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3 semaines en Iran English translation pending
by Khally44 · 2015-05-16 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je pensais partir à Oman cette année, mais étant en solo, je me suis dis que l'Iran serait une destination plus propice. Je vais partir 3 semaines au mois d'octobre, et je me pose quelques questions quant à mon itinéraire. L'idée est de traverser le pays en faisant Tabriz - thereran - Shiraz via Espahan Kashan etc... - Ile de Qeshm

Pour Tabriz, j'ai vu un peu tous les avis sur le forum, j'ai du mal à me faire ma propre idée. J'aime l'idée d'arriver dans une ville de moyenne taille, avec un souk apparemment qui est à ne pas rater. Pensez vous que ça vaut le coup d'y passer 2 jours ?

Sur la route de Tabriz à Teheran, il y a t il une halte à faire qui sortirait un peu des sentiers battus ? Un départ de rando à la journée par exemple, ou une petite ville tranquille ?

Pour " L'autoroute " Teheran - Shiraz, je pense qu'au vu des nombreuses informations disponibles sur le forum, je devrais pouvoir m'y retrouver facilement. Merci au passage à tous les contributeurs ! :)

Enfin de Shiraz à l'ile de Qeshm, il y a t il des points d'arrêts sympathiques à faire ? rando, détente, nature etc...

En vous remerciant par avance pour vos réponses,
Sud de la Tunisie, avril 2015 English translation pending
by Amlauco22 · 2015-05-04 · 1 reply
Bonjour, quelques remarques suite à notre voyage en Tunisie (couple + 2 enfants de 3 et 7 ans) Arrivée et départ de Djerba, 7 jours : 3 jours de circuit +3 jours à Djerba. - Location de voiture : Camelcar. Les seuls à nous avoir répondu et donc permis la réservation par mail. Voiture prise à l'aéroport, rendue à l'hôtel. Un peu cher ; il existe d'autres loueurs, notamment en ville à Houmt Souk, probablement moins chers. Petits désagréments : voiture ne correspondant pas au modèle défini lors de la réservation (même gamme mais coffre beaucoup plus (trop) petit), remplacement par une voiture du modèle convenu après 1 heure d'attente .... qui tombe en panne juste avant de prendre le bac à Ajim . Remplacement par une troisième voiture, surclassée et qui nous donnera totale satisfaction, mais tout ceci nous aura fait perdre presque 1/2 journée... Info pratique : il y a une station service à la sortie du bac à Jorf (en haut de la côte, au carrefour), ce qui peut éviter de retourner à Houmt Souk faire le plein quand on est à l'aéroport et qu'on quitte l'île par le bac.

- Logements : Ksar Ghilane = campement Paradis, désert ce jour là. Demi pension 70Dt pour nous quatre. Nuit sous tente 6 places, sanitaires propres. Repas sans prétention mais suffisants. Ksar Ghilane est facilement accessible en voiture de location mais ATTENTION aux TROUS dans le bitume !!! Seulement quelques centaines de mètres délicats par entrer dans l'oasis (sable mou) mais ça passe sans problème si on ne s'arrête pas. Toujane : un très bon plan = l'auberge Ben Ahmed, à l'entrée du village, sur la gauche, en venant de Médenine (en sortant, sur la droite, quand on vient de Matmata ou, comme nous, de Tounine par la montagne = très beaux paysages). Logement en chambres troglodytes, accueil très chaleureux, repas savoureux et très (trop) copieux, qu'on peut prendre sur la terrasse avec une vue magnifique. Possibilité de faire une ballade dans la montagne, à dos d'âne pour les enfants, et découvrir de très beaux paysages, avec Fathi. Emplacement pour garer la voiture hors du bord de la route (pratique !). A recommander vivement. Contact en MP. Matmata : nous n'y avons pas dormi mais pris un repas du midi = restaurant Chez Abdoul. Au centre du village, pas très loin de l'office du tourisme, avant le carrefour vers Douz/Ksar Ghilane. 38 DNT pour 3 menus et boisson. Entrées et plat au choix, pâtisseries tunisiennes en dessert. Terrasse ombragée, calme, propre, bon accueil. A recommander. Djerba/Midoun : hôtel Les Dunes.

A voir, au vu de notre expérience : le musée de Guellala ... à Guellala (Djerba). Très bien fait et intéressant pour les enfants : reconstitutions de scènes, dromadaire qui écrase les olives ou bat les céréales.... Visite d'un atelier de potier et travaux pratiques pour les enfants. Contact MP. Musée Diar Amor : musée troglodyte très riche mais compliqué avec de jeunes enfants (privilégier celui de Guellala qui reprend les mêmes thématiques mais de manière plus moderne et ludique) Visite d'une habitation troglodyte : il y en a plusieurs en allant de Matmata vers Douz. La première est prise d'assaut par les bus et les 4X4 ( 2 bus et 8 4x4 lors de notre passage !...), il y en a ensuite plusieurs signalées par des panneaux ; nous nous sommes arrêtés dans une autre encore, non signalée, habitée et probablement plus authentique...

Espérant que ces infos pourront être utiles à d'autres.
Prix huile argan alimentaire au Maroc English translation pending
by Aymeline6 · 2015-04-10 · 98 replies
Bonjour,

Je n'ai jamais acheté l'huile d'argan alimentaire au Maroc. Chaque fois que j'ai posé la question du prix, on me l'a offert. Combien cela coûte dans les coopératives par exemple.

merci de vos retours cdt A.
Trek La Pan Tan ou Yen Bai English translation pending
by Varinari · 2015-03-21 · 1 reply
Quelqu'un sait-il si est possible de faire de beaux trek à La Pan Tan ou bien Yen Bai ? Nous avons seulement deux jours off depuis Hanoï. Je suis preneur pour toutes suggestions : bus, homestay, circuits de trek, ... Merci d'avance
Traduction tunisien en français English translation pending
by Stella28200 · 2015-03-15 · 3 replies
Bonjour J'aurai besoin d'une traduction en francais s'il vous plait "Cho mabanha ki jenet sghaira sarah" "Khoha kadechou blond lotef" "Tetekil" Merci !
Canne à sucre douane Guadeloupe English translation pending
by Bibouns31 · 2015-03-14 · 4 replies
😉 slt un ami ma demander de lui ramener un ou deux morceau de canne a sucre, je n'ai rien trouver sur l'interdiction ou pas d'en ramener pensez vous que c'est possible ? merci
Comment bien choisir les cadeaux que l'on ramène au Maroc English translation pending
by Nawarnack · 2015-02-24 · 7 replies
C'est une question que je retrouve souvent sans doute parce que moi même j'en fais la recherche.

Il est vrai que le sujet peut être très vaste quand le sens ou:

- le " rapport " que l'on a avec les personnes à qui on voudrait en rapporter - De savoir dans quel " milieu " social se trouve les personnes en question - Pour quelle occasion .

Après avoir épluché une partie du net sur le sujet , je viens vers vous afin d'essayer d'y voir plus clair.

Entre les parfums les vêtements les électro-ménagés et " petits " souvenirs de France, j'ai un peu de difficulté à choisir la chose adéquate qui fera vraiment plaisir.

Pour une dame d'un age avancé que j'affectionne vraiment beaucoup, je voudrais lui rapporter un foulard. On m'a évidement conseillé un foulard de bonne qualité ( ça va de soi ) Mais qu'est-ce qu'un foulard de bonne qualité ?

Les miens je les trouve souvent au marché ( en France ) ou au souk ( au Maroc )

Donc je n'arrive pas bien a comprendre la définition de " bonne qualité " Est-ce que ça veut dire en soie ou en vrai coton ou autre ?

Il y a aussi pour une petite fille de 12 ans . Alors là j'avoue que je n'ai toujours pas la moindre idée .

Donc si vous pouviez m'aider a y voir plus clair 😊😊

Je repars au Maroc, dans 30 jours ça me laisse encore un peu de temps devant moi
Oman, que la nature est belle English translation pending
by Yemen · 2015-02-03 · 7 replies
Bonjour,

Un petit compte rendu de notre voyage Noel/nouvel an 2014/2015, 14 jours sur place 2ième voyage. 1er voyage il y a 4 ans, dans le nord du pays. Cette fois-ci, nous avons choisi de remonter la côte à partir du Yémen. Une partie où peu de touristes s’aventurent. Bien dur de trouver des infos sur le forum avant de partir. C’est ce qui a fait notre bonheur : pas de touriste !

Nous avons loué un 4/4 Rav Toyata et nous avons un Nissan Pathfinder, un monstre. Nous le prenons à l’ouest du pays à Salalah, à 100 km de la frontière Yéménite et nous le laisserons à Muscat, la capitale. 14 nuits.

Voiture 969.29 pour 13 jours, nissan pathfinder , par rentalcars.com 3000 km

Circuit en total autonomie, camping sauvage.

Tour de Salaalah, 2ième ville d’Oman. De jour, nous n’avons vraiment pas trouvé cela agréable. Une belle plage mais la partie juste derrière la ville, tous les bâtiments et maisons sont vides et abandonnées. Si on continue vers la gauche, quand on regarde la mer, tout une partie est longée par le parc archéologique. Puis quelques hôtels. La ville, n’a pas de charme. Avant 10 h, tout est fermé et quand c’est ouvert, aucune animation. Le « fameux » souk aux encens, vide. Bref, on n’a pas envie d’y trainer. Nous y sommes revenus un soir en se disant que lorsqu’il faisait moins chaud, c’était mieux. non, cela ne nous a toujours pas plus. mais ce ne sont que des impressions.

Côte vers le Yemen. 1ère arrêt : EFTALQUOT AREA on traverse un village, on se demande s’il faut continuer… mais oui, au bout, on se retrouve en haut d’une falaise. Et en bas, une plage magnifique. la vue est belle. Environ 10 km de la route. Mais on y va pour la vue car pas de route pour rejoindre la plage. Mais….. si on cherche bien, on trouve un petit chemin pour rejoindre la plage. Descente de la falaise, balade sur la plage. C’est beau. A faire. Se balader sur le plateau.

Avant le village d’AL MAGHSAIL, la grande plage avec quelques abris piquenique. Le lieu est beau avec ses falaises de chaque côté, le sable est blanc, la mer est d’un bleu…. Une belle étape.

Plage de Al FIZAYAH. Un must pour qui sait prendre le temps d’y rester et de voir l’évolution de ce lieu sous différentes lumières. Bon, on peut se contenter d’aller passer un moment sur la grande plage. Mais il y a des tas de coins et recoins qui permettent de se régaler.

Un panneau: « the sea over looking site SHAAT ». D’abord la route puis un parking avec quelques abris piquenique. On se demande pourquoi, le lieu n’a rien de super. Puis une piste avec en fond de belles falaises striées. On se demande vraiment où l’on va. ½ heure de descente. Au bout, une petite plage. Mer et sable, magnifique. Mais la plage est petite. Pas grave, cela nous aura donné l’occasion de partager lait chaud, pain, fruits avec les éleveurs de vaches. Il faut du temps pour faire cela car c’est beaucoup de route.

Très belle route entre AL MAGHSAIL et SEEFEER.

Arrivée à Rakhyut en fin d’après midi. De belles couleurs. Intérêt moyen Rakhyut – Sarfayt (a 5 km de la frontière du Yemen), Dhalkut. Aucun intérêt. Les paysages n’ont rien de supers ni les villes. Trop de km et de temps pour cela.

Côte vers le nord Puis direction Khor Ruri. Le parc archéologique : faut être intéressé !! 2 rials l’entrée en voiture. Nous n’y avons pas trouvé d’intérêt. Et l’accès à la plage au bout de la réserve est bien plus sympa si l’on arrive par le prolongement de la plage de Taqah : quand on longe la route de la plage vers l’est, à un moment, la route (samharam st) part à gauche pour rejoindre la route principale. Devant, une piste. La prendre et se diriger vers une falaise (on la voit de loin). Là, on accède à la plage de la réserve mais sans passer par la réserve. C’est très chouette. Juste avant, sur la droite, une petite plage.

Autre coup de cœur : Quand on dépasse le site archéologique de Khor Ruri, vers Mirbat, environ 1 km plus loin, piste à droite. Elle se divise en deux : vers la droite, une grande et belle plage. Vers la gauche, une petite et très belle plage. Rien n’est indiqué.

Route vers Mirbat. Prendre des pistes vers la droite. Des falaises avec des belles côtes déchiquetées avec parfois des petites plages en contrebas

On suit la piste à l’ouest de Mirbat. La côte qui longe la piste, bof, bof. Pas de plage mais des rochers et mer bleu foncée. La piste passe à travers de la petite montagne. Bon, on n’a pas été emballé.

Puis direction Sadah (sadh), on passe loin de la côte. Djebel Samban à gauche qui est beau i mais sinon, route qui n’a pas d’intérêt.

Puis Sadah - Hadbin (hadbeen). On a essayé plusieurs fois d’aller vers la mer pour chercher des plages : que des rochers. Le village de Hadbin est sans intérêt mais il faut aller sur le bord de mer au bout du village : de belles formes de rochers, très esthétiques.

La côte continue jusque Hasik. Pas de belles plages, des rochers, des algues, pas de sables blancs et de mer transparente.

Hasik : plage de galets. Bon……

Puis la nouvelle route : vraiment à travers la montagne. Belle, à travers la montagne, c’est aride. Nous cherchions des pistes pour rejoindre la mer : rien. A la fin de la montagne, 3 km avant d’arriver à la grande plage qui va aboutir à Ash-Shuwaymiah, sur la droite, chercher « LA » piste qui permet de rentrer dans un wadi. Le wadi est très beau (blanc). Au bout, une plage pour camper. Sur la carte, cela correspond à Jinaw, mais rien n’est indiqué. La route suit ensuite une longue plage sur quelques km. On la voit de loin quand on est sur la route mais une piste la longe. Pas beaucoup de place pour un campement mais bien pour profiter d’une belle plage. On quittera ce petit paradis à 13 h. Pendant la nuit, des voitures, du monde ?? Au petit matin, les pêcheurs qui repartent. Du poisson nous est offert.

On passe Ash-Shuwaymiyah, on continue de longer la plage jusque Fagharah. Une longue plage avec au bout quelques barques et pêcheurs Puis l’on quitte la côte pour repartir vers l’intérieur (Shalim) et on prend à droite la 41 vers Sawqirah. Dans les terres, la route est plate et sans aucun intérêt. Au bout d’un quarantaine de km, nous prenons une piste à droite vers Manji. Cela nous amène sur une immense baie. A droite en arrivant, une piste en mauvais état amène à des minis plages où le campement est possible. On quitte par une piste qui longe la mer sur une dizaine de km. On traverse une étendue très large avec à droite la plage de sable blanc et à gauche des rochers travaillés par l’érosion. Pour certaines parties, c’est magnifique. Au bout, une route. A droite, direction le village de Sharbathat. Village de pêcheurs. De superbes photos sur la plage. Plein d’oiseaux, de bateaux. La mer est superbe, le sable blanc.

La lagune de Al Kahil. Prendre sur la droite le panneau Al Bhirat. Piste qui mène directement à la mer si on va tout droit. Sable blanc, longue plage mais ne mérite pas le détour. S i on part à droite, galère mais on arrive à la lagune. Bof, bof. Pour moi, cela ne mérite pas tout ce temps. Pour trouver l’autre lagune Dhiris, On reprend la route On a tourné à droite vers Gawirah . Au bout, une grande plage avec pleins de barques de pêcheurs. En cette saison, c’est la récolte des sardines. Grosses activités. C’’est intéressant, c’est beau, plein d’oiseaux, de superbes photos. En fait, il faut dépasser le village quelques km. Et !!!! Quelques arbres. Prendre la piste à droite.pas de panneau. Piste qui mène à la lagune (plus belle que la précédente) et à la plage. Ne nous semble pas un lieu majeur à Oman (sauf pour les passionnés d’oiseaux). Il y a bien plus spécifiques et magiques à Oman.

Ras Madrakak. Plages pas intimes, remplies de barques, camions car usine de poissonnerie. Pas d’intimité pour camper. On est vite reparti pour raz Markaz. Il y a une route/piste, pas marqué sur les cartes de 14 km. Panneau qui l’indique en venant d’Ad Duqm, mais pas en venant de salalah (la 32), avant l’intersection pour aller à Ras Madrakak.

Toute la route 41, c’est plat et monotone.

Le matin, départ des pêcheurs sur la plage de Ras Markaz. Très intéressant. Plein d’oiseaux, superbes photos. Possible avec la voiture de traverser de la fin de la route jusque la mer puis de rouler sur la plage. Aller complètement à droite de la plage : des oiseaux tout le long, belles couleurs, grande falaise au bout. Arrêt à Sidrah (sidarat) De la route jusque la plage, paysage de dunes rouges et roche sympa. Plage correct mais bon. Sale, roche sur le bord, arrière de la plage moyen.

Puis recherche de Sugar Dunes. On est parti vers la baie de Bintawt (panneau) jusqu’aux salines (24km) bonne piste. On part à gauche avant où après les salines. Hélas, vite, piste beaucoup moins nette. Il faut aller rouler sur la plage. Mais sable mou. On a pas prit le risque. De plus, plein de groupes. Demi-tour pour rejoindre la route. Après la partie plate de la piste, sur la droite, dunes rouges et roches. Bien pour un campement.

Route vers Khaluf. On ne trouve pas la piste pour les dunes en partant du village de Khaluf.

Route Ras Markaz vers kaluf : monotone.

L’île de Nasirath : nous y étions déjà venus il y a 4 ans. Nous en rêvions. Nous y sommes restés 3 nuits ? Maintenant, plusieurs supermarchés avec tout ce qu’il faut. Allez vers le sud par la côte ouest, dépasser sur Nasirath. De temps en temps, sur la droite, des débuts de route sur 3 m, puis piste. Prendre le 2ième. Au bout, une plage de rêve : une petite anse, peu de rochers. Au 1er embranchement, pas mal aussi. Presqu’au bout de l’île, pleins de baraques de pécheurs. Une grande plage mais moins tranquille et moins magique. Il y a un 4ième lieu, une grande plage de sable blanc sans cailloux mais pas possible d’expliquer. En fait, avec un4 /4, il y a une piste qui longe pratiquement toute la côte. En dehors de ces 4 lieux, la mer est toujours aussi belle mais souvent des rochers sur la plage. C’est un choix….

Remarque : A quoi sert ce nouveau guide du lonely planet sortie en septembre 2014. Pour moi, c’est, « c’était » la bible pour faire de belles découvertes, pour sortir des lieux connus, pour trouver cette petite phrase qui te faisait penser : « vas-y », il y a là le petit plus ! Vraiment, les infos sont sans originalité. On peut les trouver partout sur internet. C’est sur ce forum où d’autres que l’on découvre des lieux magnifiques à voir alors que le lonely n’en parle pas. Quelle déception. Cela deviendrait-il un guide avec des généralités mais pas tous ces petits trucs qui te permettent de monter ton voyage et sortir un peu de la « grand route ». Pas plus, pas moins que le petit futé !

J’espère que ce bilan vous donnera des outils pour votre préparation et vos découvertes sur place. Bon voyage 😏
Circuit entre amis au Maroc English translation pending
by Trostang · 2015-02-03 · 95 replies
A la fois pour faire découvrir cette partie du Maroc à un couple d'amis mais aussi pour en voir toujours plus nous avions choisi cet itinéraire qui nous a ravis les uns et les autres.

De Marrakech où nous avions atterri, nous avons rejoint Essaouira pour y voir le port, la médina, les remparts.Une nuit à Essaouira et nous sommes descendus le long de la côte, nous avons déjeuné face à la mer à Imessouane, du poisson grillé au menu et après avoir traversé la bananeraie de Tamri, on a posé nos valises à Aourir pour découvrir les alentours:Le village de Taghazout, la vallée du miel et la vallée du paradis, Agadir pour son immense plage.

Puis, direction Tiznit, on déjeune en ville, on visite les souks et la vieille ville avant de filer sur Sidi Ifni pour 2 nuits, face à la mer.Visite de la ville, marché aux poissons, escapade à Legzira pour voir les arches.Déjeuner face à la mer.Et le soir, dîner Chez Tarik, petit restau récemment repris par un jeune, cuisine vraiment extra!(en bas de la ville)

On plie bagages et on part pour Tafraoute.Petit crochet par Aday pour voir ce village village de carte postale puis on s'installe pour 2 nuits à L'Arguenier des Amelnes dans la vallée.Promenade en ville, c'est jour de souk, donc animé, visite aux babouchiers, promenade dans la palmeraie vers le musée de la maison traditionnelle.Le lendemain, excursion aux gorges de l'Ait Mansour, toujours aussi belles.

Après Tafraoute, on s'en va vers Ait Baha pour faire découvrir les superbes greniers-forteresses à nos amis.A Imichguiguilne, on est accueillis par Saadia et son mari qui nous accompagne pour la visite.Explications très intéressantes!Belle visite!

Puis c'est à Taroudant qu'on fait étape!A l'hôtel Mini Atlas, mais la literie n'est pas terrible! Dîner sur la place très animée en soirée.Grande promenade à travers la médina et le long des remparts.Tannerie très calme!

Ensuite, on s'arrête à Taliouine, on veut voir les greniers de falaises, celui d'Ifri est facile d'accès, visite intéressante dans un cadre superbe.Celui de Tisgui est plus loin, au bout de quelques kms de pistes, dans un site incroyable, il ne voit le soleil que 2 jours par an! Plus près sur cette même piste, on peut rejoindre les gorges de Tislite, extraordinaires, magnifiques! Des sites magnifiques que l'on découvre gr^ce auc conseils de Souad et de son frère chez qui on est logés. On quitte Taliouine pour rejoindre Ouarzazate, visiter la kasbah Taourirt, manger à La Halte et dormir à l'hôtel Royal.

Une étape à Skoura chez Mohamed et Ghizlane au gite de La Palmeraie , une escapade dans la vallée des amandiers.Que du plaisir!

Ensuite, on fait route sur Ait Benhadou, visite du ksar, puis Télouet, visite de la mine de sel et de la kasbah du glaoui.Très bien!

Et retour sur Marrakech , vraiment ravis de cette boucle vraiment riche en découvertes!

La mine de sel
Escale de 8 heures à Doha English translation pending
by Julien75014 · 2015-01-26 · 12 replies
Bonjour, je m'envole pour Kuala Lumpur avec Qatar Airways au mois de mars.

Ayant 8h35 d'escale à Doha (de 17h à 1h35), je voudrai savoir si j'aurai le temps de sortir de l'aéroport (un tour sur la corniche histoire de prendre quelques photos, puis un petit tour dans le centre commercial doha city center).

Quelqu'un m'a dit que le passage de l'immigration était très long à Doha, mais c'était il y a deux ans en plein été, et à l'ancien aéroport.

Si quelqu'un a déjà fait l'experience, tenez moi au courant.

Merci à vous.
Moyen de transport entre Rabat et Fès English translation pending
by Alias164 · 2015-01-19 · 7 replies
Bonjour, Quel moyen de transport me conseillez vous pour aller à Fez depuis Rabat ? J'arrive en avion à Rabat et je dois aller à Fez.

Merci d'avance !
Itinéraires dans le Dhofar (Oman) English translation pending
by Venexiano · 2015-01-13 · 4 replies
Bonjour a tous,

Je connais deja Oman pour avoir visite le Nord du pays. J'envisage de retourner au Sultanat d'Oman, mais cette fois-ci dans le sud du pays, c'est a dire le Dhofar. L'idee me tente d'autant plus qu'il existe une ligne directe depuis Doha vers Salalah.

J'aimerais donc savoir si selon vous cette region merite que l'on y consacre 10 a 15 jours en fevrier, c'est a dire en dehors du Khareef. 4X4 et camping sauvage au programme. Auriez-vous des suggestions de visites?

Avez-vous des infos sur les itineraires Off Road et les lieux de bivouac sachant que le Nord semble mieux pourvu dans ce domaine de par ses nombreux wadis.

Je vous remercie pour vos infos.

Cordialement Sebastien
Dentiste au Maroc English translation pending
by Danfrancoise · 2015-01-13 · 12 replies
bonjour à tous, partant dans quelques jours au maroc, je souhaiterai savoir ou trouver un bon dentiste pour un appareil dentaire. pour info, notre circuit du départ est kénitra , marrackech, Agadir, Tiznit, tafraout. merci d'avance.
Séjour de 4 nuits à Dubaï English translation pending
by Belgotunisie · 2014-11-26 · 4 replies
Bonjour tout le monde,

En partant vers l'asie du sud ouest je fais une escale de 4 nuits à Dubai, en lisant les informations retrouvé dans le forum j'ai essayé de faire mon planning pour le voyage. Vous pouvez me donner vos avis et remarques

25/02/2015: Arrivée vers 1hr du matin à Taxi jusqu'à l'hôtel à Deira (Al Jawhara Metro Hotel 65€/nuità pas encore réservé donc si vous avez des avis n'hésitez pas) Manger à Deira dans un resto grillade proche de l'hôtel

26/02/2015 : Petit déjeuner à Deira (endroit à définir, donc si vous avez un endroit où on sert de bon petit déjeuné) Puis un tour dans les souks d'or et d'épices Prendre une abra pour rejoindre le souk des textiles Découvrir l'ambiance de Deira en soirée et manger sur place (endroit à définir) Tout les déplacements seront en métro et à pied

27/02/2015 : Métro jusqu'à Burj Khalifa - Dubai Mall Je suis certain que ça nous prendra la journée en sachant que je ne monterai pas au sommet. On ira manger le soir au Malouf avec vu sur les fontaines (comment dois-je négocier ma place pour avoir la vue?) Soirée dans un club du genre le Cavalli club (conseil si c'est une bonne idée)

28/02/2015 : Métro jusqu'à Dubai Marina - Jumeirah Beach (The walk AT JBR) Un taxi pour The Palm et visite à son Hotel Atlantis (c'est payant?) Chicha au Burj-Al-Arab (je sais que je dois réserver et c'est très cher, mais ça me permettra de visiter l'hôtel le plus luxueux du monde) Manger et soirée au Walk (endroit à définir)

01/03/2015 : Départ vers l'aéroport par le métro à 10hr pour le départ prévu à 12h45

Est-il préférable de prendre le métro + pied et taxi quand c'est nécessaire ou Louer une voiture? Le quartier de Deira, parlez en moi un peu? j'entend le tout et le contraire!

Merci à vous
Djerba avec un sac à dos English translation pending
by JetRos · 2014-11-19 · 8 replies
Bonjour, bonjour

Après avoir lu plusieurs conversations, surtout des derniers temps, autour de la Tunisie et de Djerba, je me lance enfin à la piscine et vous raconte un peu l'envie de voyage dont je vais pouvoir profiter, si tout va bien, du 5 au 10 décembre !

Déjà bien amoureuse de ce pays après deux passages d'un moi et une semaine, je me lance enfin à la découverte de l'île de Djerba avec mon copain. Comme nous voyageons au sac à dos et nous sommes intéressés pour s'immerger dans la mesure du possible dans la vie locale on a commencé à préparer le voyage selon ces principes.

Pour l'hébergement nous sommes partis sur l'idée du Couchsurfing, mais pour l'instant nous n'avons pas eu de réponses (peut être que les changements du site web y sont pour quelque chose, mais...) ; donc je me demandais si nous aurons la possibilité, si jamais on ne se fait pas accueillir, de trouver des auberges / hostels plutôt modestes et pas cher dans l'île.

Dans les guides je vois une auberge de jeunesse à Houmt Souk, ainsi que plusieurs hôtels (Erriadh, Sables d'Or, Marhala)... savez-vous s'ils sont aussi ouverts dans cette période et avez vous des expériences ou des conseils pour les partager avec nous ? Connaissez-vous d'autres endroits qui pourraient coller avec notre idée de voyage ?

Sinon, pour les déplacements dans l'île on pensait (peut être pas pour le départ de l'aéroport, mais...) à la possibilité de louer des vélos. Vue l'extension de l'île il nous paraît jouable, et apparemment on pourrait le faire chez Raïs Rentals si l'information est toujours valable... vous en pensez quoi ?

Et ben, peut être un dernier conseil à vous demander (en plus de toutes les informations qui vous auriez à bien nous offrir 😊 ) serait un hammam populaire, en gros, pas réservé aux touristes.

Bon, dès maintenant, merci beaucoup pour vos réponses ! J'espère pouvoir partager avec vous le récit de l'aventure au retour s'il y en a qui sont intéressées...
Jérusalem et Tel Aviv sur une période de 40 jours English translation pending
by Monamiegps1 · 2014-11-03 · 9 replies
Est-ce que la période novembre est un bon moment où si c'est plutôt la saison des pluies? Nous allons à la Maison d'Abraham pour quelques jours . Est-ce qu'un guide est préférable?Nous sommes 2 femmes d'un âge (moyen). Et connaissons bien Jérusalem par recherche sur internet.Mais la réalité est sûrement différente ...Et par rapport au conflit récent Est-ce plus calme?

Merci carol
Guest-House à Mascate English translation pending
by Edtortue · 2014-10-31 · 4 replies
Bjr,

Quels conseils pour une guest-house ou hotel pas cher à Mascate ? Pour 2 ou 3 nuits en décembre .

Merci

Ed
1 semaine en Israël: lieux incontournables English translation pending
by Itw · 2014-10-21 · 7 replies
Bonjour à tous,

nous partons une semaine en israel au mois de décembre. Nous avons pris un hotel a tel aviv et comptons bien nous déplacer en bus.

nous aimerions avoir quelques retours d'experiences pour une première visite : endroits incontournables, quelles zones/villes a éviter en ce moment.

un excusion, a petra est elle envisageable : le ministère recommande d'éviter la jordanie...

Nous sommes tous les deux de nationalité française mais mon amie est d'origine marocaine/algerienne. y a t il des précautions a prendre?

merci a tous
Médina sur L'Horizon (CDF) départ 26 octobre 2014 English translation pending
by CathydAnnecy · 2014-10-14 · 7 replies
Bonjour,

Nous avons déjà quelques croisières à notre actif, mais jamais vers l'Espagne et le Maroc. Si vous avez des astuces ou conseils et des avis je serai ravie de les lire Merci d'avance 🙂
De Fès à Marrakech: 9 jours au Maroc English translation pending
by Sirine69 · 2014-10-07 · 5 replies
Bonjour,

Nous venons de décider de partir au Maroc dans deux semaines pour 9 jours, du 22 au 30 Octobre. Je connais Marrakech, Essaouira plutôt bien, du coup, nous allons découvrir cette fois ci le sud Marocain. Ne connaissant pas du tout cette partie du Maroc, pourriez vous s'il vous plait, me donner un avis sur cet itinéraire envisagé. Je précise que nous serons en transports en commun.

22 Octobre : Départ de St Etienne pour arriver à Fès à 13h. Achat des tickets de Bus pour Merzouga, visite rapide de la ville, médina, souk, mosquée, puis départ en bus pour la nuit.

23 Octobre : Arrivée à Merzouga. Repos toute la journée à l'Auberge La Source, balade dans la Palmeraie, dans le village. Départ à 17h pour une rando chamelière puis bivouac.

24 Octobre : Rando chamelière toute la journée puis re bivouac.

25 Octobre : Transfert en taxi privé jusqu'à Tinghir. Arrivée à Tinghir à midi, installation dans la maison d'hôte "La Palmeraie". Découverte des Gorges du Todra avec un guide pour l'après-midi.

26 Octobre : Départ pour Boumalne, installation aux "Jardins de la source". Balade dans la vallée du Dadès (cours d'eau, village, gorges, cascades ...) avec un guide (?)

27 Octobre : Journée aux alentours des gorges du Dadès (avec un taxi privé à qui on demandera de nous faire visiter les alentours, je l'ai fais dans la vallée de l'ourika l'an dernier, peut etre que je peux le refaire cette année ici). En milieu d'après midi, départ pour Ait Ben Haddou, installation à la Kasbah Valentine.

28 Octobre : Profiter de Ait Ben Haddou le matin, départ pour l'Oasis de Fint (toujours en taxi). Retour sur Ouarzazate. Combien de temps est à consacrer à l'Oasis ? Est-ce un endroit incontournable ? Sinon, par quoi remplacer ?

29 Octobre : Départ de Ouarzazate pour Marrakech. Journée à Marrakech.

30 Octobre : Journée à Marrakech puis départ à 20h pour Lyon.

Merci pour vos réponses,

Sirine
Risques réels au Maroc English translation pending
by Voyageur31 · 2014-09-27 · 88 replies
Une pensée pour HERVE BOURDEL, je ne trouve pas de qualificatif pour nommer c'est individus abjectes, la quintessence du mal, l’horreur absolu. Pensons à ses proches et prions pour LUI.

Le quai d'Orsay avec modération, conseil d'être très vigilant au Maroc. Oui, mais dans quels coins ne faut il pas aller. J'imagine que le désert est déconseillé; du coté de Merzouga et en général toutes les zones isolées!!!!

Même dans un souk on peut se faire enlever facilement.....Alors on ne va pas au Maroc pour rester enfermé dans un camping au milieu de 100 ou plus camping car!!! Certe on aura le soleil (en principe) mais après???

Comment réagissent les autorités Marocaines à ce phénomène? Si les CC boycottes le pays, ça va leur faire drôle au portefeuille.

Ce ne sont que quelques réflexions et interogations. Nous ne voulons pas prendre le risque, c'est surement idiot comme réaction quand on connait ce beau pays, et même avec la police et l'armée qui sont très présents, je me pose la question!!!!!!!!!!!!!!😕

Et bien, on va visiter le Portugal à la place, mais en janvier bof pour le soleil. !!!!!!
Positionnement MSC Orchestra Venise....Dubaï English translation pending
by Migui08 · 2014-09-03 · 9 replies
Je me permet de confirmer un précédent avis paru durant les congés annuels en aout. En espérant que quelques croisiéristes seront intéressés.

Bonjour

Dans le cadre de cette croisière du 25/11/2014 au 13/12/2014 sur le navire MSC ORCHESTRA.

Nous serons mon épouse et moi à DUBAÏ le vendredi 12/12/2014 de 8H à minuit.

Nous envisageons pour la journée une visite guidée par VALERIE (Française résident à Dubaï et guide Officielle, excellente critique sur le forum et ailleurs..)

Le programme proposé est le suivant: durée environ 9H Tarif 420€ tout inclus sauf repas (et celui de la guide environ 15€ par personne). A ce tarif pour 2 personnes il y a lieu d'ajouter 50€ par personne supplémentaire soit 520€ pour 4 ou 620€ pour 6 (7 personnes maxi + le guide).

-Bastakia -Musée de Dubaî -Souk -traversée du Crek en Abra -Palm Jumeirah via Monorail -Atlantis -Mail Of Emirates -Souk Madinat Jumeirah -Burj AL Arab (extérieur) -Dubaï Mall (aquarium, fontaines musicales). -Burj Khalifa et vue imprenable du 124° étage. Pas de visite de mosquée le vendredi

Nous recherchons 2 couples ou 4/5 personnes souhaitant faire cette visite et partager avec nous l'ensemble des frais soit pour 6 par exemple (105€ par personne environ hors repas ).

Réponse possible par message privé sur mon mail.

Autres possibilités d'excursions hors MSC en petit groupe à SALALAH par exemple (ou ailleurs)

Je sais c'est dans 3 mois, mais mieux vaut s'y prendre tôt.

CORDIALEMENT
"Chinatown" à Dubaï? English translation pending
by Westaurel · 2014-08-29 · 3 replies
Bonjour,

Je m'adresse à ceux qui connaissent Deira comme leur poche. Je voudrais savoir s'il existe un "Chinatown" à Dubaï ? Je sais qu'il y a des communautés chinoises, philippines, indiennes et pakistanaises à Deira, mais je ne sais pas dans quelles rues exactement elles habitent.

Je souhaite trouver un hôtel dans une rue plutôt chinoise ou sud-est asiatique (pas indienne). Quelles sont les rues les plus asiatiques de Dubaï à Deira ou Bur Dubai ? Y a-t-il des hôtels bons marchés tenus par des chinois ou sud-est asiatiques ?

Merci d'avance de votre réponse.
Escale de 20 heures à Muscat: sortir de l'aéroport? English translation pending
by Kayserfire · 2014-08-14 · 6 replies
Bonjour a tous :) je vais faire un escale a muscat oman de 20h avaec oman air c'est long et j'ai pas envie de rester a l’aéroport... je peux sortir de l'aéroport ? faut il un visa ? c'est combien ? ya quoi a faire laba ??? Merci d'avance
Panne frigo au Maroc English translation pending
by 27campagne27 · 2014-08-09 · 3 replies
Nous sommes actuellement en circuit CC au Maroc, ce soir a boulmane-dades et demain sur ourazazate et après demain Marrakech, notre frigo vient de nous lâcher, ou peut on aller pour une réparation? Merci pour votre aide .
J'ai raté le minibus... (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2014-07-28 · 9 replies
Ce matin j'ai raté le minibus pour Ouaouizerth. Je ne peux m'en pendre qu'à moi. Je n'avais pas réservé ma place et, bien sûr, le départ a eu lieu avant l'heure une fois le véhicule complet. J'envisageai donc un voyage à l'ancienne, de ceux dont on ne sait jamais ni l'heure du départ ni celle d'arrivée ! Mais je n'étais pas le seul dans ce cas. Deux gars, dont une vague connaissance rencontrée lors d'une fête attendaient assis sur les marches d'une boutique du souk. Aux premières lueurs de l'aube je me suis donc posé à leur côté dans l'attente d'un éventuel pickup qui ferait le trajet au moins jusqu'à Tagleft. Là-bas je trouverais un taxi pour continuer ma route. Commençait l'attente.

A cinq heures et demie, heure berbère, une heure de plus pour le Maroc administratif et citadin, sept heures et demie, heure d'été en France, deux papys nous saluaient, s’asseyaient à nos côtés et annonçaient l'arrivée imminente de Saïd Ou Ali. Nous attendrons encore une bonne demi-heure avant d'entendre le bruit du moteur sur la piste du fond de vallée, et encore autant que notre homme ait terminé son chargement de bouteilles de gaz vides. Sont arrivés deux autres types portant à sept le nombre des voyageurs. Bon plan pour Saïd qui aura tout son gazole aller et retour remboursé. Les deux places à côté du chauffeur étaient comme il se doit pour les deux anciens. Quatre privilégiés, j'en faisais partie, bénéficiaient du confort de deux sacs de grains bien calés entre les bouteilles. Le septième, debout, devra s'agripper aux ridelles sur tout le trajet pour ne pas verser dans l'acier. C'était parti!

À Tinguelft les troupeaux étaient déjà en pâture. Des fumées ça et là signalaient les campements des semi-nomades venus s'installer sur ces plateaux durant la belle saison. Vers Tasraft une jeune femme, à peine la vingtaine, nourrisson sur dos et fillette au côté a demandé l'arrêt du véhicule. C'est chose courante ici. Une sorte d'auto-stop parfois rémunéré quand les moyens le permettent. Cela n'aura pas été le cas pour cette mère. Saïd, bon prince a accepté après discussion la gratuité du transport. Voilà qui leur évitera certainement quelques kilomètres de marche. En nous souhaitant toute la baraka possible la petite famille descendra à l'approche du carrefour avec la piste de Timquit. Elle est sous tente avec progéniture, mari et troupeau et allait visiter son père malade avec les enfants. Sa bergerie n'est plus très loin, me faisait savoir mon voisin qui avait longuement discuté avec la jeune femme et qui connaissait le monsieur malade. Qu'Allah les accompagne. Il n'y avait pas de piste ou de chemin muletier visible dans les parages. Une sente de troupeau sur un flan de colline se perdait dans une dépression du terrain. Elles s'y sont dirigées. "Plus très loin", dans la bouche d'un berbère cela peut signifier "plus" qu'une heure de marche...

Arrivée à Tagleft. Dix heures moins dix, heure marocaine officielle qu'il faut considérer dès que l'on a quitté les montagnes. La poussiéreuse place des taxis cuisait déjà sous le soleil. Je payai d'avance une place pour le prochain départ et signalai au courtier que j'allais attendre sur la terrasse du café voisin. Quatre places restaient encore à occuper. Je savais que je dormirais à Ouaouizerth ce soir mais l'heure d'arrivée était des plus incertaines. Cela pouvait aller vite... ou prendre des heures, tout dépendait des nécessités de voyage des autochtones! Il faut apprendre à "se" patienter dit-on ici. Et mon expérience marocaine m'a déjà démontré que ce pays est une grande école de patience.

SAYNÈTES SUR LA TERRASSE DU CAFÉ.

C'est l'heure de fdor, le petit déjeuner. Ça devise autour des tables. Thés, nés-nés, café noirs ou au lait se sirotent lentement... et le verbe "siroter" prend ici tout son sens! La petite dame préposée aux msemmen, crêpes locales qui vous en bouchent un bon coin, ne chôme pas. Deux hommes de belle allure, djellaba propre, crâne rasé et savamment enturbanné d'un chèche immaculé, collier de barbe bien taillé et babouches nickel devisent à voix basse de quelque affaire d'importance. Deux fonctionnaires en pause semblent tous fiers de me saluer en français et sont curieux de ma présence ici. J'explique ma situation. Pas de problème il y a des taxis. Oui je sais... et j'attends. Aucun autre nouveau voyageur ne s'est présenté à la table du courtier que j'ai en ligne de mire à quelques mètres de la terrasse. Je commande deux crêpes et cette fois-ci une théière au lieu du petit verre car j'ai le pressentiment que le temps va s'écouler lentement. Dans un coin, tassé sur lui même, comme un paquet posé là sur une chaise et oublié du monde, un petit homme maigrichon en guenilles, joues et menton parcourus de poils épars de plusieurs jours. De temps en temps il lève la tête pour parler avec sa main qu'il tient sur le côté à la manière d'un ventriloque parlant avec sa marionnette. Son monologue terminé il fait de grands sourires à son interlocuteur imaginaire laissant apparaître une bouche édentée où l’unique incisive, que j'imagine branlante, doit risquer sa peau à chaque bouchée de pain; puis il se recroqueville et se renferme à nouveau sur lui même jusqu'à ce que son double l'interpelle à nouveau. Personne ne lui prête attention. Ronaldo et Messi, du moins les deux jeunes sous ces maillots, se chamaillent sur l'issue du prochain championnat du monde de foot. Une belle tablée, verbe haut et rires sonores, attire la désapprobation des deux notables qui semblent réclamer un peu de retenue en présence du roumi. Des écoliers fortunés commandent des crêpes et ne me quittent pas du regard tout le temps que dure la cuisson. Comme ce n'est pas peu dire que Tagleft est un bled dépourvu de toute prétention touristique, je dois leur paraître quelque peu incongru sur cette terrasse avec mon thé et mes msemmen.

OUAOUIZERTH. LUNDI SOIR. HOTEL TIZI GHNIM.

Il était quinze heures passées, mes crêpes et les thés digérés, l'omelette et la salade de tomates en passe de l'être, j'avais fait le tour du bled pour me dégourdir un peu les jambes après des heures assis sur cette terrasse, bu un coca et un Fanta Lemon, regardé un match de foot de la liga espagnole retransmis en différé sur une chaîne de sport, papoté un bon moment avec deux jeunes venus bien sûr me taper une cigarette, lu deux chapitres de "La tristesse du Samouraï" (Victor del Àrbol, que je recommande aux amateurs de bon thrillers), fait deux fois l'aller et retour à la cyberboutique désespérément fermée, et noircis quelques pages de carnet avec les notes ci-dessus quand le courtier me fit signe de m'approcher. Enfin!

Enfin... presque! Le taxi n'avait pas fait encore le plein, deux hommes devaient trouver que la plaisanterie avait assez duré et essayaient de convaincre une vielle dame de partager les frais des places inoccupées. Celle-ci, certainement pas en fonds, ni pressée outre mesure, faisait état de son manque de moyens. Je payai donc finalement deux des places manquantes pour mettre fin à l'histoire et bénéficiais ainsi, seul, de la place de choix à côté du chauffeur. La dame me remercia plusieurs fois durant le trajet en me souhaitant le paradis, la baraka, tout le bonheur du monde et plus encore, et une heure et demie plus tard, dix heures après mon lever, je savourais à l'hôtel Tizi Ghnim de Ouaouizerth ma première douche chaude depuis une semaine.

Mai 2014
Croisière positionnement de Venise à Dubaï English translation pending
by Migui08 · 2014-07-25 · 14 replies
Bonjour

Dans le cadre de cette croisière du 25/11/2014 au 13/12/2014 sur le navire MSC ORCHESTRA.

Nous serons mon épouse et moi à DUBAÏ le vendredi 12/12/2014 de 8H à minuit.

Nous envisageons pour la journée une visite guidée par VALERIE (Française résident à Dubaï et guide Officielle, excellente critique sur le forum et ailleurs..)

Le programme proposé est le suivant: durée environ 9H Tarif 420€ tout inclus sauf repas (et celui de la guide environ 15€ par personne). A ce tarif pour 2 personnes il y a lieu d'ajouter 50€ par personne supplémentaire soit 520€ pour 4 ou 620€ pour 6 (7 personnes maxi + le guide).

-Bastakia -Musée de Dubaî -Souk -traversée du Crek en Abra -Palm Jumeirah via Monorail -Atlantis -Mail Of Emirates -Souk Madinat Jumeirah -Burj AL Arab (extérieur) -Dubaï Mall (aquarium, fontaines musicales). -Burj Khalifa et vue imprenable du 124° étage. Pas de visite de mosquée le vendredi

Nous recherchons 2 couples ou 4/5 personnes souhaitant faire cette visite et partager avec nous l'ensemble des frais soit pour 6 par exemple (105€ par personne environ hors repas ).

Réponse par message privé sur mon mail.

Autres possibilités d'excursions hors MSC en petit groupe à SALALAH par exemple (ou ailleurs)

Je sais c'est dans 4 mois, mais mieux vaut s'y prendre tôt.

CORDIALEMENT
Premières traces atlastiques English translation pending
by Leflâneur · 2014-07-24 · 7 replies
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya

Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.

A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.

A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.

Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.

Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.

Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.

Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.

Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

Marrakech

J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?

Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.

Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?

Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.

Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.

A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.

Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.

Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.

J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.

C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Positionnement Venise Dubaï MSc Orchestra 25 novembre-13 décembre 2014 English translation pending
by Migui08 · 2014-07-18 · 8 replies
Bonjour

Mon épouse et moi partons de VENISE vers DUBAÏ le 25/11/2014.* MSC ORCHESTRA

J'ai vu les différents forums.

Je suis intéressés par tous les éléments d'excursions, sites à visiter pour chaque "étape" de ce voyage. Nottamment pour OMAN et les Emirats Arabes Unies.

MASCATE KHOR FAKKAN DUBAI SALALAH

Par exemple guide privée Français ?

Possibilité de prendre des taxis communs.

Je débute mes recherches..

QUI PART à CETTE DATE SUR CETTE CROISIERE ?

MERCI d'AVANCE DE TOUS RENSEIGNEMENTS QUI SERONT LES BIENVENUS.

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