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Visiter Diego Suarez et le nord de Madagascar seule? English translation pending
by Makha · 2009-12-15 · 24 replies
Bonjour à tous les bons connaisseurs qui m'ont aidé sur ma précédente question. Mes plans ont complètement changé malgré moi. Je pars début janvier au nord de Mada (et non pas au sud), notamment à Diego Suarez. donc j'ai les mêmes questions: - pas de prb pour une femme seule au nord? - palu en janvier, février? qu'est-ce qu'il faut prévoir? - comment joindre Diego de Tana? vos bons plans

Merci beaucoup
Hôtel Dunes ou Laguna Mar? English translation pending
by Traveller123 · 2009-11-27 · 23 replies
Je compte aller a Margarita durant le spring break et j'hésite entre ces 2 hôtels. J'aimerais avoir l'opinion de certaines personnes qui auraient tentés l'expérience dans l'un de ces 2 endroits. Il y a aussi le Isla Caribe mais il semble nettement moins connu.

Le dunes est-ce qu'on est mieux de prendre une chambre deluxe (pour 30$ de plus..)?

Autres questions :

Aller à Porlamar, comment sa coûte depuis ces hôtels, plusieurs navettes par jour? Sinon combien coûte le taxi? Est-ce qu'il est conseillé de louer une voiture?

Aller à Caracas une journée est-ce que c'est moins chère si on achète sur place?

Pour ceux qui sont allé au mois de mars est-ce que sa brasse vu que ce sont les vacances scolaires?

merci
D'Afghanistan au Laos ( Inde, Népal, Myanmar, Bangladesh 2009) English translation pending
by Dju · 2009-10-19 · 6 replies
Bonjour tout le monde Ca y est c est fait! Je viens de traverser l Afghanistan. Et ce qui est sur c est que ce n a pas ete un trip de tout repos. Je suis arrive jeudi 19 fevrier 2009 a Kabul en pleine tempete de neige. Ce qu il faut savoir c est que la capitale de lAfghanistan se situe a 1700 metres d altitudes et est dans une cuvette entouree de montagnes culminants a plus de 4000 metres. L atterissage n est donc jamais facile. Et ce coup ci, bien entendu, avec ma chance legendaire, le pilote a du s y reprendre plusieurs fois avant d atterir. Je peux vous assurer qu un avion qui reprend de l altitude en urgence c est pas rassurant; ce qui l est encore moins c est de voir les montagnes se repprocher alors que le pilote a fait une annonce peu rassurante finissant par le traditionnel "Inch Allah". Enfin bon, finalement l avion a reussi a atterir et j ai pu poser le pied sur le sol afghan, un sourrire triomphant sur le visage. Visage qui n a pas tarde a se retrouve trempe couvert de neige. Bien entendu la voiture que devait m envoyer l hotel n etait pas la et il afallu que je me debrouille. Pour 10dollars j ai trouve un chauffard anglophone qui m a conduit au "Kabul Lodge" mon hotel. La traverse de Kabul avait quelquechose d assez irrealiste. La neige et les nuages rendait la visibilite presque nulle mais j arrivais a entraprecevoir quelques decombres. L armee et la police partout. Notre ami Sarkozy reverait je suis sur d equiper nos chers poulets de kalachnikov et leurs voitures de fusils mitrailleurs. Une fois sur place j ai integre une magnifique chambre serti de tapis, habillee de vieux meubles coloniaux et chauffee au poelle a bois. La securite de l hotel estexceptionelle, elle n est pas assure par le proprio mais par l armee puisque sa localisation est dans la meme rue que le ministere de l interieur. En tchatchant avec quelques clients j ai appris que le ministere avait explose il y a moins d un an et qu il etait donc fort peu probable que cela recommence. Ce n est pas vraiment rasurant surtout quand ils me racontent qu il y avait des morceaux de cadavres dans tout le jardin et meme jusque dans certaines chambres. Apres diner je me laisse embringuer a "l atmosphere" un bar/restaurant pour ecluser quelques bieres. A la table d a cote quatres espionnes britaniques me sont designes ironiquement par Lorene une ecossaise. Les discussions sont assez hallucinantes, ca varit de : " vaut il mieux se faire tirer dessus ou se faire exploser par une bombe" a " a quel point c est contraignant de devoir garder son telephone allume pour etre averti des differentes bombes ou alertes journalieres". Vendredi 20 fevrier. Je quitte Kabul a 7h du mat. A bord d un 4x4 de location et muni d un chauffeur et d un guide(chauffeur/traducteur/debrouillard mais pas trop/neveu du gerant de l hotel), nous partons vers le nord toujours sous la neige et les nuages. Notre premiere pause nous servira a acheter des chaines puis nous attaquons la Salang Pass. Un petit point sur la conduite en Afghanistan : - Pas de code de la route - Le permis ne sert qu avoir l autorisation de passer de province en province - La conduite n est ni a droite ni a gauche - Les ronds points ne sont vraiment pas a sens unique La Salang Pass ou le col de Salang si vous preferez est le col le plus haut du pays: 3600 metres. La route est bonne et les tunnels sont de purs chef d oeuvres d architecture sovietique. Sauf qu ils ne sont pas pourvus d aeratioin et qu l un d eux fait 12 km de long; c est 1/2 heure d embouteillage dans un tunnel : aucune visibilite, mal de crane suffocation...etc Passer les montagnes nous arrivons dans les plaines des provinces de Baghlan et Kundunz. Imaginez la plus grande plaine que vous n ayez jamais vu, multipliez la par 100 et vous serez encore loin de la realite. Mon appareil photo s est avere incapable d en capturer toute l immensite. "Les cavaliers" de Kessel en tete j imagine sans peine le plaisir que ce doit etre de chevaucher ici. En fin d apres midi nous arrivons finalement a Mazar e Sharif dans la province de Samangan a 20 km de l ouzbekistan. La recherche d un hotel s avere ardu. Au final je trouve une chambre pour 30$ dans unj vieux batiment aux formes plus que stalinienne. Je fais ma premiere rencontre avec la bouffe afghane et c est un veritable coup de foudre : brochette de kebab+ riz au raisins et au moutons et surtout de l excellent pain(nan). Je passe la nuit tresd peu rassurer voir pas du tout par ce decor a la shining. Surtout que je suis seul dans l imense batisse et que ma chambre est la seule piece a avoir l electricite. Les hurlements des loups n ont eux aussi rien pour me reconforter. Samedi 21 fevrier. Nous partons a 7h30 pour visiter Balkh "la mere des villes". Cette ville la plus vieilledu pays aurait selon les musulmans ete trouve apres le deluge par Noe. Elle est particulierement connu pour etre le lieue de naissance de Zoroastre. Elle a ete conquise par Alexandre le grand et date de 600 ans avant JC(pas Jean Claude). Elle lui servit de base pour la conquete de l asie centrale. Et c est ici qu il a epouse Roxane( toujours pas celle de la TV). Par la suite Marco Polo y fit un rapide passage mais la ville avait ete detruite et ne restait que des ruines. Aujourd hui la ville est principalement connu pour etre au canabis ce que la Colombie est a la cocaine. On y trouve donc le meilleur Charas(hashish) d Afghanistan, donc du monde(ce que je confirme). De retour a Mazar e Sharif je visite l un des principaux lieux de pelerinage du pays "Shrine of Hazrat Ali". L interieur m est interdite n etant pas musulman. Les legendes racontent que le corp d Ali fut ramene d Iraq pour etre brule a Balkh et enfoui ici. Nous reprenons ensuite la route et je me regale a conduire le 4x4 a tombeau ouvert a travers les plaines. Puis une pause repas avec des sortes de raviolis geantes servies dans du yaourgt et les traditionnels kebabs de foie de moutons. Je visite ensuite "Takhat e Rostam". Bien entendu les talibans ont detruit les boudhas mais ils n ont pas reussi a exploser l enorme pilier creuser dans la roche. Rostam etait un hero, un vrais. Il aurait pu, il aurait du etre Marseillais. Pendant sa sieste sur une colline, on lui vola ses chevaux. Sans se demonter il alla voir le roi de Samangan et lui ordonna de retrouver ses chevaux ou il brulerais la ville. Le roi l invita a dormir et lui promis qu il aurait ses chevaux au reveil. Pendant la nuit la fille du roi, seduite par la force et le panache de Rostam vint lui rendre une visite nocturne. Elle se proposa a lui mais il refusa. "J ai mange la nourriture de ton pere, je dors dans ses murs, je ne peux te prendre, ca me serait nefaste( oui je sais, ca c est pas tres marseillais)" Elle : "Oh oui prends moi, prends moi!!!!" Rostam fit appeler le roi qui la fit egorger (mais non je deconne!). Il fit donc appeler le roi et lui dit vouloir epouser sa fille. A minuit le soir meme ils se marierent et a minuit une ils forniquerent. Au matin il la quitta pour rejoindre son armee en lui laissant une epauliere qu elle devrait transmettre a leur fils. Bien sur elle etait tombe en ceinte et bien sur ce serait un garcon. 17 ans plus tard Sourable fameux fils etait devenu le commandant de l armee royale. Son grand pere l envoya combattre une arme dans le desert. Et bien entendu il du combattre Rostam sans savoir qui c etait. Leur lutte a main nu dura 3 jour mais Rostam triompha en lui mettant un coup de couteau dans lew ventre en traitre. Les derniersd mots de Sourab furent "si tu avais affronter mon pere il t aurait egorger sans forcer". C est comme ca que Rostam devina qu il etait le pere puisque il etait toujours le plus fort avec un couteau contre un adversaire honnete a main nu. Le Takhat e Rostam a ete construit par Rostam en en l honneur de son mariage avec le fille du roi de Samangan. Juste avant de rentrer dans Pul e Khumri notre seconde halte, nous sommes arretes par un groupe arme tres agressif. Bien que pas en tenu ils se disent de la police et veulent me fouiller. La je flippe horriblement et me vois deja en prison a la midnight express. Ils nous laissent finalement partir et je ne fais pas du tout le melin encore sous le choc de leur agressivite. A ce moment la je me suis rendu compte que je suis vraiment seul au monde, personne ne sait ou je suis et j ai loue la voiture au black. La nuit a empire les choses puisque ne trouvant pas d hotel, j ai dormi dans dans une chambre de la radio locale a 30 metres de ces putains de loups hurlant a la lune toute la nuit. Dimanche 22 fevrier Depart a 6h direction Bamiyan. En Afghanistan il y a 4 types de routes : - Freeway : ce qu ils appellent une autoroute mais qui n est en fait qu une route goudronne. - Primary road : Ce que nous appellerions une route de campagne - Secondary road : un chemin vicinal - Tertiary road : J ai malheureusement la malchance de les essayer. La journee passe dans des paysages de montagne fracassant au milieu de l afghanistan profonde. Le seul detail rigolo a ete lorsqu on a croise des militaires neo zelandais qui m ont regarde passe avec des yeux ahuris et ne m ont absolument pas cru lorsque je leur ai dit etre un touriste/routard. J arrive finalement a Bamiyan. La bouffe est moins seduisante que les jours precedents. La neige commence a tomber dru. La recherceh d un hotel se solde par 60$ pour une chambre surplombant la valee. Valee ou les niches des boudhas me rappelle bien trop l absence des boudhas a mon gout. Je passe la soiree a tchatcher avec les deux cieux de l hotel. Nous parlons histoires et politique. Ils sont tre peu convaincu par les elections a venir et critique la main mise des americains et de l onu sur le gouvernement. Ils me parlent aussi des problemes de representativite ethniques et regionales. Nous tombons d accord sur la necessite d une republique federale comme l a connu l Espagne avec un grand E, la seule la vrai pas la faschiste et royaliste d aujourd hui. Lundi 23 fevrier Je me leve a 6h gele par les -2 degres qui m ont rejoint pendant la nuit puisque bien entendu le principe d un poelle a bois c est que si l on n y met pas de bois il ne chauffe plus. Il m aura malheureusement ete impossible de me rendre a la vallee du dragon et aux lacs de Band e Amir a cause de la neige et des difficultes de timing. C est dommage, j aurais adorer decouvrir de mes yeux le corp du dragon terrasse par Ali et les lacs creuses par ses coups d epee. Pour rentrer sur Kabul nous suivons la trace d Alexandre le grand qui a du lui aussi se geler les couilles. Nous empruntons la Shibar Pass(2960 metres). Le chemin est completements enneige et parseme de cadavre de tank sovietique. Tous les montagnards portent un fusil mais pas de chaussettes. Lorsque nous passons a cote d un camp de deminage je me met a me poser des questions sur la veritable connaissance de la route par mes chauffards. Se faire braquer par un fusil mitrailleur parceque ma voiture a trop ralenti a cote des 4x4 de l armee n est decidement vraiment pas rassurant. J arrive finalement a Kabul a la tombee de la nuit et decouvre pour la premiere fois a quel point la ville est en miettes. Mardi 24 fevrier Pour une fois je me leve relativement tqrd, 8h. Aujourd hui je pars a la decouverte de Kabul, c est vivant, plein de burqas. Je fais pas mal de shopping : une couverture en poil de chameau, des habits traditionels...etc La suite au prochain episode. Bises Dju

Mercredi 25 fevrier Je n ai rien a faire de la journee a part recupere mon billet d avion, je ne vais que regarder les boys de l hotel jouer au volley ball et et me plonger profondement dans "mort dans l apres midi". Il faut reconnaitre a Heminguay qu il a reussi ici une splendide vulgarisation et encyclopedie sur la corrida. Lorsqu on sort de ce bouquin, on n a qu un regret, ne pas etre a l epoque de Belmonte et Juanito pour les admirer danser et tuer. Le soir, je retrouve les trois allemands et l ecossaise pour en plaine nuit partir seul et a pied. L eclairage plus que relatif, la neige et la boue rende la traverse du quartier incertaine. Les quelques passant que nous croisons devisagent notre eaquipage ebahit par ce groupe dont la moyenne doit etre a 1m85. Nous arrivons finalement au siege des nations unis, passons les diverses fouilles et presentons nos divers papiers d identites pour recevoir nos badges d accreditations. Enfin dans le saint des seins nous accedons au bunker le restaurant, buffet, bar. Au cas ou vous vous posiez la question, ils n ont pas ete tres imaginatifs et c est un vrai bunker. Ce soir c est salsa night! Apperement avec le kit de survi fournit pour chaque expatrie de l ONU il y a un cd de salsa. Mes nouveaux collegues qui eux ne sont pas des privilegies(si cous savez comme ils en bavent d envie), m explique qu au kossovo, au Tadjikistan en Coree du nord le mercredi soir dans les locaux de l ONU c est salsa night. Regarder l allemand de 2m05 danser un tango endiable avec la cosaque de 1m40 a quelque chose d assez comique. Apres quelques bieres je rentre me coucher bien decider a gerer mon poelle a bois comme un chef pour ne pas me geler au reveil. Jeudi 26 Fevrier Je suis un dieue du poelle a bois. Ce matin en me levant il devais faire presque 9 degres dans ma chambre et dans le poelle une faible braise survivait. Je saute dans la chose qui me sert de taxi j usqu au premier des nombreux arret de securite bordant l aeroport. Sans faire le marseillais; l acces au batiment est separe en trois zones. Chacune d entre elle comprends une fouille physique d entree et de sortie plus une fouille des sacs complete de sortie. On traverse chacune de ces zones soit a pied soit en bus. Une fois dans l aeroport on a droit a encore 3 ou 4 fouilles mais le top c est d etre fouiller par le stewart de air india au moment de monter dans l avion. Le retour a delhi est liberateur. Je recupere une chambre dans l hotel de la semaine derniere, je ssuis heureux comme un pape de prendre une douche chaude, mais plus que tout de ne pas crever de froid en me sechant. Pahar Ganj est un peu le Kao San road de Bangkok, on s y fait brancher toutes les minutes par des rabatteurs : "Internet sir? Visit my shop sir? Hi sir, shoes shinning sir? Beer sir? Haschish sir?". La grosse differrence c est qu il y a beaucoup moins d alcool, quasiment pas de putes et le sol n est pas goudronne. On mange donc pas mal de poussiere. Pour esasayer de temperer mes effusions stomacales je tente un mac do vegetarien mais c etait en oubliant que le coca y est un melange de sirop et d eau. Vendredi 27 Fevrier Aujourd hui j ai deci de de visiter Delhi a pied, je me lance donc en tong a l assaut de la ville. Je traverse la gare et l infini continuite de travaux ambiants pour arriver finalement proche du vieux Delhi. Et la, je debarque dans le ghetto de Varsovie. L histoire de l Inde ne se melange pas a celle de l islam. Elle en est entre melee mais comme au USA, il y a l hypocrisie du melting pot et la realite du salad bol. On retrouve donc comme a Marseille un quartier musulman pauvre dans le centre ville. Ca sent la viande. J y retrouve tout les plaisires de ne pas y voir de touristes et toute la seine curiosite des regards et coups d oeils. Je suis a Noaille, je suis a Belsunce, je suis a la maison. Lorsque j en sort c est pour aterir sur Conaught Place : boutique Levi s, Nike, Adidas, Mac Do, KFC...etc Puis de retour dans Pahar Ganj je retrouve la mauvaise fois et la malhonnetetee des vendeurs asiatiques : je suis oblige de plus que monter le ton pour me faire rembourser un pantalon trop petit, achyete 15 minutes avant. Me l ayant promis remboursable puisque pas essayable dans la rue. Samedi 28 Fevrier Reveil 3h du matin pour un avion qui pertira avec tellement de retard qe j arriverais a 10h a Kathmandou. La, quel plaisir d eviter la queue des visas puisaue le mien a deja ete fait en France. A la sortie de l aeroport : NAMASTE. Je ne chance pas d argent mais negocis mon taxi en roupies indienne et grace a ca paie au final moins cher que le prix regulier: 150 Rps. Dans Thamel, le quartier touristique je reconnais presque immediatement les rues et retrouve mon vieil hotel, le "red planet". a mise en place d un gouvernement communiste ne transpire nulle part mise apart quelques affiches vite arrachees. Je te les metrais tous au goulags tous ces arracheurs d affiches fous. La ville a clairement explose que ce soit demographiquement ou son expension geographique. A 12h40 je saute dans un taxi pour aller chercher le cactus a l aeroport. J y passe les barrages de securites en bluffant les flics et j attends Solange aux bagages. Elle arrive enfin! Non taxi ne nous a pas attendu et je suis oblige de refaire le coup des roupies indiennes pour avoir un tarif descent. Il faut savoir qu en asie, a la sortie d un aeroport c est un systeme mafieu qui rackette litteralement les voyageurs et va du double au triple du prix regulier. Une fois ses affaire sposes a l hotel nous partons nous promener dans la moyenne ville. Les minots jouent a faire mordre les chiens dans des bombes a eau. Tout le monde nous devisage; pour deux raisons : tout d abord je suis habille a l afghane ensuite 80% des touristes ne sortent pas ou peu des sentiers battus meme en ville. Nous nous couchons super tot epuis e par nos reveil hyper matinaux et nos differents decalage horraires. Dimanche 1er Mars Nous nous reveillons tot et partons a la recherche d un petit dejeuner. Nous nous etablissons finalement dans une gargotte ou mon magnifique accent marseillais jette la confsions dans la commande de notre breakfast. Mes oeufs seront donc remplaces par du riz. Mais a 1euro 30 le petit dej pour deux on peux se permettre de jetter de la nourriture. Le rste de la journee s ecoulera tranquilement entre falafels, promenades, quelques photos, rabattages incessant de vendeurs de pashmina, de treck, de haschisk et les traditionnels mendiants. Une idee dee fou me traverse l esprit : acheter une moto pour la revendre au Bangladesh et en profiter pour traverser le pays a la Easy rider. La complexite des formalites et l ebsence de preparation post voyage me refroidi vite et Solange me convaint que de louer des motos dans chaques provinces sera deja largement suffisant. Au soir nous partons boire un coup et la je me rends compte a quel point la ville a changee : la musique forte, le rock, l alcool...etc Certe ca reste Kathmandou mais en trois les choses ont vraiment bouges. La suite au prochain episode Bises Dju

Lundi 2 Mars Kathmandou s est erige a une altitude de 1300 metres environ. De son sud-est en coule une vallee et tout autour s envole les sommets. Notre bien que correct s avere a la limite de ce que l on doit attendre d un point de vue du confort. L eau n est pas assez souvent chaude et le matelas est nepalais : 4 petits centimetres d epaisseur pose sur un sommier en planche. Lorsque le reveil sonne a 7h20 nos corps sont legerement courbattus surtout mon dos. Apres 2 mois a dormir seul il faut un leger temps d adaptation a nos corps pour retrouver le plaisir de dormir emmeles. Solange se laise seduire par du muesli au yaghourt local dont la couleur est bien plus jaune que blanche et je prends plaisir a la voir se regaler. Nous allons ensuite chercher le scooter reserve la veille. C est un petit 100cc, juste ce qu il nous faut pour terainouiller dans Kathmandou et ses environs. Les nepalais nous regardent passer et sont ebahis. Je suis sur que certains en nous suivant6 du regard ont du se manger un poteaux, en effet c est Solange qui conduit son homme d 1m90 et ca c est assez extraordinaire pour eux. L accueil d une amvassade en dehors du territoire francais est toujours agreable, a croire que l air parisien rends con. La paperrasse vite expediee nous quittons le sol bengali pour aller visiter Pathan. Je ne xagere pas ici quand je vous annonce que tout au long du trajet il y avait un flic tout les dix metres. Pathan est la soeur jumelle de Kathmandou, juste separe de son ainee par Bagamati la riviere. La visite de la cadette, que ce soit le quartier historique ou les marches est beaucoup plus calme et subuit surtout moins d affluence. L architecture ancestrale est splendide, le melange de brique et de bois surmontes de tuile est porteur d un puissant calme. On retrouve sur les plus hautes marches, sur les plus hauts niveaux la populace reveuse ou contemplative souvent en train de somnoler. Au retour c est a mon tourv de conduire et la c est le gymkhana! je traumatise Solange par ma conduite brusque et ai a\enormement de mal a conduire a gauche. Dans ma bouche, sur mes dents, dans mes yeux s amoncellent et se melangent la poussiere, la pollution et les gazs d echappements. Selon moi je m adapte tres vite a la conduite nepalaise de la ville et selon So, pas du tout. Le fait le plus marquant, le plaisir le plus surpris a ete le nombre de gamin et d ados en uniformes sortant d ecoles, de colleges, de lycee. Il y en a partout c est comme des pokemons, ca se multipli partout, ca pullule. C est genial. J ai tres rarement voir jamais vu autant d ecolier. C est le premier vrai et fort signe du socialisme que je croise qui soit si significatif. Cela m emeut enormement. En fin d apres midi nous sortons par l ouest de la capitale pour monter sur une colline surplombant la ville. De nombreux monasteres y reposent gardes par des singes aux poils aussi sales que ceux des chiens des rues. On se croirait dans un camp de gitan sauf qu ici les panchos ont ete remplaces par des singes aux instincts de gabian; des que ca brillle ils attaque pour essayer de voler. Garez bien vos montres.... Les feux de camps rehausse l ambiance mais les immenses moulins de prieres de plus de 2m et les moines a la tete rase enleve tout le piment de mon analogie.

Mardi 3 Mars Nous nous levons au son du reveil a 7h30 et nous lancons a la recherche d un petit dejeuner. Une fois nos estomacs cales, nous recuperons nos vehicules. Solange le scooter de la veille et moi une moto 125cc de marque inconnue. Dans le tohu bohu de Kathmandou, reprendre le coup de passer les vitesses est un peu chaud. Mais apres avoir cale quelques fois en plein milieu de la rue et de par cela avoir provoque autant d embouiteillages, je deviens vite sans gene et surtout je m en foutiste des coups de klaxons. L ambassade du Myanmar nous annonce une mauvaise nouvelle, nous allons devoir attendre deux jours pleins de plus avant d obtenir nos visas. Ce qui est sur c est que mes gros sabots n ont pas aide a accelerer les choses quand j ai propose un bakshish devant tout le monde. A travers les nuages de gaz carboniques nous arivons sans trpop nous perdre a sortir de la capitale et partons a l assaut d une vallee. Coup de chance ou coup de genie du cactus, nous ne nous perdons pas et traversons plusieurs vallees pour arriver a Pharping. Au confluent de deux rivieres, au creux d un ravin, nous decouvrons le temple de Dakshinkali. Ce lieue est dedie a la deesse Kali, l epouse de Shiva. Ici il s agit de sa represemtation la plus sanguinaire. Le samedi et le mardi, la populace vient y sacrifier des animaux sur l hotel. Nous garons les motos et descendons a pied en suivant les familles porteuses de coqs ou trainant des biquettes. Le temple est degoulinant de sang et une dizaine de persones sont afaires au nettoyage entre deux seances d egorgement. Les phototos sont interdites et les appareils photos bien ranges au fon de nos poches, nous ne tenos pas du tout a etre les prochains sacrifies. L accueil n est ni bon ni mauvais. Je dirais qu ils nous tolerent tant que nous nous montrons respectueux. Sur le chemin suivant je decide d apprendre a Solange a conduire une moto digne de ce nom. Sans fausses notes mais effrayee par le poid de l engin, elle fini par reussir quelques long aller-retour. Tout ce cirque traumatisa encre plus nos chers autocthones qui virent l homme sur le scooter et la femme sur la moto... Dans le sud de la vallee de Kathmandou nous montons en altitude mais la route devient impraticable pour le scooter. Bientot, meme en moto, je galere sur les chemins caillouteux inclines a plus de 45 degres. L architecture ne palaise est base sur un materiel: la brique. Elle est utilise pour tout travaux de maconnnerie et soit peinte en blanc apres, soit rehausse de bois pour la mettre en valeur. Pour les toit ils ont quelques problemes de finitions, les longues tiges en metal depassent des etages non finis. Du haut des plus hautes sommets de la vallees, on peut voir l infini nombre des cheminees des usines desquellles snt prduites ces briques ou tuiles. La fummee qui s en degage teinte tout le ciel dela vallee. Plus a l est nous finissons dans le village de Godawari ou Solange ternte pour la premiere fois le Dhal Bhat, le plat incontournable et traditionel nepalais : du riz blanc, une soupe de lentille, des pattates, des carotes, quelques legumes verts dont je n ai toujours pas trouve l origine, du poulet pour les non vegetariens et des sauces surepices assaisones aux clous de girofles. Dans ce paysage agraire, le nombre de faucilles et de marteaux peints sur les murs des maisons explose.

Mardi 4 Mars Aujourd hu, monte tout les deux sur le meme somptueux scooter, nous partons a l assaut des vallees a l est de Kathmandou. Direction Mandhyapur, Bhaktapur, les districts de Suryakinayak, Sanga, Banepa et Dhulikhel. Une fois sorti de la region nous atterrissons dans les immenses vallees menant a l Inde au sud et au sud-est. Pose devant un cadre magnifique, des restanques a perte de vue denivellant des pentes abruptes, nous nous regalons de Chowmeins et de mo mo; des nouilles sautes au poulet et des raviolis geants aux legumes epices. Au retour alors que le soleil commence a me bruler les mains et a attaquer sauvagement le visage de Solange, je decide de tenter un chemin de terre. Des le debut, mon cactus se positionne contre cette idee, encore plus quand le chemin est innonde par de mini etangs que je n ose traverser. Mais grace a l intervention d un gars du coin a qui je confis notre superbe machine, nous passons cet obstacle. Pour rassurer Solange je lui promet de me montrer responsable et adulte et de faire demi tour des que ce sera trop dur. Ah, Ah, Ha, Ha, au final nous galerons a traverser des rivieres"presques assechees", des ponts detruits, plus de 30 cm de sable, des galets, desn royaumes magiques, nous affrontons des dragons, mais nous ne faisons pas demi tour. Apres cette epreuve nous decidons d adouber notre scooter et de le renommer "Warrior 1er". Malgres ou grace a toutes ces epreuves nous apprecions et nous ennivrons de paysages epoustoufflant qui nous font nous arreter toutes les cinq minutes pour les admirer. A l arrivee a Kathmandou, Warrior 1er est dans un etat de salete qu il a rarement du connaitre. Pour les curieux, utilisez Google pour visualiser l etat de la route emprunte. C est entre Panchkhal et Banepa. Ne regardez pas la route goudrone mais celle des cretes. Tout au long de la journee, nous sommes empressionnes par le nombre de bus scolaire et les lieux qu ils desservent. Il y a plus d ecoles sur la carte routiere que de pompe a essence. "Cest le socialisme mon amour!"

Jeudi 5 Mars C est d un reveil tres matinal que nous nous levons. Petit conseil pour tout voyageur au Nepal, ne jamais tenter de suivre une carte dessinee par un nepalais. Ils confondent le nord et l ouest, la droite et la montee et en plus c est faux. Nous finissons par emprunter un rickshaw pour aller a notre bus. Ca y est notre voyage commence, c est notre premier trajet depuis notre point de depart. Nous arrivona a Pokhara vers 13h30. Cette ville situe a 900m d altitude se trouve prise en otage entre l Hymalaya et le lac Phewa tal. C est le point de depart de tout les treck pour la region des Annapurnas. On sent ici le physique en preparation ou en repos selon qu on parte ou revienne des neiges eternelles. A l arrivee nous nous faisons agresse par des taxis en folies qui veulent nous obliger a les suivre jusqu a leurs hotels. Nous montons le ton et les envoyons chier violement.

Vendredi 6 Mars Lorsque le reveil sonne a 5h du mat nous l eteignons et replongeons dans les bras de Morphee. Tant pis pour le lever de soleil sur les Annapurnas. A 8h nous emergeons finalementet sautons sur l enorme cylindree louee la veille. Pas mal d acous beaucoup de frayeur, des reproches en veux tu en voila de la part de Solange. Je reconnais que le passage des vitesses et le poids de la machine sur ces routes pourries est presque impossible, en plus tout le monde connait mes legendaires capacites de conduite et d attention. Nous ne tombons qu une fois mais pas de casse. Du haut de Sarangkot nous admirons le Dhaulagiri(8167m), le machhapuchhare(6997) et l Annapurna 2(7937m) d ouest en est. Enfin admirer est un bien grand mot, a travers la polution, nous ne distinguons pas grand chose et avons au final un super apercut du paysage sur carte postale. Au sud est de Pokhara nous nous rendons au lac Begnas ou nous tentons une excursion le long de srives mais sommes vite bloque par la vegetation en liberte. C est quand meme mieux et plus facile les parcs municipaux! L apres midi porte par notre bat-moto, Robin et moi allons visiter la bat-cave, une grotte ou sommeillent des centaines de chauves souris. On frole plus l escalade et la speleologie que la balade dominicale.

Samedi 7 Mars Nous nous trainons comme des limaces jusqu a la gare routiere ou de jeunes apprentis casses couilles nous brisent les oreilles. pendant 40 minutes que dure notre attente ils ne cessent de nous proposer des patisseries. Monsieur c est chaud, Monsieur c est bon pour l estomac, Madame juste une, Madame c est pas cher, Madame c est pas tres cher, sans cesse et sans arret! On embarque finalement et le periple recommence, quel aventure! Je ne vais meme pas critiquer ici l inconfort des places. Ca tout le monde peut imaginer a quel point un europeen est disproportionne par rapport a un nepalais. Nous arrivons a Butwal et la les gens du bus commencent a descendre les sacs de tout le monde. pourtant on est cense aller jusqu a Bhairawa. Aucune informations ni reponse donc je bouscule un peu le chauffeur et son accolyte, mais ca ne sert a rien. La police est bien sur aussi utile ici qu en France et regarde de loin les touristes hurler au scandale. Je secoue meme un peu le flic mais il ne reagit pas. Faut lui accorder, qu il est tres jeune, tres petit, tres tout seul et surtout que je suis blanc. Au final on ne comprends toujours rien, mais atravers les inexplications nous entravons quelques choses. Hier il ya eu un mort, un meurtre. On ne comprends pas par contyre si c ets dans le camp de la police, dans celui des manifestants ou dans celui des chauffeures ayant voulus forcer les barrages absolument pas filtrant des manifestants. Sur 20 km le sol est parsemme de verre brise des camions et des bus. Nous trouvons un rickshaw qui pour 450Rp accepte de nous charger avec nos sacs. Ce rickshaw est aussi bete que peureux. Les manifestants armes de rondins de bambou, de matraque ne laissent passer que les touristes sous les grands Bye Bye des gamins armes eux aussi. Notre rickshaw est tellement con qu il accelere sur lers barrages et ralenti voir s arrete 150 fois tellement il a peur. Lorsque les maniferstant lui dise depasser a pied il remonte sur sa selle. il est tellement con que c est moi qui ai envi de lui mettre des coups de canne. En trois heures nous faisons les 20 kms sous un soleil eprouvant. Quand l abbruti qui nous sert de pedaleur ralenti trop je prends sa place. Et la c est l effarement dans les chaumieres, un blanc qui conduite un Nepalais et une blanche!!!!! Il est tellement con et avare qu il negocie avec une famille d infdien pour leur transporter leurs valises. Au final ils les accroches a l arrierer et les traines sur leurs roulettes. 20Kgs de Rickshaw+30kg de bagage+15kg de bagages indiennes+Solange+le driver sous le cagnard sur du faux plat c est tuant. Arrive a Bhaiwara nous comprenons que notre projet d aller visiter Lumbini la ville de naissance de Boudha est tres serieusement compromis. Les manifestants sont en traion de tabasser un mec qui n est pas descendu assez vite de son velo. On sent que le revendicatif est tres secondaire; ils ont goutte au sang et ca leur a plus. Solange se moque de moi en me demandant si je me regale, si je suis content de galerer. Si elle savait a quel point je kif ca, de devoir changer de plan, reagir et ne rien prevoir a plus ou moins deux heures. On decide de passer la frontiere indienne. On prends un bus jusqu a Gorakhpur pour arriver en pleine nuit. Nous trouvont un train de nuit mais les reservation etant fermees ne pouvons acheter que deux billets regionnaux. Je m arrange avec le controleur "mon ami!!!!" et il accepte de nous prendre. Au milieu des mousyiques, dans des positions plus extravagantes que le kama sutra nous somnolons a tour de role en transpirant du trop plein de voyageurs. Nous arrivons finalement a Benares(Varanasi) a 5h du mat au lieue de 6h10. Les taxis nous sautent dessus comme des alcooliques sur un ricard. Je suis de retour a Marseille, c est vol, mensonges, arnaques et tutti quanti. Bien qu epuise je suis heureux comme un pape.

Dimanche 8 Mars Nous emergeons durement vers midi la tete et le corp epuise par la chaleur de la nuit et le stresse de la journee d hier. Benares! Vous savez? Benares! Le coeur de l univers hindou, lieue de passage entre le monde physique et spirituel. La cite de Shiva bordant le Gange est un joyeux bordel. Mais une fois sur les rives, le calme et le paisible est la. On y brule des cadavres pour qu ils puissent atteindre le "Moksha"(liberation du cycle des reincarnations). L auteur d Oliver Twist en disait : " Benares est plus ancienne que l histoire, plus ancienne que la tradition, plus ancienne meme que la legende, elle semble deux fois plus ancienne que tout cela reuni". Pourtant 3400 ans d histoire ont ete rase par mes potes afghans vers 1300 apres Jean Claude. L esthetique de ces lieux ancestraux n est en realite pas plus vieille que deux siecles. Je me fais coupe les cheveux et raser.

Lundi 9 Mars Lorsque le reveil sonne a 6h du matin nous sommes trop abrutis par la chaleur pour nous lever. Tant mieux. La rive ouest du Gange est prise dans la brume et les photos auraient ete rate. 64 roupies pour un euro donc 10 roupies pour 1 franc, c est trop genial d parler en francs. Pour les prix on voit de suite l explosion du cout de la vie. Nous achtons des billets pour demain a dstination de Darjeeling. Le guichetier est aussi faineant et bet qu un guichetier doit l etre. Solange sort ses crocs et reponds ultra agressivement aux eternels taxis, rickshaws et rabatteurs. Attention les yeux et les oreilles, Cactus pete un cable et attaque verbalement tous les enquiquineurs. Ils sont traumatises, ils ont peur, Cactus style! On loue ensuite une barque pour remonter le Gange. L eau verte pue. Le paysage se desembrume et nous shootons quelques photos. La grand mere comme les hindous appellent le Gange longe la ville sur 7 kms. Sur cette distance se deverse 30 differents egouts. L eau contient 1, 5 million de bacteries coliformes pour 100ml alors que la norme admise est inferieure a 500. Non, non je n exageres pas et les chiffres sont verifiables. Tout les jours plus de 60 000 fideles viennent prendre un bain rituel dans cette eau metastasee.

Mardi 10 Mars Nos corps sont habitues a se lever tot mais il nous est impossible de dormir passer 8h30. Nous en sommes degouttes, content faire une grasse matinee jusqu a au moins 9h30. Depuis un ou deux jours nous croisons des echoppes, des tables roulantes sur lequelles sont vendus de la poudre coloree : rose, fuschia, verte, bleue, violette, pourpre, fluo. Le hasard mon meilleur ami et la chance ma meileure amie en voyage nous ont porte en Inde pour la periode de Holi la fete hindouiste honorant la fin de l hiver. Pour celebrer la destruction du demon Holika, on allume des feux la veille puis pendant une journee on se peinturlure le visage de poudre "gulal" et on s asperge d eau coloree. Nous sommes la veille et raterons donc ce soir les immenses buchers que nous avons vu monter et s ettoffer au long de ces jours passes. Sans ma barbe, j ai deja perdu 10 ans, avec l espoir de jetter de la peinture a tout le monde j en perds encore 10. Je supplie donc Solange d acheter du Gulal en grande quantite et de toutes les couleurs. Solange accepte ajoutant de surcrois qu on pourra en ramener en France pour Happyholiser (pourrir) Damien lors de son mariage( moi pendant la ceremonie, elle apres). Dans une bouteille plastique je prepare ma mixture au grand desespoir de Cactus san et sous les regards attendris et mort de rire des serveurs du restaurant de l hotel. Ca y est je suis pres pour la guerre avec mes compatriotes gamins et mendiants. Je suis repris d alegresse des que nous remontons dans le train. Le voyage recommence! Volubile, je me fais pote avec tout le monde. On me fais essayer du tabac a priser, bof. Pendant la nuit le mec de la couchette du dessus descendant au prochain arret allume la lumiere en grand et ceci pour attendre assis sur le bord de ma couchette. Lorsque je lui demande 50 roupies pour s etre assis sur ma propriete il fait mine de ne pas comprendre. Je suis oblige de le degager a coup de pied. Une heure plus tard, tentant de dormir, les mecs de l ordre cote du couloir papotent a voix haute et ne se privent pas de monter le ton. je leur exprime mon desacord : "Could you shut your fuck up? please!".

Mercredi 12 Mars La nuit a ete entremele de reveil frigorifie par la clim. nos horloges biologiques nous font emerger vers 7h30 et nous attendont notre prochain arret NJP(New Jalpaiguri). L eternel agression des taxi et particulierement ici des jeep-men recommence et Cactus san ressort ses crocs. On embarque dans un4x4 pour Gangtok la capitale du Sikkim. Le Sikkim a abandonne son independance en 1975 et a integrer l Inde avec un statut particulier. Les etrangers ont besoin d un permis special pour y acceder. La langue est le nepalais. C est dit on un des derniers "Shangri La". Gangtok la capitale s etale entre 1400 et 1700m. C est un village en forme de montagne. Les visages vont du tibetain a l ouzbek en passant par le chinois. Une fois installe dans un hotel nous sortons celebrer Holi. Seulement 2/5 de la population s envoi du Gulal dans la gueule. Le reste de la population est Boudhiste. Les indiens viennent nous serrer dans leurs bras lorsque nous les celebrons a grand renfort de peinture. Nos visages oscillent entre le rose, le rouge, le vert, le bleue, le jaune et nos habits se marient tout a fait a la couleur ultra tendance de nos cheuveux. Nous artons nous promener a travers la coquette architecture de la ville. Les vallees et montagnes alentours sont encore cachees par une dense brume. Au soir nous marchons sur la promenades des anglais. En fait Gangtok est vraimen le lieue de villegiature des bourgeois de calcutta qui viennent ici eviter les chaleurs ettouffantes de la saison seche. C est un scandale je suis venu au Sikkim ce pays repute pour son alcool et sa biere le seul jour proclame par le gouvernement sans alcool, je me suis fait avoir. Je suis degoutte. Jeudi 12 mars Avant de passer la frontiere je decouvre qu le Sikkim est un pays completement non fumeur. 200rp d amende pour celui qui fume dans la rue. On n a le droit de fumer que dans nos chambres d hotel. De Gangtok a Darjeeling nous redescendons pour remonter encore plus haut. La route a l asphalte fatiguee monte, monte, monte. La pente ne me donne pas confiance, je ne m y arreterais pas en 2CV pour un demarrage en cote, ou plutot je parierais sur la cote. Le paysage change au fur et a mesure de l altitude. La route fine sur laquelle 2 jeeps auront du mal a se croiser traverse une foret d arbre fins. Leurs troncs immensement longs culminent surplombes par de geantes feuilles vertes passees. A l etage du dessus c est peuples de champignons geants; ces arbres theiers que taillent des fammes et hommes plier en deux sont d un vert profond comme nos foret francaise. Enfin a 2134m nous decouvrons l entree de Darjeeling. Sur le dernier troncon du parcours nous longeons les rails du toy's train, ce mini train met 7 heures pour franchir le trajet NJP>DJG(new jalpaiguri>Darjeeling). Il gravit mieux qu un grand ces hauts deniveles. Une fois installe nous sommes surpris par un petit restaurant proposant des chipolatas et des merguez. La ville ressemble un peu a Gangtok, mais en plus vivante, plus indienne. Pourtant on y sent une nuance plus enorme dans le visage des gens. ils sourient, ils sont polis. elles sont belles, magnifique, pleine de vie dans leurs sourires. Notre premiere boisson a Darjeeling aura ete du coca cola bien sur. Shame on us!!!! Lors de notre promenade de l apres midi nous croisons un rasemblement puis une manif pour le tibet libre. Quelques grand echalas bobos portent ces t shirt pour la liberation du tibet. Je suis sous le choc. Ils ont meme une banderole revendiquant la mise en place du saint dalai lama a la tete d un gouvernement religieux. J etais deja pro chinois dans cette affaire maintenant je suis anti moine, pauvre paysans tibetains qui doivent supporter toute ces conneries au quotidien et qui n ont rien demande a personne. Nous nous lancons finalement dans une degustation de the, mais ca ne s avere pas bon, ca a le gout du the! Quel horeur on nous aurait menti pendant toutes ces annes! A la revolte francais, le the c est de l eau chaude parfume au the. C est amer et ca n a pas de gout, pas de menthe, pas de fruit rouge, pas d epice!!!! Nous sommes surpris par le froid glacial et decidons d aller nous rechauffer a grand renfort de biere.

Vendredi 13 Mars Nous n'achetons finallement pas de the a darjeeling et quittons la ville pour Siliguri. De Siliguri a New Jalpaiguri sa soeur jumelle, les rues sont pleines de faucilles et de marteaux. Il y a autant "d'outils" sur les murs que de murs.Cela est sans compte su les grands panneaux publicitaires a la gloire du syndicalisme; eux aussi arborent une faucille et un marteau. Sur un mur nous retrouvons les celebres profils de Marx, Lenine, Staline et Mao.

Samedi 14 Mars C'est d'un pas alerte que nous quittons notre hotel de bourgeois (clim, toilettes ssise, eau chaude , draps propres, serviettes presque propre mais pas de papier toilette il faut pas exagerer quand meme) dans cette banlieu rouge. Nous galerons pour trouver un bus et finallement reussissons l'exploit d'en prendre un direct pour Changrabandha la ville frontiere. Puis c'est porte sur une charette tracte par un velo que nous avancons vers la frontiere. Les differents raquetteurs de pigeons nous attendent mais nous les esquivons comme des girelles aux Goudes. Enfin la douane Indienne. Je ne sais pas combien de douaniers il faut pour viser une ampoule, en tous cas, il nous faut quatre bureaux, deux tampons, huit douaniers pour avoir le droit de quitter le pays. Chacun de ces voleurs patentes par l'etat surveille que son superieur ou son subalterne oppose correctement son tampon. Nous posons finallement nos pieds sur le sol Bengali qui n'a rien a envier a l'Inde pour ses douaniers : trois bureaux, six douaniers, un tampon. Notre nouveau fidele Joly Jumper nous attend sous la forme d'une charette a velo et nous fait6 decouvrir les vingt kilometres de routes separant Burimari de Patgram. Solange decouvre qu'elle est blanche et commence a repeter se mantra a tous les Bengali qui la montre du doigt:"et oui on est blanc...et oui on est blanc..." L'emerveillement se peint sur tous les visages lors de notre passage. La politesse Bengali consiste a poser une infinite de questions plus ou moins indiscretes. Je dois donc repondre indefiniement a celles-ci:" comment tu t'appelle, quel age tu as , c'est quoi ton travail, qu'est-ce que tu fais ici, ou tu vas , t'as combien d'argent, t'as fait quels etudes, quelle est ta relation avec la madame, de quel pays es-tu, la femme de nicolas sarkosy c'est bien carla bruni?(non non je deconne pas meme pour la derniere question)". A Patgram, nous sautons dans un bus pour Rangpur.Le voyage est constelle des traditionnelles questions et l'addition s'averre sale lorsque le controleur du bus nous fait payer deux billets supplementaires pour nos sacs negligeament jete sur deux sieges. A Rangpur, nous trouvons un hotel pour 275 takas soit 3 euros et decouvrons avec bonheur les joies du confort local. A mes amis les moustiques, vous que j'aime tant, comme vous m'aviez manque! Notre premiere experience de bouffe bengali s'averre moins epice que dans mes souvenirs mes assez pour que je ne puisse pas fermer la bouche tellement elle me brule.

Dimanche 15 Mars L'ussurier local tente de nous escroquer et nous nous retrouvons contraint de changer des dollars a la banque. Nos roupies apparement sentent le gaz. Nous partons visiter le Carmichael College; une des plus grande universite du pays les batiment datent de 1916 et c'est un etonnent melange d'architecture Britannique et Mughal. Le campus est immense et nous sommes acceuilli par les banderoles de l'UEC locale. Les jeunes militants nous expliquent etre membres du parti socialiste Bengali. Je leur demande donc s'ils sont Marxiste-Leniniste effraye par se mot "socialiste" tant galvaude. Une fois leur "M L" confirme, ils tiennent a me preciser quand meme qu'ils sont a tendance Stalinienne. Ouf, j'avais peur que ce soient des mous. Lorque je leur declare que nous sommes communistes, nous nous tombons dans les bras en nous lancant de grands "Camarade, Comrade" et revons de goulags flambant neufs... Nous passerons l'apres midi dans un bus a destination de Bogra. Une voyageuse completement sous le charme de Solange tente de l'assassiner. Cactus n'en pouvait plus de rire et pleure d'hilarite, d'incomprehension sous les grotesques propositions de sa nouvelle meilleure amie. Celle-ci desire ardemment soit echanger un bracelet en plastique contre mon appareil photo, soit que je la prenne comme seconde epouse. Arrive a Bogra, dans une chambre de "luxe" a 6 euros sans serviette avec moustiquiaire; nous luttons contre la chaleur toute la nuit.

Lundi 16 Mars Jacques Brel nous a menti ou alors vous n'avez rien compris a la chanson. Le plat pays c'est le Bangladesh. Ca devient meme un peu monotone. Nous passons la journee a jouer a sauter de bus en bus , de rickshaw en charette pour arriver a Paharpur. C'est le plus grand site archeologique Boudhiste au sud de l'Hymalaya. Les diferentes civilisations hindous et musulmanes en ont nourri l'essence et la pagode/stupa est splendide. Ca ressemble beaucoup a Bagan. Solange se fait une nouvelle amie qui la prend par la main pour lui faire visiter le site. Lorsque nous lui disons etre marie sa premiere question est:"mariage d'amour?". Le reve des bourgeoises locale.En parlant avec son boyfriend je jette un froid en abordant ce sujet qui semble toujours etre tabou meme pour les gens cultives. Il faut quand meme prendre en compte que nous sommes dans la campagne profonde. Sur le chemin du retour nous decouvrons de succulant gateaux epice au miel et je m'en baffre gouluement.

Mardi 17 Mars Dans un bus prive, de luxe, nous descendons vers Dakha. En debut d'apres-midi nous arrivons a la capitale et Solange a le bonheur d'y decouvrir les joies de la polution. Moi, je suis heureux je peux recommencer a fumer comme un pompier, la cigarette me sert de filtre a CO2. Je suis malade et me vide comme il se doit .On est plus chez les paysans :agissons comme des etre civilises. Pour y remedier je decide de manger equilibre. Ce sera donc KFC ou Pizza Hut. Chez mes freres de la grande restauration, je decouvre une sous-classe du proletariat local. Ici dans les metiers du service, de la restauration il y a le cuisto, le serveurs et surtout le tueur de moustiques. Ce charmant garcon se promene dans le resto avec une raquette electrique et smatche (avec l'accent) pour abattre les moustiques qui osent venir deranger la clientelle.

Mercredi 18 Mars Cette nuit j’ai eu droit a un reveil en fanfare par Solange apeuree. Un cafard se promenait sur son bras et ca l’a reveille. Debout sur le lit et n’osant plus bouger, elle me reveille donc a mon tour pour que j’extermine cette vile creature. Arme d’un massif tongue je commence le combat mais le cafard evite l’ecrasement en se refugiant sur ma jambe. Je remporte finallement la victoire en l’explosant sur le mur. Solange toujours pas rassuree m’oblige a exorciser les contour du lit au baygon. Je me rendors en affichant un large sourire condescendant mais pas rassure pour un brin. Et si la famille venait se venger pendant la nuit, et s’ils me mordaient pendant mon sommeil, oh merde!, ca doit s’infecter une morssure de blatte!!! Au reveil nous sommes entier et en un seul morceau, du moins apparement… Nous partons visiter le vieux Dakha et de l’avis de SOlange c’est sale, moche et ca pu. Moi j’adore. Une fille qui bossait a l’alliance francaise en 2006 m’avait confie que le regard des homes sur les blanches est completement base sur leurs experiences cinematographique. Malheureusement, ils on tune culture beaucoup plus pornographique francaise que du 7eme art. C’est plus “defonces moi le petit trou a 7” que “le Coeur des hommes”. Donc quand un Bengalis parle a une francaise il est convaincu que c’est une chiennasse et qu’elle aime se faire defoncer. Solange doit supporter ces regards la poses sur elle malgres ma presence. Elle semble tres mal le vivre. Voyager en couple m’aura permis de decouvrir en le vivant les atroces difficultees que doivent subir au quotidien les femmes lorsqu’elles voyagent dans des pays musulmans. Ca y est j’ai un nouveau fan, un papi et son rickshaw nous court après des qu’on s’approche de sa zone. Solange se defoule sur les mendiant et les voyeurs:”et oui on est blanc et toi t’as les oreilles en choux-fleurs, on peut pas tout avoir”, ”degage!”, ” et oui je suis la plus belle du monde”, ”casse toi gamin”… A la nuit tombante , nous nous egarons dans des ruelles sans eclairage. Notre pas se fait plus presse et notre rythme cardiaque sans doute aussi. C’est fou comme la nuit tous les chats sont gris.

Jeudi 19 Mars Nous trainons notre fatigue dans la ville et nous emboucannons avec la moitie des rickshaws et baby-taxis. L’apres-midi permet a Solange de faire du shopping. Puis nous allons passer le debut de la soiree a l’alliance Francaise. Ce soir c’est la fete de la francophonie. La-bas je retrouve la trace de mon ancient guide et en profite pour lui envoyer un mail. Le hazard fait mal les choses, il etudie a Paris quand je le cherche a Dakha. Sur le chemin du retour, sur un rickshaw, Solange a son sac pose sur les genoux. Une voiture passe, un bras se tend le sac est arrache. Solange malgres son autocritque a du mal a se rendre compte que la puissance de la voiture l’aurait entraine avec elle si elle s’etait accrochee a son sac. Les degats sont importants mais minims. Elle n’avait pas laisse son passeport et sa carte bleu dedans comme je le lui avait conseille. Par contre adieu tous ses cadeaux de Noel et d’anniversaire: walkman, appareil photo, telephone, cartes memoires, boussole, carnet d’adresse, couteau Suisse, notre guide de voyage, argent, … Porter plainte ne servirait pas a grand chose et nous decidons d’essayer de prendre le bus malgres les billets disparus. Nous passons la nuit a nous geler dans un frigo roulant.

Vendredi 20 Mars Nous arrivons a Cox’s Bazard. Sur Inani beach, la plus grande plage du monde, environ 120km de long. Sans le Lonely planet nous galerons un peu a trouver une chambre d’hotel. Solange toujours sous le choc dort tout l’apres-midi pour rattraper sa nuit. Vers 17h, tous les deux vetus a la Bengalis nous allons sur la plage. A peine pose un attroupement se cre. Je me fou en calecon pour prendre un bain sous les regard affoles de la populasse je suis sur que c’est mon impressionante musculature que les marquent le plus. L’eau est trop bonne! La vie dans cette station balneaire est reserve a la middle classe. C’est assez elitiste, autant que cela se peut au Bangladesh.

Samedi 21 Mars En nous promenant sous le soleil assassin, nous tombons par hazard sur l’hotel ou je sejourne 3 ans plus tot. Nous decidons de nous y installer. Vers la tombee du jour nous nous promenons sur la plage harcele par nos fans qui nous agressent Presque pour poser avec nous sur les photos qu’ils prennent. Solange trouve de nouvelles facon de repondre au mendiant qui disent “hello’’.“Hello, degages, hello, degages, hello, degages”. Moi je fais pire. Je prends ici le temps d expliquer que ces mendiants et rickshaws nous pourchassent sur des centaines de metres et qu ils ne parlent ni anglais, ni francais. Dimanche 22 Mars Relativement tot dans la matinee nous allons a la plage. Nous louons un parasol et je fais l’ecrevisse au soleil. Solange ramasse des coquillage et fait des chateaux de sable. Moi j’insulte les gamins qui me parlent en Bengali pour me proposer des coconuts. Nous nous baignons dans le golf de bengale. Solange galere a nager avec trios epaisseur d’habit et manque de se noyer sous les vagues. A force de dormer dans des 4 a 5 etoiles et de luncher puis diner dans d’equivalent restaurants, Solange prend l’habitude de se faire ouvrir les portes et comprend de moins en moins quand celles-ci restent fermees. En fin d’apres-midi nous retournons a la plage et la c’est le scandale! Appelez Voici! Gala! Entrevue!!! Solange se baigne avec seulement un debardeur et un pantalon. Lorsqu’elle sort de l’eau et se met a lire on peut deviner la peau blanche situee en dessous de son jolie cou et la forme de ses seins moulee dans ce shaitanique debardeur. Une bande de mateur debarque donc. Comme au cinema! Lorsque je reviens pres d’elle j’en fait virulement degager un dont la promenade est un peu trop au ralenti a mon gout. Nous decidons de tourner la situation a la derision. Je vais donc prendre de grotesques poses pres des mateurs en les designant ouvertement pour que Solange prenne la situation en photo. La ils ne sont pas content du tout . Pour etre serveur dans un restaurant 5 etoiles il faut : ne pas bine parler anglais, ne pas etre degourdi, ne rien connaitre a la cuisine, avoir besoin de trios collegues pour faire un simple boulot et se consulter toutes les 30 secondes sur tout et n’importe quoi :” t’as mis du sel, et si on mettait de sopalin sur la bouteille d’eau, comment on fait pour faire des boules de glaces?”.

Lundi 23 Mars La chose la plus typique chez les Bengalis c'est leur lenteur. Ils ne sont absolument pas rapides. Mais c'est hallucinant, c'est une nouvelle espece, un croisement entre un escargot et un paresseu; un metissage entre un corse et un cadre de la sncf. Apres avoir supporte la lenteur nationale on arrive a chopper un bus. Dans ce pays les statistiques de 2008 donnent une moyenne superieure a 32 morts par jour pour les accidents de bus. Ce chiffre me semble bien bas vu l'etat des bus et les capacites relatives des chauffeurs. Nous arrivons finallement a Chittagong, la seconde ville du pays. Marseille, port historique donnant sur le monde. Les portuguais ont debarques par ici, les rakhaines, les arrakanes, les mughols se sont disputes la ville jusqu'a ce que ces alcooliques d'anglais debarquent. Grognon a force de galerer pour trouver un guide de voyage, je ne me retiens pas et frappe un gamin aveugle qui s'accrochait a mon t-shirt depuis 5 mins pour mendier.

Mardi 24 Mars S : Tu trouves pas que l eau est plus salee ici? J : Je sais pas, je suis pas salologue! S : C est quoi un salologue? Un specialiste des salauds?

Nous arrivons a retrouver le bureau du gouverneur local grace a ma superbe memoire. Nous obtenons ainsi les autorisations et permis pour le Hills Tracks. Nous achetons ensuite nos billets d avion pour vendredi a destination de Calcutta. Sur la cote se trouve le lieu ou l on demonte les vieux paquebots et antiques navires. Il y a 3 ans, un planning mal organise m avait empeche d y aller. Cette annee a cause de ces bons a rien de green-peace on ne peut plus visiter les lieux et encore moins avec un appareil photos. Nous trouvons differents taxis hors de prix. Mais apprernons que les ouvriers sde sont mis en greve et combattent le gouvernement. Apperement de facon assez sanglante. Au final nous preferons depenser l argent de la course pour nous payer un resto 4 etoiles. L apres midi s ecoule a flaner dans les ruelles de la ville sous un soleil agressif. Vers 16h30 nous allons sur une des jettees pour louer une barquette et faire un tour sur l embouchure du fleuve. L eau est marron, l;es odeurs pestilencielles, la vie maritime en surcharge d activite. Nous mitraillons de photos

Mercredi 25 Mars Le reveil matinal est de plus en plus dur. Nous sautons dans un baby taxi qui bien sur nous enmenne au mauvais endroit. A trop faire confiance aux guides de voyages on oubli qu ils peuvent se perimer. Gare routiere"Oxygene", je trouve ca assez ironique vu la noirceur des fumees des pots d echapement. Ca y est on est parti direction les Hills Tracks, des petites collines a la frontiere du Myanmar. Apres la platitude et la monotonie de ce pays, ces collinettes nous paraissent de hautes montagnes qui j en suis sur seraient enneigees si il ne faisait pas 38 degres. Apres deux check points qui aujourd hui ne sont devenu que des formalites nous arrivons enfin a Rangamati. Nous essayons de trouver la maison de Shofiq(mon pote qui m avait accueilli il y a trois ans) mais la tache semble etre impossible de memoire. Nous nous posons finalement dans un hoitel avant de retourner arpenter les rues a la recherche de Shofiq. Trois heures sous le cagnard, des dizaines de rues traversees de long en large pour rien. Le desespoir me guette. Une intuition me vient et nous prenons un baby taxi pour le nord est de la ville. Rangamati est en fait une continuite d iles liees par des ponts ou des bandes de terres. Cet ensemble forme une ville sur le lac Kaptai. Nous trouvons finalement la maison! C est fou comme en trois ans une ville change dans ce pays. C est presque comme trente ans en france. Mon ami n est pas la mais sa famille nous accueile a bras ouvert, ils me le passent au telephone et depuis Dhaka ou il travaille, il gere la situation. C est un peu comme le parrain donnant ses ordres a la famille corleone. Tout le monde s empresse d'obeir. Le petit frere Javed m accompagne a l hotel et regle la chambre a ma place puis il nous installe dans la maison familliale. L accueil musulman typique, il paie tout, clopes, glaces, eau, toute mes depenses...etc Il ne me laisse absolument rien regler. Nous partons ensuite en famille visiter le temple boudhiste. A Rangamati, la grande histoire comme l actuelle a toujours euy la specificite de meler harmonieusement les religions. Ici les muslims visitent les pagodes et la fete de leau est celebre par tout le monde. Bien qu la saison seche a fait baisse le niveau du lac de plus de 10 metres, le paysage est somptieux et les iles parraissent des collines. Nous approchons de l ile du roi ou s eleve son palace. Ce traitre a son peuple s etait allie au Pakistan et apres la defaite a fuit la bas pour etre nomme ambassadeur en Argentine. Nous passons la fin de la journee a nous promener dans les parcs surplombant les iles et le lac. Sur un retau flottant nous degustons la specialite locale cuite dans du bambou.

Jeudi 26 Mars Aujourd'hui c est l anniversair du jour de la declaration de la guerre d independance. Nous nous sommes barricade sous la moustiquaire pour ettoufer de chaleur toute la nuit. Au reveil, petit dejeuner local agremente de miel, de pain de mie et de confiture d orange fluorescente. Puis nous partons faire une ballade sur le lac avec mr Uno un des etudiants de Javed. Il n est pas possible d embarquer avec des flics en armes sur le bateau. Le capitaine de la barquette est donc mort de peur et refuse de nous conduire plus loin sur le lac. Nous n en verrons donc que le debut et pas les cascades. De retour sur la jettee le marin tente de nous escroquer. Il nous reclame 600tks pours une heure cinquante, 3 ans plus tot j avais paye 500tks pour 5 heures. Je lui file 300tks et nous partons ses hurlements dans le dos. Solange se defoule ensuite sur sa nouvelle passion le shopping en achetant des tissus, sac et habits locaux traditionnels fait a la main. Nous rentrons finalement en bus sur Chittagong et reinvestissons notre precedent hotel. Ce soir c est :"claque ta tune" attitude, il faut flamber au restau pour changer nos derniers takas que l on ne peut changer.

Venndredi 27 Mars S: Mr je me la pete parceque j’ai plus mal au ventre! J: D’ailleurs j’ai recommence a chier mou dans l’ascenseur. (rires…)dans l’avion.

Bon ben on quitte finallement le pays. Et c’est sur la route de l’aeroport qu’on se rend compte a quell point on s’est adapte au pays. On paie le baby taxi sans qu’il gueule, on ne s’enerve pas de la lenteur des employes de l’aeroport, on ne s’etonne meme pas des 4 h de retard. On embarque finellement et Solange saute de joie car on quitte le pays a bord d’un avion a helices. Elle appelle son bonheur un simple relent de vitalite. On arrive a Kolkata ( anciennement Calcutta). La ville a etait la capitale de l’empire Britannique des Indes avant d’etre transferre a Delhi. C’est une ville qui ne se visite pas, elle se vit, se ressent, dissent les bobo que nous croisons. Si ils savaient a quel point c’est vrai mais a quell point ils en manquent l’essence… C’est du bonheur a l’etat pur! C’est trop fort, la ville est communiste, 14.5 millions d’habitants et une majorite communiste. Des rues avec des faucilles et des marteaux a chaques pas de porte. Les briquets aux effigies d’Ho Chi Minh, de Mao, d’Engels et de tonton Joseph. La mairie a fixe les loyers dans toute la ville, pas de speculation immobiliere! En plus de tout ca c’est un joyau d’architecture britannique, une replique de Londre a l’allure de jungle colonniale. Les rickshaws ne sont pas a velos mais a pied. On vient de debarquer dans la “citee de la joie”. Des mendiants a perte de vue et pas de place sur les trottoirs qui sont les villas locales des clochards. Nous choquons les blancs en mangeant avec les mains mais l’idee ne nous est meme pas venue de nous servir de couverts. Solange trouve les filles trop devetus et nous restons sous le choc de voir des blancs. Nous les fixons comme les Bengalis nous regardaient. On passe pour des jobastres!

Samedi 28 Mars Serveur: Y-a-t’il un probleme? Ju: Non non, c’est juste pas bon, pas de probleme …

Nous quittons l chamber a 840 Rs pour une a 350 d’une qualite relativement meilleure. Si l’on met de cote le cadeau laisse en souvenir au fond des toilettes par l’ancien occupant et l’odeur de vinasse qui empuanti la chamber. Nous nous promenons dans la ville. A pied sous cette chaleur c’est eprouvant. La misere est visible de partout ainsi que les faucilles et les marteaux. Entre coupe d’affiches de stars de cinema nous croisons sur les murs Mao, tonton Joseph, le camarade Vladimir et les vieux Friederich et Karl. Dans une section de CPI(M) le parti communiste Indien (Marxiste) nous retrouvons la bonne volonte des camarades. L’un d’eux nous compagne a pied jusqu’a l’immeuble abritant la federation West bengal du FYDI la JC locale. Devant un pepsi nous attendons la venue du secretaire federal qui a ete mis au courant de notre presence. Quand il debarque tres a l’aise, il ne s’assied pas dans son fauteuil de senateur mais approche une chaise en plastique des notres. Il se penche vers nous et nous entamons un jeu de questions reponses comme de vieux camarades complotant. En bref voila se qu’il nous dit: La Jc indienne s’appelle le DYFI: Democratic Youth Federation of India et ils ont 9851355 militants pour le Bengale occidental. Ils sont officiellement affilies au CPI(M) et CITU (Confederation Internationale (ou Indienne) Trade Unions (syndicat Marxiste qui pour donner une idée generale a une representativitee tres largement superieure a la CGT)).Le plus haut taux de syndicalisation des paysans d’Inde se trouve dans le CITU west bengale. Le CPI(M) detient 33.6%des sieges du parlement. Les axes politiques du CPI(M): _ EDUCATION: Education de et des masses. Education gratuite jusqu’au lycee Bourse de 6000Rs (environ 100 euros)/mois pour les etudes superieures en fonction du niveau de pauvrete “Camp de litterture pour les illettres” specialement destine au lumpen proletariat _ SANTE: a la difference des etats indiens non communistes, au west Bengal le secteur de la sante est encore sous la responsabilite de l’etat. Gratuite pour les pauvres _ LOGEMENT: 200-250 Rs de loyer mensuel pour les pauvres politique de construction immobiliere geree par l’etat a destination des indigents. Le FYDI a pour lutte principale, comme axe de campagne que soit inscrit dans la constitution le droit a un travail pour tous. Il y a 30% de femmes au DYFI sous la forme d’une association appelle AIDWA(All India Democratic Women Association) Les musulmans et surtout le fait d’avoir toutes les religions au sein de l’organisation sont la :”main force”, “striking force” du DYFI. Les parties politiques reformistes, gauchistes et locaux ont assasines 201 militants en 2 ans. Je quitte la rencontre le cerveau en ebullition. Apres tout ca je cherche un endroit ou graver mes 8Gb de photos sur 2DVD, ca me prend 3h30. Heures pendant lesquelles Solange va faire la plus folklorique des declarations de vol jamais faite. Mais ca c’est elle qui vous le racontera.

“INQILAB ZINDABAD !!” “LONGUE VIE A LA REVOLUTION !!”

Dimanche 29 Mars J : Regardes, regardes!! Le gros lezard sur l'arbre! S : C'est pas un lezard, abruti. C est un ecureuil.

Pas grand chose a raconter. Petite journee tranquille atrainailler sur internet. Le mec du cyber cafe avec qui je fume une clope me dit que la faucille te le marteau sur mon briquet c est le symbole de la ville. J essai de lui explique que ce n est pas typiquement de Kolkota mais c est pas facile. Le long de srues nous croisons des dizaines d'hommes assient en tailleur avec un sac plein d outils devant eux. Ils sont 10 a 30 sur une seule portion de trottoir a attendre que quelqu'un passe les chercher pour leur faire l aumone d une tache. Des hommes a louer a la journee. A Delhi c etait un camion du haut duquel un homme faisait son marche parmis les centaines de travailleurs a la journee; ca faisait tres "It's a free world". Ici ca semble etre des ouvriers qualifies puisqu ils mettent leurs scies rouillees et leurs marteaux usages a disposition. C'est la premiere de fois qu en voyage je traverse un lieue ou le dimanche est vraiment chome. Les magasins sont pour la plus grande majorite fermes. A kolkota les rues sont majoritairement a sens unique et deux fois par jour ce sens change. C est assez inimaginable et c est pourquoi vers 15h les taxis sont tres retifs. Et ben meme ces rues, le dimanche elles ne changent pas de sens. Un parc immense pouvant accueillir 2 a 3 fetes de l'huma sert de lieu de rassemblement a tout les amateurs de cricket et de foot. On se croirait un dimanche entre la pointe rouge et David. Des montreurs de singes, des cheveaux pour les minots....! De l autre cote de la grande rue, un parc a l'entree payante avec un batiment typiquement britanique sert de promenade aux bourgeois. Je me regale a les choquer en leur demandant si le batiment blanc est le Taj Mahal.

Lundi 30 Mars

C’est d’un reveil trop matinal que nous nous propulssons dans la voiture prive qui nous jette a l’aeroport.

Dans la sale d’embarquement je Remarque pour la premiere fois a quel point les moines Birmans sont impolis et misogynes. Chez eux sanctifies, dans les transports ils n’hesitent pas a me bousculer pour me doubler. Ce qui donne une scene d’anthologie lorsque je les bouscules a mon tour, eux que personne jamais ne touche. Poser la main sur un moine c’est reculer de 20 a 30 reincarnations. Sur ce coup la j’en ai pris pour un siecle. Je n’ose meme pas vous ecrire a quell point ils ont ignore Solange. On arrive finallement chez moi. Je retrouve ma ville. Je suis heureux comme un pape de fanfaronner devant Solange en lui montrant les rues, les monuments, en explicant ce que je sais. Nous sommes donc dans le pays des “ Terres dorees”. Les gens sont calmes ici que le rythme de la vie. On se sent tout de suite paisible, chez soi, bien… Le femmes sont toujours aussi sublime ce qui fait un peu grincer les dents de Solange.

Mardi 31 Mars

J: on va voir le pied de Boudha… S: ils l’ont coupe en mille morceaux le pauvre…

Le reveil après une nuit de chaleur epuisante est brutal. Surtout que Solange me dit qu’une bete lui a marche dessus pendant la nuit et l’a piquee. Je pense qu’elle a reve. Nous traversons le centre ville a pied sous les sourires aimables des jolie demoiselles. Au Bogyoke market nous changeons 550 euros contre 718 000 Kiats. Puis notre tentative d’aller en camionette locale dans les exterieur de la ville echoue. Nous louons donc un taxi pour aller a Thanlyin et Kyauktan. A la fin du XVIeme siecle Thanlyin fut le port d’attache d’un aventurier franco-portuguais: Felipe de Brito. Depuis cette base, en tant que representant des Rakhaings, il se tailla un petit royaume personnel. Il s’alliait soit aux Mons soit aux Bamars selon ses interest du moment. En 1599 il reussit a piller Bago ( anciennement Pegu) mais le retour du baton arriva en 1613 et les Bamars l’empalerent pour profanation de sanctuaires boudhiste. On raconte qu’il agonisa pendant deux a trois jours, n’ayant pas pris la bonne position le pal n’avait pas traverse les organes vitaux. A Kyauktan nous allons visiter une pagoda au milieu du fleuve. C’est tout simplement du racket, 4000 K pour la traverse de 50m jusqu’a l’ile/temple. Sur place nous nourrissons d’enormes poissons chats. Sur le chemin du retour nous nous arretons pour visiter la pagode de Kyaik Khauk dans le fameux village de Thanlyin. La, les Birmans rigole a nous voir sauter sur nos pieds nus pour eviter de se bruler sur la pierre chauffee a blanc par le soleil sur le sol du temple. Nous abandonnons après 5m. Le sol est trop chaud. De retour dans Yangoon (Rangoon l’ex capitale) nous partons visiter Shwedagon. La Shwedagon paya (pagode) est avec Bagan l’un des deux sites symbolique du Myanmar. A la difference de Bagan la paya est dans la ville. Chose amusante, il y a plus de 65 ans, Kessel dans la “vallee des rubis” la situee en dehors de la citee. On imagine a quel point la paisible capitale a grandit. Du haut de ses 98m la stupa (pilier) posee sur une colline surplombe la ville. Le “brigand” Felipe de Brito lanca une razia dessus pour en fondre la cloche et en faire des canons. Mais la main de Boudha lors du transport noya la cloche de pres d’une tonne. Solange est impressionnee par l’immensite du monument et hallucinee par le devotisme des ces gens. En fumant une clope avec un moine nous apprenons que Solange est du signe de l’elephant et moi…hahaha de celui de la souri.

Mercredi 1er Avril S: En fait les moines c’est comme les mendiants, avec les prieres en plus.

Reveil a 4h du matin; quel horreur! Nous nous faisons voler par un taxi 6 dollars pour aller a l’aeroport, mais a cette heure la pas vraiment le choix. Les vols c’est comme les trains, y’a plusieurs arrets et il faut pas se tromper. Quand on sort de l’aeroport, la mafia des taxis nous attend. Il y a une heure de trajet entre Heho et le lac Inle. On a pas vraiment le choix et ils le savent. Il y a trios ans le trajet m’avait coute 14 dollars environ. Aujourd’hui ils en demandent 25. A Yangon, c’est 5 dollars l’heure. Nous attendons l’arrivee du vol suivant dans l’espoir de partager un taxi avec d’autres routards. Une Irlandaise accepte et a trios nous payerons finalement 21 dollars pour un pick-up. A Nyaungshwe je retrouve la guest house ou je sejournais. Nous prenons une magnifique chambre en teck dont les murs de la salle de bain sont enchasses de galets. Avec notre nouvelle amie a usage unique nous louons un bateau pour visiter le lac. J’ai deja tout vu mais c’est genial de retrouver cette ambiance paisible et ces splendides paysages. Les villages flottants, remonter des rivieres, voir des homes pagayer avec leur jambe. Sarah (l’irlandaise) a etudie pendant un an les droits de l’homme et elle ne mange pas de viande. Elle ne mange pas de viande parceque les graines utilisees pour nourrir les animaux pouuraient etre donnees a manger aux pauvres des pays du tiers monde comme le Bangladesh. Je ne lui propose pas d’arreter de manger des cornflakes ni ne lui repond, car a ce niveau la de gentille connerie ca pourrait deteindre sur moi. Imaginez que je sois encore plus bete qu’aujourd’hui…

Jeudi 2 Avril Vendeur : where are you from? J : France… V: ah Zidane! J : ouais et Maurice Thorez aussi…

Couche tot la veille et un reveil a 9h nous permet de recuperer un peu de notre energie. La teakwood guest house inclu un superbe breakfast dans ses prix: fraises, pasteque, banana, crepes, miel, the, café, toasts et oeufs… Le mile est tres fort, local, le gout reste en bouche longtemps après avoir avale. On va se promener dans les larges ruelles du village Nyaungshwe. Dans le petit marche pour les locaux Solange achete des longyis (les jupes birmanes). Elle choisit deux longyis shan, l’ethnie du nord du pays. Le Myanmar est people de 8 nationalites: les Bamars, les Shans, les Mons, les Karens, les Kayahs, les Chins, les Kachins et les Rakhaings. On trouve aussi dans le pays des Nepalais, Indiens, Chinois , et surtout plus de 67 ethnies. Parler de ces ethnies prendrait des heures. Pour commencer a avoir une idees sur les moeurs restes intactent et qui le resteront tant que les frontiers et notre culture leur sera interdite et ferme; il y a deux solutions soit visiter le pays mais il faudrait plus de trios mois pour en decouvrir moins de la moitiee soit lire le superbe livre de Norman Lewis :”Terre d’or” . Le terme de Shan designe l’ethnie du nord du pays. Les Shans ne se reconnaissent pas eux meme sous ce nom d’origine chinoise qui signifie” montagnards sauvages” ou “ barbares” ainsi que les Chins et les Kachins. Ils se donnent le nom de “ Thai” qui veut dire libre. Ceux sont des “archis-republicains” dans le sens du terme le plus noble. Ce gout de la democratie va dans les plus petits villages jusqu’a l’absence de chef. Ils ont droits a trois femmes et les divorces sont en faveur des biens de celle-ci. Les Bghai Karens sont eux ultra conservateur pour les valeurs du marriage. Ils sont d’ailleur en voie de disparition puisqu’ils refusent les marriages inter raciaux et toutes formes d’inceste. L’etat Shan est oblige d’envoyer un fonctionnaire une fois par an pour qu’il designe dans chaque villages un couple de jeunes gens a enfermer dans une chamber nuptiale. C’est ainsi que l’on arrive a les faire procreer pour sauvegarder leur ethnie. Plus tard, en nous promenant, Solange me fait remarquer a quel point les gens sont beau et surtout a quel point c’est injuste. Quoi qu’ils ou elles portent, ils sont elegants. Si un europeens portrait un chapeau en osier avec des fleurs, il serait a coup sur ridicule. Les homes ici sont simplement splendides, resplendissants. Nous paasons le reste de ll après midi a trainailler dans le village.

Vendredi 3 avril J : en fait dire stupa a chaque fois que t en vois une, c est comme dire "Keke"a Marseille.

Ouahou, quelle journee! Quelle bordel de journee assassine! 14 heures de bus local , 2 crevaisons ou plutot explosion de roues, 40 degres a l'ombre et le bus n y etait pas. Un concour de vomi des enfants suivi par les meres puis les grands meres. Heureusement qu il faisait chaud et que le vomi seche vite. Des combats titanesque pour sauvegarder nos places et surtout l espac, le volume vital que les vieilles birmanes tentaient de nous voler. Au final on a voyager assis sur le rebords des fenetres. 37 places dans le bus + 10 tabourets en plastiques installes au millieu. Au final 55 personnes a l interieur et 15 sur le toit. Depart 4h30 arrive 19h en contant les petites pauses.

Samedi 4 avril Bagan ou plutot "Pagan"en birman est une zone archeologique. C est l un des sites les plus impressionsnt de la planete. Pendant 250 ans de 1047 a 1287 plus 4400 pagodes/temples/payas/stuppas/Boudhas furent eriges. Sur 42 km carres on peut donc visiter des temples des monuments datant pour les plus vieux du 5 eme siecle. C est dans cette plaine centrale formant "le coeur du Myanmar"que les Pyus, les Bamars et les Mons s affronterent pendant des siecles. L apogee du lieu prit fin sous la forme de horde mongoles diriges par Kibilai Khan. Nous louons une cariole a cheval pour la journee incluant le couche du soleil pour 10 000K. Et sous des temperatures infarnales partons visiter le site. Les marchands sont sur chaque temple. Des temples hindous a la gloire de Shiva, Kali, des pagodes aux formes Azteques, Incas etl infinite de temples, stupas en briques; des petites, des grandes. Et toujours cette chaleur qui fait chauffe l eau a l ombre. A midi nous degustons des curries Bamars au poulet, au porc au mouton avec du riz( c est ettonant!), des aubergines, du palmier, des poissons frits, ... etc. Plus tard alors qu il ne fait que 40 degres a l ombre nous visitons une fabrique de lacque. Voir les enfants de 8 ans au boulot nous refroidis enormement. Notre cocher nous trouve une Paya sans touriste mais refuse de nous emmener au site le plus eleve qui est trop loin. Je lui file 8 000 et on part a pied perdu au milieu de Pagan. Nous derangeons 2 jeunes en train de draguer, mais adorables ils nous proposent de nous emmener en scooter jusqu au lieu que l on recherche. Ils refusent qu on les paie a l arrivee. Nous regardons le couche de soleil et tentons de rentrer, tous les scooter, carioles tentent de nous voler. La solidarite entre routards ne semble pas fonctionner ici puisque un couple d allemand refuse de nous prendre dans leur cariole. Les seuls gentil messieurs sont deux gars sur un char a buffles qui nous font signe de monter. On refuse poliment allant plus vite a pied et trouvons apres 30 mins de marche un 4x4 relativement honnete.

Dimanche 5 Avril Petite journee pepere a creuver de chaud dans un bus climatise sans climatisation. Nous arrivons finalemment a Mandalay la 2eme ville du pays et derniere citee imperiale. En chemin je rencontre mon nouvel ami a usage unique, "un americain" de californie economiste de metier. Oui je sais y a qu a moi que ca arrive! C est pas drole il n a meme pas peur quand je lui dis etre communiste. Avec lui ce soir nnous devons aller voir le spectacle satirique des "moustaches Brothers" des comiques qui ont passer plus de temps en prison que sur scene suite a leurs moqueries sur les generaux locaux.

Le spectacle etait interressant mais cher. Au retour nous discutons culture, services et stereotype.

Lundi 6 Avril Cette nuit a ete delicieuse, des coupures d'electricite ordonnes par le gouvernement et des attaques incessantes des moustiques unifies. En debut de matinee nous essayons de reserver un vol pour le nord, l'etat Kachin. Les compagnies aeriennes fiables s'averent sur reserve pour la quinzaine a venir. Nous devons donc nous rabattre sur la compagnie gouvernementale. Nous louons ensuite un trishaw ( side-car a pedale dont les sieges passagers sont dos a dos) pour la journee. Nous attaquans donc la visite d'une ville dont la population est composee a 40% de moines. Que dire de la chaleur, comment la qualifiee. C est lourd, dur, brulant, aggressif, ettouffant. C est une chaleur a mettre un Sarko dehors. La visite de la ville n'enchante pas Solange et ne me rapelle pas les douces et paisibles images qu'il m en restait. Au soir nous tentons de changer des euros en Kiats. Le taux pour le dollar est relativement honnete, ce lui de l euro par contre est hallucinant. 1 euro = 1150 K. Je leur dis que plutot que de changer l'argent je dois d'abord aller checker internet pour voir si une revolution n a pas touche l europe pour devaluer autant sa monnaie ou si Sarko a ete assassine( ma blague ne les fait pas sourrire). Au meilleur taux de cette ville, en changeant 200 E ici on perd 30 euros de sa valeur.

Mardi 7 Avril Mendiants : Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello!( a prononcer vite et sdans trop articuler) J : Oh, putain tu vas la fermer ta gueule le gabian!

Nous dejeunons de fantastiques glaces faites maisons. Et passons la matinee a chercher un hotel ou les moustiques sont interdits. Nous achetons divers billets d'avion, trouvons quelques renseignements utiles pour la suite du voyage. Vers midi, apres avoir deguste de succulent macoronis a la bolognaises nous perdons notre combat contre la chaleur. Nous montons donc nous echouer sur notre lit comme deux grossers meduses sur une plage.

Mercredi 8 Avril Je m'emboucanne traditionnellement avec la réception au moment de payer. Ils veulent des dollars, je leur file des Kiats comme convenu au départ. A l'aéroport, notre vol n'apparaît pas. Une fois la frayeur qui l soit parti sans nous passée, nous comprenons qu'en fait notre compagnie est tellement pourrie qu'ils ne paient pas l'affichage de leurs vols sur les écrans. Nous arrivons avec du retard a Myitkyina la capitale de l'état Kachin. George Orwell situait dans cette zone son"histoire birmane". Il m'aura fallut 4 voyages au Myanmar pour enfin atteindre cet état. Nous sommes a moins de 50km du Yunan (région chinoise). La ville est plane, les rues larges, les maisons dépassent rarement le rez de chaussée. Les arbres sont verts, verts, verts…. A 43 km au nord se trouve Myit-son la source de l'Ayeyarwady. Ce fleuve traverse le pays du nord au sud. Nous sommes bien entendu a la saison seche et la chaleur toujours aussi forte est plus supportable grâce a une légère brise. L'Ayeyarwady un peu a sec est constelle de bancs de sable. A midi nous déjeunons de boeuf au curry et pour l'apero, une bière a la pression suivie de ses petites soeurs et du moutons (kebab). Vers 17h les gens viennent se laver dans le fleuve, laver leurs habits et leurs frigos avec cette eau boueuse.

Jeudi 9 Avril Tôt, après une nuit reposante nous filons vers la "boat station". La bas on nous dit qu'il n'y a pas de bateau pour Bhamo avant demain puis qu'il ne va pas dans le bon sens…etc Nous essayons ensuite la station de bus vers 7h30 mais ceux ci sont déjà parties ou pleins. La vérité est qu'ils ne veulent pas prendre la responsabilité des "foreigners". Avec des photocopies(5X) de nos passeports et visas pour les checks points ils acceptant de nous vendre des tickets pour demain. Nous prenons donc une chambre au YMCA (Young Men Christian Association) avec croix, bible, évangiles dans la chambre. S'ils savaient! Dans cette ville chrétienne nous trouvons beaucoup plus facilement de la viande a manger. Nous louons ensuite une 125cc et partons a le recherche, a l'assaut de l'Ayeyarwady. Sous le cagnard et un léger vent nous remontons vers le nord sur une route de mal en pis. Nous trouvons en fin Myit-son, la source. Solange y trempe ses pieds. Nous y déjeunons face aux deux rivières se rejoignant et une somptueuse pagode dorée. Sans crever ni mourir sur le chemin de galet nous refaisons les 43kms pour rentrer a Myitkyina ou je me délecte de bière a la pression après une promenade sur la rive du fleuve. Ce soir les gens y lavent leurs voitures, motos, tracteurs…etc Ici, pour rendre la monnaie quand elle n est pas importante, on nous donne des clopes ou des chewing gums. Alors que Solange dort je sors sur le perron du YMCA et fini de me saouler a la bière avec le gérant et un habitué. Ils parlent de football français (je ne comprends rien bien sur) et de cricket. Le gérant me dit que Sarko est bien car il va a l'église et que sa femme jolie.

Vendredi 10 Avril Le bruit de trombes d'eau sur la toiture en métal accompagne notre réveil. La pluie disparaît vite et nous démarrons notre trajet en bus pour Bhamo a 7h45. La route neuve est pavee!!! Nous longeons la frontière chinoise sur 188km. Le paysage fait de hautes collines est verdoyant. La culture sur bruli fait monter au ciel des fumes noires de champs consumes. La terre a ces endroits la est noire de cendre. La route est creusée dans des murs de végétation. Au "coupe-coupe" il doit falloir une heure a s'acharner pour avancer de 10metres. Les rondes collines servent al a culture du pivot et les petites plaines aux rizières ou aux champs de pastèques. Dans les petites échoppes le long de la route nous mangeons des nouilles de riz baignant dans des soupes épicées. Les produits d'importation tel que le coca n'ont plus d'inscriptions en thaï mais en cantonnais. Un des ponts en trop mauvais etat c est écroule, nous descendons donc avec le bus dans le lit de la rivière et la traversons a guet. L'eau monte jusqu'au milieu des roues et nous craignons pour nos sacs en soute. Le dernier quart de la route n'est pas pave et c est du vieux goudron entourant des trous que nos dos doivent supporter. Nous arrivons finalement a Bhamo a 14h pour découvrir que la ville s'écrit en fait "Banmaw". Il y a autant de caractère chinois que birmans et les "faces" sont plus brides. Dans les rues nous trouvons de nombreuses marchandises estampillées "Changhai". On nous annonce que le bateau part demain au lieu de dimanche, nous partons donc tenter d'acheter des billets et d'explorer la ville. Pour 54 dollars chacun nous acquerrons nos billets cabine pour 3 jours, deux nuits afin de rejoindre Mandalay. Puis nous allons faire les commissions. Solange s'occupe du ravitaillement technique(eau et galettes) et moi des bonbons, environ 1, 5kg de chewing gum.

Samedi 11 Avril S : ils sont quand même doue pour avoir des gens qui ne servent a rien dans ce pays. J : Tu m étonnes, t as vu le nombre de militaire et de moine?

A 5h debout, 5h25 petit déjeuner, a 5h50 sur l'embarcadère qui n'en est pas un. C est une rive avec des petits bateaux, de longues barques. On grimpe dans l'une d'elle à 6h10. Notre navire sensément doit partir a 7h. A 8h35 notre barque démarre pour rejoindre le bateau. Le niveau du fleuve est trop bas pour que l cargo remonte jusqu'à Banmaw. Nous partons donc a sa recherche. Sur le trajet nous sommes témoin d'un spectacle extraordinaire. Un adolescent traverse le fleuve sur le dos d'un buffle d'eau en train de nager. Le torse du minot dépasse stoïque et avance charge d'un sac a dos vers sa destination. Nous embarquons et échappons a 'arnaque de nous faire payer ce mini trajet. Nous nous installons dans notre cabine a bord de cette magnifique boite de conserve d'après les propos de Solange. Toute la difficulté du voyage va consister a un jeu qui s'appelle"évites les bancs de sables". La journée s'écoule lentement entre lecture, endormissement, bouffe, sieste et le paysage qui défile. Ces plaines enchâssent le fleuve brun de rives de sables blancs. A 17h le soleil a déjà entamée (techniquement il la commence a midi me rappelle Solange) sa descente. Nous croisons un autre cargo. Il est plus vieux, d'une facture dont le bois transparaît entre les plaques de métal. Nous nous arrêtons dans un tour a 180 degrés et nous entre accostons. Les hommes du pont inférieurs s'échangent du Whisky, du riz. Les capitaines sur le pont supérieur se partagent des noix de bettel à chiquer. Les conversations explosent, les informations s'échangent. A la proue du bateau je découvre un nouveau métier: "piqueur". Un homme muni d'une fine et immense tige de bambou raye de couleurs vertes et blanches en pique donc l'eau pour en sonder la profondeur. La nuit tombe lors d'une escale a Katha la ville dans laquelle Eric Blair (Gorges Orwell) écrivit une "histoire birmane". J'ai donc 20 minutes pour sauter les planches rejoignant la terre et courir acheter de l'eau et de la bière. Avant de s'arrêter, de jeter l'encre, d'accoster car il fait trop noir pour naviguer nous nous plantons dans un banc de sable submerge. Par des manœuvres de marche arrière le commandant réussi a nous en déloger.

Dimanche 12 Avril Je suis berce par "Mermoz", sa biographie de Kessel. Il est amusant de penser que je lis sur l'un des plus grand aviateur a bord d'un bateau. Alors que je lisais sur le plus grand marin "Henry De Monfreyd" dans tous mes avions depuis trios ans. En regardant defiler les rives je suis noyé par la musique: Massilia, Banlieue rouge, Petrucciani… Quel bonheur. Dans ce voyage je n'ai pas ou peu écoute mon walkman. Lors de ce trajet on a que ça à faire. Regarder le paysage en lisant ou en écoutant ajoute une magie a la vie lente de ces rives. Vers 11h nous accostons une plage surmontée de quelques cabanes en bambou. On y charge des sacs. Je cours sur les planches pour y acheter du riz, des haricots jaunes et du gras en sauce le tout servi dans en minuscule sache plastique. La musculature des villageois est impressionnante; on en imagine bien les raisons, la vie rude et le travail d'esclave. Nous luttons contre la chaleur et l'étouffante cabine qui nous sert de geôle n'y aide pas du tout. Vers 16h nous re-accostons mais on m'interdit de débarquer. La plage ainsi que le village sont interdits aux étrangers. Un immense panneau écrit en anglais nous le confirme. Apparemment il y a des choses que le gouvernement ne veut pas nous montrer. Ca a un effet immédiat sur moi, je crève d'envie d'y aller. A la nuit tombée nous descendons sur le pont inférieur pour manger et faire la connaissance de l'équipage. J'allume mes cigarettes aux braises de la cuisine et sympathise avec les hommes. Le personnage le plus intéressant est "Thi Cho" le cuistot un peu simplet (d'après les membres d'équipage). Petit avec une tête de pirate, le crâne rase, une grosse boucle d'oreille, trois long poils a la chinoise sur le cote du menton, un t-shirt de hippies avec le logo peace and love et ses ongles peinturlures au vernis violet fluo. Il me demande mon t-shirt en souvenir, je lui propose de lui donner Solange. Tout le monde s'esclaffe, il est PD. En pleine nuit alors qu'il doit être 20h30 nous accostons pour passer la nuit. Je saute sur les planches de transbordement et monte au village acheter de l'eau fraîche et du Sprite pour Solange. Les lumières des lampes sur notre pont attirent la vermine volante et nous devons baygoniser la chambre avant d'aller y crever de chaud.

Lundi 13 Avril Bonne année! C'est le nouvel an, c'est Thingyan (Songkran en Thaïlande). On célèbre Thagyamin le roi des "nats" (esprit) rend visite aux humain pour faire le compte des bonnes et mauvaises actions. On lave la tete des aines et le crâne des boudha. La fête degenere trois jours durant en batailles d'eau diluviennes. Sur le bateau nous ne nous en rendons pas encore compte. Vers 7h30 nous croisons des barques a voile remontant le fleuve. Ces frêles embarcations semblent prêtes a se retourner tant leur fine et petite voile les tirent puissamment vers l'avant. Certaines de ces voiles portées très haut me font penser a la "fortune carrée" la voile spécialement utilise par les boutres de la mer rouge pour s'échapper des tempêtes. 12h30 nous débarquons dans Mandalay et recevons nos premiers verres d'eau puis bassines puis sauts. Nous trouvons un hôtel y jetons les affaires puis partons manger dans un restaurant a 35 dollars l'addition. Sur le trajet nous recevons jet d'eau sur jet d'eau. Du haut des estrades ou sont installes les petits bourgeois nous sommes asperge sans cesse sous un soleil pesant. En moins de 5min l'intégralité de nos fringues sèche. Apres le repas autour de l'ancienne citee impériale, sous les yeux de Solange je vais pogoter dans 40cm d'eau. Les jeunes qui dansent a l'arrière des pick-up m'invitent a les rejoindre. Je convaincs Solange et nous grimpons sur l'un d'eux. Debout, sautant, jumpant, pogotant, dansant et asperges a la lance a eau nous mettons le feu, nous mettons l'ambiance tout autour, on fou le oai! Les gens nous célèbrent autant que le festival, ils m'offrent a boire, viennent nous serrer la main. Epuises nous quittons notre équipage deux heures plus tard pour aller manger une glace.

Mardi 14 Avril A l'aéroport, Solange gère le taxi qui demande son due. Nous attendons l'heure de nous enregistrer pour nous rassurer. En effet nous devons voyager avec les billets d'avion de demain. Nous atterrissons a Yangoon après un vol plutôt agite. Enormes trous d'air, piques… La ville est débordante d'activité mais pas de travail, de l'eau est jeté a la lance a la bouteille au seau au verre… Nous cherchons une agence pour acheter notre billet suivant mais c'est férie pendant 11 jours; cette année Thingyan est suivit de l'anniversaire de boudha. Tout est ferme. Les bus sont interdits a la circulation ainsi que les bateaux pendant toute la semaine a venir. Bien entendu nous sommes vite trempe. La grosse différence ici est qu'un seau d'eau sur deux est remplis d'eau glacée. Dans la rue des petites tables échoppes éclosent tous les mètres. Ce qui est sur, c'est tout autant la fête des sucreries et pâtisseries …

Du 15 au 19 avril 2 jours a Yangoon et le reste a Bangkok. Les jeux d’eau sont vites epuisants et au bout de 4 jours ca devient enervant de pas faire 10 metres sans recevoir un sceau d’eau en pleine gueule. Notre projet de partir une semaine sur les plages tombe a l’eau avec l’arrivee des pluies. Nous decidons donc de retourner sur Bangkok et de voir pour la suite une fois sur place. Faire changer nos Kiats en dollars est un vrai suicide financier. Nous arrivons a Bangkok vendredi 17 et allons nous installer dans le quartier de Khao San Road le coin des bobos, des defonces et de toute l’engence de la terre. En y debarquant cinq plus tot, picoler jusqu’a 5h du mat assis sur un trottoir avec les pochtrons internationnaux m’avait fait kiffer. La ca me gave, c est surpeuple, que du bizness et les prix ont carrement augmentes. Apres la discretion de l’Inde, les voiles du Bangladesh et la classe Birmane, debarquer au milieue des ces Farangs(occidentaux) vulgaires a quelque chose de surnaturel, on n’est pas sur la meme planete et on se rends compte a quel point nous leurs avons polluer la tete. C est normal ici de se promener torse nu en pleine ville et que les filles s’habillent encore plus devetus que les putes de pattaya. Samedi soir nous embarquons dans un bus de nuite et debarquons dimanche a 8h30 du mat a Vientiane. Epuises, je retrouve avec un certain plaisir le calme et le paisible de cette ville. La gastronomie aussi. A midi restaurant marseillais et le soir restaurant nicois!! Je passé la majorité de la journee a faire de petites siestes pendant que Solange fait une petite promenade a la découverte de cette ville dont la tranquillité la stupéfie. Bon d’accord on est dimanche et OK il n’y a que 280 000 habitants, mais quand meme c est fou a quel point on a l’impression de marcher sur la lune. Dans les rues a la tombée du jour apparait un sursaut d'activité et nous allons nous promener a cote de quelques Tshirts aux effigies” I love Laos et des faucilles et des marteaux”. Le mekonk est encore plus a sec que lors de ma precedente visite.

The end
Impasse sur Ayers Rock English translation pending
by Sebfag · 2009-09-28 · 19 replies
Bonjour,

Je suis en pleine préparation d'un voyage (de noces) en Autralie. Comme à chaque préparation, un bon milliers de questions me viennent, mais je vais m'en limiter à une seule.

Pensez-vous grâve de faire l'impasse sur Ayers Rock ?

Je m'explique. Le résumé de notre itinéraire serait Perth - Adélaïde - Melbourne - Sydney - Cairns. Plus bien sûr tout ce qu'il y a à faire dans ces coins (les parcs nationaux, Kangaroo island, la great ocean road, les blue mountains, la barrière de corail, quelques îles, etc.). La période du voyage est à peu près 15 décembre - 15 janvier, c'est-à-dire la saison la plus touristique dans la région du rocher. Je m'imagine Uluru comme quelque chose de grandiose, à voir absolument, mais avec un nombre de touristes considérable. Et je me disais qu'en le zappant, on pourrait se concentrer plus sur les régions qu'on visitera, y passer plus de temps, et donc gagner un peu d'authenticité.

Peut-être je me trompe, et que le rocher est incontournable.

merci de vos réponses,

Sébastien
Voyager seule au Cameroun? English translation pending
by Liliwater · 2009-09-14 · 68 replies
Bonjour à tous,

J'envisage de m'organiser un voyage au cameroun. autour de moi, personne n'est branché par l'Afrique et moi je rêve d'y aller.

A votre avis, est-ce un problème pour une femme ?

je voyage avec mes chaussures et mon sac à dos donc rien de clinquant....

Quelqu'un à une expérience à partager ?

A moins que je ne trouve une (un) coéquipière....

Merci pour vos réponses. LIli
Une véritable tentative en Nouvelle-Calédonie! English translation pending
by Glopglop333 · 2009-09-07 · 129 replies
Bonjour a tous ; je m'apelle cedric j'ai 37 ans , marié, deux enfants (5et 8 ans ) Je suis artisan dans les milieux de l'eau (puissatier, pompage, arrosage, bassin...) Mon affaire marche bien ...mais j'arrive a une periode de ma vie ou je recherche de l'authenticité....et toute cette vie folle et cette course au fric m'indispose de plus en plus.... Bref j'ai decidé de venir voir chez vous comment cela se passait .... Pas pour repartir a travailler comme un fou a noumea ...non ...mais plutot d'essayer de couper ....d'apprendre des caldoches...leur mode de vie leur culture....etc... Alors es-ce possible de se faire un minimum integré en faisant de gros effort ? Je pars debut novembre pour minimum un mois .....seul sans mes enfants ni ma femme ....(sans ma famille ce seras le plus dur !!!!) Je ne suis jamais sorti de france, je n'ai jamais pris l'avion... Je pars contre l'avis de ma famille , mes amis qui me traite de fou.... J'ai peur aussi de l'eventuel solitude ...si quelq'un pars sur la meme periode pourquoi pas un rapprochement .... Si quelqu'un veut m'acceuillir en toute simplicité pour une courte periode afin d'echanger...je suis preneur (je suis courageux, je partage les frais, bref pas profiteur reglo quoi...) Alors vous qui etes la bas ....suis-je fou ....ou l'aventure vaut le coup d'etre tenté ????
Excursions d'une croisière sur le MSC Lirica, départ de Gênes le 12 avril 2010 English translation pending
by Cricket030 · 2009-07-13 · 177 replies
BONJOUR LE FORUM😎

QUI AURAIT DES INFOS SUR LES EXCURSIONS A FAIRE SOI MEME SUR LE MSC LIRICA UNIQUEMENT LES VILLES SOULIGNEES

DEPART LE 12 AVRIL 2010 DE GENES/PORTOFINO/AJACCIO/CIVITAVECCHIA/SALERNE/TUNIS/PALMA/TOULON

MERCI ET BON 14 JUILLET.

CHRYSTEL😛
Voyager seule et librement en Algérie et en Tunisie étant Maghrébine? English translation pending
by Farma · 2009-06-24 · 37 replies
Slama tout le monde En fait j'aimerai bien voyager seule en algérie et en tunisie cet été .. Le problème c'est que je suis très typée algérienne (oui oui ça existe le type algérien lol), donc musulmane, et j'ai peur que ça m'empêche de voyager librement... par exemple il parait que c'est difficile d'obtenir des chambres d'hotels pour une femme musulmane seule... Qu'en pensez-vous ?
Portrait ou croquis du voyageur français en Asie du Sud-Est? English translation pending
by Rogerbarthas · 2009-04-02 · 94 replies
Quel avenir pour le français du tourisme en Asie du Sud-Est ? Ce n’est plus un secret : les Français sont des râleurs. Touristes, nous sommes exigeants, insatisfaits et sans cesse à la recherche d’une qualité de prestation incomparable… Telles sont, entre autres, les conclusions qui ressortent du séminaire qui s’est tenu en ce début de semaine dans le cadre du Salon international du Livre, sur le thème : « Français du tourisme : statut, enseignement et coopération en Asie du Sud-Est». Durant deux jours, universitaires et professionnels du tourisme se sont succédé sur le podium du Main Hall du Queen Sirikit National Convention Center pour débattre sur l’avenir du français du tourisme dans la sous-région. En effet, si l’anglais est aujourd’hui indispensable dans le monde du tourisme, la pratique de la langue française reste un plus pour les professionnels. Par ailleurs, face aux exigences croissantes des touristes français et au manque de formation des guides, il semble que les stratégies du français du tourisme en Asie du Sud-Est soient condamnés à évoluer pour ne pas sombrer. Explications.

Un « aventurier » en sécurité Qu’il voyage en couple, seul ou avec des amis, le touriste français est avant tout un touriste francophone. Si les chiffres attestent d’un réel progrès dans la pratique de l’anglais, il s’avère qu’il a toujours tendance à préférer des guides francophones et parfaitement bilingue lors de ses excursions. Espèce en voie de développement croissant dans la région, le touriste français est aujourd’hui à la recherche d’un nouveau type d’aventure: tourisme responsable, éco-tourisme, suivi individualisé, peu importe le nom… Tout doit être fait pour qu’il se sente chez lui en découvrant des lieux inconnus, seul mais parfaitement encadré, en contact avec les cultures locales occidentalisées, bref un aventurier en sécurité! (extrait de Gavroche)

Vous reconnaissez vous dans cet article ? S'agit il d'une généralisation de plus ? Une réalité ?...
Emmener un Cubain dans un hôtel: comment ça se passe? English translation pending
by Chaubin · 2009-03-20 · 333 replies
Je sais qu'il a déjà eu une discution la dessus mais je voudrais savoir si dernièrement il en a parmis vous qui ont apporté leur ami ou amie cubain à l'hôtel.

Je voulais apporter mon novio avec moi à l'hôtel car j'y vais une semaine avec ma famille, mais il me dit que la sécurité va le surveiller, que c'est compliqué, il veut pas vraiment venir.

Les Cubains sont souvent mal informé c'est pour ça que je veux vos commentaires.

Et pour ceux qui pourrait poser cette question, il s'est inscrit à plusieurs reprises en Casa à Matanzas avec moi.

J'attends vos réponses avec impatience.

Merci
Retour de Palawan - Philippines English translation pending
by Elberine · 2009-03-08 · 11 replies
Bonjour à tous!

Tout fraichement rentrée d'un petit trip à Palawan, je me suis dit que quelques informations précises ne seraient pas de trop, j'ai moi-meme pas mal galéré pour collecter des données pour préparer mon voyage, alors autant que ça serve maintenant! Pour les détails nous sommes partis en couple, 23/26 ans, pour un s��jour court mais du coup bien rempli: 12 jours/11 nuits, le tout à Palawan.

* On arrive donc à Manille (après un court séjour à Singapour) à 4h, avec Philippines Airlines. On n'a fait que passer en transit à l'aéroport en attentant notre vol pour Puerto Princesa à 8h. Il peut être utile de savoir qu'il est interdit d'emporter plus de 10 000 Pesos sur soi (en entrant ou en sortant des Philippines). On a appris ça dans l'avion en arrivant à Manille, après avoir changé juste avant 20 000 pesos chacun à Singapour.. Petite frayeur donc puisqu'ils disent sur le papier de l'immigration que c'est illégal et qu'on risque des amendes etc.. finalement on a été honnêtes et on l'a déclaré sur le papier, mais le type de l'immigration n'a meme pas regardé et a tamponé le truc sans poser la moindre question. Pour autant je ne sais pas si on a juste été chanceux ou pas, mais à éviter donc dans l'idéal! Pour info nous avions pris aussi un vol PAL pour Puerto Princesa et le terminal des vols domestiques est juste à coté du terminal international, donc pas de problème d'accès, juste le temps de récupérer ses affaires et de refaire le check-in quoi, mais c'est assez rapide du coup. Il n'y a pas grand chose à faire à l'aéroport en lui-meme, un snack ou deux et c'est tout, mais bon on est pas là pour faire du shopping!

*1er jour: Puerto Princesa On atterrit à Puerto vers 9h (une heure depuis Manille), sous un soleil déjà lourd. l'aéroport est vraiment minuscule et le bureau de "l'immigration" est planté en plein milieu d'une sorte de préaut où s'accumulent porteurs et conducteurs de tricycles en quête de clients. Pas de soucis pour récupérer les affaires et quitter les lieux. Sur les plans des guides notre hôtel n'a pas l'air loin alors on se lance à pied histoire de voir un peu ce que ça donne: il fait une chaleur à mourir et finalement c'est plus loin que prévu mais on finit par arriver vivants au Casa Linda Inn. Notre réservation faite par téléphone n'a pas l'air d'avoir été bien prise en compte mais heureusement il reste une chambre donc on est pas à la rue.. à recommander donc de reconfirmer votre réservation quelques jours avant votre arrivée, on avait réservé deux semaines avant et apparemment c'était trop pour qu'ils s'en souviennent ^_^ L'hotel est vraiment sympa, organisé autour d'un jardin calme et reposant, la chambre est agréable (tout en bois) et le staff sympa également. On a ventilo et aircon, une salle de bain, pour 900 P. Le calme environnant change vraiment de la route principale qui n'en finit jamais de résonner du bruit des tricycles. Bon à savoir aussi, le resto Kalui (recommandé par pas mal de guides) est à 3 minutes à pied, il faut juste regagner la Rizal street et traverser la route, bien pratique (ce resto est excellent d'ailleurs, belle selection de fruits de mer qui change tous les jours, et le décor très sympa, mais souvent bondé le soir donc une réservation peut ne pas etre superflue également!). L'après midi on marche un peu jusqu'au "centre ville", pas grand chose à voir dans la ville-même si ce n'est une église assez originale et un premier avant gout local avec plein de petites échoppes et marchés un peu partout. On s'étonne de ne croiser pratiquement aucun touriste, mais on ne va pas s'en plaindre! La ville grouille de monde, de tricycles et de motos, on réalisera par la suite combien ça change du reste de l'île! En tout cas ça met rapidement dans le bain.

* 2e jour: Sabang On espère choper le Jeepney qui part à 7h mais, crevés comme on est, on arrive à décoler seulement à 6h30 de l'hotel. le temps de trouver un tricycle pour nous emmener au terminal (qui est un peu en dehors de la ville donc ne vous inquiétez pas si vous voyez le chauffeur s'éloigner des grands axes, en fait c'est normal) -on paye 60 pesos pour nous deux avec nos gros sacs- on arrive à quelque chose comme 6h50 devant un jeepney bondé et plus que des places sur le toit. Qu'à cela ne tienne on fait donc le voyage "comme des grands" accrochés sur le toit, ça saute et ça décape mais le paysage est superbe et on s'ennuie pas au moins! On paye 200P par personne pour 3h de route, une partie sur une route pas trop mal et le reste sur une piste cabossée, il faut bien s'accrocher mais c'est assez drole au final, les philippins autour de nous sont morts de rire (on doit faire de ces tetes aussi!) et l'ambiance est vraiment détendue. On arrive donc à Sabang vers 10h et bien sur on a oublié de dire au type de s'arrêter devant notre hotel qui est en fait quelques centaines de mètres avant le village en lui-même. On retourne donc sur nos pas en traversant le village. Sabang est très simple et change vraiment d'une véritable ville comme Puerto, c'est notre premier aperçu d'un "vrai" village philippin et même si bien sur ça ne paye pas de mine, les gens y sont aussi accueillants que partout ailleurs. Notre hotel, le Bambua Resort, est tenu par un allemand et situé en retrait du village, sur une petite colline qui lui permet d'etre relativement au frais; avec pas mal d'arbres pour faire de l'ombre. les cottages sont bien espacés les uns des autres, le notre a son petit coin salle de bain et tout ce qu'il faut (un lit, une moustiquaire, un ventilo, un petit coin terrasse avec deux chaises), pour 900 P. On retourne manger en ville et on se lance à la découverte de la rivière souterraine en début d'après midi. Vu que la plupart des touristes font des excursions à la journée depuis Puerto et visitent donc la rivière le matin, on est le seuls à vouloir y aller à cette heure ci, et on doit donc payer le bateau juste pour nous deux (700 P par bateau qui peut contenir 6 passagers). Il faut aussi s'acquitter d'un permis de 200P par personne auprès de l'office qu'on trouve près du "quai". Une fois toutes les formalités remplies, on s'adresse aux boatmen qui nous emmènent à l'entrée de la rivière, après une vingtaine de minutes en bateau. arrivés devant l'entrée, on doit donc remettre notre permis et on nous assigne donc une barque, un casque/gilet chacun, et un boatmen qui va ramer et nous faire la conversation. Bien sur c'est moi qui suis devant et qui tient la lampe, je suis déjà pas rassurée mais encore moins quand elle s'éteint au beau milieu de la grotte... Elle finit par se rallumer et vacille plusieurs fois mais finalement ça tient bon et tant mieux, je ne voudrais pour rien au monde me retrouver dans le noir là-dedans! C'est vraiment impressionnant et à voir, on est les seuls là dedans et ça vaut vraiment le détour. Pour les chiffres que j'ai retenus, cette rivière fait 8km de long, l'eau est profonde d'une dizaine de mètres, et la caverne s'élève jusqu'à 60 mètres par endroits. Rajoutez des chauve-souris et un silence de mort et vous voyez un peu l'ambiance.. un peu angoissant, mais vraiment sensationnel. Le voyage dure une quarantaine de minutes; on se fait ensuite ramener à Sabang en bateau et on en profite pour réserver la suite de notre trajet: Sabang-Port Barton en bateau. 1200P par personne, ça a l'air cher, je ne sais pas si c'est sensé etre le prix correct mais c'est affiché et le gars de l'hotel nous confirme que c'est bien ça donc bon, on se lance.

*3e jour: Port Barton Départ à 7h du port de Sabang, on est une dizaine de touristes dans le bateau, la plupart vont jusqu'à El Nido. Le gars de l'hotel nous dépose au port avec sa jeepney perso, sympa de sa part, ça nous évite de marcher jusque là. Par chance la mer est calme (oui je ne suis définitivement pas rassurée en bateau!) et on reste en vue des côtes donc je me rassure comme je peux. Le voyage est quand meme bruyant et on est pas mal mouillé mais bon ça raffraichit! Après 2h30 on s'arrête à Cacnipa Island pour déposer quelques personnes au Coconut Garden resort... bête de notre part, on a réservé pour le lendemain donc il faudra revenir alors qu'on aurait pu se faire déposer directement.. tant pis! Une demi heure de plus et on arrive à port Barton. Toute petite ville très calme organisée autour d'une jolie plage. Les gens viennent nous aider à débarquer nos affaires et nous emmènent jusqu'à notre hotel où ils déposent tout et repartent sans rien demander en retour (j'aime beaucoup cette spontanéité de rendre service, je ne l'ai pas retrouvée partout dans mes voyages et pour le coup les Philippines m'ont vraiment laissé une bonne impression à ce niveau). On avait réservé au Ysobelle Resort (anciennement Swissippini): un cottage littéralement au bord de la plage (on voit la mer depuis le lit..!), ventilo et salle de bain, pour 800 P. L'hotel est en lui-meme super bien placé, il sert à manger et à boire dans une jolie salle en plein air tout en bois, et la patronne est vraiment agréable. Pas grand chose à faire à Port Barton en soi mais ça fait pas de mal de trainer! On passe le reste de la journée sur la plage à bouquiner, et on en profite au passage pour appeler le Coconut Garden pour qu'ils viennent nous chercher le lendemain matin.

* 4e jour: Cacnipa Island Le boatman de l'hotel arrive à 9h comme convenu, et nous emmène sur l'ile après une demi heure de navigation (note: on sera facturé 500P pour ce trajet et idem pour se faire rammener à Port Barton le lendemain). L'hotel sur Cacnipa est vraiment un petit coin de paradis, et on serait bien restés un jour de plus si notre planning n'avait pas été déjà bouclé pour la suite. Il est organisé autour d'une belle plage bordée de cocotiers, et jouit d'un joli jardin très vert avec pas mal de fleurs et d'arbres, sans parler des hamacs tendus entre les cocotiers... On y mange assez bien en plus, et on peut y payer en carte (par contre il faut les prévenir avant, pas vraiment de machine par là-bas!). Il y a pas mal de cottages et quelques chambres; on a un cottage avec ventilo et salle de bain pour 950P, vraiment pas cher pour le confort qu'on trouve là-bas, ils pourraient demander plus mais on va pas se plaindre du coup! Bien sur il y a aussi des cocs là-bas mais il faut s'y habituer sinon on ne dort jamais aux Philippines héhé ^_^ On passe la journée à remonter la plage pour explorer un peu le coin, à se baigner et à lézarder. Il y règne vraiment une ambiance paisible idéale pour une petite retraite loin de tout, ça recharge les batteries et ça fait vraiment du bien au moral! Le lendemain par contre une rude journée de voyage nous attend puisqu'on se met en route pour El Nido.

*5e jour: El Nido Lever avant 6h ce matin, le boatman de l'hotel nous ramène à Port Barton où on va tenter d'avoir la jeepney pour Roxas, puis le bus pour El Nido. On arrive à Port Barton vers 7h, le temps de s'installer dans la jeepney et on se met en route pour Roxas sur une route cahoteuse et après avoir fait le tour des ruelles du coin pour récupérer des écoliers, entre autres. On paye 150P par personne pour un trajet d'environ 1h30. Arrivés à Roxas, aucun signe d'un quelconque bus ou arrêt de bus pour El Nido. On se retrouve dans une sorte de terminal/gare routière où des tricycles nous accostent par dizaines pour nous emmener dans toutes sortes d'endroits. Faute de choix et de savoir vraiment où aller, on se fie à l'un d'eux et on lui demande de nous emmener à l'arrêt de bus pour El Nido. Une fois de plus on est pas déçus et le type nous pose devant un petit magasin qui fait office d'étape aux différents bus qui continuent vers le Nord. On attend une grosse demi heure et un bus arrive, heureusement pour nous il reste deux places au fond et on se met alors en route. Le trajet est éprouvant, le bus pas en super bon état et sans parler des routes (prévoyez de quoi vous masquer le nez/bouche car la poussière quand on croise un autre véhicule peut etre vraiment gênante, en tous cas on est tous marron quand on arrive!). Ca saute, on décolle de notre siège des fois et les philippins à coté de nous se marrent en nous disant que c'est le "local horse", on comprend vite pourquoi..rodéo garanti! mais on paye 250P par personne pour Roxas-EL Nido donc il n'y a rien à dire. On met bien 5h quand même mais au moins c'est coloré et c'est une expérience qu'on oubliera pas de si tôt. On s'arrête dans pas mal de minuscules patelins sur la route, puis à Taytay pour se restauter rapidement. On arrive à El Nido en début d'après midi et là pour le coup on est plutot agréablement surpris.

La plupart des guides décrivaient un village sans grand intéret et uniquement bon pour y dormir en attendant de faire du island hopping dans l'archipel de Bacuit, mais nous on a trouvé EL Nido plutôt agréable, enclavé entre des hautes falaises, et la plage en elle-même est pas vilaine meme si le nombre de bateaux ne donne pas trop envie de s'y baigner, forcément. En tous cas il y règne une ambiance vraiment détendue, il y a pas mal de petits bars et d'endroits où se poser le long de la plage pour boire un verre. Le village est petit et comporte pas mal d'échoppes et petites boutiques, sans parler de l'incontournable El Nido Art Café qui, et là les guides ne mentaient pas, fait vraiment office de centre touristique. On peut y manger, y acheter toutes sortes de choses, mais surtout s'inscrire pour du island hopping: on s'inscrit la veille et ils notent nos noms sur un tableau avec le tour auquel on veut participer, puis rajoutent les autres gens qui s'inscrivent au fur et à mesure, ça fait qu'en général on est de 5 à 10 personnes par tour, souvent les memes vu qu'on croise souvent les mêmes têtes à El Nido, c'est assez sympa.

On loge au Marina Garden qui a été rénové récemment. Il y a une villa blanche et bleue au bord de la plage qui dispose d'une dizaine de chambres, elles sont claires et confortables (ventilo et air con, salle de bain, carrelage etc, un peu standard occidental ici, on est loin des native cottages), mais un peu plus cher forcément: 1650P pour deux avec le petit dej. Apparemment d'après les discussions avec d'autres touristes on est assez bien lottis (on rencotre pas mal de déçus du Lally&Abbet notamment), surtout que Marina est vraiment au centre de la plage, à 3 min à pied du Art Café. On mange au Marber's le long de la plage (anciennement Blue Karrot Café), sympa et la patronne est adorable, mais on y croise surtout (voire uniquement) des touristes, donc pas tellement typique, ça dépend de ce que l'on recherche en somme.

*6e jour: El Nido On fait notre premier tour de island hopping: le tour A, qui nous permet de voir notamment les fameux lagons de Miniloc mais aussi quelques plages. les tours sont de 9h à 16h et comprennent un déjeuner que les deux boatmen cuisinent sur une plage (en général, poisson grillé/riz/salade/fruits). Bien sur le island hopping représente un peu le point d'orgue de tout séjour à el Nido alors on en profite un max et on est pas déçus: superbes plages, snorkeling et baignade à gogo, même si les meilleurs spots pour ça seront plutot dans les tours B et C. L'ambiance sur le bateau est détendue, on est avec un groupe de potes suisses-allemands et un couple d'anglais, il y en a pour tout le monde et la journée se passe vraiment tranquillement. l'archipel est magnifique, on a la chance d'avoir un temps idéal et les eaux cristallines sont vraiment celles qu'on espérait trouver. On paye 600P par personne pour le tour A (avec le lunch compris), qui comprend dont les lagons de Miniloc, le déjeuner sur Simisu Island, Secret lagoon et 7 Commando Beach.

* 7e jour: El Nido Vu qu'on avait pas envie de rester les 6 jours au meme hotel, j'avais réservé sur le net les deux prochaines nuits au Golden Monkey Cottages, un peu à l'aventure car je ne l'ai vu dans aucun guide et je n'ai trouvé aucun avis de voyageur, mais le site m'a plus alors.. pourquoi pas! Ils envoyent un gars en moto pour chercher nos bagages et on se met donc en route pour rejoindre l'hotel qui se trouve sur la plage de Caalan, à une quinzaine de minutes à pied du coeur de El Nido-même. On longe la plage sur une bonne portion puis on prend un petit chemin sinueux entre les herbes un peu plus dans les terres. Honnêtement en y allant on se demande où on va se retrouver, surtout que le chemin ne paye pas de mine, pas mal d'animaux qui trainent partout, des maisons isolées etc.. finalement on suit les quelques panneaux, on passe un petit portail et là... wow. En fait cet hotel est un petit havre de paix méconnu et on est vraiment contents de l'avoir trouvé. Bon on s'est fait plaisir et on a réservé le meilleur cottage, 2000P la nuit avec le petit dej pour deux, mais il est vraiment grand, avec ventilo et salle de bain, un lit double et un lit simple, et surtout une grande terrasse avec une vue magnifique sur la baie de El Nido qui donne des couchers de soleil splendides. Le couple de proprios sont vraiment gentils, surtout la patronne (une philippine) qui est aux petits soins pour nous et nous montre les singes qu'ils recueillent (d'où le nom de l'hotel!). Bon bien sur la localisation de l'hotel n'est pas idéale puisqu'il faut quand meme marcher un peu pour retourner au centre et à toutes les activités, mais on est pas mécontent le soir de se trouver là au calme, surtout que l'ambiance est vraiment amicale, il n'y a que 4 cottages donc peu de monde (et encore ils n'étaient pas tous occupés). Vu que la matinée est déjà passée donc trop tard pour un tour, on retourne au Art Café où on demande à se faire poser sur une plage. On ne les connait pas encore toutes donc on choisit un peu au hasard Helicopter Island, on paye 1200P pour privatiser un bateau qui nous y emmène vers 14h et reste jusqu'au moment où on veut rentrer (le boatman se tape une petite sieste en attendant). Heureusement on a bien choisi, la plage est superbe et on y est complètement seuls, le rêve.. Jusqu'à que des bateaux de touristes débarquent deux heures plus tard (en fait cette escale fait partie du Tour C). On se fait donc ramener à El Nido vers 17h et on mange à l'hotel qui a préparé un repas pour les guests du moment (nous et un autre couple); un vrai festin de fruits de mers grillés.

*8e jour: El Nido Vu qu'on a encore soif de snorkeling on s'élance pour le tour C avec la plupart des personnes qu'on avait rencontrées au tour A. Le tour C est vraiment orienté snorkeling et avec le temps superbe qu'on a, il y a vraiment de quoi se faire plaisir dans des eaux claires gorgées de poissons colorés, notamment sur l'île de Matinloc. On mange sur une île magnifique où on passe pas mal de temps à trainer avant de poursuivre le tour. On rentre crevés vers 17h et on mange en "ville" (au Ricsons, petit resto sur le bord de la plage avec un groupe qui joue de la musique, sympa comme tout) avant de rentrer de nuit à l'hotel.. heureusement qu'on avait prévu la lampe de poche car le chemin pour retourner à caalan est peu éclairé et peut être assez flippant (enfin pour moi!). mais comme souvent on ne se sent pas vraiment en danger, même quand il arrive de croiser quelques personnes à moitié dans le noir. Pour info on paye le Tour C 700P par personne avec le lunch inclus.

*9e jour: El Nido Vu que j'avais réservé deux nuits uniquement au Golden Monkey, on checkout vers 11H après avoir bien profité d'un dernier petit dej avec vue sur la baie. On se fait ramener nos affaires par le type en moto et on retourne au marina pour nos deux dernières nuits à El Nido. Vu que la matinée est déjà bien passé on décidé de se faire un petit jour de break (oui bon, comme si les autres jours avaient été harassants...!), et on se tape le full body premium massage au centre de massage du coin (1h, 500P par personne, le rêve). On ressort tout huilés et on passe au cyber café pour faire notre petite BA "nouvelles" à la famille et autres (60P l'heure d'internet, ça marche bien et les ordis sont étonnemment bons).

* 10e jour: El Nido Après une nouvelle nuit au Marina, on s'élance pour le troisième et dernier tour du Art Café: le tour B. Au programme: deux grottes (Cudugnon et Cathedral Cave), Snake Island (à voir!), et l'inoubliable Inabuyatan Island qui reste notre meilleur souvenir (en plus d'etre la dernière plage que nous verrons dans l'archipel). Peu de snorkeling ici mais du sable vraiment blanc et des cocotiers partout, ça fait cliché OK mais ça fait tellement du bien! :) On rentre épuisés pour notre dernier jour et on se renseigne à l'Art Café pour les retours à Puerto. Ils nous renvoient à l'Alternative Café qui organise des transports en van El Nido-Puerto. On paye 600P par personne pour un van air conditionné et un trajet d'environ 6h, plus court et un peu plus confortable qu'à l'aller, ça fera pas de mal. Dernière nuit au Marina et dernier repas sur la plage (dur dur de se préparer à partir d'ici, le temps a vraiment l'air de s'y arrêter!!).

*11e jour: retour à Puerto Princesa Le van vient nous chercher à 7h à la réception de l'hotel. On charge nos affaires sur le toit et on s'élance avec une dizaines d'autres touristes direction Puerto. Notre vol est le lendemain donc on a le temps même si on est pressé que la route soit passée.. Le trajet dure environ 6h, assez difficile jusqu'à Roxas car la route est vraiment pas terrible (une piste de terre en fait). A partir de Roxas et jusqu'à Puerto elle est goudronnée donc ça va vite et ça saute nettement moins. On arrive sans encombre au terminal de Puerto vers 14h, on saute dans un tricycle qui nous ramène au Casa Linda (on paye 80P) où notre réservation est cette fois bien enregistrée. Pas grand chose à faire et on a trop la flemme de retourner en ville, la chaleur est à mourir et la brouhaha vraiment étouffant après le calme de El Nido. On paye à nouveau 900P pour la chambre et on retourne manger au Kalui (ben quoi, c'est bon!). On s'écroule super tôt.

*12e jour: départ Le tricycle met 5 minutes pour rejoindre l'aéroport depuis l'hotel (mais on le paye quand meme 100P, on négocie par vraiment puisqu'il nous reste quelques sous en trop à dépenser avant de partir). On paye 40P par personne de taxe d'aéroport pour quitter Puerto Princesa, et 750P par personne pour quitter Manille (on a bien fait de prévoir du cash car les guides indiquaient 550P mais forcément ça a augmenté depuis leur édition). Les vols sont bien à l'heure et on a vraiment pas à se plaindre de PAL, une bonne expérience donc. Tristes de quitter ce pays, mais on compte bien y revenir!

Quelques petites indications de prix qui peuvent toujours servir (bien sur je parle pour les prix que nous avons rencontrés, ce ne sont pas nécessairement les mêmes dans d'autres villes/îles): * un coca/soft drink/jus de fruit: de 35 à 50P *un diner repas pour deux: on s'en sortait en général pour 500P à deux, avec plat+riz+boisson * un petit dej de 100 à 180P par personne, ça dépend du type bien sur (continental, philippin, américain) * un trajet en tricycle: en général de 20P à 40P pour deux, plus bien sur pour les plus grandes distances (comme le terminal à Puerto par exemple)

Voilà, en espérant que ça pourra aider quelques personnes! Bien sur si vous avez des questions n'hésitez pas!
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" English translation pending
by Cochize · 2009-02-26 · 96 replies
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
Projet de partir voire vivre en Guinée Conakry English translation pending
by Sooz59 · 2009-02-16 · 42 replies
Bonjour à tous, je vis en France actuellement près de Lille exactement et j'aimerais découvrir l'Afrique particulièrement la Guinée Conakry. J'aimerais aider là bas, les enfants, etc et je voulais savoir si ça me plait est ce possible que je reste vivre là bas? sachant que je n'ai pas de diplôme. J'aimerais savoir toutes les formalités pour se rendre en guinée. Avec quel budget par mois peut on vivre là bas? (euros par rapport au Franc guinéen) Merci pour votre aide.
Deux semaines à Bali: réserver un hôtel ou pas? English translation pending
by Jusdorange · 2009-01-13 · 14 replies
bonjour !

je potasse mes guides et je ne sais pas pas vraiment où réserver pour notre séjour du 11 au 25 avril prochains à Bali. j'avais pensé d'abord réserver près de l'aéroport de Denpasar (Kuta ou Sanur?) pour 1 ou 2 maxi car on préfère le calme.

ensuite répartir le séjour entre Amed, Ubud, les îles Gili...

mais j'ai du mal à m'y retrouver parmis les offres, d'autant que la plupart des hôtels sont à Kuta et Ubud mais dans les coins tranquilles c'est plus compliqué.

en plus dès que je trouve un hôtel qui me plait (authentique et calme), le prix est trop élevé (dans les 80 € alors que notre budget pr 2 est de 50 €).

alors peut etre devrais-je juste réserver les 2 premières nuits et chercher sur place ensuite ? j'ai peur de m'y perdre et d'être stressée sur place.

j'ai vraiment besoin que vous me fassiez part de votre expérience, récente surtout, pour ne pas le regretter.

merci d'avance.
Partir travailler en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Cyril79 · 2009-01-10 · 92 replies
bonjour a tous, suite au reportage de m6 et a la fin de mon contrat de travail "cdd", je navigue sur ce forum car j'aimerai partir en NC pour une duree indeterminé. mais pour cela il me faudrais un travail sur place, un logement. je recherche donc qq'un qui serai pret a m'hebergé une fois sur place, gratuitement ou moyennant de faible finances. de mon coté je cherche via internet des offres d'emploi dans le commerce "dans le jeux video" de preference car c mon domaine. je n'ai pas d'attache ici en france et je suis au chomage. je n'ai pas d'enfant et je ne suis pas marier. j'ai des tonne de questions a posé mais je ne c pas par ou commencer. c la raison pour laquelle je lie un mawimum de message sur ce forum.

je recherche donc un travail dans le commerce en tremps que vendeur (jeux video de pref) mais aussi et surtout qq'un pour m'heberger a faible cout le temps de me posé.

je suis conscient que j'en demande bcp. je recherche egalement un contact via msn messenger pour discuter de la NC et des formalitée mais aussi pour sympathisé cdt
Rallye Dakar, cordillères et pampas (Argentine et Chili) English translation pending
by Tomas3 · 2009-01-10 · 68 replies
le Dakar, la Cordillère et les pampas: comme tous les voyageurs du Monde, on reste scotchés par les images des sept premières étapes du Dakar en Argentine et au Chili. on est aussi surpris de l'intérêt et de la fascination des populations locales pour cette expression hautement futile de notre « belle civilisation technicienne ». Et puis on va voir le film « MUTUM » de Sandra KOGUT qui décrit le quotidien d'une famille pauvre de paysans brésiliens et on comprend mieux les yeux grands ouverts ou écarquillés (au choix) des autochtones devant ce délire mécanique venu d'une autre planète. Les splendides contrées traversées ont-elles besoin de cette bruyante et polluante publicité ou bien les progrès et la croissance de notre univers mécanique sont-ils à ce point utiles que' l'on peut perdre sa vie à le prouver ? (mort d'un motard anonyme sur le parcours délaissé et abandonné trois jours après l'émission de sa balise de détresse)
Ce que vous n'avez pas aimé à Madagascar English translation pending
by Qsf · 2008-12-21 · 127 replies
moi je n'ai pas aimer l'augmentation du visas et le rhum a la mangue😠😠😠
Premier voyage en Asie du Sud-Est: témoignages de voyageurs "timides"? English translation pending
by Wimicool · 2008-12-03 · 61 replies
😉 Bonjour à tous ! 😉

Depuis plusieurs années je nourri des envies de voyages et de découvertes. Me répétant chaque année que je commencerai un voyage quand j’aurais trouvé un compagnon de route, j’ai donc cherché dans mon « panier d’amis » pour voir qui serait intéressé pour partir. Mais je me suis rapidement rendu compte que mes amis était soit mariés, soit aux études, ou alors qu’ils n’avaient pas du tout envies de partir de chez eux. J’ai donc pris la décision de partir seul, ce qui au fond ne me dérange pas du tout (je préfère même). Maintenant que le contexte est posé, j’aimerais vous faire part de quelques petites appréhensions quant à ce voyage et j’espère pouvoir bénéficier de vos expériences.

La destination… Après avoir parcourut plusieurs sites, explorer ce forum et en tenant compte de mes gouts personnels, j’ai porté mon attention, comme pas mal de 1er voyageur, sur l’Asie du sud-est. Le choix précis reste à déterminé : Thaïlande, Cambodge, Vietnam, Indonésie. Vos conseils à ce sujet sont les bienvenus (à oui, je pars 3 semaines, et pendant que j’y suis : j’ai 20 ans).

J’ai peur de partir. Mais bon, sa vous me direz que c’est normal pour une première fois. Mon grand souci en fait, c’est ma timidité. J’ai peur qu’elle ne me suive et gâche ce voyage.

Je recherche donc des conseils et des témoignages de voyageurs « timides » sur leur 1er voyage ? Comment ça c’est passé pour vous ?

Merci beaucoup pour vos réponses…
Visite du bateau de croisière Costa Fortuna English translation pending
by Bruno06220 · 2008-11-15 · 85 replies
pour continuer l'excellent d'ALCATI

l'extérieur et les ponts
Dormir près de Khaosan Road? English translation pending
by Tristan74 · 2008-10-09 · 36 replies
je voulais savoir s il valait mieux s eloigner de kaosan road pour dormir ou y a pas de probleme???

merci
Que penser de ce fait divers au Cameroun? English translation pending
by Alexp79 · 2008-10-06 · 218 replies
Cameroun-Insécurité : Une attaque des « assaillants » fait un mort et de nombreux blessés au Cameroun Des « assaillants » estimés à une cinquantaine de personnes armés de fusils et d’armes blanches, ont attaqués dimanche, la ville camerounaise de Limbé (Sud-ouest), frontalière du Nigéria, faisant un mort et près d’une dizaine de blessés, a appris APA de sources concordantes. APA / Dimanche 28 septembre Selon des témoignages, des personnes non identifiées ont attaqué simultanément des institutions bancaires et des commerces, réussissant à dévaliser ces structures avant de fondre dans la nature. Cette attaque qui a « surpris » les forces armées camerounaises, a jeté de l’émoi à travers le pays, notamment dans la province du Sud-ouest, la ville de Limbé se situant à une centaine de kilomètres de la péninsule de Bakassi qui a été rétrocédée par le Nigéria au Cameroun le 14 août 2008 conformément à la décision sans appel de la Cour internationale de justice de la Haye (CIJ) du 10 octobre 2002. Le ministre camerounaise de la Défense Remy Ze Meka qui a immédiatement réagit après cette attaque, ne s’est pas prononcée sur l’identité des assaillants, même s’il a confirmé que ces derniers ont pu s’échapper à partir de la mer où des embarcations les attendaient. Selon des sources proches de la sécurité militaire, l’enquête privilégierait trois principales pistes : la première serait attribuée aux bandits, la seconde piste serait liée aux activistes du Southern Cameroon national council (SCNC), un groupe séparatiste qui lutte pour « l’indépendance » la partie anglophone du pays, en occurrence, les provinces du Nord-ouest et du Sud-ouest. Cette piste semble prospérer d’autant que les activistes du SCNC, ont annoncé une série de manifestations à l’approche du 1er octobre prochain, date qu’ils considèrent depuis quelque temps comme « anniversaire de leur indépendance », a-t-on appris. La troisième piste d’après des responsables camerounais pourrait être celle des étrangers, notamment des groupes rebelles nigérians opposés au pouvoir d’Abuja et hostiles à la rétrocession de Bakassi au Cameroun.

Sans vouloir faire de L'alarmisme ni froisser les sensibilités de qui que ce soit, c un peu inquietant non? surtout que ce type d'attaque sur la côte s'est déjà produit et le manque de réaction des autorités. Bon l'objet de ce message est en complement d'une petite prise de bec concernant ce sujet de la securité au cameroun. A ceux qui vont s'exciter et aux bien pensants, le cameroun m'attire, j'envisage d'y voyager et je n'ai rien contre ce pays, au contraire; mais je trouve ce type de fait divers inquietant....
Voir le Burkina Faso autrement pour faire rouler son économie English translation pending
by Alexp79 · 2008-08-29 · 80 replies
Depuis le temps que je suis sur ce forum; il y a un truc qui m'etonne et m'ennerve; le forum burkina faso est monopolisé par les demandes ou pseudo demandes humanitaires. Certes ce pays est tres pauvre et est le siege de nombreuses assos mais ca n'est pas le seul; les autres pays d'afrique ne sont pas envahis comme ca que par des demandes humanitaires sur le forum Je reviens d'un voyage touristique routard au burkina et je le repete; les burkinabes et le burkina aimeraient voir plus de touristes afin de developper l'economie locale (hotels restos, artisanat, taxis et chauffeurs guide, parcs...); alors a tous les francais en mal de reconnaissance, je le repete, sauf si vous avez vraiment un projet interessant et porteur, venez d'abord visiter ce tres joli pays et faites vivre l'economie locale au lieu d'assister les gens; vous rendrez plus service a ce pays. Les guides, taxis, artisans cherchent desesperement des clients (car les personnes participants a ces pseudo voyages humanitaires ont un budget tres limité et ne depensent quasiment rien d'autre que leur vol et assurances); C'est ce que j'ai constaté lors de mon dernier voyage et tous les burkinabes rencontres sont unanimes la dessu. Voila desolé de lancer une enieme polimique mais ca me semble utile a dire
Madagascar: Anakao ou Ifaty? English translation pending
by Bobichou · 2008-08-29 · 25 replies
Bonjour à tous,

Je me rends à Madagascar dans un mois avec mon copain et nous allons suivre l'itinéraire de la RN7 depuis Tuléar. Aussi, nous commencerons notre voyage par 3 jours dans le sud (histoire de nous ressourcer au bord du lagon avant de prendre la route).

Nous sommes a priori plus attirés par Anakao (et par la visite de ses environs) mais voilà, il y a un petit problème : nous arriverons à Tuléar à 14h45, il sera donc trop tard pour rejoindre Anakao et nous ne voulons pas rester une nuit à Tuléar pour attendre la navette du lendemain matin.

Deux solutions se présentent à nous :

1) Opter finalement pour Ifaty où nous pourrions rester 3 nuits avant de repartir vers l'Isalo. A ce moment là, nous pensions au Mangily hôtel, d'autres suggestions ?

2) Partir directement à l'hôtel La Mangrove pour une nuit et essayer de rejoindre Anakao le lendemain (sans repasser par Tuléar). Est-ce que l'un d'entre vous a déjà fait ça ? C'est possible de relier La Mangrove - Anakao ? Comment et en combien de temps ? Est-ce qu'il vaut mieux aller à un autre hôtel dans ces environs, plus proche d'un point de départ pour Anakao ?

Merci d'avance pour vos réponses !

Marie-Anne
Mise en garde pour un premier voyage en Inde English translation pending
by Shaktishakti · 2008-08-13 · 103 replies
Bonjour à tous, Ce message s'adresse à tous les futurs voyageurs pour l'Inde qui ont hâte de découvrir le pays de Gandhi et de la spiritualité, de la part d'une jeune femme française qui vit là-bas depuis deux ans. J'ai vécu des trucs extraordinaires mais aussi des choses que j'aurais préféré éviter, alors je me permets de donner modestement qq conseils éclairés aux futurs touristes en Inde🙂. L'Inde est un grand pays, avec plus d'un milliard d'habitants tous différents les uns des autres, et comme en France, il ya des gens adorables, des pédophiles, des illuminés, des gens généreux, des gens cupides, des grands âmes..et des idiots. Comme en France, donc! Mais en tant que touristes, vous allez attirer les gens essentiellement mal attentionnés et attirés par vous car vous représentez un fantasme. Ce n'est pas à vous, Jérôme, Marie ou Nicolas qu'ils s'intéressent, mais à l'individu blanc fantasmé, plein d'argent et naïf, assoiffé de rencontres supposées idylliques avec "des vrais gens du pays si généreux alors qu'ils n'ont presque rien". Et ces gens seront souriants, prévenants, auront parfois les traits d'une jeune fille toute mimi, d'une maman généreuse ou d'un sage à la robe safran... En France, vos parents vous ont sans doute répété: "n'accepte pas de chocolats d'un inconnu, ne bois pas une boisson offerte par un inconnu, ne prête pas d'argent à un inconnu..." Mais arrivés en Inde, vous allez boire un chaï chez le premier venu, donnez 100 roupies à des inconnus ("oh, deux euros"), suivez le premier type qui vous dit que "non, le guichet n'est pas ici, mais là-bas" alors que c'est écrit là devant vous "international tourists office".. POURQUOI? En donnant 50 ou 100 roupies, vous pensez être généreux et aider qq, en fait, vous affichez ainsi votre mépris de la valeur de l'argent et du salaire que gagne difficilement beaucoup de gens en Inde . Vous lancez un message: "Je suis riche à un point où me délester de 100 roupies ne me fait rien". 100 roupies, c'est comme 10€ de pouvoir d'achat de base en Inde. Que penseriez-vous d'un étranger qui vous balancerait un billet de 10 euros avec un sourire, au millieu d'une promenade sur les Champs-Elysées? En décembre dernier, un jeune français a disparu à Bombay et n'a jamais été retrouvé, après avoir retiré de l'argent au DAB, alors qu'il avait traversé le moyen-orient à vélo. Des touristes ont été détroussé mille fois après avoir été empoisonnés par des gens si gentils d'offrir un thé. Des touristes sont morts mystérieusement à Goa, au Rajasthan, des jeunes japonaises, allemandes et autres anglaises ont été violées au Rajasthan... Et moi-même qui vit en Inde, avec un ami indien, il m'est arrivé mille trucs horribles toute prévenue que je suis et en parlant le hindi. Surtout au Rajasthan! ALORS ATTENTION! L'Inde est un pays fascinant, mais cela ne doit pas vous faire oublier les règles de bases de précaution, et ne tombez pas dans une fascination béate ni un complexe néocolonialiste. Les Indiens se fichent pas mal de ce complexe: vous avez en face de vous des êtres humains et vous pouvez leur dire "non" ou les éconduire poliment mais sèchement sans être un horrible colon blanc raciste. Il faut savoir que certains Indiens vous considèrent comme des intouchables, des personnes impures dégoutantes qui mangent de la viande de porc et ne vous donneraient pas leur fille/fils à épouser pour tout l'or du monde! De plus, sachez que beaucoup d'Indiens gagnent bien plus d'argent que vous. L'Inde est un pays encore pauvre, mais il y a beaucoup de riches, très riches aussi, ne l'oubliez pas. En venant en touriste naïf assoiffé de rencontres "vraies avec des gens authentiques comme Gandhi et qui sont purs" vous êtes aussi ridicules aux yeux des Indiens que le sont les Japonaises hystériques de leurs sacs Vuitton en France. Vous êtes même une caricature. L'Inde est un pays extraordinaire car complexe, par une réserve naturelle pittoresque pour Occidentaux en mal d'exotisme. Soyez aussi prudent qu'en France, voire plus, car vous êtes un aimant voyant à arnaqueurs ;-) Enfin, une bonne fois pour toutes, pour les filles: mettez des manches courtes, oui, s'il fait chaud, mais cachez vos épaules, votre poitrine sous un foulard et vos jambes. Ca ne vous épargnera pas d'être attouchée: au Rajasthan, on vous attrapera la poitrine avec les mains en pleine rue et ça fait rire tout le monde sauf vous, même avec la dupatta :-( . Ca ne vous arrivera pas forcément, mais moi, j'ai vécu un an là-bas, et en dépit de ma "modestie", cela m'est arrivée X fois, et à mes amies européennes: c'est horrible! Soyez prudentes dans la foule, et surtout la nuit tombée. Enfin, porter des vêtements "sexy" ou courts parce qu'il fait chaud n'est en rien un acte féministe ou d'émancipation là-bas, ailleurs que dans les boites branchées des capitales: c'est plutot comme porter une pancarte "je suis une fille facile, je suis à vous". Evitez de sourire aux hommes, même si ça part d'un bon sentiment de votre part, cela sera perçu comme une invitation. Vous êtes prévenues! J'espère ne plus lire de messages ni entendre d'histoires d'arnaques minables en Inde 😕, c'est tellement regrettable: oublions le cliché de l'Inde généreuse, un pays où il est facile de voyager pour une femme seule. J'aime l'Inde comme j'aime la France, mais je ne fais pas confiance à tous les Français que je croise dans la rue. Et vous? Bon voyage bien éclairé! Shakti PS: Ne donnez rien aux personnes qui mendient avec un bébé: le bébé n'est généralement pas le leur, et pas une roupie n'ira au ébé, soyez- en sûr. Le bébé est un outil d'apitoiement et le credo de ces gens est "apitoyer plus pour gagner plus", quitte à mutiler le bébé si nécessaire, ou bien le laisser mourir de faim. Avez-vous remarqué que ces bébés ne pleurent jamais? Offrez plutôt un samosa ou des biscuits aux enfants errants, ou bien de la monnaie aux personnes âgées qui mendient. J'offre quelquefois un plat de nouille ou un chai aux enfants errant ou travaillant pour un salaire de misère sur les marchés de Delhi, et ils acceptent modestement et vont manger avidement sans cérémonie deux pas plus loin. Ils en ont vraiment besoin et vous leur ferez plaisir (même s'ils ne le montrent pas, ils ont leur fierté comme nous), une petite lumière dans leur vie bien difficile, et ça, personne ne leur volera.
Thaïlande: personne n'est à l'abri... English translation pending
by Sidartha · 2008-07-26 · 254 replies
bon, tout d'abord, sachez que je ne suis pas trop du genre à me devoiler, surtout lorsque la douleur est terrible comme actuellement, pourtant, après une nuit de reflexion, je me suis dit que cette histoire, mon histoire pourra servir à certains d'entres vous.... combien de fois avons nous mis en garde nous les "vieux" de Bangkok ou aussi en âge... et donc quelques experiences, les jeunes loups nouveaux arivants sur la planete thai....

Et bien il faut savoir que tout est possible, meme pour les plus belles histoires, voila donc 4 ans que ma vie se passait a merveille avec "elle", (divorcée, elle a tout quitter: maison, 4 enfants - sans les abandonner je précise !! -, voiture qui lui appartenait, etc.... alors que je n'existais pas encore pour elle, bcp de courage donc lorsque l'on a une vie "confortable"), ce n'est qu'un an plus tard que nous nous sommes rencontres, depuis, quasiment aucun soucis malgre notre situation tres differente mais nos envies (95%) communes et la volonte d'aller jusqu'au bout; 4 annees "d'echanges" fromidables, d'apprentissage d'une culture (parce que malgre mes 10 annees passes à frequenter le siam, je n'en n'avait pas decouvert grand chose avant de viovre avec elle....). Rencontres a l'arret d'un bus, son sourire m'avait litterallement envoute, nous nous sommes revus, echanges un telephone, puis moins rapidement nous avions fait conaissance et "plus", malgre tous les obstacles à franchir (famille, enfants, divorce - pour elle - nous étions parvenus a un bel equilibre d'autant que sa famille m'avait "adopte", ses enfants encore plus, ils m'appellaient "papa"....

nous avions visites 2 fois la france (passant l'epreuve des visas à chaque fois sur le fil), une France qu'elle adorait, pour laquelle elle avait appris la langue durant 3 ans alors meme qu'elle travaillait dur, tres dur, il lui en a fallu du courage (et je dis pas çà parceque c'etait "elle"), je pese mes mots pour avoir vu sa souffrance, mais elle voulait en passer par la !!

Elle s'est mis à prendre des cours de cuisine dans une ecole de bangkok renommé, tres renomme, je lui payais ses cours bien entendu selon un commun accord, puis les enfants qui de ce fait vivaient alors chez ses beaux parents, à quelques heures de bangkok nous rappellaient sans arret à l'ordre pour leur rendre visite.... revenir sur bangkok etait a chaque fois une vrai séparation même si ce n'etait que pour une semaine....

chemin faisant notre amour s'est enraciné jusqu'au moment ou..... il ya quelques temps (debut mai) les beaux parents s'en sont meles; lui faisant comprendre qu'il ne fallait pas qu'elle perde la ...face !!!! et oui, cette fameuse "face" (ne rigolez pas, c'est assez douloureux comme çà !) qui fait tout ici ! que maintenant qu'elle conaissait un farang, il fallait le faire "payer", que c'etait a lui de prendre en charge la totalite de la famille, les enfants, de refaire une nouvelle maison pour eux, de laisser à disposition notre terrain, de m'occuper du frere et de sa soeur, etc.....

le debut d'un engrenage qui n'en finit jamais, ensuite bient le reste, nouvelle voiture, nouveau ...

profitant d'une courte escapade en france ou j'ai du revenir pour des histoires perso de sante (famille), c'est comme çà que par email et msn, j'ai eu droit a un : "c'est fini", aussi bref que froid, aussi dure que triste, ses yeux pleins de larmes pour trouver le courage de me le dire en face (ou presque) les miens gorgés de pleurs qui vont me mettre une fois de pklus à l'epreuve.... continuant par un disours longtemps appris et repeter (?)après une dizaine de jour passe dans sa belle famille : je ne peux plus continuer comme çà, j'ai besoin d'aider ma famille, de leur apporter ce qu'elle me demande, d'être présente et malgré tout l'amour que j'ai pour toi, je dois retrouver la face !

Voilà, impossible de repondre quoi que ce soit, j'ai essayer de moderer ses ardeurs, mais rien y a fait, me repetant: "tu sais que quand je veux quelque chose, je le fais" "même si je dois aller dans le mur"

bref, pas besoin de m'étendre plus, je crois, a tous, jeunes, vieux, anciens, expats, nouveaux amoureux du pays, un seul conseil, ne croyez jamis (c'est dur de dire çà, moi qu iaime tant ce pays et cette culture, mais une culture si differente de la notre ......) votre compagne, que ce soit apres 1 semaine 1 mois, un an ou bien plus comme c'est mon cas, même si vous pensez "la mienne est differente" (je precise qu'elle ne travaillait pas dans un bar ni autre endroit de la sorte mais bien dans une usine de composants informatique), ce n'est pas vrai et meme si elle vous aime (car je sais qu'elle m'aime profondement) sachez etre clairvoyant et ne pas tout donner ce que vous avez en vous, dans votre ame aussi bien que dans votre coeur car tout peut arriver, a tout instant et tres brusquement, que la famille et encore plus la belle famile parfois domine tout, alors le monde vous tombe sur la tete, ans que vous vous en rendiez compte et il n'est pas toujours evident de s'en relever🙁

bien amicalement à vous tous
Hauts parleurs matinaux au Vietnam English translation pending
by Jeansellier · 2008-05-16 · 55 replies
Le matin il m est arrive frequemment d entendre des hauts parleurs a partir de 5h30 du matin parfois. On les entend aussi le soir diffuser de la musique cette fois.

Quel est le sujet evoque le matin ? s agit il d informations generales concernant la province, tout le pays, discours politique destine a la population ?autre theme ? j avoue que cela m intrigue.

Je suis sur que notre grand specialiste Abalone va nous donner la reponse

cdlt Jean
Anecdotes sur les américains! English translation pending
by Tchoupi14150 · 2008-05-04 · 214 replies
🙂bonjour! je part aux usa (dans l'ouest plus exactement ) dans un mois et je voulais savoir si certains d'entre vous avez des anecdoctes sur les americains! J'ai lu qu'ils s'agissaient de gens charmants et trés accueillant: est ce vrai? merci pour vos reponses
Recherche contacts "casse pas la tête" en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Gaet88 · 2008-04-26 · 25 replies
Bonjour

Voilà bientôt un mois que je suis arrivé sur le caillou, J ai rapidement commencé le boulot ( lendemain de mon arrivée🙁...) je ne suis pas passé par l'auberge de jeunesse... Le truc c'est qu'à ce jour je trouve ( selon mon vécu jusqu ici bien entendu) que les échanges et les contacts en particulier "inter-communauté" sont difficiles, je n 'ai peut être pas frappé encore aux bonnes portes..? en tout cas je ne me reconnais pas ( sans faire de généralité bien sur) dans le coté cote d'azur fricé, à fond sur l'image dans lequel évoluent une grande partie des "métro" (mais pas que..)! Je suis sur qu il y a d'autre façon de vivre et d'être en cette magnifique région...Alors si des personnes simples et ouvertes " Casse pas la tête" qui se fichent de quelle communauté on est issu mais dont l'importance c'est qui on est et non ce que l'on possède, souhaitent aller prendre un verre ou me filer des conseils sur les lieux ou plans sympas faîtes moi signe😉!!
Le tourisme de luxe ethnique English translation pending
by Kokonuth · 2008-03-17 · 201 replies
bonjour à tous!!!

je suis actuellement étudiante en master international du luxe et je me destine à une carrière dans le tourisme de luxe.

mon mémoire a pour sujet le tourisme de luxe ethnique.

je souhaite vous soumettre un petit questionnaire qui m'aiderait à approfondir mon mémoire.

merci d'avance pour vos réponses

questionnaire:

Que représente pour vous le tourisme de luxe ethnique ?

Y a t il une destination qui reflète bien ce tourisme ?

Connaissez vous des voyagistes ou chaînes d’hôtels spécialisé dans ce type de voyage ?

Avez-vous déjà voyagé de cette manière ?

Si oui, quel est votre ressenti ?

Pensez vous que ce type de tourisme nous offre une rencontre juste et sincère avec la population locale ?

Pensez vous que ce type de tourisme tend à un tourisme solidaire ?
Récit de trois semaines au Brésil English translation pending
by Carole73 · 2008-02-03 · 14 replies
En préparant mon voyage au Bresil, j'étais vraiment à la recherchede multiples informations ou conseils ou encore d'impressions......c'est pourquoi aujourd'hui je livre à mon tour mes impressions de ce beau voyage que j'ai effectué avec mon mari l'été dernier....

Les étapes : - Rio - Petite virée à Paraty - Salvador - Les chutes d’Iguazu - Le pantanal et Bonito - Retour à Rio.

RIO

Ancienne capitale (aujourd’hui c’est Brasilia), c’est une énorme ville : c’est la deuxième plus grande ville du pays derrière São Paulo.

Nous logions dans un petit hôtel face à la plage d’Ipanema (l’Hôtel Sol Ipanema : très bien !) : avec le recul, je pense que nous étions idéalement situés car le quartier d’Ipanema est vraiment un des quartiers les plus sécurisés de Rio où il fait bon se balader le soir, et à 1 heure ou 2 heures du matin sans craindre d’être agressé par un habitant des favelas……c’est en effet un quartier plutôt chicos et dont les favelas sont retranchés derrière un très grand lac !!!!! Certains diront que ce n’est pas authentique mais compte tenu du nombre d’agression à Rio, je pense quant à moi, que c’est parfait surtout que cela ne prive aucunement du côté authentique que l’on peut parfaitement visiter dans la journée ou en fin de soirée : c’est le cas du centre ville par exemple qui doit absolument être fait car il y a non seulement beaucoup de choses à voir mais en plus, c’est là que sont concentrés en pleine journée les habitants de Rio…..c’est là où ils travaillent…..toutefois, si vous lisez dans le routard qu’il est préférable de ne pas s’y balader le soir, croyez-les : ce n’est pas des blagues !!!! Quant à Copacabana, le quartier est génial : c’est très vivant et la plage est magnifique (tout comme celle d’Ipanema d’ailleurs) mais j’avoue qu’il existe un certain risque à s’y balader le soit tard…les favelas sont en effet très proches et les brésiliens eux-mêmes admettent le coté dangereux de Copacabana ! Les allées qui bordent la plage de Copacabana par contre nous ont semblé moins inquiétantes côté sécurité car ça grouille de resto et de monde…..il est du coup très agréable de s’y promener le soir ! En tout cas, nous n’avons eu aucun problème particulier à Rio….si l’on respecte les consignes de sécurité, on ne se fait pas forcément agresser : je pense que c’est bien de le dire car on peut lire beaucoup de choses très inquiétantes parfois sur la sécurité à Rio !

Que voir et que faire à Rio : aahhh làlà……tant de choses :

- Le célèbre christ de Corcovado qui se dresse sur le pic du Corcovado d'une hauteur de 710 mètres ….le Christ quant à lui mesure 38 mètres de haut…..et est l’œuvre de l’architecte brésilien Silav Costa mais aussi d’un français : le sculpteur Paul Landowski. Ne faites pas comme nous : faites le absolument un jour de ciel dégagé car sinon, on n’a pas le plaisir d’admirer la vue…..

- Le pain de sucre, ce pic rocheux de 395 mètres qui est avec le Christ de Corcovado le symbole de Rio. De son sommet, on a une vue magnifique sur Rio….. C’est de là également que l’on peut prendre l’hélicoptère, ce que nous avons fait, car c’est beaucoup moins cher qu’en France ou en Europe : 60 euros pour 10 minutes d’hélicoptère !! Et c’est …….vraiment génial !

- Le quartier de lapa…dangereux également le soir…

- Le quartier et la plage de Copacabana De la plage de Copacabana, on a une vue sur le pain de sucre….et le quartier de Copacaban est très vivant, pleins de boutiques.....

- Le centre : à ne pas louper car l’ambiance y est totalement différente des quartiers de bord de plage que sont Ipanema ou Copacabana : c’est là toutes les populations de Rio sont réunies, qu’ils se côtoient : en clair, c’est là où les gens travaillent ! Ne pas le faire, il me semble que c’est n’avoir qu’une vision partielle de la ville de Rio…..

A y voir notamment :

- Le Palácio Tiradentes : l'actuelle Assemblée Législative de Rio de Janeiro, ancienne prison où fut enfermé le Tiradentes, le héros de l'indépendance nationale.

- Le couvent Santo Antonio et de Sao Francisco : impressionnant ……architecture coloniale et intérieur bordé d’or…..

- Le théâtre municipal de Rio de Janeiro

- Les puces

Et tout simplement……s’y promener au gré des ruelles….. C’est vrai que certaines rues sont parfois en mauvais état ….et certains immeubles mériteraient totalement d’être rénovés mais je crois que ça ne doit pas vous décourager de faire cette visite….

- Le quartier de Santa Teresa Il s’agit du quartier que l’on voit souvent dans les reportages à travers le célèbre « bondinho » (tramways), brinquebalant ses passagers sur son viaduc et le long des pentes raides du quartier, p Passagers parmi lesquels les plus aventureux ou les moins fortunés voyagent accrochés à l'extérieur de la rame, sans débourser un sou. On peut y voir de très belles perspectives sur la ville de Rio. A faire plutot en début d’après midi car là également, ce quartier est entouré de favelas ! Nous y sommes arrivé en fin de soirée et nous n’avons malheureusement pas du coup osé sortir du périmètre protégé par des policiers……

- LA PLAGE et la mer !!!!! Aaaaahhhh……en voilà une belle plage ……et la mer est belle et j’avoue que contrairement à ce qu’on peut parfois lire, nous ne l’avons pas trouvé polluée…..donc, à faire absolument : prendre un petit bain de mer à Ipanema ou Copacabana……m’enfin, « bain de mer », c’est tout de même très raccourci car en pratique, la mer est plutôt dangereuse et on se retrouve souvent face à des rouleaux d'environ 2 ou 3 mètres….Arnaud en a d’ailleurs fait les frais hé hé avec une bonne petite claque dans le bas du dos…..

- Le jardin botanique Très beau jardin à visiter pour ses immenses palmiers…et ses superbes nénuphars….et surprise de la visite : le jardin botanique étant à la frontière de la forêt de Tijuca, on peut y découvrir une multiplicité de petits singes sur le chemin…..

PARATY Que dire de Paraty…..en étant le plus franc possible : nous avons été déçus tous les deux….Paraty, c’est très mignon à voir car c’est un petit village colonial mais qui ressemble aussi à un petit village de pêcheur et surtout, une fois effectuée la visite de ce petit centre qui je le répète vaut tout de même le détour pour ses rues pavées et ses petites maisons colorées très typiques, il n’y a rien à voir….néanmoins, il parait que l’excursion en bateau qui vous emmène dans les criques des environs est à ne pas manquer !!!! En ce qui nous concerne, il ne faisait pas très beau et c’est vrai que du coup, nous n’avons pas été très tenté et avons préféré rejoindre Rio plus tôt que prévu…

SALVADOR Mon impression de Salvador : plus typique de Rio dans son architecture beaucoup plus marqué par le colonialisme portugais……tout au moins au centre historique, dans la ville haute ….c’est plein de petites maisons colorées, d’églises baroques et joli come tout ! Nous logions dans le quartier du Pelourinho, quartier principal dans le centre historique ….à l’hôtel Casa do Amarelindo tenu par un français (
http://www.casadoamarelindo.com/fr/index.htm) : très bel hôtel, assez luxueux en fait…. Ce qui est dommage c’est que malgré un travail de restauration qui a été entrepris, lorsque l’on se ballade, on constate que beaucoup de maisons ou d’églises n’ont pas été restaurées et ne sont finalement pas mises en valeur…. Côté sécurité, bizarrement, nous nous sommes sentis moins à l’aise à Salvador qu’a Rio….le quartier historique est balisé à chaque coin de rue par des policiers qui quadrillent ainsi tous le centre….et au-delà, force est de constater que on se fait vite aborder par des mecs pas très rassurants comme on dit….du coup, je vous avoue que nous n’avons pas insisté beaucoup…. De même, nous avons été quelque peu froussards lorsque nous avons voulu descendre à la ville basse : nous avons pris « l’elevador » (ou funiculaire !) à partir de la ville haute….et arrivé en bas : surprise : maisons et quartiers totalement désert et en ruine….par terre, sur les trottoirs, des mecs étalés pas très en forme dont à notre avis certains drogués….du coup….nous avons fait chemin arrière et repris ce beau funiculaire qui n’attendais que nous !!!! Courageux hein ? Salvador est connu pour sa vie nocturne, son ambiance de fête…et c’est vrai que l’ambiance y est particulièrement musicale car il n’y a pas eu un soir où on n’a pas entendu le son du tambour…. On a également assisté à un spectacle typique : au programme : danse afro-bresilienne et capoeira notamment : c’était un spectacle touristique par excellence pas vraiment doté d’authenticité mais malgré tout, on en est ressorti contents ! On a également passé une journée sur une plage de Salvador : Itapua….. à une bonne demi-heure du centre de Salvador…..inévitable !!!!! mais là, plus du tout la même ambiance qu’a Rio : mer calme sans vague…..des cocotiers partout….et des plages remplies de familles ou groupe d’amis qui se réunissent sur de petites tables de bar disposées sur les bords de plage en sirotant….une bonne bière fraiche….la bière a finalement l’air d’être la boisson la plus prisée !!! On a donc voulu vivre au rythme des habitants et avons-nous-mêmes finis sur une de ces petites tables en dégustant un bon petit plat….aaahhh c’est vraiment dur la vie….

LES CHUTES D’IGUAZU Certains disent que c’est les plus belles chutes du monde….en ce qui me concerne, elles le sont même si je n’ai pas eu la chance de pouvoir comparer avec les chutes Victoria ou les chutes du Niagara…. Entouré d’une foret tropicale, pas moins de 200 chutes se succèdent sur 2, 5 kilomètres….tantôt de petites chutes, tantôt d’énormes chutes dont la célèbre et impressionnante « Gorge du diable » ! A chaque coin de buvette, vous pourrez apercevoir de nombreux coatis : il s’agit de petits mammifères ressemblant au raton laveur, mais avec un corps plus mince, une queue plus longue et un museau allongé et souple….et attention hé hé : ils sont très gourmands et on a pu assister à une scène où un coati, d’un bond surprenant, a surgi sur la table d’un touriste japonais pour lui voler son sandwich…..ce qui n’a pas beaucoup plu au japonais en question qui en plus n’était pas très rassuré…mais qui nous a beaucoup fait rire! Nous sommes resté 2 jours sur place : il est difficile de dire avec le recul si c’était trop…il est tout à fait possible de faire les chutes du côté brésilien et les chutes du coté argentin en une journée en partant tôt le matin car la visite coté brésilien est rapide mais le fait de rester 2 jours nous a permis de faire le parc aux oiseaux que l’on a tous les 2 particulièrement apprécié…et pourtant Arnaud il faut le dire n’était pas franchement partant au départ !!!! C’est pourtant à faire car vous n’aurez pas toujours l’occasion d’être à l’intérieur les volières parmi des perroquets en masse ou des toucans que vous pouvez presque toucher…… Nous en avons aussi profiter pour aller faire un tour du côté du Paraguay qui est tout proche…à la « Ciudad Del este » : la Ciudad Del este, c’est en fait une ville dont la particularité repose la vente de produits détaxés et notamment d'électronique à bas prix…ce serait aussi était la plaque tournante de tous les trafics d'Amérique Latine... et même selon certains une base secrète d'Al Quaida ! Pas très rassurant me direz vous….et bien non….là vraiment, vous êtes dans une autre dimension : la vraie Amérique latine comme on peut voir dans certains films hé hé…. Des mecs avec des têtes de vrais tueurs, des mecs se tenant sur des 4/4, armés jusqu’aux dents…..bref….après avoir fait un TRES rapide tour, on a immédiatement pris un bus pour rejoindre la ville très calme de Foz de Iguazu…ouf !!! Mais tout de même….pour ceux qui ont pour perspective l’achat d’un appareil photo, d’une camera ou autre…..je crois que ça peut vraiment valoir le coup ! Pour information, ça ferme très tôt : 17 h30 ou 17 H !

LE PANTANAL Le Pantanal est une région qui, la moitié de l'année, forme un immense marais qui représenterait la plus grande zone humide de ce type. Pendant la saison des pluies, d'octobre à mars, les eaux des hautes terres environnantes s'écoulent vers le Pantanal. L'"inondation" commence en décembre. Quand les eaux sont hautes (en mars dans le Nord, en juin dans le Sud), 70 % des terres sont submergées, soit une superficie de près de 200 000 kms² dans le bassin du Rio Paraguay. La faune du Pantanal est extrêmement riche : on y trouverait plus d'un tiers des 1 580 espèces d'oiseau cataloguées dans tout le Brésil dont les plus célèbres sont l'arara-azul et le tuyuyu (ou jabirus d'Amérique, oiseau symbole du Pantanal). On y compte aussi plus de 80 espèces de mammifères, dont les principaux sont le jaguar et le puma (mais ne comptez pas en apercevoir un….c’est très difficle de les surprendre !), le capivara, le loup à crinière (le « guara »), le capucin, le cerf, le singe hurleur, le tamanoir, le tapir, le paresseux, des loutres, le coati…. Surtout, c’est la région des caïmans yacaré (jacara) que l’on trouve en quantité impressionnante…..

La région regorge également de poissons dont le féroce Piranha…..que l’on a eu le plaisir de pêcher !!!!!!!! et ouaaaiiii, on est aventurier ou on l’est pas que voulez vous….y’a des tempéraments comme ça !!!! Pour la petite histoire, notre guide, pour les pêcher plus facilement, se plongeait dans un bon mètre d’eau dans cette vaste zone bourrée de piranha…..en réalité, les eaux sont tellement abondantes de nourritures que les piranha ne sont pas franchement affamés et vous pouvez donc en principe tranquillement y tremper votre doigt de pied….malgré tout, les petits bouts de viande qui nous servaient d’appât ont dans les 20 mn qui ont suivi le départ de notre belle activité de pêche pourtant été dévoré férocement et je peux vous dire que l’on sentais bien les petites quenottes attaquer le bout de viande !!!!

Ce petit panorama étant fait, il me semble ici utile de livrer nos impressions sur la faisabilité du Pantanal par ses propres moyens, je veux dire par là sans réserver de la France un mini-circuit, ce que très bêtement nous avons fait !!!!! Avant toute chose, je vous déconseille vivement l’agence Terra Brazil (http://www.tourisme-bresil.com/circuits-bresil/voyage_bresil.html) : on a tout bonnement eu l’impression de se faire avoir royalement mais vraiment royalement : concrètement, ces derniers vous facturent un prix qui tout en étant très cher vous semble sur le départ raisonnable compte tenu des prix pratiqués par d’autres agences mais une fois sur place, et bien vous avez le plaisir de vous trouvez dans une fazenda tout ce qu’il y a de plus simple (ce qui ne nous dérangeait pas sur le principe….si on n’avait pas payé tant !) et surtout avec des gens qui eux avaient réservé le même séjour et les mêmes circuit que nous dans une petite agence de Campo Grande et cela pour un prix de misère ! La fazenda était la « fazenda Santa Clara » (www.pousadasantaclara.com.br) située à 40 minutes de l’entrée de l’Estrada do Parque : concrètement, vous pouvez vraiment réserver et faire vous-même les choses puisqu’en fait la prestation de Terra Brazil consiste à venir vous chercher à l’aéroport de Campo Grande et à vous escorter au car qui vous emmène à l’Estarda Do parque, ce dont ont bénéficié de la même façon les personnes avec qui nous étions et qui avaient réservé dans une agence brésilienne à Campo Grande. Surtout, on a été déçue des excursions….le mec de la Fazenda était fort sympathique mais pas très investi dans son rôle de guide…..du coup, et bien, on a passé plus de temps dans la fazenda qu’en excursion….par obligation puisque les excursions étaient très limités dans le temps ! Bref, un peu déçue en ce qui me concerne même si j’étais ravie de faire le Pantanal….quant à Arnaud, il s’est carrément ennuyé si on doit être franc !

BONITO Bonito est située dans le sud-ouest du Mato Grosso do Sul, à un peu moins de 300 km de Campo Grande. Pour ceux qui projettent d’y aller, je n’ai pas trouvé le site si exceptionnel que ça : la grotte de lago azul est toute petite et vraiment pas très belle, l’estancia mimosa, et bien, c’est sympa : il s’agit en fait d’une forêt où on peut trouver quelques cascades mais à mes yeux, rien Le seul vrai site digne d’intérêt à mes yeux, c’est le Rio da Prata.

LE TEMPS Nous sommes partis fin août, début septembre (du 17 août au 7 septembre exactement) : c’était donc l’hiver mais la fin de l’hiver (qui va de juin à septembre)….à Rio, il a fait très beau et chaud la plupart du temps : le 1er jour était couvert et j’ai donc cru pouvoir me passer de crème solaire : le soir, j’étais couverte de coups de soleil hé hé…. et Arnaud aussi! Un pull est bien nécessaire le soir car il y a quand même un bon petit vent… A Salvador, plus au nord : très humide et très chaud, beaucoup plus qu’a Rio Dans le Pantanal : encore plus chaud ! Et à Iguaçu : frisquet puisque nous avions tous les 2 besoin de nos pulls et vestes ! En fait, plus on monte vers le nord et plus il fait chaud et plus on est dans le sud, plus il peut faire frisquet !

LA NOURRITURE 10/10 : c’était copieux et …..bon….. Un must à tester, c’est les restaurants dit à volonté (« rodizio ») où vous avez un accès illimité au entrées et ensuite, viande en boche également à volonté avec accompagnements à commander au choix (frites, oignons frits, manioc fris, bananes frites…..). C’est vraiment surprenant : les serveurs s'empressent autour des tables, chacun proposant son type de viande : boeuf, agneau, porc, poulet, saucisses, abs parfois ... des fins morceaux de viande de choix croyez-moi…..difficile de résister......

Côté plat, j’ai beaucoup aimé la moqueca de poisson, plat traditionnel : plat cuisiné à base de poissons qui est fait revenir avec des oignons, de l’ail et de la coriandre, dans du lait de coco et de l’huile de palme, le tout servi avec du riz et de la farine de manioc……un peu lourd mais…..délicieux !

Côté alcool, il faut signaler la « cachaça », la boisson traditionnelle brésilienne : il s’agit d’une eau de vie de canne à sucre qui se boit plutôt comme un digestif. La caipirinha est une émanation de la cachaça : c’est un petit apéritif très frais à base de cachaça et auquel on ajoute du citron vert, du sucre et de la glace pilée : c’est très désaltérant et pas mauvais du tout cette petite boisson !!! Et …..la bière…..les brésiliens en consomment beaucoup et plus que tout le reste en fait…..

Pour ceux qui préfèrent les boissons non alcoolisées, j’ai beaucoup apprécié les jus de fruits naturels…..y’en a pour tous les gouts : à base de fraise, papaye, guarana….mais mon préféré reste celui à la mangue…hhhmmmm…..et pour information : ces préparations sont bien sur à base d’eau dont on ne sait pas vraiment s’il s’agit d’eau en bouteille ou non (plutôt non d’ailleurs !) mais je n’ai jamais été malade….vraiment…et j’en ai pourtant abusé de ces petits jus de fruits !!!!

MES REGRETS, CE QUE J’AURAIS PREFERE FAIRE….. - A Rio : ne pas avoir fait une ballade dans la magnifique forêt de Tijuca autour du Corcovado - A Salvador : ne pas avoir assister à un « candomblé » : le candomblé est une des religions afro-brésiliennes pratiquées au Brésil mais également dans les pays voisins tels que l'Uruguay, le Paraguay, l'Argentine ou encore le Vénézuéla. Mélange subtil de catholicisme, de rites indigènes et de croyances africaines, cette religion consiste en un culte des "orixas" (prononcé "oricha"), les dieux du candomblé d'origine totémique et familiale, associés chacun d'entre eux à un élément naturel (eau, forêt, feu, éclair, etc.). Se basant sur la croyance de l'existence d'une âme propre à la nature, le candomblé a été introduit au Brésil par les multiples croyances africaines des esclaves issus de la Traite des Noirs entre 1549 et 1888. - Ne pas avoir fait le Mina Gerais et ses villes célèbres (Ouro Preto notamment) : avec le recul j’aurais préféré ne pas programmer Paraty et plutôt visiter quelques villes du Mina Gerais ! Mais ça dépend des goûts et de la période à laquelle vous vous rendez au Brésil car en été, il est probable que Paraty prenne toute sa dimension…et ça reste une petite ville qui a beaucoup de charme! - Je regrette de ne pas avoir faits l’Amazonie plutôt que le Pantanal : je m’étais torturée l’esprit avant de partir pour savoir s’il était mieux de faire le Pantanal ou l’Amazonie et comme j’avais lu très souvent qu’il était plus facile de voir les animaux au Pantanal, j’avais après maintes hésitations, opté pour le Pantanal. Or, avec le recul, je pense qu’il est largement préférable de faire l’Amazonie pour plusieurs raisons : si vous choisissez l’Amazonie, vous pourrez assister au spectacle fabuleux de la rencontre des eaux, c'est-à-dire à la rencontre entre le fleuve du Rio negro, aux eaux noires, et le Solimoes, jaune et limoneux qui fissionnent pour former l’Amazone, vous pourrez également visiter la ville de Manaus avec son théâtre somptueux ainsi que son port typique. Dans la foret, s’il est vrai qu’il est difficile de voir des bêbêtes, vous n’en voyez pas tant que ça non plus au Pantanal ou parfois de très loin….en Amazonie, vous aurez aussi la possibilité de côtoyer les habitants de la foret amazonienne…. - Bonito : il est difficile de dire s’il s’agit d’un réel regret mais à mon sens, seul le site de Rio da Prata vaut vraiment le détour…or, il y a tout de même 5 heures de route entre le Pantanal et Bonito, ce qui vous mange tout de même une journée….dans le cas d’un programme serré, je ne suis pas sure que cela vaille le coup….

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