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De retour de croisière Cocktail Caraïbes sur le Costa Atlantica (novembre 2010) English translation pending
by Babydollz · 2010-11-23 · 127 replies
Bonjour,

Je suis rentrée hier matin. Je commence le compte rendu avec photos et vidéos qui sera finalisé en fin de semaine.

J'étais sur le départ du 7/11 jusqu'au 21/11 avec les escales suivantes : Fort lauderdale, Nassau, Ile catalina, Tortola, Key West, Grand Cayman, Cozumel, Freeport.

Bâteau Costa Atlantica, commandant : Marco DERIN Avec vol Paris-Miami Air france.
Quelle île choisir aux Canaries? English translation pending
by Krys806 · 2010-04-13 · 18 replies
je souhaite me rendre aux canaries en juillet pourriez vous m'indiquer quelle ile choisir sachant que je prèfère une île avec des plages sans trop de vagues et faire du tourisme axé sur les paysages merci
Projet d'une semaine en France à vélo pour deux personnes de 18 ans? English translation pending
by Anignerol59 · 2010-03-22 · 35 replies
bonjour à tous ,

je présente mon projet: on voudrais pour l'année de nos 18 ans partir de Lille et prendre le train pour arriver sur notre lieu de départ

notre objectif est Perpignan Nice et si on peut un peu d'Italie juste pour le fun et retour en train on a chacun un vélo sympa on compte acheter des sacoches pour mettre sur les cotés on ne prend pas de tente , il est scout et avec une bâche il se démerde et un sac mon cousin et coéquipier est donc scout et moi , bas je suis moi 😄 nous sommes bons sportifs on ne se fixe pas de km par jours mais on pense 90/110 km par jours on fait le littoral méditerranéen pour pouvoir se laver dans la mer on compte prendre quelques boites pour manger en cas de rade du matos pour réparer le vélo

voila donc je post ici pour savoir vos avis d'habitués , vos anecdotes , vos conseils

merci au faite sa serait pour aout 2010

peut on dormir sur les plages ? sinon ou dormir?
Code de la route au Maroc? English translation pending
by Zreka · 2010-03-18 · 31 replies
Que dit le code de la route pour le cas suivant : quand on va sur Agadir en passant par Marrakech imintanout dans la grande descente qui arrive sur Agadir , la ou les camions roule a 10KM/H , dans le sens de la descente on a pas le droit de doubler la ligne est continue , les gendarmes attendent plus bas et tous ce qui double ce font donner le compte , dont moi il y avait bien 800 m sans aucune voiture en face j'allais pas rester derrière un camions pendant 1h00 ! j'ai doublé mais ami derrière eux aussi ont c'est fait tous les 3 arrêter , alors il dit quoi le code de la Route ??? on a le droit de doubler un camion qui n'a pas frein qui est obligé de rouler a 10Km/H ?? ou si ya possibilité de doubler sans danger même en ligne continue ?? le camion est en tord non ?

Aussi au retours toujours sur cette route ligne pointillé je gette un oeil j'avais un C15 à doubler et 2 camions il était 7h00 du mat sa faisait deja 2 h que je roulé , en face une voiture de gendarmerie qui pendant mon dépacement me fait appels de far la vitesse 80km/h je dépassé pas ligne pointillé personne en face !! le gendarme sort la voiture ce met au milieu de la route et me fait garer j'avais la remorque avec mon zodiac , il me demande les papiers je lui demande le motif il me fait dépassement dangereux qu'au Maroc il est interdit de doubler 3 véhicules d'un coup que je devais les doubler un par un , j'ai pas pus me retenir je l'ai envoyé baladé , j'ai passé mon permis à Rabat jamais j'avais entendu une connerie pareils , ce gendarme a insité il faut payé et les papiers , j'ai démarré je lui ai dit si il continue je porte plainte et j'appels de suite l'ambassade je lui ai demandé son nom et grade et je me suis cassé 😏
Bons plans pour faire une belle croisière English translation pending
by Alcati · 2009-11-18 · 27 replies
😎Bonjour à tous,

TITI vous a proposé un tableau avec divers renseignements sur vos choix futurs de départ en croisière.

C'est une excellente idée qui va permettre à nous tous de savoir à l'avance qui part à telle date sur tel ou tel bateau...

Vous avez vite réagi et il faut continuer afin que cette discussion vous permettre, comme cela m'est arrivé, en septembre, de rencontrer des personnes très sympas connus sur ce forum.

Aussi de mon coté, je vous propose de nous faire part de votre préparation de croisière. Depuis la réservation soit en agence ou sur le net jusqu'à à l'embarquement. Cela nous permettra de trouver là de très bons conseils, utiles quant à nos démarches et surtout d'éviter des désagréments de parcours.

Vous pourriez indiquer tous les différents cheminements par lesquels vous êtes passé afin de nous faire ressentir votre choix final.

Il ne s'agit bien entendu de ne pas vous empêcher de nous faire connaître par la suite vos impressions personnelles sur le voyage choisi mais de nous aider à connaître les différentes étapes sur telle ou telle compagnie.

Si vous le permettez, je vais commencer par vous faire part de la préparation d'une croisière sur le Club MED II, telle que je l'ai vécu en 2006 et ensuite les deux autres croisières sur le COSTA VICTORIA (2008) et le COSTA MEDITERRANEA (2009).

LE CLUB MED II :

Personnellement ce choix de croisière a été réalisé le plus simplement.

Entretien dans une agence de province, choix de la date du départ = 05 octobre 2006, choix des escales = la routes de volcans : NICE, PORTO-VECCHIO, CAPRI, LIPARI, TAORMINA, AMALFI, PORTO-FINO, NICE, du niveau du pont et de la position sur le navire de la cabine = milieu et pont n° C - CARAIBES.

Le règlement des billet se fait comme dans toutes les agences : 10 % à la réservation et le paiement 1 mois avant le départ avec assurances ou pas d'annulation.

On peut régler le tout avant ou l'agence propose aussi un dépôt de somme à l'appréciation de la clientèle.

Réception des billets au domicile par porteur. Déplacement à Nice en véhicule personnel jusqu'au parking du port (sécurisé). Prise en charge des bagages par porteurs puis après un quart d'attente, embarquement. Attribution des documents de voyage par les GO responsables et cocktail de bienvenue à l'arrière du navire. Prise ne compte de la cabine, déjeuner et installation.

Ce navire de petite taille ne soulève aucune difficulté, on est à l'aise dés qu'on à mis pieds sur celui-ci. Vous êtes choyé dés votre arrivée. Il y a une seule réception et tout se coordonne à cet endroit.

Avantages : - pas de problème de langues étrangères, - possibilité de changer de table au restaurant sans problème durant la croisière, - échanges quotidiens avec les personnels de bord, les GO et participation à des passagers soirées, - animation quotidienne comme : cocktail tous les soirs à l'arrière du bateau sur ambiance musicale. - Tenue vestimentaire à thème (couleurs désignées sur le TO DAY, la veille) mais sans obligation formelle, - formule "TOUT COMPRIS" comme sur le BDF. - le bateau dispose de tous les aménagements connus à ce jour et possède une plage arrière qui se baisse en escale afin de vous faire profiter des joies nautiques comme : la planche à voile, le ski nautique, la plongée, le canot individuel ou à plusieurs.... - d'une restauration française mais avec des thèmes du monde. Sur le plan sécurité, à l'identique des autres compagnies (carte d'accès, carte d'identité, portiques). Le fait de développer les voiles en mer ne change en rien à la navigation et à la stabilité du bateau.

Le débarquement se fait dans une ambiance aussi sereine que embarquement et vous trouverez une facture finale que si vous avez fait des achats à bord (magasin, boissons à la carte).

A ESSAYER, JE VOUS ASSURE...

La suite........ La compagnie COSTA.

JC
Croisière sur le Pacific Dream English translation pending
by Dothy1976 · 2009-08-02 · 71 replies
est-ce-que qqun a déjà voyagé sur le pacific dream ? vos impressions ? c'est comment chez croisières de france par rapport à costa et louis cruises ? j'ai déjà voyagé sur les deux derniers et c'était le jour et la nuit ! merci pour vos impressions, c'est pour un voyage de noces alors je ne voudrais pas me tromper !
Validation d'un itinéraire en Andalousie? English translation pending
by Lylou2201 · 2009-08-02 · 52 replies
Bonjour !

Nous préparons votre voyage en andalousie pour début septembre ( départ le 2, retour le 15), nous avons très hate mais aussi besoin d'être conseillés pour l'itinéraire, car première fois que nous allons en andalousie mon ami et moi. Voici un itinéraire auquel j'ai un peu reflechis, j'aimerais vos avis... Autre chose à savoir : nous partons de toulouse et n'utiliserons que notre propre voiture donc les 14 jours de voyages comprennent forcement les grands trajets

jour 1 TOULOUSE => BURGOS (escale pour dormir à burgos histoire de couper la route en 2...) jour 2 BURGOS=> CORDOUE arrivee vers 17h, et nuit à cordoue jour 3 visite de CORDOUE et nuit à cordoue jour 4 CORDOUE =>SEVILLE (en s'arretant à carmona le matin pour visite) arrivée 13h, nuit à seville jour 5 visite de SEVILLE et nuit à seville jour 6 visite de SEVILLE et nuit à seville jour 7 SEVILLE =>CADIX et visite de Cadix dans la journée, nuit à Cadix jour 8 CADIX=> VEJER de la frontera le matin, visite de VEJER; puis reprise de la route jusqu'à TARIFA (petite escale juste pour manger le midi et voir les plages) , l'après midi : route les villages blancs avec visite de CASARES, GAUCIN, et BENALAURIA. Arrivée le soir 19h à RONDA pour y passer la nuit. jour 9 visite de RONDA , et de GRAZALEMA, nuit à RONDA jour 10 RONDA =>MALAGA, visite de malaga le reste de la journée, et nuit à malaga jour 11 MALAGA => NERJA le matin, visite de nerja; fin d'après midi : NERJA=> GRENADE, nuit à grenade jour 12 visite de GRENADE, et nuit à grenade jour 13 visite de GRENADE, et nuit à grenade jour 14 GRENADE => TOULOUSE, d'une traite (et oui le budget hotel est explosé 🤪!)

Je m'interroge sur le jour 8, qui parait chargé comme ça, je n'arrive pas trop à estimer le temps de visite des villages blancs... vaut il mieux n'en faire que 2 de façon plus approndies, et lesquels? oubien les 3 sont visitables en une après midi Nous tenons vraiment à les voir, mais d'un autre coté nous n'avons pas beaucoup de temps et nous tenons aussi à toutes les autres villes du parcours!

Voilà... je fais appel aux amoureux de l'andalousie, toujours présents sur ce forum pour répondre aux doutes des nouveaux voyageurs! 🙂 merci à vous

Lisa
Magnifique Malaisie English translation pending
by Genevois · 2009-07-30 · 28 replies
Alors que cette partie du forum concerne toute l'Asie du Sud-Est, il n'y a finalement que peu de posts au sujet de la Malaisie. Et c'est bien dommage !

Loin de moi l'idée de comparaison (par ailleurs impossible, vu les goûts et les motivations différentes de chaque voyageur). Nous avions passé un mois en Thaïlande sac à dos l'an dernier et cette année, notre mois de juillet a été consacré à la Malaisie.

Impressions :

Si la Thaïlande a l'étiquette du pays du sourire, celui-ci n'est pas moins présent en Malaisie. Bien au contraire, il nous a semblé plus authentique, plus sincère que chez son voisin du Nord où le sourire est parfois, disons commercial... En Malaisie, pas de sollicitations d'achats, peu de tourisme de masse, pas d'arnaque au taxi. Nous avons eu affaire à des gens charmants, aimables, toujours prêts à rendre service, au contact facile. C'est souvent à l'étranger de sourire le premier, alors les visages s'ouvrent ...

Le pays est majoritairement musulman (surtout sur la côte est), donc pas de full moon, pas de consommation excessive d'alcool, pas de tourisme lié à la "foire" à outrance avec tous les excès que cela implique. Musulman, mais excessivement tolérant. D'ailleurs les communautés chinoises et indiennes sont bien représentées, que ce soit culturellement, culinairement ou religieusement. Ce qui offre un large choix de visites, de contacts, de nourriture...

La cuisine, avec un choix énorme : malais, indien, chinois, thaï ... Cuisine moins épicée qu'en Thailande d'ailleurs.

La faune (animale s'entend...) est largement plus présente. Nous avons pu voir singes, serpents, lézards, varans, écureuils et même un sanglier sauvage, requins, tortues, ballistes, un nombre incalculable de poissons, et tout ceci sans s'enfoncer à des kilomètres dans la jungle (ou dans la mer).

Les paysages sont peut-être plus monotones qu'en Thaïlande (où l'on peut varier les plaisirs entre le Nord, les îles, les régions de campagne), le sol est en train d'être surutilisé pour la culture du palmier à huile. Néanmoins, les endroits à voir absolument manquent pas : les Cameron Highlands, KL, Tioman, Malacca, les Perenthians, la côte est dans son ensemble, Penang, Kapas ... De quoi remplir bien plus qu'un mois, et encore j'évite de parler de Bornéo.

Quelques coups de coeur :

Les plantations de thé dans les Cameron, avec les travailleurs indonésiens ou Bengalis. La plage de Juara sur l'île de Tioman, avec encore une vie sociale malaisienne, son école, ses 2-3 petits restos à même la plage, Cherating et son faux rythme, la plupart des voyageurs oubliant de s'y arrêter alors qu'elle offre beaucoup, Les Perenthians évidemment, même si c'est un endroit où on ne voit plus que du touriste. Le snorkelling (ou la plongée) y est fantastique, l'eau et les plages incroyables, surtout si l'on sait marcher un peu à la recherche de plages désertes, Malacca, son centre-ville, Chinatown, des habitants très ouverts, un éco-tour à VTT dans les plantations de palmiers à huile et d'arbre à caoutchouc

Bien sûr, il y a quelques revers, mais vraiment peu importants : le coût, certainement un des pays les plus "chers" de la région, dison 30-40 % de plus que la Thaïlande. J'utilise les guillemets, car nous avons toujours trouvés de quoi nous loger pour 10-15 euros maxi, on mange pour 3 fois rien (si on va là où les locaux vont, c'est souvent meilleur et les rencontres y sont garanties). Les transports, parfois un peu moins simples qu'ailleurs, car une ligne peut être exploitée par 10 sociétés de cars différentes et il est difficile de choisir. J'ai de la peine à trouver autre chose ...

Rentré depuis 4 jours seulement, je vais me mettre à rédiger mon traditionnel carnet de route pour ceux que cela pourrait intéresser. Disponible d'ici peu ...

laurent
Endroits à ne pas rater en Guadeloupe? English translation pending
by Ptitedine · 2009-03-29 · 21 replies
😉salut à tous!!! Voilà après un séjour l'année dernièer en république dominicaine cette année nous partons en guadeloupe mais cette fois pas en club car nous avons de la famille qui réside là-bas depuis peu (septembre 2008) donc nous en profitons pour aller les voir et découvrir cette ile!!!

nous partons 1 semaine et demi (du 28 mars au 15 avril), nous serons à sainte-anne et je voudrais savoir quels sont les endroits qu'il ne faut pas rater...nous aimons beaucoup les superbes plages, apparemment il y a beaucoup de cascades, des promenades dans la foret tropicale et bien d'autres choses encore que faut-il privilégier si vous connaissez les meilleurs sites pas forcément touristiques!!!

nous souhaitons louer une voiture sur place, quelqu'un connait-il un loueur pas trop cher?? quels sont les tarifs de bus ou taxi???

j'ai vu aussi des excursions sur des petites iles alentours en bateau cela vaut-il le coup ou y a-t-il la possibilite d'y aller seul???

je voudrais acheter un appareil photo "jetable" pour prendre des photos sous l'eau est-ce bien???

à cette période dois-je prévoir une bombe antimoustique et des chapeaux???

merci à tout ceux qui me répondront....à bientot!!!
Avis sur itinéraire de vingt-quatre jours au Québec en juillet English translation pending
by Amelia63 · 2009-03-25 · 16 replies
Bonjour, nous partons au Québec du 6 au 30 juillet prochain. Nous partons à 4, nos enfants auront 4 ans 1/2 et 8 ans 1/2. Nous souhaitons avant tout privilégier le côté nature, visiter les parcs, faire des petites randonnées et voir des animaux. Nous souhaitons également limiter le nombre de points de chute. Nous avons établi une ébauche de trajet, mais avant de réserver les hébergements, nous souhaiterions être sûrs que notre périple est réalisable. Nous sommes conscients que certains jours, il faudra faire beaucoup de route, mais nous nous relaierons pour conduire. Je précise que l'an dernier, nous avons fait un périple de 6500 km dans l'ouest américain, 23 jours et 16 points de chute, tout s'est bien passé. Les enfants ont l'habitude de faire de la route. Voici le trajet que nous avons prévu de faire, seuls les vols sont retenus pour l'instant.

Jour 1: arrivée à Montréal dans l'après midi, navette jusqu'à notre hôtel en centre ville, nuit à Montréal. Jour 2: Monréal, nuit à Montréal. Jour 3: Monréal, nuit à Montréal. Jour 4: Monréal, nuit à Montréal. Jour 5: location d'une voiture, route vers le parc de la Mauricie, nuit vers Saint Jean des Piles Jour 6: parc de la Mauricie, nuit vers Saint Jean des Piles Jour 7: route vers Roberval, nuit à Roberval? Jour 8: visite zoo St félicien, nuit à Roberval? Jour 9: route vers Baie St Paul, Parc des grands jardins, nuit à ? Jour 10:Parc des hautes gorges, nuit à ? Jour 11: route vers Tadoussac, nuit à Tadoussac Jour 12: croisière baleines aux Bergeronnes, nuit à Tadoussac Jour 13: traversier les Escoumins/ Trois Pistoles, route vers St Anne des Mont, nuit à St Anne Jour 14: Parc de la Gaspésie, nuit à St Anne Jour 15: Parc National Forillon, nuit à Gaspé Jour 16: route vers Percé, nuit à Percé Jour 17: Ile Bonaventure, nuit à Percé Jour 18: route vers Matapédia, nuit à Matapédia Jour 19: route vers Ste Flavie, Jardins de Métis, nuit à Ste Flavie Jour 20: route vers Kamouraska, nuit à Kamouraska Jour 21: route vers Québec, nuit à Québec Jour 22: Québec, nuit à Québec Jour 23: Québec, nuit à Québec Jour 24: route vers Montréal et départ vers 19h30.

Merci par avance si vous avez des suggestions à me faire concernant les villes étapes et les herbergements.
Organisation d'un séjour au Sri Lanka English translation pending
by Adventureboy · 2009-01-18 · 26 replies
bonjour,

Je suis entrain d’organizer mon voyage, ce serait sympa si vous pouvez m’aider sur ces qq points: Je suis sur le point de prendre un guide pour ~ une semaine. Devrais-je prendre une formule avec les entrees des sites compris ou je devrais mieux paye directement une fois sur place sur chaque site (l’avantage est que j’evite les surcharges prises par le guide, non?) Est ce qu’il fait tres “froid” dans les regions montagnes du centre? Faut amener un pull? Je terminerai mon sejour par ~ 5 jours de repos a la plage. Il y a tellement de choix entre Bentota et Mirissa (je ne reste jamais 8 heures a la plage, j’aime bien les endroits ou je peux faire un petit tour a pied pour voir des boutiques, visiter un endroit insolite…) mais jaimerai en priorite une mer calme pour le snorkeling. Vous me conseillez ou? Au SL, creme UV indique tres eleve a prendre?

Merci d’avance.
Choix de destination pour un mois en mars: Mexique ou Guatemala? English translation pending
by IzzabelleM · 2009-01-15 · 15 replies
Bonjour

Je planifie un voyage de 1 mois au Mexique en mars. Or j'ai entendu dire que le Guatemala était le plus beau pays d'amérique centrale et moins cher en plus.

Me recommandez vous davantage le Gutemala que le Mexique? Il y a t il autant de choses a voir au Guate que qu Mexique ? (Dans le fond, d'autant que je vois des pyramides je vais être satisfaite...)

a moins qu'on passe 3 semaines au Mexique et 1 au Guate?

je suis preneuse de conseils / suggestions

merci!!!
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2008-11-24 · 21 replies
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴‍☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html

Deuxième partie

De Canyonlands NP à la Paria Station via Dinosaur NM

1re partie : http://voyageforum.com/...ost=2142246;#2142246

Avant d’arriver à Bluff nous prenons la piste de Valley of the Gods aux alentours de 17 heures. Les monolithes de grès rouge sont vraiment magnifiques dans la lumière du soleil couchant, le ciel bleu traversé par des cumulus des plus photogéniques. Toujours les Pricklepoppies aux grandes fleurs blanches de pavot, comme du papier crépon.













Church Rock, le long de la Hwy 191, et les La Sal Mountains en arrière-plan... Dans les années 20, les fidèles du culte de Marie Ogden s'étaient mis en tête d'en faire une église et donc d'en creuser entièrement l'intérieur (d'où l'ouverture qu'on aperçoit à sa base)!! Le projet fut définitivement abandonné en 1949, alors qu'il ne restait plus que huit membres...



Bluff, 18 h 45, nous voici au Desert Rose Inn pour la troisième fois. Nous sommes cette fois-ci sur l’arrière et la falaise ocre-rouge. Belle chambre (110 $), mais ni réfrigérateur ni micro-ondes.

Jeudi 15 mai

Pas de petit déjeuner au motel… Nous avalons un thé et une banane et partons sous un ciel gris et un froid toujours polaire. On ne se croirait vraiment pas dans l’Ouest au mois de mai. A Monticello, le vent violent nous oblige à enfiler pulls et blousons polaires pour aller faire quelques courses au Blue Mountain Foods, le supermarché du coin. L’essence est de plus en plus chère : de 3, 45 $ en Arizona (contre 3, 69 en Californie), elle est passée à 3, 89 $ en Utah. Les Needles ne sont pas tout près de Bluff, environ 150 kilomètres, et en prenant notre temps nous arrivons à la cahute des rangers en fin de matinée. Au passage nous remarquons que le petit camping est déjà plein. Le ciel à présent dégagé est parcouru de gros cumulus blancs. Le « sentier » de Chesler Park (sentier est un bien grand mot du moins à son début puisque uniquement indiqué par des cairns) sinue au milieu des colonnes de grès rouge sombre chapeautées de blanc.







Rencontre imprévue avec un ptérodactyle...



et un monstre marin...



C’est très beau malgré la lumière écrasante du milieu de journée, là encore peu propice à la photo. La piste monte et descend, nombreux genévriers, sable orange, si fin qu’il glisse entre les doigts comme de l’eau.



Nous gravissons le dernier passage dans les rochers, Flat Man’s Misery, avant de découvrir la plaine vaguement herbeuse en cette saison qui s’étend de l’autre côté, plantée de monolithes striés.



Sur le chemin du retour nous pique-niquons bien à l’abri du vent sur de longs rochers plats et, nous nous en apercevrons plus tard, oublions en partant le Laguiole d’Alain… Retour au petit parking vers 16 heures



où nous regardons galérer les 4 x 4 qui tentent de passer les cinquante premiers mètres de la piste d’Elephant Hill. Après vingt bonnes minutes pendant lesquelles les pneus ont eu le temps de fumer abondamment, les carrosseries de crier grâce et les occupants de perdre un bon kilo à suer, souffler, pousser et donner mille conseils aux conducteurs, personne n’est découragé… il y a pourtant une plate-forme dans le deuxième virage permettant de revenir à la raison, mais non… Au motel de Moab où nous dormirons, l’Inca Inn (très bien, 67 $), à la sortie nord, une vidéo nous permettra de découvrir la suite de la piste et les difficultés monumentales qui la caractérisent : passages au millimètre près entre deux parois, crevasse qu'il faut aborder en crabe, etc.

Nous faisons réchauffer dans le micro-ondes de l’office du saumon acheté au City Market et mangeons une salade, après avoir fait un tour-souvenir dans Mountain View Drive, la rue de Dave et Kay. Il y a une voiture du Colorado devant la maison.

Vendredi 16 mai

Bon « pain suisse maison » au petit déjeuner de l’Inca Inn. Nous allons prendre de l’essence au City Market (3, 75 $) et un calendrier pour Philippe et Babeth au Visitor Center, passons à la poste puis prenons la 191 North pour voir les pétroglyphes de Sego Canyon à la sortie 185… qui est en fait la 187 ! Je suis vraiment déçue de les avoir ratés… Nous sortons à Loma et prenons la 64 North pour Dinosaur. Là, tout change subitement, nous sommes dans le Colorado, herbe verte, fermes et montagnes. La route qui sur la carte paraissait traverser un paysage de plaine est en fait montagneuse, étroite, déserte et très belle. Un arrêt à White Hands qui nous laisse dubitatifs sur l’âge des pétroglyphes que l’on dirait ripolinés de neuf…



Puis The Guardian, surmonté de nids d'hirondelles...



et The Birds, moins beaux en haut de leur petit chemin.



L’essence est désormais à 4 $ dans le village de Dinosaur… Le réservoir étant à moitié plein, nous n’en prenons pas et filons droit sur le Visitor Center où à l’entrée un panneau avertit le visiteur, histoire de le détendre en randonnant, du danger relatif à un puma qui rôde vers Harper’s Corner Loop Trail. Le parc est non payant.

La route monte… monte…



8000 pieds, de la neige sur l’herbe rase du plateau, un petit lac,



une vue superbe à 360° sur les failles rouges au-dessous, pas un chat à l’horizon.









Harper’s Corner Loop Trail. Pas un chat ici non plus mais peut-être le puma... On emprunte le sentier un peu crispés, même si on se dit qu’on ne risque rien, que ces gros chats sont plus friands des petits enfants que de leurs parents, etc., puis cent mètres plus loin on l’a déjà oublié. Lorsqu’on arrive au bout on a vraiment l’impression d’être à la proue d’un navire. La Green River coule paresseusement tout en bas à bâbord, ses eaux gris-vert renvoyant des reflets métalliques,



lèche la proue,



tandis qu'à tribord un canyon se faufile à travers la roche dorée.



Au retour, rencontre une perdrix rouge à qui notre présence ne coupe pas l'appétit.



La piste qui mène à Echo Park, très pentue au début, garde les traces d’une bataille sévère entre la bentonite mouillée et des pneus de 4 x 4. Tout est sec à présent, mais on considère d’un autre œil les nuages qui se baladent au-dessus de nous… Collines d’argile marron-rouge sur la gauche, veloutées,





puis la piste descend dans un canyon de limestone, Pool Creek Canyon, qui abrite les péthroglyphes du même nom dispersés sur une falaise lisse comme la main – beau pointillisme sur grès –...





Whispering Cave et son courant d’air glacial, et nous débouchons dans la magnifique clairière d’Echo Park surplombée par de hautes parois verticales. Il y a juste deux emplacements de pris, loin l’un de l’autre. L’un, sous les arbres, est occupé depuis semble-t-il un certain temps si on en croit le binz qui entoure le site par un homme à la mine plutôt patibulaire… On fait un tour, puis deux, et on s’installe près de l’entrée à gauche.





Nous faisons du thé puis réchauffons de la soupe, avant de préparer la voiture pour la nuit et de nous glisser dans nos sacs de couchage, toujours sans les Therm-a-Rest que nous avons définitivement abandonnés au profit de la moquette du TrailBlazer. La nuit tombe, la lune presque pleine éclaire les falaises et inonde l’habitacle d’une lumière blanche. L’avantage d’être dans la voiture plutôt que sous la tente, c’est que l’on peut s’endormir le nez dans les étoiles… en attendant de pied ferme les pumas qui ne manqueront pas, nous l’espérons, de venir rôder autour du site.

Samedi 17 mai

Réveil à 5 heures. Tiens, c’est ma fête… Nuit entrecoupée mais belle. La lumière de la lune dessinait au sommet des falaises trois grosses têtes qui veillaient sur nos rêves. Nombreux chants d’oiseaux. Dans la lumière rosée du petit matin, deux cerfs-mulets broutent tout près de la voiture, l’un pas vraiment tranquille, et on le comprend : par intermittence, les cris des coyotes qui se répondent brisent le silence. Des dizaines d’hirondelles volent dans les falaises du soleil levant, tandis qu’un colibri vient picorer les insectes collés sur la carrosserie. C’est à cette occasion que nous découvrirons avec étonnement que lescolibris ne dédaignent pas les protéines animales et que la petite brosse de leur langue balaie aussi bien les insectes que le nectar. Ces oiseaux sont fascinants et c’est toujours un émerveillement de les apercevoir. Leurs battements d’ailes incroyablement rapides, jusqu’à près de 80 fois par seconde, les transforment en petits hélicoptères à plume, leur permettant de faire du sur-place ou de se déplacer de haut en bas ou de droite à gauche, sans oublier la marche arrière ! Ce primitive campground parsemé de genévriers aux baies bleu clair est vraiment idéal, si tranquille, à une bonne cinquantaine de kilomètres du Visitor Center.



C’est ce matin en déjeunant, jour de ma fête donc, que nous nous apercevons que nous avons perdu le laguiole d’Alain, très probablement aux Needles. Premier accroc à cette journée qui s’annonçait si bien…

En nous baladant au pied des falaises...



nous avons la surprise de découvrir une large courbe de la Green River qui mêle ses eaux toujours aussi vertes à celles de la Yampa River, juste là, derrière le bosquet d’arbres.



Nous reprenons la piste en sens inverse mais sous une autre lumière, pétroglyphes, Whispering Cave, puis la route jusqu’à Dinosaur.



Nous voulions couper par la 16 – la Blue Mountain road –, mais on ne savait pas s’il y aurait de l’essence à Jensen et le réservoir n’était pas assez plein pour la partie Utah de Dinosaur. On a donc fait le plein à 3, 99 $ alors qu’à Jensen il y en avait bien et qu’elle était à 3, 72 $.



Le Dinosaur Quarry Visitor Center est installé dans un bâtiment en préfabriqué, l’ancien site, un peu au-dessus, ayant été évacué pour cause de glissement de terrain. Il faut dire qu’il a été curieusement bâti sur les badlands, qui sont tout sauf stables. Contre toute attente, la chaleur est aujourd’hui torride, les locaux nous disent que c’est exceptionnel et que les jours précédents il faisait froid et il pleuvait. Nous crapahutons sur les petits sentiers tracés dans les badlands voisines à la recherche d’un os de dinosaure, mais les seuls que nous ayons vus se trouvent sur les brochures. Comme nous avons la flemme de retourner à la voiture jeter pour la énième fois un œil sur le Photographing the Southwest, nous nous informons auprès d’une ranger de la difficulté de Sound of Silence et de Desert Voices. Elle nous dit que toutes les deux sont very easy and very short. En fait, Sound of Silence est donnée modérée sur les infos des rangers et très difficile en plein cagnard lorsqu’il fait chaud (mais on a vu ça après). A 2 heures, sous une chaleur torride au départ du sentier, la boîte des mini-guides est vide. On lit tout de même les conseils affichés sur les pancartes, toujours les mêmes: un gallon d’eau par jour et par personne. Nous voici donc partis pour environ un mile, avec un simple petit litre d’eau dans le sac à dos, alors que le soleil brûlant est à la verticale… L’endroit est magnifique. Des collines comme de grosses baleines blanches échouées là un jour lointain et désormais fossilisées alternent avec la roche aux couleurs toujours si chaudes qui aujourd’hui contrastent encore plus violemment sur le ciel bleu.



Au bout d’un moment, un doute commence à s’insinuer; on ne fait pas de boucle et pourtant on est à plus d’un mile de l’entrée. Or on n’a déjà plus qu’un demi-litre d’eau car je bois comme un trou... Petit à petit l’angoisse commence à m’attraper, je ne dis rien mais je pense que l’avertissement du début, sur les panneaux, de boire un gallon par jour, annonçait peut-être une longue rando. Le sentier plonge sous le couvert des peupliers et ressort par un étroit passage au milieu de badlands tellement proches les unes des autres qu’on n'a par endroits même pas la place de mettre les deux pieds l’un à côté de l’autre.



La chaleur qui est renvoyée est de plus en plus forte, la vue totalement bouchée, on déambule au milieu de ce labyrinthe d’argile sans en voir la fin, je n’ose plus boire... On finit par sortir avant d’être complètement rôtis et notre horizon s’élargit subitement sur un très beau panorama essentiellement minéral. Pendant ce temps Alain, lui, est toujours zen, essaie de me rassurer, me fait asseoir à l’ombre d’un genévrier. Quelques minutes de répit pour prendre deux ou trois photos…





A un moment, alors qu’on se croit assez près de la route où est garée la voiture, on escalade une pente rocheuse et on l’aperçoit effectivement mais… dans le lointain ! Catastrophe! On continue, on continue, on passe un petit col et juste avant Alain me certifie que juste derrière on verra de nouveau la voiture, beaucoup plus près cette fois. En fait on ne voit rien du tout, sauf encore et encore d’autres « collines » rocheuses, des passages de slick rocks... J’ai horriblement soif mais pour le moral je n’ose pas finir l’eau et je veux surtout qu’on la partage, cette eau. J’ai la langue comme du carton, je respire un air brûlant, j’ai des maux de tête et des palpitations, le visage en feu et je sais que ces symptômes ne sont pas bon signe, ce qui en rajoute.







Quand enfin en passant un petit col on aperçoit la plaine en contrebas, c’est une véritable délivrance ! La vue de la voiture et surtout l’idée du gallon d’eau nous donnent subitement des ailes. De nouveau en forme, on poursuit la route jusqu'au bout, à Josie Morris Cabin. On retrouve un temps la Green River



et les badlands qui la dominent, comme d’immenses peintures de sable navajos,



nous passons près de la Split Mountain aperçue dans Photographing the Southwest,





nous arrêtons pour voir quelques beaux pétroglyphes,



avant de garer la voiture à l'ombre des arbres devant le ranch de Josie, à l'entrée de Box Canyon. Balade sous les arbres.





Pour finir, le soir, à Vernal, nous dormons dans le pire Days Inn de tous les US. Quasi vide alors qu’il est immense, cinq ou six voitures seulement sont garées devant les portes. Sale, délabré, une piscine vide… Nous rendons immédiatement la première chambre où traînent outils et tout ce qu’on veut, avec un couvre-lit à moitié rabattu. On nous propose alors une deuxième chambre « mais avec la barre de douche cassée » ! Merci, vous pouvez la garder ! La troisième enfin nous paraît mieux, il faut croire que nous n’avons plus les yeux en face des trous. Elle n’a jamais dû voir une femme de ménage, les fauteuils dans lesquels nous nous asseyons manquent de s’effondrer sous notre poids pourtant modéré, les w-c sont mobiles, c’est original, les draps ont un fumet tout particulier… mais nous la garderons quand même. Après avoir hésité à dormir dans nos sacs de couchage, j’ai senti et ressenti les draps, on aurait dit un chien de chasse, et me suis persuadée qu’ils étaient quand même peut-être propres… Seul point positif, l’accueil aimable du tout jeune gérant. Philippe nous avait conseillé l’Econolodge, mais la quinzaine de gros bikers installés devant les portes des chambres qui m’ont immédiatement lorgnée d’un œil douteux lorsque on s’est arrêtés en face du motel ne nous ont pas engagés à descendre là. Et le Best Western était trop cher : 125 $.

Dimanche 18 mai

Nous quittons avec plaisir ce crasseux Day’s Inn et filons sur Castle Dale par la 191 Ouest, sans intérêt, puis la 10 Sud. A partir de Castle Dale, nous prenons le CR 401 pour aller voir le très beau Wedge Overlook, petit Colorado (Grand Canyon) de l’Utah. La lumière est crue et l’horizon blanchâtre, dommage, car la vue est superbe sur l’immense canyon qu’a creusé la San Rafael River. Il n’y a absolument personne et nous nous installons à une table pour pique-niquer, à l’ombre d’un arbre, six cents pieds au-dessus de l’eau.







Retour sur le 401. Nous prenons à droite et environ deux miles plus loin nous trouvons le BLM 332 qui mène au magnifique Buckhorn Wash Pictograph Panel. Surprise, dans cet endroit éloigné de tout, il y a bien une quinzaine de personnes en admiration devant ces longues silhouettes pourpre.













A la fin de la piste grise et poussiéreuse, I-70 puis sortie Hanksville et la Hwy 24 pour Goblin Valley. Une petite cabane de rangers au milieu de la route, 16 $ l’entrée. Le camping est cette fois-ci très moche, à l’aplomb de rochers qui eux sont magnifiques, mais comme dit Alain ça ressemble à Berck-Plage (où nous ne sommes jamais allés…). Les emplacements sont très proches les uns des autres et sans végétation, et il y a quelques cahutes au toit de tôle, sans murs, juste quatre piquets, des ramadas modernes, sans doute. Le site pour groupes est quasi désert : un trailer à gauche, une petite tente à droite, trois Allemandes, et au milieu un très grand emplacement couvert avec tables et bancs. Les rochers commençant à se cuivrer, nous partons pour les Goblin, qui font penser à une armée de petits nains pétrifiés, peut-être parce que ces curieux monolithes trapus ressemblent à de gros champignons. Ici encore l’érosion a fait des merveilles… et le soleil rasant recouvre le tout d’une poussière d’or rose.







Heu... un peu cochon de lait, non?





La nuit, la lueur blanche et crue de la lune inonde la voiture et les alentours d’un jour en négatif. Je reste longtemps l’œil rivé sur elle, comme un papillon de nuit attiré irrésistiblement par la lumière du lampadaire auquel il se brûlera les ailes. C’est très beau, et tellement calme… Toute une vie doit s’agiter au ras du sol, tout ce qui rampe, saute, court sort de son trou et part en chasse, heureusement nous sommes hors de portée.

Lundi 19 mai

Réveil à 6 h 10, heure de l’Utah. Petit déjeuner à une table, à angle droit des trois Allemandes qui se restaurent pour huit jours. Après avoir rangé la voiture, c’est-à-dire repassé derrière tout ce que nous avions mis la veille au soir sur les sièges avant afin de dégager la chambre à coucher – ce qui est bien plus vite fait que de replier la tente et surtout d’en nettoyer le tapis de sol et l’intérieur du sable fin comme de la farine qui colle et s’insinue partout –, en route pour Little Wild Horse Canyon. La route étroite qui y mène est bordée sur la droite de roches plissées et de badlands d’une infinité de couleurs.





A 8 heures on s’enregistre et nous voilà partis, avec la ferme intention de faire très attention à ne pas rater le canyon qui partira sur la droite et qui n’est pas très visible si l’on en croit le Photographing the Southwest.

Au début on suit le cours d’une rivière à sec, puis peu à peu le passage se rétrécit,







par moments même certains gros gabarits doivent rester coincés dans les ondulations du grès violet.



Nous croisons deux ou trois couples dont un assez âgé et avec des béquilles – ce qui ne risquerait pas d’arriver en France ! Deux heures plus tard nous commençons à nous poser des questions car il n’y a rien qui corresponde au guide. Décision est prise de faire demi-tour. Nous nous apercevrons que nous avons raté l’embranchement qui se voyait en fait beaucoup trop pour qu’on y fasse attention, d’autant qu’il faut presque des jumelles pour repérer le petit panneau indicateur en bois perché à plusieurs mètres de hauteur… Nous sommes en fait partis dans Bell Canyon qui, tout compte fait, n’était pas mal non plus, mais nous faisons quand même un tour d’une petite heure dans le beau slot canyon de LWH.



Hanksville, Boulder, toujours très belle Hwy 12 qui du désert grimpe à 9800 pieds à l’assaut des nuages dans les forêts d’aspens encore couvertes de neige. A Torrey, on s’arrête encore une fois au Capitol Reef Inn & Cafe pour manger une bonne salade et acheter du sel. La serveuse nous estourbit en inscrivant d’office 25 % de pourboire sur la note, mais les Français ont une telle réputation que pour cette fois nous ne disons rien. Il est déjà tard lorsque nous passons près du parking bourré de voitures de Calf Creek, trop tard pour descendre aux Lower Falls. Décidément… Il fait très chaud, nous nous baladons le long de la rivière dans laquelle un petit garçon latino se baigne sous le regard de sa mère, assise sur une roche au beau milieu de l’eau.

Très belle chambre Horizon au B & B de Catherine Barney. Un tour au RV Park pour laver du linge puis nous nous installons à une table du petit parc pour manger une soupe froide de maïs doux, du thon, des tomates et de la mayonnaise made in France, en regardant en face de nous les lamas déambuler d’une démarche impériale et lente, le regard perdu sur la ligne bleue des Vosges… sauf lorsqu’une lamasse passe à côté d’eux… Ils se mettent alors à trottiner en levant très haut chaque patte, comme s’ils étaient montés sur ressort, ignorant superbement notre fou rire.

Celui-là faisait bande à part...



Mardi 20 mai

Chez Catherine Barney le petit déjeuner est à 8 heures. Nous le prenons avec un couple d’Américains : tortilla bourrée d’une omelette, de fromage, champignons, tomates, maïs, etc., oups !... plus du thé et de délicieux muffins maison aux blueberries. J’aurais bien échangé ma tortilla contre toute la panière de muffins. Cette fois-ci, avant de reprendre la Cottonwood Canyon Road, nous faisons le détour par Kodachrome Basin même si la lumière n’est pas optimale pour les photos.





Il n’y a que nous sur le Grand Parade Trail. Très beau parc malgré un temps partiellement couvert et venteux.





Cheminées rougeoyantes, totems,



petits canyons encaissés, barrières de sandstone monumentales et chemin impossible qui grimpe le long d’une paroi à pic, l’Eagle’s View qui, une fois en haut, doit bien porter son nom. Mais pour l’heure il est fermé et donc interdit au randonneur. Autrefois, le bétail passait par là. On imagine que parfois certaines bêtes faisaient, comme à Grand Canyon celle de dix-sept secondes, la visite de cinq secondes…





Second arrêt à Grosvenor Arch, cette fois-ci sous le ciel bleu mais probablement pas pour longtemps,





derrière laquelle se cache un animal bizarre



La Cottonwood Canyon Road est toujours aussi belle et violemment colorée dans la première partie,





triste et monotone dans la dernière. Mais cette fois-ci elle nous paraît interminable malgré le désert couvert de fleurs jaunes sous le ciel devenu subitement anthracite, parce que nous voulons arriver avant la fermeture à la Paria Ranger Station. C’est raté encore une fois !



A deux miles de la Paria Station, le primitive campground de White House est très joli, au pied d’une falaise et tout près de la Paria River, et complètement désert.



Deux tentes sont montées, qui correspondent certainement aux deux 4 x 4 présents sur le parking, mais le permis placé derrière le pare-brise indique que leurs propriétaires sont partis pour une randonnée de plusieurs jours. Nous choisissons un emplacement, laissons nos gallons d’eau sur la table de pierre et partons explorer tout d’abord les rochers alentour puis le lit à sec de la Paria pour tenter de trouver de beaux cailloux. Il n’y a que l’embarras du choix, les galets sont magnifiques, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et nous en avons vite fait un tas que nous devrons, au risque de nous trouver transformés en bête de somme et la mort dans l’âme, abandonner aux futures crues de printemps. Je garde une minuscule tête de vautour, ou d’aigle, avec un œil noir qui me regarde… et l’enfourne illico dans ma poche. De retour au camping le vent brûlant dont nous étions un peu protégés dans le lit de la rivière est insupportable et soulève des nuages de sable ! Peu à peu, les gens arrivent, s’installent, dînent, comme nous. La nuit tombe...





Mais avec un vent pareil nous choisissons de dormir dans le 4 x 4, à l’écart, sous la lune toute ronde et plus brillante que jamais. A minuit nous ne dormons toujours pas à cause de la lumière de la lune qui tombe sur nos visages et de la chaleur étouffante ! Nous passons notre temps à entrouvrir, voire ouvrir complètement les portes pour nous rafraîchir, sortir la tête, les bras, les jambes dans la nuit lourde. Nous n’avons jamais eu aussi chaud…

Mercredi 21 mai

Réveil à 6 heures. Pressentant que faire chauffer de l’eau va relever de l’exploit avec le vent qui est toujours aussi fort, nous fabriquons un paravent de fortune avec l’emballage du réchaud. La température a chuté vertigineusement sur le matin, le temps est à la pluie ce qui est un peu dommage car nous espérons bien être tirés au sort pour The Wave. A 8 h 30 nous partons pour la loterie de 9 heures à la Paria Station, et alors que nous pensions être dans les premiers nous sommes très étonnés de voir qu’il y a déjà une foule considérable de voitures, une bonne soixantaine sur ce petit parking bourré à bloc. Les Allemands sont majoritaires, certains avec des dégaines d’enfer, notamment un homme relativement petit qui approche les soixante-dix ans, baroudeur de choc aux muscles à l’étroit sous son tee-shirt, longue moustache et cheveux blancs sous un chapeau de cuir marron, banane à la taille, sac sur le dos… Les numéros commencent à sortir (nous avons le 20)… 21, 22, 24, 25, 13, et c’est fini ! Seules dix personnes sont tirées au sort le matin en plus des dix qui ont obtenu leur permis sur Internet. Nous l’avons raté de peu mais raté quand même et nous sommes vraiment déçus, malgré le temps qui sera détestable pour ceux qui partent déjà vers la vague pétrifiée. Nous hésitons : nous avions prévu d’aller à Yellow Rock en cas d’échec mais les premières gouttes commencent à tomber, qui se transforment rapidement en… neige fondue !! il fait froid désormais, le changement est vraiment radical depuis la veille. Finalement, n���ayant rien réservé, ce qui nous donne une impression de liberté très agréable, nous décidons d’aller encore une fois à Zion.

La suite ici :http://voyageforum.com/...ost=2170396;#2170396
Croisière sur le Costa Magica, départ le 25 octobre 2008 English translation pending
by Mel0410 · 2008-10-02 · 17 replies
Bonjour, je pars en croisière le 25 octobre 2008 sur le costa magica... C'est ma toute première croisière !! le flip ** j'aurais aimé savoir si quelqu'un a déja fait cette croisière .... ??!!
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Portugal: endroits à voir absolument? English translation pending
by FabBoileau · 2008-04-20 · 6 replies
Bonjour,

Je compte partir pour le Portugal cet été en juin pour une période de 2 semaines. Je cherche à savoir quels sont les endroits que je dois voir absolument (les incontournables autrement dit). Mon trajet est Montréal-Paris et par la suite Paris-Portugal.

Merci d'avance!
Retour des Philippines English translation pending
by Fredou · 2008-03-07 · 22 replies
bonjour a tous je rentre des philippines avec quelques infos pour ce a qui ça interesse...encore une facette d'asie que je ne connaissez pas, magnifique pays, facile a vivre avec des gens d'une extreme gentillesse et des paysages..... fred
Apo Island, Donsol aux Philippines English translation pending
by Cala · 2008-02-12 · 8 replies
Bonjour a tous, voila je suis partie assez vite pour les philippines sans avoir pu vraiment organiser quoique se soit, je dois donc faire appel a vous tous pour quelques conseils : D'apres le 'Rough Guide' Apo Island est un petit paradis et les pensions et autres guest houses ne sont pas cheres du tout. Est-ce vrai, quelqu'un y est-il alle recemment pour me donner des info fraiches ? J'aimerai aussi aller a Donsol pour nager avec les requins baleines mais est-ce-bien la saison, je reste aux Philippines jusqu'a debut avril, ce qui me laisse 2 mois de battement pour les voir. Voila, merci a vous tous de me repondre.

PS cela n'a pas de rapport avec le reste de mon poste mais c'est une info tres utile quand meme : Trajet Manille Banaue 1 seul bus par jour depart a 10 heures du soir arrivee au petit matin environ 450 Pesos/pax compagnie Autobus Transport System tel 02 / 7358098 bien se faire preciser l'adresse de depart du bus car ils sont sur le pouint de demenager.

Voila, a bientot.
Province de Ca Mau au vietnam hors des circuits touristiques English translation pending
by Tamota · 2007-11-21 · 5 replies
Bonjour,

Je me rends au Vietnam en mars avec ma famille. Nous avons une connaissance dans la province de CA MAU (sud delta du Mekong). Cette région semble vraiment méconnue, peu de guides de voyage la reprennent et le peu d'infos que l'on a ne nous permettent pas de nous faire une idée de cette région et de ce qu'il y a à y voir et à y faire. Je m'adresse donc à des internautes qui auraient fait un séjour dans cette région ou en auraient entendu parler. Cela nous aiderait à organiser notre voyage et qui sait à en tuyauter d'autres.

Merci d'avance

TAMOTA
Visite guidée ou libre à Bangkok avec enfants? English translation pending
by Atlin22 · 2007-11-15 · 15 replies
je pars avec mes enfants en thailande en juillet 2008. Trop jeune pour le rhytme des circuits achetés de paris(13 ans et 11 ans ), je souhaite acheter sur place des minis circuits pour le nord, banghkok city et ensuite le sud. Pensez vous que cela soit réalisable ? Merci de votre aide
Vingt-six jours à Bali English translation pending
by Baptistou · 2007-09-24 · 8 replies
hello,

si nous renonçons pour l'instan à aller en birmanie en souhaitant que les birmans obtiennent la " démocratie" par les robes safran qui sont mobilisées pacifiquement, est-ce que bali ( sans les plages que nous évitons ) a assez d'intéret pour 26 jours ?? car nous avons bloqué les billets d'avion pour le retour sur la france ?? attendons vos suggestions - merci
Trois semaines au Vietnam en individuel English translation pending
by Mendikoa · 2007-09-19 · 9 replies
bonjour je compte passer avec ma femme environ 3 semaines au vietnam fin juin 2008. on n'aime pas trop les agences de voyages et aimons prendre notre temps. on envisage rester à hanoi quelques jours, visiter . Se rendre en bus ? vers une region montagneuse au nord, se poser dans un endroit et la prendre n guide, voir louer une voiture avec un chauffeur et de la rayonner 3 ou 4 jours. puis retour vers hanoi, et de la bus jusqu'a halong, baie d'along et bai tu long. on cherche à sejourner dans unguest house ou petit hotel dans un endroit "tranquille" sur une ile 3 ou 4 jours. retour a hanoi et de la on voit ce qu'on fait pour finir le sejour. peut etre avion vers hué et hoian... est ce que cela parait réalisable, et avez vous de bonnes adresses ou des bon plans qui peuvent nous interresser
Retour de l'hôtel Thalassa à Sousse (12 août 2007) English translation pending
by Nath2374 · 2007-08-13 · 1 reply
Nous sommes rentrés du Thalassa Sousse ce 12 août. Nous avions bien peur d'y aller compte tenu de tous les messages négatifs sur ce forum. En fin de compte tout c'est bien passé. Nous avons constaté que l'hôtel a fait et fait encore beaucoup d'efforts pour pallier aux différents problèmes signalés par les vacanciers. L'hôtel est propre, ainsi que les chambres (nous avons été dans un bungalow). L'infrastructure est fort moderne, il manque de style tunisien. Concernant le restaurant : pas de problème pour trouver une table, le personnel suit pour les desservir et les redresser. Dès votre arrivée, vous devez commander les boissons que vous souhaitez au serveur. Il vous les apporte à table : bouteille d'eau d'1L1/2 (pétillante ou plate), carafe de vin (rouge, rosé, ou blanc), coca ou autre boisson fraîche. Je vous conseille d'une manière générale (au resto comme aux bars) le schwepps ou le coca light car ils sont plus pétillants contrairement au coca qui est fort plat. Le gros point négatif au niveau boisson c'est que le serveur, pour ne pas faire le trajet au bar du resto, fait un stock dans sa petite armoire, donc les boissons ne sont pas toujours bien froide. De plus, il récupère le reste des bouteilles ou des carafes des autres tables. Nous avons eu la désagréble surprise de trouver un mégot de cigarette dans la carafe du vin. Suite à cela, nous demandions une bouteille entière. Soyiez ferme avec le serveur et exigez une bouteille. Il l'appartera sans problème. Pour la nourriture, c'est sous fome de buffet. Il y a du choix mais il est vrai que, comme tous les clubs, c'est souvent la même chose qui revient. Il ne faut pas faire de file sauf pour les crêpes, les omelettes du petit-déjeuner et pour les frites du soir. Mais ce n'ai jamais bien long. Concernant les bars, les boissons sont servies à volonté jusque 23h. Il y a le bar près de la réception, celui de la piscine et à la plage. Au début du séjour, les cocktails ne se servaient qu'au bar près de la réception. C'était plus contraignant pour y aller en journée car on ne peut pas y aller en maillot ni en étant mouillé. Il faut avoir un t-shirt (short maillot ok avec t-shirt) ou paréo pour les dames (idem pour le resto). Après quelques réclamations, on a pu avoir des cocktails au bar de la piscine (je ne sais pas pour celui de la plage, je n'y suis pas allée). Il y a des fontaines d'eau au bar de la piscine ainsi qu'à la plage. Le thé à la menthe est servi au café maure ou au bar près de la réception. A notre arrivée dans l'hôtel, nous avons reçu un petit carnet avec des tickets pour recevoir des bouteilles d'eau au bar près de la réception (nous avons eu trop de tickets). pour le repas du midi et du soir, il y deux services : pour le midi :12h30 à 13h30 et de 14h00 à 15h00. Pour le soir de 18h30 à 19h45 et de 20h15 à ?. A votre arrivée dans l'hôtel, la réception vous donnera une carte blanche pour le 1er service ou une bleue pour le 2ème. Nous avons reçu la carte pour le premier service mais en fin de compte nous allions souvent au 2ème. Losque nous avons été au 1er service, nous n'avons pas du montrer notre carte. Concernant l'animation : les animateurs ne viennent pas assez solliciter et on entend pas bien les annonces losque l'on est placé à l'opposé du kiosque (il manque de baffles autour de la piscine). Sinon, en journée, il y a aquagym au matin et en après midi ; waterpolo ; danse orientale, aérobic, salsa, jeux de fléchettes, jeu avant l'apéro, ...A la plage, il y a pédalo, kayak, et les sports nautiques payants (jetski, babane, parachute, ...). L'animation du soir ne suscite pas grand intérêt. Cependant des "professionnels" extérieur à l'hôtel sont venu présenter un show intéressant (danseuses russes et chanteur ). La piscine est très grande. Il y a une piscine plus petite près de la plage. Les toboggans font la joie des enfants mais aussi des grands. Il y a, à côté de la grande piscine, une petite pataugeoire pour les petits. Il faut, comme dans tous les grands hôtels, se lever tôt pour réserver les transats. J'y allais à 6h30 et trouvais encore de la place au bord de la piscine. J'en profitais ensuite pour admirer le lever du soleil et pour marcher le long de la plage. Avant notre départ (pour l'aéroport (3h15), nous avons pu prendre un petit déjeuner. le buffet était réduit mais je n'ai jamais eu cela dans un autre hôtel. Bref, allez-y sans craintes et si vous constatez un problème, n'hésitez pas à aller trouver la direction car elle a à votre écoute
Avis sur itinéraire en Polynésie-Française English translation pending
by MarcoMen · 2007-08-10 · 20 replies
Hello!

Nous partons en octobre en polynésie pour un mois. Difficile de se faire un itinéraire et de choisir les iles et d'allier ses choix avec les horaires et les contraintes des pass d'air tahiti! Après avoir cherché et hésité pdt longtemps entre les différents archipels (va-t-on aux australes, aux gambiers, etc..), on est arrivé à cette conclusion.

Qu'en pensez vous? (les horaires des vols sont assez bien calées dans ce sens la plupart du temps (matin ou fin d'aprem).

Moorea (2j) Huahine (3j) Maupiti (4j) (arrivée à Bora la veille au soir et bateau du matin) Bora Bora (4j) Tuamotus (6j) (on a pas encore choisi les îles mais probablement Ahe, Manihi et Rangiroa) Hiva Oa (3j1/2) Nuku Hiva(3j1/2) Papeete (1/2j, avant le vol international qui est à 22h)

Autre question, aux Tuamotus, quelles îles conseillez vous? et entre Ahe et Fakarava, laquelle? Combien de temps resteriez vous sur chaque îles des Tuamotus? Pensez vous qu'ils serait préférable de rester plus longtemps aux marquises ou aux tuamotus afin de varier un peu plus le périple?

Et enfin, les horaires actuelles d'air tahiti vont jusqu'au 31 octobre. Savez vous si les horaires pour l'hiver sont disponibles (et si cela varient bps avec les horaires d'été)?
Hébergement en Crète English translation pending
by Chatpampa · 2007-05-19 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Crète du 25 mai au 08 juin 2007. Dès mon arrivée je compte quitter Héraklion pour me diriger vers l'ouest. Je cherche une idée d'herbergement : j'avais pensé à Georgioupolis, mais c'est presque à 100 km d'Héraklion ! Si vous connaissez une petite ville charmante avec hébergement sympa à moins de 50 km à l'ouest d'Héraklion.....ça m'interesse.

Sinon je suis également intéressé par de bonnes adresses d'hotels ou chambres d'hôte à Georgioupolis.

Si vous connaissez de bons plans en Crètes : idée de rando, hébergements sympa, super plages hors zones touristiques basiques....je suis également intéressé.

Merci d'avance pour vos réponses
Retour de quinze jours en Thaïlande English translation pending
by Cristal57 · 2007-02-25 · 4 replies
je suis rentrée hier de 15 jours en thailande, voici mon parcours:

3 jours à Bangkok:arrivée le soir à 18 h au nouvel aéroport, pas de soucis, prise d'un minibus pour l'hotel car nous sommes 9, traversée de la ville by night, premiére impression plutot enthousiasme surtout la chaleur....réservation pour 3 nuits au new siam 2(car piscine trés bien)(voir site sur internet)dans khao san:prés des embarcadéres pour prendre les bateaux taxis et donc se déplacer facilement et aussi prés de la fameuse rue de khao san sans avoir les inconvenients du bruit.hotel trés bien propre, eau chaude, piscine agreable et bon petit déj.visite sur Bangkok des sites incontournables:le grand palais(fabuleux), les klongs (à voir), le wat po ou boudha couché(fabuleux), le wat arun(trés beau), les marchés de nuit...un journée à ayuthaya, à faire car de trés belles choses à voir, prévu par le train mais avons raté celui du matin alors avons loué un minibus(voir devant l'hotel royal juste au bout de khao san road)et n'avons pas regrétté notre choix car le site est trés etendu et notre chauffeur nous a emmené juste devant les entrées des temples.départ pour Kanchanaburi:toujours le minibus(hotel royal)nuit au sugar cane 2:un endroit super, calme au bord de la riviére kwai, vue sur le pont, logement en raft(sur l'eau), chambre simple et propre, confortable et trés bonne cuisine.au matin départ pour les chutes d'erawan:jolie promenade qui méne à 7 chutes d'eau dans la foret, beau paysage rando sympa, baignade dans chaque chute si on veut et surprise dans l'eau(à decouvrir).l'aprés midi avec notre sangthew, transfert à la ferme des éléphants pour les emmener se coucher dans la foret(moment extraordinaire pour nos enfants).nuit à la ferme(950 bth la chambre de 2 en demi pension)nourriture trés bonnereveil de bonne heure pour accompagner les elephants au bain dans la riviere kwai noi:un des moments les plus fort de notre voyage, en maillot de bain, assis sur le cou de l'animal et baignade.....ensuite depart en minibus(réservé pa rle soin du patron de l'hotel)pour nakhon pathon(prendre le train de nuit de surat thani)en faisant une halte ua temple des tigres:2eme moment fort de notre voyage, caresses des tigres et des bebes tigres(arriver de bonne heure:13h)train de nuit à prendre absolument car vraiment experience à vivrearrivée de bonne heure à surat thani et voyage vers khao sok(on loue des minibus ou des sangthew à la sortie de la gare )2 nuits au rainforest de khao sok:bungalow simple mais vue exceptionnelle et trés bonne cuisine:avons fait le safari de nuit et n'avons pas vraiment ete emballé par contre nous avons passé la journée au lac et c'est certainement la plus belle journée de notre voyage:1h30 de bateau dans un paysage extraordinaire, baignade et lunch aux lodges délicieux, 1h de marche dans la jungle pour arriver aux grottes, travérsée des grottes( de la vrai speleologie)retour au bateau et aux lodges pour une derniere baignade et retour à l'hotel, tout ça dans la nature et trés peu de touristes.à faire absolument.le lendemain départ pour krabi et la mer(plage de railay)3 nuits au diamond cave ressort:hotel trés bien, chambres confortables mais personnel trés méprisant du client.le moment le moins sympa du voyage, une vraie cote d'azur avec ses prix augmentés, des touristes partout.2 jours d'excursions pour visiter le coin et ne jamais revenir:une journée a phan nga:un site fabuleux pour ses paysages mais beaucoup trop de touristesune journée à faire les iles pour la plongée masque tuba et profiter de la mer(attention aux coups de soleil)enfin nous quittons cet endroit sans regret et rentrons sur bkk en avion il nous reste une journée consacrée au shopping.et c'est le retour en france.

dans ce voyage, nous avons toujours trouvé sans difficultés:des minibus, taxis, bateaux, sangthew à louer à toutes heures.de l'excellente nourriture dans les restaurants ou sur les marchés ou tout simplement dans la rue, tout le monde à apprecié et nous n'avons jamais été malades.des personnes gentilles, sympathiques, prétes à nous aider sans rien demander en retour.des points de change pour l'argent liquide.

ce pays est fabuleux, nous y retournerons des que possible pour visiter le nord, c'etait notre premier voyage en thailande et surtout par nous meme, tout c'est parfaitement passé et nous pouvons y voyager sans soucis.bon voyage à tous ceux qui partent....
Prix des logements pas chers aux Seychelles? English translation pending
by Marichipie · 2007-02-02 · 13 replies
J'aimerais connaitre les tarifs des hebergements pas cher (guest-house) sur les differentes iles. Car tout le monde parle de "pas cher" sans jms donner de tarif. Merci
Cambodge à la mi-février English translation pending
by Namast · 2007-01-05 · 18 replies
Bonjour à tous,

c'est pour nous l'époque des questions, à savoir où va t-on aller mi fevrier ? On a deja nos billets pour Bangkok pour nous et nos 2 filles de 5 et 7 ans (eh oui elles ont pris un an depuis l'année derniere 😉 ) On est sur le point de partir direct pour le cambodge. On va leur eviter le trajet bus alors on compte prendre l'avion jusqu'a phnom-penh, et retour pareil a priori.

Mais on se pose qq questions existencielles apres la lecture de quelques compte rendus contradictoires : les thais aimaient bien tripoter les joues de nos filles l'annee derniere dans la rue, c'etait touchant et amusant, et pas trop genant pour elles. On a lu que ca pourrait carrement etre l'assaut au Cambodge, et la ca nous plairait un peu moins, surtout a elles qui sont assez reservées. Est-ce vrai dans les endroits courants (PP, Siem Reap, Sihanoukville) ? certains parlent beaucoup de mendicité, handicapés, estropiés... est-ce vraiment si visible et reel au Cambodge ? Qqun nous dit que ca se voit quasiment pas, sauf a s'enfoncer dans les meandres des marchés, d'autres disent le contraire. pour les reposer apres quelques vadrouilles dans le pays, on passerait bien quelques nuits du cote de Sihanoukville, est-ce que certains auraient des adresses de bungalows sympas et sur la plage, genre 700 à 1000 bahts (20 euros) pour une triple (on est 4, et oui je sais c'est en thai les bahts !) au passage on prend des adresses sympas sans la plage a PP et Siem Reap...

En gros on hesite entre des vacances cool genre centre de la thailande puis iles cote ko tao ou iles du sud ouest (l'annee derniere on etait parti pour koh chang), ou des vacances un peu plus bougeantes mais qu'on ne voudrait pas trop rudes encore (on a encore le temps d'emmener nos filles routarder à la rude).

NB. je vais aussi recontacter en direct Hevia avec qui on avait echangé deja sur la thailande. Je dis ca pour Alan avant qu'il me suggere cette idée 😉

Merci 🙂 Namast
Dollar américain ou monnaie locale en République Dominicaine? English translation pending
by Paddy · 2006-09-16 · 20 replies
Bonjour. J'aimerais savoir quelle monnaie est le plus avantageuse à utiliser en République Dominicaine. Le dollar US ou la monnaie locale ? Quels sont les avantages et désavantages de chacun ? Aussi, y a t'il un avantage à utiliser la carte de crédit ?
Croisière Bali-Gilli-Komodo-Rinca en Indonésie? English translation pending
by Rougetmx · 2006-08-19 · 13 replies
Nous airmerions faire au départ de Bali une croisière qui nous ferait faire les iles des Gilli, Komodo, Rinca et pourquoi pas Florès. Avez-vous des infos sur ce genre de croisière. Merci 😊

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