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Température à Santa Maria fin juin? (Cuba) English translation pending
Bonjour,
Je prévois partir pour Cuba avec ma fille pour une semaine (sem.du 21 juin 2010). C'est ma première fois à Cuba et selon les infos que j'ai lu, c'est durant la saison des pluies. Si il y a quelqu'un qui a voyagé à Cuba en juin, pouvez-vous me dire si vos vacances ont étés moullées ? Merci à vous.😎
Je prévois partir pour Cuba avec ma fille pour une semaine (sem.du 21 juin 2010). C'est ma première fois à Cuba et selon les infos que j'ai lu, c'est durant la saison des pluies. Si il y a quelqu'un qui a voyagé à Cuba en juin, pouvez-vous me dire si vos vacances ont étés moullées ? Merci à vous.😎
Hôtel Oasis Brisas Santa Lucia du 20 au 27 mai English translation pending
C'est officiel, nous partons du 20 au 27 mai pour la 3e fois au Oasis Brisas Santa Lucia. Aussi 3 jours prévue à Camaguey pour y voir nos amis. Selon vous, sommes-nous mieux de réserver nos 2 nuits (probablement dans une casa) à Camaguey avant de partir ou comme nous sommes en basse saison on peut se permettre d'attendre rendue là-bas? Aussi nos amis vont venir passer 2 jours avec nous au Brisas, est-ce mieux de faire la réservation pour eux du Québec ou eux d'avance de Cuba ou tout simplement rendu sur place? Merci à l'avance pour vos réponses!
Si quelqu'un s'y rend dans les mêmes dates que nous, faites moi signe. Sinon je suis aussi disponible pour faire la livraison de lettres si quelqu'un veut communiquer avec des amis là-bas. Bonne journée!
Cricri ;o)
Si quelqu'un s'y rend dans les mêmes dates que nous, faites moi signe. Sinon je suis aussi disponible pour faire la livraison de lettres si quelqu'un veut communiquer avec des amis là-bas. Bonne journée!
Cricri ;o)
Californie: Los Angeles - Santa Monica, baignade et climat en octobre/novembre? English translation pending
Bonjour,
Je sais qu'il y a déjà des questions la dessus, mais aucune réponse très précise...
Est-il encore possible de se baigner (et bonzer.. :-) ) au mois d'octobre et novembre à Los Angeles (Santa monica, long beach, malibu etc..) ?
Et les températures sont-elles fraîches le soir ?
Merci pour vos infos :-)
Et les températures sont-elles fraîches le soir ?
Merci pour vos infos :-)
Hôtels et activités à Santa Maria et Cayo Largo English translation pending
Nous prévoyons partir pour Cayo Largo ou Santa Maria le mois prochain (début mai) et nous aimerions avoir quelques suggestions et commentaires concernant ces deux endroits. Les deux destinations nous tentent énormément mais assez difficile de faire un choix pour le moment car c'est la première fois que nous irons à Cuba alors vos suggestions seraient très appréciées.
Merci à l'avance! 🙂
Merci à l'avance! 🙂
Hôtel à Santa Lucia fin mai (personne seule) English translation pending
Bonjour!!!
Je viens de m'inscrire sur ce site qui me semble génial pour m'aider à répondre à mes questions. Je suis aller à Cayo Largo en 2004(sol pelicano) avec mon conjoint et nous avons adoré même tomber en amour avec cette île. Nous sommes aller en république en 2007, c'etait bien mais j'ai préférée de loin Cayo Largo pour l'île, les eaux bleus et le peuple cubains.
Aujourdh'ui je veux faire un autre voyage mais je vais être seule, je songe aller à Cayo Santa Lucia à la fin de mai. Quel est la température à ce temps de l'année? Quel activites y a t-il? J'y vais seule alors j'aimerais savoir si il y a d'autres personnes qui ont voyager seule et comment ça s'est passe?J'aimerais avoir vos conseil svp? Quoi apporter etc....tout ce qui peux m'être utile a savoir!!!!😉
merci Bella
Je viens de m'inscrire sur ce site qui me semble génial pour m'aider à répondre à mes questions. Je suis aller à Cayo Largo en 2004(sol pelicano) avec mon conjoint et nous avons adoré même tomber en amour avec cette île. Nous sommes aller en république en 2007, c'etait bien mais j'ai préférée de loin Cayo Largo pour l'île, les eaux bleus et le peuple cubains.
Aujourdh'ui je veux faire un autre voyage mais je vais être seule, je songe aller à Cayo Santa Lucia à la fin de mai. Quel est la température à ce temps de l'année? Quel activites y a t-il? J'y vais seule alors j'aimerais savoir si il y a d'autres personnes qui ont voyager seule et comment ça s'est passe?J'aimerais avoir vos conseil svp? Quoi apporter etc....tout ce qui peux m'être utile a savoir!!!!😉
merci Bella
Hôtel Barcelo Santa Maria Santa Clara le 6 mai 2010 English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon amoureuse pour le Barcelo Santa Maria le 6 mai 2010 de Montréal. Je me demandais s'il y avait d'autre personne qui parte dans les même environ ? Nous avons 22 et 20 ans !!!
Sinon avez-vous des choses spéciales à me dire sur cette destination, je ne suis jamais allé !!! Y a t-il des tricks à savoir pour cette hôtel ?
Merci
Mathieu
Je pars avec mon amoureuse pour le Barcelo Santa Maria le 6 mai 2010 de Montréal. Je me demandais s'il y avait d'autre personne qui parte dans les même environ ? Nous avons 22 et 20 ans !!!
Sinon avez-vous des choses spéciales à me dire sur cette destination, je ne suis jamais allé !!! Y a t-il des tricks à savoir pour cette hôtel ?
Merci
Mathieu
Hôtel Barcelo à Cayo Santa Maria English translation pending
Je vais le 20 avril à l'hôtel Barcelo cayo santa Maria
J'aimerais savoir si il y a des cafetière dans les chambres
Car le café n'est pas buvable à Cuba.....🏴☠️
Est-ce que l'adapteur de courant est nécessaire
Merci de vos réponses
Kikirou
Kikirou
Hôtel Sol Santa Maria ou Playa Blanca Cayo Largo en septembre? English translation pending
Quel serait votre choix...🤪 Pour un départ début septembre 2 semaines. J'hésite entre le Playa Blanca à Cayo Largo et le Sol à Santa Maria. Je partirais seul, je veux me reposer, mais aussi rencontrer des gens. Ce sont 2 destinations que j'aime bien. J'arrive du Barcelo et j'ai déjà été au MLD. Cayo Largo, jamais malheureusement mais j'ai certaine crainte en cette période de l'année pour les ouragans et j'ai peur de trouver ça long 2 semaines. Qu'en pensez vous?
Où dormir à Santa Fe ou Los Alamos? English translation pending
Bonjour,
Nous serons cet été dans l'ouest et j'ai une question.
Nous serons à Sante Fé puis allons passer par Los Alamos et remonter jusqu'à Taos Pueblo et alentours, avant de redescendre sur Albuquerque. Cela sur 3 jours.
1 nuit à santa fé.
J'hésite sur la seconde : Sante Fe ou Los Alamos, ou autre ?
1 nuit à Albuquerque
Merci aux connaisseurs pour vos avis.
Eric
Nous serons cet été dans l'ouest et j'ai une question.
Nous serons à Sante Fé puis allons passer par Los Alamos et remonter jusqu'à Taos Pueblo et alentours, avant de redescendre sur Albuquerque. Cela sur 3 jours.
1 nuit à santa fé.
J'hésite sur la seconde : Sante Fe ou Los Alamos, ou autre ?
1 nuit à Albuquerque
Merci aux connaisseurs pour vos avis.
Eric
Choisir la route de Salt Lake City vers Denver English translation pending
Bonjour,
Objet : boucle Denver/Denver dans le nord-ouest (anti-horaire)
J'aimerai savoir si cela vaut le coup que je revienne sur Denver depuis Salt lake city pour reprendre mon avion. J'aimerai avoir un conseil sur des centres d'intérêts possibles sur cette route étape (salt lake city > Denver).
choix 1 : route plus au nord par la route 80 choix 2 : route centrale) par la route 40 (via Dinosaur monument) choix 3 : route plus au sud par la route 70 (arches, grand jonction) sachant que l'année derniere nous avons déjà fait Brice, zion, arches, canyonland, moab, ...
A/ La question PAR OU PASSER ? 80,40,70 ? et ou c'est le plus intéressant en site à visiter sans refaire les sites déjà vue (arches, zion, moab, ect...) ?
B/ Ou dernière solution reprendre l'avion depuis Salt lake city car "rien à voir" (de significatif) sur ces trajets par les routes : 80, 40, 70 !
Merci pour un conseil avisé, car cela conditionne mon achat de billets d'avion
Objet : boucle Denver/Denver dans le nord-ouest (anti-horaire)
J'aimerai savoir si cela vaut le coup que je revienne sur Denver depuis Salt lake city pour reprendre mon avion. J'aimerai avoir un conseil sur des centres d'intérêts possibles sur cette route étape (salt lake city > Denver).
choix 1 : route plus au nord par la route 80 choix 2 : route centrale) par la route 40 (via Dinosaur monument) choix 3 : route plus au sud par la route 70 (arches, grand jonction) sachant que l'année derniere nous avons déjà fait Brice, zion, arches, canyonland, moab, ...
A/ La question PAR OU PASSER ? 80,40,70 ? et ou c'est le plus intéressant en site à visiter sans refaire les sites déjà vue (arches, zion, moab, ect...) ?
B/ Ou dernière solution reprendre l'avion depuis Salt lake city car "rien à voir" (de significatif) sur ces trajets par les routes : 80, 40, 70 !
Merci pour un conseil avisé, car cela conditionne mon achat de billets d'avion
Villes autour de Cayo Santa Maria? English translation pending
Bonjour je part dans deux semaine au cayo santa maria et je voudrais vraiment pouvoir sortir du site une journee et aller me balader dans un village pres de cayo santa maria.. des suggestion ??????
Consignes à la gare Santa Lucia à Venise? English translation pending
Bonjour,
je voulais savoir s il y avait bien des consignes a la gare santa lucia a venise et si oui comment ca se passe, peut on y mettre des valises et savez vous les tarifs . Merci d avance.🙂
je voulais savoir s il y avait bien des consignes a la gare santa lucia a venise et si oui comment ca se passe, peut on y mettre des valises et savez vous les tarifs . Merci d avance.🙂
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu��entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu��entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Dormir entre Salt Lake City et Jackson Lake? (États-Unis) English translation pending
Bonsoir à tous,
Notre préparation a bien avancé mais nous avons encore quelques petites questions auxquelles nous n'avions pas eu de réponse auparavant. En effet nous arrivons le 24 Mai de Bryce Canyon mais n'avons pas trouvé encore de point de chute avant de rallier Jackson Lake le lendemain en passant par la magnifique 89 et les villes Européennes (Paris, Montpelier, Bern, Genève, ...). Nous souhaiterions avancer un peu après SLC pour faire halte mais nous nous tâtons encore pour le "sleeping point" du coin: nous avons vu comme possibilité Brigham city ou bien Logan mais restons ouvert à toutes vos suggestions... Autre question en aparté: quelqu'un a-t-il fait déjà le détour depuis Brigham justement pour aller voir les trains de Golden Spike?
Merci par avance!
Fred
Notre préparation a bien avancé mais nous avons encore quelques petites questions auxquelles nous n'avions pas eu de réponse auparavant. En effet nous arrivons le 24 Mai de Bryce Canyon mais n'avons pas trouvé encore de point de chute avant de rallier Jackson Lake le lendemain en passant par la magnifique 89 et les villes Européennes (Paris, Montpelier, Bern, Genève, ...). Nous souhaiterions avancer un peu après SLC pour faire halte mais nous nous tâtons encore pour le "sleeping point" du coin: nous avons vu comme possibilité Brigham city ou bien Logan mais restons ouvert à toutes vos suggestions... Autre question en aparté: quelqu'un a-t-il fait déjà le détour depuis Brigham justement pour aller voir les trains de Golden Spike?
Merci par avance!
Fred
Trek de Cachora à Santa Teresa (Pérou) English translation pending
Bonsoir
Dans un des messages un personne à annoncer le Trek de Cachora-St Thérésa? Pouvez-vous me donner des infos sur ce trek (départ, durée, altitude, dénivelé quotidien, difficulté...).
Merci
Dans un des messages un personne à annoncer le Trek de Cachora-St Thérésa? Pouvez-vous me donner des infos sur ce trek (départ, durée, altitude, dénivelé quotidien, difficulté...).
Merci
Retour du Barcelo Cayo Santa Maria (25 février au 4 mars) English translation pending
J'ai séjourné au barcelo du 25 fevrier au 4 mars . Nous étions 2 adultes et un bébé de 1 an . J'avais lu beaucoup de commentaires avant notre départ .... des bons comme des moins bons .
Nous avons eu la chance de partir en République à Noel (Samana Gran bahia principe el portillo ) ...nous pensions retrouver un peu les mêmes services et la même qualité ... le nombre d'étoiles était le même .
Pour ce qui est de positif : la mer est superbe... d'un bleu azur incroyable . Je n'avais jamais vu une mer aussi claire . C'est splendide . La plage est très longue et il est tres facile d'y marcher même avec une poussette . Il y a assez de transat pour tout le monde et des palapas pour l'ombre
Les chambres sont belles et spacieuses.
Pour ce qui est des points à améliorer . La nourriture est toujours la même toute la semaine. Ce n'est pas originale du tout ..... C'est tout a fait mangeable mais quand on part dans le sud on s'attend à un peu d'exotisme . Meme niveau fruit c'est vraiment pas exotique . :(melon miel, ananas, pomme, des goyaves et surtout beaucoup de fruit en boite et des mangues congelées ) .
Il y a des plats qui sont préparés à la demande ( pâtes, grillade, gauffres, crepes, omelette le matin ) c'est bon mais pour avoir la chance d'y gouter il faut faire environ 20 min de file d'attente et ce n'est pas la même file pour chacun des plats . Si vous êtes plusieurs à vouloir un plat préparé ... vous risquez de ne pas manger ensemble et de le manger froid . Ce n'est pas convivial et avec un peu d'organisation le temps d'Attente pourrait être moins long . Surtout qu'à chaque repas c'est le même probleme et les buffets ne changent pas du tout . Apres 2 jours j'ai surtout mangé de la pizza ....car elles étaient tres bonnes et préparées rapidement .
Les chaises pour enfants n'étaient pas nettoyées . On retrouvait la chaise de notre fils dans le meme etat que nous l avions laissé le repas précédent ! Le reste du restau ou de l'hotel etait propre donc la chaise n est qu un détail mais pour un 5 étoiles ce genre de chose compte . Il n'y avait pas de nappe sur les tables non plus .... un détail !
Ce qui nous a le plus contrarié c'est l'argent ou les cadeaux laissés au personnel. Nous savions qu'a Cuba cela se faisait plus qu'ailleurs mais nous ne pensions pas que cela était aussi présent . Je trouve que cela perverti la relation entre le personnel et les clients .... la qualité du service sera different si vous laissez du TIP alors que cela devrait être l'inverse . Le personnel du bar de la piscine sert d'abord les clients qui payent ... il nous a été refusé de remplir une bouteille d'eau soit disant qu ils nA'vaient pas le temps. Il faut savoir qu 'un pesos cubain convertible donc le pesos utilisé par les touristes équivaut à 1 $ CAD . Laissez à chaque service rendu 1 CAD augmente considérablement le cout du séjour . Nous avons bcp ressenti que le personnel atttendait qqchose des clients . Ils fabriquent des petites fleurs en papier avec les serviettes de table, les jardiniers offrent des petits animaux fabriqués avec des feuilles de palme....c'Est toujours gentil et offert avec le sourire mais derriere il y a tjs cette idée que l'on va leur donner qqchose en retour . Leur vie est difficile et pénible mais quand je pars en vacances j'ai le gout de me détendre et je laisse du Tip quand j'ai du bon service .
Je ne veux pas généraliser, tous les tout inclus à Cuba ne sont peut être pas pareil mais je ne prendrais pas le risque une nouvelle fois . Nous avons eu des biens meilleurs services et accueil en RÉPUBLIQUE pour le même tarif .
Si vous avez des questions ça me fera plaisir de vous répondre.
Pour ce qui est de positif : la mer est superbe... d'un bleu azur incroyable . Je n'avais jamais vu une mer aussi claire . C'est splendide . La plage est très longue et il est tres facile d'y marcher même avec une poussette . Il y a assez de transat pour tout le monde et des palapas pour l'ombre
Les chambres sont belles et spacieuses.
Pour ce qui est des points à améliorer . La nourriture est toujours la même toute la semaine. Ce n'est pas originale du tout ..... C'est tout a fait mangeable mais quand on part dans le sud on s'attend à un peu d'exotisme . Meme niveau fruit c'est vraiment pas exotique . :(melon miel, ananas, pomme, des goyaves et surtout beaucoup de fruit en boite et des mangues congelées ) .
Il y a des plats qui sont préparés à la demande ( pâtes, grillade, gauffres, crepes, omelette le matin ) c'est bon mais pour avoir la chance d'y gouter il faut faire environ 20 min de file d'attente et ce n'est pas la même file pour chacun des plats . Si vous êtes plusieurs à vouloir un plat préparé ... vous risquez de ne pas manger ensemble et de le manger froid . Ce n'est pas convivial et avec un peu d'organisation le temps d'Attente pourrait être moins long . Surtout qu'à chaque repas c'est le même probleme et les buffets ne changent pas du tout . Apres 2 jours j'ai surtout mangé de la pizza ....car elles étaient tres bonnes et préparées rapidement .
Les chaises pour enfants n'étaient pas nettoyées . On retrouvait la chaise de notre fils dans le meme etat que nous l avions laissé le repas précédent ! Le reste du restau ou de l'hotel etait propre donc la chaise n est qu un détail mais pour un 5 étoiles ce genre de chose compte . Il n'y avait pas de nappe sur les tables non plus .... un détail !
Ce qui nous a le plus contrarié c'est l'argent ou les cadeaux laissés au personnel. Nous savions qu'a Cuba cela se faisait plus qu'ailleurs mais nous ne pensions pas que cela était aussi présent . Je trouve que cela perverti la relation entre le personnel et les clients .... la qualité du service sera different si vous laissez du TIP alors que cela devrait être l'inverse . Le personnel du bar de la piscine sert d'abord les clients qui payent ... il nous a été refusé de remplir une bouteille d'eau soit disant qu ils nA'vaient pas le temps. Il faut savoir qu 'un pesos cubain convertible donc le pesos utilisé par les touristes équivaut à 1 $ CAD . Laissez à chaque service rendu 1 CAD augmente considérablement le cout du séjour . Nous avons bcp ressenti que le personnel atttendait qqchose des clients . Ils fabriquent des petites fleurs en papier avec les serviettes de table, les jardiniers offrent des petits animaux fabriqués avec des feuilles de palme....c'Est toujours gentil et offert avec le sourire mais derriere il y a tjs cette idée que l'on va leur donner qqchose en retour . Leur vie est difficile et pénible mais quand je pars en vacances j'ai le gout de me détendre et je laisse du Tip quand j'ai du bon service .
Je ne veux pas généraliser, tous les tout inclus à Cuba ne sont peut être pas pareil mais je ne prendrais pas le risque une nouvelle fois . Nous avons eu des biens meilleurs services et accueil en RÉPUBLIQUE pour le même tarif .
Si vous avez des questions ça me fera plaisir de vous répondre.
Situation des plages à Santa Maria? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai vu sur un forum de discussion que les plages à Santa-Maria était très endommagé depuis le séisme au Chili.
Est-ce qu'il y aurait des personnes parmi vous qui sont revenu de Santa-Maria hier ou avant-hier pour me donner des infos. Je suis inquiète car je pars demain matin soit le 7 mars pour le Sol Cayo Santa-Maria et j'aimerais savoir ce qui se passe au juste au sujet des plages.
Merci beaucoup à l'avance pour vos réponses.
J'ai vu sur un forum de discussion que les plages à Santa-Maria était très endommagé depuis le séisme au Chili.
Est-ce qu'il y aurait des personnes parmi vous qui sont revenu de Santa-Maria hier ou avant-hier pour me donner des infos. Je suis inquiète car je pars demain matin soit le 7 mars pour le Sol Cayo Santa-Maria et j'aimerais savoir ce qui se passe au juste au sujet des plages.
Merci beaucoup à l'avance pour vos réponses.
Escale de croisière à Santa Cruz de Ténérife (îles Canaries) English translation pending
Bonjour
ceux qui connaissent cette escale pourront peut etre m'aider....
savez vous s'il existe des bus ou mini bus qui proposent des tours de l'ile ou excursions au port ??? J'ai pensé louer une voiture mais un tour m'interesserait davantage 😉, j'aimerais trouver cette formule sans devoir passer par COSTA qui propose des excursions un peu cheres pour cette escale
MERCI D AVANCE
savez vous s'il existe des bus ou mini bus qui proposent des tours de l'ile ou excursions au port ??? J'ai pensé louer une voiture mais un tour m'interesserait davantage 😉, j'aimerais trouver cette formule sans devoir passer par COSTA qui propose des excursions un peu cheres pour cette escale
MERCI D AVANCE
Hôtel à Cayo Santa Maria Santa Clara: ambiance? English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions partir dans les Cayos et nous hésitons entre le Melia et le Sol a Santa Maria (Santa Clara). Je sais selon les photos que le Melia est plus chic mais est-ce qu'il y a un peu de vie le soir dans ces hotels? Nous avons déja fait Cayo Coco et Cayo Guillermo les plages sont magnifiques mais le soir manque un peu de vie selon nous a part a la disco au Sol Cayo Coco qui existait dans le temps et qui fonctionnait deux soirs semaines.
Nous aimerions un endroit ou il y a une disco le soir qui marche un peu.
Merci d'avance pour votre aide.
Gen
Nous aimerions un endroit ou il y a une disco le soir qui marche un peu.
Merci d'avance pour votre aide.
Gen
1h d'escale à Salt lake City: est-ce suffisant pour le transfert des valises et le réenregistrement? English translation pending
Bonjour tout le monde
voilà ce qui m'amène à vous:
je voyage avec ma famille ( mon homme, mes deux enfants 3ans et 16mois et ma mère) de toulouse à las vegas. Toulouse paris paris salt lake city salt lake city las vegas
ma tante qui nous receptionne à las vegas vient de me dire qu'à l'aéroport de salt lake city nousdevons récupérer les valises et les réenregistrer. Nous disposons d'une heure à cette escale, et elle me dit que ce n est ^pas suffisant. J ai appelé air france qui me dit que le temps est suffisant sinon il ne vendrai pas le billet!!!!
je panique et du coup je sais pas quoi faire!!!
merci de partager votre expérience avec moi
voilà ce qui m'amène à vous:
je voyage avec ma famille ( mon homme, mes deux enfants 3ans et 16mois et ma mère) de toulouse à las vegas. Toulouse paris paris salt lake city salt lake city las vegas
ma tante qui nous receptionne à las vegas vient de me dire qu'à l'aéroport de salt lake city nousdevons récupérer les valises et les réenregistrer. Nous disposons d'une heure à cette escale, et elle me dit que ce n est ^pas suffisant. J ai appelé air france qui me dit que le temps est suffisant sinon il ne vendrai pas le billet!!!!
je panique et du coup je sais pas quoi faire!!!
merci de partager votre expérience avec moi
Autotour Seattle - Yellowstone - Salt Lake City, une bonne idée? English translation pending
Bonjour à tous,
A peine de retour du Cambodge, je prépare déjà mes futures vacances 🙂 Ah les voyages, quel pied !
Nous souhaitons partir environ 15 jours (ou un peu plus) probablement les deux premières semaines de septembre avec comme destination principale Yellowstone, pour les paysages et randos. La formule sera billet avion + voiture location et ensuite camping en toute liberté. Nous avons déjà fait deux fois le circuit classique de l'ouest américain de SF à LA en passant par Las Vegas/ les parcs de l'Utah notamment. Cette fois ci, nous voulons aller plus au nord, et nous enfoncer dans des paysages un peu moins "touristiques", mis à part Yellowstone bien sur.
Après plusieurs recherches sur le forum, j'ai vu qu'il fallait consacrer au minimum 4 jours à Yellowstone, j'ai vu aussi que pas mal de personnes faisait le circuit Denver/Yellowstone/Salt Lake City, circuit que l'on retrouve dans certaines brochures d'agence de voyage.
J'avoue ne pas être très chaud par l'idée de transiter par Denver, par contre très tenté pour démarrer le circuit par Seattle et passer 1/2 jours à découvrir cette ville, puis rejoindre Yellowstone par la route, et repartir ensuite pour la France de l'aéroport le plus proche, Salt Lake City par exemple.
Est ce que c'est réaliste - et cela vaut il le coup- de tenter Seattle/Yellowstone par la route? Un crochet par Glacier NP est il également faisable? J'entends par rapport au temps que nous avons - 15 jours ou un tout petit peu plus- et surtout la saison -septembre.
Merci de vos conseils !
David
A peine de retour du Cambodge, je prépare déjà mes futures vacances 🙂 Ah les voyages, quel pied !
Nous souhaitons partir environ 15 jours (ou un peu plus) probablement les deux premières semaines de septembre avec comme destination principale Yellowstone, pour les paysages et randos. La formule sera billet avion + voiture location et ensuite camping en toute liberté. Nous avons déjà fait deux fois le circuit classique de l'ouest américain de SF à LA en passant par Las Vegas/ les parcs de l'Utah notamment. Cette fois ci, nous voulons aller plus au nord, et nous enfoncer dans des paysages un peu moins "touristiques", mis à part Yellowstone bien sur.
Après plusieurs recherches sur le forum, j'ai vu qu'il fallait consacrer au minimum 4 jours à Yellowstone, j'ai vu aussi que pas mal de personnes faisait le circuit Denver/Yellowstone/Salt Lake City, circuit que l'on retrouve dans certaines brochures d'agence de voyage.
J'avoue ne pas être très chaud par l'idée de transiter par Denver, par contre très tenté pour démarrer le circuit par Seattle et passer 1/2 jours à découvrir cette ville, puis rejoindre Yellowstone par la route, et repartir ensuite pour la France de l'aéroport le plus proche, Salt Lake City par exemple.
Est ce que c'est réaliste - et cela vaut il le coup- de tenter Seattle/Yellowstone par la route? Un crochet par Glacier NP est il également faisable? J'entends par rapport au temps que nous avons - 15 jours ou un tout petit peu plus- et surtout la saison -septembre.
Merci de vos conseils !
David
Où apprendre la salsa à La Havane? English translation pending
Je me rends à Cuba le 2 mars. je souhaiterais prendre des cours de salsa. J'ai trouvé des propositions de cours de salsa sur le Net mais je trouve qu'à 10 euros le cours c'est un peu cher. C'est encore un truc à touristes. Autant qu'ici.
Il doit bien y avoir des lieux avec des tarifs cubains ?
Si vous avez des plans, merci de me les communiquer même après le mon départ je resterai là bas 3 semaines.
A bientôt et merci
A bientôt et merci
Hôtel Barcelo Cayo Santa Maria English translation pending
Bonjour J'aimerais savoir si 1098$ pour le 24 mars c'est raisonable pour cet hotel? En vaut-il la peine?
Merci
Hôtels à Santa Monica, Venice Beach et San Diego? English translation pending
Toujours pour mon équipe de soccer, auriez-vous des suggestions d'hôtels à moins de 100,00$ cad la chambre à Santa Monica, Venice Beach et San Diego? Critères: Propreté, près de l'océan ou non. Quelqu'un est déjà allé dans les auberges de jeunesse? Merci!
Snorkeling à Santa Lucia (Cuba) English translation pending
Bonjour à tous !
Pourriez vous m'indiquer si on peux profiter de la barriere de corail à Santa Lucia tout en ayant pieds ! En effet mon niveau de nage étant faible, j'ai un peu peur de prendre le large ! Si oui, à qui m'adresser une fois sur place.
Merci a vous tous...
Hôtel à Cayo Santa Maria? English translation pending
Bonjour à tous,
je serais sur Cayo Santa Maria du 4 au 7 Avril et souhaitait loger à La Villa Las brujas qui correspondait mieux à l'ambiance que j'aime ( pas un complexe de 1000 chambres et assez calme avec une belle plage). Savez vous si je peux reserver par Internet sur un site sérieux ( il y a en effet plusieurs sites qui indiquent qu'on peut reserver mais certains disent qu'uil y a des chambres dispos et d'autres non!)
j'aurais aussi aimé savoir si, au cas ou l'hotel serait plein, y'a t-il une autre adresse du meme genre sur ce cayo? Si ce n'est pas le cas savez vous sur quel autre Cayo peut on retrouver ce genre d'atmosphère loin des hotels surchargés.
Merci bcp pour votre aide
A bientot et bon voyage
Matthieu
je serais sur Cayo Santa Maria du 4 au 7 Avril et souhaitait loger à La Villa Las brujas qui correspondait mieux à l'ambiance que j'aime ( pas un complexe de 1000 chambres et assez calme avec une belle plage). Savez vous si je peux reserver par Internet sur un site sérieux ( il y a en effet plusieurs sites qui indiquent qu'on peut reserver mais certains disent qu'uil y a des chambres dispos et d'autres non!)
j'aurais aussi aimé savoir si, au cas ou l'hotel serait plein, y'a t-il une autre adresse du meme genre sur ce cayo? Si ce n'est pas le cas savez vous sur quel autre Cayo peut on retrouver ce genre d'atmosphère loin des hotels surchargés.
Merci bcp pour votre aide
A bientot et bon voyage
Matthieu
Hôtel Oasis Brisas Santa Lucia le 25 mars 2010 English translation pending
Je m'en vais à Santa lucia avec Canjet le 25 mars 2010. Qui y vas aussi? Je séjournerai au Oasis Brisas Santa Lucia.
Hôtel Barcelo Cayo Santa Maria: "check in" dans l'autobus? English translation pending
est il vrai que le check in se fait dans l'autobus pour le barcelo santa maria
merci
Plongée en apné à Santa Lucia, hôtel Grand Club English translation pending
Bonjours
Je part bientot au Gran club Santa Lucia, avec ma femme
et mes enfants (10 et 8 ans).
J, aimerais énormément les amener en excursion à la barrier de corail
mais ce ne sont pas de bon nageur (surtout ma femme)
savez-vous si il y as des gilet de sauvetage à bord des bateau
qui permettrais à toutes ma famille d'en profiter?
Merci d'avance pour vos réponse
p.s. savez vous aussi si sa vos la peine d'ammener ces seviettes de plage ou si c'est mieux ceux de l'hotel?
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p.s. savez vous aussi si sa vos la peine d'ammener ces seviettes de plage ou si c'est mieux ceux de l'hotel?
Combiné Los Roques et Salto Angel au Vénézuela English translation pending
Salut à tous,
Je pars cet été pour une dizaine de jours début aout au vénézuela avant de rejoindre ensuite la colombie, et je souhaiterai à la fois profiter du calme de los Roques et découvrir une des renommées du Vénézuela avec le Salto angel...
Ne connaissant pas ce pays et souhaitant faire ces 2 visites par avion bien entendu vu le peu de temps passé au vénézuela, quelqu'un pourrait il me dire si je peux me rendre à ces 2 endroits au départ de caracas, à quel tarrif plus ou moins, et le nombre de jours à passer sur place... la ville de caracas en elle même vaut elle le coup d'y passer 2 ou 3 jours ??
Si vous avez d'autres idées pour une dizaine de jours au venezuela, je suis preneur...
Merci par avance
seb
Je pars cet été pour une dizaine de jours début aout au vénézuela avant de rejoindre ensuite la colombie, et je souhaiterai à la fois profiter du calme de los Roques et découvrir une des renommées du Vénézuela avec le Salto angel...
Ne connaissant pas ce pays et souhaitant faire ces 2 visites par avion bien entendu vu le peu de temps passé au vénézuela, quelqu'un pourrait il me dire si je peux me rendre à ces 2 endroits au départ de caracas, à quel tarrif plus ou moins, et le nombre de jours à passer sur place... la ville de caracas en elle même vaut elle le coup d'y passer 2 ou 3 jours ??
Si vous avez d'autres idées pour une dizaine de jours au venezuela, je suis preneur...
Merci par avance
seb