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Quitter la France métropolitaine pour Saint-Pierre-et-Miquelon English translation pending
Bonjour bonsoir je vais tenter d etre le plus franc possible avec vous.
Pardon d avance pour les accents etc je suis sur smartphone.
Voici ma situation. J ai 34 ans sans enfants celibataire, sans emploi depuis peu j etais vendeur brun et jeux videos.Je suis aussi plongeur commis..
Et cela fais un long moment que je suis decide a quitter la france pour le canada, car je ne me sens tout simplement plus en securite ici ni en paix c est quasi l angoisse permanente d ailleurs.
Le climat aussi les canicules alors que je suis en savoie... deviennent indupportable je prefere le froid.
J aime aussi la mer la peche a la ligne, le calme et je suis plutot casanier apres une bonne sortie nature.
Et la hier je tombe sur une emission ou des gens font escale a SPM et la j apprend l existence de cette petite france paisible loin de ma france tourmentee actuel.
je vais etre honnete avec vous je suis au rsa je pourrait essaye de trouver 1500 e environ pour un aller sans retour mais sa va etre difficile.Mais pas impossible car je veut vraiment partir.
Ayant perdu mes parents et dernierement ma mere..plus rien ne me retiens ici.
Je viens donc vers vous compatriotes femmes ou hommes de SPM je pourrait aussi aider des personnes agees je suis poli, respectueux et discret et je saurais etre utile pour rendre nos vies meilleurs.
Je finirais ce post sur une remarque, j ai rencontre pas mal de soucis sur mon chemin ces derniers temps et surtout j ai constater que je ne trouvais plus personnes a qui parler voir meme qui pourrait m aider.
J essaye de ne pas perdre espoir car j aime la vie, je ne fume pas ne boit pas ne me drogue pas.
je recherche de l authenticite voir faire un retour aux sources total.
Merci de m avoir lu.
Pardon d avance pour les accents etc je suis sur smartphone.
Voici ma situation. J ai 34 ans sans enfants celibataire, sans emploi depuis peu j etais vendeur brun et jeux videos.Je suis aussi plongeur commis..
Et cela fais un long moment que je suis decide a quitter la france pour le canada, car je ne me sens tout simplement plus en securite ici ni en paix c est quasi l angoisse permanente d ailleurs.
Le climat aussi les canicules alors que je suis en savoie... deviennent indupportable je prefere le froid.
J aime aussi la mer la peche a la ligne, le calme et je suis plutot casanier apres une bonne sortie nature.
Et la hier je tombe sur une emission ou des gens font escale a SPM et la j apprend l existence de cette petite france paisible loin de ma france tourmentee actuel.
je vais etre honnete avec vous je suis au rsa je pourrait essaye de trouver 1500 e environ pour un aller sans retour mais sa va etre difficile.Mais pas impossible car je veut vraiment partir.
Ayant perdu mes parents et dernierement ma mere..plus rien ne me retiens ici.
Je viens donc vers vous compatriotes femmes ou hommes de SPM je pourrait aussi aider des personnes agees je suis poli, respectueux et discret et je saurais etre utile pour rendre nos vies meilleurs.
Je finirais ce post sur une remarque, j ai rencontre pas mal de soucis sur mon chemin ces derniers temps et surtout j ai constater que je ne trouvais plus personnes a qui parler voir meme qui pourrait m aider.
J essaye de ne pas perdre espoir car j aime la vie, je ne fume pas ne boit pas ne me drogue pas.
je recherche de l authenticite voir faire un retour aux sources total.
Merci de m avoir lu.
Itinéraire 20 jours Nord / Sud Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Avec mon compagnon, nous venons de nous décider de partir en Thaïlande en janvier, (oui c'est dans un mois) et j'ai commencé une ébauche d'itinéraire, qui ressemble certes beaucoup à ce que le touriste fait. À savoir c'est notre premier voyage en Asie, nous avons besoin de nous poser, et ce sera la 1ère fois que nous allons dans des îles, d'où mon itinéraire. Nous n'avons pas vraiment envie de changer de destination tous les 2jours, nous avons fait ça en Turquie au printemps, et là nous avons envie de plus prendre notre temps. Voici ce à quoi je pensais :
J 1 : Arrivée à Bangkok tard le soir > Hôtel J 2 : Départ dans l'après-midi pour Sukhotaï J 3 : Visite matin de Sukhotai > puis départ vers Chiang Mai J 4 à 8 : Chiang Mai J 9 ( ou 8 ??) : Avion vers Krabi J 10 : Railay / Tonsaï J 11 : Départ vers Koh Yao Noi J 12 : Koh Yao Noi J 13 : Koh Yao Noi puis Krabi > Surat Thani J 14 : Surat Thani > Koh Tao J 15 à 17 : Koh Tao J 18 : Départ pour Surat Thani puis train pour Bangkok J 19 à 21 : Bangkok puis vol de retour
Ma grande question est : est-ce réaliste de se dire que dans la partie Chiang Mai on pourra crapahuter genre 3j / 2 N dans un truc pas trop attrape touriste. Non ne VOULONS PAS monter sur le dos d'éléphant et faire des trucs de gros touristes. Bon et pour préciser aussi, nous aimons beaucoup nous perdre dans la nature, d'où mon doute. Ferait-on mieux d'aller dans un parc naturel ? Ou aller vers Paï ? Il faut faire des choix, c'est difficile :)
Merci de votre avis sur mon parcours !! Audrey
Avec mon compagnon, nous venons de nous décider de partir en Thaïlande en janvier, (oui c'est dans un mois) et j'ai commencé une ébauche d'itinéraire, qui ressemble certes beaucoup à ce que le touriste fait. À savoir c'est notre premier voyage en Asie, nous avons besoin de nous poser, et ce sera la 1ère fois que nous allons dans des îles, d'où mon itinéraire. Nous n'avons pas vraiment envie de changer de destination tous les 2jours, nous avons fait ça en Turquie au printemps, et là nous avons envie de plus prendre notre temps. Voici ce à quoi je pensais :
J 1 : Arrivée à Bangkok tard le soir > Hôtel J 2 : Départ dans l'après-midi pour Sukhotaï J 3 : Visite matin de Sukhotai > puis départ vers Chiang Mai J 4 à 8 : Chiang Mai J 9 ( ou 8 ??) : Avion vers Krabi J 10 : Railay / Tonsaï J 11 : Départ vers Koh Yao Noi J 12 : Koh Yao Noi J 13 : Koh Yao Noi puis Krabi > Surat Thani J 14 : Surat Thani > Koh Tao J 15 à 17 : Koh Tao J 18 : Départ pour Surat Thani puis train pour Bangkok J 19 à 21 : Bangkok puis vol de retour
Ma grande question est : est-ce réaliste de se dire que dans la partie Chiang Mai on pourra crapahuter genre 3j / 2 N dans un truc pas trop attrape touriste. Non ne VOULONS PAS monter sur le dos d'éléphant et faire des trucs de gros touristes. Bon et pour préciser aussi, nous aimons beaucoup nous perdre dans la nature, d'où mon doute. Ferait-on mieux d'aller dans un parc naturel ? Ou aller vers Paï ? Il faut faire des choix, c'est difficile :)
Merci de votre avis sur mon parcours !! Audrey
Dormir près des temples d'Angkor English translation pending
Bonjour à tous!
Nous passerons 3 jours au Cambodge pour visiter les temples d'angkor, nous recherchons aussi une guesthouse typique et bien placée pour notre séjour.
Connaissez-vous une bonne adresse bien placée et propre. Nous aimons être proche des animations mais au calme.
Merci pour vos réponses.
Vaccins et prévention en Thaïlande English translation pending
Bonsoir
Je pars en Thaïlande en fevrier vers khao lak et j aimerai savoir quels vaccins ou traitements me conseillez vous ?
Merci
Siquijor avec enfants English translation pending
Bonjour nous parton fin décembre pour 3 semaines aux Philippines avec 2 enfants en bas âge.
Nous souhaiterions savoir si Siquijor vaut le coups et si il est possible de rejoindre directement oslob pour voir les requins baleines, si oui par quel moyen ?
Merci d'avance de votre aide Myriam
Merci d'avance de votre aide Myriam
Durée de mon voyage en Inde (photographe) English translation pending
Bonjour,
C'est la première fois que je pars en Inde après 2 voyages de 3 mois chacun au Népal depuis 2012 que je suis tombée amoureuse de ce pays.
Je suis photographe free-lance et ai du temps devant moi avec 4 mois au plus de voyage cette année.
J'ai prévu de faire le Kerala, Himalach pradesh et le Ladakh et ai distribué mon temps de voyage ainsi : du 15 janvier au 29 février : Kerala.
du 1er mars au 1er avril : Himalach pradesh.
du 1er avril au 1er mai : Ladakh.
du 1er mai au 9 mai (retour Berlin) : après avoir rejoins Delhi de Leh, je me donne une bonne semaine afin d'aller jusqu'à Varanasi en bus.
Que pensez vous de la façon dont j'ai planifié mon emploi du temps ?
Est-ce que certaines régions méritent plus ou moins de temps ?
Est-ce que 4 mois est trop et pourrais être revu à la baisse cad 3 mois ?
J'aime me poser quelque part, faire du yoga, écrire, prendre des photos et trekker.
J'adore la montagne et me demande si je n'ai pas prévu trop de temps au Kerala (?) au détriment de H.P et ladakh ?
Merci de me donner vos avis :)
Thaïlande: réservations d'hôtels avant de partir English translation pending
Faut il que je réserve mon hôtel, avant de partir KRABI - PHUKET - KOH SAMUI - KOH PHI PHI.via une agence de voyage, ou directement de là bas?es ce vrai que c'est moin cher directement là-bas ?Si oui y a t'il qu'elle qu'un qui peux me donner des nom d'hotel sympa .
Autre chose peut-ont acheter une puce de téléphone pour avoir de l'internet?qu'elle opérateur!!!Merci à vous pour votre retour :-)
Autre chose peut-ont acheter une puce de téléphone pour avoir de l'internet?qu'elle opérateur!!!Merci à vous pour votre retour :-)
Dans quel quartier choisir son hôtel à Bangkok English translation pending
Bonjour à tous,
je finalise notre séjour du 20 novembre au 5 décembre en Thailande et je suis un peu perdue, pour le choix d'un hôtel à Bangkok. En effet, sur la carte de Bangkok, il y a tellement de lieux que je ne sais ce qui sera le mieux pour nous. Idéalement un hôtel pas trop cher (maxi 50 € ou 60 € / nuit) dans un quartier plutôt calme le soir pour pouvoir dormir tranquillement. 😊 En même temps, nous souhaiterions pouvoir visiter éviter au maximum les taxis, car après beaucoup de lecture sur ce forum, je me rends compte que les taxis sont susceptibles de nous berner en ne voulant pas mettre le meter et j'avoue que nous ne voulons pas nous battre pour ça. Mais du coup si on peut éviter le plus possible d'avoir besoin d'eux, je ne sais ou réserver l'hôtel.😕 si vous pouvez nous conseiller sur les quartiers à privilégier je suis preneuse.😄
Merci d'avance.🙂
je finalise notre séjour du 20 novembre au 5 décembre en Thailande et je suis un peu perdue, pour le choix d'un hôtel à Bangkok. En effet, sur la carte de Bangkok, il y a tellement de lieux que je ne sais ce qui sera le mieux pour nous. Idéalement un hôtel pas trop cher (maxi 50 € ou 60 € / nuit) dans un quartier plutôt calme le soir pour pouvoir dormir tranquillement. 😊 En même temps, nous souhaiterions pouvoir visiter éviter au maximum les taxis, car après beaucoup de lecture sur ce forum, je me rends compte que les taxis sont susceptibles de nous berner en ne voulant pas mettre le meter et j'avoue que nous ne voulons pas nous battre pour ça. Mais du coup si on peut éviter le plus possible d'avoir besoin d'eux, je ne sais ou réserver l'hôtel.😕 si vous pouvez nous conseiller sur les quartiers à privilégier je suis preneuse.😄
Merci d'avance.🙂
Thaïlande en famille? English translation pending
Bonjour le forum
J'envisage des vacances en Thaïlande pour l'été 2016 (une première pour nous) et je serais preneur de conseils de ceux qui connaissent déjà le pays du sourire, notamment dans le cadre d'un voyage familial.
Nous sommes une famille de 4 (avec 2 grandes filles de 15 et 10 ans) et nous avons des amis, qui sont 4 aussi (avec 2 filles de 7 et 8 ans), et qui sont expatriés à Singapour et avec qui nous passerions nos vacances.
Nous pensons prendre environ 4 semaines en juillet ou en août : les rejoindre à Singapour pour une grosse semaine sur place (là, on leur fait confiance pour le programme) puis aller ensuite tous ensemble faire un circuit en Thaïlande.
Est-il possible de faire 3 trajets (1 - de Paris à Singapour puis 2 - de Singapour à Bangkok puis 3 - de Bangkok à Paris) ou est-ce que faire 2 allers-retours (1 - de Paris à Singapour puis 2 - de Singapour à Bangkok puis 3 - de Bangkok à Singapour puis 4 - de Singapour à Paris) sera plus économique ?
En Thaïlande, l'idée serait de bouger un peu pour voir certains sites culturels (les "incontournables", mais nous sommes ouverts aux propositions pour sortir des sentiers battus) et aussi de profiter des plages sublimes (PMT, voire plongées sous-marines).
Peut-on faire la Thaïlande par nous-même (à 2 familles) ou vaut-il mieux passer par un organisme (et quels sont les organismes conseillés) ?
Est-ce qu'il faut nécessairement réserver nos hébergements à l'avance (8 personnes) ou il est possible de laisser place à l'improvisation et de trouver facilement sur place ?
On m'a déconseillé de conduire là-bas. Est-ce que vous confirmez ? Plus généralement, quels sont les moyens de transport à privilégier sur place ? Est-ce que c'est compliqué d'aller dans les îles ?
Je suis évidemment preneur de tout autre conseil ou information (sur les prix par exemple).
D'avance merci à tous ceux qui prendront un peu de leur temps pour m'aider à préparer ce voyage.
Alex
J'envisage des vacances en Thaïlande pour l'été 2016 (une première pour nous) et je serais preneur de conseils de ceux qui connaissent déjà le pays du sourire, notamment dans le cadre d'un voyage familial.
Nous sommes une famille de 4 (avec 2 grandes filles de 15 et 10 ans) et nous avons des amis, qui sont 4 aussi (avec 2 filles de 7 et 8 ans), et qui sont expatriés à Singapour et avec qui nous passerions nos vacances.
Nous pensons prendre environ 4 semaines en juillet ou en août : les rejoindre à Singapour pour une grosse semaine sur place (là, on leur fait confiance pour le programme) puis aller ensuite tous ensemble faire un circuit en Thaïlande.
Est-il possible de faire 3 trajets (1 - de Paris à Singapour puis 2 - de Singapour à Bangkok puis 3 - de Bangkok à Paris) ou est-ce que faire 2 allers-retours (1 - de Paris à Singapour puis 2 - de Singapour à Bangkok puis 3 - de Bangkok à Singapour puis 4 - de Singapour à Paris) sera plus économique ?
En Thaïlande, l'idée serait de bouger un peu pour voir certains sites culturels (les "incontournables", mais nous sommes ouverts aux propositions pour sortir des sentiers battus) et aussi de profiter des plages sublimes (PMT, voire plongées sous-marines).
Peut-on faire la Thaïlande par nous-même (à 2 familles) ou vaut-il mieux passer par un organisme (et quels sont les organismes conseillés) ?
Est-ce qu'il faut nécessairement réserver nos hébergements à l'avance (8 personnes) ou il est possible de laisser place à l'improvisation et de trouver facilement sur place ?
On m'a déconseillé de conduire là-bas. Est-ce que vous confirmez ? Plus généralement, quels sont les moyens de transport à privilégier sur place ? Est-ce que c'est compliqué d'aller dans les îles ?
Je suis évidemment preneur de tout autre conseil ou information (sur les prix par exemple).
D'avance merci à tous ceux qui prendront un peu de leur temps pour m'aider à préparer ce voyage.
Alex
Nord ou sud-est de Phuket English translation pending
Bonjour à tous
je suis deja allé en thailande mais dans le nord + iles du golfe en 2009. J'avais à l'époque conseillé des autres voyageurs à la suite de mon voyage.
C'est maintenant à moi de vous demander conseil: je compte partir 15 jours debut janvier 2016 avec ma copine. Vol aller retour Phuket.
La question est de savoir si je vais plutot dans les iles au nord ou au sud-est de Phuket.
Nous avons vraiment besoin de ne pas faire grand chose, d'être sur une belle plage.
Je pense cependant que nous ne resterons pas 15 jours au même endroit, ça risque de faire long!
merci d'avance pour votre aide
bye
Kevin
Hôtel avec piscine à Puerto Princesa English translation pending
d' el Nido j' irai à Port Barton, d' où j' irai à Sabang, d' où j' irai à PP;
d' ordinaire, je vais au Badjao Inn, qui est pas mal, mais là, j' aimerais aller ds un hotel av piscine à Puerto Princesa pour le peu que cela se trouve ....auriez-vous une adresse à me recommander ?
Taxi Santiago de los Caballeros - Cabarete English translation pending
Bonjour,
est ce que quelqu'un pourrait me dire combien coute un taxi de l'aéroport de santiago à cabarete, merci ? L'avion arrive à 21h, pouvons nous nous rendre de nuit à cabarete ou mieux vaut attendre le lendemain ? merci pour les infos
est ce que quelqu'un pourrait me dire combien coute un taxi de l'aéroport de santiago à cabarete, merci ? L'avion arrive à 21h, pouvons nous nous rendre de nuit à cabarete ou mieux vaut attendre le lendemain ? merci pour les infos
Événements sur l'Inde du Nord en janvier - février 2016 English translation pending
Bonjour
J'aimerais vos avis sur les événements suivants :
Foire de Nagaur / Fëte du chameau à Bikaner / Festival de désert Jaisalmer ou autre suggestion
pour m'aider dans l'organisation de mon périple .... Je ne peux pas tous les inclure
Je recherche l'authenticité, pas trop de touristes ni trop de mouvement de foule et où une femme seule peut aller sans soucis particulier
Merci par avance pour votre aide
Merci par avance pour votre aide
Destination Phu Quoc English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions savoir si quelqu'un connait le "Mai house resort" , le "thank kieu resort" ainsi que le "sea star resort " sur la long beach à phu quoc.
Le sea star reste injoignable a ce jour alors qu'il fait parti de nos préférences.
Si quelqu'un peut nous donner des retours sur ces resorts , cela nous aiderais à faire notre choix surtout pour le sea star à savoir s'il existe toujours.
Merci, cordialement.
Récit de nos 6 semaines en Indonésie, Malaisie et Singapour English translation pending
Super séjour du 20 juillet au 28 aout 2015 dans une Asie du Sud est toujours aussi accueillante....
Je vais tenter un récit du voyage avec les infos pratiques utiles aux prochains voyageurs .
Les voyageurs : 2 parents et 2 ados de 12 et 13 ans.
Le séjour : 30 jours en Indonésie (Bali, Florès, Lombok), 6 jours en Malaisie , 3 jours à Singapour
Nous aurions bien passé la totalité des vacances (39 j) en Indonésie mais nous habitons loin de Paris et de Marseille pour se déplacer faire un visa de 60 j et nous ne voulions pas perdre trop de temps sur place pour faire prolonger le visa 30 j. Le visa indonésien 30 j est gratuit depuis le 12 juin 2015 mais il n'est pas prolongeable et il n'est possible que si l'on rentre et l'on sort par l'un des 5 aéroports (+ ports) répertoriés. Dans notre cas, rentrant par Bali et sortant par Lombok, nous avons dû payer 35 US$ pp notre visa 30 j !
Vol international par Qatar : aller Barcelone - Doha - Bali (direct) retour : Singapour - Doha - Barcelone pour 3750 € pour nous 4) , pris en janvier , aucun problème.
20 juillet : nuit à Sanur au Flashback GH (réservé directement par mail) qui nous avait envoyé un taxi à l'aéroport (190 000 IDR) ; 2 petites chambres communicantes pour 600 000 IDR le tout, très bien, bon accueil, dans la rue principale mais plutôt calme
21 juillet : Nous avions réservé (par le flashback) le bateau public de 10h30 avec Perama pour Nusa Lembogan. J'imaginais un ferry, c'est en fait un petit bateau 25 places dans lequel on monte depuis la plage les pieds dans l'eau. 110 000 IDR pp , beaucoup moins cher que les bateaux rapides. 1/2 h de retard mais traversée sans encombre jusqu'à Jungutbatu beach en environ 1h15. Nous admirons les jolis bateaux araignée.
Nous tirons les bagages 200 m vers la gauche jusqu'au Tarci Bungalows, réservé par agoda , 22 € la double de luxe avec pdj; bon rapport qualité/ prix, petite piscine sympa , belle terrasse.
Nous réservons la sortie bateau snorkeling pour le lendemain et partons à pied à la découverte de l'île. Par manque de maîtrise, nous avons choisi de ne pas louer de scooter à Bali , alors les jambes ont servi ! Au moins 12 km sous le soleil mais nous avons aimé découvrir le pont vers Nusa Cemigan et revenir par la route centrale et le village de Lembogan pour voir les cultures d'algues.

22 juillet : la sortie snorkeling avec 4 points a été super , 200 000 IDR pp la 1/2 journée, on aurait sans doute pu négocier mais c'était nos débuts ! On a commencé par manta point à 8 h du matin et ça a été un peu dur pour notre premier snorkeling de la saison ... car il y a avait beaucoup de vagues, du courant et l'eau plutôt froide mais quel spectacle de se retrouver face à une raie manta noire et immense .... Puis on a fait Crystal bay, magnifiques poissons , eau claire , puis un 3e point dont j'ai oublié le nom où l'on se laisse dériver le long de nusa Penida et enfin mangrove point. L'après-midi, nous sommes allés à pied (1,5 km) au point de départ des bateaux dans la mangrove. Assez sympa de s'enfoncer dans les petits passages (choisir un batelier manuel) les plus gros à moteur ne font que l'aller retour sur la rivière principale.

Nous aurions bien passé la totalité des vacances (39 j) en Indonésie mais nous habitons loin de Paris et de Marseille pour se déplacer faire un visa de 60 j et nous ne voulions pas perdre trop de temps sur place pour faire prolonger le visa 30 j. Le visa indonésien 30 j est gratuit depuis le 12 juin 2015 mais il n'est pas prolongeable et il n'est possible que si l'on rentre et l'on sort par l'un des 5 aéroports (+ ports) répertoriés. Dans notre cas, rentrant par Bali et sortant par Lombok, nous avons dû payer 35 US$ pp notre visa 30 j !
Vol international par Qatar : aller Barcelone - Doha - Bali (direct) retour : Singapour - Doha - Barcelone pour 3750 € pour nous 4) , pris en janvier , aucun problème.
20 juillet : nuit à Sanur au Flashback GH (réservé directement par mail) qui nous avait envoyé un taxi à l'aéroport (190 000 IDR) ; 2 petites chambres communicantes pour 600 000 IDR le tout, très bien, bon accueil, dans la rue principale mais plutôt calme
21 juillet : Nous avions réservé (par le flashback) le bateau public de 10h30 avec Perama pour Nusa Lembogan. J'imaginais un ferry, c'est en fait un petit bateau 25 places dans lequel on monte depuis la plage les pieds dans l'eau. 110 000 IDR pp , beaucoup moins cher que les bateaux rapides. 1/2 h de retard mais traversée sans encombre jusqu'à Jungutbatu beach en environ 1h15. Nous admirons les jolis bateaux araignée.

Nous tirons les bagages 200 m vers la gauche jusqu'au Tarci Bungalows, réservé par agoda , 22 € la double de luxe avec pdj; bon rapport qualité/ prix, petite piscine sympa , belle terrasse.
Nous réservons la sortie bateau snorkeling pour le lendemain et partons à pied à la découverte de l'île. Par manque de maîtrise, nous avons choisi de ne pas louer de scooter à Bali , alors les jambes ont servi ! Au moins 12 km sous le soleil mais nous avons aimé découvrir le pont vers Nusa Cemigan et revenir par la route centrale et le village de Lembogan pour voir les cultures d'algues.

22 juillet : la sortie snorkeling avec 4 points a été super , 200 000 IDR pp la 1/2 journée, on aurait sans doute pu négocier mais c'était nos débuts ! On a commencé par manta point à 8 h du matin et ça a été un peu dur pour notre premier snorkeling de la saison ... car il y a avait beaucoup de vagues, du courant et l'eau plutôt froide mais quel spectacle de se retrouver face à une raie manta noire et immense .... Puis on a fait Crystal bay, magnifiques poissons , eau claire , puis un 3e point dont j'ai oublié le nom où l'on se laisse dériver le long de nusa Penida et enfin mangrove point. L'après-midi, nous sommes allés à pied (1,5 km) au point de départ des bateaux dans la mangrove. Assez sympa de s'enfoncer dans les petits passages (choisir un batelier manuel) les plus gros à moteur ne font que l'aller retour sur la rivière principale.

Thaïlande: Réservation d'hôtel ou pas? English translation pending
Bonjour à Tous,
avec 3 amis on part fêter le nouvel an en Thailande avant de se diriger vers le Cambodge...
En général nous ne faisons pas de réservation en ce qui concerne les hôtels quand nous voyageons. Seulement, j'ai déjà fait 2 fullmoon party sur Ko phangan et à chaque fois j'avais prévu le coup.
Cette année nous atterrissons le 29 décembre à 4h30 du matin à Bangkok. Je vous dis ce que nous aimerions faire (dans l'idée):
Se diriger vers la gare routière afin de prendre un combiné bus/ferry ( au plus tôt) pour essayer d'être le soir même à Koh Phangan et voir sur place pour une guesthouse.
Ma question, est ce réalisable à votre avis?? y'aura t'il des guesthouse de dispo ou étant donné que c'est quand même le premier de l'an, tout risque d'être complet?
Pour ma part, je voulais faire une réservation mais le baroudeur du groupe veut tenter l'aventure !!! j'attends vos retour. Bonne journée à tous
avec 3 amis on part fêter le nouvel an en Thailande avant de se diriger vers le Cambodge...
En général nous ne faisons pas de réservation en ce qui concerne les hôtels quand nous voyageons. Seulement, j'ai déjà fait 2 fullmoon party sur Ko phangan et à chaque fois j'avais prévu le coup.
Cette année nous atterrissons le 29 décembre à 4h30 du matin à Bangkok. Je vous dis ce que nous aimerions faire (dans l'idée):
Se diriger vers la gare routière afin de prendre un combiné bus/ferry ( au plus tôt) pour essayer d'être le soir même à Koh Phangan et voir sur place pour une guesthouse.
Ma question, est ce réalisable à votre avis?? y'aura t'il des guesthouse de dispo ou étant donné que c'est quand même le premier de l'an, tout risque d'être complet?
Pour ma part, je voulais faire une réservation mais le baroudeur du groupe veut tenter l'aventure !!! j'attends vos retour. Bonne journée à tous
Cherchons bel hôtel sur Chiang Mai English translation pending
Bonsoir :)
Notre itinéraire étant désormais défini (et vous nous y avez bien aidés...), nous commençons à regarder un petit peu les hôtels. Nous ne comptons pas réserver toutes les nuits d'avance mais nous aimerions quand même prendre un ou deux beux hôtel pendant le séjour, c'est quand même notre voyage de noces... Nous avons privilégié le long séjour (nous partons 28 jours) au luxe des superbes hôtels pour une courte durée. Nous n'avons pas un budget démentiel par nuit mais je pense qu'en Thaïlande cela peut donner quelque chose de bien. Nous avons réservé un très bel hotel dans le sud pour 2 nuits et nous aimerions bien faire pareil pour quelques nuits dans le nord. Voici notre demande: connaissez vous un bel hôtel sur Chiang mai de préférence ou ayutthaya (car nous ferons les 2) pour un budget de 80€/nuit? Par bel hôtel, nous entendons un hôtel confortable, ou peut être quelque chose d'atipyque, qui sonne honeymoon quoi :)
Merci d'avance pour votre aide et a bientôt!
Notre itinéraire étant désormais défini (et vous nous y avez bien aidés...), nous commençons à regarder un petit peu les hôtels. Nous ne comptons pas réserver toutes les nuits d'avance mais nous aimerions quand même prendre un ou deux beux hôtel pendant le séjour, c'est quand même notre voyage de noces... Nous avons privilégié le long séjour (nous partons 28 jours) au luxe des superbes hôtels pour une courte durée. Nous n'avons pas un budget démentiel par nuit mais je pense qu'en Thaïlande cela peut donner quelque chose de bien. Nous avons réservé un très bel hotel dans le sud pour 2 nuits et nous aimerions bien faire pareil pour quelques nuits dans le nord. Voici notre demande: connaissez vous un bel hôtel sur Chiang mai de préférence ou ayutthaya (car nous ferons les 2) pour un budget de 80€/nuit? Par bel hôtel, nous entendons un hôtel confortable, ou peut être quelque chose d'atipyque, qui sonne honeymoon quoi :)
Merci d'avance pour votre aide et a bientôt!
Apnée et snorkeling sur l'île de Koh Tao (vidéo) English translation pending
Bonjour,
Voici une petite vidéo des découvertes sous-marines que nous avons observées sur l'île de Koh Tao en Thailande en juin. A regarder en full HD svp.
Bon visionnage!
https://www.youtube.com/watch?v=UP-cZoLUQ6U
Dispo aussi sur le site avec des vidéos sur d'autres spots: http://chachou-et-chapichette-en-mode-globetrotters.e-monsite.com/videos/apnee-et-snorkeling-sur-l-ile-de-koh-tao-thailande.html
Voici une petite vidéo des découvertes sous-marines que nous avons observées sur l'île de Koh Tao en Thailande en juin. A regarder en full HD svp.
Bon visionnage!
https://www.youtube.com/watch?v=UP-cZoLUQ6U
Dispo aussi sur le site avec des vidéos sur d'autres spots: http://chachou-et-chapichette-en-mode-globetrotters.e-monsite.com/videos/apnee-et-snorkeling-sur-l-ile-de-koh-tao-thailande.html
Une virée en Inde English translation pending
Inès n’était pas d’accord avec le collège, cette année, décrochage.
Verdict du conseil de classe : elle redoublera sa troisième.
Mon choix de « sanction » : on va voir ce qu’est la vie sous d’autres cieux, ma fille…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Hôtels en Inde du Nord, surtout le Rajasthan English translation pending
Bonjour chers membres,
Du 18 au 30 octobre prochain, nous partons à 6 en Inde du Nord. Nous atterrissons à New Dehli, puis partons rapidement visiter le Rajasthan. Que me conseillez vous comme hôtel pour 2 nuits à New Dehli ? Sachant que nous arrivons à 1h du matin le premier jour. Nous voyageons avec des enfants donc nous souhaitons un bon hôtel. Ensuite, des hôtels où nous allons passer : Jaipur, Pushkar, Jodhpur, Jaisalmer, Bikaner.
Merci à tous pour toutes les infos que vous pourrez m'apporter.
Du 18 au 30 octobre prochain, nous partons à 6 en Inde du Nord. Nous atterrissons à New Dehli, puis partons rapidement visiter le Rajasthan. Que me conseillez vous comme hôtel pour 2 nuits à New Dehli ? Sachant que nous arrivons à 1h du matin le premier jour. Nous voyageons avec des enfants donc nous souhaitons un bon hôtel. Ensuite, des hôtels où nous allons passer : Jaipur, Pushkar, Jodhpur, Jaisalmer, Bikaner.
Merci à tous pour toutes les infos que vous pourrez m'apporter.
Prendre le train en Inde: dimension du bagage English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars ce samedi en Inde pour une durée d'un mois. J'ai choisi de prendre le train pour me déplacer. Cependant, je viens de regarder les règles concernant les bagages, et plus précisément la taille règlementaire. Il est spécifié que dans les classes AC3 tier et AC Chair Car que que le bagage ne doit pas dépasser 55cms X 45cms X 22,5cms sous peine d'être "mis en brake van" et non plus dans le compartiment du passager.
Ma valise est aux bonnes dimensions en largeur et hauteur mais la longueur est de 63cms et non pas de 55cms...
Je voyagerai 2 fois en 3AC et un fois en Chair Car dans durant mon voyage.
Ainsi, les bagages sont ils mesurés ? Est ce que parmi vous, certains ont déjà eu des problèmes avec la taille de leur bagages pour quelque centimètres ? Enfin, ces quelques centimètres peuvent ils poser problèmes au moment de ranger son bagage ?
Merci d'avance :)
Je pars ce samedi en Inde pour une durée d'un mois. J'ai choisi de prendre le train pour me déplacer. Cependant, je viens de regarder les règles concernant les bagages, et plus précisément la taille règlementaire. Il est spécifié que dans les classes AC3 tier et AC Chair Car que que le bagage ne doit pas dépasser 55cms X 45cms X 22,5cms sous peine d'être "mis en brake van" et non plus dans le compartiment du passager.
Ma valise est aux bonnes dimensions en largeur et hauteur mais la longueur est de 63cms et non pas de 55cms...
Je voyagerai 2 fois en 3AC et un fois en Chair Car dans durant mon voyage.
Ainsi, les bagages sont ils mesurés ? Est ce que parmi vous, certains ont déjà eu des problèmes avec la taille de leur bagages pour quelque centimètres ? Enfin, ces quelques centimètres peuvent ils poser problèmes au moment de ranger son bagage ?
Merci d'avance :)
Hôtels au Rajasthan: à quoi correspond les 3 ou 4 étoiles? English translation pending
j'aimerais savoir à quoi correspond les 3 ou 4 étoiles pour les hotels au Rajasthan ?
De Bangkok à Ko Chang English translation pending
Salut à tous, ma copine et moi même partons 15 jours en Thaïlande en Janvier. Nous voudrions partir de Bangkok et rallier Ko Chang en longeant la côte. Si vous avez des bon plans, des endroits sympa à visiter ... etc n'hésitez pas nous sommes preneurs ^^ Et quels sont les meilleurs moyens de se déplacer sachant qu'on ne louera pas de voitures ni de scoots ?
Merci d'avance pour vos réponses 😉
Merci d'avance pour vos réponses 😉
Discussion autour du concours photos "Et si on allait à la plage?" English translation pending
Bonsoir à tous,
Le concours photos VF d'Août 2015 "Et si on allait à la plage ?" est ouvert et c'est sur ce fil que vous devrez y déposer vos photos. (1 photo max par post).
Pour discuter de vos (nos) photos ou pour raconter vos histoires de plages c'est bien ici.
Cordialement Magellan18
Le concours photos VF d'Août 2015 "Et si on allait à la plage ?" est ouvert et c'est sur ce fil que vous devrez y déposer vos photos. (1 photo max par post).
Pour discuter de vos (nos) photos ou pour raconter vos histoires de plages c'est bien ici.
Cordialement Magellan18
Itinéraire d'1 mois en train dans le Rajasthan English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais bénéficier de vos avis sur l'itinéraire que ma femme et moi projetons de faire, en train, dans le Rajasthan pendant 1 mois entre mi-octobre et mi-novembre.
Nous avons nos visas et sommes inscrit sur "cleartrip" pour réserver les billets de train.
Mais à l'heure de réserver, je me pose la question de savoir à quel point les retards de train peuvent influer sur l'itinéraire initial. Le risque de devoir re-planifier un itinéraire et racheter des billets est-il important?
J'aimerais également que vous m'aidiez à optimiser le planning initiale afin de pouvoir consacrer une journée supplémentaire à Benares.
Un grand merci pour votre aide. DATE VILLE TRANSPORT N° HORAIRE 22/10/2015 AVION 23/10/2015 DELHI TRAIN 12457 23:35 24/10/2015 BIKANER 07:30 25/10/2015 BIKANER TRAIN 22480 22:55 26/10/2015 JAISALMER 04:30 27/10/2015 JAISALMER 28/10/2015 JAISALMER TRAIN 15013 01:20 29/10/2015 JODHPUR 06:15 30/10/2015 JODHPUR 31/10/2015 JODHPUR to RANAKPUR to UDAIPUR BUS 01/11/2015 UDAIPUR 02/11/2015 UDAIPUR 03/11/2015 UDAIPUR to CHITTAUGARH TRAIN 20:35:00 to 22:50 04/11/2015 CHITTAURGARH 05/11/2015 CHITTAURGARH to BUNDI TRAIN 29019 15:45:00 to 17:46 06/11/2015 BUNDI 07/11/2015 BUNDI to JAIPUR BUS 08/11/2015 JAIPUR 09/11/2015 AMBER 10/11/2015 JAIPUR 11/11/2015 AGRA 12/11/2015 BENARES 13/11/2015 BENARES 14/11/2015 DELHI 15/11/2015 DELHI 16/11/2015 AVION
J'aimerais bénéficier de vos avis sur l'itinéraire que ma femme et moi projetons de faire, en train, dans le Rajasthan pendant 1 mois entre mi-octobre et mi-novembre.
Nous avons nos visas et sommes inscrit sur "cleartrip" pour réserver les billets de train.
Mais à l'heure de réserver, je me pose la question de savoir à quel point les retards de train peuvent influer sur l'itinéraire initial. Le risque de devoir re-planifier un itinéraire et racheter des billets est-il important?
J'aimerais également que vous m'aidiez à optimiser le planning initiale afin de pouvoir consacrer une journée supplémentaire à Benares.
Un grand merci pour votre aide. DATE VILLE TRANSPORT N° HORAIRE 22/10/2015 AVION 23/10/2015 DELHI TRAIN 12457 23:35 24/10/2015 BIKANER 07:30 25/10/2015 BIKANER TRAIN 22480 22:55 26/10/2015 JAISALMER 04:30 27/10/2015 JAISALMER 28/10/2015 JAISALMER TRAIN 15013 01:20 29/10/2015 JODHPUR 06:15 30/10/2015 JODHPUR 31/10/2015 JODHPUR to RANAKPUR to UDAIPUR BUS 01/11/2015 UDAIPUR 02/11/2015 UDAIPUR 03/11/2015 UDAIPUR to CHITTAUGARH TRAIN 20:35:00 to 22:50 04/11/2015 CHITTAURGARH 05/11/2015 CHITTAURGARH to BUNDI TRAIN 29019 15:45:00 to 17:46 06/11/2015 BUNDI 07/11/2015 BUNDI to JAIPUR BUS 08/11/2015 JAIPUR 09/11/2015 AMBER 10/11/2015 JAIPUR 11/11/2015 AGRA 12/11/2015 BENARES 13/11/2015 BENARES 14/11/2015 DELHI 15/11/2015 DELHI 16/11/2015 AVION
Chiang Mai ou Phuket avec enfant de 3 ans? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour vous planter un peu le decor... Nous partons 2 semaines en Thailande et pensons faire quelques jours à Bangkok. Comme 2 semaines c'est court j'hesite à aller en plus au nord ou au sud. Sachant que nous avons des critères très personnels! Nous avons un garçon de 3 ans et nous lui faisons plaisir aussi quand on voyage. Nous vivons à l'année dans un trou perdu de Nouvelle Caledonie ou il n'y a rien ou presque. Donc nous ce qu'on recherche c'est aussi bien des visites culturelles que des attractions tel que parcs d'attractions, parc aquatiques, shopping center, des restos, des marchés, zoos, de la vie quoi! L'ile deserte au calme c'est pas pour nous...
J'ai un guide ou il fait mention à priori de plus d'attractions pour le petit à Chiang Mai qu'à Phuket... qu'en est il pour ceux qui savent?
Merci 🙂
Pour vous planter un peu le decor... Nous partons 2 semaines en Thailande et pensons faire quelques jours à Bangkok. Comme 2 semaines c'est court j'hesite à aller en plus au nord ou au sud. Sachant que nous avons des critères très personnels! Nous avons un garçon de 3 ans et nous lui faisons plaisir aussi quand on voyage. Nous vivons à l'année dans un trou perdu de Nouvelle Caledonie ou il n'y a rien ou presque. Donc nous ce qu'on recherche c'est aussi bien des visites culturelles que des attractions tel que parcs d'attractions, parc aquatiques, shopping center, des restos, des marchés, zoos, de la vie quoi! L'ile deserte au calme c'est pas pour nous...
J'ai un guide ou il fait mention à priori de plus d'attractions pour le petit à Chiang Mai qu'à Phuket... qu'en est il pour ceux qui savent?
Merci 🙂
Hôtel à Bangkok English translation pending
bonjour à tous les baroudeurs,
je dois partir l'année prochaine au mois de juillet 2016 avec ma petite famille "dont 2 ados"
pourriez vous me donnez des bonnes adresses d'hôtel propres, pas trop chère et bien situé du
métro ou taxi boat.
merci pour toutes vos réponses
Itinéraire 3 semaines Indonésie English translation pending
bonjour,
je pars le 6 septembre avec une amie en Indonésie (java-bali-gili) pour 3 semaines. Nous partons avec chacune un sac à dos. Nous avons réservé seulement les billets d'avion + 1ère nuit à Kuala Lumpur. Le reste, nous verrons sur place. j'aimerais votre avis sur l'itinéraire : merci d'avance
dimanche 6 : départ de paris
lundi 7 : arrivée à Kuala Lumpur à 8h25, journée à Kuala Lumpur (nuit à Kuala Lumpur)
mardi 8 : matinée à Kuala Lumpur + vol Kuala - Yogyakarta à 15h15 (nuit à Yogyakarta)
mercredi 9 : Yogyakarta (nuit au temple de Borobudur)
jeudi 10 : temple de Borobudur au lever du soleil, Yogyakarta (nuit à Yogyakarta)
vendredi 11 : Yogyakarta, temple de Prambanan, spectacle Ramayana (nuit à Yogyakarta)
samedi 12 : excursion : trajet Yogyakarta - Mont Bromo
Dimanche 13 : excursion : Mont bromo
Lundi 14 : excursion : Kawah Ijen + transfert pour ferry (nuit à Permuteran)
Mardi 15 : ile de Menjangan pour snorkeling (nuit à Munduk)
Mercredi 16 : Munduk (nuit à Munduk)
Jeudi 17 : Bedugul, Jatiluwih, Batukau (nuit à Ubud)
Vendredi 18 : Ubud (nuit à Ubud)
Samedi 19 : Ubud et environs sud jusqu'à Sakawati (nuit à Ubud)
Dimanche 20 : Ubud et environs ouest jusqu'à Tanah lot (nuit à Ubud)
Lundi 21 : Klungkung, Sidemen, Besakih (nuit à Sidemen)
Mardi 22 : Tirtaganggan, Karangasem, Amed (nuit à Amed)
Mercredi 23 : journée sur Gili Trawangan
Jeudi 24 : journée sur Gili Trawangan + retour sur Bali
Vendredi 25 : vol Denpasar - Kuala Lumpur 14h25-17h30 (nuit à Kuala Lumpur)
Samedi 26 : Vol Kuala lumpur - Paris
dimanche 6 : départ de paris
lundi 7 : arrivée à Kuala Lumpur à 8h25, journée à Kuala Lumpur (nuit à Kuala Lumpur)
mardi 8 : matinée à Kuala Lumpur + vol Kuala - Yogyakarta à 15h15 (nuit à Yogyakarta)
mercredi 9 : Yogyakarta (nuit au temple de Borobudur)
jeudi 10 : temple de Borobudur au lever du soleil, Yogyakarta (nuit à Yogyakarta)
vendredi 11 : Yogyakarta, temple de Prambanan, spectacle Ramayana (nuit à Yogyakarta)
samedi 12 : excursion : trajet Yogyakarta - Mont Bromo
Dimanche 13 : excursion : Mont bromo
Lundi 14 : excursion : Kawah Ijen + transfert pour ferry (nuit à Permuteran)
Mardi 15 : ile de Menjangan pour snorkeling (nuit à Munduk)
Mercredi 16 : Munduk (nuit à Munduk)
Jeudi 17 : Bedugul, Jatiluwih, Batukau (nuit à Ubud)
Vendredi 18 : Ubud (nuit à Ubud)
Samedi 19 : Ubud et environs sud jusqu'à Sakawati (nuit à Ubud)
Dimanche 20 : Ubud et environs ouest jusqu'à Tanah lot (nuit à Ubud)
Lundi 21 : Klungkung, Sidemen, Besakih (nuit à Sidemen)
Mardi 22 : Tirtaganggan, Karangasem, Amed (nuit à Amed)
Mercredi 23 : journée sur Gili Trawangan
Jeudi 24 : journée sur Gili Trawangan + retour sur Bali
Vendredi 25 : vol Denpasar - Kuala Lumpur 14h25-17h30 (nuit à Kuala Lumpur)
Samedi 26 : Vol Kuala lumpur - Paris
Galapagos pas cher, possible? English translation pending
Bonjour à tous,
Après plusieurs heures de recherches et comme beaucoup, je m'étais résignée à ne pas faire les îles galapagos et à la place, de faire isla de la plata pour cause de budget.
Cependant en tombant sur un blog (http://auboodhoomonde.com/galapagos-pas-cher-cest-possible/) je découvre que, finalement, cela à l'air faisable par ses propres moyens et donc, d'amoindrir le budget.
Quelqu’un pourrait il nous faire partager son expérience de visite sur les Galapagos sans être passé par une agence ?😇
Merci d'avance ! 😎
Après plusieurs heures de recherches et comme beaucoup, je m'étais résignée à ne pas faire les îles galapagos et à la place, de faire isla de la plata pour cause de budget.
Cependant en tombant sur un blog (http://auboodhoomonde.com/galapagos-pas-cher-cest-possible/) je découvre que, finalement, cela à l'air faisable par ses propres moyens et donc, d'amoindrir le budget.
Quelqu’un pourrait il nous faire partager son expérience de visite sur les Galapagos sans être passé par une agence ?😇
Merci d'avance ! 😎
Premier voyage seule en Inde English translation pending
Bonjour,
J'ai 56 ans et je compte partir en Inde (Rajasthan) en Octobre/Novembre. J'ai pas mal voyagé en couple(j'étais agent de voyage)mais là je pars en Inde seule pour un mois minimum. Je suis d'un naturel confiant et je voyage en sac à dos; pour l'instant j'ai qq appréhensions surtout pour le transport entre chaque ville (Delhi; Puskar, Jaipur...car je compte faire le Rajasthan) : est il facile de prendre le bus ou bien faut il mieux prendre une voiture avec chauffeur ? Faut il mieux réserver d'une ville à l'autre ? Connaissez vous un ashram facile d'accés pour y passer 1 semaine ? Je n'ai pas un gros budget non plus mais je n'ai pas trop envie de "galérer".
Dites moi aussi si certaines choses sont à éviter (lieux, etc)
Merci pour vos précieux conseils