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Quitter Pattaya au plus vite: plage et coin tranquilles pas trop loin? English translation pending
Bonjour !
Alors, voila le topo... Je viens de passer 9 semaines en Thailande, dont la grande majorite au Nord du Pays et meme une excursion dans le recule Nord Laos. Tres Tres chouete voyage.
Pour la derniere demaine avant mon retour, j avais envie d aller voir la mer. J aurais bien sur prefere aller sur le cote ouest. Mais disposant de peu de temps, il m est paru plus judicieux d aller au Sud Est de Bangkok. Je venais de me taper 2 jours de bus pour rentrer du Laos, et puis encore une nuit de train Bangkok/CHiangmai. A Bangkok je reprends un bus et creve de chez creve... Je m arrete a Pattaya por dormir !! Bordel de bordel qu est ce que c est ce truc infame??? Je vais pas faire l effarouche, je savais bien que c etait un haut lieu de la prostituton mais a ce point !!! Incroyable. C est bruaynt, voyant, vulgaire, criard. Rempli de vieux, bedonnant, de tout pays l air beat et de horde de jeune assoiffe de sexe tarife.
Tres tres peu pour moi. Je nai pas du tout planifier mes quelques jours dans ce coin. Je pensais arriver, dormir une nuit a Pattaya pour me reposer ( javais envie d un bon hotel, facile a trouver - de ce cote la pas de probleme ). Puis me renseigner pour trouver une ile sympa dans le coin, oue une plage tranquilou avec un Bungalow.. Mais apres quelques recherche j ai l impressoin que toute cette cote est ultra touristique est surfaite. Et je ne sais pas ou aller ..
Donc ma question ; Sachant que je prends l avion jeudi a BAngkok, que nous sommes deja Lundi, que je suis actuellemet a Pattaya. Conaissez un coin vraiment pas loin d dici ou je peux me "refugier" et buller trankilou jusqu au depart. Peut etre y a til une plage preserve pas trop loin d ici. ou peut etre existe il un endroit calme a Pattaya?Au pire, je prefere un endroit trankilou sans la mer que Pattaya (tant pis pour la bronzette ;) )
Dans tout les cas, je sors mes bagages de l Hotel maintenant et je quitte Pattaya centre avant ce soir (je suis sur la 2nd pattaya road)
Merci de m avoir lu et si vous me sortez de la et bien je vous serez sacrement redevable.
Alors, voila le topo... Je viens de passer 9 semaines en Thailande, dont la grande majorite au Nord du Pays et meme une excursion dans le recule Nord Laos. Tres Tres chouete voyage.
Pour la derniere demaine avant mon retour, j avais envie d aller voir la mer. J aurais bien sur prefere aller sur le cote ouest. Mais disposant de peu de temps, il m est paru plus judicieux d aller au Sud Est de Bangkok. Je venais de me taper 2 jours de bus pour rentrer du Laos, et puis encore une nuit de train Bangkok/CHiangmai. A Bangkok je reprends un bus et creve de chez creve... Je m arrete a Pattaya por dormir !! Bordel de bordel qu est ce que c est ce truc infame??? Je vais pas faire l effarouche, je savais bien que c etait un haut lieu de la prostituton mais a ce point !!! Incroyable. C est bruaynt, voyant, vulgaire, criard. Rempli de vieux, bedonnant, de tout pays l air beat et de horde de jeune assoiffe de sexe tarife.
Tres tres peu pour moi. Je nai pas du tout planifier mes quelques jours dans ce coin. Je pensais arriver, dormir une nuit a Pattaya pour me reposer ( javais envie d un bon hotel, facile a trouver - de ce cote la pas de probleme ). Puis me renseigner pour trouver une ile sympa dans le coin, oue une plage tranquilou avec un Bungalow.. Mais apres quelques recherche j ai l impressoin que toute cette cote est ultra touristique est surfaite. Et je ne sais pas ou aller ..
Donc ma question ; Sachant que je prends l avion jeudi a BAngkok, que nous sommes deja Lundi, que je suis actuellemet a Pattaya. Conaissez un coin vraiment pas loin d dici ou je peux me "refugier" et buller trankilou jusqu au depart. Peut etre y a til une plage preserve pas trop loin d ici. ou peut etre existe il un endroit calme a Pattaya?Au pire, je prefere un endroit trankilou sans la mer que Pattaya (tant pis pour la bronzette ;) )
Dans tout les cas, je sors mes bagages de l Hotel maintenant et je quitte Pattaya centre avant ce soir (je suis sur la 2nd pattaya road)
Merci de m avoir lu et si vous me sortez de la et bien je vous serez sacrement redevable.
Projet de tour du monde en camping-car English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Ca y est, nous nous lançons sur le forum.
Depuis 1 an nous avons décidé de faire le tour du monde en CC sur 4 ou 5 ans. Pour ce faire nous avons lu les récits des familles Marais, Munch et Tsagalos qui comme nous sont parti avec des enfants. Le départ est fixé pour 2012 (le plus petit des enfants n'a que 4 mois a la date d'aujourd'hui).
Au printemps dernier nous avons acheté un ancien chausson acapulco afin de se faire la main et dès que nos boulot nous en laisse le temps nous allons nous promener dans nos contrées.
En fin d'année nous allons commander le CC qui va nous accaompagner pour notre périple....et le choix n'est pas facile. Certaines choses nous paraisent primordiales.
Double dinette, couchettes superposées dans le sens latérale si possible (cela dégage plus d'espace à l'intérieur), et bien entendu capucine( il y a 3 enfants)
En ce qui concerne le porteur, le choix, à priori, va se porter sur le ford propulsion 2.4 (140cv)...avantage de la propulsion, des roues jumelées, de la garde au sol...
Vu le monopole du fiat à l'heure actuelle, le choix est vite limité, mais à priori nous avons trouvé notre bonheur avec l' autoroller 7 maxi.
Maintenant si certains ont des idées nous sommes preneur....
Par contre de nombreuses questions se posent en ce qui concerne l'aménagement.
Pour la production d'élec, cela me parait assez simple, de bonnes batteries, un convertisseur et des panneaux sur le toit....et le tour est joué....tout du moins j'éspère.
Le chauffage....là ça se complique, au départ je pensais mettre un chauffage gazole, maintenant je me demande si cela est bien nécessaire, en sachant que notre tour suivra les saisons, je me dis que le truma c4 d'origine est peut etre bien suffisant.
Les suspensions, je veux que nous restions dans le rustique( ça évitera des problèmes). Il y a quelques mois je pensais beaucoup aux suspensions pneumatique. Maintenant le coût est élevé et je me dis que cela rajoute des soucis potentiel. Est ce que une barre anti roulis et des renforts de suspensions ne feraient pas l'affaire?
Si certains parmis vous ont des retours d'expérience à nous faire partager ou simplement des réponses ou encore bien des questions c'est avec grand plaisir que nous échangerons avec vous .
Et si même mieux , si certains d'entre vous voudraient venir en parler, sachez qu'à 200m de la maison il y a un magnifique parking face mer pour passer les nuits....
Au plaisir de vous lire
Juliette, Christophe et les enfants
Ca y est, nous nous lançons sur le forum.
Depuis 1 an nous avons décidé de faire le tour du monde en CC sur 4 ou 5 ans. Pour ce faire nous avons lu les récits des familles Marais, Munch et Tsagalos qui comme nous sont parti avec des enfants. Le départ est fixé pour 2012 (le plus petit des enfants n'a que 4 mois a la date d'aujourd'hui).
Au printemps dernier nous avons acheté un ancien chausson acapulco afin de se faire la main et dès que nos boulot nous en laisse le temps nous allons nous promener dans nos contrées.
En fin d'année nous allons commander le CC qui va nous accaompagner pour notre périple....et le choix n'est pas facile. Certaines choses nous paraisent primordiales.
Double dinette, couchettes superposées dans le sens latérale si possible (cela dégage plus d'espace à l'intérieur), et bien entendu capucine( il y a 3 enfants)
En ce qui concerne le porteur, le choix, à priori, va se porter sur le ford propulsion 2.4 (140cv)...avantage de la propulsion, des roues jumelées, de la garde au sol...
Vu le monopole du fiat à l'heure actuelle, le choix est vite limité, mais à priori nous avons trouvé notre bonheur avec l' autoroller 7 maxi.
Maintenant si certains ont des idées nous sommes preneur....
Par contre de nombreuses questions se posent en ce qui concerne l'aménagement.
Pour la production d'élec, cela me parait assez simple, de bonnes batteries, un convertisseur et des panneaux sur le toit....et le tour est joué....tout du moins j'éspère.
Le chauffage....là ça se complique, au départ je pensais mettre un chauffage gazole, maintenant je me demande si cela est bien nécessaire, en sachant que notre tour suivra les saisons, je me dis que le truma c4 d'origine est peut etre bien suffisant.
Les suspensions, je veux que nous restions dans le rustique( ça évitera des problèmes). Il y a quelques mois je pensais beaucoup aux suspensions pneumatique. Maintenant le coût est élevé et je me dis que cela rajoute des soucis potentiel. Est ce que une barre anti roulis et des renforts de suspensions ne feraient pas l'affaire?
Si certains parmis vous ont des retours d'expérience à nous faire partager ou simplement des réponses ou encore bien des questions c'est avec grand plaisir que nous échangerons avec vous .
Et si même mieux , si certains d'entre vous voudraient venir en parler, sachez qu'à 200m de la maison il y a un magnifique parking face mer pour passer les nuits....
Au plaisir de vous lire
Juliette, Christophe et les enfants
Noël à l'hôpital de Phuket, méfiance... English translation pending
Bonjour a toutes et a tous, je profite tout d abord de l occasion pour souhaiter de bonnes fetes a chacun d entre vous !
Je vais essayer de faire court mais ce n est pas evident.
Simplement raconter mon reveillon d hier soir, histoire que mon experience, plus ou moins bonne, puisse profiter a certaines desireux de venir visiter Phuket.
Je rejoints de ce fait le post sur - le renseignementicide- !!
je vis sur Phuket, j ai ete en contact avec un jeune homme forumiste, comme pas mal d expatries, je lui ai donne quelques renseignements sur la vie ici, les locations etc...
Il y a environ une semaine, ce dernier me dit venir a 8 personnes, je lui trouve un logement adequate pour le 28 decembre, ils avaient en effet prevu la full moon party du 24 decembre sur Koh Samui.
Coup de Pocker !! Alors que ma compagne et moi etions pret a aller feter le reveillon dans un joli resto sur Patong hier soir, je recois un coup de telephone de ce jeune homme qui m explique qu il se trouve a l aeroport de Phuket, en effet, ils n ont pas trouve de transport pour Koh Samui...trop tard...
Il me demande de voir si l appartement prevu pour le 28 est dispo cette nuit. J appelle le proprietaire de l hotel qui trouve une solution alternative pour ces 8 jeunes hommes. De la et apres concertation avec ma compagne, je lui propose de le rejoindre sur Kamala pour y rencontrer le proprietaire et faire connaissance.
N ayant aucune adresse sur lui, je lui redonne les coordonnees de la residence afin qu il puisse prendre un taxi jusque la !!
Il commence a tomber des cordes, pas le choix, nous prenons la route en scooter, direction Kamala. Arrives a bang tao, une voiture nous coupe la route...resultat, accident !!! Ne voulant pas laisser les jeunes hommes dans la mouise, et n ayant visiblement rien de grave, nous reprenons la route..
Arrives a la residence, PERSONNE.....une heure apres...PERSONNE... Nous decidons donc de reprendre la route pour aller deposer plainte, le chauffard ayant pris la fuite, mais nous avons eu la presence d esprit de relever la plaque d immatriculation....
2 heures passees a la station de police...pour rien en effet, les policiers nous expliquant ce que nous savions deja...Bang Tao est dangereux, tres dangereux, mieux vaut faire profil bas ( mots employes par les policiers je precise ).
De la, direction hopital, j ai la clavicule qui me lance a un point indecriptible... 3 heures apres avoir passe des radios...soulagemet...grosses douleurs mais rien de casse ! Une petite injection contre les douleurs et nous voici de retour a la maison ! petite soupe comme repas de Noel !!!!!! Puis dodo...
Mon recit est peut etre un peu long mais il me parait important de bien expliquer pour en finir avec certains points !!
Beaucoup de sujets sur le forum sont traites et tant mieux mais je trouve que l on oublie un peu certains autres points tres importants.
Sur Phuket, je vois TOUS LES JOURS des farangs faire les imbeciles en scooter, et ce sans casque, il est vrai que le passager en est dispense, ce que je n ai jamais compris, enfin bref...
Les gens rigolent en se disant, pfff, au pire je me fais arreter et je prends 300 bahts d amende, rien de grave. Ont ils conscience que ce casque - inutile- peut leur sauver la vie ??? En me levant ce matin je suis aller voir l etat de nos casques, et bien je peux vous assurer que si nous ne l avions pas hier soir, je ne serais pas la pour vous raconter cette hitsoire !!! Bref, pensez a votre vie et non pas a cette pseudo liberte de rouler sans casque. Ceaux qui connaissent bien Phuket savent a quel point il est dangereux de rouler en scooter sur Phuket.
J en avais presque publie nos fameux voyageurs !! Et bien non, nous savons a cette heure ci que ce taxi pris hier soir a l aeroport de Phuket, les a tout simplement depose dans un hotal sur Patong, juste parce qu il y touche un pourcentage !!!
Moralite, tout cela pour rien....
Je vais donc finir ( certains vont etre contents..rires..) par vous dire de vous mefier des taxis et Tuk Tuk a Phuket, bien souvent ils ne vous enmenent pas la ou vous le souhaitez, ou font des detours de malades pour vous faire passer par des endroits ou ils y ont un interet !!!
Il me reste a dire le plus important !!!!
S il vous plait, amis expatries et personnes connaissant bien Phuket, evitez de dire aux voyageurs que Phuket c est FACILE...on y debarque et pas de soucis, on se debrouille le jour meme de l arrivee pour y trouver ce que l on cherche, logement etc..surtout en peak season !!!
Je dis cela bien entendu pour ceux qui y viennent pour la PREMIERE fois, apres c est effectivement plus simple.
Une autre chose aussi tres IMPORTANTE, les gens ne parlant pas un minimum anglais rencontrent d enormes problemes pendant leur sejour. Les gens connaissant bien la Thailande savent que les thais on un anglais bien special, donc encore plus dur de les comprendre, meme pour ceux qui ont un bon niveau.
Merci d avoir pris le temps de me lire.
Si ce post peut servir a sauver des vies ou au moins faire prendre conscience que la securite sur la route est importante, alors je suis heureux, je pourrais pretendre avoir passe un bon reveillon !!!
Encore bonnes fetes a toutes et a tous !
Je vais essayer de faire court mais ce n est pas evident.
Simplement raconter mon reveillon d hier soir, histoire que mon experience, plus ou moins bonne, puisse profiter a certaines desireux de venir visiter Phuket.
Je rejoints de ce fait le post sur - le renseignementicide- !!
je vis sur Phuket, j ai ete en contact avec un jeune homme forumiste, comme pas mal d expatries, je lui ai donne quelques renseignements sur la vie ici, les locations etc...
Il y a environ une semaine, ce dernier me dit venir a 8 personnes, je lui trouve un logement adequate pour le 28 decembre, ils avaient en effet prevu la full moon party du 24 decembre sur Koh Samui.
Coup de Pocker !! Alors que ma compagne et moi etions pret a aller feter le reveillon dans un joli resto sur Patong hier soir, je recois un coup de telephone de ce jeune homme qui m explique qu il se trouve a l aeroport de Phuket, en effet, ils n ont pas trouve de transport pour Koh Samui...trop tard...
Il me demande de voir si l appartement prevu pour le 28 est dispo cette nuit. J appelle le proprietaire de l hotel qui trouve une solution alternative pour ces 8 jeunes hommes. De la et apres concertation avec ma compagne, je lui propose de le rejoindre sur Kamala pour y rencontrer le proprietaire et faire connaissance.
N ayant aucune adresse sur lui, je lui redonne les coordonnees de la residence afin qu il puisse prendre un taxi jusque la !!
Il commence a tomber des cordes, pas le choix, nous prenons la route en scooter, direction Kamala. Arrives a bang tao, une voiture nous coupe la route...resultat, accident !!! Ne voulant pas laisser les jeunes hommes dans la mouise, et n ayant visiblement rien de grave, nous reprenons la route..
Arrives a la residence, PERSONNE.....une heure apres...PERSONNE... Nous decidons donc de reprendre la route pour aller deposer plainte, le chauffard ayant pris la fuite, mais nous avons eu la presence d esprit de relever la plaque d immatriculation....
2 heures passees a la station de police...pour rien en effet, les policiers nous expliquant ce que nous savions deja...Bang Tao est dangereux, tres dangereux, mieux vaut faire profil bas ( mots employes par les policiers je precise ).
De la, direction hopital, j ai la clavicule qui me lance a un point indecriptible... 3 heures apres avoir passe des radios...soulagemet...grosses douleurs mais rien de casse ! Une petite injection contre les douleurs et nous voici de retour a la maison ! petite soupe comme repas de Noel !!!!!! Puis dodo...
Mon recit est peut etre un peu long mais il me parait important de bien expliquer pour en finir avec certains points !!
Beaucoup de sujets sur le forum sont traites et tant mieux mais je trouve que l on oublie un peu certains autres points tres importants.
Sur Phuket, je vois TOUS LES JOURS des farangs faire les imbeciles en scooter, et ce sans casque, il est vrai que le passager en est dispense, ce que je n ai jamais compris, enfin bref...
Les gens rigolent en se disant, pfff, au pire je me fais arreter et je prends 300 bahts d amende, rien de grave. Ont ils conscience que ce casque - inutile- peut leur sauver la vie ??? En me levant ce matin je suis aller voir l etat de nos casques, et bien je peux vous assurer que si nous ne l avions pas hier soir, je ne serais pas la pour vous raconter cette hitsoire !!! Bref, pensez a votre vie et non pas a cette pseudo liberte de rouler sans casque. Ceaux qui connaissent bien Phuket savent a quel point il est dangereux de rouler en scooter sur Phuket.
J en avais presque publie nos fameux voyageurs !! Et bien non, nous savons a cette heure ci que ce taxi pris hier soir a l aeroport de Phuket, les a tout simplement depose dans un hotal sur Patong, juste parce qu il y touche un pourcentage !!!
Moralite, tout cela pour rien....
Je vais donc finir ( certains vont etre contents..rires..) par vous dire de vous mefier des taxis et Tuk Tuk a Phuket, bien souvent ils ne vous enmenent pas la ou vous le souhaitez, ou font des detours de malades pour vous faire passer par des endroits ou ils y ont un interet !!!
Il me reste a dire le plus important !!!!
S il vous plait, amis expatries et personnes connaissant bien Phuket, evitez de dire aux voyageurs que Phuket c est FACILE...on y debarque et pas de soucis, on se debrouille le jour meme de l arrivee pour y trouver ce que l on cherche, logement etc..surtout en peak season !!!
Je dis cela bien entendu pour ceux qui y viennent pour la PREMIERE fois, apres c est effectivement plus simple.
Une autre chose aussi tres IMPORTANTE, les gens ne parlant pas un minimum anglais rencontrent d enormes problemes pendant leur sejour. Les gens connaissant bien la Thailande savent que les thais on un anglais bien special, donc encore plus dur de les comprendre, meme pour ceux qui ont un bon niveau.
Merci d avoir pris le temps de me lire.
Si ce post peut servir a sauver des vies ou au moins faire prendre conscience que la securite sur la route est importante, alors je suis heureux, je pourrais pretendre avoir passe un bon reveillon !!!
Encore bonnes fetes a toutes et a tous !
Deux semaines sur la Route 66 à moto en avril (États-Unis) English translation pending
bonsoir à tous
je ne suis pas un grand voyageur, mais je souhaite faire la route 66 en famille (2 motos et 1 voiture) au mois d'avril 2010 sur 2 semaines du 15 au 30. par quoi je dois commencer : reserver les motos / l'avion / les hotels?
je ne suis pas un grand voyageur, mais je souhaite faire la route 66 en famille (2 motos et 1 voiture) au mois d'avril 2010 sur 2 semaines du 15 au 30. par quoi je dois commencer : reserver les motos / l'avion / les hotels?
Quel materiel est nécessaire pour un tour du monde à pied? English translation pending
Bonjour à tous!😉
S'il y a des "professionnelles" ds le domaine de la randonnée ou encore des grands voyageurs a travers le monde, je souhaiterai qu'ils me donnent quelques informations Importantes quant au matériel nécessaire et indispensable à avoir afin d'envisager un tour du monde à pied ds des conditions optimales....
Je sais qd meme qu'il me faudra au minimum du materiel de base comme: - une bonne paire de chaussure, voir 2! - tente, duvet, un tapi de sol??, - necessaire de cuisines (réchaud, ptite casserolle, couvert, tasse, gourde...), - des vetements d'hiver, d'ete, chaussette, gant, poncho, k-way.... - carte d'orientation, médicaments, briquet...
Je dois oublié tout plein de choses ou peut etre meme vais-je meme m'encombrer avec certains détails que j'ai énuméré ci dessus?? AIDEZ MOI🙂
c'est la que j'ai besoin de vos précieuses informations qui me permettront de rassembler le materiel afin de partir pour l'automne 2010...
si vous pouviez me donner le maximum d'info sur les medicaments indispensable a prendre, le genre de vetement a se fournir et toutes les choses que j'ai oublié alors j'en serai tres heureux et vous participerez a votre maniere a l'elaboration de mon projet qui me tient tant a coeur!
Bien entendu et je l'ai déjà annoncé a plusieurs reprises sur ce site, je suis toujours a la recherche de compagnons courageux, volontaires et doté d'un mental solide pour que ns pussions partager cette aventure a plusieurs!
Je le redis une fois encore: "TOUR DU MONDE A PIED ET SANS ARGENT"héhéhé et oui!
ou du moins, peut etre juste ce qu'il faut pour les visas mais pour cela on en reparlera qd vous aurez decidé de vs lancez, on mettra sa sur pied quant aux "details" et pas des moindres, relatif a cette belle aventure!!
Pour l'heure je remercie d'avance celles et ceux qui m'accorderont un peu de leur temps pour repondre a mes questions concernant le matériel indispensable et necessaire pour realiser un de mes reves!!
MERCIIIIII BEAUCOUP!😛
S'il y a des "professionnelles" ds le domaine de la randonnée ou encore des grands voyageurs a travers le monde, je souhaiterai qu'ils me donnent quelques informations Importantes quant au matériel nécessaire et indispensable à avoir afin d'envisager un tour du monde à pied ds des conditions optimales....
Je sais qd meme qu'il me faudra au minimum du materiel de base comme: - une bonne paire de chaussure, voir 2! - tente, duvet, un tapi de sol??, - necessaire de cuisines (réchaud, ptite casserolle, couvert, tasse, gourde...), - des vetements d'hiver, d'ete, chaussette, gant, poncho, k-way.... - carte d'orientation, médicaments, briquet...
Je dois oublié tout plein de choses ou peut etre meme vais-je meme m'encombrer avec certains détails que j'ai énuméré ci dessus?? AIDEZ MOI🙂
c'est la que j'ai besoin de vos précieuses informations qui me permettront de rassembler le materiel afin de partir pour l'automne 2010...
si vous pouviez me donner le maximum d'info sur les medicaments indispensable a prendre, le genre de vetement a se fournir et toutes les choses que j'ai oublié alors j'en serai tres heureux et vous participerez a votre maniere a l'elaboration de mon projet qui me tient tant a coeur!
Bien entendu et je l'ai déjà annoncé a plusieurs reprises sur ce site, je suis toujours a la recherche de compagnons courageux, volontaires et doté d'un mental solide pour que ns pussions partager cette aventure a plusieurs!
Je le redis une fois encore: "TOUR DU MONDE A PIED ET SANS ARGENT"héhéhé et oui!
ou du moins, peut etre juste ce qu'il faut pour les visas mais pour cela on en reparlera qd vous aurez decidé de vs lancez, on mettra sa sur pied quant aux "details" et pas des moindres, relatif a cette belle aventure!!
Pour l'heure je remercie d'avance celles et ceux qui m'accorderont un peu de leur temps pour repondre a mes questions concernant le matériel indispensable et necessaire pour realiser un de mes reves!!
MERCIIIIII BEAUCOUP!😛
Passer deux jours à la plage sur Koh Samet? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais profiter de vos connaissances de la Thaïlande pour m'aider à prendre une décision. Après un tour organisé de la Thaïlande au nord de Bangkok, nous aurons passé une journée sur l'île aux coraux (je pense que c'est Ko Larn) et nous aurons ensuite deux jours libres à Pattaya avant de partir pour Bali pour 9 jours. J'ai l'impression que Ko Samet serait un ajout intéressant pour passer ces deux jours à la plage. Qu'en pensez-vous?
Deuxième question pour celles et ceux qui connaissent Ko Samet. Je vois sur une carte que pour aller sur la plage d'Ao Wong Duan, je dois prendre le bateau à Ban Phe. Est-ce bien ça? On parle de Nuanthip pier. Est-ce à Ban Phe?
Troisième question : Est-ce faisable de ne passer qu'une journée à Ko Samet avec les horaires des bateaux? j'ai l'impression que le dernier quitte à 16h30, est-ce exact? si je décide de dormir à Ko Samet, je dormirais au Vongduean Resort qui me paraît intéressant et bien situé sur Kho Samet. Est-ce que quelqu'un connaît? Merci de me donner vos avis.
Deuxième question pour celles et ceux qui connaissent Ko Samet. Je vois sur une carte que pour aller sur la plage d'Ao Wong Duan, je dois prendre le bateau à Ban Phe. Est-ce bien ça? On parle de Nuanthip pier. Est-ce à Ban Phe?
Troisième question : Est-ce faisable de ne passer qu'une journée à Ko Samet avec les horaires des bateaux? j'ai l'impression que le dernier quitte à 16h30, est-ce exact? si je décide de dormir à Ko Samet, je dormirais au Vongduean Resort qui me paraît intéressant et bien situé sur Kho Samet. Est-ce que quelqu'un connaît? Merci de me donner vos avis.
Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac English translation pending
A Soupente, dans les Montagnes bleues, la canicule frappait fort...Pénélope continuait de filer le lin de sa boutique, tandis qu'Ulysse préparait activement sa traversée de juillet...
Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)
L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.
Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...
D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...
Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.
Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)
L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.
Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...
D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...
Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.
Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Phang Nga, la baie d'Halong version thaïlandaise English translation pending
Seul sur le sable, les yeux dans l'eau,
mon rêve était trop beau.
L'été qui s'achève, je partiras à 100km de là!!! (merci Roch)
A 100km de là, pas trop loin donc. Pas question de quitter le paradis et de retourner à Bangkok sur le champ. Mon nouveau visa thailandais courre encore pour les 10 prochains jours et il est encore temps de le faire fructifier.
Je suis donc parti pour Phang-Nga et son parc national, encore un... Mais pas question d'être blasé par quoi que ce soit, on dira donc un parc national, encore un!!!!! Le parc national de Phang-Nga devrait être un avant gout de la baie d'Halong au Viet-Nam avec sa cohorte d'îles calcaires qui sortent de l'eau comme des feux d'artifices. C'est tout ce que je sais et c'est déj�� pas mal! Deux heures de bus tout au plus, voilà ce que j'ai dû endurer pour m'y rendre. A l'arrivée, il est 15h, trop tard pour faire quoi que ce soit. En plus, on est dimanche et tout est fermé dans le bled. La seule chose à faire dans ces cas là, c'est d'écrire jusqu'au bout de la nuit et je ne me suis pas privé, j'ai envie de dire malheureusement...
Le lendemain, on repasse aux choses sérieuses à savoir un peu d'exploration. Je quitte ma chambre d'hotel à 11h et tombe sur Mary, une petite blonde allemande qui s'apprête à quitter l'hotel. On discute cinq minutes, le temps pour moi de me rendre compte qu'elle ne sait pas bien ce qu'elle veut faire mise à part quitter sa chambre d'hotel. Comme la gamine est beaucoup plus mimi que cracra, je la convains de rester une journée de plus bien qu'elle ait des engagements par ailleurs et de partager ma chambre pour économiser les frais, c'est toujours ça de pris. Pas d'arrière pensée de mon côté ou si peu que c'en est dérisoire. On passera donc la journée ensemble et advienne que pourra...
On part donc en ville, un bien grand mot pour cette petite bourgade de quelques milliers d'âmes. On a beau être dans le sud de la Thaïlande, entre Phuket et Krabi, deux haut lieux touristiques, ce qui frappe ici c'est qu'on ne rencontre aucuns touristes. En une après-midi de vadrouille, on ne passe que devant deux hotels modestes et les seuls restaurants sont des gargottes sans prétentions aucunes. Ca sent l'Asie dans le sens le plus naturel du terme et ça fait du bien après Phi Phi et Ton Sai. En plus, avec Mary, on ne se prend pas le chou, l'essentiel est de laisser la route principale derrière nous et de marcher au gré des chemins de traverse qui se présentent. Tantôt on fait fausse route. Le chemin est en plein soleil, ça monte et ça descend presque comme aux plus belles heures népalaises, et ça ne mène à rien... Mais tantôt, c'est banco. Sur le bord de la route, une statue a le bras tendu vers le bas côté, comme si elle pointait une direction. Comme vu dans Amélie Poulain, lorsque une statue montre une direction, seul l'imbécile regarde le doigt. Avec Mary, on est pas des imbéciles, on suit donc la direction plutôt que le doigt. Puis un panneau apparaît : Le Paradis, l'Enfer, puis un nom de grotte dont j'ai déjà oublié le nom. Ne me blamez pas, le thaïlandais c'est pas commode commode. Là, c'est un peu Disneyland à la sauce locale, par là j'entends épicé. Le paradis, c'est des dizaines de statues représentant des dieux dont il faut être un local pour savoir qui ça représente. En tout cas il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes, avec autant de bras que possible, le plus le mieux. Ca fleure bon la spiritualité autant que le mercantilisme quand un moine nous propose d'acheter de la nourriture pour les singes. Car on ne l'avait pas vu au premier abord, mais ça grouille de toutes parts. Et puis 20 baths pour un kilo et des bananes, ça a le mérite de les faire venir et Mary sourit de toutes ses dents, c'est joli. Les singes crient, se bousculent, veulent tous être au premier rang. Ils sont tellement nombreux qu'on ne sait pas où donner de la tête ou de la banane pour être plus précis. En 5 minutes, montre en main, on est dévalisé mais comme on a pris chacun une cinquantaine de photos, tout le monde en a pour son compte. Il est alors temps d'aller en Enfer...
Même si le panneau n'avait pas indiqué que l'enfer est ici, on aurait compris de nous même. Je n'ai jamais vu pareil spectacle!! Comme au paradis, il y a peut-être cinquante statues, mais qui montrent ici des scènes de meurtres, de tortures, j'en passe et des pires... Les visages sont ultra-expressifs autant que le rouge figurant le sang paraît nous éclabousser. La sensation de malaise pourrait être là, mais non, on est en Thaïlande, faut surtout pas chercher à comprendre! Autre chose spectaculaire ici, un dragon long de plusieurs dizaines de mètres et plus haut que ma petite personne garde l'entrée. Voyez les photos pour réaliser la taille de la bêête.
On reste là moins longtemps qu'au Paradis, l'absence des singes n'y est pas étrangère.
Et après l'enfer, qu'est ce qu'on trouve? Le calme et la sérénité. Une grotte assez profonde nous offre un abri précieux contre la chaleur combinée du soleil et de l'enfer. A l'intérieur, la température est clémente. Un petit ruisseau serpente gentiment. Les stalactites et mites se construisent petit à petit. Deux ou trois chauves-souris vollètent gentiment en attendant le coucher du soleil. Au fond de la grotte, là où ce n'est plus éclairé, nous parviennent les cris de dizaines d'autres qui doivent être agités par des rêves de sommeil diurne. Et entre les deux, là où la lumière tend vers l'obscurité trône un bouddha de jade pas piqué des hannetons. L'ensemble pourrait plaire à un Tim Burton, c'est sûr!
Après la grotte, il est temps de rentrer à l'hotel et que je sois rattrappé par mon passé. En effet, Tally et sa copine Heike doivent arriver en ville, et comme il était convenu avant que je rencontre Mary, on dort dans le même hotel. On devait partager la même chambre à nouveau, mais changement de programme oblige, il faut que je m'explique...
Tout se passe dans les règles de l'art, l'échange est courtois et les allemandes sympathisent. Heureusement pour moi, j'avais déjà fait part à Mary de la propension qu'ont Tally et Heike de parler entre elles en allemand et ma nouvelle coloc' est la première à recadrer tout le monde dans la langue de Shakespeare. On dîne tous ensemble dans une gargotte et on finit la soirée sur la terrasse de l'hotel à boire quelques bières à la santé de tout le monde, et y compris la votre, santé!!!!!
A 1h30, tout le monde est pompette et vanné. Chacun rejoint sa chambre. Avec Mary, rien ne se passe si ce n'est qu'on s'endort l'un contre l'autre comme deux cuillères dans un tirroir. C'est doux comme la rosée et frais grace au ventilateur qui s'évertue à faire baisser la température si besoin était...
Au matin, on se réveille dans la même position si ce n'est que j'ai une main dans la mienne. Malheureusement, tout le monde se réveille conjointement comme annoncé la veille au soir et Tally vient frapper à la porte pour le petit déjeuner... Après quoi, Mary doit repartir et j'ai un bateau pour un parc national à prendre, on tentera quand même de se revoir à Bangkok sur le chemin du retour, alchimie quand tu nous tiens...
C'est donc un nouveau jour qui commence et une amitié qui se termine. J'en ai finalement plus qu'assez de passer mes journées avec Tally et Cie, c'est là que nos chemins se séparent. A 14h, dans mon coin, je réserve 24 heures d'équipée sauvage à travers les îles avec la nuit à passer sur un village de pêcheurs. J'écris "sur", car Koh Pannyi est un village construit sur pilotis au milieu des pitons calcaires à deux mètres au dessus de l'eau. Je vous engage à faire une recherche google d'une photo aérienne car c'est à tomber à la renverse.
Je suis donc conduit au ponton à 16h pour prendre un long-tail boat jusqu'au village en question, je suis le seul touriste. Pendant la traversée, on est entouré de mangrove. A l'arrivée, c'est beau mais je prends vite compte de la réalité. Dans le village, tout n'est là que pour flatter le touriste. Les boutiques se succèdent les unes après les autres. Ici des T-shirts, là des coquillages. Tout est à vendre et à négocier. Il y a même une famille qui retient prisonniers un faucon et un aigle, attachés par les pattes, et qui facture 50 baths la photo en compagnie des pauvres animaux. C'est que le village a l'air paisible à cette heure mais tous les touristes en excursion dans le parc national s'arrête là pour la pause déjeuner. Le business tourne donc à plein régime... Tant pis pour les rapaces, tant pis pour les coquillages...
Malgré ça, en fin d'après-midi, le village retrouve son calme. Je me ballade donc, seul gringo parmi les pêcheurs, jusqu'au dîner, où j'ai droit à un poisson d'un demi-kilo juste pour ma pomme. Tout autour n'est que silence. Pas de problème pour dormir si ce n'est que je passe encore 3 heures à écrire...
Mercredi matin (4 février), je suis tiré du lit à 7h. J'ai raté le lever de soleil, tant pis, il y en aura d'autres. A 8h30, le long-tail revient avec à son bord 6 nouvelles personnes qui ont réservées la journée de croisière entre les îles, à partir d'ici le même programme que moi. La journée se passe donc au fil de l'eau, je suis assis tout devant donc personne dans mon champ de vision, juste le parc qui s'étale sous mes yeux. Partout les falaises se dressent, parfois sur des centaines de mètres de long, parfois juste pour nous rappeler à leur bon souvenir comme des carottes géantes faîtes de pierre qu'un géant aurait planté là juste parce que c'est joli.
Au cours de la journée, le bateau s'arrête quatre fois. La première pour visiter une grotte. La deuxième pour le déjeuner sur une plage qu'on ne partage qu'avec le soleil et les palmiers. La troisième pour le clou du spectacle : James Bond Island, qui s'appelle comme ça car "L'homme au pistolet d'or" a une scène qui s'est tourné ici. C'est l'occasion d'un embouteillage de touristes mais le spectacle est à la hauteur de l'affluence. James Bond Island, qu'on retrouve sur 90% des T-shirts vendus au village de pêcheurs, est la carotte par excellence. Trois mètres de long, trois mètres de large, 20 mètres de haut. Grandiose même s'il faut partager la vue avec tous les moule-bites des environs... Et enfin le quatrième stop est l'occasion de faire du shopping sur le village de pêcheurs.
Il est 17h quand on retourne à Phang-Nga. Aucune trace de Tally, tant mieux. Aucune trace de Mary, tant pis.
Il est temps d'une dernière nuit sur place. Demain l'itinérance se poursuit. Dans le bateau, j'ai rencontré un couple qui venait de faire une croisière-plongée aux îles Similan et qui m'en a dit le plus grand bien, du genre WHAOUUU. Qui plus est peu de temps avant, j'avais skypé avec Papa qui m'avait dit interrogatif : - "Alors comme ça, tu ne vas pas plonger en Thaïlande?" J'avoue que cette phrase m'a bien démangé et que le couple a fini de me convaincre; demain je pars pour Kao Lak, ville la plus proche des îles similan. Il sera alors temps de savoir combien de plongées, combien de temps et combien de brouzoufs.
Sur ce, en tout bien tout honneur, je fais mentalement la cuillère avec vous. Je m'interdis d'aller plus loin, faut pas déconner non plus...
Merci pour vos nombreux commentaires sur le texte précédent, mais ne vous arrêtez pas là, je suis un boit-sans-soif, et il y a de la place pour tout le monde.
A 100km de là, pas trop loin donc. Pas question de quitter le paradis et de retourner à Bangkok sur le champ. Mon nouveau visa thailandais courre encore pour les 10 prochains jours et il est encore temps de le faire fructifier.
Je suis donc parti pour Phang-Nga et son parc national, encore un... Mais pas question d'être blasé par quoi que ce soit, on dira donc un parc national, encore un!!!!! Le parc national de Phang-Nga devrait être un avant gout de la baie d'Halong au Viet-Nam avec sa cohorte d'îles calcaires qui sortent de l'eau comme des feux d'artifices. C'est tout ce que je sais et c'est déj�� pas mal! Deux heures de bus tout au plus, voilà ce que j'ai dû endurer pour m'y rendre. A l'arrivée, il est 15h, trop tard pour faire quoi que ce soit. En plus, on est dimanche et tout est fermé dans le bled. La seule chose à faire dans ces cas là, c'est d'écrire jusqu'au bout de la nuit et je ne me suis pas privé, j'ai envie de dire malheureusement...
Le lendemain, on repasse aux choses sérieuses à savoir un peu d'exploration. Je quitte ma chambre d'hotel à 11h et tombe sur Mary, une petite blonde allemande qui s'apprête à quitter l'hotel. On discute cinq minutes, le temps pour moi de me rendre compte qu'elle ne sait pas bien ce qu'elle veut faire mise à part quitter sa chambre d'hotel. Comme la gamine est beaucoup plus mimi que cracra, je la convains de rester une journée de plus bien qu'elle ait des engagements par ailleurs et de partager ma chambre pour économiser les frais, c'est toujours ça de pris. Pas d'arrière pensée de mon côté ou si peu que c'en est dérisoire. On passera donc la journée ensemble et advienne que pourra...
On part donc en ville, un bien grand mot pour cette petite bourgade de quelques milliers d'âmes. On a beau être dans le sud de la Thaïlande, entre Phuket et Krabi, deux haut lieux touristiques, ce qui frappe ici c'est qu'on ne rencontre aucuns touristes. En une après-midi de vadrouille, on ne passe que devant deux hotels modestes et les seuls restaurants sont des gargottes sans prétentions aucunes. Ca sent l'Asie dans le sens le plus naturel du terme et ça fait du bien après Phi Phi et Ton Sai. En plus, avec Mary, on ne se prend pas le chou, l'essentiel est de laisser la route principale derrière nous et de marcher au gré des chemins de traverse qui se présentent. Tantôt on fait fausse route. Le chemin est en plein soleil, ça monte et ça descend presque comme aux plus belles heures népalaises, et ça ne mène à rien... Mais tantôt, c'est banco. Sur le bord de la route, une statue a le bras tendu vers le bas côté, comme si elle pointait une direction. Comme vu dans Amélie Poulain, lorsque une statue montre une direction, seul l'imbécile regarde le doigt. Avec Mary, on est pas des imbéciles, on suit donc la direction plutôt que le doigt. Puis un panneau apparaît : Le Paradis, l'Enfer, puis un nom de grotte dont j'ai déjà oublié le nom. Ne me blamez pas, le thaïlandais c'est pas commode commode. Là, c'est un peu Disneyland à la sauce locale, par là j'entends épicé. Le paradis, c'est des dizaines de statues représentant des dieux dont il faut être un local pour savoir qui ça représente. En tout cas il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes, avec autant de bras que possible, le plus le mieux. Ca fleure bon la spiritualité autant que le mercantilisme quand un moine nous propose d'acheter de la nourriture pour les singes. Car on ne l'avait pas vu au premier abord, mais ça grouille de toutes parts. Et puis 20 baths pour un kilo et des bananes, ça a le mérite de les faire venir et Mary sourit de toutes ses dents, c'est joli. Les singes crient, se bousculent, veulent tous être au premier rang. Ils sont tellement nombreux qu'on ne sait pas où donner de la tête ou de la banane pour être plus précis. En 5 minutes, montre en main, on est dévalisé mais comme on a pris chacun une cinquantaine de photos, tout le monde en a pour son compte. Il est alors temps d'aller en Enfer...
Même si le panneau n'avait pas indiqué que l'enfer est ici, on aurait compris de nous même. Je n'ai jamais vu pareil spectacle!! Comme au paradis, il y a peut-être cinquante statues, mais qui montrent ici des scènes de meurtres, de tortures, j'en passe et des pires... Les visages sont ultra-expressifs autant que le rouge figurant le sang paraît nous éclabousser. La sensation de malaise pourrait être là, mais non, on est en Thaïlande, faut surtout pas chercher à comprendre! Autre chose spectaculaire ici, un dragon long de plusieurs dizaines de mètres et plus haut que ma petite personne garde l'entrée. Voyez les photos pour réaliser la taille de la bêête.
On reste là moins longtemps qu'au Paradis, l'absence des singes n'y est pas étrangère.
Et après l'enfer, qu'est ce qu'on trouve? Le calme et la sérénité. Une grotte assez profonde nous offre un abri précieux contre la chaleur combinée du soleil et de l'enfer. A l'intérieur, la température est clémente. Un petit ruisseau serpente gentiment. Les stalactites et mites se construisent petit à petit. Deux ou trois chauves-souris vollètent gentiment en attendant le coucher du soleil. Au fond de la grotte, là où ce n'est plus éclairé, nous parviennent les cris de dizaines d'autres qui doivent être agités par des rêves de sommeil diurne. Et entre les deux, là où la lumière tend vers l'obscurité trône un bouddha de jade pas piqué des hannetons. L'ensemble pourrait plaire à un Tim Burton, c'est sûr!
Après la grotte, il est temps de rentrer à l'hotel et que je sois rattrappé par mon passé. En effet, Tally et sa copine Heike doivent arriver en ville, et comme il était convenu avant que je rencontre Mary, on dort dans le même hotel. On devait partager la même chambre à nouveau, mais changement de programme oblige, il faut que je m'explique...
Tout se passe dans les règles de l'art, l'échange est courtois et les allemandes sympathisent. Heureusement pour moi, j'avais déjà fait part à Mary de la propension qu'ont Tally et Heike de parler entre elles en allemand et ma nouvelle coloc' est la première à recadrer tout le monde dans la langue de Shakespeare. On dîne tous ensemble dans une gargotte et on finit la soirée sur la terrasse de l'hotel à boire quelques bières à la santé de tout le monde, et y compris la votre, santé!!!!!
A 1h30, tout le monde est pompette et vanné. Chacun rejoint sa chambre. Avec Mary, rien ne se passe si ce n'est qu'on s'endort l'un contre l'autre comme deux cuillères dans un tirroir. C'est doux comme la rosée et frais grace au ventilateur qui s'évertue à faire baisser la température si besoin était...
Au matin, on se réveille dans la même position si ce n'est que j'ai une main dans la mienne. Malheureusement, tout le monde se réveille conjointement comme annoncé la veille au soir et Tally vient frapper à la porte pour le petit déjeuner... Après quoi, Mary doit repartir et j'ai un bateau pour un parc national à prendre, on tentera quand même de se revoir à Bangkok sur le chemin du retour, alchimie quand tu nous tiens...
C'est donc un nouveau jour qui commence et une amitié qui se termine. J'en ai finalement plus qu'assez de passer mes journées avec Tally et Cie, c'est là que nos chemins se séparent. A 14h, dans mon coin, je réserve 24 heures d'équipée sauvage à travers les îles avec la nuit à passer sur un village de pêcheurs. J'écris "sur", car Koh Pannyi est un village construit sur pilotis au milieu des pitons calcaires à deux mètres au dessus de l'eau. Je vous engage à faire une recherche google d'une photo aérienne car c'est à tomber à la renverse.
Je suis donc conduit au ponton à 16h pour prendre un long-tail boat jusqu'au village en question, je suis le seul touriste. Pendant la traversée, on est entouré de mangrove. A l'arrivée, c'est beau mais je prends vite compte de la réalité. Dans le village, tout n'est là que pour flatter le touriste. Les boutiques se succèdent les unes après les autres. Ici des T-shirts, là des coquillages. Tout est à vendre et à négocier. Il y a même une famille qui retient prisonniers un faucon et un aigle, attachés par les pattes, et qui facture 50 baths la photo en compagnie des pauvres animaux. C'est que le village a l'air paisible à cette heure mais tous les touristes en excursion dans le parc national s'arrête là pour la pause déjeuner. Le business tourne donc à plein régime... Tant pis pour les rapaces, tant pis pour les coquillages...
Malgré ça, en fin d'après-midi, le village retrouve son calme. Je me ballade donc, seul gringo parmi les pêcheurs, jusqu'au dîner, où j'ai droit à un poisson d'un demi-kilo juste pour ma pomme. Tout autour n'est que silence. Pas de problème pour dormir si ce n'est que je passe encore 3 heures à écrire...
Mercredi matin (4 février), je suis tiré du lit à 7h. J'ai raté le lever de soleil, tant pis, il y en aura d'autres. A 8h30, le long-tail revient avec à son bord 6 nouvelles personnes qui ont réservées la journée de croisière entre les îles, à partir d'ici le même programme que moi. La journée se passe donc au fil de l'eau, je suis assis tout devant donc personne dans mon champ de vision, juste le parc qui s'étale sous mes yeux. Partout les falaises se dressent, parfois sur des centaines de mètres de long, parfois juste pour nous rappeler à leur bon souvenir comme des carottes géantes faîtes de pierre qu'un géant aurait planté là juste parce que c'est joli.
Au cours de la journée, le bateau s'arrête quatre fois. La première pour visiter une grotte. La deuxième pour le déjeuner sur une plage qu'on ne partage qu'avec le soleil et les palmiers. La troisième pour le clou du spectacle : James Bond Island, qui s'appelle comme ça car "L'homme au pistolet d'or" a une scène qui s'est tourné ici. C'est l'occasion d'un embouteillage de touristes mais le spectacle est à la hauteur de l'affluence. James Bond Island, qu'on retrouve sur 90% des T-shirts vendus au village de pêcheurs, est la carotte par excellence. Trois mètres de long, trois mètres de large, 20 mètres de haut. Grandiose même s'il faut partager la vue avec tous les moule-bites des environs... Et enfin le quatrième stop est l'occasion de faire du shopping sur le village de pêcheurs.
Il est 17h quand on retourne à Phang-Nga. Aucune trace de Tally, tant mieux. Aucune trace de Mary, tant pis.
Il est temps d'une dernière nuit sur place. Demain l'itinérance se poursuit. Dans le bateau, j'ai rencontré un couple qui venait de faire une croisière-plongée aux îles Similan et qui m'en a dit le plus grand bien, du genre WHAOUUU. Qui plus est peu de temps avant, j'avais skypé avec Papa qui m'avait dit interrogatif : - "Alors comme ça, tu ne vas pas plonger en Thaïlande?" J'avoue que cette phrase m'a bien démangé et que le couple a fini de me convaincre; demain je pars pour Kao Lak, ville la plus proche des îles similan. Il sera alors temps de savoir combien de plongées, combien de temps et combien de brouzoufs.
Sur ce, en tout bien tout honneur, je fais mentalement la cuillère avec vous. Je m'interdis d'aller plus loin, faut pas déconner non plus...
Merci pour vos nombreux commentaires sur le texte précédent, mais ne vous arrêtez pas là, je suis un boit-sans-soif, et il y a de la place pour tout le monde.
Découvrir le Chili: randonnée de quinze jours au sud ou au nord? English translation pending
Bonjour tout le monde !
je pars au chili au mois de novembre voir de la famille avec qui je me baladerai dans les alentours de santiago et valparaiso.
avant ou après, je voudrais faire une rando de 15 jours mais je ne sais pas encore au sud ou au nord (tout a l'air beau !😊) et surtout si je peux m'embarquer seule ou s'il vaut mieux passer par un guide.
qu'est-ce que vous en pensez ? je sais c'est vague, mais il faut bien commencer par quelque chose...🤪
très bonne journée et merci d'avance pour vos réponses
je pars au chili au mois de novembre voir de la famille avec qui je me baladerai dans les alentours de santiago et valparaiso.
avant ou après, je voudrais faire une rando de 15 jours mais je ne sais pas encore au sud ou au nord (tout a l'air beau !😊) et surtout si je peux m'embarquer seule ou s'il vaut mieux passer par un guide.
qu'est-ce que vous en pensez ? je sais c'est vague, mais il faut bien commencer par quelque chose...🤪
très bonne journée et merci d'avance pour vos réponses
Développement de la grippe H1N1 en Thaïlande English translation pending
Bonjours à tous, j'ai cherché sur google et je ne vois pas si la thailande est passé au niveau 6 ou non. j'aurais aimé savoir si vous aviez plus d'informations que google ^^
PS : Je pars tous le mois de juillet ( donc bientot ) a bkk
PS : Je pars tous le mois de juillet ( donc bientot ) a bkk
Cadeaux souvenirs du Canada? English translation pending
bonjour tout le monde!
je voulais vous demander conseil pour des cadeaux souvenirs du canada sympa et pas trop cher.
merciiii ^^
Les trucs à pas oublier lorsqu'on part à vélo? English translation pending
Bonjour,
Je vais bientot partir 3 jours en vélo (Avignon-Cannes) et j'aurais souhaiter savoir ce qu'il ne faut pas oublier et comment faut-il préparer l'équipement.
On partira avec une tente 2" de Quechua + Nos duvets.
Que faut-il que l'on emporte d'autre ?
Merci pour vos d'avance pour vos conseils.
Je vais bientot partir 3 jours en vélo (Avignon-Cannes) et j'aurais souhaiter savoir ce qu'il ne faut pas oublier et comment faut-il préparer l'équipement.
On partira avec une tente 2" de Quechua + Nos duvets.
Que faut-il que l'on emporte d'autre ?
Merci pour vos d'avance pour vos conseils.
Quatre mois et demi en Amérique du Sud, budget mensuel? English translation pending
Bonjour à tous et meilleurs voeux!
J'envisage un tour du monde départ Aout 2009. Je compte commencer par l'Amerique du sud, pour 4mois et demi. Je ne connais pas du tout ce coin du monde, j'ai l'habitude de voyager seule en sac à dos en Asie. Je prévois un budget global sur un an de 1000 euros par mois. Je sais qu'en Asie, ce sera suffisant. J'envisage d'attérir à Buenos Aires, de passer 3 semaines dans le nord de l'Argentine, puis de prendre l'avion pour Quito, de visiter l'Equateur pour un mois, puis Perou un mois, Bolivie un mois et rejoindre de nouveau Buenos Aires pour descendre sur la Patagonie, et peut être terminer au Chili ou sur l'Ile de Paques rapidement, tout dépend du temps qu'il me reste, je ne veux pas me speeder. La logique voudrait commencer par Quito, et redescendre doucement, mais mon copain veut passer les 3 premieres semaines avec moi et est bien attiré par l'Argentine.
Mes questions sont les suivantes: Ce choix de pays vous parait-il correct pour quelqu'un qui n'a jamais visité l'Amérique du Sud? mon budget parait-il correct sachant que pour le logement, j'irai au plus simple, pour le transport, idem, mais que je ne veux pas me restreindre sur les petits restos (pas les trucs occidentaux hors de prix, mais les petits trucs sympas) ni sur les activités telles que treks, visites, cours de danse, etc? Sachant aussi qu'en Asie, je serai certainement un peu large donc je devrais rattraper si jamais je dépasse un peu. dés que je serai seule, j'aimerais rester un peu dans une ville où il fait bon vivre et prendre des cours d'espagnol (je ne parle pas, mais je m'y suis mise récemment). Quito est-elle un bon choix? Ou alors Buenos Aires? Bon les Galapagos, ça fait rêver, mais là, c'est hors budget. Y aurait-il une alternative moins coûteuse? Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider, et tout tuyau est le bienvenu!!!
J'envisage un tour du monde départ Aout 2009. Je compte commencer par l'Amerique du sud, pour 4mois et demi. Je ne connais pas du tout ce coin du monde, j'ai l'habitude de voyager seule en sac à dos en Asie. Je prévois un budget global sur un an de 1000 euros par mois. Je sais qu'en Asie, ce sera suffisant. J'envisage d'attérir à Buenos Aires, de passer 3 semaines dans le nord de l'Argentine, puis de prendre l'avion pour Quito, de visiter l'Equateur pour un mois, puis Perou un mois, Bolivie un mois et rejoindre de nouveau Buenos Aires pour descendre sur la Patagonie, et peut être terminer au Chili ou sur l'Ile de Paques rapidement, tout dépend du temps qu'il me reste, je ne veux pas me speeder. La logique voudrait commencer par Quito, et redescendre doucement, mais mon copain veut passer les 3 premieres semaines avec moi et est bien attiré par l'Argentine.
Mes questions sont les suivantes: Ce choix de pays vous parait-il correct pour quelqu'un qui n'a jamais visité l'Amérique du Sud? mon budget parait-il correct sachant que pour le logement, j'irai au plus simple, pour le transport, idem, mais que je ne veux pas me restreindre sur les petits restos (pas les trucs occidentaux hors de prix, mais les petits trucs sympas) ni sur les activités telles que treks, visites, cours de danse, etc? Sachant aussi qu'en Asie, je serai certainement un peu large donc je devrais rattraper si jamais je dépasse un peu. dés que je serai seule, j'aimerais rester un peu dans une ville où il fait bon vivre et prendre des cours d'espagnol (je ne parle pas, mais je m'y suis mise récemment). Quito est-elle un bon choix? Ou alors Buenos Aires? Bon les Galapagos, ça fait rêver, mais là, c'est hors budget. Y aurait-il une alternative moins coûteuse? Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider, et tout tuyau est le bienvenu!!!
Convoyage d'une ambulance vers le Burkina Faso English translation pending
Bonjours à tous,
Je me tourne vers vous aujourd'hui pour recueillir un maximum d'informations.
Je suis éducateur, et dans le cadre de mon projet professionnel, je pars, en début d'année prochaine, convoyer une ambulance au Burkina, pour le compte d'une association du Bordelais et accompagné de ma femme (et collègue éducatrice) et des 4 jeunes (dits "en difficulté") dont on s'occupe.
Nous partons sur le thème d'un séjour de rupture de 3 mois et le "moyen" de notre séjour est cet aspect humanitaire.
Ma demande est assez simple en fait, je ne connais rien de l'Afrique et j'ai besoin d'un maximums de pistes et conseils pour ce périple. Nous comptons joindre l'utile à l'agréable et prendre des temps de tourisme. Nous en avons le temps, car avec 3 mois devant nous pour rejoindre le Burkina alors que certains le font en une semaine....
J'ai du mal à vous expliquer précisément ce que je vous demande, mais il faut bien commencer; parlez moi des visas par exemples (combien de temps pour les obtenir, à quel prix...etc) Nous comptons longer la côte ouest en se baladant un peu au Maroc, un peu au Sénégal, puis au Mali...
Que pouvez vous me dire des conditions de sécurité pour ce trajet là, sachant que nous n'avons pas prévu de nous attarder en Mauritanie (peut-être à tort ???).
Faut-il un guide pour certaines parties du trajet, si oui, en connaissez-vous ?
Bon, je ne vais pas continuer à lister mes questions, elles viendront au fur et à mesure du fil de discution (enfin, s'il y a du monde qui me répond ;) )
Je vous remercie par avance de toutes les information que vous voudrez bien me donner et vous dis à bientôt !!!
Math.
Je me tourne vers vous aujourd'hui pour recueillir un maximum d'informations.
Je suis éducateur, et dans le cadre de mon projet professionnel, je pars, en début d'année prochaine, convoyer une ambulance au Burkina, pour le compte d'une association du Bordelais et accompagné de ma femme (et collègue éducatrice) et des 4 jeunes (dits "en difficulté") dont on s'occupe.
Nous partons sur le thème d'un séjour de rupture de 3 mois et le "moyen" de notre séjour est cet aspect humanitaire.
Ma demande est assez simple en fait, je ne connais rien de l'Afrique et j'ai besoin d'un maximums de pistes et conseils pour ce périple. Nous comptons joindre l'utile à l'agréable et prendre des temps de tourisme. Nous en avons le temps, car avec 3 mois devant nous pour rejoindre le Burkina alors que certains le font en une semaine....
J'ai du mal à vous expliquer précisément ce que je vous demande, mais il faut bien commencer; parlez moi des visas par exemples (combien de temps pour les obtenir, à quel prix...etc) Nous comptons longer la côte ouest en se baladant un peu au Maroc, un peu au Sénégal, puis au Mali...
Que pouvez vous me dire des conditions de sécurité pour ce trajet là, sachant que nous n'avons pas prévu de nous attarder en Mauritanie (peut-être à tort ???).
Faut-il un guide pour certaines parties du trajet, si oui, en connaissez-vous ?
Bon, je ne vais pas continuer à lister mes questions, elles viendront au fur et à mesure du fil de discution (enfin, s'il y a du monde qui me répond ;) )
Je vous remercie par avance de toutes les information que vous voudrez bien me donner et vous dis à bientôt !!!
Math.
Vietnam 2004 English translation pending
Vendredi 23 Janvier 2004.
Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? »
Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine.
Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir!
Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule.
Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée.
Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement.
Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class.
Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure.
Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau.
Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer.
L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier.
C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes.
Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement.
Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel.
Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant.
Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï.
Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial.
Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part.
Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live.
De retour au Plaza je m'enfile quelques bières.
J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire.
Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale!
Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes.
D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même.
En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète.
Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif).
L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60.
C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's.
C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent.
Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début.
Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue.
Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières.
Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages.
Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce?
Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon!
Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage.
Je débarque enfin, CA Y EST!!!!
Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas.
Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide...
Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles.
J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport.
Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants...
Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!!
Il me trouve un taxi pour 10 dollars.
Direction Hanoï!
La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus.
Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide.
En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand.
Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres.
Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route.
Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé.
La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours.
Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $.
Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ».
J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi.
Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre.
Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat.
Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel.
Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30.
C'est épuisant de voyager.
Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur.
Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices.
Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.
Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.
Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.
La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.
Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.
J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.
Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.
Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.
Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.
Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.
Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.
Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.
Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.
Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.
Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.
D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!
Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.
Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.
La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.
Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.
J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.
Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.
Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.
Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.
Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.
Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.
Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.
Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.
Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.
Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.
D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!
Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Trousse de maquillage dans le sac à main en cabine? English translation pending
😉 Hello, c est enore moi avec mes trucs que je desire mettre dans mon sac a main en cabine, bonbon OK gateaux secs OK
il me reste plus que '' la trousse a maquillage, '''
Trousse a maquillage = que ne faut il pas mettre a l interieur ?? ou tout est permis ??? meme le rouge a levre qui est une pate ????
Merci a tous pour les infos et bonne journée
OLMI
il me reste plus que '' la trousse a maquillage, '''
Trousse a maquillage = que ne faut il pas mettre a l interieur ?? ou tout est permis ??? meme le rouge a levre qui est une pate ????
Merci a tous pour les infos et bonne journée
OLMI
Belles plages en Polynésie? English translation pending
Bonjour à tous,
En achetant le Lonely sur la Polynesie, il est indiqué que pour les plages, on est loin de l'idée que l'on peut se faire de la Polynesie et qu'il vaut mieux aller ailleurs. Du coup on est un peu déboussolé avec ma femme... on compte y aller 3 semaines en octobre.
On ne souhaite pas passer nos 3 semaines de vacances à lesarder au soleil mais on aime bien se reposer au soleil de temps en temps. Y a t il une ile qu'il faut privilegier pour les plages ?
Voici les iles que nous comptions faire : Tahiti/Moorea/Hua Hine/Bora Bora/Rangiroa/Nuku Hiva/Hiva Oa
Merci de votre aide !
Charles.
En achetant le Lonely sur la Polynesie, il est indiqué que pour les plages, on est loin de l'idée que l'on peut se faire de la Polynesie et qu'il vaut mieux aller ailleurs. Du coup on est un peu déboussolé avec ma femme... on compte y aller 3 semaines en octobre.
On ne souhaite pas passer nos 3 semaines de vacances à lesarder au soleil mais on aime bien se reposer au soleil de temps en temps. Y a t il une ile qu'il faut privilegier pour les plages ?
Voici les iles que nous comptions faire : Tahiti/Moorea/Hua Hine/Bora Bora/Rangiroa/Nuku Hiva/Hiva Oa
Merci de votre aide !
Charles.
Faire mes bagages pour cinq mois en Asie du Sud-Est English translation pending
J'aimerais recevoir des suggestions à propos du nécessaire pour un voyage de 5 mois en Asie du Sud-Est. Je me suis déjà dressé une liste de base mais j'oublie certainement des trucs utiles.
Expatriation au Sénégal avec un enfant nouveau né English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais accoucher fin Août alors que mon mari vient d'apprendre sa mutation au Sénégal pour Septembre : la précipitation !!! Seulement voilà, je m'inquiète pour notre bébé. Quels sont les risques pour lui qui ne pourra pas être vacciné tout de suite ou traité pour le paludisme? Dois-je attendre en France le temps que tous les vaccins et traitements soient effectués (la pédiatre parle d'un an)?? Merci de votre précieuse aide.
Anne
Je vais accoucher fin Août alors que mon mari vient d'apprendre sa mutation au Sénégal pour Septembre : la précipitation !!! Seulement voilà, je m'inquiète pour notre bébé. Quels sont les risques pour lui qui ne pourra pas être vacciné tout de suite ou traité pour le paludisme? Dois-je attendre en France le temps que tous les vaccins et traitements soient effectués (la pédiatre parle d'un an)?? Merci de votre précieuse aide.
Anne
Vol pour Bangkok: choisir un siège avec Thai Airways? English translation pending
Bonjour, nous avons deux possibilités pour partir a bangkok en fevrier prochain, nous pouvons partir via airfrance ou alors pour 100e de moins par personne avec govoyage et la thai, via munich a l'aller et via fancfort au retour;
Pour le vol avec la thai: 2 questions:
est ce que l'on peut choisir son siège en apelant la thai même si on a réservé via govoyage?
A l'aller via munich, on arrive à 20HOO et on repart a 21H50 pour bangkok est ce que cela vous semble risqué?
merci à tous
elodie
Pour le vol avec la thai: 2 questions:
est ce que l'on peut choisir son siège en apelant la thai même si on a réservé via govoyage?
A l'aller via munich, on arrive à 20HOO et on repart a 21H50 pour bangkok est ce que cela vous semble risqué?
merci à tous
elodie
Détachement de deux ans à Yaoundé (Cameroun) English translation pending
Bonjour,
Mon entreprise me propose un détachement de 2 ans à Yaoundé (Cameroun), à partir de novembre 2008.
Je partirais avec mon épouse et notre fils (qui aura 11 mois à ce moment-là).
Pourriez-vous me donner des renseignements précis en ce qui concerne le coût de la vie sur place, parce que Yaoundé semble être une ville chère, et je ne veux pas emmener ma famille à la légère, surtout avec un bébé. Il est difficile de trouver des infos fiables sur internet : ça va du simple au double, voire triple !
Est-ce que vous pouvez me renseigner sur les prix de : logement confortable (3 chambres, environ 100-110 m2, avec clim) dans quartier type bastos denrées alimentaires courantes produits pour bébé (lait infantile, petits pots...) produits sanitaires, ménagers... transport électricité, gaz, téléphone... vie quotidienne (pressing, électroménager, vaisselle...) salaire mensuel pour un employé de maison, un gardien de jour et un gardien de nuit, un chauffeur...
Et de manière générale, combien faut-il mensuellement pour vivre confortablement ?
Bref, pouvez-vous me donner un panorama large de la vie courante à Yaoundé (charges quotidiennes et mensuelles) ?
Je sais que ça ne doit pas être évident, mais déjà un grand merci pour toutes les infos que vous pouvez m'apporter !
Merci.
Religions et croyances en photos English translation pending
Bonjour,
"Le hasard est le véhicule que prend Dieu pour voyager incognito" Parait-il...
Certaines rencontres paraissent intemporelles, cocasses, mystiques...
La diversité des croyances, qu'elles soient monothéistes, polythéistes ou animistes nous rappelles que toutes les civilisations se sont construites autour de temples, divinités et de leurs représentants...
Pour démarrer le sujet une photo de moines à Ayuthaya

"Le hasard est le véhicule que prend Dieu pour voyager incognito" Parait-il...
Certaines rencontres paraissent intemporelles, cocasses, mystiques...
La diversité des croyances, qu'elles soient monothéistes, polythéistes ou animistes nous rappelles que toutes les civilisations se sont construites autour de temples, divinités et de leurs représentants...
Pour démarrer le sujet une photo de moines à Ayuthaya

Chili et Pérou en un mois et demi chacun de mi-avril à mi-juillet English translation pending
Bonjour à toute la communautés de Voyages Forum ...
Alors déjà marci d'avances pour votre aide et vos précieux conseils.
De mon coté je voudrais avoir quelques conseils, idées concernant un voyage qui me tient à coeur ...
En gros à partir de Mi Avril à mi Juillet j'ai 3 mois de libre et je voudrais les consacrer à la visite du Chili et du Pérou soit 1 mois et demi chacun.
Mon truc à moi serait de voyager en bus car il parait que c'est moins cher, de vivre dans de petits hotels voir habitants et de voir un maximum de paysages à travers des randonnées.
Donc voilà je voulais savoir si vous pouviez me donner un programme de un mois et demi pour chacun de ces 2 pays avec les meilleurs endroits/paysages à voir en ce temps imparti.
De meme si vous pouviez me donner des détails sur la saison à cette époque de l'année ainsi que le budget qu'il me faudrait pour ce voyage, ca serait parfait.
Merci beaucoup d'avance pour votre aide et bon week end.
Arnaud
Alors déjà marci d'avances pour votre aide et vos précieux conseils.
De mon coté je voudrais avoir quelques conseils, idées concernant un voyage qui me tient à coeur ...
En gros à partir de Mi Avril à mi Juillet j'ai 3 mois de libre et je voudrais les consacrer à la visite du Chili et du Pérou soit 1 mois et demi chacun.
Mon truc à moi serait de voyager en bus car il parait que c'est moins cher, de vivre dans de petits hotels voir habitants et de voir un maximum de paysages à travers des randonnées.
Donc voilà je voulais savoir si vous pouviez me donner un programme de un mois et demi pour chacun de ces 2 pays avec les meilleurs endroits/paysages à voir en ce temps imparti.
De meme si vous pouviez me donner des détails sur la saison à cette époque de l'année ainsi que le budget qu'il me faudrait pour ce voyage, ca serait parfait.
Merci beaucoup d'avance pour votre aide et bon week end.
Arnaud
Les festivals en Thaïlande English translation pending
Chers et chères VFistes,
Il y a déjà plus de 11.600 posts sur la Thaïlande, et bien en voilà un de plus... Ce pays ne se résume pas à ses îles de rêve ou à ses temples.
Les Festivals occupent une place importante, mais bien souvent, assister à ces festivités n'est pas la préoccupation première de la plupart des voyageurs qui se rendent là-bas... Ce n'était pas la mienne non plus lors de mon premier voyage de 19 jours en Thaïlande en... 1985.
Pourtant, après Bangkok, Ayutthaya, le marché flottant, Chiang Mai, et avant la plage de rêve de Ko Samet (la vraie autoroute touristique, je sais), de retour de mon trekking-rafting (😏), on m'a informé que j'avais de la chance, parce j'allais pouvoir assister au Festival des Fleurs... Un vrai coup de bol. J'en ignorais jusqu'à l'existence...
Depuis plusieurs années maintenant, il est hors de question que je mette les pieds en Thaïlande sans assister à un Festival... Défilés de chars, musique, nourriture oniprésente, élection de miss, concert le soir, ferveur populaire...
Parfois, ça ne va pas sans mal pour celui qui ne veut pas rater son coup. Ca veut dire des heures sur Internet pour essayer de trouver LA bonne date, qui change chaque année. Ca veut dire programmer son billet d'avion et son itinéraire en fonction de ces pseudo dates, avec quand même une marge de manoeuvre. Ca veut dire quelques cheveux blancs à l'idée de ces hôtels peut-être complets.
Mais au bout du compte, c'est toujours une telle récompense de pouvoir assister à ce genre d'événement. Mieux, c'est un privilège.
Ce post s'intitule "Les Festivals en Thaïlande". Leur liste est infinie. Festival des Fleurs à Chiang Mai, Festival des Elephants à Surin, Festival des Fusées, Fête des Singes à Lopburi, Festival des Châteaux de Cire, Festival Végétarien à Phuket, Loy Kratong, Songkran (nouvel an)... Pour les plus connus.
Celles et ceux d'entre vous qui ont assisté au cours de leur séjour à un Festival quel qu'il soit en Thaïlande, si vous avez des anecdotes, des souvenirs, des photos, ce post est pour vous... C'est le moment de convaincre les autres que ça restera comme un des grands moments de leur voyage.
Un peu d'indulgence pour les photos, elles ont plus de 20 ans. Festival des Fleurs de Chiang Mai Je pense que c'est le premier week-end de février. C'est bientôt...




Il y a déjà plus de 11.600 posts sur la Thaïlande, et bien en voilà un de plus... Ce pays ne se résume pas à ses îles de rêve ou à ses temples.
Les Festivals occupent une place importante, mais bien souvent, assister à ces festivités n'est pas la préoccupation première de la plupart des voyageurs qui se rendent là-bas... Ce n'était pas la mienne non plus lors de mon premier voyage de 19 jours en Thaïlande en... 1985.
Pourtant, après Bangkok, Ayutthaya, le marché flottant, Chiang Mai, et avant la plage de rêve de Ko Samet (la vraie autoroute touristique, je sais), de retour de mon trekking-rafting (😏), on m'a informé que j'avais de la chance, parce j'allais pouvoir assister au Festival des Fleurs... Un vrai coup de bol. J'en ignorais jusqu'à l'existence...
Depuis plusieurs années maintenant, il est hors de question que je mette les pieds en Thaïlande sans assister à un Festival... Défilés de chars, musique, nourriture oniprésente, élection de miss, concert le soir, ferveur populaire...
Parfois, ça ne va pas sans mal pour celui qui ne veut pas rater son coup. Ca veut dire des heures sur Internet pour essayer de trouver LA bonne date, qui change chaque année. Ca veut dire programmer son billet d'avion et son itinéraire en fonction de ces pseudo dates, avec quand même une marge de manoeuvre. Ca veut dire quelques cheveux blancs à l'idée de ces hôtels peut-être complets.
Mais au bout du compte, c'est toujours une telle récompense de pouvoir assister à ce genre d'événement. Mieux, c'est un privilège.
Ce post s'intitule "Les Festivals en Thaïlande". Leur liste est infinie. Festival des Fleurs à Chiang Mai, Festival des Elephants à Surin, Festival des Fusées, Fête des Singes à Lopburi, Festival des Châteaux de Cire, Festival Végétarien à Phuket, Loy Kratong, Songkran (nouvel an)... Pour les plus connus.
Celles et ceux d'entre vous qui ont assisté au cours de leur séjour à un Festival quel qu'il soit en Thaïlande, si vous avez des anecdotes, des souvenirs, des photos, ce post est pour vous... C'est le moment de convaincre les autres que ça restera comme un des grands moments de leur voyage.
Un peu d'indulgence pour les photos, elles ont plus de 20 ans. Festival des Fleurs de Chiang Mai Je pense que c'est le premier week-end de février. C'est bientôt...




Shanti India... Bombay, Jaisalmer, Benares... English translation pending
Mercredi 5 septembre: Jour J!!! Toutoubidou!!!!!!
Enfin il est arrivé ce fameux jour J...
Je monte dans l'avion, un tout nouveau boeing 777 avec télé privée et service nickel. Vol sans escale (jet airways Bruxelles Bombay et Delhi Bruxelles = 530€) 2h du mat', je sors rapidement de l'aéroport de Bombay... Je cherche Padmini des yeux, je connais Padmini via un site web: couchsurfing.com, elle m'accueille chez elle deux nuits gracieusement. Une jeune femme arrive, là voilà! Elle est accompagnée d'un ami ayant une voiture, et nous traversons la banlieue pour arriver chez elle, un joli appartement avec ses deux chats. On papote gaiement, je lui offre les pralines belges et je m'endors comme un bébé, reçue comme si j'étais une amie de longue date!!! C'est quand même incroyable de venir chercher à 2h du mat' à l'aéroport, qqun qu'on ne connait que d'un site web!
Jeudi 6/9 Je sors et vais me balader, faire qques courses, regarder la rue, les gens, j'en prends plein les sens... Je visite le vieux Shitala temple tout près de chez elle, et je rentre. On papote beaucoup, on se raconte, on s'apprecie
Vendredi 7/9 J'ai quitté Padmini le coeur lourd, son accueil fut formidable... En passant devant un net café j'imprime qques photos que j'ai faites hier au temple d'une femme et de sa fille, et vais les lui donner. Qu'est ce qu'elle est heureuse! Moi aussi!
Je prends un taxi (le sagouin qui m'arnaque...) et vais au Léopold café ou j'ai rendez vous avec Djoh, de Vf. Djoh est expat' ici, et en échange des bières blanche de Hoegaarden, il me donne mon ticket de train pour partir ce soir. Il arrive avec son pote Armand, bien sympas tous les deux. Je me bois un café glacé, et on se quitte déjà. Dans la rue les échoppes débordent sur les trottoirs, si bien qu'il est plus facile de marcher sur la rue. Les mendiants pululent dans ce quartier touristique... Je cherche à vendre un vieux argentique, je n'obtiens qu'une carte mémoire de 2GB en échange. J'ai 5Gb pour 9 semaines, ca devrait aller...
Je vais à la gare, VT station, en passant devant beaucoup de monument style anglais, dans le tumulte de la ville et de la circulation indienne, ca flashe. Dieu que j'ai chaud, mais hors de question que je me plaigne, trop heureuse d'être ici J'achète mon ticket de train pour la gare de Lokmanyatilak, d'ou part mon train pour Khandwa. Je monte dans le wagon de queue réservé aux femmes... Il y a du monde... Pas de place assise, je reste près de la porte pour avoir de l'air. (les portes des trains sont toujours ouvertes en Inde, c'est normal...) Des femmes continuent à monter... Le train démarre et je suis aussi coincée qu'une sardine dans une boite 100x trop petite... Bien sur je suis la seule touriste, on me regarde, on me sourit, je souris en retour, sachant à peine respirer au milieu de ces belles indiennes... Je les trouve vraiment toutes belles! En sari, salwar kemiz ou en jeans. Je suis d'ailleurs étonnée d'avoir vu autant de femmes habillées à l'occidentale à Bombay, bien plus que lors de mon dernier passage dans cette ville en 2003. Enfin j'arrive à Lokmanyatilak station, je parviens à sortir du wagon et je me retrouve saine et sauve sur le quai. Le trajet fut bien plus rapide que ce qu'on m'avait dit, me voilà arrivée 10x trop tôt. C'est pas grave, j'ai faim, et vais à la cantine de la gare. Je choisis un riz biryani aux légumes. Délicieux malgré plein d'épices bien hot... Une femme m'invite à sa table, elle parle bien l'anglais. Mariée (par amour, on est à Bombay, ca se fait plus qu'ailleurs) recemment, elle va dire bonjour à sa belle famille. Son gentil mari arrive, et comme nous prennons le même train, nous nous dirigeons sur le quai et continuons à papoter... Chouette, le train arrive et j'ai une couchette du dessus. J'aime celles du dessus, car ca ne me force pas à faire la conversation et je peux m'allonger de suite. Par contre j'ai les ventilo à 20 cm de ma tronche, et ils ne sont pas silencieux... J'essaie de dormir sans beaucoup de succès...
Enfin me voilà à Khandwa d'ou je vais prendre le bus pour Omkareshwar, mais d'abord, la consigne. Je dépose mon sac à dos au trois quart vide, et je prends un rickshaw pour le temple. Comment s'appelle-t-il? Dada Ji? Oki, allons au dada ji temple... 20 roupies, ca roule. (35cent)
La ville est toute petite, et si tôt le matin, toute calme, toute tranquille. Le temple n'est pas incroyable de beauté, mais il est très sacré. Je suis gentiment invitée à prier devant la tombe du saint homme. Comme je veux partir, une puja commence, (la puja est un rituel d'adoration, plus d'infos ici: http://www.elishams.org/Puja.html) Dans un gigantesque brazier, se consume des centaines de noix de coco, le prête chante, les fidèles l'accompagnent et frappent dans leurs mains aux rythmes dingues de deux gros tambours. La mantra (prière) qu'ils chantent est très belle... Quelle différence que d'écouter des mantras chez soi à la maison et dans l'ambiance d'un temple en Inde... Et comme la Parvat est très émotive, j'ai du mal à refreiner des sanglots... Les yeux mouillés de bonheur... Je suis en Inde, l'Inde profonde des villages, l'Inde que j'Aime et qui m'a tant manqué... Deux ans que je ne t'avais plus vue... Je remercie Dada Ji, Ganesh et tous ses potes, de me permettre d'être à nouveau dans ce pays adoré, et de connaître un moment de bonheur d'une telle intensité...
http://www.dailymotion.com/video/x3spg1_puja-au-dada-ji-temple_travel
En sortant, deux vieilles femmes ne me disent pas Namasté, mais "Hare Om", je leur répond de même "Hare Om" avec un grand sourire. Elles viennent vers moi, et je continue à sourire, rayonne de bonheur et elles le voient bien Malheureusement je ne parle pas hindi, alors après ces bonnes vibrations partagées, je m'en vais rejoindre le rickshaw wallah (conducteur de rickshaw) qui me ramène à la gare lentement, à travers le gros et bien tranquille village de Khandwa, vers la gare. Je reprends mon sac, et monte dans un bus pour Omkareshwar... Installée à une fenêtre (ouf) je regarde une mère dire aurevoir à son fils. Comme elle est belle... La peau marquée par l'âge et les cheveux grisonnants mais un regard tellement doux, tellement rempli d'amour... Après deux heures dans ce bus d'un autre âge, roulant sur des routes plus défoncées que ca, ca ne doit pas exister, j'arrive à ... Ah ben non, je ne suis pas à Omkareshwar, je dois encore prendre un tempo... Genre de rickshaw allongé de partout... Datant d'au moins 1950 si pas avant... 😏 Pour le faire démarrer, je vois un indien au volan, l'autre qui tire sur une corde sous le capot, pour lancer le moteur... Apparemment c'est normal, j'en vois un autre démarrer comme ca aussi
Bien serrée contre 15 autres personnes, on me regarde comme si j'avais une excroissance monumentale sur la figure... Enfin non, on me regarde normalement, je suis juste blanche aux yeux clairs... On m'offre des cacahouettes grillées, ca ne fait qu'accentuer mon impression d'être un bonobo dans une cage, mais non, c'est normal, tout le monde dans ce vieux tempo, mange des cacahouettes grillées... La route est tout aussi défoncée que tout à l'heure. On fait la conversation... Country? Belgium.... Maried? 😏 etc... Et 3/4 d'heure après, on arrive à destination: Omkareshwar.
Omkareshwar, je cherche la rue principale, n'ayant pas envie de demander à qqun ou sont les hotels... je monte une rue de terre seche bordée de petites gargottes... J'ai chaud, j'ai l'impression que mes 6 kilos de bagage en font 20... J'ai faim... Pas de pancake à l'horizon, je m'arrête et grignotte des samosas... Purée c'est hot!!!! Sont malades ces zouaves!!! Mais comment peuvent ils aimer ca??? En tout cas, ca dégage... Je me mouche dans les mains et me les lave... On me regarde en souriant comme pour dire... "C'est presque bien, encore un peu de pratique et ca ira" j'attrape mon petit sac et reprends la route... Je vois un guest house, le visite, mais quoi? 8€??? Non non non, c'est trop cher pour moi, j'veux pas l'air con, ni la télé... Plus loin je vois un panneau "Ganesh guest house", allons voir... Mon guide est vieux, donc pour les hotels, je me débrouille autrement... Il est mignon ce guest house, un autre voyageur est attablé. Je visite une chambre, assez grande, 150 roupettes, salle de bain nickel, vue sur la rivière Narmada super. En m'inscrivant dans le registre, je vois que Eli était là il y a 10 jours!!! Vivement que je la revoie!
Je m'installe, papote avec l'autre voyageur, et allons regarder le jeu qui se déroule sur la Narmada aujourd'hui... Une corde est tendue au dessus du fleuve, les candidats doivent s'accrocher et parcourir un bon 50 mètres, jusqu'a une gerbe de fleurs attachée à la corde, et ce sans utiliser leurs jambes. Le gagant recoit 2500 roupies, (45€), un mois de salaire pour beaucoup d'ouvriers. C'est marrant à voir tous ceux qui se casse la figure et qui tombe dans l'eau. Beaucoup ne savent pas nager, donc d'autres, installés dans des pneus(chambres à air plutôt) de camions, flottant sur la Narmada, regardent la scène et aident ceux qui en ont besoin.
Je ne fais pas grand chose ce pemier jour... Je pars sur l'île en forme de Om, entre la Khaderi et la Narmada, toutes deux rivières très sacrées, mais il commence à pleuvoir... Je me réfugie dans un chai chop, et reçois mes premières leçon d'hindi! Il n'y a pas grand monde qui parle l'anglais dans les environs... L'est chouette ce chai chop, et il pleut longtemps sans arrêt à fond la caisse. J'y reste donc longtemps, j'observe la tête des gens dont tout un groupe de brahmines habillés de blanc, ils rigolent a mon accent dans mes tentatives d'hindi, je rigole aussi Bien sur, j'ai toujours deux grands enfants, mariée depuis 20 ans mon mari n'aime pas l'Inde, et me laisse y aller seule régulièrement... Bien sur, si lui ou moi allons voir ailleurs, c'est le divorce, on se fait confiance. Yes
i'm a good woman!
C'est ce que je raconterai tout le long du voyage quand au pourquoi je suis seule...
Ce voyage ci m'aura fait prendre conscience d'une chose... Je prends de l'âge... Ce n'est plus des "hello sister" auxquels j'ai droit, mais des "hello mama" (vous verrez les djeunes! ca viendra + vite que vous ne le pensez héhéhé, pardon, shanti Parvat...)../...
Je monte dans l'avion, un tout nouveau boeing 777 avec télé privée et service nickel. Vol sans escale (jet airways Bruxelles Bombay et Delhi Bruxelles = 530€) 2h du mat', je sors rapidement de l'aéroport de Bombay... Je cherche Padmini des yeux, je connais Padmini via un site web: couchsurfing.com, elle m'accueille chez elle deux nuits gracieusement. Une jeune femme arrive, là voilà! Elle est accompagnée d'un ami ayant une voiture, et nous traversons la banlieue pour arriver chez elle, un joli appartement avec ses deux chats. On papote gaiement, je lui offre les pralines belges et je m'endors comme un bébé, reçue comme si j'étais une amie de longue date!!! C'est quand même incroyable de venir chercher à 2h du mat' à l'aéroport, qqun qu'on ne connait que d'un site web!
Jeudi 6/9 Je sors et vais me balader, faire qques courses, regarder la rue, les gens, j'en prends plein les sens... Je visite le vieux Shitala temple tout près de chez elle, et je rentre. On papote beaucoup, on se raconte, on s'apprecie
Vendredi 7/9 J'ai quitté Padmini le coeur lourd, son accueil fut formidable... En passant devant un net café j'imprime qques photos que j'ai faites hier au temple d'une femme et de sa fille, et vais les lui donner. Qu'est ce qu'elle est heureuse! Moi aussi!
Je prends un taxi (le sagouin qui m'arnaque...) et vais au Léopold café ou j'ai rendez vous avec Djoh, de Vf. Djoh est expat' ici, et en échange des bières blanche de Hoegaarden, il me donne mon ticket de train pour partir ce soir. Il arrive avec son pote Armand, bien sympas tous les deux. Je me bois un café glacé, et on se quitte déjà. Dans la rue les échoppes débordent sur les trottoirs, si bien qu'il est plus facile de marcher sur la rue. Les mendiants pululent dans ce quartier touristique... Je cherche à vendre un vieux argentique, je n'obtiens qu'une carte mémoire de 2GB en échange. J'ai 5Gb pour 9 semaines, ca devrait aller...
Je vais à la gare, VT station, en passant devant beaucoup de monument style anglais, dans le tumulte de la ville et de la circulation indienne, ca flashe. Dieu que j'ai chaud, mais hors de question que je me plaigne, trop heureuse d'être ici J'achète mon ticket de train pour la gare de Lokmanyatilak, d'ou part mon train pour Khandwa. Je monte dans le wagon de queue réservé aux femmes... Il y a du monde... Pas de place assise, je reste près de la porte pour avoir de l'air. (les portes des trains sont toujours ouvertes en Inde, c'est normal...) Des femmes continuent à monter... Le train démarre et je suis aussi coincée qu'une sardine dans une boite 100x trop petite... Bien sur je suis la seule touriste, on me regarde, on me sourit, je souris en retour, sachant à peine respirer au milieu de ces belles indiennes... Je les trouve vraiment toutes belles! En sari, salwar kemiz ou en jeans. Je suis d'ailleurs étonnée d'avoir vu autant de femmes habillées à l'occidentale à Bombay, bien plus que lors de mon dernier passage dans cette ville en 2003. Enfin j'arrive à Lokmanyatilak station, je parviens à sortir du wagon et je me retrouve saine et sauve sur le quai. Le trajet fut bien plus rapide que ce qu'on m'avait dit, me voilà arrivée 10x trop tôt. C'est pas grave, j'ai faim, et vais à la cantine de la gare. Je choisis un riz biryani aux légumes. Délicieux malgré plein d'épices bien hot... Une femme m'invite à sa table, elle parle bien l'anglais. Mariée (par amour, on est à Bombay, ca se fait plus qu'ailleurs) recemment, elle va dire bonjour à sa belle famille. Son gentil mari arrive, et comme nous prennons le même train, nous nous dirigeons sur le quai et continuons à papoter... Chouette, le train arrive et j'ai une couchette du dessus. J'aime celles du dessus, car ca ne me force pas à faire la conversation et je peux m'allonger de suite. Par contre j'ai les ventilo à 20 cm de ma tronche, et ils ne sont pas silencieux... J'essaie de dormir sans beaucoup de succès...
Enfin me voilà à Khandwa d'ou je vais prendre le bus pour Omkareshwar, mais d'abord, la consigne. Je dépose mon sac à dos au trois quart vide, et je prends un rickshaw pour le temple. Comment s'appelle-t-il? Dada Ji? Oki, allons au dada ji temple... 20 roupies, ca roule. (35cent)
La ville est toute petite, et si tôt le matin, toute calme, toute tranquille. Le temple n'est pas incroyable de beauté, mais il est très sacré. Je suis gentiment invitée à prier devant la tombe du saint homme. Comme je veux partir, une puja commence, (la puja est un rituel d'adoration, plus d'infos ici: http://www.elishams.org/Puja.html) Dans un gigantesque brazier, se consume des centaines de noix de coco, le prête chante, les fidèles l'accompagnent et frappent dans leurs mains aux rythmes dingues de deux gros tambours. La mantra (prière) qu'ils chantent est très belle... Quelle différence que d'écouter des mantras chez soi à la maison et dans l'ambiance d'un temple en Inde... Et comme la Parvat est très émotive, j'ai du mal à refreiner des sanglots... Les yeux mouillés de bonheur... Je suis en Inde, l'Inde profonde des villages, l'Inde que j'Aime et qui m'a tant manqué... Deux ans que je ne t'avais plus vue... Je remercie Dada Ji, Ganesh et tous ses potes, de me permettre d'être à nouveau dans ce pays adoré, et de connaître un moment de bonheur d'une telle intensité...
http://www.dailymotion.com/video/x3spg1_puja-au-dada-ji-temple_travel
En sortant, deux vieilles femmes ne me disent pas Namasté, mais "Hare Om", je leur répond de même "Hare Om" avec un grand sourire. Elles viennent vers moi, et je continue à sourire, rayonne de bonheur et elles le voient bien Malheureusement je ne parle pas hindi, alors après ces bonnes vibrations partagées, je m'en vais rejoindre le rickshaw wallah (conducteur de rickshaw) qui me ramène à la gare lentement, à travers le gros et bien tranquille village de Khandwa, vers la gare. Je reprends mon sac, et monte dans un bus pour Omkareshwar... Installée à une fenêtre (ouf) je regarde une mère dire aurevoir à son fils. Comme elle est belle... La peau marquée par l'âge et les cheveux grisonnants mais un regard tellement doux, tellement rempli d'amour... Après deux heures dans ce bus d'un autre âge, roulant sur des routes plus défoncées que ca, ca ne doit pas exister, j'arrive à ... Ah ben non, je ne suis pas à Omkareshwar, je dois encore prendre un tempo... Genre de rickshaw allongé de partout... Datant d'au moins 1950 si pas avant... 😏 Pour le faire démarrer, je vois un indien au volan, l'autre qui tire sur une corde sous le capot, pour lancer le moteur... Apparemment c'est normal, j'en vois un autre démarrer comme ca aussi
Bien serrée contre 15 autres personnes, on me regarde comme si j'avais une excroissance monumentale sur la figure... Enfin non, on me regarde normalement, je suis juste blanche aux yeux clairs... On m'offre des cacahouettes grillées, ca ne fait qu'accentuer mon impression d'être un bonobo dans une cage, mais non, c'est normal, tout le monde dans ce vieux tempo, mange des cacahouettes grillées... La route est tout aussi défoncée que tout à l'heure. On fait la conversation... Country? Belgium.... Maried? 😏 etc... Et 3/4 d'heure après, on arrive à destination: Omkareshwar.
Omkareshwar, je cherche la rue principale, n'ayant pas envie de demander à qqun ou sont les hotels... je monte une rue de terre seche bordée de petites gargottes... J'ai chaud, j'ai l'impression que mes 6 kilos de bagage en font 20... J'ai faim... Pas de pancake à l'horizon, je m'arrête et grignotte des samosas... Purée c'est hot!!!! Sont malades ces zouaves!!! Mais comment peuvent ils aimer ca??? En tout cas, ca dégage... Je me mouche dans les mains et me les lave... On me regarde en souriant comme pour dire... "C'est presque bien, encore un peu de pratique et ca ira" j'attrape mon petit sac et reprends la route... Je vois un guest house, le visite, mais quoi? 8€??? Non non non, c'est trop cher pour moi, j'veux pas l'air con, ni la télé... Plus loin je vois un panneau "Ganesh guest house", allons voir... Mon guide est vieux, donc pour les hotels, je me débrouille autrement... Il est mignon ce guest house, un autre voyageur est attablé. Je visite une chambre, assez grande, 150 roupettes, salle de bain nickel, vue sur la rivière Narmada super. En m'inscrivant dans le registre, je vois que Eli était là il y a 10 jours!!! Vivement que je la revoie!
Je m'installe, papote avec l'autre voyageur, et allons regarder le jeu qui se déroule sur la Narmada aujourd'hui... Une corde est tendue au dessus du fleuve, les candidats doivent s'accrocher et parcourir un bon 50 mètres, jusqu'a une gerbe de fleurs attachée à la corde, et ce sans utiliser leurs jambes. Le gagant recoit 2500 roupies, (45€), un mois de salaire pour beaucoup d'ouvriers. C'est marrant à voir tous ceux qui se casse la figure et qui tombe dans l'eau. Beaucoup ne savent pas nager, donc d'autres, installés dans des pneus(chambres à air plutôt) de camions, flottant sur la Narmada, regardent la scène et aident ceux qui en ont besoin.
Je ne fais pas grand chose ce pemier jour... Je pars sur l'île en forme de Om, entre la Khaderi et la Narmada, toutes deux rivières très sacrées, mais il commence à pleuvoir... Je me réfugie dans un chai chop, et reçois mes premières leçon d'hindi! Il n'y a pas grand monde qui parle l'anglais dans les environs... L'est chouette ce chai chop, et il pleut longtemps sans arrêt à fond la caisse. J'y reste donc longtemps, j'observe la tête des gens dont tout un groupe de brahmines habillés de blanc, ils rigolent a mon accent dans mes tentatives d'hindi, je rigole aussi Bien sur, j'ai toujours deux grands enfants, mariée depuis 20 ans mon mari n'aime pas l'Inde, et me laisse y aller seule régulièrement... Bien sur, si lui ou moi allons voir ailleurs, c'est le divorce, on se fait confiance. Yes
i'm a good woman!
C'est ce que je raconterai tout le long du voyage quand au pourquoi je suis seule...Ce voyage ci m'aura fait prendre conscience d'une chose... Je prends de l'âge... Ce n'est plus des "hello sister" auxquels j'ai droit, mais des "hello mama" (vous verrez les djeunes! ca viendra + vite que vous ne le pensez héhéhé, pardon, shanti Parvat...)../...
Communauté francophone en Thaïlande English translation pending
Salut, Je voudrais avoir des renseignements concernant la communauté francophone (Francais, Suisse, Belge...) vivant en Thailande, notamment les entrepreneurs (Hoteliers, restaurateurs, exportateurs en tout genre...).
Quelqu'un peut-il m'indiquer une adresse ou un site web en rapport avec ce sujet s'il vous plait?
Une association existe-elle?
Merci à tous,
Aykel
Peuple étrange: les voyageuses! English translation pending
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
Ramener des souvenirs de la Thaïlande English translation pending
Bonjour!!
J'aimerais savoir quels types de souvenirs peut on ramener de la thailande et qui ferons des heureux de retour en france!!😉
merci!
J'aimerais savoir quels types de souvenirs peut on ramener de la thailande et qui ferons des heureux de retour en france!!😉
merci!
Récit complet de notre voyage à Walt Disney World English translation pending
Bonjour
Voici le récit tout en détails de notre voyage à Disney World réaliser en septembre 2006.
Les participants Nous sommes tous de la région de Québec. Moi c'est Dany, je suis consultant dans le domaine de l'informatique et au moment de faire ce voyage, j'avais 33 ans. Une crisse de belle âge qu'on me répète souvent. Ma blonde s'appelle Mélanie, elle travail aussi dans le domaine de l'informatique mais à titre d'adjointe administrative. Au moment de faire ce voyage elle avait 30 ans. Mélanie à l'intention de faire la montagne russe nommé "Hulk" à Island of Adventure. En 2003 elle n'avait pas osé. Notre fils se nomme Olivier. Olivier, qui a les fesses de son père, fera tourner de nombreuse tête au cours de sa vie, mais d’ici là il fêtera son premier anniversaire de naissance à Disney, soit le 15 septembre.
Mon père, jeune retraité de la fonction publique, s’appelle Robert. Au moment de faire ce voyage il aura 60 ans. Mon père a très hate de faire ce voyage. Il nous a assuré avant de partir qu'il ferait toute les montagnes russe. C'est ce que vous verrez en lisant le reste du compte rendu. Ma mère s'appelle Lucette. Elle aura 59 ans au moment de faire ce voyage. Elle ne compte pas faire toutes les attractions mais elle pourrait nous surprendre compte tenue qu'elle a descendu l'everest au village vacance valcartier. Imaginer même moi je tremble quand j'arrive en haut de l'everest. Histoire à suivre.
Pierre c'est mon beau-frère, je l’appelle le beauff ! Il est machiniste pour une compagnie de porte et fenêtre. Au moment de faire le voyage il avait 32 ans. Marie-Josée c’est ma belle-sœur ou si vous préférez la blonde du beauff. Elle est infirmière et travaille auprès des nouveaux nés. Leur jeune fille se nomment Alyson et lors de ce voyage elle avait 14 mois. Si vous avez lu le compte rendu du voyage de Disney 2003, vous savez maintenant que Marie-Josée était enceinte de son 2ième enfant lorsque nous avons eu notre accident de voiture à Kissimmee. Alyson est donc suivi de près par Gabriel qui aura 2 an et quelques mois lors de ce voyage.
Mon beau-père s’appelle Roger. Roger a 55 ans mais est actif comme un ados de 15 ans. Roger a deux emploi donc il travaille tout le temps. Sa femme, donc ma belle mère, s’appelle Lynda. Lynda est gérante d'un département de prêt à manger dans une épicerie. Comme le dit le dicton, qui s'assemble se ressemble, et croyez le ou pas, Lynda aussi travaille tout le temps. Donc pour ce voyage, ce couple d'accro au travail nous accompagnera uniquement pour la première semaine.
Sans oublié les parents de ma belle-soeur Marie-Josée qui se nomment Albert et Gisèle. Tous deux sont aussi de jeunes retraité très actifs en plus d'être grands voyageurs.
Voici le récit tout en détails de notre voyage à Disney World réaliser en septembre 2006.
Les participants Nous sommes tous de la région de Québec. Moi c'est Dany, je suis consultant dans le domaine de l'informatique et au moment de faire ce voyage, j'avais 33 ans. Une crisse de belle âge qu'on me répète souvent. Ma blonde s'appelle Mélanie, elle travail aussi dans le domaine de l'informatique mais à titre d'adjointe administrative. Au moment de faire ce voyage elle avait 30 ans. Mélanie à l'intention de faire la montagne russe nommé "Hulk" à Island of Adventure. En 2003 elle n'avait pas osé. Notre fils se nomme Olivier. Olivier, qui a les fesses de son père, fera tourner de nombreuse tête au cours de sa vie, mais d’ici là il fêtera son premier anniversaire de naissance à Disney, soit le 15 septembre.
Mon père, jeune retraité de la fonction publique, s’appelle Robert. Au moment de faire ce voyage il aura 60 ans. Mon père a très hate de faire ce voyage. Il nous a assuré avant de partir qu'il ferait toute les montagnes russe. C'est ce que vous verrez en lisant le reste du compte rendu. Ma mère s'appelle Lucette. Elle aura 59 ans au moment de faire ce voyage. Elle ne compte pas faire toutes les attractions mais elle pourrait nous surprendre compte tenue qu'elle a descendu l'everest au village vacance valcartier. Imaginer même moi je tremble quand j'arrive en haut de l'everest. Histoire à suivre.
Pierre c'est mon beau-frère, je l’appelle le beauff ! Il est machiniste pour une compagnie de porte et fenêtre. Au moment de faire le voyage il avait 32 ans. Marie-Josée c’est ma belle-sœur ou si vous préférez la blonde du beauff. Elle est infirmière et travaille auprès des nouveaux nés. Leur jeune fille se nomment Alyson et lors de ce voyage elle avait 14 mois. Si vous avez lu le compte rendu du voyage de Disney 2003, vous savez maintenant que Marie-Josée était enceinte de son 2ième enfant lorsque nous avons eu notre accident de voiture à Kissimmee. Alyson est donc suivi de près par Gabriel qui aura 2 an et quelques mois lors de ce voyage.
Mon beau-père s’appelle Roger. Roger a 55 ans mais est actif comme un ados de 15 ans. Roger a deux emploi donc il travaille tout le temps. Sa femme, donc ma belle mère, s’appelle Lynda. Lynda est gérante d'un département de prêt à manger dans une épicerie. Comme le dit le dicton, qui s'assemble se ressemble, et croyez le ou pas, Lynda aussi travaille tout le temps. Donc pour ce voyage, ce couple d'accro au travail nous accompagnera uniquement pour la première semaine.
Sans oublié les parents de ma belle-soeur Marie-Josée qui se nomment Albert et Gisèle. Tous deux sont aussi de jeunes retraité très actifs en plus d'être grands voyageurs.
Thaïlande: chasse aux étrangers sans permis de travail English translation pending
Attention à tous ceux qui pourraient être concerné !
Les autorités thaïlandaises appellent à la délation tout étranger employé sans permis de travail, un numéro de téléphone a même été mis à disposition. Cette annonce est également affichée dans les offices de l'immigration du pays...
Les autorités thaïlandaises appellent à la délation tout étranger employé sans permis de travail, un numéro de téléphone a même été mis à disposition. Cette annonce est également affichée dans les offices de l'immigration du pays...