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A la recherche d'association humanitaire à travers le monde English translation pending
Bonjour à tous,
Je me présente rapidement, je m'appelle Astrid j'ai 26 ans et je suis maman d'une petite fille de 4 ans. En préparant notre tour du monde je me suis rendu compte de l'importance que je voulais donner à l'humanitaire j'ai donc décidé de faire celui ci en fonction des associations que je rencontrerais plutot que de les rencontrer en fonction de mon voyage.
Consciente qu'il ne sagit pas d'arriver les mains dans les poches en prétendant vouloir sauver le monde 🤪 Je suis en train de préparer un projet en rapport avec la photo et l'animation, au final il sagira de trouver un thème, de monter des scènes en fonction du thème choisi et de faire un montage photo. Une fois le montage fini je proposerais de les vendre (via un blog) et les bénéfices seront reversés directement à l'asso avec laquelle j'aurais crée ce projet. Je compte adapter ce projet en fonction de 3 types de public :Les enfantsLes adultes handicapés Les femmesSi mon projet (bien que très lointain je l'avoue) vous intéresse merci de me contacter, je commence tout juste à le monter.
Possibilité de développer ce projet avec d'autre type d'asso ou d'ONG (animaux, patrimoine culturel), il faudra en discuter :)
Attention je voyagerai avec ma fille qui aura entre 7 et 8ans au moment du départ :)
Je me présente rapidement, je m'appelle Astrid j'ai 26 ans et je suis maman d'une petite fille de 4 ans. En préparant notre tour du monde je me suis rendu compte de l'importance que je voulais donner à l'humanitaire j'ai donc décidé de faire celui ci en fonction des associations que je rencontrerais plutot que de les rencontrer en fonction de mon voyage.
Consciente qu'il ne sagit pas d'arriver les mains dans les poches en prétendant vouloir sauver le monde 🤪 Je suis en train de préparer un projet en rapport avec la photo et l'animation, au final il sagira de trouver un thème, de monter des scènes en fonction du thème choisi et de faire un montage photo. Une fois le montage fini je proposerais de les vendre (via un blog) et les bénéfices seront reversés directement à l'asso avec laquelle j'aurais crée ce projet. Je compte adapter ce projet en fonction de 3 types de public :Les enfantsLes adultes handicapés Les femmesSi mon projet (bien que très lointain je l'avoue) vous intéresse merci de me contacter, je commence tout juste à le monter.
Possibilité de développer ce projet avec d'autre type d'asso ou d'ONG (animaux, patrimoine culturel), il faudra en discuter :)
Attention je voyagerai avec ma fille qui aura entre 7 et 8ans au moment du départ :)
Travailler 6 mois en Suisse et voyager "petit budget" 6 mois... English translation pending
Bonjour...je cherche des conseils des personnes qui, j’espère, vivent ou ont vécu une expérience similaire. Je souhaiterais travailler que 6 mois en Suisse (actuellement je bosse depuis 12 ans dans la même boîte, et moi je ne peux plus!), et partir en voyage "petit budget" pour 6 mois en Asie ou Amérique du Sud, et ça pour les, au moins, 10 ans à venir. Par contre je me rend compte que, même si je pars 6 mois à l'étranger, je dois quand même continuer à payer mes impôts, caisse maladie obligatoire et 3ème pilier, car je resterais domicilié en Suisse. Après il y a la difficulté de trouver un travail temporaire tous les 6 mois, et encore, trouver une chambre pour me loger pendant ces 6 mois que je travaillerais en Suisse.
Si non, quelle autre possibilité existe? rendre mes papiers a ma commune d'origine tous les 6 mois? est-ce que j'aurais de l'aide chômage pour m'établir et trouver un nouveau job temporaire (si jamais je ne le trouve pas depuis l'étranger)?. Est-ce quelqu'un pourrait me donner un coup de main pour m'aider à bien saisir la dimension bureaucratique d'une tel décision et mode de vie?
Merci.
Si non, quelle autre possibilité existe? rendre mes papiers a ma commune d'origine tous les 6 mois? est-ce que j'aurais de l'aide chômage pour m'établir et trouver un nouveau job temporaire (si jamais je ne le trouve pas depuis l'étranger)?. Est-ce quelqu'un pourrait me donner un coup de main pour m'aider à bien saisir la dimension bureaucratique d'une tel décision et mode de vie?
Merci.
Toulouse - Burkina Faso pour transport de livres scolaires English translation pending
Bonjour,
Je cherche des gens qui feraient le voyage Toulouse Ouagadougou d'ici le mois d'Octobre et qui n'aurais pas rempli leurs valises jusqu'au poids autorisé..... Je vous explique, je pars en mission humanitaire à partir d'octobre 2012 dans une école et j'essaye d'acheminer des livres scolaires pour l'association qui m'accueille. Or, passer par un transporteur est très cher et moi je sais que je ne pourrais pas tout emmener.... Donc si vous avez des bons plans, des idées ou quelques kilos restants pour boucler votre valise, merci de me faire signe!
Je cherche des gens qui feraient le voyage Toulouse Ouagadougou d'ici le mois d'Octobre et qui n'aurais pas rempli leurs valises jusqu'au poids autorisé..... Je vous explique, je pars en mission humanitaire à partir d'octobre 2012 dans une école et j'essaye d'acheminer des livres scolaires pour l'association qui m'accueille. Or, passer par un transporteur est très cher et moi je sais que je ne pourrais pas tout emmener.... Donc si vous avez des bons plans, des idées ou quelques kilos restants pour boucler votre valise, merci de me faire signe!
Partage container du Havre vers Buenos Aires English translation pending
bonjour
je cherche à partager un container 40 pieds HC pour traverser a priori du Havres vers Buenos Aires vers Sept-oct 2012.
J'ai déjà des devis et d'autres en cours, cette solution est pour moi la moins chère et la plus sécurisée par rapport au passage en roulier
Mon véhicule est un transporter VW rehaussé et rallongé, il reste de la place pour un deuxiéme véhicule, 4X4 ou camping-car ou autre..
N'hésitez pas à vous faire connaitre !
A+
N'hésitez pas à vous faire connaitre !
A+
Langue bambara: ouvrage monumental (Mali) English translation pending
Nouveau dictionnaire bambara-français
Le bambara (bamanankan) – la langue la plus parlée au Mali – fait partie des parlers manding. L’ensemble des parlers manding appartient au groupe mandé. A l’intérieur du groupe mandé, les parlers manding sont classés pami les langues mandé de souche mandé-ouest. En ce qui est la classification externe des langues mandé, elles appartiennent à la famille Niger-Congo. Sous ses variantes proches, le bambara est aussi parlé au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Comme langue maternelle, et aussi, et de très loin, comme langue seconde, les trois quarts environ de la population malienne l’utilisent aujourd’hui, et on peut sans doute compter actuellent entre 15 et 20 millions de locuteurs. Plusieurs facteurs ont joué et continuent de jouer en sa faveur : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion de la religion musulmane, l’essor du commerce, et enfin l’utilisation du bambara croissante sur les marchés ou dans les cours d’écoles. Le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national. Si le français est la langue de la modernité et de l’écrit, le bambara, par rapport aux langues locales liées à l’oral et à la tradition, figure comme une autre langue d’accès à la modernité. La langue de l’ancien colonisateur, seule langue officielle de l’Etat malien à ce jour, mais très peu maîtrisée par et à peine intégrée dans la population malienne, et le bambara occupent une position privilégiée et progressent en se complétant plus qu’en se concurrençant : l’administration est en français, mais le fonctionnaire est l’ambassadeur et le cheval de Troie du bambara, en s’exprimant en bambara et non en français pour se faire comprendre. Ainsi, le bambara est, en quelque sorte, la seconde langue du pouvoir. Et n’oublions pas que les Maliens et Maliennes attachent beaucoup d’importance à leur histoire : le bambara est l’emblème d’un empire très connu encore aujourd’h ui, à savoir l’empire de Sunjata Keïta au XIIe siècle que la tradition orale manding – à travers ses griots – ne cesse de raconter et transmettre de génération en génération. Le bambara est ainsi le représentant direct de la grandeur du passé, et en garde le prestige incontestée. Il est donc à la fois une langue véhiculaire (lingua franca) et une langue de prestige et de culture. Ces deux fonctions lui attribuent un statut particulier, de plus, le bambara permet la promotion sociale ou individuelle, la langue de la ville, la langue de la radio (depuis 1991, le développement des radios privées s’est aussi beaucoup fait en faveur du bambara) et de la télévision.
Ce nouveau dictionnaire bambara-français est fondé sur le bambara standard, donc celui des villes (surtout Bamako et Ségou). Il est très complet, de presque 1.200 pages. Son introduction, très précise (60 pages), indique de manière claire comment utiliser le dictionnaire et donne la liste des sources utilisées (33o sources différentes en total) : écrites et orales, anciennes et actuelles, en bambara standard et en bambara local, publiées et inédites, telles que lexiques et dictionnaires, manuels et grammaires du bambara en français et en bambara, travaux de description linguistiques, textes littéraires de griots et de conteurs, récits cynégétiques, recueils de proverbes, romans et nouvelles, pièces de théâtre, émissions de radio, informations recueillies auprès de locuteurs ailleurs qu’à Dougoukouna, textes enregistrés auprès de personnes âgées du village de Dougoukouna (village situé à 10 kms de Ségou, en plein milieu de l’ancien Royaume bambara de Ségou), littératures ethnologique et historique, journaux et revues, brochures de post-alphabétisation, brochures religieuses musulmanes et chrétiennes, documents pédagogiques pour les écoles en bambara, ouvrages et articles scientifiques, etc. etc. etc. Précisément, les sources les plus utilisées sont les suivantes : les enquêtes de longue haleine à Dougoukouna, les dictionnaires du Père Charles Bailleul ("Dictionnaire bambara-français", 3e édition corrigée ; voir la note 1 en bas de page), le recueil de proverbes du même auteur ("Sagesse bambara, proverbes et sentences" ; voir la note 2 en bas de page) et le "Kibaru", premier et principal journal en bambara, qui, depuis 1972, fournit une documentation abondante : à ce jour près de 500 numéros, soit environ 5.000 pages de texte.
Donc, la quasi-totalité de cet ouvrage est consacrée à la partie principale, les entrées présentées dans l’alphabet officiel (1.000 pages). A la fin de l’ouvrage, on trouve un index abrégé français-bambara (120 pages). En ce qui est l’entrée bambara dans le détail, sa présentation suit selon plusieurs différentes rubriques : 1. d’abord, l’entrée lexicale est présentée en gras et en notation des tons, suivie éventuellement d’indications phonétiques entre crochets sur la prononciation du terme ; 2. l’appartenance grammaticale (indiquée en italiques) ; 3. l’origine empruntée ; 4. l’étymologie (entre barres obliques) ; 5. la glose ; 6. les exemples (phrase ou expression, suivie de deux lettres majuscules ou d’un nombre indiquant la source de référence, puis la traduction) ; et 7. les remarques diverses.
Quant à la notation des tons (qui n’apparaissent pas dans l’écriture officielle), il faut dire que si l’entrée est de schème H(aut), c.à.d. comportant une succession ininterrompue de tons hauts (notés par l’accent aigu), seul le premier ton est indiqué : súruku "hyène" (= tous les trois voyelles portent le ton haut) ; si l’entrée est de schème A(scendant), c.à.d. comportant un ou plusieurs tons bas (notés par l’accent grave) suivis d’un ou plusieurs tons hauts, seules les syllabes basses qui précèdent la ou les syllabes hautes sont notées : mùso "femme" (= la voyelle o porte aussi le ton bas), làtàràsàji "parfum liquide utilisé par les marabouts" (= tous les voyelles a portent le ton bas mais la voyelle finale i porte le ton haut), fèlèfala "balancer, faire balancer, osciller" (= les voyelles e portent le ton bas, les voyelles a portent le ton haut). Ces deux configurations tonales H et A (nommées schèmes majeurs) regroupent une large majorité des entrées, qu’il s’agisse de mots simples ou de mots complexes. Au cas où une entrée n’appartiendrait pas à l’un de ces deux schèmes majeurs, c.à.d. dans tous les autres cas, les tons sont indiqués sur chacune des voyelles : kólókòtó "qui ne recule devant rien, malfrat", tàrétàré "félicitations, hourrah, enthousiasme", dàmájìrá "faire le maximum, faire tout son possible ; maximum" ...
Au fond, cet ouvrage volumineux excelle par l’immense nombre de ses entrées et des exemples fournis et fera sans doute date dans l’histoire de la langue bambara.
Si on veut adresser une petite critique, une toute petite seulement, c’est donc la suivante : chez Bailleul, les morphèmes des mots dérivés et composés sont séparés par un point (et leur traduction en dessous du mot bambara) pendant que la césure entre ces morphèmes n’est pas indiquée par Dumestre (et leur traduction, à droite du mot bambara, succède à l’appartenance grammaticale, se trouvant entre barres obliques, les termes correspondant aux composants reliés entre eux par des tirets). Exemple :
Bailleul (p.153) : gàlò.mà.jira : n. "signe de malheur" (malheur.qui a.montrer)
Dumestre (p.361) : gàlòmàjira : n.compl. /malheur-qual.-montrer/ • "signe de mauvais augure, porte-malheur"
Chez Bailleul, même un débutant dans l’apprentissage de la langue bambara reconnaît à première vue que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments différents qui sont sans aucun doute : le nom gàlò "malheur", le suffixe de dérivation nominale -ma "qui a" et le verbe jira "montrer". En comparaison, chez Dumestre, c’est la rubrique ‘étymologie’ (entre barres obliques) seulement qui indique que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments dont le sens est "malheur", "qualif." (c.à.d. suffixe nominale de valeur qualificative) et "montrer". De plus, on peut certes reconnaître que ce mot composé figure sous l’entrée gàlò, mais on ne peut reconnaître la césure de ce qui reste, et ce, majira. Est-ce ma + jira ou plutôt maji + ra ou ... ? Bien sûr, c’est évident pour moi ou toute personne qui est familière avec le bambara, mais pour un débutant, ce n’est pas forcément évident. Dans ce cas, Bailleul est à mon avis plus clair dans l’information fournie.
Autre petit regret : chez Bailleul, on est informé sur la valence de tout verbe, c.à.d. si le verbe est transitif, intransitif ou réfléchi (par les sigles v.i, v.t et v.réf), chez Dumestre, on est informé qu’il s’agit d’un verbo-nominal (noté par v-n.) correspondant au fait que les verbes bambara ont, à un degré plus ou moins fort, l’aptitude à être employés comme des noms. Exemple :
Bailleul (p.27) : bàna n. "maladie" bàna v.i "tomber malade" bàna v.t "rendre malade"
Dumestre (p.83) : bàna v-n. • "être malade, rendre malade ; blesser, faire mal ; maladie"
Chez Bailleul, il apparaît clairement que le mot bàna peut être employé comme nom (bana juguyara "la maladie a empiré"), verbe transitif (sabara in bè n sen bana "ces chaussures me font mal aux pieds") ainsi que verbe intransitif (a banana kosèbè "il est tombé gravement malade"), par contre, chez Dumestre, le mot bàna est un verbo-nominal (v-n.), c.à.d. il peut être employé comme nom et comme verbe, mais si le verbe est transitif et/ou intransitif, on ne l’apprend pas. Cependant, pour un débutant et autres aussi, juste une telle information est très serviable.
Ce ne sont que détails. Toutefois, les mêmes ne diminuent en aucune manière la très bonne qualité de cet ouvrage qui est à recommander chaudement à tous ceux et celles qui veulent apprendre le bambara. Donc, je conseille à tout débutant de se procurer non seulement ce Dumestre mais aussi les deux Bailleul (1). Les deux ouvrages sont ainsi complémentaires ... et le fin du fin en ce qui est la langue bambara, sans aucun doute ! Un graaaaaand merci à toi, Gérard !
Dumestre, Gérard. 2011. Dictionnaire bambara-français, suivi d’un indexe abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. (disponible aussi en format ebook)
http://www.karthala.com/2466-dictionnaire-bambara-francais-suivi-d-un-index-abrege-francais-bambara-9782811105426.html
Le prix : 54 euros (en France), 67 euros (en Allemagne).
Gérard Dumestre, professeur émérite, a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. De 1976 à 2010, Dumestre a enseigné le bambara à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris. Il a publié Le bambara du Mali : Essais de description linguistique (1994) et une Grammaire fondamentale du bambara (2003), descriptions les plus détaillées et les plus complètes de cette langue, et deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances, chroniques maliennes, 2007). Il est aussi l’auteur, dans la série des "Classiques Africains", de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, épisode de l’épopée bambara, 1975 ; La geste de Ségou racontée par des griots bambara, 1979 ; Des bêtes et des hommes, chants des chasseurs mandingues, 2000). Un grand nombre de ses articles sur le bambara ont été publiés dans la revue Mandenkan.
VIVE LE BAMBARA !!!
Herbert
(1) Bailleul, Charles. Dictionnaire bambara-français. Troisième édition corrigée. Bamako, Editions Donniya, 2007, 476pp. Charles Bailleul. Dictionnaire français-bambara. Réimpression en août 2006. Bamako, Editions Donniya, 2006, 377pp. (2) Bailleul, Charles. Sagesse bambara, proverbes et sentences. Bamako, Editions Donniya, 2005, 463pp.

Le bambara (bamanankan) – la langue la plus parlée au Mali – fait partie des parlers manding. L’ensemble des parlers manding appartient au groupe mandé. A l’intérieur du groupe mandé, les parlers manding sont classés pami les langues mandé de souche mandé-ouest. En ce qui est la classification externe des langues mandé, elles appartiennent à la famille Niger-Congo. Sous ses variantes proches, le bambara est aussi parlé au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Comme langue maternelle, et aussi, et de très loin, comme langue seconde, les trois quarts environ de la population malienne l’utilisent aujourd’hui, et on peut sans doute compter actuellent entre 15 et 20 millions de locuteurs. Plusieurs facteurs ont joué et continuent de jouer en sa faveur : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion de la religion musulmane, l’essor du commerce, et enfin l’utilisation du bambara croissante sur les marchés ou dans les cours d’écoles. Le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national. Si le français est la langue de la modernité et de l’écrit, le bambara, par rapport aux langues locales liées à l’oral et à la tradition, figure comme une autre langue d’accès à la modernité. La langue de l’ancien colonisateur, seule langue officielle de l’Etat malien à ce jour, mais très peu maîtrisée par et à peine intégrée dans la population malienne, et le bambara occupent une position privilégiée et progressent en se complétant plus qu’en se concurrençant : l’administration est en français, mais le fonctionnaire est l’ambassadeur et le cheval de Troie du bambara, en s’exprimant en bambara et non en français pour se faire comprendre. Ainsi, le bambara est, en quelque sorte, la seconde langue du pouvoir. Et n’oublions pas que les Maliens et Maliennes attachent beaucoup d’importance à leur histoire : le bambara est l’emblème d’un empire très connu encore aujourd’h ui, à savoir l’empire de Sunjata Keïta au XIIe siècle que la tradition orale manding – à travers ses griots – ne cesse de raconter et transmettre de génération en génération. Le bambara est ainsi le représentant direct de la grandeur du passé, et en garde le prestige incontestée. Il est donc à la fois une langue véhiculaire (lingua franca) et une langue de prestige et de culture. Ces deux fonctions lui attribuent un statut particulier, de plus, le bambara permet la promotion sociale ou individuelle, la langue de la ville, la langue de la radio (depuis 1991, le développement des radios privées s’est aussi beaucoup fait en faveur du bambara) et de la télévision.
Ce nouveau dictionnaire bambara-français est fondé sur le bambara standard, donc celui des villes (surtout Bamako et Ségou). Il est très complet, de presque 1.200 pages. Son introduction, très précise (60 pages), indique de manière claire comment utiliser le dictionnaire et donne la liste des sources utilisées (33o sources différentes en total) : écrites et orales, anciennes et actuelles, en bambara standard et en bambara local, publiées et inédites, telles que lexiques et dictionnaires, manuels et grammaires du bambara en français et en bambara, travaux de description linguistiques, textes littéraires de griots et de conteurs, récits cynégétiques, recueils de proverbes, romans et nouvelles, pièces de théâtre, émissions de radio, informations recueillies auprès de locuteurs ailleurs qu’à Dougoukouna, textes enregistrés auprès de personnes âgées du village de Dougoukouna (village situé à 10 kms de Ségou, en plein milieu de l’ancien Royaume bambara de Ségou), littératures ethnologique et historique, journaux et revues, brochures de post-alphabétisation, brochures religieuses musulmanes et chrétiennes, documents pédagogiques pour les écoles en bambara, ouvrages et articles scientifiques, etc. etc. etc. Précisément, les sources les plus utilisées sont les suivantes : les enquêtes de longue haleine à Dougoukouna, les dictionnaires du Père Charles Bailleul ("Dictionnaire bambara-français", 3e édition corrigée ; voir la note 1 en bas de page), le recueil de proverbes du même auteur ("Sagesse bambara, proverbes et sentences" ; voir la note 2 en bas de page) et le "Kibaru", premier et principal journal en bambara, qui, depuis 1972, fournit une documentation abondante : à ce jour près de 500 numéros, soit environ 5.000 pages de texte.
Donc, la quasi-totalité de cet ouvrage est consacrée à la partie principale, les entrées présentées dans l’alphabet officiel (1.000 pages). A la fin de l’ouvrage, on trouve un index abrégé français-bambara (120 pages). En ce qui est l’entrée bambara dans le détail, sa présentation suit selon plusieurs différentes rubriques : 1. d’abord, l’entrée lexicale est présentée en gras et en notation des tons, suivie éventuellement d’indications phonétiques entre crochets sur la prononciation du terme ; 2. l’appartenance grammaticale (indiquée en italiques) ; 3. l’origine empruntée ; 4. l’étymologie (entre barres obliques) ; 5. la glose ; 6. les exemples (phrase ou expression, suivie de deux lettres majuscules ou d’un nombre indiquant la source de référence, puis la traduction) ; et 7. les remarques diverses.
Quant à la notation des tons (qui n’apparaissent pas dans l’écriture officielle), il faut dire que si l’entrée est de schème H(aut), c.à.d. comportant une succession ininterrompue de tons hauts (notés par l’accent aigu), seul le premier ton est indiqué : súruku "hyène" (= tous les trois voyelles portent le ton haut) ; si l’entrée est de schème A(scendant), c.à.d. comportant un ou plusieurs tons bas (notés par l’accent grave) suivis d’un ou plusieurs tons hauts, seules les syllabes basses qui précèdent la ou les syllabes hautes sont notées : mùso "femme" (= la voyelle o porte aussi le ton bas), làtàràsàji "parfum liquide utilisé par les marabouts" (= tous les voyelles a portent le ton bas mais la voyelle finale i porte le ton haut), fèlèfala "balancer, faire balancer, osciller" (= les voyelles e portent le ton bas, les voyelles a portent le ton haut). Ces deux configurations tonales H et A (nommées schèmes majeurs) regroupent une large majorité des entrées, qu’il s’agisse de mots simples ou de mots complexes. Au cas où une entrée n’appartiendrait pas à l’un de ces deux schèmes majeurs, c.à.d. dans tous les autres cas, les tons sont indiqués sur chacune des voyelles : kólókòtó "qui ne recule devant rien, malfrat", tàrétàré "félicitations, hourrah, enthousiasme", dàmájìrá "faire le maximum, faire tout son possible ; maximum" ...
Au fond, cet ouvrage volumineux excelle par l’immense nombre de ses entrées et des exemples fournis et fera sans doute date dans l’histoire de la langue bambara.
Si on veut adresser une petite critique, une toute petite seulement, c’est donc la suivante : chez Bailleul, les morphèmes des mots dérivés et composés sont séparés par un point (et leur traduction en dessous du mot bambara) pendant que la césure entre ces morphèmes n’est pas indiquée par Dumestre (et leur traduction, à droite du mot bambara, succède à l’appartenance grammaticale, se trouvant entre barres obliques, les termes correspondant aux composants reliés entre eux par des tirets). Exemple :
Bailleul (p.153) : gàlò.mà.jira : n. "signe de malheur" (malheur.qui a.montrer)
Dumestre (p.361) : gàlòmàjira : n.compl. /malheur-qual.-montrer/ • "signe de mauvais augure, porte-malheur"
Chez Bailleul, même un débutant dans l’apprentissage de la langue bambara reconnaît à première vue que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments différents qui sont sans aucun doute : le nom gàlò "malheur", le suffixe de dérivation nominale -ma "qui a" et le verbe jira "montrer". En comparaison, chez Dumestre, c’est la rubrique ‘étymologie’ (entre barres obliques) seulement qui indique que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments dont le sens est "malheur", "qualif." (c.à.d. suffixe nominale de valeur qualificative) et "montrer". De plus, on peut certes reconnaître que ce mot composé figure sous l’entrée gàlò, mais on ne peut reconnaître la césure de ce qui reste, et ce, majira. Est-ce ma + jira ou plutôt maji + ra ou ... ? Bien sûr, c’est évident pour moi ou toute personne qui est familière avec le bambara, mais pour un débutant, ce n’est pas forcément évident. Dans ce cas, Bailleul est à mon avis plus clair dans l’information fournie.
Autre petit regret : chez Bailleul, on est informé sur la valence de tout verbe, c.à.d. si le verbe est transitif, intransitif ou réfléchi (par les sigles v.i, v.t et v.réf), chez Dumestre, on est informé qu’il s’agit d’un verbo-nominal (noté par v-n.) correspondant au fait que les verbes bambara ont, à un degré plus ou moins fort, l’aptitude à être employés comme des noms. Exemple :
Bailleul (p.27) : bàna n. "maladie" bàna v.i "tomber malade" bàna v.t "rendre malade"
Dumestre (p.83) : bàna v-n. • "être malade, rendre malade ; blesser, faire mal ; maladie"
Chez Bailleul, il apparaît clairement que le mot bàna peut être employé comme nom (bana juguyara "la maladie a empiré"), verbe transitif (sabara in bè n sen bana "ces chaussures me font mal aux pieds") ainsi que verbe intransitif (a banana kosèbè "il est tombé gravement malade"), par contre, chez Dumestre, le mot bàna est un verbo-nominal (v-n.), c.à.d. il peut être employé comme nom et comme verbe, mais si le verbe est transitif et/ou intransitif, on ne l’apprend pas. Cependant, pour un débutant et autres aussi, juste une telle information est très serviable.
Ce ne sont que détails. Toutefois, les mêmes ne diminuent en aucune manière la très bonne qualité de cet ouvrage qui est à recommander chaudement à tous ceux et celles qui veulent apprendre le bambara. Donc, je conseille à tout débutant de se procurer non seulement ce Dumestre mais aussi les deux Bailleul (1). Les deux ouvrages sont ainsi complémentaires ... et le fin du fin en ce qui est la langue bambara, sans aucun doute ! Un graaaaaand merci à toi, Gérard !
Dumestre, Gérard. 2011. Dictionnaire bambara-français, suivi d’un indexe abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. (disponible aussi en format ebook)
http://www.karthala.com/2466-dictionnaire-bambara-francais-suivi-d-un-index-abrege-francais-bambara-9782811105426.html
Le prix : 54 euros (en France), 67 euros (en Allemagne).
Gérard Dumestre, professeur émérite, a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. De 1976 à 2010, Dumestre a enseigné le bambara à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris. Il a publié Le bambara du Mali : Essais de description linguistique (1994) et une Grammaire fondamentale du bambara (2003), descriptions les plus détaillées et les plus complètes de cette langue, et deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances, chroniques maliennes, 2007). Il est aussi l’auteur, dans la série des "Classiques Africains", de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, épisode de l’épopée bambara, 1975 ; La geste de Ségou racontée par des griots bambara, 1979 ; Des bêtes et des hommes, chants des chasseurs mandingues, 2000). Un grand nombre de ses articles sur le bambara ont été publiés dans la revue Mandenkan.
VIVE LE BAMBARA !!!
Herbert
(1) Bailleul, Charles. Dictionnaire bambara-français. Troisième édition corrigée. Bamako, Editions Donniya, 2007, 476pp. Charles Bailleul. Dictionnaire français-bambara. Réimpression en août 2006. Bamako, Editions Donniya, 2006, 377pp. (2) Bailleul, Charles. Sagesse bambara, proverbes et sentences. Bamako, Editions Donniya, 2005, 463pp.

Étudier dans une université américaine English translation pending
Bonsoir tout le monde!
Voilà, je voudrais savoir si certains d'entres vous savent comment intégrer une université américaine du type Columbia, Yale, Harvard... Quelles sont les conditions d'admissions, les prix sont-ils aussi élevés que l'on peut le penser ? Si certains ont eu une expérience, merci de me répondre!
CQordialement, Ryan
Voilà, je voudrais savoir si certains d'entres vous savent comment intégrer une université américaine du type Columbia, Yale, Harvard... Quelles sont les conditions d'admissions, les prix sont-ils aussi élevés que l'on peut le penser ? Si certains ont eu une expérience, merci de me répondre!
CQordialement, Ryan
Meilleur endroit pour dormir au Portugal? English translation pending
Bonjour,
Je planifie un voyage au Portugal en juin 2012. J'ai défini mon itinéraire mais je n'ai pas encore établit les endroits où j'allais dormir. Comme il y a plusieurs villes toutes intéressantes, je me demandais si vous aviez des préférences d'endroits où dormir parmi les villes suivantes :
Obidos - Nazaré - Tomar - Coimbra - Aveiro - Costa Nova - Douro (Amarante, Vila Real, Mateus, Pinhào, Sabrosa, Alijo) - Viseu - Garda - Monsanto - Marvao - Idanha-a-Nova - Castelo de Vide - Évora - Monsaraz - Praia da Rocha - Sagres - Portimao - Tavira - Faro - Sintra - Cascais - Estoril
Bien sûr, Lisbonne n'est pas une option... c'est obligatoire! De même pour Porto.
J'aime les villes architecturales avec de bon resto et une vie de quartier agréable le soir.
Vos coup de coeur ?
Alex
Je planifie un voyage au Portugal en juin 2012. J'ai défini mon itinéraire mais je n'ai pas encore établit les endroits où j'allais dormir. Comme il y a plusieurs villes toutes intéressantes, je me demandais si vous aviez des préférences d'endroits où dormir parmi les villes suivantes :
Obidos - Nazaré - Tomar - Coimbra - Aveiro - Costa Nova - Douro (Amarante, Vila Real, Mateus, Pinhào, Sabrosa, Alijo) - Viseu - Garda - Monsanto - Marvao - Idanha-a-Nova - Castelo de Vide - Évora - Monsaraz - Praia da Rocha - Sagres - Portimao - Tavira - Faro - Sintra - Cascais - Estoril
Bien sûr, Lisbonne n'est pas une option... c'est obligatoire! De même pour Porto.
J'aime les villes architecturales avec de bon resto et une vie de quartier agréable le soir.
Vos coup de coeur ?
Alex
Ferme écologique Rio Muchacho en Équateur English translation pending
bonjour, je suis actuellement a Canoa et je viens de passer trois jours dans la ferme ecologique Rio muchacho avec plusieurs autres voyageurs.Cette ferme soi disant ecologique beneficie d'une publicite bien maitrisee et largement diffusee qui la place en tant qu'exemple de l'agro-ecologie et de l'ecotourisme. Apres ce sejour, je pense pouvoir dire que cette reputation est largement usurpee. Je pense qu'ils confondent economie et ecologie.La permaculture est mise en avant sauf qu'il n'y a meme pas une parcelle de demo et pour ce qui est de l'agri bio une personne peu initiee peut se rendre rapidement compte qu'il n'y a pas grand chose de maitrise dans ce jardin.La partie animale fait peine a voir (trop de betail pour peu de nourriture).
D'un point de vue touristique, la ferme impose enormement de regles mais en oublie la generosite : les repas sont bien sur vegetariens et souvent a la limite du vegetarien -du tout! Quant aux activites prevues dans ce tour, ils se sont resumes a la fabrication d'une bague et la preparation d'un chocolat!!! Le tout pour 120 dollars pour deux nuits et trois jours!! l'ecologie a vraiment bon dos!!
En resume cette ferme bio reste une simple vitrine poussiereuse avec un peu de theorie et tres peu de pratique.
Le national geographic , le lonely planet et autres guide de voyage devraient revisiter cette ferme avant d'en faire une si grande pub.
il existe de tres bons manuels de permaculture et d'agri bio qui vous donneront une info bien plus complete et interessante
Mutation en Guyane English translation pending
hello!
J'ai vu de nombreux sujet sur les mutations EN en Guyane mais les messages étaient assez "vieux" donc j'ai décidé de poster ma propre question :)
J'ai demandé comme première mutation la Guyane (je suis stagiaire en anglais cette année) ce vœux de mutation est un vrai choix, je pense l'obtenir "assez facilement" dans la mesure ou j'ai mis tout mes points sur ce vœux. Bref, je me demandais quelle ville choisir? j'hésite entre Cayenne et Kourou comme beaucoup de monde!! mon cœur balance vers Cayenne car j'y ai vécu trois années fantastiques étant fille de militaire, je garde un souvenir merveilleux de ce département. Néanmoins, je trouve les offres immobilières moins chères sur Kourou, et j'ai un souvenir assez net d'une ville plus petite mais agréable. J'ai adoré Cayenne, mais je me demande si finalement je ne gagnerais pas en qualité de vie en choisissant Kourou. Cela dit j'ai également le souvenir d'une ville calme et beaucoup moins vivante que Cayenne! j'y ai vécu il y a 15 ans déjà!!!
finalement que me conseillez vous? j'ai été à l'école et au collège à Cayenne, j'étais encore bien jeune néanmoins je garde un souvenir très positif de cette ville. Je dois avouer avoir peur d'avoir gardé une image parfaite de ma vie à Cayenne, comme on en garde souvent lorsqu'il s'agit de notre enfance...
J'ai vu de nombreux sujet sur les mutations EN en Guyane mais les messages étaient assez "vieux" donc j'ai décidé de poster ma propre question :)
J'ai demandé comme première mutation la Guyane (je suis stagiaire en anglais cette année) ce vœux de mutation est un vrai choix, je pense l'obtenir "assez facilement" dans la mesure ou j'ai mis tout mes points sur ce vœux. Bref, je me demandais quelle ville choisir? j'hésite entre Cayenne et Kourou comme beaucoup de monde!! mon cœur balance vers Cayenne car j'y ai vécu trois années fantastiques étant fille de militaire, je garde un souvenir merveilleux de ce département. Néanmoins, je trouve les offres immobilières moins chères sur Kourou, et j'ai un souvenir assez net d'une ville plus petite mais agréable. J'ai adoré Cayenne, mais je me demande si finalement je ne gagnerais pas en qualité de vie en choisissant Kourou. Cela dit j'ai également le souvenir d'une ville calme et beaucoup moins vivante que Cayenne! j'y ai vécu il y a 15 ans déjà!!!
finalement que me conseillez vous? j'ai été à l'école et au collège à Cayenne, j'étais encore bien jeune néanmoins je garde un souvenir très positif de cette ville. Je dois avouer avoir peur d'avoir gardé une image parfaite de ma vie à Cayenne, comme on en garde souvent lorsqu'il s'agit de notre enfance...
Cours du CNED: envoi des évaluations (voyage en Inde) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en février pour 2 mois en Inde avec mes 3 enfants (10, 8 et 2 ans), mes enfants suivent les cours par correspondance du CNED et Je me posais la question par rapport aux envois des évaluations.J'ai peur que ça ne mette trop de temps pour arriver jusqu'en France ou pire que les évaluations soient égarées en chemin. Quelqu'un pourrait me renseigner et me dire combien de temps met un courrier pour arriver jusqu'en France d'Inde. Si vos enfants ont aussi suivi les cours du CNED comment avez-vous fait pour vous débrouillez?
Merci d'avance 🙂
Je pars en février pour 2 mois en Inde avec mes 3 enfants (10, 8 et 2 ans), mes enfants suivent les cours par correspondance du CNED et Je me posais la question par rapport aux envois des évaluations.J'ai peur que ça ne mette trop de temps pour arriver jusqu'en France ou pire que les évaluations soient égarées en chemin. Quelqu'un pourrait me renseigner et me dire combien de temps met un courrier pour arriver jusqu'en France d'Inde. Si vos enfants ont aussi suivi les cours du CNED comment avez-vous fait pour vous débrouillez?
Merci d'avance 🙂
Cours privés à Taroudant English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de mettre en place une structure "privée" afin d'assurer des cours particuliers sur la Province de TAROUDANT et ceci à partir de septembre 2012.
Nous aimerions connaître les formalités indispensables.
Par ailleurs nous sommes à la recherche d'intervenants pour des missions de 03 mois (durée du visa), étudiants ou enseignants en retraite souhaitant passer l'hiver au chaud merci de nous contacter en PV.
Merci par avance pour votre soutien.
jean-Pierre et Delphine
Nous envisageons de mettre en place une structure "privée" afin d'assurer des cours particuliers sur la Province de TAROUDANT et ceci à partir de septembre 2012.
Nous aimerions connaître les formalités indispensables.
Par ailleurs nous sommes à la recherche d'intervenants pour des missions de 03 mois (durée du visa), étudiants ou enseignants en retraite souhaitant passer l'hiver au chaud merci de nous contacter en PV.
Merci par avance pour votre soutien.
jean-Pierre et Delphine
Quelle marque de 4x4 pour l'Asie Centrale? English translation pending
Bonjour,
je vais partir en europe de l'est puis asie centrale à partir d'avril prochain. Je ne me fais pas de soucis pour l'Europe mais pour les pays d'Asie centrale (turkmenistan, ouzbekistan, kazakstan, etc...), je me demande quelle marque de 4x4 acheter en fonction de ce que l'on peut trouver sur place. A quoi sont habitué les personnes dans ces pays pour les éventuelles réparations.
je pensais à un defender ou un toy HJ61 ou un truc dans le genre.
pouvez vous m'orienter?
Merci
Olivier
pouvez vous m'orienter?
Merci
Olivier
Voyage au Népal en juin pour une fille seule: trek et mousson? English translation pending
Bonjour,
je suis une fille seule et compte partir au Népal au mois de juin (seule date disponible). malheureusement je sais que c'est la période de mousson et donc qu'il est très difficile de faire un trek.
je voulais savoir si la mousson de juin empeche vraiment de faire quoi que ce soit ou si on peut quand même visiter la région népalaise, s'approcher des montagnes, voyager (je compte faire de l'itinérance de village en village en allant dans des auberges de jeunesse) et surtout rencontrer des gens en cette période.
je ne compte pas spécialement faire de long trek mais j'aimerai pouvoir aller dans les moyennes montagnes me balader.
est ce que partir au mois de juin est inenvisageable compte tenu de mes projets ? est ce que la mousson gâche complètement le voyage ?
merci beaucoup !
Hôtel Tryp Cayo Coco le 4 décembre English translation pending
Bonjour je part seul pour le tryp cayo coco le 4 décembre et j'aimerais savoir qui sera la en même temps que moi ....
Première expérience de croisière sur Costa (Favolosa) English translation pending
Nous aimerions bien tenter, par curiosité, une première "expérience - !" sur un Costa: le "Favolosa" en l'occurence .
Il doit bien avoir quelques-uns du "club Costa" à avoir déjà été dessus !
Il y a-t-il des ponts ou de zones de cabines à éviter (bruits, passages, accès, fumées, vibrations moteurs, balcons à visibilité limitée, etc ...) Temps d'attentes ou longueur des services de table moyens aux repas, en fonction des restaurants.? Choix possible d'un resto différent , pour varier, chaque soir? Longueur des files et des temps d'attente aux débarquements pour excursions ? (On n'aime pas particulièrement les "files" ou "lines") Animations de jour ? PiscineS :accès, facilités ? Présence de jacuzzi en plein air ? Merci d'avance pour d'éventuels autres 😉 "précieux tuyaux ou filons"😉
Il y a-t-il des ponts ou de zones de cabines à éviter (bruits, passages, accès, fumées, vibrations moteurs, balcons à visibilité limitée, etc ...) Temps d'attentes ou longueur des services de table moyens aux repas, en fonction des restaurants.? Choix possible d'un resto différent , pour varier, chaque soir? Longueur des files et des temps d'attente aux débarquements pour excursions ? (On n'aime pas particulièrement les "files" ou "lines") Animations de jour ? PiscineS :accès, facilités ? Présence de jacuzzi en plein air ? Merci d'avance pour d'éventuels autres 😉 "précieux tuyaux ou filons"😉
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal English translation pending
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
Dictionnaire illustré touriste? English translation pending
Bonjour à tous,
Existe-t-il un dictionnaire illustré touriste permettant de voyager à travers le monde?
Merci,
Josée
Existe-t-il un dictionnaire illustré touriste permettant de voyager à travers le monde?
Merci,
Josée
Recherche contact avec expatriés francophones à Phuket English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons à Phuket du 12 septembre au 28 septembre 2011, et nous aimerions à cette occasion faire connaissance avec des expats francophone. Les expats qui ont des enfants scolarisés à Phuket pourrait nous donner leur avis sur les différentes écoles présentes sur l'ile. Nous sommes déja au courant de se méfier des expats français, alors ceux qui veulent nous rencontrer dans le but de nous vendre quelque chose, merci de s'abstenir... Etant 17 jours sur l'ile, je ne manquerai pas de mettre mon avis à mon retour sur les écoles et donner tous les conseils que nous récolterons, je pense que ça pourra sans doute aider de futurs expats!!! Au plaisir de rencontrer certains d'entre vous. Nathalie
Nous serons à Phuket du 12 septembre au 28 septembre 2011, et nous aimerions à cette occasion faire connaissance avec des expats francophone. Les expats qui ont des enfants scolarisés à Phuket pourrait nous donner leur avis sur les différentes écoles présentes sur l'ile. Nous sommes déja au courant de se méfier des expats français, alors ceux qui veulent nous rencontrer dans le but de nous vendre quelque chose, merci de s'abstenir... Etant 17 jours sur l'ile, je ne manquerai pas de mettre mon avis à mon retour sur les écoles et donner tous les conseils que nous récolterons, je pense que ça pourra sans doute aider de futurs expats!!! Au plaisir de rencontrer certains d'entre vous. Nathalie
Nourriture à la douane américaine? English translation pending
Bonjour a tous. Nous quittons pour Wildwood dans 2 jours et je voulais savoir si on peut amener avec nous des mets préparé sans avoir de problème a la douane. Il s'agit de lasagne et de sauce a spaghetti a la viande. MErci de vos réponses et bonne journée.
Quel endroit, quel centre et quels prix pour plonger en Thaïlande? English translation pending
Bonjour tout le monde!!!
J'ai gagner un billet A/R pour le pays du sourire il y a quelques jours et je débarque tout juste a Bangkok. Je souhaiterai faire de la plongée sous-marine mais je ne connais absolument pas ce pays. A quel endroit je dois aller pour faire sa ??? Dans quel centre ??? et surtout a quel prix ???? J'ai 15 jours devant moi et un budget de 2000 Euros. Je souhaiterai aussi aller dans les îles du Golf. Est-il possible d'aller faite tout sa en même temps ?? Merci a tous pour votre aide
Tintin
J'ai gagner un billet A/R pour le pays du sourire il y a quelques jours et je débarque tout juste a Bangkok. Je souhaiterai faire de la plongée sous-marine mais je ne connais absolument pas ce pays. A quel endroit je dois aller pour faire sa ??? Dans quel centre ??? et surtout a quel prix ???? J'ai 15 jours devant moi et un budget de 2000 Euros. Je souhaiterai aussi aller dans les îles du Golf. Est-il possible d'aller faite tout sa en même temps ?? Merci a tous pour votre aide
Tintin
Visite de l'île de Mljet et Korcula en Croatie English translation pending
Bonjour
Nous aterrisons à Dubrovnik le 13/08, après un jour ou 2 à Dubrovnik, nous pensions aller sur l'ile de Mljet et Korcula.
Je ne sais pas s'il vaut mieux faire une excursion d'une journée à Mljet depuis Dubrovnik et aller le jour d'après à Korcula
Ou s'il est mieux de s'arreter à Mljet visiter, passer une nuit sur place puiq repartir le lendemain pour Korcula. Je regarde où dormir à Mljet mais j'ai l'impression qu'il y a peu de pension et que c'est un peu cher. est ce le cas?
Sinon auriez vous des adresses d'hotels ou pensions à Korcula agréable pour passer quelques jours et assez économique?
Pour le reste de la Croatie, je ne pensais pas réserver à l'avance, mais comme ce sont des îles et que c'est le mois d'Aout, que me conseillez vous?
Merci d'avance
Nous aterrisons à Dubrovnik le 13/08, après un jour ou 2 à Dubrovnik, nous pensions aller sur l'ile de Mljet et Korcula.
Je ne sais pas s'il vaut mieux faire une excursion d'une journée à Mljet depuis Dubrovnik et aller le jour d'après à Korcula
Ou s'il est mieux de s'arreter à Mljet visiter, passer une nuit sur place puiq repartir le lendemain pour Korcula. Je regarde où dormir à Mljet mais j'ai l'impression qu'il y a peu de pension et que c'est un peu cher. est ce le cas?
Sinon auriez vous des adresses d'hotels ou pensions à Korcula agréable pour passer quelques jours et assez économique?
Pour le reste de la Croatie, je ne pensais pas réserver à l'avance, mais comme ce sont des îles et que c'est le mois d'Aout, que me conseillez vous?
Merci d'avance
Axe de roue non compatible avec une remorque Bob Ibex English translation pending
Bonjour,
Me voila confronté à un petit problème deux semaines avant de partir en cyclotourisme ... Ma remorque Bob Ibex plus ne se monte pas sur mon vélo ! Je précise, on possède un vélo un peu spéciale puisqu’il s'agit d'un tandem (Lapierre X2-Race 2011) et que le moyeu de celui-ci se trouve plus gros qu'un moyeu traditionnel de VTT. Du coup l'axe fait 10 mm de diamètre contre 6 mm avec celui de l'attache rapide fourni par BOB Ibex ...
Un de vous à t'il déjà eu ce genre de souci ? Si oui comment a t-il solutionné le problème ?
Peut être un élément de réponse par ici: VOir lien
Merci bien .... Foux
Me voila confronté à un petit problème deux semaines avant de partir en cyclotourisme ... Ma remorque Bob Ibex plus ne se monte pas sur mon vélo ! Je précise, on possède un vélo un peu spéciale puisqu’il s'agit d'un tandem (Lapierre X2-Race 2011) et que le moyeu de celui-ci se trouve plus gros qu'un moyeu traditionnel de VTT. Du coup l'axe fait 10 mm de diamètre contre 6 mm avec celui de l'attache rapide fourni par BOB Ibex ...
Un de vous à t'il déjà eu ce genre de souci ? Si oui comment a t-il solutionné le problème ?
Peut être un élément de réponse par ici: VOir lien
Merci bien .... Foux
Retour de trois mois dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Après quelques années d'interruption, nous avons passé trois mois (Août-Septembre 2008, Juin 2010 et Juin 2011).
Des carnets de voyages seront peut-être établis plus tard, mais il m'a paru intéressant de vous faire part des tops et des flops de ces derniers trips. Les futurs voyageurs pourront y puiser quelques idées ou (surtout.......) éviter quelques pièges :
* Le top five : 1- 6 jours de randonnées à cheval de PAGE à ZION en passant par BRYCE (avec quelques déplacements en véhicule, les montures n'étant pas inusables) en Juin 2011 2 - MOAB et particulièrement CANYONLANDS pour la Jeep et le quad avec des pistes d'anthologie telles que SPRING CANYON BOTTOM, GEMINI BRIDGE (modérées) et surtout METAL MASHER, GOLD BAR RIM, POISON SPIDER, GOLDEN SPIKE5, CLIFF HANGER, KANE CREEK CANYON (difficiles) et tant d'autres. Septembre 2008 et Juin 2010. 3- LAC POWELL en bateau avec l'exploration (bateau et à pied) des fantastiques WEST CANYON, FORBIDING CANYON, CATHEDRAL et MOUNTAIN SHEEP CANYONS, FACE, LABYRINTH, GUNSIGHT, ANTELOPE et à un degré moindre NAVAJO CANYON. Juin 2010 et Juin 2011 4- ZION et le canyonning : NARROWS + ODERVILLE (sur deux jours nuit en backpacking, mais sans faire la partie basse des Narrows, surpeuplée), SUBWAY, ECHO CANYON, RED CAVE, MISERY CANYON, PARUNUWEAP CANYON - Septembre 2008 et Juin 2011 5- Deux jours (et une nuit) à cheval avec un Navajo dans MONUMENT VALLEY. Juin 2010
* Les plus belles randos en backpacking : - PARIA RIVER CANYON (4 jours) - Paria canyon near PAGE. 2011 - DEATH HOLLOW (3 jours) - Grand Staircase 2010 - COYOTTE GULCH (2 jours) - Glen canyon 2008 - HACKBERRY CANYON (2 jours) - Grand Staircase 2008 - SOUTH KAIBAB et remontée par NORTH KAIBAB (2 jours) - Grand Canyon - Juin 2010
* Les randos d'une journée : - WIRE PASS et BUCSKIN GULCH (on peut 2 jours) - Paria Canyon - OBSERVATION POINT - Zion - GOLDEN CATHEDRAL - Glen Canyon - CALF CREEK - UPPER et LOWER - Grand Staircase - DEAD HORSE POINT - Moab - SULPHUR CREEK - Grand Staircase
* Les slots : - BUSKIN GULCH - PEEK A BOO et SPOOKY GULCH - Grand Staircase - KANARRA CREEK - Kanarraville - LONG CANYON - Nord Est Lac Powell - Et surtout à PAGE : SECRET, STAIRCASE et PASSAGE (c'est fait par Slot canyons Adventure Hummer et c'est fun et superbe).......... Et vous ne serez que 6 au maximum. Juin 2011
* Les 5 plus grands flops : - YOSEMITE : Tout est accessible en voiture et c'est l'ORLANDO des parcs nationaux - ANTELOPE CANYON (Upper et Lower) - Septembre 2008. Pour les mêmes raisons. - MONUMENT VALLEY avec son véhicule - Toujours pour les mêmes raisons - Privilégiez jeep ou cheval avec les navajos. - CHINATOWN à SF : bel étalage de magasins et restaurants merdiques
* Parlons restaurants : SAN FRANCISCO : Excellents : MacCormick (pour ses poissons) et YANGK SING (il n'est pas à Chinatown mais à SOMA) pour ses dim sum et ELITE CAFE (Fillmore) avec de superbes spécialités cajun (jambalaya au top notamment).. A fuir : LORIES DINNER sur Powell (absolument infect) et tous les restaurants de Chinatown et Fishermans Wharf (ces deux quartiers sont à fuir tout court) Quelques quartiers sympas : MISSION, HAIGHT ASHBURRY, éventuellement NORTH BEACH. Des gueules bizarres dans les deux premiers mais ils ne vous mordront pas. PAGE : BONKERS (excellent) et Blue Buddha Sushi Lounge (superbe et un excellent tepannyaki) A fuir : KENS OLD WEST (un piège à tiouristes) et STROMBOLLIS. ZION : SPOTTED DOG CAFE (au Flaningans), SWITCHBACK A fuir : Oscars Cafe MOAB Pas grand chose de bon à part PASTA JAYS LAS VEGAS : L'hôtel à privilégier : LE MIRAGE (c'est le moins visité par les hordes de touristes) avec deux excellents restaurants : KOKOMO'S et le Brésilien (rodizio exceptionnel)
* ET POUR LA MUSIQUE : SAN FRANCISCO : - Biscuit and Blues sur Mason : souvent des pointures : Sonny Rhodes, Harvey Mandel et Nick Gravenites en Juin 2011) - Elbo Room sur Valencia (Mission) pour le punk et le métal. Excellent - Paradise Lounge dans SOMA. Surtout rock et punk et........ si vous n'avez pas peur. - Et toute une série de clubs dans SOMA Et n'oubliez pas de regarder la programmation du mythique Fillmore LOS ANGELES : Sur sunset autour des nos 8000 à 9000 : VIPER ROOM (dominante rock et punk), ROXY (rock), WHISKY A GOGO, CAT CLUB (punk et métal), HOUSE OF BLUES (blues et parfois punk et hard rock). LAS VEGAS : - Parfois des pointures au BB KIN (Mirage) ou au HOUSE OF BLUES (Madalay Bay). - O SHEA'S (casino pas à côté du Flamingo) : c'est pas très classe mais d'excellents groupes de rock - PBR derrière le BALLY'S PAGE : The Bowl : excellents groupes de rock locaux et souvent une ambiance qui décoiffe........et assoiffe.
A votre disposition pour tous autres renseignements. Cordialement Jean-Jacques
* Le top five : 1- 6 jours de randonnées à cheval de PAGE à ZION en passant par BRYCE (avec quelques déplacements en véhicule, les montures n'étant pas inusables) en Juin 2011 2 - MOAB et particulièrement CANYONLANDS pour la Jeep et le quad avec des pistes d'anthologie telles que SPRING CANYON BOTTOM, GEMINI BRIDGE (modérées) et surtout METAL MASHER, GOLD BAR RIM, POISON SPIDER, GOLDEN SPIKE5, CLIFF HANGER, KANE CREEK CANYON (difficiles) et tant d'autres. Septembre 2008 et Juin 2010. 3- LAC POWELL en bateau avec l'exploration (bateau et à pied) des fantastiques WEST CANYON, FORBIDING CANYON, CATHEDRAL et MOUNTAIN SHEEP CANYONS, FACE, LABYRINTH, GUNSIGHT, ANTELOPE et à un degré moindre NAVAJO CANYON. Juin 2010 et Juin 2011 4- ZION et le canyonning : NARROWS + ODERVILLE (sur deux jours nuit en backpacking, mais sans faire la partie basse des Narrows, surpeuplée), SUBWAY, ECHO CANYON, RED CAVE, MISERY CANYON, PARUNUWEAP CANYON - Septembre 2008 et Juin 2011 5- Deux jours (et une nuit) à cheval avec un Navajo dans MONUMENT VALLEY. Juin 2010
* Les plus belles randos en backpacking : - PARIA RIVER CANYON (4 jours) - Paria canyon near PAGE. 2011 - DEATH HOLLOW (3 jours) - Grand Staircase 2010 - COYOTTE GULCH (2 jours) - Glen canyon 2008 - HACKBERRY CANYON (2 jours) - Grand Staircase 2008 - SOUTH KAIBAB et remontée par NORTH KAIBAB (2 jours) - Grand Canyon - Juin 2010
* Les randos d'une journée : - WIRE PASS et BUCSKIN GULCH (on peut 2 jours) - Paria Canyon - OBSERVATION POINT - Zion - GOLDEN CATHEDRAL - Glen Canyon - CALF CREEK - UPPER et LOWER - Grand Staircase - DEAD HORSE POINT - Moab - SULPHUR CREEK - Grand Staircase
* Les slots : - BUSKIN GULCH - PEEK A BOO et SPOOKY GULCH - Grand Staircase - KANARRA CREEK - Kanarraville - LONG CANYON - Nord Est Lac Powell - Et surtout à PAGE : SECRET, STAIRCASE et PASSAGE (c'est fait par Slot canyons Adventure Hummer et c'est fun et superbe).......... Et vous ne serez que 6 au maximum. Juin 2011
* Les 5 plus grands flops : - YOSEMITE : Tout est accessible en voiture et c'est l'ORLANDO des parcs nationaux - ANTELOPE CANYON (Upper et Lower) - Septembre 2008. Pour les mêmes raisons. - MONUMENT VALLEY avec son véhicule - Toujours pour les mêmes raisons - Privilégiez jeep ou cheval avec les navajos. - CHINATOWN à SF : bel étalage de magasins et restaurants merdiques
* Parlons restaurants : SAN FRANCISCO : Excellents : MacCormick (pour ses poissons) et YANGK SING (il n'est pas à Chinatown mais à SOMA) pour ses dim sum et ELITE CAFE (Fillmore) avec de superbes spécialités cajun (jambalaya au top notamment).. A fuir : LORIES DINNER sur Powell (absolument infect) et tous les restaurants de Chinatown et Fishermans Wharf (ces deux quartiers sont à fuir tout court) Quelques quartiers sympas : MISSION, HAIGHT ASHBURRY, éventuellement NORTH BEACH. Des gueules bizarres dans les deux premiers mais ils ne vous mordront pas. PAGE : BONKERS (excellent) et Blue Buddha Sushi Lounge (superbe et un excellent tepannyaki) A fuir : KENS OLD WEST (un piège à tiouristes) et STROMBOLLIS. ZION : SPOTTED DOG CAFE (au Flaningans), SWITCHBACK A fuir : Oscars Cafe MOAB Pas grand chose de bon à part PASTA JAYS LAS VEGAS : L'hôtel à privilégier : LE MIRAGE (c'est le moins visité par les hordes de touristes) avec deux excellents restaurants : KOKOMO'S et le Brésilien (rodizio exceptionnel)
* ET POUR LA MUSIQUE : SAN FRANCISCO : - Biscuit and Blues sur Mason : souvent des pointures : Sonny Rhodes, Harvey Mandel et Nick Gravenites en Juin 2011) - Elbo Room sur Valencia (Mission) pour le punk et le métal. Excellent - Paradise Lounge dans SOMA. Surtout rock et punk et........ si vous n'avez pas peur. - Et toute une série de clubs dans SOMA Et n'oubliez pas de regarder la programmation du mythique Fillmore LOS ANGELES : Sur sunset autour des nos 8000 à 9000 : VIPER ROOM (dominante rock et punk), ROXY (rock), WHISKY A GOGO, CAT CLUB (punk et métal), HOUSE OF BLUES (blues et parfois punk et hard rock). LAS VEGAS : - Parfois des pointures au BB KIN (Mirage) ou au HOUSE OF BLUES (Madalay Bay). - O SHEA'S (casino pas à côté du Flamingo) : c'est pas très classe mais d'excellents groupes de rock - PBR derrière le BALLY'S PAGE : The Bowl : excellents groupes de rock locaux et souvent une ambiance qui décoiffe........et assoiffe.
A votre disposition pour tous autres renseignements. Cordialement Jean-Jacques
Voyage en camping-car en Croatie English translation pending
Nous sommes un couple de retraités aimant les voyages..nous possédons un camping car et après le Portugal etle Maroc nous voudrions partir en Croatie...quelques conseils nous seraient utiles..itinéraires ..sécurité...dépenses a prévoir..etc...merci de nous contacter si vous détenez des informations
De retour du Sri Lanka English translation pending
Voyage effectué du 27 janvier au 15 février 2011
Au départ nous devions voyager 10 jours avec un chauffeur et un guide, mais 1 jour avant le départ nous avons d'un commun accord annulé la prestation.
Nous ne regrettons rien, comme on le lit dans beaucoup de posts le Sri Lanka est vraiment un pays où l'on se déplace facilement mais lentement. Nous n'avons pas optimisé nos déplacements à cause du temps, comme beaucoup de personnes rencontrées, nous avons modifié notre itinéraire pour fuir la pluie. Voici un résumé de notre voyage avec les coûts des transports, guest houses et sites visités. Nous avons dormi dans des guest houses "petit budget" , elles étaient toutes équipées de moustiquaire sauf celles en montagne où les moustiques se font rares.
Billet avion : 465 € au départ de Paris, billet acheté directement sur le site Gulf Air, attention nous avons eu un débit de 18 € de frais bancaires mentionnés nulle part. 1 escale à Bareïn d'une heure à l'aller et de 4h30 au retour. Aucun retard. 1er jour : arrivée au Sri Lanka vers 4h, direction Négombo. Nuit au Star Beach : 1 000 lkr. Location de 2 vélos 200 lkr par vélo et promenade au marché du poisson, canaux, plage etc...2ème jour : départ pour Dambulla en taxi 7500 lkr, 3h30 à 4h de route. Visite du temple 1200 lkr/pers puis départ pour Sigiriya en tuk tuk 1000 lkr la course, visite en cours de route d'un jardin des épices gratuit (on a rien acheté donc on a donné un pourboire). Nuit Banana rest 2000 lkr petit déjeuner inclus - tel 060 2665055. La guest house se trouve à 3 kms du site et nécessite donc de prendre un tuk tuk pour s'y rendre.3ème jour : visite du site de Sigiriya 2325 lkr/pers. Nous avons fini la visite sous une pluie diluvienne, les marches n'étaient plus qu'un torrent d'eau. Retour en tuk tuk sur Dambulla 500 lkr (eh oui, moitié prix que la veille) et départ en bus pour Polonnaruwa 105 lkr/pers. Visite du site de Polonnaruwa 2325 lkr/pers, nous avons pris un tuk tuk 700 lkr car le site est grand et nous n'avions que l'après-midi pour le visiter. Nuit chez Manel guest house 1500 lkr - tel 027 222248, négociez car Mr Bandula est redoutable.4ème jour : départ pour Kandy par la route de Mihiyangana, beaux paysages. Environ 6h de bus sur des routes défoncées 210 lkr/pers. Vers 17h, danses Kandiennes 500 lkr/pers, sympa. Nuit chez Mrs Clément Dissanayake 1350 lkr - tel 222 5468, très tranquille. 5ème jour : visite du jardin botanique de Kandy sous la pluie. Dommage car il est magnifique, alors avec du soleil ? Nuit au Drop Inn 1350 lkr/pers - tel 077 5438955, il se trouve une rue au dessus de la guest house de Mrs Clément Dissanayake. Première fois que nous avions de l'eau chaude.6ème jour : Kandy Nanu Oya 160 lkr/pers et environ 4h de train. Beaux paysages, bien que l'arrivée se fasse dans les nuages et sous la pluie. Pour ma part le plus beau tronçon en train se trouve entre Hatton et Nanu Oya. Se mettre du côté droit pour voir un maximum de paysages. Tuk tuk Nanu Oya - Nuwara Eliya 150 lkr. Réservation faite à King Fern Cottage mais à l'arrivée on nous envoie à King Fern Bungalow. Prix de la chambre dble 2000 lkr accès internet gratuit, eau chaude. Wasantha 😎 est adorable, il est généreux et ce fut un vrai coup de coeur, aucun regret tel : 77 3208778 ou 52 2222983, voir commentaires sur tripadvisor. La pluie diluvienne ayant continué à tomber toute la nuit, nous avons décidé de modifier notre circuit et de remettre à plus tard notre progression dans le centre.7ème jour : depuis 3 jours, nous prenons des seaux d'eau sur la tête, nos vêtements et nos chaussure ne sèchent pas, le linge dans le sac à dos est humide. Nous décidons comme beaucoup de gens rencontrés de partir dans le sud pour fuir la pluie. Donc départ le matin vers Tangalle avec l'express de 7h. Malheureusement, il sera annulé, nous prenons donc le bus de 7h30 qui est arrivé déjà plein à Nuwara Eliya. Le trajet durera 6 h, debout, entassé comme des sardines avec 2 arrêts car la route étaient coupées suite aux intempéries de la nuit. Prix du trajet 210 lkr/pers. Nuit à Tangalle au Sea side 1000 lkr.8ème jour : location d'un scooter au Kingfisher guest house, il s'agissait d'une petite moto 800 lkr la journée. On a parcouru la côte jusqu'à Dickwella et on est revenu par l'intérieur. Visite de Blow Hole 200 lkr / pers, la mer était calme donc le "geyser" n'était pas très haut, le grand Boudha à Dickwella, temple Mulkrigala 200 lkr /pers, on a beaucoup aimé. Chouette journée. Nuit à Tangalle au Sea side 1000 lkr.9ème jour : direction Mirissa en bus eviron 2 h, prix du trajet 56 lkr / pers. Nuit au Calm rest, 1500 lkr chambre dble, rien d'extraordinaire alors qu'un autre couple de français qui est arrivé après nous a eu un petit cabanon pour 900 lkr, cherchez l'erreur !10ème jour : location d'un scooter 800 lkr pour une journée. Découverte de la côte jusqu'à Galle, puis retour par l'intérieur, tout au felling car on n'avait pas de carte routière et les directions sont écrites en srilankais donc illisibles, mais tout s'est bien passé. Nuit Amara guest house pour 1500 lkr. Je n'ai pas aimé Mirissa, mais on a eu un coup de coeur pour Midigama.11ème jour : bus Mirissa Hikkaduwa : 2 h. Location d'un scooter pour 600 lkr la journée, et découverte de la côte et de l'intérieur. Cette partie du Sri Lanka, nous a paru plus pauvre, les traces du tsunami sont encore là. L'intérieur des terres est sans grand intérêt. C'est la 1ère fois que nous sommes aussi sollicités par les gens mais aussi les enfants. Nuit Red Head Resort pour 800 lkr.12ème jour : départ vers 13h pour Ratnapura. Pas de direct, on est allé jusqu'à Panadura puis Hobara ou Hobarana je ne sais plus car c'est un srilankais qui nous a mis dans le bus et je n'ai pas compris le nom du bled. Nous sommes arrivés vers 18 h à Ratnapura. Nuit Ratna Gem Halt pour 1250 lkr.13ème jour : Visite du temple Maha Saman Devale + d'une mine de pierre précieuse et du musée Ratnapura Gem en tuk tuk pour 1000lkr. Puis départ vers 12 h pour Haputale. Arrivée vers 16h, le temps était variable. Balade autour de la guest house. Nuit Amarasinghe guest house 1500 lkr - tel 777 763 397, eau chaude (pas trop dans notre chambre). 14ème jour : Visite des plantations de thé. Nous avons pris un tuk tuk pour aller jusqu'au site de Lipton's seat, notre autre coup de coeur fut pour Sanath le conducteur du Tuk tuk. Il n'a pas fait que nous déposer à l'endroit demandé, de son propre chef, il a fait office de guide durant le trajet en s'arrêtant pour que l'on prenne des photos. N'hésitez pas à le contacter, vous ne serez pas déçu et en plus il ne demande que 500 lkr pour aller jusqu'à l'entrée de Lipton's seat, voici ces coordonnées : Sanath 😎 0724794457 www.haputale.de. Descente de Lipton's seat vers la fabrique de thé de Dambatenne à pied et visite de celle-ci. Puis retour en bus vers Haputale.15ème jour : Petite ballade sur la voie ferrée d'Haputale en attendant le train. Départ vers 11h20 en train vers Ella. L'après midi, balade au Little Adam's Peak, belle vue et promenade sympa, pas difficile. Nuit Soorya Guest Inn 1500 lkr - tel 057 2228906 16ème jour : location scooter 1000 lkr pour la journée. Nous sommes partis par Passarada, route au milieu des plantations de thé, puis Badulla, cascade de Dunhinda 200 lkr par pers, pour le prix on a vu mieux et sans payer en prenant le train de Ella à Colombo. Temple de Dowa, 100 lkr pour visiter le temple troglodyte. Retour à Ella.Nuit Soorya Guest Inn 1300 lkr mais dans une autre chambre (eau chaude) - tel 057 222890617ème jour : grosse journée, nous avons fait 9h de train pour rejoindre Colombo 190 lkr/pers en 3ème classe. Puis 3h de bus jusqu'à Hikkaduwa. Nuit Bright Sunshine : 1000 lkr négocié18ème jour : location scooter 550 lkr pour trouver des plages sympas, mer dangereuse. Nuit Bright Sunshine : 1000 lkr négocié19ème jour : bus vers Colombo 92 lkr/pers. A Colombo prendre le bus 387, il vous déposera avant l'aéroport 50 lkr/pers. Navette gratuite de l'arrêt du bus 387 à l'aéroport. Envol pour la France à 18h.En espérant aider les futurs voyageurs qui veulent se rendre au Sri Lanka.
Ayubowan
Au départ nous devions voyager 10 jours avec un chauffeur et un guide, mais 1 jour avant le départ nous avons d'un commun accord annulé la prestation.
Nous ne regrettons rien, comme on le lit dans beaucoup de posts le Sri Lanka est vraiment un pays où l'on se déplace facilement mais lentement. Nous n'avons pas optimisé nos déplacements à cause du temps, comme beaucoup de personnes rencontrées, nous avons modifié notre itinéraire pour fuir la pluie. Voici un résumé de notre voyage avec les coûts des transports, guest houses et sites visités. Nous avons dormi dans des guest houses "petit budget" , elles étaient toutes équipées de moustiquaire sauf celles en montagne où les moustiques se font rares.
Billet avion : 465 € au départ de Paris, billet acheté directement sur le site Gulf Air, attention nous avons eu un débit de 18 € de frais bancaires mentionnés nulle part. 1 escale à Bareïn d'une heure à l'aller et de 4h30 au retour. Aucun retard. 1er jour : arrivée au Sri Lanka vers 4h, direction Négombo. Nuit au Star Beach : 1 000 lkr. Location de 2 vélos 200 lkr par vélo et promenade au marché du poisson, canaux, plage etc...2ème jour : départ pour Dambulla en taxi 7500 lkr, 3h30 à 4h de route. Visite du temple 1200 lkr/pers puis départ pour Sigiriya en tuk tuk 1000 lkr la course, visite en cours de route d'un jardin des épices gratuit (on a rien acheté donc on a donné un pourboire). Nuit Banana rest 2000 lkr petit déjeuner inclus - tel 060 2665055. La guest house se trouve à 3 kms du site et nécessite donc de prendre un tuk tuk pour s'y rendre.3ème jour : visite du site de Sigiriya 2325 lkr/pers. Nous avons fini la visite sous une pluie diluvienne, les marches n'étaient plus qu'un torrent d'eau. Retour en tuk tuk sur Dambulla 500 lkr (eh oui, moitié prix que la veille) et départ en bus pour Polonnaruwa 105 lkr/pers. Visite du site de Polonnaruwa 2325 lkr/pers, nous avons pris un tuk tuk 700 lkr car le site est grand et nous n'avions que l'après-midi pour le visiter. Nuit chez Manel guest house 1500 lkr - tel 027 222248, négociez car Mr Bandula est redoutable.4ème jour : départ pour Kandy par la route de Mihiyangana, beaux paysages. Environ 6h de bus sur des routes défoncées 210 lkr/pers. Vers 17h, danses Kandiennes 500 lkr/pers, sympa. Nuit chez Mrs Clément Dissanayake 1350 lkr - tel 222 5468, très tranquille. 5ème jour : visite du jardin botanique de Kandy sous la pluie. Dommage car il est magnifique, alors avec du soleil ? Nuit au Drop Inn 1350 lkr/pers - tel 077 5438955, il se trouve une rue au dessus de la guest house de Mrs Clément Dissanayake. Première fois que nous avions de l'eau chaude.6ème jour : Kandy Nanu Oya 160 lkr/pers et environ 4h de train. Beaux paysages, bien que l'arrivée se fasse dans les nuages et sous la pluie. Pour ma part le plus beau tronçon en train se trouve entre Hatton et Nanu Oya. Se mettre du côté droit pour voir un maximum de paysages. Tuk tuk Nanu Oya - Nuwara Eliya 150 lkr. Réservation faite à King Fern Cottage mais à l'arrivée on nous envoie à King Fern Bungalow. Prix de la chambre dble 2000 lkr accès internet gratuit, eau chaude. Wasantha 😎 est adorable, il est généreux et ce fut un vrai coup de coeur, aucun regret tel : 77 3208778 ou 52 2222983, voir commentaires sur tripadvisor. La pluie diluvienne ayant continué à tomber toute la nuit, nous avons décidé de modifier notre circuit et de remettre à plus tard notre progression dans le centre.7ème jour : depuis 3 jours, nous prenons des seaux d'eau sur la tête, nos vêtements et nos chaussure ne sèchent pas, le linge dans le sac à dos est humide. Nous décidons comme beaucoup de gens rencontrés de partir dans le sud pour fuir la pluie. Donc départ le matin vers Tangalle avec l'express de 7h. Malheureusement, il sera annulé, nous prenons donc le bus de 7h30 qui est arrivé déjà plein à Nuwara Eliya. Le trajet durera 6 h, debout, entassé comme des sardines avec 2 arrêts car la route étaient coupées suite aux intempéries de la nuit. Prix du trajet 210 lkr/pers. Nuit à Tangalle au Sea side 1000 lkr.8ème jour : location d'un scooter au Kingfisher guest house, il s'agissait d'une petite moto 800 lkr la journée. On a parcouru la côte jusqu'à Dickwella et on est revenu par l'intérieur. Visite de Blow Hole 200 lkr / pers, la mer était calme donc le "geyser" n'était pas très haut, le grand Boudha à Dickwella, temple Mulkrigala 200 lkr /pers, on a beaucoup aimé. Chouette journée. Nuit à Tangalle au Sea side 1000 lkr.9ème jour : direction Mirissa en bus eviron 2 h, prix du trajet 56 lkr / pers. Nuit au Calm rest, 1500 lkr chambre dble, rien d'extraordinaire alors qu'un autre couple de français qui est arrivé après nous a eu un petit cabanon pour 900 lkr, cherchez l'erreur !10ème jour : location d'un scooter 800 lkr pour une journée. Découverte de la côte jusqu'à Galle, puis retour par l'intérieur, tout au felling car on n'avait pas de carte routière et les directions sont écrites en srilankais donc illisibles, mais tout s'est bien passé. Nuit Amara guest house pour 1500 lkr. Je n'ai pas aimé Mirissa, mais on a eu un coup de coeur pour Midigama.11ème jour : bus Mirissa Hikkaduwa : 2 h. Location d'un scooter pour 600 lkr la journée, et découverte de la côte et de l'intérieur. Cette partie du Sri Lanka, nous a paru plus pauvre, les traces du tsunami sont encore là. L'intérieur des terres est sans grand intérêt. C'est la 1ère fois que nous sommes aussi sollicités par les gens mais aussi les enfants. Nuit Red Head Resort pour 800 lkr.12ème jour : départ vers 13h pour Ratnapura. Pas de direct, on est allé jusqu'à Panadura puis Hobara ou Hobarana je ne sais plus car c'est un srilankais qui nous a mis dans le bus et je n'ai pas compris le nom du bled. Nous sommes arrivés vers 18 h à Ratnapura. Nuit Ratna Gem Halt pour 1250 lkr.13ème jour : Visite du temple Maha Saman Devale + d'une mine de pierre précieuse et du musée Ratnapura Gem en tuk tuk pour 1000lkr. Puis départ vers 12 h pour Haputale. Arrivée vers 16h, le temps était variable. Balade autour de la guest house. Nuit Amarasinghe guest house 1500 lkr - tel 777 763 397, eau chaude (pas trop dans notre chambre). 14ème jour : Visite des plantations de thé. Nous avons pris un tuk tuk pour aller jusqu'au site de Lipton's seat, notre autre coup de coeur fut pour Sanath le conducteur du Tuk tuk. Il n'a pas fait que nous déposer à l'endroit demandé, de son propre chef, il a fait office de guide durant le trajet en s'arrêtant pour que l'on prenne des photos. N'hésitez pas à le contacter, vous ne serez pas déçu et en plus il ne demande que 500 lkr pour aller jusqu'à l'entrée de Lipton's seat, voici ces coordonnées : Sanath 😎 0724794457 www.haputale.de. Descente de Lipton's seat vers la fabrique de thé de Dambatenne à pied et visite de celle-ci. Puis retour en bus vers Haputale.15ème jour : Petite ballade sur la voie ferrée d'Haputale en attendant le train. Départ vers 11h20 en train vers Ella. L'après midi, balade au Little Adam's Peak, belle vue et promenade sympa, pas difficile. Nuit Soorya Guest Inn 1500 lkr - tel 057 2228906 16ème jour : location scooter 1000 lkr pour la journée. Nous sommes partis par Passarada, route au milieu des plantations de thé, puis Badulla, cascade de Dunhinda 200 lkr par pers, pour le prix on a vu mieux et sans payer en prenant le train de Ella à Colombo. Temple de Dowa, 100 lkr pour visiter le temple troglodyte. Retour à Ella.Nuit Soorya Guest Inn 1300 lkr mais dans une autre chambre (eau chaude) - tel 057 222890617ème jour : grosse journée, nous avons fait 9h de train pour rejoindre Colombo 190 lkr/pers en 3ème classe. Puis 3h de bus jusqu'à Hikkaduwa. Nuit Bright Sunshine : 1000 lkr négocié18ème jour : location scooter 550 lkr pour trouver des plages sympas, mer dangereuse. Nuit Bright Sunshine : 1000 lkr négocié19ème jour : bus vers Colombo 92 lkr/pers. A Colombo prendre le bus 387, il vous déposera avant l'aéroport 50 lkr/pers. Navette gratuite de l'arrêt du bus 387 à l'aéroport. Envol pour la France à 18h.En espérant aider les futurs voyageurs qui veulent se rendre au Sri Lanka.
Ayubowan
Wwoofing au Canada et passage à l'immigration? English translation pending
Bonjour,
Je compte me rendre en juin au Canada pour faire 1 mois de wwoofing. Je sais que je n'ai pas besoin de visa pour ça mais sur le site www.wwoof.ca il est quand même écrit que tous les agents de l'immigration canadienne ne sont pas forcément au courant qu'un visa de travail n'est pas nécessaire pour faire du wwoofing.
Unfortunately, some border agents are NOT aware that VOLUNTEERING for foreigners is legal. You may want to print out the following quote and show them at Customs, in case they make it difficult for you.(it has happened to others)
Ils précisent aussi qu'en cas de problème, il faut les appeler mais je me vois mal sortir mon téléphone devant l'agent et tenter une médiation entre lui et un responsable du wwoofing... 🤪
J'aimerais donc avoir des témoignages de personnes s'étant rendues au Canada pour faire du wwoofing: comment s'est passé votre passage à l'imigration ? Qu'est-ce que l'agent vous a demandé ?
Je compte me rendre en juin au Canada pour faire 1 mois de wwoofing. Je sais que je n'ai pas besoin de visa pour ça mais sur le site www.wwoof.ca il est quand même écrit que tous les agents de l'immigration canadienne ne sont pas forcément au courant qu'un visa de travail n'est pas nécessaire pour faire du wwoofing.
Unfortunately, some border agents are NOT aware that VOLUNTEERING for foreigners is legal. You may want to print out the following quote and show them at Customs, in case they make it difficult for you.(it has happened to others)
Ils précisent aussi qu'en cas de problème, il faut les appeler mais je me vois mal sortir mon téléphone devant l'agent et tenter une médiation entre lui et un responsable du wwoofing... 🤪
J'aimerais donc avoir des témoignages de personnes s'étant rendues au Canada pour faire du wwoofing: comment s'est passé votre passage à l'imigration ? Qu'est-ce que l'agent vous a demandé ?
Séjour au Sénégal en septembre: que faire? English translation pending
Bonjour,
je pars au Sénégal 10 jours en septembre, je cherche quelque conseil de visite etc... Je voudrais basé ce voyage sur la culture et la vie local ! Par exemple, visite d'école, orphelinat, village 'tip', tout est bon a prendre
Merci d'avance pour vos réponses 😉
je pars au Sénégal 10 jours en septembre, je cherche quelque conseil de visite etc... Je voudrais basé ce voyage sur la culture et la vie local ! Par exemple, visite d'école, orphelinat, village 'tip', tout est bon a prendre
Merci d'avance pour vos réponses 😉
Séjour en Thaïlande avec un bébé de vingt mois en mai English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà nous sommes 5 adultes et un bb de 20 mois à partir 11 jours en ThaÏlande. C'est notre 1ere fois pour tous. Nous voulons découvrir les endroits magnifiques et les bons plans shopping. Des endroits facilement accessible ac un enfant en bas âge.
Serait il possible chers amis de me proposer des circuits ainsi que vos suggestions pour cette période svp?
Bien à vous
Voilà nous sommes 5 adultes et un bb de 20 mois à partir 11 jours en ThaÏlande. C'est notre 1ere fois pour tous. Nous voulons découvrir les endroits magnifiques et les bons plans shopping. Des endroits facilement accessible ac un enfant en bas âge.
Serait il possible chers amis de me proposer des circuits ainsi que vos suggestions pour cette période svp?
Bien à vous
Recherche quelqu'un assez bon en anglais pour m'aider à comprendre deux petits bouts de film English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche quelqu'un assez bon en anglais pour m'aider à comprendre deux petit bout de film de 3 mn et 1 mn environ... Mon anglais n'est pas assez bon pour réussir à retirer les principaux thèmes des films...
Dans le cas ou quelqu'un aurait un peu de temps à me consacrer... J'en serais très touché ! Vous pouvez me contacter en MP
Je recherche quelqu'un assez bon en anglais pour m'aider à comprendre deux petit bout de film de 3 mn et 1 mn environ... Mon anglais n'est pas assez bon pour réussir à retirer les principaux thèmes des films...
Dans le cas ou quelqu'un aurait un peu de temps à me consacrer... J'en serais très touché ! Vous pouvez me contacter en MP
S'installer à Dakar et coût de la vie? English translation pending
Bonjour
Nous sommes en effet un couple avec 3 enfants (12-10 et 4 ans ) et nous souhaitons nous installer à Dakar . On cherche toute info concernant la vie dans cette ville avec des enfants : sécurité, logements , prix des loyers, écoles françaises et leur localisation ( où habiter si les enfants vont à l'école Mermoz ou St Jeanne d'Arc ), coût de la vie pour 5 personnes, loisirs, transports et emploies dans l'enseignement et le sport, en particulier le tennis.
Merci d'avance et à très bientôt j'espère
Nous sommes en effet un couple avec 3 enfants (12-10 et 4 ans ) et nous souhaitons nous installer à Dakar . On cherche toute info concernant la vie dans cette ville avec des enfants : sécurité, logements , prix des loyers, écoles françaises et leur localisation ( où habiter si les enfants vont à l'école Mermoz ou St Jeanne d'Arc ), coût de la vie pour 5 personnes, loisirs, transports et emploies dans l'enseignement et le sport, en particulier le tennis.
Merci d'avance et à très bientôt j'espère