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Voyage seule: excursions au Bénin ou ailleurs en Afrique English translation pending
Salut !
J'hésite à aller au Bénin ou ailleurs en afrique , dans le but de faire des excursions et de voir le plus de faune possible... Avez-vous des suggestions quant aux pays / parcs nationaux les plus intéressants ? Comment se déroulent les excursions ? Femme seule blanche donc pays pas trop " trashhh" et sécure
Mylène
J'hésite à aller au Bénin ou ailleurs en afrique , dans le but de faire des excursions et de voir le plus de faune possible... Avez-vous des suggestions quant aux pays / parcs nationaux les plus intéressants ? Comment se déroulent les excursions ? Femme seule blanche donc pays pas trop " trashhh" et sécure
Mylène
Votre avis sur la France English translation pending
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur?
Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges.
Au plaisir de vous lire Luc
Trois semaines au Sri Lanka avec enfant de 4 ans, en mode "tranquille" English translation pending
Bonjour,
ça y est, les billets sont achetés : nous partons pour 3 semaines (13 juillet-3 août) au Sri Lanka, avec notre fils de 4 ans et demi. Nous commençons à réfléchir à un itinéraire, j'ai doc écumé le forum à la recherche de conseils. Par contre, j'ai l'impression que la plupart des voyageurs font beaucoup d'étapes, avec des sauts de puce de 2-3 nuits par ville. Nous souhaiterions en fait, sur 21 nuits, nous baser sur 3-4 lieux différents maximum (sans compter l'arrêt Negombo au début et/ou à la fin pour être près de l'aéroport), histoire de ne pas passer trop de temps à chercher des guesthouses sur place. On n'a pas envie de tout voir, mais de prendre le temps de se poser dans des villages sympas, au rythme de notre enfant aussi.
Sachant que nous avons envie de voir la montagne, la côte (avec plage calme pour enfants), un peu le triangle culturel, et des éléphants, auriez-vous une idée d'itinéraire plutôt "tranquille" ? J'ai du mal, en lisant les guides ou les post de VF, à voir les lieux qui peuvent être bien placés et agréables pour se poser quelques jours...
Et enfin, si vous avez des adresses de guesthouses familiales, avec jardin par exemple (et à budget raisonnable, maximum 30€ pour 3), je suis également preneuse !
Par avance, merci !!
ça y est, les billets sont achetés : nous partons pour 3 semaines (13 juillet-3 août) au Sri Lanka, avec notre fils de 4 ans et demi. Nous commençons à réfléchir à un itinéraire, j'ai doc écumé le forum à la recherche de conseils. Par contre, j'ai l'impression que la plupart des voyageurs font beaucoup d'étapes, avec des sauts de puce de 2-3 nuits par ville. Nous souhaiterions en fait, sur 21 nuits, nous baser sur 3-4 lieux différents maximum (sans compter l'arrêt Negombo au début et/ou à la fin pour être près de l'aéroport), histoire de ne pas passer trop de temps à chercher des guesthouses sur place. On n'a pas envie de tout voir, mais de prendre le temps de se poser dans des villages sympas, au rythme de notre enfant aussi.
Sachant que nous avons envie de voir la montagne, la côte (avec plage calme pour enfants), un peu le triangle culturel, et des éléphants, auriez-vous une idée d'itinéraire plutôt "tranquille" ? J'ai du mal, en lisant les guides ou les post de VF, à voir les lieux qui peuvent être bien placés et agréables pour se poser quelques jours...
Et enfin, si vous avez des adresses de guesthouses familiales, avec jardin par exemple (et à budget raisonnable, maximum 30€ pour 3), je suis également preneuse !
Par avance, merci !!
Utilisation de téléphone mobile aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Voici notre question, nous partons avec nos 3 enfants, fin juin, pour 6 semaines de séjour aux U.S.A, notre périple est axé sur la cote Est: de Philedelphia à Key West en longeant le littoral, puis Naples et terminons par Orlando.
Ma question est le suivante, nous sommes belges et les prix du roaming avec les USA étant exorbitant, nous voulons acheter un numéro (carte SIM) une fois arrivé au USA.
Nous avons fait des recherches sur le net mais on s'y perd un peu...
Nous avons principalement besoin de Data et d'appel local, car pour ce qui est des communications vers l'Europe j'ai mon téléphone professionnel (a utiliser avec parcimonie). Avez vous un conseil sur le choix du réseau mobile et de la formule prepaid, bonnement, ... sachant que nous souhaiterions conserver le téléphone de mon épouse dans lequel est stocké bon nombre d'infos.
D'avance merci pour vos réponses.
Benoit et la famille
Voici notre question, nous partons avec nos 3 enfants, fin juin, pour 6 semaines de séjour aux U.S.A, notre périple est axé sur la cote Est: de Philedelphia à Key West en longeant le littoral, puis Naples et terminons par Orlando.
Ma question est le suivante, nous sommes belges et les prix du roaming avec les USA étant exorbitant, nous voulons acheter un numéro (carte SIM) une fois arrivé au USA.
Nous avons fait des recherches sur le net mais on s'y perd un peu...
Nous avons principalement besoin de Data et d'appel local, car pour ce qui est des communications vers l'Europe j'ai mon téléphone professionnel (a utiliser avec parcimonie). Avez vous un conseil sur le choix du réseau mobile et de la formule prepaid, bonnement, ... sachant que nous souhaiterions conserver le téléphone de mon épouse dans lequel est stocké bon nombre d'infos.
D'avance merci pour vos réponses.
Benoit et la famille
Road trip avec 2 enfants (2 et 3 ans) dans le Nord-Est américain / canadien English translation pending
Bonjour,
Bien que cela commence a faire quelques mois, je n'avais pas pu prendre le temps de faire mon résumé de voyage... Le voici donc. Note: Le texte dans un premier temps, les photos viendront dans un second temps.
En préambule, je pose les bases… 2 adultes, 2 enfants de 1 et 3 ans (3 ans fêté aux USA, 2 ans juste a notre retour).
Voiture : Dodge Grand Caravan Une voiture 7 places très confortables et pratique en rangement, et à 4, le coffre est juste énorme (Mais utile avec les lits de camps des enfants, etc.) ! :)
Avion : Air Canada La compagnie la moins cher qui offre un direct Paris-Montréal. Surtout avec un coupon nous offrant 10% de réduction. Pour les bébés, sans sièges, c’est siège auto, poussette, valise de 23 kg et valise cabine de 10 kg ! Pour les enfants, avec sièges, c’est pareil + un sac cabine (plus petit) en plus.
Départ de Paris à 13h pour une arrivé à Montréal vers 16h, heure locale, le vendredi 29 juillet 2016. C’est une formule que j’ai apprécié, car on ne dort pas dans l’avion. La journée est un peu longue, mais en tenant jusqu’à 10h du soir, le décalage horaire ne se fait pas trop sentir et en 2 jours, tout le monde était calé sur le nouveau rythme sans trop de difficulté. Le retour, l’avion est parti a 19h de Montréal pour une arrivé à Paris vers 8h. On ne dort pas longtemps en avion et la journée est donc vraiment très très longue, avec beaucoup de fatigue pour les adultes et les enfants. Je ne recommande pas cela ! :(
A l’arrivée, récupération de la voiture. Bonne surprise, la voiture à 24km au compteur… Puis course au Wal-Mart à coté de l’aéroport pour faire le plein. La première mauvaise surprise du voyage, c’est l’absence de glacière jetable (en polystyrène). A priori, pour des raisons écologiques, la glacière de vacance a moins de 2$, c’est fini… Nous nous rabattons donc sur une glacière pliable pour pouvoir la ramener en France.
La vitesse est exprimé en km et limité à 100 sur autoroute. Mais personne ne la respecte (Sauf en cas de radar) ! A priori, la police arrête uniquement en cas de dépassement de +20km/h, ceci expliquant que je fut l’une des rares voitures a respecter la vitesse. Attention, les camions roulent à la même vitesse que nous… Cela surprend au début.
Nous avions prévu tous les hôtels en avance pour ne pas avoir à gérer cela sur place (on gagne du temps et on paye souvent moins cher).
Pour notre première étape, nous avions prévu de la faire après moins d’une heure de route en direction d’Ottawa : Hudson Inn Auberge - Rigaud, Canada Hôtel propre avec des chambres uniquement au premier étage. Le RDC étant consacré à la restauration avec entre autre, un food court (pratique pour le soir).
Bien que cela commence a faire quelques mois, je n'avais pas pu prendre le temps de faire mon résumé de voyage... Le voici donc. Note: Le texte dans un premier temps, les photos viendront dans un second temps.
En préambule, je pose les bases… 2 adultes, 2 enfants de 1 et 3 ans (3 ans fêté aux USA, 2 ans juste a notre retour).
Voiture : Dodge Grand Caravan Une voiture 7 places très confortables et pratique en rangement, et à 4, le coffre est juste énorme (Mais utile avec les lits de camps des enfants, etc.) ! :)
Avion : Air Canada La compagnie la moins cher qui offre un direct Paris-Montréal. Surtout avec un coupon nous offrant 10% de réduction. Pour les bébés, sans sièges, c’est siège auto, poussette, valise de 23 kg et valise cabine de 10 kg ! Pour les enfants, avec sièges, c’est pareil + un sac cabine (plus petit) en plus.
Départ de Paris à 13h pour une arrivé à Montréal vers 16h, heure locale, le vendredi 29 juillet 2016. C’est une formule que j’ai apprécié, car on ne dort pas dans l’avion. La journée est un peu longue, mais en tenant jusqu’à 10h du soir, le décalage horaire ne se fait pas trop sentir et en 2 jours, tout le monde était calé sur le nouveau rythme sans trop de difficulté. Le retour, l’avion est parti a 19h de Montréal pour une arrivé à Paris vers 8h. On ne dort pas longtemps en avion et la journée est donc vraiment très très longue, avec beaucoup de fatigue pour les adultes et les enfants. Je ne recommande pas cela ! :(
A l’arrivée, récupération de la voiture. Bonne surprise, la voiture à 24km au compteur… Puis course au Wal-Mart à coté de l’aéroport pour faire le plein. La première mauvaise surprise du voyage, c’est l’absence de glacière jetable (en polystyrène). A priori, pour des raisons écologiques, la glacière de vacance a moins de 2$, c’est fini… Nous nous rabattons donc sur une glacière pliable pour pouvoir la ramener en France.
La vitesse est exprimé en km et limité à 100 sur autoroute. Mais personne ne la respecte (Sauf en cas de radar) ! A priori, la police arrête uniquement en cas de dépassement de +20km/h, ceci expliquant que je fut l’une des rares voitures a respecter la vitesse. Attention, les camions roulent à la même vitesse que nous… Cela surprend au début.
Nous avions prévu tous les hôtels en avance pour ne pas avoir à gérer cela sur place (on gagne du temps et on paye souvent moins cher).
Pour notre première étape, nous avions prévu de la faire après moins d’une heure de route en direction d’Ottawa : Hudson Inn Auberge - Rigaud, Canada Hôtel propre avec des chambres uniquement au premier étage. Le RDC étant consacré à la restauration avec entre autre, un food court (pratique pour le soir).
Images de voyages au Cambodge English translation pending
Bonjour,
Après un premier voyage réalisé au Cambodge en 2012 et qui m'avait bien plu, l'idée de retourner un jour dans ce pays était certes présente dans mon esprit mais rien de très concret ne se dessinait vraiment. Finalement, ce retour au Cambodge a eu lieu cette année, au mois de mars précisément.
Le fil de discussion que j'avais initié à l'issue de mon premier voyage a été retiré à ma demande pour éviter les doublons et je repars cette fois avec un nouveau fil qui tente une synthèse en images, un bien grand mot à vrai dire.
Par manque de courage et surtout de temps, je renonce à l'écriture d'un carnet. Les images présentées successivement dans ce fil, sont de deux sortes : noir et blanc argentique, puis couleur numérique. Cela va faire jaser les puristes ; je les vois déjà hors des gonds...🏴☠️
Les images sont associées à des légendes et/ou des commentaires sobres et factuels. Néanmoins, je serai un peu plus bavard tout à la fin pour mes impressions et mon ressenti sur ce voyage 2017.
Il est facile de voyager au Cambodge. En particulier, il est aisé de s'y déplacer et d'y trouver un logement à sa convenance. Aussi, je n'ai pas prévu de communiquer sur des détails pratiques en matière de logistique, de transport et d'hébergement. De nombreuses discussions existent déjà sur ces sujets sur VF, récentes, étayées, et qu'on peut retrouver par une brève recherche par mots-clés.
En 2012, venant du sud Laos par un poste frontière terrestre, j'ai débuté la visite du Cambodge par Stung Treng. L'itinéraire a été ensuite le suivant : Stung Treng (ville d'arrivée dans le pays), Ban Lung et environs, Kompong Cham et environs, Phnom Penh, Kep et Kampot, Retour à Phnom Penh, Kompong Chnnang et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs, Kompong Thom et environs, Retour à Phnom Penh.
Ce séjour a duré huit semaines.
En 2017, l'itinéraire a été le suivant : Phnom Penh (arrivée par l'aéroport), Kep et Kampot, Chi Pat et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs (départ par l'aéroport).
Ce séjour a duré trois semaines.
Au plan photographique, j'ai utilisé uniquement des objectifs courts, un pour le noir et blanc, un pour la couleur. Ce fut un choix qui limita forcément mais je finis par m'y habituer. Comme je l'ai évoqué précédemment, je suis revenu un peu au noir et blanc après l'avoir délaissé pendant plusieurs années. Un verre de visée japonais d'une grande clarté et une paire de lunettes pour vision de près sont les deux éléments déterminants qui m'ont donné envie de revenir au noir et blanc argentique.
Au cours de ce voyage et surtout au retour après l'examen des négatifs, je suis arrivé à la même conclusion pour le N&B que s'il se fut agi d'images numériques en couleur : on n'a jamais cessé d'en apprendre sur son appareil photo, même lorsque celui-ci paraît simple d'utilisation. Pour être plus exact, on n'a jamais fini d'en apprendre sur l'objectif qui est vissé dessus. D'où l'intérêt de bien (voire très bien) connaître le comportement de son objectif avant de se lancer dans la photo pour de bon, je veux dire pour des images auxquelles on tient.
Indépendamment de ce constat, je regrette que sur certains sites d'Angkor, il ne m'ait pas été autorisé l'usage du trépied. Mon objectif d'appareil chargé en N&B aurait alors pu donner le meilleur de lui-même. Cela n'a pas été le cas mais je comprends la position des gardiens des sites. Pour les images en couleur, le fait d'avoir été "empêché" d'utiliser le trépied a été moins perturbant qu'en N&B.
Il me semble avoir lu ici-même, venant de voyageurs photographes éclairés, qu'un voyage d'une durée normale (que je suppose de l'ordre de deux à trois semaines) doit déboucher sur un maximum de trente à quarante images à présenter après une sélection rigoureuse, ceci pour être raisonnable et pour épargner au lecteur, la médiocrité.
Je crois avoir procédé à une sélection rigoureuse de mes images, mais sans avoir pu respecter cette borne haute d'une quarantaine d'images. Il y en aura un peu plus. Il faut dire que les deux séjours cumulés totalisent onze semaines, avec , je le concède, des sites visités deux fois à cinq ans d'intervalle. Il n'empêche, à cet égard, je ne serai pas du tout raisonnable. Mais on s'éloigne déjà du sujet qui est le Cambodge. Place donc aux images et à quelques N&B, pour commencer. A suivre
Après un premier voyage réalisé au Cambodge en 2012 et qui m'avait bien plu, l'idée de retourner un jour dans ce pays était certes présente dans mon esprit mais rien de très concret ne se dessinait vraiment. Finalement, ce retour au Cambodge a eu lieu cette année, au mois de mars précisément.
Le fil de discussion que j'avais initié à l'issue de mon premier voyage a été retiré à ma demande pour éviter les doublons et je repars cette fois avec un nouveau fil qui tente une synthèse en images, un bien grand mot à vrai dire.
Par manque de courage et surtout de temps, je renonce à l'écriture d'un carnet. Les images présentées successivement dans ce fil, sont de deux sortes : noir et blanc argentique, puis couleur numérique. Cela va faire jaser les puristes ; je les vois déjà hors des gonds...🏴☠️
Les images sont associées à des légendes et/ou des commentaires sobres et factuels. Néanmoins, je serai un peu plus bavard tout à la fin pour mes impressions et mon ressenti sur ce voyage 2017.
Il est facile de voyager au Cambodge. En particulier, il est aisé de s'y déplacer et d'y trouver un logement à sa convenance. Aussi, je n'ai pas prévu de communiquer sur des détails pratiques en matière de logistique, de transport et d'hébergement. De nombreuses discussions existent déjà sur ces sujets sur VF, récentes, étayées, et qu'on peut retrouver par une brève recherche par mots-clés.
En 2012, venant du sud Laos par un poste frontière terrestre, j'ai débuté la visite du Cambodge par Stung Treng. L'itinéraire a été ensuite le suivant : Stung Treng (ville d'arrivée dans le pays), Ban Lung et environs, Kompong Cham et environs, Phnom Penh, Kep et Kampot, Retour à Phnom Penh, Kompong Chnnang et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs, Kompong Thom et environs, Retour à Phnom Penh.
Ce séjour a duré huit semaines.
En 2017, l'itinéraire a été le suivant : Phnom Penh (arrivée par l'aéroport), Kep et Kampot, Chi Pat et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs (départ par l'aéroport).
Ce séjour a duré trois semaines.
Au plan photographique, j'ai utilisé uniquement des objectifs courts, un pour le noir et blanc, un pour la couleur. Ce fut un choix qui limita forcément mais je finis par m'y habituer. Comme je l'ai évoqué précédemment, je suis revenu un peu au noir et blanc après l'avoir délaissé pendant plusieurs années. Un verre de visée japonais d'une grande clarté et une paire de lunettes pour vision de près sont les deux éléments déterminants qui m'ont donné envie de revenir au noir et blanc argentique.
Au cours de ce voyage et surtout au retour après l'examen des négatifs, je suis arrivé à la même conclusion pour le N&B que s'il se fut agi d'images numériques en couleur : on n'a jamais cessé d'en apprendre sur son appareil photo, même lorsque celui-ci paraît simple d'utilisation. Pour être plus exact, on n'a jamais fini d'en apprendre sur l'objectif qui est vissé dessus. D'où l'intérêt de bien (voire très bien) connaître le comportement de son objectif avant de se lancer dans la photo pour de bon, je veux dire pour des images auxquelles on tient.
Indépendamment de ce constat, je regrette que sur certains sites d'Angkor, il ne m'ait pas été autorisé l'usage du trépied. Mon objectif d'appareil chargé en N&B aurait alors pu donner le meilleur de lui-même. Cela n'a pas été le cas mais je comprends la position des gardiens des sites. Pour les images en couleur, le fait d'avoir été "empêché" d'utiliser le trépied a été moins perturbant qu'en N&B.
Il me semble avoir lu ici-même, venant de voyageurs photographes éclairés, qu'un voyage d'une durée normale (que je suppose de l'ordre de deux à trois semaines) doit déboucher sur un maximum de trente à quarante images à présenter après une sélection rigoureuse, ceci pour être raisonnable et pour épargner au lecteur, la médiocrité.
Je crois avoir procédé à une sélection rigoureuse de mes images, mais sans avoir pu respecter cette borne haute d'une quarantaine d'images. Il y en aura un peu plus. Il faut dire que les deux séjours cumulés totalisent onze semaines, avec , je le concède, des sites visités deux fois à cinq ans d'intervalle. Il n'empêche, à cet égard, je ne serai pas du tout raisonnable. Mais on s'éloigne déjà du sujet qui est le Cambodge. Place donc aux images et à quelques N&B, pour commencer. A suivre
Bali-Lombok, premiers pas en Indonésie English translation pending
Pour une première fois, où aller en Indonésie, surtout quand on a que 2 semaines de vacances?
Après avoir écarté Sulawesi et Flores, restaient 2 options: Bali et l'est de java ou Bali et Lombok.
Nous avons finalement choisi la 2ème option.
Je passe sur les les modifications (pas toujours volontaires) du circuit et au final, ça a donné:
6 nuits sur Bali (Sekumpul, Ubud, Amed)
6 nuits sur Lombok (Tetebatu et Gili Asahan)
Une dernière nuit à Bali avant l'avion de retour.
J'avais lu des récits de personnes qui avaient adoré Bali et détesté Lombok, d'autres qui avaient détesté Bali et adoré Lombok ... et bien nous, on a bien aimé les deux 🙂 Bali, pour la variété de ses paysages, sa culture hindouiste (nous y étions entre Galungam et Kuningam), ses temples et l'accueil des habitants. Lombok pour son côté paisible, la découverte de la vie rurale et ... l'accueil de ses habitants. Une déception sur chaque île: Ubud (la ville) et la plage de Selong Belanak au sud de Lombok.
9 avril: Après un looong voyage, nous posons enfin le pied sur le sol balinais. Notre chauffeur nous attend, pour nous conduire à la Villa Manuk, près des chutes de Sekumpul (ce sont ces dernières qui ont guidé le choix de l'hébergement). 90 km et 4h30 (si, si!) plus tard, nous sommes à destination! Allez, la vue de la terrasse vaut bien tout ce temps passé!
On est en fin d'après midi, on aurait bien envie d'aller se coucher ... mais c'est p'têtre pas une bonne idée, alors on part découvrir les environs à pied.
C'est tout de même plus calme qu'autour de l'aéroport!
Bon, ce soir, on va pas se coucher tard et c'est pas le gamelan du village qui va nous empêcher de dormir....
10 avril:
Un couple d'allemands nous a demandé s'il pouvait se joindre à nous pour visiter les chutes et après un petit déjeuner tout à fait correct, nous voilà prêts pour la rando.
Le guide n'est pas obligatoire, ni très utile car il n'y a qu'un chemin .... mais il n'est pas très content quand on dit non et insiste: "on assure votre sécurité, c'est très glissant par endroits, ça fait vivre les gens du village etc...".
Bon, les allemands négocient et finalement, on paie 200 000 roupies, entrées comprises (ça fait environ 3,50€ par personne...). En cours de route, il nous explique pas mal de choses sur la vie des habitants et c'est intéressant.
A mi chemin, les chutes se dévoilent:

Quelques centaines de marches plus bas ...

Il n'y a plus qu'à remonter 🤪
L'ensemble prend environ 2 heures (en faisant des poses photos).
Ce sont de jolies cascades. Le coin commence à se développer, il y avait quand même quelques visiteurs sur le site mais c'est loin d'être la foule!
On rentre prendre une douche, boucler et les sacs et, en route pour Ubud ou plus exactement à bangkiang Sidem, à quelques km.
Pour plus de photos, c'est ici
Muriel
J'avais lu des récits de personnes qui avaient adoré Bali et détesté Lombok, d'autres qui avaient détesté Bali et adoré Lombok ... et bien nous, on a bien aimé les deux 🙂 Bali, pour la variété de ses paysages, sa culture hindouiste (nous y étions entre Galungam et Kuningam), ses temples et l'accueil des habitants. Lombok pour son côté paisible, la découverte de la vie rurale et ... l'accueil de ses habitants. Une déception sur chaque île: Ubud (la ville) et la plage de Selong Belanak au sud de Lombok.
9 avril: Après un looong voyage, nous posons enfin le pied sur le sol balinais. Notre chauffeur nous attend, pour nous conduire à la Villa Manuk, près des chutes de Sekumpul (ce sont ces dernières qui ont guidé le choix de l'hébergement). 90 km et 4h30 (si, si!) plus tard, nous sommes à destination! Allez, la vue de la terrasse vaut bien tout ce temps passé!
On est en fin d'après midi, on aurait bien envie d'aller se coucher ... mais c'est p'têtre pas une bonne idée, alors on part découvrir les environs à pied.
C'est tout de même plus calme qu'autour de l'aéroport!
Bon, ce soir, on va pas se coucher tard et c'est pas le gamelan du village qui va nous empêcher de dormir....
10 avril:
Un couple d'allemands nous a demandé s'il pouvait se joindre à nous pour visiter les chutes et après un petit déjeuner tout à fait correct, nous voilà prêts pour la rando.
Le guide n'est pas obligatoire, ni très utile car il n'y a qu'un chemin .... mais il n'est pas très content quand on dit non et insiste: "on assure votre sécurité, c'est très glissant par endroits, ça fait vivre les gens du village etc...".
Bon, les allemands négocient et finalement, on paie 200 000 roupies, entrées comprises (ça fait environ 3,50€ par personne...). En cours de route, il nous explique pas mal de choses sur la vie des habitants et c'est intéressant.
A mi chemin, les chutes se dévoilent:
Quelques centaines de marches plus bas ...
Il n'y a plus qu'à remonter 🤪
L'ensemble prend environ 2 heures (en faisant des poses photos).
Ce sont de jolies cascades. Le coin commence à se développer, il y avait quand même quelques visiteurs sur le site mais c'est loin d'être la foule!On rentre prendre une douche, boucler et les sacs et, en route pour Ubud ou plus exactement à bangkiang Sidem, à quelques km.
Pour plus de photos, c'est ici
Muriel
Petite escapade au pays du sourire English translation pending
Hello,
Un petit récit d'une escapade au pays du sourire.
Récit sans prétention aucune, fait de trucs et astuces, d’anecdotes et de moments qui ont été fort pour moi.
Afin que ceux qui liront ce récit puisse se faire une idée, voici quelques détails.
L'auteur : Début de cinquantaine, une dizaine de voyage au PDS. J'ai des rudiments de Thaïs très limités. Je sais plus ou moins bien compter en Thaïs. J'ai visité les principaux endroits touristiques lors de mes premiers voyages. Maintenant je recherche plutôt des endroits un peu moins courus, quoi que...
Date de séjour : Du 9 au 28 avril 2017 (période chaude de l'année).
Bangkok :
Contrairement à mes habitudes, je n'y suis pas resté. Juste le temps de prendre le sky train et le BTS pour aller au MBK refaire ma provision de t-shirt.
Truc et astuce : Le sky train est une ligne de métro aérien qui va de l'aéroport au centre ville. Peu cher (42 bhats), climatisé, rapide et confortable. En 30 minutes il vous amènera à Payathai. Depuis là vous trouverez des taxis ou le BTS pour aller rejoindre le lieu souhaité dans la ville. Il faut savoir que l'aéroport est situé à une grosse vingtaine de kilomètre de la ville. Le sky train vous permettra de "voir arriver" la ville. Si vous arrivez à Bkk entre 6h et 23h, c'est le moyen le plus rapide et le moins cher pour rejoindre le centre.
Cha Am :
Petite station balnéaire, fréquentée principalement par les Thaïs le week-end, très calme durant la semaine. Sauf que....j'y suis durant Songkran, le nouvel an Thaï. Ce sont deux journées de festivité, avec un cortège, des stands de nourriture et de produits artisanaux ( ou pas) un peu partout. Dans un stand, j'ai vu des savons des les propriétés méritent à elles seules un record dans le guinness book. Ils soignent tout ou presque. On trouve des stands de nourriture qui vendent des trucs originaux. Généralement très bons.
Traditionnellement, on fête les ainés durant Songkran. On leur verse de l'eau sur les mains et on leur met une espèce de pâte blanche sur les joues.
La tradition s'est adaptée au fil des année...maintenant, tout le monde arrose tout le monde à grand renfort de pistolet à eau, de sceaux d'eau, voir de tuyau d'arrosage.
Il m'est arrivé un truc amusant. Je sors de ma guesthouse, encore sec (vouloir rester sec pendant sonkgran relève de l'hérésie pur et simple), je remonte la Soï en flânant. Une jeune fille, dans les 10 ans, s'avance vers moi, timide, avec une petit sceaux d'eau. Je lui tend les mains et elle me verse un peu d'eau sur les mains. Son frère, enhardi par le succès de sa soeur viendra avec la pâte blanche. Je m’accroupis et il me met un peu de pâte blanche sur les joues sous le regard amusé de leurs parents. Tous les deux repartiront en courant vers leurs parents en racontant un trucs en Thaï que je n'ai pas compris, mais ils était visiblement heureux.....moi aussi. J'adore ces furtifs petits moments, plein de gentillesse, des moments d'échange simples et plaisant à vivre.
En début d'après-midi, je suis avec une amie et je lui fait remarqué qu'on ne nous arrose pas beaucoup.... Elle me dit que c'est parce que je suis un vieux farang (merci, ça fait toujours plaisir), que les gens ne me connaissent pas. Je suis un peu dépité... elle achètera un espèce de collier de fleur en plastic dans un stand, une fois le collier autours de mon cou, ça va nettement mieux. Le collier étant porté par gens qui ont envie de faire la fête, c'est un espèce de signal qui dit qu'on peut m'arroser sans retenue. Top ! Quelques minutes plus tard, je n'avais plus un poil de sec et je pèse mes mots quand j'écris cela.
Avril étant un des mois les plus chaud en Thaïlande, se faire arroser est plutôt plaisant, ça rafraichis. C'est une ambiance bon enfant, les Thaïs aiment faire la fête.
Bien sur, toute médaille à son revers. Il y a aussi des débordements, des trucs pas cool fait par des personnes au Q.I. plus que limité. C'est aussi la période où il y a le plus d'accident sur les routes. Je ne connais pas proportion exact, mais il semblerait que 50% des Thaïs roulent sans permis. Comme en plus, durant Songkran, on boit beaucoup, ça fait un carnage sur les routes.
Rien n'est jamais parfait....à vous de savoir prendre ce qui vous plait et d'éviter le reste.
khao sok :
Départ de Cha Am pour Hua hin, nous y passerons la soirée avant de prendre le train de nuit pour Surat Thani. Hua Hin est une station balnéaire à vocation très touristique. C'est pas trop mon truc.
J'y passerai la soirée, avec le but caché d'offrir une soirée romantique à Oye, que je connais depuis 2 ans et qui voyage parfois quelques jours avec moi.
J'ai trouvé sur le net un hôtel de luxe qui a un bar très romantique sur la plage. Sauf que les photos du bar sur la plage ne montre pas les moustiques. Par contre, le produits anti moustique est apporté gracieusement en même temps que les boissons. Alors oui, c'était romantique, mais c'était aussi l'invasion des moustiques.
S'en est suivi un repas dans un restaurant d'une soi peu fréquentée, quelques verres dans les bars des alentours et départ par le train de nuit.
J'aime prendre le train en Thaïlande. De jour je prends la 3ème classe, pour être avec les Thäis (les touristes prennent soit de la 2ème classe climatisée, soit dans la première quand il y en a). Cette fois-ci, c'est un train de nuit, j'ai envie de bien dormir, donc 1ère classe couchette. Ce fût presque parfait. Départ à 23h30 d'Hua Hin pour arriver reposé à 7h00 à Surat.
Arriver dans une ville peu touristique tôt le matin est très sympa (les gens passent par Surat, mais ne s'y arrête pas). On peut y observer la vie des Thaïs tôt le matin. Les enfants qui prennent le bus, portant tous le même uniforme pour aller l'école. Les magasins qui ouvrent tranquillement. Il n'y a pas encore trop de circulation, il ne fait pas encore trop chaud.
Truc et astuce : En descendant du train, il y a une foule de rabatteur qui essayeront de vous vendre des tickets de bus et de minivan pour les principales destinations touristiques du sud. Je préfère me rendre à la station de bus pour aller acheter mon billet, c'est moins cher. Cela dit, la station de bus n'est pas tout près (environ 3km) et il faut s'y rendre avec un bus local pas forcement évident à trouver si vous ne lisez pas le Thaïs ou si quelqu'un ne peut le faire pour vous.
Pour ma part, j'ai trouvé un "taxi" privé. C'est un Thaïs qui travaille comme infirmier à l'hôpital et qui fait taxi quand il le peut pour arrondir ses fins de mois. J'ai négocié dans la bonne humeur, ça a pris une dizaine de minute au chacun avance ses arguments tous plus faux les uns que les autres. On peut négocier pas mal de chose en Thaïlande, le tout étant de le faire dans le respect du vendeur et dans la bonne humeur. Il faut aussi savoir arrêter de négocier. J'ai vu des touristes négocier pour des sommes dérisoires...je trouve que c'est malvenu.
Par chance mon taxi du jour roule à l'européenne ! C'est à dire en respectant plus ou moins les limitations de vitesse et le code de la route. Et oui, avoir un chauffeur comme celui-ci est une chance.
Arrivée à Khao Sok en fin de matinée. Nous passerons notre après-midi à organiser la journée du lendemain. Khao Sok est une des forêts primitives les plus ancienne de la planète. On peut y faire des trekking dans la jungle, y dormir dans des bungalows sur le lac Chew Larn, y voir une flore est une faune typique de l'endroit.
Truc et astuce : Si vous prenez les tours en groupe, sont qui sont habituellement proposés, les prix sont assez chers, mais ça va. Par contre, si vous souhaitez un truc plus privatif, c'est cher, voir très cher. Tous les tours opérateur du coin proposent plus ou moins la même chose au même prix. Difficile d'avoir un bon prix, ils s'entendent entre eux.
Pour ma part, je souhaitais passer une journée sur le lac, en bateau privé. Après quelques recherches j'ai trouvé une dame qui m'a organisé ça avec un excellent guide. là, j'ai eu de la chance. Le guide est la personne qui a aidé pendant quelques mois un canadien venu écrire un livre sur le parc il y a de ça une trentaine d'année. Son nom est Nick, il est guide depuis plus de 40 ans dans le parc.
6h00 du matin, comme tous les matins un brouillard typique de l'endroit est établi, pas très bien réveillé, nous attendons devant notre guesthouse que Nick passe nous prendre. Et voici qu'arrive un pickup aussi vieux de son propriétaire, c'est à dire la soixantaine. Cela ne serait pas encore trop dérangeant si les essuies-glaces n'avaient pas le même âge que le pick-up ! On n'y voit rien de rien et c'est encore pire quand il passe un coup d'essuie-glace. Après avoir failli écraser une poule, un chien et que sais-je d'autre, nous voilà finalement arrivé au lac. Départ pour le périple du jour en bateau longue queue, pour une fois pas trop bruyant, chose assez rare pour être remarquée.
Que vous dire de ce périple sur le lac ? C'est beau, très beau et encore plus beau que ça ! Nous y avons vu des singes, des aigles et des papillons. Comme nous y étions très tôt, il n'y avait pas encore trop de monde. Nous avons pu voir des coins magnifiques. Je n'ai pas les mots pour exprimer toute la beauté de l'endroit.
Trucs et astuces : Allez-y tôt ! Voir très tôt. Nous sommes parti vers les 7h00 avec le bateau, c'est à mon avis une heure de trop tard. Il faut vraiment partir sur le lac au première lueur de l'aube.
Nick est un guide qui connait son job, qui est attentionné, plein d'humour, mais qui sait aussi se faire discret. A un moment, il demande si on peut s'arrêter quelques minutes sur une île. Pour moi, c'est sans problème, arrête toi où tu veux quand tu veux, c'est beau partout. Et le voilà parti dans la jungle, cela nous laissera le temps de discuter un peu avec le jeune Birman qui conduit le bateau. Quelques minutes plus tard retour de Nick. Il a ramené 2 manques et des petites branches. Les mangues seront découpées avec agilité à la machette et dégustée avec plaisir.
La journée se déroule tranquillement, nous nous arrêterons 2x. Une fois pour le petit déjeuner dans un restaurant sur l'eau. Le truc à touriste typique. Vu mon empressement à repartir, Nick se renseignera auprès de Oye pour savoir pourquoi je suis si pressé de repartir. Oye lui explique que moi et les touristes, ça fait deux.
Et Nick, il a tout compris ! Pour la pause de midi, nous nous arrêterons dans un espèce de hameau de maison sur pilotis fait de planches disjointes, de bambous. Ce sont des pêcheurs qui vivent là. Visiblement ils connaissent Nick et ne voient pas souvent, si ce n'est jamais, de touriste. Se déplacer d'un maison à l'autre ou aller aux "toilettes" (f'in à la case qui sert de toilette) demande un bon sens de l'équilibre. Entre les bambous mouillés, les planches pas fixées, il y a de quoi passer à l'eau facilement. Ici rien n'est fait pour les touristes, c'est parfait !
Je ne sais pas quelle langue ils parlent, Oye de ne comprend pas tout non plus. Nick passe la commande pour le lunch : Poissons grillé, poisson en soupe, poisson séché, le tout accompagné de riz. Ananas pour le désert. Gros repas, 300 bhats pour 3. On attire la curiosité, quelques pêcheurs viennent discuter avec moi et Nick, les femmes discutent avec Oye. Il y a en un qui baragouine 3 mots d'anglais-Thaï et moi qui arrive à mélanger 3 mots de Thaïs avec de l'anglais, on arrive à se comprendre, avec des mots et des gestes. Si vraiment on y arrive pas, Oye ou Nick traduisent un petit coup. Les Thaïs on le sens de l'humour, après le repas, une petite sieste s'impose. Oye me demande où je vais. Je lui dit que je vais réfléchir et je m'allonge sur le banc, le Thaï lui dit que je vais inspecter le toit. Tout le monde rigole. Il est difficile de retranscrire ce moment. A la relecture, je me rends compte que c'est pas drôle, mais sur le moment, c'était très drôle et tout le monde à bien rigolé.
Cette journée s'est terminée vers les 15 heures....avec une surprise. Vous vous souvenez des branches que Nick a pris le matin ? Il les a mise à tremper dans l'eau, puis les a fendues et finalement en a tressé 2 bagues et un bracelet qu'il nous a offert.
Ce fût, à mon gouts, une très belle journée sur le lac du parc de Khao Sok.
La suite arrive bientôt....merci à ceux qui ont pris le temps de lire jusqu'ici.
Un petit récit d'une escapade au pays du sourire.
Récit sans prétention aucune, fait de trucs et astuces, d’anecdotes et de moments qui ont été fort pour moi.
Afin que ceux qui liront ce récit puisse se faire une idée, voici quelques détails.
L'auteur : Début de cinquantaine, une dizaine de voyage au PDS. J'ai des rudiments de Thaïs très limités. Je sais plus ou moins bien compter en Thaïs. J'ai visité les principaux endroits touristiques lors de mes premiers voyages. Maintenant je recherche plutôt des endroits un peu moins courus, quoi que...
Date de séjour : Du 9 au 28 avril 2017 (période chaude de l'année).
Bangkok :
Contrairement à mes habitudes, je n'y suis pas resté. Juste le temps de prendre le sky train et le BTS pour aller au MBK refaire ma provision de t-shirt.
Truc et astuce : Le sky train est une ligne de métro aérien qui va de l'aéroport au centre ville. Peu cher (42 bhats), climatisé, rapide et confortable. En 30 minutes il vous amènera à Payathai. Depuis là vous trouverez des taxis ou le BTS pour aller rejoindre le lieu souhaité dans la ville. Il faut savoir que l'aéroport est situé à une grosse vingtaine de kilomètre de la ville. Le sky train vous permettra de "voir arriver" la ville. Si vous arrivez à Bkk entre 6h et 23h, c'est le moyen le plus rapide et le moins cher pour rejoindre le centre.
Cha Am :
Petite station balnéaire, fréquentée principalement par les Thaïs le week-end, très calme durant la semaine. Sauf que....j'y suis durant Songkran, le nouvel an Thaï. Ce sont deux journées de festivité, avec un cortège, des stands de nourriture et de produits artisanaux ( ou pas) un peu partout. Dans un stand, j'ai vu des savons des les propriétés méritent à elles seules un record dans le guinness book. Ils soignent tout ou presque. On trouve des stands de nourriture qui vendent des trucs originaux. Généralement très bons.
Traditionnellement, on fête les ainés durant Songkran. On leur verse de l'eau sur les mains et on leur met une espèce de pâte blanche sur les joues.
La tradition s'est adaptée au fil des année...maintenant, tout le monde arrose tout le monde à grand renfort de pistolet à eau, de sceaux d'eau, voir de tuyau d'arrosage.
Il m'est arrivé un truc amusant. Je sors de ma guesthouse, encore sec (vouloir rester sec pendant sonkgran relève de l'hérésie pur et simple), je remonte la Soï en flânant. Une jeune fille, dans les 10 ans, s'avance vers moi, timide, avec une petit sceaux d'eau. Je lui tend les mains et elle me verse un peu d'eau sur les mains. Son frère, enhardi par le succès de sa soeur viendra avec la pâte blanche. Je m’accroupis et il me met un peu de pâte blanche sur les joues sous le regard amusé de leurs parents. Tous les deux repartiront en courant vers leurs parents en racontant un trucs en Thaï que je n'ai pas compris, mais ils était visiblement heureux.....moi aussi. J'adore ces furtifs petits moments, plein de gentillesse, des moments d'échange simples et plaisant à vivre.
En début d'après-midi, je suis avec une amie et je lui fait remarqué qu'on ne nous arrose pas beaucoup.... Elle me dit que c'est parce que je suis un vieux farang (merci, ça fait toujours plaisir), que les gens ne me connaissent pas. Je suis un peu dépité... elle achètera un espèce de collier de fleur en plastic dans un stand, une fois le collier autours de mon cou, ça va nettement mieux. Le collier étant porté par gens qui ont envie de faire la fête, c'est un espèce de signal qui dit qu'on peut m'arroser sans retenue. Top ! Quelques minutes plus tard, je n'avais plus un poil de sec et je pèse mes mots quand j'écris cela.
Avril étant un des mois les plus chaud en Thaïlande, se faire arroser est plutôt plaisant, ça rafraichis. C'est une ambiance bon enfant, les Thaïs aiment faire la fête.
Bien sur, toute médaille à son revers. Il y a aussi des débordements, des trucs pas cool fait par des personnes au Q.I. plus que limité. C'est aussi la période où il y a le plus d'accident sur les routes. Je ne connais pas proportion exact, mais il semblerait que 50% des Thaïs roulent sans permis. Comme en plus, durant Songkran, on boit beaucoup, ça fait un carnage sur les routes.
Rien n'est jamais parfait....à vous de savoir prendre ce qui vous plait et d'éviter le reste.
khao sok :
Départ de Cha Am pour Hua hin, nous y passerons la soirée avant de prendre le train de nuit pour Surat Thani. Hua Hin est une station balnéaire à vocation très touristique. C'est pas trop mon truc.
J'y passerai la soirée, avec le but caché d'offrir une soirée romantique à Oye, que je connais depuis 2 ans et qui voyage parfois quelques jours avec moi.
J'ai trouvé sur le net un hôtel de luxe qui a un bar très romantique sur la plage. Sauf que les photos du bar sur la plage ne montre pas les moustiques. Par contre, le produits anti moustique est apporté gracieusement en même temps que les boissons. Alors oui, c'était romantique, mais c'était aussi l'invasion des moustiques.
S'en est suivi un repas dans un restaurant d'une soi peu fréquentée, quelques verres dans les bars des alentours et départ par le train de nuit.
J'aime prendre le train en Thaïlande. De jour je prends la 3ème classe, pour être avec les Thäis (les touristes prennent soit de la 2ème classe climatisée, soit dans la première quand il y en a). Cette fois-ci, c'est un train de nuit, j'ai envie de bien dormir, donc 1ère classe couchette. Ce fût presque parfait. Départ à 23h30 d'Hua Hin pour arriver reposé à 7h00 à Surat.
Arriver dans une ville peu touristique tôt le matin est très sympa (les gens passent par Surat, mais ne s'y arrête pas). On peut y observer la vie des Thaïs tôt le matin. Les enfants qui prennent le bus, portant tous le même uniforme pour aller l'école. Les magasins qui ouvrent tranquillement. Il n'y a pas encore trop de circulation, il ne fait pas encore trop chaud.
Truc et astuce : En descendant du train, il y a une foule de rabatteur qui essayeront de vous vendre des tickets de bus et de minivan pour les principales destinations touristiques du sud. Je préfère me rendre à la station de bus pour aller acheter mon billet, c'est moins cher. Cela dit, la station de bus n'est pas tout près (environ 3km) et il faut s'y rendre avec un bus local pas forcement évident à trouver si vous ne lisez pas le Thaïs ou si quelqu'un ne peut le faire pour vous.
Pour ma part, j'ai trouvé un "taxi" privé. C'est un Thaïs qui travaille comme infirmier à l'hôpital et qui fait taxi quand il le peut pour arrondir ses fins de mois. J'ai négocié dans la bonne humeur, ça a pris une dizaine de minute au chacun avance ses arguments tous plus faux les uns que les autres. On peut négocier pas mal de chose en Thaïlande, le tout étant de le faire dans le respect du vendeur et dans la bonne humeur. Il faut aussi savoir arrêter de négocier. J'ai vu des touristes négocier pour des sommes dérisoires...je trouve que c'est malvenu.
Par chance mon taxi du jour roule à l'européenne ! C'est à dire en respectant plus ou moins les limitations de vitesse et le code de la route. Et oui, avoir un chauffeur comme celui-ci est une chance.
Arrivée à Khao Sok en fin de matinée. Nous passerons notre après-midi à organiser la journée du lendemain. Khao Sok est une des forêts primitives les plus ancienne de la planète. On peut y faire des trekking dans la jungle, y dormir dans des bungalows sur le lac Chew Larn, y voir une flore est une faune typique de l'endroit.
Truc et astuce : Si vous prenez les tours en groupe, sont qui sont habituellement proposés, les prix sont assez chers, mais ça va. Par contre, si vous souhaitez un truc plus privatif, c'est cher, voir très cher. Tous les tours opérateur du coin proposent plus ou moins la même chose au même prix. Difficile d'avoir un bon prix, ils s'entendent entre eux.
Pour ma part, je souhaitais passer une journée sur le lac, en bateau privé. Après quelques recherches j'ai trouvé une dame qui m'a organisé ça avec un excellent guide. là, j'ai eu de la chance. Le guide est la personne qui a aidé pendant quelques mois un canadien venu écrire un livre sur le parc il y a de ça une trentaine d'année. Son nom est Nick, il est guide depuis plus de 40 ans dans le parc.
6h00 du matin, comme tous les matins un brouillard typique de l'endroit est établi, pas très bien réveillé, nous attendons devant notre guesthouse que Nick passe nous prendre. Et voici qu'arrive un pickup aussi vieux de son propriétaire, c'est à dire la soixantaine. Cela ne serait pas encore trop dérangeant si les essuies-glaces n'avaient pas le même âge que le pick-up ! On n'y voit rien de rien et c'est encore pire quand il passe un coup d'essuie-glace. Après avoir failli écraser une poule, un chien et que sais-je d'autre, nous voilà finalement arrivé au lac. Départ pour le périple du jour en bateau longue queue, pour une fois pas trop bruyant, chose assez rare pour être remarquée.
Que vous dire de ce périple sur le lac ? C'est beau, très beau et encore plus beau que ça ! Nous y avons vu des singes, des aigles et des papillons. Comme nous y étions très tôt, il n'y avait pas encore trop de monde. Nous avons pu voir des coins magnifiques. Je n'ai pas les mots pour exprimer toute la beauté de l'endroit.
Trucs et astuces : Allez-y tôt ! Voir très tôt. Nous sommes parti vers les 7h00 avec le bateau, c'est à mon avis une heure de trop tard. Il faut vraiment partir sur le lac au première lueur de l'aube.
Nick est un guide qui connait son job, qui est attentionné, plein d'humour, mais qui sait aussi se faire discret. A un moment, il demande si on peut s'arrêter quelques minutes sur une île. Pour moi, c'est sans problème, arrête toi où tu veux quand tu veux, c'est beau partout. Et le voilà parti dans la jungle, cela nous laissera le temps de discuter un peu avec le jeune Birman qui conduit le bateau. Quelques minutes plus tard retour de Nick. Il a ramené 2 manques et des petites branches. Les mangues seront découpées avec agilité à la machette et dégustée avec plaisir.
La journée se déroule tranquillement, nous nous arrêterons 2x. Une fois pour le petit déjeuner dans un restaurant sur l'eau. Le truc à touriste typique. Vu mon empressement à repartir, Nick se renseignera auprès de Oye pour savoir pourquoi je suis si pressé de repartir. Oye lui explique que moi et les touristes, ça fait deux.
Et Nick, il a tout compris ! Pour la pause de midi, nous nous arrêterons dans un espèce de hameau de maison sur pilotis fait de planches disjointes, de bambous. Ce sont des pêcheurs qui vivent là. Visiblement ils connaissent Nick et ne voient pas souvent, si ce n'est jamais, de touriste. Se déplacer d'un maison à l'autre ou aller aux "toilettes" (f'in à la case qui sert de toilette) demande un bon sens de l'équilibre. Entre les bambous mouillés, les planches pas fixées, il y a de quoi passer à l'eau facilement. Ici rien n'est fait pour les touristes, c'est parfait !
Je ne sais pas quelle langue ils parlent, Oye de ne comprend pas tout non plus. Nick passe la commande pour le lunch : Poissons grillé, poisson en soupe, poisson séché, le tout accompagné de riz. Ananas pour le désert. Gros repas, 300 bhats pour 3. On attire la curiosité, quelques pêcheurs viennent discuter avec moi et Nick, les femmes discutent avec Oye. Il y a en un qui baragouine 3 mots d'anglais-Thaï et moi qui arrive à mélanger 3 mots de Thaïs avec de l'anglais, on arrive à se comprendre, avec des mots et des gestes. Si vraiment on y arrive pas, Oye ou Nick traduisent un petit coup. Les Thaïs on le sens de l'humour, après le repas, une petite sieste s'impose. Oye me demande où je vais. Je lui dit que je vais réfléchir et je m'allonge sur le banc, le Thaï lui dit que je vais inspecter le toit. Tout le monde rigole. Il est difficile de retranscrire ce moment. A la relecture, je me rends compte que c'est pas drôle, mais sur le moment, c'était très drôle et tout le monde à bien rigolé.
Cette journée s'est terminée vers les 15 heures....avec une surprise. Vous vous souvenez des branches que Nick a pris le matin ? Il les a mise à tremper dans l'eau, puis les a fendues et finalement en a tressé 2 bagues et un bracelet qu'il nous a offert.
Ce fût, à mon gouts, une très belle journée sur le lac du parc de Khao Sok.
La suite arrive bientôt....merci à ceux qui ont pris le temps de lire jusqu'ici.
Du 28 au 28: 31 jours en solo dans l'Ouest! (vidéos) English translation pending
31 jours de voyage
96 pages de roadbook sur-documentées
15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit)
3 lessives
6300 kilomètres en voiture
450 kilomètres à pieds
1 paire de chaussures défoncée sur 3
3 kilos perdus
8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback)
25 € de hors-forfait sur le téléphone
2200 photos
17 heures de vidéo (presque 500 Go)
5 mugs-souvenir ramenés en France
1 abonnement Spotify (9,99 €)
1 seul mec (1 mec seul)
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco
A suivre...
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco
A suivre...
Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya English translation pending
Bonjour à tous!
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.
Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.
Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Retour dans l’ouest, un magnifique tête-à-tête mère-fils, avril 2017 English translation pending
Bonsoir à tous,
Dès notre retour du précédent voyage ( voyageforum.com/...ost=7117430;#7117430 L'appel de l’Ouest américain… le retour d’un road-trip multigénérationnel ) nous n’avions qu’une envie c’est de repartir… Mon rêve était avant tout de voir Death Valley! Le projet a beaucoup évolué au fli des mois… nous voulions à l’origine partir en juillet mais après réflexion, nous avons opté pour avril (excellent choix, on a même préféré cette période au final😎) merci Olivier50 qui a été le déclencheur de cette réflexion!
Voilà le programme initialement prévu, mais nous avons fait preuve de beaucoup de souplesse, nous avons adapté le programme au fur et à mesure du parcours en gardant la trame mais en adaptant à nos envies, à notre état de fatigue, à la météo.... :
JOUR 1 : France - LOS ANGELES Nuit TRAVELODGE L.A Airport South - avec navette
JOUR 2 LOS ANGELES Petit dej Hôtel voyageforum.com/...post=8104209#8104209 Récupérer voiture VENICE SANTA MONICA PIER EL PUEBLO CAROLL AV + Echo Park? Griffith Observatory ? Nuit 1 Econo Lodge GLENDALE
JOUR 3 UNIVERSAL STUDIO voyageforum.com/...post=8104953#8104953 Nuit 2 Econo Lodge GLENDALE
JOUR 4 L.A – RIDGECREST voyageforum.com/...post=8106395#8106395 STUDIO WARNER Pink Motel ? - Vasquez Rock ? LANCASTER : Civic Musical Road – Kill Bill Church? RED ROCK CANYON SP : Hagen Trail + Red Cliffs Trail Randsburg ? Nuit ECONO LODGE Inn & Suites near China Lake Naval Station - RIDGECREST
JOUR 5 RIDGECREST - DEATH VALLEY voyageforum.com/...post=8109091#8109091 Fish Heads Rocks ? Trona Pinnacles ? PANAMINT DRY LAKE STOVEPIPES WELLS Ranger Station MESQUITE SAND DUNES DEVIL’S CORN FIELD Ubehebe Crater Trail ? SALT CREEK Trail HARMONY BORAX WORKS + Mustard Canyon? Borax Muséum BADWATER DEVILS GOLF COURSE ARTIST’ DRIVE + MARS HILL et MUSHROOM Nuit FURMACE CREEK RANCH
JOUR 6 DEATH VALLEY - LAS VEGAS voyageforum.com/...post=8118824#8118824 ZABRISKIE POINT Lever du soleil GOLDEN CANYON TRAIL DANTE'S VIEW PAHRUMP VALLEY MUSEUM RED ROCKCANYON OVERLOOK et Visitor Center Nuit RED ROOF INN LAS VEGAS
JOUR 7 LAS VEGAS – VOF- SAINT GEORGE voyageforum.com/...post=8120576#8120576 VOF : BOUCLE DES 7 MERVEILLES WHITE DOMES TRAIL SCENIC LOOP ROAD Nuit HOWARD JOHNSON INN and SuitesST GEORGE
JOUR 8 SAINT GEORGE – SNOW CANYON – PAGE voyageforum.com/...post=8122670#8122670 SNOW CANYON: Sand Dunes Trail + Hidden Pinyon Trail + Petrified Dunes Trail + Lava Flow ? +Overlook KANAB : Little Hollywood Movie MUSEUM PARIA + maisons victoriennes? RIMROCKS HOODOOS SCENIC VIEW Nuit1 RODEWAY INN PAGE
JOUR 9 PAGE voyageforum.com/...post=8124632#8124632 LOWER ANTELOPE CANYON HORSESHOE BEND MARBLE CANYON et LEE’S FERRY GLEN CANYON DAM Overlook Nuit 2 RODEWAY INN PAGE
JOUR 10 CBS voyageforum.com/...post=8127322#8127322 CBS avec Paria Outpost Nuit Days Inn and Suites KANAB
JOUR 11 ZION – LAS VEGAS voyageforum.com/...post=8130642#8130642 MANY POOLS Riverside Walk? Grafton ? SPECTACLE ONE au Mandalay Bay Nuit1 FLAMINGO LAS VEGAS
JOUR 12 LAS VEGAS https://voyageforum.com/v.f?post=8132599#8132599 KISS BY MONSTER MINI GOLF LAS VEGAS Nuit2 FLAMINGO LAS VEGAS
JOUR 13 LAS VEGAS https://voyageforum.com/v.f?post=8132599#8132599 MUSÉE AUTO COLLECTION au LINK Red Rock Canyon? LAS VEGAS Nuit3 FLAMINGO LAS VEGAS
JOUR 14 : Retour France
Ensuite nous devions repartir à 3, mais, suite à des problèmes de santé de ma maman, le projet a évolué à 2 ! Un tête-à-tête avec mon fils T. de 13 ans... Mais on espère bien repartir l’année prochaine à 3 !!!!
Avant d’aller plus loin, merci à tous pour vos blogs, vos conseils, vos réponses à nos questions incessantes et pas toujours intéressantes… merci aussi pour tous vos carnets toujours riches en informations et en expériences, et merci pour vos petits messages personnels … Et enfin un énorme merci à Itat qui nous a fait découvrir sur ces 2 voyages de fabuleux endroits (Ubehebe… tu avais raison, Waouh !!!)
Préparatifs : Budget Total : 2000€/pers tout tout compris (ESTA, avions, voiture, essence, parking, hôtels, nourriture, spectacle, loisirs, visites guidées et mêmes les souvenirs…)
Billets d’avions : 574€/pers, achetés sur Lufthansa : Aller vol Dolomiti jusqu’à Munich puis vol Lufthansa jusqu’à Los Angeles : excellent service à bord, (serviettes chaudes pour se laver les mains avant le repas, de vraies couverts pour le repas et pas des couverts en plastique, un accueil très chaleureux, des hôtesses et stewards au petit soin tout le long du vol, un très grand choix de films, avec versions françaises … parfait ! J'ai revu la la land, YES!!! ... et le must pour moi qui suis un peu claustro et déteste les petits WC des avions, une salle entière à l’étage inférieur de l’avion pour les toilettes, Waouh 😎! Ne riez pas, je ne suis jamais allée si souvent aux toilettes en avions ! Rien avoir avec American Airlines du dernier voyage !… Très contente de Lufthansa… même si on avait quand même un peu peur avant de partir du fait des grèves à répétitions ! Retour avec United… pas de problème de surbooking (on était prêt à filmer au cas où😉) Bon confort, énormes choix de films et le top : les hublots qui se teintent à volontés, par télécommande. Par contre le service est moins bien que sur Lufthansa ! Sur les 4 avions, aucun problème de retard, super ponctualité ! Aucun problème de bagages également ! Ouf !… même si on a dû racheter une valise pour le retour… mais je n’en dis pas plus pour l’instant…!
La voiture : Alamo 280€ pour 12 jours, Toyota Corolla, super confortable à côté de ma vieille Clio…et géniale la caméra de recul ! 91$ d’essence ! Je me suis enregistrée en ligne (skip the counter). Merci pour le conseil, c’est effectivement très pratique ! Juste eu un souci au moment d’enregistrer ma Cb sur internet, impossible de télécharger la dernière page pour enregistrer les coordonnées bancaires… Alors si vous rencontrez le même problème, il suffit de basculer en langue anglaise, et là ça marche…
Les hôtels : tous pris sur hotels.com… ce qui m’a permis d’obtenir 2 nuits gratuites pour la prochaine fois ! Et via Igraal… qui m’a permis de récupérer 63€ de cashback… merci, je ne l’avais pas fait lors du dernier voyage… j’ai même vu, mais trop tard pour cette année… que certaines compagnies aériennes et de locations de voitures proposaient des cashbacks sur le site… Igraal, m’a permis aussi d’obtenir 10% de réduction sur mes billets pour Universal Studio!
Cette fois-ci nous avons investi dans un GPS Garmin (je n’en avais pas en France et j’avais bien galéré la dernière fois à Los Angeles en pleine nuit sans GPS!) Puis j’ai téléchargé les cartes des USA… Alors avec un peu de difficultés ! Mais voici la solution trouvée si cela peut servir… Impossible de télécharger en Wifi ok! Ni depuis Mozilla (???)… il faut internet explorer ... sauf que sur mon ordi, internet explorer ne fonctionne pas bien … alors après plusieurs recherches sur le net, j’ai trouvé que cela marchait aussi avec safari… et effectivement safari téléchargé, plus aucun problème ! Parfait ! Avec T. on avait enregistré tous les points GPS à l’avance, super sur place ! Mon copilote était très rapide comme ça 😉! Enfin, j’ai téléchargé Maps.me sur mon tel, et je m’en suis servi surtout en randonnée !
Et maintenant, que le voyage commence... place au rêve!
Dès notre retour du précédent voyage ( voyageforum.com/...ost=7117430;#7117430 L'appel de l’Ouest américain… le retour d’un road-trip multigénérationnel ) nous n’avions qu’une envie c’est de repartir… Mon rêve était avant tout de voir Death Valley! Le projet a beaucoup évolué au fli des mois… nous voulions à l’origine partir en juillet mais après réflexion, nous avons opté pour avril (excellent choix, on a même préféré cette période au final😎) merci Olivier50 qui a été le déclencheur de cette réflexion!
Voilà le programme initialement prévu, mais nous avons fait preuve de beaucoup de souplesse, nous avons adapté le programme au fur et à mesure du parcours en gardant la trame mais en adaptant à nos envies, à notre état de fatigue, à la météo.... :
JOUR 1 : France - LOS ANGELES Nuit TRAVELODGE L.A Airport South - avec navette
JOUR 2 LOS ANGELES Petit dej Hôtel voyageforum.com/...post=8104209#8104209 Récupérer voiture VENICE SANTA MONICA PIER EL PUEBLO CAROLL AV + Echo Park? Griffith Observatory ? Nuit 1 Econo Lodge GLENDALE
JOUR 3 UNIVERSAL STUDIO voyageforum.com/...post=8104953#8104953 Nuit 2 Econo Lodge GLENDALE
JOUR 4 L.A – RIDGECREST voyageforum.com/...post=8106395#8106395 STUDIO WARNER Pink Motel ? - Vasquez Rock ? LANCASTER : Civic Musical Road – Kill Bill Church? RED ROCK CANYON SP : Hagen Trail + Red Cliffs Trail Randsburg ? Nuit ECONO LODGE Inn & Suites near China Lake Naval Station - RIDGECREST
JOUR 5 RIDGECREST - DEATH VALLEY voyageforum.com/...post=8109091#8109091 Fish Heads Rocks ? Trona Pinnacles ? PANAMINT DRY LAKE STOVEPIPES WELLS Ranger Station MESQUITE SAND DUNES DEVIL’S CORN FIELD Ubehebe Crater Trail ? SALT CREEK Trail HARMONY BORAX WORKS + Mustard Canyon? Borax Muséum BADWATER DEVILS GOLF COURSE ARTIST’ DRIVE + MARS HILL et MUSHROOM Nuit FURMACE CREEK RANCH
JOUR 6 DEATH VALLEY - LAS VEGAS voyageforum.com/...post=8118824#8118824 ZABRISKIE POINT Lever du soleil GOLDEN CANYON TRAIL DANTE'S VIEW PAHRUMP VALLEY MUSEUM RED ROCKCANYON OVERLOOK et Visitor Center Nuit RED ROOF INN LAS VEGAS
JOUR 7 LAS VEGAS – VOF- SAINT GEORGE voyageforum.com/...post=8120576#8120576 VOF : BOUCLE DES 7 MERVEILLES WHITE DOMES TRAIL SCENIC LOOP ROAD Nuit HOWARD JOHNSON INN and SuitesST GEORGE
JOUR 8 SAINT GEORGE – SNOW CANYON – PAGE voyageforum.com/...post=8122670#8122670 SNOW CANYON: Sand Dunes Trail + Hidden Pinyon Trail + Petrified Dunes Trail + Lava Flow ? +Overlook KANAB : Little Hollywood Movie MUSEUM PARIA + maisons victoriennes? RIMROCKS HOODOOS SCENIC VIEW Nuit1 RODEWAY INN PAGE
JOUR 9 PAGE voyageforum.com/...post=8124632#8124632 LOWER ANTELOPE CANYON HORSESHOE BEND MARBLE CANYON et LEE’S FERRY GLEN CANYON DAM Overlook Nuit 2 RODEWAY INN PAGE
JOUR 10 CBS voyageforum.com/...post=8127322#8127322 CBS avec Paria Outpost Nuit Days Inn and Suites KANAB
JOUR 11 ZION – LAS VEGAS voyageforum.com/...post=8130642#8130642 MANY POOLS Riverside Walk? Grafton ? SPECTACLE ONE au Mandalay Bay Nuit1 FLAMINGO LAS VEGAS
JOUR 12 LAS VEGAS https://voyageforum.com/v.f?post=8132599#8132599 KISS BY MONSTER MINI GOLF LAS VEGAS Nuit2 FLAMINGO LAS VEGAS
JOUR 13 LAS VEGAS https://voyageforum.com/v.f?post=8132599#8132599 MUSÉE AUTO COLLECTION au LINK Red Rock Canyon? LAS VEGAS Nuit3 FLAMINGO LAS VEGAS
JOUR 14 : Retour France
Ensuite nous devions repartir à 3, mais, suite à des problèmes de santé de ma maman, le projet a évolué à 2 ! Un tête-à-tête avec mon fils T. de 13 ans... Mais on espère bien repartir l’année prochaine à 3 !!!!
Avant d’aller plus loin, merci à tous pour vos blogs, vos conseils, vos réponses à nos questions incessantes et pas toujours intéressantes… merci aussi pour tous vos carnets toujours riches en informations et en expériences, et merci pour vos petits messages personnels … Et enfin un énorme merci à Itat qui nous a fait découvrir sur ces 2 voyages de fabuleux endroits (Ubehebe… tu avais raison, Waouh !!!)
Préparatifs : Budget Total : 2000€/pers tout tout compris (ESTA, avions, voiture, essence, parking, hôtels, nourriture, spectacle, loisirs, visites guidées et mêmes les souvenirs…)
Billets d’avions : 574€/pers, achetés sur Lufthansa : Aller vol Dolomiti jusqu’à Munich puis vol Lufthansa jusqu’à Los Angeles : excellent service à bord, (serviettes chaudes pour se laver les mains avant le repas, de vraies couverts pour le repas et pas des couverts en plastique, un accueil très chaleureux, des hôtesses et stewards au petit soin tout le long du vol, un très grand choix de films, avec versions françaises … parfait ! J'ai revu la la land, YES!!! ... et le must pour moi qui suis un peu claustro et déteste les petits WC des avions, une salle entière à l’étage inférieur de l’avion pour les toilettes, Waouh 😎! Ne riez pas, je ne suis jamais allée si souvent aux toilettes en avions ! Rien avoir avec American Airlines du dernier voyage !… Très contente de Lufthansa… même si on avait quand même un peu peur avant de partir du fait des grèves à répétitions ! Retour avec United… pas de problème de surbooking (on était prêt à filmer au cas où😉) Bon confort, énormes choix de films et le top : les hublots qui se teintent à volontés, par télécommande. Par contre le service est moins bien que sur Lufthansa ! Sur les 4 avions, aucun problème de retard, super ponctualité ! Aucun problème de bagages également ! Ouf !… même si on a dû racheter une valise pour le retour… mais je n’en dis pas plus pour l’instant…!
La voiture : Alamo 280€ pour 12 jours, Toyota Corolla, super confortable à côté de ma vieille Clio…et géniale la caméra de recul ! 91$ d’essence ! Je me suis enregistrée en ligne (skip the counter). Merci pour le conseil, c’est effectivement très pratique ! Juste eu un souci au moment d’enregistrer ma Cb sur internet, impossible de télécharger la dernière page pour enregistrer les coordonnées bancaires… Alors si vous rencontrez le même problème, il suffit de basculer en langue anglaise, et là ça marche…
Les hôtels : tous pris sur hotels.com… ce qui m’a permis d’obtenir 2 nuits gratuites pour la prochaine fois ! Et via Igraal… qui m’a permis de récupérer 63€ de cashback… merci, je ne l’avais pas fait lors du dernier voyage… j’ai même vu, mais trop tard pour cette année… que certaines compagnies aériennes et de locations de voitures proposaient des cashbacks sur le site… Igraal, m’a permis aussi d’obtenir 10% de réduction sur mes billets pour Universal Studio!
Cette fois-ci nous avons investi dans un GPS Garmin (je n’en avais pas en France et j’avais bien galéré la dernière fois à Los Angeles en pleine nuit sans GPS!) Puis j’ai téléchargé les cartes des USA… Alors avec un peu de difficultés ! Mais voici la solution trouvée si cela peut servir… Impossible de télécharger en Wifi ok! Ni depuis Mozilla (???)… il faut internet explorer ... sauf que sur mon ordi, internet explorer ne fonctionne pas bien … alors après plusieurs recherches sur le net, j’ai trouvé que cela marchait aussi avec safari… et effectivement safari téléchargé, plus aucun problème ! Parfait ! Avec T. on avait enregistré tous les points GPS à l’avance, super sur place ! Mon copilote était très rapide comme ça 😉! Enfin, j’ai téléchargé Maps.me sur mon tel, et je m’en suis servi surtout en randonnée !
Et maintenant, que le voyage commence... place au rêve!
Road trip USA de deux mois English translation pending
Bonjour à tous! En lisant vos nombreux carnets de voyage je me suis dis que j'allais me lancer dans le
mien pour vous relater un séjour aux Etats Unis qui nous a laissé de merveilleux souvenirs.
Partis à 5 pour un tour du monde en octobre 2013, nous avons parcouru l'Asie (et il y aurait aussi des carnets de voyages à écrire!), l'Océanie et nous sommes arrivés aux USA où nous nous sommes séparés en deux groupes : moi et mon conjoint, les trois filles de leur côté (avant de tous se retrouver en Amerique du sud).
Commence donc le périple aux Etats Unis ce dimanche 13 avril quand nous atterissons à Los Angeles par un temps évidemment ensoleillé. Ici, tout est un cliché de nos bons vieux films américains, on croit rêver. On arrive dans un petit hôtel pas cher et pourtant bien sympa en bordure de la ville, avec piscine (ouai!), et margarita à volonté l'après-midi. On en profite pour visiter Hollywood et son walk of fame, cliché mais comment ne pas y passer?! Et puis direction Santa Monica pour arpenter les plages immenses, bordés ça et là de parc de muscu et de skate.
Le lendemain et le surlendemain on se fera le gros plaisir d'aller au Six Flags et à Universal Studio, pas très culturels comme visites mais faut savoir faire un peu de tout =)



Je ne m'attarde pas sur LA puisque comme vous pouvez le voir c'était un séjour rapide, nous avions déjà réservé notre van pour découvrir les routes mythiques des US et donc le 18 avril nous voilà à l'agence d'Escape pour récupérer le monstre qui allait nous transporter pendant 2 mois sur 11 000 km! Et je dis le monstre puisque n'ayant plus notre modèle nous avons été up gradés, ah bonheur!

Après une nuit aux abords de LA nous voilà donc en route pour San Francisco, grosse ville avant de rejoindre les parcs nationnaux. Arrivés par le Bay Bridge, on a déjà une belle vue sur le Golden Gate Bridge. On gare le monstre dans un petit parking douteux, et on part arpenter la belle ville. Bouches d'égouts fumantes, rues qui montent et qui descendent, on est vraiment dans Midtwon Madness version PC des années 2000. Les maisons sont charmantes et colorées, Chinatown nous fait pensé à tout les autres Chinatwon =) et on tombe par hasard sur une place où est célébrée la "Earth day". On se ballade un peu selon les envies, sans but précis pour tomber au hasard sur des endroits sympa. Courte visite également, mais une grosse envie de revenir dans cette chouette ville pour beaucoup plus longtemps!
Trois jours plus tard donc, nous voici enfin sur les grandes routes des Etats Unis avec pour objectif Yosemite. On arrive vite dans le vif du sujet tant le décors change au profit des fôrets. Arrivés à 18h, on pense tout simplement payer un emplacement de van au coeur de la vallée et partir en rando le lendemain. C'est sans compter sur les américains prévoyants qui réservent des mois à l'avance! Bon, j'avais lu ca quelque part mais on est toujours un peu à la dernière minute, donc on a finalement loué un emplacement de camping puisque nous avons une tente avec nous (et interdit de dormir dans le van sur le parking), et on s'installe au "Camp 4". Là, on découvre les règles de la vie dans la nature, à savoir de ne surtout rien laissé dans la tente ni même le van qui puisse attirer les ours... On croise aussi les rangers à qui on paie nos nuits, personnes toujours bienveillantes et sympathiques, et qui font surtout un travail extraordinaire au sein de tout les parcs nationnaux.


Un dodo un peu frais mais paisible, avant de commencer notre première vrai journée par une petite rando de 3h pour aller en haut de deux cascades, on a pris une douche au passage d'ailleurs, et on a pu admirer pour la première fois une vue d'ensemble de cette immense vallée, avec le half-dome en prime. On a finit par une ballade au Mirror Lake, et là, surprise (ou effroi!), un OURS! Mathis, le vaillant, s'arrête pour le photographié tandis que je file doucement mais surmen me mettre un peu à l'écart. J'ai d'ailleurs croisé une famille américaine qui, devant mon air, ont tout de suite compris de quoi il s'agissait et on rigolé en passant leur chemin pour aller jeter un oeil. On sent les habitués! De toute façon, comme le recommande les rangers, il ne faut pas les approcher (Mathis prenait des photos depuis le sentier), et faire du bruit s'il leur vient l'idée de venir vers nous. Quand même, un ours!


Niveau vie quotidienne, c'est pic-nique tous les midi et repas simple et chaud le soir (pâtes, riz... comme beaucoup je suppose!). Par contre ce soir là nous avons eu le droit à une douche gratuite au camp, offerte par la gentille dame de l’accueil, oh joie =)
Le lendemain matin, malheur, il pleut! Tant pis, il doit être 7 ou 8h, on se lève et on va faire un tour au Visitor Center qui, comme souvent, comprend un petit musée. Détours intéressant donc, pour comprendre mieux cette vallée. Et vers midi, le soleil se montre enfin, le temps pour nous d'aller prendre le sac à dos et c'est parti pour la rando de Yosemite Upper Falls (environ 6h-8h) de marche selon le journal des randos mais il me semble que c'était surestimé). Une fois de plus, paysages inoubliables, après une grimpette un peu sportive nous atteignons le top de la cascade, avec au loin : montagnes, neige, Half-dome, que de merveilleuses récompenses. C'est sur ce trajet que nous avons rencontré Hannah, une allemande venu comme nous prendre un grand bol d'air frais.





Voilà pour ce début de récit qui j'espère vous aura plu, je viendrai raconter la suite des aventures très vite (Yosemite n'est même pas terminé!)
A bientôt =)
Commence donc le périple aux Etats Unis ce dimanche 13 avril quand nous atterissons à Los Angeles par un temps évidemment ensoleillé. Ici, tout est un cliché de nos bons vieux films américains, on croit rêver. On arrive dans un petit hôtel pas cher et pourtant bien sympa en bordure de la ville, avec piscine (ouai!), et margarita à volonté l'après-midi. On en profite pour visiter Hollywood et son walk of fame, cliché mais comment ne pas y passer?! Et puis direction Santa Monica pour arpenter les plages immenses, bordés ça et là de parc de muscu et de skate.
Le lendemain et le surlendemain on se fera le gros plaisir d'aller au Six Flags et à Universal Studio, pas très culturels comme visites mais faut savoir faire un peu de tout =)



Je ne m'attarde pas sur LA puisque comme vous pouvez le voir c'était un séjour rapide, nous avions déjà réservé notre van pour découvrir les routes mythiques des US et donc le 18 avril nous voilà à l'agence d'Escape pour récupérer le monstre qui allait nous transporter pendant 2 mois sur 11 000 km! Et je dis le monstre puisque n'ayant plus notre modèle nous avons été up gradés, ah bonheur!

Après une nuit aux abords de LA nous voilà donc en route pour San Francisco, grosse ville avant de rejoindre les parcs nationnaux. Arrivés par le Bay Bridge, on a déjà une belle vue sur le Golden Gate Bridge. On gare le monstre dans un petit parking douteux, et on part arpenter la belle ville. Bouches d'égouts fumantes, rues qui montent et qui descendent, on est vraiment dans Midtwon Madness version PC des années 2000. Les maisons sont charmantes et colorées, Chinatown nous fait pensé à tout les autres Chinatwon =) et on tombe par hasard sur une place où est célébrée la "Earth day". On se ballade un peu selon les envies, sans but précis pour tomber au hasard sur des endroits sympa. Courte visite également, mais une grosse envie de revenir dans cette chouette ville pour beaucoup plus longtemps!
Trois jours plus tard donc, nous voici enfin sur les grandes routes des Etats Unis avec pour objectif Yosemite. On arrive vite dans le vif du sujet tant le décors change au profit des fôrets. Arrivés à 18h, on pense tout simplement payer un emplacement de van au coeur de la vallée et partir en rando le lendemain. C'est sans compter sur les américains prévoyants qui réservent des mois à l'avance! Bon, j'avais lu ca quelque part mais on est toujours un peu à la dernière minute, donc on a finalement loué un emplacement de camping puisque nous avons une tente avec nous (et interdit de dormir dans le van sur le parking), et on s'installe au "Camp 4". Là, on découvre les règles de la vie dans la nature, à savoir de ne surtout rien laissé dans la tente ni même le van qui puisse attirer les ours... On croise aussi les rangers à qui on paie nos nuits, personnes toujours bienveillantes et sympathiques, et qui font surtout un travail extraordinaire au sein de tout les parcs nationnaux.


Un dodo un peu frais mais paisible, avant de commencer notre première vrai journée par une petite rando de 3h pour aller en haut de deux cascades, on a pris une douche au passage d'ailleurs, et on a pu admirer pour la première fois une vue d'ensemble de cette immense vallée, avec le half-dome en prime. On a finit par une ballade au Mirror Lake, et là, surprise (ou effroi!), un OURS! Mathis, le vaillant, s'arrête pour le photographié tandis que je file doucement mais surmen me mettre un peu à l'écart. J'ai d'ailleurs croisé une famille américaine qui, devant mon air, ont tout de suite compris de quoi il s'agissait et on rigolé en passant leur chemin pour aller jeter un oeil. On sent les habitués! De toute façon, comme le recommande les rangers, il ne faut pas les approcher (Mathis prenait des photos depuis le sentier), et faire du bruit s'il leur vient l'idée de venir vers nous. Quand même, un ours!


Niveau vie quotidienne, c'est pic-nique tous les midi et repas simple et chaud le soir (pâtes, riz... comme beaucoup je suppose!). Par contre ce soir là nous avons eu le droit à une douche gratuite au camp, offerte par la gentille dame de l’accueil, oh joie =)
Le lendemain matin, malheur, il pleut! Tant pis, il doit être 7 ou 8h, on se lève et on va faire un tour au Visitor Center qui, comme souvent, comprend un petit musée. Détours intéressant donc, pour comprendre mieux cette vallée. Et vers midi, le soleil se montre enfin, le temps pour nous d'aller prendre le sac à dos et c'est parti pour la rando de Yosemite Upper Falls (environ 6h-8h) de marche selon le journal des randos mais il me semble que c'était surestimé). Une fois de plus, paysages inoubliables, après une grimpette un peu sportive nous atteignons le top de la cascade, avec au loin : montagnes, neige, Half-dome, que de merveilleuses récompenses. C'est sur ce trajet que nous avons rencontré Hannah, une allemande venu comme nous prendre un grand bol d'air frais.





Voilà pour ce début de récit qui j'espère vous aura plu, je viendrai raconter la suite des aventures très vite (Yosemite n'est même pas terminé!)
A bientôt =)
Antelope Canyon: coup de gueule English translation pending
Bonjour, le mardi 11 avril dernier, nous étions à Lower Antelope Canyon à 9h30 et après une brève queue pour acheter les tickets à 33$ par personne, nous avons attendu 1 heure dans la salle attenante où l'on nous appelle. Jusque là rien d'extraordinaire. Une heure d'attente à l'ombre avec sièges, bar et wc me paraissait tout à fait supportable pour voir cette attraction dite incontournable.
Seulement voilà, au bout d'une heure notre guide est venu nous chercher, nous avons marché 5 minutes en direction de l'entrée et là, l'horreur : plusieurs centaines de personnes, (au moins 600 ou 800) attendaient debout, en plein soleil, sur une queue dont on ne voyait pas le début.
Nous aurions dû nous douter qu'il y avait un lézard en voyant l'immense parking quasi complet quand on est arrivés.
Nous avons attendu une vingtaine de minute parmi cette foule puis comme ça n'avançait pas (nous avons fait peut-être 3 mètres en 20 minutes), j'appelle le guide pour lui demander pour combien de temps il y en a d'après lui. Il me répond en toute franchise : une bonne heure pour aller jusqu'à l'entrée mais beaucoup plus à l'intérieur. Combien ? Beaucoup plus... plus du double... ça bouchonne tout le long à partir de l'échelle et jusqu'à la sortie. Quoi ? 1 heure ici et 2 ou 3 heures à l'intérieur avec des gens derrière et devant à la queue-leu-leu ? Oui... les gens s'arrêtent et prennent des photos... C'est long... (Oui c'est la faute des gens...)
Je lui ai dit que si nous avions vu cette foule d'en haut (ce qui était impossible, la queue étant bien cachée), nous n'aurions pas acheté les billets. Il acquiesçait de la tête d'un air fataliste. Eh bien nous avons fait demi-tour quand même et dit adieu à Antelope canyon et à nos dollars payés pour rien. Nous n'étions d'ailleurs pas les seuls, d'autres européens en colère renonçaient aussi. Les Chinois par contre, majoritaires, ne semblaient pas perturbés par le fait de poireauter 3 ou 4 heures. Je les envie. Un peuple merveilleux et imperturbable. Bref voilà, si la situation est telle un mardi d'avril, qu'en est-il d'un samedi en plein été ? Est-ce pareil à Upper où le droit d'entrée est de 66 $ ? Ces Navajos qui gèrent l'entrée se moquent de nous. Je n'en veux pas aux employés et guides qui n'y sont pour rien mais la politique de surbooking des patrons est inacceptable. Ils vendent les tickets à l'infini en se gardant bien de prévenir les clients qu'ils vont tomber dans un piège.
Pour moi, ce genre d'attraction c'est terminé. Les photos, je les recopierai sur Internet, lol. 😏
Nous aurions dû nous douter qu'il y avait un lézard en voyant l'immense parking quasi complet quand on est arrivés.
Nous avons attendu une vingtaine de minute parmi cette foule puis comme ça n'avançait pas (nous avons fait peut-être 3 mètres en 20 minutes), j'appelle le guide pour lui demander pour combien de temps il y en a d'après lui. Il me répond en toute franchise : une bonne heure pour aller jusqu'à l'entrée mais beaucoup plus à l'intérieur. Combien ? Beaucoup plus... plus du double... ça bouchonne tout le long à partir de l'échelle et jusqu'à la sortie. Quoi ? 1 heure ici et 2 ou 3 heures à l'intérieur avec des gens derrière et devant à la queue-leu-leu ? Oui... les gens s'arrêtent et prennent des photos... C'est long... (Oui c'est la faute des gens...)
Je lui ai dit que si nous avions vu cette foule d'en haut (ce qui était impossible, la queue étant bien cachée), nous n'aurions pas acheté les billets. Il acquiesçait de la tête d'un air fataliste. Eh bien nous avons fait demi-tour quand même et dit adieu à Antelope canyon et à nos dollars payés pour rien. Nous n'étions d'ailleurs pas les seuls, d'autres européens en colère renonçaient aussi. Les Chinois par contre, majoritaires, ne semblaient pas perturbés par le fait de poireauter 3 ou 4 heures. Je les envie. Un peuple merveilleux et imperturbable. Bref voilà, si la situation est telle un mardi d'avril, qu'en est-il d'un samedi en plein été ? Est-ce pareil à Upper où le droit d'entrée est de 66 $ ? Ces Navajos qui gèrent l'entrée se moquent de nous. Je n'en veux pas aux employés et guides qui n'y sont pour rien mais la politique de surbooking des patrons est inacceptable. Ils vendent les tickets à l'infini en se gardant bien de prévenir les clients qu'ils vont tomber dans un piège.
Pour moi, ce genre d'attraction c'est terminé. Les photos, je les recopierai sur Internet, lol. 😏
Namibie mai 2016 English translation pending
Ce retour est un retour bien évidement subjectif et ne reflète que ce que nous avons vu (il est fort probable que nous soyons passés à côté de beaux endroits… c’est le jeu).
Organisation :
- 4 adultes n’ayant jamais conduit un 4*4 et un enfant de 3 ans
- 4*4 loué chez namvic (Nissan Double Cab 4x4 ) avec 2 tentes sur le toit et matériel de camping. Nous avions un GPS mais la carte papier nous a suffi pour nous repérer et ne pas nous perdre.
-3 choix ont été faits avant de partir : _Ne pas aller voir le fish river canyon au sud pour se concentrer sur la partie nord et avoir le temps de profiter de nos étapes. Choix qui s’est avéré bon puisque nous avons facilement pu adapter notre parcours en fonction de nos envies et rester plus longtemps dans les endroits que nous avons trouvés superbes et qui méritaient d’y rester plus longtemps que prévu initialement. _ Ne pas réserver les campings depuis la France à l’avance hormis ceux de Sesriem et du parc d’Etosha qui se trouvaient en début et en fin de parcours. Choix qui s’est avéré bon lui aussi puisque nous n’avons pas eu de soucis pour nous loger. Par contre il est indispensable de réserver pour Sesriem (si l’on veut être au sesriem campsite NWR). Pour ce qui est d’Ethosa nous nous étions trompés de mois pour nos réservations mais nous avons quand même trouvé des emplacements dans les campings du parc (nous avons dû partager un emplacement sur Okaukuejo mais nous avons facilement trouvé des emplacements sur Halali et Namutoni). _Terminer par Etosha afin d’avoir une progression dans la rencontre avec la faune.
- le trajet: Naukluft Sesriem Swakopmund Spitzkoppe Brandberg Palmwag Purros Epupa Etosha
Les étapes du voyage
Windhoek Récupérer le 4*4 et faire les courses (prévoir une demi-journée). La ville ne vaut pas le coup d’y rester plus longtemps selon moi.
Naulkluft park Camping : Naukluft Camp – NWR (www.nwr.com.na/...p#/naukluft-overview). Le camping est sympa mais il faut faire attention aux babouins (2 nuits). Activités : balade le long du cours d’eau après s’être installé et olive trail le lendemain. Très joli et peut être la seule possibilité de rando sans guide de votre séjour. Bilan + : Petite étape sympa qui permet de se mettre dans l’ambiance.
Sesriem Camping : Sesriem Camp (www.nwr.com.na/...mp#/sesriem-overview). Camping sympa (probablement le meilleur du secteur car proche des dunes) mais moins agréable que ceux que nous aurons par la suite (2 nuits). Activités: Coucher de soleil sur la dune Elim en arrivant, magique.
Lever de soleil le lendemain sur la dune 45 : du monde mais magique.
Ballade dans le Sossusvlei en fin de matinée : jolie mais du monde. Départ pour l’ascension de la Big Daddy en milieu d’après-midi et descente dans le Sossusvlei avec la lumière de fin de journée, moment magique même si l’ascension n’est pas facile.
Lever de soleil sur la dune Elim avant de partir le lendemain, très joli. Bilan +++ : Etape magnifique, à faire absolument et bien réfléchir où l’on va se trouver pour les levers et couchers de soleil.
Swakopmund Aucun intérêt pour moi, sauf faire une étape sur la route… Activités: le cap cross et sa colonie d’otaries, pas mal.
Spitzkoppe Camping: Spitzkoppe Rest Camp (www.spitzkoppe.com/...e?view=accommodation). Camping magnifique, sûrement mon préféré du séjour pour son cadre, ses couchers et levers de soleil et pour ses nuits étoilées 2 nuits). Activités: il est possible de se balader dans le camping mais dès que l’on veut s’en éloigner il faut un guide. Nous avons fait deux petites randos avec guide, c’était sympa mais ça ne cassait pas quatre pattes à un canard comme on dit. Bilan +++ : Il faut y aller, l’endroit est vraiment beau. Risque d’être un peu frustré si vous aimez les grandes rando.
Brandberg Camping : Brandberg white lady lodge (www.brandbergwllodge.com/ ). Joli camping avec de grands espaces et une belle vue sur le brandberg notamment pour le lever de soleil (2nuits). Activités : visite avec guide pour voir la whyte lady et les autres gravures, sympa pour ma part. Ma copine était plus sous le charme du lieu. Bilan : Pour moi cette étape est agréable mais pas incontournable.
Palmwag Nuit en camping sauvage dans un cadre magnifique car le camping de palmwag était complet (www.palmwaglodge.com/index.php). Nuit complètement dingue puisque notre campement sera visité par une hyène que nous entendrons d’abord au loin, puis de plus en plus près jusqu’à entendre ses pas autour de la voiture et la pause de l’une de ses pattes sur notre échelle… (1nuit) Nous ne nous arrêtons pas dans le secteur et continuons jusqu’à la prochaine étape. Bilan : le camping sauvage est faisable mais il faut prendre quelques précautions (gestion des ordures, coucher avec la nuit ou feu…), cette nuit restera une expérience inoubliable.
Purros Camping :Purros campsite géré par la communauté locale. Le camping est super (2nuits). Nous partagerons notre place avec d’autres touristes car le camp était complet (uniquement la première nuit). Nous appréhendions la route et finalement elle aura été certes longue mais pas si difficile techniquement. Activités : ballades autour du camping au cours desquelles nous rencontrerons pleins de girafes recherche des éléphants avec un guide, puis nous recommencerons cette aventure mais sans guide. Bilan +++ : Etape extraordinaire, je vous conseille fortement de prendre un guide pour découvrir le secteur, apprendre à trouver les éléphants et savoir comment se comporter avec eux (distance de sécurité, signe d’agressivité…) avant d’y aller seul. En plus vous pouvez trouver un guide facilement à l’accueil du camping. Le paysage de Purros est vraiment magnifique ce qui rend les ballades autour du camping vraiment agréable.

il y a 3 girafes sur cette photo les voyez vous?

Epupa Falls Camping :Epupa Camp (www.epupa.com.na/camping.htm ) Camping très sympa et très agréable (2 nuits). Activités : coucher et lever de soleil sur les chutes, vraiment très beau. Ballade autour du camping avec un guide, sympa mais encore une fois un peu déçu. Nous aurions aimé pouvoir découvrir davantage les alentours en montant sur une colline ou autre (se faire une belle rando en fait !). Bilan ++ : l’endroit est vraiment très beau et très différent des autres paysages que nous avons vu. Je conseille cette étape.
Etosha park Nuit 1 : Etosha Roadside, camping qui se trouve hors du parc à côté de Galton gate. Camping complètement fou, où les lions viennent parfois boire. Nous avons vu deux lionceaux en début de nuit depuis notre tente, nous avons entendu une lionne ou un lion passer à côté de notre voiture et le lendemain notre campement était recouvert de traces de lions…. Et au point d’eau à côté du camp nous avons vu des lionnes et 9 lionceaux qui se mangeaient un zèbre… hallucinant…
Nuit 2 et 3 : Okaukuejo, camping vraiment moche mais le point d’eau est très actif la nuit (rhinos jusqu’à 5 en même temps…, éléphants, girafes etc) Nuit 4 : Hallali, camping plus sympa avec un point d’eau très actif aussi (éléphants en troupeau de plus de 20…, hyènes, girafes, rhinos et autres) Nuit 5 : Namutoni, camping encore plus sympa mais point d’eau avec presque aucun animal. Je le déconseille pour cela Bilan +++ : Etape à faire. Je conseille fortement le camping Etosha Roadside (www.routard.com/...lodge_en_namibie.htm ). Nous avons très peu dormi pendant notre séjour à Etosha. Nous avons passé une partie de nos nuits sur les bancs des points d’eau des campings et nous avons vu des scènes extraordinaires. Nous avons passé nos journées dans le parc pour voir des animaux ce qui nous a permis de voir tout ce que l’on souhaitait voir et plus encore.


Retour sur Windhoek
Merci à la communauté voyage forum pour les sources d’information qui m’ont permis d’imaginer et de construire ce voyage.
Organisation :
- 4 adultes n’ayant jamais conduit un 4*4 et un enfant de 3 ans
- 4*4 loué chez namvic (Nissan Double Cab 4x4 ) avec 2 tentes sur le toit et matériel de camping. Nous avions un GPS mais la carte papier nous a suffi pour nous repérer et ne pas nous perdre.
-3 choix ont été faits avant de partir : _Ne pas aller voir le fish river canyon au sud pour se concentrer sur la partie nord et avoir le temps de profiter de nos étapes. Choix qui s’est avéré bon puisque nous avons facilement pu adapter notre parcours en fonction de nos envies et rester plus longtemps dans les endroits que nous avons trouvés superbes et qui méritaient d’y rester plus longtemps que prévu initialement. _ Ne pas réserver les campings depuis la France à l’avance hormis ceux de Sesriem et du parc d’Etosha qui se trouvaient en début et en fin de parcours. Choix qui s’est avéré bon lui aussi puisque nous n’avons pas eu de soucis pour nous loger. Par contre il est indispensable de réserver pour Sesriem (si l’on veut être au sesriem campsite NWR). Pour ce qui est d’Ethosa nous nous étions trompés de mois pour nos réservations mais nous avons quand même trouvé des emplacements dans les campings du parc (nous avons dû partager un emplacement sur Okaukuejo mais nous avons facilement trouvé des emplacements sur Halali et Namutoni). _Terminer par Etosha afin d’avoir une progression dans la rencontre avec la faune.
- le trajet: Naukluft Sesriem Swakopmund Spitzkoppe Brandberg Palmwag Purros Epupa Etosha
Les étapes du voyage
Windhoek Récupérer le 4*4 et faire les courses (prévoir une demi-journée). La ville ne vaut pas le coup d’y rester plus longtemps selon moi.
Naulkluft park Camping : Naukluft Camp – NWR (www.nwr.com.na/...p#/naukluft-overview). Le camping est sympa mais il faut faire attention aux babouins (2 nuits). Activités : balade le long du cours d’eau après s’être installé et olive trail le lendemain. Très joli et peut être la seule possibilité de rando sans guide de votre séjour. Bilan + : Petite étape sympa qui permet de se mettre dans l’ambiance.

Sesriem Camping : Sesriem Camp (www.nwr.com.na/...mp#/sesriem-overview). Camping sympa (probablement le meilleur du secteur car proche des dunes) mais moins agréable que ceux que nous aurons par la suite (2 nuits). Activités: Coucher de soleil sur la dune Elim en arrivant, magique.

Lever de soleil le lendemain sur la dune 45 : du monde mais magique.

Ballade dans le Sossusvlei en fin de matinée : jolie mais du monde. Départ pour l’ascension de la Big Daddy en milieu d’après-midi et descente dans le Sossusvlei avec la lumière de fin de journée, moment magique même si l’ascension n’est pas facile.

Lever de soleil sur la dune Elim avant de partir le lendemain, très joli. Bilan +++ : Etape magnifique, à faire absolument et bien réfléchir où l’on va se trouver pour les levers et couchers de soleil.
Swakopmund Aucun intérêt pour moi, sauf faire une étape sur la route… Activités: le cap cross et sa colonie d’otaries, pas mal.
Spitzkoppe Camping: Spitzkoppe Rest Camp (www.spitzkoppe.com/...e?view=accommodation). Camping magnifique, sûrement mon préféré du séjour pour son cadre, ses couchers et levers de soleil et pour ses nuits étoilées 2 nuits). Activités: il est possible de se balader dans le camping mais dès que l’on veut s’en éloigner il faut un guide. Nous avons fait deux petites randos avec guide, c’était sympa mais ça ne cassait pas quatre pattes à un canard comme on dit. Bilan +++ : Il faut y aller, l’endroit est vraiment beau. Risque d’être un peu frustré si vous aimez les grandes rando.

Brandberg Camping : Brandberg white lady lodge (www.brandbergwllodge.com/ ). Joli camping avec de grands espaces et une belle vue sur le brandberg notamment pour le lever de soleil (2nuits). Activités : visite avec guide pour voir la whyte lady et les autres gravures, sympa pour ma part. Ma copine était plus sous le charme du lieu. Bilan : Pour moi cette étape est agréable mais pas incontournable.

Palmwag Nuit en camping sauvage dans un cadre magnifique car le camping de palmwag était complet (www.palmwaglodge.com/index.php). Nuit complètement dingue puisque notre campement sera visité par une hyène que nous entendrons d’abord au loin, puis de plus en plus près jusqu’à entendre ses pas autour de la voiture et la pause de l’une de ses pattes sur notre échelle… (1nuit) Nous ne nous arrêtons pas dans le secteur et continuons jusqu’à la prochaine étape. Bilan : le camping sauvage est faisable mais il faut prendre quelques précautions (gestion des ordures, coucher avec la nuit ou feu…), cette nuit restera une expérience inoubliable.
Purros Camping :Purros campsite géré par la communauté locale. Le camping est super (2nuits). Nous partagerons notre place avec d’autres touristes car le camp était complet (uniquement la première nuit). Nous appréhendions la route et finalement elle aura été certes longue mais pas si difficile techniquement. Activités : ballades autour du camping au cours desquelles nous rencontrerons pleins de girafes recherche des éléphants avec un guide, puis nous recommencerons cette aventure mais sans guide. Bilan +++ : Etape extraordinaire, je vous conseille fortement de prendre un guide pour découvrir le secteur, apprendre à trouver les éléphants et savoir comment se comporter avec eux (distance de sécurité, signe d’agressivité…) avant d’y aller seul. En plus vous pouvez trouver un guide facilement à l’accueil du camping. Le paysage de Purros est vraiment magnifique ce qui rend les ballades autour du camping vraiment agréable.

il y a 3 girafes sur cette photo les voyez vous?

Epupa Falls Camping :Epupa Camp (www.epupa.com.na/camping.htm ) Camping très sympa et très agréable (2 nuits). Activités : coucher et lever de soleil sur les chutes, vraiment très beau. Ballade autour du camping avec un guide, sympa mais encore une fois un peu déçu. Nous aurions aimé pouvoir découvrir davantage les alentours en montant sur une colline ou autre (se faire une belle rando en fait !). Bilan ++ : l’endroit est vraiment très beau et très différent des autres paysages que nous avons vu. Je conseille cette étape.

Etosha park Nuit 1 : Etosha Roadside, camping qui se trouve hors du parc à côté de Galton gate. Camping complètement fou, où les lions viennent parfois boire. Nous avons vu deux lionceaux en début de nuit depuis notre tente, nous avons entendu une lionne ou un lion passer à côté de notre voiture et le lendemain notre campement était recouvert de traces de lions…. Et au point d’eau à côté du camp nous avons vu des lionnes et 9 lionceaux qui se mangeaient un zèbre… hallucinant…

Nuit 2 et 3 : Okaukuejo, camping vraiment moche mais le point d’eau est très actif la nuit (rhinos jusqu’à 5 en même temps…, éléphants, girafes etc) Nuit 4 : Hallali, camping plus sympa avec un point d’eau très actif aussi (éléphants en troupeau de plus de 20…, hyènes, girafes, rhinos et autres) Nuit 5 : Namutoni, camping encore plus sympa mais point d’eau avec presque aucun animal. Je le déconseille pour cela Bilan +++ : Etape à faire. Je conseille fortement le camping Etosha Roadside (www.routard.com/...lodge_en_namibie.htm ). Nous avons très peu dormi pendant notre séjour à Etosha. Nous avons passé une partie de nos nuits sur les bancs des points d’eau des campings et nous avons vu des scènes extraordinaires. Nous avons passé nos journées dans le parc pour voir des animaux ce qui nous a permis de voir tout ce que l’on souhaitait voir et plus encore.



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Merci à la communauté voyage forum pour les sources d’information qui m’ont permis d’imaginer et de construire ce voyage.
Road trip de la côte est jusqu'au Saint-Laurent en juillet 2017 English translation pending
Et voilà, c'est reparti pour un beau voyage en famille !
Après les parcs de l'Ouest Américain, San Francisco et Los Angeles en 2014, l'Espagne du nord au sud en 2015 et l'Europe de l'Est (jusqu'à Auschwitz avec la Bavière, Budapest, Bratislava, Prague, Berlin, Amsterdam, Bruxelles) en 2016, on retourne aux USA cette année.
J'ai désormais pris l'habitude de tout organiser moi-même à partir des guides et des discussions sur le forum.
Voici donc notre projet finalisé.
3 800 km en 26 jours : 2 pays traversés, 3 Etats américains (New-York, Pennsylvanie et Massachusetts) et 2 provinces canadiennes (Ontario et Québec). Vous trouverez les kilométrages et durées de trajets indiqués par Googlemap (quand c'est entre parenthèses, c'est que c'est à pied car nous ne nous déplacerons en voiture qu'entre les villes) et en italique, les hôtels réservés sur Booking. J'ai détaillé au maximum pour recevoir d'éventuels critiques ou conseils avant le départ et pour donner mes conclusions au retour ; ce qui pourra alors peut-être aider à élaborer des projets pour d'autres.
Jour 1, 08/07/17 : Départ de Paris (19h35) pour New-York (21h45) – Carteret, 53,5 km, 1h XL airways Récupération de la voiture CHEZ Budget rental car. Départ immédiat pour Carteret, Hotel Executive Suites. Jour 2, 09/07/17 : Carteret – Washington, 340 km, 3h30 Best Western Iwo Jima. A pied : US Marine Corps War Memorial (900 m, 12 min) cimetière d’Arlington (boucle de 4,6 km, 1h, ouvert de 8h à 19h, Welcome center, The Memorial Amphitheater, tombe de JFK, tombe du soldat inconnu, relève de la garde aux heures et demi-heures dans l’amphithéâtre) Lincoln Memorial (1,7 km, 24 min) Vietnam Veterans Memorial (270 m, 4 min) Albert Einstein Memorial (270 m, 3 min) World War II Memorial (900 m, 11 min) Washington Monument (500 m, 6 min, fermé au public jusqu'en 2019) Martin Luther King Memorial (1 km, 13 min) Retour à l'hôtel (5,4 km, 1h12) Jour 3, 10/07/17 : Washington Prendre une Smartrip card à la station Rosslyn Metro. Pentagon Metro L'Enfant Plaza Metro Musée de l'air et de l'espace (350 m, 4 min, pendant 3h) Capitol et bibliothèque du Congrès (réservé à 14h30 pendant 2h) Smithonian Castle (600 m, 8 min) The White House (1,3 km, 17 min) Metro Center Station - Union Station Union Station - Metro Center Station - Rosslyn Jour 4, 11/07/17 : Washington - Altoona, 285 km, 3h – Clearfield, 83 km, 1h Railroad Memorial museum, (Combo Package) + Horseshoe Curve Clearfield Super 8 Jour 5, 12/07/17 : Clearfield - Niagara Falls, 292 km, 3h30 par Tonowanda et Rainbow Bridge Côté américain, se garer sur le parking du Seneca Casino gratuit (chutes à 10 min à pied), Cave of the winds, sur Goat Island, dans Niagara Reservation State Park Terrapin Point, gratuit, au-dessus de Cave of the Winds Passer la douane sur Rainbow Bridge Feux d'artifice le soir sur les chutes Coté canadien, Table rock, gratuit Sunset Inn Jour 6, 13/07/17 : Niagara Falls - Toronto, 130 km, 1h50 Le matin Hornblower Cruises réservé à 8h30 Passer par Niagara-on-the-Lake Pembroke suites Jour 7, 14/07/17 : Toronto - Gananoque, 282 km, 3h Howard Johnson Gananoque croisière dans les Mille-Îles avec GANANOQUE BOAT LINE, 2h30 Jour 8, 15/07/17 : Gananoque - Montréal, 257 km, 2h33 Hotel Elegant Biodôme ? Biosphère ? Festival Montréal complètement cirque avec spectacles gratuits places Emilie Gamelin (5 min), rue Saint Denis Jour 9, 16/07/17 : Montréal vieux Montréal, rue Saint-Paul, le vieux port, Basilique Notre-Dame, underground city, Mont Royal Jour 10, 17/07/17 : Montréal - Québec en passant par Les Trois Rivières, 266 km, 3h Le manoir des remparts Le vieux Québec avec la basilique cathédrale de Québec (5 min), la Terrasse Dufferin et le château de Frontenac (2 min), Jour 11, 18/07/17 : Québec Le parc des champs de batailles, la ville haute Jour 12, 19/07/17 : Québec Chutes Montmorency, 13 km, 20 min, Parc Jacques Cartier Jour 13, 20/07/17 : Québec - Chambord, 241 km, 2h35 Auberge de la gare Jour 14, 21/07/17 : Chambord - Le zoo de Saint Félicien, 51 km, 45 min Forfait « Au pays des Caribous » de 10h le jour 1 à 13 h le jour 2 Jour 15, 22/07/16 : Le zoo de Saint Félicien - Anse Saint-Jean, 213 km, 2h40, Parc national du Fjord de Saguenay Auberge des Cévennes Jour 16, 23/07/17 : Anse Saint-Jean - Grandes-Bergeronnes, 137 km, 2h05 Arrêt à Tadoussac avec promenade sur le sentier de la Pointe de l’Islet Motel Studio la Croisière Jour 17, 24/07/17 : Grandes-Bergeronnes Les Escoumins, la réserve Essepit « Mer et Monde », croisière baleines 2h30 en zodiac, départ 9h Jour 18, 25/07/17 : Grandes-Bergeronnes - Magog, 492 km, 5h43 Motel de la Pente douce Jour 19, 26/07/17 : Magog - Boston, 406 km, 4h05 Charles River Inn Harvard University, MIT Jour 20, 27/07/17 : Boston Beacon Hill, Mount Vernon Street, Louisburg Square, Quincy Market, Freedom Trail Jour 21, 28/07/17 : Boston - New-York (par Fairfield et Greenwich), 335 km, 4h Rendre la voiture dans Manhattan Newton Hotel Broadway – Metropolitan Opera (2,7 km, 35 min) – Columbus Circle (600 m, 8 min) – Carnegie Hall (500 m, 5 min) – HOPE (7th / w 53 st, 300 m, 5 min) et Broadway Theater (100 m, 1 min) - Moma gratuit jusqu'à 21h (500 m, 5 min) - LOVE (6th avenue / W 55th st, 3 min, 300 m) Jour 22, 29/07/17 : New York Hell's kitchen - Top of the Rock (Prendre le NY city Pass)- Cathédrale St Patrick – Waldorf Astoria Hotel – Chrysler Building – ONU (ONE UN) - Brooklyn Bridge et photos de la skyline Brooklyn Height Promenade Comédie musicale The Lion King au Minskoff Theater Jour 23, 30/07/17 : New York Prendre métro 79th - Descendre W 116th st à Harlem - Bethel Gospel Assembly (43 min à pied) - Madison avenue puis à gauche dans W 130st pour brownstone houses - Appolo Theater (16 min) - Barnard College et Columbia University - St John the Divine - Street People Garden et Peace Fountain de Greg Watt - North Meadow Baseball Field 3 dans Central Park - Jacqueline Kennedy Reservoir - American Museum of Natural History (jusqu'à 17h45 NY City pass) Jour 24, 31/07/17 : New-York Time Square - Empire State Building (NY City pass) - Central Park et Loeb boathouse - MET (NY City pass jusqu'à 21h) – repos dans Central Park - retourner à l'Empire (forfait NYC pass) et revenir par Time Square Jour 25, 01/08/17 : New-York Ferry Statue Cruise (si possible y être à 8h Liberty Island et Elis Island, NYC pass) – Charging Bull (Bowling green Park) et Financial District (Wall street) – Brooklyn Bridge et photos de la skyline Brooklyn Height Promenade - Chinatown – Little Italy A voir : Battery Park and the Sphere The American Merchant Mariners' Memorial Jour 26, 02/08/17 : New-York (23h55) - Paris (13h) Laisser les bagages à l'hôtel pour la journée Tavern on the Green (Central Park) - Hell’s Kitchen – The High Line - caserne Ghostbuster (Ghostbuster firestation) – 9/11 Memorial et Ground Zero -Shopping Arrivée Charles de Gaulle le 03/08
3 800 km en 26 jours : 2 pays traversés, 3 Etats américains (New-York, Pennsylvanie et Massachusetts) et 2 provinces canadiennes (Ontario et Québec). Vous trouverez les kilométrages et durées de trajets indiqués par Googlemap (quand c'est entre parenthèses, c'est que c'est à pied car nous ne nous déplacerons en voiture qu'entre les villes) et en italique, les hôtels réservés sur Booking. J'ai détaillé au maximum pour recevoir d'éventuels critiques ou conseils avant le départ et pour donner mes conclusions au retour ; ce qui pourra alors peut-être aider à élaborer des projets pour d'autres.
Jour 1, 08/07/17 : Départ de Paris (19h35) pour New-York (21h45) – Carteret, 53,5 km, 1h XL airways Récupération de la voiture CHEZ Budget rental car. Départ immédiat pour Carteret, Hotel Executive Suites. Jour 2, 09/07/17 : Carteret – Washington, 340 km, 3h30 Best Western Iwo Jima. A pied : US Marine Corps War Memorial (900 m, 12 min) cimetière d’Arlington (boucle de 4,6 km, 1h, ouvert de 8h à 19h, Welcome center, The Memorial Amphitheater, tombe de JFK, tombe du soldat inconnu, relève de la garde aux heures et demi-heures dans l’amphithéâtre) Lincoln Memorial (1,7 km, 24 min) Vietnam Veterans Memorial (270 m, 4 min) Albert Einstein Memorial (270 m, 3 min) World War II Memorial (900 m, 11 min) Washington Monument (500 m, 6 min, fermé au public jusqu'en 2019) Martin Luther King Memorial (1 km, 13 min) Retour à l'hôtel (5,4 km, 1h12) Jour 3, 10/07/17 : Washington Prendre une Smartrip card à la station Rosslyn Metro. Pentagon Metro L'Enfant Plaza Metro Musée de l'air et de l'espace (350 m, 4 min, pendant 3h) Capitol et bibliothèque du Congrès (réservé à 14h30 pendant 2h) Smithonian Castle (600 m, 8 min) The White House (1,3 km, 17 min) Metro Center Station - Union Station Union Station - Metro Center Station - Rosslyn Jour 4, 11/07/17 : Washington - Altoona, 285 km, 3h – Clearfield, 83 km, 1h Railroad Memorial museum, (Combo Package) + Horseshoe Curve Clearfield Super 8 Jour 5, 12/07/17 : Clearfield - Niagara Falls, 292 km, 3h30 par Tonowanda et Rainbow Bridge Côté américain, se garer sur le parking du Seneca Casino gratuit (chutes à 10 min à pied), Cave of the winds, sur Goat Island, dans Niagara Reservation State Park Terrapin Point, gratuit, au-dessus de Cave of the Winds Passer la douane sur Rainbow Bridge Feux d'artifice le soir sur les chutes Coté canadien, Table rock, gratuit Sunset Inn Jour 6, 13/07/17 : Niagara Falls - Toronto, 130 km, 1h50 Le matin Hornblower Cruises réservé à 8h30 Passer par Niagara-on-the-Lake Pembroke suites Jour 7, 14/07/17 : Toronto - Gananoque, 282 km, 3h Howard Johnson Gananoque croisière dans les Mille-Îles avec GANANOQUE BOAT LINE, 2h30 Jour 8, 15/07/17 : Gananoque - Montréal, 257 km, 2h33 Hotel Elegant Biodôme ? Biosphère ? Festival Montréal complètement cirque avec spectacles gratuits places Emilie Gamelin (5 min), rue Saint Denis Jour 9, 16/07/17 : Montréal vieux Montréal, rue Saint-Paul, le vieux port, Basilique Notre-Dame, underground city, Mont Royal Jour 10, 17/07/17 : Montréal - Québec en passant par Les Trois Rivières, 266 km, 3h Le manoir des remparts Le vieux Québec avec la basilique cathédrale de Québec (5 min), la Terrasse Dufferin et le château de Frontenac (2 min), Jour 11, 18/07/17 : Québec Le parc des champs de batailles, la ville haute Jour 12, 19/07/17 : Québec Chutes Montmorency, 13 km, 20 min, Parc Jacques Cartier Jour 13, 20/07/17 : Québec - Chambord, 241 km, 2h35 Auberge de la gare Jour 14, 21/07/17 : Chambord - Le zoo de Saint Félicien, 51 km, 45 min Forfait « Au pays des Caribous » de 10h le jour 1 à 13 h le jour 2 Jour 15, 22/07/16 : Le zoo de Saint Félicien - Anse Saint-Jean, 213 km, 2h40, Parc national du Fjord de Saguenay Auberge des Cévennes Jour 16, 23/07/17 : Anse Saint-Jean - Grandes-Bergeronnes, 137 km, 2h05 Arrêt à Tadoussac avec promenade sur le sentier de la Pointe de l’Islet Motel Studio la Croisière Jour 17, 24/07/17 : Grandes-Bergeronnes Les Escoumins, la réserve Essepit « Mer et Monde », croisière baleines 2h30 en zodiac, départ 9h Jour 18, 25/07/17 : Grandes-Bergeronnes - Magog, 492 km, 5h43 Motel de la Pente douce Jour 19, 26/07/17 : Magog - Boston, 406 km, 4h05 Charles River Inn Harvard University, MIT Jour 20, 27/07/17 : Boston Beacon Hill, Mount Vernon Street, Louisburg Square, Quincy Market, Freedom Trail Jour 21, 28/07/17 : Boston - New-York (par Fairfield et Greenwich), 335 km, 4h Rendre la voiture dans Manhattan Newton Hotel Broadway – Metropolitan Opera (2,7 km, 35 min) – Columbus Circle (600 m, 8 min) – Carnegie Hall (500 m, 5 min) – HOPE (7th / w 53 st, 300 m, 5 min) et Broadway Theater (100 m, 1 min) - Moma gratuit jusqu'à 21h (500 m, 5 min) - LOVE (6th avenue / W 55th st, 3 min, 300 m) Jour 22, 29/07/17 : New York Hell's kitchen - Top of the Rock (Prendre le NY city Pass)- Cathédrale St Patrick – Waldorf Astoria Hotel – Chrysler Building – ONU (ONE UN) - Brooklyn Bridge et photos de la skyline Brooklyn Height Promenade Comédie musicale The Lion King au Minskoff Theater Jour 23, 30/07/17 : New York Prendre métro 79th - Descendre W 116th st à Harlem - Bethel Gospel Assembly (43 min à pied) - Madison avenue puis à gauche dans W 130st pour brownstone houses - Appolo Theater (16 min) - Barnard College et Columbia University - St John the Divine - Street People Garden et Peace Fountain de Greg Watt - North Meadow Baseball Field 3 dans Central Park - Jacqueline Kennedy Reservoir - American Museum of Natural History (jusqu'à 17h45 NY City pass) Jour 24, 31/07/17 : New-York Time Square - Empire State Building (NY City pass) - Central Park et Loeb boathouse - MET (NY City pass jusqu'à 21h) – repos dans Central Park - retourner à l'Empire (forfait NYC pass) et revenir par Time Square Jour 25, 01/08/17 : New-York Ferry Statue Cruise (si possible y être à 8h Liberty Island et Elis Island, NYC pass) – Charging Bull (Bowling green Park) et Financial District (Wall street) – Brooklyn Bridge et photos de la skyline Brooklyn Height Promenade - Chinatown – Little Italy A voir : Battery Park and the Sphere The American Merchant Mariners' Memorial Jour 26, 02/08/17 : New-York (23h55) - Paris (13h) Laisser les bagages à l'hôtel pour la journée Tavern on the Green (Central Park) - Hell’s Kitchen – The High Line - caserne Ghostbuster (Ghostbuster firestation) – 9/11 Memorial et Ground Zero -Shopping Arrivée Charles de Gaulle le 03/08
Taïwan - Avril 2017 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.
Taïwan ? Pourquoi Taïwan ? Voilà la question qu’on nous a régulièrement posée, tant avant notre départ que pendant le voyage. Il est vrai que Taïwan ne fait pas partie du Top 10 des destinations touristiques en France. Parce qu’une amie en revenait et nous a vanté ses trésors cachés, nous avons commencé à creuser l’idée. Internet a fait le reste et nous a rapidement convaincus. Et pour nous qui connaissons (un peu) Chine et Japon, Taïwan a pris tout son sens, comme étant la pièce manquante du puzzle entre ces 2 régions.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Dim 26 Mars – Vol China Eastern : Paris CDG / Taipei via Shanghai - Arrivée du vol à 14h00 – 3 nuits à Taipei Lun – Taipei Mar – Jiufen - Jinguashi Mer – HSR + bus (arrivée vers midi) – 2 nuits à Sun Moon Lake Jeu – Tour du lac à vélo Ven – Bus + HSR + bus (arrivée vers midi) – 3 nuits à Tainan Sam – Tainan Dim – Anping Lun – TRA + HSR + TRA (arrivée à 15h) – 3 nuits à Taroko Village Mar – Gorges de Taroko à vélo Mer – Rando Jhuilu Old Trail Jeu – TRA (arrivée vers midi) – 2 nuits à Taipei Ven – Taipei Sam 8 Avril – Vol China Eastern : départ à 18h40
BUDGET : Cours du NT$ : 100 NT$ = 3,1 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur China Eastern via Shanghai : 587 €/p l’A/R Train HSR Taipei-Taichung : 35,11 €/2p Train HSR Taichung-Tainan : 40,85 €/2p Train HSR Tainan-Taipei : 84,47 €/2p
Dépenses sur place : Hébergement : 956 € (30 845 NT$) pour 13 nuits (2 373 NT$/nuit soit 74€) Autre : 925 €
Budget total tout compris : environ 3 216 € (hors achats perso) Nous avons choisi des hébergements milieu de gamme, on peut trouver moins cher. Pas de folie quant aux autres dépenses (repas dans la rue et transports locaux). Et pas de mojitos.😛
GUIDES : Guide Lonely Planet – 9e Ed – En anglais. Un peu vieux, trop d’infos plus à jour.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Voyages-sncf.com pour son bon rapport horaires/durée/prix malgré une escale assez longue à Shanghai. Pas de frais de dossier masqués, pas de changement de prix à la dernière minute.
2 – HSR Trains rapides (High Speed Railway) Réservation et paiement effectués sur internet avec la carte Mastercard : www.thsrc.com.tw/index_en.html?force=1 Très simple et efficace. Il nous a suffi ensuite d’échanger nos 3 vouchers aux guichets HSR de la Main Station de Taipei contre les tickets. Malgré une longue queue qui m’avait déprimée, service ultra rapide. En 10 minutes, tout était réglé. Nous avons également pu, sans aucune difficulté et sans frais, modifier un trajet le jour même pour partir plus tôt que prévu. De nouveau, service rapide, efficace et aimable. Que ce voyage fut facile !
3 – TRA Trains standards www.railway.gov.tw/en/booking.aspx?n=19679 Je n’ai pas réussi à réserver via internet (pb de carte bancaire, je n’ai pas insisté …). Par contre, j’ai imprimé les horaires des trains qui nous intéressaient et nous avons réglé l’achat de nos A/R Taipei/Xincheng sans tarder, dès notre arrivée à Taipei. Là encore, tout fut réglé en quelques minutes. La jeune-fille au guichet parlait bien anglais. Paiement par CB, cette fois sans problème.
Main Station accueille le métro (MTR), les TRA les HSR. Du coup, correspondance ultra rapide entre un HSR et un TRA. Aucun problème pour trouver le quai où prendre les trains (HSR ou TRA). Tout est très clairement indiqué en Anglais. Conservez votre ticket, il servira à valider votre sortie. Dans les trains (HSR et TRA), les stations sont annoncées et affichées en Chinois et en Anglais. Aucune inquiétude, aucun risque de rater son arrêt. Un conseil, essayez de retenir le nom de la station précédent votre destination, ça aide. Tous les trains que nous avons pris étaient parfaitement à l’heure.
4 – MTR Métro. english.metro.taipei/...=70241&mp=122036 Ultra simple. Ultra propre. Et quelle discipline ! Ils font sagement la queue devant les portes, devant les escalators … Ca repose. Il existe plusieurs formules de pass. Prenez le temps de lire les différences pour acheter celui qui vous convient le mieux (fiche en Anglais à tous les points de vente aux entrées de métro). L’EasyCard est un porte-monnaie électronique, le pass 2 days donnent accès à certains bus et prend fin à minuit du jour 2, le pass 48h (pas d’accès au bus) prend fin 48h après la 1ère utilisation … Quel que soit votre choix, une carte est vraiment pratique.
5 – Bus Si vous n’avez pas un pass qui vous donne accès aux bus, alors il faut payer cash en glissant les pièces dans la boite transparente près du chauffeur. Et faire l’appoint puisqu’il n’est pas prévu de rendre la monnaie. Avec un pass, il faut valider en montant et en descendant.
HEBERGEMENTS : Effectués sur booking.com (sauf Taroko) courant Janvier. Aucun pré-paiement. Prix indiqués par nuit, pdéj buffet inclus. Choix d’hôtels milieu de gamme. Tous ont en commun d’être confortables et très propres. Mon critère de choix principal est la situation géographique de l’hôtel (et l’annulation gratuite). Aucun coup de cœur.
Taipei Taipei M Hotel 2300 NT$/nuit Chambre petite et aveugle. Pdéj asiatique uniquement. Situation vraiment idéale à 100m de Taipei Main Station.
Sun Moon Lake Shui Sha Lian Hotel 2500 NT$/nuit A côté du Visitor Center, de Giant (bike rental) et de l’arrêt du bus pour Taichung HSR
Tainan Cambridge Tainan Hotel 2373 NT$/nuit Super pdéj. Enfin des fruits ! A 15-20 min à pied de TRA station.
Taroko Village Taroko Lodge rihang.wordpress.com/.../11/03/taroko-lodge/ Réservation effectuée auprès de Rihang par email 2500 NT$/nuit à payer cash, pdéj (pas buffet) inclus Séjour totalement organisé par Rihang. Aucune inquiétude à avoir même si l’Anglais de Jin ou Rihang est approximatif. Don’t worry comme ils l’écrivent et le répètent sans arrêt. A juste titre. Je consacre un paragraphe complet plus bas.
REPAS :
Taïwan est le royaume du street food et des night markets. Osez ! Moins cher qu’au Japon mais plus que dans les autres pays d’Asie du SE. Vous mangerez pour quelques €. Coca cola difficile à trouver. On s’en est passé, tout comme des mojitos !
Quelques adresses :
Dans la tour (saumon et vert) Shin Kong Mitsukoshi, face à Main Station à Taipei. Au B1 (1er sous-sol), tout un ensemble de stands propose une cuisine simple et variée. Tables au centre pour accueillir tous les clients. Ambiance cantine mais c’est bon et surtout facile pour démarrer …
Fort Gelato Cafe 206 Yongfu Rd à Tainan De très bonnes glaces.
Et le méga coup de cœur :
Din Tai Fung à Taipei www.dintaifung.tw/store/en-taiwan.html C’est la fameuse chaîne à succès de Dim Sum. Créée à Taiwan. C’est une tuerie !!! Mais soyez prêt à faire la queue pendant laquelle vous remplirez votre fiche de commande. Il y en a un au pied de la Taipei 101 … A combiner avec la visite de la tour. D’une pierre deux coups !
TAIPEI : A l’arrivée à l’aéroport international de Taoyuan, nous suivons les indications du LP et le parcours fléché dans l’aéroport vers City Bus pour prendre le bus 1819 (125 NT$) qui nous dépose à Main Station. Nickel ! Pour le retour, nous avons trouvé une solution encore plus simple : nous avons pris le tout nouveau Express MRT Taoyuan. Le LP n’en parle pas. Dans Main Station, suivre les indications Taoyuan Airport MRT (porte K12). Départ toutes les 15 minutes, 35 minutes de trajet, 160 NT$, confortable et sûr ! Super bon plan.
Taipei n’est pas une jolie ville. Aucun édifice qui ne mérite un "3 étoiles" ou qui justifie à lui seul le voyage. L’architecture y est quelconque, voire ringarde. Certains quartiers regroupent des tours sans aucun charme, les unes sur les autres. Aucune vieille ville. Même les temples sont tous rénovés. Rien n’est vraiment ancien … La faute à la guerre et à la Nature qui n’épargne pas l’île. Nous, grands amateurs de vieilles pierres, nous aurions dû rester sur notre faim … Et pourtant … nous avons adoré Taipei ! En effet, de jour comme de nuit, l’ambiance y est douce. Des restaus dans les rues, partout, apportent une odeur alléchante (sauf quand il s’agit de stinky tofu). Les boutiques sont toujours grandes ouvertes et débordent sur les trottoirs. Les néons recouvrent les façades et, à la nuit tombée, illuminent les rues de mille couleurs. Les marchés de nuit regorgent de bonnes choses. On s’y perd avec bonheur en toute sécurité. Les locaux vivent dehors, mangent, prient, chantent … Partout, une ambiance sereine et joyeuse. Nulle part, nous ne nous sommes sentis agressés ou en danger, pas de klaxon, pas d’altercation, pas de graffiti, pas de saleté, tout est propre, bien entretenus … A défaut d’être anciens. En voyage, nous sommes de vrais bonnets de nuit, nous aimons vivre au rythme du soleil et nous coucher tôt. Taipei nous a secoués ! Les marchés de nuit y sont pour quelque chose.
Nous y avons passé 3 jours pleins et 3 ½ journées, bien occupés, bien chargés jusque tard en soirée. J’ai aimé, beaucoup. Beaucoup de nostalgie en partant.
Tour 101 (600 NT$) Les tickets s’achètent au 5ème étage. Les étages inférieurs accueillent de belles boutiques de luxe dans un cadre somptueux. Et Din Tai Fung au RdC !... Miam !! Nous y sommes montés à la nuit tombée. L’ascenseur est un des plus rapides du monde. Au 89ème étage, la vue 360° de nuit est imprenable. D’autant que nous avions la chance d’avoir une nuit très claire. Au 91ème, on admire l’ingénieux contre-poids. C’est une belle visite.
3 vieilles demeures chinoises : Lin An Tai House (gratuit) Lin Family Mansion & Garden (gratuit) Lee Residence House (100 NT$) Je les ai notées dans l’ordre de notre préférence. Si votre temps est compté, la Lin An Tai House est la mieux restaurée, la plus grande, la plus intéressante. Mais il y a du monde. Attention, adresse erronée dans le LP pour la Lee Residence House. Elle se situe dans la Lane 243 de la Zhongzheng Road.
3 temples remarquables (parmi beaucoup d’autres) : Bao’an Temple Confucius Temple Longshan Temple Magnifiques ! Les orchidées sont impressionnantes. Les 3 valent d’être vus. Le LP décrit par le menu le Bao’an, dans le chapitre consacré aux temples de Taiwan (en fin de volume). Ca vaut le coup de commencer par celui-ci et de prendre le temps de faire une visite studieuse pour mieux comprendre les spécificités de l’architecture religieuse taiwanaise qu’on retrouvera dans tous les temples.
Maokong (120X2 NT$) Voici une belle sortie ! Métro jusque Taipei Zoo au bout de la ligne marron. De là, à pied on rejoint le téléphérique et ses œufs. 120 NT$ pour aller jusqu’en haut. On embarque. On a notre "gondola" pour nous tout seuls. Nous voici partis pour une longue balade au-dessus d’une végétation dense et tropicale. Après 3 arrêts, on arrive dans le quartier des plantations et des maisons de thé. Ambiance petit village. Quelques randos faciles permettent de s’approcher des plantations de thé et des jardins potagers. De nombreux petits restaurants permettent de goûter le thé et tout ce qui tourne autour. Pour redescendre, on rachète un ticket (120 de nouveau). Cette fois, on choisit d’attendre pour être dans une "Crystal Gondola" dont le fond est transparent. C’est le même prix que les autres mais il y en a très peu. Il faut donc être prêts à patienter. Comme toujours, conservez bien votre ticket. Vous en aurez besoin pour sortir. Rien que la balade en téléphérique justifie cette sortie. Par ailleurs, l’ambiance en haut est très agréable. On peut y passer facilement plusieurs heures, entre balades et restau.
National Palace Museum (250 NT$) Pour s’y rendre, il faut prendre un bus (15 NT$), juste à la sortie du métro Shilin. C’est bien fléché. Magnifique musée d’objets anciens, de calligraphie, d’estampes. Il y en a pour tous les goûts et certaines pièces sont fabuleuses. On y a passé plus de 2 heures. Bon plan : le vendredi, il fait nocturne.
Jiufen – Jinguashi Bus Keelung 1062 (au métro Zhongxiao Fuxing, sortie 1) jusqu’à Jiufen : 100 NT$ Bus Jiufen-Jinguashi : 24 NT$ Bus Jinguashi – Taipei : 109 NT$ Jiufen ne m’a pas plu. Je n’y ai trouvé rien d’authentique, rien d’original. C’est juste quelques rues ultra touristiques, sans aucune âme, même pas jolies. J’attendais autre chose. Jinguashi a un intérêt patrimonial. Une vieille mine d’or et les bâtiments attenants ont été transformés en musée (80 NT$). Intéressant. Cette balade nous a pris une grosse ½ journée (retour à Taipei à 15h). Nous regrettons ce choix, il y a sûrement mieux à faire (Yeliu, Beitou, Yangmingshan Park ??...).
SUN MOON LAKE : Bus 6670 depuis la gare HSR de Taichung. 175 NT$. Très bien fléché dans la gare. 1h15 pour arriver à Shueishe (ou Sun Moon Lake). Même chose au retour. Nous avions prévu de la marge pour ne pas rater notre Train HSR vers Tainan. Moi, je suis du style plan A, plan B et plan C. Et je préfère me lever tôt plutôt que de m’en vouloir. Enfin bref, peut-être que des fois, j’abuse un peu quand même … Du coup, comme le bus n’a pas crevé, qu’il n’y a pas eu de bouchon, qu’il n’y avait pas de manifestation, ni de typhon … on est arrivé à la gare HSR avec … 3 heures d’avance … Philippe ronchonne … Tu vois, on avait largement le temps de déjeuner ! Je ne la ramène pas trop … Je file aux guichets HSR pour tenter de faire modifier nos billets. Bingo ! Gratuit ! On part dans 15 minutes ! Philippe jubile ! Et moi, je respire !
Sun Moon Lake nous a un peu déçus. Sans doute dû au fait que nous avons eu un temps couvert, donc, aucun coucher de soleil. Nous avons fait le tour du lac en vélo en louant chez Giant, à côté du Visitor Center de Shueishe Village. 150 NT$ la journée. Passeport laissé en garantie. Vélo pépère, confortable (large selle et panier à l’avant) mais un peu lourd. Et malgré ses 7 vitesses, on a dû s’assoir sur notre ego et mettre pied à terre à chaque montée. Départ à 8h30, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Le Wenwu Temple vaut vraiment la peine de s’y arrêter. Ne manquez surtout pas d’aller à l’arrière voir le magnifique portique avec ses pierres vertes toutes ornées de sculptures en méplat.
Attention à ne pas rater l’embranchement vers Shueishe après avoir passé le Xuan Gang Temple. Ça descend, c’est agréable, ça file, il fait bon, un tunnel, un 2ème … et zou … on l’a raté. Du coup il faut remonter ! L’embranchement est juste avant le 1er tunnel, à droite. Donc, surtout pas de tunnel ! Cette piste cyclable permet de longer le lac. Mieux qu’un tunnel non !?!
Vélos rendus à 15h.
Mon conseil : n’allez à SML que s’il fait beau.
Un petit restau très sympa : MoonCafé juste après l’hôtel Shui Sha Lian.
TAINAN : Pour rejoindre le centre de Tainan depuis la gare HSR, nous avons (toujours sur les conseils du LP) cherché (et trouvé) la navette gratuite qui nous a déposés au Confucius Temple. Au retour, beaucoup plus simple : nous avons opté pour le train pris à la gare TRA (25 NT$). C’est la ligne Tainan-Shalun. Shalun c’est la gare HSR et c’est le terminus. Facile, rapide (23 minutes). Un train toutes les ½h. Je recommande, c’est bien plus facile que le bus. Et il y a un Starbucks sympa dans la gare de Tainan pour déjeuner et patienter (ben oui, j’avais encore pris trop de marge …). Mais bon, qu’on patiente là ou à l’hôtel, c’est pareil, non ?... Non, je ne l’ai pas convaincu.
Tainan. On espérait une vieille ville, tout au moins une vieille partie historique pour nous rappeler les villes chinoises qu’on a tant aimées comme Lijiang ou Pingyao … On en est loin. Tainan reste résolument moderne et diffère assez peu de Taipei. Cela dit, les temples et Anping valent le coup et on ne regrette pas notre visite. 2 jours pleins suffisent et permettent de ne pas courir.
Anping. Pour s’y rendre : bus 88 ou 99 à prendre devant le Chihkan Tower (18 NT$, il faut l’appoint).
Anping Tree House (50 NT$) Impressionnant. Une grande maison désaffectée qui se fait engloutir par des banyans. C’est très surprenant avec un petit côté épouvante … Pour peu, on verrait les racines grandir !
Ne manquez pas de vous promener dans les petites ruelles charmantes après Matsu Temple. Et ne ratez pas l’emblème de la ville : un lion avec un sabre entre les dents. Enfin, je ne vois pas comment on pourrait le rater !...
GORGES de TAROKO : Pour y aller, nous avons choisi l’option train. De Tainan, on remonte à Taipei en HSR puis on enchaine avec un TRA jusque Xincheng. HSR et TRA sont au même niveau de Main Station. Nous avions 1h entre les deux, c’est bien plus qu’il n’en faut. 10 minutes suffisent. Nous sommes arriv��s à Xincheng à 15h. Le fait de remonter à Taipei peut étonner. On revient sur ses pas, c’est agaçant. Mais c’est l’option qui nous a paru la plus rapide et la plus fiable. Si vous avez du temps, la traversée de l’île est sans aucun doute un meilleur choix (en bus ou en voiture). Les paysages sont superbes parait-il.
Taroko. Le clou du voyage ! La principale raison de notre venue à Taïwan ! Eh bien, aucune déception ! Au contraire. Tout d’abord, le choix de notre lodge. A Taroko Village plutôt qu’à Hualien. Bien plus proche des gorges. Desservi par le TRA, station Xincheng, 2 ou 3 heures depuis Taipei (selon le type de train). Ensuite et surtout, Rihang et Jin (le père et le fils), les hôtes du lodge s’occupent de tout. Nous voulions descendre les gorges à vélo et faire le Jhuilu Old Trail (pour lequel il faut un permis), j’ai fait mes demandes par email. A notre arrivée, tout était prêt.
Nous voici donc à la gare de Xincheng, lundi à 15h. Jin nous attend, avec mon nom sur un petit papier à la main. Pas grand risque d’erreur, nous sommes les seuls Occidentaux.
Le lendemain mardi, c’est la journée vélo. Avec son microbus, Jin nous emmène avec nos vélos (cette fois, ce sont de vrais VTC). Un petit arrêt au Seven-Eleven du village pour y faire provisions d’eau et d’un petit picnic. Puis, Jin nous monte en haut des gorges. En route, il nous indique les arrêts, les points de vue, les trails qu’il ne faut pas rater. Un petit plan complète les repérages. A 10h30, il nous laisse près de l’entrée de Baiyang Trail. A nous de jouer ! Objectif : rejoindre le lodge par nous-mêmes en faisant les quelques petites randos que nous aurons choisies (il y en a plus que nécessaire). Et, vous l’aurez deviné, ça descend tout le temps !... C’est de la rando pépère ! Nous commençons par Baiyang Trail. On pose vélos et casques devant le tunnel où démarre la rando. Pas de cadenas, ça ne craint rien ! Le long tunnel est tout droit, on aperçoit la lumière au bout. C’est faisable même sans torche. Le chemin tout plat amène à une plateforme de bois avec un joli point de vue sur une cascade. Attention, l’accès au rideau d’eau est fermé actuellement. La balade vaut néanmoins le coup. A/R en 1h15. C’est une bonne mise en jambe. Nous choisissons ensuite de parcourir le Lüshui Trail. Le sentier est superbe. Il grimpe à travers une végétation tropicale puis il suit la falaise. Vues splendides sur la rivière grise en contre bas. Boucle d’1h environ qui se termine par 7-8 min sur la route pour retrouver nos vélos en amont. Plus loin, petit arrêt au Yue Fei Pavillon pour profiter d’une jolie vue sur la gorge depuis un pont suspendu. Argh … les grenouilles dans le ventre !! Nous arrivons ensuite à Swallow Grotto (swallow=hirondelle). Une route (en sens unique) longe la gorge en parallèle d’un tunnel (lui, à double sens). Avec nos vélos, nous empruntons le sens interdit et nous nous émerveillons devant l’étroitesse de la gorge. Au bout de cette voie, on rejoint le tunnel et on repère le départ de la Jhuilu Old Trail. Ce sera pour demain. On poursuit notre descente à vélo. Toujours sans coup de pédales ! Nous évitons le long tunnel qu’a emprunté Jin ce matin : nous rejoignons Changchun Shrine. Les 3 temples accrochés dans la falaise sont de toute beauté. On poursuit cette petite déviation jusqu’à rejoindre la route principale (# 8) à la sortie du tunnel qu’on a évité plus haut. Voilà, il ne reste plus qu’à rentrer. Nous arrivons bien vite au cœur de Taroko Village. On passe devant le 7/11 de ce matin. L’affreuse cimenterie nous sert de point de repère. On la contourne pour grimper (non ?! si !) jusqu’au lodge. Les points de repère sont nombreux. GPS inutile. Nous étions de retour à 16h30. Enchantés ! Et même pas mal aux fesses.
Mercredi matin, nous repartons avec Jin dans les gorges, sans vélo cette fois. A Swallow Grotto, nous présentons notre passeport. C’est bon, nous sommes bien inscrits. On vient donc nous ouvrir la porte cadenassée qui permet d’accéder au très long pont suspendu qui marque le début du Jhuilu Old Trail. 3,1 km pour arriver au bout. On ne peut plus aller au-delà. Mais rien que ces 3100 mètres sont fabuleux. On démarre par un pont suspendu pour passer de l’autre côté de la rivière. Puis 2km de grimpette, avec de belles marches en bois. On démarre tranquillou. La végétation se raréfie, on commence à apercevoir les falaises. On parcourt encore 500 mètres quasiment à plat. Et on arrive aux falaises proprement dites. A partir de là et sur les derniers 500 mètres, le sentier est creusé à flanc de falaise. Tout du long, une corde, côté falaise, pour s’assurer et se rassurer. Parfois, le sentier ne dépasse pas les 70 cm de large. La plupart du temps, aucune protection côté vide. Maintenant, sauf à vouloir se suicider (et là c’est facile) il n’y a aucun danger. Juste un peu d’émotion pour ceux qui, comme moi, souffre de vertige. Les photos prises me prouvent à quel point tout se joue dans la tête car franchement il n’y avait vraiment pas de quoi se coller à la paroi comme je l’ai fait. Bref, même si vous avez le vertige, faites cette rando ! Elle est incroyable, unique, extraordinaire. Avec des paysages à couper le souffle, qu’on a rarement l’occasion d’admirer de cette façon, dans notre société hyper sécurisée … C’est une magnifique expérience avec un petit côté dépassement de soi (pour certains seulement). Et pour tout dire, quand nous avons quitté cette falaise, je me suis surprise à penser "zut, c’est fini". Partis à 10h30, nous arrivons au bout de la rando à midi. Retour (par le même chemin) très lent pour ménager nos vieux genoux. Nous serons sur le parking de Swallow Grotto à 14h10. 2,5l d’eau pour nous 2 et un paquet d’Oreos ont suffi. A ce rythme, aucun bobo, aucune courbature. A 15h, comme prévu, Rihang arrive pour nous récupérer. Nickel !
Ces 2 belles journées ont un coût. Journée vélo : 1 050 NT$/p (transfert + vélo) Jhuilu Old Trail : 1 200 NT$/p (permis + transferts) C’était très précisément ce qui m’avait été dit par email. Aucune mauvaise surprise. Paiement cash à Rihang. Tout comme la chambre. Les transferts à la gare sont gratuits.
Le soir, Rihang emmènent tous les hôtes de son lodge dans un restaurant du village. A 18h30. Menu fixe, autant de plats que de convives qu’on partage. Et c’est un vrai régal. Nous y sommes allés les 3 soirs (avec des comparses différents à chaque fois). Et on s’est régalés à chaque fois. Ce restaurant fait partie de nos meilleurs souvenirs culinaires. Rihang nous laissent dîner entre nous et revient nous chercher 1h-1h30 plus tard. Avec la bière, on tournait autour de 220 NT$ par personne.
Rihang est d’une gentillesse et d’une attention remarquables.
Cette étape reste mon meilleur souvenir. J’aurais aimé rester une journée de plus. Nous aurions pu pousser jusqu’à la plage en vélo, faire le Shakadang Trail ou un autre, profiter du calme du lodge et de la si belle nature environnante. En tous cas, 2 jours pleins me paraissent un minimum.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Je remplacerais Jiufen et Jinguashi par autre chose. Peut-être une journée de plus à Taroko. Peut-être une journée de plus à Taipei, tant de choses à voir.
DIVERS : L’accueil : Chaleureux, souriants, aimables et très serviables. Que du bonheur ! La langue : l’Anglais est souvent et bien parlé. La carte bancaire : utilisation très répandue. ATM partout (y compris dans les Seven-Eleven et les Family Mart). Le climat à cette époque : idéal. Autour de 22-25 en moyenne. Pas de pluie (on a eu beaucoup de chance, pour preuve : le nombre de magasins de parapluies à Taipei). Vêtements : un bon gilet pour les matinées et les soirées, ça suffit. L’affluence touristique à cette époque : surtout des touristes asiatiques. Peu d’Européens. Pas encore très connu. Les problèmes de santé : prévoyez imodium et ercefuryl. Eau capsulée partout. Offertes dans tous les hôtels (tout au moins ceux qu’on avait choisis). Les moustiques : à Taroko surtout. Internet : wifi gratuit partout. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA. Les achats perso : de beaux articles de cuisine (plateaux, dessous de plat, bols …) en bois dans Dihua Street.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les marchés de nuit à Taipei Le respect et la discipline dont les Taiwanais font preuve
On a moins aimé : 😕 Leur goût pour les karaokés L’odeur du stinky tofu
En conclusion : Ile encore bien méconnue et préservée du tourisme de masse, Taïwan est un joli trait d’union entre la Chine et le Japon, tant en termes de culture que de gastronomie. Voyage facile et facilité par la gentillesse des Taïwanais.
Taïwan ? Pourquoi Taïwan ? Voilà la question qu’on nous a régulièrement posée, tant avant notre départ que pendant le voyage. Il est vrai que Taïwan ne fait pas partie du Top 10 des destinations touristiques en France. Parce qu’une amie en revenait et nous a vanté ses trésors cachés, nous avons commencé à creuser l’idée. Internet a fait le reste et nous a rapidement convaincus. Et pour nous qui connaissons (un peu) Chine et Japon, Taïwan a pris tout son sens, comme étant la pièce manquante du puzzle entre ces 2 régions.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Dim 26 Mars – Vol China Eastern : Paris CDG / Taipei via Shanghai - Arrivée du vol à 14h00 – 3 nuits à Taipei Lun – Taipei Mar – Jiufen - Jinguashi Mer – HSR + bus (arrivée vers midi) – 2 nuits à Sun Moon Lake Jeu – Tour du lac à vélo Ven – Bus + HSR + bus (arrivée vers midi) – 3 nuits à Tainan Sam – Tainan Dim – Anping Lun – TRA + HSR + TRA (arrivée à 15h) – 3 nuits à Taroko Village Mar – Gorges de Taroko à vélo Mer – Rando Jhuilu Old Trail Jeu – TRA (arrivée vers midi) – 2 nuits à Taipei Ven – Taipei Sam 8 Avril – Vol China Eastern : départ à 18h40
BUDGET : Cours du NT$ : 100 NT$ = 3,1 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur China Eastern via Shanghai : 587 €/p l’A/R Train HSR Taipei-Taichung : 35,11 €/2p Train HSR Taichung-Tainan : 40,85 €/2p Train HSR Tainan-Taipei : 84,47 €/2p
Dépenses sur place : Hébergement : 956 € (30 845 NT$) pour 13 nuits (2 373 NT$/nuit soit 74€) Autre : 925 €
Budget total tout compris : environ 3 216 € (hors achats perso) Nous avons choisi des hébergements milieu de gamme, on peut trouver moins cher. Pas de folie quant aux autres dépenses (repas dans la rue et transports locaux). Et pas de mojitos.😛
GUIDES : Guide Lonely Planet – 9e Ed – En anglais. Un peu vieux, trop d’infos plus à jour.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Voyages-sncf.com pour son bon rapport horaires/durée/prix malgré une escale assez longue à Shanghai. Pas de frais de dossier masqués, pas de changement de prix à la dernière minute.
2 – HSR Trains rapides (High Speed Railway) Réservation et paiement effectués sur internet avec la carte Mastercard : www.thsrc.com.tw/index_en.html?force=1 Très simple et efficace. Il nous a suffi ensuite d’échanger nos 3 vouchers aux guichets HSR de la Main Station de Taipei contre les tickets. Malgré une longue queue qui m’avait déprimée, service ultra rapide. En 10 minutes, tout était réglé. Nous avons également pu, sans aucune difficulté et sans frais, modifier un trajet le jour même pour partir plus tôt que prévu. De nouveau, service rapide, efficace et aimable. Que ce voyage fut facile !
3 – TRA Trains standards www.railway.gov.tw/en/booking.aspx?n=19679 Je n’ai pas réussi à réserver via internet (pb de carte bancaire, je n’ai pas insisté …). Par contre, j’ai imprimé les horaires des trains qui nous intéressaient et nous avons réglé l’achat de nos A/R Taipei/Xincheng sans tarder, dès notre arrivée à Taipei. Là encore, tout fut réglé en quelques minutes. La jeune-fille au guichet parlait bien anglais. Paiement par CB, cette fois sans problème.
Main Station accueille le métro (MTR), les TRA les HSR. Du coup, correspondance ultra rapide entre un HSR et un TRA. Aucun problème pour trouver le quai où prendre les trains (HSR ou TRA). Tout est très clairement indiqué en Anglais. Conservez votre ticket, il servira à valider votre sortie. Dans les trains (HSR et TRA), les stations sont annoncées et affichées en Chinois et en Anglais. Aucune inquiétude, aucun risque de rater son arrêt. Un conseil, essayez de retenir le nom de la station précédent votre destination, ça aide. Tous les trains que nous avons pris étaient parfaitement à l’heure.
4 – MTR Métro. english.metro.taipei/...=70241&mp=122036 Ultra simple. Ultra propre. Et quelle discipline ! Ils font sagement la queue devant les portes, devant les escalators … Ca repose. Il existe plusieurs formules de pass. Prenez le temps de lire les différences pour acheter celui qui vous convient le mieux (fiche en Anglais à tous les points de vente aux entrées de métro). L’EasyCard est un porte-monnaie électronique, le pass 2 days donnent accès à certains bus et prend fin à minuit du jour 2, le pass 48h (pas d’accès au bus) prend fin 48h après la 1ère utilisation … Quel que soit votre choix, une carte est vraiment pratique.
5 – Bus Si vous n’avez pas un pass qui vous donne accès aux bus, alors il faut payer cash en glissant les pièces dans la boite transparente près du chauffeur. Et faire l’appoint puisqu’il n’est pas prévu de rendre la monnaie. Avec un pass, il faut valider en montant et en descendant.
HEBERGEMENTS : Effectués sur booking.com (sauf Taroko) courant Janvier. Aucun pré-paiement. Prix indiqués par nuit, pdéj buffet inclus. Choix d’hôtels milieu de gamme. Tous ont en commun d’être confortables et très propres. Mon critère de choix principal est la situation géographique de l’hôtel (et l’annulation gratuite). Aucun coup de cœur.
Taipei Taipei M Hotel 2300 NT$/nuit Chambre petite et aveugle. Pdéj asiatique uniquement. Situation vraiment idéale à 100m de Taipei Main Station.
Sun Moon Lake Shui Sha Lian Hotel 2500 NT$/nuit A côté du Visitor Center, de Giant (bike rental) et de l’arrêt du bus pour Taichung HSR
Tainan Cambridge Tainan Hotel 2373 NT$/nuit Super pdéj. Enfin des fruits ! A 15-20 min à pied de TRA station.
Taroko Village Taroko Lodge rihang.wordpress.com/.../11/03/taroko-lodge/ Réservation effectuée auprès de Rihang par email 2500 NT$/nuit à payer cash, pdéj (pas buffet) inclus Séjour totalement organisé par Rihang. Aucune inquiétude à avoir même si l’Anglais de Jin ou Rihang est approximatif. Don’t worry comme ils l’écrivent et le répètent sans arrêt. A juste titre. Je consacre un paragraphe complet plus bas.
REPAS :
Taïwan est le royaume du street food et des night markets. Osez ! Moins cher qu’au Japon mais plus que dans les autres pays d’Asie du SE. Vous mangerez pour quelques €. Coca cola difficile à trouver. On s’en est passé, tout comme des mojitos !
Quelques adresses :
Dans la tour (saumon et vert) Shin Kong Mitsukoshi, face à Main Station à Taipei. Au B1 (1er sous-sol), tout un ensemble de stands propose une cuisine simple et variée. Tables au centre pour accueillir tous les clients. Ambiance cantine mais c’est bon et surtout facile pour démarrer …
Fort Gelato Cafe 206 Yongfu Rd à Tainan De très bonnes glaces.
Et le méga coup de cœur :
Din Tai Fung à Taipei www.dintaifung.tw/store/en-taiwan.html C’est la fameuse chaîne à succès de Dim Sum. Créée à Taiwan. C’est une tuerie !!! Mais soyez prêt à faire la queue pendant laquelle vous remplirez votre fiche de commande. Il y en a un au pied de la Taipei 101 … A combiner avec la visite de la tour. D’une pierre deux coups !
TAIPEI : A l’arrivée à l’aéroport international de Taoyuan, nous suivons les indications du LP et le parcours fléché dans l’aéroport vers City Bus pour prendre le bus 1819 (125 NT$) qui nous dépose à Main Station. Nickel ! Pour le retour, nous avons trouvé une solution encore plus simple : nous avons pris le tout nouveau Express MRT Taoyuan. Le LP n’en parle pas. Dans Main Station, suivre les indications Taoyuan Airport MRT (porte K12). Départ toutes les 15 minutes, 35 minutes de trajet, 160 NT$, confortable et sûr ! Super bon plan.
Taipei n’est pas une jolie ville. Aucun édifice qui ne mérite un "3 étoiles" ou qui justifie à lui seul le voyage. L’architecture y est quelconque, voire ringarde. Certains quartiers regroupent des tours sans aucun charme, les unes sur les autres. Aucune vieille ville. Même les temples sont tous rénovés. Rien n’est vraiment ancien … La faute à la guerre et à la Nature qui n’épargne pas l’île. Nous, grands amateurs de vieilles pierres, nous aurions dû rester sur notre faim … Et pourtant … nous avons adoré Taipei ! En effet, de jour comme de nuit, l’ambiance y est douce. Des restaus dans les rues, partout, apportent une odeur alléchante (sauf quand il s’agit de stinky tofu). Les boutiques sont toujours grandes ouvertes et débordent sur les trottoirs. Les néons recouvrent les façades et, à la nuit tombée, illuminent les rues de mille couleurs. Les marchés de nuit regorgent de bonnes choses. On s’y perd avec bonheur en toute sécurité. Les locaux vivent dehors, mangent, prient, chantent … Partout, une ambiance sereine et joyeuse. Nulle part, nous ne nous sommes sentis agressés ou en danger, pas de klaxon, pas d’altercation, pas de graffiti, pas de saleté, tout est propre, bien entretenus … A défaut d’être anciens. En voyage, nous sommes de vrais bonnets de nuit, nous aimons vivre au rythme du soleil et nous coucher tôt. Taipei nous a secoués ! Les marchés de nuit y sont pour quelque chose.
Nous y avons passé 3 jours pleins et 3 ½ journées, bien occupés, bien chargés jusque tard en soirée. J’ai aimé, beaucoup. Beaucoup de nostalgie en partant.
Tour 101 (600 NT$) Les tickets s’achètent au 5ème étage. Les étages inférieurs accueillent de belles boutiques de luxe dans un cadre somptueux. Et Din Tai Fung au RdC !... Miam !! Nous y sommes montés à la nuit tombée. L’ascenseur est un des plus rapides du monde. Au 89ème étage, la vue 360° de nuit est imprenable. D’autant que nous avions la chance d’avoir une nuit très claire. Au 91ème, on admire l’ingénieux contre-poids. C’est une belle visite.
3 vieilles demeures chinoises : Lin An Tai House (gratuit) Lin Family Mansion & Garden (gratuit) Lee Residence House (100 NT$) Je les ai notées dans l’ordre de notre préférence. Si votre temps est compté, la Lin An Tai House est la mieux restaurée, la plus grande, la plus intéressante. Mais il y a du monde. Attention, adresse erronée dans le LP pour la Lee Residence House. Elle se situe dans la Lane 243 de la Zhongzheng Road.
3 temples remarquables (parmi beaucoup d’autres) : Bao’an Temple Confucius Temple Longshan Temple Magnifiques ! Les orchidées sont impressionnantes. Les 3 valent d’être vus. Le LP décrit par le menu le Bao’an, dans le chapitre consacré aux temples de Taiwan (en fin de volume). Ca vaut le coup de commencer par celui-ci et de prendre le temps de faire une visite studieuse pour mieux comprendre les spécificités de l’architecture religieuse taiwanaise qu’on retrouvera dans tous les temples.
Maokong (120X2 NT$) Voici une belle sortie ! Métro jusque Taipei Zoo au bout de la ligne marron. De là, à pied on rejoint le téléphérique et ses œufs. 120 NT$ pour aller jusqu’en haut. On embarque. On a notre "gondola" pour nous tout seuls. Nous voici partis pour une longue balade au-dessus d’une végétation dense et tropicale. Après 3 arrêts, on arrive dans le quartier des plantations et des maisons de thé. Ambiance petit village. Quelques randos faciles permettent de s’approcher des plantations de thé et des jardins potagers. De nombreux petits restaurants permettent de goûter le thé et tout ce qui tourne autour. Pour redescendre, on rachète un ticket (120 de nouveau). Cette fois, on choisit d’attendre pour être dans une "Crystal Gondola" dont le fond est transparent. C’est le même prix que les autres mais il y en a très peu. Il faut donc être prêts à patienter. Comme toujours, conservez bien votre ticket. Vous en aurez besoin pour sortir. Rien que la balade en téléphérique justifie cette sortie. Par ailleurs, l’ambiance en haut est très agréable. On peut y passer facilement plusieurs heures, entre balades et restau.
National Palace Museum (250 NT$) Pour s’y rendre, il faut prendre un bus (15 NT$), juste à la sortie du métro Shilin. C’est bien fléché. Magnifique musée d’objets anciens, de calligraphie, d’estampes. Il y en a pour tous les goûts et certaines pièces sont fabuleuses. On y a passé plus de 2 heures. Bon plan : le vendredi, il fait nocturne.
Jiufen – Jinguashi Bus Keelung 1062 (au métro Zhongxiao Fuxing, sortie 1) jusqu’à Jiufen : 100 NT$ Bus Jiufen-Jinguashi : 24 NT$ Bus Jinguashi – Taipei : 109 NT$ Jiufen ne m’a pas plu. Je n’y ai trouvé rien d’authentique, rien d’original. C’est juste quelques rues ultra touristiques, sans aucune âme, même pas jolies. J’attendais autre chose. Jinguashi a un intérêt patrimonial. Une vieille mine d’or et les bâtiments attenants ont été transformés en musée (80 NT$). Intéressant. Cette balade nous a pris une grosse ½ journée (retour à Taipei à 15h). Nous regrettons ce choix, il y a sûrement mieux à faire (Yeliu, Beitou, Yangmingshan Park ??...).
SUN MOON LAKE : Bus 6670 depuis la gare HSR de Taichung. 175 NT$. Très bien fléché dans la gare. 1h15 pour arriver à Shueishe (ou Sun Moon Lake). Même chose au retour. Nous avions prévu de la marge pour ne pas rater notre Train HSR vers Tainan. Moi, je suis du style plan A, plan B et plan C. Et je préfère me lever tôt plutôt que de m’en vouloir. Enfin bref, peut-être que des fois, j’abuse un peu quand même … Du coup, comme le bus n’a pas crevé, qu’il n’y a pas eu de bouchon, qu’il n’y avait pas de manifestation, ni de typhon … on est arrivé à la gare HSR avec … 3 heures d’avance … Philippe ronchonne … Tu vois, on avait largement le temps de déjeuner ! Je ne la ramène pas trop … Je file aux guichets HSR pour tenter de faire modifier nos billets. Bingo ! Gratuit ! On part dans 15 minutes ! Philippe jubile ! Et moi, je respire !
Sun Moon Lake nous a un peu déçus. Sans doute dû au fait que nous avons eu un temps couvert, donc, aucun coucher de soleil. Nous avons fait le tour du lac en vélo en louant chez Giant, à côté du Visitor Center de Shueishe Village. 150 NT$ la journée. Passeport laissé en garantie. Vélo pépère, confortable (large selle et panier à l’avant) mais un peu lourd. Et malgré ses 7 vitesses, on a dû s’assoir sur notre ego et mettre pied à terre à chaque montée. Départ à 8h30, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Le Wenwu Temple vaut vraiment la peine de s’y arrêter. Ne manquez surtout pas d’aller à l’arrière voir le magnifique portique avec ses pierres vertes toutes ornées de sculptures en méplat.
Attention à ne pas rater l’embranchement vers Shueishe après avoir passé le Xuan Gang Temple. Ça descend, c’est agréable, ça file, il fait bon, un tunnel, un 2ème … et zou … on l’a raté. Du coup il faut remonter ! L’embranchement est juste avant le 1er tunnel, à droite. Donc, surtout pas de tunnel ! Cette piste cyclable permet de longer le lac. Mieux qu’un tunnel non !?!
Vélos rendus à 15h.
Mon conseil : n’allez à SML que s’il fait beau.
Un petit restau très sympa : MoonCafé juste après l’hôtel Shui Sha Lian.
TAINAN : Pour rejoindre le centre de Tainan depuis la gare HSR, nous avons (toujours sur les conseils du LP) cherché (et trouvé) la navette gratuite qui nous a déposés au Confucius Temple. Au retour, beaucoup plus simple : nous avons opté pour le train pris à la gare TRA (25 NT$). C’est la ligne Tainan-Shalun. Shalun c’est la gare HSR et c’est le terminus. Facile, rapide (23 minutes). Un train toutes les ½h. Je recommande, c’est bien plus facile que le bus. Et il y a un Starbucks sympa dans la gare de Tainan pour déjeuner et patienter (ben oui, j’avais encore pris trop de marge …). Mais bon, qu’on patiente là ou à l’hôtel, c’est pareil, non ?... Non, je ne l’ai pas convaincu.
Tainan. On espérait une vieille ville, tout au moins une vieille partie historique pour nous rappeler les villes chinoises qu’on a tant aimées comme Lijiang ou Pingyao … On en est loin. Tainan reste résolument moderne et diffère assez peu de Taipei. Cela dit, les temples et Anping valent le coup et on ne regrette pas notre visite. 2 jours pleins suffisent et permettent de ne pas courir.
Anping. Pour s’y rendre : bus 88 ou 99 à prendre devant le Chihkan Tower (18 NT$, il faut l’appoint).
Anping Tree House (50 NT$) Impressionnant. Une grande maison désaffectée qui se fait engloutir par des banyans. C’est très surprenant avec un petit côté épouvante … Pour peu, on verrait les racines grandir !
Ne manquez pas de vous promener dans les petites ruelles charmantes après Matsu Temple. Et ne ratez pas l’emblème de la ville : un lion avec un sabre entre les dents. Enfin, je ne vois pas comment on pourrait le rater !...
GORGES de TAROKO : Pour y aller, nous avons choisi l’option train. De Tainan, on remonte à Taipei en HSR puis on enchaine avec un TRA jusque Xincheng. HSR et TRA sont au même niveau de Main Station. Nous avions 1h entre les deux, c’est bien plus qu’il n’en faut. 10 minutes suffisent. Nous sommes arriv��s à Xincheng à 15h. Le fait de remonter à Taipei peut étonner. On revient sur ses pas, c’est agaçant. Mais c’est l’option qui nous a paru la plus rapide et la plus fiable. Si vous avez du temps, la traversée de l’île est sans aucun doute un meilleur choix (en bus ou en voiture). Les paysages sont superbes parait-il.
Taroko. Le clou du voyage ! La principale raison de notre venue à Taïwan ! Eh bien, aucune déception ! Au contraire. Tout d’abord, le choix de notre lodge. A Taroko Village plutôt qu’à Hualien. Bien plus proche des gorges. Desservi par le TRA, station Xincheng, 2 ou 3 heures depuis Taipei (selon le type de train). Ensuite et surtout, Rihang et Jin (le père et le fils), les hôtes du lodge s’occupent de tout. Nous voulions descendre les gorges à vélo et faire le Jhuilu Old Trail (pour lequel il faut un permis), j’ai fait mes demandes par email. A notre arrivée, tout était prêt.
Nous voici donc à la gare de Xincheng, lundi à 15h. Jin nous attend, avec mon nom sur un petit papier à la main. Pas grand risque d’erreur, nous sommes les seuls Occidentaux.
Le lendemain mardi, c’est la journée vélo. Avec son microbus, Jin nous emmène avec nos vélos (cette fois, ce sont de vrais VTC). Un petit arrêt au Seven-Eleven du village pour y faire provisions d’eau et d’un petit picnic. Puis, Jin nous monte en haut des gorges. En route, il nous indique les arrêts, les points de vue, les trails qu’il ne faut pas rater. Un petit plan complète les repérages. A 10h30, il nous laisse près de l’entrée de Baiyang Trail. A nous de jouer ! Objectif : rejoindre le lodge par nous-mêmes en faisant les quelques petites randos que nous aurons choisies (il y en a plus que nécessaire). Et, vous l’aurez deviné, ça descend tout le temps !... C’est de la rando pépère ! Nous commençons par Baiyang Trail. On pose vélos et casques devant le tunnel où démarre la rando. Pas de cadenas, ça ne craint rien ! Le long tunnel est tout droit, on aperçoit la lumière au bout. C’est faisable même sans torche. Le chemin tout plat amène à une plateforme de bois avec un joli point de vue sur une cascade. Attention, l’accès au rideau d’eau est fermé actuellement. La balade vaut néanmoins le coup. A/R en 1h15. C’est une bonne mise en jambe. Nous choisissons ensuite de parcourir le Lüshui Trail. Le sentier est superbe. Il grimpe à travers une végétation tropicale puis il suit la falaise. Vues splendides sur la rivière grise en contre bas. Boucle d’1h environ qui se termine par 7-8 min sur la route pour retrouver nos vélos en amont. Plus loin, petit arrêt au Yue Fei Pavillon pour profiter d’une jolie vue sur la gorge depuis un pont suspendu. Argh … les grenouilles dans le ventre !! Nous arrivons ensuite à Swallow Grotto (swallow=hirondelle). Une route (en sens unique) longe la gorge en parallèle d’un tunnel (lui, à double sens). Avec nos vélos, nous empruntons le sens interdit et nous nous émerveillons devant l’étroitesse de la gorge. Au bout de cette voie, on rejoint le tunnel et on repère le départ de la Jhuilu Old Trail. Ce sera pour demain. On poursuit notre descente à vélo. Toujours sans coup de pédales ! Nous évitons le long tunnel qu’a emprunté Jin ce matin : nous rejoignons Changchun Shrine. Les 3 temples accrochés dans la falaise sont de toute beauté. On poursuit cette petite déviation jusqu’à rejoindre la route principale (# 8) à la sortie du tunnel qu’on a évité plus haut. Voilà, il ne reste plus qu’à rentrer. Nous arrivons bien vite au cœur de Taroko Village. On passe devant le 7/11 de ce matin. L’affreuse cimenterie nous sert de point de repère. On la contourne pour grimper (non ?! si !) jusqu’au lodge. Les points de repère sont nombreux. GPS inutile. Nous étions de retour à 16h30. Enchantés ! Et même pas mal aux fesses.
Mercredi matin, nous repartons avec Jin dans les gorges, sans vélo cette fois. A Swallow Grotto, nous présentons notre passeport. C’est bon, nous sommes bien inscrits. On vient donc nous ouvrir la porte cadenassée qui permet d’accéder au très long pont suspendu qui marque le début du Jhuilu Old Trail. 3,1 km pour arriver au bout. On ne peut plus aller au-delà. Mais rien que ces 3100 mètres sont fabuleux. On démarre par un pont suspendu pour passer de l’autre côté de la rivière. Puis 2km de grimpette, avec de belles marches en bois. On démarre tranquillou. La végétation se raréfie, on commence à apercevoir les falaises. On parcourt encore 500 mètres quasiment à plat. Et on arrive aux falaises proprement dites. A partir de là et sur les derniers 500 mètres, le sentier est creusé à flanc de falaise. Tout du long, une corde, côté falaise, pour s’assurer et se rassurer. Parfois, le sentier ne dépasse pas les 70 cm de large. La plupart du temps, aucune protection côté vide. Maintenant, sauf à vouloir se suicider (et là c’est facile) il n’y a aucun danger. Juste un peu d’émotion pour ceux qui, comme moi, souffre de vertige. Les photos prises me prouvent à quel point tout se joue dans la tête car franchement il n’y avait vraiment pas de quoi se coller à la paroi comme je l’ai fait. Bref, même si vous avez le vertige, faites cette rando ! Elle est incroyable, unique, extraordinaire. Avec des paysages à couper le souffle, qu’on a rarement l’occasion d’admirer de cette façon, dans notre société hyper sécurisée … C’est une magnifique expérience avec un petit côté dépassement de soi (pour certains seulement). Et pour tout dire, quand nous avons quitté cette falaise, je me suis surprise à penser "zut, c’est fini". Partis à 10h30, nous arrivons au bout de la rando à midi. Retour (par le même chemin) très lent pour ménager nos vieux genoux. Nous serons sur le parking de Swallow Grotto à 14h10. 2,5l d’eau pour nous 2 et un paquet d’Oreos ont suffi. A ce rythme, aucun bobo, aucune courbature. A 15h, comme prévu, Rihang arrive pour nous récupérer. Nickel !
Ces 2 belles journées ont un coût. Journée vélo : 1 050 NT$/p (transfert + vélo) Jhuilu Old Trail : 1 200 NT$/p (permis + transferts) C’était très précisément ce qui m’avait été dit par email. Aucune mauvaise surprise. Paiement cash à Rihang. Tout comme la chambre. Les transferts à la gare sont gratuits.
Le soir, Rihang emmènent tous les hôtes de son lodge dans un restaurant du village. A 18h30. Menu fixe, autant de plats que de convives qu’on partage. Et c’est un vrai régal. Nous y sommes allés les 3 soirs (avec des comparses différents à chaque fois). Et on s’est régalés à chaque fois. Ce restaurant fait partie de nos meilleurs souvenirs culinaires. Rihang nous laissent dîner entre nous et revient nous chercher 1h-1h30 plus tard. Avec la bière, on tournait autour de 220 NT$ par personne.
Rihang est d’une gentillesse et d’une attention remarquables.
Cette étape reste mon meilleur souvenir. J’aurais aimé rester une journée de plus. Nous aurions pu pousser jusqu’à la plage en vélo, faire le Shakadang Trail ou un autre, profiter du calme du lodge et de la si belle nature environnante. En tous cas, 2 jours pleins me paraissent un minimum.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Je remplacerais Jiufen et Jinguashi par autre chose. Peut-être une journée de plus à Taroko. Peut-être une journée de plus à Taipei, tant de choses à voir.
DIVERS : L’accueil : Chaleureux, souriants, aimables et très serviables. Que du bonheur ! La langue : l’Anglais est souvent et bien parlé. La carte bancaire : utilisation très répandue. ATM partout (y compris dans les Seven-Eleven et les Family Mart). Le climat à cette époque : idéal. Autour de 22-25 en moyenne. Pas de pluie (on a eu beaucoup de chance, pour preuve : le nombre de magasins de parapluies à Taipei). Vêtements : un bon gilet pour les matinées et les soirées, ça suffit. L’affluence touristique à cette époque : surtout des touristes asiatiques. Peu d’Européens. Pas encore très connu. Les problèmes de santé : prévoyez imodium et ercefuryl. Eau capsulée partout. Offertes dans tous les hôtels (tout au moins ceux qu’on avait choisis). Les moustiques : à Taroko surtout. Internet : wifi gratuit partout. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA. Les achats perso : de beaux articles de cuisine (plateaux, dessous de plat, bols …) en bois dans Dihua Street.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les marchés de nuit à Taipei Le respect et la discipline dont les Taiwanais font preuve
On a moins aimé : 😕 Leur goût pour les karaokés L’odeur du stinky tofu
En conclusion : Ile encore bien méconnue et préservée du tourisme de masse, Taïwan est un joli trait d’union entre la Chine et le Japon, tant en termes de culture que de gastronomie. Voyage facile et facilité par la gentillesse des Taïwanais.
Mon expérience à Marrakech English translation pending
Bonjour à tous,
Et bien voilà, je suis de retour d'une semaine passée à Marrakech. Avant le voyage, j'avais pu lire beaucoup de choses - que ce soit sur internet, mais surtout dans les guides comme Le Routard - sur Marrakech, et, malheureusement, beaucoup - trop?- de choses négatives - concernant surtout des arnaques, force à la vente, etc...- et cela m'avait fait un peu peur et je m'attendais "au pire"... En réalité, tout a été super bien, les gens étaient très gentils, et nous n'avons pas été embêté -par les faux-guides, les vendeurs, ... - comme on le pensait après avoir lu beaucoup de choses! Premier jour : Arrivée le samedi, longue file à l'immigration, on doit attendre ... Après environ une heure et demi, nous sommes (enfin) devant les officiers de l'immigration. L'attente dans la file fut ... étrange. En effet, une famille, derrière les gens derrière nous, - assez nombreuse, 5 adultes et 5 enfants - menait un drôle de jeu. En gros, ils essayaient de couper la file. Les enfants se sont retrouvés éparpillés, seuls, un peu partout dans la file, et même un des enfants est passé l'immigration à pieds, en coupant tout le monde, sans passeport, sans se faire arrêter. 😮 On l'a vu disparaitre au coin, après les petits comptoirs de l'immigration mais il est revenu 2 minutes après, (et on comprendre plus tard pourquoi... ) Une fois revenu, il s'est mis dans la file, bien en avant et se retrouva donc devant le comptoir de l'immigration bien avant ses parents - ou du moins les adultes qui l'accompagnait - et 'criait' donc pour que ses parents lui apportent son passeport car c'était son tour ... Spécial ... Au fil du temps, les 5 enfants se sont retrouvés un peu éparpillés dans la file, en passant sous les barrières de la file mais les parents ne réussissent pas à suivre. En effet, à chaque fois qu'un des adultes essaye de couper, il se fait aussitôt réprimander par la famille derrière nous (et donc juste devant eux, vous suivez?😄). Ils auront essayé de dépasser jusqu'au dernier moment : au comptoir de l'immigration, il y a une petite file pour chaque comptoir et un des adultes a voulu couper devant moi en sortant de nulle part, mais s'est aussitôt fait réprimandé par l'officier de l'immigration ... 😠 Une fois le beau tampon sur notre passeport, on peut enfin voir ce qu'il y avait après le coin - et qui a fait revenir l'enfant qui était passer l'immigration sans souci, et sans ses papiers juste avant -. Et là, une nouvelle file .. pour vérifier qu'on a bien le tampon sur le passeport ! 😏 C'est une file assez rapide, en 3 minutes, c'est bouclé. Ensuite, on prend les bagages - qui doivent nous attendre depuis longtemps, pense-t-on - et on se met dans la file pour ... sortir de l'aéroport ! Et oui, il y a une file IMMENSE qui forme un serpentin à travers le hall de l'aéroport sans forme précise pour sortir. En fait, à la sortie, il faut passer les bagages dans un scanner et cela prend - énormément- du temps. Nous avons attendu environ une heure à ce stade. Enfin libre, nous rejoignons le chauffeur du riad qui nous attendait - le pauvre, depuis sûrement plus de 2h30. Il n'a pas l'air très content, et ne nous parle pas du tout, même si nous essayons la communication. Une fois arrivé au riad, nous faisons la connaissance de la personne qui s'en occupe et nous partons pour manger un bout au café des épices. J'avais lu que c'était dur de se repérer dans la médina, que les cartes correspondaient pas, que ... et le guide du routard qui en rajoute une couche en disant qu'on va d'office se perdre ... Et bien ... J'avais donc imprimé les itinéraires "intéressants" (en gros les trajets riad-restaurants où nous comptions aller) avec Google Maps - en en espérant peu, vu qu'apparemment, les cartes ne reflètent pas la réalité du terrain. Première sortie, je m'attendais à être assaillit par les vendeurs voulant me vendre jenesaisquoi, par les faux-guide voulant m'offrir une visite ou voulant me montrer le chemin ou par le fameux 'employé du riad ' - qui n'en ai pas un - qui veut nous faire rencontrer sa famille ... Et bien, j'ai été presque déçu, car rien de tout ça ne nous est arrivé pour ce premier jour ! Sur les 1,2 km séparant le café des épices à notre logement, aucun faux-guide, aucun vendeur n'a voulu nous vendre quelque chose, aucun faux-employé du riad, aucune personne ne voulant nous montrer le chemin ... Et pour une première fois dans la médina, nous avons trouver qu'avec la carte Google Maps, c'était assez simple à s'y retrouver car, notant le nom de certains établissement - magasins ou restaurants - cela donnait des points de repère ! Nous arrivons donc à notre première destination sans s'être perdu non plus ! Les employés du café des épices sont pas méchants mais pas sympas non plus, ils sont plutôt froids, pas polis mais pas impolis non plus. Nourriture bonne mais sans plus, tout semble moyen dans cet établissement ... mouais. Après notre repas, nous partons parcourir un peu la médina, nous ne nous perdrons pas, nous ne nous perdrons pas. Nous rentrerons un peu se reposer en chambre et puis, nous irons souper à Dar Cherifa. Nous avons vu l'impasse dans laquelle le restaurant se trouve durant notre promenade de ce matin donc nous n'avons pas besoin de carte pour nous y retrouver, nous n'avons pas été embêté par des gens voulant nous montrer le chemin, ni les vendeurs non plus ... Restaurant très beau, et surtout très bon.
Jour 2: Au matin, on se rend à pieds au Mellah, où nous faisons une courte marche. Après cela, nous mangeons au restaurant "un déjeuner à Marrakech" qui est pas si mal. Et ensuite, on part vers Guéliz en passant par Hivernage - au final, pas de grand intérêt mais au moins, on l'aura vu - et on finit au jardin Majorelle. Au soir, nous allons manger à la terasse des épices. Très bon mais service un peu brouillon - ils oublient beaucoup de choses, je pense qu'ils ne savent pas entre eux qui va donner quoi à quelle table ... Nous avons tâché d'être gentils avec eux car les deux Françaises à côté de nous étaient totalement irrespectueuses ... Les pauvres serveurs qui ont du subir ça ...😕 Au soir, nous avons demander au riad s'il était possible d'avoir un guide officiel pour une visite historique de la médina pour toute la journée. Les tarifs sont : 90€ si on veut que 3h, sinon c'est 7h pour 150€. Nous prenons les 7h, avons-nous bien fait? ....
Et bien voilà, je suis de retour d'une semaine passée à Marrakech. Avant le voyage, j'avais pu lire beaucoup de choses - que ce soit sur internet, mais surtout dans les guides comme Le Routard - sur Marrakech, et, malheureusement, beaucoup - trop?- de choses négatives - concernant surtout des arnaques, force à la vente, etc...- et cela m'avait fait un peu peur et je m'attendais "au pire"... En réalité, tout a été super bien, les gens étaient très gentils, et nous n'avons pas été embêté -par les faux-guides, les vendeurs, ... - comme on le pensait après avoir lu beaucoup de choses! Premier jour : Arrivée le samedi, longue file à l'immigration, on doit attendre ... Après environ une heure et demi, nous sommes (enfin) devant les officiers de l'immigration. L'attente dans la file fut ... étrange. En effet, une famille, derrière les gens derrière nous, - assez nombreuse, 5 adultes et 5 enfants - menait un drôle de jeu. En gros, ils essayaient de couper la file. Les enfants se sont retrouvés éparpillés, seuls, un peu partout dans la file, et même un des enfants est passé l'immigration à pieds, en coupant tout le monde, sans passeport, sans se faire arrêter. 😮 On l'a vu disparaitre au coin, après les petits comptoirs de l'immigration mais il est revenu 2 minutes après, (et on comprendre plus tard pourquoi... ) Une fois revenu, il s'est mis dans la file, bien en avant et se retrouva donc devant le comptoir de l'immigration bien avant ses parents - ou du moins les adultes qui l'accompagnait - et 'criait' donc pour que ses parents lui apportent son passeport car c'était son tour ... Spécial ... Au fil du temps, les 5 enfants se sont retrouvés un peu éparpillés dans la file, en passant sous les barrières de la file mais les parents ne réussissent pas à suivre. En effet, à chaque fois qu'un des adultes essaye de couper, il se fait aussitôt réprimander par la famille derrière nous (et donc juste devant eux, vous suivez?😄). Ils auront essayé de dépasser jusqu'au dernier moment : au comptoir de l'immigration, il y a une petite file pour chaque comptoir et un des adultes a voulu couper devant moi en sortant de nulle part, mais s'est aussitôt fait réprimandé par l'officier de l'immigration ... 😠 Une fois le beau tampon sur notre passeport, on peut enfin voir ce qu'il y avait après le coin - et qui a fait revenir l'enfant qui était passer l'immigration sans souci, et sans ses papiers juste avant -. Et là, une nouvelle file .. pour vérifier qu'on a bien le tampon sur le passeport ! 😏 C'est une file assez rapide, en 3 minutes, c'est bouclé. Ensuite, on prend les bagages - qui doivent nous attendre depuis longtemps, pense-t-on - et on se met dans la file pour ... sortir de l'aéroport ! Et oui, il y a une file IMMENSE qui forme un serpentin à travers le hall de l'aéroport sans forme précise pour sortir. En fait, à la sortie, il faut passer les bagages dans un scanner et cela prend - énormément- du temps. Nous avons attendu environ une heure à ce stade. Enfin libre, nous rejoignons le chauffeur du riad qui nous attendait - le pauvre, depuis sûrement plus de 2h30. Il n'a pas l'air très content, et ne nous parle pas du tout, même si nous essayons la communication. Une fois arrivé au riad, nous faisons la connaissance de la personne qui s'en occupe et nous partons pour manger un bout au café des épices. J'avais lu que c'était dur de se repérer dans la médina, que les cartes correspondaient pas, que ... et le guide du routard qui en rajoute une couche en disant qu'on va d'office se perdre ... Et bien ... J'avais donc imprimé les itinéraires "intéressants" (en gros les trajets riad-restaurants où nous comptions aller) avec Google Maps - en en espérant peu, vu qu'apparemment, les cartes ne reflètent pas la réalité du terrain. Première sortie, je m'attendais à être assaillit par les vendeurs voulant me vendre jenesaisquoi, par les faux-guide voulant m'offrir une visite ou voulant me montrer le chemin ou par le fameux 'employé du riad ' - qui n'en ai pas un - qui veut nous faire rencontrer sa famille ... Et bien, j'ai été presque déçu, car rien de tout ça ne nous est arrivé pour ce premier jour ! Sur les 1,2 km séparant le café des épices à notre logement, aucun faux-guide, aucun vendeur n'a voulu nous vendre quelque chose, aucun faux-employé du riad, aucune personne ne voulant nous montrer le chemin ... Et pour une première fois dans la médina, nous avons trouver qu'avec la carte Google Maps, c'était assez simple à s'y retrouver car, notant le nom de certains établissement - magasins ou restaurants - cela donnait des points de repère ! Nous arrivons donc à notre première destination sans s'être perdu non plus ! Les employés du café des épices sont pas méchants mais pas sympas non plus, ils sont plutôt froids, pas polis mais pas impolis non plus. Nourriture bonne mais sans plus, tout semble moyen dans cet établissement ... mouais. Après notre repas, nous partons parcourir un peu la médina, nous ne nous perdrons pas, nous ne nous perdrons pas. Nous rentrerons un peu se reposer en chambre et puis, nous irons souper à Dar Cherifa. Nous avons vu l'impasse dans laquelle le restaurant se trouve durant notre promenade de ce matin donc nous n'avons pas besoin de carte pour nous y retrouver, nous n'avons pas été embêté par des gens voulant nous montrer le chemin, ni les vendeurs non plus ... Restaurant très beau, et surtout très bon.
Jour 2: Au matin, on se rend à pieds au Mellah, où nous faisons une courte marche. Après cela, nous mangeons au restaurant "un déjeuner à Marrakech" qui est pas si mal. Et ensuite, on part vers Guéliz en passant par Hivernage - au final, pas de grand intérêt mais au moins, on l'aura vu - et on finit au jardin Majorelle. Au soir, nous allons manger à la terasse des épices. Très bon mais service un peu brouillon - ils oublient beaucoup de choses, je pense qu'ils ne savent pas entre eux qui va donner quoi à quelle table ... Nous avons tâché d'être gentils avec eux car les deux Françaises à côté de nous étaient totalement irrespectueuses ... Les pauvres serveurs qui ont du subir ça ...😕 Au soir, nous avons demander au riad s'il était possible d'avoir un guide officiel pour une visite historique de la médina pour toute la journée. Les tarifs sont : 90€ si on veut que 3h, sinon c'est 7h pour 150€. Nous prenons les 7h, avons-nous bien fait? ....
Orissa et Madhya Pradesh, Shanti shanti... English translation pending
Suggestion d'écoute:
15/2 Zut, j’ai encore oublié d’éteindre ma couverture chauffante… J’ai eu un peu chaud cette nuit. Ah mais non !!! (j'suis con) Je suis en Inde, chez Léon !!! Mais quel délicieux réveil... « Didi, coffee ? » Je saute hors de mon lit et court ouvrir la porte. « Rita !!!! » Elle dépose le café sur la table en bambou de la terrasse et l’on se sert dans les bras. Rita est l’une des femmes qui travaillent au guesthouse, c’est mon sixième ou septième séjour ici, on s’adore. Qu’il est donc bon de retrouver des personnes qu’on aime...

Je suis arrivée hier en Inde par un vol via Istanbul, Bombay, ensuite un vol domestique jusque Vishakapatnam, et de là directement un taxi pour le Chandoori Sai guest house. La température est parfaite, un peu moins de 30° et une légère brise. Comme j’ai reçu de mon frère son super appareil photo à prêter (un coolpix P510 avec zoom optique x 42 !), je pars me balader dans la nature environnante pour l’essayer...


16/2 Deux adorables anglaises sont arrivées ce matin, Camilla et Bou. Elles aussi sont de grandes amoureuses de ce pays, c’est leur premier séjour au sud Orissa. La journée se passe, je me balade, m’assois sur les marches d’un petit temple et observe ce village que j’aime, la vache qui déambule, le coq picorant dieu sait quoi, une gamine à bicyclette passe plusieurs fois devant moi, n’ose pas répondre à mon hello mais me sourit timidement, un vieux est installé sur le devant d’une porte. Aucun bruit de moteur ne vient troubler le chant des oiseaux, du coq, un chien aboie au loin...

Le soir venu nous nous retrouvons tous les quatre, Camille, Bou, moi et Léon, autour du repas, toujours délicieux avec tous ces produits frais et fait maison… Léon a montré à Rita et d’autres, comment faire des pâtes fraîches, raviolis, linguinis etc. On se régale ! De plus comme Camille aime la bière belge, j’ouvre une leffe blonde. C’est bien la première fois que j’apporte de la bière de chez moi, mais c’est pour une amie avec qui je vais voyager plus tard 😎
17/2 : Camilla et Bou m’ont proposé de les accompagner au marché de Kunduli ce matin. J’y ai déjà été trois ou quatre fois, mais c’est toujours un émerveillement pour les yeux (et l’objectif) de voir ces marchés tribaux colorés...


L’après midi, je rencontre Raj Inde, guide spécialisé sur l’Inde du sud et francophone. On se connait via internet :) Au soir je m’en vais. Je prends le train de nuit pour Bhubaneshwar. Damendra me conduit à la gare avec la jeep de Léon. Comme je n’ai pas réservé de ticket, j’achète un billet en classe générale, monte dans la second sleeper, et quand je chef de train arrive, je lui achète le ticket approprié. Je sais par expérience, que l’Hirakhand express n’est jamais plein. Je ne dors pas bien, pas encore habituée au décalage horaire sans doute. Dire que quand j’avais 30 ans, je ne le sentais quasi pas… Seulement je ne les ai plus… De plus la banquette est dure, j���ai mal aux os de la hanche. (Ta G. Parvat ! Tu préfères être dans ton lit en Belgique ? Non, mais j’aurais dû choisir la classe 3 a/c au lieu des secondes... ) 18/2 Dans la matinée j’arrive chez Ajay que je connais, via le site couchsurfing, depuis plusieurs années. Sue, sa femme, m’apporte un délicieux lunch; ensuite Ajay m’emmène au temple yogini de Hirapur, à la sortie de la ville. Le temple est rond, de l’extérieur il ne paie pas de mine mais une fois rentrée dans le temple… J’y trouve 64 déesses en granit noir, debout sur un animal, un démon ou une tête humaine représentant la victoire de Shakti (force féminine).

Je suis étonnée de voir une forme féminine de Ganesh...

Les Yoginis entourent un autel ou la déesse Kâli semble danser, sur une tête humaine représentant ici le triomphe du cœur sur l'esprit...
Ajay me dépose en ville, et je vais traîner dans les magasins, m’offre un café dans un « Coffee Day », déjeune d’un riz biryani dans un bon p’tit resto très kitsch, retourne voir pour la x ème fois le temple de Mukteshwar que j’aime beaucoup, y traine plus d’une heure, me repose dans l’herbe, regarde les écureuils, écoute les oiseaux, écris mon journal...

En fin de journée j’ai été à une foire aux textiles venant de tous les coins de l’Inde mais surtout de différents coins en Orissa. J’ai craqué sur une magnifique tunique de Sambalpur.
19/2 Je tourne en rond toute la matinée… A 13h la voiture – chauffeur arrive. Elle est conduite par le souriant Dadhu, et nous partons pour l’aéroport. Arrivée là je trépigne d’impatience... Nous sommes trop tôt et je fume beedie sur beedie. Enfin le vol a atterri, je les vois à travers la porte... Mais qu’est-ce que je suis contente !!! :D
15/2 Zut, j’ai encore oublié d’éteindre ma couverture chauffante… J’ai eu un peu chaud cette nuit. Ah mais non !!! (j'suis con) Je suis en Inde, chez Léon !!! Mais quel délicieux réveil... « Didi, coffee ? » Je saute hors de mon lit et court ouvrir la porte. « Rita !!!! » Elle dépose le café sur la table en bambou de la terrasse et l’on se sert dans les bras. Rita est l’une des femmes qui travaillent au guesthouse, c’est mon sixième ou septième séjour ici, on s’adore. Qu’il est donc bon de retrouver des personnes qu’on aime...

Je suis arrivée hier en Inde par un vol via Istanbul, Bombay, ensuite un vol domestique jusque Vishakapatnam, et de là directement un taxi pour le Chandoori Sai guest house. La température est parfaite, un peu moins de 30° et une légère brise. Comme j’ai reçu de mon frère son super appareil photo à prêter (un coolpix P510 avec zoom optique x 42 !), je pars me balader dans la nature environnante pour l’essayer...


16/2 Deux adorables anglaises sont arrivées ce matin, Camilla et Bou. Elles aussi sont de grandes amoureuses de ce pays, c’est leur premier séjour au sud Orissa. La journée se passe, je me balade, m’assois sur les marches d’un petit temple et observe ce village que j’aime, la vache qui déambule, le coq picorant dieu sait quoi, une gamine à bicyclette passe plusieurs fois devant moi, n’ose pas répondre à mon hello mais me sourit timidement, un vieux est installé sur le devant d’une porte. Aucun bruit de moteur ne vient troubler le chant des oiseaux, du coq, un chien aboie au loin...

Le soir venu nous nous retrouvons tous les quatre, Camille, Bou, moi et Léon, autour du repas, toujours délicieux avec tous ces produits frais et fait maison… Léon a montré à Rita et d’autres, comment faire des pâtes fraîches, raviolis, linguinis etc. On se régale ! De plus comme Camille aime la bière belge, j’ouvre une leffe blonde. C’est bien la première fois que j’apporte de la bière de chez moi, mais c’est pour une amie avec qui je vais voyager plus tard 😎
17/2 : Camilla et Bou m’ont proposé de les accompagner au marché de Kunduli ce matin. J’y ai déjà été trois ou quatre fois, mais c’est toujours un émerveillement pour les yeux (et l’objectif) de voir ces marchés tribaux colorés...


L’après midi, je rencontre Raj Inde, guide spécialisé sur l’Inde du sud et francophone. On se connait via internet :) Au soir je m’en vais. Je prends le train de nuit pour Bhubaneshwar. Damendra me conduit à la gare avec la jeep de Léon. Comme je n’ai pas réservé de ticket, j’achète un billet en classe générale, monte dans la second sleeper, et quand je chef de train arrive, je lui achète le ticket approprié. Je sais par expérience, que l’Hirakhand express n’est jamais plein. Je ne dors pas bien, pas encore habituée au décalage horaire sans doute. Dire que quand j’avais 30 ans, je ne le sentais quasi pas… Seulement je ne les ai plus… De plus la banquette est dure, j���ai mal aux os de la hanche. (Ta G. Parvat ! Tu préfères être dans ton lit en Belgique ? Non, mais j’aurais dû choisir la classe 3 a/c au lieu des secondes... ) 18/2 Dans la matinée j’arrive chez Ajay que je connais, via le site couchsurfing, depuis plusieurs années. Sue, sa femme, m’apporte un délicieux lunch; ensuite Ajay m’emmène au temple yogini de Hirapur, à la sortie de la ville. Le temple est rond, de l’extérieur il ne paie pas de mine mais une fois rentrée dans le temple… J’y trouve 64 déesses en granit noir, debout sur un animal, un démon ou une tête humaine représentant la victoire de Shakti (force féminine).

Je suis étonnée de voir une forme féminine de Ganesh...

Les Yoginis entourent un autel ou la déesse Kâli semble danser, sur une tête humaine représentant ici le triomphe du cœur sur l'esprit...
Ajay me dépose en ville, et je vais traîner dans les magasins, m’offre un café dans un « Coffee Day », déjeune d’un riz biryani dans un bon p’tit resto très kitsch, retourne voir pour la x ème fois le temple de Mukteshwar que j’aime beaucoup, y traine plus d’une heure, me repose dans l’herbe, regarde les écureuils, écoute les oiseaux, écris mon journal...

En fin de journée j’ai été à une foire aux textiles venant de tous les coins de l’Inde mais surtout de différents coins en Orissa. J’ai craqué sur une magnifique tunique de Sambalpur.
19/2 Je tourne en rond toute la matinée… A 13h la voiture – chauffeur arrive. Elle est conduite par le souriant Dadhu, et nous partons pour l’aéroport. Arrivée là je trépigne d’impatience... Nous sommes trop tôt et je fume beedie sur beedie. Enfin le vol a atterri, je les vois à travers la porte... Mais qu’est-ce que je suis contente !!! :D
En Isaan: une famille, un village English translation pending
1 Frères et Soeurs
Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.
Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.
Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.
Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.
Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.
Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.
Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.
La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.
Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.
Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.
Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.
Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.
La suite bientôt!
Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.
Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.
Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.
Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.
Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.
Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.
Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.
La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.
Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.
Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.
Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.
Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.
La suite bientôt!
Vol dans les autobus de nuit en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Considérant qu'il y a de plus en plus de vol dans les bus de nuit en Thaïlande, je voulais faire le point en ce mois d'avril 2017 afin d'informer les voyageurs qui comme moi sont inquiets. Alors, je viens régulièrement en Thaïlande, et depuis quelques années, il y a de pkus en plus de vol dans les bus de nuit. Un ami policier m'a aidé à comprendre. Il y a belle et bien une mafia surtout concernant les agences de Khao San Road, à éviter à tout prix, même si c'est tentanpour sauver quelques baths. Si c'est moins cher qu'ailleur alors vaut mieux se méfier. Les groupes organisés vols dans la soute à bagages lors du trajet, ils ont tout le temps pour bien fouiller, voler et tout remettre en ordre sans se rendre compte, sauf en arrivant à l'hôtel. Ne rien laisser de valeurs dans les sacs en soute. Il y a une seconde mode plus efficace ou certain groupe organisé font entrer un léger gaz dans la climatisation pour endormir les gens et les dépouiller de l'argent, Iphone, appareil photo, etc., toujoyrs à partir des agences sur Khao San Road.
Nous avons fait beaucoup de recherche pour éviter d'avoir des ennuies et avons trouvé des solutions à transmettre.
1. Prendre les bus gouvernementaux à partir de la station Monchit. 2. Prendre le train, plus lent mais plus sûr car présence policière dans les wagons. 3. Prendre des compagnies plus éloignées de Khao San Road qui ont pignon sur rue. 4. Mettre passeport et argent dans une ceinture soys les pantalons lors des déplacements en bus de nuit. 5. Nous, afin de dissuader les voleurs en soute, nous avons utilisé le fameux duck tape pour mettre sur tout nos attaches de sac, et nous mettons une housse sur notre sac que nous mettons ensuite dans un sac de plastique que nous attachons à nouveau avec le duck tape. Arrivé à destination, il est facile de savour si quelqu'un a fouillé nos affaire puisqu'il est difficile de recoller parfaitement le sac de plastique sans laisser de trace. De plus, cela rend la tâche difficile pour les gros méchants.
Suggestion: Pour une compagnie près de Khao San Road, nous avons utilisé la compagnie de transport ( Thaisriram transport, 18, Chakrabongse Rd, 086-351-9290). Se sont des bus de couleur blanc, et le propriétaire est un ancien policier. Nous avons été assuré qu'il n'y aurait aucun problème avec cette compagnie, et de fait. Nous sommes partie à l'heure, avons reçu un service parfait, confort à bord, et surtout l'assurance de piuvoir dormir tranquille sans crainte. Nous svons été très satisfait.
Voilà pour se partage entre voyageur du monde
Bon voyage en Thaïlande dans ce pays merveilleux
Nous avons fait beaucoup de recherche pour éviter d'avoir des ennuies et avons trouvé des solutions à transmettre.
1. Prendre les bus gouvernementaux à partir de la station Monchit. 2. Prendre le train, plus lent mais plus sûr car présence policière dans les wagons. 3. Prendre des compagnies plus éloignées de Khao San Road qui ont pignon sur rue. 4. Mettre passeport et argent dans une ceinture soys les pantalons lors des déplacements en bus de nuit. 5. Nous, afin de dissuader les voleurs en soute, nous avons utilisé le fameux duck tape pour mettre sur tout nos attaches de sac, et nous mettons une housse sur notre sac que nous mettons ensuite dans un sac de plastique que nous attachons à nouveau avec le duck tape. Arrivé à destination, il est facile de savour si quelqu'un a fouillé nos affaire puisqu'il est difficile de recoller parfaitement le sac de plastique sans laisser de trace. De plus, cela rend la tâche difficile pour les gros méchants.
Suggestion: Pour une compagnie près de Khao San Road, nous avons utilisé la compagnie de transport ( Thaisriram transport, 18, Chakrabongse Rd, 086-351-9290). Se sont des bus de couleur blanc, et le propriétaire est un ancien policier. Nous avons été assuré qu'il n'y aurait aucun problème avec cette compagnie, et de fait. Nous sommes partie à l'heure, avons reçu un service parfait, confort à bord, et surtout l'assurance de piuvoir dormir tranquille sans crainte. Nous svons été très satisfait.
Voilà pour se partage entre voyageur du monde
Bon voyage en Thaïlande dans ce pays merveilleux
Carnet d'un voyage de 37 jours en Inde du Sud et au Sri Lanka en février / mars 2017 English translation pending
Carnet d’un voyage de 37 jours en Inde du Sud et au Sri Lanka en février/mars 2017
Budget global pour 2 personnes : 2826 € Avion Paris-Chennai, Colombo-Paris (Saudi Arabian Airlines) 882 € Dépenses en Inde : 640 € Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €
Quelques prix : masala dosai 50-80 meal (repas végétarien basique) 60 -80 eau : 1 litre=20, 1litre 1/2=30/35
thé masala : 15-50 thé indien : 10-25 dal fry : 50 chicken masala : 120/180 tuktuk de 40 (1à2km) à 200 (7km)
1ère partie : Carnet d’un voyage de 16 jours en Inde du Sud (Tamil Nadu et Kérala) de Chennai à Mahabalipuram, Pondichéry, Chidambaram, Thanjavur, Trichy, Madurai, Munnar, Alappuzha et Cochin.
02/02 de Paris à Chennai et Mahabalipuram (ou Mamalapuram)
Paris CDG : Décollage dans un Boeing 777-300 de laSaudi Arabian Airways à 11h40 pour 5h40mn de vol jusqu'à Riyad. Nous sommes installés à la queue de l'appareil juste à côté de la salle de prières ! Avant le décollage, le haut parleur nous convie à une prière pour qu'Allah bénisse notre vol. Beau survol des Alpes, Turin, puis de Rome, Naples, Crotone, Alexandrie, la Mer Rouge à la hauteur d'Hurghada puis le désert jusqu'à Riyad. Attente dans un aéroport froid, moderne, sans beaucoup de charme, les rares boutiques ouvertes n'offrent que des sucreries, du parfum et quelques articles de luxe, pas de tabac ni alcool évidemment. Pour tuer le temps nous discutons avec un groupe de français qui part aussi faire un voyage dans le sud de l'Inde. On nous offre un plateau repas vers 22H puis décollage dans un airbus 330 pour 4h 35mn de vol jusqu'à Chennai. L'avion est rempli de nombreux indiens, travailleurs immigrés au Moyen-Orient qui rentrent chez eux pour les vacances. A l'atterrissage certains se lèvent dès que l'avion a posé les roues sur le sol, tellement ils sont pressés de rentrer, c'est un joyeux foutoir. Nous allons ensuite faire les formalités relatives au visa électronique dans une file spéciale où nous sommes les premiers, c'est vite expédié avec une prise d'empreintes et un coup de tampon dans le passeport. L'attente aux bagages sera plus longue car avec une franchise de 60 kg les Indiens ont bien rempli les soutes, mais arrivent enfin nos « petits sac à dos » d’à peine 9 kg pièce, comparés aux colis indiens. En nous dirigeant vers la sortie nous décidons de prendre un taxi prépayé pour Mamalapuram (1550 rp). Et nous voilà aussitôt plongés dans la chaude ambiance de Chennai : Circulation chaotique de bus, autos, motos, rickshaws, sur des rues rafistolées, le tout à grands coups de klaxon. Il fait déjà bien chaud, pourtant il n'est que 9h du matin. Il nous faut bien 40 mn pour sortir de ce monstre urbain puis c'est la campagne. Un moment on longera sur des km une énorme décharge à ciel ouvert. Les villages et les villes se succèdent tout au long de la route. Au bout d'une heure et demie nous arrivons à Mahabalipuram et payons le droit d'entrée en ville de 40 rp pour 2. Le taxi nous laisse rue Otavai dans laquelle se trouvent de nombreux guest-houses à petits prix. Après en avoir visité plusieurs (Siva, Barack, Vinodhara, etc) vraiment pas convaincants, nous posons provisoirement nos sacs au Sea Breeze qui est un peu mieux mais nettement plus cher (3000 rp) et allons voir le Daphné situé juste à côté et qui nous convient bien : belle grande chambre au dernier étage avec un balcon, AC et ventilo, lit à baldaquin avec moustiquaire et balancelle en rotin. Il fait déjà bien chaud. Nous partons en direction du temple du rivage situé pas très loin de notre GH et c'est la redécouverte 40 ans après de l'Inde. Nous reviennent en tête des images qui démontrent la permanence de certaines choses dans cette Inde immémoriale : les couleurs éclatantes des saris des femmes, la langue tamoule avec ces sonorités caractéristiques roulantes, l’omniprésence des corbeaux bruyants, la circulation assourdissantes de bruits de klaxon, les détritus partout le long des rues, des routes des canaux et des rivières. Nous acquittons les droits d'entrée 2x500 pour les deux sites. Le petit temple du rivage (short temple) est situé en face de la mer mais en est séparé par un rideau d'arbres pour diminuer l'érosion qui a déjà bien poli les sculptures du temple. Des touristes indiens et occidentaux visitent ce beau temple qui a été évidé à partir de monolithes de grès. De belles sculptures quoiqu'un peu effacées émaillent les quatre côtés du temple. Un peu plus loin vers le Sud des groupes d'Indiens trempent les pieds ou se baignent dans une mer qui roule de grosses vagues. De l'autre côté vers le Nord se trouve la plage utilisée par les pêcheurs de Mamalapuram. Nous quittons le temple du rivage et allons nous reposer et nous abriter de la chaleur. Nous ressortons vers 16h et partons à pied en direction du sud et du site des 5 rathas, autre site majeur qui regroupe 5 temples également évidés et redécouverts par les anglais au XIX e siècle. Ils sont mieux conservés que le temple du rivage car protégés par le sable durant plusieurs siècles. Certaines parties n'ont jamais été terminées et sont restées à l'état d'ébauche.

Pèlerins hindous devant la "descente du Gange"
Bel éclairage vers la fin de la journée au soleil couchant. Nous avions oublié que les occidentaux sont très prisés pour figurer sur les photos à côté des indiens, nous avons donc été sollicités pour poser entre les membres de familles indiennes plus d'une fois. Retour vers le centre ville, des bruits caractéristiques nous signalent la présence des tailleurs de pierre, une spécialité de Mamalapuram. Il y a de nombreux ateliers de tailleurs de pierre et ils utilisent du matériel électrique, perceuses, scies, marteaux-burineurs et réalisent des sculptures de toutes tailles et d’une qualité impressionnante, surtout les petits objets dont l’intérieur est évidé et forme des dentelles de pierre alvéolée ! Dîner au Gecko restaurant, bon et pas cher. Nous renouons avec plaisir avec les savoureux plats de dhal (lentilles) et les currys indiens.
03/02 de Mahabalipuram (ou Mamalapuram) à Pondicherry
Bonne nuit quoiqu'un peu perturbée par quelques moustiques emprisonnés sous la moustiquaire et quelques aboiements intempestifs de chiens.
Petit-déjeuner toujours au Gecko pris sur la belle terrasse qui domine la rue commerçante. Nous redécouvrons également avec plaisir la saveur inimitable du thé indien au lait très sucré. Je me suis levé aux aurores vers 6h du matin pour aller voir ce qui se passait du côté des pêcheurs. Rien de particulier, certains rentraient de la pêche, d'autres se préparaient à y aller, le résultat de la pêche ne me semble pas miraculeux à voir les quelques dizaines de poissons pas bien gros qui sont pris dans les filets. Bel éclairage au moment du lever du soleil vers 6h40.
Mahabalipuram : retour des pêcheurs
Puis balade en ville, les femmes se pressent devant les fontaines pour remplir leurs gamelles ou seaux en plastique ou en métal. Tous les commerces sont encore fermés à l'exception des débits de thés et des cantines qui préparent de petites fritures. Découverte du Penance d'Arjuna derrière la station de bus superbement bien éclairé par le soleil levant : C'est une grande fresque sculptée en bas relief sur un pan de falaise vertical de 8m de haut et 30 m de large : des dizaines de personnages et d'animaux animent la surface de cette falaise dans un double mouvement en direction de la faille centrale symbolisant la chute du Gange. Nous y croisons un groupe d'alsaciens écoutant un guide indien francophone très intéressant et parlant remarquablement bien le français. Nous visitons ensuite le superbe temple situé à la gauche de la falaise et dont le fond révèle une autre magnifique fresque sculptée. Nous continuons notre visite par plusieurs petits temples et le fameux rocher en forme de boule instable qui semble prêt à dévaler la pente. Une dernière sculpture d'éléphants et nous retournons vers le Daphné hôtel.
Nous prenons nos affaires et un rickshaw en direction de l'arrêt de bus pour Pondy en dehors du village sur la grande route. La possibilité de prendre un taxi pas cher ne s'est pas concrétisée. Plusieurs bus nous passent sous le nez, car trop pleins pour s'arrêter. Finalement il y en a un qui s'arrête mais qui est déjà bien plein. Nous allons passer une bonne heure debout puis finalement nous récupérons deux places assises. A Pondy nous devons négocier ferme pour faire baisser le prix du rickshaw pour nous conduire à notre G.H. Malheureusement il est plein, nous avions oublié que c'est le W.E. et Pondy est toujours très prisé par les Indiens, heureusement le patron du G.H. qui parle un français parfait nous réserve une place chez un collègue situé un peu plus loin dans Nobili street, quartier calme pas loin de la gare chez Brigitte et Josh. C’est une belle maison traditionnelle, notre chambre est claire avec sdb privée et pdj pour 1600 rp. Josh le mari de la patronne nous offre une collation. Nous partons en direction de la mer, belle promenade le long du rivage avec une mer assez houleuse et de fortes vagues déferlantes. Beaucoup d'Indiens, seuls, en couple ou en famille se sont installés sur les brises- lames et contemplent le spectacle de la mer. De nombreuses inscriptions en français rappellent le passé colonial de la ville. Nous arrivons bientôt devant la statue de Gandi et allons déguster des samosas dans le jardin public de Government Place. Nous continuons notre découverte de Pondy par une visite au temple où un éléphant remercie les fidèles en leur caressant la tête avec sa trompe. Diner de bons plats végétariens au Sugurtu restaurant.
4/2 de Pondicherry à Chidambaram
Balade dans la vieille ville coloniale française et visite au marché très animé, coloré et aux fortes senteurs surtout du côté du poisson ! Départ du GH en rickshaw pour la station de bus (100 rp) d'où nous prenons un bus pour Chidambaram. C'est un bus folklo qui, manié de mains de maître par un chauffeur pressé, nous a amené à Chidambaram en moins de 2h tout en s’arrêtant régulièrement pour laisser monter ou descendre des passagers. Tout au long de la route nous verrons de beaux paysages, avec des cocoteraies et quelques rizières du moins quand il y a suffisamment d'eau, ce qui est le cas ici grâce aux lagunes et aux lacs. On voit également de ci de là de grosses usines (centrales de production d'énergie, usines diverses, dont une usine du chimiste français Arkema). Dans les petits villages traversés il n'est pas rare de voir des huttes aux toits de pailles ou de chaumes. Quelques fantômes noirs (entièrement voilés avec gants noirs) montent dans le bus mais quand elles nous regardent on devine des yeux rieurs, elles ne doivent pas être bien vieilles ! Arrivés à Chidambaram, à la station de bus située non loin du quadrilatère du temple, nous visitons quelques hôtels mais rien de folichon, soit trop chers (3000 rp soit 45€) soit pas chers mais pas terribles (500) finalement nous nous installons au Ritz : belle chambre assez propre avec clim et télé pour 1600.
Nous partons ensuite visiter le fameux temple qui occupe un immense carré au centre de la ville et dont les 4 entrées sont chacune surmontée d'un immense gopura avec des statues peintes de couleur vive. Nous y pénétrons après nous être débarrassés de nos chaussures et allons arpenter l'immense complexe un peu labyrinthique. Le temple principal est un peu sombre mais il y a de temps en temps des espaces non couverts où pénètrent la lumière du soleil. Un peu partout les brahmanes chargés du temple s'affairent ici et là : ils ont une coupe de cheveux particulière avec une partie rasée et un petit chignon sur la partie non rasée. Les nombreux hindous présents font leurs prières et leurs dévotions. A l'extérieur se trouve le grand bassin pour les prières. A l'intérieur du temple une cérémonie se prépare : en effet des fidèles s'agglutinent devant l'entrée d'un sanctuaire aux portes d'argent semi-ouvertes : à l'intérieur des officiants s'activent devant la statue d'un dieu. Les fidèles sont tournés vers la statue joignent les mains, prient pendant que des brahmanes agitent des clochettes et que d’autres font sonner de grosses cloches traditionnelles. À un moment donné un brahmane va promener devant la statue du saint un chandelier aux nombreuses bougies allumées puis un tissu enflammé.

Trichy : Musicien du temple
Tout cela est accompagné par un rituel sonore de chants et de paroles récitées par les brahmanes. On ne comprend pas grand chose mais on est saisi par l'émotion et la ferveur des participants. Nous ressortons du temple et allons dîner dans un restaurant végétarien au pied de notre hôtel : très bon dîner pas cher et savoureux.
5/2 de Chidambaram à Thanjavur
Originalité du matin, nous prenons notre petit-déjeuner à la pâtisserie « Black forest » : Viennoiseries, donuts et cupcake avec deux bons thés, nous n’avons pas osé la « forêt noire » ! Nous repartons au temple nous promener en attendant l'arrivée de nos amis Frédérique et Thierry avec qui nous allons visiter en taxi les vieux temples de la période Chola. Ensemble nous allons déjeuner toujours au même restaurant végétarien et partons pour le temple de Gangaikondacholapuram situé en pleine nature. Il y a pas mal de monde, il est vrai que c’est dimanche et la grande pelouse qui entoure le temple est remplie d'Indiens de tous âges et de toutes conditions qui attendent l'ouverture du temple. Nous nous contentons de l'extérieur et il y a suffisamment de choses à voir. Des sculptures un peu partout, sur les gopuras et sur la fameuse tour pyramidale qui en est couverte. Le taxi, avant de retourner avec nos amis à Pondy nous laisse à un embranchement où nous pouvons prendre un bus pour Kumbakonan. De Kumbakonan un bus local va nous faire découvrir ce qu'est traverser l'Inde profonde en bus omnibus : heureusement nous avions des places assises car le bus s'est rempli assez rapidement au gré des nombreux arrêts au bord de la route ou dans les villages. Il y a pas mal d'activités dans la campagne en ce moment : on récolte le riz et aussi des céréales, des charrettes bourrées de paille entravent la circulation. Le chauffeur de bus est, comme tous les autres un kamikaze de la route, il klaxonne toutes des 5 secondes quand la route est chargée ce qui est le cas à 80%, il double avec ou sans visibilité, slalomant entre les camions, les bus, les motos, les rickshaws, les vélos et les piétons estimant à quelques cm près le gabarit de son bus. Dans les villages il y a beaucoup de maisonnettes en pisé recouvertes d'un toit de chaume, ça sent le dénuement. On voit aussi beaucoup de bétail essentiellement des bovins et des chèvres recherchant dans des champs arides et secs de quoi se nourrir. Arrivés à Thanjavur, le bus nous laisse dans la new bus station à plusieurs km du centre ville. Nous prenons un rickshaw (150rp) qui va nous mener au homestay que nous avions réservé depuis la France à 15mn à pied du grand temple. Nous sommes attendus par un couple d'indiens âgés qui nous fait visiter une belle chambre avec clim, ventilo et sdb avec eau chaude. Comme il se fait tard nous partons seulement explorer les environs et repérer l'entrée du temple puis recherchons de quoi dîner. Nous trouvons notre bonheur à l'ancienne station de bus en plein centre ville. Là il y a de nombreux restaurants populaires ou plus « chics » qui servent de la nourriture végétarienne essentiellement. Nous en choisissons un et dînons de deux excellents et copieux masala dosai que nous avons du mal à terminer.
6/2 de Thanjavur à Trichy (Tiruchirapally)
Excellent petit-déjeuner, entourés par la sollicitude de nos hôtes. Des « rotis », de la margarine et confiture, des toasts, jus de papaye frais, salades de fruits, thé. Nous sommes installés dans le jardin derrière la maison où poussent bananiers, papayers et goyaviers. Nous allons ensuite visiter ce très beau temple de Bradishvara. Toujours de belles portes type gopuras puis un ensemble complexe de temples plus petits, un nandi (taureau) énorme d'une seule pièce. Nous nous attardons devant un petit temple où se prépare une cérémonie, peut-être de remerciements qui va durer plus d'une ½ heure avec un accompagnement de deux musiciens et de plusieurs brahmanes. A la fin de la cérémonie les brahmanes vont creuser un trou pour y planter un mat décoré et peint puis ils vont l'arroser de liquides de différentes couleurs, blanc, orange et rouge.

Temple de Trichy
De la gare de bus nous prenons un bus pour Trichy. Le trajet se fera en un peu plus de 2h à travers une campagne toujours aussi sèche où les pâturages succèdent aux cocoteraies ou à des champs. À Trichy la station de bus se trouve heureusement dans le centre ville, il est donc facile de visiter plusieurs hôtels avant d'en choisir un qui nous convient. Nous essayons le Femina recommandé par le routard. Les chambres sont correctes mais la propreté correcte pour un indien ne l'est pas pour nous. Monique fait changer les draps et les serviettes plus que douteuses. Un grand mariage se prépare en bas mais on n'en souffrira pas trop. Les klaxons de la station de bus proche sont plus sonores. Le lendemain un rickshaw nous conduit au temple Srirangam très éloigné du quartier des hôtels (200rp). Très beau et grand temple comme d'habitude avec de belles sculptures, des gopuras, des bâtiments variés.
7/2 de Trichy à Madurai
Petit déjeuner compris dans le prix au Femina, excellent buffet avec toasts et confiture, plats indiens, fruits frais etc. Nous récupérons nos sacs et partons à pied à la gare toute proche prendre le 1er bus pour Madurai. Nous n'attendons jamais longtemps (de 10mn à 30 mn max) voyage assez rapide par des autoroutes et avec peu d'arrêt. Les routes sont en bon état mais la circulation toujours dense et chaotique. A Madurai le bus nous laisse loin à la new bus station de Mathutavani. Un rickshaw va nous emmener jusqu'à l'hôtel que nous avons choisi le MR International au nom pompeux dans une ruelle calme à 5 mn de l'entrée Ouest du temple. Si les chambres sont correctes, l'état de la lingerie (draps, protège-matelas et serviettes de toilette) est comme d'habitude déplorable. Monique doit faire les gros yeux pour obtenir du linge à peine acceptable. Comme le temple n'est pas encore ouvert (il ouvre à 16h) nous allons nous balader dans le centre ville à la recherche d'un restaurant que nous allons trouver par hasard : c'est un végétarien avec un serveur sympa qui nous explique bien la composition des différents plats. A 16h nous nous dirigeons vers le temple. L'accès est sévèrement gardé par des gardes chiourmes désagréables au possible : il faut enlever ses chaussures, chaussettes, ne pas avoir de pantalons trop courts, se faire fouiller au corps, montrer tout ce qu'on a dans les poches. Après ce contrôle militaire on peut entrer, il faut ensuite payer un droit d'entrée de 50 rp /p. Dans ce temple les occasions de payer sont nombreuses tant pour les touristes que pour les indiens. Quant au temple lui-même il ressemble à ceux que nous avons déjà vus : les gopuras ici sont particulièrement hauts, sculptés et très colorés. A l'intérieur on retrouve les colonnes massives représentants des animaux mythiques, de nombreuses chapelles dédiées aux multiples divinités du panthéon hindou. Nous ressortons au bout d'une heure et allons dîner au « restaurant moderne » près de chez nous n'ayant pas retrouvé le resto de midi. Retour au temple pour la cérémonie à 21h lors de laquelle les prêtres sortent un palanquin représentant l'épouse de Shiva qu’ils amènent passer la nuit dans le temple de Shiva. Il y a quelques groupes de touristes occidentaux et des indiens. Des musiciens accompagnent la cérémonie jouant d'une espèce de hautbois au son aigrelet, d’un harmonium portatif et des percussions.
8/2 de Madurai à Munnar
Devant l'hôtel nous hélons un rickshaw en train de bichonner sa machine et c'est parti jusqu'à la gare de bus d’Arapalayam. Là c'est déjà le joyeux bordel, ça klaxonne de tous les côtés, comme prévu le bus pour Munnar pars à 8h ce qui nous donne le temps de boire un thé horriblement sucré et très lacté mais c'est bon et c'est chaud. Le bus va d'abord emprunter une belle autoroute où il va pouvoir rouler vite puis en approchant de la montagne la moyenne va tomber très vite. La route grimpe en lacets étroits et dévoile un paysage magnifique. Les cocotiers disparaissent, remplacés par la forêt ou des espaces secs, vers la fin on voit apparaître des plantations de cardamome puis les fameuses plantations de thé. Au bout de 5h30 nous voilà à Munnar. Notre JJ Cottage est à 2km du centre de Munnar. C'est un étroit bâtiment tout rose enserré par d'autres maisons identiques. Le patron très sympa nous fait visiter la chambre spacieuse et nickel chrome avec de belles baies vitrées qui donnent sur la campagne et les plantations de thé. Ayant le ventre creux nous allons déjeuner au SN restaurant juste à côté : excellent repas à base de masala et de curry. Le soleil va se coucher et j'en profite pour aller faire un tour dans les plantations en empruntant la route qui part à droite en descendant de notre GH en direction du Lekshmi Estate distant d’un à deux km. Belle plantation bien mise en valeur par un éclairage rasant. En remontant une piste je vois en contrebas le village où sont installés les ouvriers : il s'agit de longs bâtiments divisés en appartements pour chaque famille. Le grand propriétaire ici de 63000 acres de thé est le magnat Tata. Retour à Munnar, le soleil est couché et il commence à faire froid, ça change !

Munnar, dans les plantations de thé
9/2 Munnar
Nuit calme et fraîche, la grosse couverture n’est pas de trop ! il est vrai que nous sommes à près de 1600 m d'altitude. Nous avons choisi de participer à une balade dans les plantations de thé. Notre groupe de 6 touristes démarre peu après 7h pour une ballade dans les environs proches de Munnar. La montée dans les plantations est vraiment magnifique avec le soleil levant qui ourle les tapis des plantations de thé. Belle balade puis c'est la grimpette vers la crête qui domine le paysage et les vallées plantées de théiers. Beau panorama depuis le sommet sur les vallées environnantes et sur les nombreuses plantations de thé qui occupent l’essentiel de la surface. Nous sommes vers 1850 m d'altitude. Puis c'est la redescente toujours dans les plantations de thé. Un peu plus loin nous passons devant les « three houses » cabanes juchées sur de beaux arbres dans un grand jardin fleuri avec une superbe vue sur la vallée en contrebas. Notre guide nous montre quelques épices : cardamome, café, puis c'est le retour par la route qui passe devant Leksmi Estate. En arrivant à notre GH nous apercevons une foule de pèlerins qui s’apprêtent à défiler derrière des chars processionnels. Je vais suivre le défilé jusqu'au village photographiant les groupes de tambourins, les femmes tirant un char avec une longue corde, une autre femme avec une longue tige métallique piquée en travers de la bouche, un homme se balançant, le corps percé de nombreux crochets. Après avoir suivi le défilé durant plus d’une heure et demie je retourne au GH bien fatigué par ces 4 km rajoutés à ceux de ce matin.
Munnar : cérémonie religieuse
10/2 de Munnar à Allepey
Journée transport : départ de Munnar vers 8h en bus local pour Kottayam (5h30) toujours par une belle route qui zigzague dans un paysage de montagne magnifique très vert avec une jungle luxuriante, des cocotiers, des ananas, du tarot, des jacarandas. la route passe par Adimaly puis descend vers la côte. A Kottayam à peine sortis du bus on nous indique un autre bus en partance, c'est celui que nous devons prendre pour aller à Changanachery. Au bout d'une demi-heure nous y voilà, nous hélons un rickshaw pour nous emmener au port d’embarquement. Là on nous dit que le bateau ne part qu'à 17h et il n'est que 13h30, dans un sabir mélangeant malayam et anglais, un homme nous explique que nous pouvons prendre un autre ferry à partir d'un autre village à une dizaine de km d'ici. Aussitôt dit aussitôt fait le rickshaw nous fait passer par de grandes rizières toutes plates et nous mène en 20 mn au quai du village au nom imprononçable ! Effectivement peu après 14h un ferry public accoste au quai et nous embarque pour Allepey : pendant deux heures nous allons tranquillement remonter plusieurs canaux, certains très étroits comme des rivières d'autres larges comme des lacs, nous arrêtant tous les km à de petits débarcadères où attendant les passagers. Bel éclairage sur de superbes rizières, les cocotiers qui ombragent les chemins bordant les canaux, le calme, de superbes oiseaux, hérons blancs, des cormorans, des aigrettes s'envolent à notre approche. Vers 16h nous arrivons à la jetée d'Allepey, prenons un rickshaw pour notre GH (South Canal Holidays) où Bindu et Shameer nous accueillent. Nous avons une belle chambre au 1er qui donne sur le jardin. Vers 18h au moment du coucher du soleil, je vais aller me promener au bord de la plage d’Allepey. Il y a beaucoup de monde sur la plage très peu dans l’eau, mais surtout agglutiné dans la zone où les vagues s'arrêtent. Les vendeurs ambulants sont légion (cerf-volant, glaces, frisbees, boissons) il règne une ambiance familiale très joyeuse.

les backwaters près d'Allepey
11/02 Allepey
Journée repos, la premières depuis notre arrivée ici de plus le cadre de l'hôtel et la ville tranquille d'Allepey s'y prêtent bien. Super petit déjeuner varié pris avec une famille française. L'après-midi nous partons à pied en direction du marché bien calme à cette heure chaude de la journée. Nous allons acheter des épices (poivre, masala, noix de cajou) chez un vendeur spécialisé recommandé par l’hôtelier. En fin de journée je retourne en direction de la plage, comme c’est samedi la plage est bondée, des dizaines de bus qui ont amené les touristes sont garés sur le parking. Sur la place près de la plage des joueurs de cricket s’en donnent à cœur joie.
12/02 Allepey - Pulikunnu - Allepey
Vers 10 h nous enfourchons les vélos (état excellent) prêtés par le GH et empruntons la route qui longe la plage sous les piles de la future autoroute (ou du futur métro aérien), et qui file vers le Sud longeant les quartiers de pêcheurs on y est jamais à plus de 150 m de la plage et on voit les bateaux de pêcheurs tirés sur la sable, il y a aussi de grosses planches au bout recourbé qui servent à pêcher et sont plus maniables pour franchir la barre.
Belle balade dans ces quartiers d’habitation tranquille où la verdure prédomine. La présence de canaux nous rappelle que nous ne sommes pas loin des « backwaters ». Excellent déjeuner au Mushroom restaurant avec Frédérique et Thierry que nous venons de retrouver par hasard. Ensuite un rickshaw nous conduit au quai d'où doit partir le bateau pour Pulikunnu : c'est le quai où il y a une station service pour bateau. À 14h pile nous partons pour une super balade dans les backwaters de toute taille, petits, moyens ou grands. De plus comme c'est dimanche il y a beaucoup de passagers qui vont et viennent, des gens vont à la messe, d’autres au temple. On voit aussi beaucoup d'oiseaux (cormorans, aigrettes, hérons et autres échassiers de différentes couleurs. Le bateau s'arrête régulièrement et les passagers embarquent et débarquent. Au bout de 2h20mn nous arrivons au terminus du village de Pulikunnu. Du débarcadère on voit la grande église blanche de rite syriaque (Fernal church). Les fidèles se préparent pour la messe qui va bientôt commencer. C’est étrange de se retrouver aussi loin du Moyen-Orient et de voir ces églises, témoignages des premiers chrétiens venus évangéliser le Kerala il y a près de 2000 ans ! Au retour, le bus pour Allepey va longer les grandes rizières plates et vertes qui bordent la route de chaque côté.

En attente du bateau-bus
13/12 Allepey – Madakal –Allepey
Cette journée a été consacrée à la visite d’une institution religieuse qui s’occupe d’accueillir, de soigner, d’éduquer et de nourrir des enfants et des adolescents handicapés dont les parents ne peuvent s’occuper soit pour des raisons financières soit par manque de temps. Comme nous soutenons financièrement cette institution en parrainant deux enfants nous y avons été accueillis de façon extraordinaire. Ce fut une journée riche en émotions.
14/12 d’Allepey à Cochin
Levé à 6h je pars en vélo vers les plages du sud pour voir et photographier le retour des pêcheurs. Ciel bouché et nuageux ce qui entraîne un éclairage sans relief. Les embarcations de type planches évoluent un peu plus loin au large et commencent à rejoindre la terre ferme les uns après les autres. Je photographie mais je suis aussi sollicité pour les prendre en photos. Certains pêcheurs me suggèrent de photographier discrètement le dénommé « Mokaface ». Quand je leur montre le résultat, ils sont pliés de rire et tous les pêcheurs de la plage veulent voir la photo de Mokaface et rigolent à gorge déployée contents de la blague qu’ils lui ont jouée.

Départ pour la gare en rickshaw (40) où nous attendrons le train express pour Ernakulam qui aura 30 mn de retard. Nous sommes époustouflés par la propreté de la gare et par les équipements électroniques d’affichage des trains, ça change de notre vision d’il y a 40 ans ! En arrivant à Ernakulam jonction, rickshaw (300) pour notre GH (NestGH) à fort Cochi. C’est une belle maison récente, chambre propre, prix imbattable (1000 rp avec petit-déjeuner), on est à 15 mn à pied du centre ville. Nous allons à la découverte du vieux Fort Kochi et notre premier arrêt sera consacré à la vieille église St-François, 1ère église construite à Cochin par les Portugais au XVIe siècle. De là nous nous rendons aux fameux carrelets chinois, attraction symbolique de Cochin. Qu'en dire : ils fonctionnent apparemment surtout pour les touristes et sont manœuvrés dès qu'un groupe s'en approche pour prendre des photos. L'arrière plan manque de charme avec les installations portuaires en fond et la plage jonchée de détritus. De vrais pêcheurs à la ligne ou à l'épervier tentent leur chance au même endroit. Nous nous arrêtons devant les marchands de poissons installés devant les carrelets pour acheter 500 g de grosses crevettes (800rp 1kg) que nous faisons cuisiner juste à côté pour 120 rp. Un petit délice même si un verre de vin blanc aurait été plus indiqué qu'un thé indien ! Le soleil étant revenu j’en profite pour faire quelques photos devant les carrelets. Retour par la rue commerçante Princess qui ne présente pas beaucoup d’intérêts sauf à vouloir faire du shopping ! Excellent dîner de poissons grillés, dhal, curry de légumes, raita mixte, riz, chapatis au guest-house.

Les carrelets chinois de Cochin
15/12 Cochin
Ce matin visite de la laverie traditionnelle dans le quartier de Veli où s’activent des hommes et des femmes lavant et repassant des tonnes de linge à l’ancienne ce qui nécessite des forces, soit pour battre le linge soit pour soulever des fers à repasser en fonte de 10 kg ! Il s'agit d'une institution d'origine hollandaise très ancienne. Puis nous partons en rickshaw pour le quartier de Matanchery et sa synagogue, quartier très touristique à tel point que l'on y rencontre plus de «visages pâles » que d’autochtones les magasins se succèdent les uns derrière les autres et tous les vendeurs essaient d'attirer le chaland dans leur boutique. On est là dans le même esprit de globalisation qu’à St-Trop, Siem Reap (Cambodge) ou Khao San road à Bangkok, donc pas beaucoup d’intérêt pour nous. Visite émouvante de la synagogue la plus ancienne d'Inde et du Commonwealth. Quant aux magasins de souvenirs, les articles évoluent entre marchandises de pacotille de facture chinoise, brocante variée et antiquités douteuses à prix exorbitant. Nous continuons notre chemin par Bazar road qui est autrement plus intéressante : Entre cette rue et la mer sont installés les entrepôts des grossistes de toutes les marchandises possibles qui arrivent ou repartent par bateaux. On y a visité entre autres un grossiste spécialisé dans les épices dont l’entrepôt regorge de ces grands sacs en toile de jute remplis de macis, poivre, cardamome, anis étoilé, thé, café etc. Retour aux carrelets, apéro de crevettes grillées. Bruno, un marin retraité français installé ici depuis quelque temps et avec qui nous avons engagé la conversation, nous invite à boire l'apéro (en fait du pastis) chez lui. Ce fut bien agréable de boire un pastis en si bonne compagnie.
16/02 Cochin
Balade dans Cochin du côté du cimetière hollandais et le long de la promenade maritime qui longe la plage de Fort Kochi. L’après-midi petit tour jusqu'à Matancherry et la sympathique bazar road. Et dans un magasin recommandé par un expatrié, « Villager Handloom » situé dans Bazar road, nous achetons deux beaux tapis de style kéralais en patchwork avec des inclusions de paillettes d’argent à un prix très honnête.
17/02 de Cochin à Colombo (voir plus bas)
NB : l’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : goo.gl/...os/xGhdwFdu2TDC3Z7z7
Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos une par une.
En guise de conclusion sur l’Inde
En Inde du Sud, il fait déjà très chaud en février, pour nos yeux et nos nez d’occidentaux c'est sale, pour nos oreilles c’est très bruyant, vous n’y êtes jamais seul car il y a du monde partout et pourtant on est vite retombé sous le charme de cette Inde, allez savoir pourquoi ! Le premier « masala tchai » bu, le premier « vegetable korma » mangé, les premiers saris multicolores aperçus, les premiers échos de cette langue tamoule inimitable entendus et tous nos bons souvenirs d’il y a 40 ans nous reviennent en mémoire, nets et purs comme si c’était hier.
L’Inde du Sud c’est aussi ces scènes typiques du sous-continent indien : - la circulation démente en ville, le bruit incessant des klaxons, des moteurs rugissants, des « tuktuk » des rickshaws, les « gendarmes couchés » qu’il faut bien négocier sous peine de décoller de son siège, la conduite « sportive » des chauffeurs de bus sans exception, - L’omniprésence des corbeaux effrontés qui vous narguent et vous frôlent et croassent du matin au soir, - Les hordes d’écoliers et d’écolières en uniforme que l’on rencontre un peu partout, dans les bus, dans les temples, les musées et devant les écoles bien sûr ! - Les saris multicolores des femmes qui au soleil paraissent flamboyer tellement ils prennent la lumière, - Les petites cantines où l’on vient boire le thé, manger des fritures, déjeuner d’un « meal », le repas indien servi sur une feuille de bananier, - La façon amusante de dodeliner de la tête pour acquiescer, - La vie intense qui se déroule dans les temples, avec les fidèles qui viennent en nombre adorer leurs dieux et faire leurs prières, les brahmanes qui soit font la sieste dans les moments creux soit s’activent quand est venu le temps de participer à une cérémonie, - la musique populaire indienne avec ces voix suraigües des chanteuses qui vous vrillent les tympans des heures durant les longs trajets en bus, - les nombreuses sollicitations dont vous faites l’objet en tant qu’occidental et photographe, soit pour photographier des familles indiennes au complet, soit pour intégrer le noyau familial le temps d’un cliché. Je m’imagine en photo immortalisé dans de nombreux albums familiaux et trônant au salon -) - Regardez un indien ou une indienne, esquissez un sourire et vous êtes immédiatement récompensé par un sourire éclatant « plein de dents blanches » qui contrastent avec leur teint et leurs yeux si noirs !
L’Inde du Sud 40 ans après, c’est pareil et en même temps ça a bien changé, tant mieux car la situation ne paraissait pas brillante alors : de nombreux mendiants partout, des routes défoncées, très peu de voitures, une infrastructure touristique très limitée, des bidonvilles. Même si le Tamil Nadu semble moins développé que le Kérala les routes sont dans l’ensemble de bonne qualité, le parc automobile récent, nous avons vu peu de mendiants et uniquement devant les temples, l’infrastructure touristique est beaucoup plus étoffée également, même si les normes d’hygiène sont encore loin des standards européens.
Carnet de voyage d'un séjour de 21 jours au Sri Lanka
Dépenses au Sri Lanka (hors avion France-Sri Lanka) Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €
17/02 de Cochin à Colombo Après 50 mn de vol dans un airbus A320 de Srilankan airways nous atterrissons à Colombo Bandanaraike. Les formalités migratoires et bancaires vite expédiées nous prenons un tuktuk sur la route à la sortie de l'aéroport pour notre gh (1000) situé à Negombo : accueil sympathique de la part des hôtes, avec thé et eau. Belle chambre au sol marbré, sdb nickel. Je pars faire un tour sur la plage toute proche au moment du coucher du soleil. On se croirait en Thaïlande à voir le nombre de touristes qui se baladent sur la plage ou qui boivent leur bière assis sur le sable, tous les âges sont représentés, certains sont là en famille avec de petits enfants. Les touristes sont plus nombreux que les locaux. Un peu plus au nord les catamarans typiques du Sri Lanka sont échoués sur le sable. Le quartier très tranquille de notre GH est composé de petites maisons entourées d'un jardin.
18/02 de Negombo à Anuradhapura Petit déj typique du Sri Lanka avec hopper à l'oeuf, thé super sucré, bananes et fruits frais. Notre hôte nous emmène dans son van jusqu'à la route où nous attendons bien au frais le bus pour Anuradhapura qui passera vers 10h30. Il est déjà bondé mais l'aide du chauffeur nous trouve deux places derrière le conducteur. La conduite est sportive les arrêts pas trop fréquents. Au bout de 4h nous voilà à Anuradhapura, nous nous faisons descendre près de la clocktower que je pensais être près de notre GH mais manque de bol il est à 1,5 km plus au sud près de la mairie. Il fait chaud et lourd mais après nous être renseignés plusieurs fois nous trouvons le Rajata beach resort. C'est un GH tout neuf et propre géré par deux frères très avenants qui nous accueillent avec deux grands verres de jus de pastèque, Au dernier étage une terrasse ombragée a été transformée en salon et salle de restauration. Dans la soirée, l'un des frères nous emmène en voiture à la « Casserole » un restaurant qu'il connaît et qu'il nous a conseillé : C'est un restaurant chic avec éclairage tamisé et clim efficace situé au 1er étage d'un bâtiment moderne avec supermarché et divers magasins. Nous avons commandé deux plats, du nasi goreng (riz à l’indonésienne) et un plat de nouilles avec légumes et viandes variés. Les prix sont tout à fait corrects mais les portions sont tellement monstrueuses que nous n'en mangerons que la moitié chacun !
7950
Anuradhapura : les bassins jumeaux
19/12 Anuradhapura Vers 9h15 nous enfourchons nos vélos et partons en direction du site dont l'entrée se trouve à 2km du GH. Les billets d'entrée sont horriblement chers (3750 rp = 24€ pp). A cette heure 9h 40 il fait encore bon, nous visitons la première dagoba et le musée attenant qui recèle quelques belles sculptures. Puis nous allons successivement voir les parties les plus intéressantes de ce grand site qui s'étale sur 6km de long et 4 km de large. Comme c'est dimanche il y a beaucoup de fidèles et de pèlerins qui sont là pour se recueillir sur les sites majeurs du bouddhisme cinghalais et mondial, il s'agit entre autres de l'arbre sacré du Bouddha , des dagobas Ruvanvelisaya, et du monastère Abhayagiri. Vers 13h la chaleur devenant insupportable nous faisons plusieurs arrêts boissons dont deux noix de coco très rafraîchissantes. Le site d'Anuradhapura nous fait penser à AngkorVat (Cambodge) ou à Sukkothai (Thaïlande), mais les ruines sont beaucoup plus abîmées et moins parlantes, par contre l'environnement est très agréable en pleine campagne avec peu de routes et peu de circulation. Le nombre de touristes reste raisonnable et les autochtones sont les plus nombreux et souvent habillés tout de blanc surtout les femmes. Sur le site de l'arbre de Bouddha les pèlerins sont nombreux à tourner autour du temple et à se recueillir devant l'arbre sacré.

Cérémonie religieuse à Anadhapura
20/02 d'Anuradhapura à Polonnaruwa Matinée consacrée au site de Mihintale : Pour profiter du site aux heures les moins chaudes je m'y rends tôt le matin. Pour y arriver je monte dans un bus pour Polonnaruwa qui mettra 40 mn pour rejoindre Mihintale. Là je prends à pied la direction du site, passe devant le musée encore fermé et commence la visite par la dagoba de Kantaka Chaitya. Je suis seul, le soleil est à peine sorti et les oiseaux en profitent ce qui donne une musique tropicale tout à fait agréable. Après cette visite je me dirige vers le ticket office et visite le réfectoire, la salle de réunions et la salle des trésors : les ruines sont peu parlantes à l'exception de quelques pièces sculptées comme la grande mangeoire et les stèles aux inscriptions. Il y a également une belle statue de lion devant le Sinha Pokuna. C'est ensuite la montée vers les dagobas d'une blancheur étincelante situés au-dessus du site. Des différentes collines que l'on peut gravir par des escaliers à peine marqués dans la pierre, on a une belle vue sur la campagne environnante et quelques rizières. Toujours personne à part un couple de Cinghalais et un oiseau avec un gros bec ressemblant à un toucan. Je redescends vers l'entrée où arrivent maintenant des groupes de touristes occidentaux. Dernière étape au musée qui présente quelques pièces intéressantes. Je saute dans le 1er bus qui passe et me retrouve à Anuradhapura vers 10h. Notre logeur nous emmène en voiture à la station de bus : à 12h45 nous partons pour Polonnaruwa pour 4h de trajet. Route entre savane et forêts tout du long. Le bus nous laisse dans le centre de Polonnaruwa près de la Ceylan bank. Nous partons à pied en direction de notre Thissara GH proche de 600 m. Elle est située dans la proche campagne dans un bosquet en bordure d'une belle rizière d'un vert tendre. Dîner-buffet sur place sur la terrasse dehors en compagnie de moustiques voraces et pénibles : excellent curry de poulet, dhal et salades de concombres.
21/02 Polonnaruwa
Petit-déjeuner sur la terrasse avec en bel arrière plan les rizières et le soleil matinal. Nous allons en vélo au musée en ville acheter les tickets (toujours aussi chers) puis partons en
Anuradhapura
direction du sud en longeant le lac : belles scènes de lavandières au bord du lac, de pêcheurs et d'oiseaux de toutes sortes. Visite des deux sites, la statue de Parakrama Bahu et le bâtiment de Poth Gul Vihara…rien d'exceptionnel, de plus les protections gâchent la vision que l'on peut avoir de la statue ! Nous revenons ensuite sur nos pas et allons visiter les sites près du village dont la fameuse terrasse de la dent de Bouddha. Il y a là plusieurs monuments remarquables tant par leurs sculptures en frises que par les statues de Bouddhas dont certaines très usées par le temps. Bel éclairage et bel environnement dans une forêt clairsemée. Vers 10h les groupes de touristes arrivent mais ça reste acceptable. Je repars à vélo vers 16h pour visiter les sites excentrés au Nord. Premier arrêt pour le temple de Shiva 2 et le Rankot Vihara ? Je continue jusqu'au Lankatilaka, bel ensemble composé d'une dagoba toute blanche et d'une grande « cathédrale » massive et sculptée, bel éclairage de fin de journée.
Puis c'est le Kalu gal Vihara le « sanctuaire du roc » avec ses magnifiques bouddhas sculptés dans la falaise malheureusement à contre-jour. En dernier, j'irai voir le petit bassin au lotus avec ses formes originales inspirées de la fleur éponyme. Retour en ville, dernière promenade le long du lac où viennent se baigner et se laver les habitants avant de rentrer chez eux.
22/02 de Polonnaruwa à Sigiriya Départ en tuktuk en direction de la station de bus de Kaduruwela (300rp) de là nous prenons un bus jusqu'à Inamalawa(180rp) puis un tuktuk (600) jusqu'à notre hébergement un peu difficile à trouver vu que tous les hôtels et GH ont à peu près le même nom et que l'adresse postale est très vague. Accueil sympathique des jeunes propriétaires avec un thé et un jus de fruit de mangue. La grande chambre est toute récente (3 mois) et d'une propreté irréprochable. Je pars me balader sur la route pour admirer le rocher de Sigiriya en cette fin d'après-midi. Belle campagne calme, avec seulement le chant des oiseaux. Excellent dîner à base de curry de tomates : nous avons pu assister à la préparation de ce plat qui comporte de nombreux ingrédients : oignons, ail, piment, cannelle, curcuma, feuilles de carry, sel, gingembre et lait de coco, c-à-d l'eau de trempage de la noix de coco fraîchement rappée,
23/02 Sigiriya A 6h45 le patron m'emmène en tuktuk jusqu'à l'entrée du site de Sigiriya. Il n'y a que 10 personnes qui attendent l'ouverture de la billetterie. A 7h je pénètre sur le site en traversant la grande allée qui sépare les jardins et les bassins puis je me faufile par une étroite ouverture entre deux rochers vers le rocher proprement dit. Il fait bon à cette heure et les touristes sont heureusement rares. Puis commence la grimpette par de larges escaliers réguliers en pierre. Au bout de 10 mn on arrive devant le mur miroir sur lequel on est censé voir des graffitis très anciens, je n'ai pas vu grand chose puis on grimpe par des passerelles et des escaliers métalliques jusqu'à la porte du lion dont il ne reste que les deux énormes pattes encadrant l'escalier qui monte vers le sommet du rocher. De là haut on a une superbe vue panoramique à 360° sur la plaine alentour : on y voit des bosquets alternant avec des lacs et des rizières, au loin on voit des montagnes et de temps en temps pointent vers le ciel un bouddha ou un stupa tout blanc. Le plateau sommital est plus grand et vaste que je ne le pensais : le sommet du rocher n'est pas plat et les constructions épousent les différences de niveau et sont reliées par des escaliers qui permettent de passer d'un niveau à l'autre. Rien de très parlant en dehors de bassins plus ou moins grands et de sièges en pierre destinés aux autorités. Je redescends jusqu'au miroir d'où on prend un court escalier métallique en colimaçon qui mène aux demoiselles. Dommage que les photos soient interdites car elles sont effectivement magnifiques et émouvantes. Descente vers l'esplanade qui correspondait aux jardins, où je croise des multitudes de groupes de touristes chinois, européens et locaux, je n'ose imaginer la cohue dans les petites escaliers tant vers les demoiselles que pour monter au sommet ! Sur la route du GH j'ai croisé une centaine de jeunes musulmans tout de blanc vêtus avec leurs petits calots qui avaient l’air de bien s’amuser !

Vue panoramique du haut du rocher de Sigiriya
24/02 de Sigiriya à Dambulla Notre hôte nous emmène en tuktuk à l'arrêt de bus pour Dambulla, 45 mn plus tard nous y voilà. Là nous prenons un tuktuk (150) pour aller jusqu'au Golden temple où nous déposons nos sacs à dos au book shop à gauche de l'entrée kitschissime du temple (100 rp par bagage), Nous commençons la montée sous un chaud soleil pourtant il n'est que 9H et la foule est déjà dense, mais aujourd'hui c'est « bank holidays » donc les Cinghalais sont en congé. Arrivés en haut devant le kiosque d'entrée on nous apprend que le « « ticket office est tout en bas !!! Enfer et damnation, je dois redescendre 350 marches pieds nus ayant laissé mes sandales à la consigne, puis il me faut remonter les 350 marches pour pouvoir enfin pénétrer dans les grottes en nage et avec des centaines de visiteurs. La 1re grotte toute petite et étroite se laisse difficilement admirer avec tout ce monde qui se bouscule, le bouddha couché n'en est pas moins très beau !
La 2me grotte est beaucoup plus grande et se visite plus facilement, le plafond en est entièrement peint avec des motifs religieux, on peut voir ainsi des centaines de bouddhas ou des scènes religieuses. Le long des murs sont posés des dizaines de bouddhas soit debout soit en position du lotus. La 3me grotte ressemble à la 2me en plus petit. Les autres sont du même style.

Dambulla
Re-descente jusqu'au golden temple, cadeau kitsch du Japon et de la Thaïlande que nous ne visiterons pas. Nous reprenons nos sacs et nous voilà repartis en bus, directement devant le golden temple, pour Kandy que nous atteindrons 2h plus tard par une belle route de montagne dont les paysages tropicaux nous font penser à ceux de Munnar au Kérala. Le bus nous laisse un peu avant Kandy à un carrefour indiqué par l'hôte du GH Suresh. Nous hélons un tuktuk qui peine à trouver le GH mais grâce au téléphone nous y arrivons. Installation dans une belle maison dans un quartier très calme aux rues très pentues. Notre hôte, style baba cool nous accueille aimablement nous offrant du thé et nous faisant visiter la maison et la terrasse au dernier étage. Un tuk-tuk (300 rp) nous dépose au centre ville près du temple de la dent. Il y a pas mal de monde : nous allons visiter les différentes curiosités de cet ensemble de temples divers, il n'y a rien d'exceptionnel, la plupart des bâtiments sont assez récents à l'exception de l'entrée du temple de la dent et du hall aux belles colonnes de bois sculptées. Nous resterons jusqu'à 18h30 pour voir l'ouverture du saint des saints et voir la ferveur de la foule faire la queue pour défiler devant le reliquaire. Petite balade dans le quartier commerçant et bruyant de la ville où se mélange églises chrétiennes, mosquées et temples bouddhistes.
25/02 Kandy Peradenya Petit déjeuner végétarien très sucré et un peu bourratif. Vers 9h nous commandons un tuktuk pour aller au jardin botanique de Peradenya. Il fait beau et chaud et comme on est samedi il y a plein de Cinghalais qui sont venus passer la journée ici en famille emmenant le pique-nique. Grand jardin bien entretenu, avec de très belles sections : celle des orchidées, les allées de palmier royaux et choux-palmistes, les bambous géants. Le secteur des épices était un peu maigrichon ainsi que celui des fougères. Par contre il y a, un peu partout dans le jardin des arbres magnifiques d'une taille impressionnante. Nous prenons le bus urbain pour retourner dans le centre ville avec une circulation dense et chaotique, il nous faudra plus de 40 mn pour faire 6 km de routes bouchonnées. Nous commençons à avoir une petite faim que nous allons satisfaire en allant manger au Devon restaurant, grand restaurant populaire avec une animation musicale très sonore dont on se serait bien passé, quant aux plats ils sont goûteux et à prix raisonnable. Je pars ensuite faire le tour du lac (4km) en un peu moins d'1h. Quelques beaux hôtels et belles maisons se partagent cet endroit privilégié. Petite cérémonie de prières devant l'entrée du temple de la dent.
26/02 de Kandy à Nuwara Eliya Bus intercity. Qu'en dire ? Ticket 3 fois plus cher (les bagages s'ils occupent une place valent le prix de cette place) que le bus local, confort mitigé sur un strapontin branlant, vue sur le paysage très limitée puisque tous les rideaux ont été tirés par les passagers pour dormir dans l'obscurité, heureusement je suis à la fenêtre et je profite un peu du paysage de montagne et des plantations de thé. Temps gris, il pleuviote un peu en arrivant à Nuwara Eliya. Une fois de plus le tuktuk se trompe (à notre avis volontairement pour allonger une course qui aurait été trop courte vu le prix demandé) malgré le fait qu'on lui ait montré le nom et l'adresse du GH. Grande chambre récente avec des baies vitrées partout, hôte très sympathique qui nous accueille avec du thé. Je pars me balader en ville sous un ciel menaçant, d'ailleurs il commencera à pleuvoir vers la fin de ma sortie. C'est assez étrange, on se croirait vraiment en Grande-Bretagne à voir les maisons victoriennes ou de style Tudor, le champ de courses hippiques, les jeunes qui jouent au criquet, le golf et les vénérables hôtels de luxe, sans parler de la poste « so british », même la météo est au diapason avec cette bruine désagréable. Nous allons dîner au Milano, excellente cuisine à prix raisonnable. A la tombée de la nuit les alentours du marché sont un peu glauques avec des mendiants et des gens miteux qui luttent contre le froid qui s'installe. La misère serait-elle plus belle au soleil comme dit la chanson ?
27/02 de Nuwara Eliya à Ella Il a plu une bonne partie de la nuit mais quelques rayons de soleil font timidement leur apparition. Petit-déjeuner au GH puis bus pour la Pedro tea factory (en 10 mn) avec le bus qui part en direction de Kandapola de l'arrêt de bus on voit le bâtiment de la manufacture de thé qui se trouve à 10 mn de marche à pied. Pour 200 rp on a droit à un thé avant et après la visite. La visite elle-même est expédiée en 15 mn et se déroule devant des machines à l'arrêt et sans aucun ouvrier au travail ! Dommage, la guide n'est pas toujours compréhensible autant dire que pas mal d'infos nous passent largement au-dessus ! La visite terminée j'en profite pour aller me promener dans la plantation et faire quelques photos. Retour en bus à Nuwara nous allons chercher nos affaires au GH et repartons à la station de bus non sans avoir au préalable achetés quelques provisions de bouche (samosas et fritures diverses). Pour aller à Ella c'est assez compliqué en bus puisqu'il va falloir changer deux fois, dont la deuxième à Bundarawela. Beaux paysages de montagne avec une route sinueuse et toujours de belles cultures vivrières. Arrivés à Ella nous trouvons facilement le « Grand peak GH » où nous sommes accueillis en français par le patron Sonny et sa femme qui vont nous expliquer avec force détails ce qu'il y a à faire à Ella. Il me reste encore un peu de temps pour faire une balade en direction du Little peak Adams et faire quelques photos des plantations de thé. Excellent dîner (un peu cher ) au GH. La chambre 109 face à la réception et le restaurant a été un mauvais choix : bruit + lumière une bonne partie de la nuit, d'autant que les fenêtres de la chambre qui donnent sur cet espace n'ont pas de rideaux.

Plantations de thé vers Haputale
28/02 de Ella à Haputale et retour Réveil à 5h30 pour aller prendre le train à la gare (15 mn à pied) en direction de Haputale soit 1h de trajet en montagne et parmi les plantations de thé. En arrivant à Dambatenne nous négocions un tuktuk (1000 rp) avec 2 bayonnaises rencontrées hier dans le bus. La montée s'effectue sous un soleil intermittent et un super paysage de plantations de thé, mais à mi- hauteur nous rentrons dans une brume épaisse qui ne nous quittera plus jusqu'au sommet. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire dans la gargote devant le « Lipton seat ». Une petite échappée nous permet d'apercevoir furtivement le point de vue magnifique sur les plantations en bas. Nous commençons la descente (7km) dans la brume, puis sous un ciel relativement dégagé et pour finir sous une pluie battante 2 km avant d'arriver à la manufacture. 1/3 de Nuwara Eliya à TangalleL Levés vers 8h30, petit-déjeuner sur place, entourés de français, c'est normal vu que le patron parle français et en fait sa publicité! Vu le temps couvert nous laissons tomber la balade au little Adam's Peak et prenons un bus pour Welliwaya puis de Wellivaya jusqu'à Tangalle où nous arrivons à 14h sous une bonne pluie qui nous accompagne depuis que nous avons dépassé Hambantota. Au Beach lagoon nous avons réservé une chambre par booking. Belle chambre avec terrasse qui donne sur le jardin et le lagon un peu plus loin. Eau froide et ventilo mais vu les conditions météo c'est suffisant. La pluie va se calmer et cesser ce qui va nous permettre de nous balader le long de la très grande plage balayée par de grosses déferlantes puissantes et mousseuses. Dîner au blue horizon, pas terrible ! le thon est trop frit presque « torréfié » quant au riz aux fruits de mer s'il y a bien du riz les fruits de mer, il faut bien les chercher pour les trouver ! Il est vrai que nous sommes dans un endroit touristique où tout est calculé et fait pour le touriste. Dès que l'on voit des panneaux « happy hours » ou « special buritos » ou « mojito » on sait que l'on est dans une enclave touristique qui pourrait se trouver aux Canaries, à Ibiza, à Siem Reap ou à Vang Vien. Les sonos hurlent des standards occidentaux : Bob Marley, Abba, Pink Floyd et autres !

Coucher de soleil à Polhena
2/3 Tangalle Levé aux aurores, vers 6h, c'est l'heure où le photographe peut espérer faire quelques belles photos, à condition que le soleil ne soit pas voilé ! Je pars en direction du centre ville puis du port pour assister à la criée aux poissons qui viennent d'être déchargés des nombreux bateaux de pêche qui sont amarrés ici. Ambiance affairée avec les vendeurs et les acheteurs qui échangent des prix, des mimiques, des gestes d'accord ou de désaccord. D'autres déchargent les bateaux, d'autres vont chercher de la glace pilée, d'autres encore débitent les poissons, coupent les têtes. Un peu plus près, le long de la plage j'assiste au retour des pêcheurs qui pêchent sur leurs catamarans. On me sollicite pour aider à remonter les pirogues sur le sable et pour hisser le long filet qui est encore largement immergé dans la mer. Au GH, petit-déjeuner mixte (srilankais et continental) puis nous allons à la plage nous baigner devant le restaurant « blue horizon » où un amas rocheux brisent les lames puissantes: eau chaude, mer calme à cet endroit. Sieste et lecture, vers 14h je pars à pied en ville changer de l'argent dans un ATM et en profite pour acheter quelques fritures pour le « 4h » qui sera arrosé par un lime juice. Balade le long de la plage en direction du port.
3/3 de Tangalle à Polhena Petit-déjeuner mixte (continental et cinghalais) comme hier puis nous allons nous tremper une dernière fois dans la mer devant le Blue Horizon, nous sommes seuls à cette heure et la mer est chaude et calme, mais le soleil est brûlant, attention aux coups de soleil ! Nous quittons ce GH sympathique , prenons un tuktuk (150 rp) pour la station de bus et très vite nous attrapons un bus en partance pour Matara : environs 1h15mn plus tard nous voilà à Matara un tuktuk (250 rp) nous emmène jusqu'à Polhena et peine à trouver notre GH qu'il nous disait connaître ! C'est une maison neuve avec 4 ou 5 chambres toutes propres avec ventilo et sdb récente. Je pars explorer la route qui part en direction de l'ouest longeant la côte avec ses nombreux restos et GH. L'après-midi nous irons nous baigner sur la plage publique de Polhena en même temps que des groupes de scolaires venus en bus passer quelques moments ici, ambiance bonne enfant garantie ! Dîner de poissons au GH, si le poisson est bon les légumes bouillis et le riz blanc en accompagnement sont insipides, nous avons aussi goûté au kottu, rien d'exceptionnel.
4/3 Polhena Il pleut depuis cette nuit à verse. Le ciel bleu n'est pas loin et nous partons à pied vers la ville de Matara en empruntant la petite rue qui serpente dans la jungle entre canaux et mer et qui abritent de très belles maisons de maître. Au bout de 50 mn de marche nous longeons main street la rue commerçante de Matara puis arrivons devant les restes du fort hollandais et devant la petite île sur laquelle se trouve un temple. Une fois de plus le déchaussage et la consigne des chaussures est payante (100rp) je refuse tout net et repars en sens inverse, ras le bol de toujours payer ! Balade le long de la très grande et longue plage de Matara. De nombreux couples de jeunes abrités par un parapluie se bécotent sur les bancs publics face à la mer. Achats de fruits et de fritures pour le déjeuner et retour en tuktuk. En fin de journée je pars me baigner dans les petites criques sableuses à l'Ouest de la plage publique de Polhena. Les vagues sont un peu cassées par le récif de corail mais restent assez fortes, de plus des plaques de corail mort pointent sous le sable dans la mer ce qui est dangereux avec une eau trouble qui les cache à nos yeux. Au moment du coucher du soleil je vais faire quelques photos le long de Polhena road. Excellent dîner thaï au resto Lakraj tout près de notre GH.
5/3 de Polhena à Galle Nous partons à pied en direction de l'arrêt de bus sur la route de Matara. Très vite un bus nous emmène à Galle. Du bus stand nous prenons un tuktuk pour notre GH, le Fort Inn. Patronne avenante mais chambre qui s'avère moins reluisante qu'escomptée : draps sales et courts, chambre un peu miteuse, atmosphère lourde, odeur de moisie dont les draps sont imprégnés, salle de bain aux accessoires inexistants ! Ayant réservé par booking pour deux nuits nous sommes piégés, de plus le jeune gérant est prétentieux tout juste capable de regarder à longueur de journée des jeux vidéo ! Nous allons nous promener dans la vieille ville hollandaise et allons croquer quelques fritures à « l'indian restaurant » dont la belle terrasse donne sur les remparts sud. Retour à la chambre. Le soir dîner au même endroit de dhal et de végétable korma : ah la cuisine indienne est incomparable ! et nous paraît supérieure à la cuisine cinghalaise par ses associations d'épices plus subtiles et qui nous à fait apparaitre le rice & curry un peu fade. Nuit difficile avec moustiques agressifs : moustiquaire trouée et ventilo poussif.
6/3 Galle Après de nombreuses palabres avec la patronne, nous changeons de chambre avec une moustiquaire plus neuve, la chambre au 1er est mieux et le prix plus raisonnable. Nous passerons la journée à nous balader en ville à photographier les vieilles maisons coloniales de couleur ocre avec leurs colonnades et leurs avant-toits. Des photographes professionnels s'activent à photographier de jeunes locaux en habit de fêtes et de mariage traditionnels pour je ne sais quelle campagne publicitaire. Le fort de Galle fait partie de ces villes touristiques où le business a transformé une ville originale en produit de la mondialisation avec ses magasins chics vendant des montres de luxe suisse, ses hôtels « heritage » ses Porsche Cayenne, ses vieilles Morris de l'âge d'or. Une maison sur deux est un GH, un magasin de souvenirs, une bijouterie ou un restaurant pour touristes avec des offres « typiques » : tabboule, pizza, bruschetta, panini... ! Heureusement il y a encore en ville des habitants même s'ils vivent essentiellement du tourisme : Le Fort de Galle est indéniablement un beau quartier avec de belles maisons et il s'en dégage encore une atmosphère nostalgique mais pour combien de temps ? Cochin, autre ville touristique et particulière me paraissait plus vivante et plus authentique que fort Galle.

Galle : le quartier du fort
7/3 de Galle à Negombo A la gare un express train va nous emmener à Fort Colombo en 2h30mn, les rails suivent la côte la plupart du temps et des bidonvilles squattent les bords des rails. La nature est toujours aussi exubérante, verte et tropicale. A Colombo, nous prenons un bus pour Negombo à la station de bus toute proche de la gare. 1H30mn plus tard nous descendons à la station de bus de Negombo d'où un tuktuk va nous amener chez Joseph Family GH. Balade sur la plage, baignade dans une eau chaude avec quelques rouleaux pas bien méchants. Excellent dîner à base de produits de la mer chez Aroma sur la route de la mer : crevettes, frites et salade pour Monique, rouget, frites et salade pour moi.

Negombo : le retour des pêcheurs
8/3 de Negombo à Riyad Levé à 6h je pars à la recherche des pêcheurs qui ne devraient pas tarder à ramener leurs filets. En fait en arrivant sur la plage à la hauteur du Starbeach hotel je suis remonté en direction du port vers le sud et au bout de 15mn je suis arrivé à la hauteur d'un quartier de pêcheurs et ai attendu. Les barques ont commencé à arriver bien chargées de filets aux reflets d'argent dus aux poissons qui y étaient piégés. Ici aussi j'ai été sollicité par les pêcheurs pour tirer les barques hors de l'eau, encouragés par les chants rythmés prévus à cet effet. Bel éclairage, belles photos. Retour au GH, petit-déjeuner puis baignade dans une mer chaude et calme. Déjeuner à l'Olive tree, moins bon qu'hier. Retour au GH repos puis départ en tuktuk (800 rp) pour l'aéroport. Malgré les avertissements d'arriver 5h en avance, il n'y a pas foule et en 2h toutes les formalités étaient terminées, le plus long a été l'attente devant le guichet de la Saudi Arabian avec deux cas devant nous qui ont été longs à régler ! Décollage dans un Boeing 777 pour 5h10mn de vol un peu chahuté par moments. Attente à Riyad puis re-décollage dans un 777 pour 6h de vol, arrivée à CDG à 7h du matin.
Conclusion : Nous avons trouvé les Cinghalais d'une grande convivialité, très souriant et d'un abord facile. A notre avis, certains sites anciens ne sont pas exceptionnels, ainsi les monuments d'Anuradhapura sont abîmés et dans l'ensemble peu lisibles, les ruines de Polonnaruwa par contre sont belles, Sigiriya vaut par ses fresques « les demoiselles » et l'originalité de ce gros monolithe. Les grottes de Dambulla avec leurs Bouddhas et leurs fresques sont également remarquables. En dehors de ce triangle culturel nous n'avons pas vu dans notre circuit de grands monuments. Les plages que nous avons vues ne nous ont pas paru exceptionnelles non plus, soit parce que la baignade peut y être problématique à cause des courants dangereux, soit des rouleaux imposants empêchent une baignade tranquille soit la présence d'affleurements de corail invisibles sous l'eau peuvent occasionner des blessures. Nous avons bien aimé les paysages des plantations de thé dans les environs d'Ella et d'Haputale, un peu moins la ville de Nuwara Eliya. L'hôtellerie nous est apparue chère et d'un rapport qualité prix moyen surtout dans les endroits touristiques comme Kandy, Galle. Nous n'avons pas apprécié du tout (et nous ne sommes pas les seuls !) la politique gouvernementale qui vise à faire payer aux touristes un maximum (prix des entrées de temples exhorbitants !) et ce de plus en plus si on suit l'évolution des prix sur quelques années.
Nous avons bien aimé : Les plantations de thé de la région d'Ella et d'Haputale Les sites de Polonnaruwa, Sigiriya et Dambulla
Nous avons moins aimé : Kandy : les environs du lac et du temple de la dent sont agréables, le temple lui-même ne me paraît pas exceptionnel. Nuwara-Elyia : intéressant uniquement pour les bâtiments de style anglais et l'ambiance qui en découle, mais quand il pleut c’est tristounet. Galle : le quartier du fort est en passe d'être « muséifié » : bientôt il ne restera plus que des GH, des magasins pour touristes et des restaurants. Anuradhapura : les ruines sont peu parlantes mais le site est agréable Ella : rien d'authentique, que des GH et des restaurants !
Nous n'avons pas aimé : La pollution dans les villes générée par tous les camions, tuktuk, voitures et bus aux échappements douteux.
L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
https://goo.gl/photos/4BjqeDK2wX7NhMdV7
Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos Une par une.
Budget global pour 2 personnes : 2826 € Avion Paris-Chennai, Colombo-Paris (Saudi Arabian Airlines) 882 € Dépenses en Inde : 640 € Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €
Quelques prix : masala dosai 50-80 meal (repas végétarien basique) 60 -80 eau : 1 litre=20, 1litre 1/2=30/35
thé masala : 15-50 thé indien : 10-25 dal fry : 50 chicken masala : 120/180 tuktuk de 40 (1à2km) à 200 (7km)
1ère partie : Carnet d’un voyage de 16 jours en Inde du Sud (Tamil Nadu et Kérala) de Chennai à Mahabalipuram, Pondichéry, Chidambaram, Thanjavur, Trichy, Madurai, Munnar, Alappuzha et Cochin.
02/02 de Paris à Chennai et Mahabalipuram (ou Mamalapuram)
Paris CDG : Décollage dans un Boeing 777-300 de laSaudi Arabian Airways à 11h40 pour 5h40mn de vol jusqu'à Riyad. Nous sommes installés à la queue de l'appareil juste à côté de la salle de prières ! Avant le décollage, le haut parleur nous convie à une prière pour qu'Allah bénisse notre vol. Beau survol des Alpes, Turin, puis de Rome, Naples, Crotone, Alexandrie, la Mer Rouge à la hauteur d'Hurghada puis le désert jusqu'à Riyad. Attente dans un aéroport froid, moderne, sans beaucoup de charme, les rares boutiques ouvertes n'offrent que des sucreries, du parfum et quelques articles de luxe, pas de tabac ni alcool évidemment. Pour tuer le temps nous discutons avec un groupe de français qui part aussi faire un voyage dans le sud de l'Inde. On nous offre un plateau repas vers 22H puis décollage dans un airbus 330 pour 4h 35mn de vol jusqu'à Chennai. L'avion est rempli de nombreux indiens, travailleurs immigrés au Moyen-Orient qui rentrent chez eux pour les vacances. A l'atterrissage certains se lèvent dès que l'avion a posé les roues sur le sol, tellement ils sont pressés de rentrer, c'est un joyeux foutoir. Nous allons ensuite faire les formalités relatives au visa électronique dans une file spéciale où nous sommes les premiers, c'est vite expédié avec une prise d'empreintes et un coup de tampon dans le passeport. L'attente aux bagages sera plus longue car avec une franchise de 60 kg les Indiens ont bien rempli les soutes, mais arrivent enfin nos « petits sac à dos » d’à peine 9 kg pièce, comparés aux colis indiens. En nous dirigeant vers la sortie nous décidons de prendre un taxi prépayé pour Mamalapuram (1550 rp). Et nous voilà aussitôt plongés dans la chaude ambiance de Chennai : Circulation chaotique de bus, autos, motos, rickshaws, sur des rues rafistolées, le tout à grands coups de klaxon. Il fait déjà bien chaud, pourtant il n'est que 9h du matin. Il nous faut bien 40 mn pour sortir de ce monstre urbain puis c'est la campagne. Un moment on longera sur des km une énorme décharge à ciel ouvert. Les villages et les villes se succèdent tout au long de la route. Au bout d'une heure et demie nous arrivons à Mahabalipuram et payons le droit d'entrée en ville de 40 rp pour 2. Le taxi nous laisse rue Otavai dans laquelle se trouvent de nombreux guest-houses à petits prix. Après en avoir visité plusieurs (Siva, Barack, Vinodhara, etc) vraiment pas convaincants, nous posons provisoirement nos sacs au Sea Breeze qui est un peu mieux mais nettement plus cher (3000 rp) et allons voir le Daphné situé juste à côté et qui nous convient bien : belle grande chambre au dernier étage avec un balcon, AC et ventilo, lit à baldaquin avec moustiquaire et balancelle en rotin. Il fait déjà bien chaud. Nous partons en direction du temple du rivage situé pas très loin de notre GH et c'est la redécouverte 40 ans après de l'Inde. Nous reviennent en tête des images qui démontrent la permanence de certaines choses dans cette Inde immémoriale : les couleurs éclatantes des saris des femmes, la langue tamoule avec ces sonorités caractéristiques roulantes, l’omniprésence des corbeaux bruyants, la circulation assourdissantes de bruits de klaxon, les détritus partout le long des rues, des routes des canaux et des rivières. Nous acquittons les droits d'entrée 2x500 pour les deux sites. Le petit temple du rivage (short temple) est situé en face de la mer mais en est séparé par un rideau d'arbres pour diminuer l'érosion qui a déjà bien poli les sculptures du temple. Des touristes indiens et occidentaux visitent ce beau temple qui a été évidé à partir de monolithes de grès. De belles sculptures quoiqu'un peu effacées émaillent les quatre côtés du temple. Un peu plus loin vers le Sud des groupes d'Indiens trempent les pieds ou se baignent dans une mer qui roule de grosses vagues. De l'autre côté vers le Nord se trouve la plage utilisée par les pêcheurs de Mamalapuram. Nous quittons le temple du rivage et allons nous reposer et nous abriter de la chaleur. Nous ressortons vers 16h et partons à pied en direction du sud et du site des 5 rathas, autre site majeur qui regroupe 5 temples également évidés et redécouverts par les anglais au XIX e siècle. Ils sont mieux conservés que le temple du rivage car protégés par le sable durant plusieurs siècles. Certaines parties n'ont jamais été terminées et sont restées à l'état d'ébauche.

Pèlerins hindous devant la "descente du Gange"
Bel éclairage vers la fin de la journée au soleil couchant. Nous avions oublié que les occidentaux sont très prisés pour figurer sur les photos à côté des indiens, nous avons donc été sollicités pour poser entre les membres de familles indiennes plus d'une fois. Retour vers le centre ville, des bruits caractéristiques nous signalent la présence des tailleurs de pierre, une spécialité de Mamalapuram. Il y a de nombreux ateliers de tailleurs de pierre et ils utilisent du matériel électrique, perceuses, scies, marteaux-burineurs et réalisent des sculptures de toutes tailles et d’une qualité impressionnante, surtout les petits objets dont l’intérieur est évidé et forme des dentelles de pierre alvéolée ! Dîner au Gecko restaurant, bon et pas cher. Nous renouons avec plaisir avec les savoureux plats de dhal (lentilles) et les currys indiens.
03/02 de Mahabalipuram (ou Mamalapuram) à Pondicherry
Bonne nuit quoiqu'un peu perturbée par quelques moustiques emprisonnés sous la moustiquaire et quelques aboiements intempestifs de chiens.
Petit-déjeuner toujours au Gecko pris sur la belle terrasse qui domine la rue commerçante. Nous redécouvrons également avec plaisir la saveur inimitable du thé indien au lait très sucré. Je me suis levé aux aurores vers 6h du matin pour aller voir ce qui se passait du côté des pêcheurs. Rien de particulier, certains rentraient de la pêche, d'autres se préparaient à y aller, le résultat de la pêche ne me semble pas miraculeux à voir les quelques dizaines de poissons pas bien gros qui sont pris dans les filets. Bel éclairage au moment du lever du soleil vers 6h40.
Mahabalipuram : retour des pêcheursPuis balade en ville, les femmes se pressent devant les fontaines pour remplir leurs gamelles ou seaux en plastique ou en métal. Tous les commerces sont encore fermés à l'exception des débits de thés et des cantines qui préparent de petites fritures. Découverte du Penance d'Arjuna derrière la station de bus superbement bien éclairé par le soleil levant : C'est une grande fresque sculptée en bas relief sur un pan de falaise vertical de 8m de haut et 30 m de large : des dizaines de personnages et d'animaux animent la surface de cette falaise dans un double mouvement en direction de la faille centrale symbolisant la chute du Gange. Nous y croisons un groupe d'alsaciens écoutant un guide indien francophone très intéressant et parlant remarquablement bien le français. Nous visitons ensuite le superbe temple situé à la gauche de la falaise et dont le fond révèle une autre magnifique fresque sculptée. Nous continuons notre visite par plusieurs petits temples et le fameux rocher en forme de boule instable qui semble prêt à dévaler la pente. Une dernière sculpture d'éléphants et nous retournons vers le Daphné hôtel.
Nous prenons nos affaires et un rickshaw en direction de l'arrêt de bus pour Pondy en dehors du village sur la grande route. La possibilité de prendre un taxi pas cher ne s'est pas concrétisée. Plusieurs bus nous passent sous le nez, car trop pleins pour s'arrêter. Finalement il y en a un qui s'arrête mais qui est déjà bien plein. Nous allons passer une bonne heure debout puis finalement nous récupérons deux places assises. A Pondy nous devons négocier ferme pour faire baisser le prix du rickshaw pour nous conduire à notre G.H. Malheureusement il est plein, nous avions oublié que c'est le W.E. et Pondy est toujours très prisé par les Indiens, heureusement le patron du G.H. qui parle un français parfait nous réserve une place chez un collègue situé un peu plus loin dans Nobili street, quartier calme pas loin de la gare chez Brigitte et Josh. C’est une belle maison traditionnelle, notre chambre est claire avec sdb privée et pdj pour 1600 rp. Josh le mari de la patronne nous offre une collation. Nous partons en direction de la mer, belle promenade le long du rivage avec une mer assez houleuse et de fortes vagues déferlantes. Beaucoup d'Indiens, seuls, en couple ou en famille se sont installés sur les brises- lames et contemplent le spectacle de la mer. De nombreuses inscriptions en français rappellent le passé colonial de la ville. Nous arrivons bientôt devant la statue de Gandi et allons déguster des samosas dans le jardin public de Government Place. Nous continuons notre découverte de Pondy par une visite au temple où un éléphant remercie les fidèles en leur caressant la tête avec sa trompe. Diner de bons plats végétariens au Sugurtu restaurant.
4/2 de Pondicherry à Chidambaram
Balade dans la vieille ville coloniale française et visite au marché très animé, coloré et aux fortes senteurs surtout du côté du poisson ! Départ du GH en rickshaw pour la station de bus (100 rp) d'où nous prenons un bus pour Chidambaram. C'est un bus folklo qui, manié de mains de maître par un chauffeur pressé, nous a amené à Chidambaram en moins de 2h tout en s’arrêtant régulièrement pour laisser monter ou descendre des passagers. Tout au long de la route nous verrons de beaux paysages, avec des cocoteraies et quelques rizières du moins quand il y a suffisamment d'eau, ce qui est le cas ici grâce aux lagunes et aux lacs. On voit également de ci de là de grosses usines (centrales de production d'énergie, usines diverses, dont une usine du chimiste français Arkema). Dans les petits villages traversés il n'est pas rare de voir des huttes aux toits de pailles ou de chaumes. Quelques fantômes noirs (entièrement voilés avec gants noirs) montent dans le bus mais quand elles nous regardent on devine des yeux rieurs, elles ne doivent pas être bien vieilles ! Arrivés à Chidambaram, à la station de bus située non loin du quadrilatère du temple, nous visitons quelques hôtels mais rien de folichon, soit trop chers (3000 rp soit 45€) soit pas chers mais pas terribles (500) finalement nous nous installons au Ritz : belle chambre assez propre avec clim et télé pour 1600.
Nous partons ensuite visiter le fameux temple qui occupe un immense carré au centre de la ville et dont les 4 entrées sont chacune surmontée d'un immense gopura avec des statues peintes de couleur vive. Nous y pénétrons après nous être débarrassés de nos chaussures et allons arpenter l'immense complexe un peu labyrinthique. Le temple principal est un peu sombre mais il y a de temps en temps des espaces non couverts où pénètrent la lumière du soleil. Un peu partout les brahmanes chargés du temple s'affairent ici et là : ils ont une coupe de cheveux particulière avec une partie rasée et un petit chignon sur la partie non rasée. Les nombreux hindous présents font leurs prières et leurs dévotions. A l'extérieur se trouve le grand bassin pour les prières. A l'intérieur du temple une cérémonie se prépare : en effet des fidèles s'agglutinent devant l'entrée d'un sanctuaire aux portes d'argent semi-ouvertes : à l'intérieur des officiants s'activent devant la statue d'un dieu. Les fidèles sont tournés vers la statue joignent les mains, prient pendant que des brahmanes agitent des clochettes et que d’autres font sonner de grosses cloches traditionnelles. À un moment donné un brahmane va promener devant la statue du saint un chandelier aux nombreuses bougies allumées puis un tissu enflammé.

Trichy : Musicien du temple
Tout cela est accompagné par un rituel sonore de chants et de paroles récitées par les brahmanes. On ne comprend pas grand chose mais on est saisi par l'émotion et la ferveur des participants. Nous ressortons du temple et allons dîner dans un restaurant végétarien au pied de notre hôtel : très bon dîner pas cher et savoureux.
5/2 de Chidambaram à Thanjavur
Originalité du matin, nous prenons notre petit-déjeuner à la pâtisserie « Black forest » : Viennoiseries, donuts et cupcake avec deux bons thés, nous n’avons pas osé la « forêt noire » ! Nous repartons au temple nous promener en attendant l'arrivée de nos amis Frédérique et Thierry avec qui nous allons visiter en taxi les vieux temples de la période Chola. Ensemble nous allons déjeuner toujours au même restaurant végétarien et partons pour le temple de Gangaikondacholapuram situé en pleine nature. Il y a pas mal de monde, il est vrai que c’est dimanche et la grande pelouse qui entoure le temple est remplie d'Indiens de tous âges et de toutes conditions qui attendent l'ouverture du temple. Nous nous contentons de l'extérieur et il y a suffisamment de choses à voir. Des sculptures un peu partout, sur les gopuras et sur la fameuse tour pyramidale qui en est couverte. Le taxi, avant de retourner avec nos amis à Pondy nous laisse à un embranchement où nous pouvons prendre un bus pour Kumbakonan. De Kumbakonan un bus local va nous faire découvrir ce qu'est traverser l'Inde profonde en bus omnibus : heureusement nous avions des places assises car le bus s'est rempli assez rapidement au gré des nombreux arrêts au bord de la route ou dans les villages. Il y a pas mal d'activités dans la campagne en ce moment : on récolte le riz et aussi des céréales, des charrettes bourrées de paille entravent la circulation. Le chauffeur de bus est, comme tous les autres un kamikaze de la route, il klaxonne toutes des 5 secondes quand la route est chargée ce qui est le cas à 80%, il double avec ou sans visibilité, slalomant entre les camions, les bus, les motos, les rickshaws, les vélos et les piétons estimant à quelques cm près le gabarit de son bus. Dans les villages il y a beaucoup de maisonnettes en pisé recouvertes d'un toit de chaume, ça sent le dénuement. On voit aussi beaucoup de bétail essentiellement des bovins et des chèvres recherchant dans des champs arides et secs de quoi se nourrir. Arrivés à Thanjavur, le bus nous laisse dans la new bus station à plusieurs km du centre ville. Nous prenons un rickshaw (150rp) qui va nous mener au homestay que nous avions réservé depuis la France à 15mn à pied du grand temple. Nous sommes attendus par un couple d'indiens âgés qui nous fait visiter une belle chambre avec clim, ventilo et sdb avec eau chaude. Comme il se fait tard nous partons seulement explorer les environs et repérer l'entrée du temple puis recherchons de quoi dîner. Nous trouvons notre bonheur à l'ancienne station de bus en plein centre ville. Là il y a de nombreux restaurants populaires ou plus « chics » qui servent de la nourriture végétarienne essentiellement. Nous en choisissons un et dînons de deux excellents et copieux masala dosai que nous avons du mal à terminer.
6/2 de Thanjavur à Trichy (Tiruchirapally)
Excellent petit-déjeuner, entourés par la sollicitude de nos hôtes. Des « rotis », de la margarine et confiture, des toasts, jus de papaye frais, salades de fruits, thé. Nous sommes installés dans le jardin derrière la maison où poussent bananiers, papayers et goyaviers. Nous allons ensuite visiter ce très beau temple de Bradishvara. Toujours de belles portes type gopuras puis un ensemble complexe de temples plus petits, un nandi (taureau) énorme d'une seule pièce. Nous nous attardons devant un petit temple où se prépare une cérémonie, peut-être de remerciements qui va durer plus d'une ½ heure avec un accompagnement de deux musiciens et de plusieurs brahmanes. A la fin de la cérémonie les brahmanes vont creuser un trou pour y planter un mat décoré et peint puis ils vont l'arroser de liquides de différentes couleurs, blanc, orange et rouge.

Temple de Trichy
De la gare de bus nous prenons un bus pour Trichy. Le trajet se fera en un peu plus de 2h à travers une campagne toujours aussi sèche où les pâturages succèdent aux cocoteraies ou à des champs. À Trichy la station de bus se trouve heureusement dans le centre ville, il est donc facile de visiter plusieurs hôtels avant d'en choisir un qui nous convient. Nous essayons le Femina recommandé par le routard. Les chambres sont correctes mais la propreté correcte pour un indien ne l'est pas pour nous. Monique fait changer les draps et les serviettes plus que douteuses. Un grand mariage se prépare en bas mais on n'en souffrira pas trop. Les klaxons de la station de bus proche sont plus sonores. Le lendemain un rickshaw nous conduit au temple Srirangam très éloigné du quartier des hôtels (200rp). Très beau et grand temple comme d'habitude avec de belles sculptures, des gopuras, des bâtiments variés.
7/2 de Trichy à Madurai
Petit déjeuner compris dans le prix au Femina, excellent buffet avec toasts et confiture, plats indiens, fruits frais etc. Nous récupérons nos sacs et partons à pied à la gare toute proche prendre le 1er bus pour Madurai. Nous n'attendons jamais longtemps (de 10mn à 30 mn max) voyage assez rapide par des autoroutes et avec peu d'arrêt. Les routes sont en bon état mais la circulation toujours dense et chaotique. A Madurai le bus nous laisse loin à la new bus station de Mathutavani. Un rickshaw va nous emmener jusqu'à l'hôtel que nous avons choisi le MR International au nom pompeux dans une ruelle calme à 5 mn de l'entrée Ouest du temple. Si les chambres sont correctes, l'état de la lingerie (draps, protège-matelas et serviettes de toilette) est comme d'habitude déplorable. Monique doit faire les gros yeux pour obtenir du linge à peine acceptable. Comme le temple n'est pas encore ouvert (il ouvre à 16h) nous allons nous balader dans le centre ville à la recherche d'un restaurant que nous allons trouver par hasard : c'est un végétarien avec un serveur sympa qui nous explique bien la composition des différents plats. A 16h nous nous dirigeons vers le temple. L'accès est sévèrement gardé par des gardes chiourmes désagréables au possible : il faut enlever ses chaussures, chaussettes, ne pas avoir de pantalons trop courts, se faire fouiller au corps, montrer tout ce qu'on a dans les poches. Après ce contrôle militaire on peut entrer, il faut ensuite payer un droit d'entrée de 50 rp /p. Dans ce temple les occasions de payer sont nombreuses tant pour les touristes que pour les indiens. Quant au temple lui-même il ressemble à ceux que nous avons déjà vus : les gopuras ici sont particulièrement hauts, sculptés et très colorés. A l'intérieur on retrouve les colonnes massives représentants des animaux mythiques, de nombreuses chapelles dédiées aux multiples divinités du panthéon hindou. Nous ressortons au bout d'une heure et allons dîner au « restaurant moderne » près de chez nous n'ayant pas retrouvé le resto de midi. Retour au temple pour la cérémonie à 21h lors de laquelle les prêtres sortent un palanquin représentant l'épouse de Shiva qu’ils amènent passer la nuit dans le temple de Shiva. Il y a quelques groupes de touristes occidentaux et des indiens. Des musiciens accompagnent la cérémonie jouant d'une espèce de hautbois au son aigrelet, d’un harmonium portatif et des percussions.
8/2 de Madurai à Munnar
Devant l'hôtel nous hélons un rickshaw en train de bichonner sa machine et c'est parti jusqu'à la gare de bus d’Arapalayam. Là c'est déjà le joyeux bordel, ça klaxonne de tous les côtés, comme prévu le bus pour Munnar pars à 8h ce qui nous donne le temps de boire un thé horriblement sucré et très lacté mais c'est bon et c'est chaud. Le bus va d'abord emprunter une belle autoroute où il va pouvoir rouler vite puis en approchant de la montagne la moyenne va tomber très vite. La route grimpe en lacets étroits et dévoile un paysage magnifique. Les cocotiers disparaissent, remplacés par la forêt ou des espaces secs, vers la fin on voit apparaître des plantations de cardamome puis les fameuses plantations de thé. Au bout de 5h30 nous voilà à Munnar. Notre JJ Cottage est à 2km du centre de Munnar. C'est un étroit bâtiment tout rose enserré par d'autres maisons identiques. Le patron très sympa nous fait visiter la chambre spacieuse et nickel chrome avec de belles baies vitrées qui donnent sur la campagne et les plantations de thé. Ayant le ventre creux nous allons déjeuner au SN restaurant juste à côté : excellent repas à base de masala et de curry. Le soleil va se coucher et j'en profite pour aller faire un tour dans les plantations en empruntant la route qui part à droite en descendant de notre GH en direction du Lekshmi Estate distant d’un à deux km. Belle plantation bien mise en valeur par un éclairage rasant. En remontant une piste je vois en contrebas le village où sont installés les ouvriers : il s'agit de longs bâtiments divisés en appartements pour chaque famille. Le grand propriétaire ici de 63000 acres de thé est le magnat Tata. Retour à Munnar, le soleil est couché et il commence à faire froid, ça change !

Munnar, dans les plantations de thé
9/2 Munnar
Nuit calme et fraîche, la grosse couverture n’est pas de trop ! il est vrai que nous sommes à près de 1600 m d'altitude. Nous avons choisi de participer à une balade dans les plantations de thé. Notre groupe de 6 touristes démarre peu après 7h pour une ballade dans les environs proches de Munnar. La montée dans les plantations est vraiment magnifique avec le soleil levant qui ourle les tapis des plantations de thé. Belle balade puis c'est la grimpette vers la crête qui domine le paysage et les vallées plantées de théiers. Beau panorama depuis le sommet sur les vallées environnantes et sur les nombreuses plantations de thé qui occupent l’essentiel de la surface. Nous sommes vers 1850 m d'altitude. Puis c'est la redescente toujours dans les plantations de thé. Un peu plus loin nous passons devant les « three houses » cabanes juchées sur de beaux arbres dans un grand jardin fleuri avec une superbe vue sur la vallée en contrebas. Notre guide nous montre quelques épices : cardamome, café, puis c'est le retour par la route qui passe devant Leksmi Estate. En arrivant à notre GH nous apercevons une foule de pèlerins qui s’apprêtent à défiler derrière des chars processionnels. Je vais suivre le défilé jusqu'au village photographiant les groupes de tambourins, les femmes tirant un char avec une longue corde, une autre femme avec une longue tige métallique piquée en travers de la bouche, un homme se balançant, le corps percé de nombreux crochets. Après avoir suivi le défilé durant plus d’une heure et demie je retourne au GH bien fatigué par ces 4 km rajoutés à ceux de ce matin.
Munnar : cérémonie religieuse10/2 de Munnar à Allepey
Journée transport : départ de Munnar vers 8h en bus local pour Kottayam (5h30) toujours par une belle route qui zigzague dans un paysage de montagne magnifique très vert avec une jungle luxuriante, des cocotiers, des ananas, du tarot, des jacarandas. la route passe par Adimaly puis descend vers la côte. A Kottayam à peine sortis du bus on nous indique un autre bus en partance, c'est celui que nous devons prendre pour aller à Changanachery. Au bout d'une demi-heure nous y voilà, nous hélons un rickshaw pour nous emmener au port d’embarquement. Là on nous dit que le bateau ne part qu'à 17h et il n'est que 13h30, dans un sabir mélangeant malayam et anglais, un homme nous explique que nous pouvons prendre un autre ferry à partir d'un autre village à une dizaine de km d'ici. Aussitôt dit aussitôt fait le rickshaw nous fait passer par de grandes rizières toutes plates et nous mène en 20 mn au quai du village au nom imprononçable ! Effectivement peu après 14h un ferry public accoste au quai et nous embarque pour Allepey : pendant deux heures nous allons tranquillement remonter plusieurs canaux, certains très étroits comme des rivières d'autres larges comme des lacs, nous arrêtant tous les km à de petits débarcadères où attendant les passagers. Bel éclairage sur de superbes rizières, les cocotiers qui ombragent les chemins bordant les canaux, le calme, de superbes oiseaux, hérons blancs, des cormorans, des aigrettes s'envolent à notre approche. Vers 16h nous arrivons à la jetée d'Allepey, prenons un rickshaw pour notre GH (South Canal Holidays) où Bindu et Shameer nous accueillent. Nous avons une belle chambre au 1er qui donne sur le jardin. Vers 18h au moment du coucher du soleil, je vais aller me promener au bord de la plage d’Allepey. Il y a beaucoup de monde sur la plage très peu dans l’eau, mais surtout agglutiné dans la zone où les vagues s'arrêtent. Les vendeurs ambulants sont légion (cerf-volant, glaces, frisbees, boissons) il règne une ambiance familiale très joyeuse.

les backwaters près d'Allepey
11/02 Allepey
Journée repos, la premières depuis notre arrivée ici de plus le cadre de l'hôtel et la ville tranquille d'Allepey s'y prêtent bien. Super petit déjeuner varié pris avec une famille française. L'après-midi nous partons à pied en direction du marché bien calme à cette heure chaude de la journée. Nous allons acheter des épices (poivre, masala, noix de cajou) chez un vendeur spécialisé recommandé par l’hôtelier. En fin de journée je retourne en direction de la plage, comme c’est samedi la plage est bondée, des dizaines de bus qui ont amené les touristes sont garés sur le parking. Sur la place près de la plage des joueurs de cricket s’en donnent à cœur joie.
12/02 Allepey - Pulikunnu - Allepey
Vers 10 h nous enfourchons les vélos (état excellent) prêtés par le GH et empruntons la route qui longe la plage sous les piles de la future autoroute (ou du futur métro aérien), et qui file vers le Sud longeant les quartiers de pêcheurs on y est jamais à plus de 150 m de la plage et on voit les bateaux de pêcheurs tirés sur la sable, il y a aussi de grosses planches au bout recourbé qui servent à pêcher et sont plus maniables pour franchir la barre.
Belle balade dans ces quartiers d’habitation tranquille où la verdure prédomine. La présence de canaux nous rappelle que nous ne sommes pas loin des « backwaters ». Excellent déjeuner au Mushroom restaurant avec Frédérique et Thierry que nous venons de retrouver par hasard. Ensuite un rickshaw nous conduit au quai d'où doit partir le bateau pour Pulikunnu : c'est le quai où il y a une station service pour bateau. À 14h pile nous partons pour une super balade dans les backwaters de toute taille, petits, moyens ou grands. De plus comme c'est dimanche il y a beaucoup de passagers qui vont et viennent, des gens vont à la messe, d’autres au temple. On voit aussi beaucoup d'oiseaux (cormorans, aigrettes, hérons et autres échassiers de différentes couleurs. Le bateau s'arrête régulièrement et les passagers embarquent et débarquent. Au bout de 2h20mn nous arrivons au terminus du village de Pulikunnu. Du débarcadère on voit la grande église blanche de rite syriaque (Fernal church). Les fidèles se préparent pour la messe qui va bientôt commencer. C’est étrange de se retrouver aussi loin du Moyen-Orient et de voir ces églises, témoignages des premiers chrétiens venus évangéliser le Kerala il y a près de 2000 ans ! Au retour, le bus pour Allepey va longer les grandes rizières plates et vertes qui bordent la route de chaque côté.

En attente du bateau-bus
13/12 Allepey – Madakal –Allepey
Cette journée a été consacrée à la visite d’une institution religieuse qui s’occupe d’accueillir, de soigner, d’éduquer et de nourrir des enfants et des adolescents handicapés dont les parents ne peuvent s’occuper soit pour des raisons financières soit par manque de temps. Comme nous soutenons financièrement cette institution en parrainant deux enfants nous y avons été accueillis de façon extraordinaire. Ce fut une journée riche en émotions.
14/12 d’Allepey à Cochin
Levé à 6h je pars en vélo vers les plages du sud pour voir et photographier le retour des pêcheurs. Ciel bouché et nuageux ce qui entraîne un éclairage sans relief. Les embarcations de type planches évoluent un peu plus loin au large et commencent à rejoindre la terre ferme les uns après les autres. Je photographie mais je suis aussi sollicité pour les prendre en photos. Certains pêcheurs me suggèrent de photographier discrètement le dénommé « Mokaface ». Quand je leur montre le résultat, ils sont pliés de rire et tous les pêcheurs de la plage veulent voir la photo de Mokaface et rigolent à gorge déployée contents de la blague qu’ils lui ont jouée.

Départ pour la gare en rickshaw (40) où nous attendrons le train express pour Ernakulam qui aura 30 mn de retard. Nous sommes époustouflés par la propreté de la gare et par les équipements électroniques d’affichage des trains, ça change de notre vision d’il y a 40 ans ! En arrivant à Ernakulam jonction, rickshaw (300) pour notre GH (NestGH) à fort Cochi. C’est une belle maison récente, chambre propre, prix imbattable (1000 rp avec petit-déjeuner), on est à 15 mn à pied du centre ville. Nous allons à la découverte du vieux Fort Kochi et notre premier arrêt sera consacré à la vieille église St-François, 1ère église construite à Cochin par les Portugais au XVIe siècle. De là nous nous rendons aux fameux carrelets chinois, attraction symbolique de Cochin. Qu'en dire : ils fonctionnent apparemment surtout pour les touristes et sont manœuvrés dès qu'un groupe s'en approche pour prendre des photos. L'arrière plan manque de charme avec les installations portuaires en fond et la plage jonchée de détritus. De vrais pêcheurs à la ligne ou à l'épervier tentent leur chance au même endroit. Nous nous arrêtons devant les marchands de poissons installés devant les carrelets pour acheter 500 g de grosses crevettes (800rp 1kg) que nous faisons cuisiner juste à côté pour 120 rp. Un petit délice même si un verre de vin blanc aurait été plus indiqué qu'un thé indien ! Le soleil étant revenu j’en profite pour faire quelques photos devant les carrelets. Retour par la rue commerçante Princess qui ne présente pas beaucoup d’intérêts sauf à vouloir faire du shopping ! Excellent dîner de poissons grillés, dhal, curry de légumes, raita mixte, riz, chapatis au guest-house.

Les carrelets chinois de Cochin
15/12 Cochin
Ce matin visite de la laverie traditionnelle dans le quartier de Veli où s’activent des hommes et des femmes lavant et repassant des tonnes de linge à l’ancienne ce qui nécessite des forces, soit pour battre le linge soit pour soulever des fers à repasser en fonte de 10 kg ! Il s'agit d'une institution d'origine hollandaise très ancienne. Puis nous partons en rickshaw pour le quartier de Matanchery et sa synagogue, quartier très touristique à tel point que l'on y rencontre plus de «visages pâles » que d’autochtones les magasins se succèdent les uns derrière les autres et tous les vendeurs essaient d'attirer le chaland dans leur boutique. On est là dans le même esprit de globalisation qu’à St-Trop, Siem Reap (Cambodge) ou Khao San road à Bangkok, donc pas beaucoup d’intérêt pour nous. Visite émouvante de la synagogue la plus ancienne d'Inde et du Commonwealth. Quant aux magasins de souvenirs, les articles évoluent entre marchandises de pacotille de facture chinoise, brocante variée et antiquités douteuses à prix exorbitant. Nous continuons notre chemin par Bazar road qui est autrement plus intéressante : Entre cette rue et la mer sont installés les entrepôts des grossistes de toutes les marchandises possibles qui arrivent ou repartent par bateaux. On y a visité entre autres un grossiste spécialisé dans les épices dont l’entrepôt regorge de ces grands sacs en toile de jute remplis de macis, poivre, cardamome, anis étoilé, thé, café etc. Retour aux carrelets, apéro de crevettes grillées. Bruno, un marin retraité français installé ici depuis quelque temps et avec qui nous avons engagé la conversation, nous invite à boire l'apéro (en fait du pastis) chez lui. Ce fut bien agréable de boire un pastis en si bonne compagnie.
16/02 Cochin
Balade dans Cochin du côté du cimetière hollandais et le long de la promenade maritime qui longe la plage de Fort Kochi. L’après-midi petit tour jusqu'à Matancherry et la sympathique bazar road. Et dans un magasin recommandé par un expatrié, « Villager Handloom » situé dans Bazar road, nous achetons deux beaux tapis de style kéralais en patchwork avec des inclusions de paillettes d’argent à un prix très honnête.
17/02 de Cochin à Colombo (voir plus bas)
NB : l’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : goo.gl/...os/xGhdwFdu2TDC3Z7z7
Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos une par une.
En guise de conclusion sur l’Inde
En Inde du Sud, il fait déjà très chaud en février, pour nos yeux et nos nez d’occidentaux c'est sale, pour nos oreilles c’est très bruyant, vous n’y êtes jamais seul car il y a du monde partout et pourtant on est vite retombé sous le charme de cette Inde, allez savoir pourquoi ! Le premier « masala tchai » bu, le premier « vegetable korma » mangé, les premiers saris multicolores aperçus, les premiers échos de cette langue tamoule inimitable entendus et tous nos bons souvenirs d’il y a 40 ans nous reviennent en mémoire, nets et purs comme si c’était hier.
L’Inde du Sud c’est aussi ces scènes typiques du sous-continent indien : - la circulation démente en ville, le bruit incessant des klaxons, des moteurs rugissants, des « tuktuk » des rickshaws, les « gendarmes couchés » qu’il faut bien négocier sous peine de décoller de son siège, la conduite « sportive » des chauffeurs de bus sans exception, - L’omniprésence des corbeaux effrontés qui vous narguent et vous frôlent et croassent du matin au soir, - Les hordes d’écoliers et d’écolières en uniforme que l’on rencontre un peu partout, dans les bus, dans les temples, les musées et devant les écoles bien sûr ! - Les saris multicolores des femmes qui au soleil paraissent flamboyer tellement ils prennent la lumière, - Les petites cantines où l’on vient boire le thé, manger des fritures, déjeuner d’un « meal », le repas indien servi sur une feuille de bananier, - La façon amusante de dodeliner de la tête pour acquiescer, - La vie intense qui se déroule dans les temples, avec les fidèles qui viennent en nombre adorer leurs dieux et faire leurs prières, les brahmanes qui soit font la sieste dans les moments creux soit s’activent quand est venu le temps de participer à une cérémonie, - la musique populaire indienne avec ces voix suraigües des chanteuses qui vous vrillent les tympans des heures durant les longs trajets en bus, - les nombreuses sollicitations dont vous faites l’objet en tant qu’occidental et photographe, soit pour photographier des familles indiennes au complet, soit pour intégrer le noyau familial le temps d’un cliché. Je m’imagine en photo immortalisé dans de nombreux albums familiaux et trônant au salon -) - Regardez un indien ou une indienne, esquissez un sourire et vous êtes immédiatement récompensé par un sourire éclatant « plein de dents blanches » qui contrastent avec leur teint et leurs yeux si noirs !
L’Inde du Sud 40 ans après, c’est pareil et en même temps ça a bien changé, tant mieux car la situation ne paraissait pas brillante alors : de nombreux mendiants partout, des routes défoncées, très peu de voitures, une infrastructure touristique très limitée, des bidonvilles. Même si le Tamil Nadu semble moins développé que le Kérala les routes sont dans l’ensemble de bonne qualité, le parc automobile récent, nous avons vu peu de mendiants et uniquement devant les temples, l’infrastructure touristique est beaucoup plus étoffée également, même si les normes d’hygiène sont encore loin des standards européens.
Carnet de voyage d'un séjour de 21 jours au Sri Lanka
Dépenses au Sri Lanka (hors avion France-Sri Lanka) Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €
17/02 de Cochin à Colombo Après 50 mn de vol dans un airbus A320 de Srilankan airways nous atterrissons à Colombo Bandanaraike. Les formalités migratoires et bancaires vite expédiées nous prenons un tuktuk sur la route à la sortie de l'aéroport pour notre gh (1000) situé à Negombo : accueil sympathique de la part des hôtes, avec thé et eau. Belle chambre au sol marbré, sdb nickel. Je pars faire un tour sur la plage toute proche au moment du coucher du soleil. On se croirait en Thaïlande à voir le nombre de touristes qui se baladent sur la plage ou qui boivent leur bière assis sur le sable, tous les âges sont représentés, certains sont là en famille avec de petits enfants. Les touristes sont plus nombreux que les locaux. Un peu plus au nord les catamarans typiques du Sri Lanka sont échoués sur le sable. Le quartier très tranquille de notre GH est composé de petites maisons entourées d'un jardin.
18/02 de Negombo à Anuradhapura Petit déj typique du Sri Lanka avec hopper à l'oeuf, thé super sucré, bananes et fruits frais. Notre hôte nous emmène dans son van jusqu'à la route où nous attendons bien au frais le bus pour Anuradhapura qui passera vers 10h30. Il est déjà bondé mais l'aide du chauffeur nous trouve deux places derrière le conducteur. La conduite est sportive les arrêts pas trop fréquents. Au bout de 4h nous voilà à Anuradhapura, nous nous faisons descendre près de la clocktower que je pensais être près de notre GH mais manque de bol il est à 1,5 km plus au sud près de la mairie. Il fait chaud et lourd mais après nous être renseignés plusieurs fois nous trouvons le Rajata beach resort. C'est un GH tout neuf et propre géré par deux frères très avenants qui nous accueillent avec deux grands verres de jus de pastèque, Au dernier étage une terrasse ombragée a été transformée en salon et salle de restauration. Dans la soirée, l'un des frères nous emmène en voiture à la « Casserole » un restaurant qu'il connaît et qu'il nous a conseillé : C'est un restaurant chic avec éclairage tamisé et clim efficace situé au 1er étage d'un bâtiment moderne avec supermarché et divers magasins. Nous avons commandé deux plats, du nasi goreng (riz à l’indonésienne) et un plat de nouilles avec légumes et viandes variés. Les prix sont tout à fait corrects mais les portions sont tellement monstrueuses que nous n'en mangerons que la moitié chacun !
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Anuradhapura : les bassins jumeaux
19/12 Anuradhapura Vers 9h15 nous enfourchons nos vélos et partons en direction du site dont l'entrée se trouve à 2km du GH. Les billets d'entrée sont horriblement chers (3750 rp = 24€ pp). A cette heure 9h 40 il fait encore bon, nous visitons la première dagoba et le musée attenant qui recèle quelques belles sculptures. Puis nous allons successivement voir les parties les plus intéressantes de ce grand site qui s'étale sur 6km de long et 4 km de large. Comme c'est dimanche il y a beaucoup de fidèles et de pèlerins qui sont là pour se recueillir sur les sites majeurs du bouddhisme cinghalais et mondial, il s'agit entre autres de l'arbre sacré du Bouddha , des dagobas Ruvanvelisaya, et du monastère Abhayagiri. Vers 13h la chaleur devenant insupportable nous faisons plusieurs arrêts boissons dont deux noix de coco très rafraîchissantes. Le site d'Anuradhapura nous fait penser à AngkorVat (Cambodge) ou à Sukkothai (Thaïlande), mais les ruines sont beaucoup plus abîmées et moins parlantes, par contre l'environnement est très agréable en pleine campagne avec peu de routes et peu de circulation. Le nombre de touristes reste raisonnable et les autochtones sont les plus nombreux et souvent habillés tout de blanc surtout les femmes. Sur le site de l'arbre de Bouddha les pèlerins sont nombreux à tourner autour du temple et à se recueillir devant l'arbre sacré.

Cérémonie religieuse à Anadhapura
20/02 d'Anuradhapura à Polonnaruwa Matinée consacrée au site de Mihintale : Pour profiter du site aux heures les moins chaudes je m'y rends tôt le matin. Pour y arriver je monte dans un bus pour Polonnaruwa qui mettra 40 mn pour rejoindre Mihintale. Là je prends à pied la direction du site, passe devant le musée encore fermé et commence la visite par la dagoba de Kantaka Chaitya. Je suis seul, le soleil est à peine sorti et les oiseaux en profitent ce qui donne une musique tropicale tout à fait agréable. Après cette visite je me dirige vers le ticket office et visite le réfectoire, la salle de réunions et la salle des trésors : les ruines sont peu parlantes à l'exception de quelques pièces sculptées comme la grande mangeoire et les stèles aux inscriptions. Il y a également une belle statue de lion devant le Sinha Pokuna. C'est ensuite la montée vers les dagobas d'une blancheur étincelante situés au-dessus du site. Des différentes collines que l'on peut gravir par des escaliers à peine marqués dans la pierre, on a une belle vue sur la campagne environnante et quelques rizières. Toujours personne à part un couple de Cinghalais et un oiseau avec un gros bec ressemblant à un toucan. Je redescends vers l'entrée où arrivent maintenant des groupes de touristes occidentaux. Dernière étape au musée qui présente quelques pièces intéressantes. Je saute dans le 1er bus qui passe et me retrouve à Anuradhapura vers 10h. Notre logeur nous emmène en voiture à la station de bus : à 12h45 nous partons pour Polonnaruwa pour 4h de trajet. Route entre savane et forêts tout du long. Le bus nous laisse dans le centre de Polonnaruwa près de la Ceylan bank. Nous partons à pied en direction de notre Thissara GH proche de 600 m. Elle est située dans la proche campagne dans un bosquet en bordure d'une belle rizière d'un vert tendre. Dîner-buffet sur place sur la terrasse dehors en compagnie de moustiques voraces et pénibles : excellent curry de poulet, dhal et salades de concombres.
21/02 Polonnaruwa
Petit-déjeuner sur la terrasse avec en bel arrière plan les rizières et le soleil matinal. Nous allons en vélo au musée en ville acheter les tickets (toujours aussi chers) puis partons en
Anuradhapuradirection du sud en longeant le lac : belles scènes de lavandières au bord du lac, de pêcheurs et d'oiseaux de toutes sortes. Visite des deux sites, la statue de Parakrama Bahu et le bâtiment de Poth Gul Vihara…rien d'exceptionnel, de plus les protections gâchent la vision que l'on peut avoir de la statue ! Nous revenons ensuite sur nos pas et allons visiter les sites près du village dont la fameuse terrasse de la dent de Bouddha. Il y a là plusieurs monuments remarquables tant par leurs sculptures en frises que par les statues de Bouddhas dont certaines très usées par le temps. Bel éclairage et bel environnement dans une forêt clairsemée. Vers 10h les groupes de touristes arrivent mais ça reste acceptable. Je repars à vélo vers 16h pour visiter les sites excentrés au Nord. Premier arrêt pour le temple de Shiva 2 et le Rankot Vihara ? Je continue jusqu'au Lankatilaka, bel ensemble composé d'une dagoba toute blanche et d'une grande « cathédrale » massive et sculptée, bel éclairage de fin de journée.
Puis c'est le Kalu gal Vihara le « sanctuaire du roc » avec ses magnifiques bouddhas sculptés dans la falaise malheureusement à contre-jour. En dernier, j'irai voir le petit bassin au lotus avec ses formes originales inspirées de la fleur éponyme. Retour en ville, dernière promenade le long du lac où viennent se baigner et se laver les habitants avant de rentrer chez eux.
22/02 de Polonnaruwa à Sigiriya Départ en tuktuk en direction de la station de bus de Kaduruwela (300rp) de là nous prenons un bus jusqu'à Inamalawa(180rp) puis un tuktuk (600) jusqu'à notre hébergement un peu difficile à trouver vu que tous les hôtels et GH ont à peu près le même nom et que l'adresse postale est très vague. Accueil sympathique des jeunes propriétaires avec un thé et un jus de fruit de mangue. La grande chambre est toute récente (3 mois) et d'une propreté irréprochable. Je pars me balader sur la route pour admirer le rocher de Sigiriya en cette fin d'après-midi. Belle campagne calme, avec seulement le chant des oiseaux. Excellent dîner à base de curry de tomates : nous avons pu assister à la préparation de ce plat qui comporte de nombreux ingrédients : oignons, ail, piment, cannelle, curcuma, feuilles de carry, sel, gingembre et lait de coco, c-à-d l'eau de trempage de la noix de coco fraîchement rappée,
23/02 Sigiriya A 6h45 le patron m'emmène en tuktuk jusqu'à l'entrée du site de Sigiriya. Il n'y a que 10 personnes qui attendent l'ouverture de la billetterie. A 7h je pénètre sur le site en traversant la grande allée qui sépare les jardins et les bassins puis je me faufile par une étroite ouverture entre deux rochers vers le rocher proprement dit. Il fait bon à cette heure et les touristes sont heureusement rares. Puis commence la grimpette par de larges escaliers réguliers en pierre. Au bout de 10 mn on arrive devant le mur miroir sur lequel on est censé voir des graffitis très anciens, je n'ai pas vu grand chose puis on grimpe par des passerelles et des escaliers métalliques jusqu'à la porte du lion dont il ne reste que les deux énormes pattes encadrant l'escalier qui monte vers le sommet du rocher. De là haut on a une superbe vue panoramique à 360° sur la plaine alentour : on y voit des bosquets alternant avec des lacs et des rizières, au loin on voit des montagnes et de temps en temps pointent vers le ciel un bouddha ou un stupa tout blanc. Le plateau sommital est plus grand et vaste que je ne le pensais : le sommet du rocher n'est pas plat et les constructions épousent les différences de niveau et sont reliées par des escaliers qui permettent de passer d'un niveau à l'autre. Rien de très parlant en dehors de bassins plus ou moins grands et de sièges en pierre destinés aux autorités. Je redescends jusqu'au miroir d'où on prend un court escalier métallique en colimaçon qui mène aux demoiselles. Dommage que les photos soient interdites car elles sont effectivement magnifiques et émouvantes. Descente vers l'esplanade qui correspondait aux jardins, où je croise des multitudes de groupes de touristes chinois, européens et locaux, je n'ose imaginer la cohue dans les petites escaliers tant vers les demoiselles que pour monter au sommet ! Sur la route du GH j'ai croisé une centaine de jeunes musulmans tout de blanc vêtus avec leurs petits calots qui avaient l’air de bien s’amuser !

Vue panoramique du haut du rocher de Sigiriya
24/02 de Sigiriya à Dambulla Notre hôte nous emmène en tuktuk à l'arrêt de bus pour Dambulla, 45 mn plus tard nous y voilà. Là nous prenons un tuktuk (150) pour aller jusqu'au Golden temple où nous déposons nos sacs à dos au book shop à gauche de l'entrée kitschissime du temple (100 rp par bagage), Nous commençons la montée sous un chaud soleil pourtant il n'est que 9H et la foule est déjà dense, mais aujourd'hui c'est « bank holidays » donc les Cinghalais sont en congé. Arrivés en haut devant le kiosque d'entrée on nous apprend que le « « ticket office est tout en bas !!! Enfer et damnation, je dois redescendre 350 marches pieds nus ayant laissé mes sandales à la consigne, puis il me faut remonter les 350 marches pour pouvoir enfin pénétrer dans les grottes en nage et avec des centaines de visiteurs. La 1re grotte toute petite et étroite se laisse difficilement admirer avec tout ce monde qui se bouscule, le bouddha couché n'en est pas moins très beau !
La 2me grotte est beaucoup plus grande et se visite plus facilement, le plafond en est entièrement peint avec des motifs religieux, on peut voir ainsi des centaines de bouddhas ou des scènes religieuses. Le long des murs sont posés des dizaines de bouddhas soit debout soit en position du lotus. La 3me grotte ressemble à la 2me en plus petit. Les autres sont du même style.

Dambulla
Re-descente jusqu'au golden temple, cadeau kitsch du Japon et de la Thaïlande que nous ne visiterons pas. Nous reprenons nos sacs et nous voilà repartis en bus, directement devant le golden temple, pour Kandy que nous atteindrons 2h plus tard par une belle route de montagne dont les paysages tropicaux nous font penser à ceux de Munnar au Kérala. Le bus nous laisse un peu avant Kandy à un carrefour indiqué par l'hôte du GH Suresh. Nous hélons un tuktuk qui peine à trouver le GH mais grâce au téléphone nous y arrivons. Installation dans une belle maison dans un quartier très calme aux rues très pentues. Notre hôte, style baba cool nous accueille aimablement nous offrant du thé et nous faisant visiter la maison et la terrasse au dernier étage. Un tuk-tuk (300 rp) nous dépose au centre ville près du temple de la dent. Il y a pas mal de monde : nous allons visiter les différentes curiosités de cet ensemble de temples divers, il n'y a rien d'exceptionnel, la plupart des bâtiments sont assez récents à l'exception de l'entrée du temple de la dent et du hall aux belles colonnes de bois sculptées. Nous resterons jusqu'à 18h30 pour voir l'ouverture du saint des saints et voir la ferveur de la foule faire la queue pour défiler devant le reliquaire. Petite balade dans le quartier commerçant et bruyant de la ville où se mélange églises chrétiennes, mosquées et temples bouddhistes.
25/02 Kandy Peradenya Petit déjeuner végétarien très sucré et un peu bourratif. Vers 9h nous commandons un tuktuk pour aller au jardin botanique de Peradenya. Il fait beau et chaud et comme on est samedi il y a plein de Cinghalais qui sont venus passer la journée ici en famille emmenant le pique-nique. Grand jardin bien entretenu, avec de très belles sections : celle des orchidées, les allées de palmier royaux et choux-palmistes, les bambous géants. Le secteur des épices était un peu maigrichon ainsi que celui des fougères. Par contre il y a, un peu partout dans le jardin des arbres magnifiques d'une taille impressionnante. Nous prenons le bus urbain pour retourner dans le centre ville avec une circulation dense et chaotique, il nous faudra plus de 40 mn pour faire 6 km de routes bouchonnées. Nous commençons à avoir une petite faim que nous allons satisfaire en allant manger au Devon restaurant, grand restaurant populaire avec une animation musicale très sonore dont on se serait bien passé, quant aux plats ils sont goûteux et à prix raisonnable. Je pars ensuite faire le tour du lac (4km) en un peu moins d'1h. Quelques beaux hôtels et belles maisons se partagent cet endroit privilégié. Petite cérémonie de prières devant l'entrée du temple de la dent.
26/02 de Kandy à Nuwara Eliya Bus intercity. Qu'en dire ? Ticket 3 fois plus cher (les bagages s'ils occupent une place valent le prix de cette place) que le bus local, confort mitigé sur un strapontin branlant, vue sur le paysage très limitée puisque tous les rideaux ont été tirés par les passagers pour dormir dans l'obscurité, heureusement je suis à la fenêtre et je profite un peu du paysage de montagne et des plantations de thé. Temps gris, il pleuviote un peu en arrivant à Nuwara Eliya. Une fois de plus le tuktuk se trompe (à notre avis volontairement pour allonger une course qui aurait été trop courte vu le prix demandé) malgré le fait qu'on lui ait montré le nom et l'adresse du GH. Grande chambre récente avec des baies vitrées partout, hôte très sympathique qui nous accueille avec du thé. Je pars me balader en ville sous un ciel menaçant, d'ailleurs il commencera à pleuvoir vers la fin de ma sortie. C'est assez étrange, on se croirait vraiment en Grande-Bretagne à voir les maisons victoriennes ou de style Tudor, le champ de courses hippiques, les jeunes qui jouent au criquet, le golf et les vénérables hôtels de luxe, sans parler de la poste « so british », même la météo est au diapason avec cette bruine désagréable. Nous allons dîner au Milano, excellente cuisine à prix raisonnable. A la tombée de la nuit les alentours du marché sont un peu glauques avec des mendiants et des gens miteux qui luttent contre le froid qui s'installe. La misère serait-elle plus belle au soleil comme dit la chanson ?
27/02 de Nuwara Eliya à Ella Il a plu une bonne partie de la nuit mais quelques rayons de soleil font timidement leur apparition. Petit-déjeuner au GH puis bus pour la Pedro tea factory (en 10 mn) avec le bus qui part en direction de Kandapola de l'arrêt de bus on voit le bâtiment de la manufacture de thé qui se trouve à 10 mn de marche à pied. Pour 200 rp on a droit à un thé avant et après la visite. La visite elle-même est expédiée en 15 mn et se déroule devant des machines à l'arrêt et sans aucun ouvrier au travail ! Dommage, la guide n'est pas toujours compréhensible autant dire que pas mal d'infos nous passent largement au-dessus ! La visite terminée j'en profite pour aller me promener dans la plantation et faire quelques photos. Retour en bus à Nuwara nous allons chercher nos affaires au GH et repartons à la station de bus non sans avoir au préalable achetés quelques provisions de bouche (samosas et fritures diverses). Pour aller à Ella c'est assez compliqué en bus puisqu'il va falloir changer deux fois, dont la deuxième à Bundarawela. Beaux paysages de montagne avec une route sinueuse et toujours de belles cultures vivrières. Arrivés à Ella nous trouvons facilement le « Grand peak GH » où nous sommes accueillis en français par le patron Sonny et sa femme qui vont nous expliquer avec force détails ce qu'il y a à faire à Ella. Il me reste encore un peu de temps pour faire une balade en direction du Little peak Adams et faire quelques photos des plantations de thé. Excellent dîner (un peu cher ) au GH. La chambre 109 face à la réception et le restaurant a été un mauvais choix : bruit + lumière une bonne partie de la nuit, d'autant que les fenêtres de la chambre qui donnent sur cet espace n'ont pas de rideaux.

Plantations de thé vers Haputale
28/02 de Ella à Haputale et retour Réveil à 5h30 pour aller prendre le train à la gare (15 mn à pied) en direction de Haputale soit 1h de trajet en montagne et parmi les plantations de thé. En arrivant à Dambatenne nous négocions un tuktuk (1000 rp) avec 2 bayonnaises rencontrées hier dans le bus. La montée s'effectue sous un soleil intermittent et un super paysage de plantations de thé, mais à mi- hauteur nous rentrons dans une brume épaisse qui ne nous quittera plus jusqu'au sommet. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire dans la gargote devant le « Lipton seat ». Une petite échappée nous permet d'apercevoir furtivement le point de vue magnifique sur les plantations en bas. Nous commençons la descente (7km) dans la brume, puis sous un ciel relativement dégagé et pour finir sous une pluie battante 2 km avant d'arriver à la manufacture. 1/3 de Nuwara Eliya à TangalleL Levés vers 8h30, petit-déjeuner sur place, entourés de français, c'est normal vu que le patron parle français et en fait sa publicité! Vu le temps couvert nous laissons tomber la balade au little Adam's Peak et prenons un bus pour Welliwaya puis de Wellivaya jusqu'à Tangalle où nous arrivons à 14h sous une bonne pluie qui nous accompagne depuis que nous avons dépassé Hambantota. Au Beach lagoon nous avons réservé une chambre par booking. Belle chambre avec terrasse qui donne sur le jardin et le lagon un peu plus loin. Eau froide et ventilo mais vu les conditions météo c'est suffisant. La pluie va se calmer et cesser ce qui va nous permettre de nous balader le long de la très grande plage balayée par de grosses déferlantes puissantes et mousseuses. Dîner au blue horizon, pas terrible ! le thon est trop frit presque « torréfié » quant au riz aux fruits de mer s'il y a bien du riz les fruits de mer, il faut bien les chercher pour les trouver ! Il est vrai que nous sommes dans un endroit touristique où tout est calculé et fait pour le touriste. Dès que l'on voit des panneaux « happy hours » ou « special buritos » ou « mojito » on sait que l'on est dans une enclave touristique qui pourrait se trouver aux Canaries, à Ibiza, à Siem Reap ou à Vang Vien. Les sonos hurlent des standards occidentaux : Bob Marley, Abba, Pink Floyd et autres !

Coucher de soleil à Polhena
2/3 Tangalle Levé aux aurores, vers 6h, c'est l'heure où le photographe peut espérer faire quelques belles photos, à condition que le soleil ne soit pas voilé ! Je pars en direction du centre ville puis du port pour assister à la criée aux poissons qui viennent d'être déchargés des nombreux bateaux de pêche qui sont amarrés ici. Ambiance affairée avec les vendeurs et les acheteurs qui échangent des prix, des mimiques, des gestes d'accord ou de désaccord. D'autres déchargent les bateaux, d'autres vont chercher de la glace pilée, d'autres encore débitent les poissons, coupent les têtes. Un peu plus près, le long de la plage j'assiste au retour des pêcheurs qui pêchent sur leurs catamarans. On me sollicite pour aider à remonter les pirogues sur le sable et pour hisser le long filet qui est encore largement immergé dans la mer. Au GH, petit-déjeuner mixte (srilankais et continental) puis nous allons à la plage nous baigner devant le restaurant « blue horizon » où un amas rocheux brisent les lames puissantes: eau chaude, mer calme à cet endroit. Sieste et lecture, vers 14h je pars à pied en ville changer de l'argent dans un ATM et en profite pour acheter quelques fritures pour le « 4h » qui sera arrosé par un lime juice. Balade le long de la plage en direction du port.
3/3 de Tangalle à Polhena Petit-déjeuner mixte (continental et cinghalais) comme hier puis nous allons nous tremper une dernière fois dans la mer devant le Blue Horizon, nous sommes seuls à cette heure et la mer est chaude et calme, mais le soleil est brûlant, attention aux coups de soleil ! Nous quittons ce GH sympathique , prenons un tuktuk (150 rp) pour la station de bus et très vite nous attrapons un bus en partance pour Matara : environs 1h15mn plus tard nous voilà à Matara un tuktuk (250 rp) nous emmène jusqu'à Polhena et peine à trouver notre GH qu'il nous disait connaître ! C'est une maison neuve avec 4 ou 5 chambres toutes propres avec ventilo et sdb récente. Je pars explorer la route qui part en direction de l'ouest longeant la côte avec ses nombreux restos et GH. L'après-midi nous irons nous baigner sur la plage publique de Polhena en même temps que des groupes de scolaires venus en bus passer quelques moments ici, ambiance bonne enfant garantie ! Dîner de poissons au GH, si le poisson est bon les légumes bouillis et le riz blanc en accompagnement sont insipides, nous avons aussi goûté au kottu, rien d'exceptionnel.
4/3 Polhena Il pleut depuis cette nuit à verse. Le ciel bleu n'est pas loin et nous partons à pied vers la ville de Matara en empruntant la petite rue qui serpente dans la jungle entre canaux et mer et qui abritent de très belles maisons de maître. Au bout de 50 mn de marche nous longeons main street la rue commerçante de Matara puis arrivons devant les restes du fort hollandais et devant la petite île sur laquelle se trouve un temple. Une fois de plus le déchaussage et la consigne des chaussures est payante (100rp) je refuse tout net et repars en sens inverse, ras le bol de toujours payer ! Balade le long de la très grande et longue plage de Matara. De nombreux couples de jeunes abrités par un parapluie se bécotent sur les bancs publics face à la mer. Achats de fruits et de fritures pour le déjeuner et retour en tuktuk. En fin de journée je pars me baigner dans les petites criques sableuses à l'Ouest de la plage publique de Polhena. Les vagues sont un peu cassées par le récif de corail mais restent assez fortes, de plus des plaques de corail mort pointent sous le sable dans la mer ce qui est dangereux avec une eau trouble qui les cache à nos yeux. Au moment du coucher du soleil je vais faire quelques photos le long de Polhena road. Excellent dîner thaï au resto Lakraj tout près de notre GH.
5/3 de Polhena à Galle Nous partons à pied en direction de l'arrêt de bus sur la route de Matara. Très vite un bus nous emmène à Galle. Du bus stand nous prenons un tuktuk pour notre GH, le Fort Inn. Patronne avenante mais chambre qui s'avère moins reluisante qu'escomptée : draps sales et courts, chambre un peu miteuse, atmosphère lourde, odeur de moisie dont les draps sont imprégnés, salle de bain aux accessoires inexistants ! Ayant réservé par booking pour deux nuits nous sommes piégés, de plus le jeune gérant est prétentieux tout juste capable de regarder à longueur de journée des jeux vidéo ! Nous allons nous promener dans la vieille ville hollandaise et allons croquer quelques fritures à « l'indian restaurant » dont la belle terrasse donne sur les remparts sud. Retour à la chambre. Le soir dîner au même endroit de dhal et de végétable korma : ah la cuisine indienne est incomparable ! et nous paraît supérieure à la cuisine cinghalaise par ses associations d'épices plus subtiles et qui nous à fait apparaitre le rice & curry un peu fade. Nuit difficile avec moustiques agressifs : moustiquaire trouée et ventilo poussif.
6/3 Galle Après de nombreuses palabres avec la patronne, nous changeons de chambre avec une moustiquaire plus neuve, la chambre au 1er est mieux et le prix plus raisonnable. Nous passerons la journée à nous balader en ville à photographier les vieilles maisons coloniales de couleur ocre avec leurs colonnades et leurs avant-toits. Des photographes professionnels s'activent à photographier de jeunes locaux en habit de fêtes et de mariage traditionnels pour je ne sais quelle campagne publicitaire. Le fort de Galle fait partie de ces villes touristiques où le business a transformé une ville originale en produit de la mondialisation avec ses magasins chics vendant des montres de luxe suisse, ses hôtels « heritage » ses Porsche Cayenne, ses vieilles Morris de l'âge d'or. Une maison sur deux est un GH, un magasin de souvenirs, une bijouterie ou un restaurant pour touristes avec des offres « typiques » : tabboule, pizza, bruschetta, panini... ! Heureusement il y a encore en ville des habitants même s'ils vivent essentiellement du tourisme : Le Fort de Galle est indéniablement un beau quartier avec de belles maisons et il s'en dégage encore une atmosphère nostalgique mais pour combien de temps ? Cochin, autre ville touristique et particulière me paraissait plus vivante et plus authentique que fort Galle.

Galle : le quartier du fort
7/3 de Galle à Negombo A la gare un express train va nous emmener à Fort Colombo en 2h30mn, les rails suivent la côte la plupart du temps et des bidonvilles squattent les bords des rails. La nature est toujours aussi exubérante, verte et tropicale. A Colombo, nous prenons un bus pour Negombo à la station de bus toute proche de la gare. 1H30mn plus tard nous descendons à la station de bus de Negombo d'où un tuktuk va nous amener chez Joseph Family GH. Balade sur la plage, baignade dans une eau chaude avec quelques rouleaux pas bien méchants. Excellent dîner à base de produits de la mer chez Aroma sur la route de la mer : crevettes, frites et salade pour Monique, rouget, frites et salade pour moi.

Negombo : le retour des pêcheurs
8/3 de Negombo à Riyad Levé à 6h je pars à la recherche des pêcheurs qui ne devraient pas tarder à ramener leurs filets. En fait en arrivant sur la plage à la hauteur du Starbeach hotel je suis remonté en direction du port vers le sud et au bout de 15mn je suis arrivé à la hauteur d'un quartier de pêcheurs et ai attendu. Les barques ont commencé à arriver bien chargées de filets aux reflets d'argent dus aux poissons qui y étaient piégés. Ici aussi j'ai été sollicité par les pêcheurs pour tirer les barques hors de l'eau, encouragés par les chants rythmés prévus à cet effet. Bel éclairage, belles photos. Retour au GH, petit-déjeuner puis baignade dans une mer chaude et calme. Déjeuner à l'Olive tree, moins bon qu'hier. Retour au GH repos puis départ en tuktuk (800 rp) pour l'aéroport. Malgré les avertissements d'arriver 5h en avance, il n'y a pas foule et en 2h toutes les formalités étaient terminées, le plus long a été l'attente devant le guichet de la Saudi Arabian avec deux cas devant nous qui ont été longs à régler ! Décollage dans un Boeing 777 pour 5h10mn de vol un peu chahuté par moments. Attente à Riyad puis re-décollage dans un 777 pour 6h de vol, arrivée à CDG à 7h du matin.
Conclusion : Nous avons trouvé les Cinghalais d'une grande convivialité, très souriant et d'un abord facile. A notre avis, certains sites anciens ne sont pas exceptionnels, ainsi les monuments d'Anuradhapura sont abîmés et dans l'ensemble peu lisibles, les ruines de Polonnaruwa par contre sont belles, Sigiriya vaut par ses fresques « les demoiselles » et l'originalité de ce gros monolithe. Les grottes de Dambulla avec leurs Bouddhas et leurs fresques sont également remarquables. En dehors de ce triangle culturel nous n'avons pas vu dans notre circuit de grands monuments. Les plages que nous avons vues ne nous ont pas paru exceptionnelles non plus, soit parce que la baignade peut y être problématique à cause des courants dangereux, soit des rouleaux imposants empêchent une baignade tranquille soit la présence d'affleurements de corail invisibles sous l'eau peuvent occasionner des blessures. Nous avons bien aimé les paysages des plantations de thé dans les environs d'Ella et d'Haputale, un peu moins la ville de Nuwara Eliya. L'hôtellerie nous est apparue chère et d'un rapport qualité prix moyen surtout dans les endroits touristiques comme Kandy, Galle. Nous n'avons pas apprécié du tout (et nous ne sommes pas les seuls !) la politique gouvernementale qui vise à faire payer aux touristes un maximum (prix des entrées de temples exhorbitants !) et ce de plus en plus si on suit l'évolution des prix sur quelques années.
Nous avons bien aimé : Les plantations de thé de la région d'Ella et d'Haputale Les sites de Polonnaruwa, Sigiriya et Dambulla
Nous avons moins aimé : Kandy : les environs du lac et du temple de la dent sont agréables, le temple lui-même ne me paraît pas exceptionnel. Nuwara-Elyia : intéressant uniquement pour les bâtiments de style anglais et l'ambiance qui en découle, mais quand il pleut c’est tristounet. Galle : le quartier du fort est en passe d'être « muséifié » : bientôt il ne restera plus que des GH, des magasins pour touristes et des restaurants. Anuradhapura : les ruines sont peu parlantes mais le site est agréable Ella : rien d'authentique, que des GH et des restaurants !
Nous n'avons pas aimé : La pollution dans les villes générée par tous les camions, tuktuk, voitures et bus aux échappements douteux.
L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
https://goo.gl/photos/4BjqeDK2wX7NhMdV7
Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos Une par une.
15 jours en Tanzanie - Lions, guépards & tutti quanti English translation pending
Et voilà, après avoir beaucoup lu de témoignages sur ce forum et reçus de précieux conseils, à mon tour de revenir sur le très beau voyage que nous avons réalisé en Tanzanie en novembre 2016! Les notes ci-dessous sont une retranscription fidèle de celles que j'ai prises au cours du voyage, donc pas forcément un niveau de langue très élevé... 😛
Avant de commencer, quelques précisions sur ce projet. Il s'agissait de notre voyage de noces, organisé avec l'agence Vie Sauvage. Nous avions beaucoup lu et préparé ce voyage dont nous rêvions depuis longtemps et avons donc apporté pas mal de modifications au programme initial proposé par l'agence, afin de coller au mieux à nos envies. Nous étions majoritairement intéressés par l'observation des animaux, pas uniquement en mode reportage photo, mais aussi pour les observer vivre dans leur habitat naturel. Je vous laisse découvrir ce que ça a donné!

Jour 1 - 29.10.2016 Vol Genève-Amsterdam avec KLM. La connexion avec le vol pour Arusha à Amsterdam étant un peu courte et n'ayant pas envie de commencer notre voyage sans une valise, nous avont sur les conseils de notre agence choisit de passer une nuit à Amsterdam, puis de reprendre l'avion le lendemain matin. Ce fut aussi pour moi l'occasion de découvrir cette ville que je ne connaissais pas jusqu'alors. Je ne vais pas trop commenter cette journée (ce n'est pas le thème de ce carnet 😉), juste vous dire que nous avons profiter du (relativement) beau temps pour nous balader au bord des canaux et parcourir le centre-ville en long et en large.


Nous nous sommes fait plaisir cette unique nuit à Amsterdam et avons choisi l'hôtel Pulitzer. Un très bon souvenir, avec champagne offert pour notre "honeymoon" et petit déjeuner gargantuesque (sans oublier la cloche en argent pour le beurre!).
Jour 2 - 30.10.2016 Réveil à 6h, petit-déjeuner, checkout et départ pour l'aéroport avec le premier tram du matin. Une fois arrivés, coup de stress: impossible de faire le check in, nos billets sont indisponibles dans le système! Après avoir essayé à trois guichets différents et perdu près d'une heure, le problème est finalement résolu et c'est parti pour 8h30 de vol! Ouf, on voyait déjà l'avion s'envoler sans nous! N'arrivant pas à dormir en vol, c'est l'orgie cinématographique en vol (Avengers Civil War, Warcraft, le dernier Divergente et même Raiponce 😊) avant d'atterrir finalement à l'aéroport du Kilimandjaro aux alentours de 20h. Grâce à la personne envoyée par l'agence pour faciliter les démarches administratives, l'obtention du visa et le scanning des bagages se passent rapidement. Transfert en direction de l'Arusha Safari Lodge (environ 1h). L'accueil est chaleureux mais nous sommes épuisés et nous effondrons dans notre lit à moustiquaire...
Arusha Safari Lodge

L'aventure commencera réellement au prochain épisode!

Jour 1 - 29.10.2016 Vol Genève-Amsterdam avec KLM. La connexion avec le vol pour Arusha à Amsterdam étant un peu courte et n'ayant pas envie de commencer notre voyage sans une valise, nous avont sur les conseils de notre agence choisit de passer une nuit à Amsterdam, puis de reprendre l'avion le lendemain matin. Ce fut aussi pour moi l'occasion de découvrir cette ville que je ne connaissais pas jusqu'alors. Je ne vais pas trop commenter cette journée (ce n'est pas le thème de ce carnet 😉), juste vous dire que nous avons profiter du (relativement) beau temps pour nous balader au bord des canaux et parcourir le centre-ville en long et en large.


Nous nous sommes fait plaisir cette unique nuit à Amsterdam et avons choisi l'hôtel Pulitzer. Un très bon souvenir, avec champagne offert pour notre "honeymoon" et petit déjeuner gargantuesque (sans oublier la cloche en argent pour le beurre!).
Jour 2 - 30.10.2016 Réveil à 6h, petit-déjeuner, checkout et départ pour l'aéroport avec le premier tram du matin. Une fois arrivés, coup de stress: impossible de faire le check in, nos billets sont indisponibles dans le système! Après avoir essayé à trois guichets différents et perdu près d'une heure, le problème est finalement résolu et c'est parti pour 8h30 de vol! Ouf, on voyait déjà l'avion s'envoler sans nous! N'arrivant pas à dormir en vol, c'est l'orgie cinématographique en vol (Avengers Civil War, Warcraft, le dernier Divergente et même Raiponce 😊) avant d'atterrir finalement à l'aéroport du Kilimandjaro aux alentours de 20h. Grâce à la personne envoyée par l'agence pour faciliter les démarches administratives, l'obtention du visa et le scanning des bagages se passent rapidement. Transfert en direction de l'Arusha Safari Lodge (environ 1h). L'accueil est chaleureux mais nous sommes épuisés et nous effondrons dans notre lit à moustiquaire...
Arusha Safari Lodge

L'aventure commencera réellement au prochain épisode!
Tanzanie: la Grande migration, février 2017 English translation pending
Bonjour à tous,
Comme promis à certains et certaines voici le récit succinct de notre voyage dans les parcs du nord agrémenté de quelques images choisies parmi des centaines d'autres .
J1-20/01/2017
Je tiens avant de commencer à remercier les uns et les autres qui ici et là sur VF nous ont aidé à construire ce voyage. Je pense à Blesl Bernard ( www.safari-tanzanie.net/ ) dont les désaccords et les convergences nous ont permis de nous positionner. Mais nous songeons aussi à Laurence de l'Agence de voyage "Bel Africa" ( www.belafrica.com/ ) dont l’efficacité, la réactivité , la disponibilité et la gentillesse sont à signaler. Je remercie aussi le partenaire de cette agence, Maasaï Wanderings ( maasaiwanderings.com/...anderings/index.html ) pour le soin relatif apporté à l'oraganisation de ce parcours. A Richard notre guide-chauffeur pour son professionnalisme.
Notre projet: visiter les parcs du nord et seulement eux . Prendre le temps de le faire c'est à dire y consacrer autant de temps que notre budget le permettait . Nous désirions voir des animaux dans leur biotope, toutes sortes d'animaux y compris les plus modestes .
En fait ce n'est pas notre premier voyage en Tanzanie encore moins notre tout premier en Afrique. Aussi la recherche des cinq grands n'a pas été notre préoccupation première mais davantage : 1) le spectacle de la grande migration et 2) l'immersion dans les parcs, toute prudence gardée, au plus proche de sa faune. Priorités qui impliquaient des hébergements "intra-muros", de préférence en tente Meru sise dans un site non clôturé et retiré et sauvage...sauvage 🙂 . Bien sur le succès de cette boucle ne dépendait pas que... mais aussi de la météo, des caprices de la faune, de l'âge du capitaine, bref du hasard auquel il faut bien un moment ou autre s'abandonner.
Donc notre itinéraire dans les parcs du nord fut le suivant, dans l'ordre: Tarangire ( 4 nuits), Manyara (1 nuit) Serengeti ( 3 nuits) Ndutu (2 nuits) Ngorongoro (1 nuit) Arusha (1 nuit). Soit 12 nuits dans les parcs ou très proche si l'on excluent la première nuit d'arrivée, et la dernière avant de reprendre l'avion pour l'Europe.
Coût du séjour tout compris environ 900 €/ jours pour deux personnes. C'est cher mais comme déjà dit par ailleurs la Tanzanie est une destination chère et les safaris photos en Tanzanie aussi 🙂 . Et puis ne soyons pas chiche car quand on aime on ne compte plus ! Je dirais donc que c'est 450 € de passion par jour et par personne.
Nous avons voyagé avec KLM pour au moins deux raisons . D'abord le poids autorisé en bagage cabine de 12 kg (donc 24 pour deux) et ensuite le trajet direct à partir d'Amsterdam sur l'aéroport Kilimandjaro (JRO) . Vingt quatre kg consacrés aux matériels photo et d'observation ça ne se refuse pas!
Départ de Roissy CDG le 20/02/17 au petit matin et arrivé dans la soirée à JRO avec 1 stop à Amsterdam. Le transfert à Schipol a été un jeu d'enfant grâce à la très bonne signalétique de l'aéroport. Entre la porte d'arrivée à Schipol et celle d'embarquement un contrôle des passeports plutôt rapide et à allure modérée nous avions une bonne demie heures d'avance sur notre vol. Au retour les contrôles seront plus sévères.
Voilà c'est fini pour aujourd'hui. Suite de notre récit demain . Bonne nuit...
Comme promis à certains et certaines voici le récit succinct de notre voyage dans les parcs du nord agrémenté de quelques images choisies parmi des centaines d'autres .
J1-20/01/2017
Je tiens avant de commencer à remercier les uns et les autres qui ici et là sur VF nous ont aidé à construire ce voyage. Je pense à Blesl Bernard ( www.safari-tanzanie.net/ ) dont les désaccords et les convergences nous ont permis de nous positionner. Mais nous songeons aussi à Laurence de l'Agence de voyage "Bel Africa" ( www.belafrica.com/ ) dont l’efficacité, la réactivité , la disponibilité et la gentillesse sont à signaler. Je remercie aussi le partenaire de cette agence, Maasaï Wanderings ( maasaiwanderings.com/...anderings/index.html ) pour le soin relatif apporté à l'oraganisation de ce parcours. A Richard notre guide-chauffeur pour son professionnalisme.
Notre projet: visiter les parcs du nord et seulement eux . Prendre le temps de le faire c'est à dire y consacrer autant de temps que notre budget le permettait . Nous désirions voir des animaux dans leur biotope, toutes sortes d'animaux y compris les plus modestes .
En fait ce n'est pas notre premier voyage en Tanzanie encore moins notre tout premier en Afrique. Aussi la recherche des cinq grands n'a pas été notre préoccupation première mais davantage : 1) le spectacle de la grande migration et 2) l'immersion dans les parcs, toute prudence gardée, au plus proche de sa faune. Priorités qui impliquaient des hébergements "intra-muros", de préférence en tente Meru sise dans un site non clôturé et retiré et sauvage...sauvage 🙂 . Bien sur le succès de cette boucle ne dépendait pas que... mais aussi de la météo, des caprices de la faune, de l'âge du capitaine, bref du hasard auquel il faut bien un moment ou autre s'abandonner.
Donc notre itinéraire dans les parcs du nord fut le suivant, dans l'ordre: Tarangire ( 4 nuits), Manyara (1 nuit) Serengeti ( 3 nuits) Ndutu (2 nuits) Ngorongoro (1 nuit) Arusha (1 nuit). Soit 12 nuits dans les parcs ou très proche si l'on excluent la première nuit d'arrivée, et la dernière avant de reprendre l'avion pour l'Europe.
Coût du séjour tout compris environ 900 €/ jours pour deux personnes. C'est cher mais comme déjà dit par ailleurs la Tanzanie est une destination chère et les safaris photos en Tanzanie aussi 🙂 . Et puis ne soyons pas chiche car quand on aime on ne compte plus ! Je dirais donc que c'est 450 € de passion par jour et par personne.
Nous avons voyagé avec KLM pour au moins deux raisons . D'abord le poids autorisé en bagage cabine de 12 kg (donc 24 pour deux) et ensuite le trajet direct à partir d'Amsterdam sur l'aéroport Kilimandjaro (JRO) . Vingt quatre kg consacrés aux matériels photo et d'observation ça ne se refuse pas!
Départ de Roissy CDG le 20/02/17 au petit matin et arrivé dans la soirée à JRO avec 1 stop à Amsterdam. Le transfert à Schipol a été un jeu d'enfant grâce à la très bonne signalétique de l'aéroport. Entre la porte d'arrivée à Schipol et celle d'embarquement un contrôle des passeports plutôt rapide et à allure modérée nous avions une bonne demie heures d'avance sur notre vol. Au retour les contrôles seront plus sévères.
Voilà c'est fini pour aujourd'hui. Suite de notre récit demain . Bonne nuit...
Cuba: compte rendu d'un périple de 16 jours à vélo English translation pending
De retour d'un superbe voyage à Cuba, je tiens à partager avec vous mon experience. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me demander.
Photos, carte et video (bientôt) sur mon site: https://les-voyages-a-velo-de-benoit.jimdo.com/a-l-étranger/cuba-2017-route/
Compte rendu thématique
Notre programme :
15/02/2017 : Arrivée à l’aéroport José Marti à 17h50 16/02 : Visite de la Havane 17/02 : La Havane – Bahia Honda en vélo : 100km 18/02 : Bahia Honda – Viñales en vélo : 83km 19/02 : Visite de la vallée de Viñales 20/02 : Viñales – Soroa en vélo : 114km 21/02 : Soroa – La Havane en vélo (90km) puis La Havane – Playa Larga en bus Viazul 22/02 : Playa Larga – Playa Giron en vélo : 38 km. Visite du musée de l’attaque de la baie des Cochons + plage 23/02 : Plongée devant la Cueva de los Peces puis Playa Giron – Cienfuegos en vélo : 80km 24/02 : Visite de Cienfuegos 25/02 : Cienfuegos – El Nicho en taxi, balade à la cascade puis vélo jusqu’à Trinidad : 47km 26/02 : Visite de Trinidad et playa Ancon en taxi 27/02 : Trinidad – Santa Clara en vélo : 96km 28/02 : Visite de Santa Clara puis bus Viazul jusqu’à Varadero 01/03 : Varadero – Playa Jibacoa en vélo : 80km 02/03 : Snorkeling à Playa Jibacoa puis retour à La Havane en vélo : 70km 03/03 : Visite de La Havane et retour en avion en soirée
Les moments les plus mémorables :
Viñales et la visite organisée improvisée de la Valle del Silencio (cheval + cigare + rhum + grotte+repas)
Les dures traversées des massifs montagneux de Guaniguanico et d’Escambray.
La plongée dans la Baie des Cochons (25€, transport compris depuis Playa Giron)
La messe à Trinidad
Les plages d’Ancon, Jibacoa et à une à l’est de La Havane
Les visites des villes touristiques comme Trinidad, La Havane, Cienfuegos comme celles moins touristiques comme Santa Clara et Matanzas
Des petits moments subtiles comme l’odeur des caféiers, le cri des oiseaux, le vent dans le dos, la pluie chaude
Les multiples rencontres et discussions avec les cubains
La nourriture cubaine (bonne et en quantité) et les cocktails (piña colada entre autre)
Avoir partagé ce voyage avec mon amie Traile, rencontrée lors de mon périple le long de la Pacific Coast.
Des regrets ?
Pas vraiment. Certes en 2.5 semaines, ce périple a été mené un peu au pas de charge mais nous en avons profité au maximum. Dommage pour Traile que je n’ai pas la danse dans le sang car elle aurait bien aimé danser la salsa avec moi.
Difficultés rencontrées :
Il m’a fallu quelques jours pour m’acclimater à ce climat chaud et un peu humide et surmonter un certain manque d’entrainement. Cela reste assez violent pour le corps de passer de l’hiver normand à l’équivalent d’un plein été. J’étais bien content d’avoir investi dans un vélo de gravel, parfaitement adapté aux routes parfois bien pourries de Cuba.
La pollution des voitures dans les grandes villes comme La Havane ou Cienfuegos est très pénible. Un masque de visage aurait été le bienvenu.
Enfin, les successions de côtes bien pentues (de 13 à 20%) en montagne sont exténuantes. A réserver aux vrais sportifs, entrainés, motivés et aux vélos avec les développements adoptés. Entre Viñales et Soroa, je conseillerai donc plutôt, lorsque l’on est au niveau de La Palma, de prendre la route 371 en direction du sud pour rejoindre la carretera central qui passe par St Cristobal. Entre Cienfuegos et Trinidad, je pense qu’il vaut mieux privilégier la route cotière n°12.
Des mésaventures ? 1 seule crevaison pour moi (pneu Schwable Marathon percé par une pièce mécanique), 4 pour Traile les 2 derniers jours. Problème de tube de selle qui descendait pour moi. A force de serrer à fond, j’ai réussi à détruire le pas de vis de l’écrou mais la solidarité cubaine à tout de suite fait merveille. Un gars en moto me proposa un coup de main mais la solution fut trouvée un peu plus loin avec un mécanicien auto qui refusa que je lui paye le coup de main. On a été surpris 3 fois par l’arrivée de la nuit (vers 18h30) qui tombe très vite. Sinon, les cubains sont tellement sympas (ou intéressés par notre argent selon le point de vue), que les solutions arrivent souvent avant d’avoir à affronter un problème : Exemple pour chercher un logement, une activité touristique, un taxi.
Quelques impressions générales : Les cubains sont aidants, ponctuels, chaleureux, bricoleurs. Il faut cependant avoir conscience du coût des choses car certaines personnes peuvent être roublardes. Si, le prix parait excessif, on peut négocier un peu. Mais une fois que la négociation est finie, il ne faut plus discuter. Nous avons eu ainsi l’expérience d’un taxi nous demandant d’abord 20CUC pour un trajet qu’il annonce de 20km. Je lui réponds que la distance normale est de 10km et on baisse donc le prix à 12 CUC. Mais finalement, nous n’aurons fait que 6km mais il était trop tard pour faire encore baisser le prix. Le coût de la vie pour les touristes est globalement peu cher par rapport à la France si l’on se limite à dormir et manger dans les casas particulares. Le salaire moyen mensuel est entre 20 et 30€ mais ne croyait pas que les 10€ de votre dîner vont en grande partie dans les poches de vos hôtes. Pour de nombreuses choses, les cubains sont taxé jusqu’à 90% de leurs revenus. Pour une même activité (visite d’un musée par exemple), le coût pour un touriste peut être 25 fois supérieur à celui d’un cubain mais il faut jouer le jeu car nous n’avons évidemment pas les mêmes revenus.
Les cubains manquent de beaucoup de choses. Mon amie a distribué beaucoup de brosses à dent, dentifrice, crayons et stylos à des enfants ou des adultes. Cependant, les enfants étaient surtout demandeurs de chewing-gums ou crayons de couleur. Pour ma part, j’ai donné quelques livres en espagnol, des packs de rustines et chaque fois cela fait beaucoup plaisir. Le simple fait de mettre un peu d’huile sur la chaîne du vélo d’une personne nous ayant aidé à nous diriger a été une façon appréciée de le remercier.
Mis à part parfois l’état des routes déplorables, les vélos sont respectés et en sécurité. Souvent les autres véhicules donnent un petit coup de klaxon qu’ils soient derrière vous ou même de front pour s’assurer que vous êtes bien conscient de leur présence.
L’application MAPS.ME nous aura été très utile. Elle permet de charger les cartes extrêmement détaillées gratuitement (à faire avant de partir en étant connecté à du wifi) et de vous offrir un guidage GPS efficace même sur des chemins.
Hormis dans certains parcs ou place, on ne trouve pas de wifi. Pour se connecter, il faut acheter des cartes valables pour 1h de connexion, par forcément en continu, auprès des bureaux de ETECSA (1.5CUC/h) ou auprès des revendeurs à la sauvette (2.5 à 3CUC/h). Le soir, il y a beaucoup de monde connecté et il n’est pas toujours facile de se connecter et d’avoir du réseau. Cela marche mieux, tôt le matin.
J’avais réservé nos 2 premières nuits ainsi que la dernière en casa particuliar via Airbnb. Pour le reste, on s’est débrouillé sur place au jour le jour. Même en haute saison, il n’y a pas à s’en faire. L’offre est pléthorique dans les sites touristiques et bien souvent votre hôte s’arrangera pour vous conseiller une casa pour votre prochaine étape. Pour les rabatteurs, demandez-leur s’ils sont les propriétaires et si c’est le cas vous pouvez les suivre pour aller visiter les lieux avant d’accepter. En arrivant tard, sans avoir réservé, il est probable que le dîner ne pourra pas vous êtes servi. Ce sera alors l’occasion d’aller au restaurant. Toutes les casas sont à peu près au même standard : un grand lit et un autre plus petit, climatisation et / ou ventilateur, salle de bain, décoration au goût douteux et accueil presque toujours très sympathique. Nous avons toujours trouvé une solution pour pouvoir ranger nos vélos en sécurité.
Formalités d’entrée à Cuba :
25€ de visa à demander à votre agence de voyage ou au consulat avant le départ. Vous devez avoir sur vous une attestation d’assurance santé mais on ne me la pas demandée en arrivant. Dans l’avion, on nous demande de remplir un formulaire sur ce que nous emportons avec nous qui a été à peine regardé par la douane. A noter qu’il semble interdit d’importer de la viande, des légumes, des appareils de communication satellitaire (pas clair si les GPS sont donc autorisés ou non. Pour moi oui, car ils ne font que recevoir des infos et que de toute façon tous nos smartphones possèdent désormais un GPS intégré), des talkies-walkies.
Argent :
Coût de ce voyage 2350€ pour 18 jours soit 1154€ pour le vol Air France direct Paris –La Havane + 100€ aller pour le vélo + 100$ retour pour le vélo + 80€ d’assurance complémentaire + 25€ de visa+ 900€ pour logement (25CUC en moyenne pour 2), nourriture (moyenne de 10CUC pour les dîners, 3 à 5CUC pour les petit-déjeuner) , activités, taxi et bus, souvenirs. J’ai fait mon change à l’aéroport (800€ = 824CUC), puis nous avons changé dans un banque l’équivalent de 40€ en CUP (monnaie nationale réservée en principe aux cubains mais utile pour manger dans la rue et verser des pourboires) soit environ 1000CUP. Pas toujours facile de s’y retrouver entre ces 2 monnaies. Petite mésaventure amusante : Le 1er soir, mon amie à fait l’erreur de payer un pain 5 CUC au lieu de 5 CUP. Pour ce prix, elle aurait dû avoir 25 pains. Le boulanger, trop content de cette erreur s’est bien gardé de nous signaler l’erreur.
Rencontres : Parler espagnol facile grandement les échanges. Nous avons eu de multiples occasions de longues discussions avec nos hôtes comme avec des gens croisés dans la rue. Si le tout premier contact peut être parfois un peu froid, dès que l’on s’intéresse à eux, alors la discussion peut durer un bon bout de temps. Nous avons beaucoup appris ainsi sur leurs activités, leurs conditions de vie. C’est un peu plus compliqué d’avoir leurs opinions politiques mais en tournant bien les questions, on en apprend beaucoup sur ce pays si singulier. Animaux :
Sur les bords de route, on croise veaux, vaches, cochons, chevaux. Mention spéciale pour les chiens. On en croise des centaines tous les jours et c’est étonnant de les voir tous aussi nonchalants et calmes. Je me suis fait tout même coursé une fois dans une descente et une autre fois, par un chiot, qui ne devait pas encore savoir qu’il ne faut pas courir après les vélos. Il parait cependant qu’à la nuit tombée les chiens cubains sont des bons gardiens de leur territoire. Autre mention spéciale pour les coqs et poulets qui peuvent vous faire passer des nuits blanches s’ils sont nombreux dans les alentours de votre chambre.
Sinon, l’oiseau le plus courant est une sorte de vautour. Pas mal d’autres oiseaux non connus sous nos contrées, notamment les colibris. Nous avons vu aussi quelques lézards exotiques. Enfin, lors de notre plongée, nous avons vu un homard, un poisson lion et un murène entre autres poissons communs des récifs coralliens. Gastronomie locale:
Les râleurs trouveront que les repas offerts dans les casas ne sont pas très varié. Mis à part le choix entre poulet, poisson, langouste, viande de porc, le choix des accompagnements est souvent le même : riz avec haricots noir, soupe, salade de légumes, bananes plantains, fruits. Rarement des pâtisseries. Mais nous nous sommes très souvent régalés. Les fruits (ananas, papayes, goyaves, bananes) sont délicieux. Nous avons bien aimé le crocodile. Il faut aller au restaurant pour un peu plus de diversité mais ce ne sera pas forcément meilleur et les quantités seront moindres. Ne vous forcer pas à tout manger. Vos hôtes, discrètement, seront ravis de pouvoir terminer vos plats car il faut savoir qu’ils n’ont officiellement pas le droit de manger certains plats comme la langouste ou la viande de bœuf. Les petits déjeuners sont aussi très conséquents : café ou thé, jus de fruit frais, morceaux de fruits, pains, beurre, confiture, œufs, jambon, fromage, pâtisserie. Vous pouvez discrètement vous préparer un petit pique-nique avec tout ce que vous ne pourrez pas manger ou alors vous pouvez demander un seul petit-déjeuner pour 2 personnes. Nous avons parfois mangé dans la rue (petit pain fourré de viande, pizza) sans aucun problème gastrique. Pour l’eau, il semble que boire l’eau du robinet soit déconseillé. Nous avons donc soit acheté des bouteilles d’eau soit mis des pastilles de purification dans nos bidons.
Quelques chiffres: - 775kms en 10 étapes. - 43h de vélo soit une moyenne de 18km/h. - 8100m de D+ . Moyenne de 1047m / 100km - 650 photos et vidéos. - 0kg de perdu. - 4 jours de repos à Viñales, Cienfuegos, Trinidad et Santa Clara. - Etape maxi 114km, moyenne 77km.
Photos, carte et video (bientôt) sur mon site: https://les-voyages-a-velo-de-benoit.jimdo.com/a-l-étranger/cuba-2017-route/
Compte rendu thématique
Notre programme :
15/02/2017 : Arrivée à l’aéroport José Marti à 17h50 16/02 : Visite de la Havane 17/02 : La Havane – Bahia Honda en vélo : 100km 18/02 : Bahia Honda – Viñales en vélo : 83km 19/02 : Visite de la vallée de Viñales 20/02 : Viñales – Soroa en vélo : 114km 21/02 : Soroa – La Havane en vélo (90km) puis La Havane – Playa Larga en bus Viazul 22/02 : Playa Larga – Playa Giron en vélo : 38 km. Visite du musée de l’attaque de la baie des Cochons + plage 23/02 : Plongée devant la Cueva de los Peces puis Playa Giron – Cienfuegos en vélo : 80km 24/02 : Visite de Cienfuegos 25/02 : Cienfuegos – El Nicho en taxi, balade à la cascade puis vélo jusqu’à Trinidad : 47km 26/02 : Visite de Trinidad et playa Ancon en taxi 27/02 : Trinidad – Santa Clara en vélo : 96km 28/02 : Visite de Santa Clara puis bus Viazul jusqu’à Varadero 01/03 : Varadero – Playa Jibacoa en vélo : 80km 02/03 : Snorkeling à Playa Jibacoa puis retour à La Havane en vélo : 70km 03/03 : Visite de La Havane et retour en avion en soirée
Les moments les plus mémorables :
Viñales et la visite organisée improvisée de la Valle del Silencio (cheval + cigare + rhum + grotte+repas)
Les dures traversées des massifs montagneux de Guaniguanico et d’Escambray.
La plongée dans la Baie des Cochons (25€, transport compris depuis Playa Giron)
La messe à Trinidad
Les plages d’Ancon, Jibacoa et à une à l’est de La Havane
Les visites des villes touristiques comme Trinidad, La Havane, Cienfuegos comme celles moins touristiques comme Santa Clara et Matanzas
Des petits moments subtiles comme l’odeur des caféiers, le cri des oiseaux, le vent dans le dos, la pluie chaude
Les multiples rencontres et discussions avec les cubains
La nourriture cubaine (bonne et en quantité) et les cocktails (piña colada entre autre)
Avoir partagé ce voyage avec mon amie Traile, rencontrée lors de mon périple le long de la Pacific Coast.
Des regrets ?
Pas vraiment. Certes en 2.5 semaines, ce périple a été mené un peu au pas de charge mais nous en avons profité au maximum. Dommage pour Traile que je n’ai pas la danse dans le sang car elle aurait bien aimé danser la salsa avec moi.
Difficultés rencontrées :
Il m’a fallu quelques jours pour m’acclimater à ce climat chaud et un peu humide et surmonter un certain manque d’entrainement. Cela reste assez violent pour le corps de passer de l’hiver normand à l’équivalent d’un plein été. J’étais bien content d’avoir investi dans un vélo de gravel, parfaitement adapté aux routes parfois bien pourries de Cuba.
La pollution des voitures dans les grandes villes comme La Havane ou Cienfuegos est très pénible. Un masque de visage aurait été le bienvenu.
Enfin, les successions de côtes bien pentues (de 13 à 20%) en montagne sont exténuantes. A réserver aux vrais sportifs, entrainés, motivés et aux vélos avec les développements adoptés. Entre Viñales et Soroa, je conseillerai donc plutôt, lorsque l’on est au niveau de La Palma, de prendre la route 371 en direction du sud pour rejoindre la carretera central qui passe par St Cristobal. Entre Cienfuegos et Trinidad, je pense qu’il vaut mieux privilégier la route cotière n°12.
Des mésaventures ? 1 seule crevaison pour moi (pneu Schwable Marathon percé par une pièce mécanique), 4 pour Traile les 2 derniers jours. Problème de tube de selle qui descendait pour moi. A force de serrer à fond, j’ai réussi à détruire le pas de vis de l’écrou mais la solidarité cubaine à tout de suite fait merveille. Un gars en moto me proposa un coup de main mais la solution fut trouvée un peu plus loin avec un mécanicien auto qui refusa que je lui paye le coup de main. On a été surpris 3 fois par l’arrivée de la nuit (vers 18h30) qui tombe très vite. Sinon, les cubains sont tellement sympas (ou intéressés par notre argent selon le point de vue), que les solutions arrivent souvent avant d’avoir à affronter un problème : Exemple pour chercher un logement, une activité touristique, un taxi.
Quelques impressions générales : Les cubains sont aidants, ponctuels, chaleureux, bricoleurs. Il faut cependant avoir conscience du coût des choses car certaines personnes peuvent être roublardes. Si, le prix parait excessif, on peut négocier un peu. Mais une fois que la négociation est finie, il ne faut plus discuter. Nous avons eu ainsi l’expérience d’un taxi nous demandant d’abord 20CUC pour un trajet qu’il annonce de 20km. Je lui réponds que la distance normale est de 10km et on baisse donc le prix à 12 CUC. Mais finalement, nous n’aurons fait que 6km mais il était trop tard pour faire encore baisser le prix. Le coût de la vie pour les touristes est globalement peu cher par rapport à la France si l’on se limite à dormir et manger dans les casas particulares. Le salaire moyen mensuel est entre 20 et 30€ mais ne croyait pas que les 10€ de votre dîner vont en grande partie dans les poches de vos hôtes. Pour de nombreuses choses, les cubains sont taxé jusqu’à 90% de leurs revenus. Pour une même activité (visite d’un musée par exemple), le coût pour un touriste peut être 25 fois supérieur à celui d’un cubain mais il faut jouer le jeu car nous n’avons évidemment pas les mêmes revenus.
Les cubains manquent de beaucoup de choses. Mon amie a distribué beaucoup de brosses à dent, dentifrice, crayons et stylos à des enfants ou des adultes. Cependant, les enfants étaient surtout demandeurs de chewing-gums ou crayons de couleur. Pour ma part, j’ai donné quelques livres en espagnol, des packs de rustines et chaque fois cela fait beaucoup plaisir. Le simple fait de mettre un peu d’huile sur la chaîne du vélo d’une personne nous ayant aidé à nous diriger a été une façon appréciée de le remercier.
Mis à part parfois l’état des routes déplorables, les vélos sont respectés et en sécurité. Souvent les autres véhicules donnent un petit coup de klaxon qu’ils soient derrière vous ou même de front pour s’assurer que vous êtes bien conscient de leur présence.
L’application MAPS.ME nous aura été très utile. Elle permet de charger les cartes extrêmement détaillées gratuitement (à faire avant de partir en étant connecté à du wifi) et de vous offrir un guidage GPS efficace même sur des chemins.
Hormis dans certains parcs ou place, on ne trouve pas de wifi. Pour se connecter, il faut acheter des cartes valables pour 1h de connexion, par forcément en continu, auprès des bureaux de ETECSA (1.5CUC/h) ou auprès des revendeurs à la sauvette (2.5 à 3CUC/h). Le soir, il y a beaucoup de monde connecté et il n’est pas toujours facile de se connecter et d’avoir du réseau. Cela marche mieux, tôt le matin.
J’avais réservé nos 2 premières nuits ainsi que la dernière en casa particuliar via Airbnb. Pour le reste, on s’est débrouillé sur place au jour le jour. Même en haute saison, il n’y a pas à s’en faire. L’offre est pléthorique dans les sites touristiques et bien souvent votre hôte s’arrangera pour vous conseiller une casa pour votre prochaine étape. Pour les rabatteurs, demandez-leur s’ils sont les propriétaires et si c’est le cas vous pouvez les suivre pour aller visiter les lieux avant d’accepter. En arrivant tard, sans avoir réservé, il est probable que le dîner ne pourra pas vous êtes servi. Ce sera alors l’occasion d’aller au restaurant. Toutes les casas sont à peu près au même standard : un grand lit et un autre plus petit, climatisation et / ou ventilateur, salle de bain, décoration au goût douteux et accueil presque toujours très sympathique. Nous avons toujours trouvé une solution pour pouvoir ranger nos vélos en sécurité.
Formalités d’entrée à Cuba :
25€ de visa à demander à votre agence de voyage ou au consulat avant le départ. Vous devez avoir sur vous une attestation d’assurance santé mais on ne me la pas demandée en arrivant. Dans l’avion, on nous demande de remplir un formulaire sur ce que nous emportons avec nous qui a été à peine regardé par la douane. A noter qu’il semble interdit d’importer de la viande, des légumes, des appareils de communication satellitaire (pas clair si les GPS sont donc autorisés ou non. Pour moi oui, car ils ne font que recevoir des infos et que de toute façon tous nos smartphones possèdent désormais un GPS intégré), des talkies-walkies.
Argent :
Coût de ce voyage 2350€ pour 18 jours soit 1154€ pour le vol Air France direct Paris –La Havane + 100€ aller pour le vélo + 100$ retour pour le vélo + 80€ d’assurance complémentaire + 25€ de visa+ 900€ pour logement (25CUC en moyenne pour 2), nourriture (moyenne de 10CUC pour les dîners, 3 à 5CUC pour les petit-déjeuner) , activités, taxi et bus, souvenirs. J’ai fait mon change à l’aéroport (800€ = 824CUC), puis nous avons changé dans un banque l’équivalent de 40€ en CUP (monnaie nationale réservée en principe aux cubains mais utile pour manger dans la rue et verser des pourboires) soit environ 1000CUP. Pas toujours facile de s’y retrouver entre ces 2 monnaies. Petite mésaventure amusante : Le 1er soir, mon amie à fait l’erreur de payer un pain 5 CUC au lieu de 5 CUP. Pour ce prix, elle aurait dû avoir 25 pains. Le boulanger, trop content de cette erreur s’est bien gardé de nous signaler l’erreur.
Rencontres : Parler espagnol facile grandement les échanges. Nous avons eu de multiples occasions de longues discussions avec nos hôtes comme avec des gens croisés dans la rue. Si le tout premier contact peut être parfois un peu froid, dès que l’on s’intéresse à eux, alors la discussion peut durer un bon bout de temps. Nous avons beaucoup appris ainsi sur leurs activités, leurs conditions de vie. C’est un peu plus compliqué d’avoir leurs opinions politiques mais en tournant bien les questions, on en apprend beaucoup sur ce pays si singulier. Animaux :
Sur les bords de route, on croise veaux, vaches, cochons, chevaux. Mention spéciale pour les chiens. On en croise des centaines tous les jours et c’est étonnant de les voir tous aussi nonchalants et calmes. Je me suis fait tout même coursé une fois dans une descente et une autre fois, par un chiot, qui ne devait pas encore savoir qu’il ne faut pas courir après les vélos. Il parait cependant qu’à la nuit tombée les chiens cubains sont des bons gardiens de leur territoire. Autre mention spéciale pour les coqs et poulets qui peuvent vous faire passer des nuits blanches s’ils sont nombreux dans les alentours de votre chambre.
Sinon, l’oiseau le plus courant est une sorte de vautour. Pas mal d’autres oiseaux non connus sous nos contrées, notamment les colibris. Nous avons vu aussi quelques lézards exotiques. Enfin, lors de notre plongée, nous avons vu un homard, un poisson lion et un murène entre autres poissons communs des récifs coralliens. Gastronomie locale:
Les râleurs trouveront que les repas offerts dans les casas ne sont pas très varié. Mis à part le choix entre poulet, poisson, langouste, viande de porc, le choix des accompagnements est souvent le même : riz avec haricots noir, soupe, salade de légumes, bananes plantains, fruits. Rarement des pâtisseries. Mais nous nous sommes très souvent régalés. Les fruits (ananas, papayes, goyaves, bananes) sont délicieux. Nous avons bien aimé le crocodile. Il faut aller au restaurant pour un peu plus de diversité mais ce ne sera pas forcément meilleur et les quantités seront moindres. Ne vous forcer pas à tout manger. Vos hôtes, discrètement, seront ravis de pouvoir terminer vos plats car il faut savoir qu’ils n’ont officiellement pas le droit de manger certains plats comme la langouste ou la viande de bœuf. Les petits déjeuners sont aussi très conséquents : café ou thé, jus de fruit frais, morceaux de fruits, pains, beurre, confiture, œufs, jambon, fromage, pâtisserie. Vous pouvez discrètement vous préparer un petit pique-nique avec tout ce que vous ne pourrez pas manger ou alors vous pouvez demander un seul petit-déjeuner pour 2 personnes. Nous avons parfois mangé dans la rue (petit pain fourré de viande, pizza) sans aucun problème gastrique. Pour l’eau, il semble que boire l’eau du robinet soit déconseillé. Nous avons donc soit acheté des bouteilles d’eau soit mis des pastilles de purification dans nos bidons.
Quelques chiffres: - 775kms en 10 étapes. - 43h de vélo soit une moyenne de 18km/h. - 8100m de D+ . Moyenne de 1047m / 100km - 650 photos et vidéos. - 0kg de perdu. - 4 jours de repos à Viñales, Cienfuegos, Trinidad et Santa Clara. - Etape maxi 114km, moyenne 77km.
De Mandalay à Hpa-An, notre découverte de la Birmanie en transports en commun English translation pending
Voilà un pays qui ne laisse pas indifférent ! Bien sûr, les problèmes ne sont pas prêts d'y être résolus et nul ne peut prédire dans quel sens il va évoluer. Va-t-il s'ouvrir de plus en plus ou se refermer ?
Certes, ce n'est pas le pays où l'on peut admirer les plus merveilleux paysages mais l'extraordinaire accueil de la population fait oublier (un peu) la pollution et la poussière qui y règnent, ainsi que les conditions de vie et de travail des gens car, ici, tout se fait à la main, de l'empierrement et du goudronnage des routes (par des femmes et des adolescents, très souvent) à la construction des maisons et des pagodes, ainsi que la fabrication du gravier et du ciment sur le bord des routes de montagne... sans oublier les graves problèmes ethniques, le bouddhisme radical et omniprésent, pas toujours pacifiste... la main-mise des généraux et l'énorme corruption...
Malgré tout ça, pour les visiteurs que nous sommes, l'atmosphère birmane reste assez envoûtante et le sourire des habitants si heureux de voir leur pays s'ouvrir et de pouvoir essayer de communiquer avec les étrangers font que l'on s'y attache incontestablement...
Tout d'abord, voici notre parcours qui a duré 28 jours, durée autorisée par le visa, avant de passer la frontière terrestre pour la Thaïlande (qui fera le thème d'un autre carnet) :
-atterrissage à Mandalay, la ville et ses alentours (4 nuits)
-Monywa (1 nuit)
-Pakokku (1 nuit)
-Mindat (3 nuits)
-Bagan (Nyaung U) (4 nuits)
-Kalaw (3 nuits)
-marché d'Augban + lac Inle (Nyaungshwe) (3 nuits)
-Yangon (2nuits)
-Mawlaymine (2 nuits)
-Hpa-An (3 nuits)
Passage de la frontière birmano-thaïe à Myawaddy le 11 février
Nous avons dépensé pour 28 jours, sur place, à deux personnes : 1200€
Tout le monde nous avait dit que l'hébergement était très cher en Birmanie. Tout est relatif car nous avons réussi à trouver des hôtels corrects (à quelques exceptions près) pour 20 à 25€ mais comme le petit déjeuner pour 2 personnes est toujours compris, le prix n'est finalement pas si élevé. En revanche, la nourriture n'est pas chère du tout et pas si mauvaise que nous l'avions entendu dire (beaucoup de riz et de légumes). C'est vrai que c'est souvent cuisiné dans beaucoup d'huile, malheureusement...
La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372
Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!
En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372
Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!
En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
Le Maroc et le bonheur d'être accueillie! English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.

Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.


Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Le Kaokoland et le Damaraland en voiture "classique" English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais visiter la région du Kaokoland et du Damaraland en voiture classique car la location d'un 4 x 4 est trop onéreuse.
Pourriez-vous, par vos témoignages, me dire si ces régions sont accessibles avec une voiture de base ?
Cordialement.
Je souhaiterais visiter la région du Kaokoland et du Damaraland en voiture classique car la location d'un 4 x 4 est trop onéreuse.
Pourriez-vous, par vos témoignages, me dire si ces régions sont accessibles avec une voiture de base ?
Cordialement.
Photographier dans les chemins de traverse en voyage English translation pending
Bonjour
En voyage, que celui qui n’a jamais pesté contre une horde de touristes vous pourrissant une séance photos me jette la première pierre. Vous aviez pourtant pris la précaution de vous lever aux aurores espérant être seul, ne serait-ce que quelques heures, sur ce site fréquenté chaque année par des millions de visiteurs. C’était perdu d’avance. Les adaptes du voyage collectif organisé ont eux aussi pris l’habitude de se lever tôt pour commettre leurs selfies sur le moindre mètre carré de la planète. C’est leur droit !
Le Taj Mahal, le Machu Pichu où les temples d’Angkor pour n’en citer que trois, sont d’excellents exemples du développement touristique de ces dernière années. Ceux qui ont trainé leurs chaussures de marche en ces lieux ne me contrediront pas. Et je ne parle pas des embouteillages de 4X4 dans les parcs nationaux africains ou du Sri-Lanka (voir photos ci-dessous). Là, on réalise combien cette activité économique est devenue une véritable industrie. C’est même la première source de revenus pour certains pays.
Sans se lancer dans une discussion -ce n’est pas le propos- sur les bénéfices tirés par les populations locales en comparaison à la fragilisation liée à la surfréquentation de ces joyaux de l’humanité, il faut bien dire que le photographe Amateur, lui, ne s’y retrouve plus. A moins de travailler sur le tourisme à travers le monde.
Devant ce constat, j’ai décidé d’organiser mes propres périples, comme je l’avais toujours fait. Mais cette fois, le plus loin possible des hauts lieux du tourisme mondial. Une quête effrénée d’authenticité ?
Au-delà du nombre croissant de touristes ou voyageurs dans le moindre recoin du monde, il faut bien admettre que même au prix de lourdes et onéreuses expéditions, la mondialisation est bien là. Impossible d’y échapper. Même dans l’Himalaya, notamment dans un petit village perdu que j’ai fréquenté ces trente dernières années, tout le monde à désormais son téléphone portable. Il y a dix ans avoir un petit poste de radio ici, était un luxe incroyable.
Il a donc fallu que je révise ma définition du mot authenticité. Car la modernité fait désormais partie du quotidien des lieux les plus reculés.
Une dimension que tout voyageur, photographe ou non, doit intégrer une bonne fois pour toute à travers l’omniprésence du T shirt, des jean’s et désormais des smartphones...
Le regard du photographe doit s’adapter à cette nouvelle réalité visuelle. Il faut définitivement abandonner l’idée de de trouver un tribu coupée du monde depuis la préhistoire. Au mieux, les soi-disant indigènes revêtiront leurs parures ou costumes traditionnels pour monnayer une photo. Eux aussi ont appris à vivre avec leur temps.
Je dois reconnaître que j’ai été un temps déboussolé par ces mutations du monde. Je ne retrouvais plus, et ne me retrouvais plus dans cette mondialisation que l’on dit bénéfique pour tous. Bref tout me semblait devenu fade. Je n’avais plus le goût de faire des photos.
Et puis je me suis souvenu que, souvent, mes meilleures photos avaient été prises dans les chemins de traverse. En voyage, il y a longtemps que je ne fréquente que très rarement les sites classés au Patrimoine mondial de l’humanité. Sans me l’interdire pour autant, il ne faut pas mourir idiot.
Mais là, je sais -sauf coup de chance extraordinaire- que ce n’est pas ici que je ferai les images que j’affectionne. Je choisis plutôt les petites villes, à fortiori les villages repérés sur une carte routière que les guides ne mentionnent pas. Au petit bonheur la chance.
Là, avec les oubliés de la croissance, vous êtes accueillis sans arrière pensée par la population locale. Souvent, ce sont eux qui vous demandent de les prendre en photo.
Je ne parle pas de l’Inde où cette demande est systématique. Non, je parle de petites villes côtières de Thaïlande par exemple, uniquement fréquentées le week-end par les touristes venus de Bangkok. Même chose au Sri-Lanka ou en Indonésie, destinations pourtant sacrifiées aujourd’hui sur l’autel du tourisme, où j’ai pourtant -en faisant un pas de côté- trouvé des coins oubliés des circuits obligés.
Et que dire de Madagascar où le moindre hameau sur le bord d’une route m’a permis de faire de merveilleuses rencontres. Et pour cause, ici, personne ne s’arrête, il n’y a rien à y faire. Au mieux on achète un paquet de gâteaux, une bouteille d’eau et on reprend la route. C’est là que j’ai réalisé mes meilleurs clichés sur la vie quotidienne Malgache en m’y attardant une journée entière. C'est un belle lumière qui m'a incité à faire une halte prolongée pour photographier les arbres fruitiers en fleurs sur fond de maisons colorées. Les rencontres ont suivies dans la gargote locale
Mais voyager sans but précis hormis la rencontre et la photo, n’est pas pour autant la condition sine qua non pour faire de bonnes photos.Malgré ce que je viens d’écrire plus haut et au risque d'avoir l'air de me contredire, les lieux fréquentés par le tourisme de masse peuvent être l'occasion de bonnes images. Mais ils faut s’écarter du site convoité par les voyageurs. Le photographe aura toujours de bonnes surprises en fouinant dans les arrières cours.
Trois exemples parmi des dizaines que me reviennent en mémoire : Le Marché aux zébus d’Ambalavao à Madagascar. Il se tient deux fois par semaine. Les touristes arrivent en pleine nuit à l’hôtel et se rendent tôt le matin, avec leur guide, sur le marché aux bovins. Ils repartent en début d’après-midi vers d’autres aventures. C’est le rituel.
Moi, je suis arrivé vingt-quatre heures avant pour repérer les lieux. Finalement j’y suis resté quatre jours. J’ai pu ainsi découvrir la quiétude de ce petit village et d’autres marchés uniquement fréquentés par la population locale. Et là, c’est moi qui suis devenu l’attraction du moment. L’occasion de sympathiques rencontres et d’amicales séances photos. quand je suis reparti, toute le monde m'appelait par mon prénom.
Au Sri-Lanka, Négombo ville balnéaire située à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Colombo. Les touristes préfèrent cette ville côtière à la capitale pour arriver et repartir du pays. Et ils ont bien raison. Là, tous les matins des dizaines de bateaux à voile unique reviennent de la pêche. Et tous les matins à même le sable, sur six à huit-cents mètres linéaires de plage, les familles des pêcheurs s’activent pour réceptionner, saler, conditionner et expédier poissons et calamars.
Une visite obligée pour les touristes de passage. Le car arrive. Cinquante touristes en descendent. Quelques photos et on repart. Il faut dire que l’odeur de poisson mort qui règne ici, n’incite guère à la flânerie pour les nez sensibles.
Moi, j’y suis revenu trois jours de suite en y passant toutes mes matinées. Et dès le deuxième jours, j’étais invité chez les pêcheurs.
Ultime exemple, en décembre dernier à Agra. On ne présente plus cette ville indienne. Mon troisième séjours dans ce haut lieux du tourisme indien. Ce n’était qu’une étape sur mon retour vers New-Delhi. Je ne devais y passer qu’une nuit et reprendre le train tôt le matin. Comme j’étais arrivé en milieu d’après-midi et que je n’avais pas l’intention de visiter une fois de plus le Taj Mahal, je me suis volontairement perdu dans les quartiers qui jouxtent le Mausolée. Et là, à moins de cent mètres du monument, je me suis retrouvé de façon inattendues dans de véritables quartiers-villages. Les cochons se baladaient librement dans les rues pour assurer le nettoyage de la voirie. Un monde insoupçonné que les touristes venus visiter le Taj ne verront probablement jamais. Moi-même ces quartiers m’avaient échappés lors de mes précédents passages. Résultat, sacrifiant le shopping prévu à Delhi, j’y suis resté deux jours supplémentaires pour arpenter ces lieux en attendant une belle lumière qui n’est jamais venue. Ce qui ne m’a pas empêché de réaliser quelques unes de mes meilleures images de ce bref périple indien d’une quinzaine de jours. Je pense y retourner un de ces jours pour y trouver une lumière plus propice à la photographie.
Pour résumer, lorsque la photo est le vecteur du voyage -comme je tente de le faire en immortalisant des instants de la vie quotidienne des pays visités-, il faut savoir s’affranchir des circuits imposés et se risquer à faire ces fameux pas de côté.
Je reconnais que le voyage sans mes boîtiers n’est pas concevable. C’est mon fil rouge. Mais cette approche photographique est pour moi un véritable vecteur de rencontres, comme d’autres découvrent un pays à travers sa gastronomie ou son architecture. Le numérique -je l’ai déjà écrit sur ce forum- à singulièrement facilité ma démarche, grâce au monitor de contrôle qui permet de montrer le résultat aux personnes photographiées. Même si je n’aime pas le terme d’échange, trop galvaudé ; c’est bien de cela dont il s’agit.
Comme la fonction “ajouter une légende” ne fonctionne pas sur mon ordinateur, je précise que les photos ci-dessous ont été prises au Sri Lanka. Les deux premières au Lion Rock à Sigiriya. Les deux autres dans la petite réserve d’éléphants de Minneriya.
En voyage, que celui qui n’a jamais pesté contre une horde de touristes vous pourrissant une séance photos me jette la première pierre. Vous aviez pourtant pris la précaution de vous lever aux aurores espérant être seul, ne serait-ce que quelques heures, sur ce site fréquenté chaque année par des millions de visiteurs. C’était perdu d’avance. Les adaptes du voyage collectif organisé ont eux aussi pris l’habitude de se lever tôt pour commettre leurs selfies sur le moindre mètre carré de la planète. C’est leur droit !
Le Taj Mahal, le Machu Pichu où les temples d’Angkor pour n’en citer que trois, sont d’excellents exemples du développement touristique de ces dernière années. Ceux qui ont trainé leurs chaussures de marche en ces lieux ne me contrediront pas. Et je ne parle pas des embouteillages de 4X4 dans les parcs nationaux africains ou du Sri-Lanka (voir photos ci-dessous). Là, on réalise combien cette activité économique est devenue une véritable industrie. C’est même la première source de revenus pour certains pays.
Sans se lancer dans une discussion -ce n’est pas le propos- sur les bénéfices tirés par les populations locales en comparaison à la fragilisation liée à la surfréquentation de ces joyaux de l’humanité, il faut bien dire que le photographe Amateur, lui, ne s’y retrouve plus. A moins de travailler sur le tourisme à travers le monde.
Devant ce constat, j’ai décidé d’organiser mes propres périples, comme je l’avais toujours fait. Mais cette fois, le plus loin possible des hauts lieux du tourisme mondial. Une quête effrénée d’authenticité ?
Au-delà du nombre croissant de touristes ou voyageurs dans le moindre recoin du monde, il faut bien admettre que même au prix de lourdes et onéreuses expéditions, la mondialisation est bien là. Impossible d’y échapper. Même dans l’Himalaya, notamment dans un petit village perdu que j’ai fréquenté ces trente dernières années, tout le monde à désormais son téléphone portable. Il y a dix ans avoir un petit poste de radio ici, était un luxe incroyable.
Il a donc fallu que je révise ma définition du mot authenticité. Car la modernité fait désormais partie du quotidien des lieux les plus reculés.
Une dimension que tout voyageur, photographe ou non, doit intégrer une bonne fois pour toute à travers l’omniprésence du T shirt, des jean’s et désormais des smartphones...
Le regard du photographe doit s’adapter à cette nouvelle réalité visuelle. Il faut définitivement abandonner l’idée de de trouver un tribu coupée du monde depuis la préhistoire. Au mieux, les soi-disant indigènes revêtiront leurs parures ou costumes traditionnels pour monnayer une photo. Eux aussi ont appris à vivre avec leur temps.
Je dois reconnaître que j’ai été un temps déboussolé par ces mutations du monde. Je ne retrouvais plus, et ne me retrouvais plus dans cette mondialisation que l’on dit bénéfique pour tous. Bref tout me semblait devenu fade. Je n’avais plus le goût de faire des photos.
Et puis je me suis souvenu que, souvent, mes meilleures photos avaient été prises dans les chemins de traverse. En voyage, il y a longtemps que je ne fréquente que très rarement les sites classés au Patrimoine mondial de l’humanité. Sans me l’interdire pour autant, il ne faut pas mourir idiot.
Mais là, je sais -sauf coup de chance extraordinaire- que ce n’est pas ici que je ferai les images que j’affectionne. Je choisis plutôt les petites villes, à fortiori les villages repérés sur une carte routière que les guides ne mentionnent pas. Au petit bonheur la chance.
Là, avec les oubliés de la croissance, vous êtes accueillis sans arrière pensée par la population locale. Souvent, ce sont eux qui vous demandent de les prendre en photo.
Je ne parle pas de l’Inde où cette demande est systématique. Non, je parle de petites villes côtières de Thaïlande par exemple, uniquement fréquentées le week-end par les touristes venus de Bangkok. Même chose au Sri-Lanka ou en Indonésie, destinations pourtant sacrifiées aujourd’hui sur l’autel du tourisme, où j’ai pourtant -en faisant un pas de côté- trouvé des coins oubliés des circuits obligés.
Et que dire de Madagascar où le moindre hameau sur le bord d’une route m’a permis de faire de merveilleuses rencontres. Et pour cause, ici, personne ne s’arrête, il n’y a rien à y faire. Au mieux on achète un paquet de gâteaux, une bouteille d’eau et on reprend la route. C’est là que j’ai réalisé mes meilleurs clichés sur la vie quotidienne Malgache en m’y attardant une journée entière. C'est un belle lumière qui m'a incité à faire une halte prolongée pour photographier les arbres fruitiers en fleurs sur fond de maisons colorées. Les rencontres ont suivies dans la gargote locale
Mais voyager sans but précis hormis la rencontre et la photo, n’est pas pour autant la condition sine qua non pour faire de bonnes photos.Malgré ce que je viens d’écrire plus haut et au risque d'avoir l'air de me contredire, les lieux fréquentés par le tourisme de masse peuvent être l'occasion de bonnes images. Mais ils faut s’écarter du site convoité par les voyageurs. Le photographe aura toujours de bonnes surprises en fouinant dans les arrières cours.
Trois exemples parmi des dizaines que me reviennent en mémoire : Le Marché aux zébus d’Ambalavao à Madagascar. Il se tient deux fois par semaine. Les touristes arrivent en pleine nuit à l’hôtel et se rendent tôt le matin, avec leur guide, sur le marché aux bovins. Ils repartent en début d’après-midi vers d’autres aventures. C’est le rituel.
Moi, je suis arrivé vingt-quatre heures avant pour repérer les lieux. Finalement j’y suis resté quatre jours. J’ai pu ainsi découvrir la quiétude de ce petit village et d’autres marchés uniquement fréquentés par la population locale. Et là, c’est moi qui suis devenu l’attraction du moment. L’occasion de sympathiques rencontres et d’amicales séances photos. quand je suis reparti, toute le monde m'appelait par mon prénom.
Au Sri-Lanka, Négombo ville balnéaire située à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Colombo. Les touristes préfèrent cette ville côtière à la capitale pour arriver et repartir du pays. Et ils ont bien raison. Là, tous les matins des dizaines de bateaux à voile unique reviennent de la pêche. Et tous les matins à même le sable, sur six à huit-cents mètres linéaires de plage, les familles des pêcheurs s’activent pour réceptionner, saler, conditionner et expédier poissons et calamars.
Une visite obligée pour les touristes de passage. Le car arrive. Cinquante touristes en descendent. Quelques photos et on repart. Il faut dire que l’odeur de poisson mort qui règne ici, n’incite guère à la flânerie pour les nez sensibles.
Moi, j’y suis revenu trois jours de suite en y passant toutes mes matinées. Et dès le deuxième jours, j’étais invité chez les pêcheurs.
Ultime exemple, en décembre dernier à Agra. On ne présente plus cette ville indienne. Mon troisième séjours dans ce haut lieux du tourisme indien. Ce n’était qu’une étape sur mon retour vers New-Delhi. Je ne devais y passer qu’une nuit et reprendre le train tôt le matin. Comme j’étais arrivé en milieu d’après-midi et que je n’avais pas l’intention de visiter une fois de plus le Taj Mahal, je me suis volontairement perdu dans les quartiers qui jouxtent le Mausolée. Et là, à moins de cent mètres du monument, je me suis retrouvé de façon inattendues dans de véritables quartiers-villages. Les cochons se baladaient librement dans les rues pour assurer le nettoyage de la voirie. Un monde insoupçonné que les touristes venus visiter le Taj ne verront probablement jamais. Moi-même ces quartiers m’avaient échappés lors de mes précédents passages. Résultat, sacrifiant le shopping prévu à Delhi, j’y suis resté deux jours supplémentaires pour arpenter ces lieux en attendant une belle lumière qui n’est jamais venue. Ce qui ne m’a pas empêché de réaliser quelques unes de mes meilleures images de ce bref périple indien d’une quinzaine de jours. Je pense y retourner un de ces jours pour y trouver une lumière plus propice à la photographie.
Pour résumer, lorsque la photo est le vecteur du voyage -comme je tente de le faire en immortalisant des instants de la vie quotidienne des pays visités-, il faut savoir s’affranchir des circuits imposés et se risquer à faire ces fameux pas de côté.
Je reconnais que le voyage sans mes boîtiers n’est pas concevable. C’est mon fil rouge. Mais cette approche photographique est pour moi un véritable vecteur de rencontres, comme d’autres découvrent un pays à travers sa gastronomie ou son architecture. Le numérique -je l’ai déjà écrit sur ce forum- à singulièrement facilité ma démarche, grâce au monitor de contrôle qui permet de montrer le résultat aux personnes photographiées. Même si je n’aime pas le terme d’échange, trop galvaudé ; c’est bien de cela dont il s’agit.
Comme la fonction “ajouter une légende” ne fonctionne pas sur mon ordinateur, je précise que les photos ci-dessous ont été prises au Sri Lanka. Les deux premières au Lion Rock à Sigiriya. Les deux autres dans la petite réserve d’éléphants de Minneriya.
Compte-rendu d'un voyage dans l'Ouest américain juin - juillet 2016 English translation pending
Bonjour !
Après avoir trié les tonnes de photos prises, pris un peu de recul, je vous propose un ( ... Nième je sais !), compte rendu sur notre voyage dans l’Ouest américain, qui s’est déroulé du 23 juin 2016 au 17 juillet 2016. Oui je sais, mon compte-rendu est bien après le voyage (les mauvaises langues diront presque un an), mais c’était important pour moi de le faire, rien que pour remercier les personnes qui avaient répondu à mes nombreuses questions pré-voyage (dont le topic se trouve ici : https://voyageforum.com/discussion/planning-road-trip-cote-ouest-americaine-en-2016-d7285276/). J’espère qu’il vous plaira et pourra vous aider ou à défaut vous faire rêver un petit peu. Je distillerai les journées au fur et à mesure pour éviter de vous saouler ! 🙂
En préambule, je vais aborder quelques points de logistiques / idées reçues / etc... que l’on peut avoir avant de partir pour un tel voyage :
* le GPS : je comptais utiliser mon téléphone comme GPS, c’est pourquoi j’avais acheté une carte prépayée avec 3Gb de data et 2 heures de téléphone. Comme vous le verrez dans le résumé du premier jour, ce fut une erreur. J’avais par contre aussi installé l’application “HERE we go MAPS” (disponible sur iOS et Androïd) qui permet de télécharger les cartes de tous les pays, et ainsi de profiter d’un GPS offline (c’est à dire sans activer les données téléphoniques). Même si finalement un GPS voiture était inclus dans la location de celle-ci, cette application fut très utile pour trouver certains endroits touristiques non inclus dans le GPS classique (comme par exemple Merced Grove). Donc si vous disposez d’un smartphone, je vous conseille vraiment cette application, qui peut parfaitement et complètement remplacer un GPS, et le tout en offline ! Concernant le côté dispensable ou non d'un GPS, je vais dire que ce n'est pas complètement obligatoire, on s'en sort, mais c'est quand même très pratique et ça fait gagner beaucoup de temps. J'avais également acheté le grand livre Michelin sur les USA, au cas où. Il nous aura servi 2 fois.
* la bouffe : évidemment, les USA ne sont pas réputés pour leur grande cuisine. Il faut avouer que nous n’avons pas vraiment chercher non plus à découvrir des spécialités américaines inconnues. Nous avons fait évidemment beaucoup de fast foods, et surtout tester des fast foods que l’on a pas en France. Nous avons donc évidemment zappé les McDonalds pour en essayer d’autres. Le midi, à partir du 7ème jour, nous mangions des fruits ou salades achetés en supermarché, et le soir fast food ou restaurant bon marché. Ainsi, cela ne revenait vraiment pas cher de manger, et ça permettait de consacrer le reste du budget à autre chose !
* la route dans l’Ouest américain : un vrai bonheur ! Si vous aimez un temps soit peu conduire, vous adorerez conduire dans l’Ouest américain. Les routes y sont larges, même les petites routes style départementales. Et surtout, c’est très dépaysant. En une journée, on peut passer au travers de tellement de décors différents que c’est enivrant. Il nous est très régulièrement arrivé de s’arrêter sur le bord de la route, n’importe où (sauf dans les grandes villes) afin de prendre des photos ou d’admirer le paysage qui s’offrait à nous. L’ouest est tellement immense et sauvage, on se sent si petit au milieu de tout cet espace. C’est un sentiment très particulier et fabuleux ! Pour la conduite en elle-même, rien de particulier à savoir. Les américains conduisent plutôt bien, respectent parfaitement les passages des “Stop” (notamment dans les carrefours à 4 “Stop”), ne klaxonnent pas (en tout cas ils ont été très tolérants avec nous lorsque que nous cherchions notre route). Par contre, contrairement à ce que j’aurais pensé, ils conduisent vite, parfois très vite. Ils se fichent complètement des limitations de vitesse et des lignes continues. Voulant éviter une amende, on a toujours parfaitement respecté les limitations de vitesse, même sur les highway. Et bien nous nous faisions allègrement et copieusement doublés, très souvent.
* les américains sont arrogants et n’aiment pas les étrangers : c’est un sacré cliché (tout comme je pense qu’ils ont le même cliché à l’inverse). Les américains (du moins dans l’Ouest, peut-être est-ce différent ailleurs ?) adorent les touristes. Quand ils repèrent que vous êtes un touriste (en parlant français, on est vite repéré !), beaucoup n’hésitent absolument pas à engager la conversation, à demander d’où on vient, quel voyage on fait, ce qu’on a vu, où on va, ce qu’on pense des USA, ils posent vraiment beaucoup de questions et s’intéressent énormément. Ça nous est arrivé quasiment chaque jour du voyage. Tous ceux qui nous ont parlé ont été adorables avec nous, très sympathiques.
* l’accueil général des touristes : la France aurait énormément à apprendre. Les parcs sont parfaitement prévus pour y accueillir convenablement les touristes. Les Visitor Center de chaque parc fournissent pléthore de renseignements, les rangers sont avenants, n’hésitent pas à vous conseiller en fonction du temps passé sur le parc concerné. Il y a même parfois plusieurs Visitor Center par parcs. Les infrastructures sont aussi pleinement dédiées à un tourisme respectueux dues parcs. On trouve des toilettes à chaque point de vue, et quasiment à chaque départ de randonnée. Les panneaux indicatifs sur la faune et la flore sont très bien entretenus, clairs et intéressants. Les randonnées sont très bien balisées, les plans fournis par les rangers sont très complets à ce sujet. On ne se sent jamais perdus, alors qu’on se trouve dans des parcs immenses. Certains proposent aussi des emplacements de camping tout confort, avec systématiquement une table, un barbecue, et un grand emplacement pour se garer. Contrairement à chez nous, on ne se sent pas les uns sur les autres aux emplacements de camping.
* la glacière américaine : c’est un must-have. Avant de quitter Los Angeles, nous sommes allés acheter une glacière. Nous comptions évidemment acheter de quoi manger, et comme l’on savait que beaucoup de chaleur et de déserts nous attendaient, on n’avait pas d’autre choix que d’en avoir une. Le but était d’en acheter une pas chère, puis de la donner à quelqu’un avant de partir. Notre choix s’est dévolu sur une glacière Coleman, d’un volume de 26 litres. Mais là, c’est la grande surprise, rien à voir avec les glacières françaises. Là où ma glacière française (pourtant de bonne facture) peine à tenir une journée entière avec des glaçons dedans, la glacière américaine n’a aucun mal à maintenir au froid une journée, voire même plus, et pour un prix tout à fait modique (25 dollars). Elle aura parfaitement tenu son rôle tout le long du voyage, ni Joshua Tree, ni la Death Valley (et ses 50° habituels), ni les autres endroits chauds traversés n’auront réussi à la faire chuter, il restait toujours des glaçons dedans, et les denrées stockées étaient toujours parfaitement fraîches/froides. On l’a trouvé tellement de bonne qualité, qu’on l’a carrément ramenée en France (sans surcoût, ça passait comme bagage cabine, merci Air France !).
Après en avoir fini avec ces petits détails, c’est donc parti pour le compte rendu. Bonne lecture !
Après avoir trié les tonnes de photos prises, pris un peu de recul, je vous propose un ( ... Nième je sais !), compte rendu sur notre voyage dans l’Ouest américain, qui s’est déroulé du 23 juin 2016 au 17 juillet 2016. Oui je sais, mon compte-rendu est bien après le voyage (les mauvaises langues diront presque un an), mais c’était important pour moi de le faire, rien que pour remercier les personnes qui avaient répondu à mes nombreuses questions pré-voyage (dont le topic se trouve ici : https://voyageforum.com/discussion/planning-road-trip-cote-ouest-americaine-en-2016-d7285276/). J’espère qu’il vous plaira et pourra vous aider ou à défaut vous faire rêver un petit peu. Je distillerai les journées au fur et à mesure pour éviter de vous saouler ! 🙂
En préambule, je vais aborder quelques points de logistiques / idées reçues / etc... que l’on peut avoir avant de partir pour un tel voyage :
* le GPS : je comptais utiliser mon téléphone comme GPS, c’est pourquoi j’avais acheté une carte prépayée avec 3Gb de data et 2 heures de téléphone. Comme vous le verrez dans le résumé du premier jour, ce fut une erreur. J’avais par contre aussi installé l’application “HERE we go MAPS” (disponible sur iOS et Androïd) qui permet de télécharger les cartes de tous les pays, et ainsi de profiter d’un GPS offline (c’est à dire sans activer les données téléphoniques). Même si finalement un GPS voiture était inclus dans la location de celle-ci, cette application fut très utile pour trouver certains endroits touristiques non inclus dans le GPS classique (comme par exemple Merced Grove). Donc si vous disposez d’un smartphone, je vous conseille vraiment cette application, qui peut parfaitement et complètement remplacer un GPS, et le tout en offline ! Concernant le côté dispensable ou non d'un GPS, je vais dire que ce n'est pas complètement obligatoire, on s'en sort, mais c'est quand même très pratique et ça fait gagner beaucoup de temps. J'avais également acheté le grand livre Michelin sur les USA, au cas où. Il nous aura servi 2 fois.
* la bouffe : évidemment, les USA ne sont pas réputés pour leur grande cuisine. Il faut avouer que nous n’avons pas vraiment chercher non plus à découvrir des spécialités américaines inconnues. Nous avons fait évidemment beaucoup de fast foods, et surtout tester des fast foods que l’on a pas en France. Nous avons donc évidemment zappé les McDonalds pour en essayer d’autres. Le midi, à partir du 7ème jour, nous mangions des fruits ou salades achetés en supermarché, et le soir fast food ou restaurant bon marché. Ainsi, cela ne revenait vraiment pas cher de manger, et ça permettait de consacrer le reste du budget à autre chose !
* la route dans l’Ouest américain : un vrai bonheur ! Si vous aimez un temps soit peu conduire, vous adorerez conduire dans l’Ouest américain. Les routes y sont larges, même les petites routes style départementales. Et surtout, c’est très dépaysant. En une journée, on peut passer au travers de tellement de décors différents que c’est enivrant. Il nous est très régulièrement arrivé de s’arrêter sur le bord de la route, n’importe où (sauf dans les grandes villes) afin de prendre des photos ou d’admirer le paysage qui s’offrait à nous. L’ouest est tellement immense et sauvage, on se sent si petit au milieu de tout cet espace. C’est un sentiment très particulier et fabuleux ! Pour la conduite en elle-même, rien de particulier à savoir. Les américains conduisent plutôt bien, respectent parfaitement les passages des “Stop” (notamment dans les carrefours à 4 “Stop”), ne klaxonnent pas (en tout cas ils ont été très tolérants avec nous lorsque que nous cherchions notre route). Par contre, contrairement à ce que j’aurais pensé, ils conduisent vite, parfois très vite. Ils se fichent complètement des limitations de vitesse et des lignes continues. Voulant éviter une amende, on a toujours parfaitement respecté les limitations de vitesse, même sur les highway. Et bien nous nous faisions allègrement et copieusement doublés, très souvent.
* les américains sont arrogants et n’aiment pas les étrangers : c’est un sacré cliché (tout comme je pense qu’ils ont le même cliché à l’inverse). Les américains (du moins dans l’Ouest, peut-être est-ce différent ailleurs ?) adorent les touristes. Quand ils repèrent que vous êtes un touriste (en parlant français, on est vite repéré !), beaucoup n’hésitent absolument pas à engager la conversation, à demander d’où on vient, quel voyage on fait, ce qu’on a vu, où on va, ce qu’on pense des USA, ils posent vraiment beaucoup de questions et s’intéressent énormément. Ça nous est arrivé quasiment chaque jour du voyage. Tous ceux qui nous ont parlé ont été adorables avec nous, très sympathiques.
* l’accueil général des touristes : la France aurait énormément à apprendre. Les parcs sont parfaitement prévus pour y accueillir convenablement les touristes. Les Visitor Center de chaque parc fournissent pléthore de renseignements, les rangers sont avenants, n’hésitent pas à vous conseiller en fonction du temps passé sur le parc concerné. Il y a même parfois plusieurs Visitor Center par parcs. Les infrastructures sont aussi pleinement dédiées à un tourisme respectueux dues parcs. On trouve des toilettes à chaque point de vue, et quasiment à chaque départ de randonnée. Les panneaux indicatifs sur la faune et la flore sont très bien entretenus, clairs et intéressants. Les randonnées sont très bien balisées, les plans fournis par les rangers sont très complets à ce sujet. On ne se sent jamais perdus, alors qu’on se trouve dans des parcs immenses. Certains proposent aussi des emplacements de camping tout confort, avec systématiquement une table, un barbecue, et un grand emplacement pour se garer. Contrairement à chez nous, on ne se sent pas les uns sur les autres aux emplacements de camping.
* la glacière américaine : c’est un must-have. Avant de quitter Los Angeles, nous sommes allés acheter une glacière. Nous comptions évidemment acheter de quoi manger, et comme l’on savait que beaucoup de chaleur et de déserts nous attendaient, on n’avait pas d’autre choix que d’en avoir une. Le but était d’en acheter une pas chère, puis de la donner à quelqu’un avant de partir. Notre choix s’est dévolu sur une glacière Coleman, d’un volume de 26 litres. Mais là, c’est la grande surprise, rien à voir avec les glacières françaises. Là où ma glacière française (pourtant de bonne facture) peine à tenir une journée entière avec des glaçons dedans, la glacière américaine n’a aucun mal à maintenir au froid une journée, voire même plus, et pour un prix tout à fait modique (25 dollars). Elle aura parfaitement tenu son rôle tout le long du voyage, ni Joshua Tree, ni la Death Valley (et ses 50° habituels), ni les autres endroits chauds traversés n’auront réussi à la faire chuter, il restait toujours des glaçons dedans, et les denrées stockées étaient toujours parfaitement fraîches/froides. On l’a trouvé tellement de bonne qualité, qu’on l’a carrément ramenée en France (sans surcoût, ça passait comme bagage cabine, merci Air France !).
Après en avoir fini avec ces petits détails, c’est donc parti pour le compte rendu. Bonne lecture !
Détours en RSA (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour à tous.
A mon tour de vous faire un peu rêver (en tout cas je l'espère) avec notre escapade en terre sud-africaine.
Après beaucoup de tergiversations et par abandon d'autres projets nous décidons le 25 Décembre, mon épouse et moi, de repartir en RSA et en Namibie pour nos vacances en Janvier avec un départ le 3 pour Cape Town!!!!! En même temps nous réservons un Toyota dble cab avec tente sur le toit chez Classic car rental à Windhoek a compter du 12 pour 16 jours.
Nous envisageons de passer 1 semaine autour de Cape Town avant de re-découvrir le kgalagadi N.P. en entrant (et ressortant) a Mata-Mata puisque nous n'avons pas trouvé ce type de véhicule à nos dates au départ de Upington; ce qui aurait été plus simple!! quoique!!
Après un vol sans histoire Genève / Amsterdam / Cape town , quel plaisir de retrouver Cape town "la méditérannéenne" avec 20° à 23h!!!
On récupère la voiture louée chez Tempest et on file à la guest house " Cheviot place " située un peu en hauteur, au pied de Signal Hill, à 2 pieds du très discutable et discuté stade de foot. Cette charmante maison sera notre "camp de base " pour 3 nuits. Le proprio est super sympa, plein de conseils et d'attention et il prépare des petits déjeuners qui permettent quasi de sauter le repas de midi!!!
De là nous irons a pied sur le waterfront, tellement touristique mais où on peut faire des rencontres sympas, écouter de la musique... boire une bière (ou une bouteille de vin blanc )....

a la découverte de la ville et notamment du micro quartier de Bo-kaap,

autour de Company garden,

nous ferons le tour de la ville avec les fameux bus rouge (ce que je recommande chaudement pour se faire une idée des lieux et de leur accès).
Puis nous irons en voiture (super facile car les n° donnés aux routes aident beaucoup et parce qu'il y a beaucoup de panneaux indicateurs ) au jardin botanique de Kirstenbosch qui à notre sens vaut le voyage a lui seul.

Nous y passerons un jour plein et y retournerons encore 1/2 journée sans voir le temps passé tellement il est grand, riche , bien aménagé. De plus nous passerons beaucoup de temps a essayer d'y photographier les sugar birds,
les sun birds inféodés à la fleur emblématique du pays : le protéa
et autres ibis

Pour mieux profiter de la découverte du parc du Cap de bonne esperance nous poserons ensuite nos sacs à Simon's town pour 2 nuits dans la magnifique guest house "rocklands" à la sortie de la bourgade. C'est une superbe maison à la fois moderne, sobre, lumineuse avec une vue plongeante sur la mer depuis l'immense terrasse. On pourra ainsi être au cap de très bon matin et profiter du site absolument seuls!! c'est magique!!

Tout au long de la journée nous parcourerons en voiture et a pied l'immense lande très sauvage, battue par les vents de ce bout du monde.
Saoulés par le vent, par l'iode nous retrouverons les manchots du Cap au crépuscule pour un tête à tête des plus sympa.

En tout cas beaucoup plus à notre gout que la foule qui veut se baigner avec eux sur la plage.
A mon tour de vous faire un peu rêver (en tout cas je l'espère) avec notre escapade en terre sud-africaine.
Après beaucoup de tergiversations et par abandon d'autres projets nous décidons le 25 Décembre, mon épouse et moi, de repartir en RSA et en Namibie pour nos vacances en Janvier avec un départ le 3 pour Cape Town!!!!! En même temps nous réservons un Toyota dble cab avec tente sur le toit chez Classic car rental à Windhoek a compter du 12 pour 16 jours.
Nous envisageons de passer 1 semaine autour de Cape Town avant de re-découvrir le kgalagadi N.P. en entrant (et ressortant) a Mata-Mata puisque nous n'avons pas trouvé ce type de véhicule à nos dates au départ de Upington; ce qui aurait été plus simple!! quoique!!
Après un vol sans histoire Genève / Amsterdam / Cape town , quel plaisir de retrouver Cape town "la méditérannéenne" avec 20° à 23h!!!

On récupère la voiture louée chez Tempest et on file à la guest house " Cheviot place " située un peu en hauteur, au pied de Signal Hill, à 2 pieds du très discutable et discuté stade de foot. Cette charmante maison sera notre "camp de base " pour 3 nuits. Le proprio est super sympa, plein de conseils et d'attention et il prépare des petits déjeuners qui permettent quasi de sauter le repas de midi!!!
De là nous irons a pied sur le waterfront, tellement touristique mais où on peut faire des rencontres sympas, écouter de la musique... boire une bière (ou une bouteille de vin blanc )....

a la découverte de la ville et notamment du micro quartier de Bo-kaap,

autour de Company garden,

nous ferons le tour de la ville avec les fameux bus rouge (ce que je recommande chaudement pour se faire une idée des lieux et de leur accès).

Puis nous irons en voiture (super facile car les n° donnés aux routes aident beaucoup et parce qu'il y a beaucoup de panneaux indicateurs ) au jardin botanique de Kirstenbosch qui à notre sens vaut le voyage a lui seul.

Nous y passerons un jour plein et y retournerons encore 1/2 journée sans voir le temps passé tellement il est grand, riche , bien aménagé. De plus nous passerons beaucoup de temps a essayer d'y photographier les sugar birds,
les sun birds inféodés à la fleur emblématique du pays : le protéa
et autres ibis
Pour mieux profiter de la découverte du parc du Cap de bonne esperance nous poserons ensuite nos sacs à Simon's town pour 2 nuits dans la magnifique guest house "rocklands" à la sortie de la bourgade. C'est une superbe maison à la fois moderne, sobre, lumineuse avec une vue plongeante sur la mer depuis l'immense terrasse. On pourra ainsi être au cap de très bon matin et profiter du site absolument seuls!! c'est magique!!


Tout au long de la journée nous parcourerons en voiture et a pied l'immense lande très sauvage, battue par les vents de ce bout du monde.

Saoulés par le vent, par l'iode nous retrouverons les manchots du Cap au crépuscule pour un tête à tête des plus sympa.


En tout cas beaucoup plus à notre gout que la foule qui veut se baigner avec eux sur la plage.