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Excursions de croisière en Méditerranée sur le Carnival Magic English translation pending
Bonjour à tous,
Étant une personne qui aime bien se préparer, je commence déjà mes recherches pour notre futur croisière sur le Carnival Magic pour sept 2011...
Destinations; Barcelone / Marseille/ Savone / Naples / Rome / Dubrovnik / Venise et Messine.
Nous espérons nous débrouiller seul pour les excursions sauf;
Naples ou nous aimerions bien faire Capri et la côte Amalfi mai l'excursion offerte par Carnival est de 265$cad p.p. ce qui est très dispendieux !!!! Par contre nous avons le trajet Naples-Capri en bateau la visite de Naples et funiculaire avec le repas et croisière sur la côte Amalfie avec arrêt a Amalfi et Sorento je crois et retour en autocar dans les routes sinueuses pour vivre l'expérience une fois dans une vie... Est-ce que c'est trop cher??? C'est quand même pas loin de 600$cad pour nous deux. Nous avons aprox 12 h a Naples. Est-ce que je devrais plutôt chercher une croisière jusqu'à Amalfi oublier Capri et faire le retour en autocar jusqu'à Naples???? Ensuite j'aimerais bien me rendre à Taormina (Messine) mais il semble que le train soit un peu loin de la ville... Est-il facile de Messine a la sortie du port de me rendre à la gare??? Ensuite une fois a Taormina est ce que je devrais prendre un taxi ou un bus pour me rendre jusqu'au théâtre romain???
Un gros merci pour vos réponses et bonne croisière à tous!!!!
Étant une personne qui aime bien se préparer, je commence déjà mes recherches pour notre futur croisière sur le Carnival Magic pour sept 2011...
Destinations; Barcelone / Marseille/ Savone / Naples / Rome / Dubrovnik / Venise et Messine.
Nous espérons nous débrouiller seul pour les excursions sauf;
Naples ou nous aimerions bien faire Capri et la côte Amalfi mai l'excursion offerte par Carnival est de 265$cad p.p. ce qui est très dispendieux !!!! Par contre nous avons le trajet Naples-Capri en bateau la visite de Naples et funiculaire avec le repas et croisière sur la côte Amalfie avec arrêt a Amalfi et Sorento je crois et retour en autocar dans les routes sinueuses pour vivre l'expérience une fois dans une vie... Est-ce que c'est trop cher??? C'est quand même pas loin de 600$cad pour nous deux. Nous avons aprox 12 h a Naples. Est-ce que je devrais plutôt chercher une croisière jusqu'à Amalfi oublier Capri et faire le retour en autocar jusqu'à Naples???? Ensuite j'aimerais bien me rendre à Taormina (Messine) mais il semble que le train soit un peu loin de la ville... Est-il facile de Messine a la sortie du port de me rendre à la gare??? Ensuite une fois a Taormina est ce que je devrais prendre un taxi ou un bus pour me rendre jusqu'au théâtre romain???
Un gros merci pour vos réponses et bonne croisière à tous!!!!
Compte rendu de croisière Terres et îles du soleil sur Costa Luminosa English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de croisière, je vous poste un petit résumé de mes escales pour la croisière Terres et iles du soleil.
Il n'a pour but que de donner des idées pour les excursions à faire seul.
J'ai longuement préparer mon voyage notamment grâce à ce site alors je vous fait part de mon parcours qui s'est avéré plaisant et économique.. 😉
Barcelone: 13h-18h Port assez loin du centre ville et escale courte. Prendre un plan à la sortie du bateau, prendre un bus de la ville de couleur bleu qui vous attend au pied du bateau pour 3 euros par personne AR (contre 6euros par navette costa qui vous pose au même endroit). Le bus vous pose en bas des Ramblas et se reprend au même endroit. On marche 2 minutes en remontant les Ramblas pour prendre le métro (arrêt Dressanes), prendre la ligne verte 3 jusqu'à l'arrêt Lesseps, on se retrouve sur une place où il faut prendre le bus 34 direction Carmel, s'arrêter au Parc Guell (arrêt au pied du parc, inratable). Visite du parc Guell (pas plus d'1 heure si vous voulez être dans le timing). Chemin inverse, reprise du bus 24 au même endroit, ne pas s'arrêter à Lesseps mais continuer jusqu'à l'arrêt Catalunya Rossello. Visite exterieure de la Casa Mila puis à pied allez jusqu'à la Casa Balto, prendre le métro pour la visite exterieure de la Sagrada Familia ( on l'a fait à pied mais c'est assez loin = perte de temps), on a pris le métro par contre pour revenir jusqu'à l'arrêt Lisseu qui vous ramène en plein milieu des Ramblas (on savait pas si on aurait le temps de descendre en entier les ramblas alors on a fait que la moitié). Descente des Ramblas, flaneries et arrêt à une terrasse gouter 1 sangria, retour avec les bus bleus.
Casablanca: 8h30-22h30 Sortie du port 20 minutes à pied. On a choisi d'aller voir Rabat. à la sortie du port, tout de suite à gauche se trouve la petite gare de Casa Port. à l'interieur se trouve un tabac qui vous change gratuitement les euros en dirham (1 euro = 11 dirham). Prendre 1 train pour rabat ville ( 140 dirham l'AR). 1 heure de trajet. on a tout visité à pied. Visite du palais royal, puis visite d'un site archéologique et d'un magnifique jardin la necropole de Chellah (10 dirham par personne), repas dans le centre ville (hum les boulettes et le thé à la menthe..), visite de la tour Hassan et Mausolée Mohammed V, traversée des souks, promenade dans les Kasbah des Oudaya, retour à Casa, à pied jusqu'au bateau, arrivée vers 20h30. Journée fatigante, possibilité d'aller voir la mosquée Hassan II de nuit qui est apparemment très belle.
Arrecife: 8h-17h On a choisi de faire l'excursion du Parc Timanfaya avec Costa. rdv a 12h30. Visite d'Arrecife le matin, on a pris la navette costa qui s'appelle shuttle bus c'est écrit en gros (gratuite si vous faite une excursion avec eux dans la journée), elle nous dépose pas tout à fait au centre ville il faut marcher un peu mais c'est vite fait. Matinée plutôt shopping, le prix des cigarettes défie toute concurrence, on a fait le marché artisanal le long de la marina, je sais pas si c'est tout les jours mais sympa. retour au bateau par la navette. Excursion costa avec un guide obligé parlé moitié français moitié allemand (un peu chiant mais on s'y fait). Ballade à dos de dromadaire géniale, même si c'est touristique c'est super sympa. 3 expériences géothermiques, visite du parc timanfaya, petite pause avec vin et fromage, retour par l'interieure de l'ile pour voir les vignes. retour direct au bateau
Santa Cruz: 8h-17h Sortie très rapide du port à pied. on arrive sur la Plaza Espana, direction le Mercado de nuestra senora de africa en passant devant Iglesia Conception, après ce marché plutôt fruits et légumes, visite du museo de la naturaleza y el hombre (3euros), je n'ai pas aimé du tout. Ensuite on a pris le bus 15 à l'estacion de Guarguas en direction de La Laguna, visite du centre historique, reprendre le chemin inverse. on a fait la rue comerçante piétonne calle del castillo. retour à pied au bateau.
Funchal: 8h-17h plein de choses à faire ici, comme on savait pas le temps de marche jusqu'au centre ville, on a pris un taxi (10euros pour 2), c'est beaucoup trop cher surtout que le soir on est revenu à pied et que c'est pas si loin que ça. on est allé au mercado dos lavradores, magnifique marché où on vous fait gouter des fruits succulents, à 9h30 on a pris le bus pour le jardin botanique (l'arrêt est juste le long de la rue qui va du marché à la mer), c'est le bus 31a ou 31b, les deux y vont (1,6euro je crois). Visite du jardin botanique (ne pas confondre avec le jardin tropical de Monte à 10euro), l'entrée est de 3 euros, c'est magnifique, il y a des pérroquets aussi (durée 2h en y allant tranquille). En haut on a pris le téléphérique direction Monte (8,25euros). Vue magnifique, eglise, départ des descentes en panier. On a hésité a redescendre par l'autre téléphérique(10euro l'allé) ou en bus, on a opté pour le bus qui conduit super vite dans les toutes petites rues, il faut pas craindre.. Repas tipyque. Ballade dans le quartier de Sé, retour à pied.
Malaga: 8h-13h prendre un bus de la ville (3,5euro l'AR je crois), la sortie est un peu loin. on vous donne un plan à la sortie du bateau: plan parfait pour la visite culturelle, suivre le trajet bleu qui permet de visiter tout le centre historique, d'aller jusqu'aux arènes, monter (et c'est peu de le dire jusqu'au chateau Gibralfaro, visite 2,10euro (possibilité d'un prix groupé avec Alcazaba mais fermé le lundi), redescendre vers Alcazaba pour voir l'exterieur, on a terminé par l'avenue pietonne principale prise en tout premier mais dont les magasins étaient fermés, retour avec le bus de la ville.
Voilà un résumé de mon vécu, si vous avez des questions ou des points qu'il faut approfondir, n'hésitez pas, c'est dur de penser à tout..
Barcelone: 13h-18h Port assez loin du centre ville et escale courte. Prendre un plan à la sortie du bateau, prendre un bus de la ville de couleur bleu qui vous attend au pied du bateau pour 3 euros par personne AR (contre 6euros par navette costa qui vous pose au même endroit). Le bus vous pose en bas des Ramblas et se reprend au même endroit. On marche 2 minutes en remontant les Ramblas pour prendre le métro (arrêt Dressanes), prendre la ligne verte 3 jusqu'à l'arrêt Lesseps, on se retrouve sur une place où il faut prendre le bus 34 direction Carmel, s'arrêter au Parc Guell (arrêt au pied du parc, inratable). Visite du parc Guell (pas plus d'1 heure si vous voulez être dans le timing). Chemin inverse, reprise du bus 24 au même endroit, ne pas s'arrêter à Lesseps mais continuer jusqu'à l'arrêt Catalunya Rossello. Visite exterieure de la Casa Mila puis à pied allez jusqu'à la Casa Balto, prendre le métro pour la visite exterieure de la Sagrada Familia ( on l'a fait à pied mais c'est assez loin = perte de temps), on a pris le métro par contre pour revenir jusqu'à l'arrêt Lisseu qui vous ramène en plein milieu des Ramblas (on savait pas si on aurait le temps de descendre en entier les ramblas alors on a fait que la moitié). Descente des Ramblas, flaneries et arrêt à une terrasse gouter 1 sangria, retour avec les bus bleus.
Casablanca: 8h30-22h30 Sortie du port 20 minutes à pied. On a choisi d'aller voir Rabat. à la sortie du port, tout de suite à gauche se trouve la petite gare de Casa Port. à l'interieur se trouve un tabac qui vous change gratuitement les euros en dirham (1 euro = 11 dirham). Prendre 1 train pour rabat ville ( 140 dirham l'AR). 1 heure de trajet. on a tout visité à pied. Visite du palais royal, puis visite d'un site archéologique et d'un magnifique jardin la necropole de Chellah (10 dirham par personne), repas dans le centre ville (hum les boulettes et le thé à la menthe..), visite de la tour Hassan et Mausolée Mohammed V, traversée des souks, promenade dans les Kasbah des Oudaya, retour à Casa, à pied jusqu'au bateau, arrivée vers 20h30. Journée fatigante, possibilité d'aller voir la mosquée Hassan II de nuit qui est apparemment très belle.
Arrecife: 8h-17h On a choisi de faire l'excursion du Parc Timanfaya avec Costa. rdv a 12h30. Visite d'Arrecife le matin, on a pris la navette costa qui s'appelle shuttle bus c'est écrit en gros (gratuite si vous faite une excursion avec eux dans la journée), elle nous dépose pas tout à fait au centre ville il faut marcher un peu mais c'est vite fait. Matinée plutôt shopping, le prix des cigarettes défie toute concurrence, on a fait le marché artisanal le long de la marina, je sais pas si c'est tout les jours mais sympa. retour au bateau par la navette. Excursion costa avec un guide obligé parlé moitié français moitié allemand (un peu chiant mais on s'y fait). Ballade à dos de dromadaire géniale, même si c'est touristique c'est super sympa. 3 expériences géothermiques, visite du parc timanfaya, petite pause avec vin et fromage, retour par l'interieure de l'ile pour voir les vignes. retour direct au bateau
Santa Cruz: 8h-17h Sortie très rapide du port à pied. on arrive sur la Plaza Espana, direction le Mercado de nuestra senora de africa en passant devant Iglesia Conception, après ce marché plutôt fruits et légumes, visite du museo de la naturaleza y el hombre (3euros), je n'ai pas aimé du tout. Ensuite on a pris le bus 15 à l'estacion de Guarguas en direction de La Laguna, visite du centre historique, reprendre le chemin inverse. on a fait la rue comerçante piétonne calle del castillo. retour à pied au bateau.
Funchal: 8h-17h plein de choses à faire ici, comme on savait pas le temps de marche jusqu'au centre ville, on a pris un taxi (10euros pour 2), c'est beaucoup trop cher surtout que le soir on est revenu à pied et que c'est pas si loin que ça. on est allé au mercado dos lavradores, magnifique marché où on vous fait gouter des fruits succulents, à 9h30 on a pris le bus pour le jardin botanique (l'arrêt est juste le long de la rue qui va du marché à la mer), c'est le bus 31a ou 31b, les deux y vont (1,6euro je crois). Visite du jardin botanique (ne pas confondre avec le jardin tropical de Monte à 10euro), l'entrée est de 3 euros, c'est magnifique, il y a des pérroquets aussi (durée 2h en y allant tranquille). En haut on a pris le téléphérique direction Monte (8,25euros). Vue magnifique, eglise, départ des descentes en panier. On a hésité a redescendre par l'autre téléphérique(10euro l'allé) ou en bus, on a opté pour le bus qui conduit super vite dans les toutes petites rues, il faut pas craindre.. Repas tipyque. Ballade dans le quartier de Sé, retour à pied.
Malaga: 8h-13h prendre un bus de la ville (3,5euro l'AR je crois), la sortie est un peu loin. on vous donne un plan à la sortie du bateau: plan parfait pour la visite culturelle, suivre le trajet bleu qui permet de visiter tout le centre historique, d'aller jusqu'aux arènes, monter (et c'est peu de le dire jusqu'au chateau Gibralfaro, visite 2,10euro (possibilité d'un prix groupé avec Alcazaba mais fermé le lundi), redescendre vers Alcazaba pour voir l'exterieur, on a terminé par l'avenue pietonne principale prise en tout premier mais dont les magasins étaient fermés, retour avec le bus de la ville.
Voilà un résumé de mon vécu, si vous avez des questions ou des points qu'il faut approfondir, n'hésitez pas, c'est dur de penser à tout..
Prochain voyage sur les "terres indiennes" du Nouveau-Mexique et de l'Arizona English translation pending
Bonjour à tous,
Après le Grand Circle de 2009, le virus est de retour dans l'Ouest: Qu'en pensez vous ?
- Samedi 13 août 2011: vol Bruxelles/Albuquerque (NM) par Washington- - Dimanche 14: visite Albuquerque Old Town et divers Museums (journée tampon au cas où-vols-bagages-décompression !). - Lundi 15: matin suite visites, AM récupération du campingcar (hé oui...) courses Walmart, KOA Bernallilo (au nord de Albu).
- Mardi 16: Tent Rocks NM (marche SlotCanyonTrail), puis visite Santa Fe Old Town. Nuit RVpark SantaFe. - Mercredi 17: route vers Taos par Tesuque Pueblo, RioGrande SP, visite TaosPueblo, ville/hacienda. Nuit RVpark Taos. - Jeudi 18: de Taos, route Sud par Penasco, Chimayo, Bandelier NM (marche MainLoopTrail), route 4 jusque Jemez spring. Nuit.
- Vendredi 19: route 44 Ouest/Nord par Cuba (!), visite Azrec Ruins, arrivée à Durango (visites). Nuit Durango. - Samedi 20: Durango-Silverton-Ouray-Montrose (visites villes/musées/curiosités). Nuit Montrose. - Dimanche 21: Black Canyon of the Gunisson (Rim Sud AR), Ute museum à Montrose, route jusque Grand junction, Route scénique de Colorado NM, nuit à Colorado River SP (Fruita).
- Lundi 22: route I.70 vers Moab par la UT128 depuis Cisco, FisherTowers, CoronaArch, nuit KOAMoab. - Mardi 23: au sud de Moab MountainLoopRoad par Castle Valley pour rejoindre la 128, marche NegroBillCanyon pour pique-nique au bout, nuit KOAMoab. - Mercredi 24: Moab-Blanding-Bluff (par MontezumaCreek), MexicanHat, nuit Gouldings camp à MV. - Jeudi 25: Gouldings tour 4x4 de 5h30 (MysteryValley avec BBQ), coucher de soleil au VC, nuit Gouldings camp à MV.
- Vendredi 26: route de MV à Canyon de Chelly (par Kayenta), visite privée dans le canyon avec Howard (du Spider Rock campground où nous passons la nuit). - samedi 27: route 191/264 vers Second Mesa (territoire Hopi) et visite villages, aller/retour jusque Coal Mine canyon, nuit HopiCenter à second Mesa. - Dimanche 28: route 264Est par Ganado-WindowRock-Gallup-Zuni Pueblo- El Morro NM (marche inscription trail), nuit à ElMorro.
- Lundi 29: passage à El Malpais (LavaCrater et LaVentanaArch), visite Acoma Pueblo, arrivée Albuquerque (KOAnorth). - Mardi 30: Coronado state monument, puis Pecos Historic site (près de SantaFe), descente sur Albuquerque par la 14 TurquoiseTrail, nuit KoaEst.
- Mercredi 31 août: rendre le campingcar, puis vol de 13h00 vers NYC par Chicago.
- Jeudi 01/vendredi 02 septembre: journées à NYC, pas de musées mais les endroits connus de Manhattan (hôtel Wolcott à 300m de l'EmpireStateB). samedi 03: suite visites, et vol de 18h15 Newark/Bruxelles (arrivée 7h45).
Après de multiples projets et versions, ce 2ème voyage dans l'Ouest est ciblé "terres indiennes".
Vous vous doutez bien que Yellowstone et le Wyoming sont "déjà" dans les cartons pour 2012....
Vos remarques m'intéressent. Cordialement Jean.
Après le Grand Circle de 2009, le virus est de retour dans l'Ouest: Qu'en pensez vous ?
- Samedi 13 août 2011: vol Bruxelles/Albuquerque (NM) par Washington- - Dimanche 14: visite Albuquerque Old Town et divers Museums (journée tampon au cas où-vols-bagages-décompression !). - Lundi 15: matin suite visites, AM récupération du campingcar (hé oui...) courses Walmart, KOA Bernallilo (au nord de Albu).
- Mardi 16: Tent Rocks NM (marche SlotCanyonTrail), puis visite Santa Fe Old Town. Nuit RVpark SantaFe. - Mercredi 17: route vers Taos par Tesuque Pueblo, RioGrande SP, visite TaosPueblo, ville/hacienda. Nuit RVpark Taos. - Jeudi 18: de Taos, route Sud par Penasco, Chimayo, Bandelier NM (marche MainLoopTrail), route 4 jusque Jemez spring. Nuit.
- Vendredi 19: route 44 Ouest/Nord par Cuba (!), visite Azrec Ruins, arrivée à Durango (visites). Nuit Durango. - Samedi 20: Durango-Silverton-Ouray-Montrose (visites villes/musées/curiosités). Nuit Montrose. - Dimanche 21: Black Canyon of the Gunisson (Rim Sud AR), Ute museum à Montrose, route jusque Grand junction, Route scénique de Colorado NM, nuit à Colorado River SP (Fruita).
- Lundi 22: route I.70 vers Moab par la UT128 depuis Cisco, FisherTowers, CoronaArch, nuit KOAMoab. - Mardi 23: au sud de Moab MountainLoopRoad par Castle Valley pour rejoindre la 128, marche NegroBillCanyon pour pique-nique au bout, nuit KOAMoab. - Mercredi 24: Moab-Blanding-Bluff (par MontezumaCreek), MexicanHat, nuit Gouldings camp à MV. - Jeudi 25: Gouldings tour 4x4 de 5h30 (MysteryValley avec BBQ), coucher de soleil au VC, nuit Gouldings camp à MV.
- Vendredi 26: route de MV à Canyon de Chelly (par Kayenta), visite privée dans le canyon avec Howard (du Spider Rock campground où nous passons la nuit). - samedi 27: route 191/264 vers Second Mesa (territoire Hopi) et visite villages, aller/retour jusque Coal Mine canyon, nuit HopiCenter à second Mesa. - Dimanche 28: route 264Est par Ganado-WindowRock-Gallup-Zuni Pueblo- El Morro NM (marche inscription trail), nuit à ElMorro.
- Lundi 29: passage à El Malpais (LavaCrater et LaVentanaArch), visite Acoma Pueblo, arrivée Albuquerque (KOAnorth). - Mardi 30: Coronado state monument, puis Pecos Historic site (près de SantaFe), descente sur Albuquerque par la 14 TurquoiseTrail, nuit KoaEst.
- Mercredi 31 août: rendre le campingcar, puis vol de 13h00 vers NYC par Chicago.
- Jeudi 01/vendredi 02 septembre: journées à NYC, pas de musées mais les endroits connus de Manhattan (hôtel Wolcott à 300m de l'EmpireStateB). samedi 03: suite visites, et vol de 18h15 Newark/Bruxelles (arrivée 7h45).
Après de multiples projets et versions, ce 2ème voyage dans l'Ouest est ciblé "terres indiennes".
Vous vous doutez bien que Yellowstone et le Wyoming sont "déjà" dans les cartons pour 2012....
Vos remarques m'intéressent. Cordialement Jean.
Planning pour quinze jours à New York? English translation pending
bonjour
j'ai regardé tous les forums et je pense savoir tout ce qu'il faut visiter à New York. (times square, central park, manhattan, broadway, brooklin, little italy, soho, chinatown, harlem, eliss iland, ground 0, greenwich). Je pars mardi midi avec air france.
Est-ce que quelqu'un pourrait me faire un petit planning journalier afin que je ne me disperse pas et que je ne fasse pas des km pour rien. Je séjourne à Mamaroneck dans le westchester et il me faut 45 mn en train pour atteindre manhattan. sachant que j'arrive à JFK le 14 au soir et que j'en repars le 29 au soir.
Pour aller de JFK à Mamaroneck quel est le moyen de transport qui sera le mieux pour un couple avec 2 valises chacun et à quel prix ?
Savez-vous si c'est mieux d'acheter les eaux de toilette en duty free au départ de paris ou au retour en duty free à NY ou dans des magasins à NY.
En ce qui concerne les transports, pour se rendre de manhattan mon point d'arrivée tous les matins, aux divers endroits que vous allez me proposer faut il prendre métro, bus, train, taxi. J'ai vu que l'on pouvait prendre une carte pour le métro pour une semaine à 27 $. Est-ce que ca craint plus de prendre le métro que le bus ?
Quels sont les endroits à éviter ? Sachant que si quelqu'un me fait le planning journalier je n'aurais pas de souci.
Je vous remercie pour les renseignements que vous allez me donner. Bonne journée à tous. Cordialement
Croisière "Rivage de l'Adriatique" sur l'Orient Queen English translation pending
Bonjour,
Nous partons en septembre pour une croisière sur l'Orient Queen Rivages de l'Adriatique et nous aimerions avoir des conseils sur les excursions à faire par nous-même. Si vous avez des trucs à nous recommander... Est-ce que la distance entre les ports d'arrivée et les vieilles villes sont raisonnables. Les choses à ne pas manquer ex. Taormina ou l'Etna ? Nous pourrons voyager en bus, taxi collectif ou en train selon les différentes possibilités. Tout ce que vous avez comme infos sera bienvenue.
Merci !
DGI
Nous partons en septembre pour une croisière sur l'Orient Queen Rivages de l'Adriatique et nous aimerions avoir des conseils sur les excursions à faire par nous-même. Si vous avez des trucs à nous recommander... Est-ce que la distance entre les ports d'arrivée et les vieilles villes sont raisonnables. Les choses à ne pas manquer ex. Taormina ou l'Etna ? Nous pourrons voyager en bus, taxi collectif ou en train selon les différentes possibilités. Tout ce que vous avez comme infos sera bienvenue.
Merci !
DGI
Croisière en Norvège avec Costa English translation pending
Bonjour,
Nous partirons d'Amsterdam le 20 juillet 2010. Je rêve de ce voyage depuis des mois, je le fais à l'occasion de mes 50 ans ;). (Nous avons fait une croisière en Méditerranée occidentale il y a 3 ans avec Costa aussi.)Est-ce que certains qui reviennent de cette croisière peuvent nous donner des conseils : vêtements, excursions (ns en avons réservé 3 lundi dernier sur le site : Vues de Geiranger, Transfert au Cap Nord et Les îles Lofoten), vie à bord, état de la mer, points positifs, problèmes rencontrés...)D'autres francophones parmi vous sont-ils inscrits?Merci 🙂
Rejoindre Sulawesi depuis Lombok avec un petit budget? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement a Gili Trawangan (Lombok) et je voudrais aller plonger a Sulawesi, on m'a dit que le meilleur site etait Pulau Bunaken. Quel est la solution la moins chere pour y aller, sachant que passer des heures en bus et en bateau ne me dérangent pas si je peux faire des économies. Si le seul choix est le vol, savez-vous lequel est le moins cher? Connaissez-vous un homestay ou un gesthouse a moins de 100.000 rps la nuit a Sulawesi? Merci!
Je suis actuellement a Gili Trawangan (Lombok) et je voudrais aller plonger a Sulawesi, on m'a dit que le meilleur site etait Pulau Bunaken. Quel est la solution la moins chere pour y aller, sachant que passer des heures en bus et en bateau ne me dérangent pas si je peux faire des économies. Si le seul choix est le vol, savez-vous lequel est le moins cher? Connaissez-vous un homestay ou un gesthouse a moins de 100.000 rps la nuit a Sulawesi? Merci!
Récit de mon voyage en Inde seule English translation pending
NAMASTE!
Lundi 18 janvier 2010
Je prends l’avion à BRUXELLES national; il est prévu à 10H mais je pars avec 3 H de retard! (cause brouillard à Delhi). J’arrive à DELHI à 1H45 du matin. Je récupère ma valise sans aucun problème. Je suis attendue par Raj à la sortie. Evidemment, il y a deux sorties et je sors par celle qui n’est pas la bonne pour moi! Donc tour de l’aéroport à pied puis j’arrive dans la foule qui attend à la première sortie. Il était prévu que Raj m’attende avec le drapeau français; je regardais donc après ce beau grand drapeau flottant dans l’air en m’attendant mais rien à l’horizon… Tout à coup, j’entends mon prénom; c’était Raj avec un drapeau sous forme d’écharpe… Hé oui, je ne suis pas la Reine Victoria, fallait s’y attendre!
Il me fait attendre 5 minutes pendant qu’il récupère sa voiture; j’avais oublié que les minutes indiennes n’ont pas la même durée que chez nous! Finalement, après bon nombre de minutes, Raj revient à pied! Impossible de venir avec la voiture, dit-il, car trop d’avions ont attéri en même temps et de ce fait, trop de monde. La solution la plus simple était donc que je l’accompagne pour récupérer le véhicule.
Chose faite, nous engageons la sortie de l’aéroport dans un brouillard super dense au point que Raj se trompe de chemin; faut dire que les routes sont barrées un peu partout à cause des travaux consistant à établir des nouvelles lignes de métro. Mais il est coquain et dit aimer la difficulté.
Nous arrivons à l’hôtel DELHI CITY CENTER à 4 H du matin. Il m’accompagne à la réception, histoire de voir si la réservation est correcte; nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain 10 H du matin pour, comme prévu, journée de visite ensemble où il me fera découvrir les coins insolites du vieux Delhi. Le garçon me conduit dans ma chambre. je n’y reste pas longtemps car il y a un concerto de chiens n’en finissant pas; encore un peu de temps perdu pour changer mais cette fois, ça y est, je suis installée, je déballe, je range. Il est proche de 6H du matin; ça craint pour le rendez-vous. Effectivement, je me réveille le lendemain à midi; téléphone à Raj pour reporter la visite à 1H. Premier déjeuner louper.
Mardi 19 janvier 2010:
La journée commence donc assez tard et notre rendez-vous est prévu devant la gare de New-Delhi. Nous prenons le métro pour nous diriger vers le quartier « Chandni Chowk » où se côtoient commerçants, passants et vaches sacrées. Raj voit directement que je suis intéressée par les temples donc sans hésiter, me fait visiter un lieu où se trouvent face-à-face un temple sikhs « le Gurudwara » et un temple hindou; quelques mètres plus loin, on peut apercevoir une église et une mosquée; sensation très agréable de voir ce mélange de religions. Nous visitons donc pour commencer « le Gurudwara »; ce qui tombe bien puisque nous sommes mardi, jour de la cérémonie. Le temple est animé par des personnes chantant les « mantras »; nous tournons aussi autour du lieu saint afin d’être béni puis achetons une petite nourriture sucrée déposée sur une feuille de vigne au prix de 10 roupies/6 cents. La coutume veut que nous mangions une partie et versons le reste dans un grand bac; à la fin de l’office, cette nourriture sera servie aux pauvres. On reconnait facilement les « Sikhs »; ils ont un ruban autour de la tête; il faut savoir qu’il eu une très longue chevelure enroulée dans ce ruban. Avant de sortir, je photographie le « ligam » de Shiva, tant vénéré des hindous.
A ma grande surprise, j’ai l’autorisation de photographier le « om3 » représentant « Shiva » que je porte à mon cou. Shiva est toujours représenté avec son trident, le taureau Nundi et le om3.
En sortant, je n’oublie pas de reprendre les petites fleurs bénies qui m’ont été offertes par les brahmans, déposées dans une sorte de petite corbeille fabriquée avec des feuilles sèchées. Petite anecdote à ce sujet: ces fleurs étaient déposées sur ma table de nuit et chaque jour matin, il en manquait une! Je n’y ai jamais rien compris; ce sont les mystères de l’Inde.
Enfin, après avoir récupéré mes chaussures, je photographie le temple hindou sans pouvoir y accéder; jour de fermeture.
Tout ceci m’a donné soif, ça tombe bien, j’aperçois un jeune homme pressant des jus d’orange à l’ancienne avec un pressoir qui me fait penser à la machine dont ma mère faisait la tête pressée! Au demeurant, ce jus accompagné d’un peu de « sel » est délicieux.
Le chemin se poursuit et je découvre les façades des bâtiments du vieux Delhi ornementées d’installations électriques dont on se demande bien comment cela a pu être installé et surtout comment ça fonctionne sans prendre feu de tous les côtés! Mais c’est l’Inde…
A gauche, il y a l’église qui est fermée à cette heure mais nous avons le droit d’y visiter la petite école attenante, comportant un tableau, quelques petites tables et chaises; on ne voit plus ça chez nous depuis cent ans.
Raj croit que j’ai faim. Il me conduit vers un des meilleurs restaurants de Delhi; en fait « Karim » le propriétaire en possède huit. Le plus simple est en tout cas celui-ci; je découvre comment les cuisiniers cuissent les chapatis au moyen d’un four encastré en terre. En fait, je ne mange pas, je n’ai pas envie de perdre trop de temps; j’y reviendrai plus tard. En fait, je ne l’ai jamais retrouvé; je l’ai cherché un autre soir mais me suis retrouvée dans un autre restaurant de la famille de « Karim »; j’y ai mangé une tajore de mouton, on ne peut plus délicieuse; par contre, la boisson verdâtre que j’ai commandée par curiosité est nettement moins bonne; je ne la bois d’ailleurs pas et commande un coca. Je ne raconte même pas l’histoire pour me faire servir un coca-light… Le « light » a été le mot de trop et ça les a perturbé!
Pour en revenir à la visite du jour, nous arrivons à « Jama masjid » la plus grande mosquée de l’Inde. Cet endroit est merveilleux; on peut y admirer le « fort rouge » au loin; heureusement, car je n’aurais jamais le temps d’aller le visiter! Ce bâtiment est bien sûr musulman; l’heure de la prière étant arrivée, on prie les visiteurs de se retirer; la visite se poursuit en faisant le tour complet extérieur de « Jama masjid » vu sous tous ses angles; fabuleux bâtiment tout en grès rouge.
Il faut avouer que ce fût une journée bien remplie et qu’il est, dès lors, déjà 20 H. Nous reprenons le métro pour rentrer à New Delhi et Raj me ramène à l’hôtel avec sa moto que nous récupérons à la gare. Faire de la moto à Delhi relève d’un courage remarquable, que je le dise, et même pas peur!
Me voilà donc de retour à l’hôtel où je ne reste que quelques minutes car je décide sur le coup d’aller me faire un petit massage de pied. Je trouve vite mon bonheur, enfin j’ai cru. C’était un petit salon de coiffure et les massages se faisaient en haut, me dit-on. Grimpant sur une échelle à la verticale, je me retrouve sur une vieille couverture miteuse avec un homme que je ne pense pas plus masseur que moi mais qui fait de son mieux pour masser mes pieds qui ont déjà bien soufferts pour leur première journée. Le problème, hé oui, il y en a un, ce monsieur ne voulait pas se concentrer uniquement sur mes pieds… Bon, allez, je m’en sors bien… Pas de problème, juste une petite mise au point. Je redescends de mon échelle verticale et vais manger un petit bout à l’hôtel.
Puis bonne douche et gros dodo.
Mercredi 20 janvier 2010:
Ce matin, j’ai rendez-vous à 9H à mon hôtel avec Charlaine dont j’ai fait la connaissance par internet sur forumvoyage. Elle est là, m’attend en revoyant ses emails. Nous commençons par un bon petit-déjeuner avant d’entamer cette nouvelle journée.
Elle commence un peu mal cette journée car l’objectif était d’aller visiter le « fort rouge » et tous les chauffeurs de taxis nous disent qu’à cause de la fête nationale indienne du 26 janvier, le « fort rouge » n’ouvre qu’à partir de 11H, ce qui va nous faire perdre beaucoup de temps. Donc après négociations sévères de ma part, car Charlaine arrive en Inde, elle ne sait pas encore négocier.
Nous commencerons donc alors la journée par la visite de « Raj Ghat », lieu de crémation de Ghandi. Nous y visitons le petit musée dédié à Ghandi où il est agréable d’imaginer la sobriété de sa vie en voyant son petit bureau avec le rouet qui était toujours devant lui, sa petite chambre dont le matelat est à même le sol et les nombreuses photos qui en font foi. Au fond du jardin, on découvre un petit ashram et au milieu de ce parc, un monument là où fût incinéré Ghandi. Je me rappelle des photos vues à ce sujet où Néhru allumait le bûcher étant donné que Ghandi n’avait pas de fils. Ce fût un moment très agréable et relaxant que nous avons passé en cet endroit.
Ensuite, direction « musée National », là notre petit chauffeur de richwach nous laisse mais pas sans contester puisque la police a dû intervenir pour le prix; nous avons eu gain de cause. Le musée national est très intéressant et la visite dure 2H30; nous sommes équipées d’un guide audio-francophone. Aucune photo n’est permise mais tout reste gravé dans la mémoire du disque dur de mon petit cerveau. Beaucoup de peintures, de dieux en bronze, de portes en bois, de monnaies, de vestiges, de vêtements; représentation d’un vieux chariot; j’en passe et des meilleurs!
Il est plus de midi trente et nous appelons un chauffeur de taxi qui nous emmenera toutes les deux chez Chhavi.
A 15H, nous rencontrons « Chhavi » qui nous donne un cours de cuisine. Elle commence par nous servir un « tchai » que je découvre pour la première fois; ensuite, elle nous apprendra comment préparer cette boisson succulente au lait et au gimgembre. En attendant, elle nous explique comment faire un « chapati »; on fini bien par y arriver avec de l’huile de bras mais c’est périlleux.
En les mangeant, on goûte la différence entre ceux que Chhavi a préparé et les nôtres; ils sont moins durs. Cela consiste en fait à faire une crêpe à l’eau, la fourrer de patates aux épices et de cuire le tout dans une poele à frire. Nous allons ensuite faire un petit tour à pied à la recherche de curry que nous ne trouverons pas puisque le curry est un mélange de dix épices, s’appelant masala.
Mais je suis un peu têtue et n’ai pas voulu de ce mélange sur le coup, ce n’est que plus tard que je devais me rendre à l’évidence du fait. En rentrant de cette petite balade, petite séance photos: la maman, la tante, la fille, l’amie de la fille, Charlaine et moi.
Après cette sympathique après-midi et échange d’adresses email, Charlaine et moi quittons le secteur en direction de nos hôtels respectifs. Je termine ma soirée dans la rue principale de l’hôtel en cherchant un petit resto sympa mais me retrouve dans celui du jour avant, tout compte fait, c’était pas mal!
A la sortie, j’assiste à une cérémonie de mariage où la musique fait rage; je m’y amuse un moment puis décide de rentrer me coucher juste après avoir reçu une baguette de tambour sur une cuisse! Coup bleu assuré. Chose étrange, je n’y ai vu que le marié.
Soit, je rentre faire un peu d’internet puis vais me doucher, programmer ma journée du lendemain, faire mes petits comptes comme tous les jours, avant de m’endormir comme un bébé.
Jeudi 21 janvier 2010:
C’est le dernier jour à Delhi, je n’aurais pas le temps de tout faire donc je décide de louer un taxi et de faire au mieux. Je me rends directement au temple « Birla Mandir ou Lakhminarayan »; c’est un très grand temple tout en marbre blanc, le plus moderne de Delhi. Il est magnifique. Le taxi me dépose devant l’entrée et on ne manque pas de me solliciter pour la vente de photos, d’album, de cartes postales etc… Refusant le tout et ne faisant attention qu’à chercher l’entrée principale, je tombe dans un trou sur le trottoir, petit souvenir toujours d’actualité puisque toujours mal au genou droit. Les indiens sont très attentionnés; ils m’aident à me relever, à me diriger vers une petite salle d’attente où une dame panse mon genou en sang et un homme masse ma main devenue toute bleue avec des glaçons.
J’ai cru l’espace d’un moment que mon voyage allait s’arrêter là! Mais, les dieux étant avec moi, j’ai pu terminer mon périple sans problème.
Je visite donc le Birla Mandir à l’aise; il est grand, magnifique, en marbre blanc, d’une allure exceptionnelle.
Remontée dans le taxi et direction « musée d’Indira Ghandi », lieu très fréquenté par les indiens où l’on découvre outre de nombreuses photos de Mahtama et d’Indira, le saree taché de sang qu’elle portait lors de son assassinat.
Il allait de soi qu’il me fallait ensuite visiter le « musée de Nehru » : très beau bâtiment avec un parc magnifique réfléchissant le calme, où on a du mal à imaginer le brouhaha à quelques mètre à peine de là. On y trouve également de nombreuses photos, la représentation de son bureau, de sa chambre et de nombreux objets divers. J’avais très envie de voir ce musée car depuis le film « pour l’amour de l’Inde » que j’ai vu il y a quelques années, je me suis prise d’amitié pour Nehru et son histoire d’amour avec la princesse anglaise.
Je ne suis pas très loin du « Jantar Mantar », l’observatoire. Bien que n’y connaissant rien en astrologie, je ne manque pas de m’y attarder un bon moment tellement l’endroit est passionnant. J’aime me promener dans ces sites tellement calmes et respectés; j’y prends beaucoup de plaisir et de détente. Je trouve en ces lieux une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs.
Un endroit qu’il ne fallait surtout pas rater à Delhi était le « Qutub Minar », le minaret le plus élevé de l’Inde. Ce minaret était jadis visitable mais depuis la mort de quarante personnes tombées en bousculade, il est interdit d’y monter. Quelle fût ma surprise en voyant cet énorme site, si propre, où se promènent de nombreux indiens en visite eux-mêmes. Grande chance aussi d’y trouver un guide oral en français. Cette visite m’a pris trois heures complètes de tour et de détour entre ces ruines, ces minarets, ces colonnes sculptées, ces nombreux tombeaux; les étudiants visitant les lieux et voulant toujours être photographiés et heureux de pouvoir accoster une étrangère. Encore une fois, j’y trouve une grande paix intérieure et c’est heureuse que je termine mon tour.
Retrouvant mon taxi fidèle au rendez-vous, je continue mon chemin vers le « Lodi Garden », grand parc où se trouve une mosquée et des tombeaux. On retrouve là de nombreuses familles pique-niquant; d’ailleurs, je fûs invitée par l’une d’elle à manger un peu de poulet et de pain; j’accepte volontiers. Après photos et remerciements, je poursuis mon chemin aux détours des petits sentiers du parc; j’y fais la connaissance du Docteur Shing, acupuncteur à Mumbay; nous faisons un bout de chemin ensemble; il propose de m’offrir un thé, ce que j’accepte mais, pendant la préparation de celui-ci, je me rappelle qu’il ne faut rien accepter à boire et prétexte d’être très pressée et abandonne Dr Shing devant les thés, ce qui ne l’empêche pas de m’inviter à souper, chose qui n’aurait pas lieu.
J’ai rendez-vous à 19H avec Raj pour visiter le « Nizam-ud-Din-Dargah » mais je dois passer d’abord par le « temple Bahia »; c’est un détour et de plus, nous tombons dans des embouteillages. Je me précipite sitôt arrivée au point que j’oublie d’enlever mes chaussures pour y rentrer; une jeune dame me les confisque et me fait comprendre que je les récupérerai à la sortie à l’endroit prévu. Je n’apprécie pas beaucoup ce temple qui n’est beau que de l’extérieur donc n’y reste pas longtemps. Par contre, la sortie en elle-même fût plus longue car mes chaussures n’étaient pas à l’endroit prévu et ai dû faire marche arrière et retourner tout au début du temple où la jeune dame avait laissé mes charmantes petites chaussures.
Bien contente de les avoir retrouvées, je remonte dans mon taxi et me rend au Nizam-ud-Diu-Dargah pour assister à la grande cérémonie du soir mais Raj ne sera plus là, car j’ai loupé le rendez-vous et il est déjà parti à la rencontre d’autres visiteurs. Peu importe, je participerai seule à cet office. L’endroit est un haut lieu musulman et chaque jeudi, il y a la grande fête avec hommage à un grand saint derviche mort en 1325. J’y reste un moment assise à terre, écoutant les chants, la musique et regardant tourner les hommes et les femmes apportant des offrantes au Saint.
En quittant ce lieu, je me rends chez « Karim » dont je parlais plus haut.
Je reprends un petit taxi pour retourner à l’hôtel où je vais boucler ma valise, me doucher et faire mon petit rituel de soirée avant de m’endormir.
Je n’aurais pas eu l’occasion de visiter la tombe de Humayun’s tomb et le Purana Qila ainsi que le Fort Rouge ni Birla Housse national Ghandi muséum. L’India gate n’aura été qu’aperçue et j’ai fait un petit tour de reconnaissance à Connaught place lors d’un rendez-vous avec Wahid qui va me faire découvrir l’art de prendre le métro et comment me débrouiller dans une gare indienne!
Vendredi 22 janvier 2010: aujourd’hui, je pars pour l’aéroport domestique de Delhi afin de m’envoler vers Kolkata à 9H20; malheureusement, toujours cet énorme brouillard et nous avons trois heures de retard mais l’aéroport est agréable et le temps ne parait pas trop long. Pas trop de formalité aux aéroports. Par contre, longue file d’attente pour les taxi prépaids. J’arrive vers 18 H à l’hôtel CIRCULAR. Petit hôtel sympa mais pas très propre; je dois nettoyer ma chambre et la salle de bain en arrivant. Puis, je fais un premier tour d’horizon dans Calcutta, pas bien loin puisque la nuit commence à tomber, juste de quoi me repérer un peu.
Calcutta était capitale de l’Inde jusqu’en 1947; cette ville s’appelait jadis « Kalikata ». On y retrouve bien « Kali » d’où le nom du célèbre quartier « Kalighat » où se trouve le temple de « Kali ».
C’est en 2000 que la ville fût rebaptisée Kolkata. Cette ville est à la fois fascinante et inquiétante. Les contrastes sont violents, se mèlent misère et richesse.
Pour en revenir à ma première soirée dans cette cité qui semble mystérieuse, je repère une église dont je ne sais plus le nom, quelques magasins, une fondation de mère Térésa puis rentrée en douceur vers l’hôtel où je décide d’aller manger un petit bout.
Samedi 23 janvier 2010:
Je commence cette journée en me rendant à 12 kilomètres de l’hôtel dans l’endroit qui m’intéresse le plus à Kolkata soit le quartier de « Kalighat » appelé aussi quartier de Dakshineshvar; c’est un grand centre de pélérinage depuis 1809.
Me rendre dans ce quartier était une des principales raison de faire escale à Calcutta, quand on sait que Kali est ma déesse préférée.Ce temple a été commandité par une riche veuve, partie en pélérinage en 1847 à Bénarès et qui en rêve vit la Mère Divine sous la forme de Kali qui lui ordonna de construire un beau temple sur les rives du Gange et d'y installer une statue dans laquelle la déesse pourrait s'incarner pour y être vénérée. La veuve s'exécuta et la construction du temple dura de 1847 à 1855. Le temple de deux étages superposés, est ponctué à chaque angle par une tour et un dôme dominant au centre. À l'intérieur, le sanctuaire de Kali est encadré par 12 petits sanctuaires consacrés à Shiva. La statue de la déesse Kali est posée sur une fleur de lotus en argent.
Dans ce quartier particulier, les gens sont vraiment très pauvres, se lavent le long des rues mais je les sent gentils, ils n’ont pas de rancœur dans les yeux en me regardant. Beaucoup de monde se précipitent à l’entrée du temple de « Kali »; je fais de même. Je suis invitée dans une boutique pour y déposer mes chaussures et je fais tout le quartier pieds nus; par la suite, je me suis aperçue que toutes les boutiques faisaient cela et que j’aurais pu garder mes chaussures encore un moment; grand bien me fasse, j’ai pu garder mes chaussettes, qui sont à la poubelle actuellement vu qu’elles étaient irrécupérables. J’ai encore en tête ce souvenir de personnes, offrandes en main, attendant dans l’immense file, moi y compris, pour se rendre dans le temple. C’est beau. On est là pour quelque chose. On ne sait pas trop ce qu’on va y découvrir mais on est là, on attend, on est heureux.
Il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur c’est pourquoi on ne verra que l’extérieur comme dans la plupart des temples hindous.
Après avoir franchi la première file, on se retrouve dans le quartier proprement dit avec ses petites échopes et ses ruelles. Au bout de l’une d’entre elle, on est face à l’endroit où l’on sacrifie les animaux que ce soient poulets et mouton. Les restes seront mangés par les pauvres. On essaie d’éviter de marcher dans le sang répandu à terre avant de refaire une seconde file qui mènera dans le temple lui-même.
Il est strictement interdit que les non-hindous pénètrent dans ce temple mais ne voulant pas comprendre ce qu’on me dit, les gardiens finissent par me faire déposer mon sac à la consigne et m’autorise à suivre la foule. Je n’avais pas d’offrande, juste une petite peluche prise pour donner à un enfant; c’est cette peluche que j’offre à Kali parmi les fleurs qu’elles reçoit. Le principal, c’est de participer n’est-ce-pas! Evidemment, les brahmans demandent de l’argent; les dix roupies que je leur donne ne convient pas mais ils n’auront pas plus. Il me rendront la peluche qui fera le bonheur d’un enfant plus tard. Je termine la visite comme tout le monde en tournant un peu à l’intérieur, écoutant un peu les chants.
Un soi-disant guide me conduit vers le ghat où tout est très coloré, j’y prends quelques photos et découvre, pour la première fois, un arbre que l’on vénère car les arbres sont « vivants » donc vénérés en Inde. Sur les quais du ghat, on me demande beaucoup d‘argent pour l’entretien du site, me montrant sur papier que d’autres touristes ont bien participé et pour de grosses sommes; je refuse bien sûr.
Continuant à déambuler dans les petites ruelles, je repère un gamin à qui je donne une petite voiture que mes petits-enfants n’ont jamais joué avec; lui, s’amuse bien avec.
A la sortie du vrai quartier kalighat, je retrouve une famille assise derrière des sacs, je les avais déjà vu en arrivant; je me dirige vers eux et leur donne un peu de jouets et des pantoufles d’enfants. La petite fille me suit et dit qu’elle a faim, un gamin et deux dames aussi; ils veulent de l’argent mais je décide de leur offrir à manger directement; ils sont contents, ils attendent que le cuisinier les servent mais j’ai vite compris qu’ils ont comploté et me demandent de payer d’avance; résultat, ils n’ont rien eu et je m’en vais.
A côté du temple, se trouve 1 mouroir, sanctuaire et hospice; c’est le 1er centre de mère Térésa, dirigé par les sœurs de la charité datant de 1952.
Pour moi, ce fût une merveilleuse matinée. J’ai vraiment fait ce que je voulais faire à Calcutta et je me sens fière de moi.
Après-midi, je respecte le programme que je me suis fixé en me dirigeant vers le quartier de « Chowringhee Road ».
Le premier site que je découvre est « le Mémorial Victoria ». Ce bâtiment fût construit de 1906 à 1921; au départ, il a été construit pour rivaliser avec le Taj Mahal. L’entrée coûte 150 roupies soit l’équivalent de 2,20 euros. Il faut savoir qu’au moment où je visite l’Inde, je reçois 65 roupies pour un euro. Enfin, je devrais dire en principe, je devrais recevoir car avec la commission, je n’en ai que 62.
Je reparle du Mémorium Victoria. Ah oui, en fait, quand je parlais de contraste, en voici un bon exemple…. Replongeons-nous dans kalighat et voyons ce mémorial!!! Cette demeure est fabuleuse, gigantesque, en marbre blanc, aux piliers multiples, au parc d’une propreté exemplaire où se promènent les amoureux, les solitaires, les petits groupes, moi; ce n’est que du bonheur ce moment de détente assise sur un banc contemplant la batisse. Auparavant, j’avais fait un tour intérieur; sur deux étages, on voit de nombreuses petites galeries, des objets d’arts, des photographies à ne pas en finir et bien sûr la statue géante de « la reine Victoria » qui est remarquablement spectaculaire. Le parc devant l’entrée est un peu plus agité car se mèlent les entrées et les sorties, mais je suis toujours stupéfaite de la propreté du site; je suis également surprise du peu de touristes étrangers; les visiteurs sont tous indiens. Ce qui pour moi est une aubaine.
La visite dure à peu près 2 h 30 car j’aime prendre mon temps et me prélasser dans ce parc, de plus, le soleil est de la partie et je suis bien; je me sens relax; j’ai l’impression d’être vraiment à ma place!
Enfin, je quitte ce lieu et me retrouve sur la place où l’on me propose des balades en calèches que je n’accepte pas je ne sais pourquoi; j’aurais pu faire un tour mais je pense que j’avais vraiment envie de suivre l’objectif fixé et il faut quand même bien dire que je ne reste pas trop de jours à Calcutta et qu’il y a encore beaucoup à voir.
En chemin, je cherche à manger pas très loin du mémorial Victoria; c’est donc en marchant sur le trottoir que je pris mon diner. Il me reste un peu de nourriture que je donne à un mandiant.
Pas très loin, à 500 mètres, je découvre le Birla planétarium; c’est le planétarium le plus vaste d’Asie représenté par un gros dôme; il y a une séance en hindi qui va commencer; vu que je ne parle pas plus anglais qu’hindi, je décide d’assister à celle-ci plutôt que d’attendre 18h. Reconsigne pour les sacs et en avant, file pour la séance de 16 h. Je prends place au premier rang dans un fauteuil confortable, les yeux levés au firmament artificiel. Nous sommes au-moins 2000 personnes à l’intérieur de ce planétarium; la séance commence; je ne comprends rien mais je devine un peu ce qui se dit, reconnaissant le nom des planètes; ce spectacle dure une heure et me plait beaucoup; encore une fois, je suis bien; je suis détendue et ravie d’avoir assisté à cette démonstration.
En sortant, quelques indiens m’interpellent pour être pris en photo avec moi; je suis contente; ils sont contents.
Quelques pas à peine et je suis face à la « cathédrale St Paul » datant de 1840; je visite l’intérieur; ce lieu est paisible comme on peut l’imaginer. Il commence à faire nuit et je profite de refaire quelques photos de la fontaine éclairée devant le planétarium avant de rentrer.
Cette journée se termine doucement. Je prends le chemin du retour. Je vais faire un petit gueuleton à l’hôtel puis ferai le petit train-train habituel du soir pour préparer la journée du lendemain avant de passer une nuit de rêve.
Dimanche 24 janvier 2010:
Ce matin, je me rends dans le quartier de « Chowringhee Road » pour visiter « l’Indian muséum » dite la maison magique. C’est une imposante batisse victorienne datant de 1875. On l’appelle ainsi car on y trouve de tout. Il y a des salles à ne pas en finir. C’est ici qu’est la première collection d’art et d’archéologie du sous-continent.
On découvre des animaux empaillés, des pièces de monnaies, des livres, des vieux documents, des vestiges préhistoriques, une galerie égyptiennne, j’en passe car je me souviens plus de tout mais ce que je peux dire c’est que ça n’en fini pas; il y a deux étages. On sort, on rentre; c’est un vrai labyrinthe. Le soleil est toujours de la partie et il est bien agréable de sortir de temps en temps du musée pour se réchauffer. Encore une fois, parc magnifique et très bien entretenu. La visite me prend pratiquement la matinée.
En sortant, j’ai soif et je bois un jus d’orange près d’un petit marchand; j’ai faim aussi et je lui demande de m’éplucher un ananas et le couper en morceaux. Il ne me reste plus qu’à trouver un endroit sympa pour le déguster. Ce que je trouve facilement, car à l’autre bout de la route, il y a le « maidan parc » , qui est le poumon de Calcutta. Je m’installe dans un des terrains où se déroulent des jeux de criquets. C’est assise sur l’herbe que je déguste ainsi mon ananas. C’est un petit festin. Je suis bien. J’aurais bien envie de m’endormir un peu mais non, le courage me reprend aussitôt et je repars à la rencontre de nouvelles aventures.
Un homme remarque que je pars, il me suit, il a envie de me guider; ça tombe bien, je dois aller voir « l’Orchterlony monument » rebaptisé depuis 1969 « Shabid Minar » ; il me renseigne et m’accompagne. Je lui dit que j’aime mieux visiter seule mais insiste et frôle la crise cardiaque car il a voulu marcher trop vite en me suivant. Le pauvre. Bon maintenant qu’il est là, j’en profite pour lui demander de me photographier.
J’aperçois le Shabid minar; ce minaret mère 48 mètres de haut et a été érigé en 1841 en l’honneur de Sir Ochterlony, vainqueur des troupes népalaises. Je n’y accéderais pas car justement, il y a une manifestation assez gigantesque. C’est le point de ralliement de toutes les manifestation et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de je ne sais quel homme politique; je pense que c’est un général et qu’il a délivré les martyres car «Orchterlony» veut dire général-vainqueur.
Je continue ma balade parmi la foule et les voitures venant dans tous les sens; je demande mon chemin et me retrouve devant une très jolie mosquée verte, style turque.
Sur mon passage, je rencontre une série de petits cordonniers; comme mes chaussures sont un peu grandes, c’est avec tout mon talent que je leur explique la chose. Il comprenne très bien; les voilà en train de coller et coudre au moyen d’un gros fil un morceau de cuir à l’arrière des baskets; c’est fait de manière très artisanale. D’ailleurs, plus tard, m’apercevant que maintenant mes chaussures me font mal aux pieds, c’est devant une jolie église, sur un banc assise que j’en vois de toutes les couleurs pour enlever cette languette. J’y arrive de manière très artisale également.
Je suis donc face à cette église mais ce n’est pas encore celle de St John’s que je cherche depuis un moment; en fait, je ne la trouverais jamais! Cette recherche me permet de passer devant le « palais de justice » qui est la copie conforme de l’hôtel de ville d’Ypres en Belgique.
Il fait maintenant nuit.
Je sais qu’il y a un office à l’ashram de Sri Aurobindo; je le trouve facilement et ne manque pas d’y passer une heure parmi les fidèles de Krisna. Ca me plait. Je connais cette ambiance.
Lundi 25 janvier 2010:
Aujourd’hui, je quitte Calcutta en soirée. Comme je sais que je ne reviendrais pas à l’hôtel, je prends déjà mes bagages et me fait conduire à la gare pour les déposer à la consignes. J’ai déjà une petite idée de la « fameuse gare de Calcutta ». J’ai déjà mis un bon petit temps pour me faire comprendre car consigne se dit « loby room ou loddy room» ou un truc comme ça. Mais comme toujours, on y arrive et je laisse là mes bagages pour la journée.
Je prends un taxi et vais à « Belur Math » ; c’est lui qui a crée le temple de Kali. Ce site est actuellement un siège de la commission Rama Krishna mais je n’aurais pas la chance de le visiter car à mon arrivée, midi, on vient de fermer et je n’aurais pas le temps d’attendre 16H l’ouverture. Je me promène donc un peu pour découvrir l’extérieur du site.
Mon taxi m’a fait fond bond et j’ai toutes les peines du monde de retrouver un; le lieu étant plus désertique, ils en profitent pour gonfler les prix. Tant bien que mal, il y en a un qui accepte de me ramener vers le centre de Calcutta pour 300 roupies. Les rues sont très sales. Je vois beaucoup de déchets le long des routes. Les animaux y trouvent un peu nourriture.
L’après-midi est déjà bien entamée et je dois aller voir le fameux pont Howrah dit « Howrah bridge »; il surplombe la rivière « Hooghly » qui est un bras du gange d’où on verra au bord des ghats les indiens faisant leurs ablutions. Dans le brouhaha du quartier, je vois le pont avec son trafic plus qu’intense mais avant de traverser ce pont qui mène à la gare d’Howrah, j’essaie de trouver le marché aux fleurs qui est en-dessous. Je me retrouve face aux ghats mais j’ai du mal à trouver le marché; en fait, j’allais dans la direction opposée. Quand enfin, je descends des escaliers menant à un petit marché d’épices puis au marché aux fleurs où y règne une ambiance particulière et haute en couleur. J’achète un peu d’épices mais très peu car je n’ai plus que quelques roupies. Je vais d’ailleurs m’atteler à chercher une banque. Avant, j’ai bien envie de traverser le pont car il était indiqué dans le routard que c’était une expérience, ce que je confirme; que de monde, que de trafic…. C’est un exploit comme ils disent; j’ai relevé le défi; l’autre défi sera de se dépatouiller à la gare!
Il parait qu’il faut prendre au moins une fois dans sa vie le train à Calcutta. Ce sera pour ce soir.
Maintenant, je vais passer un moment très désagréable; un de ces moments où l’on se sent vraiment seule au monde. Je dois partir ce soir et il faut absolument que je change de l’argent; j’ai dépensé mes dernières roupies. Je fais banque sur banque et impossible de changer mes euros. Une banque m’envoie à l’autre et ainsi de suite. Je demande mon chemin. On me fait aller à droite puis à gauche. Au final, je ne sais plus où je suis. Je vais devoir prendre un taxi mais n’ai pas d’argent pour le payer. Je suis au bord des larmes. Mon train part ce soir. Comment m’en sortir. Je continue à déambuler dans les rues bondées de Calcutta quand tout à coup, au moment où je ne m’y attendais plus, une échoppe, une toute petite échoppe avec une inscription « dollars, euros, change ». Je me précipite, lui demande vraiment s’il change les euros et quand il m’a dit oui, je l’aurais embrassé! C’est vrai que ce jour là, je n’ai pas discuté sur la commission. Ouf, je suis sauvée; je prends un taxi et redirection gare. Mon train part à 19h20.
Je récupère mes bagages au « loby room » accompagnée d’un porteur; celui-ci me guidera pour me rendre au bon quai, à la plateforme comme ils disent! Je suis un peu tôt. Je bois un café en attendant. Je suis cool. J’ai relevé le défit de la gare de Calcutta. Le train arrive. J’embarque dans mon wagon aidée par le contrôleur, sinon impossible de trouver le bon wagon. Je découvre mes compagnons de voyage, une petite famille bien sympathique. J’ai une couchette en bas bien que j‘avais insisté à la réservation pour avoir une en haut; heureusement car la clim va très fort et en haut, on reçoit la clim en pleine figure. Dans ce train de nuit, je déguste un vrai petit souper composé de riz et de poulet à la sauce avant de m’endormir bercée par le ronronnement du train. C’est donc en voyageant que j’ai passé la nuit du 25 au 26 janvier.
Mardi 26 janvier 2010:
J’ai mis mon réveil sur 8h du matin car je veux faire un brin de toilette et déjeuner avant d’arriver à VARANASI. Je commence à m’activer un peu quand le compagnon de cabine me fait comprendre qu’on n’est pas près d’arriver à Varanasi car le train a beaucoup de retard à cause du brouillard. Je me renseigne près du contrôleur qui me confirme que nous avons 7 heures de retard. Il me reste une chose à faire: redormir. Le temps passe vite quand même car entre manger, dormir, papoter, faire des mots fléchés, regarder le paysage, refaire mes comptes, l’heure est arrivée; il est près de 15 heures quand je débarque à Bénares.
En descendant du train, j’ai l’intention de me diriger vers un prépaid mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un chauffeur de rishwash me parlant un peu en français. De là, j’accepte qu’il me conduise à l’hôtel. Il appelle son beau-frère qui est « médecin du monde en France » paraît-il car après j’ai appris par un VF qu’il était aussi propriétaire d’un hôtel et sur ses cartes de visite, il est organisateur des voyages à Bénares. Mais peu importe. Dix minutes après, il nous rejoint sur le parking de la gare. Nous décidons de nous revoir le lendemain pour une journée visite à moto. Dommage que j’ai réservé l’hôtel Ok International car il me propose l’hôtel Surya qui me parait super et moins cher. Il est déjà un peu tard; je prends un peu de temps pour me retirer dans la chambre qui m’est destinée et défaire mes bagages. Mais déjà, il est temps de partir vers le « Dashaswamedh Ghat » qui est le ghat principal de Bénares, pour assister à la « puja » du soir qui a lieu de 18 à 19h. Je me rends à ce ghat en prenant un cyclo-rishwash. En descendant les ruelles menant au bord du Gange, je découvre une foule impressionnante, des animaux voyageant partout, des détritus dans tous les sens puis au bord du ghat, des brahmans se préparant pour la cérémonie.
Je m’installe près d’eux et participe à la cérémonie qui me plait beaucoup; l’ambiance est au top; il y a des chants, des applaudissements; ça sent l’encens partout; on est imprégné; on participe; on se laisse prendre au jeu. Ici, on vénère les cinq éléments: l’eau (le Gange), la terre (les tambours battants), l’air (les cloches qui tintent sans cesse), le feu (les torches qui brûlent) et l’âme (la fumée de l’encens). On est envoûté par cet encensement; les prêtres exécutent les gestes avec synchronisation. Le tout est haut en couleur. La cérémonie finie, c’est tout doucement à pied que je rejoins l’hôtel non sans passer par les ruelles et les boutiques en abondance.
Mercredi 27 janvier 2010:
A 9h, j’ai rendez-vous avec Sanjou, le jeune guide à la moto. Nous sommes à l’heure et commençons la journée par la visite de « Ram Nagar Fort ». C’est assez loin mais la balade est agréable; nous traversons Le Gange grâce à une longue passerelle en bois. Avant de rentrer au fort, je bois un thé devant l’entrée. La visite est intéressante et assez longue. Le fort est construit en pierres rouges; dans le palais, on y trouve un temple et un musée où sont exposées les voitures ayant appartenu au roi. On y trouve aussi l’école coranique appelée «médersa » qui est très jolie et le lieu est propice à la paix et à la sérénité une fois de plus. Sur le chemin de retour, on peut admirer la vie paysanne. On s’arrête un moment pour comtempler le paysage et la quiétude du moment.
Maintenant, Sanjou me conduit au « Barat kala Bhavan Muséum » où l’on peut contempler des tableaux venant du Rajasthan, du Népal, du Tibet, des sculptures hindoues et bouddhistes, des costumes et collections diverses.
Nous terminerons notre matinée largement entamée par la visite de « Benares Hindu Université » dont je n’ai plus de souvenirs précis. Beaucoup de choses ont été visitées et certainement cet endroit a moins attiré mon attention.
Sanjou me conduit au « temple de Bharat Mata »; splendide temple rose renfermant la carte de l’Inde en marbre qu’inaugura Mahatma Ghandi en 1936 suite aux violentes manifestations entre musulmans et hindous; il offrit cette carte en marbre à la Mère Inde pour montrer que tous étaient égaux devant les religions.
Ici se termine la journée avec Sanjou qui me ramène à l’hôtel; je lui donne 300 roupies; nous négocions la journée du lendemain; il me faut un moto-rickwach pour toute l’avant-midi. Chose faite. Salut Sanjou.
Je continue mon chemin et décide d’avoir voir brûler les bûchers; en passant dans les ruelles du vieux quartier « ghowk » où se tiennent shaddus, vendeurs de bois et d’encens, où arrive les familles amenant leur mort. J’arrive au « Manikarnika ghat » , le principal ghat où se déroulent les crémations 24h/24. Un vieux mandiant me conduit au temple de Shiva et au « Birla ashram »; qui est un lieu d’observation idéal mais où l’on est très fort sollicité pour donner de l’argent soit acheter des kilos de bois pour brûler les pauvres; le kilo de bois coûte cher et il faut 160 kilos pour brûler un corps. Le corps se consumera pendant 2 à 3 H selon la quantité de bois; pour les plus pauvres, certains restes humains ne seront pas consumés et mangés par les animaux ou jetés dans le Gange. Les nouveaux nés et les Saddhus ne seront jamais brûlés car ils sont considérés comme « purs »; ils seront attachés sur une pierre et déposés dans le Gange. Dans les environs de l’ashram et de tout le ghat, certaines personnes sont là et attendent la mort. Je refais ma balade en barque pour me réimprégner de l’ambiance de Varanasi; lieu unique; lieu magique; lieu spirituel. C’est avec un bruit de crépitements de bûcher dans les oreilles que je rejoins mon hôtel pour y passer la nuit. Auparavant, je mange dans un petit buibuis où j’oublie mon sac à dos et donc obligée de retourner le chercher après m’en être aperçue c’est-à-dire à l’hôtel! Mais les indiens ne sont pas voleurs. Peut-être arnaqueurs! En tout cas, mon sac m’attendait.
Jeudi 28 janvier 2010:
Je me lève très tôt ce matin, il est 5h, car je veux assister aux ablutions du matin et faire la balade en barque sur le Gange. Je dois être sur le Gange pour le lever du soleil. Il est donc 5 H quand je quitte l’hôtel; déjà un cyclo-rickwach est là; je le prends. J’arrive au même ghat de « Manikarnika » et négocie une barque pour 100 roupies. Je vois le Ghat de manière différente car vu du Gange, on peut mieux apercevoir les temples qui longent le Gange; je pense au temple incliné de Shiva, au temple népalais et d’autres ainsi que les bûchers brûlants au loin. Je dépose deux petites offrantes sur la rivière sacrée. Mes petites bougies y voyageront rejoignant les centaines d’autres. C’est le lever du soleil. Les couleurs changent. La promenade touche à sa fin. Je compte refaire cette même balade le soir lors de la cérémonie du Puja.
J’ai rendez-vous à dix heures à « SARNATH » avec « tsering », le filleul de Marie-Anne à qui je dois remettre de l’argent et des photos. C’est un haut lieu boudhiste tibétain. Il est au rendez-vous, le contraire m’aurait quand même étonné.
Ce garçon très sympathique m’offre d’abord un tchai avant de me faire visiter sa petite université et me présenter son professeur tibétain. Après avoir fait le tour de l’université, toujours en sa présence, nous allons pénétrer dans les ruines du « Mulagandhakuti Vihara » où se dresse le « Dhâmek Stûpa » datant du 2 et 3ème siècles, agrandi du 7ème siècle. Il mesure 35 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre. Il est creusé de niches mais pas de porte; on n’y rentre pas; je ne savais pas et j’ai fait trois fois le tour avant de m’en apercevoir. C’est ici que le Boudha prêcha son premier sermont devant quelques disciples il y a 2500 ans.
Sur le site archéologique, on découvre « le Dharmarâjika Stûpa » l’ancien Stûpa dont il reste uniquement les fondations. J’ai cherché avec Tsering l’arbre où le Boudha trouva l’illumination mais en fait il s’agit d’un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapâla à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gaya. Il reste le musée à visiter qui à ouvert ses portes au public en 1910; on y trouve des pièces datant du 3ème siècle avant J-C au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Je fais mes adieux à Tsering et aux quelques personnes rencontrées sur place notamment un australien qui était très surpris de me voir visiter l’Inde sans parler anglais! Un de plus!
Je rentre de Sarnath vers 13h. A peine récupéré que je repars visiter les derniers temples que j’avais prévu de faire. Un cyclo-rickwach va me conduire de temple en temple; autant dire que je n’en ferai que quelques uns parmi les 1500 temples existant à Varanasi.
Le premier de la série sera le « temple de Durga » un des plus important de Varanasi, surnommé le temple aux singes; il parait qu’ils sont agressifs quand on veut y entrer mais j’ai eu beaucoup de chance car ils ont été gentils et m’ont laissé faire ma visite.
Le deuxième temple que je visiterais sera « le temple de Tulsi Manas » où il y a des automates tout au tour du temple, représentant les scènes de la vie religieuse des Dieux. Assez original et plaisant.
Je termine ma visite avec le richwach en passant par « Harishchandra Ghat », le crématorium électrique aux piliers encrés dans le Gange; il est en activité uniquement le soir. On incinère les plus pauvres dont les familles n’ont pas d’argent pour acheter du bois; les familles font la queue pour récupérer un peu de cendres de leur mort brûlé en commun. Leur karma est moins bon disent les hindous! Je ne vois pas pourquoi! Ha oui, en fait, j’ai oublié mais le vieux monsieur qui m’a conduit à l’ashram m’a surpris en train de photographier un rite funéraire et il m’a promis un mauvais karma et un grave accident; il m’a foutu les jetons surtout que je devais partir faire mon tour à moto mais comme dit Radjou à qui je l’ai raconté, ce n’est pas Dieu qui me l’a prédit!
Varanasi est un lieu est très spirituel. Il existe un tracé circulaire que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Varanasi est connue pour une microcosme de 1'Inde et la ville la plus sacrée de l'hindouisme. Elle a son passé historique. Ses constructions constituentun réseau de voies qui se mettent en évidence au niveau spatial et structurent un passage du macrocosme (ciel) au mesocosme (terre) et finalement au microcosme. (temple ou corps); ce qu’on désigne du terme de mandala de pelerinage. Chaque année a lieu un grand pélérinage; les pèlerins doivent faire 88,5 kilomètres à pied et visiter 108 temples en cinq jours.
Je me dépêche car il faut que je fasse ma balade en barque pendant la cérémonie religieuse; j’y arrive; c’est fabuleux; magique une fois de plus.
Je terminerai ma dernière soirée à Varanasi par la visite du « Golden Temple » strictement interdit aux non-hindous. Ce temple fut construit en 1835; c’est une copie de l’original puisque Aurangzeb l’avait rasé de près. On y trouve ici le véritable « ligam de Shiva » afin qu’il ne soit pas détruit par les musulmans. Ce n’est que 800 kilos d’or qui recouvre le dôme doré de 15,5 mètres. Ce lieu est hautement surveillé par la police. Ayant déjà acheté mes offrandes et enlever mes chaussures, je feins de ne pas comprendre ni lire l’anglais et réussi, dès lors, à m’introduire à l’intérieur du « golden temple »; je suis privilégiée car je ne rencontre aucun autre touriste bien évidemment. En sortant, je me laisse tenter à l’achat d’un CDV sur la ville de Bénares.
Vendredi 29 janvier 2010:
L’avion est à 11h30 mais je décide de partir assez tôt, ne connaissant pas L’aéroport. Sanjou m’a réservé une voiture mais je n’ai pas confiance, la voiture n’arrive pas; mon téléphone est en panne; je suis obligée de demander au portier de me prêter le sien pour téléphoner à Sanjou, qui me dit que le chauffeur veut 500 roupies au lieu de 400. Je suis obligée d’accepter. La voiture arrive peu de temps après. Je n’ai pas confiance en cet homme. J’arrive à l’aéroport de Varanasi avec une impression d’être la seule à connaître l’endroit et me demandant à cet instant s’il y a bien un avion qui va décoller d’ici. Tout petit aéroport de rien de tout. Mais après une heure d’attente, un groupe de chinois arrive; de plus, je rencontre deux personnes suisses avec qui je passe un moment. Nous décollons à l’heure; chose presque incroyable; c’est vrai, en Inde, on ne s’étonne de rien. Petit vol domestique agréable de 45 minutes; on nous sert tout de même du jus de fruit et des gâteaux. J’arrive à KHAJURAHO vers 13 H. Je suis à l’hôtel SURYA. J’ai rendez-vous avec Radju à 14 H. Avant j’essaie de faire réparer ma carte de téléphone; on me dira par la suite que j’ai fait des bêtises avec mon code PIN et je sais que c’est vrai…
Il est 14h30, la carte ne va toujours pas et je ne trouve pas Radju devant l’hôtel. Je montre la photo de Radju à des hommes qui semblaient inquiets de me voir faire les cent pas devant l’hôtel. Hé oui, ils le connaissent. Tout de suite, ils me le montrent. Radju arrivait avec un de ses ami parlant un peu le français.
Nous allons d’abord boire un thé dans le petit restaurant de Radju avant de nous lancer à la découverte d’un endroit magique: les « chutes de Raney »; c’est un ancien volcan; il y a une cascade magnifique dont le bruit de l’eau qui tombe est relaxant; la visite va un peu vite à mon goût mais je suis obligée de suivre le petit guide français qui pense plus à me draguer qu’à m’expliquer exactement ce qu’il en est du lieu. Radju est là aussi. Heureusement, il y a un guide du site qui explique un peu et le petit dragueur doit quand même un peu me traduire. C’est un magnifique canyon. Il y a un mélange de couleur incroyable. On y trouve des pierres vertes, roses, grises; tout est confondu; c’est une pure merveille de la nature. Encore un endroit où je me sens bien et aurait envie de me prélasser beaucoup plus longtemps comme déjà dit. Le guide du site m’offre quelques pierres de chaque couleur en souvenir. Il m’explique aussi et me fait voir des photos d’ailleurs de ce site en pleine mousson; tout est innondé; incroyable…
Je remercie le guide pour la visite de cet endroit merveilleux en lui donnant quelques roupies; il est content et nous laisse continuer un peu la balade en voiture dans la forêt où l’on aperçoit daims, biches, singes et quelques petits animaux.
Mais j’ai aussi surtout l’autre petit mec qui n’arrête pas de vouloir m’aider à descendre, à monter, tout est bon pour me tenir malgré tout ce que je peux lui dire. Radju lui s’amuse à faire des ricochets du haut de la falaise puis on s’y amuse tous finalement. Maintenant, le soleil va se coucher, il est temps de quitter les lieux en passant par des petits villages et la campagne. J’assiste au coucher du soleil sur le chemin de retour. Au passage, j’ai oublié de dire que notre chauffeur inaugurait sa nouvelle petite voiture; j’étais sa première cliente! Le soir, j’assiste à un spectacle de danse assez exceptionnel; très belle couleur aussi et des scènes acrobatiques spectaculaires. C’est en moto qu’on vient me rechercher à la sortie du spectacle car je dois me rendre chez Radju qui m’a préparé à souper; du poulet super-succulent et le traditionnel tchai.
Avant de quitter mes compagnons de fortune, je vais refaire une photo d’identité pour de nouveau avoir une carte de téléphone; le marchand n’accepte pas ma photo et c’est au nom du petit dragueur que j’ai maintenant cette carte. Sur ce coup là, je l’en remercie.
Je rentre à l’hôtel contente des merveilleuses choses vues encore ce jour et prête à recommencer d’autres aventures le lendemain.
Samedi 30 janvier 2010:
J’ai une journée complète uniquement pour voir tous les temples de Khajuraho; c’est pourquoi, je commence de grand matin dès l’ouverture. Toute la matinée sera consacrée à la visite des temples « du groupe ouest » Ces temples ont été construits entre 950 et 1050.Il n’en reste plus qu'une vingtaine. Ils se répartissent en 3 groupes et appartiennent à deux religions: l’hindouisme et le jaïnisme.
Les figures érotiques, sont toujours sur le côté gauche du temple. La pensée tantrique inclut le sexe dans un processus de méditation transcendantale. En bref : atteindre le Nirvana par le plaisir sexuel. Les sculpteurs avaient de l'humour. 8% des sculptures ont un rapport avec le sexe et ce sont les plus photographiées parait-il!
Je pénètre dans le site et fait le tour des temples, le temple Lakshmana dédié à Vishnu, le plus beau; le temple Kandariya Mahadev, dédié à Shiva, le plus imposant avec 900 statues, le temple Jagadamba, dédié àVishnu, Parvatti et Kali. A l’écart, le temple Chitragupta, dédia à Surya, Dieu du soleil. A la sortie du parc, le temple Matangeshvana (près du temple Lakshmana); celui-ci est encore actif; on y voit la statue de Ganesh et son père. On a fait la boucle. Lors de la visite du dernier temple, je rencontre une française qui est aussi sur le site forumvoyage; nous avons échangé des propos avec elle et son mari pendant un très long moment, assis sur un banc au soleil.
Je vais récupérer les 50 roupies que le gardien me doit puis face au Temple Lahshmana, il y a le musée et je ne rate pas d’y jeter un coup d’œil.
J’ai très faim; je commande un chapati cuit dans une grande marmite de rue accompagné d’une sorte de lentilles. Mon pain tombe à terre mais je ne m’en soucie guère, le ramasse et mange.
Un vieux monsieur qui avait reconnu Radju sur la photo me suit depuis un bon moment pour me vendre des cartes postales que je lui achète car de toute façon, il m’en faut et je me laisse séduire par deux jeux de cartes du kamasutra. Ce ne sera pas pour moi mais un pour le copain d’Henri qui a réparé mon sac gratuitement et un pour Alain mais il n’en veut pas…peut-être a-t-il peur que je lui demande de me faire toutes les représentations?
Ho, j’ai mal aux mollets et aux cuisses; monter et descendre tous ces escaliers; ça fait en tout cas un bel exercice.
Après mon mini diner, rendez-vous avec le dragueur, Radju et le chauffeur de taxi pour nous rendre dans le « vieux Khajurâho »; on passera encore par un temple ou deux, comme celui de Vamasa, de Brahma, de Hanuman qui sont dans le « groupe est » et ceux de Duhadev et de Chaturbhuja où il y a une statue de Vishnu de trois mètres, qui sont dans le « groupe sud ». Nous arriverons tant bien que mal dans le vieux village; j’ai failli tomber hors de la voiture tellement nous étions secoués.
Au bout des ruelles étroites, je fais connaissance avec quelques habitants, les enfants qui tirent l’eau du puit, la mamy qui répare son lit, le papa qui pose une nouvelle porte d’entrée, le maître d’école qui me fait visiter les lieux où on ne trouve qu’un tableau, le siège du maître et des tapis à terre pour les élèves s‘asseoir. Evidemment, à la fin de la visite, le professeur me demande de l’argent pour aider l’école; je refuse comme d’habitude de donner de l’argent pour la bonne raison qu’il demande tout de suite de grosse somme.
La visite du village se terminera en rentrant chez Radju pour le coucher du soleil. J’y rencontre john, un flamand, qui s’occupe bénévolement des jardins d’un maharadja à Khajuraho dans le but de le renover pour y cultiver des légumes pour les habitants du village; je propose mon aide mais je ne sais pas trop bien en quoi je vais pouvoir leur être utile.
Après ce magnifique coucher de soleil, j’assiste à l’office religieux de Shiva.
Ensuite, j’ai réservé un massage chez un soi-disant masseur qui pratique à «l’ancienne »; c’est vrai que ce massage fût bénéfique et par surcroît une heure de massage à l’huile pour 8 euros! Se terminera ici ma journée. Le petit dragueur ne sera pas content du pourboir que je lui donne mais il n’a pas mérité plus.
Radju me cuisine encore un bon petit plat et j’en profite pour téléphoner à Marina, qui m’avait renseigné Radju, pour lui expliquer un peu la situation. Radju a compris. Je lui ai bien expliqué qu’il aurait été préférable que lui seul me fasse les visites même ne parlant pas français. En rentrant, je rencontre un autre jeune homme rencontré la veille chez le vendeur de carte de téléphone et j’apprends qu’il a un taxi mais trop tard, le mien est réservé et payé pour le lendemain 5 heures du matin. Je reviendrai avec un souvenir de Khajuraho puisque j’y achete mon petit pendentif de Ganèche ainsi qu’un CDV.
Dimanche 31 janvier 2010:
Départ à 5h du matin pour la gare de JHANSSI; il est prévu de faire escale à ORCCHA à 19 km de Jhanssi; nous y arrivons après 4h30 de voyage, ce qui me laisse environ 3 heures pour visiter les lieux.
Orchha veut dire « cacher »; c’est un petit village paisible, chaleureux, où l’on vénère le Dieu RAMA. Orchha est une ville fantôme, abandonnée depuis très longtemps. Elle revit un peu grâce au tourisme, attirés par les restes des palais et des temples anciens.
Orchha fut la capitale d'un des royaumes Rajpoutes les plus puissants de l'Inde centrale, fondée au 16ème siècle. Le fort domine le village et pour y arriver, il faut traverser la rivière « Betwa ». J’irai d’abord poster mes cartes (qui n’arriveront jamais) et boire un thé avant de commencer la montée vers cette forteresse qui comprend trois palais: le Raja Mahal, le plus beau, situé dans la grande cour centrale, avec des frises encore en état, datant des années 1531-1539. Ensuite, le Jahangir Mahal datant de 1607-1627; puis le Ray Pravi Mahal qui fut la demeure de la célèbre poétesse-musicienne de la cour d’Akar et renvoyée au Raja d’Orchha pour amour promis. On y découvre également les étables à chameaux et les temples hindous. Il y a un aigle géant perché sur une tour. Il ne bouge pas; il est pourtant bien réel. Je n’arrive pas à la photographier à cause du zoom mais par contre, je peux réaliser de très belles photos du temple RAM RAYA et du temple Lakshminarayan ainsi que du village et de la rivière.
Puis ce sera la visite du temple de « Lakshminarayan » situé à 1 km de hauteur de l‘autre côté de la ville; de là, je peux revoir tout le fort, magnifique paysage. De plus, quand je pense avoir visité tout ça, je me sens fière. C’est bizarre, mais la fatigue ne se fait pas sentir!
J’ai encore un peu de temps pour visiter le temple de « Chaturbhy » où le raja y dresse 1 statue de Rama, laissée en place car trop lourde pour la déplacer. Ici je trouve des Dieux nus…
Les couleurs de ce temple sont d’un jaune pâle, ce qui est très joli. Le moment est arrivé de rejoindre mon chauffeur et de nous diriger vers la gare de Jhanssi pour y prendre le train à 14h30. En attendant sur le quai de la gare, je m’amuse à regarder les gens descendre et monter dans les trains, les marchands ambulants, les enfants, les mendiants, les chiens, une vache sur les rails, des moutons aussi; je déguste ces images en même temps qu’un délicieux café au lait. J’achète quelques bananes pour le chemin. Il n’y a pas place pour m’asseoir autre que sur mon sac de voyage et appuyée contre de gros sacs contenant je ne sais quoi!
Il est 17h50, le train arrive et c’est vers 19h que nous arriverons à AGRA qui est la destination suivante. En fait, j’avais réservé un accompagnateur pour cette ville mais de commun accord avec Wahid, voyant que je me débrouille très bien seule, nous annulons l’accompagnateur et j’assure moi-même cette ville. Je descends à l’hôtel Mandakali Villa. Pour l’instant, je n’ai aucun souvenir précis de cet hôtel. Je peux juste dire qu’il est situé à 2 km du Taj Mahal.
Lundi 1er février 2010:
Avant de faire le Taj Mahal et la ville d’Agra, je consacre cette journée à FATEHPUR SIKRI et SIKANDRA. De grand matin, je démarre donc pour Fatehpur Sikri avec un taxi que je loue à la journée; cette ville appelée « ville fantôme » se trouve à 45 km d’Agra. Il faut savoir que Akbar voulait un fils, n’y arrivant pas, il alla à Fatehpur pour y rencontrer un saint afgan « Cheikh Salim Chistni » qui lui prédit un fils; on fît dans cette ville tout un pélérinage de femmes en 1568. Enfin, en 1569, Akbar eut un fils qui s’appela Jahangir (dit Salim plus tard). En remerciement et en l’honneur du Saint, Akbar fit construire son palais près du Saint à Fatehpur et y resta 15 ans.
La visite de Fatehpur dure plus de 4 H. le taxi me dépose d’abord assez loin du site car lui est obligé de rester sur le parking; ne voulant pas payer outre mesure un richwach, je marche déjà 2 km avant d’arriver au palais. Sur place, un jeune homme sera mon serviteur durant toute la visite.
Je commence par la mosquée « jama Masjid », datant de 1571; c’est la plus belle mosquée construite par Akbar; la cour pouvait rassembler 10000 fidèles. Il y fit son premier prêcha pour imposer sa nouvelle religion. Dans la cour, on trouve le Mausolée du St Sheikh Salim Chistni achevée en 1581 soit dix ans après sa mort. C’est un contraste que de voir les pierres rouges de la mosquée et le marbre blanc du mausolée. Dans la crypte au centre d’un déambulatoire percé de fenêtre de marbre, la tombe fait objet de dévotion. On remarque des fils de laine noués au grillage par des femmes qui veulent un fils. Sa dépouille repose néanmoins au sous-sol.
A gauche de la salle des prières, on trouve la plus grande porte de l’Inde appelée «Buland Darwaza »; elle mesure 41 mètres; des versets du coran sont inscrits sur le porche commémorant une victoire d’Akbar. On raconte qu’il existerait un passage secret souterrain menant jusqu’Agra!!! Le guide me conduit devant une petite échoppe; je me laisse séduire par un petit objet de marbre servant à brûler une petite bougie qui reflètera des étoiles.
Dès lors, j’ai fini la visite de la mosquée et je me dirige vers le « palais de Jodha Bai »; ce grand palais entouré d’une enceinte en grès et de neuf portes d’entrées. A peine le temps d’y arriver que déjà, un jeune homme se précipite pour me faire visiter « sans payer » comme il dit; je suis un peu intéressée et le suit. Effectivement, je pense avoir vu beaucoup de choses avec lui que je n’aurais pu voir seule. Il m’emmène en premier lieu près de la porte des éléphants et du coup, la rampe des éléphants et les écuries. Ce lieu est splendide. On marche beaucoup, on monte, on descend mais on visite; c’est beau. Dois-je encore dire que c’est un endroit qui me plait et où je me sens bien mais on devine, en voyant les photos, le bonheur se reflètant sur mon visage. Il fait beau. Je suis habillée en indienne; je porte le bindi sur le front ; je me sens bien; je me sens belle; je me sens jeune; je me sens moi! La vraie Marie. Celle qui aime la vie, la découverte, l’aventure, les défis, les vieilles pierres.
Après le remontée de la rampe des éléphants, je vois un lieu spirituel chrétien, un vieux hammam, la bibliothèque, le pavilllon de la sultane turque; on continue à tourner autour du palais. Insistant pour rentrer à l’intérieur pour voir ce que j’avais sur mon programme, mon petit guide assez rusé arrive à nous faire entrer; et là, je peux découvrir le « Diwan-I-Am »;bâtiment où Akbar donnait ses ordres et rendait justice; on y voit d‘ailleurs le crochet du bourreau; c’est-à-dire de l’éléphant! Il y a le Diwan-I-Khas, le Daulat Khana-I-Khass, le Mariam Makani/Sunahra Makan qu’Akbar fit construire pour sa femme et sa mère, le Panch Mahal et l’Ankh Michauli qui est la trésorerie; il reste l’Anup Talao qui est une aire surélevée face aux appartements de l'empereur et au centre d'un bassin jouait le musicien favori de l‘empereur.
Reste le Palais de Birbal mais je ne me souviens plus de ce site. Je sais juste qu’il a été fait puisqu’il est coché OK. La visite va se terminer mais mon guide me conduit à un endroit où je peux admirer toute la ville bleue de Sikri. Il me ramène au parking avec un petit rickwach; je prends un faux rendez-vous pour en être quitte; je sais que ce n’est pas bien mais parfois, il faut mentir pour se sortir de situation un peu critique.
Mon chauffeur de taxi croit m’emmener dîner et toucher une commission sur mon repas mais il ne me connait pas; après lui avoir refusé de diner puisque j’avais acheté des fruits, il insista. Donc, arrêt. Donc, il a mangé seul et moi, rien. Pas content. Tant pis.
Direction Sikandra qui se trouve à 10 km d’Agra. En passant une sorte de barrage, les douaniers rient car je n’ai pas voulu payer mon droit d’entrée sur le tronçon de route et le taxi a dû se débrouiller; ben oui quoi, tout était compris dans le prix.
A Sikandra, je vais visiter « Akbar Tomb » qui est la deuxième plus grande mosquée après le Taj Mahal. C’est la mausolée de l’empereur Akbar rédigé par lui-même de son vivant. Il est mort en 1605 et c’est son fils Jehangir qui l’achève en 1613. Il est fait en grès rouge incrusté de marbre blanc. Le style annonce le futur mausolée de Shah Jahan. Il est représenté par quatre hauts minarets; ce mausolée trône au centre d’un vaste jardin. Comme à Fatehpur Sikri, ici, les religions se mèlent. Le cénotaphe porte les 99 noms d’Allah. De l’autre côté de la route, il y a le tombeau de Mariyam, l’épouse d’Akbar. Ce site est construit sur des ruines de temples hindous qui sont encore visibles.
La journée se terminera tout doucement et mon taxi me ramène à l’hôtel. Ce sera encore une bonne nuit de repos bien méritée.
Mardi 2 février 2010:
J’ai hésité à faire la visite du Taj Mahal pour deux raisons; la première est que je l’avais déjà visité dix ans plus tôt et la deuxième, la française rencontrée à Khajuraho m’en avait dissuadé en disant que ce n’était pas terrible et le prix cher pour ce que c’est. Mais comme je n’aime pas les regrets, je décide quand même d’effectuer cette visite. Je me lève donc assez tôt pour ne pas tomber dans la foule. Effectivement, l’entrée est chère pour l’Inde (750 roupies/12 euros) mais sur le forum, on m’avait dit que cette entrée était valable pour le fort rouge, le baby taj et également les monuments de Fatehpur Sikri et Sikandra mais de toute façon, ces deux là ont été faits hier. Bref, cette information mal interprétée m’a valu quelques menus ennuis mais j’y reviendrais plus tard!
Pour l’instant, je paye et on me donne un sachet avec une bouteille d’eau et des chaussons. J’admire cette merveille du monde où reposent les corps de Shab Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal dans la crypte centrale. LeTaj Mahal fut construit en 1630 par SHAB JAHAN par amour pour sa femme MUMTAZ MAHAL morte en 1631 à la suite de la naissance de leur 14ème enfant. C’est une grande preuve d’amour. Les travaux durèrent 22 ans soit de 1631 à 1653; il fallu 20.000 hommes pour effectuer ce travail et on ne sait pas encore si l’architecte était l’italien Géronimo Véroneo ou le français Augustin de Bordeaux. Depuis un bon moment, le Taj est en danger; il se dégrade à cause de la pollution.
En faisant le tour, on a une vue imprenable sur la « Yasmina rivière » et le « Fort Rouge »; de l’autre côté, on aperçoit une ébauche du mausolée en marbre noir que Jahan fit pour lui et qui ne sera jamais achevé.
A l'intérieur d'une enceinte rectangulaire, il y a le jardin, divisé en carrés par allées et canaux avec une plate-forme centrale surélevée qui porte le mausolée, serti de jardins; on y voit deux mosquées. Le Taj Mahal est tout en marbre blanc légèrement translucide avec quatre façades identiques de sculptures légères et incrustées de milliers de pierres semi-précieuses. Les quatre minarets n’ont qu’en rôle esthétique mais sont construits de façon à s’il y avait un tremblement de terre, le Taj s’écroulerait tout vers l’intérieur. La coupole centrale mesure 18 m; il y en a quatre plus petites.
Le cénotaphe de Mumtaz Mahal occupe le centre du monument, entouré de plaques de marbre découpées en dentelle avec inclusions de pierres dures, il y a 43 variétés de pierres; à côté, il y a le cénotaphe de l'empereur. Mais ils sont vides car les restes sont dans la crypte; il parait qu’il y a une petite porte pour y accéder mais je ne l’ai pas trouvée.
J’ai visité le Taj Mahal d’une manière totalement différente par rapport à la première fois; la visite seule, c’est tellement mieux! Encore une fois, faut-il rappeler que je me sens bien. Je ne regretterai jamais d’avoir revisité le Taj Mahal. Comme quoi, la version d’une personne n’est pas nécessairement la bonne et mieux vaut juger par soi-même.
Je reverrai le Taj dans l’après-midi sous d’autres lumières.
La visite se termine et je me rends maintenant à « ITIMAD-UD-DAULAH »
dit le « BABY TAJ ». Ici, ça se corse un peu car on veut me faire payer l’entrée et je suis bien persuadée que le ticket du Taj Mahal est valable donc je négocie fortement jusqu’au moment où les gardiens veulent me conduire chez le « boos » mais je n’écoute rien et continue mon chemin comme si rien n’était. On trouve le «tombeau de Mirza Ghiyas Beg » qui était le vizir de Jahangir. Il date de 1626. C’est le premier monument moghol tout en marbre et pierres semi-précieuses.Dans la chambre funéraire, il y a le cinotaphe de Itimad et son épouse; aux angles, ce sont les cinotaphes de la famille.C’est très joli et vraiment on dirait le Taj Mahal en miniature.
Aujourd’hui, c’est vraiment une grande journée car c’est au tour du « Fort Rouge » qui est une puissante forteresse datant de 1565. On commence la visite par s’engueuler car de nouveau, je ne veux pas payer l’entrée mais à ce moment, je comprends qu’en fait avec le ticket du Taj Mahal, c’est juste les taxes qui sont exclues donc j’ai juste une ristourne. Autant pour moi. Je présente mes excuses les plus plates et continue ma visite en commençant par la rampe des éléphants.
Le fort fait 2,4 km de muraille et me prendra deux bonnes heures pour en faire le tour. Je tourne et retourne dans ce fort en découvrant tour à tour le « palais de Jahangir » construit par Akbar pour son fils Jahangir; c’est un palais hindou en grès rouge. Puis le «Hanz-i-Jahangir ».
Face au palais, il y a un énorme bassin dans un jardin persan quadrillé.
Ensuite, il y a le « palais d‘Akbar, le Khas Mahal » construit par JAHAN en 1636; il est tout en marbre blanc. Le « Mussammam Burg » est construit pour JAHANGIR.
On passe aussi devant le « Diwan-i-Khas » tout en grès rouge, là où Akbar recevait les ministres. Il y a le trône de Jahangir qui tout en marbre noir et celui de Jahan qui tout en marble blanc. Je me promène aussi par le « Mahchi Bhavan » et la « Nagina Masjid », c’est AURANGZEB qui la construit et y retient son père prisonnier. Derrière l’enceinte , on peut apercevoir les différentes couleurs du Taj Mahal.
Sous le porche en grès stuqué de blanc, on entre au « Diwan-i-am » avec la loge impériale en marche blanc où se trouve le trône de SHAH JAHAN. C’est ici que se déroulaient les audiences publiques et où justice était faite; on voit un peu en bas, des dalles de marbre où étaient installés les ministres et grands vizirs. En face, on trouve dans le jardin la tombe de Colvin, le gouverneur anglais mort 1857.
Je passerai aussi devant « Moti Masjid, » appelé aussi mosquée de la Perle, qui se trouve un peu à l’écart du palais, construite par JAHAN vers 1650; il est en marbre blanc et bleu, comprend une salle prières à trois nefs.
J’aperçois aussi « Mina Masjid » qui est la mosquée privée de l’empereur.
Durant ma visite, je vois aussi un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions ainsi qu’une salle de bain géante dans le jardin.
Je terminerais ce grand tour en passant par les ruines où résident des singes un peu agressifs. J’en ai vu un qui essayait d’attraper les jambes d’un homme qui essayait de les photographier. J’ai vu un autre essayer d’ouvrir une petite boite en plastique contenant un petit jouet; il a tout fait, le mâcher, le pincer, l’écraser jusqu’au moment où le petit jouet en plastique sorti de son étui.
En sortant du fort rouge, on aperçoit « jama Masjid » construit entre 1644-1649 par la fille de JAHAN SHAB. Cette mosquée est le centre du vieux AGRA.
Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pélérinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en rishwash; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beau « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionnniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelat un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-richwach. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parceque je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-rishwach pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais,15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est cahotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa soeur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul rishwash à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au richwash avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaid mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-rishwash, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dit. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne dois pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petit-fils.
Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encourager à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010.
Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pélérinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en rishwash; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beau « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionnniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelat un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-richwach. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parceque je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-rishwach pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais,15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est cahotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa soeur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul rishwash à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au richwash avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaid mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-rishwash, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dit. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne dois pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petit-fils.
Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encourager à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010.
Le Caire en un week-end: que voir en priorité? English translation pending
Bonjour,
Je serai au Caire le Week end prochain, et j'aimerais vos avis sur ce que voir en priorité... Je crois avoir entendu que le souk Khan el Khalili est fermé le dimanche, est ce vrai ? Pour voir les pyramides (gizeh, dachour et saqqara) une demi journée est elle nécessaire ou faut il compter une journée ? Une adresse d'un chauffeur de taxi honnête pour location à la journée ?
Merci d'avance !
Je serai au Caire le Week end prochain, et j'aimerais vos avis sur ce que voir en priorité... Je crois avoir entendu que le souk Khan el Khalili est fermé le dimanche, est ce vrai ? Pour voir les pyramides (gizeh, dachour et saqqara) une demi journée est elle nécessaire ou faut il compter une journée ? Une adresse d'un chauffeur de taxi honnête pour location à la journée ?
Merci d'avance !
Quatre jours à Rome (du 24 au 28 février 2010) English translation pending
Allez à mon tour de me lancer dans le carnet de voyage !
Voici donc un aperçu de notre séjour (mon chéri + moi) à Rome du 24 au 28 février 2010.
J1
Grâce à notre ami orange E...j.t, nous avons pu décoller à peu près à l’heure de l’aéroport Bâle-Mulhouse, à un prix raisonnable (90 € aller-retour). Durée du vol : 1h20 ; arrivée à Fiumicino aux alentours de 15h.
Nous prenons le train « Leonardo Express » qui en ½ heure nous emmène à la gare de Termini pour 11 €.
Bagages récupérés, nous nous extirpons de la gare tentaculaire de Termini. Nous achetons nos pass ATAC (compagnie de transports urbains de Rome) à un stand qui vend à peu près tout, y compris un mini plan du réseau bus de Rome, bien pratique pour le reste du séjour.
Prix : 2,50 € pour le mini-plan, 16 € pour le pass 1 semaine (très avantageux, puisqu’on a utilisé le réseau de bus continuellement durant notre séjour, ainsi que le tram et le métro).
Nous déposons nos affaires dans notre chambre : Bed&Breakfast Little Queen, situé dans le ghetto juif, 80 € la nuit.
Il est idéalement situé pour faire la majorité des sites à pied, de plus le quartier est très sympa, un peu rétro comme on aime. En bonus : nous passerons tous les jours devant la fontaine aux Tortues (piazza Mattei) qui est l’une des plus mignonnes de la ville !
Nous voilà parti pour une rapide découverte à pied du centre historique de Rome : piazza Navona (la fontaine des fleuves est malheureusement en travaux, mais les barrières de protection sont vitrées par endroit, ce qui permet de profiter un peu de ce bel ouvrage), église Sainte-Agnès très baroque, église Saint-Louis des Français pour ses beaux tableaux du Caravage, le Panthéon et l’incontournable fontaine de Trévi de nuit.
Le soir, nous déambulons sur la via del Governo Vecchio, bourrée de petits restaurants (à touristes mais pas tous) et de bars et nous dînons à la Montecarlo, une pizzeria réputée si l’on en croit les photos de stars accrochées aux murs ;-)
J2
Le lendemain, nous prenons le bus à Largo di Torre Argentina, station importante qui se situe en bordure d’un parc archéologique surnommé le « refuge des chats ». En effet, beaucoup de félins se prélassent au soleil entre les ruines romaines. L’ensemble est pittoresque !
Direction le Vatican en cette belle journée ensoleillée. Nous nous promenons sur le pont des Anges et profitons de la vue sur le Tibre, la basilique Saint-Pierre, le château Saint-Ange. Ensuite nous rejoignons le Vatican ou nous faisons ¼ d’heures de queue environ (sécurité oblige) avant de pénétrer dans la basilique.
Nous nous rendons directement au guichet permettant l’accès à la coupole et courageusement nous achetons le ticket « a piedi ». Après une centaine de marches en colimaçon, nous atteignons l’intérieur de la coupole, qui offre une vue grandiose sur l’intérieur de la basilique. C’est magique, époustouflant : si je n’ai qu’un conseil à donner concernant la visite du Vatican ce sera celui-là : faites-vous violence et grimper dans la coupole, vous ne le regretterez pas !
Après un bref passage à l’air libre, nous voici engagés pour la dernière et la plus difficile partie de notre escalade : un escalier de plus en plus étroit et sombre nous mène jusqu’au sommet de la coupole (claustrophobes, s’abstenir à tout prix !). Bien entendu, le panorama à 360° est magnifique, d’autant qu’aux alentours de midi nous avons pu en profiter sans trop de bousculades.
La descente s’effectue par des escaliers différents (en effet à certains endroits il est impossible de se croiser) et nous arrivons directement au cœur de la basilique que nous visitons avec intérêt et émerveillement, surtout après l’avoir observée « d’en haut ».
Nous contournons ensuite le mur d’enceinte du Vatican pour nous rendre aux Musei Vaticani. L’entrée coûte 14 € mais nous comprenons rapidement pourquoi : on peut facilement passer la journée dans ces musées tant leurs collections est riches. Nous passons à l’essentiel, à savoir : la galerie des cartes géographiques, les chambres de Raphaël, la pinacothèque et l’incontournable Chapelle Sixtine. La terrasse offre également une vue agréable sur la basilique Saint-Pierre et les jardins du Vatican.
Avant de regagner notre chambre nous faisons un petit détour par Trévi de jour cette fois, puis par le Panthéon que nous avions fait de nuit aussi. En chemin nous passons par la piazza Colonna, ornée de la colonne Marc Aurèle (et non pas la colonne Trajane comme nous le pensions ^^) et la piazza Sainte-Marie-sur-Minerve, avec son éléphant malheureux condamné à porter un immense obélisque.
Le soir, nous dînons dans le quartier du Trastevere, très animé puisqu’il y avait un match de l’AS Roma+ quelques écossais en kilts se préparant pour le match de rugby du lendemain (Italie-Ecosse). Bonne soirée à la Sora Cencia qui proposait un menu à 15 € excellent, dans une ambiance conviviale et bruyante (mais c’est l’Italie, il faut s’y faire !!).
J3
La journée suivante, nous nous consacrons à la Rome Antique, avec pour commencer le parc archéologique de Marcellus, à deux pas de notre chambre dans le quartier juif. Un petit crochet par l’île Tibérine, un minuscule havre de paix qui a gardé toute son authenticité.
Nous continuons par la place du Capitole qui offre un panorama exceptionnel sur le forum romain en premier plan et le Palatin à l’arrière.
Nous nous baladons ensuite au milieu du forum Trajan (avec la vraie colonne cette fois !) puis nous dirigeons nos pas vers le Colisée. Tellement de choses à voir sur une si petite surface : on y ressent l’âme de Rome et son histoire riche et tumultueuse, j’ai vraiment trouvé cet endroit émouvant et plein de surprises.
Arrivés au Colisée, la foule nous rebute un peu et nous n’entrerons pas dans le cirque. Le monument est imposant et l’imaginaire fonctionne à plein tube.
La station de métro juste à côté nous emmène jusqu’à la Piazza del Popolo où nous finirons la matinée. Il faut absolument grimper aux jardins du Pincio (en empruntant l’escalier puis la route sinueuse située derrière l’église). La vue est splendide et l’ambiance apaisante, luxueuse. Les toits de Rome, les couleurs, tout est superbe.
Nous descendrons ensuite par la via de Babuino et la via del Corso, qui me permettront de faire un peu de lèche-vitrine ; le porte-monnaie restera sagement au fond du sac au vu des prix affichés dans ces boutiques de luxe !
Bien sûr, nous prendrons la pose sur les célèbres marches de la place d’Espagne, noire de monde à l’heure du déjeuner et après avoir profité du soleil et de l’agitation ambiante, nous irons nous perdre dans les ruelles du centre historique autour du Panthéon.
En fin d’après-midi, nous nous consacrons au quartier du Trastevere, avec la magnifique église de Ste-Marie du Trastevere et ses somptueuses mosaïques. Nous grimpons également la colline du Janicule qui offre là encore (c’est récurrent à Rome) un panorama époustouflant sur la ville.
Le soir, nous retournons via del Governo Vecchio dans un restaurant à touriste cette fois : service déplorable, heureusement les pizzas étaient mangeables…
J4
Le 4ème et dernier jour à Rome, nous commencons nos pérégrinations dans le quartier du Monti, très commerçant. Ambiance urbaine que l’on retrouve dans toutes les grandes villes, sans charme particulier. Les seuls points d’intérêt sont le parc Victor Emmanuel et la basilique Ste-Marie-Majeure.
Nous allons ensuite jeter un coup d’œil au Circo Massimo, vaste étendue herbeuse prisée des joggeurs, avec un beau point de vue sur le Palatin.
De là, nous gravissons la colline de l’Aventin, quartier résidentiel très paisible. Nous passons quelques instants agréables dans le parc Savello, réputé pour (ô surprise) son superbe panorama. Effectivement, c’est un des plus beaux que nous ayons vus, le jardin domine le Tibre et offre une belle vue sur la coupole de la Basilique Saint-Pierre et pour ne rien gâcher le parc est bordé d’orangers. L’église Sainte-Sabine accolée au parc est sublime de simplicité (ça change du baroque). Nous faisons un détour par la place des Chevaliers de l’Ordre de Malte, sur conseil de notre guide, où paraît-il on peut lorgner à travers la serrure d’une porte et observer une vue surprenante. Et en effet, allez-y, je vous laisse la surprise !
L’après-midi, nous nous balladerons encore dans le centre historique, sur la place Farnese, le Campo dei Fiori et son marché animé, la via Giulia, la via del Pellegrino et profiterons une dernière fois du charmes de ces ruelles aux couleurs chaudes et aux façades décrépies.
Le soir, nous retournons au Trastevere pour trouver de justesse une place dans un restaurant prisé des Romains (nous étions les seuls touristes) mais dont je ne me rappelle plus le nom malheureusement.
Le lendemain matin, nous reprendrons le « Leonardo Express » et quitterons Rome aux alentours de midi pour retourner dans notre Alsace natale, avec des couleurs, des saveurs et des sons plein la tête : bellissima Roma !
PS : si vous avez des questions, des remarques, n’hésitez pas !
Voici donc un aperçu de notre séjour (mon chéri + moi) à Rome du 24 au 28 février 2010.
J1
Grâce à notre ami orange E...j.t, nous avons pu décoller à peu près à l’heure de l’aéroport Bâle-Mulhouse, à un prix raisonnable (90 € aller-retour). Durée du vol : 1h20 ; arrivée à Fiumicino aux alentours de 15h.
Nous prenons le train « Leonardo Express » qui en ½ heure nous emmène à la gare de Termini pour 11 €.
Bagages récupérés, nous nous extirpons de la gare tentaculaire de Termini. Nous achetons nos pass ATAC (compagnie de transports urbains de Rome) à un stand qui vend à peu près tout, y compris un mini plan du réseau bus de Rome, bien pratique pour le reste du séjour.
Prix : 2,50 € pour le mini-plan, 16 € pour le pass 1 semaine (très avantageux, puisqu’on a utilisé le réseau de bus continuellement durant notre séjour, ainsi que le tram et le métro).
Nous déposons nos affaires dans notre chambre : Bed&Breakfast Little Queen, situé dans le ghetto juif, 80 € la nuit.
Il est idéalement situé pour faire la majorité des sites à pied, de plus le quartier est très sympa, un peu rétro comme on aime. En bonus : nous passerons tous les jours devant la fontaine aux Tortues (piazza Mattei) qui est l’une des plus mignonnes de la ville !
Nous voilà parti pour une rapide découverte à pied du centre historique de Rome : piazza Navona (la fontaine des fleuves est malheureusement en travaux, mais les barrières de protection sont vitrées par endroit, ce qui permet de profiter un peu de ce bel ouvrage), église Sainte-Agnès très baroque, église Saint-Louis des Français pour ses beaux tableaux du Caravage, le Panthéon et l’incontournable fontaine de Trévi de nuit.
Le soir, nous déambulons sur la via del Governo Vecchio, bourrée de petits restaurants (à touristes mais pas tous) et de bars et nous dînons à la Montecarlo, une pizzeria réputée si l’on en croit les photos de stars accrochées aux murs ;-)
J2
Le lendemain, nous prenons le bus à Largo di Torre Argentina, station importante qui se situe en bordure d’un parc archéologique surnommé le « refuge des chats ». En effet, beaucoup de félins se prélassent au soleil entre les ruines romaines. L’ensemble est pittoresque !
Direction le Vatican en cette belle journée ensoleillée. Nous nous promenons sur le pont des Anges et profitons de la vue sur le Tibre, la basilique Saint-Pierre, le château Saint-Ange. Ensuite nous rejoignons le Vatican ou nous faisons ¼ d’heures de queue environ (sécurité oblige) avant de pénétrer dans la basilique.
Nous nous rendons directement au guichet permettant l’accès à la coupole et courageusement nous achetons le ticket « a piedi ». Après une centaine de marches en colimaçon, nous atteignons l’intérieur de la coupole, qui offre une vue grandiose sur l’intérieur de la basilique. C’est magique, époustouflant : si je n’ai qu’un conseil à donner concernant la visite du Vatican ce sera celui-là : faites-vous violence et grimper dans la coupole, vous ne le regretterez pas !
Après un bref passage à l’air libre, nous voici engagés pour la dernière et la plus difficile partie de notre escalade : un escalier de plus en plus étroit et sombre nous mène jusqu’au sommet de la coupole (claustrophobes, s’abstenir à tout prix !). Bien entendu, le panorama à 360° est magnifique, d’autant qu’aux alentours de midi nous avons pu en profiter sans trop de bousculades.
La descente s’effectue par des escaliers différents (en effet à certains endroits il est impossible de se croiser) et nous arrivons directement au cœur de la basilique que nous visitons avec intérêt et émerveillement, surtout après l’avoir observée « d’en haut ».
Nous contournons ensuite le mur d’enceinte du Vatican pour nous rendre aux Musei Vaticani. L’entrée coûte 14 € mais nous comprenons rapidement pourquoi : on peut facilement passer la journée dans ces musées tant leurs collections est riches. Nous passons à l’essentiel, à savoir : la galerie des cartes géographiques, les chambres de Raphaël, la pinacothèque et l’incontournable Chapelle Sixtine. La terrasse offre également une vue agréable sur la basilique Saint-Pierre et les jardins du Vatican.
Avant de regagner notre chambre nous faisons un petit détour par Trévi de jour cette fois, puis par le Panthéon que nous avions fait de nuit aussi. En chemin nous passons par la piazza Colonna, ornée de la colonne Marc Aurèle (et non pas la colonne Trajane comme nous le pensions ^^) et la piazza Sainte-Marie-sur-Minerve, avec son éléphant malheureux condamné à porter un immense obélisque.
Le soir, nous dînons dans le quartier du Trastevere, très animé puisqu’il y avait un match de l’AS Roma+ quelques écossais en kilts se préparant pour le match de rugby du lendemain (Italie-Ecosse). Bonne soirée à la Sora Cencia qui proposait un menu à 15 € excellent, dans une ambiance conviviale et bruyante (mais c’est l’Italie, il faut s’y faire !!).
J3
La journée suivante, nous nous consacrons à la Rome Antique, avec pour commencer le parc archéologique de Marcellus, à deux pas de notre chambre dans le quartier juif. Un petit crochet par l’île Tibérine, un minuscule havre de paix qui a gardé toute son authenticité.
Nous continuons par la place du Capitole qui offre un panorama exceptionnel sur le forum romain en premier plan et le Palatin à l’arrière.
Nous nous baladons ensuite au milieu du forum Trajan (avec la vraie colonne cette fois !) puis nous dirigeons nos pas vers le Colisée. Tellement de choses à voir sur une si petite surface : on y ressent l’âme de Rome et son histoire riche et tumultueuse, j’ai vraiment trouvé cet endroit émouvant et plein de surprises.
Arrivés au Colisée, la foule nous rebute un peu et nous n’entrerons pas dans le cirque. Le monument est imposant et l’imaginaire fonctionne à plein tube.
La station de métro juste à côté nous emmène jusqu’à la Piazza del Popolo où nous finirons la matinée. Il faut absolument grimper aux jardins du Pincio (en empruntant l’escalier puis la route sinueuse située derrière l’église). La vue est splendide et l’ambiance apaisante, luxueuse. Les toits de Rome, les couleurs, tout est superbe.
Nous descendrons ensuite par la via de Babuino et la via del Corso, qui me permettront de faire un peu de lèche-vitrine ; le porte-monnaie restera sagement au fond du sac au vu des prix affichés dans ces boutiques de luxe !
Bien sûr, nous prendrons la pose sur les célèbres marches de la place d’Espagne, noire de monde à l’heure du déjeuner et après avoir profité du soleil et de l’agitation ambiante, nous irons nous perdre dans les ruelles du centre historique autour du Panthéon.
En fin d’après-midi, nous nous consacrons au quartier du Trastevere, avec la magnifique église de Ste-Marie du Trastevere et ses somptueuses mosaïques. Nous grimpons également la colline du Janicule qui offre là encore (c’est récurrent à Rome) un panorama époustouflant sur la ville.
Le soir, nous retournons via del Governo Vecchio dans un restaurant à touriste cette fois : service déplorable, heureusement les pizzas étaient mangeables…
J4
Le 4ème et dernier jour à Rome, nous commencons nos pérégrinations dans le quartier du Monti, très commerçant. Ambiance urbaine que l’on retrouve dans toutes les grandes villes, sans charme particulier. Les seuls points d’intérêt sont le parc Victor Emmanuel et la basilique Ste-Marie-Majeure.
Nous allons ensuite jeter un coup d’œil au Circo Massimo, vaste étendue herbeuse prisée des joggeurs, avec un beau point de vue sur le Palatin.
De là, nous gravissons la colline de l’Aventin, quartier résidentiel très paisible. Nous passons quelques instants agréables dans le parc Savello, réputé pour (ô surprise) son superbe panorama. Effectivement, c’est un des plus beaux que nous ayons vus, le jardin domine le Tibre et offre une belle vue sur la coupole de la Basilique Saint-Pierre et pour ne rien gâcher le parc est bordé d’orangers. L’église Sainte-Sabine accolée au parc est sublime de simplicité (ça change du baroque). Nous faisons un détour par la place des Chevaliers de l’Ordre de Malte, sur conseil de notre guide, où paraît-il on peut lorgner à travers la serrure d’une porte et observer une vue surprenante. Et en effet, allez-y, je vous laisse la surprise !
L’après-midi, nous nous balladerons encore dans le centre historique, sur la place Farnese, le Campo dei Fiori et son marché animé, la via Giulia, la via del Pellegrino et profiterons une dernière fois du charmes de ces ruelles aux couleurs chaudes et aux façades décrépies.
Le soir, nous retournons au Trastevere pour trouver de justesse une place dans un restaurant prisé des Romains (nous étions les seuls touristes) mais dont je ne me rappelle plus le nom malheureusement.
Le lendemain matin, nous reprendrons le « Leonardo Express » et quitterons Rome aux alentours de midi pour retourner dans notre Alsace natale, avec des couleurs, des saveurs et des sons plein la tête : bellissima Roma !
PS : si vous avez des questions, des remarques, n’hésitez pas !
Bons plans pour une visite du Laos? English translation pending
je vous remercie de quelques renseignements sur le laos, intérêt général, paysages, temples, population, ce pays vaut il vraiment une visite.
moi je le penserais, mais avant de me décider je souhaiterais avoir quelques impressions.
connaissez vous également une agence locale fiable, car les prix des agences en france sont plutôt élevés. j'ai découvert sur internet amicaltravel connaissez vous, qu'en pensez vous
merci pour vos infos
Séjour de six jours à Naples et dans les environs: lieux à ne pas rater? English translation pending
Bonsoir à tous, amoureux de l'ailleurs !
Je viens ici demander conseil aux voyageurs qui connaissent la région de Naples car je pars dans 2 semaines et ne réussis pas à organiser mon périple de 6 jours (incluant le voyage AR).
Pourriez-vous svp m'indiquer les lieux à ne pas rater (je pense à pompeï, le vesuve, erculanum mais il y a sûrement bien d'autres trésors qui doivent m'échapper !), combien de temps rester à Naples (2 ou 3 jours ?), me confirmer que faire la côte amalfitaine - sachant que je ne serai pas véhiculée - serait trop juste au niveau du temps, et me dire, de Capri ou d'Ischia, l'île dont vous me conseillez la visite.
Merci beaucoup de vos réponse et de votre précieuse aide ! xuân an
Je viens ici demander conseil aux voyageurs qui connaissent la région de Naples car je pars dans 2 semaines et ne réussis pas à organiser mon périple de 6 jours (incluant le voyage AR).
Pourriez-vous svp m'indiquer les lieux à ne pas rater (je pense à pompeï, le vesuve, erculanum mais il y a sûrement bien d'autres trésors qui doivent m'échapper !), combien de temps rester à Naples (2 ou 3 jours ?), me confirmer que faire la côte amalfitaine - sachant que je ne serai pas véhiculée - serait trop juste au niveau du temps, et me dire, de Capri ou d'Ischia, l'île dont vous me conseillez la visite.
Merci beaucoup de vos réponse et de votre précieuse aide ! xuân an
Voyage de deux semaines et demie en Italie: quelles villes visiter? English translation pending
Bonjour, je pars 2 semaines et demie en italie en juin et je veux visiter 3 villes dont Rome(j'y arrive par avion).
Entre Florence, venise, naples et Milan ( ou autres villes ), lesquelles vous me conseillez...🤪
Et est-ce que quelqu'un sait s'il y a une belle plage proche d'une de ses villes.
Merci beaucoup!🙂
Et est-ce que quelqu'un sait s'il y a une belle plage proche d'une de ses villes.
Merci beaucoup!🙂
Pourboire à Cuba? English translation pending
De quelle façon laisser du pourboire à Cuba?
Femmes de chambres, barman, restau...etc
Je ne veux pas apporter de cossins-cadeaux...
Les CUC fonctionnent pour eux? Sinon que faites-vous?
Gracias lasenorita
Les CUC fonctionnent pour eux? Sinon que faites-vous?
Gracias lasenorita
Achat d'un hamac au Mexique? English translation pending
Je me demande si ca vaut le coup d'acheter un hamac au Mexique.
N'y connaissant rien, j'ai peur d'acheter n'importe quoi.
Avez-vous des conseils pour choisir un hamac?
J'imagine que je devrai marchander, alors aussi une idee de prix me serait utile.
Autre detail: est-ce lourd et encombrant?
Et si vous en avez achete au Mexique et en Thailande, lequel conseilleriez-vous? Rapport confort, poids, qualite, prix?
Merci.
Et si vous en avez achete au Mexique et en Thailande, lequel conseilleriez-vous? Rapport confort, poids, qualite, prix?
Merci.
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
(puisque vous m'avez demandé plus de texte, c'est chose faite ...et avec les photos....bonne lecture !!!)
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote Brice, en papouasie , à Sentani près de Jayapura.
Les visages ont changé, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidité de la noix de bétel.
Les papous sont de petites tailles même si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java.
Nous partons demain faire un aller-retour sur Jayapura y réserver un vol pour Wamena et récupérer notre laisser passer indispensable(surat jalan) pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturé en humidité, la température avoisine les 35°, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Bon...il est temps pour nous de nous rendre a Wamena....ce que nous effectuons avec un petit vol d'une heure et demi. A Wamena, comme dans le reste des villes de papua, les indonésiens rapportés de java et d'ailleurs dû a la politique de sédentarisation du gouvernement contribuent aux changements de mode de vie des papous. Ainsi la ville est a la croisée des civilisations....Pendant que des papous pantalons-baskets arborent fièrement un t.shirt troué de thierry henry ou ronaldo importé de jakarta, d'autres d'un autre temps, arrivant tout droit de la jungle munis de leurs coupe-coupe, se distinguent avec un très léger étui pénien!!!
Tout est contraste......les maisons bétonnées aux toits tolés cotoient les huttes paillées traditionnelles en campagne, alors qu'en ville, ...l'eglise flirte gentillement avec la mosquée.
En l'espace de 2 minutes, on peut tout aussi bien s'imaginer dans une bourgade quelconque d'indonésie, ou plonger tout droit dans le néolithique.
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem et chez les korowais, et visitons aussi quelques villages Dani.Ces derniers ont mis un pied et demi dans notre civilisation , seuls les vieux papous perpetuent les traditions avec bien sur aujourd'hui, la notion de l'argent en plus.....Ils sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.


Nous acquérons l'autorisation de territoire (surat jalan) sans aucun problème auprès de la police locale. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec Brice est en cours......mais d'ou sortent ils !!!! Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaire pour alléger notre sac et nos épaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a Santani, elles nous épargnent aussi de payer une surtaxe a l'aéroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz, en plus du lyophilisé rapporté de france, qui s'avèrent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs. Nous prévoyons aussi duvet, couverture de survie, cape de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.



L 'excitation monte....on ne sait du tout ce qui nous attend...... Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, présente partout, traverse les tôles. Les sièges sont déchiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisièmes generations....... Aujourd'hui, on s'est entassés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors Brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arrière comme je pouvais.

On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauge, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front attachée par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa......

......Et a notre arrivée dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères.
Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!!

Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquant leur vie, doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!!
Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!!
C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de Pong.
L'enfer vert allait parler....
Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte ne mentionne la topographie du coin.
Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses.
Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines.
Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux.
Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut être fatale.
la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passons une jambe a travers.
bref, c'est un mélange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante.
Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate .
Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus.
Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol, de feuilles et d'une bâche, pour limiter la remontée de l'humidité.
Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote pour le soir et le lendemain midi....riz sardines, pates et produits lyophilises.
Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!!
Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides.
Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste.
Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien.
Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??...
Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales.
Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!!
La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena.
A Wamena justement, nous arrivons.....errintes!!!
Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!!

Nous nous sommes jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour réaliser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De bonnes egratinures a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, Brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....pénurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!!

durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Lors de notre deuxième pourparler, il finit par prendre une douche dans notre chambre et nous laisse son slip a sécher !!!
Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille, enfin je pense..... Je préfère cela car je peux marcher en botte sans problème. Nous arrivons a Dekai avec notre guide qui a essayé de nous faire payer sa surtaxe de poids a l'aéroport en s'eclipsant au bon moment.Mais raté, on ne lâche rien alors Pelnus une fois revenu, se met a bouder et finit par payer.A notre arrivée a Dekai, nous decouvrons notre piece de vie chez un pote du guide.Un lino pourri posé sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus épais qu'une planche de balza.
Je vais d'ailleurs malencontreusement casser un pan de mur!!C'est le grand départ pour le trek, tout est prêt....sauf pelnus qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir).
Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récupérer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee.Pendant ce temps, pelnus dort.....quel pacha!!!! puis il boude !!!!
Le lendemain matin au départ.....
Bon, cher guide....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Alors il boude.....longtemps !!!!!!
Effectivement.....il y a un problème, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus qui sautent dans la benne du camion qui nous conduit au point de départ du trek .
Le camion fait un simple demi tour et stop....et vient le grand moment ou pelnus en seigneur pointe du doigt dans une direction et lance....dekai, ...c'est par là !!! On se met tous a rire, ..le pauvre , il a pas vu le demi tour du camion!!! Alors on comprend qu'il est pas né avec une boussole dans le cerveau.ça craint brice pour la jungle, non?? OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après une heure de marche, pelnus nous demande si nous possédons des coupe-coupe....et bien non, c'est a toi de prévoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en détiennent!!! on hallucine!!!!

Nous nous arrétons pour manger....pendant 3H, rien que ça !!!.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnus, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la vallée....c'est dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les critères papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors, il boude...et quant il boude, tu peux toujours causer..., c'est peine perdue !!!!! Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans son accord , nous prenons la décision de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discrètement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? c'est vrai qu'ils ont des pieds larges et ecrasés avec les doigts de pieds tres écartés, ...mais quand même!!! Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! Il se permet même de se faire masser par ses porteurs ou se faire porter son savon a la rivière de temps en temps.
L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam sans oublier de passer a la police locale pour le fameux surat jalan .









.....et là, .... nous assistons a une scène surréaliste en arrivant a MABOUL le lendemain: Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les locaux curieux et en nombre, nous entourent....... Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tension est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent ...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!

Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut après quelques heures de marche.




On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irrégulier de la tree-house laisse entrevoir la végétation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pièces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!





Les korowais sont au premier abord craintifs, communiquent ensuite en souriant et une fois rassurés, prennent plaisir a nous inviter dans leur demeure, et nous expliquer grâce a un second guide indonésien-papou, leur façon de vivre. Les femmes seins nus portent un pagne, tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replié en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coincés entre 2 pâtes de sagou, genre sandwich!!!

Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!

aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!!



La journée commence par l'abattage d'un sagoutier a l'aide d'une hâche en pierre.Un serpent, marre d'être secoué, tombe soudainement du haut du palmier.Alors les femmes, , en poussant des cris, se jettent dans la boue pour retrouver la pauvre bête.A mains nus, elles finissent par cueillirent l'animal qui finira..... dans nos petits estomacs. Une fois le sagoutier tombé, les hommes choisissent le meilleur tronçon et les femmes broient ensuite la pulpe a l'aide d'un outil de leur invention.Cette phase est très physique et nécessite au moins 2H de temps. Ensuite, grâce a des techniques ancéstrales, ils fabriquent a l'aide de feuilles, tiges, et branches, un long bac incurvé , avec un filtre a son commencement.Ils mélangent ensuite la pulpe de sagou a l'eau, puis versent le contenu dans ce grand recipient.Le filtre ne laisse passer que l'eau blanchâtre qui finira par déposer une pâte blanche très compacte.....LE SAGOU !!
Les hommes fabriquent pendant ce temps des pièges ingénieux pour la chasse au casoar et cochon sauvage et pour la pêche. (photos préparation sagou+peche en attente du retour de brice).Nous amorçons une bataille de pulpes de sagou et les korowais ne tardent pas a se prendre au jeu. Nous partageons un grand moment de joie et de fou rire, oui...quel bon moment, on ne peut même plus les arreter !!! Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et une fille de 8 ans a notre réveil a 5h du matin, fume des bangs !!!!!!!!!!
Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou-rires alimentent nos appetits. Nous avons dormi cette nuit dans une tree-house de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache. Le plancher laissait apparaitre la végétation 10 mètres plus bas et la cabane bougeait a chaque deplacement.....mais ce fût une belle experience, et sans cafards ni moustiques pour une fois!!!!!
De temps en temps, de beaux chants aigus nous arrivent aux oreilles, puis nous découvrons des papous presque nus, arcs et fleches en bandoulière sortir de la jungle. C'est toujours un moment très fort, ou deux mondes, deux civilisations avec 4000 ans d'écart se rencontrent, se dévisagent !!! Nous déconvrons dans une tree-house une femme victime de la gangrène, rongée a une jambe et portant dans ses bras un bébé.Par l'intermédiaire du guide, j'explique a son mari que si sa femme ne va pas a l'hôpital, elle mourra....Mais ici, on ne va pas a l'hosto!!!!
Vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants durant cette semaine fût une experience exceptionnelle.
Merci a vous, korowais, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations.
Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons rencontré de simples gens qui ont su nous faire apprecier leur style de vie grâce a une extrème générosité et gentillesse.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lâche la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! C'est notre guide qui a racheté la bête pour la ramener en ville, finir sa vie dans une cage.Bravo pour un guide!!!! Il a de plus, ramené un arc et des fleches que nous avons dû négocier a sa place......on peut se demander qui sont les touristes et qui est le guide!!!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois.



Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoes voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons d'apercevoir une cabane ou passer la nuit.Ce sera chose faite mais pas sans mal....le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne démarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur Dekai.... Ce dimanche , la messe se déroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe écossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une épingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter Dekai pour rejoindre Wamena puis Jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour Wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prévus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ça se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! Les papous sédentarisés ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts et font donc la queue au guichet de l'aéroport puis s'eclipsent une fois arrivés en face du fonctionnaire.... alors je leur demande s' ils prennent l'avion et me répondent que non, bon...et bien excusez moi mais vous devez quitter la queue!!!!! Dans les warums( petits restos), ils viennent, s'assoient, ne parlent pas, observent....mais ne commandent rien et.... soudainement, s'en vont sans raisons comme celles qui les ont amené là !!!! Surprenant aussi d'observer les papous a la tâche qui n'ont absolument aucune notion du travail pour la plupart. Pour simple exemple, rouler une brouette quasiment vide sur une planche est un calvaire et de ridicules trous ou cailloux sont un obstacle insurmontable.Incroyable....n'ayant connu que la jungle avant, ce monde est finallement nouveau pour eux. On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age.Durant ce séjour, a l'exception de wamena, nous avons dû nous passer de lits , salles de bain, chaises ou tables et.....de toilettes!!! Brice a dû mettre parfois beaucoup de temps aux " jungle toilet" car il devait soit se coltiner un papou sur sa route ou devait changer de coin après avoir été repéré.....!!!! Le fossé c'est pas mal, ...mais après des pluies diluviennes, ....tu cherches plûtot vers les bananiers!!! "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter de retour a wamena, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques et Ambon.......


Nous partons demain faire un aller-retour sur Jayapura y réserver un vol pour Wamena et récupérer notre laisser passer indispensable(surat jalan) pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturé en humidité, la température avoisine les 35°, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Bon...il est temps pour nous de nous rendre a Wamena....ce que nous effectuons avec un petit vol d'une heure et demi. A Wamena, comme dans le reste des villes de papua, les indonésiens rapportés de java et d'ailleurs dû a la politique de sédentarisation du gouvernement contribuent aux changements de mode de vie des papous. Ainsi la ville est a la croisée des civilisations....Pendant que des papous pantalons-baskets arborent fièrement un t.shirt troué de thierry henry ou ronaldo importé de jakarta, d'autres d'un autre temps, arrivant tout droit de la jungle munis de leurs coupe-coupe, se distinguent avec un très léger étui pénien!!!
Tout est contraste......les maisons bétonnées aux toits tolés cotoient les huttes paillées traditionnelles en campagne, alors qu'en ville, ...l'eglise flirte gentillement avec la mosquée.
En l'espace de 2 minutes, on peut tout aussi bien s'imaginer dans une bourgade quelconque d'indonésie, ou plonger tout droit dans le néolithique.
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem et chez les korowais, et visitons aussi quelques villages Dani.Ces derniers ont mis un pied et demi dans notre civilisation , seuls les vieux papous perpetuent les traditions avec bien sur aujourd'hui, la notion de l'argent en plus.....Ils sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.



Nous acquérons l'autorisation de territoire (surat jalan) sans aucun problème auprès de la police locale. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec Brice est en cours......mais d'ou sortent ils !!!! Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaire pour alléger notre sac et nos épaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a Santani, elles nous épargnent aussi de payer une surtaxe a l'aéroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz, en plus du lyophilisé rapporté de france, qui s'avèrent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs. Nous prévoyons aussi duvet, couverture de survie, cape de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.




L 'excitation monte....on ne sait du tout ce qui nous attend...... Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, présente partout, traverse les tôles. Les sièges sont déchiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisièmes generations....... Aujourd'hui, on s'est entassés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors Brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arrière comme je pouvais.


On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauge, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front attachée par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa......


......Et a notre arrivée dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères.
Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!!


Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquant leur vie, doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!!
Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!!
C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de Pong.
L'enfer vert allait parler....
Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte ne mentionne la topographie du coin.
Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses.
Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines.
Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux.
Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut être fatale.
la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passons une jambe a travers.
bref, c'est un mélange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante.
Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate .
Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus.
Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol, de feuilles et d'une bâche, pour limiter la remontée de l'humidité.
Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote pour le soir et le lendemain midi....riz sardines, pates et produits lyophilises.
Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!!
Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides.
Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste.
Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien.
Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??...
Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales.
Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!!
La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena.
A Wamena justement, nous arrivons.....errintes!!!
Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!!

Nous nous sommes jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour réaliser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De bonnes egratinures a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, Brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....pénurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!!


durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Lors de notre deuxième pourparler, il finit par prendre une douche dans notre chambre et nous laisse son slip a sécher !!!
Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille, enfin je pense..... Je préfère cela car je peux marcher en botte sans problème. Nous arrivons a Dekai avec notre guide qui a essayé de nous faire payer sa surtaxe de poids a l'aéroport en s'eclipsant au bon moment.Mais raté, on ne lâche rien alors Pelnus une fois revenu, se met a bouder et finit par payer.A notre arrivée a Dekai, nous decouvrons notre piece de vie chez un pote du guide.Un lino pourri posé sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus épais qu'une planche de balza.
Je vais d'ailleurs malencontreusement casser un pan de mur!!C'est le grand départ pour le trek, tout est prêt....sauf pelnus qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir).
Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récupérer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee.Pendant ce temps, pelnus dort.....quel pacha!!!! puis il boude !!!!
Le lendemain matin au départ.....
Bon, cher guide....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Alors il boude.....longtemps !!!!!!
Effectivement.....il y a un problème, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus qui sautent dans la benne du camion qui nous conduit au point de départ du trek .
Le camion fait un simple demi tour et stop....et vient le grand moment ou pelnus en seigneur pointe du doigt dans une direction et lance....dekai, ...c'est par là !!! On se met tous a rire, ..le pauvre , il a pas vu le demi tour du camion!!! Alors on comprend qu'il est pas né avec une boussole dans le cerveau.ça craint brice pour la jungle, non?? OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après une heure de marche, pelnus nous demande si nous possédons des coupe-coupe....et bien non, c'est a toi de prévoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en détiennent!!! on hallucine!!!!


Nous nous arrétons pour manger....pendant 3H, rien que ça !!!.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnus, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la vallée....c'est dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les critères papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors, il boude...et quant il boude, tu peux toujours causer..., c'est peine perdue !!!!! Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans son accord , nous prenons la décision de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discrètement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? c'est vrai qu'ils ont des pieds larges et ecrasés avec les doigts de pieds tres écartés, ...mais quand même!!! Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! Il se permet même de se faire masser par ses porteurs ou se faire porter son savon a la rivière de temps en temps.
L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam sans oublier de passer a la police locale pour le fameux surat jalan .










.....et là, .... nous assistons a une scène surréaliste en arrivant a MABOUL le lendemain: Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les locaux curieux et en nombre, nous entourent....... Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tension est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent ...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!


Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut après quelques heures de marche.





On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irrégulier de la tree-house laisse entrevoir la végétation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pièces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!






Les korowais sont au premier abord craintifs, communiquent ensuite en souriant et une fois rassurés, prennent plaisir a nous inviter dans leur demeure, et nous expliquer grâce a un second guide indonésien-papou, leur façon de vivre. Les femmes seins nus portent un pagne, tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replié en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coincés entre 2 pâtes de sagou, genre sandwich!!!


Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!


aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!!




La journée commence par l'abattage d'un sagoutier a l'aide d'une hâche en pierre.Un serpent, marre d'être secoué, tombe soudainement du haut du palmier.Alors les femmes, , en poussant des cris, se jettent dans la boue pour retrouver la pauvre bête.A mains nus, elles finissent par cueillirent l'animal qui finira..... dans nos petits estomacs. Une fois le sagoutier tombé, les hommes choisissent le meilleur tronçon et les femmes broient ensuite la pulpe a l'aide d'un outil de leur invention.Cette phase est très physique et nécessite au moins 2H de temps. Ensuite, grâce a des techniques ancéstrales, ils fabriquent a l'aide de feuilles, tiges, et branches, un long bac incurvé , avec un filtre a son commencement.Ils mélangent ensuite la pulpe de sagou a l'eau, puis versent le contenu dans ce grand recipient.Le filtre ne laisse passer que l'eau blanchâtre qui finira par déposer une pâte blanche très compacte.....LE SAGOU !!
Les hommes fabriquent pendant ce temps des pièges ingénieux pour la chasse au casoar et cochon sauvage et pour la pêche. (photos préparation sagou+peche en attente du retour de brice).Nous amorçons une bataille de pulpes de sagou et les korowais ne tardent pas a se prendre au jeu. Nous partageons un grand moment de joie et de fou rire, oui...quel bon moment, on ne peut même plus les arreter !!! Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et une fille de 8 ans a notre réveil a 5h du matin, fume des bangs !!!!!!!!!!

Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou-rires alimentent nos appetits. Nous avons dormi cette nuit dans une tree-house de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache. Le plancher laissait apparaitre la végétation 10 mètres plus bas et la cabane bougeait a chaque deplacement.....mais ce fût une belle experience, et sans cafards ni moustiques pour une fois!!!!!
De temps en temps, de beaux chants aigus nous arrivent aux oreilles, puis nous découvrons des papous presque nus, arcs et fleches en bandoulière sortir de la jungle. C'est toujours un moment très fort, ou deux mondes, deux civilisations avec 4000 ans d'écart se rencontrent, se dévisagent !!! Nous déconvrons dans une tree-house une femme victime de la gangrène, rongée a une jambe et portant dans ses bras un bébé.Par l'intermédiaire du guide, j'explique a son mari que si sa femme ne va pas a l'hôpital, elle mourra....Mais ici, on ne va pas a l'hosto!!!!
Vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants durant cette semaine fût une experience exceptionnelle.
Merci a vous, korowais, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations.
Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons rencontré de simples gens qui ont su nous faire apprecier leur style de vie grâce a une extrème générosité et gentillesse.Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lâche la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! C'est notre guide qui a racheté la bête pour la ramener en ville, finir sa vie dans une cage.Bravo pour un guide!!!! Il a de plus, ramené un arc et des fleches que nous avons dû négocier a sa place......on peut se demander qui sont les touristes et qui est le guide!!!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois.




Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoes voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons d'apercevoir une cabane ou passer la nuit.Ce sera chose faite mais pas sans mal....le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne démarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur Dekai.... Ce dimanche , la messe se déroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe écossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une épingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter Dekai pour rejoindre Wamena puis Jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour Wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prévus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ça se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! Les papous sédentarisés ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts et font donc la queue au guichet de l'aéroport puis s'eclipsent une fois arrivés en face du fonctionnaire.... alors je leur demande s' ils prennent l'avion et me répondent que non, bon...et bien excusez moi mais vous devez quitter la queue!!!!! Dans les warums( petits restos), ils viennent, s'assoient, ne parlent pas, observent....mais ne commandent rien et.... soudainement, s'en vont sans raisons comme celles qui les ont amené là !!!! Surprenant aussi d'observer les papous a la tâche qui n'ont absolument aucune notion du travail pour la plupart. Pour simple exemple, rouler une brouette quasiment vide sur une planche est un calvaire et de ridicules trous ou cailloux sont un obstacle insurmontable.Incroyable....n'ayant connu que la jungle avant, ce monde est finallement nouveau pour eux. On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age.Durant ce séjour, a l'exception de wamena, nous avons dû nous passer de lits , salles de bain, chaises ou tables et.....de toilettes!!! Brice a dû mettre parfois beaucoup de temps aux " jungle toilet" car il devait soit se coltiner un papou sur sa route ou devait changer de coin après avoir été repéré.....!!!! Le fossé c'est pas mal, ...mais après des pluies diluviennes, ....tu cherches plûtot vers les bananiers!!! "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter de retour a wamena, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques et Ambon.......


Avis sur circuit en Argentine? English translation pending
Si vous avez le temps j'aimerais votre avis sur mon projet de circuit :
17/02 arrivée Buenos Aires à 09h15 puis bus pour Salta à 18h30 18/02 Journée et nuit à Salta 19/02 je souhaiterais prendre une excursion dans le nord de Salta (Quebrada de Humahuaca) et demander à l'agence de nous laisser à Humahuaca. Nuit à Humahuaca 20/02 bus pour La Quiaca puis train pour Tupiza du 21/02 au 24/02 je souhaite prendre l'excursion de 4 jours proposée par TupizaTour dans le Sud Lipez 25/02 journée à Tupiza (peut etre l'excursion Triathlon proposée par Tupiza Tour si on est pas trop fatigués) 26/02 train pour Villazon puis Bus pour Salta. Nuit à Salta 27/02 Matinée à Salta puis location de voiture en debut d'apres midi et depart pour Cachi 28/02 Cachi / Cafayate 01/03 Cafayate / Salta 02/03 matinée à Salta puis bus pour Iguazu 03/03 arrivée à Iguazu dans l'apres midi 04/03 Iguazu 05/03 Iguazu 06/03 depart pour buenos aires 07/03 Buenos Aires (le soir match de foot) 08/03 Buenos Aires 09/03 Buenos Aires 10/03 depart pour la france
Merci d'avance pour votre aide Laetitia
17/02 arrivée Buenos Aires à 09h15 puis bus pour Salta à 18h30 18/02 Journée et nuit à Salta 19/02 je souhaiterais prendre une excursion dans le nord de Salta (Quebrada de Humahuaca) et demander à l'agence de nous laisser à Humahuaca. Nuit à Humahuaca 20/02 bus pour La Quiaca puis train pour Tupiza du 21/02 au 24/02 je souhaite prendre l'excursion de 4 jours proposée par TupizaTour dans le Sud Lipez 25/02 journée à Tupiza (peut etre l'excursion Triathlon proposée par Tupiza Tour si on est pas trop fatigués) 26/02 train pour Villazon puis Bus pour Salta. Nuit à Salta 27/02 Matinée à Salta puis location de voiture en debut d'apres midi et depart pour Cachi 28/02 Cachi / Cafayate 01/03 Cafayate / Salta 02/03 matinée à Salta puis bus pour Iguazu 03/03 arrivée à Iguazu dans l'apres midi 04/03 Iguazu 05/03 Iguazu 06/03 depart pour buenos aires 07/03 Buenos Aires (le soir match de foot) 08/03 Buenos Aires 09/03 Buenos Aires 10/03 depart pour la france
Merci d'avance pour votre aide Laetitia
Escapades en France au fil du temps… English translation pending
Bonjour,
Il s'agit bien d'un carnet, mais pas vraiment d'un voyage... Je vis à Paris (en Région Parisienne depuis toute petite), j'ai passé une bonne partie de mes vacances entre la Normandie et la région Angevine étant enfant, et j'ai aussi passé un peu de temps dans différentes région de France, avec mes parents ou entre amis...
Donc voila un carnet sur mes escapades en France, tout ce qui me passe par la tête, en vrac, avec quelques adresses...
Et j'ai déjà pas mal recopié et compilé les réponses que j'ai déjà donné sur VF aux différentes questions posées sur ces régions.
J'y parlerai de Paris, de la Normandie, de la région d'Angers, mais aussi de Marseille, de la Champagne, de Nancy...
Bonne lecture !
Il s'agit bien d'un carnet, mais pas vraiment d'un voyage... Je vis à Paris (en Région Parisienne depuis toute petite), j'ai passé une bonne partie de mes vacances entre la Normandie et la région Angevine étant enfant, et j'ai aussi passé un peu de temps dans différentes région de France, avec mes parents ou entre amis...
Donc voila un carnet sur mes escapades en France, tout ce qui me passe par la tête, en vrac, avec quelques adresses...
Et j'ai déjà pas mal recopié et compilé les réponses que j'ai déjà donné sur VF aux différentes questions posées sur ces régions.
J'y parlerai de Paris, de la Normandie, de la région d'Angers, mais aussi de Marseille, de la Champagne, de Nancy...
Bonne lecture !
Quoi faire en un jour à La Paz? English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami nous faisons le voyage Chili – France en avion avec une escale d’un jour à La Paz (du dimanche 14 mars au matin jusqu’au lundi matin).
Je voulais savoir si vous aviez quelques conseils pratiques sur les lieux à visiter en si peu de temps ou les endroits où dormir avec la possibilité d’être de retour à l’aéroport le lundi vers 7h du matin.
Je vous remercie de votre aide et bon voyage à tous.
Le jeu des photos (ça continue) English translation pending
Et hop un nouveau fil puisque nous avions dépassé les 500 sur le précédent.
Pour célébrer cela, 2 photos pour le prix d'une. (les photos viennent d'internet)
Où sommes nous?
Pour célébrer cela, 2 photos pour le prix d'une. (les photos viennent d'internet)
Où sommes nous?
Voyage en Casamance: mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009) English translation pending
Voyage en Casamance - Mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009)
J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !
J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.
Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !
Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.
Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.
A voir, à faire, les incontournables
Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.
Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !
Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.
J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.
Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...
Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !
Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.
Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !
Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...
Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.
Mon séjour à Elinkine
Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.
Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...
Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?
Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...
Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...
Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.
La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !
Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!
Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...
Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...
Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.
Santé, sécurité, climat
J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...
Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.
En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...
Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !
Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !
J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.
Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !
Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.
Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.
A voir, à faire, les incontournables
Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.
Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !
Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.
J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.
Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...
Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !
Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.
Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !
Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...
Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.
Mon séjour à Elinkine
Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.
Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...
Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?
Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...
Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...
Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.
La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !
Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!
Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...
Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...
Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.
Santé, sécurité, climat
J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...
Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.
En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...
Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !
Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
Une semaine à New York en avril 2010: votre avis sur mon programme? English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir en famille à New York, début avril 2010.
Voici une première idée de programme que nous comptons organiser, sachant que nous serons dans un hôtel près de Rockefeller Center.
Qu'en pensez-vous ? Est-il trop dense, trop vide, incohérent ? Je vous remercie d'avance pour votre avis A+
Vendredi 2 avril 2010 : Arrivée à New-York : découverte du quartier – Gare Centrale – Top of the Rock Départ de France / Arrivé à JFK vers 13h30 heure locale. Direction l’hôtel. Après-midi Petit tour dans le quartier de MidTown pour finir la journée (qui va être courte vu le décalage horaire) . Gare Centrale dans le quartier de l’hôtel. Soir Top Of The Rock de nuit (dans le Rockefeller Center), puis ballade dans Times Square
Samedi 3 avril 2010 : Statue de la Liberté – Ellis Island – Ground Zero – Pont de Brooklin Matin : Statue de la Liberté et Ellis Island : partir tôt car les contrôles sont longs. Après midi : Visite de Ground Zero, Fiancial District (quartier des affaires) et flâner dans Lower Mahattan. Soir : Pont de Brooklin en début de soirée : vue magnifique à la tombée de la nuit ! (prévoir du temps pour voir la ville s’éclairer)
Dimanche 4 avril 2010 : Gospel à Harlem – Central Park – Empire State Building Matin : Visite du Quartier d’Harlem avec participation à une messe : First Corinthian Baptist Church (au coin de la W116th St. et de Adam Clayton Powell). Horaires de la messe : 10h45. Apres midi : Central Park : s’imprégner de la vie new-yorkaise. Compter l’après-midi ! Soir : Empire State Building de nuit : y aller en fin d’après midi car beaucoup de monde et la nuit tombe vite.
Lundi 5 avril 2010 : Sud de Manhattan: Chinatown, Little Italy, Soho, TriBeCa , Greenwich Village – The View Matin : Chinatown et Little Italy Après midi : Soho, TriBeCa, Greenwich Village. Soir : Repas dans le Restaurant qui tourne : le « View » à l’hôtel Mariott (Times Square)
Mardi 6 avril 2010 Matin : Metropolitan Museum of Art Après midi : Rockefeller Center, 5ème avenue, Eglise Saint Patrick, Chrysler Building, NY Public Library, Les nations Unies … Soir : Match de Basket ? ?
Jeudi 7 avril 2010 : Musée d’histoire naturelle - Shopping Matin : Museum D’Histoire Naturelle Apres midi : Shopping : Century 21, Barney’s… Soir : ? ? ?
Vendredi 8 avril 2010 : Journée libre – Départ Journée libre Départ de l’hôtel à 11h donc petit problème nous allons avoir toutes nos valises et nous prenons l’avion à l’aéroport JFK à 22h donc avez-vous des idées de choses à faire possible pour cette dernière journée ?
Qu'en pensez-vous ? Est-il trop dense, trop vide, incohérent ? Je vous remercie d'avance pour votre avis A+
Vendredi 2 avril 2010 : Arrivée à New-York : découverte du quartier – Gare Centrale – Top of the Rock Départ de France / Arrivé à JFK vers 13h30 heure locale. Direction l’hôtel. Après-midi Petit tour dans le quartier de MidTown pour finir la journée (qui va être courte vu le décalage horaire) . Gare Centrale dans le quartier de l’hôtel. Soir Top Of The Rock de nuit (dans le Rockefeller Center), puis ballade dans Times Square
Samedi 3 avril 2010 : Statue de la Liberté – Ellis Island – Ground Zero – Pont de Brooklin Matin : Statue de la Liberté et Ellis Island : partir tôt car les contrôles sont longs. Après midi : Visite de Ground Zero, Fiancial District (quartier des affaires) et flâner dans Lower Mahattan. Soir : Pont de Brooklin en début de soirée : vue magnifique à la tombée de la nuit ! (prévoir du temps pour voir la ville s’éclairer)
Dimanche 4 avril 2010 : Gospel à Harlem – Central Park – Empire State Building Matin : Visite du Quartier d’Harlem avec participation à une messe : First Corinthian Baptist Church (au coin de la W116th St. et de Adam Clayton Powell). Horaires de la messe : 10h45. Apres midi : Central Park : s’imprégner de la vie new-yorkaise. Compter l’après-midi ! Soir : Empire State Building de nuit : y aller en fin d’après midi car beaucoup de monde et la nuit tombe vite.
Lundi 5 avril 2010 : Sud de Manhattan: Chinatown, Little Italy, Soho, TriBeCa , Greenwich Village – The View Matin : Chinatown et Little Italy Après midi : Soho, TriBeCa, Greenwich Village. Soir : Repas dans le Restaurant qui tourne : le « View » à l’hôtel Mariott (Times Square)
Mardi 6 avril 2010 Matin : Metropolitan Museum of Art Après midi : Rockefeller Center, 5ème avenue, Eglise Saint Patrick, Chrysler Building, NY Public Library, Les nations Unies … Soir : Match de Basket ? ?
Jeudi 7 avril 2010 : Musée d’histoire naturelle - Shopping Matin : Museum D’Histoire Naturelle Apres midi : Shopping : Century 21, Barney’s… Soir : ? ? ?
Vendredi 8 avril 2010 : Journée libre – Départ Journée libre Départ de l’hôtel à 11h donc petit problème nous allons avoir toutes nos valises et nous prenons l’avion à l’aéroport JFK à 22h donc avez-vous des idées de choses à faire possible pour cette dernière journée ?
Votre avis sur la Pologne? English translation pending
Bonjour, je lance un sujet sur ce que vous pensez de la Pologne??
Que vous connaissiez ce pays grace à différents voyages ou simplement par des échos ou les médias.
Chacun peut venir dire ce qu'il pense de ce pays, mais ce sujet est aussi là pour arrêter les images fausses et vous faire découvrir un pays méconnu des français.
Que vous connaissiez ce pays grace à différents voyages ou simplement par des échos ou les médias.
Chacun peut venir dire ce qu'il pense de ce pays, mais ce sujet est aussi là pour arrêter les images fausses et vous faire découvrir un pays méconnu des français.
Région se prêtant bien à être visitée à vélo au Cambodge? English translation pending
je pense rester quelques temps a PP, j'avais pensé acheter un velo pour me deplacer et l'utiliser ensuite pour faire une partie de mes trajets.
Qu'en pensez vous ?
quelle region se prete bien a etre visitée a velo ( vers le mois de decembre) sachant que je ne suis pas tres sportif ?
merci pour vos reponses ...
Carnet de route: le sud du Pérou, septembre 2009 English translation pending
Bonjour à tous
Je viens de rentrer d'un voyage formidable effectué au Pérou avec mon amie du 05 au 23 septembre 2009. Ayant pris beaucoup de conseils sur ce forum, à mon tour de donner quelques renseignements récents aux futurs voyageurs ayant l'intention de se rendre dans ce pays.
D'ailleurs, Merci à tous les intervenants récurrents concernant le Pérou (je ne vais pas les citer de peur d'en oublier !) Tous les conseils que j’ai pu prendre ici et que j'ai expérimenté sur place se sont révélés très bons.
Samedi 05 septembre 2009:
Vol KLM à destination de Lima via Amsterdam: départ CDG 7h20 - arrivée Lima 15h45 heure locale . Rien à redire sur ce vol que j'avais acheté en avril 2009 pour 648 euros par personne l'aller-retour. Arrivée à Lima, un taxi envoyé par l'hôtel nous attendait pour nous conduire à l'hôtel ARIOSTO, qu'un de mes amis d'origine péruvienne m'avait réservé pour les nuits passées à LIMA. L'hôtel ARIOSTO est situé avenue La Paz à MIRAFLORES. Très bon hôtel à tout point de vue. Mon ami péruvien ayant travaillé dans cet hôtel, j'ai pu avoir une réduction conséquente sur le prix: 50 USD la nuit, sans quoi, nous n'aurions pas logé là bas.
Dîner du soir: Restaurant Rimcom Chami, calle Esperanza 154 à Lima. Que des spécialités péruviennes, très bon. (entre 10 et 20 soles le plat très copieux)🙂
Dimanche 06 septembre 2009:
Visite à pied de Miraflores: Parque Kennedy, église, Parc de l'amour, Larcomar puis petit tour au marché indien avenue petit Thouars. Taxi à 10 NS pour le centre historique de Lima. Visite des églises Santo Domingo et San Francisco avec les catacombes ( impressionnant !!!), la place d'armes, la Cathédrale, La Merced, Jiron Union, plazza San martin et église Las Nazarenas.
- Repas midi: Restaurant de poulet NORKY'S Jiron Union, 15 NS/pers, bon et copieux🙂 - Repas soir: Pizzéria Las Pizzas dans la calle "des pizzas" à Miraflores, bon sans plus pour 25NS/pers
- Nuit Hôtel ARIOSTO
Lundi 07 septembre 2009:
Vol TACA pour Cusco. Départ 05h45 - Arrivée Cusco 07h00. Vol que j'avais acheté par internet fin août pour 80 $/pers . Vol et compagnie OK Taxi aéroport - place d'arme de Cusco: 10 NS (Ne pas demander à l’hôtel de venir vs chercher, ils ns avaient oublié).
Nous avons logé à l'hôtel Resbalosa - calle Resbalosa. Prix 22$ pour une chambre matrimoniale avec SDB privée et petit déj. Hôtel bien situé, proche de la place d'armes, propre, personnel sympathique, superbe terrasse avec vue sur la place d'armes, par contre chambres assez bruyantes. Bon rapport qualité prix dans l'ensemble.
Nous avons consacré la première journée à l'achat du boleto Turistico 130 NS/pers, des billets d'entrée au Machu Picchu 124NS/pers et visite des ruelles incas, du quartier de San Blas (très beau) et de la Iglesia de la Compania ( 15NS l’entrée).
Repas Midi: Dely's, calle Almagro : empanadas + glace + boisson : 20 NS/pers : très bon et personnel sympathique🙂 Repas soir: Mac Do : et oui une petite envie !!!!
Nuit Hôtel Resbalosa
Mardi 08 septembre 2009:
Matinée passée en compagnie de Rolando qui est conseillé à de nombreuses reprises sur ce forum et que j'avais contacté environ 15 jours avant par mail à l'adresse suivante rolandohula@hotmail.com . Je confirme, il est vraiment très gentil. Il sert à la fois de chauffeur et de guide et je ne peux que le recommander. Il connaît très bien la culture Inka et il se fera un plaisir de vous la faire découvrir.🙂 Pour 40NS nous avons visité en sa compagnie Puka Pukara et Tambomachay. Sur la route , il nous a arrêté dans un centre où sont recueillis les animaux abandonnés ou blessés. Visite gratuite très intéressante qui permet d’approcher à moins d’1 mètre condors, perroquets, lamas et autres espèces venues d’Amazonie. A l’issue un pourboire est donné pour le fonctionnement du centre. Rolando nous a ensuite conduit au sommet des ruines de Pisac où il nous a déposé après nous avoir expliqué les principaux points du site. Descente à pied du sommet jusqu'au village: Très belle balade d'environ 1h30.🙂
Visite du marché de Pisac: j'ai été un peu déçu par le marché (manque d’authenticité, marché devenu très touristique composé presque uniquement de stands où l’on trouve partout la même chose à acheter).😕
Repas midi: Restaurant : Vallée Sagrado à Pisac: 24NS/pers: truite + boisson: bon 🙂
Retour à Cusco en bus local: 2.5 NS/pers. Très typique, nous étions les 2 seuls touristes dans le bus qui se prend à l'entrée du village.
Nuit Hôtel Resbalosa.
Mercredi 09 septembre :
Journée complète réservée à l’avance avec ROLANDO au prix de 200NS. Départ de Cusco à 08 heures. Visite de Chinchero avec quelques arrêts photos sur la route depuis des miradors offrant de belles vues sur la vallée. Visite ensuite de Moray, passage par la Laguna Huaypo (très jolie) et visite des salines de Maras.
Déjeuner à Urubamba à l’Inka’s House : 30NS/pers, buffet très bien
Après midi : visite des ruines d’Ollantaytambo; Rolando nous a ensuite conduit à la gare où nous avons pris le train pour Aguas Calientes à 18h58. Train Backpacker : 31$ réservé par internet depuis la France. Très pratique, on imprime avant de partir le ticket que l’on présente à l’arrivée à la gare pour embarquer. Comme cela inutile de perdre du temps pour acheter les tickets et on est certain d’avoir de la place.
Nuit à Aguas Calientes : Hôtel EL TUMI : 50NS la chambre matrimoniale avec SDB privée : bon hôtel que je recommande dans cette ville. Il est située en haut de la rue principale à droite.🙂
Diner: Restaurant Paititi : 2 pizzas et 2 boissons pour 60NS: cher et moyen mais comme beaucoup de restaurants dans cette ville.😠
Jeudi 10 septembre :
Visite du Machu Picchu : grandiose d’autant plus qu’il n’y avait pas beaucoup de monde. 🙂🙂🙂
Retour dans l’après-midi à Ollantaytambo par le Vistadome toujours réservé par internet depuis la France : 53$. Train plus confortable que le précédent, petite collation servie et spectacle assuré par les employés.
Arrivée à Ollantaytambo, nous avons pris un collectivo à 10NS/pers pour retourner à Cusco.
Le soir : nous avons continué de visiter les lieux compris dans le boleto : - Musée de Qoricancha : Très moyen - Spectacle au centre de Arte Nativo : bien
Nuit à l’hôtel Resbalosa
Vendredi 11 septembre :
Taxi pour Q’enqo : 10NS visite des ruines puis trajet à pied en passant par le Christo Blanco pour Saqsayhuaman, visite des ruines (impressionnant).🙂
Nous sommes ensuite redescendus à pied à Cusco, belle ballade d’environ 25 mn. Visite des quartiers San Francisco et San Pedro et du marché central ( TB : je recommande vraiment la visite de ce marché. Et cette fois, authenticité garanti !) . 🙂🙂 Pour nous remettre de nos visites matinales, nous avons bu 2 jus de fruits frais sur le marché (4NS), puis nous sommes retournés près de la place d’armes.
Déjeuner : Pour notre dernier jour à Cusco, nous avons mangé au restaurant Don Tomas, calle Santa Catalina. Restaurant un peu plus cher mais très beau cadre et service impeccable : 2 Apéritifs, 1 cuy, 1 brochette d’alpaga et 2 boissons : 100 NS. (J’ai gouté au fameux cuy, cela ne restera pas pour moi un de mes meilleurs souvenirs du Pérou).
Après midi : visite de la cathédrale de Cusco : 25NS/pers . Très intéressant. Ne pas hésiter à demander à l’entrée un audio guide en français qui est très bien fait et qui de plus est gratuit. Nous sommes ensuite allés visiter le monument Pachacuteq (taxi 3NS de la place d’armes) . C’est, à mon goût, le musée le plus intéressant figurant sur le Boleto. De plus, du haut du monument, très belle vue sur la ville.🙂
Au retour une glace chez DAVORINO, avenue del Sol (5NS): très bon 🙂, puis repas du soir chez BEMBO’S . Nous voulions gouter le « Mc Do » péruvien. Cela n’égal pas l’original !!!
Nuit à l’hôtel Resbalosa.
Samedi 12 septembre :
Bus First Class pour PUNO : 35$/pers . Départ à 07h30 et arrivée à 17h00 . Plusieurs arrêts en route : Andahuaylillas pour la visite de la « Chapelle Sixtine des Andes », Raqqchi, la visite d’un centre artisanal, arrêt repas à Sicuani, photos au col de la Raya et enfin visite du musée de Pukara. Bien que très touristique, formule intéressante pour effectuer le trajet jusqu’à PUNO d'autant plus que tous les arrêts en route sont biens.
Arrivée à PUNO, taxi à 5 NS pour l’hôtel Cricarlet . A l’hôtel nous avons été chaleureusement accueillis pas les propriétaires de cet hôtel et par Olga à qui j’avais réservé, quelques semaines avant, l’excursion de 2 jours avec elle sur le lac Titicaca.
Concernant l’hôtel Cricarlet, je ne peux que le conseiller. Il est très bien situé, à moins de 5 mn à pied du centre ville, les propriétaires sont adorables, toujours de bons conseils et serviables, il y fait chaud de même que l’eau dans les chambres. Prix : 30$ la chambre matrimoniale avec SDB et petit déj.🙂
Repas : Restaurant « Le colonial », calle Jr moquequa, 10NS pour un plat de pâtes et une boisson : Moyennement bon.😕
Dimanche 13 septembre :
Départ pour le port où nous avons rejoint Olgaainsi que 3 français ( Cécile, Tiphaine et Christophe) qui ont passés ces 2 jours avec nous. Sachant qu’ils visitent aussi ce forum, je leur passe d’ailleurs le bonjour.
Embarquement pour la visite des îles UROS. Très touristique mais c’est néanmoins à voir. Navigation d’environ 3 heures pour l’île Amantani. Arrivés au port principal, nous avons pris un nouveau bateau pour environ 30 mn pour nous rendre de l’autre côté de l’île où se trouve la maison de la maman de Olga : Victoria. De ce côté, l’île est beaucoup moins touristique, nous étions pratiquement les seuls touristes. Nous sommes ensuite montés jusqu’à la maison de la mère d’Olga où nous avons été accueillis de manière très sympathique et où nous avons pris un copieux repas préparé par Victoria. Enfin d’après midi, départ pour une balade d’environ 1 heure afin de monter au sommet de l’île ( 4100 mètres) : La Pachamama où nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil. Diner là encore très bon et copieux avec Victoria et Olga et nuit dans une petite chambre de la maison.🙂
Lundi 14 septembre :
Après le petit déjeuner, départ pour l’île de Taquile où nous sommes arrivés avant midi. Visite de l’île en compagnie d’Olga et repas dans un restaurant qu’elle connaît sur la place principale : Le Kuntur Wasi. Pour 15NS/pers, nous avons très bien mangé.🙂 Suite de la balade avec la descente des 550 marches pour rejoindre le port principal de Taquilé et retour à Puno .
Diner à l'UKUKU'S : 36NS à deux : très bien et nuit au Cricarlet.🙂
Concernant ces 2 jours, je ne peux que conseiller de faire appel à Olga (olga_yina@hotmail.com) pour effectuer ce tour. Elle est vraiment adorable et tout est parfait. De plus, l’accueil chez sa mère est chaleureux avec des repas très bons et copieux. Le prix est de 80NS/pers et là, on est certain que l’argent va directement à la famille.🙂 Lors de ce tour, nous avons rencontré d’autres touristes étant passés par des agences de PUNO. Ils ont été déçus aussi bien par le guide que par l’accueil dans les familles et les repas. Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que l’agence ne paie qu’une somme ridicule à la famille d’accueil. En comparant avec ce que nous avons vécu avec Olga, nous avons vraiment fait le bon choix. Je recommande donc vivement Olga pour la visite des îles.
Mardi 15 septembre :
Taxi à 3NS pour la gare routière où nous avons pris le bus de la compagnie HERMANO-FLORES pour AREQUIPA. Départ à 08h30 et arrivée à 14h30. Prix 25 NS/pers. Confort moyen.😕
Arrivée à AREQUIPA, taxi à 5NS pour l’hôtel KOALA, 108 puente GRAU.
A l’hôtel, nous avons réservé un trek de 3 jours pour le canyon de Colca.
Diner: crêperie Crepisimo ( Anciennement appelée Zigzag et souvent citée sur le forum, elle est située à l’entrée de l’Alliance Française). 50NS à 2, très bon.🙂
Nuit Hôtel Koala : 20$ la chambre matrimoniale avec SDB : Très bien. 🙂
Mercredi 16 septembre :
Départ à 3 heures pour 3 jours de trek. Prix 50$/pers comprenant tous les trajets, 2 nuits dans le canyon, le guide et tous les repas sauf le dernier midi à CHIVAY. Nous avons effectué ce trek avec notre guide Miguel (très sympathique et bon cuisinier) et un couple d’américains (Kévin et Laura).
Après avoir acheté le Boleto de Colca à 35NS nous sommes arrivés à Cruz del Condor vers 08 heures où nous avons pu voir une dizaine de condors voler au dessus de nos têtes. Superbe spectacle. Trajet pour CABANACONDE où nous avons déjeuné au restaurant Cruz del Condor . Ce restaurant ne paie pas de mine mais nous y avons très bien mangé.🙂
Après déjeuner, descente pour San Juan de Chucho en 3h30 environ puis logement et diner chez Gloria : sommaire mais bien.
Jeudi 17 septembre :
Départ pour la visite des villages de Cosnirhua et Malata. En route, Miguel nous a fait visiter le musée de Malata ainsi qu’une école et un centre médical : Très intéressant Arrivée à l’oasis de Sangalle vers 14 heures et installation au campement Los Palmeyros où nous avons mangé et dormi.
Après-midi libre pour profiter de la piscine.
Vendredi 18 septembre :
Départ de l’oasis à 05h00 pour la remontée sur Cabanaconde. Arrivée en haut vers 08h15. La montée est tout de même un peu physique.
Petit déjeuner bien mérité au restaurant Cruz del condor (avec entre autre, 1 omelette très bonne) puis à 10h00 départ pour CHIVAY.
Arrêt d’1 heure aux thermes de La Calera.
Déjeuner à Chivay: restaurant La Posada del Condor. Très bon buffet à 20NS/pers.🙂
Retour à Arequipa où nous sommes arrivés vers 19 heures après quelques arrêts en route ( prévus ou non).
Diner: crêperie Crepissimo pour 60NS à deux puis nuit au Koala Hôtel.
Avis global sur le trek de 3 jours: Superbes paysages et très beau trek, vraiment à faire. Très bonne organisation par l'agence de l'hôtel KOALA. Je pense qu'il faut tout de même un minimum de condition physique et d'habitude à la marche à pied pour effectuer ce trek.
Concernant l’hôtel Koala, je le recommande. C’est un bon rapport qualité prix et le personnel est très agréable.
Samedi 19 septembre :
Journée consacrée à la visite d’Arequipa :
- La cathédrale
- Le couvent Santa Catalina : très intéressant. Ne pas hésiter à faire appel à une guide à l’entrée qui pour 20NS apporte toute les explications nécessaires, dans un français parfait, pour comprendre ce lieu unique.
- La place d’armes et les environs.
- Le musée Santuarios Andinos où se trouve Juanita : Guide parlant français, explications vraiment très intéressantes et visite impressionnante.🙂
Repas: restaurant Ary Quepay, calle Jerusalem 502. Très bonne adresse. 1 filet d’alpaga et 1 lomo soltado d’alpaga et boissons pour 50NS à 2 : Excellent.🙂
Taxi pour le transpuerto où nous avons pris le bus de nuit pour Lima avec la compagnie Cruz Del Sur pour 100NS/pers. Très bonne compagnie.
Dimanche 20 septembre :
Arrivée à LIMA à 13 heures.
Taxi à 10NS pour l’hôtel Ariosto.
Déjeuner: chez Pardo’s à Miraflores : ( poulet + boissons + dessert : 42 NS pour 2).
L’après midi fut consacrée à l’achat de souvenirs aux marchés indiens, avenue petit Thouars. (Prix très intéressants)
Nuit à l’hôtel Ariosto.
Lundi 21 septembre :
Matinée : balade à pied à Miraflores
Taxi pour l’aéroport (40NS) en début d’après midi afin de prendre notre vol à 18heures pour Amsterdam.
Arrivés en salle d’embarquement, où on nous a tout d’abord annoncé que suite à problème technique, le vol allait être retardé. Cela a duré jusqu’à environ 23 heures 00. Le problème étant plus sérieux, on nous a alors annoncé que le vol était tout simplement annulé et reporté au lendemain vers 19 heures 00. De là, nous avons été pris en charge par KLM et nous avons été acheminés dans de superbes Hôtels (4 et 5 étoiles) à Miraflores pour y passer la nuit.
Jours non prévus au PEROU :
Mardi 22 septembre :
A 14 heures, un bus affrété par KLM est venu nous chercher à notre hôtel pour nous conduire à l’aéroport où nous sommes arrivés vers 16 heures. Et là, panique la plus complète, personne n’était capable de dire à quelle heure notre vol décollerait. Donc repas et boissons offerts par la compagnie pour patienter et enfin à 19 heures, on nous annonce que l’avion n’étant pas totalement réparé, le vol était à nouveau annulé et reporté au lendemain 14 heures. Début d’émeute dans l’aéroport puis à nouveau prise en charge pour nous conduire à nouveau dans des hôtels encore plus luxueux que la veille à LIMA. Pour nous, repas et nuit au NOVOTEL de LIMA. Vraiment superbe, chambre à 200 euros la nuit !
Mercredi 23 septembre :
A 10 heures 00, bus pour l’aéroport. Cette fois ci, tout était en ordre et nous avons enfin pu décoller pour AMSTERDAM et PARIS où nous sommes arrivés le jeudi 24 septembre en début d’après midi. Nous avons donc passés 2 nuits supplémentaires à LIMA tout frais payés par la compagnie KLM qui, dans ce cas précis, nous a plutôt bien pris en charge et qui a relativement bien géré cela à part les toutes premières heures.
CONCLUSION :
Ce voyage au PEROU a été fantastique. Nous avons visité des lieux magiques, vu des paysages extraordinaires et rencontrés des gens très accueillants et sympathiques. Je recommande donc vraiment la visite de ce pays.
Concernant quelques points précis, voici mon opinion qui n’engage que moi:
- Sécurité : A aucun moment durant notre séjour, nous nous sommes sentis en insécurité. Nous sommes sortis les soirs dans toutes les villes visitées, avons pris des taxis et des bus non touristiques, nous n’avons rencontré aucun problème et avons été bien accueillis par les locaux qui à chaque fois nous ont très bien renseigné lorsque l’on en a eu besoin. Il convient cependant de prendre les précautions d’usages plusieurs fois mentionnées dans ce forum et d’éviter certains quartiers (dans LIMA notamment) où les touristes que nous sommes n’ont rien à faire et tout se passera bien. Dans beaucoup d’endroits ( Miraflores, centre ville de Cusco ou d’Arequipa, je me suis senti plus en sécurité qu’à Paris, Lyon ou Lille le soir, tellement la présence policière est importante). Les centres villes étant très surs, essayez donc dans la mesure du possible de résider dans un hôtel proche du centre comme cela tout les déplacements de nuit peuvent être faits à pied et cela évite un éventuel problème de faux taxi agissant surtout la nuit tombée.
- Altitude : Nous avons effectué notre circuit en commençant par Cusco après Lima et cela se fait sans problème. Nous avons assez bien supporté l’altitude. Aucun mal de tête. Les seuls effets ressentis ont été, les premiers jours, un essoufflement à chaque effort, des difficultés à digérer après les repas et de légers saignements de nez. Rien donc de très handicapant pour notre séjour. Au bout de 3 jours, cela allait beaucoup mieux. Il convient cependant de rester tranquille les 2 premiers jours en altitude afin de s’acclimater et de manger léger.
- Argent : Inutile de partir avec des dollars. L’euro se change partout et à bon taux. En ce qui me concerne, j’étais parti avec peu de liquide. J’ai retiré au fur et à mesure de mes besoins avec ma visa. Dans toutes les villes moyennes et importantes, il y a des distributeurs. Sur place on peut tout payer en soles.
A titre d’exemple notre voyage de 18 jours nous a coûté pour 2 environ 3000 euros tout compris dont 1500 euros de vols (nationaux et internationaux). Nous ne nous sommes pas privés et avons fait sur place tout ce que l’on voulait. Le PEROU est un pays très facile à visiter par ses propres moyens, lorsque l’on voit le prix que proposent les agences pour la visite de ce pays, je ne peux donc que conseiller de le faire sans agence.
- Langue : Il est préférable de se débrouiller un minimum en espagnol pour vraiment profiter à fond du séjour et pour communiquer avec les locaux. Très peux parlent anglais et encore moins parlent français.
- Bagages : Inutile de se charger. On trouve vraiment facilement de tout dans le pays et à des prix souvent beaucoup plus intéressants que chez nous.
- Nourriture : La nourriture est vraiment très bon marché au Pérou. Nous avons goûté la plupart des spécialités du sud péruvien. Cela ne restera pas le meilleur que je retiendrai de ce pays. Je n’ai pas été emballé par la cuisine péruvienne, mais cela n’engage que moi. J’ai quand même bien aimé, le lomo soltado, la viande d’alpaga, la chicha morada et les empanadas divers .
- Climat : Durant toute la durée du séjour nous n’avons pas eu une goûte de pluie à part un léger crachin habituel à Lima . Dans les Andes, le temps était parfait : ensoleillé et chaud ( 20 à 25°) la journée et frais mais pas froid à la nuit tombée. Je ne sais pas si chaque année le mois de septembre est pareil à ce point de vue mais si c’est le cas, c’est vraiment un mois idéal pour ce circuit.
Voila ! Si vous avez des questions ou besoin de renseignements, n’hésitez pas à me contacter. Je m’efforcerai d’y répondre avec ma petite expérience de ce pays. Si le pays vous tente pour un séjour, n’hésitez pas et foncez, vous ne serez pas déçus.
Mathieu et Karine
Je viens de rentrer d'un voyage formidable effectué au Pérou avec mon amie du 05 au 23 septembre 2009. Ayant pris beaucoup de conseils sur ce forum, à mon tour de donner quelques renseignements récents aux futurs voyageurs ayant l'intention de se rendre dans ce pays.
D'ailleurs, Merci à tous les intervenants récurrents concernant le Pérou (je ne vais pas les citer de peur d'en oublier !) Tous les conseils que j’ai pu prendre ici et que j'ai expérimenté sur place se sont révélés très bons.
Samedi 05 septembre 2009:
Vol KLM à destination de Lima via Amsterdam: départ CDG 7h20 - arrivée Lima 15h45 heure locale . Rien à redire sur ce vol que j'avais acheté en avril 2009 pour 648 euros par personne l'aller-retour. Arrivée à Lima, un taxi envoyé par l'hôtel nous attendait pour nous conduire à l'hôtel ARIOSTO, qu'un de mes amis d'origine péruvienne m'avait réservé pour les nuits passées à LIMA. L'hôtel ARIOSTO est situé avenue La Paz à MIRAFLORES. Très bon hôtel à tout point de vue. Mon ami péruvien ayant travaillé dans cet hôtel, j'ai pu avoir une réduction conséquente sur le prix: 50 USD la nuit, sans quoi, nous n'aurions pas logé là bas.
Dîner du soir: Restaurant Rimcom Chami, calle Esperanza 154 à Lima. Que des spécialités péruviennes, très bon. (entre 10 et 20 soles le plat très copieux)🙂
Dimanche 06 septembre 2009:
Visite à pied de Miraflores: Parque Kennedy, église, Parc de l'amour, Larcomar puis petit tour au marché indien avenue petit Thouars. Taxi à 10 NS pour le centre historique de Lima. Visite des églises Santo Domingo et San Francisco avec les catacombes ( impressionnant !!!), la place d'armes, la Cathédrale, La Merced, Jiron Union, plazza San martin et église Las Nazarenas.
- Repas midi: Restaurant de poulet NORKY'S Jiron Union, 15 NS/pers, bon et copieux🙂 - Repas soir: Pizzéria Las Pizzas dans la calle "des pizzas" à Miraflores, bon sans plus pour 25NS/pers
- Nuit Hôtel ARIOSTO
Lundi 07 septembre 2009:
Vol TACA pour Cusco. Départ 05h45 - Arrivée Cusco 07h00. Vol que j'avais acheté par internet fin août pour 80 $/pers . Vol et compagnie OK Taxi aéroport - place d'arme de Cusco: 10 NS (Ne pas demander à l’hôtel de venir vs chercher, ils ns avaient oublié).
Nous avons logé à l'hôtel Resbalosa - calle Resbalosa. Prix 22$ pour une chambre matrimoniale avec SDB privée et petit déj. Hôtel bien situé, proche de la place d'armes, propre, personnel sympathique, superbe terrasse avec vue sur la place d'armes, par contre chambres assez bruyantes. Bon rapport qualité prix dans l'ensemble.
Nous avons consacré la première journée à l'achat du boleto Turistico 130 NS/pers, des billets d'entrée au Machu Picchu 124NS/pers et visite des ruelles incas, du quartier de San Blas (très beau) et de la Iglesia de la Compania ( 15NS l’entrée).
Repas Midi: Dely's, calle Almagro : empanadas + glace + boisson : 20 NS/pers : très bon et personnel sympathique🙂 Repas soir: Mac Do : et oui une petite envie !!!!
Nuit Hôtel Resbalosa
Mardi 08 septembre 2009:
Matinée passée en compagnie de Rolando qui est conseillé à de nombreuses reprises sur ce forum et que j'avais contacté environ 15 jours avant par mail à l'adresse suivante rolandohula@hotmail.com . Je confirme, il est vraiment très gentil. Il sert à la fois de chauffeur et de guide et je ne peux que le recommander. Il connaît très bien la culture Inka et il se fera un plaisir de vous la faire découvrir.🙂 Pour 40NS nous avons visité en sa compagnie Puka Pukara et Tambomachay. Sur la route , il nous a arrêté dans un centre où sont recueillis les animaux abandonnés ou blessés. Visite gratuite très intéressante qui permet d’approcher à moins d’1 mètre condors, perroquets, lamas et autres espèces venues d’Amazonie. A l’issue un pourboire est donné pour le fonctionnement du centre. Rolando nous a ensuite conduit au sommet des ruines de Pisac où il nous a déposé après nous avoir expliqué les principaux points du site. Descente à pied du sommet jusqu'au village: Très belle balade d'environ 1h30.🙂
Visite du marché de Pisac: j'ai été un peu déçu par le marché (manque d’authenticité, marché devenu très touristique composé presque uniquement de stands où l’on trouve partout la même chose à acheter).😕
Repas midi: Restaurant : Vallée Sagrado à Pisac: 24NS/pers: truite + boisson: bon 🙂
Retour à Cusco en bus local: 2.5 NS/pers. Très typique, nous étions les 2 seuls touristes dans le bus qui se prend à l'entrée du village.
Nuit Hôtel Resbalosa.
Mercredi 09 septembre :
Journée complète réservée à l’avance avec ROLANDO au prix de 200NS. Départ de Cusco à 08 heures. Visite de Chinchero avec quelques arrêts photos sur la route depuis des miradors offrant de belles vues sur la vallée. Visite ensuite de Moray, passage par la Laguna Huaypo (très jolie) et visite des salines de Maras.
Déjeuner à Urubamba à l’Inka’s House : 30NS/pers, buffet très bien
Après midi : visite des ruines d’Ollantaytambo; Rolando nous a ensuite conduit à la gare où nous avons pris le train pour Aguas Calientes à 18h58. Train Backpacker : 31$ réservé par internet depuis la France. Très pratique, on imprime avant de partir le ticket que l’on présente à l’arrivée à la gare pour embarquer. Comme cela inutile de perdre du temps pour acheter les tickets et on est certain d’avoir de la place.
Nuit à Aguas Calientes : Hôtel EL TUMI : 50NS la chambre matrimoniale avec SDB privée : bon hôtel que je recommande dans cette ville. Il est située en haut de la rue principale à droite.🙂
Diner: Restaurant Paititi : 2 pizzas et 2 boissons pour 60NS: cher et moyen mais comme beaucoup de restaurants dans cette ville.😠
Jeudi 10 septembre :
Visite du Machu Picchu : grandiose d’autant plus qu’il n’y avait pas beaucoup de monde. 🙂🙂🙂
Retour dans l’après-midi à Ollantaytambo par le Vistadome toujours réservé par internet depuis la France : 53$. Train plus confortable que le précédent, petite collation servie et spectacle assuré par les employés.
Arrivée à Ollantaytambo, nous avons pris un collectivo à 10NS/pers pour retourner à Cusco.
Le soir : nous avons continué de visiter les lieux compris dans le boleto : - Musée de Qoricancha : Très moyen - Spectacle au centre de Arte Nativo : bien
Nuit à l’hôtel Resbalosa
Vendredi 11 septembre :
Taxi pour Q’enqo : 10NS visite des ruines puis trajet à pied en passant par le Christo Blanco pour Saqsayhuaman, visite des ruines (impressionnant).🙂
Nous sommes ensuite redescendus à pied à Cusco, belle ballade d’environ 25 mn. Visite des quartiers San Francisco et San Pedro et du marché central ( TB : je recommande vraiment la visite de ce marché. Et cette fois, authenticité garanti !) . 🙂🙂 Pour nous remettre de nos visites matinales, nous avons bu 2 jus de fruits frais sur le marché (4NS), puis nous sommes retournés près de la place d’armes.
Déjeuner : Pour notre dernier jour à Cusco, nous avons mangé au restaurant Don Tomas, calle Santa Catalina. Restaurant un peu plus cher mais très beau cadre et service impeccable : 2 Apéritifs, 1 cuy, 1 brochette d’alpaga et 2 boissons : 100 NS. (J’ai gouté au fameux cuy, cela ne restera pas pour moi un de mes meilleurs souvenirs du Pérou).
Après midi : visite de la cathédrale de Cusco : 25NS/pers . Très intéressant. Ne pas hésiter à demander à l’entrée un audio guide en français qui est très bien fait et qui de plus est gratuit. Nous sommes ensuite allés visiter le monument Pachacuteq (taxi 3NS de la place d’armes) . C’est, à mon goût, le musée le plus intéressant figurant sur le Boleto. De plus, du haut du monument, très belle vue sur la ville.🙂
Au retour une glace chez DAVORINO, avenue del Sol (5NS): très bon 🙂, puis repas du soir chez BEMBO’S . Nous voulions gouter le « Mc Do » péruvien. Cela n’égal pas l’original !!!
Nuit à l’hôtel Resbalosa.
Samedi 12 septembre :
Bus First Class pour PUNO : 35$/pers . Départ à 07h30 et arrivée à 17h00 . Plusieurs arrêts en route : Andahuaylillas pour la visite de la « Chapelle Sixtine des Andes », Raqqchi, la visite d’un centre artisanal, arrêt repas à Sicuani, photos au col de la Raya et enfin visite du musée de Pukara. Bien que très touristique, formule intéressante pour effectuer le trajet jusqu’à PUNO d'autant plus que tous les arrêts en route sont biens.
Arrivée à PUNO, taxi à 5 NS pour l’hôtel Cricarlet . A l’hôtel nous avons été chaleureusement accueillis pas les propriétaires de cet hôtel et par Olga à qui j’avais réservé, quelques semaines avant, l’excursion de 2 jours avec elle sur le lac Titicaca.
Concernant l’hôtel Cricarlet, je ne peux que le conseiller. Il est très bien situé, à moins de 5 mn à pied du centre ville, les propriétaires sont adorables, toujours de bons conseils et serviables, il y fait chaud de même que l’eau dans les chambres. Prix : 30$ la chambre matrimoniale avec SDB et petit déj.🙂
Repas : Restaurant « Le colonial », calle Jr moquequa, 10NS pour un plat de pâtes et une boisson : Moyennement bon.😕
Dimanche 13 septembre :
Départ pour le port où nous avons rejoint Olgaainsi que 3 français ( Cécile, Tiphaine et Christophe) qui ont passés ces 2 jours avec nous. Sachant qu’ils visitent aussi ce forum, je leur passe d’ailleurs le bonjour.
Embarquement pour la visite des îles UROS. Très touristique mais c’est néanmoins à voir. Navigation d’environ 3 heures pour l’île Amantani. Arrivés au port principal, nous avons pris un nouveau bateau pour environ 30 mn pour nous rendre de l’autre côté de l’île où se trouve la maison de la maman de Olga : Victoria. De ce côté, l’île est beaucoup moins touristique, nous étions pratiquement les seuls touristes. Nous sommes ensuite montés jusqu’à la maison de la mère d’Olga où nous avons été accueillis de manière très sympathique et où nous avons pris un copieux repas préparé par Victoria. Enfin d’après midi, départ pour une balade d’environ 1 heure afin de monter au sommet de l’île ( 4100 mètres) : La Pachamama où nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil. Diner là encore très bon et copieux avec Victoria et Olga et nuit dans une petite chambre de la maison.🙂
Lundi 14 septembre :
Après le petit déjeuner, départ pour l’île de Taquile où nous sommes arrivés avant midi. Visite de l’île en compagnie d’Olga et repas dans un restaurant qu’elle connaît sur la place principale : Le Kuntur Wasi. Pour 15NS/pers, nous avons très bien mangé.🙂 Suite de la balade avec la descente des 550 marches pour rejoindre le port principal de Taquilé et retour à Puno .
Diner à l'UKUKU'S : 36NS à deux : très bien et nuit au Cricarlet.🙂
Concernant ces 2 jours, je ne peux que conseiller de faire appel à Olga (olga_yina@hotmail.com) pour effectuer ce tour. Elle est vraiment adorable et tout est parfait. De plus, l’accueil chez sa mère est chaleureux avec des repas très bons et copieux. Le prix est de 80NS/pers et là, on est certain que l’argent va directement à la famille.🙂 Lors de ce tour, nous avons rencontré d’autres touristes étant passés par des agences de PUNO. Ils ont été déçus aussi bien par le guide que par l’accueil dans les familles et les repas. Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que l’agence ne paie qu’une somme ridicule à la famille d’accueil. En comparant avec ce que nous avons vécu avec Olga, nous avons vraiment fait le bon choix. Je recommande donc vivement Olga pour la visite des îles.
Mardi 15 septembre :
Taxi à 3NS pour la gare routière où nous avons pris le bus de la compagnie HERMANO-FLORES pour AREQUIPA. Départ à 08h30 et arrivée à 14h30. Prix 25 NS/pers. Confort moyen.😕
Arrivée à AREQUIPA, taxi à 5NS pour l’hôtel KOALA, 108 puente GRAU.
A l’hôtel, nous avons réservé un trek de 3 jours pour le canyon de Colca.
Diner: crêperie Crepisimo ( Anciennement appelée Zigzag et souvent citée sur le forum, elle est située à l’entrée de l’Alliance Française). 50NS à 2, très bon.🙂
Nuit Hôtel Koala : 20$ la chambre matrimoniale avec SDB : Très bien. 🙂
Mercredi 16 septembre :
Départ à 3 heures pour 3 jours de trek. Prix 50$/pers comprenant tous les trajets, 2 nuits dans le canyon, le guide et tous les repas sauf le dernier midi à CHIVAY. Nous avons effectué ce trek avec notre guide Miguel (très sympathique et bon cuisinier) et un couple d’américains (Kévin et Laura).
Après avoir acheté le Boleto de Colca à 35NS nous sommes arrivés à Cruz del Condor vers 08 heures où nous avons pu voir une dizaine de condors voler au dessus de nos têtes. Superbe spectacle. Trajet pour CABANACONDE où nous avons déjeuné au restaurant Cruz del Condor . Ce restaurant ne paie pas de mine mais nous y avons très bien mangé.🙂
Après déjeuner, descente pour San Juan de Chucho en 3h30 environ puis logement et diner chez Gloria : sommaire mais bien.
Jeudi 17 septembre :
Départ pour la visite des villages de Cosnirhua et Malata. En route, Miguel nous a fait visiter le musée de Malata ainsi qu’une école et un centre médical : Très intéressant Arrivée à l’oasis de Sangalle vers 14 heures et installation au campement Los Palmeyros où nous avons mangé et dormi.
Après-midi libre pour profiter de la piscine.
Vendredi 18 septembre :
Départ de l’oasis à 05h00 pour la remontée sur Cabanaconde. Arrivée en haut vers 08h15. La montée est tout de même un peu physique.
Petit déjeuner bien mérité au restaurant Cruz del condor (avec entre autre, 1 omelette très bonne) puis à 10h00 départ pour CHIVAY.
Arrêt d’1 heure aux thermes de La Calera.
Déjeuner à Chivay: restaurant La Posada del Condor. Très bon buffet à 20NS/pers.🙂
Retour à Arequipa où nous sommes arrivés vers 19 heures après quelques arrêts en route ( prévus ou non).
Diner: crêperie Crepissimo pour 60NS à deux puis nuit au Koala Hôtel.
Avis global sur le trek de 3 jours: Superbes paysages et très beau trek, vraiment à faire. Très bonne organisation par l'agence de l'hôtel KOALA. Je pense qu'il faut tout de même un minimum de condition physique et d'habitude à la marche à pied pour effectuer ce trek.
Concernant l’hôtel Koala, je le recommande. C’est un bon rapport qualité prix et le personnel est très agréable.
Samedi 19 septembre :
Journée consacrée à la visite d’Arequipa :
- La cathédrale
- Le couvent Santa Catalina : très intéressant. Ne pas hésiter à faire appel à une guide à l’entrée qui pour 20NS apporte toute les explications nécessaires, dans un français parfait, pour comprendre ce lieu unique.
- La place d’armes et les environs.
- Le musée Santuarios Andinos où se trouve Juanita : Guide parlant français, explications vraiment très intéressantes et visite impressionnante.🙂
Repas: restaurant Ary Quepay, calle Jerusalem 502. Très bonne adresse. 1 filet d’alpaga et 1 lomo soltado d’alpaga et boissons pour 50NS à 2 : Excellent.🙂
Taxi pour le transpuerto où nous avons pris le bus de nuit pour Lima avec la compagnie Cruz Del Sur pour 100NS/pers. Très bonne compagnie.
Dimanche 20 septembre :
Arrivée à LIMA à 13 heures.
Taxi à 10NS pour l’hôtel Ariosto.
Déjeuner: chez Pardo’s à Miraflores : ( poulet + boissons + dessert : 42 NS pour 2).
L’après midi fut consacrée à l’achat de souvenirs aux marchés indiens, avenue petit Thouars. (Prix très intéressants)
Nuit à l’hôtel Ariosto.
Lundi 21 septembre :
Matinée : balade à pied à Miraflores
Taxi pour l’aéroport (40NS) en début d’après midi afin de prendre notre vol à 18heures pour Amsterdam.
Arrivés en salle d’embarquement, où on nous a tout d’abord annoncé que suite à problème technique, le vol allait être retardé. Cela a duré jusqu’à environ 23 heures 00. Le problème étant plus sérieux, on nous a alors annoncé que le vol était tout simplement annulé et reporté au lendemain vers 19 heures 00. De là, nous avons été pris en charge par KLM et nous avons été acheminés dans de superbes Hôtels (4 et 5 étoiles) à Miraflores pour y passer la nuit.
Jours non prévus au PEROU :
Mardi 22 septembre :
A 14 heures, un bus affrété par KLM est venu nous chercher à notre hôtel pour nous conduire à l’aéroport où nous sommes arrivés vers 16 heures. Et là, panique la plus complète, personne n’était capable de dire à quelle heure notre vol décollerait. Donc repas et boissons offerts par la compagnie pour patienter et enfin à 19 heures, on nous annonce que l’avion n’étant pas totalement réparé, le vol était à nouveau annulé et reporté au lendemain 14 heures. Début d’émeute dans l’aéroport puis à nouveau prise en charge pour nous conduire à nouveau dans des hôtels encore plus luxueux que la veille à LIMA. Pour nous, repas et nuit au NOVOTEL de LIMA. Vraiment superbe, chambre à 200 euros la nuit !
Mercredi 23 septembre :
A 10 heures 00, bus pour l’aéroport. Cette fois ci, tout était en ordre et nous avons enfin pu décoller pour AMSTERDAM et PARIS où nous sommes arrivés le jeudi 24 septembre en début d’après midi. Nous avons donc passés 2 nuits supplémentaires à LIMA tout frais payés par la compagnie KLM qui, dans ce cas précis, nous a plutôt bien pris en charge et qui a relativement bien géré cela à part les toutes premières heures.
CONCLUSION :
Ce voyage au PEROU a été fantastique. Nous avons visité des lieux magiques, vu des paysages extraordinaires et rencontrés des gens très accueillants et sympathiques. Je recommande donc vraiment la visite de ce pays.
Concernant quelques points précis, voici mon opinion qui n’engage que moi:
- Sécurité : A aucun moment durant notre séjour, nous nous sommes sentis en insécurité. Nous sommes sortis les soirs dans toutes les villes visitées, avons pris des taxis et des bus non touristiques, nous n’avons rencontré aucun problème et avons été bien accueillis par les locaux qui à chaque fois nous ont très bien renseigné lorsque l’on en a eu besoin. Il convient cependant de prendre les précautions d’usages plusieurs fois mentionnées dans ce forum et d’éviter certains quartiers (dans LIMA notamment) où les touristes que nous sommes n’ont rien à faire et tout se passera bien. Dans beaucoup d’endroits ( Miraflores, centre ville de Cusco ou d’Arequipa, je me suis senti plus en sécurité qu’à Paris, Lyon ou Lille le soir, tellement la présence policière est importante). Les centres villes étant très surs, essayez donc dans la mesure du possible de résider dans un hôtel proche du centre comme cela tout les déplacements de nuit peuvent être faits à pied et cela évite un éventuel problème de faux taxi agissant surtout la nuit tombée.
- Altitude : Nous avons effectué notre circuit en commençant par Cusco après Lima et cela se fait sans problème. Nous avons assez bien supporté l’altitude. Aucun mal de tête. Les seuls effets ressentis ont été, les premiers jours, un essoufflement à chaque effort, des difficultés à digérer après les repas et de légers saignements de nez. Rien donc de très handicapant pour notre séjour. Au bout de 3 jours, cela allait beaucoup mieux. Il convient cependant de rester tranquille les 2 premiers jours en altitude afin de s’acclimater et de manger léger.
- Argent : Inutile de partir avec des dollars. L’euro se change partout et à bon taux. En ce qui me concerne, j’étais parti avec peu de liquide. J’ai retiré au fur et à mesure de mes besoins avec ma visa. Dans toutes les villes moyennes et importantes, il y a des distributeurs. Sur place on peut tout payer en soles.
A titre d’exemple notre voyage de 18 jours nous a coûté pour 2 environ 3000 euros tout compris dont 1500 euros de vols (nationaux et internationaux). Nous ne nous sommes pas privés et avons fait sur place tout ce que l’on voulait. Le PEROU est un pays très facile à visiter par ses propres moyens, lorsque l’on voit le prix que proposent les agences pour la visite de ce pays, je ne peux donc que conseiller de le faire sans agence.
- Langue : Il est préférable de se débrouiller un minimum en espagnol pour vraiment profiter à fond du séjour et pour communiquer avec les locaux. Très peux parlent anglais et encore moins parlent français.
- Bagages : Inutile de se charger. On trouve vraiment facilement de tout dans le pays et à des prix souvent beaucoup plus intéressants que chez nous.
- Nourriture : La nourriture est vraiment très bon marché au Pérou. Nous avons goûté la plupart des spécialités du sud péruvien. Cela ne restera pas le meilleur que je retiendrai de ce pays. Je n’ai pas été emballé par la cuisine péruvienne, mais cela n’engage que moi. J’ai quand même bien aimé, le lomo soltado, la viande d’alpaga, la chicha morada et les empanadas divers .
- Climat : Durant toute la durée du séjour nous n’avons pas eu une goûte de pluie à part un léger crachin habituel à Lima . Dans les Andes, le temps était parfait : ensoleillé et chaud ( 20 à 25°) la journée et frais mais pas froid à la nuit tombée. Je ne sais pas si chaque année le mois de septembre est pareil à ce point de vue mais si c’est le cas, c’est vraiment un mois idéal pour ce circuit.
Voila ! Si vous avez des questions ou besoin de renseignements, n’hésitez pas à me contacter. Je m’efforcerai d’y répondre avec ma petite expérience de ce pays. Si le pays vous tente pour un séjour, n’hésitez pas et foncez, vous ne serez pas déçus.
Mathieu et Karine
Hôtel le long de la RN7 à Madagascar? English translation pending
Bonjour à tous les forumistes
Pouvez vous me conseiller des hotels sur le long de la RN7.
Je cherche un certain confort (sanitaire à l'intérieur).
vOICI Mon itinéraire
Antsirabe : hotel des thermes (déjà réservé) Ambositra Ranomafana Ambalavao Ranohira Anakao : longo vezo (déjà réservé)
Pour le reste, j'attends vos conseils
Andréa
vOICI Mon itinéraire
Antsirabe : hotel des thermes (déjà réservé) Ambositra Ranomafana Ambalavao Ranohira Anakao : longo vezo (déjà réservé)
Pour le reste, j'attends vos conseils
Andréa
Retour de Madagascar, de l'Ouest au Grand Sud English translation pending
Bonjour,
je voulais vous faire partager notre séjour d'aout 2008 à Mada. Certes ce n'est pas tout frais et les récents évennements politiques en découragent peut être certains (danger ou pas, je ne me prononcerai pas...).
En tout cas, pour notre deuxième voyage à Mada, différents du premier car beaucoup moins de temps mais un peu plus d'argent, la beauté de la nature et la gentillesse des gens est toujours au rendez vous.
Bonne lecture et bons voyages
14/8/8 C’est reparti !
Départ de St Denis à 21h20, avec 1h de retard. Le bureau de Marie-Christine ma collègue-était devenue une succursale de Décathlon. Vol sans histoire dans un tout petit avion ce qui a comme avantage de récupérer très vite les bagages. On pensait aller à l’hôtel Manoir rouge à pied mais en pleine nuit, pas facile, même de repérer le château d’eau, principal repère. On a donc fini par monter dans une teuf teuf toute vieille mais qui nous a amenés à bond port. Charmant petit hôtel avec une belle salle commune avec cheminée au rez de chaussée et des chambres bien décorées d’aquarelles. On avait une chambre de 3 avec salle de bain privée et eau chaude, le vrai luxe ! On avait déjà dîner au Gillot (aéroport de La Réunion) donc dodo rapide.
15/8/8 Changement de programme…déjà…
Levés à 6h30. Super petit déj avec croissants, gâteau, même du lait et une sorte de St Marcellin. Cette fois, on arrive à l’aéroport à pied, rien ne semble avoir changé à Mada, même odeurs, couleurs, échoppes. A l’aéroport, mauvaise nouvelle, le vol pour Morondava a été annulé hier soir tard (alors qu’on nous l’avait confirmé au Gillot, à 21h….). Aucune explication bien entendu, probable regroupement d’avion mais pour, le lendemain ! Quand même logés et nourris par Air Mada. On nous alloue donc un taxi et départ pour Tana. On débarque à l’hôtel Glacier sur l’avenue de l’indépendance plutôt impersonnel mais confortable. On avait droit à un petit déj donc on est allé prendre un café. Et puis on a passé la matinée à se balader dans Tana : église St Jean Baptiste (avec messe, 15 août oblige), palais de la reine, ancien palais de justice, Rova et pèlerinage à la maison de June avec la descente de notre escalier et rencontre avec le coq qui monte les marches donc on fera passer une photo à Lionel (c’est une longue histoire..). Retour à l’hôtel par le lac Inosy qui pue toujours autant et les coiffeurs barbiers (Alex ne veut toujours pas y aller). Repas de midi classique : œufs mayo, akoho (poulet) avec porc et sauce et pommes de terres sautées et tarte glacée. Rien d’exceptionnel mais pas de riz. Après une petite sieste, on repart pour chercher le marché aux livres en passant par l’escalier aux tampons, le palais présidentiel et l’hôtel Colbert que j’adore. Rien d’intéressant au marché, beaucoup de livres scolaires. Ensuite, visite de quelques boutiques d’artisanat vers l’hôtel. On a cherché le marché aux tissus mais beaucoup trop de monde, pas de noms de rue et vers 17h, plus d’espoir de trouver quelque chose donc bredouilles. Pour se consoler on est allé manger une glace au Tonton Gourmand. Au dîner, pates carbonara, très locales, encore pas de riz. Quitte à être dans un hôtel à touristes, autant regarder les JO à la télé, en plus il y a de la gym (j’avais regardé les derniers en Turquie…). On nous annonce en prime que le vol ne partira pas à 10h10 mais à 12h, on commence à se demander si on y arrivera un jour.
16/8/8 : enfin le départ !
Après le petit déjeuner, on se rend compte que le chauffeur de taxi n’a pas été prévenu du retard du vol, il est donc passablement énervé. On part donc en vitesse et on arrive très tôt à l’aéroport, plus que 2h30 à attendre, encore les JO mais pas de gym cette fois… Le vol pour Tuléar est reporté, celui pour Nosy Be a 2h de retard, on s’attend d’une minute à l’autre que le nôtre aussi mais non, la chance tourne, on part avec 30 minutes de retard dans un avion à hélice de 15 places. La passagère de devant est hystérique, une autre vomit, c’est assez folklo. Evidement, à cette altitude, on a une belle vue sur les hauts plateaux puis sur les plantations. Atterrissage sans problème sur le petit aéroport de Morondava. Une angoisse est levée, Samuel notre guide est là, ça fait juste 26h qu’il nous attend et je n’avais aucun moyen pour le contacter. Le plaisir de se voir a donc l’air réciproque. Le chauffeur, Julien est aussi là avec le 4x4, Nissan, pas de toute première jeunesse mais les pneus ont l’air bons. Pas le temps de faire du tourisme à Monrondave, on fait le plein (80L, au même prix qu’en France, les Malgaches n’ont vraiment pas besoin de ces prix exorbitants…). Le début de la piste est correct, on passe par l’allée des baobabs où on nous accorde 5 min pour prendre des photos, on aura plus de temps au retour avec coucher de soleil en prime. Après, ça a été plus inégal et surtout plus long. Heureusement, on a eu le premier bac de Bélo/Tsirbiny tout de suite avec une traversée magnifique au coucher du soleil. On a dîné à Belo dans un hotely gargote où le service a été très long. Le reste de la route a été pénible, en pleine nuit donc rien à voir, bref interminable. On est arrivé à minuit. Le temps de passer le bac, là encore tout de suite et on était enfin dans les tsingy, enfin juste à coté. Les tentes Intersport tiennent leur promesse, dépliées en 1s. Samuel nous donne des matelas, on fait un peu de bruit dans le campement, il y a une quinzaine de tentes.
17/8/8 : parcours sportif dans les petits tsingys
Réveil très tôt : coqs qui chantent, touristes de la tente d’à coté qui se vengent du souk d’hier soir etc.… Douche au baquet mais pas trop froide et appréciable parce qu’il fait déjà chaud malgré les nuages. Petit déj dans gargote en face de l’embarcadère ? Au bureau de l’ANGAP, on choisit le parcours sportif dans les petits tsingys avec Tovelas, le guide qui nous a bien expliqué l’histoire de la formation des tsingys. Début de la ballade au-dessus des petits tsingys bien acérés. Ensuite, on est passé dans la forêt : packypodium, tamariniers, pallissandre. Puis début des grottes dont une où on a mangé, Tovelas s’est beaucoup intéressé à notre camembert en boite réunionnais. L’après midi, une autre série de souterrains et surtout une descente en rappel dans un trou de 20m. On a vu beaucoup de petites chauves souris, des lémuriens vazahas (blancs) et bruns et des rats malgaches (ressemblent plus à des écureuils). En revenant, petit caméléon blanc qui semble avoir été mis un peu exprès en face du bureau de l’ANGAP. Nouvelle douche au seau, certains touristes se baignent dans la Manambole mais il y aurait des crocodiles donc… Beau coucher de soleil sur la rivière où les enfants lancent des petits bateaux faits de bouteilles en plastique et de bouts de bois ou vont chercher de l’eau. On mange à la petite gargote comme tous les autres touristes. C’est très bon, les enfants chantent. Toutes les touristes femmes font comme moi, elles écrivent leur journal ou programment leur voyage pendant que leurs hommes leurs demandent à quoi ça sert etc.…Demain, en principe, on se fait les grand tsingys.
18/8/8 : les grand tsingys au soleil
Départ à 7h après le petit déj. La nuit et le réveil se sont bien passés. On va chercher Tovelas à Bekopaka où il vit et on règle au chef de l’ANGAP un supplément pour enchaîner les 2 circuits des grands tsingys ce qui, en principe, ne se fait pas. On met 1h en 4x4 pour faire les 17km qui nous séparent du départ du sentier. Au début, marche dans la forêt, beaucoup de lémuriens blancs mais qui sont perchés sur la canopée donc difficiles à bien voir. Egalement plusieurs espèces d’oiseaux. Niveau végétation, même chose qu’hier. On arrive aux grands tsingys avec un très beau point de vue d’en haut. La montée s’est faite avec des chaînes et des baudriers mais elle est très bien emménagée avec plein de marches. Très belle vue sur l’ensemble des tsingys qui sont assez étendus. Visite en redescendant de grottes et canyons entre les tsingys, très impressionant. Le problème c’est la chaleur, on cuit comme des œufs au plat ! Heureusement on s’arrête pique-niquer dans une grotte. Le pain est vraiment ignoble, encore pire que celui de Bessans (pour les connaisseurs) mais au moins on en a ! L’après midi, deuxième circuit avec encore de beaux points de vue et de belles descentes spéléo mais pas de rappel aujourd’hui. On voit une mangouste, encore des lémuriens dont un couple avec un bébé et un nocturne insomniaque dans son tronc d’arbre, des perroquets, des sortes de grives et des couas (sortes de faisans). Egalement des « arbres qui pèlent », des packypodiums et des euphorbes. On finit vers 15h30 et on retrouve Samuel et Julien au parking qui ont attendus (se sont reposés) toute la journée… On est complètement déshydratés. On offre à Tovelas, un de nos Gérard, notre fromage en boite. Au camp, douche au seau sans seau, certaines personnes qui ont du mal à comprendre le concept, pourtant simple, avaient dû regrouper tous les godets dans la même douche ! Après, lessive dans la Manambolo mais pas facile avec 10cm de fond et de l’eau boueuse. J’ai fini par m’en sortir, le T-Shirt blanc le redevient presque. Et pas de crocodile. On a trouvé un petit caméléon prés de nos tentes qui a viré au rose quand Alex l’a pris dans sa main. On a finit par le remettre sur une branche car il était mort de peur. Au dîner, poulet-frites, pas mauvais et papaye plus étonnamment (ou on s’habitue), pas mauvaise non plus. Cette fois, les enfants ne chantent pas, ils dansent. On arrive à combler notre retard hydrique. On s’inquiète sur la manière de replier la tente demain surtout que Samuel a été clair, il faut lever le camps à 7h si on veut voir le coucher de soleil (à 17h30…ça promet une belle journée de piste !).
19/8/8 : l’allée des baobabs au coucher du soleil
Départ à 7h pétantes après avoir petit-déjeuner sur la plage : pas de pain ce matin, petits beignets blancs et bananes. On enlève un zéro à l’addition, le responsable étant meilleur cuisinier que mathématicien. On prend le bac et on file direction l’allée des baobabs. Le seul objectif de la journée : arriver avant 17h30 ! On arrive à Belo/Tsirbiny à 11h. On va au même resto qu’à l’aller, toujours aussi dynamiques donc on en sort à 12h30. Arrivés au bac, obligés de l’attendre puis deux autres 4x4 arrivent. Heureusement, ils n’ont pas attendu que ça se remplisse complètement. Traversée de la Tsirbiny cette fois en plein jour. Ensuite, on a bombé pour arriver à l’heure (bonjour le dos !) avec un détour aux baobabs amoureux (toujours aussi amoureux d’ailleurs, c'est beau de voir ça) et l’arrivée sur l’allée à 17h. Evidemment, on n’est pas tout seuls mais les 4x4 se rangent tous à la sortie pour qu’on ne les voie pas et les gens sont tellement petits par rapport à la taille des baobabs. Très beau coucher de soleil, pleins de belles photos en perspective ; Retour tranquille à Morondava où on s’arrête au Zoom Hôtel, entre la plage et la mosquée. Propre, eau chaude, électricité, bref sympa après 3j de camping. On va dîner Chez Fab, à coté du palais de justice, un resto tendance chinois, très bons beignets de crevettes.
20/8/8 : Morondava-Manja : la piste dans la savane
Petit dej à l’hôtel, comme il n’y a pas de salle à manger, on nous met une table sur la terrasse, sympa, même si on ne voit la mer qu’en se mettant debout sur une des chaises. Après avoir recompté l’addition (décidément), on va à la banque où on a un problème de limitation de retrait (300 000Ar/pers). Heureusement qu’on a trois cartes car le plein d’essence et 2 bidons nous en coûte 270 000 Ar à lui tout seul. A priori on devrait en avoir jusqu’à Tuléar. Petit approvisionnement en pain puis départ pour la piste pendant 8h ! Etat correct des routes mais 30km/h de moyenne. Heureusement qu’on avait prévu le pique-nique car il n'y a que de tous petits villages de brousse. Le paysage en vaut la peine : savane, baobabs, zébus, plein d’oiseaux. On traverse plusieurs cours d’eau ce qui ne nous fait pas regretter notre 4x4. On pique-nique au bord d’un fleuve où l’on fint notre dernier Gérard avec regret, on sait que nous n’aurons plus de fromage jusqu’au bout. En plus, c’est un repas avec spectacle puisqu’un berger essaie de faire traverser ses chèvres une par une, visiblement, les chèvres, ça n’aime pas l’eau. D’ailleurs, heureusement qu’il était là car Julien s’était trompé de route mais pas de beaucoup, il n’a pas fallu tout se retaper, ouf ! Evidemment, il n’y a aucun panneau nulle part, c’est à se demander comment il fait, même s’il a déjà fait ce parcours plusieurs fois avec d’autres touristes. L’après midi, paysages semblables, Samuel met de la musique des années 60 ce qui plait beaucoup à Maman. On arrive à Manja à 17h30 avec un mal de dos mémorable. Petit hôtel, le seul d’après Samuel avec des bungalows et de vraies douches. Manja est un petit bourg, on en a vite fait le tour et on ne passe pas inaperçus. Impossible de trouver du gel douche même chez les karans. L’église, en dur, est assez jolie. On rentre prendre une douche car on est de la même couleur que le sable. Au dîner, resto de l’hôtel, steak de zébu super bon. Samuel vient nous dire que demain on s’arrêtera à Andavadoaka plutôt qu’à Salary car ça permettra de faire des étapes moins longues. Ça nous va, on va se coucher.
21/8/8 : Manja-Andavadoaka : le désert
Départ à 6h30 sans petit déj, on leur avait dit 6h mais c’est nous qui les avons réveillés pour au moins payer. Pas de ronflements cette nuit, on avait 2 bungalows séparés, par contre les chiens n’ont pas arrêté. On a donc mangé des biscuits dans la voiture. Objectif du jour : arriver au bac de la Maongoky avant 12h sinon on ne peut plus passer avant 14h (c’est un bac public). On l’a largement atteint puisqu’on y était à 10h30 et il était du bon coté de la rivière en plus. Par contre ils n’avaient pas été approvisionnés en gazoil donc le bac a été tiré par une dizaine d’hommes (bizarre de voir ça, quand même…). Après 15 minutes de traversée, on reprend la route pour Morombe, piste pas trop mauvaise mais c’est loin. Végétation de plus en plus rare, on se croirait dans la savane africaine. On traverse plein de villages, des zébus, des chèvres et quelques baobabs qui se transforment peu à peu pour devenir bouteilles et plus rouges. Par contre la piste passe du rouge au blanc : du sable. On arrive à Morombe vers 13h30 où cette fois on mange dans une vraie gargote (avec les JO en prime) de l’akoho-sauce-riz (très bien pour mes intestins qui ne supportaient guère l’embourgeoisement frites-légumes). Ensuite, rembarquement, il reste quand même 2h de route. On croise une nouvelle espèce de cactus, des didiéracaes très épineux et tournés vers le sud. On passe aussi devant un énorme baobab tout rouge puis quelques minutes avant d’arriver devant une forêt de baobabs rouges sur des champs de salicornes, rouges aussi, absolument magnifique surtout à 16h où il y a toujours la plus belle lumière. A Andavadoaka, on descend au Coco Beach, un ensemble de petits bungalows sur la plage. Malheureusement, il y a énormément de vent, impossible de se baigner. Alex ramasse de beaux coquillages dont un énorme cône puis on attend le coucher de soleil dans nos blousons, pas terrible. En plus, pas d’eau chaude pour se réchauffer un peu. Au dîner, calamars –riz, pas de langouste, une grosse déception pour Alex et Maman. Le ciel étoilé est très beau, une fois qu’on a bien fermé porte et fenêtres, le vent ne rentre pratiquement pas. Demain, départ pour Tuléar à 6h30.
22/8/8 : Andavadoaka-Tuléar : la route sur la cote
Lever à 5h45 sans lumière, pas simple de retrouver ses affaires. Cette fois, le petit déjeuner est à l‘heure et l’addition est bonne, une journée qui commence bien. On s’attarde un peu pour prendre des photos des bungalows au lever du soleil, il y a moins de vent. Au début, la route est semblable à celle d’hier après midi puis changement, végétation beaucoup plus rare avec le sable blanc et la mer qui apparaît. Au niveau des couleurs, on se croirait presque dans les calanques sauf qu’on arrive au village de Andravongny et que là il y a une immense dune de sable blanc. Les enfants sont gentils mais un peu collants, le site est par contre splendide On reprend la route pour atteindre Salary, un petit village au bord de la mer où Samuel nous accorde l’autorisation de nous baigner. Rien à voir au fond de l’eau mais de belles pirogues avec un départ pour la pêche et des enfants supers mignons. On a même pu se rincer dans la douche d’un petit hôtel où on a mangé du poulpe. Encore quelques heures de route avant d’atteindre Tuléar à 17h. Hôtel Chez Zazah, chambres sympas dans un joli jardin mais accueil moyen. On va réserver le bateau pour Anakao à la compagnie du sud, mauvaise réputation mais c’est le seul qui est encore ouvert. Après, on essaie d’aller à la banque là, gros soucis, aucun guichet ne fonctionne, problème de réseau. On commence déjà à se demander comment on va se rationner jusqu’à Fort Dauphin avec le peu qu’on a et on prie pour que demain ça remarche. Histoire de ne pas trop se morfondre, on va dîner au Panda, chinois, bon crabe farci. On rentre à pied en pleine nuit, un peu craignos quand même (oui Ony, ce n'est pas raisonable!), surtout que c’est assez loin de l’hôtel.
23/8/8 : Tuléar-Anakao, en bateau
Levés à 6h, pas vraiment pressés car on n’a le bateau qu’à 10h. Petit déjeuner à l’hôtel avec de la gelée de groseille ! On réessaie d’abord les banques, et ce matin ça marche, on est donc beaucoup plus tranquilles. On a donc 2h et les poches suffisamment pleines pour profiter du marché artisanal. Le marchandage marche toujours aussi bien. J’ai déjà les cadeaux de Noël pour pleins de gens, il faut être organisée. Alex hésite longtemps pour 2 totems et finalement ne les prend pas, c’est vrai que le voyage n’est pas fini. Cependant, pour note, on n’en a ensuite vu de semblables nulle part ailleurs, y compris à Tana. Maman achète des bricoles et une belle statue en bois. On arrive à trouver la poste mais acheter les timbres demandent du temps, beaucoup, beaucoup de temps : il faut trouver la calculette, calculer, trouver les timbres), mais ça vaut le coup, il a réussi à me trouver des timbres avec des fleurs pour Tonton. Bon par contre, après tout ça, pour le coup, on était à la bourre, course vers l’hôtel pour récupérer les affaires et partir à l’embarcadère. Le vazaha responsable nous annonce que nous attendons 3 personnes qui viennent de l’Isalo, super, vu où se trouve l’Isalo, ça nous paraît mal barré. On nous fait attendre au CocoBe, un hôtel. Finalement, on a été mauvaises langues, les 3 Italiennes sont arrivées à 10h pile (elles n’ont pas du faire la grasse mat). On prend une charrette à zébu (si, si) pour embarquer sur la vedette. La traversée dure 1h avec des montagnes semblables à l’Isalo à gauche et pleins de pirogues vezos. Arrivés à Anakao, les Italiennes débarquent d’un coté de la baie, nous de l’autre. On voulait se renseigner au club de plongée, l’Atlantide pour Alex, il se trouve qu’ils louent aussi des bungalows. Alex peut plonger mais tout de suite. On speede donc un peu, la combi de Pierre, le responsable est même un peu grande pour Alex, le comble. Il part donc et on reste en plan avec les affaires, apparemment pour le snorkelling, c’est pas top. Les bungalows disponibles sont craquants, celui de Maman ressemble à une hutte mais le lit est sur une estrade. Le nôtre est plus grand mais le lit est posé direct sur le sable. Et contrairement à ce qu’il y a écrit dans le routard, il y a des WC. La douche, au seau est à l’extérieur, elle n’a pas de porte mais une sorte de couloir d’accès en colimaçons qui masque la vue de l’extérieur, comprend pas bien pourquoi une porte aurait été plus difficile à construire. On va déjeuner, il n’y a que des crevettes mais elles sont excellentes. On commande de la langouste pour le soir. Alex finit par revenir à 14h30, apparemment, il a vu de beaux coraux. Ils sont resté 50 minutes dans l’eau, pas mal. Il se prend aussi des crevettes. Après le repas, plage devant les bungalows mais dommage, le vent s’est levé, l’eau n’est pas très chaude et c’est marée basse. Heureusement, il y a du sable blanc, de l‘eau turquoise et de belles pirogues, on ne va donc pas se plaindre. On va ensuite prendre une douche, l’eau est restée toute la journée dans le baquet donc elle est bien chaude et comme il n’y a pas de toit à la douche, on est sous le soleil, bref, beaucoup mieux que les douches froides des hôtels. Il y a quelques boutiques d’artisanat dans le village mais rien des très original et pas de cartes postales (timbres si durement acquis, pour rien ?). On fini par arriver Chez Emile où on a rendez-vous avec Samuel. Lui et Julien sont passés par la route qui est pourrie (pléonasme) et dangereuse (beaucoup de braquages). Ils ne savaient donc pas bien à quelle heure ils allaient arriver surtout qu’ils étaient partis après nous. A 19h30, toujours personne donc on a fini par retourner au resto après avoir laissé un mot au cas où. Arrivés au resto après 30 minutes de marche, on nous annonce que finalement il n’y a pas de langouste. Alex et maman sont très déçus. On prend donc du calmar mais il est vraiment très bon. On finit quand même par voir arriver Samuel qui nous a cherché car le club de plongée a déménagé depuis sa dernière venue à Anakao. En tout cas, il avait eu le mot, comme quoi, les moyens de communiquer les plus simples sont parfois les meilleurs En fait, ils ont crevé sur la route mais ils ont pu réparer le pneu. On leur offre une bière, ils l’ont bien mérité. Puis on va se coucher dans nos huttes.
24/8/8 : Anakao-Itampolo : enfin la langouste
Départ à 6h30. le coq a chanté juste derrière la hutte (en roseaux comme la douche) à 4h30 et j’ai passé la nuit à me gratter (Alex ne se fait jamais piquer, c’est pas juste). Il n’y a pas de pain à Anakao, on gagne au change, c’est crêpes pour le petit déjeuner. On roule sur une bonne piste (ou on s’habitue) pendant 1h30 pour arriver au village d’Ambola où on commande le repas de midi, langouste si possible. Ensuite on part pour le parc de Tsimanampetsotsa (à mes souhaits? merci!) où on nous propose plusieurs circuits. On ne peut pas faire celui de 10km qui serait trop long. La visite commence par une ballade en forêt où on voit des baobabs souriants (Andasonia fony) et une autre espèce (A. za) dont un de 3000 ans tout ridé. Egalement, une grotte avec des poissons aveugles et blancs et des hirondelles. Une multitude de makis qui nous permettent d’approcher à moins d’un mètre et un beau banian avec des perroquets, des fous de madagascar. Il y a aussi des couas, des pintades et des crottes de sangliers (comment ça on s'en fout?). Plein de plantes médicinales dont le guide tente de nous expliquer l’utilité : « contre » la fontanelle, le shampoing, le savon et évidemment plusieurs sortes de viagras naturels. On est ensuite allé vers le lac qui mesure 15km de long et 2km de large, très salé car il communique avec la mer par le fond. Il est magnifique car turquoise avec des bords qui même s’ils sont boueux sont blancs. On monte à un petit point de vue, au milieu du lac, il y a quelques îlots avec des arbres pointus, de loin ça ressemble à l’île des Pins de Nouvelle Calédonie pour les connaisseurs. On redescend pour voir les flamands roses mais c’est plutôt décevant, il n’y en a que 3000 donc sur cette superficie, forcément, la densité est faible mais on voit quand même 2 jolis vols. Ensuite, on reprend le 4x4 car on a faim (les crêpes, c’est meilleur mais ça remplit moins que le pain). Au resto, pas de langouste mais de bons poissons (une princesse et deux capitaines) grillés avec une bonne sauce tomate pour le riz. En milieu de repas, on nous apporte gentiment une toute petite langouste que Maman et Alex se partagent. Le site, très beau, est au bord de l’eau. L’après midi, reprise de la route avec plusieurs beaux tombeaux avec cornes de zébus, peintures et alloals. On passe un peu vite car apparemment problèmes avec les villages alentour qui demandent des droits de passage etc.… Justement ce jour là dans un des villages, il y a eu un décès, les habitants ont loué un orchestre pour faire la fête, ils vont également sacrifier 5 zébus, peut être plus les jours suivants. La végétation change aussi avec énormément de sisals et des cactus avec des figues de barbarie. 3h de route, on arrive à Itampolo, petit village côtier. Samuel nous emmène dans un hôtel au bout de la plage, cette fois c’est le luxe, 50 000 Ar pour un bungalow de 3 mais les pieds dans l’eau. On a le temps d’aller se baigner avant le coucher du soleil, super. On a fait 1km pour trouver un misérable petit coquillage, ça dépend vraiment des endroits. En revenant, Maman avait commandé 2 langoustes et 1 poisson. Les langoustes sont énormes et visiblement très bonnes. Mon capitaine était succulent et très copieux. On réserve une pirogue pour demain matin, verra t’on une baleine ?
25/8/8 : enfin une journée sans piste et une baleine
On a presque fait la grasse matinée, lever 7h. Petit déjeuner avec du bon pain blanc et de la marmelade d’orange. La pirogue est à l’heure, on va d’abord vers le large puisqu’il paraît qu’il y a une baleine. Effectivement, la grosse tache noire qu’on voit à peine grossit et on en voit même une plus petite, il y a un baleineau ! Manque de bol elle a déjà sauté ce matin tôt, et ne compte plus refaire sa gym. On arrive quand même à s’approcher à 100m et c’est trés impressionant, sur notre petite pirogue on a moyennement envie d’aller plus prés. Ils finissent donc par s’éloigner. Le piroguier nous a ensuite amenés à la barrière de corail pour plonger en tuba. L’eau est froide et pas de combi, les coraux sont très décevants mais il y a beaucoup de poissons, les tropicaux classiques comme à La Réunion et d’authentiques poissons rouges. Il y a aussi des étoiles de mer bleues comme aux Philippines. On remonte en grelottant sur le bateau, au loin, 2 jets d’eau de baleines, c’est finit pour aujourd’hui. On passe le reste de la matinée à bronzer sur la plage. Alex a eut tellement froid dans l’eau qu’il garde sa fourrure polaire, ce qui est moins pratique pour bronzer. Vers 12h30, on commence à avoir faim mais on n’a pas trop envie de rester parqués à l’hôtel donc on marche jusqu’au village. Sur la place principale sous un grand tamarinier, sont assis pleins de gens, on se demande ce qu’ils attendent surtout qu’ils sont en habits du dimanche…L’Unique Etoile, seul resto du village a l’air fermé. On essaie d’en trouver un autre mais un type nous aborde pour nous dire qu’on peut quand même manger. La terrasse donne sur la place, on saura peut être ce qu’ils attendent. On commande une Fresh bien fraîche pour patienter. Soudain, des chants pas très loin et arrive une procession dansante. Certaines personnes tiennent en l’air des chaises en plastique, d’autres une valise ou un bâton sur lequel est attaché un petit sac en plastique. Les petites filles brandissent des branchages. Devant, il y a 3 ou 4 zébus. On demande à la dame du resto ce dont il s’agit, on célèbre le décès d’un homme mort il y a 4 mois. On n’a pas trop compris si c’était pour le changer de tombeau ou autre. En tout cas, ils le (ré)enterrent demain. Ils ont fait plusieurs fois le tour du village, heureusement on a quand même échappé au sacrifice des zébus en direct. Au resto, très bons poissons grillés-sauce tomate-riz. On revient à l‘hôtel sous une chaleur accablante, la piste longe le cimetière (tombeaux avec cornes mais sans aloals) et on a la chance de voir notre première tortue radiée qui se baladait tranquillement. Elle ne semble pas contente de nous voir et souffle quand on l’attrape pour la prendre en photo. Et contrairement aux idées reçues, une tortue, ça court vite. Au bungalow, une sieste s’impose, la chasse à la tortue nous a épuisés. Ensuite on se décale sur la plage où Alex et Maman se rebaignent. On a beaucoup bronzés aujourd’hui et appréciés cette journée sans voiture.
26/8/8 : Itampolo-Lavanono : retour dans le désert
Départ à 6h45 après un bon petit déj. Pas de baleine ce matin. C’est parti pour 6h de pistes quasi-désertiques. Des paysages de dunes immenses qui gagnent du terrain d’après Samuel, des rivières immenses complètement à sec et bien sûr, de chaque coté de la route, des murs de figuiers de barbarie. On voit une tortue radiée sur le bord de la route, on s’arrête, pour les autres, on ne s’arrêtera plus, il y en a vraiment partout, Julien était obligé de faire des slaloms. Malheureusement, certaines se font quand même fait bugner, il y a beaucoup de carapaces vides. On s’arrête sur un marché, pas grand chose à voir, Samuel achète des figues de barbarie. Le goût ressemble à celui des kiwis en moins sucré. Sur la route, on a croisé de très beaux tombeaux avec aloals, avions, dessins colorés et évidemment des cornes de zébus. Enfin, on voie la mer, la chaleur est étouffante. On renonce à s’arrêter pour manger avant d’être arrivés. Les didiéréacés sont en fleurs et en feuilles ainsi que les aloes. Les euphorbes piquantes que mangent les zébus forment de véritables arbres. Arrivée à Lavanono, encore plus petit qu’Itampolo. Il y a 5 ou 6 bungalows sur la plage, très bien décorés, tenus par des Malgaches. On est morts de faim, on mange notre pique-nique sur la table devant notre bungalow. Ce n’est d’ailleurs pas brillant, le pain de Tuléar a 3j, il n’y a plus de Gérard donc c’est vache-qui-rit, pâté et figues de barbarie. Ensuite, baignade, il y a beaucoup de vagues, il paraît même qu’il y a des compets de surf. Coté coquillage, zéro, par contre il y a des éponges. On y reste tout l’après midi et on finit avec un beau coucher de soleil.
27/8/8 : Lavanono-Cap Ste Marie-Faux Cap : le sud du sud
Ce matin, pas de pain, des crêpes avec du bon miel. On part à 7h sur une jolie route bordée de figuiers de barbarie, les troupeaux de zébus sont de sortie. En 1h, on arrive à la réserve de Cap Ste Marie. Le guide ne parle pas français donc Samuel vient avec nous. On commence par arriver sur le circuit des grottes. Après une courte marche dans les épineux nains en compagnie des tortues radiées, on arrive à de magnifiques dunes de sable, il manque juste les dromadaires. Il y a des restes d’œufs d’aepyornis, une sorte d’autruche disparue il y a 700 ans. Ce sont vraiment de petits fragments, tout a été pillé. De l’autre coté de la dune, un magnifique paysage avec un rocher sacré sortant de l’eau. La coutume veut qu’on y dépose le cordon ombilical des bébés. Les rochers à fleur d’eau ont de curieux motifs, on dirait des rizières en terrasses. Il y a 3 ou 4 baleines, un peu loin mais on a des jumelles. Il y en a même une qui saute en se retournant. La suite, une belle plage en bas de dune avec une sorte de mini-calanque entre deux barres de rochers. On nous a autorisé à nous baigner mais l’ensemble forme une sorte de goulet. Dans un sens pas de problème mais pour revenir, c’est autre chose. Quand on a fini par sortir, on a vu que le guide s’était fait beaucoup de soucis. On reprend ensuite le 4x4 pour aller au phare et avoir un point de vue sur le vrai cap Ste Marie, le point le plus au sud de Madagascar. Au retour, le guide est obligé de descendre plusieurs fois pour déplacer les tortues du milieu de la route. Arrivés au bureau de l’ANGAP, on pique-nique sous un petit kiosque. Ce fut difficile car on a mis 25 minutes a retrouvé notre seule, unique et dernière boite de pâté. Dans les sacs, ça commence à être un peu le foutoir. Reprise ensuite de la route avec de très beaux tombeaux surmontés de voitures ou d’avions très colorés. Certains ont même encore un petit mausolée au milieu. Le route est plutôt bonne, on arrive à Faux-Cap à 14h30. On se rend au Cactus Hôtel, les bungalows y sont assez sommaires, et plutôt sales mais on n’a pas trop le choix. On va quand même se baigner malgrés le vent et on a une bonne surprise, la barrière de corail est très proche, il y a de beaux coraux. Par contre, cette fois, pas de poissons, à part un clown et des murènes. Douche au seau au bungalow, je commence à en avoir un peu marre de l’eau froide, je m’enrhume. Pour le coucher de soleil, cette fois, c’est coté terre derrière la petite église du village. Il y a pas mal de baraques en ruine, laissées à l’abandon et plein de cactus, ça fait très Mexique. Le groupe électrogène arrive à éclairer une ampoule de lampe de poche plutôt insuffisante pour l’ensemble de la salle de resto. Alex n’est pas amateur de dîner aux chandelles et râle. C’est vrai qu’en plus la salle est directement ouverte sur la mer, c’est joli mais froid. On a invité Samuel et Julien car c’est le dernier soir que Maman passe avec nous, la langouste avait l’air bonne mais le poisson avait le goût de l’algue, il paraît que c’est bon pour la santé. Et le gâteau manioc du dessert ne vaut pas le gâteau patate de La Réunion.
28/8/8 : Fort Dauphin : fin du périple
Partis à 7h après un petit déj sympas, galettes de riz et crêpes. Le début de la route est semblable à celui d’hier. On passe Tsiombe où devait avoir lieu une manifestation culturelle organisée par une assos française qui logeait également au Cactus Hôtel. Pas de musique pour l’instant mais un grand marché où l’on s’arrête un moment. Le paysage change complètement un peu plus loin, il y a des rizières, des bananiers, des feuilles d’éléphants. C’est beaucoup plus humide, on traverse plusieurs cours d’eau avec les activités qui en découlent : remplir les baquets, se laver, faire la lessive, étendre la lessive à même le sol. On croise des enfants sur la route qui font « la danse du sud », d’après Samuel, ce sont les ethnies du sud qui ont gardé le plus leurs traditions. Les tombeaux changent aussi, on passe à de grands carrés de 15x15m avec de simples obélisques. On arrive à Fort Dauphin à 13h avec même une route goudronnée mais dans un tel état que c’est encore pire que la piste de sable, d’ailleurs, dès que Julien peut passer sur les cotés, il le fait. On nous emmène manger « chez Perline », il y a un gros groupe de Français très bruyant, ça contraste avec les derniers jours de calme qu’on vient de passer. Le resto n’est pas donné mais c’est bon et la carte est très variée. On va ensuite à l’hotêl « Chez Anita » où on trouve une petite chambre sympa. Maman doit être à l’aéroport à 16h20, on a donc le temps de passer à la baie de Libano où c’est la première fois que je vois des familles Malgaches se baigner. On retrouve le groupe de Français braillards, pas de veine ! La baie est très belle mais l’abord de la plage est sale, ça gâche un peu. On accompagne Maman à l’aéroport, elle va poursuivre son périple en Tanzanie, l’avion n’est ni en retard, ni annulé, un vrai miracle. On rentre à l’hôtel au coucher du soleil et on commande à dîner car il est noté dans le guide que le service est long. C’est en effet un grand euphémisme mais ça m’a permis de faire mes cartes postales, on en a enfin trouvé. Elles arriveront bien après notre retour, mais pour les métropolitains ce n’est pas trop grave. Ça valait la peine d’attendre, on a mangé un excellent zébu-massalé.
29/8/8 : la baie de Lokaro, la plage au milieu des montagnes
Samuel vient nous chercher à 8h. Première étape obligatoire : la banque pour finir de les payer car ils vont repartir demain matin. On est obligé de faire plusieurs retraits, impossible de retirer en une fois à l’intérieur mais les guichets marchent. Samuel est content de son petit pactole. Il nous faut une heure pour atteindre la baie de Lokaro, la route est très belle, pleine de rizières, de feuilles d’éléphants et d’une quantité impressionnante de Ravinala (arbres du voyageur). On a également eu la chance de voir des népenthenes, des plantes carnivores jaunes avec une fleur en godet pour piéger les insectes. Il y a aussi des pervenches de Madagascar et des pandanus. La baie de Lokaro est très belle avec des montagnes au loin et la rivière qui se jette dans la mer. Il y a une petite île en face où Samuel voulait aller mais il y a beaucoup de vent donc même si c’est peu profond, on en a rapidement jusqu’aux épaules et Alex a un gros rhume. On se contente donc d’une ballade sur la plage avec l’ascension d’une petite butte d’où on a une vue sur l’ensemble du site. Les rochers sont du granit noir. Au retour, pique-nique pas fameux, on n’a trouvé que du pâté de volaille chez le karan de la station service et des vaches-qui-rit. On arrive à trouver un endroit abrité pour se faire bronzer et j’arrive quand même à prendre mon dernier bain à Mada. Au retour à l’hôtel, on tombe sur les 2 jeunes qui nous suivent depuis Anakao et qui ont eu pas mal de problèmes (pannes tous les jours, chauffeur-sans guide-ne parlant pas français, vol de portefeuille etc.…). Là ils attendaient la police pour litige avec le loueur de 4x4. Dernière (en principe) douche froide et dédredssage (ça se dit ?) de cheveux. Au dîner, succulentes brochettes de zébu et soupe au crabe.
30/8/8 : Retour à Tana, début du shoppping
Ce matin, c’est moi qui suis malade, la dernière douche froide a été fatale. Petit déj puis tour en ville pour une dernière photo. Samuel vient nous chercher à 9h, ils ont été très sympas de nous accompagner à l’aéroport car en principe, le contrat stipulait que nous les quittions la veille. En fait, il ne reprenne la route que demain après la révision de la voiture. L’attente à l’aéroport est longue et désorganisée. On retrouve nos deux malheureux jeunes qui ont fini par s’en sortir, ils sont quand même allés au commissariat mais ça s’est bien fini. L’avion est là, c’est un gros zavion et on a même droit à une collation. Normalement, il était convenu que quelqu’un du Manoir Rouge vienne nous chercher. On n’a vu personne, moyennement étonnés, on est donc parti à pied. On nous avait attribué une petite chambre dans une des annexes, toujours très bien décorée, c’est vraiment un endroit sympa. Pour aller à Tana, on a pris un taxi B qui est arrivé pas loin de la gare mais on s’est trompé de direction et on a fait un gros détour par le marché aux tissus toujours blindé de monde. On a fini par arriver avenue de l’indépendance à 15h. On va prendre un déjeuner léger au glacier puis opération souvenirs. D’abord, T-Shirt Baobab pour des amis de La Réunion puis marché d’Andravoahangy. Il y a toujours la même rangée de bicoques de brodeuses. Après les avoir toutes regardées plusieurs fois, on a trouvé deux jolies robes pour Elisa et Cléa-Marie. Alex m’a un peu aidé pour les tailles car je n’ai pas vraiment l’œil. Par contre, je n’ai pas trouvé la nappe de mes rêves, je suis particulièrement difficile parce qu’il y en a quand même des quantités. Alex a pris un napperon pour sa mère. Vers 17h, on décide de repartir vers la station de taxi B. De toute façon, tout était en train de fermer. On n’a jamais réussi à prendre de bus, on n’arrivait jamais à savoir où il allait et des masses de gens s’engouffraient dedans à chaque fois. Par contre Alex a réussi à se faire piquer tout son fric dans son blouson (oui je sais Ony, quelle idée aussi....). Heureusement, ses papiers étaient ailleurs. Ça nous a bien refroidis donc on a pris un taxi mais il a fallu affronter les énormes bouchons, il faut dire, c’était l’heure de pointe. Au menu du dîner, galette de pommes de terre au poulet, ça change.
31/8/8 : the last day : fin du shopping et à la prochaine Mada !
Après un super petit déj, on a repris notre taxi B pour le marché de la digue. La nuit a été difficile entre les aboiements de chiens et les coqs, finalement c’était plus calme à la campagne. On a toujours notre crève donc pas vraiment d’attaque pour le shopping. On arrive vers 9h, toutes les boutiques ne sont pas ouvertes mais on a quand même réussi à y passer 4h au final ! On les a faites une par une et on a marchandé mais on a trouvé ce qu’on voulait notamment nos deux chaises en bois et un totem de plus de 2m de haut qu’on a fait scier pour le transporter. Ensuite on est rentré, l’hôtel nous a fait amener à l’aéroport pour se faire pardonner de leur oubli de la veille, en même temps on en avait vraiment plus besoin là vu la masse de chose impressionnante à ramener. On a eu quelques petits coups de flips à l’aéroport. On n’avait pas déclaré notre bois au ministère des eaux et forêts, heureusement il y a avait un guichet spécial à l’aéroport et comme ce n’était que de l’artisanat ça a été vite fait et sans problème. Deuxièmement le poids qu’on essaie toujours de ne pas dépasser mais pas de balance…c’était pile le poids maximum à 500g prés, trop forts. Le vol de retour s’est bien passé, on a l’impression de revenir à la maison même si c’est à La Réunion, comme quoi, on s’habitue vite. On ne s’est pas fait cambrioler et le chat n’est pas mort de faim, ouf. En tout cas, il reste plein de choses à voir à Mada, même si on en a fait une grande partie et on compte bien y retourner.
Bons votages à tous!
Nous avons payé (indicatif, ça a dû encore changer depuis les évennements) :
- Tsyngis, forfait 2j grands et petits : 60 000 Ar/pers
- Bac Tsirbina : 70 000 Ar/4x4
- Bac Manambolo : 25 000 Ar/4x4
- Plat dans un petit resto : 4 000 Ar
- Plat dans une gargote : 2 500 Ar
- Bouteille d’eau GM : 2000-3000 Ar
- Zoom Hôtel Morondava, 1 chambre eau chaude 3 pers : 30 000 Ar
- Promenade en pirogue (2h) baleines + snorkelling : 8000 Ar/pers
- Hôtel Sud Itampolo, bungalow 3 pers : 50 000 Ar, petit dej : 7000 Ar, langouste : 16 000 Ar
- Hotel Lavanono, bungalow 2 pers : 25 000 Ar, 3 pers : 30 000 Ar
- Cactus Hôtel Faux Cap, bungalow 3 pers : 30 000 Ar, langouste 20 000 Ar
- Réserve Cap Ste Marie, 2 circuits : 42 000 Ar/3 pers
- Hôtel Anita Fort Dauphin, chambre eau froide : 30 000 Ar, plat : 9000 Ar, petit dej : 4500 Ar
Nous avons aimé :
- la diversité des paysages et la richesse de la faune et de la flore
- le sérieux et la gentillesse de nos accompagnateurs
- la rando dans les Tsingys, vraiment impressionnant même quand on n’a pas d’ULM comme Nicolas Hulot
- le sourire des Malgaches, toujours présent
Nous n’avons pas aimé :
- La longueur des premières étapes, trop de route, arrivée trop tard mais je le savais, boucler ce programme en 17j impliquait cela. A faire plutôt en 3 semaines pour bien en profiter Rien d’autre : tout le reste était super. Les douches froides, c’est bon pour la peau.
14/8/8 C’est reparti !
Départ de St Denis à 21h20, avec 1h de retard. Le bureau de Marie-Christine ma collègue-était devenue une succursale de Décathlon. Vol sans histoire dans un tout petit avion ce qui a comme avantage de récupérer très vite les bagages. On pensait aller à l’hôtel Manoir rouge à pied mais en pleine nuit, pas facile, même de repérer le château d’eau, principal repère. On a donc fini par monter dans une teuf teuf toute vieille mais qui nous a amenés à bond port. Charmant petit hôtel avec une belle salle commune avec cheminée au rez de chaussée et des chambres bien décorées d’aquarelles. On avait une chambre de 3 avec salle de bain privée et eau chaude, le vrai luxe ! On avait déjà dîner au Gillot (aéroport de La Réunion) donc dodo rapide.
15/8/8 Changement de programme…déjà…
Levés à 6h30. Super petit déj avec croissants, gâteau, même du lait et une sorte de St Marcellin. Cette fois, on arrive à l’aéroport à pied, rien ne semble avoir changé à Mada, même odeurs, couleurs, échoppes. A l’aéroport, mauvaise nouvelle, le vol pour Morondava a été annulé hier soir tard (alors qu’on nous l’avait confirmé au Gillot, à 21h….). Aucune explication bien entendu, probable regroupement d’avion mais pour, le lendemain ! Quand même logés et nourris par Air Mada. On nous alloue donc un taxi et départ pour Tana. On débarque à l’hôtel Glacier sur l’avenue de l’indépendance plutôt impersonnel mais confortable. On avait droit à un petit déj donc on est allé prendre un café. Et puis on a passé la matinée à se balader dans Tana : église St Jean Baptiste (avec messe, 15 août oblige), palais de la reine, ancien palais de justice, Rova et pèlerinage à la maison de June avec la descente de notre escalier et rencontre avec le coq qui monte les marches donc on fera passer une photo à Lionel (c’est une longue histoire..). Retour à l’hôtel par le lac Inosy qui pue toujours autant et les coiffeurs barbiers (Alex ne veut toujours pas y aller). Repas de midi classique : œufs mayo, akoho (poulet) avec porc et sauce et pommes de terres sautées et tarte glacée. Rien d’exceptionnel mais pas de riz. Après une petite sieste, on repart pour chercher le marché aux livres en passant par l’escalier aux tampons, le palais présidentiel et l’hôtel Colbert que j’adore. Rien d’intéressant au marché, beaucoup de livres scolaires. Ensuite, visite de quelques boutiques d’artisanat vers l’hôtel. On a cherché le marché aux tissus mais beaucoup trop de monde, pas de noms de rue et vers 17h, plus d’espoir de trouver quelque chose donc bredouilles. Pour se consoler on est allé manger une glace au Tonton Gourmand. Au dîner, pates carbonara, très locales, encore pas de riz. Quitte à être dans un hôtel à touristes, autant regarder les JO à la télé, en plus il y a de la gym (j’avais regardé les derniers en Turquie…). On nous annonce en prime que le vol ne partira pas à 10h10 mais à 12h, on commence à se demander si on y arrivera un jour.
16/8/8 : enfin le départ !
Après le petit déjeuner, on se rend compte que le chauffeur de taxi n’a pas été prévenu du retard du vol, il est donc passablement énervé. On part donc en vitesse et on arrive très tôt à l’aéroport, plus que 2h30 à attendre, encore les JO mais pas de gym cette fois… Le vol pour Tuléar est reporté, celui pour Nosy Be a 2h de retard, on s’attend d’une minute à l’autre que le nôtre aussi mais non, la chance tourne, on part avec 30 minutes de retard dans un avion à hélice de 15 places. La passagère de devant est hystérique, une autre vomit, c’est assez folklo. Evidement, à cette altitude, on a une belle vue sur les hauts plateaux puis sur les plantations. Atterrissage sans problème sur le petit aéroport de Morondava. Une angoisse est levée, Samuel notre guide est là, ça fait juste 26h qu’il nous attend et je n’avais aucun moyen pour le contacter. Le plaisir de se voir a donc l’air réciproque. Le chauffeur, Julien est aussi là avec le 4x4, Nissan, pas de toute première jeunesse mais les pneus ont l’air bons. Pas le temps de faire du tourisme à Monrondave, on fait le plein (80L, au même prix qu’en France, les Malgaches n’ont vraiment pas besoin de ces prix exorbitants…). Le début de la piste est correct, on passe par l’allée des baobabs où on nous accorde 5 min pour prendre des photos, on aura plus de temps au retour avec coucher de soleil en prime. Après, ça a été plus inégal et surtout plus long. Heureusement, on a eu le premier bac de Bélo/Tsirbiny tout de suite avec une traversée magnifique au coucher du soleil. On a dîné à Belo dans un hotely gargote où le service a été très long. Le reste de la route a été pénible, en pleine nuit donc rien à voir, bref interminable. On est arrivé à minuit. Le temps de passer le bac, là encore tout de suite et on était enfin dans les tsingy, enfin juste à coté. Les tentes Intersport tiennent leur promesse, dépliées en 1s. Samuel nous donne des matelas, on fait un peu de bruit dans le campement, il y a une quinzaine de tentes.
17/8/8 : parcours sportif dans les petits tsingys
Réveil très tôt : coqs qui chantent, touristes de la tente d’à coté qui se vengent du souk d’hier soir etc.… Douche au baquet mais pas trop froide et appréciable parce qu’il fait déjà chaud malgré les nuages. Petit déj dans gargote en face de l’embarcadère ? Au bureau de l’ANGAP, on choisit le parcours sportif dans les petits tsingys avec Tovelas, le guide qui nous a bien expliqué l’histoire de la formation des tsingys. Début de la ballade au-dessus des petits tsingys bien acérés. Ensuite, on est passé dans la forêt : packypodium, tamariniers, pallissandre. Puis début des grottes dont une où on a mangé, Tovelas s’est beaucoup intéressé à notre camembert en boite réunionnais. L’après midi, une autre série de souterrains et surtout une descente en rappel dans un trou de 20m. On a vu beaucoup de petites chauves souris, des lémuriens vazahas (blancs) et bruns et des rats malgaches (ressemblent plus à des écureuils). En revenant, petit caméléon blanc qui semble avoir été mis un peu exprès en face du bureau de l’ANGAP. Nouvelle douche au seau, certains touristes se baignent dans la Manambole mais il y aurait des crocodiles donc… Beau coucher de soleil sur la rivière où les enfants lancent des petits bateaux faits de bouteilles en plastique et de bouts de bois ou vont chercher de l’eau. On mange à la petite gargote comme tous les autres touristes. C’est très bon, les enfants chantent. Toutes les touristes femmes font comme moi, elles écrivent leur journal ou programment leur voyage pendant que leurs hommes leurs demandent à quoi ça sert etc.…Demain, en principe, on se fait les grand tsingys.
18/8/8 : les grand tsingys au soleil
Départ à 7h après le petit déj. La nuit et le réveil se sont bien passés. On va chercher Tovelas à Bekopaka où il vit et on règle au chef de l’ANGAP un supplément pour enchaîner les 2 circuits des grands tsingys ce qui, en principe, ne se fait pas. On met 1h en 4x4 pour faire les 17km qui nous séparent du départ du sentier. Au début, marche dans la forêt, beaucoup de lémuriens blancs mais qui sont perchés sur la canopée donc difficiles à bien voir. Egalement plusieurs espèces d’oiseaux. Niveau végétation, même chose qu’hier. On arrive aux grands tsingys avec un très beau point de vue d’en haut. La montée s’est faite avec des chaînes et des baudriers mais elle est très bien emménagée avec plein de marches. Très belle vue sur l’ensemble des tsingys qui sont assez étendus. Visite en redescendant de grottes et canyons entre les tsingys, très impressionant. Le problème c’est la chaleur, on cuit comme des œufs au plat ! Heureusement on s’arrête pique-niquer dans une grotte. Le pain est vraiment ignoble, encore pire que celui de Bessans (pour les connaisseurs) mais au moins on en a ! L’après midi, deuxième circuit avec encore de beaux points de vue et de belles descentes spéléo mais pas de rappel aujourd’hui. On voit une mangouste, encore des lémuriens dont un couple avec un bébé et un nocturne insomniaque dans son tronc d’arbre, des perroquets, des sortes de grives et des couas (sortes de faisans). Egalement des « arbres qui pèlent », des packypodiums et des euphorbes. On finit vers 15h30 et on retrouve Samuel et Julien au parking qui ont attendus (se sont reposés) toute la journée… On est complètement déshydratés. On offre à Tovelas, un de nos Gérard, notre fromage en boite. Au camp, douche au seau sans seau, certaines personnes qui ont du mal à comprendre le concept, pourtant simple, avaient dû regrouper tous les godets dans la même douche ! Après, lessive dans la Manambolo mais pas facile avec 10cm de fond et de l’eau boueuse. J’ai fini par m’en sortir, le T-Shirt blanc le redevient presque. Et pas de crocodile. On a trouvé un petit caméléon prés de nos tentes qui a viré au rose quand Alex l’a pris dans sa main. On a finit par le remettre sur une branche car il était mort de peur. Au dîner, poulet-frites, pas mauvais et papaye plus étonnamment (ou on s’habitue), pas mauvaise non plus. Cette fois, les enfants ne chantent pas, ils dansent. On arrive à combler notre retard hydrique. On s’inquiète sur la manière de replier la tente demain surtout que Samuel a été clair, il faut lever le camps à 7h si on veut voir le coucher de soleil (à 17h30…ça promet une belle journée de piste !).
19/8/8 : l’allée des baobabs au coucher du soleil
Départ à 7h pétantes après avoir petit-déjeuner sur la plage : pas de pain ce matin, petits beignets blancs et bananes. On enlève un zéro à l’addition, le responsable étant meilleur cuisinier que mathématicien. On prend le bac et on file direction l’allée des baobabs. Le seul objectif de la journée : arriver avant 17h30 ! On arrive à Belo/Tsirbiny à 11h. On va au même resto qu’à l’aller, toujours aussi dynamiques donc on en sort à 12h30. Arrivés au bac, obligés de l’attendre puis deux autres 4x4 arrivent. Heureusement, ils n’ont pas attendu que ça se remplisse complètement. Traversée de la Tsirbiny cette fois en plein jour. Ensuite, on a bombé pour arriver à l’heure (bonjour le dos !) avec un détour aux baobabs amoureux (toujours aussi amoureux d’ailleurs, c'est beau de voir ça) et l’arrivée sur l’allée à 17h. Evidemment, on n’est pas tout seuls mais les 4x4 se rangent tous à la sortie pour qu’on ne les voie pas et les gens sont tellement petits par rapport à la taille des baobabs. Très beau coucher de soleil, pleins de belles photos en perspective ; Retour tranquille à Morondava où on s’arrête au Zoom Hôtel, entre la plage et la mosquée. Propre, eau chaude, électricité, bref sympa après 3j de camping. On va dîner Chez Fab, à coté du palais de justice, un resto tendance chinois, très bons beignets de crevettes.
20/8/8 : Morondava-Manja : la piste dans la savane
Petit dej à l’hôtel, comme il n’y a pas de salle à manger, on nous met une table sur la terrasse, sympa, même si on ne voit la mer qu’en se mettant debout sur une des chaises. Après avoir recompté l’addition (décidément), on va à la banque où on a un problème de limitation de retrait (300 000Ar/pers). Heureusement qu’on a trois cartes car le plein d’essence et 2 bidons nous en coûte 270 000 Ar à lui tout seul. A priori on devrait en avoir jusqu’à Tuléar. Petit approvisionnement en pain puis départ pour la piste pendant 8h ! Etat correct des routes mais 30km/h de moyenne. Heureusement qu’on avait prévu le pique-nique car il n'y a que de tous petits villages de brousse. Le paysage en vaut la peine : savane, baobabs, zébus, plein d’oiseaux. On traverse plusieurs cours d’eau ce qui ne nous fait pas regretter notre 4x4. On pique-nique au bord d’un fleuve où l’on fint notre dernier Gérard avec regret, on sait que nous n’aurons plus de fromage jusqu’au bout. En plus, c’est un repas avec spectacle puisqu’un berger essaie de faire traverser ses chèvres une par une, visiblement, les chèvres, ça n’aime pas l’eau. D’ailleurs, heureusement qu’il était là car Julien s’était trompé de route mais pas de beaucoup, il n’a pas fallu tout se retaper, ouf ! Evidemment, il n’y a aucun panneau nulle part, c’est à se demander comment il fait, même s’il a déjà fait ce parcours plusieurs fois avec d’autres touristes. L’après midi, paysages semblables, Samuel met de la musique des années 60 ce qui plait beaucoup à Maman. On arrive à Manja à 17h30 avec un mal de dos mémorable. Petit hôtel, le seul d’après Samuel avec des bungalows et de vraies douches. Manja est un petit bourg, on en a vite fait le tour et on ne passe pas inaperçus. Impossible de trouver du gel douche même chez les karans. L’église, en dur, est assez jolie. On rentre prendre une douche car on est de la même couleur que le sable. Au dîner, resto de l’hôtel, steak de zébu super bon. Samuel vient nous dire que demain on s’arrêtera à Andavadoaka plutôt qu’à Salary car ça permettra de faire des étapes moins longues. Ça nous va, on va se coucher.
21/8/8 : Manja-Andavadoaka : le désert
Départ à 6h30 sans petit déj, on leur avait dit 6h mais c’est nous qui les avons réveillés pour au moins payer. Pas de ronflements cette nuit, on avait 2 bungalows séparés, par contre les chiens n’ont pas arrêté. On a donc mangé des biscuits dans la voiture. Objectif du jour : arriver au bac de la Maongoky avant 12h sinon on ne peut plus passer avant 14h (c’est un bac public). On l’a largement atteint puisqu’on y était à 10h30 et il était du bon coté de la rivière en plus. Par contre ils n’avaient pas été approvisionnés en gazoil donc le bac a été tiré par une dizaine d’hommes (bizarre de voir ça, quand même…). Après 15 minutes de traversée, on reprend la route pour Morombe, piste pas trop mauvaise mais c’est loin. Végétation de plus en plus rare, on se croirait dans la savane africaine. On traverse plein de villages, des zébus, des chèvres et quelques baobabs qui se transforment peu à peu pour devenir bouteilles et plus rouges. Par contre la piste passe du rouge au blanc : du sable. On arrive à Morombe vers 13h30 où cette fois on mange dans une vraie gargote (avec les JO en prime) de l’akoho-sauce-riz (très bien pour mes intestins qui ne supportaient guère l’embourgeoisement frites-légumes). Ensuite, rembarquement, il reste quand même 2h de route. On croise une nouvelle espèce de cactus, des didiéracaes très épineux et tournés vers le sud. On passe aussi devant un énorme baobab tout rouge puis quelques minutes avant d’arriver devant une forêt de baobabs rouges sur des champs de salicornes, rouges aussi, absolument magnifique surtout à 16h où il y a toujours la plus belle lumière. A Andavadoaka, on descend au Coco Beach, un ensemble de petits bungalows sur la plage. Malheureusement, il y a énormément de vent, impossible de se baigner. Alex ramasse de beaux coquillages dont un énorme cône puis on attend le coucher de soleil dans nos blousons, pas terrible. En plus, pas d’eau chaude pour se réchauffer un peu. Au dîner, calamars –riz, pas de langouste, une grosse déception pour Alex et Maman. Le ciel étoilé est très beau, une fois qu’on a bien fermé porte et fenêtres, le vent ne rentre pratiquement pas. Demain, départ pour Tuléar à 6h30.
22/8/8 : Andavadoaka-Tuléar : la route sur la cote
Lever à 5h45 sans lumière, pas simple de retrouver ses affaires. Cette fois, le petit déjeuner est à l‘heure et l’addition est bonne, une journée qui commence bien. On s’attarde un peu pour prendre des photos des bungalows au lever du soleil, il y a moins de vent. Au début, la route est semblable à celle d’hier après midi puis changement, végétation beaucoup plus rare avec le sable blanc et la mer qui apparaît. Au niveau des couleurs, on se croirait presque dans les calanques sauf qu’on arrive au village de Andravongny et que là il y a une immense dune de sable blanc. Les enfants sont gentils mais un peu collants, le site est par contre splendide On reprend la route pour atteindre Salary, un petit village au bord de la mer où Samuel nous accorde l’autorisation de nous baigner. Rien à voir au fond de l’eau mais de belles pirogues avec un départ pour la pêche et des enfants supers mignons. On a même pu se rincer dans la douche d’un petit hôtel où on a mangé du poulpe. Encore quelques heures de route avant d’atteindre Tuléar à 17h. Hôtel Chez Zazah, chambres sympas dans un joli jardin mais accueil moyen. On va réserver le bateau pour Anakao à la compagnie du sud, mauvaise réputation mais c’est le seul qui est encore ouvert. Après, on essaie d’aller à la banque là, gros soucis, aucun guichet ne fonctionne, problème de réseau. On commence déjà à se demander comment on va se rationner jusqu’à Fort Dauphin avec le peu qu’on a et on prie pour que demain ça remarche. Histoire de ne pas trop se morfondre, on va dîner au Panda, chinois, bon crabe farci. On rentre à pied en pleine nuit, un peu craignos quand même (oui Ony, ce n'est pas raisonable!), surtout que c’est assez loin de l’hôtel.
23/8/8 : Tuléar-Anakao, en bateau
Levés à 6h, pas vraiment pressés car on n’a le bateau qu’à 10h. Petit déjeuner à l’hôtel avec de la gelée de groseille ! On réessaie d’abord les banques, et ce matin ça marche, on est donc beaucoup plus tranquilles. On a donc 2h et les poches suffisamment pleines pour profiter du marché artisanal. Le marchandage marche toujours aussi bien. J’ai déjà les cadeaux de Noël pour pleins de gens, il faut être organisée. Alex hésite longtemps pour 2 totems et finalement ne les prend pas, c’est vrai que le voyage n’est pas fini. Cependant, pour note, on n’en a ensuite vu de semblables nulle part ailleurs, y compris à Tana. Maman achète des bricoles et une belle statue en bois. On arrive à trouver la poste mais acheter les timbres demandent du temps, beaucoup, beaucoup de temps : il faut trouver la calculette, calculer, trouver les timbres), mais ça vaut le coup, il a réussi à me trouver des timbres avec des fleurs pour Tonton. Bon par contre, après tout ça, pour le coup, on était à la bourre, course vers l’hôtel pour récupérer les affaires et partir à l’embarcadère. Le vazaha responsable nous annonce que nous attendons 3 personnes qui viennent de l’Isalo, super, vu où se trouve l’Isalo, ça nous paraît mal barré. On nous fait attendre au CocoBe, un hôtel. Finalement, on a été mauvaises langues, les 3 Italiennes sont arrivées à 10h pile (elles n’ont pas du faire la grasse mat). On prend une charrette à zébu (si, si) pour embarquer sur la vedette. La traversée dure 1h avec des montagnes semblables à l’Isalo à gauche et pleins de pirogues vezos. Arrivés à Anakao, les Italiennes débarquent d’un coté de la baie, nous de l’autre. On voulait se renseigner au club de plongée, l’Atlantide pour Alex, il se trouve qu’ils louent aussi des bungalows. Alex peut plonger mais tout de suite. On speede donc un peu, la combi de Pierre, le responsable est même un peu grande pour Alex, le comble. Il part donc et on reste en plan avec les affaires, apparemment pour le snorkelling, c’est pas top. Les bungalows disponibles sont craquants, celui de Maman ressemble à une hutte mais le lit est sur une estrade. Le nôtre est plus grand mais le lit est posé direct sur le sable. Et contrairement à ce qu’il y a écrit dans le routard, il y a des WC. La douche, au seau est à l’extérieur, elle n’a pas de porte mais une sorte de couloir d’accès en colimaçons qui masque la vue de l’extérieur, comprend pas bien pourquoi une porte aurait été plus difficile à construire. On va déjeuner, il n’y a que des crevettes mais elles sont excellentes. On commande de la langouste pour le soir. Alex finit par revenir à 14h30, apparemment, il a vu de beaux coraux. Ils sont resté 50 minutes dans l’eau, pas mal. Il se prend aussi des crevettes. Après le repas, plage devant les bungalows mais dommage, le vent s’est levé, l’eau n’est pas très chaude et c’est marée basse. Heureusement, il y a du sable blanc, de l‘eau turquoise et de belles pirogues, on ne va donc pas se plaindre. On va ensuite prendre une douche, l’eau est restée toute la journée dans le baquet donc elle est bien chaude et comme il n’y a pas de toit à la douche, on est sous le soleil, bref, beaucoup mieux que les douches froides des hôtels. Il y a quelques boutiques d’artisanat dans le village mais rien des très original et pas de cartes postales (timbres si durement acquis, pour rien ?). On fini par arriver Chez Emile où on a rendez-vous avec Samuel. Lui et Julien sont passés par la route qui est pourrie (pléonasme) et dangereuse (beaucoup de braquages). Ils ne savaient donc pas bien à quelle heure ils allaient arriver surtout qu’ils étaient partis après nous. A 19h30, toujours personne donc on a fini par retourner au resto après avoir laissé un mot au cas où. Arrivés au resto après 30 minutes de marche, on nous annonce que finalement il n’y a pas de langouste. Alex et maman sont très déçus. On prend donc du calmar mais il est vraiment très bon. On finit quand même par voir arriver Samuel qui nous a cherché car le club de plongée a déménagé depuis sa dernière venue à Anakao. En tout cas, il avait eu le mot, comme quoi, les moyens de communiquer les plus simples sont parfois les meilleurs En fait, ils ont crevé sur la route mais ils ont pu réparer le pneu. On leur offre une bière, ils l’ont bien mérité. Puis on va se coucher dans nos huttes.
24/8/8 : Anakao-Itampolo : enfin la langouste
Départ à 6h30. le coq a chanté juste derrière la hutte (en roseaux comme la douche) à 4h30 et j’ai passé la nuit à me gratter (Alex ne se fait jamais piquer, c’est pas juste). Il n’y a pas de pain à Anakao, on gagne au change, c’est crêpes pour le petit déjeuner. On roule sur une bonne piste (ou on s’habitue) pendant 1h30 pour arriver au village d’Ambola où on commande le repas de midi, langouste si possible. Ensuite on part pour le parc de Tsimanampetsotsa (à mes souhaits? merci!) où on nous propose plusieurs circuits. On ne peut pas faire celui de 10km qui serait trop long. La visite commence par une ballade en forêt où on voit des baobabs souriants (Andasonia fony) et une autre espèce (A. za) dont un de 3000 ans tout ridé. Egalement, une grotte avec des poissons aveugles et blancs et des hirondelles. Une multitude de makis qui nous permettent d’approcher à moins d’un mètre et un beau banian avec des perroquets, des fous de madagascar. Il y a aussi des couas, des pintades et des crottes de sangliers (comment ça on s'en fout?). Plein de plantes médicinales dont le guide tente de nous expliquer l’utilité : « contre » la fontanelle, le shampoing, le savon et évidemment plusieurs sortes de viagras naturels. On est ensuite allé vers le lac qui mesure 15km de long et 2km de large, très salé car il communique avec la mer par le fond. Il est magnifique car turquoise avec des bords qui même s’ils sont boueux sont blancs. On monte à un petit point de vue, au milieu du lac, il y a quelques îlots avec des arbres pointus, de loin ça ressemble à l’île des Pins de Nouvelle Calédonie pour les connaisseurs. On redescend pour voir les flamands roses mais c’est plutôt décevant, il n’y en a que 3000 donc sur cette superficie, forcément, la densité est faible mais on voit quand même 2 jolis vols. Ensuite, on reprend le 4x4 car on a faim (les crêpes, c’est meilleur mais ça remplit moins que le pain). Au resto, pas de langouste mais de bons poissons (une princesse et deux capitaines) grillés avec une bonne sauce tomate pour le riz. En milieu de repas, on nous apporte gentiment une toute petite langouste que Maman et Alex se partagent. Le site, très beau, est au bord de l’eau. L’après midi, reprise de la route avec plusieurs beaux tombeaux avec cornes de zébus, peintures et alloals. On passe un peu vite car apparemment problèmes avec les villages alentour qui demandent des droits de passage etc.… Justement ce jour là dans un des villages, il y a eu un décès, les habitants ont loué un orchestre pour faire la fête, ils vont également sacrifier 5 zébus, peut être plus les jours suivants. La végétation change aussi avec énormément de sisals et des cactus avec des figues de barbarie. 3h de route, on arrive à Itampolo, petit village côtier. Samuel nous emmène dans un hôtel au bout de la plage, cette fois c’est le luxe, 50 000 Ar pour un bungalow de 3 mais les pieds dans l’eau. On a le temps d’aller se baigner avant le coucher du soleil, super. On a fait 1km pour trouver un misérable petit coquillage, ça dépend vraiment des endroits. En revenant, Maman avait commandé 2 langoustes et 1 poisson. Les langoustes sont énormes et visiblement très bonnes. Mon capitaine était succulent et très copieux. On réserve une pirogue pour demain matin, verra t’on une baleine ?
25/8/8 : enfin une journée sans piste et une baleine
On a presque fait la grasse matinée, lever 7h. Petit déjeuner avec du bon pain blanc et de la marmelade d’orange. La pirogue est à l’heure, on va d’abord vers le large puisqu’il paraît qu’il y a une baleine. Effectivement, la grosse tache noire qu’on voit à peine grossit et on en voit même une plus petite, il y a un baleineau ! Manque de bol elle a déjà sauté ce matin tôt, et ne compte plus refaire sa gym. On arrive quand même à s’approcher à 100m et c’est trés impressionant, sur notre petite pirogue on a moyennement envie d’aller plus prés. Ils finissent donc par s’éloigner. Le piroguier nous a ensuite amenés à la barrière de corail pour plonger en tuba. L’eau est froide et pas de combi, les coraux sont très décevants mais il y a beaucoup de poissons, les tropicaux classiques comme à La Réunion et d’authentiques poissons rouges. Il y a aussi des étoiles de mer bleues comme aux Philippines. On remonte en grelottant sur le bateau, au loin, 2 jets d’eau de baleines, c’est finit pour aujourd’hui. On passe le reste de la matinée à bronzer sur la plage. Alex a eut tellement froid dans l’eau qu’il garde sa fourrure polaire, ce qui est moins pratique pour bronzer. Vers 12h30, on commence à avoir faim mais on n’a pas trop envie de rester parqués à l’hôtel donc on marche jusqu’au village. Sur la place principale sous un grand tamarinier, sont assis pleins de gens, on se demande ce qu’ils attendent surtout qu’ils sont en habits du dimanche…L’Unique Etoile, seul resto du village a l’air fermé. On essaie d’en trouver un autre mais un type nous aborde pour nous dire qu’on peut quand même manger. La terrasse donne sur la place, on saura peut être ce qu’ils attendent. On commande une Fresh bien fraîche pour patienter. Soudain, des chants pas très loin et arrive une procession dansante. Certaines personnes tiennent en l’air des chaises en plastique, d’autres une valise ou un bâton sur lequel est attaché un petit sac en plastique. Les petites filles brandissent des branchages. Devant, il y a 3 ou 4 zébus. On demande à la dame du resto ce dont il s’agit, on célèbre le décès d’un homme mort il y a 4 mois. On n’a pas trop compris si c’était pour le changer de tombeau ou autre. En tout cas, ils le (ré)enterrent demain. Ils ont fait plusieurs fois le tour du village, heureusement on a quand même échappé au sacrifice des zébus en direct. Au resto, très bons poissons grillés-sauce tomate-riz. On revient à l‘hôtel sous une chaleur accablante, la piste longe le cimetière (tombeaux avec cornes mais sans aloals) et on a la chance de voir notre première tortue radiée qui se baladait tranquillement. Elle ne semble pas contente de nous voir et souffle quand on l’attrape pour la prendre en photo. Et contrairement aux idées reçues, une tortue, ça court vite. Au bungalow, une sieste s’impose, la chasse à la tortue nous a épuisés. Ensuite on se décale sur la plage où Alex et Maman se rebaignent. On a beaucoup bronzés aujourd’hui et appréciés cette journée sans voiture.
26/8/8 : Itampolo-Lavanono : retour dans le désert
Départ à 6h45 après un bon petit déj. Pas de baleine ce matin. C’est parti pour 6h de pistes quasi-désertiques. Des paysages de dunes immenses qui gagnent du terrain d’après Samuel, des rivières immenses complètement à sec et bien sûr, de chaque coté de la route, des murs de figuiers de barbarie. On voit une tortue radiée sur le bord de la route, on s’arrête, pour les autres, on ne s’arrêtera plus, il y en a vraiment partout, Julien était obligé de faire des slaloms. Malheureusement, certaines se font quand même fait bugner, il y a beaucoup de carapaces vides. On s’arrête sur un marché, pas grand chose à voir, Samuel achète des figues de barbarie. Le goût ressemble à celui des kiwis en moins sucré. Sur la route, on a croisé de très beaux tombeaux avec aloals, avions, dessins colorés et évidemment des cornes de zébus. Enfin, on voie la mer, la chaleur est étouffante. On renonce à s’arrêter pour manger avant d’être arrivés. Les didiéréacés sont en fleurs et en feuilles ainsi que les aloes. Les euphorbes piquantes que mangent les zébus forment de véritables arbres. Arrivée à Lavanono, encore plus petit qu’Itampolo. Il y a 5 ou 6 bungalows sur la plage, très bien décorés, tenus par des Malgaches. On est morts de faim, on mange notre pique-nique sur la table devant notre bungalow. Ce n’est d’ailleurs pas brillant, le pain de Tuléar a 3j, il n’y a plus de Gérard donc c’est vache-qui-rit, pâté et figues de barbarie. Ensuite, baignade, il y a beaucoup de vagues, il paraît même qu’il y a des compets de surf. Coté coquillage, zéro, par contre il y a des éponges. On y reste tout l’après midi et on finit avec un beau coucher de soleil.
27/8/8 : Lavanono-Cap Ste Marie-Faux Cap : le sud du sud
Ce matin, pas de pain, des crêpes avec du bon miel. On part à 7h sur une jolie route bordée de figuiers de barbarie, les troupeaux de zébus sont de sortie. En 1h, on arrive à la réserve de Cap Ste Marie. Le guide ne parle pas français donc Samuel vient avec nous. On commence par arriver sur le circuit des grottes. Après une courte marche dans les épineux nains en compagnie des tortues radiées, on arrive à de magnifiques dunes de sable, il manque juste les dromadaires. Il y a des restes d’œufs d’aepyornis, une sorte d’autruche disparue il y a 700 ans. Ce sont vraiment de petits fragments, tout a été pillé. De l’autre coté de la dune, un magnifique paysage avec un rocher sacré sortant de l’eau. La coutume veut qu’on y dépose le cordon ombilical des bébés. Les rochers à fleur d’eau ont de curieux motifs, on dirait des rizières en terrasses. Il y a 3 ou 4 baleines, un peu loin mais on a des jumelles. Il y en a même une qui saute en se retournant. La suite, une belle plage en bas de dune avec une sorte de mini-calanque entre deux barres de rochers. On nous a autorisé à nous baigner mais l’ensemble forme une sorte de goulet. Dans un sens pas de problème mais pour revenir, c’est autre chose. Quand on a fini par sortir, on a vu que le guide s’était fait beaucoup de soucis. On reprend ensuite le 4x4 pour aller au phare et avoir un point de vue sur le vrai cap Ste Marie, le point le plus au sud de Madagascar. Au retour, le guide est obligé de descendre plusieurs fois pour déplacer les tortues du milieu de la route. Arrivés au bureau de l’ANGAP, on pique-nique sous un petit kiosque. Ce fut difficile car on a mis 25 minutes a retrouvé notre seule, unique et dernière boite de pâté. Dans les sacs, ça commence à être un peu le foutoir. Reprise ensuite de la route avec de très beaux tombeaux surmontés de voitures ou d’avions très colorés. Certains ont même encore un petit mausolée au milieu. Le route est plutôt bonne, on arrive à Faux-Cap à 14h30. On se rend au Cactus Hôtel, les bungalows y sont assez sommaires, et plutôt sales mais on n’a pas trop le choix. On va quand même se baigner malgrés le vent et on a une bonne surprise, la barrière de corail est très proche, il y a de beaux coraux. Par contre, cette fois, pas de poissons, à part un clown et des murènes. Douche au seau au bungalow, je commence à en avoir un peu marre de l’eau froide, je m’enrhume. Pour le coucher de soleil, cette fois, c’est coté terre derrière la petite église du village. Il y a pas mal de baraques en ruine, laissées à l’abandon et plein de cactus, ça fait très Mexique. Le groupe électrogène arrive à éclairer une ampoule de lampe de poche plutôt insuffisante pour l’ensemble de la salle de resto. Alex n’est pas amateur de dîner aux chandelles et râle. C’est vrai qu’en plus la salle est directement ouverte sur la mer, c’est joli mais froid. On a invité Samuel et Julien car c’est le dernier soir que Maman passe avec nous, la langouste avait l’air bonne mais le poisson avait le goût de l’algue, il paraît que c’est bon pour la santé. Et le gâteau manioc du dessert ne vaut pas le gâteau patate de La Réunion.
28/8/8 : Fort Dauphin : fin du périple
Partis à 7h après un petit déj sympas, galettes de riz et crêpes. Le début de la route est semblable à celui d’hier. On passe Tsiombe où devait avoir lieu une manifestation culturelle organisée par une assos française qui logeait également au Cactus Hôtel. Pas de musique pour l’instant mais un grand marché où l’on s’arrête un moment. Le paysage change complètement un peu plus loin, il y a des rizières, des bananiers, des feuilles d’éléphants. C’est beaucoup plus humide, on traverse plusieurs cours d’eau avec les activités qui en découlent : remplir les baquets, se laver, faire la lessive, étendre la lessive à même le sol. On croise des enfants sur la route qui font « la danse du sud », d’après Samuel, ce sont les ethnies du sud qui ont gardé le plus leurs traditions. Les tombeaux changent aussi, on passe à de grands carrés de 15x15m avec de simples obélisques. On arrive à Fort Dauphin à 13h avec même une route goudronnée mais dans un tel état que c’est encore pire que la piste de sable, d’ailleurs, dès que Julien peut passer sur les cotés, il le fait. On nous emmène manger « chez Perline », il y a un gros groupe de Français très bruyant, ça contraste avec les derniers jours de calme qu’on vient de passer. Le resto n’est pas donné mais c’est bon et la carte est très variée. On va ensuite à l’hotêl « Chez Anita » où on trouve une petite chambre sympa. Maman doit être à l’aéroport à 16h20, on a donc le temps de passer à la baie de Libano où c’est la première fois que je vois des familles Malgaches se baigner. On retrouve le groupe de Français braillards, pas de veine ! La baie est très belle mais l’abord de la plage est sale, ça gâche un peu. On accompagne Maman à l’aéroport, elle va poursuivre son périple en Tanzanie, l’avion n’est ni en retard, ni annulé, un vrai miracle. On rentre à l’hôtel au coucher du soleil et on commande à dîner car il est noté dans le guide que le service est long. C’est en effet un grand euphémisme mais ça m’a permis de faire mes cartes postales, on en a enfin trouvé. Elles arriveront bien après notre retour, mais pour les métropolitains ce n’est pas trop grave. Ça valait la peine d’attendre, on a mangé un excellent zébu-massalé.
29/8/8 : la baie de Lokaro, la plage au milieu des montagnes
Samuel vient nous chercher à 8h. Première étape obligatoire : la banque pour finir de les payer car ils vont repartir demain matin. On est obligé de faire plusieurs retraits, impossible de retirer en une fois à l’intérieur mais les guichets marchent. Samuel est content de son petit pactole. Il nous faut une heure pour atteindre la baie de Lokaro, la route est très belle, pleine de rizières, de feuilles d’éléphants et d’une quantité impressionnante de Ravinala (arbres du voyageur). On a également eu la chance de voir des népenthenes, des plantes carnivores jaunes avec une fleur en godet pour piéger les insectes. Il y a aussi des pervenches de Madagascar et des pandanus. La baie de Lokaro est très belle avec des montagnes au loin et la rivière qui se jette dans la mer. Il y a une petite île en face où Samuel voulait aller mais il y a beaucoup de vent donc même si c’est peu profond, on en a rapidement jusqu’aux épaules et Alex a un gros rhume. On se contente donc d’une ballade sur la plage avec l’ascension d’une petite butte d’où on a une vue sur l’ensemble du site. Les rochers sont du granit noir. Au retour, pique-nique pas fameux, on n’a trouvé que du pâté de volaille chez le karan de la station service et des vaches-qui-rit. On arrive à trouver un endroit abrité pour se faire bronzer et j’arrive quand même à prendre mon dernier bain à Mada. Au retour à l’hôtel, on tombe sur les 2 jeunes qui nous suivent depuis Anakao et qui ont eu pas mal de problèmes (pannes tous les jours, chauffeur-sans guide-ne parlant pas français, vol de portefeuille etc.…). Là ils attendaient la police pour litige avec le loueur de 4x4. Dernière (en principe) douche froide et dédredssage (ça se dit ?) de cheveux. Au dîner, succulentes brochettes de zébu et soupe au crabe.
30/8/8 : Retour à Tana, début du shoppping
Ce matin, c’est moi qui suis malade, la dernière douche froide a été fatale. Petit déj puis tour en ville pour une dernière photo. Samuel vient nous chercher à 9h, ils ont été très sympas de nous accompagner à l’aéroport car en principe, le contrat stipulait que nous les quittions la veille. En fait, il ne reprenne la route que demain après la révision de la voiture. L’attente à l’aéroport est longue et désorganisée. On retrouve nos deux malheureux jeunes qui ont fini par s’en sortir, ils sont quand même allés au commissariat mais ça s’est bien fini. L’avion est là, c’est un gros zavion et on a même droit à une collation. Normalement, il était convenu que quelqu’un du Manoir Rouge vienne nous chercher. On n’a vu personne, moyennement étonnés, on est donc parti à pied. On nous avait attribué une petite chambre dans une des annexes, toujours très bien décorée, c’est vraiment un endroit sympa. Pour aller à Tana, on a pris un taxi B qui est arrivé pas loin de la gare mais on s’est trompé de direction et on a fait un gros détour par le marché aux tissus toujours blindé de monde. On a fini par arriver avenue de l’indépendance à 15h. On va prendre un déjeuner léger au glacier puis opération souvenirs. D’abord, T-Shirt Baobab pour des amis de La Réunion puis marché d’Andravoahangy. Il y a toujours la même rangée de bicoques de brodeuses. Après les avoir toutes regardées plusieurs fois, on a trouvé deux jolies robes pour Elisa et Cléa-Marie. Alex m’a un peu aidé pour les tailles car je n’ai pas vraiment l’œil. Par contre, je n’ai pas trouvé la nappe de mes rêves, je suis particulièrement difficile parce qu’il y en a quand même des quantités. Alex a pris un napperon pour sa mère. Vers 17h, on décide de repartir vers la station de taxi B. De toute façon, tout était en train de fermer. On n’a jamais réussi à prendre de bus, on n’arrivait jamais à savoir où il allait et des masses de gens s’engouffraient dedans à chaque fois. Par contre Alex a réussi à se faire piquer tout son fric dans son blouson (oui je sais Ony, quelle idée aussi....). Heureusement, ses papiers étaient ailleurs. Ça nous a bien refroidis donc on a pris un taxi mais il a fallu affronter les énormes bouchons, il faut dire, c’était l’heure de pointe. Au menu du dîner, galette de pommes de terre au poulet, ça change.
31/8/8 : the last day : fin du shopping et à la prochaine Mada !
Après un super petit déj, on a repris notre taxi B pour le marché de la digue. La nuit a été difficile entre les aboiements de chiens et les coqs, finalement c’était plus calme à la campagne. On a toujours notre crève donc pas vraiment d’attaque pour le shopping. On arrive vers 9h, toutes les boutiques ne sont pas ouvertes mais on a quand même réussi à y passer 4h au final ! On les a faites une par une et on a marchandé mais on a trouvé ce qu’on voulait notamment nos deux chaises en bois et un totem de plus de 2m de haut qu’on a fait scier pour le transporter. Ensuite on est rentré, l’hôtel nous a fait amener à l’aéroport pour se faire pardonner de leur oubli de la veille, en même temps on en avait vraiment plus besoin là vu la masse de chose impressionnante à ramener. On a eu quelques petits coups de flips à l’aéroport. On n’avait pas déclaré notre bois au ministère des eaux et forêts, heureusement il y a avait un guichet spécial à l’aéroport et comme ce n’était que de l’artisanat ça a été vite fait et sans problème. Deuxièmement le poids qu’on essaie toujours de ne pas dépasser mais pas de balance…c’était pile le poids maximum à 500g prés, trop forts. Le vol de retour s’est bien passé, on a l’impression de revenir à la maison même si c’est à La Réunion, comme quoi, on s’habitue vite. On ne s’est pas fait cambrioler et le chat n’est pas mort de faim, ouf. En tout cas, il reste plein de choses à voir à Mada, même si on en a fait une grande partie et on compte bien y retourner.
Bons votages à tous!
Nous avons payé (indicatif, ça a dû encore changer depuis les évennements) :
- Tsyngis, forfait 2j grands et petits : 60 000 Ar/pers
- Bac Tsirbina : 70 000 Ar/4x4
- Bac Manambolo : 25 000 Ar/4x4
- Plat dans un petit resto : 4 000 Ar
- Plat dans une gargote : 2 500 Ar
- Bouteille d’eau GM : 2000-3000 Ar
- Zoom Hôtel Morondava, 1 chambre eau chaude 3 pers : 30 000 Ar
- Promenade en pirogue (2h) baleines + snorkelling : 8000 Ar/pers
- Hôtel Sud Itampolo, bungalow 3 pers : 50 000 Ar, petit dej : 7000 Ar, langouste : 16 000 Ar
- Hotel Lavanono, bungalow 2 pers : 25 000 Ar, 3 pers : 30 000 Ar
- Cactus Hôtel Faux Cap, bungalow 3 pers : 30 000 Ar, langouste 20 000 Ar
- Réserve Cap Ste Marie, 2 circuits : 42 000 Ar/3 pers
- Hôtel Anita Fort Dauphin, chambre eau froide : 30 000 Ar, plat : 9000 Ar, petit dej : 4500 Ar
Nous avons aimé :
- la diversité des paysages et la richesse de la faune et de la flore
- le sérieux et la gentillesse de nos accompagnateurs
- la rando dans les Tsingys, vraiment impressionnant même quand on n’a pas d’ULM comme Nicolas Hulot
- le sourire des Malgaches, toujours présent
Nous n’avons pas aimé :
- La longueur des premières étapes, trop de route, arrivée trop tard mais je le savais, boucler ce programme en 17j impliquait cela. A faire plutôt en 3 semaines pour bien en profiter Rien d’autre : tout le reste était super. Les douches froides, c’est bon pour la peau.
Lorsque l'armée chinoise tira dans la foule (4 juin 1989) English translation pending
Une pensée particulière en ce jour de commémoration du massacre de Tian an Men.


Madère, l'île aux fleurs (suite) English translation pending
Vous trouverez ce carnet réécris de manière plus lisible, ici:
http://sites.google.com/...maderelileauxfleurs/
Escapade à Madère, l’île aux fleurs (suite)
Mercredi
Pas de rando pour aujourd’hui, gros programme qui file sur le nord en passant par le col d’Encumeada jusqu’à Porto Moniz et ses piscines naturelles, puis retour par la côte. Pas de discussion ce matin, ce n’est pas négociable, ce sera piscine au retour. La journée fut bien chargée et finalement pas de piscine !

La route est bien agréable et les arrêts photos sont nombreux. Gilles qui aime conduire dans les routes de montagne va se faire plaisir . Escarpements il aime, escarpements il trouvera !

Des mimosas odorants partout!

Nous nous arrêtons à Sao Vicente où les vagues qui se brisent sur la roche sont déjà impressionnantes.
Une étape à la cascade de la veuve

se soldera plutôt par des clichés de bourdons en train de butiner.
Nous avons choisi de faire le circuit dans ce sens, car c’est l’unique moyen d’emprunter la route des corniches (au lieu des tunnels rapides qui bouchent la vue) et nous ne nous en privons pas. Elle est superbe et qui plus est, peu fréquentée. Les arrêts photos sont de nouveau nombreux. Nous laverons la voiture à plusieurs reprises sous des cascades qui dévalent.
Parfois la route est complètement recouverte d’éboulis et nous devons emprunter le tunnel rapide qui la longe.
Le dernier tronçon se met à grimper suivant une pente défiant toute concurrence et cela en plein tunnel. La voiture peine en 1ère: montera, montera pas ???? Très péniblement, nous débouchons sur … un cul-de-sac. Sur les marches d’une petite maison, un autochtone enveloppé dans une couverture et appuyé sur sa canne contemple la scène. Nous lançons un « ola ! » enjoué mais l’homme semble figé. . Il ne bougera pas même une ride. Nous en déduisons que l’occupation de ses journées consiste à guetter le « pigeon malheureux » tombé dans le guet-apens du cul-de-sac. Nous imaginons très bien la scène :
« - Alors Paulo, combien aujourd’hui ? »
Nous repartons donc en sens inverse, croisons plusieurs voitures victimes elles aussi de « la dernière corniche » et alertons ceux qui ont la prudence de faire une pause avant la grimpette.
Dans la dernière, la passagère a déjà l’appareil photo à la main, prête à saisir tout beau paysage qui se présenterait. Nous savons qu’en guise de paysages somptueux, elle va tomber sur Paulo, et nous compatissons !
Nous reprenons la route via le tunnel peu attractif, mais pourtant bien pratique, pour Porto Moniz.
Après tout de même quelques détours dans les petits villages de montagne avoisinants,
nous découvrons les fameuses piscines naturelles, bassins creusés dans la lave et aménagés.
Cela aurait été une expérience intéressante de pouvoir y plonger nos « arpions » et plus si affinité, mais le temps n’est pas à la baignade. Il fait froid et très venteux. Nous ne ferons donc que les parcourir en observant pendant un temps certain les vagues se briser sur les écueils.
De vrais rouleaux forts appréciés par les surfeurs, paraît-il.
Nous devons quitter ces vagues extraordinaires pour emprunter la route de montagne qui nous amènera sur la côte sud.
Nous arrivons à un café qui surplombe de manière inquiétante la corniche : le bar « el precipio » - on se demande où ils ont été chercher un tel nom ! Vue imprenable garantie.
Les voitures sont minuscules tout en bas et nous savons que nous aussi, dans peu de temps, nous serons réduits à l’état de voitures « majorettes ».
Aussitôt dit, aussitôt fait. La descente, rapide nous amène au village de Jardim do Mar.
Nous avons réussi et aimé nous y perdre dans les ruelles étroites, au milieu des bananiers et des jardins exubérants qui surplombent la mer. Visite vraiment sympa !
Nous nous arrêterons un court instant à la plage de Calheta (nous ne nous y baignerons pas, il est déjà 20 heures !).
Cette plage artificielle est constituée avec le seul sable qui ne soit pas noir de l’île (quand toutefois sable il y a, car la plage à Madère est quand même une denrée rare). Il est importé du Maroc.
Le retour à Funchal s’effectue par la route directe, sans fioritures.
La journée fut bien remplie et trouver le sommeil ne fut pas long.
Jeudi
On va se reposer d’hier avec une journée sans voiture. Ce sera visite de Funchal : d’abord le marché coloré, 


puis promenade dans la ville.

En cherchant un snack, nous y croisons « nos amis » et partageons le repas avec eux pour le plus grand bonheur des enfants. Nos chemins se séparent ensuite et nous enchaînerons par le jardin botanique.


Gilles craignait que les enfants ne s’y ennuient, que nenni ! Fleurs et perroquets surent déployer tous leurs attraits et le moment fut agréable pour tous.
Nous avons poursuivi ensuite avec la ville de Monte et ses jardins impériaux que Robin qualifie de labyrinthes,

son église très photographiée dans tous les guides de Madère
et ses carros de cestos, fort attrayants (mais quand même 25€ la descente par personne). Ce sont des carrioles sur patins, guidées par 2 hommes dans une descente de rue infernale jusqu’à Funchal, rue qu’ils ont d’ailleurs patinée à force de passages.


Pour nous se sera la descente du même parcours à pied et en voiture. Lucas et moi partirons à pied. Avec la pente, nos rotules en prirent un coup sans parler des décharges d’adrénaline au passage des voitures car la voie étant démunie de trottoirs il fallait se plaquer contre le mur, les pieds dans le caniveau, en croisant les doigts.
Ce soir, c’est le grand soir. Nous avions prévu un dîner madérien avec « nos amis ». A Funchal, nous nous sommes régalés, pour certains de poisson à la banane et pour d’autres, de brochettes typiques du coin. Les plats étaient copieux et l’ambiance très agréable, ce n’est qu’à 1h30 du matin que nous nous sommes quittés, après une petite dégustation de vin de Madère. Dur, dur ! Le lendemain, nous devons nous lever à l’aube pour LA grosse journée rando de la semaine, car après 10 heures les nuages envahissent les monts et le panorama en dessous.
Vendredi
Bien évidemment l’aube n’a vu personne se lever ! Il fait un temps superbe. Et bien, allons-y ! Je pars acheter tout ce qui peut constituer un pique-nique et en route pour le Pico de Ariero que nous devons prolonger jusqu’au Pico Ruivo, soit 12 kilomètres en environ 6 heures de marche.
« Nos amis » sont à la plage. Ça râle dans la marmaille qui constitue l’équipe rando !
A la demande quasi générale, nous voulons repasser au marché, certains pour caresser les poussins, d’autres pour goûter les différents fruits proposés et sucer les cannes à sucre et pour moi voir une ambiance encore plus colorée le vendredi, parait-il. . Diantre, le marché est fermé, que se passe-t-il ?
Tant pis, nous entamons la route de montagne. Les nuages ont déjà recouvert les cimes et la visibilité décroit avec l’altitude.

En fait de panorama, c’est un brouillard « à couper au couteau » qui nous accueille. Nous n’y voyons pas à 10 mètres. Nous décidons de poursuivre quand même jusqu’au pic, pour espérer passer au-dessus des nuages.
Rien n’y fait. Le thermomètre indique 4°C (26°C à Funchal), le vent est fort et glacial et la pluie s’en mêle - quel contraste, cela nous transporte en quelques minutes au cœur de hiver. Nous ne ferons donc pas la rando la plus populaire de l’île ! Chouette pour les uns (les plus nombreux), trop dommage pour les autres.
Les bords de route couverts d'agapanthe. Les arbres entièrement recouverts de lierre.
Nous redescendons dans une ambiance morose à Funchal et repassons au marché qui est encore fermé ! Et le parking à côté aussi ! Et puis la plupart des magasins ! Et oui, on y est, c’est Vendredi Saint ! Et bien, pas de shopping .

Qu’à cela ne tienne, de retour au printemps tropical, nous décidons de musarder au sein de la vieille ville.

Alors que nous prenons un verre dans des petits bateaux aux couleurs pastel sur le bord de mer, une voix nous hèle. « Nos amis » déjeunent dans le gros bateau du même restau, à côté. Diantre, nos chemins se sont encore croisés. Le temps est superbe, nous décidons de continuer tous à la plage. Impec, sauf que le temps d’enfiler les maillots un vent bien froid fait son apparition. Du coup, le choix se portera sur la piscine de l’hôtel, à l’abri. Les enfants complotent et ce sera à nouveau et avec grand plaisir que nous irons dîner pour le dernier soir sur le sol de Madère avec nos « amis ». La soirée se prolongera dans un bar branché où nous dégusterons une fameuse « poncha », boisson typique de l’île qui s’apparente très fortement au punch. C’est fort, mais ça se boit bien ! C’est encore à 1h30 que nous regagnerons nos pénates respectifs. pour préparer … les valises .
Samedi
Le retour se déroulera sans encombre avec des équipes d’enfants mixtes avec nos amis. Fini l’ambiance tropicale, retour à la grisaille. Nos deux familles se quittent sur le quai de la navette de Roissy. Ce fut une semaine très sympa et pleine de surprises.
J’aurais aimé bénéficier d’un peu plus de temps pour faire tout un peu plus tranquillement et approfondir notre découverte des levadas. Pour ceux qui ne randonnent pas trop, je pense qu’une semaine c’est bien, l’île n’est pas très grande.

Ce qui m’a surpris c’est : la richesse et l’abondance de flore la quasi inexistence de faune. On s’attendrait à une multitude d’oiseaux et de papillons, il n’en est rien. Même le cheptel est rare, quelques vaches, moutons ou chèvres parsemés de ci de là. Pour finir, j’aurais aimé voir des orchidées en pleine nature puisque c’est une des spécialités de l’île, peut-être avons-nous randonné trop haut ou ne sommes nous pas allés dans les bons coins, nous n’en avons pas croisées.
C’est une île surprenante, enchanteresse et au final très attachante pour qui aime la nature, les paysages sauvages et les randonnées. Si le tourisme commence à s’y développer, c’est encore actuellement un endroit très préservé vers lequel nous retournerions tous sans hésitation.
Pour les amateurs, encore quelques photos de fleurs, je ne m'en lasse pas!




Voilà, c'est la fin!
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...aux_fleurs_D2562717/
Escapade à Madère, l’île aux fleurs (suite)

Mercredi
Pas de rando pour aujourd’hui, gros programme qui file sur le nord en passant par le col d’Encumeada jusqu’à Porto Moniz et ses piscines naturelles, puis retour par la côte. Pas de discussion ce matin, ce n’est pas négociable, ce sera piscine au retour. La journée fut bien chargée et finalement pas de piscine !

La route est bien agréable et les arrêts photos sont nombreux. Gilles qui aime conduire dans les routes de montagne va se faire plaisir . Escarpements il aime, escarpements il trouvera !

Des mimosas odorants partout!

Nous nous arrêtons à Sao Vicente où les vagues qui se brisent sur la roche sont déjà impressionnantes.
Une étape à la cascade de la veuve

se soldera plutôt par des clichés de bourdons en train de butiner.
Nous avons choisi de faire le circuit dans ce sens, car c’est l’unique moyen d’emprunter la route des corniches (au lieu des tunnels rapides qui bouchent la vue) et nous ne nous en privons pas. Elle est superbe et qui plus est, peu fréquentée. Les arrêts photos sont de nouveau nombreux. Nous laverons la voiture à plusieurs reprises sous des cascades qui dévalent.
Parfois la route est complètement recouverte d’éboulis et nous devons emprunter le tunnel rapide qui la longe.
Le dernier tronçon se met à grimper suivant une pente défiant toute concurrence et cela en plein tunnel. La voiture peine en 1ère: montera, montera pas ???? Très péniblement, nous débouchons sur … un cul-de-sac. Sur les marches d’une petite maison, un autochtone enveloppé dans une couverture et appuyé sur sa canne contemple la scène. Nous lançons un « ola ! » enjoué mais l’homme semble figé. . Il ne bougera pas même une ride. Nous en déduisons que l’occupation de ses journées consiste à guetter le « pigeon malheureux » tombé dans le guet-apens du cul-de-sac. Nous imaginons très bien la scène :
« - Alors Paulo, combien aujourd’hui ? »
Nous repartons donc en sens inverse, croisons plusieurs voitures victimes elles aussi de « la dernière corniche » et alertons ceux qui ont la prudence de faire une pause avant la grimpette.
Dans la dernière, la passagère a déjà l’appareil photo à la main, prête à saisir tout beau paysage qui se présenterait. Nous savons qu’en guise de paysages somptueux, elle va tomber sur Paulo, et nous compatissons !
Nous reprenons la route via le tunnel peu attractif, mais pourtant bien pratique, pour Porto Moniz.
Après tout de même quelques détours dans les petits villages de montagne avoisinants,
nous découvrons les fameuses piscines naturelles, bassins creusés dans la lave et aménagés.
Cela aurait été une expérience intéressante de pouvoir y plonger nos « arpions » et plus si affinité, mais le temps n’est pas à la baignade. Il fait froid et très venteux. Nous ne ferons donc que les parcourir en observant pendant un temps certain les vagues se briser sur les écueils.
De vrais rouleaux forts appréciés par les surfeurs, paraît-il.
Nous devons quitter ces vagues extraordinaires pour emprunter la route de montagne qui nous amènera sur la côte sud.
Nous arrivons à un café qui surplombe de manière inquiétante la corniche : le bar « el precipio » - on se demande où ils ont été chercher un tel nom ! Vue imprenable garantie.
Les voitures sont minuscules tout en bas et nous savons que nous aussi, dans peu de temps, nous serons réduits à l’état de voitures « majorettes ».
Aussitôt dit, aussitôt fait. La descente, rapide nous amène au village de Jardim do Mar.
Nous avons réussi et aimé nous y perdre dans les ruelles étroites, au milieu des bananiers et des jardins exubérants qui surplombent la mer. Visite vraiment sympa !
Nous nous arrêterons un court instant à la plage de Calheta (nous ne nous y baignerons pas, il est déjà 20 heures !).
Cette plage artificielle est constituée avec le seul sable qui ne soit pas noir de l’île (quand toutefois sable il y a, car la plage à Madère est quand même une denrée rare). Il est importé du Maroc.
Le retour à Funchal s’effectue par la route directe, sans fioritures.
La journée fut bien remplie et trouver le sommeil ne fut pas long.
Jeudi
On va se reposer d’hier avec une journée sans voiture. Ce sera visite de Funchal : d’abord le marché coloré, 


puis promenade dans la ville.

En cherchant un snack, nous y croisons « nos amis » et partageons le repas avec eux pour le plus grand bonheur des enfants. Nos chemins se séparent ensuite et nous enchaînerons par le jardin botanique.



Gilles craignait que les enfants ne s’y ennuient, que nenni ! Fleurs et perroquets surent déployer tous leurs attraits et le moment fut agréable pour tous.
Nous avons poursuivi ensuite avec la ville de Monte et ses jardins impériaux que Robin qualifie de labyrinthes,

son église très photographiée dans tous les guides de Madère
et ses carros de cestos, fort attrayants (mais quand même 25€ la descente par personne). Ce sont des carrioles sur patins, guidées par 2 hommes dans une descente de rue infernale jusqu’à Funchal, rue qu’ils ont d’ailleurs patinée à force de passages.


Pour nous se sera la descente du même parcours à pied et en voiture. Lucas et moi partirons à pied. Avec la pente, nos rotules en prirent un coup sans parler des décharges d’adrénaline au passage des voitures car la voie étant démunie de trottoirs il fallait se plaquer contre le mur, les pieds dans le caniveau, en croisant les doigts.

Ce soir, c’est le grand soir. Nous avions prévu un dîner madérien avec « nos amis ». A Funchal, nous nous sommes régalés, pour certains de poisson à la banane et pour d’autres, de brochettes typiques du coin. Les plats étaient copieux et l’ambiance très agréable, ce n’est qu’à 1h30 du matin que nous nous sommes quittés, après une petite dégustation de vin de Madère. Dur, dur ! Le lendemain, nous devons nous lever à l’aube pour LA grosse journée rando de la semaine, car après 10 heures les nuages envahissent les monts et le panorama en dessous.

Vendredi
Bien évidemment l’aube n’a vu personne se lever ! Il fait un temps superbe. Et bien, allons-y ! Je pars acheter tout ce qui peut constituer un pique-nique et en route pour le Pico de Ariero que nous devons prolonger jusqu’au Pico Ruivo, soit 12 kilomètres en environ 6 heures de marche.
« Nos amis » sont à la plage. Ça râle dans la marmaille qui constitue l’équipe rando !
A la demande quasi générale, nous voulons repasser au marché, certains pour caresser les poussins, d’autres pour goûter les différents fruits proposés et sucer les cannes à sucre et pour moi voir une ambiance encore plus colorée le vendredi, parait-il. . Diantre, le marché est fermé, que se passe-t-il ?
Tant pis, nous entamons la route de montagne. Les nuages ont déjà recouvert les cimes et la visibilité décroit avec l’altitude.

En fait de panorama, c’est un brouillard « à couper au couteau » qui nous accueille. Nous n’y voyons pas à 10 mètres. Nous décidons de poursuivre quand même jusqu’au pic, pour espérer passer au-dessus des nuages.

Rien n’y fait. Le thermomètre indique 4°C (26°C à Funchal), le vent est fort et glacial et la pluie s’en mêle - quel contraste, cela nous transporte en quelques minutes au cœur de hiver. Nous ne ferons donc pas la rando la plus populaire de l’île ! Chouette pour les uns (les plus nombreux), trop dommage pour les autres.
Les bords de route couverts d'agapanthe. Les arbres entièrement recouverts de lierre.Nous redescendons dans une ambiance morose à Funchal et repassons au marché qui est encore fermé ! Et le parking à côté aussi ! Et puis la plupart des magasins ! Et oui, on y est, c’est Vendredi Saint ! Et bien, pas de shopping .

Qu’à cela ne tienne, de retour au printemps tropical, nous décidons de musarder au sein de la vieille ville.

Alors que nous prenons un verre dans des petits bateaux aux couleurs pastel sur le bord de mer, une voix nous hèle. « Nos amis » déjeunent dans le gros bateau du même restau, à côté. Diantre, nos chemins se sont encore croisés. Le temps est superbe, nous décidons de continuer tous à la plage. Impec, sauf que le temps d’enfiler les maillots un vent bien froid fait son apparition. Du coup, le choix se portera sur la piscine de l’hôtel, à l’abri. Les enfants complotent et ce sera à nouveau et avec grand plaisir que nous irons dîner pour le dernier soir sur le sol de Madère avec nos « amis ». La soirée se prolongera dans un bar branché où nous dégusterons une fameuse « poncha », boisson typique de l’île qui s’apparente très fortement au punch. C’est fort, mais ça se boit bien ! C’est encore à 1h30 que nous regagnerons nos pénates respectifs. pour préparer … les valises .
Samedi

Le retour se déroulera sans encombre avec des équipes d’enfants mixtes avec nos amis. Fini l’ambiance tropicale, retour à la grisaille. Nos deux familles se quittent sur le quai de la navette de Roissy. Ce fut une semaine très sympa et pleine de surprises.
J’aurais aimé bénéficier d’un peu plus de temps pour faire tout un peu plus tranquillement et approfondir notre découverte des levadas. Pour ceux qui ne randonnent pas trop, je pense qu’une semaine c’est bien, l’île n’est pas très grande.

Ce qui m’a surpris c’est : la richesse et l’abondance de flore la quasi inexistence de faune. On s’attendrait à une multitude d’oiseaux et de papillons, il n’en est rien. Même le cheptel est rare, quelques vaches, moutons ou chèvres parsemés de ci de là. Pour finir, j’aurais aimé voir des orchidées en pleine nature puisque c’est une des spécialités de l’île, peut-être avons-nous randonné trop haut ou ne sommes nous pas allés dans les bons coins, nous n’en avons pas croisées.
C’est une île surprenante, enchanteresse et au final très attachante pour qui aime la nature, les paysages sauvages et les randonnées. Si le tourisme commence à s’y développer, c’est encore actuellement un endroit très préservé vers lequel nous retournerions tous sans hésitation.
Pour les amateurs, encore quelques photos de fleurs, je ne m'en lasse pas!




Voilà, c'est la fin!
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...aux_fleurs_D2562717/Cinq jours en Jordanie English translation pending
Salut à toutes et à tous.
Nous partons pour 6 mois en tour du monde en couple à partir d'octobre 2009, et nous avons prévu de passer 5 jours en jordanie: arrivée et départ d'Amman.
Quels sont les sites incontournables? faut-il louer une voiture ou les transports locaux sont-ils suffisant? Petra faut-il y rester 2 ou 3 jours?
merci d'avance...
Nous partons pour 6 mois en tour du monde en couple à partir d'octobre 2009, et nous avons prévu de passer 5 jours en jordanie: arrivée et départ d'Amman.
Quels sont les sites incontournables? faut-il louer une voiture ou les transports locaux sont-ils suffisant? Petra faut-il y rester 2 ou 3 jours?
merci d'avance...