Results for "Londe-les-Maures+|+127"
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Baja California: corruption policière? (Mexique) English translation pending
nous projetons de faire le tour des etats-unis en campeur avec 3 enfants ( 4 ans et moins...). nous voulions tout d'abord faire le mexique mais vu la corruption policiere a la lecture de nombreux temoignages, nous ne voulons pas prendre le risque d'y aller et de se faire arreter plusieurs fois avec les enfants. mais je trouve tres peu d'info concernant baja, est-ce qu'il y a autant de corruption dans cette partie du mexique??
vos expériences svp....
merci!
vos expériences svp....
merci!
Du Djebel Sarho à Zagora en 4x4: quelle piste? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un (court) voyage au Maroc à Noël.
On pense (avec un 4X4 de loc) faire la piste de Boulmane Dades à Nekob passant par le Tizi-n-Tazaert.
Ensuite je voudrais faire la piste qui longe le Draa sur sa rive est, plutôt du sud vers le Nord.
Je me demande donc comment rejoindre Zagora depuis Nekob et je vois plein de possibilités, soit d'ouest en est :
- de Nekob partir vers l'ouest puis tourner vers le sud et passer par Zaoula-Tafetchna et le jbel Zeroual
- de Nekob, partir vers Tazzarine et tourner avant vers le sud sur la piste passant par Tanoumrhit
- ou tourner un peu plus loin sur une piste qui va plein sud vers le Tizi-n-Tafilalet par le Djebel Rhart
- ou alors passer par Tazzarine puis Aït-Menad puis le Tizi-n-Tafilalet
Laquelle de ses pistes me conseillez-vous? Le but étant de passer par les plus beaux coins? Combien de temps faut-il prévoir pour ce parcours?
Merci!
Marie
Laquelle de ses pistes me conseillez-vous? Le but étant de passer par les plus beaux coins? Combien de temps faut-il prévoir pour ce parcours?
Merci!
Marie
Visiter New York en hiver? English translation pending
Bonjour, j'offre un voyage a New York à mes parents fin janvier et j'aurais savoir :
- est ce que les décoration de Noël y seront toujours à cette période? - la température a cette époque, savoir si il fait très froid ou très très froid?😏 - je cherche également un spectacle a leur offrir , comment expliquer : je recherche quelque chose un peu d'ancien comme des claquettes mais en grandiose le genre qui se faisait avant je pense, un spectacle digne de Broadways!!! C'est un peu confus mais ce que je ne veux pas c'est un septacle comme le roi lion
(pour infos mes parents sont agés de 60 ans , ils aiment marcher, et sont fou de visite culturel)!!
- j'ai resrever un hôtel a mitwon manhanttan je crois et je voulais savoir si c'etait bien plaçé? - je voulais leur prendre le city pass 123 euros pour 2 est ce une bonne formule?
en gros si vous avez des idées ou des informations qui pouraient ameliorer leur sejour je prend!!!!
merci d'avance Albane!!!😛
- est ce que les décoration de Noël y seront toujours à cette période? - la température a cette époque, savoir si il fait très froid ou très très froid?😏 - je cherche également un spectacle a leur offrir , comment expliquer : je recherche quelque chose un peu d'ancien comme des claquettes mais en grandiose le genre qui se faisait avant je pense, un spectacle digne de Broadways!!! C'est un peu confus mais ce que je ne veux pas c'est un septacle comme le roi lion
(pour infos mes parents sont agés de 60 ans , ils aiment marcher, et sont fou de visite culturel)!!
- j'ai resrever un hôtel a mitwon manhanttan je crois et je voulais savoir si c'etait bien plaçé? - je voulais leur prendre le city pass 123 euros pour 2 est ce une bonne formule?
en gros si vous avez des idées ou des informations qui pouraient ameliorer leur sejour je prend!!!!
merci d'avance Albane!!!😛
Trouver un véhicule pour faire une traversée Sahara Occidental - Mauritanie? English translation pending
bonjour à tous,
Début novembre, je compte partir au Sénégal en passant par l'Espagne, le Maroc, Sahara
occidental et Mauritanie. La traverser de l'Espagne se fera en stop, au Maroc je compte
alternée bus (le pays est bien déservie par les lignes de bus) et stop. Ma plus grosse
interrogation est la traversée entre Laayoune - Nouadhibou - Nouakchott - St Louis (la
route qui longe la côte). Dans mon idée, j'espère trouver un véhicule de particulier
voyageur pour traverser mais je n'ait aucune idée du trafic et de la fréquence des gens
qui roule entre le Maroc et le Sénégal. Je suis preneur de toute info.
merci d'avance
Début novembre, je compte partir au Sénégal en passant par l'Espagne, le Maroc, Sahara
occidental et Mauritanie. La traverser de l'Espagne se fera en stop, au Maroc je compte
alternée bus (le pays est bien déservie par les lignes de bus) et stop. Ma plus grosse
interrogation est la traversée entre Laayoune - Nouadhibou - Nouakchott - St Louis (la
route qui longe la côte). Dans mon idée, j'espère trouver un véhicule de particulier
voyageur pour traverser mais je n'ait aucune idée du trafic et de la fréquence des gens
qui roule entre le Maroc et le Sénégal. Je suis preneur de toute info.
merci d'avance
Carnet de voyage d'une boucle Denver/Denver English translation pending
bonjour à tous,
tout d'abord il me parait nécessaire de remercier les membres de ce forum qui mon aidés à préparer mon voyage de par leur expérience et leurs conseils précieux. en effet, cela ma certainement evité des déconvenus et m'a permis d'optimiser au mieux ce voyage. Ce ne fut en aucun cas un périple mais simplement un voyage extraordinaire de 24 jours dans 5 états de l ouest américains (colorado, utha, arizona, wyoming et un tout chti bout du montana). le theme du voyage "nature et grand espace, 4x4 et marche a pied)
black canyon, mesa verde, arches, canyoland, MV, grand canyon, zion, bryce, yellowstone les rockies mountain, lake powell, pikes peak.. a par denver et salt lake city pas de ville.ce sera pour la prochaine fois car j 'ai attrappé un virus trés virulent nomé USA.
quelques chiffres 7500 km parcourus 835l de pétrole (pas bon pour la planete😛) environ 15 parcs des tonnes de hamburger et de creme glacée)😏 xxx bieres (trés bonne dans le colorado) 2000 photos (moi qui en prends jamais d'habitude😐) 1 coup de soleil (ben oui a page ca tape dur) 1 tube de biaffine des steaks énorme😮 3 ours 2 loups des bisons..........
jour1
départ de nice pour londres.chicago/denver après 20 heures de vol prise de la voiture chez alamo et direction l hotel premierv steakhouse le soir pour ce mettre dans l ambiance
JOUR2
Départ de denver par la 285 pour visiter black canyon en arrivant par la rive nord premier réflex c'est mettre la radio sur de la country et contempler ses magnifiques plaines du colorado.

route vers black canyon par la rive nord

premier parc visité dans ce voyage c'est black canyon canyon au final assez peu fréquenté mais toutefois très impressionant.cela resssemble véritablement a un gouffre.

puis le soir dodo à montrose
JOUR3
départ de Montrose pour durango.l'intéret aujourd'hui est une bonne journée 4x4 et la descente de la "millions dollars hightway". la journée 4x4 s'articulera par plusieurs pistes. YANKY BOYS BASSIN ENGEENER PASS ORPHIR PASS ANIMALS FALLS
petite deconvenu poue enginneer pass trop difficile pour le gmc envoy. souvenir imperissable et véritable sensation de solitude au milieu de cette nature.
petite vue d'ouray

depart de la piste pour yanky boys bassin

la millions dollar highway

JOUR 3
trouvé via internet, le tour en veille loco a vapeur entre durango et silverton vaut vraiment le coups. il vaut mieux d'ailleur réservé vos billets en avance. l'interet est de découvrir les paysages du canyon et bien sur un petit saut dans le temps.


jour 4
apres une nuit à durango et la visite de la ville départ pour cortez afin de visiter MESA VERDE NATIONAL PARC; parc très sympa à faire avec un intéret historique.la beauté des paysages avec une végétation presque "meditéranéenne" tranche radicalement avec la montagne et la verdure du reste du colorado. puis départ de cortez pour moab et la visite prévu de arches, canyonland et le parc régional de dead horse point. .


jour5 la route 191 est belle et l arrivé sur moab met deja une fois plus dans l'ambiance aprés une bonne nuit à l inca inn visite prévue de arches. le parc est magnifique et la chaleur se fait sentir.de nombreuses petites rando sont necessaires pour faire le parc. pour la plus belle rando à savoir délicate arche il faut compter environ 45 minutes de marche. en bon francais nous sommes partis à 12h30.aprés 3 litres d'eau de marche nous voila enfin arrivé au graal


jour 6
visite de canyoland et de dead horse point
départ tot le matin avec une petite pluie qui se transforme en brouillard. une fois arrive a dead horse point et aprés s'etre acquité de l entrée un brouillard a coupée aux couteaux. dommage mais aprés une 1/2 heure de patiente le panorama superbe commence à se découvrir

étape 2 le parc de canyonland fut pour moi un véritable coup de coeur. pour plusieurs raison.un sentiment d'immensiter , un parc peu fréquenté et la possibilité de faire de l'offroad avec bien sur la shaffer trail évoqué sur ce forum.si l on passe dans le coin c'est un parc a ne pas loupé. faire la shaffer puis continué vers musselman arche.on est véritablement dans le canyon. faire demie tour car la piste fait 160 bornes.puis revenir sur moab par la potash road


jour 7
départ pour un lieu mythique !! MV soit monument valley inutile de faire un dessin, les souvenirs se bouscules. eddy mitchell présentant la derniere seance le mardi soir sur la 3 jhonn wayne et son stetson l'ouest...............
petit bémol:énormément de monde et le tout orchestré par les indiens navarro de main de maitres. un peu trop encadrée a mon gout.


jour 8
visite de grand canyon
pour faire simple c'est grand , tres grand, tres tres grand. à faire en hélico ou en avion afin d'aprécier à fond l'immensité du site


jour 9
départ de williams pour page une fois arrive vers 11h30 à l hotel (page boys motel 😎) juste le temp de poser les bagages et départ pour antelope ci c'est pas de l'organisation


puis l'aprés midi detente au bord de la piscine, visite du barrage et préparation pour le lendemain d'une journée jetski sur le lake powell. si vous passez dans le coin prévoyer une journée de sport nautique, aisi qu'un tube de biaffine 100 euros pour la location d'un jet à la journée


jour 10
départ pour deux nuits à kanab afin de visiter bryce et zion
on a raccourci la route en passant par une piste au travers des smokies mountains

puis arrivés a bryce.
inutile de s'etendre sur bryce dont les photos bien plus belles que les miennes foisonnent sur le forum. les photos c'est bien mais en vraie c'est houaaaaa!!!


jour 11
visite de zion
la aussi comme pour canyonland ce fut une véritable découverte. pour ce qui aime pas marcher passez votre chemin le parc n'est pas pour vous. pour les autre c'est le paradis.aprés le visitor center et les info péché sur le forum depart pour plusieurs rando dont angel landing fut la principale, et une découverte sur moi meme "PUT..N j ai le vertige"😮😮 n'ecoutant que mon courage je stoppe au 3/4 heureusement l honneur fut sauf et ma moitié a pu arrivé jusqu'au bout.


jour 12
depart pour beaucoup de route en passant par les red mountains et la scenic 12
red montains
nuit a escalante et arrivé a salte lake city le 4 juillet


départ de salt lake pour jackson par l us 89. la route est vraiment trés belle. prise du motel 6 a jackson est la un hotel vraiment kitch. debut de visite du parc de grand teton par une piste qui longe la riviere du parc. apres les paysage semi desertique de nord de l utah rempli de champ immense de "sage" et un peu de lavande vers salt lake, la verdure et la nature sauvage sur fond de montagne est saisissant.

à quoi vous fait penser la forme du lac à gauche????


apres grand téton bien sur 5 jours à yellowstone s'impose!!!! difficile de définir yellowstone le parc est immense (taille de la corse) les intérets sont multiples. (nature, faune, geysers..................................................................................) rien que faire un voyage pour ce parc vaut le cout. a vrai dire je suis parti au usa pour faire yellow et je n'est pas été décu.







voila fini yellowstone et départ pour cody l'ame du wyoming c'est le cheval et le rodéo. si vous passez par cody faite un rodéo le soir.ambiance western garantie


le voyage touche bientot a sa fin car nous entamons la route de retour on avale d'une traite cody vers loveland en faisant un crochet pat fort laramie. finalement nous nous y sommes arreter afin de couper le trajet.au final c'est plutot sympa et sa mérite sont détour.

retour dans le colorado pour les deux derniers jours. nous avons hesités pas mal pour faire à la place le mount rushmore et les badlands mais beaucoup trop de route en perspective. et puis nous sommes tombé amoureux du colorado. etant donné que l'on avait zapé les rockies mountains à l'arrivé il etait temps de les faires.



dernier jour🙁🙁🙁🙁🙁 le temps du voyage est en train de se terminer. visite de denver le matin et départ pour le mont pikes peaks l'apres midi.
pour ceux qui connaisse cette montagne est le théatre d'une course mytique visible sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=MSrDD3tcibU
bon pour moi ce fut moins rapide pour la montée a 4500m


attention a la course

le plus beau voyage de ma vie en attadant le prochain sur la cote pacifique
a+
tout d'abord il me parait nécessaire de remercier les membres de ce forum qui mon aidés à préparer mon voyage de par leur expérience et leurs conseils précieux. en effet, cela ma certainement evité des déconvenus et m'a permis d'optimiser au mieux ce voyage. Ce ne fut en aucun cas un périple mais simplement un voyage extraordinaire de 24 jours dans 5 états de l ouest américains (colorado, utha, arizona, wyoming et un tout chti bout du montana). le theme du voyage "nature et grand espace, 4x4 et marche a pied)
black canyon, mesa verde, arches, canyoland, MV, grand canyon, zion, bryce, yellowstone les rockies mountain, lake powell, pikes peak.. a par denver et salt lake city pas de ville.ce sera pour la prochaine fois car j 'ai attrappé un virus trés virulent nomé USA.
quelques chiffres 7500 km parcourus 835l de pétrole (pas bon pour la planete😛) environ 15 parcs des tonnes de hamburger et de creme glacée)😏 xxx bieres (trés bonne dans le colorado) 2000 photos (moi qui en prends jamais d'habitude😐) 1 coup de soleil (ben oui a page ca tape dur) 1 tube de biaffine des steaks énorme😮 3 ours 2 loups des bisons..........
jour1
départ de nice pour londres.chicago/denver après 20 heures de vol prise de la voiture chez alamo et direction l hotel premierv steakhouse le soir pour ce mettre dans l ambiance
JOUR2
Départ de denver par la 285 pour visiter black canyon en arrivant par la rive nord premier réflex c'est mettre la radio sur de la country et contempler ses magnifiques plaines du colorado.

route vers black canyon par la rive nord

premier parc visité dans ce voyage c'est black canyon canyon au final assez peu fréquenté mais toutefois très impressionant.cela resssemble véritablement a un gouffre.

puis le soir dodo à montrose
JOUR3
départ de Montrose pour durango.l'intéret aujourd'hui est une bonne journée 4x4 et la descente de la "millions dollars hightway". la journée 4x4 s'articulera par plusieurs pistes. YANKY BOYS BASSIN ENGEENER PASS ORPHIR PASS ANIMALS FALLS
petite deconvenu poue enginneer pass trop difficile pour le gmc envoy. souvenir imperissable et véritable sensation de solitude au milieu de cette nature.
petite vue d'ouray

depart de la piste pour yanky boys bassin

la millions dollar highway

JOUR 3
trouvé via internet, le tour en veille loco a vapeur entre durango et silverton vaut vraiment le coups. il vaut mieux d'ailleur réservé vos billets en avance. l'interet est de découvrir les paysages du canyon et bien sur un petit saut dans le temps.


jour 4
apres une nuit à durango et la visite de la ville départ pour cortez afin de visiter MESA VERDE NATIONAL PARC; parc très sympa à faire avec un intéret historique.la beauté des paysages avec une végétation presque "meditéranéenne" tranche radicalement avec la montagne et la verdure du reste du colorado. puis départ de cortez pour moab et la visite prévu de arches, canyonland et le parc régional de dead horse point. .


jour5 la route 191 est belle et l arrivé sur moab met deja une fois plus dans l'ambiance aprés une bonne nuit à l inca inn visite prévue de arches. le parc est magnifique et la chaleur se fait sentir.de nombreuses petites rando sont necessaires pour faire le parc. pour la plus belle rando à savoir délicate arche il faut compter environ 45 minutes de marche. en bon francais nous sommes partis à 12h30.aprés 3 litres d'eau de marche nous voila enfin arrivé au graal


jour 6
visite de canyoland et de dead horse point
départ tot le matin avec une petite pluie qui se transforme en brouillard. une fois arrive a dead horse point et aprés s'etre acquité de l entrée un brouillard a coupée aux couteaux. dommage mais aprés une 1/2 heure de patiente le panorama superbe commence à se découvrir

étape 2 le parc de canyonland fut pour moi un véritable coup de coeur. pour plusieurs raison.un sentiment d'immensiter , un parc peu fréquenté et la possibilité de faire de l'offroad avec bien sur la shaffer trail évoqué sur ce forum.si l on passe dans le coin c'est un parc a ne pas loupé. faire la shaffer puis continué vers musselman arche.on est véritablement dans le canyon. faire demie tour car la piste fait 160 bornes.puis revenir sur moab par la potash road


jour 7
départ pour un lieu mythique !! MV soit monument valley inutile de faire un dessin, les souvenirs se bouscules. eddy mitchell présentant la derniere seance le mardi soir sur la 3 jhonn wayne et son stetson l'ouest...............
petit bémol:énormément de monde et le tout orchestré par les indiens navarro de main de maitres. un peu trop encadrée a mon gout.


jour 8
visite de grand canyon
pour faire simple c'est grand , tres grand, tres tres grand. à faire en hélico ou en avion afin d'aprécier à fond l'immensité du site


jour 9
départ de williams pour page une fois arrive vers 11h30 à l hotel (page boys motel 😎) juste le temp de poser les bagages et départ pour antelope ci c'est pas de l'organisation


puis l'aprés midi detente au bord de la piscine, visite du barrage et préparation pour le lendemain d'une journée jetski sur le lake powell. si vous passez dans le coin prévoyer une journée de sport nautique, aisi qu'un tube de biaffine 100 euros pour la location d'un jet à la journée


jour 10
départ pour deux nuits à kanab afin de visiter bryce et zion
on a raccourci la route en passant par une piste au travers des smokies mountains

puis arrivés a bryce.
inutile de s'etendre sur bryce dont les photos bien plus belles que les miennes foisonnent sur le forum. les photos c'est bien mais en vraie c'est houaaaaa!!!


jour 11
visite de zion
la aussi comme pour canyonland ce fut une véritable découverte. pour ce qui aime pas marcher passez votre chemin le parc n'est pas pour vous. pour les autre c'est le paradis.aprés le visitor center et les info péché sur le forum depart pour plusieurs rando dont angel landing fut la principale, et une découverte sur moi meme "PUT..N j ai le vertige"😮😮 n'ecoutant que mon courage je stoppe au 3/4 heureusement l honneur fut sauf et ma moitié a pu arrivé jusqu'au bout.


jour 12
depart pour beaucoup de route en passant par les red mountains et la scenic 12
red montains

nuit a escalante et arrivé a salte lake city le 4 juillet


départ de salt lake pour jackson par l us 89. la route est vraiment trés belle. prise du motel 6 a jackson est la un hotel vraiment kitch. debut de visite du parc de grand teton par une piste qui longe la riviere du parc. apres les paysage semi desertique de nord de l utah rempli de champ immense de "sage" et un peu de lavande vers salt lake, la verdure et la nature sauvage sur fond de montagne est saisissant.

à quoi vous fait penser la forme du lac à gauche????


apres grand téton bien sur 5 jours à yellowstone s'impose!!!! difficile de définir yellowstone le parc est immense (taille de la corse) les intérets sont multiples. (nature, faune, geysers..................................................................................) rien que faire un voyage pour ce parc vaut le cout. a vrai dire je suis parti au usa pour faire yellow et je n'est pas été décu.







voila fini yellowstone et départ pour cody l'ame du wyoming c'est le cheval et le rodéo. si vous passez par cody faite un rodéo le soir.ambiance western garantie


le voyage touche bientot a sa fin car nous entamons la route de retour on avale d'une traite cody vers loveland en faisant un crochet pat fort laramie. finalement nous nous y sommes arreter afin de couper le trajet.au final c'est plutot sympa et sa mérite sont détour.

retour dans le colorado pour les deux derniers jours. nous avons hesités pas mal pour faire à la place le mount rushmore et les badlands mais beaucoup trop de route en perspective. et puis nous sommes tombé amoureux du colorado. etant donné que l'on avait zapé les rockies mountains à l'arrivé il etait temps de les faires.



dernier jour🙁🙁🙁🙁🙁 le temps du voyage est en train de se terminer. visite de denver le matin et départ pour le mont pikes peaks l'apres midi.
pour ceux qui connaisse cette montagne est le théatre d'une course mytique visible sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=MSrDD3tcibU
bon pour moi ce fut moins rapide pour la montée a 4500m


attention a la course

le plus beau voyage de ma vie en attadant le prochain sur la cote pacifique
a+
Retour d'un séjour au lac de Garde et Vérone English translation pending
Bonjour, je rentre d'un super séjour au Lac de Garde et Vérone. Si vous comptez effectuer un séjour dans les prochains temps, je suis dispo pour vous aider à préparer votre séjour.
Voyage au Yunnan et pays Kham English translation pending
J'ai visité le Yunnan en 2006, j'envisage de visiter le pays Kham en partant de Zongdian pour rejoindre dege puis revenir sur Chengdu .
Sommes nous autorisés à nouveau à visiter le pays Kham en individuel c'est à dire sans utiliser d'agence Chinoise ? (comme c'était le cas avant la tension diplomatique France / Chine d'avant les jeux olympiques)
Merci de vos précieux renseignements
Bilan de mon voyage dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
presqu'un mois déjà depuis le retour de notre voyage dans l'ouest des Usa en juillet dernier. J'ai bouclé notre carnet de voyage auquel vous pouvez jeter un coup d'oeil à cette adresse http://runusa.jimdo.com/
Pour les questions d'ordre pratique, voici un petit bilan de nos dépenses (pour deux personnes) qui aideront peut-être les prochains voyageurs:
Billets avion: 2 x 589 euros, Virgin Atlantic, TB vol, au départ d'Heathrow via Chicago à l'aller, Los Angeles-Heathrow direct au retour. Billets train: 2 x 77 euros par eurostar Hotel Londres: 54 euros, easyhotel, bon rapport qualité prix.
Hotels: SFO: 3 nuits, Hotel Mayflower, TB rapport qualité-prix, bien situé, bon petit déjeuner(!), 225 euros Monterey: 2 nuits, Motel 6 Marina, odeur terrible dans la chambre 62 euros, Padre Oak Motel, très bien, 47 euros Madera: Super 8, Bien pour une étape, 41 euros Yosemite: Wawona hotel, chambre simple mais cadre exceptionnel, petit déjeuner très copieux avec un bon service, 117 euros Lone Pine: Mount Withney hotel, un peu cher pour ce que c'est, 72 euros Las Vegas: 2 nuits à Main Street, TB rapport qualité prix, 2 x 32 euros , 2 nuits au Mirage, Tower deluxe, TB 2 x 95 euros, 1 nuit au Treasure Island, moyen, 62 euros. Kanab: Bob Bon Motel, correct, 52 euros Page: Budget Inn, affreux, affreux, affreux, chambres sales, horrible!!!! 48 euros Flagstaff: Days Inn, TB, pas de bruit de train (!), 50 euros Los Angeles: 4 nuits, Howard Johnson Reseda, excentré mais TB rapport qulité prix, très propre, petit déjeuner léger, 4 x 62 euros
Voiture: pour 17 jours 670 euros pour un standard suv
Essence: environ 10 euros par jour
Repas: environ 30 euros par jour (pour deux)
Activités: Parcs: 58 euros Universal Studios: 2 x 42 euros, réduction de $8 par personne. Alcatraz: 2 x 19 euros Antelope Canyon: 2 x 23 euros Monument Valley: 4 euros Survol du Grand Canyon en Hélico: 2 x 126 euros, code réduction trouvée sur le net pour l'impérial tour.
C'est un bilan succint, en tout on en aura eu pour environ 2500 euros par personne pour trois semaines, sans compter le shopping parce que là, les dépenses ne se répartissent pas également entre moi et mon mari😛!
En espérant que cela vous sera utile, comme le forum l'a été pour ce premier voyage inoubliable dans l'Ouest!
Merci encore à tous ceux qui prennent le temps de répondre aux interrogations de chacun et à bientôt.
Alex😉
presqu'un mois déjà depuis le retour de notre voyage dans l'ouest des Usa en juillet dernier. J'ai bouclé notre carnet de voyage auquel vous pouvez jeter un coup d'oeil à cette adresse http://runusa.jimdo.com/
Pour les questions d'ordre pratique, voici un petit bilan de nos dépenses (pour deux personnes) qui aideront peut-être les prochains voyageurs:
Billets avion: 2 x 589 euros, Virgin Atlantic, TB vol, au départ d'Heathrow via Chicago à l'aller, Los Angeles-Heathrow direct au retour. Billets train: 2 x 77 euros par eurostar Hotel Londres: 54 euros, easyhotel, bon rapport qualité prix.
Hotels: SFO: 3 nuits, Hotel Mayflower, TB rapport qualité-prix, bien situé, bon petit déjeuner(!), 225 euros Monterey: 2 nuits, Motel 6 Marina, odeur terrible dans la chambre 62 euros, Padre Oak Motel, très bien, 47 euros Madera: Super 8, Bien pour une étape, 41 euros Yosemite: Wawona hotel, chambre simple mais cadre exceptionnel, petit déjeuner très copieux avec un bon service, 117 euros Lone Pine: Mount Withney hotel, un peu cher pour ce que c'est, 72 euros Las Vegas: 2 nuits à Main Street, TB rapport qualité prix, 2 x 32 euros , 2 nuits au Mirage, Tower deluxe, TB 2 x 95 euros, 1 nuit au Treasure Island, moyen, 62 euros. Kanab: Bob Bon Motel, correct, 52 euros Page: Budget Inn, affreux, affreux, affreux, chambres sales, horrible!!!! 48 euros Flagstaff: Days Inn, TB, pas de bruit de train (!), 50 euros Los Angeles: 4 nuits, Howard Johnson Reseda, excentré mais TB rapport qulité prix, très propre, petit déjeuner léger, 4 x 62 euros
Voiture: pour 17 jours 670 euros pour un standard suv
Essence: environ 10 euros par jour
Repas: environ 30 euros par jour (pour deux)
Activités: Parcs: 58 euros Universal Studios: 2 x 42 euros, réduction de $8 par personne. Alcatraz: 2 x 19 euros Antelope Canyon: 2 x 23 euros Monument Valley: 4 euros Survol du Grand Canyon en Hélico: 2 x 126 euros, code réduction trouvée sur le net pour l'impérial tour.
C'est un bilan succint, en tout on en aura eu pour environ 2500 euros par personne pour trois semaines, sans compter le shopping parce que là, les dépenses ne se répartissent pas également entre moi et mon mari😛!
En espérant que cela vous sera utile, comme le forum l'a été pour ce premier voyage inoubliable dans l'Ouest!
Merci encore à tous ceux qui prennent le temps de répondre aux interrogations de chacun et à bientôt.
Alex😉
Thaïlande: hébergement aux alentours de Bung Kan? English translation pending
Hello,
j'envisage de prendre la route le long du Mekong de Nong khai jusqu'à N Phanom puis bifurquer vers le centre de l'isan
Quelqu'un pourrait il me dire si vers Bung kan on trouve des hébergements et sinon vers où dormir dans un petit village sympa. Je ne recherche pas le luxe mais j'aime bien les adresses de charme soit par le paysage soit par l'ambiance de l'hébergement; Il parait qu'à bung kan il ya des possibilités mais impossible de trouver sur internet donc je serai preneur pour avoir des infos le long de cette route qui longe le mekong.
Si certains d'entre vous l'ont faite merci de me donner vos impressions
merci par avance
fifi82
Visites incontournables en Croatie? English translation pending
Bonjour,
j'envisage un petit circuit d'une semaine en Croatie en voiture. Quels sont selon vous les incontournables ?
Merci.
j'envisage un petit circuit d'une semaine en Croatie en voiture. Quels sont selon vous les incontournables ?
Merci.
Médoc: route D2 sécuritaire pour le vélo? English translation pending
Je prévois partir de Bordeaux pour me rendre à Soussans et ensuite Pauillac, à savoir, si la route D2 est sécuritaire pour le vélo?
Des suggestions d'itinéraire? (route secondaire)
Chemin le plus classique en partant de Paris pour aller à Algésiras? English translation pending
bonjour
Je voudrai savoir quel est le chemin le plus classique en partant de paris pour aller a algesiras je n'ai jamis fait le trajet certain me dise par madrid d'autre par ailleur si un habituer peux me dire quelle est la route d'avance merci
Je voudrai savoir quel est le chemin le plus classique en partant de paris pour aller a algesiras je n'ai jamis fait le trajet certain me dise par madrid d'autre par ailleur si un habituer peux me dire quelle est la route d'avance merci
Voyage de trente-huit jours dans l'Ouest américain du 12 mai au 18 juin 2010 English translation pending
salut à tous !!!
j'avais deja posté il y a plus d'un an pour le meme sujet mais malheureusement les choses ont fait que nous n'avons pas pu partir. Mais nous n'avons pas dit jamais !!!! Donc me revoila à preparer un voyage non plus de 4 semaines mais de 5 semaines dans l'ouest américain.
Donc achat des billets d'avion en decembre nous voyagerons avec Air France (je reste fidèle). et après reservation des campings car nous allons passer une bonne partie du voyage à dormir en camping pour des raisons budgetaires et puis je prefere reserver l'argent pour de beaux hotels dans les grandes villes et des excursions en plussss!!!
plusieurs questions restent en suspent pour le moment :
- quel loueur de voitures choisir ? (bien que mon avis penche vers AVIS) - quel type de voiture choisir ? basic, decapotable ou bien 4X4 - au parc du Yellowstone, est il preferable de loger au meme endroit ou bien de dormir 2 nuits au sud et 2 nuits au nord ? quel camping me conseillez vous ? - à San Francisco et Los Angeles je n'ai aucune idées des hotel, pour Los Angeles j'en voudrais un bien placé avec piscine.
et surtout n'hesitez pas à remodeler un peu le séjour en sachant que le nombre de jours ne sera pas revu à la baisse mais pas non plus à la hausse... donc modification possible mais toujours 38 jours en tout (arrivée Paris inclus)
Jour 1 : arrivée San Francisco nuits dans hotel proche Fisherman (plus sympa sans doute !!) Jour 2 : San Francisco Jour 3 : San Francisco Jour 4 : San Francisco => Yosemite NP nuits en camping Jour 5 : Yosemite NP Jour 6 : Yosemite NP Jour 7 : Yosemite NP => Bodie => Mono Lake => Lone Pine nuit à Lone Pine Jour 8 : Lone Pine => Death Valley ou dormir ? à Furnace Creek Ranch ou bien Stovepipe Wells Village ? Jour 9 : Death Valley => Las Vegas nuits au Venetian ? Jour 10 : Las Vegas Jour 11 : Las Vegas=> Zion NP nuit en camping (watchman campground) Jour 12 : Zion NP => Bryce Canyon nuits en camping (Bryce Canyon north campground) Jour 13 : Bryce Canyon Jour 14 : Bryce Canyon => Capitol Reef nuit camping (fruita campground) Jour 15 : Capitol Reef Jour 16 : Capitol Reef => Salt Lake City hotel (nuit au motel6) Jour 17 : Salt Lake City => Grand Teton NP nuits camping Jour 18 : Grand Teton NP => Yellowstone NP nuits camping (dormir toujours au meme endroit ou changer au milieu) Jour 19 : Yellowstone NP Jour 20 : Yellowstone NP Jour 21 : Yellowstone NP Jour 22 : Yellowstone NP => Salt Lake City nuit hotel Jour 23 : Salt Lake City => Moab nuits camping (Archview Resort RV camp park) Jour 24 : Moab (visite Arches NP) Jour 25 : Moab (visite Canyonlands NP) Jour 26 : Moab (visite Canyonland NP) Jour 27 : Moab => Monument Valley nuits camping ( Goulding's Monument Valley Campground) Jour 28 : Monument Valley (je voudrais faire une balade à cheval le soir) Jour 29 : Monument Valley => Lake Powell nuits camping (Wahweap Campround) Jour 30 : Lake Powell + Antelope Canyon + Horseshoe bend Jour 31 : Lake Powell => Grand Canyon nuits camping (mather campground ?) Jour 32 : Grand Canyon (je voudrais faire un survol en hélico) Jour 33 : Grand Canyon => Kingman nuit hotel (Quality Inn) prendre les villes de Williams et Seligman (ancienne route 66) Jour 34 : Kingman => Los Angeles avec un arret à Joshua Tree NP nuits à l'hotel Jour 35 : Los Angeles Universal Studio Jour 36 : Los Angeles balade Hollywood Bd, Santa Monica..... Jour 37 : Los Angeles avion fin de journée Jour 38 : Arrivée Paris vers 14h
voila merci à tous pour avoir lu jusqu'au bout !!!!
maintenant à vos critiques 😉
j'avais deja posté il y a plus d'un an pour le meme sujet mais malheureusement les choses ont fait que nous n'avons pas pu partir. Mais nous n'avons pas dit jamais !!!! Donc me revoila à preparer un voyage non plus de 4 semaines mais de 5 semaines dans l'ouest américain.
Donc achat des billets d'avion en decembre nous voyagerons avec Air France (je reste fidèle). et après reservation des campings car nous allons passer une bonne partie du voyage à dormir en camping pour des raisons budgetaires et puis je prefere reserver l'argent pour de beaux hotels dans les grandes villes et des excursions en plussss!!!
plusieurs questions restent en suspent pour le moment :
- quel loueur de voitures choisir ? (bien que mon avis penche vers AVIS) - quel type de voiture choisir ? basic, decapotable ou bien 4X4 - au parc du Yellowstone, est il preferable de loger au meme endroit ou bien de dormir 2 nuits au sud et 2 nuits au nord ? quel camping me conseillez vous ? - à San Francisco et Los Angeles je n'ai aucune idées des hotel, pour Los Angeles j'en voudrais un bien placé avec piscine.
et surtout n'hesitez pas à remodeler un peu le séjour en sachant que le nombre de jours ne sera pas revu à la baisse mais pas non plus à la hausse... donc modification possible mais toujours 38 jours en tout (arrivée Paris inclus)
Jour 1 : arrivée San Francisco nuits dans hotel proche Fisherman (plus sympa sans doute !!) Jour 2 : San Francisco Jour 3 : San Francisco Jour 4 : San Francisco => Yosemite NP nuits en camping Jour 5 : Yosemite NP Jour 6 : Yosemite NP Jour 7 : Yosemite NP => Bodie => Mono Lake => Lone Pine nuit à Lone Pine Jour 8 : Lone Pine => Death Valley ou dormir ? à Furnace Creek Ranch ou bien Stovepipe Wells Village ? Jour 9 : Death Valley => Las Vegas nuits au Venetian ? Jour 10 : Las Vegas Jour 11 : Las Vegas=> Zion NP nuit en camping (watchman campground) Jour 12 : Zion NP => Bryce Canyon nuits en camping (Bryce Canyon north campground) Jour 13 : Bryce Canyon Jour 14 : Bryce Canyon => Capitol Reef nuit camping (fruita campground) Jour 15 : Capitol Reef Jour 16 : Capitol Reef => Salt Lake City hotel (nuit au motel6) Jour 17 : Salt Lake City => Grand Teton NP nuits camping Jour 18 : Grand Teton NP => Yellowstone NP nuits camping (dormir toujours au meme endroit ou changer au milieu) Jour 19 : Yellowstone NP Jour 20 : Yellowstone NP Jour 21 : Yellowstone NP Jour 22 : Yellowstone NP => Salt Lake City nuit hotel Jour 23 : Salt Lake City => Moab nuits camping (Archview Resort RV camp park) Jour 24 : Moab (visite Arches NP) Jour 25 : Moab (visite Canyonlands NP) Jour 26 : Moab (visite Canyonland NP) Jour 27 : Moab => Monument Valley nuits camping ( Goulding's Monument Valley Campground) Jour 28 : Monument Valley (je voudrais faire une balade à cheval le soir) Jour 29 : Monument Valley => Lake Powell nuits camping (Wahweap Campround) Jour 30 : Lake Powell + Antelope Canyon + Horseshoe bend Jour 31 : Lake Powell => Grand Canyon nuits camping (mather campground ?) Jour 32 : Grand Canyon (je voudrais faire un survol en hélico) Jour 33 : Grand Canyon => Kingman nuit hotel (Quality Inn) prendre les villes de Williams et Seligman (ancienne route 66) Jour 34 : Kingman => Los Angeles avec un arret à Joshua Tree NP nuits à l'hotel Jour 35 : Los Angeles Universal Studio Jour 36 : Los Angeles balade Hollywood Bd, Santa Monica..... Jour 37 : Los Angeles avion fin de journée Jour 38 : Arrivée Paris vers 14h
voila merci à tous pour avoir lu jusqu'au bout !!!!
maintenant à vos critiques 😉
Randonnée à vélo Dijon-Digoin par le canal de Bourgogne, Saone et le Canal du Centre English translation pending
Je prépare une rando (VTC) Dijon-Digoin par le canal de Bourgogne, la Saone de St Jean de Losne à Chalons puis le canal du centre.
1) Pas de pb entre Dijon et St jean. 2) Entre St jean et Chalon, certaines parties sont aménagées. Pour les autres, le chemin à l'air bien marqué (Geoportail). Est-ce que ça passe vraiment partout? 3) Le tracé le long du canal du centre semble n'emprunter que des routes! La voie cyclable est-elle séparée de la circulation automobile?
Merci pour les infos.
1) Pas de pb entre Dijon et St jean. 2) Entre St jean et Chalon, certaines parties sont aménagées. Pour les autres, le chemin à l'air bien marqué (Geoportail). Est-ce que ça passe vraiment partout? 3) Le tracé le long du canal du centre semble n'emprunter que des routes! La voie cyclable est-elle séparée de la circulation automobile?
Merci pour les infos.
Quel choix entre ces trois hôtels à Marseille? English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterai avoir des conseils quant au choix d'un hotel à Marseille. En effet, on m'a conseillé, pour leur bas prix, les 3 hotels (1*) de la rue Mazenod suivants :
- Hotel de France (au 26 de la rue) - Hotel Sallam Sallam (au 44) - Hotel Le Breton (au 52)
Y avez vous déjà séjourné ? Pourriez vous me donner votre opinion et ainsi guider mon choix ? Il s'agit seulement d'y passer 3 nuits, en couple. Merci pour votre aide ! 😉 Cordialement
Je souhaiterai avoir des conseils quant au choix d'un hotel à Marseille. En effet, on m'a conseillé, pour leur bas prix, les 3 hotels (1*) de la rue Mazenod suivants :
- Hotel de France (au 26 de la rue) - Hotel Sallam Sallam (au 44) - Hotel Le Breton (au 52)
Y avez vous déjà séjourné ? Pourriez vous me donner votre opinion et ainsi guider mon choix ? Il s'agit seulement d'y passer 3 nuits, en couple. Merci pour votre aide ! 😉 Cordialement
Quinze jours en van en Nouvelle-Zélande: circuit Auckland-Christchurch ou Auckland-Queenstown? English translation pending
salut a tous,
je vais louer un van du 4 au 18 septembre, départ d´auckland et arrivée... j´hésite encore! j aimerais bien voir les paysages du sud mais les vacances a la japonaise ne me tente pas... le programme ne sera-t-il pas déjà suffisamment chargé en allant de auckland a christchurch sans aller vers le sud? d´autre part la météo autour de queenstown en septembre n´est elle pas encore trop hivernale? merci d´avance de vos suggestions! Francois
je vais louer un van du 4 au 18 septembre, départ d´auckland et arrivée... j´hésite encore! j aimerais bien voir les paysages du sud mais les vacances a la japonaise ne me tente pas... le programme ne sera-t-il pas déjà suffisamment chargé en allant de auckland a christchurch sans aller vers le sud? d´autre part la météo autour de queenstown en septembre n´est elle pas encore trop hivernale? merci d´avance de vos suggestions! Francois
Dilemme au Yosemite NP English translation pending
Bonjour à tous,
Mon voyage est depuis longtemps maintenant bouclé et tous les hôtels réservés. Néanmoins, je ne peux m'empêcher d'un peu chaque revoir mes choix et me demander si telle ou telle décision est vraiment la bonne...Compte tenu de tous les paramètres.
Je vous explique mon problème :
Le 5 Octobre, nous démarrons (heure indéfinie, mais probablement milieu d'après-midi) de SF vers les Yosemite, ceci afin de loger à Oakhurst, au Shilo Inn (qui semble le meilleur choix selon TripAdv). Lendemain, parti pour une quarantaine de minutes pour rejoindre le coeur du parc et visiter les principaux sites.
Au soir, retour à l'hôtel, pour une deuxième nuit avant de commencer le plus long trajet de notre trip vers la Death Valley, où nous comptons arriver vers 20h en empruntant Tioga Road et en effectuant quelques arrêts.
Ma question est : est-il plus intelligent selon vous de loger la deuxième nuit au coeur du parc ? Notre budget serait de 100$ pour la chambre (nous sommes 3). Faire Okhurst-DV en une journée est-il réaliste ? Lendemain de ce trip, lever tôt pour le lever de soleil sur DV, visites des principales choses à voir et finalement go to Las Vegas. Ce programme vous paraît-il réaliste ?
Ma principale préoccupation est le fait que nous empruntons 2x le même aller-retour (Oakhurst - Yosemite Village) sur 2 jours. Et que j'ai un peu (beaucoup ?) de mal à me rendre compte des distances, même avec GoogleMap & les échelles...
Merci beaucoup pour votre aide ! Et surtout vos avis ;) Parce que ce seront eux qui feront pencher notre choix vers l'une ou l'autre possibilité :)
Mon voyage est depuis longtemps maintenant bouclé et tous les hôtels réservés. Néanmoins, je ne peux m'empêcher d'un peu chaque revoir mes choix et me demander si telle ou telle décision est vraiment la bonne...Compte tenu de tous les paramètres.
Je vous explique mon problème :
Le 5 Octobre, nous démarrons (heure indéfinie, mais probablement milieu d'après-midi) de SF vers les Yosemite, ceci afin de loger à Oakhurst, au Shilo Inn (qui semble le meilleur choix selon TripAdv). Lendemain, parti pour une quarantaine de minutes pour rejoindre le coeur du parc et visiter les principaux sites.
Au soir, retour à l'hôtel, pour une deuxième nuit avant de commencer le plus long trajet de notre trip vers la Death Valley, où nous comptons arriver vers 20h en empruntant Tioga Road et en effectuant quelques arrêts.
Ma question est : est-il plus intelligent selon vous de loger la deuxième nuit au coeur du parc ? Notre budget serait de 100$ pour la chambre (nous sommes 3). Faire Okhurst-DV en une journée est-il réaliste ? Lendemain de ce trip, lever tôt pour le lever de soleil sur DV, visites des principales choses à voir et finalement go to Las Vegas. Ce programme vous paraît-il réaliste ?
Ma principale préoccupation est le fait que nous empruntons 2x le même aller-retour (Oakhurst - Yosemite Village) sur 2 jours. Et que j'ai un peu (beaucoup ?) de mal à me rendre compte des distances, même avec GoogleMap & les échelles...
Merci beaucoup pour votre aide ! Et surtout vos avis ;) Parce que ce seront eux qui feront pencher notre choix vers l'une ou l'autre possibilité :)
Agence à Putre pour visiter le parc de Lauca? (Chili) English translation pending
bonjour,
existe t-il des agences au départ de putre pour visiter le parc de lauca, le salar de surire, colchane en 3 ou 4 jours?
les tarifs sont ils vraiment plus attractifs qu'au départ d'arica?
merci de vos réponses
marion
merci de vos réponses
marion
Petite et courte expérience de l'ouest des États-Unis English translation pending
j'apporte ma petite (et courte experience) actuelle:
- location auto chez alamo (en passant par elocationdevoiture.fr) : pb de frein avec les plaquettes rabottees jusqu'au disques (32000 miles au compteur) - echange en 1 min sans aucune question (a las vegas)
- les chambres a las vegas sont prévues pour 2; mais si on peut s'y loger a 15 si l'on veut / tout le monde s'en fout tellement y a du monde (si je le savais plutot....) les piscines égalemment ne sont pas controlees / en tout cas celles d'Excalibur du Sahara et du Flamingo. On a prevu 4 nuits et finalemment on y est reste 9 tellement y a des choses a faire et a voir a Vegas (nos ados nous ont force..)
- Bryce Canyon > Zion : AFFAIRE DE GOUT / le Ruby's Inn dans la petite cabane en bois (cabin) avec sa piscine de pleine air a cote - la table de pinic dehors - et son petit lac en face / pas mal. Le coup des Loop : navajo / sunset ou sunrise je ne sais plus; c'est en fait l'enfer pour moi - 1000 marches de descente et SURTOUT autant a la remontee en plein cagnard avec 500 m de denivele (approximatif) - je me suis arrete 50 fois avec les poumons en feu - HELL men ! bon a cote j'ai vu des petites vielles de 60 ans faire la meme chose ...
- La Death valley est coince entre 2 montagnes / on s'attendait a un desert plat mais en fait c'est une route de montagne : JOLIE
- Stop a LONE PINE : bof / j'aurais prefere BISHOP par contre la nuit à Mammouth Lake et Bien /station de ski de montagne avec des lacs et coins a Picnic / 13° la nuit et matin / 27° l'AM (je trouve que c'est mieux que Lee Vining)
j'aime bien choicehotels.com BON tout ca est tres perso voila - aujourdh'ui on part pour Yosemite park....
- location auto chez alamo (en passant par elocationdevoiture.fr) : pb de frein avec les plaquettes rabottees jusqu'au disques (32000 miles au compteur) - echange en 1 min sans aucune question (a las vegas)
- les chambres a las vegas sont prévues pour 2; mais si on peut s'y loger a 15 si l'on veut / tout le monde s'en fout tellement y a du monde (si je le savais plutot....) les piscines égalemment ne sont pas controlees / en tout cas celles d'Excalibur du Sahara et du Flamingo. On a prevu 4 nuits et finalemment on y est reste 9 tellement y a des choses a faire et a voir a Vegas (nos ados nous ont force..)
- Bryce Canyon > Zion : AFFAIRE DE GOUT / le Ruby's Inn dans la petite cabane en bois (cabin) avec sa piscine de pleine air a cote - la table de pinic dehors - et son petit lac en face / pas mal. Le coup des Loop : navajo / sunset ou sunrise je ne sais plus; c'est en fait l'enfer pour moi - 1000 marches de descente et SURTOUT autant a la remontee en plein cagnard avec 500 m de denivele (approximatif) - je me suis arrete 50 fois avec les poumons en feu - HELL men ! bon a cote j'ai vu des petites vielles de 60 ans faire la meme chose ...
- La Death valley est coince entre 2 montagnes / on s'attendait a un desert plat mais en fait c'est une route de montagne : JOLIE
- Stop a LONE PINE : bof / j'aurais prefere BISHOP par contre la nuit à Mammouth Lake et Bien /station de ski de montagne avec des lacs et coins a Picnic / 13° la nuit et matin / 27° l'AM (je trouve que c'est mieux que Lee Vining)
j'aime bien choicehotels.com BON tout ca est tres perso voila - aujourdh'ui on part pour Yosemite park....
Où vivre en Angleterre? English translation pending
Bonjour,
Voila je compte partir au mois de septembre en angleterre mais pour le moment j'ai aucune idée de la destintation. C'est pour cela que je me retourne vers vous, pour savoir les villes les plus interessante, j'ai intention d'y travailler donc je recherche une ville dynamique, avec possibilité de travailler mais aussi une ville pas trop chere( c'est pour cela que londre n'est pas pour moi, par exemple). J'avais en tete d'aller sur des grandes villes universitaires comme cambridge, oxford mais j'ai aucune idees des couts sur place et cela me fais un peu peur.
Merci d'avance de repondre
Voila je compte partir au mois de septembre en angleterre mais pour le moment j'ai aucune idée de la destintation. C'est pour cela que je me retourne vers vous, pour savoir les villes les plus interessante, j'ai intention d'y travailler donc je recherche une ville dynamique, avec possibilité de travailler mais aussi une ville pas trop chere( c'est pour cela que londre n'est pas pour moi, par exemple). J'avais en tete d'aller sur des grandes villes universitaires comme cambridge, oxford mais j'ai aucune idees des couts sur place et cela me fais un peu peur.
Merci d'avance de repondre
Avis sur voyage routier de douze jours en Californie? English translation pending
Que pensez vous de ce circuit (road trip ).Nous avons la trentaine et voyagons en couple.
Souhaitant faire la pacific road qui parait il sur le forum est tres jolie on limite (à tord??) les parcs à Yosemite et Death valley avec eventuelement Josha tree park (pres de San diego) .
Voyage prevu en octobre (13 nuits et 12 jours hors jours d'avion)
Merci de vos avis (trop de jours ou pas assez , detour conseillé , à voir .., trajet trop long..)
J1 : Arrivée San Francisco J2: Journée et nuit SF (alcatraz...) J3 : Route vers Yosemite park via Sacramento(Sympa??) et nuit entrée sud du Yosemite park J4 : visite Yosemite et nuit Yosemite (meme endroit ou vers sortie nord) J5 : On sort de Yosemite par le nord et direction Lone pine via Bodie avec nuit à lone pine qui sert d'etape avant las vegas J6 : Las Vegas via Death valley J7 : Las vegas et nuit Las vegas J8 : Route vers San diego de 5h et nuit SD J9 : Journée San Diego J10 : journée San Diego et soir Santa Monica J11 : Matinée et milieu journée Santa monica et on remonte sur pacific road jusque San luis (etape de nuit) J12 : Super (?? il parait) portion Pacific road jusque Monterey ou Carmel (laquelle choisir pour la nuit ?) J13 : Matinée aquarium Monterey puis apres midi et nuit San francisco J14 : Depart de SF pour Paris
Merci de vos avis (trop de jours ou pas assez , detour conseillé , à voir .., trajet trop long..)
J1 : Arrivée San Francisco J2: Journée et nuit SF (alcatraz...) J3 : Route vers Yosemite park via Sacramento(Sympa??) et nuit entrée sud du Yosemite park J4 : visite Yosemite et nuit Yosemite (meme endroit ou vers sortie nord) J5 : On sort de Yosemite par le nord et direction Lone pine via Bodie avec nuit à lone pine qui sert d'etape avant las vegas J6 : Las Vegas via Death valley J7 : Las vegas et nuit Las vegas J8 : Route vers San diego de 5h et nuit SD J9 : Journée San Diego J10 : journée San Diego et soir Santa Monica J11 : Matinée et milieu journée Santa monica et on remonte sur pacific road jusque San luis (etape de nuit) J12 : Super (?? il parait) portion Pacific road jusque Monterey ou Carmel (laquelle choisir pour la nuit ?) J13 : Matinée aquarium Monterey puis apres midi et nuit San francisco J14 : Depart de SF pour Paris
Plateau du Colorado, juillet 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote
Le récit en images ici
Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!
Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!
Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.
Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!
Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.
Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».
Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.
A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!
Trêve de présentation, voici le récit :
Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous dépose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!
Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!
Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!
Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.
En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...
Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)
La suite bientôt.... Marie
Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote
Le récit en images ici
Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!
Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!
Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.
Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!
Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.
Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».
Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.
A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!
Trêve de présentation, voici le récit :
Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous dépose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!
Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!
Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!
Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.
En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...
Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)
La suite bientôt.... Marie
Séjour à Biarritz: visites, restaurants? English translation pending
Bonjour,
Je pars à biarritz la dernière semaine du mois d'août, je ne connais pas cette ville et sa région, pouvez-vous me conseiller sur les visites à faire, les restaurants typiques pas trop chers où l'on mange bien à ne pas rater. J'attends vos réponses, merci. Mymy27
Je pars à biarritz la dernière semaine du mois d'août, je ne connais pas cette ville et sa région, pouvez-vous me conseiller sur les visites à faire, les restaurants typiques pas trop chers où l'on mange bien à ne pas rater. J'attends vos réponses, merci. Mymy27
Improvisation Nomade (4) Turquie English translation pending
Un train pour Istanbul.
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Itineraire pour découvrir Londres en deux jours et demi? English translation pending
Bonjour je souhaite partir sur Londres en octobre j'ai qq jours de vacances
Je suis dans le sud ouest et pour les vols pas chers il y a ryanair ce qui m'oblige niveau date à partir par ex du 2 au 5 ce qui fait
arrivée matin du 2 apres midi du 2 journée du 3 journée du 4 départ matin du 5
je suis complètement perdue au niveau visites, choses à voir J'ai regarde sur Internet mais il y a beaucoup de choses et je ne sais pas dans quel ordre et comment faire !
Je voudrais faire qq visites incontournables : Big ben Palais de Buckingham La tour de londre Saint Paul's Cathedral Westminster Abbey Hyde Park et la Serpentine Jewel tower
J'ai ensuite entendu parler de : Saint James's Palace Belgrave Square Picadilly Circus Saint James's Church British Museum Bedford Square Quartier de Soho
Quel itineraire pratique me conseillerez vous pour découvrir Londres ?
Merci !
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Contact chuchotteurs de chevaux en Argentine English translation pending
Bonjour à tous🙂,
De retour d'un voyage de 5 mois en Argentine, je souhaitais donner un contact pour toutes les personnes intéressées par une approche respectueuse des chevaux et de la randonnée à cheval. J'ai rencontré Luis Liste et sa famille dans la campagne au Sud de Cordoba. Il s'est formé aux techniques des chuchotteurs. Ils travaillent depuis de nombreuses années à "récupérer" des chevaux qui n'ont pas eu la chance de bénéficier d'un éducateur ou propriétaire attentif à leur mode de fonctionnement, et de chevaux ayant des troubles de comportements. Ils font également de l'élevage (étalons, ânes, lamas). Ils travaillent sur la "re"mise en confiance cheval/cavalier. Il enseigne les comportements à adopter auprès du cheval pour être compris de lui. Il propose des activités équestres pour les enfants, et des randonnnées sur-mesure de plusieurs jours dans la sierra et les montagnes de Cordoba. Le paysage est magnifique.😎
N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez plus de renseigements, ou les contacter directement.
Tel d'argentine (03544) 15-552926 Tel de France 0054 9 3544 552926 Mail : luislistecaballos@yahoo.com.ar Site web : http://www.loslistecaballos.com.ar/contacto.htm
Ils vous proposerons des activitées personalisées suivants vos envies et vos dates....
J'ai passé 5 mois avec eux (janvier-juin 2009) et ai appris énormément. J'ai en projet d'y retourner en septembre prochain (2009).
Je ne peux que vous souhaiter d'avoir la chance de les rencontrer et de passer par leur centre d'équitations.
Nausicaa
De retour d'un voyage de 5 mois en Argentine, je souhaitais donner un contact pour toutes les personnes intéressées par une approche respectueuse des chevaux et de la randonnée à cheval. J'ai rencontré Luis Liste et sa famille dans la campagne au Sud de Cordoba. Il s'est formé aux techniques des chuchotteurs. Ils travaillent depuis de nombreuses années à "récupérer" des chevaux qui n'ont pas eu la chance de bénéficier d'un éducateur ou propriétaire attentif à leur mode de fonctionnement, et de chevaux ayant des troubles de comportements. Ils font également de l'élevage (étalons, ânes, lamas). Ils travaillent sur la "re"mise en confiance cheval/cavalier. Il enseigne les comportements à adopter auprès du cheval pour être compris de lui. Il propose des activités équestres pour les enfants, et des randonnnées sur-mesure de plusieurs jours dans la sierra et les montagnes de Cordoba. Le paysage est magnifique.😎
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Nausicaa
Une vie Gay en Inde? English translation pending
Bonjour a tous
Ma question , peux surprendre...y a t-il 1 vie Gay en Inde et comment cela est-il vécu? la religion, les castes et la société? avez vous des infos...les grandes villes ont elles des bars , boîtes, des disco?1 sujet tabou...Merci pour vos réponses et belles ballades sur notre Terre, Merci
Randonnée sur le Mare a Mare Nord: camping ou gîte? (Corse) English translation pending
Bonjour,
Je projette pour le mois de septembre un séjour rando sur le parcours Mare a Mare Nord.Pour l'instant, j'en suis au début de l'organisation, c'est pourquoi toutes vos expériences sur ce trajet m'intéressent et notamment les possibilités d'hébergement(camping de préférence ou gîte), de ravitaillement.
D'avance merci de vos réponses.
Bel été à vous
Itinéraire de trois semaines en Californie English translation pending
Je pars dans 2 jours, voici mon programme, on a loué une voiture, qq hotels sont reserves...
Tout commentaires, remarques ou avis sont les bienvenus
17 au soir SF // Nuit à SF 18 visite SF // Nuit à SF 19 visite SF // nuit à Midpines (avant Yosemite) 20 visite yosemite 21 visite yosemite + Mono Lake 22 Visite Lone Pine - death valley // Nuit Las Vegas 23 Nuit à Las Vegas 24 visite Zion NP 25Visite Bryce // Nuit à Bryce 26 Visite Lake Powell 27 visite Canyon lands NP ou Page et Antelope? 28 visite Navajo et monument valley 29 visie grand canyon et Havasupai // nuit au Grand Canyon 30 LV et Hoover Dam 31 Los angeles, hollywood... 1 studios 2 disney aie c'est un dimanche.... 3 san simeon - big sur 4 monterey carmel 5 SF 6 depart sf -paris
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Birmanie: passage de la frontière à Mae Sai English translation pending
Bonjour, j'aimerai savoir combien de temps environ prend le passage à la frontière pour aller à Tachileck. Comme je prends l'avion après .... Merci pour vos réponses. Nutstreck