Results for "hôtel+ou+guest+|+11+>+247"
209517 results found.
Sri Lanka sud: Mirissa et Unawatuna English translation pending
Merci pour ceux qui auraient été sur place au Sri Lanka au moment du Tsunami. Je cherche des infos sur Mirissa et Unawatuna. J'y ai quelques connaissances dont je suis sans nouvelles.
Merci.
Merci.
Comment aller de Goa à Bangalore autrement qu'à pied (Inde)? English translation pending
Bonjour,
Je vais mais rendre en inde dans trois semaines. J'aimerais savoir si quelqu'un connais le moyen le plus simple pour aller de goa à bangalore. J'ai cherché sur le web mais j'ai rien trouvé de mieux que 15 heures en train.
Merci
Bisoux
🙂
Je vais mais rendre en inde dans trois semaines. J'aimerais savoir si quelqu'un connais le moyen le plus simple pour aller de goa à bangalore. J'ai cherché sur le web mais j'ai rien trouvé de mieux que 15 heures en train.
Merci
Bisoux
🙂
Les Philippines, pour changer English translation pending
Dimanche 19/10/2003
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Visas Chine-Russie-Mongolie? English translation pending
salut a tous, je compte partir par le trans de moscou jusqu a pekin, mais je ne sais comment m organiser par rapport au visas !faut il qu au depart je prenne juste le visas russe et prendre les autre sur place?la j ai recue tout les formulaires pr l obtention des visas, ils demandent enormement de details sur les sorties l itineraire, les adresses, le billets de retour etc.. moi je voulait partir sans trop prevoir tout ca!!comment dois je proceder?ah oui, peut on sortir par ex de mongolie qd le visa est expire, aller en chine et "rerentrer" en ayant un nouveau visa? et faire comme ca pendant un voyage d au moin 4 mois, en passant d un pays a un autre. merci a tous de vos prochaine reponses et experiences marie
Que visiter sur le trajet Bangkok-Chiang Mai? English translation pending
Salut a tous.
Arriver a BKK le 17 Janvier, on a environ 1 semaine pour monter a chiang mai. Qu'y a t'il a faire absolument sur le trajet pour que l'on ne passe pas a coté de quelque chose de manifique. merci de vos reponses. Elle sont parfois plus riches qu'un guide de voyage.
sandav.
Arriver a BKK le 17 Janvier, on a environ 1 semaine pour monter a chiang mai. Qu'y a t'il a faire absolument sur le trajet pour que l'on ne passe pas a coté de quelque chose de manifique. merci de vos reponses. Elle sont parfois plus riches qu'un guide de voyage.
sandav.
China Southern Airlines et bagage cabine English translation pending
Bonjour. Mes 2 billets Paris-Manille sont achetés sur Misterfly. Aller avec China Southern via Canton. Retour via HK avec Philippines airlines et Air France. Surprise : mes 2 billets plein tarifs ont été vendus avec 0 bagage en soute (je ne l'avais pas vu…).
Appel à Misterfly, e-mail à China Souther, Air France : il faut voir une fois à l'aéroport au guichet d'enregistrement. Impossible de modifier quoi que ce soit en ligne.
Et le poids maxi pour un bagage cabine sur CZ est de 5 kg ! Peu pour 2 semaines (adulte + enfant).
Donc, si quelqu'un a déjà rencontré le même problème, voici mes questions :
- peut-on, un fois arrivé à l'aéroport, faire enregistrer un bagage en soute sans payer une fortune ?
- Si c'est impossible, peut-on emporter deux petites valises cabine de plus de 5 kg sans se faire rattraper par la patrouille ?
Je me méfie un peu à Canton : je me vois mal négocier avec CZ en Chine, car je ne parle pas un mot de chinois.
Voilà, merci et bonne journée.
Je me méfie un peu à Canton : je me vois mal négocier avec CZ en Chine, car je ne parle pas un mot de chinois.
Voilà, merci et bonne journée.
Namibie, mon amie English translation pending
NAMIBIE 2017
Nous étions restés sur notre faim lors de notre premier voyage en 2001 avec un TO qui certes est très bien sur d'autres destinations mais qui sous-traitait à une société de voyages à Windhoek qui elle n'a pas respecté le contrat prévu. Aussi cette fois ci nous tenions à tout faire par nous même et ceci c'est avéré très simple grâce à Namvic:
namvicsafaris.com/fr Leur représentant en France est Pascal Assémat, il est basé sur Cahors. Il répond rapidement et est très fiable. Son tel portable : 06 45 53 46 87
Comme nous savions où nous voulions aller et surtout ne pas retourner ce fût très simple à organiser et nous avons placé une autre destination que nous a indiqué Mr Assémat et qui s'est avérée parfaite sur tous les points.
Tarif pour deux sans les avions, comprenant le véhicule, 1 lodge, les campings, total = 2950€
Tracé du parcours prévu

Pour nous le must sera de retrouver nos amis Nancy et Eric, propriétaires du "Namib Sky Balloon Safaris", les seuls qui permettent le survol des dunes du désert namibien. Mais avant tout nous aurons la joie de les revoir après notre longue traversée (32 jours) en bateau de l'année 2016 avec eux entre Anvers et Montevideo et qui fût un grand moment de partage et d'amitié. Ce n'est qu'après notre passage chez eux qu'il nous faudra songer à rentrer, le retour étant prévu pour le 8 novembre avec arrivée le 9 à Roissy.
Mardi 17/10/2017,
Nous quittons Bergerac à 9h00 direction le nord et arrivons en soirée sur Roissy où nous laissons notre véhicule au parking longue durée (120€). Il est 19h30 quand nous avons terminé l'enregistrement et déposé les valises.
Maintenant nous faisons l'enregistrement nous même, plus personne aux guichets, que des machines qui impriment nos tickets valises et nous sortent nos cartes d'embarquement, il faut se mettre au goût du jour. Nous dinons dans un "fast food" encore ouvert à cette heure car autrement tout est clos, disons tout net que ce n'était pas bon et que tous les étrangers qui viennent ici doivent avoir une piètre image de la France. Nous tuons le temps jusqu'au moment d'embarquer, il est 23h30 quand nous quittons Roissy pour un long vol de 11h00 en direction de Johannesburg. Les perturbations vont nous accompagner tout le long du voyage ce qui va nous permettre d'être bercés et de réussir à dormir un peu.
Mercredi 18/10/2017,
C'est à 10h00 que nous roulons sur la piste de Tombo Airport. Notre prochain vol pour Windhoek est prévu sur South Africa Airways à 13h15, là aussi départ à l'heure, le temps d'avaler le repas qui nous est servi et nous commençons notre descente sur la Namibie, arrivée à 15h00. Il nous faudra plus d'une heure pour passer l'immigration avec peu de personnes devant nous, rien vu de tel mis à part l'Alaska pour entrer dans un pays. Bref nous sortons un poil énervés et fatigués et il nous faut encore récupérer le véhicule. Nous sommes attendus par un employé de Namvic qui va nous mener jusqu'au lieu de prise en main du 4x4. Là aussi nous allons passer beaucoup de temps, prendre toutes les explications qui vont nous être données et enfin partir, il est 18h15. Nous avons encore 75 kilomètres à faire dans un pays que nous ne connaissons pas bien et où il faut rouler à gauche avec conduite à droite et il fait nuit. Le stress est là, la prise en mais n'est pas très facile et tout de suite je décèle un problème moteur, pas de compression, en première c'est difficile d'avancer, bref nous arrivons tard au Elisenheim Guest Farm où nous allons passer la nuit. En sortant du 4x4 je trouve qu'il sent le chaud et l'huile, cela fume un peu. Je regarde et m'aperçois qu'il y a une grosse fuite d'huile, bon nous verrons cela demain. Il n'y a pas de lumière et il faut monter la tente de toit, trouver toutes les affaires dont nous aurons besoin pour la nuit, pas très simple et surtout nous sommes très fatigués. Nous allons diner au restaurant du lodge et ressortons assez tard, il est vraiment temps d'aller nous coucher avec ce souci de fuite en tête. La nuit sera difficile car trouver le sommeil en pensant aux soucis à régler n'aide pas à s'endormir.
Jeudi 19/10/2017,
Nous nous levons relativement tôt car nous avons commandé les breakfasts pour 8h00, nous appelons Namvic et un dépanneur de la société sera là vers 9h30. Il regarde le tout fait des tas d'essais et après une grosse demi-heure, nous demande de le suivre jusqu'à un magasin où il trouve de l'huile. Il en rajoute un maximum et nous dit que tout est ok, que nous pouvons y aller et que tout ira bien, suffit de surveiller le niveau d'huile. Il pense qu'au retour du véhicule la vidange n'a pas été correctement faite et que l'huile n'a pas été ajouté. Bon nous verrons bien et c'est vers 11h30 que nous prenons enfin la route du Waterberg où nous passerons deux nuits en espérant ne plus avoir d'ennui. Il ya 380km à faire, plus les courses car tout est vide. Nous y arrivons à 16h00, le temps de faire l'entrée à la réception, nous serons installés vers 17h30. Pas vraiment le temps de se reposer car la nuit tombe à 18h00, nous faisons du tri dans nos affaires et nous nous préparons pour le diner. Oui mais voilà, impossible d'ouvrir le hayon AR, rien n'y fait, et tout le nécessaire pour cuisiner est en dessous la trappe , nous sommes mal car nous n'avons rien pour faire quoi que ce soit. Comment faire? Je sors le maximum de chose du véhicule, la trappe est en bois et j'aperçois le nécessaire de cuisine par une fente. Je décide de découper un morceau de bois avec mon couteau "Mc Gaver" acheté aux USA et qui a une lame scie. Il va me falloir du temps mais je n'ai pas le choix si nous voulons pouvoir avaler quelque chose. J'arrive au bout, je soulève le morceau de bois qui tenait également par des vis cruciformes, un tournevis cruciforme, j'ai aussi cela sur mon couteau et enfin je peux accéder à la trappe. Nous sortons tout ce que nous pouvons et surtout tout ce qui nous sera nécessaire durant notre séjour en espérant que la suite sera meilleure. Je suis crevé, il fait très chaud plus de 35°, nous dinons rapidement et attendons un peu de fraîcheur qui tardera à venir. Nous allons au lit vers 20h15, et oui quoi faire sans lumière et une nuit très noire. Il fait une chaleur insupportable sous la tente, oui mais cela ne va pas durer, la nuit sera froide et nous n'avons pas très chaud, demain nous sortirons nos draps polaires qui sont dans nos valises.
Vendredi 20/10/2017
Nous petit déjeunons assez tard malgré un réveil à 4h30 par ceux qui vont faire des grandes randos dans le parc, nous sommes prêts nous mêmes et partons faire la montée sur le plateau du Waterberg par un sentier très en roches qu'il faut escalader. Finalement nous arriverons en haut non sans mal pour Françoise qui n'aime pas ce style de sentier et pouvons admirer la vue sur la platitude du sol namibien mis à part cette chaine du Waterberg. Nous ferons une autre petite balade mais sans vraiment d'envie car nous sommes fatigués par cet A/R au plateau. Nous rentrons déjeuner et nous reposer au camping où nous devons tout réinstaller, comme nous regrettons Hugo dans ces moments là. Nous passons l'après midi à nous reposer et je vais pouvoir faire quelques photos d'une Huppe Fasciée qui nourrie son ou ses petits car je ne peux les voir. Elle est vraiment superbe et je suis très contents de pouvoir enfin en shooter une car en France je n'ai fait que de les apercevoir. Des phacochères viennent brouter le peu d'herbe qu'il y a et ne sont pas agressifs. Quelques "baboons" (babouins) viennent également mais eux nous les chassons car il pillent tout dans les véhicules. En soirée nous aurons le droit aux "Dik Dik" et là aussi c'est un vrai plaisir. La nuit arrivant très vite, nous dinons tôt et pouvons profiter de la soirée en ayant moins chaud car c'est l'horreur de ce côté. La nuit sera chaude jusque vers 1h00 du matin et ensuite le froid va arriver et faire un grand bien, nous avons les draps polaires dans nos duvets.








Samedi 21/10/2017,
Ce jour nous allons avoir une longue étape jusque Namutoni (370km) dans le parc d'Etosha et il nous faut faire des courses et le plein du véhicule avant de rentrer dans le parc. La route est assez belle malgré les très longues lignes droites. Nous aurons un contrôle de police pour le permis de conduire mais pas d'arnaque comme en Argentine. Nous faisons le stop à Tsumeb et trouvons un supermarché bien achalandé, je reste au pied du 4x4 car il y a beaucoup de rodeurs autour des véhicules mais visiblement pas méchants, ils veulent quelques $ namibiens en échange de la garde du véhicule. Nous repartons en ayant trouvé tout ce dont nous avions besoin et arrivons sur l'entrée du parc vers 16h00. Nous y serons très bien installés et papotons un peu avec des français qui viennent souvent ici et nous disent que nous pouvons trouver un mécano qui pourra réparer notre souci de hayon. Maguy m'accompagne et avec elle nous expliquons mon problème. Un mécano arrive au bout de 30mn, regarde, me demande si je suis au camping et me dit qu'il viendra dès qu'il aura récupéré ses outils. Ceci nous bloque toute la soirée mais il viendra et finira par nous ouvrir notre hayon. Nous ne pourrons plus le fermer mais au moins nous pouvons accéder aux deux coffres et ranger tout le nécessaire de cuisine ainsi que nos courses. Ouf, Françoise retrouve le sourire et moi aussi car c'est moins le foutoir dans le véhicule et plus facile pour chercher ce dont nous avons besoin. Nous offrons un pot à nos voisins et dinons vers 20h30, Il fait nuit depuis longtemps mais il commence à faire moins chaud, nous serons mieux pour dormir.




Dimanche 22/10/2017,
Ce matin pas de grasse matinée, debout à 6h00, petit déjeuner dans la foulée, rangement de tout le matériel, pliage de la tente, toilette et nous voici partis à7h30 en direction de Halali. Il y a des journées qui promettent d'être belles et celle ci va l'être. Nous commençons par nous rendre sur des pistes qui permettent d'accéder à des points d'eau où les animaux sont en nombre et nous allons être gâtés au possible. Eléphants, girafes, koudou, springbok, oiseaux de toutes sortent et également différents Zèbres. Nous arriverons vers midi au camping de Halali, le site n'est pas terrible et en plein soleil, aucune ombre, il fait une chaleur écrasante en ce printemps namibien. Nous restons une partie de l'après-midi sur nos chaises de camping en recherchant l'ombre du 4x4. En soirée nous filons au point d'eau et allons pouvoir vérifier que l'ordre établie par les animaux reste le même depuis des années. Ils y viennent chacun leur tour et quand les éléphants arrivent c'est la grande évasion, place aux maitres des lieux. Nous restons un moment à les regarder puis rentrons pour le diner. Nous reviendrons à la nuit. Nous installons la tente et laissons tout ouvert car la chaleur est vraiment insupportable pour nous, aucune idée sur la température mais certainement autour des 40/45°. Après diner nous retournons au point d'eau, il va nous falloir attendre un bon moment avant de voir arriver les rhinocéros. Tout d'abord une mère et son petit, puis quelques mâles qui vont se chercher chicane, nous regardons le tout très enthousiastes, nous aimons voir ces situations. Nous resterons une heure à les regarder puis rentrerons nous coucher car la fatigue est là, nous sommes levés depuis longtemps.






Suite N°2 à venir .........
Nous étions restés sur notre faim lors de notre premier voyage en 2001 avec un TO qui certes est très bien sur d'autres destinations mais qui sous-traitait à une société de voyages à Windhoek qui elle n'a pas respecté le contrat prévu. Aussi cette fois ci nous tenions à tout faire par nous même et ceci c'est avéré très simple grâce à Namvic:
namvicsafaris.com/fr Leur représentant en France est Pascal Assémat, il est basé sur Cahors. Il répond rapidement et est très fiable. Son tel portable : 06 45 53 46 87
Comme nous savions où nous voulions aller et surtout ne pas retourner ce fût très simple à organiser et nous avons placé une autre destination que nous a indiqué Mr Assémat et qui s'est avérée parfaite sur tous les points.
Tarif pour deux sans les avions, comprenant le véhicule, 1 lodge, les campings, total = 2950€
Tracé du parcours prévu

Pour nous le must sera de retrouver nos amis Nancy et Eric, propriétaires du "Namib Sky Balloon Safaris", les seuls qui permettent le survol des dunes du désert namibien. Mais avant tout nous aurons la joie de les revoir après notre longue traversée (32 jours) en bateau de l'année 2016 avec eux entre Anvers et Montevideo et qui fût un grand moment de partage et d'amitié. Ce n'est qu'après notre passage chez eux qu'il nous faudra songer à rentrer, le retour étant prévu pour le 8 novembre avec arrivée le 9 à Roissy.
Mardi 17/10/2017,
Nous quittons Bergerac à 9h00 direction le nord et arrivons en soirée sur Roissy où nous laissons notre véhicule au parking longue durée (120€). Il est 19h30 quand nous avons terminé l'enregistrement et déposé les valises.
Maintenant nous faisons l'enregistrement nous même, plus personne aux guichets, que des machines qui impriment nos tickets valises et nous sortent nos cartes d'embarquement, il faut se mettre au goût du jour. Nous dinons dans un "fast food" encore ouvert à cette heure car autrement tout est clos, disons tout net que ce n'était pas bon et que tous les étrangers qui viennent ici doivent avoir une piètre image de la France. Nous tuons le temps jusqu'au moment d'embarquer, il est 23h30 quand nous quittons Roissy pour un long vol de 11h00 en direction de Johannesburg. Les perturbations vont nous accompagner tout le long du voyage ce qui va nous permettre d'être bercés et de réussir à dormir un peu.
Mercredi 18/10/2017,
C'est à 10h00 que nous roulons sur la piste de Tombo Airport. Notre prochain vol pour Windhoek est prévu sur South Africa Airways à 13h15, là aussi départ à l'heure, le temps d'avaler le repas qui nous est servi et nous commençons notre descente sur la Namibie, arrivée à 15h00. Il nous faudra plus d'une heure pour passer l'immigration avec peu de personnes devant nous, rien vu de tel mis à part l'Alaska pour entrer dans un pays. Bref nous sortons un poil énervés et fatigués et il nous faut encore récupérer le véhicule. Nous sommes attendus par un employé de Namvic qui va nous mener jusqu'au lieu de prise en main du 4x4. Là aussi nous allons passer beaucoup de temps, prendre toutes les explications qui vont nous être données et enfin partir, il est 18h15. Nous avons encore 75 kilomètres à faire dans un pays que nous ne connaissons pas bien et où il faut rouler à gauche avec conduite à droite et il fait nuit. Le stress est là, la prise en mais n'est pas très facile et tout de suite je décèle un problème moteur, pas de compression, en première c'est difficile d'avancer, bref nous arrivons tard au Elisenheim Guest Farm où nous allons passer la nuit. En sortant du 4x4 je trouve qu'il sent le chaud et l'huile, cela fume un peu. Je regarde et m'aperçois qu'il y a une grosse fuite d'huile, bon nous verrons cela demain. Il n'y a pas de lumière et il faut monter la tente de toit, trouver toutes les affaires dont nous aurons besoin pour la nuit, pas très simple et surtout nous sommes très fatigués. Nous allons diner au restaurant du lodge et ressortons assez tard, il est vraiment temps d'aller nous coucher avec ce souci de fuite en tête. La nuit sera difficile car trouver le sommeil en pensant aux soucis à régler n'aide pas à s'endormir.
Jeudi 19/10/2017,
Nous nous levons relativement tôt car nous avons commandé les breakfasts pour 8h00, nous appelons Namvic et un dépanneur de la société sera là vers 9h30. Il regarde le tout fait des tas d'essais et après une grosse demi-heure, nous demande de le suivre jusqu'à un magasin où il trouve de l'huile. Il en rajoute un maximum et nous dit que tout est ok, que nous pouvons y aller et que tout ira bien, suffit de surveiller le niveau d'huile. Il pense qu'au retour du véhicule la vidange n'a pas été correctement faite et que l'huile n'a pas été ajouté. Bon nous verrons bien et c'est vers 11h30 que nous prenons enfin la route du Waterberg où nous passerons deux nuits en espérant ne plus avoir d'ennui. Il ya 380km à faire, plus les courses car tout est vide. Nous y arrivons à 16h00, le temps de faire l'entrée à la réception, nous serons installés vers 17h30. Pas vraiment le temps de se reposer car la nuit tombe à 18h00, nous faisons du tri dans nos affaires et nous nous préparons pour le diner. Oui mais voilà, impossible d'ouvrir le hayon AR, rien n'y fait, et tout le nécessaire pour cuisiner est en dessous la trappe , nous sommes mal car nous n'avons rien pour faire quoi que ce soit. Comment faire? Je sors le maximum de chose du véhicule, la trappe est en bois et j'aperçois le nécessaire de cuisine par une fente. Je décide de découper un morceau de bois avec mon couteau "Mc Gaver" acheté aux USA et qui a une lame scie. Il va me falloir du temps mais je n'ai pas le choix si nous voulons pouvoir avaler quelque chose. J'arrive au bout, je soulève le morceau de bois qui tenait également par des vis cruciformes, un tournevis cruciforme, j'ai aussi cela sur mon couteau et enfin je peux accéder à la trappe. Nous sortons tout ce que nous pouvons et surtout tout ce qui nous sera nécessaire durant notre séjour en espérant que la suite sera meilleure. Je suis crevé, il fait très chaud plus de 35°, nous dinons rapidement et attendons un peu de fraîcheur qui tardera à venir. Nous allons au lit vers 20h15, et oui quoi faire sans lumière et une nuit très noire. Il fait une chaleur insupportable sous la tente, oui mais cela ne va pas durer, la nuit sera froide et nous n'avons pas très chaud, demain nous sortirons nos draps polaires qui sont dans nos valises.
Vendredi 20/10/2017
Nous petit déjeunons assez tard malgré un réveil à 4h30 par ceux qui vont faire des grandes randos dans le parc, nous sommes prêts nous mêmes et partons faire la montée sur le plateau du Waterberg par un sentier très en roches qu'il faut escalader. Finalement nous arriverons en haut non sans mal pour Françoise qui n'aime pas ce style de sentier et pouvons admirer la vue sur la platitude du sol namibien mis à part cette chaine du Waterberg. Nous ferons une autre petite balade mais sans vraiment d'envie car nous sommes fatigués par cet A/R au plateau. Nous rentrons déjeuner et nous reposer au camping où nous devons tout réinstaller, comme nous regrettons Hugo dans ces moments là. Nous passons l'après midi à nous reposer et je vais pouvoir faire quelques photos d'une Huppe Fasciée qui nourrie son ou ses petits car je ne peux les voir. Elle est vraiment superbe et je suis très contents de pouvoir enfin en shooter une car en France je n'ai fait que de les apercevoir. Des phacochères viennent brouter le peu d'herbe qu'il y a et ne sont pas agressifs. Quelques "baboons" (babouins) viennent également mais eux nous les chassons car il pillent tout dans les véhicules. En soirée nous aurons le droit aux "Dik Dik" et là aussi c'est un vrai plaisir. La nuit arrivant très vite, nous dinons tôt et pouvons profiter de la soirée en ayant moins chaud car c'est l'horreur de ce côté. La nuit sera chaude jusque vers 1h00 du matin et ensuite le froid va arriver et faire un grand bien, nous avons les draps polaires dans nos duvets.








Samedi 21/10/2017,
Ce jour nous allons avoir une longue étape jusque Namutoni (370km) dans le parc d'Etosha et il nous faut faire des courses et le plein du véhicule avant de rentrer dans le parc. La route est assez belle malgré les très longues lignes droites. Nous aurons un contrôle de police pour le permis de conduire mais pas d'arnaque comme en Argentine. Nous faisons le stop à Tsumeb et trouvons un supermarché bien achalandé, je reste au pied du 4x4 car il y a beaucoup de rodeurs autour des véhicules mais visiblement pas méchants, ils veulent quelques $ namibiens en échange de la garde du véhicule. Nous repartons en ayant trouvé tout ce dont nous avions besoin et arrivons sur l'entrée du parc vers 16h00. Nous y serons très bien installés et papotons un peu avec des français qui viennent souvent ici et nous disent que nous pouvons trouver un mécano qui pourra réparer notre souci de hayon. Maguy m'accompagne et avec elle nous expliquons mon problème. Un mécano arrive au bout de 30mn, regarde, me demande si je suis au camping et me dit qu'il viendra dès qu'il aura récupéré ses outils. Ceci nous bloque toute la soirée mais il viendra et finira par nous ouvrir notre hayon. Nous ne pourrons plus le fermer mais au moins nous pouvons accéder aux deux coffres et ranger tout le nécessaire de cuisine ainsi que nos courses. Ouf, Françoise retrouve le sourire et moi aussi car c'est moins le foutoir dans le véhicule et plus facile pour chercher ce dont nous avons besoin. Nous offrons un pot à nos voisins et dinons vers 20h30, Il fait nuit depuis longtemps mais il commence à faire moins chaud, nous serons mieux pour dormir.




Dimanche 22/10/2017,
Ce matin pas de grasse matinée, debout à 6h00, petit déjeuner dans la foulée, rangement de tout le matériel, pliage de la tente, toilette et nous voici partis à7h30 en direction de Halali. Il y a des journées qui promettent d'être belles et celle ci va l'être. Nous commençons par nous rendre sur des pistes qui permettent d'accéder à des points d'eau où les animaux sont en nombre et nous allons être gâtés au possible. Eléphants, girafes, koudou, springbok, oiseaux de toutes sortent et également différents Zèbres. Nous arriverons vers midi au camping de Halali, le site n'est pas terrible et en plein soleil, aucune ombre, il fait une chaleur écrasante en ce printemps namibien. Nous restons une partie de l'après-midi sur nos chaises de camping en recherchant l'ombre du 4x4. En soirée nous filons au point d'eau et allons pouvoir vérifier que l'ordre établie par les animaux reste le même depuis des années. Ils y viennent chacun leur tour et quand les éléphants arrivent c'est la grande évasion, place aux maitres des lieux. Nous restons un moment à les regarder puis rentrons pour le diner. Nous reviendrons à la nuit. Nous installons la tente et laissons tout ouvert car la chaleur est vraiment insupportable pour nous, aucune idée sur la température mais certainement autour des 40/45°. Après diner nous retournons au point d'eau, il va nous falloir attendre un bon moment avant de voir arriver les rhinocéros. Tout d'abord une mère et son petit, puis quelques mâles qui vont se chercher chicane, nous regardons le tout très enthousiastes, nous aimons voir ces situations. Nous resterons une heure à les regarder puis rentrerons nous coucher car la fatigue est là, nous sommes levés depuis longtemps.






Suite N°2 à venir .........
Ladakh avec notre fils de 4 ans English translation pending
Bonjour à tous,
nous avons l’énorme chance de partir en voyage pendant 1 an avec notre fils qui aura 4 ans et 1/2 lors du debut de voyage. La premiere étape sera le Ladakh, j'ai déjà contacté le centre de Haute Montagne et j'en ai parlé avec la pédiatre de Jeremy et tout le monde me dit de respecter les paliers et tout ira bien. Cependant je me pose des questions sur l’itinéraire... J'ai compté 7 nuits à Leh pour s'acclimater tout en rayonnant sur les villes à coté, Hemis, Stakna, Thikse, Stok, Matho. Ensuite une agence me propose un trek assez facile apparemment à partir de Likir pendant 4 nuits à 650€ pour nous 3 en dormant chez l'habitant. ça va être le premier trek de notre vie au moins officiellement! Ensuite ils nous proposent de revenir vers Leh en passant par Lamayuru, Alchi et Rizong maisje n'ai pas reçu le prix pour cette option. Ensuite 2 nuits avec visites dela vallée de la Nubra pour 250€ et pour finir allée-retour vers le lac Tso Moriri sur 2 jours avec repas et logement pour 350€.
Mes questions sont les suivantes: Pensez vous que tout est faisable et interessant pour un petit garçon (très curieux et dynamique) ? Pensez vous que le timing est correct et enfin croyez vous que les prix sont juste?
Pouvez vous me dire si c'est simple de rayonner en partant de Leh pour visiter les monastères? Merci beaucoup à tous ceux qui prendront le temps de me répondre!
nous avons l’énorme chance de partir en voyage pendant 1 an avec notre fils qui aura 4 ans et 1/2 lors du debut de voyage. La premiere étape sera le Ladakh, j'ai déjà contacté le centre de Haute Montagne et j'en ai parlé avec la pédiatre de Jeremy et tout le monde me dit de respecter les paliers et tout ira bien. Cependant je me pose des questions sur l’itinéraire... J'ai compté 7 nuits à Leh pour s'acclimater tout en rayonnant sur les villes à coté, Hemis, Stakna, Thikse, Stok, Matho. Ensuite une agence me propose un trek assez facile apparemment à partir de Likir pendant 4 nuits à 650€ pour nous 3 en dormant chez l'habitant. ça va être le premier trek de notre vie au moins officiellement! Ensuite ils nous proposent de revenir vers Leh en passant par Lamayuru, Alchi et Rizong maisje n'ai pas reçu le prix pour cette option. Ensuite 2 nuits avec visites dela vallée de la Nubra pour 250€ et pour finir allée-retour vers le lac Tso Moriri sur 2 jours avec repas et logement pour 350€.
Mes questions sont les suivantes: Pensez vous que tout est faisable et interessant pour un petit garçon (très curieux et dynamique) ? Pensez vous que le timing est correct et enfin croyez vous que les prix sont juste?
Pouvez vous me dire si c'est simple de rayonner en partant de Leh pour visiter les monastères? Merci beaucoup à tous ceux qui prendront le temps de me répondre!
À Bali j'ai appris... (voyage juillet 2017) English translation pending
Bali m’a toujours fait rêver, mais j’ai dû attendre de passer la cinquantaine pour enfin mettre un pied en Asie.
Evidemment, j’aurais pu me décider plus tôt, j’aurais peut-être pu apercevoir ce paradis que nombre de routards regrettent d’avoir perdus.
La préparation de ce voyage m’a pris beaucoup de temps car j’organise toujours moi-même mes voyages en parcourant le forum, les blogs et les vidéos sur YouTube.
J’ai eu quelques moments de doute en parcourant les quelques avis négatifs, mais en y réfléchissant, ils ne représentent qu’une minorité et à mon avis reflètent le ressenti de personnes qui non pas trouvé ou retrouvé ce qu’ils espéraient voir à Bali.
La seule solution pour ce faire une opinion c’était d’y aller. Je ne regrette pas instant mon choix.
La circulation automobile est compliquée, la moyenne ne dépasse pas les 30km/h et vue les conditions de conduite, j’avais avant le départ opté pour le taxi à la journée. Il y a une multitude de proposition pour se déplacer, et bien souvent les hôteliers peuvent vous trouver un taxi pour quelques km ou à la journée. Nous étions 6 adultes et avec nos valises je voulais un véhicule qui soit assez grand pour ne pas les avoirs sur les genoux. Un mini bus (10 places) à journée nous a couté 1 100 Krps soit environ 75 € Nous avons roulé 5 jours non consécutif avec Juli. Nous avons fait ce que nous avions prévu et grâce à la connaissance de son pays, nous avons adapté nos visites en fonction de ses conseils qui ont toujours été judicieux. J’avais mon permis international dans l’intention de louer un scooter pour les jours ou nous n’avions pas notre chauffeur, mais j’ai bien vite abandonné l’idée au vue de la conduite locale, de l’absence de panneaux d’indication mais aussi par les gaz d’échappements immondes rejetés par les camions.
En cas d’accident, il n’y a ni assurance ni Samu, même si on n’est pas en tort, il faudra payer.
Alors le chauffeur, c’est la bonne solution, pas de stress et pendant nos visites, il restait dans le mini bus pour surveiller nos valises.
Il y a bien quelques sollicitations de chauffeurs de taxi ou de marchands de banane sur les parking des temples mais rien de bien méchant. Il faut marchander pour ses achats, ne pas hésiter à diviser le prix de départ par 3 ou 4 et remonter légèrement pour finir. Quand le commerçant ne voulait pas céder, je partais et à chaque fois il m’a rattrapé pour conclure à mon tarif. Pour le taxi et les excursions, la négociation est plus réduite, il ne faut pas hésiter à comparer entre les prix des agences, et celui donné par votre hôtel. En pleine saison touristique de partout (même à Ubud et à Gili Air) il y avait de la disponibilité hôtelière.
On peut tout organiser à la dernière minute, il y aura toujours une agence d’ouverte pour trouver une excursion pour le lendemain ou le jour même.
Pour la sélection des étapes et la durée j’ai fait un mix des différentes discussions et retours d’expériences. Je me suis basé sur les commentaires et photos de Booking et Tripadvisor plus une vérification sur Google maps quand c’était possible pour le choix des hôtels. 12 au 26 juillet 2017 Sanur Bali tropical hôtel 1 nuit 60 € Ubud Nyonam Sandi GH 5 nuits 221 € Gili Air Villa Senang 3 nuits 292 € Pemuteran Pondok Shindu GH 3 nuits 120 € Munduk Geriya Siena GH GH 1 nuits 25 € Sanur Linda villa Sanur 80 € Mes commentaires sont sur Tripadvisor (jmf69)
Budget : Hôtel 800 € Vol 900 € Au total nous avons dépensé 3 900 € pour 15 jours à deux, avion inclus. Soit un budget de 125 € par jour pour deux (hors avion) tout compris (hôtels, restaurants, visites, excursions cadeaux…)
Nous sommes arrivés le 12 juillet 2017 à Bali par l’aéroport de Denpasar. Les formalités douanières ont été assez rapides malgré le monde. Il n’y a plus de taxe d’entrée et de sortie à régler, elles sont incluses dans le billet d’avion. Il faut juste remplir un formulaire (un par famille) qui nous a été distribué dans l’avion et que l’on remet après le contrôle passeport. Nous avions demandé à notre premier hôtel de nous réserver un taxi avec un prix établis. Les taxis à l’arrivée ce n’est pas ce qui manque, mais après 24 heures de voyage, on n’a pas forcément envie de se lancer dans une négociation.
Jour 1 – 12 juillet 2017 De Sanur à Ubud Nous faisons connaissance avec Juli qui sera notre chauffeur et son mini bus. Direction Tanah lot environ une heure de trajet depuis Sanur. La visite d’un site prend environ 1h30 Après manger nous faisons un stop à Mengwi au temple Taman Ayun La visite ne nécessite ni sarong ni guide. 1 h de visite environ. July nous dépose à notre hôtel en fin de journée, pour un premier jour avec la fatigue du voyage et le décalage horaire c’est largement suffisant. Restaurant au Nomad (voir commentaire sur Tripadvisor)
Jour 2- 13 juillet Visite des rizières de tegallalang au nord d’Ubud, le droit d’entrée est à 10 Krp Promenade de 2 heures ou nous ne rencontrons pratiquement personne. Nous avons eu beaucoup de pluie la nuit précédente et le terrain était argileux et super glissant. Donc de bonnes chaussures et pas de tong comme moi ! L’après-midi après un stop au restaurant, nous partons pour le temple de Pura Tirtha Empul Les sarongs sont prêtés gratuitement, la visite est vraiment intéressante même si il y a beaucoup de monde.
Jour 3- 14 juillet On avait réservé une excursion à VTT par Mathieu du Bali tropical hôtel. Le chauffeur est à l’heure (9 h00) devant notre hôtel et nous partons pour une heure de trajet vers le mont Batur. Mais sur la route nous faisons un stop dans une plantation de café, c’est souvent prévu dans toutes les excursions. On fait une visite qui se termine par une dégustation gratuite d’une dizaine de café, thé et chocolat. La plupart ont un gout très éloigné des standards français et ne nous plaisent pas et bien sûr on termine par la visite de la boutique. Nous arrivons à notre point de départ ou nous attendent des VTT en très bons états et nos deux guides Nous sommes 12 en tout, nous 6 et 6 néo-zélandais. La descente va durer 2 h 30 avec des passages dans les champs, des chemins, au milieu des villages. Aucune difficulté ça ne fait que descendre ! Une super ballade pour découvrir la faune, la flore et la vie locale. Nous arrivons vers 13 h 00 dans un warum pour un repas pris en commun et à partager plusieurs plats. Cout 375 Krps/pers soit 25 € Retour à l’hôtel vers 15 h 00 Piscine, massage etc.
Jour 4 – 15 juillet Le mont Batur : Pris 400 Krps/pers Levé 2 h 00 du matin, le chauffeur nous récupère à 2 h 15 devant l’hôtel. Après une heure de route, un stop dans un relais ou tous les touristes comme nous s’arrêtent pour un petit déjeuner à base de pancake à la banane. Nous arrivons au pied du mont Batur vers 4 h 00 ou un guide nous attend pour nous 6. Et là, gros choc pour moi. Il y a plus d’un millier de personnes qui comme nous, montent en file indienne. Le chemin est bien visible d’en bas grâce au frontales des marcheurs partis avant nous. Il va falloir patienter tout au long du chemin que les marcheurs précédents avancent pour pouvoir faire trois pas ! Après quelques minutes de marche la pente devient assez raide, on a vite chaud, c’est très caillouteux, (il faut, au mieux avoir des baskets voir des chaussures de marche) Vu le monde, on a stoppé l’ascension au niveau intermédiaire, pour attendre le lever du soleil et on est reparti les premiers pour éviter de nouveau la foule. Une sortie qui ne peut se faire qu’en excursion organisée vendu par toutes les agences de Bali. Il est théoriquement possible de monter seul (le sujet à largement déjà été débattu sur le forum) Des dizaines de locaux surveillent le parking d’arrivée et regarde que chaque voiture soit bien conduit par un chauffeur local. Je n’ai pas de conseil particulier à donner, à savoir s’il faut y aller ou pas. Je savais avant de partir pour avoir lu un grand nombre de post sur le forum qu’il faut partir en excursion organisée. Je n’ai pas du tout aimé cette sortie à cause du monde, je n’avais pas imaginé qu’il y aurait une telle foule. Le retour se fera à 10 h 00 à Ubud à notre hôtel, le reste de la journée sera consacré à se reposer. Le soir nous assistons à un spectacle de danse Ketchak 75 Krps/pers
Jour 5 – 16 juillet Juli notre chauffeur est de retour. Nous faisons une halte au marché de Klungkung, également appelée Semarapura. Il n’y a pratiquement aucun touriste. Un marché animé et coloré pour les offrandes, bijoux, animaux et tissus etc. Puis nous nous dirigeons vers Sidemen. Juli nous arrête dans un warum au bout du village. Avant d’effectuer la ballade dans les rizières, nous avons commandé avant nos plats chez le restaurateur afin que tous soit prêts à notre retour. J’en profite pour demander à la cuisinière si elle connait un guide. ¼ heure après nous voilà partis avec notre guide qui va nous organiser une ballade exceptionnelle de deux heures dans les rizières de Sidemen. A notre retour vers 15 h 00 nous apprécierons les différents plats et la Bitang bien fraiche avec vue sur les rizières. Retour à l’hôtel vers 18 h00
Jour 6 7 et 8 – 17 au 19 juillet Gili Air Quand vous achetez votre billet de bateau par une agence ou votre hôtel pour aller aux iles Gili, le transfert au port de Pandaibai est inclus dans le prix, à condition de résider dans l’est de Bali. Nous avons payé 775 Krps/pers pour faire Ubud Pandaibai gili air et retour par Amed. Le chauffeur nous dépose au port et nous accompagne jusqu’à une agence pour récupérer nos vouchers et nos cartes nos cartes d’embarquements. Il faut depuis le 8 juillet 2017 s’acquitter d’une taxe de 60 krp non inclus dans le billet pour accéder aux îles Gili, payable sur le port avant le quai d’embarquement. Un joyeux bazar car il n’y a aucune indication mais les locaux vous indiquent ou il faut attendre et quand monter dans le bateau. Deux heures de traversée sur un bateau de 25-30 mètres environ, une mer calme, mais avec les 8 moulins de 350 chevaux ça tape sur les vagues. Ça fait beaucoup de bruit et ça secoue, je n’imagine même pas ce que ça doit donner quand la mer est agitée !! On débarque directement sur la plage. Notre hôtel est à 15 minutes à pied. Les 3 jours à la villa Senang sont très agréables, il n’y a que 5 chambres avec une piscine au milieu. L’accueil de Jabur est charmant et fera tout avec ses collègues pour nous rendre notre séjour agréable. Des vélos de location de l’hôtel 35 K€/jrs permettent de faire le tour de l’ile en 30 minutes Nous les utiliserons pendant 3 jours pour nos déplacements, sur la zone de snorkling. La location palme masque et tuba sont à 50 Krps, c’est pas la peine de s’encombrer à ce prix la. Un dîner au Chili out restaurant de poissons les pieds dans le sable. En fin de journée, l’apéro sur la plage, coté ouest pour admirer le coucher du soleil sur Gili Meno.
Jour 9 – 20 juillet La journée sera consacrée au transfert de Gili air à Permuteran. En débarquant à Amed, nous allons mettre 4 heures pour faire les 120 km pour rallier Permuteran. La guest house Pondok Shindu comprend 7 chambres dont 2 bungalow de luxe, très agréable avec salle de bain extérieur. Le soir nous allons diner au restaurant de l’hôtel Pondok Sari qui est magnifique, tout en bois. Ce sera notre cantine pour notre séjour puisque nous y mangerons 4 fois.
Jour 10 le 21 juillet 2017 Nous avons réservé par le biais de notre GH une excursion de snorkling 500 Krps/pers pour la réserve de Menjangan Le prix comprend le pick-up à l’hôtel et le prêt de matériel de snorkling ainsi que le repas prix sur le bateau. Départ 09 h 00 Accompagné d’un guide qui plonge avec nous, la découverte des fonds est splendide. L’eau est claire et une multitude de poissons de toutes les couleurs nous entourent. Pour la deuxième plongée, il y a un peu de courant. Le bateau nous dépose et avec le guide nous nous laissons dériver le long du tombant. Le bateau nous récupère 45 minutes plus tard à quelques centaines de mettre du point de départ. Nous sommes de retour à l’hôtel vers 14 h 30.
Jour 11 – 22 juillet L’expérience du mont Batur n’a convaincu que 2 personnes sur 6 de notre groupe de faire l’ascension de l’Ijen. Départ le veille pour mes amis à 23 heures et retour le lendemain vers 11 h 30 Cout 1 800 Krps pour 2 soit 60 euros par personne.
Nous en profitons avec un chauffeur de taxi (300 Krps pour 4 heures) pour visiter les trois temples locaux Le Pulaki Temple est squatté par une colonie de singe non agressif. Petite donation pour avoir accès avec une visite guidée. Pura Melanting, temple dans la montagne ou nous avons la chance de tomber sur des mariés en pleine séance photo en costume traditionnel. Le temple est très peu fréquenté, les couleurs sont magnifiques. Le troisième temple fera l’objet d’un arrêt de quelques minutes ne présentant que peu d’intérêt.
Jour 12 le 23 juillet Juli est venu nous chercher à Pemuteran depuis Sanur. Nous quittons notre hôtel en direction de Munduk. Sur le chemin nous faisons une halte aux sources d’eau chaude de Banjar. L’eau est assez trouble et légèrement soufrée, nous resterons à peine 30 minutes, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que de tremper. J’avais planifié une arrivée en fin de matinée à Munduk pour pouvoir faire les chutes autour du village. Sur les conseils avisés de Juli nous optons pour les chutes de Sekumpul. Situé en plein cœur d’une jungle au nord de Bali les chutes de Sekumpul sont étrangement peu connue, il faut dire que l’accès se mérite. (360 marches de hauteur plus ou moins égales) Il faut plus de 3 heures aller-retour plus le temps passé en bas. L’ensemble des chutes est grandiose. J’ai vraiment apprécié le site à cause du peu de monde présent. Il y a deux chemins d’accès, le premier part du village. On peut partir sans guide mais il faudra payer l’entrée aux deux cascades. Nous avons prix un guide pour 150 Krps/pers, le tarif comprend de l’eau bouteille (ne pas partir sans) et une remontée à mi-chemin à scooter. Quand on finit de monter les 360 marches, faire les derniers km en scooter c’est vraiment appréciable. Avec la chaleur et l’humidité on a vraiment transpiré. Sur le chemin du retour je demande à mon chauffeur de faire un stop. A droite en remontant il y a de splendides rizières. L’ensemble de la randonnée est grandiose et nous fera oublier la fatigue. Le soir nous arrivons à Munduk juste avant le coucher du soleil au Geriya Siena Hôtel. Nous commandons notre repas au restaurant de l’hôtel pour être servis à 19 h 00. A 21 heure extinction des feux !
Jour 13 le 24 juillet Le matin nous sommes à l’ouverture du temple Pura Danu Bratan situé sur le rivage du lac Bratan. Le site est très photogénique et on le retrouve en couverture d’un guide de voyage. On restera un peu moins d’une heure avant que le flot de touriste ne débarque. Pour la suite nous prenons la direction de Jatiluwih rizières classées au patrimoine mondial de l’humanité. Entrée à 40 Krps le site est très propre (classement oblige !). Si on veut voir les rizières plantées et verte, il faut venir en juin ou en septembre. La récolte en juillet étant déjà faite, les paysans étaient en train de faire les semis. Le site n’avait pas la beauté que j’avais pu voir sur les photos quand le riz est à maturité, mais cela reste quand même à mon avis un incontournable. Juli nous dépose à notre hôtel à Sanur. On se promet de revoir si on revient à Bali.
Jours 14 et 15 Les deux derniers jours sont consacrés à nager, faire un peu de shopping et du vélo sur le front de mer.
On a pas tout vu, on ne voulait pas courir de partout et multiplier les étapes. Quand on est rentré, des amis m’ont dit : tu n’es pas allé à Uluwatu !!! Effectivement j’ai peut-être raté quelque chose, mais on a découvert plein d’endroit où on était tout seul !
Oui c’est une île qui vaut le voyage, car le dépaysement est total. Au final on a pris notre temps pour découvrir Bali et sa population. La philosophie des balinais m’a permis de passer des vacances agréables, sans stress. Les gens sont calmes et posés. Ce qui m’a frappé le plus, c’est la force de ce peuple à sourire en toutes circonstances.
Dans un mail avec le propriétaire de notre premier hôtel à Bali, je lui disais en concluant qu’à Bali j’avais appris à sourire.
J’ai eu quelques moments de doute en parcourant les quelques avis négatifs, mais en y réfléchissant, ils ne représentent qu’une minorité et à mon avis reflètent le ressenti de personnes qui non pas trouvé ou retrouvé ce qu’ils espéraient voir à Bali.
La seule solution pour ce faire une opinion c’était d’y aller. Je ne regrette pas instant mon choix.
La circulation automobile est compliquée, la moyenne ne dépasse pas les 30km/h et vue les conditions de conduite, j’avais avant le départ opté pour le taxi à la journée. Il y a une multitude de proposition pour se déplacer, et bien souvent les hôteliers peuvent vous trouver un taxi pour quelques km ou à la journée. Nous étions 6 adultes et avec nos valises je voulais un véhicule qui soit assez grand pour ne pas les avoirs sur les genoux. Un mini bus (10 places) à journée nous a couté 1 100 Krps soit environ 75 € Nous avons roulé 5 jours non consécutif avec Juli. Nous avons fait ce que nous avions prévu et grâce à la connaissance de son pays, nous avons adapté nos visites en fonction de ses conseils qui ont toujours été judicieux. J’avais mon permis international dans l’intention de louer un scooter pour les jours ou nous n’avions pas notre chauffeur, mais j’ai bien vite abandonné l’idée au vue de la conduite locale, de l’absence de panneaux d’indication mais aussi par les gaz d’échappements immondes rejetés par les camions.
En cas d’accident, il n’y a ni assurance ni Samu, même si on n’est pas en tort, il faudra payer.
Alors le chauffeur, c’est la bonne solution, pas de stress et pendant nos visites, il restait dans le mini bus pour surveiller nos valises.
Il y a bien quelques sollicitations de chauffeurs de taxi ou de marchands de banane sur les parking des temples mais rien de bien méchant. Il faut marchander pour ses achats, ne pas hésiter à diviser le prix de départ par 3 ou 4 et remonter légèrement pour finir. Quand le commerçant ne voulait pas céder, je partais et à chaque fois il m’a rattrapé pour conclure à mon tarif. Pour le taxi et les excursions, la négociation est plus réduite, il ne faut pas hésiter à comparer entre les prix des agences, et celui donné par votre hôtel. En pleine saison touristique de partout (même à Ubud et à Gili Air) il y avait de la disponibilité hôtelière.
On peut tout organiser à la dernière minute, il y aura toujours une agence d’ouverte pour trouver une excursion pour le lendemain ou le jour même.
Pour la sélection des étapes et la durée j’ai fait un mix des différentes discussions et retours d’expériences. Je me suis basé sur les commentaires et photos de Booking et Tripadvisor plus une vérification sur Google maps quand c’était possible pour le choix des hôtels. 12 au 26 juillet 2017 Sanur Bali tropical hôtel 1 nuit 60 € Ubud Nyonam Sandi GH 5 nuits 221 € Gili Air Villa Senang 3 nuits 292 € Pemuteran Pondok Shindu GH 3 nuits 120 € Munduk Geriya Siena GH GH 1 nuits 25 € Sanur Linda villa Sanur 80 € Mes commentaires sont sur Tripadvisor (jmf69)
Budget : Hôtel 800 € Vol 900 € Au total nous avons dépensé 3 900 € pour 15 jours à deux, avion inclus. Soit un budget de 125 € par jour pour deux (hors avion) tout compris (hôtels, restaurants, visites, excursions cadeaux…)
Nous sommes arrivés le 12 juillet 2017 à Bali par l’aéroport de Denpasar. Les formalités douanières ont été assez rapides malgré le monde. Il n’y a plus de taxe d’entrée et de sortie à régler, elles sont incluses dans le billet d’avion. Il faut juste remplir un formulaire (un par famille) qui nous a été distribué dans l’avion et que l’on remet après le contrôle passeport. Nous avions demandé à notre premier hôtel de nous réserver un taxi avec un prix établis. Les taxis à l’arrivée ce n’est pas ce qui manque, mais après 24 heures de voyage, on n’a pas forcément envie de se lancer dans une négociation.
Jour 1 – 12 juillet 2017 De Sanur à Ubud Nous faisons connaissance avec Juli qui sera notre chauffeur et son mini bus. Direction Tanah lot environ une heure de trajet depuis Sanur. La visite d’un site prend environ 1h30 Après manger nous faisons un stop à Mengwi au temple Taman Ayun La visite ne nécessite ni sarong ni guide. 1 h de visite environ. July nous dépose à notre hôtel en fin de journée, pour un premier jour avec la fatigue du voyage et le décalage horaire c’est largement suffisant. Restaurant au Nomad (voir commentaire sur Tripadvisor)
Jour 2- 13 juillet Visite des rizières de tegallalang au nord d’Ubud, le droit d’entrée est à 10 Krp Promenade de 2 heures ou nous ne rencontrons pratiquement personne. Nous avons eu beaucoup de pluie la nuit précédente et le terrain était argileux et super glissant. Donc de bonnes chaussures et pas de tong comme moi ! L’après-midi après un stop au restaurant, nous partons pour le temple de Pura Tirtha Empul Les sarongs sont prêtés gratuitement, la visite est vraiment intéressante même si il y a beaucoup de monde.
Jour 3- 14 juillet On avait réservé une excursion à VTT par Mathieu du Bali tropical hôtel. Le chauffeur est à l’heure (9 h00) devant notre hôtel et nous partons pour une heure de trajet vers le mont Batur. Mais sur la route nous faisons un stop dans une plantation de café, c’est souvent prévu dans toutes les excursions. On fait une visite qui se termine par une dégustation gratuite d’une dizaine de café, thé et chocolat. La plupart ont un gout très éloigné des standards français et ne nous plaisent pas et bien sûr on termine par la visite de la boutique. Nous arrivons à notre point de départ ou nous attendent des VTT en très bons états et nos deux guides Nous sommes 12 en tout, nous 6 et 6 néo-zélandais. La descente va durer 2 h 30 avec des passages dans les champs, des chemins, au milieu des villages. Aucune difficulté ça ne fait que descendre ! Une super ballade pour découvrir la faune, la flore et la vie locale. Nous arrivons vers 13 h 00 dans un warum pour un repas pris en commun et à partager plusieurs plats. Cout 375 Krps/pers soit 25 € Retour à l’hôtel vers 15 h 00 Piscine, massage etc.
Jour 4 – 15 juillet Le mont Batur : Pris 400 Krps/pers Levé 2 h 00 du matin, le chauffeur nous récupère à 2 h 15 devant l’hôtel. Après une heure de route, un stop dans un relais ou tous les touristes comme nous s’arrêtent pour un petit déjeuner à base de pancake à la banane. Nous arrivons au pied du mont Batur vers 4 h 00 ou un guide nous attend pour nous 6. Et là, gros choc pour moi. Il y a plus d’un millier de personnes qui comme nous, montent en file indienne. Le chemin est bien visible d’en bas grâce au frontales des marcheurs partis avant nous. Il va falloir patienter tout au long du chemin que les marcheurs précédents avancent pour pouvoir faire trois pas ! Après quelques minutes de marche la pente devient assez raide, on a vite chaud, c’est très caillouteux, (il faut, au mieux avoir des baskets voir des chaussures de marche) Vu le monde, on a stoppé l’ascension au niveau intermédiaire, pour attendre le lever du soleil et on est reparti les premiers pour éviter de nouveau la foule. Une sortie qui ne peut se faire qu’en excursion organisée vendu par toutes les agences de Bali. Il est théoriquement possible de monter seul (le sujet à largement déjà été débattu sur le forum) Des dizaines de locaux surveillent le parking d’arrivée et regarde que chaque voiture soit bien conduit par un chauffeur local. Je n’ai pas de conseil particulier à donner, à savoir s’il faut y aller ou pas. Je savais avant de partir pour avoir lu un grand nombre de post sur le forum qu’il faut partir en excursion organisée. Je n’ai pas du tout aimé cette sortie à cause du monde, je n’avais pas imaginé qu’il y aurait une telle foule. Le retour se fera à 10 h 00 à Ubud à notre hôtel, le reste de la journée sera consacré à se reposer. Le soir nous assistons à un spectacle de danse Ketchak 75 Krps/pers
Jour 5 – 16 juillet Juli notre chauffeur est de retour. Nous faisons une halte au marché de Klungkung, également appelée Semarapura. Il n’y a pratiquement aucun touriste. Un marché animé et coloré pour les offrandes, bijoux, animaux et tissus etc. Puis nous nous dirigeons vers Sidemen. Juli nous arrête dans un warum au bout du village. Avant d’effectuer la ballade dans les rizières, nous avons commandé avant nos plats chez le restaurateur afin que tous soit prêts à notre retour. J’en profite pour demander à la cuisinière si elle connait un guide. ¼ heure après nous voilà partis avec notre guide qui va nous organiser une ballade exceptionnelle de deux heures dans les rizières de Sidemen. A notre retour vers 15 h 00 nous apprécierons les différents plats et la Bitang bien fraiche avec vue sur les rizières. Retour à l’hôtel vers 18 h00
Jour 6 7 et 8 – 17 au 19 juillet Gili Air Quand vous achetez votre billet de bateau par une agence ou votre hôtel pour aller aux iles Gili, le transfert au port de Pandaibai est inclus dans le prix, à condition de résider dans l’est de Bali. Nous avons payé 775 Krps/pers pour faire Ubud Pandaibai gili air et retour par Amed. Le chauffeur nous dépose au port et nous accompagne jusqu’à une agence pour récupérer nos vouchers et nos cartes nos cartes d’embarquements. Il faut depuis le 8 juillet 2017 s’acquitter d’une taxe de 60 krp non inclus dans le billet pour accéder aux îles Gili, payable sur le port avant le quai d’embarquement. Un joyeux bazar car il n’y a aucune indication mais les locaux vous indiquent ou il faut attendre et quand monter dans le bateau. Deux heures de traversée sur un bateau de 25-30 mètres environ, une mer calme, mais avec les 8 moulins de 350 chevaux ça tape sur les vagues. Ça fait beaucoup de bruit et ça secoue, je n’imagine même pas ce que ça doit donner quand la mer est agitée !! On débarque directement sur la plage. Notre hôtel est à 15 minutes à pied. Les 3 jours à la villa Senang sont très agréables, il n’y a que 5 chambres avec une piscine au milieu. L’accueil de Jabur est charmant et fera tout avec ses collègues pour nous rendre notre séjour agréable. Des vélos de location de l’hôtel 35 K€/jrs permettent de faire le tour de l’ile en 30 minutes Nous les utiliserons pendant 3 jours pour nos déplacements, sur la zone de snorkling. La location palme masque et tuba sont à 50 Krps, c’est pas la peine de s’encombrer à ce prix la. Un dîner au Chili out restaurant de poissons les pieds dans le sable. En fin de journée, l’apéro sur la plage, coté ouest pour admirer le coucher du soleil sur Gili Meno.
Jour 9 – 20 juillet La journée sera consacrée au transfert de Gili air à Permuteran. En débarquant à Amed, nous allons mettre 4 heures pour faire les 120 km pour rallier Permuteran. La guest house Pondok Shindu comprend 7 chambres dont 2 bungalow de luxe, très agréable avec salle de bain extérieur. Le soir nous allons diner au restaurant de l’hôtel Pondok Sari qui est magnifique, tout en bois. Ce sera notre cantine pour notre séjour puisque nous y mangerons 4 fois.
Jour 10 le 21 juillet 2017 Nous avons réservé par le biais de notre GH une excursion de snorkling 500 Krps/pers pour la réserve de Menjangan Le prix comprend le pick-up à l’hôtel et le prêt de matériel de snorkling ainsi que le repas prix sur le bateau. Départ 09 h 00 Accompagné d’un guide qui plonge avec nous, la découverte des fonds est splendide. L’eau est claire et une multitude de poissons de toutes les couleurs nous entourent. Pour la deuxième plongée, il y a un peu de courant. Le bateau nous dépose et avec le guide nous nous laissons dériver le long du tombant. Le bateau nous récupère 45 minutes plus tard à quelques centaines de mettre du point de départ. Nous sommes de retour à l’hôtel vers 14 h 30.
Jour 11 – 22 juillet L’expérience du mont Batur n’a convaincu que 2 personnes sur 6 de notre groupe de faire l’ascension de l’Ijen. Départ le veille pour mes amis à 23 heures et retour le lendemain vers 11 h 30 Cout 1 800 Krps pour 2 soit 60 euros par personne.
Nous en profitons avec un chauffeur de taxi (300 Krps pour 4 heures) pour visiter les trois temples locaux Le Pulaki Temple est squatté par une colonie de singe non agressif. Petite donation pour avoir accès avec une visite guidée. Pura Melanting, temple dans la montagne ou nous avons la chance de tomber sur des mariés en pleine séance photo en costume traditionnel. Le temple est très peu fréquenté, les couleurs sont magnifiques. Le troisième temple fera l’objet d’un arrêt de quelques minutes ne présentant que peu d’intérêt.
Jour 12 le 23 juillet Juli est venu nous chercher à Pemuteran depuis Sanur. Nous quittons notre hôtel en direction de Munduk. Sur le chemin nous faisons une halte aux sources d’eau chaude de Banjar. L’eau est assez trouble et légèrement soufrée, nous resterons à peine 30 minutes, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que de tremper. J’avais planifié une arrivée en fin de matinée à Munduk pour pouvoir faire les chutes autour du village. Sur les conseils avisés de Juli nous optons pour les chutes de Sekumpul. Situé en plein cœur d’une jungle au nord de Bali les chutes de Sekumpul sont étrangement peu connue, il faut dire que l’accès se mérite. (360 marches de hauteur plus ou moins égales) Il faut plus de 3 heures aller-retour plus le temps passé en bas. L’ensemble des chutes est grandiose. J’ai vraiment apprécié le site à cause du peu de monde présent. Il y a deux chemins d’accès, le premier part du village. On peut partir sans guide mais il faudra payer l’entrée aux deux cascades. Nous avons prix un guide pour 150 Krps/pers, le tarif comprend de l’eau bouteille (ne pas partir sans) et une remontée à mi-chemin à scooter. Quand on finit de monter les 360 marches, faire les derniers km en scooter c’est vraiment appréciable. Avec la chaleur et l’humidité on a vraiment transpiré. Sur le chemin du retour je demande à mon chauffeur de faire un stop. A droite en remontant il y a de splendides rizières. L’ensemble de la randonnée est grandiose et nous fera oublier la fatigue. Le soir nous arrivons à Munduk juste avant le coucher du soleil au Geriya Siena Hôtel. Nous commandons notre repas au restaurant de l’hôtel pour être servis à 19 h 00. A 21 heure extinction des feux !
Jour 13 le 24 juillet Le matin nous sommes à l’ouverture du temple Pura Danu Bratan situé sur le rivage du lac Bratan. Le site est très photogénique et on le retrouve en couverture d’un guide de voyage. On restera un peu moins d’une heure avant que le flot de touriste ne débarque. Pour la suite nous prenons la direction de Jatiluwih rizières classées au patrimoine mondial de l’humanité. Entrée à 40 Krps le site est très propre (classement oblige !). Si on veut voir les rizières plantées et verte, il faut venir en juin ou en septembre. La récolte en juillet étant déjà faite, les paysans étaient en train de faire les semis. Le site n’avait pas la beauté que j’avais pu voir sur les photos quand le riz est à maturité, mais cela reste quand même à mon avis un incontournable. Juli nous dépose à notre hôtel à Sanur. On se promet de revoir si on revient à Bali.
Jours 14 et 15 Les deux derniers jours sont consacrés à nager, faire un peu de shopping et du vélo sur le front de mer.
On a pas tout vu, on ne voulait pas courir de partout et multiplier les étapes. Quand on est rentré, des amis m’ont dit : tu n’es pas allé à Uluwatu !!! Effectivement j’ai peut-être raté quelque chose, mais on a découvert plein d’endroit où on était tout seul !
Oui c’est une île qui vaut le voyage, car le dépaysement est total. Au final on a pris notre temps pour découvrir Bali et sa population. La philosophie des balinais m’a permis de passer des vacances agréables, sans stress. Les gens sont calmes et posés. Ce qui m’a frappé le plus, c’est la force de ce peuple à sourire en toutes circonstances.
Dans un mail avec le propriétaire de notre premier hôtel à Bali, je lui disais en concluant qu’à Bali j’avais appris à sourire.
Organiser un séjour "low cost" aux Maldives en solo English translation pending
Bonjour,
Je pars pour le Sri Lanka à la mi-janvier 2018 et souhaite finir mon séjour aux Maldives. J'ai parcourus les divers conversations concernant l'organisation sans TO mais celles-ci datent déjà de quelques années.
Je me rends compte qu'aller aux Maldives en low cost est limite utopique 😄 Le paradis a un prix 😊 Au départ je pensais prendre le ferry pour rejoindre un atoll pas très loin de l'aéroport pour une question pratique, cependant, je me rends compte que faire le voyage en hydravion serait vraiment le summum pour s'en mettre plein les yeux! Je me pose cette question: n'est-ce pas tout aussi plaisant lorsque l'on arrive de Colombo vers Malé?
Je recherche un hôtel dés plus basique entouré d'un lagon et récif corallien. Pouvez-vous m'indiquer un atoll qui a ces caractéristiques? J'ai fait des recherches mais en général les hôtels sont somptueux et surtout hors de prix! Je compte passer mes journées à m' émerveiller de la biodiversité des eaux maldiviennes et avoir une belle chambre m'importe peu car elle me servira juste à dormir.
Est-il possible de trouver un atoll qui à ces critères? Si oui, le(s) quel (s) ?
Je suis preneuse aussi, dans le pire des cas, de noms de TO qui pourraient m'aider si vraiment je n'arrive pas à trouver/organiser mon bonheur. Après tout, Les Maldives c'est une fois dans sa vie et je souhaite vraiment mettre la cerise sur le gâteau de mon voyage au Sri Lanka par ce plaisir là!
Merci d'avance pour toute aide, info et d'avoir pris de votre temps pour me guider!
Laura
Je pars pour le Sri Lanka à la mi-janvier 2018 et souhaite finir mon séjour aux Maldives. J'ai parcourus les divers conversations concernant l'organisation sans TO mais celles-ci datent déjà de quelques années.
Je me rends compte qu'aller aux Maldives en low cost est limite utopique 😄 Le paradis a un prix 😊 Au départ je pensais prendre le ferry pour rejoindre un atoll pas très loin de l'aéroport pour une question pratique, cependant, je me rends compte que faire le voyage en hydravion serait vraiment le summum pour s'en mettre plein les yeux! Je me pose cette question: n'est-ce pas tout aussi plaisant lorsque l'on arrive de Colombo vers Malé?
Je recherche un hôtel dés plus basique entouré d'un lagon et récif corallien. Pouvez-vous m'indiquer un atoll qui a ces caractéristiques? J'ai fait des recherches mais en général les hôtels sont somptueux et surtout hors de prix! Je compte passer mes journées à m' émerveiller de la biodiversité des eaux maldiviennes et avoir une belle chambre m'importe peu car elle me servira juste à dormir.
Est-il possible de trouver un atoll qui à ces critères? Si oui, le(s) quel (s) ?
Je suis preneuse aussi, dans le pire des cas, de noms de TO qui pourraient m'aider si vraiment je n'arrive pas à trouver/organiser mon bonheur. Après tout, Les Maldives c'est une fois dans sa vie et je souhaite vraiment mettre la cerise sur le gâteau de mon voyage au Sri Lanka par ce plaisir là!
Merci d'avance pour toute aide, info et d'avoir pris de votre temps pour me guider!
Laura
Accroissement de l'activité du mont Agung (Bali) English translation pending
Bonjour,
Je pars lundi à Bali en vacances, mais l'accroissement de l'activité du Mont Agung (alerte de niveau 3) et des activités sismiques autour (+ tremblement de magnitude 5.7 dans la mer de Java) m'inquiètent un peu. J'ai lu les informations sur le site du ministère, mais ils ne donnent pas vraiment de conseils (s'il vaut mieux ne pas se rendre sur l'île, etc.). S'il y a des personnes qui s'y rendent à cette période, votre avis m'intéresse. Pensez-vous qu'il serait judicieux d'annuler ou de reporter le voyage ? Pas de panique bien sûr, mais on ne sait jamais...
Tout avis est le bienvenu !
Je pars lundi à Bali en vacances, mais l'accroissement de l'activité du Mont Agung (alerte de niveau 3) et des activités sismiques autour (+ tremblement de magnitude 5.7 dans la mer de Java) m'inquiètent un peu. J'ai lu les informations sur le site du ministère, mais ils ne donnent pas vraiment de conseils (s'il vaut mieux ne pas se rendre sur l'île, etc.). S'il y a des personnes qui s'y rendent à cette période, votre avis m'intéresse. Pensez-vous qu'il serait judicieux d'annuler ou de reporter le voyage ? Pas de panique bien sûr, mais on ne sait jamais...
Tout avis est le bienvenu !
Zimbabwe, Malawi et Mozambique sans voiture, jouable? English translation pending
Salut les amoureux du voyage et de l'Afrique australe!
Au printemps 2018, j'ai la chance de pouvoir (re)partir pour trois mois dans cette superbe région du monde. Les vols sont déjà réservés: aller le 29 mars vers Cape Town, retour le 29 juin de Jo'burg.
Entre deux, tout reste à faire ou presque! Histoire de donner un peu le contexte, sachez que j'ai déjà voyagé en Afrique du Sud, au Lesotho, en Namibie, au Botswana et au Swaziland en 2016, trois mois également, avec location d'une petite voiture pour toute la durée du séjour. Mon carnet: voyageforum.com/...rd-figo-d7541607-24/
Mes parents avaient visité la partie orientale de l'Afrique du Sud en 2015. Ils souhaitaient retourner en Afrique australe pour Cape Town et la Namibie. Comme ils ont 70 ans en 2018, ils nous invitent ma sœur (le mari et les quatre enfants aussi) et moi pour deux semaines sur place. Ça ne se refuse pas! 😏 Pour moi, ça ne sera que de la redite, mais je suis loin de m'en plaindre. 🙂
C'est après que ça se complique, si l'on peut dire. J'aurai encore deux mois et demi devant moi. Mon idée:
Depuis Windhoek, rejoindre les chutes Victoria (pas visitées en 2016...) avec le bus Intercape Inliner. De là, faire quelques étapes au Zimbabwe principalement (Bulawayo, Great Zimbabwe, Chimanimani et Eastern Highlands, Harare, éventuellement le South Luangwa NP). Temps à disposition pour un peu de Zambie et beaucoup de Zimbabwe: 3 semaines. Ensuite, le Malawi avec bien sûr le lac éponyme et le mont Mulanje (j'aime beaucoup randonner). Durée: 2 petites semaines. Le Mozambique suivrait pour quatre semaines, du nord au sud. Je n'ai pas encore étudié l'itinéraire. Et je reviendrais enfin en Afrique du Sud par le sud-est du pays, avec une semaine dans le Kruger et peut-être deux jours à Jo'burg pour finir (j'ai zappé la métropole en 2016).
Seul "problème": pas de véhicule personnel pour tout ça (à l'exception du Kruger, en fin de voyage: on trouve des voitures à Nelspruit 😎), tout en transports publics! Les pays visés sont beaucoup plus chers et compliqués (4x4 indispensable) que l'Afrique du Sud, en matière de location. Franchement, je n'ai pas le budget pour 100 euros par jour (*75 jours), sans parler des frais d'abandon. 🤪
Vous en pensez quoi? Je suis du genre débrouille, quand même, et j'aurai tout le matos de camping avec moi (si je suis coincé dans la brousse 😄). Évidemment, je devrais tirer un trait sur les parcs animaliers (sauf éventuellement le South Luangwa NP en tour organisé, est-ce que ça vaut le prix demandé?), mais il y a pas mal d'autres choses à faire et j'aurais quand même Etosha et le Kruger et début et fin de voyage.
Au-delà de la faisabilité du projet, vous avez des endroits à me (dé)conseiller? Malheureusement, ça manque un peu d'infos sur la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi et le Mozambique (hors plongée), sur ce forum. 😕
Au plaisir de vous lire!
Frank-Olivier, actuellement en Islande (mais comme il pleut, j'en profite pour bosser un peu... et penser à mon prochain gros voyage 😏)
Au printemps 2018, j'ai la chance de pouvoir (re)partir pour trois mois dans cette superbe région du monde. Les vols sont déjà réservés: aller le 29 mars vers Cape Town, retour le 29 juin de Jo'burg.
Entre deux, tout reste à faire ou presque! Histoire de donner un peu le contexte, sachez que j'ai déjà voyagé en Afrique du Sud, au Lesotho, en Namibie, au Botswana et au Swaziland en 2016, trois mois également, avec location d'une petite voiture pour toute la durée du séjour. Mon carnet: voyageforum.com/...rd-figo-d7541607-24/
Mes parents avaient visité la partie orientale de l'Afrique du Sud en 2015. Ils souhaitaient retourner en Afrique australe pour Cape Town et la Namibie. Comme ils ont 70 ans en 2018, ils nous invitent ma sœur (le mari et les quatre enfants aussi) et moi pour deux semaines sur place. Ça ne se refuse pas! 😏 Pour moi, ça ne sera que de la redite, mais je suis loin de m'en plaindre. 🙂
C'est après que ça se complique, si l'on peut dire. J'aurai encore deux mois et demi devant moi. Mon idée:
Depuis Windhoek, rejoindre les chutes Victoria (pas visitées en 2016...) avec le bus Intercape Inliner. De là, faire quelques étapes au Zimbabwe principalement (Bulawayo, Great Zimbabwe, Chimanimani et Eastern Highlands, Harare, éventuellement le South Luangwa NP). Temps à disposition pour un peu de Zambie et beaucoup de Zimbabwe: 3 semaines. Ensuite, le Malawi avec bien sûr le lac éponyme et le mont Mulanje (j'aime beaucoup randonner). Durée: 2 petites semaines. Le Mozambique suivrait pour quatre semaines, du nord au sud. Je n'ai pas encore étudié l'itinéraire. Et je reviendrais enfin en Afrique du Sud par le sud-est du pays, avec une semaine dans le Kruger et peut-être deux jours à Jo'burg pour finir (j'ai zappé la métropole en 2016).
Seul "problème": pas de véhicule personnel pour tout ça (à l'exception du Kruger, en fin de voyage: on trouve des voitures à Nelspruit 😎), tout en transports publics! Les pays visés sont beaucoup plus chers et compliqués (4x4 indispensable) que l'Afrique du Sud, en matière de location. Franchement, je n'ai pas le budget pour 100 euros par jour (*75 jours), sans parler des frais d'abandon. 🤪
Vous en pensez quoi? Je suis du genre débrouille, quand même, et j'aurai tout le matos de camping avec moi (si je suis coincé dans la brousse 😄). Évidemment, je devrais tirer un trait sur les parcs animaliers (sauf éventuellement le South Luangwa NP en tour organisé, est-ce que ça vaut le prix demandé?), mais il y a pas mal d'autres choses à faire et j'aurais quand même Etosha et le Kruger et début et fin de voyage.
Au-delà de la faisabilité du projet, vous avez des endroits à me (dé)conseiller? Malheureusement, ça manque un peu d'infos sur la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi et le Mozambique (hors plongée), sur ce forum. 😕
Au plaisir de vous lire!
Frank-Olivier, actuellement en Islande (mais comme il pleut, j'en profite pour bosser un peu... et penser à mon prochain gros voyage 😏)
Quel mini ordinateur pour un long voyage en sac à dos? English translation pending
Bonjour
Je prépare actuellement un voyage d'au moins 1an en russie et en asie . Je prevois de partir uniquement avec un sac à dos.
Je souhaiterais acheter un mini ordinateur (pas de tablette ou pc hybride ) mais je n'y connais pas grand chose 🤪
Voici mes critères:
10 pouces dans l'ideal Une bonne autonomie SSD Assez solide qd mm.. .
Pour le syteme d'exploitation, je ne sais vraiment pas ce qui est mieux pour moi. sachant que l'ordinateur sera surtout pour donner des nouvelles et surfer. Mais j'aimerais aussi pouvoir consulter des cartes sans connexion (si qq'un connait qq chose!) Et dernière chose, je voudrais aussi avoir la possibilité d'insérer des cartes SIM prepayées que j'acheterai dans les differents pays ( cest pas cher à ce qu'il parait ...)pr avoir une connexion s'il n'y a pas la possibilité de capter un reseau wifi. Pour ça on m'a parlé d''une carte usb dans laquelle tu peux insérer une sim... Voila voilà! Je suis un peu perdue parmi ttes ces offres et mes critères, merci d'avance pr votre aide!
10 pouces dans l'ideal Une bonne autonomie SSD Assez solide qd mm.. .
Pour le syteme d'exploitation, je ne sais vraiment pas ce qui est mieux pour moi. sachant que l'ordinateur sera surtout pour donner des nouvelles et surfer. Mais j'aimerais aussi pouvoir consulter des cartes sans connexion (si qq'un connait qq chose!) Et dernière chose, je voudrais aussi avoir la possibilité d'insérer des cartes SIM prepayées que j'acheterai dans les differents pays ( cest pas cher à ce qu'il parait ...)pr avoir une connexion s'il n'y a pas la possibilité de capter un reseau wifi. Pour ça on m'a parlé d''une carte usb dans laquelle tu peux insérer une sim... Voila voilà! Je suis un peu perdue parmi ttes ces offres et mes critères, merci d'avance pr votre aide!
Snorkeling au Cap Vert English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons au Cap Vert du 16 février au 12 mars prochain. Nous pensons visiter Santiago, Santo Antao, Fogo et nous hésitons encore entre Boa Vista et brava. Nous aimerions durant notre voyage au CV, en plus de la randonnée, faire un peu de snorkeling. Si nous n'allons pas à Boa Vista, y a-t-il des spots sur Santiago, Fogo ou Brava ? Nous sommes par ailleurs preneurs de tous conseils, idées... par des personnes qui connaissent bien ces îles (hébergements chez l'habitant, idées de randos, ) Nous recherchons aussi la variété et espérons que notre choix est judicieux de ce point de vue.
Merci d'avance.
Retour de 16 jours au Rajasthan avec deux loulous de 9 et 10 ans English translation pending
Bonjour à tous,
Comme le forum, ses discussions et ses carnets de voyage m'ont beaucoup aidé à préparer notre voyage, je me suis dit que j'allais vous faire un compte-rendu de notre séjour. Celui-ci pourra peut-être aider d'autres voyageurs, en particulier des familles et donner des idées.
Nous sommes partis avec nos deux garçons de 10 et 9 ans dont c'était le premier vrai grand voyage même si nous avions déjà fait le Maroc il y a 4 ans.
Nous sommes donc restés 16 jours sur place et avons donc fait le Rajasthan (Udaïpur, Ranakpur, Jodhpur, Osyan, Jaisalmer et Jaïpur) + Agra, très classique donc.
Pas de chauffeur H24 pour ce circuit, nous avons géré nous-mêmes les transferts une fois sur place, à l'exception de deux transports ferroviaires qu'une agence locale avait réservé. Cette même agence nous avait réservé aussi notre premier et dernier hôtel ; pour le reste, nous avons géré au jour le jour là aussi.
Notre crainte, à force de lire un peu de tout ici et là, c'était la météo ; niveau chaleur, ayant l'habitude, cela a été, évidemment, nous avons sué, je ne vais pas mentir, nous avons beaucoup bu, nous avons opté pour des tuk-tuk pour des distances que nous aurions pu faire à pieds avec un climat plus tempéré mais sinon, cela a été. Niveau pluie, nous avons eu une journée d'averses et quelques averses de temps à autre mais rien qui ne nous ait empêché de visiter ; nous n'avons jamais eu besoin de sortir les parapluies et encore moins les capes de pluie. Nous avons aussi fini la visite du Taj sous la pluie mais cela ne nous a pas empêché de profiter du lieu. Après, nous avons su qu'il y avait eu de grosses inondations, d'ailleurs, notre train de nuit depuis Jaisalmer n'a jamais pu arriver à Jaïpur mais à part cet imprévu, cela ne nous a pas gêné.
Notre carnet à présent : J1 : arrivée en fin de matinée à Delhi. Les formalités avec l'e-visa se passent relativement vite, en 1 heure, nous sommes sortis de l'aéroport. L'agence qui nous a réservé nos hôtels et nos transports ferroviaires m'avait proposé un chauffeur pour visiter Delhi en attendant notre train pour Udaïpur à 19h. Nous visitons donc le Qtub Complex avant d'aller déjeuner puis en voiture, nous passons devant le parlement indien et l'India Gate. Nous sommes saisis par la différence entre le Old Delhi, sale et très pauvre et le New Delhi, tout propre. Visite ensuite du Tombeau d'Humayun. Très beau monument. Nous profitons des espaces verts et de l'ombre pour nous reposer un peu. Le chauffeur nous dépose en fin d'après-midi à la gare. Nous nous posons dans la salle d'attente ventilée en attendant que notre train rentre en gare. Nous galérerons ensuite pour trouver notre wagon ; nous le saurons après mais comme il n'y a qu'un wagon 1re classe, il n'y a pas besoin d'indiquer notre wagon sur nos billets...Heureusement, nous avons pu compter sur des Indiens, un en particulier, très sympas et qui n'ont pas hésité à nous aider en particulier quand nous nous sommes rendus compte que de jeunes Indiennes s'étaient installé dans notre compartiment. Nous soufflons enfin une fois installés dans le train, la fatigue se fait sacrément sentir et je ne regrette pas d'avoir pris des places en 1re pour pouvoir se reposer le plus au calme possible.
J2 : nous devions arriver à 7h20 à Udaïpur. A quelques minutes près, le train entre en gare à 7h20, nous entendons le nom de la ville et d'autres choses en hindi, notre wagon se vide, le quai se remplit ++ donc nous suivons (bêtement) le mouvement. Une fois sur le quai, nous comprenons que nous sommes peut-être à Udaïpur mais pas au terminus ! Pas grave, nous allons attraper un tuk-tuk qui nous emmène à la seconde gare d'Udaïpur où nous attendait un chauffeur qui devait faire le transfert à l'hôtel. Transfert à l'Amet Haveli où nous passerons 2 nuits. Très bel hôtel situé idéalement sur les bords du lac Pichola, près de l'Hanuman Ghat qui fait face au City Palace. Service discret et au top. Petite piscine bienvenue pour les enfants. Après nous être posés, nous sommes partis en visite en fin de matinée. Visite du Jagdish temple où se prépare une fête en l'honneur de Shiva dans le cadre du Hariyali Amavasya Mela Festival qui est un festival pour fêter l'arrivée de la mousson. Ensuite, visite du City Palace à l'heure du déjeuner, timing parfait, nous étions quasi seuls dans le Palais. Les vues sur la ville, sur le lac sont vraiment très chouettes. Nous découvrons avec plaisir l'architecture typique du Rajasthan. Les enfants sont curieux aussi de l'histoire de cette région indienne, des batailles qu'elle a connues. Déjeuner sur un Roof Top, au Natural View restaurant (a priori, il y a plein de restos de ce nom !!). Nous goutons aux premiers plats indiens ; les enfant sont encore timides sur le sujet par contre mais les solutions pour les frileux existent ans soucis (assiette de riz, soupe à la tomate etc). Dans l'après-midi, nous repassons par le City Palace pour regagner l'embarcadère. Nous avons de la chance par rapport à la météo annoncé, le soleil brille ! Très sympa de voir Udaïpur depuis le lac ; nous pouvons apprécier la vie sur les gaths : baignade, lessive, jeux de carte. Nous passons une demie-heure environ au Jag Mandir : le tour est vite fait entre les jolis éléphants en marbre sur la jetée, les deux palais et les jolis jardins qui nous permettent de nous poser un peu à l'ombre avec une belle vue sur le lac. Nous retournerons ensuite à note hôtel pour profiter de la piscine avant d'aller voir le coucher de soleil depuis le Hanuman Ghat. Le soir, diner à l'Ambrai restaurant : très bon restaurant mais nous avons tiqué quant à l'état des nappes et de la vaisselle ébréchée ; le cadre et un bon chef ne font pas tout...
J3 : nous pensions aujourd'hui aller nous perdre dans les rues d'Udaïpur, aller se promener vers la Clock Tower. Mais avant, nous voulions rencontrer Lalit qui n'est autre que le guide ayant participé à l'émission Rendez-vous en terre inconnue tournée au Rajasthan. Nous allons donc à sa galerie d'art qui est à quelques mètres de notre hôtel. Rencontre très intéressante, Lalit aimant partager sa culture. Il nous présente aussi les différents tableaux qu'il vend dans sa galerie. Il nous encourage alors à aller au Fateh Sagar où a lieu aujourd'hui une grande foire dans le cadre du festival dont nous avons entendu parlé la veille. Nous passerons donc la journée au milieu de la foule indienne sur les bords du deuxième lac. Nous avons bien aimé aussi ce lac entouré lui de verdures, des monts Aravili. Nous nous sommes très vite retrouvé dans la foule colorée et bruyante car même dans les foires, l'objet numéro un qui est vendu et utilisé, c'est le sifflet !!! Nous suivons la foule quand elle rentre en masse au "Moti Magi" sans savoir alors ce que c'était ! Nous allons vite comprendre que c'est en quelque sorte un mémorial pour Maharana Pratap avec une grande statue en bronze de cet homme au sommet de la colline. De cet endroit, la vue sur le lac et sur la foire en contrebas est très sympa. Nous sommes souvent arrêtés par les Indiens qui demandent surtout aux enfants de poser avec eux, nous nous exécutons avec plaisir. En redescendant de la colline, nous nous stoppons à un stand de nourriture : tout est frit donc on tente le coup et on se régalera de boulettes de pommes de terre épicées ++ et de crêpes de semoule frites mais on laissera de côté les chips au gout d'omelette. Nous finissons ensuite notre balade au sein de la foire ; j'évite quelques mains déplacées de jeunes hommes (ce sera la seule fois où j'aurais connu ce désagrément), nous jouons des coudes quand nous arrivons au niveau des manèges où la foule se presse. Au final, cela aurait été une chouette journée : voir une foire locale, voir l'étonnement des Indiens en nous voyant, voir leurs hésitations à nous saluer/demander de prendre des photos avec nous, découvrir ce qu'on peut y manger, y acheter, de découvrir l'importance du Maharana Pratap, de prendre peur en voyant à quoi ressemblent leurs manèges et le bruit bizarre qu'ils font ! Nous rentrons ensuite en tuk-tuk à note hôtel car mine de rien, nous nous sommes bien éloignés depuis le matin ! Le soir, nous allons assister au spectacle traditionnel de danses et de marionnettes au Bagore-ki Haveli. Spectacle très sympa même s'il est un peu difficile de comprendre l'anglais du présentateur ! Nous dinons au Little Prince près du pont piétonnier : simple et efficace, service très sympa.
J4 : nous quittons Udaïpur pour la forteresse de Kumbhalgarh en taxi. Nous y arrivons en fin de matinée : la forteresse joue à cache-cache avec les nuages, idem pour le soleil. Il pleuviotte un peu mais rien qui n'empêche la visite. La forteresse est impressionnante, dommage que nous n'ayons pas pu profiter au max de la vue en haut de celle-ci. La muraille est elle-aussi impressionnante mais je n'y suis pas resté longtemps m'étant fait agressé par un singe sans rien n'avoir fait d'autre que de prendre des photos. Notre chauffeur nous disait que les singes étaient de plus en plus agressifs. Nous reprenons la route pour Ranakpur. La pluie redouble, la bruine devient une grosse pluie de mousson. La route n'est pas dans un état super, par endroit, il n'y a même plus de bitume ! Les rivières commencent à déborder sur la route. Nous nous arrêtons pour déjeuner une fois arrivés dans la vallée. Petit resto sympa sans prétention mais nous y mangerons bien. Nous arriverons en milieu d'après-midi à Ranakpur, la pluie a cessé. Le temple principal est tout simplement magnifique. Pas mal de touristes mais surtout Indiens. j'ai du mal à quitter les lieux à la fin de ma visite tant je me sens bien dans ce temple. Nous nous renseignons aussi pour passer la nuit à la Maison des Pélerins : j'avais lu sur certains carnets que cela était possible, idem dans le Petit Futé mais je n'avais pas réussi à avoir d'infos récentes. Bien sûr, notre chauffeur nous a de suite dit que "non, non, ce n'était pas possible", nous avons donc été voir le Night Office malgré notre chauffeur qui nous suivait et on nous a confirmés qu'à présent, cela n'était plus possible, que de toutes façons, maintenant, il y avait plein d'hôtels sur la route après le temple. Nous avons donc repris la route pour aller déjà à Sari retirer des sous puis nous avons consulté Tripadvisor pour voir ce que valait l'hôtel conseillé par notre chauffeur, vu les critiques, on a fui !! Mais on a du ramer pour qu'ils nous emmènent là où on le souhaitait, en nous disant que dans ce resort, les chambres coutaient au moins 5000 roupies. Au final, nous prenons deux chambres au Roopam Resort pour 2500 roupies... Nous nous posons dans ce petit hôtel aux chambres et SDB très basiques mais avec clim et ventilo. Chambre ok; au calme; à condition d'aimer les chenilles qui s'y baladaient en nombre ! En fin d'après-midi, nous partons nous balader dans la campagne, longer la rivière, profiter du calme, pas de klaxons ou presque et les paysages y sont très beaux.
J5 : là encore, la veille, on se demandait comment nous rejoindrons Jodhpur ; à écouter notre chauffeur de la veille, c'était mission impossible. Finalement, au resort, ils nous ont dit que nous avions le choix entre deux bus, un à 8h et un à 10h qui passait devant le resort et qu'à 8h, nous aurions plus de chance d'avoir une place assise. Bref, à 7h50, une personne du resort nous accompagne à la porte d'entrée, 5 minutes après, il arrête un bus et obtient confirmation qu'il va bien jusqu'à Jodhpur. Nous voilà partis pour 4 heures de route et une expérience insolite. Un bus local donc, un trajet qui remue beaucoup vu l'état des routes, un trajet bruyant vu la passion indienne pour les klaxons. Mais le plaisir de voir la vie sur le bord des routes était là aussi. Et puis, l'insolite était aussi dans notre bus quand nous avons vu monter deux prisonniers menottés et enchainés à un policier avec un second policier qui suivait !! Nous arrivons à Jodhpur vers midi ; nous prenons un tuk-tuk pour rejoindre la Singhvi's Haveli située dans la vieille ville mais à l'écart du quartier touristique de la Clock Tower. Haveli au calme donc, dans une petite ruelle. Propriétaire au top : il nous avait réservé une chambre familiale mais proche de la cuisine en travaux, il a réalisé après coup que cela risquait d'être bruyant et du coup, il nous a proposé la suite pour le même prix (nous avons payé 4800 roupies pour 2 nuits, chambre climatisée). Le seul inconvénient, c'et qu'elle se situe tout en haut de l'haveli mais la vue à l'arrivée vaut la peine ! Nous partons à pied vers le Sardar Market où on déjeune. Après avoir mangé et attendu un peu que la pluie cesse, nous allons visiter le Jaswant Thada sur les hauteurs de Jodhpur. très joli monument et de là haut, une superbe vue sur Jodhpur, ses maisons bleues, la forteresse de Merhangargh, le palais Umaid Bawan. Retour à l'hôtel. On s'installe sur notre terrasse pour voir le coucher de soleil magnifique sur les maisons bleues et sur la forteresse. Diner au Kesar heritage guest house où on mange de très bons currys végétariens.
J6 Jodhpur Nous rejoignons le fort à pieds en 5 minutes depuis notre guest house. Nous y accédons par derrière, à l'opposé de l'entrée du musée. Nous visitons les jardins déserts et très bien entretenus. Visite ensuite du Musée avec des audioguides en français très intéressants. Très beau musée, les palais successifs sont magnifiques ; c'est vraiment une visite à faire, c'est mon coup de coeur au Rajasthan. Déjeuner au Jangar Choti Haveli ; ce restaurant est tenu par une famille jaïne d'où notre surprise quand on nous propose de la bière ! Mais vu la chaleur, difficile de refuser :-) Le serveur nous ramène la bouteille entourée de papier journal, nous la sert dans des mugs à café en grès bien opaque et nous demande de la mettre sous la table. On déjeunera très bien dans ce restaurant ; un service impeccable, une clim bienvenue et un très bon repas végétarien. C'est ici que les enfants ont commencé à avoir le déclic pour la nourriture indienne et ont accepté de lâcher leurs sempiternelles pâtes ! L'après-midi, nous montons en haut de la clock tower où un gentil monsieur nous explique son histoire et son mécanisme. Puis petite balade dans les rues du Sardar market et aux alentours de celui-ci. De retour à notre haveli, nous allons nous perdre dans les petites ruelles aux maisons bleues ; j'adore le charme de ces ruelles. Après s'être reposé à l'hôtel, nous allons diné au The Curry's, très bon restaurant avec une très belle vue ; restaurant non végétarien, cela fait du bien de manger un peu de viande !
J7 : nous partons pour Osian. J'avais repéré une association appelée Hacrat Dani dans le Lonely mais impossible de joindre le responsable au téléphone. Je demande alors à l'hôtel s'ils connaissent un contact vers Osian pour séjourner dans une famille dans le désert. Aucun souci, il me met en contact avec Dhonna qui a créé son affaire il y a peu de temps et qui accueille donc des touristes chez lui alors que son neveu propose des balades en fin d'après-midi en jeep dans les dunes. Notre hôtel nous propose plusieurs solutions pour regagner Osian : un bus local qui nous coûterait 200 roupies et qui mettrait 2 heures 30 ou un bus privé qui couterait 10 000 roupies et qui ne mettrait que 1h ; vu la différence de prix, le choix est vite fait ! Nous avons déjà fait 4 heures de bus local et sincèrement, même si ce n'est pas super confortable, c'est une belle expérience ! A la gare de bus de Jodhpur, nous apprécions l'aide d'un Tourist Officer qui nous indique quel est le bus que nous devons prendre et qui vient avec nous prendre nos tickets. Nous paierons finalement 150 roupies et mettrons un peu moins d'une heure 30 pour regagner Osian et la route était bien meilleure que celle de Ranakpur à Jodhpur. Nous devons attendre le neveu de Dhonna qui lui aussi tablait sur une arrivée plus tardive. Nous sommes sacrément observés au sein de la gare de bus d'Osian mais pas ennuyés, une fois un rabatteur rabroué, plus personne ne vient nous proposer ses services. Une fois que le neveu de Dhonna arrive, il nous propose d'aller visiter les temples. Nous allons voir le temple hindou qui est impressionnant, très grand ; c'est intéressant de voir les Indiens déposer leurs offrandes. Par contre, même si je sais que le temple jaïn vaut aussi le coup, la chaleur et la faim aussi ont raison de nous et nous n'irons pas les voir. Nous arrivons ensuite chez Dhonna à 30 minutes d'Osian. C'est un tout petit hameau avec 4 ou 5 maisons. Dhonna et sa femme nous préparent un déjeuner même si celui-ci n'était pas compris dans le forfait de base, ils le font avec plaisir. Nous dégusterons un délicieux thali. Pendant l'après-midi et avant la balade en jeep, nos garçons s'amuseront beaucoup avec les enfants de la famille et échangeront beaucoup : les nôtres leur apprendront à jouer au Uno, eux leur feront découvrir le cricket ; nos Loulous seront aussi embarqués avec toute la petite troupe qui suit le vétérinaire venu soigner un buffle. Des moments très enrichissants. En fin d'après-midi, le neveu de Dhonna vient nous chercher, nous partons nous balader dans la campagne puis nous regagnons les dunes où notre chauffeur s'amuse aux montagnes russes pour le plus grand plaisir des enfants !! On s'arrêtera au milieu des dunes pour observer les antilopes et le coucher de soleil ; les enfants s'éclateront avec leurs nouveaux copains à sauter/rouler/courir dans les dunes. De retour à la maison, notre thali nous attend, de nouveau on se régale. Avant d'aller se coucher, notre Cadet s'amuse à faire des tours de magie à toute la famille. Les enfants de la famille sont aussi surpris de découvrir les doudous de nos enfants, ils passeront un bon moment à jouer avec ! Nous allons ensuite nous coucher sur le toit de la maison où Dhonna nous a installé des matelas et des couvertures. Nous avons la chance de voir de belles étoiles filantes malgré un ciel un peu couvert. Le réveil sera forcément très matinal, réveillés par les nombreux paons du village. Nous émergerons tranquillement avant d'aller prendre une petite douche.
J8 : notre objectif est de rejoindre Jaisalmer aujourd'hui. Hier Dhonna et son neveu nous ont dit que nous avions deux options : soit prendre le bus en changeant à Palodi et compter donc 6 heures au minimum soit prendre le train mais le neveu de Dhonna sait par un ami qui travaille à la gare que pour le train de 8h26, il n'y a plus que des places non réservées et qu'il y a un risque pour qu'on soit debout car sur la ligne Osian-Jaisalmer se trouve un célèbre temple où les gens se rendent le dimanche. Par contre, il y a de la place dans le train de 6h et quelques en classe climatisée. Mais bon, 6h, cela fait trop tôt, on décide de tenter le coup avec le train de 8h26, au pire, nous serons debout pendant 1h30 sur les 3 heures estimées de trajet. La femme de Dhonna nous prépare des aloo parantha et nous emballe cela soigneusement pour que nous les mangions tranquillement dans le train. Nous disons au revoir à toute la petite famille, contents d'avoir vécu cette expérience. Le neveu de Dhonna nous accompagne à la gare et pas besoin d'aller au guichet, il va directement voir son ami pour prendre nos places. Nous le remercions et lui disons au revoir puis montons dans un wagon qui ne nous semble pas trop plein (enfin qui ne déborde pas !) ; nous arrivons à trouver de la place assise, des Indiens acceptant de se serrer un peu. Le neveu de Dhonna monte même à bord pour s'assurer que tout va bien, sympa ! Le voyage se passe très bien : nous discutons (enfin plus mon Homme, je semble un peu transparente) pas mal avec la famille indienne qui partage nos banquettes. Nous apprécions la vie du wagon, les Indiens qui jouent aux cartes en dépliant un grand tissu entre les deux banquettes, les enfants qui marchent pieds nus malgré le manque de propreté criant du sol, les familles qui partagent un repas et qui nous en proposent aussi. A mi-parcours, comme prévu, le train se vide +++. Le train s'arrêtera de longues minutes à deux arrêts ce qui fait que nous mettrons davantage 4h30 que 3h pour arriver à Jaisalmer mais nous avons profité des paysages magnifiques sans soucis et nous aurons fait encore une fois de belles rencontres. A peine arrivés à la gare, un rabatteur monte dans le train pour nous proposer une guest house à 100 roupies la nuit, moui.....nous avons déjà réservé mais cela ne l'arrête pas mais l'idée brillante de lui dire que nous avons déjà payé fait qu'il s'éloignera. Nous resterons sur le quai pour prévenir la guest house de notre arrivée et pour l'attendre ensuite afin d'éviter les rabatteurs à la sortie de la gare. Le propriétaire de la Mud Mirror Guest House vient donc nous chercher. Installation à la guest house : basique, pas de clim, juste un ventilo mais la clim est naturelle avec une fenêtre qui donne sur le désert et une autre sur les temples jaïns ce qui fait un courant d'air parfait (bon c'est moins top, en période de festival car un peu plus bruyant mais la nuit, le temple est calme). La SDB est grande et la douche est même séparée du reste. Le restaurant donne sur les temples jaïns et sur le désert, une vue magnifique. Une très bonne adresse pas chère (2800 roupies pour deux chambres et pour 2 nuits) avec des propriétaires très sympas. Nous resterons nous reposer à la Guest House histoire de récupérer de notre nuit à la belle étoile et puis, nous sommes à Jaisalmer jusque mardi en fin d'après-midi donc nous ne sommes pas pressé par le temps. Le soir, diner au 1st Gate ; au bout d'une semaine, nous craquons pour une pizza certes végétarienne mais quand même, cela fait du bien ! Nous rentrons en tatonnant puisqu'il y a une grosse coupure de courant dans la ville, heureusement, nous avions gardé dans notre sac à dos une lampe de poche !
J9 Jaisalmer Visite des temples jaïns le matin ; après ceux de Ranakpur, la concurrence est rude mais l'ensemble de 7 temples est quand même très joli et très varié aussi. Nous nous promenons ensuite dans les ruelles de la cité fortifiée, les vieilles maisons sont magnifiques et malgré le nombre important d'échoppes pour touristes, la balade reste très agréable. Déjeuner à la Surya Guest House : restaurant très confortable dans la forteresse, au niveau des remparts. La vue y est très sympa, le restaurant est très confortable avec plein de coussins, matelas et on y mange bien même si c'est une nourriture pour touristes donc pas très épicée. L'après-midi, nous visitons le Palais : rien d'extraordinaire mais la vue depuis le toit vaut le coup d'oeil. Retour à la guest house où on dinera ce soir ; il pleuviotte et nous n'avons pas le courage de sortir.
J10 Jaisalmer Nous décidons d'aller visiter la Patwon-ki Haveli. La façade est magnifique, rien à redire !! Mais alors l'intérieur.....à part de très nombreuses chauve-souris, une odeur qui va avec, il n'y avait pas grand chose à voir. Si, la vue sur la forteresse est sympa. Par contre, en ressortant et en continuant à avancer dans la ruelle, nous nous sommes demandés si nous avions visité la bonne haveli car nous sommes passés devant la Khotari's Patwon-ki Haveli qui, elle, semble meublée à l'intérieur...bref, c'est un peu difficile de s'y retrouver et le nombre de rabatteurs (vendeurs de tickets, de souvenirs ou de guides) qui nous harcèle n'aide pas à avoir les idées claires sur le sujet... Nous retournons à pieds à la forteresse en se baladant dans les petites rues de Jaisalmer. Nous retournons déjeuner à la Surya Guest house ; nous avons du temps devant nous puisque notre train est à 17H donc nous apprécions de nous y poser tranquillement après notre déjeuner. Après avoir récupéré nos sacs à dos à la Guest house, nous prenons un tuk-tuk gentiment offert par notre guest house pour aller à la gare. Cette fois-ci, nous trouvons sans soucis notre wagon. Nous faisons des réserves de chips et de biscuits + eau pour notre diner. Nous nous installons tranquillement, échangeons un peu avec un Indien qui voyage avec son fiston dans les deux banquettes en face de notre compartiment. Nous couchons nos Loulous dès 20h car l'arrivée à Jaïpur est prévue à 4h50 !! Cependant, à 22h30, branle-bas de combat dans le wagon, on nous annonce que notre train fait demi-tour et retourne à Jaisalmer car les voies sont inondées vers Jodhpur. Nous cogitons vite, discutons avec les Espagnoles à côté de nous, avec des Indiens aussi ; un Indien appelle un ami taxi et nous propose un mini-bus pour les Espagnoles et nous 4 qui partirait vers 6h de Jaisalmer, il faudrait alors juste trouver un lieu pour dormir quelques heures. Mais quelques minutes après, nous apprenons qu'il y a un bus de nuit qui est parti de Jaisalmer pour Jaïpur et qui doit arriver à Pokaran à peu près en même temps que notre train. Tout le monde semble emballé par cette solution, même les Indiens, moi je le suis moins pour avoir lu ici et dans les guides pas mal d'avertissements justement sur les bus de nuit....Peu importe, nous n'avons pas le temps de réfléchir car nous sommes déjà à Pokaran...nous réveillons les garçons, regroupons en 4e vitesse toutes nos affaires et nous descendons du train. Le bus de nuit arrive en effet quasi en même temps ; nous sommes très nombreux à avoir opté pour cette solution, il va falloir jouer des coudes car il n'y aura pas de place pour tout le monde ! Heureusement, avoir deux enfants totalement endormis, cela aide !! Nous arrivons à leur trouver une couchette dispo et avec toutes les fenêtres (oui car certaines couchettes n'ont pas de fenêtre, or, il pleut !! et puis même ce n'est pas super safe !), les Indiens présents dans le bus sont très sympas et tout le monde s'organise quitte à mettre plusieurs enfants ensemble dans une même couchette. Avec mon Homme, nous héritons de deux sièges mais je suis dans un tel état de stress que je sais que je ne dormirai de toutes façons pas bien et je préfère être assise qu'allongée !! Mon Homme, lui, hérite d'un siège humide, on pensait naïvement que c'était de l'eau mais vu l'odeur sentie quelques instants après, non ce n'était pas de l'eau. On recouvre le siège de sacs poubelles, de serviettes pour limiter les odeurs et l'humidité. J'arrive à dormir un petit peu mais les passages dans l'eau que je peux entendre ne me rassurent pas, les coups de klaxon non plus, les freinages brusques non plus. Ceci dit, nous apercevons Pushkar, les montagnes alentour, Ajmer et son lac, cela valait le coup d'oeil !
J11 Nous arrivons en fin de matinée à Jaïpur ; depuis que le soleil est levé, je respire davantage ! Nous nous posons un peu à la Mavhad Guest House avant d'aller déjeuner. Guest House basique mais sympa avec des propriétaires très sympas. La chambre des enfants très basique était cependant aveugle. Grosse pluie de mousson en arrivant au restaurant. Heureusement, à la fin de notre déjeuner, la pluie a cessé. Nous commandons un Uber pour aller dans la vieille ville. Franchement, Uber est LE bon plan : le prix des tuk-tuk aura été notre "cauchemar" des vacances, toujours une galère pour négocier, très souvent cette sensation de se faire avoir alors que là avec Uber, le prix est fixé à la course (ce qui est bien dans une ville embouteillée comme Jaïpur), qu'on soit Indien ou touriste peu importe et clairement nos déplacements à Jaïpur nous auront couté bien moins chers que lors de nos précédentes étapes. Visite du Jantar Mantar avc un guide afin de bien comprendre.Très intéressant, nos Loulous étaient captivés et super contents de voir le plus grand cadran solaire au monde. Ensuite, visite du Hawa Mahal ; nous n'avons pas encore vu la façade si ce n'est en photo mais l'intérieur est sympa quand même et la vue sur Jaïpur et les environs est sympa. En sortant, nous allons sur l'avenue pour voir la façade et c'est vrai que c'est magnifique ! Le soir, nous dinons au Handi restaurant, restaurant de viandes grillées, le barbecue est installé à l'entrée du restaurant. Très bon restaurant avec de très bons butter naan.
J12 Jaïpur Nous prenons un Uber pour aller au fort d'Amber. Nous montons à pieds comme la majorité des gens, nous n'avons vu que 3 éléphants monter. Nous prenons l'audioguide très bien fait encore une fois. Très beau fort ; mais même avec l'audioguide, il est difficile de ne pas s'y "perdre", c'est un vrai labyrinthe ! La vue sur les alentours, sur le fort de Jaigargh est très sympa. J'ai beaucoup aimé les jardins aussi très verts. Je pensais aller visiter le City palace dans l'après-midi mais nous avons réservé au Raj mandir pour 18h30 et pas envie de courir, tant pis, nous ferons l'impasse sur ce monument. Le soir, donc, nous allons voir un film indien au Raj Mandir, salle de ciné kitchouille à souhait. Très sympa de voir ce film, certes en Hindi mais on arrive à comprendre les grandes lignes malgré tout. La bande originale est en plus très entrainante, les enfants ont adoré ! Et c'est sympa de voir combien les Indiens vivent le film, ça rigole sans retenue, ça siffle, ça applaudit et ça répond aussi à son téléphone sans complexe ! Après le ciné, nous allons manger au MacDo, c'était un moment très attendu par nos Loulous même si notre Cadet savait qu'il n'y trouverait pas son cheeseburger tant aimé !
J13 Jaïpur A midi, un chauffeur vient nous chercher pour aller à la ferme d'éléphants d'Elefantastic, un moment très attendu par les enfants (et les grands aussi, il faut l'avouer !). Nous allons, dans un premier temps, manger chez la maman de Rahul le propriétaire. On y mange un très bon thali ! Puis notre chauffeur nous emmène à la ferme. Nous faisons connaissance avec Rahul puis avec nos éléphants. Nous passerons un très bon après-midi à nourrir les éléphants, les peindre puis petite balade et ensuite douche pour tout le monde. Certes, l'expérience n'est pas donnée mais le service est tel qu'on l'oublie vite, tout est bien fait, Rahul est discret mais il a su penser à plein de petits détails qui rendent l'expérience inoubliable et agréable. Le soir, nous dinons au Peacock Roof Top Restaurant, très bon diner dans un roof top très agréable.
J14 nous avons opté pour un taxi pour rejoindre Agra plutôt que le train envisagé dans un premier temps ; nous ne sentions pas la visite de Fatehpur Sikri avec les sacs à dos compte tenu de la chaleur. L'avantage aussi du taxi, c'est que j'ai pu voir le Chand Baori dont les quelques photos m'avaient fait de l'oeil. C'est vraiment un lieu impressionnant de part sa conception. Nous reprenons ensuite la route pour Fathepur Sikri. Le chauffeur nous arrête dans un resto à touristes, l'horreur....on manque de s'étouffer dans un premier temps en voyant les prix, dans un second temps avec le poulet tikka réchauffé et caoutchouteux et dans un dernier temps avec le prix du paquet de gateaux qui faisait de l'oeil aux enfants. Visite de Fathepur Sikri : l'ensemble de palais dans un premier temps puis de la mosquée et là, l'horreur, je l'avais lu et je confirme, l'harcèlement des rabatteurs est pénible et très lourd !! il y avait, en plus, très peu de touristes occidentaux, cela ne devait pas aider, ils embêtaient rarement les Indiens. Nous arrivons ensuite à Agra vers 19h. Installation au Trident hôtel, nous avons opté pour l'hôtel haut de gamme avec piscine pour finir et pour se reposer un peu. Très bel hôtel, service au top, presque trop au top d'ailleurs...Cela fait du bien de retrouver de vraies salles de bain, avec une douche chaude, un matelas mou et puis des draps avec des couvertures aussi !
J15 Agra C'est le jour J, celui où nous allons enfin rencontrer THE monument, le Taj Mahal. Nous y arrivons à 7h, il y a déjà du monde mais ça va encore... Par contre, déçus de voir qu'il est toujours en rénovation et qu'en plus des échafaudages, ils ont rajouté de grandes bâches vertes sur un minaret et sur un des côtés du mausolée... Il n'empêche que le monument reste grandiose, son reflet dans les bassins est beau aussi et puis quand on s'en approche, les détails sont impressionnants et magnifiques. Nous y passons deux heures à lui tourner autour, à le photographier, à essayer de ruser pour ne pas voir trop de bâches vertes sur nos photos. La pluie se mettra à tomber fort sur la fin de notre visite, on s'abrite le temps de l'averse dans la mosquée avant de prendre la direction de la sortie. Nous passons le reste de la journée à nous reposer avant d'aller nous balader au Fort Rouge en fin d'après-midi ; il fait beau, on en profite ! Très joli fort et vue superbe sur le Taj. Le tuk-tuk qui nous a attendu nous emmène ensuite au Metabh Bagh, le jardin qui se trouve en face du Taj de l'autre côté de la Yamuna River. De là, la vue sur le Taj est superbe, nous arrivons à prendre de belles photos sans bâches vertes et avec l'ensemble du monument (mosquées + mausolée). Le soir, diner au Pinch of spices ; très bon restaurant non végétarien avec un très bon barman.
J16 Agra dernier jour et dernière visite, nous allons voir le Baby Taj. Très joli monument avec de très beaux détails comme au Taj. Puis nous rentrons à l'hôtel pour nous poser avant de reprendre l'avion demain.
J17 nous prenons le taxi à 6h30 pour rejoindre l'aéroport à Delhi ; on nous avait dit de compter sur 3h de route, nous aurons mis 4h30 car il y a de gros travaux dans Delhi à cause du métro et donc de nombreux bouchons une fois passés la Yamuna river quand on arrive d'Agra par l'autoroute. Autant dire que nous avons eu quelques sueurs froides !!
Voilà pour notre compte-tendu. C'est un voyage que nous avons tous beaucoup apprécié, que ce soit les Petits ou les Grands. Certes, nous avons tous été heurtés par la pauvreté sur les bords de la route, les montagnes de déchets et parfois les odeurs. Nous avons été fatigués par le bruit permanent dans les rues, les klaxons incessants. En tant que Femme, j'ai été parfois blessée de me sentir si transparente mais au-delà de ma personne, j'ai eu mal pour ces femmes croisées qui semblent étonnées quand on leur dit "bonjour", qui n'ont sans doute pas l'habitude qu'on leur porte de l'attention, pour ces Femmes qui ne sourient que rarement, qui semblent tristes... L'adjectif retenu par notre Grand était "paradoxal" et je trouve que cela résume bien l'Inde : la saleté, la pauvreté côtoient les femmes aux saris magnifiques, les monuments magnifiques. Nous avons trouvé quand même qu'ils faisaient des efforts : nous avons été témoins du ramassage d'ordure dans différentes villes, les ordures mises en sac et transportés dans des camionnettes bennes ; nous avons vu de vraies toilettes publiques et non pas les simples urinoirs que nous avons pu voir aussi. Mais c'est clair qu'il y a encore du travail quand on voit ces Indiens jeter leurs déchets comme si de rien n'était par la fenêtre du train...
Si en lisant ce carnet, certains ont des questions, souhaitent des précisions, je reste disponible pour y répondre avec plaisir ;)
Nous sommes partis avec nos deux garçons de 10 et 9 ans dont c'était le premier vrai grand voyage même si nous avions déjà fait le Maroc il y a 4 ans.
Nous sommes donc restés 16 jours sur place et avons donc fait le Rajasthan (Udaïpur, Ranakpur, Jodhpur, Osyan, Jaisalmer et Jaïpur) + Agra, très classique donc.
Pas de chauffeur H24 pour ce circuit, nous avons géré nous-mêmes les transferts une fois sur place, à l'exception de deux transports ferroviaires qu'une agence locale avait réservé. Cette même agence nous avait réservé aussi notre premier et dernier hôtel ; pour le reste, nous avons géré au jour le jour là aussi.
Notre crainte, à force de lire un peu de tout ici et là, c'était la météo ; niveau chaleur, ayant l'habitude, cela a été, évidemment, nous avons sué, je ne vais pas mentir, nous avons beaucoup bu, nous avons opté pour des tuk-tuk pour des distances que nous aurions pu faire à pieds avec un climat plus tempéré mais sinon, cela a été. Niveau pluie, nous avons eu une journée d'averses et quelques averses de temps à autre mais rien qui ne nous ait empêché de visiter ; nous n'avons jamais eu besoin de sortir les parapluies et encore moins les capes de pluie. Nous avons aussi fini la visite du Taj sous la pluie mais cela ne nous a pas empêché de profiter du lieu. Après, nous avons su qu'il y avait eu de grosses inondations, d'ailleurs, notre train de nuit depuis Jaisalmer n'a jamais pu arriver à Jaïpur mais à part cet imprévu, cela ne nous a pas gêné.
Notre carnet à présent : J1 : arrivée en fin de matinée à Delhi. Les formalités avec l'e-visa se passent relativement vite, en 1 heure, nous sommes sortis de l'aéroport. L'agence qui nous a réservé nos hôtels et nos transports ferroviaires m'avait proposé un chauffeur pour visiter Delhi en attendant notre train pour Udaïpur à 19h. Nous visitons donc le Qtub Complex avant d'aller déjeuner puis en voiture, nous passons devant le parlement indien et l'India Gate. Nous sommes saisis par la différence entre le Old Delhi, sale et très pauvre et le New Delhi, tout propre. Visite ensuite du Tombeau d'Humayun. Très beau monument. Nous profitons des espaces verts et de l'ombre pour nous reposer un peu. Le chauffeur nous dépose en fin d'après-midi à la gare. Nous nous posons dans la salle d'attente ventilée en attendant que notre train rentre en gare. Nous galérerons ensuite pour trouver notre wagon ; nous le saurons après mais comme il n'y a qu'un wagon 1re classe, il n'y a pas besoin d'indiquer notre wagon sur nos billets...Heureusement, nous avons pu compter sur des Indiens, un en particulier, très sympas et qui n'ont pas hésité à nous aider en particulier quand nous nous sommes rendus compte que de jeunes Indiennes s'étaient installé dans notre compartiment. Nous soufflons enfin une fois installés dans le train, la fatigue se fait sacrément sentir et je ne regrette pas d'avoir pris des places en 1re pour pouvoir se reposer le plus au calme possible.
J2 : nous devions arriver à 7h20 à Udaïpur. A quelques minutes près, le train entre en gare à 7h20, nous entendons le nom de la ville et d'autres choses en hindi, notre wagon se vide, le quai se remplit ++ donc nous suivons (bêtement) le mouvement. Une fois sur le quai, nous comprenons que nous sommes peut-être à Udaïpur mais pas au terminus ! Pas grave, nous allons attraper un tuk-tuk qui nous emmène à la seconde gare d'Udaïpur où nous attendait un chauffeur qui devait faire le transfert à l'hôtel. Transfert à l'Amet Haveli où nous passerons 2 nuits. Très bel hôtel situé idéalement sur les bords du lac Pichola, près de l'Hanuman Ghat qui fait face au City Palace. Service discret et au top. Petite piscine bienvenue pour les enfants. Après nous être posés, nous sommes partis en visite en fin de matinée. Visite du Jagdish temple où se prépare une fête en l'honneur de Shiva dans le cadre du Hariyali Amavasya Mela Festival qui est un festival pour fêter l'arrivée de la mousson. Ensuite, visite du City Palace à l'heure du déjeuner, timing parfait, nous étions quasi seuls dans le Palais. Les vues sur la ville, sur le lac sont vraiment très chouettes. Nous découvrons avec plaisir l'architecture typique du Rajasthan. Les enfants sont curieux aussi de l'histoire de cette région indienne, des batailles qu'elle a connues. Déjeuner sur un Roof Top, au Natural View restaurant (a priori, il y a plein de restos de ce nom !!). Nous goutons aux premiers plats indiens ; les enfant sont encore timides sur le sujet par contre mais les solutions pour les frileux existent ans soucis (assiette de riz, soupe à la tomate etc). Dans l'après-midi, nous repassons par le City Palace pour regagner l'embarcadère. Nous avons de la chance par rapport à la météo annoncé, le soleil brille ! Très sympa de voir Udaïpur depuis le lac ; nous pouvons apprécier la vie sur les gaths : baignade, lessive, jeux de carte. Nous passons une demie-heure environ au Jag Mandir : le tour est vite fait entre les jolis éléphants en marbre sur la jetée, les deux palais et les jolis jardins qui nous permettent de nous poser un peu à l'ombre avec une belle vue sur le lac. Nous retournerons ensuite à note hôtel pour profiter de la piscine avant d'aller voir le coucher de soleil depuis le Hanuman Ghat. Le soir, diner à l'Ambrai restaurant : très bon restaurant mais nous avons tiqué quant à l'état des nappes et de la vaisselle ébréchée ; le cadre et un bon chef ne font pas tout...
J3 : nous pensions aujourd'hui aller nous perdre dans les rues d'Udaïpur, aller se promener vers la Clock Tower. Mais avant, nous voulions rencontrer Lalit qui n'est autre que le guide ayant participé à l'émission Rendez-vous en terre inconnue tournée au Rajasthan. Nous allons donc à sa galerie d'art qui est à quelques mètres de notre hôtel. Rencontre très intéressante, Lalit aimant partager sa culture. Il nous présente aussi les différents tableaux qu'il vend dans sa galerie. Il nous encourage alors à aller au Fateh Sagar où a lieu aujourd'hui une grande foire dans le cadre du festival dont nous avons entendu parlé la veille. Nous passerons donc la journée au milieu de la foule indienne sur les bords du deuxième lac. Nous avons bien aimé aussi ce lac entouré lui de verdures, des monts Aravili. Nous nous sommes très vite retrouvé dans la foule colorée et bruyante car même dans les foires, l'objet numéro un qui est vendu et utilisé, c'est le sifflet !!! Nous suivons la foule quand elle rentre en masse au "Moti Magi" sans savoir alors ce que c'était ! Nous allons vite comprendre que c'est en quelque sorte un mémorial pour Maharana Pratap avec une grande statue en bronze de cet homme au sommet de la colline. De cet endroit, la vue sur le lac et sur la foire en contrebas est très sympa. Nous sommes souvent arrêtés par les Indiens qui demandent surtout aux enfants de poser avec eux, nous nous exécutons avec plaisir. En redescendant de la colline, nous nous stoppons à un stand de nourriture : tout est frit donc on tente le coup et on se régalera de boulettes de pommes de terre épicées ++ et de crêpes de semoule frites mais on laissera de côté les chips au gout d'omelette. Nous finissons ensuite notre balade au sein de la foire ; j'évite quelques mains déplacées de jeunes hommes (ce sera la seule fois où j'aurais connu ce désagrément), nous jouons des coudes quand nous arrivons au niveau des manèges où la foule se presse. Au final, cela aurait été une chouette journée : voir une foire locale, voir l'étonnement des Indiens en nous voyant, voir leurs hésitations à nous saluer/demander de prendre des photos avec nous, découvrir ce qu'on peut y manger, y acheter, de découvrir l'importance du Maharana Pratap, de prendre peur en voyant à quoi ressemblent leurs manèges et le bruit bizarre qu'ils font ! Nous rentrons ensuite en tuk-tuk à note hôtel car mine de rien, nous nous sommes bien éloignés depuis le matin ! Le soir, nous allons assister au spectacle traditionnel de danses et de marionnettes au Bagore-ki Haveli. Spectacle très sympa même s'il est un peu difficile de comprendre l'anglais du présentateur ! Nous dinons au Little Prince près du pont piétonnier : simple et efficace, service très sympa.
J4 : nous quittons Udaïpur pour la forteresse de Kumbhalgarh en taxi. Nous y arrivons en fin de matinée : la forteresse joue à cache-cache avec les nuages, idem pour le soleil. Il pleuviotte un peu mais rien qui n'empêche la visite. La forteresse est impressionnante, dommage que nous n'ayons pas pu profiter au max de la vue en haut de celle-ci. La muraille est elle-aussi impressionnante mais je n'y suis pas resté longtemps m'étant fait agressé par un singe sans rien n'avoir fait d'autre que de prendre des photos. Notre chauffeur nous disait que les singes étaient de plus en plus agressifs. Nous reprenons la route pour Ranakpur. La pluie redouble, la bruine devient une grosse pluie de mousson. La route n'est pas dans un état super, par endroit, il n'y a même plus de bitume ! Les rivières commencent à déborder sur la route. Nous nous arrêtons pour déjeuner une fois arrivés dans la vallée. Petit resto sympa sans prétention mais nous y mangerons bien. Nous arriverons en milieu d'après-midi à Ranakpur, la pluie a cessé. Le temple principal est tout simplement magnifique. Pas mal de touristes mais surtout Indiens. j'ai du mal à quitter les lieux à la fin de ma visite tant je me sens bien dans ce temple. Nous nous renseignons aussi pour passer la nuit à la Maison des Pélerins : j'avais lu sur certains carnets que cela était possible, idem dans le Petit Futé mais je n'avais pas réussi à avoir d'infos récentes. Bien sûr, notre chauffeur nous a de suite dit que "non, non, ce n'était pas possible", nous avons donc été voir le Night Office malgré notre chauffeur qui nous suivait et on nous a confirmés qu'à présent, cela n'était plus possible, que de toutes façons, maintenant, il y avait plein d'hôtels sur la route après le temple. Nous avons donc repris la route pour aller déjà à Sari retirer des sous puis nous avons consulté Tripadvisor pour voir ce que valait l'hôtel conseillé par notre chauffeur, vu les critiques, on a fui !! Mais on a du ramer pour qu'ils nous emmènent là où on le souhaitait, en nous disant que dans ce resort, les chambres coutaient au moins 5000 roupies. Au final, nous prenons deux chambres au Roopam Resort pour 2500 roupies... Nous nous posons dans ce petit hôtel aux chambres et SDB très basiques mais avec clim et ventilo. Chambre ok; au calme; à condition d'aimer les chenilles qui s'y baladaient en nombre ! En fin d'après-midi, nous partons nous balader dans la campagne, longer la rivière, profiter du calme, pas de klaxons ou presque et les paysages y sont très beaux.
J5 : là encore, la veille, on se demandait comment nous rejoindrons Jodhpur ; à écouter notre chauffeur de la veille, c'était mission impossible. Finalement, au resort, ils nous ont dit que nous avions le choix entre deux bus, un à 8h et un à 10h qui passait devant le resort et qu'à 8h, nous aurions plus de chance d'avoir une place assise. Bref, à 7h50, une personne du resort nous accompagne à la porte d'entrée, 5 minutes après, il arrête un bus et obtient confirmation qu'il va bien jusqu'à Jodhpur. Nous voilà partis pour 4 heures de route et une expérience insolite. Un bus local donc, un trajet qui remue beaucoup vu l'état des routes, un trajet bruyant vu la passion indienne pour les klaxons. Mais le plaisir de voir la vie sur le bord des routes était là aussi. Et puis, l'insolite était aussi dans notre bus quand nous avons vu monter deux prisonniers menottés et enchainés à un policier avec un second policier qui suivait !! Nous arrivons à Jodhpur vers midi ; nous prenons un tuk-tuk pour rejoindre la Singhvi's Haveli située dans la vieille ville mais à l'écart du quartier touristique de la Clock Tower. Haveli au calme donc, dans une petite ruelle. Propriétaire au top : il nous avait réservé une chambre familiale mais proche de la cuisine en travaux, il a réalisé après coup que cela risquait d'être bruyant et du coup, il nous a proposé la suite pour le même prix (nous avons payé 4800 roupies pour 2 nuits, chambre climatisée). Le seul inconvénient, c'et qu'elle se situe tout en haut de l'haveli mais la vue à l'arrivée vaut la peine ! Nous partons à pied vers le Sardar Market où on déjeune. Après avoir mangé et attendu un peu que la pluie cesse, nous allons visiter le Jaswant Thada sur les hauteurs de Jodhpur. très joli monument et de là haut, une superbe vue sur Jodhpur, ses maisons bleues, la forteresse de Merhangargh, le palais Umaid Bawan. Retour à l'hôtel. On s'installe sur notre terrasse pour voir le coucher de soleil magnifique sur les maisons bleues et sur la forteresse. Diner au Kesar heritage guest house où on mange de très bons currys végétariens.
J6 Jodhpur Nous rejoignons le fort à pieds en 5 minutes depuis notre guest house. Nous y accédons par derrière, à l'opposé de l'entrée du musée. Nous visitons les jardins déserts et très bien entretenus. Visite ensuite du Musée avec des audioguides en français très intéressants. Très beau musée, les palais successifs sont magnifiques ; c'est vraiment une visite à faire, c'est mon coup de coeur au Rajasthan. Déjeuner au Jangar Choti Haveli ; ce restaurant est tenu par une famille jaïne d'où notre surprise quand on nous propose de la bière ! Mais vu la chaleur, difficile de refuser :-) Le serveur nous ramène la bouteille entourée de papier journal, nous la sert dans des mugs à café en grès bien opaque et nous demande de la mettre sous la table. On déjeunera très bien dans ce restaurant ; un service impeccable, une clim bienvenue et un très bon repas végétarien. C'est ici que les enfants ont commencé à avoir le déclic pour la nourriture indienne et ont accepté de lâcher leurs sempiternelles pâtes ! L'après-midi, nous montons en haut de la clock tower où un gentil monsieur nous explique son histoire et son mécanisme. Puis petite balade dans les rues du Sardar market et aux alentours de celui-ci. De retour à notre haveli, nous allons nous perdre dans les petites ruelles aux maisons bleues ; j'adore le charme de ces ruelles. Après s'être reposé à l'hôtel, nous allons diné au The Curry's, très bon restaurant avec une très belle vue ; restaurant non végétarien, cela fait du bien de manger un peu de viande !
J7 : nous partons pour Osian. J'avais repéré une association appelée Hacrat Dani dans le Lonely mais impossible de joindre le responsable au téléphone. Je demande alors à l'hôtel s'ils connaissent un contact vers Osian pour séjourner dans une famille dans le désert. Aucun souci, il me met en contact avec Dhonna qui a créé son affaire il y a peu de temps et qui accueille donc des touristes chez lui alors que son neveu propose des balades en fin d'après-midi en jeep dans les dunes. Notre hôtel nous propose plusieurs solutions pour regagner Osian : un bus local qui nous coûterait 200 roupies et qui mettrait 2 heures 30 ou un bus privé qui couterait 10 000 roupies et qui ne mettrait que 1h ; vu la différence de prix, le choix est vite fait ! Nous avons déjà fait 4 heures de bus local et sincèrement, même si ce n'est pas super confortable, c'est une belle expérience ! A la gare de bus de Jodhpur, nous apprécions l'aide d'un Tourist Officer qui nous indique quel est le bus que nous devons prendre et qui vient avec nous prendre nos tickets. Nous paierons finalement 150 roupies et mettrons un peu moins d'une heure 30 pour regagner Osian et la route était bien meilleure que celle de Ranakpur à Jodhpur. Nous devons attendre le neveu de Dhonna qui lui aussi tablait sur une arrivée plus tardive. Nous sommes sacrément observés au sein de la gare de bus d'Osian mais pas ennuyés, une fois un rabatteur rabroué, plus personne ne vient nous proposer ses services. Une fois que le neveu de Dhonna arrive, il nous propose d'aller visiter les temples. Nous allons voir le temple hindou qui est impressionnant, très grand ; c'est intéressant de voir les Indiens déposer leurs offrandes. Par contre, même si je sais que le temple jaïn vaut aussi le coup, la chaleur et la faim aussi ont raison de nous et nous n'irons pas les voir. Nous arrivons ensuite chez Dhonna à 30 minutes d'Osian. C'est un tout petit hameau avec 4 ou 5 maisons. Dhonna et sa femme nous préparent un déjeuner même si celui-ci n'était pas compris dans le forfait de base, ils le font avec plaisir. Nous dégusterons un délicieux thali. Pendant l'après-midi et avant la balade en jeep, nos garçons s'amuseront beaucoup avec les enfants de la famille et échangeront beaucoup : les nôtres leur apprendront à jouer au Uno, eux leur feront découvrir le cricket ; nos Loulous seront aussi embarqués avec toute la petite troupe qui suit le vétérinaire venu soigner un buffle. Des moments très enrichissants. En fin d'après-midi, le neveu de Dhonna vient nous chercher, nous partons nous balader dans la campagne puis nous regagnons les dunes où notre chauffeur s'amuse aux montagnes russes pour le plus grand plaisir des enfants !! On s'arrêtera au milieu des dunes pour observer les antilopes et le coucher de soleil ; les enfants s'éclateront avec leurs nouveaux copains à sauter/rouler/courir dans les dunes. De retour à la maison, notre thali nous attend, de nouveau on se régale. Avant d'aller se coucher, notre Cadet s'amuse à faire des tours de magie à toute la famille. Les enfants de la famille sont aussi surpris de découvrir les doudous de nos enfants, ils passeront un bon moment à jouer avec ! Nous allons ensuite nous coucher sur le toit de la maison où Dhonna nous a installé des matelas et des couvertures. Nous avons la chance de voir de belles étoiles filantes malgré un ciel un peu couvert. Le réveil sera forcément très matinal, réveillés par les nombreux paons du village. Nous émergerons tranquillement avant d'aller prendre une petite douche.
J8 : notre objectif est de rejoindre Jaisalmer aujourd'hui. Hier Dhonna et son neveu nous ont dit que nous avions deux options : soit prendre le bus en changeant à Palodi et compter donc 6 heures au minimum soit prendre le train mais le neveu de Dhonna sait par un ami qui travaille à la gare que pour le train de 8h26, il n'y a plus que des places non réservées et qu'il y a un risque pour qu'on soit debout car sur la ligne Osian-Jaisalmer se trouve un célèbre temple où les gens se rendent le dimanche. Par contre, il y a de la place dans le train de 6h et quelques en classe climatisée. Mais bon, 6h, cela fait trop tôt, on décide de tenter le coup avec le train de 8h26, au pire, nous serons debout pendant 1h30 sur les 3 heures estimées de trajet. La femme de Dhonna nous prépare des aloo parantha et nous emballe cela soigneusement pour que nous les mangions tranquillement dans le train. Nous disons au revoir à toute la petite famille, contents d'avoir vécu cette expérience. Le neveu de Dhonna nous accompagne à la gare et pas besoin d'aller au guichet, il va directement voir son ami pour prendre nos places. Nous le remercions et lui disons au revoir puis montons dans un wagon qui ne nous semble pas trop plein (enfin qui ne déborde pas !) ; nous arrivons à trouver de la place assise, des Indiens acceptant de se serrer un peu. Le neveu de Dhonna monte même à bord pour s'assurer que tout va bien, sympa ! Le voyage se passe très bien : nous discutons (enfin plus mon Homme, je semble un peu transparente) pas mal avec la famille indienne qui partage nos banquettes. Nous apprécions la vie du wagon, les Indiens qui jouent aux cartes en dépliant un grand tissu entre les deux banquettes, les enfants qui marchent pieds nus malgré le manque de propreté criant du sol, les familles qui partagent un repas et qui nous en proposent aussi. A mi-parcours, comme prévu, le train se vide +++. Le train s'arrêtera de longues minutes à deux arrêts ce qui fait que nous mettrons davantage 4h30 que 3h pour arriver à Jaisalmer mais nous avons profité des paysages magnifiques sans soucis et nous aurons fait encore une fois de belles rencontres. A peine arrivés à la gare, un rabatteur monte dans le train pour nous proposer une guest house à 100 roupies la nuit, moui.....nous avons déjà réservé mais cela ne l'arrête pas mais l'idée brillante de lui dire que nous avons déjà payé fait qu'il s'éloignera. Nous resterons sur le quai pour prévenir la guest house de notre arrivée et pour l'attendre ensuite afin d'éviter les rabatteurs à la sortie de la gare. Le propriétaire de la Mud Mirror Guest House vient donc nous chercher. Installation à la guest house : basique, pas de clim, juste un ventilo mais la clim est naturelle avec une fenêtre qui donne sur le désert et une autre sur les temples jaïns ce qui fait un courant d'air parfait (bon c'est moins top, en période de festival car un peu plus bruyant mais la nuit, le temple est calme). La SDB est grande et la douche est même séparée du reste. Le restaurant donne sur les temples jaïns et sur le désert, une vue magnifique. Une très bonne adresse pas chère (2800 roupies pour deux chambres et pour 2 nuits) avec des propriétaires très sympas. Nous resterons nous reposer à la Guest House histoire de récupérer de notre nuit à la belle étoile et puis, nous sommes à Jaisalmer jusque mardi en fin d'après-midi donc nous ne sommes pas pressé par le temps. Le soir, diner au 1st Gate ; au bout d'une semaine, nous craquons pour une pizza certes végétarienne mais quand même, cela fait du bien ! Nous rentrons en tatonnant puisqu'il y a une grosse coupure de courant dans la ville, heureusement, nous avions gardé dans notre sac à dos une lampe de poche !
J9 Jaisalmer Visite des temples jaïns le matin ; après ceux de Ranakpur, la concurrence est rude mais l'ensemble de 7 temples est quand même très joli et très varié aussi. Nous nous promenons ensuite dans les ruelles de la cité fortifiée, les vieilles maisons sont magnifiques et malgré le nombre important d'échoppes pour touristes, la balade reste très agréable. Déjeuner à la Surya Guest House : restaurant très confortable dans la forteresse, au niveau des remparts. La vue y est très sympa, le restaurant est très confortable avec plein de coussins, matelas et on y mange bien même si c'est une nourriture pour touristes donc pas très épicée. L'après-midi, nous visitons le Palais : rien d'extraordinaire mais la vue depuis le toit vaut le coup d'oeil. Retour à la guest house où on dinera ce soir ; il pleuviotte et nous n'avons pas le courage de sortir.
J10 Jaisalmer Nous décidons d'aller visiter la Patwon-ki Haveli. La façade est magnifique, rien à redire !! Mais alors l'intérieur.....à part de très nombreuses chauve-souris, une odeur qui va avec, il n'y avait pas grand chose à voir. Si, la vue sur la forteresse est sympa. Par contre, en ressortant et en continuant à avancer dans la ruelle, nous nous sommes demandés si nous avions visité la bonne haveli car nous sommes passés devant la Khotari's Patwon-ki Haveli qui, elle, semble meublée à l'intérieur...bref, c'est un peu difficile de s'y retrouver et le nombre de rabatteurs (vendeurs de tickets, de souvenirs ou de guides) qui nous harcèle n'aide pas à avoir les idées claires sur le sujet... Nous retournons à pieds à la forteresse en se baladant dans les petites rues de Jaisalmer. Nous retournons déjeuner à la Surya Guest house ; nous avons du temps devant nous puisque notre train est à 17H donc nous apprécions de nous y poser tranquillement après notre déjeuner. Après avoir récupéré nos sacs à dos à la Guest house, nous prenons un tuk-tuk gentiment offert par notre guest house pour aller à la gare. Cette fois-ci, nous trouvons sans soucis notre wagon. Nous faisons des réserves de chips et de biscuits + eau pour notre diner. Nous nous installons tranquillement, échangeons un peu avec un Indien qui voyage avec son fiston dans les deux banquettes en face de notre compartiment. Nous couchons nos Loulous dès 20h car l'arrivée à Jaïpur est prévue à 4h50 !! Cependant, à 22h30, branle-bas de combat dans le wagon, on nous annonce que notre train fait demi-tour et retourne à Jaisalmer car les voies sont inondées vers Jodhpur. Nous cogitons vite, discutons avec les Espagnoles à côté de nous, avec des Indiens aussi ; un Indien appelle un ami taxi et nous propose un mini-bus pour les Espagnoles et nous 4 qui partirait vers 6h de Jaisalmer, il faudrait alors juste trouver un lieu pour dormir quelques heures. Mais quelques minutes après, nous apprenons qu'il y a un bus de nuit qui est parti de Jaisalmer pour Jaïpur et qui doit arriver à Pokaran à peu près en même temps que notre train. Tout le monde semble emballé par cette solution, même les Indiens, moi je le suis moins pour avoir lu ici et dans les guides pas mal d'avertissements justement sur les bus de nuit....Peu importe, nous n'avons pas le temps de réfléchir car nous sommes déjà à Pokaran...nous réveillons les garçons, regroupons en 4e vitesse toutes nos affaires et nous descendons du train. Le bus de nuit arrive en effet quasi en même temps ; nous sommes très nombreux à avoir opté pour cette solution, il va falloir jouer des coudes car il n'y aura pas de place pour tout le monde ! Heureusement, avoir deux enfants totalement endormis, cela aide !! Nous arrivons à leur trouver une couchette dispo et avec toutes les fenêtres (oui car certaines couchettes n'ont pas de fenêtre, or, il pleut !! et puis même ce n'est pas super safe !), les Indiens présents dans le bus sont très sympas et tout le monde s'organise quitte à mettre plusieurs enfants ensemble dans une même couchette. Avec mon Homme, nous héritons de deux sièges mais je suis dans un tel état de stress que je sais que je ne dormirai de toutes façons pas bien et je préfère être assise qu'allongée !! Mon Homme, lui, hérite d'un siège humide, on pensait naïvement que c'était de l'eau mais vu l'odeur sentie quelques instants après, non ce n'était pas de l'eau. On recouvre le siège de sacs poubelles, de serviettes pour limiter les odeurs et l'humidité. J'arrive à dormir un petit peu mais les passages dans l'eau que je peux entendre ne me rassurent pas, les coups de klaxon non plus, les freinages brusques non plus. Ceci dit, nous apercevons Pushkar, les montagnes alentour, Ajmer et son lac, cela valait le coup d'oeil !
J11 Nous arrivons en fin de matinée à Jaïpur ; depuis que le soleil est levé, je respire davantage ! Nous nous posons un peu à la Mavhad Guest House avant d'aller déjeuner. Guest House basique mais sympa avec des propriétaires très sympas. La chambre des enfants très basique était cependant aveugle. Grosse pluie de mousson en arrivant au restaurant. Heureusement, à la fin de notre déjeuner, la pluie a cessé. Nous commandons un Uber pour aller dans la vieille ville. Franchement, Uber est LE bon plan : le prix des tuk-tuk aura été notre "cauchemar" des vacances, toujours une galère pour négocier, très souvent cette sensation de se faire avoir alors que là avec Uber, le prix est fixé à la course (ce qui est bien dans une ville embouteillée comme Jaïpur), qu'on soit Indien ou touriste peu importe et clairement nos déplacements à Jaïpur nous auront couté bien moins chers que lors de nos précédentes étapes. Visite du Jantar Mantar avc un guide afin de bien comprendre.Très intéressant, nos Loulous étaient captivés et super contents de voir le plus grand cadran solaire au monde. Ensuite, visite du Hawa Mahal ; nous n'avons pas encore vu la façade si ce n'est en photo mais l'intérieur est sympa quand même et la vue sur Jaïpur et les environs est sympa. En sortant, nous allons sur l'avenue pour voir la façade et c'est vrai que c'est magnifique ! Le soir, nous dinons au Handi restaurant, restaurant de viandes grillées, le barbecue est installé à l'entrée du restaurant. Très bon restaurant avec de très bons butter naan.
J12 Jaïpur Nous prenons un Uber pour aller au fort d'Amber. Nous montons à pieds comme la majorité des gens, nous n'avons vu que 3 éléphants monter. Nous prenons l'audioguide très bien fait encore une fois. Très beau fort ; mais même avec l'audioguide, il est difficile de ne pas s'y "perdre", c'est un vrai labyrinthe ! La vue sur les alentours, sur le fort de Jaigargh est très sympa. J'ai beaucoup aimé les jardins aussi très verts. Je pensais aller visiter le City palace dans l'après-midi mais nous avons réservé au Raj mandir pour 18h30 et pas envie de courir, tant pis, nous ferons l'impasse sur ce monument. Le soir, donc, nous allons voir un film indien au Raj Mandir, salle de ciné kitchouille à souhait. Très sympa de voir ce film, certes en Hindi mais on arrive à comprendre les grandes lignes malgré tout. La bande originale est en plus très entrainante, les enfants ont adoré ! Et c'est sympa de voir combien les Indiens vivent le film, ça rigole sans retenue, ça siffle, ça applaudit et ça répond aussi à son téléphone sans complexe ! Après le ciné, nous allons manger au MacDo, c'était un moment très attendu par nos Loulous même si notre Cadet savait qu'il n'y trouverait pas son cheeseburger tant aimé !
J13 Jaïpur A midi, un chauffeur vient nous chercher pour aller à la ferme d'éléphants d'Elefantastic, un moment très attendu par les enfants (et les grands aussi, il faut l'avouer !). Nous allons, dans un premier temps, manger chez la maman de Rahul le propriétaire. On y mange un très bon thali ! Puis notre chauffeur nous emmène à la ferme. Nous faisons connaissance avec Rahul puis avec nos éléphants. Nous passerons un très bon après-midi à nourrir les éléphants, les peindre puis petite balade et ensuite douche pour tout le monde. Certes, l'expérience n'est pas donnée mais le service est tel qu'on l'oublie vite, tout est bien fait, Rahul est discret mais il a su penser à plein de petits détails qui rendent l'expérience inoubliable et agréable. Le soir, nous dinons au Peacock Roof Top Restaurant, très bon diner dans un roof top très agréable.
J14 nous avons opté pour un taxi pour rejoindre Agra plutôt que le train envisagé dans un premier temps ; nous ne sentions pas la visite de Fatehpur Sikri avec les sacs à dos compte tenu de la chaleur. L'avantage aussi du taxi, c'est que j'ai pu voir le Chand Baori dont les quelques photos m'avaient fait de l'oeil. C'est vraiment un lieu impressionnant de part sa conception. Nous reprenons ensuite la route pour Fathepur Sikri. Le chauffeur nous arrête dans un resto à touristes, l'horreur....on manque de s'étouffer dans un premier temps en voyant les prix, dans un second temps avec le poulet tikka réchauffé et caoutchouteux et dans un dernier temps avec le prix du paquet de gateaux qui faisait de l'oeil aux enfants. Visite de Fathepur Sikri : l'ensemble de palais dans un premier temps puis de la mosquée et là, l'horreur, je l'avais lu et je confirme, l'harcèlement des rabatteurs est pénible et très lourd !! il y avait, en plus, très peu de touristes occidentaux, cela ne devait pas aider, ils embêtaient rarement les Indiens. Nous arrivons ensuite à Agra vers 19h. Installation au Trident hôtel, nous avons opté pour l'hôtel haut de gamme avec piscine pour finir et pour se reposer un peu. Très bel hôtel, service au top, presque trop au top d'ailleurs...Cela fait du bien de retrouver de vraies salles de bain, avec une douche chaude, un matelas mou et puis des draps avec des couvertures aussi !
J15 Agra C'est le jour J, celui où nous allons enfin rencontrer THE monument, le Taj Mahal. Nous y arrivons à 7h, il y a déjà du monde mais ça va encore... Par contre, déçus de voir qu'il est toujours en rénovation et qu'en plus des échafaudages, ils ont rajouté de grandes bâches vertes sur un minaret et sur un des côtés du mausolée... Il n'empêche que le monument reste grandiose, son reflet dans les bassins est beau aussi et puis quand on s'en approche, les détails sont impressionnants et magnifiques. Nous y passons deux heures à lui tourner autour, à le photographier, à essayer de ruser pour ne pas voir trop de bâches vertes sur nos photos. La pluie se mettra à tomber fort sur la fin de notre visite, on s'abrite le temps de l'averse dans la mosquée avant de prendre la direction de la sortie. Nous passons le reste de la journée à nous reposer avant d'aller nous balader au Fort Rouge en fin d'après-midi ; il fait beau, on en profite ! Très joli fort et vue superbe sur le Taj. Le tuk-tuk qui nous a attendu nous emmène ensuite au Metabh Bagh, le jardin qui se trouve en face du Taj de l'autre côté de la Yamuna River. De là, la vue sur le Taj est superbe, nous arrivons à prendre de belles photos sans bâches vertes et avec l'ensemble du monument (mosquées + mausolée). Le soir, diner au Pinch of spices ; très bon restaurant non végétarien avec un très bon barman.
J16 Agra dernier jour et dernière visite, nous allons voir le Baby Taj. Très joli monument avec de très beaux détails comme au Taj. Puis nous rentrons à l'hôtel pour nous poser avant de reprendre l'avion demain.
J17 nous prenons le taxi à 6h30 pour rejoindre l'aéroport à Delhi ; on nous avait dit de compter sur 3h de route, nous aurons mis 4h30 car il y a de gros travaux dans Delhi à cause du métro et donc de nombreux bouchons une fois passés la Yamuna river quand on arrive d'Agra par l'autoroute. Autant dire que nous avons eu quelques sueurs froides !!
Voilà pour notre compte-tendu. C'est un voyage que nous avons tous beaucoup apprécié, que ce soit les Petits ou les Grands. Certes, nous avons tous été heurtés par la pauvreté sur les bords de la route, les montagnes de déchets et parfois les odeurs. Nous avons été fatigués par le bruit permanent dans les rues, les klaxons incessants. En tant que Femme, j'ai été parfois blessée de me sentir si transparente mais au-delà de ma personne, j'ai eu mal pour ces femmes croisées qui semblent étonnées quand on leur dit "bonjour", qui n'ont sans doute pas l'habitude qu'on leur porte de l'attention, pour ces Femmes qui ne sourient que rarement, qui semblent tristes... L'adjectif retenu par notre Grand était "paradoxal" et je trouve que cela résume bien l'Inde : la saleté, la pauvreté côtoient les femmes aux saris magnifiques, les monuments magnifiques. Nous avons trouvé quand même qu'ils faisaient des efforts : nous avons été témoins du ramassage d'ordure dans différentes villes, les ordures mises en sac et transportés dans des camionnettes bennes ; nous avons vu de vraies toilettes publiques et non pas les simples urinoirs que nous avons pu voir aussi. Mais c'est clair qu'il y a encore du travail quand on voit ces Indiens jeter leurs déchets comme si de rien n'était par la fenêtre du train...
Si en lisant ce carnet, certains ont des questions, souhaitent des précisions, je reste disponible pour y répondre avec plaisir ;)
Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) English translation pending
Cela fait un peu moins de 2 mois que mon second séjour au Japon a touché à sa fin. Pour cette fois je suis reparti exactement à la même période (car elle fait partie d'une des meilleures et mes congés à l'université me permettent d'éviter la période estivale), et j'avais prévu un itinéraire beaucoup plus intense et original que l'an dernier. Autre nouveauté au programme : j'ai souhaité retourner au Japon en solo, ce qui m'a permis de voir et de découvrir le pays en étant beaucoup plus imprégné et attentif à ce qu'il se passait autour de moi. Mais aller à l'autre bout du monde avec pour seuls compagnons son sac à dos et sa valise a aussi engendré pas mal de péripéties plus ou moins inoubliables. Bref voici mon carnet de voyage de mon second voyage au pays du soleil levant.
Les dates : du 16 mai au 5 juin 2016
Le programme :
J0 (arrivée) : Narita J1 : Narita
J2 à J4 : Tokyo
J5 : Matsumoto J6 : Vallée de Kiso J7 : Nakatsugawa - Takayama J8 : Takayama - Shirakawago J9 et J10 : Kanazawa
J11 et J12 : Osaka
J13 : Hiroshima J14 : Kurashiki J15 : Miyajima J16 : Fukuyama - Tomonoura
J17 : Fukuoka J18 : Dazaifu J19 : Fukuoka
Météo
Je suis décidément un énorme chanceux. L'an dernier la météo était parfaite quasiment tous les jours, et cette année ce fut (presque) exactement la même situation, avec toujours de grosses chaleurs et un ciel dégagé en permanence. En détail :
- 13 jours de ciel bleu - 3 jours de pluie continue - 2 jours de bruine intermittente - 2 jours de ciel couvert
Les dates : du 16 mai au 5 juin 2016
Le programme :
J0 (arrivée) : Narita J1 : Narita
J2 à J4 : Tokyo
J5 : Matsumoto J6 : Vallée de Kiso J7 : Nakatsugawa - Takayama J8 : Takayama - Shirakawago J9 et J10 : Kanazawa
J11 et J12 : Osaka
J13 : Hiroshima J14 : Kurashiki J15 : Miyajima J16 : Fukuyama - Tomonoura
J17 : Fukuoka J18 : Dazaifu J19 : Fukuoka
Météo
Je suis décidément un énorme chanceux. L'an dernier la météo était parfaite quasiment tous les jours, et cette année ce fut (presque) exactement la même situation, avec toujours de grosses chaleurs et un ciel dégagé en permanence. En détail :
- 13 jours de ciel bleu - 3 jours de pluie continue - 2 jours de bruine intermittente - 2 jours de ciel couvert
Croisière sur Ovation Barcelone - Dubaï le 10 mai 2016 English translation pending
Bonsoir,
Mon épouse et moi même embarqueront à Barcelone , le 10 mai 2016, sur l'Ovation de RCL pour une croisière de 18 jours avec port d'arrivée à Dubai. Y aura t'il des français sur cette croisière ?
D'autre part, beaucoup de personnes parlent de forfaits boisson. Ne buvant que de l'eau, du café, un verre de vin chacun le midi et le soir et un cocktail chacun le soir peut on acheter ces boissons à l' unité, au verre pour le vin car les forfaits boissons nous paraissent à un prix excessif ?
Concernant le placement aux restaurants principaux, n'étant que deux, seront nous placés sur des tables de deux ou avec d'autres par table ?
Pour la réservation des restaurants avec supplément , es ton obligé de réserver 4 jours avant le départ comme précisé sur le site RCL ou à t'on également, la possibilité de réserver dans le bateaux comme sur l'Epic de NCL?
Mon épouse et moi même embarqueront à Barcelone , le 10 mai 2016, sur l'Ovation de RCL pour une croisière de 18 jours avec port d'arrivée à Dubai. Y aura t'il des français sur cette croisière ?
D'autre part, beaucoup de personnes parlent de forfaits boisson. Ne buvant que de l'eau, du café, un verre de vin chacun le midi et le soir et un cocktail chacun le soir peut on acheter ces boissons à l' unité, au verre pour le vin car les forfaits boissons nous paraissent à un prix excessif ?
Concernant le placement aux restaurants principaux, n'étant que deux, seront nous placés sur des tables de deux ou avec d'autres par table ?
Pour la réservation des restaurants avec supplément , es ton obligé de réserver 4 jours avant le départ comme précisé sur le site RCL ou à t'on également, la possibilité de réserver dans le bateaux comme sur l'Epic de NCL?
Voyage à vélo en Birmanie English translation pending
Birmanie 2015.
Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.
Note sur Mandalay.
La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.
Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.
Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.
Vendredi 7 Fevrier
Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.
Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.
Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.
Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.
Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.
Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.
Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.
Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.
Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.
Jeudi 13 Février. Visite de Bagan
Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.
Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.
Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.
Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.
Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.
Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.
Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.
Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.
Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.
Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.
Note sur Mandalay.
La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.
Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.
Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.
Vendredi 7 Fevrier
Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.
Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.
Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.
Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.
Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.
Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.
Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.
Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.
Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.
Jeudi 13 Février. Visite de Bagan
Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.
Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.
Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.
Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.
Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.
Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.
Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.
Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.
Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.
Prendre le train Kandy - Ella lors du Nouvel An (14 avril) English translation pending
Bonjour,
Je prévois de prendre le train entre Kandy et Ella le 14 avril 2016 qui est un jour férié (nouvel an).
Quelles seront les conséquences sur les transports en train ce jour là ? Y a-t-il des trains qui circulent ?
Si oui, comment réserver des billets de train depuis la France pour ce jour là ?
Merci par avance pour ces informations 🙂
Je prévois de prendre le train entre Kandy et Ella le 14 avril 2016 qui est un jour férié (nouvel an).
Quelles seront les conséquences sur les transports en train ce jour là ? Y a-t-il des trains qui circulent ?
Si oui, comment réserver des billets de train depuis la France pour ce jour là ?
Merci par avance pour ces informations 🙂
Une semaine en Grèce du Nord English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars une semaine en mai en Grèce du Nord avec mon chéri (arrivée et départ de Thessalonique). Je n'ai trouvé que très peu d'information sur cette région dans les nombreux guides....
Je voulais connaitre votre avis sur le programme envisagé:
SAMEDI Arrivée à Thessalonique à 16h. Location de voiture pour une semaine. Départ pour Edessa pour y passer la soirée et la nuit, ainsi que le lendemain matin/midi.
DIMANCHE départ de Edessa à la mi-journée pour (au choix + proposions bienvenues):Kastoria OUJanina / Pérama OUPropositions ?LUNDI journée sur place puis soit route jusqu'aux météores en fin d'après midi soit deuxième nuit sur place
MARDI + MERCREDI Météores
JEUDI départ dans la journée pour les Chacidiques par la route qui longe la côte (arrêt vers le mont Olympe prévu).
VENDREDI Chacidiques SAMEDI Chacidiques + départ le soir pour Thessalonique
DIMANCHE Thessalonique Avion du retour en fin de soirée.
Plusieurs interrogations donc... A propos de l'escale entre Edessa et les météores. Est ce que c'est faisable ? il y a il un endroit qui vaille vraiment la peine où est il plus judicieux de filer tout droit jusqu'aux météores afin de gagner un jour de plus dans les Chacidiques ?
Je remercie les personnes qui pourront m'aider !!
Maëva
Je pars une semaine en mai en Grèce du Nord avec mon chéri (arrivée et départ de Thessalonique). Je n'ai trouvé que très peu d'information sur cette région dans les nombreux guides....
Je voulais connaitre votre avis sur le programme envisagé:
SAMEDI Arrivée à Thessalonique à 16h. Location de voiture pour une semaine. Départ pour Edessa pour y passer la soirée et la nuit, ainsi que le lendemain matin/midi.
DIMANCHE départ de Edessa à la mi-journée pour (au choix + proposions bienvenues):Kastoria OUJanina / Pérama OUPropositions ?LUNDI journée sur place puis soit route jusqu'aux météores en fin d'après midi soit deuxième nuit sur place
MARDI + MERCREDI Météores
JEUDI départ dans la journée pour les Chacidiques par la route qui longe la côte (arrêt vers le mont Olympe prévu).
VENDREDI Chacidiques SAMEDI Chacidiques + départ le soir pour Thessalonique
DIMANCHE Thessalonique Avion du retour en fin de soirée.
Plusieurs interrogations donc... A propos de l'escale entre Edessa et les météores. Est ce que c'est faisable ? il y a il un endroit qui vaille vraiment la peine où est il plus judicieux de filer tout droit jusqu'aux météores afin de gagner un jour de plus dans les Chacidiques ?
Je remercie les personnes qui pourront m'aider !!
Maëva
Excursion au désert du Thar et sites à privilégier au Rajasthan English translation pending
Bonjour à tous,
je prépare mon voyage dans le Rajasthan prévu pour fin Octobre. J'aurai deux questions différentes en vue de la préparation de mon itinéraire :
1/ Lors de mon séjour à Jaisalmer, j'aimerai faire une excursion de deux jours et une nuit dans le désert du Thar.
Existe t-il de petites structures pour ce type d'activité dans la région proposant des circuits dans des lieux différents, à l'écart des circuits proposés habituellement par toutes les autres compagnies de Jaisalmer ?
2/ Ne disposant que de deux semaines dans le Rajasthan, et pour éviter un rythme trop rapide, je voudrai me concentrer sur les lieux les plus marquants et dignes d'intérêt et donc faire l'impasse sur certaines villes ou sites d'intérêt moyen (si tant est qu'il y en ait...). A votre avis, quels sont les endroits à privilégier absolument et, a contrario, ceux à éviter ou dont on peut se passer ? Par exemple, j'ai lu beaucoup de bien de Bundi et je suis prêt à délaisser d'autres lieux (Jaipur ?) pour y séjourner.
Je suis preneur de toutes vos propositions qui pourraient m'aider à construire mon itinéraire.
Merci !
Eric
je prépare mon voyage dans le Rajasthan prévu pour fin Octobre. J'aurai deux questions différentes en vue de la préparation de mon itinéraire :
1/ Lors de mon séjour à Jaisalmer, j'aimerai faire une excursion de deux jours et une nuit dans le désert du Thar.
Existe t-il de petites structures pour ce type d'activité dans la région proposant des circuits dans des lieux différents, à l'écart des circuits proposés habituellement par toutes les autres compagnies de Jaisalmer ?
2/ Ne disposant que de deux semaines dans le Rajasthan, et pour éviter un rythme trop rapide, je voudrai me concentrer sur les lieux les plus marquants et dignes d'intérêt et donc faire l'impasse sur certaines villes ou sites d'intérêt moyen (si tant est qu'il y en ait...). A votre avis, quels sont les endroits à privilégier absolument et, a contrario, ceux à éviter ou dont on peut se passer ? Par exemple, j'ai lu beaucoup de bien de Bundi et je suis prêt à délaisser d'autres lieux (Jaipur ?) pour y séjourner.
Je suis preneur de toutes vos propositions qui pourraient m'aider à construire mon itinéraire.
Merci !
Eric
Pattaya en famille au mois de mai English translation pending
Bonjour à tous,
Mon épouse et moi même nous rendons en Thaïlande tous les ans pour les vacances, nous connaissons donc très bien le pays. Malgré mes fortes réticences, cette année elle souhaite que nous allions visiter Pattaya durant le mois de Mai 2014.
Je connais déjà Pattaya pour y être "passé" dans le "passé" et je sais pourquoi je veux l'éviter... Bref, aujourd’hui c'est en famille que j'envisage cette destination pour 3 jours avec nos 2 filles (1 an et 16 ans) et je requiert vos conseils pour éviter tout ce qui fait la mauvaise réputation de cet endroit.
Pour ce qui est des visites en regardant à droite et à gauche je sais que je vais trouver de quoi nous occuper, ce dont j'ai surtout besoin c'est de conseils pour le logement car vous aurez bien compris que le plus loin de "walking street" sera le mieux. Je cherche un endroit au calme ou nous allons pouvoir nous reposer sans être non plus à 20 min pied du premier restaurant. Je n'envisage pas non plus de prendre un scooter car j'aurais trop de monde à transporter et surtout ce ne serait pas adéquate pour la plus petite.
Merci d'avance pour tout vos messages.
Guillaume
Mon épouse et moi même nous rendons en Thaïlande tous les ans pour les vacances, nous connaissons donc très bien le pays. Malgré mes fortes réticences, cette année elle souhaite que nous allions visiter Pattaya durant le mois de Mai 2014.
Je connais déjà Pattaya pour y être "passé" dans le "passé" et je sais pourquoi je veux l'éviter... Bref, aujourd’hui c'est en famille que j'envisage cette destination pour 3 jours avec nos 2 filles (1 an et 16 ans) et je requiert vos conseils pour éviter tout ce qui fait la mauvaise réputation de cet endroit.
Pour ce qui est des visites en regardant à droite et à gauche je sais que je vais trouver de quoi nous occuper, ce dont j'ai surtout besoin c'est de conseils pour le logement car vous aurez bien compris que le plus loin de "walking street" sera le mieux. Je cherche un endroit au calme ou nous allons pouvoir nous reposer sans être non plus à 20 min pied du premier restaurant. Je n'envisage pas non plus de prendre un scooter car j'aurais trop de monde à transporter et surtout ce ne serait pas adéquate pour la plus petite.
Merci d'avance pour tout vos messages.
Guillaume
Durée des étapes pour le nord du Vietnam English translation pending
Bonjour à tous
Nous voudrions retourner au nord Viet Nam. Ha Noi Mai Chau avec 1 trek Nghia Lo reste t'il des vestiges du fort français? Tu Le MCC (la Pa Tan) Than Uyen Combien de jours sur chaque site ?je ne connais pas la RN32 étant en 2013 passé par DBP , Muong Lay, Lai Chau.
Puis je vise Bac Ha dont je ne connais pas le marché du Dimanche et voir d'autres marché aux environs sauf Coc Ly (déja fait) et re trek
Xin Man intéret? non vu que traversé Hoang Su Phi vu en 2011 Lung Tan non vu Dong Van vu mais trop vite trek? ou le suivant Lung Cu non vu Meo Vac vu mais trop vite trek? Bao Lac vu mais trop vite
Cao Bang vu Dong Khe vu Coc Xa non vu
Tu Long Ha Long vu en 1993 , 1996 et 2002
Je zappe Sa Pa et lac Babe deja vu Je repasse par Mai Chau on me déconseille la route Tuyen Quang (snif! pour la Légion) Thac Ba, Yen Bai.
Au total je peux rester entre 3 et 4 semaines en Juin ou juillet suivant vos conseils.
Prévu un véhicule avec chauffeur et guide. Si vous avez des petits villages à conseiller je suis preneur, nous étions restés 3 semaines dans le nord et ce fut trop rapide.
Merci à vous de me guider sur la durée des étapes, bien sur j'ai lu beaucoup de vos récits et blogs , j'ai 15 pages de notes! vos hotels, GH restos etc..mais j'attends vos coups de coeur.
Eric
Nous voudrions retourner au nord Viet Nam. Ha Noi Mai Chau avec 1 trek Nghia Lo reste t'il des vestiges du fort français? Tu Le MCC (la Pa Tan) Than Uyen Combien de jours sur chaque site ?je ne connais pas la RN32 étant en 2013 passé par DBP , Muong Lay, Lai Chau.
Puis je vise Bac Ha dont je ne connais pas le marché du Dimanche et voir d'autres marché aux environs sauf Coc Ly (déja fait) et re trek
Xin Man intéret? non vu que traversé Hoang Su Phi vu en 2011 Lung Tan non vu Dong Van vu mais trop vite trek? ou le suivant Lung Cu non vu Meo Vac vu mais trop vite trek? Bao Lac vu mais trop vite
Cao Bang vu Dong Khe vu Coc Xa non vu
Tu Long Ha Long vu en 1993 , 1996 et 2002
Je zappe Sa Pa et lac Babe deja vu Je repasse par Mai Chau on me déconseille la route Tuyen Quang (snif! pour la Légion) Thac Ba, Yen Bai.
Au total je peux rester entre 3 et 4 semaines en Juin ou juillet suivant vos conseils.
Prévu un véhicule avec chauffeur et guide. Si vous avez des petits villages à conseiller je suis preneur, nous étions restés 3 semaines dans le nord et ce fut trop rapide.
Merci à vous de me guider sur la durée des étapes, bien sur j'ai lu beaucoup de vos récits et blogs , j'ai 15 pages de notes! vos hotels, GH restos etc..mais j'attends vos coups de coeur.
Eric
3 semaines en Afrique du Sud - Compte rendu d'une boucle classique English translation pending
Bonjour à tous,
Ci-dessous un petit compte rendu de notre périple Africain au cœur de l’hiver Austral. Nous sommes partis en famille (2 adultes et 3 ados de 18, 16 et 14 ans) pour un premier séjour en Afrique du Sud et un parcours très très très classique : Cape Town puis Durban / Santa Lucia / Swaziland / Kruger / Blyde et Joburg.
Merci à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage. Pour l’anecdote, on a souvent relu au cours de nos étapes, le carnet d’Eric B afin de comparer avec nos impressions du moment. C'est même devenu un classique à chaque étape : "et qu'est ce qui dit le fameux Eric B sur Santa Lucia ?..."


Le trajet, les logements, le programme…
Nuit 1 : Paris 20h50 / Dubai / Cape Town 16h15 Vols Emirates : A380 jusque Dubai (super !) puis A340 (moyen)

Nuits 2 à 6 : 5 nuits à Cape Town Nous avons loué un (superbe) appartement (Star Holiday Apartments via Booking.com) : Cuisine équipée où nous avons dîné les 5 premiers soirs, 3 chambres, 200 m², garage, ménage fait tous les 2 jours, belle vue sur le port, quartier résidentiel et bien placé. Budget un peu élevé mais justifié (10 450 zar pour 5 nuits).
http://www.starapartments.co.za/
Coté voiture, on a loué un Xtrail chez Thrifty. J’ai bien cru que la transmission allait me rester sur les bras tellement il était poussif. En plus c’est assez inconfortable pour le passager central arrière. Petite sueur froide à la fin à cause de la transmission…
Notre programme sur Cape Town :
Premier jour pour aller à Hermanus voir les baleines.
Le temps est maussade. Nous sommes passés par la très belle route de Gordon’s Bay où les baleines se baignaient en bordure de plage, puis Betty’s Bay et sa colonie de pingouins et enfin Hernanus où le resto du routard était très sympa (Zebra crossing) mais où on s’est pris une pluie lourde et tropicale…Bref, on a vite plié les gaules même si les baleines étaient bien là dans la baie (bien qu’un peu lointaines).


Deuxième journée autour de Hout Bay et de Cape Town. A 10h00 nous étions sur le port de Hout Bay pour aller voir les « seal » vers Duiker Island (attention le dernier départ de la journée en cette saison est vers 11h15). Très sympa à faire. Puis nous sommes allés chercher le King Protea aux jardins de Kirstenbosch avant de filer sur Cape Town. Déjeuner vers 15h00 sur le Water front dans une franchise pas terrible (Santa Ana Spur) puis ballade en bordure de mer. On ne s’est pas attardé car nous nous étions fixés comme règle d’être rentrés chez nous avant le coucher de soleil (vers 18h15 en cette saison). Par ailleurs on avait proposé aux enfants de visiter le Township de Langa mais l’idée n’a pas été retenue : « ça fait un peu zoo quand même ! ».












A suivre...
Ci-dessous un petit compte rendu de notre périple Africain au cœur de l’hiver Austral. Nous sommes partis en famille (2 adultes et 3 ados de 18, 16 et 14 ans) pour un premier séjour en Afrique du Sud et un parcours très très très classique : Cape Town puis Durban / Santa Lucia / Swaziland / Kruger / Blyde et Joburg.
Merci à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage. Pour l’anecdote, on a souvent relu au cours de nos étapes, le carnet d’Eric B afin de comparer avec nos impressions du moment. C'est même devenu un classique à chaque étape : "et qu'est ce qui dit le fameux Eric B sur Santa Lucia ?..."


Le trajet, les logements, le programme…
Nuit 1 : Paris 20h50 / Dubai / Cape Town 16h15 Vols Emirates : A380 jusque Dubai (super !) puis A340 (moyen)

Nuits 2 à 6 : 5 nuits à Cape Town Nous avons loué un (superbe) appartement (Star Holiday Apartments via Booking.com) : Cuisine équipée où nous avons dîné les 5 premiers soirs, 3 chambres, 200 m², garage, ménage fait tous les 2 jours, belle vue sur le port, quartier résidentiel et bien placé. Budget un peu élevé mais justifié (10 450 zar pour 5 nuits).
http://www.starapartments.co.za/
Coté voiture, on a loué un Xtrail chez Thrifty. J’ai bien cru que la transmission allait me rester sur les bras tellement il était poussif. En plus c’est assez inconfortable pour le passager central arrière. Petite sueur froide à la fin à cause de la transmission…
Notre programme sur Cape Town :
Premier jour pour aller à Hermanus voir les baleines.
Le temps est maussade. Nous sommes passés par la très belle route de Gordon’s Bay où les baleines se baignaient en bordure de plage, puis Betty’s Bay et sa colonie de pingouins et enfin Hernanus où le resto du routard était très sympa (Zebra crossing) mais où on s’est pris une pluie lourde et tropicale…Bref, on a vite plié les gaules même si les baleines étaient bien là dans la baie (bien qu’un peu lointaines).


Deuxième journée autour de Hout Bay et de Cape Town. A 10h00 nous étions sur le port de Hout Bay pour aller voir les « seal » vers Duiker Island (attention le dernier départ de la journée en cette saison est vers 11h15). Très sympa à faire. Puis nous sommes allés chercher le King Protea aux jardins de Kirstenbosch avant de filer sur Cape Town. Déjeuner vers 15h00 sur le Water front dans une franchise pas terrible (Santa Ana Spur) puis ballade en bordure de mer. On ne s’est pas attardé car nous nous étions fixés comme règle d’être rentrés chez nous avant le coucher de soleil (vers 18h15 en cette saison). Par ailleurs on avait proposé aux enfants de visiter le Township de Langa mais l’idée n’a pas été retenue : « ça fait un peu zoo quand même ! ».












A suivre...
Coucher de soleil dans l'ouest des USA English translation pending
Bonjour à tous.
Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour
Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.
1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour

Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.

1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Ébauche itinéraire Thaïlande et Laos English translation pending
Bonjour à tous,
Bon je me lance, premier post sur ce forum :-)
Après quelques semaines de réflexion, de recherches, de lecture de blog, de forums ... j'ai une (petite ou grosse, à vous de juger) ébauche d'un itinéraire de : un mois en Thaïlande et un mois au Laos. J'ai effectué pas mal de changement, au début, c'était même prévu de faire 3 pays (le Cambodge), mais ça me semble trop. Je pars avec mon conjoint, on a prévu un budget de 1000 € par pays par personne, billet d'avion à part. On part en Octobre et Novembre (on a pas les dates exactes, tout dépendra de mon travail et des dates de contrat, mais je pense partir vers le 3 octobre et retour le 6 décembre, voire avant)
C'est vraiment une ébauche, mon esprit s'embrouille un peu à force de lire toutes les infos que je trouve, je commence même à me sentir perdue :-( , donc surtout n'hésitez à me dire le nombre de jours (sur place ou des transports) que vous pensez le plus logique à passer dans les différents lieux, ce qui est à voir, ce qui vous a "déçu", les "must see" (je ferai d'autres recherches de mon côté). J'allais oublié, on est plutôt voyage culturel que fêtes (on travaille tous les deux dans le monde du tourisme (serveur et barmaid), on veut des beaux paysages, plus que des gens saouls :-) ), on aime bien les randos, ...
Allez c'est parti :
Arrivée à Bangkok 2 jours pour s'acclimater, visiter
Ayutthaya visite, et départ pour le Parc de Khao Yai, avec sans doute nuit sur place, prendre un guide pour un "trek"
Départ pour Sukhothai (bus ou train) avec peut être un arrêt de quelques heures à Lopburi
Chiang Mai 2 jours et départ pour
Mae Hong Son Loop sur 3 jours
Chiang Rai 2 jours
Chiang Khong pour passer la frontière direction le Laos
Arrivée à Houay Xai, et là hésitation, soit aller direction nord pour visiter les villages tel que Luang Namtha, Udomxay Nong Khiaw ( grottes...) et ensuite descendre sur Luang Prabang par la rivière Nam Ou (ou par bus) ou alors direction Luang Prabang soit par bus (mais ça me donne pas très envie), ou par bateau (2 jours il me semble, avec un arrêt) plus attrayant pour moi)
Luang Prabang 3-5 jours, visite de Pak Ou, chutes de Kuang Si et les alentours
Van Vieng 2 jours
Vientane 2 jours et bus de nuit direction Paksé, ou alors faire le trajet en "étape" (Savanakehet)
Paksé 1 ou 2 jours / Champassak
Plateau des Bolovens (petite ou grande boucle, découverte des cascades et peut être des plantations de café) 3 - 4 jours
et direction les 4000 iles (sans doute Don Khon) 3 jours
et ensuite, nous voulions finir (ou continuer) notre périple par les îles de Thaïlande (Ko Tao et Ko Samui), 3 jours par Iles mais je ne sais pas trop comment les rejoindre (j'ai vu par avion, ou remonter un peu au Laos et traverser la frontière et ferry ? )
Pour finir, la partie un peu en vrac des idées qui nous passent par la tête (et elles sont nombreuses) nous aimerions voir un temple troglodyte en Thaïlande (mais lequel ?? et où), aller au parc national de Khao Sam Roi Yot ( et dormir sur place si besoin), Kanchanaburi, voir le fameux pont de la rivière Kwaï, le parc Erawan (oui, on aime bien les parcs :-) ) et passer une journée dans un "parc" qui prend soin des éléphants (pas se balader sur leur dos, mais les regarder, les nourrir, "prendre soin" d'eux), qui a une bonne adresse ??
Cette dernière partie "en vrac", nous ne savons pas trop comment l'intégrer à notre périple, en partant du Laos, retourner sur Bangkok, Kanchanaburi, le parc de Khao Sam Roi Yot et descendre sur les îles, ou du Laos rejoindre la frontière et descendre vers les îles, pour remonter en direction de Kanchanaburi... A voir selon les transports, visa...
Pour les jours indiqués, c'est une approximation, normalement, notre voyage doit durer entre 60 et 65 jours, on peut adorer une ville et y rester plus longtemps, ou en détester une et écourter notre "pause". J'ai pas pris en compte non plus les durées de trajet, et je souhaite garder une petite marge pour les imprévus, les coups de coeur, peut être les fêtes locales (Loi Kratong par exemple), la météo...
Bon mon post est super long, j’espère ne pas vous avoir endormi
Je suis prête à noter toutes vos suggestions, avis, ...
Merci :-)
Bon je me lance, premier post sur ce forum :-)
Après quelques semaines de réflexion, de recherches, de lecture de blog, de forums ... j'ai une (petite ou grosse, à vous de juger) ébauche d'un itinéraire de : un mois en Thaïlande et un mois au Laos. J'ai effectué pas mal de changement, au début, c'était même prévu de faire 3 pays (le Cambodge), mais ça me semble trop. Je pars avec mon conjoint, on a prévu un budget de 1000 € par pays par personne, billet d'avion à part. On part en Octobre et Novembre (on a pas les dates exactes, tout dépendra de mon travail et des dates de contrat, mais je pense partir vers le 3 octobre et retour le 6 décembre, voire avant)
C'est vraiment une ébauche, mon esprit s'embrouille un peu à force de lire toutes les infos que je trouve, je commence même à me sentir perdue :-( , donc surtout n'hésitez à me dire le nombre de jours (sur place ou des transports) que vous pensez le plus logique à passer dans les différents lieux, ce qui est à voir, ce qui vous a "déçu", les "must see" (je ferai d'autres recherches de mon côté). J'allais oublié, on est plutôt voyage culturel que fêtes (on travaille tous les deux dans le monde du tourisme (serveur et barmaid), on veut des beaux paysages, plus que des gens saouls :-) ), on aime bien les randos, ...
Allez c'est parti :
Arrivée à Bangkok 2 jours pour s'acclimater, visiter
Ayutthaya visite, et départ pour le Parc de Khao Yai, avec sans doute nuit sur place, prendre un guide pour un "trek"
Départ pour Sukhothai (bus ou train) avec peut être un arrêt de quelques heures à Lopburi
Chiang Mai 2 jours et départ pour
Mae Hong Son Loop sur 3 jours
Chiang Rai 2 jours
Chiang Khong pour passer la frontière direction le Laos
Arrivée à Houay Xai, et là hésitation, soit aller direction nord pour visiter les villages tel que Luang Namtha, Udomxay Nong Khiaw ( grottes...) et ensuite descendre sur Luang Prabang par la rivière Nam Ou (ou par bus) ou alors direction Luang Prabang soit par bus (mais ça me donne pas très envie), ou par bateau (2 jours il me semble, avec un arrêt) plus attrayant pour moi)
Luang Prabang 3-5 jours, visite de Pak Ou, chutes de Kuang Si et les alentours
Van Vieng 2 jours
Vientane 2 jours et bus de nuit direction Paksé, ou alors faire le trajet en "étape" (Savanakehet)
Paksé 1 ou 2 jours / Champassak
Plateau des Bolovens (petite ou grande boucle, découverte des cascades et peut être des plantations de café) 3 - 4 jours
et direction les 4000 iles (sans doute Don Khon) 3 jours
et ensuite, nous voulions finir (ou continuer) notre périple par les îles de Thaïlande (Ko Tao et Ko Samui), 3 jours par Iles mais je ne sais pas trop comment les rejoindre (j'ai vu par avion, ou remonter un peu au Laos et traverser la frontière et ferry ? )
Pour finir, la partie un peu en vrac des idées qui nous passent par la tête (et elles sont nombreuses) nous aimerions voir un temple troglodyte en Thaïlande (mais lequel ?? et où), aller au parc national de Khao Sam Roi Yot ( et dormir sur place si besoin), Kanchanaburi, voir le fameux pont de la rivière Kwaï, le parc Erawan (oui, on aime bien les parcs :-) ) et passer une journée dans un "parc" qui prend soin des éléphants (pas se balader sur leur dos, mais les regarder, les nourrir, "prendre soin" d'eux), qui a une bonne adresse ??
Cette dernière partie "en vrac", nous ne savons pas trop comment l'intégrer à notre périple, en partant du Laos, retourner sur Bangkok, Kanchanaburi, le parc de Khao Sam Roi Yot et descendre sur les îles, ou du Laos rejoindre la frontière et descendre vers les îles, pour remonter en direction de Kanchanaburi... A voir selon les transports, visa...
Pour les jours indiqués, c'est une approximation, normalement, notre voyage doit durer entre 60 et 65 jours, on peut adorer une ville et y rester plus longtemps, ou en détester une et écourter notre "pause". J'ai pas pris en compte non plus les durées de trajet, et je souhaite garder une petite marge pour les imprévus, les coups de coeur, peut être les fêtes locales (Loi Kratong par exemple), la météo...
Bon mon post est super long, j’espère ne pas vous avoir endormi
Je suis prête à noter toutes vos suggestions, avis, ...
Merci :-)
Visa tourisme Madagascar à 90 euros pour 3 mois? English translation pending
Bonjour,
A l'entrée du pays par avion, j'ai dû m'acquitter de la somme de 90 euros, pour y séjourner 3 mois... Il me semble que le 'douanier' a pris une 'commission', car j'apprend de la part d'un expat que ce n'est 'que' 60 euros !
Cherchez l'erreur...
Alors légalement, quelle est la somme à débourser pour un visa tourisme à Madagascar, pour 3 mois ?
Merci de vos lumières 🤪
A l'entrée du pays par avion, j'ai dû m'acquitter de la somme de 90 euros, pour y séjourner 3 mois... Il me semble que le 'douanier' a pris une 'commission', car j'apprend de la part d'un expat que ce n'est 'que' 60 euros !
Cherchez l'erreur...
Alors légalement, quelle est la somme à débourser pour un visa tourisme à Madagascar, pour 3 mois ?
Merci de vos lumières 🤪
Hébergement et sécurité en Papouasie-Nouvelle-Guinée English translation pending
Hello !Je pars en Papouasie-Nouvelle-Guinée en Septembre 2014, depuis l'Australie, afin d'assister au Festival de Goroka.
Je pars du 11 au 16 Septembre et je passe au total cinq jours dans le pays (pas plus car je n'ai pas beaucoup de jours de congé...): 3 jours à Port-Moresby et deux jours à Goroka.
Cependant, tout ce que j'entends à propos de la sécurité dans le pays m'inquiète un peu (enfin, ça c'est quelque chose que je savais déjà plus ou moins avant de réserver mes vols). En revanche, ce qui m'inquiète plus à présent, ce sont les prix exorbitants de l'hébergement là-bas. On m'avait dit que c'était "un peu" cher, mais je ne m'attendais pas à 300€ / nuit (ce qui est totalement hors de mon budget). Je voudrais donc tenter le CouchSurfing (pas encore eu de réponse pour le moment), ou je pourrais essayer d'aller dormir dans des plus petits villages pas très loin des villes, qui sont, semblerait-il, moins cher...
Bref, si vous êtes allés dans une de ces deux villes, comment avez-vous fait ? Quelqu'un a-t-il trouvé une solution alternative ? Des auberges moins chères (mais sures quand même) ? Ou encore mieux, quelqu'un a-t-il un contact sur place qui pourrait me conseiller (ou éventuellement m'héberger^^). Qu’en est-il réellement de la sécurité ? Je sais qu’il ne faut pas sortir la nuit mais comment sont les villes de jour ? Tout conseil sera le bienvenu merci d’avance ;-)
Boucle à moto Ha Giang vers Ha Long English translation pending
Bonjour à tous !
Je cherche désespérément des infos pour une boucle en moto de 16 jours Hanoi -> ha giang -> ha long -> Hanoie. Je n'ai rien trouvé sur le forum et sur le net... Je dois être le seul à vouloir faire ça :p
Il semblerait que tout le monde repasse par hanoie, je me demandais si il n'était pas possible de rejoindre ha long directement en faisant plusieurs étapes bien entendu.
Auriez vous des conseils sur le faisabilité de ce parcours et des étapes éventuel à ne pas manquer.
Merci
Je cherche désespérément des infos pour une boucle en moto de 16 jours Hanoi -> ha giang -> ha long -> Hanoie. Je n'ai rien trouvé sur le forum et sur le net... Je dois être le seul à vouloir faire ça :p
Il semblerait que tout le monde repasse par hanoie, je me demandais si il n'était pas possible de rejoindre ha long directement en faisant plusieurs étapes bien entendu.
Auriez vous des conseils sur le faisabilité de ce parcours et des étapes éventuel à ne pas manquer.
Merci
Pourquoi Battabang? (Cambodge) English translation pending
Bonjour,
Nombreuses sont les recommandations pour passer quelques jours à Battabang. Pourtant je me demande pourquoi aller à Battabang? Pour Les petits métiers locaux? Ne peut-on voir, ailleurs, ici et là les artisans? Pour les paysages de campagne? En quoi sont ils différents? Le temple souvent cité, le bambou train... Les récits sur Battabang me laissent toujours dubitative. Cela semble un passage obligé...et dans ma préparation de voyage, et avec mon esprit rebelle, je me demande si les 3 jours prévus là, ne serait pas mieux mis ailleurs. Pourquoi Battabang?