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Catastrophe de Sudan Airways (10 juin 2008) English translation pending
Faute de maintenance reguliere et de provisions en pieces detachées aupres des constructeurs,
la securité des voyageurs est en peril ...Le CRASH de SUDAN AIRWAYS hier a mis la lumiere sur une cie
aerienne sous embargo....on peut concevoir un embargo sur les ventes d'armement militaires à des pays
"indisciplines"....mais comment peut on se permettre de punir l'aviation civile internationale avec ses flux de voyageurs, de touristes et d'affairistes empruntant les vols de cies presagées catastrophiques!!!
Depuis que vous l'avez quittée, la France vous manque t-elle? English translation pending
J'avais vraiment qu'une envie avant c'etait de quitter la France. Ce que j'ai fait pour voir du pays. Mais apres ces quelques annees de vadrouille parfois elle me manque vraiment. Je sais qu'apres 6 mois la maladie du voyage me reprendra, mais j'aimerais savoir si vous aussi vous pensez a votre pays, si quelques fois vous vous sentez deracines et avez envie de revoir le coin ou vous avez grandi? Bien sur tout change les potes, la famille, l'environnement, mais le fait de se dire "je suis de retour a la maison" est un sentiment unique non?
"Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) English translation pending
Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates.
Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase :
Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes...
Impardonnable !
Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale !
Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande :
....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman.
(mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
Thaïlande... English translation pending
"Nous sommes toujours, pour une part, responsable de ce que l'on est" Alexandra D Néel
Chaque voyage crée une émotion qui lui est propre et qu'on ne verra jamais renaître. A mesure que l'homme se développe et s'achève, le cercle des propriétés qu'il apprend à reconnaître aux êtres et aux choses s'agrandit. Puis vient la nécessité, cris silencieux et continu du mécanisme destructeur de cette part de nous qui refuse le nouveau. Etres et choses prennent une signification qui se résout finalement en résonance intérieure. Ici devient ailleurs.
BANGKOK, Samedi. Un voyage commence à l'ouverture des portes de la zone internationale. Ce moment suspendu ou s'entrechoquent dans un flux syncopé, les voyageurs, les amis impatients, les émotions, les étreintes, les rabatteurs… Cet instant si particulier des premiers regards, sourires, paroles, rencontres… Notre premier contact est une femme d'une quarantaine d'année au large sourire, son habit est élégant et ses manières raffinées. Après nous avoir salué, elle nous remet une carte de Bangkok tout en nous demandant dans un anglais impeccable si nous avons réservé un hôtel. Nous lui répondons que c'est le cas. Alors avec la même prestance, elle écrit sur le dos de notre carte l'adresse de notre hôtel en Thaïlandais, puis d'un ton calme et serein nous explique comment nous y rendre par le service de taxis public tout en nous indiquant le prix maximum de la course.
A l'extérieur tout est organisé, dans une petite file, des gens attendent leur tour. Arrivée à hauteur du comptoir nous tendons notre carte et immédiatement la préposé nous renseigne sur le temps de trajet et nous tend un reçu sur lequel est inscrit le montant de la course, celui-ci va passer de mains en mains jusqu'à notre chauffeur qui l'air débonnaire va nous conduire à sa voiture. Son rose est éclatant, sortie tout droit d'un carton de poupée barbie.
Tandis que la route défile, j'observe de part et d'autre des statues représentant des guerriers vêtus d'armures. Au loin se profile la "cité des anges".
Dans l'habitacle, la climatisation nous fait presque oublier la lourde chaleur. Nous entamons une brève conversation avec le chauffeur, mais nous nous apercevons vite qu'il ne connaît que quelques mots d'anglais. Les sourires que nous échangeons au travers de son rétroviseur deviennent notre unique moyen de communiquer. La ville devient plus présente, les immenses panneaux publicitaires vantant salons, projets immobiliers, compagnies aériennes, matériels informatiques, opérateurs de téléphonie et les building se succèdent puis se concentrent pour former l'écran opaque d'une mégalopole. Les échangeurs se multiplient, la circulation se densifie, le ciel se drape du voile pollué d'une capitale en mouvement. Premier feux, un décompte égraine les secondes séparant le passage au vert. Le chauffeur tourne à gauche, une sensation étrange nous saisit. L'impression fugace que nous roulons à contre sens.
Après quelques minutes dans cette ville effervescente nous traversons un petit pont pour arriver à l'hôtel.
Là, deux gardiens inspectent le dessous de la voiture à l'aide de miroirs. Puis une petite rampe nous mène à la desserte de l'hôtel où trois bagagistes nous ouvrent les portes et nous saluent, ce salut nous le leur rendons sans en connaître vraiment la subtilité. Après avoir payer et remercier le chauffeur, celui-ci nous salue puis part. Pendant que deux bagagistes s'affairent à extraire nos effets, un troisième nous conduit au comptoir d'accueil.
Dans l'immense hall, face à l'entrée, une femme en tenue traditionnelle, les jambes repliées, joue d'un instrument traditionnel, le Khim Thaï ( harpe papillon ). Près d'elle, une autre femme confectionne des colliers de fleurs. Un peu plus loin, une cascade composée d'une superposition de petites barques en bois alimente un bassin de nénuphars. Tous les objets sont simples, ruraux et donne à l'ensemble une atmosphère propice à la méditation. Le tout agrémenter d'une symphonie de Sàwàt-dii khâ ( bonjour au féminin ) dont le Khâ final vous frôle comme une caresse et suspend le temps.
La première attention est une serviette fraîche parfumée à la citronnelle, suivis d'un jus de fruit pressé au goût d'orient.
Que dire de tous ces sourires…
Et déjà nous arrivons à la chambre. Rien d'ostentatoire, ligne pure, objets simples et raffinés, lit immense et la vue… De la baie vitrée se dessine la frondaison des cocotiers, en dessous un jardin luxuriant cachant une piscine. Au-delà de la cime des arbres, en contre bas, à quelques mètres, Mae Nam Chao Phraya. Encore quelques civilités avec notre hôtesse, une douche rapide, juste le temps de pousser une porte, l'extérieur. Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ce qui signifie : "Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn."
Nous voilà sur un petit quai, l'hôtel propose un service de navette fluviale tous les quarts d'heure. A peine le temps de nous asseoir sur un petit banc de bois ornementé de jardinières suspendues d'où débordent fleurs fuchsia et orchidées qu'un homme en livrai blanche remonte une petite passerelle pour sonner une cloche. Il nous salut et nous invite à rejoindre le quai d'appontement. A l'approche, un bateau en teck de taille moyen, manœuvre pour accoster. Son architecture est simple et fonctionnelle, son toit aux formes épurées reprend le style des pagodes. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'une ancienne barge à riz transformée pour l'occasion. La liaison ne dure que quelques minutes, quinze tout au plus, durant le trajet qui nous amène de l'hôtel au Saphan Taksin (central pier) le spectacle est au rendez-vous.
Des convois de trois ou quatre grandes barges amarrées solidement l'une à l'autre, comparable à nos péniches, certaines vides, d'autres pleines à ras bord, reliées par deux filins au crochet d'un minuscule remorqueur se déplacent à très faible allure. Quelques bateaux aux couleurs vives et à la carène profilée passent à toute vitesse. Les pilotes sont assis nonchalamment sur un promontoire en bois et tiennent d'une main la barre reliée à un moteur disproportionné d'où un ventilateur de refroidissement tourne à quelques centimètres d'eux. Ce moteur se poursuit par un très long arbre de transmission terminé par l'hélice. Celle-ci lâchant des gerbes d'écumes dans une fumée noirâtre et un bruit assourdissant, les Long-tails. Sur les rives, des maisons sur pilotis au toit de tôle ondulée jouxtent des gratte-ciel eux même mitoyens de temples le tout dans un urbanisme anarchique. Ici et là des panneaux publicitaires nous indiquent l'activité de certaine de ces bâtisses.
A l'embarcadère (central pier), quelques mètres nous séparent du quai des express boat. Une femme assise derrière une petite table bordée de cartes postales suspendues, le plateau recouvert d'une carte représentant le parcours du bateau, nous demande de choisir notre arrêt. Marylène pointe son doigt sur l'arrêt n°8 Tha Tien. La femme nous délivre alors deux petits billets en papier bleu sortis d'une machine rotative à manivelle. Un bateau se présente nous allons embarquer, mais gentiment on nous refuse l'accès. D'emblée nous ne l'avons pas remarqué, mais les lignes portent des couleurs distinctes. Pendant l'attente, alors que la foule se fait plus dense, l'odeur de nourriture attire notre attention, nous découvrons qu' un très grand nombre de marchands ambulants sont installés sous ce grand pont en béton. Leurs échoppes sont de formes aussi variées que les mets qu'ils proposent. Pas le temps d'approfondir, le bateau arrive, en un temps record les gens montent et descendent.
Comme nous sommes en début de ligne, nous nous installons à bâbord sur des places assises, au milieu du bateau. Accoudé au bastingage, mon amour à mes cotés, le jeu des sourires reprend. Devant moi, un jeune homme tient fermement d'une main un appareil hi-fi emballé dans un sac de plastique blanc de l'autre un livre. Comme cette population est belle !!! Des femmes, des enfants, des hommes nous dévisagent. Nous faisons de même avec la pudeur nécessaire pour ne pas être déplacé. Il émane de ces visage une douceur, une harmonie des traits, quelques chose d'envoûtant Les arrêts se succèdent, ponctué par des coups de sifflets strident signalant au capitaine la fin d'embarquement. Sur la rivière, les convois, les express, les long-tail, les bateaux restaurant, et tous ce qui peut naviguer se croisent dans un ballet virtuose.
Premier bonze, Marylène et moi nous regardons comme deux enfants ayant trouvé la cachette à bonbon. Sa tunique est d'un orange éclatant, il porte en bandoulière une besace jaune apparemment vide. Soudain, alors que le bateau quitte son arrêt une vague nous prend par le travers. Elle submerge notre partie et arrose copieusement le jeune homme, ma femme et moi. Sans doute un baptême. Les protections supplémentaires apposées de part et d'autre du bateau n'y auront rien changé, nous sommes belle et bien trempés. S'ensuit un discussion entre le jeune homme et une femme. Le ton ne monte pas, mais l'homme signale sa désapprobation en montrant son appareil et le livre mouillés. En regardant la couverture je compris immédiatement qu'il s'agissait du manuel d'utilisation. Elle se tourne vers nous, de nouveau un sourire, mais celui-ci mêlés de gênes et d'un brin d'amusement. Sur les rives nous constatons le patriotisme et le profond respect pour la famille royale, tant il y a de drapeaux et de portraits. Quelques arrêts plus loin la femme revient, l'air empruntée. Elle nous demande alors nos tickets que nous lui donnons volontiers, les deux imbibés d'eau. Elle souris de nouveau et machinalement les composte.
Arrêt N°8 Tha Tien Pier, Sur l'autre berge, le Wat Arun déploie sa majesté. Notre guide à la main nous sortons de l'embarcadère. Le passage couvert nous mène à une petite place et nous laisse envisager un dédale de ruelles (trok). Puis le soleil. Il est là, mais nous ne l'avions pas encore senti sur notre peau. Nous mesurons à cette instant les bien fait de cet astre. Sur la place, les boutiques sont pour la plupart destinée à la nourriture. Les poissons séchés rivalisent avec les fruits, plats préparés, épices et autres denrées. Tout a l'air si appétissant, par quoi commencer ?
Puis les bruits de la rue nous sortent de la torpeur. Quelques Tuk-Tuk, nom, paraît-il, donné à ces engins pour le bruit que fait leur moteur au ralentit, attendent au coin de la rue. Tour à tour, chacun nous invite à monter dans son véhicule. Nous déclinons les offres, la marche nous fera le plus grand bien. Nous sommes au croisement des avenues (Thanon) Maharat et Thai Wang. Sans raisons particulière nous tournons à gauche. L'avenue est large et dégagée, d'un coté un mur d'enceinte, immaculé éclaboussant de soleil de l'autre un large trottoir délimité par une ranger d'arbre et un muret surmonté d'une grille. Le quartier de Ko Rattanakosin est le centre historique de Bangkok. et renferme un grand nombre de temples. L'après midi touche à sa fin, alors nous décidons de remettre au lendemain les visites. Nous commencerons par nous imprégner de cette ville d'orient.
Sur le trottoir, les marchands se succèdent, certain étalés à même le sol. Les sourires guident nos pas. Quelques gestes de la main nous proposent de nous attarder sur les marchandises. Il y a de tout, bien sur de la nourriture, mais aussi des vêtements, des livres, des ustensiles divers. Souvent en petite quantité, parfois juste à l'unité.
A peine avons nous fait quelques mètres, qu'un homme nous arrête. Dans un anglais basique il nous propose de nous faire visiter un temple inconnu des touristes, prétextant que le Wat Pra Kaeo est fermé. Pour preuve il nous montre une grille fermée du mur d'enceinte. Il nous fait comprendre qu'un Tuk-Tuk est nécessaire pour s'y rendre. Pour être plus précis il saisit notre guide et comme si cette action lui est familière l'ouvre et rapidement trouve le plan du centre de bangkok. De son stylo entoure deux temples puis crée un pictogramme près duquel il écrit un nom. Enfin il écrit 2O B qu'il entoure pour nous signifier le prix de la course. Nous lui expliquons que cela ne nous intéresse pas, nous reprenons notre guide définitivement marqué et poursuivons notre route.
Plus loin, une autre petite place où de petites terrasses bordées de guirlandes lumineuses sont installées. Un guitariste joue des airs pop. Nous déambulons parmi les étales. Des rangées de brochettes aux couleurs et aux odeurs subtiles nous ouvrent l'appétit. Etonnement des fraises… Les visages sont bonhommes. Il y en même plongés dans un profond sommeil derrière leurs marchandises. Les enfants aussi font partie de cette indolente effervescence.
Nous continuons notre chemin. L'avenue à changé de nom et est plus étroite. Nous sommes désormais dans l'avenue Mahathat. Le trottoir est encombré par les marchands et ne laisse qu'un très petit passage. Souvent la route est notre seule échappatoire. Ce qui produit un embouteillage du aux Tuk-Tuk qui ralentissent à notre hauteur pour nous proposer une course et repartent dans un vrombissement jusqu'au prochain touriste.
L'avenue s'arrête à l'université de Thammasat. Nous remontons l'avenue Phra Chan en direction du parc Sanam Luang. Adosser au mur du Wat Mahathat, abritant le centre national de la secte monastique Mahanikai, les vendeurs de reliques religieuses, amulettes, plantes médicinales traditionnelles et remèdes s'affairent. Il y a même quelques salons de massages improvisés. Les transactions vont bon train.
Le jour touche à sa fin. Dans le parc Sanam Luang des familles gouttent aux dernières lueurs du soleil et nous laissent entrevoir les restes d'un pique-nique. Ici et là des cerfs-volants sont posés sur l'herbe. Nous décidons de nous asseoir sur un banc au abord du parc pour profiter de ce spectacle. Notre guide ouvert nous cherchons un restaurant. Soudain une cruelle sensation nous ramène à la réalité. Les moustiques.
Alors que nous cherchons un endroit moins exposé, un agent de la circulation nous fait signe de nous arrêter. Nous ne comprenons pas ces injonctions, nous continuons à avancer. Ce même policier vient à notre rencontre et par des gestes autoritaires mais sympathiques nous contraint à l'immobilité. Quelques minutes plus tard un cortège composé de trois limousines blanches traversent la place pour s'engouffrer dans le Grand palais. Des gens se prosternent devant le convoi, puis la vie reprend son court. Nous comprendrons plus tard qu'il s'agissait d'une Altesse Royale. Enfin, nous sommes d'accord sur le choix d'un restaurant. Le Ban Chiang.
Je me repère sur une carte et considère la distance. Maintenant il nous faut trouver un moyen de s'y rendre. Nous optons pour le Tuk-Tuk. Quelques secondes suffisent pour qu'un de ces engins s'arrête. Là, commence une négociation ubuesque. Tout d'abord le prix. La logique voudrait qu'il soit indexé sur la distance ou le temps de trajet, mais comme dans beaucoup d'autres pays la somme est une valeur absolue négociable avant et définitive. Je présente ma carte au chauffeur qu'il tourne dans tous les sens. Je lui indique l'endroit ou nous devons nous rendre, il sourit et nous invite à monter dans son véhicule. Nous tombons d'accord sur un prix et nous montons.
Quelques mètres suffisent pour comprendre que nous ne prenons pas la bonne direction. Je ne connais pas Bangkok, mais j'ai un bon sens de l'orientation. Je fais part de mon inquiétude au chauffeur qui accélère de plus belle.
Premier arrêt. Une station service, dans laquelle notre chauffeur va demander son chemin à ces collègues. De nouveau, nous nous éloignons de notre point de chute. Nous ne somme pas pressé. Alors nous profitons de cette balade improvisée. Seule l'impression de vitesse et la conduite agressive du chauffeur nous laissent sur nos gardes.
Les rues (soi) se succèdent et s'enchaînent. A présent j'ai perdu tout sens de l'orientation. Soudain nous traversons un pont. De nouveau je me repère et fais arrêter le chauffeur. Par des gestes simulant la forme de la rivière je lui fais comprendre que nous n'allons pas du bon coté. Par un dodelinement de la tête que je prend pour un oui il continue sa route.
Deuxième arrêt. Un passant sur le bord de la route. Je sors ma carte mais d'un air dubitatif parle au chauffeur qui reprend sa route. La circulation dans ce quartier est plus dense. Plantés derrière un camion en plein embouteillage, l'air devient irrespirable. Ce qui devait être un trajet d'une dizaine de minutes se transforme peu à peu en périple interminable. Nous retraversons la Chao Phraya.
Troisième arrêt. Encore un passant dubitatif. Et comme par miracle un panneau de signalisation indique à un carrefour Surasak. Je sais que nous ne sommes pas loin du but, mais comment le faire comprendre à notre chauffeur. Quatrième arrêt. Ce sera le dernier. Marylène et moi décidons d'en finir.
Pendant que nous redescendons Thanon Silom jusqu'au panneau salvateur, le chauffeur nous suit à faible allure. Arrivé par on ne sait quel miracle au restaurant, le chauffeur nous salue et disparaît dans un vrombissement.
Le Ban Chiang est un restaurant installé dans une maison de bois restaurée, sa cuisine est traditionnelle. L'accueille, une bière, les goûts et les saveurs nous font oublier cette visite impromptue de la circulation de Bangkok. A la sortie du restaurant quelques Tuk-Tuk nous font signe. La rivière n'est pas loin, nous finirons à pieds.
Au central pier la navette n'est pas longue à attendre et nous conduit à l'hôtel. Déjà se forment en nous des souvenirs et des envies.. Une dernière serviette fraîche à la citronnelle et la nuit douce de la cité des anges referme ces ailes sur notre sommeil..
Chaque voyage crée une émotion qui lui est propre et qu'on ne verra jamais renaître. A mesure que l'homme se développe et s'achève, le cercle des propriétés qu'il apprend à reconnaître aux êtres et aux choses s'agrandit. Puis vient la nécessité, cris silencieux et continu du mécanisme destructeur de cette part de nous qui refuse le nouveau. Etres et choses prennent une signification qui se résout finalement en résonance intérieure. Ici devient ailleurs.
BANGKOK, Samedi. Un voyage commence à l'ouverture des portes de la zone internationale. Ce moment suspendu ou s'entrechoquent dans un flux syncopé, les voyageurs, les amis impatients, les émotions, les étreintes, les rabatteurs… Cet instant si particulier des premiers regards, sourires, paroles, rencontres… Notre premier contact est une femme d'une quarantaine d'année au large sourire, son habit est élégant et ses manières raffinées. Après nous avoir salué, elle nous remet une carte de Bangkok tout en nous demandant dans un anglais impeccable si nous avons réservé un hôtel. Nous lui répondons que c'est le cas. Alors avec la même prestance, elle écrit sur le dos de notre carte l'adresse de notre hôtel en Thaïlandais, puis d'un ton calme et serein nous explique comment nous y rendre par le service de taxis public tout en nous indiquant le prix maximum de la course.
A l'extérieur tout est organisé, dans une petite file, des gens attendent leur tour. Arrivée à hauteur du comptoir nous tendons notre carte et immédiatement la préposé nous renseigne sur le temps de trajet et nous tend un reçu sur lequel est inscrit le montant de la course, celui-ci va passer de mains en mains jusqu'à notre chauffeur qui l'air débonnaire va nous conduire à sa voiture. Son rose est éclatant, sortie tout droit d'un carton de poupée barbie.
Tandis que la route défile, j'observe de part et d'autre des statues représentant des guerriers vêtus d'armures. Au loin se profile la "cité des anges".
Dans l'habitacle, la climatisation nous fait presque oublier la lourde chaleur. Nous entamons une brève conversation avec le chauffeur, mais nous nous apercevons vite qu'il ne connaît que quelques mots d'anglais. Les sourires que nous échangeons au travers de son rétroviseur deviennent notre unique moyen de communiquer. La ville devient plus présente, les immenses panneaux publicitaires vantant salons, projets immobiliers, compagnies aériennes, matériels informatiques, opérateurs de téléphonie et les building se succèdent puis se concentrent pour former l'écran opaque d'une mégalopole. Les échangeurs se multiplient, la circulation se densifie, le ciel se drape du voile pollué d'une capitale en mouvement. Premier feux, un décompte égraine les secondes séparant le passage au vert. Le chauffeur tourne à gauche, une sensation étrange nous saisit. L'impression fugace que nous roulons à contre sens.
Après quelques minutes dans cette ville effervescente nous traversons un petit pont pour arriver à l'hôtel.
Là, deux gardiens inspectent le dessous de la voiture à l'aide de miroirs. Puis une petite rampe nous mène à la desserte de l'hôtel où trois bagagistes nous ouvrent les portes et nous saluent, ce salut nous le leur rendons sans en connaître vraiment la subtilité. Après avoir payer et remercier le chauffeur, celui-ci nous salue puis part. Pendant que deux bagagistes s'affairent à extraire nos effets, un troisième nous conduit au comptoir d'accueil.
Dans l'immense hall, face à l'entrée, une femme en tenue traditionnelle, les jambes repliées, joue d'un instrument traditionnel, le Khim Thaï ( harpe papillon ). Près d'elle, une autre femme confectionne des colliers de fleurs. Un peu plus loin, une cascade composée d'une superposition de petites barques en bois alimente un bassin de nénuphars. Tous les objets sont simples, ruraux et donne à l'ensemble une atmosphère propice à la méditation. Le tout agrémenter d'une symphonie de Sàwàt-dii khâ ( bonjour au féminin ) dont le Khâ final vous frôle comme une caresse et suspend le temps.
La première attention est une serviette fraîche parfumée à la citronnelle, suivis d'un jus de fruit pressé au goût d'orient.
Que dire de tous ces sourires…
Et déjà nous arrivons à la chambre. Rien d'ostentatoire, ligne pure, objets simples et raffinés, lit immense et la vue… De la baie vitrée se dessine la frondaison des cocotiers, en dessous un jardin luxuriant cachant une piscine. Au-delà de la cime des arbres, en contre bas, à quelques mètres, Mae Nam Chao Phraya. Encore quelques civilités avec notre hôtesse, une douche rapide, juste le temps de pousser une porte, l'extérieur. Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ce qui signifie : "Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn."
Nous voilà sur un petit quai, l'hôtel propose un service de navette fluviale tous les quarts d'heure. A peine le temps de nous asseoir sur un petit banc de bois ornementé de jardinières suspendues d'où débordent fleurs fuchsia et orchidées qu'un homme en livrai blanche remonte une petite passerelle pour sonner une cloche. Il nous salut et nous invite à rejoindre le quai d'appontement. A l'approche, un bateau en teck de taille moyen, manœuvre pour accoster. Son architecture est simple et fonctionnelle, son toit aux formes épurées reprend le style des pagodes. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'une ancienne barge à riz transformée pour l'occasion. La liaison ne dure que quelques minutes, quinze tout au plus, durant le trajet qui nous amène de l'hôtel au Saphan Taksin (central pier) le spectacle est au rendez-vous.
Des convois de trois ou quatre grandes barges amarrées solidement l'une à l'autre, comparable à nos péniches, certaines vides, d'autres pleines à ras bord, reliées par deux filins au crochet d'un minuscule remorqueur se déplacent à très faible allure. Quelques bateaux aux couleurs vives et à la carène profilée passent à toute vitesse. Les pilotes sont assis nonchalamment sur un promontoire en bois et tiennent d'une main la barre reliée à un moteur disproportionné d'où un ventilateur de refroidissement tourne à quelques centimètres d'eux. Ce moteur se poursuit par un très long arbre de transmission terminé par l'hélice. Celle-ci lâchant des gerbes d'écumes dans une fumée noirâtre et un bruit assourdissant, les Long-tails. Sur les rives, des maisons sur pilotis au toit de tôle ondulée jouxtent des gratte-ciel eux même mitoyens de temples le tout dans un urbanisme anarchique. Ici et là des panneaux publicitaires nous indiquent l'activité de certaine de ces bâtisses.
A l'embarcadère (central pier), quelques mètres nous séparent du quai des express boat. Une femme assise derrière une petite table bordée de cartes postales suspendues, le plateau recouvert d'une carte représentant le parcours du bateau, nous demande de choisir notre arrêt. Marylène pointe son doigt sur l'arrêt n°8 Tha Tien. La femme nous délivre alors deux petits billets en papier bleu sortis d'une machine rotative à manivelle. Un bateau se présente nous allons embarquer, mais gentiment on nous refuse l'accès. D'emblée nous ne l'avons pas remarqué, mais les lignes portent des couleurs distinctes. Pendant l'attente, alors que la foule se fait plus dense, l'odeur de nourriture attire notre attention, nous découvrons qu' un très grand nombre de marchands ambulants sont installés sous ce grand pont en béton. Leurs échoppes sont de formes aussi variées que les mets qu'ils proposent. Pas le temps d'approfondir, le bateau arrive, en un temps record les gens montent et descendent.
Comme nous sommes en début de ligne, nous nous installons à bâbord sur des places assises, au milieu du bateau. Accoudé au bastingage, mon amour à mes cotés, le jeu des sourires reprend. Devant moi, un jeune homme tient fermement d'une main un appareil hi-fi emballé dans un sac de plastique blanc de l'autre un livre. Comme cette population est belle !!! Des femmes, des enfants, des hommes nous dévisagent. Nous faisons de même avec la pudeur nécessaire pour ne pas être déplacé. Il émane de ces visage une douceur, une harmonie des traits, quelques chose d'envoûtant Les arrêts se succèdent, ponctué par des coups de sifflets strident signalant au capitaine la fin d'embarquement. Sur la rivière, les convois, les express, les long-tail, les bateaux restaurant, et tous ce qui peut naviguer se croisent dans un ballet virtuose.
Premier bonze, Marylène et moi nous regardons comme deux enfants ayant trouvé la cachette à bonbon. Sa tunique est d'un orange éclatant, il porte en bandoulière une besace jaune apparemment vide. Soudain, alors que le bateau quitte son arrêt une vague nous prend par le travers. Elle submerge notre partie et arrose copieusement le jeune homme, ma femme et moi. Sans doute un baptême. Les protections supplémentaires apposées de part et d'autre du bateau n'y auront rien changé, nous sommes belle et bien trempés. S'ensuit un discussion entre le jeune homme et une femme. Le ton ne monte pas, mais l'homme signale sa désapprobation en montrant son appareil et le livre mouillés. En regardant la couverture je compris immédiatement qu'il s'agissait du manuel d'utilisation. Elle se tourne vers nous, de nouveau un sourire, mais celui-ci mêlés de gênes et d'un brin d'amusement. Sur les rives nous constatons le patriotisme et le profond respect pour la famille royale, tant il y a de drapeaux et de portraits. Quelques arrêts plus loin la femme revient, l'air empruntée. Elle nous demande alors nos tickets que nous lui donnons volontiers, les deux imbibés d'eau. Elle souris de nouveau et machinalement les composte.
Arrêt N°8 Tha Tien Pier, Sur l'autre berge, le Wat Arun déploie sa majesté. Notre guide à la main nous sortons de l'embarcadère. Le passage couvert nous mène à une petite place et nous laisse envisager un dédale de ruelles (trok). Puis le soleil. Il est là, mais nous ne l'avions pas encore senti sur notre peau. Nous mesurons à cette instant les bien fait de cet astre. Sur la place, les boutiques sont pour la plupart destinée à la nourriture. Les poissons séchés rivalisent avec les fruits, plats préparés, épices et autres denrées. Tout a l'air si appétissant, par quoi commencer ?
Puis les bruits de la rue nous sortent de la torpeur. Quelques Tuk-Tuk, nom, paraît-il, donné à ces engins pour le bruit que fait leur moteur au ralentit, attendent au coin de la rue. Tour à tour, chacun nous invite à monter dans son véhicule. Nous déclinons les offres, la marche nous fera le plus grand bien. Nous sommes au croisement des avenues (Thanon) Maharat et Thai Wang. Sans raisons particulière nous tournons à gauche. L'avenue est large et dégagée, d'un coté un mur d'enceinte, immaculé éclaboussant de soleil de l'autre un large trottoir délimité par une ranger d'arbre et un muret surmonté d'une grille. Le quartier de Ko Rattanakosin est le centre historique de Bangkok. et renferme un grand nombre de temples. L'après midi touche à sa fin, alors nous décidons de remettre au lendemain les visites. Nous commencerons par nous imprégner de cette ville d'orient.
Sur le trottoir, les marchands se succèdent, certain étalés à même le sol. Les sourires guident nos pas. Quelques gestes de la main nous proposent de nous attarder sur les marchandises. Il y a de tout, bien sur de la nourriture, mais aussi des vêtements, des livres, des ustensiles divers. Souvent en petite quantité, parfois juste à l'unité.
A peine avons nous fait quelques mètres, qu'un homme nous arrête. Dans un anglais basique il nous propose de nous faire visiter un temple inconnu des touristes, prétextant que le Wat Pra Kaeo est fermé. Pour preuve il nous montre une grille fermée du mur d'enceinte. Il nous fait comprendre qu'un Tuk-Tuk est nécessaire pour s'y rendre. Pour être plus précis il saisit notre guide et comme si cette action lui est familière l'ouvre et rapidement trouve le plan du centre de bangkok. De son stylo entoure deux temples puis crée un pictogramme près duquel il écrit un nom. Enfin il écrit 2O B qu'il entoure pour nous signifier le prix de la course. Nous lui expliquons que cela ne nous intéresse pas, nous reprenons notre guide définitivement marqué et poursuivons notre route.
Plus loin, une autre petite place où de petites terrasses bordées de guirlandes lumineuses sont installées. Un guitariste joue des airs pop. Nous déambulons parmi les étales. Des rangées de brochettes aux couleurs et aux odeurs subtiles nous ouvrent l'appétit. Etonnement des fraises… Les visages sont bonhommes. Il y en même plongés dans un profond sommeil derrière leurs marchandises. Les enfants aussi font partie de cette indolente effervescence.
Nous continuons notre chemin. L'avenue à changé de nom et est plus étroite. Nous sommes désormais dans l'avenue Mahathat. Le trottoir est encombré par les marchands et ne laisse qu'un très petit passage. Souvent la route est notre seule échappatoire. Ce qui produit un embouteillage du aux Tuk-Tuk qui ralentissent à notre hauteur pour nous proposer une course et repartent dans un vrombissement jusqu'au prochain touriste.
L'avenue s'arrête à l'université de Thammasat. Nous remontons l'avenue Phra Chan en direction du parc Sanam Luang. Adosser au mur du Wat Mahathat, abritant le centre national de la secte monastique Mahanikai, les vendeurs de reliques religieuses, amulettes, plantes médicinales traditionnelles et remèdes s'affairent. Il y a même quelques salons de massages improvisés. Les transactions vont bon train.
Le jour touche à sa fin. Dans le parc Sanam Luang des familles gouttent aux dernières lueurs du soleil et nous laissent entrevoir les restes d'un pique-nique. Ici et là des cerfs-volants sont posés sur l'herbe. Nous décidons de nous asseoir sur un banc au abord du parc pour profiter de ce spectacle. Notre guide ouvert nous cherchons un restaurant. Soudain une cruelle sensation nous ramène à la réalité. Les moustiques.
Alors que nous cherchons un endroit moins exposé, un agent de la circulation nous fait signe de nous arrêter. Nous ne comprenons pas ces injonctions, nous continuons à avancer. Ce même policier vient à notre rencontre et par des gestes autoritaires mais sympathiques nous contraint à l'immobilité. Quelques minutes plus tard un cortège composé de trois limousines blanches traversent la place pour s'engouffrer dans le Grand palais. Des gens se prosternent devant le convoi, puis la vie reprend son court. Nous comprendrons plus tard qu'il s'agissait d'une Altesse Royale. Enfin, nous sommes d'accord sur le choix d'un restaurant. Le Ban Chiang.
Je me repère sur une carte et considère la distance. Maintenant il nous faut trouver un moyen de s'y rendre. Nous optons pour le Tuk-Tuk. Quelques secondes suffisent pour qu'un de ces engins s'arrête. Là, commence une négociation ubuesque. Tout d'abord le prix. La logique voudrait qu'il soit indexé sur la distance ou le temps de trajet, mais comme dans beaucoup d'autres pays la somme est une valeur absolue négociable avant et définitive. Je présente ma carte au chauffeur qu'il tourne dans tous les sens. Je lui indique l'endroit ou nous devons nous rendre, il sourit et nous invite à monter dans son véhicule. Nous tombons d'accord sur un prix et nous montons.
Quelques mètres suffisent pour comprendre que nous ne prenons pas la bonne direction. Je ne connais pas Bangkok, mais j'ai un bon sens de l'orientation. Je fais part de mon inquiétude au chauffeur qui accélère de plus belle.
Premier arrêt. Une station service, dans laquelle notre chauffeur va demander son chemin à ces collègues. De nouveau, nous nous éloignons de notre point de chute. Nous ne somme pas pressé. Alors nous profitons de cette balade improvisée. Seule l'impression de vitesse et la conduite agressive du chauffeur nous laissent sur nos gardes.
Les rues (soi) se succèdent et s'enchaînent. A présent j'ai perdu tout sens de l'orientation. Soudain nous traversons un pont. De nouveau je me repère et fais arrêter le chauffeur. Par des gestes simulant la forme de la rivière je lui fais comprendre que nous n'allons pas du bon coté. Par un dodelinement de la tête que je prend pour un oui il continue sa route.
Deuxième arrêt. Un passant sur le bord de la route. Je sors ma carte mais d'un air dubitatif parle au chauffeur qui reprend sa route. La circulation dans ce quartier est plus dense. Plantés derrière un camion en plein embouteillage, l'air devient irrespirable. Ce qui devait être un trajet d'une dizaine de minutes se transforme peu à peu en périple interminable. Nous retraversons la Chao Phraya.
Troisième arrêt. Encore un passant dubitatif. Et comme par miracle un panneau de signalisation indique à un carrefour Surasak. Je sais que nous ne sommes pas loin du but, mais comment le faire comprendre à notre chauffeur. Quatrième arrêt. Ce sera le dernier. Marylène et moi décidons d'en finir.
Pendant que nous redescendons Thanon Silom jusqu'au panneau salvateur, le chauffeur nous suit à faible allure. Arrivé par on ne sait quel miracle au restaurant, le chauffeur nous salue et disparaît dans un vrombissement.
Le Ban Chiang est un restaurant installé dans une maison de bois restaurée, sa cuisine est traditionnelle. L'accueille, une bière, les goûts et les saveurs nous font oublier cette visite impromptue de la circulation de Bangkok. A la sortie du restaurant quelques Tuk-Tuk nous font signe. La rivière n'est pas loin, nous finirons à pieds.
Au central pier la navette n'est pas longue à attendre et nous conduit à l'hôtel. Déjà se forment en nous des souvenirs et des envies.. Une dernière serviette fraîche à la citronnelle et la nuit douce de la cité des anges referme ces ailes sur notre sommeil..
Retour de l'hôtel Zita Beach Resort Zarzis English translation pending
Le 13 Avril 2008,
🙁Bonjour, Un des plus majestueux Hôtel avec le plus Mauvais service de toute la côte Djerbiene, c'est bien triste, mais réaliste, nous venons de rentrer et je vais aller sur tous les forums pour expliquer cela.
Service réception : mis à part vous louer le coffre et vous changer les devises ils ne connaissent rien et ne savent vous renseigner en rien, et quand vous demandez quelques chose il regardent leurs chaussures ou ils paniquent car il ne savent pas, exemple, mercredi 2 avril je demande connexion internet? réponse, AH monsieur aujourd’hui c 'est en panne ce sera réparer demain, cette réponse je l'ai eue tous les jour de mon séjour, je demande s'il existe une agence immobilière a zarzis réponse, non cela n'existe pas, apres quelques recherches j'en trouves moi même deux!!!, si vous voulez faire vos bagage avec le système de plastique compact oubliez vite il n'existe pas d'aspirateur dans cet hôtel, il n'y a pas de sèche cheveux dans les chambres, mais nul part il est écrit que vous devez avec une caution venir en chercher un a la réception, n'espérer pas déguster un bon verre de jus d'orange pressé dans cet hôtel cela n'existe pas, de plus l'encas que l'on vous propose a 15h00 c'est tous les jour la même chose, riz, pâte, gâteaux sec et dur, car même si comme moi vous êtes en all in la crêpe se vend 4 dinars, avec ma compagne nous en sommes a notre 7eme voyages en Tunisie, les Hôtels nous connaissons, mais celui là c'est le pompon.
la cerise sur le gâteau, si vous allez déjeuner tôt, vous découvrirez un drôle de personnage, qui n'est autre que le frère du patron, son état de santé n'est pas très bon, mais ce monsieur engueule le personnel a très haute vois et rouspète tout le temps merci pour la quiétude des clients. pour ce qui est de la nourriture, tout les gouts sont dans la nature...très bonne grillade de poissons frais, très bon buffet de salades, pour ce qui est des plats chauds, c'est tout en sauces, et il n'y a pas d'explications sur ce que c'est comme plats, et de toute façon c'est tous les jours ou presque les mêmes plats qui reviennent.
Le vendredi c'est journée Tunisie, c'est du n'importe quoi les animateurs doivent se déguiser la musique arabe vas a tue tête dans le complexe de plus les animateurs sont obligé contre leurs grés de venir manger a tour de rôle a votre table, bref pas très sympathiques tout cela...
Dernier point et encore malgré que cela n'est expliquer nul par vous devez quitter votre chambre a MIDI le jour de votre départ car si vous êtes en dehors de votre chambre a 12h01 ben la porte est bloquée et vous devez aller a la réception etc...etc..., conseil d'amis si vous voulez passer de bonne vacance là-bas changer d'hôtel.... il vous reste le sangho, l'oasis marine, qui a été très fortement apprécié des gents que nous avons rencontrer dans le bus du retour, et l'odyssée qui est très typique mais aussi très valable...
l'hotel zarzis et zefir font partie de l'hotel zita c'est le même patron
Bonne vacance, si vous avez d'autres questions ou renseignements, contacter moi sur ma messagerie et je vous communique mon N° tel.
Cordialement a tous pour ne pas passer de mauvaise vacances...
papayoux@hotmail.com
Musique thai traditionnelle gratuite pour diaporama English translation pending
Pouvez-vous m'aider pour télécharger de la musique thai et asiatique gratuitement pour faire un diaporama ?
Merci
Merci
Un an en Amérique du Sud: par où commencer? English translation pending
Je prépare un voyage d'un an en Amérique latine, pour en faire tout le tour, et en fait, je ne sais pas vraiment par où il vaut mieux commencer, pour profiter du meilleur climat à chaque étape. Si tout se passe bien, on voudrait débuter l'aventure entre avril et juin 2009, et à la base, on s'était dit que commencer par le nord du Brésil (Manaus-Belém) était une bonne idée, pour descendre ensuite le long de la côte Est, faire le tour et remonter par le Mexique pour finir par les Caraïbes.
Visiblement, je viens d'apprendre que le printemps-été français n'est pas vraiment la belle période pour le Brésil, mais c'est effectivement une période basse en prix.
Qu'en pensez-vous? Est-ce que c'est mieux de commencer par un autre endroit, ou peut être faire le tour des pays dans un autre ordre?
Merci.
Islande en 4X4 English translation pending
Je vais en Islande 3 semaines cet été en 4X4. J'ai plusieurs motifs de préoccupation.
1/ La vie y est chère et nous ne sommes autorisés qu'à 3kg de produits alimentaires à l'importation. Cette règle est elle strictement appliquée ?
Quel sont les bons plans sur place pour économiser sur la nourriture ? Combien coûte le litre de gasoil ?
2/ La météo. Quel temps avez vous eu à la même époque (fin juillet - début août) ? Quels conseils donneriez vous ?
3/ Certains gués sont apparemment monstrueux. Quelles pistes peuvent être empruntées en relative sécurité ? Quelles pistes à ne prendre qu'à plusieurs ? Qui veut se joindre à nous ?
4/ Comment mettre à profit le séjour obligatoire aux Iles Féroe ? Que faut-il absolument voir ? faire ? manger ?
Merci d'avance et bons voyages à tous
Ethiopie: retour au pays "habesha" English translation pending
Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre
NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel
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Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel
!Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
Premier circuit au Vietnam English translation pending
bonjour
je souhaite me rendre en voyage dans ce pays en octobre 2008?
EST CE LA BONNE PERIODE? J AIMERAI Y FAIRE UN CIRCUIT D UNE DIZAINE DE JOURS ET AINSI AVOIR UNE PREMIERE APPROCHE DE CE PAYS ET DE L ASIE. ( BAYE D ALLONG ? BEAU PAYSAGES ...)
Avec quel tour opérator m' y rendre pour un bon rapport qualité prix?
merci pour vos réponses
a+
jl
Contrôle des douanes dans les trains pour les cartouches de cigarettes achetées en Espagne? English translation pending
Salut
Je vais bientot en espagne en train, et je désirais ramener des cartouches de clope, un peu plus que le quota normal.
Y a til des risques en train ?
Ou sont les controles de douane, dans les gares frontalieres ?
Merci de m'éclairer, divins voyageurs
Bye
Bolivie avec trois enfants cet été English translation pending
bonjour,
Ns pensons partir cet été en Bolivie avec nos 3 enfants (7, 10, 13 ans). Sont-ils trop petits ? Quelles sont les conseils que vs ns donneriez pour que ce soit réussi pour eux et leurs parents ?
Merci pour votre aide!
LR
Séjour au Maroc pour une femme seule? English translation pending
Bonsoir,
je suis nouvelle inscrite. Je sus en train de voir un partir au Maroc debut mai. je ne suis jamais partie seule, mais la voila, j ai envie de me lancer je cherche donc qqs tuyaux, bons plans... et surtout savoir si je peux partir tranquille, est ce qu une femme seule est tres mal percu la bas?
je cherche aussi un lien pour contacter pour des randos
Merci à vous 😉
je suis nouvelle inscrite. Je sus en train de voir un partir au Maroc debut mai. je ne suis jamais partie seule, mais la voila, j ai envie de me lancer je cherche donc qqs tuyaux, bons plans... et surtout savoir si je peux partir tranquille, est ce qu une femme seule est tres mal percu la bas?
je cherche aussi un lien pour contacter pour des randos
Merci à vous 😉
Ne descendez surtout pas au Hilton Trident Hotel d'Agra! (Inde) English translation pending
J'ai vécu une très mauvaise expérience au Trident Hilton Hôtel d’Agra (Inde).
Voici les raisons expliquant mon grand désarroi : 2 février 2008 : vols Bruxelles – Zurich – Delhi. Atterrissage à l’aéroport international de Delhi à 1h du matin, le 3 février. A l’aéroport, location d’une voiture Avis avec chauffeur et route directe de nuit vers le Trident Hilton Hôtel d’Agra. Check-in à 6h30 (chambre 239). Petit déjeuner, repos dans la chambre et puis visite du Taj Mahal. Pendant cette visite, une seule entrée dans ma chambre d’hôtel a été enregistrée (la porte de la chambre s’ouvre à l’aide d’une carte magnétique) : le service de nettoyage de l’hôtel. Lorsque je suis de retour à l’hôtel à 18h, mon nouveau blouson en cuir « Prada » a disparu de la chambre (coût : 1.950 euros !). Tous mes effets personnels onéreux (iPOD, Gsm, clés…) avaient été placés dans le coffre fort. Mais qu’aurais-je pu faire de mon blouson qui n’était nécessaire que lors des nuits (fraîches) de ce voyage? J’ai immédiatement averti du vol la réception. Le Duty Manager, Mr Sandeep Pande, a refusé de me donner l’opportunité de m’adresser directement au General Manager de l’hôtel, Mr Shanker Narayanan. J’ai trouvé cela inacceptable vu la gravité des faits!
Mr Sadeep Pande a prétendu que j’étais sans doute venu en Inde sans manteau. Il s’agit là d’un gros mensonge ! Je portais d’ailleurs ce blouson sur moi au moment du check-in! J’ai demandé à Mr Sadeep Pande de vérifier cette affirmation au moyen des caméras de surveillance de l’hôtel. Il a accepté de le faire pendant mon dîner.
Après mon dîner, Mr Sadeep Pande m’a finalement avoué que l’hôtel ne disposait pas de caméras de surveillance! Il a cependant ajouté qu’il avait entièrement confiance envers le personnel de nettoyage de l’hôtel et a rappelé qu’il pensait que j’étais venu en Inde sans manteau et donc que je mentais ! J’ai trouvé ces propos humiliants ! C’est l’hiver en Belgique (là où j’ai pris l’avion) et les nuits sont fraîches en Inde (et au Népal où je me suis rendu après Agra) à cette époque de l’année.
J’ai alors fait la déclaration de vol auprès de la police indienne.
Une employée de l’ambassade belge a par ailleurs eu la gentillesse d’intervenir dans le conflit. Mais sans succès.
La seule compensation que j’ai pu obtenir de l’hôtel est la nuitée gratuite (coût : seulement 100 euros par comparaison aux 1.950 euros de mon manteau !) et un transfert gratuit vers Delhi dans une voiture pourrie !
Depuis mon retour en Belgique, je multiplie les tentatives d’obtenir un dédommagement du vol que j’ai subi dans cet hôtel. En vain… Je ne suis même pas certain que mes fax soient bel et bien remis au General Manager de l’hôtel…
C’est inacceptable de la part d’un Hilton 5* !!!
Voici les raisons expliquant mon grand désarroi : 2 février 2008 : vols Bruxelles – Zurich – Delhi. Atterrissage à l’aéroport international de Delhi à 1h du matin, le 3 février. A l’aéroport, location d’une voiture Avis avec chauffeur et route directe de nuit vers le Trident Hilton Hôtel d’Agra. Check-in à 6h30 (chambre 239). Petit déjeuner, repos dans la chambre et puis visite du Taj Mahal. Pendant cette visite, une seule entrée dans ma chambre d’hôtel a été enregistrée (la porte de la chambre s’ouvre à l’aide d’une carte magnétique) : le service de nettoyage de l’hôtel. Lorsque je suis de retour à l’hôtel à 18h, mon nouveau blouson en cuir « Prada » a disparu de la chambre (coût : 1.950 euros !). Tous mes effets personnels onéreux (iPOD, Gsm, clés…) avaient été placés dans le coffre fort. Mais qu’aurais-je pu faire de mon blouson qui n’était nécessaire que lors des nuits (fraîches) de ce voyage? J’ai immédiatement averti du vol la réception. Le Duty Manager, Mr Sandeep Pande, a refusé de me donner l’opportunité de m’adresser directement au General Manager de l’hôtel, Mr Shanker Narayanan. J’ai trouvé cela inacceptable vu la gravité des faits!
Mr Sadeep Pande a prétendu que j’étais sans doute venu en Inde sans manteau. Il s’agit là d’un gros mensonge ! Je portais d’ailleurs ce blouson sur moi au moment du check-in! J’ai demandé à Mr Sadeep Pande de vérifier cette affirmation au moyen des caméras de surveillance de l’hôtel. Il a accepté de le faire pendant mon dîner.
Après mon dîner, Mr Sadeep Pande m’a finalement avoué que l’hôtel ne disposait pas de caméras de surveillance! Il a cependant ajouté qu’il avait entièrement confiance envers le personnel de nettoyage de l’hôtel et a rappelé qu’il pensait que j’étais venu en Inde sans manteau et donc que je mentais ! J’ai trouvé ces propos humiliants ! C’est l’hiver en Belgique (là où j’ai pris l’avion) et les nuits sont fraîches en Inde (et au Népal où je me suis rendu après Agra) à cette époque de l’année.
J’ai alors fait la déclaration de vol auprès de la police indienne.
Une employée de l’ambassade belge a par ailleurs eu la gentillesse d’intervenir dans le conflit. Mais sans succès.
La seule compensation que j’ai pu obtenir de l’hôtel est la nuitée gratuite (coût : seulement 100 euros par comparaison aux 1.950 euros de mon manteau !) et un transfert gratuit vers Delhi dans une voiture pourrie !
Depuis mon retour en Belgique, je multiplie les tentatives d’obtenir un dédommagement du vol que j’ai subi dans cet hôtel. En vain… Je ne suis même pas certain que mes fax soient bel et bien remis au General Manager de l’hôtel…
C’est inacceptable de la part d’un Hilton 5* !!!
Mali English translation pending
Echange universitaire au Mali pour trois étudiantes françaises; étudiantes en tourisme. Etudiantes touristes?
Pérégrinations et découvertes en Terres Africaines. Impressions et anecdotes d'une année entre bonheur et p'tits désagréments sur fond de choc culturel.
Au programme: cours à l'université de Bamako et stages au sein d'entreprises culturelles.
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Vol en Tunisie avec la compagnie aérienne Nouvelair English translation pending
Bonjour, j'aurais voulu savoir si certains de vous etes partis avec la compagnie nouvelair. Comment la voyage s'est il passer.Est ce que l'on vous sert un repas pendant le voyage. Je pars par le biais de voyage-sncf. Merci pour vos reponse😐.Merci de me rassurer, j'ai tres peur de prendre 🤪l'avion
Retour en Suisse: quelle honte! English translation pending
Bonjour,
J'ai séjourné pendant 2 mois au Chili, Brésil et en Argentine. J'ai rencontré des gens formidables là-bas, vu beaucoup de pauvreté ( chose qu'on n'a pas l'habitude de voir en Suisse ni en Europe occidentale). Néanmoins, le plus qui m'a choqué, ç'a été mon retour à l'aéroport de Zurich. J'avais pris un vol Santiago - Sao Paulo-Zurich et à l'arrivée en Suisse, les douaniers suisses nous attendaient juste derrière la porte de l'avion avec leur éternel sourire aussi sympathique qu'une porte de prison. On aurait dit qu'on avait la peste. le douanier n'a même pas ouvert mon passeport suisse et m'a fait un signe de la main de dégager. Sympa l'accueil.
En tout cas, pour moi c'est inadmissible de traiter les gens comme ça. ça m'a fait pensé aux countries d'Argentine. ces sortes de quartiers ultra protégés où il faut montrer patte blanche pour y entrer.
Itinéraire et visites France-Grèce English translation pending
Bonjour,
Je dois me rendre en Grèce (Athènes) en avril, par la route, en camping-car. Je dispose de 2 mois pour faire aller-retour. Quels sont les meilleurs itinéraires ? les plus sûrs ? les moins onéreux ?
Entre le Sud-Ouest (départ) et Athènes, qu'y a-t-il d'intéressant à visiter (dans les différents pays traversés et en Grèce) ?
Affronter le froid au Québec English translation pending
Ma famille et moi même avons envie de nous offrir un voyage hivernal au québec avec chiens de traineaux, motoneige, raquettes...
Quel mois me conseillez vous pour que les températures ne soient pas "polaires" et qu'il y ait suffisamment de neige pour nous adonner à ces activités?
Nous sommes du sud de la France et nous avons très envie de visiter votre pays mais nous redoutons de ne pas supporter le froid!
merci de vos conseils
Etudes ou voyage? English translation pending
Alors voilà... J'ai 17 ans et je suis en train de terminer ma dernière année de secondaires... Après ça... Les études supérieures. Seul problème; je ne sais pas quoi faire, ou plutôt je me persuade que je n'ai rien envie de faire.
Et oui. Parce que depuis près de 2 ans (suite à un voyage en Ecosse), ma seule volonté est de voyager. Cette soif de rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux paysages, ... De changer d'environnement, cet environnement que mon entourage m'a toujours imposé, incluant leurs problèmes. On peut percevoir cela comme de la fuite, mais je veux, de cette façon, me choisir mon propre environnement. Selon mes voyages, exercer mon esprit-critique, choisir ce qu'il y a de bon ici et refuser ce qu'il y a de mauvais là-bas, pour en fait, au final, me construire moi-même.
Quand je parle de ça autour de moi, on me dit de d'abord faire mes études pour ensuite pouvoir voyager. Oui mais dans 6 ans, je ne serai plus la même, je n'aurai plus les mêmes envies. Ca serait comme me mentir à moi-même, vouloir refouler mes envies, et donc renier ma personnalité.
De plus, je suis une adepte de la façon de penser de Montaigne, qui disait que voyager c'était la meilleur façon de se construire, de mettre en pratique ce que l'on avait appris.
Alors voilà, je vous ai épargné les détails. Je sais que parfois je peux me perdre dans mes idées utopiques d'une fille de 17 ans. Je pensais que c'était une passade, mais apparemment ça prend de plus en plus d'ampleur. C'est pourquoi je vous demanderais de bien vouloir me donner vos avis, conseils, etc... Tout est bon à prendre : ).
Boucle Vancouver - Calgary English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons faire un voyage de 3 semaines pour visiter Vancouver et sa région (île de Vancouver, Whistler, ...), Seattle, Mt. St-Helen, Olympic Ntl Park, et aller jusqu'à Calgary (Banff, Jasper, Lake Louise). A Calgary, nous pensons aller au Stampede.
Nous avons donc pas mal de choses à voir du côté de Vancouver/Seattle, la même chose du côté de Calgary. Pour une question de prix, nous aimerions arriver et partir de Vancouver, donc faire une boucle, car les billets d'avion sont franchement nettement plus chers si on fait autrement. Quelle serait donc l'itinéraire idéal pour voir toutes ces régions (et d'autres encore sur le trajet ...) sans faire un aller-retour qui nous fasse voir 2 fois la même chose ?
Est-ce que de passer par le Montana (Helena, Great Falls, Glacier Ntl Park), remonter sur Calgary, et revenir sur Vancouver par le nord (ou inversément) est intéressant ? Qu'y a-t-il à voir du côté nord-américain en remontant sur Calgary ? Et entre Lake Louise/Jasper et Vancouver, quelle est la meilleure route (et qu'y a-t-il d'intéressant à voir sur le trajet) ?
Nous sommes 2 familles à voyages, l'une avec de grands ados, et l'autre avec 2 enfants de 10 et 12 ans. Donc s'il y a des activités sympas suggérées, quelque chose qui divertisse et plaise à nos jeunes ... toutes les suggestions sont bienvenues !🙂
Si vous avez d'éventuels liens intéressants, ou des guides bien faits (nous avons déjà le Routard "Canada Ouest et Ontario" et chez Lonely Planet "Ouest américain").
Merci d'avance Valérie
Nous souhaitons faire un voyage de 3 semaines pour visiter Vancouver et sa région (île de Vancouver, Whistler, ...), Seattle, Mt. St-Helen, Olympic Ntl Park, et aller jusqu'à Calgary (Banff, Jasper, Lake Louise). A Calgary, nous pensons aller au Stampede.
Nous avons donc pas mal de choses à voir du côté de Vancouver/Seattle, la même chose du côté de Calgary. Pour une question de prix, nous aimerions arriver et partir de Vancouver, donc faire une boucle, car les billets d'avion sont franchement nettement plus chers si on fait autrement. Quelle serait donc l'itinéraire idéal pour voir toutes ces régions (et d'autres encore sur le trajet ...) sans faire un aller-retour qui nous fasse voir 2 fois la même chose ?
Est-ce que de passer par le Montana (Helena, Great Falls, Glacier Ntl Park), remonter sur Calgary, et revenir sur Vancouver par le nord (ou inversément) est intéressant ? Qu'y a-t-il à voir du côté nord-américain en remontant sur Calgary ? Et entre Lake Louise/Jasper et Vancouver, quelle est la meilleure route (et qu'y a-t-il d'intéressant à voir sur le trajet) ?
Nous sommes 2 familles à voyages, l'une avec de grands ados, et l'autre avec 2 enfants de 10 et 12 ans. Donc s'il y a des activités sympas suggérées, quelque chose qui divertisse et plaise à nos jeunes ... toutes les suggestions sont bienvenues !🙂
Si vous avez d'éventuels liens intéressants, ou des guides bien faits (nous avons déjà le Routard "Canada Ouest et Ontario" et chez Lonely Planet "Ouest américain").
Merci d'avance Valérie
Thaïlande: "bonjour, tu as mangé?" English translation pending
Je termine la lecture de "La Thaïlande des Thaïlandais" (http://www.amazon.fr/Tha%C3%AFlande-Tha%C3%AFlandais-Massimo-Morello/dp/2867464404) et j'y lis que la nourriture a une place tellement importante dans le pays que l'on est accueilli par "tu as mangé ?" au lieu de "comment ça va ?" (apparemment c'est valable aussi pour la Chine, d'après un reportage vu a la télé il y a peu).
Peut-on faire confiance a l'auteur ?
Dans quel(s) cas employer cette expression ?
Et surtout, comment le dire en thaï ?
Compagnie TAM pour le Brésil English translation pending
Bonjour
j'aimerais avoir votre avis sur cette compagnie ainsi que la franchise bagage acceptée en eco ....
Merci!
j'aimerais avoir votre avis sur cette compagnie ainsi que la franchise bagage acceptée en eco ....
Merci!
Pérou: alerte au tourisme industriel excessif English translation pending
Le courrier que nous vous adressons EST moins un récit de voyage ou d'une demande de renseignements qu'une alerte.
En effet, étant de "vieilles" habituées du Pérou, nous sommes d'année en année et au fur et à mesure de nos séjours, consternés par la pollution à la fois écologique et économique provoquée par Le lobby industriel du tourisme au Pérou.
Cela en devient démentiel ! Au Macchu Picchu au mois d'Août des masses énormes de tourisme commencent à laisser l'empreinte du saccage, les touristes font n'importe quoi, nous en avons même vu grimper sur les murets du "quartier des fontaines". Le site perd de son mystère et de sa solidité .
D'autre part nous avons upu apprécier aprés 3 jours de marche de trekking éprouvant, le merveilleux site de CHOQUEQUIRAO dont 30 % seulement a été dégagé de la végététion, et répétorié par les archéologues (Français et Péruviens).
Mais nous avons appris par les agences locales, les guides, la population de Cachora qu'il est fortement question de créer un gigantesque complexe touristique de luxe dans cette région (qui s'appellera "Parque de Vilcabamba") qui consiste à tracer une route le long de l'Apurimac, fleuve torrentiel fortement encaissé dans ce relief montagneux entre deux parois abruptes de montagne,
Ce projet consiste de même à créer un piste hélico (par la société COPESCO) directement sur le site archéologique de Choquequirao, pour transporter par hélicoptères, de la vallée au site, ce genre de touristes qui veulent tout sans effort et dans Le confort maximum. Il est d'autre part question de faire construire pas un, mais, des téléphériques.
La conséquence de ce projet de complexe touristique de luxe est qu'une région magnifique dont la population vit en harmonie avec son environnement va être défigurée par :
- Le tracet d'une route qui défigurera à jamais Le canyon de l'Apurimac,
- Des aller-retours d'hélicoptères et l'activité des téléphériques qui ne pourront
que polluer et détruire l'écosystème de la montagne et souiller Le site,
- Des hôtels de luxe à la mode occidentale qui auront délocalisé toute la population d'origine.
Ce projet risque fort de ruiner l'économie de cette région dont la population vit du tourisme du trekking. Que deviendront les muletiers, qui louent leurs chevaux et mules aux trekkeurs, les cuisiniers qui accompagnent les trekkeurs et qui à l'heure Des bivouacs les régalent de leur savoir faire extraordinaire dans la préparation de la cuisine locale, que deviendront les petits propriétaires Des campements très soucieux de l'environnement de "leur" montagne (Casa masama, Chikista, Santa Rosa etc...) qui permettent aux aventuriers de la marche de planter leurs tentes pour une somme dérisoire, que deviendra Le village de Cachora qui de l'heure vit dans la sérénité et la paix. Déjà des promoteurs peu scrupuleux, en vue de ce projet de tourisme, tente de spolier les terres des petits paysans locaux en leur proposant d'acheter leurs lopins de terre à un prix bien inférieur au coût réel.
Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).
Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.
Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.
Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).
Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.
Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.
Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
Cuba: paradis ou cauchemar? English translation pending
tel est le titre du documentaire proposé sur M6 dimanche soir........................"paradis" pour les touristes qui peuvent y faire tout ce qu'ils veulent....et "cauchemar" pour les cubains qui ne peuvent pas faire ce que font les touristes....................et aprés on nous dira que Cuba est un pays ou il n'y a pas (ou trés peu) d'inégalités.🙁
Devises au Laos English translation pending
Je dois partir 15 jours au Laos du Nord et je voudrais savoir si je peux changer des euros partout, est ce plus intéressant que les dollars?
Autre question: les bateaux rapides sont-ils aussi dangereux que certains le disent, je dois en prendre un entre Pakbeng à ban Khone Toeune.
Je suis preneuse de toute info.
Merci.
Votre vol le plus insolite? English translation pending
voici mon billet, je ne vous raconte pas, le vol, ,
mais un autre, cette fois ci en afrique noire, je prend un vol ou il y a une très grande majorité de personnes qui vont a la mecque, , donc pour la plus part leur premier vol, en plein vol je remarque un drôle de ménage dans le couloir, on sort du bois, de la nouriture une casserole, , et ..... des allumettes, les pèlerins étaient entain de faire un mini barbecue pour réchauffer la pitance !!!!! 😛
mais un autre, cette fois ci en afrique noire, je prend un vol ou il y a une très grande majorité de personnes qui vont a la mecque, , donc pour la plus part leur premier vol, en plein vol je remarque un drôle de ménage dans le couloir, on sort du bois, de la nouriture une casserole, , et ..... des allumettes, les pèlerins étaient entain de faire un mini barbecue pour réchauffer la pitance !!!!! 😛

Prochain départ pour la Birmanie English translation pending
Bonjour,
Je m'adresse aux membres de voyageforum qui envisagent un prochain départ pour la Birmanie ... Nous avons un vol pour Yangon fin octobre, et avons prévu en solo un circuit plus ou moins classique de 3 semaines.
Je ne tiens pas ici à relancer pour la nième fois le débat faut-il y aller, ne pas y aller, ou autres considérations d'ordre moral. Des tas de posts traitent ce sujet.
Pour le moment, nous sommes particulièrement indécis quant à savoir si nous nous arrêtons à Kuala Lumpur et improvisons un voyage en Malaisie ou si nous poussons quand même jusqu'en Birmanie ... Un voyage est-il envisageable actuellement ? Je ne crains pas de "me faire manger au petit déjeuner par des birmans assoiffés de sang", comme j'ai pu le lire dans un des messages traitant de ce sujet. Je me pose des questions simplement pratiques par rapport à la situation sur place : couvre feu ou non, les vols intérieurs fonctionnent-ils normalement, les monuments sont-ils ouverts au public ? Est-ce qu'on peut voyager dans des conditions "normales" pour touristes lambda.
Si nous sommes quelques-uns face à ce dilemne, nous pouvons peut-être échanger des informations et/ou impressions, puisque j'imagine que nous suivrons tous l'actualité sur place au plus près ...
Je m'adresse aux membres de voyageforum qui envisagent un prochain départ pour la Birmanie ... Nous avons un vol pour Yangon fin octobre, et avons prévu en solo un circuit plus ou moins classique de 3 semaines.
Je ne tiens pas ici à relancer pour la nième fois le débat faut-il y aller, ne pas y aller, ou autres considérations d'ordre moral. Des tas de posts traitent ce sujet.
Pour le moment, nous sommes particulièrement indécis quant à savoir si nous nous arrêtons à Kuala Lumpur et improvisons un voyage en Malaisie ou si nous poussons quand même jusqu'en Birmanie ... Un voyage est-il envisageable actuellement ? Je ne crains pas de "me faire manger au petit déjeuner par des birmans assoiffés de sang", comme j'ai pu le lire dans un des messages traitant de ce sujet. Je me pose des questions simplement pratiques par rapport à la situation sur place : couvre feu ou non, les vols intérieurs fonctionnent-ils normalement, les monuments sont-ils ouverts au public ? Est-ce qu'on peut voyager dans des conditions "normales" pour touristes lambda.
Si nous sommes quelques-uns face à ce dilemne, nous pouvons peut-être échanger des informations et/ou impressions, puisque j'imagine que nous suivrons tous l'actualité sur place au plus près ...
Accident d'avion sur Phuket English translation pending
salut je viens d'entendre ca, aux infos, quelqu'un peut il confirmer?ils n'avaient pas d'autres infos, ca s'est produit il n'y a pas longtemps apparement
Périple dans l'ouest américain (juillet 2007) English translation pending
Périple dans l’ouest américain juillet 2007
Introduction : Nous sommes partis dans l’ouest américain du 7 au 27 juillet. Nous, c’est Philippe presque 17 ans, Benoît bientôt 15 ans, Patrick (mon mari) et moi. On en parlait depuis l’été dernier…on voulait faire un « grand » voyage en famille…les enfants grandissent, volent de plus en plus de leur propres ailes (dans tous les sens du terme puisque notre aîné fait de l’aviation !)….donc c’était peut être le dernier à 4 (mais on n’en est pas sûrs du tout !!! Dès qu’on parle de destination lointaine, les garçons ne semblent pas prêts à couper le cordon !!) Au niveau dates, on était coincés entre les résultats du bac et le fait qu’il fallait absolument qu’on soit à Vaison le 28/7…
Remerciements : Un grand MERCI à tous les membres de Voyage Forum qui nous ont aidés à élaborer notre itinéraire. Merci donc à FabienneCA, Thierry38, Doni, senmout, vilcanota, vazyvite…Un merci plus particulier aux « copines » Marie (mlefevre) et Sylvie (grisemote) dont les carnets de voyage très détaillés ont été une aide précieuse. Pour le moment, je ne mets pas de photos (celles de Marie et Sylvie sont splendides)…il faut qu’on fasse le tri dans les 1434 clichés pris !!!
Guides : Le Routard (Californie / Parcs nationaux de l’Ouest américain et Las Vegas) Michelin – Voyager pratique (Sud ouest américain) Ils se complètent très bien. J’avais aussi acheté le Lonely Planet (ouest américain)…on ne l’a pas emmené (à le lire avant le départ, je l’ai trouvé confus et difficile d’usage)Le périple :
V 6/7 : Vaison - Paris S 7/7 - Paris – Los Angeles (via Atlanta) D 8/7 – Los Angeles L 9/7 – Los Angeles – Grand Canyon M 10/7 – Grand Canyon M11/7 – Grand Canyon - Lake Powell (Page) J 12/7 - Lake Powell - Monument Valley V 13/7 - Monument Valley- Moab S 14/7 - Moab (Canyonlands - Arches) D 15/7 - Moab - Capitol Reef L 16/7 - Capitol Reef - Bryce M 17/7 - Bryce - Zion M 18/7 - Zion – Las Vegas J 19/7 – Las Vegas V 20/7 – Las Vegas - Death Valley S 21/7 – Death Valley - Three Rivers D 22/7 – Sequoia Park L 23/7 – Sequoia Park- San Francisco M 24/7 – San Francisco M 25/7 – San Francisco J 26/7 – San Francisco – Paris (direct) V 27/7 – Paris - Vaison
Budget : Vols + voiture + hébergements (chambre quadruple avec ou sans petit déjeuner) réservés depuis la France : 8100€ (les garçons paient plein tarif !!) Essence : 500 $ Nourriture : le midi pique nique ou petit encas, le soir resto (1 plat + 1 salade) 800 $ National Park : 80 $ Extras : Universal Studios à Los Angeles (248 $), Bateau sur Lake Powell ( 210 $ ), Cirque du Soleil à Las Vegas (330$), Vélos à San Francisco (41 $)Transports : Paris-Atlanta avec Delta Air Line sur Boeing 767 : un repas, une glace et une collation…rien à dire. Ecrans individuels. Atlanta – Los Angeles : du vol, on ne peut dire grand-chose…on a tous dormi (en pointillés !!). Collation frugale (gâteaux salés et sucrés) San Francisco – Paris sur Boeing : on était très mal positionnés (à côté des « cuisines »)…du coup on n’a rien dormi entre les bruits de placards et les conversations diverses !! Projection de films nuls !! On avait réservé chez Alamo un 4x4…on a eu (catégorie supérieure….on a dû payer la différence…parait-il qu’ils n’avaient rien d’autres….. ???) un Dodge Durango. On a eu toute la place nécessaire pour caser nos 4 gros sacs … en rabattant les sièges du fond. On l’a gardé 16 jours…dès notre arrivée à San Francisco on l’a rendu (Check out 5 minutes….Bush Street…eh oui, ça ne s’invente pas !!!) On avait emporté notre GPS « Tom Tom »…impeccable. Il nous a conduit où on devait aller…la seule fois où on s’est trompé, il n’était pas branché !!L’avantage aussi, c’est qu’on peut y télécharger de la musique. Patrick avait enregistré 500 chansons (de vieux comme diraient les garçons !! …qui eux avaient leur I Pod et leur lecteur de DVD pour les longs trajets)
Hébergements :
On n’est pas du tout des adeptes du camping….. donc on a privilégié les hôtels et motels. On n’a jamais eu à se plaindre même si certains étaient mieux que d’autres. Notre coup de cœur : Aarchway Inn à Moab. Très sympa. Piscine agréable, excellent petit déjeuner compris, laverie, accès internet…. Los Angeles : Hollyday Inn (à côté d’Hollywood Boulevard). RAS, pas de petit déjeuner, parking payant (20 $ par jour), piscine (pas utilisée) Grand Canyon : Best Western à Tusayan. Petit déjeuner compris. Piscine fermée quand on a voulu y aller. 2 restos. On a été accueillis par une très charmante canadienne parlant français…Benoît n’en est toujours pas remis !!! Lake Powell : Super 8. Motel envahi de français. Piscine « rikiki » !! Petit déjeuner compris et quelconque. Accès internet gratuit. Monument Valley : Holiday Inn à Kayenta. Pas de petit déjeuner compris : on l’a quand même pris sur place : correct…par contre le repas du soir très ordinaire. Piscine sympa. Torrey : Wonderland Inn. Piscine couverte. Correct dans l’ensemble. Pas de petit déjeuner compris. Bryce : Bryce View Lodge. Pas de petit dej compris. Correct. Zion : Best Western. Piscine trop chaude et pas très grande. Pas de petit dej. Las Vegas : Hôtel Excalibur…on a goûté au luxe : le « valet », le voiturier…..Chambre « normale »…on nous a bien proposé mieux avec un supplément…on a refusé. 2 grandes piscines…mais peu profondes (1 mètre) Death Valley : Furnace Creek Ranch…pas trop le choix dans le coin. Rien à dire. Excellent petit déjeuner (payant) Three Rivers : Best Western. Le moins bien…vieillot, pas de salle à manger : on petit déjeune (compris) dans le hall d’entrée…. Et c’est pas terrible !! Accès internet. Piscine petite mais agréable. San Francisco : Hôtel Bijou. Très bien placé (vers Union Square). Les 65 chambres portent toutes le nom d’un film tourné à SF : pour nous, « 9 months » avec H.Grant et J.Moore (Chris Columbus – 1995)���par contre elles sont petites. Le petit déjeuner (compris) est minable…très peu de choix. On l’a zappé 2 matins sur 3. Au jour le jour : Samedi 7 Juillet : On laisse notre voiture chez des amis (les tarifs de parking à Roissy sont prohibitifs) qui nous conduisent à l’aéroport. Le décollage est prévu pour 11 heures…on a bien fait d’arriver tôt : les formalités (enregistrement des bagages, contrôles des passeports et des bagages à main) prendront 2 heures !! Vol sans encombre : on survole le nord de Londres, l’Irlande, sud de l’Islande.…avant de traverser l’Atlantique. On « entre » en Amérique du Nord par le Canada. « Traversée » du lac Erié. Arrivée à Atlanta après 9 heures de vol. On fait la queue pratiquement 1 heure pour passer la douane : contrôles des passeports, empreintes digitales et photo… Pour rejoindre notre porte d’embarquement, il nous faut prendre le « métro » !! Premier contact avec la démesure américaine !! On passera nos 3 heures de transit avachis dans nos fauteuils et la tête dodelinant !! Plus de 4 heures de vol pour rejoindre Los Angeles. On récupère tous nos sacs (ouf, il ne manque rien !! on a le mauvais souvenir de notre voyage au Canada où Patrick et moi avions attendu notre valise 4 jours !! Comme on changeait de lieu chaque jour, on devait appeler tous les jours pour donner le nom de notre hôtel !!) Check in chez Alamo rapide…nous voilà au volant de notre Durango. Pas de souci avec la boîte automatique, on en a une sur la voiture familiale. En ½ heure, notre Tom Tom nous mène à l’hôtel. On s’écroule sur nos lits…plus de 24 heures qu’on est levé !!! Dimanche 8 Juillet : Petit déjeuner sur Hollywood Boulevard avec ses étoiles de stars…pas toutes connues !! On prend le métro pour rejoindre les Studios Universal (sur le plan, ils semblent proches de l’hôtel, à une station de métro….mais on roule un moment) Attention dans le métro, les tickets sont valables 2 heures depuis la station d’achat….on n’a pas fait attention, on en a acheté 8 (aller retour)…tant pis. Pas de queue à l’entrée vu qu’on avait acheté nos entrées depuis la France (62 $ par personne) Sur les conseils d’un des membres de VF, on commence par les attractions du niveau inférieur : Jurassik Park (on est précipité dans une aventure préhistorique très arrosée avec, pour finir, une chute de 25 mètres….super !!), La Revanche de la momie (dans une petite voiture, on est secoué dans tous les sens + marche arrière…je crains ce genre d’attraction…mais je l’ai fait !!), les effets spéciaux, la pyrotechnie avec Backdraft (incendie) Repas dans un snack chinois : on n’est pas encore habitué aux rations américaines…on prend trop, on aurait pu se contenter de 2 plats pour 4. On remonte au niveau supérieur : Shrek en 4D, la maison hantée, Terminator 3D, Waterworld (un superbe spectacle aquatique), circuit en mini bus dans les studios (très intéressant) et enfin Animals Actors (pas terrible). Retour vers l’hôtel : Hollywood Boulevard est fermé à la circulation, des tapis rouges sont déroulés : nouvelle étoile ? On saura plus tard qu’il y avait, en fait, la projection du dernier Harry Potter. Repas italien très correct. Petit détour par le Chinese Theater devant lequel se trouvent les empreintes de mains et de pieds de stars. Lundi 9 Juillet : On trouve glissé sous la porte de la chambre la note du parking !! Autoroute 15…on branche le régulateur de vitesse : 70 m/h (c'est-à-dire 112 km/h). Arrêt à Barstow. Perdus au milieu d’un paysage désertique, des magasins d’usine sont regroupés. On fait une « descente » chez Levis et Vans : les garçons sont équipés pour l’hiver et promettent de ne plus rien réclamer jusqu’au retour !!! On les connaît…l’avenir nous donnera raison !!! On avale les kilomètres…on savait que c’était une très longue étape, mais on a préféré rouler pour gagner une journée !! Juste un arrêt pour prendre de l’essence et acheter un petit frigo (sur les conseils de Marie)…sauf que celui qu’on a trouvé était vraiment petit et pas très performant !! On a, par la suite, investi dans une glacière en polystyrène ; l’avantage de dormir en motel ou hôtel, c’est qu’on avait des glaçons à volonté !! Arrivée en début de soirée à Tusayan. Mardi 10 Juillet : Lever tôt (décalage horaire non assimilé). A 7h30, on est sur le site de Grand Canyon après avoir acheté notre National Park (80 $) qu’on aura rentabilisé au cours du périple. Premier arrêt : Mather Point. On a beau être préparé à la grandeur du lieu, c’est un choc : le minéral à l’état pur. Navette rouge jusqu’à Pina Point. De là, on aperçoit les 11 strates géologiques superposées. On hésite entre faire une partie de la descente de Kaibab Trail ou marcher le long des falaises….la seconde option est retenue…il n’est que 9h et on a déjà très chaud. Pendant plus de 3 heures, on se balade sur le sentier qui longe les falaises. Le point de vue sur le canyon depuis Yavapaï (plus à l’est) est aussi beau. On essuie un orage au moment où on regagne l’hôtel…le seul du séjour !! Heureusement, ça dure peu… Mercredi 11 Juillet : On prend la Desert View Drive (Route 64) qui va vers l’est. Elle dessert plusieurs points de vue et traverse une agréable forêt : Grand View Point, Desert View…. Juste avant Cameron, on rejoint la 89 en direction de Page. Le long de la route, on voit des campements : un mobil home ou une caravane, des voitures pourries, un vague enclos, pas d’ombre….ce sont sûrement des indiens navajos. Quand on arrive à Page, le temps est couvert (brume)…..inutile dans ce cas d’aller à Antelope Canyon qui nécessite le soleil au zénith. On se rabat sur un tour en bateau de 3 heures sur Lake Powell…Né en 1963, suite à la création du barrage, ce lac représente la 2ème réserve d’eau disponible pour le SO américain. Il a fallu 17 ans pour le remplir. Au total, 3150 km de rivage. Les couleurs sont magnifiques…il y a peu de monde qui navigue….quelques jet-ski….mais on passe à côté d’appontements avec d’énormes bateaux qui attendent les marins du week end !! Le mariage de l’eau et de la pierre est tellement harmonieux que ce paysage semble exister depuis longtemps…..mais on voit bien que le niveau a baissé suite à plusieurs années de sécheresse. On retrouve la terre ferme…avec coups de soleil en prime !! Excellent repas au Glen Canyon Steakhouse (décoration saloon)….sauf pour Patrick qui a fait le mauvais choix en prenant du porc au lieu du bœuf !! Jeudi 12 Juillet : Visite du barrage de Lake Powell, du moins les panneaux explicatifs dans le hall d’entrée : très intéressants. A 5 miles de Page, Horseshoe Bend : le Colorado s’enroule autour d’un gros piton rocheux que l’on peut observer depuis la falaise. Pas de parapet : le touriste doit être responsable…et ce qui nous aussi frappé c’est la propreté des sites….les français ont des progrès à faire !! A 11 heures, on est à la guérite de l’Upper Antelope Canyon. Certes c’est cher : 6 $ l’entrée + 20 $ le tour guidé (par personne)…..mais c’est absolument splendide. On est pris en charge par une indienne navajo qui, dans un pick-up bâché et sans amortisseur, nous conduit sur une route sablonneuse jusqu’à l’entrée du canyon à 3 miles. Un navajo mène ensuite notre visite. Les parois sont étonnamment sculptées. Les couleurs changent selon l’inclinaison du soleil…..Fabuleux…Un seul regret : on était nombreux !! Route en direction de Kayenta. Bien qu’on ne soit pas encore dans l’Utah, on est déjà à l’heure navajo : on avance d’une heure. Installation rapide à l’hôtel et on reprend la route. Le copilote (moi en l’occurrence) se plante (Tom Tom pas branché)…ce n’est qu’au bout de 25 miles qu’on s’en rend compte…. !! Ambiance électrique dans la voiture !!! Du coup, il est 19h30 quand on franchit l’entrée de Monument Valley….on choisit de circuler par nos propres moyens : bien nous en a pris, on est seuls sur le site !! Pendant plus d’1 heure 30, on roule sur la piste poussiéreuse…on s’arrête où on veut, quand on veut…le soir tombe doucement….c’est magnifique. On ferme la barrière derrière nous au moment où on s’en va !! Vendredi 13 Juillet : Orage dans la nuit…mais quand on se lève, le soleil est déjà de retour !! Route 163 (on repasse à côté de MV). Arrêt à Goosenecks : point de vue sur les méandres de la San Juan River, canyons profonds de 300 m taillés dans un paysage noir. Un peu plus loin, Valley of the Gods : un petit Monument Valley (désert couleur ocre, fabuleux rochers)…sans personne !! On a apprécié d’avoir un 4x4. On arrive assez tôt à Moab (15 heures…l’heure du check in). On enfile les chaussures de marche et nous voilà partis pour Canyonlands. Ce parc, encadrant le confluent du Colorado et de la Green River, est l’un des plus sauvages de l’ouest. « Island in the sky » : la partie la plus haute (1800 – 1900m) est une immense mesa triangulaire rattachée au reste du plateau par un étroit goulot : le Neck. Petite marche pour atteindre Mesa Arch derrière laquelle se découpe un panorama magnifique. On marche plus longtemps pour découvrir l’Upheaval Dome : un cratère géant de 360 m de profondeur et plus de 4 km de diamètre creusé mystérieusement dans un dôme. On a d’abord pensé que c’était un effondrement dû à la couche de sel ; maintenant les géologues évoquent l’impact d’une météorite…….c’est fabuleux !! Pour finir, au bout de la route, le Grand View Point qui domine un labyrinthe de canyons rouges. Seul bémol : un groupe de 7-8 français…bruyants et grossiers. Dans ces cas là, la stratégie familiale consiste à se regarder et faire silence : surtout ne pas faire comprendre qu’on est, nous aussi, des frenchies !!! Samedi 14 Juillet : On s’ébranle tôt pour Arches…mais il fait déjà chaud. On aurait voulu faire, avec un ranger, Flery Furnace (labyrinthe)….c’est complet. On commence par une petite marche autour de Windows Section : 2 ponts de pierre voisins tout aussi monumentaux l’un que l’autre. Delicate Arch : 45 minutes de montée sans ombre. On marche soit sur un sentier, soit sur des dalles. A l’arrivée au sommet, vue splendide sur cette arche posée comme par miracle au bord de la falaise. On peut même aller dessous. La chaleur est intense…on doit s’arrêter pour boire tous les ¼ heure. Landescape Arch : 30 minutes de marche (0, 8 mile) pour atteindre une des plus longues arches du monde (hauteur 32m, longueur 93m)…superbe. Le sentier se poursuit, en plein cagnard, sur 1, 2 miles en passant sur les rochers à travers des paysages spectaculaires. Patrick oublie l’appareil photo à l’une des pauses….moment de panique quand on s’en rend compte au bout de 15 minutes….Benoît redescend en courant…ouf !! l’appareil n’a pas bougé !! Finalement, on arrive face à Double O Arch…et on est déçu…..on a préféré les précédentes !! Retour pénible à la voiture puis à l’hôtel (on a beaucoup souffert …pourtant on est habitué à randonner, on vit dans le sud….mais ce jour là, on s’en souviendra !!) Mauvaise surprise : la nourriture a gelé dans le frigo de la chambre !!! Ce n’est pas trop grave…on était tellement crevé qu’on n’avait pas faim…. Le soir, dans Moab, au supermarché, je cherche – en vain- des enveloppes (articles introuvables aux USA… je n’en ai pas trouvé une pouvant contenir mes cartes postales). Je m’en inquiète auprès de la caissière…qui m’entraine vers le portique des cartes d’anniversaire…et me donne une vingtaine d’enveloppes !!! Dimanche 15 Juillet : Route 191, puis autoroute 70 et enfin la route 24…on traverse le désert de San Raphaël avant d’arriver dans l’oasis de Fruita. Quelques arrêts rapides : les pétroglyphes indiens gravés à même la falaise …ils auraient près de 1000 ans et seraient l’œuvre des indiens fremont ; l’école de Fruita : petite école d’origine de la communauté mormon. Après un repas rapide, on s’engage sur la piste qui doit nous mener à Cathedral Valley (merci encore Marie !!). On passe aux 4 roues motrices….un gué pour traverser Freemont River…et nous voilà partis pour 56 miles de piste. On retrouve non seulement la conduite islandaise mais aussi les paysages (du moins au début) : Bentonite Hills et South Desert….il ne manque que les fumerolles et l’odeur de soufre !! L’arrivée sur Cathedral Valley est magnifique : ce gros bloc monolithique porte bien son nom. Retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est…. Une « petite » boucle très sympa……le conducteur s’est régalé !! On n’aura croisé qu’un seul 4x4 !!! Lundi 16 Juillet : Excellent petit déjeuner au Coffee Shop en dessous de l’hôtel. On prend la Highway 12 qui relie Capitol reef à Bryce Canyon : elle traverse des contrées escarpées, colorées et désolées …ce qui lui vaut d’être l’une des plus belles routes des USA. Le temps est couvert…il ne fait que 23° !! Route sinueuse dans une forêt de bouleaux et de pins…point culminant 2928m. Juste avant Boulder, Anasazi State Park (6$) abrite les vestiges archéologiques de l’un des plus importants villages anasazis de la région (12ème siècle). Petit musée avec poteries, reconstitutions d’une hutte et de maisons. La section entre Boulder et Escalante est spectaculaire : plusieurs miles de route étroite au sommet d’une crête vertigineuse avec 2 pans de vide. Escalante : petit parc d’Etat…entrée 6$ : il suffit de prendre une enveloppe, de la remplir (n°immatriculation + date), d’y glisser la somme et de mettre le tout dans la boîte prévue à cet effet…le reçu détachable doit être visible derrière le pare-brise…..On ne verrait pas ça en France !!! Petite marche dans la forêt pétrifiée à l’aide d’un dépliant très bien fait. La route entre Escalante et Cannonville est moins belle à notre goût. Arrivée au Bryce View Lodge…ici tout est sous le contrôle du Ruby’s Inn situé en face : piscine, restaurants, activités, magasins, camping…. On préfère s’en éloigner pour aller manger chez Bryce Canyon Pines (en direction de Zion) : excellent repas (viande grillée et pie au citron et à la crème….) Mardi 17 Juillet : Benoît, le cavalier de la famille, découvre Bryce à cheval…pendant ce temps, le reste de la famille marche.Belle et longue boucle (Queen’s Garden, Peekaboo Loop, Bryce Point……) pour observer de près la forêt de hoodoos (aiguilles et tourelles rocheuses)….Un vrai coup de cœur pour moi pour ce parc. L’après midi, la famille étant reconstituée, on se promène dans la partie nord du parc : Black Birah Canyon, Natural Bridge et Bryce Point. On rejoint ensuite Zion. On entre dans le parc par l’est. La route est spectaculaire par les formations naturelles qu’elle traverse : des lignes horizontales et verticales bien distinctes strient les mesas. On loge à Springsdale : petite ville entièrement consacrée au tourisme…une rue principale bordée de motels, hôtels, restos et boutiques de souvenirs. Mercredi 18 Juillet : Zion : la route goudronnée qui traverse le parc est couverte de bitume rouge afin de ne pas jurer avec le paysage. Ce parc ne se visite pas en voiture mais en shuttle…on doit se garer au parking du Visitor Center. Navette jusqu’à The Grotto où on prend un sentier en balcon au-dessus de la rivière (Kayenta trail) pour aboutir à une cascade…pas très impressionnante ! L’avantage est qu’on marche à l’ombre. On reprend la navette à Zion Lodge jusqu’au terminus : Temple of Sinawava. Le défilé des Narrows commence où la route carrossable s’arrête. Au départ, sentier ombragé en bord de rivière…jusqu’au moment où, si on veut continuer, il faut mettre les pieds dans l’eau. On remonte ainsi la rivière : l’eau est claire et absolument pas froide. Les garçons se trempent complètement….2 heures de marche géniales. On n’est pas allé jusqu’au bout. Avec des tennis, c'est sans souci pour marcher....!! On reprend la route pour rejoindre Las Vegas…70 km avant déjà des pancartes annonçant la couleur !! Le thermomètre monte : 45° !! A l’Excalibur, la voiture est prise en charge et le bagagiste prend nos bagages. C’est hallucinant dès l’entrée dans l’hôtel : d’abord la clim à fond (on a été souvent gêné par les différences de température entre l’intérieur et l’extérieur), le monde, les machines partout, les mariés qui traversent le hall presque dans l’indifférence générale…. Petit tour sur le strip malgré la chaleur : MGM Grand avec ses lions en exhibition et New York-New York avec sa réplique de la statue de la liberté….. Repas au buffet du Mirage (24$ par personne) : excellent !! On avait réservé depuis la France (le 20juin) des places pour le spectacle « Mystère » du Cirque du Soleil…il ne faut pas s’y prendre trop tôt car ils ont l’air de remplir la salle par le bas. On était en catégorie 2, section 203, rang KK : en hauteur et de face….l’idéal. Que dire du spectacle ? 90 minutes de féérie : des prouesses physiques mais aussi beaucoup d’humour… Au retour, on s’arrête devant le Bellagio pour voir le spectacle (gratuit) des fontaines…Un monde fou sur le strip.. …. Jeudi 19 Juillet : Journée à Las Vegas. Le matin : les outlets à l’extérieur de la ville !!! Malgré la promesse de Barstow, on n’a pas pu passer à côté des « affaires de l’année » (Converse, Quiksilver, Calvin Klein…)…et c’est les bras chargés qu’on a regagné l’hôtel !!! Après-midi piscine pour se remettre de nos émotions. Balade sur le strip : Paris, Venetian….. Le soir, buffet du Bellagio : c’est parait-il le must….on ne l’a pas trouvé mieux que celui de la veille. On tente notre chance aux machines à sous, celles qui prennent les cents….Patrick glisse 1$....il « monte » jusqu’à 5$. On change de machine…. L’honneur est sauf…on n’a perdu que notre mise…mais on comprend qu’on puisse devenir accro !! Vendredi 20 Juillet : Bye Bye Las Vegas !! Route 160 en direction de Parhump, puis la 372 jusqu’à Shoshone (nom de la tribu indienne délogée en 1933 lors de la création du parc national)…On entre en Californie. On traverse des paysages de western…on s’attend à voir surgir un cow boy à cheval. Entrée dans Death Valley. Badwater : il fait 46° !! C’est le point le plus bas des USA, à 86m au-dessous du niveau de la mer. Le sol d’un blanc immaculé réfléchit le soleil…… Devil’s Golf Course : un champ de sel cristallisé vestige d’un lac asséché depuis 2000 ans. Artists Palette : par une étroite route à sens unique, on accède à un amphithéâtre. Des pigments ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses……… Arrivée au Furnace Creek Ranch : en fait ce « ranch » est un motel qui a le monopole dans la vallée : boutique, épicerie, laverie, poste, musée, piscine, golf….. La moindre activité nécessite l’usage de la voiture tellement on est anéanti par la chaleur !! La piscine est chauffée : un comble !!! Repas sur place : ce n’est pas donné mais c’est très bon.. .., et de toutes façons, il n’y a rien d’autres dans le coin !! A 23 heures, il fait encore 36°…on se couche avec la clim à fond !!! Samedi 21 Juillet : Grand beau mais de la brume (de chaleur bien sûr !!...il fait 41°)…pas trop de vue à Zabrinski Point. Sand Dunes : un morceau de Sahara dans Death Valley. Ces dunes de sable sont l’œuvre des vents qui se rencontrent à ce point précis. On quitte le parc juste avant Panamint Springs, direction sud-est vers Ridgecrest. La route vers Lake Isabella passe parmi des champs de cactus impressionnants avant que la végétation ne redevienne riante au fur et à mesure qu’on s’élève dans la forêt. Dans la plaine, par contre, on voit des champs d’orangers, des oliviers, de la vigne… Three Rivers : intérêt limité et ressources locales réduites !! Il faut faire avec et on y reste 2 nuits !! Repas mexicain très quelconque : personne ne finit son assiette !!! Dimanche 22 Juillet : L’entrée de Sequoia Park est à 6 miles. La route s’élève rapidement : 518m au Visitor Center, + de 2000m à notre premier arrêt : General Sherman Tree. Hauteur 84m, circonférence au sol 31m, diamètre 11m, 1256 tonnes…C’est l’être vivant le plus volumineux sur Terre. Il aurait entre 2300 et 2700 ans. Il fait bon se promener sous ces arbres majestueux avec cette bonne odeur de résine. Crystal cave : on a réservé, dès notre entrée dans le parc, la visite de 12h30. Un sentier abrupt (15 minutes) descend vers la grotte. Des galeries parées de volutes de marbre déploient une féérie de formes et de couleurs. 9-10° : on enfile des pulls !! On fait l’expérience du noir absolu avec, pour seul repère, le bruit de l’eau. Seul bémol : on n’a pas compris toutes les explications du ranger qui parlait très vite. Kings Canyon : parc contigu à Sequoia. General Grant Tree : sentier pavé qui circule au milieu de cette futaie de séquoias démesurés (comme ils ont été, pour beaucoup, découverts après la guerre de Sécession, on leur a donné le nom de généraux illustres) Ce séquoia est cependant moins haut et moins vieux que le précédent. Sur le chemin du retour, on a prévu d’escalader Moro Rock (bloc de granit) situé non loin de Giant Forest. Mais voilà, non loin du parking du Gl Sherman Tree, on voit la navette et des voitures arrêtées. On nous fait signe de regarder et là on voit un OURS !!! Patrick se gare, Benoît jaillit de la voiture pour prendre des photos……Bref, encore une famille qui a vu l’ours !!!! Petite anecdote : un américain nous voyant arrêtés me demande ce qui se passe, je lui répond « a bear »…sauf que « a bear » dit avec l’accent du midi ressemble à « a beer »….il a dû croire que j’allais lui offrir une petite mousse !!!!!! Toutes ces émotions nous ont fait rater l’embranchement de Moro Rock…tant pis !! Le soir, on a mangé italien : bien meilleur que la veille !! Lundi 23 Juillet : C’est sans regret qu’on quitte Three Rivers. Route 198 en direction de Visalia et Tulare, puis la 99 jusqu’à Manteca (on passe à côté de Fresno). Autoroute 205 puis la 530 qui passe à côté d’un magnifique champ d’éoliennes. L’arrivée sur San Francisco est fabuleuse avec le passage d’ Ooakland Bridge (4$) A 14 heures, on est devant l’hôtel Bijou. Petit hôtel sympa. On décharge complètement la voiture avant d’aller la rendre chez Alamo…..2915 miles : 4664 kms……aucun souci. Circuit dans Financial District. C’est le Wall Street de SF : banques, buildings…Mais aussi un petit musée (gratuit) : Wells Fargo History Museum (florissante compagnie californienne qui débuta en exploitant des diligences, puis le transport d’or et sa garde en dépôt…pour finir en banque !!) Balade le long des quais : Fisherman’s Wharf est très fréquenté par les touristes. Il regroupe plusieurs jetées (piers) Pier 39 : ce quai est annoncé par les cris assourdissants des otaries qui ont élu domicile en 1990 (suite au tremblement de terre) sur les pontons flottants. Ce sont surtout des mâles, les femelles sont au large avec les petits. Du coup, tout un complexe touristique s’est créé en avancée sur la mer. Repas au Bubba Gump : spécialités de crevettes mais surtout inspiré du film Forrest Gump avec des allusions constantes au film qui passe en boucle. C’est sympa et correct. Mardi 24 Juillet : Petit déjeuner à l’hôtel minable !! Peu de choix….on est obligé de s’acheter autre chose dans la rue !! Passage à l’office du tourisme pour faire le plein d’informations et acheter un pass 3 jours (18$) pour les transports en commun. China Town : la communauté chinoise de SF est la plus importante au monde, en dehors de la Chine. Old St Mary’s Cathedral (1ère cathédrale de la ville 1854), boutiques typiques (cerf volants, ustensiles de cuisine, plats cuisinés…) On loue des vélos sur Columbus Avenue chez Bike and Roll. Casque obligatoire pour les mineurs. Nous voilà partis le long des quais…et pour rejoindre le Golden Gate ça monte !! Construit entre 1933 et 1937, ce pont- à 67m au dessus de l’eau- relie SF à Marin County. 2, 6km de chaussée avec une voie réservée aux cyclistes et piétons…..c’est fabuleux…malgré le brouillard et le vent !! On fait l’aller retour dans la foulée….l’absence de vue nous a fait renoncer à aller plus loin. Plutôt que reprendre la piste cyclable le long des quais, on monte jusqu’au quartier Presidio. Jackson St….ça monte…et ça descend !!, Van Hess Avenue et enfin une montée très raide (on doit pousser les vélos en appui sur les orteils !!) pour se retrouver en haut de Lombard Street. C’est la rue la plus sinueuse au monde….pour adoucir la pente à 27%, on a construit une chaussée avec 8 virages en épingle à cheveux (16%). Emotion garantie en descendant sur nos vélos, les maisons sont superbes (des hortensias en fleurs). La perspective vue d’en bas est aussi impressionnante. On rend ensuite nos vélos après ces 4 heures de balade sportive !! Cable car pour rejoindre l’hôtel. Bus 21 jusqu’à Alamo square : petit parc entouré de splendides vieilles maisons victoriennes. Les « seven sisters » du côté de Steyner St sont 7 maisons colorées et pittoresques construites à la fin du XIXe siècle. Magnifique vue avec les buildings de SF en arrière plan. Arrêt au Civic Center :quartier de l’hôtel de ville avec sa coupole qui rappelle celle de St Pierre de Rome. On rejoint le centre à pied en traversant Tenderloin : un quartier qui craint surtout le soir vu sa forte concentration de homeless (encore quelque chose qui nous a fortement marqués : le nombre impressionnant de SDF)…les garçons se voient quand même proposer du canabis !! Repas chez Lefty O’Douls : sorte de pub-self où on mange correctement et pas cher !! Mercredi 25 Juillet : Copieux petit déjeuner chez Dottie’s True Blue Cafe (œufs, pancakes…)….c’est réputé donc on fait la queue !! On rejoint les quais et plus particulièrement l’embarcadère pour Alcatraz….on a oublié de réserver depuis la France…..donc pas de place avant 8 jours !!! Tant pis, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes !!! Du coup, on se promène dans les rues, on flâne…. Métro ligne N à Union Square, direction Ocean Beach. On s’arrête à Judah-19th Avenue pour rejoindre le Golden Gate Park . Pendant plus de 2 heures, on se balade au vert. Créé en 1870 (à l’époque c’était une vaste étendue de dunes), un million d’arbres, 6000 variétés. On circule autour du Stow Lake où on peut faire du cabotage. On s’arrête devant De Young Musee qui a ré ouvert en 2005. Avec sa façade recouverte d’une « peau » de cuivre, on croirait un porte avion rouillé…mais avec le temps, le cuivre devrait virer au vert !!! On rejoint le centre….quelques derniers achats. On n’aura pas vu le soleil de la journée…et c’est la seule fois où on aura enfilé une « petite laine » !!! Excellent repas…dans un resto français (Anjou, Campton Place ) !!! Jeudi 26 Juillet : Petit déjeuner en dehors de l’hôtel !! On prépare les sacs…malgré nos nombreux achats dans les outlets, on arrive à tout caser !! On passe au Visitor Center où on avise un jeune couple de français à qui on donne nos pass…vu qu’ils sont encore valables un jour et qu’on ne peut pas les utiliser pour rejoindre l’aéroport. Ils viennent d’arriver et vont faire globalement le même circuit que nous…dans l’autre sens. On prend nos tickets pour le BART (sorte de RER) qui dessert SFO. Le fonctionnement des distributeurs est différent du notre : on paye, on choisit notre destination et on imprime…..Ce qui est sympa, c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider. En ½ heure, on est à l’aéroport. L’enregistrement est interminable…on est derrière un groupe de jeunes français qui terminent un voyage financé par le Conseil Général des Bouches du Rhône….à les voir, on se demande ce qu’ils auront retenu de leur voyage !!!! On décolle à 16 heures…voyage pénible comme je l’ai déjà dit. On arrive même en avance à Roissy (il est 11 heures…vendredi 27 Juillet) et on doit attendre la passerelle !! On récupère notre voiture chez nos amis et, malgré le manque de sommeil, on décide de prendre la route en direction du sud……En se relayant régulièrement au volant, on arrive à 19h30 à Vaison. Bien nous en a pris, le samedi était classé « noir » par Bison Futé !!!
Pour terminer, le décalage horaire au retour est difficile à assimiler !! La première nuit en France, toute la famille était debout à 4 heures du matin !! Il ne faut surtout pas être ensuite tenté par une sieste…. En 3 jours, tout est rentré dans l’ordre.
On a aimé : Benoît : Zion et la marche dans l’eau (Défilé des Narrows) Philippe : Bryce canyon et San Francisco Patrick : Arches et Las Vegas (pourtant il n’a rien gagné !!) Domi : San Francisco (vraiment un coup de cœur pour cette ville….si l’un des garçons pouvait avoir la bonne idée, un jour, d’y aller faire un stage de fin d’études !!!) et Bryce (les couleurs, la randonnée qui nous fait « plonger » à la rencontre des hoodoos.) Mais aussi, l’accueil et la gentillesse des américains.On n’a pas aimé : Le fait d’avoir « loupé » Alcatraz La « croisière » sur Lake Powell (trop longue à notre goût)
Introduction : Nous sommes partis dans l’ouest américain du 7 au 27 juillet. Nous, c’est Philippe presque 17 ans, Benoît bientôt 15 ans, Patrick (mon mari) et moi. On en parlait depuis l’été dernier…on voulait faire un « grand » voyage en famille…les enfants grandissent, volent de plus en plus de leur propres ailes (dans tous les sens du terme puisque notre aîné fait de l’aviation !)….donc c’était peut être le dernier à 4 (mais on n’en est pas sûrs du tout !!! Dès qu’on parle de destination lointaine, les garçons ne semblent pas prêts à couper le cordon !!) Au niveau dates, on était coincés entre les résultats du bac et le fait qu’il fallait absolument qu’on soit à Vaison le 28/7…
Remerciements : Un grand MERCI à tous les membres de Voyage Forum qui nous ont aidés à élaborer notre itinéraire. Merci donc à FabienneCA, Thierry38, Doni, senmout, vilcanota, vazyvite…Un merci plus particulier aux « copines » Marie (mlefevre) et Sylvie (grisemote) dont les carnets de voyage très détaillés ont été une aide précieuse. Pour le moment, je ne mets pas de photos (celles de Marie et Sylvie sont splendides)…il faut qu’on fasse le tri dans les 1434 clichés pris !!!
Guides : Le Routard (Californie / Parcs nationaux de l’Ouest américain et Las Vegas) Michelin – Voyager pratique (Sud ouest américain) Ils se complètent très bien. J’avais aussi acheté le Lonely Planet (ouest américain)…on ne l’a pas emmené (à le lire avant le départ, je l’ai trouvé confus et difficile d’usage)Le périple :
V 6/7 : Vaison - Paris S 7/7 - Paris – Los Angeles (via Atlanta) D 8/7 – Los Angeles L 9/7 – Los Angeles – Grand Canyon M 10/7 – Grand Canyon M11/7 – Grand Canyon - Lake Powell (Page) J 12/7 - Lake Powell - Monument Valley V 13/7 - Monument Valley- Moab S 14/7 - Moab (Canyonlands - Arches) D 15/7 - Moab - Capitol Reef L 16/7 - Capitol Reef - Bryce M 17/7 - Bryce - Zion M 18/7 - Zion – Las Vegas J 19/7 – Las Vegas V 20/7 – Las Vegas - Death Valley S 21/7 – Death Valley - Three Rivers D 22/7 – Sequoia Park L 23/7 – Sequoia Park- San Francisco M 24/7 – San Francisco M 25/7 – San Francisco J 26/7 – San Francisco – Paris (direct) V 27/7 – Paris - Vaison
Budget : Vols + voiture + hébergements (chambre quadruple avec ou sans petit déjeuner) réservés depuis la France : 8100€ (les garçons paient plein tarif !!) Essence : 500 $ Nourriture : le midi pique nique ou petit encas, le soir resto (1 plat + 1 salade) 800 $ National Park : 80 $ Extras : Universal Studios à Los Angeles (248 $), Bateau sur Lake Powell ( 210 $ ), Cirque du Soleil à Las Vegas (330$), Vélos à San Francisco (41 $)Transports : Paris-Atlanta avec Delta Air Line sur Boeing 767 : un repas, une glace et une collation…rien à dire. Ecrans individuels. Atlanta – Los Angeles : du vol, on ne peut dire grand-chose…on a tous dormi (en pointillés !!). Collation frugale (gâteaux salés et sucrés) San Francisco – Paris sur Boeing : on était très mal positionnés (à côté des « cuisines »)…du coup on n’a rien dormi entre les bruits de placards et les conversations diverses !! Projection de films nuls !! On avait réservé chez Alamo un 4x4…on a eu (catégorie supérieure….on a dû payer la différence…parait-il qu’ils n’avaient rien d’autres….. ???) un Dodge Durango. On a eu toute la place nécessaire pour caser nos 4 gros sacs … en rabattant les sièges du fond. On l’a gardé 16 jours…dès notre arrivée à San Francisco on l’a rendu (Check out 5 minutes….Bush Street…eh oui, ça ne s’invente pas !!!) On avait emporté notre GPS « Tom Tom »…impeccable. Il nous a conduit où on devait aller…la seule fois où on s’est trompé, il n’était pas branché !!L’avantage aussi, c’est qu’on peut y télécharger de la musique. Patrick avait enregistré 500 chansons (de vieux comme diraient les garçons !! …qui eux avaient leur I Pod et leur lecteur de DVD pour les longs trajets)
Hébergements :
On n’est pas du tout des adeptes du camping….. donc on a privilégié les hôtels et motels. On n’a jamais eu à se plaindre même si certains étaient mieux que d’autres. Notre coup de cœur : Aarchway Inn à Moab. Très sympa. Piscine agréable, excellent petit déjeuner compris, laverie, accès internet…. Los Angeles : Hollyday Inn (à côté d’Hollywood Boulevard). RAS, pas de petit déjeuner, parking payant (20 $ par jour), piscine (pas utilisée) Grand Canyon : Best Western à Tusayan. Petit déjeuner compris. Piscine fermée quand on a voulu y aller. 2 restos. On a été accueillis par une très charmante canadienne parlant français…Benoît n’en est toujours pas remis !!! Lake Powell : Super 8. Motel envahi de français. Piscine « rikiki » !! Petit déjeuner compris et quelconque. Accès internet gratuit. Monument Valley : Holiday Inn à Kayenta. Pas de petit déjeuner compris : on l’a quand même pris sur place : correct…par contre le repas du soir très ordinaire. Piscine sympa. Torrey : Wonderland Inn. Piscine couverte. Correct dans l’ensemble. Pas de petit déjeuner compris. Bryce : Bryce View Lodge. Pas de petit dej compris. Correct. Zion : Best Western. Piscine trop chaude et pas très grande. Pas de petit dej. Las Vegas : Hôtel Excalibur…on a goûté au luxe : le « valet », le voiturier…..Chambre « normale »…on nous a bien proposé mieux avec un supplément…on a refusé. 2 grandes piscines…mais peu profondes (1 mètre) Death Valley : Furnace Creek Ranch…pas trop le choix dans le coin. Rien à dire. Excellent petit déjeuner (payant) Three Rivers : Best Western. Le moins bien…vieillot, pas de salle à manger : on petit déjeune (compris) dans le hall d’entrée…. Et c’est pas terrible !! Accès internet. Piscine petite mais agréable. San Francisco : Hôtel Bijou. Très bien placé (vers Union Square). Les 65 chambres portent toutes le nom d’un film tourné à SF : pour nous, « 9 months » avec H.Grant et J.Moore (Chris Columbus – 1995)���par contre elles sont petites. Le petit déjeuner (compris) est minable…très peu de choix. On l’a zappé 2 matins sur 3. Au jour le jour : Samedi 7 Juillet : On laisse notre voiture chez des amis (les tarifs de parking à Roissy sont prohibitifs) qui nous conduisent à l’aéroport. Le décollage est prévu pour 11 heures…on a bien fait d’arriver tôt : les formalités (enregistrement des bagages, contrôles des passeports et des bagages à main) prendront 2 heures !! Vol sans encombre : on survole le nord de Londres, l’Irlande, sud de l’Islande.…avant de traverser l’Atlantique. On « entre » en Amérique du Nord par le Canada. « Traversée » du lac Erié. Arrivée à Atlanta après 9 heures de vol. On fait la queue pratiquement 1 heure pour passer la douane : contrôles des passeports, empreintes digitales et photo… Pour rejoindre notre porte d’embarquement, il nous faut prendre le « métro » !! Premier contact avec la démesure américaine !! On passera nos 3 heures de transit avachis dans nos fauteuils et la tête dodelinant !! Plus de 4 heures de vol pour rejoindre Los Angeles. On récupère tous nos sacs (ouf, il ne manque rien !! on a le mauvais souvenir de notre voyage au Canada où Patrick et moi avions attendu notre valise 4 jours !! Comme on changeait de lieu chaque jour, on devait appeler tous les jours pour donner le nom de notre hôtel !!) Check in chez Alamo rapide…nous voilà au volant de notre Durango. Pas de souci avec la boîte automatique, on en a une sur la voiture familiale. En ½ heure, notre Tom Tom nous mène à l’hôtel. On s’écroule sur nos lits…plus de 24 heures qu’on est levé !!! Dimanche 8 Juillet : Petit déjeuner sur Hollywood Boulevard avec ses étoiles de stars…pas toutes connues !! On prend le métro pour rejoindre les Studios Universal (sur le plan, ils semblent proches de l’hôtel, à une station de métro….mais on roule un moment) Attention dans le métro, les tickets sont valables 2 heures depuis la station d’achat….on n’a pas fait attention, on en a acheté 8 (aller retour)…tant pis. Pas de queue à l’entrée vu qu’on avait acheté nos entrées depuis la France (62 $ par personne) Sur les conseils d’un des membres de VF, on commence par les attractions du niveau inférieur : Jurassik Park (on est précipité dans une aventure préhistorique très arrosée avec, pour finir, une chute de 25 mètres….super !!), La Revanche de la momie (dans une petite voiture, on est secoué dans tous les sens + marche arrière…je crains ce genre d’attraction…mais je l’ai fait !!), les effets spéciaux, la pyrotechnie avec Backdraft (incendie) Repas dans un snack chinois : on n’est pas encore habitué aux rations américaines…on prend trop, on aurait pu se contenter de 2 plats pour 4. On remonte au niveau supérieur : Shrek en 4D, la maison hantée, Terminator 3D, Waterworld (un superbe spectacle aquatique), circuit en mini bus dans les studios (très intéressant) et enfin Animals Actors (pas terrible). Retour vers l’hôtel : Hollywood Boulevard est fermé à la circulation, des tapis rouges sont déroulés : nouvelle étoile ? On saura plus tard qu’il y avait, en fait, la projection du dernier Harry Potter. Repas italien très correct. Petit détour par le Chinese Theater devant lequel se trouvent les empreintes de mains et de pieds de stars. Lundi 9 Juillet : On trouve glissé sous la porte de la chambre la note du parking !! Autoroute 15…on branche le régulateur de vitesse : 70 m/h (c'est-à-dire 112 km/h). Arrêt à Barstow. Perdus au milieu d’un paysage désertique, des magasins d’usine sont regroupés. On fait une « descente » chez Levis et Vans : les garçons sont équipés pour l’hiver et promettent de ne plus rien réclamer jusqu’au retour !!! On les connaît…l’avenir nous donnera raison !!! On avale les kilomètres…on savait que c’était une très longue étape, mais on a préféré rouler pour gagner une journée !! Juste un arrêt pour prendre de l’essence et acheter un petit frigo (sur les conseils de Marie)…sauf que celui qu’on a trouvé était vraiment petit et pas très performant !! On a, par la suite, investi dans une glacière en polystyrène ; l’avantage de dormir en motel ou hôtel, c’est qu’on avait des glaçons à volonté !! Arrivée en début de soirée à Tusayan. Mardi 10 Juillet : Lever tôt (décalage horaire non assimilé). A 7h30, on est sur le site de Grand Canyon après avoir acheté notre National Park (80 $) qu’on aura rentabilisé au cours du périple. Premier arrêt : Mather Point. On a beau être préparé à la grandeur du lieu, c’est un choc : le minéral à l’état pur. Navette rouge jusqu’à Pina Point. De là, on aperçoit les 11 strates géologiques superposées. On hésite entre faire une partie de la descente de Kaibab Trail ou marcher le long des falaises….la seconde option est retenue…il n’est que 9h et on a déjà très chaud. Pendant plus de 3 heures, on se balade sur le sentier qui longe les falaises. Le point de vue sur le canyon depuis Yavapaï (plus à l’est) est aussi beau. On essuie un orage au moment où on regagne l’hôtel…le seul du séjour !! Heureusement, ça dure peu… Mercredi 11 Juillet : On prend la Desert View Drive (Route 64) qui va vers l’est. Elle dessert plusieurs points de vue et traverse une agréable forêt : Grand View Point, Desert View…. Juste avant Cameron, on rejoint la 89 en direction de Page. Le long de la route, on voit des campements : un mobil home ou une caravane, des voitures pourries, un vague enclos, pas d’ombre….ce sont sûrement des indiens navajos. Quand on arrive à Page, le temps est couvert (brume)…..inutile dans ce cas d’aller à Antelope Canyon qui nécessite le soleil au zénith. On se rabat sur un tour en bateau de 3 heures sur Lake Powell…Né en 1963, suite à la création du barrage, ce lac représente la 2ème réserve d’eau disponible pour le SO américain. Il a fallu 17 ans pour le remplir. Au total, 3150 km de rivage. Les couleurs sont magnifiques…il y a peu de monde qui navigue….quelques jet-ski….mais on passe à côté d’appontements avec d’énormes bateaux qui attendent les marins du week end !! Le mariage de l’eau et de la pierre est tellement harmonieux que ce paysage semble exister depuis longtemps…..mais on voit bien que le niveau a baissé suite à plusieurs années de sécheresse. On retrouve la terre ferme…avec coups de soleil en prime !! Excellent repas au Glen Canyon Steakhouse (décoration saloon)….sauf pour Patrick qui a fait le mauvais choix en prenant du porc au lieu du bœuf !! Jeudi 12 Juillet : Visite du barrage de Lake Powell, du moins les panneaux explicatifs dans le hall d’entrée : très intéressants. A 5 miles de Page, Horseshoe Bend : le Colorado s’enroule autour d’un gros piton rocheux que l’on peut observer depuis la falaise. Pas de parapet : le touriste doit être responsable…et ce qui nous aussi frappé c’est la propreté des sites….les français ont des progrès à faire !! A 11 heures, on est à la guérite de l’Upper Antelope Canyon. Certes c’est cher : 6 $ l’entrée + 20 $ le tour guidé (par personne)…..mais c’est absolument splendide. On est pris en charge par une indienne navajo qui, dans un pick-up bâché et sans amortisseur, nous conduit sur une route sablonneuse jusqu’à l’entrée du canyon à 3 miles. Un navajo mène ensuite notre visite. Les parois sont étonnamment sculptées. Les couleurs changent selon l’inclinaison du soleil…..Fabuleux…Un seul regret : on était nombreux !! Route en direction de Kayenta. Bien qu’on ne soit pas encore dans l’Utah, on est déjà à l’heure navajo : on avance d’une heure. Installation rapide à l’hôtel et on reprend la route. Le copilote (moi en l’occurrence) se plante (Tom Tom pas branché)…ce n’est qu’au bout de 25 miles qu’on s’en rend compte…. !! Ambiance électrique dans la voiture !!! Du coup, il est 19h30 quand on franchit l’entrée de Monument Valley….on choisit de circuler par nos propres moyens : bien nous en a pris, on est seuls sur le site !! Pendant plus d’1 heure 30, on roule sur la piste poussiéreuse…on s’arrête où on veut, quand on veut…le soir tombe doucement….c’est magnifique. On ferme la barrière derrière nous au moment où on s’en va !! Vendredi 13 Juillet : Orage dans la nuit…mais quand on se lève, le soleil est déjà de retour !! Route 163 (on repasse à côté de MV). Arrêt à Goosenecks : point de vue sur les méandres de la San Juan River, canyons profonds de 300 m taillés dans un paysage noir. Un peu plus loin, Valley of the Gods : un petit Monument Valley (désert couleur ocre, fabuleux rochers)…sans personne !! On a apprécié d’avoir un 4x4. On arrive assez tôt à Moab (15 heures…l’heure du check in). On enfile les chaussures de marche et nous voilà partis pour Canyonlands. Ce parc, encadrant le confluent du Colorado et de la Green River, est l’un des plus sauvages de l’ouest. « Island in the sky » : la partie la plus haute (1800 – 1900m) est une immense mesa triangulaire rattachée au reste du plateau par un étroit goulot : le Neck. Petite marche pour atteindre Mesa Arch derrière laquelle se découpe un panorama magnifique. On marche plus longtemps pour découvrir l’Upheaval Dome : un cratère géant de 360 m de profondeur et plus de 4 km de diamètre creusé mystérieusement dans un dôme. On a d’abord pensé que c’était un effondrement dû à la couche de sel ; maintenant les géologues évoquent l’impact d’une météorite…….c’est fabuleux !! Pour finir, au bout de la route, le Grand View Point qui domine un labyrinthe de canyons rouges. Seul bémol : un groupe de 7-8 français…bruyants et grossiers. Dans ces cas là, la stratégie familiale consiste à se regarder et faire silence : surtout ne pas faire comprendre qu’on est, nous aussi, des frenchies !!! Samedi 14 Juillet : On s’ébranle tôt pour Arches…mais il fait déjà chaud. On aurait voulu faire, avec un ranger, Flery Furnace (labyrinthe)….c’est complet. On commence par une petite marche autour de Windows Section : 2 ponts de pierre voisins tout aussi monumentaux l’un que l’autre. Delicate Arch : 45 minutes de montée sans ombre. On marche soit sur un sentier, soit sur des dalles. A l’arrivée au sommet, vue splendide sur cette arche posée comme par miracle au bord de la falaise. On peut même aller dessous. La chaleur est intense…on doit s’arrêter pour boire tous les ¼ heure. Landescape Arch : 30 minutes de marche (0, 8 mile) pour atteindre une des plus longues arches du monde (hauteur 32m, longueur 93m)…superbe. Le sentier se poursuit, en plein cagnard, sur 1, 2 miles en passant sur les rochers à travers des paysages spectaculaires. Patrick oublie l’appareil photo à l’une des pauses….moment de panique quand on s’en rend compte au bout de 15 minutes….Benoît redescend en courant…ouf !! l’appareil n’a pas bougé !! Finalement, on arrive face à Double O Arch…et on est déçu…..on a préféré les précédentes !! Retour pénible à la voiture puis à l’hôtel (on a beaucoup souffert …pourtant on est habitué à randonner, on vit dans le sud….mais ce jour là, on s’en souviendra !!) Mauvaise surprise : la nourriture a gelé dans le frigo de la chambre !!! Ce n’est pas trop grave…on était tellement crevé qu’on n’avait pas faim…. Le soir, dans Moab, au supermarché, je cherche – en vain- des enveloppes (articles introuvables aux USA… je n’en ai pas trouvé une pouvant contenir mes cartes postales). Je m’en inquiète auprès de la caissière…qui m’entraine vers le portique des cartes d’anniversaire…et me donne une vingtaine d’enveloppes !!! Dimanche 15 Juillet : Route 191, puis autoroute 70 et enfin la route 24…on traverse le désert de San Raphaël avant d’arriver dans l’oasis de Fruita. Quelques arrêts rapides : les pétroglyphes indiens gravés à même la falaise …ils auraient près de 1000 ans et seraient l’œuvre des indiens fremont ; l’école de Fruita : petite école d’origine de la communauté mormon. Après un repas rapide, on s’engage sur la piste qui doit nous mener à Cathedral Valley (merci encore Marie !!). On passe aux 4 roues motrices….un gué pour traverser Freemont River…et nous voilà partis pour 56 miles de piste. On retrouve non seulement la conduite islandaise mais aussi les paysages (du moins au début) : Bentonite Hills et South Desert….il ne manque que les fumerolles et l’odeur de soufre !! L’arrivée sur Cathedral Valley est magnifique : ce gros bloc monolithique porte bien son nom. Retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est…. Une « petite » boucle très sympa……le conducteur s’est régalé !! On n’aura croisé qu’un seul 4x4 !!! Lundi 16 Juillet : Excellent petit déjeuner au Coffee Shop en dessous de l’hôtel. On prend la Highway 12 qui relie Capitol reef à Bryce Canyon : elle traverse des contrées escarpées, colorées et désolées …ce qui lui vaut d’être l’une des plus belles routes des USA. Le temps est couvert…il ne fait que 23° !! Route sinueuse dans une forêt de bouleaux et de pins…point culminant 2928m. Juste avant Boulder, Anasazi State Park (6$) abrite les vestiges archéologiques de l’un des plus importants villages anasazis de la région (12ème siècle). Petit musée avec poteries, reconstitutions d’une hutte et de maisons. La section entre Boulder et Escalante est spectaculaire : plusieurs miles de route étroite au sommet d’une crête vertigineuse avec 2 pans de vide. Escalante : petit parc d’Etat…entrée 6$ : il suffit de prendre une enveloppe, de la remplir (n°immatriculation + date), d’y glisser la somme et de mettre le tout dans la boîte prévue à cet effet…le reçu détachable doit être visible derrière le pare-brise…..On ne verrait pas ça en France !!! Petite marche dans la forêt pétrifiée à l’aide d’un dépliant très bien fait. La route entre Escalante et Cannonville est moins belle à notre goût. Arrivée au Bryce View Lodge…ici tout est sous le contrôle du Ruby’s Inn situé en face : piscine, restaurants, activités, magasins, camping…. On préfère s’en éloigner pour aller manger chez Bryce Canyon Pines (en direction de Zion) : excellent repas (viande grillée et pie au citron et à la crème….) Mardi 17 Juillet : Benoît, le cavalier de la famille, découvre Bryce à cheval…pendant ce temps, le reste de la famille marche.Belle et longue boucle (Queen’s Garden, Peekaboo Loop, Bryce Point……) pour observer de près la forêt de hoodoos (aiguilles et tourelles rocheuses)….Un vrai coup de cœur pour moi pour ce parc. L’après midi, la famille étant reconstituée, on se promène dans la partie nord du parc : Black Birah Canyon, Natural Bridge et Bryce Point. On rejoint ensuite Zion. On entre dans le parc par l’est. La route est spectaculaire par les formations naturelles qu’elle traverse : des lignes horizontales et verticales bien distinctes strient les mesas. On loge à Springsdale : petite ville entièrement consacrée au tourisme…une rue principale bordée de motels, hôtels, restos et boutiques de souvenirs. Mercredi 18 Juillet : Zion : la route goudronnée qui traverse le parc est couverte de bitume rouge afin de ne pas jurer avec le paysage. Ce parc ne se visite pas en voiture mais en shuttle…on doit se garer au parking du Visitor Center. Navette jusqu’à The Grotto où on prend un sentier en balcon au-dessus de la rivière (Kayenta trail) pour aboutir à une cascade…pas très impressionnante ! L’avantage est qu’on marche à l’ombre. On reprend la navette à Zion Lodge jusqu’au terminus : Temple of Sinawava. Le défilé des Narrows commence où la route carrossable s’arrête. Au départ, sentier ombragé en bord de rivière…jusqu’au moment où, si on veut continuer, il faut mettre les pieds dans l’eau. On remonte ainsi la rivière : l’eau est claire et absolument pas froide. Les garçons se trempent complètement….2 heures de marche géniales. On n’est pas allé jusqu’au bout. Avec des tennis, c'est sans souci pour marcher....!! On reprend la route pour rejoindre Las Vegas…70 km avant déjà des pancartes annonçant la couleur !! Le thermomètre monte : 45° !! A l’Excalibur, la voiture est prise en charge et le bagagiste prend nos bagages. C’est hallucinant dès l’entrée dans l’hôtel : d’abord la clim à fond (on a été souvent gêné par les différences de température entre l’intérieur et l’extérieur), le monde, les machines partout, les mariés qui traversent le hall presque dans l’indifférence générale…. Petit tour sur le strip malgré la chaleur : MGM Grand avec ses lions en exhibition et New York-New York avec sa réplique de la statue de la liberté….. Repas au buffet du Mirage (24$ par personne) : excellent !! On avait réservé depuis la France (le 20juin) des places pour le spectacle « Mystère » du Cirque du Soleil…il ne faut pas s’y prendre trop tôt car ils ont l’air de remplir la salle par le bas. On était en catégorie 2, section 203, rang KK : en hauteur et de face….l’idéal. Que dire du spectacle ? 90 minutes de féérie : des prouesses physiques mais aussi beaucoup d’humour… Au retour, on s’arrête devant le Bellagio pour voir le spectacle (gratuit) des fontaines…Un monde fou sur le strip.. …. Jeudi 19 Juillet : Journée à Las Vegas. Le matin : les outlets à l’extérieur de la ville !!! Malgré la promesse de Barstow, on n’a pas pu passer à côté des « affaires de l’année » (Converse, Quiksilver, Calvin Klein…)…et c’est les bras chargés qu’on a regagné l’hôtel !!! Après-midi piscine pour se remettre de nos émotions. Balade sur le strip : Paris, Venetian….. Le soir, buffet du Bellagio : c’est parait-il le must….on ne l’a pas trouvé mieux que celui de la veille. On tente notre chance aux machines à sous, celles qui prennent les cents….Patrick glisse 1$....il « monte » jusqu’à 5$. On change de machine…. L’honneur est sauf…on n’a perdu que notre mise…mais on comprend qu’on puisse devenir accro !! Vendredi 20 Juillet : Bye Bye Las Vegas !! Route 160 en direction de Parhump, puis la 372 jusqu’à Shoshone (nom de la tribu indienne délogée en 1933 lors de la création du parc national)…On entre en Californie. On traverse des paysages de western…on s’attend à voir surgir un cow boy à cheval. Entrée dans Death Valley. Badwater : il fait 46° !! C’est le point le plus bas des USA, à 86m au-dessous du niveau de la mer. Le sol d’un blanc immaculé réfléchit le soleil…… Devil’s Golf Course : un champ de sel cristallisé vestige d’un lac asséché depuis 2000 ans. Artists Palette : par une étroite route à sens unique, on accède à un amphithéâtre. Des pigments ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses……… Arrivée au Furnace Creek Ranch : en fait ce « ranch » est un motel qui a le monopole dans la vallée : boutique, épicerie, laverie, poste, musée, piscine, golf….. La moindre activité nécessite l’usage de la voiture tellement on est anéanti par la chaleur !! La piscine est chauffée : un comble !!! Repas sur place : ce n’est pas donné mais c’est très bon.. .., et de toutes façons, il n’y a rien d’autres dans le coin !! A 23 heures, il fait encore 36°…on se couche avec la clim à fond !!! Samedi 21 Juillet : Grand beau mais de la brume (de chaleur bien sûr !!...il fait 41°)…pas trop de vue à Zabrinski Point. Sand Dunes : un morceau de Sahara dans Death Valley. Ces dunes de sable sont l’œuvre des vents qui se rencontrent à ce point précis. On quitte le parc juste avant Panamint Springs, direction sud-est vers Ridgecrest. La route vers Lake Isabella passe parmi des champs de cactus impressionnants avant que la végétation ne redevienne riante au fur et à mesure qu’on s’élève dans la forêt. Dans la plaine, par contre, on voit des champs d’orangers, des oliviers, de la vigne… Three Rivers : intérêt limité et ressources locales réduites !! Il faut faire avec et on y reste 2 nuits !! Repas mexicain très quelconque : personne ne finit son assiette !!! Dimanche 22 Juillet : L’entrée de Sequoia Park est à 6 miles. La route s’élève rapidement : 518m au Visitor Center, + de 2000m à notre premier arrêt : General Sherman Tree. Hauteur 84m, circonférence au sol 31m, diamètre 11m, 1256 tonnes…C’est l’être vivant le plus volumineux sur Terre. Il aurait entre 2300 et 2700 ans. Il fait bon se promener sous ces arbres majestueux avec cette bonne odeur de résine. Crystal cave : on a réservé, dès notre entrée dans le parc, la visite de 12h30. Un sentier abrupt (15 minutes) descend vers la grotte. Des galeries parées de volutes de marbre déploient une féérie de formes et de couleurs. 9-10° : on enfile des pulls !! On fait l’expérience du noir absolu avec, pour seul repère, le bruit de l’eau. Seul bémol : on n’a pas compris toutes les explications du ranger qui parlait très vite. Kings Canyon : parc contigu à Sequoia. General Grant Tree : sentier pavé qui circule au milieu de cette futaie de séquoias démesurés (comme ils ont été, pour beaucoup, découverts après la guerre de Sécession, on leur a donné le nom de généraux illustres) Ce séquoia est cependant moins haut et moins vieux que le précédent. Sur le chemin du retour, on a prévu d’escalader Moro Rock (bloc de granit) situé non loin de Giant Forest. Mais voilà, non loin du parking du Gl Sherman Tree, on voit la navette et des voitures arrêtées. On nous fait signe de regarder et là on voit un OURS !!! Patrick se gare, Benoît jaillit de la voiture pour prendre des photos……Bref, encore une famille qui a vu l’ours !!!! Petite anecdote : un américain nous voyant arrêtés me demande ce qui se passe, je lui répond « a bear »…sauf que « a bear » dit avec l’accent du midi ressemble à « a beer »….il a dû croire que j’allais lui offrir une petite mousse !!!!!! Toutes ces émotions nous ont fait rater l’embranchement de Moro Rock…tant pis !! Le soir, on a mangé italien : bien meilleur que la veille !! Lundi 23 Juillet : C’est sans regret qu’on quitte Three Rivers. Route 198 en direction de Visalia et Tulare, puis la 99 jusqu’à Manteca (on passe à côté de Fresno). Autoroute 205 puis la 530 qui passe à côté d’un magnifique champ d’éoliennes. L’arrivée sur San Francisco est fabuleuse avec le passage d’ Ooakland Bridge (4$) A 14 heures, on est devant l’hôtel Bijou. Petit hôtel sympa. On décharge complètement la voiture avant d’aller la rendre chez Alamo…..2915 miles : 4664 kms……aucun souci. Circuit dans Financial District. C’est le Wall Street de SF : banques, buildings…Mais aussi un petit musée (gratuit) : Wells Fargo History Museum (florissante compagnie californienne qui débuta en exploitant des diligences, puis le transport d’or et sa garde en dépôt…pour finir en banque !!) Balade le long des quais : Fisherman’s Wharf est très fréquenté par les touristes. Il regroupe plusieurs jetées (piers) Pier 39 : ce quai est annoncé par les cris assourdissants des otaries qui ont élu domicile en 1990 (suite au tremblement de terre) sur les pontons flottants. Ce sont surtout des mâles, les femelles sont au large avec les petits. Du coup, tout un complexe touristique s’est créé en avancée sur la mer. Repas au Bubba Gump : spécialités de crevettes mais surtout inspiré du film Forrest Gump avec des allusions constantes au film qui passe en boucle. C’est sympa et correct. Mardi 24 Juillet : Petit déjeuner à l’hôtel minable !! Peu de choix….on est obligé de s’acheter autre chose dans la rue !! Passage à l’office du tourisme pour faire le plein d’informations et acheter un pass 3 jours (18$) pour les transports en commun. China Town : la communauté chinoise de SF est la plus importante au monde, en dehors de la Chine. Old St Mary’s Cathedral (1ère cathédrale de la ville 1854), boutiques typiques (cerf volants, ustensiles de cuisine, plats cuisinés…) On loue des vélos sur Columbus Avenue chez Bike and Roll. Casque obligatoire pour les mineurs. Nous voilà partis le long des quais…et pour rejoindre le Golden Gate ça monte !! Construit entre 1933 et 1937, ce pont- à 67m au dessus de l’eau- relie SF à Marin County. 2, 6km de chaussée avec une voie réservée aux cyclistes et piétons…..c’est fabuleux…malgré le brouillard et le vent !! On fait l’aller retour dans la foulée….l’absence de vue nous a fait renoncer à aller plus loin. Plutôt que reprendre la piste cyclable le long des quais, on monte jusqu’au quartier Presidio. Jackson St….ça monte…et ça descend !!, Van Hess Avenue et enfin une montée très raide (on doit pousser les vélos en appui sur les orteils !!) pour se retrouver en haut de Lombard Street. C’est la rue la plus sinueuse au monde….pour adoucir la pente à 27%, on a construit une chaussée avec 8 virages en épingle à cheveux (16%). Emotion garantie en descendant sur nos vélos, les maisons sont superbes (des hortensias en fleurs). La perspective vue d’en bas est aussi impressionnante. On rend ensuite nos vélos après ces 4 heures de balade sportive !! Cable car pour rejoindre l’hôtel. Bus 21 jusqu’à Alamo square : petit parc entouré de splendides vieilles maisons victoriennes. Les « seven sisters » du côté de Steyner St sont 7 maisons colorées et pittoresques construites à la fin du XIXe siècle. Magnifique vue avec les buildings de SF en arrière plan. Arrêt au Civic Center :quartier de l’hôtel de ville avec sa coupole qui rappelle celle de St Pierre de Rome. On rejoint le centre à pied en traversant Tenderloin : un quartier qui craint surtout le soir vu sa forte concentration de homeless (encore quelque chose qui nous a fortement marqués : le nombre impressionnant de SDF)…les garçons se voient quand même proposer du canabis !! Repas chez Lefty O’Douls : sorte de pub-self où on mange correctement et pas cher !! Mercredi 25 Juillet : Copieux petit déjeuner chez Dottie’s True Blue Cafe (œufs, pancakes…)….c’est réputé donc on fait la queue !! On rejoint les quais et plus particulièrement l’embarcadère pour Alcatraz….on a oublié de réserver depuis la France…..donc pas de place avant 8 jours !!! Tant pis, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes !!! Du coup, on se promène dans les rues, on flâne…. Métro ligne N à Union Square, direction Ocean Beach. On s’arrête à Judah-19th Avenue pour rejoindre le Golden Gate Park . Pendant plus de 2 heures, on se balade au vert. Créé en 1870 (à l’époque c’était une vaste étendue de dunes), un million d’arbres, 6000 variétés. On circule autour du Stow Lake où on peut faire du cabotage. On s’arrête devant De Young Musee qui a ré ouvert en 2005. Avec sa façade recouverte d’une « peau » de cuivre, on croirait un porte avion rouillé…mais avec le temps, le cuivre devrait virer au vert !!! On rejoint le centre….quelques derniers achats. On n’aura pas vu le soleil de la journée…et c’est la seule fois où on aura enfilé une « petite laine » !!! Excellent repas…dans un resto français (Anjou, Campton Place ) !!! Jeudi 26 Juillet : Petit déjeuner en dehors de l’hôtel !! On prépare les sacs…malgré nos nombreux achats dans les outlets, on arrive à tout caser !! On passe au Visitor Center où on avise un jeune couple de français à qui on donne nos pass…vu qu’ils sont encore valables un jour et qu’on ne peut pas les utiliser pour rejoindre l’aéroport. Ils viennent d’arriver et vont faire globalement le même circuit que nous…dans l’autre sens. On prend nos tickets pour le BART (sorte de RER) qui dessert SFO. Le fonctionnement des distributeurs est différent du notre : on paye, on choisit notre destination et on imprime…..Ce qui est sympa, c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider. En ½ heure, on est à l’aéroport. L’enregistrement est interminable…on est derrière un groupe de jeunes français qui terminent un voyage financé par le Conseil Général des Bouches du Rhône….à les voir, on se demande ce qu’ils auront retenu de leur voyage !!!! On décolle à 16 heures…voyage pénible comme je l’ai déjà dit. On arrive même en avance à Roissy (il est 11 heures…vendredi 27 Juillet) et on doit attendre la passerelle !! On récupère notre voiture chez nos amis et, malgré le manque de sommeil, on décide de prendre la route en direction du sud……En se relayant régulièrement au volant, on arrive à 19h30 à Vaison. Bien nous en a pris, le samedi était classé « noir » par Bison Futé !!!
Pour terminer, le décalage horaire au retour est difficile à assimiler !! La première nuit en France, toute la famille était debout à 4 heures du matin !! Il ne faut surtout pas être ensuite tenté par une sieste…. En 3 jours, tout est rentré dans l’ordre.
On a aimé : Benoît : Zion et la marche dans l’eau (Défilé des Narrows) Philippe : Bryce canyon et San Francisco Patrick : Arches et Las Vegas (pourtant il n’a rien gagné !!) Domi : San Francisco (vraiment un coup de cœur pour cette ville….si l’un des garçons pouvait avoir la bonne idée, un jour, d’y aller faire un stage de fin d’études !!!) et Bryce (les couleurs, la randonnée qui nous fait « plonger » à la rencontre des hoodoos.) Mais aussi, l’accueil et la gentillesse des américains.On n’a pas aimé : Le fait d’avoir « loupé » Alcatraz La « croisière » sur Lake Powell (trop longue à notre goût)