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Voyage de vingt et un jours dans l'ouest des États-Unis en juillet 2009 English translation pending
Bonsoir,
En me baladant sur internet, j'ai découvert ce forum et comme j'ai besoin de quelques conseils, je me suis décidé à m'y inscrire.
Avec ma copine, on a réservé nos billets d'avion pour un séjour aux Etats Unis du 10 au 30 Juillet 2009 sur du Paris-Los Angeles / Los Angeles-Paris. On a déjà réservé la voiture avec laquelle nous comptons faire notre périple. Si nous savons déjà quelles étapes nous souhaitons faire, on est face à quelques petits problèmes alors peut-être que l'expérience des uns et des autres pourrait nous aider. On s'est basé sur différents circuits proposés par divers TO mais certaines villes étapes ne nous semblent pas terribles voir même on ne sait pas où dormir parfois🙂
Voici le programme:
J1 10 Juillet: Vol vers LA. Arrivée 19h. Prise de la voiture puis nuit à l'hotel (Hotel America's Best Value Inn Hollywood)
J2 11 Juillet: Visite des Studios Universal puis nuit dans le même hotel.
J3 12 Juillet: Balade à Berverly Hills, Santa Monica et musée Getty puis départ direction Laughlin. Nuit à Lauglin (Hotel ???)
J4 13 Juillet: Laughlin-Grand Canyon. Route vers le Grand Canyon par Kingmann et traversée par la Road 66. On pensait passer la nuit à Tusayan. (Tusayan Holiday Inn Express)
J5 14 Juillet: Grand Canyon. Nuit à Tusayan.
J6 15 Juillet: Gray Mountain, Monument Valley, Page (ou Kanab). Ici, on ne sait pas trop où il serait mieux qu'on dorme en fin de journée. Si vous avez des idées, nous sommes preneur.
J7 16 Juillet: Page (ou Kanab), Bryce Canyon, Zion. Départ pour la visite du Parc National de Bryce Canyon puis après le déjeuner, visite du Parc National de Zion. Nuit sur place mais où ???
J8 17 Juillet: Zion-Las Vegas. Route vers Vegas et nuit dans la cité du jeu (Flamingo Hotel)
J9 18 Juillet: Las Vegas. Nuit à Vegas.
J10 19 Juillet: Las Vegas-Vallée de la Mort. Départ pour la Vallée de la mort. Nuit sur place. (Panamint Springs Resort)
J11 20 Juillet: Vallée de la Mort-Bakersfield. Route vers Bakersfield. Ici, on n'est pas trop satisfait de çà. On voudrait se diriger directement vers le Sequoia Nional Parc mais on ne sait pas si c'est faisable et si oui, où dormir. Pour le moment, on a prévu çà avec nuit à Bakersfield ce qui est peut-être obligatoire en terme de distance( Hotel ???)
J12 21 Juillet: Bakersfield-Sequoia Merced ou Fresno. Départ pour la visite du Sequoia National Park puis route vers Merced. Nuit à Merced (ou Fresno) (Hotel ???)
J13 22 Juillet: Merced-Yosemite. Route vers Yosemite NP. Nuit à Yosemite. (Nous cherchons un hôtel abordable et confortable à savoir pas les tentes avec 20 douches pour 500 personnes)
J14 23 Juillet: Fin de la visite de Yosemite puis départ pour San Fransisco. Nuit à Fan Fransisco. (Hotel Adante??? avec parking en tout cas pour y laisser la voiture 3 jours)
J15 24 Juillet: Visite de San Fransisco. Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Union Square, Golden Gate park, Lombard Street, Pier 33 (???), Castro, Haight Ashburry. Nuit à SF
J16 25 Juillet: Fin de la visite de SF avec tout ce qu'on aura pas fait la veille. Nuit à SF.
J17 26 Juillet: Départ pour Monterey, Carmel, Lompoc. Nuit à Lompoc (Hotel ???)
J18 27 Juillet: Lompoc-Santa Barbara. Nuit à Santa Barbara ???
J19 28 Juillet: Santa Barbara-Los Angeles. Que faire ??? Nuit à LA.
J20 29 Juillet: LA
J21 30 Juillet: 17h00 départ pour Paris.
Voilà pour le moment ce que çà donne. Comme vous l'aurez remarqué, on a au moins 1 jour de trop à LA en fin de séjour donc si quelqu'un à une étape intermédiaire et sympa à proposer à un moment où un autre du périple, nous sommes preneur. Sinon, je cherche en vain un hotel pas trop cher sur Yosemite alors là aussi, je suis preneur d'un bon plan.
Sinon, ben j'ai mis des points d'interrogations là où j'ai des doutes. Je suis à l'écoute de tous les avis de tous les courageux qui auront pris le temps de lire mon message et je vous remercie par avance. N'hésitez pas à me signaler tout ce qui vous paraît "suspect" 😉
@ bientôt.
Max
En me baladant sur internet, j'ai découvert ce forum et comme j'ai besoin de quelques conseils, je me suis décidé à m'y inscrire.
Avec ma copine, on a réservé nos billets d'avion pour un séjour aux Etats Unis du 10 au 30 Juillet 2009 sur du Paris-Los Angeles / Los Angeles-Paris. On a déjà réservé la voiture avec laquelle nous comptons faire notre périple. Si nous savons déjà quelles étapes nous souhaitons faire, on est face à quelques petits problèmes alors peut-être que l'expérience des uns et des autres pourrait nous aider. On s'est basé sur différents circuits proposés par divers TO mais certaines villes étapes ne nous semblent pas terribles voir même on ne sait pas où dormir parfois🙂
Voici le programme:
J1 10 Juillet: Vol vers LA. Arrivée 19h. Prise de la voiture puis nuit à l'hotel (Hotel America's Best Value Inn Hollywood)
J2 11 Juillet: Visite des Studios Universal puis nuit dans le même hotel.
J3 12 Juillet: Balade à Berverly Hills, Santa Monica et musée Getty puis départ direction Laughlin. Nuit à Lauglin (Hotel ???)
J4 13 Juillet: Laughlin-Grand Canyon. Route vers le Grand Canyon par Kingmann et traversée par la Road 66. On pensait passer la nuit à Tusayan. (Tusayan Holiday Inn Express)
J5 14 Juillet: Grand Canyon. Nuit à Tusayan.
J6 15 Juillet: Gray Mountain, Monument Valley, Page (ou Kanab). Ici, on ne sait pas trop où il serait mieux qu'on dorme en fin de journée. Si vous avez des idées, nous sommes preneur.
J7 16 Juillet: Page (ou Kanab), Bryce Canyon, Zion. Départ pour la visite du Parc National de Bryce Canyon puis après le déjeuner, visite du Parc National de Zion. Nuit sur place mais où ???
J8 17 Juillet: Zion-Las Vegas. Route vers Vegas et nuit dans la cité du jeu (Flamingo Hotel)
J9 18 Juillet: Las Vegas. Nuit à Vegas.
J10 19 Juillet: Las Vegas-Vallée de la Mort. Départ pour la Vallée de la mort. Nuit sur place. (Panamint Springs Resort)
J11 20 Juillet: Vallée de la Mort-Bakersfield. Route vers Bakersfield. Ici, on n'est pas trop satisfait de çà. On voudrait se diriger directement vers le Sequoia Nional Parc mais on ne sait pas si c'est faisable et si oui, où dormir. Pour le moment, on a prévu çà avec nuit à Bakersfield ce qui est peut-être obligatoire en terme de distance( Hotel ???)
J12 21 Juillet: Bakersfield-Sequoia Merced ou Fresno. Départ pour la visite du Sequoia National Park puis route vers Merced. Nuit à Merced (ou Fresno) (Hotel ???)
J13 22 Juillet: Merced-Yosemite. Route vers Yosemite NP. Nuit à Yosemite. (Nous cherchons un hôtel abordable et confortable à savoir pas les tentes avec 20 douches pour 500 personnes)
J14 23 Juillet: Fin de la visite de Yosemite puis départ pour San Fransisco. Nuit à Fan Fransisco. (Hotel Adante??? avec parking en tout cas pour y laisser la voiture 3 jours)
J15 24 Juillet: Visite de San Fransisco. Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Union Square, Golden Gate park, Lombard Street, Pier 33 (???), Castro, Haight Ashburry. Nuit à SF
J16 25 Juillet: Fin de la visite de SF avec tout ce qu'on aura pas fait la veille. Nuit à SF.
J17 26 Juillet: Départ pour Monterey, Carmel, Lompoc. Nuit à Lompoc (Hotel ???)
J18 27 Juillet: Lompoc-Santa Barbara. Nuit à Santa Barbara ???
J19 28 Juillet: Santa Barbara-Los Angeles. Que faire ??? Nuit à LA.
J20 29 Juillet: LA
J21 30 Juillet: 17h00 départ pour Paris.
Voilà pour le moment ce que çà donne. Comme vous l'aurez remarqué, on a au moins 1 jour de trop à LA en fin de séjour donc si quelqu'un à une étape intermédiaire et sympa à proposer à un moment où un autre du périple, nous sommes preneur. Sinon, je cherche en vain un hotel pas trop cher sur Yosemite alors là aussi, je suis preneur d'un bon plan.
Sinon, ben j'ai mis des points d'interrogations là où j'ai des doutes. Je suis à l'écoute de tous les avis de tous les courageux qui auront pris le temps de lire mon message et je vous remercie par avance. N'hésitez pas à me signaler tout ce qui vous paraît "suspect" 😉
@ bientôt.
Max
Prestations des vols tardifs "First" et affaires chez Air France? English translation pending
Bonjour, j'ai réussi non sans mal à obtenir 4 billets primes pour Hong Kong avec aller en affaire (vol de 22 h 30) et retour en Première (vol de 23 h 30), Je suppose que les prestations (repas surtout) sont moins élaborées que pour un vol de journée ???😕
Est ce le même menu ? service plus rapide ?
Pour un premier vol en First, j'ai peut être fait une erreur de partir si tard 😕
Où trouver du vrai safran et de l'huile d'argan non trafiqués au Maroc? English translation pending
quelqu'un connait il un endroit au Maroc on l'on peut trouver du vrai safran ainsi que l'huile d'argan non trafiqués a prix correct autre que dans les grandes surfaces
cordialement
Croisière sur le Bleu de France en Corse et en Sardaigne English translation pending
Bonsoir 😏
Pour nos 35 ans de mariage, nos enfants nous ont offert 1 mini-croisière sur le Bleu de France.Ce sera notre 1ère croisière!!!(Départ le 14 mai 2009) J'ai eu beau chercher sur le forum, je n'ai trouvé personne qui ai fait cette croisière??Si quelqu'un peut me dire comment ça se passe?? 3 jours c'est trés court et nous voudrions profiter au maximum du bateau !!Je pense qu'il faudra choisir entre les escales et le farniente et tout compris à bord!! Merci à ceux qui ont "testé" de nous éclairer!!
Pour nos 35 ans de mariage, nos enfants nous ont offert 1 mini-croisière sur le Bleu de France.Ce sera notre 1ère croisière!!!(Départ le 14 mai 2009) J'ai eu beau chercher sur le forum, je n'ai trouvé personne qui ai fait cette croisière??Si quelqu'un peut me dire comment ça se passe?? 3 jours c'est trés court et nous voudrions profiter au maximum du bateau !!Je pense qu'il faudra choisir entre les escales et le farniente et tout compris à bord!! Merci à ceux qui ont "testé" de nous éclairer!!
Cambodge avec un bébé de 4 mois en décembre et une fille de bientôt 4 ans? English translation pending
Bonjour, nous aimerions nous rendre au Cambodge avec nos enfants:un de 4 mois et une de 4 ans bientôt, est ce que certaines personnes l'ont fait, si oui, je veux bien des conseils quant à l'hygiène ect..Nous sommes allés en Birmanie l'année dernière avec la petite et en sommes revenus enchantés..et aimerions continuer en asie du sud est...
Merci de votre aide
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Passer sa retraite à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous !
Ma mère vient de m'annonçer qu'elle a décidé de vendre la petite maison où elle s'enterre en France, où elle n'arrive plus à vivre avec ses maigres revenus, pour partir s'installer à Madagascar, son rêve d'enfant. Je suis de tout coeur avec elle !
Elle me charge donc de prendre toutes les infos disponibles sur son installation possible avec son conjoint, à la retraite également.
Quel est le meilleur endroit pour des personnes retraités ? A quel prix se louent des petites maisons correctes ? Et enfin avec quel revenu peut-on vivre à mada ?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Vêtements sur mesure à Hue et Hoi An? English translation pending
Bonjour,
Je pars dans environ 1 mois au Vietnam avec organisme pour un séjour organisé. Je sais que Hoi An est LA ville pour se faire faire des vêtements sur mesure mais je n'y resterais à peine que 24h00. Est ce suffisant pour se faire quelques vêtements? SI oui auriez vous des adresses? Est il possible de se faire "livrer" ses vêtements directement à l'hotel assez tôt?
Par contre je vais rester 48h à Hue. Y est il possible de s'y faire du sur mesure? SI oui auriez vous des bonnes adresses pour se faire faire des costumes sur mesure a Hue? Combien de temps et d'argent cela necessite t il en general ?
Par avance, merci pour vos reponses
Au plaisir de vous lire
Je pars dans environ 1 mois au Vietnam avec organisme pour un séjour organisé. Je sais que Hoi An est LA ville pour se faire faire des vêtements sur mesure mais je n'y resterais à peine que 24h00. Est ce suffisant pour se faire quelques vêtements? SI oui auriez vous des adresses? Est il possible de se faire "livrer" ses vêtements directement à l'hotel assez tôt?
Par contre je vais rester 48h à Hue. Y est il possible de s'y faire du sur mesure? SI oui auriez vous des bonnes adresses pour se faire faire des costumes sur mesure a Hue? Combien de temps et d'argent cela necessite t il en general ?
Par avance, merci pour vos reponses
Au plaisir de vous lire
Coût de la vie aux Philippines? English translation pending
j'aimerais savoir combien il faudrait d'argent par mois pour etre à l'aise et avoir une bonne vie dans ce pays ? Et pensez-vous qu'il est possible de démarrer un business(restau, magasin...) la bas pour pas trop cher ?
Nouveaux prix pour les musées et les parcs nationaux en Thaïlande English translation pending
Encore une bonne nouvelle pour les touristes etrangers! Nouvelle proposition de loi adopte par le Cabinet le 22: doublement du prix d'entree aux parcs nationaux, musees, etc. Les prix n'ont pas change depuis 30 ans, donc c'est normal, mais pour les races inferieures telles que farang, japonais, chinois, hindous, et autres barbares, qui payons de 4 a 10 fois plus cher, Ayuttaya passe de 180 bahts a 360 (ca fait plus de $20) et le Wat Po a 400! Une facon comme une autre d'encourager le tourisme, je suppose. Et dire que certains se plaignent du prix d'entree a Angkor!!!!!
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Backwaters de Calicut et d'Allepey? (Inde) English translation pending
On dit que les backwaters de Calicut sont tout aussi beaux que ceux d'Allepey et moins fréquentés par les foules de touristes ? Quelqu'un a-t-il testé ?
Et 24 heures en houseboat individuel au départ de Calicut plutôt qu'au départ d' Allepey ?
Dons de cahiers et stylos aux enfants égyptiens? English translation pending
Bonjour,
Je pars a Louxor dans 15 jours et j'aurais aimé emporter avec moi des cahiers, stylos, petits jouets et bonbons pour les enfants égyptiens. Est ce que vous pensez que ca peut etre mal percu par des locaux? Je précise (au cas ou) que je n'ai rien d'une pédophile! Je suis une jeune femme de 30 ans et j'aimerais juste leur rendre service, surtout en ces temps de crise alimentaire....
Qu'en pensez vous?
Juliana
Je pars a Louxor dans 15 jours et j'aurais aimé emporter avec moi des cahiers, stylos, petits jouets et bonbons pour les enfants égyptiens. Est ce que vous pensez que ca peut etre mal percu par des locaux? Je précise (au cas ou) que je n'ai rien d'une pédophile! Je suis une jeune femme de 30 ans et j'aimerais juste leur rendre service, surtout en ces temps de crise alimentaire....
Qu'en pensez vous?
Juliana
Mon expérience de croisière sur le MSC Musica en Italie, Grèce et Croatie English translation pending
Bonjour,
Je reviens à peine d'une croisière de 7 jours sur le MSC Musica en Italie, Grece et Croatie du 23 au 30 mars 2008. Avant mon départ j'ai eu l'occasion de lire pas mal de vos commentaires, certains positifs d'autres moins et j'aimerais à mon tour vous faire part de mon expérience. Tout d'abord, J'ai réservé mon voyage avec QCNS Cruise (croisierenet.com je crois). Il est important de le préciser afin que vous autres puissiez éviter mes erreurs. Lors de cette réservation, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'un voyage de Noce, donc "Lune de Miel" afin de pouvoir bénéficier des petits avantages qui font toujours LA différence et rendent le voyage particulier. J'ai même envoyé la copie de mon livret de famille. J'ai aussi précisé que j'étais enceinte de 5 mois. Pour info il s'agissait de notre première croisière. Des le début nous avons été assez surpris de voir que rien de particulier nous attendait dans notre cabine (je précise aussi: cabine de catégorie 11, les plus chères) : Pas de corbeille de fruit ni de bouteille d’Asti, comme écrit sur la brochure MSC, et de voir que nous avions une chambre communicante, donc une porte fermée au milieu de la chambre qui donnait sur une autre cabine. Très rapidement nous nous sommes rendu compte que nos voisins étaient de grands fumeurs et que nous pouvions très généreusement profiter de la fumée de cigarette. De même nous pouvions entendre toutes leurs discussions ainsi que leurs ébats amoureux, en anglais lol. J'essaye d'y mettre une touche comique mais je peux vous garantir que ça n'était absolument pas risible dans ces moments. Biensur nous avons appelé le "99", la réception, et nous nous sommes plaints. Rien n'a été fait. Le premier soir en allant au restaurant Maxim, pareil pour la surprise, nous étions placés à une table de 4, donc avec 2 inconnus!!!! Nous ne nous attendions pas a cela pour notre Lune de Miel. Nous avons râlé, beaucoup râlé même pour enfin nous faire entendre et avoir une table de 2 coincée dans un petit coin pas très romantique sans vue sur la mer. Mais au moins avions nous gagné une bataille! Pendant les 5 premiers jours nous avons passé une quantité massive d'appels à la réception pour nous plaindre de la fumée que nous avions du matin au soir jusqu'à tard dans la nuit, dans notre cabine en précisant bien que j'étais enceinte et que cela m'était extrêmement désagréable. Nous avons aussi demandé à plusieurs reprise notre « accueil spécial Lune de miel ». Nous nous sommes rendus en personne au comptoir réception pour nous plaindre mais là encore, nous avons été ignorés. Une dame à la réception a même eu le culot de me dire que nous n’étions pas listés sur la liste spéciale lune de miel et que donc elle ne pouvait rien faire pour moi. C’est ce que j’appelle un service 4 étoiles !!! Enfin un homme du comptoir accounting a essayé de nous venir en aide afin qu’on puisse avoir une autre chambre mais malheureusement puisque cela ne dépendait pas de son service mais du service housekeeping, lui-même dépendant de la réception…cela n’a rien donné. Bref nous étions vraiment désespérés jusqu’à ce 5eme soir ou nous avons finalement reçu une bouteille d’Asti et 2 coupes dans un sceau de glace…effectivement cela n’avait plus rien d’exceptionnelle après les multiples réclamations que nous avions faites. Ce même soir les fumeurs n’ont cessé de fumer toute la nuit et au matin du 6eme jour de croisière, j’étais dans un état tellement minable, mal à la tête, sinus complètement bouchés, sang dans la gorge, que je suis allée voir le médecin de bord. Je devrais dire l’interne puisque c’est ce qui est écrit sur son tampon bien que sur sa blouse il soit écrit doctor. Celui- ne comprenait pas le francais et a fait mine de comprendre l’anglais (que je parle couramment) mais quand il n’a pas été capable de me demander mon age en anglais style : how much….year ? J’ai compris qu’il n’avait probablement rien compris de ce que je lui racontais. Je parle francais et anglais couramment, et mon mari étant Italien je comprends suffisamment bien l’italien et arrive à m’exprime assez basiquement. Ce médecin ne parlait aucune de ces langues. C’est assez surprenant sur un bateau de croisière italien, fréquenté par une clientèle majoritairement Italienne, française et anglaise. Bref il m’a donné 6 sachets de vitamine C granulé et un spray pour le nez, il ne m’a rien demandé à part mon age, n’a pas essayé de m’ausculter ou de prendre ma tension alors que juste parce que je suis une « femme enceinte qui ne se sent pas très bien », par précaution cela m’aurait semblé normal. Bref remonté un max après cela je suis retournée dans ma cabine pour faire une lettre de réclamation que j’ai déposé à la réception en leur demandant de bien vouloir la signer (accusé réception) et m’en donné une copie. Cela leur posait un problème. Il n’était pas en mesure de faire un accusé réception du document. Je leur ai dit que si je voulais leur faire un procès il me fallait une preuve écrite comme quoi je m’étais plainte et là ils m’ont demandé de repasser plus tard que ce serait fait. Effectivement plus tard j’ai eu la copie de ma lettre signé au dos par la directrice de croisière (je crois) pas de tampon MSC, et une signature au dos d’un document je ne crois pas que cela ait la moindre valeur en cours !!! Par contre le soir même le responsable housekeeping est venu dans notre cabine pour nous proposer une autre cabine. Surprise il y avait encore des cabines de disponible !!! A ce stade du voyage nous ne voulions pas défaire et refaire nos bagages. Il nous a laissé le pass pour l’autre cabine, s’est excusé pour le désagrément et basta. Nous avons utilisé cette cabine pour y dormir les 2 dernières nuits. Nos affaires sont donc restées dans la première cabine et nous devions prendre nos pyjamas et nos brosses à dent avant d’aller nous coucher dans l’autre cabine…J’adoreeeee le camping !!! Sachez qu’il est interdit de fumer dans pas mal d’endroit sur le bateau mais qu’en cabine, c’est uniquement « Fortement déconseillé ». Donc réellement nos voisins n’avaient rien à se reprocher et personne ne pouvait rien leurs reprocher. Le 7eme jour de croisière je reçois une facture du docteur d’un peu plus de 10 euro à signer. Il me facturait les granules et le spray alors que lorsque j’y étais à aucun moment il ne m’a dit que les médocs étaient payant, sans quoi je ne les aurais certainement pas pris sachant que le spray nasal était déconseillé pour les femmes enceintes. De toute façon je n’avais pas touché aux médicaments et pensais bien les rendre. Le jour du débarquement, nous avons réglé en espèces, au comptoir accounting. Ils m’ont obligé à payer les médicaments sans quoi je ne pouvais pas fermer mon compte, ce que j’ai finis par faire car je n’avais qu’une envie, celle de quitter ce navire, et je leur ai laissé les médocs sur le comptoir. Voilà pour mon histoire. Les choses à savoir sur le MSC musica : Si on crie suffisamment fort on peut finir par obtenir ce qui nous ait dû, mais faites le vite et des le début, demandez à parler aux bonnes personnes, à un manager ou à un directeur si quelque chose ne va pas. Ne perdez pas votre temps avec les nanas de la réception qui n’ont aucun pouvoir et semblent mépriser les passagers. Certaines personnes semblaient vraiment enchantée par la croisière, donc apparemment, certains ont eu plus de chance que nous. Nous n’avons pas pu profiter des piscines et rarement du pont supérieur à cause du mauvais temps. Nous avons eu beau temps le dernier jour de croisière et là le pont supérieur était plein à craquer, impossible de trouver un transat pour s’allonger et se relaxer. Apres réflexion je me suis dit que même en plein été cela ne devait pas être beaucoup mieux. Le pont supérieur ne peut pas recevoir 3000 passagers, c’est clair, et l’été j’imagine bien les gens se battrent pour une place au soleil ou un transat !!!!
Le voyage à prix promotionnel nous a coûté 2700 euro plus les extras sur le bateau, environ 550 euro.
Autre chose : le MSC Musica se dit 4 étoiles, au niveau des infrastructures peut-être et encore, il n’y a pas de piscine couverte, pas de cinéma, la nourriture bien que très généreuse est répétitive et grasse. Au niveau du service c’est limite 2 étoiles, le personnel en majorité serveurs indonésiens au restaurant ne parlent pas bien ni l’anglais, ni le francais, ni l’italien, ils sont très gentils et font de leur mieux pour nous servir le mieux possible mais quand on leur pose une question ils ne peuvent pas y répondre. Ce n’est pas du tout le service attendu dans un 4 étoiles. Les hôtesses dans les bars sont majoritairement roumaines et ne savent pas sourire. Une fois nous nous sommes assis au bar pour prendre un verre, le pianiste venait juste d’arrêter de jouer et s’en allait. Nous avons demandé à notre serveuse s’il allait revenir et dans combien de temps, elle nous répond dans 5 minutes. Au bout de 20 minutes nous posons la même question à une autre serveuse qui nous dit qu’il a pris sa pause et sera de retour dans une demi-heure… Bref ça sent l’exploitation à plein nez ; personnel sous payé, et pas forcement bien traité. Les serveurs font tous les services et passent d’un resto à un autre. Du style on voit le même serveur au petit déjeuner (6heure à 10heure) puis au déjeuner (12.00 à 15.00) puis à l’heure du thé (16.00 à 17.00) encore au dîner (services de 18.45 et service de 21.00) et enfin au buffet de minuit.
Je ne conseille pas cette croisière aux personnes qui aiment être bien reçu et avoir un service 4* (personnalisé). Pour ceux qui aiment le coté « usine » des vacances, manger en grande quantité et à toute heure, essayer de resquiller au spa pour avoir le jacuzzi gratuit, être en permanence avec du monde…alors pour ces gens là c’est parfait.
Bonne croisiere à vous, Ciao Peggaille.
Je reviens à peine d'une croisière de 7 jours sur le MSC Musica en Italie, Grece et Croatie du 23 au 30 mars 2008. Avant mon départ j'ai eu l'occasion de lire pas mal de vos commentaires, certains positifs d'autres moins et j'aimerais à mon tour vous faire part de mon expérience. Tout d'abord, J'ai réservé mon voyage avec QCNS Cruise (croisierenet.com je crois). Il est important de le préciser afin que vous autres puissiez éviter mes erreurs. Lors de cette réservation, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'un voyage de Noce, donc "Lune de Miel" afin de pouvoir bénéficier des petits avantages qui font toujours LA différence et rendent le voyage particulier. J'ai même envoyé la copie de mon livret de famille. J'ai aussi précisé que j'étais enceinte de 5 mois. Pour info il s'agissait de notre première croisière. Des le début nous avons été assez surpris de voir que rien de particulier nous attendait dans notre cabine (je précise aussi: cabine de catégorie 11, les plus chères) : Pas de corbeille de fruit ni de bouteille d’Asti, comme écrit sur la brochure MSC, et de voir que nous avions une chambre communicante, donc une porte fermée au milieu de la chambre qui donnait sur une autre cabine. Très rapidement nous nous sommes rendu compte que nos voisins étaient de grands fumeurs et que nous pouvions très généreusement profiter de la fumée de cigarette. De même nous pouvions entendre toutes leurs discussions ainsi que leurs ébats amoureux, en anglais lol. J'essaye d'y mettre une touche comique mais je peux vous garantir que ça n'était absolument pas risible dans ces moments. Biensur nous avons appelé le "99", la réception, et nous nous sommes plaints. Rien n'a été fait. Le premier soir en allant au restaurant Maxim, pareil pour la surprise, nous étions placés à une table de 4, donc avec 2 inconnus!!!! Nous ne nous attendions pas a cela pour notre Lune de Miel. Nous avons râlé, beaucoup râlé même pour enfin nous faire entendre et avoir une table de 2 coincée dans un petit coin pas très romantique sans vue sur la mer. Mais au moins avions nous gagné une bataille! Pendant les 5 premiers jours nous avons passé une quantité massive d'appels à la réception pour nous plaindre de la fumée que nous avions du matin au soir jusqu'à tard dans la nuit, dans notre cabine en précisant bien que j'étais enceinte et que cela m'était extrêmement désagréable. Nous avons aussi demandé à plusieurs reprise notre « accueil spécial Lune de miel ». Nous nous sommes rendus en personne au comptoir réception pour nous plaindre mais là encore, nous avons été ignorés. Une dame à la réception a même eu le culot de me dire que nous n’étions pas listés sur la liste spéciale lune de miel et que donc elle ne pouvait rien faire pour moi. C’est ce que j’appelle un service 4 étoiles !!! Enfin un homme du comptoir accounting a essayé de nous venir en aide afin qu’on puisse avoir une autre chambre mais malheureusement puisque cela ne dépendait pas de son service mais du service housekeeping, lui-même dépendant de la réception…cela n’a rien donné. Bref nous étions vraiment désespérés jusqu’à ce 5eme soir ou nous avons finalement reçu une bouteille d’Asti et 2 coupes dans un sceau de glace…effectivement cela n’avait plus rien d’exceptionnelle après les multiples réclamations que nous avions faites. Ce même soir les fumeurs n’ont cessé de fumer toute la nuit et au matin du 6eme jour de croisière, j’étais dans un état tellement minable, mal à la tête, sinus complètement bouchés, sang dans la gorge, que je suis allée voir le médecin de bord. Je devrais dire l’interne puisque c’est ce qui est écrit sur son tampon bien que sur sa blouse il soit écrit doctor. Celui- ne comprenait pas le francais et a fait mine de comprendre l’anglais (que je parle couramment) mais quand il n’a pas été capable de me demander mon age en anglais style : how much….year ? J’ai compris qu’il n’avait probablement rien compris de ce que je lui racontais. Je parle francais et anglais couramment, et mon mari étant Italien je comprends suffisamment bien l’italien et arrive à m’exprime assez basiquement. Ce médecin ne parlait aucune de ces langues. C’est assez surprenant sur un bateau de croisière italien, fréquenté par une clientèle majoritairement Italienne, française et anglaise. Bref il m’a donné 6 sachets de vitamine C granulé et un spray pour le nez, il ne m’a rien demandé à part mon age, n’a pas essayé de m’ausculter ou de prendre ma tension alors que juste parce que je suis une « femme enceinte qui ne se sent pas très bien », par précaution cela m’aurait semblé normal. Bref remonté un max après cela je suis retournée dans ma cabine pour faire une lettre de réclamation que j’ai déposé à la réception en leur demandant de bien vouloir la signer (accusé réception) et m’en donné une copie. Cela leur posait un problème. Il n’était pas en mesure de faire un accusé réception du document. Je leur ai dit que si je voulais leur faire un procès il me fallait une preuve écrite comme quoi je m’étais plainte et là ils m’ont demandé de repasser plus tard que ce serait fait. Effectivement plus tard j’ai eu la copie de ma lettre signé au dos par la directrice de croisière (je crois) pas de tampon MSC, et une signature au dos d’un document je ne crois pas que cela ait la moindre valeur en cours !!! Par contre le soir même le responsable housekeeping est venu dans notre cabine pour nous proposer une autre cabine. Surprise il y avait encore des cabines de disponible !!! A ce stade du voyage nous ne voulions pas défaire et refaire nos bagages. Il nous a laissé le pass pour l’autre cabine, s’est excusé pour le désagrément et basta. Nous avons utilisé cette cabine pour y dormir les 2 dernières nuits. Nos affaires sont donc restées dans la première cabine et nous devions prendre nos pyjamas et nos brosses à dent avant d’aller nous coucher dans l’autre cabine…J’adoreeeee le camping !!! Sachez qu’il est interdit de fumer dans pas mal d’endroit sur le bateau mais qu’en cabine, c’est uniquement « Fortement déconseillé ». Donc réellement nos voisins n’avaient rien à se reprocher et personne ne pouvait rien leurs reprocher. Le 7eme jour de croisière je reçois une facture du docteur d’un peu plus de 10 euro à signer. Il me facturait les granules et le spray alors que lorsque j’y étais à aucun moment il ne m’a dit que les médocs étaient payant, sans quoi je ne les aurais certainement pas pris sachant que le spray nasal était déconseillé pour les femmes enceintes. De toute façon je n’avais pas touché aux médicaments et pensais bien les rendre. Le jour du débarquement, nous avons réglé en espèces, au comptoir accounting. Ils m’ont obligé à payer les médicaments sans quoi je ne pouvais pas fermer mon compte, ce que j’ai finis par faire car je n’avais qu’une envie, celle de quitter ce navire, et je leur ai laissé les médocs sur le comptoir. Voilà pour mon histoire. Les choses à savoir sur le MSC musica : Si on crie suffisamment fort on peut finir par obtenir ce qui nous ait dû, mais faites le vite et des le début, demandez à parler aux bonnes personnes, à un manager ou à un directeur si quelque chose ne va pas. Ne perdez pas votre temps avec les nanas de la réception qui n’ont aucun pouvoir et semblent mépriser les passagers. Certaines personnes semblaient vraiment enchantée par la croisière, donc apparemment, certains ont eu plus de chance que nous. Nous n’avons pas pu profiter des piscines et rarement du pont supérieur à cause du mauvais temps. Nous avons eu beau temps le dernier jour de croisière et là le pont supérieur était plein à craquer, impossible de trouver un transat pour s’allonger et se relaxer. Apres réflexion je me suis dit que même en plein été cela ne devait pas être beaucoup mieux. Le pont supérieur ne peut pas recevoir 3000 passagers, c’est clair, et l’été j’imagine bien les gens se battrent pour une place au soleil ou un transat !!!!
Le voyage à prix promotionnel nous a coûté 2700 euro plus les extras sur le bateau, environ 550 euro.
Autre chose : le MSC Musica se dit 4 étoiles, au niveau des infrastructures peut-être et encore, il n’y a pas de piscine couverte, pas de cinéma, la nourriture bien que très généreuse est répétitive et grasse. Au niveau du service c’est limite 2 étoiles, le personnel en majorité serveurs indonésiens au restaurant ne parlent pas bien ni l’anglais, ni le francais, ni l’italien, ils sont très gentils et font de leur mieux pour nous servir le mieux possible mais quand on leur pose une question ils ne peuvent pas y répondre. Ce n’est pas du tout le service attendu dans un 4 étoiles. Les hôtesses dans les bars sont majoritairement roumaines et ne savent pas sourire. Une fois nous nous sommes assis au bar pour prendre un verre, le pianiste venait juste d’arrêter de jouer et s’en allait. Nous avons demandé à notre serveuse s’il allait revenir et dans combien de temps, elle nous répond dans 5 minutes. Au bout de 20 minutes nous posons la même question à une autre serveuse qui nous dit qu’il a pris sa pause et sera de retour dans une demi-heure… Bref ça sent l’exploitation à plein nez ; personnel sous payé, et pas forcement bien traité. Les serveurs font tous les services et passent d’un resto à un autre. Du style on voit le même serveur au petit déjeuner (6heure à 10heure) puis au déjeuner (12.00 à 15.00) puis à l’heure du thé (16.00 à 17.00) encore au dîner (services de 18.45 et service de 21.00) et enfin au buffet de minuit.
Je ne conseille pas cette croisière aux personnes qui aiment être bien reçu et avoir un service 4* (personnalisé). Pour ceux qui aiment le coté « usine » des vacances, manger en grande quantité et à toute heure, essayer de resquiller au spa pour avoir le jacuzzi gratuit, être en permanence avec du monde…alors pour ces gens là c’est parfait.
Bonne croisiere à vous, Ciao Peggaille.
Avis sur trajet et visites au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, on arrive le 20 mars 2008 à 9H50 à Siem reap et on repart le 18 avril de Siem Reap.
Nous pensons faire ce parcours, qu’en pensez vous ? Certaines informations proviennent du forum, et de site sur le Cambodge.
Le 20/03 arrivée à Siem Reap, prise de contact avec le pays, la population. Achat du loneglyplanet (3$ environ) et du livre Angkor cité khmère, de Claude Jacques (5$ maxi) Après midi soit le marché, soit le village de pécheur sur le Tonlé Sap
Le 21/03 Pass 7 jours pour les temples (60$ + photo à prévoir) Matin : Prah Khan, Neak Pean : bassin avec "chapelles" déversoir, Ta Som : Belles sculptures, aller jusqu'au bout pour voir le ficus qui entoure la dernière porte, Mébon oriental : Temple "montagne", petite grimpette et Pre Rup : Egalement temple "montagne". Très belle vue au Sud, au niveau de la route. Après midi : Thomanon : Beau petit temple, Ta keo : temple "montagne". Absence de sculptures et éventuellement à proximité le Ta Nei, non restauré mais avec de belles sculptures.
Le 22/03 : Siem Reap Matin : Ta Phrom : Commencer la visite le plus tôt possible, Banteay Kdei, Sra Srang : en face du Banteay Kdei voir la petite terrasse et Prasat Kravan : Il ne s’agit pas d’un temple mais de cinq tours en briques, dans la tour centrale il y a des sculptures. Après midi : Bayon : visite générale, Terrasse des Eléphants, et Terrasse du Roi Lépreux : Au Nord de la Terrasse des Eléphants, prendre à gauche puis le passage à droite pour voir le mur intérieur. Très belles sculptures.
Le 23/03 : Siem Reap Matin : Groupe de Roluos : a 13 km de siem reap (Lolei, Prah ko, Bakong) et Visite du village sur pilotis de Kompong Pluk, balade de 2h00 en bateau (prix pour le bateau 20$) Repas en cours de route Après midi : après la visite retour sur Siem Reap
Le 24/03 : Siem Reap Matin : Banteay Srei : Petit temple en grès rose, composé de plusieurs bâtiments avec de magnifiques sculptures. Continuation par la route pour le Kbal Spean ou "Rivière aux Millle Linga". Repas dans le coin. Après midi : Banteay Samre : beau temple bien restauré
Le 25/03 : Siem Reap Matin : Beng Méaléa : Assez éloigné de SR environ 2h00 de route en tuktuk. Ce temple n'a pas été restauré. Après midi : Retour sur Siem Reap
Le 26/03 : Siem Reap Matin : Angkor Thom : par la porte sud, Bayon : bas-reliefs. Il y a deux galeries de bas-reliefs. Les bas-reliefs de la galerie extérieure sont plus intéressants (voir éventuellement ceux de la galerie intérieure). Petite balade en forêt pour voir, Tep Pranam, Prah Palilay, Phimeanakas : Palais Royal avec basins Après midi : Baphuon : Actuellement en restauration par l'E.F.E.O. Y aller avant 15h00 pour voir la progression des travaux (avec explications).
Le 27/03 : Siem Reap Matin : Angkor Vat visite générale (2h00 de visite voire plus) puis commencement de la visite des "bas-reliefs" Après midi : Angkor Vat : fin de la visite des bas-reliefs
Le 28/04 : Trajet Siem Reap à Battambang
Le 29/04 : Visite de Battambang et alentour (temple, musée, pagode, rizière, etc.)
Le 30/04 : trajet en bateau de Battambang à Siem Reap
Le 31/04 : trajet en bus Siem Reap à Phnom Penh Arrivée à midi à côté du marché russe. Après midi : le Wat Phnom, la pagode argentée et le palais royal, mais par contre tenue correcte exigée, le prix est de 6$. Le bord du Mékong est agréable pour une promenade en début de soirée.
Le 01/04 : Phnom Penh à île de la soie (Koh Dach)
Le 02/04 : Ile de la soie à Phnom Penh en début d’après midi Visite du marché russe et achat…
Le 03/04 : Phnom penh visite
Le 04/04 : Phnom penh visite
Le 05/05 : promenade au sud de Phnom penh
Le 06/05 : Phnom penh à Sankouville
Le 07/04 : Visite de Sankouville (plage entre autre)
Le 08/04 : Visite de Sankouville (plage entre autre)
Le 09/04 : Trajet de Sankouville à Kampot et à Kep
Le 10/04 : Bâteau de Kep à île du lapin
Le 11/04 : ile du lapin à une autre… puis retour à l’île du lapin puis Kep
Le 12/04 : Kep à Phonm penh
Le 13/04 : bateau de Phnom Penh à Siem reap
Le 14/04 : nouvel an kmère
Le 15/04 : nouvel an kmère
Le 16 /04 : nouvel an kmère
Le 17/04 : promenade dans les environs de Siem Reap (ferme de la soie, rizière, village, etc…)
Le 18/04 : retour sur Paris
Voilà, ce que l'on pense faire. Dites nous si c'est faisable ou non, que doit on faire de plus ou de moins. Sincères salutations Kati et JB
Voilà, on arrive le 20 mars 2008 à 9H50 à Siem reap et on repart le 18 avril de Siem Reap.
Nous pensons faire ce parcours, qu’en pensez vous ? Certaines informations proviennent du forum, et de site sur le Cambodge.
Le 20/03 arrivée à Siem Reap, prise de contact avec le pays, la population. Achat du loneglyplanet (3$ environ) et du livre Angkor cité khmère, de Claude Jacques (5$ maxi) Après midi soit le marché, soit le village de pécheur sur le Tonlé Sap
Le 21/03 Pass 7 jours pour les temples (60$ + photo à prévoir) Matin : Prah Khan, Neak Pean : bassin avec "chapelles" déversoir, Ta Som : Belles sculptures, aller jusqu'au bout pour voir le ficus qui entoure la dernière porte, Mébon oriental : Temple "montagne", petite grimpette et Pre Rup : Egalement temple "montagne". Très belle vue au Sud, au niveau de la route. Après midi : Thomanon : Beau petit temple, Ta keo : temple "montagne". Absence de sculptures et éventuellement à proximité le Ta Nei, non restauré mais avec de belles sculptures.
Le 22/03 : Siem Reap Matin : Ta Phrom : Commencer la visite le plus tôt possible, Banteay Kdei, Sra Srang : en face du Banteay Kdei voir la petite terrasse et Prasat Kravan : Il ne s’agit pas d’un temple mais de cinq tours en briques, dans la tour centrale il y a des sculptures. Après midi : Bayon : visite générale, Terrasse des Eléphants, et Terrasse du Roi Lépreux : Au Nord de la Terrasse des Eléphants, prendre à gauche puis le passage à droite pour voir le mur intérieur. Très belles sculptures.
Le 23/03 : Siem Reap Matin : Groupe de Roluos : a 13 km de siem reap (Lolei, Prah ko, Bakong) et Visite du village sur pilotis de Kompong Pluk, balade de 2h00 en bateau (prix pour le bateau 20$) Repas en cours de route Après midi : après la visite retour sur Siem Reap
Le 24/03 : Siem Reap Matin : Banteay Srei : Petit temple en grès rose, composé de plusieurs bâtiments avec de magnifiques sculptures. Continuation par la route pour le Kbal Spean ou "Rivière aux Millle Linga". Repas dans le coin. Après midi : Banteay Samre : beau temple bien restauré
Le 25/03 : Siem Reap Matin : Beng Méaléa : Assez éloigné de SR environ 2h00 de route en tuktuk. Ce temple n'a pas été restauré. Après midi : Retour sur Siem Reap
Le 26/03 : Siem Reap Matin : Angkor Thom : par la porte sud, Bayon : bas-reliefs. Il y a deux galeries de bas-reliefs. Les bas-reliefs de la galerie extérieure sont plus intéressants (voir éventuellement ceux de la galerie intérieure). Petite balade en forêt pour voir, Tep Pranam, Prah Palilay, Phimeanakas : Palais Royal avec basins Après midi : Baphuon : Actuellement en restauration par l'E.F.E.O. Y aller avant 15h00 pour voir la progression des travaux (avec explications).
Le 27/03 : Siem Reap Matin : Angkor Vat visite générale (2h00 de visite voire plus) puis commencement de la visite des "bas-reliefs" Après midi : Angkor Vat : fin de la visite des bas-reliefs
Le 28/04 : Trajet Siem Reap à Battambang
Le 29/04 : Visite de Battambang et alentour (temple, musée, pagode, rizière, etc.)
Le 30/04 : trajet en bateau de Battambang à Siem Reap
Le 31/04 : trajet en bus Siem Reap à Phnom Penh Arrivée à midi à côté du marché russe. Après midi : le Wat Phnom, la pagode argentée et le palais royal, mais par contre tenue correcte exigée, le prix est de 6$. Le bord du Mékong est agréable pour une promenade en début de soirée.
Le 01/04 : Phnom Penh à île de la soie (Koh Dach)
Le 02/04 : Ile de la soie à Phnom Penh en début d’après midi Visite du marché russe et achat…
Le 03/04 : Phnom penh visite
Le 04/04 : Phnom penh visite
Le 05/05 : promenade au sud de Phnom penh
Le 06/05 : Phnom penh à Sankouville
Le 07/04 : Visite de Sankouville (plage entre autre)
Le 08/04 : Visite de Sankouville (plage entre autre)
Le 09/04 : Trajet de Sankouville à Kampot et à Kep
Le 10/04 : Bâteau de Kep à île du lapin
Le 11/04 : ile du lapin à une autre… puis retour à l’île du lapin puis Kep
Le 12/04 : Kep à Phonm penh
Le 13/04 : bateau de Phnom Penh à Siem reap
Le 14/04 : nouvel an kmère
Le 15/04 : nouvel an kmère
Le 16 /04 : nouvel an kmère
Le 17/04 : promenade dans les environs de Siem Reap (ferme de la soie, rizière, village, etc…)
Le 18/04 : retour sur Paris
Voilà, ce que l'on pense faire. Dites nous si c'est faisable ou non, que doit on faire de plus ou de moins. Sincères salutations Kati et JB
S'installer au Sri Lanka English translation pending
Bonjour,
Je me presente, Laurent (actuellement dans le S-E de la France), à l'approche de mes 40 ans (je sais, c'est moche🙁) après avoir passé du temps à l'étranger, j'ai décidé d'essayer de m'installer au Sri Lanka.
J'ai découvert le surf il y a 10 ans, et depuis je voyageais en fonction des vagues.(Sud de l'Europe, Maroc, Maurice, Reunion, Costa Rica...)
Alors après avoir hésité sur plusieurs destinations, mon choix c'est arrêté sur le Sri Lanka. J'ai mon billet d'avion (départ le 4 janvier 2008) et me lance dans la recherche d'un lieu (entre Kalutara et Matara) où débuter une activité dans l'accueil de touriste (Hotel, surf camp, Guest House).
J'ai vu des sujets dans le forum sur les modalités pour avoir une activité commerciale au Sri Lanka, mais ma demande serait d'avoir plutôt des liens avec des français déjà installés là bas ou des personnes pouvant m'apporter des conseils pratiques (les sales plans à éviter lorsqu'on achète, des adresses pour enregistrer son activité (avocats), les déconvenus que l'on peut rencontrer...)
J'attends avec impatience vos reponses, conseils, avis, expériences.😉 Bonne journée.
Alors après avoir hésité sur plusieurs destinations, mon choix c'est arrêté sur le Sri Lanka. J'ai mon billet d'avion (départ le 4 janvier 2008) et me lance dans la recherche d'un lieu (entre Kalutara et Matara) où débuter une activité dans l'accueil de touriste (Hotel, surf camp, Guest House).
J'ai vu des sujets dans le forum sur les modalités pour avoir une activité commerciale au Sri Lanka, mais ma demande serait d'avoir plutôt des liens avec des français déjà installés là bas ou des personnes pouvant m'apporter des conseils pratiques (les sales plans à éviter lorsqu'on achète, des adresses pour enregistrer son activité (avocats), les déconvenus que l'on peut rencontrer...)
J'attends avec impatience vos reponses, conseils, avis, expériences.😉 Bonne journée.
Vivre en Côte d'Ivoire English translation pending
Vivre en cote d'ivoire ... quelles conditions de vie pour un europeen ?
Coût maison périphérie abidjan sécurisé mais pas quartier grand luxe type 2 chambres - salon -cuisine - salle de bain - wc ?
Coût connection internet ? adsl ? Installation ... Abonnement
Coût éléctricité ? installation .... cout mensuel moyen ?
Frais de déplacement taxi ...
Frais mensuel moyen pour nourrir une famille de 3 personnes ?
Merci a tous
Merci a tous
Différences entre le Cameroun et le Gabon? English translation pending
Bonjour à vous tous !!
Il y a quelques mois nous avions la possiblitée de pouvoir aller travailler au gabon ( cela ne c'est pas fait !) et aujourd'hui ce présente une opportunité d'aller pi être au Cameroun !!!
Pourriez vous me dire dans les grandes lignes quelles sont les différences entre ces 2 pays ?? Le Cameroun est il reconnu comme un pays cher comme le Gabon ?? esce un pays stable ???
Combien faut il compter pour vivre " royal " a Douala ?? combien coute en location une Belle Maison ( avec piscine c'est possible ??) ? ou à l'achat ?
Y a t il la plage à Douala ?? Y a t il bcp d'expat ??
les écoles sont bien ?? les colléges ??
les médecins ?? ( orthodentiste !!!!!! very important )
que nous conseilleriez vous franchement ?? GABON ou CAMEROUN ????
Nous sommes complétement ignares sur ce Pays !!
Toutes les réponses seront les bienvenus !!
merci
Il y a quelques mois nous avions la possiblitée de pouvoir aller travailler au gabon ( cela ne c'est pas fait !) et aujourd'hui ce présente une opportunité d'aller pi être au Cameroun !!!
Pourriez vous me dire dans les grandes lignes quelles sont les différences entre ces 2 pays ?? Le Cameroun est il reconnu comme un pays cher comme le Gabon ?? esce un pays stable ???
Combien faut il compter pour vivre " royal " a Douala ?? combien coute en location une Belle Maison ( avec piscine c'est possible ??) ? ou à l'achat ?
Y a t il la plage à Douala ?? Y a t il bcp d'expat ??
les écoles sont bien ?? les colléges ??
les médecins ?? ( orthodentiste !!!!!! very important )
que nous conseilleriez vous franchement ?? GABON ou CAMEROUN ????
Nous sommes complétement ignares sur ce Pays !!
Toutes les réponses seront les bienvenus !!
merci
Que dois-je emmener pour partir vivre à Papeete? English translation pending
Bonjour à tous, je suis étudiante infirmière, dès la fin de mes études d'ici 5 mois, je vais aller vivre à Tahiti, je connais plein de trucs pour partir, mais que dois-je emmener d'essentiel étant donné que le poids des bagages est limité à 46 kgs en 2 valises?
Je sais qu'on peut acheter certaines choses sur place, mais pour le reste?? Qu'est ce qu'il est impt d'amener??
Merci d'avance
Espoir sur la situation en Zimbabwe? English translation pending
Bonjour à tous.
Je réfléchis à un éventuel voyage en Afrique Australe pour notre été 2008.
Nous avons déjà un peu parcouru l'est de l'Afrique du Sud et la Namibie (sauf Kaokoland).
Les paysages et la faune du Zimbabwe m'attirent mais en faison une recherche sur ce pays, la situation économique et politique ne parait pas facile MAIS il n'y a pas de post récent.
Est-ce que par hasard il n'y auarit pas une lueur d'espoir à l'horizon?
L'idée serait de passer par une agence locale pour nous déplacer avec une voiture (un 4X4?) et son chauffeur (nécessaire pour trouver de l'essence?)
Nous voyageons en famille avec nos 3 enfants de 11, 12 et 13 ans.
Merci de me dire ce que vous en pensez!
Marie
Croisière sur le Carnival Valor pour le Bélize, Grand Cayman, Costa Maya et Honduras English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 13 mai sur le Carnival Valor pour le Bélize, Grand Cayman, Costa Maya et Honduras.
Notre chambre avec balcon est située derrière le bateau c bon ? Ou on devrais demander un changement ?
J'aimerais savoir si c'est mieux de réserver d'avance pour la plongée au Roatan ?
Est-ce que c'est chic tous les soirs sur ce bateau ? Est-ce que c'est frisquet à la salle à dîner ?
Est-ce que vous savez si il y a un endroit dans ces destinations ou on peut faire un parcours de golf ?
Au Belize, j'ai entendu parler d'un genre d'Arbraska quelqu'un l'a déjà fait ?
Merci beaucoup
Marie (J’ai aussi visité l’ouest du Canada et des États-unis (Californie et Grand Canyon plusieurs fois), la Jamaïque, les Bahamas et le Mexique (Cozumel et Riviera Maya).
Notre chambre avec balcon est située derrière le bateau c bon ? Ou on devrais demander un changement ?
J'aimerais savoir si c'est mieux de réserver d'avance pour la plongée au Roatan ?
Est-ce que c'est chic tous les soirs sur ce bateau ? Est-ce que c'est frisquet à la salle à dîner ?
Est-ce que vous savez si il y a un endroit dans ces destinations ou on peut faire un parcours de golf ?
Au Belize, j'ai entendu parler d'un genre d'Arbraska quelqu'un l'a déjà fait ?
Merci beaucoup
Marie (J’ai aussi visité l’ouest du Canada et des États-unis (Californie et Grand Canyon plusieurs fois), la Jamaïque, les Bahamas et le Mexique (Cozumel et Riviera Maya).
Travailler en saison aux Antilles à St Barth English translation pending
si des personnes ont besoin d informations pour partir vivre et bosser en saison a st barth aux antilles ou tout symplement y aller en vacances, n hésitez pas a me poser des questions. J ai fait deux saisons dos a dos en hotellerie de luxe la-bas, plein de boulot pas trop de logement donc le conseil ultime surtout pour la premiere saison c est etre loge (mal loge certes mais loge par un hotel) puis trouver des colloc sympa; la saison d hivers etant super, la saison ete etant plutot calme rien a voir avec le feu des fetes de fins d annee et du carnaval!
Le soleil toute l annee, la mer azur, le fun tout les soirs la fete on se connait tous sur une ile dé 25 km carre, un bronzage eclatant, des sports nautiques si vous savez vous debrouiller gratos ski nauique, bateau, plongee etc bref un paradis mais il faut quand meme garder les pieds sur terre et connecte avec la realite, beaucoup perdent pieds, pas moi mais c est super agreable!! du coup je pense entrer au club med!! pour decouvrir aussi d autres lieux magiques!!😉
Recherche agence immobilière sérieuse pour acheter un appartement au Maroc English translation pending
Je recherche des agences immobilières sérieuses, pour acheter un appartement soit sur Marrakech, soit sur essaouira, 1 ou 2 chambres.
Merci a vous
Merci a vous
Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? English translation pending
Je cherche un randonneur qui a une expérience des (très) basses températures à vélo.
Mes questions porteraient autant sur le matériel (habillement, roulement avec graisse spéciale, etc) que sur son expérience de voyage, dans une région polaire ou montagneuse en hiver.
J'ai parcouru des dizaines et des dizaines d'articles et de thèmes de discussion sur ce forum, sans trouver. Comme le forum semble bien fréquenté, je pense avoir une petite chance. Manifestez-vous!
J'ai parcouru des dizaines et des dizaines d'articles et de thèmes de discussion sur ce forum, sans trouver. Comme le forum semble bien fréquenté, je pense avoir une petite chance. Manifestez-vous!
Vivre à Marrakech et au Maroc pour connaître le pays avant de s'y installer English translation pending
Je vais me répéter dans cette nouvelle discussion, mais, ce Forum est vraiment positif et il faudrait un prix récompensant certains de ses adhérents, tant leurs conseils, coups de gueule et enthousiasme font qu'on se sent moins idiot, plus informé et moins inconscient après les avoir lus. Voilà la décision est prise; je pars fin Février à Marrakech et cela pour une période de 3 mois. Mon mari et moi, ne connaissons Marrakech et certains coins du Maroc que comme touristes. C'est pourquoi, j'ai compris que je devais consacrer à ce pays un certain temps afin de faire sa connaissance et essayer d'apprendre et de comprendre ce qui n'est pas seulement une facilité de vie (vie pas chère) mais une culture, une façon de vivre et de penser. Je suis toujours ouverte à tous conseils et si des personnes habitant Marrakech acceptaient de m'accorder un peu de leurs temps, lorsque je serais sur place et de me donner des conseils qui me ferait avancer, je le prendrais comme un vrai cadeau. Je promets à toute personne qui serait un peu dans le même cas que le notre – trouver un pays où on peut s'exprimer en français et y vivre heureux sans obligatoirement avoir un challenge lucratif – de tout dire sur cette expérience qui m'attend. Je dirai en toute franchise, la façon dont j'ai été reçue dans la maison d'hôtes, les contactes que j'aurai eu, en vu d'acheter (peut- être) un riad, la facilité ou la difficulté à rencontrer des Marocains et des Métropolitains afin d'établir un relationnel positif. Bref toutes les questions que l'on peut se poser. Merci encore à ceux qui ont accepté de me donner quelques directives. Je continuerai, de toute façon, à lire toutes les discussions concernant le Maroc. A bientôt
Excursion à Olympie (Grèce) et Limassol (Chypre) par nos propres moyens English translation pending
Je fais la croisière du Concordia du 8 décembre. Pour l'escale de Katakolon je voudrais aller au site d'Olympie par mes propres moyens. Est-il facile de louer une voiture? Est il préférable de prendre un taxi? Y a t il d'autres endroits intéressants à visiter dans les environs?
A Limassol nous voullons aussi faire l'excursion par nous même. Nous ne connaissons pas du tout Chypre. Peut-on louer facilement une voiture?...
Quelqu'un peut -il m'aider ?
Promotion sur la Singapore Airlines et nouveau produit à bord English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens d'aller voir sur le site de Singapore Airlines car je dois aller en Asie prochainement pour quelques vacances ...
J'ai vu qu'ils ont une promo pour le mois de novembre et décembre ( 600 et quelques euros sur Singapour ... ), alors qu'ils me semblent avoir reçu par enews qu'ils devaient bientot avoir un nouveau produit sur un nouvel avion ....
Est ce que vous avez des infos sur le nouveau produit ? Est ce que c'est en Business et en Eco ? En fait, je dois partir le 5 décembre, et je suis assez flexible sur la date ... mais leur promo va jusqu'au 6 je crois ... Est ce que j'ai une chance de tester leur nouveau produit au départ du maginifique ( !!!! ) terminal de CDG 1 ?
Merci pour vos lumières
Tyrolien
Je viens d'aller voir sur le site de Singapore Airlines car je dois aller en Asie prochainement pour quelques vacances ...
J'ai vu qu'ils ont une promo pour le mois de novembre et décembre ( 600 et quelques euros sur Singapour ... ), alors qu'ils me semblent avoir reçu par enews qu'ils devaient bientot avoir un nouveau produit sur un nouvel avion ....
Est ce que vous avez des infos sur le nouveau produit ? Est ce que c'est en Business et en Eco ? En fait, je dois partir le 5 décembre, et je suis assez flexible sur la date ... mais leur promo va jusqu'au 6 je crois ... Est ce que j'ai une chance de tester leur nouveau produit au départ du maginifique ( !!!! ) terminal de CDG 1 ?
Merci pour vos lumières
Tyrolien
Voyage d'affaire au Cameroun English translation pending
Je prévois fin novembre 1 voyage cours (mais je n'ai pas le choix) au CAMEROUN (DOUALA) afin de rencontrer des artisans, des entreprises d'export d'artisanat. Je suis gérante en France d'1 boutique d'objets déco et meubles en provenance d'Afrique. Je connais déjà Madagascar avec qui je travaille étroitement, et maintenant je souhaiterai travailler avec quelqu'un au CAMEROUN. Merci de vos réponse qui me seront d'1 grande utilité. Par la même occasion, où est-il intéressant de se loger confortablement, pas trop cher et surtout en sécurité à DOUALA ?😇
Vivre aux Philippines ou ailleurs? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerai avoir votre opinion sur un sujet qui n'est pas facile à traîter.
Ma femme est des Philippines et moi même je suis Français, son désir est de vouloir partir de son pays pour aller vivre ailleurs comme le Canada ou les Etats Unis . Moi par contre mon souhait est de vouloir vivre dans son pays et de faire des affaires, le problème est que nous ne sommes pas d'accord sur ce point! Alors que faire ??????? Si quelqu'un a déjà eu ce genre de problèmes similaires, j 'attends vos réponses et vos conseils avec impatience car une décision doit être de toute façon prise . Merci à tous par avance .
Ma femme est des Philippines et moi même je suis Français, son désir est de vouloir partir de son pays pour aller vivre ailleurs comme le Canada ou les Etats Unis . Moi par contre mon souhait est de vouloir vivre dans son pays et de faire des affaires, le problème est que nous ne sommes pas d'accord sur ce point! Alors que faire ??????? Si quelqu'un a déjà eu ce genre de problèmes similaires, j 'attends vos réponses et vos conseils avec impatience car une décision doit être de toute façon prise . Merci à tous par avance .
Rencontre le 9 et 10 septembre 2006 sur Marseille English translation pending
Salut à tous,
Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :
Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.
Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇
Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...
Hébergement : Alan et France chez Yann's family.
Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.
Yann
Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :
Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.
Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇
Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...
Hébergement : Alan et France chez Yann's family.
Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.
Yann