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Décalage horaire entre l'Utah et l'Arizona pour un coucher de soleil à Monument Valley? English translation pending
by Alexvanille · 2008-08-20 · 16 replies
Bonsoir,

Nous sommes en train de finaliser notre "road book" pour notre départ en septembre et je bloque sur la visite de Monument Valley par rapport a ces histoires de décalage horaires entre l Utah et l Arizona ....et j avoue que je perds un peu la boule 🤪😛... Nous allons arriver de Page apres avoir fait Lower et Upper Antelope Canyons ..on pense en sortir vers 14h ( en voyant large a mon avis )... Nous devrions donc arriver vers 16 h au pire des cas a Kayenta ( heure d Arizona ? si j ai bien compris ) pour y passer la nuit ( il sera donc déja 17h00 sur Monument Valley qui est bien a l heure de l Utah ?) . Nous pensions faire le check in a l hotel vite fait et filer sur Monument pour voir juste le coucher de soleil au point de vue du visitor center et le lendemain parcourir la valley drive au lever du soleil : est ce qu on doit payer le droit d entrée juste pour atteindre le visitor center ( ou ce n est pas encore payant a cet endroit ? ) en le re-payant bien sur le lendemain pour la valley drive ? ....

ou bien vaut -il mieux carrement parcourir la valley drive le soir meme de notre arrivée sans faire le check in sachant que du coup le timing est un peu serré quand meme ou est-ce suffisant comme labs de temps pour faire toute la boucle ( il fera nuit apparement a 19h30 ) et faire check in a l hotel apres ???( (on peut essayer de "grignoter" du temps en sortant de Antelope Canyons si ça se trouve a 13h on en sera peut etre sortis ?)

question toute bete :apparement c est aussi beau au sunset qu au sunrise mais ce qui nous "enquiquine" un peu c est qui va falloir du coup se lever tres tot pour partir de kayenta a 05h30 heure AZ pour etre vers 07h heure utah a MV 🤪 ( en comptant 30 min de trajet et le decalage) ....si vous me dites que le labs de temps est suffisant la veille au soir dans ce cas la on le fera pas le matin... mais sinon on sera bien obligés de faire un petit effort surhumain pour se lever 😉...

Que nous conseillez vous de faire au mieux ?

alexvanille
Avis sur circuit sur la côte Ouest américaine English translation pending
by Red30 · 2008-08-18 · 8 replies
Bonjour à tous

nous finalisons notre trip sur la côte ouest et nous aimerions avoir votre avis sur ce programme et profiter de vos conseils : n'hésitez pas pour tout conseil pratique.

SAN FRANCISCO 6 nuits du 5 au 11sept.

1er jour samedi 6 septembre

Union Square Shopping

2ème jour dimanche 7 septembre

Matin : Nob Hill & Russian Hill

Prendre le cable car de Union Square à Nob Hill (lignes Powell-Mason et California St. Descendre à l’angle de Jackson & Mason streets. Nob Hill : colline résidentielle aux pentes très raides. § Visite du cable car Barn Museum (entrée libre de 10h00 à 18h00) § Grace cathedral (1051 taylor st.) Remonter sur Russian Hill (par le cable car – ligne Powell-Hyde) : § maisons victoriennes (les + belles au croisement de Vallejo et Florence St.) § Lombard St. (entre Hyde et Leavenworth Sts.) : route la + sinueuse de SF § Filbert St. (route la + pentue)

Après-midi : Fisherman’s wharf Pier 39 Excursion en bateau de 1h15 (approche d’Alcatraz, passage sous le Golden Gate Bridge & Oakland Bay Bridge) : prendre les billets au « Blue & Gold Fleet » au Pier 39

3ème jour lundi 8 septembre

Matin : Chinatown (y venir tôt le matin) Dragon Gate (à l’entrée de Dai Fo) Grant Avenue (rue la plus ancienne de SF) Portsmouth Square Waverly Place (ruelle la plus pittoresque avec des temples)

Après-midi : De Financial District à Telegraph Hill Financial District (à visiter en semaine) Remonter sur Telegraph Hill en passant par: § North Beach (fief des italiens) § Transamerica Tower Telegraph Hill : § Coit Tower (vue panoramique depuis la terrasse) + Levis’Plaza (siège)

4ème jour mardi 9 septembre

Matin : visite du MOMA (tous les jours de 11h00 à 18h00)

Après–midi : Balade de South of Market à Twin Peaks (en Tram ou bus) : S’arrêter à Japan Town (bus n°38 sur Geary St. jusqu’à Lagune St.) Western Addition : § voir Cottage Row (entre Bush & Sutter Sts.) § Alamo Square (entre Steiner & Hayes Sts.) Mission District (quartier hispanique) : § Murs peints (au coin de de Linda St. & 18th St.) § Mission Dolores (au coin de Dolores St. & 16th St.) Castro (quartier Homo) § Boutiques et restosà profusion Twin Peaks (superbe le soir)

5ème jour mercredi 10 septembre

De Fort Mason au Golden Gate Park

Matin : Aller à Fort Mason : s’y arrêter Puis prendre le bus n° 28 & 30 : suivre la route touristique 49 Miles Drive (panneau bleu et blanc orné d’une mouette) A pieds, prendre la Golden Gate Promenade (env. 4 miles) en direction du Golden Gate Bridge Lands End : § suivre la route « El Camino del Mar » (chemin côtier d’1 km) pour arriver à Cliff House (loutres et otaries) § OU par le bus n° 38 ou 38L (geary-point lobos) à Gearu St. Jusqu’au terminus, puis descendre la colline jusqu’à l’océan.

Après-midi : visiter le Golden Gate Park (4, 8 km de long)

Transports: MUNI-Passport (+ éco. Et donne droit à une réduction dans certains musées) en vente au : visitors center de Hallidie PLazaou au kiosque du City Hall

Où sortir: quartier de SOMA (south ofmarket) Ruby Skye (dans Union Square) Le Slide (près de Embarcadero) le waterfront 11th St. Folsom St. the plush room (940 sutter st.) york hotel

Départ de SF vers 14H00 vers Yosemite : environ 4 heures de route

YOSEMITE / MARIPOSA 2 nuits du 11 au 13 sept.

1er jour vendredi 12 septembre

Visite de Yosemite Park Navettes gratuites (Shuttle Bus) desservent tous les points touristiques et les départs de sentiers de rando. Promenade à vélos. yosemite falls (SB n°7 & 20 minutes de marche A/R) el capitan

2ème jour samedi 13 septembre

Matin : Visite de Mariposa Grove Au fond du parking à droite, un sentier permet d’en découvrir les hauts lieux (2, 5 km de marche A/R facile) Départ de Mariposa vers 14H00 vers Lone Pine : environ 4 heures de route

LONE PINE 1 nuit du 13 au 14 sept.

1er jour dimanche 14 septembre

Matin : départ tôt pour visiter la Death Valley (à 112 km de Lone Pine par la SR 136 et la SR 190et 210 km de Las Vegas par la SR160 puis la SR 190)

Faire le plein d’essence à Furnace Creek + Visitor Center (cartes disponibles) Zabriskie Point Artist Palette Devil’s Golf Course (étendue de sel) Badwater Dantes’s View (passage devant une mine en activité)

LAS VEGAS 5 nuits du 14 au 19 sept. le Strip le quartier des chapelles de mariage (sur LV bd entre le strip et downtown) Downtown (balade le soir sur Freemont st.) Outlet store 1journée au Grand Canyon (départ de LV par avion)
http://www.looktours.com/air1.html Excursion au Barrage Hoover sur le lac Mead (à 50 km au SE) Red Rock Canyon (à 31 km à l’O) Départ de Las Vegas vers 09H00 vers Los Angeles : environ 8 heures de route

LOS ANGELES 6 nuits du 19 au 25 sept.

Samedi 20 Quartiers balnéaires § Santa Monica : · Third Promenade (entre Broadway et Wilshire Bd) : endroit le + touristique · Santa Monica Place (sur Colorado Av) : § Grands magasins Robinson’s et The Broadway § Venice Au Sud de Venice Marina Del Rey

Dimanche 21

ucla Lundi 22 Pour les parcs prendre les tickets fast pass (un peu plus cher)

Universal studio : 58 68 dollar ? Universal City, CA 91608 9:00 am - 9:00 pm

mardi23 six flag? 33, 6miles depuis hotel 26101 Magic Mountain Pkwy, Valencia, CA 91355, United States (Six Flags Magic Mountain Inc) Compter jusque 1H30 de voiture prévoir une journée

mercredi24 holywood hill

Jeudi 25 pour 18h ramener voiture

merci beaucoup pour vos retours

trés cordialement
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-08-07 · 37 replies
Voici la suite de notre voyage nature de 40 jours à travers le Wyoming, l'Utah, le Colorado et l'Arizona au départ de Salt Lake City.

Ci-dessous le récit accompagné de quelques photos.

Pour une version avec davantage de photos, allez directement là :

sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/



========================================================================= La première partie du récit sur VF est... là

Du canyon de Chelly à Navajo NM

J22 (23/06) : Bluff – Canyon de Chelly

Adieu Bluff, bonjour le Canyon de Chelly ! Afin de ne rien louper des deux rives du canyon, nous bifurquons via Lukachukaï pour arriver par la North Rim Drive et jouir de ses 4 points de vue. Dès le premier coup d’œil, nous sommes agréablement surpris : cette vue nous donne une grande impression de calme et de sérénité ! Nous apprécions !

Nous poursuivons jusqu’à notre hôtel, l’Holiday Inn que nous atteignons à midi. Trop tôt pour s’installer, mais le restaurant de l’hôtel (intérieur chaleureux) nous séduit. Cela tombe bien, nous n’avons pas encore fait de ravitaillement. Finalement nous sommes très déçus par son salad bar, très peu garni et assez cher !

Après le check-in, courses et repos avant de poursuivre la découverte de Chelly.

Le seul sentier autorisé est celui de White House, alors forcément c’est celui que nous prenons en cette fin d’après-midi. Il y a un peu de monde, mais ce n’est tout de même pas la procession. Les paysages le long du sentier font penser aux Coyotes Buttes, non ?

Au fond, le canyon est beaucoup moins beau que d’en haut : de nombreuses souches d’arbres calcinées lui donnent par endroits un aspect désolé ! Heureusement qu’il y a les belles ruines de White House qui compensent cette note négative !

Il nous reste à présent à aller jusqu’au bout de la South Rim Drive pour voir LE symbole du Canyon de Chelly : Spider Rock.

Eh, bien, voilà, nous avons fait le tour ! Ce soir dînette dans notre chambre. Un orage gronde tout près, mais rien sur Chelly.

J23 (24/06) : Canyon de Chelly – Page.

Nous ne voulons pas quitter le Canyon de Chelly sans une petite incursion en son sein….et pourquoi pas à cheval ? Oh, on n’ira pas très loin en 2h…. jusqu’à First Ruin mais ça change un peu des randonnées pédestres et c’est cool !

Ma monture est d’une docilité exemplaire, mais la jument d’Hervé ne fait que ce qui lui plaît, aussi rebelle que son cavalier ! Elle hennit à qui mieux mieux (en fait, elle a laissé au ranch son petit poulain !!!) et n’a qu’une idée en tête : faire demi-tour. La monter n’est pas une mince affaire.

Notre impression sur le canyon va se confirmer : très beau d’en haut, beaucoup moins d’en bas. En fait, au début, le canyon est très large et surtout, il y a de la circulation ! Eh ! oui, habitants, touristes en 4x4, …c’est fou ce qu’il y a comme trafic !

La balade se termine peu avant midi. Direction Page mais avec un arrêt au Navajo National Monument. Comme nous ne trouvons pas de coin pique-nique en route, celui du Monument est le bienvenu : il est déjà 14H.

Il fait bon, voire frais, j’ai presque la chair de poule. Ici on est en altitude, plus de 2200m.

Après manger, allons découvrir plus avant ce petit parc en enchaînant deux petites randonnées :

- Le Sandal Trail nous amène en 1 mile A/R à un point de vue permettant d’apercevoir les ruines indiennes de Betatakin.

- L’Aspen Trail qui, avec ses 100m de dénivelé, nous permet d’apercevoir une ancienne forêt de bouleaux.

C’est aussi l’endroit que nous choisissons pour une petite sieste au frais avant d’affronter la chaleur de Page.

Nous continuons notre route vers Page en passant par Kaïbito et par des paysages qui nous évoquent Red & White Canyon, mais je crains fort qu’aucun des connaisseurs de ce canyon secret ne veuille nous confirmer nos hypothèses ! Alors, il faudra peut-être un jour revenir explorer les alentours pour en avoir le cœur net !

A Page, nous nous installons pour trois nuits au Motel6, correct et prix très sage !

C’est notre deuxième séjour dans cette ville et nous y avons déjà nos habitudes, du moins pour la restauration : ce sera Ken’s Old West. On n'est pas le week-end, donc pas d’orchestre, mais une surprise : entre deux services, la barmaid prend sa guitare et chante quelques airs à la Joan Baez ! Sympa !

Spider Rock

Autour de Page : canyons et hoodoos

J24 (25/06) : Page

Séjourner à Page sans aller voir Antelope Canyon ? Impensable deux années de suite …alors cette fois-ci, nous nous sommes laissés convaincre, laissant au placard nos à-prioris négatifs (foule +++ sur un canyon d’à peine 200m !!!). Mieux encore, nous sommes allés visiter les deux : Lower et Upper.

Dès 8h du matin nous attendons devant la porte du Lower, les Navajos n’ouvriront finalement que vers 8H20 et pour la visite de 8H30 (à visiter très tôt le matin en raison de la lumière) nous sommes 4 + le guide. Chouette, cela se présente bien !

Grâce à un système d’échelles, nous descendons palier par palier dans le fond du canyon et nous sommes conquis. Oui, Antelope Canyon est vraiment une merveille !

Pour l’Upper, c’est une autre histoire. Il y a d’abord le parcours en 4X4 navajo : très fun et secousses garanties !

A l’entrée du canyon, une bonne dizaine de ces 4X4 sont déjà garés, à raison de 10 touristes par camion, le compte est vite fait : près d’une centaine de personnes à l’intérieur !

On avance à la queue leu leu…quand il n’y a pas encombrement.

Sur les photos, on pourrait croire qu’il n’y a que nous !

La réalité, c’est ça !

Mais au final, on n’a pas regretté car c’est vraiment très beau ô ô ô

Après tant de beautés, mieux vaut faire un petit break. Il fait une chaleur torride alors la fraîcheur de notre chambre est la bienvenue jusqu’en milieu d’après-midi.

Mais d’autres merveilles nous attendent, alors c’est reparti vers Lee’s Ferry et Cathedral Wash (4 miles, 2h). Il fait encore beaucoup trop chaud quand nous arrivons au trailhead. Alors avant d’entamer la randonnée, nous trempons les pieds dans le Colorado à Lee’s Ferry : ça fait un bien !

Ragaillardis nous allons randonner une heure plus tard et entre temps le soleil a baissé un peu, c’est mieux ! En fait, la balade suit un wash mais il faut parfois chercher sa route et les cairns, s’aider de ses mains.

Le wash débouche sur le Colorado !

A nouveau quel plaisir de faire trempette ! Même si l’eau est vraiment glacée.

Dommage qu’il soit déjà tard, on y resterait bien encore un peu. Il fait presque nuit quand nous rentrons à notre hôtel où nous trouvons un message. Philippe (Sedonax) nous attend à la pizzeria Stromboli : bien sûr notre voyage et nos premières impressions sont au cœur de la conversation toute la soirée.

J25 (26/06) : Page (suite).

Décidément à Page et dans ses environs, il y a plein de choses à faire ! Ce matin, nous partons pour voir des hoodoos ou cheminées de fées.

D’abord les White Rocks.

L’année dernière, nous avions déjà voulu voir ce site mais un wash très boueux nous avait fait renoncer. Aujourd’hui aucun souci, la piste est sèche, archi-sèche !

Voilà les cheminées de fées !

Certaines sont très curieuses : il y en a de toutes les tailles !

Dans le même secteur se trouvent aussi les Toadstool Hoodoos : ils sont accessibles à partir de l’US 89 après une courte randonnée (1h A/R). Contrairement aux précédents, ils se déclinent dans des couleurs caramel. Malheureusement notre appareil-photo tombe en panne sèche de batterie et l’appareil de secours est resté à l’hôtel : pas de chance ! Pas de photo !

Cela nous donne une excuse pour retourner à Page, nous reposer jusqu’en soirée avant de nous aventurer vers Alstrom Point, le meilleur point de vue sur le lac Powell, d’après les connaisseurs.

Après quelques interrogations au départ (sommes-nous bien sur la bonne route ?), nous voilà lancés sur la Smoky Mountain Road qui porte bien son nom !

Au bout de quelques miles nous rattrapons un autre baroudeur : il s’agit de Philippe. Il veut comme nous rallier Alstrom Point après un détour par Kelly Grade Overlook. Nous ne l’accompagnons pas pour ce détour, car Hervé vient de s’apercevoir que l’essence risque d’être juste (j’ai conduit toute la journée jusque là sans faire attention à la jauge).

Nous poursuivons seuls vers Alstrom Point : la piste se dégrade de plus en plus au fur et à mesure de notre progression. Quand notre GPS nous indique que le point de vue est à 2 kms nous continuons à pied (à cause de l’état de la piste, mais surtout pour économiser de l’essence pour le retour !)

La vue sur le lac Powell est déjà pas mal !

2kms plus loin, persuadés d’être arrivés, nous explorons un peu les alentours, à l’écart de la piste. Philippe ne devrait plus tarder à nous rejoindre. Au loin, nous apercevons son véhicule laissant un panache de poussière.

Une autre vue sur le lac !

A l’issue de notre petit écart, en revenant sur la piste, nous nous rendons compte que Philippe, toujours en 4X4, vient de nous dépasser et continue encore et encore sur la piste de plus en plus défoncée. Le GPS nous a berné, Alstrom Point était donc plus loin.

Dépités, nous le suivons avec nos jumelles : avons-nous le temps de le suivre à pieds et d’arriver avant le coucher su soleil ? Hésitations….Nous le voyons s’arrêter, descendre de sa voiture, regarder en dessous (eh oui ! le bas de caisse a dû racler !!!) puis disparaître au bord de la falaise !

A force d’hésiter, il est trop tard maintenant…Le soleil se couche et nous pensons avec regrets aux beaux panoramas qu’on a dû rater.

Mais l’aventure est devant nous. Le challenge : revenir sur l’US 89 de nuit et sans tomber en panne d’essence. L’aiguille est dans le rouge depuis belle lurette, alors on échafaude un plan au cas où : la tente est dans la voiture, nous avons de l’eau ainsi que quelques en-cas, très bien ça pourrait nous servir !

Le trajet est interminable et on se demande par quel miracle la voiture roule toujours quand nous débouchons sur la route 89. Enfin la pompe de Big Water est en vue et dieu merci elle fonctionne ! Nous mettons 19, 98 gallons (sur20) dans le réservoir ! Ouf, on a eu chaud ! Dorénavant, la consigne sera de refaire le plein dès la moitié du réservoir !

Petite dînette dans la chambre, nous sommes vannés !

Lake Powell depuis Alstrom Point

Coyote Buttes South

J26 (27/06) : Page – Coyote Buttes South

Une nouvelle aventure nous attend aujourd’hui pour laquelle il est plus prudent d’avoir toutes nos affaires avec nous (tente, ravitaillement, eau +++) en cas de pépin. Nous avons en effet des permis pour Coyote Buttes South et en période sèche, le risque d’ensablement est élevé.

C’est parti sur la House Valley Road que nous connaissons déjà pour l’avoir pratiquée 2 fois l’an passé, notamment pour aller à la Wave. A Lone Tree nous bifurquons à gauche vers Paw Hole. Effectivement le sable est mou, très mou mais notre Nissan se révèle très efficace et arrive à destination sans encombre. Ce n’est pas le cas du couple de Texans que nous rencontrons en chemin et qui a dû laisser le 4X4 au parking de Lone Tree.

De là l’exploration peut commencer, au gré des teepees et de notre inspiration !

Pique-nique à l’ombre d’un genévrier puis suite de l’aventure. Nous voulons maintenant rejoindre l’autre partie de CBS : Cottonwood Cove. Pour cela il est recommandé de faire un grand détour par le sud pour limiter le risque d’ensablement. Zones de sable mou et zones de roches alternent mais une nouvelle fois, notre 4X4 négocie à merveille les difficultés.

Nous arrivons enfin sur place où une seule autre voiture est garée et une tente plantée. Mais où sont les 10 personnes ayant toutes obtenu un permis ?

Afin de mieux en profiter, nous avons prévu de camper. Nous choisissons notre emplacement le long de la piste gérée par le BLM, sous un genévrier, montons la tente (en 2 secondes, merci la marque française ). Nous nous installons tranquillement puis en milieu d’après-midi allons à la découverte de ces buttes jusqu’au coucher du soleil.

C’est un endroit fascinant !!!

Des formes très travaillées voire torturées !

Celle-ci très évocatrice !

Que dire de cette mini-arche : tout simplement unique !

Et ces couleurs !

On ne se lasse pas de toutes ces formations rocheuses, d’ailleurs l’après-midi y passe et quand on rejoint notre campement, le soleil est bien couché, on a juste le temps de dîner avant la nuit !

Ce soir, il fait bon : on devrait bien dormir !

Coyote Buttes South

Par la Cottonwood Road jusqu'à Escalante

J27 (28/06) : CBS – Kodachrome Basin.

La butte aux coyotes porte bien son nom et cette nuit nous les avons entendus hurler à plusieurs reprises, mais la nuit a été excellente, de quoi nous réconcilier avec le camping !

Lever de très bonne heure (avant 5h), petit déjeuner et en avant pour une nouvelle exploration du site jusqu’à 7h.

Coyotes Buttes peu après le lever du soleil !

Nos ombres entre deux teepees !

A 7h nous levons le camp, ça tombe bien, en même temps que nos voisins de campement. A deux véhicules, c’est plus rassurant ! Mais très vite, on ne les voit plus dans notre rétroviseur : ils ont dû prendre le raccourci par Paw Hole !

Nous, on n’a pas osé alors on a sagement fait le grand tour par le sud. Sur le parking de Wire Pass, on les retrouve, ils nous ont devancés de quelques minutes. Finalement le raccourci fait gagner un peu de temps !

Avant de rejoindre la Cottonwood Road, un petit détour par Old Paria. Certes le décor de cinéma est parti en flammes, mais dans les badlands en arrière-plan on trouve toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Sur la Cottonwood Road (dont nous avions déjà parcouru une partie l’an passé), nous nous arrêtons au pied du trailhead vers Yellow Rock avec l’intention de faire cette randonnée, une fois notre pique-nique terminé. Mais la chaleur de midi a eu raison de nous et une nouvelle fois, nous renonçons au rocher jaune. Il faut bien en laisser pour la prochaine fois !

Alors nous continuons vers Cannonville sur cette route distillant quelques paysages hauts en couleurs !

Grosvenor Arch est notre étape suivante : très belle arche triple !

L’étape finale, c’est Kodachrome Basin SP, parc dans lequel nous envisageons de louer une petite cabine. Aucun problème, toutes sont libres et seule la nôtre sera occupée. Dire que nous craignions ne pas trouver de place un samedi !

En fin d’après-midi, bravant la chaleur, nous voulons voir à quoi ressemble ce petit state park. Il ne ressemble à aucun autre parc avec ses drôles de pitons rocheux qui ressemblent à des pains de pâte à modeler !

Formes érectiles, vestiges d’anciens geysers ! Sans commentaire !

Après cette première balade dans le parc, nous passons la soirée dans notre cabine dans un décor kodachrome !

J28 ( 29/06) : Kodachrome Basin SP – Escalante

Le début de la randonnée de ce matin n’est qu’à quelques pas de notre cabine. Un gros gain de temps et la possibilité de marcher tant qu’il ne fait pas encore trop chaud sont vraiment appréciables.

Pour avoir une vue d’ensemble du parc, nous enchaînons Panorama Trail + Big Geyser Trail (6miles, 3H30) pour une randonnée facile dans la partie ouest, la plus sauvage de Kodachrome.

Au retour, nous profitons encore un peu de notre cabine pour déjeuner au frais puis direction Willis Creek dont le trailhead se situe sur la Skutumpah Road.

C’est un slot canyon. Il y fait très bon bien qu’on soit en tout début d’après-midi, un mince filet d’eau y coule au fond .

Impression de fraicheur encore, grâce à ces jolies cascades !

Nous avançons dans les gorges jusqu’à la jonction avec Averett Canyon (3 miles A/R)

Au retour, des nuages annonciateurs d’orage commencent à se former au loin. Mais notre souci premier est de toute autre nature : nos provisions sont à sec, il faut absolument refaire le stock de nourriture. Je suis quasiment sûre qu’à Escalante nous ne trouverons pas d’épicerie ouverte le jour du seigneur, mais du côté de Bryce nous devrions avoir plus de chance.

Cap sur Bryce et stop à Tropic, puisque nous y trouvons toutes les commodités : petit supermarché, laverie juste à côté (et hop, la lessive aussi). Dommage le candy-shop est fermé !

Pendant ce temps, l’orage a progressé.

Alors si nous avons un moment pensé poursuivre jusqu’à Bryce Canyon, histoire de revoir le magnifique amphithéâtre sous les couleurs du soir, cela n’est plus d’actualité avec l’orage.

Nous rejoignons immédiatement Escalante et prenons une chambre au Prospector Inn, motel de base correct. Il n’a certes rien à voir avec le charme du B&B de Catherine l’année dernière, mais offre un avantage, celui de pouvoir partir très tôt le matin et, demain matin, le programme exige un départ matinal !

Pour le dîner, nous voulons vérifier que les pizzas sont toujours aussi bonnes chez Outfitters : elles le sont ! Et que dire du Brownie Sandwich : tout simplement divin !

Cottonwood Road

Neon Canyon : Golden Cathedral

J29 (30/06) : Escalante – Hole in the Rock Road – Escalante

Lever très, très tôt (5h). Départ 6h. Arrivée au parking d’Egypt Trailhead à 7H30. Objectif : Neon Canyon et Golden Cathedral (10 miles = 8, 5h prévues). L’hôtelière nous annonce des risques d’orages en milieu d’après-midi. Nous en tiendrons compte.

Deux itinéraires sont possibles pour cette randonnée : - Soit tracer directement à travers la mesa en direction de Neon Canyon. - Soit passer par Fence Canyon, une variante un peu plus longue mais plus scénique dixit « Photographing… »

Bien, on préfère voir du paysage, alors va pour Fence Canyon. Comme d’habitude, c’est de la descente pour commencer, d’abord sur du rocher puis du sable, mais elle se fait très progressivement, tout en douceur.

Le fond du canyon est en vue !

Tout se passe pour le mieux, rien à voir avec la difficulté de la randonnée d’Owl Creek. Mais nous n’avons encore aucune idée de l’enfer qui nous attend au fond !!!

En effet, dès que nous pénétrons dans la jungle du wash, une armée de taons s’abat sur nous !! Nous tentons de nous défendre comme des diables : nos chapeaux ne nous servent plus de couvre-chefs mais de tapettes à mouches ! C’est l’horreur et ça dure…….J’en pleurerai. Les Deer Fly, ou Horse Fly, ne nous lâchent pas !

Heureusement il y a plusieurs passages de rivière pendant lesquels nous avons quelques minutes de répit. De surcroît, l’eau est claire et bonne, j’y barboterai bien.

Enfin nous pénétrons dans Neon Canyon et les bestioles abandonnent la partie. Ouf, car je suis au bord de la crise de nerfs. Là nous profitons de la fraîcheur et surtout de l’extraordinaire couleur du Neon.

Un dernier effort et au bout de 3h30, nous y voilà, nous sommes aux pieds de la Cathédrale d’Or.

La pause tombe à pic pour nous sustenter un peu et nous remettre de nos émotions. C’est aussi le moment de réfléchir à un plan bis, car il est hors de question de retraverser cette zone infestée. On décide de prendre la variante pour le retour, c.à.d. au bout de Neon Canyon traverser l’Escalante River, monter sur la mesa et une fois arrivés sur le plateau, tout droit jusqu’au point de départ. Encore faut-il trouver la trace ?

Ce qui est dit est fait et par chance, Hervé trouve directement la trace (au milieu d’une végétation dense) une fois la rivière traversée. La montée sur la mesa se fait à vitesse grand V (malgré le sable mou et la chaleur), car quelques taons nous poursuivent malgré tout, heureusement très peu de temps.

En prime, voilà les nuages qui comme prévus commencent à se rapprocher. Il ne faut pas s’attarder. A 14h30 nous sommes de retour à la voiture après avoir tracé à travers le plateau et finalement cette variante nous a fait gagner une heure. Merci au GPS.

Neon Canyon et Golden Cathedral sont deux endroits magiques qui méritent largement qu’on souffre un peu pour les atteindre ! Cette randonnée fera partie des musts de notre séjour.

Pas d’autres balades pour aujourd’hui : le temps se couvre, l’orage gronde mais donne à peine quelques gouttes de pluie.

En soirée, nous nous rendons à une autre adresse déjà expérimentée l’an passé : Cow Boy Blues Restaurant puis passons notre deuxième nuit au Prospector.

Golden Cathedral

En passant par la Scenic Road 12

J30 ( 01/07) : Escalante – Boulder

Aujourd’hui une toute petite étape nous attend : Escalante – Boulder. Mais depuis deux jours des orages se développent à partir du début d’après-midi, alors une balade de matinée suffira : c’est la randonnée vers Escalante Natural Bridge. Après, on rompt avec le programme, car on a envie de se mettre au frais. Une idée : prendre la Hells Backbone Road à Boulder !

Mais d’abord direction le pont au-dessus de l’Escalante sur la très belle route 12, où chaque virage dévoile un nouveau point de vue. C’est là que démarre le sentier vers l’autre pont, naturel celui-là.

Après l’expérience « deer flies », le pantalon long est de rigueur cette fois-ci.

L’idéal serait de porter des chaussures d’eau. Nous n’en avons pas alors ce sera corvée déchaussage et re-chaussage et ce, 5 fois à l’aller et autant au retour ! De quoi faire râler Hervé !

Au bout de 2 miles, la « Natural Bridge » se dresse devant nous !

Il est bientôt midi et l’aire de pique-nique de Calf Creek n’est pas loin : c’est le lieu idéal pour manger au frais. Comme les jours précédents, la chaleur est au rendez-vous et le ciel devient plus orageux.

Sur la route 12 !

Avec de telles températures s’éloigner un peu du désert et rejoindre les Boulder Mountains devrait être une bonne option. La Hell’s Backbone Road nous amène jusqu’à 2700m : vive la fraîcheur, quelques gouttes de pluie, des bouleaux, des lupins…C’est bon !

Ensuite nous continuons jusqu’à la Hell’s Backbone Bridge qui surplombe Box Death Hollow. Vues époustouflantes sur le canyon !

Au retour un ranch retient notre attention, le Boulder Mountain Ranch (à ne pas confondre avec le Lodge du même nom). C’est ici que nous choisissons de passer la nuit : par chance une chambre est disponible, « a bunk room » mais elle fait très bien l’affaire (l’Indépendance Day approche) !

Une petite balade s’improvise, vers des cascades sur le domaine du ranch.

Nous sommes si bien que nous n’avons pas envie de bouger pour aller dîner. Nos hôtes nous proposent de nous confectionner des buritos maison avec des produits bio. Correct mais un peu cher pour ce que c’est. Pas de dessert ni même de fruit. Manger en ville aurait été un meilleur choix.

Dernière promenade dans la propriété au coucher du soleil ! Nous apprécions la fraîcheur du soir à 2000m d’altitude…..et les couleurs du ciel.

J31(02/07) : Boulder – Torrey

Pas moyen de « décoller » de bonne heure ce matin : nous nous attardons un peu sur la terrasse du ranch à la fraîche. Enfin, tout est relatif nous partons à 9h ce qui n’est finalement pas si tard !

Il y a tout de même plus d’une heure de route par le Burr Trail jusqu’à la bifurcation vers Strike Valley. Nous nous engageons sur le début de la piste mais stop ! elle est vraiment très mauvaise après le premier parking et suit un wash particulièrement boueux après les orages d’hier soir ! Nous jouons la carte de la prudence et préférons faire marche arrière jusqu’au parking. Bon, avec ça la randonnée de Upper Muley Twist Canyon est compromise car impossible d’enchaîner 3 miles de piste + 5 miles de sentier, le tout multiplié par deux, soit 16 miles, vu l’heure (10H30).

Alors, très modestement, nous nous contentons des 6 miles/ 2h 30 A/R (tout de même) pour contempler la vue au Strike Valley Overlook.

Nous suivons la fameuse piste, partagés entre le regret de n’avoir pas continué en voiture et la raison qui nous a fait rester prudents.

Du bord du chemin, vue sur deux arches.

Encore une troisième arche ? Oui, C’est Peek-a-boo Arch !

Après 2, 4 miles de piste, il reste à gravir la colline pour avoir LA vue sur le Waterpocket Fold, Strike Valley, la Notom Bullfrog Road et les Henry Mountains.

La fin de la randonnée sonne déjà l’heure du pique-nique. Reste à trouver une aire sympa. La carte nous en indique une tout juste avant les lacets du Burr Trail. C’est parfait : il reste à tirer la table à l’ombre et c’est avec une vue 4* que nous mangeons notre salade composée.

Les lacets du Burr Trail se négocient sans problème et nous voilà sur la Notom Bullfrog Road en direction de Torrey.

Une route au moins aussi belle que la Cottonwood Road !

Arrivés sur la Hwy24, je propose de jeter un coup d’œil au gué sur la Fremont. C’est là que devrait se terminer après demain notre périple à Cathedral Valley. Le panneau « River Ford » nous indique que c’est bien là….Hervé s’engage sur le chemin d’accès. Bouh, c’est humide… ! Après quelques glissades incontrôlables, je le supplie d’évacuer la première à droite pour nous sortir de là…Ouf, nous retrouvons la route principale, sans avoir été jusqu’à la rivière et très sceptiques quant à la possibilité d’emprunter cet itinéraire dans 2 jours. A suivre…

Dans l’immédiat nous poursuivons jusqu’à Torrey dans un but bien précis : randonner, me diriez-vous ? Eh bien, non, pour aller déguster des chocolats chez Cafe & Candy à Torrey (adresse déjà expérimentée l’an passé). On en rêve depuis des jours. Quelles douceurs !

Après cette pause gourmandise, il faut aller à la recherche d’une chambre. Austin’s Chuck Wagon Inn nous avait donné toute satisfaction en 2007, alors une possibilité chez eux serait top ! En cette veille de week-end férié, l’hôtelière nous propose soit une suite-famille soit la petite chambre derrière l’épicerie, sans climatisation ! La suite, non, et la chambre, faut voir ! Aussitôt vue, aussitôt prise : il fait très bon dans cette chambre (d’ailleurs dans toute la propriété en raison de la présence de grands arbres et de l’altitude, 2085m) et le prix très doux en fait une excellente affaire.

Après-midi piscine, dîner chez Capitol Reef Inn (toujours aussi bon)….ce sont les vacances, quoi !

Nottom Bullfrog Road

Cathedral Valley

J32 (03/07) : Torrey – Cathedral Valley via Loa et Fishlake

Qui l’eût cru ! Ce matin à Torrey il faut « déterrer » les polaires enfouis au fond de la valise pour prendre notre petit déjeuner sur la table installée devant notre chambre. Il ne fait pas plus de 10°, mais cela se réchauffera vite.

Aujourd’hui nous avons prévu : - Randonnée à Hickman Bridge dans Capitol Reef - Si possible Cathedral Valley avec nuit sur place.

Alors le plein de courses et d’eau (chez Austin’s y a tout ce qu’il faut) et en route vers Capitol Reef NP. D’abord l’arrêt « règlementaire » au Visitor Center pour un avis sur Cathedral Valley. Nous exposons notre projet :

- Rejoindre la vallée des Cathédrales non par l’un des 2 accès sur la 24, mais par Loa avec un détour dans la région de Fishlake (brièvement traversée en 2007) pour profiter de la fraîcheur de ces sites avant le désert.

Le ranger trouve notre projet très intéressant et ne tarit pas de renseignements. Nous ressortons avec dessin à main levée du meilleur itinéraire et plan pré-imprimé du passage à gué de la Frémont River. Il nous confirme les bonnes conditions météo : au moins 3 jours de beau temps devant nous ! Alors c’est le moment ou jamais !

Dans l’immédiat nous prenons le sentier vers Hickman Natural Bridge (2, 8miles-3hA/R)

Avant d’y arriver une autre bridge très mignonne : Nels Johnson Bridge

Voilà le pont naturel en question qui ressemble beaucoup à ceux de Natural Bridges NM !

Au retour nous jouissons d’une belle vue sur deux « highlights » du parc.

Capitol Dome, avec en avant-plan les fameux "boulders".

Pectol Pyramid !

L’arrêt de la mi-journée se fait dans l’oasis de Fruita, sur une belle pelouse peuplée de daims pour un repas tiré du sac !

Une nouvelle visite chez Cafe & Candy (on devient accros !) et c’est parti vers Cathedral Valley via Loa et la Fishlake National Forest !

Quelques pas autour du lac (Fishlake), bordé d’une belle forêt de bouleaux ! Qu’il fait bon !

Puis une petite pause devant le Johnson Lake, un peu trop fréquenté en cette veille de jour férié, alors nous fuyons sur les hauteurs au lieu-dit « Ridley Springs » pour une randonnée jusqu’à Pole Canyon (8kms A/R) sur un bout du Great Western Trail

Ici la tranquillité est assurée dans un paysage très vert !

C’est déjà la fin de l’après-midi et le moment de rejoindre la vallée des cathédrales par la Thousand Lake Mountain Road. Bien qu’étant en territoire connu (sommes passés par là en 2007), nous ne reconnaissons pas l’endroit où nous avons failli nous enliser ! A cette saison la piste est bien sèche, un peu rugueuse tout de même !

Destination atteinte : nous plantons la tente dans le camping de Cathedral Valley où il n’y a pas un chat ! Dans les toilettes, il ya bien un avertissement sur la présence possible d’un couguar, mais comme cette affiche date de deux ans (n’est-ce-pas Marie ?), cela ne nous alarme pas plus que ça !

Un coup d’œil sur la vallée. Les cathédrales sont majestueuses !

Puis un petit tour au pied des monolithes !

Profitons des couleurs chaudes de la soirée !

Retour au campement : après le dîner, assis sur une pierre au bord de la falaise, nous dissertons sur notre solitude et notre chance d’être dans ce décor unique tout en regardant le soleil se coucher.

Une petite flambée de pommes de pin (ramassage de bois interdit)….pas pour se réchauffer (la température est très agréable) mais pour l’ambiance….Et de l’ambiance il ne va pas tarder à y en avoir !!!

Une « visite » d’abord : celle d’un drôle de petit rongeur bondissant. Hervé brandit l’appareil-photo et moi, la lampe-torche. Mais tout à son excitation, le photographe oublie d’ôter le capuchon de l’appareil et s’énerve de ne pas arriver à déclencher. L’animal se sauve sous la voiture et nous ne le reverrons plus. Donc pas d’image de ce que notre documentation ultérieure révélera être un rat-kangourou ! Si vous voulez voir à quoi il ressemble, voilà un lien vers ce rongeur.

La nuit est maintenant tombée et voilà qu’on entend…. cela

D’abord à distance puis plus rapprochés, les rugissements finissent par se produire certainement à moins d’une centaine de mètres.

Nous bondissons dans la voiture et réfléchissons à la conduite à adopter. Convaincus que nous ne dormirions pas tranquilles dans la tente, nous décidons d’y faire « dormir » nos bagages pendant que nous, nous resterions à l’abri dans le 4X4. En deux temps trois mouvements, les valises sont transférées et les couchages installés dans le véhicule. Nous pouvons maintenant dormir sur nos deux oreilles. Le ou les couguars de l’affiche ne sont donc pas une légende !

J33 (04/07) : Cathedral Valley – Hanksville

J’ai passé une bonne nuit dans la voiture, Hervé pas vraiment car il n’a pas pu s’étendre suffisamment ! Réveillés par les premières lueurs du jour, nous prêtons l’oreille. Non seulement on entend le puma pousser son cri au loin, mais on a nettement l’impression qu’un autre lui répond : peut-être un couple ?

Comme il fait jour, nous craignons moins son apparition mais restons malgré tout vigilants tout en petit déjeunant puis en repliant nos affaires.

N’ayant pas véritablement envie de nous attarder ici, nous sommes sur le départ avant 7h.

Une fois dans la voiture, si le lion des montagnes voulait bien se montrer pour un petit cliché, ce serait vraiment sympa. Mais pas de chance, il restera caché !

Notre plan pour la matinée consiste à rejoindre la Hwy24 par Hartnett Road (Caineville Wash Road avait été empruntée en 2007) pour un passage du gué en fin de matinée.

Ça roule ! Mais avec de nombreux stops pour voir les différents points de vue et attractions le long de cette piste.

- Upper Cathedral Valley Overlook

- Upper South Desert Overlook

- Vue sur Temple of the Sun et Temple of the Moon depuis un col qu’on atteint après 2 miles de marche A/R.

- Lower South Desert Overlook

- Bentonite Hills

- Vestige d'un passé révolu !

Les 28 miles de piste nous amènent à la Hwy24 comme prévu vers 11H. La Fremont River est devant nous, il faut la passer. Je serre un peu les fesses, mais ça passe les doigts dans le nez et nous prenons la direction d’Hanksville (glissades évitées !).

Trois quarts d’heure plus tard nous nous attablons au Red Rock Restaurant (ça change du pique-nique quotidien). Nous avons une bonne idée car ce soir, il sera fermé pour cause d’Independance Day. Bonnes grillades et glaces.

La chaleur suffocante à Hanksville invite au repos en arrivant au Whispering Sand, motel de base avec frigo et micro-ondes pour un prix très sage ! Même un week-end férié ici ce n’est pas la foule !

Quand nous sortons en fin d’après-midi la chaleur est toujours torride ! Plutôt que d’aller visiter Little Egypt, pourquoi ne pas aller jusqu’aux Henry Mountains, destination probablement plus fraîche.

La décision est prise. Mais nous n’arriverons jamais au pied des dites montagnes, car au bout de quelques miles le voyant lumineux de la pression des pneus clignote : un pneu crevé !

Il faut alors trouver la « tige » qui permet de faire descendre la roue de secours, le crique.. . tout cela bien caché et pas tout au même endroit. Cela nous vaut quelques suées et quelques mots de travers ! Mais pas le choix, il faut y arriver. Un seul véhicule nous croise et sa conductrice ne daigne même pas nous jeter un coup d’œil. Finalement c’est fait …mais adieu doux climat des Henry Mountains. Il ne reste plus qu’à retourner à Hanksville pour réparer. N’oublions pas que nous sommes le 4 juillet.

Et bien même un jour férié, nous avons trouvé une station-service où le patron nous a fait la réparation illico ! Pour à peine 26$ !

Soirée dans la chambre : internet, visionnage des photos, et plateau -télé….pépère, quoi !

Cathedral Valley

De Green River à Park City

J34(05/07) : Hanksville – Green River.

Malgré notre crevaison, une nouvelle piste est à l’ordre du jour, celle amenant dans la partie excentrée de Canyonlands, Horseshoe Canyon pour une randonnée qui allie nature et culture, en direction de la Great Gallery et trois autres sites de pétroglyphes.

Le départ est matinal en raison du trajet : 30 miles dont 19 sur de la piste ! Et si on ne veut pas randonner sous le cagnard….Mais le ciel est couvert ce matin, alors… ?

Bon, rendons nous sur place, nous aviserons après. Nous traversons ces paysages de dunes sous de gros nuages !

A 8h30, nous y sommes mais il nous faudra une heure pour nous décider ! Que faire ? Quelques gouttes de pluie, des coups de vents, toujours des nuages, les nombreux avertissements sur les dangers et les désagréments du canyon (flash flood, éclairs, taons…), sur les difficultés de la randonnée (chaleur, dénivelé, déshydratation) n’aident pas à prendre une décision.

Après avoir tourné en rond, nous décidons finalement d’y aller mais de rebrousser chemin au moindre petit changement de temps et en ayant bien pris soin de mettre un pantalon (présence de taons indiquée !). Durée prévue dans la documentation du parc : 6, 5 miles/ 3 à 8h / dénivelé 250m.

Le temps imprévisible nous fait accélérer la cadence : on ne court pas, mais presque, dans la descente et aussi dans le fond du canyon. De toute façon, la présence de moustiques et moucherons ne nous engagent guère à flâner !

Les pétroglyphes sont superbes !

Ici Alcove Springs Gallery

Là dans Great Gallery

Nous faisons une courte pause près de la dernière galerie pour nous restaurer un peu puis reprenons aussitôt le chemin du retour tant que le temps se maintient.

Finalement ce temps couvert aura été un atout, car nous n’avons pas eu à souffrir de la chaleur, notamment à la montée finale. A 13h, nous sommes de retour au parking nettement en avance par rapport à nos prévisions.

Un peu de pluie et surtout un ciel désespérément gris nous incite à zapper Goblin Valley et à rejoindre immédiatement notre prochaine destination, Green River (la ville).

Au Comfort Inn nous restons dans notre chambre tout l’après-midi puis nous décidons tout de même d’aller voir Crystal Geyser en soirée sous un ciel d’orage

Détails…

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le photographe n’est pas tout seul. Il y a foule près du geyser (qui doit être en fin d’éruption car l’eau ruisselle encore sur les concrétions calcaires) : rafteurs, campeurs, pique-niqueurs, promeneurs, baigneurs….

Retour à Green River pour un dîner au Tamarisk Restaurant attablés derrière de grandes baies vitrées qui donnent sur le fleuve du même nom, sympa pour le coucher du soleil. Cuisine correcte.

J35 (06/07) : Green River – Park City

Nous voici à trois jours de la fin de notre voyage ! Suite aux différentes modifications faites en cours de route, nous bénéficions toujours de deux jours d’avance alors nous choisissons de les passer dans les montagnes de Salt Lake City . La station de sports d’hiver ayant accueilli des épreuves des Jeux Olympiques de 2002, Park City, est retenue. Altitude 2070m : hum, il doit y faire très bon !

Alors ce matin, le désert, c’est fini ! En route pour la montagne !

Green River…Price….Provo….la route est très belle et la ville de Provo surprenante avec ses belles maisons bourgeoises….Heber City où nous prenons le meilleur expresso de tout le Southwest (la patronne est flattée !)….et arrivée à Park City en tout début d’après-midi.

J’avais repéré sur internet un studio très mignon mais en arrivant sur place, la résidence est complète. Où trouver ? A l’accueil, le gars nous dit « Peut-être au Marr… ? » Sans vraiment comprendre la fin de sa réponse, nous faisons le tour du pâté de maisons espérant trouver un hébergement dans la résidence voisine. Au moment de pénétrer dans la dite résidence, je m’aperçois que nous sommes au Marriott Hotel. Bah, demandons tout de même les prix !

Finalement, l’hôtel n’est pas plus cher que celui que nous avions pris à Gardiner, Grand Teton ou Flaming Gorge….alors un petit plaisir pour la fin du voyage n’est pas de refus.

Nous nous installons pour les trois dernières nuits au Marriott Hotel. Ah, ça change des motels de base !

Une petit tour au Visitor Center, histoire de nous documenter sur la station… et puisque ce dernier se trouve à proximité des fameux outlets de Park City, nous nous octroyons une après-midi shopping.

Ici, aux Tanger Outlets, 50 magasins d’usine (Levi’s, Nike, Reebok, Gap, Calvin Klein, Ralph Lauren..) permettent de renouveler sa garde-robe à moindres frais. Oh, on n’a pas fait de folies…. juste renouvelé nos shorts usés jusqu’à la trame sur le slickrock du Southwest plus quelques tee-shirts et polos pour nous et pour nos enfants (gare au surpoids des valises ! ).

Tout l’après-midi y passe …et c’est presque aussi fatigant qu’une randonnée…alors quelques brasses dans la piscine du Marriott sont bienvenues.

Pour le dîner, tout juste deux étages à descendre ! Ce soir, on essaie le restaurant de l’hôtel (Park City Grill) qui nous offre une remise le premier soir (autant en profiter !). Les crevettes sautées sont excellentes avec un bon verre de Cabernet blanc californien !

Pétroglyphes de Great Gallery

Park City et environs J36 (07/07) : Park City

Aujourd’hui allons voir de plus près à quoi ressemblent les montagnes de Park City !

Nous nous rendons jusqu’à Silver Lake Village en voiture. Au Visitor Center, on nous avait indiqué qu’à partir de là nous pouvions prendre un télésiège jusqu’au sommet puis redescendre à pied.

Mais franchement il y a à peine 250 m de dénivelé, une bagatelle après tout ce qu’on a fait depuis 5 semaines…alors la montée à pied s’impose. Aller par Silver Lake Trail (2 miles), retour par Ontario Trail (2, 5 miles).

Le chemin croise à plusieurs reprises des télésièges.

Vue plongeante sur Jordanelle Reservoir dans la vallée.

Encore des névés présents près du chemin et pas plus de 10° à l’ombre (à l’arrêt, polaire bienvenue) mais chaud au soleil !

Le sentier traverse des bosquets de bouleaux !

L’après-midi se finit à la piscine de l’hôtel : après quelques longueurs, un peu de lecture sur les transats…tranquilles !

Ce soir, nous rejoignons le centre ville de Park City. Nous déambulons dans Main Street, très animée, afin de choisir un restaurant. Un trottoir puis l’autre….Il y a de nombreux restaurants, plutôt chers dans l’ensemble, à l’image de cette station assez huppée !

Notre choix se porte sur Zoom, un restaurant appartenant à l’acteur Robert Redford (ça, nous l’apprenons sur place ). D’abord attablés à l’extérieur, nous migrons vite vers l’intérieur car avec la nuit qui tombe, les températures se rafraîchissent sérieusement ! On est à la montagne ici !

« Roasted Half Chicken with an Orange-Sesame Glaze, Jasmine Rice and Ponzou Stir » pour moi et pour Hervé…. « Herb and Asiàgo Crusted Alaskan Halibut with a Red Pepper Vinaigrette, Seared Spinach and Grilled Asparagus » De quoi vous mettre l’eau à la bouche !

En sortant, on prend une petite glace chez Chocolate Factory. Oui, vous l’avez compris, nous sommes très gourmands !

J37 (08/07) : Park City – Mirror Lake Road – Park City.

C’est notre dernière journée complète ! A cette occasion nous décidons de parcourir une Scenic Byway, la Mirror Lake Road qui relie Kamas (UT) à Evanston (WY). Nous n’irons pas jusqu’au bout mais jusqu'au Mirror Lake, ce qui fait environ 50 miles l’aller.

La route grimpe doucement dans les Uintas Mountains. Qui voudrait camper sur cette route aurait l’embarras du choix, on trouve ici une multitude de campings !

Notre premier arrêt se fait aux Provo River Falls, de jolies cascades encadrées d’une très belle forêt de conifères.

La route au col de Bald Mountain passe à plus de 3500m, puis plonge vers le Mirror Lake, pas si miroir que cela malgré tout !

Nous mettons 6$ dans un enveloppe car on est ici dans une Recreation Area dès qu’on s’arrête ! L’aire de pique-nique est sympathique mais infestée de moustiques, nous finissons notre sandwich dans la voiture.

On risque tout de même le tour du lac après manger, mais on est quitte pour quelques piqûres. Familles et pêcheurs fréquentent les abords en grand nombre, ce qui fait que l’on ne s’attarde pas davantage, préférant poursuivre en voiture jusqu’au parking vers Ruth Lake.

Un sentier (1, 5 miles A/R) mène jusqu’à ce lac, beaucoup moins fréquenté et plus sauvage que le précédent.

De retour à l’hôtel en milieu d’après-midi, il est temps de préparer les valises. Pour le dîner nous liquidons notre ravitaillement….Demain c’est le grand retour !

Mirror Lake

La fin du voyage

J38 (09/07) : Park City – Salt Lake City – Paris

Ce matin il faut rejoindre Salt Lake City et pour en profiter jusqu’au bout nous quittons l’hôtel à 8H.

Nous voilà avant 9h dans le centre de la Capitale des Mormons.

Une petite visite de Temple Square s’impose ! Nous déclinons la visite guidée et préférons tout juste jeter un rapide coup d’œil aux différents bâtiments.

Impressionnants, d’ailleurs !!!

Salt Lake Temple

En une demi-heure, c’est fait ! Puis direction Museum of Fine Arts dans le Campus Universitaire.

C’est l’exposition temporaire « Monet to Picasso » qui a motivé notre visite. En attendant qu’elle ouvre, nous parcourons rapidement le premier étage et ses salles permanentes.

Une pièce du musée !

Puis nous passons le reste de la matinée à admirer les tableaux des peintres européens les plus célèbres : Renoir, Degas, Monet, Van Gogh, Dali, Picasso, Matisse et encore d’autres.

Les photos sont interdites, mais voici un lien vers les « highlights » de l’exposition.

Après cette parenthèse culturelle, revenons à des considérations plus matérielles : il est midi, où aller manger ? Nous nous rapprochons de Main Street et après avoir consulté notre guide, nous retenons « Lamb’s Grill Cafe », l’un des plus vieux restaurant d’Utah. Malgré son nom, il ne propose pas que de l’agneau mais une cuisine américaine variée. D’ailleurs je choisis du poisson et Hervé une bonne grillade.

Pour l’expresso il faut aller au Starbucks voisin et sur la place se produit un orchestre country. Dommage que l’on ne puisse pas s’attarder. Non, décidément, c’est l’heure, il est bientôt 14H….début de l’enregistrement.

Un dernier hoodoo qui trône en plein cœur de Salt Lake City !!!

A l’aéroport, après avoir rendu la voiture, nous nous présentons au comptoir d’enregistrement. L’employé après avoir ouvert mon passeport, me montre son badge : il porte le même patronyme que moi. Ravi, il me fait le check-in dans la langue de Goethe (manifestement sa langue maternelle !) et du même coup, ferme les yeux sur les 25 kg (au lieu des 23 règlementaires) que pèse une de nos valises !

Passage des contrôles, attente….l’avion décolle à 17h !

J39 (10/07) : Paris – retour maison.

11H15 : l’avion se pose à Paris-Roissy. Il faut maintenant affronter le RER avec tous nos bagages…pas une mince affaire, quand il faut passer les tourniquets avec sur le dos une tente 2 secondes (une tortue Ninja dans le métro) ! Une dizaine de stations et nous voilà à destination.

Les meilleures choses ont une fin alors....

It's really .............. the End !

Hoodoo en plein coeur de Salt Lake City

Le mot de la fin

Un voyage exceptionnel !

Plus de 7000 kms parcourus en voiture dont pas mal sur des pistes mais surtout, beaucoup, beaucoup de kms parcourus à pied !

Le fait de n’avoir réservé aucun hébergement d’avance nous a donné une grande liberté et nous a permis d’adapter le programme à la météo, surtout au début à Yellowstone où le temps était capricieux ! Cela était d’autant plus facile que nous étions en juin.

Autres avantages du mois de juin :

- Une fréquentation touristique modérée, essentiellement des Américains, quelques Européens, très peu de Français !

- Un temps sec (à partir de Moab), ce qui nous a permis de mieux pouvoir gérer les excursions sur les pistes et les sentiers de randonnée. Moins de risques de flash-flood et d’orages. Un circuit tel que le nôtre est difficile à tenir en août où les orages sont quotidiens.

- Des journées longues !

- Une flore très riche dans les déserts (non visible l'été)

Inconvénient :

- La présence +++ de moustiques et dans le fond de certains canyons de taons : prévoir pantalons et répulsifs.

Nos coups de cœur !

On a tout aimé ….le classement est difficile..

Disons que, malgré quelques aventures, ce sont des lieux où l’on a campé (car immergés dans le wilderness) dont nous gardons les souvenirs les plus forts : Dinosaur, Canyonlands, CBS, Cathedral Valley.

Sinon beaucoup d’autres sites nous ont permis des randonnées remarquables, voire exceptionnelles : ruines indiennes de Mule Canyon, Road Canyon et Moon House… Golden Cathedral…les pétroglyphes de Cedar Mesa et Horseshoe Canyon…. Arches….Natural Bridges.. Colorado NM…des lieux où nous étions toujours seuls ou presque !

Appréciant particulièrement les grands espaces vierges et la solitude qui les accompagnent, nous avons été comblés par le sud ouest américain.

Nous avons apprécié Yellowstone davantage pour sa faune que pour ses phénomènes volcaniques, mais le temps ne s’y prêtait pas.

Ce sont les endroits en général mythiques ou classiques (comme Monument Valley par exemple ) pour lesquels nous avons été le moins enthousiastes.

Bibliographie

- « Photographing the Southwest » volumes Utah et Arizona (Laurent Martres), guides auxquels Philippe (Sedonax) a beaucoup contribué.

- « Yellowtone & Grand Teton NP /Must-do hikes for everyone » (Andrew Dean Nystrom) pour la description de randonnées dans ces 2 parcs.

Routard et Lonely Planet Ouest Américain (ont seulement servis pour trouver hôtels et/ou restaurants)

Le site www.ouestusa.fr de Thierry (Wavemaster) et Philippe (Sedonax) déjà cité en introduction : incontournable pour la description de beaucoup de sites et de randonnées.

- Le site de photos de Philippe (Sedonax) www.phschuler.com.....pour vous donner envie !

Pour compléter la documentation précédente, quelques sites internet qui m'ont été particulièrement utiles pour la préparation de certaines randonnées :

- Fort Bottom J12 www.utahtrails.com/FortBottom.html - Moses & Zeus J12 www.utahtrails.com/Moses.html - Tower Arch J14 climb-utah.com/Moab/tower.htm - Confluence Overlook J16www.utahtrails.com/Confluence.html - Mule Canyon J18 climb-utah.com/CM/mule.htm - Owl Creek to Nevilles Arch J19 www.localhikes.com/...s/Owl_Creek_0000.asp - Golden Cathedral J29 www.dankat.com/swhikes/maps/neoncn.htm

Début 2009, le virus de l'Ouest Américain nous a repris et nous sommes allés découvrir l'Arizona et le Nouveau-Mexique au printemps. C'est ici.



Ile/village de pêcheurs pas trop loin de Bangkok pour quinze jours et renouvellement de visa? English translation pending
by Zorty · 2008-08-03 · 17 replies
Bonjour, Nous sommes actuellement en Inde du sud.Nous partons du 16 décembre au 2 janvier en Thaïlande pour renouveler les visas.Nous cherchons une île ou un village de pêcheur de préférence pas trop éloignés de Bangkok pour séjourner pendant ces 2 semaines.Nous avons un petit budget et souhaitons séjourner dans des endroits aux prix modestes ou l'habitant si cela est possible.Peut-on renouveler les visas dans n'importe quelle agence de voyage ou faut-il absolument se rendre sur Bangkok ou à l'ambassade? Merci
Train Tazara Dar Es Salaam (Tanzanie) - Kapiri Mposhi (Zambie) English translation pending
by SNL · 2008-08-02 · 7 replies
Bonjour quelques infos complémentaires à celles que l'on peut trouver dans les guides ou dans les forums au sujet de la liaison en train Tanzanie Zambie. Expérience en date du 15/07/2008 dans le sens Dar es Salaam / Lusaka, avec un achat des billets sur place dix jours avant.

En préambule : Quant tout va bien, il faut environ 20 minutes en taxi pour aller du centre ville de Dar (YMCA) à la gare de la Tazara, mais attention, sur cet axe les bouchons sont nombreux. Prévoyez large.

En gare, une salle d'attente dédiée aux premières classes plutôt confortable. C'est un détail qui a son importance lorsque le départ est différé de plusieurs heures...

A bord, quatre niveaux de confort : Première classe en compartiments de 4 couchettes; seconde classe en compartiments de 6 couchettes; seconde classe assise avec sièges inclinables (un wagon presque vide) et troisième classe assise (rudimentaire et chargée !!!). Nota : Nous n'avons vu aucune trace de compartiment "Sleeper" pour 2 personnes signalé par "Le petit futé".

Comme signalé dans d'autres posts, il est possible "de privatiser" un compartiment en achetant toutes les places. C'est visiblement une pratique courante. Attention toutefois, car nous avons vu des personnes qui prenaient possession de compartiments qui n'étaient pas les leurs. Dans ce cas, être ferme et demander le concours du contrôleur. Nos voisins ont quant même mis trois heures à obtenir le départ de trois charmantes dames bien incrustées. Rigolo uniquement deux minutes et quant on est observateur...

Sur 16 wagons il y avait deux voitures restaurant fonctionnant en alternance.

Tarifs : Le 05 juillet 2008, nous avons payé à 4, au guichet de Dar es Salaam, 217 800 Shillings tanzaniens (2 adultes et deux enfants de 6 et 8 ans). Cela met actuellement le tarif adulte en première classe à 72 600 Shilling tanzaniens (la moitié pour les enfants).

Dans le sens Tanzanie Zambie, deux départs par semaine, les mardis et vendredis (en théorie vers 15h50).

Durée : Sur les timetables, 41 heures de trajet total. Pour notre part, 46 heures. Des hollandaises croisées à Arusha avaient eu dans l'autre sens, 18 heures de retard! Il parait que c'est classique donc ne rien prévoir de serré en terme de timing à l'arrivée.

Offerts gratuitement au départ dans le train : une petite bouteille d'eau; 1 savon et un rouleau de papier toilette.

Tarifs à bord : le Coca à 500 Shillings ; la bière à 1500 Shillings; le plat chaud riz poulet servi en compartiment (bon et copieux) à 5000 Shillings. Même tarif pour le petit déjeuné (œufs, saucisses bacon toasts et thé ou café).

Tarifs après la frontière : 12 000 Kwacha pour chaque plat chaud.

Possibilité d'acheter de la nourriture aux fenêtres à chaque arrêt (bananes oranges, riz, beignets...) La majorité des vendeurs s'intéressent aux wagons de troisième classe où les clients sont plus nombreux. Pas idiot de s'y rendre pour les achats, mais possibilité de descendre du train sans risque (bien écouter le code de départ du klaxon de la locomotive lors des premiers arrêts). Prévoir quant même de la nourriture et de l'eau perso pour deux jours...

Confort à bord : Une couverture par couchette (un drap housse améliorera bien le couchage). Un petit coup de balai dans les compartiments par le personnel de bord tous les matins. Eventuellement utile de disposer d'une bombe insecticide pour les bestioles indésirables rampantes et volantes, mais globalement propre y compris aux toilettes.

Concernant le passage à la frontière : Change à la sauvette à bord en gare de Mbeya avant la frontière. Taux négocié à 2.6 kwacha pour 1 Shilling (ce n'est pas très intéressant mais cela peut dépanner). Pas vu de change proposé aux gares suivantes... Les formalités se douane et le règlement des visas se font en roulant. Les fonctionnaires de l'immigration passent dans les wagons. Ceux qui se sont occupé de nous étaient plutôt sympas. Et la bonne surprise : Les enfants ne payent pas de visa pour l'entrée en Zambie. Pour les adultes c'est 50 US$ Point pratique très important : Contrairement à ce qui est annoncé dans les guides, il est parfaitement possible de payer les visas en Kwatcha. Si vous disposez d'US dollars les choses seront sans doute bien plus simples, mais le règlement en monnaie locale est accepté. Nous avons assisté à ce sujet à un psychodrame assez cocasse dans le compartiment voisin (eh oui, encore lui décidément...) qui s'est finalement fort bien terminé lors du passage des autorités.

A l'arrivée à Kapiri Mposhi, il est effectivement possible d'éviter le taxi et de marcher jusqu' à l'arrêt de bus qui est à environ 1.5 km de la gare. Pour cela, en ayant la gare dans le dos, prendre à droite la piste principale qui rejoint la grande route (un bon kilomètre). A ce carrefour tourner à gauche. L'arrêt des bus est à droite un peu plus loin. De notre point de vue, la marche n'est pas forcement le bon plan car les bus attendent les voyageurs venant de la gare. Les premiers arrivés ont évidemment plus de chance de ne pas attendre le bus suivant. En tout état de cause, éviter l'option du minibus "direct pour Lusaka" stationné directement devant la gare. Des amis ont testé : Grosse galère avec changement de véhicule à mi parcours... Un bricolage pas très clair qui c'est terminé, de nuit dans Lusaka, 4 heures après l'arrivée du bus régulier...

Voilà... Disponible pour d'autres infos.

Merci au "Saint" et à son post de 2007 très précis qui nous a donné envie d'intégrer ce trajet en train dans notre voyage. L'expérience est franchement très très sympathique.

Au fait... Au fil du trajet, préparez vous à agiter les mains car tous les gamins se précipitent pour voir le passage du train. Des milliers de visages rieurs, de sourires complices ou de saluts enthousiastes auxquels vous ne pourrez pas manquer de répondre... Une sorte de fête, longue de 1852 km, à travers des ambiances et des paysages dont on ne peut se lasser...
Grand tour du nord-ouest du Vietnam English translation pending
by Larsay · 2008-07-26 · 42 replies
Bonjour tout le monde

Depuis le temps que je voulais ecrire ca, c'est fait! On part quand? LE VIETNAM DU NORD-OUEST (Hanoi-Mai Chau-Sonla-DBP-Lai Chau-Phong Tho-Sapa)

HANOI-HOA BINH-MAI CHAU

A Hoa Binh, faire un petit détour et grimpez la colline à gauche du barrage, où se dresse la gigantesque statue d’Ho Chi Minh. Vue magnifique sur toute la région

La route ne commence à être belle qu’après Hoa Binh

MAI CHAU

A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenue l’usine à groupes et il serait grand temps que le Chef du Village ou autres responsables interdise l’entrée du village aux voitures (visiblement, les touristes sont trop fainéants pour marcher 50 m avec un sac !!!!!!!). Ceci dit, c’est quand même à faire, d’autant plus que c’est près de Hanoi donc parfait pour une excursion de 2-3 jours.

Bang La est un très charmant petit village thai avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôte très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/ karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses :

Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti : « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).

Possibilité de trekking super dans les montagnes avoisinantes. Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Traverser la rizière et le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir ! Si vs êtes en forme, continuer le chemin, ca finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dzao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôte. Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.

Pour les fortunés, je signale l’ouverture d’un hôtel de luxe ($100-150) à l’entrée de Mai Chau, avec piscine etc. (le proprio est autrichien et fait des sous à Bangkok)

MAI CHAU-SONLA

La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande !

A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire.

Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette entourée de montagnes de 5 km sur 2. En 1952, le Général Salan, alors Commandant en Chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Laos. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire massacrer les colonnes françaises. Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installés par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.

En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.

A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union Hotel, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange très bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs !!! (par contre, il y a à la réception une petite mignonne qui parle bien anglais). Allez plutôt dormir au petit hôtel moderne en face ; pas un traite mot d’anglais mais petites chambres sympas à 8-12 dollars.

Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’ile de Poulo Condor (maintenant Phu Quoc) est intéressant à voir, surtout le petit musée avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers; la seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) ; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas ? Et pourtant, il ya beaucoup à dire sur le sujet !

A faire : la Tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (attention aux pieds en bas des marches : il est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que …….)

SON LA - DIEN BIEN PHU

Je vous signale que les Viets ne comprennent pas le mot « Dien Bien Phu », qui est le nom du canton « phu » en vietnamien). Le nom exact de la ville est Dien Bien.

Avec la route de Cao Bang à Ha Giang, la route Sola-DBP est la plus épouvantable que j’ai faite au Vietnam : sur plus de 100 km, une nouvelle route tranchant à travers les montagnes est en construction, l’un des plus gros chantiers actuels du pays. On passe sans arrêt de l’ancienne petite route goudronnée avec virages « non-stop » à la nouvelle route –en terre et bourrée de gros matériel. Compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :

A faire absolument : le QG de Giap

A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4 km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20 km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25 km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.

DIEN BIEN PHU

A voir pour se rendre compte de l’insondable connerie militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 51 jours de bombardement jour et nuit !

Il reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi!

Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien.

Je ne connais que l’hôtel Muong Thanh(le Routard signale des ours en cage, ils ont disparu). Piscine. Chambres de 12 000 à 400 000 dongs. Les moins chères, très sympas, dans la maison en bois originelle, sont douches communes uniquement, et les plus chères ont une caractéristique rigolote : ce sont de grandes chambres en L, le lit dans la grande branche et la télé dans la petite…. donc on regarde la télé d’abord et après on se couche !!! Excellente cuisine, mais le service…un poème ! Hôtel gouvernemental, tout le monde s’en fout ! Par contre, gènes obligent (DBP est en plein pays thaï), les nanas du salon de massage sont TRES entreprenantes ; y’avait pas 5 minutes que j’étais dans ma chambre que l’une a rappliqué : super belle mais bourrée de drogue jusqu’au trognon, donc, hélas, je l’ai virée

DIEN BIEN-LAI CHAU (MUANG SAY)

Le bordel des noms de villes dans le coin, c’est étonnant ! Le vrai nom de la ville, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est le nom de la province ; ce sont les français qui ont baptisé la ville Lai Chau ; comme elle doit disparaitre sous un barrage (terribles inondations dont une a tout détruit), les Viets ont décidé de transporter la capitale du coin à ce qui était avant Tam Duong, et de donner au village de Lai Chau, car il y en a un, le nom de Tam Duong. Fallait y penser ! DONC, le Lai Chau des français, celui où s’arrêter absolument, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est Tam Duong, et Tam Duong, c’est Lai Chau ; see what I mean, man ? En plus, confondez pas, un peu plus loin, y’a un Muang Cha !!!!!!!!!

Super hôtel avec bouffe divine servie sur terrasse : le Lan Anh : www.lanahotel.com, hotelananh@yahoo.com. (attention, ils en ont un autre à Phong To, donc bien précisez Lai Chau). Belles chambres pour tous les prix dans des maisons en bois.

A faire absolument : Déo Van Long

Traverser le pont suspendu situé au milieu du ville (juste avant le Lan Anh), tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1, 5 km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long (quelques ruines au coin de ce qui est maintenant l’école, à la sortie gauche du village), un tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée avec Vincent Auriol). On dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.

Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé.Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !

MUANG SAY (LAI CHAU)-PHONG THO

PS: on dit que la route passant par Sinh Lo est magnifique, mais que les gens n'y sont pas sympas du tout, Commentaires please!

Attention: sur certaines cartes, et pour les Thais locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont.

Petite ville d’étape quasi obligatoire vu l’état actuel des routes. A 2 ou 3 kilomètres avant d’arriver à Phong To, une petite route prend à droite direction le charmant village thaï de Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; lui, le Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Il est célèbre pour ses 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route, très chouette, elle longe la rivière, et vous arrivez à Paso après 15 km ; à gauche sur le grand pont et à gauche pour l’hôtel.

Lan Anh Hotel (mêmes propriétaires que celui de Lai Chau). Sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche (vu que la propriétaire, une belle garce bien conservée de 40-45 ans qui doit être impitoyable, a l’œil ouvert en permanence).

PHONG THO-SAPA

Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong –enfin, Lai Chau, vous me suivez ? S’arrêter pour déjeuner dans un des nombreux restaus de cette ville moche à se tirer une balle d’AK 47. Après déjeuner, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifiques paysages. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.

SAPA 2 conseils :

Les H’mongs sont, avec les Sherpas, les meilleurs marcheurs de montagne du monde. Faites bien comprendre à votre guide que vous êtes là pour admirer les paysages et prendre des photos, pas pour faire un marathon, sinon, ils marchent –et grimpent- à leur vitesse normale et…amusez-vous bien !

Ils détestent qu’on les appelle Miao, nom donné par les français –« chat » en viet- à cause de leur faculté de grimper tout droit comme des chats.

Je vais pas vous faire une salade sur Sapa et Bac Ha, tout a été dit et redis

PS : tout le monde va de Hanoi à Sapa en train de nuit, et tout le monde à tort ! La route est magnifique et se fait sans problème dans la journée (10-11h), et les petites Dzao, avec leurs cheveux qui leur descendent parfois jusqu’aux mollets, elles sont très mignonnes en costume national
Formalités pour passer du Tadjikistan au corridor du Wakham en Afghanistan? English translation pending
by Fotoman · 2008-07-17 · 13 replies
Bonjour,

J'aimerais aller du Tadjikistan au corridor de Wakham en Afghanistan et revenir sur le Tadjikistan. Est ce quelqu'un aurait réalisé ce voyage? Est ce que la frontière est ouverte? Faut-il un permis pour les régions traversées au Tadjikistan? Où peut-on obtenir le permis pour la région du Wakham en Afghanistan? Est il possible de revenir par le même chemin (faut il un autre visa Tadjik?)? Concernant le corridor de Wakham en Afghanistan, quelqu'un a t-il un itinéraire à me conseiller et des conseils? Merci d'avance pour ces infos. Boris
Camping dans les Rocheuses canadiennes en août English translation pending
by Dompat · 2008-07-12 · 11 replies
bonjour,

nous partons début aout pour un périple de 15 jours dans les rocheuses en camping-car et nous avons quelques interrogations : est-il raisonnable de débarquer à calgary et de ne pas avoir d'hébergement réservé pour la 1ère nuit, peut-on trouver facilement quelque chose malgré la haute saison ? A quel climat et température peut-on s'attendre au mois d'aout ? Est-on dévorés par les moustiques ? Et enfin, comment sont les campings dans les rocheuses ? je crois qu'on ne peut pas faire de camping sauvage ? peut-on faire du feu dans les campings "autorisés" et faut-il prévoir une grille de barbecue ou bien tout est sur place ? merci enfin si quelqu'un a fait le même périple en camping car de nous donner leurs impressions .... bons voyages à tous sur les routes du monde domi
Achat de porte-bagages / VTT tout suspendu English translation pending
by Julerty · 2008-07-11 · 11 replies
Bonjour à tous, je souhaite investir dans un porte bagage pour équipé mon Lapierre Xcontrol (c'est pas celui là mais l'architecture est la même) :

http://www.cycles-lapierre.fr/lapierre/fr/VTT/produit/caracteristiques/X-CONTROL-410

Je souhaiterais donc avoir des avis d'utilisateurs sur deux types de porte bagage : porte bagage SUR TUBE DE SELLE

http://www.axiomgear.com/product/racks/seatpost_racks/product.php?id=149

http://www.axiomgear.com/product/racks/seatpost_racks/product.php?id=147

http://www.cyclo-randonnee.fr/porte-bagage-53/porte-bagage-pour-tige-de-selle-15-kg.-noir-/-363--429.html porte bagage SUR HAUBANS

http://www.axiomgear.com/product/racks/rear_suspension_racks/product.php?id=137

http://www.oldmanmountain.com/Pages/RackPages/RackGalleries/Pages/csRear_gallery.htm

http://www.oldmanmountain.com/Pages/RackPages/RackGalleries/Pages/sherpaRear_gallery.htm

http://www.veloplus.ch/DesignedbyVeloplus/STRELAGepaecktraegerfuerFullysvonVELOPLUS.aspx

Tout d'abord si vous connaissez d'autres modèles tout aussi intéressant (selon mes critères : environ 1kg, supporte au moins 15kg, diamètre tube de selle 32mm) merci de me les communiquer. Deuxièmement si vous connaissez des magasins en France qui vendent ces modèles je suis également preneur. Enfin, je rentre dans le vif du sujet, ce qui m'intéresse en particulier est de savoir avec quel type de porte bagage (fixation selle ou haubans) le vélo aura un meilleur comportement, évidemment en terrain accidenté. Personnellement je penche pour la solution sur haubans (centre de gravité plus bas) mais je me demande si l'efficacité de la suspension est la même avec le poids directement sur les haubans.

Merci de vos réponses
En direct du Canada et des Etats-Unis (juillet 2008) English translation pending
by SDanneaux · 2008-07-08 · 118 replies
Salut les gars, je vous tiens au courant de mon voyage.

Récit écrit et vu par ma Femme ! 😛 (Photos plus bas !)

Jour 1:

A Marseille, on a eu une greve des agents de sureté (leger contre temps dans l'enregistrement)

Apres 8 heures de vol, on est arrivé à Montreal à 17H, l'avion a du rester au sol sans nous débarquer car la porte d'évacuation était occupé par un autre avion. (30 minutes de temps perdu ...)

Puis on va à l'immigration, une file d'enfer interminable nous attend comme dans les parcs d'attractions, puis greve des bagagistes mdr. (1h de perdu !)

Il n'y avait plus de voiture de location de notre catégorie qu'on avait déjà réservé, donc ils nous ont augmenter la classe. (full size !) Une dodge charger nous attend alors (voir photos plus bas) !

On roule dans la ville embouteillage, c'était difficile à trouver l'hotel et enfin quand on le trouve, vous allez pas le croire, greve et oui encore, des agents de l'hotel, les chambres n'étant pas prete, on nous demande de choisir entre 3 hotel et pour le surplus c'est à leur charge.

Tout benef on as pris le plus cher avec petit dej offert (voir photo de l'hotel), il est chez nous 22H15 et chez vous 04H15 et on a fait appel au room service car trop fatigué pour descendre chercher un resto en sachant que les cuisines des restos ferment vers 22H 22H30.

Jour 2:

le réveil se fait à 5H du mat vu le décalage horaire dans un lit taille king. aussi long que large !!😛

La vue que je vais vous envoyer de la chambre est magnifique.

Petit dej à volonté, c'était un régal.😎

Puis on prend la voiture, après avoir régler le repas du soir de la chambre ainsi que le parking, et là notre ticket pour sortir du parking ne marche pas un gars viens et appelle l'hotel pour etre sûre que l'on a payé.

Juste derrière nous dans la sortie un gars anglais ou canadien, nous kalxone car on bouche la sortie et apres plusieurs klaxon sort de la caisse en trombe et nous insulte ou du moins lolo mort de rire laurent as tous compris comme insulte et à tres bien répondu. du moins moi seul dans la caisse a voir la scene j'ai eu un peu beaucoup peur.

Ca a commencé à dire take in easy, puis shut up, puis c'etait fuck you, fuck of, move your fucking ass, i kick your ;.... Voila !!!! 🤪😠

Ah oui aussi on avait pas le bon adaptateur pour l'ordinateur donc peut plus marcher on cherche une boutique ou l'on trouve la prise du chargeur norme canadienne et américaine bon bref, on sympathise avec le gars on parle des différences de nos langues lui dit qu'on parle vite meme tres vite et qu'on chante. apes c'est explication il nous donne quelques insultes à dire en canadien trop bon, on a eu un cours d'insulte lol.

Là on est arrivé a shawinigan hotel confort inn. et on se repose !

Amicalement

Premiere impression positive mais cela fait bizarre d'etre dans un pays moitié anglo saxon moitié frenchie ... bizarre, Montreal a l'air d'avoir du bon potentiel ! 😊 voila la dodge charger :



La vue de Montreal (de notre chambre) le repas du room service (trop fatigué pr chercher un resto) 1 er fast food à A&W : Le buffet du pdj :

la vue de nuit :

la chambre 4**** classe affaire lol ! lit ultra king size

Ca vous plait ? J arrive tout juste à l'hotel de Chicoutimi ... bientot les photos de today ! :wait

Jour 3 :

Sur la route, on est allez au parc de la mauricie, où la veille ils ont retrouvé un couple qui se sont perdu dans les bois. Et en fesant une petite randonnée on s'est fait attaquer par les moustiques et comme laurent à un tres bon sang même succulents et ben lol mdr il est défiguré du corps.

Apres notre attaque on est arrivé au lac du fou à un point de vue bof.

Les points de vue des parcs nationaux aux USA sont beaucoup mieux renseigné qu'au canada où on le voit au dernier moment donc attention au coup de freins ouïlle. Il sont aussi moins nombreux et moins abordable ! Le sens de l'organisation américain depasse largement ceux des canadien !

Donc à notre retour dans la voiture, on est parti dans la ville 'La Tuque', on est parti manger à KFC (Kentucky Fried Chicken) ah non pardon au canada c'est PFK (Poulet Frit du Kentucky) et à la place des frites j'ai eu le dictateur lol non je plaisante cela s'appelle poutine, au fond de la barquette on a des frites puis du blanc de poulet avec chapelure qu'ils appellent pop corn de poulet ensuite par dessus du fromage et enfin une sauce.





En plus, dans le PFK, la serveuse avait l'accent canadien comme les ch'tis trop drole ou du moins comme ceux qui sont du terroir.

Puis on est allez dans une pharmacie à ne pas confondre avec la notre, pour eux c'est supermarché. Et là on achete les butterfinger pour laurent (barre comme chocolaté sauf que c'est à base de beurre de cacahuète), et au moment de payer la vendeuse nous demande si on a une carte air smile (carte fidélité comme en france avec les cartes smiley's) mais pourquoi nous pose t'elle cette question alors qu'on est étranger et que c'est sûre que l'on as pas. Voila comment ils parlent et meme ici on demande la carte "RRRR MiLeSSS" Bon j'ai trouvé un petit lien rigolo pour vous montrer l'accent de la femme de PFK et le fait de demander la carte air smile :
http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=291

A aussi j'ai acheté un jeux à gratter qui a du succès en ce moment.

On est allez ensuite au lac saint jean où on en a eu marre car c'était trop mal indiqué pour arrivé à la plage en plus qu'il y avait que des terrains de camping donc on a décidé de partir vers notre 3 eme étape Chicoutimi à l'hotel Comfort Inn encore.

Un petit tour au burger king (Un bon Whooper nous attend !)

Parc National Redwood et les séquoïas géants (Chandelier Tree, Shrine Drive Thru Tree...) Californie English translation pending
by Kimy6791 · 2008-07-06 · 39 replies
Je suis en train de finaliser mon circuit dans le Nord Ouest Américain, du 31 août au 15 septembre. En juin 2006 nous avons visité l’état de Washington et le nord de l’Oregon sous la pluie (le déluge pour l’Oregon). Malgré le mauvais temps, nous avons beaucoup aimé cette région, et nous avons décidé d’y retourner.

Nous réserverons la 1ère nuit à Seattle, et après nous avons prévu :

Mt Rainier NP, Mt St Helens, la Historic Columbia River Hwy, West Cascade Scenic Bwy, Crater Lake NP, Redwood NP et retour par la côte et la Péninsule Olympic.

J’ai un peu de mal à organiser la partie Redwood NP. J’ai bien compris qu’il y a le National Park, des States Park, Av of the Giants….

Mais j’ai aussi trouvé 3 "Drive-Through" Trees : -Klamath Tour Thru Tree : Klamath, au nord du NP, -Shrine Drive-Thru Tree : Myers Flat, 90km au sud de Eureka, -Chandelier Tree : Leggett, 144km au sud de Eureka.

Le 1er est sur notre route, donc pas de problème, on s’arrêtera. Mais pour les 2 autres, ça fait quand même beaucoup de kms (même si les détours ne nous font pas peur).

Je n’ai pas trouvé grand-chose sur le forum au sujet de ces 3 arbres. D’après plusieurs sites internet, ils ont toujours « debout ». Alors je fais appel à vous. Et un grand merci à tous ceux qui pourront me renseigner.

Pour VAZYVITE. Je me suis beaucoup inspirée de ton circuit de l’année dernière, mais tu ne parles pas de ces séquoïa…..
Récit d'un voyage de quatorze jours en Californie au mois de juin 2008 English translation pending
by Sebetlaeti · 2008-06-27 · 13 replies
bonjour,

en quelques mots nos impression sur notre périple.

C' ETAIT GENIAL !!!!

alors, les présentations, nous étions 3....mon amie et moi...la trentaine...et un petit gars de 20 mois.....

notre parcours: on commence par 5 j a San Francisco puis location de voiture pour yosemite - gilroy - monterey - carmel-big sur- santa barbara - los angeles.

San Francisco: vraiment, la réputation n'est pas usurpé..et 5 jours n'était pas de trop... coup de coeur pour la traversée du pont en vélo .... d'ailleurs...le vélo est également la bonne solution pour la golden park car nous, on a fait une partie à pieds..et c'est très très grand!)

le petit dèj à nothern beach (chez mama...en semaine!!) suivi de la montée à coit tower..puis redescente par les escaliers de fillmore jusqu'à levis plazza.

aller à casttro et haight asbury (avec le tram qui va de fisherman wharf à castro par market street)

une petite ballade en cable car....

mais surtout, c'est une ville trés agréable pour se promener...flaner....

nous avions en plus trouver sur SNxF VoyaXXes un super hotel:

le fairmont, sur nob hill..-70%...cela faisait encore 80€ qd même...

ajouter à cela du beau temps....le pont visible 80% du temps...bref...que du bonheur....

puis nous avons loué une voiture (chez ALAMO via eb..ker - 180€ la semaine + 50$ siège auto enfant) une toyota RAV4 trés bon choix!!!!

donc départ pour yosémite le matin..arrivée en fin d'aprés midi....extraordinaire paysage (oui, je sais....j'abuse des superlatif..mais bon...) on avait réservé au WAWONA (100 $ sans Sdb) la aussi..rien à dire...cadre idéal...avec ou sans enfants.

le lendemain...mariposa grove (à coté de l'hotel...)puis ballade dans la vallée. le soir, on repart et on couche au yosemite bug à mariposa...sorte d'AJ un peu cher pour un AJ, (110 $ chambre avec SdB...sinon 40 $ tente cabine) mais super cadre... le truc AJ, on le retrouve dans la gestion...pas terrible...on a attendu 1h30 pour qu'on nous trouve les bonnes clés de la chambre !!! = -10% + petit déj gratuit cependant l'ambiance et la bouffe sont sympas.

le lendemain....retour vers la cote...arrêt à gilroy pour les magasins d'usine (finalement....la perte de temps ne vaut pas l'arret...on trouve des soldes partout dans les grandes villes)

puis arrivé à Monterey. On choisi le Padre Oak Motel pour 2 nuit.(50$ la nuit...honnête)

le lendemain..aquarium...trés bien...puis ballade à Monterey et carmel.

la aussi...on peut gagner du temps et partir le soir même pour plutôt dormir sur bigsur...

car le lendemain...on a fait la route entre carmel et santa barbara: superbe...on regrette vraiment de ne pas avoir dormi sur big sur....

on a fait la visite du hearst castle..trés sympa........encore plus si on maitrise la langue ....

a noter que là...comme pour l'aquarium...comme partout où on est allé d'ailleurs..pas de queue...ni d'attente...(malgré ce qu'on lit sur les guides)...donc..conseil : partez entre entre 25 mai et le 10 juin !!!!

après..on enchaine santa barbara..(motel "Orange ..quelque chose"..sur la rue principale...chambre à 95$ trés grande) .le soleil.....un mélange de riches..d'étudiant..de SDF aussi... une ville où on se sent bien....

puis Los Angeles..on avait qq a priori négatif (Cf messages du forum)..

et ben...aprés un nuit prés de l'aéroport..on a passé une super journée...

pas de dysney (petit gars trop jeune)..ni de studio universal..(brulé😏)

mais le matin, petit dej et ballade sur Hollywood boulevard l'aprés midi..ballade et plage sur santa monica et venice.... top....

bref...bien les boules de repartir....

vraiment...les américains ont été trés sympas...nous avons été trés bien accueillis partout...

pour les enfants...tout est prévu..(sauf peut être le lit bébé dans les motels...) n'hésitez pas à me contacter si vous désirez + d'infos...

et merci au forum..qui aprés notre voyage en bolivie et au perou en 2005 nous a de nouveau bien aidé.
Danger de présence d'ours en Slovénie pour un groupe de marcheurs? English translation pending
by Gratteur22 · 2008-06-24 · 31 replies
bonjour a tous, je pars avec 1 ami et une amie cet été en croatie et nous passerons par la slovenie la traversée se fera donc a pieds.existe t'il un risque a partir dans les forets ou autre par la prescence des ours (et des loups aussi non?)

comment peut on passer par la nature sans prendre de risque voila ma question et si non comment limiter les risques.(quels sont les endroits ou forets a éviter?)

merci d'avance

françois
Visiter la ville de Sedona et ses alentours? (Arizona, États-Unis) English translation pending
by Cactusdu31 · 2008-06-20 · 38 replies
afin d'éviter la cohue autour de grand canyon nous pensions faire un arret à Sedona ; le site est, d'après les guides, très beau . qu'en pensez-vous ? merci
Equipements de randonneur English translation pending
by Ecovillage · 2008-06-17 · 12 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je pars vagabonder fin de la semaine, je vais voyager à pied/train et me rendre sur des lieux de vie style ferme pour faire du bénévolat. Je serais donc loger sur place chez l'habitat ou en camping. Je travaillerais donc principalement sur ces lieux (maraichage, jardinage, soins aux animaux, construction de batiments avec materiaux naturels...) et le reste du temps ca pourra se faire de petites ballades ou vagabondages dans les campagnes.

Voilà, j'aimerais emporter un sac à dos, plus pratique qu'un sac de voyage surtout si je compte entre les bénévolats vagabonder un peu. Mais en même temps je serais souvent sur place et donc j'aimerais emmener quand meme du confort et pas mal d'habit. Toutefois j'aimerais que mon sac ne soit pas une grosse masse et que mon equipement soit fonctionnel.

Donc deja pour les chaussures quoi emporter ? Une paire de chaussures de marche montante (vraiment utile, poids ? etc..) avec une paire de basket + une paire de detente (tong, chausson, etc) ou bien une paire de chaussure de marche legere à la place de la montante ?

J'aimerais amener deux short/bermuda et deux pantalons. preference short ou bermuda, pantacourt ? Quel type de pantalon ? (marche, jean, matiere, etc...)

sous vetements c pas tres lourd donc ca va mais là encore, une matiere speciale, facile à laver et confortable ?

Pour le haut, 4 tshirt, un pull leger, un gros pull et une veste qui tient un peu chaud et surtout qui soit impermeable. Là encore que me conseillez vous, quelle matiere ? à des prix raisonnables tjs bien sur. (je demande pas le must de l'impérmeabilité non plus, je compte pas marcher des heures sous la pluie)

Je pense ramener avec moi une grosse gamelle, avec une cuillere un couteau suisse, j'aimerais acheter egalement un plus grand couteau style couteau rambo, pour tailler du bois ou eventuellement pour faire peur si je dors dehors au milieu de nulle part une fois. que me conseillez vous pour ce dernier ? Bon apres le petite equipement de base où je prendrais les details sur des listes toute faites en ce qui concerne la pharmacie, etc...

Pour la tete, pour le soleil, une casquette c'est bon ou faut il autre chose ? (foulard, etc...) Voilà je pense ramener deux bouquins de poche aussi, lecteur MP3, jumelles. Bon vous me direz ca parait lourd tous ca, trop de petites choses, trop d'habits... mais je ne compte pas ramener d'abri (tente) et peut etre pas de sac de couchage... à voir. En tout cas, j'aimerais qu'avec le sac le poids ne depasse pas les 15 kilo. Etant donné que je compte pas de faire de longues randonnées, ca doit etre supportable ce poids.

Ah oui aussi le sac, bien sur, j'aimerais un sac fonctionel et aussi j'aimerais que mes habits ne soit pas de vieux chiffons sorti du sac alors que me conseillez vous pour que ca n'arrive pas ?

j'attends vos conseils avec impatiences :)
Chine du 16 juillet au 13 août: achat des billets de train English translation pending
by Biped · 2008-06-12 · 6 replies


Salut,

Je pars un mois en Chine - 16 juillet - 13 Aout 🤪...mauvaise période!!! j'aimerais voyager en train pendant cette mois. Il paraît qu'il est parfois difficile d'obtenir des place? Vous pensée que c'est possible d'avoire de places en achetant sour place trois jour a l'avance pour de grandes villes : Luoyang, Xi an, Guilin, Shanghai? Je cherche un compagnon de voyage (pas d'importance l'age sexe, la période et la durée de son voyage...)si y a un eventuel intéressé qu'il me contacte! au plaisir

Merci, Daniele

"Where is the Life we have lost in living? Where is the wisdom we have lost in knowledge? Where is the knowledge we have lost in information?" T. S. Eliot
Voyage de noces de trois/quatre semaines en Australie English translation pending
by Trinity78000 · 2008-06-07 · 24 replies
Hello,

Pour notre voyage de noce, nous souhaiterions partir en Australie, cela concrétiserais mon rêve d'enfance🙂

Nous disposons de 4 semaines maxi. Je ne souhaite pas passer par un TO, j'ai trop peur de m retrouver bloquer par des visites guidées et autres bêtises du genre.

Seulement je ne sais pas trop comment m'y prendre pour organiser tout ça. Autant les USA je l'ai fait sans soucis mais là, je bloque, peur de louper des trucs, de me planter sur le nombre de jours à passer dans certains endroits...

Si vous avez des conseils je prend! Merci
Où trouver un vélo de randonnée au Québec? English translation pending
by Pynuss · 2008-05-28 · 25 replies
Bonjour à tous!

Je suis actuellement en train de préparer un voyage à vélo au Canada et aux USA, et je cherche un ou des magasins de vélo au Québec où je pourrai trouver de bon vélos de rando costaud, pour un prix pas trop excessif. Vous avez des noms à me donner? merci beaucoup!
Voyage dans l'est de l'Australie en septembre 2008 English translation pending
by Sudiste13 · 2008-05-27 · 6 replies
Bonjour,

Voici le programme que nous avons décidé de faire en Australie,

Pourriez-vous me donner votre avis et, lors des journées libres, me dire ce que vous pensez qu'il est primordial de faire

Les critiques des hôtels ou compagnies aériennes, les restos à faire, le climats ou tout autre information ... sont aussi bienvenues

Merci d'avance

03 SEPTEMBRE : Envol à destination de Hong Kong à bord du vol CATHAY PACIFIC 260 à 14h.

04 SEPTEMBRE : Atterrissage à Hong Kong à 7h30 - Envol pour MELBOURNE par le vol CATHAY PACIFIC 163 à 9h20 – Arrivée à 20h25. Hôtel Ibis.

05 / 06 SEPTEMBRE : Journées libres à MELBOURNE ==> il y a la finale du mondial de footy, est-ce interessant ?

07 SEPTEMBRE : Excursion avec un guide chauffeur francophone : la spectaculaire Great Ocean Road

08 SEPTEMBRE : Vol sur Adelaide (vol Quantas 681 à 11h10 – Arrivée à 12h) - Hôtel Mercure Grosvenor. Reste de la journée libre

09 SEPTEMBRE : Départ excursion de 2 jours à Kangaroo Island Route matinale pour prendre le ferry et découvrir l’île sauvage de Kangaroo en véhicule 4x4 qui offre un aperçu unique sur le monde australien originel : falaises escarpées, plages sauvages, villages hors du temps, bestiaire incomparable... Déjeuner en cours de visite et nuit au Ozone Seafront Hotel

10 SEPTEMBRE : Kangaroo Island / Adélaïde Poursuite de la visite de l’île. Retour sur Adélaïde en avion et transfert à l’hôtel Mercure Grosvenor

11 SEPTEMBRE : Vol pour Sydney (vol Quantas 738 à 9h35 – Arrivée à 11h55), hôtel Travel LodgePhilipp Street

12 / 13 SEPTEMBRE : Journées libres à SYDNEY

14 SEPTEMBRE : Excursion aux Blue Mountains Départ pour une journée d’excursion en compagnie de votre guide-chauffeur francophone, en direction des paysages de montagnes de l’arrière-pays de Sydney, le Parc National des Blue Mountains. À Leura, vue sur les Three Sisters dans une magnifique forêt d’eucalyptus. Balade à pied dans la végétation luxuriante avant le déjeuner avec vue sur la vallée de Jamison. Visite du Grand Canyon d’Australie, en passant par Mt Victoria. Retour sur Sydney avec arrêt dans un parc animalier pour découvrir la faune spécifique d’Australie : koalas, kangourous, émeus, wombats, dans leur environnement naturel.

15 SEPTEMBRE : Le matin, envol pour Ayers Rock (vol Quantas 728 à 9h50 – Arrivée à 12h55). Hôtel : Outback Pioneer Lodge. L’après-midi, marche dans les canyons des Olgas ou “Kata Tjuta”, le long de la Vallée des Vents. Puis coucher de soleil sur le rocher rouge, le Uluru sacré des Aborigènes.

16 SEPTEMBRE : Départ matinal pour assister au lever du soleil sur Uluru, marche autour de sa base jusqu’à la gorge de Kantju. Découverte des peintures rupestres de Mutitjulu. Visite du Centre Culturel consacré à la culture Anangu. Départ pour Kings Canyon. Arrêt à Kings Creek pour visiter un ranch traditionnel de l’outback. Hôtel Kings Canyon Ressort

17 SEPTEMBRE : Balade au sommet du canyon, le Rim Walk, ou à la base, dans la Kings Creek Walk (selon notre état et la difficulté). Puis départ pour Alice Springs. Piste jusqu’à Gosse Bluff. Balade à Simpsons Gap. Hébergement au All Seasons Oasis

18 SEPTEMBRE : envol pour Darwin (vol Quantas 1936 à 11h55 – Arrivée à 13h50). hôtel Palm City. Reste de la journée libre.

19 SEPTEMBRE : Départ pour excursion de 2 jours dans le parc du Kakadu Départ pour l’Adélaide River, où vivent grues et martins pêcheurs en compagnie des buffles et des impressionnants crocodiles. Dans le parc de Kakadu, découverte des fresques aborigènes d’Ubirr Rock, datant de plus de 20 000 ans et dominant la Terre d’Arnhem. En fin d’après-midi, installation à l’hôtel Aurora Kakadu

20 SEPTEMBRE : Promenade matinale à Nourlangie Rock, véritable galerie d’art aborigène en plein air avant de faire une croisière sur les Yellow Waters, au milieu des oiseaux aquatiques et de quelques crocodiles. Visite du Centre Culturel Warradjan, avant le retour sur Darwin avec une pause à l’auberge mythique Bark Hut Inn. Arrivée en milieu d’après-midi. Hébergement à l’hôtel Palm City

21 SEPTEMBRE : envol matinal à destination de Cairns (vol Quantas 1871 à 7h15 – Arrivée à 10h10). Journée d’excursion dans le Parc National de Wooroonooran, au sud de Cairns : marche, observation de la faune des marécages, visite de la ferme aux crocodiles de Johnstone River, déjeuner-buffet à la Central Tavern, baignade à Babinda Boulders et Josephine Falls, apprentissage de la culture aborigène dans la vallée de Goldsborough.

22 SEPTEMBRE : Journée de croisière en catamaran jusqu’à la Grande Barrière de Corail qui s’étire sur près de 2000 km au large du Queensland. Déjeuner-buffet à bord.

23 SEPTEMBRE : Journée libre à Cairns - On envisage un survol en petit avion de la grande barrière de corail (moins cher que l'hélico)

24 SEPTEMBRE : vol retour vers Paris : Vol CATHAY PACIFIC 102 pour Hong Kong à 15h15 – Arrivée à 20h20. Puis Vol CATHAY PACIFIC 263 pour Paris à 22h50.

25 SEPTEMBRE : Arrivée en FRANCE
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Séjour de dix-sept jours dans l'ouest du Canada English translation pending
by Ksuscha · 2008-05-22 · 10 replies
Bonjour, Nous allons partir au Canada en août et on a même une idée de ce qu'on veut voir😉 : arrivée à Toronto 4 jours à Toronto : dont une journée à Niagara Falls 5ème jour départ pour Calgary où on prend la voiture pour aller visiter les parcs nationaux. On ne reste pas sur place. 3 jours/ 3 nuits : Banff une journée la route jusqu’à Jasper 3 jours /3 nuits à Jasper 3 jours : Vancouver 3 jours : Montréal Cet itinéraire permet-il de profiter bien du Canada ? 4 jours à Toronto est-il suffisant ou c’est beaucoup trop long ? Les avis du forum sont très partagés. J’ai trouvé beaucoup d’avis selon lesquels ce n’est pas la peine d’aller à Toronto et les chutes sont plutôt décevantes compte tenu le nombre de touristes. On n’aura pas de voiture pour aller visiter les chutes, y a-t-il un bus ou un train pour y aller ?

Merci 🙂
Randonnée sur le Mont Robson avec deux enfants (Colombie-Britannique) English translation pending
by Serras · 2008-05-19 · 5 replies
Salut, Nous souhaiterions faire le Mont Robson ( Colombie Britannique) en Rando avec 2 enfants de 11 et 15 ans..sommes à la recherche d'un topo ou de renseignements sur le parcours le plus adaptés et de bons conseils.. merci par avance..
Camping-car dans les parcs de l'Ouest américain English translation pending
by Famarmand · 2008-05-18 · 22 replies
bonjour,

nous faisons tout un circuit en Camping car en juillet de las vegas à denver. qq peut-il me conseiller des camping sympas .Pour grand canyon, je pensais réserver ds maintenant au trailer village ? certains camping ont-ils des piscines (sympa pour les enfants) ? est-il nécessaire de réserver dans tous les parcs ?

merci🙂
La dérive sécuritaire: vaincre l'obscurantisme de mes parents pour aller en Thaïlande English translation pending
by Clem971 · 2008-05-14 · 164 replies
Salut,

J'aimerais partir en thailande au mois de septembre mais ayant 21 ans et étant encore à la charge de mes parents, ceux-ci s'inquiètent de l'éventuelle dangerosité de la Thaïlande où voleurs à la tire, prostituées au grand coeur et à la bourse vide, et spadassins avides de sang, se côtoient. Pouvez-vous me faire part de vos expériences en Thaïlande et m'aider à vaincre l'obscurantisme des médias qui ont aliéné mes parents ? J'ajoute que si je ne peux trouver des coéquipiers sur ce site, je serai d'avis de partir seul. En attendant vos réponses et l'intervention d'un Voltaire éclairé (surtout pas de Crébillon s'il-vous-plaît), je vous souhaite une bonne fin de semaine.
Match de baseball à Los Angeles English translation pending
by Onura · 2008-05-10 · 20 replies
Bonjour,

Une petite question qui s'adressera aux amateurs de baseball en priorité... J'envisage d'aller voir un match des Dodgers cet été à LA, et on me propose notamment des places "between bases". J'avoue mon ignorance complète, savez-vous ce que cela signifie ?

Merci merci

Nathalie
Différences entre la France et les Etats-Unis? English translation pending
by Coachmanu · 2008-05-06 · 384 replies
Bonjour tout le monde.

Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.

Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.

Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Circuit de cinquante jours en Californie: Nevada, Plateau du Colorado, Arizona, Nouveau-Mexique... English translation pending
by Islandword · 2008-05-05 · 31 replies
Bonjour,

Voici notre trajet (incomplet), 2 personnes, en voiture, pour 50 jours en Californie, Nevada, Colorado, Arizona et New Mexico... (environ 10 000 km)

Je précise que la première semaine, nous sommes obligés de rester à Santa Barbara (conférences)

Je suis sensible au vertige alors pas de rando trop difficiles.

Je ne suis pas intéressée par les musés ormis les musés botaniques.

Nous préférons faire un trajet non stressant avec des longues pauses dans certaines villes.

Que changerez vous ? Que rajouterez vous ? Est ce équilibré ?

Merci et à bientôt 😎

14 juin au 4 aout :

Samedi 14 juin : SANTA BARBARA Dimanche 15 juin : SANTA BARBARA Lundi 16 juin : SANTA BARBARA Mardi 17 juin : SANTA BARBARA Mercredi 18 juin : SANTA BARBARA Jeudi 19 juin : SANTA BARBARA Vendredi 20 juin : SANTA BARBARA(A voir : Casa del Herrero / Lotusland / Motecito / Stearns Wharf / Cabrillo Boulevard / East Beach / Arroyo Burro Beach / Shoreline Park / Observation des baleines bleues et baleines à bosse / Centre ville / Santa Barbara Zoo / Hot Springs Trail / Alice Keck Park Memorial Gardens / the Mission Park Rose Garden / Santa Barbara Mission / Mission Santa Barbara's Huerta Project / the Santa Barbara Botanic Garden)

Samedi 21 juin : NOJOGUI PARK / SLOVANG / BIG SUR Dimanche 22 juin : BIG SUR Lundi 23 juin : BIG SUR Mardi 24 juin : BIG SUR

(A voir : Nojogui Park / Slovang / Andrew Molera State Park / Pfeiffer Beach / restaurant Nepenthe / Pfeiffer Big Sur State Park / Pfeiffer Falls / Julia Pfeiffer Burns State Park / Mac Way Falls, dernier jour : quartier libre)

Mercredi 25 juin : BIXBY CREEK BRIDGE / GARRAPATA BEACH / POINT LOBOS / CARMEL / MONTEREY / SAN FRANCISCO Jeudi 26 juin : SAN FRANCISCO Vendredi 27 juin : SAN FRANCISCO Samedi 28 juin : SAN FRANCISCO Dimanche 29 juin : SAN FRANCISCO Lundi 30 juin : MARIN COUNTRY Mardi 1er juillet : SAN FRANCISCO Mercredi 2 juillet : SAN FRANCISCO (A voir :

Jour : Bixby Creek Bridge / Carrapata State Beach / Point Lobos State Reserve / Carmel / Monterey / North Beach / Columbus avenue / Down inside North Beach /

Fin après midi et nuit : Twin Peaks

Jour : Pacific Heigts / Russian Hill / Lombard Street / Nob Hill / Civic Center / Telegraph Hill / Coit Tower (Ascenseur qui mène au sommet permet d’embrasser une vue spectaculaire sur la ville) / Union Square / European Book Company (pour acheter des livres de poches à lire dans le parc) / Café de la presse (Journaux et librairie française) / Downtown Grace ciel / Transamerica Pyramid / Asian Art Museum / Urban Outfitters (shopping) / Haight-Ashbury / Amoeba Music (CD musique) /

Nuit :Telegraph Hill / North Beach, Columbus avenue / Financial District / Downtown Grace ciel / Restau Equinox (vue fantastique sur San Francisco, la salle tourne en continue sur elle-même) / Noc Noc (bar original avec musique techno)Jour : Mission District (mural artistique) / Parc Dolores / Chinatown - Kee Fung NG Gallery - Old Shanghai (shopping) - Impérial Tea Court (salon de thé) - Washington Bakery (Patisserie) /

Nuit :Japantown Restaurant

Jour : Golden Gate Park - Conservatory of Flowers - Le Japanese Tea Garden - Les Strybing Arboretum & Botanical Gardens - Rose Garden - Stow Lake

Fin d’après midi : Presidio / Golden Gate BridgeDimanche 29 juin : matin : Glide Memorial Church (gospel) Après midi : Castro & Gay Parade Nuit : restaurant Millennium Lundi 30 juin : Marin country - Muir Woods National monuments - Marin Headlands - Muir Beach - Muir Beach overlook Mardi 1er juillet : Jour : shopping & parc Nuit : Marina District (restaurant) / Golden Gate Bridge Mercredi 2 juillet : Jour : Shopping & parc Nuit : Alcatraz, Fisherman’s Wharf et la baie FIN) Jeudi 3 juillet : BODIE / MONO LAKE Vendredi 4 juillet : YOSEMITE Samedi 5 juillet : YOSEMITE Dimanche 6 juillet :YOSEMITE Lundi 7 juillet : SEQUOIA

(A voir : matin : Bodie State Historic Park (ville fantôme) / après midi : Mono Lake Yosemite : Tunnel View - Mist Trail - Mirror Lake - 1 jour repos Sequoia National Park)

Mardi 8 juillet juillet : DEATH VALLEY Mercredi 9 juillet : DEATH VALLEY

(A voir : DEATH VALLEY NORD Matin : Furnace Creek Ranch / Sand Dunes Midi : Scotty’s Castle et Rhyolite (ville fantôme) Après midi : Dante’s View

DEATH VALLEY SUD Matin : Zabriskie point (très tôt le matin) Midi : Furnace Creek Ranch, Si trop chaud rentrer dans le Furnace Creek Ranch. Après midi : Badwater (lac avec fort taux de salinité) / Devil’s Golf Course Fin après midi : Artist’s Palette (Artist Drive) FIN)

Jeudi 10 juillet : LAS VEGAS

(A voir : Matin : Wynn / Treasure Island / The Venetian / Grand Canal Shoppes Midi : Restaurant : Main Street Station Casino Garden Court Buffet ou Canaletto dans le parc Venetian, Après midi : Aladdin / Desert Passage / Complexe Balnéaire Fin après midi vers 18h : Bellagio (spectacle son et lumière, présenté dans les jardins, véritable ballet de jeux d’eau toutes les 30 min de 15h à 19h et toutes les 15 min de 19h à 0h. A partir de 12h le week end). Soir : Restaurant : Luxor-Pharaoh’s Pheast Buffet / Luxor / Pyramide et Sphinx / Paris La Vegas / La tour Eiffel / Le New York-New York / Village Eateries / Le Caesars Palace (au bout de la galerie du Forum Shops, voir Atlantis, un spectacle pyrotechnique (toutes les heures) et un très bel aquarium) / Freemont Street Experience FIN ) Vendredi 11 juillet :ZION (A voir : La Route de Mount Carmel (30min de marche) / Emerald Pool (1h30 pour les 3 cascades : lower Emerald Pool, Middle Emerald Pool, Upper Emerald Pool)

Samedi 12 juillet : BRYCE CANYON / PAGE Dimanche 13 juillet : LAKE POWELL (Bâteau aller retour : Lake Powell - Canyoland - Moab - Arches) Lundi 14 juillet : UPPER ANTELOPE CANYON / LOWER ANTELOPE / HORSESHOE BEND

Mardi 15 juillet : LE GRAND CANYON

Mercredi 16 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Jeudi 17 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Vendredi 18 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Samedi 19 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION

Dimanche 20 juillet : MONUMENT VALLEY / MESA VERDE / CANYON DE CHELLY / GALLUP Lundi 21 juillet : GALLUP

Mardi 22 juillet : INDIAN PUEBLOS / LAS CRUCES Mercredi 23 juillet : LAS CRUCES

Jeudi 24 juillet : TUSCON

Vendredi 25 juillet : PHOENIX / JOSHUA TREE Samedi 26 juillet : JOSHUA TREE

Dimanche 27 juillet : SAN DIEGO Lundi 28 juillet : SAN DIEGO Mardi 29 juillet : SAN DIEGO

Mercredi 30 juillet : TIJUANA / LOS ANGELES Jeudi 31 juillet : LOS ANGELES Vendredi 1er aout : LOS ANGELES Samedi 2 aout : LOS ANGELES Dimanche 3 aout : LOS ANGELES / SANTA BARBARA

Lundi 4 aout : SANTA BARBARA 13h30, RETOUR NICE

Itinéraire entre Phoenix et San Francisco English translation pending
by Furious · 2008-05-04 · 13 replies
Bonjour à tous,

On s'est enfin mis d'accord (moi et mon compagnon) sur l'essentiel concernant un parcours de 3 semaines (en Mai 2008) entre Phoenix et San Francisco. Nous sommes 2 pour ce voyage; nous ne sommes jamais allés aux USA et on est à l'aise en anglais. Nous aimons les endroits sauvages et la rencontre avec les locaux. Nous avons axé notre parcours sur le dépaysement et ne souhaitons pas avaler trop de bitume.

Merci de nous donner vos avis et critiques car nous avons encore de nombreuses interrogations.

On a essayé de faire des étapes courtes afin d'effectuer des activités supplémentaires (randos, cheval, etc...) si l'endroit / atmosphère nous plaît. Nota : j'ai renvoyé à des questions (notées Qx) à la suite de l'itinéraire.

Itinéraire Principal :

J1 : Arrivée Phoenix, prise de la voiture et hôtel à Scottsdale J2 : AM : Phoenix - Flagstaff (144 miles) + recherche hotel ou AJ; PM : Wupatki National Monument (nuit à Flagstaff) J3: AM : Flagstaff - Grand-Canyon ( Q1 ) (82 miles); PM : route vers Tuba City (78 miles) (nuit à Tuba City) J4 : AM : Route US 264 vers Second Mesa ( Q2 ) (60 miles); PM : route vers Chinle (90 miles) et visite Canyon Chelly (Q3). (route et nuit a Kayenta) (64 miles) J5 : AM : Canyon de Betakin (20 miles) (Q3) + rando ruines de Betakin; PM : Navajo National Monument, route de Betakin à Mexican Hat (63 miles) visite de Goosenecks (9 miles de Mexican Hat) + nuit a Mexican Hat J6 : AM : Mexican Hat - Monument Valley(20 miles) + visite MV; PM : MV- valley of the gods ( Q4 ) (30 miles) + piste ValleyofGods (16 miles), et nuit à Bluff (17 miles) J7 : AM : Bluff - Mesa Verde (102 miles) + Visite MesaVerde; PM : MesaVerde - Durango (35 miles) + nuit à Durango J8 : AM : Durango - Moab (156 miles); PM : Visite de Arches + nuit à Moab J9 : AM - PM : Canyonlands Island in the sky (32 miles) + nuit à Moab J10 : AM - PM : Canyonlands The Needles (40 miles) + nuit à Moab J11 : AM : Moab - Hanksville - CapitolReef (130 miles) PM : Burr Trail Road (38 miles) nuit à Boulder ( Q5 ) J12 : AM : Boulder - Bryce Canyon (70 miles) PM : Bryce - Zion (94 miles) nuit à Springdale J13 : AM : Zion - Las Vegas (146 miles) nuit à LV J14 : AM : MV - Death Valley (150 miles) nuit à Beatty J15 : AM : Death Valley - Body (242 miles) nuit à Bridge Port J16 : AM : Bridge Port - Yosemite - Big Sur (310 miles); PM : Big Sur - Monterey nuit à Monterey ( Q6 ) J17 : AM : Aquarium Monterey; PM : Monterey - Gilroy (pour les magasins d'usine) (66 miles), Gilroy - Berkeley (88 miles) Nuit à Berkeley ( Q7 ) J18 : AM : Visite Universite Berkeley; PM Berkeley - San Francisco (14 miles) Rendre voiture à 17h00, Visite SF J18 : AM - PM : Visite SF J19 : AM - PM : Visite SF J20 : Retour France

Questions Générales : On a prévu des visites / déplacements l'après - midi. Mais vu les températures, celles - ci risquent d'être difficile en pleine journée. Faut il passer ses journée à l'hotel et seulement faire les visites matin et soir ? Dans ce cas, il nous faut sérieusement réduire les sites visités. Confirmez - vous ?

Doit - on en premier lieu trouver un hôtel et après seulement commencer les visites ( cela génèrerait de nombreux aller-retour et notre trajet n'a pas été optimisé dans ce sens) ou peut on arriver a l'improviste en cette période de l'année (3 dernieres semaines de Mai) ?

On fait complètement l'impasse sur le Lac Powel et Upper Antelope Canyon. Pensez - vous que cela soit incontournable ? On a 1 jour de marge à SF pour rajouter ça éventuellement. Qu'en pensez - vous ?

Inversement, y -a - t - il d'autres lieux de l'itinéraire principal qui ne valent pas le coup ou dont on peut faire l'impasse dans le cas où on prend du retard sur notre planning initial ?

Questions relatives à l'itinéraire ci-dessus Q1 : Seulement une demi - journée au GCanyon : est - ce trop peu ? On n'a pas prévu de Rando ni de survol en helico, ni de balade à cheval, car cela risque d'être un peu bon surchargé en touristes comme endroit non ? Faut - il passer une nuit a GC ?

Q2 : On a lu dans des post que l'accueil était en général des plus enthousiastes sauf pour les indiens et particulièrement les Hopis (Ils ont le sentiment qu'on les arnaque et qu'on vole leur image, d'où un accueil plutôt réservé ). Confirmer - vous ?

Q3 : Kayenta - Canyon de Betakin : peut on emprunter la Tsegi Canyon Road, cela vaut il le coup ou doit-on prendre la 564 ?

Q4 : Comment savoir si la piste Valley of the Gods sera praticable (on aura une berline chevrolet)? Ou se renseigner ? Est - ce exclu de faire la piste sans 4x4. On sera à cette endroit aux alentours du 18 Mai.

Q5 : Où peut on dormir à Boulder ?

Q6 : Comment savoir si la route 120 (qui traverse Yosemite) est praticable en Mai ? (même question pour la route 270 pour aller à Body) D'après les informations, il fait très chaud en Californie (suffisamment chaud pour la fonte des neiges ?)

Q7 : On voudrait visiter une des 2 université ( Berkeley ou Standford ) Que recommandez - vous ? Vaut - il mieux remonter depuis Gilroy vers SF en passant par la côte (Santa Cruz, ...) ou par le centre San Jose, Cupertino, ... ?

Itinéraires de secours : Si on en a assez de la chaleur ou des paysages de canyons on a prévu 2 initinéraires supplémentaires / de remplacement :A la place du Canyon de Chely effectué l'après midi du jour 4 ou bien en prolongement du Jour 7 (Durango) on hésite à faire la route jusqu'a SantaFE. Est - ce déraisonnable vu les distances (240 miles Durango - SantaFe)?Au lieu de descendre sur Las Vegas a la fin du jour J13, et / ou dans le cas où le mois de Mai est déjà trop chaud pour faire la death valley, on pourrait remonter sur Lalt Lake City. On ferait l'impasse sur LV (on n'est pas très fans des jeux d'argent de toutes façon). Qu'en pensez - vous ?

Merci beaucoup beau... b... Gros bisous à tout le monde

Sophie
Voyage à petit budget en Mongolie au mois d'août English translation pending
by Chnoulou · 2008-05-03 · 5 replies
Bonjour à tou(te)s, Nous avons recueillis pleins d'infos sur les différents forums sur la Mongolie mais quelques unes de nos questions restent sans réponse. Nous avons contacté certains d'entre vous en message privé mais on pense qu'on aura plus d'infos en laissant ce post et que ça servira peut-être à d'autres. Nous voulons partir en Mongolie au mois d'Août via le Transiberien en partant de Moscou. On pense rester du 11 au 29/08 en Mongolie. On a pensé à un parcours et on voulait savoir si c'était faisable dans ce laps de temps. On voudrait plutôt aller vers l'Est (moins touristique). On partirait d'Oulan-bator vers Ondörhann puis Baruun-Urt via la réserve naturelle Yamaat (vallée de l'Herlen). Puis on descendrait vers le Gobi direction Saynshand puis retour à Oulan-bator. On voulait savoir si c'etait possible de faire la 1ère partie en bus (Oulan-bator-Ondörhaan-Baruunt-Urt). Après est-ce possible de trouver un chauffeur qui permettrait de rejoindre Saynshand? De là on prendrait le transmongolien (ou bus) pour rejoindre Oulan-Bator. Ce parcours serait notre parcours idéal mais le but de notre voyage c'est quand même de prendre le temps (ne pas faire ça au pas de course), rencontrer les gens, quitte à racourcir notre trajet. Nous sommes preneurs de toutes informations sur les endroits à ne pas rater, les astuces pour se déplacer (en sachant que tout ce parcours en jeep avec chauffeur et interprète n'est pas possible financièrement, une partie pourquoi pas). Bref, toutes les infos qu'il vous semble importantes. Si certains d'entre vous sont en Mongolie à cette période et que notre parcours les interesse, pourquoi pas se rencontrer la-bas et faire un bout de chemin ensemble. Merci beaucoup à tous pour vos réponses. Mickael et Sophie

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