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Voyage à vélo Casablanca - Abidjan English translation pending
salut a vous tous, l'année prochaine je voudrais faire le voyage Casablanca / Abidjan à vélo et je cherche des personnes qui ont déjà effectué ce parcours pour récolté le maximum d'information (visa- devise- eau- sécurité - condition ) et tt ce qui peux m'être utile pour ce voyage ... 😉
merci bcp a vous tous
Travailler en tant qu'infirmière à l'étranger English translation pending
bonjour, je suis Marthe, je suis camerounaise et je suis infirmiere diplomée d'etat, je vis au cameroun et j'exerce dans un hopital de la place. je voudrais changer d'horizon et pouvoir trouver un job a l'etranger, france, suisse, belgique, peu importe
Un grand week-end à Londres en mai 2008 English translation pending

La chambre d'hôtel est confortable. On craignait le pire vu ce qu'on avait pu lire sur les logements à Londres. Elle donne sur une cour intérieur, et nous n'avons pas de voisin... Bref le bon plan!! Après s'être rafraichis nous décidons de partir à la découverte de Londres, à la recherche de Big Ben. Aussitôt sortis et nous tombons sur quelques symboles londoniens.
le taxi londonien
le bus à impérial
la cabine téléphoniqueNous empruntons les quais de la Tamise. La ballade est agréable à souhait et nous permet d'admirer la vie londonnienne.



Enfin nous arrivons dans le quartier de Westminster, et devant nous se dresse The Houses of Parliement, édifice sublime au soleil couchant qui lui done une touche de couleur dorée -

Et enfin en continuant de longer l'édifice se dresse devant nous le célèbre Big Ben. D'ailleurs, pour la petite info, Big Ben ne désigne pas la Tour mais la cloche.

Nous empruntons le Westminster Bridge qui nous offre une vue magnifique sur le Bâtiment et le London Eye, la célèbre grande roue que l'on voit de très loin. De l'autre côté du pont, la bâtisse se reflète dans l'eau, donnant alors une impression... enchanteresse... Au coucher du soleil, et illuminé, cela doit être particulièrement beau! C'est promis, nous reviendrons voir cela durant l'une de nos soirées!

En revenant nous pouvons admirer l'abbaye de westminster où sont couronnés tous les rois et reines et où ont eu lieu les funérailles nationnales de Ladi Di

Retour à l'hôtel pour une nuit bien méritée!

Cérémonie un peu longuette, mais bon si on va à Londres sans la voir, çà ne sert à rien!! Retour dans le métro pour la Tour de Londres, autre monument incontournable! Bah oui, on a joué les touristes de base nous!!! Dès la sortie du métro on a une vue sur le château, et quelle vue!! Wouah!!

Bon les photos ne rendent pas super, on croirait que c'est tout couvert, mais en fait il faisait super beau, sur le photo, c'est le célèbre fog que l'on voit! A côté de la Tour, et juste avant de pénétrer à l'intérieur, on aperçoit le Tower Bridge et ses deux imposants piliers.

La visite de la Tour de Londres nous prendra bien 2 bonnes heures tellement il y a à voir, entre les corbeaux, les joyaux de la reine, les armures et armes... Très instructif, et avec notre chance, on est arrivé juste avant le flot de touristes!!!
Tour blanche
Tour où sont les joyaux 
Nous nous reposons quelques instants dans un resto japonais pour manger et boire! Maintenant direction la City, le célèbre quartier financier de Londres qui a été ravagé par un incendie

La bourse Damien tenait absolument à aller voir un immeuble de près, avec une forme surprenante

Bon c'est vrai que la structure est magnifique mais avec tout çà on a loupé l'heure du rdv pour la visite de la ille sur les traces de Jack l'Eventreur que j'avais réservé sur internet . Un peu décue, nous retournons à l'hotel pour une bonne douche bien méritée!!! vu la chaleur qu'il fait! Le soir venu, retour à Westminster, mais cette fois en métro, bah oui, faut pas abuser, le métro nous dépose juste à côté! Et là, à peine sortie que l'on se retrouve nez à nez avec... Big Ben éclairé! Et franchement, c'est tellement beau que je n'ai pas de mot pour le décrire! C'est encore plus beau de nuit...une impression de toute puissance. Nous retraversons le pont pour cette fois voir le batiment de nuit
Westminster et son reflet
Big Ben et son reflet
London Eye et County Hill
Big Ben Et une vue sur l'abbaye que nous visiterons demain matin: 
Retour à l'Hotel... à pied... bah oui, on apprend que la ligne de métro vient de fermer pour cause de travaux... pfff... trop injuste, moi qui en pouvait déjà plus de marcher!!! C'est morte de fatigue que je vais me coucher
Carnet de voyage en Namibie English translation pending
Il y a un an, j'ai effectué un superbe voyage en Namibie, j'avais donné le lien avec mon weblog pour ceux qui étaient intéressés de visualiser quelques photos ( http://jacou13.neufblog.com ). Je pense néanmoins qu'un récit détaillé du voyage peut profiter à tous, c'est pourquoi avec un peu de retard je le publie sur le forum:
CARNET DE VOYAGE EN NAMIBIE PÉRIODE DU VOYAGE 28 Septembre au 12 Octobre 2007 QUELQUES ÉLÉMENTS PRATIQUES Voyagiste choisi : AVENTURIA-Agence de Marseille-Correspondante : Sèverine Coût total du voyage: 6000€ pour deux adultes (Aventuria: 5200€ - Dépenses sur place : 800€) Détail des dépenses sur place :Essence :290€ (pour 3600km) - Restauration:335€ - Entrées Parcs :90€ -Divers achats et Pourboires :85€ PRESTATIONS AVENTURIA - Vols A/R Marseille-Londres par British AirWays et Londres Windhoek sans escale par Air Namibia Toutes taxes comprises - Location véhicule catégorie V (Toyota Condor), 12 jours, Kilométrage illimité, Climatisation, 2roues de secours, Glacière et franchise réduite à zéro couvrant les dommages aux roues, vitres, pare-brise, tempêtes de sable. Loueur : ODYSSEY CAR HIRE est également chargé d'assurer le transfert entre les bureaux de Windhoek et l'aéroport. - Accueil par Matiti Safaris (prestataire sur place de AVENTURIA) correspondant parlant français. Remise du Road Book très complet avec cartes détaillées. PROGRAMME DU VOYAGE : 28/09 Marseille-Londres et envol pour Windhoek 29/09 Windhoek -Otjiwarongo (270km - 3heures): Atterrissage 8h45- transfert à Windhoek, récupération du véhicule. Quelques courses, déjeuner à Windhoek arrivée à Otjibamba lodge vers 16heures, safari à pieds dans la propriété jusqu'au soleil couchant. 30/09 Otjiwarongo- ETOSHA Namutoni (330km - 4heures) : Arrivée vers 12heures à Namutoni Restcamp Bush Chalet, Safari dans la partie Est l'Aprés-midi. 01/10 Namutoni - Halali ( distance réelle 75km): Safaris toute la journée ( environ 200km 9heures de pistes). Suivre les pistes secondaires et boucles. 02/10 Halali - Okaukuejo (distance réelle 75km) : Safaris toute la journée environ 200km de pistes en explorant particulièrement les points d'eau. 03/10 Okaukuejo - Khorixas (250km - 4 heures) : Arrivée vers midi à Igowati lodge. Visite de Finger Rock le matin sur le trajet. L'après-midi, visite de Petrified Forest et observations de nombreuses Welwitshia Mirabilis. Il y en a de grandes quantité aux alentours du site de Petrified Forest .Arrivée vers 16 heures à Okaukeuejo restcamp Bush chalet. 04/10 Khorixas -Twyfelfontein - Brandberg (300km - 5heures): Arrivée vers 16 heures à White Lady lodge face au Brandberg. Visite des gravures de Twyfelfontein le matin, de Burnt Mountains et de Organ Pipes. Des trois sites, Twyfelfontein vaut vraiment le détour.Trail l'après-midi dans la propriété du lodge jusqu'au soleil couchant à la recherche des éléphants du désert qui viennent régulièrement dans le lit asséché de la rivière. 05/10 Brandberg - ERONGO mountains (150km environ 3heures) Arrivée vers 12 heures à Ai Aiba lodge, aprés avoir visité White Lady painting le matin dans une vallée encaissée au coeur du Brandberg. Trail l'après-midi dans l'immense propriété du lodge à la découverte des curiosités géologiques du massif de l'Erongo, que le soleil couchant illumine magnifiquement. 06/10 Erongo -Swakopmund (220km -4heures): Arrivée à Dunedin StarGuesthouse après un arrêt au Spitzkoppe. Visite de la ville l'après-midi. Trois restaurants, cités plus loin permettent de déguster d'excellents poissons. 07/10 Swakopmund Le matin visite de Moon landscape, paysage lunaire, impressionnant. L'après-midi visite de Walvis Bay, des salines et ses nombreux oiseaux marins, contact avec les premières dunes . 8/10 Swakopmund - Tsaris mountains (400km - 5heures) Arrivée à Zebra river lodge vers 15 heures après un coup d'oeil sur Kuiseb Canyon, Trail l'après -midi dans les Tsaris Mountains, à l'Est du massif du Naukluft. site remarquable par sa géologie, ses canyons impressionnants, ses plantes et arbres endémiques. 9/10 Tsaris-Namib (150km-2h30) Trail de 5heures le matin dans les montagnes et canyons du tsaris, puis route vers Namib desert lodge. Au lodge, possibilité d'admirer les dunes fossilisées du Namib. 10/10 désert du namib ( A/R 220km - 4 heures) Route le matin vers Sesriem puis Sossusvlei pour voir les dunes. Malheureusement ce jour là, une tempête de sable a contrarié nos projets d'escalade des dunes. 11/10 Namib desert lodge- Windhoek (300km -4heures) Route vers Windhoek, arrivée vers 12h30, visite de la ville, shopping, restitution du véhicule, transfert vers l'aéroport pour décollage vers Londres à 20h40. 12/10 arrivée à Londres à 5h55 puis correspondance vers Marseille COUPS DE COEUR ET DECEPTIONS Coups de coeur: ETOSHA Il faut absolument traverser le parc en trois étapes au moins pour s'imprégner de l'environnement et avoir un maximum d'occasions de rencontrer les représentants de la faune locale. A cette époque de l'année, il ne subsiste que quelques points d'eau, les animaux s'y rendent plusieurs fois par jour et ne s'écartent peu de la route les menant d'un trou d'eau à l'autre. En achetant la carte détaillée des trous d'eau (vendue dans les boutiques des lodges), on peut facilement suivre les pistes qui offrent la meilleure chance de voir des animaux.Pour les grands prédateurs, il faut privilégier les premières et dernières heures de la journée car lorsque le soleil se fait plus ardent, ils passent leur temps à se reposer à l'ombre et si possible dans un endroit tranquille, loin des regards des touristes. DESERT DU NAMIB: Site remarquable.Notre lodge était situé à 50km au nord de Sesriem, soit une heure de route qu'il faut ajouter à celle nécessaire pour se rendre à Sosusvlei par une excellente piste en asphalte mais dont la vitesse est limitée à 60km/h.Nous recommandons de privilégier les lodges situés prés de l'entrée du parc à Sesriem, il y en a au moins deux( le Mirage et Sosusvlei lodge).Comme nous l'avons déjà dit, le seul regret, c'est d'avoir essuyé une tempête de sable qui a perturbée nos projets de visite - ceci dit, une tempête dans le désert est aussi une expérience à vivre. TSARIS ET ERONGO : Ces deux massifs, à l'écart des grands sites touristiques sont remarquables par leurs richesses géologiques, végétales et animales.On peut y faire des trails magnifiques.Nous conseillons vivement un séjour dans les deux lodges ( Zebra river et Ai Aiba ) qui tous deux sont situés sur d'immenses propriétés qui permettent de découvrir la beauté du pays en toute sécurité, nombreux trails bien balisés de quelques kilomètres à 20km. A voir : Le DAMARLAND : - Région de Twyfelfontein pour ses gravures rupestres et ses paysages sauvages - Petrified Forest, site géologique remarquable, un des plus beaux du monde en la matière. On peut aussi y observer à loisir les fameuses plantes préhistoriques "Welwitshia Mirabilis"nombreuses vers ce site. - Brandberg et ses peintures rupestres ( white lady painting notamment mais il en existent d'autres dans le massif que l'on peut aller admirer mais seulement avec des guides.) - Spitzkoppe pour y faire une rando ou pour y admirer un coucher de soleil Déceptions : Swakopmund et Walvis Bay : Rien de trés intéressant à voir si ce n'est qu'une station balnéaire très ordinaire, voire un peu prétentieuse, pour Walvis et quelques maisons de style colonial allemand à Swakopmund. On peut rencontrer un grand nombres d'oiseaux marins dans la baie de Walvis et sans mettre en doute l'intérêt qu'ils présentent pour quelques ornithologues pointus, pour notre part, nous avons vu mieux ailleurs. Un seul avantage pour Swakopmund, on peut y déguster d'excellents poissons. A ne pas louper dans l'ordre de préférence: The light house - Ocean Basket - The Tug ...Il s'agit des principaux, mais il y en a d'autres que nous n'avons pas eu le temps d' essayer! Pour le reste, pleins d'activités touristiques que certains trouveront probablement géniales, c'est affaire de goût! CONCLUSIONS : Superbe voyage, excellente organisation de la part d'AVENTURIA (Agence de Marseille - Bravo à Sèverine) Lodges de bonne qualité, société de location de véhicules impeccable (ODYSSEY CAR HIRE) personnel d'accueil sur place très professionnel et sympathique. Road book très complet avec cartes détaillées Nous avons effectué plusieurs voyage en Afrique( Botswana - Kenya - Ouganda - Tanzanie - Zimbabwe) mais celui-ci s'inscrit parmi les meilleurs compte tenu de sa diversité mais aussi parce qu'on le découvre seul, à son rythme. Si nous avions à le refaire, nous n'hésiterions pas à nous enfoncer plus profondément dans le Damarland, certainement visiter le Kaokoland voire Fish river canyon. La qualité du réseau routier est telle qu'il ne faut pas avoir peur des trajets dans ce pays.
CARNET DE VOYAGE EN NAMIBIE PÉRIODE DU VOYAGE 28 Septembre au 12 Octobre 2007 QUELQUES ÉLÉMENTS PRATIQUES Voyagiste choisi : AVENTURIA-Agence de Marseille-Correspondante : Sèverine Coût total du voyage: 6000€ pour deux adultes (Aventuria: 5200€ - Dépenses sur place : 800€) Détail des dépenses sur place :Essence :290€ (pour 3600km) - Restauration:335€ - Entrées Parcs :90€ -Divers achats et Pourboires :85€ PRESTATIONS AVENTURIA - Vols A/R Marseille-Londres par British AirWays et Londres Windhoek sans escale par Air Namibia Toutes taxes comprises - Location véhicule catégorie V (Toyota Condor), 12 jours, Kilométrage illimité, Climatisation, 2roues de secours, Glacière et franchise réduite à zéro couvrant les dommages aux roues, vitres, pare-brise, tempêtes de sable. Loueur : ODYSSEY CAR HIRE est également chargé d'assurer le transfert entre les bureaux de Windhoek et l'aéroport. - Accueil par Matiti Safaris (prestataire sur place de AVENTURIA) correspondant parlant français. Remise du Road Book très complet avec cartes détaillées. PROGRAMME DU VOYAGE : 28/09 Marseille-Londres et envol pour Windhoek 29/09 Windhoek -Otjiwarongo (270km - 3heures): Atterrissage 8h45- transfert à Windhoek, récupération du véhicule. Quelques courses, déjeuner à Windhoek arrivée à Otjibamba lodge vers 16heures, safari à pieds dans la propriété jusqu'au soleil couchant. 30/09 Otjiwarongo- ETOSHA Namutoni (330km - 4heures) : Arrivée vers 12heures à Namutoni Restcamp Bush Chalet, Safari dans la partie Est l'Aprés-midi. 01/10 Namutoni - Halali ( distance réelle 75km): Safaris toute la journée ( environ 200km 9heures de pistes). Suivre les pistes secondaires et boucles. 02/10 Halali - Okaukuejo (distance réelle 75km) : Safaris toute la journée environ 200km de pistes en explorant particulièrement les points d'eau. 03/10 Okaukuejo - Khorixas (250km - 4 heures) : Arrivée vers midi à Igowati lodge. Visite de Finger Rock le matin sur le trajet. L'après-midi, visite de Petrified Forest et observations de nombreuses Welwitshia Mirabilis. Il y en a de grandes quantité aux alentours du site de Petrified Forest .Arrivée vers 16 heures à Okaukeuejo restcamp Bush chalet. 04/10 Khorixas -Twyfelfontein - Brandberg (300km - 5heures): Arrivée vers 16 heures à White Lady lodge face au Brandberg. Visite des gravures de Twyfelfontein le matin, de Burnt Mountains et de Organ Pipes. Des trois sites, Twyfelfontein vaut vraiment le détour.Trail l'après-midi dans la propriété du lodge jusqu'au soleil couchant à la recherche des éléphants du désert qui viennent régulièrement dans le lit asséché de la rivière. 05/10 Brandberg - ERONGO mountains (150km environ 3heures) Arrivée vers 12 heures à Ai Aiba lodge, aprés avoir visité White Lady painting le matin dans une vallée encaissée au coeur du Brandberg. Trail l'après-midi dans l'immense propriété du lodge à la découverte des curiosités géologiques du massif de l'Erongo, que le soleil couchant illumine magnifiquement. 06/10 Erongo -Swakopmund (220km -4heures): Arrivée à Dunedin StarGuesthouse après un arrêt au Spitzkoppe. Visite de la ville l'après-midi. Trois restaurants, cités plus loin permettent de déguster d'excellents poissons. 07/10 Swakopmund Le matin visite de Moon landscape, paysage lunaire, impressionnant. L'après-midi visite de Walvis Bay, des salines et ses nombreux oiseaux marins, contact avec les premières dunes . 8/10 Swakopmund - Tsaris mountains (400km - 5heures) Arrivée à Zebra river lodge vers 15 heures après un coup d'oeil sur Kuiseb Canyon, Trail l'après -midi dans les Tsaris Mountains, à l'Est du massif du Naukluft. site remarquable par sa géologie, ses canyons impressionnants, ses plantes et arbres endémiques. 9/10 Tsaris-Namib (150km-2h30) Trail de 5heures le matin dans les montagnes et canyons du tsaris, puis route vers Namib desert lodge. Au lodge, possibilité d'admirer les dunes fossilisées du Namib. 10/10 désert du namib ( A/R 220km - 4 heures) Route le matin vers Sesriem puis Sossusvlei pour voir les dunes. Malheureusement ce jour là, une tempête de sable a contrarié nos projets d'escalade des dunes. 11/10 Namib desert lodge- Windhoek (300km -4heures) Route vers Windhoek, arrivée vers 12h30, visite de la ville, shopping, restitution du véhicule, transfert vers l'aéroport pour décollage vers Londres à 20h40. 12/10 arrivée à Londres à 5h55 puis correspondance vers Marseille COUPS DE COEUR ET DECEPTIONS Coups de coeur: ETOSHA Il faut absolument traverser le parc en trois étapes au moins pour s'imprégner de l'environnement et avoir un maximum d'occasions de rencontrer les représentants de la faune locale. A cette époque de l'année, il ne subsiste que quelques points d'eau, les animaux s'y rendent plusieurs fois par jour et ne s'écartent peu de la route les menant d'un trou d'eau à l'autre. En achetant la carte détaillée des trous d'eau (vendue dans les boutiques des lodges), on peut facilement suivre les pistes qui offrent la meilleure chance de voir des animaux.Pour les grands prédateurs, il faut privilégier les premières et dernières heures de la journée car lorsque le soleil se fait plus ardent, ils passent leur temps à se reposer à l'ombre et si possible dans un endroit tranquille, loin des regards des touristes. DESERT DU NAMIB: Site remarquable.Notre lodge était situé à 50km au nord de Sesriem, soit une heure de route qu'il faut ajouter à celle nécessaire pour se rendre à Sosusvlei par une excellente piste en asphalte mais dont la vitesse est limitée à 60km/h.Nous recommandons de privilégier les lodges situés prés de l'entrée du parc à Sesriem, il y en a au moins deux( le Mirage et Sosusvlei lodge).Comme nous l'avons déjà dit, le seul regret, c'est d'avoir essuyé une tempête de sable qui a perturbée nos projets de visite - ceci dit, une tempête dans le désert est aussi une expérience à vivre. TSARIS ET ERONGO : Ces deux massifs, à l'écart des grands sites touristiques sont remarquables par leurs richesses géologiques, végétales et animales.On peut y faire des trails magnifiques.Nous conseillons vivement un séjour dans les deux lodges ( Zebra river et Ai Aiba ) qui tous deux sont situés sur d'immenses propriétés qui permettent de découvrir la beauté du pays en toute sécurité, nombreux trails bien balisés de quelques kilomètres à 20km. A voir : Le DAMARLAND : - Région de Twyfelfontein pour ses gravures rupestres et ses paysages sauvages - Petrified Forest, site géologique remarquable, un des plus beaux du monde en la matière. On peut aussi y observer à loisir les fameuses plantes préhistoriques "Welwitshia Mirabilis"nombreuses vers ce site. - Brandberg et ses peintures rupestres ( white lady painting notamment mais il en existent d'autres dans le massif que l'on peut aller admirer mais seulement avec des guides.) - Spitzkoppe pour y faire une rando ou pour y admirer un coucher de soleil Déceptions : Swakopmund et Walvis Bay : Rien de trés intéressant à voir si ce n'est qu'une station balnéaire très ordinaire, voire un peu prétentieuse, pour Walvis et quelques maisons de style colonial allemand à Swakopmund. On peut rencontrer un grand nombres d'oiseaux marins dans la baie de Walvis et sans mettre en doute l'intérêt qu'ils présentent pour quelques ornithologues pointus, pour notre part, nous avons vu mieux ailleurs. Un seul avantage pour Swakopmund, on peut y déguster d'excellents poissons. A ne pas louper dans l'ordre de préférence: The light house - Ocean Basket - The Tug ...Il s'agit des principaux, mais il y en a d'autres que nous n'avons pas eu le temps d' essayer! Pour le reste, pleins d'activités touristiques que certains trouveront probablement géniales, c'est affaire de goût! CONCLUSIONS : Superbe voyage, excellente organisation de la part d'AVENTURIA (Agence de Marseille - Bravo à Sèverine) Lodges de bonne qualité, société de location de véhicules impeccable (ODYSSEY CAR HIRE) personnel d'accueil sur place très professionnel et sympathique. Road book très complet avec cartes détaillées Nous avons effectué plusieurs voyage en Afrique( Botswana - Kenya - Ouganda - Tanzanie - Zimbabwe) mais celui-ci s'inscrit parmi les meilleurs compte tenu de sa diversité mais aussi parce qu'on le découvre seul, à son rythme. Si nous avions à le refaire, nous n'hésiterions pas à nous enfoncer plus profondément dans le Damarland, certainement visiter le Kaokoland voire Fish river canyon. La qualité du réseau routier est telle qu'il ne faut pas avoir peur des trajets dans ce pays.
Louer une moto au Maroc English translation pending
salut tout le monde je vais voyager au maroc du 6.12.08 jusqu´á 31. 12.08 si il y´a des pérsonnes qui savent ou je peux louer un moto je serais ravi de toute aide, merci davonce
État de la piste entre Kiffa (Mauritanie) et Kayes (Mali)? English translation pending
Bonsoir
Je recherche des infos pour un trajet en voiture de KIFFA à KAYES en passant par kankossa, bilikouaté etc.. J'aimerai savoir un peu l'état de la piste en janvier et le temps de route . merci pour les renseignements
Je recherche des infos pour un trajet en voiture de KIFFA à KAYES en passant par kankossa, bilikouaté etc.. J'aimerai savoir un peu l'état de la piste en janvier et le temps de route . merci pour les renseignements
Location d'une voiture en Thaïlande English translation pending
bonjour,
nous avons trouve un bon tarif pour une location voiture prise a krabi et rendue a phuket via auto europe qui eux passent par avis. est-ce qu'auto europe est fiable, pas de mauvaise surprise tarifaire a l'arrivee, pouvez vous me conseillez
merci beaucoup d'avance
laet
nous avons trouve un bon tarif pour une location voiture prise a krabi et rendue a phuket via auto europe qui eux passent par avis. est-ce qu'auto europe est fiable, pas de mauvaise surprise tarifaire a l'arrivee, pouvez vous me conseillez
merci beaucoup d'avance
laet
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Canal de la Marne de Châlon à Vitry et de Vitry à Saint-Dizier à vélo? English translation pending
Salut à tous,
peut-on parcourir à vélo le halage du canal de la Marne de Châlons à Vitry et celui du canal de la Marne à la Saône entre Vitry et Saint Dizier? Merci de vos réponses et du temps que vous y consacrerez.🙂
Coût de réparation d'une Jeep Grand Cherokee? English translation pending
bonjour tout le monde!
j ai eu un accident de voiture c est un grand jeep cherokee model 2000 moteur v8. on a passé au orange quand une femme qui voulait tourner a gauche soit faire un demi tour ce qui etait interdit soit prendre la sortie qui etait a 5 metre au moins de laccident on a voulu la devier par la droite elle nous a foncer dans le derriere et on a foncer dans la barre metalique de la route. l avant est amoché, le moteur pas touché, le radiateur touché, la porte gauche est ok mai un peu deboité, le retro gauche est tombé mais le fil le retient il est electrique il marche encore. coté roue gauche elle est devier. c est l axe. le devant est un peu amoché juste les feux de route qui sont tombé... et l avant un peu peter c est normal mais jcrois pas que ca vaut 6000$ us de reparation plus les trucs qui verront apres ! oh je l ai acheté 4500$ je l ai roulé tout va bien juste le volant a cause de l axe. les trucs de plastiques qui protege la voiture sont dérangé donc ca fait un bruit quand on tourne mais c est tout!
a votre avis combien ca peut couter les trucs mineurs comme ca je paierai moins
ps je ne suis pas la conductrice c est mon copain il a un permis international. l assurance et tout sont sur son frere... mon copain peut il perdre son permis de conduire il a 18 ans.
j ai eu un accident de voiture c est un grand jeep cherokee model 2000 moteur v8. on a passé au orange quand une femme qui voulait tourner a gauche soit faire un demi tour ce qui etait interdit soit prendre la sortie qui etait a 5 metre au moins de laccident on a voulu la devier par la droite elle nous a foncer dans le derriere et on a foncer dans la barre metalique de la route. l avant est amoché, le moteur pas touché, le radiateur touché, la porte gauche est ok mai un peu deboité, le retro gauche est tombé mais le fil le retient il est electrique il marche encore. coté roue gauche elle est devier. c est l axe. le devant est un peu amoché juste les feux de route qui sont tombé... et l avant un peu peter c est normal mais jcrois pas que ca vaut 6000$ us de reparation plus les trucs qui verront apres ! oh je l ai acheté 4500$ je l ai roulé tout va bien juste le volant a cause de l axe. les trucs de plastiques qui protege la voiture sont dérangé donc ca fait un bruit quand on tourne mais c est tout!
a votre avis combien ca peut couter les trucs mineurs comme ca je paierai moins
ps je ne suis pas la conductrice c est mon copain il a un permis international. l assurance et tout sont sur son frere... mon copain peut il perdre son permis de conduire il a 18 ans.
Relier Adelaide à Darwin, à "footbike" English translation pending
Bonjour à tous,
Voila mon projet et mes inquiétudes. Je compte relier Adelaide à Darwin, à footbike. et faire une boucle vers ayers rock et winton
"l'aventure" se déroulera entre juillet et aout, j'aimerais avoir si avec 15 litres d'eau sur moi, cela sera suffisant. sachant que je compte rouler sur 120-150 kilomètres chaque jour, est ce que ma réserve d'eau vous semble suffisante. Sur cet axe y a t il des zones ou ne l'on ne trouvera pas de points d'eau, (genre station service épicerie ou autre) sur plusieurs centaines de kilomètres.
C'est peut ètre une question qui peut vous sembler absurde, mais bon je vais quand mème la poser; Les dingos les crocodiles représentent ils un risque pour l'homme ? je compte dormir en bivouac la plupart du temps
Le footbike, vous ne savez peut etre pas ce que c'est..c'est une patinete avec une roue avant de vélo d'adulte et une roue de vélo d'enfant à l'arrière (soit 28 pouces et 18 pouces)
Merci
Voila mon projet et mes inquiétudes. Je compte relier Adelaide à Darwin, à footbike. et faire une boucle vers ayers rock et winton
"l'aventure" se déroulera entre juillet et aout, j'aimerais avoir si avec 15 litres d'eau sur moi, cela sera suffisant. sachant que je compte rouler sur 120-150 kilomètres chaque jour, est ce que ma réserve d'eau vous semble suffisante. Sur cet axe y a t il des zones ou ne l'on ne trouvera pas de points d'eau, (genre station service épicerie ou autre) sur plusieurs centaines de kilomètres.
C'est peut ètre une question qui peut vous sembler absurde, mais bon je vais quand mème la poser; Les dingos les crocodiles représentent ils un risque pour l'homme ? je compte dormir en bivouac la plupart du temps
Le footbike, vous ne savez peut etre pas ce que c'est..c'est une patinete avec une roue avant de vélo d'adulte et une roue de vélo d'enfant à l'arrière (soit 28 pouces et 18 pouces)
Merci
Contravention et bakchich au Maroc? English translation pending
Bonjour
je compte louer un véhicule, sur marrakech, j'aimerai connaître le comportement à adopter, si nous nous faisons arrêter pour une éventuelle infraction, y a t' il de la corruption, des bakchichs éventuelles ? quelle somme donner ?
Merci
guy
je compte louer un véhicule, sur marrakech, j'aimerai connaître le comportement à adopter, si nous nous faisons arrêter pour une éventuelle infraction, y a t' il de la corruption, des bakchichs éventuelles ? quelle somme donner ?
Merci
guy
Voyage à moto aux États-Unis: où laisser l'auto et la remorque en Caroline? English translation pending
Bonjour, nous prévoyons partir en mars prochain avec moto dans un trailer et aimerions laisser l'auto et le trailer dans un endroit sécuritaire en Caroline du Nord ou du Sud et partirions en moto de cet endroit. Nous poursuivrons notre voyage dans les USA pour 6 semaines pour revenir prendre notre auto et trailer pour revenir au Qc. Qc peut m'informer si adresse connue? Merci de partager vos connaissances.
Carnet de route sur la Namibie en été 2008 avec deux enfants de 6 et 10 ans English translation pending
Merci beaucoup à Voyage forum grace à qui j'ai pu réaliser un voyage fabuleux pour toute la famille............ j'essaie d'être la plus précise possible concernant l'état des routes, les prix, le materiel et tous les petits détails qui interessent les familles sur le départ, je n'arrive pas à glisser mes photos je commence donc par les textes................bonne lecture à tous
VIE PRATIQUE :
- Pourboires : pour garder la voiture dans les grandes villes lors de votre stationnement ou pour porter les course du magasin jusqu’à la voiture : 5 à 10N$ dites vous que c’est moins cher que payer un stationnement en France et que cela fait travailler les Namibiens ( pour moins de 1 euro.) - Salaire moyen d’un Namibien 3000N$ mais les employés des lodges à la frontière Angolaise gagnent 800N$ par mois. - Une deuxième roue de secours semble indispensable dans les forums….elle est le plus souvent fournie chez les loueurs de 4X4 (nous avons eu de la chance nous n’avons pas crevés).
Nourriture : (liste préparée en France pour ne rien oublier et ne pas perdre de temps dans les magasins à notre arrivée) Liste : Sel, poivre, huile, sucre (en poudre car en morceaux vous n’en trouverez nulle part), semoule, riz, pates, pommes de terre (nous avions pris un sac de 7kgs, on l’a fini sans pbl), conserves, bananes, sauce tomate, farine, levure, chocolat (emmené de France 8 plaques en tout !!) Papier aluminium (3 rouleaux très utile pour tt les cuissons à la braise) papier toilette (là on a fait fort on en a prit 12 rouleaux alors que 4 auraient largement suffit tous les camping sont propres et très bien équipés). serviettes de table, sacs poubelle, allumettes et Zip Pour la douche : savon, shampoing (produits Biosens trouvés sur internet car pas question pour nous de polluer le désert nous avons donc opté pour le biodégradable, 1 flacon 300ml de savon pour 4 et idem pour le shampoing emmené de France quantités parfaite) dentifrice, brosses a dent, pour la lessive et le liquide vaisselle idem Biosens en bidon de 1 litre, quantité à réduire pour le liquide lessive 300ml auraient suffit. 1 corde, des pinces à linge. 1 douche solaire qui nous a servie 2 jours au Spitzkoope et 1 jour au Vogelfederberg. 1 bâche 3m sur 2 pour s’allonger et faire la sieste l’après midi !! Eau (à acheter en bidon de 4 ou 5 litres plus 1 bouteille pour transporter dans le sac à dos) thé, café soluble, jus de fruit. Chocolat, pain (on en trouve à différents endroits dans le pays, prévoir 3 pains pas plus car ils pourrissent au bout de 5 jours) biscottes, nutella (emmené de France 2 bocaux de 750 parfait pour notre périple, vous pourrez en trouver à Windhoek mais en petit pot et bcp plus cher) Compote de pommes (impossible à trouver !!) De quoi faire des crêpes !(là j’avais fais fort j’ai même emmené ma poêle et je ne l’ai pas regretté car le matériel fourni n’était pas génial en terme de poêle et des crêpes ça dépanne à n’importe quel moment et c’est facile à faire)
Sinon, on devient très vite carnivore dans ce pays où la viande est d’une qualité inimaginable compter entre 2 et 3 euros pour un énorme T bone, nous pensions trouver de la viande partout, c’est faux on en trouve à Windhoek, Swakop et grandes villes mais il faut prévoir d’autant plus que le frigo n’est pas géant et que cela ne se conserve pas trop longtemps On trouve également des produits frais, tomates, bananes et autres légumes (toujours ds les grandes villes : j’entends par là Windhoek, swakopmund et opuwo) On trouve du fromage (type chedaar et des yaourts (remplir le frigo) sinon pour les jours à distances prévoir des salades de fruits en boite qui se conservent à température ambiante.
Le Biltong ou viande séchées souvent d’antilopes, on en trouve dans les supermarchés et dans les fermes (au sud d’etosha le long de la route goudronnée qui descend sur Windhoek)
Squach à l’anis : (on a essayé sans anis c’est pas mal et cela se conserve super bien) La Squash est une espèce de courge, un peu sucrée et délicieuse. Même les enfants, souvent réticents aux légumes se régalent ! Le seul inconvénient, crues, elles sont aussi dures que des boules de pétanques ! Il faut y enlever le chapeau et les vider (un peu comme des tomates farcies) Couper en cubes de l’emmental ou du cheddar En fourrez les Squash, saupoudrez copieusement d’épices au choix Remettre le chapeau et enroulez dans du papier aluminium. Mettre 1h à coté du feu ou sur des braises, en les tournant régulièrement pour une cuisson homogène
Crêpes : 250 g de farine, ½ litre de lait, 2 œufs, 1 cuillerée d’huile et 1 pincée de sel. (Ingrédients à acheter a Windhoek c’est pratique et cela dépanne à tout moment) Nous avions acheté une planche de 18 œufs, ils se sont bien conservé et pas de casse.
Pankake (sachets préparés emmenés de France et fouet, cela nous a dépanné quand nous n’avions plus de pain le matin, cela ne prend pas de place et les enfants ont adoré, j’ai également fait du pain perdu avec le pain rassit)
Pomme de terre creusée avec un œuf à l’intérieur ou fromage ou bacon entouré dans une double épaisseur de papier alu, cuisson 40 min (ça on a pas essayé) Ou encore PDT épluchée et tranchée avec du beurre entre chaque tranche et cuisson idem.
la bannique ou le pain du trappeur !! 500 g de farine, 2càc de levure, huile, sel, eau Mélanger avec suffisamment d’eau pour que la pate soit malléable. Faire une galette de 2, 5 cm maximum d’épaisseur, saupoudrez un peu de farine sur les 2 faces pour une manipulation plus aisée (ca colle). Chauffer et graisser une poêle, mettre à cuire jusqu’a dorer le premier coté (une croute doit se former), retourner pour cuire l’autre face.
Lorsque celle ci se colore joliment en brun, retourner encore quelques fois la galette pour finir la cuisson. la résonance du pain vous donnera une bonne idée de l’état de cuisson. Si vous désirez un pain croustillant, il faut faire un trou de la taille d’une bille au centre de la galette. Temps moyen de cuisson : 15 minutes.
Sans margarine cela se fait également sans problème.
On a tenté le pain cuit dans les braises la nuit mais cela n’a pas était une réussite, un peu trop cuit à l’exterieur et pas assez au milieu………..mais avec le Nutella tout passe.
Attention les pompes à essence prennent rarement la CB prévoir du cash et le plein du 4X4 fait mal il peut couter environ 100 euros à chaque fois et les distributeurs d’argent sont rares !!!
Jumelles (indispensables !!) et adaptateur 3 fiches rondes en triangle (on en a pas eu besoin) Casquettes, maillots de bain, crème solaire et n’oubliez pas crème hydratante et stick pour les lèvres car il fait très sec dans le désert et les enfants avaient les lèvres qui saignaient à cause des gerçures.
Trousse de secours : - ciseaux, coupe ongles, pinces pour échardes, pansements, compresses, bandes, désinfectant, collyres (dacryoserum en cas de secheresse oculaire et exocine en cas d’infection oculaire), sprays anti brulure ou biafine (car on fait du feu tout les soirs alors mieux vaut être prudent, elastoplaste (en cas d’entorse) fils et aiguilles. - paracétamol, AINS, ATBtiques à large spectre à condition de savoir s’en servir Spasfon lyoc, vogalene, immodium
Pour la voiture : un transformateur 12V en 220V qui se branche su l’allume cigare (environ 50 euros) qui nous a permis de recharger la Nintendo indispensable pour les longues routes, les batteries de caméscopes et appareil photo et les piles rechargeables des lampes de poche de nos enfants trouillards qui laissaient une petite lumière toute la nuit !!
J’avais également acheté des plaids polaires (à 2 euros 50 chez IKEA) pour les coudre le plus simplement possible et en faire des « sous » sac de couchage car tt le monde me disait que les nuits étaient fraiches. C’est vrai et on n’a pas regretté !!! (En plus des pyjamas d’hiver c’est parfait)
Chez ASCO car nous avions deux bouteilles de gaz (1 pour la cuisine et 1 pour l’éclairage) mais la bouteille était trop grosse pour pouvoir la mettre au centre de la table, nous avons donc acheté une petite lampe à gaz lors de notre arrêt à Swakopmund (environ 10 euros, les petites bouteilles de gaz(1 euro) tiennent environs 5 grosses soirées, il faut donc en acheter plusieurs)
La location de la voiture chez ASCO ( 3 litres 3 avec double tentes sur le toit ) nous a couté 3800 euros pour 25 jours (franchise 4750N$) pas neuve mais parfaitement propre, les pneus étaient quasi neufs ce qui est le plus important, les tentes sont très confortables et nous qui ne sommes absolument pas adeptes du camping n’avons pas manqué de confort. Pour la cuisine il y a tout le nécessaire, j’avais prévu ma poêle pour les crêpes en plus. Le coffre contient 1 table et 4 chaises ainsi que de la place pour 4 sacs moyens ou 3 gros sacs. En route nous avons rencontré des suisses qui avaient loué chez KEA campers, nous avons passé 1 semaine avec eux et avons eu le temps de comparer les véhicules. Les voitures sont les même, les tentes aussi avec un avantage chez KEA pour le système de fixation de l’échelle mais un autre avantage chez ASCO car le cric est placé derrière la banquette arrière alors que chez KEA il est sur le toit entre les deux tentes et gène donc à la fermeture éclaire des tentes de toit. Chez KEA 1 seule bouteille de gaz contre 2 chez ASCO. Gros avantage chez KEA pour le frigo qui est monté sur roulettes et qui se tire en dehors du coffre et également 2 grands tiroirs qui permettent le rangement des courses alors que nous avions les nôtres dans des sachets et carton dans le fond du coffre. La table chez ASCO se range dans le coffre avec le reste ce qui implique un vidage de coffre suivit d’un remplissage à chaque pause, en revanche super idée chez KEA car non seulement la table est plus grande mais elle se glisse sous une des tente de toit. Donc vous l’aurez compris la prochaine fois j’opterai pour KEA et je demanderai une deuxième bouteille de gaz et une caisse à outils (car elle n’est semble t’il pas fournie)
La majorité de nos nuits ont été réservées chez :
Namibie 2008
Avec Nathalie, Olivier, Noémie et H Jour 1 : WINDHOEK 20/7
Arrivée à l’aéroport à midi, nous avons changé de l’argent (environ1500 euros ….de quoi affoler l’agent de change !)et transfert a Ascot Car (environ 1 heure de route) par un gars de leur équipe pour récupérer le 4X4 (environ 1H30 d’explications en Anglais !) et nous voila repartis pour faire le gros de nos courses, ravitaillement (c’était un dimanche et beaucoup de magasins sont fermés mais chez Ascot on nous a dirigé) le plein d’essence était fait au départ et avoir fait la liste avant de partir nous a fait gagner un temps précieux car nous voulions absolument quitter la ville et dormir un peu plus loin mais pas question de rouler dans le noir et le soleil se couche entre 17H30 et 18H et il fait nuit noire à 18H30.
C’est donc très excités par cette aventure que nous avons pris la route vers le sud (B1) jusqu’au Lake Oanob resort qui se situe à hauteur de Rehoboth à 80 Kms de Windhoek (route goudronnée), nous avons eu un emplacement de rêve bien aménagé au bord du lac avec eau froide et électricité (les toilettes et la douche sont à partager à plusieurs et sont moyens mais pour une nuit pas de pbl) 400 N$ pour nous 4 et la voiture.(pas de réservation)
Faire les 80 kms le premier soir nous a permis de sortir de la ville, de nous sentir tt de suite en Vacances et de faire 1 heure de route vers le sud ce qui était gagné pour le lendemain.
Jour 2 : REHOBOTH– KALAHARI (environ 100Km de goudron puis 90 Km de piste- 3H) 21/7
Départ pour le sud toujours via la route B1, qui traverse le pays jusqu’en Afrique du Sud. La route est relativement monotone à partir de Rehoboth, passage du tropique du Capricorne.
Nous avons roulé vers Mariental et Stampriet, pour aborder la partie Namibienne du Kalahari, mais attention il ne faut pas oublier de tourner sur la C21 à hauteur de Kalkrand puis prendre la D1268 sur environ 40Km. Autre alternative : continuer sur la B1 pour prendre la C20 un peu plus au sud et de là vous rattraper la D1268 c’est à mon sens plus simple mais nous ne l’avons pas fait car nous ne savions pas exactement où se situait le lodge.
Nous sommes arrivés en milieu de journée à Bagatelle Kalahari où nous avions réservé un emplacement de camping, le Lodge se trouve au bord du Kalahari méridional dans la savane mélangée d’arbres et d’arbustes. C’est un endroit magnifique le sable est rouge et l’accueil très chaleureux bien que nous ne soyons que de simples campeurs. (Réservation faites par la cardboard box)
En fin d’après midi nous sommes allés voir les guépards qui sont en captivités (car récupérés blessés) nous avons assistés à leur repas et avons cru que l’un d’eux allait préférer notre guide plutôt que le morceau de viande qui lui était destiné !!(Environ 300N$ pour nous 4)
Le camping est très bien aménagé, les emplacements sont éloignés les uns des autres et chaque emplacement est équipé d’une petite maison avec douche, toilettes et lavabo et bien sur à l’extérieur un emplacement pour faire le feu. Nous avions accès au restaurant et à la piscine du lodge (l’eau est glaciale à cette période de l’année) mais nous avons préféré passer notre première soirée entre nous…….seuls au monde sur notre emplacement de rêve. Nous n’avons pas eu froid la nuit mais au petit matin quand il a fallu enfiler les vêtements glacials ce fut plus difficile La soirée fut très fraîche et nous n’avons pas regretté d’avoir emmené nos gros pulls polaires.
Jours 3 et 4 : KALAHARI-NAMIBRAND (280Km de piste et goudron-5H) 22/7 et 23/7
Après le petit déjeuner, départ pour le cœur du désert du Namib, il faut aller jusqu’à Mariental puis prendre la C19 qui passe par Maltahohe, poursuivre jusqu’à la D845 qu’il faut prendre afin de rejoindre la C27 qui mène à la réserve de Namibrand, la plus grande réserve privée du monde : 185000 Ha prés de Sossusvlei, né de la volonté d’un grand propriétaire pour que la vie sauvage reprenne sa vie originelle. Ici tout est magie. La couleur des dunes, la sérénité du lieu, les animaux que l’on y croise (Oryx, Zèbres de montagne, Springbok, Autruches….). Il est interdit de camper dans cette réserve et les possibilités de logements sont moindre (quelques lodges luxueux et la TOK TOKKIE TRAIL qui est un organisme qui organise des marches de 3 jours ou plus avec nuit à la belle étoile) Nous avions optés pour Le Wolwedans dune camp qui est au sein d’un décor de montagne plongeant dans une plaine herbeuse où se dessinent les dunes de sable rouge. Il reste environ 1 heure de route après de la barrière de Wolwedans jusqu’à la réception ! Nous sommes arrivés vers 13 heures et sommes restés 2 nuits sur place, comme dans tous les lodges privés on s’occupe de vous de A à Z (compter 1000 euros pour 2 adultes et 2 enfants 2 nuits, réservation faites en direct sur leur site). Au programme des safaris en 4X4 avec ranger, pisteur et …………..cocooning grand luxe.
En effet les tentes sont luxueuses et notre guide nous a proposé une game pour le soir même avec au programme apéritif en pleine nature pour admirer le coucher du soleil. Le lendemain matin nous sommes partis vers 9 heures pour la journée et avons pique niqués au cœur de la réserve, le silence était surprenant et seuls les cris des enfants venaient le briser.
Vers 18H30 apéritif autour du feu puis passage à table avec annonce du repas du soir en langue « Damara » qui nous a bien fait rire. Avant le lever du soleil on nous a déposé de l’eau chaude pour le thé ainsi nous pouvions nous installer sur la terrasse des 6 H pour les plus courageux.
Jour 5 : NAMIBRAND-SESRIEM (155Km de piste- 2H) 24/7
Les enfants ont eu beaucoup de mal à quitter Wolwedans, nous avons pourtant repris la route (la C27 vers le Nord) vers 10 heures du matin pour le camping de Sesriem, installé à l’ombre des acacias multi-centenaires, il comprend une trentaine d’ emplacements délimités et ombragés, plusieurs grands blocs sanitaires avec eau chaude (très propres) sont à votre disposition, ainsi qu’une piscine, un bar, une station service et un magasin minimaliste où vous ne trouverez aucun produit frais, ( pas de viande, pas de yaourts, ) mais vous pourrez acheter du très bon pain et des glaces magnum pour presque rien. (En arrivant au camping l’accueil vous assigne une place, impossible de choisir mais nous étions face au désert c’était superbe) réservation faites 1 an à l’avance sur le site de Namibia Wildlife resorts (NWR)
Le reste de l’après midi, nous sommes allés nous promener au Sesriem canyon qui se trouve seulement à 10 minutes en voiture du camping, l’entrée est gratuite et nous avons pu escalader les rochers et faire de très belles photos
Jour 6 : SESRIEM- NAMIB NAUKLUFT PARK (250 Km de piste- 4H) 25/7
La porte de Sesriem qui donne accès au parc de Sossusvlei ouvre à 2 horaires différents. Les personnes ayant dormi dans le camping de Sesriem (c’est nous !!!) peuvent entrer dans le parc les premiers. La porte ouvre environ 1H avant le lever du soleil. Une activité très prisée dans le désert est d’admirer le lever du soleil sur le haut de la dune 45 et pour cela nous sommes partis à l’ouverture des portes car cette dune comme son nom l’indique, se trouve à 45Km de la porte, il nous faudra environ 45 min pour l’atteindre (vitesse limitée à 60Km/H dans le parc ) La grande question était : pourquoi cette dune pour voir le lever du soleil et pas une autre et bien la réponse est décevante, en fait 45km est la distance maximale que nous pouvons parcourir en voiture avant que le soleil ne se lève en terme de temps donc soit vous sortez à la dune 45 soit vous êtes dans votre voiture pour le lever du soleil ce qui n’est franchement pas grave car vous en aurez plein les yeux où que vous soyez, la dune 45 est une dune comme les autre sauf que tout le monde s’y arrête !! Il y a des dunes pour tout le monde aussi belles les une que les autres à vous de trouver la votre. Nous avons donc fait notre pause après l’ascension avec petit dej en haut des dunes ! Ensuite il reste quelques Km à faire pour arriver au cœur du désert du Namib : Sossusvlei. La piste qui est uniquement accessible au 4X4 est très simple donc pas de panique même si c’est votre première fois en 4X4 (et dire que je voulais qu’olive fasse une semaine de stage 4X4 avant de venir tellement certains internautes m’avait foutu la trouille sur ce petit bout de route !) Nous avons même laissé les enfants conduire car il n’y avait personne, ils se sont éclatés. Le permis pour l’entrée du parc vous est directement délivré à l’accueil du camping 170 N$ pour nous 4 et la voiture. L’avantage toujours du 4X4 c’est que nous avons sorti table, chaises et avons petit déjeuné à : Sossusvlei
Nous avons repris la route vers Solitaire en rejoignant la C19 vers le nord (les enfants se sont écroulés pendant le trajet !), le bagdad Café de la Namibie, où il fait bon faire une petite pause, mais il ne faut pas se fier à votre carte qui la nomme comme le point central de la région, il s’agit juste d’une station service qui fait également office de bar, glacier, poste, épicerie. Le supermarché est surprenant, pas grand-chose malheureusement (nous avons trouvé des œufs c’était mieux que rien !) Nous avons acheté le pain aux céréales recommandé par beaucoup sur ce forum, je dois dire que j’ai était la seule de la famille à l’aimer (tant mieux pour moi !)
Nous avons continué notre route sur la C14 vers le nord, et avons traversé les canyons de la Gaub (magnifique c’est une succession de routes sinueuses au milieu des montagnes) puis de la Kuiseb. Et nous sommes entrés dans le parc de Namib Naukluft zone protégée depuis 1964, qui s’étend entre le canyon de la Kuiseb au sud et la rivière Swakop au nord. Bien qu’il comprenne de petites dunes linéaires, cette partie du désert se caractérise surtout par de vastes plaines caillouteuses ponctuées de chaines de collines abruptes et imposantes. Un inselberg (rocher granitique), un arbre épineux ou une autruche viennent ça et là animer le paysage. La rivière Kuiseb joue un rôle vital dans l’écologie du Namib central. Le Naukluft est une chaine montagneuse qui surplombe les plaines du Namib central, certains sommets dépassent les 2000m. De nombreux sites différents méritent le détour et chacun d’entre eux offre des emplacements pour le camping. Attention l’entrée du parc du Namib Naufluft sans mention de lieu de campement précis est à payer soit à Sesriem soit à Swakopmund, une fois sur place vous n’aurez aucun moyen d’acheter une autorisation de campement, nous ne le savions pas et nous nous sommes arrêté dans un campsite où il y avait la pancarte « permit required » nous nous sommes dit que nous allions voir quelqu’un sur place mais il n’y avait pas un chat, nous nous sommes donc installé pour la nuit car le soleil se couchait et il était hors de question de poursuivre la route sur piste dans le noir. Le lendemain matin deux gardes du parc faisaient leur ronde et nous ont demandé notre permis, nous leur avons expliqué que nous ne savions pas où l’acheter mais que nous allions les payer ils n’ont pas voulu de notre argent et ne nous ont pas verbalisé car ils nous ont trouvé très sympathiques (ouf !) Chaque emplacement possède un endroit pour faire le feu mais pas de toilettes (enfin il y avait des toilettes .mais je vous mets au défi d’y aller) ni de douche et bien sur pas d’eau courante.
Vous aurez donc le choix pour camper : Homeb est une oasis qui se trouve au bord de la rivière asséchée Kuiseb, face aux premières dunes rouges du désert du Namib. C’est à l’abri des majestueux acacias que vous pourrez bivouaquer. De là de belles promenades à pied vous conduiront dans la rivière et sur les dunes. Bloedkoppie est un massif de granit perdu au milieu du désert, et son ascension offre un spectacle de toute beauté. Les campements se situent au pied du massif. Une piste 4X4 vers Tinkas et Roch Arch offre de grandes chances de rencontrer des animaux. Une We continued to the next mark on the map, which is Hope Mine.Gerry had suggested that Mirabib is the most beautiful campsite of the Namib Naukluft Park.autre alternative à notre programme était l’olive trail (environ 10Km en 4-5 H) ce trail part du centre administratif et il n’est pas nécessaire de réserver mais nous n’avons pas eu le temps de le faire. Nous sommes restés sur la route principale (toujours la C14) soucieux d’avancer vers la cote et d’épargner une trop longue route aux enfants et nous sommes arrêté à Wogelfederberg. Un endroit sympathique, quelques rochers au milieu de nulle part et rien que nous.
Jour 7 : NAMIB NAUKLUFT PARK-SWAKOPMUND (60Km de piste-1 H) 26/7
Le matin nous avons tranquillement pris la route (encore et toujours la C14) pour Wlavis Bay (après notre rencontre avec les guides du parc). Nous avons réservé une excursion en mer pour le lendemain matin avec Levo tour (nous voulions réserver à Mola Mola mais des touristes rencontré à Wolwedans nous avaient conseillé Levo tour car les bateaux étaient plus petit donc beaucoup moins de monde à bord) Nous avons ensuite poursuivit vers Swakopmund et la Seabreeze Guesthouse (chambre pour 4, pour 2 nuits, réservée par la Carboard Box) car le climat est assez froid et humide surtout la nuit, nous avons donc préféré la chaleur d’un véritable lit ! Les réservations à Levo tour se font un peu partout dans Swakopmund, sur la route principale en ville vous trouverez des tas de « bureau » ou office de tourisme qui se charge de téléphoner et de réserver pour vous (cela ne vous coute pas plus cher) les départs ont lieu à 8H30 le matin de Wlavis Bay et retour vers 13 H.
Nous avons mangé au Tug sur la jetée, la vue est superbe et les prix sont très abordables : les enfants ont choisit une sole énorme accompagnée de légumes pour 6 euros et nous des poissons en papillotes pour 8 euros, les desserts sont à se « taper le cul par terre » compter 3 euros pour un fabuleux duo de mousse au chocolat ! Service absolument parfait enfin nous vous le recommandons vivement. L’après midi nous nous sommes promené dans la ville Pour les Namibiens ayant les moyens, cette ville est St-Tropez, il y a des boutiques, plein d’activités (Quad, Parachute, Tyrolienne, Survol en avion…) des restaurants chics et de longues promenades sur la jetée. Puis sur les conseils de la dame de l’office du tourisme nous sommes allés visiter une ferme d’autruches à environ 15 min en voiture au nord de la ville, nous en avons appris bcp de l’œuf à l’âge adulte avec dégustation au passage et fou rire des enfants !!! (50N$ par adulte et moitié prix pour les enfants) environ 1 heure 30 de visite.
Durant la visite nous avions laissé notre linge à la laverie de Swakopmund et l’avons récupéré propre sec et bien plié dans des sacs pour un prix défiant toute concurrence (environ 15N$ par machine que ce soit une machine à sécher ou à laver)
En ville vous trouverez des Namibiens en tenue qui proposent de garder votre voiture en stationnement, il est de bon ton d’accepter cela aide à lutter contre les effractions et je pense qu’il faut encourager leur travail (10N$ ce n’est pas grand-chose pour nous, c’est beaucoup pour eux !)
Notre guesthouse était très bien, propre spacieuse mais un peu excentrée donc je ne vous la conseille pas, je pense que c’est mieux d’en trouver une plus proche du centre.
Jour 8 : SWAKOPMUND 27/7
Nous sommes donc partis pour notre croisière Levo tour de Walvis bay ce fut un moment fabuleux, à faire absolument avec ou sans enfants…………..je n’en dis pas plus !! (Prévoyez des vêtements chauds et des coupes vents) nous avons payé 1130N$ à 4., Nous étions 2 familles sur le bateau et les enfants en ont eu plein les yeux et plein les mains (dauphins, otaries, pélicans……)
L’après midi nous avions réservé un survol en petit avion du désert (Scénic Air), unique moyen de découvrir le spectacle fantastique des dunes rouges qui se jettent de leur 300m de haut dans la mer. (Durée 1H30 tarifs en fonction du nombre de passagers, 8000N$ pour nous 4). Penser à réserver ! J’avoue que j’ai un peu regretté car pour nous adultes oui c’était génial…………..les enfants eux n’ont pas été plus emballé que ça………alors pour le prix mieux vaut éviter !
Les deux excursions nous ont permis de voir les otaries de très prés (en nous évitant le déplacement jusqu’à Cape cross) survol de Swakopmund et Walwis Bay plus Sandwich Harbor………..en bref nous avons beaucoup apprécié cette pause océan au milieu d’un voyage au cœur du désert le soir, les enfants et nous étions …………….épuisés !!!!!
Jour 9 et 10 : SWAKOPMUND- SPITZKOPPE 28/7 et 29/7
Nous sommes partis de Swakopmund en début d’après midi après avoir fait le plein de victuailles (2000N$) et un plein d’essence (1000N$) et avoir mangé dans un restaurant situé dans les petites rues piétonnes (sole grillée 100N$ plus chère qu’au Tug et T-bone géant au même prix, dessert 36N$ pour la mousse au chocolat pas bonne du tout !!) Au départ de Swakopmund la route est monotone et peu sympathique concernant les paysages, puis le massif devient visible …………Il s’agit d’une montagne granitique d'origine volcanique. Le Spitzkoppe est accessibles aux deux roues motrices, après la B2 prendre la D1918 puis la D3716, le Spitzkoppe se trouve à mi chemin sur la D1925 qui part de la D3716.
Au Spitzkoppe le seul trail banalisé est celui qui mène au Bushman paradise (il s’agit de peintures rupestres qui représentent le premier moyen de communication entre les hommes du temps où ceux-ci étaient des nomades et qu’ils se laissaient des messages pour s’aider les uns les autres par exemple le rhinocéros montre l’endroit où se trouvait une source d’eau, on y voit également un zèbre, un lion et des hommes qui dansent pour fêter le retour de la chasse) à l’entrée du site vous pouvez soit payer un emplacement pour la nuit et vous choisirez l’endroit où vous désirez vous installer (115N$ par campsite, inutile de réserver)soit visiter le site en voiture car si vous partez à pied sachez que vous en avez pour 1 heure de marche avant d’arriver au Bushman paradise, vous pouvez également prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (il s’agit là encore d’une peinture rupestre)
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A l'aube et au coucher de soleil, le Spitzkoppe offre des teintes fascinantes. Les alpinistes pourront également escalader le Spitzkoppe gravit pour la première fois en 1946, les enfants ont également escaladé les pierres qui sont lisses et rondes donc sans danger. Si vous grimper jusqu’en haut vous pourrez voir de drôle de bêtes qui ressemblent à de gros cochons d’inde et qui vivent en communauté dans les rochers. Nous nous étions installés au pied du Bridge et une femme furieuse à voulu nous faire partir car elle avait projeté d’y installer son groupe, cette personne à été si désagréable que nous n’avons pas bougé. Pourtant tous les emplacements sont superbes nous n’avons pas compris cette furibonde !!!Nous sommes restés 2 nuits toujours dans le souci de bien profiter des choses et de ne pas écœurer les enfants avec trop de kilomètres.
Jour 11 : SPITZKOPPE- BRANBERG 2H de route 30/7
Départ pour le Branberg white lady lodge, camping sommaire installé dans un décor magnifique (exotique et convivial). C’est un endroit superbe. On choisit son emplacement. Un énorme acacia au centre de notre emplacement nous a offert toute l’intimité et l’ombre nécessaire grâce à ces feuilles tombantes. Notre emplacement était équipé d’un Braa et d’un robinet d’eau froide, il était parfaitement entretenu, balayé après chaque départ, les douches sont réparties dans le camping à ciel ouvert, propre avec de l’eau bien chaude, les toilettes à ciel ouvert également étaient parfaitement propres.
Nous sommes arrivés vers midi, après un bon repas nous nous sommes installés pour la sieste puis nous sommes allés à la réception afin que les enfants puissent jouer avec « annita » le suricate femelle de 3 mois parfaitement apprivoisé. L’année dernière il y avait Carlos un autre petit suricate mais qui est malheureusement DCD (durée de vie 3-4 ans et Carlos avait 3 ans.)
Le soir une fois installés dans notre tente nous avons profité des chants africains qui venaient d’un emplacement proche du notre. Nous étions dans le noir dans l’ambiance africaine, c’était super. Nous avons également fait connaissance avec 2 Quebequois, venus admirer notre 4X4 ils sont repartis vers 6 H du matin avec leur groupe, nous nous sommes levé vers 7H30 avons pris le temps de déjeuner et sommes partis à la rencontre de la « white lady », à environ 10 minutes en 4X4 du camping (nous avons payé 90N$+20 tip) pour une ballade de 2H en plein soleil, heureusement le guide vérifie toujours que vous partiez avec suffisamment d’eau et de bonnes chaussures. Ce fut une bonne ballade mais il ne faut pas faire toutes les peintures rupestres de la région, pour notre part (et surtout les enfants) c’était assez.
Jour 12 et 13 BRANBERG – PALMWAG
Nous sommes partis du site vers midi et avons préféré garder la route principale jusqu’à Korixhas où nous sommes arrivés vers 13H30, nous avons pris de l’essence (800N$) et un lunch moyen dans un lodge en centre ville puis nous avons décidé de pousser jusqu’à Palmwag pour y rester 2 nuits au lieu de 1 comme prévu initialement, nous sommes arrivés à 17H avec la voiture qui faisait un drôle de bruit depuis la piste de la veille, heureusement au lodge l’équipe à pris en charge notre voiture, démonté de pneu et passé 2H à tout réparer, Olive leur à donné l’équivalent de 10 euros et tout le monde semblait très satisfait. Le camping était complet et notre emplacement était réservé pour le lendemain, on nous a proposé de camper sur le parking du lodge avec accès aux sanitaires du camping (gratuitement). Palwmag est en effet très beau, c’est un petit oasis au milieu du désert, l’herbe est verte et la piscine assez propre. Nous avons réservé 1 sortie à pied pour l’après midi départ du lodge 15H, et une game drive pour le matin départ du lodge 7H. (1200N$ pour les deux sorties à 4)
Palmwag est donc situé au cœur des plus beaux paysages du Damaraland. La forêt pétrifiée qui n’est pas très loin et d’après l’avis de tous d’intérêt très moyen, nous l’avons donc évitée. Palmwag et sa concession sont un des derniers lieux complètement sauvage du continent africain où l’on trouve dans des paysages magnifiques les derniers animaux d’Afrique en liberté. Il y a seulement 8 emplacements de camping, de taille diverses avec lampe électrique pour le soir mais pas de prise et robinet eau froide avec table et bancs à l’ombre. La drive du matin nous a permis de voir des Sprinboks, stinboks, girafes, oryx, zèbres, hyènes et chacals et pour finir un éléphants dans le lit de la rivière.
Nous sommes rentrés vers 11H30 au lodge le temps de faire le repas du midi et de se préparer à partir…………….les enfants sont partis faire un petit tour et son revenus en hurlant de joie car ils s’étaient retrouvé face à un éléphant juste à la porte du lodge. Nous avons beaucoup apprécié Palmwag et 2 nuits valaient mieux qu’une afin de pouvoir profiter des activités sur place.
Jour 14 : PALMWAG-WARMQUELLE 2/8
Prendre la D3706 puis suivre Ongongo camp Après 10Km de piste affreuse (de nombreux trous, des grosses pierres et des tas d’enfants envoyés par leur parents pour mendier qui se jettent presque sur la voiture !), nous sommes arrivés au camping Ongongo (c’est le camping de warmquelle), ce camping n’a rien d’extraordinaire, les emplacements sont petits et non ombragés, il y a en effet un petit trou d’eau alimenté par une minuscule cascade et l’eau est loin d’être transparente (mais nous sommes en Afrique !) de nombreuses « mouches d’eau » nagent à la surface mais s’éloignent de vous lorsque vous entrez dans l’eau. Nous sommes également allés nous promener dans le lit de la rivière qui recèle de petites flaques dans lesquelles nous nous sommes trempés mais bon vous l’aurez compris ce lieu que nous pensions fabuleux s’est avéré sympathique sans plus. Il y a un WC et une douche (qui fonctionne mal !). Et pas d’électricité. Nous avons payé 160 N$ pour nous 4. Le soir Olivier a sursauté à cause d’un serpent qui avait eu la bonne idée de venir s’enrouler autour de notre bonbonne de gaz.
Attention : des hyènes solitaires trainent parfois dans le camping il vous faudra donc mettre votre nourriture (poubelles comprises) à l’abri dans la voiture pour ne pas être dérangés.
Ongongo Campsite
Jour 15 : WARMQUELLE- PURROS 3/8
Le camping de purros est isolé et en pleine nature, nous nous sommes arrêtés à Seisfontein au bout de la D3706 au magasin mais il n’y a quasiment rien, pas de pain, pas de viande et aucun produits frais, vous trouverez des sodas, de l’eau, du mil, du riz et quelques boites de conserves. A coté le magasin qui vend de l’alcool ressemble à une banque dans la bande dessinée de Luky Luke avec la vendeuse bien à l’abri derrière ses barreaux. Puis prendre la D 3707 c’est la piste qui mène à Purros et qui alterne des zones de gravillons, grosses pierres, zones de sable mou puis dur !! Il faut être très vigilent et je vous déconseille de la tenter dans le noir. Après 2H30 de piste affreuse au sol (car en revanche les paysages sont spectaculaires) nous sommes enfin arrivés.
L’accueil au camping est très sympathique. Le guide vous guidera jusqu’à votre emplacement. Le camping (géré par la communauté Herero) est implanté sur le lit d’une rivière asséchée. L’eau abonde dans le sous-sol et les arbres sont magnifiques. Notre emplacement était un lieu de rêve avec tout le confort et complètement isolé. Un arbre majestueux abrite chaque campement. (Pas de réservation nécessaire)
Dans le feuillage d’un autre arbre une douche (eau chaude) est installée et des toilettes (avec chasse d’eau…………….youpi !) ont été aménagées. Il y a bien sûr un emplacement pour faire le feu et… plein de traces d’éléphants autour. Eh oui, les éléphants passent tous les jours, la nuit pourra être agitée ! le guide nous a proposé de nous emmener voir les éléphants du désert pour 100N$, nous sommes donc partis vers 16H pour 1H30 de ballade environ dans notre voiture, les enfants ont été ravis de voir les girafes et les éléphants et moi très rassuré d’avoir qqn pour nous diriger car rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre !! (L’emplacement nous à couté 180N$)
Le guide nous a également proposé une visite chez les Himbas pour 120N$ pour nous 4 ! C’était magique nous sommes restés 1H30 environ avec eux, un très beau village isolé de tout avec des gens très intéressants, en fait le guide de notre camping avait sa femme et ses enfants dans le village, il nous a présenté ses fils et sa femme (lui n’en avait qu’une car il est pauvre mais il a garanti à mon mari qu’il pourrait en avoir plus car il est riche !!!) Nous avions des peluches pour les enfants et des petit bijoux pour les femmes, Noémie a offert un petit miroir de poche à la femme du chef qui à applaudit de joie devant ce merveilleux cadeau. Ce fut une visite très chargée en émotion, autant pour nous que pour les enfants.
La viande sèche sur les toits des maisons traditionnelles (qui sont faites de bouse de vache et de boue) Les femmes Himbas s’enduisent le corps dés l’âge de 10 ans d’une poudre ocre qui protège la peau du soleil et qui est également une parure pour embellir la peau. Une des femme du village était malade, elle avait de la température et mal à la tète le guide nous a expliqué qu’ici il n’y a aucun médecin, je lui est donc donné tout ce qui fallait pour se soigner et insistant sur la prise toutes les 6 heures de paracétamol (on ne se rend pas compte qu’ici les repères ne sont pas les même ……………..comme si elle allait regarder la montre qu’elle n’a pas et qu’elle ne sait pas lire de toute façon !!) J’ai également distribué le dacryoserum et le collyre antibiotique car plusieurs enfants avaient de la conjonctivite.
Jour 16 : PURROS- OPUWO 4/8 (5H de route) Nous avions tenté au départ de Purros de reprendre la D 3707 vers Orupembe mais cette piste est trop difficile à faire à un seul 4X4, nous avons donc rebroussé chemin et repris vers Sesfontein puis la D3704 vers Opuwo. La ville d’Opuwo est le dernier point de ravitaillement en essence et alimentation, cette ville se situe dans le Kaokoland au nord ouest de la Namibie, délimitée au nord par la rivière Kuene et au sud par l’Hoanib, cette région est peuplée par les Himbas, au départ nous pensions nous re arrêter à Warmquelle mais nous n’avions pas aimé cet endroit, nous avons donc décider de faire une belle étape en voiture et de s’arrêter 2 nuits pour faire une pause après donc 5 heures de route (dont 2H30 de piste entre PURROS et Seisfontein) nous sommes arrivés à OPUWO qui est réputée pour être une ville sans attrait, nous avons fait le plein d’essence (1200N$) et avons demandé au pompiste de nous indiquer le plus bel endroit pour dormir. Il nous a conseillé le « Country hotel » qui se situe sur les hauteurs de la ville. En effet après 10 min de route nous arrivons dans un lodge magnifique avec une piscine très propre mais glaciale à débordement sur la savane. Il ne restait que des chambre de luxe mais tant pis, nous travaillerons plus au retour !! Nous voila donc avec deux chambres communicantes absolument magnifiques, les enfants étaient excités comme de fous et Hugo était en admiration devant la chasse d’eau des toilettes qui fonctionnait très bien (fou rire général…..1 semaine de camping et voila notre petit bout de chou en admiration devant les pipi room). Les chambres coutent 1500N$ et les chambres standards sont à 1000N$, la chambre des enfants est facturée à moitié prix. (Les excursions chez les himbas dans cet hôtel sont facturées 300N$ par personne, nous sommes donc très heureux de la fabuleuse rencontre que nous avons faite pour 10 fois moins chère)
Nous avons très bien dormis, les enfants ont apprécié cette pause au « vert » et cela nous a permis de refaire de l’ordre dans nos bagages !! Il y a possibilité de camping avec accès au restaurant du lodge et la piscine pour 85N$ par personne et par nuit. Dans ce lodge le buffet du soir est à 140N$ par personne, moitié prix pour les enfants (très copieux et délicieux). Pour le midi les plats varient entre 50 et 60N$.
Vous pouvez également dormir en ville à l’Ohakane Lodge qui est moins cher mais très bruyant la nuit (dixit des touristes que nous avons rencontrés) ou encore le Camping de Jacky le marseillais de la ville installé depuis plus de 10 ans dans la région (camping en plein centre également).
Le lendemain nous n’avons rien fait, repos lecture et jeux autour de la piscine, en milieu d’après midi nous sommes descendu en villes pour faire le plein de courses, le plus gros supermarché d’Opuwo est le « OK Grosser » prés de la station essence BP, on y trouve de tout : boisson, riz, pates, produits frais, viande chips et boites de conserves en tout genre. Olive a vu une femme himba ouvrir un couvercle d’une boite de margarine, en lécher le couvercle et remettre en place le tout car le gout ne semblait pas lui convenir, nous avons donc fait impasse sur le beurre ce jour là !!! Durant nos courses plusieurs petites filles nous ont suivies, ont caressés les cheveux et les joues des enfants qui se sont laissé prendre au jeu et ont bien rit jusqu’à notre arrivée en caisse. Quand nous avons mis nos courses dans le coffre de la voiture, 4 petits garçons se sont approchés, 3 d’entre eux marchaient pieds nus et le 4eme avait des tennis complètement usées. Ils ont remarqués le ballon de Hugo et nous ont demandé de leur donné, Hugo a accepté (contre la promesse d’en avoir un neuf au retour !!................et oui faut pas rêver quand même !!)
Jours 18 et 19 : OPUWO- EPUPA 6/8 ( 2H30 de piste) et 7/8
Après Opuwo nous sommes remontés vers le nord (D3700) vers les fameuses chutes d’Epupa, sur la rivière Kuene qui fait frontière avec l’Angola. Les paysages n’ont plus rien à voir avec ce que nous avions vu auparavant. La rivière apporte le bienfait de l’eau, et c’est donc au milieu des palmiers que nous avons séjourné. Nous sommes donc arrivés vers midi à l’Omarunga camp et la première impression fut très positive. Ce Camp offre huit emplacements de camping avec blocs sanitaires (eau chaude) à côté de la rivière. Les emplacements ne sont pas grands et les voisins tout proches mais la vue est extra au bord de l’eau (la moitié des emplacements est le long de l’eau l’autre le long de la route quand vous arrivez l’emplacement est déjà défini et le camping était complet nous avions réservé par le Cardboard box sur internet et avons toujours bénéficié d’emplacement extra pour un prix très compétitif.
Mais attention, laSwimming in the river is not allowed - crocodiles! baignade dans la rivière n'est pas autorisée ………… crocodiles! Campers can also enjoy meals in our restaurant, but must please book in advance.Il y a un restaurant et plusieurs excursions proposées (Himba 350N$, Crocodile tour 250N$ et sortie coucher de soleil 100N$ tt ca par personne) mais c’est de l’arnaque pur et dur et nous en avons fait les frais, à l’entrée du camping il est noté que les excursions sont faites par des guides professionnels et que réserver vos excursions en dehors du lodge se fera à vos risques et périls !!! En fait les guides sont les même sauf que le prix est bien moins cher à l’extérieur !!! Voila comment nous sommes allé à la petite boutique artisanale à 5 minutes à pied du camping et que nous avons rencontré notre guide qui nous à fait faire des ballades peu chères et fort sympathiques.
Nous n’avons pas résisté à une nouvelle rencontre avec le peuple Himba, un des derniers peuples qui continue à vivre selon ses coutumes ancestrales. Les Himbas sont connus pour la beauté des femmes peintes en rouge, dont l’allure fière et les parures de bijoux soulignent une grâce peu commune. Ils sont issus d’une communauté d’éleveurs héréros délogés par les guerriers Namas au XIXe siècle. Ils se réfugièrent en Angola et revinrent s’installer dans le nord ouest de la Namibie pour reprendre leur mode de vie semi nomade. La vie des Himbas est rythmée par le souci de trouver de l’eau et des pâturages pour le bétail. Leur population est aujourd’hui estimée à 8000 personnes. Leur organisation sociale fonctionne selon un double système à la fois matriarcal et patriarcal. Le pouvoir économique est traditionnellement détenu par les femmes alors que le pouvoir politique et spirituel appartient aux hommes. Les Himbas, en particulier les femmes, continuent à se vêtir traditionnellement. Les femmes portent une jupe en peau de chèvre et des bijoux en coquillage, en cuir et fer incrusté d’ocre et de boue. Pour se protéger du froid et de la chaleur, elles s’enduisent la peau d’un mélange de graisse animale, d’herbes aromatiques et d’otjize. L’otjize est issue d’une pierre : l’hématite qui, réduite en poudre et ajoutée au mélange, donne une crème facilement utilisable.
Les enfants se sont même fait une copine qui est venue avec nous à chaque excursions, il n’y a pas de barrière à cet âge………………..
Jours 20 et 21 : OMARUNGA CAMP- KUENE RIVER LODGE (150Km piste- 3H) 8/8 et 9/8
Nous sommes revenus sur nos pas, car la piste qui longe la rivière est trop difficile pour s’y aventurer. Nous sommes donc allés jusqu’à Epembe en reprenant la D3700 puis sommes remontés pour rejoindre la rivière Kunene à Swartbooisdrift (en prenant le D3701). Nous avons longés la rivière entre les palmiers et les villages Himbas jusqu’au Camp, La piste n’est pas difficile, l’endroit est charmant très verdoyant et l’accueil est très sympathique. Notre emplacement magnifique était l’objet de convoitise d’autres campeurs mais celui-ci n’a pas été lâché (encore une consigne de la Cardboard box !)
Il existe de nombreuses activités à faire sur place : - Location d’un canoë (à la journée) : 150N$ par personne - Location de cane à pèche : 75N$ par personne - Visite d’un village Himba : 150N$ par personne - Rafting : 375N$ ou 550N$ par personne en demi journée ou journée complète, malheureusement les enfants n’étaient pas admis (courants trop dangereux……..dommage !)
Il y a une piscine qui est remplie avec l’eau du fleuve….les crocodiles en moins mais les enfants n’ont pas eu envie de s’y baigner. Nous avons réservé le restaurant pour le soir. (Compter 85N$ par personne) et les enfants ont fait connaissance avec des suisses francophones et nous avons convenus de faire une sortie en canoë tous ensemble le lendemain matin.
Le matin vers 9H les gars du camp nous ont tous monté en 4X4 sur quelques Km puis nous ont « jeté » les canoës à l’eau. La descente en canoë a duré 2H30 (avec une belle pause pique nique et sans précipitation). Le soir même nous avons mangé au restaurant du camp avec nos nouveaux amis…que nous n’avons pas quitté avant la fin des vacances.
Jour 22 : KUENE RIVER LODGE- ETHOHA (46Km de piste et 330KM de goudron-5H) 10/8
Du Kunene river lodge jusqu’à Ruacana la piste qui longe la rivière est praticable (D3700) puis elle se transforme en route goudronnée pour quitter le pays des Himbas et rentrer dans la région la plus peuplée de Namibie : l’Ovamboland. Nous avons poursuivi sur la C46 et avons croisé plusieurs villes jusqu’à l’entrée du parc d’Ethoha (les villes d’Oshakati et d’Ondangwa où il est possible de faire des courses car il y a de gros supermarchés). Puis la C46 devient la B1jusqu’à Andoni gate la porte nord d’Etosha . Nous sommes alors dans le parc national d’Etosha, au niveau de la plaine d’Andoni. Nous avons poursuivi vers Namutoni, tout en profitant des différents points d’eau pour notre premier safari. Après notre installation, nous sommes reparti en safari, avec notre véhicule, jusqu’au coucher du soleil. Il faut être rentré impérativement au coucher du soleil. A l’intérieur du parc, des safaris guidés sont organisés au départ de Namutoni (500N$/P pour une game night et moitié prix pour les enfants entre 19 et 22 heures, nous avons vu des girafes, un chacal, des rhinos, un lion et des hyennes et avons entendu dans le silence et le noir absolu de la savane…….les ronflement de Hugo qui s’était écroulé !!)
A savoir : il faut payer les droits d’entrée dans Etosha : 80N$ par adulte et 10N$ pour le véhicule.
Les 3 nuits avaient été réservées auprès de NWR 1 an à l’avance.
Ce camp a été construit en 1903, classé monument historique, le camping est installé sur une pelouse et il y a un restaurant, une piscine qui est très belle, une tour d’observation, un musée et un point d’eau aménagé pour l’observation des animaux de jour comme de nuit. C’est un petit camp très sympathique et convivial.
Nous avons traversé d’Est en Ouest sur 3 jours ce magnifique sanctuaire animalier. Ce parc, le plus vaste espace protégé d’Afrique avec 22 270 km 2, est établi autour d’une cuvette de 5 600 km2 couverte de sel (Etosha pan) qui se transforme en lac lors de la saison des pluies, de novembre à avril. Son eau saumâtre rebute les mammifères mais permet le développement d’une algue bleu-vert, qui attire des dizaines de milliers de flamants roses.
Desséchée, la cuvette se recouvre de graminées dont se nourrissent les grands herbivores. Les aires naturelles protégées en Namibie représentent un cinquième de la superficie totale du pays, et la conservation de l’environnement figure parmi les principaux objectifs de la Constitution.
Jour 23 : NAMUTONI- HALALI 11/8
Ce rest camp est plus grand, il y a plus d’emplacements, ceux-ci sont numérotés et pré définis et ne sont pas très grand, les sanitaires ne sont pas exceptionnels mais sont bien propres. Nous avons fait une journée complète de safari avec notre véhicule dans le parc d’Etosha C’est au fil de la route et des points d’eau que nous avons découvert la faune Namibienne : antilopes, zèbres, girafes, éléphants, lions, hyènes, etc…
Comme tous les soirs nous avons assisté avec plaisir au spectacle exceptionnel qui se passe au point d’eau du rest camp Halali qui est situé au centre du parc animalier
il y a également un restaurant et une piscine, une boutique, un pompe à essence.
JOUR 24 : HALALI- OKAUKUEJO 12/8
Situé au sud est du parc, il s’agit d’un camp gouvernemental. Le camping est vaste. Il y a également un restaurant et une piscine, une boutique d’alimentation (bois, viande fraiche, conserves, qq légumes frais..), une de souvenir et un bureau de poste.
Il y a de nombreuses possibilités de logement avec des bungalows de toutes sortes et à tous les prix et top luxe des bungalows avec terrasse donnant sur le point d’eau, c’est le plus beau des 3 points d’eau et l’espace autour est grand et parfaitement aménagé.
Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et (mais à ce stade des vacances nous étions de véritables experts en « planquage de bouffe »)
Jour 25 : OKAUKUEJO – WATERBERG 13/8
Nous nous sommes approchés du plateau de Waterberg, qui domine la région dans la journée. Formé de grès rouge, il absorbe l'eau de pluie qui ressort à sa base sous forme de fontaines. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques. Depuis 1972, le Waterberg est une réserve naturelle. Le parc couvre toute la surface du plateau. On y trouve de nombreuses espèces menacées ou en cours de réimplantation. Nous avions convenu encore une fois cet arrêt afin de couper la route en deux mais (vous allez comprendre par la suite) nous avons vraiment regretté de ne pas étre résté une nuit de plus dans le parc d’Etosha. Nous avions choisi le Waterberg Wilderness lodge qui est installé dans un endroit magnifique, malheureusement les chambres sont sans style et le restaurant ressemble à une cantine.
Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis avec un guide du lodge à la rencontre du peuple Héréro (tour réservé de France environ 100 euros pour nous quatre) un guide local était sensé nous emmener à la rencontre de ce peuple et nous faire visiter une école, le village et assister à une démonstration de danses locales. Durée théorique de 8heures à 13 heures après collation, en fait nous avons rendu visite à des femmes Héréro qui fabriquaient les robes, et admiré 3 femmes qui dansaient sur le bord de la route (tout le monde peut le faire gratuitement !!) nous avons visité un musé sans intérêt et là encore peu cher pour qui y va de son propre chef, nous n’avons pas vu d’école, aucun village, aucune collation et à 10H45 notre guide nous a planté et nous a souhaité une très bonne route de retour !!!!!!!!!!! le déception fut sans limite nous sommes resté estomaqué et dés notre retour en France avons manifesté par mail notre déception à la responsable du lodge qui nous a répondu que nous étions des menteurs et que le guide n’avait pas la même version des faits !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est donc sur cette note négative que nous sommes rentré s sur Windohek (en route nous nous sommes arrêtés pour manger car bien entendu nous n’avions rien eu lors de la visite Héréro, dans la ville d’OKAHANGA sur la route principale juste avant la sortie de la ville à la Capricorne Guesthouse et nous avons été accueilli comme des rois par une famille allemande installée depuis 10 ans dans le pays, cela nous a rendu sourire et bonne humeur puis nous avons terminé la route afin de rendre la voiture, et après une bonne nuit de sommeil sur place…………………….retour en France. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin……..mais que de souvenirs en tête.
- Pourboires : pour garder la voiture dans les grandes villes lors de votre stationnement ou pour porter les course du magasin jusqu’à la voiture : 5 à 10N$ dites vous que c’est moins cher que payer un stationnement en France et que cela fait travailler les Namibiens ( pour moins de 1 euro.) - Salaire moyen d’un Namibien 3000N$ mais les employés des lodges à la frontière Angolaise gagnent 800N$ par mois. - Une deuxième roue de secours semble indispensable dans les forums….elle est le plus souvent fournie chez les loueurs de 4X4 (nous avons eu de la chance nous n’avons pas crevés).
Nourriture : (liste préparée en France pour ne rien oublier et ne pas perdre de temps dans les magasins à notre arrivée) Liste : Sel, poivre, huile, sucre (en poudre car en morceaux vous n’en trouverez nulle part), semoule, riz, pates, pommes de terre (nous avions pris un sac de 7kgs, on l’a fini sans pbl), conserves, bananes, sauce tomate, farine, levure, chocolat (emmené de France 8 plaques en tout !!) Papier aluminium (3 rouleaux très utile pour tt les cuissons à la braise) papier toilette (là on a fait fort on en a prit 12 rouleaux alors que 4 auraient largement suffit tous les camping sont propres et très bien équipés). serviettes de table, sacs poubelle, allumettes et Zip Pour la douche : savon, shampoing (produits Biosens trouvés sur internet car pas question pour nous de polluer le désert nous avons donc opté pour le biodégradable, 1 flacon 300ml de savon pour 4 et idem pour le shampoing emmené de France quantités parfaite) dentifrice, brosses a dent, pour la lessive et le liquide vaisselle idem Biosens en bidon de 1 litre, quantité à réduire pour le liquide lessive 300ml auraient suffit. 1 corde, des pinces à linge. 1 douche solaire qui nous a servie 2 jours au Spitzkoope et 1 jour au Vogelfederberg. 1 bâche 3m sur 2 pour s’allonger et faire la sieste l’après midi !! Eau (à acheter en bidon de 4 ou 5 litres plus 1 bouteille pour transporter dans le sac à dos) thé, café soluble, jus de fruit. Chocolat, pain (on en trouve à différents endroits dans le pays, prévoir 3 pains pas plus car ils pourrissent au bout de 5 jours) biscottes, nutella (emmené de France 2 bocaux de 750 parfait pour notre périple, vous pourrez en trouver à Windhoek mais en petit pot et bcp plus cher) Compote de pommes (impossible à trouver !!) De quoi faire des crêpes !(là j’avais fais fort j’ai même emmené ma poêle et je ne l’ai pas regretté car le matériel fourni n’était pas génial en terme de poêle et des crêpes ça dépanne à n’importe quel moment et c’est facile à faire)
Sinon, on devient très vite carnivore dans ce pays où la viande est d’une qualité inimaginable compter entre 2 et 3 euros pour un énorme T bone, nous pensions trouver de la viande partout, c’est faux on en trouve à Windhoek, Swakop et grandes villes mais il faut prévoir d’autant plus que le frigo n’est pas géant et que cela ne se conserve pas trop longtemps On trouve également des produits frais, tomates, bananes et autres légumes (toujours ds les grandes villes : j’entends par là Windhoek, swakopmund et opuwo) On trouve du fromage (type chedaar et des yaourts (remplir le frigo) sinon pour les jours à distances prévoir des salades de fruits en boite qui se conservent à température ambiante.
Le Biltong ou viande séchées souvent d’antilopes, on en trouve dans les supermarchés et dans les fermes (au sud d’etosha le long de la route goudronnée qui descend sur Windhoek)
Squach à l’anis : (on a essayé sans anis c’est pas mal et cela se conserve super bien) La Squash est une espèce de courge, un peu sucrée et délicieuse. Même les enfants, souvent réticents aux légumes se régalent ! Le seul inconvénient, crues, elles sont aussi dures que des boules de pétanques ! Il faut y enlever le chapeau et les vider (un peu comme des tomates farcies) Couper en cubes de l’emmental ou du cheddar En fourrez les Squash, saupoudrez copieusement d’épices au choix Remettre le chapeau et enroulez dans du papier aluminium. Mettre 1h à coté du feu ou sur des braises, en les tournant régulièrement pour une cuisson homogène
Crêpes : 250 g de farine, ½ litre de lait, 2 œufs, 1 cuillerée d’huile et 1 pincée de sel. (Ingrédients à acheter a Windhoek c’est pratique et cela dépanne à tout moment) Nous avions acheté une planche de 18 œufs, ils se sont bien conservé et pas de casse.
Pankake (sachets préparés emmenés de France et fouet, cela nous a dépanné quand nous n’avions plus de pain le matin, cela ne prend pas de place et les enfants ont adoré, j’ai également fait du pain perdu avec le pain rassit)
Pomme de terre creusée avec un œuf à l’intérieur ou fromage ou bacon entouré dans une double épaisseur de papier alu, cuisson 40 min (ça on a pas essayé) Ou encore PDT épluchée et tranchée avec du beurre entre chaque tranche et cuisson idem.
la bannique ou le pain du trappeur !! 500 g de farine, 2càc de levure, huile, sel, eau Mélanger avec suffisamment d’eau pour que la pate soit malléable. Faire une galette de 2, 5 cm maximum d’épaisseur, saupoudrez un peu de farine sur les 2 faces pour une manipulation plus aisée (ca colle). Chauffer et graisser une poêle, mettre à cuire jusqu’a dorer le premier coté (une croute doit se former), retourner pour cuire l’autre face.
Lorsque celle ci se colore joliment en brun, retourner encore quelques fois la galette pour finir la cuisson. la résonance du pain vous donnera une bonne idée de l’état de cuisson. Si vous désirez un pain croustillant, il faut faire un trou de la taille d’une bille au centre de la galette. Temps moyen de cuisson : 15 minutes.
Sans margarine cela se fait également sans problème.
On a tenté le pain cuit dans les braises la nuit mais cela n’a pas était une réussite, un peu trop cuit à l’exterieur et pas assez au milieu………..mais avec le Nutella tout passe.
Attention les pompes à essence prennent rarement la CB prévoir du cash et le plein du 4X4 fait mal il peut couter environ 100 euros à chaque fois et les distributeurs d’argent sont rares !!!
Jumelles (indispensables !!) et adaptateur 3 fiches rondes en triangle (on en a pas eu besoin) Casquettes, maillots de bain, crème solaire et n’oubliez pas crème hydratante et stick pour les lèvres car il fait très sec dans le désert et les enfants avaient les lèvres qui saignaient à cause des gerçures.
Trousse de secours : - ciseaux, coupe ongles, pinces pour échardes, pansements, compresses, bandes, désinfectant, collyres (dacryoserum en cas de secheresse oculaire et exocine en cas d’infection oculaire), sprays anti brulure ou biafine (car on fait du feu tout les soirs alors mieux vaut être prudent, elastoplaste (en cas d’entorse) fils et aiguilles. - paracétamol, AINS, ATBtiques à large spectre à condition de savoir s’en servir Spasfon lyoc, vogalene, immodium
Pour la voiture : un transformateur 12V en 220V qui se branche su l’allume cigare (environ 50 euros) qui nous a permis de recharger la Nintendo indispensable pour les longues routes, les batteries de caméscopes et appareil photo et les piles rechargeables des lampes de poche de nos enfants trouillards qui laissaient une petite lumière toute la nuit !!
J’avais également acheté des plaids polaires (à 2 euros 50 chez IKEA) pour les coudre le plus simplement possible et en faire des « sous » sac de couchage car tt le monde me disait que les nuits étaient fraiches. C’est vrai et on n’a pas regretté !!! (En plus des pyjamas d’hiver c’est parfait)
Chez ASCO car nous avions deux bouteilles de gaz (1 pour la cuisine et 1 pour l’éclairage) mais la bouteille était trop grosse pour pouvoir la mettre au centre de la table, nous avons donc acheté une petite lampe à gaz lors de notre arrêt à Swakopmund (environ 10 euros, les petites bouteilles de gaz(1 euro) tiennent environs 5 grosses soirées, il faut donc en acheter plusieurs)
La location de la voiture chez ASCO ( 3 litres 3 avec double tentes sur le toit ) nous a couté 3800 euros pour 25 jours (franchise 4750N$) pas neuve mais parfaitement propre, les pneus étaient quasi neufs ce qui est le plus important, les tentes sont très confortables et nous qui ne sommes absolument pas adeptes du camping n’avons pas manqué de confort. Pour la cuisine il y a tout le nécessaire, j’avais prévu ma poêle pour les crêpes en plus. Le coffre contient 1 table et 4 chaises ainsi que de la place pour 4 sacs moyens ou 3 gros sacs. En route nous avons rencontré des suisses qui avaient loué chez KEA campers, nous avons passé 1 semaine avec eux et avons eu le temps de comparer les véhicules. Les voitures sont les même, les tentes aussi avec un avantage chez KEA pour le système de fixation de l’échelle mais un autre avantage chez ASCO car le cric est placé derrière la banquette arrière alors que chez KEA il est sur le toit entre les deux tentes et gène donc à la fermeture éclaire des tentes de toit. Chez KEA 1 seule bouteille de gaz contre 2 chez ASCO. Gros avantage chez KEA pour le frigo qui est monté sur roulettes et qui se tire en dehors du coffre et également 2 grands tiroirs qui permettent le rangement des courses alors que nous avions les nôtres dans des sachets et carton dans le fond du coffre. La table chez ASCO se range dans le coffre avec le reste ce qui implique un vidage de coffre suivit d’un remplissage à chaque pause, en revanche super idée chez KEA car non seulement la table est plus grande mais elle se glisse sous une des tente de toit. Donc vous l’aurez compris la prochaine fois j’opterai pour KEA et je demanderai une deuxième bouteille de gaz et une caisse à outils (car elle n’est semble t’il pas fournie)
La majorité de nos nuits ont été réservées chez :
Namibie 2008
Avec Nathalie, Olivier, Noémie et H Jour 1 : WINDHOEK 20/7
Arrivée à l’aéroport à midi, nous avons changé de l’argent (environ1500 euros ….de quoi affoler l’agent de change !)et transfert a Ascot Car (environ 1 heure de route) par un gars de leur équipe pour récupérer le 4X4 (environ 1H30 d’explications en Anglais !) et nous voila repartis pour faire le gros de nos courses, ravitaillement (c’était un dimanche et beaucoup de magasins sont fermés mais chez Ascot on nous a dirigé) le plein d’essence était fait au départ et avoir fait la liste avant de partir nous a fait gagner un temps précieux car nous voulions absolument quitter la ville et dormir un peu plus loin mais pas question de rouler dans le noir et le soleil se couche entre 17H30 et 18H et il fait nuit noire à 18H30.
C’est donc très excités par cette aventure que nous avons pris la route vers le sud (B1) jusqu’au Lake Oanob resort qui se situe à hauteur de Rehoboth à 80 Kms de Windhoek (route goudronnée), nous avons eu un emplacement de rêve bien aménagé au bord du lac avec eau froide et électricité (les toilettes et la douche sont à partager à plusieurs et sont moyens mais pour une nuit pas de pbl) 400 N$ pour nous 4 et la voiture.(pas de réservation)
Faire les 80 kms le premier soir nous a permis de sortir de la ville, de nous sentir tt de suite en Vacances et de faire 1 heure de route vers le sud ce qui était gagné pour le lendemain.
Jour 2 : REHOBOTH– KALAHARI (environ 100Km de goudron puis 90 Km de piste- 3H) 21/7
Départ pour le sud toujours via la route B1, qui traverse le pays jusqu’en Afrique du Sud. La route est relativement monotone à partir de Rehoboth, passage du tropique du Capricorne.
Nous avons roulé vers Mariental et Stampriet, pour aborder la partie Namibienne du Kalahari, mais attention il ne faut pas oublier de tourner sur la C21 à hauteur de Kalkrand puis prendre la D1268 sur environ 40Km. Autre alternative : continuer sur la B1 pour prendre la C20 un peu plus au sud et de là vous rattraper la D1268 c’est à mon sens plus simple mais nous ne l’avons pas fait car nous ne savions pas exactement où se situait le lodge.
Nous sommes arrivés en milieu de journée à Bagatelle Kalahari où nous avions réservé un emplacement de camping, le Lodge se trouve au bord du Kalahari méridional dans la savane mélangée d’arbres et d’arbustes. C’est un endroit magnifique le sable est rouge et l’accueil très chaleureux bien que nous ne soyons que de simples campeurs. (Réservation faites par la cardboard box)
En fin d’après midi nous sommes allés voir les guépards qui sont en captivités (car récupérés blessés) nous avons assistés à leur repas et avons cru que l’un d’eux allait préférer notre guide plutôt que le morceau de viande qui lui était destiné !!(Environ 300N$ pour nous 4)
Le camping est très bien aménagé, les emplacements sont éloignés les uns des autres et chaque emplacement est équipé d’une petite maison avec douche, toilettes et lavabo et bien sur à l’extérieur un emplacement pour faire le feu. Nous avions accès au restaurant et à la piscine du lodge (l’eau est glaciale à cette période de l’année) mais nous avons préféré passer notre première soirée entre nous…….seuls au monde sur notre emplacement de rêve. Nous n’avons pas eu froid la nuit mais au petit matin quand il a fallu enfiler les vêtements glacials ce fut plus difficile La soirée fut très fraîche et nous n’avons pas regretté d’avoir emmené nos gros pulls polaires.
Jours 3 et 4 : KALAHARI-NAMIBRAND (280Km de piste et goudron-5H) 22/7 et 23/7
Après le petit déjeuner, départ pour le cœur du désert du Namib, il faut aller jusqu’à Mariental puis prendre la C19 qui passe par Maltahohe, poursuivre jusqu’à la D845 qu’il faut prendre afin de rejoindre la C27 qui mène à la réserve de Namibrand, la plus grande réserve privée du monde : 185000 Ha prés de Sossusvlei, né de la volonté d’un grand propriétaire pour que la vie sauvage reprenne sa vie originelle. Ici tout est magie. La couleur des dunes, la sérénité du lieu, les animaux que l’on y croise (Oryx, Zèbres de montagne, Springbok, Autruches….). Il est interdit de camper dans cette réserve et les possibilités de logements sont moindre (quelques lodges luxueux et la TOK TOKKIE TRAIL qui est un organisme qui organise des marches de 3 jours ou plus avec nuit à la belle étoile) Nous avions optés pour Le Wolwedans dune camp qui est au sein d’un décor de montagne plongeant dans une plaine herbeuse où se dessinent les dunes de sable rouge. Il reste environ 1 heure de route après de la barrière de Wolwedans jusqu’à la réception ! Nous sommes arrivés vers 13 heures et sommes restés 2 nuits sur place, comme dans tous les lodges privés on s’occupe de vous de A à Z (compter 1000 euros pour 2 adultes et 2 enfants 2 nuits, réservation faites en direct sur leur site). Au programme des safaris en 4X4 avec ranger, pisteur et …………..cocooning grand luxe.
En effet les tentes sont luxueuses et notre guide nous a proposé une game pour le soir même avec au programme apéritif en pleine nature pour admirer le coucher du soleil. Le lendemain matin nous sommes partis vers 9 heures pour la journée et avons pique niqués au cœur de la réserve, le silence était surprenant et seuls les cris des enfants venaient le briser.
Vers 18H30 apéritif autour du feu puis passage à table avec annonce du repas du soir en langue « Damara » qui nous a bien fait rire. Avant le lever du soleil on nous a déposé de l’eau chaude pour le thé ainsi nous pouvions nous installer sur la terrasse des 6 H pour les plus courageux.
Jour 5 : NAMIBRAND-SESRIEM (155Km de piste- 2H) 24/7
Les enfants ont eu beaucoup de mal à quitter Wolwedans, nous avons pourtant repris la route (la C27 vers le Nord) vers 10 heures du matin pour le camping de Sesriem, installé à l’ombre des acacias multi-centenaires, il comprend une trentaine d’ emplacements délimités et ombragés, plusieurs grands blocs sanitaires avec eau chaude (très propres) sont à votre disposition, ainsi qu’une piscine, un bar, une station service et un magasin minimaliste où vous ne trouverez aucun produit frais, ( pas de viande, pas de yaourts, ) mais vous pourrez acheter du très bon pain et des glaces magnum pour presque rien. (En arrivant au camping l’accueil vous assigne une place, impossible de choisir mais nous étions face au désert c’était superbe) réservation faites 1 an à l’avance sur le site de Namibia Wildlife resorts (NWR)
Le reste de l’après midi, nous sommes allés nous promener au Sesriem canyon qui se trouve seulement à 10 minutes en voiture du camping, l’entrée est gratuite et nous avons pu escalader les rochers et faire de très belles photos
Jour 6 : SESRIEM- NAMIB NAUKLUFT PARK (250 Km de piste- 4H) 25/7
La porte de Sesriem qui donne accès au parc de Sossusvlei ouvre à 2 horaires différents. Les personnes ayant dormi dans le camping de Sesriem (c’est nous !!!) peuvent entrer dans le parc les premiers. La porte ouvre environ 1H avant le lever du soleil. Une activité très prisée dans le désert est d’admirer le lever du soleil sur le haut de la dune 45 et pour cela nous sommes partis à l’ouverture des portes car cette dune comme son nom l’indique, se trouve à 45Km de la porte, il nous faudra environ 45 min pour l’atteindre (vitesse limitée à 60Km/H dans le parc ) La grande question était : pourquoi cette dune pour voir le lever du soleil et pas une autre et bien la réponse est décevante, en fait 45km est la distance maximale que nous pouvons parcourir en voiture avant que le soleil ne se lève en terme de temps donc soit vous sortez à la dune 45 soit vous êtes dans votre voiture pour le lever du soleil ce qui n’est franchement pas grave car vous en aurez plein les yeux où que vous soyez, la dune 45 est une dune comme les autre sauf que tout le monde s’y arrête !! Il y a des dunes pour tout le monde aussi belles les une que les autres à vous de trouver la votre. Nous avons donc fait notre pause après l’ascension avec petit dej en haut des dunes ! Ensuite il reste quelques Km à faire pour arriver au cœur du désert du Namib : Sossusvlei. La piste qui est uniquement accessible au 4X4 est très simple donc pas de panique même si c’est votre première fois en 4X4 (et dire que je voulais qu’olive fasse une semaine de stage 4X4 avant de venir tellement certains internautes m’avait foutu la trouille sur ce petit bout de route !) Nous avons même laissé les enfants conduire car il n’y avait personne, ils se sont éclatés. Le permis pour l’entrée du parc vous est directement délivré à l’accueil du camping 170 N$ pour nous 4 et la voiture. L’avantage toujours du 4X4 c’est que nous avons sorti table, chaises et avons petit déjeuné à : Sossusvlei
Nous avons repris la route vers Solitaire en rejoignant la C19 vers le nord (les enfants se sont écroulés pendant le trajet !), le bagdad Café de la Namibie, où il fait bon faire une petite pause, mais il ne faut pas se fier à votre carte qui la nomme comme le point central de la région, il s’agit juste d’une station service qui fait également office de bar, glacier, poste, épicerie. Le supermarché est surprenant, pas grand-chose malheureusement (nous avons trouvé des œufs c’était mieux que rien !) Nous avons acheté le pain aux céréales recommandé par beaucoup sur ce forum, je dois dire que j’ai était la seule de la famille à l’aimer (tant mieux pour moi !)
Nous avons continué notre route sur la C14 vers le nord, et avons traversé les canyons de la Gaub (magnifique c’est une succession de routes sinueuses au milieu des montagnes) puis de la Kuiseb. Et nous sommes entrés dans le parc de Namib Naukluft zone protégée depuis 1964, qui s’étend entre le canyon de la Kuiseb au sud et la rivière Swakop au nord. Bien qu’il comprenne de petites dunes linéaires, cette partie du désert se caractérise surtout par de vastes plaines caillouteuses ponctuées de chaines de collines abruptes et imposantes. Un inselberg (rocher granitique), un arbre épineux ou une autruche viennent ça et là animer le paysage. La rivière Kuiseb joue un rôle vital dans l’écologie du Namib central. Le Naukluft est une chaine montagneuse qui surplombe les plaines du Namib central, certains sommets dépassent les 2000m. De nombreux sites différents méritent le détour et chacun d’entre eux offre des emplacements pour le camping. Attention l’entrée du parc du Namib Naufluft sans mention de lieu de campement précis est à payer soit à Sesriem soit à Swakopmund, une fois sur place vous n’aurez aucun moyen d’acheter une autorisation de campement, nous ne le savions pas et nous nous sommes arrêté dans un campsite où il y avait la pancarte « permit required » nous nous sommes dit que nous allions voir quelqu’un sur place mais il n’y avait pas un chat, nous nous sommes donc installé pour la nuit car le soleil se couchait et il était hors de question de poursuivre la route sur piste dans le noir. Le lendemain matin deux gardes du parc faisaient leur ronde et nous ont demandé notre permis, nous leur avons expliqué que nous ne savions pas où l’acheter mais que nous allions les payer ils n’ont pas voulu de notre argent et ne nous ont pas verbalisé car ils nous ont trouvé très sympathiques (ouf !) Chaque emplacement possède un endroit pour faire le feu mais pas de toilettes (enfin il y avait des toilettes .mais je vous mets au défi d’y aller) ni de douche et bien sur pas d’eau courante.
Vous aurez donc le choix pour camper : Homeb est une oasis qui se trouve au bord de la rivière asséchée Kuiseb, face aux premières dunes rouges du désert du Namib. C’est à l’abri des majestueux acacias que vous pourrez bivouaquer. De là de belles promenades à pied vous conduiront dans la rivière et sur les dunes. Bloedkoppie est un massif de granit perdu au milieu du désert, et son ascension offre un spectacle de toute beauté. Les campements se situent au pied du massif. Une piste 4X4 vers Tinkas et Roch Arch offre de grandes chances de rencontrer des animaux. Une We continued to the next mark on the map, which is Hope Mine.Gerry had suggested that Mirabib is the most beautiful campsite of the Namib Naukluft Park.autre alternative à notre programme était l’olive trail (environ 10Km en 4-5 H) ce trail part du centre administratif et il n’est pas nécessaire de réserver mais nous n’avons pas eu le temps de le faire. Nous sommes restés sur la route principale (toujours la C14) soucieux d’avancer vers la cote et d’épargner une trop longue route aux enfants et nous sommes arrêté à Wogelfederberg. Un endroit sympathique, quelques rochers au milieu de nulle part et rien que nous.
Jour 7 : NAMIB NAUKLUFT PARK-SWAKOPMUND (60Km de piste-1 H) 26/7
Le matin nous avons tranquillement pris la route (encore et toujours la C14) pour Wlavis Bay (après notre rencontre avec les guides du parc). Nous avons réservé une excursion en mer pour le lendemain matin avec Levo tour (nous voulions réserver à Mola Mola mais des touristes rencontré à Wolwedans nous avaient conseillé Levo tour car les bateaux étaient plus petit donc beaucoup moins de monde à bord) Nous avons ensuite poursuivit vers Swakopmund et la Seabreeze Guesthouse (chambre pour 4, pour 2 nuits, réservée par la Carboard Box) car le climat est assez froid et humide surtout la nuit, nous avons donc préféré la chaleur d’un véritable lit ! Les réservations à Levo tour se font un peu partout dans Swakopmund, sur la route principale en ville vous trouverez des tas de « bureau » ou office de tourisme qui se charge de téléphoner et de réserver pour vous (cela ne vous coute pas plus cher) les départs ont lieu à 8H30 le matin de Wlavis Bay et retour vers 13 H.
Nous avons mangé au Tug sur la jetée, la vue est superbe et les prix sont très abordables : les enfants ont choisit une sole énorme accompagnée de légumes pour 6 euros et nous des poissons en papillotes pour 8 euros, les desserts sont à se « taper le cul par terre » compter 3 euros pour un fabuleux duo de mousse au chocolat ! Service absolument parfait enfin nous vous le recommandons vivement. L’après midi nous nous sommes promené dans la ville Pour les Namibiens ayant les moyens, cette ville est St-Tropez, il y a des boutiques, plein d’activités (Quad, Parachute, Tyrolienne, Survol en avion…) des restaurants chics et de longues promenades sur la jetée. Puis sur les conseils de la dame de l’office du tourisme nous sommes allés visiter une ferme d’autruches à environ 15 min en voiture au nord de la ville, nous en avons appris bcp de l’œuf à l’âge adulte avec dégustation au passage et fou rire des enfants !!! (50N$ par adulte et moitié prix pour les enfants) environ 1 heure 30 de visite.
Durant la visite nous avions laissé notre linge à la laverie de Swakopmund et l’avons récupéré propre sec et bien plié dans des sacs pour un prix défiant toute concurrence (environ 15N$ par machine que ce soit une machine à sécher ou à laver)
En ville vous trouverez des Namibiens en tenue qui proposent de garder votre voiture en stationnement, il est de bon ton d’accepter cela aide à lutter contre les effractions et je pense qu’il faut encourager leur travail (10N$ ce n’est pas grand-chose pour nous, c’est beaucoup pour eux !)
Notre guesthouse était très bien, propre spacieuse mais un peu excentrée donc je ne vous la conseille pas, je pense que c’est mieux d’en trouver une plus proche du centre.
Jour 8 : SWAKOPMUND 27/7
Nous sommes donc partis pour notre croisière Levo tour de Walvis bay ce fut un moment fabuleux, à faire absolument avec ou sans enfants…………..je n’en dis pas plus !! (Prévoyez des vêtements chauds et des coupes vents) nous avons payé 1130N$ à 4., Nous étions 2 familles sur le bateau et les enfants en ont eu plein les yeux et plein les mains (dauphins, otaries, pélicans……)
L’après midi nous avions réservé un survol en petit avion du désert (Scénic Air), unique moyen de découvrir le spectacle fantastique des dunes rouges qui se jettent de leur 300m de haut dans la mer. (Durée 1H30 tarifs en fonction du nombre de passagers, 8000N$ pour nous 4). Penser à réserver ! J’avoue que j’ai un peu regretté car pour nous adultes oui c’était génial…………..les enfants eux n’ont pas été plus emballé que ça………alors pour le prix mieux vaut éviter !
Les deux excursions nous ont permis de voir les otaries de très prés (en nous évitant le déplacement jusqu’à Cape cross) survol de Swakopmund et Walwis Bay plus Sandwich Harbor………..en bref nous avons beaucoup apprécié cette pause océan au milieu d’un voyage au cœur du désert le soir, les enfants et nous étions …………….épuisés !!!!!
Jour 9 et 10 : SWAKOPMUND- SPITZKOPPE 28/7 et 29/7
Nous sommes partis de Swakopmund en début d’après midi après avoir fait le plein de victuailles (2000N$) et un plein d’essence (1000N$) et avoir mangé dans un restaurant situé dans les petites rues piétonnes (sole grillée 100N$ plus chère qu’au Tug et T-bone géant au même prix, dessert 36N$ pour la mousse au chocolat pas bonne du tout !!) Au départ de Swakopmund la route est monotone et peu sympathique concernant les paysages, puis le massif devient visible …………Il s’agit d’une montagne granitique d'origine volcanique. Le Spitzkoppe est accessibles aux deux roues motrices, après la B2 prendre la D1918 puis la D3716, le Spitzkoppe se trouve à mi chemin sur la D1925 qui part de la D3716.
Au Spitzkoppe le seul trail banalisé est celui qui mène au Bushman paradise (il s’agit de peintures rupestres qui représentent le premier moyen de communication entre les hommes du temps où ceux-ci étaient des nomades et qu’ils se laissaient des messages pour s’aider les uns les autres par exemple le rhinocéros montre l’endroit où se trouvait une source d’eau, on y voit également un zèbre, un lion et des hommes qui dansent pour fêter le retour de la chasse) à l’entrée du site vous pouvez soit payer un emplacement pour la nuit et vous choisirez l’endroit où vous désirez vous installer (115N$ par campsite, inutile de réserver)soit visiter le site en voiture car si vous partez à pied sachez que vous en avez pour 1 heure de marche avant d’arriver au Bushman paradise, vous pouvez également prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (il s’agit là encore d’une peinture rupestre)
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A l'aube et au coucher de soleil, le Spitzkoppe offre des teintes fascinantes. Les alpinistes pourront également escalader le Spitzkoppe gravit pour la première fois en 1946, les enfants ont également escaladé les pierres qui sont lisses et rondes donc sans danger. Si vous grimper jusqu’en haut vous pourrez voir de drôle de bêtes qui ressemblent à de gros cochons d’inde et qui vivent en communauté dans les rochers. Nous nous étions installés au pied du Bridge et une femme furieuse à voulu nous faire partir car elle avait projeté d’y installer son groupe, cette personne à été si désagréable que nous n’avons pas bougé. Pourtant tous les emplacements sont superbes nous n’avons pas compris cette furibonde !!!Nous sommes restés 2 nuits toujours dans le souci de bien profiter des choses et de ne pas écœurer les enfants avec trop de kilomètres.
Jour 11 : SPITZKOPPE- BRANBERG 2H de route 30/7
Départ pour le Branberg white lady lodge, camping sommaire installé dans un décor magnifique (exotique et convivial). C’est un endroit superbe. On choisit son emplacement. Un énorme acacia au centre de notre emplacement nous a offert toute l’intimité et l’ombre nécessaire grâce à ces feuilles tombantes. Notre emplacement était équipé d’un Braa et d’un robinet d’eau froide, il était parfaitement entretenu, balayé après chaque départ, les douches sont réparties dans le camping à ciel ouvert, propre avec de l’eau bien chaude, les toilettes à ciel ouvert également étaient parfaitement propres.
Nous sommes arrivés vers midi, après un bon repas nous nous sommes installés pour la sieste puis nous sommes allés à la réception afin que les enfants puissent jouer avec « annita » le suricate femelle de 3 mois parfaitement apprivoisé. L’année dernière il y avait Carlos un autre petit suricate mais qui est malheureusement DCD (durée de vie 3-4 ans et Carlos avait 3 ans.)
Le soir une fois installés dans notre tente nous avons profité des chants africains qui venaient d’un emplacement proche du notre. Nous étions dans le noir dans l’ambiance africaine, c’était super. Nous avons également fait connaissance avec 2 Quebequois, venus admirer notre 4X4 ils sont repartis vers 6 H du matin avec leur groupe, nous nous sommes levé vers 7H30 avons pris le temps de déjeuner et sommes partis à la rencontre de la « white lady », à environ 10 minutes en 4X4 du camping (nous avons payé 90N$+20 tip) pour une ballade de 2H en plein soleil, heureusement le guide vérifie toujours que vous partiez avec suffisamment d’eau et de bonnes chaussures. Ce fut une bonne ballade mais il ne faut pas faire toutes les peintures rupestres de la région, pour notre part (et surtout les enfants) c’était assez.
Jour 12 et 13 BRANBERG – PALMWAG
Nous sommes partis du site vers midi et avons préféré garder la route principale jusqu’à Korixhas où nous sommes arrivés vers 13H30, nous avons pris de l’essence (800N$) et un lunch moyen dans un lodge en centre ville puis nous avons décidé de pousser jusqu’à Palmwag pour y rester 2 nuits au lieu de 1 comme prévu initialement, nous sommes arrivés à 17H avec la voiture qui faisait un drôle de bruit depuis la piste de la veille, heureusement au lodge l’équipe à pris en charge notre voiture, démonté de pneu et passé 2H à tout réparer, Olive leur à donné l’équivalent de 10 euros et tout le monde semblait très satisfait. Le camping était complet et notre emplacement était réservé pour le lendemain, on nous a proposé de camper sur le parking du lodge avec accès aux sanitaires du camping (gratuitement). Palwmag est en effet très beau, c’est un petit oasis au milieu du désert, l’herbe est verte et la piscine assez propre. Nous avons réservé 1 sortie à pied pour l’après midi départ du lodge 15H, et une game drive pour le matin départ du lodge 7H. (1200N$ pour les deux sorties à 4)
Palmwag est donc situé au cœur des plus beaux paysages du Damaraland. La forêt pétrifiée qui n’est pas très loin et d’après l’avis de tous d’intérêt très moyen, nous l’avons donc évitée. Palmwag et sa concession sont un des derniers lieux complètement sauvage du continent africain où l’on trouve dans des paysages magnifiques les derniers animaux d’Afrique en liberté. Il y a seulement 8 emplacements de camping, de taille diverses avec lampe électrique pour le soir mais pas de prise et robinet eau froide avec table et bancs à l’ombre. La drive du matin nous a permis de voir des Sprinboks, stinboks, girafes, oryx, zèbres, hyènes et chacals et pour finir un éléphants dans le lit de la rivière.
Nous sommes rentrés vers 11H30 au lodge le temps de faire le repas du midi et de se préparer à partir…………….les enfants sont partis faire un petit tour et son revenus en hurlant de joie car ils s’étaient retrouvé face à un éléphant juste à la porte du lodge. Nous avons beaucoup apprécié Palmwag et 2 nuits valaient mieux qu’une afin de pouvoir profiter des activités sur place.
Jour 14 : PALMWAG-WARMQUELLE 2/8
Prendre la D3706 puis suivre Ongongo camp Après 10Km de piste affreuse (de nombreux trous, des grosses pierres et des tas d’enfants envoyés par leur parents pour mendier qui se jettent presque sur la voiture !), nous sommes arrivés au camping Ongongo (c’est le camping de warmquelle), ce camping n’a rien d’extraordinaire, les emplacements sont petits et non ombragés, il y a en effet un petit trou d’eau alimenté par une minuscule cascade et l’eau est loin d’être transparente (mais nous sommes en Afrique !) de nombreuses « mouches d’eau » nagent à la surface mais s’éloignent de vous lorsque vous entrez dans l’eau. Nous sommes également allés nous promener dans le lit de la rivière qui recèle de petites flaques dans lesquelles nous nous sommes trempés mais bon vous l’aurez compris ce lieu que nous pensions fabuleux s’est avéré sympathique sans plus. Il y a un WC et une douche (qui fonctionne mal !). Et pas d’électricité. Nous avons payé 160 N$ pour nous 4. Le soir Olivier a sursauté à cause d’un serpent qui avait eu la bonne idée de venir s’enrouler autour de notre bonbonne de gaz.
Attention : des hyènes solitaires trainent parfois dans le camping il vous faudra donc mettre votre nourriture (poubelles comprises) à l’abri dans la voiture pour ne pas être dérangés.
Ongongo Campsite
Jour 15 : WARMQUELLE- PURROS 3/8
Le camping de purros est isolé et en pleine nature, nous nous sommes arrêtés à Seisfontein au bout de la D3706 au magasin mais il n’y a quasiment rien, pas de pain, pas de viande et aucun produits frais, vous trouverez des sodas, de l’eau, du mil, du riz et quelques boites de conserves. A coté le magasin qui vend de l’alcool ressemble à une banque dans la bande dessinée de Luky Luke avec la vendeuse bien à l’abri derrière ses barreaux. Puis prendre la D 3707 c’est la piste qui mène à Purros et qui alterne des zones de gravillons, grosses pierres, zones de sable mou puis dur !! Il faut être très vigilent et je vous déconseille de la tenter dans le noir. Après 2H30 de piste affreuse au sol (car en revanche les paysages sont spectaculaires) nous sommes enfin arrivés.
L’accueil au camping est très sympathique. Le guide vous guidera jusqu’à votre emplacement. Le camping (géré par la communauté Herero) est implanté sur le lit d’une rivière asséchée. L’eau abonde dans le sous-sol et les arbres sont magnifiques. Notre emplacement était un lieu de rêve avec tout le confort et complètement isolé. Un arbre majestueux abrite chaque campement. (Pas de réservation nécessaire)
Dans le feuillage d’un autre arbre une douche (eau chaude) est installée et des toilettes (avec chasse d’eau…………….youpi !) ont été aménagées. Il y a bien sûr un emplacement pour faire le feu et… plein de traces d’éléphants autour. Eh oui, les éléphants passent tous les jours, la nuit pourra être agitée ! le guide nous a proposé de nous emmener voir les éléphants du désert pour 100N$, nous sommes donc partis vers 16H pour 1H30 de ballade environ dans notre voiture, les enfants ont été ravis de voir les girafes et les éléphants et moi très rassuré d’avoir qqn pour nous diriger car rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre !! (L’emplacement nous à couté 180N$)
Le guide nous a également proposé une visite chez les Himbas pour 120N$ pour nous 4 ! C’était magique nous sommes restés 1H30 environ avec eux, un très beau village isolé de tout avec des gens très intéressants, en fait le guide de notre camping avait sa femme et ses enfants dans le village, il nous a présenté ses fils et sa femme (lui n’en avait qu’une car il est pauvre mais il a garanti à mon mari qu’il pourrait en avoir plus car il est riche !!!) Nous avions des peluches pour les enfants et des petit bijoux pour les femmes, Noémie a offert un petit miroir de poche à la femme du chef qui à applaudit de joie devant ce merveilleux cadeau. Ce fut une visite très chargée en émotion, autant pour nous que pour les enfants.
La viande sèche sur les toits des maisons traditionnelles (qui sont faites de bouse de vache et de boue) Les femmes Himbas s’enduisent le corps dés l’âge de 10 ans d’une poudre ocre qui protège la peau du soleil et qui est également une parure pour embellir la peau. Une des femme du village était malade, elle avait de la température et mal à la tète le guide nous a expliqué qu’ici il n’y a aucun médecin, je lui est donc donné tout ce qui fallait pour se soigner et insistant sur la prise toutes les 6 heures de paracétamol (on ne se rend pas compte qu’ici les repères ne sont pas les même ……………..comme si elle allait regarder la montre qu’elle n’a pas et qu’elle ne sait pas lire de toute façon !!) J’ai également distribué le dacryoserum et le collyre antibiotique car plusieurs enfants avaient de la conjonctivite.
Jour 16 : PURROS- OPUWO 4/8 (5H de route) Nous avions tenté au départ de Purros de reprendre la D 3707 vers Orupembe mais cette piste est trop difficile à faire à un seul 4X4, nous avons donc rebroussé chemin et repris vers Sesfontein puis la D3704 vers Opuwo. La ville d’Opuwo est le dernier point de ravitaillement en essence et alimentation, cette ville se situe dans le Kaokoland au nord ouest de la Namibie, délimitée au nord par la rivière Kuene et au sud par l’Hoanib, cette région est peuplée par les Himbas, au départ nous pensions nous re arrêter à Warmquelle mais nous n’avions pas aimé cet endroit, nous avons donc décider de faire une belle étape en voiture et de s’arrêter 2 nuits pour faire une pause après donc 5 heures de route (dont 2H30 de piste entre PURROS et Seisfontein) nous sommes arrivés à OPUWO qui est réputée pour être une ville sans attrait, nous avons fait le plein d’essence (1200N$) et avons demandé au pompiste de nous indiquer le plus bel endroit pour dormir. Il nous a conseillé le « Country hotel » qui se situe sur les hauteurs de la ville. En effet après 10 min de route nous arrivons dans un lodge magnifique avec une piscine très propre mais glaciale à débordement sur la savane. Il ne restait que des chambre de luxe mais tant pis, nous travaillerons plus au retour !! Nous voila donc avec deux chambres communicantes absolument magnifiques, les enfants étaient excités comme de fous et Hugo était en admiration devant la chasse d’eau des toilettes qui fonctionnait très bien (fou rire général…..1 semaine de camping et voila notre petit bout de chou en admiration devant les pipi room). Les chambres coutent 1500N$ et les chambres standards sont à 1000N$, la chambre des enfants est facturée à moitié prix. (Les excursions chez les himbas dans cet hôtel sont facturées 300N$ par personne, nous sommes donc très heureux de la fabuleuse rencontre que nous avons faite pour 10 fois moins chère)
Nous avons très bien dormis, les enfants ont apprécié cette pause au « vert » et cela nous a permis de refaire de l’ordre dans nos bagages !! Il y a possibilité de camping avec accès au restaurant du lodge et la piscine pour 85N$ par personne et par nuit. Dans ce lodge le buffet du soir est à 140N$ par personne, moitié prix pour les enfants (très copieux et délicieux). Pour le midi les plats varient entre 50 et 60N$.
Vous pouvez également dormir en ville à l’Ohakane Lodge qui est moins cher mais très bruyant la nuit (dixit des touristes que nous avons rencontrés) ou encore le Camping de Jacky le marseillais de la ville installé depuis plus de 10 ans dans la région (camping en plein centre également).
Le lendemain nous n’avons rien fait, repos lecture et jeux autour de la piscine, en milieu d’après midi nous sommes descendu en villes pour faire le plein de courses, le plus gros supermarché d’Opuwo est le « OK Grosser » prés de la station essence BP, on y trouve de tout : boisson, riz, pates, produits frais, viande chips et boites de conserves en tout genre. Olive a vu une femme himba ouvrir un couvercle d’une boite de margarine, en lécher le couvercle et remettre en place le tout car le gout ne semblait pas lui convenir, nous avons donc fait impasse sur le beurre ce jour là !!! Durant nos courses plusieurs petites filles nous ont suivies, ont caressés les cheveux et les joues des enfants qui se sont laissé prendre au jeu et ont bien rit jusqu’à notre arrivée en caisse. Quand nous avons mis nos courses dans le coffre de la voiture, 4 petits garçons se sont approchés, 3 d’entre eux marchaient pieds nus et le 4eme avait des tennis complètement usées. Ils ont remarqués le ballon de Hugo et nous ont demandé de leur donné, Hugo a accepté (contre la promesse d’en avoir un neuf au retour !!................et oui faut pas rêver quand même !!)
Jours 18 et 19 : OPUWO- EPUPA 6/8 ( 2H30 de piste) et 7/8
Après Opuwo nous sommes remontés vers le nord (D3700) vers les fameuses chutes d’Epupa, sur la rivière Kuene qui fait frontière avec l’Angola. Les paysages n’ont plus rien à voir avec ce que nous avions vu auparavant. La rivière apporte le bienfait de l’eau, et c’est donc au milieu des palmiers que nous avons séjourné. Nous sommes donc arrivés vers midi à l’Omarunga camp et la première impression fut très positive. Ce Camp offre huit emplacements de camping avec blocs sanitaires (eau chaude) à côté de la rivière. Les emplacements ne sont pas grands et les voisins tout proches mais la vue est extra au bord de l’eau (la moitié des emplacements est le long de l’eau l’autre le long de la route quand vous arrivez l’emplacement est déjà défini et le camping était complet nous avions réservé par le Cardboard box sur internet et avons toujours bénéficié d’emplacement extra pour un prix très compétitif.
Mais attention, laSwimming in the river is not allowed - crocodiles! baignade dans la rivière n'est pas autorisée ………… crocodiles! Campers can also enjoy meals in our restaurant, but must please book in advance.Il y a un restaurant et plusieurs excursions proposées (Himba 350N$, Crocodile tour 250N$ et sortie coucher de soleil 100N$ tt ca par personne) mais c’est de l’arnaque pur et dur et nous en avons fait les frais, à l’entrée du camping il est noté que les excursions sont faites par des guides professionnels et que réserver vos excursions en dehors du lodge se fera à vos risques et périls !!! En fait les guides sont les même sauf que le prix est bien moins cher à l’extérieur !!! Voila comment nous sommes allé à la petite boutique artisanale à 5 minutes à pied du camping et que nous avons rencontré notre guide qui nous à fait faire des ballades peu chères et fort sympathiques.
Nous n’avons pas résisté à une nouvelle rencontre avec le peuple Himba, un des derniers peuples qui continue à vivre selon ses coutumes ancestrales. Les Himbas sont connus pour la beauté des femmes peintes en rouge, dont l’allure fière et les parures de bijoux soulignent une grâce peu commune. Ils sont issus d’une communauté d’éleveurs héréros délogés par les guerriers Namas au XIXe siècle. Ils se réfugièrent en Angola et revinrent s’installer dans le nord ouest de la Namibie pour reprendre leur mode de vie semi nomade. La vie des Himbas est rythmée par le souci de trouver de l’eau et des pâturages pour le bétail. Leur population est aujourd’hui estimée à 8000 personnes. Leur organisation sociale fonctionne selon un double système à la fois matriarcal et patriarcal. Le pouvoir économique est traditionnellement détenu par les femmes alors que le pouvoir politique et spirituel appartient aux hommes. Les Himbas, en particulier les femmes, continuent à se vêtir traditionnellement. Les femmes portent une jupe en peau de chèvre et des bijoux en coquillage, en cuir et fer incrusté d’ocre et de boue. Pour se protéger du froid et de la chaleur, elles s’enduisent la peau d’un mélange de graisse animale, d’herbes aromatiques et d’otjize. L’otjize est issue d’une pierre : l’hématite qui, réduite en poudre et ajoutée au mélange, donne une crème facilement utilisable.
Les enfants se sont même fait une copine qui est venue avec nous à chaque excursions, il n’y a pas de barrière à cet âge………………..
Jours 20 et 21 : OMARUNGA CAMP- KUENE RIVER LODGE (150Km piste- 3H) 8/8 et 9/8
Nous sommes revenus sur nos pas, car la piste qui longe la rivière est trop difficile pour s’y aventurer. Nous sommes donc allés jusqu’à Epembe en reprenant la D3700 puis sommes remontés pour rejoindre la rivière Kunene à Swartbooisdrift (en prenant le D3701). Nous avons longés la rivière entre les palmiers et les villages Himbas jusqu’au Camp, La piste n’est pas difficile, l’endroit est charmant très verdoyant et l’accueil est très sympathique. Notre emplacement magnifique était l’objet de convoitise d’autres campeurs mais celui-ci n’a pas été lâché (encore une consigne de la Cardboard box !)
Il existe de nombreuses activités à faire sur place : - Location d’un canoë (à la journée) : 150N$ par personne - Location de cane à pèche : 75N$ par personne - Visite d’un village Himba : 150N$ par personne - Rafting : 375N$ ou 550N$ par personne en demi journée ou journée complète, malheureusement les enfants n’étaient pas admis (courants trop dangereux……..dommage !)
Il y a une piscine qui est remplie avec l’eau du fleuve….les crocodiles en moins mais les enfants n’ont pas eu envie de s’y baigner. Nous avons réservé le restaurant pour le soir. (Compter 85N$ par personne) et les enfants ont fait connaissance avec des suisses francophones et nous avons convenus de faire une sortie en canoë tous ensemble le lendemain matin.
Le matin vers 9H les gars du camp nous ont tous monté en 4X4 sur quelques Km puis nous ont « jeté » les canoës à l’eau. La descente en canoë a duré 2H30 (avec une belle pause pique nique et sans précipitation). Le soir même nous avons mangé au restaurant du camp avec nos nouveaux amis…que nous n’avons pas quitté avant la fin des vacances.
Jour 22 : KUENE RIVER LODGE- ETHOHA (46Km de piste et 330KM de goudron-5H) 10/8
Du Kunene river lodge jusqu’à Ruacana la piste qui longe la rivière est praticable (D3700) puis elle se transforme en route goudronnée pour quitter le pays des Himbas et rentrer dans la région la plus peuplée de Namibie : l’Ovamboland. Nous avons poursuivi sur la C46 et avons croisé plusieurs villes jusqu’à l’entrée du parc d’Ethoha (les villes d’Oshakati et d’Ondangwa où il est possible de faire des courses car il y a de gros supermarchés). Puis la C46 devient la B1jusqu’à Andoni gate la porte nord d’Etosha . Nous sommes alors dans le parc national d’Etosha, au niveau de la plaine d’Andoni. Nous avons poursuivi vers Namutoni, tout en profitant des différents points d’eau pour notre premier safari. Après notre installation, nous sommes reparti en safari, avec notre véhicule, jusqu’au coucher du soleil. Il faut être rentré impérativement au coucher du soleil. A l’intérieur du parc, des safaris guidés sont organisés au départ de Namutoni (500N$/P pour une game night et moitié prix pour les enfants entre 19 et 22 heures, nous avons vu des girafes, un chacal, des rhinos, un lion et des hyennes et avons entendu dans le silence et le noir absolu de la savane…….les ronflement de Hugo qui s’était écroulé !!)
A savoir : il faut payer les droits d’entrée dans Etosha : 80N$ par adulte et 10N$ pour le véhicule.
Les 3 nuits avaient été réservées auprès de NWR 1 an à l’avance.
Ce camp a été construit en 1903, classé monument historique, le camping est installé sur une pelouse et il y a un restaurant, une piscine qui est très belle, une tour d’observation, un musée et un point d’eau aménagé pour l’observation des animaux de jour comme de nuit. C’est un petit camp très sympathique et convivial.
Nous avons traversé d’Est en Ouest sur 3 jours ce magnifique sanctuaire animalier. Ce parc, le plus vaste espace protégé d’Afrique avec 22 270 km 2, est établi autour d’une cuvette de 5 600 km2 couverte de sel (Etosha pan) qui se transforme en lac lors de la saison des pluies, de novembre à avril. Son eau saumâtre rebute les mammifères mais permet le développement d’une algue bleu-vert, qui attire des dizaines de milliers de flamants roses.
Desséchée, la cuvette se recouvre de graminées dont se nourrissent les grands herbivores. Les aires naturelles protégées en Namibie représentent un cinquième de la superficie totale du pays, et la conservation de l’environnement figure parmi les principaux objectifs de la Constitution.
Jour 23 : NAMUTONI- HALALI 11/8
Ce rest camp est plus grand, il y a plus d’emplacements, ceux-ci sont numérotés et pré définis et ne sont pas très grand, les sanitaires ne sont pas exceptionnels mais sont bien propres. Nous avons fait une journée complète de safari avec notre véhicule dans le parc d’Etosha C’est au fil de la route et des points d’eau que nous avons découvert la faune Namibienne : antilopes, zèbres, girafes, éléphants, lions, hyènes, etc…
Comme tous les soirs nous avons assisté avec plaisir au spectacle exceptionnel qui se passe au point d’eau du rest camp Halali qui est situé au centre du parc animalier
il y a également un restaurant et une piscine, une boutique, un pompe à essence.
JOUR 24 : HALALI- OKAUKUEJO 12/8
Situé au sud est du parc, il s’agit d’un camp gouvernemental. Le camping est vaste. Il y a également un restaurant et une piscine, une boutique d’alimentation (bois, viande fraiche, conserves, qq légumes frais..), une de souvenir et un bureau de poste.
Il y a de nombreuses possibilités de logement avec des bungalows de toutes sortes et à tous les prix et top luxe des bungalows avec terrasse donnant sur le point d’eau, c’est le plus beau des 3 points d’eau et l’espace autour est grand et parfaitement aménagé.
Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et (mais à ce stade des vacances nous étions de véritables experts en « planquage de bouffe »)
Jour 25 : OKAUKUEJO – WATERBERG 13/8
Nous nous sommes approchés du plateau de Waterberg, qui domine la région dans la journée. Formé de grès rouge, il absorbe l'eau de pluie qui ressort à sa base sous forme de fontaines. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques. Depuis 1972, le Waterberg est une réserve naturelle. Le parc couvre toute la surface du plateau. On y trouve de nombreuses espèces menacées ou en cours de réimplantation. Nous avions convenu encore une fois cet arrêt afin de couper la route en deux mais (vous allez comprendre par la suite) nous avons vraiment regretté de ne pas étre résté une nuit de plus dans le parc d’Etosha. Nous avions choisi le Waterberg Wilderness lodge qui est installé dans un endroit magnifique, malheureusement les chambres sont sans style et le restaurant ressemble à une cantine.
Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis avec un guide du lodge à la rencontre du peuple Héréro (tour réservé de France environ 100 euros pour nous quatre) un guide local était sensé nous emmener à la rencontre de ce peuple et nous faire visiter une école, le village et assister à une démonstration de danses locales. Durée théorique de 8heures à 13 heures après collation, en fait nous avons rendu visite à des femmes Héréro qui fabriquaient les robes, et admiré 3 femmes qui dansaient sur le bord de la route (tout le monde peut le faire gratuitement !!) nous avons visité un musé sans intérêt et là encore peu cher pour qui y va de son propre chef, nous n’avons pas vu d’école, aucun village, aucune collation et à 10H45 notre guide nous a planté et nous a souhaité une très bonne route de retour !!!!!!!!!!! le déception fut sans limite nous sommes resté estomaqué et dés notre retour en France avons manifesté par mail notre déception à la responsable du lodge qui nous a répondu que nous étions des menteurs et que le guide n’avait pas la même version des faits !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est donc sur cette note négative que nous sommes rentré s sur Windohek (en route nous nous sommes arrêtés pour manger car bien entendu nous n’avions rien eu lors de la visite Héréro, dans la ville d’OKAHANGA sur la route principale juste avant la sortie de la ville à la Capricorne Guesthouse et nous avons été accueilli comme des rois par une famille allemande installée depuis 10 ans dans le pays, cela nous a rendu sourire et bonne humeur puis nous avons terminé la route afin de rendre la voiture, et après une bonne nuit de sommeil sur place…………………….retour en France. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin……..mais que de souvenirs en tête.
Chevaux vapeurs ou chevaux tout court, Capadocce quand tu me tiens! English translation pending
J'ai marché, marché et encore marché,
le corps endolori par tant d'efforts
il a fallut réagir!
Maintenant je marche motorisé, et pas que...
Le lever en Cappadocce ( 1 P, 2 P? Le foutoir!) est à ceci radieux que tout est là, la nature, les sourires, le soleil. Le thermomètre hésite entre l'hiver et l'été qu'on soit de nuit ou de jour, mais au réveil, pour lui et moi c'est le printemps. Lunettes de soleil de rigueur et loin d'être rigoreux, la nourriture s'engouffre, la tête et les jambes s'affutent. Aujourd'hui samedi, une nouvelle expérience est au programme. Le genre motorisé et rigolo comme un jouet pour grands, la marche pas rancunière m'y porte, bienvenue à quad-land. Juste pour l'explication, un quad est une p'tite moto à 4 roues. Rendez-vous à 10h pour 2 heures d'amusement, tout ceci coutant une vingtaine d'euros. L'approche est très ludique, à la moindre accélération j'ai le sourire qui s'étire. C'est un peu bruyant mais le simple fait d'être au guidon grise au point d'en oublier les nuisances. Je précise aussi que lors de mes marches alentours, je n'ai jamais été importuné par le bruit de ces machines, c'est important pour pouvoir en profiter ensuite! On est 3 derrière notre guide qui conduit un scooter, trois débutants, tant mieux aussi, pas la peine de forcer l'allure pour s'amuser. Le chemin est sinueux, bosselé, passe par des "tunnels" creusés il y a plus que des lustres, c'est un peu gadoueux, juste comme il faut pour te repeindre une paire de jeans en long et en large. L'apprentissage est rapide, on dérape sans mal, plus on est fou, plus on rit. Les arrêts photos sont au programme et juste assez nombreux pour qu'on s'herberlue du spectacle chaque fois qu'ils se produisent. A chaque fois le point de vue est hallucinant. En fait, la Cappadocce, la région pas les vallées troglodytes, est très plate et ponctuée de plateaux et, chaque fois qu'on est en haut du plateau, on peut voir à une centaine de kilomètres; je vous dis pas le spectacle!!! La différence avec la France où il y a toujours une colline pour te fermer l'horizon est frappante. Par exemple on peut voir le sommet d'une montagne enneigée au loin (85km), et la première fois que je l'ai vu je l'ai pris pour un nuage tellement ça semble perdu dans le ciel! J'ai bien fait de pas demander, ça m'aurait "couté" des rires! Je flingue comme il se doit mon jean en déboulant plein pot dans une grande flaque bien boueuse, ruinant du même coup mes pompes qui n'avaient rien faits pour mériter un tel traitement. Car la ballade, revenons-y, se déroule de mieux en mieux à mesure que l'on prend confiance, on fait les fous tels de jeunes chiots jusqu'au terme, en aillant l'impression qu'on est partis depuis 1/4 d'heure. Impossible dans mon état de me lasser de ce truc!!! En partant de la location, je dis "à demain" à notre guide dans un grand éclat de rire. L'adrénaline se pompe au litre, la journée commence en fanfare! Le reste sera plus calme, encore que, disons que le bruit sera moins mécanique. En effet, je suis provoqué en duel au billard par mes 2 co-riders.
Ils connaissent un endroit nettement mieux qu'un autre où j'avais déjà joué la veille au soir et où l'ambiance musicale ne faisait rien pour mériter cet adjectif. Enfer de l'enfer, c'était comme souvent musique techno à rythme minimaliste et musique dansante à même faire craquer un sourd. Ici, il est 15h, quand on rentre dans le bar, Sade est au micro. L'ambiance est zen et ma langue bien pendue... Les parties s'enchainent, l'heure défile plus vite que la normale. Et, alors que Sade n'interrompais, le barman et propriétaire me présentait sa bilbiothèque musicale nous recommandant d'en faire bon usage. Que n'en fallait-il pas plus pour nous faire rester jusqu'à la nuit!! Jusqu'au dîner présemment. Il fallait bien remplacer la potion houblonnée dont je ne suis quotidiennement pas coutumier mais qui file très goulaiement ici. La pension, organisant un barbecue frugal, nous vit revenir avec appétit et se fit fort de remédier à ce problème. Pendant ce temps, au gré des conversations, sachant qu'il devait quitter la région le lendemain à midi précise à l'aéroport local, Chris, un australien travaillant comme chef sur des bateaux de maître et en vacances jusqu'à un nouvelle appel du large, Graham, un anglais ayant encore quelques temps ici et moi nous renseignons pour obtimiser au maximum la matinée du lendemain jusqu'au midi fatidique. Le verdict, lever à 5h40 pour 4 nouvelles heures de quad depuis le lever du soleil jusqu'à un petit déjeuner et retour à 10h passées. Le parcours devrait être différent, et le rythme un peu plus soutenu. J'ai faim de ce truc, surtout ici, les chemins sont là exprès et les paysages irréels.
Après un concours de son très divers et très varié (NDLR : son au singulier) sur MP3 avec Chris, tout le monde ira ce coucher avant 1h du matin. Pas question de dormir moins de 4h30, il convient d'être en excellente forme!!
A 5h30 du matin, le Muezzin et son appel à la 1ère prière du jour me tire du sommeil. Je tente de réveiller Graham, pas moyen, il est malade et craint le froid matinal, il fera main basse sur les toillettes plutôt que sur une petit bécane. Chris et moi ne seront que 2 à tenter l'expérience du lever de soleil. On quitte l'hotel à pieds, il est 6h, il fait nuit noire et dans les 5° ce qui n'est pas beaucoup pour un plagiste de la semaine précédente. A notre arrivée au magasin, un thé à la pomme nous est offert et on en a bien besoin pour nous réchauffer. On est, avec notre guide, les premiers levés dans tout le village, pas une fenêtre allumée, pas une voiture, rien, la nuit juste. On allume les moteurs, on ferme les fermetures éclairs, et zou. A la lumière des phares, on s'effonce vers la lumière, le soleil arrive... Après 2 kilomètres, on approche du site d'où partent les mongolfières, et à cette heure là, c'est la frénésie, on est pas les seuls à être debout finalement. Une quarantaine de ballons sont au départ, c'est surréaliste. Les photos parleront d'elles-mêmes. La vidéo aussi. On part ensuite sur les chemins ou à travers champs et montagnes cappadocciennes, plus de risques de se salir, je porte mon jean crotté de la veille. Jamais la fatigue ne se fit sentir sur nos chevaux mécaniques, c'est grisant au possible. Pendant 4 heures, pas un instant on a pris un chemin identique aux journées précédentes, la paysage lui reste identique à lui-même, c'est à dire inlassablement extraordinaire. Et à 10h, comme la veille, alors que le tour se termine, je dis "à demain" à notre guide pour plaisanter, parce que j'aime bien plaisanter... Chris, quant à lui, doit partir vers Istanbul, son avion n'attend pas, il décolle à midi. Il a choisi de se payer le transfert depuis l'hotel en voiture particulière pour avoir assez de temps pour nos 4h de quad. Lorsque fut venue pour lui l'heure de partir, il vit sa voiture, un vieux break en tolle des années 60 et son chauffeur, Hörem, un type qui travaille ou passe du temps à l'hotel avec lequel on a bien sympathisé. Hörem avant de partir me demande si je veux me joindre à la troupe. Le petit déjeuner attendra encore, il me dit bien de faire un peu de route en voiture pour voir les alentours encore différemment et d'élargir mon périmètre de connaissance des lieux. Tant que la voiture ne nous fait pas faux bond, et même ça de toute manière serait assez folklo' pour que j'en ris. La voiture marche finalement comme une vieille montre à gousset, increvable. En route, Hörem nous explique ses multiples et nombreux talents dont l'orticulture fait partie. Mais son vrai talent, ce sont les chevaux. Il ne vit que par ça, et la décone en tout genre ce dont on ne peut le blamer vu qu'il a 25 ans et qu'il habite malgré tout un patelin. On arrive à l'aéroport largement dans les temps, on dit au revoir à Chris que je recroiserais peut-être sur la route. Et la faim gagnant, il est convenu d'une halte réparatrice. Comme Hörem connait le coin comme sa poche ainsi que tous les meilleurs bouges des environs, on s'arrête pour un kebab frais comme la rosée. Rien à voir avec ceux achetés en France, c'est plus que frais, la salade et les oignons croquent, les tomates ne viennent pas d'Espagne, le pain croustillant mais tendre et la viande, 100% monton label-rouge. Une merveille de sandwish! De quoi en plus tenir jusqu'au soir! Reste plus qu'à reprendre la route pour rejoindre göreme et me déposer à la pension. Alors que l'on s'y rend frolant les 40km/h, Hörem me demande ce que je veux faire de mon après-midi, ce à quoi je lui rétorque que je vais sans doute faire une petite sieste avant de dénicher un point de vue pour le coucher de soleil. Lui me dit qu'il a un autre programme et que je pourrais tout aussi bien le suivre. Il n'en fallait pas tant pour repousser la fatigue, et arrivés à Göreme, on poursuit un peu sur la route du musée à ciel ouvert (vu bien avant) pour stopper la diligence devant son ranch. Mon bougre à l'oeil malicieux est en fait éleveur de chevaux et propose aussi des randonnées équestres aux gens qui veulent bien s'en donner la joie. Son installation est à fleur de terre à tel point que les écuries ont été creusées à cet effet et dans la paroi par les troglodytes voilà plus de mille ans. J'étais passé devant à pieds 2 jours plus tôt et avait déjà trouvé l'endroit extraordinaire, à l'image des vallées l'entourant, mais ne voulant troubler la quiétude du lieu, je m'étais gardé de m'approcher de trop prêt, n'étant pas en mesure financière de faire une randonnée équestre. Cette fois-ci, comme je suis avec le patron, plus de scrupules. Je suis invité à franchir la cloture, à visiter les lieux, à profiter de sa passion. De son gout pour l'orticulture aussi... Après quelques minutes, cerise sur le gateau, il m'invite à se joindre à lui pour un tour à cheval. Comment pourrais-je décemment refuser? J'ai beau être plus à l'aise pour sauter d'un avion que pour monter sur un canasson, il y a des offres qui ne se refusent sous aucuns prétextes. La sieste peut bien attendre. En 2 temps 3 mouvements, deux chevaux sont apprêtés, on va leur faire se dégourdir les sabots. Et si c'est bon pour eux, pour le Braïce, c'est showtime!! Que de l'inattendu toute la journée, et à ce niveau là, c'est même plus du privilège!! C'est hors catégorie!!! La promenade passera par des chemins où seul un cheval est grosso modo capable de passer. En plus d'être à deux mètres au dessus du sol sur lequel on marche, mais aussi à 40 mètres au dessus du sol à 10cm sur la droite... Bigre, c'est haut et pas rassurant pour le braïce. Par moment quand même, Hörem choisit des itinéraires plus plat et sécurisant pour moi. Et là, il m'initie au galop! Les WHAOUUUUUUs sont de retour!!!!! Ca dure comme ça pendant plus d'une heure, le soleil au dessus de la tête, tantôt en bas de la vallée, tantôt en haut. Seul point noir : moi, j'étais juste parti pour un tour en voiture d'une heure histoire de se changer les idées, l'appareil photo laissé dans la chambre était au chomage technique. Retour au ranch, bière fraîche et tabac local, sans commentaires. On profite de la fin d'après-midi comme ça à l'abri d'une cave voutée aménagée et on redécolle vers 17h. Le ranch est à 1km du village par la route et Hörem connait toutes les pistes de la région; pas moyen de faire autrement que de contourner le village, de marcher une heure et d'en profiter religieusement. L'itinéraire Brice pris donc encore le pas sur la route prioritaire, une heure de marche au pays des schtroumfs avec leurs maisons en forme de champignons. Tout le retour se fera à la lumière colorée et déclinante, guidé que je suis par mon nouvel ami. Je n'aurais d'ailleurs pas pû trouver le chemin moi-même tant c'est alambiqué. Sûr que tout seul, je me serais pelé de froid à dormir dans une cave troglodyte en attendant les secours. 0n rentra à l'hotel tranquillement au niveau du rythme, la journée à été longue et sacrément rythmée. Surement la meilleure depuis le début si je devais m'amuser à des comparaisons hasardeuses. Je me votis une petite douche et une bonne sieste ou l'inverse. Réveillé par la faim, à 23h, il fut juste temps d'aller chercher un kebab et de retourner dormir. Le programme du lendemain est incertain, contentons-nous de bien nous remettre, ce sera déjà ça.
Le réveil du lendemain, tranquille peinard, accoudé au contoir, le type est entré dans le bar, m'a proposé un café noir, J'lui dis : t'en cas faire, fais moi un thé, tandis que j'm'en grille une p'tite, ça c'est passé comme ça, la tête au soleil, et moi, la Capadocce, j'laisse pas béton (ou quelque chose dans l'genre).
Au fur et à mesure de la semaine, la pension s'est plus ou moins vidée, ne doivent rester que 7 ou 8 clients. Le froid va débarquer sous peu avec son grand manteau blanc et ça se sent dans la fréquentation des lieux. Tous les visages de la pension me sont familiers, c'est comme à la maison mais en plus grand. Parmi les 7 ou 8, deux coréennes pas bien fute fute, qui veulent faire du quad sous la pression amicale et souriante d' Hörem. Seulement, c'est l'évidence incarnée qu'elles ne parviendront pas à maîtriser les engins.
Attention : ceci n'est pas une remarque sexiste, c'est juste qu'elles sont très très très gauches, et qu'il faut les voir pour le croire. en plus on passerait notre temps à s'arrêter pour photographier chaque chaton croiser sur le bord de la route. So cuuuuute!!!! (NDLR : english, thank you)
Le plan est donc celui-ci, Hörem et moi on conduit dans la montagne avec 2 quads tandis que les filles seront à l'arrière de la selle. C'est un marché très avantageux d'autant que gratuit pour votre serviteur-pilote. Hörem conduit les yeux fermés comme un dingo, on voit qu'il maîtrise et les premiers 100 mètres ont dû lui percer les tympans, sa passagère étant bien en clin à lui remplir les 2 oreilles et à réveiller toute la région de cris sur-aigus. La nouvelle chevauchée passe encore par des endroits encore inexploré et je ne me lasse toujours pas de conduire. En route, alors que la voie fut dégagé, il fut décidé malgré les circonstances accablantes de laisser nos deux miss Daisy tenter l'expérience. Rien à faire, même avec les doubles commandes, pas moyen de tourner le guidon ou de ne pas avoir des accoups à l'accélérations à se faire des coup du lapin-garou. Après Quelques centaines de mètres de marche arrière pour se sortir du bas-côté le chauffeur a repris les rennes et miss Daisy sa chauffeuse. Le rythme reprend à vive allure, Hörem est dans son élément et moi, je progresse les tifs au vent sans me ruiner. Après ces 2 nouvelles heures, qui nous font 8, malgré tout, je quitte le loueur en lui disant "à demain" même si là, j'ai eu ma dose!
Temps est venu de chercher des vitamines à nouveau et j'ai tellement bien conduit que j'ai aussi droit à un déjeuner aux frais de la princesse. Malgré mon insistance pour payer mon dû, rien à faire, je ne parviendrais à aucun compromis d'autant que dès que je parle français, les 2 coréennes fondent comme neige au soleil.
Après cela, Hörem voulu retourner voir ses chevaux, il était déjà 15h30, et il avait raison le bougre!! Me retrouvant à nouveau invité parmi les équidés, la fin de journée fut une nouvelle fois idylique et la lumière magnifique tombant sur les cheminées calcaires de même. Tout invite à la contemplation surtout quand on est du bon côté de la barrière avec la bière fraîche et le reste. Seul le chien de berger d'Hörem courre après les cailloux ne parvenant cependant pas à me lasser de le voir excité comme un fou dès qu'il aperçoit quelqu'un se baisser pour attraper un projectile. Il a dû bien dormir ce soir là ce chien ci. Sur le coup de 5h, Hörem dû rentrer à la pension alors que je restais encore un peu à regarder les chevaux dans la lumière déclinante. Les coréennes se joignirent à lui. J'allais pouvoir rentrer de nouveau à pieds et tenter de prendre le chemin sinueux emprunté la veille. Alors que je progressais le plus souvent en courant pour ne pas rentrer dans le noir complet, je pris en compte le fait que je n'avais pas de lampe et que mes lunettes de soleil à me mettre sur le nez, ce qui est plus compliqué lorsqu'on doit marcher sur des chemins escarpés à la lumière de la lune à moitié pas pleine. J'allais donc le plus loin possible pour avoir les meilleurs points de vue pour une série de photos au soleil couchant mais assez près de la route pour pouvoir la retrouver. Itinéraire sécurisé est père de toutes les nuits confortables. En retournant vers la route, j'aperçu un spot déjà fréquenté mais dans le silence par quelques personnes, je décidais de m'y rendre pour profiter des derniers rayons. Demain sera sans doute ma dernière journée dans le coin, profitons du spectacle au maximum. Parmi les personnes qui se trouvaient là, Ramo', un turc aperçu dans la montagne 3 jours plus tôt et qui m'avait déjà nourri à l'époque de raisin déniché dans la vallée. Le genre de rencontre qui fait d'une journée une journée complête. Ramo' est coutumier de la vie dans la vallée, il vit de peu et se débrouille de tout. Il peut se nourrir ici été comme hiver connaissant la nature autour comme personne. Ce soir-là, il sorti de son sac 2 petits croissants maisons fourrés à la carrotte, dessert imprévuet délicieux devant la lumière qui disparait. ramo' me ramènera sur la route dans le noir et on rentrera l'un comme l'autre comblé de cette fin de journée. La soirée sera tranquille près du poële rechauffant la pièce commune sous le ciel étoilé, pas dégueux pour lundi, comme ils disent...
En tout cas, ce séjour en Capadocce aura été de toutes les couleurs. Merci à la pension Rock Valley à Göreme pour son accueuil, et accessoirement pour le pain-perdu au petit dèj'.
Mon rythme n'est plus aussi nocturne qu'avant et les réveils moins compliqués, demain ne sera que derniers regards sur cette terre creusée de mains d'hommes dans ces vallées millénaires. Après-demain devrait aboutir en Syrie, il est temps de refaire chauffer le passeport. Et de retrouver les douces soirées plus au sud. L'arabe va remplacer le turc, le muezzin va remplacer le muezzin.
Je pourrais aller plus à l'est en Turquie pour voir et vivre encore plus de la Turquie mais il ne me reste "plus" que 6 semaines au Moyen-Orient, sachant que la Syrie, la Jordanie et surtout l'Egypte ont énormément à offrir. La route vers le sud est donc au programme pour être sûr de ne rien baclé, comme si cela était possible, par la suite.
Voilà, je me suis encore déchiré à te chanter mes tribulations. Quand je vais me lever de ce clavier je marcherais comme un centenaire, mais comme toujours, que de souvenirs, de rencontres, de couleurs. S'il te chante à ton tour d'entonner un commentaire, j'ai toujours de la place pour te lire que ce soit une ligne ou une encyclopédie. Si tu connais les coins que je vais arpenter à l'avenir, je prends aussi les bons plans. Tu commence à connaître maintenant, "à fleur de terre" est une maison bleue, adossée à la colline, on y vient à pieds, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé.
Grosses bises
PS : j'ai encore passé des heures à écrire, excuse-nous Bernard (Pivot)!!!!!!!! Pas de re-lecture = fautes au kilo
Le lever en Cappadocce ( 1 P, 2 P? Le foutoir!) est à ceci radieux que tout est là, la nature, les sourires, le soleil. Le thermomètre hésite entre l'hiver et l'été qu'on soit de nuit ou de jour, mais au réveil, pour lui et moi c'est le printemps. Lunettes de soleil de rigueur et loin d'être rigoreux, la nourriture s'engouffre, la tête et les jambes s'affutent. Aujourd'hui samedi, une nouvelle expérience est au programme. Le genre motorisé et rigolo comme un jouet pour grands, la marche pas rancunière m'y porte, bienvenue à quad-land. Juste pour l'explication, un quad est une p'tite moto à 4 roues. Rendez-vous à 10h pour 2 heures d'amusement, tout ceci coutant une vingtaine d'euros. L'approche est très ludique, à la moindre accélération j'ai le sourire qui s'étire. C'est un peu bruyant mais le simple fait d'être au guidon grise au point d'en oublier les nuisances. Je précise aussi que lors de mes marches alentours, je n'ai jamais été importuné par le bruit de ces machines, c'est important pour pouvoir en profiter ensuite! On est 3 derrière notre guide qui conduit un scooter, trois débutants, tant mieux aussi, pas la peine de forcer l'allure pour s'amuser. Le chemin est sinueux, bosselé, passe par des "tunnels" creusés il y a plus que des lustres, c'est un peu gadoueux, juste comme il faut pour te repeindre une paire de jeans en long et en large. L'apprentissage est rapide, on dérape sans mal, plus on est fou, plus on rit. Les arrêts photos sont au programme et juste assez nombreux pour qu'on s'herberlue du spectacle chaque fois qu'ils se produisent. A chaque fois le point de vue est hallucinant. En fait, la Cappadocce, la région pas les vallées troglodytes, est très plate et ponctuée de plateaux et, chaque fois qu'on est en haut du plateau, on peut voir à une centaine de kilomètres; je vous dis pas le spectacle!!! La différence avec la France où il y a toujours une colline pour te fermer l'horizon est frappante. Par exemple on peut voir le sommet d'une montagne enneigée au loin (85km), et la première fois que je l'ai vu je l'ai pris pour un nuage tellement ça semble perdu dans le ciel! J'ai bien fait de pas demander, ça m'aurait "couté" des rires! Je flingue comme il se doit mon jean en déboulant plein pot dans une grande flaque bien boueuse, ruinant du même coup mes pompes qui n'avaient rien faits pour mériter un tel traitement. Car la ballade, revenons-y, se déroule de mieux en mieux à mesure que l'on prend confiance, on fait les fous tels de jeunes chiots jusqu'au terme, en aillant l'impression qu'on est partis depuis 1/4 d'heure. Impossible dans mon état de me lasser de ce truc!!! En partant de la location, je dis "à demain" à notre guide dans un grand éclat de rire. L'adrénaline se pompe au litre, la journée commence en fanfare! Le reste sera plus calme, encore que, disons que le bruit sera moins mécanique. En effet, je suis provoqué en duel au billard par mes 2 co-riders.
Ils connaissent un endroit nettement mieux qu'un autre où j'avais déjà joué la veille au soir et où l'ambiance musicale ne faisait rien pour mériter cet adjectif. Enfer de l'enfer, c'était comme souvent musique techno à rythme minimaliste et musique dansante à même faire craquer un sourd. Ici, il est 15h, quand on rentre dans le bar, Sade est au micro. L'ambiance est zen et ma langue bien pendue... Les parties s'enchainent, l'heure défile plus vite que la normale. Et, alors que Sade n'interrompais, le barman et propriétaire me présentait sa bilbiothèque musicale nous recommandant d'en faire bon usage. Que n'en fallait-il pas plus pour nous faire rester jusqu'à la nuit!! Jusqu'au dîner présemment. Il fallait bien remplacer la potion houblonnée dont je ne suis quotidiennement pas coutumier mais qui file très goulaiement ici. La pension, organisant un barbecue frugal, nous vit revenir avec appétit et se fit fort de remédier à ce problème. Pendant ce temps, au gré des conversations, sachant qu'il devait quitter la région le lendemain à midi précise à l'aéroport local, Chris, un australien travaillant comme chef sur des bateaux de maître et en vacances jusqu'à un nouvelle appel du large, Graham, un anglais ayant encore quelques temps ici et moi nous renseignons pour obtimiser au maximum la matinée du lendemain jusqu'au midi fatidique. Le verdict, lever à 5h40 pour 4 nouvelles heures de quad depuis le lever du soleil jusqu'à un petit déjeuner et retour à 10h passées. Le parcours devrait être différent, et le rythme un peu plus soutenu. J'ai faim de ce truc, surtout ici, les chemins sont là exprès et les paysages irréels.
Après un concours de son très divers et très varié (NDLR : son au singulier) sur MP3 avec Chris, tout le monde ira ce coucher avant 1h du matin. Pas question de dormir moins de 4h30, il convient d'être en excellente forme!!
A 5h30 du matin, le Muezzin et son appel à la 1ère prière du jour me tire du sommeil. Je tente de réveiller Graham, pas moyen, il est malade et craint le froid matinal, il fera main basse sur les toillettes plutôt que sur une petit bécane. Chris et moi ne seront que 2 à tenter l'expérience du lever de soleil. On quitte l'hotel à pieds, il est 6h, il fait nuit noire et dans les 5° ce qui n'est pas beaucoup pour un plagiste de la semaine précédente. A notre arrivée au magasin, un thé à la pomme nous est offert et on en a bien besoin pour nous réchauffer. On est, avec notre guide, les premiers levés dans tout le village, pas une fenêtre allumée, pas une voiture, rien, la nuit juste. On allume les moteurs, on ferme les fermetures éclairs, et zou. A la lumière des phares, on s'effonce vers la lumière, le soleil arrive... Après 2 kilomètres, on approche du site d'où partent les mongolfières, et à cette heure là, c'est la frénésie, on est pas les seuls à être debout finalement. Une quarantaine de ballons sont au départ, c'est surréaliste. Les photos parleront d'elles-mêmes. La vidéo aussi. On part ensuite sur les chemins ou à travers champs et montagnes cappadocciennes, plus de risques de se salir, je porte mon jean crotté de la veille. Jamais la fatigue ne se fit sentir sur nos chevaux mécaniques, c'est grisant au possible. Pendant 4 heures, pas un instant on a pris un chemin identique aux journées précédentes, la paysage lui reste identique à lui-même, c'est à dire inlassablement extraordinaire. Et à 10h, comme la veille, alors que le tour se termine, je dis "à demain" à notre guide pour plaisanter, parce que j'aime bien plaisanter... Chris, quant à lui, doit partir vers Istanbul, son avion n'attend pas, il décolle à midi. Il a choisi de se payer le transfert depuis l'hotel en voiture particulière pour avoir assez de temps pour nos 4h de quad. Lorsque fut venue pour lui l'heure de partir, il vit sa voiture, un vieux break en tolle des années 60 et son chauffeur, Hörem, un type qui travaille ou passe du temps à l'hotel avec lequel on a bien sympathisé. Hörem avant de partir me demande si je veux me joindre à la troupe. Le petit déjeuner attendra encore, il me dit bien de faire un peu de route en voiture pour voir les alentours encore différemment et d'élargir mon périmètre de connaissance des lieux. Tant que la voiture ne nous fait pas faux bond, et même ça de toute manière serait assez folklo' pour que j'en ris. La voiture marche finalement comme une vieille montre à gousset, increvable. En route, Hörem nous explique ses multiples et nombreux talents dont l'orticulture fait partie. Mais son vrai talent, ce sont les chevaux. Il ne vit que par ça, et la décone en tout genre ce dont on ne peut le blamer vu qu'il a 25 ans et qu'il habite malgré tout un patelin. On arrive à l'aéroport largement dans les temps, on dit au revoir à Chris que je recroiserais peut-être sur la route. Et la faim gagnant, il est convenu d'une halte réparatrice. Comme Hörem connait le coin comme sa poche ainsi que tous les meilleurs bouges des environs, on s'arrête pour un kebab frais comme la rosée. Rien à voir avec ceux achetés en France, c'est plus que frais, la salade et les oignons croquent, les tomates ne viennent pas d'Espagne, le pain croustillant mais tendre et la viande, 100% monton label-rouge. Une merveille de sandwish! De quoi en plus tenir jusqu'au soir! Reste plus qu'à reprendre la route pour rejoindre göreme et me déposer à la pension. Alors que l'on s'y rend frolant les 40km/h, Hörem me demande ce que je veux faire de mon après-midi, ce à quoi je lui rétorque que je vais sans doute faire une petite sieste avant de dénicher un point de vue pour le coucher de soleil. Lui me dit qu'il a un autre programme et que je pourrais tout aussi bien le suivre. Il n'en fallait pas tant pour repousser la fatigue, et arrivés à Göreme, on poursuit un peu sur la route du musée à ciel ouvert (vu bien avant) pour stopper la diligence devant son ranch. Mon bougre à l'oeil malicieux est en fait éleveur de chevaux et propose aussi des randonnées équestres aux gens qui veulent bien s'en donner la joie. Son installation est à fleur de terre à tel point que les écuries ont été creusées à cet effet et dans la paroi par les troglodytes voilà plus de mille ans. J'étais passé devant à pieds 2 jours plus tôt et avait déjà trouvé l'endroit extraordinaire, à l'image des vallées l'entourant, mais ne voulant troubler la quiétude du lieu, je m'étais gardé de m'approcher de trop prêt, n'étant pas en mesure financière de faire une randonnée équestre. Cette fois-ci, comme je suis avec le patron, plus de scrupules. Je suis invité à franchir la cloture, à visiter les lieux, à profiter de sa passion. De son gout pour l'orticulture aussi... Après quelques minutes, cerise sur le gateau, il m'invite à se joindre à lui pour un tour à cheval. Comment pourrais-je décemment refuser? J'ai beau être plus à l'aise pour sauter d'un avion que pour monter sur un canasson, il y a des offres qui ne se refusent sous aucuns prétextes. La sieste peut bien attendre. En 2 temps 3 mouvements, deux chevaux sont apprêtés, on va leur faire se dégourdir les sabots. Et si c'est bon pour eux, pour le Braïce, c'est showtime!! Que de l'inattendu toute la journée, et à ce niveau là, c'est même plus du privilège!! C'est hors catégorie!!! La promenade passera par des chemins où seul un cheval est grosso modo capable de passer. En plus d'être à deux mètres au dessus du sol sur lequel on marche, mais aussi à 40 mètres au dessus du sol à 10cm sur la droite... Bigre, c'est haut et pas rassurant pour le braïce. Par moment quand même, Hörem choisit des itinéraires plus plat et sécurisant pour moi. Et là, il m'initie au galop! Les WHAOUUUUUUs sont de retour!!!!! Ca dure comme ça pendant plus d'une heure, le soleil au dessus de la tête, tantôt en bas de la vallée, tantôt en haut. Seul point noir : moi, j'étais juste parti pour un tour en voiture d'une heure histoire de se changer les idées, l'appareil photo laissé dans la chambre était au chomage technique. Retour au ranch, bière fraîche et tabac local, sans commentaires. On profite de la fin d'après-midi comme ça à l'abri d'une cave voutée aménagée et on redécolle vers 17h. Le ranch est à 1km du village par la route et Hörem connait toutes les pistes de la région; pas moyen de faire autrement que de contourner le village, de marcher une heure et d'en profiter religieusement. L'itinéraire Brice pris donc encore le pas sur la route prioritaire, une heure de marche au pays des schtroumfs avec leurs maisons en forme de champignons. Tout le retour se fera à la lumière colorée et déclinante, guidé que je suis par mon nouvel ami. Je n'aurais d'ailleurs pas pû trouver le chemin moi-même tant c'est alambiqué. Sûr que tout seul, je me serais pelé de froid à dormir dans une cave troglodyte en attendant les secours. 0n rentra à l'hotel tranquillement au niveau du rythme, la journée à été longue et sacrément rythmée. Surement la meilleure depuis le début si je devais m'amuser à des comparaisons hasardeuses. Je me votis une petite douche et une bonne sieste ou l'inverse. Réveillé par la faim, à 23h, il fut juste temps d'aller chercher un kebab et de retourner dormir. Le programme du lendemain est incertain, contentons-nous de bien nous remettre, ce sera déjà ça.
Le réveil du lendemain, tranquille peinard, accoudé au contoir, le type est entré dans le bar, m'a proposé un café noir, J'lui dis : t'en cas faire, fais moi un thé, tandis que j'm'en grille une p'tite, ça c'est passé comme ça, la tête au soleil, et moi, la Capadocce, j'laisse pas béton (ou quelque chose dans l'genre).
Au fur et à mesure de la semaine, la pension s'est plus ou moins vidée, ne doivent rester que 7 ou 8 clients. Le froid va débarquer sous peu avec son grand manteau blanc et ça se sent dans la fréquentation des lieux. Tous les visages de la pension me sont familiers, c'est comme à la maison mais en plus grand. Parmi les 7 ou 8, deux coréennes pas bien fute fute, qui veulent faire du quad sous la pression amicale et souriante d' Hörem. Seulement, c'est l'évidence incarnée qu'elles ne parviendront pas à maîtriser les engins.
Attention : ceci n'est pas une remarque sexiste, c'est juste qu'elles sont très très très gauches, et qu'il faut les voir pour le croire. en plus on passerait notre temps à s'arrêter pour photographier chaque chaton croiser sur le bord de la route. So cuuuuute!!!! (NDLR : english, thank you)
Le plan est donc celui-ci, Hörem et moi on conduit dans la montagne avec 2 quads tandis que les filles seront à l'arrière de la selle. C'est un marché très avantageux d'autant que gratuit pour votre serviteur-pilote. Hörem conduit les yeux fermés comme un dingo, on voit qu'il maîtrise et les premiers 100 mètres ont dû lui percer les tympans, sa passagère étant bien en clin à lui remplir les 2 oreilles et à réveiller toute la région de cris sur-aigus. La nouvelle chevauchée passe encore par des endroits encore inexploré et je ne me lasse toujours pas de conduire. En route, alors que la voie fut dégagé, il fut décidé malgré les circonstances accablantes de laisser nos deux miss Daisy tenter l'expérience. Rien à faire, même avec les doubles commandes, pas moyen de tourner le guidon ou de ne pas avoir des accoups à l'accélérations à se faire des coup du lapin-garou. Après Quelques centaines de mètres de marche arrière pour se sortir du bas-côté le chauffeur a repris les rennes et miss Daisy sa chauffeuse. Le rythme reprend à vive allure, Hörem est dans son élément et moi, je progresse les tifs au vent sans me ruiner. Après ces 2 nouvelles heures, qui nous font 8, malgré tout, je quitte le loueur en lui disant "à demain" même si là, j'ai eu ma dose!
Temps est venu de chercher des vitamines à nouveau et j'ai tellement bien conduit que j'ai aussi droit à un déjeuner aux frais de la princesse. Malgré mon insistance pour payer mon dû, rien à faire, je ne parviendrais à aucun compromis d'autant que dès que je parle français, les 2 coréennes fondent comme neige au soleil.
Après cela, Hörem voulu retourner voir ses chevaux, il était déjà 15h30, et il avait raison le bougre!! Me retrouvant à nouveau invité parmi les équidés, la fin de journée fut une nouvelle fois idylique et la lumière magnifique tombant sur les cheminées calcaires de même. Tout invite à la contemplation surtout quand on est du bon côté de la barrière avec la bière fraîche et le reste. Seul le chien de berger d'Hörem courre après les cailloux ne parvenant cependant pas à me lasser de le voir excité comme un fou dès qu'il aperçoit quelqu'un se baisser pour attraper un projectile. Il a dû bien dormir ce soir là ce chien ci. Sur le coup de 5h, Hörem dû rentrer à la pension alors que je restais encore un peu à regarder les chevaux dans la lumière déclinante. Les coréennes se joignirent à lui. J'allais pouvoir rentrer de nouveau à pieds et tenter de prendre le chemin sinueux emprunté la veille. Alors que je progressais le plus souvent en courant pour ne pas rentrer dans le noir complet, je pris en compte le fait que je n'avais pas de lampe et que mes lunettes de soleil à me mettre sur le nez, ce qui est plus compliqué lorsqu'on doit marcher sur des chemins escarpés à la lumière de la lune à moitié pas pleine. J'allais donc le plus loin possible pour avoir les meilleurs points de vue pour une série de photos au soleil couchant mais assez près de la route pour pouvoir la retrouver. Itinéraire sécurisé est père de toutes les nuits confortables. En retournant vers la route, j'aperçu un spot déjà fréquenté mais dans le silence par quelques personnes, je décidais de m'y rendre pour profiter des derniers rayons. Demain sera sans doute ma dernière journée dans le coin, profitons du spectacle au maximum. Parmi les personnes qui se trouvaient là, Ramo', un turc aperçu dans la montagne 3 jours plus tôt et qui m'avait déjà nourri à l'époque de raisin déniché dans la vallée. Le genre de rencontre qui fait d'une journée une journée complête. Ramo' est coutumier de la vie dans la vallée, il vit de peu et se débrouille de tout. Il peut se nourrir ici été comme hiver connaissant la nature autour comme personne. Ce soir-là, il sorti de son sac 2 petits croissants maisons fourrés à la carrotte, dessert imprévuet délicieux devant la lumière qui disparait. ramo' me ramènera sur la route dans le noir et on rentrera l'un comme l'autre comblé de cette fin de journée. La soirée sera tranquille près du poële rechauffant la pièce commune sous le ciel étoilé, pas dégueux pour lundi, comme ils disent...
En tout cas, ce séjour en Capadocce aura été de toutes les couleurs. Merci à la pension Rock Valley à Göreme pour son accueuil, et accessoirement pour le pain-perdu au petit dèj'.
Mon rythme n'est plus aussi nocturne qu'avant et les réveils moins compliqués, demain ne sera que derniers regards sur cette terre creusée de mains d'hommes dans ces vallées millénaires. Après-demain devrait aboutir en Syrie, il est temps de refaire chauffer le passeport. Et de retrouver les douces soirées plus au sud. L'arabe va remplacer le turc, le muezzin va remplacer le muezzin.
Je pourrais aller plus à l'est en Turquie pour voir et vivre encore plus de la Turquie mais il ne me reste "plus" que 6 semaines au Moyen-Orient, sachant que la Syrie, la Jordanie et surtout l'Egypte ont énormément à offrir. La route vers le sud est donc au programme pour être sûr de ne rien baclé, comme si cela était possible, par la suite.
Voilà, je me suis encore déchiré à te chanter mes tribulations. Quand je vais me lever de ce clavier je marcherais comme un centenaire, mais comme toujours, que de souvenirs, de rencontres, de couleurs. S'il te chante à ton tour d'entonner un commentaire, j'ai toujours de la place pour te lire que ce soit une ligne ou une encyclopédie. Si tu connais les coins que je vais arpenter à l'avenir, je prends aussi les bons plans. Tu commence à connaître maintenant, "à fleur de terre" est une maison bleue, adossée à la colline, on y vient à pieds, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé.
Grosses bises
PS : j'ai encore passé des heures à écrire, excuse-nous Bernard (Pivot)!!!!!!!! Pas de re-lecture = fautes au kilo
Piste/balade en 4x4 autour de Page/Lake Powell? (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous,
plus que 6 jours avant le grand départ (NYC, LV, ZION, BC, PAGE, MV, GC) - je ne tiens plus en place, j'ai trop hâte !!!😄
Notre circuit (très classique) est ficelé, sauf une journée sur Page (30 octobre) pour laquelle le programme est ouvert (car nous n'irons finalement pas voir Antelope Canyon, car pas de "Ray of Light" à cette période de l'année et car (je ne suis pas sûr) c'est peut-être fermé).
Nous aimerions donc mettre à profit cette journée pour sortir du grand classique et profiter un peu du 4x4 (type Jeep Liberty) que nous allons louer.
Mes questions sont donc :
1) la virée sur Alstrom Point peut-elle se faire sans GPS (nous n'en aurons pas) ?
2) Connaissez-vous d'autre piste sympa à faire dans les environs (par exemple pour d'autres points de vue sur le lac Powell) ?
Nota Bene : dans cette journée-là, on prévoit aussi d'aller à Horseshoe Bend.
Merci pour vos réponses et idées !
Nota Bene : dans cette journée-là, on prévoit aussi d'aller à Horseshoe Bend.
Merci pour vos réponses et idées !
Conseils utiles en général pour voyage cyclo (en Grèce) English translation pending
Salut à tous !
Tout d'abord je tiens a préciser que j'ai effectué des recherches, mais je n'ai pas été satisfaits, il me reste des questions en suspend.
Je me présente brièvement. Moi c'est Sami, pas loin des 19ans. Cela fait 4 ans que je suis passioné (presque obsédé) par "ailleurs". Je me suis limité aux frontières européennes pour le moment (Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Allemagne, Pays Bas). Dans ces voyages, j'ai eu l'occasion de tomber amoureux... de la Grèce et de son mode de vie au rythme du soleil, de ses habitants, de ses iles, de son aridité.. J'ai parcouru quelques iles des cyclades (paros, naxos, amorgos, santorini : des classiques). J'ai aussi effectué un tour du peloponese a pied (enfin c'etait plutot pied, bus et train). J'ai pour projet d'y retourner, de refaire ce tour du peloponese, mais en plus approfondi en prenant vraiment mon temps (pas d'horaires de train a respecter...). Vous vous doutez bien que cette fois ci ca sera en 2 roues (non motorisé, j'ai hésité a le faire en moto, mais mon choix c'est porté sur le vélo!). J'aime beaucoup le vtt, et l'ai pratiqué de maniere intensive, sans me vanter, je pense etre à la hauteur de mon projet. Je voudrais descendre jusqu'en Italie, atteindre Ancona, prendre le ferry direction Patras. La raison pour laquelle je poste ce message est que j'ai besoin d'info, sur les précautions a prendre, le materiel indispensable, tous ces petits "trucs" que je suis capable d'oublier.. Je n'ai pas établi d'itinéraire jusqu'en Italie (celui de la Grèce, c'est fait), donc si vous avez des conseils je suis aussi preneur (je me suis basé sur 80-100km par jour). Je n'ai pas non plus calculé mon budget, en Grèce, c'est sur j'opte pour le camping sauvage (je n'ai quasiment fait que ca, mes deux precedents séjours), mais pour la France comment faire ?
Merci d'avance !!
Tout d'abord je tiens a préciser que j'ai effectué des recherches, mais je n'ai pas été satisfaits, il me reste des questions en suspend.
Je me présente brièvement. Moi c'est Sami, pas loin des 19ans. Cela fait 4 ans que je suis passioné (presque obsédé) par "ailleurs". Je me suis limité aux frontières européennes pour le moment (Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Allemagne, Pays Bas). Dans ces voyages, j'ai eu l'occasion de tomber amoureux... de la Grèce et de son mode de vie au rythme du soleil, de ses habitants, de ses iles, de son aridité.. J'ai parcouru quelques iles des cyclades (paros, naxos, amorgos, santorini : des classiques). J'ai aussi effectué un tour du peloponese a pied (enfin c'etait plutot pied, bus et train). J'ai pour projet d'y retourner, de refaire ce tour du peloponese, mais en plus approfondi en prenant vraiment mon temps (pas d'horaires de train a respecter...). Vous vous doutez bien que cette fois ci ca sera en 2 roues (non motorisé, j'ai hésité a le faire en moto, mais mon choix c'est porté sur le vélo!). J'aime beaucoup le vtt, et l'ai pratiqué de maniere intensive, sans me vanter, je pense etre à la hauteur de mon projet. Je voudrais descendre jusqu'en Italie, atteindre Ancona, prendre le ferry direction Patras. La raison pour laquelle je poste ce message est que j'ai besoin d'info, sur les précautions a prendre, le materiel indispensable, tous ces petits "trucs" que je suis capable d'oublier.. Je n'ai pas établi d'itinéraire jusqu'en Italie (celui de la Grèce, c'est fait), donc si vous avez des conseils je suis aussi preneur (je me suis basé sur 80-100km par jour). Je n'ai pas non plus calculé mon budget, en Grèce, c'est sur j'opte pour le camping sauvage (je n'ai quasiment fait que ca, mes deux precedents séjours), mais pour la France comment faire ?
Merci d'avance !!
En Guadeloupe avec un bébé de huit mois et demi English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 9/11 pour 2 semaines en Guadeloupe avec notre bébé qui aura 8, 5 mois. Les vols sont réservés, les bungalows (1ere-Saint François, 2eme Bouillante) et voiture aussi.
Mais, j’ai encore quelques questions pratiques et espère que vous pourriez m’aider/conseiller · Est-il facile de trouver du lait bébé ? Quelles sont les marques disponibles ? En pharmacie ou ailleurs ? · Quel genre de poussette prendre ? Style ville, petites roues ou plutôt 4x4, grosses roues. · On aimerait faire quelques ballades mais est-ce qu’elles sont faciles d’accès avec une poussette ou est-ce mieux de prévoir un sac à dos pour porter notre fils ?
Merci pour vos réponses !
Kristel
Nous partons le 9/11 pour 2 semaines en Guadeloupe avec notre bébé qui aura 8, 5 mois. Les vols sont réservés, les bungalows (1ere-Saint François, 2eme Bouillante) et voiture aussi.
Mais, j’ai encore quelques questions pratiques et espère que vous pourriez m’aider/conseiller · Est-il facile de trouver du lait bébé ? Quelles sont les marques disponibles ? En pharmacie ou ailleurs ? · Quel genre de poussette prendre ? Style ville, petites roues ou plutôt 4x4, grosses roues. · On aimerait faire quelques ballades mais est-ce qu’elles sont faciles d’accès avec une poussette ou est-ce mieux de prévoir un sac à dos pour porter notre fils ?
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Kristel
Nouveau Pino Hase aluminum démontable English translation pending
Bonjour,
Je recherche des infos sur le PINO Hase sachant que le PINO 2 cadre acier de 2004 sera encore produit en parrallele du modele PINO aluminium en 2009. C'est la nouveauté du catalogue HASE 2009 que j'ai recu hier.
Que pensez d'un PINO aluminum démontable (cadre détachable en 2 parties avec une attache au raccord des tubes haut et bas sous le siege du stocker) en terme de qualité de fabrication ?
Dois t-on preéferer le modèle AL sachant que : ergonomie revue et corrigée pour le passager devant (siege plus bas - confort accru ?) plus facile à transporter en train -> démontable en deux partie plus cher apparamment d'apres la liste de prix HASE (mais ca ce n'est pas un avantage !)
J'envisage de le coupler avec un moyeu ROLHOFF, avez-vous des retours d'experience PINO & ROLHOFF ? Usure axe pédalier arrièere et casse rayon roue arrière avec un Pino bien chargé ?
Idem, nous allons prendre le kit enfant de Hase avez-vous de remarques sur ce kit ?
Les avis étant assez rare sur ce produit, je vous remercie par avance ....
Je recherche des infos sur le PINO Hase sachant que le PINO 2 cadre acier de 2004 sera encore produit en parrallele du modele PINO aluminium en 2009. C'est la nouveauté du catalogue HASE 2009 que j'ai recu hier.
Que pensez d'un PINO aluminum démontable (cadre détachable en 2 parties avec une attache au raccord des tubes haut et bas sous le siege du stocker) en terme de qualité de fabrication ?
Dois t-on preéferer le modèle AL sachant que : ergonomie revue et corrigée pour le passager devant (siege plus bas - confort accru ?) plus facile à transporter en train -> démontable en deux partie plus cher apparamment d'apres la liste de prix HASE (mais ca ce n'est pas un avantage !)
J'envisage de le coupler avec un moyeu ROLHOFF, avez-vous des retours d'experience PINO & ROLHOFF ? Usure axe pédalier arrièere et casse rayon roue arrière avec un Pino bien chargé ?
Idem, nous allons prendre le kit enfant de Hase avez-vous de remarques sur ce kit ?
Les avis étant assez rare sur ce produit, je vous remercie par avance ....
Choix de moto pour un périple Toulouse-Ouagadougou? English translation pending
Bonjour
Je pars a Ouagadougou ( Burkina faso ) à la fin du mois.Il faut savoir que je ne ferais que de la route et qu apparemment il n y a plus de pistes. Je n ai pas encore la moto.Je veux mettre 2500E maxi voire moins. Je mesure 1, 70m, j ai 50 ans et j ai voyagé à travers le monde . J hesites entre la Transalp 600 et l Africa Twin.
La transalp pour ses avantages : legereté, fiabilité, hauteur de selle Inconvenient :trop d electronique?, trouver des pieces de rechange sur la route?autonomie du reservoir inconnue ?
L Africa twin pour ses avantages :pas d electronique, facilité à reparer, on trouve des pieces, robustesse, gros reservoir Inconvenients :lourd ?hauteur de selle ?
Pouvez m eclairer à ce sujet. Merci à tous et bon futur voyage.
Benoit du Pra ( pour ceux qui me connaitraient )
Je pars a Ouagadougou ( Burkina faso ) à la fin du mois.Il faut savoir que je ne ferais que de la route et qu apparemment il n y a plus de pistes. Je n ai pas encore la moto.Je veux mettre 2500E maxi voire moins. Je mesure 1, 70m, j ai 50 ans et j ai voyagé à travers le monde . J hesites entre la Transalp 600 et l Africa Twin.
La transalp pour ses avantages : legereté, fiabilité, hauteur de selle Inconvenient :trop d electronique?, trouver des pieces de rechange sur la route?autonomie du reservoir inconnue ?
L Africa twin pour ses avantages :pas d electronique, facilité à reparer, on trouve des pieces, robustesse, gros reservoir Inconvenients :lourd ?hauteur de selle ?
Pouvez m eclairer à ce sujet. Merci à tous et bon futur voyage.
Benoit du Pra ( pour ceux qui me connaitraient )
Quelle fourche rigide pour vélo à la place d'une téléscopique? English translation pending
Hello tous,
pour équiper mon vtt pour le voyage, mon choix va finalement se porter sur une fourche rigide, mieux pour transport de sacoches avant, plutot que la téléscopique, suivant les conseils de nombreux sur ce forum, Mais apparement je vois que la plupart des fourches rigides ne compensent pas le débatement (genre les 80mm) donc si on installe une rigide normale, ca change la position et l'angle du vélo, pas cool quand on est habitué à sa monture!!! Donc je sèche un peu quelqu'un a-il fait cette modification, et peut me dire quelle fourche prendre, (pas de carbone a 500E) mais quelque chose d'abordable, car en principe les rigides ne devraient pas être très chère, si vous avez des sites et des modèles à conseiller, ça serai le top!... donc pour un jeu de direction de 1p. 1/8 avec une longueur environ 460 (arche/axe de roue) avec oeillets de fixation, merci à vous
Vendre ma moto au Mali English translation pending
Je m'apprete à faire le voyage France-Mali avec un copain sur 2 XT 600 de 1988
On part la semaine prochaine.
On voudrait vendre nos bécanes en Afrique, on cherche des renseignements
Au niveau administratif : faut-il prévoir des papiers à l'avance ?
et au Mali : difficulté pour dédouanement, taxes, et pour repartir en avion ?
sur la vente, est ce difficile ? et plutôt choisir un particulier, ou un garage, ou autre ?
Y a t il des zones ou des arnaques à éviter ?
Si vous pouvez m'éclairer, merci d'avance.
Est-il possible de traverser la Russie à moto? English translation pending
Voila si quelqun a des infos concernant la traversée de la Russie en longeant la frontiere Kazak ca serait sympa !
merci d'avance
merci d'avance
Revêtement des pistes cyclables de ULM à Budapest English translation pending
Bonjour,
Nous aurions en projet pour l'été 2009 le Danube à vélo de Ulm à Budapest. Cyclotouristes, nous sommes équipés de vélo de course. Pourriez vous me dire si sur cette portion là (environ 1100 kms) nous pouvons rouler facilement, le revêtement des pistes cyclables étant adapté à nos montures. Merci pour votre réponse
Nous aurions en projet pour l'été 2009 le Danube à vélo de Ulm à Budapest. Cyclotouristes, nous sommes équipés de vélo de course. Pourriez vous me dire si sur cette portion là (environ 1100 kms) nous pouvons rouler facilement, le revêtement des pistes cyclables étant adapté à nos montures. Merci pour votre réponse
Bars et restaurants parlant français à Patong? English translation pending
Y-a-t-il parmis vous des personnes qui connaissent de chouettes endroits parlant français patong. j'y serai du 20 au 28 novembre. Merci
Envoyer un bus du Québec en France English translation pending
Bonjour,
je recherche actuellement un autobus pour l'aménager en camping-car et pouvoir partir a travers les routes. J'ai trouvé de très beau modèle de schoolbus (les jaunes) à prix intéressant. Le seul problème est que ceux-ci se trouve au Québec et moi en France; je requière donc vos connaissances, si quelqu'un pourrai me renseigner sur les coûts de rapatriement, car je n'arrive pas à trouver ce que je veux.
Merci beaucoup par avance.
Attacher les rayons entre cyclistes? English translation pending
j'ai déja vu des cyclistes attacher les rayons entre eux a leur point de croisement, ça sert a qquechose ?
Lieux de vacances sympathiques aux alentours de la ville du Port à la Réunion? English translation pending
Bonjour, à partir du mois de juin 2009, je vais résider pendant quelques mois à l'île de la Réunion.Je cherche donc un endroit sympathique près de la ville du Port (pas plus de 35 minutes en scooter) .La Possession, St paul, etc sont -ils des endroits agréables à habiter.Je rechercherais de préférence un petit village ou petite ville si cela est possible.Merci
Choix d'un VTT adaptable pour le voyage... English translation pending
Je recherche un VTT pour faire du VTT (!!!) mais que je pourrais également utiliser pour des voyages à vélo en effectuant simplement quelques changements (pneu moins large moins crantés, fixation d' un porte bagage etc..).
Cela m'éviterais d'acheter 2 vélo...
Mon budget ne dépasse pas 500 euros. Avez vous des conseils??
Merci d'avance.
Cela m'éviterais d'acheter 2 vélo...
Mon budget ne dépasse pas 500 euros. Avez vous des conseils??
Merci d'avance.
Retour de Yellowstone et de l'ouest du Canada en trois semaines English translation pending
bonjour!!!
moi aussi je suis de retour de 3 semaines d'aventure dans les rocheuses principalment!!!
avec debut à yellowstone, drumheller, jasper, banff, yoho, parc des glaciers de revelstoke, parc wells gray, ile de vancouver et vancouver!
en voiture de location et la plupart du temps en camping, tente!
voilà, si vous avez besoin d'aide je peux essayer de vous aider!!
sinon, que dire de ce pays pays magnifique?
les plus : les animaux : 1 grizzli et 4 ours noir vu depuis la voiture, des bisons, cerfs, wapitis, coyotte, aigle à tete blanches, saumons qui remontent les chutes fraser du parc wells gray, marmottes, castor, loutre, ecureuil....
et grace à des excursions : orques (de loin), baleines, dauphins, otaries
la marche sur le glacier colombia avec un guide, sous une mini tempete de neige plutot qu'à mon avis le car aux grosses roues pour juste 15 dollard de moins
la nature, les forets de cedres et de pins, des lacs de couleurs inattendue, la marche la plaine des 6 glaciers au lac louise et la rando du parker ridge a coté du glacier althabasca, les chutes d'eau et l'excursion des baleines à tofino, la vue du parc provincial du dinosaure, meme si on y est resté vraiment pas longtemps
tout yellowstone : et surtout grand prismatic vu de la ptite coline d'en face, inoubliable
les moins : c'est quand meme un peu cher, surtout les campings pour ce que c'est!!!, les toilettes qui ne sont que des trous, et l'excursion des orques à telegraph cove (beaucoup de route pour voir des orques de loin, et ambiance trop buisness de l'excursion et du village (parking obligatoirement payant, en plus de l'excusrion!!!)), et le musé du dinosaures à drumheller, car ils m'ont avoué que ce n'etait pas des fossiles authentiques (ca gache un peu la magie du truc!), mais la majorité des reproductions, sinon, ca serait trop lourd et les gens pourraient les abimer.
voilà!! et n'oublions pas aussi comem positif la gentillesse des gens, que j'ai quand meme preféré aux etats unis memme si les canadiens le sont aussi! et les macdo aux etas unis où on se resert à volonté pour la boisson!!!et les routes droites et faciles!!!!!!
un voyage bien rempli!!!!! et inoubliable que je retranscrirais dans un blog dans quelques temps
des lieux à conseiller, c'est clair jennyfer
un voyage bien rempli!!!!! et inoubliable que je retranscrirais dans un blog dans quelques temps
des lieux à conseiller, c'est clair jennyfer