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Autotour de douze jours dans l'Ouest américain début avril English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare pour début avril un circuit de 12 jours dans l'ouest américain avec location de voiture (type Toyota Sienna) pour 6 adultes (3 couples d'env. 30 ans). Le but étant de voir pas mal de choses (dont absolument Arches) sans forcement approfondir. Je me suis arrêté sur le parcours ci-dessous. Je suis conscient que le début est très speed, c'est plus 2 jours de "liaison" vers Moab. Pensez-vous tout de même que ce circuit est réalisable dans d'assez bonnes conditions en terme de timing ? Merci pour vos avis.
D4 Départ France - Las Vegas L5 Bryce CanyonDépart de Las Vegas vers 8h pour Bryce, visite du parc l'aprem, couché de soleil sur l'amphithéâtre, nuit dans les hôtels du parc. 441 km - 5h de route M6 MoabDernier passage à Bryce Canyon au lever du jour, départ pour Moab, arrêt à quelques points de vue sur le trajet, hôtel à Moab. 444 km - 5h40 de route M7 MoabVisite de Arches, 2e nuit sur Moab. 80 km - 1h30 de route J8 Monument ValleyDépart de Moab vers 8h30 pour Monument Valley, sur la route petit détour au Gooseneck State Park, déjeuner à Mexican Hat , visite de MV l'après-midi, hôtel dans Monument Valley. 251 km - 4h10 de route - Si option pas Goosenecks : 238 km - 3h35 V9 PageDépart de Monument Valley, direction Page, Point de vue sur le Colorado : Horse shoe bend, balade au bord du Lake Powell, hôtel à Page. 200 km - 3h00 de route S10 PageVisite de Antelope Canyon, farniente, hôtel à Page. 50 km - 1h de route D11 Grand CanyonDépart de Page pour le Grand Canyon - South Rim, visite du parc (points de vue), hôtel dans le parc. 226 km - 3h40 de route L12 Las VegasPetite balade au lever du jour, départ du Grand Canyon pour Las Vegas via un bout de la route 66, hôtel sur le Strip, flânerie de nuit dans LV ou dodo si trajet épuisant. 465 km - 6h00 de route M13 Las VegasVisite de Valley of fire, retour en milieu d'aprem, visite des casinos le soir, animations sur le Strip... 250 km - 3h00 de route M14 Las VegasFarniente, visite du strip, shopping dans les Outlets Center. J15 Las VegasMatinée tranquille, retour voiture de loc, enregistrement à 14h - Départ 17h30 V16 Retour en France
Je prépare pour début avril un circuit de 12 jours dans l'ouest américain avec location de voiture (type Toyota Sienna) pour 6 adultes (3 couples d'env. 30 ans). Le but étant de voir pas mal de choses (dont absolument Arches) sans forcement approfondir. Je me suis arrêté sur le parcours ci-dessous. Je suis conscient que le début est très speed, c'est plus 2 jours de "liaison" vers Moab. Pensez-vous tout de même que ce circuit est réalisable dans d'assez bonnes conditions en terme de timing ? Merci pour vos avis.
D4 Départ France - Las Vegas L5 Bryce CanyonDépart de Las Vegas vers 8h pour Bryce, visite du parc l'aprem, couché de soleil sur l'amphithéâtre, nuit dans les hôtels du parc. 441 km - 5h de route M6 MoabDernier passage à Bryce Canyon au lever du jour, départ pour Moab, arrêt à quelques points de vue sur le trajet, hôtel à Moab. 444 km - 5h40 de route M7 MoabVisite de Arches, 2e nuit sur Moab. 80 km - 1h30 de route J8 Monument ValleyDépart de Moab vers 8h30 pour Monument Valley, sur la route petit détour au Gooseneck State Park, déjeuner à Mexican Hat , visite de MV l'après-midi, hôtel dans Monument Valley. 251 km - 4h10 de route - Si option pas Goosenecks : 238 km - 3h35 V9 PageDépart de Monument Valley, direction Page, Point de vue sur le Colorado : Horse shoe bend, balade au bord du Lake Powell, hôtel à Page. 200 km - 3h00 de route S10 PageVisite de Antelope Canyon, farniente, hôtel à Page. 50 km - 1h de route D11 Grand CanyonDépart de Page pour le Grand Canyon - South Rim, visite du parc (points de vue), hôtel dans le parc. 226 km - 3h40 de route L12 Las VegasPetite balade au lever du jour, départ du Grand Canyon pour Las Vegas via un bout de la route 66, hôtel sur le Strip, flânerie de nuit dans LV ou dodo si trajet épuisant. 465 km - 6h00 de route M13 Las VegasVisite de Valley of fire, retour en milieu d'aprem, visite des casinos le soir, animations sur le Strip... 250 km - 3h00 de route M14 Las VegasFarniente, visite du strip, shopping dans les Outlets Center. J15 Las VegasMatinée tranquille, retour voiture de loc, enregistrement à 14h - Départ 17h30 V16 Retour en France
Avis sur circuit Utah - Wyoming - South Dakota - Colorado en été 2010 English translation pending
Après avoir bossé dessus (mais quel plaisir) je vous soumets ma première version du circuit que je compte (que j'espère! si tout va bien) faire l'été prochain (sans doute fin juin/ début juillet 2010).
D'avance, merci pour toutes les remarques, suggestions que vous pourrez me faire. J'ai essayé de détailler le plus possible, mais bien sûr, rien n'est coulé dans le marbre, le mieux c'est quand même d'aviser sur place (notamment pour les marches dans les parcs). J'aime prendre mon temps et ne pas courir, seule une partie du trajet sera baclée à mon goût mais je pense que je peux difficilement faire autrement sachant que j'ai 2 endroits inamovibles les stars du voyage que sont Yellowstone et Moab! Bon, c'est parti:
Jour 1: Vol Paris - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
D'après ce que j'ai vu seul Delta Airlines assure des vols directs. Pour la location de voiture on verra plus tard.
Jour 2: Salt Lake City - Jackson (Nuit Jackson)
Le trajet se fera sans doute par l'US89 (via Logan, Montpelier...) plutôt que par l'I15. Ça a l'air plus sympa.
Jour 3: Journée à Grand Teton National Park (Nuit Jackson)
AM: Parcourir les Scenic Drive qui jalonnent le parc: Teton Park Road, Jenny Lake Scenic et Signal Mountain Road PM: Une petite rando, par exemple Taggart Lake (vu dans un carnet de voyages)
Jour 4: Jackson - Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: West Thumb PM: Old Faithful, Castle Geyser, Morning Glory Pool
Jour 5: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Lower Geyser Basin, Fountain Paint Pots, Grand Prismatic Spring, Midway Geyser Basin PM: Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Emerald Pool, Black Sand Basin
Jour 6: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Firehole Falls, Gibbon River falls, Terrace Spring PM: Monument Geyser Basin, Norris Geyser Basin
Jour 7: Yellowstone (Nuit Gardiner)
AM: Roaring Mountain, Golden Gate, The Hoodoos, Rustic Falls PM: Mammoth Hot Springs
Jour 8: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Lower Falls, Upper Falls, Inspiration Point & Artist Point PM: Lamar Valley pour voir les animaux
Jour 9: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Sulphur Caldron, Mud Volcano, Yellowstone Lake PM: Hayden Valley pour voir les animaux
Jour 10: Yellowstone - Beartooth Highway - Red Lodge - Cody (Nuit Cody)
Jour 11: Cody - Devil's Tower National Monument (Nuit Hulett)
Jour 12: Hulett - Keystone (Nuit Keystone)
AM: Arrêt à Deadwood PM: Mont Rushmore National Memorial
Jour 13: Journée à Badlands National Park
AM: Badlands Loop Road et une petite marche style Notch Trail PM: Badlands Loop Road puis retour à Keystone via Custer et Custer State Park
Jour 14: Keystone - Estes Park (Nuit Estes Park)
Grosse journée de voiture, on est 2 conducteurs
Jour 15: Estes Park - Moab (Nuit Moab)
Deuxième journée consécutive de voiture, traversée du Rocky Mountain National Park (pas de marche prévue) et UT128
Jour 16: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Park Avenue Viewpoint & Trail, Courthouse Tower Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Balances Rock, The Windows, Double Arch PM: (En fin d'après-midi pour laisser passer la vraisemblable grosse chaleur) Delicate Arch Trail
Jour 17: Canyonlands National Park - Island In The Sky (Nuit Moab)
AM: Mesa Arch, Shafer Canyon Overlook, Grand View Point, White Rim Overlook, Green River Overlook PM: (en fin d'aprem) Dead Horse Point State Park
Jour 18: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Sand Dune Arch, Devils Garden Trail PM: Fisher Towers sur UT128
Jour 19: Canyonlands National Park - The Needles (Nuit Moab)
AM: Needles & Anticline Overllok PM: Newspaper Rock, Wooden Shoe Overlook, Pothole Point Trail, Cave Spring, Big Spring Canyon Overlook
Jour 20: Moab - Torrey (Nuit Torrey)
AM: Goblin Valley State Park PM: Goosenecks Overlook + Sunset Point (Capitol Reef National Park)
Jour 21: Capitol Reef National Park (Nuit Torrey)
AM: Hickman Bridge Trail PM: Scenic Drive, Capitol Gorge Trail
Jour 22: Torrey - Escalante (Nuit Escalante)
AM: Burr Trail à Boulder PM: UT12 de Boulder à Escalante
Jour 23: Grand Staircase National Monument (Nuit Escalante)
AM: Hole In The Rock Road jusqu'à Devil's Garden PM: Kodachrome Basin State Park + Cottowood Canyon Road (Grovesnor Arch & Cottonwood Canyon)
Jour 24: Escalante - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
Jour 25: Vol Salt Lake City - Paris
The End 😛
D'avance, merci pour toutes les remarques, suggestions que vous pourrez me faire. J'ai essayé de détailler le plus possible, mais bien sûr, rien n'est coulé dans le marbre, le mieux c'est quand même d'aviser sur place (notamment pour les marches dans les parcs). J'aime prendre mon temps et ne pas courir, seule une partie du trajet sera baclée à mon goût mais je pense que je peux difficilement faire autrement sachant que j'ai 2 endroits inamovibles les stars du voyage que sont Yellowstone et Moab! Bon, c'est parti:
Jour 1: Vol Paris - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
D'après ce que j'ai vu seul Delta Airlines assure des vols directs. Pour la location de voiture on verra plus tard.
Jour 2: Salt Lake City - Jackson (Nuit Jackson)
Le trajet se fera sans doute par l'US89 (via Logan, Montpelier...) plutôt que par l'I15. Ça a l'air plus sympa.
Jour 3: Journée à Grand Teton National Park (Nuit Jackson)
AM: Parcourir les Scenic Drive qui jalonnent le parc: Teton Park Road, Jenny Lake Scenic et Signal Mountain Road PM: Une petite rando, par exemple Taggart Lake (vu dans un carnet de voyages)
Jour 4: Jackson - Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: West Thumb PM: Old Faithful, Castle Geyser, Morning Glory Pool
Jour 5: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Lower Geyser Basin, Fountain Paint Pots, Grand Prismatic Spring, Midway Geyser Basin PM: Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Emerald Pool, Black Sand Basin
Jour 6: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Firehole Falls, Gibbon River falls, Terrace Spring PM: Monument Geyser Basin, Norris Geyser Basin
Jour 7: Yellowstone (Nuit Gardiner)
AM: Roaring Mountain, Golden Gate, The Hoodoos, Rustic Falls PM: Mammoth Hot Springs
Jour 8: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Lower Falls, Upper Falls, Inspiration Point & Artist Point PM: Lamar Valley pour voir les animaux
Jour 9: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Sulphur Caldron, Mud Volcano, Yellowstone Lake PM: Hayden Valley pour voir les animaux
Jour 10: Yellowstone - Beartooth Highway - Red Lodge - Cody (Nuit Cody)
Jour 11: Cody - Devil's Tower National Monument (Nuit Hulett)
Jour 12: Hulett - Keystone (Nuit Keystone)
AM: Arrêt à Deadwood PM: Mont Rushmore National Memorial
Jour 13: Journée à Badlands National Park
AM: Badlands Loop Road et une petite marche style Notch Trail PM: Badlands Loop Road puis retour à Keystone via Custer et Custer State Park
Jour 14: Keystone - Estes Park (Nuit Estes Park)
Grosse journée de voiture, on est 2 conducteurs
Jour 15: Estes Park - Moab (Nuit Moab)
Deuxième journée consécutive de voiture, traversée du Rocky Mountain National Park (pas de marche prévue) et UT128
Jour 16: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Park Avenue Viewpoint & Trail, Courthouse Tower Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Balances Rock, The Windows, Double Arch PM: (En fin d'après-midi pour laisser passer la vraisemblable grosse chaleur) Delicate Arch Trail
Jour 17: Canyonlands National Park - Island In The Sky (Nuit Moab)
AM: Mesa Arch, Shafer Canyon Overlook, Grand View Point, White Rim Overlook, Green River Overlook PM: (en fin d'aprem) Dead Horse Point State Park
Jour 18: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Sand Dune Arch, Devils Garden Trail PM: Fisher Towers sur UT128
Jour 19: Canyonlands National Park - The Needles (Nuit Moab)
AM: Needles & Anticline Overllok PM: Newspaper Rock, Wooden Shoe Overlook, Pothole Point Trail, Cave Spring, Big Spring Canyon Overlook
Jour 20: Moab - Torrey (Nuit Torrey)
AM: Goblin Valley State Park PM: Goosenecks Overlook + Sunset Point (Capitol Reef National Park)
Jour 21: Capitol Reef National Park (Nuit Torrey)
AM: Hickman Bridge Trail PM: Scenic Drive, Capitol Gorge Trail
Jour 22: Torrey - Escalante (Nuit Escalante)
AM: Burr Trail à Boulder PM: UT12 de Boulder à Escalante
Jour 23: Grand Staircase National Monument (Nuit Escalante)
AM: Hole In The Rock Road jusqu'à Devil's Garden PM: Kodachrome Basin State Park + Cottowood Canyon Road (Grovesnor Arch & Cottonwood Canyon)
Jour 24: Escalante - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
Jour 25: Vol Salt Lake City - Paris
The End 😛
Flashback sur mon tour américain de 2008 English translation pending
Hello les ami(e)s,
En premier lieu, merci à tous les forumeurs qui m'ont aidé à monter ce projet. 🙂
Et à nos amis américains, toujours aussi sympas et serviables ! 🙂
Voilà 8 jours déjà que mon US Tour 2008 est derrière moi. Je vais essayer de le résumer en quelques phrases, sans photos (encore en plein triage, plus de 8000 et 15h de films). 😎 Pour ce voyage, je l'ai réalisé avec mon fils, Kevin.
Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo, pas trop chaud (surtout pour les parcs et Delicate Arche), des cieux teintés aux couleurs des nuages, bien plus beaux que s'ils avaient été bleus... Nous avons échappé au tremblement de terre de L.A. et aux inondations du Grand Canyon. 😎 Et à l'exception du Grand Canyon, la plupart des parcs étaient plus ou moins vides, sans trop de touristes.
Pour rappel, ce troisième voyage chez l'Oncle Sam traçait cet itinéraire initial. Je l'ai réservé avec l'aide d'une agence de voyages, Kuoni. Samedi 26 juillet - Départ avec un vol Swiss (Genève-NYC) 26 au 30 juillet - 4 nuits à l'hôtel Holiday Inn Midtown de NYC. Visites de Central Parc, Times Square, la 5th Avenue à pied, Ground Zero, Empire State Building, Rockfeller Building, le Marriott Marquis Hotel, Staten Island, Avatar, le plus fameux studio d'enregistrement encore en activité à NYC... 30 juillet - Train Amtrak NYC - Washington DC (Environ 2h30 de trajet) 30 - 31 juillet - 2 nuits à l'hôtel Hilton Washington situé à Georgetown 1er août - Vol intérieur - Washington DC - Las Vegas avec US Airways 2 août - Location pour 2 semaines d'un SUV 4x4 chez Dollar 1 - 3 août - 3 nuits au Flamingo 4 août - Las Vegas - Bryce Canyon NP, en passant par Zion NP (6h avec arrêts) Hôtel Best Western Ruby's Inn (1 nuit) 5 août - Bryce Canyon - Moab, en passant par Mossy Cave, Capitol Reef NP, route scénique US 12 (7h) Hôtel Best Western Greenwell (2 nuits) 6 août - Canyonlands NP (début de matinée), Dead Horse State Park (fin de matinée et début d'après-midi) et Arches NP (après-midi et début de soirée) 7 août - Moab - Monument Valley, en passant par Valley Of The Gods (4h) 1 nuit à l'hôtel Gouldings Lodge de Monument Valley 8 août - Monument Valley - Page (3h) 1 nuit au Lake Powell Resort 9 août - Page - Grand Canyon, en passant par Horseshoe Bend, Old Navajo Bridge et Lee's Ferry (5h) 10 août - Grand Canyon - Tucson avec détour sur la route 66 (6h) Deux nuits au Hilton El Conquistador 11 août - Sonora Desert Museum (matin), Saguaro NP (début d'après-midi) et Pima Air & Space Museum (après-midi). 12 août - Tucson - Los Angeles (7h) Quatre nuits au Hollywood Heights (ex Holiday Inn Hollywood - Situé à 10 minutes à pied du Chinese Theatre). Hollywood Blvd - Visite de deux studios d'enregistrements - Sunset Blvd - Rodeo Drive - Beverly Hills - Santa Monica - Manhattan Beach - Griffith Park -Capitol Records Tower... 16 août - Vol retour de Swiss (Los Angeles - Zurich - Genève)Voilà pour le programme réservé. On l'a plus ou moins bien réalisé.
Grosse déception, le vol annulé par US Airways (Washington DC - Las Vegas). L'avion est bloqué à Phoenix. Sur le moment, je n'étais pas du tout content et l'employé de US Airways devrait se souvenir de moi durant encore de nombreuses années. Par la suite, vu la catastrophe Spanair, je me dis qu'il vaut mieux annuler des vols si des problèmes techniques touchent des avions, ce qui semblait bien le cas pour nous ! US Airways nous a offert une nuit dans un bon hôtel, Best Western Airport et un vol de remplacement avec escale à Philadelphie. Nous avons bien failli louper le vol Philadelphie-Las Vegas, car le vol Washington DC-Philadelphie est parti avec près d'une heure de retard !!! 🤪
Si je peux vous donner un conseil, éviter à tout prix les vols avec escales. Préférez, même si ça peut être plus cher, les vols directs !
Et si possibilité, le train est un excellent moyen de transports. Dans notre cas, nous avons fait le trajet NYC - Washington DC en première classe. Peu de temps perdu car les trains respèctent bien leurs horaires et les gares sont situées en pleine ville. On évite ainsi les risques d'annulations que connaissent de plus en plus de vols aux Etats-Unis. Celui de Washington DC - Las Vegas me restera encore longtemps à travers la gorge. 😠
Grâce à mon contact chez Kuoni (il a bien mérité sa commission), la nuitée perdue au Flamingo me sera remboursée. Ce brave Monsieur s'est aussi donné beaucoup de peine pour me donner des renseignements complémentaires sur le vol de remplacement et pour modifier à distance la prise en charge de mon SUV à Vegas.
Sur mon itinéraire, peu de choses à redire. Certes, c'était un voyage actif et non passif. Avec mon fils, nous avons beaucoup bougé tout en profitant des hôtels. Ces derniers, je les ai choisi pour leurs qualités et leurs emplacements. Tous, sans exception, ont répondu à mes attentes, y compris le Hollywood Heights qui a racheté le Holiday Inn Hollywood ce printemps. Entièrement rénové, nous avons passé du bon temps dans cet hôtel et bien apprécié la piscine et le jacuzzi.
Comme j'ai une carte Miles & More, j'ai choisi en premier lieu des chaînes d'hôtels collaborant avec la Star Alliance (Hilton, Best Western, Holiday Inn). Toutes nous ont offertes de très belles chambres, deux lits, non fumeurs, avec jolies vues... Le Flamingo a aussi été une bonne surprise, 17ème étage, chambre rénovée, avec vue sur le Strip et la fontaine du Bellagio. Un vrai régal pour un prix correct. 😎
Lors de ce voyages, j'ai vérifié plusieurs infos glânées sur ce forum. Voici, selon moi, les plus intéressantes: Vue imprenable sur Ground Zero depuis le premier étage d'un Burger King ! Navette scénique pour photos et films qui relie Manhattan à Staten Island. La piscine située sur le toit du Holiday Inn Midtown est très appréciable. L'apéro au bar panoramique du Marriott Marquis Hotel (dernier étage du building) sur Times Square est inoubliable. Je l'avais découvert en 1988. La vue depuis le Rockfeller Building est plus intéressante que celle de l'Empire State Building, surtout pour le coucher de soleil. Et moins cher... Mossy Cave est une beauté à ne pas louper, surtout sa chute d'eau. Idem pour Dead Horse Point, Moky Dugway et Valley Of Gods. Moab et ses parcs nationaux méritent bien trois nuits au minimum. La marche qui nous amène à Delicate Arche mérite bien ses 45 minutes. Le Ken's Old West est bel et bien le resto country à découvrir sur Page. Le Stratosphere à Vegas est à faire, c'est là qu'on a rencontré Madseb (Sébastien) et sa charmante compagne ! On a passé une bonne soirée ensemble et fait un tour dans son Hummer... C'est un type très sympa. Tucson est bel et bien plus intéressant que Phoenix, il n'y a pas photo... Manhattan Beach est l'une des plus belles plages de Los Angeles. Santa Monica est vraiment agréable. C'est un lieu magnifique et très prisé. Le Griffith Park reste le must pour ce qui concerne la vue panoramique sur L.A. C'est gratuit, mais on peut donner quelques dollars pour le parking... (Voir ci-dessous pour mieux comprendre ma bonté).😉Voici quelques infos et conseils qui peuvent être utiles à ceux qui se rendront à Los Angeles. La circulation est toujours plus dense et ça roule très lentement en permanence. Eviter de prévoir des visites quelques heures avant un vol, ça peut être stressant au niveau du timing. Donner à manger à ces stupides bouffes sous qui ornent les trotoirs de L.A. Je me suis ramassé une première bûche au Guitar Center (un lieu culte pour tous les amateurs de grattes, situé sur Sunset Blvd). 45 dollars... 😕 Seconde bûche au Griffith Park où j'ai eu le culôt de parquer mon véhicule à contre-sens, près du parking principal. 40 dollars... 🏴☠️
Comme on peut contester nos amendes, mon gamin s'est fendu d'une très jolie lettre pour exposer notre défense. On verra bien le résultat, mais étant partiellement en tort (pas vraiment coupable au Griffith Park), je paierai mes 85 dollars sur le site de la ville de L.A. sans le moindre regret. Trop content de pouvoir sponsorisé les salaires de ces braves agents qui font la chasse aux véhicules mal parqués... Quel beau job... 😛
Au niveau du véhicule, rien à redire, un superbe Dodge Nitro noir qui nous a permis de réaliser près de 3000 miles sans le moindre soucis. Et l'essence est tellement bon marchée aux States que je ne regrette pas de louer de tels engins; même si celui de Madseb était bien plus gros que le mien !
Les routes en Utah, Arizona, Nevada et Californie sont pour la plupart scéniques. La 12 et la 24 sont les cerises sur le gâteau. J'ai eu beaucoup de plaisir à rouler sur ces routes américaines, souvent désertes, même au début du mois d'août !
Pour les restos, on s'est fait plusieurs Hard Rock Cafe (NYC, Washington DC, Las Vegas), le Anna Maria (très bon restaurant italien situé à Georgetown), le Ken's Old West à Page, le resto du Gouldings Lodge à Monument Valley... Aussi quelques McDo, Burger King, Pizza Hut et Subway que mon fils vénérait... 😛
Pour les achats, les jeans Levi's sont 60% moins cher qu'en Suisse. Quelques disques (musique native american au Grand Canyon) et blues, country et rock aux Virgin Megastore de NYC et L.A. Mais je dois bien reconnaître que les magasins de la chaîne Towers Records me manquent terriblement...
En résumé pour les lieux en rapport à notre US Tour 2008: NYC: Excitante par ses buildings. Sale, mauvaises odeurs mais inoubliable ! Une ville où on ne dort jamais. Pas le temps de s'ennuyer à New York ! Washington DC: Belle architecture, propre et agréable à visiter. Le Musée Air & Space est une pure merveille ! Arlington est émouvant à souhait ! Las Vegas: Toujours aussi branché et kitch. Les Parcs: De nombreux points de vues à visiter. J'ai beaucoup plus apprécié Bryce Canyon et Zion que dans le passé. Ces deux NP remontent dans mon estime. J'ai adoré redécouvrir Monument Valley et le Grand Canyon. Et aussi découvrir Arches, Canyonlands, Dead Horse, Valley Of Gods, Mossy Cave, Horseshoe Bend, Lake Powell... Tucson: Faudra que j'y repasse en 2008, il y a tant de merveilles à voir ! Los Angeles: L.A. reste ma destination de prédilection. Toujours de nouveaux sites à découvrir et toujours autant de plaisir à me trouver sur place. L.A. est pour moi l'étape indispensable à tous mes US Tours.Pour mon prochain voyage, je repasserai à Tucson pour compléter ma visite (Tombstone, Old Tucson Studios, Site Titan); mais aussi à L.A. pour faire une escapade à Downtown, Venice Beach et d'autres studios d'enregistrements.
Nous prendrons aussi plus de temps, quatre semaines au lieu de trois, et pour l'instant, l'US Tour 2010 débutera à Miami pour se poursuivre par Orlando Nashville, Tucson, Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Sequoia NP, Yosemite NP, San Francisco, Yellowstone, Mount Rushmore et Seattle.
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas !
A + les ami(e)s 😎
En premier lieu, merci à tous les forumeurs qui m'ont aidé à monter ce projet. 🙂
Et à nos amis américains, toujours aussi sympas et serviables ! 🙂
Voilà 8 jours déjà que mon US Tour 2008 est derrière moi. Je vais essayer de le résumer en quelques phrases, sans photos (encore en plein triage, plus de 8000 et 15h de films). 😎 Pour ce voyage, je l'ai réalisé avec mon fils, Kevin.
Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo, pas trop chaud (surtout pour les parcs et Delicate Arche), des cieux teintés aux couleurs des nuages, bien plus beaux que s'ils avaient été bleus... Nous avons échappé au tremblement de terre de L.A. et aux inondations du Grand Canyon. 😎 Et à l'exception du Grand Canyon, la plupart des parcs étaient plus ou moins vides, sans trop de touristes.
Pour rappel, ce troisième voyage chez l'Oncle Sam traçait cet itinéraire initial. Je l'ai réservé avec l'aide d'une agence de voyages, Kuoni. Samedi 26 juillet - Départ avec un vol Swiss (Genève-NYC) 26 au 30 juillet - 4 nuits à l'hôtel Holiday Inn Midtown de NYC. Visites de Central Parc, Times Square, la 5th Avenue à pied, Ground Zero, Empire State Building, Rockfeller Building, le Marriott Marquis Hotel, Staten Island, Avatar, le plus fameux studio d'enregistrement encore en activité à NYC... 30 juillet - Train Amtrak NYC - Washington DC (Environ 2h30 de trajet) 30 - 31 juillet - 2 nuits à l'hôtel Hilton Washington situé à Georgetown 1er août - Vol intérieur - Washington DC - Las Vegas avec US Airways 2 août - Location pour 2 semaines d'un SUV 4x4 chez Dollar 1 - 3 août - 3 nuits au Flamingo 4 août - Las Vegas - Bryce Canyon NP, en passant par Zion NP (6h avec arrêts) Hôtel Best Western Ruby's Inn (1 nuit) 5 août - Bryce Canyon - Moab, en passant par Mossy Cave, Capitol Reef NP, route scénique US 12 (7h) Hôtel Best Western Greenwell (2 nuits) 6 août - Canyonlands NP (début de matinée), Dead Horse State Park (fin de matinée et début d'après-midi) et Arches NP (après-midi et début de soirée) 7 août - Moab - Monument Valley, en passant par Valley Of The Gods (4h) 1 nuit à l'hôtel Gouldings Lodge de Monument Valley 8 août - Monument Valley - Page (3h) 1 nuit au Lake Powell Resort 9 août - Page - Grand Canyon, en passant par Horseshoe Bend, Old Navajo Bridge et Lee's Ferry (5h) 10 août - Grand Canyon - Tucson avec détour sur la route 66 (6h) Deux nuits au Hilton El Conquistador 11 août - Sonora Desert Museum (matin), Saguaro NP (début d'après-midi) et Pima Air & Space Museum (après-midi). 12 août - Tucson - Los Angeles (7h) Quatre nuits au Hollywood Heights (ex Holiday Inn Hollywood - Situé à 10 minutes à pied du Chinese Theatre). Hollywood Blvd - Visite de deux studios d'enregistrements - Sunset Blvd - Rodeo Drive - Beverly Hills - Santa Monica - Manhattan Beach - Griffith Park -Capitol Records Tower... 16 août - Vol retour de Swiss (Los Angeles - Zurich - Genève)Voilà pour le programme réservé. On l'a plus ou moins bien réalisé.
Grosse déception, le vol annulé par US Airways (Washington DC - Las Vegas). L'avion est bloqué à Phoenix. Sur le moment, je n'étais pas du tout content et l'employé de US Airways devrait se souvenir de moi durant encore de nombreuses années. Par la suite, vu la catastrophe Spanair, je me dis qu'il vaut mieux annuler des vols si des problèmes techniques touchent des avions, ce qui semblait bien le cas pour nous ! US Airways nous a offert une nuit dans un bon hôtel, Best Western Airport et un vol de remplacement avec escale à Philadelphie. Nous avons bien failli louper le vol Philadelphie-Las Vegas, car le vol Washington DC-Philadelphie est parti avec près d'une heure de retard !!! 🤪
Si je peux vous donner un conseil, éviter à tout prix les vols avec escales. Préférez, même si ça peut être plus cher, les vols directs !
Et si possibilité, le train est un excellent moyen de transports. Dans notre cas, nous avons fait le trajet NYC - Washington DC en première classe. Peu de temps perdu car les trains respèctent bien leurs horaires et les gares sont situées en pleine ville. On évite ainsi les risques d'annulations que connaissent de plus en plus de vols aux Etats-Unis. Celui de Washington DC - Las Vegas me restera encore longtemps à travers la gorge. 😠
Grâce à mon contact chez Kuoni (il a bien mérité sa commission), la nuitée perdue au Flamingo me sera remboursée. Ce brave Monsieur s'est aussi donné beaucoup de peine pour me donner des renseignements complémentaires sur le vol de remplacement et pour modifier à distance la prise en charge de mon SUV à Vegas.
Sur mon itinéraire, peu de choses à redire. Certes, c'était un voyage actif et non passif. Avec mon fils, nous avons beaucoup bougé tout en profitant des hôtels. Ces derniers, je les ai choisi pour leurs qualités et leurs emplacements. Tous, sans exception, ont répondu à mes attentes, y compris le Hollywood Heights qui a racheté le Holiday Inn Hollywood ce printemps. Entièrement rénové, nous avons passé du bon temps dans cet hôtel et bien apprécié la piscine et le jacuzzi.
Comme j'ai une carte Miles & More, j'ai choisi en premier lieu des chaînes d'hôtels collaborant avec la Star Alliance (Hilton, Best Western, Holiday Inn). Toutes nous ont offertes de très belles chambres, deux lits, non fumeurs, avec jolies vues... Le Flamingo a aussi été une bonne surprise, 17ème étage, chambre rénovée, avec vue sur le Strip et la fontaine du Bellagio. Un vrai régal pour un prix correct. 😎
Lors de ce voyages, j'ai vérifié plusieurs infos glânées sur ce forum. Voici, selon moi, les plus intéressantes: Vue imprenable sur Ground Zero depuis le premier étage d'un Burger King ! Navette scénique pour photos et films qui relie Manhattan à Staten Island. La piscine située sur le toit du Holiday Inn Midtown est très appréciable. L'apéro au bar panoramique du Marriott Marquis Hotel (dernier étage du building) sur Times Square est inoubliable. Je l'avais découvert en 1988. La vue depuis le Rockfeller Building est plus intéressante que celle de l'Empire State Building, surtout pour le coucher de soleil. Et moins cher... Mossy Cave est une beauté à ne pas louper, surtout sa chute d'eau. Idem pour Dead Horse Point, Moky Dugway et Valley Of Gods. Moab et ses parcs nationaux méritent bien trois nuits au minimum. La marche qui nous amène à Delicate Arche mérite bien ses 45 minutes. Le Ken's Old West est bel et bien le resto country à découvrir sur Page. Le Stratosphere à Vegas est à faire, c'est là qu'on a rencontré Madseb (Sébastien) et sa charmante compagne ! On a passé une bonne soirée ensemble et fait un tour dans son Hummer... C'est un type très sympa. Tucson est bel et bien plus intéressant que Phoenix, il n'y a pas photo... Manhattan Beach est l'une des plus belles plages de Los Angeles. Santa Monica est vraiment agréable. C'est un lieu magnifique et très prisé. Le Griffith Park reste le must pour ce qui concerne la vue panoramique sur L.A. C'est gratuit, mais on peut donner quelques dollars pour le parking... (Voir ci-dessous pour mieux comprendre ma bonté).😉Voici quelques infos et conseils qui peuvent être utiles à ceux qui se rendront à Los Angeles. La circulation est toujours plus dense et ça roule très lentement en permanence. Eviter de prévoir des visites quelques heures avant un vol, ça peut être stressant au niveau du timing. Donner à manger à ces stupides bouffes sous qui ornent les trotoirs de L.A. Je me suis ramassé une première bûche au Guitar Center (un lieu culte pour tous les amateurs de grattes, situé sur Sunset Blvd). 45 dollars... 😕 Seconde bûche au Griffith Park où j'ai eu le culôt de parquer mon véhicule à contre-sens, près du parking principal. 40 dollars... 🏴☠️
Comme on peut contester nos amendes, mon gamin s'est fendu d'une très jolie lettre pour exposer notre défense. On verra bien le résultat, mais étant partiellement en tort (pas vraiment coupable au Griffith Park), je paierai mes 85 dollars sur le site de la ville de L.A. sans le moindre regret. Trop content de pouvoir sponsorisé les salaires de ces braves agents qui font la chasse aux véhicules mal parqués... Quel beau job... 😛
Au niveau du véhicule, rien à redire, un superbe Dodge Nitro noir qui nous a permis de réaliser près de 3000 miles sans le moindre soucis. Et l'essence est tellement bon marchée aux States que je ne regrette pas de louer de tels engins; même si celui de Madseb était bien plus gros que le mien !
Les routes en Utah, Arizona, Nevada et Californie sont pour la plupart scéniques. La 12 et la 24 sont les cerises sur le gâteau. J'ai eu beaucoup de plaisir à rouler sur ces routes américaines, souvent désertes, même au début du mois d'août !
Pour les restos, on s'est fait plusieurs Hard Rock Cafe (NYC, Washington DC, Las Vegas), le Anna Maria (très bon restaurant italien situé à Georgetown), le Ken's Old West à Page, le resto du Gouldings Lodge à Monument Valley... Aussi quelques McDo, Burger King, Pizza Hut et Subway que mon fils vénérait... 😛
Pour les achats, les jeans Levi's sont 60% moins cher qu'en Suisse. Quelques disques (musique native american au Grand Canyon) et blues, country et rock aux Virgin Megastore de NYC et L.A. Mais je dois bien reconnaître que les magasins de la chaîne Towers Records me manquent terriblement...
En résumé pour les lieux en rapport à notre US Tour 2008: NYC: Excitante par ses buildings. Sale, mauvaises odeurs mais inoubliable ! Une ville où on ne dort jamais. Pas le temps de s'ennuyer à New York ! Washington DC: Belle architecture, propre et agréable à visiter. Le Musée Air & Space est une pure merveille ! Arlington est émouvant à souhait ! Las Vegas: Toujours aussi branché et kitch. Les Parcs: De nombreux points de vues à visiter. J'ai beaucoup plus apprécié Bryce Canyon et Zion que dans le passé. Ces deux NP remontent dans mon estime. J'ai adoré redécouvrir Monument Valley et le Grand Canyon. Et aussi découvrir Arches, Canyonlands, Dead Horse, Valley Of Gods, Mossy Cave, Horseshoe Bend, Lake Powell... Tucson: Faudra que j'y repasse en 2008, il y a tant de merveilles à voir ! Los Angeles: L.A. reste ma destination de prédilection. Toujours de nouveaux sites à découvrir et toujours autant de plaisir à me trouver sur place. L.A. est pour moi l'étape indispensable à tous mes US Tours.Pour mon prochain voyage, je repasserai à Tucson pour compléter ma visite (Tombstone, Old Tucson Studios, Site Titan); mais aussi à L.A. pour faire une escapade à Downtown, Venice Beach et d'autres studios d'enregistrements.
Nous prendrons aussi plus de temps, quatre semaines au lieu de trois, et pour l'instant, l'US Tour 2010 débutera à Miami pour se poursuivre par Orlando Nashville, Tucson, Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Sequoia NP, Yosemite NP, San Francisco, Yellowstone, Mount Rushmore et Seattle.
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas !
A + les ami(e)s 😎
Deux semaines sur la côte ouest américaine à la mi-décembre English translation pending
bonjour tt le monde,
je compte partir en voyage de noces du coté de la cote ouest pour 14 jours, j'ai deja parcouru les posts mais ce sera une premiere pour ma femme et moi, quels conseils auriez vous pour nous, les hotels a frequenter, les circuits a suivre(sans pour autant changer tt les jours d'hotels-disons 2 a 3 piedà terre-LA.vegas et SF), les quartiers a eviter sachant que le depart et l'arrivée se feront a los angeles.
merci pour vos reponses, je tiens a ce que ce voyage soit parfait grace a vous 🙂
Deux semaines dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour,
je pars avec 2 amis pour un petit périple du 8 au 22 septembre prochain dans l'ouest américain.
j'ai lu avec grand intérêt le récit de thibaut31 sur son circuit d'un mois : ça m'a bien fait rêver surtout avec toutes ces jolies photos !😉
plus précisément nous allons nous focaliser sur le sud de l'utah et le nord de l'arizona. pour planifier ce voyage, on s'est beaucoup inspiré d'un site qui me paraît incontournable : ouestusa.fr
voici notre programme : 8 septembre : arrivée le soir à las vegas où on loue un 4*4. la vue du haut de la tour stratosphere m'a l'air sympa (merci thibaut), j'imagine que ça vaut le coup, faut-il payer pour y monter ? 9 septembre : en route vers la nature... on se dirige vers zion national park. on compte faire un arrêt dans le valley of fire state park et dormir dans le coin. 10 septembre : un petit tour par snow canyon avant de passer la journée dans zion. 11 septembre : direction bryce canyon et découverte de ce parc mythique... 12 septembre : capitol reef national park. 13 septembre : beaucoup de route de prévue pour rallier la région de moab avec un tour dans mill creek canyon si possible en fin d'après-midi. 14 septembre : arches national park. 15 septembre : canyonlands. 16 septembre : en route vers monument valley. 17 septembre : monument valley puis départ pour page avec visite d'antelope canyon si possible. 18 septembre : grand canyon north rim. 19 septembre : en route pour grand canyon south rim. 20 septembre : grand canyon south rim puis départ pour havasupai. 21 septembre : havasupai. 22 septembre : retour en france 🙁.
on aimerait découvrir tous ces sites par le biais de la randonnée. qu'en pensez-vous ? est-ce-faisable selon vous ? merci d'avance pour vos conseils !
on aimerait découvrir tous ces sites par le biais de la randonnée. qu'en pensez-vous ? est-ce-faisable selon vous ? merci d'avance pour vos conseils !
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
Pour retourner à la partie 1
http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes
Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.
Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.
Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de Moab
Nous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »


- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !
Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.
Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.




Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes




- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
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Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de MoabNous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »

- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.



Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes



- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
Votre ville préférée en Amérique du Nord? English translation pending
😉Salut...C'est quoi votre ville préférée ???? Moi c'est Los Angeles
Parcours Rocheuses pour l'été 2020 English translation pending
Bonjour,
En 2016, j'ai réalisé un roadtrip de 20 jours, dans l'ouest américain. Faute de temps, je n'ai pu aller à Yellowstone.
En août 2020, j'ai le projet de faire un roadtrip dans les rocheuses, en famille.
J'aimerais avoir votre avis, sur le parcours que je souhaites réaliser :
1er août 2020 – Genève / Denver > Grand Lake Rocky Moutain – 210 km – 2H30 2 août 2020 – Grand Lake Rocky Mountain > Estes Park Rocky Mountain – 74 km – 1h30 3 août 2020 – Estes Park Rocky Mountain > Cheyenne – 140 km – 1h30 4 août 2020 – Cheyenne > Mammoth Site > Custer – 425 km – 4h30 5 août 2020 – Crazy Horse – Mont Rushmore – Keystone – 80 km – 1h30 6 août 2020 – Custer > Deadwood / Devil’s Tower > Gillette – 310 km 3h30 7 août 2020 – Gillette > Cody – 400 km – 4h15 8 août 2020 – Cody > Yellowstone National Park – 160 km – 2h15 9 août 2020 – Yellowstone National Park 10 août 2020 – Yellowstone > Grand Teton Park – 100 km – 1h30 11 août 2020 – Grand Teton National Park 12 août 2020 – Grand Teton > Red Canyon > Vernal – 470 km – 5h15 13 août 2020 – Vernal > Dinosaur Park > Moab – 370 km – 3h50 14 août 2020 – Arches / Canyonland 15 août 2020 – Moab > Mesa Verde > Durango – 325 km – 4h10 16 août 2020 – Durango > Silverton > Montrose – 175 km – 2h40 17 août 2020 – Montrose > Black Canyon Gunnison > Colorado Spring – 400 km – 4h40 18 août 2020 – Colorado Spring > Pike Peak > Denver – 210 km – 3h30 19 août 2020 – Denver 20 août 2020 – Denver / Genève (21)
Les temps notés sont juste ceux passé dans la voiture.
Merci par avance, 😛 Christophe - Haute Savoie
En 2016, j'ai réalisé un roadtrip de 20 jours, dans l'ouest américain. Faute de temps, je n'ai pu aller à Yellowstone.
En août 2020, j'ai le projet de faire un roadtrip dans les rocheuses, en famille.
J'aimerais avoir votre avis, sur le parcours que je souhaites réaliser :
1er août 2020 – Genève / Denver > Grand Lake Rocky Moutain – 210 km – 2H30 2 août 2020 – Grand Lake Rocky Mountain > Estes Park Rocky Mountain – 74 km – 1h30 3 août 2020 – Estes Park Rocky Mountain > Cheyenne – 140 km – 1h30 4 août 2020 – Cheyenne > Mammoth Site > Custer – 425 km – 4h30 5 août 2020 – Crazy Horse – Mont Rushmore – Keystone – 80 km – 1h30 6 août 2020 – Custer > Deadwood / Devil’s Tower > Gillette – 310 km 3h30 7 août 2020 – Gillette > Cody – 400 km – 4h15 8 août 2020 – Cody > Yellowstone National Park – 160 km – 2h15 9 août 2020 – Yellowstone National Park 10 août 2020 – Yellowstone > Grand Teton Park – 100 km – 1h30 11 août 2020 – Grand Teton National Park 12 août 2020 – Grand Teton > Red Canyon > Vernal – 470 km – 5h15 13 août 2020 – Vernal > Dinosaur Park > Moab – 370 km – 3h50 14 août 2020 – Arches / Canyonland 15 août 2020 – Moab > Mesa Verde > Durango – 325 km – 4h10 16 août 2020 – Durango > Silverton > Montrose – 175 km – 2h40 17 août 2020 – Montrose > Black Canyon Gunnison > Colorado Spring – 400 km – 4h40 18 août 2020 – Colorado Spring > Pike Peak > Denver – 210 km – 3h30 19 août 2020 – Denver 20 août 2020 – Denver / Genève (21)
Les temps notés sont juste ceux passé dans la voiture.
Merci par avance, 😛 Christophe - Haute Savoie
Road trip de 3 semaines dans l'Ouest américain en solo English translation pending
Hello,
Prenant beaucoup de plaisir à lire tous vos carnets, sans compter que cela m'a beaucoup aidé à planifier mon voyage. Il est temps de m'y mettre aussi.
Tout d'abord, je voyage en solo, à petit budget: soit du camping, soit des auberges de jeunesse. je préfère le terme anglais de hostel car le terme jeunesse ne me convient plus vraiment.
Je suis partie en juillet 2018 en suivant le parcours:
- San Francisco
- Yosemite
- Sequoia
- Las vegas
- Bryce canyon
- Moab
- Monument valley
- Grand Canyon
- San Diego
- Los Angeles
Il ne faut pas s'attendre à la découverte de trails cachés avec moi, c'était une première (pas tout à fait, j'ai fait un voyage organisé il y a 20 ans), des gros classiques qui m'ont toutefois enchantée. Je suis un peu paradoxal, j'aime la nature, surtout les animaux sauvages que je recherche en permanence mais aussi les grandes villes bien que je me sens vite oppressée par la foule.
Projet de boucle Denver - Denver English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permet d'ouvrir un nouvelle discussion pour me permettre de préparer au mieux mon nouveau projet de roadtrip avec ce coup ci en ligne de mire le fameux Yellowstone ! Pour placer le décor, nous sommes une famille de 4 dont 2 enfants de 15 et 8 ans actuellement. Ce projet est pour Juillet 2019, ou août...mais impérativement sur cette période car mon épouse est enseignante....et de préférence en se calant sur les Frontier Days...avec donc possibilité d'inverser la boucle pour coller à cette fenêtre. Nous avons déjà effectué un circuit dans l'ouest il y a 2 ans incluant les parcs classiques ainsi qu'une bonne découverte de la Californie. L'année dernière nous avons mis le cap sur New York et le Quebec que nous avons beaucoup apprécie également. Apres beaucoup de réflexion et de recherche pour un nouveau projet de voyage, je pense tenir la bonne idée pour l'été prochain. Voici donc une première ébauche de circuit :
Arrivée - Denver J1 - Rocky Mountain - là j’hésite déjà à faire sauter cette étape au profit d'une journée supplémentaire ailleurs ? J2 - Cheyenne - Frontier Days J3 - Cheyenne - Frontier Days J4 - Hot Spring State Park J5 - Hot Spring State Park - là aussi j'hésite sur cette seconde journée J6 - Cody J7 - Yellowstone J8 - Yellowstone J9 - Yellowstone J10 - Yellowstone J11 - Yellowstone J12 - Grand Teton J13 - Grand Teton J14 - Flamming Gorge J15 - Moab J16 - Moab J17 - Moab J18 - Denver Départ
A noter que le premier jour "Arrivée" et dernier jours "Départ", je ne les comptes pas dans le roadtrip. L'objectif est de se focaliser sur Cheyenne pour le festival, Yellowstone et Moab. Le reste est à géométrie variable. On aime les beaux paysages les randos faciles, et visiter également les villes mais pas trop longtemps ;D Quelques contraintes quand même, j'ai pas envie de me faire des étapes de 400Km tous les jours, on aime bien se poser pour plus d'une nuit, et aussi profiter, quitte à en voir moins ;D Merci pour vos précieux conseils comme on les trouves toujours sur ce forum.
Je me permet d'ouvrir un nouvelle discussion pour me permettre de préparer au mieux mon nouveau projet de roadtrip avec ce coup ci en ligne de mire le fameux Yellowstone ! Pour placer le décor, nous sommes une famille de 4 dont 2 enfants de 15 et 8 ans actuellement. Ce projet est pour Juillet 2019, ou août...mais impérativement sur cette période car mon épouse est enseignante....et de préférence en se calant sur les Frontier Days...avec donc possibilité d'inverser la boucle pour coller à cette fenêtre. Nous avons déjà effectué un circuit dans l'ouest il y a 2 ans incluant les parcs classiques ainsi qu'une bonne découverte de la Californie. L'année dernière nous avons mis le cap sur New York et le Quebec que nous avons beaucoup apprécie également. Apres beaucoup de réflexion et de recherche pour un nouveau projet de voyage, je pense tenir la bonne idée pour l'été prochain. Voici donc une première ébauche de circuit :
Arrivée - Denver J1 - Rocky Mountain - là j’hésite déjà à faire sauter cette étape au profit d'une journée supplémentaire ailleurs ? J2 - Cheyenne - Frontier Days J3 - Cheyenne - Frontier Days J4 - Hot Spring State Park J5 - Hot Spring State Park - là aussi j'hésite sur cette seconde journée J6 - Cody J7 - Yellowstone J8 - Yellowstone J9 - Yellowstone J10 - Yellowstone J11 - Yellowstone J12 - Grand Teton J13 - Grand Teton J14 - Flamming Gorge J15 - Moab J16 - Moab J17 - Moab J18 - Denver Départ
A noter que le premier jour "Arrivée" et dernier jours "Départ", je ne les comptes pas dans le roadtrip. L'objectif est de se focaliser sur Cheyenne pour le festival, Yellowstone et Moab. Le reste est à géométrie variable. On aime les beaux paysages les randos faciles, et visiter également les villes mais pas trop longtemps ;D Quelques contraintes quand même, j'ai pas envie de me faire des étapes de 400Km tous les jours, on aime bien se poser pour plus d'une nuit, et aussi profiter, quitte à en voir moins ;D Merci pour vos précieux conseils comme on les trouves toujours sur ce forum.
Road trip 24 jours dans l'Ouest américain en août English translation pending
Bonsoir,
Eh oui, ca y est le départ approche: nous partons le 1er août avec nos deux Filles de 9 et 11 ans pour 24 jrs dans l ouest américain!!!!
Je voudrais avoir vos conseils pour la semaine entre Bryce canyon, canyonlands, arches, monument ballet et grand canyon sur laquelle g vraiment bcp de mal à me projetter tant niveau timing que l'ordre dans lequel il est le plus logique de faire certaines choses, alors voilà :
Le 10/08, nous partirons tôt de Vegas pour zion sud et faire rando canyon overlook Trail (1h a/r) , riverside walk 1h30 a/r , narrows et emeral pools puis reprendre la route jusqu a Bryce ( est ce trop au niveau des randonnées ou faisables?)
Le 11/08: lever soleil Bryce au sunset point
Et rando navajo Trail + queen's garden Trail
Ou randonnée queen garden Trail et navajo loop avec point de vue amphithéâtre
Le soir rodéo face au ruby's inn
Le 12/08: je voudrais faire head of the rock overlook et calf créek falls avec capitol réef, est ce faisable et dans quel ordre?
Le 13/08: visite torrey, ferme mormons fruita, cohab canyon Trail ou gooseneck overlook ou goblin valley
Quelle marche est la plus intéressante sachant que nous serons avec nos Filles de 9 et 11 ans ?
Le 14/08 canyonkands, lever soleil a mesaarch et ensuite je n arrive pas à me décider pour la journée , que me conseillez vous. G peur que les Filles commencent à fatiguer.
Le 15/08 arches, rando en fin de journée devil's garden ou double arch, mais la journee ?
Le 16/08 direction monument valley par gooseneck state park. Que peut on faire en milieu fin de journée
Le 17/08: horseshoe bend, visite lower Antelope canyon à 11h30 et plage lone rock au lake Powell.
Le 18/08: grand canyon, mother point et rando hermit road (navette?) , désert view, Mohave point et coucher soleil scénic view
Le 19/08: hélico grand canyon à 9h30
Et route 66 ....
C un peu laborieux cette semaine la, il y a tellement de choses à voir et à faire que je n arrive oas à me décider et surtout je ne le rend pas compte du temps que cela peut prendre donc j'attend vos conseils avec impatience pour clôturer à 100% notre circuit et partir sereine ;)
Merci d'avance
Leslie
Retour d'un voyage dans l'Ouest canadien qui a tenu toutes ses promesses! English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait un peu plus de trois semaines que nous sommes rentrés de notre périple de 18 jours dans l'Ouest canadien. Il est temps que je me décide à faire un petit compte-rendu sur le forum avant d'avoir tout oublié 😉. Notre parcours a été très classique et convient bien à un premier voyage dans cette région. En tout cas, nous sommes rentrés ravis ! Il s'agissait d'un voyage en famille avec nos filles de 15 et 17 ans. Nous avons commencé par les Rocheuses et fini sur la côte pacifique.
Pour ceux qui ont besoins de renseignements pratiques, mon compte-rendu complet avec adresses d'hôtels, plus de photos, etc est ici.
Allez, je commence !
J 1 : Arrivée à Calgary
Premier vol Nice- Amsterdam, très matinal 🤪 à 6h25 avec KLM Puis deuxième vol pour Calgary après une correspondance un peu longue de 4h20 à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Le problème des correspondances, c'est que soit elles sont trop courtes et on stresse, soit elles sont trop longues et on se fatigue pour rien. En tout cas, au moment de prendre mes billets, j'ai exclu tout vol avec une correspondance aux Etats Unis qui obligerait à prendre l'ESTA, juste pour ça.
Au passage, quand j'ai acheté mes billets, il était question de l'obligation de remplir l'équivalent canadien qui s'appelle l'AVE (moins cher que l' ESTA et plus sympa à remplir car en français ...). Mais finalement, il n'était plus obligatoire aux dates de notre départ et ne sera exigé qu'à l'automne 2016. D'ailleurs, on ne nous a rien demandé en passant l'immigration.
Avec tout ça, nous avons atterri à 13h45 à Calgary sous un ciel bien couvert et avec 13 °C. Les vestes imperméables chaudes que j'avais prévues au cas ou, ont servi dès le premier jour. Les parapluies aussi...

Récupération de la voiture réservée chez Alamo sans problème et avec rapidité. Je le précise car après presque un an de débat sur le forum concernant les cartes de "débit" ou "crédit" acceptées par les loueurs en Amérique du Nord, j'étais tout de même un chouïa inquiète 🤪
Nous avions choisi une grande voiture pour être à l'aise vu qu'il y avait pas mal de route en perspective ; nous avons eu un Dodge Grand Caravan. Jusqu'à présent toutes les voitures louées en Amérique du Nord ou Europe, avaient un GPS intégré, sans avoir demandé cette option. Là, rien. Nous avions de toute façon le nôtre avec la carte du Canada achetée pour notre voyage de 2012.
Le choix d'un hôtel en centre ville a permis de ne pas perdre de temps pour faire un petit tour dans le centre de Calgary. Avant de partir, j'avais repéré quelques rues sympathiques avec principalement des œuvres d'art qui ont permis d'élaborer un petit parcours. La rue la plus animée restant la "Stephen Avenue" qui n'est en réalité que la portion piétonne en journée, de la 8 Ave SW entre la 4 Street SW et la 1 Street SE. Très facile de se repérer puisque comme souvent en Amérique du Nord, on ne s'est pas embêté et la ville est quadrillée avec les "streets" qui forment les rues verticales et les "avenues", les rues horizontales.
J'adore l'art urbain et là, j'ai été gâtée. Pèle-mêle voici quelques photos.
Si, si, c'est bien un lièvre en plein centre ville ...


Nous ne sommes pas tombés sous le charme de Calgary qui en semaine à 17h00 ressemblait à une ville morte à l'exception de la Stephen avenue et encore ... il n'y avait pas foule, même là.
J'avais repéré pour le diner, "Cucina" un restaurant bien noté sur Tripadvisor. C'était effectivement un lieu très agréable et design avec une cuisine ouverte sur le restaurant. Après, ça, je n'avais pas prévu de trainer car à 20h00 à Calgary, il était déjà 4 heures du matin pour nous. Donc dodo avec les poules mais d'une façon générale, quand on voyage, on se lève et on se couche tôt. Sinon autant aller passer ses vacances à Ibiza 😉.
A suivre : Enfin, les Rocheuses tant attendues ...
Cela fait un peu plus de trois semaines que nous sommes rentrés de notre périple de 18 jours dans l'Ouest canadien. Il est temps que je me décide à faire un petit compte-rendu sur le forum avant d'avoir tout oublié 😉. Notre parcours a été très classique et convient bien à un premier voyage dans cette région. En tout cas, nous sommes rentrés ravis ! Il s'agissait d'un voyage en famille avec nos filles de 15 et 17 ans. Nous avons commencé par les Rocheuses et fini sur la côte pacifique.
Pour ceux qui ont besoins de renseignements pratiques, mon compte-rendu complet avec adresses d'hôtels, plus de photos, etc est ici.
Allez, je commence !J 1 : Arrivée à Calgary
Premier vol Nice- Amsterdam, très matinal 🤪 à 6h25 avec KLM Puis deuxième vol pour Calgary après une correspondance un peu longue de 4h20 à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Le problème des correspondances, c'est que soit elles sont trop courtes et on stresse, soit elles sont trop longues et on se fatigue pour rien. En tout cas, au moment de prendre mes billets, j'ai exclu tout vol avec une correspondance aux Etats Unis qui obligerait à prendre l'ESTA, juste pour ça.
Au passage, quand j'ai acheté mes billets, il était question de l'obligation de remplir l'équivalent canadien qui s'appelle l'AVE (moins cher que l' ESTA et plus sympa à remplir car en français ...). Mais finalement, il n'était plus obligatoire aux dates de notre départ et ne sera exigé qu'à l'automne 2016. D'ailleurs, on ne nous a rien demandé en passant l'immigration.
Avec tout ça, nous avons atterri à 13h45 à Calgary sous un ciel bien couvert et avec 13 °C. Les vestes imperméables chaudes que j'avais prévues au cas ou, ont servi dès le premier jour. Les parapluies aussi...

Récupération de la voiture réservée chez Alamo sans problème et avec rapidité. Je le précise car après presque un an de débat sur le forum concernant les cartes de "débit" ou "crédit" acceptées par les loueurs en Amérique du Nord, j'étais tout de même un chouïa inquiète 🤪
Nous avions choisi une grande voiture pour être à l'aise vu qu'il y avait pas mal de route en perspective ; nous avons eu un Dodge Grand Caravan. Jusqu'à présent toutes les voitures louées en Amérique du Nord ou Europe, avaient un GPS intégré, sans avoir demandé cette option. Là, rien. Nous avions de toute façon le nôtre avec la carte du Canada achetée pour notre voyage de 2012.
Le choix d'un hôtel en centre ville a permis de ne pas perdre de temps pour faire un petit tour dans le centre de Calgary. Avant de partir, j'avais repéré quelques rues sympathiques avec principalement des œuvres d'art qui ont permis d'élaborer un petit parcours. La rue la plus animée restant la "Stephen Avenue" qui n'est en réalité que la portion piétonne en journée, de la 8 Ave SW entre la 4 Street SW et la 1 Street SE. Très facile de se repérer puisque comme souvent en Amérique du Nord, on ne s'est pas embêté et la ville est quadrillée avec les "streets" qui forment les rues verticales et les "avenues", les rues horizontales.
J'adore l'art urbain et là, j'ai été gâtée. Pèle-mêle voici quelques photos.
Si, si, c'est bien un lièvre en plein centre ville ...


Nous ne sommes pas tombés sous le charme de Calgary qui en semaine à 17h00 ressemblait à une ville morte à l'exception de la Stephen avenue et encore ... il n'y avait pas foule, même là.
J'avais repéré pour le diner, "Cucina" un restaurant bien noté sur Tripadvisor. C'était effectivement un lieu très agréable et design avec une cuisine ouverte sur le restaurant. Après, ça, je n'avais pas prévu de trainer car à 20h00 à Calgary, il était déjà 4 heures du matin pour nous. Donc dodo avec les poules mais d'une façon générale, quand on voyage, on se lève et on se couche tôt. Sinon autant aller passer ses vacances à Ibiza 😉.
A suivre : Enfin, les Rocheuses tant attendues ...
Billets d'avion pour avril 2017, United Airlines English translation pending
Bonsoir, je suis à la recherche de billets d'avion pour avril prochain : aller Paris- LA retour de Las Vegas.. j'avais vu des billets avec AA ce matin, mais 1h plus tard, ils avaient pris 100€...GRR!!!😕.. Pas le temps de dire ouf....Bon, il y en a avec UNITED... mais je n'ai pas forcément un apriori positif? Des retours d'expérience?
par avance merci!
Des parcs naturels à San Francisco, récit de 3 semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà déjà plusieurs mois que je laisse traîner l’écriture du carnet de route de notre séjour dans l’ouest américain ; mais nous sommes actuellement en pleine préparation d’un livre-photo de nos vacances et toutes ces images n’ont pas tardé à nous rendre bien nostalgiques.
Je me lance donc dans l’écriture de notre carnet de voyage, en ayant bien conscience que c’est le ènième carnet sur le même sujet ; mais comme je prends toujours autant de plaisir à lire les vôtres, je me dis qu’il y aura bien des gens pour l’apprécier, en attendant les départs de l’été.
J’écris surtout sur mes impression, les visites, ou ce qui me passe par la tête, mais si vous voulez des précisions plus terre-à-terre comme des noms ou tarifs d’établissement, n’hésitez pas à demander. J’ai tenu un listing détaillé de nos dépenses.
Un peu de contexte :
Nous sommes partis en couple, moi 25 ans et monsieur 26 ans, pendant 3 semaines au mois de septembre 2015. Pour monsieur, c’est une grande première aux USA. En ce qui me concerne, c’est mon troisième passage dans le pays : un premier séjour scolaire rapide pendant lequel j’ai visité le Grand Canyon (côté sud), puis un semestre étudiant en 2012. A cette occasion, ma mère m’avait rejoint et nous avions fait un tour de 10 jours dans les parcs.
Le but de ce nouveau séjour est donc officiellement de faire découvrir les merveilles locales à monsieur, officieusement de m’en remettre plein les yeux.
Au niveau des visites, nous sommes là pour les paysages et les randos, et un peu de ville (San Francisco).
Le budget n’est théoriquement pas limité mais nous nous contentons de peu et nous ferons donc une collection de motels plus ou moins douteux et de sandwichs encore plus douteux pendant le séjour.
L’organisation :
Nous ne sommes pas des grands adeptes de l’organisation à l’avance en temps normal, mais j’avais bien conscience pour ce voyage qu’il valait mieux prévoir certaines réservation ! Nous avons établi l’itinéraire et réservé à l’avance : Les billets d’avion Les locations de voiture 3 hôtels : le soir de notre arrivée, Grand Canyon et San Francisco. L’idée était de se pointer à l’arrache le reste du temps ou de réserver la veille pour le lendemain, pour rester souple sur l’itinéraire.Notre itinéraire (arrivée et départ de LAX) :

Soit 3462 miles parcourus (5572 km).
J1 - Voyage Paris - Los Angeles J2 - Journée à Riverside et soirée à Las Vegas J3 - Zion park J4 - Bryce Canyon J5 - Devils garden + Calf Creek J6 - Capital Reef + Goblin Valley J7 - Dead Horse Point + Canyonland + Arches J8 - Arches J9 - Mesa Verde + Gooseneck State Pack J10 - Monument Valley + Glen Canyon Dam J11 - Antelope Canyon + Horse Shoe Bend J12 - Grand Canyon North Rim J13 - Choral Pink Sand Dunes J14 - Sequoia National Park J15-17 - San Francisco J18-19 - Highway 1 (descente de la côte) J20 - Hollywood Bld J21 - Knott's Berry farm J22 - Voyage retour LAX - Paris
Le Jour 2 à Riverside est particulier car il s’agit de la ville où j’ai été étudiante et j’avais prévu y retrouver des connaissances. Ce n’est pas vraiment une étape touristique. Sur ce, place au voyage :)
Voilà déjà plusieurs mois que je laisse traîner l’écriture du carnet de route de notre séjour dans l’ouest américain ; mais nous sommes actuellement en pleine préparation d’un livre-photo de nos vacances et toutes ces images n’ont pas tardé à nous rendre bien nostalgiques.
Je me lance donc dans l’écriture de notre carnet de voyage, en ayant bien conscience que c’est le ènième carnet sur le même sujet ; mais comme je prends toujours autant de plaisir à lire les vôtres, je me dis qu’il y aura bien des gens pour l’apprécier, en attendant les départs de l’été.
J’écris surtout sur mes impression, les visites, ou ce qui me passe par la tête, mais si vous voulez des précisions plus terre-à-terre comme des noms ou tarifs d’établissement, n’hésitez pas à demander. J’ai tenu un listing détaillé de nos dépenses.
Un peu de contexte :
Nous sommes partis en couple, moi 25 ans et monsieur 26 ans, pendant 3 semaines au mois de septembre 2015. Pour monsieur, c’est une grande première aux USA. En ce qui me concerne, c’est mon troisième passage dans le pays : un premier séjour scolaire rapide pendant lequel j’ai visité le Grand Canyon (côté sud), puis un semestre étudiant en 2012. A cette occasion, ma mère m’avait rejoint et nous avions fait un tour de 10 jours dans les parcs.
Le but de ce nouveau séjour est donc officiellement de faire découvrir les merveilles locales à monsieur, officieusement de m’en remettre plein les yeux.
Au niveau des visites, nous sommes là pour les paysages et les randos, et un peu de ville (San Francisco).
Le budget n’est théoriquement pas limité mais nous nous contentons de peu et nous ferons donc une collection de motels plus ou moins douteux et de sandwichs encore plus douteux pendant le séjour.
L’organisation :
Nous ne sommes pas des grands adeptes de l’organisation à l’avance en temps normal, mais j’avais bien conscience pour ce voyage qu’il valait mieux prévoir certaines réservation ! Nous avons établi l’itinéraire et réservé à l’avance : Les billets d’avion Les locations de voiture 3 hôtels : le soir de notre arrivée, Grand Canyon et San Francisco. L’idée était de se pointer à l’arrache le reste du temps ou de réserver la veille pour le lendemain, pour rester souple sur l’itinéraire.Notre itinéraire (arrivée et départ de LAX) :

Soit 3462 miles parcourus (5572 km).
J1 - Voyage Paris - Los Angeles J2 - Journée à Riverside et soirée à Las Vegas J3 - Zion park J4 - Bryce Canyon J5 - Devils garden + Calf Creek J6 - Capital Reef + Goblin Valley J7 - Dead Horse Point + Canyonland + Arches J8 - Arches J9 - Mesa Verde + Gooseneck State Pack J10 - Monument Valley + Glen Canyon Dam J11 - Antelope Canyon + Horse Shoe Bend J12 - Grand Canyon North Rim J13 - Choral Pink Sand Dunes J14 - Sequoia National Park J15-17 - San Francisco J18-19 - Highway 1 (descente de la côte) J20 - Hollywood Bld J21 - Knott's Berry farm J22 - Voyage retour LAX - Paris
Le Jour 2 à Riverside est particulier car il s’agit de la ville où j’ai été étudiante et j’avais prévu y retrouver des connaissances. Ce n’est pas vraiment une étape touristique. Sur ce, place au voyage :)
Septembre 2015: 2 semaines de backpacking (ou presque) dans l'Utah English translation pending
L’année 2015 devait être une année blanche car j’avais dû faire pénitence pour tous les voyages déjà effectués là-bas ces dernières années. Seulement après avoir rempli la part de mon contrat (voyage en Namibie en début d’année), l’envie est revenu doucement, sournoisement, insidieusement… Il y a d’abord eu la lecture de nombreux carnets et messages sur le forum qui nous ont donné l’envie de découvrir des lieux comme par exemple White Domes.
Puis de nouveaux horizons s’étaient ouverts avec la pratique du backpacking l’année dernière. Enfin, nous avions fait la connaissance au printemps de Thierry (alias WaveMaster) et sa femme, Lysiane, passionnés émérites de l’Ouest Américain et nos échanges ont contribué à conforter et nourrir ce voyage.
Préalables
1- Etablir un programme
Page blanche pour commencer…que mettre ?
Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B
Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.
Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours
Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴☠️
2- S’équiper
Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.
3- Se préparer
Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
Préalables
1- Etablir un programme
Page blanche pour commencer…que mettre ?
Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B
Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.
Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours
Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴☠️
2- S’équiper
Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.
3- Se préparer
Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
Circuit Ouest américain en famille English translation pending
Nous somme toujours 9 à partir (2 familles), du 9/7/2016 au 31/7/2016
J1: Avion – Denver
J2: Denver - Cheyenne - Gunsmoke (9690 West 44th av WheatRidge CO 80033) - Lake Granby - ShadowMountain Lake - Rocky Mountain NP Grand Lake Entrance (prendre le pass 80 $ par voiture) - Trail Ride Road (route la plus haute des usa 3713m) - Milner pass (3270m) et Alpine visitor center - Rock Cutt (parking) + (Tundratrail, petite balade sur un petit sentier piétonnier 45min A-R) - RainbowCurve (point de vue) - Estes Park - StanleyHôtel (film Shining) Cheyenne - Installation à l’hôtel –-- motel 6 - Magasin Wrangler (western shop) J3: Cheyenne – Custer - Custer State Park (15$ par voiture) -> voir les 2 routes - Ironmountain road - Wildlifeloop road - Mont Rushmore ??? le soir ou le matin ??? - Crasy Horse Mémorial (10$ pp)
Custer - Installation à l’hôtel (super8)
J4: Custer – Buffalo - Needel Highway - Mont Rushmore (11$ parking) à faire le matin!!!
- Train 1880 (22 Rail road Av, Hill City SD) Horaire train : arrivée guichet 9h15 départ train 10h (durée entre 2h et 3h) (28 $ pp aller- retour) Voyage en train de Hill city à Keystone Découverte des Black Hills
- Sturgis Harley Davidson ( détour de 25Km)
- Devils Tower (10$ pp pass)
Buffalo - Installation à l’hôtel (quality inn)
J5: Buffalo – Cody - Sheridan - Bighorn National Forest - Medecinewell - Bighorm Lake
Cody
- Vieille ville Pionnier Old Trail Town (9$ pp.) - Buffalo bill Historical center 5 en 1 (18$ pp.) - Cody Irma Hôtel à visiter (show cowboy)
- Installation à l’hôtel. - Resto (Voir resto devant Irma Hôtel steak bison)
Possibilité de voir un Rodéo (20$ pp)(ouverture 19h-rodéo 20h durée 2h) bureau de billets (1031 12th street Cody)
J6:Cody – Mammoth yellowstone - Park de Yellowstone : entrée (25$ par voiture pass)
SECTEUR SUD-EST - Lake Yellowstone (2373m) - Fishing Bridge - Lake Village et l’hôtel Yellowstone (le plus vieil établissement du park) - Canyon Village (2357m) - MudVolcano et SulfurCaldron (mares et geysers de boue bouillonnante) - Dragon’sMouth (grotte) - Cascades : UpperFalls(33m)et LowerFalls(93m) - North Rime Drive et South Rim Drive (différents points de vue sur les chutes d'eau Lower et UpperFalls) - Artists' Paint
SECTEUR NORD-EST - Tower Roosevelt (2011m) - Calcite Springs - Tower Falls (cascade de 40 m) - PetrifiedTree
SECTEUR NORD - Mammoth Hot Springs (1902m) - Les terrasses de Mammoth Hot Springs - Upper Terrace (rando voiture 20min)
J7 : Mammoth – Jackson hole
SECTEUR NORD-OUEST - Norris (2255m) - Roaring Montain ( photo) - Grizzly Lake ( rando 6,4 km A-R) - Ice Lake ( rando 0,5 km) - Monument Geyser Basin ( rando 3 km A-R ) - Artists Paintpots ( rando 1,6 km A-R ) - Back Basin ( 2h visite) - Porcelaine Basin ( 1h visite) - Madison ( 2072m ) - Gibon Meadows ( vastes plaines) - Firehole Canyon Drive - Firehole Falls (chutes d’eau)
SECTEUR SUD-OUEST
- Fountain Flats Drive - FairyFalls (chutes d’eau) - FountainPaint Pot (45min visite) - Silex Springs - Clepsydra Geyser - Fountain Geyser - Lower Geyser Basin (1h30 visite min) - Firehole Lake Drive (45min visite) - Midway Geyser Basin (2h visite min) - Excelcior Geyser Crater (90m de large) - Upper Geyser Basin (1/2 à 1 jour visite) - Old Faithful Basin et Geyser Hill (2254m) (éruption ttes les 93min) (4 à 5h visite) - MorningGlory - Castle Geyser - Grotto Geyser - Grand Geyser - Black Sand Basin (45min visite minim) 2 accès : à pieds = Daisy Geyser : en voiture= parking du bassin - Black Sand - Cliffgeyser - Emerald Pool - Sunset Lake - Biscuit Basin (30 min visite minim) - Sapphire Pool - Jewel Geyser - Mustard Pool - Gem Pool - MysticFalls - Grand Village (2357m)
SECTEUR DE LA ROUTE PANORAMIQUE 89
- Grand Teton National Park - Lewis Lake - ColterBay Village
SECTEUR DE LA TETON PARK ROAD
- Teton Park Road - Signal Mountain View - Jenny Lake Road - Jenny Lake Trail - Jenny Lake (traversée du lac en bateau : (10$pp) l’embarquement est au sud de Jenny Lake, il faut suivre « boat dock ») Lower Loop Road, 96 miles - La chapelle de la transfiguration
Jackson
- Town Square - The Silver Dollar Bar - Rue principale : Broadway
Installation à l’hôtel (el rancho motel) Resto….
J8 : Jackson hole – Ogden - Bear Lake - Antelope Island (9$ par voiture) - Buffalo Point - Buffalo Pens - Fielding Garr Ranch - Randonnée ou baignade dans le lac salé
Ogden
- Installation à l’hôtel (super8) - Resto…..
J9: Ogden - Moab - Salt Lake city. - Le Tabernacle (50 West North Temple, Salt Lake City, UT 84150)
Moab Arches National Park entrées (5$pp pass)
- Double Arch : Balade facile de 800 m qui vous mènera vers une double arche que l'on voit dans la scène d'ouverture’ Indiana Jones et la dernière Croisade !
- NorthWindow, South Windows, TurretArch : Balade facile d'environ 1 heure (1.6 km). Passez derrière NorthWindow et vous aurez une superbe vue sur Turret Arch.
- DelicateArch : ????????????????????? Il s'agit de la plus belle arche du parc et même du monde diront certains. Elle est aussi le symbole de l'incomparable beauté des trésors de l'Utah. Elle n'est accessible qu'au terme d'une dure randonnée tout en montée et sans aucune ombre (4.8 km aller-retour, environ 2 h 30). - Installation à l’hôtel (inca inn) - Resto….
J10 : Moab – Mexican hat - Arches National Park suite - FieryFurnace : 8h30 ! La randonnée, accompagnée d'un ranger, est très belle et se fait en grande partie à l'ombre au milieu d'un labyrinthe de canyons (environ 3 heures à un rythme plutôt lent, de nombreuses pauses sont prévues). A réserver 3 à 6 mois avant le voyage, directement sur le site recreation.gov. Le prix est de 10 $ par personne(2 tours guidés par jour, maximum 20 personnes par tour). Le jour J, n'oubliez pas de faire votre check-in dès votre entrée dans le parc, au Visitor Center, pour confirmer votre réservation. - MokiDugway - Muley Point - Valley of de Gods ( détour, chemin de terre sur la gauche) - Goosenecks - Monument Valley: Entrées :(20$p/v /4p +10$p/p suppl et par jour) - Couché de soleil (39 Km 1/2h aller) - The Mittens and Merrick Bute Dès l'entrée du parc vous les apercevez, c'est l'un des paysages les plus photographié au monde :) Donc pour ne pas louper cette photo, montez en haut de la terrasse du Visitor Center. La photo idéale se fera au levé ou au coucher du soleil à partir de la terrasse du Visitor Center ou plus bas, sur la piste. - Installation à l’hôtel - Resto Swinging steaks
J11 : Mexican hat – page - Visite de Monument Valley: A la demi-journée Pour 4 personnes au minimum. Vous pourrez choisir de visiter Monument Valley, ou, tout près, Mystery Valley (la Vallée de Mystère). Mystery Valley vous offre beaucoup de ruines Anasazi, d’il y a 800 ans, et leur art inscrit sur le rocher, bien préservés et d’une grande beauté. Puisque peu de visiteur y vont, Mystery Valley est aussi calme et mystérieuse que son nom. $80 par personne. Le tour d’un demi jour à Monument Valley comprend davantage des site photographique, la visite à d’autres ruines, pétrographes, et une courte promenade à pied jusqu’à Hidden Arch (l’Arche cachée). Aussi $80 par personne.
où
Tour de 2 h 30 Avec ce tour, en plus de découvrir toute la Valley Drive, vous découvrirez la partie sud du parc qui n'est accessible qu'avec un guide. Au programme : des arches naturelles, des pictogrammes et des ruines Anasazi. Le guide amérindien reviendra aussi sur les traditions des Navajos. Pour finir, vous vous approcherez des Sand Springs, de Totem Pole et de Yei Bi Chei. 65 $p/p. (visitor center ouvert à 6h) - Lac Powel - Lone Rock Beach entrées (15$ par voiture pass) - Installation à l’hôtel (quality inn lake powell) - Resto J12 : Page – Grand Canyon Village
- Upper Antilope Canyon le mieux vers 11h30 a l'intérieur pour le zénit - Horseshoe bend, - Desert view drive -> Visitor center ~ Desert view watch tower , ~ Navajo point ~ Lipan point ~ Moran point ~ Grand view point ~ Yaki point -> Grand conyon visitor center - installation hôtel (bright angel lodge) -> quelques points de vue - resto
J13 : Grand Canyon Village – Kingman - visite du dessus du Grand Canyon -> Grand Canyon hermit rest road prendre le bus jusqu'au terminus et randonnée (4h) vers ~ Marica point ~ Powel point ~ Hopi point ~ Mohave point ~ The Abyss ~ Pima point - Retour Hotel pour reprendre les voitures -> Williams -> Selligman -> Kingman
- Installation à l'hôtel (day inn)
J14 : kingman – Las Vegas - Le strip - visite libre - spectacle le soir dans un des hôtel
J15 : Las Vegas
- Neon museum temps libre à la piscine de l'hotel voir organisation de la journée - Soirée dans le vieux Las Vegas - Freemont street
J16 : Las Vegas - ??????? mais ou dormir ??????
- Dead valley - Badwater ( Point le plus bas) - Dante’s viewpic (vue sur la vallée entière) - Zabriskie point - Installation à l'hôtel ???
J17 : De MAIS ou DORMIR ????? - Three rivers
- visite de Sequoia National Park - Général Sherman - Randonnée dans le park - Installation à l'hôtel
J18 : Three Rivers – San Francisco
- Russian Hills, - Union square, - Maisons Victoriennes - Installation à l’hôtel (Diva) - Resto à Fisherman’s warf
J19: San Francisco
- Visite d’Alcatraz - Golden Gate Bridge - Cable car - China-town - Resto….. - Soirée libre
J20 : San Francisco – San Simeon
- Monteray - Carmel - Hearst Castle - Instalation à l'hotel (Motel 6 San Simeon )
J21 : San Simeon – Los Angeles
- Les plages - Santa Monica en vélo jusque - Venice Beach - Muscle beach - Couché de soleil ou??? - Installation à l’hôtel
J22 : Los Angeles
- Park Universal pour nos amis - Warner Bros ou autre pour nous - Walk of fame en début de soirée - Resto, pourquoi pas le saddle ranch hollywood
J23 : GO home D'geo .
"Make your life a dream, and a dream a reality" St Exupéry!!! "One life !!! live IT..."D'geo Le Projet : Juillet 2016 - Back to the West... part 2 Le Projet : Juillet 2014 - Après West ... l'Est (N-Y + Floride) Le Récit : Juillet 2013 - 17 jours from Las Vegas to Los Angeles Le Projet : Juillet 2013 - 17 jours from Las Vegas to Los Angeles
J2: Denver - Cheyenne - Gunsmoke (9690 West 44th av WheatRidge CO 80033) - Lake Granby - ShadowMountain Lake - Rocky Mountain NP Grand Lake Entrance (prendre le pass 80 $ par voiture) - Trail Ride Road (route la plus haute des usa 3713m) - Milner pass (3270m) et Alpine visitor center - Rock Cutt (parking) + (Tundratrail, petite balade sur un petit sentier piétonnier 45min A-R) - RainbowCurve (point de vue) - Estes Park - StanleyHôtel (film Shining) Cheyenne - Installation à l’hôtel –-- motel 6 - Magasin Wrangler (western shop) J3: Cheyenne – Custer - Custer State Park (15$ par voiture) -> voir les 2 routes - Ironmountain road - Wildlifeloop road - Mont Rushmore ??? le soir ou le matin ??? - Crasy Horse Mémorial (10$ pp)
Custer - Installation à l’hôtel (super8)
J4: Custer – Buffalo - Needel Highway - Mont Rushmore (11$ parking) à faire le matin!!!
- Train 1880 (22 Rail road Av, Hill City SD) Horaire train : arrivée guichet 9h15 départ train 10h (durée entre 2h et 3h) (28 $ pp aller- retour) Voyage en train de Hill city à Keystone Découverte des Black Hills
- Sturgis Harley Davidson ( détour de 25Km)
- Devils Tower (10$ pp pass)
Buffalo - Installation à l’hôtel (quality inn)
J5: Buffalo – Cody - Sheridan - Bighorn National Forest - Medecinewell - Bighorm Lake
Cody
- Vieille ville Pionnier Old Trail Town (9$ pp.) - Buffalo bill Historical center 5 en 1 (18$ pp.) - Cody Irma Hôtel à visiter (show cowboy)
- Installation à l’hôtel. - Resto (Voir resto devant Irma Hôtel steak bison)
Possibilité de voir un Rodéo (20$ pp)(ouverture 19h-rodéo 20h durée 2h) bureau de billets (1031 12th street Cody)
J6:Cody – Mammoth yellowstone - Park de Yellowstone : entrée (25$ par voiture pass)
SECTEUR SUD-EST - Lake Yellowstone (2373m) - Fishing Bridge - Lake Village et l’hôtel Yellowstone (le plus vieil établissement du park) - Canyon Village (2357m) - MudVolcano et SulfurCaldron (mares et geysers de boue bouillonnante) - Dragon’sMouth (grotte) - Cascades : UpperFalls(33m)et LowerFalls(93m) - North Rime Drive et South Rim Drive (différents points de vue sur les chutes d'eau Lower et UpperFalls) - Artists' Paint
SECTEUR NORD-EST - Tower Roosevelt (2011m) - Calcite Springs - Tower Falls (cascade de 40 m) - PetrifiedTree
SECTEUR NORD - Mammoth Hot Springs (1902m) - Les terrasses de Mammoth Hot Springs - Upper Terrace (rando voiture 20min)
J7 : Mammoth – Jackson hole
SECTEUR NORD-OUEST - Norris (2255m) - Roaring Montain ( photo) - Grizzly Lake ( rando 6,4 km A-R) - Ice Lake ( rando 0,5 km) - Monument Geyser Basin ( rando 3 km A-R ) - Artists Paintpots ( rando 1,6 km A-R ) - Back Basin ( 2h visite) - Porcelaine Basin ( 1h visite) - Madison ( 2072m ) - Gibon Meadows ( vastes plaines) - Firehole Canyon Drive - Firehole Falls (chutes d’eau)
SECTEUR SUD-OUEST
- Fountain Flats Drive - FairyFalls (chutes d’eau) - FountainPaint Pot (45min visite) - Silex Springs - Clepsydra Geyser - Fountain Geyser - Lower Geyser Basin (1h30 visite min) - Firehole Lake Drive (45min visite) - Midway Geyser Basin (2h visite min) - Excelcior Geyser Crater (90m de large) - Upper Geyser Basin (1/2 à 1 jour visite) - Old Faithful Basin et Geyser Hill (2254m) (éruption ttes les 93min) (4 à 5h visite) - MorningGlory - Castle Geyser - Grotto Geyser - Grand Geyser - Black Sand Basin (45min visite minim) 2 accès : à pieds = Daisy Geyser : en voiture= parking du bassin - Black Sand - Cliffgeyser - Emerald Pool - Sunset Lake - Biscuit Basin (30 min visite minim) - Sapphire Pool - Jewel Geyser - Mustard Pool - Gem Pool - MysticFalls - Grand Village (2357m)
SECTEUR DE LA ROUTE PANORAMIQUE 89
- Grand Teton National Park - Lewis Lake - ColterBay Village
SECTEUR DE LA TETON PARK ROAD
- Teton Park Road - Signal Mountain View - Jenny Lake Road - Jenny Lake Trail - Jenny Lake (traversée du lac en bateau : (10$pp) l’embarquement est au sud de Jenny Lake, il faut suivre « boat dock ») Lower Loop Road, 96 miles - La chapelle de la transfiguration
Jackson
- Town Square - The Silver Dollar Bar - Rue principale : Broadway
Installation à l’hôtel (el rancho motel) Resto….
J8 : Jackson hole – Ogden - Bear Lake - Antelope Island (9$ par voiture) - Buffalo Point - Buffalo Pens - Fielding Garr Ranch - Randonnée ou baignade dans le lac salé
Ogden
- Installation à l’hôtel (super8) - Resto…..
J9: Ogden - Moab - Salt Lake city. - Le Tabernacle (50 West North Temple, Salt Lake City, UT 84150)
Moab Arches National Park entrées (5$pp pass)
- Double Arch : Balade facile de 800 m qui vous mènera vers une double arche que l'on voit dans la scène d'ouverture’ Indiana Jones et la dernière Croisade !
- NorthWindow, South Windows, TurretArch : Balade facile d'environ 1 heure (1.6 km). Passez derrière NorthWindow et vous aurez une superbe vue sur Turret Arch.
- DelicateArch : ????????????????????? Il s'agit de la plus belle arche du parc et même du monde diront certains. Elle est aussi le symbole de l'incomparable beauté des trésors de l'Utah. Elle n'est accessible qu'au terme d'une dure randonnée tout en montée et sans aucune ombre (4.8 km aller-retour, environ 2 h 30). - Installation à l’hôtel (inca inn) - Resto….
J10 : Moab – Mexican hat - Arches National Park suite - FieryFurnace : 8h30 ! La randonnée, accompagnée d'un ranger, est très belle et se fait en grande partie à l'ombre au milieu d'un labyrinthe de canyons (environ 3 heures à un rythme plutôt lent, de nombreuses pauses sont prévues). A réserver 3 à 6 mois avant le voyage, directement sur le site recreation.gov. Le prix est de 10 $ par personne(2 tours guidés par jour, maximum 20 personnes par tour). Le jour J, n'oubliez pas de faire votre check-in dès votre entrée dans le parc, au Visitor Center, pour confirmer votre réservation. - MokiDugway - Muley Point - Valley of de Gods ( détour, chemin de terre sur la gauche) - Goosenecks - Monument Valley: Entrées :(20$p/v /4p +10$p/p suppl et par jour) - Couché de soleil (39 Km 1/2h aller) - The Mittens and Merrick Bute Dès l'entrée du parc vous les apercevez, c'est l'un des paysages les plus photographié au monde :) Donc pour ne pas louper cette photo, montez en haut de la terrasse du Visitor Center. La photo idéale se fera au levé ou au coucher du soleil à partir de la terrasse du Visitor Center ou plus bas, sur la piste. - Installation à l’hôtel - Resto Swinging steaks
J11 : Mexican hat – page - Visite de Monument Valley: A la demi-journée Pour 4 personnes au minimum. Vous pourrez choisir de visiter Monument Valley, ou, tout près, Mystery Valley (la Vallée de Mystère). Mystery Valley vous offre beaucoup de ruines Anasazi, d’il y a 800 ans, et leur art inscrit sur le rocher, bien préservés et d’une grande beauté. Puisque peu de visiteur y vont, Mystery Valley est aussi calme et mystérieuse que son nom. $80 par personne. Le tour d’un demi jour à Monument Valley comprend davantage des site photographique, la visite à d’autres ruines, pétrographes, et une courte promenade à pied jusqu’à Hidden Arch (l’Arche cachée). Aussi $80 par personne.
où
Tour de 2 h 30 Avec ce tour, en plus de découvrir toute la Valley Drive, vous découvrirez la partie sud du parc qui n'est accessible qu'avec un guide. Au programme : des arches naturelles, des pictogrammes et des ruines Anasazi. Le guide amérindien reviendra aussi sur les traditions des Navajos. Pour finir, vous vous approcherez des Sand Springs, de Totem Pole et de Yei Bi Chei. 65 $p/p. (visitor center ouvert à 6h) - Lac Powel - Lone Rock Beach entrées (15$ par voiture pass) - Installation à l’hôtel (quality inn lake powell) - Resto J12 : Page – Grand Canyon Village
- Upper Antilope Canyon le mieux vers 11h30 a l'intérieur pour le zénit - Horseshoe bend, - Desert view drive -> Visitor center ~ Desert view watch tower , ~ Navajo point ~ Lipan point ~ Moran point ~ Grand view point ~ Yaki point -> Grand conyon visitor center - installation hôtel (bright angel lodge) -> quelques points de vue - resto
J13 : Grand Canyon Village – Kingman - visite du dessus du Grand Canyon -> Grand Canyon hermit rest road prendre le bus jusqu'au terminus et randonnée (4h) vers ~ Marica point ~ Powel point ~ Hopi point ~ Mohave point ~ The Abyss ~ Pima point - Retour Hotel pour reprendre les voitures -> Williams -> Selligman -> Kingman
- Installation à l'hôtel (day inn)
J14 : kingman – Las Vegas - Le strip - visite libre - spectacle le soir dans un des hôtel
J15 : Las Vegas
- Neon museum temps libre à la piscine de l'hotel voir organisation de la journée - Soirée dans le vieux Las Vegas - Freemont street
J16 : Las Vegas - ??????? mais ou dormir ??????
- Dead valley - Badwater ( Point le plus bas) - Dante’s viewpic (vue sur la vallée entière) - Zabriskie point - Installation à l'hôtel ???
J17 : De MAIS ou DORMIR ????? - Three rivers
- visite de Sequoia National Park - Général Sherman - Randonnée dans le park - Installation à l'hôtel
J18 : Three Rivers – San Francisco
- Russian Hills, - Union square, - Maisons Victoriennes - Installation à l’hôtel (Diva) - Resto à Fisherman’s warf
J19: San Francisco
- Visite d’Alcatraz - Golden Gate Bridge - Cable car - China-town - Resto….. - Soirée libre
J20 : San Francisco – San Simeon
- Monteray - Carmel - Hearst Castle - Instalation à l'hotel (Motel 6 San Simeon )
J21 : San Simeon – Los Angeles
- Les plages - Santa Monica en vélo jusque - Venice Beach - Muscle beach - Couché de soleil ou??? - Installation à l’hôtel
J22 : Los Angeles
- Park Universal pour nos amis - Warner Bros ou autre pour nous - Walk of fame en début de soirée - Resto, pourquoi pas le saddle ranch hollywood
J23 : GO home D'geo .
"Make your life a dream, and a dream a reality" St Exupéry!!! "One life !!! live IT..."D'geo Le Projet : Juillet 2016 - Back to the West... part 2 Le Projet : Juillet 2014 - Après West ... l'Est (N-Y + Floride) Le Récit : Juillet 2013 - 17 jours from Las Vegas to Los Angeles Le Projet : Juillet 2013 - 17 jours from Las Vegas to Los Angeles
Quatre retraités au printemps dans le southwest English translation pending
Bonjour,
Parcourir l'Ouest en juillet ou en août est souvent la seule possibilité imposée par les dates des congés annuels. Ces périodes présentent les inconvénients majeurs de prix élevés des vols et des hôtels, d'une forte fréquentation, mais surtout de la chaleur qui rend pénible bien des randonnées. Aussi, l'arrivée à l'âge de la retraite permet-elle de s'affranchir de tout ça et de programmer des séjours plus tranquilles et plus abordables. Ce nouveau road trip s'est donc déroulé du 6 au 29 avril 2015.
L'équipe : deux couples (240 ans au total !), amateurs de nature et d'espaces sauvages et souhaitant profiter de cette période propice à la randonnée pour découvrir de nouveaux paysages.
La préparation.
Elle a commencé début 2014 en puisant les informations dans de nombreuses sources : - Les livres : Le Routard, Ouest américain de Lonely planet, les Photographing the southwest de Laurent Martrès. - Le web : avec bien sûr l'incontournable "Ouest USA", les sites du BLM et Google Map pour le calcul des trajets. - Les forums, VF principalement, qui nous a fourni une mine de renseignements. Un grand merci en particulier à Itat, Pong, stratelec52, Protege….et tous les autres pour leurs précieux conseils de spécialistes.
Le vol : réservation en janvier sur British Airways pour un Genève – Londres – Las Vegas. Un peu moins de 1200 CHF (960 €), juste avant la réévaluation du Franc Suisse. Ouf….
Les hôtels : des Best Western dans la mesure du possible ou alors en suivant les conseils de Tripadvisor…et un coup de cœur pour un hôtel à proximité de Moab…
La voiture : nous souhaitions un SUV standard en suivant l'évolution des prix et les promotions chez Alamo, mais au moment de réserver, il ne restait plus que des modèles fullsize. Nous sommes alors passés par Autoescape qui proposait des SUV standard….chez Alamo et à un prix même un peu inférieur. De plus nous bénéficions d'une remise supplémentaire de 5% avec un code trouvé dans le Routard ! Nous verrons que ce choix s'est révélé finalement judicieux.
Les permis : nous visions le permis pour CBS, celui pour CBN nous paraissant bien aléatoire compte tenu du nombre important de candidats à la loterie. A M-3, soit le 1 janvier à 20 H 00, nous attaquons la demande de permis sur le site du BLM, après avoir quelque peu rodé la procédure les jours précédents ! Nous obtenons les quatre précieux permis : YESSSS ! La consultation du site quelques minutes plus tard seulement nous indique que les dix permis sont déjà attribués pour la date que nous avions choisie….
Pour la photo : un Nikon D7000 avec un zoom 16 - 85 + retouche en post-production.
Le programme.
Jour 1 : Vol Genève – Londres – Las Vegas Jour 2 : Las Vegas Jour 3 : Valley of Fire Jour 4 : Las Vegas – Death Valley Jour 5 : Death Valley Jour 6 : Death Valley - Zion Jour 7 : Zion : Angels landing. Emerald pools. Jour 8 : Zion – Red canyon - Bryce Jour 9 : Bryce : Navajo loop – Queen's garden Jour 10 : Bryce – Torrey : Capitol Reef Jour 11 : Torrey - Moab Jour 12 : Arches Jour 13 : Canyonland Jour 14 : Moab – Monument Valley Jour 15 : Monument Valley - Page Jour 16 : Lower antelope canyon. Glen dam. Lake Powell Jour 17 : Wahweap Hoodoos Jour 18 : Rafting sur le Colorado Jour 19 : CBS Jour 20 : Page – Grand Canyon Jour 21 : Grand Canyon : South Kaibab trail Jour 22 : Grand Canyon – Las Vegas Jour 23 : Las Vegas et vol retour Londres – Genève
Allez : c'est parti !
Jour 1 – 06 Avril 2015 Nous avions choisi ce vol de British Airways pour le prix, mais aussi pour ses horaires intéressants : départ de Genève à 12 H (pas obligés de se lever tôt !) et arrivée à LV à 19 H 20. Le vol retour partait de LV à 21 H 30, ce qui laissait une journée supplémentaire sur place pour les derniers achats. A notre arrivée, l'officier d'immigration est assez sympa et essaye même quelques mots de Français (que nous reconnaissons malgré son terrible accent et le fait qu'en même temps, il mâche bruyamment son chewing-gum…) Nous prenons la navette pour le car rental et nous présentons chez Alamo pour les formalités. - Pouvons-nous choisir le véhicule sur le parking ? - Oh, yes, of course ! Arrivés sur le parking, le choix n'est pas difficile car il reste…zéro véhicule ! Après avoir attendu une dizaine de minutes le retour éventuel d'une voiture, l'employé décide alors de nous surclasser et nous propose un "énorme" GMC Yukon (en 2WD, mais ce sera bien suffisant pour les pistes au programme) 😎 😎 😎 Après avoir installé notre GPS et fait le tour des nombreuses commandes permettant de "maitriser la bête", nous rejoignons notre première étape, l'hôtel Tuscany sur Flamingo road.

Jour 2 – 07 Avril 2015 Après un réveil assez tardif, nous passons cette première journée sur place à nous balader sur le Strip et dans les casinos. Il y a un monde fou partout, qui s'explique en partie par le fait que ce sont actuellement les vacances scolaires des écoliers américains. Le luxe des casinos est vraiment démesuré mais on pense aussi que tout cela est financé par la multitude des joueurs qui s'y font "plumer" à longueur d'année ! Nous passons au Mirage récupérer nos réservations pour le spectacle du Cirque du soleil (Love – Les Beatles) que nous verrons lors de notre retour à LV en fin de séjour. Nous avions obtenu un prix intéressant en adhérant au club du Cirque du soleil.
Nous prenons ensuite le bus (Deuce) pour aller jusqu'à Fremont street. Ayant le souvenir de cette rue dans les années 80, nous avons été assez déçus : moins de néons et le sentiment d'être enfermés avec ce "faux ciel" Nous avions déjà eu cette impression d'être "mis en boite" au Venetian. On se sent aussi un peu moins en sécurité que sur le strip…


Nous retournons finir la journée sur le Strip en contemplant les fontaines du Bellagio.



Jour 3 – 08 Avril 2015 Départ à 9H pour Valley of Fire, par la Northshore road. La route est peu fréquentée et serpente dans de beaux paysages : palmiers et sources thermales. C'est plus agréable que d'emprunter l'autoroute I 15. Nous arrivons donc à VOF par l'entrée Est et déposons nos 10 USD de droits d'entrée dans l'enveloppe. Nous admirons les véhicules stationnés sur le parking : de magnifiques Harley et une rutilante Corvette !


C'est ici également que se trouve Elephant rock.


Nous poursuivons la route jusqu'au Visitor Center pour récupérer une carte et quelques informations auprès des rangers. Notre premier objectif est le fameux "stripped rock" évoqué depuis quelques temps sur VF. Nous l'avions enregistré sur notre GPS rando : il est facilement accessible depuis la Vista trail. Il ne semble pas encore très connu car nous sommes les seuls à nous écarter de la piste pour le voir.


Puis nous reprenons la route jusqu'au parking de White dôme pour faire la petite boucle d'une heure trente environ. C'est l'occasion de parcourir un mini slot canyon.


Un autre petit saut en voiture nous conduit au parking du trailhead de Fire wave. Le trail est bien agréable et balisé de nombreux piquets. Nous sommes seuls sur le site, mais c'est vrai qu'il est encore un peu tôt et que les couleurs seront plus belles au sunset.





Nous n'avons pas fait la totalité de la "boucle aux sept merveilles", mais ce sera une raison de plus de revenir dans ce parc vraiment étonnant.
Nous empruntons cette fois l'I 15 pour rentrer plus rapidement sur Las Vegas.
Parcourir l'Ouest en juillet ou en août est souvent la seule possibilité imposée par les dates des congés annuels. Ces périodes présentent les inconvénients majeurs de prix élevés des vols et des hôtels, d'une forte fréquentation, mais surtout de la chaleur qui rend pénible bien des randonnées. Aussi, l'arrivée à l'âge de la retraite permet-elle de s'affranchir de tout ça et de programmer des séjours plus tranquilles et plus abordables. Ce nouveau road trip s'est donc déroulé du 6 au 29 avril 2015.
L'équipe : deux couples (240 ans au total !), amateurs de nature et d'espaces sauvages et souhaitant profiter de cette période propice à la randonnée pour découvrir de nouveaux paysages.
La préparation.
Elle a commencé début 2014 en puisant les informations dans de nombreuses sources : - Les livres : Le Routard, Ouest américain de Lonely planet, les Photographing the southwest de Laurent Martrès. - Le web : avec bien sûr l'incontournable "Ouest USA", les sites du BLM et Google Map pour le calcul des trajets. - Les forums, VF principalement, qui nous a fourni une mine de renseignements. Un grand merci en particulier à Itat, Pong, stratelec52, Protege….et tous les autres pour leurs précieux conseils de spécialistes.
Le vol : réservation en janvier sur British Airways pour un Genève – Londres – Las Vegas. Un peu moins de 1200 CHF (960 €), juste avant la réévaluation du Franc Suisse. Ouf….
Les hôtels : des Best Western dans la mesure du possible ou alors en suivant les conseils de Tripadvisor…et un coup de cœur pour un hôtel à proximité de Moab…
La voiture : nous souhaitions un SUV standard en suivant l'évolution des prix et les promotions chez Alamo, mais au moment de réserver, il ne restait plus que des modèles fullsize. Nous sommes alors passés par Autoescape qui proposait des SUV standard….chez Alamo et à un prix même un peu inférieur. De plus nous bénéficions d'une remise supplémentaire de 5% avec un code trouvé dans le Routard ! Nous verrons que ce choix s'est révélé finalement judicieux.
Les permis : nous visions le permis pour CBS, celui pour CBN nous paraissant bien aléatoire compte tenu du nombre important de candidats à la loterie. A M-3, soit le 1 janvier à 20 H 00, nous attaquons la demande de permis sur le site du BLM, après avoir quelque peu rodé la procédure les jours précédents ! Nous obtenons les quatre précieux permis : YESSSS ! La consultation du site quelques minutes plus tard seulement nous indique que les dix permis sont déjà attribués pour la date que nous avions choisie….
Pour la photo : un Nikon D7000 avec un zoom 16 - 85 + retouche en post-production.
Le programme.
Jour 1 : Vol Genève – Londres – Las Vegas Jour 2 : Las Vegas Jour 3 : Valley of Fire Jour 4 : Las Vegas – Death Valley Jour 5 : Death Valley Jour 6 : Death Valley - Zion Jour 7 : Zion : Angels landing. Emerald pools. Jour 8 : Zion – Red canyon - Bryce Jour 9 : Bryce : Navajo loop – Queen's garden Jour 10 : Bryce – Torrey : Capitol Reef Jour 11 : Torrey - Moab Jour 12 : Arches Jour 13 : Canyonland Jour 14 : Moab – Monument Valley Jour 15 : Monument Valley - Page Jour 16 : Lower antelope canyon. Glen dam. Lake Powell Jour 17 : Wahweap Hoodoos Jour 18 : Rafting sur le Colorado Jour 19 : CBS Jour 20 : Page – Grand Canyon Jour 21 : Grand Canyon : South Kaibab trail Jour 22 : Grand Canyon – Las Vegas Jour 23 : Las Vegas et vol retour Londres – Genève
Allez : c'est parti !
Jour 1 – 06 Avril 2015 Nous avions choisi ce vol de British Airways pour le prix, mais aussi pour ses horaires intéressants : départ de Genève à 12 H (pas obligés de se lever tôt !) et arrivée à LV à 19 H 20. Le vol retour partait de LV à 21 H 30, ce qui laissait une journée supplémentaire sur place pour les derniers achats. A notre arrivée, l'officier d'immigration est assez sympa et essaye même quelques mots de Français (que nous reconnaissons malgré son terrible accent et le fait qu'en même temps, il mâche bruyamment son chewing-gum…) Nous prenons la navette pour le car rental et nous présentons chez Alamo pour les formalités. - Pouvons-nous choisir le véhicule sur le parking ? - Oh, yes, of course ! Arrivés sur le parking, le choix n'est pas difficile car il reste…zéro véhicule ! Après avoir attendu une dizaine de minutes le retour éventuel d'une voiture, l'employé décide alors de nous surclasser et nous propose un "énorme" GMC Yukon (en 2WD, mais ce sera bien suffisant pour les pistes au programme) 😎 😎 😎 Après avoir installé notre GPS et fait le tour des nombreuses commandes permettant de "maitriser la bête", nous rejoignons notre première étape, l'hôtel Tuscany sur Flamingo road.

Jour 2 – 07 Avril 2015 Après un réveil assez tardif, nous passons cette première journée sur place à nous balader sur le Strip et dans les casinos. Il y a un monde fou partout, qui s'explique en partie par le fait que ce sont actuellement les vacances scolaires des écoliers américains. Le luxe des casinos est vraiment démesuré mais on pense aussi que tout cela est financé par la multitude des joueurs qui s'y font "plumer" à longueur d'année ! Nous passons au Mirage récupérer nos réservations pour le spectacle du Cirque du soleil (Love – Les Beatles) que nous verrons lors de notre retour à LV en fin de séjour. Nous avions obtenu un prix intéressant en adhérant au club du Cirque du soleil.
Nous prenons ensuite le bus (Deuce) pour aller jusqu'à Fremont street. Ayant le souvenir de cette rue dans les années 80, nous avons été assez déçus : moins de néons et le sentiment d'être enfermés avec ce "faux ciel" Nous avions déjà eu cette impression d'être "mis en boite" au Venetian. On se sent aussi un peu moins en sécurité que sur le strip…


Nous retournons finir la journée sur le Strip en contemplant les fontaines du Bellagio.



Jour 3 – 08 Avril 2015 Départ à 9H pour Valley of Fire, par la Northshore road. La route est peu fréquentée et serpente dans de beaux paysages : palmiers et sources thermales. C'est plus agréable que d'emprunter l'autoroute I 15. Nous arrivons donc à VOF par l'entrée Est et déposons nos 10 USD de droits d'entrée dans l'enveloppe. Nous admirons les véhicules stationnés sur le parking : de magnifiques Harley et une rutilante Corvette !


C'est ici également que se trouve Elephant rock.


Nous poursuivons la route jusqu'au Visitor Center pour récupérer une carte et quelques informations auprès des rangers. Notre premier objectif est le fameux "stripped rock" évoqué depuis quelques temps sur VF. Nous l'avions enregistré sur notre GPS rando : il est facilement accessible depuis la Vista trail. Il ne semble pas encore très connu car nous sommes les seuls à nous écarter de la piste pour le voir.


Puis nous reprenons la route jusqu'au parking de White dôme pour faire la petite boucle d'une heure trente environ. C'est l'occasion de parcourir un mini slot canyon.


Un autre petit saut en voiture nous conduit au parking du trailhead de Fire wave. Le trail est bien agréable et balisé de nombreux piquets. Nous sommes seuls sur le site, mais c'est vrai qu'il est encore un peu tôt et que les couleurs seront plus belles au sunset.





Nous n'avons pas fait la totalité de la "boucle aux sept merveilles", mais ce sera une raison de plus de revenir dans ce parc vraiment étonnant.
Nous empruntons cette fois l'I 15 pour rentrer plus rapidement sur Las Vegas.
14 jours pour une boucle Los Angeles / Denver / Las Vegas en voiture: réaliste? English translation pending
Bonjour ,
Pourriez vous me dire svp si mon projet est réaliste . Je vais bientôt commencer un stage a los angeles . Le visa stagiaire permet de venir un mois avant le stage et de rester un mois après pour visiter . Je souhaiterais donc faire une boucle sur 14 jours pendant de mois de mars J 1 LA / Flagstaff d'une traite et en passant par la route 66(12h ) de route je crois J2 Flagstaff ->grand canyon , journée Grand canyon hotel ->tuba city J3 tuba city ->canyonland/arches Hotel par la . j4 arches -> Denver J5 Denver visite J6 Denver ->dinosaur monument et hotel par la j7dinosaur monument -> capitol reef J7 capitol reef depart soirée pour hotel pas loin de Bryce J8 journée Bryce depart fin aprem pour page hotel j 9 lake Powell hotel page j 10 vermillon cliff hotel pas loin de zion J 11 journee zion J 12 zion Vegas hotel Vegas J13 death valley hotel la bas J 14 death valley et depart LA fin de soirée
Mon plan tient t'il la route ? Si non, auriez vous suggestions à me faire pour le rendre plus réaliste ? Qu'est ce qui ne vaut pas le coût dans mon itinéraire, comment l'optimiser svp ?
Si il faut faire des coupes , je peut zapper la partie Vegas et Death V( car faisable un week end de LA ) et faire zion los angeles de 18 h le 14 ieme jour a 6 h du matin le 15 ieme jour , par exemple , cela me ferait gagner 2 jours et demi pour le reste du trajet.
Merci d'avance pour votre aide !
Pourriez vous me dire svp si mon projet est réaliste . Je vais bientôt commencer un stage a los angeles . Le visa stagiaire permet de venir un mois avant le stage et de rester un mois après pour visiter . Je souhaiterais donc faire une boucle sur 14 jours pendant de mois de mars J 1 LA / Flagstaff d'une traite et en passant par la route 66(12h ) de route je crois J2 Flagstaff ->grand canyon , journée Grand canyon hotel ->tuba city J3 tuba city ->canyonland/arches Hotel par la . j4 arches -> Denver J5 Denver visite J6 Denver ->dinosaur monument et hotel par la j7dinosaur monument -> capitol reef J7 capitol reef depart soirée pour hotel pas loin de Bryce J8 journée Bryce depart fin aprem pour page hotel j 9 lake Powell hotel page j 10 vermillon cliff hotel pas loin de zion J 11 journee zion J 12 zion Vegas hotel Vegas J13 death valley hotel la bas J 14 death valley et depart LA fin de soirée
Mon plan tient t'il la route ? Si non, auriez vous suggestions à me faire pour le rendre plus réaliste ? Qu'est ce qui ne vaut pas le coût dans mon itinéraire, comment l'optimiser svp ?
Si il faut faire des coupes , je peut zapper la partie Vegas et Death V( car faisable un week end de LA ) et faire zion los angeles de 18 h le 14 ieme jour a 6 h du matin le 15 ieme jour , par exemple , cela me ferait gagner 2 jours et demi pour le reste du trajet.
Merci d'avance pour votre aide !
Traversée des États-Unis à vélo English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je m'appelle François, j'ai 25 ans et je projette de partir aux états-unis l'été prochain pour un long roadtrip à vélo. Cela fait 2 mois que je parcours le net sur ce sujet (climats, régions les plus remarquables, matériels, campings, ...)
Mon voyage se déroulerait du 20 juin au 20 août et se ferait au départ de portland en Oregon. Depuis cette ville, je longerai la Columbia river en circulant sur la route 14 pour ensuite emprunter la road 12 qui traverse la forêt de Clearwater et de lolo pour rejoindre Missoula puis Helena pour enfin rejoindre Yellowstone national park et grand teton national park. De là , je traverserai le Wyoming pour rejoindre le rocky mountain national park au Colorado. Que pensez-vous de ce début d'itinéraire? (J'aurais aimé partir de San Francisco et rejoindre le parc national du yosemite pour pouvoir faire la boucle des parcs de l'utah , de l'Arizona et du Colorado mais les températures semblent intenables durant cette période de l'année et j'ai peur de me retrouver sans eau au milieu de nulle part!) Une fois le Colorado atteint, je continuerai soit la boucle de l'ouest vers le Sud ou je poursuivrai vers l'Est pour continuer et achever la traversée en effectuant environ 100 km par jour jusque Washington D.C.(ce qui me semble réalisable à mon âge et avec ma forme...) J'ai lu à de nombreuses reprises que les paysages de l'est du pays était plus banales et que les grandes plaines aux paysages monotones pourraient décourager les cyclistes mais les grands espaces de ce genre m'attirent tout autant que les reliefs de l'ouest).
Merci d'avance pour vos remarques et conseils
François 🙂
Je m'appelle François, j'ai 25 ans et je projette de partir aux états-unis l'été prochain pour un long roadtrip à vélo. Cela fait 2 mois que je parcours le net sur ce sujet (climats, régions les plus remarquables, matériels, campings, ...)
Mon voyage se déroulerait du 20 juin au 20 août et se ferait au départ de portland en Oregon. Depuis cette ville, je longerai la Columbia river en circulant sur la route 14 pour ensuite emprunter la road 12 qui traverse la forêt de Clearwater et de lolo pour rejoindre Missoula puis Helena pour enfin rejoindre Yellowstone national park et grand teton national park. De là , je traverserai le Wyoming pour rejoindre le rocky mountain national park au Colorado. Que pensez-vous de ce début d'itinéraire? (J'aurais aimé partir de San Francisco et rejoindre le parc national du yosemite pour pouvoir faire la boucle des parcs de l'utah , de l'Arizona et du Colorado mais les températures semblent intenables durant cette période de l'année et j'ai peur de me retrouver sans eau au milieu de nulle part!) Une fois le Colorado atteint, je continuerai soit la boucle de l'ouest vers le Sud ou je poursuivrai vers l'Est pour continuer et achever la traversée en effectuant environ 100 km par jour jusque Washington D.C.(ce qui me semble réalisable à mon âge et avec ma forme...) J'ai lu à de nombreuses reprises que les paysages de l'est du pays était plus banales et que les grandes plaines aux paysages monotones pourraient décourager les cyclistes mais les grands espaces de ce genre m'attirent tout autant que les reliefs de l'ouest).
Merci d'avance pour vos remarques et conseils
François 🙂
Arches... pas facile à organiser.. que de choix! English translation pending
bonjour,
Alors que j'avance bien dans l'organisation de mon voyage ( je vais bientôt le reposter plus en détail )... je bloque sur l'organisation de la journée à Arches! Pour les autres sites, j'ai réussi à faire des sélections en fonction des durées et de nos envies mais là.... ça me paraît vraiment difficile!
Alors voilà; on voulait faire Arches en 2 temps : le matin au lever du soleil (6h), retour à l'hôtel aux heures chaudes (car en juillet) avec piscine puis revenir en fin d'après-midi sur ARCHES.... pour l'instant tout va bien! 😉 J'ai ensuite essayé de combiner nos envies avec les contraintes de luminosité et les heures chaudes mais ce n'est pas facile et ça ne me convient pas forcément... voilà pour l'instant où on en est dans notre réflexion :
le matin :6h : Double arch + Windows section : envie de le faire au lever du soleil (1h30)Puis Landscape arch (1h30) qu'on pourrait commencer à 8h Sur le chemin du retour : Sand Dune Arch (30mn)Upper Delicate arch Viewpoint (45mn) à faire avant le milieu d'après midi d'après Photographing the southwest car après dans l'ombre! Wolf ranch et pétroglyphes (durée?) autres points de vue avec arrêts sur la route: salt lake overlook, Fiery Fumace, Courthouse Towers, Tower Of Babel, Sheep Rock, Three Gossips, , Park Avenue ViewpointEn fin d'après midi : vers 17h Park Avenue (1h)autres points de vue qui sont mieux en fin d'aprem comme la Sal Mountains, Petrified Dune, Balanced Rock, Garden of Eden et Panorama Point. mais est-ce que Courthouse Towers, Tower Of Babel, Sheep Rock, Three Gossips, , ne peuvent pas aussi se faire en fin d 'après-midi pour alléger le matin? (niveau exposition) coucher de soleil : Où si pas à Delicate Arch? sans retraverser tout le parc... Les durées de randonnées sont-elles des temps de marche uniquement ou incluent-elles les pauses photos?
J'ai peur que plus de 5h de marche sur la journée soit trop fatigant avec la chaleur... (petit rappel nous sommes 3 = 12 ans, 42 ans et 68 ans)Est-ce jouable ou serait-il préférable d'ajouter une journée de plus sur Moab?Avec par exemple une autre demi-journée à Arches le matin pour alléger et Mill Creek Canyon l'après-midi.... mais bon on a déjà rajouté 3 jours depuis la 1ere ébauche..... car on ne veut pas que ce soit un marathon non plus... mais on ne peut pas rallonger indéfiniment! ... Enfin on se pose les questions avant d'avoir les billets d'avion... c'est déjà ça 😏
Merci d'avance pour votre aide!
le matin :6h : Double arch + Windows section : envie de le faire au lever du soleil (1h30)Puis Landscape arch (1h30) qu'on pourrait commencer à 8h Sur le chemin du retour : Sand Dune Arch (30mn)Upper Delicate arch Viewpoint (45mn) à faire avant le milieu d'après midi d'après Photographing the southwest car après dans l'ombre! Wolf ranch et pétroglyphes (durée?) autres points de vue avec arrêts sur la route: salt lake overlook, Fiery Fumace, Courthouse Towers, Tower Of Babel, Sheep Rock, Three Gossips, , Park Avenue ViewpointEn fin d'après midi : vers 17h Park Avenue (1h)autres points de vue qui sont mieux en fin d'aprem comme la Sal Mountains, Petrified Dune, Balanced Rock, Garden of Eden et Panorama Point. mais est-ce que Courthouse Towers, Tower Of Babel, Sheep Rock, Three Gossips, , ne peuvent pas aussi se faire en fin d 'après-midi pour alléger le matin? (niveau exposition) coucher de soleil : Où si pas à Delicate Arch? sans retraverser tout le parc... Les durées de randonnées sont-elles des temps de marche uniquement ou incluent-elles les pauses photos?
J'ai peur que plus de 5h de marche sur la journée soit trop fatigant avec la chaleur... (petit rappel nous sommes 3 = 12 ans, 42 ans et 68 ans)Est-ce jouable ou serait-il préférable d'ajouter une journée de plus sur Moab?Avec par exemple une autre demi-journée à Arches le matin pour alléger et Mill Creek Canyon l'après-midi.... mais bon on a déjà rajouté 3 jours depuis la 1ere ébauche..... car on ne veut pas que ce soit un marathon non plus... mais on ne peut pas rallonger indéfiniment! ... Enfin on se pose les questions avant d'avoir les billets d'avion... c'est déjà ça 😏
Merci d'avance pour votre aide!
Le web a 25 ans: Comment Internet a révolutionné vos voyages? English translation pending
Cher Amis voyageurs,
En digressant (comme souvent) suite à une remarque sur une autre discussion, j’ai incidemment mentionné que le 13 mars 2014 le World Wide Web fêtait ses 25 ans… et j’en ai profité pour rappeler aux enfants gâtés du net et aux voyageurs les plus jeunes de ce forum qu’avant – avant Internet et le WWW, au paléolithique du numérique donc - organiser des voyages c’était autre chose…
Et puis en y réfléchissant un peu après avoir posté ce message, je me suis remis à y réfléchir… Nom de *** (mettez ce que vous voulez) ! Mais c’est vrai ça, comment on faisait avant ?
Avant que d’un simple clic on puisse avoir connaissance de tous les horaires, toutes les connexions, tous les itinéraires de toutes les compagnies d’aviation, de train, d’autobus, du monde ?
Avant que l’on puisse comparer en temps réel les prix des billets de train / bateau / avion ?
Avant que l’on puisse choisir son hôtel parmi le choix de 1'000 hébergements proposés dans la région qui nous intéresse ?
Avant que lesdits 1'000 hôtels soient notés, classés, analysés, commentés par des millions de personnes les ayant fréquentés ?
Avant que l’on puisse comparer les prix des locations de voitures chez 10 loueurs et 5 intermédiaires en 3 minutes ?
Avant que Google Maps et quelques autres servent de support à nos itinéraires et avant que l’on puisse visualiser en 3 dimensions les endroits exacts où l’on va partir, confortablement installé dans son fauteuil ?
Avant que l’on trouve dans les forums spécialisés toutes les informations sur nos destinations et toutes les réponses à des milliers de questions (certaines posées plusieurs fois, si… si…) Avant que l’on n’utilise plus que des billets électroniques qui ont mis un terme au drame que représentait alors la perte d’un billet d’avion.
Avant que… etc… etc… etc…
Alors pour les plus jeunes, voilà comment on faisait :
On achetait des guides en vrai papier (c’est toujours recommandé ceci dit) et des cartes non numériques. On allait piquer des catalogues dans les agences pour avoir de idées d’excursions et d’itinéraires, voire on écrivait (sur du vrai papier aussi que l’on mettait dans une enveloppe avec un timbre) aux ambassades ou représentations touristiques des pays que l’on voulait visiter. Puis 2, 3, 4, 5 semaines (semaines, pas secondes) plus tard, on recevait des catalogues, des cartes, des dépliants, des prospectus… ou rien !
Pour réserver un avion, une voiture, pas d’autre choix que d’aller dans une agence de voyage et de croire ce que la dame (le plus souvent) nous disait et nous vendait… C’est ainsi qu’en 1988 j’ai fait un Miami – Chicago – Washington DC – Boston – Amsterdam – Genève (authentique ! 🤪) pour revenir de Floride alors que l’agence m’avait fait croire que j’avais un Miami – Amsterdam - Genève… Impossible, ou très difficile, de comparer les itinéraires, les prix, les conditions de voyage, le confort des compagnies, etc…
Pour réserver un hôtel à nouveau agence de voyage (qui comme aujourd’hui ne connaissait pas ce qu’elle vendait et vous conseillait en général celui sur lequel elle avait la meilleur commission ou celui dans le quel l’agence avait encore des quotas, tout en vous jurant que c’était le meilleur de la région) qui vous remettait alors des vouchers en vrai papier qu’il ne fallait surtout pas perdre (et lorsque je me suis fait voler mon sac, et les bons, dans un Mc Do en milieu de nulle part entre St-Louis et je ne sais plus où, il m’a fallu des heures de téléphone (depuis une cabine bien sûr) pour que l’agence en Suisse me faxe les copies de bons à mon prochain hôtel… copies par fax qui bien sûr ont été ensuite refusées dans un hôtel sur deux parce que non conformes au format normal des authentiques vouchers !
Si vous vouliez tenter de réserver vous-même un hôtel il fallait téléphoner (cher et compliqué, surtout dans les pays éloignés et non francophones) ou écrire à l’hôtel, lequel vous envoyait une confirmation par courrier une fois que vous lui aviez, le plus souvent, fait parvenir un chèque d’arrhes. Bref compter 2 semaines minimum par hôtel !
Bref… je pourrais continuer pendant des heures… mais le but c’était juste de lancer la discussion : Comment Internet / le WWW ont révolutionné la préparation de nos vacances ???
J’espère que cette discussion va vivre avec plein d’anecdotes et de souvenirs ! N’oublions pas que tout ce qui nous semble naturel aujourd’hui pour réserver / préparer nos vacances sur Internet est très très très récent… Il y a 20 ans il n’y avait rien (les 1ères réservations en ligne sur le site d’Easyjet datent de 1998, il y a à peine plus de 15 ans !)
Certains diront que c’était mieux avant (quel plaisir d’arriver dans un endroit dont personne ne nous a rien dit et que nous n’avons jamais vu en photo / video / image satellite / numérisation 3D) et qu’aujourd’hui il y a tellement d’informations disponibles que c’est devenu une vraie jungle chronophage et schizophrénique d’organiser ses voyages (je ne lis plus TripAdvisor… y’en a toujours 2-3 qui arrivent à me faire croire que je vais me retrouver en enfer !), MAIS franchement même si c’était charmant et pittoresque avant, c’est quand même vachement mieux maintenant… Merci WWW !!! (Et merci VF au passage, petit coup de lèche aux modérateurs !)
Et vous piliers (ou pas) du forum, vous en pensez quoi ?
En digressant (comme souvent) suite à une remarque sur une autre discussion, j’ai incidemment mentionné que le 13 mars 2014 le World Wide Web fêtait ses 25 ans… et j’en ai profité pour rappeler aux enfants gâtés du net et aux voyageurs les plus jeunes de ce forum qu’avant – avant Internet et le WWW, au paléolithique du numérique donc - organiser des voyages c’était autre chose…
Et puis en y réfléchissant un peu après avoir posté ce message, je me suis remis à y réfléchir… Nom de *** (mettez ce que vous voulez) ! Mais c’est vrai ça, comment on faisait avant ?
Avant que d’un simple clic on puisse avoir connaissance de tous les horaires, toutes les connexions, tous les itinéraires de toutes les compagnies d’aviation, de train, d’autobus, du monde ?
Avant que l’on puisse comparer en temps réel les prix des billets de train / bateau / avion ?
Avant que l’on puisse choisir son hôtel parmi le choix de 1'000 hébergements proposés dans la région qui nous intéresse ?
Avant que lesdits 1'000 hôtels soient notés, classés, analysés, commentés par des millions de personnes les ayant fréquentés ?
Avant que l’on puisse comparer les prix des locations de voitures chez 10 loueurs et 5 intermédiaires en 3 minutes ?
Avant que Google Maps et quelques autres servent de support à nos itinéraires et avant que l’on puisse visualiser en 3 dimensions les endroits exacts où l’on va partir, confortablement installé dans son fauteuil ?
Avant que l’on trouve dans les forums spécialisés toutes les informations sur nos destinations et toutes les réponses à des milliers de questions (certaines posées plusieurs fois, si… si…) Avant que l’on n’utilise plus que des billets électroniques qui ont mis un terme au drame que représentait alors la perte d’un billet d’avion.
Avant que… etc… etc… etc…
Alors pour les plus jeunes, voilà comment on faisait :
On achetait des guides en vrai papier (c’est toujours recommandé ceci dit) et des cartes non numériques. On allait piquer des catalogues dans les agences pour avoir de idées d’excursions et d’itinéraires, voire on écrivait (sur du vrai papier aussi que l’on mettait dans une enveloppe avec un timbre) aux ambassades ou représentations touristiques des pays que l’on voulait visiter. Puis 2, 3, 4, 5 semaines (semaines, pas secondes) plus tard, on recevait des catalogues, des cartes, des dépliants, des prospectus… ou rien !
Pour réserver un avion, une voiture, pas d’autre choix que d’aller dans une agence de voyage et de croire ce que la dame (le plus souvent) nous disait et nous vendait… C’est ainsi qu’en 1988 j’ai fait un Miami – Chicago – Washington DC – Boston – Amsterdam – Genève (authentique ! 🤪) pour revenir de Floride alors que l’agence m’avait fait croire que j’avais un Miami – Amsterdam - Genève… Impossible, ou très difficile, de comparer les itinéraires, les prix, les conditions de voyage, le confort des compagnies, etc…
Pour réserver un hôtel à nouveau agence de voyage (qui comme aujourd’hui ne connaissait pas ce qu’elle vendait et vous conseillait en général celui sur lequel elle avait la meilleur commission ou celui dans le quel l’agence avait encore des quotas, tout en vous jurant que c’était le meilleur de la région) qui vous remettait alors des vouchers en vrai papier qu’il ne fallait surtout pas perdre (et lorsque je me suis fait voler mon sac, et les bons, dans un Mc Do en milieu de nulle part entre St-Louis et je ne sais plus où, il m’a fallu des heures de téléphone (depuis une cabine bien sûr) pour que l’agence en Suisse me faxe les copies de bons à mon prochain hôtel… copies par fax qui bien sûr ont été ensuite refusées dans un hôtel sur deux parce que non conformes au format normal des authentiques vouchers !
Si vous vouliez tenter de réserver vous-même un hôtel il fallait téléphoner (cher et compliqué, surtout dans les pays éloignés et non francophones) ou écrire à l’hôtel, lequel vous envoyait une confirmation par courrier une fois que vous lui aviez, le plus souvent, fait parvenir un chèque d’arrhes. Bref compter 2 semaines minimum par hôtel !
Bref… je pourrais continuer pendant des heures… mais le but c’était juste de lancer la discussion : Comment Internet / le WWW ont révolutionné la préparation de nos vacances ???
J’espère que cette discussion va vivre avec plein d’anecdotes et de souvenirs ! N’oublions pas que tout ce qui nous semble naturel aujourd’hui pour réserver / préparer nos vacances sur Internet est très très très récent… Il y a 20 ans il n’y avait rien (les 1ères réservations en ligne sur le site d’Easyjet datent de 1998, il y a à peine plus de 15 ans !)
Certains diront que c’était mieux avant (quel plaisir d’arriver dans un endroit dont personne ne nous a rien dit et que nous n’avons jamais vu en photo / video / image satellite / numérisation 3D) et qu’aujourd’hui il y a tellement d’informations disponibles que c’est devenu une vraie jungle chronophage et schizophrénique d’organiser ses voyages (je ne lis plus TripAdvisor… y’en a toujours 2-3 qui arrivent à me faire croire que je vais me retrouver en enfer !), MAIS franchement même si c’était charmant et pittoresque avant, c’est quand même vachement mieux maintenant… Merci WWW !!! (Et merci VF au passage, petit coup de lèche aux modérateurs !)
Et vous piliers (ou pas) du forum, vous en pensez quoi ?
Retour d'une boucle Denver - Denver, août 2013 English translation pending
Bonjour ,
je me décide avec du retard à faire un carnet, certainement moins accompli que les splendides carnets que l'on trouve sur les USA dans ce forum , sur notre experience d'un voyage dans la partie centrale avec comme buts ultimes Yellowstone et Arches en me disant que cela pourra peut-être servir à d'autres. Je me suis beaucoup inspiré des différents retours , blogs et autres sur ce forum , ce qui nous a permis de faire un voyage à notre mesure avec des contraintes familiales comme pas trop de marches, pas trop de villes et des moments shoppings dans les fameux mall mais de beaux paysages dans cette magnifique partie des USA. Ce voyage s'inscrit dans un cadre budgétaire qui a , par exemple, entrainé un départ de Milan et une boucle Denver- Denver en 15 jours pour éviter les frais d'abandon du véhicule et des tarifs plus attractifs pour l'avion, malgré les avis divergents sur ce forum . Nous avons fait une boucle assez classique dans cette partie du pays. Ce voyage ne pouvait excéder 15 jours pour des raisons de dates de vacances. Nous n'avons pas regretté notre choix car nous avons pu voir beaucoup de très belles choses et il n'y a pas eu tellement de journées "galères" en voiture mais il est certain que certaines visites n'ont pu se faire ou ont du être écourtées. Il a fallu faire des choix lors de la préparation et également des choix sur place et il est certain que certaines journées ont été bien complètes. J'ai réservé au préalable la location de la voiture et toutes les nuits d'hôtels .
Nous sommes une famille de 4 personnes avec 2 enfants, grands, de 22 et 20 ans et c'est notre cinquième voyage aux USA après avoir visité la Floride, la partie ouest plus classique, la Louisiane et New York.
Trajet prévisionnel en me basant sur Google maps
28/07: Milan 6h05- Denver 19h45 29/07 Denver - Cheyenne 164 kms 1h40 30/07 Cheyenne - Fort Laramie - Crazy Horse Memorial - Mont Rushmore - Keystone 479 kms 5h 31/07 Keystone - Devil's Tower - Buffalo 414 kms 4h10 1/08 Buffalo- Sheridan - Medecine Wheel - Cody 300 kms 3h46 2/08 Cody - Yellowstone : Lake Village, Mud Vulcano, Hayden Valley, 85 kms 1h pour rejoindre la porte d'entrée de Yellowstone 3/08 Yellowstone : Mammoth Hot springs, Norris Geyser basin 4/08 Yellowstone : Grand Canyon 5/08 Yellowstone : Madison, Grand Prismatic, Old Faithful 6/08 Yellowstone - Grand Teton - Salt Lake City 566 kms 6h43 7/08 Salt Lake City - Moab 396 kms 4h13 8/08 Moab : Rafting, Dead Horse , Canyonland 9/08 Moab : Arches canyon 10/08 Moab - Denver 590 kms 5h43 11/08 Départ Denver 11h05 12/08 Arrivée Milan 11h20
A suivre
je me décide avec du retard à faire un carnet, certainement moins accompli que les splendides carnets que l'on trouve sur les USA dans ce forum , sur notre experience d'un voyage dans la partie centrale avec comme buts ultimes Yellowstone et Arches en me disant que cela pourra peut-être servir à d'autres. Je me suis beaucoup inspiré des différents retours , blogs et autres sur ce forum , ce qui nous a permis de faire un voyage à notre mesure avec des contraintes familiales comme pas trop de marches, pas trop de villes et des moments shoppings dans les fameux mall mais de beaux paysages dans cette magnifique partie des USA. Ce voyage s'inscrit dans un cadre budgétaire qui a , par exemple, entrainé un départ de Milan et une boucle Denver- Denver en 15 jours pour éviter les frais d'abandon du véhicule et des tarifs plus attractifs pour l'avion, malgré les avis divergents sur ce forum . Nous avons fait une boucle assez classique dans cette partie du pays. Ce voyage ne pouvait excéder 15 jours pour des raisons de dates de vacances. Nous n'avons pas regretté notre choix car nous avons pu voir beaucoup de très belles choses et il n'y a pas eu tellement de journées "galères" en voiture mais il est certain que certaines visites n'ont pu se faire ou ont du être écourtées. Il a fallu faire des choix lors de la préparation et également des choix sur place et il est certain que certaines journées ont été bien complètes. J'ai réservé au préalable la location de la voiture et toutes les nuits d'hôtels .
Nous sommes une famille de 4 personnes avec 2 enfants, grands, de 22 et 20 ans et c'est notre cinquième voyage aux USA après avoir visité la Floride, la partie ouest plus classique, la Louisiane et New York.
Trajet prévisionnel en me basant sur Google maps
28/07: Milan 6h05- Denver 19h45 29/07 Denver - Cheyenne 164 kms 1h40 30/07 Cheyenne - Fort Laramie - Crazy Horse Memorial - Mont Rushmore - Keystone 479 kms 5h 31/07 Keystone - Devil's Tower - Buffalo 414 kms 4h10 1/08 Buffalo- Sheridan - Medecine Wheel - Cody 300 kms 3h46 2/08 Cody - Yellowstone : Lake Village, Mud Vulcano, Hayden Valley, 85 kms 1h pour rejoindre la porte d'entrée de Yellowstone 3/08 Yellowstone : Mammoth Hot springs, Norris Geyser basin 4/08 Yellowstone : Grand Canyon 5/08 Yellowstone : Madison, Grand Prismatic, Old Faithful 6/08 Yellowstone - Grand Teton - Salt Lake City 566 kms 6h43 7/08 Salt Lake City - Moab 396 kms 4h13 8/08 Moab : Rafting, Dead Horse , Canyonland 9/08 Moab : Arches canyon 10/08 Moab - Denver 590 kms 5h43 11/08 Départ Denver 11h05 12/08 Arrivée Milan 11h20
A suivre
Trois mois dans l'Ouest départ de Las Vegas English translation pending
Bonjour
Voici mon projet pour avril 2014, un grand tour dans l'ouest en VTT avec remorque.Au menu, routes, pistes, randonnées à pied.
Départ de Las Végas et boucle en huit. Je suis preneur de toutes infos sur les endroits à ne pas louper, de traces GPS de vos randos à pied, des bonnes adresses ou manger et dormir. Je vais camper la plupart du temps, mais je vais aussi prendre quelques nuitées en motel quand le besoin s'en fera ressentir. Mon VTT ne sera pas équipé "rando" afin de pouvoir faire des visites locales une fois la tente plantée. Je vais consulter les températures aux endroits ou je vais passer. Quel type de duvet dois je acheter?
Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter?
Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?
Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires?
Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.
Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter?
Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?
Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires?
Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande" English translation pending
suite en page 4
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
Retour d'un Road Trip de 3 mois: tour complet des USA en 25 étapes English translation pending
Bonjour à tous !
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montr��al pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montr��al pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Avis sur circuit de 24 jours dans l'ouest des Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
Nous désirerions partir pour 24 jours dans l'ouest des etats-unis du 16/05/2012 au 08/06/2012. Je me suis déjà permis de lire beaucoup de vos commentaires ou regarder vos blogs pour m'inspirer d'un circuit. Ceci est notre première visite aux USA
Pourriez-vous me faire part de vos commentaires ou remarques par rapport au circuit que j'ai concocté (rien n'est encore réservé)
Jour 1 : Bruxelles - Los Angeles Jour 2 : Los angeles Jour 3 : LA - Death Valley Jour 4 : Death Valley Jour 5 : Death Valley - LAs Vegas Jour 6 : Las Vegas Jour 7 : Las Vegas - Grand Canyon Jour 8 : Grand Canyon Jour 9 : Grand Canyon - Lake Powell Jour 10 : Lake Powell - Monument Valley Jour 11 : Monument Valley - Mesa Verde Jour 12 : Mesa Verde - Canyonlands Jour 13 : Canyonlands - arches - Capitol Reef Jour 14 : Capitol Reef - yellowstone Jour 15 : Yellowstone Jour 16 : Yellowstone Jour 17 : Yellowstone - Salt Lake City Jour 18 : Salt Lake City - Yosemite Jour 19 : Yosemite Jour 20 : Yosemite - San Francisco Jour 21 : San Francisco Jour 22 : San Francisco Jour 23 : San Francisco - Loas Angeles via la côte Jour 24 : retour LA - Bruxelles
Merci d'avance pour vos commentaires éclairés
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Jour 1 : Bruxelles - Los Angeles Jour 2 : Los angeles Jour 3 : LA - Death Valley Jour 4 : Death Valley Jour 5 : Death Valley - LAs Vegas Jour 6 : Las Vegas Jour 7 : Las Vegas - Grand Canyon Jour 8 : Grand Canyon Jour 9 : Grand Canyon - Lake Powell Jour 10 : Lake Powell - Monument Valley Jour 11 : Monument Valley - Mesa Verde Jour 12 : Mesa Verde - Canyonlands Jour 13 : Canyonlands - arches - Capitol Reef Jour 14 : Capitol Reef - yellowstone Jour 15 : Yellowstone Jour 16 : Yellowstone Jour 17 : Yellowstone - Salt Lake City Jour 18 : Salt Lake City - Yosemite Jour 19 : Yosemite Jour 20 : Yosemite - San Francisco Jour 21 : San Francisco Jour 22 : San Francisco Jour 23 : San Francisco - Loas Angeles via la côte Jour 24 : retour LA - Bruxelles
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A quoi ressemble votre carnet de route pour l'ouest des Etats-Unis? English translation pending
La plupart d'entre nous font des road book regroupant tous les renseignements glanés avant le voyage, je serais curieux de savoir comment est le votre ??
Les parcs de l'Ouest américain en Harley Davidson English translation pending
Voici le récit d' une aventure dont la préparation a débuté début 2007. Nous sommes deux couples d' amis, passionnés des US, de Country Music et de motos Harley Davidson.
Nous sommes tous les 4 dans la cinquantaine, membres d' un petit Club Breton de Motos Harley Davidson, nous avons fait déjà un voyage ensemble en 2000 sur San Francisco, Yosemite et Death Valley, mais en voiture.
Depuis nous ne parlions que de revenir un jour, mais cette fois de rouler sur nos montures préférées, des Harleys. Maryse et Francis : Nous
Nous avons fait plusieurs voyages aux US, toujours en voiture ou en 4x4 : Seattle, Los Angeles, San francisco 2x, Las vegas et les parcs 3x, Nashville et la Fan Fair.
Nous sommes jeunes motards (8 ans de permis) et heureux, car "vieux motards que jamais" ! Martine et Pierrick : Nos Amis et compagnons de voyage
Ils sont tous les deux motards confirmés (2 Harley-Davidson) et Danseurs de Country dans un club . Nous avons commencé à bâtir notre projet en février 2007 : Un tour des parcs à partir de Las Vegas, avec les conseils avisés des Forumeurs qui se reconnaîtront et que je remercie vivement au passage.. Nous avons pris nos billets NWairlines en Septembre, réservé nos motos chez EagleRider en Novembre. Séjour de 19 jours du 16 Avril au 4 Mai 2008 Trip en moto de 2 semaines Budget 2500 euros par personne (transports, locations, logements, bouffe, entrées diverses, hors dépenses personnelles) : Budget tenu ! Si, si ! Pour le logement, le moins de réservations possible pour rester libres : 3 nuits à l'arrivée, au Four Queens, 3 nuits au milieu du séjour à Moab et 2 nuits à L'Imperial Palace avant le retour.Puis nous avons planché très dur sur le road book. Certes nous faisons un tour des parcs, mais notre objectif était avant tout de profiter de chaque lieu, chaque instant.
Nous avons établi notre circuit avec des étapes courtes, pour chaque ville ou lieu, relevé tous les points d' intérêts tel que les bons steakHouses, les Clubs Country, les événements etc.. Avec l'aide d'un guide connus des Routards... et les infos du Net et de VF bien sûr.
Nous avions aussi prévu les itinéraires bis en cas de météo défavorable ou incident de parcours.. Ce qui n' arriva nullement : Les seuls désagréments du voyage furent: pour la météo, un vent fort plusieurs jours et autrement : une selle de passagère un poil trop dure qui valut l' achat d' un coussin pour adoucir le contact fessier...
Donc le mercredi 16 Avril 2008, après 24 heures de voyage, nous voilà débarqués à Las Vegas. Après avoir pris notre voiture de loc à l' aéroport (Eh oui, j'ai bien dit voiture de loc.... pour 2 jours, le temps de digérer le jetlag, visiter et prendre en mains nos rutilantes machines.
Le Four Queens : Notre Hôtel pour 3 nuits, en plein coeur du Frémont, nous avons choisi cette localisation pour l'arrivée et logerons sur le Strip au retour.
Jeudi 17 avril :
Et nous voila lâchés Sur le LAS VEGAS BOULEVARD : La fille qui se retourne sur les 2 beaux gosses, .... c' est Martine !!

Nous ne sommes pas venus depuis 10 ans dans la Sin City ....Le New York New York n' a pas pas changé comme le MGM, Le Flamingo ... Mais que de chantiers en cours !! Tiens ! le Frontier à disparu ? le Stardust aussi !

Et puis, on y fait toujours ces rencontres étonnantes ..
C' est notre 1ère journée de visite, la découverte pour Martine et Pierrick. Bon ça surprend la 1 ère fois, toute cette démesure, cette débauche architecturale, c' est fascinant et perturbant à la fois. On a parfois l' impression d' un immense décor de théâtre dont les coulisses ne sont pas toujours reluisantes .... En arpentant les trottoirs on comprend vite pourquoi ce surnom de Sin City.
On se pourrait se laisser prendre au jeu (dans les 2 sens du terme) mais l' on sent bien qu' il nous faut rester spectateurs, en profiter et passer à autre chose !.. On avons été émerveillés par des Hôtels comme le Bellagio, le Wynn ou encore le Venetian qui à nos yeux est la plus belle réalisation.
Bien sûr, nous sommes allés visiter la concession Harley Davidson (The World Largest), le Dylans Country Club et le Harley Davidson Café .... Passions obligent.


Vendredi 18 avril : Il nous faut aller Quérir nos machines chez le loueur : Pour nos amis ce sera l'Heritage Softail, pour nous, l'Electra Glide. Peu d' imagination dans tout cela, ce sont nos motos respectives en France. Ce qui nous a bien aidé à la préparation pour simuler les chargements....
Car ce n' est pas une mince affaire que de prévoir ses bagages pour 2 semaines à deux sur une moto par tous les temps possibles (nous sommes en avril et nous passerons des cols à 3000 mètres).
EagleRider à 9 heures du matin : Nos motos sont prêtes, on décharge la voiture au profit des motos, opération très simple, puisque Martine et Pierrick ont emmené un sac qui s' adapte au sissi-bar de l'HS et nous sommes partis avec nos sacs intérieurs de sacoches et Top Case ..... Y' a qu' a glisser dedans... Que du bonheur !
Et c' est parti, pour une ballade vers Red Rock Canyon, un petit tour de 40 miles pour tester nos montures et nos équipements.
Premières visions de paysages désertiques décorés de rochers rouges et 1 ère question d' intendance : Il est midi, qu' est-ce qu' on mange ?
Pierrick avait repéré un Ranch quelques miles avant le stop Photo, demi tour...On y va !
C' est le Bonnie Springs Ranch.. Si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut le coup. On a mangé pas cher, les serveuses sont sympas, la déco western du restau est un brin déjantée, je ne vous proposerai que l' entrée des toilettes car l' intérieur ne se décrit pas, il faut le voir .. c' est à pisser de rire. 😊
Retour sur Las Vegas. Le test des motos est concluant, à part pour Martine qui trouve sa selle de passagère un peu dure.. Tout le monde essaye, en effet c' est un vrai bout de bois, nous verrons celà demain avec le loueur. Il nous faut rendre la voiture, petite soirée sur Fremont Street et repas au Tony Romas. conseillé par le Routard pour le rapport Qualité/prix mais bonjour la file d' attente !!
Le Fremont Street Experience, spectacle de rue gigantissime à coup d' images et de décibels époustouflants nous a déversé jusque dans nos chambres des "We Will Rock You " à n' en plus vouloir. 😠
Bien sur, nous avons visité quelques casinos du Strip dont nous vous ferons grâce des photos maintes fois diffusées sur ce forum.
Nous avons adoré, les montées et descentes successives du Strip sur nos vrombissantes et rutilantes machines..
Bon le Strip comporte un nombre incalculable de feux tricolores dont les attentes au rouge, conjugués aux 30 degrés celsius ambiants transforment nos V Twins en Barbecue redoutables ..
Samedi 19 avril : Il est temps maintenant que nous sommes bien retapés de quitter Las Vegas pour 2 semaines on the road. Passage par le loueur : rien à faire pour la selle de Martine ... La moto est ainsi faite ! On y va comme ça !
J'ai glissé mon CD MP3 de country dans le lecteur de l'Electra, et c' est parti "L' AMERIQUE EST A NOUS !"
Nous prenons vers le Sud, direction Boulder, le Barrage Hoover Dam (pas de photos géniales à vous présenter), nous quittons le Nevada pour entrer en Arizona. A mi route, un vent latéral d' ouest se lève, il se fera de plus en plus fort, au point de nous faire ralentir, bien en deçà de la vitesse autorisée. Même pas grave !! On a le temps !! Notre 1ère Halte entre Las Vegas et Kingman, au milieu de nulle part, un troquet, bazar de souvenirs, et plus étonnant, un groupe de musiciens dans la cour nous balance un savoureux "Sweet Home Alabama" . Nous qui avions préparé notre trip en relevant un max d' adresses country .... Mais pas celle-là ! Pour un début, c' est un bon début !
Arrivés à Kingman vers midi, nous nous posons au 1er Motel qui se présente, un Motel6 avec un petit restaurant Calico à côté, parfait.
Puis on reprend la route pour les Blacks Mountains, direction Oatman, une ancienne ville minière. La route est magnifique des qu' on attaque les contreforts, les premières vraies sensations de motards... Pas de photos là non plus car dans ces virolos, les filles avaient plutôt le camescope au poignet.
Oatman c'est the Ghost Town on Historic Route 66. Eh oui nous avons fait nos premiers miles sur la mythique Mother Road..
Oatman est donc une ancienne ville minière. En fait de Ghost Town, elle est bien vivante la ville, pour les touristes .... C' est la mine qui est fantôme ! Pour extraire l' or, on utilisait des ânes, qui eux aussi existent encore et peuplent les ruelles pour le plus grand plaisir des touristes que nous sommes...... Très pittoresque !
Quand je vous parlais de rencontres !!
Retour sur Kingman pour la soirée. Comme je vous le disais, nous avions préparé une liste des endroits à privilégier, pour manger ou se distraire. A Kingman nous avions Mr DZ ou le Dambar SteakHouse. C' est sur ce second que nous jetterons notre dévolu.
Ambiance western certes, mais soirée DJ. Bon, c' est sympa, y' a du monde, mais l' animation est plutôt Rock et R&B... Martine ne se démonte pas et va soudoyer notre DJ du soir pour obtenir notre petit 1/4 d' heure country ... Le DJ s' est fait un plaisir d' annoncer notre requête incongrue.... Allez comprendre : "4 p'tits Français qui veulent danser de la country" Qu' à cela ne tienne !! Et nos amis ont dansé en ligne, à deux.
C' est pas sale par terre ! 'c' est de la sciure !!!!! Tout ça nous a ouvert l' appétit : New York Steak et Big potatos étaient au rendez-vous.
Dimanche 20 avril : Nous quittons Kingman, direction Flagstaff par la Historic Route 66. Je précise Historic car il s' agit des vestiges de la Mother Road et non l'interstate 40 que l' on aurait pu emprunter .... D'ailleurs en bons motards que nous sommes, nous privilégions toujours les petites routes, aux Interstates, Freeways et autres Highways. Donc nous disons Route 66, la vraie de vraie . :
Quel pied de rouler au son de "Don't Rock The Jukebox" en direction de Hackberry:
Je ne vous l' ai peut-être déjà précisé, mais je suis parti avec un CD MP3 de mes morceaux country préférés ... 19 heures de country ... Quel bonheur cette Electra !
Le Hackberry Général Store est en fait un musée génial, autant à l' extérieur qu' à l' intérieur. Un régal !
Au son de "Six Days On The Road" ou pourquoi pas "Get your Kicks on route 66" ...... Après tout on est sur la Main Street Of America, la route mythique.
On roule vers Seligman ..
Même le ptit coin est très convivial !!
L'Impala du Delgadillo à Seligman. Ce Gift shop un brin déjanté aussi, mondialement connu, créé par Angel Delgadillo le barbier de Seligman.
Sortis de l'Historic Route 66, nous prenons pour quelques dizaines de miles, l'I40 pour une escale à Williams puis cap sur Flagstaff ou nous nous poserons pour 2 nuits.
Williams est une petite ville Old West qui méritait bien sa petite visite.
Nous voilà à Flagstaff où nous nous poserons pour 2 nuits. Pour nous ce sera la fin de la Route 66 car celle-ci continue vers Albuquerque. Nous nous bifurquerons vers Chinle.
Ce soir nous passons au Muséum Club, pas de chance, c' est dimanche "le Zoo" est fermé !! Qu' à cela ne tienne, nous serons encore là demain !!
Lundi 21 Avril : Après une matinée libre en ville ou chacun a pu faire ses emplettes, Chemise western, chapeau etc, et la recherche des derniers souvenirs de la Main Street of America, nous reprenons la route pour la visite de Sedona par Oak Creek. Petit stop pour un pik nik dans coin bucolique.
😉 Merci à Philippe du Lot pour son conseil de monter à l'airport de Sedona.. Vue Impressionnante sur la ville.
Quel superbe endroit que cette région de Sedona. Nous y étions passés en 1998, mais juste passés !!! De Phoenix au Grand Canyon, . il nous fallait passer vite car le coucher de soleil ne nous attendrait pas !! Ce passage rapide nous avait quand même marqué, au point que cette fois, nous avons proposé une journée à Sedona plutôt qu' au GC.
The Chapel of the Holy Cross
Fin de journée, nous reprenons la route par l'Oak Creek pour retrouver notre hotel à Flagstaff. Un Days Inn celui de la Route 66, un peu cher mais trés confortable.
Pour la soirée, nous comptons beaucoup sur le Museum Club, c'est quand même la Mecque de la country.. On y retourne et bonheur, la perle de la route 66 nous ouvre ses portes ... Ce soir c'est soirée Karaoké ... oui mais country of course!
Quel accueil chaleureux que ces nouveaux patrons nous ont réservé !! Une visite privée de ce lieu mythique et tellement chargé d'histoires, La cheminée, constituée de pierres de la région, incrustée de bois pétrifié, et d' un diamant au coeur de l'avaloir, L' arbre au milieu de la piste dont une balle encore incrustée a eu raison du créateur de ces lieux, les chambres cachées, qui ont vus transiter les produits illicites de la prohibition...
A propos du créateur, Le Museum a été construit en 1931 par un Taxidermiste d' où son surnom : "The Zoo"
Et cet arbre, abattu et retourné sur place, pour constituer à jamais cette entrée majestueuse !
Allez ! Je ne résiste pas ! un peu d' histoire ... Les photos ne sont pas de nous, bien sur .. mais c' est tellement intéressant !
Super soirée. Promis, on reviendra !
Mardi 22 Avril : Nous quittons Flag, avec un petit pincement, nous avons toujours bien aimé cette ville . Nous sortirons par Santa Fe Ave, l' US66, pour ne prendre l'I40 que le plus tard possible ..... D' ailleurs nous en ressortirons très vite pour pénétrer au coeur des territoires Navajos et Hopis. Les Natives Americans Nations.
Nous prendrons la Leupp Rd direction Sunrise, Dikon, Indians Wells, une région que nous traverserons avec une certaine fébrilité, nous avons lu et relu tant de choses sur ces Natives Americans, en bien et en mal. Nous avons, à la fois, envie et peur de les rencontrer.
Nous sommes curieux et à la fois ne voulons pas être voyeurs .. Les villages sont extrêmement clairsemés, les habitations semblent spartiates, sans décors, sans réel recherche d' esthétique. Sur les longues lignes droites interminables, un départ de chemin avec une grappe de boites aux lettres nous laisse supposer que les maisons sont plus loin dans les vallons, les prairies desséchées, peu sont visibles. Parfois un habitant au bord de la route nous salut d' un signe de la main...
Les bords de routes sont jonchés de bouteilles vides ... Comme un rappel d' un vieux problème toujours présent.... Mais nous croiserons des équipes d' hommes qui font un ramassage de ces déchets, qui remplissent des sacs qu' ils laissent ensuite sur le bord de route, de toute évidence pour un enlèvement ultérieur par un véhicule..Les problèmes sont bien pris en mains..
Curieusement, dans ces territoires désertiques qui semblent très peu peuplés, nous verrons quelques miles avant Burnside une école toute neuve, au milieu de nulle part, moderne et colorée, tant par ses bâtiments que ses équipements de jeux.
Nous voici arrivés à Chinle, à l'heure de la sortie des classes sans doutes, car un cortège de School Bus sortant d' un parking, paralyse toute la circulation. Nous nous rendons directement à l'hotel le plus proche du Canyon de Chelly, le Thunderbird Lodge. De là, nous partons pour une visite du Canyon en 4x4. Visite privilégiée car nous ne sommes que tous les 4 avec notre chauffeur et guide Navajo.
Lieu majestueux que ce canyon, dont le fond est au trois quart de sable et d' eau. La végétation qui s' éveille en ce printemps se conjugue avec la lumière de fin de journée pour nous offrir cette magie d' ombres, de lumières et de couleurs.
Toujours habité, Il contient un grand nombre de ruines indiennes (environ 700) retraçant 1500 ans de présence humaine. Divisé en deux canyons, le Canyon de Chelly et Canyon del Nuerto, cette région est sacrée pour les indiens Navajo.
White House
Une famille Navajos nous propose quelques objets d' artisanats de leur confection. Les enfants s' apprêtent à traverser la rivière pour venir à notre rencontre.

Mercredi 23 Avril : Nous quittons le Thunderbird Lodge, Un hotel super bien situé, confortable mais dont le restaurant nous laisse une impression de "cafetaria de supermarché" Dommage !
Un petit tour sur la South Rim avant de prendre la direction de Monument Valley.
La route n' est pas longue, à peine 100 miles par Many Farms et Kayenta. Nous essayerons de ne pas perdre de temps car le logement sur Monument Valley est rare.. Nous avons relevé sur le Routard une adresse qui nous attire bien : un Hogan à l' entrée du parc. Si ce Hogan n'est pas disponible, nous nous rabattrons sur l' hôtel Goulding's.
Bonheur, le Hogan est disponible !!! Le Hogan est l' habitation traditionnelle des Indiens Navajos de la région. C' est une structure en bois recouverte de terre battue
Agnes, qui nous reçois dans son Hogan, nous préviens : le confort est spartiate, c' est comme le camping, matelas sur le sol, l' eau dans la cuvette, pas d' électricité, et un poêle à bois au milieu du logis .. ... .Qu' a cela ne tienne !! l' aventure c' est l' aventure !!
L' endroit est rêvé !!
Elle est pas belle la vie ? !
Pour dormir .. Et pour se laver .
Pour le chauffage ... A cet instant nous ne le savions pas encore ! Mais ce poêle va bien nous servir, car la nuit sera des plus fraîche pour ne pas dire froide !!
Il est intéressant de noter que cette superbe structure de bois est composée de rondins assemblés sans clous, ni vis, ni chevilles. Tout est autoportant et autobloqué.

😠Fallait sans douter, y' a pas de WiFi !! 😠
Le beau Frère de Agnes, qui habite à côté, nous emmènera visiter Monument Valley Tribal Park. C'est parfait car ce n'est pas trés accessible avec nos moto ... et de plus interdit par notre loueur. Notre sympathique guide nous fera faire le tour traditionnel tout public, plus une boucle vers les habitations. Toujours aussi magique ce lieu, on ne s'en lasse pas.

Fin de la visite, tout le monde est content. Notre guide aussi .
Au retour de la ballade, Agnes nous a concocté une salade Navajo, servie à domicile. C'est marrant, la ressemblance entre le guide et Agnes ..ci après! C'est la même famille 😉
Tombée de la nuit, Agnes nous apportera une brassée de bois pour le poêle ... Ca nous fait sourire sur le coup, mais en fait, nous aurons froid cette nuit là ... Et les gars se feront un devoir d' allumer le poêle au petit matin.

Brossage des dents à la fraîche !
Le chien de la maison surveille les vas et vient vers les toilettes ... C' est la petite cabane au milieu du désert !
Un petit déjeuner copieux et un café bien chaud avant de reprendre la route .

Jeudi 24 Avril : Allez, il nous rendre ces lieux, dont nous garderons un souvenir inoubliable. En route pour Durango via Mexican Hat et Bluff. Petit arrêt photo sur cette ligne droite mythique, l' entrée est de Monument Valley.
Mexican Hat
Gooseneck

Changement radical de paysage. Nous approchons de la région de Durango, nous passerons un col à 2600m d'altitude ou il nous faudra nous vêtir plus chaudement. Nous sommes proches du Parc de Mesa Verde.
DURANGO : Voila une petite ville que allons bien apprécier. Nous nous installons pour 2 nuits au Siesta Motel ... Un peu loin du centre historique, dommage. Nous mangerons ce soir dans un restaurant Mongol. Original, pas cher et délicieux..
Vendredi 25 Avril :
Petit déjeuner au centre ville dans un restaurant minuscule mais tellement sympathique.. Puis petite visite de la ville, sa gare, son train à vapeur qui emmène son lot de touristes vers Silverton, la ville minière.
Mesa Verde abrite une énorme concentration d' habitats indiens ancestraux dans des « pueblos » construits du VIe au XIIe siècle. Ici, Cliff Palace, long de 88 mètres et abritant 217 pièces entre 100 et 200 personnes pouvaient y vivre.

Petite visite d' un Pueblo
Il est particulièrement intéressant de descendre au coeur de ces vestiges : L' échelle - l' intérieur - pour moudre le grain Retour à Durango pour la soirée et la nuit. Nous mangerons au Ore House SteakHouse qui est contigu au Wild Horse Saloon. Super soirée..
Samedi 26 Avril : Nous reprenons la route tôt le matin, il nous nous couvrir, nous allons repasser le col, il va faire très froid .... Direction MOAB
Sur la route, un petit arrêt à Cortez pour les derniers achats de souvenirs d' art indien, dorénavant nous nous éloignerons des territoires Navajos et Hopis.
A Moab, nous avons réservé un appartement pour 3 nuits. C' était prudent car en cette saison la ville est très fréquentée par les américains amoureux de sports mécaniques en pleine nature : Autos motos, bateaux etc. De plus ce samedi et Dimanche ce sera le célèbre MOB CAR SHOW
Tout le Week-End, on a pu assister à un défilé ahurissant de véhicules extravagants, magnifiques et plus fous les uns que les autres. Un spectacle étonnant, détonnant et affligeant à la fois quand on pense à toute cette démesure créée uniquement pour le plaisir et souvent l' inutile. Ça c' est bien l' Amérique !!
Bien sûr, nous aussi on a fait nos kékés sans casques comme les autres! dans cette folie vrombissante ...😎
Moab c' est aussi sa région et ses parcs naturels. Nous visiterons en deux jours CanyonLands Les Arches, la Byway 128. Des sites magnifiques, pour nous Arches restera le plus magique des Parcs de L' ouest américain.
Dimanche 27 Avril : Les Arches : Balanced Rock
Des Paysages époustouflants

45 minutes d' ascension pour la perle de Dame Nature : Delicat Arch
Magnifique, c'est sûr elle se mérite !

Lundi 28 Avril : CanyonLands : Des points de vues à couper le souffle !!

Sur la Scenic Byway 128
Mardi 29 Avril : Nous quittons Moab a grands regrets car avec un sentiment de ne pas avoir tout vu, sa région est magnifique et mérite plus de 3 jours pour la découvrir. Il nous faudra y revenir !
Direction Torrey par le parc de Capitol Reef
Sans le savoir à priori, nous allons traverser des paysages magnifiques, inattendus, chaque miles parcouru est un vrai bonheur !!!
Petite halte déjeuner : La Luna Mesa, une petit restau perdu au milieu de nulle part, un brin décalé du monde .... Comme on les aime quoi !!! Un jeune couple charmant nous accueille; Lui, rivé sur son Macintosh essaie désespérement de se connecter au web, elle nous prépare une salade verte et croquante, si fraîche qu'on se demande d'ou elle sort, au milieu de ce désert !!
Au coeur de Capitol Reef ..

Le soir : dodo à Torrey, charmant petit bourg en bordure de Capitol Reef.
Mercredi 30 Avril : Nous prenons la Scenic ByWay12, des paysages de plus en plus époustouflants, une des plus belles routes des Etats Unis. Nous passerons un col où la neige couvre encore le bord des routes
Cette route est une enfilade de virages de montées et descentes au milieu de forêts et de falaises vertigineuses, le bonheur des motards...😎😎

Au bout de cette route superbe autant qu' inoubliable : la cerise sur le gâteau : L' amphithéâtre de Bryce Canyon. Même si nous arrivons ici pour la 4ème fois, l' impression reste la même, comment la nature a-t-elle pu nous offrir une telle oeuvre?
Bien sûr, il est impensable de visiter Bryce sans descendre dans les entrailles de cette majestueuse sculpture à ciel ciel ouvert.
Au fond de cette vallée, c' est une mélodie de couleurs et de lumières orchestrées par les Hoodoos et la végétation .. Une magie dont on ne se lasse pas!

Ce soir, nous dormirons à l' entrée du parc, au Bryce View Lodge. Nous irons manger Ruby's le concurrent d' en face bien plus touristique mais que de monde. La surprise de la soirée sera la traversée de la route d'un hotel à l'autre : un vent glacial à décasquer un motard !! Pire, quelques flocons de neige nous attendront à la sortie du restaurant.
Jeudi 1er Mai : Nous avons des craintes concernant la météo .. Mais non, ciel bleu toujours et encore, mais quel froid ! -6 degrés celsius et toujours ce vent !! Il nous faudra déplacer les motos pour pouvoir charger les bagages sans attraper l' onglée !!!
Nous quittons donc ce site Magnifique site pour redescendre plus bas en altitude et récupérer quelques degrés, qui avouons-le seront les bienvenus.
ZION sera notre dernier parc traversé, magnifique aussi, nous ne nous arrêterons pas sinon que pour manger car nous devons être ce soir à Las Vegas.
Et nous voila de retour dans la Sin City. La boucle est bouclée !
Vue de nuit de la Stratosphère.
ça c' est le manège suspendu au dessus du vide, à quelques 300 mètres. Encore une démesure Américaine ! .... Je vous rassure c'est pas nous qui sommes dedans !!!
Vendredi 2 Mai :
Il nous faut aller rendre nos machines au loueur. Non sans un pincement, vous vous en doutez ! voila 15 jours qu' elles nous balladent au travers de ces contrées de rêve. Tout celà est passé trop vite bien sûr !
Nous avons reloué une voiture pour profiter un maximum de Vegas pour cette dernière journée de demain avant de reprendre l' avion et bientôt Paris :-))
Et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne toujours depuis plus de deux semaines . Le spectacle d'eau du Bellagio. Bellissimo !

Allez ! Dernière soirée, on se lâche !! Un petit Cocktail à notre santé et notre prochain périple ! 😕
Fallait terminer sur une bonne note . . . de Country Music ! Et quelques pas de Line Dance pour Martine et Pierrick !
Super soirée au Tobby Keith Saloon. Demain matin on reprend l'avion .. sniff !! Mais on a déjà évoqué un éventuel futur périple ... qui pourrait inclure Yellowstone ... Un parc que l' on ne connaît pas encore.
Ce qui est magique avec le voyage c'est qu' il commence dès qu'on l' imagine ...... 🙂😄😎
Nous avons fait plusieurs voyages aux US, toujours en voiture ou en 4x4 : Seattle, Los Angeles, San francisco 2x, Las vegas et les parcs 3x, Nashville et la Fan Fair.
Nous sommes jeunes motards (8 ans de permis) et heureux, car "vieux motards que jamais" ! Martine et Pierrick : Nos Amis et compagnons de voyage
Ils sont tous les deux motards confirmés (2 Harley-Davidson) et Danseurs de Country dans un club . Nous avons commencé à bâtir notre projet en février 2007 : Un tour des parcs à partir de Las Vegas, avec les conseils avisés des Forumeurs qui se reconnaîtront et que je remercie vivement au passage.. Nous avons pris nos billets NWairlines en Septembre, réservé nos motos chez EagleRider en Novembre. Séjour de 19 jours du 16 Avril au 4 Mai 2008 Trip en moto de 2 semaines Budget 2500 euros par personne (transports, locations, logements, bouffe, entrées diverses, hors dépenses personnelles) : Budget tenu ! Si, si ! Pour le logement, le moins de réservations possible pour rester libres : 3 nuits à l'arrivée, au Four Queens, 3 nuits au milieu du séjour à Moab et 2 nuits à L'Imperial Palace avant le retour.Puis nous avons planché très dur sur le road book. Certes nous faisons un tour des parcs, mais notre objectif était avant tout de profiter de chaque lieu, chaque instant.Nous avons établi notre circuit avec des étapes courtes, pour chaque ville ou lieu, relevé tous les points d' intérêts tel que les bons steakHouses, les Clubs Country, les événements etc.. Avec l'aide d'un guide connus des Routards... et les infos du Net et de VF bien sûr.
Nous avions aussi prévu les itinéraires bis en cas de météo défavorable ou incident de parcours.. Ce qui n' arriva nullement : Les seuls désagréments du voyage furent: pour la météo, un vent fort plusieurs jours et autrement : une selle de passagère un poil trop dure qui valut l' achat d' un coussin pour adoucir le contact fessier...
Donc le mercredi 16 Avril 2008, après 24 heures de voyage, nous voilà débarqués à Las Vegas. Après avoir pris notre voiture de loc à l' aéroport (Eh oui, j'ai bien dit voiture de loc.... pour 2 jours, le temps de digérer le jetlag, visiter et prendre en mains nos rutilantes machines.
Le Four Queens : Notre Hôtel pour 3 nuits, en plein coeur du Frémont, nous avons choisi cette localisation pour l'arrivée et logerons sur le Strip au retour.

Jeudi 17 avril :
Et nous voila lâchés Sur le LAS VEGAS BOULEVARD : La fille qui se retourne sur les 2 beaux gosses, .... c' est Martine !!

Nous ne sommes pas venus depuis 10 ans dans la Sin City ....Le New York New York n' a pas pas changé comme le MGM, Le Flamingo ... Mais que de chantiers en cours !! Tiens ! le Frontier à disparu ? le Stardust aussi !

Et puis, on y fait toujours ces rencontres étonnantes ..
C' est notre 1ère journée de visite, la découverte pour Martine et Pierrick. Bon ça surprend la 1 ère fois, toute cette démesure, cette débauche architecturale, c' est fascinant et perturbant à la fois. On a parfois l' impression d' un immense décor de théâtre dont les coulisses ne sont pas toujours reluisantes .... En arpentant les trottoirs on comprend vite pourquoi ce surnom de Sin City.On se pourrait se laisser prendre au jeu (dans les 2 sens du terme) mais l' on sent bien qu' il nous faut rester spectateurs, en profiter et passer à autre chose !.. On avons été émerveillés par des Hôtels comme le Bellagio, le Wynn ou encore le Venetian qui à nos yeux est la plus belle réalisation.
Bien sûr, nous sommes allés visiter la concession Harley Davidson (The World Largest), le Dylans Country Club et le Harley Davidson Café .... Passions obligent.


Vendredi 18 avril : Il nous faut aller Quérir nos machines chez le loueur : Pour nos amis ce sera l'Heritage Softail, pour nous, l'Electra Glide. Peu d' imagination dans tout cela, ce sont nos motos respectives en France. Ce qui nous a bien aidé à la préparation pour simuler les chargements....
Car ce n' est pas une mince affaire que de prévoir ses bagages pour 2 semaines à deux sur une moto par tous les temps possibles (nous sommes en avril et nous passerons des cols à 3000 mètres).
EagleRider à 9 heures du matin : Nos motos sont prêtes, on décharge la voiture au profit des motos, opération très simple, puisque Martine et Pierrick ont emmené un sac qui s' adapte au sissi-bar de l'HS et nous sommes partis avec nos sacs intérieurs de sacoches et Top Case ..... Y' a qu' a glisser dedans... Que du bonheur !Et c' est parti, pour une ballade vers Red Rock Canyon, un petit tour de 40 miles pour tester nos montures et nos équipements.
Premières visions de paysages désertiques décorés de rochers rouges et 1 ère question d' intendance : Il est midi, qu' est-ce qu' on mange ?
Pierrick avait repéré un Ranch quelques miles avant le stop Photo, demi tour...On y va !
C' est le Bonnie Springs Ranch.. Si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut le coup. On a mangé pas cher, les serveuses sont sympas, la déco western du restau est un brin déjantée, je ne vous proposerai que l' entrée des toilettes car l' intérieur ne se décrit pas, il faut le voir .. c' est à pisser de rire. 😊
Retour sur Las Vegas. Le test des motos est concluant, à part pour Martine qui trouve sa selle de passagère un peu dure.. Tout le monde essaye, en effet c' est un vrai bout de bois, nous verrons celà demain avec le loueur. Il nous faut rendre la voiture, petite soirée sur Fremont Street et repas au Tony Romas. conseillé par le Routard pour le rapport Qualité/prix mais bonjour la file d' attente !!
Le Fremont Street Experience, spectacle de rue gigantissime à coup d' images et de décibels époustouflants nous a déversé jusque dans nos chambres des "We Will Rock You " à n' en plus vouloir. 😠
Bien sur, nous avons visité quelques casinos du Strip dont nous vous ferons grâce des photos maintes fois diffusées sur ce forum.
Nous avons adoré, les montées et descentes successives du Strip sur nos vrombissantes et rutilantes machines..Bon le Strip comporte un nombre incalculable de feux tricolores dont les attentes au rouge, conjugués aux 30 degrés celsius ambiants transforment nos V Twins en Barbecue redoutables ..

Samedi 19 avril : Il est temps maintenant que nous sommes bien retapés de quitter Las Vegas pour 2 semaines on the road. Passage par le loueur : rien à faire pour la selle de Martine ... La moto est ainsi faite ! On y va comme ça !
J'ai glissé mon CD MP3 de country dans le lecteur de l'Electra, et c' est parti "L' AMERIQUE EST A NOUS !"
Nous prenons vers le Sud, direction Boulder, le Barrage Hoover Dam (pas de photos géniales à vous présenter), nous quittons le Nevada pour entrer en Arizona. A mi route, un vent latéral d' ouest se lève, il se fera de plus en plus fort, au point de nous faire ralentir, bien en deçà de la vitesse autorisée. Même pas grave !! On a le temps !! Notre 1ère Halte entre Las Vegas et Kingman, au milieu de nulle part, un troquet, bazar de souvenirs, et plus étonnant, un groupe de musiciens dans la cour nous balance un savoureux "Sweet Home Alabama" . Nous qui avions préparé notre trip en relevant un max d' adresses country .... Mais pas celle-là ! Pour un début, c' est un bon début !
Arrivés à Kingman vers midi, nous nous posons au 1er Motel qui se présente, un Motel6 avec un petit restaurant Calico à côté, parfait.Puis on reprend la route pour les Blacks Mountains, direction Oatman, une ancienne ville minière. La route est magnifique des qu' on attaque les contreforts, les premières vraies sensations de motards... Pas de photos là non plus car dans ces virolos, les filles avaient plutôt le camescope au poignet.
Oatman c'est the Ghost Town on Historic Route 66. Eh oui nous avons fait nos premiers miles sur la mythique Mother Road..
Oatman est donc une ancienne ville minière. En fait de Ghost Town, elle est bien vivante la ville, pour les touristes .... C' est la mine qui est fantôme ! Pour extraire l' or, on utilisait des ânes, qui eux aussi existent encore et peuplent les ruelles pour le plus grand plaisir des touristes que nous sommes...... Très pittoresque !Quand je vous parlais de rencontres !!

Retour sur Kingman pour la soirée. Comme je vous le disais, nous avions préparé une liste des endroits à privilégier, pour manger ou se distraire. A Kingman nous avions Mr DZ ou le Dambar SteakHouse. C' est sur ce second que nous jetterons notre dévolu.
Ambiance western certes, mais soirée DJ. Bon, c' est sympa, y' a du monde, mais l' animation est plutôt Rock et R&B... Martine ne se démonte pas et va soudoyer notre DJ du soir pour obtenir notre petit 1/4 d' heure country ... Le DJ s' est fait un plaisir d' annoncer notre requête incongrue.... Allez comprendre : "4 p'tits Français qui veulent danser de la country" Qu' à cela ne tienne !! Et nos amis ont dansé en ligne, à deux.C' est pas sale par terre ! 'c' est de la sciure !!!!! Tout ça nous a ouvert l' appétit : New York Steak et Big potatos étaient au rendez-vous.

Dimanche 20 avril : Nous quittons Kingman, direction Flagstaff par la Historic Route 66. Je précise Historic car il s' agit des vestiges de la Mother Road et non l'interstate 40 que l' on aurait pu emprunter .... D'ailleurs en bons motards que nous sommes, nous privilégions toujours les petites routes, aux Interstates, Freeways et autres Highways. Donc nous disons Route 66, la vraie de vraie . :
Quel pied de rouler au son de "Don't Rock The Jukebox" en direction de Hackberry:
Je ne vous l' ai peut-être déjà précisé, mais je suis parti avec un CD MP3 de mes morceaux country préférés ... 19 heures de country ... Quel bonheur cette Electra !
Le Hackberry Général Store est en fait un musée génial, autant à l' extérieur qu' à l' intérieur. Un régal !
Au son de "Six Days On The Road" ou pourquoi pas "Get your Kicks on route 66" ...... Après tout on est sur la Main Street Of America, la route mythique.
On roule vers Seligman ..
Même le ptit coin est très convivial !!
L'Impala du Delgadillo à Seligman. Ce Gift shop un brin déjanté aussi, mondialement connu, créé par Angel Delgadillo le barbier de Seligman.
Sortis de l'Historic Route 66, nous prenons pour quelques dizaines de miles, l'I40 pour une escale à Williams puis cap sur Flagstaff ou nous nous poserons pour 2 nuits.
Williams est une petite ville Old West qui méritait bien sa petite visite.
Nous voilà à Flagstaff où nous nous poserons pour 2 nuits. Pour nous ce sera la fin de la Route 66 car celle-ci continue vers Albuquerque. Nous nous bifurquerons vers Chinle.
Ce soir nous passons au Muséum Club, pas de chance, c' est dimanche "le Zoo" est fermé !! Qu' à cela ne tienne, nous serons encore là demain !!Lundi 21 Avril : Après une matinée libre en ville ou chacun a pu faire ses emplettes, Chemise western, chapeau etc, et la recherche des derniers souvenirs de la Main Street of America, nous reprenons la route pour la visite de Sedona par Oak Creek. Petit stop pour un pik nik dans coin bucolique.
😉 Merci à Philippe du Lot pour son conseil de monter à l'airport de Sedona.. Vue Impressionnante sur la ville.
Quel superbe endroit que cette région de Sedona. Nous y étions passés en 1998, mais juste passés !!! De Phoenix au Grand Canyon, . il nous fallait passer vite car le coucher de soleil ne nous attendrait pas !! Ce passage rapide nous avait quand même marqué, au point que cette fois, nous avons proposé une journée à Sedona plutôt qu' au GC.
The Chapel of the Holy Cross
Fin de journée, nous reprenons la route par l'Oak Creek pour retrouver notre hotel à Flagstaff. Un Days Inn celui de la Route 66, un peu cher mais trés confortable.
Pour la soirée, nous comptons beaucoup sur le Museum Club, c'est quand même la Mecque de la country.. On y retourne et bonheur, la perle de la route 66 nous ouvre ses portes ... Ce soir c'est soirée Karaoké ... oui mais country of course!
Quel accueil chaleureux que ces nouveaux patrons nous ont réservé !! Une visite privée de ce lieu mythique et tellement chargé d'histoires, La cheminée, constituée de pierres de la région, incrustée de bois pétrifié, et d' un diamant au coeur de l'avaloir, L' arbre au milieu de la piste dont une balle encore incrustée a eu raison du créateur de ces lieux, les chambres cachées, qui ont vus transiter les produits illicites de la prohibition...
A propos du créateur, Le Museum a été construit en 1931 par un Taxidermiste d' où son surnom : "The Zoo"
Et cet arbre, abattu et retourné sur place, pour constituer à jamais cette entrée majestueuse !
Allez ! Je ne résiste pas ! un peu d' histoire ... Les photos ne sont pas de nous, bien sur .. mais c' est tellement intéressant !
Super soirée. Promis, on reviendra !Mardi 22 Avril : Nous quittons Flag, avec un petit pincement, nous avons toujours bien aimé cette ville . Nous sortirons par Santa Fe Ave, l' US66, pour ne prendre l'I40 que le plus tard possible ..... D' ailleurs nous en ressortirons très vite pour pénétrer au coeur des territoires Navajos et Hopis. Les Natives Americans Nations.
Nous prendrons la Leupp Rd direction Sunrise, Dikon, Indians Wells, une région que nous traverserons avec une certaine fébrilité, nous avons lu et relu tant de choses sur ces Natives Americans, en bien et en mal. Nous avons, à la fois, envie et peur de les rencontrer.
Nous sommes curieux et à la fois ne voulons pas être voyeurs .. Les villages sont extrêmement clairsemés, les habitations semblent spartiates, sans décors, sans réel recherche d' esthétique. Sur les longues lignes droites interminables, un départ de chemin avec une grappe de boites aux lettres nous laisse supposer que les maisons sont plus loin dans les vallons, les prairies desséchées, peu sont visibles. Parfois un habitant au bord de la route nous salut d' un signe de la main...
Les bords de routes sont jonchés de bouteilles vides ... Comme un rappel d' un vieux problème toujours présent.... Mais nous croiserons des équipes d' hommes qui font un ramassage de ces déchets, qui remplissent des sacs qu' ils laissent ensuite sur le bord de route, de toute évidence pour un enlèvement ultérieur par un véhicule..Les problèmes sont bien pris en mains..
Curieusement, dans ces territoires désertiques qui semblent très peu peuplés, nous verrons quelques miles avant Burnside une école toute neuve, au milieu de nulle part, moderne et colorée, tant par ses bâtiments que ses équipements de jeux.
Nous voici arrivés à Chinle, à l'heure de la sortie des classes sans doutes, car un cortège de School Bus sortant d' un parking, paralyse toute la circulation. Nous nous rendons directement à l'hotel le plus proche du Canyon de Chelly, le Thunderbird Lodge. De là, nous partons pour une visite du Canyon en 4x4. Visite privilégiée car nous ne sommes que tous les 4 avec notre chauffeur et guide Navajo.
Lieu majestueux que ce canyon, dont le fond est au trois quart de sable et d' eau. La végétation qui s' éveille en ce printemps se conjugue avec la lumière de fin de journée pour nous offrir cette magie d' ombres, de lumières et de couleurs.
Toujours habité, Il contient un grand nombre de ruines indiennes (environ 700) retraçant 1500 ans de présence humaine. Divisé en deux canyons, le Canyon de Chelly et Canyon del Nuerto, cette région est sacrée pour les indiens Navajo.
White House
Une famille Navajos nous propose quelques objets d' artisanats de leur confection. Les enfants s' apprêtent à traverser la rivière pour venir à notre rencontre.

Mercredi 23 Avril : Nous quittons le Thunderbird Lodge, Un hotel super bien situé, confortable mais dont le restaurant nous laisse une impression de "cafetaria de supermarché" Dommage !
Un petit tour sur la South Rim avant de prendre la direction de Monument Valley.
La route n' est pas longue, à peine 100 miles par Many Farms et Kayenta. Nous essayerons de ne pas perdre de temps car le logement sur Monument Valley est rare.. Nous avons relevé sur le Routard une adresse qui nous attire bien : un Hogan à l' entrée du parc. Si ce Hogan n'est pas disponible, nous nous rabattrons sur l' hôtel Goulding's.
Bonheur, le Hogan est disponible !!! Le Hogan est l' habitation traditionnelle des Indiens Navajos de la région. C' est une structure en bois recouverte de terre battue
Agnes, qui nous reçois dans son Hogan, nous préviens : le confort est spartiate, c' est comme le camping, matelas sur le sol, l' eau dans la cuvette, pas d' électricité, et un poêle à bois au milieu du logis .. ... .Qu' a cela ne tienne !! l' aventure c' est l' aventure !!L' endroit est rêvé !!

Elle est pas belle la vie ? !
Pour dormir .. Et pour se laver .
Pour le chauffage ... A cet instant nous ne le savions pas encore ! Mais ce poêle va bien nous servir, car la nuit sera des plus fraîche pour ne pas dire froide !!
Il est intéressant de noter que cette superbe structure de bois est composée de rondins assemblés sans clous, ni vis, ni chevilles. Tout est autoportant et autobloqué.

😠Fallait sans douter, y' a pas de WiFi !! 😠
Le beau Frère de Agnes, qui habite à côté, nous emmènera visiter Monument Valley Tribal Park. C'est parfait car ce n'est pas trés accessible avec nos moto ... et de plus interdit par notre loueur. Notre sympathique guide nous fera faire le tour traditionnel tout public, plus une boucle vers les habitations. Toujours aussi magique ce lieu, on ne s'en lasse pas.

Fin de la visite, tout le monde est content. Notre guide aussi .
Au retour de la ballade, Agnes nous a concocté une salade Navajo, servie à domicile. C'est marrant, la ressemblance entre le guide et Agnes ..ci après! C'est la même famille 😉
Tombée de la nuit, Agnes nous apportera une brassée de bois pour le poêle ... Ca nous fait sourire sur le coup, mais en fait, nous aurons froid cette nuit là ... Et les gars se feront un devoir d' allumer le poêle au petit matin.

Brossage des dents à la fraîche !

Le chien de la maison surveille les vas et vient vers les toilettes ... C' est la petite cabane au milieu du désert !

Un petit déjeuner copieux et un café bien chaud avant de reprendre la route .

Jeudi 24 Avril : Allez, il nous rendre ces lieux, dont nous garderons un souvenir inoubliable. En route pour Durango via Mexican Hat et Bluff. Petit arrêt photo sur cette ligne droite mythique, l' entrée est de Monument Valley.
Mexican Hat
Gooseneck

Changement radical de paysage. Nous approchons de la région de Durango, nous passerons un col à 2600m d'altitude ou il nous faudra nous vêtir plus chaudement. Nous sommes proches du Parc de Mesa Verde.

DURANGO : Voila une petite ville que allons bien apprécier. Nous nous installons pour 2 nuits au Siesta Motel ... Un peu loin du centre historique, dommage. Nous mangerons ce soir dans un restaurant Mongol. Original, pas cher et délicieux..
Vendredi 25 Avril :
Petit déjeuner au centre ville dans un restaurant minuscule mais tellement sympathique.. Puis petite visite de la ville, sa gare, son train à vapeur qui emmène son lot de touristes vers Silverton, la ville minière.
Mesa Verde abrite une énorme concentration d' habitats indiens ancestraux dans des « pueblos » construits du VIe au XIIe siècle. Ici, Cliff Palace, long de 88 mètres et abritant 217 pièces entre 100 et 200 personnes pouvaient y vivre.

Petite visite d' un Pueblo
Il est particulièrement intéressant de descendre au coeur de ces vestiges : L' échelle - l' intérieur - pour moudre le grain Retour à Durango pour la soirée et la nuit. Nous mangerons au Ore House SteakHouse qui est contigu au Wild Horse Saloon. Super soirée..

Samedi 26 Avril : Nous reprenons la route tôt le matin, il nous nous couvrir, nous allons repasser le col, il va faire très froid .... Direction MOAB
Sur la route, un petit arrêt à Cortez pour les derniers achats de souvenirs d' art indien, dorénavant nous nous éloignerons des territoires Navajos et Hopis.
A Moab, nous avons réservé un appartement pour 3 nuits. C' était prudent car en cette saison la ville est très fréquentée par les américains amoureux de sports mécaniques en pleine nature : Autos motos, bateaux etc. De plus ce samedi et Dimanche ce sera le célèbre MOB CAR SHOW
Tout le Week-End, on a pu assister à un défilé ahurissant de véhicules extravagants, magnifiques et plus fous les uns que les autres. Un spectacle étonnant, détonnant et affligeant à la fois quand on pense à toute cette démesure créée uniquement pour le plaisir et souvent l' inutile. Ça c' est bien l' Amérique !!Bien sûr, nous aussi on a fait nos kékés sans casques comme les autres! dans cette folie vrombissante ...😎

Moab c' est aussi sa région et ses parcs naturels. Nous visiterons en deux jours CanyonLands Les Arches, la Byway 128. Des sites magnifiques, pour nous Arches restera le plus magique des Parcs de L' ouest américain.
Dimanche 27 Avril : Les Arches : Balanced Rock
Des Paysages époustouflants

45 minutes d' ascension pour la perle de Dame Nature : Delicat Arch

Magnifique, c'est sûr elle se mérite !

Lundi 28 Avril : CanyonLands : Des points de vues à couper le souffle !!

Sur la Scenic Byway 128

Mardi 29 Avril : Nous quittons Moab a grands regrets car avec un sentiment de ne pas avoir tout vu, sa région est magnifique et mérite plus de 3 jours pour la découvrir. Il nous faudra y revenir !
Direction Torrey par le parc de Capitol Reef

Sans le savoir à priori, nous allons traverser des paysages magnifiques, inattendus, chaque miles parcouru est un vrai bonheur !!!

Petite halte déjeuner : La Luna Mesa, une petit restau perdu au milieu de nulle part, un brin décalé du monde .... Comme on les aime quoi !!! Un jeune couple charmant nous accueille; Lui, rivé sur son Macintosh essaie désespérement de se connecter au web, elle nous prépare une salade verte et croquante, si fraîche qu'on se demande d'ou elle sort, au milieu de ce désert !!

Au coeur de Capitol Reef ..

Le soir : dodo à Torrey, charmant petit bourg en bordure de Capitol Reef.
Mercredi 30 Avril : Nous prenons la Scenic ByWay12, des paysages de plus en plus époustouflants, une des plus belles routes des Etats Unis. Nous passerons un col où la neige couvre encore le bord des routes

Cette route est une enfilade de virages de montées et descentes au milieu de forêts et de falaises vertigineuses, le bonheur des motards...😎😎

Au bout de cette route superbe autant qu' inoubliable : la cerise sur le gâteau : L' amphithéâtre de Bryce Canyon. Même si nous arrivons ici pour la 4ème fois, l' impression reste la même, comment la nature a-t-elle pu nous offrir une telle oeuvre?

Bien sûr, il est impensable de visiter Bryce sans descendre dans les entrailles de cette majestueuse sculpture à ciel ciel ouvert.

Au fond de cette vallée, c' est une mélodie de couleurs et de lumières orchestrées par les Hoodoos et la végétation .. Une magie dont on ne se lasse pas!

Ce soir, nous dormirons à l' entrée du parc, au Bryce View Lodge. Nous irons manger Ruby's le concurrent d' en face bien plus touristique mais que de monde. La surprise de la soirée sera la traversée de la route d'un hotel à l'autre : un vent glacial à décasquer un motard !! Pire, quelques flocons de neige nous attendront à la sortie du restaurant.
Jeudi 1er Mai : Nous avons des craintes concernant la météo .. Mais non, ciel bleu toujours et encore, mais quel froid ! -6 degrés celsius et toujours ce vent !! Il nous faudra déplacer les motos pour pouvoir charger les bagages sans attraper l' onglée !!!
Nous quittons donc ce site Magnifique site pour redescendre plus bas en altitude et récupérer quelques degrés, qui avouons-le seront les bienvenus.
ZION sera notre dernier parc traversé, magnifique aussi, nous ne nous arrêterons pas sinon que pour manger car nous devons être ce soir à Las Vegas.

Et nous voila de retour dans la Sin City. La boucle est bouclée !

Vue de nuit de la Stratosphère.

ça c' est le manège suspendu au dessus du vide, à quelques 300 mètres. Encore une démesure Américaine ! .... Je vous rassure c'est pas nous qui sommes dedans !!!

Vendredi 2 Mai :
Il nous faut aller rendre nos machines au loueur. Non sans un pincement, vous vous en doutez ! voila 15 jours qu' elles nous balladent au travers de ces contrées de rêve. Tout celà est passé trop vite bien sûr !

Nous avons reloué une voiture pour profiter un maximum de Vegas pour cette dernière journée de demain avant de reprendre l' avion et bientôt Paris :-))

Et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne toujours depuis plus de deux semaines . Le spectacle d'eau du Bellagio. Bellissimo !

Allez ! Dernière soirée, on se lâche !! Un petit Cocktail à notre santé et notre prochain périple ! 😕

Fallait terminer sur une bonne note . . . de Country Music ! Et quelques pas de Line Dance pour Martine et Pierrick !

Super soirée au Tobby Keith Saloon. Demain matin on reprend l'avion .. sniff !! Mais on a déjà évoqué un éventuel futur périple ... qui pourrait inclure Yellowstone ... Un parc que l' on ne connaît pas encore.
Ce qui est magique avec le voyage c'est qu' il commence dès qu'on l' imagine ...... 🙂😄😎
Circuit moto de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
Nous envisageons un circuit principalement en moto du 26 avril au 13 mai 2008.
Nous nous sommes adressés à l'agence Backroads. Voila les grandes lignes de notre circuit proposé.
Nous aimerions des retours sur un circuit semblable et votre avis sur les excursions à faire ainsi que des appréciations sur les hotels proposes.
J1 26/04 Arrivée LAS VEGAS - Nuit à l' Excalibur
J2 27/04 Prise en mains Moto - journée à LV - Nuit Excalibur
J3 départ pour Grand Canyon - Nuit : Hotel Bright Angel Lodge (Aurons nous le temps de faire un tour d'helicoptere ?)
J4 29/04 Route pour Monument Valley - Nuit : hotel San Juan à Mexican Hat
J5 30/04 Excursion dans Monument Valley (4X4)- Nuit même hotel
J6 1/05 Route pour Page - Nuit au Quality Inn
J7 2/05 Route pour Bryce Canyon -Nuit au BW Ruby's Inn
J8 3/05 Journée dans Bryce C - Nuit Même hotel
J9 4/05 Départ pour Zion- Nuit au BW Zion Park Inn
J10 - Départ pour Death Valley - Nuit au Furnace Creek Range
J11 - Retour sur LV - Nuit au Riviera Hotel
J12 - Rendu de la moto - Transfert en vol intérieur sur San Fransisco - Location voiture - Départ pour Yosemite Park - Nuit au Cedar Lodge à El Portal
J13 - Ballade dans Yosemite P - Nuit même hotel
J14 - Retour sur SF - Restitution voiture - Nuit Hotel Renoir
J15 - Ballade dans SF - Nuit même hotel -
J16 - SF - Nuit même hotel
J17 - retour France
J18 - Arrivée France
Nous aimerions aussi avoir des infos sur la météo que nous risquons de rencontrer, ainsi que des conseils sur les bagages que nous devons/pouvons emporter sur la moto. Petite précision, nous sommes 1 couple 48/50 ans.
Nous aimerions aussi avoir des infos sur la météo que nous risquons de rencontrer, ainsi que des conseils sur les bagages que nous devons/pouvons emporter sur la moto. Petite précision, nous sommes 1 couple 48/50 ans.
Votre avis sur mon premier circuit dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Cet été je vais effectuer avec mes 2 filles mon 1er voyage aux Etats Unis. Pour effectuer mon circuit j'ai récolté plein d'informations sur ce forum. A commencer par les demandes de visas. je ne pensais pas que c'était si réglementé. J'ai mal choisi mon année. Bref j'ai RDV pour les visas à l'ambassade des USA le 24 mai. Je vous soumet mon circuit pour avoir vos avis. Ce que j'aimerai savoir c'est si pendant nos différentes étapes il y a des points remarquables où nous devons nous arrêter (quitte à faire un petit détour). Notre circuit n'est pas très speed, nous voulons prendre notre temps pour découvrir la région et les Américains. Pour ceux qui ont déjà voyagé dans l'ouest est ce que notre circuit tient la route?
1- Paris Colorado Springs . 8 juillet 2- Durango (Mesa verde) . 10 juillet 3- Kayenta (Monument valley). 12 juillet 4- Grand Canyon. 14 juillet 5- Las Vegas. 17 juillet 6- Los Angeles 19 juillet 7- Dinuba (Sequoia National Park). 23 juillet 8- Mariposa (Yosemite National Park) . 25 juillet 9- San Francisco. 27 juillet 10- départ Paris. 31 juillet
Cordialement.
Cet été je vais effectuer avec mes 2 filles mon 1er voyage aux Etats Unis. Pour effectuer mon circuit j'ai récolté plein d'informations sur ce forum. A commencer par les demandes de visas. je ne pensais pas que c'était si réglementé. J'ai mal choisi mon année. Bref j'ai RDV pour les visas à l'ambassade des USA le 24 mai. Je vous soumet mon circuit pour avoir vos avis. Ce que j'aimerai savoir c'est si pendant nos différentes étapes il y a des points remarquables où nous devons nous arrêter (quitte à faire un petit détour). Notre circuit n'est pas très speed, nous voulons prendre notre temps pour découvrir la région et les Américains. Pour ceux qui ont déjà voyagé dans l'ouest est ce que notre circuit tient la route?
1- Paris Colorado Springs . 8 juillet 2- Durango (Mesa verde) . 10 juillet 3- Kayenta (Monument valley). 12 juillet 4- Grand Canyon. 14 juillet 5- Las Vegas. 17 juillet 6- Los Angeles 19 juillet 7- Dinuba (Sequoia National Park). 23 juillet 8- Mariposa (Yosemite National Park) . 25 juillet 9- San Francisco. 27 juillet 10- départ Paris. 31 juillet
Cordialement.