de plus ou de moins à certains endroits, notamment à Coban ou Livingston.
Mais ma principale préoccupation, c’est de trouver sans trop de complications mon transport pour le lendemain, après des trajets de 5 heures en moyenne, quand il faudra se rendre à Puerto Barrios, Flores, Coban, Huehuetenango, Antigua.
Merci.