Results for "réchaud"
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Météo en Afrique du Sud pour mai? English translation pending
Bonjour,
Savez vous quel temps fera t'il a partir de la mi mai en Afrique du sud?
Merci pour vos reponses
Savez vous quel temps fera t'il a partir de la mi mai en Afrique du sud?
Merci pour vos reponses
Restaurants dans l'Ouest américain avec des enfants? English translation pending
Bonjour,
Y a-t-il des tarifs pour les enfants dans les restaurants vu que tous les plats sont à la carte (donc pas de "menu enfants" comme en France ? Quels sont les coutumes ?? Peut-on faire manger un enfant sur un plat adulte vu qu'il parait que les portions sont très très abondantes si j'en crois mon souvenir de notre voyage d'il y a 10 ans et sur les différents forums ou guides... Nous partons avec nos enfants de 9 et 6 ans, qui sont de très petits mangeurs... et, non, non, on n'est pas radins, mais on ne voudrait pas payer pour rien et on ne risque pas de finir leurs assiettes si les portions adultes sont déjà très copieuses..
Je pense que même si on prend 1 plat adultes pour les 2 enfants.. ce sera encore trop copieux... bon, je sais que la pratique du "doggy bag" est systèmatique aux USA, mais à quoi bon récuperer si plus tard, on n'a rien pour faire réchauffer...
Comment faites vous avec vos enfants là bas ?? merci de vos conseils.
Y a-t-il des tarifs pour les enfants dans les restaurants vu que tous les plats sont à la carte (donc pas de "menu enfants" comme en France ? Quels sont les coutumes ?? Peut-on faire manger un enfant sur un plat adulte vu qu'il parait que les portions sont très très abondantes si j'en crois mon souvenir de notre voyage d'il y a 10 ans et sur les différents forums ou guides... Nous partons avec nos enfants de 9 et 6 ans, qui sont de très petits mangeurs... et, non, non, on n'est pas radins, mais on ne voudrait pas payer pour rien et on ne risque pas de finir leurs assiettes si les portions adultes sont déjà très copieuses..
Je pense que même si on prend 1 plat adultes pour les 2 enfants.. ce sera encore trop copieux... bon, je sais que la pratique du "doggy bag" est systèmatique aux USA, mais à quoi bon récuperer si plus tard, on n'a rien pour faire réchauffer...
Comment faites vous avec vos enfants là bas ?? merci de vos conseils.
Randonnée à la Soufrière (Guadeloupe) English translation pending
Bonjour, durant notre séjour en guadeloupe fin février, nous voudrions faire une randonnée à la soufrière. Est-ce qu'il y a un accès pas trop difficile en remontant par les chutes du carbet? Sinon si on passe par St Claude, les bains jaunes, est-ce que c'est possible de monter sans trop de difficulté vers la soufrière sans guide?
Enfin quel est le meilleur moment de la journée pour y aller?
Merci d'avance pour vos conseils !
Des envies de femme enceinte au Mali English translation pending
bonjour a tous
je m'adresse a ceux qui aterrise a l'aeroport de mopti/sevare ces prochaines semaine . ma cherie a des envie de produit tipyque french. genre fromage etc... a ceux qui pourrais l'aider a soulager ses spasmes🤪 merci de me contacter
willynomad
je m'adresse a ceux qui aterrise a l'aeroport de mopti/sevare ces prochaines semaine . ma cherie a des envie de produit tipyque french. genre fromage etc... a ceux qui pourrais l'aider a soulager ses spasmes🤪 merci de me contacter
willynomad
S'expatrier en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
je suis nouveau sur le forum et j'avoue que j'ai un peu la flemme de farfouiller partout pour voir si la question a déjà été débattue 😊
J'envisage d'içi 1 an ou 2 de m'expatrier (encore une fois) sous d'autres cieux. Je suis trés tenté par l'amérique du sud. Mais où ?
Argentine ? Chili ? ou Uruguay ? Nous sommes plutôt plage, crème solaire et maillot de bain minuscules que blouson polaire, nature sauvage et montagnes enneigées 🤪
Marié avec 2 enfants en bas age, je ne peux pas tout me permettre même si ma femme et moi sommes assez bab'. Plutôt qu'un appart de fou je prefère me concentrer financièrement sur l'ouverture d'une affaire, mais laquelle ? Resto, bar, pub... Quel type d'ambiance ? Faire dans le local, bof c'est du réchauffé et pas forcement opportunt. On est plutôt reggae style et surf life, mais est ce la région adéquat ? Faire du franchouillard ???
Budget envisagé 100 000 $ en poche environ pour le logement, l'installation de la famille, et le projet pro... Voyage de découverte prévu fin 2008 une fois la destination choisie.
çà fait beaucoup de question d'un coup, mais c'est encore super flou dans l'esprit. Si je pouvais avoir un petit coup de pouce expérimenté pour ranger mes idées 😇
Dernière question qui fâche 🏴☠️, ma femme est africaine, est ce qu'elle aurait autant de problème de racisme là bas qu'içi au Liban ?
Argentine ? Chili ? ou Uruguay ? Nous sommes plutôt plage, crème solaire et maillot de bain minuscules que blouson polaire, nature sauvage et montagnes enneigées 🤪
Marié avec 2 enfants en bas age, je ne peux pas tout me permettre même si ma femme et moi sommes assez bab'. Plutôt qu'un appart de fou je prefère me concentrer financièrement sur l'ouverture d'une affaire, mais laquelle ? Resto, bar, pub... Quel type d'ambiance ? Faire dans le local, bof c'est du réchauffé et pas forcement opportunt. On est plutôt reggae style et surf life, mais est ce la région adéquat ? Faire du franchouillard ???
Budget envisagé 100 000 $ en poche environ pour le logement, l'installation de la famille, et le projet pro... Voyage de découverte prévu fin 2008 une fois la destination choisie.
çà fait beaucoup de question d'un coup, mais c'est encore super flou dans l'esprit. Si je pouvais avoir un petit coup de pouce expérimenté pour ranger mes idées 😇
Dernière question qui fâche 🏴☠️, ma femme est africaine, est ce qu'elle aurait autant de problème de racisme là bas qu'içi au Liban ?
Recherche mission humanitaire English translation pending
Bonjour, j'ai 23 ans et je souhaiterai partir en mission humanitaire.Je ne sais pas trop ou chercher et a qui m'adresser, j'ai deja depose des candidatures sur quelques sites mais si vous avez des conseils ou des adresses ca me servirait beaucoup je rame depuis pas mal de mois...😕Merci d'avance
Où aller au chaud en avril? (Europe) English translation pending
Bonjour,
Je cherche une destination pour la mi-avril dans un pays Européen où il fait chaud et où l'on puisse se baigner ? Mais est ce possible et où aller ? Merci de vos experiences....
Je cherche une destination pour la mi-avril dans un pays Européen où il fait chaud et où l'on puisse se baigner ? Mais est ce possible et où aller ? Merci de vos experiences....
Ville la plus accueillante pour un français: Québec ou Montréal? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de venir habiter au québec, mais je me pose bcq de questions, faut il mieux habiter en périphérie d'une ville ou au centre ville loyer + cher, québec est mieux que Montréal ou est ce que c'est le contraire??
Pour la scolarité d'un enfant, j'ai un petit garçon qui à 6 ans, peut on l'inscrire facilement à une école? et quand ?
Merci pour toutes vos réponses!
J'envisage de venir habiter au québec, mais je me pose bcq de questions, faut il mieux habiter en périphérie d'une ville ou au centre ville loyer + cher, québec est mieux que Montréal ou est ce que c'est le contraire??
Pour la scolarité d'un enfant, j'ai un petit garçon qui à 6 ans, peut on l'inscrire facilement à une école? et quand ?
Merci pour toutes vos réponses!
Recherche bénévolat English translation pending
Bonjour, voila je souhaite plus que tout et depuis longtemp faire des action humanitaire pour aider les enfants et toutes les personnes dans le bessoin telle qui soit... mais je ne trouve pas d'association pouvant repondre a ma demande, car je suis en difficulter financiere !
Donc je recherche des associations qui finance le prix du transport pour se rendre dans les lieux d'actions humanitaire ou qui participe a celui-ci.
Je ne peut donc apporter mon aide a personne et cela me tue vraiment ! es ce que je doit donc baissé les bras ? ma vie n'aura pas de sens si je ne peut apporter d'aide, alor si quelqu'un peut me tendre sa main pour me renseigner cela me rechauffera le coeur. Merci a tous et bonne année 2008
Logement et nourriture à Banff en Alberta? English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons séjourner quelques nuits à Banff en Alberta en juin 2008. Après avoir fouillé les guides touristiques, nous avons trouvé 2 hôtels à prix raisonnable, soit :
Un hôtel 3.5* à 2 coins de rue du "centre-ville" de Banff à 111.00$ la nuit avec mini-frigo et micro-onde dans la chambre. De plus, le déjeuner continental est offert gratuitement.
J'ai également trouvé un hôtel 2* à 4-5 Km de la ville, mais avec un foyer et une cuisine complète (frigo, poêle, lave-vaisselle, micro-onde, vaisselle, etc.) à 132$ la nuit.
Qu'est-ce que vous nous recommenderiez pour les habitués de ce coin de pays? Est-ce qu'il y a des épiceries à Banff offrant de la nourriture à réchauffer au micro-onde? Pas les plats congelés tout fait et "dégeux", mais plutôt des petits plats faits maison à prix raisonnable. Y-a-t-il de bons traiteurs en ville? Nous ne voulons pas dépenser tout notre budget en restaurants, mais nous ne voulons pas juste manger des sandwichs.
Avez-vous donc de bons plans à proposer pour manger santé et pas cher à Banff?
Merci,
Ayla B.
Nous prévoyons séjourner quelques nuits à Banff en Alberta en juin 2008. Après avoir fouillé les guides touristiques, nous avons trouvé 2 hôtels à prix raisonnable, soit :
Un hôtel 3.5* à 2 coins de rue du "centre-ville" de Banff à 111.00$ la nuit avec mini-frigo et micro-onde dans la chambre. De plus, le déjeuner continental est offert gratuitement.
J'ai également trouvé un hôtel 2* à 4-5 Km de la ville, mais avec un foyer et une cuisine complète (frigo, poêle, lave-vaisselle, micro-onde, vaisselle, etc.) à 132$ la nuit.
Qu'est-ce que vous nous recommenderiez pour les habitués de ce coin de pays? Est-ce qu'il y a des épiceries à Banff offrant de la nourriture à réchauffer au micro-onde? Pas les plats congelés tout fait et "dégeux", mais plutôt des petits plats faits maison à prix raisonnable. Y-a-t-il de bons traiteurs en ville? Nous ne voulons pas dépenser tout notre budget en restaurants, mais nous ne voulons pas juste manger des sandwichs.
Avez-vous donc de bons plans à proposer pour manger santé et pas cher à Banff?
Merci,
Ayla B.
Une pluie d'iguanes, paralysés par le froid, à Miami! English translation pending
MIAMI (AFP) - La chute inhabituelle de température qui a touché cette semaine Miami (Floride, sud-est) a provoqué un phénomène surprenant dans les parcs qui bordent la ville: une pluie d'iguanes tombant des arbres sur lesquels, paralysés par le froid, ils étaient en catalepsie
Dans les parcs Bill Baggs et Crandon de Key Biscayne (au sud de la ville), les passants ébahis ont pu voir les reptiles s'écraser lourdement sur le sol, comme morts. Des agents municipaux les ont alors ramassés et déposés au soleil pour qu'ils se réchauffent.
L'iguane tropical est un reptile à sang froid qui a besoin d'une température supérieure à 23 degrés Celsius et qui préfère nettement quand le thermomètre atteint les 35°C. Mais, mercredi et jeudi, le mercure est descendu à 4 ou 5 degrés C dans certaines zones de Floride.
"Avec des températures inférieures à 15 degrés C, les iguanes commencent à avoir des problèmes pour se mouvoir, mais si la température descend à 5 degrés, ils deviennent complètement paralysés", a expliqué Perran Ross, de l'Université de Floride.
Ainsi, par grand froid, leur corps se met au repos et seul leur coeur continue à battre. Ils tombent alors des arbres sur lesquels ils s'étaient réfugiés.
"Certains ne parviennent pas à surmonter le choc et meurent, d'autres arrivent à réchauffer leurs corps, exposés au soleil", souligne M. Ross.
Les iguanes tropicaux ne sont pas originaires du sud de la Floride mais y ont été introduits depuis le Mexique, l'Amérique centrale et latine.
Dans les parcs Bill Baggs et Crandon de Key Biscayne (au sud de la ville), les passants ébahis ont pu voir les reptiles s'écraser lourdement sur le sol, comme morts. Des agents municipaux les ont alors ramassés et déposés au soleil pour qu'ils se réchauffent.
L'iguane tropical est un reptile à sang froid qui a besoin d'une température supérieure à 23 degrés Celsius et qui préfère nettement quand le thermomètre atteint les 35°C. Mais, mercredi et jeudi, le mercure est descendu à 4 ou 5 degrés C dans certaines zones de Floride.
"Avec des températures inférieures à 15 degrés C, les iguanes commencent à avoir des problèmes pour se mouvoir, mais si la température descend à 5 degrés, ils deviennent complètement paralysés", a expliqué Perran Ross, de l'Université de Floride.
Ainsi, par grand froid, leur corps se met au repos et seul leur coeur continue à battre. Ils tombent alors des arbres sur lesquels ils s'étaient réfugiés.
"Certains ne parviennent pas à surmonter le choc et meurent, d'autres arrivent à réchauffer leurs corps, exposés au soleil", souligne M. Ross.
Les iguanes tropicaux ne sont pas originaires du sud de la Floride mais y ont été introduits depuis le Mexique, l'Amérique centrale et latine.
Hôtel Gran Caribe Club Puntarena la semaine du 4 janvier? English translation pending
Bonjour à tous et bonne année!
Est-ce qu'il y a des gens parmi vous qui seront au Gran caribe club Puntarena du 4 au 11 janvier 2008 ou qui y seront pendant ces dates ?
Laissez-le moi savoir...
😎
Est-ce qu'il y a des gens parmi vous qui seront au Gran caribe club Puntarena du 4 au 11 janvier 2008 ou qui y seront pendant ces dates ?
Laissez-le moi savoir...
😎
Photos de Sihanoukville English translation pending
independance beach

ocheteal ( pas de commentaires ..............)

gargotte sur independance
le soir sur ocheteal

BBQ a ocheteal

le soir en buvant l'apéro sur indépendance !!!!!!!!
tout cela sans commentaires, juste pour certains qui aiment ............

ocheteal ( pas de commentaires ..............)

gargotte sur independance

le soir sur ocheteal

BBQ a ocheteal
le soir en buvant l'apéro sur indépendance !!!!!!!!
tout cela sans commentaires, juste pour certains qui aiment ............
Nouvelle-Zélande avec ou sans un tour aux îles Fidji? English translation pending
bonjour
en juillet août je passerai trois à quatre semaines en Nouvelle-Zélande
ai-je le temps d'en profiter pour aller faire un tour aux îles Fidji ?
si la Nouvelle-Zélande m'intéresse, ça me dirait aussi d'aller dans des îles, que ce soient les Fidji ou d'autres, à la limite plusieurs ; mais le temps étant incompressible, est-ce réaliste de prévoir d'en voir plusieurs ?
à bientôt
Retour de l'hôtel Melia Las Dunas de Santa Maria avec un bébé de sept mois et demi English translation pending
Je reviens tout juste du Melia Las Dunas de Santa Maria à Cuba (du 16 au 23 novembre). Nous allions au mariage d'une amie (nous étions une cinquantaine!) et nous avons emmené notre fille de 7 mois et demi. AUCUN REGRET! C'était super. Le site est extraordinaire, les lieux sont superbes... L'endroit idéal pour la famille. Nous n'avons pas eu l'impression de dérangé qui que ce soit. De toute façon les cubains aiment tellement les enfants, c'est fou! Évidemment c'est de l'organisation... comme elle mange depuis près de 2 mois et qu'elle en était toujours au purée, j'ai décidé d'emmener des petits pots. Je l'avais préparé à ça 2 semaines avant... Je n'ai pas eu de problème, elle n'est pas difficile. Par contre, je lui ai régulièrement donné de la bouffe du buffet. Elle a beaucoup aimé les oeufs brouillés et les mangues au petit déjeuner. Elle a appris à manger tiède et même froid. Il n'y avait pas de four à micro-ondes, donc pas trop évident. Ça ne semblait pas la déranger. Pour les céréales, je faisais chauffer de l'eau dans la cafetière de la chambre. Je réchauffais les petits pots également dans cette même cafetière remplie d'eau... bon, c'était pas super chaud, mais bon. Les bébés s'habituent à tout. Il y a des chaises hautes dans les restos à la carte et les buffets, mais nous avions quand même sa poussette, donc quand les chaises étaient toutes prises, nous n'étions pas mal pris. De toute façon, la plupart du temps, elle dormait dans sa poussette lorsque nous allions manger. Dans notre chambre nous avions un petit lit, genre mini-basinette, nous n'avons finalement pas utilisé le lit que nous avions emporté. La femme de chambre faisait même des vagues avec les couvertures de ma fille. En passant, la majorité des employés ont des enfants. Si vous avez des items dont vous ne vous serverez plus à votre retour, laissez-le là-bas. Ils seronts utiles à d'autres. On nous avait dit que les enfants devaient payer la taxe pour sortir du Cuba... il semble que les enfants en bas de 2 ans n'ont pas à le payer. Nous étions 5 à avoir des enfants entre 7 mois et 2 ans et personne en a payé. Si vous avez des questions n'hésitez pas... mon voyage est récent, donc frais dans ma mémoire!
Et puis un jour... English translation pending
Elle disait
Je veux parcourir le monde
Et chantait
Je serai vagabonde
Elle dansait
Sur le fil de sa vie
Et riait
Pour se moquer du vide
Et puis un jour...
Le fil a craqué
La funambule s'est envolée
Brisée en mille éclats d'étoiles.
Dolma
Dolma
Hôtel Melia Cayo Santa Maria à Noël English translation pending
Bonjour,
Nous lançons un message à tous ceux qui partez pour Santa Maria, Cuba du 21 décembre prochain au 28 décembre. Nous nous allons loger au Mélia Cayo Santa Maria de Cuba.🙂
On est un couple dans la trentaine et nous voulons savoir s'il y a d'autres couples francophones qui partez pour cette destination en même temps, questions de savoir si nous allons être les seuls québéquois là bas ou non???
merci de vos réponse et bonne journée.😎
Julie C. et Dominic L. de Québec, QC.
Nous lançons un message à tous ceux qui partez pour Santa Maria, Cuba du 21 décembre prochain au 28 décembre. Nous nous allons loger au Mélia Cayo Santa Maria de Cuba.🙂
On est un couple dans la trentaine et nous voulons savoir s'il y a d'autres couples francophones qui partez pour cette destination en même temps, questions de savoir si nous allons être les seuls québéquois là bas ou non???
merci de vos réponse et bonne journée.😎
Julie C. et Dominic L. de Québec, QC.
Hiver en Ouzbékistan English translation pending
Je passe 5 jours en Ouzbékistan en fin d'année (y compris réveillon du nouvel an) : Tashkent, Samarcande, Boukhara.
Quelqu'un a-t-il une expérience directe de cette région en hiver : températures de jour et de nuit, neige, etc. ?
Tous conseils quant aux vêtements et chaussures à prévoir seraient les bienvenus.
D'avance, merci
Trek au Cap Nord (Norvége) en février English translation pending
On pense faire un trekking en norvège et remonter jusqu'au cap nord en février.
Désirons savoir si cela est possible?Les température?les heures d'ensoleillement?......
Merci
Trek en raquettes/crampons et bivouac en Ecosse au mois de février English translation pending
Salut à tous,
je prévois de partir 1 semaine en Février dans le secteur de l'Ile de Skye ou un peu plus à l'Est vers Toridon. Le but : rando en autonomie en raquettes, voire crampons si nécessaire, et bivouac. (boucle de 5/6 jours environs) plusieurs questions : enneigement à cette époque en basse altitude (car cela conditionne l'itinéraire : le hors sentier sans neige à cette époque n'est pas trop envisageable...) ? l'état des routes pour monter en voiture depuis Glasgow ? la météo ? températures, précipitations ? (neige ou pluie ?) une idée d'itinéraire à me proposer ? (attention on est en condition hivernales, cela change de l'été)
Voilà je crois que j'ai tout dit... merci d'avance de vos réponses
je prévois de partir 1 semaine en Février dans le secteur de l'Ile de Skye ou un peu plus à l'Est vers Toridon. Le but : rando en autonomie en raquettes, voire crampons si nécessaire, et bivouac. (boucle de 5/6 jours environs) plusieurs questions : enneigement à cette époque en basse altitude (car cela conditionne l'itinéraire : le hors sentier sans neige à cette époque n'est pas trop envisageable...) ? l'état des routes pour monter en voiture depuis Glasgow ? la météo ? températures, précipitations ? (neige ou pluie ?) une idée d'itinéraire à me proposer ? (attention on est en condition hivernales, cela change de l'été)
Voilà je crois que j'ai tout dit... merci d'avance de vos réponses
Dru, voyage en verticalité délitée English translation pending
Voyage en verticalité délitée
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Voyage à vélo annulé: et vous ça vous est arrivé? English translation pending
Ah ! J'ai les boules ! Mais vraiment les boules !
Avec un copain on devait triper jusqu'à Amsterdam et puis voilà on part. Vendredi à 16h00 et sous la pluie diluvienne. Prremière crevaison à 10 KM !! Pas de chance; surtout l'entaille de 8 mm !!! On continue mais le froid le vent et la pluie ne nous quittent pas. Au 17 ième KM mon pote se viande sur une plaque d'égoût et le genou en prends un coup ...
Nous repartons déterminés à ne pas céder au coup de moral ... 29 ième KM je recrève et sous cette pluie réparer c'est la galère mais je m'y plie ... Il est 19h00 et le jour n'est presque plus présent. Quelques provisions et on part à la recherche du coin pour la nuit ... RIEN ! Pas un parque, pas un bout de terrain. Que des cités et des terrains vagues occupés par le manouches. Ca coince. Mon pote a mal et froid. moi je suis glacé et mon pneu arrière fait un petit fffff. Roulé comme ça dans les mêmes conditions météorologiques non ! La météo est annoncée comme telle durant 15 jours. Et on ne se rndait pas trop compte ...
On pas de plaisir, et on ne tiens pas en transformer ce trip en barrière psychologique. rentrer déçus, crevés et malades ... Le désicion est prise bien que que pas facile : ON RENTRE A LA MAISON. Il est 20h30 ... On arrive chez moi, il est 22h30. Une douche chaude et un repas chaud nous réchauffe mais le moral est meurtri ainsi que la chair ...
Le lendemain on déballe tout et on s'aperçois que la pluie à pénétré le duvet, le matelas auto-gonflant et les sacoches tissus d'un des vélos pourtant bien isolées avec du plastique...
C'est la première fois que cela nous arrivent et c'est la queue entre les jambes que chacun de nous reprend le boulot aujourd'hui après avoir appellé les sociétés respectives ...
ET VOUS ? CA VOUS EST ARRIVE ?
On pas de plaisir, et on ne tiens pas en transformer ce trip en barrière psychologique. rentrer déçus, crevés et malades ... Le désicion est prise bien que que pas facile : ON RENTRE A LA MAISON. Il est 20h30 ... On arrive chez moi, il est 22h30. Une douche chaude et un repas chaud nous réchauffe mais le moral est meurtri ainsi que la chair ...
Le lendemain on déballe tout et on s'aperçois que la pluie à pénétré le duvet, le matelas auto-gonflant et les sacoches tissus d'un des vélos pourtant bien isolées avec du plastique...
C'est la première fois que cela nous arrivent et c'est la queue entre les jambes que chacun de nous reprend le boulot aujourd'hui après avoir appellé les sociétés respectives ...
ET VOUS ? CA VOUS EST ARRIVE ?
Votre vol le plus insolite? English translation pending
voici mon billet, je ne vous raconte pas, le vol, ,
mais un autre, cette fois ci en afrique noire, je prend un vol ou il y a une très grande majorité de personnes qui vont a la mecque, , donc pour la plus part leur premier vol, en plein vol je remarque un drôle de ménage dans le couloir, on sort du bois, de la nouriture une casserole, , et ..... des allumettes, les pèlerins étaient entain de faire un mini barbecue pour réchauffer la pitance !!!!! 😛
mais un autre, cette fois ci en afrique noire, je prend un vol ou il y a une très grande majorité de personnes qui vont a la mecque, , donc pour la plus part leur premier vol, en plein vol je remarque un drôle de ménage dans le couloir, on sort du bois, de la nouriture une casserole, , et ..... des allumettes, les pèlerins étaient entain de faire un mini barbecue pour réchauffer la pitance !!!!! 😛

Bons plans pour Ko Samet? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Je désire être conseillé oû aller sur cette île, oû y at'il de l'animation le soir
Climat en Équateur au mois de février? English translation pending
bjrs
je dois me rendre en equateur en fevrier, je sais que cest la saison des pluies .
toutefois quelquun saurait il sil y a des zones ou il est possible de limiter la casse, sur lacote ou en selva? au nord ou au sud?
pour une semaine .
merci pour vos reponses
michel
je dois me rendre en equateur en fevrier, je sais que cest la saison des pluies .
toutefois quelquun saurait il sil y a des zones ou il est possible de limiter la casse, sur lacote ou en selva? au nord ou au sud?
pour une semaine .
merci pour vos reponses
michel
Nouvel An à Berlin English translation pending
Grande fan de Berlin, je connais bien la ville que j'ai visitée à de très nombreuses reprises.
Je m'apprête cette année à passer le Nouvel An à Berlin et, comme c'est une première, je manque d'idées pour me trouver un restaurant pour le 31/12 au soir.
Mes critères de recherche sont les suivants : bien manger (même si c'est un peu plus cher, mais j'aimerais faire un vrai repas de réveillon avec une nourriture un peu recherchée) être situé à deux pas de la Porte de Brandenburg et de la rue du 17 juin afin de pouvoir assister à la grande fête à Minuit.
En revanche, je n'ai pas de préférence pour la nationalité de la cuisine.
Si vous avez des conseils, je suis preneuse de toutes les bonnes idées...
Mes critères de recherche sont les suivants : bien manger (même si c'est un peu plus cher, mais j'aimerais faire un vrai repas de réveillon avec une nourriture un peu recherchée) être situé à deux pas de la Porte de Brandenburg et de la rue du 17 juin afin de pouvoir assister à la grande fête à Minuit.
En revanche, je n'ai pas de préférence pour la nationalité de la cuisine.
Si vous avez des conseils, je suis preneuse de toutes les bonnes idées...
Neige en Mongolie en février/mars? English translation pending
bonjour à tous,
je prépare une expédition dont le but est de traverser la mongolie d'est en ouest sans moyen de transport motorisé.
une ligne droite de 2400km avec le khuiten uuls pour ligne d'arrivée...
j'aimerais savoir si je dois m'attendre à trouver de la neige en février/mars un peu partout ou si celà concerne certaines zones bien précises.
cette précieuse information me permettra d'adapter mon matériel en conséquence...
si quelqu'un connait bien la mongolie, je suis preneur de toute information concernant le climat ou le terrain sur une ligne droite reliant le nomrog aux tavan bogd.
merci beaucoup !
Retour du Riu Tequila (août 2007) English translation pending
Bonjour à tous!!!
J'ai séjourné au Riu Tequila durant 2 semaines au mois d'août avec 2 amis c’est un hôtel vraiment excellent dans l’ensemble :
La nourriture : vraiment excellente est varié il y a un grand restaurant à la réception pour le midi et le soir, un autres à la piscine pour l’après midi et 2 restaurant avec réservation (grillade et mexicain), pour les couche tard il a un bar ouvert 24H/24H ou il y a des frigo avec de la nourriture que vous pouvez réchauffer (pizza, burger…)
Chambre : très propre et plutôt spacieuse avec un petit balcon vous disposer d’un distributeur d’alcool et d’un frigo avec coca, 7up, fanta et corona (bière local) remplis tout les 2 jour.
La plage est vraiment superbe, elle est plutôt grande et n’a pas souffert (contrairement à d’autres) des ouragans, pour y accéder il faut sortir de l’hôtel et traverser un petit chemin, vraiment rien de méchant 5 min de marche sinon il y a une navette qui fait l’allé retour.
Population de l’hôtel : Il y avait beaucoup d’anglais et d’espagnol, contrairement à ce qu’on pourrait penser peu d’américain et encore moins de français ; c’est en grande majorité des familles et des couples je ne conseillerait pas cette hôtel pour les jeune adultes et les célibataire (mon cas) c’est simple il n’y en à pas pour se genre de personne dirigé vous plus vers Cancun.
Animation : personnel très sympathique ils organisent des activités en journée (volley, foot, cour de salsa) sans vous forcer la main et il y a un spectacles le soir vers 22h (pas de jugement je n’en est pas vu un seul)
Personnel chambre / restauration / bar : souriant et à l’écoute le service et vraiment rapide et efficace.
Le complex : vous avez accès au riu playacar et au riu yucatan ou vous pouvez profiter des restaurants et des bars (sauf le soir) ces 2 hotels sont au bord de la playa.
En conclusion : Hotel qui bénéficie de superbe prestation et d’infrastructure ; idéal pour les familles.
Si vous avez des questions plus spécifiques à me poser sur l'hôtel, sur la ville de Playa de Carmen, sur les excursion à faire ou encore pour recevoir des photos n'hésité pas à me contacter.
En conclusion : Hotel qui bénéficie de superbe prestation et d’infrastructure ; idéal pour les familles.
Si vous avez des questions plus spécifiques à me poser sur l'hôtel, sur la ville de Playa de Carmen, sur les excursion à faire ou encore pour recevoir des photos n'hésité pas à me contacter.
Le dictionnaire véfistement farfeluesque English translation pending
Pour chaque mot nouveau une définition de votre crû, suivi d’un exemple.
Toutes les prouesses ou conneries sont permises, sauf bien sûr la vulgarité!
L’idéal serait des mots liés de près ou de loin aux voyages.
C’est parti!
HÔTESSES (de l’air) : Sans elles les avions ne volent pas.
Pour vous hôtesses, mon cœur bat des ailes.
LONGTEMPS : Portion d’éternité.
Au bon Père Lachaise Faut prendre ses aises. Quand l’on s’y étend C’est pour longtemps.
ÉMOI : Vanité bien placée commence par soi-même.
Ce mot de moi me fait à moi de l’émoi!
CLIN D’ŒIL : Sourire du dragueur.
D’un sourire naît la rencontre, d’un clin d’œil naît le désir.
CENDRES : Génome des morts.
Poussière tu es, cendres tu seras.
ÂTRE : Ameublement de retraité.
J’ai âtre d’y réchauffer mes vieux os.
COUPLES : Cauchemars des solitaires.
Pitié Seigneur! Ces couples m’envahissent Éloignez de moi ces câlisses.
DeCléricy
Toutes les prouesses ou conneries sont permises, sauf bien sûr la vulgarité!
L’idéal serait des mots liés de près ou de loin aux voyages.
C’est parti!
HÔTESSES (de l’air) : Sans elles les avions ne volent pas.
Pour vous hôtesses, mon cœur bat des ailes.
LONGTEMPS : Portion d’éternité.
Au bon Père Lachaise Faut prendre ses aises. Quand l’on s’y étend C’est pour longtemps.
ÉMOI : Vanité bien placée commence par soi-même.
Ce mot de moi me fait à moi de l’émoi!
CLIN D’ŒIL : Sourire du dragueur.
D’un sourire naît la rencontre, d’un clin d’œil naît le désir.
CENDRES : Génome des morts.
Poussière tu es, cendres tu seras.
ÂTRE : Ameublement de retraité.
J’ai âtre d’y réchauffer mes vieux os.
COUPLES : Cauchemars des solitaires.
Pitié Seigneur! Ces couples m’envahissent Éloignez de moi ces câlisses.
DeCléricy
Eco. tu m'entends? English translation pending
Ma très chère Marie-Rose,
Quel plaisir de recevoir ton courriel. Ainsi, sur ton chantier de fouilles tu as maintenant un point internet. La civilisation te rattrape. Nous pourrons échanger plus rapidement. Ta dernière lettre avait mis trois semaines à me parvenir. Je vois que tu te poses mille questions sur le langage des jeunes que tu ne comprends pas. Ne sois pas si perplexe, ces jeunes vont aussi vieillir et parler comme toi et moi. Mais puisque tu évoques toutes tes difficultés de vocabulaire, je te fais part des miennes. Tu trouveras, en vrac, juste en dessous tout ce que j’ai pêché dernièrement, et j’avoue que ton regard et ton avis de scientifique m’intéresse beaucoup. Pfuuu tous ces mots nouveaux me donne le tournis
Ecotourisme, écologie, tourisme équitable, biodiversité, développement durable, commerce équitable, désertification, réchauffement climatique, pic de pollution, biocarburant, équivalent CO2, point CO2 Ecocitoyen, écoresponsabilité, écodéveloppement, écotaxes Oméga 3, transgénique, empreinte écologique, déforestation, environnement, , gaz à effet de serre, impact, Kyoto, globalisation, principe de précaution, santé environnementale, Mag2, oligoéléments, iso9000, génie génétique, produits certifiés, écocivisme, agriculture biologique, empreinte écologique, principe pollueur, H5N1 SRAS, santé communautaire, cosmétiques biocertifiés Ampoule basse tension à ioniseurs, veilleuse à économie d’énergie IW, draps 100% coton biologique et équitable, savon du Népal à l’huile essentielle d’arbre à thé, lessive blanchissante au percarbonate non OGM, norme 72190, ipod à chargeur solaire Gélules marines, yaourts lights, beurre allégé, plastique biodégradable.
Allez, je ne peux pas m’empêcher d’enchaîner sur les consignes de l’éducation nationale en terme de projet éducatif, et tiens, faire de même sur la prospective éducative parentale, et tiens aussi sur les effets destructuratifs d’une alimentation exogène, des structures protoconscientes. Non, j’en arrête là.
Tu vois, chez moi aussi beaucoup de perplexité… Avant, on disait j’en perds mon latin et maintenant c’est même le français que je perds. Ne me traite pas de passéiste ou de vieille ringarde, tu me fâcherais. J’ai parfois surtout l’impression que le synonyme de bon sens, qui est jugeotte comme tu le sais, n’a plus cours.. Je comprends bien, comme toi (même si penchée sur tes vieux cailloux tu es parfois hors du temps), qu’il faut réfléchir à tout ce qui nous entoure de près ou de loin, mais franchement, j’ai plus le sentiment d’un vrai bizenaisse que d’une action réelle. N’est-ce-pas ton impression ?
Avant de te laisser, je repense à quelque chose (c’est de lire tous ces mots commençant par éco.). Je me fais donc l’écho de ta fille qui me charge de te transmettre et je reprends ses termes « si j’ai loupé le bac, c’est parce que je ne voulais pas faire éco, dis-le à maman », voilà, c’est fait. Ne sois pas trop dure avec elle, elle préfère faire la teuf. Continue bien tes recherches archéologiques, n’oublie pas ton chapeau de soleil et reviens vite vers nous. A bientôt de te lire chère Marie-Rose
Dom. PS : tu me demandes si tu peux satisfaire tes amis végétaliens avec des tomates-mozzarella. Remplace les rondelles de fromage par des rondelles de concombre et tu seras remerciée de ta sollicitude.
Quel plaisir de recevoir ton courriel. Ainsi, sur ton chantier de fouilles tu as maintenant un point internet. La civilisation te rattrape. Nous pourrons échanger plus rapidement. Ta dernière lettre avait mis trois semaines à me parvenir. Je vois que tu te poses mille questions sur le langage des jeunes que tu ne comprends pas. Ne sois pas si perplexe, ces jeunes vont aussi vieillir et parler comme toi et moi. Mais puisque tu évoques toutes tes difficultés de vocabulaire, je te fais part des miennes. Tu trouveras, en vrac, juste en dessous tout ce que j’ai pêché dernièrement, et j’avoue que ton regard et ton avis de scientifique m’intéresse beaucoup. Pfuuu tous ces mots nouveaux me donne le tournis
Ecotourisme, écologie, tourisme équitable, biodiversité, développement durable, commerce équitable, désertification, réchauffement climatique, pic de pollution, biocarburant, équivalent CO2, point CO2 Ecocitoyen, écoresponsabilité, écodéveloppement, écotaxes Oméga 3, transgénique, empreinte écologique, déforestation, environnement, , gaz à effet de serre, impact, Kyoto, globalisation, principe de précaution, santé environnementale, Mag2, oligoéléments, iso9000, génie génétique, produits certifiés, écocivisme, agriculture biologique, empreinte écologique, principe pollueur, H5N1 SRAS, santé communautaire, cosmétiques biocertifiés Ampoule basse tension à ioniseurs, veilleuse à économie d’énergie IW, draps 100% coton biologique et équitable, savon du Népal à l’huile essentielle d’arbre à thé, lessive blanchissante au percarbonate non OGM, norme 72190, ipod à chargeur solaire Gélules marines, yaourts lights, beurre allégé, plastique biodégradable.
Allez, je ne peux pas m’empêcher d’enchaîner sur les consignes de l’éducation nationale en terme de projet éducatif, et tiens, faire de même sur la prospective éducative parentale, et tiens aussi sur les effets destructuratifs d’une alimentation exogène, des structures protoconscientes. Non, j’en arrête là.
Tu vois, chez moi aussi beaucoup de perplexité… Avant, on disait j’en perds mon latin et maintenant c’est même le français que je perds. Ne me traite pas de passéiste ou de vieille ringarde, tu me fâcherais. J’ai parfois surtout l’impression que le synonyme de bon sens, qui est jugeotte comme tu le sais, n’a plus cours.. Je comprends bien, comme toi (même si penchée sur tes vieux cailloux tu es parfois hors du temps), qu’il faut réfléchir à tout ce qui nous entoure de près ou de loin, mais franchement, j’ai plus le sentiment d’un vrai bizenaisse que d’une action réelle. N’est-ce-pas ton impression ?
Avant de te laisser, je repense à quelque chose (c’est de lire tous ces mots commençant par éco.). Je me fais donc l’écho de ta fille qui me charge de te transmettre et je reprends ses termes « si j’ai loupé le bac, c’est parce que je ne voulais pas faire éco, dis-le à maman », voilà, c’est fait. Ne sois pas trop dure avec elle, elle préfère faire la teuf. Continue bien tes recherches archéologiques, n’oublie pas ton chapeau de soleil et reviens vite vers nous. A bientôt de te lire chère Marie-Rose
Dom. PS : tu me demandes si tu peux satisfaire tes amis végétaliens avec des tomates-mozzarella. Remplace les rondelles de fromage par des rondelles de concombre et tu seras remerciée de ta sollicitude.