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le chien l'ennemi du cycliste et le meilleur ami de l'homme English translation pending
by Denotosalos · 2005-03-14 · 34 replies
bonjour a tous

j'aimerai savoir comment vous faîtes pour eviter les attaques des chiens, j'ai deja essayé la fuite mais c'est idiots te rattrape toujours. je sais qu'il existe des siflets avec ultra son mais bon ? ensuite il existe aussi des bonbes au poivres mais est ce efficace ? je sais que certains cyclo campeurs utilise un baton ou des pierres mais bon c'est pas tres pratique a transporter. paraît que la meilleur solution c'est de s'arreter mais bon quand 1 chien ( voir 4 dans un village des prairies au canada avec un mettre qui ne bronche pas ). essaye de mordre tes mollets tu pense a tous sauf a descendre de ton velo pour voir si ils sont vraiment mechant. voila merçi d'avance. tchao
Protégeons nos rêves...... English translation pending
by Alan · 2005-02-25 · 21 replies
Il est tentant de toujours vouloir croire que le monde n'est fait que de supercheries, et maintenant on vit une époque ou tout est analysé, trituré, malaxé, compressé afin que l'on sache exactement à qui l'on a affaire, on veut savoir le pourquoi des choses, hors de question d'aller dans l'inconnu, on veut connaître le pourquoi du comment ......

Et pourtant, on peut se rappeler une époque pas si lointaine ou l'on aimait être surpris, aller au devant de l'inconnu, écouter les histoires des uns et des autres, juste comme ça ....... histoire de rêver et de se laisser transporter dans un imaginaire que l'on savait hors de notre portée, mais que par la grâce d'un récit on pouvait effleurer par la pensée et se construire à soi même sa propre histoire, l'embellir et l'interpréter de mille et une façons afin d'essayer de la rendre plus belle ......

Je me rappelle quand j'étais petit, avec mon copain Patrick on écoutait mon oncle qui nous racontait ses voyages en Afrique ..... je ne me rappelle plus laquelle, mais peu importe ..... d'abord il racontait à toute la famille, mais aprés comme de connivence il nous enmenait dans le grand jardin derrière, là ou les mauvaises herbes devenaient de l'herbe à éléphants, ou les grenouilles dans leurs mares rugissaient comme des lions, ou les vers de terre ressemblaient à de longs pythons, et il nous brodait la suite de l'histoire avec force démonstration par mimiques et grands gestes ....... on était sidéré, parfois atteré, mais toujours surpris ...... les scènes ou il échappait à des charges d'éléphants au milieu de la poussière, tout en évitant les crocs des lions et les cornes des buffles étaient les plus épiques et nos yeux devaient rouler dans leurs orbites ......

Quand il repartait, le grand jardin se métamorphosait vraiment en savane ou jungle, mille bruits étaient là prêts à nous bondir dessus, on hérissait des cabanes afin de se protéger des hyènes, qui mon oncle nous l'avait dit rôdaient le soir venu parmi les habitations pour enlever les enfants pas sages ..... on creusait des fossés que l'on remplissait d'eau pour que les serpents ne puissent pas traverser .... croyait on aussi ..... le moindre bourdon se transformait en aigle royal qui de ses serres pouvait nous entraîner tout là haut sur les sommets du Kilimandjaro ou de féroces tribus nous auraient fait cuire dans de gigantesques marmites afin de faire de nous leur repas ......

Celà nous est resté longtemps, et plus grand on s'inventait nous mêmes nos histoires ........ mon oncle a des contemporains de par le monde, mais malheureusement ils sont nés trop tard ou ont perdus toute chance de se faire un public ...... car à présent on ne croit plus aux hostoires, on laisse la part du rêve de côté, celà n'intéresse plus personne, on évite même que les enfants écoutent, on les colle devant la télé ou devant l'écran de l'ordi, là ou tout peut être décortiqué et les enfants n'ont plus à se faire leurs rêves ou à se créer leur univers, car on le crée pour eux, on le façonne d'une façon qui puisse les inciter à se comporter comme on le souhaite ......

Les histoires d'animaux fabuleux c'est fini ...... non, non ça n'existe plus, c'est terminé cette époque ...... oui mais peut être que ....... allez cessez vos gamineries, remballer vos rêves, on vit une époque pragmatique, censée et raisonnée, c'est écrit dans les brochures de la vie maintenant, vous pouvez vérifier ...... il y a de plus en plus de monde pour vous montrer que le rêve n'appartient qu'à ceux d'une époque lointaine, ceux qui pensent encore que dans les pays ou ils voyagent il peut encore leur arriver de fabuleuses aventures ..... que quelquepart existe encore des tribus vivant à l'âge de pierre, que des animaux imaginaires peuplent encore des forêts profondes ou des lacs insondables ......

Ces gens qui racontent ou qui écoutent existent encore, mais on les montre du doight, on les houspille, on se moque d'eux ..... on leur crée la honte de croire encore à ses histoires de " louf comme on dirait maintenant ...... pauvres idiots de doux rêveur qui pensaient que vous pouvez encore vivre de vos rêves, on passe maintenant non pas pour des fous, douce maladie d'une lointaine époque, mais pour des ignares, des tarés, des gens sans cervelle qui ne comprennent décidemment rien, alors que les autres ....... ceux qui vivent dans la vraie vie, celle fabriquée par toutes sortes de médias, détiennent la vérité ....... moins originale certes, moins dangereuse croit on, mais tellement plus aseptisée, plus sures, plus surveillée ...... entre nous avec nos barrières pour éviter de retomber dans les pièges de nos parents ou d'originaux qui luttent encore pour ne pas sombrer définitivement dans ce siècle de tromperie ......

Allez Charly, Boulie, Lola et Milou ...... on sort, on va avec vos pattes de félins explorer ce grand jardin devant nous, écoutez ces bruits, Lola attrape cette brindille qui frétille comme un serpent, ah ! ah ! Charly et Lola qui roulaient dans la mare aux crocodiles, faites attention ..... Milou tu sens cette odeur qui fait frétiller nos narines, allez mes chats, nous sommes encore bien vivants, emplissons nos têtes de nos rêves et faisons comme à l'habitude, déchirons l'écran et rentrons dedans, nous ne sommes pas encore lobotomisés et ils ne nous auront pas vivants, pas cette fois ci encore ........

Il y en a qui viennent se promener avec nous, faîtes moi croire que oui ........
Photo animalière English translation pending
by Walinette · 2004-09-20 · 180 replies
Tiens c'est un topic que je n'ai pas encore vu : les photos d'animaux. (ou alors je n'ai pas bien cherché ? )

Essayons donc : Petit squirrel au Grand Canyon et Bisons a Yellowstone Chameau a Turfan Le marché aux bestiaux de Kashgar et quelques habitants aux alentours du lac Karakul

Il y a bien quelqu'un qui a de jolies photos d'animaux africains (ou autres) a partager non ?
Ethnies en Iran English translation pending
by Hervé3 · 2004-09-07 · 8 replies
Bonjour,

Partant quelques semaines en Iran dès fin octobre, j'ai quelques questions sur cete destination:

1- je souhaiterai approcher quelques ethnies nomades tels que Lor, Bakthiari, Qashgai aux alentours de Shar-e Kord, Firuz Abad, Yasuj. Est-ce que certains d'entre vous ont déjà réaliser ce genre de choses en individuel voire auprès d'un guide locale ?

2- Je recherche des infos sur la route Machhad - Yazd via Tabas.

3- Je cherche enfin à localiser un village nommé Toups dans le Sistan ou le Baluchestan. Toups est la légende de la photo

Merci,

Herve
Faire ou ne pas faire? telle est... English translation pending
by Jackymelon · 2004-03-23 · 22 replies
Santé à tous !

J'ai découvert ce site grace à abm.fr (très bien fait un peu la waï des infos, complet)

Je suis en grande reflexion pour partir. Une reflexion à double sens : j'ai l'argent j'ai le temps je peux partir ou je veux comme je veux avec qui je veux et quand je veux...mais la décision est difficile à prendre. Je suis graphiste de formation j'ai bossé pendant 4 ans sur paris, marseille, st raphael et à présent j'ai quitté ma boite de "king of the king of the world" pour changer. Changer est un bien grand mot plutôt dire évoluer. Le train train boulot dodo ça me va pas, le JT et ses beaux sujets de mélodrame tourné pour créér des peurs chez chaque personne ça me va pas et la pub, pour y avoir plonger les 2 bras est un milieu de fous comme un proverbe qui m'a bien fait rire : "c'est un fou qui escalade le mur de l'asile et qui demande a un quidam qui passe, vous êtes nombreux la dedans ?" ça résume assez bien.

Donc mon projet c'est de remonter l'europe, jusqu'a la russie, transib jusqu'à l'asie, puis japon, chine...australie...amerique du sud, remonter tout ça...un petit arret en passant chez ma cousine à tahiti, et puis canada...et retour france / ou si encore la force, tant qu'on y est direction Afrique.

La seule chose qui me manque c'est le déclic. Pourquoi je l'ai pas ou / pourquoi un jour je l'ai, un jour non...ça, mystère. Je crois qu'il ya un peu de peur la dedans, j'ai rencontré et discuté avec nombre de personnes, j'ai lu des bouquins, j'ai étudié les proverbes du genre : il ya ceux qui vivent leur rêves et ceux qui rêvent leur vie...enfin bref et je suis toujours là le cul sur cette chaise, ou plutot la chaise entre 2 culs comme dirait gad elmaleh

Alors qu'est ce qu'on fait ?

Peace, JM
Vos petits moments de bonheur en voyage English translation pending
by Bico · 2003-09-25 · 21 replies
Bonjour,

J'aimerais bien partir une discussion sur les plus beaux souvenirs de voyages des membres, leurs plus beaux moments de bonheur en voyage.

Depuis que je voyage, je me suis aperçu que, en plus de faire de belles découvertes, je vivais aussi parfois des moments intenses de bonheur.

Quelques exemples : En Égypte, j'ai fait l'ascension du Mont-Sinaï et j'ai couché la nuit à son sommet. J'y ai vécu un moment de bonheur en assistant au lever du soleil de mon sac à couchage et un autre en descendant le mont Sinaï vers le monastère Ste-Catherine. Ce matin-là, le ciel était radieux, il y avait un de ces silences... Toujours en Égypte, une ballade sur la Corniche à Assouan en fin de journée en assistant au coucher de soleil, avec une vue imprenable sur le Nil. En Indonésie, mon séjour au Plateau de Dieng sur l'île de Java fut un grand moment de bonheur, ainsi que ma visite sur l'île de Komodo. En Tunisie, des visites à Douz et à Chénine furent des moments forts.
Maroc: Premières traces atlastiques English translation pending
by José · 2003-08-29 · 7 replies
Extrait de mon premier ... et dernier essai d'écriture de voyage.

C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

Entre ces lignes à la syntaxe hésitante et leur parution ici, je suis retourné une vingtaine de fois dans l'Atlas. C'est dire la sympathie que j'éprouve pour ce milieu ...

Ne me demandez pas pourquoi je ne me lasse pas de ce milieu au point d'y retourner régulièrement et parfois sur de longs mois. Il y a autre chose en plus de la diversité et la beautée de ces paysages (tout n'est pas cailloux et poussière comme le secteur parcouru ces jours là) et de l'extrème sympathie et gentillesse de la population berbère de l'Atlas, une vibration interne, dès que je foule ces sentiers, que je ne saurais décrire .

Si d'aucuns veulent sortir des sentiers atlastiques trop fréquentés par les "treks-Opérators" et guides locaux, faites moi signe. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos sur une vallée très attachante.

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( ... ) ANERGUI- Ayt Khoya

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt deM’semrirau souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, nous partons tout à l'heure à six heures...

Est-ce bien raisonnable ?

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameauet de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que ²Taghbalout², mais c’était suffisantje partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrican de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur khaïmas. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau oualouet de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour ressurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitationà soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

( .... )
Donne infos sur la Guadeloupe English translation pending
by Guadeloupe · 2003-02-09 · 51 replies
bonjour,

je suis partis en Guadeloupe durant plusieurs semaines en début d'année, cette iles est magnifique.

Si vous désirez avoir des renseignements sur l'iles les plages les lieux à visiter et bien évidemment le logement (gites, bungalows),

n'hésitez surtout pas, car nous étions dans des gites sur la basse terre et nous avons été recu comme des rois !!!!

Sabine
Amazing Kyrgyzstan!
by Attila · 2026-07-04 · 245 replies
This trip had been on my mind for about fifteen years.

But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.

And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!

Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.

A bit of Kazakhstan? Not in the end.

The south or not? Yes, in the end.

Pre-book or play it by ear? Only two stops were a leap into the unknown.

To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).

---/---

You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?

Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.

Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)



You’ll find here a post with some practical info.
Voyage en Iran entre amies en novembre English translation pending
by Shenden · 2018-08-27 · 4 replies
Bonjour, je pars avec une amie en iran du 2 au 26 novembre 2018. Je suis preneuse de tous les bons conseils, adresses, guides etc. Notre itinéraire pourra être :1) teheran sari (le train trans alborz) à definir..j'attends des conseils 2) kachan et abyaneh (comment y aller après avoir pris le train ??) 3)garmeh Na'in et Ispahan 4)yazd 5)chiraz 6)kerman 7)bandar abbas et les îles de qeshm et hengam 8) retour en avion vers téhéran. un grand merci pour votre aide. (budget moyen) shenden
Trajet Yazd - Varzaneh (Iran) English translation pending
by Sossope · 2017-02-21 · 2 replies
Bonjour, Actuellement en Iran (génial) nous souhaitons après 2jours a Yazd rejoindre Varzaneh. Comment faire pour s'y rendre? Y a t-il un bus direct? Cordialement, Sophie
Itinéraire 3 semaines en Iran English translation pending
by Sandrinila · 2018-07-14 · 2 replies
Bonjour à tous,

Nous venons de préparer un itinéraire pour notre voyage de 3 semaines en Iran (dont deux semaines avec un couple d’ami) . Je souhaiterais avoir votre avis sur nos étapes et le nombre de Jours que je nous y restons :

15.09 arrivée à Isfahan à 6h du matin, nous prendrons directement un bus pour Kashan. 16.09 visite de Kashan 17.09 départ pour Na’in, sur le chemin visite du village d’Abyaneh 18.09 balade dans Na’in puis nous prendrons un bus pour Khur et un taxi pour Garmeh (ou bien Farahzad? Ou les deux ?) 19. Et 20.09 séjour à Garmeh (ou Farahzad) 21.09 taxi pour Khur, bus pour Yazd puis Chiraz. ( ou train de nuit au départ de Yazd pour Bandar Abbas?) 22.09 vol a 13h pour Bandar Abbas 23 au 25.09 visite de 2 îles du golfe persique (queshm et Ormuz) 26.09 vol retour pour Chiraz et nous retrouvons nos amis pour débuter notre voyage ensemble 27.09 Persepolis et bus de nuit vers Kerman 28.09 visite de Mahan 29 et 30 excursion dans le désert de Kalut en y passant une nuit. Fin de jours du 30.09 départ pour Yazd en bus. 1 au 3.09 visite de Yazd et ses alentours 4 au 7.10 visite de Isfahan et vol retour.

Pour rejoindre le golfe persique, j’hésite entre prendre l’avion de Chriraz ou le train de nuit au départ de Yazd, que conseillez vous?

Nos amis souhaiteraient voir également Garmeh, nous l’aurons par contre déjà fait la 1er semaine, est-ce envisiageable de raccourcir notre séjour à Yazd et de faire un détour par Garmeh pour deux jours?
Itinéraire de 3 semaines en Iran English translation pending
by Ifuldrita · 2017-09-27 · 12 replies
Bonjour à tous, Je me permets de poster un nouveau fil d'itinéraire, car j'ai trouvé beaucoup d'itinéraires de 2 semaines sur le forum, mais peu de 3 semaines (en tout cas pour un premier voyage).

Voilà ce que j'avais en tête : - Arrivée le 11/10 à Téhéran au soir. - Deux nuits à Téhéran, pour visiter le musée de bijoux et d'autres lieux phare (ou une seule ? J'hésite encore, je me dis que la capitale n'est pas le mieux pour commencer le voyage et n'est peut-être pas indispensable) - Voyage en bus vers Kashan le 13/10 - Kashan : 2 nuits - Voyage en bus vers Isfahan le 15/10 - Isfahan : 3 nuits - Ensuite, dans l'idéal, j'aimerais bien faire un tour du désert, mais ça a l'air assez galère sans guide / chauffeur. Du coup, j'avais repéré dans le LP un guide localisé à Na'in qui propose de passer une nuit dans le désert, ou alors un guide localisé à Mesr et qui organise un road trip de 3 jours entre Isfahan et Yazd (
http://www.mesrvillage.ir/extrapage/contact). Qu'en pensez-vous ? Existe-t-il d'autre tours qui proposent ce genre d'excursion / voyage vers Yazd à Isfahan ? - Potentiellement, on arriverait à Yazd 3 jours plus tard, donc le 21/10. - Yazd : 2 nuits, dont une journée d'excursion pour la boucle Meybod-Chak Chak - Voyage en bus vers Shiraz le 23/10 - Shiraz : 3 nuits, dont une journée Persepolis - Naqsh-e rostam - Naqsh-e Rajab - Pasagardes - Là, j'aimerais me rendre à Shush, mais je n'ai rien trouvé dans le LP sur les moyens de rallier les deux villes... - Shush : 3 nuits, dont un tour à Shushtar et Choqua Zanbil - Bus depuis Avhaz vers Hamadan le 30/10 - Hamadan : 2 nuits - Bus vers Téhéran le 01/11 - Retour vers la France le 03/11 (en sachant que les derniers jours à Téhéran pourront sauter si on s'est bien plu ailleurs)

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que mon timing vous semble réaliste ? Déséquilibré en fonction des choses à voir dans certains lieux ? Par ailleurs, nous avions prévu de ne réserver aucun hôtel hormis la première nuit. Pensez-vous que c'est raisonnable pour notre période (mi-octobre à début novembre) ?

Merci par avance pour votre précieuse aide
Itinéraire 15 jours en Iran English translation pending
by Padampam · 2014-09-05 · 5 replies
Bonjour, Nous projetons de partir en Iran avec ma femme au mois d'avril et voici l'itinéraire de 15 jours sur que nous envisageons:

J1 Vol depuis France avec Turkish J2 Arrivée à Shiraz à 4h15 J3 Shiraz J4 Shiraz – Persepolis – Naghsh-é Rostam - Bavanat/Bazm (Nuit chez les Nomades Khamseh) J5 Bazm avec les nomades le matin- Route vers Zein-o-din J6 Yazd J7 Yazd - Meibod – Chak Chak – Kharanagh - Nuit à Yazd J8 Yazd - Garmeh. Nuit à Garmeh J9 Lac salé de Khur, Mesr et Oasis Farahzaad. Nuit à Garmeh J10 Garmeh – Anarak - Na'in – Ispahan J11 Ispahan J12 Ispahan J13 Ispahan - Abyaneh – Kashan J14 Kashan J15 Kashan - route vers Téhéran - Palais Golestan, Joyaux de la Couronne... J16 Journée chez famille iranienne J17 5h35 Vol vers Paris avec Turkish

Pour la dernière journée, j'ai vu que l'agence Samsara proposait cette journée où vous partagez le quotidien d'une famille iranienne, en allant faire les courses avec eux, et vous participez à la préparation d'un plat traditionnel, et c'est vraiment par ce genre d’expérience que nous avons envie de finir notre séjour. Merci de me faire part de vos commentaires et avis sur ce programme et le rythme que nous ne souhaitons pas trop soutenu, mais nous permettant de voir pas mal de choses quand même, et d'aller aussi à la rencontre des gens, notamment passer une journée et une nuit avec des nomades. Peut être des impasses à faire ou passer plus de temps dans certaines villes, des endroits incontournables oubliés... Et au vue de ce programme, me conseillez vous de l'organisez nous même, ou de passer par une agence, française ou iranienne? Merci de vos conseils
Transit à Paris pour partir à Marrakech: nécessité du visa pour un Indien? English translation pending
by Induratna · 2009-04-03 · 5 replies
je dois transiter par roissy pour partir sur marrakech ( même aéroport CDG). Est-ce qu'il me faut un visa de transit ? merci
Un mois en Iran English translation pending
by Andmax · 2019-06-12 · 13 replies
Bonjour à tous,

Lors de la préparation de mes voyages j'ai souvent consulté les forums pour y glaner des informations, parfois précieuses, sans trouver nécessaire au retour d'apporter ma petite contribution en laissant un commentaire sur le déroulement du séjour.

Pour ce voyage en Iran, je vais faire exception, probablement parce qu'avant de l'entreprendre je me suis posée beaucoup de questions quant à son organisation qui me semblait bien compliquée et pour lesquelles j'avais dû mal à trouver des réponses, ceci dans l'espoir d’aider de futurs candidats au voyage.

Nous (mon mari et moi, 2 séniors) avons passé 30 jours en Iran, en avril dernier, en voyageurs indépendants et tout s'est parfaitement déroulé. Aussi si vous souhaitez vous y rendre, je voudrais vous rassurer en vous disant de ne pas hésiter à vous lancer car ce n'est pas aussi difficile que cela le paraît de prime abord. Certes j'y ai consacré plus de temps que pour mes autres voyages, mais quel beau et surprenant pays et quelles belles rencontres vous attendent ! L'Iran et les iraniens en valent vraiment la peine, je suis certaine que vous ne le regretterez pas.

Visas :

Comme nous habitons en province, nous avons fait le choix de faire la demande par internet, très facile et pratique et à l'arrivée à l'aéroport de Téhéran aucun problème et pas d'attente. Nous avons présenté notre demande de visa acceptée, notre attestation assurance rapatriement fournie par notre carte de crédit Master et réglé les 75 $ de frais. Je dirais « comme une lettre à la poste ».

Change :

Pour changer nos euros contre nos premiers rials et prendre un taxi pour le centre ville, nous nous sommes rendus, une fois les formalités accomplies, au 1er étage de l'aéroport au niveau des « Départs » (juste en haut de l'escalator). Le change y est aussi intéressant qu'en ville : 1 euros = 150 000 IR. Nous avions trouvé ce renseignement sur un forum et c’était une très bonne info.

NB : l’aéroport international est situé à 55 km du centre de Téhéran. Il faut donc compter 1 h de trajet (prix du taxi : 1 000 000 IR en avril 2019)

Téléphone :

Nous avons acheté à l’aéroport au Kiosque Irancell une Visitor Card Sim valable 1 mois qui donne droit à 2 h de téléphone en Iran et 4Go ; c’était bien suffisant pour 30 jours. Pour nos communications vers la France : whatsapp.

Itinéraire :

Arrivée et départ de Téhéran. Voici en résume notre itinéraire dicté en fonction des 2 vols intérieurs que nous voulions prendre (choix des compagnies et horaires) :

Téhéran, Qom, Kashan, Abyaneh, Na'in, Khur, désert Dasht e Kavir, Kharanaq, Chak Chak, Meybod, Yazd, Saryazd, désert Dasht e Lut, Kerman, Mahan, Rayen, Bam,

Vol Kerman-Chiraz,

Chiraz, Firuzabad, Gur, Persepolis, Pasargades, Bishapur, Shushtar, Choqa Zanbil, Shush,

Vol Ahvaz-Isfafan,

Isfahan, Qazvin, Vallée Alamut, Masuleh, Ardabil, Tabriz, vallée de Araxe, Lac Urumieh, Takht e Soleiman, Behestan, Soltanieh, Teheran.

Soit environ 7000 km en voiture(s). Peut-être avons-nous passé un peu trop de temps dans les trajets en voiture. Nous avions fait le choix de voir le maximum de sites et le pays est vaste….

Déplacements :

Pour les vols intérieurs, nous pouvions acheter les billets sur place, mais pour être tranquilles et ne pas perdre de temps nous avons préféré réserver et régler nos billets 2 mois avant le départ :

- le vol Mahan Air « Kerman-Chiraz » sur Lastminute, car il était bien placé au point de vue prix

- le vol Iran Air « Ahvaz-Isfahan » nous avions téléphoné à l'agence française Iran Air qui nous a dirigé vers une agence de voyage avec laquelle elle est en relation. Prix correct, juste une petite commission

Durant cet itinéraire planifié, comme nous souhaitions nous arrêter pour faire des visites entre chaque hôtel-étape, nous avons donc opté pour des transferts en voiture privée pour plus de liberté ; compte tenu du taux de change actuel, cela était tout à fait accessible (bien que nous ayons entendu de très bons commentaires au sujet des bus locaux). Dans les villes, nous avons pris des taxis.

Nous avons donc utilisé les services de différents chauffeurs (tous prudents et anglophones) qui nous ont souvent guidés lors de nos visites et nous avons été satisfaits de leurs services ; ils étaient tous serviables et attentionnés, avec une mention spéciale à Sadeq (nous avons apprécié son professionnalisme, sa bonne musique et les poèmes d'Omar Khayyam dont un recueil traine dans sa voiture à la disposition de ses passagers) et Sajad (pour son extrême gentillesse et disponibilité), ainsi que 2 « Amir », deux forts intéressantes personnes.

Hôtels :

Par l’intermédiaire de HRS, nous avions réservé les 2 premières nuits à Téhéran, afin de faciliter la demande de Visa internet ainsi que la dernière car le tarif nous paraissait intéressant. Pour les autres étapes selon les possibilités : par mail ou par téléphone ou "1stquest" utilisé à 3 reprises.

Nous avons beaucoup aimé ce voyage, bien évidemment pour tous les lieux si riches d’Histoire que nous avons découverts, tous ces sites et paysages aussi divers que fantastiques (lac de sel, les Kaluts, les déserts, lac Urumieh...), mais surtout, surtout nous avons été conquis par les Iraniens, leur gentillesse, leur grande disponibilité. Nous sommes rentrés chez nous la mémoire pleine de beaux souvenirs ! Bref un beau et enrichissant voyage !

Bon voyage à ceux qui sont sur le départ !

Andrea
Étapes Yazd - Varzaneh - Ispahan English translation pending
by Sylvanom · 2018-02-06 · 12 replies
Bonjour,

Je prépare un voyage de 12 jours en juillet en Iran. N'ayant pas le choix sur la période ni la durée sur place, j'essaie d'optimiser le programme. J'aimerais avoir un un mini apercu du désert sur une journée (je sais, c'est peu)

Je pensais donc au désert de Varzaneh, en venant Yazd vers Ispahan. - Est ce que c'est jouable de faire dans la même journée Yazd (départ très matinal), désert de Varzaneh et nuit à Ispahan ? Ou est il préférable de dormir dans les environs (par exemple à la Yasna Varzaneh Traditionnal GuestHouse qui semble appréciée des voyageurs / ou ailleurs selon vos conseils) et ainsi profiter d'une ambiance dunes au coucher de soleil. Et repartir le lendemain matin sur Ispahan.

- Ou, autre option, zapper Varzaneh et avoir un apercu du désert lors de l'étape Kashan (désert de Maranjab) mais cela me semble plus encore plus difficile sur une journée.

Merci d'avance pour vos réponses !

Sylvain
Durée idéale pour visiter chaque ville en Iran English translation pending
by Neguzel · 2017-08-01 · 4 replies
Bonjour à toutes et à tous. J'ai préparé un itinéraire pour visiter l'Iran pendant 28 jours. Le très mauvais planning que je m'étais concocté pour l'Ouzbékistan a entraîné un tel ennui, pour moi, dans certains coins qui méritaient à peine 1 jour et, où je suis restée 4, que je crains de n'avoir fait l'inverse cette fois. Je voudrais notamment savoir si 2 jours et demi pour Yazd, 3 pour Esfahan, 2 jours et demi pour Shiraz suffisent. Merci
Itinéraire pour deuxième voyage en Iran (avec enfant de 4 ans) English translation pending
by Mai64 · 2017-03-16 · 11 replies
Bonjour,

En février 2012, mon compagnon et moi avons voyagé en Iran, en faisant la boucle très classique Teheran, Shiraz, Yazd, Ispahan, Kashan. Nous en gardons un souvenir... fabuleux ! Des rencontres incroyables notamment...

Depuis, nous avons eu un garçon (de 4 ans aujourd'hui) et continuons à bourlinguer avec lui. Nous sommes en train de réfléchir à un voyage de 3 semaines en juillet prochain... Et l'idée de repartir en Iran nous titille un peu... Mais voilà, beaucoup de questions : - quel itinéraire pour un 2ème voyage sans repasser par les villes visitées il y a 5 ans ? (sachant que l'on sera avec un jeune enfant, et que ce serait l'été... chaud !) - on a très peur d'être déçu par rapport au souvenir que l'on garde de notre 1er voyage : 4 ou 5 voyageurs rencontrés il y a 5 ans, l'Iran semble s'ouvrir au tourisme de plus en plus (ce qui est une bonne chose), mais est-ce que ça reste encore simple de trouver des hébergements à la dernière minute sans rien réserver ?

Voilà pour nos interrogations... Je sais qu'il y a de grands connaisseurs de ce beau pays ici, peut-être pourrez-vous nous aider à y voir plus clair !

Par avance merci !!
Mon itinéraire 10 jours en Iran en janvier 2017 English translation pending
by Gayzou · 2016-11-01 · 21 replies
Bonjour a tous,

Avec 2 amis nous préparons notre itinéraire pour 10 jours en Iran (du 21 au 30 janvier 2017) et nous aurions besoin de votre aide pour la touche finale ! Nous avons beaucoup appris des différents posts sur ce forum (merci à vous) nous serons 3 garçons de 29ans sans voiture, voici notre plan V0 :

Jour 1 : Arrivée a 3 :30am a Teheran Airport IKA, visa on arrival, nuit de quelques heures à l’hôtel Ibis (nous sommes ouverts aux alternatives pratiques) puis Taxi vers midi pour Kashan

Jour 2 : Kashan

Jour 3 : Taxi pour très tôt pour Bidgol, Abyaneh (ou autres) pour arriver à Ispahan en fin de journée

Jour 4 : Ispahan

Jour 5 : Ispahan et départ vers Yazd en bus ou taxi en fin d’après midi

Jour 6 : Yazd

Jour 7 : Yazd

Jour 8 : départ très tôt pour Persépolis arrivée à Chiraz dans l’après-midi (chauffeur a la journée)

Jour 9 : Chiraz

Jour 10 : Chiraz puis vol a 21 :15 pour Téhéran puis vol retour à 4am

Est-ce que cela vous semble jouable ou alors trop « ambitieux » ? Si ce n’est pas jouable, auriez-vous une alternative (sauter Kashan/Yazd ?) ? Enfin, est-il facile de trouver un chauffeur/taxi entre chaque étape (nous n’avons pas prévu d’avoir un chauffeur qui nous suivrait les 10 jours) ?

Nous sommes ouverts à toute suggestion/conseil/bon plan ! Merci d’avance pour votre aide.

Antoine
Itinéraire Iran: comment réserver certains tours English translation pending
by Ben25 · 2016-02-13 · 14 replies
Bonjour à tous,

Ma femme et moi partons en Iran fin avril, pour 2 semaines (14 jours complets sur place) et comme d'habitude, grâce aux lectures utiles sur internet et sur voyageforum en particulier, j'ai déjà pu constituer une ébauche d'itinéraire.

Voici l'idée :

Jour 1 : Arrivée en fin de soirée à Téhéran Jour 2 : Visite de Téhéran Jour 3 : Visite de Téhéran - Vol en fin de journée vers Shiraz Jour 4 : Visite de Shiraz Jour 5 : Visite de Persepolis et sites environnants, nuit au caravanserail de Zin o Din Jour 6 : Direction Yazd - Visite temple de feu et tours du silence. Nuit à Yazd Jour 7 : Visite de Yazd Jour 8 : Yazd - Meibod - Chak chack - Yazd Jour 9 : Bus vers Ispahan Jour 10 : Ispahan Jour 11 : Ispahan Jour 11 : Ispahan Jour 12 : Bus vers Kashan et visite de Kashan Jour 13 : Journée à Abyaneh - Retour Téhéran (vol à 4h20 du matin)

Qu'en pensez-vous ? J'ai l'impression que l'on va passer "trop de temps" à Yazd et pas assez à Shiraz. Même question pour Persepolis : aura-t-on assez de temps sur ce site étant donné la nuit au Caravanserail la même journée (il y a apparemment presque 5 heures de route entre Persepolis et le caravanserail).

De plus, il nous reste encore 1 jours à placer quelque part. Avez-vous une idée de ce qui pourrait compléter cet itinéraire ? Un jour en plus à Téhéran ? Rajout d'une autre ville/site ailleurs ?

Enfin, pour faire les tours du jour 5, 6 et 8, est-il nécessaire de passer par une agence ou bien les hotels peuvent arranger ça ?

Merci pour tous vos conseils ! J'ai une grande habitude des voyages, mais c'est vrai que pour l'Iran les infos sont moins faciles à trouver.

Benoît
De retour de 15 jours en Iran English translation pending
by Desandre · 2015-01-03 · 19 replies
Je dois déjà remercier les " forumistes " qui m'ont fourni de précieuses indications , en particulier " Lubie " et " FabGreg " . Bien que la saison fût un peu tardive nous n'avons absolument pas souffert du froid ( 22° à Sh. , 15° à T. le 10 Déc. ) Sur le plan pratique , je voulais réserver un billet d'avion de T. à Sh. et une nuit à l'hôtel en arrivant à Sh. J'ai renoncé à " key2persia , beaucoup trop cher ; par Google au pif sur agences de v. en Iran je suis tombé sur " Zarrin Nama " à T. , très efficace et bien moins cher y compris sur les frais de virement sur un compte en France . Ceci réglé après 20h de voyage , une nuit confortable à Sh. et une journée de vadrouille à Sh. où j'ai beaucoup apprécié le bazar et le Hammam Vakil , j'ai contacté Morteza , vieux malin un peu filou , qui nous a piloté comme je l'entendais et fait profiter de son expérience comme par exemple nous emmener à la Mosquée Nasir al Molk à 8h du matin : divine surprise !!! Il nous a convoyé à Persépolis avec petit déj. dans la nature . Nous étions quasiment seuls! Fabuleux !Il nous a évité une ou deux visites sans intérêt mais il nous a conduit à Naqsh e Rostam à côté de P. : exceptionnel . Retour par le tombeau d'Hafez appréciable par son atmosphère très iranienne . La suite du voyage s'est passée en taxi lors des itinéraires à étapes ou en autocar pour les parcours de liaison , au hasard sans programme précis , en utilisant les adresses du Lonely . A Yazd nous avons logé au "Silk Road H. " folklorique et très bien situé ; le " Rohan " , en pleine vieille ville , est dans la même veine : son sympathique patron nous a fait monter sur le toit pour admirer la vue . Sinon bazar nul . Ah si Musée de l'eau agréable et intéressant . A Isfahan , merveilleuse place Naqsh e Jahan !!!Ne pas manquer la " passegiata " à la tombée de la nuit , plus belle au pont " POL e KHADJU " Restaurant " Bastani " à voir et meilleur que " Shahrzad " pourtant plus fréquenté par les autochtones . De là nous avons gagné Kachan " ville de désert " sans doute dans une autre vie ! Nogli House est un petit hôtel traditionnel et sympathique dans une vieille ville digne d'intérêt mais assez limitée : superbes demeures et à côté très beau Hammam " Sultan Mir Ahmad " où il faut monter sur le toit . Bazar peu décevant quant à ce qu'on m'en avait dit . Excursion à Abyaneh , ancien village à moitié en ruines , désert avec entrée à péage !!!!!!! Natanz , sanctuaire important d'Aran et Bidgol ( pas sur Lonely ) à 8kms de K. , très clinquant et très fréquenté par les locaux , pas par les touristes , lac salé . Retour à T. où nous avons manqué le musée des joyaux qui étaait fermé mais vu le musée archéologique qui contient quelques pièces intéressantes . Je pensais faire mon dernier shopping à T. au bazar et rue Ferdoussi ! je suis revenu avec mes Tomans !! Shiraz et Isfahan présentaient mille fois plus d'opportunités . J'ai consigné en trente pages de pattes de mouche mon périple dans le détail . J'ai eu la flemme de les transcrire et surtout j'ai eu pitié des lecteurs . Nous avons vu beaucoup d'autres choses très belles je n'ai retenu ici que ce à quoi j'ai été plus sensible . A votre disposition pour toute autre info .
Voyage en Iran de 7 jours en décembre English translation pending
by EnderWiggins · 2014-12-04 · 13 replies
Bonjour à tous. Je concrétise enfin un vieux projet de voyage en Iran dans quelques semaines. Malheureusement de 7 jours seulement... Arrivée directe à Isfanhan le 24 décembre depuis Istanbul. Le programme en gros est Isfahan , bus de nuit vers Shiraz le 25 décembre, une journée de ski à Pooladkaf, une journée à Persepolis. Un vol vers Bandar Abbas pour aller sur l'ile de Queshm, transfert en bus vers Khis (je sais le lieu est nul mais le petit padawan qui m'accompagne va apprécier. C'est un adepte du Cap d'Agde pour ne rien cacher..)). Vol de Kish vers Isfahan pour le retour en France.

Voici mes quelques questions pour ceux qui connaissent bien l'Iran: - je ne veux pas réserver mes vols intérieurs depuis la France mais j'aimerai quand même bien avoir les dates et horaires des vols Shiraz->Bandar Abbas et Kish -> Isfahan. Juste pour pouvoir m'organiser un peu. Sur les sites de Iran Air et Kish Airlines (?) je n'ai pas réussi à avoir des horaires aux dates demandées alors que Lonely Planet précise qu'il y a des vols tous les jours (mais peut-être sur d'autres compagnies ?). - je cherche un bon hotel dans les 30-40 euros à Shiraz. - je cherche aussi un moyen pas cher d'aller à la station de ski de Pooladkaf. Une agence contactée par mail me propose la journée au départ de Shiraz à 92 euros par personne 😐. Quelqu'un sait-il s'il ya des bus qui vont là bas ? - de même s'il y a moyen d'aller passer la journée à Persepolis pour pas trop cher. Je ne suis pas contre les agences. - et enfin, si quelqu'un peut me recommander un hotel sur Queshm Island...

Merci par avance.
Retour de 4 semaines en Iran English translation pending
by Dombea · 2014-10-04 · 43 replies
Bonjour à tous, amis voyageurs,

A notre tour d’apporter notre petite contribution au forum, avec quelques infos sur notre voyage en Iran, du 16 août au 14 septembre 2014.

Quatre semaines à se promener de Téhéran aux Kaluts (Est de Kerman) en s’arrêtant à : Kashan, notre ville coup de coeur. C’est une assez grande ville mais comme le vieux quartier, les maisons historiques et le bazar sont rassemblés, on a vraiment l’impression que c’est tout petit. Ce n’est que quand le bus de Yazd vous laisse au bord de l’autoroute que vous vous rendez compte à quel point c’est grand ! Nous avons passé des heures dans le Khan Amin al-Dowleh Timche Caravanserail du bazar, à siroter du thé et à discuter avec tous ceux qui en avaient envie ! Nous sommes restés 3 nuits à la Manouchehri House au début et 2 nuits à l’hôtel Negin à notre retour du sud. Ispahan, grande ville, avec des lieux intéressants à visiter... Nous n’avons malgré tout pas eu beaucoup de plaisir ici, trop grand, bruyant et pollué pour nous, avec des sites relativement éloignés les uns des autres (nous avons passé pas mal de temps en voiture). GH Bekhradi’s House pour 3 nuits. Tudeshk Cho, village paisible à l’est d’Ispahan. Nous sommes resté chez Mohammad au Tak Taku Homestay. La famille accueille des cyclistes depuis longtemps mais c’est plus un business qu’un vrai homestay. L’ambiance est particulière et Mohammad pousse un peu à l’achat de tapis (qui seraient faits par sa belle soeur) ou à prendre des tours organisés. Nous nous sommes laissés tenter par un petit tour vers les dunes mais pour ceux qui vont plus à l’est dans le desert, ça ne vaut pas le coup. A $30 l'excursion c’est même plutôt cher. Il y a le site de construction d’un complexe touristique et la vue de toilettes en plastique au milieu des dunes une fois au sommet. Na’in, petite ville sympa avec une Jameh Mosquée du 9ème sciècle et des ruines alentours très intéressantes au milieu desquelles nous avons bien aimé nous promener. Le bazar historique (désaffecté) possède une âme… Il y a une tentative de réhabilitation qui commence à une des extrémités sur une toute petite portion du bazar, pourvu que ça continue ! Séjour de 2 nuits au Na’in Tourist Inn (duplex très confortable, pas cher, personnel parlant très peu anglais) . Anarak, toujours plus à l’est, village aux couleurs du désert entouré par des montagnes. Balades agréables. Nous avons passé une nuit dans le caravansérail (seul hébergement du coin, pas d’anglais à part au téléphone avec la responsable), très bien rénové avec une déco sympa. Garmeh, plus loin dans le désert, est une oasis et l’endroit idéal pour se reposer. Balades sympas dans le village, la palmeraie ou les montagnes environnantes. Nous avons posé nous sacs chez Maziah, à l’Ateshooni GH. En fait, nous devions rester une nuit et nous sommes restés 3. Pourtant, on ne peut pas dire que ce soit le grand luxe (matelas mous et couvertures à empiler sur le tapis dans la chambre et sanitaires communs un peu glauques) mais nous avons adoré l’atmosphère et les longues discussions avec les voyageurs de tous horizons. Nous sommes allés aux dunes de Farahzad avec d’autres guests et Maziah est venu nous rejoindre avec ses instruments de musique et son équipe. Après le coucher de soleil, nous nous sommes assis autour du feu, la tête dans les étoiles, à siroter un thé et grignoter des dates en écoutant Maziah et son ami jouer… un vrai régal... Yazd, cap au sud, ville plutôt agréable dans le centre historique. Nous ne sommes restés qu’une nuit et comme nous n’avions pas réservé, nous avons visité beaucoup d’hôtels chers avec des chambres horribles ! Nous avons finalement terminé au Moshir Garden, cher et loin du centre mais au moins la chambre était nickel ! Kerman, juste une étape pour organiser notre excursion dans le Kavir-e-Lut. La ville est bruyante et pas très intéressante en elle-même cependant, nous avons bien aimé le bazar… Nous avons passé la nuit à l’hôtel Akhavan pour bénéficier des connaissances du Boss, qui parle très bien anglais et qui est un vrai puits d’infos ! Les chambres ont dépassé la date limite de rénovation mais tout ce qui nous importait, c’était d’organiser notre séjour dans les Kaluts... Les Kaluts, dans le Kavir-é-Lut, sont des formations impressionnantes, dispersées dans le désert. Nous avons adoré ! M. Akhavan nous a recommandé Mahmood, un chauffeur ayant dépassé la soixantaine et qui ne ferait pas d’imprudence au volant. Nous avons donc campé 2 nuits au milieu des Kaluts et passé le plus chaud de la journée à Shafi Abad (camp de base de Mahmood chez une famille du coin), où il y a d’ailleurs d’anciens qanat et caravanserail intéressants. Mahan, petite bourgade où l’on peut visiter 2 endroits très jolis : Shahzadeh Garden et Le Nematollah Wali Mausoleum. Visite de Rayen qui ne nous a pas emballés, accueil excécrable (un peu choquant pour l’Iran : on avait perdu l’habitude !) et au stade où en était notre voyage, nous avions vu déjà beaucoup de ruines et nous aurions très bien pu nous passer de celle-ci ! C’est un sentiment totalement personnel et ne doit pas être pris pour un avertissement à ne pas visiter Rayen !!! Nous avons passé la nuit au Mahan Tourist Inn (personnel parlant très peu anglais mais plus qu’adorable) Meymand, village troglodyte entre Kerman & Shiraz. La visite pourrait être intéressante si le village n’était pas aussi sale. Toutes les grottes délaissées par les nomades pour la saison sont remplies de détritus, de même que la plupart des chemins du village. Nous sommes restés une nuit dans une grotte (expérience inédite pour nous) mais si nous avons bien aimé notre petite chambre troglodyte et les repas chez la mère du patron de la GH (une petite vieille adorable), nous avons nettement moins apprécié les sanitaires communs carrément insalubres ! Petite info pour ceux qui prennent le bus à Shahrbabak pour Yazd, nous avons détecté du wifi au restaurant (bouffe immonde !), nous avons demandé le code à un gars dans le bureau vitré qui est juste à côté, il a été très sympa et nous a laissé surfer jusqu’à notre départ. Fahraj, située à 35 km au sud/est de Yazd. Un fort en ruines, une mosquée ancienne mais aussi des détritus de partout… dommage. Pour notre retour sur Yazd, nous avons préféré séjourner carrément à l’extérieur et avoir une ambiance plus désert que ville. Nous avons donc contacté Massoud et sommes restés 3 nuits au Farvardinn. Chambre pas mal mais les lieux sont globalement pas très propres et il y a beaucoup de mouches.Formidable voyage que nous devons en partie aux Iraniens pour leur accueil rare, leur gentillesse, leur aide et leur sourire. Le désert nous a accompagné tout le long de notre périple (on l’a fait exprès) avec les montagnes, omniprésentes, aux formes et couleurs variées, la chaleur et la sécheresse permanentes. Nos petits conseils perso : N’hésitez pas à prendre le train, ça favorise les rencontres, surtout dans ceux avec compartiments (nous en avons eu un entre Tehran et Kashan, super moments). N’oubliez pas de prendre un guide de conversation, on se fait facilement comprendre malgré l’accent francais. En cette saison il fait très sec (- de 20% d’humidité) et notre spray nasal nous a été bien utile. Il n’y a pratiquement jamais de support pour poser ses affaires dans les sdb, vive les trousses de toilettes qui se suspendent ! Nous avions pris des cartes postales de France et des babioles pour les enfants, pour des petits cadeaux plus sensés que des bonbons.Achetez une carte sim, c’est très utile !
Région de Kerman (Iran) English translation pending
by Agr38 · 2014-09-23 · 23 replies
Bonjour, Je viens une fois de plus quémander de bons conseils... Nous partons en Iran mardi prochain, directement à Shiraz où nous restons 3 jours. Ensuite nous pensions aller dans la région de Kerman et faire les classiques Rayen, Mahan, Kaluts. Toutefois faire le tout en une journée avec un taxi nous paraît un peu bousculé... Il n'y a pas d'hébergement (correct) près de Sahadad ? Pas trop envie de bivouaquer dans le désert non plus, la région n'étant pas réputée des plus sûres. En fait est-ce que ça craint vraiment ? (Surtout qu'on est dans le colimateur depuis hier ! Je ne tiens pas à finir ôtage... L'Iran fait partie des 30 pays où il faut être très vigilant, d'après notre ministre des affaires étrangères !) La solution reste-t-elle de faire Mahan, Rayen un jour, revenir à Kerman et faire les Kaluts le lendemain ? Et question température, fait-il encore très chaud dans les Kaluts à cette saison (du 5 au 7 octobre) ? Après Kerman nous prenons le bus pour Yazd (nous pouvons le prendre tôt le matin). Nous pensions nous arrêter à Ratsanjan, prendre un taxi et aller à Meymand. Puis reprendre le taxi et le bus dans l'après-midi ou le soir. Ca vous semble faisable ? Merci beaucoup !
Iran, construire une tour à vent English translation pending
by Yves35410 · 2014-06-04 · 27 replies
Bonjour à tous Je souhaite faire un trip en Iran avec mon épouse en fin novembre 2014 de 15jours. L'itinéraire serait Téhéran, Ispahan, Yadz, Kerman et Shiraz pour revenir à Téhéran. Mon objectif N°1 est de visiter des tours à vent à Yadz et ailleurs car il me semble que c'est souvent utilisé en architecture traditionnelle. Je vis au Sud Maroc et j'ai bien l'intention de climatiser une future aile de bâtiment avec un wind-catcher. Mon objectif N°2 serai de séjourner en bivouac (vers Kerman surement), si cela existe.

Je ne privilégie aucun mode de transport mais j'apprécie les arrêts intempestifs selon les circonstances. Donc la location de voiture avec chauffeur car, à vous lire, c'est l'unique moyen d'en bénéficier. Ici au Sud-Maroc, il est très simple faire travailler les loueurs locaux. J'ai fait des demandes à 4 agences (citées dans vos posts, ils ont répondus sans prix !). Je viens de les relancer...

J'ai bien lu le forum et pourtant je pose (toujours) les mêmes questions pour attendre vos confirmations *Visas = Si moins de 15 jours de séjour, à prendre à l'aéroport de Téhéran contre 50€ ? *Si vous pouvez me conseiller des établissements sympas sur le parcours je suis preneur... *Si vous connaissez des contacts (architecte à Yadz pour les wind-catchers) je suis preneur... *Si vous pouviez me donnez une idée du coût d'une chambre et d'un dîner dans un établissement moyenne gamme, tarifs des taxis en ville... *Si vous connaissez d'autre agences... * et pourquoi pas, Possibilité de louer 2 motos tout terrain...

Merci pour vos réponses Yves
Iran en mai: hôtels, distance entre villes et argent English translation pending
by Frufritt · 2014-02-16 · 19 replies
Bonjour à tous,

J’ai quelques questions pèle-mêle concernant notre séjour en Iran en mai. J’ai prévu 15 jours de voyage avec arrivée et départ à Isfahan et j’aimerais visiter Isfahan, Shiraz, Persépolis et Yazd. Combien de jours pour chaque ville ? · · Quel est le plus simple pour aller d’une ville à l’autre et quelles sont les durées de trajet ? · Quel hôtels me recommandez-vous pour un confort quand même correct ? · Question subsidiaire : pour l’argent, tu emmènes des euros et tu changes sur place ? Et je ne me rends pas compte combien on doit emmener environ pour deux personnes.

Merci d’avance,

Cédric
Un coup d'oeil sur mon programme en Iran? English translation pending
by Globreveuse · 2014-02-07 · 13 replies
merci de me dire si ce séjour (très court !!!) est équilibré, n'hésitez pas..;bien sur ...à me proposer quelques variantes .. d'autre part, je sais qu'il y a un message à ce sujet mais je n'arrive pas à le retrouver..comment fait on pour aller de Yazs au caravanserail Zein O Din ? je crois me souvenir qu'il y a un bus (en fin d'après midi)

en tous cas, merci à tous

jour 1 - (28 avril) départ de marseille pour Shiraz (via Istambul)

jour 2 -(29 avril) arrivée a shiraz a 2.30 du matin, VOA, taxi... 4 h ? arrivée a l'hotel

journée en ville

jour 3 -(30 avril) Persepolis avec l'agence cle2perse que j'aurais ete voir la veille en arrivant pour réserver (est ce suffisant ?)

jour 4 -(1er mai) c'est pour cette journée que j'ai un doute, vaut il mieux la reporter sur une autre ville..mais en allant a persepolis avec l'agence, est ce l'on est "dans les temps" pour prendre le bus de nuit pour Yazd...la dessus j'attends vos propositions et vos commentaires

jour 5- (2 mai) Yazd (aller directement au silk road pour voir si l'hotel organise le jour même ou l'un des suivants un "tour du désert" nuit a yazd

jour 6 -(3mai) Yazd - partir le soir pour passer la soirée et dormir au caravanserail Zein O din (je ne trouve pas de mail ni de telephone pour faire une reservation)

jour 7 - (4mai) retour a yazd dans la matinée et départ pour Ispahan... Y a t il des bus de jour pour ispahan (j'ai trouvé une info 5 heures de transport, ca m'irait bien de dormir dans un lit plutot que dans le bus-

jour 8- 9- 10 (5-6-7 mai) Ispahan (qui peut m'indiquer un hotel sympa bien placé plutot confortable -mais pas un hotel moderne..- et qui réponde aux mails... pour ces 3 nuits ?

jour 11 - départ pour téhéran le matin nuit à téhéran

jour 12 - départ de téhérn vers marseille via Istambul

merci a vous tous, jeanne
Visa de transit à Londres pour aller aux États-Unis English translation pending
by Paru · 2013-02-18 · 19 replies
Bonjour,

J'ai un petit problème.. Je vous explique...

Mon mari est de nationalité indienne, résidant en France avec une carte de résidence de 10ans...

On va aux Etats unis le mois prochain.. Donc il a pris son Visa B2 qui est valable 10ans

Donc ce qui m'inquiète c'est notre transit à Londres ... On a pris British Airways de paris a Londres et de Londres aux states.

Impossible d'être sure de ne pas avoir besoin de visa transit.

D'après le site Worldbridge.. si on est de l'inde (notre cas), on va vers NZ, USA , australie ou canada, et qu'on a le visa pour y aller .. On a pas besoin de visa transit UK

Est ce que quelqu'un a pu voyager dans les mêmes conditions ?

On a 1 hr de transit à Londres.. le temps juste de changer d'avions.. :(

Donc pour récapituler..

Nationalité indienne.. carte de résidence française... Visa B2 pour les états unis.. Via 1 hr à londres

J'ai appelé Worldbride qui me donne du bla bla en disant qu'il faut que ça colle avec certaines conditions ( service téléphonique payant en plus) et donc appeler British airways qui eux aussi peuvent nous refuser...Donc je l'ai appelle, et donc eux me disent que BA ne se prononce jamais sur les visa.. Donc entre worlbridge e British airways... je suis perdue.. Personne ne me donne les bonnes infos ni confirmation

Merci de partager vos expériences
Compte rendu d'un voyage en Iran du 15 au 30 avril 2011 English translation pending
by Delphfouine · 2011-05-03 · 22 replies
Je reviens de 15 jours (du 15 au 30 avril 2011) de voyage en Iran. j'y suis allée avec mon copain, et pour donner les grandes lignes de ce voyage : - mon copain a fait son visa à Paris, qq galères puisqu'ils lui ont refusé la 1ere lettre pcq elle n'était pas en Farsi, le lendemain il y retourne avec une lettre en Farsi, et dans le même temps il voit un autre voyageur avec une lettre en anglais qui est acceptée... - mon copain est parti en Iran qq jours avant moi, je comptais prendre le visa à l'aéroport (pas le tps de le faire avant), donc il demande au gars si c'est toujours possible "on arrival", on lui répond qu'il faut une lettre blablabla, donc il a passé 1 journée ds une agence de voayge, payé 75$ pour me faire avoir un visa en toute urgence, envoyé par mail en catastrophe 2heures avant le vol... tout ça pour que, lorsque je passe au guichet des visas, on me dise que j'aurai pu avoir le visa "on arrival" sans soucis... le problème en Iran c'est que rien n'est sûr!! dans le doute il vaut mieux faire le visa avant de partir, plutot que de commencer le voyage par 7heures d'incompréhension en farsi avec les douaniers de l'aéroport comme on a pu nous raconter (c'est arrivé à la nièce d'un industriel francais et sa grand mère de 70ans, pas de pitié!)

- AUCUN mais alors AUCUN soucis pour prendre des chambres double (même si on disait qd mm qu'on était mariés, mais personne n'a JAMAIS demandé à vérifier)

- AUCUN soucis pour voyager seul ou seule ou 2 filles seules ou 2 gars seuls..

- nous avons fait du stop, ca a extrêmement bien marché, pour dire, on avait même pas de temps de tendre le bras que les voitures s’arrêtaient déjà!!

- on s'est fait abordé plusieurs fois dans la rue par des jeunes qui nous on fait visiter leur villes, invité chez eux, payé des glaces...de manière générale des gens hyper généreux, prets à rendre service et plus encore!!

- le couchsurfing marche très très bien, nous avons été plus que bien reçus partout

- une adresse à ne pas louper : un tour dans le désert à Garmeh/Mesr/ khur à Kavirguesthouse (www.irandesert.com), pas dans le lonely, et quel regret!! un gérant adorable, chez qui on a passé un excellent moment dans une oasis de rêve!! attention aux arnaques au taxi, d'après le gérant de l'autre guesthouse (celle du lonely) il faut payé 50$ pr aller de Khur à Garmeh, or notre chauffeur de taxi que l'on a eu de Na'in à Khur (pour 5$/personne pr 250km...)nous demandait 5$/personne pr y aller...

- les taxis...presque partout ils ont essayé de nous entubés (5$ au lieu de 3 en général)...donc bien négocier avant de monter dedans!! généralement les taxis jaunes nous ont tjours annoncé le prix juste d'emblée

- meilleur souvenir : Esfahan moins bon, chiraz je dirais... je pense qu'il vaut mieux commencer à Chiraz et remonter vers Téhéran, sinon après esfahan on est forcément un peu déçu des autres villes ;)

- acheter un tapis...très mauvais souvenir, on s'est fait pourrir par un marchand qui voulait nous entuber, très difficile de savoir exactement la valeur réelle d'un tapis!!il vaut mieux etre accompagné d'un expert ou bien l'acheter par coup de coeur pr ne pas regretter...on est repartis sans tapis!

- ma tenue en tant que fille : une tunique en lin longue, un pantalon en lin et chech léger : parfait mm sous le soleil! foulard de couleur, à motif, clair ou foncé, aucun soucis!

Concernant le pays et ses habitants, on sent une envie profonde de changement, ils en ont tous marre de ce régime, toutes les interdictions peuvent etre contournées (alcool, internet, satellite, dvd, mp3...) mais un sentiment d’oppression pèse tout de même... Les iraniens sont d'une gentillesse extrême, très désireux de connaitre le monde, prêt à se couper en 4 pour rendre service au voyageur, un pays très facile à voyager!!et qui vaut le coup d’être visité!! si vous avez des questions n'hésitez pas je tenterai d'y répondre au mieux!

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